Revue de Presse du samedi 08 fevrier 2020

Unes de la Presse du samedi 08 fevrier 2020
Unes de la Presse du samedi 08 fevrier 2020

Le Sénégal lève 55 milliards FCFA sur le marché de l’UEMOA

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall–Le gouvernement du Sénégal par le biais de la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor a levé, vendredi, sur le marché financier de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) un montant de 55 milliards FCFA (environ 93,500 millions de dollars) au terme de son émission simultanée par adjudication d’obligations assimilables du trésor (OAT) à 36 et 60 mois, a appris APA auprès de l’Agence UMOA-Titres basée à Dakar.
L’opération a été un franc succès. En effet, les autorités sénégalaises qui recherchaient 50 milliards FCFA se sont retrouvées avec un montant global de soumissions provenant des investisseurs de 128,112 milliards de FCFA. Ce qui donne un taux de couverture du montant mis en adjudication de 256,22%.
Sur le montant des soumissions, le trésor public sénégalais a, pour des raisons de coûts, retenu 55 milliards de FCFA et rejeté les 73,112 milliards de FCFA restants. Ce qui donne un taux d’absorption de 42,93%.
Selon l’agence UMOA-Titres qui organisait l’opération, le remboursement des OAT à 36 mois interviendra le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée par l’émetteur au 10 février 2023. Quant au paiement des intérêts, il se fera à un taux d’intérêt de 5,8% l’an dès la première année.
Concernant le remboursement des OAT à 60 mois, il se fera le 10 février 2025 alors que le paiement des intérêts à un taux de 6% l’an dès la première année.
C’est la deuxième émission d’OAT que l’Etat du Sénégal réalise depuis le début de l’année 2020 après celle du 10 janvier dernier qui lui a permis de lever un montant de 38,500 milliards FCFA.
Ces émissions de titres publics entrent dans le cadre de la politique d’endettement actuelle des autorités sénégalaises et qui est de plus en plus orientée vers le choix d’instruments innovants comme les obligations assimilables et les adjudications ciblées réservées à des spécialistes en valeurs du Trésor.MS/te/APA

BILAN D’ETAPE DE LA CAMPAGNE ARACHIDIERE :Plus de 100 milliards injectés dans le monde rural 

http://www.enqueteplus.com/Après deux mois de commercialisation de l’arachide, les exportateurs ont injecté plus de 100 milliards de francs CFA dans le monde rural. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Agriculture qui a fait hier, à Kolda, le bilan d’étape de la présente campagne arachidière.
La campagne arachidière en cours est loin de connaitre un échec. Mieux, elle est en avance même sur celle de l’année dernière, à en croire le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Le professeur Moussa Baldé, qui a fait hier, à Kolda, le bilan d’étape de la campagne arachidière, confie que la collecte tourne autour de 500 mille tonnes, tous opérateurs confondus, alors que l’année dernière, à la même période, on était aux alentours de 400 mille.
‘’Sur 500 mille tonnes collectées, les 90 % de cette quantité constituent les exportations. En conséquence, les objectifs de collecte fixés par les exportateurs, qui étaient de 400 t de graines coques, sont atteints. Ce qui a motivé la suspension des exportations jusqu’à nouvel ordre’’, a-t-il soutenu. Il relève, dans la même veine, qu’au 1er février dernier, 200 mille tonnes de graines décortiquées sont exportées contre 59 mille, à la date du 31 janvier 2019.
Selon le Pr. Baldé, les 400 mille tonnes de graines achetées par les exportateurs, à raison de 250 F au moins le kilogramme, fait un peu plus de 100 milliards. A ce montant, il faut ajouter les frais de décorticage, de transport, de mise en containers, entre autres, estimés à des milliards de francs aussi. ‘’Cette année, le niveau de collecte d’exportation que nous avons au 31 janvier 2020, est le même que celui de l’année dernière, à la date du 30 avril. C’est pourquoi j’ai décidé, dès maintenant, de suspendre les exportations’’, déclare-t-il. Non sans relever d’ailleurs que la présence des exportateurs étrangers dans la présente campagne arachidière a permis aux producteurs de vendre à un prix jamais atteint et sans bons impayés.
La reconstitution du capital semencier
Dès le démarrage de la campagne arachidière, les producteurs ont été invités, par les plus hautes autorités du pays, à garder des semences pour eux, afin de pouvoir produire l’année prochaine. D’ailleurs, les opérateurs semenciers ont déjà collecté, à ce jour, 50 000 t sur un objectif de 60 000 t de semences certifiées. Ce qui fait dire au ministre Moussa Baldé que d’ici février, le besoin en semences sera couvert. Pour ce qui est de la Sonacos, le Pr. Moussa Baldé soutient qu’elle est à 14 000 t d’arachide collectées sur un besoin exprimé de 150 mille tonnes par cette entreprise.  Mais avec la suspension des exportations, l’entreprise dirigée par Modou Diagne Fada pourra certainement avoir des améliorations dans ses opérations de collecte, d’ici la fin de la campagne arachidière.EMMANUEL BOUBA YANGA (KOLDA)

Arachide: la Sonacos juge ‘’importante’’ la quantité des graines collectées à Louga

iGFM-(Dakar) La Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) a collecté 3.300 tonnes d’arachide dans la région de Louga (nord), a annoncé vendredi son Directeur Général, Modou Diagne Fada, en parlant d’une ‘’importante’’ quantité.
Selon M. Diagne, l’objectif de la Sonacos est d’acheter 10.000 tonnes d’arachide auprès des agriculteurs de cette région, durant la campagne de commercialisation des récoltes de ladite filière, qui a démarré en décembre.
‘’Cette année, l’unité de Louga à 3.300 tonnes, ce qui est important compte tenu du premier objectif de 10.000 tonnes qui avait était fixé à Louga. Aujourd’hui, nous en sommes à un taux de réalisation de 33% de notre objectif’’, a-t-il dit lors de l’inauguration du nouveau pont-bascule de Louga.
Selon Modou Diagne Fada, cette région n’est pas éloignée du ‘’record national’’ en termes de quantité de graines d’arachide collectées.
Cette année, la Sonacos veut collecter 50.000 tonnes de graines d’arachide, a rappelé son directeur général, qui a félicité les opérateurs économiques locaux d’avoir débuté ‘’très tôt’’ la campagne de commercialisation des récoltes d’arachide et de s’être ‘’beaucoup battus’’ pour atteindre ce pourcentage.
Selon M. Diagne, le Sénégal a exporté cette année 400.000 tonnes de graines d’arachide, ‘’un record qu’il faut saluer’’.
Si la ‘’tendance’’ actuelle du marché de l’arachide se poursuit, ‘’la Sonacos va avoir ce dont elle a besoin pour fonctionner et préserver les emplois, elle aura de l’huile à vendre sur le marché et pourra réguler les prix, a-t-il assuré.
Le nouveau pont-bascule de la Sonacos à Louga est un équipement dont la région avait besoin depuis quarante, selon M. Diagne.
Le pont-bascule utilisé jusque-là appartenait à une société privée, qui était à l’origine de la perte d’une importante quantité de graines de d’arachide, a-t-il dit, affirmant avoir doté les services de la Sonacos à Louga de trois voitures neuves Modou Diagne Fada a promis de rénover le service médical et l’infirmerie de ladite dans cette ville. APS

L’ETAT VA* VENDRE DE L’ESSENCE

https://www.seneplus.com/-L’As-Il est prévu le lancement d’une dizaine de stations service par Petrosen Aval
L’Etat n’entend guère laisser le marché de la distribution des produits pétroliers aux multinationales et aux privés nationaux. Dans le sillage des premiers barils attendus en 2023, il va, à travers la Holding Petrosen éclatée en trois entités — Pétrosen Holding, Pétrosen Aval (distribution) et Petrosen E&P Amont (exploration) — développer un réseau de distribution de stations service à travers le territoire national.
En réalité, ce projet réactive une vision développée par Petrosen depuis le magistère du président Abdoulaye Wade. L’idée que l’Etat se positionne dans le segment de vente et de distribution de produits pétroliers. Comme en Côte d’Ivoire (Petroci), au Ghana (Ghana National Petroleum Corporation GNPC), en Arabie Saoudite (Saudi Arabian oil Company ou Aramco), en Malaisie (Petroliam Nasional Berhad), en Angola (Sonangol) voire en Algérie (Sonatrach), le Sénégal cherche à mettre en place sa propre société nationale à côté des majors.
Histoire de ne pas laisser aux mains des multinationales et des privés nationaux la manne pétrolière et gazière découverte dans notre pays. Surtout que rien qu’en 2017, la facture d’importation pétrolière du Sénégal était estimée à 856 milliards F CFA soit 60 % des importation et 10% du PIB. Pour donc concrétiser cette vision, Petrosen avait même fini de construire une première station service sise à Diamnadio, sur la route de Mbour. le projet sera cependant stoppé par Karim Wade qui, alors ministre de l’Energie, avait contraint Petrosen à céder cette unique station à Touba oil créée en 2007.
Dans le même sillage, l’ancien ministre « du Ciel et de la terre » avait stoppé le projet de Petrosen de développement du segment stockage, où elle avait des parts dans la société dénommée Sen-Stock avec le privé sénégalais, Cheikh Mbacké Sèye de Touba oil. Aujourd’hui la capacité de stockage de produits finis tourne autour de 500.000m3 pour les produits liquides, 18.350 tonnes pour le gaz butane et 200.000 m3 pour le pétrole brut. Dans le raffinage, Petrosen était entré dans le capital de la Société africaine de raffinage (SAr), où la société détient pour le compte de l’Etat du Sénégal, la majorité des parts.
Seulement voilà, dans la perspective des premiers barils de pétrole et de gaz attendus en 2023, soit dans trois ans, l’Etat cherche à augmenter et diversifier ses revenus. le ministre du Pétrole et de l’Energie Makhtar Cissé développe jusqu’ici de nouveaux paradigmes dans tous les domaines pour que le Sénégal soit prêt à accompagner cette véritable aventure pétrolière et gazière. Dans le cadre des projets d’exploitation du gaz et du pétrole, les autorités avaient engagé depuis octobre une phase de restructuration de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). Cette phase a évolué avec la nomination le 20 janvier dernier, en Conseil des ministres, de deux nouveaux directeurs généraux de deux nouvelles filiales : « Petrosen E&P » S.A. et «Petrosen Aval » S.A. la première sera dirigée par M. Joseph Oufam Medou.
Ingénieur géologue, il était jusqu’à sa nomination le numéro deux de la Société des pétroles du Sénégal. Homme du sérail, il a passé des années dans l’exploration. Il dirige aujourd’hui tout ce qui est aspect technique dans ce domaine à Petrosen. Avec l’avènement de «Petrosen E&P» S.A., les activités d’exploration et de production pétrolière et gazière seront renforcées, car, depuis sa création en 1981, Petrosen, qui est l’instrument d’application de la politique pétrolière de l’Etat, ne s’était concentrée que sur la promotion du bassin sédimentaire.
Quant à la deuxième filiale, « Petrosen Aval » S.A., elle sera pilotée par M. El Hadj Manar Sall. Ce diplômé de HEC Paris, lui aussi, connaît bien le secteur car, selon les acteurs du secteur, il a passé plus d’une trentaine d’années dans les grandes compagnies pétrolières. Depuis deux ans, M. Sall accompagne le ministère du Pétrole et des Energies au niveau de l’aval. le renforcement de ce département devrait permettre de lancer les réseaux de distribution et créer toute une série d’industries liées au pétrole et au gaz.

Une dizaine de stations vont être lancées

Depuis quelques semaines, Pétrosen est en train de mettre en place les nouvelles structures dirigeantes de ces deux nouvelles filiales. Si pour Petrosen E&P S.A., il n’y aura pas de grands soucis pour la dotation en ressources humaines puisque autant le Dg Joseph Oufam Medou que les autres cadres de la boite ont capitalisé énormément d’expérience dans le domaine de la recherche et de l’exploration, ce ne sera pas le cas pour Petrosen Aval S.A dirigé par El Hadj Manar Sall. Ce dernier devra aller chercher des compétences dans le domaine de la distribution au sein de la diaspora et dans les grandes compagnies pétrolières. la tâche sera facile puisque le Sénégal concentre énormément de compétences nationales évoluant dans les plus grandes compagnies internationales.
D’ailleurs, le ministre Makhtar Cissé a réussi récemment à les réunir à Dakar pour un Brain Storming sur la gestion de nos ressources pétrolières et gazières. tout compte fait, la machine est lancée. Et dans une perspective pas lointaine, les Sénégalais verront de nouvelles stations d’essence estampillées Petrosen dans leur environnement. Notre source explique que les majors sont inquiètes par la perspective d’être concurrencés par une chaîne de distribution étatique. Seulement voilà, l’Etat ne peut pas non plus laisser ces multinationales faire n’importe quoi notamment dans la détermination de l’offre et des prix dès lors que la manne n’est plus importée et qu’elle sera produite sur place. Une nouvelle configuration qui appelle de nouveaux paradigmes pour éviter la malédiction du pétrole.
Pour le moment, la première station d’essence dans la capitale sera construite dans la banlieue. Les autres seront éparpillées sur l’ensemble du territoire, conformément à la politique d’équité territoriale très chère au président Macky Sall. la volonté des autorités est qu’il y ait un maillage réel du territoire en offre de produits pétroliers et gaziers. Ce qui fait que les zones comme les régions de Casamance, de Kolda, de Tambacounda, de Kédougou, qui ne sont pas réellement prises en charge par les multinationales régissant le secteur de la distribution dans notre pays, seront ciblées. Notre source ne précise pas les formats de stations, mais indique que le projet est très avancé Moustapha BOYE

DETTE INTERIEURE–DRAME SOCIAL ET ÉCONOMIQUE DANS LE SECTEUR DES BTP

NETTALI.COM – Malgré les multiples chantiers lancés par l’Etat, les entreprises sénégalaises du BTP plongent, jour après jour, dans le gouffre, du fait de la dette que leur doit le Trésor public. C’est ce que fait remarquer EnQuête, qui a zoomé sur le sujet,  vendredi. Le journal pense qu’il s’agit d’une une véritable bombe sociale, si l’on sait que ces dernières emploient des milliers de Sénégalais et tirent la croissance économique du PIB.
Entre les chiffres et la réalité, il y a parfois à manger et à boire. Récemment, à l’occasion du lancement de la gestion budgétaire 2020, le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, se réjouissait d’un excédent budgétaire en 2019. Autrement dit, l’Etat a pu non seulement prendre en charge ses dépenses, mais aussi s’est même permis quelques réserves dans sa trésorerie. “Le financement exceptionnel engrangé en 2019, disait le ministre, a permis le report, sur la gestion 2020, d’un solde de trésorerie, mobilisable au 1er janvier sur les comptes du Trésor général de l’Etat, d’un montant de 145,34 milliards de francs CFA’’.
Pourtant, au moment où l’argentier de l’Etat affiche ces chiffres, le privé national souffre de la dette galopante. La semaine dernière, le Consortium d’entreprises (CDE) s’est débarrassé de 200 salariés pour motif économique. Deux cents pères de famille qui se retrouvent ainsi au chômage, du jour au lendemain. Leurs camarades, encore en poste, s’inquiètent pour leur sort. Ce cadre de la boîte témoigne : “Aujourd’hui, nous sommes tous sur la sellette. Ces gens ont été licenciés sans préavis. Moralement, ils n’ont pas été préparés, alors que ce sont des pères de famille dont certains ont fait plusieurs années dans l’entreprise. Je pense qu’on aurait pu les aviser bien avant, pour qu’ils puissent se préparer en conséquence.’’ Selon EnQuête : “La situation est encore plus difficile pour le CDE qui n’a pu bénéficier d’aucune rentrée d’argent. Or, en termes d’effectifs, c’est la plus grande entreprise avec 4 000 à 4 500 employés. A un moment donné, l’Etat lui devait 20 milliards de francs CFA. C’est très difficile de tenir dans ces conditions’’.
Pendant que l’Etat rechigne à payer les entreprises sénégalaises, il n’a presque jamais failli en ce qui concerne le paiement du service de la dette extérieure. C’est ainsi que, relève le journal : “L’Etat les préfère aux Chinois et Turcs qui remportent la plupart des marchés. Ces dernières sont super avantagées, parce que leurs gouvernements les soutiennent. Vous ne les voyez jamais se plaindre de la dette’’.

Déclin du privé national–Le PSE aux pays émergents

https://oeildumonde.com/-Le Consortium d’entreprises (CDE) a récemment remercié 200 salariés pour motif économique. Le fait est emblématique des difficultés que traverse le secteur des BTP, et par extension le privé national, qui subit les contrecoups néfastes de l’envol des entreprises étrangères au Sénégal. L’Etat devait 20 milliards à ce champion national. Pendant ce temps, les entreprises sénégalaises chargées d’exécuter les chantiers du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) croulent sous le poids d’une dette colossale que leur doit le gouvernement, après que le Programme des Nations Unies pour le Dévalement (PNUD) s’est retiré du projet. Un déclin que l’on peine à comprendre, concernant ce secteur des BTP, où Turcs et Chinois font la pluie et le beau temps. Pas eux seulement, les Français conservent encore d’importantes surfaces de leur pré-carré.
Dans un entretien avec le site dakarmatin en mai 2018, Bara Tall dénonçait les cadeaux octroyés à Eiffage. « Je peux réaliser l’autoroute à péage Dakar-Thiès à 120 milliards de F Cfa. La preuve, vous avez entendu récemment le directeur des Routes et le directeur de l’Investissement dire qu’ils vont lancer l’autoroute côtière Dakar-St-Louis à 240 milliards de F Cfa pour 195 km. C’est cela le coût réel. Pour toutes les autoroutes construites au Maroc, le km est à 2,3 milliards de F Cfa, malgré le relief fait de montagnes qui induit un coût beaucoup plus cher…. Pour la Tunisie, le coût au km tourne autour d’1,1 milliard. Pour Abidjan-Yamoussoukro c’est 1,2 milliard », compare le PDG de Jean Lefèbvre, qui, au sujet de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, regrette que la partie qui va de Pikine à Diamniadio et réalisée par Eiffage ait coûté 7,4 milliards de F Cfa le Km.
Le mastodonte turc Suma, en plus de décrocher le Graal, à savoir la gestion de l’aéroport international Blaise Diagne, a hérité du chantier de construction du Centre de conférences Abdou Diouf et va édifier le futur stade olympique de Dianiadio. La liste est loin d’être exhaustive.
Le Chinois CRBC (China Roads and Bridges Construction) a, quant à lui, construit l’autoroute Ila Touba, au terme d’un montage financier qui laisse bouche bée tous les observateurs.
En clair, alors que l’endettement n’a produit qu’un taux de productivité de 19%, on a vécu dans une économie extravertie où les entreprises étrangères ont englouti presque la commande publique, en l’absence de barrières protectionnistes insurmontables.
Pourtant, lorsqu’il rendait public en mai 2019 son rapport consacré aux perspectives économiques régionales pour l’Afrique Subsaharienne, le Fonds monétaire international FMI), alertant sur le sort du privé national, demandait à l’Etat d’orienter une bonne part de la dette vers ce secteur. Ce qui veut dire tel n’était pas le cas durant le septennat de Macky Sall. « Pour les pays pauvres en ressources naturelles comme le Sénégal, qui ont bénéficié d’une croissance très forte ces dernières années, il faudra passer les rênes de la croissance au secteur privé. Cette croissance est venue sur le dos d’une augmentation de la dette parce qu’elle était supportée par l’investissement public financé par la dette. Il est temps de passer les rênes de la croissance au secteur privé. C’est-à-dire mettre en place des mesures pour faciliter l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises. Améliorer l’environnement des affaires pour faciliter l’investissement privé », exhortait Papa Ndiaye, chef de la division des études régionales au Département Afrique du FMI.
En réalité, on a ouvert les frontières pour laisser les grandes entreprises des pays émergents se faire de l’or en barre sous nos cieux. Dans ces conditions, comment peut-on rêver d’émergence à l’horizon 2035 ?

 Mami Tall, architecte: «Diamniadio n’est pas une smart city»

https://www.lequotidien.sn/La ville de Diamniadio qui sort progressivement de terre n’est pas une smart city, estime l’architecte Mamy Tall. La spécialiste sénégalaise ne voit aucune possibilité que cette ville devienne intelligente avec ses infrastructures indépendantes les unes des autres et mal adaptées au contexte du Sénégal. Elle s’exprimait hier en marge d’une table ronde portant sur le thème de «Ville durable et ville connectée», organisée dans le cadre de l’opération Dakar 2020 par le Club immobilier Marseille Provence, à Dakar.
Tout à l’heure, vous avez abordé dans votre intervention la thématique de smart city. Comment peut-on déterminer les caractéristiques d’une smart city ?
Une smart city est une ville construite en mettant l’homme au cœur, c’est-à-dire en prenant en compte ses déplacements mobiles, avec la voiture, sa manière d’habiter et d’occuper l’espace. A Dakar, il y a une forme d’anarchie qu’on a réussi à développer tant bien que mal malheureusement. Au final, le rendu n’est pas assez catastrophique, mais entre-temps nous avons perdu l’identité architecturale. Il y a beaucoup de règles qui ne sont pas respectées dans les constructions. Vous avez des immeubles très hauts à côté des maisons très basses, alors que normalement il y a une cohésion dans le tissu urbain. Ces genres de choses créent un dérèglement du tissu urbain. Une smart city c’est justement une ville où il est agréable de vivre ou de se promener, où on peut visiter des choses, aller dans des parcs… Une ville où les enfants peuvent jouer dans les maisons sans s’exposer aux dangers de la rue. Dans les maisons maintenant, les gens ne mettent plus de cour, ni de parking, parce qu’ils veulent utiliser les espaces au maximum. Donc, la voiture se retrouve à l’extérieur, il n’y a pas de végétation, les enfants étouffent. Le fait de jouer dans la rue, c’est bien parce que ça fait partie de la culture, comme le fait d’avoir la rue qui vient chez nous. Nos grands-parents avaient dans leurs maisons des cours, tous les espaces qu’il fallait. Donc je ne vois pas pourquoi aujourd’hui, à cause de la modernité, nous soyons obligés à changer la tradition. Je pense qu’il faut juste moderniser.
Qu’est-ce qui est à l’origine de ce dérèglement ?
Je pense que ce dérèglement s’explique par l’industrialisation galopante et la course à l’infrastructure. Beaucoup de gens trouvent que Dakar est très développée par rapport aux villes ivoiriennes, togolaises… mais le développement c’est des perceptions différentes en fonction des gens. Moi par exemple, Lomé est développée pour moi, parce qu’il y a des espaces verts, des lagunes en plein milieu de la ville. C’est tellement beau, on peut marcher dans la rue, c’est agréable. Ici à Dakar par contre, il y a beaucoup d’attractions, beaucoup de choses, des centres commerciaux… Ce que nous avons à Lomé, nous ne l’avons pas à Dakar.
Donc c’est important d’avoir ce juste milieu entre ces deux-là. Il existe des jardins désertiques, il y a beaucoup de pistes à explorer. Mais on est venu nous vendre un certain type de fabrication, de manière de faire et maintenant c’est comme si nous n’avons pas le recul de voir qu’il y a tellement de choses à faire. Les gens n’ont plus l’habitude qu’on leur demande avec quels matériaux ils veulent construire. Pourtant, il y a d’autres matériaux à exploiter. Il faut que les gens soient rééduqués par rapport à cela et qu’ils comprennent que c’est important de pouvoir occuper l’espace, de bien vivre. En ville, vous ne pouvez plus vous balader sans manquer de vous faire écraser. Vous descendez des trottoirs, vous remontez, etc. Au point que les gens n’ont même pas la possibilité d’explorer la ville, de lever la tête, de voir les bâtiments. C’est à nous aussi, en tant que jeunes architectes urbanistes, de venir et de montrer des choses, de dire ah, mais imagine si c’était comme ça. Ils vont dire ah, mais ç’aurait été mieux. Oui, mais pourquoi tu ne l’as pas fait comme ça ? Ils vont répondre que parce qu’ils voulaient aller plus vite, que c’est moins cher etc.
Ce que vous êtes en train de souligner ne risque-t-il pas d’être transféré dans la nouvelle ville de Diamniadio ?
J’ai commencé à étudier Diamniadio quand ils ont commencé à sortir les plans directeurs qu’on voyait sur Google. J’avais vu qu’il y avait un certain aménagement, c’était très coloré, il y avait des bandes vertes, des espaces et tout. Je me suis dit qu’il y a un potentiel pour rattraper le coup. Pas rattraper le coup en soi de Dakar, mais montrer qu’on peut avoir une ville idéale avec nos propres matériaux locaux, nos propres artisans, nos propres architectes. Quand j’ai vu qu’il y a des bâtiments qui commençaient à se faire progressivement, je me suis dit peut-être qu’ils vont commencer avec une grosse infrastructure avant de faire la viabilisation. Moi sur un chantier, s’il y a un jardin, la première chose c’est de planter mes arbres, parce que cela va prendre du temps à pousser. Mais malheureusement à Diamniadio, nous n’avons même pas vu ce travail en amont. Il n’y a pas un seul carré d’espace vert. C’est le désert. Ce sont des infrastructures, c’est comme des ordinateurs. Des infrastructures qui se suffissent et qui ne se parlent pas, ne dialoguent pas, qui n’ont pas de lien entre elles. Au final, on ne voit pas du tout de possibilités que ça devienne une ville. Et du fait que Diamniadio est coupée par une autoroute et qu’il n’y ait pas de passage piéton d’un côté et de l’autre, on se retrouve avec Diamniadio nord et Diamniadio sud d’une certaine manière. Le pont qui relie Diamniadio nord à Diamniadio sud a une seule voie. Si un camion s’arrête en plein milieu et tombe en panne, personne ne peut aller au travail. Tout ça, c’est des problématiques que vous voyez au fur et à mesure et vous comprenez qu’ils n’y avaient pas pensé. Ce plan-là c’était bien, mais ils n’avaient pas pensé à certaines choses en amont et vous voyez que ce sont des ensembles de solutions qu’ils essaient de trouver en venant intégrer le pont pour faciliter la circulation.
Vous voulez dire qu’il n’y avait pas de planification ?
Je pense qu’il y avait une planification, mais peut-être qu’il y a eu un problème de coordination, d’harmonisation entre les promoteurs, les architectes. Avant d’appeler un architecte, surtout s’il s’agit d’une ville, celle-ci doit être tracée par un urbaniste. Est-ce que cela a été fait par un urbaniste, on ne sait pas. Normalement, on doit commencer par viabiliser une ville avant le découpage en parcelles. Ensuite, prendre des architectes, des architectes paysagers, qui vont faire telle chose parce que qu’ils sont différents des urbanistes. Il est importance de faire appel à un architecte ou à un urbaniste ou à un architecte paysager. Un entrepreneur n’est pas un architecte. Par exemple, on peut vite se retrouver avec des constructions qui ne prennent pas en compte certaines contraintes. Malheureusement à Diamniadio, il y a de belles infrastructures indépendantes les unes des autres. Maintenant, il faut mettre la mayonnaise entre tout ça. Il faut que ça se parle pour que ça devienne une ville, que les gens puissent s’approprier Diamniadio au final.
Donc Diamniadio n’est pas une smart city ?
Diamniadio n’est pas une smart city, non. On n’a pas encore de smart city ici. Peut-être qu’elles vont se créer avec le projet Zéro bidonville du ministère de l’Urbanisme. Peut-être justement prendront-ils en compte ce nouveau paramètre quand ils vont aller à Daga Holpa. Mais à Diamniadio, c’est un peu parti de quelques mauvais choix qui font qu’aujourd’hui on est dans une situation où on ne sait pas trop ce que c’est exactement. C’est un lieu de transition, mais personne ne veut rester là-bas, tout le monde va à Diamniadio, mais le soir tout le monde rentre chez lui, y compris les fonctionnaires qui se plaignent. Ils ont des problèmes au niveau des accompagnements, du péage, de la nourriture sur place. C’est un ensemble des choses qu’ils auraient dû prendre en compte dès le départ. Je pense que cela peut être rattrapable par des urbanistes s’ils viennent et qu’ils définissent des espaces jeunes etc. Cela peut-être rattrapable s’ils utilisent les matériels locaux, parce que l’attitude de la smart city aussi, c’est également de faire notre promotion culturelle et locale. Ce qui fait qu’il ne faut pas dire qu’on fait des smart cities et appeler des Chinois. C’est une cohésion, un respect local, un respect de l’homme, respect de notre pays…
Est-ce que l’expertise locale est impliquée dans la réalisation de ces grands projets ?
Pas vraiment, mais elle est impliquée parce que maintenant ils sont obligés d’être à 60% d’entreprises sénégalaises au niveau des prestations. Mais ce n’est pas cela seulement qui nous intéresse. Ce n’est pas le fait de dire que c’est l’entreprise sénégalaise qui a fait les boulons là-bas. Nous voulons que les gens disent, voilà c’est un architecte sénégalais qui a fait ce bâtiment public. Malheureu­sement, les architectes qui pourraient être visés pour ce genre de choses, c’est une niche. Vous allez avoir des architectes étrangers qui vont venir vous pitcher votre projet comme s’ils comprenaient mieux l’espace que vous. Donc vous êtes forcément, automatiquement convaincus, par rapport à un architecte sénégalais qui va être un peu plus traditionnel.
Pourquoi faites-vous la promotion de la construction avec la terre cuite ?
Pour moi, c’est le matériau le plus adapté dans notre contexte. Malheureusement, elle est plus rejetée parce que les colons sont venus nous dire que ce n’est pas bon. Quand je propose à quelqu’un de lui faire une maison en terre, on me dit «je te parle de Dakar». Mais pourquoi est-ce qu’à Dakar nous ne pouvons pas faire des maisons en terre ? Les gens pensent que c’est vernaculaire, c’est pour les pauvres, ce n’est pas une infrastructure moderne et ni contemporaine. Mais qu’est-ce que la modernité, qu’est-ce qui est moderne ? La terre est moderne et contemporaine, même si c’est un matériau séculaire. Donc il y a différentes approches à avoir. Seulement quelques architectes sont spécialisés ici en terre. Il faut faire la promotion de la matérialité. J’ai posté sur les réseaux sociaux, je suis en train d’informer les gens sur les matériaux et leurs propriétés, en quoi est-ce que cela nous redonne une identité culturelle, en quoi est-ce que ce n’est pas juste un bâtiment rouge. Cela a plusieurs aspects différents et peut-être quelque chose de luxueux. Le jour où on va montrer qu’on se fait de l’argent avec de la terre, les gens vont commencer à le faire. Quand ils se rendront compte que les gens paient pour voir un bâtiment en terre et que les propriétaires ont 500 entrées par jour, ils comprendront que c’est intéressant. Il faut savoir qu’il fait frais à l’intérieur sans climatisation. Aujourd’hui, on préfère avoir trois climatiseurs dans une pièce en béton.

PÉNURIE D’EAU ET PANNES RÉCURRENTES DES FORAGES… L’indignation des populations rurales

http://www.enqueteplus.com/Les élus et représentants d’élus locaux de la région de Thiès ont mis à profit, hier, le comité régional de développement (CRD) spécial consacré au secteur de l’eau, pour étaler, devant le ministre Serigne Mbaye Thiam, les limites de la politique de l’accès universel au liquide précieux. Tous ont pointé les coupures intempestives d’eau dans certaines localités du périmètre régional, les nombreuses pannes des forages, mais aussi le retard souvent noté dans les branchements sociaux.
Cent quatre-vingt-quatre (184) forages dont 97 qui fonctionnent avec des groupes électrogènes ; 923 bornes fontaines. Vingt-et-un (21) nouveaux forages construits dans la région de Thiès entre 2012 et 2019 pour un montant global de plus de 3 milliards 330 millions de francs CFA, portant ainsi le taux d’accès à l’eau à 91,7 %. Ces chiffres, communiqués hier, par les services du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, à l’occasion du comité régional de développement spécial consacré au secteur de l’eau tenu à Thiès, n’ont pas rassuré les élus de la région de Thiès. Ils ont exposé au ministre Serigne Mbaye Thiam toutes les misères que vivent les populations locales pour étancher leur soif dans certaines zones de la région. Actuellement, neuf forages sont à l’arrêt. De Diender à Mérina Dakhar, en passant par Tassette, Touba Toul et Pambal, l’eau ne coule plus dans les robinets. Ou si elle coule, c’est au compte-gouttes, à certaines heures. Souvent ‘’harcelés’’ par les populations assoiffées à la base, les élus locaux ont voulu régler la problématique de l’eau dans toute sa composante une bonne fois pour toutes.
Devant le ministre de l’Eau et de l’Assainissement Serigne Mbaye Thiam, certains n’ont pas caché leur amertume. Las d’être interpellés tout le temps, alors que l’eau n’est pas une compétence transférée, les élus ont crié toute leur indignation. Aussitôt après la présentation qui a montré les réalisations et les ‘’bonnes’’ perspectives pour la région en termes d’hydraulique rurale et urbaine, ils ont pris la parole pour manifester leur courroux et exiger de l’État une solution durable.
L’adjoint au maire de Thilmakha se lance en premier et n’y va pas par quatre chemins. ‘’Je ne comprends pas ce qui nous arrive. Dans notre commune, on peut rester cinq jours, voire plus, sans aucune goutte d’eau. Vous imaginez une zone sans eau ? Voilà ce que nous vivons. Les trois forages sont à l’arrêt, parce que les populations ne peuvent pas supporter les factures d’électricité qui ne coûtent pas moins 2 millions 500 mille francs CFA. Les populations rencontrent d’énormes difficultés. Des coupures d’eau par-ci et des pannes de forages par-là, c’est difficile ce que vivent les populations dans le monde rural. Nous voulons une solution définitive’’, exige Saër Ndao.

Le paradoxe Diender

Thilmakha n’est pas la seule collectivité territoriale où les populations vivent le supplice du manque d’eau. Diender, qui a en son sein 13 forages, est aussi affectée par le manque d’eau qui met à terre les communes rurales. ‘’Nous avons 13 forages qui alimentent la région de Dakar en eau. Paradoxalement, nos populations souffrent d’une pénurie d’eau occasionnée par les pannes incessantes de forages. Notre commune abrite les Niayes. Et pas un seul forage est à vocation agricole. C’est dommage. En tout cas, il faut régler la question de l’accès à l’eau potable. Cette équation mérite une solution définitive, parce que les élus locaux sont fatigués’’, fulmine Djibril Ndiaye.
Ainsi, le premier adjoint au maire de Diender indique qu’il appartient à l’État de travailler à résoudre cette problématique pour un ‘’meilleur épanouissement’’ de ses administrés. Outre Diender et Thilmakha, les populations de Taïba Ndiaye souffrent le même martyre. Là-bas, il n’y a que deux forages. Avec l’autre qui est tombé en panne depuis deux mois, c’est un seul qui alimente toute la commune. Une situation qui n’agrée pas l’adjoint au maire de ladite municipalité. ‘’La pénurie et les pannes insupportent les élus locaux que nous sommes. Et, à chaque fois, les populations viennent se plaindre à notre niveau. Elles s’attaquent très souvent à nous, alors qu’on n’y est pour rien, parce que l’eau n’est pas une compétence transférée. Les citoyens ne peuvent pas continuer à vivre sans eau. Lors d’une panne d’un de nos forages, nous avons dépensé 6 millions de francs CFA pour le faire réparer. On se demande alors où est l’État du Sénégal dans tout ça ?’’, fulmine Assane Ndiaye.
Soulignant que ce n’est pas aux élus locaux de subir les foudres des populations, le secrétaire général du Conseil départemental de Thiès pense qu’il est du devoir de l’État de faire des efforts, afin de mettre un terme à la crise de l’eau qui sévit dans le monde rural. Mieux, ajoute-t-il, le gouvernement doit arrêter la construction de forages dans la région, en ce sens qu’elle n’est pas bénéfique aux populations locales. ‘’Chaque jour, on pompe 268 000 m3 à partir de Thiès pour d’autres régions. Pendant ce temps, ce sont des coupures récurrentes d’eau et des pannes de forages qui assaillent les populations. Je pense que les services du ministère ne mesurent pas les dangers qui guettent la région. Monsieur le Ministre, l’heure a sonné pour arrêter la construction de ces forages. Parce que cela ne permet pas de résoudre les nombreuses pénuries d’eau. On se demande alors à quoi sert ces infrastructures ?’’, soutient Bassirou Ndiaye.
La ville sainte de Tivaouane vit aussi le phénomène en cours dans le monde rural. De l’avis du premier adjoint au maire de ladite commune, il y a des quartiers de Tivaouane qui n’ont pas d’eau. Pour sa part, le maire de la commune de Mont Rolland, par ailleurs représentant du président de l’Association des maires du Sénégal (AMS) au CRD, a également dit toute sa désolation. Pour Yves Lamine Ciss, l’heure a vraiment sonné pour réfléchir à des stratégies pouvant permettre de résoudre définitivement la question cruciale de l’eau dans toute la région de Thiès.
‘’La gestion de l’eau n’est pas une compétence transférée. Il faut que les populations le sachent et arrêtent de nous faire porter le chapeau. Quand il y a une panne, elles laissent de côté Aquatech ou encore Sen’Eau et viennent directement vers nous. C’est nous qui payons tout le temps les pots cassés’’, s’irrite l’édile socialiste, affirmant qu’il est temps que la gestion de l’eau revienne aux collectivités territoriales.
De son côté, l’adjoint au maire de la commune de Ndiaganiao met le curseur sur les lenteurs dans l’exécution des branchements sociaux. Aux yeux de l’élu local, l’État doit accélérer les procédures, parce que, dit-il, les citoyens du monde rural ont soif. ‘’Quel est le problème et pourquoi ces lenteurs ? On ne sait pas. Ces branchements sociaux constituent aussi une sérieuse problématique tout comme l’eau. C’est seulement en 2017 que Ndiaganiao a bénéficié de 53 branchements sociaux. Il faut que les uns et les autres se penchent sur cette question des branchements sociaux’’, préconise Djibane Gning.

Seyni Ndao, DG de l’Ofor : ‘’Quand on n’a pas d’eau, c’est extrêmement difficile’’

Admettant qu’un être humain ne peut pas vivre sans le liquide précieux, le directeur général de l’Office des forages ruraux (Ofor) avoue que la situation dans laquelle se trouvent les citoyens vivant dans le monde rural est compliquée. Cependant, il explique cette problématique par la vétusté des infrastructures hydrauliques.
‘’Quand on n’a pas d’eau, c’est extrêmement difficile. Mais s’il y a aujourd’hui des problèmes concernant le secteur de l’eau, c’est parce qu’il y a beaucoup d’infrastructures vétustes en milieu rural. Nous allons travailler à résoudre ce problème. Nous y sommes presque’’, déclare Seyni Ndao.
Ainsi, son collègue de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) va plus loin. Il affirme que l’État est en train de dérouler une politique devant permettre à plusieurs villages d’être raccordés au réseau d’adduction en eau potable. Selon Charles Fall, la procédure peut paraitre longue, mais une fois que ce sera fait, il y aura une large distribution d’eau en milieu rural. ‘’Nous sommes en train d’interconnecter la ville de Thiès aux localités de la Petite Côte afin de réduire la surexploitation des forages’’, informe-t-il.
Pour ce qui concerne les branchements sociaux, Charles Fall soutient que cela n’est pas une obligation. ‘’Je rappelle que les branchements sociaux ne sont pas obligatoires. C’est juste une politique volontariste de l’État du Sénégal visant à accompagner les couches les plus vulnérables. Il ne faut pas que les gens confondent ce qui est une obligation pour le gouvernement et ce qui ne l’est pas’’, poursuit le directeur général de la Société nationale des eaux du Sénégal.

ATTAQUES CONTRE AQUATECH :Serigne Mbaye Thiam appelle à la retenue

Coopté tout récemment pour suppléer les associations des usagers de forages (Asufor) afin de régler la crise de l’eau, l’opérateur Aquatech semble ne pas être le bienvenu à Thiès.
A peine des procédures entamées pour mettre l’opérateur Aquatech dans le bain pour une bonne gestion et la résolution de la crise de l’eau, des voix d’élus locaux s’élèvent pour réclamer la résiliation de son contrat. Pour certains, Aquatech est la source de tous les maux que vivent les populations. Cependant, l’idée de résilier son contrat ne traverse pas l’esprit du ministre de l’Eau et de l’Assainissement. Serigne Mbaye Thiam demande plutôt aux populations d’être sereines et de laisser Aquatech dérouler, pour le moment. ‘’C’est vrai qu’on a eu beaucoup de récriminations dans le domaine de l’hydraulique rurale par rapport à la réforme en cours, notamment au niveau de la société Aquatech qui connait des difficultés pour prendre en charge les sites qui lui ont été alloués.
Mais nous avons eu des séances de travail où des engagements ont été pris’’, soutient le ministre socialiste. Selon Serigne Mbaye Thiam, cette question d’Aquatech a déjà été résolue. ‘’Nous suivons cette situation de très près. Nous avons rencontré les responsables de cette entreprise qui ont daté des engagements sur un document (…). Nous allons prendre ensuite des mesures qui s’imposent. Je demande aux populations de ne pas s’inquiéter’’, rassure l’ancien ministre de l’Éducation nationale.
Aussi, Serigne Mbaye Thiam souligne-t-il que toutes les doléances formulées par l’ensemble des élus locaux vont être prises en compte dans le budget-programme qui vient d’être voté.      GAUSTIN DIATTA (THIES)

AIR SÉNÉGAL FAIT CAP SUR GENÈVE

http://www.emedia.sn/Après Abidjan, Paris, Washington, Londres, entre autres grandes capitales, la compagnie sénégalaise ajoute une nouvelle destination majeure à son tableau. Air Sénégal se posera à Genève (Suisse) à partir de juin 2020.
Genève Aéroport annonce le lancement d’une nouvelle ligne vers Dakar, capitale du Sénégal. Les vols seront opérés par la jeune compagnie Air Sénégal à partir du 18 juin 2020, à raison de trois rotations par semaine.
Il s’agit pour Genève de la première destination régulière vers l’Afrique de l’Ouest depuis 1996 et d’une nouvelle étape dans la stratégie de développement des vols long-courriers pour offrir à la Suisse romande, à sa population et à ses entreprises, une desserte intercontinentale de qualité.
Cette nouvelle destination est également un atout supplémentaire pour la Genève Internationale ainsi qu’une opportunité pour les milieux économiques et la communauté africaine francophone de la région.
Le vol Genève-Dakar sera opéré trois fois par semaine (lundi, jeudi, samedi) avec un Airbus A-321 pouvant accueillir 16 passagers en classe affaires disposant de lits de qualité (full flat bed) et 149 passagers en classe économique. L’avion partira de Dakar à 00:50 (heure locale) et arrivera à Genève à 08:25. Il repartira à 09:55 pour arriver à Dakar à 13:50 (heure locale).
La nouvelle compagnie aérienne nationale, Air Sénégal, a pour ambition d’être le leader du transport aérien ouest-africain en s’appuyant sur le nouvel aéroport de Dakar (Aéroport International Blaise Diagne). Elle se fixe pour mission de desservir aussi bien des lignes intérieures que des lignes internationales.
Vers l’Europe, après Paris, Marseille et Barcelone, Air Sénégal desservira dès l’été Genève, en vol direct, et répondra ainsi à des besoins importants dans le domaine du tourisme et du voyage d’affaires.
Vers l’Afrique de l’Ouest, Air Sénégal offre une connectivité efficace, notamment vers la Casamance (Sénégal), Abidjan (Côte d’Ivoire), Praia (Cap-Vert), Accra (Ghana), Banjul (Gambie), Ouagadougou (Burkina Faso), Bamako (Mali), Conakry (Guinée), Bissau (Guinée Bissau), Freetown (Sierra Leone) et prochainement vers Lagos, capitale du Nigéria.

 AUTOROUTE À PÉAGE,VDN 3, ER,BRT…L’équation des démolitions et des indemnités

http://www.enqueteplus.com/Pour ses projets d’envergure, l’Etat est contraint de procéder à des démolitions d’habitations et délocalisation de populations. Le ministère des Collectivités territoriales a organisé hier, à Dakar, un atelier de partage sur le Plan national d’aménagement et de développement territorial (PNADT) pour résoudre ces équations.
L’aménagement du territoire pose problème au Sénégal. Les autorités sont souvent obligées de démolir des habitations pour asseoir certains projets de grande envergure, comme c’est le cas avec l’autoroute à péage, le prolongement de la VDN 3, le Train express régional et le BRT dont les travaux ont été lancés. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le budget de l’Etat, obligé souvent de payer des indemnités colossales.
Ainsi, pour venir à bout de ces problèmes, l’Etat, à travers le ministère des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, a élaboré le Plan national d’aménagement et de développement territorial (PNADT) qui permettra de réserver et surveiller les zones où sont prévus de futurs aménagements différés. L’objectif de ce plan étant de promouvoir le développement du Sénégal, à partir de ses territoires pour lui assurer une bonne structuration.
Selon le ministre Oumar Guèye, le développement économique, social et environnemental d’un pays dépend de ses outils de planification. ‘’C’est ce qui nous manquait au Sénégal : avoir une planification spatiale sur toute l’étendue du territoire national, une vision prospective du Sénégal d’ici 2035 et même au-delà’’, explique le maire de Sangalkam.
Pour lui, il faudrait une situation de référence et une cartographie du Sénégal avec toutes les politiques sectorielles. Ce qui permettra d’identifier les zones favorables au développement économique avec des activités comme l’agriculture, la pêche maritime ou continentale. Et aussi d’autres zones pouvant abriter de futures infrastructures, à savoir les autoroutes, les chemins de fer, voire des hôpitaux et universités.
Parallèlement, le directeur de la planification à l’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) indique que la planification va aider la capitale sénégalaise à supporter son poids démographique, avec la création des métropoles d’équilibre. Selon Serigne Dia, le PNADT permettra d’aider l’Etat à décider des orientations de ses projets et les collectivités locales à se développer. L’idée étant de voir le meilleur potentiel pour chaque zone. ‘’La Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) a permis d’impulser Richard Toll. La station balnéaire a imposé le développement à Mbour… C’est ce qui permet de créer des emplois dans ces zones et réduire le déficit commercial’’, indique M. Dia.
Un constat qui fait dire à Omar Guèye que, quel que soit le projet, il faut voir son adéquation avec le PNADT. Qui, à ses yeux, est devenu un référentiel qui va rythmer tous les investissements futurs. ‘’On ne peut pas gérer un territoire sans maîtriser les contours. Cela doit être la base de l’aménagement pour permettre de se projeter dans les années à venir. Il s’agit de cerner les besoins de la population, pour y apporter des réponses’’, explique le ministre des Collectivités
territoriales.
Le partage du Plan national d’aménagement et de développement territorial (PNADT) a enregistré, hier, la présence d’institutions comme le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et l’Assemblée nationale. D’après Omar Guèye, l’objectif du chef de l’Etat est qu’il y ait une appropriation nationale de ce plan qui va rythmer tous les projets en approche sectorielle. Les représentants de ces institutions ont exprimé leur disponibilité et leur engagement à donner un contenu concret à cette nouvelle vision de la territorialisation.HABIBATOU TRAORE

Banque régionale des marchés: Alioune Camara débarqué de son poste de Directeur général

https://www.leral.net/À la tête de la Banque régionale des marchés (BRM), depuis le lancement de ses activités en 2007, le banquier sénégalais Alioune Camara a été débarqué. Cette décision est intervenue lors du Conseil d’Administration de la banque du mercredi 05 février 2020, tenu à Dakar.
Selon des informations exclusives obtenues par « Confidentiel Afrique » ce vendredi 07 février 2020, le Directeur général de la Banque régionale des marchés (BRM), Alioune Camara, depuis 2007, a été débarqué, à l’issue de la séance du Conseil d’Administration de la banque, tenu le mercredi 05 février à Dakar( capitale du Sénégal).
Selon des sources autorisées parvenues à « Confidentiel Afrique », les administrateurs de la BRM ont décidé de se séparer de Alioune Camara, après 12 ans passés à la tête de cette institution bancaire. Selon nos informations, Alioune Camara, a été remplacé par Germaine Diène Sokhna, jusqu’ici patronne de la filiale de Côte d’Ivoire de la Banque régionale des marchés. Le Conseil d’Administration, présidé par Mansour Cama, Président de la CNES, a jeté au finish son dévolu sur Germaine Diène Sokhna, pour succéder à Alioune Camara.
La désormais ex-Directrice générale de BRM Côte d’Ivoire assure pour une période transitoire, les fonctions de DG de BRM Sénégal. On souffle dans le milieu, que le départ de Alioune Camara serait lié à un climat agité au niveau du haut etablishment.
La banque d’affaires propose des offres en matière d’ingénierie financière, de placements, de financements structurés et de conseils aux entreprises.

DES POISSONS INTROUVABLES OU HORS DE PORTEE

https://www.seneplus.com/LeTemoin-Curieusement, bien qu’il soit abondant au marché central aux poissons — où les revendeurs s’approvisionnent —, il se fait rare dans les marchés de la capitale. Du coût, ses prix augmentent partout !
Curieusement, bien qu’il soit abondant au marché central aux poissons — où les revendeurs s’approvisionnent —, il se fait rare dans les marchés de la capitale. Du coût, ses prix augmentent partout !
Il est 12 heures. Nous sommes au marché Dior des Parcelles Assainies. Du côté des vendeurs de poissons, les étals sont loin d’être bien garnis. Il n’existe pratiquement pas de poissons « nobles » genre Thiof dans ces étals.. Ce qui témoigne de la raréfaction du produit, très prisé par les ménagères et, d’une manière générale, nos compatriotes. les clients tâtent le produit, le soupèsent, marchandent longuement avant de continuer leur chemin.
« Les ménagères que nous sommes souffrent énormément de cette situation », murmure Fanta Sissoko après son passage du côté des vendeurs de poissons. « Depuis plus de 15 jours, on n’arrive pas à trouver un bon poisson qui est devenu une denrée rare. »
Du coup, selon cette femme d’âge mûr, beaucoup de ménages sont obligés de faire recours à la viande. Une denrée qui, elle aussi, n’est pas à la portée de tout le monde, car le kg se vend à 3000 FCFA et tout le monde n’a pas les moyens de l’acheter. « Je suis venue me ravitailler en poissons mais, après avoir fait le tour des étals, je n’ai rien trouvé correspondant à ma bourse.
Le ’’Seud’’ qui s’obtenait à 3.000 ou 3.500 francs le kg se vend maintenant à 5.000 francs.
Le tas de ‘’daurades’’, qui coûtait 1500 ou 2000 FCFA, s’échange maintenant à 3000 voire 4000 FCFA. Le prix de la sardine est également en hausse car cette espèce se fait rare elle aussi. Ce qui veut dire que les Sénégalais moyens vont rester un bon bout de temps sans manger du poisson » se désole la dame Ndèye Aïcha. Selon elle, aujourd’hui, même le prix du ‘’kéthiakh’’ (poisson fumé et séché) connait une hausse légère. « Maintenant avec 300 francs de poisson sec, tu n’arrives même pas à préparer un bon ‘’thiébou kéthiakh’’ avec tous les ingrédients qui l’accompagnent comme on l’aime à la Sénégalaise » confie-telle. Au marché Soumbédioune de Dakar, le constat est le même.
Un calme plat inhabituel règne sur les lieux. Croisée sur cette plage où les piroguiers débarquent leurs prises, Fanta Diop, vendeuse de poissons, la cinquantaine sonnée, soutient : « comme vous le constatez, je n’ai pas assez de poissons. Et les rares poissons qui sont sur ma table, les daurades, capitaines, sompates et les lottes, je les ai achetés au total à 70.000 francs. Mais en ce moment, je n’en ai revendu que pour une valeur de 30.000. Je suis loin de récupérer ma mise à plus forte raison de faire un bénéfice » explique cette vendeuse.
Un autre vendeur de poissons répondant au nom de Fallou Diagne estime que la situation est plus difficile pour les détaillants qu’ils sont. Ils se procurent le poisson à des prix exorbitants avant de procéder à la revente. Bref, entre l’abondance du poisson au marché aux poissons de Pikine, et la rareté du produit dans les marchés, il convient de se demander qui joue à faire de la rétention ou à faire de la spéculation sur cette denrée si essentielle au traditionnel « thiébou dieune » des Sénégalais… Aïda MBOUP SEYE

 Le ministre de la Pêche condamne les manifs de Ndar: UN PAVÉ DANS LA MER–«Ces mouvements d’humeur ont d’autres motifs que les licences»–«Je n’irai plus en Mauritanie négocier les amendes»

https://www.lequotidien.sn/-Un peu plus de 72h après les violentes manifestations de pêcheurs à Saint-Louis, le ministre de la Pêche a rencontré les acteurs du secteur, triés sur le volet, à la gouvernance. Loin du tumulte guet-ndarien. Alioune Ndoye qui semble souffler sur les braises fumantes a tapé du poing sur la table pour dénoncer les évènements du mardi dernier qui ont plongé la ville de Saint-Louis dans le chaos et provoqué le placement sous mandat de dépôt de 31 personnes jeudi.
Ministre de la Pêche, Alioune Ndoye a jeté un pavé dans la mer guet-ndarienne, très agitée depuis mardi. Sans mettre de gants, il dit : «Je n’étais pas venu pour une négociation, mais plutôt pour une séance de travail. Nous étions venus pour rétablir la vérité, car depuis lors on entend dire qu’il y a un déficit de communication de la part de l’Etat. Il n’en est rien. Tout ce que l’Etat fait dans ce secteur, il le fait dans une démarche inclusive avec la participation de tous les acteurs, du début à la fin. Il n’y a rien que nous ayons décidé ou signé sans que ces acteurs ne soient mis au courant.» le ton ferme, il condamne les évènements de mardi qui ont plongé la vieille ville dans une ambiance indescriptible. «Ce sur quoi nous sommes d’accord avec tous les acteurs que nous avons rencontrés, c’est que ce qui s’est passé à Saint-Louis est inacceptable. Ça ne peut être toléré ni encouragé. L‘Etat reste l’Etat et c’est lui qui garantit la sécurité de tout citoyen», a-t-il martelé.
Durant sa séance d’explications avec les acteurs du secteur, le maire de Plateau a déchiré la revendication liée à l’octroi des licences de pêche qui serait à l’origine du déchaînement des pêcheurs mardi dernier. «Toute information alléguant cela est fausse, car le problème des licences avait été réglé depuis décembre. Les autorités mauritaniennes avaient décidé en décembre d’annuler les taxes du troisième trimestre, mais aussi à hauteur de 75% les amendes que les pêcheurs sénégalais devaient payer, suite à des contraventions qui avaient été listées au cours d’une réunion qui s’était tenue les 6 et 7 mai 2019 à Saint-Louis. Donc, c’était connu de tous.» Il précise : «Seule une catégorie d’amendes, c’est-à-dire celles relatives aux espèces interdites, n’a pas été annulée.» Il rappelle que les autorités mauritaniennes étaient déjà à Saint-Louis avec les 400 licences en question. Mais elles «s’étaient heurtées au problème des amendes non payées. Ce qui a obligé ses services à annuler la délivrance de 47% du quota, soit 178 licences». Malgré cette situation de blocage, il informe que les négociations s’étaient poursuivies pour aboutir à de nouveaux accords. «Les autorités mauritaniennes avaient dépêché à Saint-Louis une délégation avec les licences et ont aussi décidé d’annuler complètement les amendes. Cela a permis de repartir d’un nouveau pied», précise-t-il. Ces pourparlers ont permis d’effacer 600 millions F Cfa d’amendes. Dans ce sillage, il a mis en garde les pêcheurs : «J’invite les acteurs de la pêche à respecter la réglementation mauritanienne.» Au cas contraire, prévient-il, il n’irait plus négocier sur la question des amendes en cas de non-respect de la réglementation.
Sur un ton ferme, il conclut que «les mouvements d’humeur du mardi ont d’autres motifs et n’ont rien à voir avec le problème des licences». «J’invite les acteurs à éviter de se faire embarquer par des gens qui ont des intentions inavouées. Du point de vue des responsabilités, je demande, pour ceux qui sont coupables de ces actes inqualifiables, qu’on les laisse face à leurs responsabilités parce qu’on ne peut pas prendre en otage toute une ville. Nous demandons aux jeunes qui sont nos parents de ne plus se laisser embarquer dans ce genre d’aventure sans lendemain parce que l’Etat restera l‘Etat et force restera à la loi», prévient le ministre de la Pêche qui pense que les jeunes «ont été des boucs-émissaires» d’une histoire qui a dégénéré.

Guet-Ndar implore le pardon de la Nation

En tout cas, ces propos moins conciliants de Alioune Ndoye semblent avoir un écho favorable auprès des représentants des pêcheurs et des associations de pêcheurs qui ont, à l’unanimité, reconnu la faute des jeunes, regretté les violences provoquées par les violentes manifestations et imploré le pardon de la Nation. Iba Fall, représentant du Comité local de la pêche artisanale (Clpa), renchérit : «Nous déplorons ce qui s’est passé à Guet-Ndar. Et nous nous inclinons devant la Nation pour demander pardon, car nous avons tort à propos des saccages perpétrés. Tout Guet-Ndarien a le cœur meurtri. Cela n’est pas le comportement d’un bon Guet-Ndarien.» Tour à tour, les acteurs ont rappelé que l’Etat met chaque année plus de 260 millions sur la table sous forme de subventions, la mise en place d’une politique de protection «en imposant une limitation des prises accordées aux pêcheurs sénégalais à 50 mille tonnes et le nombre de licences à 400».
Aujourd’hui, il reste encore une question centrale : Comment les populations de la Langue de Barbarie vont accueillir ces différentes sorties. En attendant, Saint-Louis continue de panser ses plaies alors que ses populations meurtries et traumatisées par les scènes de violence de mardi dernier nourrissent l’espoir de voir leur ville retrouver son calme légendaire qui a toujours fait son charme.

MEILLEURE GOUVERNANCE DU SYSTÈME ÉDUCATIF :MAMADOU NDOYE LISTE LES CONDITIONS

http://www.sudonline.sn/-Sans démocratie participative, partenariats croisés et gestion axée sur les résultats entre autres, il serait difficile au système éducatif de prétendre à une gouvernance dynamique. C’est là le sentiment de l’ancien ministre de l’Alphabétisation, Mamadou Ndoye. L’ancien patron des jalarbistes qui s’exprimait à l’occasion d’un panel dans le cadre du forum politique de haut niveau sur le Groupe national des partenaires de l’éducation et de la formation, est également revenu sur la nécessité de la déconcentration et la décentralisation des politiques nationales
Le secteur de l’éducation est appelé à apporter des réponses à des problématiques telles que la démocratie participative, les partenariats croisés et la gestion axée sur les résultats, pour arriver à une meilleure gouvernance, a indiqué vendredi l’ancien ministre de l’Alphabétisation, Mamadou Ndoye. La déconcentration et la décentralisation des politiques nationales pour une meilleure appropriation, comptent également parmi les problématiques pas encore résolues, qui limitent les performances du secteur, a-t-il dit. Mamadou Ndoye, expert des politiques éducatives, animait un panel dans le cadre du forum politique de haut niveau sur le Groupe national des partenaires de l’éducation et de la formation, une rencontre de deux jours clôturée vendredi à Dakar.
En matière de démocratie participative, a-t-il dit, « le premier enjeu, c’est la définition des priorités dont la problématique principale devrait être l’inclusion sociale ». « Lorsque divers secteurs de la société participent à l’élaboration des politiques, celles-ci devraient être équitables et inclusives parce que l’ensemble de ces secteurs luttent pour que leurs intérêts puissent être pris en compte », a dit Mamadou Ndoye. « Autrement dit, si c’est suffisamment représentatif, aucun enfant au Sénégal ne devrait être laissé en rade et hors du système », selon le panéliste. « Il y a trop d’enfants hors du système, et cela devrait être la première priorité de tout le monde, mais je constate que ce n’est pas le cas », a noté Mamadou Ndoye, selon qui la participation démocratique à l’élaboration des politiques devrait faire de cette question « la première priorité ».
L’ancien ministre a aussi évoqué les partenariats croisés, qui ont selon lui « pour enjeu principal la pertinence des programmes ». Les représentants du secteur « devraient avoir à cœur » de faire en sorte que « les apprentissages répondent aux besoins » de l’économie et de la société et en assurent « la pertinence », a-t-il souligné. Cette perspective nécessite la présence des employeurs dans l’élaboration des politiques d’éducation et de formation, en vue d’arriver à « une efficacité externe plus importante au Sénégal » et à « un renforcement de l’employabilité des produits de l’école », a indiqué Mamadou Ndoye.

GESTION PAR LES RESULTATS

 Poursuivant, il dira : « Nous avons un problème qui demeure à ce niveau, bien que nous n’ayons pas mesuré la question de l’efficacité externe du point de vue scientifique, tout le monde s’accorde à dire que c’est une faiblesse au Sénégal », a-t-il noté. Le consultant, au service de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA) depuis plusieurs années, a par ailleurs évoqué un autre enjeu du secteur, à savoir la gestion par les résultats qui, assure-t-il, « offre une régulation importante par l’incitation au niveau des acteurs de l’éducation ». « Rien que la définition et la communication des standards devraient être de nature à structurer un peu plus le comportement des acteurs », a expliqué le panéliste. Il ajoute que « chacun devrait savoir quelles sont les attentes non seulement hiérarchiques, mais les attentes de la société vis-à-vis de lui en tant qu’acteur de l’éducation ».
L’obligation de résultats aurait pu inciter les acteurs à être plus performants et notamment les enseignants, mais en termes de résultats, a-t-il relevé, « ce n’est pas évident au regard des mesures des apprentissages ». Pour Mamadou Ndoye, il y a également « l’enjeu lié à la décentralisation et à la déconcentration dont la principale problématique à résoudre reste le leadership partagé », lequel devrait permettre à plusieurs échelons de pouvoir intervenir aussi bien dans la planification que dans la prise de décision et la mise en œuvre. Cela permettrait à l’éducation de « bénéficier d’une participation plus importante qui non seulement enrichit le secteur par sa diversité mais lui permet d’être plus efficace et plus pertinent », a soutenu Mamadou Ndoye. Il soutient à ce sujet que les décisions prises « à l’échelon qu’il faut, permettent de régler les vrais problèmes, et non pas de problèmes supposés au niveau central et qui n’existent pas réellement au niveau local ». & APS

LANCEMENT DU CYCLE DES GRANDES CONFERENCES DU COUD : Le Dg du Coud Abdoulaye Sow dessine les contours d’un campus d’élites

https://www.jotaay.net/Le Directeur du Coud ne veut plus que les campus universitaires restent des lieux d’hébergement, de restauration ou encore le théâtre d’affrontements entre étudiants et forces de l’ordre. Abdoulaye Sow veut en faire des lieux de vie, de rencontre, de partage et d’échanges intellectuels afin de faire du campus, un campus d’élites. Il a également annoncé la parution d’un hebdomadaire dénommé «Campus» et n’a pas manqué d’inviter les étudiants à y jeter «leurs pierres» au lieu de le faire sur l’avenue Cheikh Anta Diop.
Le lancement du cycle des grandes conférences initié par le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), coïncidant avec le 34e anniversaire de la disparition de Cheikh Anta Diop, a été l’occasion pour le Directeur du Coud Abdoulaye Sow d’afficher ses ambitions dans l’espace universitaire. En effet, le patron du Coud a décidé d’imprimer ses marques afin que l’université retrouve son lustre d’antan. «Nous voulons que nos campus ne soient plus des lieux d’hébergement, de restauration parfois d’intifada ou de ‘’Ngenté-toubab’’ (manger sans bourse délier). Nous voulons aussi qu’ils soient des lieux de vie, de rencontre, de partage et d’échanges intellectuels. Nous voulons que nos campus soient des campus d’élites. L’université est par essence un espace d’élite, qui doit être aimé, qui doit rester un mythe», rappelle Abdoulaye Sow, qui se désole de constater dans la foulée que ce mythe est en train d’être perdu avec les pierres jetées chaque matin sur l’avenue Cheikh Anta Diop. Ainsi, pour se départir de cette attitude va-t’en-guerre, le patron du Coud a décidé de responsabiliser davantage les étudiants. «Nous encourageons et soutenons les activités pouvant occuper sainement et culturellement les étudiants, mais que ces activités viennent des étudiants eux-mêmes. Nous avons voulu, avec le département des activités culturelles et sportives, que ce cycle des grandes conférences soit l’initiative des étudiants, que les étudiants restent au cœur de l’activité», ajoute Abdoulaye Sow qui révèle, dans cet ordre d’idées, que même les actes financiers sont posés par les étudiants en toute transparence.

«Kay débattre au campus»

A l’en croire, c’est dans l’action que les étudiants vont apprendre à gérer. Outre le cycle des grandes conférences initié par le Coud dans son nouveau programme culturel, Abdoulaye Sow annonce également la compétition «Kay débattre au campus» qui, dit-il, va démarrer dans un mois et va mettre en compétition des facultés pour promouvoir la culture et l’expression de la prise de parole. S’y ajoute le programme « Campus culture» qui va aussi animer les cités universitaires pendant 72 heures.

Abdoulaye Sow invite les étudiants à «jeter leurs pierres» sur Campus hebdo

Dans sa volonté de donner un nouveau souffle à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Directeur du Coud a invité les étudiants à adopter une nouvelle forme de contestation moins violente et autre que la rue. C’est ainsi qu’il a lancé l’hebdomadaire dénommé «Campus», un journal dédié à l’étudiant. Une plateforme qui, dit-il, permettra aux étudiants de publier des articles sur des thématiques relatives à la vie du campus et à la vie de l’université. «Je ne souhaite pas que ce journal soit orienté sur la communication du directeur. Je ne souhaite pas un journal laudateur qui porte sur mon action. Je veux que ce cadre soit un cadre d’expression libre des étudiants ; qu’il touche du doigt ce qui ne marche pas et ce qu’on doit faire pour faire avancer les choses. C’est de cette façon que nous allons progresser», explique Abdoulaye Sow qui invite les étudiants à s’inspirer de Cheikh Anta Diop. «Cheikh Anta n’a jamais été devant les caméras. C’est son travail, sa réflexion et son engagement qui font qu’on parle de lui. Je veux que chacun des acteurs soit jugé à travers ses actions, non pas à travers ses communications», renchérit le patron du Coud, qui rappelle que le comité de rédaction du journal est essentiellement composé d’étudiants. «Je veux que les pierres qu’ils jettent sur l’avenue Cheikh Anta Diop, qu’ils les jettent dans le journal afin que je puisse lire et apporter des réponses appropriées», plaide Abdoulaye Sow.Moussa CISS

CREATION D’UNE BIBLIOTHEQUE COMMUNALE AHMADOU MAHTAR MBOW DANS LA COMMUNE DE FANN-POINT E : Le mouvement Yewwi Sunu Gox veut inciter la jeunesse à la lecture

https://www.jotaay.net/-Pour la défense des intérêts matériels et moraux des populations de la Commune de Fann Point E Amitié, des assises citoyennes avaient été organisées le 6 mai 2017 par le mouvement Yewwi Sunu Gox. L’une des conclusions de ces assises était la mise en place d’une bibliothèque communale. Ce projet initié par le conseiller municipal M. Baba Ly commence à prendre forme avec l’acquisition de 10.500 livres et bandes dessinées. Choisi comme parrain, El Hadji Amadou Makhtar Mbow leur a promis des livres lui aussi, pour apporter sa pierre à l’édifice.
A l’ère des Smartphones et autres gadgets, la lecture a fini par être rangée aux oubliettes. Avec son projet de bibliothèque communale, le mouvement Yewwi Sunu Gox veut lutter contre ce manque d’intérêt pour la lecture qui s’opère plus chez les jeunes. Parti du constat que la Commune de Fann-Point E-Amitié, un lieu d’éducation par excellence qui regorge de nombreux établissements d’enseignement élémentaire, moyen, secondaire et même supérieur, n‘a pas de bibliothèque, ledit mouvement Yewwi Sunu Gox a entrepris de mettre en place un bibliothèque communale pour permettre aux élèves des huit écoles élémentaires et autres écoles de formation en études supérieures de la commune d’avoir un espace d’études hors école. Ce projet, rappelle Baba Ly, président dudit mouvement, est l’une des conclusions des assises citoyennes tenues par la commune de Fann-Point E-Amitié en mai 2016 à la Piscine olympique. Selon M. Ly, ce forum avait pour principal objectif de faire un diagnostic du territoire, dans le but de définir une stratégie de développement en s’appuyant sur ses potentialités. Il s’agissait donc d’initier une réflexion inclusive afin de trouver des solutions efficaces et durables aux difficultés que connaît la commune depuis maintenant plus de deux décennies. Donc, avec l’apport d’un partenaire français, le mouvement Yewwi Sunu Gox présidé par le conseiller municipal Ibrahima Ly plus connu sous le nom de Baba Ly, est en train de réceptionner 10.500 livres, qui vont de la maternelle à l’université, pour le démarrage de la bibliothèque. D’après M. Ly, une partie des livres va être offerte gracieusement aux établissements publics de la Commune de Fann-Point E-Amitié, le restant permettra de doter la Bibliothèque communale Amadou Makhtar Mbow que le comité scientifique du mouvement a retenu, à l’unanimité, comme parrain de la bibliothèque, en tant qu’illustre habitant de la commune, mais aussi et surtout ardent patriote qui a été de tous les combats pour l’émancipation des peuples du monde en particulier dans le domaine du savoir et de la culture. Baba Ly informe qu’en plus de ces 10.500 livres, le parrain leur a promis de leur en offrir lui aussi.Ndèye Khady D. FALL

Macky Doit Ramener La CREI… Pour Les Nouveaux Milliardaires

https://www.xibaaru.sn/Ministres, Directeurs généraux épinglés dans des rapports d’audit : Macky Sall doit sévir.Les rapports 2015, 2016 et 2017 qui viennent de paraître font couler beaucoup d’encres et de salives. Quelle suite donner à ces rapports indiquant à quel point des parvenus de la République sont en train de s’enrichir de façon éhontée sur le dos du peuple sénégalais. Il ne fait aucun doute que des ministres, des Directeurs de société nationale devenus subitement des milliardaires (excusez du peu, dans de nombreux cas en l’espace de quelques mois !) doivent rendre compte sur l’origine de leurs fortunes.
On peut être d’accord ou non avec Moustapha Cissé Lô. Reconnaissons-lui cependant le mérite de sortir certaines vérités, même si c’est de façon crue, comme il a l’habitude de s’exprimer. Moustapha Cissé Lô soutient : « Les rapports ont épinglé des Directeurs. Ces derniers doivent rendre compte, quoiqu’il advienne. Il faut que toutes les institutions incriminées rendent compte ». Ce qui est vrai. Et de poursuivre : « quand on gère des deniers publics, on doit rendre compte. Nous sommes contre la dilapidation des ressources publiques du pays. Il faut que justice soit faite ». Quoi de plus naturel !
Des ministres, Directeurs généraux de société nationale sont devenus du jour au lendemain riches comme Crésus, se pavanent avec des mallettes remplies de milliards de FCFA, vivent comme des nababs, sans que l’on s’interroge sur l’origine de leurs biens acquis subitement. Le Président Macky Sall qui dès son accession au pouvoir, parlait de « gouvernance sobre et vertueuse » a là un excellent prétexte pour relancer la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) plongée dans son sommeil depuis l’affaire Karim Wade. La CREI doit reprendre du service, afin que tous ces parvenus puissent justifier l’origine de leurs fortunes.La rédaction de Xibaaru

PAPE IBRA KEBE, L’AUDITEUR DU COUD PARLE «Je ne suis pas un toubab; je suis né au Saloum et j’habite Touba »

https://www.jotaay.net/-Dans une vidéo enregistrée par un de ses compatriotes et ami à Paris, qui nous est parvenue, l’auditeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) que l’ancien Premier ministre a qualifié de «toubab», affirme sa sénégalité, entre le Saloum et Touba, et souligne que l’audit de la gestion de Cheikh Oumar Hanne s’est fait dans les règles de l’art.
L’auteur du rapport sur le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) sous Cheikh Oumar Hanne n’est pas un «toubab», comme l’avait soutenu l’ancien Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne (juillet 2014-avril 2019). C’est un Sénégalais et un Saloum-Saloum bon teint, qui a vécu au pays, avant de partir en France après son Bac. «Non ! je ne suis pas un toubab», soutient-il d’emblée avec un sourire. Poursuivant, il affirme : «je m’appelle Pape Ibra Kébé. J’habite Touba et je suis né au Saloum. J’ai étudié à Kaolack, au lycée Abdoulaye Niasse. Ensuite je suis allé à Strasbourg faire mon master 1, puis à Lille où j’ai fait 2 masters. ; ensuite à Paris Dauphine où j’ai fait mon master 2, de la recherche et le Doctorat». Et Kébé d’ajouter qu’il a travaillé à Edf (Électricité de France) pendant 6 ans, avant de devenir professeur dans une école de commerce de Paris, depuis 2014.
«Tout a été fait sur des bases claires. Il n’y a rien d’autre»
Sur son retour au Sénégal et le rapport sur le Coud, il affirme qu’il ne pouvait pas ne pas répondre à l’appel de son pays et que tout a été fait dans les règles de l’art. «En 2014, je suis allé au Sénégal, pour apporter mon expertise. Je l’ai fait par patriotisme, parce que nous n’avons que le Sénégal, à qui nous sommes prêts à tout donner. Tout ce qu’on a dit, on l’a dit en toute vérité. Il n’y a personne contre qui on a eu une dent. Il n’y a eu aucun parti pris. Tout a été fait sur des bases claires. Il n’y a rien d’autre», soutient-il.
En réaction à la sortie du livre de Pape Alé Niang : «Scandale au cœur de la république : le dossier Coud», l’ancien Premier ministre avait qualifié l’ouvrage de rapport fait par «un toubab» venu de la France et qui est rentré aussitôt après. Mais il s’est vite révélé que l’auteur de l’audit n’est guère un Toubab, mais un Sénégalais bon teint, qui était parti en France pour poursuivre ses études. Mais qui est de nationalité française.Mbaye THIANDOUM

Saint-Louis: Mary Teuw Niane fait un don de matériels d’une valeur de « 100 millions FCFA » à l’hôpital régional

https://www.pressafrik.com/L’ancien ministre sénégalais de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane, par ailleurs candidat déclaré à la mairie de Saint-Louis (Nord) a offert ce vendredi, un important lot de matériels destinés non seulement à relever le plateau technique de l’établissement de l’Hôpital régional, mais aussi aider les garants de la santé à mener à bien leur mission, et par ricochet aider à soulager les malades.
« Ce don du Ministre, le Professeur Mary Teuw Niane, d’une valeur de plus de 100.000.000 FCFA, devrait contribuer à faciliter la prise en charge médicale des patients et faciliter le travail du personnel de santé », dixit le Directeur de l’Hôpital, Thierno Seydou Ndiaye.
« Le Professeur, en nous envoyant cet important lot de matériels, avait tenu à ce que ce matériel soit réceptionné et utilisé, sans cérémonial aucun. Mais, c’est nous, au niveau de la direction, qui avons tenu à ce qu’il soit présent ici, aujourd’hui, pour recevoir, de vive voix, nos remerciements, ainsi que ceux du personnel médical et de toute la population saint-louisienne, car c’est une action citoyenne à l’endroit de  toute la région », a t-il poursuivi.
Mary Teuw Niane a tenu, dans son intervention à remercier toutes les personnes présentes à la cérémonie. « Ce geste n’est que le début, et chaque fois que cela sera possible, avec mes partenaires allemands , nous essaierons de répondre favorablement à la demande sanitaire de la ville, mais aussi dans tous les autres domaines. C’est un matériel important comprenant du mobilier ( lits modernes, etc.), du matériel de réanimation, de néonatal, etc. »

 Présomption de détournement à l’Asbef: Le parquet ouvre une information judiciaire

https://actusen.sn/-Le Parquet de Dakar a ouvert une information judiciaire pour détournement de fonds et voies de faits contre Myriam Makeba Mingou, directrice exécutive de l’Asbef, suspendue de ses fonctions après un audit.
Selon le quotidien Libération, la même information judiciaire vise Adjaratou Khady Ndaw Sy (présidente nationale destituée) et Lat Dior Diouf (présidente de l’antenne de Kaolack) pour faux et usage de faux. Le dossier a été confié au premier cabinet d’instruction.

Coronavirus, échauffourées à Ndar : La lettre d’ABC à Macky

Les échauffourées, qui ont éclaté, à Guet Ndar (Saint Louis), le mardi 4 février 2020 entre les forces de l’ordre et les pêcheurs et la situation des étudiants sénégalais bloqués à Wuhan ont fait l’objet d’une réaction du Médiateur de la République. Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, Macky Sall, Me Alioune Badara Cissé, se prononce sur toutes ces situations.
« Ma désolation est immense et comme beaucoup d’entre vous, je demeure inconsolable. Aujourd’hui j’ai mal, mal pour mon quartier, pour ma fierté de Guet-Ndarien, mal pour mon grand-père Abdoulaye Gaye Tandakha, mal pour ma mère Youmane Gaye, très tôt arrachée à notre affection. Que la Terre leur soit légère », écrit-il à propos de la situation des pêcheurs à Saint-Louis.
Cependant, il ne cautionne pas les saccages des infrastructures publiques. « Gardons-nous néanmoins au nom de revendications légitimes de ne point détruire les infrastructures collectives mises à notre disposition, que l’on soit pécheur ou artisan, cultivateur, musicien ou même avocat », dit-il.
Poursuivant, il a remercié Me Alioune Abatalib Guèye qui assure la défense des 31 personnes qui ont été placées sous mandat de dépôt.
Dans le même sillage, il a interpellé le Président de la République en lui rappelant les actes qu’il avait posés en 2012. « Monsieur Le Président de la République, n’avez-vous pas autorisé, en avril 2012, par un bref clin d’œil échangé, votre ministre des Affaires Etrangères de plaider devant le Président Aziz de Mauritanie la restitution de plus de 400 pirogues, filets et moteurs sans contrepartie. Il fut accédé à notre demande sur ’’place et sur pièce’’ », a rappelé le Médiateur de la République qui souhaite que les discussions reprennent « et que l’Etat joue pleinement et fermement sa partition pour le compte de ses seules populations vis-à-vis de nos indissociables et tout aussi inséparables voisins du Nord ».
Par ailleurs, le Médiateur de la République s’est aussi exprimé sur le rapatriement des Sénégalais qui sont présentement à Wuhan. « Je joins ma voix à celles des familles qui souhaitent vous voir ordonner le retour des Boys piégés dans l’enfer de Wuhan. Personne ne leur souhaite de voir leur enfant revenir à la maison dans un caisson », a soutenu Me Alioune Badara Cissé.
S’adressant au Chef de l’Etat Macky Sall, il lui dira : « comme pour Abdoulaye (le défunt fils du médiateur), pour le retour duquel je ne vous remercierai jamais assez, Mon frère, mettez en branle la toute puissante machine de l’Etat pour redonner le sourire à ces familles dont vous demeurez le seul espoir ».Ferloo.com avec Rewmi.com

Birahime Seck: «je ne vois pas pourquoi les étudiants sénégalais à Wuhan ne pourront pas revenir chez eux»

https://actusen.sn/-Le coordonnateur national du Forum civil n’est pas convaincu par l’idée selon laquelle le Sénégal ne dispose pas de moyens nécessaires au rapatriement des étudiants nationaux vivant à Wuhan, centre névralgique de l’épidémie du coronavirus. Sur sa page facebook, Birahim Seck a battu en brèche ces allégations.
« Si c’est une question de sécurité sanitaire, Je n’ai pas encore vu une interdiction d’entrée des Chinois dans le territoire sénégalais. Je n’ai pas encore entendu une interdiction de vol venant de la Chine. Je n’ai pas encore entendu une interdiction de commercer entre la Chine et le Sénégal. Donc, la liberté d’aller et de venir, est toujours de rigueur. En ce moment, je ne vois pas pourquoi les étudiants sénégalais à Wuhan ne pourront pas revenir chez eux », déclare-t-il d’emblée.
Poursuivant son raisonnement, il ajoute : « s’il s’agit d’une question de moyens financiers, prendre en charge le voyage de 12 ou 13 étudiants est bien à la portée de l’Etat du Sénégal. S’il s’agit de moyens techniques, le Sénégal dispose d’un Centre des Opérations d’urgence sanitaires (Cous) qui, en principe, doit être fonctionnel compte tenu des millions injectés par les Partenaires techniques financiers (Ptf) notamment l’Unicef, Giz etc.). D’ailleurs, pour des raisons de sécurité sociale et sanitaire, son audit s’impose avec acuité. En tout cas, le Ministre de la Santé connait bien les fonds du Cous ».
Dès lors, Birahime Seck estime que « évoquer dans ce contexte, un manque de moyens, est d’une curiosité notoire ».Actusen.sn

Boubacar Boris Diop sur le cas de Guy Marius Sagna: «Notre système judiciaire doit faire son examen de conscience,car cette attitude est honteuse»

http://www.dakarmatin.com/-Le professeur Boubacar Boris Diop a aussi profité de la conférence, organisée en commémoration de la disparition de Cheikh Ana Diop pour exprimer son désaccord avec la détention de Guy Marius Sagna.
« Notre système judiciaire doit faire son examen de conscience car cette attitude est honteuse», déclare-t-il  face à la presse. Selon lui il n’y a aucun motif valable de garder l’activiste en prison. « Garder quelqu’un en prison avec l’idée de vouloir « l’éduquer », c’est un peu mesquin. Tout ce qu’ils disent, c’est : « on le garde en prison, mais on n’a rien à lui reprocher». Je pense que quand finalement, la liberté des citoyens se trouve » hypothéquée de la sorte, « il y a des raisons d’avoir peur ».
L’écrivain juge, ainsi, que la lutte dans laquelle l’activiste et membre de ‘’Frapp France dégage’’ est plus que salutaire, en ce sens qu’il se bat pour sortir les Sénégalais des bras de l’Occident. C’est pourquoi il estime que cette détention est scandaleuse.
« J’ai beaucoup d’admiration pour Guy Marius Sagna et je cautionne ce qu’il est en train de faire. Aucune jeunesse ne doit rester muette face à la situation qu’est en train de vivre le Sénégal. Ce qui lui arrive est tout juste un scandale. Son combat est important et on doit impérativement l’écouter. Et peut-être que là où il dérange le plus, c’est quand il dit ‘’France dégage’’».
Boubacar Boris Diop qui montre vivement son hostilité envers l’occupation française, affirme que «ceux qui disent être les dirigeants du pays ne le sont pas en réalité ».
« Il ne faut pas également dire que nous sommes indépendants. Ce n’est pas vrai ! Aujourd’hui, c’est pire qu’à l’époque coloniale ». Et l’écrivain en veut pour preuve la présence massive des entreprises européennes au Sénégal. « Auchan, Eiffage, Orange, Total », énumère-t-il. «On ne doit pas assister à cela. Il faut savoir que ce qui prime dans le combat de Guy Marius, ce sont les APE (Accord de partenariat économique) ».Adja Khoudia Thiam

DR DIALO DIOP (ANCIEN SG RND) – “CHEIKH ANTA N’A PAS BESOIN QU’ON L’APPELLE LE PHARAON DU SAVOIR’’

NETTALI.COM – La journée commémorative du 34e anniversaire de la disparition de Cheikh Anta Diop,a été célébrée hier, vendredi, à l’université éponyme. EnQuête a saisi l’occasion pour interviewer l’ancien secrétaire général du Rassemblement national démocratique (Rnd) Dr Diallo Diop. Pour ce dernier, il faut cesser d’appeler le scientifique sénégalais pharaon du savoir, comme si son œuvre ne relevait que du passé.
Les jeunes générations gagneraient beaucoup à s’imprégner de l’œuvre de Cheikh Anta Diop, selonDr Diallo Diop. « Nous, notre message, c’est que Cheikh n’a pas besoin qu’on l’appelle le “Pharaon du savoir’’ ou que l’on le momifie dans un sarcophage pour en faire un pharaon. Ce qu’il souhaite, c’est que son œuvre soit enseignée ; et que, surtout, la jeune génération se l’approprie et s’accommode en particulier de sa méthode d’investigation, d’analyse, qui lui a permis de faire des découvertes et des conclusions qui restent valides, un demi-siècle après. Ainsi, nous souhaitons que la jeunesse fasse, à son tour, des découvertes et contribue à la construction souveraine de notre continent », a confié Dr Diallo Diop.
Dr  Diallo Diop a aussi rappelé que Cheikh Anta n’avait, de son vivant, ménagé aucun effort, pou l’avènement de l’Etat fédéral africain. « Ceux qui se sont intéressés à la pensée politique de Cheikh Anta Diop découvrent, avec ravissement, que la validité scientifique de ses travaux de recherche en histoire, langue, sociologie et en philosophie demeure pleine et entière. En 1960, immédiatement après avoir soutenu sa thèse, il rentre au Sénégal et publie un ouvrage intitulé “Les fondements économiques et culturels d’un Etat fédéral d’Afrique noire’’. Dans cet ouvrage, il dit que si l’Afrique veut se redresser et recouvrer la maitrise de sa propre destinée, elle doit s’unir politiquement sur le modèle fédéral. Sinon, elle est condamnée à la “sudaméricanisation’’. Soixante ans après, cette prédiction s’est vérifiée jusqu’à la caricature. L’Afrique ne s’est pas fédérée, elle s’est sud-américanisée jusqu’à la cocaïnisation. C’est la cocaïne des Sud-Américains que nous recyclons sur toute la côte de notre continent. De l’Angola jusqu’au Maroc.
C’était la zone de transit. Maintenant, c’est devenu une zone de redistribution », poursuit-il.
Sur ce registre toujours, dira-t-il : « L’une des contributions substantielles de Cheikh Anta Diop à la pensée politique panafricaniste, c’est de montrer que nous ne pouvons pas réformer les Etats coloniaux que nous avons hérités de l’impérialisme berlinois : la fragmentation du continent. Nous devons repenser un nouveau type d’Etat continental. Et il dit que l’Afrique est confrontée à une tâche sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Que toutes les autres grandes fédérations de l’histoire de l’humanité se sont construites dans le fer, le feu et le sang (la violence). Pour lui, l’Afrique va devoir se fédérer et s’unir, non pas par la force, mais par la persuasion. On doit amener nos compatriotes africains à comprendre que c’est notre intérêt collectif de nous unir et de nous souder en un seul bloc, sous une direction de lutte, et donc avoir un Etat qui soit radicalement différent de l’Etat colonial “nègrifié’’ que nous avons hérité, par exemple, des Français».

 Professeur Boubacar Boris Diop: «Cheikh Anta Diop dérangeait»

https://actusen.sn/-Le 07 Février 1986 disparut Cheikh Anta Diop. Une date qui ne sera jamais jetée aux oubliettes, d’où sa commémoration, ce vendredi à l’Université qui porte son nom.
Sous la présidence du Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), une conférence a été organisée, en honneur du disparu. Laquelle était animée par le professeur et écrivain Boubacar Boris Diop. Ce, pour rappeler les œuvres de Cheikh Anta qui sont inscrites indélébilement dans l’histoire de l’Afrique noire.
Cheikh Anta diop est, sans nulle doute, l’abreuvoir de la jeunesse, soif de savoir et de science. Cette dernière a, par ailleurs, rempli pleinement la salle pour profiter de ces moments d’échanges intellectuels et de savoir. Ce qu’a toujours incarné l’enfant de Thieytou.
L’inventeur du Carbone 14 fait partie des grands hommes à qui l’Afrique doit sa noblesse. Et si l’on en croit le professeur Boubacar Boris Diop, Cheikh Anta a toujours critiqué la mise en place de partie ethnique. Il diabolisait cette pratique jusqu’à en dire que «c’est la pire des choses qu’on puisse faire». «Cheikh Anta a créé beaucoup de partis politiques, mais il n’a jamais joué la carte Mouride et pourtant il appartenait à cette famille. Il faut que tout le monde sache que la mère de Cheikh Anta, Sokhna Maguette Diop, fût l’épouse de Cheikh Ibrahima Fall», dira l’écrivain.
Sur le plan politique, Cheikh Anta a su prospérer, malgré le regard désapprobateur de ses ennemis qui, sous la houlette des occidentaux, voulaient l’entraver à faire valoir ses connaissances. «Cheikh Anta n’était pas un politicien, mais il était un politique. Il n’a pas créé des partis pour accéder au pouvoir. On lui a proposé 20 postes de député, cinq postes de ministre et tant d’autres qu’il déclinait. C’est pour cela qu’il dérangeait les autres qui étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins», renchérit Boubacar Boris Diop.
S’exprimant en ce sens, le Dg du Coud Abdoulaye Seydou Sow soutient que le fondateur du Rnd «a donné à la race noire toute sa dignité et sa légitimité».Adja Khoudia Thiam 

Boris Diop sur l’emprisonnement de Guy Marius: «C’est France dégage qui dérange»

https://www.lequotidien.sn/Boubacar Boris Diop trouve «scandaleux» l’emprisonnement de Guy Marius Sagna. Selon l’écrivain et intellectuel, c’est le slogan «France dégage» qui dérange les autorités politiques. Il invite le système judiciaire à faire «son examen de conscience».
Le Professeur Boubacar Boris Diop n’a pas mis de gants pour exprimer son amertume face à l’emprisonnement de Guy Marius Sagna. «J’ai beaucoup d’admiration pour Guy Marius Sagna. Je pense que ce qui lui arrive est tout juste un scandale. Notre système judiciaire doit faire son examen de conscience», a-t-il dénoncé hier en marge de la célébration du 34e anniversaire de la mort de Cheikh Anta Diop. Il estime que le fait de maintenir cet activiste en détention, après avoir libéré tous ses codétenus, est juste une «ruse». «Finalement, garder quelqu’un en prison avec l’idée un peu mesquine pour dire en fin de compte que ‘’oui, boy bi dagnoukoye yar (Ndlr : Nous allons éduquer le gosse)’’… On le garde en prison, et puis après, au fond on n’a rien à lui reprocher», assure-t-il. M. Diop pense ainsi que «quand vraiment la liberté des citoyens se trouve prise dans un tel étau, il y a des raisons d’avoir peur». L’écrivain souligne pourtant que Guy Marius Sagna devrait être écouté. «Son combat est important. Je crois que là où il dérange le plus, c’est quand il dit France dégage», dit-il.
Et justement, l’intellectuel demande également la réhabilitation de la politique en Afrique. «Finalement, nos pays sont malades de leurs politiciens, de leurs dirigeants. Et Cheikh Anta Diop, sa vie durant, en acceptant d’être minoritaire, savait qu’il était à l’avant-garde, mais il a accepté. Il y avait chez lui le souci permanant de trouver des solutions pratiques», rappelle-t-il. Il ajoute : «Cheikh Anta Diop était un politique, mais pas un politicien. Il n’a pas créé des partis pour chercher le pouvoir, être élu à tel ou tel poste. On lui a proposé 20 postes de député, on lui a proposé d’être Premier ministre, etc., mais il a toujours décliné. Il n’a jamais voulu jouer la carte ethnique cet homme-là. C’est quelqu’un qui a forcément dérangé des gens qui étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins.»

Boubacar Boris Diop sur le cas de Guy Marius Sagna: «Notre système judiciaire doit faire son examen de conscience, car cette attitude est honteuse»

https://actusen.sn/-Le professeur Boubacar Boris Diop a aussi profité de la conférence, organisée en commémoration de la disparition de Cheikh Ana Diop pour exprimer son désaccord avec la détention de Guy Marius Sagna.
« Notre système judiciaire doit faire son examen de conscience car cette attitude est honteuse», déclare-t-il  face à la presse. Selon lui il n’y a aucun motif valable de garder l’activiste en prison. « Garder quelqu’un en prison avec l’idée de vouloir « l’éduquer », c’est un peu mesquin. Tout ce qu’ils disent, c’est : « on le garde en prison, mais on n’a rien à lui reprocher». Je pense que quand finalement, la liberté des citoyens se trouve » hypothéquée de la sorte, « il y a des raisons d’avoir peur ».
L’écrivain juge, ainsi, que la lutte dans laquelle l’activiste et membre de ‘’Frapp France dégage’’ est plus que salutaire, en ce sens qu’il se bat pour sortir les Sénégalais des bras de l’Occident. C’est pourquoi il estime que cette détention est scandaleuse.
« J’ai beaucoup d’admiration pour Guy Marius Sagna et je cautionne ce qu’il est en train de faire. Aucune jeunesse ne doit rester muette face à la situation qu’est en train de vivre le Sénégal. Ce qui lui arrive est tout juste un scandale. Son combat est important et on doit impérativement l’écouter. Et peut-être que là où il dérange le plus, c’est quand il dit ‘’France dégage’’».
Boubacar Boris Diop qui montre vivement son hostilité envers l’occupation française, affirme que «ceux qui disent être les dirigeants du pays ne le sont pas en réalité ».
« Il ne faut pas également dire que nous sommes indépendants. Ce n’est pas vrai ! Aujourd’hui, c’est pire qu’à l’époque coloniale ». Et l’écrivain en veut pour preuve la présence massive des entreprises européennes au Sénégal. « Auchan, Eiffage, Orange, Total », énumère-t-il. «On ne doit pas assister à cela. Il faut savoir que ce qui prime dans le combat de Guy Marius, ce sont les APE (Accord de partenariat économique) ».Adja Khoudia Thiam

Frapp France dégage lance une pétition pour obtenir la libération de Guy Marius Sagna

https://www.pressafrik.com/Le Front pour la Révolution Anti impérialiste Populaire et Panafricaine « Frapp France Dégage » de la diaspora en collaboration les membres basés au Sénégal, a lancé une pétition pour obtenir la libération de son coordonnateur, Guy Marius Sagna, en prison depuis plus de deux mois pour avoir participé à une manifestation devant le Palais contre la hausse du prix de l’électricité au Sénégal.
Une fois collectée « 1.000.000 de signatures ou plus », ces membres comptent « déposer la pétition dans les différentes ambassades accréditées au Sénégal, y compris celle de la France », a expliqué sur les ondes de la Rfm, Ousmane Wade, Délégué général du mouvement.
« Certains étudiants qui étaient détenus avec Guy Marius Sagna envisagent de lancer la pétition au niveau de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar où nous visons plus de 50.000 signatures afin que notre camarade puisse être libre et qu’on rétablisse ses droits », a ajouté M. Wade.
Fin novembre, le célèbre activiste, Guy Marius Sagna, un universitaire et cinq autres jeunes, dont des étudiants, ont pris part à une manifestation non autorisée devant la Palais, pour dénoncer la hausse du prix de l’électricité qu’ils jugent injustifiée.
Les autres manifestants ont été libérés, après des semaines en prison. Mais l’activiste Guy Marius Sagna, est le seul à rester en détention depuis plus de deux mois. La semaine dernière, des organisations de défense de droits de l’Homme ont dénoncé son maintien en prison et ont exigé sa libération. Ses avocats ont déposé deux demandes de liberté provisoire qui ont toutes été rejetées par le Doyen des juge.A rappeler qu’au Sénégal, le droit de marche est clairement consacré par la Constitution.

COMPAGNIE NATIONALE DANIEL SORANO: 55 ans de théâtre, de musique et de ballet

http://lesoleil.sn/-La Compagnie nationale Daniel Sorano du Sénégal, dont les 40 ans d’existence ont été fêtés en 2005, a toujours offert à son public des spectacles de Théâtre, de musique, et de ballet lors des soirées fastes qui ont marqué la vie de ce temple de la culture sénégalaise
Créée en 1965, à la veille du premier Festival mondial des arts nègres, la Compagnie nationale Daniel Sorano a été tour à tour dirigée par Maurice Sonar Senghor, Pathé Guèye, Pr Ousmane Diakhaté, Dr Massamba Gueye et actuellement Sahite Sarr Samb. Composée des trois sections que sont la Troupe nationale dramatique, l’Ensemble lyrique traditionnel, le Ballet national La Linguère, la Compagnie nationale, baptisée du nom du comédien franco-sénégalais Daniel Sorano, a produit et révélé de nombreux talents dans les différentes thèmes que sont le théâtre, la musique, et le ballet. Ainsi, Sorano, longtemps temple de la culture sénégalaise s’enorgueillira-t-elle toujours d’avoir eu en son sein, les comédiens Douta Seck, Jacqueline-Scott Lemoine, Serigne Ndiaye Gonzales, Omar Seck, Ismaëla Cissé, Coly Mbaye, Jean-Pierre Leurs, Boubacar Guiro, Marie Augustine Diatta, Lamine Seyba Traoré, entre autres ; ainsi que des chanteurs comme feux Abdoulaye Mboup et Ndiaga Mbaye, ainsi que Samba Diabaré Samb, Fatou Thiam Samb, Khady Diouf, Mahawa Kouyaté, Kiné Lam, Abdoulaye Idy Seck Fatou Guewel Diouf, etc.
En 2005, au moment de fêter les quarante d’existence de ce lieu né sous la volonté du Président-Poéte Léopold Sédar Senghor, la Compagnie nationale Daniel Sorano continue de couver des talents comme les pensionnaires qui composent actuellement ses trois sections. Au sein de l’Ensemble lyrique traditionnel de la Compagnie nationale Daniel Sorano, les belles voix des chanteuses Ndèye Mbaye Djinma Djinma, Madiodio Ngningue, Soda Mama Fall, Marie Ngoné Dione, Ndèye Fatou Ndiaye, Athia Wélé, Arame Camara, entre autres continuent de perpétuer la légende musicale. Cette section musicale de la Compagnie Daniel Sorano, dirigée par Jean Gërem Ciss en cette année 2005, a connu à sa tête des responsables comme Boubacar Guiro, Abdou Mama Diouf … L’Ensemble lyrique traditionnel comme son appellation l’indique est composée d’instrumentistes virtuoses de flûte, de kora, de balafon, de sabar, de xalam, de tamas. Des instruments, appartenant à notre patrimoine culturelle africaine. Avec ses danseuses, les prestations de l’Ensemble lyrique traditionnel a toujours été des moments et spectacles très courus par les férus de musique traditionnelle. L’on se souviendra ainsi toujours de ses célèbres soirées musicales dites « xawaré » ou « Ballades ». Des spectacles qui souvent étaient animées par El Hadj Mansour Mbaye et retransmises à la télévision nationale.
Lors de la célébration des quarante ans d’anniversaire organisée en 2005 par la Compagnie Nationale Daniel Sorano, le public a revit presque ces soirées musicales traditionnelles. L’Ensemble lyrique dans sa composition actuelle, rejointe par des retraités comme Samba Diabaré Samb, Abdoulaye Idy Seck, Souaré Kouyaté, Fatou Thiam Samb, Khady Diouf, Mahawa Kouyaté, et celles qui l’ont quitté de leur propre gré pour aller former leur orchestre, Kiné Lam, Fatou Guéwel Diouf, etc. a ravi les spectateurs, hommes et femmes. Avec les prestations de la Troupe nationale Dramatique et du Ballet national La Linguère, la semaine d’anniversaire de la Compagnie nationale Daniel Sorano a retracé quarante années de scène. Une série de spectacles dont de la musique, du ballet et du théâtre, ainsi que des expositions mettant en exergue photos, costumes, décors ainsi que des rencontres-témoignages avec les anciens pensionnaires de la Compagnie ont été des moments forts.
Des temps forts, il en était aussi lors de la prestation de la Troupe nationale dramatique que dirigeait en 2005 Alpha Oumar Wane. Lors d’une soirée théâtrale à laquelle ont assisté le Ministre de la Culture et les fonctionnaires de son département, des extraits des célèbres pièces que sont « L’exil d’Alboury » de Cheik Aliou Ndao ainsi que « La tragédie du roi Christophe » d’Aimé Césaire ont été interprétées avec brio sur les planches de Sorano. Pour l’interprétation  » La tragédie du roi Christophe  » et  » L’exil d’Alboury « , les jeunes comédiens sortis de la Division Art dramatique de l’Ecole nationale des Arts et recruté à Sorano, à savoir Yacine Félane Diouf, Roger Sambou, Ibrahima Mbaye, Omar Ciss, Adiara Fall, Saikou Lô, Marianne Sadio ont donné la réplique aux ténors que sont Omar Seck dans le rôle du général Christophe, Ismaëla Cissé dans le personnage du Bourba Djollof de  » L’exil d’Alboury », Jacqueline Scott Lemoine, la reine-mère du Djoloff, etc.
Des comédiens de réputation qui ont porté les créations de la Compagnie Sorano de par le monde à travers les déplacements dans des villes comme Rabat, Alger, Paris, etc. L’on découvre ainsi que la Troupe nationale dramatique, avec successivement à sa tête, Doura Mané, Jean Pierre Leurs, Serigne Ndiaye Gonzales, Abdoulaye Dany Diop, Omar Seck, les comédiens et metteurs en scène ont laissé un lourd héritage à la nouvelle génération d’artistes. Car outre  » La tragédie du roi Christophe « et  » L’exil d’Alboury, la Troupe nationale dramatique a adaptée et mise en scène des oeuvres comme  » L’os de Mor Lam  » de Birago Diop,  » Lat Dior  » de Thierno Bâ,  » Nder en Flammes  » et  » Le sacre du Tiédo  » d’Alioune Badara Bèye,  » Negro spirituals  » d’Yves Jamaïque,  » Trop, c’est trop  » de Protas Asseng,entre autres pièces qui ont permis à plusieurs pensionnaires de la Troupe nationale dramatique comme Jean Pierre Leurs, Boubacar Guiro, Omar Seck et Coly Mbaye de remporter le Grand Prix du Chef de l’Etat pour la mise en Scène et la Comédie.
Avec les jeunes comédiens, associés aux ténors, la Troupe nationale dramatique tente depuis quelque temps avec des co-productions du Théâtre Sorano de faire aimer à nouveau le quatrième au public souvent nostalgique des fastes soirée de l’époque. Ainsi on assiste depuis cinq ans , des spectacles co-produits comme ce fut avec les « Bouts de bois de Dieu  » d’Ousmane Sémbène,  » Ngoye, l’antigone d’Afrique « , « Phuzamandla  » de Michéle Nieto, etc.Par Omar DIOUF

L’ARTICLE 80 ET L’ARRETE OUSMANE NGOM AU MENU

https://www.seneplus.com/-L’as-La commission politique du dialogue national s’est réunie, hier, pour travailler sur la mise en place d’un cadre normatif de l’action politique et citoyenne en vue de renforcer les droits citoyens et les libertés.
La commission politique du dialogue national s’est réunie, hier, pour travailler sur la mise en place d’un cadre normatif de l’action politique et citoyenne en vue de renforcer les droits citoyens et les libertés. Il s’est agi de poser le débat entre autres sur la suppression de l’arrêté Ousmane Ngom, l’abrogation de l’article 80 relatif à l’atteinte à la sureté public. Les «dialogueurs» se sont donné rendez-vous, mardi prochain
La commission politique du dialogue national continue de mener ses travaux et de suivre sa feuille de route. Hier, elle a posé sur la table les problèmes liés aux droits et libertés des citoyens et des partis politiques. Parmi lesquels, la question de l’offense au chef de l’Etat, le droit à la manifestation et à la marche. L’accent a été mis dans un premier temps sur l’arrêté Ousmane Ngom et les risques de trouble à l’ordre public afin d’améliorer la démocratie au Sénégal. Pour ce faire, le coordonnateur du pôle des non-alignés, Déthié Faye, pense qu’il est fondamental de mettre en place un cadre normatif de l’action politique et citoyenne.
Selon lui, ceci va permettre à l’action politique de se dérouler dans les règles reconnues par les droits et libertés citoyens à travers la mise en place d’un ensemble de textes règlementaires. « Il y a un ensemble de dispositions légales qui existent déjà, mais qui ne sont favorables aux citoyens ou les partis politiques et qui les empêchent d’exercer librement leurs missions», soutient-il. Maintenant, dit-il l’objectif est de revoir ces textes qui sont très contraignants afin de les améliorer. « Nous allons échanger autour de l’article 80, l’arrêté Ousmane Ngom et autres et essayer de voir par exemple quelles sont les améliorations qu’il faut apporter. Si vous prenez la question liée à l’offense au chef de l’Etat par exemple tout le monde reconnait que le président de la République est une Institution qui doit être protégée», martèle le coordonnateur du pôle des non-alignés qui souligne en revanche «le problème lié à la notion de l’Institution ou de Chef de l’Etat».
A l’en croire, les citoyens ont du mal à faire la différence entre le président de la République et le Président de parti. « Et cela depuis l’indépendance», a-t-il renchéri. «En tout cas, on préconise d’aller progressivement dans ce sens : Que le candidat élu démissionne de toutes ses fonctions politiques », déclare-t-il. Il reconnait toutefois que la tâche ne sera pas facile. D’ailleurs, selon lui, si cette proposition arrivait à être matérialisée, cela va limiter les confusions au cas où une personne serait poursuivie pour offense au chef de l’Etat et surtout quand il s’agit d’un homme politique. Le pôle des non-alignés milite pour la suppression de ce délit. Aussi propose-t-il que l’article 80 soit encadré et bien précisé. « Il ne s’agit pas de tout remettre en cause mais d’améliorer pour perfectionner la démocratie au Sénégal », martèle-t-il.

VERS UN HAUT CONSEIL DE LA DEMOCRATIE POUR ACCOMPAGNER LES REFORMES

Les travaux vont se poursuivre mardi prochain. Et les membres de la commission politique souhaitent trouver un consensus pour avancer dans les propositions. « Si on trouve des consensus ce sera déjà un pas important, parce que ce sont des questions éminemment difficiles et éminemment politiques. Chacun d’entre nous a intérêt à faire de sorte qu’on fasse, ne serait-ce, qu’un seul petit pas », indique Déthié Faye. Il faut dire également, selon d’autres sources, que les acteurs siégeant à la table du dialogue ont aussi appelé à plus de conformité aux dispositions constitutionnelles relatives aux droits des citoyens. Non sans proposer la mise en place d’un Haut conseil de la démocratie pour accompagner les réformes.

Parti-Etat – Une leçon nous vient de la France

https://oeildumonde.com/Sur plusieurs questions, notamment économiques, la France n’est pas notre référence pour des raisons historiques évidentes, mais jeudi 5 février 2020, sur Public Sénat la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye a donné une grande leçon de démocratie à ses parents africains.
« Le principe (…), c’est que la Ve république ce n’est pas une république à l’anglo-saxonne, comme au Royaume-Uni où les ministres de la majorité sont issus du Parlement », a-t-elle fait savoir. « La légitimité du ministre ne procède pas du fait qu’il soit élu parlementaire ou élu local », a-t-elle ajouté. « Le fait d’avoir été battu dans une élection locale ne présage pas de son avenir ministériel. »
A rebours, au Sénégal, les promus accèdent aux affaires grâce à leur poids politique, sans rationalité managérielle.
Il est vrai que de Léopold Sédar Senghor à Abdoulaye Wade, les ministères de souveraineté étaient souvent dirigés par des personnalités sans coloration politique apparente. Mais, depuis 2012, on ne reconnait plus la ligne de démarcation entre l’Etat et le parti. De 1983 à l’accession de Macky Sall au pouvoir, aussi bien le ministère des Affaires étrangères que celui de l’Economie et des Finances avaient, le plus clair du temps, à leur tête un cadre politiquement non-encarté, à part, pour la diplomatie, le retour de Moustapha Niasse entre 1993 et 1998 et l’éphémère passage de Djibo Ka entre 1991 et 1993. Cheikh Tidiane Gadio et Me Madické Niang, qui se sont succédé à La Place, n’avaient pas de base politique connue. Famara Ibrahima Sagna a été, alors presque en retrait de scène la politique, ministre de l’Economie et des Finances. D’ailleurs, du départ de l’actuel président du Comité de pilotage du dialogue national à l’ère Amadou Ba, Peytavin a été le bastion des technocrates.
A la veille des locales de 2014, une certaine presse a prêté à Macky Sall d’avoir décrété que celui qui perdait chez lui allait quitte aur le gouvernement. Vrai ou faux ? C’est le Premier ministre en tête, Mme Aminata Touré, qui a été démise de ses fonctions au lendemain de ces élections. Mieux ou pire, c’est selon, plusieurs ministres, qui ont perdus les locales de 2014, ont été eux aussi démis de leurs fonctions. Ironie de l’Histoire, Amadou Ba, qui avait débarqué en plein référendum à l’Alliance pour la république, est aujourd’hui perçu par d’aucuns comme un dauphin qui vise le fauteuil de Macky Sall, contre l’assentiment de ce dernier.
Ainsi, le chef de l’Etat avouera, au soir du 31 décembre 2019, avoir fait supprimer la Primature pour éviter les éventuelles querelles de préséance entre ces dauphins. Et s’il avait maintenu son option initiale, en faisant que le gouvernement, dans sa composition comme dans son fonctionnement, concrétise le slogan devenu lettre morte : « la patrie avant le parti » ?

SES RAPPORTS AVEC MACKY,COUR DES COMPTES,BIGAMIE…:ABDOUL MBAYE DIT TOUT

Invité de l’émission Grand Oral de Rewmi Fm, de ce samedi, l’ancien PM Abdoul Mbaye a passé en revue l’actualité nationale. De l’affaire du divorce d’avec sa femme, ses rapports avec Macky, les rapports de l’Ofnac et de la Cour des comptes, la hausse du prix de l’électricité, le coronavirus, l’affaire Petrotim, le president de l’ACT dit tout. Ecoutez ! https://www.rewmi.com/ses-rapports-avec-macky-cour-des-comptes-bigamie-abdoul-mbaye-dit-tout/

 Ngouda Fall Kane, ancien IGE, à Macky Sall: «L’histoire retiendra de vous le Président le plus médiocre mais aussi le plus dangereux de l’histoire de notre pays»

La démocratie est intégrale ou n’est pas. Elle peut être encadrée mais pas limitée. Ce qui devrait être au contraire limitatif c’est les fonds secrets sur lesquels ont puisé et continuent de puiser les différents présidents sans se soucier de l’état de la trésorerie publique.
ARRÊTEZ ce parrainage qui ne répond à aucune obligation démocratique sinon à une volonté de choisir ses propres adversaires pour se maintenir au pouvoir.
La seule réforme constitutionnelle aujourd’hui urgente et nécessaire est celle qui consiste à obliger le Président de la République à faire une déclaration de patrimoine à la fin de son mandat au nom de la  reddition des comptes et de la transparence.
ARRÊTEZ ce parrainage théorisé  par ce petit juriste maquilleur rejeté par ses collègues et par toute l’intelligentsia sénégalaise, qui n’a aucun sens de l’État par ce qu’il ne le connait pas, et qui vous détourne de l’évolution de l’histoire.
ARRÊTEZ ce parrainage sinon l’histoire retiendra de vous M. le Président Sall avec le harcèlement des opposants,  les insultes, les injures, les menaces de vos partisans le Président le plus médiocre mais aussi le plus dangereux de l’histoire de notre pays.
ARRÊTEZ ce parrainage , l’urgence est ailleurs :
– Corriger votre vision politique qui se résume à « Abdou Diouf + Tanor Dieng + Moustapha Niasse + Amath Dansoko – Abdoulaye Wade ; redressez votre vision économique qui ne va pas au-delà de (CCAD + TER de 57km + ILA TOUBA + Les Immeubles Improductifs de Diamniadio )»
L’urgence c’est aussi d’annuler cette farce politico- financière qui est de construire un palais de 100 milliards de FCFA à Diamniadio avec une entreprise française alors que les sénégalais ont faim , ne se soignent pas , ne sont pas en sécurité ( meurtre des enfants , viols , meurtre des sénégalais à l’extérieur etc.)
L’urgence c’est de lutter contre la corruption et le blanchiment d’argent issu de la vente de drogue et du détournement des deniers publics.
L’urgence c’est d’arrêter la criminalisation de l’administration découlant de sa politisation.
L’urgence c’est de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut.
ARRÊTEZ le parrainage Mr le Président de la République laissez les sénégalais s’exprimer librement pour le choix de leur futur président c’est cela qu’on attend de vous et c’est cela la démocratie, un pouvoir on ne l’impose pas. Que la République soit DEBOUT POUR UN SENEGAL MEILLEURE !!Ngouda Fall Kane

Dangote: L’ex-Dg Aramine Mbacké Arrêté Finalement…

https://www.xibaaru.sn/Aramine Mbacké risque d’être, dans les prochains jours, un pensionnaire de la prison de Rebeuss. L’ex Dg de Dangoté Sénégal a été arrêté hier vendredi par la Section Recherches dans l’affaire opposant Oumy Thiam.
A en croire les Echos, les gendarmes ont exécuté la contrainte par corps sollicitée par la femme d’affaires Oumy Thiam qui lui réclame 57 millions de FCfa. La plaignante, peinant toujours à rentrer dans ses fonds, avait saisi le procureur de la République, d’une requête aux fins d’incarcération pour contraindre le prévenu à s’acquitter du paiement de cette créance.
Mauvaise foi
La dame reproche au prévenu d’avoir « fait preuve d’une singulière mauvaise foi, puisqu’il refuse de s’acquitter du montant total de la condamnation et des frais qui s’élèvent à la somme totale de 57 734 748 francs Cfa », rapporte la plaignante.
2 ans en prison 
Poursuivi pour escroquerie, association de malfaiteurs, de faux, entre autres délits, Aramine Mbacké peut rester en prison pendant deux ans, le temps qu’il s’acquitte de cette dette.

Faux billets

http://www.enqueteplus.com/-L’information a fait, hier, le tour du web. Le manager de Viviane Chidid, Djidjack Diouf, serait arrêté par la Section de recherches de Colobane.
Il serait poursuivi, d’après ‘’dakaractu’’, pour trafic de visas, faux et usage de faux. Monsieur Diouf a été arrêté, selon le site d’informations, avec quatre autres de ses présumés complices par les hommes du commandant Abdou Mbengue, à Liberté 6, dans un cybercafé.
‘’C’est d’ailleurs lundi prochain que Djidjack et ses présumés complices seront déférés au parquet’’, renchérit la source. Ainsi, après le député Seydina Fall Bougazelli, les pandores de Colobane viennent de faire tomber un autre gros calibre, pour une affaire de trafic

Le nouveau phénomène Zeyda Zamane met en colère la communauté Layene

https://www.pressafrik.com/-Le « nouveau phénomène » Zeyda Zamane, du nom de cette prêcheuse qui occupe le centre de l’actualité des Réseaux sociaux depuis ce vendredi matin, est en train de provoquer une colère noire chez les Layène.
Elle organise des rencontres et conférences relayées par une certaine presse, depuis quelques semaines pour faire passer son message en compagnie de « ses disciples ». Mais ce qui dérange la communauté Layène, c’est le fait que la dame utilise leurs chants religieux. C’est pourquoi le « Euhloullahi » a tenu à faire un communiqué « pour démasquer cette femme qui ne fait pas partie des leurs.  En plus l’association des petits-fils de Seydina Limamou Laye se dit prêt « à affronter Zeyda Zamane » qu’elle taxe d’imposteur.
Sur des vidéos partagées dernièrement sur les Réseaux sociaux, on peut voir une sorte de secte dirigée par une femme, qui se réclame « Seyda Zamâne » (Maîtresse de cette Époque) utiliser à tort des chants religieux propres à la Communauté Ahloulahi lors de leur cérémonie.
« Cela constitue une violation grave à l’honorabilité et une atteinte à la moralité de la communauté Layène reconnue pour la sainteté de ses pratiques religieuses », lit-on dans leur communiqué.
Qui avertit: « Nous prenons l’opinion à temoin, car la prochaine fois que pareille chose se répétera, nous userons de méthodes plus draconiennes pour juguler la menace ».

Propos discourtois contre Serigne Mansour Sy: en fuite,Ibrahima Ndiaye « Mboro » sous le coup d’un mandat d’arrêt

https://www.pressafrik.com/Jeudi, le parquet de Thiès a ouvert une information judiciaire contre Ibrahima Ndiaye «Mboro »,  auteur d’un enregistrement jugé discourtois sur Serigne Mansour Sy, feu khalife général des Tidianes.
En effet, les gendarmes s’étaient rendus à son domicile pour le cueillir mais Ibrahima Ndiaye avait pris la tangente et éteint tous ses téléphones.
Dans tous les cas, le dossier a été confirmé au premier cabinet du tribunal de Thiès à qui le mandat d’arrêt a été requis, rapporte « Libération ».

Trafic de visas: la chanteuse Viviane enfonce son manager pour échapper à la prison

https://www.pressafrik.com/La chanteuse Viviane Chidid ne veut pas tomber avec son manager Djidiack Diouf, arrêté vendredi pour trafic de faux visas.
Selon le journal Kritik, le lead vocal du groupe Djolof Band Viviane s’est constituée  partie civile pour éviter d’être impliquée, à titre de complice, dans cette affaire. Face à la gravité des faits, elle s’est même déclarée victime pour éviter toute confusion avec son manager. Ce qui enfonce davantage ce dernier.

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 08/02/2020

Des voleurs de sexe écument Goudiry

Ce fut d’abord sous forme de rumeur. Mais en réalité la présence de voleurs de sexe hante le sommeil des populations de la région de Tamba depuis quelques temps. D’après des sources de «L’As», ces individus dotés d’un savoir mystique, parviennent à s’emparer des bisous de la famille rien qu’en serrant la main des hommes. A Goudiry, deux individus accusés d’avoir volé le sexe de trois personnes, ont été arrêtés et conduits à la brigade de gendarmerie pour audition. Une histoire rocambolesque qui défraie la chronique dans ce département du Sénégal oriental où serrer la main devient «un crime de lèse-majesté».

Emoluments des chefs de village et de quartier

Il n’est pas exagéré d’affirmer que le Sénégal marche en reculant. Si on n’y prend garde, le gouvernement va revenir sur une décision que le Président Macky Sall avait prise dès son accession à la magistrature suprême. En effet, le président du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), Aminata Mbengue Ndiaye, qui présidait hier l’ouverture de la première session de l’année informe qu’ils vont se pencher sur le statut des chefs de village et de quartier. Au terme de sa réflexion, informe-t-elle, le HCCT va proposer au chef de l’Etat d’octroyer des émoluments aux chefs de village et de quartier. Pourtant cette mesure de Me Abdoulaye Wade avait fait l’objet de vives critiques de la part des acteurs de la seconde alternance politique. La session ordinaire 2020 du HCCT se penchera également sur des questions liées à la problématique des capitales régionales et des grandes villes. La thématique de la présente session porte sur l’Equité Territoriale.

Alioune Sarr étanche la soif de Sanghé

Avec une population de plus de 6.000 âmes, Sanghé, le plus gros village de la commune de Notto Diobas, a connu une grave pénurie d’eau, qui a fait grincer des dents dans la localité. Mais cette page est définitivement tournée. C’est ce qu’a constaté le maire Alioune Sarr, par ailleurs ministre du Tourisme et des Transports Aériens lors de la sa tournée économique. En effet, le forage qui était en panne est réparé. Pour le maire Alioune Sarr, plus de 12.000 âmes bénéficient désormais de ce forage, qui a été remis en marche, avec un débit satisfaisant. Il a rendu un vibrant hommage au ministre Serigne Mbaye Thiam et à tous les services de l’Etat, qui ont permis la réalisation de ce projet au bénéfice des populations. Dans ce monde, souligne Alioune Sarr, les enjeux du futur tournent autour de l’eau, de l’information, de la sécurité. C’est pourquoi l’eau, l’énergie, la sécurité, la diplomatie doivent être des questions de consensus national. A ses yeux, il ne faut jamais utiliser dans un cadre de politique politicienne et quiconque est dans cette logique, n’a absolument rien compris. Pour le cas de Pout Diack, il a affirmé que les problèmes de distribution de l’eau sont liés au fait que la localité est connectée au forage de Notto Diobas et des mesures sont prises pour la brancher sur le réseau Notto-Ndiosmone-Palmarin.

Fatoumata Ka morte pendue

Stupéfaction et consternation au quartier Keur Serigne Mbaye Sarr, dans la commune de Diourbel. Ménagère au marché central Ndoumbé Diop de Diourbel, Fatoumata Ka, mariée et mère de trois enfants, a été retrouvée sans morte. Elle était pendue dans la cour de la maison familiale. Son cadavre a été découvert hier, en début d’après-midi par son gendre qui a aussitôt alerté les éléments du commissariat urbain de police et les sapeurs-pompiers. Selon des sources proches de la famille Ka, la défunte souffrait depuis plusieurs années de problèmes psychiques. D’ailleurs, elle était très souvent sujette à des crises. Pour l’heure, c’est la thèse du suicide qui reste la plus plausible. Le corps sans vie est actuellement à la morgue de l’hôpital Heinrich Lubke de Diourbel. Selon certaines indiscrétions, une autopsie sera effectuée d’ici lundi à Dakar et une enquête ouverte pour élucider les circonstances du décès de Fatoumata Ka.

La Poste se dote d’un plan stratégique de développement

Le Directeur général de la Poste, Abdoulaye Bibi Baldé veut donner un souffle nouveau au groupe la Poste. A cet effet, il a organisé un atelier technique de production et de partage du plan stratégique de développement du Groupe La Poste. Ainsi les postiers vont se pencher pendant trois jours sur la modernisation et le développement du Groupe. Le Directeur Général Abdoulaye Bibi Baldé a présidé la cérémonie d’ouverture de l’atelier avant de suivre avec intérêt les échanges sur les orientations stratégiques et les options techniques retenues pour la mise en œuvre du plan stratégique.

La leçon de Malick Gakou

Président du Grand Parti (GP), qui a vertement condamné la déclaration du Président Sall par rapport à la situation des étudiants Sénégalais en Chine, pense toutefois que le coronavirus ne doit pas diviser la nation. Selon Malick Gakou, le peuple doit plutôt consolider son socle et prouver à la face du monde son unité granitique sur une question aussi cruciale et vitale. Il met le gouvernement devant ses responsabilités. A l’en croire, la réaction du gouvernement qui dit prendre, en relation avec les autorités chinoises, toutes les dispositions requises, engage sa responsabilité. Ainsi pour le président du Grand parti, il urge de suivre la situation avec toute l’attention qui sied dans une parfaite cohésion nationale pour le triomphe de notre grand peuple.

L’Ambassade d’Arabie Saoudite

L’Ambassade du Royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal est sortie de sa réserve pour mettre fin à la polémique sur l’état de santé de Mbayang Diop incarcérée en Arabie Saoudite pour le meurtre de sa patronne. La représentation diplomatique dément le président de l’organisation Horizon Sans Frontières (Hsf) et rassure que Mbayang Diop est en parfait état de santé depuis le début de sa détention. Selon le diplomate Saoudien, notre compatriote bénéficie de toute l’attention dont elle a besoin. A l’en croire, le lieu de détention de Mbayang Diop fait partie des lieux les plus récents et par ailleurs équipé d’infrastructures sociales et culturelles modernes, en plus d’un centre de soins médicaux. D’ailleurs la représentation diplomatique du Royaume Saoudien à Dakar, renseigne que l’ambassadeur du Sénégal en Arabie Saoudite, Cheikh Tidiane Sy, effectue des visites régulières à la prison.

Me Cissé, Mansour Faye et Alioune Ndoye à l’hôpital

L’hôpital régional de Saint-Louis a reçu hier les visites du Médiateur de la République Me Alioune Badara Cissé, du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime Alioune Ndoye et du maire de Saint Louis Mansour Faye. La délégation était venue compatir à la douleur des médecins victimes des émeutes. Trois parmi eux ont perdu leurs véhicules. Cette visite a été magnifiée par la direction ainsi que le personnel de l’hôpital. Les agents en ont profité pour solliciter le renforcement de leur sécurité, car ce qui s’est passé le lundi passé a «dépassé l’entendement». Selon nos sources, des promesses dans ce sens ont été faites par les autorités.

Le Synpics dénonce un licenciement abusif à la Bbc

Ça chauffe dans les médias. Après l’Agence de Presse Sénégalaise (Aps), c’est au tour de Bbc de licencier le Secrétaire General de la section Synpics, Jacques Matand pour «faute grave». D’après le bureau du Synpics, la BBC a pris cette décision à la suite d’une interview du journaliste d’enquête et essayiste franco-camerounais Charles Onana, diffusée sur les antennes de la radio et sur le site internet. Le gouvernement rwandais s’en est plaint avant de menacer la BBC. Pour éviter une brouille avec le Rwanda, la Bbc s’est lancée dans des demandes d’explication massives en les servant à 9 journalistes travaillant à la rédaction de Dakar. En effet, le Synpics estime que la décision de licencier sans préavis le Secrétaire général de la section Bbc Dakar est une fuite en avant de la rédactrice en chef, qui n’assume pas son rôle, de premier responsable de la diffusion de tout sujet. Cette décision vient dégrader davantage l’ambiance déjà délétère qui règne dans le groupe. Le Synpics appelle la Bbc au respect de la législation sénégalaise, à laquelle elle est soumise dans ses diffusions en Afrique francophone. Le Synpics entend saisir le Conseil d’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie, seule institution sénégalaise, apte à trancher sur la gravité d’une faute éditoriale.

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