Rp du Vendredi 07 fevrier 2020

Unes de la presse du Vendredi 07 Fevrier 2020
Unes de la presse du Vendredi 07 Fevrier 2020

DIVERS SUJETS AU MENU DES QUOTIDIENS

Dakar, 7 fev (APS) – Les quotidiens reçus vendredi à l’Agence de presse sénégalaise (APS) abordent divers sujets se rapportant aux conséquences des accidents sur les routes, l’économie, entre autres.
Sud Quotidien met en exergue les accidents de la circulation au Sénégal et parle des ‘’chiffres de l’hécatombe’’. Le journal rapporte qu’en moyenne 600 morts sont enregistrés avec une perte annuelle de 74 milliards de francs Cfa pour l’Etat, représentant 1à 2% du PIB, et 13 milliards de francs Cfa pour les assureurs.
Les accidents de la circulation coûtent près de 74 milliards de francs CFA par an au Sénégal, soit 1 à 2% du Produit intérieur brut (PIB), a révélé jeudi le directeur exécutif de l’Association des assureurs du Sénégal (AAS), Matar Faye.
’’Les accidents de la circulation, qui constituent un véritable fléau, coûtent excessivement cher à notre pays. C’est 1 à 2% de notre PIB et presque 74 milliards de francs qui sont dépensés en termes de réparation, d’indemnisation, d’immobilisation des véhicules mais également, en termes d’assurance », a-t-il dit.
Il intervenait à Saly-Portudal (Mbour, ouest), à l’ouverture d’un atelier de partage et de validation du rapport d’analyse de l’enquête sur la typologie des causes d’accidents de la route, à l’initiative de l’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF).
’’Les accidents de la route constituent l’une des principales causes de décès au Sénégal. D’autant que chaque année, on enregistre 4000 accidents qui causent la mort de 600 personnes et entrainent des dégâts matériels estimés à 74 milliards de francs Cfa’’, écrit L’As.
Le Témoin souligne que l’Etat ‘’n’entend guère laisser le marché de la distribution des produits pétroliers aux multinationales et aux privés nationaux’’. ‘’Dans le sillage des premiers barils attendus en 2023, il va, à travers la Holding Petrosen éclatée en trois entités-Petrosen holding, Petrosen aval (distribution) et Petrosen E&P (exploration)-développer un réseau de stations-service à travers le territoire national’’, écrit le journal.
Source A fait un décompte non exhaustif des déplacements du chef de l’Etat à l’étranger et souligne que Macky Sall est un voyageur ‘’devant l’éternel’’. ‘’D’après les statistiques non exhaustives de Source A, rien qu’entre le 12 mars 2019 et le 04 février 2020, Macky Sall a effectué une trentaine de voyages. Soit une moyenne de 2,72 voyages par mois’’, lit-on dans la publication.
‘’Des réunions internationales, aux visites de courtoisie, en passant par les forums, les cérémonies d’investitures de ses homologues et les activités sportives, (le chef de l’Etat) ne rate rien (…)’’, dit le journal.
Dans La Tribune, Thierno Alasssane Sall, président du parti La République des valeurs (opposition) et ancien ministre de l’Energie, donne les raisons de l’augmentation des coûts de l’électricité. ‘’Il clame que l’augmentation de l’électricité est une injonction de la Banque mondiale pour que le Sénégal puisse bénéficier d’un prêt de 180 millions de dollars soit 107 milliards 600 millions de francs Cfa’’, écrit le quotidien.
Libération rapporte que deux suspects ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête sur la mort d’un jeune américain à Kahone (Kaolack). Mohamed Cissé et son père ont été attaqués, dans la nuit du mardi au mercredi 22 janvier, dans leur maison par des individus armés. Le jeune homme avait succombé à ses blessures à l’Hôpital régional de Kaolack où son père reçoit des soins.
Enquête soulève la problématique de la dette intérieure qui a provoqué ‘’un drame social et économique dans le secteur des BTP’’. ‘’Malgré les multiples chantiers lancés par l’Etat, les entreprises sénégalaises du BTP plongent, jour après jour, dans le gouffre du fait de la dette que leur doit le Trésor public. Une véritable bombe sociale si l’on sait que ces dernières emploient des milliers de Sénégalais et tirent la croissance économique du PIB’’, écrit le journal.OID

Les faits de société dominent la Une des quotidiens sénégalais

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard TouréLa presse sénégalaise reçue, vendredi à APA, accorde un traitement de faveur aux faits de société et à l’économie.
« Accidents de la circulation au Sénégal-Les chiffres de l’hécatombe », titre Sud Quotidien, comptabilisant 6713 accidents qui ont fait 600 morts.
Selon nos confrères, ces accidents ont engendré des pertes de 74 milliards f cfa pour l’Etat et 13 milliards f cfa pour les assurances.
De son côté, L’As affiche « les chiffres de l’horreur » portant sur la maltraitance des enfants à Pikine (banlieue dakaroise). Ce journal révèle qu’une fillette de deux ans et demi est victime d’inceste, pendant que plus de 1200 cas de violence sur des enfants dont des sévices, des viols…sont enregistrés dans cette ville.
Le Quotidien traite toujours des violences nées des manifestations, mardi dernier à Guet-Ndar (Saint-Louis, nord) et informe que le juge pêche 31 manifestants », tous envoyés en instruction. « Seuls quatre sont pêcheurs », précise le journal.
Sur ce sujet, L’Observateur écrit que « 31 personnes (sont) écrouées pour des faits criminels à Saint-Louis ».
Consacrant sa Une à la justice, L’Observateur parle de « rebondissement dans l’affaire des 94 milliards f cfa » dont l’opposant Ousmane Sonko, dit être détournés par Mamour Diallo, ancien directeur des domaines.
« Le sort réservé par le procureur de la République à la plainte de Ousmane Sonko contre Mamour Diallo », rapporte L’Obs.
Le préavis des greffiers et cors assimilés fait la Une de Walf Quotidien qui titre : « Vers une paralysie de la Justice ».
« Risque de paralysie du système judiciaire-Le Sytjust sur le pied de…grève », renchérit Vox Populi.
Ce journal souligne que « Thiès et ses nappes d’eau sont menacées » à cause de la surexploitation par les industries, les carrières et les industries d’exploitation d’eau.
Le quotidien national Le Soleil se focalise sur la visite du chef de l’Etat, Macky Sall, aux Emirats Arabes Unis et informe de la « signature de six accords ».
« Btp et dette intérieure-Le drame social », titre EnQuête, notant que malgré les chantiers lancés par l’Etat, les entreprises de Btp plongent, jour après jour, dans le gouffre.TE/APA

Le directeur général du Crédit Suisse, le Franco-Ivoirien Tidjane Thiam, démissionne

Par Jeune Afrique avec AFP–La banque a annoncé vendredi la démission de son directeur général. Il sera remplacé par Thomas Gottstein à la tête du groupe, éclaboussé par un scandale d’espionnage.
Tidjane Thiam quittera ses fonctions le 14 février, après la présentation des résultats annuels de la banque, a indiqué le numéro deux du secteur bancaire helvétique dans un communiqué.
Tidjane Thiam, 57 ans, a renoncé à ses fonctions à l’issue d’une réunion du conseil d’administration jeudi, qui s’est tenue alors que la banque est éclaboussée par une affaire à rebondissements qui avait débuté en septembre avec la filature d’un ancien cadre de haut rang.
Né en 1964, Thomas Gottstein dirige actuellement les activités de la banque pour le marché suisse. Titulaire d’un doctorat en finances et comptabilité de l’Université de Zurich, ce ressortissant suisse avait débuté sa carrière chez la banque concurrente UBS, avant de rejoindre Crédit Suisse en 1999.
Filatures
«Tidjane a apporté une énorme contribution à Crédit Suisse depuis qu’il nous a rejoint en 2015», a déclaré le président du conseil d’administration, Urs Rohner, cité dans le communiqué.
Franco-Ivoirien, cet ingénieur diplômé de l’École polytechnique et de l’École des mines avait alors repris les commandes de la banque après avoir repositionné avec succès l’assureur britannique Prudential. Il avait rapidement mis en place un grand plan de repositionnement de la banque visant à renforcer la gestion de fortune et à recalibrer la banque d’investissement, en réduisant les pans d’activités les plus volatils.

Le Sénégal et les Émirats arabes unis signent six accords

http://lesoleil.sn/–Le Sénégal et les Émirats arabes unis ont signé, hier jeudi, six accords de coopération au cours de la visite officielle du Président de la République, Macky Sall.
Les accords concernent les domaines militaires, la sécurité et la lutte contre le terrorisme, l’éducation et la formation professionnelle, la modernisation des services publics, le financement de l’entrepreneuriat jeune. Un autre accord concerne le Croissant-Rouge et la Haute autorité du Waqf. Lors d’un déjeuner officiel offert par le Prince héritier d’Abu Dhabi, Sheikh Mohamed Bin Zayed Nahyan, Macky Sall et son hôte ont apprécié positivement la qualité des relations entre le Sénégal et les Émirats qui remontent à 1993. Les deux autorités sont convenues de consolider leurs relations bilatérales tout en leur donnant une nouvelle impulsion. Selon notre source, le Prince « a vigoureusement salué l’action du Président Sall dans la recherche de solutions face à la crise dans le Sahel ».
Au cours de cette visite officielle, le Chef de l’Etat Macky Sall a rencontré la communauté sénégalaise établie aux Émirats arabes unis. Les échanges ont tourné autour de l’accès au logement social, la propriété foncière, le financement des projets, les conditions de séjour des étudiants et les questions administratives…

Hausse des prix de l’électricité: «Une exigence de la Banque mondiale en contrepartie d’un prêt de 180 millions de Dollars Us» (Thierno Alassane Sall)

https://www.dakaractu.com/-Les raisons qui ont conduit à la hausse des prix de l’électricité le 19 décembre dernier ne refléteraient pas la réalité des faits. C’est du moins ce qu’a révélé la Cellule des Cadres du parti la République des Valeurs. Les camarades de Thierno Alassane Sall, dans un communiqué parcouru par Dakaractu ont fait état de leurs ‘’enquêtes’’ et leur ‘’travail de veille économique’’ qui leur ‘’ont permis d’établir que l’augmentation des prix de l’électricité l’électricité décrétée par le gouvernement le 1er décembre 2019 a été exigée par la Banque mondiale en contrepartie d’un prêt de 180 millions de Dollars US (107 milliards 600 millions de francs)’’.
Ladite structure politique, de citer, en référence, un document publié mi-décembre 2019 intitulé « Troisième Prêt de Politique Publique Multisectorielle » (TP3M). Ouvrage dans lequel, dit ladite cellule, ‘’l’institution annonce que le gouvernement « a augmenté les prix de l’électricité de 10% pour la basse tension, et de 6% pour la moyenne et haute tension » (page 26 du TP3M) afin de remplir une des conditions d’accès à ce prêt. Nul besoin de rappeler à nos concitoyens qui en conservent une mémoire collective bien forte et désagréable que l’augmentation des prix des services publics est un classique des politiques d’ajustement structurel’’.
Pour justifier que ces augmentations sont portées au plus haut niveau de l’État, signale la Cellule des Cadres, ‘’le document de la Banque mondiale fait référence à une lettre signée par le ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo qui s’engage au nom du gouvernement, et donc avec l’aval du Président Macky Sall, à garantir « la viabilité financière du secteur à court terme ». Au même moment, les experts de la Banque mondiale concèdent que « les prix de l’électricité (au Sénégal) sont déjà élevés par rapport aux normes internationales », et renchérissent que « les augmentations de prix de l’électricité, bien que possible, ne sont pas la solution à long-terme. » (Page 107 du TP3M)’’.
Cela, ‘’puisque le régime de Macky Sall est incapable de gérer efficacement le secteur et que la corruption empêche toute solution plus rationnelle, ajuster les prix est la solution indésirable à court terme, inopérante à long terme mais nécessaire… semble donc être le raisonnement de la Banque mondiale. Pour Macky Sall, tant pis pour la compétitivité de notre économie, les PMEs sénégalaises, l’emploi et la lutte contre la pauvreté’’, regrette Thierno Alassane Sall et ses camarades de la ‘’République des Valeurs’’.

HAUSSE DES PRIX DE L’ELECTRICITE –THIERNO ALASSANE DÉVOILE LE RÔLE DE LA BANQUE MONDIALE

NETTALI.OM – La Cellule des cadres de la “République des valeurs” révèle que l’augmentation des prix de l’électricité procède d’une injonction de la Banque Mondiale. Selon les camarades de Thierno Alassane Sall, cette exigence de l’institution financière internationale s’est faite en contrepartie d’un prêt de 180 millions de dollars américains.
Dans un communiqué qui nous est parvenu jeudi, la Cellule des cadres de “La République des Valeurs” croit savoir qu’il y a des non-dits, relativement à la hausse des prix de l’électricité intervenue le 19 décembre 2019.
En clair, la cellule avance ‘’ que l’augmentation des prix de l’électricité décrétée par le gouvernement le 1er décembre 2019 a été exigée par la Banque mondiale en contrepartie d’un prêt de 180 millions de Dollars US (107 milliards 600 millions de francs)’’.
En guise d’illustration, les camarades de Thierno Alassane Sall citent un document publié mi-décembre 2019 intitulé  “Troisième Prêt de Politique Publique Multisectorielle “(TP3M).
En outre, pointent ces cadres : ‘’l’institution annonce que le gouvernement « a augmenté les prix de l’électricité de 10% pour la basse tension, et de 6% pour la moyenne et haute tension » (page 26 du TP3M) afin de remplir une des conditions d’accès à ce prêt”.  “Nul besoin de rappeler à nos concitoyens qui en conservent une mémoire collective bien forte et désagréable que l’augmentation des prix des services publics est un classique des politiques d’ajustement structurel’’, cherchent-ils à rectifier.
Et pour cause, explique le communiqué, ‘’le document de la Banque mondiale fait référence à une lettre signée par le ministre des Finances Abdoulaye Daouda Diallo qui s’engage au nom du gouvernement, et donc avec l’aval du Président Macky Sall, à garantir  “la viabilité financière du secteur à court terme”. “Au même moment, les experts de la Banque mondiale concèdent que « les prix de l’électricité (au Sénégal) sont déjà élevés par rapport aux normes internationales”. Aussi, ajoutent-ils :” les augmentations de prix de l’électricité, bien que possible, ne sont pas la solution à long-terme” (Page 107 du TP3M)’’.
‘’Le régime de Macky Sall est incapable de gérer efficacement le secteur et que la corruption empêche toute solution plus rationnelle, ajuster les prix est la solution indésirable à court terme, inopérante à long terme mais nécessaire… semble donc être le raisonnement de la Banque mondiale. Pour Macky Sall, tant pis pour la compétitivité de notre économie, les PMEs sénégalaises, l’emploi et la lutte contre la pauvreté’’, conclut la ‘’République des Valeurs’’.

Campagne Arachidière au Sénégal : la Fermeture de la Sonacos annoncée

https://directnewsinfo.com/La campagne arachidière bat son plein. Les paysans dans le désarroi, scrutent l’avenir avec inquiétude. Les perspectives ne sont guère reluisantes. La concurrence des Chinois plombe la Sonacos, menacée de mettre la clé sous le paillasson.
L’arachide a été l’une des grandes mamelles de l’économie sénégalaise d’où une grande partie des ressources budgétaires de l’Etat était tirée. Le pays de Senghor se situait en seconde position en Afrique derrière le Nigéria avec des productions record de plus de 1 million de tonnes de graines par saison hivernale. Mais, depuis, cette production n’a fait que dégringoler, au fil des régimes politiques qui se sont succédé à la tête du pays. Même si au début de la seconde alternance, la production est revenue à la moyenne normale, elle s’est réduite comme peau de chagrin pour cette présente saison.
Les chiffres officiels livrés (1.200.000 Tonnes avancés par le ministre de l’Agriculture) tranchent d’avec la réalité sur le terrain où des sources bien ancrées dans le sérail parlent d’une production nationale n’ayant pas dépassé 600.000 tonnes de graines. Le pays vit ainsi l’une de ses plus mauvaises campagnes arachidières. La SONACOS fortement concurrencée par les propositions de prix d’achat aux producteurs plus alléchantes des Chinois est ainsi loin d’atteindre ses estimations de collecte. Les avertis prédisent ainsi que la plus grande huilerie du Sénégal va jeter l’éponge et va mettre sous peu la clé sous le paillasson. Plus de 1000 travailleurs seront ainsi dans la rue.

Baisse vertigineuse de la production arachidière

La baisse vertigineuse de la production arachidière a été expliquée par la concurrence forte de grands pays comme la Chine où sur le marché mondial, le Sénégal n’est qu’un petit poucet. L’on a ainsi fini dit-on, d’accuser les politiques agricoles précédant le régime libéral du président Abdoulaye Wade d’accorder plus d’importance à la diversité de la production vivrière qu’à la promotion ou à la fortification de la filière arachidière tenaillée aussi par l’envahissement de l’huile végétale de l’occident.
Le secteur de l’arachide de moins en moins soutenue et dépourvue de semences certifiées et de qualité, d’intrants et de matériels agricoles, ses productions ne peuvent ainsi que baisser. Les industries d’huileries sénégalaises dépendantes, en particulier la SONACOS ont ainsi vu leur régime tourner à moindre débit. Pire, la SONACOS qui a vu le jour depuis 1937, s’est trouvée dans une zone de turbulence. Aujourd’hui; les plus sceptiques et les plus radicaux prédisent sa prochaine fermeture en ce début d’année. Ils révèlent même que le projet est actuellement sur la table du président de la république.
Mais il faut le dire, la SONACOS n’en n’est pas à ses premières secousses. Comme on le sait, pour sa relance, la société d’Etat, avec le concours de privés, a eu à être muée en SUNEOR, Elle reviendra aujourd’hui sous sa dénomination première en tentant de se maintenir à l’existence avec ses usines de Lyndiane à Kaolack, Ziguinchor, SEIB à Diourbel et aussi Louga.

Les machines de la Sonacos grincent.

Il est vrai que l’option de relance de la filière arachidière et des huileries sénégalaises a fait germer de l’optimisme avec l’avènement en avril 2018 de l’ancien ministre Modou Diagne Fada à la tête de la SONACOS. Soutenue par l’Etat, des fonds importants ( trente milliards de francs cfa à) ont été mobilisés pour les besoins de la commercialisation de la campagne arachidière. Cependant, la complexité des paramètres d’un environnement soumis à la loi du marché et des impondérables difficilement maîtrisables, ont fait que les machines de la SONACOS ont véritablement grincé.
Sur le marché, les paysans, principaux acteurs de la filière, se sont détournés du prix du kilogramme d’arachide au producteur fixé à 210 frs cfa par le CNIA (Conseil national interprofessionnel de l’arachide) . Les producteurs ont tout simplement boudé le marché officiel, au profit du marché parallèle, où ils ont trouvé plus offrants, en particulier, chez les opérateurs chinois qui leur proposent d’acheter leurs graines entre 230 et 3OO frs le kilogramme.
Cette réalité du terrain et du marché a été pour compromettre les objectifs de collecte de l’Etat et de la SONACOS fixés à 150.000 tonnes pour cette saison. Avec la campagne ouverte depuis le 3 décembre dernier,  les derniers chiffres sont loin d’être reluisants. En un mois de collecte, les seccos de la SONACOS n’ont engrangé qu’un peu plus de 10.000 tonnes de graines, dépassant légèrement 1% de la quantité estimée. Cependant que les chinois ont eu à exporter vers leur pays près de 30.000  tonnes de graines d’arachide.

Menace sur les travailleurs de la Sonacos

La conséquence de cette situation est que la SONACOS va ainsi se séparer d’une bonne partie de ses employés, en particulier les saisonniers. Des préavis de licenciement ont été octroyés à plus de  1 000 saisonniers répartis au niveau de l’ensemble de ses usines qui devraient être remerciés dit-on, depuis la fin du lois dernier. Ainsi 200 travailleurs de l’usine de Diourbel seront en chômage, 350 à Lyndiane-Kaolack, 500 à Ziguinchor. Cette situation apocalyptique résulte du fait qu’en l’espace d’un mois de campagne arachidière,la Sonacos n’a récolté que 10.000 tonnes de graines au plan national. L’ensemble des graines collectées par les huiliers ayant légèrement dépassé les 26.000 tonnes de graines.
Point de doute. Cette situation alarmante a résulté de la rareté des graines d’arachide sur le marché. Ce qui, selon le Coordonnateur national du syndicat national des corps gras du Sénégal Boubacar Camara, contredit de manière flagrante, ce qu’il a appelé « les élucubrations du ministre de l’Agriculture qui fait état d’une production de plus d’1 million de tonnes d’arachide cette saison ».
Ainsi que l’optimisme qualifié de béat du Directeur Général de la SONACOS Modou Diagne Fada de voir son usine revenir à la normale. Alors que la production réelle selon lui, gravite autour de 600.000 tonnes d’arachide. Comme si pour lui,  les autorités de tutelle sont à peine édifiés sur le fait que la seule consommation locale des sénégalais ( pour leurs mafé, bassé, mbakhal, guerté thiaff ) est chiffrée à 600.000 tonnes.
La résultante d’une telle situation est préjudiciable dit-on à la SONACOS qui fait aussi face comme on le sait, aux multiples charges de l’usine (fonctionnement, personnel, entretien, etc ).
L’exemple de la situation présente à Lyndiane – Kaolack est édifiant. Dans la capitale du bassin arachidier, les 347 saisonniers pour renforcer l’équipe de la présente campagne se sont tourné les pouces. Les autres travailleurs recrutés de l’usine qui ont senti le roussi et l’éventualité d’un licenciement, ont pris les devants et ont élevé  la voix. Même situation aux usines de Diourbel, de Louga, de Ziguinchor où ils n’ont pas manqué de se faire entendre à travers sit-in, manifestations. Afin que l’Etat procède à l’urgence d’une solution radicale, pour redresser la situation d’une campagne arachidière compromise, mais aussi pour être au chevet d’une SONACOS qui s’essouffle.

Faut-il redynamiser les coopératives ?

La solution qui urge n’est-elle pas ainsi, face à la filière arachidière en crise, de revenir à la formule du système des coopératives installées dans les différents villages ou pôles ruraux où les paysans eux- mêmes auront les coudées franches pour la commercialisation des graines. Ce qui est pour la mise en marge des intermédiaires entre l’Etat, la SONACOS et les producteurs que sont les OPS (Organismes privés stockeurs). Cela est aussi pour rayer le circuit du marché parallèle où les paysans pourront désormais bénéficier des meilleures offres de prix conformes à leurs efforts et coûts de production. Dans ces conditions, ils pourront ainsi vivre décemment des fruits de leur labeur. Mohamed El Amine THIOUNE 
 Assurance indicielle: Le nombre de détenteurs passe de 66 à plus de 200 mille entre 2012 et 2019
https://www.lejecos.com/-L’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar) a organisé hier dans ses locaux, une rencontre d’échanges sur le thème : « Liaison de l’assurance indicielle avec le crédit agricole : une mise en garde contre une souscription incomprise ou mal informée ». Selon Mame Mor Anta Syll, auteur de la recherche, il faut davantage que les autorités prennent en compte les résultats des chercheurs pour développer une culture financière chez les producteurs au niveau rural.
Entre 2012 et 2019, le nombre de producteurs agricole qui ont une assurance indicielle passe de 66 à plus 200 mille. Telle est la révélation faite par Mame Mor Anta Syll à l’occasion de « l’animation scientifique » organisée par l’Ipar. Le docteur en économie trouve par conséquent que les agriculteurs sont en train d’adopter l’assurance agricole dans leurs activités. Tout de même, M. Syll par ailleurs chercheur à l’Ipar soutient qu’il faut également s’assurer que ces producteurs comprennent ce qu’ils adoptent.
« C’est bon d’avoir des chiffres importants mais c’est mieux d’avoir des producteurs qui savent ce que peut leur apporter l’assurance. Qu’ils sachent que l’assurance permet de transférer le risque agricole vers la Compagnie nationale d’assurance agricole du Sénégal (Cnaas) et que dans ce cas ils peuvent pratiquer leurs activités sans crainte de perdre car au cas échéant, c’est l’assureur qui rembourse », explique-t-il.
Pour le chercheur, le travail qu’il faut faire davantage dans le cadre de l’assurance agricole indicielle est l’éducation financière, la sensibilisation sur les avantages de ladite assurance au profit des producteurs pour qu’ils puissent en profiter. L’assurance indicielle, à en croire M. Syll, permet de couvrir les risques liés à la pluviométrie, au climat. Son originalité est que quand il y a des dégâts, des sinistres sur le terrain, dans les champs des producteurs, on ne va pas envoyer quelqu’un pour voir l’ampleur des dégâts afin de faire l’estimation.
« C’est sur la base des données pluviométriques qui sont collectées par des stations météorologiques implantées par l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim ) qui permettent de savoir à chaque instant si la plante a reçu la quantité d’eau nécessaire et tous les autres éléments relatifs au climat dont elle a besoin pour se développer. Donc c’est à travers ces données météorologiques que la Compagnie nationale d’assurance calcule les indemnisations qu’elle doit payer aux producteurs », détaille-t-il.
Il souligne dans la foulée que la pertinence de ce type d’assurance est qu’elle est venue dans un contexte de changement climatique. « Il y a les retards des précipitations qui peuvent impacter les rendements des producteurs, les pauses de pluviométriques c’est-à-dire il peut rester par exemple une ou deux semaines sans pleuvoir dans une partie du pays. Les plantes souffrent de cette situation liée au changement climatique », poursuit le docteur en économie , également  chercheur à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. Qui soutient enfin que le fait que l’assurance arrive dans ce contexte-là fait qu’elle occupe une place importante dans le dispositif de gestion des risques agricoles.Bassirou MBAYE

KMS 3 SOULAGERA LA NAPPE PHRÉATIQUE DE THIÈS DE SA SUREXPLOITATION (MINISTRE)

Thiès, 7 fév (APS) – Le transfert d’eau à partir de la troisième usine de Keur Momar Sarr (KMS 3) pour alimenter Dakar Thiès et Mbour, soulagera la nappe phréatique de Thiès de la surexploitation dont elle fait l’objet, a annoncé, jeudi dans la capitale du rail, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement.
Serigne Mbaye Thiam présidait à la gouvernance de Thiès, un CRD pour recueillir les préoccupations des populations concernant le service public de l’eau
La présentation faite lors de cette rencontre a montré que ‘’les nappes phréatiques de Thiès sont surexploitées, notamment pour les besoins de l’alimentation en eau de Thiès et de Dakar’’, a dit le ministre, qui a aussi été interpellé par des élus territoriaux sur la question.
Selon Serigne Mbaye Thiam, le raccordement à l’ALG3, la conduite du projet KMS3, permettra de transférer une partie des 200.000 mètres cubes d’eau par jour produite à Keur Momar Sarr, vers Thiès et Mbour, en plus de la capitale.
Cette eau pompée sur le Lac de Guiers dans la région de Louga et traitée à Keur Momar Sarr avant d’être charriée sur plus de 100km, permettra de ‘’soulager les nappes souterraines de la surexploitation et de faire face aux besoins additionnels du triangle Dakar-Thiès-Mbour’’.
Ce transfert d’eau vers la Petite Côte s’opérera à partir de Diass, où les conduites sont en train d’être posées, a-t-il noté, précisant qu’ ‘’à terme’’, les forages implantés la région de Thiès et qui alimentent Dakar et Thiès seront ‘’déconnectés’’, pour que les agglomérations de Thiès et Mbour soient branchées à la conduite de KMS 3.ADI/OID

 Affaire des 94 milliards: Vers un classement sans suite ?

https://www.seneweb.com/-L’affaire des 94 milliards opposant le leader de Pastef, Ousmane Sonko, et l’ancien directeur national des Domaines, Mamadou Mamour Diallo, pourrait être classé sans suite.
Selon L’Observateur, le procureur de la République a demandé au Doyen des juges de « déchirer » la double plainte de Sonko avec constitution de partie civile.
Le parquet, qui a adressé sa réponse au juge d’instruction depuis un mois, motive sa décision sur le défaut de qualité à agir d’Ousmane Sonko dans cette affaire en visant les dispositions de l’article 2 du code de procédure pénale.
Lequel code qui stipule : « l’action civile en réparation de dommage causé par toute infraction appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par l’infraction. »
En clair, pour le procureur de la République, si tous les Sénégalais faisaient comme Sonko, ce serait un grand désordre au sein de la justice sénégalaise.

Industrie Immobilière/Chambres de commerce: Dakar et Aix-Marseille Provence signent une convention

https://www.seneweb.com/-Dans le cadre du premier voyage de l’industrie immobilière française en Afrique de l’Ouest dénommé «Dakar 2020», le Club de l’Immobilier Marseille-Provence (CIMP) a organisé ce jeudi une rencontre avec le secteur privé sénégalais. La même occasion a été saisie par la chambre de commerce d’Aix-Marseille-Provence pour signer une convention avec celle de Dakar.
« L’immobilier est un secteur très dynamique. Aujourd’hui, on reçoit au Sénégal le club de l’immobilier, sous la houlette de la chambre de commerce de Marseille qui est notre partenaire. L’objectif de cette rencontre est de nouer des partenariats d’échanges d’informations, de cultures, et de techniques afin de mener des activités dans le domaine de l’immobilier  au Sénégal et en Afrique », a déclaré  Serigne Mboup, président de l’Union des chambres de commerce, d’industrie, et d’agriculture du Sénégal.
Il ajoute : « Nos relations entre chambres de commerce ont duré des dizaines d’années. Aujourd’hui, on essaie juste de pérenniser ces relations mais aussi de faire adhérer le maximum d’investisseurs.»
« La chambre de commerce, explique-t-il, est une institution publique. Elle n’est pas là pour gagner quelque chose. C’est l’Etat, les populations et le secteur économique qui en bénéficieront. Mais les chambres ont le rôle d’encadrer les opérateurs économiques », a-t-il souligné.
S’agissant de la concurrence avec les acteurs immobiliers sénégalais,Serigne Mboup rappelle que le monde est ouvert. « Ça peut être une concurrence, mais nous, notre rôle en tant que chambre consulaire, c’est de les mettre ensemble et c’est pour cela on est là avec des acteurs sénégalais. Ils ont le droit de venir chez nous, comme nous aussi on a le droit de partir chez eux pour leur concurrencer. Je crois que c’est une concurrence saine et une collaboration d’échanges ».
De son coté, Fabrice Alimi, le Président du Cimp, a soutenu que l’industrie immobilier est la première industrie du monde.
Ainsi, rappelle-t-il, « On a  décidé de faire venir une délégation de personnes qui ne s’occupent que de l’immobilier. Et il y a une convention qui a été signée par la chambre de commerce d’Aix Marseille province avec le président de la chambre de commerce de Dakar. C’est une convention d’accélération des liens et des activités économiques entre nos deux villes », renseigne M. Alimi.

LES ACCIDENTS FONT PERDRE PRÈS DE 74 MILLIARDS (ASSUREUR)

Saly-Portudal (Mbour), 6 fév (APS) – Les accidents de la circulation coûtent près de 74 milliards de francs CFA par an au Sénégal, soit 1 à 2% du Produit intérieur brut (PIB), a révélé jeudi le directeur exécutif de l’Association des assureurs du Sénégal (AAS), Matar Faye.
« Les accidents de la circulation, qui constituent un véritable fléau, coûtent excessivement cher à notre pays. C’est 1 à 2% de notre PIB et presque 74 milliards de francs qui sont dépensés en termes de réparation, d’indemnisation, d’immobilisation des véhicules mais également, en termes d’assurance », a-t-il dit.
Au-delà des drames humains, les accidents de la route entrainent « des pertes économiques considérables » pour ceux qui en sont victimes mais aussi leurs familles respectives, a-t-il souligné.
Il intervenait à Saly-Portudal (Mbour, ouest), à l’ouverture d’un atelier de partage et de validation du rapport d’analyse de l’enquête sur la typologie des causes d’accidents de la route, à l’initiative de l’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF).
Il a révélé que rien que pour les assurances dont la mission est la prévention, l’assistance et la solidarité, plus de 13 milliards de francs CFA ont été déboursés pour indemniser et réparer suite à des accidents de la circulation.
« C’est un combat que nous devons mener mais que nous devons aussi inscrire dans la durée. Les assureurs y sont depuis plus de trente ans, non seulement pour prévenir les accidents de la circulation, mais également pour accompagner l’Etat dans cette mission qui est très complexe », a soutenu Matar Faye.

Pour lui, les sommes en question auraient pu servir à construire des écoles et renforcer le plateau technique des hôpitaux.

« Mais, malheureusement, on constate que les accidents continuent à se produire. Et c’est un peu plus de 600 morts qui sont déplorés chaque », a-t-il indiqué.
« C’est un combat que nous devons mener tous ensemble, afin de faire de la route, un espace de rêve mais aussi pour qu’on arrive à faire des conducteurs, des usagers aux comportements responsables et citoyens », a poursuivi le directeur exécutif de l’AAS
Il estime que cette étude pourrait servir aux assureurs mais également à l’Etat qui ambitionne de mettre en place une agence qui sera chargée de gérer la sécurité routière.
Sur un chiffre d’affaires annuel d’environ 175 milliards de francs CFA, plus de 13 milliards sont consacrés chaque année au remboursement et à la prise en charge des victimes.
Les accidents de la route constituent la dixième cause de décès dans le monde, avec 1,3 million de morts chaque année dont 90% dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, selon l’OQSF
Il rappelle que l’assurance automobile représente environ 20% du volume du marché des assurances, alors que plus de 50% des déclarations de sinistres sont les conséquences directes d’accidents de la circulation.Au Sénégal, plus de 4.000 accidents de la circulation sont dénombrés chaque année.ADE/ASG/BK

Classement des puissances militaires africaines en 2020, selon Global Fire Power

(Agence Ecofin) – Le Global Power Index 2020 qui classe la puissance militaire des forces armées des pays dans le monde vient de paraître. Etabli annuellement par Global Fire Power (GFP), un site américain spécialisé dans les questions de défense, cet index fait, cette année, l’état de la puissance militaire de 138 pays dans le monde, dont 35 en Afrique.
Le classement se base sur cinquante critères, dont le nombre de militaires actifs, la force navale, la disponibilité du carburant pour les opérations militaires, le nombre d’avions de chasse, le budget consacré à la défense et la flexibilité logistique.
Ainsi, en 2020, l’Egypte continue de se placer au premier rang des puissances militaires africaines en enregistrant un score de  0,1872. En raison principalement d’un effectif militaire estimé à 920 000 hommes et 11 700 blindés. L’Egypte est le seul pays africain qui se place dans le top 10 mondial des puissances militaires, en arrivant à la 9ème place de ce classement 2020 du Global Fire Power.
L’Algérie occupe la deuxième place en Afrique avec un score de 0,4659. Essentiellement portée par le nombre de véhicules blindés (7 361) et de lanceurs de roquettes et de missiles (316).
Vient ensuite l’Afrique du Sud qui enregistre un score de 0,4985, favorisé par les critères relatifs au nombre de véhicules blindés (2000), et le nombre de militaires actifs (81 300).
Le Nigeria avec un score de 0,6485 occupe la 4ème place, en raison de l’effectif militaire (120 000), et son nombre de véhicules blindés (1789). L’Angola occupe la 5ème place de ce classement en enregistrant un score de 0,8379, dû principalement au nombre de lanceurs de roquettes et de missiles (115) et d’hélicoptères (126).
Viennent ensuite, dans l’ordre décroissant, le Maroc, l’Ethiopie, la RD Congo, le Soudan et la Libye qui referment le top 10 de ce classement au niveau du continent.
Selon le « power index », le score parfait serait de 0,0000. Donc, plus on s’éloigne de ce score, plus on recule au classement qui ne prend pas en considération les stocks nucléaires et ne pénalise pas les pays ne disposant pas de littoral par l’absence d’une force navale.
Au plan mondial, le top 5 des puissances militaires reste dominé par les USA, suivis de la Russie, la Chine, l’Inde et le Japon qui remplace la France dans ce top 5 mondial.
Classement 2020 des puissances militaires africaines, selon le Global Fire Power

Classement africain Pays Classement mondial
1 Egypte 9
2 Algérie 28
3 Afrique du Sud 29
4 Nigeria 42
5 Angola 56
6 Maroc 57
7 Ethiopie 60
8 RDC 71
9 Soudan 76
10 Libye 80
11 Tunisie 81
12 Kenya 84
13 Ouganda 86
14 Tchad 87
15 Zambie 88
16 Zimbabwe 91
17 Mali 96
18 Burkina Faso 97
19 Cameroun 101
20 Niger 103
21 Côte d’Ivoire 104
22 Ghana 106
23 Botswana 108
24 Tanzanie 109
25 Mozambique 116
26 Soudan du Sud 117
27 République du Congo 121
28 Mauritanie 124
29 Madagascar 125
30 Namibie 128
31 République Centrafricaine 129
32 Gabon 130
33 Sierra Leone 134
34 Somalie 136
35 Liberia 137
André Chadrak

Vendredi 7 février 2020: 34ème Anniversaire du Rappel à Dieu du Professeur Cheikh Anta Diop, Le Pharaon du Savoir toujours parmi Nous !Par Docteur Ibrahima Dème

« La vie des morts consiste à survivre dans l’esprit des vivants » (Cicéron)
Vendredi 7 février 1986—Vendredi 7 février 2020: 34ème Anniversaire du rappel à Dieu du Professeur Cheikh Anta DIOP

Le Pharaon du Savoir toujours parmi Nous !

Vendredi 7 février 2020: 34ème Anniversaire du Rappel à Dieu du Professeur Cheikh Anta DIOP qui repose à Tcheytou (Baol).
Le Pharaon du Savoir, le Maître aux Principes Inélastiques et quelque qu’en fussent les enjeux, l’Humaniste intégral, simple et ouvert à tous les apports fécondants des autres Civilisations, l’Homme politique courtois et toujours serein qui n’a jamais confondu les champs, le Négro-musulman nimbé du Mouride authentique vit le jour le Samedi 29 décembre 1923 (25 Joumada Al-Awwal 1342H) et rejoignit son Seigneur, ses Guides Cheikh Ahmadou Bamba Mbacke Khadimou Rasoul (PSL),Cheikh Ibrahima Fall Lamp Baboul-Mouridyya et ses illustres Aïeuls Damels-Tègnes le Vendredi 7 février 1986 (27 Joumada Al-Awwal 1406H).
Tes Disciples d’Ici et d’Ailleurs ne t’oublieront Jamais. L’Afrique noire et la Diaspora te seront éternellement reconnaissantes car tu leur permis de retrouver leur Conscience Historique sans laquelle aucun Peuple ne peut participer dignement au combat âpre de l’Universel.
Dieureudieuff !
Que la Terre bénie du Baol — qui fut le théâtre d’épiques batailles pour la dignité et qui, j’en suis convaincu, s’honore à chaque instant de te porter dans ses entrailles— te soit éternellement légère !
Cette pensée de René Char te sied à merveille : ″Celui qui vient au monde pour ne rien perturber ne mérite ni égards ni patience″
Mes pensées affectueuses au Pr Cheikh Mbacké Diop, mon cousin Bouna Talla Sidy Alboury Ndiaye et à mon frère et ami Saloum Sane et à tous les amis ″Cheikh-Antaïstes″ de Montpellier!Docteur Ibrahima Dème E-Mail: idemgfatm@gmail.com

LANGUES NATIONALES: LE PROFESSEUR ABOUBACRY MOUSSA LAM SUR LES TRACES DE CHEIKH ANTA DIOP

Dakar, 6 fév (APS) – Le professeur Aboubacry Moussa Lam n’est pas seulement un égyptologue, il est aussi un ‘’militant des langues nationales’’, à l’image du professeur Cheikh Anta Diop dont il fut l’assistant, une posture qui se traduit par une production importante d’ouvrages en langue pulaar, à travers lesquels l’auteur aborde plusieurs problématiques.
A l’occasion du 34e anniversaire de la disparition du professeur Cheikh Anta Diop, le 7 février 2020, les éditions Papyrus Afrique publient la troisième édition de ‘’Paalel Njuumri’’ (La Cruche de miel) du professeur Aboubacry Moussa Lam, la deuxième édition de ‘’Sawru Ganndal’’ (Canne de la connaissance), du même auteur, et ‘’Fuuta uuri kam’’, du professeur Mamoudou Sidiki Ka.
M. Lam, enseignant à l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, est aussi auteur d’un livre sur l’origine des Peuls, ‘’Fulbe gila Héli-e-Yooyo haa Fuuta-Tooro’’ (Papyrus Afrique).
’’Paalel Njuumri’’ réunit l’ensemble de ses articles en pulaar/fulfuldé parus dans des journaux comme ’’Binndi pulaar’’, ‘’Sofaa’’ et ‘’Lasli/Njelbéen’’, ainsi que d’autres sujets inédits jusqu’ici, explique l’éditeur. Dans cet ouvrage de 336 pages, l’auteur aborde ‘’l’histoire générale de l’Afrique et du Sénégal ; les barrages du fleuve Sénégal ; l’actualité politique et économique du Sénégal…’’
’’Cheikh Anta Diop était un militant des langues nationales. Il disait qu’on ne peut pas se développer sans l’utilisation de nos langues’’, a confié Aboubacry Moussa Lam à l’APS, soulignant que dans ‘’Paalel Njuumri’’,il y a des textes qui renvoient à l’histoire,à l’économie, à l’agriculture,à l’élevage,etc
’’En ayant le feedback des populations, je me suis rendu compte qu’on permet aux populations qui n’avaient pas eu la chance d’aller à l’école de faire un raccourci extrême. Les gens pouvaient acquérir les savoirs les plus pointus, tout simplement en se faisant alphabétiser. Ils faisaient un gain énorme. Ce que j’ai mis dix ans à acquérir, il leur suffisait d’ouvrir mon livre +Paalel Njuumri+ et d’avoir les mêmes connaissances qu’un étudiant’’, explique M. Lam.
’’J’ai eu la preuve concrète que Cheikh Anta Diop avait parfaitement raison. La langue, c’est quelque chose de fondamental dans la constitution de l’individu. J’ai pu faire un travail utile à telle enseigne que récemment au mois de décembre, les gens de mon village et un groupe qui s’appelle Lewlewal Communication m’ont consacré une journée d’hommage (…) Ca mesure l’utilité de ces travaux-là’’, souligne-t-il.
Selon M. Lam, la défense des langues, c’est ’’l’autre volet’’ de Cheikh Anta Diop, après l’égyptologie.
’’Malheureusement, aujourd’hui, il y en a qui disent défendre les langues nationales. Mais défendre les langues nationales, c’est écrire dans ces langues’’, estime-t-il, saluant, dans le cadre de ce travail, son partenaire, le directeur des éditions Papyrus Afrique, Seydou Nourou Ndiaye, qui est ‘’convaincu par la pensée de Cheikh Anta Diop’’.
‘’Il est un des rares éditeurs à publier presque exclusivement en langues nationales. Il a des tas de manuscrits en sérère, en wolof, en pulaar, etc. Il mérite d’être soutenu. C’est un travail utile qu’il fait. Les populations reconnaissent que c’est un travail utile. Malheureusement, j’estime qu’il n’est pas suffisamment soutenu par les pouvoirs publics. Ce travail n’est pas du folklore, c’est un travail effectif, toutes ces productions ! Malheureusement, très souvent (…) ceux qui travaillent dans le silence n’ont généralement rien, il faut que ça change’’, dit-il.

Selon M. Lam, l’Etat doit aider les éditeurs qui ‘’travaillent’’ et installer des bibliothèques à l’intérieur du pays.

’’L’Etat doit comprendre qu’une fois que les ouvrages sont produits, il faut que les populations puissent y accéder. On peut ouvrir des bibliothèques à l’intérieur du pays, où on mettrait des ouvrages écrits dans les langues nationales. Ça permettrait aux populations de s’éduquer, et c’est pour le bien du pays’’, soutient-il.
Aboubacry Moussa Lam a été l’assistant de Cheikh Anta Diop. Sur sa relation avec le savant, il déclare : ’’En 1982, je me suis inscrit sous sa direction (…) Je l’ai sollicité. Je voulais travailler sur l’origine des Peuls, approche égyptologique et je savais que, c’est avec lui que je pouvais faire ce travail (…) Il avait déjà travaillé sur la question, donné un point de vue très original qui expliquait toutes les contradictions qui tournaient autour de l’origine des peuls (….) pourquoi tout en ayant un phonétique particulier, les partagent la langue, la culture avec les sérers, les wolofs, soninké.’’
’’Je peux dire que c’est lui qui est à l’origine de ma réussite. S’il ne m’avait pas récupéré comme assistant, je serai peut-être aujourd’hui dans un lycée, en tout cas je ne serai pas à l’université. Et s’il s’est battu pour que je sois recruté’’, dit-il.
Il ajoute : ’’J’ai suivi les traces de Cheikh Anta Diop, j’ai fait l’égyptologie, je me suis attaqué à certaines questions qu’il avait ébauchées, notamment l’origine des Peuls, les relations entre l’Egypte et l’Afrique pour dire que la civilisation égyptienne est une civilisation négro-africaine. J’ai apporté des preuves complémentaires ; j’ai parlé des Chemins du Nil pour confirmer la thèse migratoire de Cheikh Anta Diop. J’ai écrit un petit ouvrage intitulé +La Vallée du Nil, berceau de l’unité culturelle de l’Afrique noire+, l’importance du Sahara, etc.’’
Aboubacry Moussa Lam est l’auteur de ‘’La fièvre de la terre’’, ‘’De l’Origine des Peuls’’, ‘’Le Sahara ou la Vallée du Nil’’, ‘’Les Chemins du Nil’’, ‘’Les Hiéroglyphes dès le berceau’’, ‘’Le Triomphe de Maât’’, ‘’L’Affaire des momies royales’’, ‘’L’Unité culturelle égypto-africaine à travers les formes et les fonctions de l’appui-tête’’.OID/ESF

« LES COUPLES DANS LA TOURMENTE », NOUVEL ESSAI DU PROFESSEUR ALPHA AMADOU SY

Dakar, 6 fév (APS) – « Les couples dans la tourmente », nouvel essai du professeur de philosophie Alpha Amadou Sy, paru jeudi aux éditions « L’Harmattan Sénégal », se veut « une analyse sur les ménages à l’épreuve des mutations socio-professionnelles », a dit son auteur à l’APS.
L’écrivain affirme qu’ »au regard du taux fort impressionnant de divortialité, +la maladie d’amour+ exige un diagnostic beaucoup plus rigoureux ».
« L’infertilité, l’infidélité, la polygamie, les interférences de la belle-famille et la précarité économique, sur toile de fond de déficit de communication, constituent les facteurs qui convertissent l’idéal de bonheur familial en traumatisme », peut-on lire sur la quatrième de couverture.
L’auteur relève qu’aux liens matrimoniaux traditionnels, se sont de nos jours « substituées des unions +conjointe/conjoint+ désormais fondées sur l’amour en tant que sentiment d’affection et d’attachement ».
A travers ce livre, l’auteur invite « le couple à se recréer, en s’exerçant à cette entreprise curative dont le premier acte consiste à renouer avec les mots pour identifier ses maux ».
Cet essai de 150 pages est préfacé par le professeur de lettre classique à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Mame Sow Diouf, avec une postface de El Hadji Mansour Diop, ancien commissaire général au pèlerinage à La Mecque.
Il fera l’objet d’un diner-débat le 7 mars prochain, à l’espace « Les comptoirs du fleuve », avec comme animateurs les professeurs Andrée-Marie Diagne et Annie Coly, l’écrivain Ken Bugul et El Hadji Mansour Diop.
Alpha Amadou Sy est président de la Communauté africaine de culture (CACSEN) et auteur d’une douzaine de livres traitant de la philosophie, de l’esthétique, de l’anthropologie culturelle, du patrimoine et des expériences démocratiques en cours sur le continent.Il contribue depuis Saint-Louis aux questions qui agitent le Sénégal et l’Afrique.  « Can 2019 : de l’accueil euphorique des Lions du Sénégal » (2019), compte parmi les publications de M. Sy. Il y a aussi « L’espace politique de l’Afrique Francophone en question » et « L’imaginaire saint-louisien ».FKS/ASG/BK

La Sénégalaise Michelle Ndiaye nommée Représentante de l’Ua en Rdc

http://lesoleil.sn/–La diplomate sénégalaise Michelle Ndiaye, qui occupait jusque-là les fonctions de Directrice du Programme pour la paix et la sécurité en Afrique à l’Institut d’études de la paix et de la sécurité (Ipss), vient d’être nommée nouvelle Représentante de l’Union africaine (Ua) en République démocratique du Congo (Rdc). Selon «Confidentiel Afrique», elle remplace à ce poste stratégique le diplomate nigérien Abarry Abdou. Ce dernier vient d’être accrédité pour le compte du Niger comme nouveau Représentant permanent auprès des Nations unies à New York.
D’après la même source, la nomination de la Sénégalaise intervient à quelques jours du Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Ua qui va se tenir à Addis-Abeba les 9 et 10 février 2020. En 2018, Mme Ndiaye figurait parmi les 100 femmes africaines les plus influentes dans la catégorie politique et service public, selon l’édition du mois décembre de la même année du magazine « New African ». Sa nomination est considérée comme une victoire de la diplomatie sénégalaise qui en avait besoin après la défaite d’Abdoulaye Bathily lors de l’élection pour le poste de Président de la Commission de l’Union africaine en janvier 2017.
Michelle Ndiaye a une riche carrière, notamment dans le domaine de la préservation de la paix, de la sécurité et de la gouvernance en Afrique. Selon « Confidentiel Afrique », elle prendra fonction en mi-février, après le Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’Ua.Oumar KANDÉ

Visite PM Canada: Justin Trudeau vienda défendre les “goordjiguen”

https://www.beut7.com/-On en sait un peu plus sur les raisons du déplacement du Premier ministre canadien Justin Trudeau au Sénégal. Selon un communiqué émanant de son propre cabinet, le Premier ministre canadien axera son voyage sur “opportunités et la prospérité économiques, la démocratie et l’égalité des sexes…”
Justin Trudeau très défenseur du principe de la liberté dans l’orientation sexuelle, abordera avec le Président Sénégalais dans le sens de l’acceptation des droits à ces personnes qui ont choisi une orientation sexuelle en déphasage avec la loi du Sénégal.

2020: Macky Sall dans les habits d’un « Mor Ndajee »Une trentaine de voyages effectués entre le 12 mars 2019 et le 04 février

http://www.dakarmatin.com/ Le président de la République aime prendre les airs pour assister à toutes les activités qui se déroulent, à travers le monde. D’après les statistiques non exhaustives de SourceA, rien qu’entre le 12 Mars 2019 et le 04 février 2020, Macky Sall a effectué une trentaine de voyages. Ce qui fait, en moyenne, 3 déplacements par mois. Forums, Conférences, visites de courtoisie ou d’amitié, bref, le premier des Sénégalais qui s’est mis dans les habits de ‘’Mor Ndajee’’ ne rate rien. Même pas l’inauguration de la mosquée de Çamlica d’Istanbul.

PAQUET: Les acteurs satisfaits à 42% du Paquet

https://www.rewmi.com/-Une étude diagnostique sur le Programme d’amélioration de la qualité, de l’équité et de la transparence du secteur de l’éducation et de la formation (Paquet) au Sénégal, rendue publique jeudi à Dakar, révèle que 42% des acteurs saluent les résultats de ce programme.« Nous avons demandé aux acteurs sur le terrain si les résultats immédiats, recherchés à travers le Paquet, correspondent à leurs attentes. Globalement, 58% de répondants ne sont pas satisfaits du niveau d’évolution du Paquet mis en œuvre depuis 2018 et 42% se félicitent des efforts consentis », a annoncé Moussa Mbaye, membre de l’équipe ayant réalisé ladite étude.
Il s’exprimait lors du Forum politique de haut niveau sur le Groupe National des Partenaires de l’Education et de la Formation (GNPEF). Ce cadre d’échanges et de réflexions sur les enjeux et défis de la gouvernance du secteur éducatif a réuni des participants venus des 14 régions du Sénégal et représentant les différentes familles d’acteurs de la société civile mais aussi des institutionnels et partenaires.
Dans son propos, M. Mbaye a déclaré que l’objectif de ce bilan est de savoir « si nous allons dans le bon sens en termes de pilotage du système éducatif ».
De son côté, Hélène Rama Niang, la présidente du Conseil d’administration de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a fait part de son inquiétude au regard de « ce qui se passe dans notre pays ».
Partant de là, elle a rappelé la mission « de veille et d’alerte » de la Cosydep par rapport à l’appropriation de toutes les politiques éducatives et de formation au Sénégal. Hélène Rama Niang a également soutenu que sa structure est une « force de propositions » qui ne se limite pas uniquement à lancer des alertes.
Depuis 2019, la Cosydep met en œuvre, en partenariat avec Back-up Education, un programme de renforcement du dispositif de représentation des OSC dans le Groupe National des Partenaires de l’Education et de la Formation (GNPEF) pour lequel la Campagne Mondiale pour l’Education (CME) assure la fonction d’agent partenaire.

 Le COUD Avait Dénoncé Le Violent Enquêteur De L’Ofnac…Pape Ibra Kébé

https://www.xibaaru.sn/–Audit du COUD par l’OFNAC : La lettre explosive de Cheikh Oumar Anne à Nafi Ngom Keïta, le 16 décembre 2015 pour dénoncer les méthodes tortionnaires de l’enquêteur pape Ibra kébé de l’Ofnac
Madame, nous avons reçu trois jours avant la visite du président de la République son excellence Macky Sall le 31 juillet 2015, une délégation de l’OFNAC, avec comme mission un audit sur les gestions 2012 à 2014 du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD). Compte tenu du contexte historique de cette visite, nous avions demandé que cette mission soit reportée après la visite du Président. Le chef de mission Monsieur Kébé avait refusé cette proposition en exigeant que des documents budgétaires, comptables et des ressources humaines lui soient remis immédiatement. Ce qui fut fait. Depuis ce jour, des agents du COUD répondent régulièrement aux convocations de l’OFNAC, et mettent à la disposition de ce dernier les documents réclamés. Le PCA, Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop, le Directeur du COUD, le CSA, adjoint du Directeur et tous les chefs de département et de service qui ont été convoqués, ont tous été entendus par l’OFNAC.
Cependant, les interrogatoires sont souvent décriés par les Chefs de Département, les Chefs de Service et autres agents du COUD. Ils sont faits de menaces, de pression, de chantage pour pousser ces derniers à dire des contrevérités.
Ces procédés sont aussi valables lorsqu’il s’est agi d’interroger les fournisseurs et autres prestataires du COUD à qui l’on promet le règlement de leurs factures et autres choses.
A titre d’illustration, des propos de ce genre :
-Avouez je vous couvre ;
-Vous êtes le seul à ne pas collaborer ;
-Tous ceux qui sont passés avant vous ont collaboré
-Tous ceux qui sont passés ont enfoncé le Directeur,
-Quel est le nombre de ressortissants de Ndioum recrutés.
-Avouez que le COUD est aujourd’hui le fief des halpoulaars
Des termes ethnicistes qui peuvent avoir des conséquences incalculables dans une Institution de la République. Il faut ajouter à cela le fait que le Chef de mission choisit des périodes les moins indiquées pour se présenter au COUD.
A titre d’exemple nous pouvons citer :
La veille de la visite du Président à UCAD ;
La veille de la Tabaski lorsque les travailleurs temporaires réclamaient le paiement de leur salaire, le Chef de mission s’est même permis d’aller leur adresser la parole. Lors de l’ouverture du Campus Social quand les repreneurs menaçaient de ne pas ouvrir les restaurants.
Notons aussi qu’à chaque fois qu’il se présente au COUD, la presse sort un article sur la mission de l’OFNAC au COUD avec les détails et précisions troublants.
Nous dénonçons aussi sans ambages la collaboration entre le Chef de mission et certains agents du COUD qui n’ont jamais été convoqués par l’OFNAC et qui détiennent des correspondances confidentielles adressées par le Directeur à l’OFNAC.
Cette façon de conduire un audit s’apparente à un interrogatoire qui ne respecte pas la dignité humaine, il est ponctué d’appels téléphoniques intempestifs qui vont au-delà des heures de travail (après 18 h).
Ces inquisitions nous ont poussés à vous adresser cette correspondance pour dénoncer les réclamations répétées. Le dernier courrier du Chef de la mission est relatif à une demande des certificats de décès de deux de nos collègues tragiquement disparus sur l’autoroute à péage l’année dernière, aux familles desquelles le COUD avait versé 500.000 F pour chaque famille, ceci constitue une tradition codifiée au COUD.
Il faut enfin souligner que durant toute cette période qui va du mois de Juillet 2015 jusqu’à ce jour, le COUD a répondu à toutes les convocations et demandes d’informations.
Cependant, nous n’avons jamais reçu d’ordre de mission, ou autres correspondances faisant état de l’étendue ou de l’objet de la mission de l’OFNAC au COUD.
Les raisons qui nous poussent aujourd’hui à réclamer cet ordre de mission s’explique par le fait l’OFNAC y a fait référence dans son dernier adresser au COUD, en visant ordre de mission 96 bis pour le COUD, alors que nous n’avons jamais reçu l’ordre de mission 96 dans vos courriers antérieurs.
Pour toutes ces raisons, je vous demande que l’ordre de mission préétabli qui fonde votre mission au COUD nous soit communiqué pour que nul n’en ignore, et que le chef de mission soit recadré dans le domaine strict des règles de déontologie, de confidentialité et d’impartialité qui gouvernent une si noble mission, dont le seul est de favoriser l’émergence d’une gouvernance vertueuse.
La réclamation de cet ordre de mission ne s’apparente pas à un refus de collaborer, c’est pourquoi nous avons été surpris le vendredi 11 novembre 2015 quand Monsieur Kébé s’est présenté au COUD accompagné d’un huissier de justice, pour délivrer des convocations à mes collaborateurs, en demandant encore que des documents lui soient remis immédiatement.
Nous réaffirmons notre disponibilité, notre volonté à continuer la collaboration jusqu’à la fin de votre mission. Nous souhaitons pouvoir compter sur votre compréhension pour disposer des ordres de missions 96 et 96 bis préalablement établis qui fondent la présente mission.
Signalons également que des dossiers concernant la présente gestion de 2015 nous sont tout le temps réclamés, alors qu’ils n’ont pas encore fait l’objet de traitement par les services budgétaires et comptables du COUD.
Tout en vous souhaitant une bonne réception, je vous prie Madame, de croire en mes salutations les meilleures.Cheikh Oumar Hanne

Coronavirus: à Dakar, l’Institut Pasteur organise la riposte

http://xalimasn.com/-Les représentants de laboratoires de quinze pays du continent se retrouvent dans l’établissement sénégalais pour améliorer leurs outils de diagnostic. Les ressortissants sénégalais ne seront « pour l’instant » pas rapatriés de la ville chinoise de Wuhan, épicentre de l’épidémie de coronavirus 2019-nCoV. C’est ce qu’a annoncé le président Macky Sall, lundi 3 février, évoquant « une logistique tout à fait hors de portée du Sénégal ». Mais si le pays semble dépassé par rapport à la Mauritanie, au Maroc ou à l’Algérie, qui ont commencé à faire revenir leurs ressortissants, la capitale sénégalaise est en fait le lieu où la riposte scientifique africaine s’organise.
De jeudi à samedi, l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) recevra en effet les représentants de laboratoires de quinze pays africains pour un atelier de formation continental. Ces laboratoires ont été choisis en fonction de leur niveau de performance, mais aussi selon une logique régionale : trois du Maghreb (Egypte, Maroc, Tunisie), autant d’Afrique de l’Est (Ethiopie, Kenya, Ouganda) et d’Afrique centrale (Cameroun, Gabon, République démocratique du Congo), cinq d’Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Nigeria, Sénégal) et un seul d’Afrique australe (Zambie).
Reconnu pour son expertise en virologie et notamment dans les virus épidémiologiques, l’IPD a été missionné par le Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Basée à Addis-Abeba, cette agence qui dépend de l’Union africaine soutient les pays du continent dans la surveillance des maladies infectieuses et l’intervention d’urgence.

« Nous devons nous adapter »

Et urgence il y a, car si aucun pays africain ne figure parmi ceux infectés par le coronavirus, « ce n’est pas parce que personne n’est contaminé, mais parce que presque personne ne sait le détecter sur le continent », assure Amadou Alpha Sall, administrateur général de l’IPD. En Afrique, seuls deux établissements sont capables de diagnostiquer le coronavirus par l’analyse d’échantillons : l’Institut national des maladies transmissibles (NICD), en Afrique du Sud, et l’IPD.
L’atelier organisé à Dakar doit permettre de former les personnels des laboratoires dans la reconnaissance du coronavirus 2019-nCoV, afin qu’ils soient capables de mener des diagnostics dans leurs établissements. « Dans chaque région, il y a des laboratoires de référence pour l’OMS [Organisation mondiale de la santé]. Mais nous devons nous assurer qu’ils sont correctement outillés en termes de compétences et de capacités », explique Amadou Alpha Sall.En guise de test, les centres recevront une série d’échantillons et devront retrouver dans lequel se trouve le virus qui se répand actuellement sur la planète.
« L’essentiel, c’est d’améliorer les outils de diagnostic », insiste le docteur Ndongo Dia, responsable du centre de référence pour la grippe et autres virus respiratoires de l’IPD, chargé de l’organisation de l’atelier : « Nous travaillons déjà sur des coronavirus comme le MERS [syndrome respiratoire du Moyen-Orient], c’est notre travail quotidienMais le 2019-nCoV étant nouveau, nous devons nous adapter. »

Pas de course au vaccin

Le centre ne se lancera pas dans la course au vaccin. En revanche, « nous collaborerons probablement avec les groupes spécialisés dans ces travaux », ajoute le chercheur. Pour l’épidémie d’Ebola, une partie de l’équipe du pôle de virologie de l’IPD avait été envoyée en Guinée, où siège le bureau de l’OMS pour l’Afrique, afin de contribuer à l’évaluation du vaccin développé.
Pour l’IPD, février sera chargé. L’Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) compte sur l’établissement dakarois pour organiser une formation similaire pour les quinze pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) d’ici à la fin du mois. La riposte doit être des plus rapides, car les échanges entre l’Afrique de l’Ouest et la Chine, ainsi qu’avec des pays déjà touchés comme la France, sont très importants
« On s’attend à ce que le virus arrive sur le continent, car l’expérience montre que les infections respiratoires de cette nature se diffusent très vite », affirme le docteur Ousmane Faye, responsable du pôle virologieDes échantillons de cas suspects ont déjà été envoyés à l’IPD par des pays voisins, mais pour l’heure, aucun n’a été contrôlé positif au coronavirus 2019-nCoV.

Coronavirus: Des représentants de laboratoires en formation à Pasteur

XALIMANEWS : Les représentants de laboratoires de 15 pays d’Afrique sont à Dakar dans le cadre de la préparation à la riposte contre l’épidémie du Coronavirus, à l’initiative de l’Institut Pasteur de Dakar, en collaboration avec l’AFRICA CDC.
L’objectif de cette rencontre de trois jours, ’’c’est de faire en sorte que les laboratoires africains soient prêts à détecter le coronavirus’’, a expliqué le ministre sénégalais de la Santé.
’’C’est une formidable initiative qui marque de manière claire le rôle important que joue l’Institut Pasteur de Dakar dans le dispositif sanitaire de la sous-région », a-t-il dit.
Abdoulaye Diouf Sarr intervenait à l’ouverture d’un atelier de formation sur la riposte contre le Coronavirus.
Des représentants de laboratoires de quinze pays africains prennent part à cette rencontre organisée par l’Institut Pasteur de Dakar, en collaboration avec le Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) de l’Union africaine (UA), l’Organisation Ouest-africaine de la santé (OOAS) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Abdoulaye Diouf Sarr a insisté sur l’importance du laboratoire dans le système de santé. « Toute la problématique du diagnostic, de l’identification et la confirmation des cas se font sur la base d’un laboratoire performant », selon lui.
Le ministre de la Santé a expliqué que cet atelier de formation devrait permettre aux représentants de 15 pays africains « de détecter et de confirmer des cas de coronavirus ». D’après lui, « que cela soit une commande africaine montre que notre continent est tout à fait conscient de l’importance d’être prêt face à ce fléau mondial ».
« C’est une manière d’armer les pays pour faire face à cette épidémie afin qu’ils puissent se préparer à lutter contre cette maladie. Il est aussi très important de coordonner la réponse ou même la surveillance, car la maladie n’a pas de frontière », a-t-il insisté.
M. Sarr s’est aussi félicité du fait que la surveillance soit faite par le Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies, une structure de l’Union africaine qui s’occupe de la santé.
« Cette coordination est importante à tous les niveaux, non seulement au niveau de la surveillance de manière globale, mais aussi dans tout ce qui est échange d’information », a-t-il dit,
Par conséquent, a-t-il ajouté, « tout doit se faire de manière concertée. Cette maladie exige une très bonne coordination, mais aussi une mise à niveau permanente de la connaissance ».
Le ministre a souligné que le Sénégal a « une expérience en matière de lutte épidémiologique », rappelant l’épidémie à virus Ebola en 2014.
« Nous avons des armes de combat contre les épidémies. Cependant, nous ne dormons pas sur nos lauriers en restant vigilants et en mettant en place tout ce qu’il faut en termes d’adaptation et de mise à niveau pour parer à cette éventualité », a-t-il insisté.
Pour sa part, l’Administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar, le Docteur Amadou Sall, a estimé qu’ »en matière d’épidémie, la première étape qui est importante est qu’à chaque fois qu’on a un cas que des spécialistes puissent confirmer s’il s’agit ou non de la maladie ».
Selon lui, « cela implique que le laboratoire soit la première chose à être mise en place. Les virus ne connaissant pas de frontières, il faut s’assurer que tous les pays sont dans les mêmes dispositions en termes de capacités ».
Dans cette perspective, a précisé Dr Sall, le Centre africain de prévention et de lutte contre les maladies a demandé à l’Institut Pasteur de Dakar d’organiser un atelier de formation à l’intention des 15 pays de toutes les régions d’Afrique afin de « pouvoir avoir la capacité de diagnostiquer et de les doter de réactifs ».
« Ces outils de diagnostic et de réactions seront fonctionnels dès la semaine prochaine », a-t-il noté.
En plus des 15 représentants de pays de l’Afrique, d’autres participants sont aussi venus d’Europe et d’Asie.APS

ABDOULAYE DIOUF SARR: « NOUS NOUS OCCUPONS PARFAITEMENT DE NOS ÉTUDIANTS À WUHAN’’

Dakar, 6 fév (APS) – Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale assure que le Sénégal prend soin de ses 13 étudiants installés à Wuhan, épicentre de l’épidémie de coronavirus qui frappe la Chine depuis plusieurs semaines.
« Les autorités sont en contact permanent avec ces étudiants », a indiqué Abdoulaye Diouf, jeudi, lors d’un atelier de formation sur la riposte contre le coronavirus.
La mise au point du ministre de la Santé fait suite à des commentaires ayant suivi la sortie du chef de l’Etat, Macky Sall, sur cette question.
Lundi, le président Sall avait déclaré que le Sénégal n’avait « pas les moyens » de rapatrier ces étudiants et de les prendre en charge en toute sécurité, opération nécessitant selon lui « une logistique hors de portée ».
Abdoulaye Diouf Sarr, réagissant au tollé suscité par ces déclarations, estime que « les propos du Chef de l’Etat ont été galvaudés, manipulés et transformés de telle sorte qu’on a eu l’impression qu’il s’agit de moyens financiers ».
« Ce n’est pas le cas. Le Sénégal s’occupe de manière parfaite de ses ressortissants », a-t-il précisé, ajoutant que le pays « s’occupe de ses fils qui sont’’ sur son territoire, « en terme de défense, mais aussi de ceux qui sont ailleurs », à l’étranger.
« Il s’agit d’organiser tout le dispositif sanitaire à même d’intervenir au niveau de nos étudiants qui sont actuellement à Wuhan. De ce point de vue-là, nous sommes en contact permanent avec eux par le biais de notre représentation diplomatique et de la relation médicale que nous avons avec la Chine », a-t-il indiqué.
« Ces étudiants sont aussi assistés psychologiquement. L’intervention sanitaire du Sénégal au niveau de Wuhan nécessite un dispositif aérien et logistique qui est spécifique dans ce cas de figure », a-t-il expliqué.
Il a annoncé qu’il recevra « les parents de ces étudiants sénégalais […] cet après-midi ».
Les 13 étudiants bloqués à Wuhan, ville placée en quarantaine depuis quelques semaines, réclament leur rapatriement au Sénégal. Leurs parents, réunis au sein d’un collectif, ont organisé mercredi un point de presse pour appeler à leur retour au bercail. AT/ASG/BK

Rapatriement de sénégalais vivant à Wuhan (Chine) : Et si Macky Sall avait raison…Par Souleymane Ly,Spécialiste en communication<

« Le cœur d’un homme d’Etat doit être dans sa tête. » Montesquieu.
La Chine vit des heures difficiles avec la propagation très rapide du coronavirus et son lot de morts, près de 600 depuis le début.
C’est dans ce contexte de psychose mondiale que des sénégalais réclament le rapatriement de nos compatriotes vivant à Wuhan, l’épicentre de l’épidémie.
Nous avons l’art et l’habitude de tout gérer dans l’émotion dans notre pays. Nous sommes tous peinés de voir des frères et des sœurs à nous exposés au pire. Cependant nous devons pouvoir gérer ce genre de situation avec la tête et non avec le cœur. Montesquieu ne disait il pas que « le cœur d’un homme d’Etat doit être dans sa tête ».
Le coronavirus est difficilement détectable et sa période d’incubation est au moins de deux semaines (14 jours). Prendre le risque de ramener les sénégalais restés à Wuhan dans notre pays c’est exposer près de 16 millions vivant ici. Le virus se propage très vite et si vous n’avez pas assez de moyens, il peut décimer toute une ville en un rien de temps. C’est ce choix cornélien qu’il faut faire.
Ces gens qui crient à hue et à dia pour réclamer le rapatriement de ces sénégalais seront les premiers à tirer sur l’Etat si par extraordinaire ces jeunes arrivaient et que le virus se déclarait par la suite dans notre pays. Ceux là diront « pourquoi on nous les a ramenés au pays ? ».
Voir certains sénégalais comparer le coronavirus à Ebola fait sourire. Ces deux maladies n’ont rien à voir et absolument rien. Sociologiquement notre pays n’est pas préparé à gérer ce genre de situation. Vous imaginer un sénégalais qui peine à porter un casque pour sa propre sécurité vous mettre un masque même quand il va au lit.
Aujourd’hui, c’est une lecture fine qu’il faut faire de la lettre du Président chinois à son homologue sénégalais pour comprendre que le premier a compris que le second lui confie ses enfants. Il s’en occupera. Soyons en certain.
Maintenant comprendre la situation sous l’aspect financier et essayer de sauter sur l’occasion pour organiser un téléthon est une grosse farce. Déjà ce sera l’occasion pour la énième fois de récolter l’argent des sénégalais et d’ensuite le détourner. Où est la manne financière reçue pour les rohingyas ? Et celle qui devait aller vers la lutte contre les inondations ?
Tous ces politiciens qui disent qu’ils peuvent rapatrier les sénégalais en moins de trois jours versent tout simplement dans le populisme. Une fois ici, pourront ils les mettre en quarantaine ? Ou les ramèneraient-ils pour les mettre à la charge des autorités sanitaires ? Soyons un peu plus sérieux que ça.
Pourtant tous les jours des sénégalais atteints de certaines maladies sont mis en isolement dans nos hôpitaux et aucun membre de la famille ne demande qu’ils reviennent dans le foyer. Il s’agit aujourd’hui de risque à prendre ou à ne pas prendre.
Ce qu’il faut c’est la mise en place d’une cellule par le ministère de la santé et de l’action sociale qui impliquera des membres des familles des étudiants, des religieux, des psychologues, d’éminents médecins… Cette cellule sera en contact permanent avec les sénégalais restés à Wuhan pour prendre leurs nouvelles, les rassurer, les épauler et suivre l’évolution de la situation. Aujourd’hui avec toutes ces applications web (whatsapp, Skype, facebook…) il est facile de parler à tout individu en visioconférence.
Qu’Allah soutienne ces compatriotes et qu’Il épargne notre pays et le monde tout fléau.Souleymane Ly,Spécialiste en communication

Etudiants bloqués à Wuhan: le manque de moyens du Sénégal démonté,Macky sous le coup d’une poursuite judiciaire

https://www.pressafrik.com/Depuis un peu plus de deux mois, la Chine connaît la plus grande épidémie de son histoire. Ce « nouveau coronavirus » (nCoV) apparu en décembre 2019 a causé 565 décès et infecté 28 333 personnes au 6 février 2020. Plusieurs pays africains, notamment, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, et même la Mauritanie, le pays frontalier au Sénégal, ont rapatrié leurs concitoyens. Mais le président Macky Sall a indiqué lundi que le pays ne dispose pas de « moyens logistiques » pour acheminer et accueillir les siens en toute sécurité. Une déclaration qui a provoqué la colère des parents de ces étudiants, basés à Wuhan, épicentre du virus. Mais également un argument balayé d’un revers de la main par des observateurs et acteurs qualifiés comme les Coordonnateurs de Horizon Sans Frontières et du Forum Civil. Le point !
L’inquiétude se propage plus vite que le virus chez les parents des douze (12) étudiants sénégalais en Chine. Alors que de nombreux pays africains se sont organisés pour rapatrier les concitoyens vivant, en Chine, précisément à Wuhan, épicentre du « nouveau coronavirus », qui se manifeste par la fièvre, des toux et des difficultés respiratoires, les autorités du pays de la Téranga ne comptent pas faire pareil. Le premier des Sénégalais, en l’occurrence Macky Sall évoque l’absence de moyens financiers et logistiques. Une justification balayée d’un revers de main par le président de Horizon Sans frontières. Boubacar Sèye évoque un « aveu d’échec de taille XXL » de Macky et n’écarte pas de le poursuivre pour « non-assistance à personne en danger ».

« La Chine n’a pas tout dit, Nous allons vers une pandémie »

« Vous savez l’urgence, c’est quoi ? Nous allons vers une pandémie, car la Chine n’a pas tout dit. Si le virus éclate dans toute l’entendue du territoire, la Chine sera obligée de fermer ses frontières. C’est une question de dignité nationale, une course contre la montre et l’Etat doit se lever et mobiliser les spécialistes, les autres pays l’ont fait », a dit à PressAfrik, M. Sèye, dans un entretien téléphonique.
Selon lui, cette sortie du Président Sall est un aveu d’échec de taille XXL. « Le Sénégal a bel et bien les moyens pour rapatrier ces étudiants. Ce qui manque, c’est la volonté politique. C’est le moment adéquat de prendre la bonne décision pour rapatrier. C’est un aveu d’échec de taille XXL, car un Etat ne peut pas s’agenouiller comme ça. L’Etat a failli dans cette déclaration alors que sa mission régalienne, c’est d’assister ».

Macky Sall pourrait être poursuivi pour non-assistance à personne en danger

Horizon Sans Frontières, qui s’est indignée de l’abandon de ces étudiants, dit n’avoir pas de moyens pour procéder à leur rapatriement. Son rôle, c’est de sonner l’alerte afin que le gouvernement joue pleinement sa mission de protéger les citoyens. Face à cette réticence à l’idée de les rapatrier, le président Sèye dit tenir Macky Sall pour responsable de tout ce qui leur arrivera.
« On pourrait parler sans risque de se tromper de non-assistance à personne en danger. Nous l’avions dit, le Président pourrait être tenu responsable de tout cela. Il y a des sanctions et nous allons saisir les juridictions internationales, car l’heure est grave. Il ne faut pas qu’on joue avec la vie des gens pour des raisons politiques », souligne-t-il.

« On ne peut pas se cotiser pour rapatrier ces étudiants »

S’agissant de la cotisation annoncée par bon nombre de Sénégalais pour réunir des fonds, afin d’aider ces étudiants à rentrer, Boubacar Sèye a salué l’idée. Cependant, il n’est pas pour. « On peut cotiser pour aider les parents, pour la prise en charge, mais pas pour leur rapatriement. En Mauritanie, au Maroc…On n’a pas cotisé. Il ne faudrait pas qu’on facilite la tâche à l’Etat, sinon ça va continuer ».
Sèye estime que si l’on commence cette cotisation, l’Etat va faire la sourde oreille la prochaine fois. Il ajoute qu’il y a de l’argent dans ce pays, il faut que l’Etat débloque ces moyens pour aller prendre ses enfants, et prenne ses responsabilités. Par ailleurs, le président de HSF pense qu’il n’y a aucune politique étrangère menée par le régime en place.

Le Sénégal a les moyens de prendre en charge d’éventuels cas de pneumonie à coronavirus, selon le Pr Souleymane Mboup

Si le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr, soutient que le Sénégal ne dispose pas à ce jour d’un dispositif sécuritaire et sanitaire pour ramener les étudiants sénégalais, l’Institut de recherches en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef), croit être à mesure de prendre en charge d’éventuels cas de pneumonie à coronavirus.
Le Sénégal ne dispose pas à ce jour d’un dispositif sécuritaire et sanitaire pour ramener les étudiants sénégalais #Wuhan. Toutefois l’état va continuer à les assister #kebetu #senegal
« L’Institut de recherches en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef) de Diamniadio a les moyens de prendre en charge d’éventuels cas de pneumonie à coronavirus, a indiqué lundi, le Professeur Souleymane Mboup, selon le quotidien national « Le Soleil ».
L’éminent chercheur assure, toujours selon la même source, que cet Institut a les équipements nécessaires pour la prise en charge de cette maladie, mais, la contrainte majeure serait le manque de réactifs. « Nous avons des technologies de biologie moléculaire sur lesquelles nous pouvons nous appuyer. Mais il nous faut des réactifs spécifiques à ce virus », a souligné le Professeur.
Interpellé sur le coût d’un éventuel rapatriement de ces étudiants, le ministère des Affaires étrangères a préféré ne pas s’exprimer sur la question du fait de son caractère « sensible ».
« Pour des questions de ce genre, nous travaillons à base de documents officiels venant du ministre. S’il donne un document pour s’adresser à la presse, nous allons le faire. Je trouve que cette affaire est trop sensible. Vous avez vu que le président n’a pas donné de coût, il s’est prononcé de manière assez court », a confié cet agent du ministère de la Santé contacté par PressAfrik
« On va faire attention et éviter de communiquer là-dessus. Diplomatiquement, c’est trop sensible. Mais je peux vous garantir que nous travaillons là-dessus et nous sommes en contact permanent avec ces étudiants », ajoute l’agent joint au téléphone.

L'Organigramme du Centre des opérations d'urgence sanitaires

L’Organigramme du Centre des opérations d’urgence sanitaires
Et si le COUS disposait des moyens pour rapatrier les étudiants bloqués à Wuhan

Concrètement, il faudrait combien de milliards pour évacuer les étudiants sénégalais bloqués dans « l’enfer de Wuhan » ? Il serait difficile de donner un chiffre exact. Mais comme l’a si bien mentionné le Coordonnateur du Forum Civil Birahime Seck sur Twitter, le Sénégal dispose d’un fonds « de plusieurs milliards », dédié au Centre des Opérations d’Urgence sanitaires (COUS).
En effet, créé le 1 décembre 2014 par arrêté ministériel n°17973 MSAS/SG/BL, le Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire (COUS) est une structure de coordination des urgences sanitaires. Le Centre des Opérations d’Urgence Sanitaire (COUS) a pour missions notamment :
– de définir les mesures à mettre en œuvre selon les situations d’urgence sanitaires ;
– de coordonner l’action des différents acteurs impliqués dans la réponse aux urgences sanitaires ;
– de superviser les opérations de terrain ;
– d’assurer la liaison entre les acteurs de la réponse d’urgence et le ministère chargé de la Santé.
Le COUS, dans sa mise en place, a bénéficié de l’appui déterminant de la Fondation Bill et Melinda Gates ainsi que de l’OMS, de l’UNICEF, du CDC, de DTRA et de la plupart des partenaires techniques oeuvrant dans le domaine de la santé.

Rapatriement des étudiants sénégalais: Thierno Bocoum décèle l’erreur de Macky

https://senego.com/-Le leader du mouvement politique, Alliance Générationnelle pour les Intérêts de la République, (AGIR), a exprimé sa solidarité aux treize étudiants sénégalais bloqués à Wuhan. Dans une note transmise à Senego, Thierno Bocoum a qualifié la déclaration du Président de la République relative au rapatriement d’erreur de communication. Texte in extenso.
A mes chers compatriotes de Wuhan Chers frères et sœurs. Nous osons espérer que la déclaration du président de la République selon laquelle l’Etat du Sénégal n’a pas les moyens de vous rapatrier n’était qu’une erreur de communication. Cela ne peut même pas être considéré comme une mauvaise plaisanterie, vu la gravité du sujet, même si cela en a tout l’air.
Marche arrière…
Nous espérons vivement qu’il se rendra compte à temps de son erreur et qu’il se mettra au travail pour vous extirper du piège de Wuhan. Ce n’est malheureusement qu’un souhait que nous tenons à exprimer fortement.
Cependant, j’aimerais que vous sachiez que votre état d’esprit et votre moral sont importants dans cette épreuve. Beaucoup de vos droits ont certainement déjà été foulés aux pieds par nos gouvernants durant votre parcours et cela ne vous a pas empêché d’aller chercher le savoir jusqu’en Chine. S’ils vous abandonnent aujourd’hui, sachez que celui qui vous a toujours secourus ne vous abandonnera jamais : votre Seigneur. Vous êtes en vie. Et tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir. Placez cet espoir en vous.
Réconfort 
Tout ce débat autour de votre rapatriement au pays ne doit jamais ébranler votre foi et vos capacités intrinsèques devant vous permettre de surmonter les obstacles. Vous n’avez d’autres choix que de rester sereins. Et dites-vous bien que si ce maudit virus devait épargner des personnes, vous ferez partie du lot. Le difficile, vous l’avez certainement rencontré dans votre parcours et vous avez eu à le terrasser. Vous allez y arriver encore une fois et vous rentrerez la tête haute, fiers d’avoir trouvé en vous la force qui vous a permis de tenir le coup. Je vous exprime toute ma solidarité et ma compassion.

Ne demandez pas à ces 13 étudiants de venir après travailler pour le pays!

http://www.dakarmatin.com/-L’As-Il y a quelques jours, le gouvernement du Sénégal a invité près de 20 experts de la diaspora œuvrant dans le secteur du pétrole. Des cadres de haut niveau à qui le Président Macky Sall a demandé expressément de venir apporter leur pierre à l’édification du pays.
Et tout le monde l’a entendu, pour amadouer ces fils du pays qui travaillent dans les plus grandes entreprises du monde, exhorter le ministre du Pétrole et des Energies à examiner les tenants et aboutissants d’un retour au pays natal pour ses enfants prodiges.
Mais avec les 13 étudiants qui sont bloqués à Wuhan en Chine après la propagation de la maladie du coronavirus, et les sorties manquées des autorités gouvernementales au premier rang desquelles le président de la République Macky Sall, il y a à se demander si ce pays en vaut la peine. Franchement les communications servies par le chef de l’Etat et ses ouailles sont dévastatrices.
«Leur rapatriement requiert et demande une logistique tout à fait hors de portée du Sénégal. Puisqu’il faudrait des avions spéciaux qui puissent aller sur place. Peut-être du personnel militaire», a soutenu sans sourciller le Président Macky Sall avant d’ajouter : «Et lorsque ces personnes reviennent, il faudrait les mettre en quarantaine dans un lieu équipé en conséquence. Ce qui n’est pas le cas pour le moment ». En somme, débrouillez-vous quoi
Et pour couronner cette tragédie communicationnelle, le ministre Seydou Guèye lance : «Le Président a dit la vérité et dire le contraire, c’est faire le jeu du populisme.» Ahurissant ! D’autant que le Pr Souleymane Mboup, une voix autorisée dans ce domaine, a dit à qui veut l’entendre que le pays est prêt à faire face à cette maladie.
Et c’est à juste titre que le journaliste rompu à la tâche Ibrahima Bakhoum souligne qu’en tenant ses propos, le président de la République renvoie un message peu reluisant : «C’est la mort.
Il ne l’a pas dit comme ça, mais c’est tout comme.» Pour l’enseignant en journalisme et monument de la presse sénégalaise, le président de la République est le premier des diplomates dans ce pays ; il ne peut pas se prononcer comme ça. C’est à la fois violent et désespérant pour ces jeunes. En tout cas pour ces «bagnards» de Wuhan, le sentiment d’appartenir à la nation sénégalaise s’effrite de jour en jour en voyant le gouvernement faire preuve d’un fatalisme de mauvais aloi
De l’indifférence et de l’insensibilité même à la limite. Bon sang ! La vie de ces étudiants ne mérite-telle pas que le pays déploie tous les moyens nécessaires et en fait une priorité pour qu’ils regagnent le Sénégal comme le font tous les autres pays qui tiennent à l’avenir de leurs fils.
Ces «13» ont peur. Ils sont déboussolés, meurtris face à une maladie qui progresse de manière exponentielle et dont les chances qu’elle soit stoppée rapidement ne sont pas encore lisibles. On ne jette pas ses enfants comme ça comme des malpropres dans la gueule du loup. Le gouvernement gagnerait donc à les faire sortir de ce bourbier sanitaire
Ils étaient partis pour se former et certainement revenir pour servir ce pays. Mais pas pour mourir alors que le gouvernement peut faire quelque chose. Ce n’est pas du fatalisme ni de l’impuissance. C’est juste un manque criard de sensibilité et de volonté.
Et il est à se demander même l’utilité du dialogue national s’il ne peut mettre une question aussi cruciale sur la table.
Et demain, qu’on ne vienne pas dire à ces étudiants de venir servir le pays. Car le pays les a lâchés quand ils avaient le plus besoin de lui. Par ailleurs, on ne le souhaite pas mais s’il leur arrivait quelque chose, que le gouvernement ne vienne pas nous dire qu’il a fait tout son possible ! Parce que les populations auraient du mal à le croire

La LD debout juge « injuste le refus » de l’Etat de rapatrier les étudiants sénégalais en Chine

https://www.pressafrik.com/-Le secrétariat exécutif de la Ld debout s’est réuni mardi pour réfléchir sur la situation politique, économique et sécuritaire du Sénégal. Les responsables de ce parti de l’opposition n’ont pas manqué de dénoncer la décision de refus du président Sall de rapatrier les 12 étudiants sénégalais, piégés en Chine, précisément à Wuhan, épicentre de l’épidémie du nouveau Coronavirus.
« Tous les Sénégalais ont vu un certain Macky Sall à bord d’un avion, avec caméra embarquée, pour assister à la soutenance de Mémoire d’un de ses enfants aux Etats-Unis. Avant, dans le dossier Pétro-Tim, tout le monde l’a observé à la télévision, un jour de fête religieuse, très ému cherchant maladroitement les mots pour disculper son frère Aliou Sall cité par la BBC », a tenu à préciser la LD débout, dans un communiqué transmis à PressAfrik.
Et déplorer « le même Macky Sall vient d’exprimer son refus catégorique, à travers une très malheureuse communication, de faire rapatrier par l’Etat les étudiants sénégalais pris au piège à Wuhan en lointaine Chine. Excellence, admettez que ce n’est pas juste ! ».
Evoquant la situation politique du pays, la Ld débout réaffirme la nécessité d’une grande unité des patriotes et milite pour un grand rassemblement, dans la période, des forces vives de la Nation, et en appelle à la responsabilité de tous les acteurs porteurs de dynamiques politiques, syndicales et citoyennes pour construire ensemble un front national de lutte unitaire, le plus large possible, qui implanterait ses bases dans les campagnes et les villes, dans les quartiers et les villages, et plus essentiellement dans la capitale, Dakar.
« Il n’y a aucun doute en effet que la tentative du Troisième mandat, cette maladie virale et infantile des apprentis dictateurs sur le continent sera imposé au Sénégal. Une telle perspective est inscrite dans la logique du jeu des intérêts stratégiques de puissances extérieures qui se servent de valets endogènes pour continuer à spolier les peuples de leurs ressources mais également de lobbies internes, parmi lesquels des transhumants sans éthique ni morale, prêts à tout pour préserver leurs avantages », dénoncent-ils.
Les responsables estiment que « c’est maintenant et assurément maintenant qu’il faut agir en vue de bâtir les leviers et les ressorts populaires de résistance pour barrer la route à cette dangereuse aventure ».Salif SAKHANOKHO

#Coronavirus: installation d’une cellule d’accompagnement psychologique aux étudiants sénégalais coincés en Chine

https://www.pressafrik.com/Une cellule d’accompagnement psychologique aux « 13 étudiants sénégalais » coincés en Chine, précisément à Wuhan, où sévit le nouveau Coronavirus, a été installée ce jeudi au cours d’une rencontre entre le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr et les parents desdits étudiants, a-t-on constaté.
« Nous venons de procéder à l’installation une cellule d’accompagnement psychologique en présence des parents qui étaient représenté. Et cela a été une occasion de faire un tour d’horizon pour expliquer aux parents l’importance de cette cellule », a indiqué Diouf Sarr, à l’issue de la rencontre face à la presse.
Selon le ministre, l’ensemble des spécialistes qui composent la cellule vont entrer en contact permanent au jour le jour pour faire une fiche afin d’assurer que les enfants sont dans de très bonne conditions psychologiques.
Le ministre de la Santé a demandé aux parents de travailler avec le gouvernement jusqu’à la résolution de ce problème qui, en réalité est un problème national. « Nous demandons aussi à l’ensemble des spécialistes qui composent la cellule d’être extrêmement rigoureux dans l’approche pour que nos enfants soient dans les meilleures conditions psychologiques ».
Les 13 étudiants bloqués à Wuhan, ville placée en quarantaine depuis quelques semaines, réclament leur rapatriement au Sénégal. Leurs parents, réunis au sein d’un collectif, ont organisé mercredi une conférence de presse pour appeler à leur retour au bercail.

Coronavirus: «le rapatriement des Sénégalais de Wuhan n’est pas une urgence»,selon l’ambassadeur de Chine à Dakar

https://www.leral.net/-L’ambassadeur de Chine à Dakar, son Excellence Zhang Xun, s’est voulu rassurant à propos du coronavirus qui a causé plus de 500 morts en Chine et de la situation des 13 Sénégalais encore bloqués à Wuhan, épicentre de l’épidémie. « Il y a encore 6 millions de chinois qui vivent à Wuhan. Ce n’est pas très urgent de rapatrier ces Sénégalais. La situation évolue et s’améliore chaque jour », a-t-il déclaré sur la Rfm. Toutefois, a-t-il précisé, « il n’est pas possible de les transférer dans d’autres villes. S’ils quittent Wuhan, c’est pour sortir du pays ».

Sénégal: 26 % des femmes sont excisées (enseignant-chercheur)

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumou Khary Fall–Les mutilations génitales féminines font des ravages en Afrique, notamment au Sénégal où l’excision touche 26 % des femmes âgées entre 15 et 49 ans, a renseigné le Professeur Abdoul Aziz Diouf de l’Université de Dakar.
Ce chiffre montre l’ampleur de cette pratique ancestrale que définit l’universitaire comme « l’ablation totale ou partielle des organes génitaux externes de la femme pour des raisons non thérapeutiques».
On distingue quatre types de mutilations génitales féminines. Le type 1, c’est seulement l’ablation du clitoris. Le type 2, l’ablation du clitoris et plus ou moins des petites ou grandes lèvres. Le type 3, c’est l’infibulation. Enfin, le type 4 couvre toutes les autres procédures préjudiciables telles que le perçage, les piqûres et l’incision.
De l’avis d’Abdoul Aziz Diouf, par ailleurs responsable de la formation au Centre régional de formation, de recherche et de plaidoyer en santé de la reproduction (Ceforep), « au Sénégal, les types 1 et 2 sont les plus fréquents. Dans d’autres pays comme l’Indonésie ou l’Egypte, c’est le type 3. Les cas diffèrent selon les zones géographiques, les pays ou encore les ethnies ».
Il a aussi informé que les conséquences des mutilations génitales féminines sont « immédiates ou à long terme ». Pour la première catégorie de complications, M. Diouf a cité « l’hémorragie » puisque la section du clitoris peut entrainer un saignement de la région bulbaire très vascularisée.
En outre, étant donné que l’excision se fait, généralement, dans des lieux où les conditions hygiéniques ne sont pas respectées, « une simple infection locale peut se propager sur tout le corps », a-t-il fait savoir.

Comme l’excision, une activité illégale au Sénégal, se pratique sans anesthésie, les victimes peuvent avoir « une fracture » en se débattant ou même se blesser avec les objets tranchants utilisés par leurs bourreaux.

Et pour la seconde catégorie de conséquences, il y a les « complications gynécologiques » car le vagin peut se fermer durant la menstruation et des distorsions anatomiques peuvent rendre difficiles les rapports sexuels.
Poursuivant, ce spécialiste en service à l’hôpital de Pikine (banlieue dakaroise) a indiqué que « la fille excisée peut avoir des problèmes psychologiques pouvant déboucher sur le vaginisme, c’est-à-dire l’impossibilité d’avoir des rapports sexuels avec son conjoint ». Et dans bien des cas, cela est une cause de divorce aux conséquences désastreuses.
A la survenance d’une grossesse, la victime de mutilations génitales féminines est exposée à la dystocie. En d’autres termes, un accouchement laborieux, pénible avec un risque élevé d’hémorragie. Dans ce cas, la femme enceinte, l’enfant ou les deux peuvent perdre la vie.
Le Professeur Abdoul Aziz Diouf a souligné qu’ils font en moyenne « une quinzaine d’interventions » par année sur des femmes ayant des complications consécutives aux mutilations génitales.
« Des femmes viennent pour une réfection du clitoris. Mais le taux n’est pas élevé dans les pays africains. C’est parce que les femmes excisées durant leur enfance, finissent par se familiariser à leur clitoris », a-t-il conclu.OKF/id/cgd/APA

 Libérer le Pouvoir de la Jeunesse:Une décennie, pour Accélérer les Actions,en vue d’obtenir Zéro Mutilations Génitales Féminines Par Dr Natalia Kanem

6 février 2020 – « Tabitha a grandi en zone rurale,au Kenya. A cette époque, la plupart des jeunes filles de 16 ans subissaient des mutilations génitales – une violation des droits humains à laquelle sont exposées plus de 4 millions de filles à travers le monde cette année. Mais Tabitha a échappé à ce sort, grâce au soutien indéfectible de ses parents, qui l’en ont préservée en dépit d’une forte pression sociale.
« À l’occasion de la Journée Internationale de la Tolérance Zéro à l’égard des Mutilations Génitales Féminines, nous nous joignons à Tabitha et aux jeunes à travers le monde qui se mobilisent pour défendre leurs droits avec insistance et énergie. Ils appellent leurs pairs, leurs familles, leurs communautés et leurs gouvernements à mettre fin, une bonne fois pour toutes, à cette pratique néfaste de violence basée sur le genre, comme promis par la communauté internationale au travers l’Agenda 2030 de développement durable.
« Bien que d’importants progrès aient été réalisés ces 30 dernières années pour éliminer cette pratique, environ 200 millions de femmes et de filles actuellement en vie, ont subi une mutilation génitale. Ce qui peut à long terme, leur causer des répercussions physiques, psychologiques et sociales.
« Les soutiens en faveur de cette pratique s’amenuisent. Dans les pays où les mutilations génitales féminines sont répandues, les adolescentes âgées de 15 à 19 ans, sont moins favorables à la poursuite de cette pratique, que les femmes âgées de 45 à 49 ans. Et dans plusieurs pays, les jeunes filles sont moins susceptibles de subir des mutilations génitales que leurs mères et grands-mères ne l’étaient. Cependant, la croissance rapide du nombre de jeunes dans les pays où les mutilations génitales féminines ont une forte prévalence, pourraient entraîner une hausse considérable du nombre de filles exposées au phénomène d’ici 2030.
« Les jeunes d’aujourd’hui peuvent jouer un rôle essentiel pour mettre fin à cette pratique. Libérer le pouvoir de la jeunesse, signifie, investir en faveur des mouvements de jeunesses, pour défendre l’égalité des sexes, mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles et éliminer les pratiques néfastes. Pour ce faire, il faut considérer les jeunes comme des partenaires lors de la conception et la mise en oeuvre des plans d’action nationaux ; bâtir des relations avec les organisations de jeunesses ainsi que les réseaux qui oeuvrent pour l’élimination des mutilations génitales féminines et qui reconnaissent cette pratique comme une forme de violence à l’égard des femmes et des filles ; donner aux jeunes les moyens mener des campagnes communautaires pour remettre en question les normes et les mythes sociaux et, enfin, impliquer les hommes et les garçons en tant qu’alliés.
« Il ne s’agit toutefois pas d’un objectif que les jeunes peuvent atteindre seuls, ou sans tenir compte des autres formes de violence à l’égard des femmes et des filles, ou des inégalités entre les sexes. Cela suppose en outre, un leadership et un engagement politique solide.
« L’année dernière, lors du Sommet de Nairobi sur la CIPD25, les gouvernements, la société civile, les organisations confessionnelles et le secteur privé ont renouvelé leur engagement à mettre fin à la violence basée sur le genre et aux pratiques néfastes, telles que les mutilations génitales féminines, au cours des 10 prochaines années ; soit la même échéance que pour la réalisation des objectifs de développement durable. En mars, cela fera 25 ans qu’aura été lancé le Programme d’action de Beijing, un engagement mondial pour faire progresser les droits des femmes dans 12 domaines critiques, notamment l’élimination de toutes les pratiques néfastes à l’égard des femmes et des filles. Cette année, nous annoncerons la mise en place d’une nouvelle campagne « Génération Égalité » pour accroître les investissements et les résultats en faveur de l’équité des sexes.
« Le temps est venu d’investir, en traduisant les engagements politiques déjà formulés en actions concrètes. Le temps est venu de faire mieux et davantage, et d’agir plus rapidement pour mettre fin aux mutilations génitales féminines, une bonne fois pour toutes. Enfin, le temps est venu de tenir la promesse faites à Tabitha et aux filles du monde entier d’éliminer toutes les mutilations génitales féminines d’ici 2030. » Directrice exécutive de l’UNFPA, d’Henrietta H. Fore, Directrice exécutive de l’UNICEF, de Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice exécutive d’ONU-Femmes et Dr Tedros Adhanom Directeur général de l’OMS, à l’occasion de la Journée Internationale de la Tolérance Zéro à l’égard des Mutilations Génitales Féminines

 Echauffourées de Guet-Ndar: «Il n’y a que 4 pêcheurs parmi les 31 personnes déférées»(avocat)

https://actusen.sn/-Arrêtées lors des échauffourées entre pêcheurs de Guet-Ndar et forces de l’ordre, 31 personnes ont été déférées hier devant le procureur de Saint- Louis qui les a placées sous mandat de dépôt. 12 mineurs dont un élève du Cem André Peytavin qui se rendait à l’école, des receveurs de Tata et de disciples coraniques font partie du lot, renseigne l’avocat Me Alioune Abatalib Guéye.
« Il n’ y a que 4 pêcheurs dont 3 mineurs qui n’habitent pas Saint- Louis », a-t-il révélé. « C’est pourquoi Guet-Ndar ne s’est pas déplacé au tribunal. Ces pêcheurs sont d’autres régions venus à Saint- Louis pour travailler », a fait remarquer l’avocat.
Selon Me Gueye le parquet a visé une infraction criminelle. « C’est pourquoi le dossier a atterri à l’instruction alors qu’il devrait être à la correctionnelle, c’est-à-dire en flagrant délit », a-t-il expliqué.Actusen.sn avec Ndarinfo

Les Travailleurs De La Justice Déposent Un Préavis De Grève
Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) a déposé ce jour un préavis de grève pour exiger du Gouvernement :

-la mise en œuvre définitive du protocole d’accord du 17 octobre 2018 pour l’augmentation de l’indemnité de participation à la judicature et l’octroi de la prime d’assistance judiciaire
-la publication au Journal officiel des décrets n°2018-2259 du 14 décembre 2018 et n° 2018-2261 du 14 décembre 2018 pour l’entrée en vigueur formelle des nouveaux droits de délivrances des actes judiciaires et l’uniformisation de leur application sur l’ensemble des greffes des juridictions du Sénégal;
-la formation et le reclassement des travailleurs de la Justice dans leurs corps respectifs, en vertu des dispositions transitoires du décret n° 2019-413 portant création du Centre de Formation judiciaire (CFJ) et fixant ses règles d’organisation et de fonctionnement et en vertu des dispositions transitoires du décret n° 2019-575 du 5 février 2019 modifiant le décret n° 2011-509 du 12 avril 2011 portant statut du cadre des fonctionnaire de la Justice.
Au-delà du délai légal d’un mois sans réponses probantes, les membres du Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) se réservent l’exercice de leur droit de cesser collectivement le travail conformément à l’article 25 de la constitution, et cela pour une période d’une année, pour compter de la date de dépôt du présent.Fait à Dakar, le 6 février 2020,Le Bureau Exécutif National

L’exclu De Seybani Sougou… Badio Camara Ne Sera Plus Président De La Cour Suprême Le…

A compter du 09 avril 2020, toute décision de M. Badio Camara sera illégale, nulle et non avenue
Aux termes de l’article 65 de la loi organique n°2017-10 du 17 janvier 2017, publiée au journal officiel n°6986 du 18 janvier 2017, portant statut des magistrats « La limite d’âge pour les magistrats soumis au présent statut est fixée à 65 ans. Toutefois, est fixée à 68 ans la limite d’âge des magistrats occupant les fonctions de Premier Président, de Procureur Général et de Président de chambre à la Cour suprême. Il en est de même pour les magistrats occupant les fonctions de Premier Président et de Procureur Général d’une Cour d’appel ».
Bénéficiaire de la réforme relevant l’âge de la retraite à 68 ans, pour certains magistrats (une mesure totalement discriminatoire), l’actuel 1er Président de la Cour suprême, M. Mamadou Badio CAMARA né le 09 avril 1952, sera admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite le 09 avril 2020 (09 avril 1952 au 09 avril 2020 = 68 ans). C’est une obligation légale (article 65 de la loi n°2017-10 du 17 janvier 2017) à laquelle il ne pourra déroger.
Afin que nul n’en ignore, nous informons l’opinion publique, qu’à compter du 09 avril 2020, toutes les décisions prises par M. Mamadou Badio CAMARA au niveau de la Cour suprême seront illégales, nulles et non avenues.
Jusqu’à présent, Macky Sall maintenait à leurs fonctions de manière totalement illégale, à la tête d’institutions des personnes admises à faire valoir leurs droits à la retraite, depuis belles lurettes.
Avec M. Mamadou Badio Camara, il n’y aura échappatoire possible.
Retenez bien la date : le 09 avril 2020, soit M.Badio Camara est admis à faire valoir ses droits à la retraite ; soit il se maintient illégalement à la tête de la Cour suprême (une situation d’une extrême gravité aux conséquences juridiques incalculables).
Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr
Lien Journal officiel (Loi organique n° 2017-10 du 17 janvier 2017)
http://www.jo.gouv.sn/spip.php?article11012

Le colonel Abdourahim Kébé finalement libéré…

https://www.dakaractu.com/Après environ plus de cinq tours d’horloge passés devant les enquêteurs au commissariat d’arrondissement de l’Île de Saint-Louis, le colonel Abdourahim Kébé vient finalement d’être libéré.
Il est sorti des locaux de la police sans faire aucune déclaration sur les principales raisons de son arrestation.
Avant sa libération déjà, le commissariat de l’Île avait été pris d’assaut par les membres de l’opposition et de la société civile Saint-Louisienne ainsi que certains notables de la ville de Mame Coumba Bang.
À rappeler que le colonel à la retraite, Abdourahim Kébé a été arrêté ce matin à Guet-Ndar, où il tentait de jouer la médiation entre les pêcheurs et les autorités policières pour décrisper l’atmosphère au lendemain des affrontements entre les manifestants et les éléments des forces de l’ordre et de sécurité…

Réplique des partisans de Cissé Lô à Moustapha Niasse: «Nous ne polémiquons pas avec un homme qui refuse de grandir… »

https://www.leral.net/-Les coups pleuvent entre partisans de Moustapha Cissé Lô et ceux de Moustapha Niasse. Dans la presse de ce jour, les jeunes de l’Alliance des forces du progrès ( Afp) ont fait une sortie au vitriol, qualifiant Cissé Lô de «poison errant».
La réponse ne s’est pas fait attendre. Et, c’est le sieur Mor Lô, responsable politique de l’Alliance Pour la République (APR), qui apporte la réplique. «Le discours tenu par ces jeunes de l’Alliance des Forces du Regret, pardon, du Progrès (AFP) n’est guidé que par une haine haineuse, une méchanceté gratuite et, on n’en a pas à faire grand cas. Aujourd’hui, c’est refuser de voir le soleil en plein jour que de vouloir annihiler les percées considérables, les réalisations dignes de gloire de Moustapha Cissé Lô à la tête du Parlement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
A défaut de le célébrer, de le féliciter, Moustapha Niasse et sa bande d’incapables, de lâches devraient alors faire profil bas, se taire et se terrer. On n’a vraiment pas à polémiquer avec un homme de l’ «autre Sénégal», qui s’englue dans l’infantilisme et qui refuse de grandir », peste-t-il dans une déclaration. Et d’enchaîner : « Le manque de cohérence qui caractérise le texte bidon, voire bouffon de ces ouailles de Niasse, en dit long sur leur état d’esprit. C’est encore faire preuve de mauvaise foi que de soutenir que le Président Cissé Lô ne peut pas mobiliser ».
Rappelant les hauts faits de son mentor, Mor Lô soutient que « Moustapha Cissé Lô s’est toujours dressé contre l’injustice sous toutes ses formes. Et c’est ce qui lui a valu des déboires dans le passé. Il était resté debout lorsque l’essentiel était menacé. Ce n’est pas donc ces partisans d’un parti dépourvu d’âme, dépeuplé, dont la nouvelle idéologie est le suivisme, qui peuvent l’ébranler.
Peut-être que ces gens –là sont atteints de cécité et/ou de maladie psychosomatique. Mais, qu’ils sachent que rien ne sera de trop pour défendre Moustapha Cissé Lô, qui a toujours fait partie des premiers soldats du bataillon marron-beige et qui continue de rester fidèle aux idéaux du président de la République Macky Sall. N’en déplaise à ces goulus du pouvoir ! », assène-t-il.

Meurtre de Mouhamed Cissé à Kaolack: deux suspects mis aux arrêts

iGFM – (Dakar) – L’enquête ouverte sur le meurtre du jeune sénégalais d’origine américaine tué à Fass Kahone, à Kaolack, avance à grands pas. Selon le journal Libération, deux suspects, dont l’un est formellement identifié, sont arrêtés et placés en garde à vue.Le journal indique que les deux présumés meurtriers traînent un lourd casier judiciaire.

Autoroute à péage: un camion et le poste de péage calcinés

iGFM-(Dakar) Cet après-midi vers 14h, un camion a pris feu au niveau du poste de péage de Kiréne (Dakar). Aucun blessé n’a été enregistré mais des dégâts ont été notés. En effet, un des postes de péage en question est complètement calciné, informe Rfm.

Faux kidnapping: le téléphone de Coumba Kane bornait aux…Baux maraîchers

iGFM-(Dakar) Comme l’ont révélé nos confrères de L’Observateur, les enquêteurs de la Section de Recherches ont formellement établi que la dame Coumba Kane avait inventé l’histoire de son kidnapping, avec demande de rançon. La preuve éloquente par ce curieux détail technique que révèle Libération online. En effet, Coumba Kane disait avoir été enlevée le 15 janvier 2020 vers les coups de 11 heures. D’après son récit, dés qu’elle est entrée, ce jour-là, dans la voiture qu’elle croyait être un clando, elle a été aspergée d’un produit qui l’aurait fait dormir. Et à son réveil, vers 15 heures, elle était dans une forêt.
Problème : jusqu’à 18 heures 45 minutes, ce fameux jour, son téléphone bornait à la…gare des Baux maraîchers (Pikine) d’où elle a tranquillement embarqué dans une voiture à destination de Touba, ville dont elle est originaire. Reste maintenant à savoir pourquoi elle a inventé toute cette légende qui a mis en émoi l’opinion.Ndèye Rokheya THIANE

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 07/02/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Oumy Ndour démissionne de la Rts

Une grosse perte pour la Rts. La talentueuse Oumy Ndour a formellement démissionné de la boite. Elle avait disparu des radars, mais d’après des sources de «L’As», elle gérait une plateforme très suivie, dénommée Ladys club et qui dispose d’ailleurs d’un magasine. En tous cas, la télévision nationale a connu des départs ces derniers temps, dus à des frustrations professionnelles.

Prolongation du «cleaning day»

Les premières convocations à la Police concernant les heurts entre apéristes survenus lors du «cleaning day» à Pikine-Ouest sont tombées. En fait, les partisans du maire de Pikine-Ouest Pape Gorgui Ndong et les militants du Directeur des Ressources Humaines de l’Ageroute, Cheikh Tidiane Thiam, se sont affrontés lors du «cleaning day». Il s’en est suivi des plaintes. Des sources de «L’As» renseignent que Aliou Camara, Ousseynou Ndiaye et Rokhaya Diop sont convoqués aujourd’hui dans la matinée à la Police de Pikine sur le différend qui les oppose à Madani Tall Guèye, responsable de la zone 05 de l’Apr de Pikine Ouest et proche de Cheikh Tidiane Thiam.

Sécurité à Saint-Louis

Après les échauffourées de mardi dernier, l’accalmie est revenue à Saint-Louis. Les populations de Guet-Ndar et de la Langue de Barbarie se sont repliées. Hier, durant toute la journée, aucune protestation n’a été notée de leur côté. Une médiation est menée par des hommes religieux. Et tout porte à croire que la paix va revenir. Quoiqu’il en soit, les forces de l’ordre veillent toujours au grain. Un important dispositif de sécurité est déployé. Plusieurs véhicules de la gendarmerie sont venus en renfort.

Alioune Ndoye attendu

Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye est attendu à Saint-Louis aujourd’hui. Il va non seulement constater de visu les dégâts causés par la furie des pêcheurs, mais aussi rencontrer les responsables de la communauté des pêcheurs. Alioune Ndoye sera dans la capitale du nord puisqu’il est porteur d’un message important du chef de l’Etat. Il fera une importante déclaration, trois jours après les incidents entre forces de l’ordre et populations réclamant la délivrance des 400 licences de pêche.

La Feder tend la main au G7 et G20

La Feder, regroupant une dizaine d’organisations syndicales d’enseignants, tend la main aux syndicats du G20 et du G7. La Feder considère que pour lutter plus efficacement pour la satisfaction des revendications des enseignants, il faut mutualiser les forces5 millions de faux billets
La quarantaine bien sonnée, la dame Khadidiatou Dabo ne rêve que d’une seule chose : être maman. Après plusieurs années de mariage, elle n’a pas connu la joie de la maternité. Pour réaliser son rêve, elle a sollicité les services des marabouts. C’est ainsi qu’elle a dépensé l’argent que lui a confié sa sœur qui vit à l’étranger pour rémunérer les marabouts. Lorsque sa sœur l’a appelée pour lui réclamer son argent, elle n’a pas trouvé mieux à faire que de verser dans le faux monnayage par le canal de Joshua Adonon. Ce dernier lui remet donc 5 millions de francs Cfa en faux billets. Malheureusement, à la suite d’une dénonciation anonyme, Khadidiatou Dabo est arrêtée à son domicile par la Police qui alpague également son compère Joshua Adonon. Jugés hier devant le tribunal Correctionnel de Dakar pour association de malfaiteurs et fabrication de faux billets, les deux mis en cause risquent 6 ans de prison dont 6 mois ferme. D’autant que c’est le réquisitoire fait par le parquet qui a demandé la relaxe pour le délit d’association de malfaiteurs et la requalification du délit de fabrication de faux billets de banque en mise en circulation de signes monétaires contrefaits. Kadidiatou Dabo et son Co prévenu seront fixés sur leur sort le 20 février prochain.

Police

Depuis quelque temps, les forces de défense et de sécurité multiplient les opérations de sécurisation dans le pays. C’est ce cadre que la Direction de la Sécurité Publique (DSP) a mené des opérations de sécurisation sur l’étendue du territoire national dans la nuit du 05 au 06 février. L’opération a été un succès, puisque les limiers ont interpellé 279 individus pour diverses infractions. Aussi, 23 cornets de chanvre indien ont été saisis, 61 véhicules mis en fourrière, 49 motos immobilisées et 942 pièces saisies.

Yankhoba Diattara

Le vice-président du Conseil Départemental de Thiès, par ailleurs secrétaire national de Rewmi en charge de la vie politique et directeur des structures, a réagi à la sortie du Président Macky Sall concernant les étudiants sénégalais résidant à Wuhan, en Chine. Selon Yankhoba Diattara, les propos du chef de l’Etat constituent un aveu d’échec dans la prise en charge des problèmes liés à la protection des Sénégalais de l’extérieur. Le responsable de Rewmi estime que la déclaration de Macky Sall a semé le désespoir et la déception de nos compatriotes vivant à Wuhan. «Mais le Sénégal est un grand pays et ses fils sauront relever les défis. Ces étudiants ne seront pas abandonnés», rassure Yankhoba Diattara. En tant qu’ancien dirigeant du mouvement étudiant à l’université de Dakar, premier président de la Coordination des Etudiants Thiessois (Cet), Yankhoba Diattara a exprimé sa solidarité aux étudiants sénégalais bloqués en Chine plus particulièrement à Wuhan, épicentre de l’épidémie du Coronavirus.

Pr Mary Teuw Niane

Le professeur Mary Teuw Niane sera aujourd’hui à Saint-Louis. L’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et candidat à la mairie de Saint-Louis envisage de descendre sur le terrain pour une œuvre sociale. Il va remettre un conteneur de médicaments et de matériels à l’hôpital régional de Saint-Louis, grâce à ses partenaires français. La réception est prévue aujourd’hui. Le matériel, composé de lits de dernière génération, de couveuses … est d’une valeur de 150 millions Fcfa.

CICES – LA COUR DES COMPTES DEMANDE DES POURSUITES CONTRE BADARA GADIAGA DE REWMI

NETTALI.COM  – Les rapports que la Cour des comptes a présentés au chef de l’Etat la semaine dernière sont riches en informations. On y apprend, par exemple, que les magistrats ont demandé des poursuites judiciaires contre Badara Gadiaga du parti Rewmi ainsi que deux autres personnes.
Depuis la publication des rapports de la Cour des comptes, le Centre international pour le commerce extérieur du Sénégal (Cices) est au centre de toutes les attentions. Sa gestion est fortement critiquée. Mais les magistrats de la Cour des comptes ne se sont limités à éplucher les manquements et dysfonctionnements dans la gestion du directeur général. Ils ont aussi formulé de nombreuses recommandations. Parmi celles-ci, il y a des demandes contre des agents du Cices qui seraient entrés dans la boîte avec de faux diplômes. C’est le cas de Badara Gadiaga, régisseur du Cices et membres du parti Rewmi d’Idrissa Seck.
En effet, dans sa recommandation numéro 3, la Cour demande au ministre de la Justice d’ouvrir une information judiciaire contre M. Ismaila Diatta, Badara Gadiaga et Oumar Ndiaye pour dépôt de diplômes présumés faux. Et au directeur général du Cices, la Cour des comptes demande d’”engager une procédure pour faux et usage de faux contre M. Ismaila Diatta, Badara Gadiaga et Oumar Ndiaye pour le dépôt de documents officiels présumés faux”, mais aussi “de veiller à la mise à jour et à l’audit des dossiers du personnel”.

DÉTOURNEMENT DE 20 MILLIONS À LA POSTE:LE RECEVEUR ARRÊTÉ

http://www.emedia.sn/-La Poste vit des moments difficiles en ces temps qui courent. Et pour cause, informe le journal Enquête, des détournements de sous sont enregistrés au niveau de ses services déconcentrés. À Diourbel, le receveur est mis aux arrêts depuis mercredi et pourrait être déféré au parquet.
Il fait les frais d’une plainte contre X déposée par la Direction générale de la Poste. L’on parle d’un détournement d’environ 20 millions de francs CFA.
Il ressort aussi des informations du journal que des inspecteurs ont été envoyés par la Direction générale pour s’enquérir de la situation, après qu’un incendie a été déclaré lundi, vers 21h dans le bureau du receveur. Ils ont constaté que plusieurs documents avaient été brûlés. Leurs investigations leur ont permis de découvrir un trou de 20 millions de FCFA. Les enquêteurs ont ensuite porté l’affaire devant la police qui a appréhendé le receveur.

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