Rp du Mercredi 05 Fevrier 2020

Unes de la presse du Mercredi 05 Fevrier 2020
Unes de la presse du Mercredi 05 Fevrier 2020
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Exploration de zircon: le maire de Kayar alerte sur les menaces pour l’agriculture

http://www.dakarmatin.com/Le maire de Kayar, Alioune Ndoye, s’est élevé contre l’attribution à des investisseurs d’un permis d’exploration de zircon couvrant la quasi-totalité de la superficie de cette commune de la région de Thiès, redoutant notamment un impact négatif sur la production maraîchère dans cette partie de la zone des Niayes.
‘’On a donné à une organisation qui s’appelle AIG un périmètre d’exploration de zircon au niveau de la commune de Kayar et la cartographie et l’arrêté qu’on nous a présenté couvre presque toute la commune’’, a-t-il expliqué.
Il attirait mardi l’attention du ministre de l’Agriculture et de l’Équipement rural Moussa Baldé qui entamait par Kayar une tournée dans la zone des Niayes, une zone agricole assurant 60 % des productions de légumes du pays.
‘’Toutes ces terres qui sont emblavées risquent d’être perdues’’, a averti le maire en précisant avoir reçu l’arrêté lundi du service régional des mines.
L’édile de Kayar a ainsi fait part de son opposition à toute exploitation de zircon qui annihilerait le développement de l’horticulture dans cette collectivité territoriale qui ‘’nourrit’’ ses populations et une bonne partie du pays.
La commune de Kayar a emblavé pour la présente campagne 1000 hectares de pomme de terre sur lesquels travaille un millier de personnes, selon le président de l’Association des producteurs maraîchers de Kayar (APMK), Modou Fall.

Elle s’attend à une production de 21.500 tonnes de pomme de terre, pour un chiffre d’affaires de 5 milliards de francs CFA.

Les producteurs ont injecté 468 millions de francs CFA dans l’achat de semences pour la présente campagne, selon le secrétaire général de l’APMK, Mbaye Ndoye.
A Fass Boye, autres localité des Niayes, une doléance similaire a été agitée par le président de la filière carotte Cheikh Awa Boye. Il a fait savoir que 340 hectares de terre de maraîchage ont été affectés à des entreprises sur la bande des Niayes qui va jusqu’à Saint-Louis
‘’On a affecté à GCO toutes les terres de production de carotte’’, a de son côté soutenu Souleymane Bâ, un adjoint du maire de (Fass Boye). L’élu local a ainsi mis en garde contre les risques sur la production carotte qui en est le champion au plan national, voire dans la sous-région
Selon lui, des camions en provenance de la Mauritanie, du Mali et de la Guinée viennent s’approvisionner en carotte dans la commune de Darou Khoudoss.
La société GCO (Grande Côte Opération) exploite aussi du zircon dans la zone de Diogo.
Selon le président de la filière, Fass Boye a récolté 100.000 sacs de carotte, en seulement deux mois, et table cette année sur 25.000 tonnes.
Réagissant à cette interpellation, le ministre de l’Agriculture Moussa a promis de ’’faire un rapport’’ sur ce qu’il considère comme un ’’problème multidimensionnel’’ qui n’est pas du seul ressort de son département.
La question sera étudiée en rapport avec tous les ministères concernés, a-t-il assuré.
’’On ne peut pas dire de but en blanc que toutes les terres cultivables sont maintenant dédiées à l’exploitation du zircon’’, a-t-il relativisé.Auteur : Aps

LA DER RECOUVRE 65% DES PRÊTS CONSENTIS

http://www.emedia.sn/–Pape Amadou Sarr s’est prononcé sur le niveau de remboursement des prêts octroyés par la Délégation de l’entreprenariat rapide. Selon Le Soleil, il a révélé que les remboursements se passent bien avec un taux de recouvrement de 65% sur l’ensemble du territoire. « Le délégué général à l’entreprenariat des jeunes et des femmes a assuré que les bénéficiaires remboursent et les récalcitrants sont mis en contentieux auprès des banques », a-t-il informé.
Auparavant, renseigne toujours le Soleil, Papa Malick Ndour, coordonnateur du programme des domaines agricoles communautaires a annoncé que plusieurs activités ont été relancées. Mieux, rassure-t-il, dans trois ou quatre mois, le Domaine agricole communautaire de Keur Momar Sarr sera inauguré.

 Emploi des jeunes: Le Meds promeut de nouveaux paradigmes

https://www.rewmi.com/Le Meds invite l’Etat et le secteur privé à changer de paradigme dans la mise en œuvre de sa politique de l’emploi des jeunes. Son président Mbagnick Diop plaide pour des stratégies innovantes et durables, orientées sur les réalités de nos programmes éducatifs et de développement nationaux et régionaux.
La 19e édition du Forum premier emploi des jeunes a vécu hier, avec comme thème : « Défis de l’employabilité, économie de la connaissance et emplois jeunes ». Pour cette 19e édition, le MEDS a accentué sa  réflexion sur l’Intelligence prospective vers un grand bouleversement de nos certitudes, face à une nouvelle économie disruptive.  Dans son intervention, le président du Mouvement des Entreprises du Sénégal (MEDS), Mbagnick Diop, a plaidé pour un changement de paradigme pour lutter contre le chômage des jeunes. « Pour répondre aujourd’hui avec efficacité, nous devons avoir des stratégies innovantes et durables, orientées sur les réalités de nos programmes éducatifs et de développement nationaux et régionaux », a-t-il déclaré. « La compréhension et la maitrise de l’économie de la connaissance, nous apportent une excellente lecture des nouvelles grilles d’opportunités et un accès significatif à l’employabilité des jeunes, dans une nouvelle économie disruptive en Afrique, dont sa jeunesse représente près de 70% de la population et 32% de la population active en Afrique subsaharienne », a-t-il souligné. Cependant, a-t-il fait remarquer, « de nombreuses ruptures apparaissent, tant au niveau des systèmes d’insertion éducatives que dans les capacités de nos économies à générer des emplois innovants et assurer les solidarités intergénérationnelles.»  Il s’agira, poursuit-il,  « d’explorer, de façon soutenue, les gisements de valeur ajoutée éducative, de métiers et d’emplois non encore suffisamment exploités, en particulier dans les secteurs de la transformation digitale, du Numérique, des H.I.M.O (Travail à Haute Intensité de Main d’Œuvre) comme l’Economie Verte et  l’Economie de la Connaissance. «Nous devons essayer, tous ensemble, de miser sur ces nouvelles perspectives pour mieux comprendre, s’approprier l’étendue de l’économie du savoir et l’adapter à notre politique d’émergence économique, le PSE, afin de mieux renforcer et valoriser l’employabilité des jeunes.» Selon le président du Meds, « nous pouvons créer plusieurs milliers d’emplois à très court terme si nous exploitons toutes les différentes composantes de l’Economie de la Connaissance. « Dans l’Economie de la connaissance, la numérisation, le développement continu des technologies, les évolutions démographiques et les préoccupations écologiques transforment les métiers actuels et sont sources de plusieurs milliers d’emplois », fait-il savoir. Pour ce faire, «il nous faut comprendre les nouveaux enjeux économiques et s’y adapter. » Il mise également sur les emplois durables de l’économie verte qui, selon lui, « sont des emplois à valeur ajoutée puisqu’ils contribuent à la transformation structurelle de l’économie. » Pour illustrer ses propos sur l’exemple d’économie verte, il cite le cas du Sénégal qui a déjà créé plus de 1000 emplois verts et projette un objectif de plus de 5000 emplois à court terme, avec le Programme de Renforcement des Acquis (Prca), réalisé en partenariat avec la Coopération néerlandaise. A l’en croire, les emplois innovants et structurants de l’économie de la connaissance sont au cœur du développement durable et apportent une réponse aux enjeux mondiaux de la protection de l’environnement, du développement économique et de l’inclusion sociale. « Dans le cadre actuel de mondialisation de la production, de la globalisation financière, la digitalisation et l’interconnexion du monde actuel, la réussite de toute initiative et programme d’insertion des jeunes est forcément dans l’interaction du rôle des technologies, des partenaires au développement, des partenaires sociaux et de la Société civile », conclut-il.M BA

 Chômage des jeunes: Dionne pointe l’inadéquation des qualifications

— -https://www.rewmi.com-L’offre de travail existe,  mais les qualifications ne sont pas celles que recherchent les employeurs, et cette inadéquation des compétences fait grimper les taux de chômage. Le constat est fait par le Ministre d’état, Secrétaire général de la présidence de la République du Sénégal. Mahammad Boun Abdallah Dionne présidait hier à Dakar la 19e édition du Forum du 1er Emploi.
Il y a de l’emploi sur le marché du travail mais les qualifications des travailleurs qualifications ne sont pas celles que recherchent les employeurs, et cette inadéquation des compétences fait grimper les taux de chômage. Mahammad Boun Abdallah Dionne qui présidait hier à Dakar la 19e édition du Forum du 1er Emploi a invité la jeunesse de s’orienter vers la formation des métiers du futur.
« Aujourd’hui, toutes les statistiques nationales le prouvent, il y a  une  offre de travail qui est là. Mais malheureusement, elle a des qualifications qui causent problèmes », a déclaré le Ministre  d’état, Secrétaire général de la présidence de la République du Sénégal, Mahammad Boun Abdallah Dionne. Il s’exprimait lors la 19e édition du Forum du 1er Emploi, dont le thème générique est : «L’Economie du savoir et de la connaissance».
Et d’ajouter : « Si vous allez dans une université, vous discutez avec les jeunes. Qu’est-ce que vous  faites ?  La réponse : c’est  Banque finances assurances, marketing. C’est bien, mais nous évoluons vers une société de la connaissance et une économie de la connaissance ». D’après lui, l’innovation tient une place  particulière avec l’essor de la généralisation de la technologie de l’information et de la communication. C’est bien de faire du tertiaire, mais on a besoin d’aller faire les métiers du futur. Cela manque.  C’est pourquoi le Chef de l’Etat  a pensé qu’il était de bon de changer le profit de formation des jeunesses. C’est dans ce cadre, poursuit-il, que le Chef de l’Etat est en train de bâtir des centres de formation professionnelle dans chaque département du pays, à côté d’un lycée d’enseignement général pour qu’on ait un centre de formation  professionnelle. Il est en train de bâtir aussi des instituts supérieurs d’enseignements professionnels qui sont collés aux métiers du futur.
A l’en croire, aujourd’hui, c’est à peine 10% d’une génération qui va vers les filières orientées  métier. C’est ce qui a poussé  à l’ancien Premier ministre à dire qu’on  va changer un peu la carte universitaire et celle scolaire. C’est pour cela qu’il a félicité  Magnick Diop dont l’ambition s’inscrit et se confond dans celle du Chef de l’Etat dans le cadre de ses initiatives majeures.

L’emploi, un défi à relever et un droit à assurer à la Jeunesse

Dans son discours d’ouverture, M. Dionne a expliqué que l’Emploi est, pour le Président de la République, un enjeu auquel il  fait face, un défi à relever et un droit à assurer à la Jeunesse du Sénégal. Selon lui, cette jeunesse qui en est la principale bénéficiaire et la force de la République, préparer son avenir est obligation politiques et morale.   C’est par l’Emploi qu’elle vit son rêve et assure  son avenir.
Pour le Ministre d’état, le Forum du 1er Emploi participe avec hardiesse, créativité et innovation, au combat du développement et ce, depuis près de deux décennies. « C’est pourquoi je reste convaincu que sa finalité ne réside pas seulement dans l’accès au monde du travail. Elle est dans la dimension humaine et sociétale de l’Emploi lui-même. La mise en valeur des aptitudes de la Jeunesse, en terme quantitatif et qualitatif, favorise sa promotion et son développement intégral et humain », a-t-il soutenu. Dans un contexte économique caractérisé par un environnement hyperconcurrentiel et un chômage fluctuant qui entraine une réduction de la contribution à la formation professionnelle,  ce dernier a soutenu  que les Entreprises font face à un triple enjeu que le MDES a bien compris. Elles sont invitées à développer des actions de formation en cohérence avec les projets nationaux et privés, à être conscientes de  la nécessité d’optimiser les stratégies de formation et à prendre des initiatives novatrices de mise en selle de l’ingéniosité des jeunes qui ont eu à subir une formation professionnelle. « Le Forum du 1er Emploi relève ce triple défi. J’encourage son initiateur, le président Mbagnick Diop, en souhaitant sa tenue, l’année prochaine, dans un Sénégal résolument engagé sur la voie de l’émergence »,  a-t-il conclu.Zachari BADJI

 lancement d’un réseau de Think Tanks sur le pétrole et le gaz

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré–Le réseau sénégalais des Think Tank appelé « SenRTT » a été lancé, mardi à Dakar, par une vingtaine d’institutions de recherche dont l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), a appris APA auprès de ses initiateurs.
« A l’occasion de la célébration en 2018 de la journée internationale des Think Tanks, IPAR, le Bureau Prospective Economique (BPE) et Enda Tiers Monde avaient reçu mandat de travailler à l’émergence d’un réseau de centres indépendants de recherche sur les politiques au Sénégal », informe un communiqué de presse de l’Ipar, soulignant que le processus a débouché sur la mise en place du réseau regroupant une vingtaine d’institution.
Selon notre source, le réseau ainsi créé a pour objectif de renforcer la collaboration entre les différents Think Tanks dans la production, le partage et la diffusion de connaissances en vue d’influencer les politiques publiques.
« Il s’agit, note le texte, de contribuer à la promotion de politiques publiques fondées sur des données probantes. L’atteinte de ces objectifs requiert une mutualisation des efforts. Tel est le défi que se propose de relever le réseau ».
Justifiant la création du réseau « SenRTT » en marge d’un panel axé sur la « Gouvernance des ressources pétrolières et gazières : état du débat et perspectives », Dr Cheikh Oumar Ba, directeur exécutif de l’Ipar a affirmé : « Il y a un débat passionné au Sénégal avec la découverte du pétrole et du gaz. Le pétrole et le gaz font l’objet d’une attention de la part des populations. C’est pourquoi, en tant eu chercheurs, nous voulons apporter notre contribution à ce débat ».TE/APA

DIALOGUE–Le Pse comme base de la Commission économique et sociale: Une plénière houleuse en vue

https://www.lequotidien.sn/-L’essentiel des thèmes économiques du dialogue national va porter sur le Plan Sénégal émergent. Une donne qui risque de créer des tensions entre acteurs lors des travaux prévus ce matin.
Risques de blocage dans les travaux du dialogue national. En cause, le Plan Sénégal émergent (Pse) pourrait être l’unique sujet de discussion au sein de la Commission économique et sociale. «Depuis la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse), le Sénégal s’est inscrit dans une dynamique de croissance de plus de 6% en moyenne. Il traduit dans l’action la vision d’un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un Etat de droit. L’objectif est d’installer l’économie sur la trajectoire de croissance forte, inclusive, durable, créatrice d’emplois, tout en préservant l’environnement et les ressources naturelles», peut-on lire dans le projet de Termes de références (Tdr) de la Commission économique et sociale dont Le Quotidien a pris connaissance. L’opposition et la société civile pourraient y voir un piège. Ensuite, une discussion pour améliorer le Pse pourrait donner raison à Ousmane Sonko. Le leader de Pastef a longtemps considéré le dialogue national comme un moyen de fabriquer un programme pour Macky Sall. En lisant les Tdr, c’est presqu’un travail d’un gouvernement que Macky Sall confie aux acteurs du dialogue économique. Après la phase 1 du Pse, ils vont se pencher sur la phase 2 couvrant la période 2019-2023. Il est demandé aussi de réfléchir, entre autres, sur la réalisation d’une croissance de 7%, la création de 500 mille emplois décents ainsi que la réduction de la pauvreté à 30%. «A cet effet, les axes stratégiques de la Phase 2 du Pse ont été définis avec des objectifs fixés que la Com­mission économique et sociale doit s’approprier», précise-t-on dans le projet de Tdr de la Commission présidée par Baïdy Agne. Il s’agit de la transformation structurelle et la croissance pour une économie compétitive, inclusive et résiliente, le capital humain, la protection sociale et le développement durable, la gouvernance, le financement et le suivi-évaluation.

«Chaque commission est libre de mettre ce qu’elle veut, mais c’est la plénière qui tranchera»

Des représentants de l’opposition et des non-alignés, joints par Le Quotidien, nourrissent effectivement des craintes, mais relativisent. «C’est un projet et les termes de référence des différentes commissions seront de toute façon discutés avant d’être validés. Chaque commission est libre de mettre ce qu’elle veut, mais le débat sera ouvert en plénière demain (aujourd’hui) qui va trancher. Même bien sûr, il y a à craindre que les opposants surtout émettent des réserves sur le contexte justifié par la phase 2 du Pse. On verra aujourd’hui», confie un membre du Front de résistance nationale (Frn) qui regroupe plusieurs partis de l’opposition. Ces Tdr de la Commission économique et sociale ainsi que ceux des autres commissions seront soumis pour adoption en séance plénière ce matin, à 10h, dans le cadre des travaux du Comité de pilotage du dialogue national

Exploitation du pétrole et du gaz: La société civile veut un nouveau Code de l’environnement

https://www.lequotidien.sn/-La société civile réclame l’adoption d’un nouveau Code de l’environnement pour minimiser l’impact de l’exploitation des ressources gazières et pétrolières au Sénégal sur la pêche. Ce Code devrait prendre en charge cet impact sur les activités agricoles qui nourrissent les Sénégalais.
Dans la perspective de l’exploitation des ressources gazières et pétrolières, le Sénégal a adopté un nouveau Code pétrolier en 2019 et gazier en janvier 2020. Cependant, le gouvernement n’a pas encore mis à jour le Code de l’environnement. Pourtant, ce texte fondamentalement attendu permettra de poser les contraintes environnementales fortes aux activités extractives. L’offshore sénégalais consacré pour l’essentiel jusqu’ici à la pêche, la mise à jour de ce Code a été plaidé hier par les acteurs de la société civile à travers un panel sur le thème «Répartition des ressources publiques, contenu local et gestion des impacts environnementaux dans les exploitations gazières et pétrolières».
D’ores et déjà, l’on signale l’inquiétude des communautés qui seront impactées par l’exploitation prochaine du gaz dans la région de Saint-Louis. «Les pêcheurs, qui sont les communautés directement impactées, sont extrêmement inquiets par rapport à l’exploitation offshore à Saint-Louis», a rapporté Papa Fara Diallo, coordonnateur régional de l’antenne Publiez ce que vous payez (Pcqvp) à Saint-Louis.
D’après une étude d’impact environnemental et social réalisée par la Direction de l’environnement et des établissements classés (Deec) et soumise à la Commission néerlandaise d’évaluation environnementale pour un avis, l’activité de pêche qui est toute une chaîne risque d’être durablement impactée par l’exploitation du gaz. La Com­mission néerlandaise avait recommandé à l’Etat du Sénégal, selon le coordonnateur adjoint de l’antenne régional Pcqvp, de n’autoriser le projet tant que certains manquements majeurs notés dans l’étude d’impact n’étaient pas corrigés. Parmi ceux-ci, l’absence d’analyse approfondie de l’écosystème marin pour mesurer l’impact par rapport à la faune marine. Cependant, «avant que la Commission néerlandaise ne donne son avis, le gouvernement du Sénégal a pris la décision d’accorder le quitus environnemental, d’onc d’autoriser l’exploitation du gaz offshore», regrette Papa Fara Diallo. A l’en croire, depuis la phase de prospection avec les fouilles sismiques, les lumières, le bruit qu’il y a en pleine mer, les poissons ont commencé à émigrer et se font rare. «Une étude récente de l’Inspection départementale de la pêche a montré qu’il y a eu des baisses dans les prises journalières. Les communautés de pêcheurs affirment que leurs débarquements journaliers ont drastiquement baissé», rapporte l’enseignant-chercheur en science politique à l’Université Gaston Berger.

Aucune forme de compensation pour les pêcheurs

La pêche génère plus de 200 milliards de francs Cfa pour l’Etat du Sénégal et emploie directement ou indirectement plus de 600 mille personnes, alors que le gaz va concerner environ 20 ou 30 mille personnes. «Comment faire pour que l’impact ne soit pas trop négatif et que la découverte du gaz et du pétrole ne délaisse pas les activités agricoles qui sont génératrices d’emplois, mais également de revenus», se demande Cheikhou Oumar Ba, directeur exécutif d’l’Initiative prospective agricole et rurale (Ipar), un think tank ouest africain. «Com­ment peut-on sacrifier une activité qu’on fait depuis plus de trois siècles et qu’on fera probablement si on le gère bien pendant très longtemps encore, au profit d’une ressource tarissable, non renouvelable», renchérit Papa Fara Diallo.
Il a par ailleurs regretté l’absence d’une quelconque forme de compensation pour les communautés impactées dans la loi sur la répartition des revenus. «Il n’y a pas de mesure de mitigation prévue pour juguler le manque à gagner en termes de production journalière et de compensation», dénonce M. Diallo.

 Vers une augmentation du prix du gaz butane?: « lobbou Mame Diarra Bousso » demande à l’Etat l’application de la vérité des prix

https://www.jotaay.net/–La sortie de «Lobbou Mame Diarra Bousso» doit faire peur à tous les ménages. Si ce que ces gens qui n’ont aucune pitié pour le pauvre goorgoorlu veulent faire aboutir, ça va être la catastrophe. Dans un long texte d’une page publié dans «Le Soleil» et «L’Observateur» sous forme d’insertion publicitaire, les dirigeants de cette boîte ne demandent ni plus ni moins que l’application de la vérité des prix. Explication fournie : pour sauver le secteur. Mais et la population dans tout ça ? L’Etat doit être ferme et refuser de suivre ces gens-là.

Lutte contre la pollution plastique: La nouvelle loi entre en vigueur en avril 2020

https://www.lejecos.com/ « Le projet de loi relatif à la prévention et à la réduction de l’incidence des matières plastiques sur l’environnement entre en vigueur à partir du 20 avril 2020 ». Selon le Bureau d’information gouvernementale (Big), cette annonce a été faite hier par le ministre de l’environnement et du développement durable, Abdou Karim SALL.
A en croire le Big, cette nouvelle loi abroge celle de mai 2015 qui interdisait la production, l’importation, la détention, la distribution et l’usage des sachets plastiques à « faible micronnage ». Elle repose, d’après le site d’information du gouvernement sénégalais, « sur une stratégie holistique de réduction de la quantité de déchets plastiques produits et une modification des procédés de valorisation de ces déchets avec pour objectif ultime l’élimination totale du stockage en décharge ou de la combustion partielle en incinérateur ou à l’air libre ».Bassirou MBAYE

 Prévention et réduction de la pollution plastique:Les innovations de la nouvelle loi

https://www.lejecos.com/–La nouvelle loi n° 2020-04 du 08 janvier 2020 dans le cadre la prévention et la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques qui doit entrer en vigueur le 20 avril prochain apporte un certain nombre d’innovations, notamment le bannissement total des sacs plastiques sortie de caisse, l’imposition d’une taxe sur les matières plastiques non recyclables, l’interdiction d’importer au Sénégal des déchets plastiques entre autres.
En effet, le Bureau d’information gouvernementale (Big) confie que ladite loi introduit, en termes d’innovations, « l’interdiction de certains produits plastiques à usage unique ou produits plastiques jetables ». Il s’agit, explique le Big,  de produits plastiques non essentiels et pour lesquels il existe des solutions alternatives durables.
Dans la même perspective, le gouvernement sénégalais vise à travers cette loi, « le bannissement total des sacs plastiques sortie de caisse, la consignation des bouteilles en plastique, afin notamment d’améliorer la collecte de ces contenants et, par suite le recyclage, l’obligation pour les producteurs, au titre de la responsabilité élargie, d’assurer la gestion des déchets issus des produits qu’ils mettent sur le marché ».
Il faut noter également parmi les nouvelles mesures, l’obligation d’incorporer du plastique recyclé dans la fabrication de produits plastiques neufs, l’imposition d’une taxe sur les matières plastiques non recyclables, afin d’inciter à l’utilisation de matières plastiques recyclables et enfin l’interdiction d’importer au Sénégal des déchets plastiques.
Le Big rappelle ainsi que « l’adoption de la loi n° 2020-04 du 08 janvier 2020 relative à la prévention et à la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques qui abroge et remplace la loi n° 2015-09 du 04 mai 2015 relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution, de l’utilisation de sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle des déchets plastiques est une illustration de la volonté renouvelée du gouvernement du Sénégal à éradiquer la pollution plastique ».Bassirou MBAYE

Plan de travail et budget annuel 2020: Tiers-Sud Beydare mobilise plus de 5 milliards

https://www.lequotidien.sn/-Le comité de pilotage du projet agricole Tiers-Sud Beydare, qui a validé son Plan de travail et budget annuel (Ptba) 2020, a décidé d’injecter 5 milliards 710 millions de francs Cfa cette année dans les régions de Tambacounda, Kédougou et Kolda, zone d’intervention du projet. Cela, pour mieux booster la production et la productivité dans les filières banane, maïs, riz et lait.
Tiers-Sud veut atteindre sa vitesse de croisière durant l’exercice 2020, après un démarrage assez laborieux. Conçu pour une durée de 5 ans, avec un financement de plus de 30 milliards de francs, son comité de pilotage qui s’est réuni la semaine dernière à Tam­bacounda a validé le Plan de travail et budget annuel (Ptba). Il a été retenu d’injecter 5 milliards 710 millions de francs Cfa dans les filières lait, maïs, banane et riz. L’objectif, selon le président du comité de pilotage, est de permettre une nette augmentation et de la production et de la productivité. Tidiane Sidibé, par ailleurs conseiller du ministre de l’Agriculture, informe que d’ici fin février, les travaux vont démarrer pour l’essentiel des ouvrages. Cela, pour qu’il ne soit plus noté de retard et que le projet démarre concrètement ses réalisations.
Alpha Bocar Baldé, directeur général de la Sodagri, appuie le président du comité de pilotage, en soutenant que 2020 va demeurer une année charnière pour le projet. Des réalisations vont démarrer dès ce mois-ci. Le comité de pilotage s’est réuni et a validé à l‘unanimité le Plan de travail et budget annuel (Ptba). Aujourd’hui, tout est mis en œuvre pour que les réalisations puissent démarrer. Les partenaires sont choisis et chacun en ce qui le concerne s’attèlera à la réalisation de la tâche qui lui est dévolue. Déjà, l’Ageroute va réaliser 46 km de pistes rurales dans les 3 régions retenues pour faciliter l’accès. Il est aussi envisagé l’aménagement de 1 600 ha de terres dans les bassins et plus d’un millier dans les bas-fonds. Cela permettra d’augmenter la production de la banane, du riz et du maïs. Pour le lait, c’est une augmentation de 200 mille litres qui est envisagée. Ce qui va beaucoup contribuer à la lutte contre l’insécurité alimentaire dans les zones d’intervention et même dans tout le pays. Déjà, il y a la cellule de lutte contre la malnutrition, il y a aussi Bamtaare, la Sodagri, l’Ageroute qui sont des partenaires du projet. Chacun va apporter son expertise pour que le projet connaisse un réel succès. Le projet, renchérit Tidiane Sidibé, travaille à faire évoluer la production de banane de plus de 10 mille tonnes, celle du riz de 13 mille tonnes et presque autant pour le maïs. Aujourd’hui, les productions pour la banane sont estimées à 10 tonnes, voire moins à l’hectare, alors qu’elles peuvent aller jusqu’à 30 tonnes ou même plus. Du côté de la filière lait, l’on envisage une augmentation de plus de 200 mille litres sur celle actuelle, idem pour les autres secteurs ciblés, indique le conseiller du ministre de l’Agriculture. Tidiane Sidibé conclut que Tiers-Sud Beydare constitue un réel espoir pour les populations, car outre l’aspect production qu’il cherche à améliorer, il peut constituer une véritable niche d’emplois pour les populations, surtout les jeunes.

SECURITE ALIMENTAIRE :L’agriculture sénégalaise à l’épreuve des changements climatiques

http://www.enqueteplus.com/La sécurité alimentaire est loin d’être une réalité au Sénégal. Pis, les changements climatiques se chargent d’accentuer la problématique. Que faut-il faire ? Pour répondre à cette question, l’Association des diplômés de l’Institut des sciences de l’environnement a organisé un panel, samedi dernier, autour du thème ‘’Le secteur de l’agriculture face aux défis de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition dans un contexte de changements climatiques’’.
A l’horizon 2035, la production céréalière du Sénégal va baisser de 30 %, du fait des changements climatiques. Pourtant, cette même année, le Plan Sénégal émergent est censé éradiquer l’insécurité alimentaire. Pour réussir ce pari, le pays devra changer de paradigmes, dans la mise en œuvre de ses politiques publiques.
Mais est-il prêt, en termes de dispositif pratique et juridique ? Y a-t-il une cohérence entre les différents programmes et projets ? Le Sénégal opte-t-il pour une agriculture durable ou rapide ? Autant de questions qui ont animé les échanges, quant à l’impact des perturbations climatiques sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, entre experts environnementalistes, universitaires et agents de l’Etat. Ces dernières concernent trois variantes : la température (en hausse), la pluviométrie (en baisse) et la hausse du niveau de la mer.
Et les conséquences sur l’agriculture sont aussi diverses que néfastes. Ce sont, entre autres, la diminution des rendements, l’augmentation des pertes post-récolte, la baisse de la fertilité des sols ainsi que la vulnérabilité des écosystèmes. ‘’La carte variétale du Sénégal se trouve perturbée, de même que le calendrier culturel. De plus, la ressource eau en ressort menacée, avec l’intrusion saline et aussi à cause de sa raréfaction’’, renseigne Madeleine Diouf de la Division des changements climatiques de la Direction de l’environnement et des établissements classés.
De son analyse, la maitrise de l’eau parait plus qu’importante pour la bonne marche de l’agriculture. Pour résoudre la problématique, l’irrigation d’appoint (collecter les eaux en temps de pluie et procéder à une micro irrigation en temps de pause) s’avère salutaire.
Toutefois, comme si cela ne suffisait pas, l’utilisation à grande échelle des pesticides accentue l’émission des gaz à effet de serre et impacte négativement la qualité de l’eau et des sols. Selon le professeur Cheikh Mbow, Directeur de Futur Africa, il urge de passer à une approche désagrégée de l’impact des changements climatiques sur la production alimentaire, en étudiant chaque paramètre et ses conséquences. ‘’La chose la plus importante est de savoir combien cette production alimentaire va être compromise sur les 30 ans à venir. D’ici 2050, l’Afrique va perdre près de 60 % de sa production. Ça fait peur, parce qu’au même moment, la population augmente, la demande en nourriture devient forte.
J’estime qu’il n’y a pas d’agriculture qui n’émet pas de gaz à effet de serre. Le problème essentiel est de savoir comment compenser ces émissions de gaz, les réduire en plantant des arbres. La science toute seule ne peut pas régler ces problèmes, de même que les politiques seuls. Il faudrait un travail d’ensemble. Le Sénégal présente des climats différents en fonction des zones. Sans une approche holistique entre le climat, la sécurité alimentaire et le changement climatique, décideurs et chercheurs n’y arriveront pas’’, soutient-il.
Sur ce point, experts et enseignants s’accordent sur le fait que la question de la sécurité alimentaire n’est pas due à un déficit de recherches, mais plutôt à la mise en œuvre de leurs résultats.

Un stockage non adapté

La problématique de stockage des produits alimentaires est toujours d’actualité et la température n’aidant pas, les pertes sont de plus en plus importantes. ‘’Il faut des innovations en matière de conservation. Déjà qu’on observe des pertes pendant les récoltes, la mauvaise conservation nous retire le peu qui est récolté’’, ajoute-t-il. Il est clair que la sécurité alimentaire, que le Sénégal peine à atteindre, exige non seulement une quantité suffisante de nourriture, mais également la qualité des aliments.
Cependant, l’Etat semble concentrer ses efforts dans la distribution de riz dans les territoires les plus touchés par l’insécurité alimentaire. Une aide qui, d’ailleurs, connait son lot de malversations.
‘’Le programme d’autosuffisance en riz n’est pas le programme de sécurité alimentaire. La diversité de la production alimentaire et les préférences alimentaires doivent être prises en compte. Il y a des zones où le mil, par exemple, n’est pas la préférence alimentaire. Donc, l’Etat doit tenir compte de la spécificité des contextes de production alimentaire. On doit identifier les activités de production alimentaire qui se déroulent dans chaque zone et voir comment les aider à s’adapter. C’est ce que j’appelle l’appropriation des espaces’’, explique le Pr. Mbow.
Tout comme ses collègues, il est convaincu que l’intégration des espèces pérennes est une solution à envisager, surtout que la production des trois mois (période hivernale) ne saurait, à elle seule, couvrir les besoins alimentaires des neuf autres mois de l’année.
Face à la problématique, le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural affirme avoir posé plusieurs actions. En effet, cinq milliards sont injectés depuis 2013, chaque année, dans la reconstitution du capital semencier. A cela s’ajoute les programmes d’adaptation et de stockage. Il entend redéfinir la carte variétale, mettre en place des services climatiques adaptés et intégrer la dimension changements climatiques dans les politiques publiques.
Selon la représentante dudit ministère, l’ingénieur agronome Mame Salimata Fall, il urge de proposer des alternatives aux fertilisants chimiques et développer l’agriculture biologique limitant ainsi l’utilisation des produits chimiques.

JEAN-PIERRE SENGHOR, SECRETAIRE EXECUTIF DU CONSEIL NATIONAL POUR LA SECURITE ALIMENTAIRE :‘’Ce n’est pas en atomisant nos actions qu’on va y arriver’’

‘’On a parfois l’impression de prêcher dans le désert. L’Afrique est le seul continent où nous avons 60 % de nos terres qui sont arables et qui ne sont pas exploitées. Au Conseil national pour la sécurité alimentaire, il y a une quinzaine de départements ministériels impliqués dans plus de 212 projets. Ce ne sont pas les projets qui vont résoudre le problème, mais une approche intégrée qui doit concerner les questions de production, de santé, de commerce, d’écologie. C’est cet effort de travailler ensemble qui ne doit pas juste être un discours, mais doit se traduire sur le terrain. Le Sénégal devra répondre présent à deux agendas. Celui du PSE en 2035 et celui des ODD, particulièrement l’ODD2 en 2030. Ce n’est pas en atomisant nos actions qu’on va y arriver et la FAO a lancé une alerte nous faisant savoir qu’à ce rythme, ce serait impossible.
‘’A notre niveau, nous avons créé une direction changement climatique et résilience pour déconstruire la question de la sécurité alimentaire que nous limitions à la disponibilité seule des aliments. Dans cette nouvelle perspective, nous ajoutons l’accessibilité physique et financière des aliments et l’utilisation qui, d’ailleurs, impacte notre santé. Car l’ignorance nous tue. A cet effet, un forum se tiendra très prochainement, avec une quarantaine d’experts et des démembrements de l’Etat. Le plaidoyer constituera le plan d’action du Secrétariat exécutif du Conseil national pour la sécurité alimentaire (SECNSA). Quand je suis arrivé, j’ai dit que je ne crois pas à la distribution de riz, car chaque année, nous voyons qu’il y a des départements qui sont touchés. On les a identifiés, ce sont des zones où l’insécurité est presque chronique et la réponse n’est pas de distribuer chaque année du riz ou du cash.’’

‘’La science a les réponses’’

‘’Notre potentiel en eau est inexploité. Nous recevons 37 milliards de mètres cubes d’eau, chaque année, et elle est utilisée à moins de 4 %. C’est scandaleux. Au Nord, 1 700 km de brousse, 250 000 hectares de terre, rien que sur la rive gauche, sont inexploités. Pendant qu’ailleurs, certains font sept à dix tonnes à l’hectare, nous on se contente de trois ou quatre tonnes et on est content. C’est scandaleux ! La science est universelle ; des raccourcis existent ; la science a les réponses. Il faut que nous investissions dans la recherche. J’ai eu à gérer 30 milliards de francs CFA dans la subvention des intrants agricoles. Mais lorsque vous étudiez le sou, de l’opérateur au paysan, il n’y a que 11 % qui arrivent à destination. Tout le reste est siphonné en amont. Nous essayons d’apporter des réponses structurelles à une problématique sociale et humanitaire, et demandons aux bailleurs humanitaires d’investir les milliards de l’aide alimentaire dans le redressement de l’agriculture, plus particulièrement les exploitations familiales qui constituent la base.’’ EMMANUELLA MARAME FAYE

Cciad: L’Assemblée générale ayant porté Abdoulaye Sow à la présidence, objet d’un recours en annulation.

https://www.dakaractu.com/-L’élection à la présidence de la Chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) de Abdoulaye Sow, le mercredi 27 novembre dernier, a été attaquée devant la justice. C’est le dépôt d’une requête pour annulation de l’élection de l’Assemblée générale du 27 novembre qui va entraîner la parution du président l’Uncefs (Union nationale des coopératives et exploitants forestiers du Sénégal) devant les juges. Les plaidoiries sont d’ailleurs retenues pour la date du 18 février prochain, a appris Dakaractu.
Mais en attendant ce jour de procès au cours duquel il sera question de la légitimité ou non de M. Sow, il faut rappeler que ce dernier a été porté à la présidence de cette chambre consulaire à l’occasion d’une Assemblée générale tenue dans la Salle Mamadou Lamine Niang de la Cciad (sous la présidence du gouverneur de Dakar). Et ce jour-là, il fera face au plaignant, Birane Yaya Wane, administrateur de société. Ce dernier, qui est, par ailleurs électeur de la sous-section autres entreprises de services, a introduit un ‘’recours en annulation de l’Assemblée générale de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) tenue le 27 novembre dernier’’ pour demander ‘’l’annulation pure et simple de cette Assemblée générale et d’ordonner un sursis à exécution de l’installation du président issu de cette élection irrégulière et que les décisions de justice rendues dans cette affaire soient respectées et exécutées’’.
Dans sa requête adressée au président de la Cour d’appel de Dakar, M. Wane, par ailleurs membre de la liste And deffarat Chambre de commerce, a fait référence au ‘’décret 2003-827  du 10 octobre 2003 qui régit les chambres consulaires. Lequel, dit en son article 38 : ‘’Dans les 10 jours qui suivent la publication au Journal officiel ou tout autre journal d’annonces légales du résultat du scrutin, tout électeur peut contester la régularité et que les litiges relatifs aux opérations électorales sont de la compétence de la Cour d’appel conformément aux articles 769 à 775 du Code de procédure civile’’.
Partie civile dans cette affaire, M. Wane a indiqué, dans sa requête parcourue par la rédaction, avoir saisi ‘’d’un recours en annulation de cette Ag de la Cciad tenue le 27 novembre 2019 pour avoir fait voter des membres dont les sous-sections ont été invalidées par la Cour d’appel de Dakar. Référence est faite à l’arrêt N°01 de l’Assemblée générale de la Cour d’appel du 12 juillet 2011 et de l’arrêt N°41 de la Cour suprême en date du 8 décembre 2011’’. Il s’agit des sous-sections ‘’Agriculture’, ‘Élevage’ et ‘’Établissements financiers’’ toutes annulées par ladite Assemblée générale de la Cour d’appel le 12 juillet 2011. Idem pour la sous-section ‘’Industrie de production et de transformation’’ et celle des ‘’autres entreprises de services’’ respectivement annulées par la Cour suprême.
Toutes choses qui font qu’au total, ‘’sur les 60 membres que devraient compter l’Ag de la Cciad, 33 ont vu leur élection annulée. Seuls 27 membres pouvaient valablement voter jusqu’au 14 juillet 2016 uniquement avec l’annulation de l’arrêté N°420 du 13 janvier 2015 du ministre du commerce portant prorogation des mandats des élus des Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture du Sénégal par la Cour suprême. Ce à travers l’arrêt N°43 en date du 14 juillet 2016 avec deux prétendant au fauteuil de président de la Cciad issus de sous-sections annulées à savoir Abdoulaye Sow (agriculture) et Ibrahima Lo (établissements financiers)’’.
Une situation qui a engendré la tenue d’une Assemblée générale de la Cour d’appel de Dakar le mardi 28 janvier dernier à la salle de réunion du Palais de justice Lat Dior pour examen de ce recours. Et c’est à l’issue de cette rencontre que la président a décidé de retenir, pour plaidoiries, la date du 18 février prochain.

GUET-NDAR déverse sa colère: L’agence Senelec saccagée, des policiers blessés et le siège de l’Omvs incendié

https://www.jotaay.net/Mardi noir dans la Langue de Barbarie. C’est le moins que l’on puisse dire suite à cette longue journée d’affrontements entre les forces de l’ordre et les pêcheurs de Guet-Ndar qui dénonçaient la non-prorogation de leurs licences de pêche ; à l’origine de l’arraisonnement de trois de leurs pirogues dans les eaux mauritaniennes. Durant cette violente manifestation, l’agence de la Senelec a été mise à sac, deux véhicules ont été incendiés. Le siège de l’Omvs aussi a été incendié, en plus des pirogues parties en fumée. Ce, suite à l’explosion d’une réserve d’essence. L’on note plusieurs blessés du côté des policiers qui ont été renforcés par la gendarmerie et le Gmi de Thiès. Plusieurs manifestants ont été arrêtés.
De violents affrontements ont opposé, hier durant toute la journée, les pêcheurs de Guet-Ndar et les forces de l’ordre. Le retard dans la prorogation des licences de pêche à l’origine de l’arraisonnement de trois pirogues par les garde-côtes mauritaniens a été à l’origine de cette montée d’adrénaline sur la Langue de Barbarie, transformée à cet effet en un véritable champ de bataille. Pourtant, le ministre de la Pêche et de l’Économie maritime, Alioune Ndoye, lors d’une visite à Saint-Louis, avait promis la prorogation des licences de pêche au mois de janvier. Seulement, depuis lors, c’est l’omerta. Ce qui a davantage courroucé les pêcheurs qui sont restés maitres de la rue pendant plus de huit tours d’horloge. En effet, la configuration de la Langue de Barbarie n’a pas été à l’avantage des forces de l’ordre qui ont été mises à rude épreuve par les manifestants. Le seul accès depuis l’ile – le pont Moustapha Malick Gaye – a été barré aux forces de l’ordre, pendant des heures. Les manifestants ont saccagé les barrières sur la place Faidherbe et les zincs ont servi à barrer cette route à hauteur du pont. Devant cette volonté des manifestants à en découdre, les fortes détonations de grenades lacrymogènes n’ont pu les repousser. Mieux, les manifestants, plus nombreux, ont riposté avec des jets de pierres occasionnant ainsi de nombreux blessés dans les rangs des forces de l’ordre.

L’agence Senelec mise à sac, deux véhicules brûles   

La nouvelle agence de la Senelec de la localité a fait les frais de cette furie populaire des pêcheurs. Armés de pierres, les manifestants ont mis à sac les locaux de la Senelec dont les vitres ont été cassés et les sièges de la salle d’attente saccagés. Poussant le bouchon de ce spectacle désolant plus loin, les manifestants ont aussi incendié deux véhicules dont un 4×4 appartenant à la Senelec stationné près de la berge du fleuve. Débordées, les forces de l’ordre, peu outillées, ont fait appel aux renforts. C’est ainsi que la gendarmerie de Saint-Louis et le Groupement mobile d’intervention (Gmi) de Thiès sont venus leur prêter main-forte, dans l’après-midi. C’est seulement à l’arrivée des renforts à bord de leurs véhicules blindés que les manifestants ont été repoussés et le pont libéré. Les affrontements ont laissé place à un sinistre décor. La route était devenue impraticable avec des décombres de toutes sortes qui jonchent le bitume.

Une explosion de réserve d’essence et des pirogues consumées

Cependant, l’arrivée des renforts n’a pas mis fin aux affrontements dans la Langue de Barbarie. Au contraire, la psychose avait atteint son comble avec cette redistribution des cartes. En effet, les manifestants repoussés dans le quartier de Guet Ndar ont continué à faire face aux forces de l’ordre. Des échanges de projectiles qui ont occasionné une explosion d’une réserve d’essence située sur la berge où étaient amarrés des dizaines de pirogues. La fumée noirâtre envahit le ciel et le feu n’a pas tardé à se propager. C’est ainsi qu’une dizaine de pirogues ont été consumées par les flammes, sous le regard impuissant des propriétaires et des manifestants. Ironie du sort, les manifestants qui réclamaient des licences de pêche se retrouvent avec leur outil de travail consumé par les flammes. Au même moment, plusieurs d’entre eux sont arrêtés par les forces de l’ordre.

Le siège de l’Omvs incendié

Devant cet impressionnant dispositif sécuritaire déployé sur place par les forces de l’ordre, les affrontements ont continué jusque dans la nuit. En effet, les manifestants ont progressé vers le nord de la Langue de Barbarie, à Ndar Toute, pour installer la violence dans cette partie de l’ile. C’est ainsi qu’ils ont incendié la façade du siège de l’Omvs avant de s’introduire à l’intérieur pour caillasser le mobilier.Moussa CISS    

 Révolte des pêcheurs de St-Louis: le Directeur des pêches s’explique

http://www.dakarmatin.com/Mamadou Goudiaby, le Directeur des pêches s’est exprimé sur la révolte des pêcheurs de Saint-Louis, hier mardi, qui a causé plusieurs blessés et dégâts matériels lors des affrontements avec les forces de l’ordre.
« Le protocole d’application a été effectivement prorogé. Le protocole 2019 qui avait pris fin au 31 décembre 2019 et que le ministre des pêches, à l’issue de sa visite effectuée en Mauritanie, avait convenu avec son homologue pour une décision de prorogation de ce protocole pour 2020. Le protocole devait démarrer par la remise des licences de pêche. C’est ce qui a été convenu avec la partie mauritanienne pour pouvoir remettre ces licences », a-t-il réagi sur les ondes de Sud FM.

Absence de consensus

« Il se trouve que lors de la dernière réunion à St-Louis, les 24, 25 et 26 janvier, nous n’avons pas pu trouver un consensus. De la liste initiale qu’ils nous ont notifié pour des licences, une liste de 37 infractions que nous avions eu à recevoir vers la fin du premier semestre de 2019, nos pêcheurs de Saint-Louis avaient commencé à payer. De ce paiement des 37, aujourd’hui, la situation est que 28 infractions ou amandes qui ont été payées, il restait 16 sur la liste des 37 », a-t-il précisé.
M. Goudiaby a par ailleurs révélé le contenu de la réunion avec la délégation mauritanienne. « Elle nous a notifié une nouvelle liste qui était de 287 infractions dans lesquelles, nous disons que ça n’a pas été notifié avant. Nous n’avons pas eu à échanger là-dessus et voilà du coup, c’est brutal pour nous de recevoir cette information au même titre que les professionnels de Saint-Louis et de pouvoir sur le champs aussi disposer de ressources financières pour pouvoir payer ces amendes », a expliqué le Directeur qui était l’invité de la radio privée. Selon lui, « c’est la raison pour laquelle nous disons que n’ayant pas pu trouver un consensus sur comment gérer cette nouvelle liste des infractions, nous avons dit bien qu’ils étaient venus dans l’intention de remettre les licences pour ceux qui ne disposaient pas d’amendes ».
En conclusion, Mamadou Goudiaby a indiqué cette situation concerne presque tous les pêcheurs. « Nous avons dit qu’avec cette liste et ce montant, aujourd’hui c’est pratiquement toutes les pirogues qui sont concernées. Donc, il ne sert à rien parce que la majorité de ces pirogues n’auraient pas eu de licences parce qu’ils n’ont pas eu à payer leurs amendes. »Mamadou Salif GUEYE

Affaire des pêcheurs de Guet Ndar: Alioune Ndoye condamne le comportement des Guet-ndariens et annonce des négociations en cours

https://actusen.sn/-Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime sort enfin de son mutisme suite à l’acte des pêcheurs de Guet Ndar qui ont violemment manifesté, hier, pour l’obtention de licences de pêche. Alioune Ndoye condamne fermement les incidents survenus à Guet Ndar et  invite les populations à «revenir à la raison». Car, selon lui, les affaires pourraient se régler dans le calme et la sérénité.
«Ce n’est pas de cette manière là qu’on règle les  problèmes. Nous sommes dans un Etat et à défaut de ça, nous ne somme plus en sécurité. Faut que les gens sachent que saccager des institutions, des sociétés privées et les biens de tiers qui n’ont rien avoir avec le problème n’est pas une solution», dit-il sur les ondes de la Rfm.
Tout de même, il annonce qu’une procédure de négociation est en cours avec les autorités mauritaniennes, pour décanter la situation actuelle. «Les licences sont prêtes du côté de la Mauritanie et nous sommes en train de négocier les pénalités très importantes que les comportements de ces acteurs ont eu à occasionner», fait-il savoir.Adja Khoudia Thiam

TRAFIC DE MIGRANTS: Un «business» en plein essor entretenu par des hommes d’affaires à Dakar et estimé à plus de 150 millions de dollars par an

https://www.jotaay.net/-Le trafic de migrants prend des proportions inquiétantes au Sénégal. Il est entretenu par d’éminents hommes d’affaires de Dakar. Le «business» a généré 165 millions de F Cfa au cours de seulement trois mois.
Ainsi donc, malgré des mesures telles que l’augmentation des contrôles aux frontières et une meilleure coopération avec les pays comme le Maroc, le Sénégal reste un pays d’origine pour les migrants à destination de l’Europe. En septembre 2019, la police sénégalaise chargée de lutter contre les passeurs a démantelé un réseau criminel qui avait déplacé 110 migrants en Espagne via le Maroc, entre juin et août 2019.
Selon l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (Onudc), les criminels gagnent environ 150 millions de dollars par an sur la route du trafic de migrants entre l’Afrique de l’Ouest et l’Europe. Le trafic de migrants a augmenté dans cette partie de l’Afrique au cours de la dernière décennie, en raison de son caractère lucratif pour les réseaux criminels opérant en particulier depuis le Sénégal.
Dans une récente publication, l’organisation Enactafrica, qui cite la police sénégalaise, indique que le réseau criminel composé d’éminents hommes d’affaires de Dakar a généré 165 millions de F Cfa en trois mois.Chaque migrant ayant payé 1.500.000 F Cfa.

Après les villes côtières, Louga prend le relais

On assiste également à l’émergence de nouvelles régions comme principaux points de départ pour les migrants. Au cours de la dernière décennie, les villes côtières telles que Saint-Louis, Mbour et Joal, et certains villages de pêcheurs tels que Thiaroye, Guet-Ndar et Soumbédioune, ont constitué les principaux points de départ vers l’Europe.
La région nord-est de Louga est également devenue un important centre de trafic d’êtres humains au cours des derniers mois. Les immigrants illégaux se rendraient d’abord en avion ou en voiture au Maroc, d’où ils sont introduits clandestinement en Espagne par des réseaux criminels bien organisés.
Ce déplacement des réseaux criminels vers d’autres régions est dû à une surveillance accrue des autorités
gouvernementales aux points de départ traditionnels. C’est ce qu’explique un expert sénégalais en matière de migration et officier à l’Organisation internationale pour les migrations, qui s’est entretenu avec Enact sous couvert d’anonymat. «Louga est une région où les gens ont une forte tradition de migration. En outre, la plupart des jeunes sans emploi sont déterminés à émigrer en Europe. Et les réseaux criminels trouvent ce marché [potentiellement] lucratif», a déclaré l’officier.Sidy Djimby NDAO

Prise en charge Maladies cardiovasculaires: Des économies de 7 milliards Cfa sur les évacuations sanitaires

https://www.seneweb.com/–La prise en charge des maladies cardiovasculaires, une des premières causes de mortalité au Sénégal, connaît des jours meilleurs. A en croire Pr Serigne Abdou Ba, cardiologue, et Pr Mohammadou Ndiaye, spécialiste de la chirurgie cardiaque à l’hôpital Aristide Le Dantec de Dakar, des économies de 7 milliards de FCfa ont été réalisées sur les évacuations de malades vers l’étranger, depuis 2015
L’information reprise par le quotidien Le Soleil, a été livrée lors d’une conférence sur le thème : « La cardiologie au Sénégal : état des lieux et perspectives », animée par Pr Serigne Abdou Bâ. Et l’ouverture, en 2015, d’une salle de coronarographie à l’hôpital Aristide Le Dantec a permis au Sénégal d’économiser 7 milliards de Cfa sur les évacuations des malades vers le Maghreb et la France.
« En France, une coronarographie et une angioplastie coûtent au minimum 5 millions de FCfa. Si vous avez 200 malades, cela revient à un milliard », confie le spécialiste dans les colonnes du journal. Il souligne qu’à l’hôpital Le Dantec, la mise en place de la salle de coronarographie a rendu possible la prise en charge médicale de 1500 malades en moins de 5 ans.
« Si ces malades étaient évacués vers l’étranger, les dépenses tourneraient autour de 7 milliards de FCfa », révèle-t-il. Indiquant que le Sénégal compte aujourd’hui, 104 radiologues, soit un spécialiste pour 490.000 habitants.
Listant l’hypertension artérielle parmi les facteurs de risque, il informe que 29,8% des Sénégalais adultes sont hypertendus. « C’est un gros problème parce que cette hypertension artérielle est souvent à l’origine d’accident vasculaire cérébral (Avc), d’insuffisance rénale avec, au bout, la dialyse », conclut Pr Bâ.

 Rufisque: La Douane saisit 114 millions en faux billets

https://actusen.sn/-La Douane a mis la main sur 1900 billets de banque noirs en coupures de 100 dollars à Rufisque. Ce qui représente une valeur de 114 millions de FCfa.
La saisie a été effectuée par la Brigade mobile n°2 de la subdivision des Douanes de Dakar-Extérieur le dimanche 3 février 2020, aux environs de 18 h 30 mn.
Le prévenu a été conduit au siège de la Brigade pour l’interrogatoire complémentaire. Il a ensuite été mis à la disposition du Parquet du Tribunal de Grande Instance de Dakar.Actusen.sn

Tensions à la RTS: Racine Talla cède à la pression du personnel et vire le DRH

https://www.pressafrik.com/Le personnel de la RTS qui luttait pour le départ du Directeur des Ressources Humaines (AliouneThiam) a eu gain de cause.
Le Directeur général de la chaîne nationale, Racine Talla vient de sortir une note d’intérim (Document en photo) pour signifier le limogeage du sieur Thiam et son remplacement par Michel Diouf, présentement Directeur des Programmes et des Antennes de la RTS

Coronavirus: Les parents veulent l’exfiltration de leurs enfants de Wuhan

https://senego.com/–Le collectif des parents des étudiants sénégalais bloqués à Wuhan (Chine) a fait face à la presse ce mercredi. Ils ont interpellé l’Etat pour que leurs enfants soient rapatriés au Sénégal dans les plus brefs délais.
La tristesse
Tristesse, désarroi  et confusion sont les sentiments les plus partagés par les parents des 13 étudiants sénégalais exposés au coronavirus à Wuhan en Chine.
Sous le coup de l’émotion, le porte-parole du collectif, Yoro Ba, est revenu sur les attentes de leurs enfants.
Le rapatriement
« Ils veulent  sans équivoque leur exfiltration immédiate afin que le Sénégal ne rapatrie pas la dépouille de ses fils victimes de coronavirus. Si malheur survenait, ils ne veulent point être incinérés », rapporte le père de famille inconsolable.
L’état de santé des étudiants
Il révèle également que « les enfants sont en parfait état de santé et exigent un minimum : leur droit d’être secourus par leur patrie ». Le collectif précise également que « l’urgence d’évacuation de Wuhan ne concerne que treize étudiants seulement »

 Parents des étudiants à Wuhan: «Le Sénégal allait livrer ses fils à une mort annoncée …»

http://www.dakarmatin.com/Le collectif des parents des étudiants de Wuhan (Chine) en conférence de presse ce mercredi matin, à Dakar, souhaite l’exfiltration immédiate de ses fils. Le collectif assure que ses étudiants qui sont au nombre de 13, sont en parfait état de santé et que l’Etat du Sénégal a bel et bien les ressources diplomatiques et financières pour leur rapatriement.
« Désemparé, le cœur meurtri et amère est le collectif des parents suite à la déclaration du 3 février des autorités sénégalaises dans les médias. Message certainement tronqué mais qui a fini de jeter le désarroi et la confusion dans l’esprit de beaucoup de parents qui auront simplement retenu que « le Sénégal allait livrer ses fils à une mort annoncée ». Cela au moment où d’autres pays comme la France, la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, la proche Mauritanie ont fait diligence pour rapatrier leurs compatriotes avec leurs propres ressources’’, tonne Yoro Ba leur porte-parole du jour.
Les parents de transmettre ainsi le message de leurs enfants qui veulent leur exfiltration immédiate sans équivoque  avant qu’ils ne rapatries la dépouille de leurs enfants coincés en Chine à cause du Coronavirus qui a déjà fait plus de 400 mortsNdéye Rokheya THIANE

Coronavirus: «Les étudiants ne sortent plus», selon Mamy Kandé

https://senego.com/–Elle était en Chine et est rentrée au courant du mois de janvier 2020. Mamy Kandé est revenue saine et sauve. Elle n’a pas été atteinte par le coronavirus. La jeune femme a vécu à l’Empire du Milieu.
La situation en Chine
« Actuellement la situation est terrible en Chine », révèle Mamy Kandé, une Sénégalaise qui est revenue de la Chine le 17 janvier dernier. Elle ajoute : « Les gens ont peur et ne savent pas ce qu’ils doivent faire et cela augmente de jour en jour ».
La vie des étudiants
Mamy pense toujours à ses jeunes compatriotes restés dans l’épicentre de l’épidémie du coronavirus, Wuhan. « Ces jeunes là vivent dans des conditions très difficiles. Le prix des aliments augmente tous les jours. En plus de cela, ils ne peuvent plus sortir de leurs chambres ». Leur rapatriement 
Elle salue la décision du président Macky Sall de soutenir financièrement ces jeunes, mais pour elle, « le plus important, c’est de les sortir de la-bas avant que le pire n’arrive ». Mamy Kandé a également révélé que l’épidémie de coronavirus ne se limite plus seulement dans la ville de Wuhan.

 Les parents des étudiants établis à Wuhan révèlent: « les autorités nous ont donnés des assurances »

http://www.dakarmatin.com/-C’est les larmes aux yeux que le porte-parole du jour des parents des étudiants sénégalais établis en Chine s’est adressé à la presse ce mercredi 05 février 2020 sur la situation de leurs enfants enfermés dans l’enfer de la province de Wuhan, épicentre du Coronavirus.
Yoro Ba révèle qu’après avoir eu des rencontre avec le ministre des Affaires étrangères et celui en charge de la Santé, des assurances leur ont été données par ces dernières sur le probable rapatriement des 12 Sénégalais. « Nous nous sommes entretenu hier (mardi) jusqu’à 23 heures avec le ministre des Affaires étrangères. Le ministre de la Santé également. Des assurances nous ont été données. C’est tout ce que nous pouvons dire pour le moment. Ces autorités vont bientôt venir vers les médias pour faire une déclaration et vous dire la décision qui a été prise », a-t-il révélé.
Les parents des étudiants ont également informé qu’aucun de leurs 12 enfants n’a encore été contaminé par le virus. « Tous les Sénégalais de Wuhan se portent bien. Ils ne sont pas encore au contact du Coronavirus et nous prions pour que cela continue comme ça. Mais ils doivent faire chaque jour deux kilomètres pour aller chercher de quoi manger. Et dans les rues, tout le monde fuit tout le monde. C’est une situation pénible à vivre », dit-il. Avant de supplier le Président Macky Sall de procéder très rapidement au rapatriement de leurs fils.
Le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr fait actuellement face aux journalistes dans les locaux du ministère de la Santé

Les étudiants de Wuhan haussent le ton: «Si le fils de Aly Ngouille Ndiaye ou de Macky Sall était parmi nous…»

http://www.dakarmatin.com/Les aveux d’impuissance faits, ce lundi 4 février 2020, par Macky Sall à propos de la demande de rapatriement d’étudiants bloqués en Chine, ont suscité une vague d’indignation. Outre la volonté de leurs parents réunis au sein d’un collectif d’organiser une conférence de presse, ce mercredi, deux des concernés ont brisé le silence. Il s’agit de Babacar Kane et de Ibrahima Niang. Leurs plaintes constituent une parfaite illustration de la frustration qui les a animés après avoir entendu les paroles du président Sall.
ils ont exprimé leur dépit. M. Kane, lui, n’a pas mâché ses mots pour dire toute la peine qu’il a d’entendre de tels dires de la bouche du président de la République. Il a pesté contre l’État qui évoque un problème de moyens pour venir en aide à ses fils alors que la Mauritanie, sensible au sort de ses ressortissants, a fait les pieds et les mains jusqu’à en faire sortir 4 de Wuhan.
‘’Le président Macky Sall a fait une déclaration pour dire que le Sénégal n’a pas un bon plateau médical pour accueillir les 11 Sénégalais. Cela est honteux. Les Mauritaniens ont été embarqués dimanche dernier. Ils n’étaient que 4, avec des libyens, des Algériens, des Tunisiens, des Marocains. Tous des Maghrébins. C’est l’Algérie qui a accueilli ce vol en provenance de la Chine. Et c’est là-bas où ils vont passer la quarantaine pendant les 14 jours d’isolement. Ensuite chacun d’eux pourra rentrer dans son pays. Quant au Sénégal … Non ! (il n’a pas continué sa phrase. Une petite pause puis il continue). Moi, je ne comprends plus quoi ! Nous envisageons d’initier une conférence de presse dans les jours à venir pour informer tout le monde que notre président est un irresponsable. Parce que c’est honteux. Un président qui voyage avec son avion personnel et qui se permet de dire que le Sénégal n’a pas les moyens de nous évacuer ! ah non !’’, a dit l’étudiant en haussant le ton.

‘’Si on meurt ici, c’est l’État qui en est responsable’’

Une attitude compréhensible au vu de l’inertie de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest. Une occasion de se demander qu’est-ce qui a empêché les pays membres de la Cedeao à l’union de leurs forces pour réunir les moyens nécessaires pour le rapatriement de leurs ressortissants ? Pourquoi n’avoir pas fédéré leurs forces pour voir comment trouver une solution ? Autant de questions qui tarderont à trouver une réponse.
Au même moment, son camarade Ibrahima Niang, lui dit se ‘’nourrir, toujours, d’espoir que l’État va finir par leur tendre la perche. Ingénieur polytechnicien, résidant à Wuhan, il a confié que la réaction du président Macky Sall, suite à la demande de rapatriement est ‘’une surprise totale. Je ne crois pas qu’une affaire de manque de moyens logistiques soit une excuse valable pour ne pas mettre en sécurité des Sénégalais en difficulté. Cela m’a brisé le cœur. Et je n’arrive toujours pas à croire que c’est lui qui a prononcé ce discours’’, dit-il dépité. Cependant, il dit ne pas perdre espoir. ‘’Je suis toujours confiant qu’il changera d’avis. Car, il doit sauver nos vies. Mais, c’est vraiment triste’’. Il s’interroge même pour savoir, ‘’quel est l’intérêt d’être Sénégalais alors ?’’
B. Kane, lui est d’avis que le président Macky Sall n’est pas très bien informé de leur situation ni de leur effectif. ‘’Le secrétaire de Moïse Sarr a dit des contrevérités. Il a fait croire qu’il n’y a que deux Sénégalais qui réclament le rapatriement. Ce qui est quasiment faux ! Nous (les 11 personnes qui sont ici dont moi-même) voulons tous le rapatriement au Sénégal. Au début nous étions 13. Il y avait une sénégalo-gabonaise. C’est la 12e. Mais, elle ne veut pas prendre de risques pour retourner au pays. Elle dit attendre que son gouvernement fasse des démarches l’autorisant à se rendre au Sénégal, en cas de rapatriement. Le 13e est un Sénégalo-Congolais. Lui, il a désisté et a préféré rester. Donc, nous les 11 Sénégalais restants sommes tous décidés et déterminés à rentrer au pays. Nous ne comptons pas abandonner le combat. Mais, si on meurt ici, c’est l’État qui en est responsable. Il est responsable quoi qu’il arrive. Il y a des ministres, c’est le cas de Aly Ngouille Ndiaye, il nous a contacté. On lui a décrit toute la situation dans laquelle nous vivons ici’’.

‘’Comme aucun de leurs enfants n’est confronté à cette menace,ils …’’

Malheureusement, poursuit-il, avec regret, ‘’comme aucun de leurs enfants n’est confronté à cette menace, ils ne nous considèrent même pas comme des êtres vivants. Nous avons même honte de dire que nous sommes des Sénégalais. Franchement, avec cette histoire, je ne me sens plus fier d’être un Sénégalais’’, a dit l’étudiant en année de Licence en Chine avant de peindre une situation s’aggravant de jour en jour. ‘’Ça commence à être difficile pour nous. C’est devenu très difficile. Parce que les autorités chinoises ont commencé à fermer les issues de sortie. Donc, on n’a même pas la possibilité de sortir par nos moyens propres. En ce moment, seul l’État peut nous évacuer d’ici. Si nos moyens nous le permettaient, on n’en serait pas là, en ce moment’’, a-t-il dit.
Concernant l’argent que le président dit leur avoir offert, il précise : ‘’ce n’est que 1 000 dollars (600 000 F environ). Et c’était juste pour acheter notre silence. Mais, nous leur avions bien dit, au début, qu’on ne voulait ni argent ni nourriture. Et que la seule chose que nous n’avons cessé de réclamer, c’est notre rapatriement. Ce qui nous préoccupe, c’est de sauver nos vies. Nous n’avons pas besoin de ces 1 000 dollars de l’État. Ils n’ont qu’à les offrir à nos compatriotes dans le besoin. Je n’ai pas besoin de cet argent qui, présentement, ne m’est d’aucune utilité. Je ne suis pas du nombre de ces personnes qui saluent ce soutien financier. Tout simplement, parce qu’on n’en a pas besoin. Ce qui nous intéresse le plus et qui nous préoccupe, c’est notre évacuation d’urgence comme l’ont été les étrangers dans ce pays. Si la Mauritanie, le Maroc, la Tunisie etc. l’ont fait, ainsi que la France qui a pu rapatrier pas mal d’étrangers, pourquoi pas les Sénégalais ?’’, se demande M. Kane.

‘’Les propos de Macky Sall m’ont brisé le cœur’’ 

‘’Qu’on se dise la vérité, c’est parce que leurs enfants ne sont pas confrontés à la menace. Si le fils de Aly Ngouille Ndiaye ou celui du président Macky Sall était parmi nous, l’État allait affréter un charter pour venir les chercher ici. Mais nous, nous sommes des fils de pauvres, nous les ‘’domu badolo’’, c’est pourquoi ils ne lèvent pas le plus petit doigt. Mais, avec un président qui ose faire un tel discours, j’estime que c’est honteux ! En tout cas, là où je parle, nous ne sommes pas fiers d’être des Sénégalais. Je regrette d’être un Sénégalais, à cause de lui, Wal’Allahi. Le problème est que dans le discours du président, on l’a entendu dire qu’il faut qu’il y ait un dispositif et un personnel médical … Mais, qui lui a dit que nous sommes affectés ? Nous sommes en quarantaine depuis plus de 10 jours. Nous considérons que si on était malade, les signes cliniques allaient apparaître. Nous voulons que nos concitoyens sachent également nous ne sommes pas malades. Nous sommes en parfait état de santé. Mais nous sommes juste préoccupés par notre sort. Nous voulons juste que nos autorités nous rapatrient pour sauver nos vies’’.
Il a précisé que le menace est à leurs portes. ‘’Nous avons constaté que la situation empire de jour en jour. Si nous étions malades, nous n’allions pas demander à être évacués. Nous serions alors résignés à rester à Wuhan jusqu’à ce que le destin s’accomplisse. Il ne faut pas croire que nous avons attrapé le coronavirus. Ce n’est pas le cas. Nous sommes bien portants. Et c’est pourquoi nous continuons de réclamer notre rapatriement’’.
‘’Si nous étions malades, nous n’allions pas demander à être évacués, nous serions alors résignés à rester à Wuhan’’
L’étudiant de 3e année regrette le comportement de l’État face à leur sort. ‘Il faut être là où nous en sommes pour avoir une idée de l’ampleur de la situation. Nos parents ont perdu l’appétit et le sommeil à cause de la menace qui nous guette. Le président Macky Sall, lui, entouré de ses collaborateurs, a le droit de dire ce qu’il veut. Mais si un de ses enfants était en train de vivre le même cauchemar que nous, en ce moment, il comprendrait alors ce à quoi nous sommes confrontés. Pour finir, nous voulons que les autorités étatiques sachent que nous ne sommes pas prêts à lâcher prise. Nous allons nous battre et faire tout ce qui est de notre possibilité pour nous tirer d’affaire’’, promet-i

Moise Sarr: «Aucun Sénégalais vivant à Wuhan ou en Chine n’est contaminé»

https://www.seneweb.com/Le Coronavirus inquiète au Sénégal. Des étudiants sénégalais, actuellement établis à Wuhan, sont bloqués dans cette contrée chinoise, épicentre de l’épidémie. Mais le secrétaire d’Etat en charge des Sénégalais de l’extérieur précise qu’aucun d’entre eux n’est contaminé par le Coronavirus.
«Aucun Sénégalais, qu’il soit à Wuhan ou en Chine et même dans d’autres pays n’est contaminé. Notre ambassade est en contact permanent avec le responsable des étudiants sénégalais en Chine. A Wuhan, il y a effectivement un responsable qui, au début, était en relation permanente avec l’ambassade. Mais depuis un certain temps, des instructions ont été données pour que l’ambassade puisse discuter directement avec les 13 étudiants qui vivent cette situation de stress et de psychose», a indiqué Moise Sarr.

Situation Sénégalais de Wuhan-Le ministre de la Santé parle de manipulation de l’opinion: « les propos du chef de l’Etat ont été galvaudés »

https://www.pressafrik.com/Selon Abdoulaye Diouf Sarr, qui faisait face aux journalistes ce mercredi 05 janvier pour faire le point sur la situation des Sénégalais établis à Wuhan, dans l’épicentre de l’épidémie de Coronavirus, on a cherché à manipuler l’opinion, ces derniers jours, sur ce sujet. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale faisait certainement allusion à la vague d’indignation sur les Réseaux sociaux qui a suivi la déclaration du chef de l’Etat lundi, sur le manque de moyen du Sénégal pour rapatrier les étudiants bloqués dans la province chinoise. « Il y a eu beaucoup de manipulation ces derniers jours. On est allé jusqu’à galvauder les propos du chef de l’Etat et les sortir de leur véritable sens », a-t-il déclaré. Avant de réaffirmer que le Sénégal ne dispose pas de la logistique nécessaire pour faire cette opération de rapatriement… Regardez !!!

Mandat d’arrêt international contre un des siens, le Mfdc parle au Président Sall

https://senego.com/-Le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) invite solennellement le chef de l’Etat, Macky Sall, et son gouvernement à la levée sans condition du mandat d’arrêt international lancé contre Mamadou Nkrumah Sané.
Mamadou Nkrumah Sané est responsable de l’aile extérieure du MFDC en France. Dra Mané qui vit actuellement en Belgique, René Kapin et Ampouye, entre autres, encrent que« la seule démarche qui vaille est la levée du mandat d’arrêt international lancé contre ces personnes supposées appartenir au MFDC ».
« Toute autre démarche de la part du gouvernement ou d’autres personnes qui ont à cœur le problème casamançais, restera sans effet. C’est pourquoi, certains habitants de Ziguinchor demandent au président de la République et à son gouvernement de tenir compte, dans la politique de recherche de la paix en Casamance, des efforts louables des acteurs nationaux, notamment les chefs religieux et coutumiers, les mouvements associatifs, la diaspora et la société civile », ont-ils précisé.

 Épinglé par la Cour des comptes, le Dg du Cices s’explique et accuse les journalistes

http://www.dakarmatin.com/Épinglé par le rapport 2015-2016-2017 de la Cour des comptes publié samedi dernier, le Directeur général (Dg) du CICES (Centre International du Commerce Extérieur du Sénégal), a apporté quelques éclaircissements. Selon Cheikh Ndiaye, il n’est pas inquiet d’autant plus qu’il n’a rien à se reprocher.
« Par rapport au suivi du rapport, ça concerne la justice et la justice a la mission d’exploiter ces rapports-là et prendre les mesures qu’il faut. Un rapport est fait pour être exploité », a-t-il souligné d’emblée.
L’invité de Rfm matin de ce mercredi 05 février 2020 dit ne pas du tout être inquiet et rassure qu’il suit depuis lors, les recommandations faites par la Cour des comptes.
«Nous CICES, on n’est pas inquiet. La Cour des comptes a fait des recommandations et nous sommes en train d’exécuter ces recommandations », a-t-il souligné précisant que le rapport est terminé en 2015 et « depuis 2016, 2017, 2018, nous sommes en train d’exécuter ».
Sur les recommandations de la Cour des comptes, M. Ndiaye donne l’exemple de la restauration pendant la Foire. « La Cour des comptes avait dit que vous ne pouvez pas avoir prime de foire et restauration et là on a éliminé la restauration », a-t-il avancé.
Sur la location de Groupes électrogènes, le Dg du CICES d’expliquer : « J’ai dit à mes collaborateurs qu’on ne peut pas acheter un Groupe, mais on peut commencer à exécuter la recommandation de la Cour des comptes. Et en 2018, j’ai acheté un Groupe de 250 KVA et c’est comme ça qu’on va faire jusqu’à la satisfaction totale des besoins ».
Par ailleurs, Chiekh Ndiaye d’informer de même que « le recrutement du personnel temporaire a été diminué, il passe de 80 millions de F Cfa à 20 millions de F Cfa ».
M. Ndiaye déplore la façon dont la presse a exploité les rapports de la Cour des comptes. Selon lui, les journalistes n’ont pas fidèlement rapporté les écrits des enquêteurs.
« Les dettes étaient très lourdes. J’avais hérité un passif insupportable, très lourd. Mais, le temps passant, nous nous sommes attelés à régler les problèmes. Le Cices garde la tête hors de l’eau », se réjouit-il avant d’indiquer que le Cices est à jour sur le plan Eau, électricité et salaire. Mieux, la masse salariale a, d’après lui, même doublée voire triplée. « Sur le plan financier, nous sommes plus ou moins confortable. Les avantages ont repris. Le Cices était au fond du trou avant que je ne vienne, ici, mais, il a repris son souffle économique, financier et social. Nous ne sommes pas dans le confort mais le Cices a repris sa restructuration économique et sociale », a souligné M. Ndiaye. Lequel n’a pas manqué de se décharger sur l’Etat du Sénégal qui, selon lui, a laissé le Cices à lui-même. « Nous demandons à l’Etat de respecter ses obligations pour permettre au Cices de faire face aux menaces liées à la concurrence des hôtels et des autres infrastructures événementielles. L’Etat ne remplissait plus cette mission. Le Cices était laissé à lui même. Il s’occupait de ses missions et de celles de L’Etat. Et ce sont des charges très lourdes », dit-il.
Revenant sur le rapport, le Directeur du Cices a apporté des précisions sur le désherbage du Cices qui, selon le rapport de la Cour des comptes, tourne autour de 78 millions de francs CFA et sur les groupes électrogènes qui ont été loués à 119 millions de francs CFA. S’agissant du désherbage, le directeur du Cices renseigne que le montant avancé concerne le cumul de 5 années d’exercice. Et les travaux sont, entre autres, le désherbage, l’élevage des arbres dans l’enceinte du centre, le curage du canal à ciel ouvert et l’évacuation des ordures.
Pour la location des groupes électrogènes, il indique que le montant des 119 millions de francs CFA n’est pas pour deux semaines. La location, dit-il, a été pour une période de 12 semaines en cumulant les jours des 6 foires. Toutefois, Cheikh Ndiaye a réitéré sa disposition à déférer devant les juridictions sénégalaises au cas où il serait convoqué

REFUSER LA DIVERSION ET REFONDER LE SYSTÈME !Par NIOXOR TINE

Depuis quelques semaines et en grande partie grâce aux mouvements de jeunesse patriotiques (FRAPP/France DÉGAGE, Y’EN A MARRE, NITTOU DEUG, GILETS ROUGES…), à la coalition JOTNA de Sonko, à la CRD et à d’autres partis et mouvements, des changements qualitatifs sont observables sur la scène politique nationale.
Hormis les détentions arbitraires de manifestants aussi pacifiques qu’intrépides, il y a les longues et héroïques journées d’émeutes des pêcheurs de Mbour et de Saint-Louis, les protestations des populations de Tobène contre le projet d’extension des ICS, les grèves des secteurs de l’Éducation et de la Santé… qui témoignent de la détermination croissante des couches populaires à s’opposer aux mesures arbitraires qu’on veut leur imposer.
Dans le même temps le mouvement de refus contre la hausse du prix de l’électricité, Ño lankk, initié par la société civile gagne en ampleur et en profondeur, à tel point que le pouvoir apériste serait bien inspiré de lui accorder tout le sérieux qu’il mérite, au risque de le voir envahir le centre-ville, comme un certain 23 juin 2011.
Par ailleurs, les organisations de défense des droits de l’Homme s’insurgent contre les atteintes aux libertés et la persécution inqualifiable dont est victime Guy Marius Sagna. Le Forum civil, quant à lui, se révolte contre la corruption endémique, qui gangrène l’administration sénégalaise et exige -entre autres- la renégociation du contrat de l’autoroute à péage.
Tout semble donc indiquer, que ce deuxième mandat du président Macky Sall sera très différent du premier, au cours duquel, il avait adopté une gouvernance tyrannique, confisquant les libertés publiques tout en envoyant en prison, pour des motifs aussi fallacieux les uns que les autres, plusieurs responsables du PDS et autres dissidents du parti socialiste.
De plus, usant du procédé méprisable de la transhumance, il s’était évertué à débaucher, jusqu’à la veille des présidentielles de 2019, nombre de ses adversaires politiques, renforçant ainsi sa méga-coalition grégaire et unanimiste.
Mais depuis sa réélection frauduleuse en février 2019, les choses ont changé.
Chaque jour qui passe démontre un peu plus, au peuple sénégalais, la duplicité et le manque de scrupules de ceux qui nous gouvernent.
Premièrement, toutes les mesures antisociales préconisées par les officines financières internationales et qui avaient été gelées, pour des raisons électoralistes, sont en train d’être mises en œuvre.
Deuxièmement,  l’opinion se rend compte que, depuis le coup de semonce des élections locales de 2014,  les ténors de la coalition Benno Bokk Yakaar avaient institué une sorte de black-out sur toutes les informations sensibles. Ils se voient maintenant rattrapés par plusieurs scandales, dont ceux contenus dans les rapports compromettants de la Cour des comptes, qu’ils ont été forcés de rendre publics et qui ont fini d’enterrer le mythe de la gestion sobre et vertueuse.
Les politiciens de la majorité, furieux d’avoir été démasqués, cherchent à discréditer d’honorables patriotes, qui depuis des décennies font preuve de constance dans leurs rôles de sentinelles vigilantes de la bonne gouvernance et d’infatigables lanceurs d’alerte, en les présentant comme des maîtres chanteurs qu’ils sont loin d’être.
Pour dégager toute cette poussière et ces saletés que le président Macky Sall et ses courtisans de gauche et de droite avaient cachées sous le tapis et certainement pour faire diversion, on veut nous embrigader dans des soi-disant « cleaning days » qui, malheureusement, s’avèrent être de grand-messes politiciennes, orchestrées par les responsables politiques de la coalition au pouvoir, dans lesquelles on réussit parfois à enrôler – par réquisition, chantage moral ou corruption – des membres de l’administration territoriale ou des fonctionnaires craintifs.
En vérité, pour renforcer nos institutions, le pouvoir actuel doit aller au-delà de ces initiatives de set-setal, qui  s’apparentent à des opérations cosmétiques superficielles. Notre organisme politique ou système politique a plutôt besoin de « cleansing days », c’est à  dire de purification et de refondation, telles qu’elles avaient été énoncées par les Assises Nationales et la Commission Nationale de Réforme des Institutions.NIOXOR TINE leelamine@nioxor.com
Madior Diouf prône la non-limitation des mandats présidentiels
IGFM – Le secrétaire général du rassemblement national démocratique (Rnd) prône la non-limitation des mandats présidentiels. Au moment où une éventuelle 3e candidature du Président Macky Sall fait débat, Madior Diouf, ancien ministre de la Culture, s’interroge sur l’opportunité de limiter le mandat du président de la République. Le professeur de Lettres est également revenu, dans cet entretien avec L’Observateur, sur les rapports de la Cour des Comptes où des pontes de la République sont cités pour des malversations dans leur gestion. La situation actuelle de son parti et de la Gauche sénégalaise, sa participation à la Présidentielle de 1993, son passage au ministère de l’Enseignement supérieur et celui de la Culture sous le régime de Me Abdoulaye Wade etc. Madior Diouf dit tout.
Professeur, vous êtes un allié du Président Macky Sall depuis 2012, dans le cadre du Bonnoo Bokk Yaakaar. Quelle image retenez-vous de ses actions à la tête du pays ?
Je trouve que tout ce qu’il a mis dans le Plan Sénégal émergent (Pse), c’est pour développer le pays et c’est particulièrement concret et les résultats de son action sont visibles. Je ne sais pas ce qu’on attendait pour élire un président ingénieur plutôt qu’un littéraire. Nous ne regrettons pas d’avoir mis un ingénieur à la tête du Sénégal parce que Dieu nous a dotés de moyens qui vont apparaitre de plus en plus dans le pétrole et le gaz. Si nous avions vu tout cela avec les précédents, peut-être, ils se seraient débrouillés et qu’on aurait obtenu quelque chose. Mais, je pense qu’avec quelqu’un qui a une culture scientifique comme le président Macky Sall, on aura beaucoup plus de chance de travailler le Sénégal avec ses ressources. Il a une orientation très positive pour le développement du Sénégal.
Que faites-vous des rapports des corps de contrôle qui incriminent  les collaborateurs du Président et leur gestion des affaires publiques ?
Sa responsabilité est en dehors de cela. Sa responsabilité ne pourra être évoquée qu’après. Par honnêteté à l’égard des citoyens, il faut que ces gens-là répondent, il faut qu’on sache la réalité de ce qui s’est passé. La démocratie concerne aussi le travail de la Justice. On a révélé des malversations, le citoyen qui n’est pas spécialiste de ce contrôle, doit avoir l’honnêteté d’attendre que tout se termine et puis de voir au fond, quel est le mal fait au pays. Quel est le contenu exact du mal qui a été fait au pays. On doit avoir la patience d’attendre cela. Pour le moment, la gestion du Président Macky Sall n’est pas concernée par cela. La loi a défini comment traiter les rapports. Il faut que tout ce qui est vraiment vrai soit précisé. Ensuite, il faut faire ce que la loi dit en de pareils cas.
Comment expliquez-vous les difficultés actuelles du Rnd dont vous êtes encore le Secrétaire général ? 
Dans la situation actuelle, je retiens le fait d’avoir créé ensemble avec d’autres partis  une grande coalition qui a réussi à faire réélire un président de la République. Ce qui apparait dans les médias, c’est davantage cette grande coalition et moins la vie des partis qui composent cette coalition. Pour le cas du Rnd, il y en a qui sont partis et d’autres sont restés. L’orientation globale actuelle du parti, c’est essayer de maintenir une grande mouvance politique qui est celle de la majorité présidentielle, d’accepter d’étudier en profondeur les problèmes et de les discuter dans le cadre de la coalition Benno Bokk Yaakaar, non pas d’essayer d’émerger soi-même en tant que parti.
Cela ne va-t-il pas tuer la vie des partis comme le Rnd ?
C’est un point de vue qu’on ne peut pas refuser. Effectivement, la grande mouvance met les partis membres dans une situation qui risque de ne faire apparaitre que des cadres qui sont dans les structures créées. Nous avons des cadres dans les structures de Benno Bokk Yaakaar. Mais pour les partis membres, il peut y avoir des insatisfactions du fait qu’ils n’apparaissent pas tous comme ils apparaissaient dans les structures du parti. Cela, en réalité, est lié à la création de tout grand ensemble. Quand on décide de créer un grand mouvement, il y a des conséquences. Il y en a qui s’en plaignent et il y en a qui comprennent la nécessité de cette réalité politique.
Votre parti a connu une crise en 2008, avec le départ de Dialo Diop. Pouvez-vous revenir sur cet épisode ?
Je ne veux pas discuter de ce problème parce que c’est le passé. On n’est plus ensemble. Il a été mon directeur de Cabinet quand j’étais ministre. Ce qui veut dire qu’on s’entendait. Maintenant, la séparation a été faite. On ne m’entendra jamais en parler. On est allé(s) ensemble un certain temps, ça n’a pas réussi, on s’est séparé(s). Aujourd’hui, j’ai posé le débat pour mon départ de la tête du parti avec les jeunes. Dès qu’ils auront un bureau, je leur laisse la place. J’ai 80 ans, je n’ai plus l’âge de me battre pour entrer dans un bureau. Je serai à la base en train de les aider.
Comment appréhendez-vous l’échec et l’état actuel de la gauche au Sénégal ?
Nous sommes des hommes de culture de gauche, mais nous ne sommes jamais entrés dans des structures qui s’autoproclament de la gauche. Il y a des amis qui y sont, des partis qui sont avec nous dans la grande coalition présidentielle, mais le Rnd ne s’est jamais réclamé de la Gauche. Parce que c’est un terme qui signifie tout ce que les combats avant l’indépendance et jusqu’à l’indépendance ont engrangé. Je ne vais pas les qualifier mais nous ne sommes pas dedans. Je comprends ces options et par conséquent, je préfère combattre dans l’orientation qui me plait et dont je pense être la meilleure pour le pays.
Vous avez été ministre de la Culture sous Me Wade, quel legs avez-vous laissé au niveau de ce département ?
Je ne suis pas resté longtemps au ministère de la Culture. Mon passage se compte en mois. J’ai été d’abord ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Ma durée à la tête de l’ensemble des deux ministères n’a pas fait un an. Le désaccord avec Me Wade a surgi tout de suite et on ne pouvait plus aller ensemble. La culture a été une étape très rapide et les forces représentées par Moustapha Niasse et le Rnd sont parties. Au ministère de la Culture, on était à l’étape de la visite et des projets d’amélioration.
Vous avez participé à la Présidentielle de 1993 avec votre fameux slogan : «Abdou Diouf, il faut le balayer». Comment avez-vous vécu cette expérience ?
Le slogan n’était pas personnalisé comme cela. Le balai, c’était à Thiès où un camarade a mis dans mes mains un balai. D’ailleurs, cela a eu un effet qu’on n’avait pas envisagé. Les gens trouvaient que la symbolique était bonne. Par la suite, quand on me parlait de balai, les gens me disaient maintenant, il faut un râteau parce qu’il y a beaucoup de déchets. Les camarades du Rnd avaient décidé d’aller à la Présidentielle pour réanimer le parti. Cela nous a permis de faire le tour du pays, d’implanter de nouveaux coordonnateurs. Mais, je pense qu’il faut encadrer les candidatures. Il faut faire en sorte que les candidats qui peuvent avoir des chances de gagner soient les seuls à se présenter aux élections. C’est ce qui a été fait avec le parrainage qui a été un bon barrage. On a trouvé le parrainage comme moyen. Et je pense que le parrainage a été beaucoup plus positif que penser à limiter le nombre de mandats. Le Président Senghor a fait vingt (20) ans au pouvoir, mais ce sont les populations qui lui donnaient la majorité. Quand en 1992, le Président Abdou Diouf a convoqué des discussions sur le code électoral, ses camarades ont fait des propositions sur la durée des mandats. C’est avec lui qu’on a essayé de réfléchir sur le nombre de mandat. Alors ses camarades, notamment feu Mamadou Diop, ancien maire de Dakar qui représentait le Parti socialiste, voulait trois (3) mandats de 7 ans. Mais cela n’avait pas abouti et on a fini par adopter deux mandats. Actuellement, les gens veulent poser un problème sur le nombre de mandats. Nous, dans la passion, nous étions d’accord, mais dans les réflexions libres d’homme honnête, est-ce que c’est démocratique de limiter le nombre de mandats ? On dit aux politiques : «Allez vers le Peuple.» Ils y vont, on va vers les urnes. Le problème, c’était l’honnêteté du vote mais ce n’était pas le nombre de mandats. Limiter le nombre de mandats, ça nous a réglé un problème mais pas autant que le parrainage. Que demain, une majorité enlève la limitation du nombre de mandats, ce sera toujours démocratique. La durée de vie décidée par les urnes pour des hommes politiques, elle est démocratique tant que le vote est honnête.
Vous semblez prôner la non-limitation des mandats présidentiels, en revenant sur le sujet, au moment où le débat sur une 3e candidature du Président Sall pollue l’espace public…
Ce qui est démocratique, ce n’est pas de dire que Ngoor (Prénom sérère Ndlr) a eu un ou deux mandats très honnêtement gagnés et que maintenant, il faut qu’il s’arrête. C’est en 1992 que cela a commencé avec le Président Abdou Diouf. Mais les Constitutions se sont suivies. L’application de la concaténation des Constitutions peut tromper des gens qui veulent voir clair dans la succession. On doit écouter ce que dit la Constitution, on doit la lire. Mais qu’est-ce qu’il y a dans la Constitution ? Je ne veux pas commencer le débat parce que les gens ne doivent pas privilégier cela. Maintenant que quelqu’un a été très bien élu et qu’il attend jusqu’en 2024 régulièrement en respectant la Constitution, au lieu de discuter avec lui sur ce qu’il veut faire, on ne doit pas discuter sur : «Est-ce qu’il a droit ou non à un troisième mandat.» Nous avons le temps, nous en discuterons. Mais les gens doivent avoir la modestie de savoir qu’ils peuvent se tromper en appréciant la concaténation des Constitutions. En réalité en 1992, j’avais voté dans les discussions pour la limitation à deux du nombre de mandats. Actuellement, il y a un problème dont nous discuterons quand ce sera le moment et ça va tourner autour de la concaténation des mandats.
Comment jugez-vous le débat politique actuel, est-ce que les hommes politiques d’hier étaient plus denses que ceux d’aujourd’hui ?
Le débat politique aujourd’hui a perdu en profondeur et en réflexion dans la mesure où très souvent, c’est un tel-là a fait deux ou trois mandats, il faut qu’il parte. Les hommes politiques d’hier étaient des hommes d’études, de réflexion. Si vous voyez ceux qui ont précédé, pratiquement, chacun a écrit. Leurs réflexions ont abouti à un document offert à la postérité. C’est quelque chose de très important. Que la réflexion, l’écrit fasse partie du travail des hommes politiques.SOPHIE BARRO

POURQUOI LE DG DE L’APS N’A PAS DÉFÉRÉ À LA CONVOCATION DE LA GENDARMERIE

http://www.emedia.sn/-Le Directeur général de l’Agence de la Presse Sénégalaise (Aps) a refusé de déférer à la convocation de la gendarmerie après que deux agents de la boite ont déposé une plainte pour coups et blessures volontaires contre lui. Son avocat, joint au téléphone, explique les raisons pour lesquelles son client n’a pas répondu à la convocation des enquêteurs. « S’il n’a pas un privilège de juridiction, il bénéficie de certaines garanties. C’est une simple affaire de coups et blessures dont on suppose qu’elle s’est passée à l’extérieur du service dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. On ne peut pas trimbaler un Directeur général sur simple convocation parce qu’un agent prétend qu’il a un certificat médical attestant des blessures de 5 jours. Ce qui est d’un grotesque extraordinaire », a expliqué Me Khoureîchi Ba, avocat du directeur général de l’APS. Estimant que nous sommes dans un Etat de droit, il laisse entendre que son client ne peut pas déférer dans ces conditions. L’avocat demande que la convocation soit régularisée, d’abord. « La convocation doit passer par les autorités supérieures en l’occurrence par le ministère de tutelle. C’est un minimum. C’est un directeur général qui est nommé par décret présidentiel. En plus, la plainte émane de personnes licenciées pour avoir tenu tête au Directeur. Ce, parce que remplacées, elles n’ont pas voulu lui donner acte de son pouvoir de nomination et de révocation. Elles ont bloqué le service pendant un mois. Ce sont elles qui devraient se retrouver au ban des accusés. Elles font beaucoup de bruit et de saupoudrage mais à l’arrivée il y a aura beaucoup de surprises », a indiqué que l’avocat, renseignant que son client n’est pas pressé. Il prend tout son temps.
Il a, dans le même sillage, battu en brèche l’information selon laquelle le Directeur de l’APS a déposé une plainte contre les deux dames. « Il n’y pas encore de plainte », a précisé Me Ba.

IMPLOSION DU COLLECTIF NOO LANK: Noo Lank authentique portée sur les fonts baptismaux, son initiateur accuse Aliou Sané et Cie de dérouler «l’agenda politique de leur leader»

https://www.jotaay.net/–Après la hausse du prix de l’électricité, des organisations de la société civile, des organisations consuméristes et celles des activistes se sont donné la main pour lutter contre cette mesure qu’ils jugent abusive. S’ils formaient un bloc homogène au début, les dissidences ont commencé à s’installer dès l’adhésion de Aar Li Nu Bokk. Après avoir assuré au médiateur de la République leur volonté de rencontrer le président de la République sans condition, une partie du collectif s’est démarquée de la masse, en imposant la libération de Guy Marius Sagna comme condition. Une pilule beaucoup trop amère pour certains membres comme Mame Cheikh Seck de la Génération des forces citoyennes. Accusant les activistes de dérouler un agenda politique qui n’a rien à voir avec la lutte contre la hausse du prix de l’électricité, certaines organisations de la société civile ont signé le divorce avec le collectif Noo Lank pour mettre en place le Noo Lank authentique.
C’est jeudi dernier, veille de la marche du collectif Noo Lank de Aliou Sané et Cie que le médiateur de la République a reçu la délégation de Noo Lank authentique conduit par son coordonnateur, Mame Cheikh Seck. Ces derniers ont promis ce 30 janvier à Alioune Badara Cissé de surseoir provisoirement à leurs manifestations sur toute l’étendue du territoire national. Ils ont aussi réaffirmé leur volonté de rencontrer le président de la République.
Revenant sur les motifs de leur départ du collectif Noo Lank, Mame Cheikh Seck parle d’imposture. «La vérité est très loin de ce qui se raconte. Les véritables précurseurs du collectif ont dû le quitter pour mettre en place le Noo Lank authentique, parce qu’on était en train de perdre de vue les véritables objectifs de notre lutte», précise le coordonnateur de Noo Lank authentique. «Nous étions là tout au début du collectif, nous faisons partie des précurseurs de cette organisation. Après l’arrestation de Guy Marius, nous étions juste 13 personnes avec juste deux activistes. J’ai fait appel aux organisations de la société civile, aux associations de consuméristes, personne ne pourra me démentir», affirme Mame Cheikh Seck.

Seydi Gassama nous a remis 265.000 pour payer la sono lors de notre première grande marche

Évoquant les points de discorde entre eux et le Noo Lank de Aliou Sané et Cie, M. Seck indique qu’après avoir rencontré le médiateur de la République la première fois avec l’accord de tout le monde, ils avaient dit Alioune Badara Cissé leur disposition à rencontrer le chef de l’Etat sans aucune condition, mais Bentalib Sow a fait une sortie pour dire que le collectif ne rencontrera le Président Sall que si Guy Marius est libéré. «Ce qui nous a le plus chiffonnés, c’est la tournée au sein de la classe politique. Non seulement nous n’étions pas d’accord, mais nous nous sommes rendu compte qu’ils étaient en train d’établir le contact avec les adversaires politiques du régime sans être disposés à rencontrer le chef de l’Etat», clarifie le coordonnateur de Noo Lank authentique. Pour lui, c’est à partir de ce moment qu’ils ont cessé de parler le même langage que les activistes. «Il faut que les Sénégalais sachent que ce sont les organisations de la société civile qui ont mis en place Noo Lank, malheureusement les activistes ont semé le bazar au point d‘éclater le collectif. Nous étions là quand il fallait cotiser pour confectionner les tee-shirts. C’est Seydi Gassama lui-même qui nous a payé la sonorisation de notre première marche à 265.000», explique-t-il.

«Nous ne sommes pas comme ces activistes qui n’ont que la chantage comme moyens de pression»

Mame Cheikh Seck ne s’est pas gêné pour descendre ses anciens collaborateurs du collectif Noo Lank en flammes. Pour lui, le Noo Lank authentique n’a rien à voir avec ces activistes qui n’ont que le chantage comme moyens de pression. «Ils disent qu’ils ne rencontreront le chef de l’Etat que si Guy Marius Sagna est libéré, ce qu’ils oublient, c’est que le l’objectif principal du collectif Noo Lank, c’est la baisse du prix de l’électricité, la libération de Guy Marius y a été ajoutée accessoirement», précise Mame Cheikh Seck.

Il annonce l’adhésion de Me Massokhna Kane et Mamadou Lamine Dianté à Noo Lank authentique

Le coordonnateur de Noo Lank authentique d’assurer que toutes les organisations de la société civile qui se respectent ont quitté l’autre collectif pour les rejoindre. «Nous voulons simplement leur donner la possibilité de l’annoncer elles-mêmes, mais je peux vous assurer que les vrais défenseurs des intérêts sénégalais sont avec nous. Les Sénégalais ont dû faire le constat, même les syndicalistes qui les accompagnaient ont déserté leur manifestation», déclare le coordonnateur de Noo Lank authentique, qui annonce l’adhésion de Me Massokhna Kane et Mamadou Lamine Dianté.
Après avoir rencontré à nouveau le médiateur de la République, Noo Lank authentique, selon son coordonnateur, mène des concertations de base avec les différentes institutions, des ex-sénateurs, mais aussi les associations des travailleurs qui sont plus concernées par la hausse du prix de l’électricité pour enfin élaborer leurs doléances à défendre face au chef de l’Etat.Ndèye Khady D. FALL

 La réponse «sèche» d’Innocence Ntab aux habitants de Lyndiane: «Allez plutôt demander de l’aide à Ousmane Sonko»

http://www.dakarmatin.com/Entre Mme Innocence Ntab Ndiaye et les populations de Lyndiane, si ce n’est le divorce, la non conciliation a été actée et notifiée à qui de droit. Et à Lyndiane, les populations ont l’impression d’avoir été utilisées et jetées par les politiques, une fois l’opération « 2ème mandat, 1er tour » terminée. Et pour ces populations, « un jour viendra. » Chronique d’un douloureux divorce en vue.
Situé au sud de la ville de Ziguinchor, Lyndiane est le quartier le plus populaire de toute la région. Et cette densité de plus en plus incontrôlée a poussé les autorités locales à diviser le grand Lyndiane en plusieurs sous quartiers pour pouvoir le contrôler. Et avoir un meilleur aperçu sur les activistes politiques. Dans ce quartier qui concentre le plus grand nombre de bureaux de votes, on panse les offenses…pardon on essaie d’oublier les engagements non tenus des politiciens et on attend patiemment les futures élections pour se faire entendre. Se venger. Ici, les populations en veulent surtout à Mme Innocence Ntab, « coupable » de les avoir bernées et de les avoir oubliées dès que le candidat de Benno est passé. A en croire des confidences obtenues par nos confrères de Kewoulo, elle aurait sollicité les populations pour lui apporter leur aide dans sa campagne de collecte des parrainages. Et ces derniers lui ont soumis leur projet de reconstruction de la mosquée du quartier. « C’est du donnant donnant », soutient-on ici.
Et depuis, ce jour le fil du dialogue est coupé entre elle et les populations. Contactée par Kewoulo, l’actuel ministre d’Etat s’est portée en faux contre cette affirmation. Pour elle, « c’est désolant d’aider des gens et de voir ces mêmes personnes revenir pour nier avoir reçu votre aide. » A en croire Mme Innocence Ntab Ndiaye, son engagement en politique et son soutien aux populations de Lyndiane, sont antérieurs à la venue de Ousmane Sonko en politique. « D’ailleurs, depuis plusieurs années déjà, j’aide les femmes de Lyndiane, en finançant leurs projets. » A t-elle déclaré, visiblement hors d’elle, énervée que « quelqu’un (l)’appelle au bout du fil, (se) présente comme journaliste et (lui) pose des questions tout en voulant lier cette aide à des soutiens pour le parrainage. » Et veut que Kewoulo se rapproche de personnes ressources pour avoir la version des faits.
C’est ce qu’a fait le site d’information. A Lyndiane, Alcalo Samaté, l’un des responsables les plus actifs de la mosquée, est catégorique. « On a reçu que 5 tonnes de ciment et c’est moi qui les ai réceptionnées. Elle nous a dit avoir envoyé les 5 autres tonnes pour la Cathédrale dont un pan du mur était tombé. Et depuis, nous n’avons aucun contact avec elle. » Aussi, alors qu’elle soutient avoir toujours aidé des associations de femmes à Lyndiane, les principales concernées, contactées par Kewoulo, admettent la réalité de l’acte tout en minimisant son importance. « Ce sont 3 grandes marmites de 30, 20 et 10 kg qu’elle nous a données. Aussi, elle nous a remis des bols tout en nous promettant des bâches, des chaises afin qu’on démarre une activité normale. Mais, les promesses sont restées lettres mortes. »
Choquée que ses promesses non tenues fassent l’objet d’un article de presse, Innocence Ntab Ndiaye a donné des noms de personnes qui seraient ses responsables locaux afin qu’on les interroge. Et, alors que nous attendions qu’elle nous fournisse les numéros de ces personnes susceptibles de confirmer ses propos, elle a, sur un ton sec, coupé court. « Je ne suis pas un répertoire téléphonique. » En attendant qu’elle ne daigne se rappeler les nombreuses promesses faites aux populations, à la veille de la dernière présidentielle, à Lyndiane on rumine sa colère. « D’ailleurs, c’est à la suite de cette promesse qu’on a détruit notre mosquée, espérant reconstruire une nouvelle rapidement. Mais, après avoir constaté qu’elle ne fera rien pour nous qu’on a commencé à demander aux populations de cotiser pour reconstruire la mosquée. Tout en appelant les fils du quartier à travers la diaspora. » Déplore-t-on à Lyndiane.Source: Kewoulo.info

SONKO VILIPENDE MACKY SALL DANS «EL PAIS»: «Au Sénégal, le seul risque est l’incompétence, la gouvernance scandaleuse et le manque de patriotisme du Président»

https://www.jotaay.net/Ousmane Sonko accuse toujours Macky Sall de s’être «fabriqué» une victoire lors de la présidentielle de février dernier. Et il ne boude guère son plaisir d’être sorti comme 3ème force avec 15% de voix ; un pourcentage qui, assure-t-il, aurait pu être beaucoup plus important si l’élection s’était passée dans les normes. Dans une interview publiée lundi par le journal espagnol «El Pais», le président de Pastef met au feu la politique et les grands projets du chef de l’Etat qui, dit-il, ignore les priorités du pays. Selon Sonko, le Sénégal est au bord de l’implosion du fait de la pauvreté, du chômage, du recul de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage.
Ousmane Sonko se met de plus en plus sur l’orbite international. Le leader du Pastef a en effet accordé une interview au journal espagnol «El Pais (le pays)», dans laquelle il réitère sa position de rejet des résultats de la présidentielle du février 2019. «Bien sûr que je ne les accepte pas, le Président Macky Sall a fabriqué une victoire technique bien avant l’élection, en manipulant le recensement et la distribution des cartes électorales», explique-t-il. Pour lui, si tout s’était passé dans les normes, il aurait pu faire un score beaucoup plus intéressant que ses 15%. «Dans des conditions normales, nous aurions atteint 25 ou 30%», soutient-il. Mais le président de Pastef est loin de bouder son plaisir d’avoir atteint un tel pourcentage. Et pour cause : «malgré tout, nous avons été fantastiques. C’était notre première présidentielle, avec un nouveau parti, des gens sans expérience et presque sans ressources».

«gouvernance scandaleuse et le manque de patriotisme» du Président»

Interpellé sur sa non-participation au dialogue national, Sonko ne voit aucune pertinence à prendre part à de tels échanges. «Quel est l’intérêt ? Un dialogue national est nécessaire après une guerre civile ou en raison d’un grave danger. Or ici, le seul risque est l’incompétence, la gouvernance scandaleuse et le manque de patriotisme du Président, qui veut maintenant partager la responsabilité de la hausse des prix, de la situation économique désastreuse, de l’endettement explosif et de l’instrumentalisation de la justice». Dénonçant l’impertinence des politiques publiques et des gros projets, au moment où tout va mal dans le pays, l’opposant embraye : «ce pays est au bord de l’implosion et le gouvernement est orienté vers des investissements non prioritaires, comme un train de 38 kilomètres ou une frénésie routière, alors qu’il n’y a pas d’emploi, la pauvreté est endémique et l’agriculture, l’élevage et la pêche sont coulés. Voilà le danger», martèle-t-il.
«nous grandissons pour les autres»
Et l’ancien inspecteur des impôts et domaines ne veut surtout pas qu’on lui parle de croissance. «De quelle croissance parle-t-on, qui en profite, d’où vient-elle ? 80% de notre économie est entre des mains étrangères, nous grandissons pour les autres. Même si nous atteignons 20%, cela n’aidera pas, cela ne résoudra pas la pauvreté ou le chômage, cela ne réglera pas les problèmes de l’Afrique», dénonce-t-il. Pour lui, la solution pour le Sénégal et les autres pays africains, est de «miser sur une mobilisation endogène de nos ressources et nous concentrer sur nos véritables priorités, comme l’éducation ou la santé». Et ce doit être les entreprises sénégalaises qui mènent la danse.Mbaye THIANDOUM

 Jaraf Ndao,responsable Apr des Hlm: «nous demandons, solennellement, au Président Sall d’arrêter le virus Diouf Sarr, avant que le Parti ne soit contaminé;sinon…»

https://actusen.sn/–La mise en garde est claire, nette et sans ambages. Elle porte les empreintes de Jaraf Ndao, responsable de l’Alliance pour la République, dans la Commune des Hlm et est dirigée contre le maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr.
En effet, le premier nommé, qui n’a pas goutté au fait que le second se soit rendu dans son fief, aux fins, dit-il, de chercher à le déstabiliser, avertit le Président de l’Apr en ces termes : « si le maire de Yoff remet les pieds dans ma Commune aux fins de déstabiliser mes bases, il le regrettera pour le restant de sa vie ».
Poursuivant, Jaraf Ndao renchérit : « j’ai voulu passer pour un militant responsable, discipliné, comme nous le suggère, tous les jours, le Président Macky Sall. Mais je puis vous assurer que si Abdoulaye Diouf Sarr réédite son outrecuidance de ce jour, tout le monde verra que ce ne sera plus jamais une partie de plaisir pour lui ».
Selon Jaraf Ndao, « il (Ndlr : Macky Sall) nous a appris à être des militants responsables, calmes et sereins. Mais nous lui demandons, solennellement, d’arrêter le virus Diouf Sarr, avant que le Parti ne soit contaminé ». Car, ajoute le responsable Apr des Hlm, « si aujourd’hui, nous avons laissé passer la forfaiture Abdoulaye Diouf Sarr, ce ne sera plus le cas, s’il récidive son acte de ce jour ».
« Je savais que Abdoulaye Diouf Sarr a, avec dire la vérité, un conflit de longue date. Mais ce qui me fend le cœur,  quand je vois Abdoulaye Diouf Sarr défier, publiquement, le Président Macky Sall« 
Quand le maire Abdoulaye Diouf Sarr fait savoir à Mame Diarra Thiaré, que « quiconque vous dit qu’il vous a offert le billet pour La Mecque, vous raconte une contrevérité, car le billet en question vous a été octroyé par le Président Macky Sall », Jaraf Ndao lui rétorque : « si c’est pour me mettre en mal avec Mame Diarré Thiaré, Abdoulaye Diouf Sarr a pédalé dans le vide, car c’est moi qui lui ai remis les premières cartes de l’Apr qu’elle a vendues ».
Car, ajoute Jaraf Ndao, « c’est à moi que le Président Macky Sall avait remis le billet. Mais puisque, l’année dernière, je suis allé à La Mecque, et Mame Diarra Thiaré est l’une de mes plus fidèles compagnons, j’ai pris la décision de lui offrir le billet en question. D’autant qu’elle a sué sang et eau pour massifier le Parti. Elle le mérite, amplement, eu égard à son travail inlassable pour le Parti ».
Pour rappel, prétextant une visite pour rendre hommage à Mame Diarra Thiaré qui a bénéficié d’un billet pour La Mecque de la part du Président de l’Apr, Abdoulaye Diouf Sarr en a profité pour faire un saut aux Hlm, précisément aux Hlm Montagne et jeter une grosse pierre dans le jardin de X. Pour ce faire, l’édile de Yoff a voulu faire comprendre à Mame Diarra Thiaré que ce n’est nullement Jaraf Ndao, son responsable local, qui lui a offert le billet de la controverse.
Dans tous les cas, ce dernier de revenir à la charge : « je savais que Abdoulaye Diouf Sarr a, avec dire la vérité, un conflit de longue date. La preuve, on garde encore vivace dans la mémoire la contrevérité grossière autour de sa fameuse liste de dix maires. Et c’est toujours son goût prononcé pour la contrevérité qu’il a dit à Mame Diarra Thiaré ce qu’il lui a dit », affirme-t-il.
Par contre, souligne Jaraf Ndao, « ce qui me fend le coeur, c’est quand je vois Abdoulaye Diouf Sarr défier, publiquement, le Président Macky Sall. Et ce, sans que rien ne lui arrive. Comme s’il était un intouchable ».

Le mode ralentisseur sénégalais Par Mamadou SY Albert

Les Sénégalais n’en peuvent plus à force de vivre pratiquement une situation d’un pays qui vit des problèmes identiques depuis des décennies. Que des problèmes soient de l’ordre politique, de l’économique ou du social et du culturel, ils ne parviennent encore à trouver des remèdes aux difficultés qui assaillent de partout dans les foyers, dans les lieux de travail et dans la rue. La vie devient désormais importable pour l’écrasante majorité des populations. Ils ont changé des régimes. Ils ont fait la grève pour que la situation des travailleurs, des enseignants, des élèves connaissent un léger mieux-être. Ils n’ont jamais cessé de se parler, de dialoguer entre eux, de communiquer dans les espaces publics et privés. Les maux sont connus. Le coup de balai sauveur se fait désirer par les jeunes et les moins jeunes. Ainsi va le Sénégal de toujours au ralenti, en attendant la tempête passagère.
L’impression d’un Sénégal au ralenti où rien ne bouge réellement se conjugue souvent avec le ressentiment d’un pays à problèmes. Entre le ralenti permanent et l’accumulation des difficultés de la vie de tous les jours, on peine vraiment à dire de manière précise si le premier état du monde ralentisseur est la cause du second état chaotique dans lequel se meuvent les Sénégalais. Il est difficile de trancher entre la cause du ralentissement de l’évolution de la société et la source des problèmes qui pèsent sur le vécu des populations confrontées à de nombreuses difficultés.
Peut-être que les deux phénomènes sociaux et culturels du ralentissement et de l’accroissement des maux de la société sont dialectiquement interdépendants. L’un ne peut exister sans l’autre. Ils s’auto-influencent. Le constat d’un pays au ralenti plombé par des difficultés majeures de plusieurs ordres multisectoriel, est toutefois du domaine du visible au quotidien dans les foyers, dans les lieux de travail, dans les espaces publics et privés.
Cet état de morosité ambiante agit évidemment sur l’état psychologique global de la société : le moteur est  en panne. Les organes ne fonctionnent. La nation ne sait plus où elle va. Plutôt, elle tourne en rond sur elle-même et ses difficultés structurelles. Il est assez courant d’entendre d’ailleurs dire que les Sénégalais sont fatigués. Le pays est f…! C’est de la m…! Ils n’en peuvent plus de supporter ce pays au ralenti confronté à des difficultés sans fin.
Les Sénégalais ont pourtant tout essayé pour sortir de ce cycle du ralentissement et de l’infernale pression des énormes difficultés familiales, communautaires et nationales. Ils sont passés par la démocratie et les urnes. Ils ont changé deux à trois fois de pouvoirs. La grève, ils connaissent. Le dialogue entre les citoyens fait partie des modes de fonctionnement de la vie et de la gestion des affaires publiques nationales et locales. Tous ces leviers pour accélérer la cadence n’ont guère produit, de manière significative, le véritable mieux-être social, culturel et économique attendu. Le pays fatigué retourne ainsi à sa situation de ralenti avec naturellement des risques d’amplification des problèmes.
Comment sortir de cet état oscillant entre l’état ralenti de la société de toujours et l’état de l’accroissement des problèmes de société ? Le repli sur soi constitue une attitude privilégiée que le Sénégalais semble préférer après des espoirs déçus du changement pour mettre fin aux phénomènes ralentisseurs et aux pesanteurs des aléas d’un monde de plus en plus globalisé. Cette posture de retour à soi-même aggrave apparemment le ressentiment d’un pays au ralenti. Certains choisissent l’indifférence totale. Ils ne croient plus au pays. Ni à eux-mêmes, ni aux autres. Encore moins au collectif national.
Enfin, une petite minorité espère un coup de balai. Balayer le Sénégal, le Sénégalais avec. Cette dernière option ne fait pas forcément bouger le pays et ses citoyens recroquevillés sur eux-mêmes et/ ou indifférents. Il faudra peut-être un coup de balai sauveur. Ce coup de rupture avec le sur-place devra être capable de sortir le Sénégalais de l’individualisme, de l’indifférence et de la démission collective et individuelle. L’espoir qu’un jour le changement viendra est permis. http://actunet.net/

Pape Alé Niang fait des précisions majeures sur son livre dans sa chronique de ce mercredi

Le journaliste Pape Alé Niang est revenu ce mercredi sur son livre « Scandale au coeur de la République: Dossier du Coud », dans sa chronique. Il a fait d’autres précisions majeures… Ecoutez !!!http://www.dakarmatin.com/rubriques.php?rub=audio.php&source=PAN

Ouvrage de Pape Alé Niang sur le rapport de l’OFNAC au COUD :Un complot triangulaire contre le régime du Président Macky Sall

https://www.xibaaru.sn/–Et si, l’on n’est pas finalement allé très vite en besogne, en s’attaquant au ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République (ME-SGPR), M. Mahammed Boun Abdallah Dionne qui, réagissant sur l’ouvrage du journaliste-chroniqueur, Pape Alé Niang qui exploite un rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) sur le Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), fait certaines allusions.
Dionne soutient que le rapport est l’œuvre d’un Français rentré depuis dans son pays.
On a vite fait de s’attaquer au secrétaire général de la Présidence de la République, alors qu’au regard d’investigations, et à la suite d’éléments en possession de Xibaaru, des doutes subsistent sur l’objectivité de ce rapport de l’OFNAC finalement exploité par Pape Alé Niang à travers son ouvrage intitulé « scandale au cœur de la République : le dossier du Coud ».
Mahammed Boune Abdallah Dionne ne peut lancer des propos en l’air pour une affaire aussi sérieuse, s’il ne détient des informations en sa connaissance du fait de sa position qu’il garde au cœur de l’Etat ? Ancien Premier ministre, il occupe à présent le fauteuil de ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République.
Les radars de Xibaaru ont réussi à capter un mail dont tout laisse croire que dans cette affaire, il y a beaucoup de manipulations. Pape Ibra Kébé, un nom à fort accent sénégalais, est l’auteur du rapport de l’OFNAC sur le COUD. Seulement, Pape Ibra Kébé est un enseignant-chercheur avec grade de professeur depuis 2004 qui bénéficie d’un contrat de mise en disposition au groupe ESC Clermont, de la part de l’Etat français. Le mail provient de Pape Ibra Kébé et est adressé en date du 14 avril 2016 à Mme Nafi Ngom Keïta, ancienne Présidente de l’OFNAC dont on dit que c’est elle qui serait finalement derrière l’ouvrage de Pape Alé Niang.
Beaucoup de manipulations
Mahammed Boune Abdallah Dionne a bien raison d’insinuer que depuis la rédaction du rapport, Pape Ibra Kébé a quitté le Sénégal pour se rendre en France.
Dans son mail adressé à Mme Nafi Ngom Keïta, Pape Ibra Kébé s’excuse auprès de celle-ci de son absence subite du Sénégal pour retourner en France pour des raisons indépendantes de sa volonté. Ce qui intrigue, c’est pourquoi Pape Ibra Kébé quelle que soit l’urgence, ait quitté de la sorte le Sénégal pour retourner en France, sans pour autant informer au préalable la Présidente de l’OFNAC ?
Pape Ibra Kébé trouve un prétexte des plus légers qu’il sert à Mme Nafi Ngom Keïta. Voilà ce qu’il indique : « Mon employeur et le Groupe ESC Clermont m’avaient accordé une disponibilité d’un an renouvelable deux fois. Celle-ci devrait faire l’objet d’un renouvellement fin Mars 2016. A ce titre, j’ai été convoqué à nouveau le 1er Avril 2016 pour le renouvellement. Malgré de nombreuses rencontres entre les deux instances décisionnelles, je n’ai pas pu obtenir le moindre renouvellement en raison du manque d’effectif (démission et départ du Doyen, décès d’un autre Professeur de Finance en Janvier 2016 à la suite d’un cancer foudroyant). »
De qui se moque-t-on ?
Ni Pape Ibra Kébé, ni Nafi Ngom Keïta ne peuvent à ce propos insulter l’intelligence des Sénégalais quand le premier nommé veut faire croire que la seconde en l’engageant n’était pas au courant de sa situation professionnelle en France. Que Pape Ibra Kébé disposât d’une disponibilité qui devait prendre fin mars 2016. De qui vraiment se moque-t-on ?
Ne rigolez surtout pas ? Parce que c’est là où cela devient stupéfiant. Pape Ibra Kébé se sent redevable d’une grosse dette de reconnaissance envers Mme Nafi Ngom Keïta et que la soutenir est pour lui, un devoir moral et patriotique. Si, si, au point dans son mail, de solliciter auprès de l’ancienne Présidente de l’OFNAC, le rachat d’un crédit immobilier auprès de la BNP qu’il ne parvient plus à honorer depuis son départ du Sénégal, du fait de la situation critique de son compte bancaire qui affiche un solde débiteur de près de…1.600.000 fcfa.
En quoi, et avec quels moyens la Présidente de l’OFNAC devrait racheter les crédits d’un homme qui a finalement jeté le masque en déclarant à celle-ci que la soutenir est un devoir moral et patriotique. Une affirmation qui cache des dessous. Pape Ibra Kébé montre à quel point, il pourrait faire n’importe quoi rien que pour les désirs de Mme Nafi Ngom Keïta qui a fini de démontrer qu’elle est une opposante du régime du Président Macky Sall. Et c’est le rapport de Pape Ibra Kébé qui atterrit entre les mains de Pape Alé Niang qui en fait ses choux gras. La coïncidence paraît étrange.à suivre…Comment Nafy Ngom voulait nuire à Macky Sall…La rédaction de Xibaaru

Parlement Cedeao: Moustapha Diakhaté rend hommage à Cissé Lô

https://www.seneweb.com/L’ex président du Groupe parlementaire Bby se dit satisfait par le bilan de Moustapha Cissé Lô à la tête du parlement de la Cedeao. Moustapha Diakhaté a fait un post Facebook, pour féliciter son (ex) camarade de parti. Voici l’intégralité de la publication.
« La fin du mandat de l’Honorable Député Moustapha Cissé LÔ, à la Présidence de l’auguste Parlement de la CEDEAO, m’offre l’agréable occasion de lui présenter, en ma qualité d’ancien Président du Groupe BBY de la 12eme, mes très vives et chaleureuses félicitations pour l’excellent travail accompli au nom de la République du Sénégal et de l’Assemblée nationale.
Les succès de sa présidence viennent une fois encore de confirmer le leadership du Sénégal et sa contribution à l’intégration africaine.
Le Président Moustapha Cissé LO a amplement honoré la confiance du Président de la République du Sénégal, des Groupes parlementaires et ses collègues députés de la 12eme.
Avec ses grandes qualités de parlementaires, il a su ouvrir une nouvelle étape de l’engagement de notre pays au service des peuples de la CEDEAO. »

 Encore un incendie au marché Petersen de Dakar: d’importants dégâts matériels enregistrés

http://www.dakarmatin.com/Un incendie s’est encore déclaré ce mercredi matin, au marché Petersen, situé au centre-ville de la capitale sénégalaise. Les flammes ont pour le moment causé d’importants dégâts matériels, selon la Rfm qui donne l’information.
Pour rappel, il y a moins d’un (1) mois, le 8 janvier dernier, le même marché était en feu. Plusieurs millions et d’importants dégâts matériels étaient enregistrés

Pikine: Ndioba Seck assassinée à cause du fœtus de 6 mois qu’elle portait

https://actusen.sn/-Le quotidien Libération dans sa parution de ce jeudi, fait de nouvelles révélations sur la mort de la dame Ndioba Seck. Selon nos confrères, elle a été assassinée à cause de la grossesse de six mois qu’elle portait.
Le présumé tueur et petit ami de la victime, Alioune B. alias «Alioune moto», n’a jamais supporté que Ndioba soit tombée enceinte d’un autre homme que lui. Il aurait demandé à plusieurs reprises à sa petite amie d’avorter. Ce que Ndioba a toujours refusé.Ainsi, il a asséné 64 coups de couteau à Ndioba Seck pour être sûr que le fœtus de 6 mois qu’elle portait sera atteint.

Incendie à Touba: le bilan s’alourdit à trois morts

https://actusen.sn/-Un incendie d’une rare violence a eu lieu hier à Touba, au quartier Gouy Yu Sew. Le bilan provisoire faisait état de 2 morts et 1 blessé grave. Mais aux dernières nouvelles, leur petite sœur qui souffrait de blessures   au troisième degré, a succombé à ses blessures, ce mercredi.La police poursuit ses enquêtes  pour élucider les circonstances de cet incendie.

Viol sur mineur suivi de grossesse: L’Imam Khassim Bassirou Diouf encourt deux ans de prison

Imam Khassim Bassirou Diouf risque deux ans de prison. C’est en tout cas  la peine requise contre lui par le procureur de la République. Selon le quotidien L’AS qui donne l’information dans sa parution de ce mercredi,  les faits remontent à la veille du mois de ramadan de l’année dernière.
Imam de son état, marié à deux épouses et père de quatre enfants, Khassim a violé et enceinté Kh. Ngom la fille de sa voisine, mineure et âgée de moins de seize ans, qui a donné naissance à un bébé de sexe masculin. Un acte pédophilique qui lui a valu sa comparution hier devant le tribunal correctionnel de Diourbel.
Devant la barre, rapportent toujours nos confrères, le mis en cause a nié les faits qui lui sont reprochés et dénoncé une nuisance de sa personne. «Je jure sur le saint Coran que je n’ai jamais touché cette fille. On cherche à me nuire», clame-t-ilLe délibéré est prévu le 18 février prochain.Adja Khoudia Thiam (

Gendarmes chez Baba Diao «Itoc»: Les précisions de son avocat

https://www.dakaractu.com/-Des informations sur une descente musclée de la Gendarmerie chez l’homme d’affaires Baba Diao « Itoc » ont circulé hier sur le net. Une descente opérée au niveau de la « Cité Keur Gorgui ». Mais l’avocat de l’homme d’affaires, à travers un communiqué, a réagi à cette nouvelle qu’elle qualifie de fausse.
Selon Maître Alassane Cissé « il s’agit, d’une très fausse information comme il peut en circuler quotidiennement de nos jours ».
La robe noire de poursuivre en précisant que « Monsieur Abdoulaye Diao (et non Baba Diao) n’habite pas et n’a jamais habité à la cité Keur Gorgui.  Il n’a aucune activité qui pourrait justifier la nécessité d’une présence de gendarmes à son domicile, fût-ce pour porter assistance à un huissier de justice ».
L’avocat de conclure en indiquant que M Diao réserve ses droits quant à l’utilisation abusive de son nom.
Mais que s’est-il réellement passé dans cette affaire.  Une source sécuritaire nous affirme que c’est en réalité au domicile du fils de Baba Diao, à la Cité Keur Gorgui que la Gendarmerie a fait une descente. Ce dernier en affaires avec un quidam, le business aurait mal tourné et abouti à l’évènement qui s’est passé hier chez lui. Et que donc Baba Diao n’est ni de près ni de loin mêlé à cette histoire…

Guinée Bissau: Les résultats du second tour vérifiés, Embalo confirmé…

https://www.dakaractu.com/Conformément aux recommandations du comité de suivi de la CEDEAO, la Commission nationales électorale a procédé à l’apurement des résultats issus du second tour de la présidentielle bissau-guinéenne. Un travail fait ce mardi en présence des représentants des deux candidats mais aussi sous la supervision du chef de la mission d’observation de la CEDEAO, Soumeylou Boubeye Maiga.
A l’issue des travaux, la CNE a confirmé les résultats qu’elle avait proclamés le mercredi 1er janvier et qui font du Général Umaro Sissoco Embalo le nouveau président de Guinée Bissau avec un score de 53,55% contre 46,45% pour son rival, Domingos Sommes Pereira.
Cependant, ce nouveau développement ne semble pas avoir attendri le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-vert (Paigc) et son candidat. Un nouveau recours est annoncé devant les institutions judiciaires.
Pour sa part, le président déclaré élu poursuit sa tournée auprès de ses « homologues ».  Récemment, il a été vu aux cotés du présidents turc et sud-africain, Recep Tayyip Erdogan et de Cyril Ramaphosa.

MON DIADÈME POUR « LES EMBLÈMES DU DÉSIR »* Par Soro DIOP

Un aveu d’abord : j’ai eu d’interminables nuits d’extases, ponctuées par des cogitations « érectiles » avec « Les emblèmes du désir ». J’ai eu des désirs comme jamais inassouvis de lire et de relire ce recueil, nectar de mots, délices du verbe. Je me suis attardé, comme pour prolonger un bail de félicité, sur chaque poème qui se refuse à rompre le contrat de complicité que l’on a noué.
Je n’ai pas rompu le bail avec ce recueil de chevet, mais il me fallait coucher et d’accoucher ces lignes, après de lentes et longues promenades à travers les méandres délicieuses des jeux de mots, des allitérations, des métaphores et autres figures de style qui peuplent si richement ce recueil de poèmes abouti, Victor Hugo dirait « obéi », de mon frangin et ami El Hadj Hamidou Kassé.
Du poème d’ouverture en hommage à son père avec quelques senteurs du « dormeur du Val d’Arthur Rimbaud, l’enfant aux semelles du vent, à la dernière jouvence paradoxale qui invite « Dans le chaos… (à) continuer… », que de rencontres avec des pépites d’une langue si maîtrisée avec des mots si bien ciselés !
El Hadj, vous avez fait refluer dans les mémoires hélas si souvent poreuses à l’oubli, « le sol meurtri de Sangalkam », revécu les instants des épaisseurs tragiques ayant emporté Malick Bâ, épaisseurs tragiques auxquelles vous avez su pourtant donner des voluptés apaisantes en les enlaçant dans des vertus de « courage », de « dignité » et d’« intelligence » qui défient « le silence du monstre froid ». Et puis à Noël, vous avez encore fait surgir, en épistolier balzacien, « le tendre visage du Christ », en rallumant les étincelles d’une jeunesse debout. Toi aussi, tu es l’« enfant de Noël » car tu sais, cher ami, que « demain c’est déjà le présent ».
Comme le printemps d’une lutte que tu évoques avec une délicate mais ferme écriture pour célébrer Mamadou Diop, le martyr du 23 juin et tous les martyrs des luttes émancipatrices. Pour dire l’éternité ? Pour faire survivre la grande espérance ? Tu vois, camarade, qu’il restera toujours dans les péripéties de la vie, les sédiments des combats inaltérables ! Eternels. Que nulle silhouette ne pourrait ensevelir !
Quel régal de l’esprit que ces poèmes aux surprenantes alliances fallacieuses, aux images insolites enrobées dans la musicalité des mots qui figent parfois des fugacités dans l’ « Eternité » ! Comme « Alizées solitaires », « Passage », « Ici et maintenant », « Dés-astre », « Ciel absent », « Ici », « Déshérence », « Ailleurs et Ici », « Justice », « hasard », « Injonction », « le poète », « Constellation », etc… Aux calices de l’Eternité, on peut encore boire et reboire avec avidité les scintillements de la langue parée « d’images, de symboles et de rythmes » comme dans « Occultation » où l’auteur veut « être ce néant qui passe…sur la piste de (sa) présence », « Cette voix », « écho des élégies de minuit… », mais qui sait pourtant par le « Lexique » que « le veilleur de nuit et guetteur des mots ne se satisfait pas des parallèles », car « il attend le mot dans l’insurrection du Réel…Un lexique défait, une nouveauté à nommer… »
J’ai été littéralement envoûté, subjugué et sublimé par la dernière partie « Variations », constellée de poèmes qui ondulent sur un ancrage, on dirait obsessionnel, à la terre natale pour laquelle El Hadj Kassé éprouve « un amour presque tyrannique ». Je me suis laissé emporter par ses brèves odyssées oniriques, bercé par « le mouvement des songes », leur « clameur », leurs « mélodies », leur « rythme surréel ». Mais « Variations », ce sont aussi ces invariables lieux de mémoire : Dakar, Gorée, Ngor, les Almadies, Saint-Louis. Et les lieux d’enracinement, ce royaume d’enfance comme Mogo et ses « Mogolaises », mais ces beaux esprits revisités avec subtilité, monstres sacrés de la poésie noire comme Senghor, Aimé Césaire, du roman comme Cheikh Hamidou Kane et Abdoulaye Sadji, de l’art comme Mambéty Djibril Diop et Issa Samb, de la musique comme Bird Parker, Duke Armstrong.
« Variations », c’est aussi la fidélité, non pas à un amour, mais à des amours de cœur et de raison, avec des moments d’oasis goulûment savourés au milieu des tempêtes existentielles : Rella, Salimata, Djalika, Fama…
J’ai refusé longtemps de fermer ce recueil de poèmes que Kassé a voulu clore par un seul thème, « Courage », comprenant un seul poème : « Dans le chaos, continuer… ». Un courageux hymne à la persévérance, en dépit des vacillements de l’éthique, des idylles promises remises en cause, des « grondements sinistres » d’un « monde sans monde…Sans peuple…Sans vie ». Malgré tout, en « écho sonore » et en « travailleur de la raison pour faire bien vivre », tu prônes le courage…
« De « continuer…
Pour goûter à la réinvention festive
Des idylles à venir ».
Tout un hymne à l’optimisme ! Un beau diadème que « Les emblèmes du désir » ;
• « Les emblèmes du désir », Poèmes (1911-201) par El Hadj KASSE, Les Editions Maguilen. Mars 2019

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 05/02/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Plainte contre Pape Gorgui Ndong

Le «cleaning day» de Pikine se termine à la police. Le maire de Pikine-Ouest et responsable de l’Alliance pour la république (Apr), Pape Gorgui Ndong, est visé par une plainte. C’est le responsable politique Madani Tall Guèye qui a déposé la plainte (mention 1229) au Commissariat d’arrondissement de Pikine. Joint au téléphone, Madani Tall Guèye dit poursuivre en justice l’édile de Pikine-Ouest pour sabotage de leur opération «cleaning day», samedi dernier, en mobilisant ses proches qui les ont insultés et ont provoqué une bataille rangée. Il y a eu des blessés lors de la bagarre. Il nous revient que Madani Tall Guèye est un proche du Directeur des Ressources humaines de l’Ageroute, Cheikh Tidiane Thiam cité parmi les adversaires potentiels du maire Pape Gorgui Ndong aux prochaines élections locales. Nos tentatives pour joindre l’édile de Pikine-Ouest sont restées vaines.

Mbao se dote d’une brigade avancée de gendarmerie

Longtemps réclamée par les populations de Keur Mbaye Fall avec la recrudescence des agressions, Mbao va se doter très prochainement d’une brigade avancée de gendarmerie. Elle va bientôt ouvrir ses portes grâce à l’institution municipale dirigée par le maire Abdoulaye Pouye. Une action saluée par les acteurs au développement qui demandent la collaboration des populations avec les pandores pour sécuriser davantage la zone.

Report de la grève des gros-porteurs

La grève des acteurs du transport routier sur le corridor Dakar-Bamako, prévue pour le 9 février prochain, a été reportée à une date ultérieure, d’après des sources de «L’As». Les conducteurs des gros-porteurs ont renoncé au mouvement d’humeur sur demande de la partie malienne à savoir le Syndicat national des chauffeurs et conducteurs du Mali (Synacor/Mali). Le secrétaire général de Synacor/Mali, Moctar Dabo, a envoyé une lettre à la partie sénégalaise, notamment à l’Union des routiers du Sénégal dirigé par Gora Khouma.

Le Sénégal sort du lot des 25 pays les plus pauvres

Le Sénégal ne figure pas sur la liste des 25 pays qui ont le plus faible produit intérieur brut (PIB).Autrement dit, il ne fait pas partie des 25 pays les plus pauvres, d’après le classement du site français, fr.statista.com. A travers un diagramme, les experts montrent le classement des pays ayant le plus faible produit intérieur brut (PIB) par habitant dans le monde en 2019. Ainsi, le Soudan du Sud arrive en tête des pays les démunis, avec un PIB par habitant de 236 dollars. Il était suivi du Malawi et du Burundi. A la grande surprise, le Rwanda qui est toujours cité en exemple figure parmi les 25 pays les plus pauvres du monde. Son PIB est de 830 dollars par habitant. Pratiquement les pays de l’Afrique de l’ouest sont les plus pauvres du monde. Car sur la liste figurent la Guinée Bissau, la République de Guinée, La Gambie, la Sierra Léone, le Burkina Faso, le Mali, le Liberia, le Niger etc.

Opérations de sécurisation à Diourbel

Dans le cadre d’une vaste opération de sécurisation des personnes et de leurs biens menée par le commissariat de police et la brigade de gendarmerie de Diourbel dans la nuit du lundi 3 au mardi 4 février 2020, les éléments de ces deux corps ont procédé à l’interpellation de 57 personnes et à l’immobilisation et la mise en fourrière de 74 véhicules. Selon le commandant de corps urbain du commissariat de Diourbel, Ousmane Diop, dans ce lot figurent 4 personnes pour usage et détention de chanvre indien, 5 individus pour ivresse publique manifeste, et 2 personnes pour rébellion à agent et détention d’arme blanche. Selon toujours le commandant Diop, 44 individus ont été interpellés pour vérification d’identité, 63 «motos-Jakarta» et 11 véhicules immobilisés et mis en fourrière.

Thione Niang a «confondu» attestation de dépôt et autorisation

La Direction de la règlementation touristique (DRT) est sortie, hier, de sa réserve pour apporter des éclairages suite au contentieux entre Thione Niang et la police concernant l’exploitation du réceptif hôtelier «Sendou International House». Dans un communiqué parvenu à «L’As», la DRT a rappelé d’abord que les réceptifs hôteliers (hôtels, auberges, résidences, appartements meublés, chambres d’hôte, lodges, gîtes d’étape, campements, etc.) sont régis par le décret n°2005-145 du 02 mars 2005 portant réglementation des établissements d’hébergement touristique. A l’en croire, leur exploitation est soumise à l’autorisation du ministère chargé du tourisme à la suite du dépôt d’un dossier. «Il est établi qu’une attestation de dépôt lui a été délivrée par le chef de Service. Actuellement, le dossier est en instance à la Direction de la Règlementation Touristique et sera présenté à la commission nationale de classement et d’agrément des établissements d’hébergement touristique pour avis technique avant son autorisation par arrêté du Ministre du Tourisme et des Transports aériens», font savoir les services du ministère du Tourisme.

Thione Niang a «confondu» attestation de dépôt et autorisation (bis)

La Direction de la règlementation touristique (DRT) précise que l’attestation de dépôt comme son nom l’indique, est synonyme d’accusé de réception, et par conséquent elle ne peut en aucune manière valoir come autorisation d’exploitation du réceptif, ainsi que le prétend Thione Niang. Il en est de même, ajoute-t-elle, pour les documents administratifs obtenus au niveau des autres administrations. Aussi, selon toujours la DRT, il est important de préciser que même avec l’autorisation, les réceptifs comme tous les autres établissements recevant du public, sont soumis à des contrôles périodiques par les agents des services habilités pour vérifier, entre autres, la tenue des registres de police et de sécurité, l’hygiène, la régularité administrative, le respect des normes, l’économat, le reversement de la taxe de promotion touristique.

Maladies d’origine alimentaire

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) organise depuis hier un atelier sous régional de formation des autorités compétentes sur l’analyse des risques. Cette rencontre dure jusqu’au 7 février et vise à instaurer une interaction entre les gestionnaires etles experts, en mettant l’accent sur l’analyse des risques. Elle regroupe une vingtaine de participants ayant une prérogative dans la sécurité sanitaire des aliments au Sénégal et au Burkina Faso. Selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui datent de 2015, une personne sur dix tombe malade chaque année à cause des maladies d’origine alimentaire. Et en Afrique, plus de 91 millions de personnes tombent malades, entraînant 137 000 décès ; ce qui représente le tiers de la mortalité mondiale due aux maladies d’origine alimentaire. Comme de nombreux pays du continent, le Sénégal aussi est touché par ce fléau ravageur.

Maladies d’origine alimentaire (bis)

Selon Ibrahima Faye, associé au Programme de la FAO au Sénégal, les maladies d’origine alimentaire sévissent dans notre pays de façon récurrente. Parmi les causes de la multiplication de ces maladies, M. Faye cite la prolifération des aliments vendus sur la voie publique, les changements notés dans les modes de préparation et de transformation des aliments, la restauration hors foyer de plus en plus importante, etc. Pour limiter les risques de propagation des maladies d’origine alimentaire et protéger les consommateurs, les autorités sénégalaises ont élaboré, avec l’aide de ses partenaires dont le Grand-duché de Luxembourg, un Plan national de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments (Pnrussa). Pour le président du comité national du Codex Alimentarius, Amadou Diouf, l’alimentation constitue l’une des causes du cancer. «Une bonne alimentation est déjà le premier médicament. Celui qui se nourrit bien et qui est dans un environnement sain n’a pas besoin de médicaments», indique Amadou Diouf. D’où la nécessité pour lui de sécuriser l’alimentation.

Macky Sall dans la lutte contre le cancer

En cette Journée internationale de lutte contre le cancer, le Président Macky Sall a exprimé sa compassion aux malades qui luttent contre cette maladie. Le président de la République s’engage à favoriser l’accès aux soins à travers la promotion du dépistage, la gratuité de la chimiothérapie

Pèlerinage: «Daaka» décline ses priorités

http://canal221.com/-Le prochain «Daaka» de Médina Gounass est prévu pour se tenir, cette année, du 14 au 24 mars. En prélude à l’événement, un Comité régional de développement (Crd) s’est tenu, hier, à Kolda. C’était en présence du gouverneur de la région, du préfet de Vélingara, du sous-préfet de Bonconto, des autorités administratives régionales et de représentants du «Dental Daaka». Au cours de la rencontre, les questions liées à l’approvisionnement en eau et à la sécurité des pèlerins ont occupé une place de choix dans les différentes interventions des participants. S’agissant du premier point, le problème d’eau ne se pose pas dans la cité de Médina Gounass, à en croire le gouverneur de la région de Kolda, Ousmane Kane. Ce, même si les habitants de certains quartiers de cette cité comme celui de Médina Sankal rencontrent, durant le «Daaka», des difficultés dans leur alimentation en eau. Vu que tous les forages fonctionnels produisent par heure 150 mètres cubes d’eau, les dysfonctionnements notés dans ce sens relèvent plutôt d’une absence de connexion entre les différents réseaux de distribution d’eau dans cette cité. Ce qui sera, du reste, corrigé dans les prochains jours avec le déplacement sur place des agents des services concernés par la question de l’alimentation en eau des pèlerins venant d’horizons divers.
Aussi pour faciliter aux pèlerins leur approvisionnement correct en eau, des dispositions seront prises dans ce sens. Ainsi, des camions citernes et des bâches à eau seront fonctionnels en plus de la réhabilitation des infrastructures hydrauliques existantes. La question sécuritaire n’est pas en reste dans l’organisation de cette manifestation religieuse, au regard du contexte international dans lequel elle intervient avec les attentats terroristes se produisant dans certains pays comme le Mali d’une part et des meurtres, des vols à mains armées ou des disparitions d’individus sans cesse dans le pays d’autre part. A ce propos, pour cette présente édition du «daaka», la sécurité sera davantage renforcée dans le site, dans la cité et ses environs avant, pendant et après la manifestation. Ce qui se traduira par la mobilisation d’un nombre impressionnant des forces de sécurité et de défense en ces endroits. Partout s’effectueront des patrouilles et des contrôles conjoints de la gendarmerie, de l’armée et de la police.
Pour ce qui est du volet sanitaire, la couverture sera effectuée à 100 % par l’équipe de la région médicale qui sera renforcée, à cette occasion, par quinze autres médecins, les sapeurs pompiers, la Croix rouge et la Brigade régionale du service d’hygiène. A cet effet, le service régional de l’assainissement mettra à la disposition du public des toilettes mobiles.
Pour ce qui est de la fourniture en énergie, la Senelec installera dans le village des groupes électrogènes de 400 kilowatts heure chacun. Deux autres, du même genre, et dont la puissance totale s’élèvera à 400 kilowatts heure seront positionnés au niveau du site. Toutes ces installations s’accompagneront de l’extension et de l’entretien du réseau électrique local. D’autres questions relatives à la mobilité, au commerce de produits, à la confection des abris et à la nourriture des pèlerins ont été abordées au cours de cette rencontre. En revanche, celles dont les solutions relèvent de la compétence des autorités nationales seront soumises à qui de droit lors de la prochaine réunion nationale, à Dakar, que dirigera le ministre de l’Intérieur.WALF/Canal221


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