Rp du Vendredi 31 Janvier 2020

Unes de la presse du Vendredi 31 Janvier 2020
Unes de la presse du Vendredi 31 Janvier 2020

Hommage du PCF a Amath Dansokho,Paris,le 30 janvier 2019 Par Alcaly DANSOKHO

Chers camarades,
Il y a cinq mois notre père Amath DANSOKHO nous a quitté. Et aujourd’hui, le Parti Communiste Français et la Fondation Gabriel Péri nous ont conviés pour lui rendre un hommage dans ce siège emblématique de la Place du Colonel Fabien. Pour beaucoup d’entre vous, il était certainement un ami, un frère, un compagnon de lutte ou une personne rencontrée peut-être par hasard dans une librairie ou un restaurant du Quartier Latin qu’il affectionnait tant. Et pour d’autres qui ne l’ont jamais côtoyé, une de ces personnes chère à vos yeux dont vous souhaiteriez que sa mémoire soit saluée pour différentes raisons. Et donc, la première chose que j’ai à dire, c’est merci au Parti Communiste Français, merci à la Fondation Gabriel Péri pour cette initiative dont chaque hôte, ici présent, mesure bien toute l’attention et toute la générosité que vous avez voulu y apporter avec un accueil si chaleureux. Grâce à vous, cet événement est particulier et émouvant pour chacun d’entre nous. Cette assemblée est très riche de diversités avec des personnes de différentes nationalités qui viennent de la région parisienne, d’autres régions de France et même d’autres pays. Et tenir à être présent malgré l’actualité sociale en France où certaines puissances capitalistes tentent de détruire ce qui a pu historiquement être gagné grâce au combat du PCF et d’autres forces progressistes montre autant l’attachement que nous vouons à la personne d’Amath DANSOKHO qu’à celui des valeurs de justice sociale qu’il a défendues avec ardeur tout au long de sa vie. Ceci est un point commun important partagé avec tous ses camarades du PCF et du PIT qui nous ont quittés ou qui sont aujourd’hui avec nous.
Mais avant d’évoquer brièvement quelques aspects du lien très particulier que notre père, et aussi sa famille, avait avec le PCF, je tenais à lire deux textes qui donneront du sens à la notion de ce que nous appelons « rencontre » et qui sera un peu le fil conducteur de mon intervention. Le premier texte est le suivant, il s’agit d’un extrait du livre Le Fils du Peuple (de Maurice Thorez, Secrétaire Général du PCF de 1930 à 1964 et Ministre de la Fonction Publique de 1945 à 1947) :
« […] Malgré ces divergences (avec le Parti Socialiste de Léon Blum), nous étions au gouvernement et nous y luttions dans l’intérêt des masses laborieuses, arrachant certains avantages, nous opposant aux manœuvres et aux complots de la réaction, jusqu’au jour où nous fûmes évincés du ministère, sur l’ordre des capitalistes américains.
Chacun de nous avait, dans sa sphère, réalisé le maximum. Ambroise Croizat avait augmenté la retraite des vieux et les rentes des mutilés du travail ; il avait supprimé l’abattement frappant les salaires féminins, porté à trois semaines les congés pour les jeunes travailleurs, un mois pour ceux de moins de 18 ans… François Billoux avait fait voter la loi sur les dommages de guerre, véritable charte des sinistrés… Charles Tillon avait fait renaître l’aviation française ; il avait organisé dans les usines d’armement, qu’on voulait fermer, la production de camions, de tracteurs, de machines agricoles, d’outils et d’objets ménagers… Marcel Paul, secondé par Auguste Lecoeur, avait impulsé dans tous les domaines la production industrielle… Laurent Casanova, ministre des Anciens Combattants, avait réajusté les pensions, étendu les réparations aux victimes civiles de la guerre, y compris les déportés raciaux et les déportés du travail… René Arthaud, ministre de la Santé publique, auquel succéda Georges Marrane, avait institué la Direction de l’Enfance, entrepris la construction d’hôpitaux…
Quant à moi, j’avais élaboré le statut général de la fonction publique, comportant la reconnaissance du droit syndical ; la démocratisation du recrutement ; l’égalité des sexes ; des garanties en matière d’avancement ; le principe du minimum vital (aucun traitement ne pouvant être inférieur à 120 % de ce minimum).
Au milieu de grandes difficultés, malgré l’opposition déclarée ou sournoise des ennemis du peuple, notre pays avait progressé dans la voie du relèvement. Le peuple avait obtenu des améliorations sensibles. Il garde le souvenir des temps où nous étions au gouvernement. Il mesure le recul effectué depuis que nous n’y sommes plus. Les travailleurs vivent toujours plus mal, tandis que s’accroissent les profits capitalistes ; des grèves nombreuses ont éclaté que les gouvernants ont réprimées férocement ; les impôts montent. Le franc a perdu la moitié de sa valeur ; les prix ont triplé. […] »

Le deuxième texte :

« Cette situation date de quelques mois. Une personne qui a beaucoup compté dans ma vie nous a quitté, ma famille et moi. Cette grande personne est mon grand-père. Mon grand-père est ce genre de personne droite, sans problème connu dans le monde politique.
Un jour, en revenant de l’école, j’ai vu Maman pleurer à chaudes larmes et mon père qui essayait de la calmer malgré lui. Ma mère m’annonça la terrible nouvelle. Soudain, je me suis mise à pleurer. Mon merveilleux grand-père est décédé d’une maladie chronique.
Mon grand-père nous a quitté comme un héros. Je lui serais éternellement satisfaite et je mettrai en pratique tout ce qu’il m’a enseigné ».
Ces mots magnifiques et très émouvants sont ceux d’une jeune grande Dame de 12 ans Racky Wane qui a eu comme sujet de rédaction le 3 décembre 2019 « une situation bouleversante a marqué une étape de votre vie ». Elle est la fille du journaliste et ami de mon père Mahmoudou Wane ici présent et que je remercie infiniment de nous avoir fait partager ce texte qui donne de l’espoir en ces temps où nous en manquons.
Ces deux textes bien différents nous montrent de manière précise que certaines rencontres donnent du sens à nos vies et créent des vocations. Pour notre père, alors senghoriste, sa rencontre avec le livre Fils du Peuple a été l’événement marquant du début de son engagement pour la lutte au profit des classes les plus défavorisées. Cela a été aussi son premier contact avec le PCF dans une contrée bien lointaine d’ici entre Saint-Louis et Kédougou au Sénégal. On pourrait aussi évoquer sa rencontre avec la littérature engagée francophone de manière plus générale. Il aimait par-dessus tout LIRE ! Maurice Thorez a su montrer par ces mots et les actions de tous ses camarades que, même au prix de la prison, de l’exil, de la torture ou de la mort, certaines causes devaient être défendues malgré l’adversité des forces capitalistes qui sont jusqu’à ce jour sans pitié. Et à la lecture de cet extrait, je comprends tout à fait la posture que mon père a eue lorsqu’il a été nommé Ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat par le Président Abdou Diouf. Comme il avait une excellente mémoire, il s’est dit « je n’ai que quelques mois avant d’être défenestré » pour changer la vie de dizaines de milliers de foyers. Jamais l’accès à la propriété sans payer un sou n’a été aussi facile qu’à cette époque. Toutes les catégories sociales ont été touchées. Les personnes vivant dans certains bidonvilles (dont ceux de Sacré Cœur ou Khar Yalla à Dakar, par exemple) ont tous eu des papiers pour des parcelles plus grandes dès lors qu’elles s’organisaient en collectif et avait un rendez-vous avec notre père ministre. Les enseignants du privé ou du public, les universitaires, les militaires, les agents d’administration, les agents d’entretien ou les coopératives d’habitat de sociétés et tant d’autres ont eu accès à la propriété en un temps record. Certaines hautes personnalités de l’État sénégalais ont même caché à Amath DANSOKHO au niveau du cadastre la disponibilité de certaines parcelles dans de beaux quartiers de peur de voir arriver des personnes de condition modeste devenir leurs encombrants voisins. Et on ne parle pas de la baisse des prix de construction. Il n’est quasiment pas un jour ou, au plus, une semaine où une personne que je rencontre par hasard vient me dire que si elle a un toit sur la tête et une parcelle de terre, c’est grâce à Amath.
Concernant la rencontre de Racky avec son grand-père Amath, beaucoup d’entre vous savent ce qui s’est passé. C’est d’abord un accueil avec un sourire et une chaleur difficilement descriptible. Il vous mettait à l’aise autour d’un bon repas, si ce n’était pas possible dans l’instant, sans même vous connaître, il vous ouvrait la porte de son salon le lendemain. Si vous n’aviez pas de toit en visite à Dakar, il vous hébergeait ou trouvait un moyen de vous faire héberger quelque part où vous seriez bien. Un étudiant en quête de repère pour son avenir avait la même attention qu’un ministre étranger en visite chez lui pour régler un problème diplomatique. Il ne jugeait personne et tendait l’oreille à toutes les personnes marginalisées par nos sociétés rudes. La rancune, il ne savait pas ce c’était. En effet, ses combats n’avaient de sens que parce qu’il avait l’absolue certitude que l’homme pouvait changer. Et sa générosité était sans fin. Même les cœurs les plus durs pouvaient être attendris à la rencontre d’Amath DANSOKHO pour peu que vous engagiez un dialogue avec lui. Combien de politiciens m’ont fait rire certains matins en déboulant très tôt au petit déjeuner avec notre père ? Ils arrivaient énervés par certaines situations en voulant abandonner ou voulant s’attaquer à certains de leurs alliés. Mais, en moins de dix minutes, Amath DANSOKHO était capable de les retourner complètement, de les calmer et de les amener à réfléchir. Sa capacité de convaincre était aussi fine que rapide. Être de mauvaise foi, cynique ou tortueux en face de lui était un exercice périlleux et sans grande chance d’aboutir. Et combien de gens ont pu faire des études supérieures à l’étranger ou au Sénégal parce qu’ils l’ont rencontré ? Combien de personnes ont pu avoir des responsabilités voire de très hautes responsabilités parce qu’ils l’ont rencontré ? Et combien d’autres ont tout simplement pu être apaisées parce qu’une personne ayant une certaine notoriété accepte simplement de les écouter ? Nous connaissons la réponse : énormément. Et malgré cela, il aura toujours été égal à lui-même et surtout aux autres.
Concernant le PCF, le PIT en a été un compagnon de longue date et cela continue. Je serai un très mauvais témoin de l’histoire qui vous lie depuis des décennies. Mais il y a certaines choses que je sais. Vous avez toujours été un parti qui a défendu la décolonisation au sens noble du terme à savoir que ces peuples et ces nations ont droit à la liberté et la construction de leurs modèles de société. Pour cela, vous avez aidé vos camarades africains dans la clandestinité pendant des décennies ; vos militants ont ouvert leurs foyers à certains d’entre eux, vous en avez formés de Paris à Berlin en passant par Prague ou Moscou. Et ces liens n’ont jamais été rompus. À l’heure où il est rentable en termes de voix de dire aux africains et autres étrangers de rentrer chez eux, vous acceptez, pour la défense des idées auxquelles vous croyez comme Maurice Thorez, de continuer à aider les migrants qui arrivent. Vous êtes les seuls à essayer de leur trouver des hébergements décents, de scolariser leurs enfants et de leur rendre le sentiment d’appartenance à cette Humanité. Et que dire de ce journal l’Humanité qui a été le premier que j’ai lu à côté de ceux d’Al Bayane ou de la revue Gëstu du PIT ? Qu’il continue de vivre longtemps encore car nous en avons besoin. Ma relation préférée avec le PCF a été celle avec La Fête de l’Humanité, grand moment de rencontres. Quand notre père nous y emmenait, nous étions si heureux pour la fête, les jeux, les méchouis du camarade Maguèye Kassé qui tournaient pendant des heures avant qu’on puisse en déguster un petit morceau bien chaud et fondant. Ces camarades du PIT au stand du Sénégal tous fiers et beaux tant ils croyaient en leurs idéaux. On y racontait que même les enfants du 16ème arrondissement y venaient, peut-être étaient-ils déguisés en ceux du 20ème. Moi, je dansais sur Youssou Ndour un jour, écoutait Johnny Hallyday un autre jour ou une autre année. La rencontre avec le chanteur le plus populaire de France, Renaud, a été inoubliable. Ses paroles sonnent toujours si justes aujourd’hui. Et que dire de Johnny Clegg, Bernard Lavilliers, Positive Black Soul ou Touré Kunda. Je pourrais continuer des heures car les souvenirs sont si précis et nombreux. Que de belles rencontres encore et encore ! On en redemande.
Et pour finir, merci Papa, merci Maman, merci à tous les camarades du PIT, du PCF et d’ailleurs.
Merci à la Famille, à vous les Amis et Camarades. Et un dernier grand merci à la grande jeune dame Racky WANE, future révolutionnaire, adorable comme son grand-père, dont j’espère qu’elle fera du bien à énormément de personnes et qu’elle transmettra à son tour ces petites étincelles qu’elle a reçues au détour de belles rencontres comme celle particulière avec l’homme que nous célébrons ce soir.Bonne soirée.

Après l’électricité: Les prix de l’huile,du riz et du lait flambent

https://www.seneweb.com/Exit l’augmentation du prix l’électricité. Les coûts de l’huile, du riz et du lait ont également connu une hausse. En effet, selon Le Témoin, le prix du bidon de 20 litres d’huile qui coûtait entre 14 500 et 15 000 est passé à 18 500 Fcfa, soit une augmentation de 3500.
La bouteille d’un (1) litre passe de 900 à 1000 Fcfa. Le bidon de 5 litres d’huile coûte entre 5000 et 5500. Le sac de lait en poudre, qui s’échangeait à 42 000 ou 42 500, passe à 60 000 Fcfa, soit une hausse de 18 000.
S’agissant du riz ordinaire, qu’il soit indien ou brisure 100%, la tonne qui coûtait 240 000 passé à 280 000 Fcfa. Ce qui fait que le sac coûte, désormais, entre 14 250 et 14 500 Fcfa. Chez le détaillant, le kilogramme de riz vaut désormais 350 Fcfa.

LES DÉPUTÉS EN SÉANCE PLÉNIÈRE, LUNDI

Dakar, 30 jan (APS) – Les députés se retrouvent en séance plénière lundi à partir de 9 heures dans le cadre de l’élection des membres du Parlement de la CEDEAO, a annoncé l’Assemblée nationale dans un communiqué.
Cette séance sera suivie de l’examen d’un projet de loi abrogeant et remplaçant la loi organique n°2011-15 du 8 juillet 2011 relative aux lois de finances, modifiée par la loi organique n°2016-34 du 23 décembre 2016, indique la même source.
Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, défendra ce Projet de loi, précise le communiqué.AKS/OID

 «Tension de trésorerie»: le DG de la Comptabilité et du Trésor dément et rassure les Sénégalais

https://www.leral.net/-Après le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, le Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, a démenti mercredi l’information faisant état d’une «tension de trésorerie» au niveau de l’État. Cheikh Tidiane Diop a rassuré que « le Sénégal fait face à sa prise en charge de l’ensemble de ses engagements ».
« Nous avons bouclé l’année 2019 avec un excédent de trésorerie de 145 milliards de F Cfa », s’est félicité M. Diop, d’entrée. Avant d’ajouter : « Dans ces conditions, vous comprendrez aisément qu’on ne peut pas parler de tension de trésorerie. Que quelqu’un ne soit pas payé pour diverses raisons et qu’il l’assimile à des difficultés de trésorerie, on peut le comprendre. Que quelqu’un ne soit pas payé dans les délais dans lesquels, il aurait souhaité être payé, et qui dit qu’il y a des tensions de trésorerie, on peut le comprendre ».
Il poursuit : « Mais, je peux vous rassurer en ma qualité de Directeur général de la Comptabilité publique et du Trésor, que l’État fait face à sa prise en charge de l’ensemble de ses engagements, aussi bien au plan du paiement des dettes, aux dépenses obligatoires, que sont les pensions et salaires, nous sommes le 29 janvier, l’État a fini de payer ses pensions et ses salaires ».
À en croire M. Diop, le Sénégal n’a jamais était en défaut sur ses échéances internationales. Et dire qu’il y a une tension de trésorerie, « c’est peut-être ignorer comment les choses marchent », a-t-il déclaré.
Prenant à témoin la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest qui gère le compte de l’Etat du Sénégal, le Dg de la Comptabilité et du Trésor persiste et signe : « nous avons des liquidités qui nous permettent à tout moment, de faire face à nos engagements ».
Cheikh Tidiane Diop s’est exprimé lors de la signature de la charte de partenariat entre la Direction de la Comptabilité publique et du Trésor, l’Association des maires du Sénégal et l’Association des départements du Sénégal. La rencontre, qui a eu lieu ce mercredi à Dakar, a pour objectif de renforcer la gestion financière des collectivités locales.

LE TRÉSOR PUBLIC SIGNE UNE « CHARTE DE PARTENARIAT » AVEC LES MAIRIES ET DÉPARTEMENTS

La Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT) annonce avoir signé une « charte de partenariat » avec les mairies et les conseils départementaux, dans le but de faciliter la « territorialisation effective des politiques publiques ».
« Cette charte trouve toute son importance dans le contexte actuel marqué par l’Acte III de la décentralisation et l’harmonisation des finances publiques au niveau communautaire, d’une part, et d’autre part, la volonté des pouvoirs publics de procéder à une territorialisation effective des politiques publiques », explique la DGCPT dans un communiqué parvenu jeudi à l’APS.
Selon le texte, l’accord a été signé mercredi par le directeur général de la comptabilité publique et du Trésor, Cheikh Tidiane Diop, et les dirigeants de l’Association des départements du Sénégal (ADS) et de l’Association des maires du Sénégal (AMS).
Les trois parties veulent « organiser [leurs] relations », en plus de « définir les engagements réciproques et de fixer les mécanismes d’évaluation de [la] mise en œuvre » de la charte.
« Bref, la signature de cette charte est un levier de renforcement des relations entre les ordonnateurs et les receveurs des collectivités territoriales », résume le communiqué.
La « charte de partenariat » permettra à la DGCPT, à l’ADS et à l’AMS d’ »instaur[er] un dialogue permanent et une collaboration de tous les jours », en plus d’ »améliorer considérablement les relations entre les ordonnateurs et les comptables, ce qui (…) contribuera à la bonne exécution des projets locaux », affirme dans le texte le directeur général de la comptabilité publique et du Trésor.
« Monsieur Cheikh Tidiane Diop a invité solennellement les comptables du Trésor à signer avec les ordonnateurs des collectivités de leurs zones de compétence les chartes locales de partenariat et de veiller au respect scrupuleux des engagements qui s’y rapportent », ajoute le communiqué.
M. Diop « s’est engagé à prendre toutes les dispositions nécessaires pour accompagner les élus dans la mise en œuvre de leurs politiques de développement » et a demandé au directeur du secteur public local de « rester à l’écoute des élus et d’assurer une bonne prise en charge de leurs préoccupations »
Adama Diouf, le président de l’ADS, a pour sa part invité les parties concernées par la charte à « dialoguer pour trouver des solutions aux éventuelles contraintes qui seront identifiées » dans la gestion des collectivités territoriales.
Mbaye Dione, le secrétaire général de l’AMS, estime que « cette charte vient à son heure, car elle (…) permet [aux conseils municipaux] d’être plus efficients » dans l’exécution de leur mandat.
En signant une charte « fondée sur les principes de dialogue et de concertation (…) en vue d’une meilleure gestion budgétaire et financière des collectivités territoriales », les trois parties « s’engagent à améliorer la gouvernance financière locale, notamment dans le domaine de la reddition des comptes »
L’accord est également un outil de « facilitation de l’exercice du contrôle citoyen, de la réduction des délais de paiement et de l’amélioration des recettes locales », selon le communiqué.Mamadou Ndiaye

RAPPORT MAEP: LES PME SÉNÉGALAISES PEINENT À DÉCOLLER

http://www.emedia.sn/-Le Sénégal figure parmi les dix premiers pays en matière de réforme du climat des affaires dans le monde. C’est ce qui ressort du rapport 2017 du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) présenté, ce jeudi, 30 janvier 2020.
Ledit rapport note que l’environnement des affaires et les conditions de compétitivité de l’entreprise sont positifs au Sénégal. S’il en est ainsi, estime le rapport, c’est parce que des efforts ont été fournis en matière de dématérialisation des procédures, notamment en termes de délais de création d’entreprises.
Mais, en dépit des avancées enregistrées et la prise de conscience de la nécessité de faciliter l’investissement, le Sénégal reste en deçà de ce qui est requis pour gagner la confiance des investisseurs nationaux et internationaux.Le secteur privé demeure peu dynamique et fragile, comme en témoigne la faiblesse de la création d’entreprises et celle de captation des Ide. « Ni les codes constituant la trame de l’environnement des affaires, ni les textes législatifs visant à définir le cadre de référence du développement des PME, encore moins les structures, institutions et programmes mis en place, pour impulser et accompagner le secteur privé, n’ont permis, jusqu’à présent, à l’entreprise sénégalaise de prendre son essor », lit-on sur le rapport. Babacar FALL

Banque africaine de développement: Publication du rapport «Perspectives économiques en Afrique 2020»

https://www.lejecos.com/-La Banque africaine de développement a publié son rapport « Perspectives économiques en Afrique ». Selon le document reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), le rapport examine l’évolution macroéconomique récente et les perspectives d’une croissance inclusive. Le rapport aborde le développement de l’éducation et des compétences pour la main-d’œuvre de demain et identifie des exemples de réussite dont les pays peuvent s’inspirer.
Il examine ensuite les quatre principales sources de financement de l’éducation et de la formation – gouvernements, ménages, secteur privé et bailleurs de fonds extérieurs – et recommande des moyens de mobiliser des ressources supplémentaires et d’accroître l’efficience des dépenses.
Selon le document, la croissance est stable et devrait s’accélérer. « La croissance économique en Afrique est estimée à 3,4 % pour 2019, soit à peu près la même qu’en 2018. Bien que stable, ce taux est inférieur à la croissance moyenne décennale de la région (5 %). La croissance plus lente que prévue est en partie due à l’expansion modérée des cinq grands pays du continent – l’Algérie, l’Égypte, le Maroc, le Nigeria et l’Afrique du Sud – qui ont enregistré ensemble un taux de croissance moyen de seulement 3,1 %, contre une moyenne de 4 % pour le reste du continent. La croissance devrait s’accélérer pour atteindre 3,9 % en 2020 et 4,1 % en 2021 », lit-on dans le document.
Il précise que la croissance estimée de l’Afrique masque d’importantes variations entre les régions et les pays. L’Afrique de l’Est a maintenu sa position de région du continent à la croissance la plus rapide avec une croissance moyenne estimée à 5,0 % en 2019. L’Afrique du Nord prend la seconde place avec 4,1 %. La croissance de l’Afrique de l’Ouest a atteint 3,7 % en 2019, contre 3,4 % l’année précédente.
On estime que l’Afrique centrale a connu une croissance de 3,2 % en 2019, contre 2,7 % l’année précédente. La croissance de l’Afrique australe a ralenti, passant de 1,2 % à 0,7 %, freinée par les ravages des cyclones Idai et Kenneth.Adou FAYE

Perspectives économiques en Afrique 2020: Six pays africains figurent parmi les dix économies à la croissance la plus rapide du monde

https://www.lejecos.com/-Le contenu du rapport « Perspectives économiques en Afrique 2020 », une publication de la Banque africaine de développement (Bad) a été rendu public.
Selon le document, la croissance économique de l’Afrique s’est stabilisée et devrait s’accélérer, mais elle reste inférieure à ses sommets historiques.
«Depuis 2014, la croissance de l’Afrique s’est ralentie passant d’une moyenne décennale de 5 % à environ 3 %. Cette croissance modérée s’est poursuivie en 2019 se stabilisant à 3,4 %, soit le même niveau qu’en 2018. La croissance devrait s’accélérer pour atteindre 3,9 % en 2020 et 4,1 % en 2021 », informe la Bad.
Elle souligne que la croissance varie beaucoup selon les régions et les pays, mais il y a de nombreux exemples de réussites. «En 2019, l’Afrique de l’Est a été la région qui a connu la croissance la plus rapide et l’Afrique du Nord demeure la région avec la plus grande contribution à la croissance globale du PIB de l’Afrique, principalement en raison de la forte dynamique de croissance de l’Égypte. Six pays africains figurent parmi les dix économies à la croissance la plus rapide du monde : le Rwanda à 8,7 %, l’Éthiopie 7,4 %, la Côte d’Ivoire 7,4 %, le Ghana 7,1 %, la Tanzanie 6,8 % et le Bénin 6,7 % », ajoute l’institution. Adou FAYE

Légère progression de la production industrielle au mois de décembre

Au mois de décembre 2019, les prix de production industrielle ont progressé de 0,3%, comparativement à ceux du mois précédent indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) dans sa dernière publication « INDICE DES PRIX DE PRODUCTION INDUSTRIELLE (BASE 100 EN 2006) FLASH décembre 2019 ».
Cette évolution fait suite à la hausse des prix dans les industries des matériaux de construction (+5,1%), textiles et du cuir (+2,7%), alimentaires (+0,7%), et chimiques (+0,2%). Toutefois, note l’Ansd, il est noté un fléchissement des prix de production dans les industries de production d’énergie (-4,6%), mécaniques (-1,3%) et extractives (-0,3%).
Les prix de production dans les industries du papier et du carton, et des autres industries manufacturières n’ont pas connu de variations sensibles sur la période. Comparativement à ceux du mois correspondant de l’année précédente, les prix de production industrielle ont fléchi de 1,2%.
Sur les douze mois de 2019, les prix moyens ont progressé de 0,2%, comparativement à ceux de la période correspondante de l’année précédente.Adou FAYE

Autoroute à péage: Le Patronat exige la renégociation du contrat

https://www.rewmi.com/Le 23 janvier dernier, lors d’une cérémonie de présentation de vœux, le Directeur général de Senac SA, Xavier Idier, a exclu toute idée de renégociation du contrat de concession de l’autoroute à péage le liant à l’Etat du Sénégal. Cette position affichée par le concessionnaire aux allures de surenchères, sur fond de menace à peine voilée, a fait réagir le Patronat national. Par la voix du Président du Meds, Mr Mbagnick Diop, le Patronat sénégalais sonne la riposte et demande à l’Etat du Sénégal de renégocier le contrat de concession de l’autoroute à péage. Dans cet entretien exclusif accordé à Rewmi Quotidien, le Président du Meds met les points sur les i.
Le Président Macky Sall a voyagé avec le Patronat en Allemagne pour participer au Forum économique de Berlin. A votre retour, on n’a pas entendu le Patronat réagir à la sortie du Dg de Senac SA sur le contrat de concession de l’autoroute à péage le liant à l’Etat du Sénégal. Qu’en pensez-vous ?
Tout d’abord, le Patronat s’offusque de la sortie du Directeur général de Senac SA. Sur la forme, je trouve le discours discourtois, inapproprié,  à la limite insolent. Il ne peut pas se permette de donner des leçons à l’Etat du Sénégal et au-delà, à nous-même, secteur privé. Dire que le contrat de concession de l’autoroute à péage liant Senac SA à l’Etat du Sénégal ne sera pas renégocié au motif qu’il n’y a pas une clause qui le permet, est inexact. Dans le fond, Senac n’a jamais respecté les termes dudit contrat. Lequel, dans le fond, il est clairement stipulé que le Privé national devrait être attributaire de 25% du contrat initial. Ce qu’ils n’ont jamais respecté. Aucun Privé national ne détient même 1% dudit contrat. Le véritable scandale, je vous le dis, jusqu’à ce jour, l’Etat du Sénégal n’a pas perçu un seul centime des redevances de l’autoroute à péage.
«Senac exploite une autoroute,verrouille le contrat et puis vous dit:circulez il n’y a rien à voir,il n’y a rien à dire, attendez 15 ans pour percevoir votre dû»
Et Pourquoi ?

Parce que tout simplement Sénac a verrouillé le contrat dès le départ en versant sur un compte séquestre, la part des redevances dues à l’Etat du Sénégal pour une durée de 15 ans.  Ce qui est inouï ! Senac exploite une autoroute, verrouille le contrat et puis vous dit : circulez, il n’y a rien à voir, il n’y a rien à dire, attendez 15 ans pour percevoir votre dû.
Aujourd’hui, quelles sont les exigences du secteur privé national
Aujourd’hui, le Secteur privé, par ma voix, demande officiellement au Gouvernement du Sénégal, de renégocier le contrat de concession de l’autoroute à péage le liant à Sénac SA. Dans cette même dynamique, nous demandons à l’Etat de promulguer la loi qui oblige les investisseurs étrangers à s’associer à des privés nationaux. Il faut aussi intégrer, dans le nouveau contrat, l’effectivité des 25% dédiés au secteur privé national
Dans la renégociation, l’Etat doit désormais percevoir ses redevances annuellement et non pas d’ici à 15 ans, comme stipulé dans le contrat en cours. Il faut également revoir la durée du  contrat d’exploitation de l’autoroute à péage à la baisse.
«L’Etat du Sénégal n’a pas perçu un seul centime des redevances de l’autoroute à péage»
 Le Patronat national peut-il rivaliser avec le secteur privé étranger ?
Le secteur privé national a des champions capables de rivaliser avec des multinationales. Mais nous devons nous mettre ensembles, sous forme de consortium, pour compétir dans les grands projets de l’Etat. Je pense que le Président de la République a compris que son secteur privé a besoin de l’appui et de l’accompagnement de l’Etat, d’avoir la possibilité de rivaliser avec les entreprises étrangères qui s’implantent au Sénégal. Au-delà du Sénégal, nous sommes prêts à aller compétir dans la sous-région et même chez nos autres partenaires des grands pays africains. L’exemple du Maroc est là. Il y a également l’Afrique du Sud, l’Ile Maurice, entres autres grands pays africains qui se développent économiquement hors de leurs territoires.
Aujourd’hui, le Patronat a compris qu’avec une loi qui oblige les entreprises étrangères à s’associer avec des entreprises locales, pourra réaliser de grands projets et programmes sous forme de co-investissements, de transferts de technologies, de cotraitance et de joint-ventures.Entretien réalisé par M. BA

Forum Civil lance une campagne contre la cherté du péage

http://www.dakarmatin.com/– Le Forum Civil a décidé de porter le combat des citoyens contre la cherté de l’autoroute à péage. La section sénégalaise de Transparency International a lancé une campagne de mobilisation sociale pour la renégociation du contrat de l’autoroute à péage. Puisque de l’avis des dirigeants du Forum civil, en plus de la cherté, il y a l’insécurité à cause de l’absence d’éclairage et des embouteillages, notamment sur les sorties de Pikine, Keur Massar et Rufisque.

 La réception du pont de Foundiougne retardée par…

http://actunet.net/-Entamée en aout 2017, la construction du pont à péage de Foundiougne et des voies d’accès devait s’étaler sur 34 mois, donc être achevée en juin 2020. L’infrastructure sera réceptionnée en mars 2021, neuf mois plus tard. Un retard qui s’explique, selon le ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, par des contraintes techniques liées, entre autres, à la finalisation du port de Ndakhonga qui fait face au pont de Foundiougne. Comme le précisent les techniciens de l’Ageroute, il a fallu assurer la protection des appuis de travées navigables contre le choc des navires pouvant atteindre 12.000 tonnes. Sans compter la nécessité d’assurer la navigabilité du fleuve au cours des travaux.
À l’heure actuelle, le pont se dessine perceptiblement au dessus de la mangrove. Du haut de ses 1350 mètres, ce sera le plus long pont du Sénégal. Ce dont se réjouit Oumar Youm qui a indiqué hier, lors d’une visite du chantier, que le pont à péage de Foundiougne est achevé à plus de 50%«. C’est un travail extrêmement sérieux, technique, effectué avec beaucoup d’intelligence, beaucoup d’harmonisation, des phases qui devraient nous permettre justement à terme, normalement, en mars 2021 de réceptionner ce pont qui va améliorer la fluidité, améliorer la circulation des personnes et des biens et aussi impacter positivement dans l’intégration du Sénégal dans la sous-région. Nous sommes déjà à plus de 50% et cela est très important dans un contexte où les difficultés ne manquent pas», assure le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du désenclavement.

120 kilomètres en moins pour rallier le Mali, réception du port de Ndakhonga Foundiougne en mars 2021

Oumar Youm ne manque pas de revenir sur les retombées induites par le projet. «À partir de Foundiougne on peut prendre des raccourcis pour aller en Gambie et je pense que c’est vraiment un ouvrage à saluer, à magnifier. Nous espérons qu’effectivement d’ici mars 2021 nous aurons un pont à l’usage de Foundiougnois qui va leur permettre de remplacer ce bac qui est vétuste, qui pose beaucoup de problèmes en termes de confort, beaucoup de problèmes dans le déplacement, en termes de lenteur aussi. Je pense que ce pont là est véritablement la solution durable qui permet d’améliorer de manière notable la mobilité au niveau de la sous-région et dans cette zone particulièrement enclavée, mais qui va bénéficier de beaucoup d’infrastructures de qualité», laisse-t-il entendre.
En visite aux côtés d’Oumar Youm sur le chantier du port à péage de Foundiougne, le ministre de la Pêche et de l’E?économie maritime s’est auparavant rendu avec ce dernier au niveau du port port de Ndakhonga-Foundiougne qui sera mis en service également en mars 2021. Il estime que l’impact économique de cette infrastructure est immense, et ajoute qu’une partie de l’activité économique sera déviée dans cette zone avec l’ouverture du port. Avec ce port, la création d’emplois va se faire en chaîne. Je n’ai pas le chiffre exact en tête, mais il y aura au moins quelques centaines d’emplois directs et des milliers d’emplois indirects», annonce-t-il. De la même manière, il souligne que l’infrastructure facilitera le transit des hydrocarbures vers le Mali raccourcissant le trajet de 120 kilomètres.

Oumar Youm lance la traque aux camions surchargés

http://actunet.net/-Réaliser des infrastructures routières est primordial, les maintenir en bon état l’est tout autant. C’est le sentiment du ministre des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement, Oumar Youm. En visite hier sur le chantier du pont de Foundiougne, il a mis le curseur sur les effets de la surcharge  à l’essieu sur la voirie. «Au Sénégal nous avons déjà en l’espace d’un mandat réalisé plus de 1800 kilomètres de routes revêtues, l’équivalent de plus de 2000 milliards Cfa. Nous n’allons pas laisser ces routes être dégradées par une pression indue des transports qu’on appelle l’extrême surcharge. Le règlement 14 (de l’Uemoa) est là justement pour éviter  que l’extrême surcharge ne dégrade  de manière prématurée nos infrastructures routières qui sont utiles à la productivité comme facteur de soutien, mais qui sont aussi utiles aussi à la mobilité des personnes et des biens», laisse entendre Youm. Il en appelle, encore une fois, «à plus de responsabilité, à plus de conscience pour qu’on puisse comprendre que le patrimoine routier du Sénégal est un patrimoine à préserver». «Les vies des personnes, des passagers, des riverains, des usagers de la route sont également importantes pour nous. C’est pour cette raison que nous appelons encore une fois à plus de retenue, plus de responsabilité, plus de prise conscience dans ce qui est appelé l’application du règlement 14 pour éviter justement la dégradation prématurée de ces routes qui coûtent très chères à l’État. Ces dégradations sont funestes à la mobilité et entraînent aussi des surcoûts dans la productivité du Sénégal», rappelle le ministre.

LES ROUTIERS DU SÉNÉGAL ET DU MALI MENACENT D’ALLER EN GRÈVE

Thiès, 30 jan (APS) – L’Union des routiers du Sénégal (URS) et le Syndicat national des conducteurs routiers du Mali (SYNACOR) comptent aller en grève à partir du 9 février à minuit, si le préavis qu’ils ont cosigné et déposé depuis le 7 janvier 2020, n’est pas examiné par les gouvernements des deux pays.
’’Nous avons demandé la collaboration de tous les syndicats et organisations de transport pour que le 10 on puisse aller en grève, (pour) matérialiser notre revendication qui est sur la table des gouvernements du Sénégal et du Mali’’, a dit Gora Khouma à des journalistes qu’il rencontrait à Thiès.
M. Khouma, secrétaire général de l’URS et vice-président de la Confédération des syndicats des conducteurs routiers de l’Afrique de l’Ouest (CSCRAO), relève que le mot d’ordre de grève sera ‘’illimité’’, à partir du 10 février, si rien n’est fait.
Dans une plateforme revendicative en neuf points, les syndicats demandent à ce que le nombre de postes de contrôle soit ramené à trois, entre la frontière et la capitale. Ils veulent aussi l’érection de postes juxtaposés où seront regroupés la gendarmerie, la police, la douane, les eaux et forêts et la direction des routes, ‘’pour un contrôle efficace et fiable’’.
L’aménagement d’aires de repos ou parkings en dehors des grandes villes du pays, la cessation de l’immobilisation des véhicules par des sabots, sans avertissement à Dakar et environs, figurent aussi dans les revendications des routiers.
Les syndicalistes souhaitent aussi que soient renégociées les mesures du règlement 14 de l’UEMOA, portant sur la charge à l’essieu, tout comme ils récusent le projet d’instauration du permis à points.
Ils exigent la disponibilité des carnets de reçus d’amende forfaitaire, en application du décret en vigueur.
Pour Gora Khouma, une amende communautaire de 4.000 francs CFA pour chaque tonne en plus sur la charge règlementaire à l’essieu, doit être fixée, au lieu de laisser la sanction au bon vouloir des seuls agents de sécurité.
Le préavis souligne la nécessité de baisser le prix du carburant et d’appliquer la convention collective.ADI/AKS/OID

Port de Dakar: Conséquences et retombées des 4 jours d’arrêt de travail,selon Mbaye Mbengue (président du collectif)

https://www.dakaractu.com/Lancé vendredi dernier à cause de deux décisions des autorités, par les membres du Collectif des entreprises agréées pour le transport et la livraison des conteneurs au Sénégal (Ceatlcs), l’arrêt de travail aura engendré pertes et profits pour des acteurs portuaires. 3 jours pour faire entendre raison aux autorités concernées, qui auront engendré des préjudices, de part et d’autre.
Mbaye Mbengue, le président dudit collectif interrogé par Dakaractu après la levée du mot d’ordre, a tiré le bilan.

Entretien…

Les 4 jours d’arrêt de travail initié par le Collectif des entreprises agréées pour le transport et la livraison des conteneurs au Sénégal (Ceatlcs) ont été rudement sentis par le Port autonomie de Dakar (Pad). Après un bras de fer engagé par lesdits acteurs portuaires pour dénoncer des décisions impopulaires qui entraînaient leurs entreprises vers les abysses, les autorités étatiques ont fini par prendre les choses en main. Et c’est dans la soirée du dimanche 26 janvier dernier que le ministre Alioune Ndoye (en charge des Pêches et de l’Economie maritime) a pris son bâton de pèlerin avant d’inviter les responsables du Ceatlcs autour de la table. Il était accompagné de son collègue Me Oumar Youm. Une réunion de concertation avec les parties prenantes, longue de 10 tours d’horloge (9 h à 19 heures), a abouti à la levée du mot d’ordre d’arrêt de travail, a confié le président dudit Collectif, Mbaye Mbengue, au cours d’un entretien accordé à Dakaractu, pour faire le point sur la question.
Il a indiqué que cette réunion s’est tenue en présence du Directeur général du Pad (Aboubacar Sédikh Bèye), et de celui du Cosec (Mamadou Dione), entre autres. Mais, elle aura permis la signature d’un protocole d’accord entre les membres dudit collectif (Ceatlcs) et les autorités étatiques. Un accord à propos des deux objets de discussion portant sur le règlement de l’Uemoa et la tarification des systèmes de gestion des flux de camions du Port de Dakar.

5 500 conteneurs pleins bloqués au port durant 4 jours d’arrêt de travail des transporteurs agréés

Les deux camps, dans leur volonté d’harmoniser leurs positions, ont convenu la « suspension de l’application de la facturation du Système de gestion des flux de camions du port de Dakar jusqu’à la fin des travaux de voirie prévue le 31 mars 2020 ainsi que la poursuite des concertations avec les acteurs sur le tarif à appliquer dès la fin des travaux de voirie » ; la suspension du pesage à l’essieu au niveau du Terminal à conteneur (Tac) de Dubaï port world (Dpw) jusqu’à l’équipement complet dudit terminal pour se conformer aux dispositions du règlement 14 de l’Uemoa ».
Concernant ce dernier point, il a été retenu, comme l’indique le document signé, « l’application d’une tolérance de 20% (15% + 5% liés aux erreurs systématiques du matériel) sur le Ptac (Poids total autorisé en charge) au niveau des plateformes et terminaux ; la prise en charge de la tolérance globale dans la grille des poids et charges à l’essieu des plateformes; la poursuite des discussions entre les parties prenantes sur les questions liées au gabarit, aux amendes de surcharge, aux frais de pesage de 2 000 F, à la mise à disposition des balises de géolocalisation et au travail à feu continu au niveau du scanner; l’application d’une tolérance sur les amendes de 50% soit 30 000 F par tonne surchargée sur le trafic international à 10 000 F/t surchargée sur le trafic national jusqu’au 31 mars 2020.
Concernant les camions-citernes d’hydrocarbures, un dispositif de priorité sera mis en place au niveau des postes de pesage pour, dûment, tenir compte des aspects sécuritaires ».
Mais, il est bon de rappeler que ces journées d’inactivité décrétées par le Collectif des entreprises agréées pour le transport et la livraison des conteneurs au Sénégal (Ceatlcs) ont entraîné de lourds préjudices. Pour preuve, selon le président Mbaye Mbengue, il faut une semaine d’activités intenses à feu continu, pour réparer les dégâts qui ont Qentrainé l’absence de mouvements de 7 000 conteneurs.

Le Port autonome de Dakar était rempli à l’excès avec 95% de sa capacité

« Pendant les 4 jours d’arrêt de travail, il y a eu 4 navires. Il s’agit respectivement de celui de Cma Cgm arrivé le vendredi dernier. Le 2e et le 3e sont des Msc (samedi et dimanche). Le lundi est arrivé celui du Maesrk Lines. Ces 4 navires ont déchargé 5 500 conteneurs. Et avaient prévu de prendre 2 000 conteneurs pour l’export (…). Par rapport aux 5 500 conteneurs débarqués par ces 3 plus grands armateurs au monde et aux 2 000 qui devaient partir et qui ne sont pas partis – parce qu’il fallait que nous les transférions de leurs terminaux pour les amener au port donc du coup- ils avaient un problème de 7 000 conteneurs. Le Port autonome de Dakar était rempli à 95%. Alors qu’un port qui tourne normalement doit être rempli, tout au plus à 70%. Donc, à 95%, il ne restait que les travées. Le port était donc full. Si on n’avait pas levé le mot d’ordre, ce lundi, les bateaux qui allaient venir le mardi, ne pourraient pas débarquer leurs marchandises. Parce que tout simplement, il n’y avait plus d’espace. Et ces bateaux cités plus haut, sont des navires qui coûtent très cher en attente. C’est ce qu’on appelle surestaries navire. Cela fait 20 000 dollars par jour (environ 12 millions de F Cfa) aux frais de l’armateur qui prend en charge ».
Dans une telle position, possibilité est offerte à l’armateur « de couper tout de suite l’escale en allant à Abidjan (Côte d’Ivoire) ou un autre port débarquer la cargaison de Dakar dans ces ports », a confié M. Mbengue. Une situation qui, sans nul doute, entraîne le prolongement de la réception de conteneur par le client qui attendait sa marchandise pour le dédouaner ; le retard de l’enlèvement de ta marchandise qui engendre des pénalités (magasinages et surestaries), des journées de recettes perdues par le Trésor. Mais, une décision exécutée qui a valu, également des pertes de profits aux membres dudit collectif.

Aboubacar Sedikh Beye

http://www.enqueteplus.com/– ‘’La transformation du port de Dakar appelle l’engagement de tout le personnel portuaire’’, a déclaré hier le directeur général du Port autonome de Dakar. Aboubacar Sédikh Bèye, qui a présidé la présentation de vœux pour 2020 du personnel du PAD tenue au salon d’honneur de capitainerie du port, s’est beaucoup félicité du ‘’bilan 2019 qui a été encore meilleur que celui de 2018’’.
Dans un communiqué parvenu hier à ‘’EnQuête’’, M. Bèye a aussi fait un focus sur l’année 2020 qui sera, pour lui, celle de la transformation du Port autonome de Dakar. Il a, à cet effet, présenté les grandes lignes des orientations stratégiques pour cette année, mais aussi les réalisations sociales qu’il compte mener pour les agents portuaires. Seulement, il a sollicité l’engagement de tout le personnel portuaire, pour l’atteinte des objectifs fixés.
…A en croire Aboubacar Sédikh Bèye, le PAD se porte mieux. En 2019, note-t-il, il a été réalisé un résultat net de 341 %. Un résultat partagé, selon lui, entre les actionnaires, notamment l’Etat qui a reçu 3 milliards d’impôts sur la société et 2 milliards de dividendes, et les travailleurs qui ont reçu un milliard. La dette qui se situait à 33 milliards a été reprofilée à hauteur de 26 milliards de francs avec un taux d’intérêt moyen qui est passé de 7,6 à 5,5 %. Des frais financiers de 4 milliards en 2020 et 4 milliards en 2021 seront gagnés. Une bouffée d’oxygène qui va permettre au port de mieux prendre en charge ses projets d’entreprise.
…Dans le domaine des acquis sociaux, il soutient que beaucoup d’actes ont été posés en 2019. Deux cents logements pour les travailleurs, d’un coût de 3 milliards, ont été livrés à Diamnadio. La deuxième phase de 246 logements d’un coût de 3,7 milliards de francs CFA a été enclenchée.
Sur le domaine portuaire, des chantiers sont en cours, notamment l’éclairage pour 956 millions de francs, le dragage des môles 8 et 9, la réfection de la voirie en zone nord et sud pour une enveloppe de 15 milliards de francs et la prise en charge de la congestion par l’érection d’un parking gros-porteurs. ‘’2019 a permis de régulariser en CDI 300 temporaires, tandis que 150 agents de sécurité ont été régularisés en CDD longs’’, soutient-il. Avant de promettre que ‘’2020 verra la poursuite des régularisations avec une ouverture médicale qui sera étendue aux travailleurs en CDD, le lancement des travaux du stade du port, la signature du contrat du port de Dakar à Ndayane et la recomposition des Entrepôts du Sénégal au Mali (Ensema).

PME du numérique: Baisse et exonération d’impôts pour booster l’innovation technologique

https://www.dakaractu.com/-Les PME du numérique bénéficient d’une baisse et d’une exonération d’impôts. C’est l’information donnée en tout cas par Lass Badiane, conseiller municipal à la mairie de Grand Yoff.  Il s’agit de l’exonération de l’Impôt minimum forfaire (Imf), de la Contribution forfaire à la charge de l’employeur; la suppression du minimum de perception de 500.000 fcfa en matière d’Imf; et la réduction à 10.000 fcfa des droits d’enregistrement pour la création de sociétés ou de Gie avec un capital plafonné à 100 millions FCFA.
« Macky Sall sait que le Numérique est un des moteurs de la croissance de l’économie nationale, c’est pourquoi il a apporté ces transformations afin de préparer au mieux nos entrepreneurs locaux à développer de nouveaux outils et à faire face à la concurrence étrangère, a-t-il par ailleurs fait savoir. Selon Lass Badiane toujours, « le basculement intégral au Numérique pour la Télévision Numérique Terrestre (TNT) aura lieu dans le premier semestre 2020 »

RAPPORTS DE LA COUR DES COMPTES: LES RÉSERVES DU FORUM CITOYEN

http://www.emedia.sn/Le chef de l’Etat reçoit ce vendredi, 31 janvier, les rapports 2015, 2016 et 2017 de la Cour des comptes. Déjà, le Forum citoyen qui dénonce le retard dans la publication de ces rapports, invite les membres de ce corps de contrôle de l’Etat à être à jour tout en espérant que les résultats ne seront pas rangés dans les tiroirs. Ndongo Sané, membre de ce Forum, est joint par iRadio.
« Ça vient en partie satisfaire notre vigilance citoyenne, c’est-à-dire rendre compte aux citoyens. Mai,s nous constatons également qu’il y a un certain nombre de rapports qu’il reste à rendre public. Au-delà même de cette publication, nous appelons également la Cour des comptes à redoubler d’efforts pour rendre public les autres rapports qui restent. Ce sont des (documents) qui devaient sortir depuis très longtemps et qui ne le sont toujours pas. Certainement, on pourrait épiloguer sur les raisons pour lesquelles ils ne sont pas sortis mais, à notre niveau, on constate que la loi 2012 – 23 du 27 décembre 2012 vient renforcée les compétences de la Cour des comptes, du jugement des comptes des contrats publics, la compétence a été élargie à d’autres secteurs. (Ainsi), au-delà du jugement des comptes, la Cour des comptes est habilitée à élargir son rôle au niveau de la mesure des performances des cellules de l’Etat ». Dié BA

Rapport MAEP 2017/Gouvernance politique et démocratique: «Le Sénégal constitue un exemple… mais la situation des enfants talibés inquiète»(Dr Ali Abdel Rahmane Hagar)

https://www.dakaractu.com/-Le Sénégal est l’un des pays le plus  stables de la sous-région. Du moins c’est ce qui ressort du rapport 2017 du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) présenté, ce jeudi 30 janvier 2020 au CICAD. Selon le Dr Ali Abdel Rahmane Hagar, panéliste chargé du suivi du processus d’évaluation du Sénégal, « en ce qui concerne la gouvernance politique et démocratique, le Sénégal constitue un exemple  stimulateur de stabilité politique et démocratique, non seulement en Afrique de l’Ouest, mais aussi pour l’Afrique tout entière. Il a organisé des élections et des alternances dans la paix et dans la stabilité sociale. Ces alternances politiques sont exemplaires. Le Sénégal n’a jamais connu de coup d’État depuis son accession à l’indépendance.  »
Dans le domaine de la gouvernance économique, le MAEP a constaté quelques progrès avec le PSE mis en œuvre au Sénégal depuis 2014. Les progrès sont aussi notés en matière de finances publiques, renforcés par les mesures prises pour lutter contre la corruption avec la création de l’OFNAC,  selon toujours le Dr Ali Abdel Rahmane Hagar. Le Sénégal figure parmi les dix premiers pays en matière de réformes du climat des affaires dans le monde.
Ledit rapport note que l’environnement des affaires et les conditions de compétitivité de l’entreprise sont positifs au Sénégal. S’il en est ainsi, estime le rapport, c’est parce que des efforts ont été fournis en matière de dématérialisation des procédures, notamment en terme de délais de création d’entreprises. Cependant,  le Sénégal reste en deçà de ce qui est requis pour gagner la confiance des investisseurs nationaux et internationaux. Le secteur privé demeure peu dynamique et fragile.
« Malgré les efforts réalisés dans le domaine de la protection sociale avec la couverture maladie universelle pour les 0 à 5 ans, la gratuité de la césarienne, la dialyse, le traitement des cancers féminins et les bourses familiales, des efforts restent à faire. Les disparités sociales persistent. La situation des enfants talibés inquiète. L’emploi des jeunes demeure une problématique au Sénégal. Des défis que le Sénégal doit impérativement relever dans les années à venir », a conclu Dr Ali Abdel Rahmane Hagar, lors de la cérémonie officielle de lancement du Rapport Pays du MAEP…

Marylis Btp de Bictogo et le marché de l’université Amadou Makhtar Mbow Un contrat «conclu en violation du Code des marchés publics»,selon l’audit de l’Armp.

https://www.dakaractu.com/L’avenant offrant sur un plateau doré le marché de construction de l’université de Diamniadio à Marylis Btp et Monofasica, alors que ces deux sociétés ne figuraient pas sur la liste restreinte des entreprises consultées lors du lancement de la procédure, a été «conclu en violation des dispositions du Code des marchés publics ». C’est la ferme conviction des auditeurs du cabinet Bsc qui agissaient pour le compte de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp). Ce rapport d’audit, jamais publié, révèle les irrégularités tous azimuts qui entourent cette rocambolesque affaire d’autant «qu’aucun document d’exécution physique ou financière ne figure dans le dossier du marché », selon les auditeurs. N’en déplaise à «Diop Mame M.B », «citoyenne sénégalaise» fictive- nous y reviendrons- qui prétendait répondre aux précédentes révélations de Libération.

Le cabinet Bsc «déchire » toute la procédure.  

«Aucun document d’exécution physique ou financière ne figure dans le dossier du marché.» C’est par cette cinglante sentence que les auditeurs du cabinet Bsc ont conclu leur audit portant sur l’examen de la procédure d’appel d’offres restreint relatif à la sélection d’un prestataire pour la réalisation des travaux de construction et d’équipement des bâtiments du pôle administratif, du pôle sciences et techniques, du pôle économie et gestion, du pôle santé et du campus social de la deuxième université de Dakar.
Comme nous le révélions, entre le 2 et le 16 septembre 2014, des lettres d’invitation ont été adressées à six entreprises à savoir Yildirim holdings A.s (Turquie), Eiffage construction (France), Suma Turkey Buyukdere Cad (Turquie), Jarquil (Rabat, Maroc), China machinery Engineering Cooperation (Chine) et Geiger international (Autriche).  
Le 9 décembre 2014, le marché est provisoirement attribué au groupement Yildirim holding As/Eti Béton/Touba Matériaux, composé de deux entreprises turques et d’une sénégalaise, pour un montant de 59 882 135 201%C2%A0882%C2%A0135%C2%A0201 FCFA Ttc. Le contrat sera approuvé le 3 avril 2015 et notifié au groupement 8 avril 2015 pour un délai d’exécution de 24 mois.
Cinq ans après, une université fantôme, dont les travaux ont été exécutés à hauteur de 22%, a été érigée sur le site. Entre temps, le groupement Marylis Btp/Monofasica/Touba matériaux s’est substitué aux attributaires du marché- qui se seraient «désistés»- avant d’être viré par l’Etat, car incapable de respecter ses engagements malgré les élucubrations de «la citoyenne sénégalaise » prétendant s’appeler «Diop Mame » qui a transmis une «contribution »- nous y reviendrons- à certains médias ivoiriens et sénégalais. Un texte qui a fait le tour des médias à Abidjan. Normal si on sait qu’Adama Bictogo contrôle maintenant la… distribution des journaux dans ce pays où Ouattara lui donne tout.
La triste vérité est que dans un rapport en date de novembre 2016, jamais publié, le cabinet Bsc, agissant pour le compte de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a dénoncé toutes les irrégularités notées dans cette procédure :   de l’attribution  du marché au premier groupement, à son désistement, jusqu’à la signature du nouveau contrat avec Marylis Btp et Cie.

« Après avoir souscrit à une date non-indiquée, le chef de file du groupement a signifié son désistement ».

Première curiosité de cette rocambolesque affaire : «Le contrat de base a été approuvé le 3 avril 2015 par le ministre délégué au budget alors que le chef de file du groupement Eti Béton/Touba Matériaux, après avoir souscrit à une date non-indiquée, a signifié le 19 mars 2015 son désistement et sa renonciation à ses droits et obligations, résultant de l’appel d’offres restreint. La demande d’approbation du contrat qui n’était toujours pas signé par la troisième partie prenante à savoir Yildrim holding Sa n’était pas alors opportune et la garantie de soumission aurait dû être annulée ».

«Seul Touba Matériaux, qui ne remplit aucune des exigences en matière de qualification définie dans le Dao, fait partie du nouveau groupement de substitution ». 

Le cabinet enfonce le clou : «Un avenant administratif sans incidence financière a été approuvé le 12 novembre 2015 qui consacre le remplacement du premier groupement attributaire (Yildirim holding As/ Eti Béton/ Touba matériaux ) par un second groupement d’entreprises (Monofasica/Touba matériaux/ Marylis Btp) avec deux nouveaux entrants, à  la place des deux entreprises turques qui se sont retirés du projet ; ainsi parmi les trois membres du premier groupement attributaire, seul Touba Matériaux qui ne remplit aucune des exigences en matière de qualification définie dans le Dossier d’appel d’offres (Dao) fait partie du nouveau groupement de substitution ».

« L’avenant a été conclu en violation des dispositions du code des marchés ».

Les auditeurs de Bsc sont formels : «Le marché aurait dû être purement et simplement résilié et la garantie de l’attributaire saisie, d’autant plus que c’est le mandataire du groupement, de surcroît filiale du second membre, qui a pris l’initiative du désistement ». Verdict : «L’avenant a été conclu en violation des dispositions du Code des marchés publics car la modification de la composition d’un groupement en cours d’exécution d’un marché, n’est possible que dans deux cas particuliers, à savoir la liquidation d’un membre du groupement ou l’impossibilité, pour une cause extérieure d’exécuter ses obligations contractuelles ».

« La convention de financement signée avec Marylis btp porte sur 46 milliards, inférieur au coût du projet ». 

Pire, révèlent les auditeurs : «La convention de financement signée le 14 septembre 2016 entre le pool bancaire, la Société de gestion des infrastructures publiques dans les pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Sogip), l’Etat du Sénégal et la société Marylis btp porte sur un montant de 46 milliards de Fcfa, inférieur au coût du projet, à un taux d’intérêt de 6% hors taxe, supérieur au taux de 3% requis dans le règlement de la consultation. Il s’y ajoute que le chef de file du groupement Monofasica n’est pas partie prenante de la convention ».

« Un taux d’intérêt de 6% hors taxe supérieur au taux de 3% requis dans le règlement de la consultation ».

Ces derniers d’ajouter : «L’avenant consacrant la modification de la composition du groupement a été signé le 12 novembre 2015 alors que la notification du concours bancaire est datée du 2 août 2016 et la convention de financement signée le 14 septembre 2016. Le financement aurait dû être mobilisé dans les deux mois suivant la signature de l’avenant conformément au règlement de la consultation ».  Qu’en dit «Diop Mame»,  la «citoyenne sénégalaise» ?

Abdou Karim Salll déclare la guerre aux trafiquants de bois

http://actunet.net/-En visite de terrain à Kolda ce jeudi 30 janvier, le ministre de l’Environnement et du développement durable a réitéré l’engagement et la détermination de l’État à combattre définitivement le phénomène de la coupe abusive de bois dans cette partie sud du pays.
«Le trafic illicite de bois ne cesse de ruiner les forêts sénégalaises. Nous avons constaté les saisies importantes opérées par les agents des Eaux et forêt et de la brigade mixte. Nous allons continuer à s’opposer farouchement à ses délinquants jusqu’à mettre fin à ce trafic transfrontalier de bois», a fait savoir Abdou Karim Sall.
Le ministre de l’Environnement et du développement durable (Medd) d’annoncer dans la foulée, le renforcement du personnel des services des Eaux et forêts et des Parcs nationaux à travers un recrutement conséquent de ressources humaines prévu cette année. Ceci, pour permettre à ces services de remplir les missions qui leur sont confiées dans le cadre de la protection et de la préservation de l’environnement.
À côté de ces actions de terrain, Abdou Karim Sall promet aussi de jouer la carte diplomatique. Sur ce registre, il dit être en discussion avec la partie gambienne pour venir à bout de ce fléau.
À signaler que le Medd, à la tête d’une forte délégation, a visité le massif aménagé de Kandiator et la forêt classée de Bakor, ainsi que la pépinière réalisée à Fafoucourou, entre autres.

 «CLEANING DAY», UN MOIS APRES: Les Mauvaises Habitudes Ont La Vie Dure…

http://www.walf-groupe.com/Voilà presque un mois que le «Cleaning day» a été lancé en grande pompe par le chef de l’Etat. A la veille de la réédition de ce coup de balai qui aura lieu demain, WalfQuotidien a fait un petit tour dans certaines artères de Dakar histoire de faire le bilan des opérations menées depuis le 4 janvier dernier. Et le constat est triste. Car, les ordures continuent toujours de joncher les rues, marchés et autres édifices publics. Le message du Président Macky Sall à l’endroit des populations pour l’appropriation du concept «Cleaning day» est apparemment à la poubelle.
Grand-Dakar. Sur les deux voies de Niarry Tally, à quelques mètres du rond-point «Jet d’eau», l’ambiance est à son paroxysme. Piétons, véhicules «clando», taxis, bus de transport public et particuliers se disputent la voie. A côté, dans une indifférence totale par rapport au brouhaha alentour, des maçons posent des pavés dans le jardin public qui sépare les deux allées. En face de l’agence de Sen’Eau, une odeur nauséabonde titille les narines. Elle s’échappe d’un dépotoir d’ordures négligemment improvisé. Cette partie avait pourtant reçu un vaste coup de balai lors de la caravane du lancement du «Cleaning day», par le chef de l’Etat, le 4 janvier dernier. Depuis, elle a changé de visage, faisant place nette à des tas d’ordures qui jonchent le jardin public. Interpellé sur cette insalubrité, ce cordonnier du nom de Adama Kanté, trouvé au pied d’un arbre qui lui sert d’atelier de travail pointe du doigt le manque de civisme et l’indiscipline des populations. «Je doute que ce +Cleaning day+ puisse changer le comportement des gens. La preuve est là, devant vous. Le 4 janvier dernier, cet espace était très propre. Mais, dès le lendemain, les riverains ont renoué avec leurs vieilles habitudes. Ils attendent un peu tard dans la nuit pour prendre leurs poubelles et les déverser dans le jardin. Il arrive même parfois que je trouve sur ma place, là où je travaille, des couches de bébé déjà utilisées avec des excréments. Et ce sont les populations qui habitent à côté qui le font. C’est vraiment déplorable», martèle Adama Kanté assis sur une peau de mouton sèche qu’il essaie de découper.

Désenchantement

A quelques encablures du jardin public, le marché de ce quartier populeux  se découvre. Ici aussi, le décor est pittoresque. Des restes de légumes pourries notamment des choux, oignons, pommes de terre, pattes etc. sont jetés à même le sol. L’air est irrespirable. Pour passer, il faut se boucher le nez. Et certains riverains qui habitent les parages n’en peuvent plus. Assis autour d’un damier, un groupe de vieux retraités, assis à l’ombre d’un acacia, discutent. Interpellé, vieux Ndiaye qui était très enthousiaste lors du premier jour de nettoiement se dit désagréablement surpris du changement subit du décor dans son quartier. «Nous avions mobilisé tous les jeunes et un appel était même lancé à la mosquée pour inviter les populations à adhérer à cette initiative pour rendre notre quartier propre. Malheureusement, c’est comme si nous nous sommes fatigué pour rien. Le mal est profond et on ne peut pas trouver une solution à travers une simple initiative et un coup de balai pour une seule journée pour tout le mois. Cela doit être un comportement quotidien pour tout un chacun», déclare vieux Ndiaye. Qui soutient que, dans notre pays, le problème est que les décideurs politiques ont souvent tendance à brandir des slogans et à annoncer des initiatives. Mais, au final, le suivi pose problème. Il affirme que le gouvernement n’a pas analysé le phénomène avant de se lancer dans cette initiative. Pour lui, il fallait mettre en première ligne les Collectivités locales et les doter des moyens matériels nécessaires notamment des dépotoirs qui seront installés un peu partout dans les coins et recoins des quartiers. «Vous pouvez faire le tour de tout le quartier, c’est très difficile de voir des poubelles disponibles. Ce qui fait que les gens jettent les ordures un peu partout.  Le vent aidant, ces déchets se dispersent, salissent le quartier et rendent notre environnement invivable», indique-t-il.
Son camarade de grand-place, Madiwou Sarr, évoque, quant à lui, un autre phénomène c’est-à-dire le fait de faire les besoins dans la rue et les places publiques. De son avis, cela ne milite pas pour un cadre de vie sain. Pour lui, le ministère de l’Urbanisme doit penser à mettre en place des toilettes publiques payantes dans les marchés et les espaces publics.
Autre lieu, même décor. Aux alentours du stade Léopold Sédar Senghor, réputés pour leur saleté, sur la partie qui se situe en face du garage des cars de transport, l’espace a été transformé en dépotoir. Et une véritable bombe écologique y somnole avec des eaux usées d’une fosse septique, mélangées à des sachets d’eau, des excréments de chevaux, entre autres. Ici, chauffeurs, apprentis, vendeurs de café…ne sentent même pas le «Cleaning day». «Ce sont les garages qui sont naturellement comme ça. Et c’est partout pareil. Parce qu’il y a beaucoup de gens qui s’y retrouvent chaque jour. Personne ne peut rendre de tels lieux propres», lance une dame, vendeuse de petit déjeuner. Samba BARRY

Nouvelle saisie de drogue: L’armateur italien Grimaldi donne sa version

https://www.seneweb.com/-Une nouvelle saisie de cocaïne de 120 kg pour une valeur estimée à 9 milliards 600 millions de Fcfa a été trouvée à bord du navire « Grande Nigeria », le même dans lequel la Douane avait saisi 798 kg de cocaïne, au Port de Dakar, en juin dernier.
Grimaldi, qui retrace le film de la découverte de la drogue découverte dans le système de ventilation du navire, renseigne que les 120 kg de cocaïne ont été découverts par ses quatre agents, membres de l’équipage du bateau, lors d’une opération de maintenance de routine effectuée le samedi 25 janvier dernier.
Aussitôt informé, le responsable du bateau a immédiatement donné l’ordre à son équipage de ne plus s’approcher de la zone où lesdits sacs ont été trouvés et de ne toucher à rien, rapporte l’armateur italien.
Ensuite les armateurs du navire ont alerté, dans une note reprise par Le Quotidien, le Directeur général des Douanes par lettre en date du lundi 27 janvier suivant. Et la fouille a été effectuée par la Douane le 28 janvier.

Malaise à l’APS: Le Conseil d’administration et le ministre de tutelle ordonnent;le Dg de Thierno Birahim Fall,désobéit

https://actusen.sn/-Dieu est grand, mais le directeur général de l’Agence de presse sénégalaise (Aps) n’est pas petit. Car il faut être vraiment pas petit du tout, pour oser défier l’Autorité comme le fait Thierno Birahim Fall. La preuve,  selon SourceA, sommé par son ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, il fait dans la résistance et continue de procéder à des changements de l’Organigramme de l’Aps, qui ne correspondent pas au statut actuel de l’Agence.
Et malgré les injonctions à lui faites par le Conseil d’administration et le ministre de tutelle, le super boss de l’Aps persiste dans l’illégalité de son projet, allant jusqu’à faire brutaliser une de ses agents. Pour la contraindre à accepter une passation de service.

91% Des Sénégalais Font Confiance Aux… Guides Religieux

https://www.xibaaru.sn/-Selon une étude, deux tiers des Africains font confiance aux leaders religieux. Le consortium d’instituts de sondages Afrobaromètre publie une enquête sur la religion en Afrique, sur la base de données récoltées dans 34 pays du continent, entre septembre 2016 et septembre 2018
La confiance populaire envers les leaders religieux est estimée à 91% au Sénégal, c’est le chiffre le plus élevé. A plus de 80% au Burkina Faso et au Niger.
En revanche, les Gabonais affichent, avec les Tunisiens, le taux de confiance le plus bas du classement. Près de la moitié estiment que la plupart ou tous les leaders religieux sont corrompus, contre seulement 3% à Madagascar.

16 femmes ont été tuées en 2019 au Sénégal depuis janvier 2019

https://www.pressafrik.com/ 16 femmes, (14 en 2019 et deux en janvier 2020) ont été tuées dans notre pays ces 13 derniers mois. ce sous différents motifs. Qu’il s’agisse de violences conjugales, d’agressions ou de banales disputes, ces femmes succombent sans défense. Le témoin a fait le dé- compte de ces « féminicides ».
Un, deux, trois, quatre, cinq, six etc. Le compte n’y est pas ! Il faut aller jusqu’au chiffre 16 pour y poser le petit doigt car c’est le bon. Eh oui ! Depuis janvier 2019, 16 femmes ont été tuées au Sénégal dont deux au cours de l’année qui vient de commencer, c’est-à-dire 2020. Aujourd’hui, comme des feuilles mortes, les cadavres de femmes se ramassent à la pelle. Ces pauvres personnes du sexe dit faible sont retrouvées mortes soit dans des bâtiments en construction soit dans la cour de leur propre maison, à l’hôpital où elles succombent suite à des blessures infligées par des agresseurs, ou encore en pleine brousse comme la malheureuse dame de Kolda tuée il y a quelques jours.
S’il arrivait aux âmes sensibles de pleurnicher juste en regardant des films où des femmes étaient violentées ou sexuellement agressées, aujourd’hui, dans notre pays, la fiction dépasse parfois la réalité. Les victimes de ces féminicides sont souvent très jeunes. Parmi ces femmes victimes de meurtres, il n’y a que quelque deux à trois femmes qui dépassent la trentaine. Leur tranche d’âge tourne entre 20 et 30 ans !
Mis à part, bien sûr, les deux à trois mineures âgées entre 10 et 15 ans dont fait état la synergie des organisations de la Société civile pour l’élimination des violences basées sur le genre. A part donc ces cas, une cohorte d’organisations a recensé environ 14 cas de crimes commis sur des femmes entre janvier et novembre 2019.

Deux odieux meurtres pour démarrer 2020

Des chiffres qui n’intègrent pas les deux meurtres enregistrés en ce début d’année. Il s’agit d’abord de celui de la jeune Ndioba Seck, 25 ans, et dont le corps sans vie a été retrouvé à Guinaw Rails, en face de la mosquée Sips dans la commune de Thiaroye-sur-Mer. La malheureuse laisse derrière elle une fillette de 2 ans.
Le deuxième, survenu exactement le 16 janvier 2020, est celui de Yoba Baldé, qui a été égorgée à Saré Yoro Diao dans le département de Kolda, et sa tête emportée. Un crime barbare qui laissait penser à un sacrifice à quelques mois des locales avant que l’enquête ne se dirige vers l’époux de la défunte. C’est lui qui aurait massacré son épouse dans un accès de colère quand celle-ci lui a exigé le divorce.

14 meurtres enregistrés en 2019

A côté de ces deux cas fraîchement enregistrés, 14 autres cas ont été recensés par les organisations féminines et/ou féministes dont certaines, à l’image du collectif « Dafa Doy » — « ça suffit » — sont montées au créneau, début juin 2019, à la Place de la nation, sise à Colobane, pour dénoncer cette vague d’agressions mortelles dirigées contre le sexe dit faible. Les manifestantes de l’ex-Place de l’Obélisque étaient venues pleurer la mort de deux femmes.
D’abord, l’assassinat à Tambacounda de la fille du Directeur de l’Agence du développement local (adl), Bineta camara, tout juste âgée de 23 ans. En plein mois béni du Ramadan, la pauvre fille a été étranglée à mort, le 18 mai 2019, par un habitué de la maison. Autre meurtre, celui de la nommée Khady Sèye, qui, elle, a été poignardée à mort le 02 novembre 2019 à Touba par son colocataire. Ce, alors qu’elle n’avait que 30 ans et était enceinte de trois à quatre mois. Dans la même semaine où Bineta Camara et Khady Sèye avaient perdu la vie, une autre femme était tuée à Thiès. Presque au même moment, le corps d’une femme dénudée, et qui habite à Pout, précisément au lieudit Khodaba, était retrouvé le 21 mai à Ouakam, Dakar.
Des faits ignobles qui avaient, au cours du mois de mai 2019, fait réagir le ministère en charge de la Femme et du Genre qui, dans un communiqué, dénonçait la « recrudescence des violences faites aux femmes et aux filles ». Mais comme si les tueurs ne peuvent plus contrôler ce que le sociologue Djiby Diakhaté appelle cette « partie animalière » qui dort en eux, 12 jours plus tard, exactement le 14 novembre, Aminata Kâ, âgée d’une vingtaine d’années et enceinte de quatre mois, était arrachée à l’affection de ses parents à Malika, dans la banlieue dakaroise, par son mari. Toutes ces femmes ont été assassinées dans des conditions atroces et inhumaines.
L’un des meurtres les plus ignobles de cette série reste celui de Aminata Ka, 22 ans et enceinte de trois mois, qui a succombé à ses blessures suite à une banale dispute avec son mari. Les deux conjoints s’étaient mariés au mois d’août 2019. C’est dire que le ménage n’a duré que quelques mois avant de se terminer par un drame…

Trois femmes assassinées en 2019, trois autres en octobre

rien qu’au mois de mai 2019, les vies de trois femmes ont été écourtées en l’espace d’une semaine. et deux autres femmes ont été tuées en octobre 2019. Alors qu’on n’avait pas fini d’épiloguer sur le cas de cette femme âgée d’une quarantaine d’années retrouvée morte le 1er octobre 2019 dans un bassin, sur le site du technopole, survenait le meurtre de Yacine Sané, le 23 octobre 2019, dans la banlieue dakaroise. Plus précisément à Diamaguène. Yacine Sané était une brave jeune dame de 30 ans qui se rendait à son lieu travail aux environs de 6 heures. Elle avait été agressée à mort d’un car rapide et avait chuté mortellement.
Cette série noire concernant des femmes tuées n’est sans doute pas exhaustive. Elle explique en tout cas le plaidoyer lancé par la présidente du réseau « Siggil Jigeen », Mme safiatou Diop, qui demande de corser les peines sanctionnant les « féminicides »…Le Témoin

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR: MACKY VEUT S’INSPIRER DU MODÈLE ANGLO-SAXON

http://www.emedia.sn/-Macky Sall veut réguler l’enseignement supérieur privé. Le chef de l’Etat a exhorté le ministre en charge de ce département, Cheikhou Oumar Hanne, à mettre de l’ordre au niveau des Masters privés qui s’accroissent à tout point de vue dans la capitale.
Avec le taux de chômage élevé des jeunes, le président de la République pense qu’un enseignement supérieur orienté vers l’auto-emploi des jeunes pourrait être la solution. « Il faudrait qu’ils (Masters) puissent répondre au marché de l’emploi », a-t-il déclaré. Selon lui, les universités sénégalaises doivent s’inspirer du modèle anglo-saxonne. « On ne peut pas former toute la population estudiantine pour devenir des fonctionnaires. Ce n’est pas possible. Il faudrait que l’entreprenariat soit inculqué dans les curricula pour que le jeune qui étudie puisse être également quelqu’un qui entreprend. Ce jeune s’il est accompagné par l’Etat avec un financement peut créer son entreprise. Lui-même sera pourvoyeur d’emplois », a plaidé le Président Sall lors de la présentation du rapport 2017 du Maep (Mécanisme africain d’évaluation par les pairs) Babacar FALL

Coronavirus: Macky Sall offre près de 600.000 FCFA à chacun des 13 étudiants sénégalais coincés en Chine

https://www.pressafrik.com/-Le président Macky Sall a ordonné le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur de donner à chacun des 13 étudiants sénégalais, coincés à Wuhan, en Chine, épicentre l’épidémie de Coronavirus, une somme de 1000 Dollars, près de 600.000 FCFA.
Selon L’Observateur, cette décision a été prise jeudi. Le Secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’extérieur, Moise Diégane Sarr a expliqué que le gouvernement demeure dans la logique de rapatrier ces concitoyens, si besoin est.
« Nous suivons de très près ce qui se passe. Mais il faut dire que les autorités chinoises font beaucoup d’effort pour maîtriser la situation. Je suis en contact avec les étudiants et leurs parents. Je vais continuer à discuter avec eux pour les tenir informés de ce que le gouvernement est en train de faire », a dit M. Sarr.

37e anniversaire disparition de Cheikh Anta: L’Ucad renoue avec le cycle des grandes conférences

https://www.seneweb.com/L’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) va procéder, le 7 février prochain, au lancement du cycle des grandes conférences de l’Ucad. Occasion pour les étudiants et pensionnaires de l’Ucad de célébrer leur parrain, Cheikh Anta Diop, ce grand érudit et historien disparu il y a 37 ans.
L’événement verra l’organisation de panels où des professeurs de rang A seront conviés, « pour permettre aux étudiants de s’exprimer sur des questions scientifiques, d’actualité et de panafricanisme qui permettent le développement intellectuel et le changement de vision de l’étudiant », confie le porte-parole du jour Cheikh Ahmadou Bamba Faye, dans les colonnes du quotidien Direct News.

« Scandale au cœur de la République » 15 millions FCFA dans un ndogou des étudiantes de la Cité Claudel

http://www.dakarmatin.com/ Le livre du journaliste-chroniqueur de Dakarmatin  » Scandale au cœur de la République, le dossier du Coud », Pape Alé Niang y révéle les « cafards » de l’ancien directeur du Coud, Cheikh Oumar Anne. Pour avoir une idée des énormités en matière de malversation financière de l’actuel ministre de l’enseignement supérieur. En 2014, pendant le mois de ramadan, en organiant la rupture du jeune à Claudel à l’ Ucad, Cheikh Oumar Anne et ses services eurent décaissé 15 millions FCFA, comme l’atteste le journaliste d’investigation dans son livre.
« Un montant de 15 millions FCFA a été dégagé pour organiser un ndogou en faveur des étudiantes de la Cité Claudel (22 septembre 2014). Mais la direction du COUD et l’Agence comptable sont dans l’incapacité de préciser à l’OFNAC le montant exact dépensé et encore moins de lui fournir la moindre pièce justificative relative aux dépenses effectuées. ».
D’autres irrégularités financière ont été pointées du doigt telle que la soirée du gala de l’Émergence ( 3 Mars 2015 ), animée par le chanteur Doudou Ndiaye Mbengue où « L’Ofnac a constaté une dame du nomMariama Ndiaye a décaissé la somme de 3 millions FCFA du COUD à l’occasion de la soirée du chanteur Doudou Ndiaye Mbengue (3 mars 2015, Gala de l’Emergence). Interpellée à ce sujet, elle n’a pu apporter la moindre pièce justificative relative à l’utilisation de ces fonds publics…. ».
En ce qui concerne les « primes budgétaires irrégulieres non justifiées »
« L’OFNAC, en fouillant les états financiers du COUD, a remarqué que lors de l’élaboration du budget, des primes non justifiées allant de 200 mille à 1,200 million FCFA sont allouées à des agents dont le seul mérite est d’être directeur ou proche de ce dernier. »
« Or, au moment de l’audit, avec la pléthore de personnel temporaire, l’enveloppe de 700 millions FCFA destinée au paiement de ces derniers était déjà épuisée alors que l’année n’était pas encore terminée. Pire, le personnel permanent risquait d’être en cessation de paiement à partir du mois de septembre. »ReseauNews

 Perturbation à l’école, violences sur des citoyens: La Ligue démocratique préoccupée

https://www.ferloo.com/Analysant la situation nationale, le Secrétariat Permanent de la Ligue Démocratique a accentué ses échanges sur la perturbation du système scolaire et la violence qui sévit dans notre pays depuis un certain temps. Cette instance dirigeante de la Ld demande au gouvernement de tout mettre en œuvre pour l’instauration d’un climat social apaisé.
«Au terme des échanges sur la situation nationale, le Secrétariat Permanent de la Ligue Démocratique, après avoir déploré les perturbations récurrentes dans le système éducatif, exhorte le gouvernement et les syndicats d’enseignants notamment à tout mettre en œuvre pour l’instauration d’un climat social apaisé, condition indispensable de la réussite des enseignements-apprentissages », lit-on dans un communiqué rendu public.
Convaincu, en effet, de l’intérêt primordial du capital humain dans le développement économique et social du pays, le Secrétariat Permanent appelle toutes les parties prenantes à privilégier le dialogue dans l’intérêt exclusif de l’Ecole.
Toujours sur la situation nationale, le Secrétariat Permanent de la Ligue Démocratique a exprimé sa vive préoccupation suite à la recrudescence de la violence exercée sur de paisibles citoyens.
Conscient que la banalisation de la violence constitue un risque réel qui pèse sur la stabilité sociale du pays, le Secrétariat Permanent de la Ligue Démocratique invite  le gouvernement à prendre toutes les mesures utiles pour assurer davantage la sécurité des personnes et des biens et sanctionner tous les coupables quels qu’ils soient, conformément aux lois en vigueur dans le pays.
Dans ce sens, il condamne vigoureusement les violences notées récemment sur des enseignants à Dakar et à l’intérieur du pays.
Pour le Secrétariat Permanent de la Ligue Démocratique, en effet, rien ne peut justifier le recours à la violence contre des enseignants notamment dans l’exercice de leurs fonctions.
Compte tenu du rôle central de l’Ecole dans la construction de la citoyenneté, le Secrétariat Permanent appelle tous les acteurs au respect de la fonction enseignante.
Par ailleurs, appréciant la conférence publique de la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) tenue le samedi 25 janvier 2020 sur le thème : « La sécurité un défi central pour tout développement », le Secrétariat Permanent s’est réjoui du succès éclatant de cette conférence. Il remercie d’une part les conférenciers en particulier le général Mamadou Mansour Seck pour leur disponibilité et la qualité de leurs prestations ainsi que les nombreux invités venus rehausser par leur présence cette manifestation, et d’autre part félicite les militantes et les militants de la CDS pour leur mobilisation.
Au regard de l’apport inestimable des partis de gauche dans l’avènement de la démocratie, le Secrétariat Permanent exhorte la CDS à rester dans cette dynamique de mobilisation pour assurer sa large part dans le débat public.

CONSENSUS TROUVÉ POUR LE FINANCEMENT DES PARTIS POLITIQUES

http://www.emedia.sn/-Dans le cadre du dialogue national, la commission politique a validé un premier point d’une grande importance. Membre de cette commission, Babacar Gaye de la coalition Benno Bokk Yakkar renseigne qu’un accord a été trouvé sur une question essentielle. « Comme la Constitution le stipule par rapport aux financements des partis, nous avons épuisé, par consensus, cette partie du dialogue. Cela veut dire que, à part quelques réserves, nous sommes tombés d’accord sur l’essentiel en ce qui concerne le financement des partis », a-t-il expliqué.
Avant d’ajouter : « Nous sommes d’accord, comme on l’avait proposé dans le référendum, pour qu’il ait un appui, venant de l’Etat, des partis politiques. Ce, pour qu’il n’y ait plus de corruption ou de l’argent sale dans la politique ». Cependant, Babacar Gaye informe que des modalités ont été définies au préalable. Il s’agit des conditions de représentativité que les partis doivent remplir. En sus du rôle que les partis doivent jouer par rapport à la formation citoyenne. Aliou DIOUF

Me Moussa Diop lâche une bombe: « j’ai des enregistrements de gens qui se réunissent pour… »

https://www.seneweb.com/Les remous au sein de « Macky 2012 », sont le fruit de machinations, orchestrées par des pontes de l’Apr. Telle est la conviction du coordonnateur de ladite coalition. « C’est Mahmoud Saleh qui est derrière cette fronde », affirme Me Diop, sur le plateau de 7Tv.
Il révèle d’ailleurs, qu’il y a pas mal de membres de l’Apr, qui souhaitent son limogeage de la tête de la société DDD. « J’ai des audios et des enregistrements de gens qui se réunissent pour dire que mon poste devrait revenir à un membre de l’Apr ».Me Moussa Diop s’exprime dans l’audio ci-dessous.

Le Palais Ouvre La Chasse Aux «Ennemis» Invisibles

https://www.xibaaru.sn/La mouvance présidentielle dans tous ses états : La chasse aux sorcières ouverte
Voilà une actualité installée au Sénégal, dont on ne sait, si on doit rire ou en pleurer ? A chaque jour, des sorties au sein de la mouvance présidentielle qui indiquent le malaise qui y existent, mais qu’on cherche à nier comme par un coup de baguette magique, l’évidence. Waouh, des comploteurs de la République se trouvent tapis dans l’ombre et n’ont qu’une seule activité qui vaille à leurs yeux, briguer le fauteuil du Président de la République ! Qui sont ces porteurs de cagoules. ?
Les tireurs de la sonnette d’alerte au sein de la mouvance présidentielle se trouvent incapables de les citer.
Tout juste, se contentent-ils de dire qu’ils connaissent tous ceux qui visent dans leur camp à briguer le fauteuil du Président de la République Macky Sall, tout en montant toutes sortes d’intrigues. Il est à se demander si ce sont ceux-là qui le dénoncent, qui en réalité, visent réellement le fauteuil du Président de la République, ou s’ils ne sont les soutiens d’autres de leurs camarades de la mouvance présidentielle ?
Le comble, avec ces individus qui cherche à entretenir ce débat qui reflète une guerre de positionnement au sein de l’Alliance pour la République (APR – parti présidentiel), c’est qu’ils se transforment en véritables manipulateurs de l’opinion !
A la suite de certains camarades de son parti, le ministre, Chef de cabinet du Président de la République, Mame Mbaye Niang nous déclare que Macky Sall sait tout, qu’il connait tous ceux qui complotent au sein de l’APR pour briguer son fauteuil. Ce qui veut dire tous ceux, ces fameux « encagoulés ». De qui se moque-t-on finalement ?
Mame Mbaye Niang ainsi que tous les porteurs d’une telle accusation qui en réalité ne cherchent qu’à divertir l’opinion sur la volonté réelle du Président Macky Sall à briguer un troisième mandat présidentiel, ce qui serait contraire à la Constitution, se retrouvent maladroits à travers leurs sorties. Au sein de la mouvance présidentielle existe une volonté réelle de règlements de comptes. Si tant est comme le déclarent Mame Mbaye Niang et tous ceux qui abusent cette thèse, allant jusqu’à pousser que le Président Macky Sall est au courant de tout, pourquoi ce dernier attend pour agir ?
Dans la logique, le Président Macky Sall n’attendrait une seule seconde pour virer tous ces responsables dont Mame Mbaye Niang et compagnie disent qu’il les connait. Voilà pourquoi, on peut reconnaître des individus de la clique de Mame Mbaye Niang qui n’ont qu’un seul but, entretenir le Sénégal, dans une chasse aveuglée aux sorcières pour rayer de leurs chemins tous ceux qu’ils pensent se dresser contre leurs volontés.La rédaction de Xibaaru

MACKY RECADRE LES ACTIVISTES ET LES DROITS DE «L’HOMMISTE»«Celui qui choisit la Place de l’Indépendance ou le Palais…»

http://www.walf-groupe.com/ Le chef de l’Etat n’est pas insensible aux critiques des défenseurs des droits humains qui lui reprochent la restriction des libertés, l’emprisonnement d’activistes et l’interdiction systématique de manifestations. La réplique du Président Macky Sall est sans appel.
Le gouvernement est loin de restreindre les libertés publiques, comme le font croire les activistes et les défenseurs des droits humains. Cette précision est du président de la République, Macky Sall. Il a profité de la tribune offerte par la cérémonie officielle de présentation du rapport du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), pour apporter la réplique aux défenseurs de Guy Marius Sagna. Du nom de l’activiste mis en prison pour avoir manifesté contre la hausse du prix de l’électricité devant le Palais. Avant-hier, la Lsdh, Amnesty, la Raddho et Article 19 ont reproché au régime du Président Sall de restreindre les libertés publiques, à travers notamment l’arrestation d’activistes et de lanceurs d’alerte et l’interdiction systématique des manifestations pacifiques. De quoi susciter la réplique du chef de l’Etat.  «L’exercice des libertés qui fait souvent polémique n’entache en rien son statut de pays démocratique. L’exercice des libertés publiques est garanti et ne souffre d’aucune limitation, sauf nécessité de prévenir les risques de trouble à l’ordre public, de garantir la libre circulation des personnes et de leurs biens et d’assurer leur sécurité. En vérité, l’autorisation est la règle, l’interdiction l’exception», a précisé le Président Macky Sall. Selon qui, le Sénégal est une nation de droit fondée sur des valeurs de tolérance, de liberté qui s’exercent dans un climat de paix et de stabilité politique et institutionnelle.

118 manifs interdites en 2018, 71 en 2019

Dans sa déclaration, le chef de l’Etat soutient que les statistiques du gouvernement révèlent qu’en 2018, sur 4 828 déclarations de manifestations publiques, 118 ont été interdites, soit un taux de 3, 44 %. Et qu’au troisième trimestre de l’année 2019, sur 4 284 déclarations de manifestations, seules 71 n’ont pas été accordées, soit un taux de 1,68 %. «Celui qui choisit la Place de l’Indépendance ou le devant du Palais de la République pour contester, c’est qu’il ne veut pas faire une marche pacifique», raille le chef de l’Etat, le sourire aux lèvres. «Lorsque les initiateurs de marches sont en conformité avec les autorités administratives, en l’occurrence les préfets, il n’y aura aucun problème. Il est même fréquent que la Police encadre la marche et des sapeurs-pompiers mis aux ordres des marcheurs fatigués», poursuit-il.
Le rapport du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Meap) a été publié en 2017 à Addis Abeba, en Ethiopie. Lequel rapport plaçait le Sénégal dans le lot des 25 pays africains les plus pauvres. Ainsi, en réponse aux recommandations soulevées dans le document en question, le chef de l’Etat dit prendre acte et promet de corriger ces manquements liés à la bonne gouvernance. «Je partage les défis qui ont été soulevés. Nous allons les mettre en œuvre ensemble. La question de l’emploi des jeunes, de la formation professionnelle, de la démocratie, etc. constituent des défis à relever», laisse-t-il entendre. Non sans oublier de préciser qu’une démocratie achevée n’existe pas. «J’ai placé la bonne gouvernance au rang des hautes priorités du Pse qui est notre référentiel en matière de politique publique», dira le président de la République.Salif KA

8 ans après, que reste-t-il du sacrifice de Mamadou Diop ?

http://actunet.net/-Ce 31 janvier2020 marque la commémoration de la mort de l’étudiant Mamadou Diop mortellement fauché par le Dragon de la police le 31 janvier 2012 à la place de l’Obélisque où le Mouvement des forces vives M23 menait la lutte héroïque pour défendre notre Constitution, notre République menacée d’une dérive monarchique.
8 ans après, que reste-t-il du sacrifice de ce jeune étudiant tombé au champ d’honneur pour que la démocratie sénégalaise reste debout ? Rien, absolument rien, sommes-nous tentés de dire, parce que les causes qui avaient conduit à ces manifestations sont toujours présentes et se sont même accrues. Pourtant, des vies ont été sacrifiées, des libertés confisquées et beaucoup de sang versé pour défendre la démocratie ainsi que les leaders politiques tels Macky Sall, feu Ousmane Tanor Dieng, Moustapha Niasse et tant d’autres qui incarnaient l’opposition d’alors.
Malheureusement, aussi bien sous Wade
hier que sous Macky Sall aujourd’hui, les fruits de l’alternance n’ont pas porté la promesse des fleurs du changement. Alors qu’il fallait préserver la mémoire de ces martyrs, faire en sorte que la mort de tous ces patriotes ne soit pas vaine et que la volonté du peuple ne soit plus bafouée par les politiques. Parce que si les Sénégalais s’étaient tant battus pour faire évoluer les choses, ce n’était pas pour un changement d’hommes, mais de système, de manière de faire. Mais le constat est que les hommes passent mais les mêmes tares demeurent. En atteste la question du 3ème mandat qui était à l’origine de ces manifestations et qui reste toujours d’une brûlante actualité.
Le Président Macky Sall qui avait combattu cette volonté de Wade de briguer un troisième mandat avec fougue et hargne, menaçant même d’aller le déloger au palais s’il s’obstinait, semble être dans les mêmes dispositions que son maître. D’ailleurs, face à la presse le 31 décembre dernier, il avait refusé de clarifier sa position, se réfugiant derrière un «ni oui ni non» dubitatif qui laisse penser que le peuple peut s’attendre à tout de sa part. Alors que la Constitution autorise deux mandats consécutifs. Si ce n’est pas souiller la mémoire des martyrs, ça y ressemble fort, parce qu’après les troubles que cela avait entraîné, il aurait pu au moins avoir l’élégance et la décence de clarifier définitivement le jeu politique. En lieu et place, il semble vouloir troubler l’eau pour pêcher en eaux troubles. Pire, aujourd’hui on assiste à une politique d’éradication de la contestation avec l’interdiction récurrente des manifestations et l’emprisonnement d’acteurs de la société civile.
Pourtant, que de promesses tenues pour se faire élire ! Le respect de la Constitution, l’approfondissement des libertés, la réduction de son septennat en quinquennat, la réforme en profondeur du Conseil constitutionnel dont il comptait faire passer le nombre de juges de cinq à sept, dont trois nommés par le pouvoir, un par l’Assemblée nationale, un par l’opposition et deux par les magistrats, suivant des critères qui seront à définir. Il n’avait pas aussi manqué de dire qu’il redonnerait à la République ses lettres de noblesse parce que, estimait Macky Sall, «la République c’est des institutions fortes, la République c’est l’équilibre entre les pouvoirs, qu’il s’agisse du pouvoir Exécutif incarné par le président de la République et son gouvernement, ou du pouvoir législatif incarné par la représentation nationale à travers l’Assemblée nationale, ou encore le pouvoir judiciaire à travers les cours et tribunaux. Il faut qu’il y ait un équilibre, mais lorsque toutes les institutions s’effondrent devant une seule qui fait et défait selon son bon vouloir, nous ne sommes plus en République, nous ne sommes plus en démocratie».
Aujourd’hui on a vraiment du mal à croire que c’est le même Macky Sall qui avait tenu ces propos, tellement ils sont en déphasage avec les actes qu’il pose. C’est comme si les principes devaient varier au gré des positions.

MARCHE DE ÑOO LANK – POURQUOI LE PRÉFET A OPTÉ POUR L’AUTORISATION

NETTALI.COM  – Les membres de la plateforme “Ñoo lank” vont marcher ce vendredi après-midi en toute tranquillité avec l’encadrement de la police. Le préfet de Dakar a surpris son monde en autorisant la marche. Une option qui devrait permettre d’éviter des affrontements.
Rond-point Université Cheikh Anta Diop-Rond-point Poste Médina. C’est l’itinéraire qu’emprunteront cet après-midi les marcheurs de la plateforme “Ñoo Lank”. Une procession qui devrait se passer sans heurts. Le préfet de Dakar a en effet décidé d’autoriser la marche. Ce qui en a surpris plus d’un. D’autant que les marches sur cet itinéraire sont rarement autorisées. Sauf que cette fois, les autorités n’avaient presque pas le choix. Au lieu de prendre le risque de l’affrontement, elles ont préféré l’apaisement.
En réalité, le préfet n’a fait que céder face à la pression de “Ñoo Lank”. Les membres de la plateforme ont en effet pris plusieurs jours pour convaincre les étudiants à adhérer à leur combat contre la hausse du prix de l’électricité et pour la libération de Guy Marius Sagna. C’est ainsi que “Ñoo Lank Ucad” est né pour donner un nouveau tempo à la marche de ce vendredi. Et les étudiants ont promis de donner un cachet particulier à la manifestation. Il s’y ajoute que la tension est à son comble à l’Université de Dakar où des affrontements ont eu lieu cette semaine à cause des élections de représentativité dans les amicales de faculté.
Les autorités ont donc compris qu’interdire la manifestation de ce vendredi équivaudrait à offrir aux étudiants une bonne occasion d’exprimer leurs frustrations et se défouler dans la rue. Car “Ñoo Lank” avait l’intention de marcher avec ou sans autorisation. C’est pour éviter un face-à-face entre “Ñoo Lank” renforcée par les étudiants et les forces de l’ordre que les autorités ont préféré autoriser la marche. Une manière d’apaiser la situation. Reste à savoir si cela suffira pour calmer activistes et étudiants dans leur combat pour la libération de Guy Marius Sagna.

 «ÑOO LANK» APPELLE À UNE MOBILISATION GÉNÉRALE VENDREDI

http://www.emedia.sn/-Le mouvement « Ñoo Lank » va encore battre le macadam, ce vendredi. En conférence de presse, ce jeudi, les membres dudit mouvement ont annoncé une grande manifestation vendredi 31 janvier 2020 à 15h. Cette fois, ils ont décidé de changer d’itinéraire. La marche partira de l’Université Cheikh Anta Diop au rond de la poste de Médina.
Fadel Barro et ses camarades appellent ainsi à une forte mobilisation pour mettre davantage la pression sur l’Etat du Sénégal afin qu’il libère « l’otage » Guy Marius Sagna. « Nous devons nous lever pour sortir le Jambar Guy Marius Sagna des geôles de ce régime oppresseur. Son arrestation est orchestré par le magistrat instructeur Samba Sall, le ministre de la Justice Malick Sall et le président de la République Macky Sall », accuse avec virulence Fadel Barro.
Pour lui, le Sénégal a besoin de jeunes comme Guy Marius Sagna dans le contexte actuel marqué par la volonté du régime de Macky Sall de faire payer aux sénégalais la gestion catastrophique des ressources de notre pays à travers des hausses de prix tout azimut ».
Poursuivant, Fadel Barro invite les compatriotes qui ne peuvent pas se déplacer pour prendre part à la marche de signifier par un port de brassard rouge leur soutien et leur solidarité pour la libération de Guy Marius Sagna et contre la hausse du prix de l’électricité. Aux chauffeurs de taxi, clando, bus et autres moyens de transport en commun, il leur demande de manifester leur solidarité par des Klaxons au rassemblement. Aliou DIOUF

Aliou Sané, ‘Y’en a marre’: «Le cas de Guy Marius est un règlement de comptes.Ce régime, montrant ses limites, est plus sur la répression que sur la sécurité des sénégalais…Le peuple a validé la lutte de Nio Laànk »

https://www.dakaractu.com/Dans cet entretien, Aliou Sané a fait le survol de plusieurs points concernant l’actualité dont bien évidemment celle de leur camarade Guy Marius Sagna qui est en détention depuis près de 2 mois. Pour le membre du collectif Nio Laànk, « le régime actuel fait montre d’une gouvernance désastreuse et empreinte de défaillances. » Il soulignera entre autres des gouffres financiers destinés  à satisfaire une clientèle politique, sans compter cette situation macroéconomique qui oppresse les sénégalais.
Concernant l’objectif de leur mouvement et particulièrement leur ligne de combat, Aliou Sané soulignera le soutien d’abord qu’il apporte à leurs camarades de FRAPP et les autres activistes, mais rappelle que la lutte est loin d’être gagnée car « Guy Marius Sagna est toujours en détention et que cette hausse du prix de l’électricité reste toujours injustifiée »
Le coordonnateur du mouvement y’en a marre annonce que le mouvement est toujours en phase avec ses convictions citoyennes et sera toujours présent pour le peuple. « Certes, y’en a marre est comme une sentinelle, mais nous avons aussi d’autres activités personnelles qui n’entachent en rien notre combat citoyen », souligne Aliou Sané.
Il appelle les sénégalais à s’impliquer dans cette lutte citoyenne à travers la marche de demain qui sera une occasion pour manifester encore une fois contre la hausse du prix de l’électricité, mais aussi de dénoncer la détention de l’activiste Guy Marius Sagna qui mérite amplement le soutien du peuple sénégalais.

Libération de Guy Marius Sagna  :La diaspora africaine à Bruxelles s’invite dans le combat

https://www.ferloo.com/ Quelques avant que le Collectif Nio Lànk et les étudiants n’envahissent la rue pour exiger la libération de l’activiste Guy Marius Sagna, la diaspora africaine à Bruxelles s’invite dans le combat à travers un communiqué. C’était lors du Café Politique organisé le samedi 25 Janvier 2020, dernier à Bruxelles,  capitale de l’Union Européenne sur les thèmes du franc CFA et de l’Eco, le collectif SORTIR DU FRANC CFA et l’association belge AFRICADEBATS ont profité de cet événement réunissant la diaspora pour dénoncer fermement l’arrestation «injuste et arbitraire» de l’activiste sénégalais Guy-Marie SAGNA par la justice sénégalaise « aux ordres » de Macky SALL.
Selon les signataires de la déclaration (Olivier DOSSOU, Coordonnateur de l’association AfricaDebats ; Makhoudia DIOUF, Coordonnateur du Collectif Sortir du franc CFA ; Ibou Sy, représentant du Collectif Sortir du franc CFA au Mali, Moustapha DIOP, représentant du Collectif Sortir du franc CFA en Italie) c’est «parce qu’il a osé critiquer les compromissions du Président Macky SALL avec la France, sur le franc CFA notamment, parce qu’il a combattu les dérives antidémocratiques et autoritaires au Sénégal, parce qu’il a dénoncé le népotisme et la mal gouvernance au Sénégal que Guy-Marie SAGNA est emprisonné depuis le 29 novembre 2019 et toutes les demandes de libération ont été injustement refusées par le procureur de la république ».
Ces derniers de poursuivre : «Aussi, nous avons le sentiment que Macky SALL s’acharne sur l’activiste Guy-Marie SAGNA pour uniquement faire plaisir à Emmanuel MACRON. Le Président français avait, en effet, intimé l’ordre  aux chefs d’Etats africains de faire taire tous ceux qui luttent contre l’impérialisme de la France sur le sol africain ». Et d’après elles, « le bâillonnement de Guy-Marie SAGNA n’a pas eu l’effet escompté, la jeunesse africaine et de la diaspora continuent de dénoncer ce qui se passe au Sénégal et de plus en plus d’Africains se reconnaissent dans ce combat contre la françafrique. Le message est donc clair ! « Ce Président de la république » instrumentalise la justice de son pays au mépris des valeurs démocratiques sénégalaises que ces prédécesseurs à la tête de l’Etat (Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade) avaient toujours préservées».
Le collectif SORTIR DU FRANC CFA et l’association belge AFRICADEBATS estiment qu’ «ainsi en emprisonnant sans raisons Guy-Marie SAGNA et ses compagnons, le Président Macky SALL cherche également à installer un climat de terreur dans son pays qui fut jadis, un modèle de démocratie dans le monde. Pas surprenant que l’ONG Economist Intelligence Unit, dans le dernier rapport sur la démocratie dans le monde, ait déclassé le Sénégal de neuf places, à la 82e place mondiale sur la liste des pays les moins démocratiques au monde. Le Président Macky SALL est coutumier des faits ».
Qui révèlent qu’avant «la présidentielle sénégalaise de 2019, conscient sur ses faibles chances d’être réélu, il avait tout fait pour empêcher le candidat Khalifa SALL de se présenter à l’élection présidentielle en le maintenant en prison.
Karim Wade, le fils de l’ancien Président Abdoulaye WADE, avait été aussi empêché de briguer le suffrage universel des Sénégalais et est depuis déporté par le régime SALL. On le voit donc, avec Macky SALL à la tête du Sénégal, l’on constate des violations quotidiennes des règles élémentaires de la démocratie, des libertés individuelles et une montée de la corruption.
Par cet appel, nous soutenons toutes les initiatives en Afrique, au sein de la diaspora africaine et sénégalaise pour faire libérer Guy-Marie SAGNA, comme la manifestation prévue ce samedi 1er février 2020 à Paris par la diaspora sénégalaise pour exiger la libération immédiate de leur compatriote ».

SOULEYMANE BA RESPONSABLE POLITIQUE APR MATAM: L’HYPOCRISIE ET LA CACHOTTERIE MINENT LE L’APR

http://www.lavalleeinfo.com/2Souleymane Barka BA cadre de l’Apr à Matam sort de sa réserve et déclare que leur parti ressemble plus à une jungle où des responsables locaux font tout pour nuire d’autres camarades de parti à des fins personnelles.
Une situation qui plombe le fonctionnement de l’Apr, Pour lui cela ne pourrait prospérer à seulement quelques encablures des locales .Il invite les responsables de Matam à se ressaisir.
Sur sa candidature aux prochaines élections locales il dit à qui veut l’entendre, avec ou sans l’aval du parti , il va briguer le suffrages des matamois.

Tournée économique du Ministre Ndeye Saly Diop Dieng…: Mobilisation historique d’Alsar de Racine Sy à Podor.

https://www.dakaractu.com/Madame le Ministre de la femme et de la famille Ndeye Saly Diop Dieng  n’oubliera pas de sitôt l’étape de Podor au cours de sa tournée économique en cours sur l’étendue du territoire national.
Sur l’esplanade de la mairie de Podor,hier après-midi, c’ est une marée jaune( couleurs d’Alsar)qui a envahi l’espace  donnant un cachet populaire et festif à l’événement.
Les responsables  locaux du mouvement And Liggey Sénégal ak Racine ( Alsar) ont visiblement sorti la grosse artillerie avec surtout une très forte mobilisation des femmes qui étaient  venues prêter main forte à leur sœur Madame le Ministre Ndeye Saly Diop Dieng.
Avec une telle prouesse, le leader d’ Alsar Mamadou Racine Sy marque à coup sûr  son territoire et réaffirme par ricochet son engagement indéfectible à accompagner le Président Macky Sall dans sa  noble ambition de mettre le Sénégal sur les rails de l’émergence.
Racine Sy a davantage prouvé sa forte capacité de mobilisation en réussissant à implanter des cellules  Alsar dynamiques dans les 14 régions du pays.

QUE VIVA… DONALD TRUMP ! PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

Des africains qui souhaitent longue vie au président américain, Donald Trump, et qui lui disent « bravo », on n’en trouvera sans doute pas beaucoup. Je fais pourtant partie de cette espèce rarissime !
Des africains qui souhaitent longue vie au président américain, Donald Trump, et qui lui disent « bravo », on n’en trouvera sans doute pas beaucoup. Je fais pourtant partie de cette espèce rarissime ! oh certes, non pas tant que j’approuve le fait qu’il ait fait tuer le très populaire général iranien Qassem Souleïmani ou qu’il ait déchiré l’accord sur le nucléaire iranien ou encore reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. Rien de tout cela ! si je l’apprécie, c’est parce qu’avec lui au moins les choses ont le mérite d’être claires et il les dit tel qu’il les pense.
Il est raciste, misogyne, climato sceptique, anti-islam, anti-immigrés, pense que l’Afrique, c’est des « pays de merde », ne songe même pas à y mettre les pieds, est contre les droits-de-l’hommistes et les ONG, traite par-dessus la jambe l’Onu, ce « machin » budgétivore et inutile, etc. Il navigue à contre-courant et rebrousse-poil du politiquement correct et le revendique fièrement ! il n’est pas hypocrite pour un sou et je le trouve très bien comme ça. Il y a trois ans, déjà, lors de son élection, je n’avais pas hésité à me singulariser en soutenant que non seulement son accession à la tête de la seule superpuissance du moment me remplissait d’aise mais encore que je souhaitais que Mme Marine le Pen accède au pouvoir en France !
Avec ces deux dirigeants au moins, expliquais-je alors, les africains en particulier sauraient à quoi s’en tenir et prendraient enfin leur propre destin en mains. Au lieu de quoi, on se comporte toujours comme de grands enfants, nos dirigeants passant leur temps à tendre la main et comptant sur l’étranger pour défendre nos territoires. Récemment encore, au lendemain de la « décision » du président français Emmanuel Macron de changer le CFA en Eco à la suite d’un tour abracadabrantesque, j’écrivais qu’il était indécent, voire inacceptable, que 60 ans après nos glorieuses indépendances, nous comptions encore sur la France pour nous défendre. Et pour garantir notre monnaie commune dans l’espace Uemoa ! Eh bien, c’est exactement, quoique dans des termes différents, ce que vient de déclarer le secrétaire d’état adjoint américain pour les affaires africaines, M. Tibor Nagy. S’exprimant depuis Khartoum, il a indiqué que sur plusieurs points chauds les africains doivent prendre leurs responsabilités. Alors que la ministre française de la Défense, Mme Florence Parly, se trouvait à Washington pour implorer les américains de maintenir leurs troupes dans le Sahel afin d’aider la France à lutter contre le terrorisme, M. Nagy a déclaré ceci : « les problèmes du Sahel ne seront pas réglés par la France ou les Etats-Unis. ce sont aux pays du Sahel de le faire. Pour faire reculer les terroristes, vous avez besoin de bonne gouvernance, d’un retour de l’Etat dans l’espace abandonné par les terroristes, en apportant la sécurité, des services de santé, l’éducation. Vous pourrez avoir autant de partenaires internationaux que vous voulez, au final tout dépend de la volonté des pays concernés. »
Permettez-moi d’applaudir ces propos qui font grimper l’estime que j’ai pour le président Donald Trump ! Les vérités édictées par le sous-ministre Tibor Nagy sont amères mais elles sont véridiques quand même et devraient fouetter notre amour-propre dans le sens de nous pousser à prendre enfin nos responsabilités ! en mettant sur pied des armées dignes de ce nom et en leur donnant les moyens humains, logistiques, financiers ainsi que les armes sophistiquées dont elles auraient besoin pour défendre nos pays. Il est une raison supplémentaire pour laquelle je suis admiratif de l’actuel président des Etats-Unis d’Amérique : sa position sur la cour Pénale internationale (CPI) dont je n’ai cessé de dénoncer depuis plus de dix ans son acharnement contre les africains, et les africains seulement, particulièrement ceux d’entre eux qui sont des noirs.
Cette position de l’actuelle administration américaine a été exprimée en septembre 2018 par l’alors conseiller à la sécurité nationale du président Trump, M. John Bolton. Voici ce que disait à propos de cette CPI l’homme devenu aujourd’hui un des plus virulents pourfendeurs de Trump ! « en fait, cette cour est inefficace, irresponsable et carrément dangereuse (…) » il précisait que Washington résistera à toutes les tentatives de cette organisation pour traduire en justice des soldats américains et des agents de renseignement pour des crimes commis en Afghanistan. « Les Etats-Unis utiliseront tous les moyens nécessaires pour protéger nos concitoyens et ceux de nos alliés de poursuites injustes de la part de cette cour illégitime », avait aussi ajouté M. Bolton avant de menacer de sanctions la cour dirigée par Mme Fatou Bensouda au cas où l’idée lui viendrait de s’en prendre à des soldats américains ou israéliens. Vous voyez que les africains ont finalement tort de détester le président Donald Trump ! En tout cas, moi, je l’admire…

Liberté en danger au Sénégal Par Mamadou SY Albert

L’emprisonnement de l’activiste Guy Marius Sagna, leader de Frapp «Frange Dégage», remet la liberté de pensée et d’action au centre de la gouvernance du Président de la République en exercice, Macky Sall. Pour avoir osé dénoncer l’augmentation du prix de l’électricité par le gouvernement, et protesté, par une manifestation pacifique devant le Palais de la République, l’acteur politique est en prison depuis quelques mois. Une atteinte grave à la liberté. Ce cri du cœur porté par la société civile a été celui de tous les démocrates du Sénégal depuis des décennies sous le règne des socialistes et des libéraux. La liberté est ainsi en danger de manière permanente au Sénégal. Il se profile à l’horizon du deuxième mandat présidentiel, une gouvernance plus musclée. Le leader de Frapp «France Dégage» est maintenu en prison pour servir d’alerte précoce aux futurs contestataires et aux adversaires de l’opposition.
La liberté est le ciment de toute démocratie pluraliste. Sans la première, point de pouvoir ou de système de gouvernance démocratique. La liberté et la démocratie  vont de pair depuis la nuit des temps républicains. La République constitue une forme de pouvoir et de gouvernance. Elle a un visage : la liberté, la démocratie et le changement dans le fonctionnement des institutions politiques, sociales et culturelles. Ce n’est point d’ailleurs les régimes des alternances politiques qui ont fait de la liberté, de la démocratie et du changement des principes de gouvernance au Sénégal.
Ces valeurs culturelles représentent des héritages des acquis démocratiques arrachés de hautes luttes par le peuple sénégalais bien avant le changement de régime en 2000. C’est au nom de la liberté de pensée, d’action, d’être différents que les Africains ont protesté contre la domination des maures, des arabes, des occidentaux. La culture négro-africaine s’est constituée dans la résistance contre les valeurs de domination et de négations de la personnalité et de la culture africaine.
La liberté est précisément ce vecteur fondateur de la libération des peuples africains du joug de la domination culturelle. Les Africains n’ont point attendu les étrangers pour entrer dans la démocratie et l’exercice de la liberté de pensée et d’agir. Ce flambeau de la liberté en Afrique a été entretenu au fil de l’évolution de la société sénégalaise post-coloniale. En dépit de l’ancrage de la liberté, de la démocratie et du changement dans le tissu social et culturel sénégalais, ce sont les pouvoirs politiques qui se succèdent depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale qui souffrent d’un mal chronique.
Ils n’acceptent pas de se soumettre au respect de la liberté, de la gouvernance démocratique respectueuse des différences. L’actuel pouvoir républicain constitue un exemple frappant de ce refus des pouvoirs à accepter les règles élémentaires du fonctionnement de la République et de l’exercice du pouvoir étatique. Guy Marius Sagna est en prison pour avoir simplement manifesté pacifiquement contre l’augmentation du prix de l’électricité. Il est inacceptable qu’un citoyen sénégalais soit mis en prison pendant des mois pour avoir marché pacifiquement devant le Palais présidentiel. La libération de certains des compagnons marcheurs à l’époque à côté du leader de Frapp «France Dégage» rend encore son maintien plus inacceptable.
L’évocation d’une justice instrumentée par ceux qui réclament sa libération sans condition se conjugue ainsi à un retour à la gestion anti-démocratique des pouvoirs socialistes et libéraux. Le président de la République en exercice a souffert sous le règne des libéraux pour avoir pris ses responsabilités politiques en quittant le Parti démocratique sénégalais et sa majorité. Il a frôlé injustement l’emprisonnement. Son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade a vécu des souffrances politiques, sociales et humaines sous le règne des socialistes.
L’ancien Président de la République, Abdoulaye Wade a été mis en prison plusieurs fois. Il a été humilié vilipendé et banni du fonctionnement de la République. Le retour à ce sombre passé de la démocratie bafouée sous la seconde alternance suscite de sérieuses inquiétudes au regard de la mise en danger de la liberté et des expressions démocratiques. L’absence de séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire fait planer sur le Sénégal des dérives insoupçonnées à court et moyen terme.
Il suffira que le président de la République et son gouvernement décident de mettre des adversaires en prison pour que la justice exécute cette volonté politique. L’emprisonnement de Karim Wade et de Khalifa Ababacar Sall témoignent des capacités politiques de l’usage de la force par le pouvoir républicain. L’emprisonnement arbitraire de Guy Marius Sagna ne serait alors qu’un indice annonciateur de la volonté du pouvoir de mettre hors d’état de nuire tous les adversaires et protestataires de la gouvernance républicaine. La société civile semble peut-être prendre conscience de cette menace se dessinant à l’horizon de la radicalisation future du pouvoir.
L’extrémisme du pouvoir républicain conduira inéluctablement le Sénégal vers moins de liberté d’expression et des emprisonnements sélectionnés à l’avance, à la tête de l’adversaire du moment. http://actunet.net/

Incitation à la révolte: le colonel Abdourahim Kébé face au juge d’instruction ce vendredi

https://actusen.sn/-Le colonel Abdourahim Kébé sera devant le Doyen des juges, ce vendredi pour une audition sur le fond. Il avait été arrêté pour incitation à la révolte à travers un post Facebook, au lendemain de la présidentielle, avant d’être libéré et mis sous contrôle judiciaire.

Meurtre de Ndioba Seck à Pikine: 4 individus arrêtés

https://actusen.sn/Du nouveau dans l’affaire du meurtre de Ndioba Seck, tuée lundi dernier, à Pikine Guinaw Rails. L’enquête ouverte par la police avance à pas de géants. Et selon les informations du quotidien LesEchos, 4 individus ont été arrêtés par les flics. Ces derniers sont d’ex petits amis de la défunte. Ils ont été les derniers à avoir parlé avec Ndioba Seck au téléphone.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 31/01/2020

Dialogue politique

N’eût été le compromis trouvé pour le report des Locales et l’audit du fichier, la révision des listes électorales démarrerait demain, conformément à la loi. C’est exactement ce que le représentant de la Commission électorale autonome (Cena) a voulu faire comprendre hier, lors de la réunion de la commission politique du dialogue national tenu au Ministère des Affaires étrangères. Mais elle se fera recadrer immédiatement par l’Administration qui a indiqué qu’il ne peut y avoir de révision dès lors qu’il y a un audit en vue du fichier électoral. Surtout que la commission cellulaire n’attendait que l’installation de Famara Sagna et Cie pour que l’appel d’offres soit lancé en vue de l’audit du fichier qui est un accord déjà obtenu entre les différents acteurs.

Dialogue national (bis)

Restons avec la commission politique du dialogue pour dire qu’hier quand même, il y a un pas de franchi sur quelques points d’achoppement, particulièrement sur le financement des partis politiques, mais aussi sur les coalitions. En effet, un document fait par les professeurs Babacar Kanté et Alioune Sall a permis aux acteurs d’avancer de quelques pas. Dans ce document, il a été décidé un alignement des coalitions sur les partis, un accord sur une définition légale de ce qu’est une coalition, la formalisation des coalitions, leur financement etc. Sous réserve de quelques amendements en vue, tout porte à croire que le document sera validé par la commission politique du dialogue national, mardi prochain.

Me Sidiki Kaba et le Cemga à Tamba

Le ministre des Forces armées sera l’hôte de la zone militaire N° 4 à Tambacounda. En compagnie du chef d’état-major général des armées (Cemga), Me Sidiki Kaba effectue une visite de prise de contact. Auparavant, il va faire une visite de courtoisie au gouverneur de Tambacounda, Oumar Mamadou Baldé avant de se rendre au poste de commandement de la zone militaire N°4. Me Sidiki Kaba se rendra aussi au camp Mamadou Lamine Dramé. Le lendemain, c’est à dire samedi, il enfilera ses habits de responsable politique de l’Alliance Pour la République (Apr) pour prendre part au «Cleaning day » aux cotés des populations de Tambacounda. Pour sa part, le Cemga, le Général Birame Diop effectuera aussi une visite de prise de contact auprès des troupes à Bakel et Kédougou.

Macky Sall et les masters «créés à tour de bras»

Le chef de l’Etat en a assez de la création à tour de bras de masters vides de contenu. «Il faut que l’ouverture des filières obéissent à une demande», a déclaré le Président Macky Sall en marge de la cérémonie de lancement du rapport du Maep. A l’en croire, il faut une plus grande rigueur sur les masters créés à tour de bras. Le président de la République estime qu’il doit y avoir une cohérence entre les offres de formation et les besoins du pays. En outre, il a recommandé de continuer à lutter contre la corruption et la bureaucratie qui est paralysante.

La Douane de Diourbel saisit 10 kg de chanvre indien

Dans le Baol, les trafiquants de drogue ne cessent de déployer des subterfuges pour échapper à la vigilance des éléments de la Douane. Ces derniers, de leur côté, restent plus que jamais déterminés à combattre le fléau. En atteste la nouvelle saisie opérée par les hommes du sous-lieutenant Pape Amadou Sougou, chef de la brigade mobile de Diourbel. Ils ont intercepté une importante quantité de drogue. C’est à l’occasion d’une patrouille dans la nuit du dimanche 26 au lundi 27 janvier dernier, que les douaniers ont remarqué des individus suspects à hauteur du village de Khelcom. Mais dès qu’ils ont aperçu les gabelous, ils ont pris leurs jambes à leur cou. Il s’en est suivi une course-poursuite. Les trafiquants ont abandonné derrière eux deux sacs de riz remplis de chanvre indien. N’ayant pu les rattraper, les gabelous ont mis la main sur les deux sacs remplis de chanvre indien. Une enquête est ouverte aux fins d’identifier et arrêter les trafiquants.

Le marabout et son talibé placés sous mandat de dépôt

L’affaire a fini de défrayer la chronique à Louga et dans le reste du pays. Un talibé du nom de Fallou Diop, âgé de 11 ans, a été battu à mort par son aîné Maguette Diop, âgé de 15 ans. Son seul tort, c’était de n’avoir pas maîtrisé sa leçon du jour. Ce qui a irrité le jeune laissé par le marabout pour surveiller les talibés. Le drame s’est produit au village de Rawdou (département de Linguère). Le présumé meurtrier avait roué de violents coups de bâton son camarade cadet jusqu’à ce que ce dernier perde connaissance. Après son acte odieux, il le laissa sur place pour aller prendre son déjeuner tranquillement. C’est à son retour qu’il s’est rendu compte que le talibé Fallou Diop est passé de vie à trépas. Le responsable du Daara, Djily Ndiaye et Maguette Diop sont arrêtés. Après deux retours de parquet, le maître coranique de Rawdou, Serigne Djily Ndiaye et son talibé Maguette Diop, présumé meurtrier de son condisciple Fallou Diop, ont été placés hier, sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du deuxième cabinet du tribunal de Louga.

Macky 2012 en lambeaux

Ça vole très bas à la coalition Macky 2012. Le coordonnateur de la coalition, Me Moussa Diop et le député Adji Mbergane Kanouté se crêpent le chignon. Me Moussa Diop avait exclu sa vice-présidente Adji Mbergane Kanouté de la coalition. Mais la réplique des leaders de Macky 2012 n’a pas tardé. Ils se sont réunis hier, pour apprécier «la sortie malencontreuse et inopportune» du coordinateur Moussa Diop. Dans un communiqué parvenu à «L’As» et signé par la vice-coordinatrice, Adji Diarra Mergane Kanouté, les leaders de Macky 2012 ont déploré les agissements de Me Moussa Diop et «informent qu’ils ne sont liés ni de près ni de loin à l’exclusion d’éminents membres de la coalition, en l’occurrence la députée Adji Diarra Mergane Kanouté, vice-coordinatrice de Macky 2012 et Moustapha Diagne, président de Synergie Républicaine». A leur tour, les leaders de Macky 2012 ont prononcé la suspension de Moussa Diop du poste de Coordinateur de Macky 2012. Ainsi, c’est Mohamed Moustapha Diagne qui est désigné à l’unanimité par les leaders, coordinateur de la coalition jusqu’à l’élection d’un nouveau bureau.

Ministre Ndèye Saly Diop Dieng

Le ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants condamne les assassinats de Yoba Baldé, décapitée par son époux àKolda et de la demoiselle Ndioba Seck poignardée de plusieurs coups de couteau, à Pikine. Selon Ndèye Saly Diop Dieng ces meurtres nous plongent encore dans la douleur, la consternation et dans une profonde affliction. A l’en croire, ces actes barbares qui ont porté atteinte à leur intégrité physique et à leur droit sacré à la vie sont ignobles et répréhensibles. Elle assure que la justice est en train de faire son travail pour élucider les dossiers et arrêter, dans les meilleurs délais, les présumés auteurs et les juger. Elle présente les sincères condoléances de la République aux familles éplorées.

Précarité du personnel du marché au poisson

La précarité du personnel du marché central au poisson de Pikine préoccupe les responsables de la Cnts qui demandent à la Direction du marché de revoir sa position pour éviter un bras de fer avec les travailleurs. En effet, dans cet équipement marchand, les travailleurs n’ont ni bulletin de salaires, ni couverture médicale, encore moins de cotisations sociales à l’Ipres. Une situation aggravée par des salaires dérisoires et une remise en cause des contrats à tout moment. Ce qui a poussé la Cnts, par la voix de son secrétaire général adjoint, Lamine Fall, à interpeller la Direction du marché pour qu’elle revoie sa copie.

Accident mortel sur la route nationale à Pikine

Un jeune scootériste a été heurté mortellement hier par un camionneur sur la route nationale N°1 à hauteur de Bountou Pikine. L’accident s’est produit vers 12h. Les sapeurs-pompiers de Pikine alertés se sont déployés sur les lieux très rapidement pour évacuer le corps sans vie de la victime, suite à une réquisition des éléments de l’Escadron de surveillance et de sécurité routière de la Gendarmerie. Le chauffeur est arrêté par la Gendarmerie qui a ouvert une enquête.

«And Dollel Khalifa» appelle à la mobilisation

Le collectif «Noo Lank» organise sa marche nationale aujourd’hui pour la libération de Guy Marius Sagna et contre la hausse du prix de l’électricité. D’ailleurs, le préfet de Dakar a autorisé la procession. Le mouvement And Dollel Khalifa ne veut pas être en reste. Dans un communiqué parvenu à «L’As», le coordonnateur national du mouvement «And Dollel Khalifa» lance un appel à la mobilisation et invite tous les responsables et militants à la grande marche de Noo Lank. Le mouvement ADK compte dénoncer à l’occasion de la marche la détention abusive et arbitraire de Guy Marius Sagna, les dérives totalitaires d’un régime qui s’oppose à toute forme d’expression populaire, le harcèlement et les tentatives d’intimidation de leaders et les violations continues et répétées des droits et libertés.

Chasse aux sorcières à l’Apr: Diakhaté surveillé comme un terroristePar Assane Samb

http://www.dakarmatin.com/La création du courant « Manko Taxawu sunu Apr », a été la goutte d’eau de trop ayant occasionné son expulsion de l’Alliance pour la République par une commission ou conseil de discipline qui rappelle la (Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), tellement son activation a été inattendue.
En réalité, le feu couvait sous la cendre depuis longtemps. Entre Diakhaté et Macky, rien n’allait plus.
Et cette fois-ci, les capacités de médiation de Marième Fall Sall n’y ont rien pu. D’ailleurs, la Première Dame fait de moins en moins parler d’elle.
Qu’à cela ne tienne, depuis quelques jours, les déclarations des apéristes se multiplient pour dire qu’ils connaissent ceux qui fricotent avec l’ancien Directeur de cabinet du Président. Imam Mbaye Niang a été de ceux-là. L’ancien Ministre de la Jeunesse qui l’a remplacé à ce poste a laissé entendre que ces derniers sont bien repérés et connus du Président qui pourrait aussi les expulser un jour.
Et il est loin d’être le seul dans ce qui ressemble, à bien des égards, à du maccarthysme à la sénégalaise.
Aujourd’hui, ceux qui seront identifiés comme étant en relations politiques, affectives ou simplement humaines avec Moustapha, seront fichés et pourraient être taxés d’activités subversives destinées à déstabiliser l’Apr. La chasse aux sorcières est ouverte à l’Apr.
La réalité est que l’ancien Président du Groupe parlementaire est surveillé comme un présumé terroriste. Estampillé la terreur du parti, il a été, jusqu’ici, en dehors du tonitruant Moustapha Cissé Lô, le seul à oser défier ainsi ouvertement Macky.
Le responsable en chef du parti voit en l’attitude de Moustapha une visée contre sa propre personne. C’est pourquoi, à la guerre comme à la guerre, ses moindres déplacements sont surveillés ainsi que ses coups de téléphone, ses emails, sa page Facebook, etc.
Il est traqué, surveillé, filé, contrôlé.
Le but poursuivi, ici, c’est de tuer dans l’œil toute velléité de rébellion dans l’Apr à travers ce courant.
Macky reste sur ses gardes et prend très au sérieux ‘’la menace Diakhaté’’. Car, ce dernier, même s’il n’a pas de base solide connue, est très fort dans l’agitation, la communication et la mobilisation politique. C’est un redoutable homme politique, formé à la bonne école. Par conséquent, il est plus craint qu’on ne le dit.
En tout état de cause, la mise en place de son courant symbolise la première cassure réelle dans l’Apr. Va-t-il, un jour, en faire un parti ? Va-t-il mener la bataille en interne jusqu’à en disputer la légitimité du contrôle du secrétariat général ? C’est à lui de répondre à cette question.
Mais pour le moment, il se considère, toujours, comme un membre du parti et entend poursuivre son œuvre.
Mais, sa démarche n’est pas sans danger pour toute personne qui, comme Mbaye Ndiaye et Cissé Lô, garde un petit brin de sympathie et de considération pour Moustapha.
Le maccarthysme version Apr aura pour conséquence la neutralisation de beaucoup de responsables ou militants qui seront indexés, à tort ou à raison. Et la purge ne va pas tarder. Assane Samb

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