Revue de Presse du Jeudi 30 Janvier 2020

Unes de la Presse du Jeudi 30 Janvier 2020
Unes de la Presse du Jeudi 30 Janvier 2020

UN ’’DON’’ DE 320 MILLIARDS DE FRANCS CFA DES ETATS-UNIS POUR L’ÉNERGIE AU SÉNÉGAL

Dakar, 30 jan (APS) – Le Millenium Challenge Account (MCA) du gouvernement américain va faire au Sénégal un ’’don’’ de 320 milliards de francs CFA destiné à financer des infrastructures dans le secteur de l’énergie, dans les cinq prochaines années, a annoncé jeudi à Dakar l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Mushingi.
Washington a pris cette décision dans le cadre d’un ’’compact’’ qui sera porté à 350 milliards de francs CFA grâce à une contribution de 30 milliards de l’Etat du Sénégal, a précisé M. Mushingi lors d’une réunion du conseil de surveillance de la phase 2 du Millenium Challenge Account au Sénégal.
’’Nos deux gouvernements ont créé ce vaste programme qui va non seulement investir dans les infrastructures électriques (…), mais également dans la réforme institutionnelle’’ du secteur énergétique ’’en milieu urbain et périurbain’’, a dit l’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal.
La vice-présidente du MCA, également chargée des affaires juridiques de cet organisme américain, Jeanne Hauch, et le secrétaire général de la présidence sénégalaise, Mahammad Dionne ont pris part à la réunion.

La réalisation des infrastructures à financer avec le nouveau ’’compact’’ va démarrer au cours du premier trimestre de cette année, selon Tulinabo Mushingi.

Des ’’étapes’’ restent à franchir avant l’entrée en vigueur de la phase 2 du MCA-Sénégal, a-t-il dit. Il a énuméré le recrutement du directeur général du MCA-Sénégal 2 et de ses collaborateurs, et la définition des ’’conditions’’ dans lesquelles aura lieu la réforme du secteur énergétique sénégalais.
Jeanne Hauch s’est réjouie de l’engagement des Etats-Unis et du Sénégal depuis l’élaboration du deuxième ’’compact’’ destiné au gouvernement sénégalais.
Elle a souhaité que cet engagement soit maintenu durant les cinq ans prévus pour la mise en œuvre de cette initiative consécutive au MCA-Sénégal 1, grâce auquel le gouvernement américain a aidé à construire au Sénégal d’importantes infrastructures dont la route nationale 6, qui relie Ziguinchor et Vélingara (sud).
’’Notre pays doit s’honorer d’avoir mobilisé deux fois, en moins de dix ans, ce programme très ambitieux du département d’Etat américain, quand on sait les conditions à remplir pour y être éligible’’, a souligné M. Dionne.
Le secrétaire général de la présidence sénégalaise a insisté sur le fait que le MCA-Sénégal 2 allait donner un ’’coup d’accélérateur’’ au secteur de l’énergie au Sénégal, de sorte à faire que tous ses citoyens aient accès à l’électricité d’ici à 2025.
’’Les investissements du programme MCA-Sénégal 2 vont faciliter la modernisation et le renforcement du réseau de transport de la Senelec (Société nationale d’électricité), l’accès à l’électricité en milieu rural et périurbain’’, espère Mahammed Dionne.
Le 18 décembre 2019, le Sénégal a signé avec les Etats-Unis le deuxième ’’compact’’ du MCA, en vertu duquel Washington va investir 600 millions de dollars US (environ 327,3 milliards de francs CFA, selon le taux actuel du dollar) dans l’économie sénégalaise. Le Sénégal doit apporter 50 millions de dollars US (environ 29,7 milliards de francs CFA) pour compléter le ’’compact’’.SMD/ESF/AKS

Signature de conventions: L’Italie va mettre plus de 10 milliards dans 4 programmes

https://www.seneweb.com/L’Etat du Sénégal a  procédé, ce jeudi, à la signature d’accords de financement avec l’Italie. Ce, pour un montant de  15,5 millions d’euros, soit 10,1 milliards de francs Cfa.
Les accords concernent quatre programmes selon le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Il s’agit «du programme agricole Italie-Sénégal 3, le programme faire l’école, favoriser l’inclusion et la réussite à l’école. Ensuite, le programme d’intensification éco-soutenable de l’agriculture dans les Niayes. Et enfin le programme d’appui à la stratégie nationale  pour l’équité et l’égalité de genre 2», explique Amadou Hott.
Le premier programme a reçu une subvention de de 700 mille euros, soit près de 460 millions de francs Cfa, destinés à poursuivre l’intensification sectorielle de la coopération italienne dans les régions de Kaolack, Sédhiou et Kolda.
«Ce programme va capitaliser les acquis positifs obtenus par les programmes passés. Cette initiative est donc en parfaite cohérence avec les stratégies déjà élaborées au cours des dernières années par le Gouvernement pour améliorer la situation alimentaire et agricole», indique le ministre.
La deuxième subvention, d’un montant de 3 millions d’euros, servira à renforcer l’offre d’éducation inclusive du Sénégal à travers une amélioration de la qualité, sur la base des standards internationaux.
Amadou Hott renseigne que ce programme favorisera le renforcement des politiques nationales et une participation communautaire.
S’agissant du troisième programme qui a pour objectif de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de lutter contre la pauvreté rurale et d’assurer une agriculture durable, l’Italie a consenti un crédit concessionnel de 10 millions d’euros soit 6,5 milliards de francs Cfa.
Le programme d’appui à la stratégie nationale pour l’équité et l’égalité des genres 2, quant à lui, va bénéficier d’une subvention de 1,8 million d’euros, soit  1,1 milliard de francs Cfa.
«C’est un véritable gage de sécurité pour la réalisation du développement durable au Sénégal et contribue à ce titre à l’émergence solidaire dans un Etat de droit et sans discrimination entre les hommes et les femmes», déclare le ministre Amadou Hott.

BABA NDIAYE ANSD–”AU SÉNÉGAL, LE TAUX D’INFLATION EST MAÎTRISÉ”

NETTALI.COM – Le Sénégal est un pays où les prix sont stables et qui maîtrise le taux de l’inflation. C’est du moins l’avis du chef du bureau des études de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Baba Ndiaye l’a fait savoir ce mercredi lors d’un atelier de dissémination de l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) avec comme année de base 2014.
L’indice harmonisé des prix à la consommation sert, à la fois d’instrument de mesure de l’inflation dans l’économie, d’indexation de revenus à l’évolution du niveau des prix, et de déflateur de certains agrégats macroéconomiques.
” Les investisseurs préfèrent les pays où les prix sont stables. Et au Sénégal, les prix sont stables“, a annoncé Baba Ndiaye.
A en croire le chef du bureau des études de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), le Sénégal, en terme de taux d’inflation, est dans la limite communautaire.
” Selon les critères de convergence de l’Uemoa, en terme d’inflation, un pays ne doit pas dépasser 3%. Depuis 2014, jusqu’à aujourd’hui, le taux d’inflation ne dépasse pas 3%. On est dans la limite communautaire. En 2019, le taux d’inflation était de 1.0 contre 0,5 en 2018. Ce qui veut dire que l’inflation est maîtrisée“, précise Baba Ndiaye.
Pour rappel, depuis 1998, l’ensemble des pays de l’UEMOA calculent et publient mensuellement un Indice Harmonisé des Prix à la Consommation (IHPC base 1998).
Sur la période 2010 à 2015, l’IHPC base 1998 a servi d’instrument de mesure de l’inflation dans les pays de l’Union.

 Promotion de l’anacarde: Le Sénégal veut porter la transformation de 5 à 30%

https://www.lejecos.com/-Le secrétaire général du ministère de l’agriculture et de l’équipement rural soutient que l’économie des régions productrices de l’anacarde reste fortement influencée par le développement de sa chaine de valeur.
Pape Malick Ndaw qui présidait ce matin la cérémonie de lancement du projet Lifft Cashew a fait savoir que le Sénégal compte porter l’accroissement de la transformation de l’anacarde de 5 à 30%.
« A travers l’implantation de l’agropole sud d’une valeur de 57 milliards de francs Cfa, l’Etat du Sénégal vise le développement d’une industrie agroalimentaire nationale de substitution, le renforcement de la valeur ajoutée des produits agricoles exportés, la dynamisation des filières existantes comme l’anacarde, la valorisation des ressources et compétences locales mais aussi et surtout l’accroissement de la transformation de l’anacarde particulièrement de 5 à 30%. » Telle est la déclaration faite ce matin par le secrétaire général du ministère de l’agriculture et de l’équipement rural.
En effet, Pape Malick Ndaw soutient que l’économie des régions productrices d’anacarde du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée Bissau reste fortement influencée par le développement de la chaine de valeur anacarde qui contribue de manière significative à la sécurité alimentaire et à l’augmentation des revenus des populations et la création de nouveaux emplois. Il ajoute que compte tenu de l’importance du secteur d’acajou dans le développement socioéconomique des pays producteurs d’Afrique de l’ouest, des politiques et règlements sont progressivement mis en place et appliqués dans le but de règlementer le milieu au niveau de chaque pays.
En ce sens dit-il, « entre autres mesures nous pouvons citer en Guinée Bissau par exemple la loi relative à la réduction des droits de douane qui passe de 1 225 Francs Cfa (2,45 dollars américain) à 1050 F Cfa (2,10 dollars), la création de l’Agence nationale de la noix de cajou (Anca) pour la gestion des exportations.
Au Sénégal, nous avons la lettre circulaire du ministre de l’intérieur interdisant la sortie par voie terrestre de la noix de cajou, la mise en place des collectes des différents acteurs et l’installation de l’interprofession très prochainement.
En Gambie, des mesures importantes ont été également prises notamment la politique agricole et des ressources naturelles 2017-2026 mais aussi la politique commerciale 2018-2022 ».
Et de poursuivre, M. Ndaw rappelle que les réalisations depuis 2017 avec respectivement 35 mille tonnes, 30 mille tonnes et 48 700 tonnes témoignent d’une amélioration significative des performances au Sénégal mais aussi en Gambie et en Guinée Bissau.
Par ailleurs, il relève qu’il y a encore des marges de progrès importants et pour consolider tous ces efforts et garder le cap vers l’excellence, il faut un accompagnement pertinent des producteurs et des unités de production à travers un conseil agricole novateur, l’accès au financement, le renforcement des capacités et les nouvelles chaines de transformation.
M. Ndaw, souligne enfin que dans sa mise en œuvre pour l’atteinte des objectifs, le projet Lifft Cashew a axé ses activités sur cinq composantes principales que sont l’infrastructure de marché, pistes de production et magasins de stockage, l’accès aux financements des acteurs, notamment les producteurs et les transformateurs, l’amélioration des pratiques agricoles au niveau des plantations et enfin l’accès aux informations de marché avec la plateforme d’échanges.Bassirou MBAYE

Lancement du projet d’intégration régionale de la chaine de valeur de l’anacarde: Tulibano Mushingi veut la transformation au niveau local

https://www.lejecos.com/L’ambassade des États-Unis, le Sénégal, la Gambie et la Guinée Bissau ont officiellement lancé le projet régional Food for progress du département américain de l’agriculture (Usda) sur la chaine de valeur de l’anacarde.
Pour l’ambassadeur des Etats-Unis à Dakar, ce projet vise la transformation de la noix de cajou dans ces trois pays mais également l’élargissement de la chaine de valeur.
La noix de cajou ne doit plus faire l’objet d’exportation pour être transformée. Tulibano Mushingi semble être en phase avec cette assertion. En effet, il soutient qu’« aujourd’hui, la grande partie de la production est exportée vers l’Asie aux fins de transformation. Mais grâce à ce projet régional de la chaine de valeur de l’anacarde, connu sous le nom de Linking Infrastructure, Finance, and Farms to Cashews (LIFFT-Cashew), vos pays peuvent stimuler la croissance économique et la création d’emplois au plan local en créant des unités de transformation de la noix de cajou ». D’où le lancement dudit projet entre le Sénégal, la Gambie, et la Guinée-Bissau.
Le représentant du pays de l’oncle Sam au Sénégal trouve que c’est ce genre de projet qui fait que « nos relations sont particulières et spéciales parce que nous mettons l’accent sur la création de nouveaux emplois dans un secteur extrêmement important pour l’économie ». C’est pourquoi, selon lui, l’accent est mis sur l’importance de projet lifft-Cashew car les trois pays ensemble produisent à peu près 250 mille tonnes noix de cajou.
Ainsi, dit-il, « si seulement 10% du total de la production régionale était transformé au niveau local, cela pourrait générer environ entre 18 et 21 milliards de francs Cfa de recettes en deux ans ».
A l’en croire, transporter la noix de cajou brute dans la région sans restriction commerciale permet au secteur privé de tirer profit de son investissement et que les sociétés de ces trois pays pourraient nouer une collaboration pour améliorer les capacités de sa transformation en modernisant les opérations et en améliorant les connexions régionales au niveau de la production, de la transformation et du commerce.
Cela leur permettra, ajoute-t-il, d’être plus efficaces et concurrentielles au plan international sur le marché de la noix de cajou.
« Ces efforts peuvent permettre la création d’emplois, l’augmentation des revenus des agriculteurs, des transformateurs et des commerçants qui vendent le produit au niveau local, régional et international », estime enfin M. Mushingi.Bassirou MBAYE

Recherche agricole: l’Union Européenne alloue au Coraf une subvention de 18 millions d’euros

https://www.lejecos.com/-Dans sa newsletter mensuelle sur les actualités et innovations agricoles, le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) , on y retrouve le plan de travail du Coraf 2020.
« Le plan de travail approuvé pour 2020 comprend un ensemble d’actions visant à renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et des communautés d’Afrique de l’Ouest et du Centre », lit-on dans le document reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
Dans cette édition, il y a aussi le financement de l’Union Européenne au Coraf. La même source signale que la subvention de 18 millions d’euros aidera le Coraf à prendre des mesures pour atténuer le stress du changement climatique et la faim chez les petits exploitants agricoles du Sahel, de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Autres informations contenues dans la newsletter : une interrogation sure « Dans quelle mesure le PPAAO était-il climato-intelligent ? ». Sur ce point, la newsletter souligne qu’une évaluation a conclu que le Waapp au Bénin, en Guinée, au Niger, au Togo et au Tchad a intégré les dimensions de l’agriculture intelligente face au climat à différents niveaux.
Il y a d’autres informations dans la newsletter comme l’appel à plus de financement pour la recherche ; éloge du rôle catalytique d’INIDA au Cap-Vert », etc.Adou FAYE

Promotion de l’agriculture écologique en Afrique: L’Allemagne met plus de 10 milliards sur la table

https://www.lequotidien.sn/Dorith Fombirem, chargé du projet Centre de connaissance en agriculture biologique en Afrique de l’Ouest (Kcoa) a annoncé mardi, à Thiès, que l’Allemagne va investir plus de 10 milliards de francs Cfa pour la promotion de l’agriculture biologique en Afrique.
Plus de 10 milliards de francs Cfa (16 millions d’euros) seront investis par l’Allemagne pour faire la promotion de l’agriculture biologique en Afrique. L’information a été fournie par Dorith Fombirem, chargé du projet Centre de connaissance en agriculture biologique en Afrique de l’Ouest (Kcoa). Il présidait, à Thiès, un atelier de lancement dudit projet d’une durée de 5 ans en partenariat avec la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (Fenab), Agrecol Afrique et Enda Pronat. Laquelle rencontre a mobilisé des leaders d’organisations paysannes, animateurs endogènes et partenaires techniques et financiers de la plateforme multi-acteurs du sous-secteur de l’Agriculture écologique biologique (Aeb) de cinq pays de l’Afrique de l’Ouest. Selon M. Fombirem, le projet basé en Allemagne travaille en étroite collaboration avec des partenaires en Afrique de l’Ouest, et d’autres pays africains, notamment ceux du Nord et de l’Afrique centrale. Il explique que «le projet appuie la mise en place de connaissances en Afrique de l’Ouest. Nous avons démarré les activités en Afrique de l’Ouest avec ce lancement au Sénégal. Et nous appuyons des partenaires engagés dans l’agriculture biologique comme la Fenab, Enda-Pronat et Agrecol-Afrique». Lesquelles structures, poursuit le chargé du projet, «sont sélectionnées sur la base de projets qu’elles ont présentés». A sa suite, Mamadou Cissokho, président d’honneur du Cadre national de concertation des ruraux (Cncr) et du Roppa de marteler que «le monde est aujourd’hui menacé par les changements climatiques. Des menaces accentuées dans la zone ouest-africaine, par un peu plus de cinquante ans de politique de productivité portée par une utilisation massive et incontrôlée d’intrants chimiques de synthèse. La conséquence, au-delà des dangers sur la vie humaine et animale, une dégradation soutenue de l’environnement et des écosystèmes qui impacte négativement les capacités de production agricole en milieu rural». Pour dire toute la pertinence du projet parce, que note-t-il, «avec cette politique de productivité basée sur les intrants chimiques, les populations de la zone ouest-africaine font face à des maladies comme le diabète, la tension, etc. Elles vivent une situation d’autodestruction. Et comme le suicide collectif n’est pas permis, il y a un sursaut du mouvement paysan autonome déterminé à engager le combat pour un changement de système de production lié à la restauration des sols et leur fertilité mais aussi la protection de l’environnement».
Une vision largement partagée par le coordonnateur de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (Fenab), Ibrahima Seck. Pour lui, «même s’il est vrai que l’Etat sénégalais commence à prendre conscience des dangers réels que font peser les changements climatiques et l’utilisation abusive des intrants chimiques de synthèse sur l’agriculture et l’environnement, il demeure que l’appui et l’accompagnement pour une transition écologique tardent à se faire sentir». Et d’inviter l’Etat à accorder «des subventions à l’agro-écologie comme c’est le cas pour l’agriculture classique». Parce que fera-t-il remarquer, «à part la volonté affichée par les gouvernants, l’agro-écologie ne bénéficie pas de subventions et autres accompagnements». Laquelle forme d’agriculture, selon Ibrahima Seck, va être «l’alternative pour arriver à la sécurité et à la souveraineté alimentaire en ce sens qu’elle permet la séquestration du carbone, limite les gaz à effet de serre pour se positionner comme un puissant moyen de résilience, d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques». Et de saluer le lancement du projet Kcoa qui va «vers une symbiose des pratiques endogènes aux innovations scientifiques et technologiques modernes». La seule voie, de l’avis du producteur, «apte à mener vers une agriculture durable».nfniang@lequotidien.sn

Renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle: L’inventaire à mi-parcours des indicateurs du projet

https://www.lequotidien.sn/Les acteurs du P2rs tirent un bilan satisfaisant du projet de Renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans six régions du pays.
Le Programme régional de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2rs) a démarré en 2016. A quelques mois de la clôture du projet, les acteurs tirent un bilan satisfaisant. «La plupart des indicateurs retenus pour ce projets ont été atteints, les bénéficiaires estiment que le projet a positivement impacté leur niveau de vie en termes d’augmentation de revenus et de qualité de vie», indique le coordonnateur P2rs Younoussa Mbalo.
L’objectif du P2rs était de renforcer la résilience des populations à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Il intervient au Sénégal dans six régions (Fatick, Kolda, Ziguinchor, Tamba­coun­da, Kédougou et Matam) considérées comme des régions vulnérables. Des activités d’élevage aux activités d’aquacole en passant par celles de production maraîchère, le P2rs a essayé de répondre aux besoins et demandes réellement exprimés par les cibles.
Parmi les réalisations, la désalinisation des terres avec un objectif de récupérer quatre mille hectares. «Nous sommes à 85% de récupération sans compter les travaux en cours. En termes de production additionnelle liée à ces aménagements, nous avons largement dépassé les objectifs qui étaient de 30 mille tonnes», renseigne M. Mbalo. Pour l’élevage, il fallait réaliser des parcs à vaccination. «Nous avons atteint l’objectif qui était de six, nous sommes allés au-delà. Les unités de transformation de lait, de miellerie, nous sommes allés au-delà, bref, les indicateurs ont été dépassés», a applaudi le coordonnateur du P2rs.
A six mois de sa clôture, les acteurs espèrent respecter les délais du P2rs qui est de cinq ans. Cependant, il y a des défis à relever, notamment mieux accompagner et mieux structurer les bénéficiaires pour la valorisation effective des infrastructures. L’autre défi est relatif à la rétrocession des infrastructures en collaboration avec les collectivités territoriales.
Le ministère de l’Agriculture est comblé des réalisations du P2rs. «Ce qui marque le plus c’est qu’il n’y a pas eu de dérogation dans l’exécution du projet. Les délais sont respectés. Ce qui est très important. Il y a longtemps qu’on n’a pas vu au niveau du ministère un projet qui a respecté les délais», s’est réjoui Ibrahima Mendy. Le directeur de l’Analyse, de la prévision et des statistiques agricoles au ministère de l’Agriculture et l’équipement rural a félicité le coordonnateur du projet dont le taux de décaissement est de 87%. «C’est important et c’est vraiment très rare. Au niveau du suivi des projets, on voit souvent des demandes de prolongation des projets, ce qui n’est pas le cas pour ce projet-ci», acclame M. Mendy, par ailleurs président du comité de pilotage du P2rs.
Le P2rs est exécuté dans sept pays membres du Comité inter-Etat de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss) sur initiative de ces pays.ksonko@lequotidien.sn

AFRICAN GUARANTEE FUND: Près de 20 milliards de FCfa pour une augmentation de capital au profit des Pme

http://lesoleil.sn/La banque de développement allemande KfW Development Bank a octroyé un financement supplémentaire de près de 20 milliards de FCfa à African Guarantee Fund. Cet accroissement de son capital devrait propulser les efforts de la principale institution de garantie en Afrique, de permettre aux PME africaines de continuer à jouer un rôle essentiel dans la croissance des économies africaines au travers leur inclusion financière.
African Guarantee Fund (Agf) annonce avoir reçu un financement supplémentaire de 33 millions de dollars (près de 20 milliards de FCfa), de la banque de développement allemande KfW Development Bank, indique un communiqué. Cet accroissement de son capital devrait propulser les efforts d’AGF, la principale institution de garantie en Afrique, dans l’accomplissement de sa mission, c’est-à-dire permettre aux PME africaines de continuer à jouer un rôle essentiel dans la croissance des économies africaines au travers leur inclusion financière en particulier. «Cette augmentation de capital contribuera grandement à maintenir notre impact positif sur le continent. Jusqu’à présent, nous avons cumulativement émis plus de 1 milliard de dollars de garanties, mettant à disposition environ 1,7 milliard de dollars pour le financement des PME par le biais de nos institutions financières partenaires, conduisant ainsi à la création de plus de 100 000 emplois supplémentaires », a déclaré Felix Bikpo, directeur général du groupe African Guarantee Fund, cité dans le communiqué.
Selon le document, ce nouveau financement intervient à un moment où le secteur des PME du continent est considéré comme un moteur clé de la croissance africaine, plaçant désormais African Guarantee Fund, comme l’institution championne qui facilite l’accès aux financements pour les PME à travers le continent.
D’après le communiqué, African Guarantee Fund demeure focalisée sur son objectif consistant à fournir des garanties financières à plus de 10 000 PME chaque année par le biais des institutions financières partenaires et, par ricochet, de permettre la création 30 000 emplois par an.
D’après le communiqué, sur les 20 000 PME africaines de divers secteurs économiques qui ont bénéficié des garanties African Guarantee Fund, 60 % de ces entreprises sont détenues par des entrepreneurs jeunes, un segment démographique aujourd’hui majoritaire dans la population de l’Afrique, tandis que 30 % des PME sont dirigées par des femmes. Ces deux sous groupes de la population ont un impact réel sur les économies africaines, ce qui suscite la fierté de l’institution. « Notre expérience à travers l’Afrique nous a montré que les femmes du continent sont des entrepreneures tenaces, même si elles sont confrontées à un déficit de financement de 42 milliards de dollars. Cette augmentation de capital de KfW sera essentiellement utilisée pour accroître le financement des entreprises détenues ou dirigées par des femmes. A cela, s’ajoute notre partenariat avec la Banque africaine de développement (Bad) par le biais de l’Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA), qui a actuellement un engagement de 251 millions de dollars des pays du G7 », a ajouté M. Bikpo.
African Guarantee Fund a été fondé par le gouvernement du Danemark, par le biais de l’Agence danoise de développement international, le gouvernement d’Espagne, par le biais de l’Agence espagnole de coopération et de développement internationaux, et la BAD. L’institution de garantie est présentée comme un établissement financier et non bancaire, dont l’objectif est de promouvoir le développement économique, de favoriser la création d’emplois et de réduire la pauvreté en Afrique en fournissant aux institutions financières des produits de garantie et un appui au renforcement des capacités spécifiques aux PME en Afrique. Les autres actionnaires de l’AGF sont l’Agence française de développement, le Fonds nordique de développement, le Fonds d’investissement pour les pays en développement et la banque de développement KfW.Mamadou GUEYE

INTÉGRATION RÉGIONALE ET GESTION DES CORRIDORS: Le plaidoyer des acteurs économiques

http://www.enqueteplus.com/nodeLes acteurs économiques ont profité, hier, du Forum d’intégration régionale et de gestion des corridors, pour porter des plaidoyers forts à l’endroit des autorités. Ils souhaitent la résolution du problème du corridor Dakar – Conakry et la mise en place d’un comité de réflexion et d’orientation pour lever les contraintes.
‘’Intégration régionale et gestion des corridors’’. C’est le thème débattu, hier, à la Foire internationale de Kaolack. Ce thème a réuni les acteurs économiques de la Guinée et du Sénégal qui ont discuté des opportunités que peuvent offrir les corridors qui relient les deux pays. Pour lever les contraintes, le président de la Chambre de commerce de Kaolack, Serigne Mboup, préconise la mise sur pied d’un comité de réflexion et d’orientation. Selon lui, des efforts restent à faire pour atteindre l’idéal unitaire. Il évoque le problème des infrastructures. Une préoccupation essentielle des acteurs économiques.
Pour ce faire, dit-il, il est nécessaire de mener ‘’une bonne étude’’, sachant que les investisseurs sont prêts à mettre la main à la poche.
Pour Serigne Mboup, les dispositifs sont là. Il suffit juste de les améliorer et de se tourner résolument vers la construction d’infrastructures à même de soutenir l’effort de développement. ‘’Il nous faut des infrastructures ferroviaires et maritimes. Nous ne sommes pas là pour demander l’impossible’’, plaide-t-il. Mais il note, pour le déplorer, qu’il est beaucoup plus facile d’aller récupérer des marchandises à Paris qu’en Guinée.
Une remarque qui n’a pas laissé indifférent le président de la Chambre de commerce de la Guinée. El Hadj Mamadou Baldé, qui appelle à des discussions sérieuses, soutient qu’ils ont besoin d’un accompagnement de la part des autorités. Ceci, selon Serigne Mboup, pourrait beaucoup contribuer à faire face aux tracasseries douanières et policières auxquelles les chargeurs sont souvent confrontés.

L’implication du secteur privé

‘’Nous devons nous impliquer davantage. Nous devons discuter avec les institutions publiques. Cela peut conforter le secteur privé dans l’avènement de l’intégration de la CEDEAO’’, dit-il. Avant d’ajouter : ‘’Souvent, on dit que, pour combler la balance commerciale, il faut exporter, certes. Mais la meilleure solution est de combler le marché intérieur, d’avoir des partenariats et faire en sorte que ce qu’on fabrique nous-mêmes soit ce qu’on exporte’’, soutient-il.
Pour sa part, le directeur général du Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec), Mamadou Ndione, trouve que le commerce intra-africain, dans la perspective de mise en place de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf) est encore entravé par des coûts élevés des transports et des services logistiques. Qui sont les conséquences de l’insuffisance des infrastructures de transport et des barrières au commerce dans les frontières et sur les grands axes routiers.
A cela, s’ajoute les tracasseries et la forte présence d’opérateurs informels, sans compter la faible capacité d’investissement des acteurs pour résoudre les équations logistiques.
Cette rencontre, selon M. Ndione, peut être considérée comme une ‘’réunion de famille’’. Il souligne qu’entre Dakar et Conakry, c’est 1 136,7 km. Il se trouve qu’un camion passe huit jours, alors que dans la réalité, il arrive qu’un véhicule puisse faire 17 heures en roulant à 65 km/h.
Ce rendez-vous permettra aux experts de faire des propositions pour trouver une réponse logistique et administrative à cette question vitale, au moins réduire le trajet d’une journée. ‘’Sur le corridor Labé – Conakry, la partie sénégalaise est en bon état. En plus du corridor direct via Tambacounda et Kolda, d’autres options de trajets existent via des pays limitrophes comme le Mali et la Guinée-Bissau. Il y a également la voie aérienne et la voie maritime qui peuvent être explorées en ligne directe et régulière’’, a-t-il proposé.
Toutefois, le DG du Cosec a souligné que des efforts sont en train d’être consentis car, dit-il, il est possible, de Dakar à Tambacounda, de rouler vite. ‘’L’Etat du Sénégal a beaucoup fait et continuera sur cette lancée. Le plus grand projet du port de Yène est en train d’être réalisé et il sera acquis d’ici quatre ans. Il y a aussi le renouveau portuaire de la plateforme de Kaolack pour assurer la navigabilité’’, se réjouit M. Ndione.
Il estime ainsi que le pays est dans ‘’la bonne dynamique’’ par rapport aux procédures sécuritaires et douanières. Il y a l’implantation de neuf aires de corridor, un projet structurant pour l’économie, oeuvre du Cosec.AIDA DIENE

RAPPORT DE L’ARTP–LES CHIFFRES DES CONNEXIONS MOBILES AU SÉNÉGAL

NETTALI.COM – L’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) a publié un document relatif aux connexions mobiles au Sénégal. Une étude qui indique que le marché a connu une hausse 196 800 connexions nettes.
Le chiffre est énorme, les bénéfices certainement colossaux. D’après des chiffres de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes du Sénégal (Artp), le nombre de connexions mobiles relatives aux abonnements des Sénégalais chez les différents opérateurs est passé à 17,4 millions fin septembre 2019. Ce qui représente une croissance annuelle de 6,1%, selon le régulateur des télécommunications. D’un trimestre à l’autre, indique l’Artp, le marché a connu une hausse de 196 800 connexions nettes.
Orange a vu sa part augmenter légèrement pour un troisième trimestre consécutif, représentant 53,6% des lignes mobiles contre 53,3% au deuxième trimestre. La marque Free, qui a remplacé Tigo début octobre, est passée de 25,6% à 25,4% sur la même période. Avec une part de 21,0%. Expresso est restée sur une légère tendance à la baisse, en baisse d’un point de pourcentage par rapport au troisième trimestre 2018, lit-on dans le document.
Toujours selon l’Artp, les informations collectées sur les connexions Internet mobiles ont été affectées par un changement dans la plate-forme de facturation utilisée par Free, qui n’a pas pu générer certaines des informations requises. Ce problème est la principale cause de la baisse de l’ensemble des connexions Internet mobile signalée par le régulateur (-4,9% depuis juin). En ce qui concerne le marché du haut débit fixe, les lignes ADSL/fibre ont augmenté pour un troisième trimestre consécutif pour atteindre 151 915 (+5 951 par rapport au T2).
Selon Mountaga Cissé, expert en Télécoms, cette hausse du nombre de connexions mobiles s’explique par le fait que les prix continuent à baisser et que la population s’accroit d’une façon considérable. La croissance est clairement due au nombre de Sénégalais qui s’accroit d’après les chiffres de l’agence de statistiques et de démographie. Mais également à la baisse des tarifs des produits mis en place par ces opérateurs. A ces prix, il est tout à fait normal qu’on note une augmentation.

les dommages survenus sur un de ses avions en août 2019: La RAM réclame plus de 355 millions de F Cfa au gestionnaire de l’aéroport Blaise Diagne

https://www.jotaay.net/-Dans une lettre de réclamation financière datée du 7 janvier 2020 et référencée 40/20 DOS, la compagnie aérienne marocaine Royal Air Maroc (RAM) réclame la rondelette somme de 355.163.325 F Cfa à la société Limak-Aibd-Summa (Las), gestionnaire de l’aéroport international Blaise Diagne, pour les dommages survenus sur l’avion CN-RGX le 21 août 2019.
Alors qu’il peine à atteindre son objectif de trois millions de passagers par an, Limak-Aibd-Summa (Las), gestionnaire de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd), va devoir faire face à un autre problème. Et pour cause, la société dirigée par Xavier Mary va devoir débourser un peu plus de 355 millions pour les dommages survenus sur l’avion CN-RGX de la compagnie marocaine Royal Air Maroc, le 21 août 2019.
En effet, dans une lettre de réclamation financière datée du 7 janvier 2020, la Royal Air Maroc (Ram) réclame ladite somme à la société Limak-Aibd-Summa (Las), gestionnaire de l’aéroport international Blaise Diagne.
La note adressée à Xavier Mary, Directeur de LAS, fait suite aux dommages survenus sur l’avion CN-RGX le 21 août 2019 lors du traitement du vol AT502. Dans la missive, la RAM dit avoir engagé 541.443 euros pour la remise en état de l’avion.
Se voulant claire, la RAM poursuit et renseigne sur les détails de la somme qu’elle demande à l’aéroport sénégalais. Ainsi explique-t-elle dans cette lettre co-signée par Abdelaziz Rais, Directeur des Opérations sol de Royal Air Maroc et Tarek Chbourk, Directeur de la Planification et Contrôle de Gestion, que les frais de remplacement de l’entrée d’air avant réparation ont coûté 22.500 euros. Alors que les frais de déplacement des mécaniciens RAM pour assistance sont estimés à 193 euros.
Le coût de location d’une entrée d’air provisoire est de 186.339 euros alors que celui de la réparation de l’entrée d’air endommagée est de 275.146 euros.
Ce n’est pas tout, puisque la RAM a également facturé le remplacement de l’entrée d’air issue de la réparation, un service qui a couté 22.500 euros. Et même l’hébergement d’équipage et des passagers à Dakar a été facturé pour 34.765 euros.

Un délai de 60 jours pour régler la note

Pour finir, la compagnie aérienne marocaine a tenu à fixer un ultimatum à la société gestionnaire de l’aéroport international Blaise Diagne. «[…] Nous vous prions de bien vouloir nous rembourser les montants précités, dans un délai de 60 jours à compter de la réception de la présente lettre», a-t-elle indiqué à l’endroit de Las.
Rappelons que c’est le 21 août 2019 qu’une passerelle a heurté un avion de la compagnie marocaine, Royal Air Maroc, à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Dakar. Ce jour-là, les voyageurs ont quitté l’appareil en catastrophe. Par la suite ils ont galéré pendant plusieurs heures au niveau de l’aéroport avant d’être conduits dans un hôtel de la place par des bus affrétés par la RAM.Sidy Djimby NDAO

 La position du Sénégal sur l’Indice de Perception de la Corruption « est loin de la réalité », selon le Président Macky Sall

http://www.dakarmatin.com/-Le Président Macky Sall n’a pas mis du temps pour apporter indirectement une réplique au Forum Civil qui dans son dernier rapport de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), déclare que le Sénégal est dans la zone rouge. Le pays est dans une situation stagnante depuis plusieurs années et n’a pas progressé dans le domaine de la Corruption.
Une situation qui est loin de la réalité, si l’on se fie à la réponse du chef de l’Etat, Macky Sall qui a rappelé, le mercredi 29 janvier 2020, lors de la réunion du Conseil des ministres, la création des structures dédiées (Ofnac, Centif) et la mise en place de procédures rigoureuses et inédites, qui contribuent à la consolidation de la transparence et de la bonne gouvernance au Sénégal.
Le président de la République a aussi annoncé la cérémonie de restitution du rapport du Sénégal dans le Cadre du mécanisme Africain d’évaluation par les pairs (Maep), prévue ce jeudi 30 janvier 2020, livre « L’Observateur ».

La cour des comptes se met à jour: Les rapports 2015, 2016 et 2017 remis au chef de l’Etat,demain vendredi

https://www.seneweb.com/Beaucoup se demandaient sur quoi la Cour des comptes a bossé ces dernières années du fait de la non publication de ses rapports annuels, dont le dernier remonte à 2014. Ce vendredi 31 janvier, le chef de l’Etat Macky Sall va recevoir, lors d’une cérémonie officielle, les rapports 2015, 2016 et 2017 de la Cour des comptes, l’un des corps de contrôle les plus prestigieux de l’Etat.
Le quotidien Le Soleil qui revient sur cette information, d’indiquer que Mamadou Faye, premier président de la Cour des comptes, va, durant cette année 2020, revenir devant le président de la République pour lui remettre les rapports 2018 et 2019. Pour dire que la cour des comptes se met à jour. Enfin.

Des rapports brûlants encore non publiés: Que cache la Cour des comptes ?

http://www.dakarmatin.com/SenewebAu Sénégal, la Cour des comptes n’a pas publié de rapport public général depuis 2014. Ce, en violation flagrante de la loi qui l’oblige à établir un rapport public tous les ans. Cette situation, qui suscite déjà des bruits de couloir au sein de la Cour, est jugée scandaleuse. Car, l’on nous informe que pas moins de trois rapports « incendiaires » sont jalousement gardés dans les lieux.
Dans son dernier rapport sur l’indice de perception de la corruption, Transparency international a classé le Sénégal parmi les pays les plus corrompus d’Afrique avec une note de 45/100. Pourtant, dès son accession à la magistrature suprême, en 2012, le chef de l’État Macky Sall n’avait cessé d’exprimer sa volonté de lutter farouchement contre la mal-gouvernance et la corruption sous toutes ses formes. Et, parmi les mécanismes sur lesquels il comptait pour y arriver, il y a la Cour des comptes dont l’un des aspects de la reddition des comptes est la publication de rapports généraux annuels, parce qu’exerçant ses attributions sur la base d’une délégation de pouvoir émanant du peuple.
Ce que ladite Cour ne respecte pas en violation flagrante de la loi organique n° 2012-23 du 27 décembre 2012 abrogeant et remplaçant la loi organique n°99-70 du 17 février 1999 l’instituant. En effet, ce texte prévoit en son article 3 que « la Cour des comptes établit un rapport public général annuel qui reprend les principales observations qu’elle a faites dans l’année et les mesures préconisées pour remédier aux manquements, anomalies et dysfonctionnements relevés ».
Elle peut aussi, dans le cadre de ses contrôles, établir des rapports publics sur des entités, des thèmes particuliers ou des secteurs déterminés, d’après toujours les mêmes dispositions.

« Trois rapports incendiaires déjà bouclés »

Pourtant, de nos investigations, il ressort que la chambre des affaires budgétaires et financières de la Cour organise « régulièrement » ses audiences sur la base de son propre calendrier. Seulement, la particularité des audiences de cette institution, c’est qu’elles ne sont pas publiques.
Mieux, nous souffle-t-on, les 28 magistrats actuellement en service à la Cour ont déjà produit au minimum trois rapports qui dorment encore dans les tiroirs du bureau du premier président, Mamadou Faye, officiellement installé depuis mars 2018.
C’est le résultat du travail de contrôle juridictionnel (jugement des comptes des comptables publics) et non juridictionnel (audits des ministères, des agences, des établissements publics, des entreprises publiques, des collectivités territoriales » des vérificateurs de cette haute juridiction.
Qu’est-ce qui pourrait donc expliquer une telle situation assimilable à une « rétention »? Un magistrat de la Cour, qui requiert l’anonymat, estime qu’à ce jour, « aucune raison objective ne saurait expliquer cette situation ». Il révèle d’ailleurs qu' »aujourd’hui, trois rapports sont prêts, mais ils ne sont toujours pas rendus publics ».
Une autre source de Seneweb va plus loin et soutient que les rapports en question ne sont pas « tendres » avec certains gros bonnets de la République qui sont encore épinglés. Seulement, l’on nous informe qu’il est brandi dans la haute juridiction la thèse selon laquelle, ces rapports ne peuvent pas être publiés tant qu’ils « ne seront pas au préalable remis au président de la République ».
Mais, il est à rappeler que la remise des rapports aux autorités, n’est pas une obligation. En effet, le neuvième alinéa de l’article 8 de la loi organique sur la Cour des comptes s’est limité à indiquer que le premier président « remet le rapport public général annuel au président de la République et au président de l’Assemblée nationale ». Donc, il ressort de cette disposition que même si, sur le plan protocolaire, cette remise est un évènement majeur dans le calendrier républicain, il n’en demeure pas moins qu’elle soit une condition sine qua none à la publication du rapport.
Pis, la Cour ne respecte pas les dispositions de la loi n° 2012-22 du 27 décembre 2012 portant code de transparence des finances publiques. Celles-ci posent en effet une obligation de publication en vertu de son article 6.7 : « La Cour des comptes rend publics tous les rapports qu’elle transmet au président de la République, à l’Assemblée nationale et au gouvernement. Elle publie également ses décisions particulières sur son site web s’il existe ou dans au moins deux grands journaux nationaux de grande diffusion. Un suivi de ses recommandations est organisé et les résultats de ce suivi sont régulièrement portés à la connaissance du public ».
C’est pourquoi, résume Mody Niang, ancien membre de l’Ofnac, s’il y a « retard dans la publication de ces rapports, c’est parce qu’ils sont compromettants et il y a la main du Président derrière ».

« Discrédit sur l’activité des magistrats »

En tout cas, cette situation préoccupe à bien des égards au sein de la Cour. Et pour cause, Seneweb, dans ses investigations, est tombé sur une lettre datée du 23 décembre 2019 qu’Aliou Niane, magistrat à la Cour des comptes, avait adressée au premier président, Mamadou Faye.
Il estime que cela « risque de discréditer toute l’activité des magistrats et autres personnels de la Cour et écorcher durablement la belle image de celle-ci ».
Niane, dans sa lettre, a également précisé que « le rapport public général annuel ne saurait être considéré comme un épiphénomène ou un phénomène accessoire, il fait partie des fondamentaux de la Cour ».
Il est par ailleurs à rappeler que comme l’exposé des motifs de la loi organique de 2012 instituant l’institution, qu’à l’instar de la Cour suprême, la Cour des Comptes bénéficie désormais d’une autonomie financière.
Mais, il revient à Seneweb que le rapport public ne concerne les comptables publics que dans une portion très minime. Il renferme tous les contrôles effectués par la Cour dans l’année. Les rapports définitifs concernés sont déjà bouclés et envoyés à tous les destinataires.
Une source rappelle que « s’il y a des poursuites judiciaires, le ministre de la Justice est déjà à cet effet. Le rapport public intervient bien après. Son objectif est d’informer l’opinion publique sur le travail que la Cour a bouclée et sur l’utilisation des derniers publics ». S’il y a donc des poursuites, celles-ci sont engagées bien avant la remise du rapport au président de la République.

Macky Sall: « Je ne protégerai personne »

Aujourd’hui, même si les « véritables raisons » de cette rétention ne sont toujours pas dévoilées, il est constant que ces rapports vont susciter une vive polémique pour avoir mis à nu les dysfonctionnements et les malversations dans les entreprises et agences publiques. Ce qui pousse certains observateurs à redouter une volonté manifeste de protéger de hauts responsables.
Au-delà du « refus » de la Cour des comptes de publier ses rapports de contrôle sur la gestion des ressources publiques, il y a aussi l’inertie du président de la République face à cette situation. Ce, malgré sa déclaration, à la suite du rapport de 2015 de la Cour des comptes, promettant de « tirer toutes les conséquences qui s’imposent ».
Toutefois, il pourrait paraître saugrenu de penser que le Président Macky Sall pourrait être amené, pour quelque raison que ce soit, à revenir sur ses engagements d’hier et laisser proliférer des actes de mauvaise gestion ou encore de prévarication des deniers publics. S’exprimant, à la veille de la fête de l’indépendance en 2012, il martelait déjà : « Je mets à ma charge l’obligation de dresser les comptes de la nation. L’assainissement de l’environnement des affaires et la lutte contre la corruption me tiennent particulièrement à cœur et je tiens à préciser que je ne protégerai personne ».
En tout état de cause, la voie présidentielle n’est pas la seule qui mène au procureur de République. Ce dernier peut bien s’autosaisir, en cas de fautes de gestion. « Quand un rapport est fait par un corps de contrôle, bien entendu, le procureur peut s’autosaisir pour ouvrir une information judiciaire. C’est le rôle du procureur, c’est lui le maître des poursuites », insiste un juriste. Mieux, les vérificateurs de la Cour avaient plaidé l' »application stricte » de la loi aux mauvais gestionnaires : « Ce n’est pas seulement le travail de la Cour des comptes. Le gouvernement doit tout faire pour que notre travail ait une finalité dans la société et cela doit être l’engagement de tout un chacun ».

Ministère de l’Eau et de l’Assainissement: L’Armp bloque un marché d’un milliard

https://www.leral.net/L’Armp a annulé un marché du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, pour la réalisation de 26 piézomètres et 8 forages d’essai dans les régions de Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Tambacounda. Le marché à été attribué à Hanan China pour un montant de 4 547 180 000 FCfa pour le lot 1 et 607 020 000 FCfa pour le lot 2. L’Armp a pris cette décision, suite au recours gracieux la société Diamatech, rapporte « Les Echos ».

Crise dans le secteur de la santé: le Cuss/Js en grève le 25 et 26 février prochain

https://actusen.sn/-Va-t-on vers une nouvelle paralysie du secteur de la santé. Tout porte à le croire, si l’on se fie à la plateforme revendicatif du Cadre Unitaire des Syndicats de la Santé pour la justice sociale (Cuss/ Js). Dans le cadre de la vulgarisation de son deuxième plan d’actions, et face au mutisme du Ministère de la Santé et de l’Action Sociale, Cheikh Seck et ses camardes menacent d’aller en grève, les 25 et 26 février prochain. L’annonce a été faite, ce jeudi matin, lors d’une conférence de presse au siège de la Confédération des Syndicats Autonomes du Sénégal (Csa).Saly Sagne

FAUX MÉDICAMENTS: 300 DÉPÔTS ILLICITES RECENSÉS A TOUBA

https://www.rewmi.com/Touba est-elle la planque tournante du trafic de faux médicaments?  Des chiffres qui font froid dans le dos : La cité religieuse  compte, au moins, 300 dépôts illégaux de vente de produits pharmaceutiques. « Rien qu’à la devanture de l’hôpital Matlaboul Fawzeyni on dénombre 15 points illicites de vente », écrit Le Soleil.

 CES FACTEURS QUI PORTENT ATTEINTE A L’EFFICACITE DU MOUVEMENT SYNDICAL ENSEIGNANT

https://www.seneplus.com/-L’As-La fragmentation du mouvement syndical dans le secteur de l’éducation a porté un sérieux coup à l’efficacité de l’action syndicale, avec des rivalités internes, la surenchère dans les luttes revendicatives, etc.
La fragmentation du mouvement syndical dans le secteur de l’éducation a porté un sérieux coup à l’efficacité de l’action syndicale, avec des rivalités internes, la surenchère dans les luttes revendicatives, etc. Et ce, contrairement aux années 80, avec le bloc homogène autour de la fameuse grève du Syndicat Unique des Enseignants du Sénégal (SUDES) du 13 mai 1980 et qui avait secoué la République. C’est pour réunifier l’action syndicale dans le système que des syndicats se sont retrouvés autour de l’Union syndicale pour une éducation de qualité (USEQ).
Au Sénégal, la fragmentation du mouvement syndical, notamment dans le secteur de l’éducation, porte un sacré coup à l’efficacité de l’action syndicale. C’est dire que «le mouvement syndical enseignant d’aujourd’hui est confronté à d’énormes problèmes comme la division profonde, les rivalités, la surenchère dans les luttes revendicatives, et tout cela au détriment de l’école publique ». Ce cliché est loin de celui des années 80, avec un mouvement fort autour du Syndicat Unique des Enseignants du Sénégal (SUDES), qui regroupait alors la majorité des enseignants, du préscolaire au supérieur. Et tout le monde se rappelle la grève d’avertissement de 24 heures du 13 mai 1980, qui avait surpris non seulement le gouvernement de l’époque, mais aussi l’opinion nationale par son niveau d’organisation. Pris de panique, le gouvernement d’alors s’était empêtré d’abord dans une logique de sanctions contre les grévistes (suspension, révocation, affectations d’office, etc.), ce qui n’avait en aucun cas faibli la détermination du syndicat. C’est d’ailleurs cette posture syndicale qui avait poussé le Président Abdou Diouf, le 12 mars 1981, à prendre la décision de lever toutes les sanctions frappant les militants du SUDES.
C’est fort de ce constant que le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES), le Syndicat National des Enseignants de l’Elémentaire (SNEEL) affilié à la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), le Syndicat Unique des Enseignants du Sénégal (SUDES), le Syndicat des Professeurs du Sénégal (SYPROS) et l’Union Démocratique des Enseignants (UDEN) se sont inscrits dans une dynamique d’unification organique du mouvement syndical enseignant. C’est ainsi qu’est née l’Union Syndicale pour une Education de Qualité (USEQ) en avril 2014.
Deux ateliers d’orientation stratégique, d’approbation et de partage du processus ont été tenus en août et novembre de la même année. Ils ont ouvert le chantier de la réflexion et de l’action pour l’engagement sur le chemin de l’unité. Ce qui a permis d’identifier, entre autres, les enjeux et les défis de l’époque, les atouts, les contraintes ainsi que les stratégies et les différentes étapes d’un tel processus.
Et chemin faisant, l’USEQ s’est dotée d’une charte des principes, d’un projet de statuts et s’en enrichi d’un nouveau membre avec l’adhésion du Syndicat des Enseignants Libres du Sénégal (SELS). C’est dans cette continuité que se tient à Thiès une rencontre de deux jours, pour revisiter le chemin parcouru, identifier les avancées, les contraintes, mais aussi les nouvelles stratégies aptes à porter le processus et de renouveler l’engagement des différentes parties prenantes.
La rencontre sera marquée par l’élaboration d’un document d’orientation et de stratégies largement partagé par les acteurs, pour servir de bréviaire à l’action, dans le processus d’unification. Il s’y ajoute l’identification de pistes d’action et l’établissement d’une feuille de route pour la réalisation de l’unité à la base. Selon Amadou Diaouné Coordonnateur de l’USEQ, l’objectif est d’œuvrer à la réalisation de l’unité syndicale dans le secteur de l’éducation au Sénégal. Il s’agit donc à travers cette rencontre de réfléchir davantage sur les stratégies pouvant mener à un mouvement syndical uni, fort, pour aider à la réalisation d’une école publique de qualité.

«UNE ACCUMULATION DE DEFICITS PLACE L’ECOLE PUBLIQUE AU BORD DU GOUFFRE»

Pour Amadou Diaouné, l’unité syndicale permettra de régler les problèmes de l’école publique car elle sera dans ce cas une force puissante, capable de proposer et de lutter, pour que l’Etat oriente les politiques publiques vers la réalisation des objectifs attendus par la nation. Le constat est qu’aujourd’hui, dit-il, l’école publique est au bord du gouffre à cause d’une accumulation de beaucoup de déficits, notamment celui d’enseignants. Et ce déficit est noté dans tous les ordres d’enseignement et cela n’est pas de nature à créer les conditions d’une éducation de qualité, encore moins de l’atteinte de l’objectif 4 des objectifs de développement durable (ODD). Il s’agit d’une scolarisation universelle de 10 ans et les politiques en cours dans ce domaine sont dans l’incapacité de pouvoir réaliser un tel objectif. D’où la nécessité, à ses yeux, de réorienter la politique éducative en investissant plus et en recrutant beaucoup d’enseignants.
Evoquant la problématique de la crise cyclique qui secoue le système, il affirme qu’il y a régulièrement des rencontres entre l’Etat et les syndicats d’enseignants. Et à la suite des accords, un monotoring est établi et dont le suivi est assuré par l’Etat et les syndicats. Pourquoi donc il y a blocage quelque part ? Se demande-t-il, avant de répondre lui-même en ces termes : « c’est parce qu’on se rend compte que les engagements qui sont pris par le gouvernement, avec des échéances prévues, ne sont jamais respectées. La conséquence est que les points d’accord à réaliser demeurent, ce qui engendre toujours des perturbations dans le système.» Mbaye SAMB

HOMMAGE POSTHUME–LE PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS PLEURE AMATH DANSOKHO

NETTALI.COM – Amath Dansokho sera à l’honneur, ce jeudi, en France. Un vibrant hommage lui sera rendu au siège du Parti communiste français, 2 place du Colonel-Fabien à Paris 19e.
La cérémonie est une initiative du Parti communiste français (PCF) et du PIT-Sénégal, en partenariat avec la Fondation Gabriel-Péri présidée par Alain Obadia. Elle aura lieu en présence de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, de Samba Sy, ministre du Travail du Sénégal et secrétaire général du PIT, des enfants et proches de Dansokho dont Didier Awadi, musicien et rappeur sénégalais, du journaliste Mamoudou Wane, ainsi que des ambassadeurs du Sénégal et de Cuba et de plusieurs membres du gouvernement sénégalais.

23 JUIN, WADE, LES TRANSHUMANTS, 3E MANDAT–PAPE DIOP RÉVÈLE

NETTALI.COM – Très en verve ce soir, Pape Diop est sorti de sa réserve pour se prononcer sur les questions brûlantes de l’heure. L’ancien patron du Parlement affiche ses réserves relativement au dialogue politique et demande à Macky Sall de méditer le sort de Abdoulaye Wade. Ce dernier, pense-t-il, a été trahi par tous ceux qui le poussaient à briguer un 3e mandat à la veille du 23 juin.
Invité ce mercredi à l’émission hebdomadaire « Face à Pape Alé », l’ex-président du Sénat est revenu sur les coulisses des manifestations du 23 juin 2011, quand le Sénégal faillit basculer dans le chaos.
Après que Pape Alé Niang lui a rappelé qu’il était la seule personnalité de l’entourage de premier cercle de Abdoulaye Wade à s’opposer au fameux projet de loi, Pape Diop a confirmé avant de révéler : « Je n’ai pas l’habitude de raconter ce que j’ai vécu avec le président Wade en privé. J’ai eu tous les honneurs grâce à lui. Tout ce que je peux dire, c’est qu’il y a eu une réunion au palais à la veille du 23 juin 2011. Effectivement, je n’étais pas d’accord avec Wade. Lorsque je lui ai donné mon point de vue, à l’occasion de cette réunion, il m’avait coupé la parole. Au sortir de la réunion, dans les couloirs, j’ai même insulté ceux qui essaient de le convaincre d’aller jusqu’au bout de sa logique. Ils ont tous transhumé aujourd’hui. Les gendarmes qui étaient au palais ont même rappelé à Wade ma position après ces évènements quand on tirait les enseignements. Le colonel Cissoko, qui était son aide-de-camp, est tenu par l’obligation de réserve, mais il en sait beaucoup », a confié l’invité de la SenTv.
Il en déduit que Macky Sall doit se méfier des mauvais conseillers qui n’hésiteront pas à le lâcher le jour où il perdra le pouvoir. « En tout cas moi, certes nous ne sommes pas du même bord politique, mais s’il me reçoit, je lui dirai de vive voix ce que je pense », ajoute-t-il. Pour lui, le chef de l’Etat doit imiter l’exemple de Abdou Diouf qui profita du dialogue initié au début des années 90 pour établir le consensus. « Le dialogue politique n’est qu’un ressort d’amortissement du choc social à venir », prend-il ses réserves, un brin soupçonneux.  C’est ainsi qu’il a insisté sur l’adoption du bulletin unique. Aussi, suspecte-t-il des manœuvres tendant à vouloir profiter du dialogue politique pour faire sauter  le verrou de la limitation des mandats ou faire nommer le maire de Dakar par décret.
A la question de savoir si Macky Sall nourrit l’intention de briguer un 3e mandat, Pape Diop ne saurait répondre par la négative. A l’en croire, le chef de l’Etat montre les signes de quelqu’un qui privilégie la politique politicienne à la gestion des affaires de la cité. Il en veut pour preuve : la suppression de la primature. Cependant, tranche-t-il : « Il (Macky Sall) ne fera pas de 3e mandat parce que la Constitution a tout réglé ». M.Diop est contre le fait de vouloir comparer la situation de 2012 à celle d’aujourd’hui. De l’avis de l’ancien maire de Dakar, « le référendum de 2001 avait écrasé tous les articles de la constitution précédente. Alors qu’en 2016, Macky Sall n’a pas créé une constitution. On ne peut pas parler du principe de la non-rétroactivité de la loi. Mieux, il a fait introduire une disposition indiquant que nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ».

Idy-Macky :parfum de deal avorté – Aphones pendant longtemps, Rewmi et ses soutiens se radicalisent

https://oeildumonde.com/Pour rappel, au lendemain de la présidentielle de 2019, Idrissa Seck avait rendu visite au khalife général des Mourides. Cela, après avoir véhément contesté les résultats issus de cette élection et proclamé sa détermination à « apporter la riposte appropriée » à Macky Sall.
Seulement après cette visite à Touba, le leader de Rewmi et la plupart des partis membres de cette coalition se sont enfermés dans un silence profond. Quelque temps après, le chef de l’Etat initiera un dialogue politique auquel ils ont pris part en première ligne à travers Mamadou Diop Decroix surtout, qui était un des leurs. Il est vrai que devant le contentieux post-électoral, il était nécessaire de se concerter pour arrondir les angles et mettre le Sénégal hors d’atteinte des agitations qui troublent la sous-région. Cependant, le fait cache une manœuvre beaucoup plus vaste. D’aucuns pensent que Idrissa Seck et ses compagnons se sont abstenus de critiquer la gestion de Macky Sall dans l’espoir d’obtenir, à l’horizon 2024, un désistement de ce dernier en leur faveur. Selon l’accusation, ils croyaient mordicus que l’actuel président de la République ne briguerait pas un 3e mandat. Mais grande a été leur surprise de voir que celui-ci pose chaque jour des actes qui démontrent sa volonté de rester au pouvoir au-delà de deux mandats.
C’est cette colère que pape Diop, ancien président du Sénat et proche de Idy, a exprimée hier à l’émission « Face à Pape Alé » sur Sen Tv. Avant lui, Malick Gackou a sorti un communiqué pour annoncer une tournée nationale. Parallèlement à ses manœuvres de haute politique, des membres du top management de Rewmi comme Yankhoba Seydi et Déthié Fall multiplient les sorties contre le régime. En retour, même le tonitruant Barthelémy Dias, dans un passé récent très remonté contre Idrissa Seck, ménage ce dernier et le blanchit au sujet du deal supposé. A travers les réseaux sociaux, on voit de plus en plus des responsables de Rewmi apporter leur soutien à Guy Marius Sagna, alors qu’ils s’étaient tus au plus fort de l’affaire Petro tim, laissant le champ libre à Ousmane Sonko, qui se positionnait progressivement comme le chef de file de l’opposition.
Chat échaudé craignant l’eau froide, l’ancien Premier ministre, par son double-jeu, risquait d’être pris dans un traquenard par un Macky Sall témoin des « Audiences de midi » par lesquelles le pape du Sopi réussit à le fragiliser en lui faisant miroiter d’être le candidat du Pds en 2012. Le réveil sonne chez lui et n’est pas exclu qu’il s’illustre par une déclaration incendiaire dans les prochains jours.

Babacar Diop (ADK) à Khalifa Sall: «C’est bien de rencontrer l’opposition, faire des visites dans les régions, mais l’idéal serait mieux de commencer par sa propre famille politique»

https://www.dakaractu.com/Même s’il affiche pas son désaccord sur les tournées et les rencontres politiques initiées par Khalifa Sall depuis sa libération, le coordinateur du mouvement And Dollèl Khalif Sall (ADK), Babacar Diop reste persuadé que le préalable serait de commencer ces rencontres par sa propre famille politique, notamment les khalifistes.
« Ce n’est pas parce que je suis farouchement contre ces tournées et rencontres, mais le mieux serait de rencontrer sa famille politique d’abord. Car charité bien ordonnée commence par soi-même », précise Babacar Diop. Qui poursuit toujours : « s’il y a des discussions à mener il devait les commencer dans sa propre famille. Parce que s’il y a des gens qui ont attendu et combattu pendant 32 mois, des gens qui pouvaient claquer les portes aller rejoindre d’autres partis ou accepter les formes de corruption qui existent dans la scène politique, alors qu’ils ne l’ont pas fait, je pense qu’une fois élargi de la prison avant d’aller rencontrer d’autres personnes, il fallait les rencontrer pour leur rendre la monnaie, afin de les encourager et de les motiver davantage ».
Babacar Diop de préciser toujours sur le plateau de l’émission « face à Dakaractu », « j’ai demandé personnellement à Khalifa Sall d’organiser des rencontres groupées en faveur des militants khalifistes. Car en ce qui me concerne,  je n’ai aucun problème pour voir Khalifa Sall, mais tel n’est pas le cas pour les autres… »

Babacar Diop (Coordinateur ADK): «Même dans la famille khalifiste, il y a des divergences»

https://www.dakaractu.com/Invité de l’émission de « face à Dakaractu », le coordinateur du mouvement And Dollèl Khalifa (ADK), Babacar Diop s’est voulu catégorique : « la famille khalifiste » n’est pas épargnée par les réalités politiques qui sécouent les partis politiques du pays.
« Les réalités politiques sont partout les mêmes et la famille khalifiste n’est pas épargnée. Quiconque te dit que la famille khalifiste est soudée, raconte des contre-vérités. C’est à dire que dans la famille khalifiste il y a aussi des divergences », a t-il laissé entendre.
Babacar Diop de souligner toujours,  » les gens ne boxent pas dans le même niveau et les autres ne parlent pas le même langage. Et même les journalistes et ceux qui ne sont pas des journalistes savent que nous ne sommes pas aussi soudés que on le pensent certains ».
Babacar Diop en veut comme preuve l’absence d’un organisme ou d’une structure mise en place ou pilotée par Khalifa Sall en personne.
« Ce qui le confirme c’est la multitude de mouvements et d’associations de soutien autour de Khalifa Sall comme ADK, Socialiste des valeurs, alors qu’il n’y a pas une organisation pilotée par le principal concerné, Khalifa Sall et qui regroupe tous ces mouvement de soutien », déplore Babacar Diop.
vThiat, Mouvement Y en a marre: «Il faut qu’on fasse sortir Guy Marius Sagna sinon on aura un autre Blondin Diop au Sénégalhttp://www.dakarmatin.com/–Arrêté le 29 novembre devant les grilles du Palais de la république lors d’une manifestation contre la hausse du prix de l’électricité, Guy Marius Sagna est toujours en prison. L’activiste de Frapp / France Dégage est en détention depuis maintenant deux mois. Et pour le rappeur Thiat du Mouvement Y en a marre, il y a urgence qu’il sorte de prison.
«Quand des ravisseurs, Mr Etat et Dame justice kidnappent un honnête citoyen qui s’appelle Guy Marius, il y a une urgence. Et cette urgence c’est, ce vendredi-là, aucun Sénégalais n’a le prétexte de ne pas sortir pour montrer son indignation et se battre pour la libération de Guy Marius. Guy est allé en prison pour nous, c’est nous qui devons le sortir de prison», indique-t-il.
Selon lui, Guy Marius a été de tous les combats et aujourd’hui, les Sénégalais doivent se mobiliser pour qu’il sorte de prison. «Nous lançons un appel solennel à tous les sénégalais de tous bord, Sénégalais d’ici et d’ailleurs que chacun s’habille en rouge. Il faut qu’on fasse sortir Guy Marius Sagna sinon on aura un autre Blondin Diop au Sénégal et nous le devons à Guy Marius Sagna qui s’est battu corps et âmes pour ce pays. Il a été de tous les combats. Sauvons le soldat Guy Marius et la seule façon, c’est de sortir demain (ce vendredi : ndlr), à partir de 15 heures pour montrer que le Sénégal ne laisse pas tomber son soldat, son homme de l’année, son héros national», a-t-il déclaré ce jeudi lors de la conférence de presse du Collectif Noo Lank qui se bat contre la hausse du prix de l’électricité.Ousmane THIANE

Affaire Guy Marius Sagna: ses avocats ont déposé une nouvelle demande de liberté provisoire

https://actusen.sn/-Les avocats de Guy Marius Sagna ont déposé une nouvelle demande de liberté provisoire, ce jeudi. «Le combat judiciaire continue pour obtenir la liberté de notre client dans les jours qui suivent, c’est la raison pour laquelle la nouvelle demande a été déposée, tout en espérant une suite favorable. On n’exclut absolument rien. Si nous ne parvenons pas à obtenir sa liberté à partir des juridictions sénégalaises, nous serons obligés de saisir la Cour de justice de la Cedeao et la Commission des Nation Unies sur la détention arbitraire», a déclaré Me Moussa Sarr, un des avocats de Guy sur la Rfm.Adja Khoudia Thiam (

«Dossier du Coud»: Cheikh Oumar Hann annonce des plaintes contre Pape Alé Niang et Nafi Ngom Keïta

http://www.dakarmatin.com/Enfin ! L’ex-Directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) Cheikh Oumar Hann a décidé de sortir de son mutisme et de se défendre suite au scandale du Coud dans lequel il a été cité. Cheikh Oumar Hann a annoncé deux plaintes contre l’ex-présidente de l’Ofnac (Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption), Nafi Ngom Keïta, et le journaliste Pape Alé Niang. Ce dernier a sorti récemment un livre intitulé « Scandale au cœur de la République, le dossier du Coud ».
Le journal ‘Vox Populi’ qui donne l’information dans son édition de ce jour, informe que le ministre de l’Enseignement supérieur va rencontrer ses avocats ce jeudi avant de déposer sa plainte.
Épinglé par un rapport de l’Ofnac, Cheikh Oumar Hann soupçonne l’ancienne vérificatrice générale de l’État, Nafi Ngom Keïta, d’être derrière le livre de Pape Alé Niang dont la cérémonie dédicace est prévue ce samedi.

Alioune Tine: «Guy Marius Sagna est un détenu politique»

https://www.leral.net/-Le président d’Africa Jom Center n’y va pas par quatre chemins. « Guy Marius Sagna est un détenu d’opinion, un détenu politique », a déclaré Alioune Tine sur la RFM. Rappelant que le Sénégal est membre du Conseil des droits de l‘homme des Nations-Unies, l’ancien président de la Raddho a appelé à faire attention. « Dans un contexte de Dialogue national, on doit penser à apaiser. Aujourd’hui, le premier problème qu’on a, c’est la justice, parce que c’est la justice qui doit être le premier instrument de défense des droits de l’homme », a-t-il ajouté.

Karim, Khalifa, Guy: Macky et ses ‘’détenus politiques’’Par  Assane Samb

https://www.rewmi.com/Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, Macky a eu, presque toujours, un citoyen dont la détention en prison pose problème.
Les Karim Wade, Khalifa Sall, qui ne sont pas complétement encore sortis d’auberge, le cas Guy Marius Sagna et bien d’autres, posent la problématique de la liberté de l’engagement en politique et dans les activités citoyennes au Sénégal.
Certains ont vu dans leurs différentes interpellations pour des motifs judiciaires divers, un soubassement politique. Ils seraient détenus du fait du prince. Ce qui veut dire qu’à un moment donné, c’est le Chef de l’Etat qui a estimé qu’au regard des actes posés par untel, la justice devrait être actionnée contre lui. Un état de fait qui est rendu possible par l’architecture de notre système judiciaire qui donne l’opportunité des poursuites à un Parquet qui est hiérarchiquement dépendant de la Chancellerie.
On a parlé, non sans raison, de ‘’prisonniers politiques’’ et Guy Marius Sagna entre dans cette logique.
Les associations de droit de l’homme ont réagi hier pour rappeler à l’Etat du Sénégal, ses obligations envers ses citoyens, notamment pour ce qui concerne le respect de leurs libertés fondamentales.
En effet, il est un fait avéré que l’Etat profite du caractère infamant de la détention préventive pour punir par anticipation les récalcitrants qui l’empêchent de tourner en rond. Et ceci, en attendant leurs procès.
Aujourd’hui, les longues détentions préventives doivent être revues. Surtout dans les cas de flagrance ou de faits assimilés.
Car, en fait, qu’est-ce que l’on reproche à Guy Marius Sagna ? C’est de s’être rebellé, de verser dans la provocation, d’avoir organisé un attroupement interdit, d’avoir participé à une manifestation interdite. Et ce que l’on ne dit pas, c’est que le fait qu’il ait atteint les grilles du Palais de la République a été la goutte d’eau de trop.  C’est justement cela qui dérange.
Or, voilà deux mois qu’il est détention pour des délits aussi mineurs. La preuve, les co-auteurs ou complices ont été relâchés, sauf lui. Parce qu’il faut prolonger son supplice, le punir encore.
Une situation qui rappelle celle de Karim Wade qui a été victime de deux mises en demeure dans le cadre d’une même procédure devant la Crei, tribunal d’exception, du cas de Khalifa Sall qui n’a pas pu bénéficier de son immunité parlementaire alors qu’il a été élu en détention, etc.
Le sentiment qui se dégage au regard de ces affaires, c’est que ces citoyens ne sont libérés que si Macky le souhaite. La Justice est manifestement instrumentalisée à des fins politiques. La plupart du temps, les individus inquiétés s’attaquent au régime en place ou peuvent constituer de sérieuses menaces. Et leurs droits fondamentaux ne sont pas respectés dans le traitement de leurs dossiers comme l’ont souligné le Comité des droits de l’homme des Nations-unies et la Cour de Justice de la Cedeao dans les affaires Karim Wade et Khalifa Sall.
Pour ce qui concerne Guy Marius Sagna également, il est incompréhensible que toutes les personnes avec lesquelles il a été détenu, soient libérés, sauf lui.
Il est important de rappeler, aux autorités, que la liberté humaine est sacrée. Le droit pour l’Etat de mettre un citoyen en prison, ne saurait s’exercer que d’une façon exceptionnelle, quand ce dernier a une vraie dette à payer à la société ou constitue une menace pour elle.
Or, ni Karim, ni Khalifa ni Guy ne sont une menace pour l’ordre public et la société.
La fermeté qui a été prônée à leur encontre s’inscrit dans la survivance du réflexe de conservation d’un régime qui a quelque chose à se reprocher.
Car, le fait de répercuter les charges d’une société comme la Senelec sur le dos des populations, est une forme de violation du pacte de confiance qui a fait que le Président a été réélu.
Et là-dessus, on ne peut continuer à punir un citoyen parce qu’il a dénoncé cet état de fait.Assane Samb

 « Ñoo Lank » appelle à une mobilisation générale vendredi

http://www.dakarmatin.com/Le mouvement « Ñoo Lank » va encore battre le macadam, ce vendredi. En conférence de presse, ce jeudi, les membres dudit mouvement ont annoncé une grande manifestation vendredi 31 janvier 2020 à 15h. Cette fois, ils ont décidé de changer d’itinéraire. La marche partira de l’Université Cheikh Anta Diop au rond de la poste de Médina.
Fadel Barro et ses camarades appellent ainsi à une forte mobilisation pour mettre davantage la pression sur l’Etat du Sénégal afin qu’il libère « l’otage » Guy Marius Sagna. « Nous devons nous lever pour sortir le Jambar Guy Marius Sagna des geôles de ce régime oppresseur. Son arrestation est orchestré par le magistrat instructeur Samba Sall, le ministre de la Justice Malick Sall et le président de la République Macky Sall », accuse avec virulence Fadel Barro.
Pour lui, le Sénégal a besoin de jeunes comme Guy Marius Sagna dans le contexte actuel marqué par la volonté du régime de Macky Sall de faire payer aux sénégalais la gestion catastrophique des ressources de notre pays à travers des hausses de prix tout azimut ».
Poursuivant, Fadel Barro invite les compatriotes qui ne peuvent pas se déplacer pour prendre part à la marche de signifier par un port de brassard rouge leur soutien et leur solidarité pour la libération de Guy Marius Sagna et contre la hausse du prix de l’électricité. Aux chauffeurs de taxi, clando, bus et autres moyens de transport en commun, il leur demande de manifester leur solidarité par des Klaxons au rassemblement

Ces fausses notes de la présidence Macky

https://www.ferloo.com/S’il y’a des secteurs dans lesquels, le président de la République s’est moins illustré depuis son arrivée au pouvoir le 25 mars 2012, c’est bien la bonne gouvernance démocratique, l’état de droit, la lutte contre la corruption et l’impunité
Le Président de la République a marqué des points dans le secteur énergétique. En effet, l’électrification rurale est passée de 1648 villages en 2012, à 3173 villages en 2016 sans occulter en réduisant de manière drastique les heures de coupure d’électricité de plus de 900 heures en 2011 à 66 heures en 2017. Au niveau de l’éducation nationale également, sa politique est très appréciable avec une carte scolaire marquée par la construction et la réhabilitation de plus de 10.000 salles de classes, 340 écoles élémentaires, 203 Collèges, 36 lycées, 20 blocs scientifiques et technologiques et 185 daaras. Toutefois, Macky Sall apparaît comme un mauvais élève quand il s’agit de la bonne gouvernance, de la lutte contre l’impunité et la corruption. Ce qui apparaît sur le classement du Sénégal dans les rapports 2019 de l’Economist Intelligence Unit (EIU) et celui de l’Indice de Perception de la Corruption du Forum civil.
S’il y’a vraiment des secteurs dans lesquels, le Président de la République, Macky Sall qui a entamé le 2 avril dernier, son second mandat à la tête de l’exécutif sénégalais, s’est moins illustré depuis son arrivée au pouvoir, le 25 mars 2012, c’est bien la bonne gouvernance démocratique, l’état de droit, la lutte contre la corruption et l’impunité. En effet, contrairement dans les secteurs comme celui de l’énergie et de la formation pour ne citer que ceux là, où, son régime a fait beaucoup d’efforts, notamment, en faisant passer l’électrification rurale de 1648 villages en 2012, à 3173 villages en 2016 et en réduisant de manière drastique les heures de coupure d’électricité de plus de 900 heures en 2011 à 66 heures en 2017 ; ou encore pour ce qui est de l’éducation et la formation en élargissant de manière significative la carte scolaire par la construction et la réhabilitation de plus de 10.000 salles de classe, 340 écoles élémentaires, 203 Collèges, 36 lycées, 20 blocs scientifiques et technologiques et 185 daaras, le Président Sall semble ramer à contre-courant dans la rupture qu’il avait promis dans la gestion des affaires publiques lors de la campagne électorale de 2012 à travers son fameux slogan de «gestion sobre et vertueuse».

Acteurs politiques et membres de la société civile jetés en prison

Entre 2012 et 2019, sa politique de bonne gouvernance démocratique s’est traduite plus ou moins par une tentative de bâillonnement de son opposition qu’il s’est d’ailleurs engagé publiquement «à réduire à sa plus simple expression». La preuve, en l’espace de quatre ans notamment entre 2012 et 2015, une bonne partie des responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) qui menait à l’époque la contestation s’était retrouvée en prison. De Karim Wade à Oumar Sarr, en passant par Me Amadou Sall, Samuel Sarr, Toussaint Manga pour ne citer que ceux-là. La liste des libéraux emprisonnés pendant cette période est loin d’être exhaustive. À côté des hommes politiques dont l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, il y’a également des acteurs de la société civile dans cette liste des victimes de la politique d’éradication de la contestation initiée par l’actuel chef de l’exécutif. Et pendant ce temps, certains de ses partisans pourtant incriminés par des rapports de corps de contrôle public dans le cadre de leur gestion des deniers publics vaquent librement sans être inquiétés. Une politique à double vitesse que semble justifier le classement du Sénégal dans les rapports 2019 de l’Economist Intelligence Unit (EIU) et celui de l’Indice de Perception de la Corruption du Forum civil. Sud Quotidien

Ibrahima Sène: « Guy Marius est en ptrison parce qu’il a récidivé»

http://www.dakarmatin.com/Ibrahima Sène, membre du Pit, rame à contrecourant des organisations de défense des droits de l’homme qui sont montées au créneau, hier mercredi, pour fustiger la détention de Guy Marius Sagna, depuis le 29 novembre 2019, au Camp Pénal.
À l’en croire, l’emprisonnement de l’activiste doit servir de leçon à ceux qui bravent les interdictions de manifester. D’autantque, souligne l’allié du chef de l’Etat, l’activiste est un récidiviste. « C’est normal et que cela soit une leçon, que les gens sachent respecter les lois et règlements qui leur permettent de manifester pacifiquement. La derrière fois, on leur a autorisé le boulevard, ils sont partis, il n’y a eu aucun problème. Il ne faut pas que les gens fassent de la démagogie. Personne ne leur interdit de marcher ».
Sène persiste et signe : « Le pouvoir les a toujours autorisés à manifester en leur disant prenez telle direction. Ce sont eux qui refusent en disant nous allons au Palais. Qui va autoriser des manifestants à aller au Palais ? Dans quel pays ? »
« Guy Marius Sagna, pourquoi il est maintenu ? Parce qu’il a récidivé. Il a été d’abord été pris pour avoir organisé une marche là où il n’était pas autorisé, à Sandaga. Cette deuxième fois, il est parti au Palais. Mais, on ne peut pas continuer à défier le pouvoir et les forces de sécurité impunément. Ce n’est pas possible », a fait savoir Ibrahima Sène dans les colonnes du journal Le Quotidien qui l’a interrogé en marge de la conférence publique de la Confédération pour la démocratie et le socialisme (Cds)

AFFAIRE GUY MARIUS SAGNA–MOUSTAPHA DIAKHATÉ ATTAQUE VIOLEMMENT IBRAHIMA SÈNE

NETTALI.COM  – Pour avoir écrit que l’emprisonnement de Guy Marius Sagna doit servir de leçon à tous ceux qui osent défier l’autorité de l’Etat, Ibrahima Sène s’est attiré les foudres de Moustapha Diakhaté. Ce dernier n’a pas hésité à le traiter d’”idiot”.
C’est sûr. Moustapha Diakhaté et Ibrahima Sène du Parti de l’indépendance et du travail  (Pit) ne paseront pas les vacances ensemble. Les deux hommes ne s’apprécient pas du tout. L’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar a même eu à refuser de partager un plateau de télévision avec le responsable du Pit. Et les deux hommes règlent désormais leurs comptes à travers les réseaux sociaux. Dernier exemple en date, la polémique autour de l’emprisonnement de Guy Marius Sagna.
Commentant cette affaire, Ibrahima Sène soutient que l’emprisonnement de Guy Marius Sagna doit servir de leçon à tous ceux qui osent défier l’autorité de l’Etat. Suffisant pour faire sortir Moustapha Diakhaté de ses gonds. A l’ex compagnon de Dansokho qui écrit : “que cela serve de leçon”, Diakhaté  répond: “Une ânerie d’Ibrahima Sène, l’idiot du Pit sur l’emprisonnement de Guy Marius Sagna”. Avant d’enfoncer le clou : “Seydou Cissokho, Sémou Pathé Gueye, Abdoulaye Diouf et Amath Dansokho doivent retourner de honte dans leur tombe pour avoir milité dans le même parti avec ce pitre de la pire espèce.”Nul doute que la réponse d’Ibrahima Sène ne va pas tarder.

Dialogue national: polémique chez les non-alignés,une plainte devant le procureur annoncée contre Déthié Faye

https://www.leral.net/-Les partis non alignés, présents au sein du Comité de pilotage du Dialogue national sont à couteaux tirés. Des membres de cette entité accusent, en effet, Déthiè Faye de s’être autoproclamé coordonnateur de ce pôle, sans avoir été désigné, et prend des décisions au sein du Comité de pilotage du Dialogue national, selon ses propres intérêts, sans concertation préalable.
Selon Birame Mbengue qui a parlé au nom des non-alignés sur la RFM, Déthié Faye a constitué une liste de 5 personnes, dont lui-même, pour la soumettre au Comité de pilotage du Dialogue où elles doivent siéger. Accusant Déthié Faye d’entraves diverses et de détournement au sein du pôle des non-alignés, ils ont annoncé une plainte contre lui devant le procureur pour usurpation de fonction, faux et usage de faux, entre autres.
Réagissant sur la même chaîne, Déthié Faye a soutenu que ces personnes qui parlent, ont signé le procès-verbal de la réunion qui a entériné le choix de ces personnes proposées au Comité de pilotage du Dialogue national. Toutefois, signale-t-il, le comité avait demandé une liste de 7 personnes pour finalement n’en retenir que 5. Par ailleurs, Déthié Faye s’étonne d’être accusé de détournement dans une structure où il n’y aucune cotisation, donc pas d’argent à gérer

Élection Par Decrét À La Mairie De Dakar: Mame Mbaye Niang Précise…

Avec l’approche des élections locales, les ambitions des uns et des autres commencent à se manifester. C’est le cas notamment de l’actuel ministre, chef de cabinet du président de la république.
Interpellé sur la question de la ville de Dakar, Mame Mbaye Niang est catégorique : « je ne nie pas que la ville de Dakar m’intéresse même si, il faut le savoir, Ngor est ma première station… ». Mais pour l’ancien ministre de la jeunesse son honnêteté et son respect pour la voix des sénégalais, ne lui permettent pas d’accepter de se faire élire dans une voie outre que démocratique.
Il écarte ainsi, cette possibilité d’être élu par décret car, la voie de la sollicitation des voix des sénégalais est plus crédible.
Mame Mbaye Niang rappellera par ailleurs que l’acte III, jouera un rôle important dans la vie des communes et que le président a bien eu l’idée de les renforcer pour donner un punch d’autonomie et de bonne marche de ces communes.

3e Mandat: Les Précisions De Mame Mbaye Niang…

https://www.xibaaru.sn/-Le ministre, chef de cabinet du président de la république, s’est prononcé sur l’éternelle question du 3e mandat. Mame Mbaye Niang précise que la position qu’il avait prise pour dire qu’il ne soutiendra pas le président de la république en cas d’un 3e mandat, pour des raisons qui ont été avancées par certains lors du référendum, est toujours maintenue.
Cependant, le chef de cabinet du président de la république tiendra à faire quelques remarques : « je l’avais bien dit au moment du référendum et j’assume… des voix s’étaient levées à l’époque pour dire que le référendum c’est pour légaliser l’homosexualité et valider un 3e mandat. Je leur ai dit que si c’est pour ces raisons, moi je le soutiendrai pas… mais on en est pas là » rappelle l’ancien ministre du tourisme dans l’émission « Faram Facce ».
Toutefois pour Mame Mbaye Niang il est insensé de parler actuellement d’un troisième mandat. « Nous n’allons pas décliner notre feuille de route pour faciliter l’accès à nos adversaires », a t’il précisé. Et selon lui le plus important c’est de se concentrer sur les locales et les législatives avant de parler de la présidentielle.

Des cadres qui complotent derrière le Pr, Mame Mbaye Niang avertit: «Le président est au courant de tout ce qu’ils font! Il les a bien identifié…»

https://www.dakaractu.com/Va t-on directement vers un retrait, par le président, de certains membres ou alliés de la mouvance présidentielle dans les semaines à venir ? C’est, de toute façon, une question qui hante la mémoire de certains spectateurs politiques.
L’ancien ministre de la jeunesse qui était invité sur le plateau de « Faram Facce », s’est exprimé sur ces supputations de certains cadres de l’Alliance Pour la République « qui veulent tourner le dos au président de la république ».
Mame Mbaye Niang fera savoir que « le président est au courant de tout ce qu’ils font. Je ne suis pas là pour donner des noms mais,  quand on se réveillera un bon jour et qu’ils soient exclus, qu’ils ne soient pas surpris… »
Pour décrier cette attitude de certains de ces hommes politiques qui disent soutenir le président, l’ancien ministre du Tourisme les qualifia d’ingrats et rappelle que pour le moment, « le chef de l’État est bien conscient de ce qui se passe et de tout ce qu’ils  mijotent. Le moment venu, il prendra les décisions convenables ».

Babacar Bâ non grata chez Assane D. Ndiaye et Seydi Gassama ? (Audio)

https://senego.com/-L’emprisonnement de Guy Marius Sagna divise les défenseurs des droits de l’homme.  S’ils sont tous d’accord pour sa libération, cependant la démarche laisse à désirer pour le leader du Forum du justiciable (Fj).Qui se dit écarté de cette mouvance.

Assane Dioma Ndiaye et Seydi Gassama critiqués

Babacar Bâ n’a pas été associé mercredi au point de presse des défenseurs des droits de l’homme pour la libération de Guy Mrius Sagna. Et, le Boss du Fj de dénoncer cette manière sectaire dont Me Assane Dioma Ndiaye, Seydi Gassama et consorts procèdent pour parler à leur nom.

Le Fj est une organisation légalement constituée

« Parfois grands yi sen démarche do comprendre », décrie-t-il jeudi sur la rfm. A l’en croire, la question des droits humains est loin d’être une question de club. « Le Fj a fait ses preuves. Nous sommes une organisation légalement constituée. Nous avons notre récépissé depuis 2012. A l’international, on est reconnu par l’Onu. Et, je ne comprends pas qu’au Sénégal que l’on soit écarté… »Ecoutez :

Conditions de détention du leader de Frapp,la coalition JOTNA menace: «Macky Sall sera responsable de toute atteinte à l’intégrité physique ou à la vie de Guy Marius Sagna»

https://www.dakaractu.com/-C’est lors de leur conférence de presse organisée ce mercredi dans le siège du parti Pastef, que les membres de la coalition JOTNA les Patriotiques pour l’alternative s’en sont pris au président Macky Sall. Évoquant les conditions de détention de l’activiste Guy Marius Sagna au camp pénal de Dakar, dans la Zone spéciale de haute sécurité, ils ont dénoncé ce état de fait déplorable. « Le camarade Guy n’est ni un enrichi illicite, ni un détourneur de fonds publics, ni un trafiquant de drogue ou de faux billets… Son combat n’est pas celui d’une personne, d’une organisation politique ou d’un mouvement citoyen déterminé. Il est le combat de l’ensemble des Sénégalais ». C’est en ces termes que le porte-parole du jour, Ndèye Fatou Blondin Ndiaye Diop a tiré la sonnette d’alarme. D’ailleurs ce mercredi 29 janvier coïncide avec l’anniversaire de Guy Marius Sagna, arrêté depuis le 29 novembre 2019 devant les grilles du palais de la république, lors d’une manifestation non-autorisée.

Insécurité grandissante au Sénégal: Malick Gackou demande à l’Etat de prendre ses responsabilités

https://www.leral.net/Le leader du Grand Parti, Malick Gackou a appelé l’Etat à prendre ses responsabilités et à assurer la sécurité des citoyens, après la recrudescence des crimes et autres agressions dans le pays. « Aucun Etat ne peut se développer sans la sécurité et la paix sociale. Nous demandons vraiment à l’Etat de prendre ses responsabilités face à cette insécurité grandissante », a dit l’ancien ministre de Macky Sall, dans des propos relayés par la RFM, réaffirmant son engagement dans Nio Lank contre la hausse du prix de l’électricité et pour la libération de Guy Marius Sagna.

Macky2012: Me Moussa Diop suspendu, Adji M. Kanouté…

https://senego.com/Les leaders de Macky2012, réunis ce jeudi 30 janvier, ont prononcé la suspension de Moussa Diop du poste de Coordinateur de Macky2012.

Adji Mergane Kanouté et Moustapha Diagne réhabilités

Les leaders de Macky2012 ont déploré, dans le communiqué parvenu à Senego, les agissements de Maître Moussa Diop et informent qu’ils ne sont liés ni de prés ni de loin à l’exclusion d’éminents membres de ladite coalition, en l’occurrence l’honorable députée Adji Diarra Mergane Kanouté, vice-coordinatrice de Macky2012 et Moustapha Diagne, président de Synergie Républicaine.

Me Moussa Diop suspendu du poste de Coordinateur

Ainsi, les leaders de Macky2012 ont prononcé la suspension de Moussa Diop du poste de Coordinateur de Macky2012.
Mohamed Moustapha Diagne a été désigné à l’unanimité par les leaders pour occuper le poste de coordinateur de ladite coalition jusqu’à l’élection d’un nouveau bureau.

A quel leader se fier ? Moustapha Diop Ché ou…

Décidément, on sait plus à quelle coalition se fier. Macky2012, Macky 2020 ou encore l’Initiative pour la refondation de Macky2012 (Irm2012) ? Les fractionnistes et ceux qui dénoncent le compagnonnage avec le Président Macky Sall et son régime rythment la coalition,

…Moussa Diop ou encore Adji Mergane Kanouté ?

Macky 2020 favorable à Me Moussa Diop avait déjà acté l’exclusion de Adji Diarra Mergane Kanouté. Qui, à son tour, à mis en place Irm 2012. Au moment où Macky2012 donne de la voix pour délimiter son périmètre.

«Macky 2012»: Adji Mergane Kanouté exclue

https://www.rewmi.com/Réunie le mardi 28 janvier 2020, la Conférence souveraine des leaders de la coalition « Macky 2012 » a décidé à la majorité de ses membres présents, de prononcer l’exclusion de Mme Adji Mergane Kanouté et de Mouhamadou Moustapha Diagne.
Adji Mergane qui occupait le poste de vice-coordonnatrice de Macky 2012 a été remplacé par Fatoumata Diop
Mais cette exclusion est loin d’ébranler les concernés. Dans les colonnes de Vox Populi, Adji Megrane qui a mis en place l’Initiative pour la Refondation de Macky 2012 (Irm2012), parle de « décision ridicule ».
Dans SourceA, Mouhamadou Moustapha Diagne estime que celle exclusion est nulle et non avenue dans la mesure où Macky 2012 est une coalition construite et constituée par Macky Sall.
« C’est une coalition qui appartient à Macky Sall qui la constituée et construite donc il n’y a pas une seule organisation qui peut exclure l’autre», déclare Moustapha Diagne, le leader de Synergie Républicaine.

 Patriotes: Ah.Khalifa Niass annonce une plainte contre O.Sonko

https://senego.com/-Le leader du Front des alliances patriotiques (FAP), Ahmed Khalifa Niass a annoncé une plainte contre le président de Pastef les Patriotes, Ousmane Sonko. Ce, pour « vol » du nom de parti politique, les « Patriotiques ».
Cela fait longtemps qu’Ahmed Khalifa Niass se plaint du nom donné au Parti politique dirigé par l’opposant Ousmane Sonko. En effet, le religieux a crié sur tous les toits ce qu’il considère comme plagiat. « Je m’apprête à porter plainte contre Ousmane Sonko parce que j’ai un parti qui s’appelle Front des alliances patriotiques (FAP) depuis plus de 20 ans. Lui, il crée un parti qu’il nomme Pastef en y ajoutant « Patriotes ». Il a volé ou pas ?« , s’interroge-t-il dans en entretien accordé à nos confrères de Le Monde à Dakar.

Accusation contre Ousmane Sonko

Très en verve, le religieux estime que de la manière  qu’Ousmane Sonko a volé son nom de parti, ce dernier aurait eu l’habitude de faire pareil lorsqu’il était inspecteur aux Impôts et Domaines. « En ce qui concerne les impôts, on peut voler sans être attrapé« , a-t-il notamment martelé.

Retour sur l’élection du 24 février 2019

15,67 %. C’est le score de Ousmane Sonko lors de sa toute première participation à une élection présidentielle: celle du 24 février 2019. Un résultat jugé positif par nombre d’observateurs. Seulement aux yeux de Ahmed Khalifa Niass, le député aura du mal à dépasser les 7 % pendant la prochaine présidentielle.  « Tous ceux qui ont 5 % ont chuté par la suite. Ils sont au nombre de sept. Je peux en citer Abdoulaye Wade en 1978, Moustapha Niass, Djibo Ka, Idrissa Seck et autres. Si on est trop bavard dans ce pays, on te donne 15 %. Après ces élections, on réduire le score« , a-t-il rappelé.

Pape Diop a décidé de prendre part au dialogue national: il va envoyer une liste de six personnes

https://www.pressafrik.com/Le leader de Book Guis Guis (opposition) Pape Diop a décidé de prendre part au dialogue national lancé en mai dernier par le président Macky Sall. Selon le journal Les Echos, il enverra dès ce jeudi matin, une liste de six (6) personnes au président du comité de Pilotage Famara Sagna pour le représenter.
Le journal se demande si M. Diop n’est pas en train de laisser ces autres camarades de l’opposition regroupés au sein de la « Grande alliance ».

CRI DU CŒUR D’UN SYNDICALISTE ANGOISSE PAR CHEIKH DIOP

https://www.seneplus.com/-L’As-Le combat pour un système alternatif basé sur des valeurs humaines fortes, est devenu une exigence, incontournable pour faire face à tous ces défis mondiaux qui conditionnent l’avenir du travail et la stabilité sociale de l’humanité
La relation historique qui caractérise le couple Capital-Travail nous enseigne que le combat que mène la force de Travail depuis l’aube des temps contre le Capital n’est pas une lutte à mort. Il s’agit plutôt d’un combat perpétuel pour créer et maintenir un rapport de forces équilibré qui tempère les velléités du Capital à domestiquer le Travail et socialise les rapports de travail. Ce n’est que sous un tel rapport que nous arriverons à une redistribution correcte de la production au sens large et à une protection environnementale qui passe nécessairement par le changement du système de production suicidaire actuel.
Mesurant ce rapport à l’aune de la globalisation, je suis inquiet de notre réveil qui pourrait être brutal, nous autres, acteurs du mouvement syndical, surpris que nous serons, par les changements fondamentaux à grande vitesse, impulsés par l’ère de la4ème révolution industrielle dite révolution 4.0. Cette révolution de l’économie virtuelle, marquée par le progrès technologique qui génère l’industrie virtuelle, la finance virtuelle, la robotisation du travail et sa mondialisation à outrance, milite manifestement en faveur du Capital et des excès de la finance globale, au détriment du Travail, de l’économie réelle et solidaire pour un développement intégré durable.
A ces nouveaux paradigmes de l’ultra libéralisme, s’associe la dérèglementation climatique, environnementale et écologique qui, à elle seule, est une réelle menace qui pèse sur la vie de la planète terre et par conséquent sur le Travail, car il n’y a pas d’emplois dans une planète morte. L’avenir du travail se pose aussi en ces termes. Nous rendons-nous compte que pour construire des buildings en un temps N fois réduit qu’il ne l’a été jusqu’à maintenant, il suffit simplement d’un ou de quelques individus et d’une machine ; de même, pour toute sorte d’opération bancaire, nous n’avons plus besoin ni de nous déplacer ni des services d’un quelconque employé. Nous rendons-nous compte que, même la grève sous sa forme actuelle va être très vite dépassée, plus vite qu’on ne puisse l’imaginer. Alors, acceptons qu’à présent, plus que jamais, ni la rivalité ou l’adversité, ni aucun autre détail crypto personnel qui nous divertit ou nous détourne de la reconstruction de notre unité sacrée, n’ont plus de place dans la gouvernance syndicale pour l’accomplissement de notre mission de syndicaliste à l’ère de l’économie virtuelle. L’heure est à la remobilisation, au renforcement de l’unité d’action et de l’unité organique, à la réorganisation pour l’unification des luttes, et à la réadaptation de nos stratégies.
Mieux, aujourd’hui, nous devons procéder à la remise en cause même des formes actuelles d’organisations, quand on sait que le mouvement des gilets jaunes et d’autres mouvements similaires qui émergent à travers le monde, semblent ne plus se reconnaitre dans le mouvement revendicatif de représentation, tel que les syndicats. Tous ces signaux prouvent qu’au fond, les travailleurs, qui s’accordent toujours sur l’essentiel ne sont pas divisés mais ce sont les organisations syndicales et leurs leaders qui le sont.
Remettons-nous en cause dans le but de mieux resserrer nos rangs, de recentrer nos missions, de réadapter nos stratégies. A mon avis, nous gagnerions à envisager, pourquoi pas, une vaste alliance au-delà de nos organisations, à créer une sorte d’entente avec les peuples, qui sont nos premiers alliés, concernés qu’ils sont par le progrès social et économique, l’équité et la justice. A coup sûr, cela nous renforcerait, face aux dérives et agressions du Capital, pour maintenir ce rapport de force indispensable, sans lequel, l’humanité n’est pas à l’abri de «l’apocalypse». Dans l’économie globale, la définition qui confine la mission syndicale à la seule défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs, est devenue trop étriquée.
La conception actuelle des règles de la mondialisation basée sur les excès de la finance globale, élargit de facto les missions du mouvement syndical qui inscrit désormais son action dans celle du peuple et intègre ses préoccupations dans celles des populations. Cette redéfinition de l’action syndicale me conforte dans l’idée d’une vaste alliance des syndicats et des peuples, de ses segments les plus organisés, pour faire face efficacement aux fléaux de la quatrième révolution industrielle. De nos jours, un nombre croissant d’individus n’a pas accès à l’emploi, le service public recule, le Capital privé multinational gagne du terrain. Les tendances à restreindre l’espace démocratique apparaissent comme une préoccupation majeure à l’échelle mondiale. L’indice des droits dans le monde en 2018 évalué par la CSI (Confédération Syndicale Internationale), révèle une réduction systématique de l’espace démocratique ainsi qu’une recrudescence des violations des droits tels que les libertés syndicales et la négociation collective. Malgré une croissance économique sans précédent au cours de ces dernières décennies, les salaires stagnent à l’échelle mondiale à l’inverse de la hausse de la productivité et de l’inflation galopante. Des millions de travailleurs exerçant un travail atypique, ne gagnent pas suffisamment pour vivre dignement, des centaines de millions d’individus vivent dans l’extrême pauvreté.
Cette extrême pauvreté génère de la violence, elle-même devient de plus en plus, une sorte de violence exercée par l’accumulation opulente de richesses mal redistribuées, accaparées par une infime minorité, ne représentant qu’ 1% des 7, 63 Milliards d’individus sur terre. Ce modèle économique virtuel généré par la 4ème révolution industrielle 4.0 est bien décrit par le Pr Abdoulaye TAYE, enseignant chercheur, qui disait dans une contribution, je cite : « le modèle capitaliste libéral s’est révélé toutefois comme une technique économique de production efficace. Il s’est avéré en revanche comme une piètre technique économique de distribution. Il ne permet pas à l’écrasante majorité d’accéder à ses produits et service.
Les supermarchés sont pleins de produits alimentaires, mais les ventres sont creux et grondent de faim. Les mendiants dépourvus de revenus envahissent les rues. Les magasins sont remplis d’eau et de boissons, mais les masses ont soif et ne trouvent pas d’eau potable pour se désaltérer. Les sans domiciles dorment à côté d’appartements vides faute de locataires solvables. On peut trouver tous les produits et les services en abondance, mais on ne peut pas se les offrir. Pour les acquérir il faut un emploi et un salaire. …». Le combat pour un système alternatif basé sur des valeurs humaines fortes, est devenu une exigence, incontournable pour faire face à tous ces défis mondiaux qui conditionnent l’avenir du travail et la stabilité sociale de l’humanité. Manifestement, le système actuel de l’économique virtuelle est piégé.
Pour éviter que le combat permanent du Travail contre le Capital ne soit un combat à mort, il nous faut un nouveau contrat social. Qui plus que l’Afrique et les syndicats africains ont intérêt à l’avènement d’un système économique juste, socialement équitable, garantissant le développement durable dans un environnement stable et sécurisé ? Les syndicats et les peuples doivent tirer tous les enseignements de deux phénomènes historiques : la traite des nègres et l’immigration qualifiée de clandestine. Ces deux catastrophes illustrent parfaitement l’égoïsme débordant du Capital. La traite des nègres, cette immigration forcée organisée par le Capital pour satisfaire la forte demande de main d’œuvre générée par les premières révolutions industrielles des années 1800. A contrario, le système de l’économie virtuelle de la quatrième révolution industrielle 4.0 restreint drastiquement l’utilité de la main d’œuvre, dont il rejette honteusement l’offre qualifiée d’immigration clandestine.
Dans les deux cas de figures, les peuples, les travailleurs et leurs syndicats en ont beaucoup souffert et souffrent encore de ce pillage de nos habitants, de nos ressources et de nos richesses qui n’a que trop duré. En cette quatrième révolution industrielle, toutes les prévisions s’accordent sur le fait que le continent Africain sera la future plaque tournante de l’économie mondiale, par conséquent il sera la destination favorite des grands investissements mondiaux.
Le Capital s’y est déjà préparé, nous laissant en rade, car selon les statistiques de l’OIT, l’Afrique détiendrait dans un avenir proche, le tiers des travailleurs du monde, favorisée qu’elle est par une population rajeunissante et une démographie croissante. Pour toutes ces raisons, le mouvement syndical en général, africain en particulier, dans son unité et dans ses alliances les plus larges possibles, doit se mettre au premier rang du combat pour un nouveau contrat social. Ce contexte mondial d’impréparation des syndicats rejaillit fortement sur le plan national où la situation est révélatrice. Depuis plus de deux décennies, en effet, le mouvement syndical national sénégalais, ne prend en charge que des revendications de restitution qu’il peine à faire aboutir.
En effet le passif des accords dans les secteurs sociaux de l’éducation, de la santé et de la justice, le passif social des ex travailleurs d’entreprises fermées ou en difficulté, les violations persistantes des droits et libertés des travailleurs, les incohérences avérées du système de rémunération des agents de la fonction publique, la mise en œuvre tardive de la fonction publique locale, la relance pénible, quasi-inexistante des entreprises en difficulté, et j’en passe….ont fini de révéler les limites des luttes désorganisées, sectaires et corporatistes, conséquences graves de l’émiettement des forces syndicales et de la désunion des syndicats de l’élite engagée et du mouvement ouvrier regroupé dans les confédérations dites centrales.
Cette situation nous interpelle tous, c’est la raison pour laquelle nous avons l’obligation d’appeler à faire cause commune, à revisiter notre histoire, celle du syndicalisme qui repose sur des fondements idéologiques et sur des valeurs d’engagement, d’unité, de solidarité, d’équité et de justice. C’est illusoire de vouloir préserver sa seule case dans une forêt dense tout en flammes. L’organisation des luttes syndicales pour de nouvelles conquêtes sociales et pour la défense des droits et libertés, c’est notre seule voie de salut. Le dialogue social de restitution que mène le mouvement syndical sénégalais depuis plus de deux décennies, illustre parfaitement notre échec collectif. «S’unir pour faire la différence», ce thème du quatrième congrès ordinaire de la CSI/Afrique qui vient de se tenir à Abuja au Nigéria les 19, 20 et 21 novembre 2019 est venu à son heure. Les syndicats n’appellent pas à l’unité, au renforcement des forces sociales pour faire de la dictature syndicale ou pour faire barrage au progrès technique et technologique, nous n’en sommes nullement contre.
Dans le domaine médical par exemple, l’IA (l’Intelligence Artificielle) a permis beaucoup d’avancées dans la recherche et dans le traitement des maladies redoutables comme le cancer. Aujourd’hui, on parle de guérison possible des cancers avec cette masse d’informations jadis inimaginables que l’IA met à la disposition des spécialistes du domaine médical. Mais il manque et manquera toujours à l’IA, l’intelligence sociale, indispensable à l’humanité. Pour une quatrième révolution industrielle à visage humain, UNISSONS-NOUS.Cheikh Diop est secrétaire Général de la CNTS/FC

Président politicien, quand cesserez-vous ? Par Mody Niang

Au moment où le Forum civil publie son Rapport 2019 sur l’Indice de Perception de la Corruption (IPC), Macky se rappelle comme par enchantement que l’IGE existe encore et exige des résultats.
Monsieur le président-politicien, quelques jours après votre prestation de serment du 2 avril 2019, je n’avais pas pu résister à la tentation de vous poser cette question : “Président-politicien, quand vous déciderez-vous à nous prendre au sérieux ?” Le texte a été publié par quatre quotidiens entre les 16 et 19 août 2019, et je l’avais introduit ainsi : “Oui, président-politicien, cette question, nous ne pouvons pas nous abstenir de vous la poser. Ne pensez-vous pas, quand même, que le temps est venu d’arrêter de nous prendre pour des demeurés ? Depuis votre prestation de serment, le 2 avril 2019, vous vous adressez à nous comme un président qui entame son premier mandat. Les engagements que vous prenez – oui, vous avez encore le courage d’en prendre – nous laissent la forte impression que, dans votre esprit, les sept longues années de votre premier mandat se sont comme par miracle volatilisées.” Quatre mois et demi environ après, je suis obligé de revenir avec une autre question, celle du titre du texte que je propose à mes compatriotes. Elle m’a été inspirée, cette question, par la publication du Rapport 2019 de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) par le Forum civil.
Les résultats n’ont naturellement déçu ou surpris personne et sont ce qu’ils ont toujours été. On en a une idée exacte si on parcourt les différents quotidiens du 24 janvier 2020, lendemain de la publication dudit Rapport. On y lit ainsi : ‘Le Sénégal s’englue dans la zone rouge”, “Le Sénégal stagne dans la zone rouge”, “Le Sénégal, un pays encore très corrompu”, “Pourquoi le Sénégal reste dans la zone rouge ?”, etc. Nos autorités suivaient très attentivement la publication du Rapport, en en connaissant probablement le contenu qui, en tous les cas, ne pouvait pas leur être favorable. Rien de vraiment surprenant puisque le Sénégal est devenu un pays corrompu pratiquement à tous les niveaux, en particulier au sommet de l’État. La veille, coïncidence ou calcul, le président-politicien a présidé le traditionnel Conseil des Ministres, où des décisions “importantes” ont été prises et annoncées. Parmi celles-ci, la tenue, le vendredi 24 janvier déjà, d’un “Conseil présidentiel sur le Plan national d’Aménagement et de Développement territorial (PNADT)” et, en mars 2020, d’un “Conseil présidentiel sur l’Investissement (CPI)”. Mais, la décision qui a vraiment surpris et indigné à la fois – car ce politicien pur et dur nous prend vraiment pour des demeurés –, c’est son invitation de l’Inspection générale d’État (IGE), à lancer sans délai, “une étude sur l’environnement de contrôle dans les ministères”, dans le cadre de ces fameux nouveaux “budgets-programmes”
Nous ne nous attarderons pas sur ces différentes décisions, sauf peut-être sur celle relative à la mission confiée à l’IGE. Après avoir “instruit” – le terme consacré – le Ministre de l’Économie du Plan et de la Coopération “de préparer avec l’APX SA, la 14ème session du”Conseil présidentiel sur l’Investissement (CPI)” en mars 2020.Il insiste sur “le renforcement de la fonction contrôle dans les ministères et de la performance dans l’action publique”, non sans rappeler “l’entrée en vigueur en 2020 de la nouvelle gestion publique caractérisée par l’instauration des budgets-programmes qui implique : (i) l’optimisation de la dépense publique ; (ii) la modernisation intégrale de l’Administration ; (iii) l’orientation de l’action publique vers la performance”. Notre président-politicien ne s’arrête pas en si bon chemin. Il exige le “le renforcement significatif de la fonction contrôle ainsi que l’évaluation systématique des politiques publiques”[1]. Et il revient vers l’IGE et lui renouvelle son invitation “à lancer sans délai l’étude sur l’environnement de contrôle dans les ministères”.
Avant de poursuivre, le profane que je suis va se donner le toupet de faire connaître son point de hasardeux sur ce qui pourrait être considéré comme les trois conditions qu’implique la “nouvelle gestion publique” avec l’instauration des “budgets-programmes”. Je commence par “l’optimisation de la dépense publique”. Pour le peu que j’en sais, “optimiser” ou “optimaliser” signifie, selon mon tout Petit Larousse illustré (2012) : “Placer dans les meilleures conditions d’utilisation de fonctionnement”. On n’a vraiment pas besoin d’être un spécialiste des finances publiques pour savoir qu’elles sont loin d’être gérées dans de telles conditions. Il suffit de lire régulièrement la presse et, en particulier, quelques rapports d’organes de contrôle. Cette première condition d’optimalisation de la dépense publique sera difficilement satisfaite, avec cette “gouvernance transparente, sobre et vertueuse” que nous vivons en martyrs depuis le 1er avril 2012. Á moins que le président-politicien ne change systématiquement de cap, et sans délai, dans l’application de ses différentes politiques. Ce qui me semble relever pratiquement du miracle, jusqu’à preuve du contraire.
Je suis aussi réservé quant au sort qui sera réservé à la seconde condition. L’administration sénégalaise sera difficilement modernisée. On peut bien l’équiper, la doter de technologies de dernière génération – pour faire moderne – et d’un personnel suffisant, compétent, etc. Tous ces atouts ne suffiront pas à atteindre le second objectif. Elle draine, depuis le 2 avril 2000, un mal profond qui, tant qu’elle n’en est pas guérie, s’opposera à toute modernisation, à toute performance. Ce mal, c’est la politisation outrancière. La gouvernance des Socialistes n’était sûrement pas des meilleures mais, quand ils quittaient le pouvoir, ils nous ont quand même laissé une bonne administration, une bonne fonction publique, même si elles n’étaient pas exemptes de toute politique. C’est avec le vieux président-politicien que tout a été mis sens dessus dessous. C’est lui qui, en politicien pur et dur, a détraqué toute l’administration sénégalaise comme notre système de rémunération des agents publics et d’octroi d’indemnités.Son successeur, qu’il a allaité pendant huit longues années, a retenu de lui bien des leçons, hérité de lui bien des défauts. On peut même formellement affirmer qu’avec lui, l’administration est plus mal en point encore, étant devenue pratiquement la propriété exclusive de la famille présidentielle, de l’APR et, à un moindre degré, de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar et des protégés de certains chefs religieux. Aujourd’hui, les hauts fonctionnaires les plus gradés, les plus compétents, les plus entreprenants, les plus vertueux, n’ont aucune chance d’être nommés à des postes stratégiques, s’ils n’appartiennent pas au clan élargi. Les énarques et les ingénieurs de toutes catégories, les professeurs de talent, les meilleurs docteurs en médecine, etc., perdent de plus en plus de terrain. Á la place, sont souvent nommés des “économistes”, des “juristes”, des titulaires de tels ou tels “masters” délivré parfois on ne sait où. Cette administration du président-politicien n’a aucune chance de connaître une modernisation intégrale.
La troisième condition, “l’orientation de l’action publique vers la performance” sera confrontée au même mal : quand l’action publique se confond avec l’action politique, voire politicienne, elle ne peut aboutir à aucune performance, en tout cas pas à celle au profit du plus grand nombre. Il n’y a pas de performance sans évaluation. Or, cette action administrative est pratiquement inconnue chez nous. Le président-politicien semble s’en rendre compte en insistant, dans ses recommandations sur “l’évaluation systématique des politiques publiques”, tout en sachant que rien ne sera vraiment pas évalué avec succès, puisqu’évaluer n’est pas le fort de sa gouvernance meurtrie. Il compte, parmi son proche entourage, des hommes et des femmes (ministres, directeurs généraux, directeurs, gouverneurs, préfets, ambassadeurs, etc., qui n’ont jamais été évalués pendant tout le temps qu’ils sont restés en fonction (huit ans pour certaines, certains d’entre eux /elles). Nous connaissons au Sénégal des hommes et des femmes qui ont quitté leurs fonctions après sept ans, en ne marquant leur long passage que par des actes de mauvaise gestion. Comment peut-on confier des responsabilités importantes à un homme ou à une femme pendant plusieurs années sans jamais l’évaluer ? La seule évaluation qui semble retenir l’attention de notre président-politicien, c’est celle qui se fait au lendemain d’une élection ou d’élections générales. Les heureux gagnants de leurs bases respectives sont récompensés et les autres, les malheureux vaincus, perdent leurs postes s’ils ne sont pas des très proches du président-politicien ou des protégés de personnalités influentes, des khalifes généraux par exemple.
Je pensais d’ailleurs que les ministres étaient déjà préparés en “fast tract” dès que l’idée des fameux “budgets-programmes” est née dans l’esprit du président-politicien. En tous les cas, je ne suis point optimiste quant à la réussite de la modernisation de l’administration et de la pratique convenable des “budgets-programmes”.
Pour le premier objectif surtout (la modernisation de l’administration), on devrait y penser plusieurs années auparavant. On contraire, comme nous l’avons déjà rappelé, on s’est employé à la détraquer. Outre son caractère politicien, elle est lourde, très lourde. Nous comptons trop de ministres, trop de directeurs généraux et de directeurs. Peut-être trop de régions, de départements et d’arrondissements. Tout le monde est pratiquement ministre ou directeur général. Dans plusieurs de mes modestes contributions, j’ai eu le toupet de revenir sur cette nécessaire réforme approfondie de l’administration, dans le sens de son allègement, de son assouplissement. Nous devrions revenir sur cette présentation : ministre, directeur général, directeur (national), chefs de services (régionaux, départementaux, locaux). En plus des très nombreux directeurs généraux, nous comptons une pléthore de secrétaires généraux de ministères, de ministères parfois minuscules et à durée de vie très limitée. Nous n’oublierons certainement pas la communalisation intégrale. Notre petit pays compte plus de cinq cents (500) communes. Nombre d’entre elles qui ne le sont que de noms, arrivent péniblement à boucler un budget annuel de deux millions, et encore ! Sans compter les limites objectives des différents personnels en place en matière d’administration communale.Ils comptent parmi eux, de parfaits analphabètes en tout, et qui occupent des fonctions importantes. L’Acte II (je crois) qui est le père de la communalisation intégrale est d’essence purement politicienne, électoraliste, comme le seraient sûrement les décisions prises lors du Conseil des Ministres du 23 janvier 2020.
Donc, au moment où le Forum civil publie son Rapport 2019 sur l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) au Sénégal, le président-politicien se rappelle comme par enchantement que l’IGE existe encore et la lance “aux trousses des ministres”, selon “Sud quotidien”, et exige des résultats. C’est vraiment là qu’il se moque de nous, qu’il nous prend pour des moins que rien. Où étaient l’IGE, la Cour des Comptes, l’OFNAC, pendant ses huit années de gouvernance ? Pour m’arrêter un instant sur l’IGE, de plus en plus de compatriotes se posent des questions sur son utilité. Le corps compterait 65-66 hauts fonctionnaires, dont un bon nombre y a été directement nommé par le président-politicien, voie qu’il affectionne particulièrement. Selon des informations dignes de foi, le dernier concours de recrutement a été organisé en 2013. Il s’agissait du concours interne professionnel, réservé aux fonctionnaires de la hiérarchie A.
Á la place, le président-politicien privilégie le recrutement par voie de nomination par décret, dénommé “Tout extérieur”. Donc, depuis 2013, il en abuse vraiment. Or, Cette forme de recrutement était encadrée, quand le Sénégal était un pays sérieux, par des textes portant organisation de l’IGE, et devait obéir à des normes précises, notamment en fonction du nombre d’inspecteurs issus du concours et en service.On constate depuis lors, surtout ces tout derniers temps, que le président-politicien nomme des membres du clan élargi (famille présidentielle, APR, etc.), immédiatement après qu’ils ont fait valoir leur droit à une pension de retraite. Un Ancien gouverneur, un ancien administrateur civil, un ancien professeur, un ancien conseiller aux affaires étrangères, etc., sont certainement de hauts fonctionnaires de la hiérarchie A. Cependant, il ne suffit point d’appartenir à cette hiérarchie pour faire forcément un inspecteur général d’État. Un inspecteur général d’État, le vrai, c’est quelque chose de sérieux : il ne devrait pas être nommé à partir de considérations proprement subjectives. Il y a eu un temps où j’ai appris avec surprise, même avec stupeur, que les inspecteurs généraux d’État (IGE) étaient en formation à Saly. Je m’en étais bien étonné, étant donné que l’inspecteur général d’État était le plus haut fonctionnaire du Sénégal choisi, de surcroît, après le concours le plus sélectif organisé dans le pays. Qu’avait-il donc besoin d’être formé, et par qui l’était-il ? Peut-être, s’agissait-il des inspecteurs généraux du président-politicien ?
Monsieur le président-politicien, après huit ans de gouvernance opaque, de reniements sans état d’âme de vos engagements les plus solennels, vous venez nous divertir avec vos décisions-spectacles du 23 juin 2020.Ce chemin, trop facile pour vous, nous laisse sur notre faim, celle de toujours depuis huit ans. Si nous avions à donner notre humble avis, ce serait que, avant toutes autres initiatives concernant votre deuxième mandat :
–vous rendiez à l’IGE son prestige d’antan, et la sortiez de cette situation peu enviable, semble-t-il, dans laquelle vous la confinez et qui n’est vraiment pas digne de son haut rang ;
–vous leviez votre lourd coude et libériez les dizaines, voire les centaines – qui sait ? – de rapports d’organes de contrôle que vous écrasez depuis huit (8) ans ;
– vous ordonniez à vos services compétents de transmettre à la justice tous ceux d’entre eux qui recommandent avec force “l’ouverture d’une information judiciaire” contre tel ou tel, pour détournements présumés de dizaines de milliards de francs CFA. Et DIEU sait qu’ils sont très nombreux ;
–vous leviez votre censure sur la publication annuelle des “rapports publics sur l‘état de la gouvernance et de la reddition des comptes” ; nous sommes en 2020, les rapports publics de 2016, 2017, 2018 et 2019 ne sont pas encore publiés. Que cachent-ils de particulier pour que vous vous opposiez, semble-t-il, catégoriquement à leur publication ?Vos amis y seraient-ils gravement mis en cause ?
–vous laissiez l’IGE, l’OFNAC, la Cour des Comptes, l’Autorité de Régulation des Marchés publics (ARMP) et d’autres corps de contrôle faire librement leur travail, conformément aux pouvoirs que la loi leur confère ;
–vous respectiez votre engagement formel, une fois élu, à permettre à la Cour des Comptes d’avoir l’œil sur la gestion des budgets de la Présidence de la République, de l’Assemblée nationale et d’autres institutions ;
–vous laissiez les organes de contrôle nous permettre de nous faire une idée nette sur les nombreux scandales (en l’air) qui jalonnent votre gouvernance, et sur lesquels la presse est longuement revenue les 23, 24 et 25 janvier 2020 ;
– vous réserviez une suite objective et diligente aux recommandations que ces organes pourraient vous faire, tout au moins à nombre d’entre elles dont personne ne peut douter objectivement de la pertinence ;
–vous nous disiez en toute honnêteté, si vous en êtes encore capable, quel sort vous réservez à la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (CREI), et aux vingt-deux (22) ou vingt-trois (23) qui restent de la liste que votre gouvernement avait tôt dressée et publiée ;
–vous leviez enfin votre lourde tutelle sur le Procureur de la République, pour qu’il apporte une suite aux vingt dossiers de l’OFNAC et, semble-t-il, aux plus de cinquante autres de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF), qui dorment depuis de longues années sur son bureau, etc.
Donc, Monsieur le président-politicien, vos décisions du 23 juin 2020 nous laissent indifférents, ne nous divertissent surtout pas. Nous sommes plus sensibles au respect de votre engagement ferme, une fois élu, à mener, contrairement à votre prédécesseur, une “politique, sobre, vertueuse et transparente”. Nous sommes bien plus sensibles à la primauté de la Nation sur le parti. Ce qui est encore loin le cas, sûrement. En attendant, vous pouvez continuer de nous prendre pour des moins que rien, pour des demeurés, mais vous risquez une grosse surprise : le peuple est en train de se réveiller petit à petit et découvre, au jour le jour, qui vous êtes vraiment. Si j’étais pour vous un parent, un ami, un camarade, je vous conseillerais de vous employer à terminer votre second et normalement dernier mandat, en rectifiant ce que vous pouvez encore rectifier, et quitter le pouvoir sur la pointe des pieds, une fois qu’en février ou en mars 2024, vous aurez remis le pouvoir à votre successeur.
[1]Et les députés alors?Le contrôle des politiques publiques ne fait-il plus partie de leurs “pouvoirs” ?
Dimension anthropologique meurtrière de la crise que vit la société sénégalaise Par Mamadou SY Albert
L’accélération du délitement des liens sociaux entre les membres d’une même famille, entre des conjoints, entre des voisins ou entre des collègues de travail semble résulter de l’impact d’une crise multiforme. Cette dernière revêt des aspects socio-économiques et culturels. Elle revêt aussi une dimension psychologique et psychanalytique. Cette crise économique et psycho-sociale détruit les liens sociaux à la fois de l’intérieur et à l’extérieur. Le visage de la famille, de la société est ainsi en train de se modifier profondément. Le profil du meurtrier dans la société sénégalaise contemporaine constitue le fidèle reflet de sa société en pleines mutations.
Le Sénégalais d’antan, ses valeurs, son comportement et ses modes relationnels avec l’autre disparaissent progressivement au profit d’un citoyen fragilisé par la crise devenant plus violent dans ses rapports : mettre fin à la vie d’autrui, à celle de son enfant, de son épouse, de son voisin ou de l’étranger, les scènes se reproduisent fréquemment dans la cellule familiale sénégalaise rurale et urbaine. Des scènes toujours plus féroces les unes que les autres. Une véritable série noire de meurtres de femmes, de pères de familles, de jeunes et de personnes âgées provoque ainsi une angoisse nationale des citoyens, meurtris dans leur chair.
Ces derniers ne comprenant plus ce qui se trame dans la tête de ces tueurs enragés. L’ampleur de ce phénomène du meurtre souvent accompagné par une agressivité sexuelle inquiète et désarçonne. Personne n’est à l’abri de ces actes commis sur des proches en plein jour ou tard dans la nuit. Le meurtrier peut être un parent proche, un ami, un étranger de passage dans le quartier. Les rasions de ces meurtres sont à rechercher dans l’impact grandissant de cette crise multiforme.
Le Sénégal est véritablement à un tournant de son histoire sociale et humaine. Les indices d’un basculement des liens traditionnels vers la violence meurtrière entretiennent des relations étroites avec l’impact de la crise dans laquelle se meuvent les citoyens depuis ces sombres décennies de l’aggravation de la pauvreté urbaine et rurale et de la déroute de la jeunesse. Jamais la crise économique et sociale n’a autant affecté l’état mental, psychologique des Sénégalais et les relations humaines entre les membres d’une famille ou entre les citoyens. La dimension psychologique et humaine de la crise est apparemment sous-estimée. Elle est manifeste au regard des mobiles potentiels de tous ses meurtres se déroulant au cœur de la famille traditionnelle sénégalaise.
Le phénomène du chômage endémique des jeunes et des femmes a secrété des effets sociaux et culturels monstrueux sur les comportements individuels et collectifs. Le chômage a entraîné des pans entiers de la société, notamment, les jeunes dans la longue oisiveté et le recours systématique à l’alcool, à la drogue et à la prostitution. Le manque d’emploi et de revenus ont fini par disloquer de nombreux jeunes couples. Le chômage a détruit des familles entières après la perte de l’emploi du mari ou après la retraite de nombreux pères de famille. Ces facteurs économiques et sociaux alimentent aujourd’hui une détresse insoupçonnée de la cellule famille. Ils ont accéléré la fracture sociale. La source des délitements des liens sociaux et familiaux demeure cette crise infinie de l’emploi et du sens de la vie sur terre.
Ce contexte insoutenable, humainement et psychologiquement par les citoyens sans emploi, sans revenu, sans soutien familial, est celui dans lequel vit souvent avec une atrocité intensive la majorité des Sénégalais. Ce fléau des temps modernes porte le délitement des liens sociaux et culturels. Le meurtre se nourrit de cette misère sociale et culturelle de la cellule familiale. La cellule de base de la société implose sous les effets de la crise et le délitement des liens. La violence verbale, physique sont devenus à ce titre le lot quotidien de nombreuses familles.
La rue publique se transformant en une zone de non droits où tout est permis, témoigne de la montée croissante de la nervosité, de l’intolérance et de la violence rampante dans le tissu social et culturel du Sénégal. Le meurtre est un acte abominable. Personne ne peut le justifier. Pour autant, il serait peu prudent de croire que le fait de tuer relève de troubles mentaux ou d’une volonté de puissance de l’homme sur la femme ou de l’adulte sur le jeune. Les meurtres actuels ont des liens très étroits avec la situation de crise et les mutations de la cellule familiale.
La famille sénégalaise traditionnelle et ses valeurs se meurent à petit feu dans les villes et en campagne. Elle a façonné dans le passé, le Sénégalais, avec des valeurs culturelles, sociales et religieuses. Elle disparaît avec ses valeurs, ses modes relationnels. Elle est entrée dans un processus de mutations profondes. Le meurtre constitue un indicateur de la gravité de l’impact de la crise des relations familiale et des rapports humains.

Macky Sall, l’empêchement permanent! Par Oumou Wane

Plébiscité il y a moins d’un an par la grande majorité des Sénégalais, le Président Macky Sall qui n’est pourtant qu’au début de son second mandat, se bat seul ou presque contre une horde de détracteurs et d’affabulateurs obsessionnels qui n’ont de cesse de croiser le fer avec lui. Rien ne lui est épargné !
Entre ses opposants politiques naturels qui le harcèlent par  leur virulence, leur insistance et parfois leur violence. Ceux de son propre camp qui pensent représenter à eux seuls un courant au sein de l’Apr, pleurant un siège en ébène ou un tabouret doré à l’or fin. Ceux chez qui fait rage le débat autour du troisième mandat et qui spéculent déjà sur son successeur, malgré les mises en garde du Président lui-même. Ceux qui, mais c’est peine perdue, font des accusations pour décrédibiliser son action politique. Ceux qui, conspirateurs cachés, l’assurent de leur soutien. Ceux qui, bénis hier, sont honnis aujourd’hui. Ceux qui le regardent avec méfiance dès qu’il s’agit d’argent. Ceux qui disent que sa vision se limite à Diamniadio…
À ces frustrés, s’en ajoutent d’autres qui, n’ont pas assez accès au chef de l’État et se pensent pourtant calibrés pour les gros cigares.
Mais nous dans tout cela, on n’en peut plus ! Fantasmes et ambitions nous tuent ! Dieu merci, les effets ambivalents de l’horizon électoral ne semblent pas affecter la conduite des politiques publiques. Car enfin, comment la vision de Macky Sall pourrait-elle déjà se trouver à l’épreuve des temporalités électorales.
Nous aurions tout à y perdre. Observons sa force de travail, sur tous les chantiers et dans tous les domaines et imaginons ce que cela pourrait être s’il ne devait pas lutter en permanence contre ce volcan en constante éruption.
Après Lomé ce mois-ci et le Royaume-Uni, le chef de l’Etat Macky Sall s’est envolé pour la Suisse, où il prit part au Forum économique mondial de Davos non sans un certain leadership. « Je prends part au Forum de Davos, pour évoquer les enjeux climatiques, économiques et sociaux qui doivent intégrer nos plans de développement »… « C’est en faisant dialoguer l’ensemble des acteurs politiques et la société civile que nous ferons face aux grands défis de ce siècle », a-t-il écrit via son compte Twitter.
Dans le monde entier la parole de notre président est crédible et écoutée. Il n’y a bien qu’ici chez nous que l’on aime casser du Macky sous prétexte que ce dernier refuse d’être l’otage de son propre clan, y-compris de ceux qui ont combattu avec lui dans l’opposition et qui attendent qu’il leur rende la monnaie de leur pièce.
Pour espérer succéder au président de la République, tous ceux-ci devront prendre un autre ascenseur, celui de la sociale démocratie.
Car les temps ont changé et le système a le devoir de promouvoir des hommes et des femmes nouveaux pour assurer le renouvellement politique. Personnellement, j’ai apprécié par exemple le discours de la présidente du Mouvement national des femmes de l’Alliance pour la République (Apr) : «Attention les hommes, les femmes foncent sur vous ! Elles arrivent avec l’intention de prendre les mairies, car il est temps qu’elles soient portées à la tête de nombreuses mairies lors des prochaines locales», a déclaré samedi Ndèye Saly Diop Dieng.
Mais revenons à notre président Macky Sall et soyons objectifs. Nous qui l’avons élu et plébiscité pour nous gouverner, cessons de lui mettre des bâtons dans les roues et ayons ensemble l’audace de faire progresser les esprits, de dialoguer pour construire la cité. À commencer par nettoyer devant nos portes.
S’agissant par exemple de la mobilisation citoyenne lors des prochaines journées nationales du nettoiement, prévues le 1er février 2020, donnons à nos villages et nos communes l’appui nécessaire et récoltons les fruits de notre travail.
Il y a tant à faire pour gérer des urgences multiples, particulièrement économiques et sociales dans notre pays, que continuer d’empêcher en permanence sa bonne gouvernance, serait suicidaire. Alors, pour mettre fin à cette guerre des clans et de positionnement à l’extérieur comme au sein du pouvoir, que chacun prenne d’abord un siège et vienne s’asseoir à la table du dialogue national. Oumou Wane

Opération de déguerpissement à Liberté 6: les mécaniciens accusent les riverains de trahison

https://www.pressafrik.com/-L’opération de désengorgement des grandes artères de la capitale sénégalaise suit son cours. Mercredi, tard dans la nuit, les hommes du ministre du Logement, de l’Hygiène publique et du Cadre de vie, Abdou Karim Fofana, étaient à Liberté 6, afin de déguerpir les parkings irréguliers, garages et ateliers, mais aussi quelques petits commerces qui se trouvaient au bord de la voie publique. Ces impactés, trouvés dans leur lieux de travail, ont dénoncé la courte durée de la sommation qui était fixée de 48 heures.
Pis, ils ne comprennent pas comment le préfet a pu laisser les commerçants qui occupent la voie publique et venir sous les immeubles du quartier Liberté 6 pour les dégager. Toutefois, ces mécaniciens accusent les riverains de Liberté 6 qui se sont plaints, selon eux, auprès des autorités pour réclamer leur départ. « Et pourtant c’est nous qui assurons leur sécurité. Des bandits occupaient ces lieux, et c’est grâce à nous que les riverains peuvent dormir tranquille », ont-ils confié à l’équipe de PressAfrik qui a fait le déplacement sur les lieux.
Approchés, ces riverains n’ont pas voulu piper un mot sur les accusations portées sur eux…. Regardez !!!

L’usine Valdafrique de Rufisque en feu

https://senego.com/-L’usine Valdafrique, installée à Rufisque est en proie à des flammes depuis le début de la mi-journée (vers 13 heures). Les sapeurs-pompiers s’activent actuellement pour éteindre le feu.
Pis, les flammes n’ont pas épargné le voisinage. Au moins trois maisons sont prises au piège.L’incendie spectaculaire qui s’est déclenché dans cette usine et ses conséquences « provoquent l’inquiétude des habitants et suscitent de vives controverses ».
Pour rappel, cette usine avait été créée en 1942 par l’inventeur de la pastille Valda le pharmacien Henri Canonne. L’industrie fabrique aussi des produits d’hygiène et de santé, des produits pharmaceutiques et parapharmaceutiques ainsi que des insecticides avec la marque Yotox

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 30/01/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

 «Nioo Lank» indésirable au campus social de l’Ucad

Le collectif «Nioo Lank» est indésirable au campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Hier, les membres de la section Ucad du Collectif ont été chassés du campus avec la presse comme des malpropres. Les gros bras du Centre des Œuvres Universitaires de Dakar (Coud) se sont opposés farouchement au point de presse de la section Ucad qui recevait le coordonnateur national du Collectif «Nioo Lank», Aliou Sané. Finalement, ils se sont adressés à la presse sur l’avenue Cheikh Anta Diop. Là aussi, ils n’étaient pas la bienvenue. A peine, le coordonnateur national du collectif a-t-il commencé sa déclaration qu’un policier s’est présenté pour leur demander de quitter les lieux. Aliou Sané a refusé de manière catégorique et a poursuivi sa communication. La police est revenue à la charge après qu’il a voulu s’adresser en wolof. Il ne s’est pas encore laissé intimider. Finalement, ce sont les étudiants qui lui ont demandé de poursuivre la communication au couloir de la mort pour éviter des affrontements ou arrestations. Selon Aliou Sané, l’objectif de son déplacement au campus social, c’est de remobiliser les étudiants qui ont toujours joué un rôle important dans toutes les luttes citoyennes. Après la déclaration à la presse, ils sont retournés dans le campus pour distribuer des flyers et sensibiliser sur la marche du 31 janvier et la libération de Guy Marius Sagna.

«Nioo Lank» indésirable au campus social de l’Ucad (bis)

Restons avec le collectif «Nioo Lank» qui a finalement fait sa déclaration à la presse au «couloir de la mort». Le coordonnateur de «Nioo Lank » au campus social, Pape Abdoulaye Touré, a dénoncé la brutalité exercée sur les journalistes par les gros bras du Coud. A l’en croire, le chef de la sécurité, un certain Sadio, avait instruit ses éléments de tabasser son camarade Fallou. Pape Abdoulaye Touré dénonce la politique du deux poids deux mesures du directeur général du Coud. Puisque les étudiants républicains distribuent des flyers dans le campus, M. Touré promet que le collectif «Nioo Lank» va aussi distribuer ses flyers au campus. Il lance un appel aux étudiants pour une forte mobilisation vendredi, pour le succès de la marche.

Démarrage de la formation des élèves maîtres en février

Le ministère de l’Education nationale annonce la date de démarrage de la formation des nouvelles recrues. Dans un communiqué, la Direction de la Formation et de la Communication indique qu’après un concours très sélectif, les candidats définitivement admis au concours de recrutement des élèves-maîtres sont attendus dans les Centres de formation (CRFPE) le lundi 3 février. D’après la même source, les affectations des différents candidats sont déjà faites dans les différents CRFPE où toutes les mesures idoines sont prises pour un bon déroulement de la formation. Toutefois, le Ministère de l’Education met en garde les traînards. Ainsi, tout candidat qui ne se présentera pas à son centre d’affectation, au plus tard le vendredi 7 février, sera considéré comme démissionnaire.

GÉNÉRATION FOOT EXIGE PLUS DE 12 MILLIARDS FCFA EN CAS DE RUPTURE DU PROTOCOLE 

http://www.emedia.sn/-Comme annoncé par Saër Seck lors de l’entretien qu’il nous a accordé dans le cadre de notre enquête portant sur les accords de cession de droits de représentation et d’image, une dynamique unitaire des centres de formation est en voie de se mettre en place. En effet, au lendemain de la publication de ladite enquête, nous avons obtenu l’information selon laquelle l’Académie Génération Foot, via son président Mady Touré a effectivement procédé à la même pratique et avec des clauses encore plus contraignantes.
Dans un exemplaire d’un contrat dont nous avons obtenu copie, daté de ce mois de janvier, le centre de Déni Biram Ndao fait signer à ses joueurs (qu’ils soient formés par le centre ou recruté pour l’équipe professionnelle) un document de trois pages, dénommé « protocole d’accord », à travers lequel ils s’engagent à confier « exclusivement à l’Académie Génération Foot le choix et la désignation de l’agent sportif ou de l’intermédiaire qui l’accompagnera dans la gestion sportive de sa carrière et de son image à compter de son transfert ou de son recrutement par un club professionnel ou amateur. »

DES CONDITIONS ENCORE PLUS CONTRAIGNANTES QUE DIAMBARS

Et, là où l’Institut Diambars exigeait une contrepartie de 540 000 euros (environ 354 millions F CFA) lors de la « première intégration dans le circuit professionnel hors du Sénégal » et trois millions d’euros (près de 2 milliards F CFA) « lors de chaque transfert durant sa carrière exécuté en dehors des dispositions », Génération Foot fait encore plus fort. Dans l’article 4 du protocole co-signé par son président Mady Touré, on note qu’au cas où le joueur ne respecterait pas ce protocole d’accord, il devra payer à l’Académie Génération Foot la somme de trois cent dix mille (310 000) euros (environ 204 millions F CFA), en guise de « compensation à la renonciation à l’indemnité de formation ou de commissions d’intermédiation à laquelle l’Académie aurait droit lors de son premier recrutement par un club professionnel à l’étranger » mais également la somme de trois millions d’euros (près de deux milliards F CFA) en guise de compensation à la renonciation à l’indemnité de transfert à laquelle l’Académie a renoncé lors de son premier transfert ou recrutement par un club professionnel. »
Et ce n’est pas tout ! Le clou, c’est quand l’académie exige, au cas où le joueur changerait d’agent sportif ou d’intermédiaire, « pour quelque motif que ce soit et sans l’accord écrit de Génération Foot », le paiement de « la somme forfaitaire de quinze millions (15 000 000) d’euros  » (près de 10 milliards F CFA), représentant le « dédommagement lié au non-respect du protocole d’accord », en plus de se réserver le droit «  d’engager toute poursuite judiciaire qu’elle jugera nécessaire à l’encontre du joueur, de son nouvel agent et de son nouveau club. » En somme, un total de plus de 12 milliards F CFA pour le grenat qui oserait passer outre les termes de l’accord, pendant toute la durée de sa carrière amateur ou professionnelle. L’oncle du joueur dont nous avons obtenu la copie du contrat est un entraîneur de football. Les mots qu’il utilise témoignent de sa stupeur. « Je suis choqué. Comment peut-on obliger un joueur de se lier durant toute sa carrière professionnelle sous prétexte qu’on l’a formé ? Et si en retour le joueur demandait autant, 15 millions d’euros, au cas où il ne réussirait pas à devenir pro ? C’est pire que l’esclavage… »

TALLA FALL (RESPONSABLE COMMUNICATION GF) : « ILS ONT TOUS SIGNÉ ! OU TU ACCEPTES, OU TU VAS VOIR AILLEURS… »

Pour avoir confirmation de l’authenticité du document, nous avons contacté Talla Fall, fidèle allié de longue date de Mady Touré et responsable de la communication au sein de l’académie. D’emblée, il assure partager « entièrement les propos de Saër Seck » dans l’interview. « C’était une nécessité d’en arriver là et mieux, nous à Génération Foot, sommes à 100% de pensionnaires qui ont signé (ils sont plus de 120, ndlr). C’est simple : Ou tu acceptes nos conditions, ou tu vas voir ailleurs. On a déjà assez donné. Nous ne sommes plus dans l’obligation de prendre qui que ce soit », tranche-t-il. A propos du protocole, il détaille : « Celui qui n’accepte pas les termes, ou qui une fois qu’il aura signé ailleurs ne voudra plus les respecter sera libre de le faire en respectant la contrepartie qui est exigée, les 15 millions d’euros. »
Puis, il utilise les mêmes arguments que Diambars. « Nous investissons énormément pour ces gosses sans rien attendre en retour mais on n’acceptera pas que d’autres personnes viennent profiter de tout ce que nous avons bâti. Si l’agent respecte ce qui nous lie, pas de problème. Il prend qui il veut. Qu’il respecte le partage équitable. Ce que nous proposons est simple : On ne veut pas de l’argent du joueur mais pour ce que nous avons fait pour lui, s’il veut contracter avec un autre agent, ce dernier devra accepter qu’on exige 50% de la commission et on les engage pour dix ans », argumente-t-il, même si dans le protocole, il est clairement stipulé que le choix de l’agent appartient exclusivement à Génération et pour la durée, il ne s’agit, non pas de dix ans, mais de toute la carrière amateur ou professionnelle.
Autre argument, Talla Fall estime qu’il s’agit d’une stratégie de survie pour les centres. « Si on veut que nos structures deviennent pérennes, si on veut sortir d’autres Sadio Mané, Diafra Sakho et autres, il faut qu’on en arrive là. Il est temps qu’on inverse la tendance parce que sinon, ce sont tout le temps des agents véreux qui viennent faire miroiter aux gosses n’importe quoi pour les emmener dans des endroits où même toi et moi pouvons jouer. Regardez, tous nos joueurs qui étaient partis à Malte… Ils sont revenus… Ils se sont rendus compte de la supercherie. » À l’instar de Saër Seck, lui aussi s’en prend aux intermédiaires « venus de nulle part ». « Tous ceux qui s’agitent, ils étaient où quand nous nous battions pour donner la chance de réussir à Sadio Mané et autres ? Nous sommes fatigués d’investir pour des gens qui ensuite font preuve d’ingratitude. On prend des risques en gardant le gamin pendant 5 ans, on n’est pas sûr qu’il sera professionnel. Nous avons sacrifié nos vies pendant 20 ans pour que l’académie en arrive là. »

« C’EST FAUX DE DIRE QU’ILS LAISSENT PARTIR LES JOUEURS GRATUITEMENT ! CE QUE J’AURAIS CONSEILLÉ À SAËR ET MADY… », UN AGENT

Face à l’argument selon lequel les joueurs sont cédés gratuitement pour leur permettre d’avoir une chance de toucher au rêve du monde pro, nous lui demandons ce qui empêche d’être fermes sur ce point ou, tout au moins, de négocier de forts pourcentages à la revente suivante. « Nous le faisons. On négocie dans les pourcentages à la revente autour de 30% mais cela retourne dans les investissements. On ne cherche pas à faire du profit mais qu’on nous permette au moins d’avoir de quoi investir. Là, on voulait construire une piscine dans le centre, mais faute de budget conséquent, on est obligé d’attendre les miettes d’un éventuel autre transfert… Pendant ce temps, quelqu’un qui vient du néant prend toutes les commissions en attendant qu’on sorte un autre gamin. On ne l’acceptera plus. Ce qu’on exige, c’est 50% des commissions d’agent d’autant plus que dans ce qu’on y gagne, on reverse 10% aux parents du joueur. »
Nous avons également pris contact avec un autre agent de joueurs, établi en Angleterre. « Pour ne pas s’attirer les ennuis des patrons des centres de formations », il sollicite l’anonymat. «  Je ne veux pas qu’ils m’empêche de traiter avec eux »… Pourtant, à bien des égards, son propos rejoint celui de Thierno Seydi : « La FIFA est la grande fautive dans cette histoire avec la libéralisation de la profession d’agent. Dans l’idée, on peut naturellement comprendre que le centre cherche à bénéficier du fruit de son investissement et dans ce sens, il est normal qu’il s’octroie une partie de l’argent issu de la commission d’agent mais tout ça doit se faire dans la limite permise par les textes et par la morale. L’idée peut être acceptable, mais l’approche est inconcevable. » Toutefois, ses réserves se comprennent quand il délivre son avis sur le sujet : « Déjà, j’aurais conseillé à Saër et Mady de laisser tomber la question des droits à l’image. Ça ne peut pas prospérer. Ensuite, c’est faux de dire qu’ils laissent partir les joueurs gratuitement. Ils peuvent les laisser partir sans contrepartie financière sur le premier transfert, mais à côté, ils réclament toujours un pourcentage à la revente qui avoisine les 50% et cette somme, associée à l’indemnité de formation et au mécanisme de solidarité, couvre très largement l’investissement réalisé sur le joueur. Il y a même un profit. » BN FAY
Retrouvez notre interview avec Mady Touré, président de Génération Foot, réalisée au mois de mai dernier à Dény Biram Ndao dans les installations du club, après le deuxième sacre consécutif des Grenats, en Ligue 1 sénégalaise. Il est largement revenu sur les débuts de la structure fondée en 2000, l’état du football local, les ambitions, la place de l’éducation et de la formation professionnelle dans l’académie, l’impact dans le développement local, les projets d’extension, etc.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*