Revue de Presse du Mercredi 29 janvier 2020

Unes de la Presse du Mercredi 29 janvier 2020
Unes de la Presse du Mercredi 29 janvier 2020
Partagez ce contenu!

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL, a présidé le Conseil des ministres, le mercredi 29 janvier 2020, au Palais de la République.

Le Chef de l’Etat a, à l’entame de sa communication, évoqué la tenue, le 24 janvier 2020, sous sa présidence, du Conseil présidentiel de validation du nouveau Plan national d’Aménagement et de Développement territorial (PNDAT).

Le Président de la République a, à cet égard, félicité le Ministre des Collectivités territoriales, l’Agence nationale de l’Aménagement du Territoire (ANAT) et l’ensemble des personnes, structures et partenaires qui ont contribué au processus d’élaboration de ce plan (PNADT).

Le Chef de l’Etat a rappelé l’impératif de veiller à l’aménagement harmonieux et durable du territoire national, ainsi qu’au respect scrupuleux des orientations qu’il a validées sur la base de quatre (4) principes directeurs : (i) la mise en cohérence des plans sectoriels en déploiement, (ii) l’optimisation du potentiel des territoires et de leur développement, (iii) la promotion de l’attractivité du Sénégal et (iv) la consolidation de la compétitivité des territoires.

Il a, en outre, particulièrement insisté sur la nécessité d’accorder une importance primordiale à l’aménagement numérique du territoire ; à la préservation des ressources naturelles et des écosystèmes ; de même qu’à la décentralisation conséquente de la politique industrielle, en adéquation avec les schémas sectoriels de développement des infrastructures nationales et communautaires.

Le Président de la République a, dans cet élan, indiqué l’urgence de vulgariser le PNADT auprès des institutions, des collectivités territoriales et du secteur privé, avant l’adoption, en avril 2020, du projet de loi d’orientation pour l’aménagement et le développement durable des territoires. Au demeurant, le Chef de l’Etat a invité le Gouvernement, à adjoindre au PNDAT, un cadastre universel sous le pilotage du Ministre des Finances et du Budget, qui proposera, dans les meilleurs délais, un projet de décret portant réorganisation de la Commission de Contrôle des Opérations domaniales (CCOD).

Le Chef de l’Etat a aussi demandé au Ministre chargé du Plan de finaliser le nouveau  système national de Planification.

Le Président de la République, évoquant la stratégie « Sénégal numérique », SN2025, a insisté sur la nécessité d’’intensifier sa mise en œuvre et invité la Ministre chargée de l’Economie numérique d’accélérer le processus, en précisant à chaque acteur de l’écosystème du numérique impliqué, sa feuille de route actualisée, intégrant les actions consensuelles à déployer sur la période (2020-2025), ainsi que les ressources indicatives à mobiliser.

Le Président de la République a, à ce sujet, rappelé l’importance qu’il accorde au basculement intégral au Numérique pour la Télévision Numérique Terrestre (TNT), durant le premier semestre 2020, et à l’intensification de l’intégration du digital dans le système éducatif afin d’accélérer le développement l’intelligence artificielle et de l’économie de la connaissance.

Le Chef de l’Etat a, au titre de la consolidation de la transparence et de la bonne gouvernance au Sénégal, rappelé la création de structures dédiées (OFNAC, CENTIF) et la mise en place de procédures rigoureuses et inédites. Il a informé le Conseil qu’il présidera, le 30 janvier 2020, la cérémonie de restitution du rapport du Sénégal dans le cadre du Mécanisme africain d’Evaluation par les Pairs (MAEP).

Le Président de la République, évoquant l’épidémie du coronavirus qui sévit en chine à Wuhan, a informé le Conseil des mesures prises pour assister nos compatriotes, avant d’exprimer la solidarité et le soutien du Gouvernement sénégalais à l’endroit de son Homologue XI JINPING et du peuple chinois tout entier.

Revenant sur la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Président de la République a demandé au Ministre de l’Enseignement supérieur de mettre en œuvre, sans délai, en rapport avec le Ministre des Finances, les mesures pédagogiques, financières et sociales d’accompagnement validées pour assurer le meilleur accueil des nouveaux bacheliers orientés au niveau des universités publiques.

S’agissant de la mobilisation citoyenne lors des prochaines journées nationales du nettoiement, prévues le 1er février 2020, le Président de la République a invité les populations, les élus et toutes les bonnes volontés, à poursuivre cet engagement citoyen remarquable. Il a invité le Ministre chargé du cadre de vie à prendre les dispositions nécessaires pour mettre en place la logistique d’appui nécessaire.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication sur le suivi de la Coopération et des Partenariats. A ce sujet, il est revenu sur le dynamisme international du secteur privé national et le développement des partenariats gagnants-gagnants. A ce titre, il a informé des résultats du Forum sénégalo – turc qu’il a co-présidé le 28 janvier avec le Président ERDOGAN, en visite au Sénégal, notamment les sept (7) accords signés, venant compléter le cadre juridique des relations sénégalo-turques dans divers domaines de la culture, de l’éducation, du sport, de la diaspora, de la gestion des catastrophes et des archives nationales.

Le Chef de l’Etat a, enfin, évoqué le développement des partenariats avec le secteur privé allemand, suite à sa visite, à Berlin, en compagnie d’hommes d’affaires sénégalais et à l’invitation de l’Association Allemande des PME.

 Au titre des communications,

 le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait une communication sur la première réunion du Conseil de Surveillance de MCA-Sénégal II, le suivi des directives présidentielles et l’inauguration d’un Centre international de cancérologie à Ouakam.

Le Ministre des Finances et du Budget a fait le point sur l’exécution du budget 2020, la situation d’approbation du budget des structures autonomes.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point sur le déroulement de la campagne de commercialisation arachidière et de la campagne horticole.

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur le cadre des partenariats publics-privés.

Le Ministre, en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent (PSE) a fait le point sur l’état d’avancement des projets prioritaires et a rendu compte de la réunion tenue le 25 janvier 2020, avec le G7 et les ministres sectoriels, aux fins d’une année scolaire apaisée.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

-le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier l’amendement de Doha au protocole de Kyoto à la convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

Au titre des mesures individuelles :le Président de la République a pris les décisions suivantes :

-Monsieur Thierno Seydou Ly, Ingénieur Polytechnicien, est nommée Directeur des Hydrocarbures, au Ministère du Pétrole et des Energies , en remplacement de Madame Aminata Ndoye TOURE, appelée à d’autres fonctionsFait à Dakar le 29 janvier 2020,Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement,Ndéye Tické Ndiaye DIOP

RELATIONS AFRIQUE-OCCIDENT,ORIENT,ASIE… L’AUTRE CONFERENCE DE BERLIN POUR ACHEVER L’AFRIQUE ! PAR ABDOULAYE THIAM

http://www.sudonline.sn/D u 28 au 30 août de l’année dernière, le Japon avait lancé une grande offensive sur le continent africain pour nous dit-on, «rattraper son retard», par rapport aux grandes nations occidentales, mais aussi et surtout, faire face à son principal rival chinois. Via le TICAD VII, l’empire du Soleil Levant, avait réuni à Yokohama de nombreux chefs d’Etat africains pour discuter du thème : «faire avancer le développement en Afrique par les personnes, les technologies et l’innovation». Son bras «armé» reste la JICA. Quelques mois plus tard, c’était le tout puissant Vladimir Poutine qui montait au créneau en conviant plus de 40 chefs d’État africains à Sotchi, pour le premier sommet Russie-Afrique
Avaient répondu à l’appel Denis Sassou Nguesso, Alpha Condé, Ibrahim Boubacar Keïta, Roch Marc Christian Kaboré, Alassane Ouattara, Félix Tshisekedi, Mahamadou Issoufou, Paul Kagame, Patrice Talon, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, Ismaïl Omar Guelleh, Cyril Ramaphosa, Muhammadu Buhari, Nana Akufo-Addo, João Lourenço, Andry Rajoelina, Uhuru Kenyatta, Danny Faure, Macky Sall et beaucoup d’autres, accompagnés de dizaines de ministres.
En plus du Kremlin et du Sōri Kantei (résidence et bureau du Premier Ministre Japonais),  le 10 Down Street vient à son tour, de montrer son intérêt pour l’Afrique. Pour préparer sa sortie de l’Union Européenne avec le Brexit, Londres avait besoin de nouer de nouveaux partenariats économiques.
Voilà que le Premier ministre, conservateur, Boris Johnson, convoque 16 dirigeants africains à cette première rencontre axée sur les investissements. Face à ces représentants des anciennes colonies, il plaidera «pour que son pays soit plus actif en Afrique».
Quid de la Turquie ? Le président Recep Tayyip Erdoğan, qui ne cesse de positionner son pays dans la géostratégie mondiale, parle de partenariat gagnant-gagnant. Mais qui est encore dupe ? «Le volume des échanges commerciaux entre la Turquie et l’Afrique a connu une croissance de 12%», comme l’a souligné la ministre turque du Commerce. Une performance qui justifierait les déplacements du Président Erdoğan, particulièrement au Sénégal où, il est à sa 4ème visite depuis 2013. En plus de l’aéroport international Blaise Diagne, du CICAD, de Dakar Aréna, etc., on n’oubliera pas de sitôt le coup de massue que Ankara avait administré au groupe Yavuz Selim.
Dans cette dynamique de conquête ou de reconquête de l’Afrique, la France n’est pas en reste. Au contraire ! Elle occupe même une place prépondérante. D’ailleurs, du 4 au 6 juin prochain, ce sont 54 Chefs d’Eta africains qui seront les hôtes de la ville de Bordeaux, pour le 28ème sommet France-Afrique.
Vous allez donc comprendre que l’Afrique est devenue la destination privilégiée de toutes les puissances mondiales. Logique ! Et pour cause, sur le domaine économique, le continent africain, c’est 1,200 milliard d’habitants ; 30 millions de kilomètres carrés ; des ressources naturelles immenses. Sa population est constituée de plus de 60 à 70 % des jeunes de moins de 25 ans. C’est le plus grand marché au monde.
Les dirigeants des pays occidentaux et asiatiques l’ont compris. Ils se bousculent au portillon. Mais, leurs homologues africains refusent encore d’ouvrir leurs yeux. Ils se contentent de leur dérouler le tapis rouge pour qu’ils continuent à piller le sol, le sous-sol, les mers et océans africains.
Pendant ce temps, sa jeunesse brave l’Océan Atlantique, à la recherche d’un Eldorado qui n’existe plus. On croyait avoir retenu la leçon du partage de l’Afrique qui avait été décidé à Berlin lors de sa fameuse conférence en 1885. Hélas !
Jadis, cette fameuse réunion avait officiellement pour but de lutter contre l’esclavage et la traite organisée en Afrique, mais l’agenda officieux était tout autre, comme l’explique Joël Calmettes : «La conférence de Berlin ne s’apparente pas à un partage de l’Afrique pur et simple comme on le dit souvent. C’est caricatural. Elle a plus servi à définir des règles de bonne entente, des lois à respecter pour s’accaparer un territoire. Une sorte de charte de la colonisation».
Aujourd’hui encore, on nous sort des slogans avec des partenariats gagnant-gagnant. Mais, la réalité est tout autre. Les populations assistent, impuissamment à une autre conférence de Berlin. C’est heureux de voir que sa jeunesse joue les boucliers pour lutter contre ce pillage organisé avec la même complicité de certains africains comme ce fut le cas avec la traite des noirs, l’esclavage, la colonisation.

Pétrole et gaz: Le Sénégal lance une série d’octroi de licences offshore

https://senego.com/-La compagnie pétrolière nationale du Sénégal, Petrosen, a officiellement lancé le tout premier cycle d’octroi de licences offshore du pays lors du MSGBC Basin Summit & Exhibition à Dakar, au Sénégal.
Demandes transmises au ministère
Le cycle d’octroi de licences comprend douze blocs proposés dans le bassin MSGBC, au large du Sénégal, rapporte offshoreenergytoday.com, visité mercredi par Senego.
Les entreprises pourront soumettre des offres au cours des six prochains mois, les demandes devant être remises au ministère du Pétrole et de l’Energie au plus tard le vendredi 31 juillet 2020.
L’offre de Petrosen aux explorateurs
Petrosen s’est associé à TGS, GeoPartners et PGS pour fournir aux parties intéressées plus de 14 000 km de données 2D, plus de 10 000 km de données 3D et plus de 50 000 km2 de données multifaisceaux avec les carottes et la géochimie associées à faible profondeur.
TGS s’associe à GeoPartners pour une acquisition sismique 3D active afin d’acquérir des données régionales supplémentaires.

Le bassin sédimentaire MSGBC «n’a pas livré tout son potentiel»

iGFM-(Dakar) Le bassin sédimentaire MSGBC, commun à la Gambie, à la Guinée, à la Guinée-Bissau, à la Mauritanie et au Sénégal est loin d’avoir livré tout son potentiel, a révélé, mercredi, le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall
’’Le sommet international sur le MSGC depuis la première édition tenue en 2016 offre l’occasion de montrer aux acteurs mondiaux l’exemplarité de notre coopération, mais aussi l’attractivité de notre bassin, qui est loin d’avoir livré tout son potentiel’’, a-t-il dit, à l’ouverture du quatrième sommet du bassin sédimentaire MSGBC.
Le président Sall a rappelé que depuis les années 1950, le bassin MSGC a fait l’objet d’activités intenses d’explorations pétrolières et gazières.
’’Cela nous a permis, après des années d’efforts, en 2014 de faire d’importantes découvertes de pétrole au Sénégal (le projet Sangomar), mais aussi de gaz naturel en Mauritanie et au Sénégal redonnant ainsi un intérêt accru à notre bassin sédimentaire’’, a-t-il dit.
Macky Sall a fait savoir que ’’beaucoup d’évolutions positives’’ ont été notées depuis ces découvertes dont certaines sont en cours d’évaluation et de développement.
Tous ces projets sont des défis en terme de complexité géologique mais surtout des enjeux financiers, a souligné le chef de l’Etat.
Macky Sall a affirmé que ces évolutions majeures nécessitent ’’des réformes bien structurées et portées par des orientations stratégiques, des mesures ciblées, des dispositions participant à asseoir un cadre de gestion sain et durable de ces ressources naturelles au bénéfice du peuple sénégalais’’.
Selon le chef d’Etat, c’est tout le sens des améliorations apportées dans le dispositif institutionnel et le cadre juridique du Sénégal dans le domaine des hydrocarbures.APS

EXPLOITATION DU PÉTROLE: MACKY DEMANDE L’ASSOUPLISSEMENT DES PROCÉDURES ADMINISTRATIVES

http://www.emedia.sn/-Une administration assez souple dans le domaine des hydrocarbures. C’est ce que prône le président de la République, Macky Sall. Lors de la cérémonie d’ouverture du 4e sommet du bassin sédimentaire MSGBC, commun à la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Sénégal, ce mercredi 29 janvier, 2020, au King Fahd Palace, le chef de l’Etat a exhorté les acteurs en charge du pétrole et du gaz d’amoindrir les mesures administratives dans ce secteur. Mode Fast track oblige ! « Aussi bien que Petrosen, le Cos PetroGaz et le ministère (Pétrole et des Energies) devront adopter les nouvelles procédures administratives pour que l’on ne perde pas du temps de manière indue sur les autorisations administratives des navires qui doivent opérer », a-t-il déclaré. Le Président d’ajouter : « il faut, en relation avec l’état-major particulier du président de la République, que des procédures express soient définies. Puisque vous le savez tous, nous travaillons en mode fast track ».
Le ’’First Gaz’’ est prévu en 2022 tout comme le ’’first Oil’’ en 2023. Pour Macky Sall, il est obligatoire que les procédures administratives suivent l’évolution de ces différents aspects
En ce sens, l’adoption d’une loi est prévue pour un partage équitable des revenus issus de l’exploitation des ressources naturelles. « Je compte doter notre pays d’une loi sur le partage des revenus tirés de l’exploitation du pétrole et du gaz. Laquelle devra encadrer l’utilisation de ces ressources financières et en consacrer, naturellement, une bonne part aux générations futures », informe Macky Sall. Babacar FALL

Stratégie «Gaz to power»: Les consignes de Macky à Makhtar Cissé

https://www.seneweb.com/-L’adoption de la stratégie « gaz to power » préoccupe  le président de la République Macky Sall. En marge de la cérémonie d’ouverture  de la 4e édition du sommet du bassin sédimentaire dénommé MSGBC, le chef de l’Etat a instruit le ministre du Pétrole et des énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé de s’atteler à l’élaboration d’un plan directeur pour cette stratégie.
« Vu l’importance que j’accorde au gaz naturel, la politique nationale de mix énergétique, il convient de mentionner l’adoption d’une stratégie «Gaz to power ». Mon gouvernement s’attèle également à l’élaboration d’un plan directeur consacré à l’utilisation du pétrole et du gaz naturel. Je voudrais donc demander au ministre Makhtar Cissé de poursuivre dans la célérité ce chantier sur la stratégie  gaz to power », a instruit le président de la République.
S’agissant de la modernisation des procédures administratives, il indique que Petrosen,  le Cos Petrogaz et le ministère devront adapter les nouvelles procédures administratives pour que l’on ne perde pas de temps sur les autorisations administratives dont les navires auront besoin pour opérer.

RECETTES PETROLIERES ET GAZIERES: L’annonce de Macky

https://www.seneweb.com/Le chef de l’Etat, qui présidait le 4e sommet du bassin sédimentaire que partagent la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau et la Guinée Conakry (MSGBC), a annoncé une loi portant sur le partage des revenus tirés de l’exploitation du pétrole et du gaz.
«Je compte aussi doter le Sénégal d’une loi sur le partage des revenus tirés de l’exploitation du pétrole et du gaz », a-t-il annoncé. Il explique que ce texte «devra encadrer l’utilisation de ces ressources financières et en consacrer une part aux générations futures.» Et de préciser : «Il faut  que cette loi définisse clairement les mécanismes de répartition, de transparence qui guident l’action publique.»
Pour rappel, en 2018, le chef de l’Etat avait lancé des concertations sur l’utilisation future des recettes pétrolières.

Eclairage sur les zones situées en eaux ultra-profondes

TGS a déclaré mardi que ce dernier levé autonome (SN-UDO-19) est situé dans le nord du Sénégal et constitue une extension de l’acquisition 3D SS-UDO-19 récemment achevée dans le sud du Sénégal. Le levé a été conçu pour éclairer les zones situées en eaux ultra-profondes, permettant aux explorateurs de s’appuyer sur le succès que le bassin a connu avec le champ de Sangomar, le complexe GTA et les découvertes de Yakaar.
L’étude SN-UDO-19 est terminée à plus de 70 % et les données seront disponibles au cours du deuxième trimestre 2020.L’ensemble des données sera disponible au 4ème trimestre 2020,ajoute la TGS.

Un lancement historique

Le bassin de Mauritanie, du Sénégal, de Gambie, de Guinée-Bissau et de Guinée Conakry (MSGBC) abrite plusieurs découvertes récentes de pétrole et de gaz très médiatisées, tant sur le plateau continental qu’en dehors.
Rune Eng, vice-président exécutif de TGS pour l’hémisphère sud, a déclaré : « Le lancement de la série de permis de prospection au Sénégal est un moment décisif dans l’histoire des hydrocarbures du pays. »

Performance des finances publiques: Abdoulaye Daouda Diallo appelle à redoubler d’efforts

https://www.lequotidien.sn/-Le Sénégal affiche une bonne santé économique et financière au terme de la gestion 2019. Cependant, il s’impose aux agents du ministère des Finances et du budget l’exigence de consolider la viabilité des finances publiques, à travers une meilleure mobilisation des recettes, une plus grande efficacité et transparence de la dépense, une gestion prudente de la dette, «pour la soutenabilité de notre endettement et un respect des critères de convergence de l’Uemoa».
«Nous devons relever le défi d’atteindre le potentiel contributif réel de notre économie afin d’assurer de meilleures conditions de financement des programmes de développement, en préservant la stabilité macro-budgétaire du Sénégal», a invité hier Abdoulaye Daouda Diallo à la cérémonie de présentation de vœux de son département. «Il nous reviendra donc de travailler avec encore plus de rigueur et de célérité, car la performance en management public est antinomique de la routine, de la léthargie, de procédures lourdes qui conduisent toutes à l’inefficacité et à l’inefficience», a dit le ministre des Finances. Il exhorte à interroger les pratiques «inventer, innover, entreprendre». Pour lui, «c’est le prix à payer pour réussir toutes les réformes et mieux se préparer face aux enjeux attachés à la gestion des ressources pétrolières et gazières, à l’arrivée de l’Eco et de la Zleca qui exigent de l’expertise, un cadre législatif et règlementaire et un environnement économique appropriés».

Macky Sall salue le rôle de Tosyali dans l’exploitation du fer de la Falémé

https://www.vivafrik.com/-Le président de la République du Sénégal, Macky Sall qui recevait, mardi 28 janvier 2020, le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan a salué la présence d’investissements turcs au Sénégal notamment la compagnie Tosyali, chargée d’exploiter le fer de la Falémé.
Engagée dans l’exploitation du fer de la Falémé, l’entreprise Tosyali Holding, constitue, aux yeux du Président sénégalais, un exemple à suivre. «Tosyali doit mettre une unité de fabrication de métal et de fer à béton en attendant de soumettre une demande pour faire la remontée de filière et de voir aussi dans quelle mesure il pourrait être autorisé à exporter le fer. Cela dépendra des discussions que nous aurons et des conditions dans lesquelles nous nous accorderons», a-t-il expliqué.
«Je suis très satisfait puisqu’en peu de temps, nous avons pu poursuivre les discussions. Ils ont, dans un premier temps, fait un investissement de 100 millions dollars US qui, à terme ira à plus de 400 millions de dollars Us», a dit le chef de l’Etat, recevant son homologue turque Recep Tayip Erdogan, en visite officielle à Dakar. Il souligne que tout cet argent investi servira à booster l’emploi au Sénégal.
Le chef de l’Etat du Sénégal n’a visiblement pas éludé la question sur l’entrée de l’entreprise turque Tosyali dans le fer de la Falémé. Un sujet qui continue de passionner les débats au Sénégal en raison de l’opacité qui entourerait les conditions d’attribution de ces gisements ferreux.
« Il faut faire la différence entre les entreprises qui font de l’EPC (Engineering Procurement and Construction), qui sont payées et le réalisent des entreprises qui investissent. Tosyali, c’est un investissement turc chez nous. Il doit mettre une unité de fabrication de métal, fer à béton, ainsi que de fil machine donc c’est un investissement privé au Sénégal…En attendant de faire une demande pour faire une remontée de filière, c’est à dire au lieu d’importer le fer, de voir dans quelles mesures être autorisés à exploiter notre fer », a précisé Macky Sall.Moctar FICOU / VivAfrik

la société turque Summa construira le stade olympique de Diamniadio

https://www.jeuneafrique.com/-En visite à Dakar le 28 janvier, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a signé une série d’accords avec son homologue sénégalais, Macky Sall, et annoncé sa volonté de voir les échanges commerciaux entre les deux pays atteindre le milliard de dollars.
La Turquie se montre plus que jamais déterminée à densifier sa présence au Sénégal. En visite à Dakar – pour la quatrième fois depuis 2013 – le président Recep Tayyip Erdogan a ainsi signé, le 28 janvier, une série d’accords dans les domaines de l’éducation, des sports ou encore de la gestion des catastrophes.
Dakar et Ankara ont en outre signé un Mémorandum d’entente relatif à l’établissement d’un centre culturel turc Yunus-Emre ; un mémorandum sur la coopération en matière de politique de la Diaspora et un protocole d’accord de coopération entre la Direction des archives d’État de la présidence de la République de Turquie et la direction nationale des Archives du Sénégal.
Le chef d’État turc a également annoncé son ambition de « porter les échanges commerciaux entre les deux pays à un milliard de dollars dans les prochaines années ». Selon le Bureau d’information gouvernemental (BIG) du Sénégal, le volume des investissements turcs prévus dans le cadre du Plan Sénégal émergent est de près de 180 milliards de francs CFA (275 millions d’euros). Ce financement a été mobilisé, pour l’essentiel, grâce aux lignes de crédit d’Exim Bank Turquie. En 2018, 29 projets étaient réalisés ou en cours de réalisation pour un montant 460 milliards de F CFA.
Opportunités pour la filière arachidière
Macky Sall, qui s’est réjoui de la coopération « dynamique » entre les deux pays, a appelé au renforcement de la pénétration de l’arachide sénégalaise sur le marché turc. Lors d’une rencontre d’affaires avec la délégation turque qui s’est tenue dans la foulée à la Chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture (Ccia) de Dakar, « des opérateurs économiques turcs ont d’ailleurs exprimé leur intérêt à venir investir dans la filière arachidière sénégalaise, tant pour l’huile et le tourteau que pour l’arachide de bouche. C’est une opportunité que nous devons saisir », commente Youssou Diallo, président du conseil d’administration de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos).
Au lendemain de cette rencontre, c’est la société turque Summa – actionnaire et opérateur avec sa compatriote Limak de l’Aéroport international Blaise-Diagne, mais aussi constructeur du Dakar Arena,  de l’hôtel Radisson de Diamniadio et de centre des expositions de Dakar – qui s’est vue officiellement confié par la Société de gestion des infrastructures publiques dans les pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Sogip-SA) le chantier du stade olympique de Diamniadio, pour lequel la Présidence du Sénégal avait annoncé, le 20 janvier, avoir obtenu un accord de financement de la Standard Chartered Bank. Par Ibrahim Ndao 

RELATIONS TURQUIE-SENEGAL : Le commerce inéquitable

http://www.enqueteplus.com/Avec une croissance exponentielle, le volume des échanges entre la Turquie et le Sénégal cache pas mal de disparités en défaveur du Sénégal. S’y ajoute le projet de convention de non double imposition, dont les autorités cachent encore les contours.
L’ascension est fulgurante. Rien qu’entre 2015 et 2017, le volume des échanges commerciaux, entre la Turquie et le Sénégal, a explosé pour atteindre la barre des 250 millions de dollars, soit une hausse exceptionnelle de 113 %. Cette montée exponentielle est loin d’être le fruit du hasard.
En effet, durant la même période, les visites, les forums et autres rencontres bilatérales n’ont eu de cesse de se multiplier. A titre d’exemple, entre mai et décembre 2019, le président de la République, Macky Sall, a été, à deux reprises, à Ankara. Pour sa part, le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, effectue sa deuxième visite officielle en moins de deux ans. Depuis sa dernière visite en fin février 2018, le ballet des officiels et hommes d’affaires turcs n’a pas connu de coup d’arrêt. Et, à chaque fois, des projets et accords divers ont été conclus entre les deux parties.
Mais si l’on se fie aux chiffres, l’explosion du volume des échanges cache pas mal de disparités. Au moment où la Turquie voit ses exportations vers le Sénégal croitre d’année en année, le Sénégal voit les siennes ralentir, parfois même reculer. Ainsi, en 2017, informe le Bureau économique de l’ambassade du Sénégal en Turquie, les exportations de la Turquie vers le Sénégal se sont élevées à environ 244 millions de dollars US, soit 58 % de plus que la même période de l’année 2016. Pendant ce temps, les importations totales de la Turquie depuis le Sénégal, en 2017, étaient d’environ 5 millions de dollars (seulement), soit 19 % de moins que la même période de l’année 2016, souligne la source. Par rapport à l’année 2016, le volume du commerce extérieur en 2017 était ainsi d’environ 249 millions de dollars US, soit une hausse de 55 %.
Au rythme où vont les choses, le Sénégal n’apparait ni plus ni moins qu’une nouvelle vache laitière du pays d’Erdogan. Selon les informations du bureau économique, les principaux produits d’exportation de la Turquie au Sénégal sont : le fer, les barres en acier, les profilés en fer et en acier, les fils pour machine en fer ou en acier, les matériaux d’emballage en plastique, les matières premières ou parfums utilisés dans la fabrication de l’industrie alimentaire et de boissons, les pâtes alimentaires et les pâtisseries, les produits hygiéniques. D’après la même source, les produits régulièrement importés du Sénégal par la Turquie sont les poissons et fruits de mer, de temps en temps, l’importation de produits tels que les minéraux, les graines oléagineuses, les fruits et le plomb non transformé.

Des investissements importants

Aussi, depuis l’avènement du président Sall au pouvoir, les entreprises turques ne cessent de pulluler sur le marché sénégalais. Aux derniers recensements effectués par les services économiques de l’ambassade du Sénégal à Ankara, 29 projets d’envergure étaient en cours de réalisation au Sénégal par des entreprises turques, pour une valeur de 775 millions de dollars US. Les plus en vue étaient : le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), l’achèvement des travaux de l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD), la gare des gros-porteurs, le marché d’intérêt national, le stade multifonctionnel Dakar Arena et l’hôtel Radisson de Diamniadio. Aussi, des accords très ambitieux ont été conclus entre les parties turque et sénégalaise. Il s’agit notamment d’un « Mémorandum d’entente pour le développement de la coopération dans le domaine ferroviaire », d’un « Mémorandum d’entente pour le développement de la coopération dans le domaine du tourisme », d’une ‘’Lettre d’intention pour une coopération dans le domaine des hydrocarbures et de l’énergie », « Une lettre d’intention sur l’extraction minière et les ressources minérales ».
Dernièrement, le mémorandum relatif à l’exploitation du fer de Falémé par la société turque Tosyali, avait beaucoup défrayé la chronique pour son caractère plus que léonin. Tous les services de l’Etat étaient d’ailleurs montés au créneau pour démentir avoir conclu les négociations avec la partie turque sur ce dossier du fer de la Falémé. Par la même occasion, l’Etat confirmait avoir accordé à la même entreprise le développement d’une zone économique spéciale très prometteuse. Ce, au détriment de l’expertise nationale.

L’acharnement turc

Ainsi, du côté de la Turquie, il ressort un net regain d’intérêt pour les marchés africains de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Un intérêt matérialisé par la mise en place du Conseil des relations économiques extérieures (DEIK).
Lors de sa visite au Sénégal en 2018, le président Erdoğan se réjouissait : ‘’Nous avions fixé un objectif de commerce bilatéral, lors de ma visite au Sénégal en 2013, en qualité de Premier ministre. En 2017, avec un volume commercial de 250 millions de dollars US, nous avons atteint l’objectif fixé. Lors de nos entretiens, aujourd’hui, nous avons fixé un nouvel objectif à atteindre de 400 millions de dollars US.’’
L’appétit venant en mangeant, la Turquie ne cesse de revoir à la hausse ses ambitions sénégalaises. Et plusieurs initiatives sont en cours pour relever lesdits défis. Aussi faramineux soient-ils.
Ainsi, aussi bien sur le plan bilatéral que dans le cadre des relations avec la CEDEAO, Erdogan mène la grande offensive commerciale et industrielle. C’est dans ce contexte qu’il faudrait inscrire la tenue du tout premier forum entre la Turquie et les pays de la CEDEAO, les 22 et 23 février 2018, à Istanbul. A cette occasion, le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybekci, avait indiqué que l’objectif concernant le volume des échanges commerciaux entre le Sénégal et la Turquie, d’ici à 2020, devrait être fixé à 1 milliard de dollars US.
Très boulimique, la Turquie en avait même profité pour proposer un accord de libre-échange avec la CEDEAO. Comme pour tenter de rassurer ses partenaires de l’Afrique de l’Ouest, le ministre turc estimait que ledit accord de libre-échange serait en fait un accord asymétrique. ‘’Ce sont nos frères africains qui détermineront les conditions et les limites de cet accord. Les produits fabriqués en Turquie et dans cette région ne seront pas en concurrence, mais, bien au contraire, ils seront complémentaires’’, disait-il. M. Zeybekci invitait, par la même occasion, les hommes d’affaires turcs à investir au Sénégal. Il révélait, dans la même veine, que la procédure juridique concernant la protection des investissements entre les deux pays était quasiment accomplie.
Le poulain d’Erdoğan rappelait, par ailleurs, que d’autres investissements turcs viendront s’ajouter aux projets déjà accomplis comme l’aéroport international Blaise Daigne. ‘’Je constate, disait-il, qu’au Sénégal, il existe des opportunités d’affaires dans les domaines tels que les matériaux de construction, le textile et prêt-à-porter, les pièces de rechange automobiles, les appareils électroménagers et le tourisme, etc.’’.

Nébuleuse autour du projet de convention fiscale entre les deux pays

Comme si tout cela n’avait pas suffi, Recep Tayyip Erdoğan fait, aujourd’hui, des pieds et des mains pour décrocher une convention de non double imposition avec le Sénégal. Et ce matraquage semble sur le point de se concrétiser, même si les différents services de l’Etat se refusent à toutes sortes de commentaires. Un responsable à la Direction générale des impôts et domaines, qui a préféré garder l’anonymat, explique : ‘’En l’état actuel, on ne peut en parler, puisque c’est à l’Etat de négociation. Rien de concret n’a été fixé. Les négociations se poursuivent entre les parties concernées.’’
Dès lors, la question qui se pose est de savoir que cachent les autorités nationales dans cette convention qui est loin d’être la première signée par le Sénégal. Interpellé sur le fait que le projet de loi relatif à cette convention a été adopté en Conseil des ministres depuis le 18 décembre dernier, le responsable rétorque de manière assez diplomatique : ‘’Je n’en suis pas encore informé.’’
Une réponse qui en dit long sur les multiples appréhensions à propos de ce nième projet de convention de non double imposition. Lequel arrive dans un contexte de dénonciation de celle qui liait le Sénégal à l’île Maurice.
En fait, à l’origine, l’objet de ces types de convention est d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu, dans certains cas. Mais ce couteau à double tranchant est généralement utilisé par les grandes entreprises étrangères pour ne pas payer d’impôts du tout. Elles peuvent être utiles, dans le cas où il existerait des relations commerciales et économiques réciproques entre les deux pays. Le hic, c’est que dans le cas des rapports avec Maurice, comme dans celui des relations avec la Turquie, l’échange semble marcher à sens unique. Pendant que les entreprises et ressortissants du pays d’Erdogan pullulent comme des champignons au Sénégal, les flux financiers, dans le sens contraire, sont encore à leur balbutiement. De ce fait, ils sont nombreux les spécialistes à craindre qu’une telle convention ne soit destinée qu’à dispenser les entreprises turques au Sénégal, en totalité ou en partie, de leurs obligations fiscales.
Si l’on sait que ces derniers ont le contrôle de quelques fleurons de notre économie, il convient de se demander ce que gagnera le Sénégal dans cet accord. Les autorités censées apporter des informations aux citoyens fuient la question.
Déjà, il faut noter que les nombreux projets développés par des entreprises turques au Sénégal sont très peu profitables aux sociétés sénégalaises, dans la mesure où, très souvent, ces dernières importent la plupart de leurs intrants à partir de leur pays d’origine. Dans un article paru en mai 2018, ‘’EnQuête’’ montrait comment la ville de Diamniadio était en train d’être construite à partir d’Istanbul. Aussi, implantées le plus souvent dans des zones économiques spéciales, ces entreprises bénéficient de moult exonérations fiscales qui grèvent le budget national.MOR AMAR

BALANCE COMMERCIALE SENEGAL-MAROC: Plus de 22 millions de dollars de déficit

http://www.enqueteplus.com/- Selon le ministre du Commerce et des Pme, le Sénégal enregistre un déficit de 22 milliards de sa balance commerciale, dans ses échanges avec le Maroc, invité d’honneur de la 5ème édition de la Foire internationale de Kaolack (FIKA).
Les relations commerciales entre le Sénégal et le Maroc profitent plus au Royaume chérifien. Selon le ministre du Commerce et des Pme, Assome Aminata Diatta, le potentiel commercial entre le Sénégal et le Maroc demeure, largement en deçà de leurs possibilités. Elle annonce que le Sénégal n’est que le 88e fournisseur du Maroc, alors que celui-ci est son 19e client. Le déficit de la balance commerciale du Sénégal vis à vis de son partenaire marocain continue de se dégrader pour s’établir à plus de 22 millions de dollars en 2018, alors que le Maroc ne représente que moins de 2% des échanges extérieurs du Sénégal.
‘’Je crois fermement que l’investissement marocain au Sénégal, comme il l’a toujours été jusqu’ici, sera, non seulement important pour la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent, dans sa deuxième phase, mais aussi un grand atout pour la conquête du marché continental’’, dit-elle. Le ministre de souligner que cette Fika offre une occasion au pays, au Saloum en particulier, de montrer ses atouts économiques, touristiques et culturels devant la communauté internationale réunie. De même, elle signale que le Sénégal et la région de Kaolack, en tant que zone carrefour sous-régionale, sont un passage obligé pour aller saisir ces ‘’innombrables’’ opportunités offertes par le continent.
Par ailleurs, le ministre du Commerce et des Pme Assome Aminata Diatta magnifie l’importance du thème choisi : ‘’Le Maroc, un hub régional stratégique du commerce mondial’’, qui a ses yeux, est un thème d’actualité. Parler de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) en cette journée dédiée au Maroc, à son avis, c’est tout d’abord parler du premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest et de la cinquième puissance économique continentale. Et c’est aussi parler du défi stratégique et non moins pressant qui se trouve être la mise en œuvre toute prochaine de la Zone de libre échange continentale Africaine ( Zlecaf).

Défi stratégique

Plusieurs défis sont à relever selon Assome Diatta. De ce fait, souligne-t-elle, il est urgent et nécessaire pour la Cedeao, mais aussi pour chaque État membre, d’accélérer les programmes de mise à disposition des sources énergétiques, de modernisation des infrastructures logistiques et commerciales. L’accompagnement pour la mise à niveau des entreprises locales constituera un élément fondamental de la compétitivité régionale sur le nouveau marché continental.
Elle reste convaincue que malgré une expansion relative de son commerce, comparé à d’autres communautés sur le continent, les étapes vers un marché commun au sein de la Cedeao et basé sur des politiques communes de développement ( agricoles, industrielles, de services, d’investissements, de facilitation des échanges), devront être parachevées. Afin de permettre à chaque pays membre, de se spécialiser dans la production des biens et des services pour lesquels, il détient un avantage comparatif sur le continent et d’exploiter les économies d’échelle qui s’ouvriront. Ainsi constate-t-elle, le Sénégal cité, à côté de l’Afrique du Sud, de la Côte d’Ivoire, du Kenya, par le Fond monétaire international (Fmi) parmi les grands pôles commerciaux régionaux en émergence, devra, pour consolider son ouverture commerciale sur le continent, continuer de bénéficier de l’expérience de pays tels que le Maroc, pour mieux se positionner sur les chaînes de valeur continentales et mondiales.

Rapports économiques Sénégal-Maroc

L’ambassadeur du Royaume du Maroc au Sénégal, Taleb Barada a fait part que les deux pays ont toujours entretenu des liens interactifs. Depuis l’avènement du roi Moukhamed VI, la dimension économique occupe progressivement un espace plus dynamique dans les rapports Maroc-Sénégal. Au Maroc, l’évocation de la ville de Kaolack, dit l’ambassadeur, renvoie automatiquement aux liens spirituels et traditionnels noués entre le Maroc et de la grande famille religieuse Niassène de la tidjanya. Il note que l’accompagnement et l’encadrement du secteur privé au Maroc a pour objet de susciter une évolution vers le partenariat d’affaires susceptible de renforcer les investissements conjoints, particulièrement dans le cadre de la deuxième phase de Pse.
Il rappelle qu’un groupe d’impulsion économique a été institué en 2015 chargée de favoriser la multiplication des opérations de partenariat entre secteur privé et public des deux pays. Selon lui, la Fika constitue un cadre propice pour raffermir davantage le dynamisme de ce partenariat gagnant-gagnant existant entre le Maroc et le Sénégal. ‘’C’est dans cette perspective que l’agence Marocaine de développement des investissements et des exportations participe activement à cet événement qu’est la Fika, en conduisant un groupe d’opérateurs économiques importants représentants plusieurs secteurs d’activité pour explorer les opportunités d’investissements, de partenariat et de commerce à travers des rencontres b to b (business to business)’’, indique l’ambassadeur.AIDA DIENE

Hausse du prix d’huile: plus de 3000 F Cfa ajoutés sur la bouteille de 20 litres

http://www.dakarmatin.com/Les prix des denrées ne cessent de flamber. Après le riz et l’électricité, l’huile va connaître une hausse. Désormais la bouteille d’un (1) litre passe de 900 F Cfa à 1000 F Cfa voire 1.300 F Cfa. Et celle de 20 litres de 16 000 F Cfa à 19 000 F Cfa.
La hausse a été confirmée par les commerçants de marché Tilène, situé au cœur de la capitale sénégalaise.  « Actuellement le prix en gros de la bouteille de 20 litres varie entre 18 000 F Cfa et 18 500 F Cfa. Donc, nous détaillants, nous pouvons vendre ça qu’entre 19 000 et 19 500 F Cfa », a avancé un des commerçants sur la Rfm.
vendredi dernier avait fait un article plus détaillé sur la hausse des prix des denrées de première nécessité comme le riz, le sucre, l’huile..

Sensibilisation sur l’agro-écologie au Sénégal: La Dytaes mise sur la presse

https://www.lequotidien.sn/-Les maladies cardiovasculaires sont un problème de santé publique au Sénégal. Pour les défenseurs de l’agro-écologie, le danger est dans les assiettes, c’est-à-dire les aliments. Ainsi, ils sensibilisent sur l’utilisation par les agriculteurs des engrais organiques au lieu de ceux chimiques et autres pesticides. Alors pour mieux atteindre agriculteurs et consommateurs, ils comptent sur la collaboration de la presse. Hier, une cession de renforcement des capacités des journalistes sur la transition agro-écologique a été organisée en prélude à la 3ème édition des Journées de l’agro-écologie prévue les 30 et 31 janvier 2020 à Dakar. Un événement à l’initiative de la Dynamique de travail pour une transition agro-écologique au Sénégal (Dytaes). Et le 1er février aura lieu la nuit de l’agro-écologie au Grand Théâtre de Dakar. Le document de politique agricole pour la mise en œuvre de la vision du président de la République sur la transition agro-écologique au Sénégal sera remis à Macky Sall. Il s’agit d’un travail réalisé par Dytaes, composé entre autres d’Ong comme Enda, d’instituts de recherche, de la Fao, du Réseau des villes vertes, mais aussi des organisations paysannes.
Par agro-écologie, il faut comprendre le processus de gestion des sols, la distribution de la production agricole, de la semence à la gestion des déchets. Et cette technique différente de l’agriculture conventionnelle a plusieurs avantages, selon le directeur exécutif de Cicodev. Elle permet, d’après Amadou Kanouté, de régénérer les sols, de ne pas utiliser les engrais chimiques, les pesticides. Ce qui a un impact sur la santé humaine, animale et végétale. Selon lui, des études ont montré que «si jamais nous n’arrivons pas à trouver des mécanismes pour inverser cette orientation du climat avec les changements climatiques d’ici 2050, la production va baisser de 40%. Pendant ce temps, la population va augmenter de 50%». Cela risque de créer une crise alimentaire. Pour lui, l’alternative reste l’agro-écologie qui permet un contrôle de toute la chaîne alimentaire. Pour promouvoir cette forme d’agriculture, ses collègues Mariama Sow et Oumar Ba, maire de la commune de Ndiob, région de Fatick, ont appelé la presse à traiter de ces questions dans le but de mieux sensibiliser les populations.

Overdose encore à bord du «Grande Nigeria» à Dakar: Questions autour d’une nouvelle saisie…

https://www.dakaractu.com/-Six mois après la première saisie de 798 kilogrammes à bord du « Grande Nigeria », la douane sénégalaise vient de faire un nouvel exploit. Sur ce même navire de l’armateur italien Grimaldi qui, précisons-le, n’a pas quitté le port de Dakar depuis juin 2019, 120 kilos de cocaine d’une valeur 9,6 milliards FCFA ont été découverts ce mardi 28 janvier. Cette drogue a été dissimulée dans quatre sacs noirs, contenant chacun 30 briques et était cachée dans le système de ventilation, selon des informations de la Douane.
Si cette nouvelle prouesse de la Douane sénégalaise mérite d’être saluée à sa juste valeur en ce sens qu’elle déjoue encore les plans diaboliques des narco-trafiquants qui montrent qu’ils ont plus d’un tour dans leur sac, force est de constater que des errements ont été commis de ce dossier.
Après la découverte des 798 kilos révélés en exclusivité par Dakaractu en juin 2019, des mesures appropriées avaient été prises. Ainsi, le « Grande Nigeria » a été immobilisé et risque une vente aux enchères.
Des membres de l’équipage ont été arrêtés de même qu’un couple allemand qui voyageait à bord de ce navire. Dans le même sillage, l’enquête a permis de mettre la main sur les relais sénégalais des narco-trafiquants. Mais à la grande surprise de tous, Mattera Borgia Pasquale, le commandant italien du Grande Nigeria, et Paolo Amalfitano ont bénéficié d’une liberté provisoire et ont quitté le pays. Itou pour le couple allemand. Nombreux sont les Sénégalais qui ont été scandalisés par la tournure prise par les événements. Pour certains, c’est la manifestation d’une justice à géométrie variable car au moment où sont libérés les étrangers, des sénégalais impliqués dans cette affaire croupissent en prison en attendant son dénouement
La surprenante nouvelle découverte de ce mardi ne leur donnent-elles pas raison en ce qu’elle démontre qu’on est pas au bout de nos surprises avec le « Grande-Nigeria » ? Ces deux membres de l’équipage qui ne sont pas des moindres ne devaient-ils pas être retenus au Sénégal pour les besoins de l’enquête ? Les seconds couteaux sur qui les enquêteurs ont mis la main et qui sont actuellement auditionnés seront-ils à même d’apporter les réponses attendues? Nous sommes impatients d’être édifiés.

Le G20 lance son 3ième plan d’action

https://actusen.sn/-Le G20 lance son 3ième plan d’action. Les chevaliers de la craie annoncent un débrayage jeudi 30 janvier prochain à partir de 10 heures et une grève totale le vendredi 31. La semaine suivante, c’est-à-dire le mardi 4 février, un débrayage sera observé. Le G20 décide par ailleurs de bouder les classes le mercredi 5 et jeudi 6 février (grève totale décrétée). Une marche nationale sera aussi organisée le 19 février prochain à Dakar.
Ces enseignants exigent le respect des accords signés, l’ouverture de négociations inclusives sur le système de rémunération, la fin des lenteurs administratives dans la production des actes des enseignants, le paiement intégral des rappels d’intégration, de validation, de reclassement et d’avancement, la fin de la surimposition des revenus des enseignants et l’arrêt de la remise en cause de la gestion démocratique du personnel. Ils demandent la «mobilisation de tous et toutes pour la satisfaction» de leur plateforme de  revendications.

EDUCATION: La Feder annonce une grève totale pour ce vendredi et…

https://www.seneweb.com/-Le système éducatif va droit vers des turbulences. En effet, la Fédération des syndicats d’enseignants (Feder) compte joindre l’acte à la parole. Elle a décidé d’aller en grève dès demain. Un débrayage sera observé ce jeudi 30 janvier. Et le vendredi 31 janvier, une grève totale sera observée.

Aide publique à l’éducation: Des parlementaires français à Dakar

https://senego.com/-Une délégation de parlementaires français séjourne actuellement au Sénégal avec pour thématique « l’aide publique au développement ». Profitant de cette occasion, elle s’est rendue au collège de Hann Bel Air, construit, il y a 3 ans, dans le cadre du programme d’amélioration du développement de l’enseignement moyen dans la région de Dakar (ADEM), financé par l’Agence Française de Développement.
La mise en œuvre ce programme novateur, qui va révolutionner l’enseignement moyen dans notre pays, a été confié à AGETIP. C’est pourquoi le Directeur Général de l’AGETIP, El Hadji Malick Gaye, maître d’oeuvre de la cérémonie, n’a pas manqué de relever les paramètres qu’il eût fallu maîtriser pour parvenir à ce résultat.
En effet, au niveau de la conception, l’AGETIP a choisi de doter chaque site d’une architecture différente, adaptée à l’environnement et à sa géographie tout en gardant toutes les mêmes fonctionnalités d’un collège orienté vers les sciences.
Pour la mise en œuvre, l’agence avait pris l’option délibérée de recourir à des PME locales, malgré la difficulté des sols marécageux et argileux. Afin de se donner les moyens de délivrer de la qualité, des bureaux d’études seront mis à contribution pour l’accompagnement géotechnique et un encadrement rapproché des entreprises.

Une vingtaine de prestataires seront mobilisés et 1500 emplois temporaires créés.

Aujourd’hui, dira le Directeur Général, pour s’en réjouir, après 3 ans d’utilisation, les ouvrages sont intacts, les équipements dotés des technologies de dernière génération sont utilisés à la grande satisfaction des enseignants.
On peut affirmer sans ambages que la famille éducative dans son ensemble et les élus locaux ont plébiscité la réussite de ce programme. Prenant la parole, Mr Marc le Fur Vice-Président de l’Assemblée Nationale française s’est dit impressionné par la qualité du joyau visité, l’efficience et de la pertinence des choix opérés.
Mme Frédérique Dumas vice-présidente du groupe d’amitié France-Sénégal s’est félicitée de l’utilisation du savoir-faire local et surtout du résultat obtenu. Déjà les parlementaires dans leur totalité se sont projetés sur les futurs chantiers à ouvrir…
A l’issue de la visite le sentiment de satisfaction générale avait fini d’installer un climat empreint de cordialité. Venue représenter le ministre de l’Education nationale , la directrice de Cabinet a magnifié la collaboration entre les deux pays. A en croire la directrice de Cabinet , ces ouvrages et équipements ont permis d’atteindre des résultats satisfaisants aux différents examens.

Histoire générale du Sénégal: Les 20 volumes restants, attendus

https://www.leral.net/-Le Coordonnateur du Comité de pilotage de rédaction, le Professeur Iba Der Thiam a annoncé la publication prochaine des 20 volumes restants de l’Histoire Générale du Sénégal. « Nous sommes très avancés. Tout se passe bien. Les difficultés sont en train d’être résolues les unes après les autres », a indiqué M. Iba Der Thiam.
Pour autant, il n’a pas non plus donné la date de publication des volumes restants.
A retenir que la publication des 05 premiers volumes de l’Histoire générale du Sénégal, avait soulevé une vive polémique, surtout au sein des familles religieuses, rapporte la RFM.

Sémiologie de la violence scolaire et universitaire contre le corps enseignant Par Mamadou SY Albert

La crise de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a produit une symbolique phénomènale des types de violence physique, morale et intellectuelle. Après la vague destructrice des établissements et des symboles de l’État et celle des guerres fratricides entre élèves, entre étudiant, nous assistons à une nouvelle vague inédite de violence scolaire et universitaire. Le corps enseignant et l’autorité administrative constituent désormais des cibles privilégiées de la violence des apprenants. Une sémiologie du phénomène permet d’en mieux cerner l’ampleur et de mesurer la profondeur de cette terrible violence sévissant dans les espaces des études et en dehors des espaces académiques et socio-culturels.
Il appartient d’abord aux pouvoirs publics, aux syndicats, aux parents des élèves et au mouvement associatif et syndical des élèves et des étudiants d’en être parfaitement conscients pour prendre à bras le corps et en ligne de compte ledit phénomène.
Ensuite, il faut savoir que la crise du système éducatif sénégalais traîne de très mauvais souvenirs dans les milieux de l’éducation, singulièrement dans les universités sénégalaises. La période des années 1988 à 2000 a constitué une période de basculement de l’école et de l’université dans la violence aveugle. Une vague déferlante détruira tout ce qui était sur son passage dans les espaces académiques et dans les espaces publics. Les édifices, les symboles matériels et immatériels de la puissance étatique subiront le diktat d’une jungle humaine déchaînée contre les maux du système éducatif rudement mis à l’épreuve de la crise.
Puis, est apparue une autre vague de violence. Celle-ci surgit des flancs du mouvement des étudiants. Par les armes blanches, par le combat du corps à corps, par la violence verbale et physique, les responsables étudiants se mèneront une guerre fratricide sans merci sur les campus pour accéder aux postes de direction des Amicales, des commissions sociales de résidences universitaires et des structures délibératives des universités. Ces deux vagues de violence contre l’État et entre les étudiants, n’ont guère épargné les autorités administratives et académiques. Des recteurs, des doyens et des chefs de départements seront séquestrés dans les bureaux de l’administration publique. Des enseignants seront agressés par des étudiants. Que faut-il lire dans ces faits signalés ?
On a pensé à tort que cette violence est derrière l’histoire de l’école et de l’université. La crise est malheureusement encore et toujours présente au cœur du système éducatif. Certes, la crise se manifeste de moins en moins sous ses formes traditionnelles. Le système connaît moins de grèves des élèves et des étudiants. On note de moins en moins de casses sauvages et de manifestations violentes contre les symboles de l’État.
La dénonciation des conditions des études et des conditions de vie cède la place à la critique en règle de la gestion des bourses : retards dans le paiement et difficultés d’accès à la bourse sociale et la promiscuité. La crise se manifeste plutôt sous la forme d’une violence sociale lisible dans les rapports sociaux entre les apprenants et entre ces derniers, le corps enseignant et l’autorité administrative. Les sureffectifs des élèves et des étudiants ont fait naître dans la durée un rapport de force épouvantable. La force physique est désormais l’argument massue pour accéder à la salle ou à l’amphithéâtre, aux services publics.
C’est par cette dénaturation du rapport de force passant de la plateforme revendicative à la démonstration de force physique que l’on peut analyser les conduites individelles de ceux qui réussissent à faire des coudes et des mains pour se procurer une place dans des salles pleines à craquer. Et c’est par cette violence physique que l’on se fait respecter par ses collègues. La violence physique entre les élèves et entre les étudiants est visible au quotidien devant tous les services administratifs. Elle est banalisée, entrée dans les moeurs. À un tel point que l’accès aux services des établissements publics dépend uniquement de l’usage de la force (buxante) ou des capacités de l’endurance (muñ). Cette violence physique et morale est ressentie au plus près sous diverses formes par le corps enseignant confronté à la dure réalité du terrain académique.
Prendre, en chargé de cours quatre-vingt  (80) jeunes élèves ou des milliers d’étudiants sous sa tutelle, est un acte de violence en soi que l’enseignant subit au quotidien, la mort dans l’âme. Ce que le corps enseignant ne pouvait probablement imaginer de la crise et ses effets pervers multiples qui impactent les conditions de travail et qui dessinent progressivement les contours de la troisième vague de violences à l’horizon. En effet, la troisième vague de violence de l’école et de l’université pourrait se diriger vers le moteur du système éducatif, notamment l’enseignant, le transmetteur de la connaissance, des valeurs républicaines et de l’autorité. Il ne jouit paradoxalement d’aucune protection et de sécurité de l’administration et de l’État. Il est laissé à lui-même. Face cette violence rampante, le corps enseignant n’opposera que le verbe. Au pire des cas, les enseignants seront contraints à l’autodéfense socio-professionnelle. Ce glissement sémiologique de la déontologie professionnelle vers la violence entre enseignants et apprenants, constitue un véritable danger pour toute la société et pour tout le système éducatif à ses différents échelons. La mort de l’autorité de l’enseignant par la violence des élèves et des étudiants pourrait être fatale à tout le système éducatif fragilisé par une crise durable et phénoménologique.

La Caravane des Alternatives quitte le Sénégal pour l’Espagne

https://senego.com/-Aujourd’hui, la Caravane des Alternatives Rurales et Urbaines  quitte le Sénégal (Ziguinchor) pour le Maroc, avant de rallier l’Espagne (Grenade, Murcie, Valence, Madrid et Barcelone) où elle attendue le 14 février prochain.

Pour la réalisation d’une planète, un peuple…

Jai Jagat est un appel à la vigilance pour éliminer la pauvreté, l’exclusion sociale, juguler la crise climatique et mettre fin aux conflits. La campagne est un appel urgent à la transformation et à la réalisation d’une planète, un peuple.
Du Sénégal jusqu’à Genève, elle se pose en moyenne une semaine dans chaque lieu. On y réfléchit, on s’y informe, on s’y forme, on y fait la fête.

…Un monde meilleur

L’objectif de la Caravane est de toucher celles et ceux qui veulent un monde meilleur en leur donnant le désir de s’engager dans les alternatives afin de les faire grandir.

La campagne en Espagne

En Espagne, la caravane se rendra dans cinq villes pour une multitude d’événements, de tables rondes, de rencontres avec des réalités économiques alternatives, d’expériences artistiques et d’associations qui luttent pour les Droits de l’Homme dans différents domaines.

Organisations, artistes, militants au cœur

La caravane des alternatives est portée par des organisations, des artistes, des militants déjà actifs dans la diffusion de clefs de transformation. Il s’agit de créer un espace de partage afin que les solutions de demain se mettent en place et grandissent par l’échange, la confrontation et la discussion avec les publics rencontrés.

Coronavirus: de la fiction à la réalité? Par Amadou Tidiane WONE

Une application dénommée « Plague » permet d’accéder à un jeu qui consiste à exterminer l’Humanité par le moyen de la dissémination de virus, à l’échelle planétaire, à partir d’un seul patient.
Ce jeu, comme des millions d’autres qui foisonnent sur internet, est d’une violence inouïe dans son énoncé : « C’est un jeu de stratégie où votre but est d’infecter toute l’Humanité avec un virus fatal.» Rien de moins ! Lorsque l’on sait que ce jeu existe depuis huit ans et que, environ 100 millions de personnes s’y adonnent avec un très fort risque d’addiction, on commence à mesurer l’ampleur du danger.
Mais voyons comment jouer : « vous devez, premièrement, déterminer comment vous voulez transmettre et développer votre virus, choisir différents pathogènes et symptômes afin d’infecter la population globale. Vous aurez donc une tonne de différentes maladies à votre disposition » nous apprend une des plateformes de téléchargement de l’application « Plague. » Ensuite ? « Vous devrez non seulement vous concentrer sur le développement de votre maladie, mais aussi tenter de la faire répandre travers les cinq continents de la façon la plus efficace possible. Vous tenterez d’éliminer toute forme de vie humaine, pays par pays… » 
C’est en discutant avec mon fils aîné de l’actualité, et notamment du défi de santé publique que constitue la survenance du coronavirus et sa dissémination, qu’il m’a appris l’existence de ce « jeu » et m’a initié afin que je puisse mener des investigations sur le sujet. Ce que j’ai appris est suffisamment renversant. Mais ce qui me terrifie davantage, c’est tout ce que j’ignore sur le sujet ! Car si l’on se dit que ce type de jeux est accessible à partir de trois ans( !) on peut penser que des enfants qui auront grandi avec ce type de conditionnement mental deviendront des monstres en puissance. Ils auront banalisé la notion de sacralité de la vie humaine. Ils auront détruit, en eux, la frontière entre les notions du Bien et du Mal. Ce qu’il y’a de plus terrifiant encore, c’est que le jeu met à la disposition des participants des outils et laisse libre cours à leur imagination. C’est à qui sera le plus inventif pour créer et disséminer des virus, semer la mort et la désolation. Ainsi, le développeur du concept enrichit son outil à la mesure de l’imagination fertile de millions de joueurs à travers le monde. Et… gratuitement ! On peut alors se demander, dans le contexte d’un monde où la notion de guerre bactériologique ne relève plus de la fiction, dans quelles mains pourraient tomber les fruits de cette « expertise du mal » planétaire ?
Pour revenir à l’actualité, est-ce un hasard si, depuis le début de la dissémination du coronavirus en Chine, « les ventes du jeu mobile «Plague inc, qui simule l’extension de plusieurs types d’épidémies à l’échelle mondiale, ont littéralement explosé. En quelques jours le jeu s’est notamment classé en tête des téléchargements sur le magasin d’applications d’Apple en Chine ! » Selon les chaines de télévision, française LCI et britannique BBC.
D’après le site Steam Charts «  les ventes mondiales du jeu ont augmenté de 102% au cours des derniers jours. » Cette tendance est telle que le développeur de l’application, James Vaughan, s’est senti obligé de communiquer en raison de la saturation de sa plateforme de jeu envahie par des joueurs du monde entier et notamment de Chine. Cela pourrait s’expliquer par le désir de comprendre ce qui se passe face à la nouveauté du coronavirus, quoique le développeur précise que son application « n’est qu’un jeu vidéo, pas un modèle scientifique.» Il aura du mal avec cette génération du numérique qui aura de plus en plus de difficultés à distinguer le virtuel du réel. Et cela constituera, aussi, un autre défi majeur de santé publique mentale pour les années à venir.
Tout cela doit nous pousser à nous interroger, plus sérieusement, sur les questions éthiques, spirituelles et morales sans lesquelles la déshumanisation de notre espèce pourrait atteindre un point de non-retour. Environ 100 millions de joueurs de « Plague » à travers le monde, c’est un chiffre important. Si l’on imagine des enfants devenus adolescents qui s’y adonnent depuis leur bas âge, on peut s’interroger sur la santé mentale des plus fragiles d’entre eux. Le basculement de la fiction à la réalité peut s’opérer subrepticement… Imaginons que l’une de ces personnes, devenue adulte mais immature, ait accès, dans la vraie vie, à des vrais virus. Imaginons qu’il soit lui-même infecté par un virus extrémiste. Imaginons…
Dans le contexte d’un monde ou les extrémistes de tout poil sombrent dans la paranoïa démographique, notamment en Occident, il est important que les enjeux éthiques pour la survie de l’Humanité soient replacés au-dessus des préoccupations financières qui conduisent le monde vers sa perte. La prégnance du complexe militaro-industriel et de l’industrie pharmaceutique sur le système libéral et capitaliste mondial est de plus en plus porteuse de danger pour l’espèce humaine.
Malheureusement, la plupart des institutions de régulation et d’équilibre qui donnaient aux relations internationales du sens, sont subjuguées voire sous contrôle de l’un ou de l’autre de ces deux mastodontes. Or, pour que des armes soient fabriquées et vendues, il faut des guerres. Quitte à en susciter ? Pour que des médicaments soient produits et écoulés, il faut des maladies. Quitte à en créer ?Qui pour nous sortir de ce guêpier ?Amadou Tidiane WONE

Nouveau Directeur de la Rédaction de la Tfm: Mame Less Camara installé

iGFM – (Dakar) La Tfm veut innover en matière d’information. Raison pour laquelle, le Président du Conseil d’Administration du Groupe Futurs Médias (GFM), Youssou Ndour, a fait appel au doyen de la presse sénégalaise, Mame Less Camara. Il a été nommé directeur de la rédaction de la Tfm. Selon Birane Ndour, directeur du groupe Futurs Médias, «c’est une manière d’apporter un souffle nouveau au niveau de l’information à la Tfm, d’innover sur le contenu de l’information et avoir une longueur d’avance sur les autres». Mame Less Camara, très honoré par cette nomination, a fait montre de toute son humilité. « Je viens m’insérer dans une équipe qui gagne déjà. Je viens pour apprendre et apporter mon expérience», a-t-il dit.

Les Asp à deux mois d’un avenir encore incertain

https://senego.com/-Sept mille (7000) Agents de sécurité de proximité (Asp) risquent de se retrouver au chômage dans deux mois.
S’il en est ainsi, c’est parce que le contrat de deux ans qui liait ces jeunes à l’agence, renouvelé à deux reprises, puis prolongé exceptionnellement par le chef de l’Etat, va prendre fin au mois de mars 2020.
Mais, face aux multiples défis de sécurité auxquels le pays fait face, des perspectives d’un nouveau bail avec l’Etat se dégagent pour ces jeunes. En visite ce matin au siège des Asp, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, à qui le bilan d’activités de ces agents a été présenté, se dit satisfait. Selon lui, l’utilité des Asp n’est à démontrer.
« La première génération va boucler ses six (06) ans. Je pense qu’avec tout le travail abattu, il y a de bonnes perspectives. Mais, je ne peut pas en dire plus. C’est le président de la République qui devrait valider ces perspectives », a déclaré le ministre de l’Intérieur

Affaire du talibé torturé à mort à Linguère: le maître coranique et le surveillant déférés au parquet

http://www.dakarmatin.com/On en sait un peu plus sur l’affaire du meurtre du talibé « torturé et ligoté à mort » à Linguère, située à 305 kms au nord-est de Dakar. Le présumé meurtrier, le surveillant du nom de Maguette Diop et le maître coranique, Djily Ndiaye, arrêtés le jour des faits, ont été déférés au parquet de Louga, dans le nord-ouest du Sénégal.
Ils sont poursuivis pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort et non assistance à personne en danger. La dépouille est toujours gardée à la morgue de l’hôpital pour les besoins de l’autopsie.
Le drame est survenu dimanche dernier vers 14 heures à Thiel à Linguère. Fallou Diop, un talibé âgé de 11 ans, a été tabassé à mort pour n’avoir pas maîtrisé sa leçon du jour. Son bourreau, le surveillant du Daara, prenait tranquillement son déjeuner après son forfait au moment où le petit garçon agonisait. C’est vers 17 heures que le maître des lieux a vu le corps de Fallou sous l’arbre entouré de ses autres camardes talibés, qui essayaient de le réveiller pensant qu’il était en train de dormir. Mais ce n’est que vers 22 heures que la police a été alertée

TALIBE BATTU A MORT–CE QUI S’EST RÉELLEMENT PASSÉ

NETTALI.COM – L’info a fait le tour du web et des réseaux sociaux ce mardi. Il s’agit d’un jeune talibé battu à mort dans son daara situé dans le département de Louga. Mais de sources dignes de foi, le jeune Fallou Diop n’a jamais été battu par son maître coranique.
Deux personnes sont entre les mains de la gendarmerie de Louga. Elles sont arrêtées et poursuivies pour avoir battu un talibé du nom de Fallou Diop âgé de 11 ans. Dans la presse, il a été écrit que le petit Fallou a été battu par son Serigne daara. Une version qui ne correspond pas tout-à-fait à la vérité. Du moins selon des sources proches de l’enquête confiée à la gendarmerie.
En fait, tout commence le dimanche 26 janvier 2020 vers 14 Heures dans le daara de Serigne Ahmadou Mbacké situé à 25 Kilomètres de Thiel, un village perdu dans le département de Linguère. Fallou Diop est tabassé pour n’avoir pas maitrisé sa leçon du jour. Et c’est un autre talibé âgé d’une quinzaine d’années qui est pointé du doigt. Selon nos sources, c’est aux environs de 17 heures que Djily Ndiaye, responsable du daara, découvre le corps sans vie du petit Fallou. Informé, le propriétaire du daara, Serigne Ahmadou Mbacké joint aussitôt les gendarmes pour les informer du drame. C’est alors que le commandant de la gendarmerie de Linguère et ses hommes effectuent le déplacement sur les lieux. Ils sont d’ailleurs accompagnés par l’Infirmier chef de poste (Icp) de Thiel.
Après avoir fait le constat, les gendarmes interpellent Djily Ndiaye et le présumé meurtrier. Après l’enquête préliminaire, ils ont été déférés ce mardi au parquet de Louga. Mais le procureur n’a pas pu les entendre. Ils bénéficient alors d’un retour de parquet. Mais ils vont retourner dans le bureau du procureur ce mercredi. En attendant, Djily Ndiaye et son jeune talibé ont passé la nuit de mardi à mercredi dans les locaux de la gendarmerie de Louga situés sur l’avenue de la gare.

17 talibés tués en un an: Les chiffres de l’horreur

http://www.dakarmatin.com/Fallou Diop a été tué à coups de bâtons, dimanche dernier, à Rawdou dans le département de Linguère.  Ce qui porte à 17 le nombre de talibés tués  entre 2017 et 2018…   Horrible ! Quid des meurtres?
61 cas de violences physiques , 15 cas de viols, tentatives de viol ou d’abus sexuels, 14 cas d’enfants enchaînés ont été aussi notés durant cette même période. Dans 43  des cas d’abus signalés, des enfants s’étaient fait battre par un marabout ou un assistant pour ne pas avoir rapporté le versement journalier exigé

Affaire du talibé enchaîné à Kaolack: Le maître coranique Cheikh Baye Niass libre

https://www.leral.net/-Le tribunal de Grande instance de Kaolack a condamné, ce mercredi 29 janvier à deux ans de prison avec sursis, le maître coranique Cheikh Baye Niass, poursuivi pour maltraitance d’enfants, en lien avec l’affaire d’un«talibé ».
À noter que trois personnes ont été attraites à la barre dont le maître coranique et le père du talibé qui avait fugué avec ses chaînes, avant d’être conduit au Commissariat central par une dame à l’aide d’une moto Jakarta. Ils ont tous été jugés et condamnés à une peine de 2 ans avec sursis.

MEURTRE DE NDIOBA SECK: LES AUDITIONS BOUCLÉES, LA VICTIME INHUMÉE

http://www.emedia.sn/-Le présumé meurtrier de Ndioba Seck, la jeune femme tuée à Thiaroye sur mer dans la nuit du dimanche au lundi 27 janvier 2020, est toujours dans la nature. Mais, la famille de la victime a, selon nos sources, obtenu le certificat de genre de mort accompagné du permis d’inhumation. Ainsi, Ndioba Seck, célibataire et mère d’un enfant, sera inhumé, ce mercredi, 29 janvier, au cimetière musulman de Thiaroye.
Les enquêteurs poursuivent leurs investigations pour mettre la main sur l’auteur de cet acte barbare. Cependant, les limiers ont bouclé l’audition des membres de la famille. Celle qui a passé plus de temps avec ces derniers est la mère de la défunte. Laquelle a été la dernière personne à l’avoir vu avant le drame. Aliou DIOUF

MORT DE NDIOBA SECK: SON EX PETIT AMI RECHERCHÉ

http://www.emedia.sn/-La police a lancé la chasse à l’homme suite à la découverte du corps de Ndioba Seck, qui a reçu 64 coups de couteau, à Pikine Guinaw rail Sud Sips. D’après Les Echos, l’ex-amant de la victime, présenté comme le principal suspect, est activement recherché. Il s’agit du papa de l’unique enfant de la restauratrice, signale le journal. Lequel rapportant les confidences des proches de la victime, souligne que les ex-amants entretenaient des relations très heurtées. Par ailleurs, depuis le meurtre de la jeune dame, l’ex-petit ami a subitement disparu de la circulation.
La thèse du crime passionnel est agitée. Au moment où l’enquête se poursuit avec les auditions des membres de la famille de la défunte. Aussi, très affectées, 2 sœurs de Ndioba Seck, qui ont piqué des crises, ont été conduites au domicile d’une parente, non loin.

Opérations de sécurisation de grande envergure Police-Gendarmerie: 479 individus interpellés entre Dakar,Touba et Kaolack

http://lesoleil.sn/-Dans le cadre du renforcement de la sécurité des populations, une opération combinée de grande envergure Police-Gendarmerie, menée, mardi 28 janvier, à Dakar, Touba et Kaolack, 479 individus ont été interpellés pour diverses infractions (ivresse publique et manifeste, nécessité d’enquête, rixe sur la voie publique, non inscription sur le fichier sanitaire, racolage, conduite en état d’ivresse, conduite sans permis de conduire, détention de chanvre indien, détention de produits cellulosiques, détention illégale d’arme blanche, vol, outrage à agent).
Par ailleurs, 252 pièces ont été saisies, 130 véhicules mis en fourrière, 45 motos immobilisées et 1,080 kilogramme de chanvre indien saisi.
Selon un communiqué du Bureau des Relations publiques de la Police nationale, le lancement de l’opération a été présidé par Aly Ngouille Ndiaye, Ministre de l’Intérieur, en présence du Directeur Général de la Police Nationale et du Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale et Directeur de la Justice Militaire, au Camp Abdou Diassé, Etat- Major du Groupe Opérationnel de Dakar.

NOUVELLE SAISIE DE COCAÏNE AU PORT AUTONOME DE DAKAR: 120 kg de cocaïne saisis à bord du «Grande Nigeria» pour une valeur totale estimée à 9,6 milliards

https://www.jotaay.net/-Les douanes sénégalaises ont saisi, mardi, 120 kg de cocaïne à bord du navire, sous pavillon italien, «Grande Nigeria». La drogue, qui était cachée dans les compartiments du système de ventilation dudit navire, a une valeur totale estimée à 9 milliards 600 millions de francs Cfa.
Il faudra peut-être le reconnaitre une bonne fois pour toute : le Sénégal est définitivement devenu une plaque tournante du trafic de drogue en Afrique. Alors qu’on croyait que les trafiquants allaient changer de route, après leurs nombreux revers à Dakar, les «El Chapo» africains semblent insister à passer par la capitale sénégalaise. Hier, les douanes sénégalaises ont saisi 120 kg de cocaïne au Port autonome de Dakar.
Cette nouvelle prise, après une précédente de plus d’une tonne en fin d’année dernière, a été l’œuvre de l’Unité mixte de contrôle des conteneurs et des navires (Umcc) de la Subdivision des Douanes du Port autonome de Dakar, secondée par des éléments de la Police scientifique et de l’Ocrtis.
La drogue était cachée dans les compartiments du système de ventilation du navire
En effet, selon le communiqué des Douanes sénégalaises, c’est suite à une information qu’une équipe de l’Unité mixte de contrôle des conteneurs et des navires (Umcc) de la Subdivision des Douanes du Port autonome de Dakar, secondée par des éléments de la Police scientifique et de l’Ocrtis, a investi et fouillé le navire «Grande Nigeria». «L’opération de fouille, effectuée ce mardi, 28 janvier 2020, a révélé une cache dans les compartiments du système de ventilation dudit navire dans laquelle se trouvaient 4 sacs contenant 30 plaquettes de 1kg chacun soit 120 kg», révèle le document.
Précisant que le produit est certifié être de la cocaïne par le Laboratoire de la Police scientifique, compétent en la matière, les Gabelous ont ajouté que «la valeur totale de la cocaïne saisie est estimée à 9 milliards 600 millions de francs Cfa».
La nouveauté dans cette saisie : le conditionnement. En effet, les marques et identifiants sur les plaquettes nouvellement saisies sont différents de ceux sur les plaquettes ayant fait l’objet de différentes saisies en 2019.
Les membres de l’équipage, dont les nationalités n’ont pas été révélées, ont été interrogés et l’enquête suit son cours en rapport avec le Parquet. «La Douane sénégalaise et les autres Forces de défense et de sécurité, réaffirment leur détermination à mettre tout en œuvre pour enrayer toute tentative d’introduction de produits prohibés dans le territoire national et de combattre, par tous les moyens légaux à leur disposition, la criminalité transnationale organisée», assure le document.
Ainsi, pour le Port autonome de Dakar et les Douanes sénégalaises, 2020 commence comme a terminé 2019. En effet, plus d’une tonne avait été saisie au Port de Dakar entre juin et juillet 2019. Un coup dur pour les trafiquants qui avaient poussé certains à parier sur un changement d’itinéraire de la part des délinquants. Et le plus grave dans cette situation, au-delà de la menace sur la jeunesse sénégalaise, c’est que «l’argent sale» issu du trafic de drogue risque de gangréner l’économie du pays.
Dans son rapport 2018, l’Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (Onudc) note que le Sénégal, à l’image de tous les autres pays d’Afrique de l’Ouest situés sur la route du trafic international, est un pays touché par toutes les drogues. «On n’en est pas encore à des phénomènes ultra-violents, mais il y a une pénétration du marché par ces criminels», reconnaissait Pierre Lapaque, représentant régional de l’Onudc pour l’Afrique de l’Ouest. Mais dans une région transformée non seulement en zone de transit, mais aussi en zone de consommation et de production, les choses peuvent aller vite, très vite. Heureusement que la Douane est là pour veiller au grain.Sidy Djimby NDAO

Compétition territoriale au Sénégal: Abdoulaye Diouf Sarr promet de faire de Yoff,la première commune

https://www.ferloo.com/-Pavage, opération de nettoiement, désensablement, désengorgement de la voie publique, réfection des places publics et des lieux de cultes… C’est ce vaste programme d’opération ville neuve que le maire de la commune de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr a présenté à ses administrés avec comme principale ambition d’ériger Yoff la première commune du Sénégal, à l’heure du donner et du recevoir. C’était hier à la place publique de Yoff, devant ses conseillers et les chefs coutumiers et religieux.
L’édile de la commune de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr a fait constater que la localité qu’il gère «n’est plus un village mais  une ville même si affectivement, nous avons l’habitude de l’appeler village. La réalité concrète de notre commune est urbaine», a-t-il déclaré, faisant allusion à toutes les commodités urbaines qui trouvent dans sa municipalité. Mais, s’est-il empressé d’ajouter que « l’occupation anarchique, l’insalubrité, … ne riment pas avec une cité moderne ». Maintenant, a poursuivi Abdoulaye Diouf Sarr, «il faut que tous les citoyens de la commune de Yoff s’engagent pour la propreté de la commune à travers des opérations de nettoyage d’envergure afin de débarrasser Yoff de toutes les épaves de voiture sur les trottoirs et les gravats au niveau des chantiers. Il revient au conseil municipal de s’occuper du pavage et du désensablement». Cela, a-t-il prévenu avant la mise en place de la brigade contre l’insalubrité que le chef de l’Etat a promise. Dans la même lancée, le maire de Yoff demande à tout un chacun de balayer devant sa porte afin d’avoir une commune très clean. De même, il a promis la réfection des édifices publics et religieux.
En somme, a-t-il promis, «le conseil municipal veut faire de Yoff, une nouvelle ville.
Et pour ce faire, il faut que tout le monde s’y mette parce que la commune veut participer à la compétition des territoires. Sur les 557 communes du Sénégal, nous voulons présenter Yoff comme la première commune à l’heure du rendez-vous du donner et du recevoir. Donc, pour occuper ce rang, il faut que les femmes, les jeunes  y participent. Cet engagement doit être adossé sur une conscience citoyenne forte, tout en n’oubliant pas que Yoff a une tradition. Du terme  Nord à Diamalaye et de l’océan au cimetière Saint Lazare  il faut que nous soyons débout comme un seul homme pour que notre commune soit la première commune du Sénégal ».

Etude sur l’insalubrité: Les maires de Dakar, médecins après la mort

https://www.lequotidien.sn/-Dakar n’est pas une ville attrayante, malgré les efforts de modernisation. Entre anarchie et indiscipline, faiblesse de l’Etat et problèmes de moyens, les municipalités ont du mal à imposer les lois aux citoyens. Lors de la «Restitution des consultations publiques sur le climat et l’environnement à Dakar», le maire de Grand Dakar, par ailleurs 5ème adjoint au maire de la ville de Dakar, met le curseur sur les urgences : «Le gouvernement du Sénégal doit prendre ses responsabilités face à cette situation qui continue de gagner du terrain. Il est important aussi de souligner que nous avons un problème d’occupation et de mentalité des populations.» Avec la forte natalité dakaroise, les maires espèrent une planification beaucoup plus pointue des investissements dans l’éducation et le civisme. «Le constat que l’ensemble des maires des 19 communes ont fait en est que l’Etat doit mettre les moyens, car la population s’agrandit de jour en jour. Mais aussi, il doit insister sur l’éducation au civisme parce que la plupart occupent anarchiquement les espaces. Et cette occupation ne facilite pas l’évacuation des eaux usées», déclare le maire de Grand-Dakar. Le constat des maires est certes accablant, mais leur impuissance l’est beaucoup plus. «Le Sénégal est confronté à d’énormes problèmes, car nous avons la baie de Hann qui en est un exemple patent. A cela s’ajoute l’érosion que nous constatons tout au long du littoral central de Dakar. Je vous invite à parcourir les rues et les communes de Dakar, vous comprendrez que nous avons de sérieux problèmes dans la ville. Le Sénégal doit cependant songer à utiliser d’autres stratégies pour régler ce problème», détaille Jean Baptiste Diouf.
Aujourd’hui, la ville de Dakar est polluée même si ça n’indigne personne. «Nos familles ne parviennent même pas à respirer un bon air, tellement l’atmosphère subit une pollution énorme. Il est tant que le gouvernement soit strict par rapport à cette question. Nous saluons au passage l’initiative du chef de l’Etat à faire du Sénégal un pays sans ordures. Néanmoins, le Président devrait impliquer les acteurs de base qui ont une influence directe sur leurs populations», souligne le 5ème adjoint au maire de la ville Dakar.
En tout cas, il a fallu que le chef de l’Etat lance les premiers coups de balai pour que tout le monde se rende compte que Dakar est sale. Alors que la deuxième édition de la Journée de nettoiement est prévue ce samedi, les 19 maires des communes de Dakar et les acteurs du développement durable semblent s’inquiéter de la situation actuelle. «Nous saluons les efforts consentis par l’autorité étatique, mais le chantier est vaste, car la plupart des communes sont confrontées à des difficultés pour ramasser les ordures, mais aussi la gestion des déchets pose problème. Malgré le travail que l’Ucg (Unité de gestion et de coordination) abat dans les rues de la capitale, vous conviendrez avec moi qu’il y a un véritable problème, car certaines personnes attendent que la voiture de ramassage passe pour après déposer anarchiquement les ordures», avoue M. Diouf. Que faire pour corriger ça ? «Les Sénégalais doivent changer de mentalité parce que l’un des plus grands problèmes de nos concitoyens est le mauvais usage des déchets. Les Sénégalais ne contribuent pas à l’amélioration des conditions de vie. Au fil des années, Dakar s’est agrandie, mais les politiques d’accompagnement font défaut et il va falloir changer les paradigmes. Nous sommes dans l’obligation de léguer à nos enfants un cadre de vie sain, car nos aînés nous ont préparés et il est opportun pour nous maires des communes de mettre l’accent sur cette question. Tout Dakar est malade du fait des ordures et des eaux usées. L’érosion et la pollution atmosphérique continuent de gagner du terrain et au niveau des communes, nous ne disposons pas de moyens pour mener le combat. Seul l’Etat peut régler cette situation. Au Sénégal, il y a trop du laisser-aller. Il faudra des décisions politiques et une approche participative des populations», explique le député-maire.
Ce rapport, initié par la mairie de Dakar sur l’environnement, sera remis aux autorités pour essayer de corriger les tares de la capitale.

Conditions de détention, lenteur dans le traitement de son dossier: Guy Marius Sagna brise le silence et dénonce

https://www.jotaay.net/Guy Marius Sagna ne compte pas rester en prison à attendre que les autorités aient fini de décider pour son avenir pour réagir. A la veille en effet de ses deux mois passés en détention, il a écrit une lettre depuis sa cellule de la chambre 8 du Camp pénal, pour dire ses vérités. De cette lettre qu’il intitule : «L’Afrique s’éveille, Elle ne doit pas se recoucher», il ne rate nullement le Président Macky Sall.
Les rigueurs de la vie carcérale n’auront pas raison de lui, et pour cause. Guy Marius Sagna parle encore depuis la prison. En effet il a profité de ces deux mois en prison (aujourd’hui 29 janvier 2020) pour parler à ses concitoyens. Deux mois qu’il est à la chambre 8 du Quartier de Haute Sécurité (QHS8) de la prison du Camp pénal. Après avoir félicité ses camarades, Guy Marius Sagna leur d’être des bougies, de continuer de se sacrifier pour éclairer le débat politique, économique et social, et contribuer à la libération du Sénégal dans une Afrique libérée, unie et souveraine.

«Quelle bêtise que de penser me briser en me mettant en prison !»

Sur son arrestation, Guy révèle : «Je suis dans une prison pour condamnés dans le quartier de haute sécurité qu’ils réservent aux présumés terroristes, je suis la seule personne sénégalaise qui n’ait pas le droit d’user de téléphone. En deux mois, je n’ai vu que 07 personnes en visite, pour un dossier de flagrant délit inscrit en instruction, car le juge d’instruction n’est enfermé dans aucun délai», a fait savoir Guy Marius. Avant d’ajouter : «J’ai de la pitié pour le juge Samba Sall. Le même jour où il me dit qu’il a une nièce parmi les travailleurs de PCCI privés de 14 mois de salaire et pour lesquels j’ai participé à trois marches interdites, dont une qui m’a valu 10 heures de cellule, le même jour, il me donne pour la deuxième fois un mandat de dépôt. Un penseur disait « Il y a deux choses infinies : la bêtise et l’univers ». Quelle bêtise que de penser me briser en me mettant en prison !».

«si Macky maquille, nous prendrons le maquis»

Au sujet de la date du 29 janvier qu’il considère comme son anniversaire, il écrit qu’il y a un anniversaire important à retenir. 2020, selon lui, marquera les 60 ans de nos vraies fausses indépendances. «(…) J’ai entendu le Président Macky Sall dire que du dauphin il ne connaît que le poisson. Qu’il sache que du « ni oui ni non » nous connaissons le jeu. Le Sénégal et l’Afrique sont des choses très sérieuses pour être ravalées au rang de jeu pour les Présidents Macky Sall, Ouattara, Condé sur la question du troisième mandat». Il conclut en disant sur cette question de troisième mandat : «si Macky maquille, nous prendrons le maquis : le maquis de la résistance contre l’oppression, contre le juridisme antidémocratique, contre la duperie et la duplicité politiciennes. Ce sera aussi Noo Lank à une 3ème candidature de Macky Sall», prévient-il depuis sa cellule. Madou MBODJ

«Dans beaucoup de pays au monde, on manifeste devant le Palais», selon Me Assane Dioma Ndiaye

https://www.dakaractu.com/-En conférence de presse, le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’Homme (Lsdh) a évoqué le droit à la marche, sans mettre de gants. Me Assane Dioma Ndiaye rappelle que « dans beaucoup de pays au monde, on manifeste devant le Palais ». « Comment comprendre que Guy Marius Sagna soit en prison, juste pour avoir marché jusqu’aux grilles du Palais? », s’interroge le droit de l’hommiste.

Me Assane Dioma Ndiaye: «L’affaire Guy Marius Sagna cristallise la violation des droits fondamentaux des citoyens»

https://www.dakaractu.com/Le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme (Lsdh) a pointé, mercredi en conférence de presse, un divorce entre les autorités et les sénégalais, qui ont le droit de manifester. Me Assane Dioma Ndiaye a décidé de porter le combat pour la libération de Guy Marius Sagna devant la Cour de justice de la Cedeao et devant le groupe de Travail des Nations Unies. Il a appelé au respect des engagements internationaux en matière de liberté d’expression, demandant à l’Etat de faire en sorte que la liberté de rassemblement pacifique soit respectée. Le procureur de la République est vertement critiqué par le défenseur des droits humains, qui dénonce « son intervention douteuse » dans l’affaire Guy Marius Sagna.

Seydi Gassama: «Il y a un acharnement judiciaire sur Guy Marius Sagna»

iGFM-(DakarSeydi Gassama, le Directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal a décidé avec les défenseurs des Droits de l’Homme, de porter le combat devant la Cour de justice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le groupe de Travail des Nations Unies pour dénoncer la condamnation de l’activiste Guy Marius Sagna qu’il juge anormale.
Face aux journalistes, ce mercredi matin, à Dakar, il a ouvertement critiqué le Procureur de la République, d’après lui ne doit pas intervenir dans les règlements de comptes politiques. «Aujourd’hui, la justice est instrumentalisée. Nous assistons à un règlement de compte politique. Il faut s’engager dans un autre combat. Il y a un acharnement judiciaire sur une personne, en l’occurrence Guy Marius Sagna», a-t-il dénoncé lors d’une conférence de presse.

Appel au respect des engagements internationaux

« Nous en appelons au respect des engagements internationaux en matière de liberté d’expression et nous demandons à l’Etat de faire en sorte que la liberté d’expression et la liberté de rassemblement pacifique soient respectées », a soutenu M. Gassama.
Le président de la Ligue sénégalaise des Droits de l’Homme a aussi abordé dans le même. «Guy Marius Sagna a été arrêté arbitrairement. Nous en appelons au respect des droits fondamentaux pour assurer que les droits humains soient pris en compte», a souligné Me Assane Dioma Ndiaye.

Emprisonnement de Guy Marius Sagna : les défenseurs des Droits de l’Homme vont porter le combat devant la Haute Cour de justice de la CEDEAO

http://www.dakarmatin.com/En conférence de presse, ce mercredi matin, à Dakar, Amnesty International Sénégal, la Ligue sénégalaise des droits humains, la Raddho et Article 19 ont décidé de porter la condamnation de Guy Marius Sagna à la haute Cour de justice de la CEDEAO, informe la RFM.
Selon eux, les autorités veulent éliminer l’activiste de la vie politique sénégalaise raison pour laquelle, il a été condamné.
Pour l’avocat, Assane Dioma Ndiaye, le combat va continuer afin que Guy Marius Sagna retrouve la liberté.
Pour rappel, l’activiste a été arrêté, le 29 novembre dernier, devant les grilles du palais présidentiel lors d’une manifestation contre la hausse de l’électricité. Mais, ses co-accusés ont retrouvé la liberté il quelques semaines

 «Les inégalités sociales créées par Macky Sall sont responsables de l’augmentation de l’insécurité ». Telle est la conviction de Mamadou Lamine Diallo

http://www.dakarmatin.com/-«Les inégalités sociales créées par Macky Sall sont responsables de l’augmentation de l’insécurité ». Telle est la conviction du député de Tekki Mamadou Lamine Diallo. Dans la question économique qu’il pose tous les mardis au gouvernement, le parlementaire a ainsi observé, arguments à l’appui, que « Macky Sall est le premier responsable » de la montée de l’insécurité au Sénégal.
Mamadou Lamine Diallo tance encore le Macky. Dans sa Questekki d’hier, mardi 28 janvier 2020, le député de l’opposition s’attaque frontalement à l’insécurité généralisée qui martyrise les populations sénégalaises. Aussi dira-t-il sans ambages : « Bébés violés, femmes torturées à mort, attaques à main armée, voilà le triste sort des populations y compris rurales, celles que Macky Sall prétend défendre ».
Tout en relevant par suite que bien qu’on ne puisse pas manquer de « s’incliner devant ces dépouilles et présenter nos condoléances aux familles des victimes qui souffrent … Il nous faut en saisir les raisons profondes ». Pour le député de Tekki,  « elles résultent d’une dégradation des valeurs morales de notre société et la valorisation d’un désir prédateur par le régime de Macky Sall ».
Lequel serait, selon lui, de « s’enrichir à tout prix, quels que soient les moyens utilisés, le far west pour ces personnes qui aiment  les formules à l’américaine, fast-track, cleaning day,  etc. Le désir prédateur s’accompagne toujours d’indiscipline et  de désorganisation ».
Raison suffisante pour faire constater, dira le parlementaire, qu’ « Au Sénégal, seule une minorité de personnes reçoivent des revenus réguliers, encore plus dans les secteurs informels. En s’attaquant frontalement  à ces secteurs dans un contexte de réduction des dépenses publiques et de hausse des prix, de l’électricité surtout, le régime de Macky Sall prive des centaines de milliers de Sénégalais de revenus certes aléatoires et faibles, mais assurant une certaine survie, mécaniciens, vendeurs concurrencés par les grandes surfaces françaises, etc. ».
Conséquence, selon le député de l’opposition, « les inégalités de revenus augmentent de jour en jour. L’aristocratie de l’Apr et les affidés de la Famille FayeSall affichent aux yeux de tous leur enrichissement illicite, « battré dans les xawares », 8-8 rutilantes… ». Et d’asséner en conclusion : «  Voilà les raisons profondes de la montée de l’insécurité. Macky Sall en est le premier responsable ».

Le Pouvoir Se Déchire… C’est La Chasse Aux «Successeurs» De Macky

https://www.xibaaru.sn/Guerre de positionnement à l’intérieur du pouvoir : Les hostilités démarrent,Certains proches du Chef de l’Etat, Macky Sall justifient l’interdiction de ce dernier aux responsables de son parti, l’Alliance pour la République (APR) à se prononcer sur un troisième mandat par le fait qu’il ne veut pas qu’il soit installé une campagne électorale permanente et que ses camarades ne mettent à se mettre des bâtons dans les roues, dans une guerre de positionnement.
Malgré tout, qu’ils le disent ouvertement ou non, des responsables de la mouvance présidentielle commencent à lorgner le fauteuil du Chef de l’Etat. Ils trament des complots, et certains sont même accusés de financer des activités de l’opposition. C’est Aliou Sall, le frère du Chef de l’Etat, qui avait accusé des personnalités tapies au Palais de la République de financer des manifestations de l’opposition. Aujourd’hui, c’est au tour du Haut conseiller des Collectivités territoriales, Makhtar Diop, responsable de l’APR à Touba qui lance ces mêmes accusations.
Makhtar Diop va même un peu loin en soutenant que ce sont des personnes investies à des postes de responsabilités au sein du gouvernement, qui sont nommées aux directions générales de sociétés nationales ou encore qui se trouvent à la tête d’institutions qui comploteraient contre le Président de la République Macky Sall. Selon Dakaractu, Makhtar Diop y est allé jusqu’à dire : « Ces personnes dont je parle reçoivent même, à tour de rôle, la nuit des membres du mouvement Ñoo Lank à qui ils octroient des financements et donnent des indications pour la réussite de leur maléfique entreprise ».
« Donner de noms serait prématuré. Mais, ils sauront s’identifier. Ce qui me fait le plus mal, c’est qu’ils se sont tous entourés de groupes de sentinelles prompts à les défendre s’ils sont attaqués où habiles à chanter leurs louanges. Au même moment, ils restent stoïquement muets lorsque c’est le Président Macky Sall qui est attaqué. Pire, ils sont en train de comploter contre lui », soutient le Haut conseiller des Collectivités territoriales. Il invite le Président Macky Sall à mener une enquête interne pour identifier et limoger tous ceux qui complotent contre lui.
La guerre de positionnement a bel et bien démarré à l’APR et elle fera rage. Plus on avance, plus les masques vont tomber.La rédaction de Xibaaru

Ces ministres de Macky Sall déjà candidats sur Whatsup en 2024

http://www.dakarmatin.com/-Les quatre années restant constitutionnellement du mandat de Macky seront mouvementées sur le plan politique, car les enjeux politiques sont si importants pour certains de ses ministres qui ont des ambitions présidentiables voire présidentielles. Ils s’activent sur les réseaux sociaux pour s’engager éventuellement dans la guerre de succession en 2024.
Et pour ne pas être pris au dépourvu, certains de ses ministres à qui on prête des ambitions présidentielles s’organisent malicieusement via les réseaux sociaux pour ne pas éveiller les soupçons sur leur ambition et éviter une cassure qui leur seraient préjudiciable avec Macky Sall et son appareil politique.
Et un ministre de la République qui occupe un portefeuille ministériel lourd étend déjà ses tentacules politiques via le réseau social Whatsup. Comme derrière chaque grand homme, il y’ a une grande dame. La femme de ce ministre ne ménage aucun effort pour soutenir les ambitions présidentielles de son mari. C’est elle qui contrôle les groupes de discussions dédiés à son mari sur Whatsup.
On a appris même qu’elle a créé une association pour venir en aide les handicapés, pour contrecarrer sa cousine de chapelle politique différente qui a mis en place une association similaire depuis de belle lurette. Un comportement politique malsain dénonce sa cousine handicapée bienfaitrice auprès des handicapés de son village.
Mais il n’y a pas que lui, ses collègues ministres prétendant aussi au fauteuil présidentiel ne sont pas en reste. Ils ont mis en place au Sénégal et à l’extérieur des groupes de Whatsup afin de s’organiser pour s’engager dans la bataille de succession en 2024.
Sauf que le président ignore que ses ministres ne le sont que jour, car la nuit ils sont candidats peut-être à sa propre succession.L’opposition est dans le Macky.ReseauNews

Accusé d’ex distributeur de capotes: Mame Makhtar Gueye annonce une plainte

https://senego.com/-Dans la parutions du journal L’Observateur du mardi 28 janvier 2020, un anonyme accusait Mame Makhtar Gueye d’être « un ancien distributeur de préservatifs ». Outré, ce dernier annonce une plainte.

Un accusateur anonyme

Mame Makhtar Gueye n’a pas du tout apprécié cette accusation parue dans le journal L’Observateur. A son accusateur qui a décidé de garder l’anonymat, il dit : « Pourquoi ce lâche a-t-il choisi courageusement de s’exprimer sous le couvert de l’anonymat? »

La plainte

Le membre de l’ONG JAMRA annonce même une plainte. « Tel que prévu par le Code de procédure pénale, l’huissier requis par JAMRA attend que ce matamore veuille bien prendre son courage à deux mains pour sortir du bois afin de lui servir, en bonne et due forme, une sommation interprétative », martèle-t-il.

Accusé d’avoir acheté un site de 3 milliards à 17 milliards: Cheikh Kanté traîne Palla Mbengue en justice et lui réclame 900 millions

XALIMANEWS: Diffamation publication, c’est l’infraction collée par Cheikh Kantè à Pala Mbengue pour le poursuivre en justice.
A cet effet, selon Les Échos, l’ancien patron du Port autonome de Dakar lui réclame 900 millions de nos francs.
Pala Mbengue selon Cheikh Kanté, l’a accusé d’avoir acheter à 17 milliards de francs, en usant de sa position de DG du Port.Le 11 février prochain, ils feront face devant le juge correctionnel.

PENDA MBOW, À LA RECHERCHE D’UNE SOCIÉTÉ CIVILISÉE par  LA CHRONIQUE HEBDO D’ELGAS

EXCLUSIF SENEPLUS – Ses récentes prises de position sur la question du voile lui ont valu de vives critiques. Retour sur le parcours d’une progressiste forcenée, témoin de la grande Histoire sénégalaise récente –

INVENTAIRE DES IDOLES

Historienne, militante, citoyenne, Penda Mbow est l’une des plus grandes figures de la société civile sénégalaise. Ses récentes prises de position, notamment sur la question du voile, lui ont valu de vives critiques, qui ont attaqué jusqu’à sa réputation. Retour sur le parcours d’une progressiste forcenée, témoin de la grande Histoire sénégalaise récente. Portrait.
La scène remonte aux treize ans de Penda Mbow et quand elle la raconte, la précision du détail est frappante et le tonus dans la voix encore perceptible. Flash-back dans les années 60. Elle est envoyée par sa mère pour apporter un plat de courtoisie à un dignitaire religieux à Dakar. Enthousiaste, elle arrive et souhaite serrer la main du clerc. Son bras sera le seul tendu jusqu’à ce que, quelques secondes plus tard, sans un égard pour elle, la femme de ce dernier ne la reprenne : « il ne serre pas la main aux femmes ». La déception vire vite à l’affront ; son enthousiasme douché. L’adolescente fond alors en larmes, jette le bol et rebrousse chemin, l’amertume vive. C’est sa naïveté qu’on lui arrache sans la prévenir d’un coup sec. Cette anecdote est-elle fondatrice de quelque chose ? En tout cas, c’est celle que raconte l’intéressée presqu’un demi-siècle plus tard, suggérant y avoir forgé des marques de son tempérament, sinon son destin tout entier. L’épisode a-t-il à voir quelque chose avec la soutenance de sa thèse bien des années plus tard, en 86, à Aix-en-Provence ? Dessinait-il les contours de la future figure d’icône du féminisme national ? Imprimait-il son attrait pour la spiritualité religieuse, en particulier le soufisme ; ou encore son discours progressiste sur la religion au Sénégal ? Annonçait-il les différents honneurs institutionnels reçus, au cours d’une carrière riche de celle que certains considèrent, avec son volontiers consentement, comme une réplique de Simone Veil au Sénégal ? Le risque pourrait être pris, tant s’enfoncer dans les archives personnelles de Penda Mbow, c’est plonger dans l’histoire récente du Sénégal, de ses grands hommes, de ses grands sujets, de ses dates majeures, grand maelström dont elle fut sinon témoin, grande actrice.

Impossibilité d’un débat serein sur l’islam

Première halte à Tivaouane. Ville intéressante à double titre chez Penda Mbow. L’histoire de la ville religieuse, fief de la Tijaniyya locale, a donné au Sénégal de grands hommes mais aussi une petite fille. Elle en garde l’empreinte et une part de sa spiritualité, inculquée par un père mécanicien et une mère ménagère, qui en sont originaires. Native de Dakar, la ville sainte près de Thiès reste pourtant le bastion où, régulièrement, en compagnie de son mari Saliou Mbaye, paléographe, elle va puiser une énergie pour tous les fronts où elle mène son combat. Récemment encore, elle en a eu besoin, pendant l’affaire dite du voile du lycée Jeanne D’arc. L’institution privée catholique avait interdit le port du signe religieux et créé l’émoi dans un vif débat national. Penda Mbow s’était alors fendue d’un avis, peu commun, qui lui avait valu une volée de bois vert. En prenant la défense de l’école et en pointant des dérives liées à l’abus de religiosité, la spécialiste de la civilisation musulmane s’était exposée jusqu’à susciter la défiance. Sa foi questionnée, ses intérêts jugés duplices, sa légitimité contestée, elle finit par un texte sur l’impossibilité du débat serein sur la religion au Sénégal, avec une pointe de déception. J’ai mal pour le Sénégal, titre de son adresse, commence par ce propos amer : « je suis bien malheureuse car je vois dans mon pays, une certaine forme de régression du débat intellectuel et le terrorisme verbal finit par s’incruster… » et s’achève sur une note résignée : « notre société devient tellement intolérante et anti-intellectuelle qu’on se demande s’il est nécessaire de partager et de débattre ». Le texte n’émeut pas tellement ses détracteurs. Sur cette période, elle revient généreusement, recourt au besoin à ses études en tant qu’arabisante, sur la technicité des notions de Hijab (voile) et de Himar (châle), et la compatibilité à ses yeux entre foi et raison.  Pour preuve, le Himar, ce châle traditionnel, est plus « culturel que cultuel », selon elle. Elle en appelle à adopter l’islam sans « subir les influences arabes » en voyant dans le voile « le symbole d’une propagation d’un certain islam peu souhaitable ». Consternation dans une bonne frange de la population qui ne partage pas cette vision et même dans une partie du féminisme islamique qui a trouvé des accommodements avec la religion. Elle revendique pourtant, en guise de défense que sa piété va au-delà, éprouvant même de la sensibilité pour toute forme de spiritualité, juive ou catholique, se souvenant de tous les séjours dans ces endroits mystiques où elle a tiré une part de son identité. Elle a d’ailleurs reçu le prix Jean Paul II, en 2011, décerné par le Vatican. Dans son texte inquiet et savant, Penda Mbow a fait l’économie de recourir à ses études, à son background évoqué rapidement comme pour rappeler sa légitimité, mais le texte baigne dans une émotion contrariée. Pour elle qui a enseigné la tradition intellectuelle islamique longtemps, le raidissement de l’opinion sur ces sujets est préoccupant.
Pourquoi semble-t-il si difficile d’en discuter de manière apaisée ? La féministe tente une réponse. L’islam sénégalais a longtemps été un « islam civil » pour elle. Les dignitaires religieux, les grands fondateurs de confréries, avaient à cœur « l’éducation, la transmission ». Cette voie spirituelle était selon elle une singularité sénégalaise dans l’histoire de la religion dans la sous-région. Pour preuve, cet islam civil, s’opposait à un « islam politique », dans le califat de Sokoto par exemple. La fragmentation géopolitique, ainsi les changements générationnels dans les dynasties religieuses, ont « produit » cette politisation plus marquée de l’islam au Sénégal, aux dépens de la spiritualité. Un détour dans la littérature actuelle et ancienne, sur le djihadisme, les luttes de conquêtes ou de libération, dans le continent, contribue à accréditer cette scission. A la querelle habituelle, sur l’opposition entre soufisme et djihadisme, elle émet cette nuance capitale, préférant parler de « civil et de politique » et d’une convergence sous l’effet de la mondialisation de cette cristallisation néo-puritaine. Cette uniformisation et la perte des singularités l’émeuvent, d’autant plus que toute sa carrière, elle a enseigné « le fait religieux », et mené un combat pour une émancipation des dogmes.

Des mentors prestigieux et un éveil précoce à la chose politique

La polémique du voile a presque fait oublier la richesse du parcours de Penda Mbow. Un cheminement a commencé très tôt. De tous les marqueurs de sa carrière, ce qui frappe chez Penda Mbow, c’est un sens de l’histoire, au figuré comme au propre. Pensionnaire de l’école primaire des filles de la Médina, elle décroche, « en étant la seule », son entrée en 6ème, durant la fameuse grève de 68. En 72 c’est le BEPC, l’ancêtre du BFEM, et ensuite le Bac en 75, au lycée Van Vollenhoven. A l’école, la passion pour l’histoire s’affirme comme une évidence. « Une soif d’apprendre », dit-elle. Elle est « fascinée par le Coran »« l’histoire ancienne et récente et l’ébullition historique postindépendance ». La vocation est alors écrite, elle s’inscrit en histoire à l’université Cheikh Anta Diop.  Pourtant, c’est surtout hors de l’école que la jeune fille dégourdie, engageante et effrontée, va aussi accrocher les premiers faits marquants à son tableau de conquête. D’abord en curieuse, convoyée par sa mère par habitude à diverses réunions politiques, dans un Dakar qui balbutie sa démocratie et goute à l’effervescence intellectuelle. Le contexte voit l’éclosion ou l’affirmation de plusieurs intellectuels de premier plan : Lamine Gueye, Babacar Sine, Cheikh Anta Diop, Senghor, Pathé Diagne, Amadou-Mahtar Mbow. Coïncidence ou miracle, avec tous ces glorieux précités, Penda Mbow a quasiment une histoire personnelle ; elle n’est pas en manque de mentors et d’anecdotes. Comme ce long après-midi, passé dans le bureau de son idole Cheikh Anta Diop, de « 16h à 20 » – elle est précise – où elle boit les paroles du maître de l’Ifan et sa bienveillance à l’endroit de la jeune admiratrice. Senghor aussi, dont elle sera la filleule symbolique, qui lui fait envoyer via le père de Rama Yade, ses ouvrages dédicacés ; Amadou-Mahtar Mbow, dont elle reçoit des sous pour des virées culturelles pendant ses séjours parisiens. Hors du Sénégal, les historiens Ki Zerbo, burkinabè, ou encore Ibrahima Baba Kaké, guinéen, jusqu’au sanctuaire de Présence Africaine. Une nostalgie enraye sa voix quand elle évoque ce passé. Mesure-t-elle la chance de cet alignement des étoiles ? C’est un « oui » catégorique, d’autant plus qu’ainsi couvée, elle a été aux premières loges pour vivre et éprouver l’Histoire, comme sa discipline et comme grand cours.

Aux origines d’un combat civique

De tout ceci, Penda Mbow fait son miel et soutient une thèse à Aix-en-Provence en 86 sur la société militaire des Mamelouks, ces esclaves affranchis reconvertis dans la défense des souverains. Elle milite précocement, dès la deuxième année d’histoire, sur les questions de l’eau, d’assainissement, de droits des femmes, et des castes. Elle consacre, dans le journal des africanistes, un texte remarqué à cette délicate question qu’elle achève avec ce vœu « disons en guise de conclusion que militer en faveur de la suppression des castes, est un principe élémentaire pour les droits de l’Homme ». Le texte, très riche, constelle les plus belles références sur la question, du pionnier Abdoulaye Bara Diop spécialiste de la société wolof, à Cheikh Anta Diop, Abdoulaye Bathily, Landing Savané, en passant par Senghor, dont certains verbatims valent le détour : « je nomme les castés à des postes de responsabilité, car ils sont plus intelligents que la moyenne, et je donne mes nièces en mariage a des castés bien éduqués. » Sans rappeler le contexte, le propos du poète peut paraitre brutal mais il dit la réalité d’une époque. Tous ces combats de Penda Mbow sont consignés dans des textes, articles et interviews, de celle qui s’impose comme l’égérie principale de la société civile, dont l’avatar le plus prestigieux, sera les Assises nationales. Elle crée le mouvement citoyen. En 2011, le temps fort contre les tentations antidémocratiques de Wade revivifie le front civil. Société civile, comme une marque déposée, poursuivra la femme combattive. Elle est de tous les combats, au risque de se perdre et de laisser des ressources en route.
Ecrasée dans un débat politique qui n’a cessé de s’appauvrir, peu sollicitée par un univers médiatique occupé par sa survie, la société civile s’est déclinée, à mesure du temps, comme un vaste ensemble hétéroclite qui sert de variable d’ajustement, et sur lequel divers pouvoirs s’appuient pour gagner en sursis et en tranquillité. Si les syndicats, les restes des grands bastions politiques et intellectuels, le monde universitaire, la masse non partisane, les initiatives transversales, les nouvelles vigies démocratiques, les mobilisations citoyennes des jeunes générations comme Y’en à marre, sont venus redonner un autre contenu à la société civile, elle reste fragmentée, plus que jamais utile, et vit une recomposition. Comment dans ce grand chamboulement, garder encore des traces de cette histoire qui l’a forgée, sans la trahir ? Tenir encore les rênes ? Rester fidèle à des idées qui ne sont plus forcément populaires, percutées par les clivages générationnels, les nouvelles donnes technologiques ? Est-elle larguée ? Penda Mbow déporte le combat sans tout à fait renoncer, avec un poil de regrets et de déceptions mêlés. Elle aimerait « se rendre utile », « offrir son expérience » mais pour l’heure, rien de consistant. Elle a encore un cours à l’université qu’elle dispense et un titre honorifique de représentant du chef de l’Etat auprès de la francophonie qui barre sa carte aux couleurs de la république. Des titres pour voiler son aplomb et l’anesthésier ? L’ensevelir sous les honneurs pour la dépolitiser ? Ça en a tout l’air. Cette retraite précoce ne convient pas à cette femme qui reste énergique, la voix maternelle et la confession généreuse. Elle a gardé sur le visage, des airs mutins malgré la grande chaleur pouponne.

Des honneurs et des horizons de luttes intacts

Les titres justement, elle croule dessous. Elle a reçu plusieurs bourses dans les années 80 de différentes fondations. Elle a dirigé en 1998 le Gender Institute du prestigieux CODESRIA. D’autres honneurs ? Elle est commandeur de l’Ordre national du mérite, chevalier de la Légion d’Honneur française. Aux quatre coins du monde, on la célèbre, Docteur Honoris Causa de l’université d’Uppsala (Suède) de Cluj (Roumanie). Ses discours de réception sont autant d’occasions pour prêcher cette parole d’historienne, avec une pénétration scientifique et une coloration politique progressiste. De sa fascination pour le soufisme, à ses études et lectures, notamment son grand respect pour Souleymane Bachir Diagne autre fin connaisseur de la tradition de la pensée dans l’islam, Penda Mbow n’a pas renoncé aux lumières intellectuelles. Si elle semble en retrait, elle empile les convictions sous de savantes réflexions. Le paradigme décolonial actuel la séduit-elle ? Elle y trouve « un grand intérêt » mais pousse le bouchon plus loin en revendiquant sa très grande affinité avec Boubacar Boris Diop. Elle désire une authenticité plus marquée, libérée de toutes les hégémonies. Le « discours de Dakar » a été pour elle, « révélateur » de quelque chose. Alors qu’on la conviait à répondre à Sarkozy, elle refusa, préférant se préoccuper du sort « des locaux et de leur survie ». D’ailleurs, elle en veut « aux africanistes depuis Paris, qui disent la météo politique de l’Afrique » …Elle croit même se voir dans le texte très controversé d’Axelle Kabou (Et si l’Afrique refusait le développement, 1991) qui la cite de façon détournée à l’en croire, et dont elle reprend certains arguments. Mais son constat le plus terrible, c’est que « l’école n’est plus le référentiel de promotion » au niveau national. Cette « désacralisation de l’école » est le problème central, croit-elle. Elle ose même une analyse sur l’existence d’un « centre » et d’une « périphérie », entre, respectivement, un centre géographique, du bassin arachidier à la capitale, qui a dévalué l’école et une périphérie provinciale qui la sanctifie encore comme mode d’ascension sociale. La réflexion peut prêter le flanc, face à des détracteurs de ce régionalisme inversé. Mais elle persiste et voit en Ousmane Sonko un ou le symbole de cette géographie de l’attachement à l’école plus marqué hors du centre du pays.
Du parcours, émerge clairement une fibre politique, intellectuelle et spirituelle. Une stature grignotée par des coups inhérents à la vie politique. Si Penda Mbow a milité quelques années au RND (le rassemblement national démocratique) fondé par Cheikh Anta Diop, et plus tard côtoyé de façon éphémère Abdoulaye Wade président, comme ministre de la culture au début des années 2000, c’est surtout une femme intellectuelle dont les combats historiques, jadis évidents comme voix unique de l’émancipation, entrent en zone de turbulence dans une période de destitution des idoles et de leurs héritages. Edifier une société civile, mieux, une société civilisée, où l’affrontement des idées serait encore possible sans l’hostilité, le débat sans anathèmes, la radicalité sans la violence, est la nouvelle quête de Penda Mbow. Une nostalgie et un rêve. Un art de la conversation. La croyance en la possibilité d’un dialogue toujours vainqueur comme marque de l’intelligence de toute une société. Ce n’est qu’un pari. Civilisation ou barbarie ? La société est appelée à faire son choix, pressée par une de ses filles.Retrouvez chaque mercredi votre chronique sur SenePlus elgas.mc@gmail.com

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 29/01/2020

Ndioba Seck était enceinte

Les enquêteurs du Commissariat d’arrondissement de Guinaw Rails ont mis hier les bouchées doubles dans l’affaire Ndioba Seck dite « Ndioba Laye» retrouvée morte au quartier Darou Nahim Guinaw rails sud. Ses parents ont défilé hier au commissariat pour les besoins de l’audition. Nos sources renseignent que la mère de la victime, Fatou Diagne, a été entendue par les limiers de Guinaw rails. Il en est de même pour l’un des frères du défunt. Nos sources nous signalent aussi que des jeunes de la Commune de Thiaroye sur mer dont un conducteur scooter très connu ont été cueillis par les limiers. Ils sont en train d’être auditionnés par les enquêteurs. Même si la famille de Ndioba Seck a refusé de communiquer les résultats de l’autopsie, des sources de «L’As» renseignent qu’elle était en état de grossesse

Yoba Baldé décapitée pour avoir demandé le divorce

Les gendarmes ont fini par élucider le meurtre de Yoba Baldé, cette dame qui avait été décapitée à Saré Yoba (Kolda). Alors que sa meilleure amie était placée en garde à vue aux premières heures de l’enquête, les investigations se sont vite orientées vers Ousmane Baldé, l’époux de la défunte dont la version des faits, relative à la disparition de sa femme avant la découverte du corps sans vie, était invraisemblable. Cuisiné à fond et mis en face de preuves scientifiques- son téléphone a borné sur le lieu où le corps a été retrouvé-, Ousmane Baldé, écroué à Kolda, est passé aux aveux. Selon les informations de Libération online, il a avoué avoir tué sa femme dans un «excès de colère» parce que cette dernière lui avait demandé le divorce. Après quoi, il a tenté de dissimuler la dépouille dans la forêt.

Encore le zircon

Dans le cadre de l’extension de la zone d’exploitation, la Grande Côte Opérations (GCO), qui exploite le zircon dans le Diogo, déroule une approche assez spécifique, pour préparer les populations au déplacement. Il s’agit, selon Ndèye Fatou Tall, chargée de la restauration du cadre de vie des impactés, d’un accompagnement sur le plan social, économique et environnemental. C’est dans ce cadre que l’entreprise vient de procéder à Darou Khoudoss à la remise de chèques, dédiés aux financements des Groupements d’Intérêt Economique (GIE). Selon Ndèye Fatou Tall, le financement leur permet de tenir un fonds revolving, pour mener à bien leurs projets économiques. Lors de cette cérémonie qui s’est tenue en présence du maire de Darou Khoudoss, Magor Kane, certains se sont retrouvés avec une enveloppe de 3 millions de Fcfa, d’autres 1 million de Fcfa, pour mettre en œuvre les projets ciblés, notamment le maraîchage pour la grande majorité.

Les dessous du licenciement de Serigne Mansour Cissé du Soleil

Notre confrère Serigne Mansour Cissé a été licencié par le Directeur général du quotidien national le soleil. C’est lui même qui a donné l’information sur sa page facebook. Il précise que cette mesure intervient alors qu’il a un contrat à durée indéterminée. Même s’il ne s’épanche pas sur les raisons, la direction du soleil a pris les devants à travers une note dont « L’As » détient copie. Yakham Mbaye rappelle que le journaliste a été licencié d’abord après une bagarre avec le chef de desk Mamadou Guèye. Mais cette mesure a été annulée après l’intervention du rédacteur en chef Daouda Mané. Mais cette fois, il précise qu’il a non seulement abandonné son poste à Diourbel pour venir Dakar faire la promotion de son livre à Dakar, mais qu’il refusait systématiquement de faire les reportages que lui proposaient ses supérieurs hiérarchiques. Autant de faits constitutifs de fautes lourdes, renseigne le Directeur général Yakham Mbaye qui, dit-on, lui a donné pourtant son CDI après sa nomination.

Des députés français au CEM de Hann

Deux ans après son inauguration par les présidents Macky Sall et Emmanuel Macron, le Collège d’Enseignement Moyen de Hann a reçu hier la visite d’une délégation de l’Assemblée nationale française avec à sa tête son vice-président, Frédéric Dumas. Il était accompagné par d’autres élus comme le Franco-sénégalais Jean François Mbaye. Il s’agit, selon le viceprésident de l’Assemblée nationale française, de voir ce qui se fait en matière de politique de développement, mais aussi le travail réalisé en coopération avec la France par le biais de l’Agence Française de Développement (AFD). Pour son collègue et camarade de parti, Jean François Mbaye, la France est particulièrement attachée à cette évaluation des crédits portés à l’aide publique au développement. Il a salué la magnifique coopération avec la commune de Hann où est érigée l’école. A noter que 17 autres collèges de la région de Dakar et de l’intérieur du pays ont été rénovés par la France à travers l’AFD.

Ça bouge à SEN’Eau

Ça bouge à la nouvelle société SEN’Eau. La coordination des Secrétaires Généraux des Syndicats s’est réunie lundi pour évaluer la situation sociale après la passation de témoin à SEN’EAU. La coordination des Secrétaires généraux a décidé la tenue d’une assemblée générale d’information et d’échanges des travailleurs le 6 février prochain. Il s’agit pour les travailleurs de SEN’Eau d’examiner plusieurs points afin de tirer les orientations utiles pour un meilleur pilotage des défis et urgences liés au démarrage de la nouvelle société. En tout cas, les travailleurs restent mobilisés pour la satisfaction de leurs doléances. Auparavant, rappellent les secrétaires généraux, un courrier a été envoyé au ministre de l’Eau et de l’Assainissement afin de finaliser les négociations. Un autre courrier est adressé à la Sénégalaise des Eaux (SDE) afin qu’elle solde le passif, notamment les congés, les frais de déplacement, les heures supplémentaires etc. et surtout de finir le bilan sur les différents fonds et acquis sociaux pour un démarrage des négociations à SEN’EAU. La SDE n’a pas tardé à transmettre aux syndicalistes le tableau récapitulatif des acquis et les bilans des fonds et assurances. Pour ce qui est du FCP, les secrétaires généraux annoncent une réunion la semaine prochaine pour la poursuite des discussions avec les partenaires sur les perspectives, les 5% de parts dans le capital de SDE et les orientations nouvelles.

Ça bouge à SEN’Eau (bis)

Ne quittons pas la coordination des Secrétaires Généraux des Syndicats qui avait soulevé, lors de leurs rencontres de prise de contact avec la Direction de SEN’Eau, les fortes attentes du personnel surtout en ce qui concerne les traitements salariaux, l’habitat et la transparence dans la conduite des politiques, surtout les recrutements et promotions. Sur ce dernier volet, les syndicalistes renseignent que SEN’Eau avait donné des assurances.

Médiation du Parlement de la Cedeao en Gambie

Le président du Parlement de la Cedeao, Moustapha Cissé Lo poursuit sa médiation en Gambie avec ses collègues dont Abdoulaye Wilane. Après Ousainou Darboe, les parlementaires ont reçu hier d’autres opposants dont Mama Kandeh. Ce sera ensuite au tour de Halifa Sallah avant de boucler les rencontres par une audience avec le président Adama Barrow aujourd’hui. Moustapha Cissé Lo et sa délégation ont signifié aux opposants de la Gambie que la construction et la consolidation de la paix restent sa priorité. Ils ont invité les responsables politiques gambiens à s’entendre sur l’essentiel, les fondamentaux, notamment sur la constitution et la durée des mandats et leurs nombres. La délégation du parlement de la Cedeao pense que la Gambie peut être à l’abri de turpitudes, mais cela dépend de ses citoyens et acteurs politiques. Elle a invité les acteurs politiques à un dialogue sincère et responsable.

Guinée-Bissau ; Umaro Sissoco Embaló

Jeune Afrique–Donné vainqueur par la commission électorale, l’ancien Premier ministre raconte pour JA ses liens avec les puissants du continent. Et il ne mâche pas ses mots. Entretien avec un homme atypique.
Sûr de lui, affable et volubile, le président élu de Guinée-Bissau enchaîne les rendez-vous dans un petit salon de l’hôtel Claridge à Paris. De passage dans la capitale française, Umaro Sissoco Embaló reçoit hommes d’affaires, communicants et familiers… mais pas (ou pas encore) d’officiels : en ce 21 janvier de grande froidure, celui que ses partisans appellent « general do povo », en référence à ses deux étoiles de général de brigade, n’est pas encore tout à fait chef de l’État, même si la confirmation par la Cour suprême du résultat de l’élection présidentielle du 29 décembre n’est, à ses yeux, qu’une simple formalité.
Pendant une heure, cet ancien Premier ministre de 47 ans, dont l’atypisme et le « parler cash » détonnent dans le club policé des présidents du continent, a déroulé pour Jeune Afrique l’étonnant parcours de sa vie. À l’évidence, ce polyglotte aussi à l’aise en français, en espagnol et en anglais qu’en portugais, l’idiome officiel de son petit pays d’un peu moins de 2 millions d’habitants, n’a pas encore appris à manier la langue de bois.
Jeune Afrique : Vos adversaires du PAIGC [Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert] contestent votre élection, et la Cour suprême a demandé une vérification des procès-verbaux. Cela vous inquiète-t-il ?
Umaro Sissoco Embaló : C’est du cinéma ! La Cour suprême n’a d’ailleurs pas demandé à recompter les voix, puisque cela n’est pas prévu par la loi électorale. J’ai parlé à Domingos Simões Pereira, candidat face à moi au second tour. Je comprends qu’il continue de contester le résultat. Il a reçu le soutien de nombreux pays, de l’Angola à la Côte d’Ivoire, en passant par la Guinée-Conakry. Il doit leur rendre des comptes.
Votre parcours est assez méconnu. On vous prête des origines éclatées entre plusieurs pays… Pourriez-vous assembler les pièces de votre puzzle familial ?
Du côté de ma mère, mon grand-père était malien, c’était un Bambara ; ma grand-mère était guinéenne, c’était une Peule de Labé, dans le Fouta-Djalon. Moi, je suis né à Bissau, où j’ai été scolarisé. Quant à mon père, c’était un caporal de l’armée bissau-guinéenne.
Comment êtes-vous entré dans l’armée ?
À l’âge de 18 ans, j’ai fait mon service militaire. Je suis resté dans l’armée et j’ai obtenu une bourse pour étudier au Portugal. J’ai passé une licence en relations internationales à l’Institut supérieur de sciences politiques et sociales de Lisbonne. J’ai ensuite eu une autre bourse pour passer un master et un doctorat, en Espagne, et suivre des cours au Centre d’études supérieures de la Défense, à Madrid. Puis je suis parti en Israël, où j’ai rejoint le Centre d’études stratégiques internationales de Tel-Aviv.
Avant de revenir à Bissau pour poursuivre votre carrière militaire…
Oui, j’ai été commandant, puis colonel. Je suis ensuite devenu le ministre d’État aux Affaires présidentielles de Malam Bacai Sanhá. Un scrutin présidentiel a été organisé quelques mois après sa mort [en janvier 2012, à Paris, des suites d’une maladie]. Mais un coup d’État est survenu entre les deux tours. Le chef d’état-major de l’époque, Antonio Injai, m’a appelé, mais je lui ai dit que je n’étais pas disposé à retourner dans l’armée. J’avais alors le grade de général de brigade.
Vous avez aussi été consultant dans le privé, notamment en Libye. Comment avez-vous rencontré le colonel Kadhafi ?
C’est Blaise Compaoré qui me l’a présenté. Lui, je l’ai connu en 1998, lors du sommet de l’OUA [Organisation de l’Unité africaine] au Burkina. J’y représentais le président Nino Vieira. Blaise Compaoré lui avait fait affréter un avion pour qu’il puisse venir, mais nous avions reçu des informations selon lesquelles il y avait des tirs en Guinée-Bissau. Il ne s’est donc pas déplacé, et je me suis retrouvé à assister au sommet, entre les chefs d’État. Blaise Comparé, qui m’avait demandé mon numéro de téléphone, m’a appelé quelque temps plus tard. Il m’a invité au Burkina, et c’est comme cela que nous avons commencé à nouer des relations.
Un jour, lors d’un dîner à la présidence, à Ouagadougou, il m’a demandé ce que je faisais à Lisbonne. Je lui ai répondu que j’y vivais avec ma femme, chez mon père, car la situation en Guinée-Bissau n’était pas stable. Il s’est enquis du prix des appartements, et je lui ai dit qu’avec 100 000 euros il était possible d’avoir un beau logement. En sortant de table, il m’a donné une enveloppe avec deux liasses de billets. J’ai appelé ma femme, qui m’a dit de ne surtout pas y toucher. De retour à Lisbonne, on s’est rendu compte qu’il s’agissait en fait de deux liasses de 50 000 euros, en billets de 500 ! J’ai envoyé un message au président Compaoré pour lui dire qu’il m’avait donné beaucoup d’argent et que je n’en voulais pas. Il m’a répondu qu’il ne voulait rien entendre. Nous avons donc acheté un appartement. Quand je suis reparti le voir, il m’a fourni un passeport diplomatique pour toute ma famille. Blaise Comparé m’a tout donné.
C’est par son entremise que vous avez rencontré Mouammar Kadhafi ?
Oui. Un jour, Kadhafi m’a vu avec lui, et nous avons commencé à parler. Il a demandé que je vienne le voir en Libye et m’a présenté à son directeur de cabinet, Béchir Saleh. Kadhafi m’a dit qu’il voulait investir en Afrique et qu’il souhaitait avoir auprès de lui quelqu’un qui connaissait bien le continent. C’est ainsi que j’ai intégré le LAIP, le Libya Africa Investment Portfolio, autrement dit le fonds souverain libyen dont Béchir Saleh était le PDG. Il ne m’a pas proposé de contrat écrit : il m’a dit qu’en Libye il n’y avait pas de papiers, car la parole du « Guide » valait décret.
Kadhafi m’a longuement parlé de son Livre vert, de son parcours, il m’a raconté qu’il était issu d’une famille pauvre, qu’il était bédouin… Il m’a confié le respect qu’il vouait aux révolutionnaires de la première heure qu’étaient, à ses yeux, Amílcar Cabral, Thomas Sankara et Denis Sassou Nguesso. Nous avons tissé une relation forte.Béchir Saleh m’avait prévenu que tout le monde aurait peur de moi,car j’étais l’ami du «Guide».
Kadhafi m’a dit qu’à chaque fois qu’il serait en présence de chefs d’État il me ferait appeler pour que je prenne des notes. « Parfois, je ne te dirai rien, mais je te ferai appeler. » Et effectivement, quand des présidents étaient accueillis en Libye, il me demandait d’être là. Je venais et, parfois, il ne me parlait pas. Mais les autres dirigeants me voyaient, et cela suffisait à les impressionner.
Un jour, à Tripoli, alors qu’une vingtaine de chefs d’État étaient autour de lui, il nous a demandé, à Béchir Saleh et à moi, de marcher à ses côtés. Sur le chemin du retour, Omar Bongo est venu me demander qui j’étais. Je lui ai répondu que j’étais un petit guide, et que je m’appelais moi aussi Omar. Il a alors appelé Jean Ping et m’a présenté en disant : « Voici le petit Bongo. Il s’appelle Omar, comme moi, et les Omar sont des gens intelligents ! »
Quel poste occupiez-vous en Libye ?
J’étais le conseiller en relations internationales de Béchir Saleh. Mais j’ai rapidement quitté le LAIP car j’étais toujours avec Kadhafi. Il me chargeait de missions et, quand les gens lui demandaient quelque chose, il les dirigeait vers moi. Il acceptait que je lui dise des choses que d’autres n’osaient pas lui dire. Je lui parlais de façon très franche. Il me disait que je deviendrais un leader. Nous avions de l’affection l’un pour l’autre.
Comment avez-vous connu le président sénégalais, Macky Sall, dont vous dites aujourd’hui qu’il est comme un frère ?
C’était pendant les troubles en Guinée-Bissau. Macky Sall était alors ministre de l’Intérieur [d’août 2003 à avril 2004] et gérait certains dossiers liés à la Guinée-Bissau. À l’époque, j’étais moi-même ministre auprès du Premier ministre, chargé de la coopération. Je faisais la liaison entre Bissau et Dakar. Nous parlions la même langue, le peul. Il m’appelait « jeune frère », je lui répondais « grand frère ». C’est ainsi que s’est nouée notre relation. Avant l’assassinat du président Vieira, en 2009, la situation était tendue à Bissau et je suis venu habiter à Dakar chez Macky Sall. Sa femme, Mariem, m’a dit qu’ils étaient désormais ma famille à Dakar. Je suis resté chez eux pendant trois ans. Mes liens avec Macky Sall, qui m’appelle toujours « Comandante », sont très forts.
Un jour, alors que j’étais au Sénégal, j’ai fait une grave crise de paludisme. Certains pensaient que j’allais mourir. Mariem est restée avec moi pendant une semaine entière, du matin au soir. Je n’avais personne, ils étaient ma famille. Au fil du temps, leur maison est devenue une base pour tous les exilés bissau-guinéens ! Quand Malam Bacai Sanhá est décédé, en 2012 donc, je suis revenu à Dakar. Macky Sall et moi étions tous deux en disgrâce. Je l’ai présenté à Blaise Compaoré, je l’ai amené en Libye, et j’ai parlé de lui aux présidents Omar Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso. J’étais à ses côtés quand il a créé son parti. Un jour, le président Abdoulaye Wade nous a d’ailleurs fait convoquer au département d’investigation criminelle. Les autorités sénégalaises ont fait fermer mes comptes bancaires.
Ils auraient pu vous expulser !
Oui, mais j’ai appelé Thabo Mbeki, en Afrique du Sud, et il est intervenu en ma faveur, tout comme Blaise Compaoré. Plus tard, j’ai revu Abdoulaye Wade en Libye, et il m’a dit que je pouvais rester chez Macky, mais sans faire de politique.
Le Nigérian Muhammadu Buhari vous a aussi aidé…
Buhari, c’est mon père. Je le connais depuis des années. Je l’ai rencontré au Burkina, mais pas par l’entremise de Blaise Compaoré. À l’époque, il dirigeait une association d’éleveurs fulanis. Quand je suis devenu chef du gouvernement, il a été le premier à m’avoir invité dans son pays. Il m’a envoyé un avion, il m’a reçu à son domicile – ce qui est très rare. Il m’a dit qu’il était fier de ce que j’avais accompli en tant que Premier ministre.
Après la proclamation des résultats de la présidentielle de la fin 2019, il m’a dit qu’il fallait immédiatement que j’aille voir Denis Sassou Nguesso, indépendamment de la façon dont il m’avait appuyé. Le président congolais est un homme que je respecte beaucoup. C’est l’une de mes références, comme l’était Nino Vieira. Je l’appelle « papa ».
Il y a une histoire compliquée et douloureuse entre Alpha Condé et vous. Cela est-il lié à l’expulsion de Necotrans du port de Conakry ? Vous y avez travaillé comme conseiller du PDG, Richard Talbot…
C’est exact, mais ce n’est pas lié à cette affaire. J’ai rencontré Alpha Condé chez Blaise Compaoré, à l’époque où il était opposant. Ses amis étaient mes amis et nous avions les mêmes ennemis. Il m’appelait « fiston », et moi je l’appelais « président ». Il avait beaucoup d’estime à mon égard, et j’avais beaucoup d’affection pour lui. Cette animosité que je lui inspire aujourd’hui, je ne la comprends pas. Lui seul sait d’où elle vient.
Votre brouille est donc apparue subitement ?
Oui. Il est venu assister à la prestation de serment du président José Mário Vaz, en 2014. J’avais alors été chargé d’accueillir des chefs d’État, et j’ai senti qu’il était froid. Nous nous sommes revus à Dakar pendant un sommet, et certains dirigeants ont commencé à me demander ce qu’il se passait entre lui et moi. José Mário Vaz m’avait prévenu : « Il y a deux personnes qui ne t’aiment pas : Yahya Jammeh et Alpha Condé. » Plus tard, j’ai revu Alpha Condé à New York, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, et j’ai compris qu’il éprouvait une vraie animosité à mon égard. J’ai appris qu’il parlait mal de moi devant tous les chefs d’État, il a tout fait pour gâter mon nom. Alors je suis à mon tour devenu très hostile à son égard, pour lui montrer qu’il n’était pas mon père.
Vos relations amicales avec son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, n’ont-elles pas pu provoquer cette animosité ?
Cellou, c’est mon parent peul. Si je peux le soutenir de quelque façon que ce soit, je le ferai.
Mais Alpha Condé et vous êtes voisins. Vous allez devoir prononcer des paroles d’apaisement, aller à Conakry à un moment ou à un autre… Une réconciliation est-elle possible ?
C’est vrai qu’il n’y a pas d’ennemi permanent dans la vie et qu’il est désormais mon homologue. Je suis un musulman croyant, je n’ai pas de haine. On peut tourner la page, mais c’est lui qui doit faire le premier pas, car c’est lui qui est en tort !
Souvenez-vous qu’il a mis la Guinée-Bissau à genoux en étant le prétendu médiateur de la Cedeao. C’était en 2017, et c’est la plus grande humiliation que mon pays ait subie. Je ne le tolérerai plus, c’est terminé : Alpha Condé ne sera plus médiateur en Guinée-Bissau.
Ce que vous dites est très dur…
Mais c’est ma position. Je ne cherche pas l’apaisement avec Alpha Condé, il m’a fait trop de mal. J’attends ses excuses. Il a soutenu mon adversaire, mais il ne s’est pas arrêté là. Il n’a aucun respect pour moi, et je n’ai aucun respect pour lui.
En visite à Brazzaville il y a quelques jours, vous avez dit qu’il s’agissait de propos de campagne, et que vous ne l’attaqueriez plus aussi frontalement…
Oui, mais s’il ne mâche pas ses mots, il me trouvera debout face à lui. Il faut qu’il soit attentif. Nous sommes des voisins immédiats.
N’avez-vous pas peur que ce style « cash » vous desserve ?
Je suis comme ça, je ne changerai pas.
Quelles sont vos relations avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta ?
Elles sont bonnes. Je l’appelle « tonton », à cause des origines de ma mère.
Avec l’Ivoirien Alassane Ouattara ?
Nous ne sommes pas des amis. Nous sommes des homologues. Mais je parle presque chaque jour avec son fils David. Lui, c’est mon ami.
Et avec les pays européens ?
Avant-hier, j’ai déjeuné à Lisbonne avec le Premier ministre et avec le président portugais. Le Portugal sera notre porte d’entrée en Europe et nous serons la leur dans la Cedeao. La Guinée-Bissau est un petit pays, mais, comme le dit le président rwandais Paul Kagame, petit pays ne veut pas dire petit État. Je suis président désormais. Mes interlocuteurs, ce sont mes homologues. Rencontrer de simples conseillers Afrique ne m’intéresse plus.
Si votre victoire est proclamée de façon définitive, vous allez devoir cohabiter avec le PAIGC, qui détient la majorité relative à l’Assemblée. Vous avez dit que vous pourriez inviter un membre de ce parti à former un gouvernement. Le confirmez-vous ?
Pourquoi pas.
On vous prête l’intention de dissoudre l’Assemblée nationale. L’envisagez-vous ?
Avec moi, toutes les options sont toujours sur la table.
Concernant le trafic de drogue…
Je vous arrête : il n’y a pas de trafic de drogue en Guinée-Bissau ! Les Bissau-Guinéens n’en consomment pas, ils n’ont pas l’argent pour en acheter. Nous savons qui sont les narcotrafiquants, ceux qui permettent le transit de la drogue, et ce ne sont pas des militaires, ce sont des politiciens ! Comment financeraient-ils leur campagne sans cela ? Ils n’ont pas signé avec le Real Madrid ou le FC Barcelone, leur argent vient bien de quelque part…
La Guinée-Bissau va changer. Désormais, chaque membre du gouvernement, chaque député, moi-même, nous devrons tous avoir un casier judiciaire vierge. Je veux aussi pouvoir permettre au procureur de me convoquer. Personne ne sera au-­dessus des lois.
On vous a également prêté l’intention de rétablir la peine de mort pour les trafiquants. Qu’en est-il ?
Je suis contre la peine de mort, mais je promets des peines lourdes à ceux qui ternissent l’image de notre beau pays. Je serai intransigeant. Selon les échos qui me sont revenus, les trafiquants ont commencé à quitter le pays depuis mon élection, car ils savent ce qui les attend. En Guinée-Bissau, c’est terminé la République bananière. C’est l’homme qui fait la fonction.
Les réseaux sociaux se sont délectés d’une polémique sur votre situation matrimoniale et d’une guerre des premières dames…
Les choses sont claires, il n’y a qu’une seule première dame : Dinisia Reis Embaló. C’est la mère de mes enfants.
Et la femme d’affaires guinéenne Tigui Camara ?
Je l’ai rencontrée lors du sommet de l’UA à Niamey, en juillet dernier. Elle n’a jamais été mon épouse. La vidéo de notre prétendu mariage religieux à Dakar est un montage, et, de toute façon, ce type d’union n’a aucune valeur légale en Guinée-Bissau. Cette histoire m’a beaucoup touché, et je me demande si cette dame n’a pas été envoyée par quelqu’un pour me nuire. Mais je n’en dirai pas plus.
D’où vient le keffieh que vous portez ?
De l’époque où je poursuivais mes études au Portugal : un ami me l’a ramené d’un voyage en Égypte. Je l’ai adopté en le nouant à ma manière, pas à la façon des Saoudiens. Quand la campagne pour les législatives a commencé à Bissau, on ne me reconnaissait que quand je le portais. Au début, des membres de mon parti ont craint que je ne sois associé aux Frères musulmans et voulaient que je cesse de le mettre, mais je n’ai pas voulu céder. J’ai importé des milliers de keffiehs et j’ai commencé à en distribuer partout. Même dans les zones animistes, on m’en demandait !
Si le contentieux électoral est purgé et que votre victoire est confirmée, quand aura lieu l’investiture ?
Entre le 19 et le 20.
Alpha Condé sera bien sûr invité. Viendra-t-il ? C’est à lui de décider.

Guinée-Bissau: Le nouveau président au cœur d’un scandale avec un mannequin guinéen

https://senego.com/-Une histoire de « légitime first lady », impliquant Tigui Camara, « la princesse Guinéenne des mines », et le nouveau président Bissau-guinéen cristallise les débats depuis son élection le 1er janvier 2020.
Tigui Mounir Camara, mannequin aujourd’hui à la tête d’une entreprise minière, a déclaré être l’épouse du président Umaro Sissoko Emballo. Ce que la cellule de communication du Président Bissau-guinéen a démenti. Mais, la principale intéressée est montée au créneau pour préciser que l’union a bel et bien eu lieu, vidéo à l’appui. Ce mardi, le frère de la guinéenne, dans une vidéo, a déballé des captures d’écran de messages du président envoyés à Tigui Camara.

La famille de la Guinéenne annonce une plainte

Plus que les propos du nouveau président Bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embaló sur son homologue et voisin guinéen Alpha Condé, dénonçant les « agissements de ce dernier quant à la répression qu’il ferait subir à son peuple en voulant s’accrocher au pouvoir… » ou le challenge relevé par son élection à la présidence, suspendue aux recours introduits par le camp adverse, c’est une histoire de « légitime first lady », impliquant Tigui Camara, « la princesse Guinéenne des mines », et le nouveau président de Bissau Guinéen qui cristallise les débats depuis son élection le 1er janvier 2020. Au centre de la polémique, le titre de première Dame de la république de Guinée.
Invité à Espace FM, dans l’émission culte ‘’Les Grandes Gueules’’, Ahmed De Paris, a vigoureusement dénoncé l’attitude jugée irresponsable de Emballo, avant d’annoncer une possible plainte contre ce dernier.
« La famille va porter plainte, parce que ce qui est arrivé à ma sœur, peut arriver à la sœur de n’importe qui ou à n’importe quelle femme. Donc, je pense qu’aujourd’hui, Embalo ne touche pas simplement Tigui, mais touche le symbole de la femme africaine, un Chef d’Etat doit respecter la femme », a-t-il indexé.
Ahmed de Paris assure que sa famille n’a guère peur et ira jusqu’au bout dans ce dossier, pour rétablir l’honneur de Tigui Camara.
« Les menaces qu’il a proférées à l’encontre de ma sœur sont tellement graves, qu’il faudrait désormais qu’on porte plainte et nous avons conseillé à notre sœur de porter plainte contre lui, pour escroquerie, arnaque, atteinte à la vie privée et menace sur sa vie. Nous sommes menacés par lui aujourd’hui, mais on n’a pas peur de lui. Qu’il soit chef d’Etat ou je ne sais quoi, cela ne lui donne pas le droit de piétiner l’honneur de toute une famille », a-t-il laissé entendre


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*