Revue de Presse du Mardi 28 Janvier 2020

Unes de la Presse du Mardi 28 Janvier 2020
Unes de la Presse du Mardi 28 Janvier 2020

Volume des échanges commerciaux avec le Sénégal:Le président turc annonce un nouvel objectif d’un milliard de dollars.

https://www.dakaractu.com/-Les relations commerciales entre Dakar et Ankara se portent bien. Très bien. C’est le moins qu’on puisse dire. A preuve, à l’occasion de la visite du chef de l’État turc au Sénégal, il a été convenu de porter le volume des échanges commerciaux entre les deux pays à 1 milliard de dollars. Ce, après qu’un deuxième objectif de 400 millions a été atteint en 2018, comme l’a révélé le président turc Recep Tayyip Erdogan lors de son allocution prononcée à la salle des banquets du palais de la République du Sénégal.

TURQUIE: 1500 SÉNÉGALAIS VONT ÊTRE RÉGULARISÉS

http://www.emedia.sn/-Les Sénégalais sans papier résidant en Turquie peuvent pousser un ouf de soulagement. Le président de la Turquie a accepté de régulariser 1500 sénégalais qui étaient en situation irrégulière. C’est le président de la République, Macky Sall qui a fait la révélation, ce mardi, lors de son point de presse conjoint avec son homologue turque.
Ce dernier est en visite au Sénégal pour renforcer la coopération et intensifier les relations économiques qui lient entre les deux pays.

Résolution politique de la crise libyenne: Dakar et Ankara accordent leurs violons…

https://www.dakaractu.com/-En visite à Dakar ce mardi 28 janvier, le président turc s’est encore dit favorable à une résolution du conflit libyen.
Il animait un point de presse avec son homologue sénégalais, au cours de sa troisième visite officielle au Sénégal, en tant que chef d’Etat.
« Si nous disons que nous pouvons résoudre le conflit libyen du jour au lendemain, ce serait pas réaliste », a laissé entendre Recep Tayyip Erdogan, selon qui, des efforts devraient être faits dans le sens d’une résolution politique.
Cependant, dans cette recherche de la paix en Libye, le président turc a écarté le Maréchal Khalifa Haftar.
Selon Erdogan, l’homme fort de l’est libyen n’oeuvre pas pour le retour de la paix dans ce pays. « Il ne se soucie pas de résoudre la crise lbyenne. C’est un légionnaire financé par Abu Dhabi et l’Egypte alors que monsieur Saraj (Faez al Saraj) est un homme politique reconnu par l’ONU. Est ce qu’on peut les comparer ? Il faut apprécier la situation. Haftar n’a aucune reconnaissance politique officielle », tranche Erdogan.
Qui peut compter sur le soutien du président sénégalais pour la stabilisation de la Libye. Macky Sall a fait entendre les inquiétudes du continent africain quant à une éventuelle destabilisation de ce pays en proie à une instabilité politique depuis la mort du guide de la révolution, Muammar Kadhafi.
« Je l’ai encouragé à poursuivre les démarches dans le cadre de la recherche d’une solution piolitique en Libye », a déclaré Macky Sall qui rappelle que l’Afrique subsaharienne a des « préoccupations ».

ANKARA ET DAKAR SIGNENT DES ACCORDS DE COOPÉRATION, CE MARDI

Dakar, 28 jan (APS) – La Turquie et le Sénégal vont signer plusieurs accords de coopération, mardi, à Dakar, où le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est arrivé depuis la veille, selon un communiqué du Bureau d’information gouvernementale (BIG).
Les accords seront signés lors d’une audience, au palais de la République, par le président Macky Sall et son homologue turc, précise la même source.
Elle ajoute qu’il s’agit d’un mémorandum d’entente relatif à l’établissement d’un centre culturel turc au Sénégal, d’un mémorandum sur ‘’la coopération en matière de politique de la diaspora’’ et d’un protocole d’accord de coopération entre la direction des archives d’État de la présidence de la Turquie et la direction nationale des archives du Sénégal.
‘’De belles perspectives de coopération sont (…) attendues dans les domaines de l’éducation, des sports et de la gestion des catastrophes’’, affirme le BIG, un organisme public du Sénégal.
Recep Tayyip Erdogan est arrivé ce lundi soir à Dakar, pour la dernière étape d’une tournée africaine.
Le président turc et son épouse ont été accueillis par le ministre d’Etat, secrétaire général de la présidence de la République, Mahammed Dionne, et la Première Dame du Sénégal, Marème Faye Sall.
Recep Tayyip Erdogan est accompagné d’une délégation comprenant les ministres turcs des Affaires étrangères, Mevlüt Çavusoglu, de la Défense, Hulusi Akar, de l’Industrie et de la Technologie, Mustafa Varank.
Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Fatih Dönmez, le chef des services de renseignement, Hakan Fidan, et des opérateurs économiques accompagnent aussi le président turc, dont la visite est placée sous le signe des ‘’relations d’amitié et de coopération’’ de la Turquie avec le Sénégal.
Macky Sall et Recep Tayyip Erdogan auront un entretien bilatéral, mardi matin. Ils vont ensuite coprésider la cérémonie d’ouverture d’un forum économique auquel prendront part des représentants des secteurs privés sénégalais et turc. Le président turc n’avait plus effectué une visite à Dakar depuis février 2018.BHC/ESF/MD

QUE CACHE L’INTÉRÊT DE LA TURQUIE POUR LE SÉNÉGAL ?

NETTALI.COM – Depuis quelques années, on note une déferlante turque au Sénégal. Le président Erdogan visite Dakar pour la quatrième fois en sept ans. Des analystes ne manquent pas de soupçonner Ankara de vouloir faire de Dakar sa vache laitière.
Entre la Turquie et l’Afrique, les relations datent du 16e siècle quand, au lendemain de la prise de Constantinople en 1453, l’Empire ottoman étendit son influence en Afrique du Nord, en conquérant l’Egypte, la Tunisie, l’Algérie et la Libye. Seul le Maroc, au terme d’une longue période de résistance, a échappé à cette colonisation qui ne va se terminer qu’en 1912, lorsque l’Italie viendra chasser les troupes de Mustafa Kemal Atatürk de la zone.
Comme si l’histoire se répétait, la Turquie, qui a décrété « l’année 2005 année de l’Afrique », séduit le continent noir pour opérer son retour, dans le cadre de son plan stratégique « Vision 2023 » (année coïncidant avec le centenaire de cet Etat eurasiatique).
Son économie frappée durement par les contrecoups néfastes de la crise née de la dette grecque, Ankara renforce ses liens commerciaux avec des pays d’Afrique Subsaharienne, pour offrir des débouchés à ses entreprises et combler un vide consécutif à son échec, relativement à son projet d’adhésion à l’Union européenne.
Le Sénégal va jouer un rôle décisif pour concrétiser ce projet. C’est ainsi qu’on assistera à une frénésie de voyages sur l’axe Dakar-Ankara dès 2013 et depuis lors, le président Recep Tayyip Erdoğan a visité quatre fois la capitale sénégalaise. De son côté, entre mai et décembre 2019, le président de la République, Macky Sall, a été, à deux reprises, à Ankara. Cela, dans un contexte où on assiste à un accroissement, sans précédent, du volume des échanges entre les deux pays. Le 21 décembre 2017,  le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybecki, de la Foire internationale de Dakar, avait exprimé le souhait de son pays de faire de la capitale sénégalaise « sa porte d’entrée » pour l’établissement d’une Zone de libre-échange avec l’Afrique de l’Ouest.
Toutefois, d’aucuns pensent que la Turquie veut transformer le Sénégal en vache laitière et relèvent le déséquilibre noté dans les échanges commerciaux qui profitent largement à Ankara. Les exportations turques vers le Sénégal s’établissaient à   244 millions de dollars US en 2017, tandis que celles du Sénégal vers ce pays eurasiatique s’estimaient à 5 millions de dollars.
Mieux, outre la finalisation du chantier de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, les Turcs ont raflé d’autre gros marchés de construction concernant des projets grandioses du PSe comme le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad), la gare des gros-porteurs, le marché d’intérêt national, le stade multifonctionnel Dakar Arena et l’hôtel Radisson de Diamniadio.
Le 18 décembre 2019, le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la Convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de la République de Turquie, en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu, signé à Antalaya le 14 novembre 2015.
Cela peut être une belle opportunité pour les deux Etats, mais, depuis quelques jours, le Maroc dénonce l’accord de libre-échange qu’il avait signé avec la Turquie en 2004, car ne ressentant pas les retombées de ce partenariat. C’est pourquoi l’on craint que le même scénario se produise entre Ankara et Dakar. Car les Turcs sont réputés très forts, quand il s’agit de protéger leur marché.
Au rayon de la diplomatie, la Turquie qui se positionne comme un acteur majeur sur la scène internationale, en s’impliquant dans les dossiers syrien et libyen, pourrait avoir besoin du vote du Sénégal à l’ONU quand ses intérêts géostratégiques sont en jeu. Sauf que l’Arabie Saoudite, son rival régional et non moins partenaire de longue date du pays de la teranga, ne voit pas d’un bon œil ses connexions avec le Qatar et l’Iran.
C’est dire que cet intérêt d’Ankara pour Dakar revêt plusieurs aspects et qu’il s’inaugure une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.

Chine-Afrique: des échanges commerciaux moins vigoureux en 2019 et le continent noir perd encore plus au change

(Agence Ecofin) – Les échanges commerciaux entre la Chine et ses partenaires africains ont atteint le niveau record de 208,7 milliards $ en 2019, a appris l’Agence Ecofin de sources statistiques douanières chinoises. Derrière ce chiffre qui peut impressionner, se cachent cependant des données négatives pour l’Afrique.
Déjà, cette performance est moins vigoureuse en comparaison à celle de l’année précédente. La valeur globale des échanges n’est en hausse que de 2,2%, très loin de la hausse de 19,7% enregistrée en 2018. Dans le même temps, on note que l’Afrique a perdu au change.
Le déficit pour le continent noir a plus que triplé, passant de 5,62 milliards $ en 2018 à 17,7 milliards $ en 2019. Cette configuration est attribuable à deux facteurs. Si les exportations de la Chine vers l’Afrique ont progressé de 8% atteignant les 113,2 milliards $, ses importations en provenance du continent ont reculé de 3,8% à seulement 95,5 milliards $. Rappelons qu’en 2018, cet indicateur était en hausse de 30,8%.
On est bien loin du gagnant-gagnant encore récemment revendiqué à l’occasion du dernier sommet Chine-Afrique. Sûrement en raison de grosses cargaisons de pétrole que livre l’Angola, il est une fois de plus, le pays africain qui réalise le plus gros excédent commercial avec la Chine. Fin 2019, ce surplus se situait à 21,5 milliards $ en baisse par rapport aux 23,5 milliards $ dégagés en 2018. Les deux autres gagnants sont l’Afrique du Sud (+9,3 milliards $) et la République du Congo (+5,6 milliards $).
Sur les 55 pays que compte le continent noir, 40 ont connu des déficits commerciaux avec le partenaire chinois en 2019, contre seulement 39 en 2018.
Ces tendances négatives pour l’Afrique dans ses relations avec la Chine coïncident avec une demande moins vigoureuse des matières premières sur le marché mondial et un prix du baril de pétrole qui est resté à un bas niveau. A cela s’ajoute la dépréciation de la plupart des monnaies de la région, donnant plus de pouvoir d’achat aux importateurs chinois.Idriss Linge

COOPERATION MILITAIRE: Pour les États-Unis, les Africains doivent prendre leurs responsabilités

https://toutinfo.net/Le « monsieur Afrique » des États-Unis s’apprête à conclure une grande tournée en Afrique. Tibor Nagy a entamé il y a deux semaines une série de voyages entre la Centrafrique, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan du Sud et le Soudan.
Ce sixième passage du secrétaire d’État adjoint sur le continent doit se terminer le mercredi 29 janvier. Hier soir, depuis Khartoum, Tibor Nagy a notamment rappelé que, sur plusieurs dossiers chauds, les Africains devraient prendre leurs responsabilités.
La France craint un retrait militaire des États-Unis dans le Sahel. La ministre française de la Défense, Florence Parly, est d’ailleurs à Washington pour dissuader les Américains de suspendre leur aide.
Tibor Nagy, lui, a préféré rappeler que c’était aux pays de la région de prendre leurs responsabilités : « Les problèmes du Sahel ne seront pas réglés par la France ou les États-Unis. Ce sont aux pays du Sahel de le faire. Pour faire reculer les terroristes, vous avez besoin de bonne gouvernance, d’un retour de l’État dans l’espace abandonné par les terroristes, en apportant la sécurité, des services de santé, l’éducation. Vous pourrez avoir autant de partenaires internationaux que vous voulez, au final tout dépend de la volonté des pays concernés. »

Nouvel avertissement

Tibor Nagy a également lancé un nouvel avertissement aux leaders sud-soudanais. Alors que les négociations entre le chef rebelle Riek Machar et le président Kiir patinent, le diplomate américain a appelé au compromis : « S’ils essaient de régler tous les problèmes dans les moindres détails, qui sait quand on aura un nouveau gouvernement. Au Soudan, ils avaient des problèmes encore plus complexes à régler, ils ont décidé de les mettre de côté, de former un gouvernement de transition et de gérer ces blocages pendant la transition. Au Soudan du Sud ils peuvent faire la même chose. Sinon nous en serons encore au même point dans un an. »
Menace de sanctions
Tibor Nagy a brandi une fois encore la menace de sanctions, ajoutant que « les Sud Soudanais avaient suffisamment souffert et que la communauté internationale en avait assez ». Le diplomate a fustigé les intérêts « égoïstes » des élites du pays.Toutinfo.net (RFI)

Paris appelle Washington à maintenir son soutien au Sahel

:RFI–Paris a appelé lundi Washington à maintenir son soutien militaire aux efforts anti-jihadistes de la France dans le Sahel, sans toutefois recevoir de garanties de la part de Washington.
« Le soutien américain à nos opérations est d’une importance cruciale et sa réduction limiterait gravement l’efficacité de nos opérations contre les terroristes », a déclaré la ministre française des Armées, Florence Parly, à l’issue de sa rencontre au Pentagone avec le ministre américain de la Défense Mark Esper.
« Aucune décision n’a encore été prise », a indiqué Mark Esper au cours d’une conférence de presse commune avec Florence Parly, évitant soigneusement tout engagement envers Paris.
« Mon objectif est d’ajuster notre présence militaire dans beaucoup d’endroits », a-t-il ajouté rappelant que les États-Unis veulent réaligner leurs forces dans le monde pour répondre à une menace jugée grandissante de la Chine et la Russie, dans un contexte de « concurrence entre grandes puissances ». « J’ai des consultations avec Mme Parly depuis plusieurs mois (à ce sujet) et nous continuerons à le faire quand nous prendrons des décisions », a indiqué Mark Esper.
« Je suis sûre que nous poursuivrons notre dialogue sur ces questions », a renchéri la ministre française.
Le chef d’état-major américain, le général Mark Milley, a récemment prévenu que les États-Unis entendaient réduire leur présence en Afrique. Des décisions devraient être prises « probablement dans un mois ou deux », avait-il indiqué. Une annonce intervenue au moment même où Paris et ses partenaires africains se réunissaient à Pau pour annoncer des efforts accrus pour tenter de venir à bout de groupes jihadistes dont les attaques se multiplient.
Un retrait américain d’Afrique de l’Ouest constituerait un coup dur pour les 4 500 soldats français de l’opération Barkhane, déployés au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Washington fournit en effet à Barkhane des capacités de renseignement et de surveillance, notamment grâce à ses drones, du ravitaillement en vol et du transport logistique, pour un coût de 45 millions de dollars par an.(Avec AFP)

Amélioration de 1,4 point du climat des affaires en novembre

https://www.financialafrik.com/– Le climat des affaires du Sénégal a connu une  amélioration de 1,4 point à l’issue du mois de novembre 2019 comparé au mois d’octobre 2019, selon l’enquête d’opinion réalisée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE) basée à Dakar.
Selon cette enquête l’indicateur synthétique de ce climat des affaires, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises s’est établi à 99,7 points contre 98,3 points en octobre 2019. Malgré cette amélioration, il est, cependant resté en dessous de sa moyenne de long terme qui est de 100 points. « Cette situation reflète l’orientation particulièrement favorable des opinions des prestataires de services », note la DPEE. Selon toujours cette structure, le climat des affaires s’est par contre légèrement détérioré de 0,1 point sur une base annuelle en novembre 2019.
Au niveau du sous-secteur de l’industrie, les chefs d’entreprises ont majoritairement indexé comme principales contraintes à leur activité les difficultés de recouvrement des créances (35%), la concurrence supposée déloyale (30%), l’insuffisance de la demande (28%) et l’approvisionnement difficile en matières premières (19%). « En somme, le climat des affaires s’est dégradé (-2,8 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs à la production et aux perspectives de production », note la DPEE. Concernant la situation des commandes reçues et des stocks de produits finis, les soldes d’opinion sont restés stables.
Pour ce qui est du sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs ont trait aux difficultés de recouvrement des créances (83%), à la fiscalité (50%) et à l’accès difficile au foncier (50%). Le climat des affaires s’est dégradé de 1,4 point dans le sous-secteur, entre octobre et novembre 2019, en liaison avec le recul des soldes d’opinion relatifs aux commandes (publiques et privées).

Concernant l’activité et les perspectives d’activité, les soldes d’opinion sont restés stables.

Les prestataires de services interrogés ont majoritairement évoqué, en novembre 2019, les difficultés de recouvrement des créances (80%), la concurrence jugée déloyale (40%), la fiscalité (33%) et l’insuffisance de la demande (20%) comme les principales entraves à l’activité. Cependant, la DPEE signale que le climat des affaires s’est renforcé de 5,2 points dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Cette situation reflète l’optimisme des enquêtés quant aux perspectives de chiffre d’affaires, de commandes reçues et de tarifs pratiqués.
S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (75%), la fiscalité (50%) et l’approvisionnement difficile en marchandises (38%) sont les contraintes à l’activité les plus citées par les commerçants interviewés. En outre, le climat des affaires s’est détérioré de 2,8 points en rythme mensuel, sous l’effet des orientations défavorables des soldes d’opinion relatifs aux commandes et perspectives de commandes. Pour ce qui est des stocks de produits finis, le solde d’opinions est resté quasi stable entre octobre et novembre 2019.  Amadjiguéne Ndoye

Echos Finances: Une édition spéciale consacrée au budget programme

https://www.lejecos.com/-La Cellule de communication du ministère des Finances et du Budget, a publié l’édition du premier trimestre 2020 d’Echos Finances. Il s’agit d’une revue d’informations économiques. Ce numéro spécial consacré entièrement au nouveau budget programme a été réalisé avec le concours de la direction de la programmation budgétaire de la direction générale du budget.
Dans l’édito, le ministre des Finances souligne que le budget de l’État, jusqu’ici construit selon une logique de moyens, change de paradigme et s’adosse désormais à partir de ce mois de janvier sur une logique de gestion axée sur les résultats.
« Le budget dit de moyens laisse la place au budget programme, construit à partir des politiques publiques, décomposées en programmes auxquels sont associés des objectifs précis arrêtés en fonction de finalités d’intérêt général et des résultats attendus.
L’atteinte de ces résultats est mesurée par des indicateurs de performance », explique Abdoulaye Daouda Diallo.
Dans cette édition, les grands axes du budget programme sont explicités. On y trouve également la phase d’élaboration du budget de l’Etat avec les différentes étapes. Il y a la phase d’examen et d’adoption du budget.
Les principales composantes du budget 2020 sont aussi évoquées dans cette édition spéciale où peut lire une interview avec le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.Adou FAYE

REGULATEUR UNIQUE DU SECTEUR DE L’ENERGIE–MAKHTAR CISSÉ DÉCORTIQUE LE NOUVEAU TEXTE

NETTALI.COM – Le Sénégal va, en matière de régulation, se doter d’une nouvelle commission qui va absorber les compétences de la Commission nationale des hydrocarbures (Cnh). Cela, selon le ministre Makhtar Cissé, pour avoir un régulateur unique du secteur de l’énergie et non plus de l’électricité seulement.
Ce lundi 27 janvier 2020, à l’occasion du vote du nouveau code gazier, le ministre du Pétrole et des Énergies a exposé le projet de loi qui sera soumis à l’Assemblée nationale, afférent au cadre réglementaire de la régulation.
« Autant d’activités ne peuvent pas se dérouler dans un pays, s’il n’y a pas un arbitre, s’il n’y a pas un régulateur. L’Etat est l’arbitre en dernier ressort. Parce que nous avons quand même une justice qui tranche les litiges ; qui tranche les conflits, devant laquelle on va continuer à porter tous les griefs devant une quelconque situation juridique qui se poserait. Mais avant cela, il y a un régulateur », dira le ministre Makhtar Cissé.
Ainsi, il fait remarquer que le Sénégal n’a pas attendu 2017, 2018 ou 2019 pour se doter de structures de régulation. Pour preuve, justifie-t-il : l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) ou encore l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) « existent depuis quelques années », en plus de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) qui existe depuis 1999. Toutefois, rappelle-t-il, la Crse, ne régule que le secteur de l’électricité et les revenus de SENELEC et des opérateurs qui interviennent dans le secteur.
A la question de savoir comment la régulation est faite au niveau des hydrocarbures, il répond : « Le ministre, c’est une personne, mais également un cabinet et des collaborateurs. Il est dans une collégialité, dans un gouvernement où il ne lui est pas loisible de faire ce qu’il veut. Nous importons du carburant tous les jours. Comment c’est régulé ? Comment les licences d’importation sont délivrées ? C’est bien le ministre qui les délivre aujourd’hui. C’est le ministre qui va continuer à délivrer les licences pour le gaz. Comment sont délivrées les licences pour l’exploitation des stations de distribution ? C’est le ministre qui les délivre naturellement. S’il y a du gaz à distribuer aussi, c’est le ministre qui va continuer à le distribuer. », précise M. Cissé.
Sur ce registre toujours, il mentionne que la Commission nationale des hydrocarbures (Cnh) qui agit comme régulateur, a une composition à la fois étatique, para-étatique et l’Assemblée nationale y est représentée.
« Vous avez une commission très diverse qui garantit son indépendance et cette commission soumet les  dossiers, les arrêtés après instruction, au ministre du Pétrole et des Énergies pour signature », décrit-il.
«Il y aura une loi spécifique qui va concerner le régulateur »
Pour l’avenir, prend-il date, « il y aura une loi spécifique qui va concerner le régulateur ».  Cela, avec une commission dont le fonctionnement et la composition sont prévues dans le projet de loi à venir et sur lequel l’Etat travaille avec le MCC, suite à un appel d’offres.
« Le code de l’électricité et le code de la régulation sont en train d’être préparés. Les premiers drafts doivent être reçus au plus tard le 20 février prochain (…) Cette régulation ne concernera plus que l’électricité. La nouvelle commission va absorber les compétences de la Commission nationale des hydrocarbures (Cnh) pour avoir un régulateur du secteur de l’énergie et non plus de l’électricité », ajoute Mouhamadou Makhtar Cissé.
« Le régulateur étudie les dossiers, le régulateur fixe les prix. Quand il s’agit d’attribuer le gouvernement ne saurait avoir une compétence liée, parce que si le gouvernement a une compétence liée, cela voudrait dire que l’Assemblée nationale s’est dessaisie au profit du gouvernement et le gouvernement se serait dessaisi au profit d’une commission fût-elle autonome. Cette commission aura toute l’autonomie nécessaire pour instruire les dossiers mais il faudrait que le régulateur laisse au gouvernement le soin d’apprécier, de le suivre dans sa position ou bien de rejeter sa position, mais la loi dit que si la position du régulateur est rejetée, cela va faire l’objet d’une motivation expresse », termine-t-il.

 MAKHTAR CISSE SUR LE CODE GAZIER: «Cette loi ne régit pas des contrats déjà signés, mais des contrats à venir»

https://www.jotaay.net/-Le Sénégal dispose désormais d’une loi qui règlemente l’activité qui suit la production de gaz et de pétrole. Il s’agit du transport et de la distribution qui sont désormais réglementés. Mais le ministre du Pétrole et des Énergies a averti que le nouveau Code gazier adopté, hier, par les députés ne régit pas les contrats déjà signés, mais des contrats à venir.
Suite au nouveau Code pétrolier qui régit l’activité de recherche et de production, une nouvelle loi portant Code gazier a été adopté, hier, en plénière par les députés. Cette loi, de l’avis du ministre du Pétrole et des Énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé, règlemente l’activité qui suit la production. Il s’agit, dit-il, du transport et de la distribution du gaz au niveau des industriels et des ménages, mais aussi au niveau des producteurs d’électricité qui seront les principaux destinataires. Le ministre de révéler dans la foulée que cette présente loi ne régit pas des contrats déjà signés (les gisements avec la Mauritanie et le gisement de Sangomar), mais des contrats à venir. «Cette loi vaut pour l’avenir», précise M. Cissé.

Contenu local: dans l’un des régimes,seules les entreprises sénégalaises vont compétir

S’agissant de l’implication du privé national, il sera pris en compte par le Contenu local. Ainsi, pour protéger les entreprises sénégalaises, le ministre annonce qu’il est prévu un régime exclusif où seules les entreprises sénégalaises vont compétir. Il y a cependant un second régime mixte où les entreprises sénégalaises pourront compétir avec les entreprises étrangères et enfin le régime non exclusif qui permet un appel à la concurrence qui est ouvert aussi bien aux privés nationaux qu’internationaux.

Une loi sur la régulation du secteur de l’énergie à intervenir  

Toutefois, pour le bon déroulement de toutes ces activités, il faut un régulateur. Makhtar Cissé annonce que dans une loi à venir les prérogatives, la composition et le fonctionnement du régulateur seront définis. «Cette régulation ne concernera plus seulement l’électricité, mais va absorber les compétences de la Commission nationale des hydrocarbures pour avoir un régulateur du secteur de l’énergie»,indique-t-il.Moussa CISS  

CODE GAZIER: La loi passe l’opposition dénonce, la majorité soutient Makhtar Cissé

https://www.jotaay.net/-La Représentation nationale a examiné hier le projet de loi N°16/2019 portant Code gazier. Une séance plénière de trois (3) tours d’horloge, avec une vingtaine d’intervenants. Les interpellations des députés ont porté essentiellement sur la pertinence dudit projet de loi, l’ambiguïté de l’article 5, mais aussi sur la nécessité de former les jeunes Sénégalais dans ce domaine. Certains d’entres eux ont aussi invité le gouvernement à réfléchir sur les mesures d’accompagnement et les impacts de l’exploitation du gaz. Le projet de loi a été voté à la majorité.
Le Sénégal a son nouveau Code gazier. Il a été adopté hier par les députés. Même si certains parlementaires de l’opposition ont sollicité le renvoi de l’examen du projet de loi, il a été validé par la majorité. Lors des discussions, il est ressorti la question de sécurité, la nécessité de clarifier l’article 5, mais aussi les craintes des conséquences néfastes des nombreux pouvoirs attribués au ministre pour la gestion du gaz. Serigne Mansour Sy Djamil attire l’attention des autorités sur la question sécuritaire par rapport à l’exploitation de ces ressources naturelles. Évoquant les éventuels conflits d’intérêts entre les pays gaziers, Serigne Mansour Sy Djamil estime que la Russie, qui a toujours alimenté l’Europe en gaz, ne va jamais accepter que ses clients se libèrent pour faire main basse sur le gaz sénégalais. Et le Qatar, premier producteur de gaz du monde entier avec qui nous partageons la communauté islamique, quels seront nos rapports suite à notre émergence dans ce domaine ?

Abdou Mbacké Bara Dolli: «il faut permettre aux députés de s’imprégner davantage de ces questions, cela leur éviterait de valider n’importe quelle sottise»

Convaincu de l’importance de ce projet de loi, Serigne Abdou Mbacké Bara Dolli pense qu’il est impératif de recueillir l’avis de tout le monde. «Vous avez organisé un séminaire de deux jours sur la question, en sélectionnant vos partisans, alors que le sujet concerne tout le monde. C’était visiblement pas productif, puisque aucun des participants ne peut nous dire réellement ce dont il était question», fulmine Abdou Mbacké. Pour ce dernier, il est nécessaire de permettre aux députés de s’imprégner de chaque sujet avant l’examen des projets de loi ; cela leur éviterait à l’avenir de valider n’importe quelle sottise.

Alioune Souaré: «les pouvoirs dévolus au ministre sont exagérés…»

Pour M. Souaré, l’article 5 du projet de loi portant Code gazier devrait être revu, parce qu’il prête à équivoque et il faudrait surtout éviter ces genres de choses dans la gestion des ressources naturelles. Le remplaçant de Modou Diagne Fada met sur la table l’article 4 qui traite les pouvoirs dévolus au ministre en charge des Énergies. «Les pouvoirs du ministre sur la question de l’exploitation du gaz sont exagérés.  L’exemple de certains pays de la sous-région avec les nombreux problèmes pour la signature des contrats en est une parfaite illustration. Cela entraine très souvent des problèmes de pots de vin», prévient Alioune Souaré, qui propose que la Commission de régulation soit un organe de validation avant que le ministre appose sa signature.

Cheikh Mbacké Dolli: «Nous avons tous les droits de douter de vous»

Embouchant la même trompette, le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie a déploré les pouvoirs démesurés du ministre. Après avoir introduit une motion préjudicielle pour demander l’arrêt des débats, motion rejetée par la majorité, Cheikh Mbacké Bara Dolli a attaqué le texte en tant que tel. Pour lui, le projet de loi a été conçu dans la précipitation. Emettant des doutes sur la loyauté de Mouhamadou Makhtar Cissé, Serigne Cheikh Mbacké affirme : «il est difficile de voir quelqu’un être le Directeur de cabinet d’un président et celui de son successeur. Nous avons tous les droits de douter de vous. Votre prestation dans le secteur de l’électricité en est une preuve. Vous disiez à qui veut l’entendre que la Senelec se portait à merveille en 2016 avec 30 milliards de bénéfice. Vous prédisiez même une vente d’électricité à nos pays frontaliers en 2020. Au lieu d’une stabilité dans ce secteur, nous nous retrouvons avec une hausse du prix de l’électricité», signifie Cheikh Mbacké Dolli.

Abdoulaye Baldé: «ce projet de loi est mieux fait que tous les précédents»

Le président de la Commission de l’énergie et des ressources minérales a balayé d’un revers de main toutes les accusations portées à l’encontre de la commission qu’il dirige. Selon le maire de Ziguinchor, ce projet de loi est le meilleur de tous les précédents. «La  société civile l’a certifié, aucun des précédents n’a été aussi bien fait que celui-ci. Nous avons adopté une démarche inclusive et participative, la preuve, nous avons élargi le séminaire à tous les parlementaires avec 45 participants».

Mamadou Lamine Diallo: «ce projet de loi, c’est pour introduire vos parrains européens dans le business»

Comme à son habitude, le leader de Tekki s’en est pris au gouvernement. Pour Mamadou Lamine Diallo, il n’y a aucune pertinence dans ce projet de loi puisque rien n’a changé. Pour ce dernier, le principal souci avec ce régime, c’est qu’il n’a pas de politique gazière. «Même Senghor a fait mieux que vous. Il faut élaborer une politique gazière digne de ce nom, en discuter avec les populations avant de nous proposer un projet de loi», déclare-t-il. A en croire le leader de Tekki, ce projet, c’est juste une façon pour le régime d’introduire leurs copains et parrains européens dans le business du gaz. Narguant le ministre du Pétrole et des Énergies, Mamadou Lamine Diallo lance : «il paraît qu’il y a un ministre de nationalité britannique, j’espère que ce n’est pas Macky Sall».

Aida Mbodji: «le vous connais et je peux attester de votre bonne foi»

Saluant ce Code gazier, Aida Mbodji précise que bien qu’elle soit de l’opposition, elle mettra toujours les intérêts du Sénégal avant ceux de n’importe qui. «A chaque fois que je fais face à un ministre, je me mets à sa place, parce qu’ayant été ministre comme eux. Je crois à la bonne foi de tous ceux qui disent se battre pour le Sénégal. Je vous connais et je peux attester de votre bonne foi», dit-elle. Pour l’ancien maire de Bambey, tous les projets de ce code sont à saluer, mais la participation du secteur étranger l’inquiète, parce que même sous la supervision d’un régulateur, cela ne rassure pas. «Ce gaz est le nôtre, il faudrait doter davantage de privilèges les collectivités. Il faut bannir la responsabilité sociétale, elle est obsolète, on doit maintenant penser en termes de partenariat pour éradiquer la pauvreté», indique-t-elle.Ndèye Khady D. FALL

INPG

http://www.enqueteplus.com/-L’Institut national de pétrole et de gaz (INPG) sera en co-diplomation avec l’Institut de formation du pétrole (IFP) de Paris, à la rentrée prochaine. C’est du moins ce qu’a annoncé, hier, le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, lors du vote du projet de loi gazier.
‘‘Les diplômes auront la même valeur’’, a-t-il déclaré. Répondant aux inquiétudes des députés sur la prolifération des instituts de formation depuis l’annonce des découvertes, le ministre a également affirmé que l’INPG sera, en outre, la structure chargée de réguler les curricula des écoles de formation et de vérifier la conformité des enseignements dans le domaine pétrolier, pour que les diplômes soient agréés.

Nationalité

http://www.enqueteplus.com/-‘‘On parle d’un ministre sénégalais qui a la nationalité britannique. J’espère que ce n’est pas vous’’. C’est par cette pique, adressée au ministre Makhtar Cissé, que le député non inscrit Mamadou Lamine Diallo a conclu ses observations hier à l’Assemblée.
Des insinuations n’ont pas manqué d’ailleurs contre l’actuel ministre qui s’est plutôt fendu de rires enjoués aux remarques de son ancien camarade de parti.
Très philosophe, M. Cissé a balayé ses allégations. ‘‘C’est un ministre de la République du Sénégal qui fait ses études du primaire au doctorat au Sénégal et qui n’a d’autres prétentions que de rester sénégalais’’, s’est-il défendu.

ANNONCE D’UN PRET DE FINANCEMENT DE 300 MILLIONS DE DOLLARS POUR LE PROJET SANGOMAR: Les connexions dangereuses de FAR avec Glencore

https://www.jotaay.net/Le pétrole sénégalais continue de faire parler, surtout après la récente annonce par Far d’un prêt de financement pour sa part dans le projet Sangomar d’une valeur de 4,2 milliards. En effet le projet de Sangomar est une coentreprise (JV) entre Woodside Petroleum WPL.AX, Cairn Energy Plc CNE.L, FAR et la société d’État sénégalaise Petrosen. Seulement, FAR, partenaire minoritaire du projet, a déclaré avoir reçu des approbations de crédit pour une facilité de prêt garantie de premier rang de 300 millions de dollars australiens (206 millions de dollars) par BNP Paribas, Macquarie Bank et Glencore. Mais la dernière société citée a fait couler beaucoup d’encre. En clair, voilà dix ans que cette société est mise au banc des accusés sur des pots-de-vin, des comptes planqués dans de paradis fiscaux…
En effet, Glencore accumule les ennuis après que le ministère américain de la Justice a ordonné au groupe de lui transmettre des documents et d’autres éléments en lien avec le respect des lois sur les pratiques de corruption à l’étranger et le blanchiment d’argent. Les autorités américaines s’intéressent aux activités de Glencore au Nigeria, en République démocratique du Congo (RDC) et au Venezuela et veulent étudier les dossiers remontant jusqu’à 2007. D’autres nouvelles révélations pourraient bien compliquer encore les affaires du géant suisse des matières premières. L’information a été dévoilée par le Wall Street Journal. L’une des filiales de Glencore en RDC, KCC, payait des millions chaque année à une société liée à Dan Gertler, homme d’affaires israélien – déjà sous sanction du Trésor américain pour corruption – afin de faciliter ses relations avec différentes institutions congolaises. Il s’agit d’un contrat signé entre KCC, une filiale de Glencore, et Denovo Congo SPRL, présentée à l’époque comme la représentation au Congo de Fleurette, la société de Dan Gertler, l’ami du Président Kabila. Ce contrat date du 3 décembre 2013. A l’époque, l’homme d’affaires israélien est déjà très controversé. C’est pour une transaction douteuse signée avec Dan Gertler que le Fmi avait suspendu quelques mois plus tôt ses prêts à Kinshasa. L’Africa progress panel de Koffi Annan l’avait aussi pointé du doigt.
Depuis 2007, Glencore et Dan Gertler étaient pourtant déjà partenaires au Congo dans deux projets miniers, dont KCC. Mais ce contrat montre qu’en plus, depuis 2013, KCC payait chaque année 6 millions de dollars à Denovo Congo SPRL et à son représentant Dieter Deboutte – lui aussi aujourd’hui sous sanctions du Trésor américain – pour lui fournir toute une série de services, notamment pour «le maintien des relations avec la présidence, le Parlement, différents ministères» et même le système judiciaire.
Ce contrat évoque tout de même à son point 9 la nécessité pour le sous-traitant, en l’occurrence Denovo Congo, de respecter les dispositions anticorruption. Mais si la transaction parait aujourd’hui suspecte, c’est que Dan Gertler avait déjà été soupçonné d’avoir payé des pots-de-vin à plusieurs officiels congolais, du Président Kabila à des magistrats, pour le compte d’un fonds d’investissement américain Och Ziff. Ce fonds avait été épinglé en 2016 par le SEC, le gendarme des marchés américains, et avait reconnu les faits. La présidence congolaise avait, elle, démenti toutes ces accusations.
Autre affaire qui ne fait pas les affaires de Glencore en décembre 2019, c’est qu’il fait l’objet d’une enquête du Serious Fraud Office au Royaume-Uni. Sans donner plus de détails. D’autant plus que le titre de Glencore à la bourse de Londres a chuté. «Glencore a été informé aujourd’hui que le Serious Fraud Office (SFO) a ouvert une enquête sur des soupçons de corruption dans la conduite des affaires du groupe Glencore. Glencore coopérera avec l’enquête du SFO.» Ce bref message a été envoyé à ses investisseurs. Le SFO est l’agence du Royaume-Uni chargé de l’enquête et de la poursuite des cas graves de fraude et de corruption qui mettent en jeu des sommes supérieures à 1 million de livres sterling (environ 1,3 million d’euros) ou qui impliquent plusieurs juridictions nationales. Samba THIAM

La Compagnie sucrière sénégalaise se fait discrète

https://www.jeuneafrique.com/-À l’inverse de l’an passé, les traditionnelles menaces de licenciements massifs ou de fermetures n’ont toujours pas pointé leur nez du côté de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) alors que 30 000 tonnes de sucre importées ont été autorisées au dernier trimestre de 2019 par la direction du commerce intérieur, dont un tiers contrôlé par la CSS.
« Pour la campagne 2019-2020, nous avons pris les dispositions pour prévenir une situation de sur-offre de sucre importé qui est préjudiciable à la production locale », indique à JA le directeur, Ousmane Mbaye. Ce dernier se veut rassurant, mais prévient : « Le marché se stabilise en début d’année avec une offre exclusive locale de la CSS qui sera maintenue jusqu’à l’épuisement de la production locale ».Par Quentin Velluet

Douane-Ziguinchor: Les Chiffres Clés Du Colonel Malang Diédhiou

https://www.xibaaru.sn/-La zone sud des douanes a célébré la journée internationale des douanes ce Lundi 27 Janvier 2020 sous la direction du Colonel Malang Diédhiou, Directeur régional des douanes de la zone sud. Le patron des soldats de l’économie a affiché une satisfaction relative des résultats en 2019 dans la zone.  A l’origine de cette satisfaction, il y a deux repères pour Malang Diédhiou ; d’abord les objectifs fixés ont été plus que doublés. En effet, la zone sud devait des recettes de 1,32 milliards mais elle a obtenu 2, 4 milliards soit 405 millions de plus que l’année précédente, ce qui constitue le 2ème motif de satisfaction ? En plus de ces performances, la zone sud s’est aussi illustrée dans la lutte contre la contrefaçon avec 253 millions de faux médicaments saisis sans oublier la lutte contre le trafic de drogue avec 629,4 kilogrammes de chanvre indien saisis la même année. Pour les saisies et amende, les subdivisions ont obtenu 229 millions ce qui constitue une bonne performance selon le directeur régional des douanes.
Le Colonel Malang Diédhiou a indiqué que ses services ont l’intention de redoubler d’effort pour faire mieux cette année dans un élan de collaboration avec les autres administrations publiques pour mieux prendre en charge toutes les questions liées à la mission de ma Douanes
L’adjoint au Gouverneur de Ziguinchor Mbaye Dione a présidé la cérémonie marquant cette journée. L’autorité administrative a décerné un satisfécit à la division régionale des douanes. Cependant il invite Malang Diédhiou et ses hommes a redoubler d’effortsL.BADIANE pour

Les Recettes De La Douane Dans Le Nord…Un Pactole De 8 Milliards

https://www.xibaaru.sn/-Le colonel Amidou Ndiaye, directeur régional des douanes de la zone nord, a souligné lundi que ses services avaient réalisé des recettes de l’ordre de 8 milliards de francs Cfa en 2019, en hausse de 2 milliards de francs par rapport à l’année précédente.
Les services des douanes de la zone nord ont réalisé des recettes de 8 milliards de francs CFA en 2019, contre 6 milliards de francs en 2018, soit une hausse de 2 milliards de francs’’, a-t-il notamment indiqué.
Le colonel Ndiaye s’exprimait à Saint-Louis, lors de la célébration de la Journée mondiale des Douanes présidée par l’adjoint du gouverneur en charge des affaires administratives, Khadim Hann, en présence des autorités locales, des commandants de la zone militaire numéro 2 et de la légion gendarmerie nord.
Le thème de cette édition 2020 de la journée des Douanes est axée sur : ‘’La durabilité au cœur de l’action douanière pour les personnes, la prospérité et la planète’’.
Le directeur régional de la douane s’est félicité des performances réalisées par les soldats de l’économie de la zone nord qui regroupe les régions administratives de Saint-Louis, Matam et Louga.

Contrôles,taxes…: Les transporteurs sonnent la révolte

http://actunet.net/L’Union des transporteurs routiers du Sénégal s’est liguée avec celle du Mali pour sonner la révolte contre les contrôles, le permis à point et les taxes
Dans sa plate-forme revendicative déposée sur la table du gouvernement du Sénégal, l’Union des transporteurs routiers du Sénégal et celle du Mali évoquent des cas de blocages dus à des contrôles excessifs. Ils réclament pour ce problème, la limitation des postes de contrôle sur le corridor, arguant que ça les retarde. L’autre doléance pour laquelle les transporteurs menacent d’aller en grève le 10 février prochain est le permis à point. Pour eux, pas question que cette mesure visant à limiter les accidents soient appliquée. Face à la presse, ils ont fait savoir que le Sénégal qui imite la France avec ce permis n’a pas les mêmes réalités que ce pays. «S’il n’y a pas de solution à nos revendications», prévient Gora Khouma, président de l’Union des transporteurs routiers du Sénégal, «nous allons nous faire entendre».
Les transporteurs demandent aussi aux mairies des grandes villes qu’ils traversent de leur réserver des airs pour leurs passages dans ces localités.
Ils ont également évoqué la question des amendes et demandé le retour à la tolérance de 20% sur le Ptac, le renoncement à la taxe de 4000 Cfa par tonne pour le transport national et 12.0000 Cfa pour le transport international.
En somme, c’est une kyrielle de doléances que les transporteurs ont posées sur la table, exigeant leur satisfaction pour ne pas mettre en exécution leur menace

Les transporteurs suspendent leur mot d’ordre de grève.

https://www.dakaractu.com/Le collectif des transporteurs routiers vient de suspendre son mot d’ordre de grève après des négociations entamées avec le ministre des Pêches et de l’économie maritime Alioune Ndoye.
En présence du directeur des routes qui a représenté le ministre des infrastructures et des transports terrestres, les acteurs des transports et le ministre un trouvé un accord ayant abouti à la levée du mot d’ordre de grève.

Dakar-Bamako ferroviaire: Des retraités réclament leur pécule

https://www.lequotidien.sn/-Au moment où les cheminots de la société Dakar-Bamako ferroviaire (Dbf) sont dans l’incertitude totale après l’annonce de la fin de la phase transitoire, les 80 retraités (2018-2019) réclament à l’Etat leur pécule de fin de carrière. Face à la presse hier, ils ont exigé le paiement de leurs indemnités de départ à la retraite estimées à plus de 400 millions de francs Cfa. Selon leur porte-parole, Amadou Djiby Diagne, depuis «août 2018, nous sommes admis à la retraite mais jusqu’à présent nous n’avons pas encore reçu notre pécule. L’Etat n’a pas versé les cotisations au niveau des institutions sociales. En plus de cela, des associations sociales au sein de l’entreprise n’ont pas encore reçu leur argent alors que des coupures ont été opérées sur les salaires au profit de ces dites associations». Il ajoute : «Nous pensions vraiment que nous allions recevoir notre pécule avant la fin de la première quinzaine du mois de janvier, mais des lenteurs ont été notées alors que les problèmes sociaux de Dbf ont été soulevés lors du Conseil des ministres du 8 janvier.» Pour dire, selon le cheminot à la retraite, «le président de la République est au courant de la situation et jusqu’à présent rien n’est encore fait.»
Amadou Djiby Diagne n’a pas manqué de dénoncer le fait que «l’Etat peut décaisser un milliard de francs Cfa pour une rencontre politique en un temps record», pour dire que «cette somme qu’il nous doit ne représente absolument rien».

Oumar MBODJI, Directeur Général de la Banque Islamique, quitte le navire pour une retraite méritée

https://www.lejecos.com/-Après presque 37 ans dans le milieu bancaire, le très discret et performer Oumar MBODJI à la tête de la BIS (Banque islamique du Sénégal) depuis 2015, cède son fauteuil à Mahamadou Madana KANE, un haut cadre qui officiait jusque là au groupe Banque islamique de développement à Djeddah. Départ d’un des derniers dinosaures de la place financière qui a reluit les coffres de l’institution, avant de passer le relais. Exclusif.
Un des pionniers du secteur bancaire au Sénégal, Oumar MBODJI, patron de la Banque islamique, fait ses valises. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, après une dizaine   d’années passées dans cet établissement financier (5 ans de DGA et 5 autres aux fonctions de Directeur Général), Oumar MBODJI va céder son fauteuil à un éminent haut cadre de la BID (Banque islamique de développement). Selon des sources autorisées parvenues à Confidentiel Afrique, le remplaçant de Oumar MBODJI est Mahamadou Madana KANE.
Ce dernier officiait jusqu’avant sa cooptation au siège de la BID, à Djeddah. Selon nos informations, le Directeur général de la Banque islamique du Sénégal part à la retraite à compter de la date du 31 Mars 2020. Oumar MBODJI, était un ancien cadre de la Société générale de Banque du Sénégal (SGBS, filiale de la major française SGBF), avant d’être rappelé par la Banque islamique du Sénégal, aux côtés d’une autre icône du secteur, Babacar NDOYE. Les deux formaient une win-team et ont écrit les plus belles pages de cet établissement sur la place financière dakaroise.

Grosses performances du portefeuille et image ripolinée

Oumar MBODJI quitte le navire BIS pour une retraite largement méritée et laisse derrière lui une banque liquide et auréolée d’une embellie financière. Une institution au grand mieux de sa forme, soupirent bon nombre d’initiés du marché bancaire. En cinq ans aux commandes, la banque a multiplié par 8 le Total Bilan. Fin 2019, les comptes qui ne sont pas encore arrêtés, mais à la clôture de l’exercice, le total bilan approche les 365 milliards de FCFA. Il est aussi le métronome de la prouesse de l’expansion du réseau Banque islamique. Un maillage crescendo. Conformément à la vision et à la feuille de route de M.MBODJI. De 4 agences en 2009, l’établissement caracole actuellement la trentaine d’agences
Selon nos informations, Oumar MBODJI, ne s’éloignera pas trop du milieu bancaire, puisque déjà, des sources renseignent que, certains fonds d’investissements et structures financières sont à la manœuvre pour décrocher cette grosse timbale, pour sa riche expérience et expertise avérée dans le secteur de la finance au Sénégal et en Afrique.
Son prédécesseur Babacar Ndoye, quelques jours avant de lui filer les clés de l’institution bancaire avait raison d’être optimiste, interrogé il y’a cinq ans par Confidentiel Afrique, en disant ces propos : « Je laisse la maison entre de bonnes mains. Il m’arrivait de voyager à l’étranger des semaines durant, c’est lui qui gardait les clés. C’est un banquier pur et dur. J’ai la conviction qu’il sera à la hauteur des missions assignées ». Les fruits sont là et son nouveau remplaçant, Mahamadou Madana KANE, qui prend le relais, tâchera de faire mieux. ConfidentielAfrique

Malaise à WARI, Adama Cissé, DGA jette l’éponge

https://www.lejecos.com/Vent de malaise au groupe WARI. Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, réputée puriste dans le milieu bancaire africain, Adama CISSÉ, qui occupait les fonctions de Directrice générale adjointe du Groupe WARI, propriété du jeune entrepreneur sénégalais Kabirou MBODJI, a décidé de rendre le tablier. Pour convenance personnelle. Exclusif.
Il y’a deux ans, Adama CISSÉ, cette égérie banquière était la grosse recrue du jeune et ambitieux entrepreneur Kabirou MBODJI, PDG du groupe WARI. L’entreprise avait fait appel à son expertise et à son expérience pour booster le développement à l’international du groupe. Kabirou MBODJI l’avait cooptée en 2017, comme Directrice Générale Adjointe de WARI, alors qu’elle occupait le stratégique poste de Directrice Générale de ECOBANK Zimbabwé, après avoir drivé successivement ECOBANK Guinée Bissau, ECOBANK Mozambique.
Selon des informations exclusives en possession de Confidentiel Afrique, Adama CISSE qui avait pris fonction en août 2017, vient de jeter l’éponge. De sources bien informées, la désormais ex-DGA de WARI, a quitté le navire de Kabirou MBODJI, pour convenance personnelle. Confidentiel Afrique a tenté d’entrer en contact avec le PDG Kabirou MBODJI, pour connaître les raisons de ce départ, confirmé par une source autorisée interne, sans suite. Confidentiel Afrique a appris aussi le départ de la chargée de la communication du groupe WARI, intervenu en décembre 2019.
Selon nos informations, l’entrepreneur Kabirou MBODJI devra incessamment développer un autre business modèle, à travers un nouveau redéploiement stratégique de l’activité motrice de l’entreprise, en mettant beaucoup l’accent sur la digitalisation des services et tâches administratives du groupe WARI.ConfidentielAfrique

Wari-Companies to Inspire Africa 2019 (Communiqé)

Wari est désormais inscrit dans le répertoire 2019 « Companies to Inspire Africa » publié par le London Stock Exchange Group.
Companies to Inspire Africa, est un rapport annuel du London Stock Exchange Group, qui identifie les entreprises les plus dynamiques et inspirantes du secteur privé en Afrique.
Wari, été sélectionnée pour sa capacité d’innovation, sa forte croissance ainsi que son potentiel élevé de développement, confirmant ainsi la position de Wari comme acteur majeur de l’économie africaine.
La reconnaissance de Wari par le London Stock Exchange Group, l’un des plus grand marché boursiers de la planète démontre l’intérêt des investisseurs pour le dynamisme d’un groupe tel que Wari.
Retrouvez le répertoire et rapport complet du LSEG en cliquant sur les liens ci-dessous:Répertoire LSEG Rapport 2019

MIGRATION CLANDESTINE: Le Président Macky Sall donne la recette à Merkel et aux hommes d’affaires Allemands.

https://www.dakaractu.com/-Le Président Macky Sall se définit comme un « afro optimiste convaincu ». C’est du moins ce qu’il a tenu à dire lors de son discours face aux chefs d’entreprise Allemands dans le cadre de sa visite en qualité d’invité d’honneur à la réunion annuelle des AA/PME d’ Allemangne. Il venait, juste de boucler, un entretien avec la chancelière Allemande Angela Merkel.
Deux éléments déterminants auront ponctué ses messages. D’abord faire savoir que l’Afrique ne peut plus se permettre de tendre la main sans rien donner en retour et ensuite que la fin de la migration clandestine reste assujettie à un certain nombre de mesures.
 » En dépit des défis devant nous, je crois  fermement que l’Afrique est sur la voie de l’émergence ; et que le temps est venu de poser un autre regard sur l’Afrique.
Le temps est venu de ne plus regarder l’Afrique juste comme une terre d’urgences humanitaires, ou de récipiendaire d’aide publique au développement. Mon point de vue est que si l’aide peut être un instrument ponctuel de solidarité, elle ne peut constituer une politique viable de développement à long terme. Un pays se développe en comptant sur ses propres efforts internes, combinés à l’investisssement étranger, grâce à un environnement propice aux affaires.  »
Il poursuit :  » en conséquence, le vrai enjeu de la coopération avec l’ Afrique aujourd’hui, ce n’est plus comme augmenter l’aide publique au développement,  mais surtout comment innover pour faciliter l’accès au crédit ; et comment soutenir l’investissement privé en Afrique par des mécanismes appropriés.  »
Devant plusieurs personnalités dont le ministre- Président de la Bavière, des ministres, des ambassadeurs, le Président de l’Association allemande des Petites et Moyennes Entreprises, le Chef de l’État précisera que cela demande un changement de paradigme, « en considérant l’Afrique comme une opportunité de croissance pour l’économie mondiale ; parce que c’est le continent où tout, ou presque, reste encore à construire. Les besoins de développement de l’Afrique sont autant d’opportunités d’investissement et d’affaires pour ses partenaires.  »
L’hôte de Berlin de signaler que chaque investissement en Afrique génère plus de prospérité partagée,  plus d’emplois donc moins de chômage des  jeunes et donc moins de tentation à la migration clandestine.

Allemagne: Le Député Karamba Diaby Reçu Par Macky Sall…

https://www.xibaaru.sn/-Le président de la République, Macky Sall, a reçu en audience, en marge du Forum économique de Berlin, le député Karamba Diaby, rapporte le journal « Le Soleil ».
Premier député noir d’Allemagne, élu du Parti social-démocrate (Spd), Diaby avait échappé à la mort il y a quelques jours. Son bureau, situé dans la circonscription locale de Halla, en ex-Rda, a été criblé de balles.
Joint au téléphone par le quotidien, le député renseigne que lui et le Chef de l’Etat ont discuté de la nouvelle loi sur l’immigration qui entre en vigueur en 2020.

ESPRIT DU TEMPS Par Mamadou NDIAYE

http://www.emedia.sn/-Tout ce qui touche la Gambie affecte le Sénégal. L’inverse est tout aussi vrai. De part et d’autre de la… frontière vit un même peuple sénégambien. A aucun moment les rivalités de type impérial n’ont pris le dessus sur cette volonté séculaire d’un « vivre-ensemble » qui a transcendé les millénaires pour se renouveler avec vigueur à chaque époque ou cycle de vie.
A l’horizon 2022, Banjul et Dakar seront au centre du monde. La première capitale abrite le sommet de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) quand la seconde se prépare à accueillir les Jeux olympiques de la Jeunesse (JOJ). Hasard du calendrier ou facéties de l’agenda international ? Une aubaine à tout le moins pour les deux pays qui ont là l’opportunité de se montrer plus complémentaires que solitaires, davantage solidaires dans le défi de l’organisation et surtout attentifs aux facteurs de succès qui peuvent être à leurs portées respectives.
Par deux fois, le Sénégal a organisé des sommets de l’OCI. Le premier, tenu en 1991 fut un modèle de réussite diplomatique avec la présence à Dakar des têtes couronnées de la planète en dépit d’une délicate conjoncture géopolitique. Le second, organisé en 2008, a confirmé tout le bien du savoir-faire sénégalais ainsi que le brio d’une diplomatie incarnée par des hommes et des femmes de valeur qui inspirent respect et considération à l’échelle internationale.
Banjul pourrait-elle se passer de ce capital précieux ? Sans doute non. D’autant que la rencontre au sommet a déjà fait l’objet d’un report pour d’évidentes raisons d’ordre interne. Sans être de même dimension, les deux évènements projettent sur cette partie de l’Afrique une lumière d’éclat. Autour de nous, la transformation se poursuit. Elle est même susceptible de configurer une identité, une voie à l’intégration africaine, prônée partout mais pas encore mise en œuvre. Et à cet égard, l’érection du pont de Farafenni constitue le premier jalon de l’interconnexion en corridor devant relier Dakar à Lagos au Nigéria.
Un détail qui a son importance : le pont qui enjambe le fleuve se trouve en territoire gambien mais est conjointement financé par les deux pays avec l’appui agissant de la Banque africaine de développement (BAD). La fluidité induite a permis, un an après l’inauguration, de jauger la qualité du bien-être des populations qui découvrent les avantages que ces infrastructures induisent. Pour ne pas la nommer, la société de transports Dakar Dem Dikk a ouvert une ligne Dakar Banjul déjà saluée par les usagers comme une avancée majeure, notamment sur le confort, la quiétude et le gain de temps. Le prix devient secondaire dès lors que l’offre de service correspond à des attentes. Pourvu que ça dure…l
Ces progrès illustrent les étapes franchies. Il a certes fallu du temps pour comprendre les vicissitudes qui ont jalonné la marche de la Sénégambie. Mais, le réconfort que procurent les ouvrages réalisés élargit les horizons de libertés et de dignité dans un espace qui se pacifie au gré des évolutions des mœurs politiques, culturelles et sociales.
Le fait religieux brille par l’exemplarité qu’il véhicule. Le Khalife général des Tidianes a prié vendredi dernier à la Grande mosquée de Banjul. Une forte affluence a salué la présence du dignitaire dont la confrérie garde une influence intacte sur de nombreux Gambiens. Le message de Sérigne Babacar Sy Mansour fait toujours le bonheur des Gambiens. Il en est de même de la famille Niassène de Kaolack, qui représente sans doute, la clé de l’identité sénégambienne compte tenu de la proximité géographique et du flux permanent des fidèles sur les lieux d’adoration de la capitale du Saloum. D’autres familles également, à l’image des descendants de Bour Sine ou de Maba Diakhou, entretiennent des liens permanents au grand bonheur des dirigeants des deux pays qui y voient des leviers d’influence et des relais de cohésion sociale dans un espace historiquement homogène. Pour sa part, le Président Adama Barrow ne rate jamais la prière à la Grande mosquée omarienne, s’affichant avec ostentation avec les érudits qu’il y rencontre à chaque occasion.
En se consolidant, l’axe Dakar-Banjul ouvre des perspectives. Il envoie un signal fort aux nombreuses personnes conquises par les progrès accomplis dans l’économie (de part et d’autre), dans la diplomatie et surtout dans la mutualisation des services aux populations. Le climat d’exténuation générale explique cette embellie socio-politique. Les forces irrédentistes s’amenuisent. La chute de l’ogre Yaya Jammeh a permis aux Gambiens de goûter aux délices de la liberté, donc à la démocratie qu’ils plébiscitent du reste.
Le souvenir qu’en gardent certains est non seulement amer mais révoltant par dessus le marché. Il régnait à Banjul une atmosphère avilissante, entrecoupée de dénonciations calomnieuses et de propos haineux à l’égard de ceux qui tentaient de tenir tête au monstre Yaya Jammeh. Lequel a toujours fantasmé sur un fumeux projet d’essence messianique. Un moyen de pression plutôt qu’il agitait au gré de ses intérêts. Cupidité. Le renversement du régime dictatorial correspondait à un désir ardent de liberté chez les franges les plus jeunes de la population. Livrer sa vision du monde qui nous entoure a été une tâche redoutable pour le Sénégal qui, en de pareilles circonstances, éprouvait toujours des difficultés à tenir sa place ou à la justifier. La quête de sens a trouvé sa légitimité dans l’identité sénégambienne autrefois vantée mais de plus en plus réclamée comme une aspiration. Dakar a surfé sur cette vague pour promouvoir dans la sous-région son système politique, son modèle de gouvernance et l’expression plurielle des opinions par médias interposés qui contribuent à la vitalité d’une société démocratique malgré ses imperfections. Bissau, à son tour, vous salue…
La Gambie a donc connu des crises à répétition. Elle reste néanmoins debout. Mieux, elle ambitionne d’évoluer dans la cour des grands. Ses fils et filles brillent sur les scènes internationales. Il revient aux dirigeants actuels d’achever le parcours d’intégration dont raffole l’opinion africaine avide d’exemplarité. Le Socle identitaire du peuple sénégambien se prête au récit par des actes qui scellent un devenir. C’est déjà beaucoup que d’être présent. Sauver l’avenir en préservant un passé revisité, voilà la tâche… !

 Appel du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants: Halte à la violence dans l’espace scolaire !

https://www.lequotidien.sn/-Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, est appelé à veiller à l’application des dispositions législatives et réglementaires dans toute leur rigueur pour le respect de la dignité de l’enseignant. C’est l’exigence du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes), section enseignement moyen secondaire général (Emsg) et celle de l’éducation physique sportive (Eps). Cela fait suite à plusieurs cas d’agression.
Plus de violence exercée sur un enseignant dans le milieu scolaire ! C’est le cri du cœur du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes). En effet, pour l’année scolaire en cours, le Sudes dénombre plusieurs cas d’«agres­sion», notamment Henry Coly de Oussouye, Mamadou Niane Diop du Cem de Louga Artillerie et Coumba Ngom, professeur d’Eps au Cem Fallilou Mbacké de Dakar. Et les sections enseignement moyen secondaire général (Emsg) et éducation physique sportive (Eps) du Sudes constatent avec amertume que leurs collègues ont été «victimes de violences physiques». Les auteurs de ces violences sont les élèves ou parents d’élèves, d’après un communiqué du Sudes. Ces syndicalistes disent : «Nous constatons pour le déplorer une violence inouïe exercée sur les enseignants dans l’exercice de leur fonction. Le Sudes/ enseignement moyen secondaire général (Emsg) et le Sudes/ éducation physique sportive (Eps) condamnent fermement ces agressions physiques en exprimant aux collègues toute leur solidarité. Il déplore que, ces dernières années, l’espace scolaire soit devenu un lieu d’agressions contre les enseignants dispensateurs de savoir et d’éducation.»
Ainsi, ces enseignants réclament du ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, l’application des dispositions législatives et réglementaires dans toute leur rigueur pour le respect de la dignité de l’enseignant. Dans la même veine, les enseignants interpellent la tutelle pour exiger des mesures fortes pour assurer la sécurité de l’enseignant en veillant notamment sur son intégrité physique.

Tensions à l’Ucad: Les étudiants bloquent l’avenue Cheikh Anta Diop

https://www.seneweb.com/-À l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), les étudiants ont bloqué l’avenue du même nom, obligeant les automobilistes à emprunter des voies contournées, selon Emedia. Une situation qui crée un embouteillage monstre sur la Vdn. Ces derniers manifestent, à nouveau, contre le retard dans le paiement de leurs bourses d’études.

Vaste chamboulement en vue dans l’organigramme du Coud

http://www.dakarmatin.com/-Son dur désir d’insuffler du sang neuf au Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), dont il est le directeur général, n’est pas du simple verbiage.
Abdoulaye Sow pour ne pas le nommer, envisage de secouer, en profondeur, l’Organigramme du Coud. Il va en effet faire ce que nul n’aurait cru possible : créer un poste de directeur général adjoint. Pour non seulement éviter de concentrer tous ses pouvoirs entre ses mains. Mais aussi, pour faire en sorte que le fonctionnement du Coud soit plus huilé.
Dans la foulée, ajoute SourceA qui rapporte l’information, il est, également, prévu un vaste chamboulement à la tête de plusieurs Services

Serigne Mbaye Thiam coopté à la Commission internationale des Nations-Unies sur les futurs de l’Éducation.

https://www.dakaractu.com/-La directrice générale de l’UNESCO a chargé une commission internationale independante d’élaborer, sous la direction de la présidente de la République démocratique fédérale d’éthiopie, son Excellence Madame Sahle-Work Zewde, un rapport mondial sur les futurs de l’éducation. Les membres de la commission des futurs intellectuels dans les domaines des sciences politiques, de la recherche universitaire, des Arts, de la Science, des affaires et de l’éducation. Parmis eux figure Serigne Mbaye Thiam, actuel ministre en charge de l’eau et de l’assainissement du Sénégal et ancien ministre de l’éducation nationale. La commission aura en charge d’examiner avec une grande attention, les contributions issues des processus de consultation. Le rapport mondial et les autres produits intellectuels liés à cette initiative tiendront compte des résultats de cette réflexion collective…

Libération Guy Marius Sagna: Les étudiants de l’Ucad rejoignent Noo Lank

https://senego.com/-Les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont décidé de rejoindre la plateforme Noo Lank pour exiger la libération de l’activiste Guy Marius Sagna et pour lutter contre la hausse du prix de l’électricité.

Libération…

» Les étudiants de l’université sénégalaise et citoyens ont décidé de rejoindre la plateforme Noo Lank pour exiger la libération immédiatement et sans condition de Guy Marius Sagna, parce qu’il n’a pas volé la République, ni détourné des deniers publics encore moins trafiqué des faux billets ou faux médicaments », déclarent les étudiants face à la presse, ce mardi, à l’Ucad.

Moyens…

Pour les étudiants de l’Ucad, toutes les voies et moyens seront mis en pratique par le collectif jusqu’à ce que raison soit donnée à ces revendications, non pas des étudiants, mais des Sénégalaises et Sénégalais.

Engagement…

» Nous étudiants, tenons à déclarer de manière officielle, qu’on a décidé d’apporter notre pierre à l’édifice de tous les combats citoyens », poursuivent-ils, invitant leurs camarades étudiants à s’engager au service de leur peuple.

ATELIER DE PARTAGE DES ORIENTATIONS DE L’ANNEE SCOLAIRE 2019-2020 DE L’ANPECTP: Thérèse Faye Diouf annonce l’enrôlement des enfants de moins de 3 ans dans les cases des tout-petits

https://www.jotaay.net/-Pour identifier et développer les stratégies pertinentes de mise en œuvre des activités des deux projets phares de l’Agence nationale de  la Petite enfance et de la Case des tout-petits, les directeurs, chargés de programmes, les coordonnateurs régionaux ainsi que les agents de ladite agence étaient en conclave durant trois jours. Il était question durant cet atelier d’échanger sur les sujets liées au développement du sous-secteur de la petite enfance, en général, et à celui de l’Anpectp en particulier.
La Directrice de l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case de tout-petits a présidé l’atelier de partage sur les orientations de l’année scolaire 2019/2020. C’était en fin de semaine dernière à Thiès. Les travaux ont porté sur l’adaptation des stratégies pour la mise en œuvre des deux projets phares de l’agence. Il s’agit du Projet d’investissement dans les premières années pour le développement humain au Sénégal (Pipadhs) et celui de Développement intégré de la petite enfance au Sénégal : premiers apprentissages et préparation scolaire du jeune enfant (2019-2023)». «Ces deux projets nous permettront de nous engager vers le quatrième objectif de développement durable. D’ici à 2030, faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accès à des activités de développement et de soins de la petite enfance et à une éducation préscolaire de qualité qui les prépare à suivre un enseignement primaire», explique la Directrice de l’Agence nationale de la Petite enfance et de la Case des tout-petits.
Poursuivant, Thérèse Faye Diouf déclare qu’il s’agira d’appuyer les ambitions de la nouvelle lettre de politique générale du secteur de l’éducation et de la formation 2018-2030, dont le premier objectif vise à élever la qualité de la prise en charge de la petite enfance, de façon à assurer à tous les enfants une meilleure santé, un mieux-être psychosocial et des stimulations d’éveil propices à la réussite des apprentissages ultérieurs, d’ici à 2030 ; mais surtout la directive présidentielle édictée par le Président Macky Sall consistant à «généraliser la prise en charge de la petite enfance».
Pour ce faire, soutient-elle, l’Anpectp doit maintenir le leadership qu’elle joue dans le sous-secteur de la petite enfance. «Il nous faut faire violence sur nous-mêmes, nous imposer une certaine rigueur pour réussir tous les espoirs que le Sénégal porte sur nous à travers le président de la République et Madame le Ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants», affirme Mme Diouf. Magnifiant les résultats obtenus lors de la célébration de la Semaine nationale de la Petite enfance et de la case des tout-petits par les activités du lancement officiel et le forum sur les Tic, Thérèse Faye Diouf estime qu’il leur faut toujours trouver les ressorts nécessaires pour davantage aller de l’avant, même si, reconnaît-elle, les conditions de travail dans les coordinations demeurent parfois précaires. «Je voudrais mettre l’accent et insister sur l’élargissement plus accru de l’accès des enfants âgés de 0 à 2 ans dans les structures Dipe. Ainsi, je vous exhorte à instruire les responsables des structures de prise en charge de la petite enfance de développer des stratégies pour enrôler davantage les enfants âgés de moins de trois ans notamment dans les cases des tout-petits, à travers l’installation des espaces d’éveil et de stimulation précoces», indique Thérèse Faye.Ndèye Khady D. FALL

Coronavirus : Le Sénégal envisage de rapatrier ses étudiants de Chine

https://www.jotaay.net/Le Secrétaire d’État aux Sénégalais de l’extérieur, rassure sur les étudiants sénégalais de Chine qui réclament leur rapatriement. « Nous étudions la possibilité de les exfiltrer, ou de les rapatrier ces étudiants, bien entendu en intelligence avec les autorités chinoises », a-t-il déclaré dans L’Observateur, sans donner, pour autant, de date précise.
Moise Sarr renseigne que le Macky Sall a donné des instructions fermes au ministre des Affaires étrangères, Amadou Bâ, pour soutenir financièrement les étudiants sénégalais afin qu’ils puissent acheter de quoi se nourrir.
À défaut, informe le Secrétaire d’État, les autorités sénégalaises envisagent de leur faire parvenir de la nourriture. Actuellement, aucun compatriote résidant en Chine, notamment à Wuhan (épicentre du coronavirus), n’est atteint par cette maladie.

PAPE ALE NIANG (RE)MET CHEIKH OUMAR HANN AU BANC DES ACCUSES

https://www.seneplus.com/-L’as-Le journaliste sénégalais et membre de la Cellule Norbert Zongo (CENOZO) qui regroupe les journalistes d’investigation en Afrique de l’Ouest, a sorti un livre intitulé : «scandale au cœur de la République :le dossier COUD».
Le journaliste sénégalais et membre de la Cellule Norbert Zongo (CENOZO)qui regroupe les journalistes d’investigation en Afrique de l’Ouest, a sorti un livre intitulé : «scandale au cœur de la République :le dossier COUD». Pape Alé Niang (re)met ainsi Cheikh Oumar Hann au banc des accusés.
Le peuple, apparemment atteint d’une amnésie collective, avait rangé aux oubliettes l’affaire Cheikh Oumar Hann. Après s’être indigné à chaud des révélations accablantes de l’Office National de lutte contre la Fraude et Corruption (Ofnac) contre Monsieur Hann, les Sénégalais ont très vite tourné la page. Aucune exigence véritable de l’opinion demandant la lumière dans cette affaire. Et quand l’étau s’est desserré autour de l’ancien Directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), celui-ci a même bénéficié d’une promotion puisqu’il a été bombardé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. C’est certainement fort de ce constat que le journaliste Pape Alé Niang a décidé de consacrer un ouvrage sur la question : «Scandale au cœur de la République : le dossier COUD». «L’As » partage avec vous les bonnes feuilles.

 «LES DEBOIRES DE L’OFNAC»

D’emblée, Pape Alé Niang est revenu sur la création de l’Ofnac et les difficultés que l’organisation a rencontrées à ses débuts. « L’Ofnac a été créé par la loi 2012-30 du 28 décembre 2012, ce n’est que 6 mois plus tard, le 25 juillet 2013, que le Président Macky Sall se décidera enfin à trouver à l’organe une présidente en la personne de Mme Nafy Ngom Keita. L’Ofnac a été élevé au rang d’autorité administrative indépendante, dotée de l’autonomie financière. Mais, à l’instar d’ailleurs de bon nombre d’organes de contrôle, l’Ofnac démarrera difficilement ses activités à cause de la lenteur de la mise en place de son budget. Plus généralement, les autorités onttardé à doter la structure des moyens matériels financiers et des ressources humaines nécessaires à son fonctionnement », écrit Pape Alé Niang. Qui déplore dans la foulée un manque de volonté du régime de Macky Sall d’aller à l’assaut de la corruption qui a fini de gangrener l’administration sénégalaise.

«RAPPORT D’ACTIVITES 2014-2015 DE L’OFNAC : LE COUP DE TONNERRE»

Une partie du livre a été consacré au rapport d’activités 2014- 2015 de l’Ofnac. Explications de l’auteur : «C’est le 24 mai 2016, soit deux ans après la création, que l’Ofnac va rendre public son premier apport d’activités 2014- 2015. Epluchant le rapport de l’Ofnac, la Présidente révéla que deux personnalités proches du président de la République étaient épinglées. Il s’agit de Cheikh Oumar Hann, responsable APR à Ndioum et directeur général du COUD et Siré Dia, Directeur général de la Poste et responsable APR à Thiès. (…) Pour ce qui concerne le Directeur du COUD, il était accusé par le rapport d’avoir, entre autres, procéder au fractionnement des commandes dans les marchés, octroyé des subventions irrégulières, mais aussi de détournement de deniers publics et de faux et usage de faux.»

«LE COUD, LA VACHE A LAIT DE TOUS LES REGIMES POLITIQUES»

Dans son ouvrage, le tonitruant journaliste a laissé entrevoir en outre que l’Ofnac n’a pas été le premier organe de contrôle à avoir épinglé et décrié la gestion du COUD. En vérité, dit-il, le COUD est assimilé à la vache à lait de ses directeurs au service de tous les régimes qui se sont succédé à la tête de ce pays. Il estime que Cheikh Oumar Hann a bel et bien agi dans le respect de la tradition en matière de malversations. «Les Sénégalais se souviennent de l’affaire Sada Ndaye. Ce dignitaire du PS, directeur du coud a été emprisonné en 2001 un an après la première alternance. Il a été accusé de détournement de sommes relatives, entre autres, à l’achat d’une cinquantaine de climatiseurs, à l’achat de carburant, aux retenues sur les salaires des employés du COUD et à la location du logement du Directeur du COUD. Mais, il finit par obtenir la liberté après plusieurs mois de détention.(…) Il y a eu le cas Matabara Diop. Un rapport accablant précipitera son départ du COUD. La Cour des comptes, dans son rapport 2006-2010, avait aussi épinglé les gestions de feu Iba Gueye et Sitor Ndour pour des malversations graves.Le COUD était accusé d’octroyer des subventions illégales ou des primes indues accordées à des étudiants à des particuliers et au personnel de l’établissement public.Sans oublier le double paiement de certaines factures »,rappelle,Pape Alé Niang.
Le journaliste ne manque d’évoquer la conclusion de Cour des comptes qui martèle que: «le COUD est une société qui distribue de l’argent à flots en accordant surtout des subventions illégales aux amicales, aux délégués et à des particuliers. La Cour des comptes avait révélé que les subventions sont payées sans base juridique et sans aucune pièce justificative à l’appui ». Plus tard, Cheikh Oumar Hann sera épinglé pour les mêmes forfaits par l’Ofnac, a-t-il déploré.

«LES REVELATIONS DU RAPPORT DE L’OFNAC»

 Pape Alé Niang a aussi repris dans son ouvrage certains passages du rapport de l’Ofnac. Il s’agit de la bizarrerie de l’organigramme, du fractionnement des marchés publics et la prédominance des marchés de gré à gré. Le journaliste a aussi fait état, toujours citant le rapport, du marché irrégulier octroyé par la direction du COUD à l’ancien ACP Bara Fall ; les décaissements irréguliers et non justifiées autorisés par le Directeur Cheikh Oumar Hann. Sans compter des faits cocasses comme le décaissement sans la moindre justification de la somme de 3 000 000 de F CFA lors d’une soirée de Doudou Ndiaye Mbengue. Aussi, 15 millions de francs dégagés pour organiser un «Ndogu (Ndlr : mets préparés pour la rupture du jeûne)» en faveur des étudiantes à la cité Claudel ainsi que des primes budgétaires irrégulières et non justifiées. Le journaliste soulève également du népotisme et du clientélisme politique flagrant dans le recrutement du personnel, entre autres faits soulevés dans le rapport et repris dans son livre.

«GASPILLAGE DE DENIERS PUBLICS»

Toujours dans le chapitre réservé aux révélations du rapport de l’Ofnac, un focus a été fait sur Cheikh Oumar Hann l’accusant ainsi de gaspiller les deniers publics. Dans cette partie intitulée «quand Cheikh Oumar Hann se fait plaisir», l’auteur cite entre autres, les dépenses exorbitantes effectuées par le Directeur du Coud au sommet de la qualité de New York ; les dépenses estimées à 89 millions débloqués par le COUD pour l’accueil du chef de l’Etat au campus social d l’UCAD le 31 juillet 2015 ; le COUD qui supporte les dépenses de la commune de Ndioum ; des emplois fictifs et le recrutement à titre posthume. Aussi, Pape AléNiang indique que l’Ofnac a noté que cette fraude a conduit à une importante surfacturation sur des denrées alimentaires, parfois homologués de plus de 867 677 330 F CFA. Il en est de même, rapporte-t-il, pour des décaissements inhérents aux régies d’avance de 2013 et de 2014 respectivement de 1 512 825 050 F et de 359 369 110 F CFA sur lesquels l’Ofnac ne dispose d’aucune facture ni d’aucune pièce comptable à l’appui. «Pour l’OFNAC, les anomalies soulignées relèvent purement et simplement de la déliquescence financière. L’Ofnac a non seulement recommandé qu’il ne soit plus nommé à la tête d’un organe public, en plus de l’ouverture d’une information judiciaire», écrit Pape Alé Niang.

«CHEIKH OUMAR HANNE CONTRE-ATTAQUE»

Le journaliste a cependant repris des propos de Cheikh Oumar Hanne qui dès le lendemain de la présentation du rapport, a démenti les informations l’accablant. A en croire Pape Alé Niang, le maire de Ndioum dit «n’avoir pas reçu de pré-rapport qui pouvait lui permettre d’apporter sa version des faits avant la publication du document qui indexe sa gestion.»
Sur les 89 millions dépensés, Cheikh Oumar Hann estime que «toutes les pièces justificatives concernant ces subventions datent du 29 juillet 2015 (soit deux jours avant l’évènement qui a eu lieu le 31 juillet 2015). «Tout ce qui a été fait se fonde sur des pièces justificatives existantes archivées au niveau de l’agence comptable du COUD. En ce qui concerne les subventions de 2014-2015, le Directeur du COUD soutient que «l’importance du montant avancé (434 476 081 F CFA) se justifie essentiellement par l’indemnisation assimilée à des subventions accordées aux étudiants victimes de blessures graves et handicaps lors des évènements du 14 aout qui avait entrainé la mort de Bassirou Faye ».
En plus de nier les allégations à son encontre, le maire de Ndioum a porté plainte pour diffamation et violation du secret professionnel contre les services de Mme Nafy Ngom Keita, rapporte Pape Alé Niang. Il faut préciser que l’ouvrage traite des rapports entre le Président Macky Sall et Nafy Ngom Keita et d’ «une séparation à la tronçonneuse » ; mais aussi des misères de Nafy Ngom Keita et de la prise de position du procureur de la République présenté comme l’avocat de Cheikh Oumar Hann. Seydina Bilal DIALLO

EXTENSION DE LA ZAWIYA THIERNO SEYDOU NOUROU TALL: Les talibés omariens sollicitent l’affectation du stade Assane Diouf

https://toutinfo.net/– L’interpellation marquante du dernier jour de la ziarra omarienne  dédiée à Thierno seydou Nourou Tall est venue de Amadou Kane Diallo.
En effet, par la voix de Amadou Kane Diallo   les talibés omariens souhaitent  que l’Etat leur affecte le stade Assane Diouf.
Pour cause, ils jugent que l’esplanade  de la mosquée  est devenue  trop petite pour acceuillir  tous les fidèles  qui assistent  chaque année  à la ziarra.  Cette année la ziarra  de Cheikh Omar Tall a coincidé avec le 40eme anniversaire de la disparition de El Hadji Thierno Seydou Nourou Tall.
El Hadj Malick Sy et ses descendants  étaient les parrains de la 40ieme édition.
Le thème de la ziarra 2020 était : « Crise des valeurs et déviances sociétales au Sénégal, quels remèdes à la lecture du Coran et de la vie de Thierno Saïdou Nourou Tall ». La ziarra avait démarré le jeudi 23 janvier dernier. Elle a été clôturé ce lundi 27 janvier 2020 à la grande mosquée omarienne.
Cette année la ziarra  de Cheikh Omar Tall a coincidé avec le 40eme anniversaire de la disparition de El Hadji Thierno Seydou Nourou Tall.
Le thème de la ziarra 2020 était : « Crise des valeurs et déviances sociétales au Sénégal, quels remèdes à la lecture du Coran et de la vie de Thierno Saïdou Nourou Tall ». La ziarra avait démarré le jeudi 23 janvier dernier. Elle a été clôturé ce lundi 27 janvier 2020 à la grande mosquée omarienne. El Hadji Malick Sy et ses descendants étaient les parrains de l’édition 2020.
Des milliers de fidèles ont convergé  pour les besoins de la ziarra annuelle dédiée à Thierno Seydou Nourou Tall et Thierno Mountaga Tall (Rta). ( Toutinfo.net )

Licenciement au quotidien national «Le Soleil»: Yakham Mbaye vire le journaliste Serigne Mansour Sy Cissé 

https://actusen.sn/-Recruté au quotidien national « Le Soleil » avec un Cdi, notre confrère Serigne Mansour Sy Cissé a été licencié par le directeur Yakham Mbaye. C’est le concerné lui même qui a livré l’information sur sa page Facebook. « Yakham Mbaye vient de me licencier avec un CDI !!! Je rends grâce à Dieu », a-t-il notamment écrit. Une situation déplorable et scandaleuse surtout qu’ avec un Cdi, il faut une faute lourde pour être licencié. Pour rappel, le journaliste Serigne Mansour Sy Cissé a récemment écrit un ouvrage sur le mannequinat intitulé : « échographie du mannequinat au Sénégal entre avances et pénétrations ».

Déploiement des forces de l’ordre devant les locaux de la Rts pour empêcher un mouvement d’humeur: le Synpics dénonce et  apporte son soutien aux travailleurs

https://actusen.sn/-Ce lundi matin, les forces de l’ordre ont assiéger les locaux de la Rts pour empêcher au personnel d’exprimer un mouvement d’humeur. Une situation que constate avec amertume le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics).
« Face au mouvement d’humeur exprimé par le personnel depuis vendredi dernier, il y eu un fort déploiement noté des forces de l’ordre à l’intérieur comme à l’extérieur du siège de la Radio télévision sénégalaise. Des journalistes invités par le Syndicat à venir couvrir les activités de revendications se sont vus interdire l’accès », lit-on dans un communiqué parvenu à Actusen.sn.
Le Synpics « apporte son soutien sans faille aux camarades de la section syndicale de la Rts. Le Bureau exécutif national reste attentif à l’évolution de la situation et à son traitement par les autorités compétentes ».
Le secrétaire général exprime sa solidarité à « l’ensemble des confrères de la Rts pour l’aboutissement de leurs revendications ».
Dans la foulée, le Synpics « invite les autorités policières du Sénégal du droit de manifester et à la liberté d’expression, garant de toute démocratie ».

 Le Général Mansour Seck :«L’INDISCIPLINE SÉNÉGALAISE EST NOTRE PREMIER ENNEMI»

https://www.seneplus.com/-L’as-Le Général Mansour Seck suggère l’implication des populations dans la lutte contre le terrorisme
Regroupant les partis comme la Ld, Aj/Pads/A, le Pit, Udef Mbolomi, le Rta-S et la Conscience Nationale pour le Nouvel Ordre, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (Cds) a organisé samedi dernier une conférence publique sur la sécurité. Lors de cette conférence qu’il a animée autour du thème : «La sécurité, un défi central pour tout développement», le Général Mansour Seck suggère l’implication des populations dans la lutte contre le terrorisme. Il propose aussi que les marabouts édifient les fidèles sur le vrai sens de la religion musulmane et que les sociologues fassent une analyse scientifique des causes de la radicalisation des jeunes.
Dans un contexte marqué par la recrudescence du terrorisme, de la violence et des meurtres, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) a décidé de sensibiliser ses militants et les populations sur des questions relatives à la sécurité extérieure et à la sécurité intérieure. Et il est revenu au Général Mansour Seck de faire un cours magistral sur ces questions, notamment sur la sécurité et le développement. Selon l’ancien Chef d’état-major général des Armées (Cemga), il ne peut pas y avoir de développement sans la sécurité.
De ce point de vue, il estime que les populations doivent se sentir toutes concernées par la lutte contre le phénomène de l’insécurité, notamment le terrorisme, pour qu’il y ait succès. «Il ne faut pas attendre qu’il y ait la guerre pour équiper les uns et les autres.
Pour éviter la surprise qui a anéanti la première puissance militaire du monde lors de l’attaque du World Trade Center, les populations doivent être impliquées. Il faut que les populations se disent que cette guerre ne se limite pas seulement aux forces de défense et de sécurité. Parce que si on prend l’exemple de ce qui s’est passé au World Trade Center, on était en présence d’une guerre asymétrique. En fait, ce ne sont pas des bataillons qui se confrontent, mais c’est plutôt des petits groupes de 19 personnes qui ont attaqué la plus grande puissance aussi bien militaire qu’économique du monde. Donc aucun pays n’est à l’abri », clame le Général Seck.
Si tous les citoyens se considèrent comme des soldats de la nouvelle guerre en apportant par exemple des renseignements, tranche-t-il, on peut se protéger de ce mal. «Dès lors, il faut développer cet esprit de coordination, pour restreindre le terrain de manœuvre des éventuels terroristes. Mais tant qu’on n’aura pas cette paix telle que nous l’avons jusqu’ici, on ne peut pas avoir de développement», indique le conférencier.
Le Général Mansour Seck souhaite également l’implication des chefs religieux dans la lutte contre le terrorisme. «Il est bon, dans l’interprétation du Coran, que les connaisseurs réels puissent dire la vérité aux populations sur la religion. Parce que les terroristes ont leur interprétation de la religion. Il tuent au mois de Ramadan leurs frères musulmans simplement parce qu’ils n’ont pas la même interprétation. C’est pour cela que les vrais marabouts, qui connaissent la religion, doivent dire ce qu’elle est réellement», dit l’ancien Cemga qui invite également les sociologues à étudier notre société d’une manière objective et scientifique pour savoir ce qui peut amener un jeune à être frustré. «Ils devront également étudier les aspects environnementaux, sociaux et familiaux des jeunes qui ont été radicalisés. Il ne faut pas s’arrêter à les mettre en prison», souligne le Général Mansour Seck. Mama Kathérine DiOuf

ROBERT SAGNA PRESIDENT DU GRPC: «Salif Sadio est un homme de paix. Il est pour l’indépendance de la Casamance mais il est pour la paix en Casamance»

https://www.jotaay.net/Longtemps enfermé dans un mutisme profond, le président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc) a décidé de parler de l’évolution des négociations de paix en Casamance. Présent sur invitation du curé au village de Mandina Mancagne, tristement célèbre par les exactions qui y ont été commises durant la crise, Robert Sagna parle à nouveau.
«La guerre est finie,la paix définitive est en train de s’instaurer»
«On peut dire aujourd’hui que la guerre est finie. Ce n’est pas pour dire que la paix est là. La paix définitive est en train de s’instaurer.  Elle n’est pas définitivement installée. Mais il faut se réjouir que nous connaissons déjà une accalmie», s’est félicité Robert Sagna.
«Vous serez surpris de constater les résultats d’ici quelque temps et très positivement»
Le président du Grpc poursuit : «ceux qui ne savent pas pensent que rien ne bouge. Mais je peux assurer que les choses bougent. Le Président Macky Sall bouge pour la paix en Casamance. Ce que nous connaissons, ce n’est pas le fait du hasard. Quand les gens ne sont pas informés ; il y a l’impression que rien ne bouge. Les choses bougent plus que vous imaginez. Vous serez surpris de constater les résultats d’ici quelque temps et très positivement. C’est vrai que le Grpc ne communique pas suffisamment. Je suis persuadé que la guerre est terminée et qu’il faut instaurer la paix».
«Salif Sadio est un homme de paix, on ne peut pas rechercher l’indépendance dans la violence»
«Salif Sadio est un homme de paix. Il est pour l’indépendance de la Casamance mais il est pour la paix en Casamance. Nous sommes tous pour la paix en Casamance. On ne peut pas rechercher l’indépendance de la Casamance dans la violence. Dans beaucoup de pays, il y a des peuples qui réclament leurs souveraineté, leur indépendance, l’autonomie, mais c’est dans la paix, pas dans la violence. On n’empêche pas quelqu’un de vouloir l’indépendance de la Casamance. Vous êtes libres de défendre vos idées, mais vous devrez accepter que d’autres ne les partagent pas. C’est la violence que nous déplorons. Chacun a la liberté de penser ce qu’il pense et nous c’est la paix qui nous importe».
A propos de l’assassinat de Abdou Elinkine Diatta, Robert Sagna étale ses convictions : «ce que je sais, c’est que cette enquête se poursuit. La mort de Abdou Elinkine n’a rien à voir avec les objectifs du Mfdc».Baye Modou SARR

FONCTION PUBLIQUE LOCALE :Les secrétaires municipaux n’en veulent pas 

http://www.enqueteplus.com/La Fonction publique locale a été consacrée par l’adoption de la loi portant création du statut général des fonctionnaires, en 2011. Avant sa mise en œuvre, le ministre des Collectivités territoriales a entrepris une tournée dans les régions du pays, pour rencontrer les acteurs et leur expliquer les contours de cette Fonction publique locale dont les secrétaires municipaux ne veulent pas entendre. Oumar Guèye les rassure.
La Fonction publique locale n’a pas la cote, chez les secrétaires municipaux. Ces anciens assistants communautaires l’ont signifié au ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement du territoire qui présidait, ce samedi, un comité régional de développement (CRD) spécial sur la Fonction publique locale.
D’ailleurs, lorsque Mme Fatou Binetou Camara Fall, la directrice des Collectivités territoriales, a fini d’exposer les contours de cette Fonction publique locale, plusieurs secrétaires municipaux sont sortis de la salle de réunion du conseil départemental, parce que déçus des propositions contenues dans la loi et des décrets d’application y afférents. Ils ne peuvent pas comprendre, encore moins accepter que leurs salaires soient revus à la baisse.
Mieux, contrairement à la sécurisation des emplois dont il est question dans la loi créant la Fonction publique locale, les secrétaires municipaux, dont la plupart seront des commis d’administration, sont laissés à la merci des maires qui peuvent décider ou non de leur maintien. Aliou Ka, Secrétaire municipal de Kael, porte-parole de ses collègues, de dire au ministre : ‘’Nous fondions beaucoup d’espoir sur la Fonction publique locale. Mais, à la présentation et aux résultats de la commission ad hoc, si vous remarquez, la plupart de mes collègues sont sortis de la salle, parce que déçus. Depuis 2000, toute une génération a consacré toute sa carrière aux collectivités locales. Monsieur le Ministre, je vais vous rappeler ce que le vieux avait dit à Senghor en tournée à Dahra : ‘Est-ce-que nous n’allons pas retourner à la colonisation ?’ Pourquoi je le dis ? C’est parce que la convention collective qui nous régit présentement est meilleure que ce qu’on nous propose dans la Fonction publique locale. Ce qu’ils veulent, c’est rétrograder les salaires des secrétaires municipaux et des agents des collectivités territoriales.’’
Le secrétaire municipal de la commune de Kael d’ajouter : ‘’Nous n’avons pas de retraite, encore moins de prise en charge médicale. On nous avait dit qu’on devait être classés hiérarchie B. Maintenant, on sera classé dans la hiérarchie C. La Fonction publique locale, c’est presque 95 % d’agents qui sont d’anciens assistants communautaires reclassés par la commission ad hoc comme des commis d’administration. Alors que nous avons des diplômes professionnels. On nous propose des salaires vraiment très dérisoires, au moment où nous avons nos contrats à durée indéterminée avec les communes. Je parle le cœur meurtri. Nous ne pouvons pas accepter qu’on soit intégrés comme des commis d’administration, alors que nous pouvons être des secrétaires d’administration ou des chargés d’affaires locales.’’
Ce mal vivre des secrétaires municipaux préoccupe le 2e adjoint au maire de Keur Samba Kane. ‘’On note des arriérés de salaire chez plusieurs secrétaires municipaux’’, se désole Aliou Ka.
L’autre préoccupation des participants, est le statut de l’élu local et le recrutement des agents des collectivités territoriales. Pour le maire de Touba Moutoupha, ‘’il faut encadrer les recrutements qui (à son avis) à doivent faire l’objet d’un appel à candidatures’’. Les participants ont aussi soulevé la difficulté de respecter, dans les deux années, l’organigramme proposé par le ministère pour les collectivités territoriales.

Le ministre Oumar Guèye : ‘’Il n’y a pas d’inquiétude à avoir’’

Sur les inquiétudes des secrétaires municipaux, la directrice des Collectivités territoriales a répondu : ‘’Il y aura des indemnités qui vont compenser la différence qui existe entre les salaires perçus actuellement et ceux qui seront reversés dans la Fonction publique locale.’’ A sa suite, le ministre Oumar Guèye a confié : ‘’La Fonction publique locale, depuis plusieurs années, peine à être mise en œuvre. Nous allons passer au peigne fin la problématique de la Fonction publique locale, l’ensemble des 13 décrets plus la loi qui a été votée en 2011 pour implémenter cette Fonction publique locale dans les collectivités territoriales. Sans une bonne compréhension de cette Fonction publique locale, il sera difficile de concevoir sa mise en œuvre.’’
Ensuite, le ministre a listé les avantages de cette Fonction publique locale. ‘’C’est la sécurisation de l’emploi. La Fonction publique locale donne aux travailleurs un certain nombre de droits, de sécurité, d’assurance, de retraite, de cotisation au niveau du système de retraite. Nous encourageons beaucoup les collectivités territoriales à signer des contrats avec les travailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de la Fonction publique locale. Il ne s’agit pas de perdre des avantages, même s’il y a des seuils dans la Fonction publique locale. Si un employé avait un salaire d’un certain niveau, il y a la compensation directe avec le maire qui vient pour faire en sorte que le revenu net du travailleur recruté au niveau de la Fonction publique locale ne change pas. De ce point de vue, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Il faut ajouter à cela la sécurité qu’offre la Fonction publique locale’’.
Interpellé sur les 2 000 agents qui n’ont pas été recensés lors de l’audit, Oumar Guèye a répondu : ‘’Sur les 11 000 agents recensés dans les collectivités territoriales pendant l’audit, 9 605 ont été proposés à la Fonction publique locale suivant, leurs diplômes. Quand il y a un audit, cela veut dire que ce sont ces 9 000 qui entrent en droite ligne avec les critères qui permettent de recruter. Ces personnes, si elles le souhaitent, peuvent être recrutées dans la Fonction publique locale. N’oubliez pas que ce n’est pas une obligation d’être recrutée dans la Fonction publique locale.
La Fonction publique locale présente des avantages que n’offrent pas les autres systèmes de recrutement qui existent au niveau des collectivités territoriales. Quand quelqu’un est recruté dans la Fonction publique locale, il y a forcément une évolution, avec l’ancienneté, les grades. Ce n’est pas un salaire qui est figé, comme c’est le cas également pour la Fonction publique de l’Etat où, régulièrement, le président de la République, Macky Sall, accorde souvent certaines augmentations de salaire.’’Boucar Aliou Diallo

Président, chef du Gouvernement et de parti: Macky seul contre tous…

http://actunet.net/-Le Président Macky Sall qui, comme ses prédécesseurs est chef de l’État et de l’Apr est, avec la suppression du poste de Premier ministre, le chef direct du gouvernement. En concentrant tous ces pouvoirs entre ses mains, Macky Sall ne se retrouve-t-il pas seul contre tous?
Macky Sall qui, en tant que Président de la République, décide de la marche du pays, est le chef direct  du gouvernement avec la suppression du poste de Premier ministre. C’est également lui qui dirige le parti politique Apr où il n’a pas de dauphin et où le dernier mot lui revient sur tout. Président de la République, Macky Sall est le chef de l’État, incarnant l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution. Il assure la continuité de l’État. C’est aussi lui qui est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des engagements internationaux.
Il est aussi le détenteur exclusif du pouvoir exécutif, détermine et conduit la politique de la Nation. C’est lui qui assure l’exécution des lois et des décisions de justice et prend les règlements applicables à l’ensemble du territoire de la République. Rentre dans ses prérogatives, le droit de faire grâce sans oublier la nomination aux emplois civils et militaires. Il est le chef suprême des Armées et préside les Conseils, les Comités de Défense et de Sécurité. La liste n’est pas exhaustive. En fait, avec la suppression du poste de Premier ministre, le Président Macky Sall assure indirectement les fonctions qui étaient dévolues à ce poste. Il est en quelque sorte, celui qui assure la coordination de l’action gouvernementale. Preuve de cette prérogative, les ministres ne peuvent pas souscrire à certains engagements sans son aval. La preuve peut être aussi trouvée avec les syndicats qui n’ont de garantie de satisfaction de leurs doléances qu’avec lui. En effet, c’est en confortant ce constat que le Médiateur de la République a proposé aux membres de Ñoo lànk de rencontrer le Président Sall, qui seul peut décider du retrait de la mesure de hausse du prix de l’électricité. L’omnipotence du Président Macky Sall ne s’arrête pas seulement au niveau de l’appareil d’État. Dans celui du Parti-Apr, il a le dernier mot sur tout. En atteste la décision d’exclusion du parti de Moustapha Diakhaté qui a été souverainement décidé par lui.
Si la concentration de tous ces pouvoirs permet au Président Sall d’avoir le regard sur tout, elle n’est pas sans inconvénient. Car, c’est un secret de polichinelle que sans fusible, il s’expose directement à toutes les critiques, à toutes les sollicitations en étant seul contre tous.

Nouvelle demande de liberté provisoire : les avocats de Guy Marius Sagna saisissent le Doyen cette semaine

https://www.jotaay.net/-La semaine dernière, la Chambre d’accusation, par la confirmation de l’ordonnance de refus de mise en liberté provisoire pour Guy Marius Sagna, avait ordonné ainsi la prolongation de son séjour carcéral. Une déception pour tous ceux qui espéraient voir le leader de Frapp/France Dégage humer l’air de la liberté. De leur côté, les avocats de la défense avaient annoncé que le combat allait se poursuivre jusqu’à ce que l’activiste, seul encore en prison, sur les huit initialement arrêtés, soit relâché. Mes Moussa Sarr, Khoureychi Bâ, Amadou Diallo, Seydou Diagne et Cie vont s’y mettre dès cette semaine. Les avocats ne vont pas former un pourvoi en cassation sur le refus de la Chambre d’accusation, mais ils vont revenir à la charge devant le Doyen des juges avec d’autres arguments. La nouvelle requête aux fins de mise en liberté provisoire sera déposée sur la table du magistrat instructeur cette semaine-ci même.

Campagne arachidière 2019: Babacar Diop décrie l’échec de la Sonacos

https://senego.com/-Les Forces démocratiques du Sénégal déplore l’état de la campagne arachidière du Sénégal en 2019. Son secrétaire général, le Dr Babacar Diop, dans le communiqué parvenu à Senego, de noter les échecs d’un système en souffrance dont la Sonacos est au cœur.

Les objectifs de la Sonacos compromis

« Pour la campagne agricole 2019-2020, la Sonacos s’est fixé l’objectif d’acheter 150 000 tonnes d’arachide, contre un objectif de 85 000 tonnes pour la campagne précédente. Toutefois, après près de deux mois d’exercice, le bilan reste très en-deçà des objectifs affichés.
Pis, précise Dr Babacar Diop, « à la date du 16 janvier 2020, la Sonacos a collecté moins de 32 000 tonnes d’arachide, soit moins de 22% de l’objectif fixé, à moins de sept semaines du terme de la collecte ». Au regard de ce bilan mitigé à mi-parcours, note-il, « il est difficile d’imaginer la Sonacos parvenir à atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé ».

Un prix de vente inférieur, une des causes

Pour Babacar Diop, l’échec s’explique, entre autres, par l’homologation d’un prix de vente inférieur à celui du marché.  Ainsi, le Président Macky Sall a fixé le prix du kilogramme d’arachide à 210 FCFA, sans tenir compte de l’évolution de l’indice des prix à la consommation.
« Une situation qui a également ouvert la voie à la Chine dont les opérateurs ont fixé un prix d’achat supérieur à celui proposé aux agriculteurs locaux. Cette situation compromet l’objectif de production de la Sonacos, mais elle profite aux producteurs locaux qui trouvent l’opportunité de vendre à l’étranger à un meilleur prix ».

Les paysans snobent la Sonacos qui…

Un facteur important de ce déséquilibre se trouve dans le prix fixé par la Sonacos et rejeté par la plupart des agriculteurs, notamment ceux qui ont les moyens de stocker leur production ou de trouver d’autres acheteurs tels que les Chinois. proposant des prix allant de 250 à 300 FCFA.

 …Licencie ses agents

Cette réalité amène d’ailleurs l’entreprise à vouloir rationaliser son effectif par le licenciement de 1 050 agents. En somme, c’est toute cette situation de marché qui illustre l’échec de nos pouvoirs publics dans la planification structurelle du secteur agricole, à la fois aux niveaux primaire et secondaire.
In fine les Forces démocratiques du Sénégal demande au gouvernement d’écouter la souffrance du monde rural et des travailleurs. La fermeture de la Sonacos coïncidera avec l’arrêt de la dépense quotidienne pour des milliers de familles ».

Babacar Mbaye Ngaraf: «Macky Sall n’a jamais tenu parole…»

https://senego.com/-Se prononçant au quotidien LeQuitidien, Babacar Mbaye Ngaraf est revenu sur la question tant polémique du troisième mandat.
Pour lui, que le président Macky Sall dise qu’il sera candidat en 2024 ou non, importe peu, si l’on sait qu’il « n’a jamais tenu parole ».
« Toutes les promesses qu’il avait faites concernant son mandat de 5 ans, les 500 mille emplois, la patrie avant le parti, qu’il ne protégerait personne… sont restées de simples slogans », a rappelé, à cet effet, Ngaraf

Afrique: Du passage des coups d’Etats armées aux coups d’Etats constitutionnels

Il ajoute : « Maintenant, s’agissant du débat sur un éventuel troisième mandat, je rappelle qu’il fut un temps l’Afrique était caractérisée par des coups d’Etat. Il y a une certaine stabilité parce que les gens ont dépassé ce stade-là. Aujourd’hui, c’est le coup d’Etat par la Constitution qui existe. 
Le «Ni oui ni non» de Macky Sall est « extrêmement dangereux »
« J’avoue que Macky Sall m’a souvent surpris. La dernière fois, c’était sa sortie sur le troisième mandat où il a fait dans le clair-obscur à travers un « ni oui ni non ». C’est extrêmement dangereux » s’est frustré Babacar Mbaye Ngaral.
« Ce qu’on demande à Macky Sall, c’est de dire ce que la Constitution dit, c’est-à-dire qu’il fait ses deux mandats et qu’il quitte. Il ne faut pas lui donner l’occasion de parler de troisième mandat en lui faisant croire que c’est possible », a-t-il terminé.

Distribution Flyers: La Cojer Dans La Rue Comme…Noo Lank

https://www.xibaaru.sn/-Face aux flyers fepp de Nio Lank, l’APR lance flyers-bilan : la Cojer vient d’initier une campagne de distribution de « flyers-bilan » du régime de Macky Sall pour contrecarrer l’opération « flyers partout » de Noo Lank. « Si le Collectif Noo Lank distribue des flyers aux populations, il ne doit pas oublier les réalisations du gouvernement en matière d’énergie. Comme il ne le fait pas, nous allons le faire », déclare le SG de la Cojer.

Moussa Sow: «Moustapha Diakhaté pense qu’il est toujours au Pds»

http://actunet.net/Au-delà du vrai faux débat sous-jacent sur le troisième mandat de Macky Sall, la mouvance présidentielle se heurte à des velléités de reconfiguration dont les derniers épisodes en date sont l’exclusion de Moustapha Diakhaté et la scission dans les rangs de la coalition Macky 2012. Le pavillon tangue-t-il de toute part ?  Il maintient fermement le cap à en croire Moussa Sow, coordonnateur de la Convergence des Jeunesses Républicaines (Cojer).
Êtes-vous en phase avec l’exclusion de Moustapha Diakhaté ?
D’abord, avant de parler de l’exclusion légitime de Moustapha Diakhaté de notre parti, il est important de revenir sur son comportement irresponsable qui l’a conduit à cette exclusion fondée. En effet, au-delà de son acte de déviance vis avis du parti et de son président, Moustapha Diakhaté s’est inscrit dans une logique de défiance caractérisée par des diatribes et propos discourtois. Il faut noter que pendant onze bonnes années, il était aphone comme une carpe car bénéficiant la confiance du président. Il a d’ailleurs présidé le groupe majoritaire au niveau de l’hémicycle durant la douzième législature, ce qui veut dire qu’il a été responsabilisé dans le parti sans aucune base politique connue. C’est donc une personne qui ne bénéficie d’aucune légitimité populaire qui prétend refonder notre Alliance pour la République avec des arguments à dormir debout. Il était donc nécessaire de le bouter hors de nos instances politiques. Nous, de la Cojer, sommes en phase et mettons en garde tous les autres qui tenteraient de s’attaquer au parti et à son président.
Ce dernier estime que cette décision est prise par une instance illégitime. Qu’en dites vous ?
Vous savez, nous maîtrisons le fonctionnement de notre parti. Toutes les décisions prises trouvent leur justification dans notre règlement intérieur. Au niveau de nos instances internes, la commission de discipline occupe une place importante pour veiller au respect strict du règlement intérieur. Je vous disais tantôt que nous sommes la première force politique ; ce qui prouve que notre parti est géré de façon responsable. Toutes les décisions prises sont légales et légitimes, car ce sont les instances habilitées qui délibèrent.
Quoi qu’il en soit il donne dans la déclaration fondatrice de son mouvement des pistes de réforme pour redresser le parti. Ses propositions tiennent elles la route ?
C’est Moustapha Diakhaté qui lui-même ne tient pas d’abord la route. Il est dépassé par les événements et son comportement ridicule nous fait croire qu’il pense qu’il est toujours au Pds. Il veut redresser quel parti ? J’imagine que ce n’est pas l’Apr. Il est trop prétentieux pour assumer ce rôle. Je pense que Moustapha Diakhaté se trompe d’époque et de cadre. Comment redresser un parti politique qui a atteint sa phase de croissance, qui a gagné toutes les élections, qui dirige la grande majorité présidentielle, qui dirige le pays, qui a des instances légitimes et fonctionnelles, qui est présente dans les 557 communes du Sénégal, qui est majoritaire à l’Assemblée nationale…?  Il nous parle donc de quel redressement ? Je pense que c’est lui qui a besoin de redressement moral pour se trouver une base politique.
Au-delà de l’Apr, la majorité présidentielle est secouée par une scission à Macky 2012. N’est-ce pas problématique ?
D’abord, je félicite Macky2012 pour son compagnonnage avec son Excellence le Président Macky Sall. Il faut noter que Macky2012 est une coalition composée de différents partis politiques et organisations. Elle a donc son mode de fonctionnement et se réunit fréquemment. Maintenant, il est normal, dans une coalition de partis, que parfois des incompréhensions surgissent. Mais nous leur demandons de s’inspirer de la coalition Benno bokk yakaar qui conn5ait une longévité historique du fait du leadership de son Excellence le Président Macky Sall.
Après Diakhaté c’est Mary Teuw Niane qui est dans le collimateur de ses camarades de parti. En quoi cela se justifie-t-il ?
Il faudrait que nous apprenions à être sérieux dans ce pays. Les spéculations sont énormes. Personnellement, je ne suis pas informé du cas Mary Teuw Niane. À ce que je sache, il est dans les rangs et je l’encourage à y rester et à être loyal au Président. Une chose est sûre, notre parti est sur une ligne directrice et rectiligne, quiconque dévie nous trouvera sur son chemin. On ne peut pas avoir des gens qui, dans un passé très récent  chantaient les louanges du Président en le qualifiant de grand visionnaire et qui, tout à coup, nous sortent des fadaises. En politique il faut assumer et s’assumer.
Qu’en est-il est frictions au sein de la Cojer ?
Depuis notre installation à la tête de cette prestigieuse structure, nous avons pris notre bâton de pèlerin pour rassembler toute la jeunesse derrière le Président Macky Sall. C’est l’occasion pour moi de féliciter mes camarades jeunes pour leur engagement sincère. Dans toutes les communes, nous avons initié des programmes de remobilisation et d’organisation. Déjà nous avons fait les étapes de Ouakam et Hlm et cela, sur toute l’étendue du territoire national. Il faudrait aussi féliciter la jeunesse féminine de la Cojer pour son excellent travail. Maintenant, il est clair que parfois des incompréhensions peuvent exister, mais notre mission c’est de les aplanir pour aller sur de nouvelles bases consensuelles. Pour cela, nous avons l’adhésion de toutes et de tous
Guerre médiatique contre l’image écornée du Sénégal Par Mamadou SY Albert
Le gouvernement du Sénégal est de nouveau sur le pied de guerre contre les statistiques produites par certaines organisations internationales  de défense des droits humains, de la démocratie pluraliste et de la bonne gouvernance. Les dernières statistiques en date se focalisent sur la perception de la corruption et la gouvernance démocratique. Le Sénégal est mal placé à l’échelle de l’Afrique et du monde en matière de lutte contre la corruption, dans les domaines de l’approfondissement de la démocratie pluraliste et de l’organisation des élections libres et démocratiques.
La réalité de ce recul progressif dans ces secteurs fondamentaux de la bonne gouvernance se combine à un état de développement économique social et culturel compromis par une accélération des impacts de la crise à travers l’augmentation des prix des denrées de première nécessité et du renchérissement du coût de la vie.
La guerre gouvernementale contre les chiffres réels distillés par les organisations de la société civile et/ou de certaines institutions internationales proches du système des Nations-Unies, cache mal l’image écornée du pays et de ses politiques publiques. L’image d’un pays est devenue un des indicateurs de l’état de sa gouvernance politique et économique. Elle se révèle être, au cours de ces décennies, le baromètre de référence par excellence des organisations internationales, des investisseurs et des opérateurs privés internationaux. Le Sénégal a probablement compris les enjeux de cette importance de l’image dans la diplomatie et la gouvernance mondialisée des affaires publiques et privées. Les gouvernements qui se succèdent depuis le début des années 1980  partagent au moins cette prise de conscience de la fonction de l’image et le classement des États modernes.
La démocratie et la gouvernance politique et économique sont désormais ainsi l’objet d’enquêtes internationales régulières. Les acteurs-étatiques, internationaux, non étatiques, mènent des études suivant des approches scientifiques dans leurs domaines de compétences respectives. Ces résultats sont aujourd’hui des données indispensables aux décideurs publics et privés. Les États africains, et singulièrement celui du Sénégal, ont une posture allergique aux résultats des enquêtes, des avis, des conseils et des recommandations de ces organisations internationales. À chaque fois ces résultats sont en conflit ouvert avec des gouvernants. Les derniers exemples en date sont les rapports publiés au sujet de la lutte contre la corruption, la gouvernance démocratique et l’état réel de l’économie sénégalaise. Le Sénégal qui prétend encore être un modèle de bonne gouvernance, n’a point connu des avancées significatives en matière de lutte contre la corruption et de renforcement de la démocratie pluraliste. Le pays connaît plutôt des difficultés récurrentes, des conflits permanents et un malaise institutionnel en matière de respect des libertés individuelles et collectives. On peut ajouter à ces deux secteurs sensibles de l’image d’un pays qui se veut ouvert et démocratique, celui de l’économie.
Le gouvernement a construit son image autour de la croissance impulsée par le Plan Sénégal Émergent et de la bonne gouvernance. La stabilisation du taux de croissance autour de 6% est l’équivalent d’un référentiel absolu dans l’entendement gouvernemental d’une bonne gouvernance économique et de l’amorce d’un développement durable et inclusif. En dépit des démentis récurrents, à chaque fois que des chiffres publiés par les organisations internationales, particulièrement ceux des organisations des droits humains, vont dans le sens contraire des chiffres officiels, souvent préfabriqués avec la complicité des principaux bailleurs de fonds, le gouvernement peine à accepter la réalité des chiffres allant dans le sens de révéler l’état réel de la lutte contre la corruption, la gouvernance anti-démocratique et de l’économie nationale.
Après la diffusion publique de rapports épinglant des failles, des dysfonctionnements, des reculs de la démocratie et de la gouvernance économique, le gouvernement tente de discréditer les auteurs des enquêtes et les donneurs d’ordre de ces enquêtes internationales ou continentales. L’angoisse gouvernementale, dès la publication de rapports, est lisible à travers les réactions des autorités étatiques. Ces dernières cachent mal du reste les réalités objectives. L’État affiche une peur de ces chiffres traduisant des réalités observables et le vécu réel des populations. Le pire est que le gouvernement devient prisonnier de son image et ses vérités chiffrées.
À force de vouloir mener la guerre à tous ces indicateurs de mauvaise gouvernance, de mal développement, le gouvernement perdra toute crédibilité internationale. Le Sénégal fait partie des États les plus prompts à signer des conventions, des traités internationaux et à s’en glorifier. Il est aussi l’un des plus mauvais exemples en matière de respect de ses engagements internationaux. La guerre contre les résultats des études des organisations internationales témoigne de cette faiblesse congénitale de l’État peu respectueux de l’indépendance de l’expertise internationale.
Pendant que l’image de la démocratie et de la gouvernance politique et économique se dégrade, le gouvernement engage le tournant de l’ajustement structurel de son économie. Ce nouveau processus va davantage écorner l’image du Sénégal. La hausse du prix de l’électricité, déjà actée par le gouvernement, est un indice de la future montée des tensions sociales avec l’augmentation du prix des denrées de première nécessité et l’aggravation des conditions de vie des travailleurs et des populations. http://actunet.net/

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 28/01/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Cisse Lô médiateur en Gambie

La répression de la marche des «3 years Jotna» préoccupe le Parlement de la Cedeao. En session en Gambie, le président dudit Parlement, Moustapha Cissé Lo et ses collègues sont en train de jouer les bons offices au pays de Adama Barrow pour préserver la paix, la stabilité et promouvoir le dialogue dans le respect. Le parlementaire de la Cedeao, Abdoulaye Wilane, dira que toutes les parties sont conscientes du caractère prépondérant de la légalité constitutionnelle et de l’impérieuse nécessité de dialoguer sérieusement pour rester dans le sillage de la démocratie, le développement et l’intégration. A ce propos, Moustapha Cissé Lo a reçu en audience le leader de UDP, Ousainou Darboe qui multiplie les sorties pour demander au Président Barrow de quitter après avoir bouclé ses trois ans de transition. Les parlementaires de la Cedeao s’investissent ainsi pour la paix et la stabilité de la Gambie dans le cadre de la légalité constitutionnelle et la promotion d’un Dialogue national et politique sincère.

Crime crapuleux à Guinaw Rails: Ndioba Seck a reçu 64 coups de couteau

http://www.dakarmatin.com/Ndioba Seck, âgée d’une trentaine d’années, a été sauvagement poignardée, hier à Guinaw Rails Arrêts Sips. Son corps a été découvert coincé entre une gargote et un kiosque de vente de tickets de la Lonase, en bordure de la route nationale 1. Selon le quotidien LesEchos, elle a été assassinée de 64 coups de couteau.
Selon nos confrères, Ndioba a reçu, avant-hier à 20 heures, un coup de fil sur son téléphone portable et avait quitté précipitamment, la maison familiale sans avertir de sa destination ses parents, notamment sa mère Fatou Dieng. La jeune femme était âgée de 26 ans, célibataire et mère d’un enfant de 2 ans.
Selon L’Observateur, Ndioba est morte après avoir reçu 64 coups de couteau. Le crime n’avait pas aussi pour mobile le vol. En sus portable de la victime retrouvée sur les lieux, un billet de 10.000 Fcfa y a été découvert.
La thèse du viol est également écartée, les habits de la victime, notamment le jean et le body qui lui couvrait le buste, sont restés intacts

Viol collectif à Keur Massar: Deux agresseurs se relaient sur une jeune femme de 25 ans

https://www.seneweb.com/-L’insécurité est grandissante dans la banlieue dakaroise. En quittant chez elle, dimanche dernier, vers 5 heures du matin, M. T ne se doutait point qu’elle avait rendez-vous avec l’horreur. Caissière dans une boutique d’une station service à Mbao, M.T a vu sa vie de jeune fille basculer et emprunter les cauchemars juridiques. Agée de 25 ans, elle a été agressée par deux individus près de l’école unité 14 des Parcelles assainies de Keur Massar. Pis, les malfrats se sont relayés sur elle pour la violer sous la menace d’un couteau. Après avoir commis leur forfait, ils ont pris la poudre d’escampette.
En effet, dans cette zone, beaucoup de maisons sont inoccupées suite aux inondations. Et c’est d’autant plus dangereux que de jeunes garçons s’y activent dans la vente de chanvre indien, au vu et au su de tout le monde.
« Ils ont pris l’argent et le téléphone portable de M.T. Ils n’ont laissé sur place que sa boîte à maquillage. Avec un de ses frères et ses deux sœurs, nous sommes allés à l’hôpital de Pikine afin qu’on prenne soin d’elle », a expliqué un proche de la famille. Avant de poursuivre : « Mais, les médecins nous ont demandé d’aller dans un premier temps déposer une plainte à la gendarmerie de Keur Massar. Par la suite, nous nous sommes rendus à l’hôpital Youssou Mbargane Diop de Rufisque pour l’établissement d’un certificat médical car nous devons également faire des analyses ».

Parricide à Bignona: Pape Diédhiou égorge son père avec une machette

https://actusen.sn/-C’est l’émoi et la consternation à Coubanao, un village de Bignona où un cas de parricide a été enregistré hier. Selon Libération, Pape Diédhiou dit Papo, n’a rien trouvé de mieux à faire que d’égorger son père Sangaré Diédhiou, à l’aide d’une machette.
Il a trouvé son père qui dormait dans sa chambre, pour froidement le tuer. Avant de prendre la fuite, Papo a asséné un coup de machette à son neveu qui est tombé sur lui alors qu’il sortait de la chambre. Actuellement en fuite, le meurtrier présumé est activement recherché par les gendarmes.

Meurtre de l’étudiant Fallou Sène: Les auditions démarrent en février

https://actusen.sn/Du nouveau dans l’affaire Fallou Sène, nom de cet étudiant en 2ème année à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, tué par balle, lors d’affrontements entre étudiants et gendarmes en mai 2018.
Selon le quotidien LesEchos, le doyen des juges va démarrer les auditions en février. Le gendarme Moustapha Sané va ainsi être convoqué pour audition au fond. Ce sous-lieutenant a été inculpé dans le cadre de affaire pour coups mortels, avant d’être placé sous contrôle judiciaire dans ce dossier.
Il aura donc l’occasion de donner sa version des faits. A l’enquête préliminaire, il avait expliqué avoir tiré parce qu’il se sentait en danger face à des étudiants en furie.

Linguère: Un talibé âgé de 11 ans battu à mort par son maître coranique

https://www.seneweb.com/Après l’affaire de Ndiagne, un autre talibé vient de subir les tortures de son maître coranique. Le drame s’est joué dimanche dernier dans un daara à Thiél, (Linguère). Selon les informations de Médiapost.com repris par iRadio, un maître coranique a battu, ligoté, torturé à mort un talibé. Alertés, les gendarmes de la brigade de Linguère se sont déplacés sur les lieux pour constater les faits.
Le corps sans vie du garçon âgé de 11 ans a été par la suite acheminé à l’hôpital Maguette Lô de Linguère. L’autopsie pratiquée sur le corps, a conclu à une mort par traumatisme crânien.
Interpellé par la brigade de Linguère, le maître coranique et responsable du daara devrait être déféré, ce mardi 28 janvier 2020. Ce drame, un énième cas, pose une nouvelle fois le débat sur la maltraitance des talibés dans les daaras.

Yeumbeul: Un gang de cybercriminels Nigérians démantelé par la Police.

https://www.dakaractu.com/-Un gang dont tous les membres sont de nationalité Nigériane a été démantelé par la Police de Yeumbeul Nord dans le quartier Darou Rahmane, pour des faits de cyber criminalité (tentative d’escroquerie, collecte illicite d’informations à caractère personnel, associations de malfaiteurs).
La Police a trouvé par devers eux des cartes bancaires, des puces téléphoniques, des ordinateurs retraçant des opérations téléphoniques d’ici et à l’étranger, des modems Wi-Fi et des passeports. Ces 8 Nigérians ont tenté de s’enfuir par la fenêtre du local où ils se trouvaient avec les ordinateurs, avant d’être rattrapés par les éléments du commissaire Ibrahima Diouf.
Ils ont finalement été mis à la disposition de la division de la cyber criminalité pour continuation de l’enquête et exploitation du matériel saisi, selon des sources de Dakaractu…

Démantèlement d’un réseau d’exploitation illicite d’or: 25 personnes arrêtées à Kédougou

https://www.pressafrik.com/Vingt-cinq (25) individus qui exploitaient un site d’orpaillage clandestin à Tourokhoto, dans l’arrondissement de Sabadola, dans la région de Kédougou, proche des frontières du Mali et de la Guinée, ont été arrêtés. Le réseau composé de Sénégalais, de Maliens et de Burkinabé, a été démantelé par la Gendarmerie de la localité.
Selon L’Observateur, les pandores ont réussi leur coup après avoir exploité des renseignements reçus. Au cours d’une perquisition du site, les hommes en bleu ont mis la main sur dix-huit (18) extracteurs de sable, quatorze (14) motopompes, cinq (5) motos, sept (7) cycles et un (1) camion.
Arrêtés le samedi 25 janvier dernier, les malfrats sont toujours à la brigade de gendarmerie de Sabadola avec leur arsenal en attendant leur déferrement. L’enquête suit son cours.

PHÉNOMÈNE DE SOCIÉTÉ, TENDANCE, EFFET DE MODE OU PROBLÈME DE VISION :PORTER DES LUNETTES… À TOUT PRIX

http://www.sudonline.sn/Phénomène de société, tendance ou effet de mode ? Problème de vision ou non ? Les lunettes sont de plus en plus présentes dans le quotidien de Sénégalais dont elles deviennent des compagnons parfois inséparables, ou presque. De nos jours, à travers les artères, lors de cérémonies et autres rencontres, à l’atelier, sur les chantiers, à l’entreprise, au bureau, etc. ils sont de plus en plus nombreux, ces Sénégalais, surtout des jeunes hommes et femmes, filles et garçons, à recourir à des lunettes de soleil ou des correcteurs pour se déplacer ou mieux vaquer à leurs occupations. Toutefois, alors que certains prennent l’attache d’un spécialiste avant de se procurer des verres (médicalisés), nombreux sont ceux qui achètent leurs lunettes dans la rue ou parterre… à moins de 1000 F CFA. Ce qui n’est pas sans conséquences sur les yeux et la vue, explique Docteur Boubacar Sarr, ophtalmologue, qui déconseille le recours à «des lunettes optiques», aux personnes qui n’ont pas de problème particulier de vision

DES LUNETTES PARTERRE : Moins de 1000 F CFA, pour se sacrifier les yeux

«Combien coûtent ces lunettes ?» «1000 francs Cfa!» «Je n’ai que 500 francs Cfa !» «Loolou dou baakh, dafa ndaw» (expression wolof qui veut dire «votre offre n’est pas bonne, c’est peu»). Ce marchandage entre un client et un vendeur de lunettes dans la rue en dit long sur la légèreté avec laquelle de nombreux Sénégalais se procurent des verres ou le caractère bon-marché de ces «accessoires». La qualité ou les conséquences du port des lunettes de rue sur la vue, ils n’en n’ont cure.
En effet, ayant repéré une paire de lunettes à son goût sur l’étale d’un vendeur, il engage la discussion : «je voulais juste acheter ces lunettes-là, pour essayer un autre look. Mais le gars n’est pas d’accord avec les 500 francs Cfa que je lui ai proposé, peut-être une prochaine fois», dit un jeune qui voulait s’acheter des lunettes de soleil dans le but de changer d’apparence. Nous sommes en face de la grande porte de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar. Ici, entre allers et retours ou va-et-vient qui paraissent interminables, chacun vaquent à ses occupations. Mais, un constat : un accessoire composés de verres enchâssés sur une monture reposant sur le nez «accompagne» nombre de ces personnes en mouvement vers ce temple du savoir. Ce sont des lunettes. Alors que les uns portent des verres dont certains sont en binocle, souvent «associés aux étudiants», d’autres apparaissent sous un autre air.
Ce faisant distinguer parmi ses camarades, portant des correcteurs, Ouédraogo Ulrich, âgé de 24 ans et étudiant en médecine dentaire, est diagnostiqué de myopie depuis 5 ans. «Je suis myope depuis 5 ans, les lunettes que je porte, sont médicalisées», explique-t-il. Même si ses lunettes sont chères, selon lui, il est obligé de les acheter pour son bien-être. «Je les achète quand-même cher, c’est le cadre qui coûte plus chère que les lentilles. C’est trop cher, mais je les achète pour ma santé, je n’ai pas le choix». Contrairement à Ouédraogo Ulrich qui a recours à des lunettes…pour corriger sa vue, Khadidiatou, une étudiante de 23 ans, quant à elle, les utilise juste pour… se faire belle. Portant des lunettes roses d’une marque très connue couvrant presque son visage, mais achetées à 1500 francs Cfa, elle confie : «ces lunettes-là, je les porte juste pour refléter ma beauté, c’est juste pour la beauté», dit l’étudiante, ignorant les conséquences de porter des lunettes sans ordonnances. «Je ne connais pas les conséquences, peut-être que si je les savais, je n’allais pas acheter ces lunettes-là».
Tout le temps devant son écran d’ordinateur, Ahmed Fall pense qu’acheter des lunettes photos grays à 6000 francs Cfa au marché Sandaga, suffit pour se protéger des reflets de son outil de travail. «Je porte ces lunettes parce que quand j’apprends sur mon ordinateur, c’est plus facile pour moi de voir. Parce qu’avec la lumière de l’ordinateur, si je ne porte pas ces lunettes-là, 30mn à 1h, mes yeux me font mal. En plus, c’est plus confortable, avec le soleil», déclare l’étudiant qui porte des photos grays, sans avoir consulté un ophtalmologue, au préalable. Autre rencontre, autre réalité. Boubacar, livreur de profession, utilise des lunettes pour une raison précise. «Je porte des lunettes parce que, du fait de mon travail, j’utilise la moto pour me déplacer. Donc, je suis tout le temps dans la circulation. Pour me protéger des insectes, en conduisant, je porte ces lunettes-là», justifie-t-il.

OPTICIENS-LUNETIERS ET VENDEURS DE LUNETTES À LA SAUVETTE : A chacun son client 

Un magasin situé dans un bâtiment blanc de lait, bien imposant, au centre-ville de Dakar, plus précisément à la rue Escarfait. A l’intérieur, un espace grand et accueillant, avec des lunettes bien exposées. À l’accueil, des femmes en blouses, toutes souriantes, pour aider le client ou visiteur ; nous sommes chez un opticien-lunetier. Sadibou Diouf, propriétaire des lieux et président de l’Association des opticiens du Sénégal nous explique son travail : «nous, en tant qu’opticiens établis, nous vendons les lunettes sur la base d’une ordonnance médicale qui est délivrée par un médecin ophtalmologiste ; ce qu’on appelle le médecin des yeux. Une fois que le patient sort de chez l’ophtalmologiste, il vient nous voir, avec une ordonnance médiale. Et, nous, en fonction de son âge, de son métier, de son profil, de l’usage qu’il va faire de son équipement, nous lui proposons un type de verres». M. Diouf ajoute que toutes les lunettes qu’il vend, c’est sur ordonnance, y compris les lunettes de soleil. «Les lunettes de soleil, nous les vendons sous ordonnance. Souvent, dans la vie courante, les gens achètent comme ça des verres solaires, ce qui est un danger pour eux. Nous, nous vendons des verres solaires correcteurs, sur la base d’une ordonnance médicale», dit l’opticien. Interpellé sur la cherté et l’inaccessibilité de leurs produits, que leur reprochent certains malades des yeux, il se défend. «Les verres coûtent chers parce que c’est la Trima Technologie ; les verres ne sont pas pour l’instant fabriqués au Sénégal, nous sommes obligés de les importer dans les labos en Europe. Nous ne passons les commandes que sur la base de l’ordonnance que nous recevons. Et nous ne livrons que les verres que les labos nous ont fabriqué, sur la base de l’ordonnance médicale. Ce qui fait qu’ils sont complètement différents des verres qu’on vend au marché», indique l’opticien. Selon lui, pour exercer ce métier, il faut faire la formation à l’étranger, faute d’école dédiée ici au Sénégal. Ce à quoi ils essayent de remédier, avec leur association. «Ce métier, nous l’avons appris à l’étranger, pas ici. Il n’y a pas d’école de formation au Sénégal, pour l’instant. Mais, nous venons de mettre en place l’Association des opticiens du Sénégal et, dans nos statuts, nous avons parlé de la mise en place d’une école de formation. Nous allons essayer de travailler avec les autorités dans ce sens», assure Sadibou Diouf.

DES LUNETTES… À TOUTVA ET À TOUT PRIX

Contrairement à ces spécialistes, des vendeurs à la sauvette ont investi le créneau. Ces derniers proposent des verres à tout-va, à tous prix et surtout sans ordonnances. C’est le cas de ce jeune rencontré au rond-point Liberté VI. Exposant ces lunettes bien rangées sur un «placard», dans leur langage, El Hadji, un vendeur de lunettes, dit qu’il reçoit toute sorte de clients, surtout les jeunes. Et les prix varient, selon lui, entre 800 francs, 1000 francs, 1500 francs jusqu’à 5000 francs Cfa. Cela dépend du genre de lunettes que le client choisit. «Je vends des lunettes dont les prix varient en fonction de la «qualité». Je marchande avec le client jusqu’à ce qu’on s’accorde sur un prix», narre le jeune vendeur. Avec cette tendance de porter des lunettes, El Hadji dit qu’il s’en sort très bien. «Je vends 6 à 10 lunettes par jour. Je rends grâce à Dieu, je satisfaits mes besoins, grâce à ce métierl à.» Même décor chez Moustapha, 25 ans, vendeur de lunettes depuis presque 2 ans, qui a fait des études, option franco-arabe, jusqu’au niveau BFEM. Il s’est reconverti en vendeur de lunettes, suite à un constat : «j’ai constaté que les Sénégalais apprécient les lunettes et je me suis dit pourquoi ne pas faire ce commerce pour gagner ma vie», dit le jeune commerçant qui n’a aucune connaissance sur les produits qu’il écoule et ignore les conséquences chez ses clients. «Je ne fais que vendre des lunettes. Je ne suis ni ophtalmologue ni opticien. Et je ne sais pas les dangers auxquels j’expose mes clients». Selon le jeune homme, les lunettes, il se les procure chez un commerçant chinois. «C’est lui qui les amène au Sénégal. Je me procure ces lunettes chez lui ; il a des magasins de lunettes dans plusieurs quartiers de Dakar : Colobane, Pate d’Oie, entre autres. Et je les revends pour gagner ma vie»

CENTRE DE BOPP Le dispensaire d’ophtalmologie des cas sociaux 

11heures 13 minutes, a u centre Ahmadou Malik Gaye, plus connu sous le nom de «Centre de Bopp». Enfants, hommes, femmes, adultes, vieux, jeunes, bref, des personnes de tous âges et tous rang social, surtout les démunies, entrent dans une bâtisse beige très fréquentée. Nous sommes au centre-dispensaire d’ophtalmologie de Bopp, niché dans l’enceinte du Centre de Bopp. Une structure bien connue des personnes qui ont une… maladie des yeux. Marchant au milieu du centre, avec des lunettes de forme bizarre, Abdourahmane Barry, 20 ans, explique la raison de sa présence dans ce dispensaire. «En fait, mes yeux me font mal, ils sont flous. Et quand je sors, sous un soleil tapant, j’ai mal à la tête. C’est pourquoi je suis venu ici me faire consulter par un ophtalmologue», précise le jeune garçon. Ancien utilisateur des lunettes de la rue, Abdourahmane constate que depuis qu’il a laissé ces verres la, il a du mieux. «Auparavant, j’utilisais les lunettes de la rue, surtout les «noires fumées», je n’achetais que ça mais je les ai laissé après qu’on m’a diagnostiqué cette maladie». Habitué des lieux, Ndiaye Fall, 35 ans et souffrant d’une anomalie des yeux, vient se faire consulter et renouveler ses verres chaque 2 ans. «Je suis venu pour une consultation à cause de ma maladie. Chaque 2 ans, je viens pour une consultation et pour un éventuel renouvellement de mes lunettes, c’est la raison pour laquelle je suis là depuis ce matin». N’ayant jamais utilisé de lunettes de la rue, selon ses dires, Ndiaye Fall conseille les utilisateurs de ces verres bon-marché. «Je ne conseille à personne d’acheter les verres de la rue parce que, pour mettre des lunettes, il faut une prescription médicale. Pour la santé des yeux, ça vaut le coût d’aller se faire consulter par un spécialiste, comme ça vous n’aurez pas de problèmes d’yeux à l’avenir». Même si les lunettes sont chères, Ndiaye Fall ajoute que «la santé n’a pas de prix». «Même si c’était à un milliard, ne serait-ce que pour avoir la santé, j’allais payer», confesse l’homme. Pour rappel, le dispensaire d’ophtalmologie de Bopp est une «outil de lutte contre la marginalisation médicale de la frange la plus défavorisée de la population du pays». Selon ses responsables, il prend en charge «plus de 25% de l’activité ophtalmologique à des tarifs sociaux».

UNETTES DE SOLEIL, PHOTOGRAYS, ANTIREFLETS, BINOCLE, MÉDICALISÉES… À chacun son «goût»

Les lunettes sont faites de monture composée de deux branches, une face constituée de deux cercles et d’un pont muni de plaquettes appelées aussi nez. Les branches sont posées sur les oreilles, assurant la stabilité des lunettes : équipées de charnières pour être repliées, avec à leurs extrémités un embout ou manchon formant le crochet destiné à protéger la peau derrière l’oreille de la pluparts des personnes qui les portent. Lunettes de soleil, de marque ou non, photos grays (intégrés ou non), antireflets, Binocle, médicalisées…, il y en a toute une panoplie et chacun y va de son «goût» ou sa préférence. Au Sénégal femmes, hommes, jeunes, enfants, tout le monde portent des lunettes ou presque. Est-ce par effet de mode ? Ou à cause de problèmes de vision ? Force est de remarquer que les lunettes sont de plus en plus présentes dans la vie des populations au Sénégal

DOCTEUR BOUBACAR SARR, OPHTALMOLOGUE : «Le port de lunettes optique sans indication médicale peut être dangereux pour l’individu»

Qui doit porter des lunettes et pourquoi? 
D’une façon globale, les lunettes sont indiquées chez les personnes présentant un défaut optique encore appelé vice de réfraction ou amétropie. Il y a une mauvaise mise au point de l’image sur la rétine ; ce qui entraîne une absence de netteté des images sur la rétine pour des objets se situant près ou loin. Les lunettes vont donc corriger la situation étant donné que pour bien voir, l’image doit être nette sur la rétine d’abord. On peut aussi porter des lunettes sur indication médicale pour protéger la rétine contre les rayonnements UV ; en général ce sont les lunettes de soleil. C’est le cas dans certaines formes de conjonctivites chroniques, et surtout dans certaines maladies de la rétine comme la Rétinopathie pigmentaire et les dégénérescences de la macula. On peut aussi indiquer ces types de lunettes pour prévenir ces atteintes de la rétine lors de séjour en zone ensoleillée (tapis neigeux, la plage) ou lors d’observation d’éclipse solaire
Est-ce que c’est seulement les personnes qui ont des problèmes de vision spécifique qui doivent porter des lunettes?
Absolument, seules les personnes qui présentent ces problèmes devraient porter des lunettes optiques.
 Quel est le danger pour les personnes qui portent des lunettes sans avoir consulter un spécialiste ?
 Le port de lunettes optique sans indication médicale peut être dangereux pour l’individu car on va modifier la réfraction normale et il s’en suivra des troubles comme une mauvaise vue de près, des maux de tête (Céphalées), des douleurs oculaires, des sensations de brûlure aux yeux, des inflammations avec rougeur larmoiement sensation de grain de sable, et une rapide fatigabilité des yeux au cours de la lecture
 Souvent des patients éprouvent des difficultés pour se procurer des lunettes médicalisées qui coûtent très chères. Quelle alternative propose le spécialiste que vous êtes pour qu’ils ne recourent pas aux verres parterres?
 Il est vrai que les lunettes coûtent chères au Sénégal, mais il faut relativiser car des produits beaucoup moins couteux sont disponibles sur le marché avec certes une qualité moindre. Dans tous les cas, on observe de la part du Ministère de la Santé une volonté de remédier à ce problème en mettant en place des ateliers optiques qui ciblent prioritairement les enfants d’âge scolaire. Ces derniers paient le plus lourd tribut, avec les conséquences de ces vices de réfraction sur les performances scolaires. Une autre solution pour ces vices de réfraction est faire la chirurgie  ; toutefois, cette alternative est beaucoup plus chère que les lunettes
Nous constatons de plus en plus,  au Sénégal, un nombre important de personnes ont des problèmes de vision. Qu’est ce qui explique cela ?
 Je ne pense pas qu’il y a plus de problèmes oculaires maintenant que dans le passé. Les gens sont plus sensibles et regardant vis-à-vis de leur capacité visuelle (conduite automobile, téléphones portables) ; ainsi ils sollicitent de plus en plus les services de soins oculaires pour satisfaire ces besoins qui sont devenus primaires. Il reste vrai aussi qu’avec le vieillissement de la population et l’accroissement démographique, les maladies dégénératives oculaires ont sensiblement augmenté (cataracte, glaucome, dégénérescence maculaire sénile, etc.)
 En termes de statistiques, existe-t-il une étude sur les problèmes de vision au Sénégal ?
 Au Sénégal il n’y a pas eu d’enquête épidémiologique pour connaître le fardeau de la cécité et des déficiences visuelles. Les données disponibles sont des estimations caractérisées par leur obsolescence et leur méthodologie douteuse. Néanmoins, on sait les 4 affections les plus pourvoyeuses de cécité sont la cataracte, le glaucome, le trachome, les complications rétinienne du diabète. Quant aux affections les plus rencontrées dans les formations sanitaires, on relève les maladies de la conjonctive (conjonctivite, Ptérygion), les amétropies, les maladies de la cornée (kératite) et du cristallin (cataracte). Je voudrai vous signaler qu’au sein du Ministère de la Santé, il existe un Programme de santé oculaire qui a en charge la promotion de la santé des yeux, la prévention des affections oculaires cécitantes, la définition de stratégies de prise en charge pertinentes des maladies génératrices de cécité, et enfin la participation à la définition de politique de réhabilitation des aveugles. NDEYE ANTA DIENG (STAGIAIRE) & I.D

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