Revue de Presse du lundi 27 janvier 2020

Unes de la presse du Lundi 27 Janvier 2020
Unes de la presse du Lundi 27 Janvier 2020

Écosystème Numérique: 1361 milliards FCFA pour financer « l’émergence numérique »

https://www.seneweb.com/En partenariat  avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud), le ministère de l’Economie numérique et des télécommunications a  organisé un séminaire d’actualisation et d’opérationnalisation de la stratégie « Sénégal numérique 2025. »
« Il s’agit  d’une évaluation et une opérationnalisation d’une stratégie du secteur du numérique que nous appelons communément  SN 2025. Cette stratégie date de 2016.  Nous sommes en 2020, et il est important de s’arrêter un peu pour voir ce qui a été fait. On peut se questionner sur les objectifs et leurs pertinences. L’ambition du chef de l’Etat c’est d’atteindre l’émergence à travers le numérique et ça doit être l’ambition de tout un pays », a d’abord éclairé le ministre des télécommunications et de l’Economie numérique par ailleurs porte-parole du gouvernement, Ndéye Tické Ndiaye Diop.
Elle ajoute également que c’est- un bon bilan : «  nous l’avons fait à l’interne sans être exhaustif. Mais il faut voir si on ne pouvait pas faire plus ou moins. Mais aussi revoir le plan et tout ce qui est financement. Car n’oublions pas que c’est une stratégie qui coûte 1361 milliards de FCFA répartis comme suit : secteur privé 73%, secteur public 17%, et le reste 10% »
En outre, le porte-parole du gouvernement a informé qu’il y avait 69 projets, 28 réformes. « Il faut savoir comment les articuler pour aller dans le sens de la cohérence d’où la planification dont j’ai parlé. Cela nous aidera à penser avoir une meilleure feuille de route. Et dans cet exercice, l’appui d’un consultant est nécessaire et indispensable. Donc tout de qui va être fait sera validé par les organes étant entendu que l’autorité va avoir la dernière validation. L’exercice se veut participatif, inclusif et c’est ce qui explique la présence des partenaires financiers, les consommateurs et les opérateurs. »

Transactions électroniques dans l’Uemoa: Un accroissement de 16,04% observé au premier semestre 2019 selon la Bceao

https://www.lejecos.com/Le Rapport semestriel de surveillance des services de paiement adossés à la monnaie électronique de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao) note une progression des transactions électroniques dans l’espace de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) au premier semestre 2019.
Selon le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), au premier semestre 2019, le nombre de transactions via les comptes de monnaie électronique s’est établi à 583,36 millions représentant un montant de 6 203,20 milliards de francs CFA contre 430,74 millions transactions pour une valeur de 5 345,90 milliards de francs CFA au second semestre 2018, soit un accroissement de 35,43% en volume et de 16,04% en valeur. Elle souligne que cette progression enregistrée au niveau de tous les opérateurs traduit l’adhésion continue des populations aux services de paiement adossés à la monnaie électronique et s’explique par le renforcement des réseaux de distribution déployés dans l’Union par les EME.
Concernant les transactions transfrontalières, la Bceao ajoute qu’à l’instar des précédents semestres, elles sont portées par les corridors impliquant le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Mali et s’expliquent essentiellement par  les effets de la campagne agricole du café-cacao en Côte d’Ivoire ; la diversification de l’offre de services.  Dans la même dynamique, la Bceao renseigne que suite à l’entrée en vigueur en février 2019 de la loi relative aux nouvelles taxes appliquées par l’Etat de Côte d’Ivoire aux entreprises offrant des services financiers liés à la monnaie électronique, il a été observé un renchérissement des tarifs des transferts via les comptes de monnaie électronique.Adou FAYE

Secteur secondaire: Une évolution soutenue enregistrée en 2018

https://www.lejecos.com/-L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a publié les Comptes nationaux provisoires de 2018 et définitifs de 2017.
Dans le document consulté au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), l’Ansd souligne que la valeur ajoutée du secteur secondaire est ressortie en hausse de 7,5% en 2018 en liaison avec la bonne tenue des branches « activités extractives » (+18,7%), « fabrication de produits chimiques » (+17,2%), « construction » (+11,5%) et « fabrication d’autres produits manufacturiers (+6,3%).
Selon l’Ansd, la forte hausse des activités extractives est impulsée essentiellement par le dynamisme de la production d’or en quantité (+56,1%) tirée par l’entrée en production d’une nouvelle unité industrielle à Mako ainsi que la hausse de la production du zircon et du titane (+14,2%), en rapport avec l’accélération de l’exploitation dans les gisements de Grande Côte Opération. En outre, la vigueur des activités de fabrication de produits agroalimentaires a contribué au dynamisme du secteur secondaire.
En effet, la valeur ajoutée de la fabrication de produits agroalimentaires s’est bonifiée de 2,9 points en 2018 pour s’établir à 6,1%, sous l’effet principalement de la bonne campagne agricole de 2017. Les sous branches avec les contributions les plus importantes sont : « Riz décortiqué et farines » (18%), « Aliments pour animaux » (10%), « Pain et pâtisseries » (8%), « Fabrication de corps gras alimentaires » (7%) et « Produits de la transformation et conservation de poissons, crustacés et mollusques » (5%). En revanche, le dynamisme du secondaire a été amoindri par la contreperformance de la branche « raffinage du pétrole et cokéfaction » (-9,1%). Au total, la contribution du secteur secondaire à la croissance du PIB est restée stable en se situant à 1,7 point en 2017 et en 2018.Adou FAYE

BRVM: La capitalisation boursière du marché des actions s’établit à 4 568 milliards de francs CFA

https://www.lejecos.com/-Selon le rapport d’analyse boursière de Bloomfield Investment Corporation, une agence de notation panafricaine spécialisée dans l’évaluation du risque de crédit, basée à Abidjan, la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) a terminé la semaine du 13 au 24 janvier, en hausse, en affichant 140,29 points pour l’indice BRVM 10 (+0,84%) et 153,45 points pour l’indice BRVM Composite (+1,70%).
La capitalisation boursière du marché des actions s’établit à 4 568 milliards de francs CFA. Les transactions en valeur du marché des actions s’établissent à 978 millions de francs CFA en fin de semaine, portées principalement par les secteurs « Services Publics » (57%) et « Finances » (26%). Le titre SMB CI réalise la plus importante progression du marché avec un gain de 23,91%, tandis que le titre NESTLE CI affiche la plus forte baisse avec une chute de 18,84%. Sur le marché des matières premières, les cours du pétrole brut ainsi que du caoutchouc terminent la semaine en baisse de 7,48% et 6,17% respectivement.

BERNABE CI: le titre BERNABE subit une dépréciation de 70,83% en 201

Sur le marché des actions, à la fin du troisième trimestre 2019, le chiffres d’affaires de BERNABE s’établit à 31 114 millions de FCFA contre 33 302 millions de FCFA à la même période de 2018, soit une baisse de 6,57% qui résulte entre autres du difficile accès à certains magasins BERNABE, la forte concurrence dans le secteur, et les gros retards de règlement sur plusieurs clients. S’agissant du résultat d’exploitation de l’entreprise il s’est déprécié de 47,3% pour s’établir à 1 108 millions de FCFA sur la même période.
Selon la même source, cette baisse se justifie par la hausse des charges d’exploitation supportées par l’entreprise avec l’ouverture de l’agence Mr Bricolage, cumulée au repli du chiffre d’affaires. Les contreperformances enregistrées par BERNABE CI ont affecté négativement l’évolution du cours de son action sur le marché boursier régional au cours de l’année 2019. Le 31 décembre 2019, le titre BERNABE s’échange à 700 FCFA contre 2 400 FCFA au début de l’année, soit une dépréciation de 70,83%. En 2020, le cours de l’action évolue positivement passant de 700FCFA à l’entame de l’année à 735 FCFA le 24 janvier (+5%).
Les résultats de l’entreprise à la fin de l’année 2019 , note Bloomfield Investment, devraient rester inférieurs à ceux enregistrés à fin 2018 en raison des difficultés rencontrées par l’entreprise. L’évolution future du cours dépendra de la capacité de résilience de BERNABE CI dans son environnement.Oumar Nourou

Le Président Sall et la chancelière Allemande ont passé en revue la coopération Sénégalo-Allemande.

https://www.dakaractu.com/Comme annoncé, le Président Macky Sall,  actuellement en Allemagne en qualité d’invité d’honneur de la réunion annuelle de l’ Association des Petites et moyennes entreprises (AA/PME), s’est effectivement entretenu en audience avec la Chancelière Angela Merkel.
Les deux homologues ont passé en revue la coopération bilatérale entre leurs pays en plus d’échanger leurs visions respectives sur l’initiative dite « Compact avec l’ Afrique. »
Le Président Macky Sall et sa délégation composée essentiellement de membres du secteur privé national et de quelques uns de ses collaborateurs, ira prendre part à la rencontre des AA/ PME où il devra s’adresser devant plus de 3 000 chefs d’entreprise Allemands. « Compact avec Afrique » est une initiative pilotée par l’Allemagne et soutenue par les partenaires du G7 et du G20.

Visite du Président Turc: Recep Tayyip Erdogan,ce mardi 28 janvier à Dakar

http://lesoleil.sn/-Le Président de la République, Macky Sall reçoit en visite officielle, ce mardi 28 janvier 2020 son homologue Recep Tayyip Erdogan, Président de la République de Turquie, accompagné d’une forte délégation d’opérateurs économiques.
Selon un communiqué du Pôle Communication de la Présidence parvenu à notre rédaction, au cours de cette visite qui s’inscrit dans le cadre des relations d’amitié cordiale et de coopération multiforme entre les deux pays, les deux Chefs d’Etat auront un entretien bilatéral avant de présider la cérémonie d’ouverture du forum économique qui réunira des représentants des secteurs privés Sénégalais et Turc.

 Le Cnoss démarre en grande pompe les préparatifs à J-1000

http://actunet.net/-JOJ Dakar 2022, bon départ pour le Cnoss. À J-1000, Diagna Ndiaye est son staff ont mis les petits plats dans les grands en gratifiant un spectacle de qualité pour marquer le lancement de ce grand rendez-vous sportif mondial. Un spectacle riche en couleur, son et lumière. Au delà du fanal de Saint Louis invité d’honneur de cette manifestation sportive, pas moins d’une dizaine d’artistes de talents se sont succédé sur le podium, parmi eux Wally Ballago Seck.
Pour ces JOJ, c’est 206 pays qui sont attendusur, pour 35 disciplines. De quoi mesurer l’ampleur de la tâche qui attend Diagna Ndiaye et son équipe. «C’est tout à l’honneur du Sénégal. Quand on voit ça, on est fier d’être Sénégalais. Je pense que de la même façon qu’on a lancé le compte à rebours aujourd’hui, c’est la même façon pour les infrastructures : le compte à rebours a démarré. Je ne vous apprends rien si je vous dis qu’il y a un grand stade olympique qui est en train de démarrer sous nos yeux, la pose de la première pierre et pour dans quelques jours. Tout est urgent. On a mille jours et on n’a pas attendu d’ailleurs ce lancement pour démarrer. Les équipes sont en place, la coordination se fait, aussi bien avec le Cio, les missions se succèdent aussi au Sénégal, et j’ai bon espoir».
Occasion saisie pour Diagna Ndiaye d’inviter les populations à s’impliquer pour que ces JOJ soit une réussite à tout point de vue. «Le président de la République a lancé le cleaning day ; pour ce que j’en sais, ça se passe plutôt bien. Toutes les régions ont tendance à embrayer dans ce sens, et donc j’en profite pour inviter tous les Sénégalais à faire en sorte que l’hygiène publique, la propreté ne soient pas un vain mot».
Pour la maire de Dakar c’est un défi qui nous interpellent tous, car le monde entier aura les yeux rivés sur le Sénégal. Rendez vous a été donné dans 1000 jours, soit deux ans et demi, pour assister à un autre spectacle beaucoup plus grandiose

JID 2020:Le Directeur général des Douanes à l’écoute des opérateurs économiques de Tambacounda et de Kédougou.

https://www.dakaractu.com/Dans le cadre des activités marquant la célébration de la Journée internationale des Douanes 2020, le Directeur général des Douanes, Abdourahmane DIEYE est allé à la rencontre des acteurs économiques du Sud-Est.
La rencontre s’est déroulée ce samedi, 25 janvier 2020. Elle a eu pour cadre la salle de conférence de la gouvernance de Tambacounda. Entouré de ses principaux collaborateurs notamment, les Directeurs techniques, le Directeur régional du Sud-Est et de Chefs de Bureau ou de Division qui avaient fait le déplacement, le Directeur général des douanes Abdourahmane DIEYE a échangé avec les partenaires présents sur tous les sujets relatifs au développement de leurs activités. Le dialogue s’est déroulé dans une ambiance sereine, cordiale et constructive. Les opérateurs économiques ont fait part à l’Administration et au Directeur général de leurs préoccupations non sans se féliciter de la qualité du service rendu par les Douanes. Ils ont tous salué le choix porté sur la zone du Sud-Est pour abriter la JID 2020 et ont promis tout leur soutien et leur collaboration à la Douane.
Auparavant, le Directeur général s’était rendu à l’Inspection d’Académie de Tambacounda. Sur place, Abdourahmane DIEYE a remis un lot de matériel informatique à l’Inspecteur Alassane Niane. Ce dernier a dit toute la satisfaction de ses services de recevoir un tel matériel qui, ajoute l’IA, « est d’une grande utilité pour l’Académie »

Assemblée Nationale: Les parlementaires statuent sur les objectifs du nouveau code gazier.

https://www.dakaractu.com/Après l’adoption du projet de loi sur la criminalisation du viol et de la pédophilie, les députés de la 13e législature se penchent ce lundi sur le projet de loi N°16/2019 portant code gazier.
Après le travail de la commission de l’énergie et des ressources minérales auquel le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé a pris part, il a été le lieu aussi de montrer l’opportunité pour le Sénégal de disposer d’une énergie de qualité et à moindre coût, tout en permettant au secteur industriel d’accéder aux dites ressources.
D’autres part, le ministre aura l’occasion cet après midi, de défendre devant les parlementaires, ce projet sur le code gazier à travers les activités et segments suivants.
Ce code aura pour objectifs : la valorisation du gaz pour le développement de l’économie nationale, le renforcement du mix-énergétique, la réduction des coûts de l’électricité dans la perspective de l’atteinte de l’accès universel dès 2025, de l’indépendance énergétique etc…
Dans ce code, le ministre de l’énergie estime que de grandes innovations seront observées à savoir, le droit à l’accès des tiers aux infrastructures gazières, la participation du secteur privé national et étranger sous la supervision d’un régulateur chargé de garantir l’approvisionnement du marché gazier, l’équibre économique et financier du sous-secteur, la protection des droits et des intérêts des consommateurs et des opérateurs, le respect des normes de qualité des produits, de sécurité des installations et de préservation de l’environnement pour un développement durable.
Le ministre des énergies et du pétrole est aussi revenu sur les huit (8) titres autour desquels le code est articulé.
Il s’agit notamment de celui relatif aux dispositions générales, du régime des licences et concessions,  des modalités d’exercice des segments intermédiaires et aval du sous-secteur gazier, la tarification, la réglementation des servitudes aux installations de transports et de distribution dez gazoducs, le régime fiscal et douanier, le titre sur les manquements, contrôles et sanctions et enfin titre sur les dispositions diverses et finales.
Ce projet est soumis à la disposition des parlementaires pour étude et éventuelle adoption.

Alerte des populations de Simbandi Balante: «le sel gagne de plus en plus nos terres …»

https://www.jotaay.net/-Les villages de Simbandi Balante, Thiar entre autres dans le département de Goudomp  souffrent d’un  inquiétant  problème de salinisation de leurs terres.  C’est le maire Nfamara Kalber Mané qui a fait cas de cette forte préoccupation exprimée par ses populations.
« Le sel gagne de plus en plus les terres et cette salinisation impacte négativement sur la production de riz», a fait savoir le premier magistrat de Simbandi Balante. C’est pourquoi, les habitants de cette partie du Balantacounda,  préoccupées par ce phénomène,  invitent l’Etat à intervenir pour barrer la route à cette avancée inquiétante de la langue salée.
Quid des  dangers qui guettent les habitations ?  Le premier magistrat de Simbandi Ballante d’alerter : «  D’ici dix ans, si des mesures préventives ne sont pas prises, les maisons se trouvant  non loin du fleuve seront contraintes de déguerpir … »
ismala.mansaly@koldanews.com

 RENEGOCIATION DU CONTRAT DE CONCESSION DE L’AUTOROUTE A PEAGE DAKAR-AIBD: Le Forum civil met en charpie la société Senac SA et l’invite à se départir de son attitude néocoloniale

https://www.jotaay.net/-En réunion de bureau exécutif ce samedi, Birahim Seck et ses camarades ont sonné la riposte contre les propos du Directeur général de la société Senac SA qui exclut toute idée de renégociation et qui juge «autoritaire» la démarche de l’Etat du Sénégal. De l’avis du Forum civil, le concessionnaire doit se départir de son attitude néocoloniale et aller à la table de négociation. Non sans inviter le gouvernement du Sénégal à rester ferme dans sa volonté de défendre les intérêts de l’Etat et du peuple.
La renégociation du contrat de concession de l’autoroute à péage Dakar-Aibd s’est invitée à la réunion du bureau exécutif du Forum civil, ce samedi. Suite à la volonté du chef de l’Etat d’accélérer le processus de renégociation des tarifs du péage, la position affichée récemment par le concessionnaire aux allures de surenchères a mis le Forum civil dans tous ses états. En effet, le Directeur général de Senac SA, Xavier Idier, dans ses propos, a exclu toute idée de renégociation ; non sans dénoncer cette manière «autoritaire» de l’Etat du Sénégal à renégocier les contrats. Une attitude perçue par le patron de Senac SA comme un «mauvais signal» dans les relations entre l’Etat du Sénégal et le concessionnaire. Cette position, de l’avis de Birahim Seck et ses camarades, est une volonté manifeste de Senac SA de vouloir fermer toute possibilité de renégociation du contrat de concession le liant à l’Etat du Sénégal. «Le Forum civil apprécie très négativement cette sorte de mise en garde teintée de menace de la part de la société Senac à l’endroit de l’Etat du Sénégal, formulée en des termes inacceptables : ‘’sinon, ce sera un mauvais signal pour l’Etat du Sénégal de vouloir de manière autoritaire renégocier les contrats’’», se désole le patron du Forum civil dans un communiqué parvenu à «Les Échos».
Poursuivant, le Forum civil note que ces propos interviennent dans un contexte de tarifs de péage excessifs par rapport aux distances parcourues et au trafic. Mais également dans un contexte où «l’autoroute à péage, au lieu d’être une autoroute de facilitation de la mobilité avec des conditions de sécurité et de rapidité acceptables, est perçue comme une autoroute de stress avec les longues files d’attente au niveau des postes de péage et celle de tous les dangers pour les usagers».

Senac SA invitée à se départir de son attitude néocoloniale

Ainsi, devant cette tentative de vouloir couper l’herbe sous les pieds de l’Etat, le Forum civil recommande au concessionnaire Senac SA, de faire preuve de respect à l’endroit des Sénégalais. Mieux, «de se départir de cette attitude néocoloniale et d’aller à la table de négociations avec l’Etat du Sénégal pour la restauration effective de l’équilibre contractuel», ajoute le communiqué du Forum civil qui, en guise de soutien à l’Etat du Sénégal, l’invite à la fermeté dans sa volonté de renégocier la concession de l’autoroute à péage Dakar-Aibd. En effet, le Forum civil estime que le gouvernement doit renégocier le contrat dans le sens de défendre les intérêts intrinsèques de l’Etat et du peuple sénégalais ; et de procéder à un audit technique des travaux de l’autoroute afin d’éclairer les Sénégalais sur l’utilisation des 320 milliards et la participation réelle de Eiffage dans le montage financier. Moussa CISS

SDE: Les Comptes Bancaires De La Société Bloquée…

https://www.xibaaru.sn/-La SDE risque de fermer boutique, car ses comptes bancaires  ont été bloqués, rapporte le journal L’AS qui donne l’information dans sa parution de ce lundi. Tout est parti d’un différend avec l’Office nationale de l’assainissement du Sénégal (ONAS) qui lui réclame 11 milliards. Une dette relative aux redevances à payer  depuis 2012. L’ONAS, qui n’arrive toujours pas à entrer en possession de ses fonds, a porté l’affaire devant le tribunal du commerce, qui a ordonné le gel des comptes de la Sénégalaise des eaux.

Incendie à Mbeubeuss: Pointé du doigt,le collectif indexe l’Ucg

https://www.seneweb.com/-Un violent incendie s’est déclaré hier, à la décharge de Mbeubeuss, indique la Rfm. L’origine du feu est encore inconnue, mais pour l’Association des récupérateurs, il s’agit d’un acte volontaire perpétré par le collectif  »Mbeubeuss Dafa Doye » qui mène le front pour la fermeture de la décharge. Des accusations que le collectif a entièrement niées, avant d’accuser à son tour des agents de l’Ucg.

La Section Saes-Cesti décrète à nouveau un mot d’ordre de grève de 72 heures

https://www.pressafrik.com/-La section SAES-CESTI a décidé, à la suite de son assemblée générale tenue le samedi 25 janvier 2020 au sein de l’établissement, de reconduire son mot d’ordre de débrayage de 72 heures renouvelables.
Toutefois, la Section SAES-CESTI dit se réjouir du démarrage de l’audit financier du projet de formation du Bénin (du 23 au 28 janvier 2020) et de l’ouverture des négociations avec les autorités rectorales. « En effet, la Section SAES-CESTI a rencontré le jeudi 23 janvier 2020 le directeur des Affaires pédagogiques et celui de la Cellule interne d’Assurance Qualité de l’UCAD, en présence de la coordination SAES du campus de Dakar. Au cours de cette rencontre, les autorités rectorales ont reconnu que « les parchemins remis par la directrice du CESTI [au Bénin] n’ont aucune valeur juridique pour l’UCAD ». La Section SAES-CESTI demande au recteur d’en tirer toutes les conséquences », eput-on lire dans leur communiqué parvenu à PressAfrik.
Sur ce, « la Section SAES-CESTI rejette toute idée de convocation du Conseil d’Établissement du CESTI pour statuer sur la question de l’annulation des attestations. Elle estime que le recteur doit prendre ses responsabilités ».
La Section SAES-CESTI de rappeler qu’en 2010, « pour l’annulation du concours d’entrée au CESTI en raison du non-respect des procédures, le recteur de l’époque, le professeur Abdou Salam Sall, avait pris ses responsabilités en désavouant la direction du CESTI sans recueillir l’avis du Conseil d’Établissement ».
Dans ce sens, « la Section SAES-CESTI met en garde contre toute tentative de remise en cause du caractère légal de la formation organisée au Bénin ».
Elle a évoqué, dans un communiqué l’article 28 du décret 2010-706 du 10 juin 2010 portant organisation et fonctionnement du CESTI dispose que « le Centre organise aussi des stages de perfectionnement et de recyclage des diverses catégories d’agents de communication. « Ces stages sont sanctionnés par une attestation »; et dans la hiérarchie des textes, le décret 2010-706 du 10 juin 2010 est au-dessus des arrêtés rectoraux relatifs aux procédures de diplomation en vigueur à l’UCAD », note-t-elle.
Le section Saes-Cesti souligne également qu’on ne peut pas appliquer ces procédures de diplomation à une formation qui leur est antérieure; que le référentiel de la formation a été validé par le comité pédagogique du CESTI lors de sa séance du 31 mars 2015 conformément à l’article 9 du décret 2010-706 du 10 juin 2010;  que la formation a été autorisée par le recteur par arrêté n° 1323 DRH/PER/AND/tk/ac du 26 mai 2015.
Pour terminer la Section SAES-CESTI dit « conditionner l’arrêt de son mouvement de débrayage à la satisfaction de ses exigences, à savoir l’annulation des 52 attestations décernées de façon illégale par Cousson Traoré et la délibération du comité pédagogique sur les résultats de la formation du Bénin. La Section SAES-CESTI réaffirme toute sa détermination à poursuivre la lutte jusqu’à la satisfaction de ses revendications ».

Négociations gouvernement–G7: L’ÉCHEC–Cheikh n’a pas déKanté la situation–Les syndicats vers un nouveau plan d’actions

https://www.lequotidien.sn/Tant attendue, la rencontre entre le G7 et le gouvernement n’a pas permis de lever les menaces qui pèsent sur l’année scolaire. Les deux parties se sont quittées hier sans avancées majeures alors que les syndicats prévoient de dérouler leur deuxième plan d’actions.
La déception a été à la hauteur des espoirs qu’avait suscités la rencontre d’évaluation entre les secrétaires généraux du G7 et le chargé du monitoring des points d’accord du 30 avril 2018 en présence des ministres des Finances, de l’Urbanisme, de la Fonction publique, des Sports, de l’Enseignement supérieur, du Travail, de la Formation professionnelle et de l’Education nationale ce samedi. Si l’ordre du jour de la réunion portait sur l’état d’avancement de la mise en œuvre des points d’accord, les syndicalistes sont sortis de ce rendez-vous très «déçus». «On fondait beaucoup d’espoir sur cette rencontre, mais nous sommes déçus parce qu’il n’y a eu aucune avancée sur les points de revendication», pointe Abdou Faty, secrétaire général du Sels/A. Surtout que le face-à-face gouvernement et G7 se tenait quelques jours après la grève totale suivie de marche organisée par les enseignants. Une grève d’avertissement qui n’a pas permis de rapprocher les positions alors que le chef de l’Etat pressait son gouvernement, lors du dernier Conseil des ministres, d’accélérer les discussions pour éviter un éventuel pourrissement du climat social. Qu’est-ce qui explique ce statu quo ? «C’est une mauvaise volonté. Il n’y a pas d’autres explications. Il faut digitaliser le système parce que les logiciels sont disponibles. Jusque-là, le gouvernement est incapable d’installer de simples scanners dans les inspections d’académie. Par rapport au système de rémunération, aucune avancée aussi et nous considérons la surimposition comme du vol. Nous avons demandé une rencontre avec le directeur général des Impôts et domaines pour essayer d’avoir des explications, mais nous n’avons aucun retour», poursuit M. Faty, joint par téléphone.
Demain, les différents secrétaires généraux du G7 vont se retrouver pour une réunion-bilan de la marche et de la rencontre d’évaluation avec le gouvernement. «Naturellement, on va vers un deuxième plan d’actions, surtout que nous déplorons aussi les agressions contre les enseignants. C’est inacceptable», prévient M. Faty. Il faut savoir que les revendications tournent autour du système de rémunération, de la gestion des carrières, des passerelles professionnelles… Il faut ajouter que le G7 regroupe les syndicats les plus représentatifs, à savoir le Sels/A, l’Uden, le Cusems, le Saems, le Siens, le Sels et le Snelas/Fc.

Cheikh Kanté, chargé du monitoring des accords : «Les problèmes des syndicalistes ne datent pas du règne de Macky Sall»

Les syndicalistes campent sur leur position alors que Cheikh Kanté, chargé du monitoring des points d’accord du 30 avril 2018, reste néanmoins très optimiste. «Cette 2ème plénière par rapport au suivi de ces accords a permis aux acteurs d’éplucher l’ensemble du protocole point par point, afin d’évaluer la situation, notamment au niveau de la Fonction publique. Il y a eu certes des avancées notées telles que la dématérialisation, la fonctionnalité du guichet unique, la publication des actes administratifs d’admissibilité, etc.», explique le ministre Chargé du suivi du Pse. Il précise : «Le gouvernement a respecté le paiement des arriérés de 57 milliards en 2018, 52 en 2019, de même que les indemnités de logement intégralement res­pectés. Ce qui lui a coûté la somme de 117,600 milliards du crédit Dmc. Les problèmes des syndicalistes ne datent pas du règne de Macky Sall… Si les dirigeants de l’époque étaient comme lui, il n’y aurait pas de problème.

Professeurs battus: Les enseignants cogitent sur des autorisations de port d’arme

https://www.seneweb.com/-Pour le Secrétaire Général du Cusems Authentique, les agressions que les élèves exercent sur leurs professeurs sont d’une gravité extrême.
« En l’espace de trois mois, trois enseignants servant dans trois académies différentes ont été agressées par leurs élèves. Cela est extrêmement grave. Le concept de la centralité de l’élève est galvaudé. Les apprenants sont hyper-protégés sous le couvert du droit des enfants et du droit à l’éducation. Ils ont plus de droits que leurs professeurs, c’est pourquoi ils se permettent de faire certaines choses. Nous ne pouvons plus accepter d’être tabassés dans nos classes », a fait savoir Dame Mbodj, dans les colonnes de L’Observateur.
Selon lui, ces agressions montrent que notre système d’enseignement a échoué.
« Le rôle de l’école, c’est d’éduquer et d’instruire. Depuis plusieurs années, nous alertons. Nous avons une école d’instruction et si le Gouvernement du Sénégal ne veut pas changer de paradigme, il doit changer l’intitulé du ministère de tutelle. Le Gouvernement doit assurer notre protection, sinon nous allons user de stratégies en prenant nos responsabilités. Nous n’allons pas attendre d’être tués pour réagir. Si cette situation perdure, nous allons déposer des certificats d’autorisation de port d’arme… », a-t-il prévenu.

 Lutte contre le terrorisme: «le Sénégal doit miser sur des exercices de simulation pour mieux se réparer à d’éventuelles attaques », selon le Général Seck

http://www.lactuacho.com/-Pour le Général Mamadou Mansour Seck,  le Sénégal doit miser sur des exercices de simulation pour mieux se réparer à d’éventuelles attaques.  Dans son intervention lors de la  conférence sur la sécurité et le développement tenue en fin de semaine dernière, ayant  servi cadre d’échange,  il a préconisé de revoir les moyens de défense nécessaires pour faire face au terrorisme de nos jours.
Selon sa conviction, on ne peut pas se développer sans avoir la sécurité ou la paix, mais malheureusement de nos jours,  « on a eu une tendance de s’éloigner l’armée à la nation avec des matériels sophistiqués, alors que des pays comme les USA payent 60% de sécurité dans leur budget et ne peuvent pas  dire qu’ils ont  gagné la guerre ».
«Par exemple, s’il y a une bombe placée à Guédiawaye, comment on doit faire pour arriver à bout de ce problème. Mais l’on notera surement des retards dans l’exécution avec la circulation routière… », a-t-il avancé.
Selon le Général Mamadou Mansour Seck, pour assurer la sécurité dans un pays, tous les citoyens doivent être mis à contribution pour signaler une anomalie avec un  numéro vert.
Mais malheureusement aussi pour le Sénégal, « l’indiscipline est notre première ennemi. Il faut donc une meilleure éducation de citoyenneté, observer de prés ce que nos jeunes regardent dans leur téléphone portable pour en savoir plus sur leur radicalisme », a-t-il déploré.

STRATEGIE DE ‘’PROTECTION’’ ET DE SOLUTIONS POUR LES REFUGIES ET DEMANDEURS D’ASILE :67 % des réfugiés veulent obtenir la nationalité sénégalaise, selon le HCR

http://www.enqueteplus.com/D’après le recensement pour la naturalisation ou le rapatriement des réfugiés mauritaniens déclenché depuis 2017, 67 % d’entre eux ont fait part de leur souhait d’obtenir la nationalité sénégalaise, 24 % optent pour un permis de séjour et 1,5 % veulent rentrer en Mauritanie. C’est ce qu’a révélé le porte-parole pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Romain Desclous, dans un entretien avec ‘’EnQuête’’.
Depuis 2017, le gouvernement du Sénégal, avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a élaboré une stratégie pluriannuelle et multipartenaire de ‘’protection’’ et de solutions pour les réfugiés et demandeurs d’asile vivant sur son territoire. Cette stratégie est axée sur la recherche de solutions ‘’durables’’, à travers le rapatriement volontaire ou l’intégration locale (naturalisation ou permis de séjour). Le budget global pour cette politique est de 5 254 256 dollars US, soit 3,1 milliards de francs CFA, sur 3 ans. Cette stratégie a été validée en janvier 2019, selon le porte-parole pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Elle a été présentée aux bailleurs de fonds et sa mise en œuvre a commencé.
Lors du dernier exercice de vérification mené avec les autorités sénégalaises afin de confirmer la présence des réfugiés, une enquête a été faite auprès de ces derniers, afin d’identifier la solution durable souhaitée. ‘’1,5 % des réfugiés mauritaniens ont fait part de leur souhait de rentrer en Mauritanie. Le HCR travaille actuellement à réunir les conditions de leur rapatriement, en coopération avec les autorités mauritaniennes. Et 67 % ont fait part de leur souhait d’obtenir la nationalité sénégalaise, là où 24 % souhaitent opter pour un permis de séjour’’, informe Romain Desclous dans un entretien avec ‘’EnQuête’’.
M. Desclous qui est, par ailleurs, administrateur principal en charge de la communication du Bureau régional du HCR à Dakar, indique qu’entre 2008 et 2012, 25 000 réfugiés mauritaniens ont été rapatriés. Ceci, sur la base d’un accord tripartite entre le HCR et les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie. ‘’Cette phase a été clôturée en 2012. Concernant la naturalisation, le gouvernement du Sénégal a donné son accord pour accorder la nationalité à tout réfugié qui le souhaite et remplissant les conditions. Ce processus a déjà commencé et 8 réfugiés ont, à ce jour, obtenu leur nationalité sénégalaise. Une centaine de dossiers sont en instance de traitement’’, dit-il. D’après lui, tout retour volontaire doit se faire de manière ‘’informée, dans la sécurité et la dignité’’, en collaboration avec les autorités du pays d’origine.
Pas de nouvel accord de la part des autorités mauritaniennes
Cependant, depuis la fin de l’opération précédente de rapatriement volontaire à laquelle 25 000 réfugiés ont pris part, M. Desclous signale qu’ils n’ont pas de nouvel accord de la part des autorités mauritaniennes. Or, il souligne que 14 120 Mauritaniens sont, actuellement, réfugiés au Sénégal. Toutefois, le responsable de la communication du HCR nie l’existence de camps de réfugiés. ‘’Il n’y a pas de camps de réfugiés au Sénégal. Ces réfugiés sont globalement bien intégrés au sein de la population sénégalaise : ils vivent dans les mêmes localités, développent les mêmes activités que la population locale et contribuent au développement des communautés qui les accueillent. Ils bénéficient du même accès à la terre ainsi qu’aux services sociaux de base (éducation, santé, etc.) que la population nationale’’, défend-il. Avant d’ajouter que parmi ces réfugiés, 13 604 vivent dans la vallée, dans 244 sites, entre Saint-Louis et Bakel. Les autres 543 vivent en milieu urbain, principalement à Dakar, Thiès et Saint-Louis.
A propos des statistiques, il convient de noter que le chargé de projets dans la vallée de l’Office africain pour le développement et la coopération (Ofadec), Mamadou Ba, a relevé, dans un autre entretien, que, sur ces réfugiés au nombre de 14 114, 13 604 vivent dans la vallée, dans les départements de Dagana (1 050), Podor (5 408), Matam (1 953), Kanel (3 858), Bakel (1 335) et Thiès (510). Que 5 379 réfugiés âgés de 16 ans et plus ont opté pour la naturalisation et 239 pour rentrer en Mauritanie.
Concernant la rupture dans la fourniture de vivres ou de ravitaillements aux réfugiés, M. Desclous précise que l’assistance directe, telle que la distribution de vivres, est habituellement donnée aux réfugiés pendant la phase d’urgence. Ce qui correspond aux cinq premières années après leur l’arrivée. Et cette assistance directe aux réfugiés mauritaniens a pris fin en 1998. ‘’Et eux-mêmes reconnaissent avoir été bien assistés pendant cette phase. Au-delà de cette phase d’urgence, l’appui se fait en vue d’assurer l’autonomisation des réfugiés par des activités génératrices de revenus. Dans ce cadre, de nombreux projets ont été financés dans la vallée : des projets rizicoles ont ainsi été mis en œuvre, bénéficiant de l’aménagement de périmètres, l’achat de motopompes ou d’équipements, de semences… Des projets maraichers ont également été financés pour les femmes, des écoles, des dispensaires, etc.’’, affirme-t-il.

22 périmètres rizicoles réalisés depuis 2010

Ainsi, M. Ba a rapporté qu’au cours de la période 2010-2019, l’Ofadec a appuyé plusieurs activités dans beaucoup de secteurs. Pour la riziculture, 22 périmètres ont été réalisés, avec un appui en aménagement, en dotation de motopompes et d’intrants. Certains de ces périmètres ont bénéficié de magasins de stockage. Mais aussi la dotation de 22 équipements de transformation à des groupements de producteurs et de transformateurs. ‘’Pour le maraichage, il y a eu un appui à la création de 14 périmètres maraîchers. Dans l’artisanat, 45 artisans appuyés en équipements de démarrage ou en renforcement de moyens pour le microcrédit, 31 groupements ont été appuyés pour le démarrage de crédit revolving. Concernant la santé, on a construit et équipé 8 structures’’, liste-t-il.
Dans le domaine de l’éducation, 15 salles de classe ont été bâties ou réhabilitées et pour l’hydraulique, ajoute-t-il, 16 fonçages de puits et d’adductions d’eau installés. ‘’L’ensemble de ces activités et interventions mérite d’être partagé avec les services de l’Etat et les collectivités locales pour une intégration et capitalisation des réalisations. (…) Les appuis sont octroyés en fonction de la contribution des donateurs. Moins il y a de fonds, moins il y a d’appui. En outre, les réfugiés mauritaniens ayant fait déjà 30 ans au Sénégal sont considérés comme des exilés de longue durée. Les donateurs et le HCR privilégient les nouveaux réfugiés dont la précarité est plus aigüe’’, renchérit Mamadou Ba.
Par ailleurs, l’administrateur principal en charge de la communication du HCR confie que les réfugiés continuent de ‘’bénéficier’’ d’un appui pour l’accès à la santé et à l’éducation. Ceci, à travers le renforcement des services de santé dans les zones qui les accueillent. ‘’Dans le cadre du plan stratégique validé par le gouvernement sénégalais, les réfugiés pourront accéder aux mêmes services que ceux offerts à la population, à savoir l’assurance santé (Couverture maladie universelle), allocations familiales, accès au travail, au crédit, etc. ‘’, atteste-t-il.
Sur le plan social, M. Desclous admet que la méconnaissance de cette carte, par certains services de l’Etat ou des acteurs du secteur privé, s’est effectivement posée
Mais, assure-t-il, ‘’des efforts sont menés’’ pour sensibiliser ces interlocuteurs quant à la reconnaissance de ce document d’identité et son acceptation pour les démarches administratives ou autres. ‘’Une circulaire du ministère de l’Intérieur, envoyée à tous ses services déconcentrés, demande ainsi l’acceptation de la carte de réfugié au même titre que la carte nationale d’identité sénégalaise. Le directeur national de la BCEAO en a fait de même avec les établissements financiers.
Par ailleurs, le Comité national chargé de la gestion des réfugiés, rapatriés et personnes déplacées (CNRRPD) intervient à la demande du HCR, chaque fois qu’un réfugié est confronté à la non reconnaissance de sa carte’’, dit le responsable onusien.
Aujourd’hui, le porte-parole pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du HCR pense que le principal défi est celui de la ‘’mise en œuvre effective’’ des options de solutions durables choisies par les réfugiés eux-mêmes. Il s’agit notamment d’assurer le rapatriement, pour ceux qui veulent rentrer en Mauritanie ou d’intégrer localement ceux qui ont choisi de rester au Sénégal. Un autre challenge est celui de la documentation, notamment la question des passeports des réfugiés qui, jusqu’à ce jour, ne sont pas encore disponibles. Cependant, Romain Desclous fait savoir que les discussions sont en cours pour commencer la production de ces documents par les autorités sénégalaises. Même si la reconnaissance des papiers ou des cartes de réfugiés au Sénégal pose toujours problème.

TEMOIGNAGE DE FATOU SEYE, LA CINQUANTAINE : ‘‘Les hommes en tenue nous ont regroupés sous des arbres, en proférant des insultes’’

La cinquantaine révolue, Fatou Sèye habite à Thiabakh. Sa hutte est installée de l’autre côté de la concession de Hamet Dia. Habillée d’un grand boubou, un voile à la main, son mouchoir de tête bien attaché, elle se dirige lentement vers la cour. Interpelée sur la crise et leur arrivée au Sénégal, cette vieille dame se confie : ‘’On a vécu beaucoup d’atrocités, d’animosités à la limite. Mais nous rendons grâce à Dieu et nous nous remettons à Lui en tant que croyants. C’est difficile, quand on s’est sacrifié depuis tout jeune pour construire une maison, fonder une famille et que, du jour au lendemain, on est chassé de chez soi de la pire des manières. Ils ne nous ont même pas laissé le temps de ramasser nos sandales. Une fois sorti de la chambre, on ne nous laissait même plus le temps d’y retourner pour prendre nos affaires, même la plus petite chaussure.’’
Elle poursuit : ‘’Nous étions vraiment fatigués, c’était horrible. Mais, aujourd’hui, nous rendons grâce à Dieu, parce que nous avons survécu. Certaines personnes y ont laissé leur vie. Ma mère est décédée au Sénégal. Mon grand frère et mes deux sœurs sont aussi morts ici. Donc, nous devons rendre grâce à Dieu de nous avoir laissés en vie jusqu’à présent. Même si nous avons frôlé le pire’’, poursuit-elle.
La dame raconte qu’ils ont été regroupés sous des arbres, hommes et femmes. Les hommes en tenue qui les expulsaient leur ‘’proféraient des insultes’’. ‘’On est resté là-bas. Au bout d’un moment, des véhicules sont venus nous amener ici. Certains parmi nous n’avaient jamais mis les pieds au Sénégal. A cet instant, nous nous demandions où est-ce qu’ils allaient nous amener ? Comment allions-nous faire pour vivre ? Les enfants pleuraient et s’agrippaient à nos boubous. C’était vraiment horrible’’, témoigne la dame.
‘’Il arrive des jours où on n’a même pas de quoi manger, le soir’’
A l’instar de Hamet Dia, sa voisine est aussi désemparée. Car, dit-elle, les gens viennent souvent chez eux faire des recensements et leur promettre des financements. ‘’Mais après, on ne les revoit plus. C’est juste des paroles en l’air. Certains parmi nous ont réussi à se construire des toits en ciment et d’autres sont encore dans les huttes. Il arrive des jours où on n’a même pas de quoi manger, le soir. Mais on s’en remet au Tout-Puissant. Franchement, nous lui rendons grâce. Alhamdoulillah’’, conclut-elle.
Malgré cette détresse, la commune de Richard Toll compte un nombre important de ressortissants mauritaniens. On y dénombre six sites de recasement des réfugiés. Thiabakh regroupe 5 sites avec 287 personnes, d’après le recensement effectué par le président de la Coordination départementale des réfugiés de Dagana, en 2011. A la même période, le site de Richard Toll regroupait 34 réfugiés. Dans le département de Dagana, le président départemental a dénombré 24 sites de recasement.MARIAMA DIÉMÉ

ABDOULAYE DIOP (ANCIEN POLICIER ET REFUGIE MAURITANIEN) :‘’Le Sénégal et le HCR ont échoué lamentablement, sur le dossier des réfugiés négro-mauritaniens’’

http://www.enqueteplus.com/Ancien policier, Abdoulaye Diop fait partie des Mauritaniens qui ont été poussés à l’exil, en 1989. ‘’EnQuête’’ est allé à sa rencontre, le 30 août dernier, dans son domicile à Saint-Louis, pour les besoins de ce dossier sur la situation des réfugiés mauritaniens, 30 ans après leur installation au Sénégal. Dans cette interview, M. Diop revient sur la manière dont ils ont été expulsés de leur propre pays, le calvaire qu’ils ont vécu et continuent de vivre, faute de papiers administratifs valides, de politiques de prise en charge efficaces…
2019 marque la 30e année de votre installation au Sénégal, après l’’’évènement des Maures’’. Comment vous vivez aujourd’hui, à Saint-Louis où vous résidez avec votre famille ?
On a vécu très difficilement. Des gens vivent depuis 30 ans avec une défaillance de documents. Ne serait-ce que ceci, c’est un calvaire. Sur le plan juridique, on parle de réfugiés, mais ils ne le sont pas ou bien peu le sont. Parce qu’ils vivent avec des récépissés de carte d’identité de réfugié qui devaient durer 3 mois, mais qui sont à leur 30e année. Dans un Etat de droit, c’est inadmissible. C’est ce que nous fustigeons. Déjà, le Sénégal et le HCR ont échoué lamentablement sur le dossier des réfugiés négro-mauritaniens. Parfois, nous allons même jusqu’à dire que c’est un deal d’Etat. Parce que les deux chefs d’Etat ne veulent pas en parler. La Mauritanie maintient son système qui est d’expulser les Négro-Mauritaniens et le Sénégal, du fait de ses intérêts pour la pêche et autres, ne veut pas en parler. Ce silence nous inquiète, nous dérange. Là, nous sommes acharnés à mener ce combat pour que justice soit faite sur ce dossier.
Et sur le plan social, comment vous vivez ?
Sur ce plan, ils parlent d’intégration et le Sénégal en fait même un modèle en Afrique. Mais les tables de micro-jardinage sont des projets initiés par les autorités. Peut-on intégrer quelqu’un qui fait presque 30 ans avec une telle initiative ? Je ne le pense pas. Il faut une autonomisation. Celle-ci doit comporter le volet social, juridique. Mais eux, ils croient que donner ces petits financements à des gens qui comptent devenir des Sénégalais ou dont ils veulent faire des Sénégalais, va régler le problème. C’est utopique, aberrant. Ils ont même initié un plan stratégique de recherche de solutions durables. Et ceci nous dérange.
En effet, le Sénégal est signataire d’une convention de Genève de 1951 qui stipule que pour les recherches de paix durable, c’est ‘’le rapatriement volontaire, la réinstallation et réintégration’’. Or, ce point est foutu. La Mauritanie n’accepte pas que les réfugiés reviennent dans le pays. Les autorités pensent que nous, quand on parle réinstallation, cela signifie qu’on veut aller chercher ailleurs. Or, on n’a jamais pensé à une réinstallation. Nous avons toujours demandé à retourner dans notre propre pays. Mais la réinstallation fait partie des solutions durables.
Vous n’espérez pas que l’Etat du Sénégal puisse régler votre situation ?
Le Sénégal n’est plus en mesure de régler ce problème. C’est pourquoi nous souhaitons, comme le Sénégal ne respecte pas les droits, aller dans un Etat où nos droits seront respectés. Je donne mon exemple : j’ai un passeport qui date de 1992. Aller me soigner me pose problème. Je suis dans une prison à ciel ouvert. Et pour ça, je tiens responsable le gouvernement du Sénégal qui est signataire de cette convention. Le HCR aussi n’a pas joué son rôle de protecteur qui est de demander au Sénégal de respecter cette convention. Ceux qui sont au HCR font la politique du Sénégal, en demandant aux réfugiés d’être sénégalais. Or, on n’impose pas la nationalité. C’est un choix. Nous, nous restons mauritaniens. Nous le réclamons. Et chercher ailleurs, c’est la solution qui reste. Parce qu’ils devaient nous présenter toutes les offres pour qu’on fasse un choix. Mais présenter deux, et en cacher une qui est la réinstallation. Il fallait avoir l’honnêteté de mettre un juriste à la disposition des réfugiés pour qu’ils puissent comprendre ce qui se trame. Mais ce n’est pas ce qu’ils font. Ils parlent de 12 000 et quelques réfugiés qui ont demandé la naturalisation. Or, ce n’est pas le cas.
Qu’en est-il donc ?
On les a poussés. Quand on est là sans papier, on est obligé, même par la fraude, de trouver une carte d’identité. Sinon, on est traqué par les forces de l’ordre. Surtout nous, qui fûmes forces de l’ordre, avec ce problème de terrorisme, nous sommes la proie des forces de l’ordre. On va dans la vallée pour rencontrer nos concitoyens réfugiés. Et quand on présente la carte de réfugié, c’est l’humiliation. A la limite, c’est une insulte, ce que les gens nous disent : ‘’Allez, va te faire sénégalais.’’ Cela fait partie de nos revendications.
Quelles sont les autres difficultés que vous rencontrez, avec le défaut de papiers ?
La première difficulté, c’est de dire qu’on est réfugié. Lorsqu’on entre dans un bureau et qu’on se présente, d’abord, c’est la stigmatisation. On est considéré comme un pestiféré. On t’écoute même à peine. On n’a pas les privilèges d’un réfugié. Nous ne demandons qu’un papier, des cartes d’identité établies par le gouvernement du Sénégal, que les Sénégalais vont respecter de même que l’Etat sénégalais. Le document délivré ne t’apporte rien.
Dans les normes, la carte de réfugié dure combien de temps ?
Quand nous sommes venus au Sénégal, ils ont fait un statut prima facile. On était venu en vrac ; ils ne pouvaient pas faire des cartes pour tous. Parce que le statut est individuel. C’est un décret du président de la République. Donc, ils nous ont fait un décret global. Et ce sont des récépissés de demande de carte d’identité qui devaient durer 3 mois. Il y a des réfugiés qui détiennent encore ces récépissés, 30 ans après, avec des photos sur lesquelles ils avaient 3 ou 4 ans. Or, actuellement, ils sont âgés de 33 ou 34 ans. La durée de validité a expiré et le Sénégal ne veut pas les prolonger. Pour établir une carte d’identité ici, c’est la croix et la bannière. Il faut 3, voire 4 ans. Et il n’y a pas les Nations Unies derrière.
‘’Depuis que je suis atteint de glaucome, je suis là, je ne fais rien. Mes enfants, avec ce combat, n’ont pas pu aller à l’école’’
Parlez-nous de votre arrivée au Sénégal. Comment cela s’est passé ?
J’étais fonctionnaire de police en Mauritanie. Ils ont d’abord arrêté ma femme et j’ai fui. Je suis allé au bureau des Nations Unies (Pnud) en Mauritanie. Ils nous ont gardés quelque part, mais j’ai pu m’échapper et c’est ainsi qu’avec le rapatriement, que je me suis retrouvé au Sénégal. Ils m’ont amené au camp Abdou Diassé. Lorsque nous sommes descendus de l’aéroport, ils ont fait le tri des Sénégalais. Ils savaient qu’il y avait des fonctionnaires que la Mauritanie voulait faire partir parmi ces rapatriés. Du camp Abdou Diassé, ils nous ont amenés à l’Ecole de police pour des enquêtes. Ce qui était normal aussi. Pour voir s’il n’y a pas d’infiltrations ou si nous ne sommes pas des espions. De l’Ecole de police au ministère de l’Intérieur, c’était à chaque fois la navette pour des enquêtes. Nous avons fait 45 jours ; ils nous ont amenés à Thiès dans des hangars.
De Thiès, ils nous ont cachés derrière l’hôpital de Dagana. C’est là-bas où nous avons créé nos huttes. On vivait là-bas difficilement. La situation était insoutenable et je ne pouvais pas cultiver.
Donc, je me suis rabattu sur Saint-Louis. Et là, je dispensais des cours. Je travaillais avec des ONG comme la Raddho. Mais depuis que je suis atteint de glaucome, je suis là, je ne fais rien. Mes enfants, avec ce combat, n’ont pas pu aller à l’école. Ce n’est pas par défaut de papiers. Très sincèrement, ils ont été déclarés ici. Parce que j’ai des papiers. Ceux qui ont des difficultés sont les détenteurs de récépissé. Ma femme fut bénéficiaire d’une bourse du HCR, elle est sage-femme d’Etat et là, elle ne peut pas travailler. Parce qu’elle n’a pas la nationalité sénégalaise. Je le vis difficilement.
Y avait-il beaucoup de forces de défense et de sécurité parmi les réfugiés ?
Nous étions très nombreux, des fonctionnaires de police, des militaires, des paramilitaires. Là aussi, quand on était à l’Ecole de police, j’ai créé l’Association des forces de l’ordre réfugiées (Afor). C’est peut-être tous ces problèmes qui m’ont valu cette prison. Mon souhait, c’est d’aller ailleurs. Car j’ai des projets. J’avais entamé l’écriture d’un livre, par le devoir de mémoire, que je voulais titrer ‘’Les affres d’un exil forcé’’. Mais avec les inondations, tous mes documents sont perdus. Vu que je suis devenu aveugle, ça devient beaucoup plus difficile. Je veux que la génération future comprenne ce qui se passe. Ce qui est gênant, c’est pourquoi le Sénégal, un Etat de droit, laisse faire.
Donc, vous êtes déçus de la manière dont vous êtes accueillis et traités au Sénégal ?
Quand on était en Mauritanie, on enviait le Sénégal, notamment dans la lutte contre l’apartheid qu’il décriait. Comment, aujourd’hui, ce Sénégal s’est tu et va jusqu’à changer sa Constitution pour aider à condamner Hissène Habré ? Voilà des questionnements qui restent sans réponse et qui nous dérangent. Et ils n’en parlent pas. Ce qui est très difficile pour nous. Le dossier est sensible. Mais nous, nous sommes tenus d’aller ailleurs, pour déposer la plainte. Senghor a vécu les évènements, puis Ould Daddah (NDLR : Moktar Ould Daddah, 1er président de la Mauritanie du 20 août 1961 au 10 juillet 1978). Ils sont partis. Abdou Diouf est là, de même que Maaouiya Ould Taya (NDLR : président de la Mauritanie du 12 décembre 1984 au 3 août 2005). Je leur souhaite longue vie, mais ils vont partir sans pour autant que le problème ne soit réglé. Macky Sall ferme les yeux et tout le monde sait ce qui s’est passé. Les archives sont là. On ne veut pas remuer le couteau dans la plaie. Ce qui est clair, c’est que tout le monde sait ce qui se passe, mais on n’en parle pas. C’est pourquoi nous en appelons à la communauté internationale. La solution durable, pour ceux qui demandent leur identité mauritanienne, c’est de leur chercher un pays de réinstallation. Nous avons des camarades qui sont partis. Il y a une nouvelle vie pour eux. L’humanité n’est pas un état civil, c’est une dignité à conquérir. La politique de l’Etat sénégalais pour les réfugiés mauritaniens est mauvaise.
Alors, qu’est-ce vous souhaitez ?
Ce qui nous arrange, c’est d’abord le rapatriement. On sait que ce n’est pas possible. Les gens sont devenus des réfugiés dans leur propre pays. Et le Sénégal et le HCR sont devenus des convoyeurs d’apatrides. Quand le réfugié retourne dans son pays, on ne lui fait de papiers, il revient ici, il perd son statut de réfugié. Il est apatride, il n’a plus de pays. Donc, c’est nous qui nous réclamons de la Mauritanie, mais la Mauritanie ne veut pas de nous. Ils ont dit que nous ne faisons pas partie d’eux. C’est peine perdue. Ils peuvent nous faire sortir du pays, mais ne peuvent pas faire sortir la Mauritanie de nos cœurs.
Donc, pour vous, il s’agit d’un manque de volonté politique, dans la résolution de cette question ?
C’est plus qu’un manque de volonté politique. Parce que nous ne pouvons pas comprendre que les autorités sénégalaises n’en parlent pas. Ces gens-là sont dans la négation de l’évidence. Or, c’est un problème qui mérite d’être résolu. Le devoir de mémoire, tout le monde sait ce que cela veut dire. On ne peut pas le laisser. Si, aujourd’hui, les gens parlent des femmes de Nder, c’est parce que les gens ont écrit. Mais nous ne pouvons pas laisser notre situation là. Maintenant, c’est un comité de gestion à la présidence qui est chargé de la question et c’est géré par un général. Et l’intégration peut créer un problème au sein des citoyens sénégalais. Le Mauritanien, quand il est réintégré, il faut lui donner des terres. Nous avions lancé l’alerte avec nos réfugiés qui sont au Mali. Ils sont tous tués. On alerte toujours le gouvernement sur cette situation. Nous avons rencontré des autorités mauritaniennes, elles ont essayé de nous berner. Mais nous savons que ce qu’elles disent, ce n’est pas vrai. Elles ont déroulé un système bien planifié et il faut qu’elles le terminent.
Pour vous, c’est le fait d’être noir qui vous a condamnés ?
C’est exact. En Mauritanie, seuls les Noirs sont condamnés. Ils nous ont fait sortir, parce qu’ils disent que nous sommes sénégalais. Mais la notion de nationalité, c’est sur des papiers. Néanmoins, on aime vraiment le Sénégal. Seulement, les autorités ont failli. C’est très gênant et je ne veux pas mourir sans que le problème ne soit pas résolu. Même si ce n’est pas réglé, que les gens sachent que c’est un sacerdoce pour nous. C’est un combat de principe. Ce que les gens ne veulent pas comprendre. Toute personne a des principes. Et le minimum, c’est d’être respecté. Que ma dignité soit respectée. Or, le Sénégal ne la respecte pas.
Et pour immortaliser votre combat, vous avez participé dans deux films documentaires. Pouvez-vous revenir sur ça ?
Il y a le documentaire ‘’L’exil forcé’’ d’un jeune Mauritanien, Abdoul Dia, et l’autre est un long métrage d’Alassane Diacko intitulé ‘’Le mal du fleuve’’. J’y étais le personnage principal. Je veux que ces choses soient perpétuées, connues par la postérité. C’est pourquoi je demande au Canada de m’aider d’abord pour me soigner et ensuite continuer mon projet pour que la vérité éclate. Et que tout le monde connaisse ce qui se passe, ce que les Noirs vivent en Mauritanie.
‘’Jusqu’à présent, c’est la guerre des chiffres. Souvent, on parle de 24 000, parfois 60 000 ou 12 000 réfugiés’’
Mais aujourd’hui, combien de réfugiés sont exactement au Sénégal ?
Les autorités nous parlent de 50 réfugiés, mais on n’a dépassé ce nombre. Rien qu’ici (Saint-Louis), nous faisons plus de 400. Là aussi, c’est une défaillance de l’Etat sénégalais. C’est lui qui devait connaître combien nous sommes, en faisant un recensement exhaustif, pour savoir combien sommes-nous, où sommes-nous et que faisons-nous. Mais, jusqu’à présent, c’est la guerre des chiffres. Souvent, on parle de 24 000, parfois 60 000 ou 12 000. Ils ne savent même pas combien nous sommes. Ce qui est aberrant. C’est de la responsabilité de l’Etat et de notre institution de protection qu’est le HCR. On était à 65 000 au départ. Ils disent qu’ils ont ramené plus de 24 000 et recensé 12 000. Mais, depuis lors, des réfugiés naissent, il y a des morts.
En général,de quelles activités vivent les réfugiés qui n’ont pas de papiers administratifs?
Le camp de Dagana regorgeait presque de fonctionnaires, d’intellectuels, de gens instruits. D’abord, pour donner des cours, il fallait des papiers. Si on veut être vigile, il faut des papiers et même pour être bonne dans une maison. On ne peut rien faire, dans ce cas. C’est pourquoi je parle de ‘’prison à ciel ouvert’’. Personne ne te fait confiance et on ne te prend même pas au sérieux, si on est sans papier. J’envie les Sénégalais, quand je les vois voter. A mon âge, bientôt j’aurai 60 ans, je n’ai jamais voté. J’ai observé ici des votes. Je ne veux pas que mes enfants vivent la même situation. Il faut que cela change, avec une cohabitation en Mauritanie. Et celle-ci ne peut se passer que par le règlement du passif humanitaire. C’est le problème des Négro-Mauritaniens dont l’Etat ne veut pas parler.
Aujourd’hui que la Mauritanie a un nouveau président de la République, est-ce que vous pensez que les choses vont changer ?
C’est une passation de service. Ce n’est pas un nouveau président. Nous avons dit que, de 1978 à nos jours, même avec Ould Daddah, c’était un système qui était en train d’être déroulé. Ce sont des militaires qui gouvernent. Une seule fois, ils ont prétendu faire de la démocratie pour essayer de laver l’affront. Et ça n’a pas prospéré. Je ne le souhaite pas, mais je crains qu’il y ait un génocide. Le fait de parquer les Noirs mauritaniens dans des taudis, c’est frustrant. On vit le racisme en Mauritanie et j’ai vécu l’apartheid à l’Ecole nationale de police en Mauritanie. On séparait les Noirs et les Blancs, pour une institution de police. Quand on voyait un Noir, on lui demandait de courir, parce qu’un Maure était de l’autre côté. On ne demande pas au Sénégal d’aller faire le commando en Mauritanie. Mais, au moins, d’exposer le problème devant les institutions internationales. Qu’ils nous permettent de défendre notre dossier. Nous pouvons nous-mêmes nous constituer partie civile et aller devant l’Union africaine, les Nations Unies. Nous avons les preuves du nombre de personnes tuées, là où ils les ont tuées. J’ai été force de l’ordre et je sais ce qui s’est passé. Je ne peux pas tout dire, par devoir de réserve

Abdoulaye Diop installe la commission de la carte nationale de presse et de la validation des acquis de l’expérience

https://www.pressafrik.com/-Le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop a procédé, ce lundi, à l’installation officielle de la commission de la carte nationale de presse et de la validation des acquis de l’expérience, composée de huit membres titulaires et de leurs suppléants, à sa tête le journaliste Daouda Mine. La carte nationale de presse qui n’était pas délivrée depuis les années 2006 -2007 était très attendue par les acteurs de la presse pour l’assainissement du secteur.
En effet, « ce sujet de la presse confronté à d’énormes difficultés d’ordre économique, social et professionnel, est lié particulièrement à une absence de carde juridique et réglementaire adaptées. Cette situation a créé un grand flou dans le secteur, la qualification de l’organe de presse est devenue confuse avec la multiplication des supports particulièrement dans le texte marqué par l’avènement numérique. On ne sait plus qui est journaliste et qui ne l’est pas », a soutenu le ministre Abdoulaye Diop face à la presse.
Il ajoute « Or, nous en convenons tous que malgré le rôle important que joue la presse sénégalaise dans l’éveil de la conscience et sa large contribution à la construction des sociétés modernes à la promotion et à la consolidation de la démocratie, la presse peut aussi, si elle n’est pas professionnelle et adossée sur des principes d’éthique et de déontologie détruit des vies, disloque des foyers etc… »
Conscient des dérives de la profession, le président nouvellement installé à la tête de la commission de la carte nationale de presse et de la validation des acquis de l’expérience, Daouda Mine, promet l’application des textes.  « La mise en place de cette commission participe à l’assainissement de la presse. L’ancien code disait : est journaliste que celui qui est sorti d’une école de formation et qui tire l’essentiel de ses revenus dans ses fonctions de journaliste ; mais le deuxième alinéa posait problème. Ceci disait est journaliste celui qui est formé dans une rédaction régulière et qui exerce la fonction de journaliste. Pourquoi ce deuxième alinéa posait problème?  parce que tout, simplement, il n y avait pas de critères de formation et pas de commissions pour valider les acquis au niveau de ses rédactions. Mais,  les nouvelles dispositions du code la presse a résolu ça. Et nous, on nous a demandé d’appliquer ses dispositions est, c’est ce que nous allons faire».
La prochaine étape de la commission est de valider le règlement intérieur, celui qui leur permettra de travailler, de suivre la procédure qui sera édictée. Car, pour le président Daouda Mine, « il faut comprendre que notre travail est encadré par le code de la presse. Les dispositions du code sont claires et ce sont (elles) qui nous disent ce qui est attendu de nous,ce que nous devons faire, et ce que nous ne devons pas»,renseigne til.Fana CiSSE

Samedi 25 Janvier 2009- Samedi 25 Janvier 2020 : XIème anniversaire du Rappel à Dieu du Président Mamadou DIA

Ce XIème Anniversaire du Rappel à Dieu du Président Mamadou DIA coïncide avec la mutation annoncée du Franc Cfa en « Eco- Cfa (ou Eco-Uemoa) appelée plus tard à muter en « Eco-Cedeao ». La déclaration du Président Alassane Ouattara le 21 décembre 2019 à Abidjan continue de faire débat et c’est  tant mieux.
J’ai pensé partager avec vous  l’analyse que fit le Président DIA des rapports  entre la France et la Fédération du Mali (Soudan et Sénégal) à l’aune des conventions économiques et financières en vigueur en 1960∙
Une sorte de d’éclairage d’outre-tombe des enjeux de l’heure. Un feu d’artifice d’érudition et de probité.
Le Pr François Perroux du Collège de France le définit comme « un homme exceptionnel de rang, de qualité et d’énergie∙. Un spécialiste des affaires économiques, peut-être la seule personne dans un Etat africain, à s’être intéressée à un tel degré à ces problèmes∙∙∙
c’est une personne de calme et de pureté »A Diarama Ngari Mawndi,Docteur  Docteur Ibrahima Deme-DriDEMEgf@
Les Nouveaux Rapports Franco-Maliennes : Une Breve Analyse Des Conventions Economiques Et Financieres* Par Mamadou DIA, Président du Conseil des Ministres de la République du Sénégal et Vice-président de la Fédération du Mali
En accédant à l’indépendance, le Mali a tenu à faire de cette indépendance un outil efficace de développement. De là le souci qu’il a manifesté de donner à ses nouveaux rapports avec la France, une définition originale qui lui permet de concilier indépendance et interdépendance, ce dernier impératif s’appliquant, non seulement à ses relations avec l’ancienne métropole, mais aussi et surtout avec les nations oust-africaines en voie de se faire.
Nation souveraine, le Mali sera, dans ses nouveaux rapports avec la République française, maitre de son commerce extérieur, dans la mesure où cette souveraineté a une signification pour toutes les nations, petites ou grandes, dans ce monde interdépendant. Il dispose de la faculté d’avoir sa monnaie, son institut d’émission, comme tout pays souverain, du pouvoir de se rattacher à telle zone de solidarité qui lui plait ou de créer sa propre zone monétaire si tel est son intérêt ou son désir. Il choisit pour ses échanges les partenaires qu’il veut. Il est maitre de son régime fiscal, contrôle le crédit, les mouvements de capitaux. Il fixe le statut des investisseurs, établit son plan et en arrête les détails d’exécution, en discute les moyens de financements, compte tenu des objectifs nationaux.
Mais, le Mali, étant une « nation-solidarité », poursuit son développement au sein d’une zone de solidarité dont le cadre technique a pour nom « zone franc » et le cadre institutionnel, Communauté.
Ayant accepté le dialogue, non seulement avec la France mais avec les Etats Frères de la Communauté, en raison de son option en faveur de l’Unité africaine, il ne peut user de son droit de définir sa politique économique et financière, et surtout de la mettre en œuvre, sans se préoccuper des répercussions qu’elle peut avoir sur celles de ses partenaires. Il doit donc consentir aux consultations, aux confrontations qui seules assureront une harmonisation des attitudes diverses. Ce dialogue élevé la hauteur d’une institution se déroulera au sommet, au sein de conférences périodiques de chefs d’Etats et de gouvernements, et, à un niveau plus bas, au sein d’organismes techniques spécialisés.
Ayant choisi librement d’assumer son développement dans le cadre d’une zone définie de solidarité, celui de la zone franc, le Mali renonce volontiers à avoir, pour le moment, sa monnaie propre, sa banque propre d’émission. Il refuse de céder à la tentation facile de se parer de signes trompeurs pour le plaisir d’affirmer une souveraineté de façade.
Il sait que la possession d’une monnaie n’est pas une garantie d’indépendance, qu’il y a des monnaies dominantes et des monnaies dominées  et que la lutte des deux blocs repose, au fond, sur l’hégémonie de deux monnaies, le dollar et le rouble dont toutes les autres monnaies nationales, y compris la récalcitrante livre sterling, ne sont que des satellites économiques. Il sait qu’en dehors des questions techniques que soulève la mise en circulation d’une monnaie nationale, il y a pour un jeune Etat qui s’engage dans cette voie, la tentation redoutable de glisser très vite dans la facilité et d’exposer l’économie à des mesures monétaires dont les conséquences peuvent être désastreuses sur le plan intérieur et sur le plan extérieur.
C’est qu’effectivement, pour le Mali, il s’agit de faire prévaloir une conception de la zone monétaire plus conforme à l’évolution : celle de la zone franc, non plus spécifiquement zone monétariste, mais plus exactement « zone de croissance et développement». Ce ne sera pas un des moindres mérites de la délégation malienne que d’avoir fait triompher ce point de vue, qui sauve la cohésion de la Communauté.
Il est clair que c’est faute de ne l’avoir pas accepté que les accords franco-marocains, franco-tunisiens et franco-guinéens ont abouti rapidement aux échecs que l’on sait. Plus déterminant, en effet, que les contextes politiques qui, çà et là, n’étaient pas de nature à faciliter les relations entre la France et ses partenaires successifs, a été le triomphe de la thèse monétariste lors de la conclusion des accords sur l’évolution des rapports avec ces derniers.
Une « zone monétaire-carcan» est, par définition, un cadre impropre à permettre le jeu d’un mécanisme de coopération. Parfaitement concevable dans une Communauté de dépendance ou subsiste des rapports de puissance et de sattellisme économique, elle est inacceptable dans une Communauté fondée sur le mécanisme du Développement Réciproque, c’est-à-dire une solidarité réelle qui exclut la subordination des uns, fussent-ils les plus faibles, aux intérêts des autres. Pour avoir tourné le dos à cette perspective, la zone franc était vouée aux fissures que l’on a eu à déplorer sur ses flancs, et l’expérience franco- malienne ne connaitrait pas un sort meilleur si elle voulait ignorer cette leçon d’une histoire récente. Dans la Communauté contractuelle, la zone franc étant fondamentalement zone de croissance et de développement, le Mali dispose, en contre partie des limitations de souveraineté qu’entraine l’appartenance à une même zone de solidarité, d’un certain nombre de facilités nécessaires à son libre épanouissement. Il jouit, conformément aux accords, d’un contrôle réel sur les organes centraux de la zone qui ne peuvent plus imposer unilatéralement des décisions graves, ou mettre les autres partenaires devant le fait accompli, notamment en matière monétaire.
On se reportera, à cet égard, aux dispositions du Titre IV de la Convention sur la coordination des politiques monétaires, notamment l’article 25 qui stipule que «  toute modification apportée à la parité entre l’unité monétaire utilisée au Mali et le franc français, ne s’effectuera qu’après accord  entre les deux parties » et, qu’au surplus, « le gouvernement de la République française consultera le gouvernement de la Fédération du Mali dans le cadre des études pouvant être effectuées préalablement à toutes négociations éventuelles de rapport entre le franc et les monnaies étrangères et négociera avec lui les mesures propres à sauvegarder les intérêts légitimes de la Fédération du Mali ».
Si celle-ci accepte de faire sien l’Institut d’Emission français, elle s’en assure un contrôle effectif en participant à la nomination des directeurs des agences, en exerçant un droit de regard sur la gestion de la banque par l’intermédiaire du Comité monétaire dont elle désigne les membres.
En fait, le Mali s’adjuge la direction de la politique de crédit, du contrôle des changes, et des mouvements de capitaux, autant d’atouts d’importance capitale que d’autres Etats indépendants n’ont pu obtenir qu’à la suite de violentes ruptures.
Le Conseil malien de Crédit oriente la politique du crédit au Mali, formule des recommandations, prend des décisions, informe le gouvernement grâce aux communications qui lui sont adressées par la Banque centrale sur l’évolution des dépôts bancaires, des emplois bancaires, des concours de réescompte, des risques bancaires par catégories d’activités, des mouvements de transferts avec l’extérieur (art. 28). Il peut, indépendamment des attributions qui lui sont dévolues, exercer sur le territoire de la Fédération les compétences que lui déléguerait le Conseil supérieur du Crédit.
S’il le veut, le gouvernement de la Fédération sera représenté, non seulement au Comité monétaire  de la zone franc, mais à d’autres organismes communs dont le Comité des Investissements étrangers, le Comité des Affaires économiques et financières, la Commissions des Accords commerciaux et « toutes formations multilatérales à compétence économiques ou financière » (art. 34).
L’article 24 prévoit expressément que les deux parties ont la faculté, à tout moment, de mettre fin au régime monétaire établi « si ce régime paraissait, à l’une ou à l’autre, devenir contraire à la sauvegarde de ses intérêts légitimes ».
Et dans ce cas, il fixe, pour éviter les décisions brutales et unilatérales auxquelles exposent les accès d’humeurs qui doivent être bannis des rapports économiques, une procédure de révision comportant un délai préparatoire pour l’étude de la réforme et les modalités d’application. Il ne suffit pas, pour affirmer la solidarité de la zone, de réaliser la coordination monétaire, il faut aussi assurer la coordination des politiques commerciales et financières extérieures. C’est à ce souci que répondent les dispositions du Titre III.
Il est apparu nécessaire au Mali, pour rester fidèle à sa mission unificateur, de rappeler, de nouveau, dans les accords avec la République française, son attachement à l’Union monétaire douanière des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Le Mali est, en effet, convaincu qu’il ne peut y avoir de développement économique, et en particulier de développement industriel, si un protectionnisme anachronique et aberrant se dressait entre les pays de l’Ouest africain, dont l’intérêt est de constituer sans tarder un Marché commun, des barrières douanières.
Concernant ses relations avec la République française, il y aura un régime de préférence réciproque et l’acceptation d’une procédure de consultation, s’agissant des plans d’importation et des accords internationaux à conclure avec des pays tiers. La réglementation des changes de la zone franc s’appliquera sur l’ensemble du territoire de la Fédération du Mali mais c’est à celle-ci que revient le contrôle, par délégation des autorités centrales monétaires aux autorités fédérales qui nomment les directeurs des offices.
Le Mali dispose pour ses transactions avec les tiers d’un compte en dollars, monnaie de compte, « crédit de la contre-valeur des recettes en devises et des dons et prêts en devises » qu’il obtiendrait d’organismes internationaux ou de tiers. Il peut recevoir une allocation supplémentaire « de droits de tirage » sur les réserves de la zone, calculée globalement pour chaque catégorie de devises, compte tenu des besoins de l’ensemble des membres de la zone et du Plan de développement de chacun. Les accords créent, en outre, et fort judicieusement, une Commission franco-malienne, paritaire, appelée à assurer un dialogue permanent, puisque habilitée à connaitre de tous les problèmes concernant la coopération franco-malienne dans le domaine relatif à la coordination des politiques commerciales et financières, d’une part, et d’autre part, dans le domaine de la coordination des politiques monétaires.
Ainsi, c’est elle qui fixe, de façon concertée, les dérogations au régime préférentiel que peuvent motiver les nécessités de développement du Mali ; c’est elle rend les arbitrages en cas de désaccord au sein de l’office des changes entre directeur et conseiller technique ; c’est elle qui détermine les opérations qui pourraient être imputées comme supplément sur les comptes devises du Mali ainsi que le montant de l’allocation supplémentaire. C’est elle qui est saisie en cas de réforme du régime monétaire, et, d’une façon générale, chaque fois qu’il s’agit des modalités de l’accord. La convention pose, enfin,  sans entrer dans les détails, le principe de l’aide de France au Mali. L’article 10 du Titre II dispose que «  l’aide de la République française à la Fédération du Mali se manifestera notamment par la réalisation d’étude, la fourniture d’équipements, l’envoi d’experts et de techniciens, l’octroi de concours financiers ». L’article 11 suivant renvoie les modalités et les montants à des conventions à négocier ultérieurement.

Il convient de s’expliquer ici clairement.

Le Mali, qui a la doctrine que l’on sait dans le domaine de la politique monétaire, professe la même doctrine sur le plan de l’aide extérieure. Pour lui, celle-ci doit cesser d’être une aumône que l’on offre pour calmer une conscience de riche, ou un cadeau destiné à s’assurer une prépondérance de fait, politique ou économique, c’est-à-dire un nouvel instrument d’asservissement.
Elle doit être, au contraire, un des éléments moteurs du Développement réciproque mis au service de l’économie à développer, sans arrière-pensée, sans réticence, sans faux calculs et sans marchandages. Pour être réellement un moyen de développement efficace, l’aide ne peut être octroyée suivant la vieille routine de l’économie dominante, dans l’optique de l’assistance technique d’ancienne manière, au compte-gouttes, par nature d’opérations retenues arbitrairement sur un catalogue d’emploi dressé empiriquement.
Elle est nécessairement globale, pour permettre non plus l’exclusion de projets  isolés ou détachés au gré du donateur, suivant les impératifs de sa propre politique, mais la réalisation d’un Plan au sens dynamique du mot, établi dans une perspective de développement qui n’a rien à voir ni avec les hommes en place, ni avec les régimes. Pour les mêmes raisons d’ailleurs la formule de l’aide globale devra être la règle non seulement dans les rapports avec la France, mais aussi avec les pays tiers d’Est ou d’Ouest qui, on le sait, par le biais de l’assistance économique et financière, veulent développer une stratégie de domination. Nous aurons l’occasion de revenir sur ce point. S’agissant pour le moment de l’aide éventuelle de la République française au Mali, nous devons préciser que si la conception et la forme de celle-ci sont soumises à une adaptation nécessaire à l’optique de développement, cela n’en exige pas moins de la part du bénéficiaire un certain nombre d’obligations : au premier plan, celle d’accepter un dialogue franc et loyal qui permet l’harmonisation des politiques, celle de respecter les engagements contractés librement sans esprit de tricherie, celle enfin de soumettre la négociation bilatérale la procédure d’utilisation des crédits, dont il est important de s’assurer qu’ils ne seront pas détournés de leur destination qui demeure le financement exclusif du Plan de développement.
Il faudra admettre, en particulier, dans l’intérêt même du pays bénéficiaire, et pour donner un apaisement légitime au donateur, la possibilité d’un blocage des crédits d’aide pour empêcher que les dépenses somptuaires improductives ou les déséquilibres budgétaires puissent être couverts grâce à un recours à ces ressources. De telles pratiques de détournements doivent être considérées par tous comme relevant de la plus totale immortalité sur le plan de la solidarité internationale.
Cette analyse, même rapide, des accords économiques et financiers donnera l’occasion aux uns de parler d’excessive générosité, et aux autres de compromis, voire de compromission avec l’impérialisme. C’est un fait qu’aucune solution ne peut concilier à la fois les extrêmes. En adoptant la solution de la coopération par le Développement réciproque, nous sommes sûrs, au Mali d’avoir choisi pour notre peuple, et pour les peuples africains qui ne resteront pas insensibles à notre exemple, la voie la meilleure, parce que débouchant sur une double intégration de l’économie, au plan continental d’abord, et ensuite au plan mondial.*Mamadou DIA : Nations Africaines et Solidarité mondiale, Paris, Presses Universitaires de France, 1960, pp117- 124

«On n’empêche pas quelqu’un de vouloir l’indépendance de la Casamance…Vous devez accepter que les autres ne la partagent pas…» (Robert Sagna)

https://www.dakaractu.com/En visite au village de Mandina Mancagne, une localité tristement célèbre à cause du conflit trentenaire, sur invitation du Curé de Ziguinchor pour assister à la première messe d’un prêtre au village, le président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance (Grpc) a laissé entendre à la sortie de la messe, que nul ne peut empêcher quelqu’un d’avoir des idées indépendantistes, mais invite tout autant ceux-là, à accepter que d’autres ne partagent pas leurs idéaux.
Mandina Mancagne est une bourgade située à la périphérie de la ville de Ziguinchor dont le nom est lourdement chargé du fait des exactions qui s’y sont déroulées au plus fort de la crise casamançaise…

Meurtre de Abdou Elinkine Diatta: Robert Sagna donne des nouvelles

https://www.pressafrik.com/-L’enquête sur le meurtre du Secrétaire général « autoproclamé » du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), Abdou Elinkine Diatta, avance à grand pas. La révélation a été faite par le Coordonnateur du groupe de réflexion pour la paix en Casamance, dans le Sud du pays. Robert Sagna rassure toutefois que cet assassinat n’a rien à avoir avec les objectifs des rebelles.
« Cette enquête se poursuit. Ça, moi, je peux vous le rassurer. La mort d’Abdou Elinkine n’a rien à avoir avec les objectifs du Mfdc », a rassuré M. Sagna.
Il donne la position du chef rebelle, Salif Sadio, qui réclame l’indépendance en Casamance, suite à la mise en place d’un processus de la paix en Casamanace. « Salif Sadio, c’est un homme de paix. Il est pour l’indépendance de la Casamance, mais il est pour la paix en Casamance. On ne peut rechercher l’indépendance de la paix en Casamance dans la violence », a souligné Robert Sagna, lors d’une cérémonie religieuse à Mandina Mankagne à Ziguinchor.
S’agissant des avancées du processus de paix dont il est le coordonnateur, il a tenu à rassurer à « ceux qui ne savent pas » et qui « pensent que rien ne bouge », que « les choses bouges plus » qu’ils l’imaginent. « Et vous serez surpris de constater les résultats d’ici quelque temps », a-t-il conclu.

L’insécurité au Sénégal : le ministre de l’intérieur est-il dépassé ?

http://www.dakarmatin.com/L’attraction touristique dans n’importe quel pays du monde est surtout liée à deux facteurs indispensables : la stabilité sociale et la sécurité des biens et des personnes. Et sur ce plan le Sénégal ne doit compter aucunement sur le tourisme pour atteindre l’émergence économique.
Et en matière de sécurité intérieure, le Sénégal est désormais dans la zone rouge, vu l’ampleur des cas d’agression et de braquage mortels qui rythment le quotidien des Senegalais. Une propension exponentielle de l’insécurité qui laisse indifférente les autorités étatiques et effiloche davantage l’image de notre pays, car certains pays occidentaux accentuent de plus plus la mise en garde de leurs ressortissants sur les dangers encourus en se rendant au Senegal où l’hospitalité à cédé sa place à l’hostilité.
Une situation qui n’ émeut personne, surtout les autorités étatiques. Le président de la République et son ministre de l’intérieur sont préoccupés par un dialogue politico-politique qui n’intéresse qu’ une infine partie, adepte de politicailleries, vomie par la majorité des Sénégalais.
Pendant ce temps, les morts victimes d’agressions sont remis à Dieu. Le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye semble épuiser ses cartouches face à ce fléau. Aucune meurette face à ses cas d’agressions mortelles n’est envisagée ou envisageable pour endiguer l’ampleur dévastatrice de l’insécurité galopante, si ce n’est que se pavaner dans les foyers religieux pour représenter un État qui a démissionné de ses prérogatives régaliennes.ReseauNews
 Salaires et véhicules : des chefs de village rappellent à Macky Sall ses promesses
https://www.jotaay.net/-Des chefs de village de l’arrondissement de Kael, dans le département de Mbacké, ont tenu une conférence de presse, hier samedi, pour rappeler au président Macky sa promesse d’octroyer aux chefs de village des salaires et des véhicules.
« Le président Abdoulaye Wade avait décidé de donner des salaires et des véhicules aux chefs de village. Malheureusement, il est parti en 2012 et cela avait été coupé. Lors de son adresse à la nation, le 4 avril 2017, le président Macky avait déclaré qu’il allait restaurer cette mesure, mais depuis, on n’a rien vu. Aucun centime n’a été versé aux chefs de village, malgré nos charges importantes », a déclaré le porte-parole du jour, El Hadji Demba Diallo. Ces chefs de village ont également déploré l’affectation du sous-préfet de Kael et demandé l’audit de la mairie de la commune Touba Mboul où la gestion du maire est décriée

Interdiction d’un troisième mandat présidentiel dans son espace: La commission de la CEDEAO dément formellement et menace….

http://www.lactuacho.com/-Saluée à travers les réseaux sociaux, une interdiction d’un troisième mandat présidentiel en zone CEDEAO a été partagée sur les réseaux sociaux, surtout Facebook.
A peine quelques heures après un message de démenti du Président de la Commission de la CEDEAO est parvenu à notre Rédaction !
Oui, c’était un Fake News !
« Depuis quelques heures, circule sur les réseaux sociaux, un message attribué au Président de la Commission de la CEDEAO, portant sur le nombre de mandats présidentiels dans les États membres de la CEDEAO.   La Direction de la Communication de la Commission de la CEDEAO voudrait par ce canal, apporter un Démenti Formel Et Catégorique à ces propos qui sont attribués à Son Excellence Monsieur Jean Claude Kassi BROU » souligne à son entame le document reçu.
Et d’après le communiqué, le Président de la Commission de la CEDEAO « décline toute paternité de ces propos qui lui sont attribués. En aucun moment, il n’a été auteur de ces propos ni participé à une réunion, cette semaine à Abidjan ».
Et mieux, la Commission a tenu à  informer l’opinion publique qu’elle prendra toutes les dispositions nécessaires pour rechercher et traduire devant les juridictions compétentes, les auteurs de cette diffamation et de cette intoxication via les réseaux sociaux.
 Ngouda Mboup:«La question n’est pas de savoir si Macky va faire un 3ème mandat, mais plutôt s’il compte respecter la Constitution
XALIMANEWS : La question du 3ème mandat du président de la République s’est invitée à l’émission Takoussanou Djolof hier. Encore une fois, le professeur de droit Ngouda Mboup a persisté, Macky Sall ne peut faire un autre mandat à la tête du pays. « On ne devrait même pas demander à Macky Sall s’il compte faire un autre mandat, la bonne question est de savoir s’il va respecter la constitution oui ou non. Et Macky Sall se doit de la respecter car la constitution est la loi de fonction des gouvernants ».

 Malick Gackou: «ni Idrissa Seck ni moi en sommes en deal avec Macky Sall»

http://www.dakarmatin.com/Le leader du Grand Parti, Malick Gackou, en tournée économique à l’intérieur du pays, a démenti toute connexion entre lui, Idrissa Seck avec le prédisent Macky Sall.
« Le président Idrissa Seck et moi-même sommes des hommes d’Etat d’envergure. Nous avons servi notre pays et  nous allons continuer à le servir. J’ai personnellement démissionné du gouvernement. Si je voulais faire un deal avec le président Sall, j’allais rester dans le gouvernement », s’est expliqué l’ancien ministre des Sports, qui a rappelé qu’il a démissionné car il n’était pas d’accord avec la manière dont les choses marchaient.
« Nous avons combattu le régime du président Macky Sall et nous continuons à marcher avec l’opposition pour amorcer les bases d’un changement qualitatif pour les populations. Je pense que le président Idrissa Seck est un patriote un homme d’Etat d’envergure. Si jamais la volonté était de tirer profit du régime, il aurait pu faire depuis longtemps », a ajouté Gackou.
Malick Gackou a, par ailleurs, renouvelé l’engagement de son parti à faire du Sénégal, un pays de rêve et de progrès. C’est pourquoi il a déclaré que « le Grand parti est le parti des étudiants, des paysans, des éleveurs, des pêcheurs et des travailleurs »

TROISIEME MANDAT-CE POST DE WILANE QUI RISQUE DE FÂCHER MACKY

NETTALI.COM – Alors que le débat autour du troisième mandat fait rage au Sénégal malgré les mises en garde du Président Macky Sall, le député Abdoulaye Wilane s’est fait le plaisir de poster un communiqué qui émanerait du président de la commission de la Cedeao et qui sonne comme un avertissement pour certains chefs d’État de la sous-région.
Abdoulaye Wilane a-t-il voulu que Macky Sall reçoive le message ? En tout cas, le porte-parole du Parti socialiste et membre du Parlement de la Cedeao a repris, sur sa page Facebook, un communiqué prêté au président de la commission de la Cedeao et qui met en garde tous les présidents de la sous-région qui seraient tentés par un troisième mandat. Abdoulaye Wilane s’est même autorisé quelques commentaires sur le texte. “Le président de la commission de la Cedeao a été clair le jeudi 23 janvier dernier lors de son intervention à  Abidjan. Le refus de l’alternance dans la sous-région ne sera plus toléré“, commente le porte-parole du Parti socialiste (Ps). Citant le président de la commission de la Cedeao, il rapporte : “Un peuple ne peut se plier aux caprices d’une minorité d’hommes qui foulent aux pieds les bases de la démocratie. Et les regarder faire serait une complicité de notre pars.” “Par conséquent, ajoute Abdoulaye Wilane, dans le cas où un régime sera amené à refuser de quitter le pouvoir après deux mandats, la Cedeao prendra sa responsabilité.”
De l’avis du député socialiste, ce message s’adresse aux présidents qui piétinent la Constitution dans leurs pays respectifs. Il cite: “Alpha Condé de la Guinée, Alassane Dramane Ouattara de la Côte d’Ivoire vont commencer à se faire des soucis.” Et Wilane de conclure : “Quant à Faure Essozimna Gnassingbé du Togo, il échappe à cette mesure puisque la Constitution est déjà modifiée et le processus électoral pour la présidentielle déjà lancé“. Quid du cas Macky Sall ? Abdoulaye Wilane s’est gardé de faire des commentaires.
Pourtant, un peu plus tard dans la journée de ce dimanche, la Cedeao a, dans un communiqué, tenu à apporter “une démenti formel et catégorique” à ces propos attribués à son président. “Depuis quelques heures, circule sur les réseaux sociaux, un message attribué au président de la Commission de la Cedeao, portant sur le nombre de mandats présidentiels dans les États membres de la communauté“, souligne le communiqué. Selon la même source, Jean Claude Kassi Brou n’a jamais tenu de tels propos sur les mandats présidentiels. La commission de la Cedeao promet même de traquer l’auteur de ce qu’elle qualifie d’«intoxication». En tout cas, le député Abdoulaye Wilane, lui, n’a jamais cherché midi à quatorze heures pour reprendre et commenter le texte.

Exclusion de Moustapha Diakhaté: Qui sera le prochain? Par Assane Samb

Un courant n’est jamais constitué par une seule personne. C’est dire que le courant ‘’Mankoo taxawu Apr’’ est constitué par un certain nombre d’hommes et certainement de femmes, même si, pour le moment, Diakhaté est le seul visible.
Moustapha a l’audace de ses idées. C’est un esprit ouvert, un homme politique hors norme qui n’aime pas être dompté. C’est ce qui l’oppose à ses compagnons de parti, du Pds à l’Apr, étant entendu qu’une fois au pouvoir, les réflexes autocratiques envahissent les têtes de file de ces formations.
Or, l’Apr, après 7 ans de gestion du pouvoir, a engendré beaucoup de frustrations dans ses rangs de la part notamment de ceux qui, nombreux, pensent que la ligne de conduite adoptée n’est pas la meilleure. On se rappelle de la fameuse interview d’Abou Abel Thiam, du limogeage de Tidiane Kassé, de Sory Kaba, de l’ostracisme dont sont victimes, entre autres, Alioune Badara Cissé, Aminata Touré avant d’être réhabilitée, Mor Ngom, Mbaye Ndiaye qui, en réalité, ne sont plus vraiment ‘’aux affaires’’ au détriment d’une masse de transhumants et d’alliés venus récolter les fruits de leur travail.
A ces frustrés, s’ajoutent d’autres qui, eux, n’ont jamais eu de postes de responsabilité et n’ont aucun accès au chef. Le cas du chanteur Doudou Ndiaye Mbengue illustre bien la catégorie de gens qui ne reconnaissent plus Macky une fois au pouvoir. Ils sont laissés en rade pendant qu’il reçoit des chanteurs comme Mame Gor Jazaka, Thione Seck, etc.
Le ‘’griot de Macky’’ rase actuellement les murs et ne se prive pas, parfois, de le dire.
Ce que nous voulons mettre en exergue par-là, c’est que Moustapha Diakhaté est loin d’être le seul à chercher à changer le cours normal des choses. La différence est que les autres y mettent la forme et n’agissent pas du tout. Par peur !
Le simple fait par exemple pour Mbaye Ndiaye, le Directeur des structures, de n’avoir pas participé au lynchage de Diakhaté par une Commission de discipline fantoche, est symptomatique d’un malaise en interne.
Seydou Guèye, porte-parole du Gouvernement, vient de nous révéler que c’est le président Macky qui avait instruit son exclusion. Mais cela coule de source et n’est nullement un secret. Sans l’onction ou l’ordre de Macky, personne n’y songerait.
Alors, les Sénégalais sont curieux de savoir, avec nous, qui travaille avec Moustapha ?
Nous ne pouvons pas avancer de noms et ne sommes sûrs de rien. Mais ce que nous pouvons dire avec certitude, c’est qu’il va travailler à grossir les rangs du courant. Et, au fur et à mesure que s’approcheront les prochaines échéances électorales, il aura la chance de compter sur une bande de frustrés dont certains vont désormais avancer à visage découvert.
Le courant compte déjà des membres et le principal challenge de Moustapha, c’est de le voir grossir.
C’est dire que le ‘’mortal-kombat’’ a déjà démarré entre les deux hommes. Une situation conflictuelle qu’on aurait pu éviter si l’Apr était bien structurée avec une Commission ‘’gestion des conflits et arbitrages’’ à la place ou à côté de cette commission ou conseil de discipline qui n’a jamais fonctionné jusqu’ici.
La réalité est que Macky ne compte plus vraiment sur l’Apr et ses compagnons de la première heure. Les temps ont changé. De l’eau a coulé sous les ponts. Il ‘’n’est plus dans les combines’’.
Une façon de dire qu’il en a presque fini avec des élections, du moins avec la présidentielle.
Malheureusement, le danger pour cette façon de penser et d’agir, c’est que c‘est le parti qui risque de partir en lambeaux. Car, cela voudrait dire que l’Apr n’a été qu’un instrument pour accéder au pouvoir.
C’est peut-être cela que Diakhaté a compris. Saura-t-il sauver le parti tout en étant exclu ?C’est toute l’ambigüité de sa démarche.Assane Samb

Moussa Sow: «Moustapha Diakhaté pense qu’il est toujours au Pds»

http://actunet.net/Au-delà du vrai faux débat sous-jacent sur le troisième mandat de Macky Sall, la mouvance présidentielle se heurte à des velléités de reconfiguration dont les derniers épisodes en date sont l’exclusion de Moustapha Diakhaté et la scission dans les rangs de la coalition Macky 2012. Le pavillon tangue-t-il de toute part ?  Il maintient fermement le cap à en croire Moussa Sow, coordonnateur de la Convergence des Jeunesses Républicaines (Cojer).
Êtes-vous en phase avec l’exclusion de Moustapha Diakhaté ?
D’abord, avant de parler de l’exclusion légitime de Moustapha Diakhaté de notre parti, il est important de revenir sur son comportement irresponsable qui l’a conduit à cette exclusion fondée. En effet, au-delà de son acte de déviance vis avis du parti et de son président, Moustapha Diakhaté s’est inscrit dans une logique de défiance caractérisée par des diatribes et propos discourtois. Il faut noter que pendant onze bonnes années, il était aphone comme une carpe car bénéficiant la confiance du président. Il a d’ailleurs présidé le groupe majoritaire au niveau de l’hémicycle durant la douzième législature, ce qui veut dire qu’il a été responsabilisé dans le parti sans aucune base politique connue. C’est donc une personne qui ne bénéficie d’aucune légitimité populaire qui prétend refonder notre Alliance pour la République avec des arguments à dormir debout. Il était donc nécessaire de le bouter hors de nos instances politiques. Nous, de la Cojer, sommes en phase et mettons en garde tous les autres qui tenteraient de s’attaquer au parti et à son président.
Ce dernier estime que cette décision est prise par une instance illégitime. Qu’en dites vous ?
Vous savez, nous maîtrisons le fonctionnement de notre parti. Toutes les décisions prises trouvent leur justification dans notre règlement intérieur. Au niveau de nos instances internes, la commission de discipline occupe une place importante pour veiller au respect strict du règlement intérieur. Je vous disais tantôt que nous sommes la première force politique ; ce qui prouve que notre parti est géré de façon responsable. Toutes les décisions prises sont légales et légitimes, car ce sont les instances habilitées qui délibèrent.
Quoi qu’il en soit il donne dans la déclaration fondatrice de son mouvement des pistes de réforme pour redresser le parti. Ses propositions tiennent elles la route ?
C’est Moustapha Diakhaté qui lui-même ne tient pas d’abord la route. Il est dépassé par les événements et son comportement ridicule nous fait croire qu’il pense qu’il est toujours au Pds. Il veut redresser quel parti ? J’imagine que ce n’est pas l’Apr. Il est trop prétentieux pour assumer ce rôle. Je pense que Moustapha Diakhaté se trompe d’époque et de cadre. Comment redresser un parti politique qui a atteint sa phase de croissance, qui a gagné toutes les élections, qui dirige la grande majorité présidentielle, qui dirige le pays, qui a des instances légitimes et fonctionnelles, qui est présente dans les 557 communes du Sénégal, qui est majoritaire à l’Assemblée nationale…?  Il nous parle donc de quel redressement ? Je pense que c’est lui qui a besoin de redressement moral pour se trouver une base politique.
Au-delà de l’Apr, la majorité présidentielle est secouée par une scission à Macky 2012. N’est-ce pas problématique ?
D’abord, je félicite Macky2012 pour son compagnonnage avec son Excellence le Président Macky Sall. Il faut noter que Macky2012 est une coalition composée de différents partis politiques et organisations. Elle a donc son mode de fonctionnement et se réunit fréquemment. Maintenant, il est normal, dans une coalition de partis, que parfois des incompréhensions surgissent. Mais nous leur demandons de s’inspirer de la coalition Benno bokk yakaar qui conn5ait une longévité historique du fait du leadership de son Excellence le Président Macky Sall.
Après Diakhaté c’est Mary Teuw Niane qui est dans le collimateur de ses camarades de parti. En quoi cela se justifie-t-il ?
Il faudrait que nous apprenions à être sérieux dans ce pays. Les spéculations sont énormes. Personnellement, je ne suis pas informé du cas Mary Teuw Niane. À ce que je sache, il est dans les rangs et je l’encourage à y rester et à être loyal au Président. Une chose est sûre, notre parti est sur une ligne directrice et rectiligne, quiconque dévie nous trouvera sur son chemin. On ne peut pas avoir des gens qui, dans un passé très récent  chantaient les louanges du Président en le qualifiant de grand visionnaire et qui, tout à coup, nous sortent des fadaises. En politique il faut assumer et s’assumer.
Qu’en est-il est frictions au sein de la Cojer ?
Depuis notre installation à la tête de cette prestigieuse structure, nous avons pris notre bâton de pèlerin pour rassembler toute la jeunesse derrière le Président Macky Sall. C’est l’occasion pour moi de féliciter mes camarades jeunes pour leur engagement sincère. Dans toutes les communes, nous avons initié des programmes de remobilisation et d’organisation. Déjà nous avons fait les étapes de Ouakam et Hlm et cela, sur toute l’étendue du territoire national. Il faudrait aussi féliciter la jeunesse féminine de la Cojer pour son excellent travail. Maintenant, il est clair que parfois des incompréhensions peuvent exister, mais notre mission c’est de les aplanir pour aller sur de nouvelles bases consensuelles. Pour cela, nous avons l’adhésion de toutes et de tous.

And Suxali Sénégal sur l’apaisement du climat universitaire

http://actunet.net/-Les conditions d’existence et de travail des étudiants qui sont à l’origine de tensions dans certaines universités interpellent le mouvement And Suxali Sénégal dont la délégation dirigée par Habib Niang fait le tour des universités du pays pour calmer le climat et apporter son soutien aux apprenants.
Le contexte social tendu et les conditions d’études difficiles en cours dans les universités du nord du pays, prévalent également au sud, notamment à Ziguinchor. Les étudiants de l’Université Assane Seck, ressortissants de la région de Thiès ont reçu une subvention du mouvement And Sucali Sénégal à travers des imprimantes et  une dotation en vivre. Auparavant une grande maison est mise à leur disposition dans la capitale du Sud afin d’apaiser leur difficulté de logement. C’est sous sa casquette d’Ambassadeur de la Paix, mais aussi de candidat à la mairie de Thiès nord que le président Niang qui poursuit sa campagne au niveau des universités du pays, est allé à la rencontre de ceux d’Assane Seck. M. Niang qui a reçu un diplôme de reconnaissance de la part des étudiants les a exhortés à respecter leurs enseignants. Il les a exhortés aussi à s’adapter aux exigences de qualité dans leurs études.
À cause de problèmes de logements et de restauration, l’ambiance d’études dans les universités se dégrade de jour en jour. Ce sont des problèmes qui existent depuis longtemps, mais qui n’ont pas encore trouvé remède. La plupart des établissements d’enseignement supérieurs du pays connaissent un conflit social avec blocage des apprentissages par les étudiants en réaction à leur conditions d’existence. C’est pour endiguer ce mal-être dans les universités que le mouvement d’Habib a pris son bâton de pèlerin, cassant sa tire-lire pour des actions en faveur des étudiants.
En les écoutant et en les aidant, M. Niang entend contribuer à l’éradication des causes possibles de ces tensions.

 Actualité de la renaissance de l’anti-impérialisme au Sénégal et en Afrique Par Mamadou SY Albert

La première alternance politique sénégalaise a réussi à briser chez les Sénégalais le complexe politique et culturel des influences de la France et de l’Occident. L’arrivée au pouvoir du Président de la République Abdoulaye Wade en mars 2000 a libéré les esprits citoyens des pesanteurs de la présence culturelle dominatrice de l’ancienne puissance colonisatrice et de la domination politique et économique multiséculaire de l’Occident.
L’avènement de la seconde alternance, quant à lui, se conjugue progressivement à un retour progressif de la puissance d’influence de la France et des occidentaux dans la gouvernance économique et la sécurité transfrontalière. Des pans entiers des mouvements de la société civile; protestant actuellement contre la hausse du prix de l’électricité, et des militants panafricanistes, établissent des liens étroits entre le maintien en détention du leader dun Frapp France Dégage, Guy Marius Sagna, et la mainmise des intérêts de l’Hexagone sur les destinées du Sénégal.
Les relations entre l’ancienne colonie française et la puissance tutélaire ont toujours été au centre de la controverse de la gouvernance de la République du Sénégal post-coloniale. L’exercice effectif de la souveraineté politique et économique est demeuré le centre d’intérêt de cette controverse récurrente entre gouvernants et adversaires des pouvoirs publics. C’est la ligne rouge de démarcation entre les partisans de la continuité de la coopération néocoloniale et ceux plaidant pour la rupture avec les héritages postcoloniaux au Sénégal et dans le continent africain.
L’avènement de la première alternance politique en mars 2000 a produit un sentiment de rupture avec la gouvernance des socialistes et l’influence politique de la France et de l’Occident. La posture politique panafricaniste de l’ancien Président de la République, Abdoulaye Wade, a certainement favorisé l’expression de ce ressenti de la liberté et d’indépendance reconquise dans les rangs de l’élite politique et économique. Les acteurs du changement de régime et de l’alternance ont mis fin, psychologiquement, à ce mythe entretenu pendant quatre décennies par les prédécesseurs des libéraux, en l’occurrence les Présidents Senghor et Diouf.
L’élan de rupture avec la gouvernance socialiste fortement influencée par la présence de l’ancienne puissance colonisatrice dans tous les secteurs du développement et de la coopération, va être porté et nourri par une volonté politique de diversification des partenaires de l’État sénégalais. La stratégie de développement impulsée par le Président Abdoulaye Wade réorientera ainsi le partenariat et la coopération sénégalaise vers l’Afrique et les pays asiatiques. La première alternance modifie le visage de la géopolitique dans la sous-région et dans le continent avec le Nepad.
Les Sénégalais ont sanctionné démocratiquement le régime libéral. Ils ont porté au pouvoir l’actuel Président de la République en mars 2012, Macky Sall, et sa majorité. Les électeurs, révoltés contre les dérives du régime libéral en matière de gouvernance et les énormes difficultés dans la relance du tissu économique par l’émergence endogène, ne pouvaient certainement imaginer un retour de l’influence française et de l’Occident. Les premiers signes manifestes de ce retour annoncé de l’Occident et la France sont marqués par l’empreinte du séjour du chef de l’État sénégalais en France dès les premières heures de son investiture. Il reviendra avec un appui budgétaire dans ses bras. La relation avec la France se normalise après les heurts et la révolte contenue des années de rupture de la première alternance. La France semble désormais être en meilleure posture au Sénégal. Elle est au cœur de la diplomatie et de l’économie sénégalaise.
Ce  retour de l’influence de la France suscite de nouveau de sérieuses interrogations relevant de l’exercice non effectif de la souveraineté politique et économique du Sénégal à l’égard de la France. Les adversaires du pouvoir républicain en place ne cessent de mettre l’accent sur la perte de souveraineté du Sénégal au profit de son partenaire historique français et des autres partenaires, singulièrement asiatiques. Jamais la France n’a été si puissante qu’au cours de ces années de la seconde alternance politique.
Le mouvement Frapp «France Dégage» est une des expressions politiques de ce courant panafricaniste anti-impérialiste dénonçant la présence étrangère et l’influence française dans le continent africain. Cette controverse grandissante met en relief l’incapacité de la seconde alternance à penser un modèle de rupture avec les héritages post-coloniaux.
En dépit de la volonté affichée de tourner la page de la domination politique et économique, la majorité présidentielle républicaine souffre d’une absence notoire de volonté allant dans le sens de briser la logique du développement extraverti et le complexe dominateur français.
Le chef de l’État est probablement prisonnier des calculs de positionnement traditionnel dans la dynamique de la France-Afrique renaissante. Il a choisi ce partenariat. Le Sénégal est à tort ou à raison du côté des intérêts de la France et de l’Occident. Cette orientation vaut ce qu’elle vaut politiquement. Elle serait à l’origine de la révolte montante en puissance contre les intérêts français, occidentaux et internationaux au Sénégal et dans de nombreux pays africains dépendant de la puissance d’influence française et des intérêts occidentaux.
Il n’est guère étonnant après l’échec des transitions et des alternances que ce soient les couches sociales les plus déterminées dans les rangs des jeunes scolarisés ou non, qui soient celles qui portent le message de la lutte contre la France, contre l’Occident et contre les États africains partenaires inconditionnels de l’Occident

Aliou Sall: Vers le non-lieu dans la baudruche Pétrotim

https://senego.com/-L’affaire Petro-Tim, on en reparle. L’Obs, dans sa livraison du jour, estime que cette affaire pourrait aboutir à un non-lieu.

Aucune preuve…

Le maire de Guédiawaye, accusé dans l’affaire Petrotim de corruption risque d’être blanchi… Aliou Sall file tout droit vers le non-lieu. Car, selon nos confrères, personne n’a été accusé dans cette affaire pour malversations. Et le principal accusé ne fait pas l’objet de poursuites au motif que les témoins auditionnés à la Dic n’ont pu apporter la moindre preuve de leurs accusations contre l’ex DG de la CDC.

Pas assez d’éléments incriminant Aliou Sall…

Raison pour laquelle le Procureur et le juge d’instruction n’ont pas eu assez d’éléments graves et concordants pour incriminer Aliou Sall. Et la seule option est l’ordonnance de non-lieu, poursuivent nos confrères. A moins que le juge déclenche une commission rogatoire. Et dans ce cas, Frank Timis qui est au cœur du scandale et Mayeni Jones qui a ébruité l’affaire dans son reportage sur la Bbc, seront entendus par le juge…

 Escroquerie foncière présumée: Lansana Gagny Sakho traîné en justice par une femme émigrée

http://www.dakarmatin.com/Cité dans une affaire d’escroquerie présumé foncière, le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS), Lansana Gagny Sakho fait l’objet d’une plainte. Aida Seck accuse M. Sakho de l’avoir grugée sur un de ses deux terrains d’une superficie de 150m2 d’une valeur d’une centaine de millions de francs Cfa, sis à Ngor Almadies.
Après avoir longtemps travaillé en Europe, Aida Seck décide de rentrer définitivement au bercail pour ensuite tenter d’invertir dans l’immobilier. Ainsi, elle acquiert au courant de l’année 2000 deux terrains de 180m2 et 150 m2 pour une valeur de plus 100 millions francs Cfa et se lance à la recherche de partenaires financiers. Et c’est comme ça, il a été la mise en rapport avec le Dg de l’Onas. Selon toujours la dame, elle est convenue avec le sieur Sakho d’un projet de 600 millions francs Cfa.
Tout allé bien jusqu’à ce que Lassana Gangy Sakho la propose de signer un bail, qui a signé son arrêt de mort. Le document en question stipule que sur la page de couverture ceci ; cession de droit de bail pour Madame Aida Seck au profit de la société « Sci Soninkara » dont le sieur Lassana Gagny Sakho est le propriétaire. Elle affirme avoir compris que l’objectif était de prendre une de ses parcelles.
Joint au téléphone par le journal Les Echos, le directeur de l’Onas a botté en touche les accusations d’escroquerie foncière de la Dame Aida Seck m’a vendu un terrain à 75 millions de francs CFA devant le notaire Me Tabara Mathurin. D’ailleurs, j’ai versé l’intégralité de la somme et, par la suite qu’elle m’a proposé d’un projet immobilier et je lui ai que je n’étais pas intéressé

Rond-Point Sips: une femme sauvagement tuée

iGFM-(Dakar) Une femme âgée environ 25 ans, a été retrouvée sauvagement tuée, ce lundi matin, dans la banlieue de Dakar, selon la Télévision Futurs Médias. Et de préciser que la victime a été poignardée plus précisément à Pikine Guinaw Rail non loin de l’autoroute à péage (rond-point Sips).Le corps de la dame a été découvert à côté de la mosquée du quartier. Le niveau de l’insécurité est devenu inquiétant.

LA FRANCE N’EN PEUT PLUS PAR MADIAMBAL DIAGNE

Les différents sujets traités ces dernières années, dans notre pays, ont de quoi donner froid dans le dos pour trois raisons. La première est le refus systématique voire la complaisance dans l’ignorance, surtout des élites sur les questions majeures. La deuxième est le populisme sans limite qui est prêché à tout va, sous le sceau d’un combat pour le pays, avec des gens aux agendas précis.
La troisième est la démission totale des intellectuels et de l’opinion publique, leur lassitude sur presque toutes les questions publiques. Sur le Dialogue national, la question de l’électricité, les stratégies du Sénégal pour l’exploitation de son potentiel en hydrocarbures, les arguments des plus fallacieux sont présentés.
Que des acteurs politiques ou motivés par des intérêts divers justifient de telles contradictions n’est pas un problème en soi, mais que des cadres de notre administration ou de diverses autres sphères de cette société tombent dans le panneau est problématique.
Le Sénégal sera à plaindre. La complaisance dans l’ignorance est le constat qui peut être fait quand les cadres politiques ou même de l’Administration du pays n’ont aucune lisibilité sur les politiques conduites par l’Etat du Sénégal, de même que sur les enjeux majeurs. Se satisfaire des brèves de comptoir et rumeurs alors que toutes les sources d’informations et ressources sont à portée de main, est condamnable au plus haut point. Se faire colporteur ou relais de tous les raisonnements et théories «complotistes» sur la marche du pays renvoie une image peu crédible de nos institutions et des populations qu’elles servent.
Des circonstances permettent au «complotisme» de se faire une audience. Il faudrait se questionner s’il gagne les rangs de nos administrations et s’invite dans les mécanismes d’interprétation et d’analyse de nos cadres.

L’opium des imbéciles

On ne peut pas ne pas s’arracher les cheveux quand chaque fois qu’une question essentielle est posée dans ce pays, faute d’arguments, de grands esprits se réfugient derrière une réponse simpliste, alléguant un complot ourdi par on ne sait qui, contre qui et pour quel but.
Il suffit de relever par exemple que jamais le Sénégal n’a mis autant d’argent dans la gestion de la Senelec et qu’il faudrait savoir où sont passées toutes ces ressources publiques, pour qu’on trouve dans la démarche le déroulé d’un complot contre Mouhamadou Makhtar Cissé ou d’un agenda politique quelconque pour la succession du président Macky Sall. Et il se trouve des relais à de telles élucubrations !
Il suffit de poser la question de savoir comment le Sénégal a pu engloutir plus de 30 milliards de francs Cfa dans quelque quatre bâtiments inachevés de la future université Amadou Makhtar Mbow ou que jamais les bourses payées aux étudiants n’ont été aussi chères pour le budget de l’Etat, ou que les finances publiques ont été braquées pour payer des écoles privées, que l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, Mary Teuw Niane, se pose en victime d’un complot fomenté au profit de son rival politique à Saint-Louis, Mansour Faye. Sans doute que se poser en victime procurerait une immunité dans ce pays.
Il suffit de révéler un trafic de faux passeports diplomatiques sénégalais pour que des proches du ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, voient derrière une telle information un coup tordu ; il suffit de relever une baisse des performances économiques du Sénégal et des tensions de trésorerie ayant causé l’arrêt de nombreux chantiers de l’Etat pour que Abdoulaye Daouda Diallo crie au complot.
Les médias n’auraient pas le droit de relever les ratés répétés au niveau de la politique sécuritaire de l’Etat pour ne pas donner l’impression de chercher à faire couper la tête de Aly Ngouille Ndiaye. Quand des vieillards qui ont eu à vivre pleinement leurs belles années de jeunesse passent leur temps à ne rechercher sur internet que les actes de sexualité concernant leurs compatriotes, pour les brandir comme des menaces contre notre société, nul n’a le droit de relever cette inquisition au risque de passer pour faire partie de groupes homosexuels, maçonniques ou de dépravés.
D’ailleurs, chaque fois, on menace de publier des listes dont la réelle existence reste toujours dans l’esprit de ceux qui prétendent les détenir. Finalement, c’est tout le monde et personne qui serait franc-maçon, homosexuel, trafiquant de drogue ou dépravé sexuel. «Le complotisme ne relève pas de la psychiatrie. Il est avant tout une ressource discursive mise au service d’une lutte politique», soutient Rudy Reichstadt dans son essai L’opium des imbéciles.
Les théories complotistes ont des idéologies et des agendas précis pour notre société et accompagnent le combat politique de certains acteurs. Elles font leur jeu, car tous les raccourcis farfelus et simplistes sont utilisés pour faire des relations, faire paraitre une main invisible et ingénieuse qui fixerait tout. Cette main dans notre Sénégal, passe de lobbys économiques tapis dans l’ombre, aux loges maçonniques, en passant par la France, ou de barons du jeu politique.
Au gré des intérêts, on se complait à donner toutes les prérogatives à un grand manitou, à la précision d’un métronome, pour décider de la pluie et du beau temps dans nos sphères politiques et économiques. Les réseaux sociaux n’aidant pas, les plus folles rumeurs et théories sont propagées à une telle vitesse, que bien de mal est fait à toute une communauté qu’on fissure, offensive après offensive.
Le doute, une fois qu’il est semé, rend complexe la crédibilité pour tout autre discours véridique. Qu’une partie croissante de la population tombe dans ce piège est un mal regrettable, mais voir les élites et intellectuels dans cette spirale est bien regrettable.
Napoléon disait : «Quant au courage moral, il est fort rare celui de deux heures après minuit ; c’est-à-dire le courage de l’improviste qui, en dépit des événements les plus soudains, laisse néanmoins la liberté d’esprit, de jugement et de décision.» Le Professeur Moustapha Kassé, dans une tribune publiée dans ces colonnes, revenait sur la démission des intellectuels, malgré leur rôle crucial dans «le processus de transformation progressiste de toutes les sociétés humaines».
Triste est de dire que les constats posés par le Pr Kassé en 2004, sont les mêmes, une quinzaine d’années plus tard, avec un plus grand laisser-aller. Le savoir et l’expertise se sont tus, laissant le champ libre à des agitateurs du débat. Les intellectuels n’engagent plus le débat et ne l’orientent plus. Ils le subissent, jouent à partir des règles que fixent les politiques et activistes en tous genres ; nul besoin de rappeler l’aspect partisan et intéressé des combats de ces deux catégories d’acteurs du débat dans notre société.
Les intellectuels en arrivent à ne plus oser parler des avantages du Franc Cfa sur d’autres monnaies africaines. On craindrait de passer pour des valets et autres suppôts de la France. Ainsi, le débat public sur cette question cruciale est laissé à l’homme de la rue, à des personnes qui n’arrivent même pas à aligner deux phrases correctes au cours de leurs multiples conférences de presse couvertes à grands renforts médiatiques.
L’inanité du discours n’empêchera pas de grands médias de leur redonner la parole, encore et encore, pour débiter des inepties. Un populisme sans état d’âme est ainsi nourri, car la population sénégalaise dans sa majorité, n’étant pas outillée à détecter toutes les subtilités des messages qui lui sont transmis, ne cesse de se faire abuser.
On ne cesse de magnifier un peuple avec des valeurs suprêmes qu’une élite corrompue et faillie ne cesse de trahir. Pierre Rosanvallon décortique le populisme actuel comme une obsession pour un peuple sublimé et homogène face à une élite à bout de souffle.
Ce peuple pétri de valeurs et qualités s’incarne dans la figure d’un leader messianique, en plus d’une passion particulière pour le protectionnisme économique, soutient Rosanvallon dans Le Siècle du populisme. Le complotisme comme le populisme, qui se servent mutuellement, ont comme dénominateur commun la poursuite d’agenda idéologique clair. On a bien le droit de nous demander ce qu’on a fait au Bon Dieu pour que tout ceci se retrouve chez nous !

La coupe est pleine pour la France

Il est de bon ton d’accuser et d’accabler la France. Mais, on ne le dira jamais assez, le plus absurde est que nombre des personnes qui pourfendent la France font le tour du monde avec un passeport français. Leur esprit panafricaniste et d’attachement à la terre de leurs ancêtres ne les poussera jamais à préférer le passeport d’un pays africain à celui de la France.
Ainsi, dans une certaine logique idéologique d’un autre âge, ces personnes sont invitées pour donner des conférences rétribuées, à des fora notamment en Chine ou en Russie, pour plaider la nécessité pour des pays africains à rompre avec la France.
Pourtant, les pays qui les jouent ainsi contre la France ne manquent aucune occasion ou opportunité pour faire du business lucratif avec la France. Dans un pays comme le Sénégal par exemple, quand des contrats sont donnés à des entreprises chinoises, britanniques, turques, indiennes ou russes ou arabes, personne ne trouve à redire. Par contre si l’entreprise contractante a une origine lointaine en France ou que ses dirigeants ont un lien quelconque avec ce pays, on va vite crier au scandale de la spoliation.
Cette question n’est pas nouvelle, en janvier 2019, nous avions publié un papier pour dire : «Attention aux clichés sur les intérêts français.» Les peuples africains ont sans aucun doute de gros contentieux ou un lourd passif vis-vis-vis de leurs relations avec la France. Les négriers et colonisateurs ont longtemps eu des comportements de salauds à l’endroit des populations opprimées. Les historiens nous diront si l’attitude de la France à ces moments de notre histoire a été plus hideuse et plus ignoble que celle des autres nations, mais on constate aujourd’hui que la France se trouve être le pays le plus stigmatisé par les Africains.
Nos retards et nos échecs sont imputés à la France et la mal gouvernance de nos pays est du fait de la France qui maintiendrait encore le rapport d’exploitation des peuples africains. Du reste, on ne peut tomber à bras raccourcis sur le président Macky Sall qui a indiqué assumer son soutien à la France dans le combat au Sahel contre les terroristes islamistes. A la vérité, les soldats des autres pays qu’on voudrait préférer à la France n’ont pas accouru pour stopper les colonnes «jihadistes» aux portes de Bamako.
Les militaires étrangers tués au Sahel sont français mais pas britanniques ou chinois ou russes ou japonais ou arabes. Pourtant, on ne reconnaîtrait même pas ce mérite à la France. L’agacement du président Macron est justifié quand il dit : «Je ne peux ni ne veux avoir des soldats français sur quelque sol du Sahel que ce soit à l’heure même que l’ambiguïté persiste à l’égard de mouvements anti-français, parfois portée par des responsables politiques.»
La France ne pouvait pas donc continuer de faire comme si de rien n’était, quand des officiels africains, au dernier Forum de Dakar sur la Sécurité ou à travers des médias, se permettaient de stigmatiser la France présentée comme responsable de l’inefficacité de la lutte contre les terroristes au Sahel.
La France a même été accusée de laisser pourrir la situation afin de réaliser un dessein de partition du Mali ou de continuer à charger des aéronefs militaires, de lingots d’or ou de pouvoir exploiter, sans payer de redevances, l’uranium du Niger. La coupe est pleine. Le ras-le-bol de la France exprimé par le président Macron n’en a pas moins des relents économiques.
La France ne semble s’accommoder de continuer à se voir réserver le boulot ingrat de voler à chaque fois au secours des pays africains pour des urgences sécuritaires, des appuis budgétaires vitaux ou dans leurs négociations avec les institutions internationales, alors que quand il s’agit de donner des marchés, ces mêmes pays africains choisissent de faire le business avec la Chine, l’Inde, la Russie ou la Turquie ; parce que les hommes d’affaires de ces nouveaux pays-partenaires manipulent plus facilement des sommes en cash, en dehors des circuits sous contrôle.

IDIOVISUEL – L’ARROSEUR ARROSÉ !

NETTALI.COM – On ne peut pas dire que Moustapha Diakhaté n’a pas rendu service à la presse ces derniers temps. Celle-ci aura en tout cas couvert, de bout en bout, toutes ses sorties, friande qu’elle est de ce genre d’affrontements qui lui permet de ne pas faire beaucoup d’efforts, en tout cas pour une bonne partie de ses titres.
Elle a suivi le feuilleton Diakhaté et Sall jusqu’au bout comme elle ne le fait pas d’habitude sur d’autres sujets plus importants et d’utilité publique. Il est vrai que celui-ci ne manque pas d’intérêt pour le public, de par son côté lié au mandat présidentiel que Diakhaté a décidé d’arrêter à 2024. Mais il est dans le fond une affaire strictement privée puisqu’elle concerne un parti politique, l’Alliance pour la république (Apr).
Quoi qu’il en soit Macky Sall a sonné la fin de l’affrontement en excluant Moustapha Diakhaté de l’Apr et l’a envoyé se plaindre hors de ses rangs. L’invitation à la médiation de Mbaye Ndiaye, absent de la commission de discipline, n’y fera rien, puisque le communiqué qui est issu du Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Apr de vendredia révélé que « le Sen a soutenu à l’unanimité et sans réserve cette décision d’exclusion qui est prise par le Président Macky Sall ». Autrement dit, la commission de discipline n’a fait qu’entériner une décision du chef de l’Apr. Et pourtant, dans le même texte, on peut lire : « le Président Macky Sall a approuvé la mesure disciplinaire issue  de la réunion de la Commission de discipline tenue sur instruction du président du parti, le 21 janvier 2020, en parfaite conformité avec les textes qui régissent notre parti ». Ce qui veut dire que Macky Sall avait demandé aux membres de la commission de discipline de se réunir pour exclure Moustapha Diakhaté. Une manière de mettre la forme sur une décision qui vient de lui. Et de personne d’autre.
Une décision qui ne surprend personne au fond, au regard de la nature et de la configuration des partis politiques sénégalais dont le caractère patrimonial n’est plus à démontrer. Le leader du parti est au début et à la fin des décisions et il y règne en demi-dieu ayant droit de vie et de mort sur les membres.
Et ce n’est guère un hasard si dans les conclusions de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri), figurait en bonne place la proposition de séparer la fonction de président de la République de celle de chef de parti.  Macky Sall, malgré sa signature de la charte des Assises nationales, avait pour sa part choisi de faire son marché parmi ses fameuses propositions. Pourquoi dès lors s’étonner que les choses en soient à ce stade, seulement maintenant ? Les signaux avant-coureurs étaient déjà envoyés, et c’est bien illusoire dès lors de penser que Macky Sall bouleverserait l’ordre des choses en choisissant de gérer un parti démocratique après cette hostilité manifeste face aux conclusions de la Commission.
Au regard de la tournure des évènements que pouvait espérer Moustapha Diakhaté, sinon l’exclusion ! Certains observateurs dans leurs analyses, ont vu dans cette bravade de Moustapha, une atteinte de ses objectifs, à savoir l’exclusion de ce parti. Rares en effet sont les médias qui n’ont pas reçu sa visite. Et c’était toujours la même ritournelle. Les assauts étaient toujours répétés, les uns toujours plus virulents que les autres. Une sorte de stratégie de la terre brûlée qui n’épargnait aucun aspect de la gouvernance de Macky Sall.
La réalité, c’est qu’entre Macky Sall et Moustapha Diakhaté, les choses n’ont jamais été simples. Même si d’aucuns lui reprochent à tort ou à raison, un dépit amoureux né de la perte de supposés avantages et privilèges, Moustapha agit, selon eux comme s’il vient de découvrir les tares de la gouvernance après près de 8 années !
Mais avec Diakhaté, même à l’époque du pape du Sopi, le compagnonnage n’a jamais été un long fleuve tranquille. L’on se rappelle de ces moments-là, où en  compagnie de Moustapha Cissé Lô et de Mbaye Ndiaye, il avait pris la défense du président de l’Assemblée nationale d’alors, Macky Sall, pris pour cible par les faucons de la Génération du Concret. Il jouera même un rôle décisif pour porter ombrage à Karim Wade, puisqu’avec l’ancien ministre de l’Environnement Lamine Bâ, il monta une liste parallèle aux locales de 2009. C’est, en partie, à cause de cette liste que le Pds perdra la bataille de la capitale, à l’occasion de ces élections-là.
De même quelques années plus tard, M. Diakhaté menacera de démissionner de son poste de président du groupe parlementaire majoritaire, mais diffère l’échéance. A la veille des législatives de 2017, il s’opposera ouvertement à l’investiture du frère du chef de l’Etat, Aliou Sall qui n’avait finalement pas d’autre choix que de se retirer des listes. Il y a de cela quelques mois, lors d’une édition de l’émission “Yoon Wi”, sur les ondes de la Rfm, le « rebelle » avait osé critiquer la présence de membres de la famille présidentielle au cœur de l’Etat. Face à El Hadj Assane Guèye, il avait franchi le Rubicond, en faisant des rapprochements avec le supposé projet de dévolution monarchique du pouvoir qui était prêté à Me Abdoulaye Wade, alors accusé de vouloir confier les rênes à son fils Karim. S’il coule de source qu’entre l’ex-chef de cabinet du président de la République et le frère de ce dernier le courant ne passe pas, Moustapha Diakhaté a dit tout haut ce que d’aucuns pensaient tout bas, relevant que Macky Sall ne peut pas être président de la République et son frère, président de l’Association des maires du Sénégal (Ams).
Ces attaques contre Aliou sont reliées aux intrigues de cour relatives à la succession, ouverte, du président Sall. Pour d’aucuns, Moustapha Diakhaté est un pion que la première dame active à sa guise, pour isoler le maire de Guédiawaye.
Le professeur d’histoire à Columbia University des Etats-Unis y est lui aussi allé de son commentaire, concluant qu’il y a des anomalies à l’Apr. « Ce qui est anormal dans ce jeu politique au sein du parti présidentiel, c’est l’idée (du président Macky Sall) d’étouffer les ambitions politiques des uns et des autres en gardant le flou sur un 3ème mandat qu’il ne pourra jamais briguer à moins qu’il change la constitution. La conséquence qui découle de cette stratégie, c’est qu’elle va miner et l’appareil d’Etat et l’appareil politique, l’Apr », a précisé celui-ci. Une situation qui ne manquerait pas de conséquences. « Il va y avoir des tensions de plus en plus importantes entre l’appareil d’Etat et l’appareil politique c’est-à-dire l’Apr, d’une part. Et d’autre part il va y avoir une cacophonie de plus en plus importante“, a prévenu l’historien à Objection de Sud FM de ce dimanche 26 janvier.
Mais toujours est-il qu’avant son exclusion, Moustapha Diakhaté avait frappé en plein cœur de sa cible en centrant le débat sur la question de la limitation des mandats. En clair, à défaut de pousser le chef de l’Etat à dire clairement ce qu’il compte faire à l’horizon 2024, il aura réussi à imposer ce débat à l’opinion et prend date pour la suite des évènements. «L’urgence, c’est la reconstruction de l’Apr. Depuis 11 ans, on est dans le provisoire. Il nous faut refonder le parti dans sa structuration, dans son organisation, dans son fonctionnement et même dans son idéologie. Dans les tout prochains jours, je prendrai une initiative de nature à regrouper des militants et militantes de l’Apr qui ont le souci d’organiser le parti et de faire de l’Apr un espace de réflexion et de propositions. Ce sera à l’intérieur du parti», avait-il déclaré à l’édition du 19 janvier 2020 de l’émission “Jury du dimanche” de Mamoudou Ibra Kane.
L’ancien Président du groupe parlementaire a décliné les objectifs de Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance qui s’articulent autour des points suivants :
-Reconstruire la confiance de l’engagement militant dans l’Apr ;
-Revitaliser la démocratie interne, participative et inclusive;
-Réfléchir sur les missions fondamentales du parti ;
-Améliorer les modes d’intervention du parti au profit des populations ;
– Proposer des solutions de gouvernances innovantes à destination des instances, structures internes et organismes affiliés.
Que vont valoir ces objectifs fixés par Diakhaté, maintenant qu’on lui a demandé d’aller voir ailleurs ? Ses récriminations, auront-elles le même poids ? Abdoul Mbow pense qu’il peut tout utiliser sauf le mot Apr pour nommer son mouvement. Le ministère de l’Intérieur va-t-il s’en mêler pour lui interdire l’utilisation de l’appelation Apr ? Va-t-il lui-même saisir la justice pour s’opposer contre cette décision, question de faire durer le suspense ? Les prochains jours nous édifieront quant à l’issue de ce feuilleton dont les médias ne sont certainement pas pressés de voir la fin car pour eux, c’est du pain béni.
Pendant ce temps, le dialogue national est en train de se poursuivre sous nos tropiques avec son cortège de polémiques. Et l’on se pose la question du sort qui va être réservé à ses recommandations, si l’on se souvient bien de celles de la CNRI qui étaient finalement rangées dans des tiroirs à la merci des cafards. Un dialogue qu’on a fini en tout de critiquer de par l’absence des partis les plus significatifs du paysage politique, de celle des mouvements de jeunes les plus dynamiques et surtout des chercheurs dont l’importance n’est pas à négliger. De même l’idée d’un dialogue qui devrait se pencher sur les aspects d’envergure nationale et non uniquement politique.
Mais s’il y a une question d’actualité qui a semblé embarrasser et indisposer beaucoup de monde, c’est la sortie de Seydi Gassama qui a évoqué la question de la légalisation de la consommation du cannabis. Il a essuyé une pluie de critiques conclues par un rejet quasi général. Et si ces ONG d’inspiration occidentale arrêtaient pour une fois de recourir au système de plaquage des expériences en provenance de ces pays ? Ils oublient sans doute que l’Occident a des réalités différentes des nôtres. Bien sûr le Sénégal semble être devenu un pays de transit de la drogue car les prises de plus en nombreuses de drogue, montrent aussi que les forces de sécurité n’ont pas baissé les bras. Mais de là à envisager une légalisation de la consommation pour faire face, il y a une limite qu’il ne faudrait pas franchir. La même détermination employée pour lutter contre la drogue, devrait être utilisée contre la corruption. Birahim Seck a communiqué sur le sujet dans les médias, mais visiblement, ceux-ci ont semblé avoir d’autres priorités.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 27/01/2020

Anat devient Agence de niveau 1

L’Agence nationale de l’aménagement du territoire (Anat) a été officiellement reclassée niveau 1. D’après des sources de «L’As», cela s’est passé vendredi lors de la validation du document de l’Anat par le conseil présidentiel tenu sous la présidence du chef de l’Etat. Un travail fortement apprécié par le chef de l’Etat et son gouvernement du reste par sa qualité. Avec cette reclassification, le Dg de l’Anat Mamadou Djigo aura la dignité du Dg de l’Apix ou de l’Artp. Autrement dit, son salaire passe à cinq briques de nos francs.

Macky réhabilite Youssou Touré

Une information et de taille qui est passée totalement inaperçue depuis exactement deux semaines. Et sans doute que l’affaire va faire grand bruit. Il s’agit bien sûr de la coordination du Réseau des enseignants républicains. Le patron de l’Alliance Pour la République (Apr) a réhabilité et remis en selle Youssou Touré. En effet, d’après des sources de «L’As», lors de l’avant-dernière réunion du secrétariat exécutif de l’Apr le 13 janvier dernier, Macky Sall a déclaré ceci, alors qu’il abordait la question de la nécessité de la remobilisation à la base et des structures de son parti : « Youssou, il faut me redynamiser le Réseau ». Une phrase qui a sans doute surpris Youssou Touré qui avait démissionné depuis belle lurette. Sans doute les retrouvailles autour du déjeuner avec les anciens apéristes sont-elles passées par là.

Habib Niang, le sauveur des étudiants

Les étudiants de Thiès doivent une fière chandelle à Habib Niang, président du Mouvement «And Suxali Senegal ak Habib». Après Dakar et Bambey, le candidat déclaré à la maire de Thiès s’est rendu à Ziguinchor, à plus de 400 kilomètres, pour voir les conditions dans lesquelles vivent les étudiants ressortissants de la cité du Rail à l’université Assane Seck, en vue de leur venir en aide. Il leur a ainsi octroyé un important lot de matériel et de vivres, le tout accompagné d’une grosse enveloppe. La cérémonie a eu lieu ce weekend au sein de l’université Assane Seck de Ziguinchor. A ce rythme, il va rallier tous les étudiants et leurs parents à sa cause..

Macky-TER

Le Président Macky Sall semble avoir pris très au sérieux la marche d’avertissement des impactés du Train ExpressRégional (Ter), vendredi dernier. D’après des sources de «L’As», le Collectif national des impactés du TER, à sa tête Macodou Fall, a été reçu samedi dernier au Palais de 18h à 22h par le chef de l’Etat. Le ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence, Mouhamed Boun Abdallah Dionne, le Gouverneur de Dakar, AlHassan Sall, des médiateurs sociaux dont Thierno Ndom et Boubacar Ba par ailleurs ancien Directeur de l’Office pour l’Emploi des Jeunes de la Banlieue (Ofejban) ont pris part à la rencontre. Le Président Macky Sall, qui a enregistré les doléances des impactés que sont les retards dans l’aménagement et la viabilisation des sites de recasements à Malika, Thiaroye et Lac Rose, a instruit à Mohammad Boun Abdallah d’accélérer la cadence. Il a donné aussi des directives pour l’érection urgente de deux passerelles à Thiaroye Gare et à Rufisque et la révision des indemnisations pour les impactés de Rufisque. A signaler que cette audience s’est déroulée sans le Directeur général de l’Apix Mountaga Sy, absent du territoire national. Et dire que certains impactés l’attendaient de pied ferme.

Flyers Fèpp

La police avait stoppé pendant un moment l’opération «Flyers Fèpp» lancée depuis deux semaines par le Collectif «Nioo Lank». Samedi dernier, les limiers de Grand Yoff ont arrêté Babacar Diémé, Fatima, Adama Diatta, Daouda Togola, Simon de «Y en a marre»,Lune Thiaw et Serigne Dia à hauteur du rondpoint Liberté 6. Ces derniers distribuaient des flyers. Mais, les limiers  ont reçu, par la suite, l’ordre de libérer tous ces activistes qui ont poursuivi la distribution de flyers pour sensibiliser les populations sur la hausse du prix de l’électricité.

Aly Ngouille Ndiaye

Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, considère la quantité du bois de chauffe utilisée pour la cuisson lors des événements religieux très importante. Ainsi, il a trouvé une alternative en mettant à la disposition de la famille Omarienne 50 fourneaux à gaz et leurs recharges pour les besoins de la cuisson durant la Ziarra. En outre, le ministre de l’Intérieur a détaché une équipe de sapeurs-pompiers pour encadrer le personnel de cuisine sur l’utilisation du gaz et éventuellement intervenir rapidement en cas de besoin. Une innovation qui contribue fortement à alléger les charges financières des organisateurs et à lutter contre la déforestation.

Les travailleurs de Diprom

Les travailleurs de Diprom sont dans tous leurs états à cause de la non-exécution de la décision de justice dans l’affaire qui les oppose à leur employeur. La Cour suprême avait tranché en leur faveur, mais Diprom traîne les pieds. Ainsi, c’est une centaine de travailleurs qui réclament 100 millions Fcfa à leur employeur. Ils interpellent les autorités étatiques, notamment le ministre de la Justice et le Président Macky Sall.

Aïda Sow Diawara tacle Sonko

Décidément, Ousmane Sonko reste l’unique cible des responsables de la mouvance présidentielle. Le député-maire de Golf sud, Aïda Sow Diawara, considère le leader de Pastef comme un malade mental qui doit être interné dans un hôpital psychiatrique. Elle pense que la place d’Ousmane Sonko n’est pas à l’Assemblée nationale vu son comportement. Pour la responsable socialiste, un homme sain d’esprit ne peut pas nourrir autant d’animosité à l’encontre de personnalités sans raison.

Aïda Sow Diawara Sonko (bis)

Restons avec Aïda Sow Diawara pour parler cette fois-ci des renouvellements des instances de base du Parti socialiste dans la région de Dakar. Le ton a été donné samedi dernier à Golf sud où Aïda Sow a été réélue à la tête de la 15e coordination. A cette occasion, elle fait savoir que la formation verte s’active pour les élections locales. Cette rencontre a servi également de tribune à la députée socialiste pour réaffirmer son soutien à l’Etat par rapport à la hausse du prix de l’électricité afin de permettre, dit-elle, aux zones rurales de disposer de l’électricité comme les villes. Elle a appelé par ailleurs les syndicats d’enseignants et le gouvernement à travailler pour trouver un consensus afin de sauver l’école publique d’une crise.

Eboulement d’une mine d’or à Kédougou

C’est le député Mamadou Diop de Croix qui a donné la nouvelle sur sa page facebook tard dans la nuit d’hier. «Kédougou : Plusieurs morts et des blessés graves dans l’éboulement d’une mine d’or. Je présente mes condoléances aux disparus et prie pour le repos de leur âme. Je formule aussi des prières pour le prompt rétablissement des blessés. Le problème de l’exploitation de l’or dans le Kédougou est une grosse bombe à retardement », a écrit le patron de And Jef Pads.

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