Revue de Presse du dimanche 26 janvier 2020

"La Senelec pourrait perdre 1273 milliards dans les 10 prochaines années" (Dg Akilee)
"La Senelec pourrait perdre 1273 milliards dans les 10 prochaines années" (Dg Akilee)

Flambée monstrueuse des prix des denrées:les clients souffrent, les commerçants accusent Macky

Dakarmatin via Pressafrik-Alors que le Collectif Noo Lank a déclenché les hostilités contre le pouvoir pour dénoncer et s’insurger contre la hausse du prix de l’électricité, les denrées de première nécessité ont flambé bien avant. Un tour au marché de castors a permis de prendre la température des prix. Commerçants et clients se plaignent et accusent les taxes douanières et les impôts augmentés par l’Etat.
Depuis 2012, le Sénégal n’a pas connu une inflation aussi vertigineuse. Les Réseaux sociaux sont devenus les murs de lamentation. Une comparaison des prix y est effectuée. Et certains citoyens appellent leurs compatriotes et les membres du Collectif Noo lank, noo bagn au secours. Sur Facebook, Soya Diagne Dakarois dresse un tableau des nouveaux prix de certaines denrées de première nécessité et demande aux Sénégalais qui ont élu Macky Sall de s’armer de courage et de s’apprêter à souffrir.
10 heures tapantes à l’établissement Keur Serigne Fallou, situé à l’entrée Bourguiba, à proximité du marché Castor. Modou Fall, gérant du magasin, exténué par une matinée chargée d’approvisionnement, il prend quelques minutes pour reprendre son souffle. Dans un environnement achalandé, le bonhomme fait le listing des prix actuellement en cours des denrées de première nécessité.

Le sac de riz parfumé est passé de 14 000 à 19 000 Fcfa 

« Le sac de riz a connu une hausse constante de son prix depuis l’an 2012. Le riz parfumé qui coûtait 14 000 FCFA, le sac de 50 kg s’acquiert maintenant à 19 .000 FCFA. Le riz non parfumé est passé de 12 000 à 14 500 FCFA le sac. Le riz local est constant, c’est entre (7500-8000) le sac de 25 kg. Pour le bidon d’huile de 20 L, il a connu également une hausse de 14.000 à 18 500F FCFA. Le sac de sucre qui coûtait 25.500 est fixé maintenant à 28 000 FCFA» liste le commerçant avant d’en venir aux explications et aux raisons qui, selon lui, motivent ces hausses répétitives.
« Pour ces produits importés, si les taxes douaniers augmentent, cela se répercute directement sur les produits. C’est le cas du riz et de l’huile. Tel n’est pas le cas, pour la pomme de terre et l’oignon dont les prix varient selon la période », argumente Modou Fall.

Les commerçants accusent le Gouvernement

«Gueye Dollars», de son vrai nom Bassirou Gueye, dont le magasin grossiste est niché en plein cœur du marché, conforte la thèse de son compère Modou Fall. Assis sur son tabouret, «Gueye Dollars» précise que «ce sont toujours les prix des produits d’importations qui connaissent ces variations parfois démesurées. L’Etat ne fait rien pour une régulation des prix. Si les taxes douanières qui ne cessent d’augmenter ne baissent pas, ce sont les populations qui vont trinquer. Car nous commerçants, nous sommes obligés d’appliquer la vérité des prix. Pourtant en 2012, Macky Sall avait fait des promesses pour maîtriser sensiblement l’inflation.Il n’en est rien»,se désole t-il.
Les propos du commerçant ont tellement révolté la ménagère qui suivait nos échanges qu’elle n’a pas attendu notre question. Une réaction quasi viscérale. «Dans un pays où le salaire moyen tourne généralement autour de 50 000 Francs CFA, le sac de 25 kg de lait en poudre se vend à 48.000 FCFA. Et, l’Etat ne se gêne pas de dilapider notre argent sur des questions futiles et inutiles au lieu de trouver des solutions pour freiner, juguler cette hausse vertigineuse», peste-t-elle. Elle finit par décliner son identité, «je m’appelle Fatou Mbaye. Franchement, ce pays est difficile, tout va mal !»

« Le Gouvernement laisse les commerçants véreux exterminer la population », selon les ménagères

La ménagère prie pour que le gouvernement «intervienne rapidement afin de ramener les prix à un niveau raisonnable, à la portée des populations Goorgorlu (débrouillards) plutôt que de laisser les commerçants véreux «exterminer» les populations en s’adonnant à des spéculations intenables sur les prix».
Cet avis de Fatou Mbaye est partagé par la dizaine de ménagères que nous avons rencontrée au marché Castors. Elles tiennent quasiment toutes le même discours. Pour ce qui est des prix égrenés par ces deux commerçants, ils sont appliqués partout, parce qu’ils disent qu’ils (les commerçants) ont presque tous les mêmes fournisseurs.
Face à une hausse qui frôle des sommets, que fait le gouvernement pour freiner ou réduire cette flambée ?

Non-double imposition: quand Macky Sall gâte les industriels étrangers

https://oeildumonde.com/–Sous le prétexte de de dynamiser les échanges économiques avec des pays plus développés, le Sénégal a signé plusieurs conventions aux fins d’éviter, supposément, la fraude fiscale.
Fin février 2015, un accord de ce type a été signé entre le gouvernement du Sénégal et le Royaume- Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord, au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur.
Lors de la réunion du Conseil des ministres du jeudi 17 janvier 2018, il a été adopté le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la convention entre le gouvernement de la République du Sénégal et le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg pour l’élimination de la double imposition et la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée le mercredi 10 février 2016, à Luxembourg.
Le dimanche suivant, le Grand-Duc du Luxembourg, arrive à Dakar en début d’après-midi. Il était en mission pour trouver des marchés pour son secteur privé. Pour preuve:il était accompagné du ministre de la Coopération et de l’Action humanitaire,Romain Schneider, de la ministre de l’Environnement,Carole Dieschbourg, et de la secrétaire d’État à l’Économie, Francine Closener. Son Altesse Royale Henri.
À l’occasion, Romain Schneider et le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan de la République du Sénégal, Amadou Bâ, signeront, en présence des deux chefs d’État, le 4e programme indicatif de coopération (PIC IV, 2018-2022) entre le Grand-Duché de Luxembourg et la République du Sénégal.
Pas plus tard que le 20 janvier 2020, le Conseil des ministres a adopté un projet de texte sur la non double-imposition entre les deux pays. Normalement, le chef de l’Etat turc Recep Tayyip Erdogan sera à Dakar la semaine prochaine, pour la quatrième fois en sept ans, comme pour féliciter Macky Sall de ce cadeau
Cette politique fiscale arrange-t-elle le Sénégal, quand on sait qu’il traite dans un contexte de rapports déséquilibrés avec des pays plus nantis ? Il y a de cela quelques jours, le Maroc a prévu de réviser l’accord de libre-échange signé avec la Turquie, qu’il trouvé déséquilibré en faveur d’Istanbul. Dire que les deux pays sont aussi liés par un accord de non-double imposition et que la Turquie projette de signer un accord de libre-échange avec la CEDEAO, en faisant de Dakar « le hub d’interconnexion » de ses investissements dans la zone.

CAMPAGNE DE COMMERCIALISATION ARACHIDIERE:L’Etat gèle les exportations

http://www.enqueteplus.com/Face à la rude concurrence chinoise qui n’est pas sans conséquence majeure sur la marche de la Sonacos, l’Etat a décidé tout simplement de geler les exportations d’arachide jusqu’à nouvel ordre.
L’Etat du Sénégal a décidé de sauver ce qui reste des meubles, en prenant purement et simplement la décision de geler les exportations d’arachide. Selon quelques indiscrétions, c’est le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le Pr. Moussa Baldé, qui a décidé, mardi dernier, à l’issue d’une réunion tenue avec les différents acteurs de la filière arachidière, du gel des exportations de l’arachide. Cette décision s’explique par une volonté de sauver l’industrie locale, mais aussi de faire en sorte qu’une partie des graines reste afin que les producteurs puissent disposer de semences de qualité et préserver, à cet effet, le capital semencier aujourd’hui en péril.
Cette réunion d’urgence devait avoir lieu le 31 janvier prochain, mais elle a été anticipée, au regard de la gravité de la situation.
Cette décision intervient dans un contexte national où la Société nationale des oléagineux du Sénégal (Sonacos) peine à collecter la quantité d’arachide nécessaire à son développement. Mais aussi au moment où elle a décidé de se séparer de 1 050 de ses agents, du fait d’un manque de matière première. Ainsi, le gel des exportations a toujours été la principale doléance des travailleurs de la Sonacos qui avaient alerté récemment sur cette situation.
Le secrétaire général adjoint national du Syndicat des corps gras, Thiémbaye Ndiaye, depuis le début de la campagne de commercialisation de l’arachide, n’avait de cesse invité les autorités étatiques à geler les exportations, pour permettre à la Sonacos de collecter la quantité de graines dont elle a besoin, avant de libéraliser le marché. Mais celles-ci avaient fait la sourde oreille, jusqu’à ce que l’entreprise dirigée par Modou Diagne Fada ait finalement décidé de se séparer d’une bonne partie de ses employés. Il soutenait que les règles de la campagne arachidière n’étaient pas respectées par les différents acteurs qui y sont engagés.
Avec cette décision, c’est une nouvelle campagne de commercialisation arachidière qui commence pour la Sonacos. Etant donné que les autres industries qui s’activent dans le secteur de l’arachide ont préféré bouder et ne plus s’activer dans la campagne de commercialisation arachidière, l’entreprise dirigée par Modou Diagne Fada pourra acheter la quantité de graines dont elle a besoin à plus de 210 F le kg, comme le lui a autorisé récemment le Conseil d’administration qui s’est aligné sur le prix proposé par les Chinois, à savoir 250 F. A ce jour, elle n’a pu collecter que 11 300 t d’arachide sur un objectif de 150 000 t. A Diourbel, sur 35 000 t fixées comme objectif, seules 1 800 t ont été collectées à l’usine.BOUCAR ALIOU DIALLO 

« La Senelec pourrait perdre 1273 milliards dans les 10 prochaines années » (Dg Akilee)

https://www.seneweb.com/Amadou Ly, directeur général d’Akilee, a expliqué les contours du projet que sa société pilote pour le compte de la Senelec qui enregistre, aujourd’hui, 1.5 millions de clients.
Invité de l’émission Jury du dimanche sur Iradio, il soutient que ce contrat de 186 milliards franc CFA, qui porte sur le déploiement généralisé de compteurs intelligents, vise à maîtriser les pertes.
« Les pertes de la Senelec dont il est question tournent autour de 1273 milliards franc Cfa. Le Sénégal pourrait perdre dans les dix (10) prochaines années dans le secteur de l’énergie et dans le sous-secteur de l’électricité en particulier », a-t-il fait savoir révélant qu' »on a déjà perdu près de 800 milliards au cours des dernières années. Ce sont des pertes techniques et non techniques (anomalies de comptage, fraudes) ».
Amadou Ly explique que c’est pour cela que des pays européens comme l’Italie et la France ont déjà adopté ces compteurs intelligents.
« On a donc investi 186 milliards dans les dix prochaines années pour espérer aller chercher au moins 500 milliards sur les 1273 milliards de pertes », a rassuré le patron d’Akilee, qui jure que la Senelec n’est pas privatisée.

AMADOU LY, DG AKILEE:COMMENT AKILEE A FAIT ÉCONOMISER 1,4 MILLIARDS DE FRANCS CFA À LA SENELEC

NETTALI.COM- 1,4 milliard de francs CFA Comment Akilee a fait économiser à la Senelec sur ses compteurs. La révélation est de Amadou Ly, Directeur général de Akilee, invité de l’émission « Jury du dimanche » de iRadio.
L’ingénieur en physique et Directeur général de la société Akilee, Amadou Ly, est au cours de l’émission «Jury du dimanche », revenu sur l’impact de sa société sur la Senelec, après seulement trois ans de collaboration. « On a fourni près de 340 mille compteurs à la Senelec. On a fait économiser 1,4 milliards de francs CFA à la Senelec sur ces compteurs. On a réduit les délais d’approvisionnement de 75%. Avant il fallait payer des lettres de crédits, des charges financières pour pouvoir payer les fournisseurs, avec Akilee, ces mécanismes ont été arrêtés. On a fait économiser rien qu’à Dakar 800 millions de francs CFA à la Senelec. Si vous faites la mise à l’échelle par rapport au pays, c’est environ trois milliards de francs qui seront économisés par an pour un projet qui vous a couté 4 milliards FCFA », a-t-il renseigné.
Par ailleurs, l’invité de Mamadou Ibra Kane a révélé que que le Sénégal pourrait perdre 1273 milliards de francs CFA dans les dix prochaines années dans le secteur de l’énergie. Toutefois, il a laissé entendre que le projet de déploiement généralisé de compteurs intelligents pour relever un des défis majeur de la Senelec et du Sénégal est celui de la maitrise des pertes. A ce propos, il soutient : « il est important de retenir qu’on est en train de dire qu’on prévoit d’investir 186 milliards de francs CFA dans les dix prochaines années, pour espérer économiser 500 milliards sur les 1273 qu’on va perdre ».
Toutefois, il précise : « il ne s’agit pas de 186 milliards qu’on a pris dans les comptes de Senelec et qu’on est en train de donner. C’est un contrat cadre sur 10 ans dans lequel Akilee, avec ses partenaires techniques et financiers, a dit à la Senelec, on vous donne 85% du financement sous forme de crédit que vous allez rembourser sur quatre ans avec un an de différé ».
« Donc dans les faits, poursuit-il, le risque financier est chez nous puisque c’est nous qui, à chaque fois que nous donnons un compteur à la Senelec, lui disons, tu nous paies 15%. Au mois de décembre dernier, nous avons livré les 2000 premiers compteurs dans les magasins de la Senelec. Ces compteurs vont permettre de transformer radicalement l’expérience du consommateur ».
Par conséquent, M. Ly indique que le fait de réduire les pertes contribuera à augmenter les revenus de la Senelec. « Notre modèle est certifié à 200%. On est en train de vivre une transformation radicale du secteur de l’énergie. Notre ambition, c’est de devenir une plateforme, de devenir un des google ou Facebook de l’Afrique », conclut le Dg de Akilee.

 Prix de l’électricité: Amadou Ly explique la hausse

https://senego.com/-La hausse du prix de l’électricité s’est invité à l’émission du Jury du Dimanche. Mamoudou Ibra Kane a reçu Amadou Ly, directeur général d’Akilée, une filiale de la Senelec qui permet un suivi en temps réel de la consommation aussi bien pour les abonnés que la société d’électricité

La justification

Amadou Ly estime que « la hausse du prix de l’électricité peut se justifier en fonction d’autres paramètres ». Il ajoute également que « pour le consommateur, la chose la plus importante, ce n’est pas seulement le prix de l’électricité, c’est la facture de l’électricité parce qu’elle résulte de deux paramètres : du prix auquel la Senelec vend cette électricité mais également de la quantité d’énergie que nous consommons. C’est le produit de ces deux qui permet d’arriver à établir votre facture « .

Le consommateur

Le directeur de Akilée a ajouté par ailleurs que « ce sont des paramètres qui sont pris en compte. Mais, il y a un point fondamental qu’est celui de la consommation sur lequel le consommateur a un contrôle  »

L’accompagnement

Pour jouer pleinement son rôle, Amadou Ly annonce également que la société qu’il dirige va « accompagner les consommateurs à suivre leur consommation à temps réel, pouvoir être informés à partir de leur téléphone portable, de leur ordinateur en ayant accès à un compte qui est une plateforme en ligne. Cela est valable pour les ménages comme pour les entreprises « .

Mouhamadou Makhtar Cissé détaille les dispositions prises par le Gouvernement du Sénégal pour une bonne gestion des ressources pétrolières et gazières.

https://www.dakaractu.com/-Le ministre du Pétrole et des Energies a rencontré les experts sénégalais locaux et de la diaspora du métier du pétrole pour s’expliquer sur les ressources pétrolières et gaz découvertes au Sénégal.
Cette rencontre qui a pour thème : « Contribution de l’expertise sénégalaise locale et de la diaspora pour une gestion inclusive des ressources pétrolières et gazières », a vu la participation de plusieurs experts sénégalais du métier de pétrole. Plus d’une vingtaine qui sont venus de la diaspora pour assister à la rencontre.
En présence du Secrétaire d’Etat en charge des Sénégalais de l’Extérieur Moïse Sarr, Mouhamadou Makhtar Cissé est largement revenu sur les dispositions prises par l’Etat du Sénégal pour une bonne gestion des ressources.
Selon Mouhamadou Makhtar Cissé, « dès que les découvertes ont été confirmées, le président de la République Macky Sall a pris toutes les dispositions pour une bonne gestion. En premier lieu, il a placé dans la charte du pays que les retombées financières de ces ressources appartiendront au peuple sénégalais. Ces ressources appartiennent au Sénégal. Mais il faut aussi une bonne organisation pour une bonne gestion, mais aussi pour que le peuple s’en approprie. Cette bonne organisation est soumise à des lois et des règlements. Parmi ces lois et règlements, on a changé le code pétrolier qui existait. Parce  que le code que tu as quand tu recherches, ne peut pas être le même que lorsque tu as trouvé. L’assemblée nationale a été mise à contribution et les députés aussi avec la loi sur le contenu local qui fait partie des plus importantes de cette gestion. Cette loi permet aux Sénégalais de se sentir impliqués dans la gestion des ressources pétrolières et gazières. Et pour cela, nous appelons nos experts sénégalais de la Diaspora, de nous assister en nous conseillant sur la manière dont les pays pétroliers ont su gérer cela jusqu’à connaître un succès. Leur contribution sera acceptée en plus de ce que nous avions pensé parce que nous allons vers un décret sur le contenu local qui sera plus généralisé pour que tous les Sénégalais se sentent concernés. Nous y travaillons avec les entreprises locales, mais aussi des Sénégalais qui travaillent dans le pétrole que nous devons accompagner.
Hier, une nouvelle loi est passée en commission en Assemblée nationale et celle-ci parle du gaz. C’est à dire, quand on en sera à la phase production, comment on va transporter le gaz et comment on va le vendre. C’est un code gazier que nous soumettons à l’assemblée nationale et qui doit passer en plénière demain lundi. Pour la transparence, mais aussi pour que les Sénégalais soient mis au courant de tout ce qui se passe ».
Le ministre du Pétrole et des Énergies de poursuivre : « le président Macky Sall nous a aussi instruit de soumettre à l’assemblée nationale une nouvelle loi. On a travaillé avec le ministère des Finances sur le sujet et dans les mois à venir, cette loi sera soumise aux députés. Elle s’intéressera à comment gérer les retombées économiques et financières qui découleront de la vente de ces ressources. Une partie pour de l’investissement dans le pays, mais aussi une autre partie qu’on gardera pour les générations futures. Parce que l’argent du pétrole n’est par permanent. Notre combat est de faire en sorte que les générations futures trouvent quelque chose quand elles seront là avec des investissements, mais aussi de quoi faire leur avenir, une sorte d’épargne… »
Le ministre a conclu en remerciant les experts pour la participation à la rencontre surtout ceux de la diaspora.
Après cette rencontre, les experts, en compagnie du ministre du Pétrole et des Énergies, ont été reçus par le président Macky Sall au palais à qui ils ont rendu compte de la journée d’échanges.

Ndongo Samba Sylla: «Les avantages à maintenir le CFA sont inférieurs aux inconvénients»

https://senego.com/– « On doit se demander si les Africains ont besoin d’une monnaie unique à quinze. De tous les travaux économiques qui ont été menés, aucun ne montre que les pays qui utilisent le franc CFA en Afrique centrale ou en Afrique de l’Ouest devraient partager la même monnaie« , estime l’économiste Ndongo Samba Sylla.
Critères…
D’après Ndongo Samba Sylla, les critères d’une zone monétaire optimale ne sont pas remplis. D’un point de vue économique, chacun de ces pays devrait avoir sa propre monnaie nationale. Les avantages à maintenir le CFA sont inférieurs aux inconvénients.
Monnaie…
» Pour avoir une monnaie unique, il faut un taux d’échange important dans la zone comme c’était le cas pour la zone euro qui avait un taux de 60%. Or, le taux de commerce entre les pays africains est très faible, tout juste 5 %, en Afrique centrale« , confie M. Syllla.
Argument…
Pour lui, le seul argument en faveur d’une monnaie unique serait peut-être qu’elle soit précédée d’un gouvernement unique avec un ministère des finances fédéral, capable de mener une politique de solidarité entre les pays.

Ndongo S. Sylla: «Le projet Eco n’est pas d’avoir une monnaie flexible…»

https://senego.com/ « Si vous n’avez pas votre propre monnaie nationale, vous ne pouvez pas assurer votre indépendance financière. A part les pays de la zone CFA, ceux de la zone euro et ceux de l’Union monétaire des Caraïbes orientales, tous les autres pays au monde ont leur propre monnaie nationale », confie l’économiste, Ndongo Samba Sylla.
Logique…
Pour Ndongo Samba Sylla, dans la logique de la finance globale, les Etats doivent être dessaisis du pouvoir de création monétaire qui revient in fine aux banques centrales dites indépendantes. Le pouvoir monétaire est beaucoup plus fort que le pouvoir budgétaire.
Projet…
D’après l’économiste, le projet de l’Eco n’est pas d’avoir une monnaie flexible, mais un ancrage fixe à un panier de devises et non plus uniquement à l’euro. Le Ghana et le Nigeria ont une tradition d’un taux de change flexible. Mais jusqu’à preuve du contraire, le Nigeria n’est pas intéressé par l’Eco.
CEDEAO…
« Le Nigeria abrite 200 millions d’habitants, 400 millions dans vingt-cinq ou trente ans. Il représente plus des deux tiers du produit intérieur brut de la CEDEAO. Il n’acceptera jamais de faire partie d’une zone Eco s’il n’a pas le leadership », poursuit M. Sylla.

Réforme du Franc CFA: « La souveraineté dépendra de l’organisation de cette nouvelle monnaie »(Élimane Kane,économiste)

https://www.dakaractu.com/Hérité de la colonisation française et utilisé par 14 pays d’Afrique constituant la zone franc, dont le Sénégal, il a été annoncé la réforme du Franc CFA en 2020, et constitue une victoire importante dans la lutte des pays africains pour concrétiser leur souveraineté monétaire. Mais, un changement qui suscite l’interrogation de toute la communauté ouest africaine.
C’est dans cette dynamique que s’est tenue ce 25 janvier, une rencontre entre économistes et membres de LEGS-Africa. Les différents participants ont échangé sur l’accès à cette souveraineté, notamment sur la monnaie et l’opinion publique, car selon l’économiste Élimane Kane, « il faut apporter des réponses aux questions des populations et les chefs d’État prennent toujours des décisions sans consulter les peuples », ce qui est contradictoire avec les fondements de la démocratie. Des propos totalement partagés par son collègue Demba Moussa Dembélé qui estime qu’on est dans une confusion totale et que l’accord entre Macron et Ouattara visait à saboter la dynamique unitaire au sein de la CEDEAO.

Des experts en économie échangent notamment sur les enjeux des réformes du FCFA

https://www.pressafrik.com/-L’association Leadership, Equité, Gouvernance et Stratégie pour l’Afrique (LEGS– AFRICA) organise ce samedi à Dakar une rencontre regroupant des experts  en économie pour discuter sur le thème: « Monnaie, banque, financement du développement, et Souveraineté démocratique : Les enjeux des réformes du franc CFA ».
L’objectif de cette session est de comprendre les enjeux de la politique monétaire, le système et les pratiques bancaires par rapport aux besoins de financement du développement économique et social et la souveraineté démocratique.
En effet, le projet de création de la monnaie ECO entériné en juin 2019 à Abuja par les chefs d’Etat de la CEDEAO et les réformes du franc CFA annoncées le 21 Décembre dernier à Abidjan par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara engagent l’avenir économique des peuples d’Afrique de l’ouest sans que ces derniers n’aient encore été pleinement associés.
Dans une déclaration coordonnée par Legs-Africa et signée par une cinquantaine d’intellectuels africains du continent et de la diaspora, il est constaté un déficit de communication des gouvernements africains sur les réformes annoncées qui vont pourtant influer sur l’avenir de plus de 300 millions de personnes en Afrique de l’ouest et celui de l’intégration régionale.
De ce fait, une des recommandations de cette déclaration est de permettre un débat populaire et inclusif sur ces réformes. Car la souveraineté est d’abord l’affaire des peuples qui, il faut le rappeler à nouveau, ont de leur propre initiative posé le débat sur le franc CFA et sur la souveraineté monétaire de l’Afrique de l’ouest.
La monnaie étant un instrument et un symbole de souveraineté, elle doit être l’émanation des aspirations profondes des peuples qui doivent être en permanence associés aux processus d’élaboration des politiques.
Cette session de Perspectives Africaines est consacrée à ce besoin d’élargir le débat sur la monnaie, le système bancaire et les politiques de financement du développement au public en favorisant la confrontation d’arguments politiques et techniques pour favoriser des décisions souveraines et démocratiques sur la question.

PROGRAMME SENEGAL-FMI, DECRYPTAGES ET PARADIGMES À REVOIR PAR ABDOURAHMANE SARR

Les documents de politique générale du Sénégal viennent d’être publiés par le Fonds Monétaire International à la suite de l’approbation par son Conseil d’Administration du programme conclu avec nos autorités. Cette politique met davantage l’accent sur la nécessité de s’appuyer sur le secteur privé pour réaliser notre émergence, après que la première phase du PSE n’ait pas réussi à livrer ses promesses de début de transformation structurelle, y compris par des projets privés, étrangers ou sous impulsion d’état, pour booster la croissance. Il est vrai que le langage diplomatique du FMI ne permet pas toujours de présenter les choses exactement comme elles sont. Nous avons démontré ce bilan dans notre rapport rétrospectif 2012-2018 appelant à un changement de paradigme pour promouvoir le secteur privé par une liberté économique plus accrue qui nous a toujours fait défaut (bilan socialiste, perspective libérale www.cefdel.net). Nous avons néanmoins eu 5 années de croissance forte, du fait essentiellement d’une politique budgétaire plus expansionniste que présentée, indirectement financée par la banque centrale, par un endettement extérieur inconsidéré, et mise en œuvre de façon non transparente (lettres de confort aux banques et arriérés intérieurs).
Cette politique a bénéficié d’un environnement extérieur favorable (baisse des prix du pétrole et des denrées sans baisse de taxation des citoyens, dépréciation de l’euro) pour donner des résultats meilleurs que ceux obtenus entre 2007 et 2012 avec plus ou moins les mêmes politiques. Par ailleurs, un revirement de la conjoncture internationale somme toute meilleure qu’en 2007-2012 avec la hausse des prix du pétrole, ainsi qu’un endettement à stabiliser, sont entrain de produire une décélération de la croissance. Le secteur agricole qui avait beaucoup contribué à l’accélération récente de la croissance avec l’appui de l’état est projeté en décélération dans le nouveau programme.
De ce fait, sans l’avènement du pétrole et du gaz en perspective, nous retournerions à nos performances historiques de croissance insuffisante. Cette grâce du ciel risque cependant de retarder notre émergence, car elle va desserrer l’étau budgétaire et permettre à l’état de poursuivre sa vision d’un état développementaliste socialisant sans avoir les instruments nécessaires d’accompagnement, nous y reviendrons. Les sénégalais doivent savoir que le secteur pétrolier et gazier n’ajoutera que 5% de notre PIB annuellement.
En comparaison, les sénégalais de l’extérieur ont progressivement augmenté leurs envois de 4% du PIB en 2000 à 12% par an aujourd’hui, soit 8% du PIB de plus. Ces ressources n’ont fait qu’alimenter une augmentation du niveau de nos importations en pourcentage du PIB sans réduire notre déficit commercial.
Par ailleurs, les recettes fiscales supplémentaires attendues du secteur énergétique ne sont que de 1.5% du PIB en moyenne, soit moins que les dons de 2% du PIB que nous recevons tous les ans de nos partenaires. Un pays comme la Côte d’Ivoire, par exemple, prévoit dans les 5 prochaines années, une réduction à presque zéro des dons dans son budget.
Ces comparaisons sont à méditer si nous pensons que l’avènement du pétrole et du gaz va transformer notre pays sans que nous ne changions de paradigme de gestion. La correction de nos dérapages budgétaires pour avoir un nouveau départ a donc dû nous être imposée comme préalable à la présentation de notre nouveau programme au Conseil du FMI (actions préalables dans le jargon consacré). Il s’agissait, par une deuxième loi de finances rectificative 2019, et une loi de finances 2020, d’éponger les arriérés de l’état, d’arrêter la mise en œuvre non transparente de déficits budgétaires effectifs plus élevés que présentés aux partenaires, et de les maintenir à 3% du PIB en 2020 et à moyen terme en ligne avec nos engagements, y compris dans l’UEMOA.
Le FMI n’est cependant pas allé au bout de sa logique, car nous ne partageons pas la stratégie d’apurement progressif des arriérés intérieurs dans le programme. La capacité d’endettement du Sénégal doit pouvoir lui permettre d’émettre des titres, même en devises, et d’éponger ses arriérés en une fois pour soutenir le secteur privé et les banques. De ce point de vue, il ne fallait pas ajouter la dette des entreprises publiques à l’analyse de la viabilité de la dette publique, ce qui aurait permis à l’état central de transformer les arriérés en une dette marchande, tout en prenant en compte, dans les risques, un passif éventuel venant d’entreprises publiques défaillantes. La prise en compte de ces passifs conditionnels est prévue par le cadre d’analyse de la viabilité à un niveau plus faible que la dette totale des entreprises publiques qui a été prise en compte dans l’analyse.
En effet, les entreprises publiques en question ont des actifs, y compris avec une valeur marchande en devises (exemple, les avions d’Air Sénégal). En attendant que le peuple se conscientise, ou que le dialogue national change la donne, nous voici donc à nouveau à la case de départ avec le seul gendarme en mesure de s’assurer que nous maintenions la stabilité macroéconomique malgré nos options souveraines potentiellement mal orientées. En effet, bien qu’annonçant à nouveau que le secteur privé sera le moteur de la croissance dans le PSE II, comme c’était d’ailleurs le cas dans le PSE I, l’état n’a pas l’intention de changer de méthode.
Avec l’avènement du pétrole et du gaz, notre état pense maintenant avoir les moyens de mettre en œuvre sa véritable vision d’un état développementaliste avec en perspective des projets de partenariats publics privés à tour de bras avec les ressources publiques qui doivent aller dans d’autres priorités (éducation, santé, etc..).
Pour s’assurer que cette stratégie ne mettra pas en péril notre cadre macroéconomique, le FMI nous a donc imposé, et de façon non appropriée sur le plan de l’optimalité, un ancrage du programme sur la dette publique totale (y compris des entreprises publiques) à réduire. Il s’en est suivi une stratégie d’endettement que nous ne partageons pas, car le niveau d’endettement de l’état central n’a pas besoin d’être réduit mais stabilisé en pourcentage du PIB en ligne avec le niveau de déficit budgétaire arrêté à 3%.
En effet, même si cet ancrage par la dette publique totale permet d’éviter un endettement extérieur excessif dans l’éventualité de l’échec de projets publics-privés (y compris avec la Chine et autres), il ne prévoit pas de réduire la part de l’endettement en devises dans le portefeuille de l’état de façon plus délibérée.
Dans une optique de réformes visant à passer réellement le relai de la croissance au secteur privé national et international dans un environnement de liberté économique véritable et un état aux priorités recadrées, notre régime de change à flexibiliser ferait partie des réformes nécessaires. Un taux de change plus flexible permettrait à l’état d’attirer les investisseurs privés dans son marché financier en monnaie nationale, et avoir le taux de change comme exutoire au cas où ses projets, même financés en devises, ne réussissent pas.
Ce n’est donc pas simplement le niveau d’endettement qu’il faut contenir, il faut également contenir sa composition en devises de façon plus volontariste pour permettre à un taux de change de jouer son rôle sans que la dette totale ne dépasse certains seuils dans l’éventualité d’une dévaluation. Nous l’avons argumenté en détail dans le rapport cité à l’entame de cette contribution. Une stratégie d’endettement qui privilégie la dette extérieure même concessionnelle ne nous met pas à l’abri des conséquences de ce risque de change.
L’initiative des pays pauvres très endettés et celle relative à l’allègement des dettes dues aux multilatéraux en sont la preuve, bien que les projets financés par ces mêmes multilatéraux aient été bénis. De plus, dans notre cadre institutionnel actuel où les flux de capitaux vers la sortie ne sont pas libres (les sénégalais ne peuvent pas transférer des capitaux librement à l’extérieur) le risque de refinancement d’une dette en monnaie nationale est limité.
De ce fait, la stratégie d’endettement qui privilégie les maturités longues en monnaie nationale dans un environnement où l’épargne est courte, et où même les non-résidents préféreraient des maturités plus courtes en monnaie nationale car moins risquées, est à revoir. Le risque de variabilité des taux d’intérêts pourrait en valoir la peine en termes de coûts économisés. Cela dit, ce n’est pas parce que la politique de change préférable ne peut être décidée qu’à l’échelle de l’UEMOA qu’elle ne doit pas être un préalable à une meilleure stratégie que ce que le programme prévoit.
L’annonce du caractère désirable d’une telle politique, comme cela se fait dans les programmes de pays comme le Maroc, ne devrait pas poser de problème particulier. Cette politique qui permet une dette extérieure en monnaie nationale et une monnaie plus faible en échange de tarifs extérieurs plus bas, pourrait améliorer notre compétitivité extérieure et réduire notre vulnérabilité extérieure.
Des tarifs extérieurs plus bas et des taux d’imposition plus faibles iraient également dans le sens voulu de formaliser notre économie et élargir l’assiette fiscale. Si nous ne pouvons obtenir ce changement de paradigme au niveau de l’UEMOA, le Sénégal doit opérer son SENEXIT de cette UEMOA et de la CEDEAO pour prendre son destin en main et mettre en œuvre les excellentes réformes contenues dans le programme publié. Ces réformes vont dans le sens d’améliorer les performances du Sénégal en matière de liberté économique.
Si le régime de change n’est pas flexibilisé, nous maintiendrons la stabilité macroéconomique qui s’est améliorée entre 2012 et 2019. Cette amélioration est tout de même partiellement à l’actif du Président Macky SALL au vu des déficits hérités en 2012, mais elle a été en bonne partie fortuite (prix du pétrole notamment). Dans le cas contraire, le Sénégal demeurera un pays non émergent malgré le pétrole et le gaz. Même dans le paradigme développementaliste de l’état, reconnu et implicitement décrié dans le programme (zones économiques spéciales, projets PPP aux risques fiscaux non évalués), un régime de change flexible d’accompagnement de la libéralisation du pays aiderait à bâtir une économie plus résiliente et plus performante.
De ce dernier point de vue, nous disons à l’endroit des équipes du FMI et du Ministère des Finances que la stratégie d’endettement décrite dans le programme du FMI avec la Côte d’Ivoire suppose une continuation de la parité fixe avec l’euro. Elle le suppose car la dette extérieure continue d’y avoir un rôle très important en poids, ce qui suppose que cette dette, si son risque de change doit être contenu, sera en euro comme préféré par le Président Ouattara. Cet ancrage que le Sénégal semble partager ne suppose donc pas la flexibilité du taux de change qu’il faut pour qu’il puisse bâtir une économie diversifiée, résiliente, et ouverte sur le monde avec une croissance génératrice d’emplois menée par le secteur privé y compris national. Cet ancrage suppose dans le cas de la Côte d’Ivoire, le leadership d’un secteur privé national financièrement plus inclus et des investisseurs étrangers bien ancrés dans un pays qui, ces 5 dernières années, a gagné en place dans les indices de liberté économique (voir rapport cité).
En effet, le programme publié par le FMI montre que le Sénégal a un secteur informel deux fois plus élevé qu’en Côte d’Ivoire, une population moins scolarisée, et un score sur l’accès au crédit deux fois moins performant auquel la politique de la BCEAO, qui a été par moment plus ivoirienne que régionale, n’est pas étrangère. Il demeure, cependant, que la déclaration de politique générale du Sénégal pour les trois prochaines années va dans le bon sens et représente un changement de cap par rapport aux énoncés de priorités du PSE 1.
A la place du paradigme volontariste de transformation structurelle de l’économie par des projets publics-privés stratégiques à mettre en œuvre de façon « agressive », la nouvelle lettre de politique met davantage l’accent sur les réformes structurelles pour créer un environnement de liberté économique pour le secteur privé. Ceci, dans la stabilité macroéconomique, et une gestion responsable sur le plan macroéconomique des ressources pétrolières et gazières. La mise en œuvre de budgets programmes nous permettent aussi d’espérer que l’état se concentrera davantage là où il est attendu (éducation, santé, infrastructure de base, renforcement de la décentralisation dans la mise en œuvre autonome des programmes sociaux).
De ce fait, les instruments publics de financement (FONSIS, FONGIP, BNDE, CDC, DER, ADPME), s’ils doivent soutenir le paradigme «Doomed to Choose » ou « Condamnés à Choisir» des voies de développement du secteur privé par un appui de l’état doivent être déployés si des marges de manœuvre budgétaire sont réellement disponibles. Ces marges de manœuvre ne peuvent cependant être obtenus au détriment du secteur privé par des impôts plus élevés, par un effet d’éviction des banques privées, ou une utilisation inadéquate de ressources provenant du pétrole et du gaz. Les impôts doivent être utilisés pour des services publics de qualité en soutien aux citoyens pour qu’ils puissent plus facilement consentir à l’impôt dans le cadre d’une politique de décentralisation véritable. Cependant, la volonté exprimée par l’état «de réaliser une accélération massive des investissements privés à travers un programme ambitieux de projets bancables, mûres, développés avec un capital d’amorçage dédié » semble indiquer une divergence entre les priorités du programme conclu et la réalité que nous vivrons les trois prochaines années.
Dans cette dernière éventualité, on devra vivre avec l’ancrage par la dette publique totale du FMI qui nous permettra au moins de repartir si on échoue une nouvelle fois. Bien que ce paradigme ne soit pas plus approprié que celui de l’état développementaliste sans l’exutoire du taux de change dans un environnement de liberté économique véritable pour tous, il limitera les dégats.

ACCENTUATION DES INEGALITES SOCIALES ET DESEQUILIBRES ECONOMIQUES DANS LE MONDE: DES ALTERMONDIALISTES SENEGALAIS ENGAGENT UNE CAMPAGNE ANTI-DAVOS

http://www.sudonline.sn/-Le Forum social sénégalais, en tant qu’émanation du Forum social africain lui-même, émanation du Forum social mondial cherche à rallier davantage de mouvements et favoriser une plus grande articulation des mobilisations pour combattre la mondialisation néolibérale à travers les concepts de «contre-sommet» ou lors de «sommet des peuples». C’est que les altermondialistes ont soutenu, hier, vendredi, à Dakar, dans le cadre d’une conférence publique sur le thème: «La mondialisation du capitalisme face à la mondialisation des luttes et des résistances pour plus de justice et de transparence dans la gouvernance des industries extractives et des ressources naturelles». Une réponse au Forum de Davos, ouvert du 21 au 24 janvier, en Suisse
Dans un monde dit global et globalisé, se creusent démesurément année après année des inégalités sociales aux déséquilibres économiques sans précédent. Le tout, au profit d’une minorité qui ne cesse de s’accaparer les richesses du monde, comme l’atteste l’Ong britannique Oxfam dans son tout dernier rapport, indiquant que «les 2 153 milliardaires du globe disposent de plus d’argent que les 4,6 milliards de personnes les plus pauvres (soit 60 % de la population mondiale)». En clair, « le document stipule que les deux tiers des milliardaires tirent leurs richesses d’un héritage, d’une situation de monopole ou encore de népotisme». Face à ce désavantage effréné, des altermondialistes Sénégalais s’engagent à mener une campagne de dénonciation du sommet de Davos et de formulation d’alternatives populaires et citoyennes à la crise du modèle néo-libéral. Ils l’ont porté hier, vendredi, à Dakar, en conférence publique sur le thème: «La mondialisation du capitalisme face à la mondialisation des luttes et des résistances pour plus de justice et de transparence dans la gouvernance des industries extractives et des ressources naturelles».

L’AFRIQUE N’A RIEN A ESPERER DU FORUM DE DAVOS

A ce panel, Demba Moussa Dembélé, économiste et président de l’Africaine recherche et de coopération pour le développement endogène (Arcade) répondra à la question de savoir: Quelle lecture et que retenir du Forum économique mondial de Davos, depuis bientôt 50 ans? L’économiste, sans langue de bois, après avoir fait un bref rappel de la genèse dudit forum économique qu’il trouve structuré et bien organisé, dira: «Ce Forum mondial n’est rien d’autre qu’une création d’un ordre mondial, dirigé par une minorité de gens riches qui continuent de s’accaparer de la richesse mondiale».
A le suivre: «Le forum est financé par plus de 1000 multinationales pour un plus de 7000 milliards de dollars, par des industries partenaires et autres partenaires stratégiques à l’image des institutions de Bretton Woods, la Banque fédérale … aux fins de pérenniser cette organisation à travers un groupe de gens appelés jeunes leaders qui sont cooptés et payés pour réfléchir sur comment dynamiser cette organisation pour 25 ans 50 ans encore». Pour s’en convaincre, poursuit-il: «Ces réflexions aboutissent à une parfaite organisation des activités tout au long de l’année à travers des forums économiques organisés en Afrique, en Europe, en Asie et en Amérique…»
A l’interrogation, qu’est-ce que l’Afrique peut attendre dudit sommet, face aux défis et enjeux de développement humain durable, Dembélé se veut formel: «Il n’y a rien à espérer de ce Forum de Davos, sinon voir les inégalités sociales et économiques se creuser davantage et davantage…».

SANS DES MEDIAS PUISSANTS, POINT DE DEVELOPPEMENT POUR L’AFRIQUE

Pierre Sané, ancien sous-directeur et ancien secrétaire général d’Amnesty international sur la question « Quelles alternatives à la mondialisation d’accaparement et d’exclusion sociale » a, de prime abord souligné la place et le rôle des journalistes dans la marche du monde, avant d’inviter l’élite africaine en particulier et singulièrement la presse à se démarquer des grandes puissances qui livrent «l’information biaisée». Il soutient: «Ceux-là ne montrent que ce qui les arrange et non ce qui les dérange».
Par conséquent, «nous devons être très prudents et vigilants dans la réception de l’information pour en faire un bon traitement». Donnant des preuves de culpabilité des médias, il convoque les événements des années 90 et 2000 de la Côte d’Ivoire. Très impliqué dans la campagne de sortie de crise, il dira avec amertume, «avoir été pris de court par l’animosité des intellectuels sénégalais, de la société civile, des médias à l’encontre de Laurent Gbagbo, accusé de crimes contre l’humanité…». Toutes ces informations relayées, soutient-il, encore «étaient de nature à discréditer le président Laurent Gbagbo». Donc, les informations savamment orchestrées, diffusées par les médias français avaient pour finalité faire sauter le verrou Gbagbo, considéré comme obstacle à leurs intérêts». D’où, «toute l’incompréhension de l’élite sénégalaise en général et la presse en particulier», avant d’inviter tous à la clairvoyance mais également à faire de nos médias de véritables leviers de développement pour faire face à la manipulation outrancière…

L’INVESTISSEMENT AFRICAIN EST PORTE PAR LES 30 MILLIONS D’AFRICAINS DANS LA DIASPORA…

Pour Sanou Mbaye, ancien haut fonctionnaire de la Banque mondiale sur la question : «Davos, finances-dette et profits contre la dignité et le développement des peuples?», invite les décideurs africains à croire en eux-mêmes d’abord. Parce qu’à ses yeux, «L’Afrique est le deuxième fer de lance de l’économie mondiale, derrière l’Asie. Ce rang est lié à deux choses à savoir les 30 millions d’Africains dans la diaspora pour une contribution estimée à 40 millions de dollars, suivi des investissements directs étrangers (Ide). Donc, avec ce potentiel, l’Afrique est le premier financier de son décollage économique…».
Enfin pour Omar Cissé, chargé du Pôle industries extractives et développement durable à Enda Lead sur la question: «Le Forum de Davos, les industries extractives en Afrique et fuite des capitaux», de relever toute la complexité du secteur extractif. Lequel nécessite «des savoir-faire dont nos pays ne disposent pas, mais également les ressources financières à coup de milliers de milliards de dollars pour l’exploration, l’exploitation et la production. D’où la fuite des capitaux», a-t-il relevé, avant de déplorer l’absence de partage d’informations et surtout de solidarité en pays africains pour éviter le contrecoup des multinationales qui disposent de grands cabinets d’experts en la matière pour se détourner de la fiscalité et autres charges, afférentes à l’exploitation de ces ressources naturelles

CDC–Réalisation des projets de logement, de santé, d’énergie, transport aérien…: La Cdc veut devenir le premier investisseur institutionnel

https://www.lequotidien.sn/-La Caisse des dépôts et consignations s’investit dans divers domaines pour appuyer les projets de l’Etat. Dans le logement, sa filiale, à savoir la Compagnie générale immobilière du Sahel, a lancé ses activités hier.
La Caisse des dépôts et consignations (Cdc) est méconnue des Sénégalais. L’aveu est de son directeur général Cheikh Ba qui attend désormais une autre perception sur la boîte, après le lancement de ses projets. Investi dans la construction de logements sociaux, dans le secteur du transport aérien, la santé, la Cdc veut, selon son directeur, être le «premier investisseur institutionnel» dans les projets de l’Etat du Sénégal. Sur les logements sociaux, les activités de la Compagnie générale immobilière du Sahel (Cgis), une filiale de la Cdc, ont été lancées hier au cours d’une cérémonie. «Nous venons avec l’ambition de faire les choses plus vite, mieux et en quantité. Nous voulons être à la fois un lien d’excellence et de confiance avec les partenaires, les clients, les institutions et les particuliers», a déclaré Abdou Khafor Touré, directeur général de la Cgis.
En effet, la Cgis va intervenir dans toute opération commerciale, financière, mobilière ou immobilière se rattachant directement ou indirectement à son objet social. Déjà, la Cdc déroule un projet en cours de réalisation, à savoir la construction de 4 450 logements sociaux à Bambilor sur 154 ha. Dans ce domaine, l’Etat n’est pourtant pas dépourvu de structures. La Sn-Hlm et la Sicap visent elles aussi à faciliter l’accès à un habitat décent. «Nous ne venons pas en concurrent, mais dans un esprit de partenariat», a recadré M. Touré.
Au-delà de sa mission première de gestion des actifs immobiliers de la Cdc, la Cgis propose aussi des solutions immobilières, de la conception à la réalisation. «Dans les 5 ans à venir, nous voulons devenir une société de référence. Nous avons pris le temps de bâtir un projet, une vision», s’est félicité le Dg de la Cgis. En présence du président du Conseil de surveillance de la Cdc, Babacar Diamé, le Dg a aussi lancé une autre filiale de ladite Caisse, à savoir le Consortium africain de conseil et d’organisation (Caco). Il s’agira, selon Cheikh Ba, d’un bureau d’études de référence dans les domaines du bâtiment, des infrastructures, de l’eau, de l’assainissement, de l’énergie… au Sénégal et dans la sous-région.

Importations du Sénégal: Les importations évaluées à 345,2 milliards de FCFA en novembre 2019

https://www.lejecos.com/-Les importations ont atteint 345,2 milliards de FCFA au mois de novembre 2019 contre 369,7 milliards de FCFA au mois précédent, soit une baisse de 6,6%. L’information est donnée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son bulletin mensuel de novembre 2019.
Elle renseigne que cette chute est imputable à celle des achats à l’extérieur de riz (-19,4%), des huiles et graisses animales et végétales (-33,5%), de tabacs brut et fabriqué (-63,4%) et des produits pharmaceutiques (-24,1%).
En revanche, le relèvement des importations de produits pétroliers finis (+15,5%) et des machines et appareils pour autres industries atteignant 21,1 milliards de FCFA au mois de novembre 2019 contre 9,2 milliards de FCFA au mois précédent a amoindri ce recul. Comparées au mois de novembre 2018, les importations ont progressé de 5,1%. Leur cumul à fin novembre 2019 s’est établi à 3811,3 milliards de FCFA contre 3537,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, soit une hausse de 7,7%.
Les principaux produits importés, au cours du mois de novembre 2019, sont les produits pétroliers finis (46,6 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (34,5 milliards de FCFA), les produits pharmaceutiques (13,4 milliards de FCFA), les métaux communs (13,6 milliards de FCFA) et le riz (12,1 milliards de FCFA).
Les principaux fournisseurs du Sénégal sont la France (21,6%), la Chine (9,9%), les Pays-Bas (8,8%), la Belgique (5,9%) et la Russie (4,5%).
Quant au solde commercial, il s’est établi à -217,4 milliards de FCFA en novembre 2019 contre -199,9 milliards de FCFA au mois précédent. Cette détérioration du solde commercial est expliquée par le renforcement du déficit vis-à-vis de la France (-71,0 milliards de FCFA contre -69,9 milliards de FCFA au mois précédent) et du Pays Bas (-29,1 milliards de FCFA contre -21,0 milliards de FCFA). Toutefois, la réduction du déficit vis-à-vis de la Chine (-29,2 milliards de FCFA contre -39,8 milliards de FCFA au mois précédent), de la Turquie (-10,3 milliards de FCFA contre -11, 9 milliards de FCFA) et l’excédent du solde commercial par rapport au Nigéria (+0,7 milliard de FCFA contre -0,4 milliard de FCFA) ont atténué la détérioration du solde de la balance commerciale.Adou FAYE

Exportations du Sénégal: Une forte baisse de 25,3% observée en novembre 2019

https://www.lejecos.com/Selon le bulletin mensuel de novembre 2019 de L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) portant sur le commerce extérieur du Sénégal, au mois de novembre 2019, les exportations du Sénégal sont ressorties à 127,8 milliards de FCFA contre 171,1 milliards de FCFA au mois précédent, soit une baisse de 25,3%.
Selon l’Ansd, ce repli est essentiellement expliqué par la contraction des expéditions de titane (-34,4%), d’or non monétaire (-9,6%), de crustacés, mollusques et coquillages (-52,6%), de poissons frais de mer (-13,5%), de ciment hydraulique (-44,9%) et d’acide phosphorique (-27,4%).
« Toutefois, la hausse des exportations de zirconium (+57,0%) et de produits pétroliers (+15,5%) a atténué cette tendance baissière. Comparées au mois de novembre 2018, les exportations se sont repliées de 26,0%. Leur cumul à fin novembre 2019 s’est établi à 1801,3 milliards de FCFA contre 1490,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, soit une hausse de 20,8% », renseigne cette agence dépendant du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération.
Les principaux produits exportés, au cours de la période sous revue, sont l’or non monétaire (26,8 milliards de FCFA), les produits pétroliers (15,1 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (14,1 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (11,8 milliards de FCFA) et le zirconium (7,9 milliards de FCFA).
Les principaux clients du Sénégal sont la Suisse (19,8%), l’Inde (11,7%), le Mali (9,4%), les Etats-Unis (5,0%) et la Côte d’Ivoire (4,1%).Adou FAYE

XAVIER IDIER, DG SENAC SA/EIFFAGE :‘‘Nous allons encore consacrer 150 milliards de F CFA d’investissements’’

http://www.enqueteplus.com/Le concessionnaire de l’autoroute de l’Avenir compte réaliser de gros investissements, pour les deux décennies à venir. L’entreprise rejette également toute idée de renégociation du contrat signé avec l’Apix.
Pour les 19 années à venir, Senac SA/Eiffage devrait investir une somme colossale. ‘‘Sur la totalité du temps de concession restant, nous allons encore consacrer 150 milliards de F CFA d’investissements’’. L’énoncé prévisionnel est de Xavier Idier, Directeur général Senac SA/Eiffage opérations services de Senac SA, qui recevait, hier, le personnel de l’entreprise à Rufisque. Mais, s’empresse-t-il de tempérer, pour justifier la grandeur de ce montant, qu’il dépend de ‘‘ la recette péagère, puisque c’est elle qui finance ces investissements’’.
Pour l’année écoulée (2019), l’entreprise française a dépensé 8 milliards de F CFA en investissements sur l’autoroute de l’Avenir, parmi lesquels la rénovation d’une partie de la chaussée sur l’axe Rufisque – Cicad. Pour 2020, 11 milliards supplémentaires vont être rajoutés.  Xavier Idier, cite, pêle-mêle, les chantiers qui devraient absorber ce flux financier.
Aussi, est-il prévu ‘‘l’élargissement de la barrière de Rufisque, pour avoir plus de fluidité avec des voies qui ne sont plus stop-and-go, mais des voies passantes de manière plus rapides et de l’éclairage supplémentaire, conformément aux prédispositions du contrat sur l’axe Keur Massar – Thiaroye’’. Quant à la récurrente question de l’éclairage, l’entreprise va ‘‘rajouter 5,5 milliards correspondant au kilométrage à couvrir’’. Des caméras supplémentaires seront également installées pour que 80 % de l’autoroute soit sous supervision vidéo, pour permettre une intervention rapide du service dépannage, en cas d’accident.
‘‘Dans notre intérêt, c’est un outil dont on doit se doter pour être plus efficace pour la sécurité. Dans certains cas, on va même au-delà du contrat, c’est-à-dire qu’on investit non pas en qualité de ce nous avons comme obligation initiale, mais parce que nous considérons que c’est notre devoir d’investir davantage’’.

‘‘Renégociation (…) déjà, le terme ne me parait pas approprié’’

En ce qui concerne le contrat ; justement, des velléités de renégociation ont été prêtées à l’autorité concédante (Apix). En octobre 2018, une baisse de 33 % a été enregistrée sur le tarif du péage, passant de 3 000 à 2 000 F CFA pour Dakar – AIBD ainsi que sur les autres sections. Ce coût ne devrait pas augmenter sur toute la durée de la concession, soit les 19 années à venir. Une clause de partage des fruits est également incluse dans le contrat. Le document prévoit aussi pour l’Etat, ou tout autre investisseur institutionnel, d’entrer à hauteur de 25 % au capital de la Senac. Des discussions sur les modalités de la compensation suite à cette baisse ont eu lieu, mais pour Senac/Eiffage, il n’a jamais été question d’une renégociation du contrat.
‘‘L’idée qu’il puisse y avoir une renégociation… déjà, le terme ne me parait pas approprié, car on ne renégocie un contrat que quand il y a une clause qui le permet. A ma connaissance, il n’y en a pas. En revanche, nous sommes dans un continuum de discussion permanente avec l’autorité concédante. Il va dans l’intérêt de l’Etat et celui du concessionnaire de trouver des points d’entente. C’est même une garantie, pour tout autre investisseur, de garantir que le climat des rapports que nous, Eiffage, avons avec l’Etat est le meilleur possible. Nous avançons tous dans la même direction. Ça me parait essentiel. Sinon, ce sera un fort mauvais signal donné pour l’Etat du Sénégal que de vouloir renégocier un contrat. Le contrat nous a fixé un certain nombre de droits réciproques entre l’Etat, l’autorité concédante et le concessionnaire. Nous suivons rigoureusement, et allons même au-delà de ce que le contrat nous demande de faire’’, a déclaré Xavier Idier.

Youssou Mbargane ‘‘soulagé’’

Le bien-être économique de l’entreprise concessionnaire de l’autoroute de l’Avenir devrait avoir des externalités positives sur les structures publiques du Rufisquois. Le club de foot Saltigué, mais surtout l’hôpital Youssou Mbargane en est l’un des principaux bénéficiaires. Après ‘‘une cinquantaine de millions’’ reçue en 2019 au titre de la RSE, la structure hospitalière devrait en recevoir autant cette année. Eiffage continue à épauler Youssou Mbargane, avec un plan triennal d’aide financière directe. Mieux, le DG est à la manœuvre pour décrocher les accords de principe signés des autres entreprises du Rufisquois. L’intérêt pour l’hôpital a un soubassement tout pratique.
‘‘Nous y sommes intéressés, parce que nous y vivons d’une part et, d’autre part, en tant qu’exploitant autoroutier, cette structure médicale est la plus appropriée pour recevoir d’éventuels accidentés de la route. C’est aussi de mes prérogatives de m’assurer que tout est fait pour répondre aux attentes et urgences que peuvent rencontrer nos clients et nos usagers sur l’autoroute’’, a avancé M. Idier.
Ce dernier d’ajouter qu’avec cette somme, si l’opération est reconduite sur 2021, l’objectif est d’‘‘arriver à significativement moderniser cet hôpital qui en a grand besoin’’. D’après une enquête menée auprès des clients et usagers, l’entreprise s’en sort avec un taux de 60 % de satisfaction. Des disparités existent néanmoins sur certains paramètres, comme sur le dépannage qu’Eiffage tente de dépasser d’ici 2021-2022.OUSMANE LAYE DIOP

Port autonome de Dakar: Une dérogation exceptionnelle pour DP World

https://senego.com/La direction du Port autonome de Dakar (Pad) a accordé une dérogation exceptionnelle à Dubai Port World jusqu’au 31 mars 2020. Ce, pour lui permettre de se conformer aux dispositions du règlement 14 de l’Uemoa.
C’est un accord trouvé de concert avec la direction des routes et du ministère des infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement.
Mesure dérogatoire                                                       
Selon Ababacar Sadikh Beye, cette mesure est obtenue suite à la demande du collectif des transporteurs et compte tenu de l’importance de l’activité dans la chaîne logistique.
Transporteurs
Les revendications du Collectif des entreprises agréées pour le transport et la livraison des conteneurs au Sénégal portent sur l’application Pese Essieux du règlement 14 aux conteneurs et les frais d’accès au Port autonome de Dakar nouvellement appliqués aux transporteurs agréés.

Promotion de l’entreprenariat des femmes et des jeunes: L’Agence française de développement alloue 20 millions d’euros à la Der

https://www.lejecos.com/Après s’être mise sur les fonts baptismaux en mars dernier, l’initiative Choose Africa ou Choisir l’Afrique commence sa marche à Dakar, vers 2022. Par l’entremise de ce « nouveau visage de l’entrepreneuriat entre la France et l’Afrique », l’Agence française de développement (Afd) octroie une enveloppe de 20 millions d’euros à la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (Der).
La Der sous la houlette du délégué général prend de la bouteille.  Ainsi « après l’obtention d’un prêt de 41 milliards de fcfa de la Banque Africaine de Développement (Bad), la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (Der/fj) toujours dans sa mission de soutien des femmes et des jeunes dans la création d’initiatives économiques durables, a réussi à obtenir un prêt de 20 millions d’euro de l’Agence Française de Développement (AfD) ». L’annonce a été faite ce jeudi par Alexandre Pointier, directeur de l’Afd au Sénégal.
En effet, informe M. Pointier, le Conseil d’administration de l’Agence a approuvé l’accompagnement de la Der le 18 décembre 2019. Ce prêt, si l’on croit le texte, vient ainsi se greffer aux ressources déjà mobilisées dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales (Pavie I).
Cet octroi de l’Afd dans le cadre de la mise en œuvre de Choose Africa, obtenu  dans des délais records, permettront de financer des projets d’envergure dans les secteurs de l’industrie, des services et des transports en appui aux chaînes de valeurs agricoles et artisanales.
Ce projet d’une durée de trois (3) ans conçu sur la base d’une approche par la demande permettra le financement de plus 14 000 initiatives entrepreneuriales pour la création d’environ 154 000 emplois dont 60% destinés aux femmes, la formation et le renforcement de capacités de 27 000 entrepreneurs, l’appui à la transformation digitale et la promotion du numérique dans 2 200 entreprises ainsi que la formalisation de toutes les entreprises accompagnées par la Der.
« Elles contribueront également à la mise en œuvre d’un système de mise en réseaux des acteurs des chaînes de valeurs appuyées dans le cadre du projet, et d’un dispositif de suivi-évaluation géo-localisé », relève-t-on avant de souligner enfin qu’à travers la mobilisation de ce nouveau financement et en relevant le défi de la structuration d’un programme tripartite en moins de 6 mois, la Der illustre une fois de plus son pragmatisme, son efficacité et sa capacité à contribuer à la matérialisation de la vision du président du chef de l’Etat sénégalais d’inclure les femmes et les jeunes dans l’effort collectif de développement.Bassirou Mbaye

Conseil présidentiel sur l’Aménagement territorial: Podor, Matam et Kédougou bientôt des métropoles d’équilibre

http://lesoleil.sn/-De larges concertations ont été ouvertes vendredi 24 janvier 2020 à Dakar, lors de l’examen du Plan National d’Aménagement et de Développement territorial. Une démarche participative sur les défis et enjeux de la planification spatiale à l’horizon 2035. L’objectif est de corriger les inégalités entre les territoires.
Une volonté réaffirmée du Président Macky Sall de mettre l’accent sur l’équité territoriale. Ainsi, il a décidé développer les villes de Kédougou, Matam et Podor, qui seront érigées métropoles d’équilibre. C’est du moins une des recommandations de ce Conseil présidentiel sur le Plan national d’Aménagement et développement territorial. Ces trois villes choisies seront des établissements humains de grandes taille où l’État développera un certain nombre d’infrastructures et d’équipements pour fixer les populations ; en y créant alors des conditions de vie optimales.

Visite en Allemagne: le Président Macky Sall invité à la réunion annuelle des Pme allemandes

http://lesoleil.sn/-Le Président Macky Sall quitte Dakar ce dimanche 26 janvier 2020 pour prendre part, lundi 27 janvier, en qualité d’invité d’honneur, à la réunion annuelle de l’Association allemande des Petites et Moyennes Entreprises.
Selon un communiqué, l’AA/PME regroupe plus de 80.000 membres comptant parmi les entreprises familiales, artisanales, start-up et autres professions libérales les plus dynamiques de l’économie allemande. Le Président Sall, qui sera accompagné à cette occasion par des représentants du secteur privé national, s’adressera à cet important rassemblement pour donner sa vision des échanges entre les deux pays, dans le contexte de l’initiative dite « Compact avec l’Afrique », pilotée par Madame la Chancelière Angela Merkel au sein du G20, et visant à encourager les échanges et l’investissement en Afrique.
Le Président Macky Sall aura également un entretien bilatéral avec Madame la Chancelière Merkel. Le retour du Chef de l’Etat, à Dakar, est prévu le 27 janvier.

ACQUISITION DE PULVERISATEURS A DISQUES (OFFSETS) POUR LES PRODUCTEURS DU DELTA ET DE LA VALLEE DU FLEUVE SENEGAL: L’Armp sabre le ministre Moussa Baldé, annule sa décision et ordonne la reprise de l’évaluation

https://www.jotaay.net/-Moussa Baldé est le premier ministre sabré par l’Autorité de régulation des marchés publics en 2020. En effet, le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural va devoir reprendre la procédure d’attribution du marché relatif à l’acquisition de pulvérisateurs à disques (offsets) pour les producteurs du Delta et de la vallée du fleuve Sénégal. Non seulement les services de Moussa Baldé ont écarté la société Sompahy avec une offre moins chère de 87.164.566 F Cfa et de 81.151.786 F Cfa concernant deux lots, mais ils ont fourni des arguments tirés de l’imaginaire pour écarter ladite société.
Il semble que certaines autorités n’ont cure d’être épinglées par l’Autorité de régulation des marchés publics. En effet, un mois après la publication du rapport de l’Armp décelant les cafards du régime en place, les affaires reprennent de plus belle. Cette fois-ci, c’est avec le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural (Maer). Dans le cadre de l’exécution de son budget, la Direction pour la modernisation de l’équipement rural a lancé un avis d’appel d’offres ouvert en procédure d’urgence relatif à l’acquisition de pulvérisateurs à disques (offsets) pour les producteurs du Delta et de la vallée du fleuve Sénégal. Après évaluation des offres, la commission dudit ministère a proposé d’attribuer le marché ainsi qu’il suit : le lot 1 à AGRIPRO pour un montant de 735 millions F Cfa et le lot 2 à FOLAND SARL pour un montant de 627.760.000 F Cfa. Sur ce, la société Somaphy a adressé un recours gracieux à l’autorité contractante. Insatisfait de la réponse, Somaphy saisit le Comité de règlement des différends de l’Armp. Dans sa lettre de transmission, le Ministère dirigé par Moussa Baldé reproche à la société «Somaphy» le défaut de production d’un catalogue, d’un manuel d’utilisation, d’un manuel d’entretien et de maintenance et d’un service après-vente. En précision ultime, le Ministère souligne que la définition des spécifications techniques a exigé une minutie particulière, car les équipements attendus sont destinés aux tracteurs offerts par ses partenaires et dont les «offset» se sont révélés inadaptés aux travaux au niveau de la vallée. En guise de réplique, Somaphy écrit que son offre est moins disante. Somaphy a en effet fait une offre moins chère que celles des attributaires provisoires de 87.164.566 F Cfa et de 81.151.786 F Cfa respectivement sur les lots 1 et 2. Ensuite Somaphy a régulièrement fourni les états financiers, le contrat de service après-vente et les attestations de bonne exécution réclamées dans le dossier d’appel d’offre. Enfin la société «Somaphy» qui dispose d’une solide expérience dans le domaine de la fabrication d’équipements et d’outils agricoles attelés est managée par un homme dont l’expertise et la renommée ne souffrent d’aucune contestation en Afrique. C’est ainsi que l’Armp, constatant que la Somaphy a présenté dans son offre la fiche technique des «offset» proposés, accompagnée de leur catalogue, d’un plan et d’une nomenclature détaillée et qu’elle a également versé à son offre un engagement écrit à produire le manuel d’utilisation au moment de la livraison, a jeté les arguments fournis par le ministère de l’Agriculture et de l’Équipement rural. Sur ce, l’Armp a annulé la décision d’attribution provisoire et ordonné la reprise de l’évaluation.Samba THIAMet Pape Moussé Diaw

Un Scandale De 10 Milliards Secoue…L’APIX

https://www.xibaaru.sn/Ibrahima Cissé, coordinateur du collectif des impactés du TER accuse l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) d’avoir mis en réserve plusieurs projets pour les impactés du TER estimés à plus de 10 milliards :
« Ce sont des fonds sociaux destinés aux impactés du TER, pour améliorer leurs conditions de vie et malheureusement tous les projets initiés à savoir un marché pour les commerçants de Thiaroye , un site de recasement pour les brocanteurs à Diamniadio, le recasement des maraîchers et des terrains qui devraient être viabilisés, mais jusqu’à présent rien n’est fait » déplore Ibrahima Cissé qui accuse l’Agence nationale pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX) de n’avoir réalisé aucun des projets qui lui étaient assignés malgré la disponibilité des fonds. « L’Apix doit nous clarifier sur les 10 milliards F CFA. Avec ces fonds, il y a cinq (5) complexes multisportifs qu’il devrait érigés dans les communes impactées, le financement des femmes pour la relance de leurs activités et même l’appui des écoles dans ces localités, mais jusqu’à présent, il n’y a aucune avancée » conclut-il. C’est pourquoi ces impactés sonnent la mobilisation lors de ces concertations pour exposer tous leurs problèmes et surtout exiger des éclaircissements sur ce dossier.
Le Train Express Régional est l’un des projets phares du Plan Sénégal Emergent (PSE) initiés par le Président Macky Sall. Il relie le centre-ville de Dakar au nouvel aéroport International Blaise Diagne situé à 57km, en 45 minutes.
C’est un projet très ambitieux de l’Etat du Sénégal et évalué à plus de 650 milliards de francs CFA. Mais depuis son inauguration le 14 janvier 2018, le TER tarde toujours à prendre les rails et son lot d’impactés ne fait qu’accroître.

Ics et populations de Tobène: RELATIONS SULFUREUSES–L’extension de l’usine crée la tension–Désaccords sur les montants de l’indemnisation

https://www.lequotidien.sn/Hier, des heurts ont failli éclater entre les populations du village de Tobène, situé dans la commune de Méouane, et les Forces de l’ordre venues encadrer l’opération du projet d’extension des Indus­tries chimiques du Sénégal (Ics) dans la zone. Les populations dénoncent le forcing de l’autorité sous-préfec­torale qui veut «im­poser» aux populations des «som­mes dérisoires à l’hec­tare proposées par l’industrie extractive». Inter­pellées, les Ics disent avoir simple­ment «appliqué le barème départemental de la commission compé­tente, présidée par le préfet».
Sulfureux ! Le face-à-face entre les Forces de l’ordre et les populations de Tobène, situé dans la commune de Méouane, montre la tension qui règne dans la zone. A l’origine de la colère des populations, le «forcing» du sous-préfet de Méouane, Ibrahima Ndao, pour délimiter les terres des paysans de cette localité dont les Industries chimiques du Sénégal (Ics) veulent exploiter le sous-sol. Et la goutte de trop a été la mobilisation de plusieurs Forces de l’ordre pour encadrer les opérations. Une situation qui a choqué les paysans qui ont déversé leur colère devant les gendarmes, en refusant de céder leurs champs. Les manifestants dénoncent : «Le problème, c’est que jusqu’à présente, les Ics et les populations n’ont pas encore trouvé de consensus par rapport au barème à payer. Et le sous-préfet, au lieu d’être un bon intermédiaire en gérant le dossier à l’amiable, a voulu faire un forcing. Il a tenté par deux fois et cela a échoué. Mais aujourd’hui (hier), à notre grande surprise, il est venu dans les champs en compagnie de plusieurs pickups remplis de Forces de l’ordre pour intimider les populations. Mais nous avons fait face.» Les populations de Tobène poursuivent pour exprimer leur incompréhension : «D’habitude quand les Ics veulent exploiter les terres d’un village, elles proposent un barème aux paysans et les discussions sont ouvertes pour trouver un consensus.» Mais cette fois-ci, s’offusquent-elles, «les Ics sont venues nous imposer leur barème. Et la somme de 9 millions de francs Cfa à l’hectare qu’elles nous ont proposée est dérisoire. Nous n’allons pas accepter cela, quitte à y laisser notre vie. Et nous allons poursuivre à défendre nos intérêts jusqu’au dernier souffle». Pour régler le problème, les populations de Tobène ont demandé le départ du sous-préfet. Elles refusent que «cette autorité soit notre intermédiaire auprès des Ics».
Interpellées, les Ics précisent que les champs en question se trouvent dans le domaine minier et qu’elles ont le droit de les exploiter. «Le fond du problème, ce que les populations ne disent pas, c’est qu’elles veulent la même indemnisation à hauteur de 17 millions de francs à l’hectare que les populations de Mbar Diop et Mbar Ndiaye, délocalisées à Pire par les Ics. Lesquelles populations avaient implanté dans leurs champs des arbres fruitiers», dit-il. Par contre, «les terrains des populations de Tobène sont nus». Selon les Ics, «les deux indemnisations ne peuvent pas être les mêmes. Les populations qui ont des manguiers et autres anacardiers dans leurs terrains gagnent plus que celles qui ont des terrains nus, même si elles ont la même superficie». En tout cas, les Ics ont tenu à faire savoir qu’elles ont appliqué «le barème départemental de la commission compétente présidée par le préfet». Lequel barème, disent-elles, «est applicable dans toutes les communes du département e Tivaouane. Et il est meilleur que le barème que l’Etat propose parce qu’il est consensuel». Les Ics désapprouvent la méthode utilisée par les contestataires : «A chaque fois qu’on doit exploiter des terres, on demande au sous-préfet d’aviser les populations par rapport aux hectares dont on a besoin. Et à Tobène, on a besoin 6ha. Et normalement, le projet impacte au maximum dix personnes.»

ACCES AU NOTARIAT :Le vivier de la discorde

http://www.enqueteplus.com/Une liste de 18 personnes considérées par la Chambre des notaires du Sénégal comme des stagiaires devant bénéficier des mêmes droits que les 22 issus du seul concours organisé en 2013, sème la colère chez des clercs.
La politique du deux poids, deux mesures se poursuit dans le milieu du notariat sénégalais. Pour intégrer cette profession, le chemin le plus facile reste d’avoir un parrain. Pape Ameth Diallo, lui, n’a pas eu ce privilège. Entré dans la profession le 13 septembre 1999, l’ancien clerc a fini de claquer la porte en 2015, du fait de certaines injustices et de l’ostracisme dont il dit avoir été victime. Depuis, il mène sa petite vie, loin des études notariales qu’il a servies, avec loyauté, pendant plus d’une décennie.
L’homme a été tiré de son mutisme, suite à la volonté de la Chambre des notaires du Sénégal de faire bénéficier, à une liste de 18 personnes, des mêmes droits que les 22 notaires stagiaires ayant subi avec succès le seul concours organisé en 2013.
Le hic, c’est que ces derniers n’ont jamais passé de concours, malgré les prescriptions du décret 2002-1032 du 15 octobre 2002 portant statut des notaires. Lequel indiquait déjà, en son article 28, que pour être notaire au Sénégal, il faut, en plus d’une multitude de conditions, ‘’subir avec succès les épreuves du concours d’aptitude au stage’’. Cependant, la Chambre des notaires a fait fi de cette disposition, en continuant d’inscrire des personnes au registre, de 2003 jusqu’en 2010. Comme cela se faisait avant l’entrée en vigueur du décret susvisé.
Ainsi, durant cette période, plusieurs personnes ont été inscrites en toute illégalité dans ledit registre. Leur seul mérite, être parrainé en haut lieu. Ameth Diallo, comme tant d’autres clercs n’ayant pas de parrains, n’a pu profiter des mêmes largesses.
L’affaire a pris de nouvelles tournures à cause de la rébellion des 22 stagiaires issus du seul concours qui a été jusque-là organisé par la Chambre des notaires. Alors que les discussions étaient en cours avec la chancellerie pour trouver une issue heureuse à leur problème, la chambre a sorti la liste des 18, considérés comme des intrus, pour réclamer les mêmes droits en leur faveur. Ce qui eut le mérite de sortir Diallo de sa longue réserve et à revendiquer le même droit, au nom du principe de l’égalité entre tous les citoyens. Une demande rejetée par la Cour suprême.
Deux motifs ont été principalement invoqués. D’une part, la haute juridiction a estimé qu’il n’y a pas eu de rupture d’égalité, puisque les supposés intrus étaient considérés comme stagiaires. D’autre part, ces derniers avaient déjà leur diplôme de Maitrise à l’époque où on les inscrivait sur la liste des notaires stagiaires.
Soit ! Mais la question qui taraude est surtout comment des personnes n’ayant passé aucun concours ont pu bénéficier de tels passe-droits. Malgré l’existence de dispositions contraires. Un avocat s’étonne et fait le parallélisme avec les autres professions réglementées. ‘’Ce n’est, en tout cas, pas possible chez nous. Le barreau ne peut pas tenir de registres pour inscrire des personnes n’ayant pas passé le concours’’. En l’absence du Conseil de la Chambre des notaires, l’agent judiciaire, M. Hann, a invoqué le décret de 2009-328 du 8 avril 2009 qui modifie celui de 2002. C’est pour justifier qu’il existe des mesures transitoires destinées à préserver les droits acquis des supposés intrus.
Ainsi, a-t-on voulu rendre licites des droits illicitement obtenus.
La représentante de la société, elle, a trouvé cette situation un peu problématique et avait demandé que l’affaire soit renvoyée en instruction. L’objectif de l’avocate générale, c’était, justement, d’être mieux informer sur les conditions dans lesquelles ces personnes ont pu être inscrites au registre, entre 2003 et 2010, malgré l’exigence de concours. Mais elle n’a pas été suivie par la cour.
L’affaire Ameth Diallo est ainsi pliée, mais la question de la légalité de l’inscription des 18 autres stagiaires inscrits sans avoir passé de concours reste entière.
Légalement ou illégalement ? Ces 18 sont traités au même pied que les 22 qui, entre 2002 et nos jours, sont les seuls Sénégalais à être passés par un concours pour espérer devenir notaires. Depuis 2016, date de la fin de la durée légale de leur stage, ils sont confrontés au veto des barons de la profession pour disposer de leur propre charge.MOR AMAR

 Corruption: Seydou Guèye démonte le rapport du Forum civil

https://www.seneweb.com/-Le Forum civil a publié, mardi dernier, le rapport annuel de Transparency International sur l’Indice de perception de la corruption (Ipc), classant le Sénégal sur la ligne rouge, avec 45 points sur 100. Invité, ce dimanche, à l’émission Grand Jury de la Rfm, Seydou Guèye dénonce « les limites objectives » de ce rapport.
«Je mets en opposition ce rapport du Forum civil sur ce que j’ai entendu sur une radio internationale. J’ai écouté la source, Transparency International, déplorer les limites objectives de ce rapport. Ils n’ont pas interrogé tous les pays. Ils n’ont pas tous les données de tous les pays. Et, eux-mêmes reconnaissent le coté imparfait de leur rapport», a-t-il déclaré.
Le ministre conseiller en communication à la présidence de la République d’ajouter : «Le rapport n’a pas objectivement mesuré la corruption, mais la perception que les acteurs ont de la corruption.» Il démonte le rapport du Forum civil en précisant que « de 2011 à aujourd’hui, le Sénégal est passé de la 112e à la à 66e place en matière de lutte contre la corruption ». «Notre pays a fait d’énormes progrès et a accompli des progrès satisfaisants», souligne-t-il. Non sans préciser que « le Sénégal a fait des progrès du point de la norme et du cadre règlement ».
Seydou Guèye cite comme exemple l’adhésion du Sénégal à l’ITIE et les bonnes notations de Mo Ibrahim et du Doing Business qui classent le Sénégal dans le Top Ten en matière de Bonne gouvernance. Il s’en prend à Birahim Seck soutenant que ce dernier «est dans son rôle».  «Nous sommes dans une forme de nouvelle démocratie où des gens revendiquent une certaine légitimité et se définissent comme des lanceurs d’alerte.

 PERTURBATIONS DE L’ANNEE SCOLAIRE 2019-2020: L’Unsas accuse l’Etat et exhorte les syndicalistes à maintenir la mobilisation jusqu’au respect total de tous les accords signés

https://www.jotaay.net/-Les enseignants demandent à l’Etat du Sénégal de respecter ses engagements pour éviter des perturbations de l’année académique en cours. Pour l’Unsas, les accords conclus il y a un an entre les syndicats des enseignants et le gouvernement doivent être appliqués. Elle rappelle au gouvernement qu’un dialogue social sérieux repose d’abord sur le respect de la parole donnée. Par la même occasion, l’Unsas appelle les syndicats d’enseignants à unifier les cadres et les exhorte à maintenir la mobilisation jusqu’au respect total de tous les accords signés.
La situation sociale nationale est marquée par la lutte des syndicats d’enseignants, d’après l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) qui dénonce l’immobilisme presque total du gouvernement eu égard au respect des engagements souscrits. En effet, d’après la centrale, nombreuses sont les demandes légitimes des syndicats qui attendent encore des réponses concrètes de l’Etat : ce sont, entre autres, le parachèvement du processus de dématérialisation des actes et procédures de la Fonction publique ; le paiement intégral des rappels ; la mise en place d’un nouveau système de rémunération ; la création du corps des Administrateurs scolaires ; l’application des conclusions issues des concertations sur l’enseignement de l’arabe ; la libération des prêts-logements pour les conventions DMC délivrées en 2016 ; l’application totale de l’accord sur les passerelles professionnelles ; la remise de notifications d’attribution de parcelles à toutes les organisations. Toutes ces revendications, d’après l’Unsas, ont déjà fait l’objet de négociations avec, au résultat, des accords dûment signés. Et par conséquent, ce que les enseignants sollicitent, ce ne sont pas de nouvelles négociations, mais plutôt l’application des accords conclus il y a plus d’un an. «L’Unsas rappelle au gouvernement qu’un dialogue social sérieux repose d’abord sur le respect de la parole donnée. Gage de confiance entre les protagonistes, le respect des engagements souscrits est essentiel pour promouvoir la culture du dialogue», soutiennent Mademba Sock et Cie. Aussi, l’Unsas exhorte l’Etat à respecter les accords déjà conclus entre lui et le syndicat des enseignants. «L’Unsas interpelle le gouvernement sur sa responsabilité de garantir la paix sociale et exige que tous les accords signés avec les syndicats d’enseignants soient rigoureusement appliqués. L’Unsas le tiendra responsable de toutes les perturbations de l’année scolaire 2019-2020 et n’hésitera pas à prendre ses responsabilités pour mettre un terme au non-respect des accords».Khadidjatou DIAKHATE

Mamadou Talla, ministre de l’Education nationale: «nous ne craignons pas une année scolaire mouvementée»

http://www.dakarmatin.com/ Le ministre sénégalais de l’Education nationale, Mamadou Talla dit ne pas craindre une année scolaire mouvementée, malgré la forte mobilisation jeudi des enseignants du G7 qui ont manifesté pour réclamer le respect des accords signés. Dans un entretien avec le journal L’AS, il estime que les enseignants, « responsables, ne veulent pas d’année blanche ».
«Nous ne craignons pas une année scolaire mouvementée parce que tout simplement les syndicats enseignants sont responsables. Ils ne veulent pas d’année blanche. L’Etat également qui investit plus de 526 milliards FCFA dans le budget ne peut nullement aller dans cette direction », a dit M. Tall.
Il ajoute que les syndicats sont associés dans tout ce qui est en train de se faire depuis qu’il  est à la tête du ministre de l’Education nationale. La priorité, selon lui, c’est d’apaiser le climat social, associer le G7 et les syndicats de façon générale sur tout ce qu’ils font.
« Je crois plutôt que c’est une alerte qui est faite avec cette marche (des enseignants du G7) pour qu’on aille plus vite dans la prise en charge de toutes les questions qui ont été posée. Je rappelle que depuis la signatures des accords, il y a eu des avancées », a souligné le ministre.
Il a cité notamment les indemnités de logement, les mises en position de stage et la formation à distance

Violences contre les enseignants: Le ministère de l’Éducation avertit

https://www.seneweb.com/-Les cas d’agressions d’enseignants, par des élèves, deviennent de plus en plus récurrents dans les établissements scolaires. Hier vendredi déjà, une professeure d’Eps avait été violemment tabassée par un élève en classe de 5e. Ce qui n’a pas laissé indifférent le ministère de l’Education nationale.
« Le ministère trouve cela inadmissible, la regrette profondément et condamne », fait savoir la directrice de l’enseignement moyen général, Fatime Ba Diallo.
Elle poursuit : « L’espace scolaire est parmi les priorités du ministère de l’Education nationale. La première priorité, c’est l’apaisement de l’espace scolaire. Quand on parle d’apaisement, ça veut dire la construction de la paix sur l’espace scolaire dans toutes ses formes. Le ministre dispose des mécanismes de gestion de la discipline », explique-t-elle sur Rfm.
Ainsi, selon la direction de l’enseignement moyen générale du ministère  de l’Education nationale,  des mesures sont en train d’être mises en œuvre pour que des  décisions qui s’imposent soient prises.

Echec de la rencontre avec Cheikh Kanté: le G7 maintient son plan d’actions

https://www.leral.net/-La rencontre entre le chargé du monitoring des engagements du gouvernement envers les enseignants, et le G7, n’a pas eu les effets escomptés. Et pour cause, le syndicat des enseignants le plus représentatif a décidé de poursuivre son plan d’actions.
« Nous sommes restés sur notre faim. Nous n’avons pas eu de réponse, sur certains points, notamment le système de rémunération des agents du public », a, en effet, déclaré Saourou Sène, coordonnateur du G7 à l’issue de la rencontre. Pour Cheikh Kanté, cette question du système de rémunération n’est pas spécifique aux enseignants. Par ailleurs, a-t-il ajouté, des satisfactions ont été notées sur la question de l’indemnité au logement qui coûtera 117 milliards 600 FCFA.

 SALON EDUCANADA 2020: 2500 visiteurs enregistrés, un rush des élèves et étudiants sénégalais qui rêvent de poursuivre leurs études au Canada

https://www.jotaay.net/-Le salon Educanada qui se déroule sur deux jours à Dakar offre des possibilités d’études, de formation technique et professionnelle aux élèves, étudiants et universitaires sénégalais désireux de se rendre au Canada. Une destination très prisée par la jeunesse sénégalaise, comme en témoigne le rush enregistré, hier, au niveau des 35 stands représentants les différents collèges et universités canadiens pour recueillir des informations sur cette destination. Selon Sébastien Beaulieu, 2500 visiteurs sont venus au salon.
Le Canada est en passe de devenir une destination privilégiée pour les élèves et étudiants sénégalais. En témoigne cette forte mobilisation de ces jeunes garçons et filles au salon Educanada 2020 organisé par le gouvernement canadien, désireux de poursuivre leurs cursus scolaires ou universitaires dans une des 35 universités réparties dans les dix provinces et trois territoires du Canada. Certains visiteurs étaient accompagnés de leurs parents pour faire le tour des stands, recueillir toutes les informations relatives aux différentes universités en vue d’éclairer leur choix. Une grande réussite des organisateurs qui ont fait déplacer des responsables d’universités du Canada pour offrir un large éventail de choix aux potentiels étudiants sénégalais au Canada. Du coup, la salle des exposants était trop étroite pour contenir tout ce monde. Des centaines d’élèves et étudiants étaient obligés de faire le pied de grue dehors en attendant que celle-ci se libère de certains visiteurs pour qu’ils puissent, à leur tour, accéder à la salle.

1500 étudiants apprennent au CanadaLÉTHARGIE DES INTELLECTUELS: SOKHNA BENGA ET KOYO KOUOH RÉPONDENT À MOUSTAPHA KASSÉ

http://www.emedia.sn/-Les intellectuelles africaines, Sokhna Benga et Koyo Kouoh, ne sont pas d’accord avec le professeur Moustapha Kassé. Qui a récemment écrit un texte déplorant la léthargie des intellectuels africains. Le débat s’est posé dans ’’Lr du temps’’, émission d’Alassane Samba Diop, sur iRadio et Itv, ce dimanche, 26 janvier.

« Définition et rôle d’un intellectuel »

« Aujourd’hui, on met dans le même sac, intellectuel, lettré, alphabétisé, et ça porte à confusion, corrige, d’emblée, Sokhna Benga, écrivaine. ’’Kocc Barma’’ est un intellectuel en langue wolof, on trouvera des intellectuels dans d’autres langues (française, arabe, etc.) La question, c’est qui est intellectuel au Sénégal ? En Afrique ? Quelle est la position qu’ils doivent prendre au moment opportun ? Et s’ils prendront la bonne décision quand il le faut ? Si un intellectuel fuit sa responsabilité, cela veut dire que quelque part il y a un problème. Et j’ai l’habitude de le dire, le drame d’un peuple commence par le silence de ses intellectuels. »
Koyo Kouoh, insistant également sur « l’amalgame entre l’instruit et l’intellectuel, d’une part, et d’autre part, la confusion entre l’intelligence et l’intellectualité », va plus loin. Rappelant « que le rôle de l’intellectuel, c’est de réfléchir, d’analyser et de diffuser cette analyse. Au-delà, on a tendance à cadrer l’intellectuel ou à le camper dans un domaine précis c’est-à-dire le domaine académique universitaire mais les intellectuels ils sont partout. (Il y a) l’élite intellectuelle économique, scientifique, judiciaire, culturelle, naturellement artistique, l’élite intellectuelle des médias (tu en fais partie, désigne-t-elle Alassane Samba Diop). Tu es un des meilleurs de ta génération. Je pense, il est vraiment important d’étoffer les mots et les concepts que nous véhiculons. » Non sans marteler : « on met les intellectuels au pilori comme si c’est aux intellectuels seuls de gérer la société. Sachant que le politique occupe l’espace public. »

Koyo Kouoh, Fondatrice de Raw Material« Penser, c’est déjà une action »

L’autre problème, souligne l’auteur de ’’L’or de Ninkinanka’’, « au Sénégal, nous avons énormément de gens qui se déclarent intellectuels ou pseudo-intellectuels ou des intellectuels en robe de chambre. C’est facile de rester dans sa chambre et de décider du monde. »
Toutefois, dans leurs argumentaires, aucune des 2 n’a épargné les politiques et les médias. « Toutes les forces vives doivent intervenir dans la marche de ce pays. Il ne doit pas y avoir des gens exclus parce que tout simplement ils pensent autrement. Nous avons tous notre brique à apporter à l’édifice. C’est ce rôle dialectique, la confrontation entre ce qui est le oui et le non, qui donne la richesse au discours, la richesse à l’action. Les vrais intellectuels sont restés peut-être qu’ils sont occultés parce qu’on ne les entend pas. » Également, « la presse doit être la vitrine de l’action. (Hélas), je l’ai dit dans un roman, les journalistes aiment tout ce qui est guerrier. »
La fondatrice et directrice artistique de RAW Material Company persiste et signe : « Les intellectuels ne sont pas silencieux ». Elle en veut pour preuve les activités panafricaines des Ateliers de la pensée. « Nous avons en ce moment une large brochette de penseurs et de penseuses qui sont les plus brillants au monde : Felwine Sarr, Souleymane Bachir Diagne, (entre autres). Si on sort du Sénégal, il y a Achille Mbembé. »
Malheureusement, déplore Kouoh, « Ceux qui dirigent le pays sont des politiques qui font de la politique politicienne, et qui n’écoutent pas les intellectuels parce qu’eux-mêmes ne sont pas de vrais intellectuels. C’est ça la réalité. (…) (Être intellectuel) n’est pas un métier, c’est une activité sociale et cérébrale. (Laquelle) peut être au service d’un pays. (Pour ce faire), il faudrait que les politiques du pays aient une sensibilité à reconnaître que l’action de réflexion et d’analyse est importante dans la marche du pays. Les penseurs et les penseuses font leur travail. Les portes sont ouvertes. Ce que je veux dire, c’est qu’on peut faire appel à ces gens si on le veut. Souvent, il arrive qu’on fasse appel à ces personnes qui ont la capacité et le plaisir de penser nos sociétés mais on ne les écoute pas, parce qu’effectivement nos politiques sont habitués à des gens qui leur disent ce qu’ils veulent entendre, dès qu’on a un discours critique, cela ne leur plait pas. »
Comme rempart, Benga propose « le refus » comme « forme de liberté » : « Je dis non dans mes actions de tous les jours. Je refuse que je sois enfermée. » Sans cela, la société continuera à aller à vau-l’eau avec comme corollaire la stagnation du Sénégal dans la zone rouge de la corruption, établie par le dernier rapport de Transparency international.

CASAMANCE: LE NOUVEAU CEMGA VEUT S’ATTAQUER AU VOL DE BÉTAIL ET À LA DÉFORESTATION

Ziguinchor, 24 jan (APS) – Les forces armées sénégalaises vont davantage axer leur mission de sécurisation sur le vol de bétail et la préservation de la forêt en Casamance (sud), a promis, vendredi, à Ziguinchor (sud), le général de corps aérien Birame Diop, chef d’état-major général des armées (CEMGA).
« L’armée est en train de faire tout ce qui est possible pour prévenir le vol de bétail et le combattre en étant très mobile, en étant partout. L’armée va se déplacer dans toutes les zones où le besoin se fera sentir pour des missions de prévention du vol de bétail », a martelé le général de corps aérien.
Installé le 7 janvier dernier dans ses nouvelles fonctions, le CEMGA, le général Diop a entamé une tournée de prise de contact dans les commandements militaires de la zone sud. Il a fait le tour de ses unités à Kolda, avant de poursuivre son périple à Ziguinchor où il est arrivé jeudi.
« Que ce soit le braconnage, la déforestation et les autres trafics divers, tout est pris en compte en collaboration avec les autres forces de défense et de sécurité. Nous voulons aussi travailler étroitement avec les populations, les élus locaux et les autorités administratives », a indiqué le chef d’état-major des armées.
Il est par ailleurs revenu sur « les enjeux sécuritaires » en Casamance, assurant que situation est désormais « sous contrôle (dans cette région) malgré quelques cas d’incidents isolés ».
« J’ai fait le tour des différentes unités pour m’enquérir de la situation. Celle-ci est relativement calme comparée aux situations que nous avons connues plusieurs décennies en arrière », même si dernièrement, « nous avons noté quelques cas de braquage menés par des individus isolés », a-t-il dit.
Le nouveau CEMGA assure que « les armées sont dans la posture idoine qui leur permet d’assumer parfaitement la mission qui leur est assignée, à savoir la protection du territoire, des personnes et de leurs biens ».MTN/BK

FRONTIERE SENEGAL-MALI–LA VÉRITÉ SUR L’ÉCHANGE DE TIRS ENTRE GENDARMES SÉNÉGALAIS ET UNE BANDE ARMÉE

NETTALI.COM – Des éléments sénégalais du Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (Garsi), qui patrouillent le long de la frontière sénégalo-malienne, ont eu un échange de tirs nourris, mercredi dernier, avec des malfaiteurs lourdement armés qui étaient à bord de motos. Sur la scène de l’accrochage, les gendarmes ont saisi des douilles, une arme «AK-47» et la crosse d’une Kalachnikov.
Dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme transfrontalier et la menace terroriste, le Haut Commandement de la gendarmerie sénégalaise a procédé à l’implantation le long de la frontière Est de plusieurs casernes et cantonnements, tenus par des éléments du Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention (Garsi). Cette mesure sécuritaire a permis d’atténuer des excursions de bandes armées qui écument le secteur.
Mercredi dernier, ces forces de sécurité ont eu un accrochage, ponctué par un échange de tirs nourris avec des éléments d’une barde de malfaiteurs lourdement armés qui s’étaient aventurés dans le secteur de Kéniéba (département de Bakel) à bord de motos.
C’est précisément dans la nuit du mercredi 22 au jeudi 23 janvier dernier que les éléments du Garsi, en poste à Kidira, département de Bakel (région de Tamba), sont tombés sur cette bande armée. Cette nuit-là, ce dispositif en opération de sécurisation investit les localités frontalières avec le Mali : Gathiary, Diyabougou, Soréto, Kéniéba.
Après avoir patrouillé dans le secteur de 23 heures à 00 heure, les éléments du Garsi également lourdement armés vont tomber sur une bande de trois hommes munis d’armes de guerre, dont des Kalachnikov. Pris de panique à la vue des gendarmes, ces malfrats qui étaient à bord de trois imposantes motos vont aussitôt ouvrir le feu sur les éléments du Garsi. La riposte ne se fait pas attendre du côté des forces de l’ordre.
Il s’en est suivi un échange de tirs nourris. Face à la puissance de feu des gendarmes et sentant l’étau se resserrer autour d’eux, les individus armés prendront la fuite. Dans leur retraite précipitée, ils vont abandonner sur le théâtre des opérations plusieurs douilles, une arme «AK-47» et la crosse cassée d’une Kalachnikov.
Poursuivant leur patrouille nocturne le long de la frontière, les hommes en bleu vont chercher à rassurer les habitants du secteur par des séances d’explications et de sensibilisation. Ces derniers seront invités à cultiver un réflexe de dénonciation systématique de tout fait suspect. Le même message a été fait aux chefs de ces villages respectifs.

MONTEE DE L’INSECURITE A TRAVERS LE PAYS: Engager le «djihad» des forces de sécurité et des populations contre les malfrats

https://www.jotaay.net/-Si la menace terroriste nous guette à la frontière Est du pays, le grand banditisme a pris ses quartiers sur tout le territoire national. Néanmoins, le combat contre les deux fléaux requiert la mobilisation de toutes les forces de défense et de sécurité, mais aussi la collaboration des populations dont la vigilance contribue à cerner les malfrats avant l’accomplissement de leurs méfaits. Et c’est à l’Etat de prendre les mesures idoines pour coordonner tout cela.
Le Sénégal est encore un sanctuaire préservé des actions des djihadistes, jusque-là confinés de l’autre côté de la frontière avec le Mali et, au-delà, vers le Burkina et le Niger. Toutefois, les signaux d’avertissement clignotent à une cadence accélérée virant à l’orangée. A preuve, cette attaque contre des éléments du Groupement d’action rapide de surveillance et d’intervention (Garsi) de la Gendarmerie, mercredi nuit, dans le village frontalier de Gathiary près de Kéniaba. Sans frais pour les pandores, puisque les trois malfaiteurs ont dû abandonner leur moto face aux tirs nourris des éléments du Garsi et se fondre dans la nature. Presque au même moment, à des centaines de kilomètres, non loin de la frontière sud, dans la zone de Kolda, un pick-up de la Sodefitex a été emporté, lors d’un braquage sur l’axe Kolda-Ziguinchor. Les assaillants ont aussi dépouillé de leurs biens les occupants du véhicule. Les braqueurs se seraient ensuite dirigés vers la frontière avec la Guinée-Bissau où l’existence supposée d’une base du Mfdc inciterait à coller l’attaque au mouvement rebelle. Sauf que dans la zone, des malfrats de tout acabit font souvent des razzias sur les troupeaux des riverains.

Le concept Armée-Nation pour endiguer le péril djihadiste

En tout cas, la porosité de nos frontières constitue un risque majeur d’infiltration d’éléments liés aux mouvements djihadistes. Aussi, en plus de cette mesure préventive d’installation du Garsi à la frontière Est, le renforcement des forces traditionnelles militaires et de gendarmerie dans ces zones souvent boisées, avec des checkpoints réguliers et équipés de moyens d’intervention rapide et de communication, contribuerait à rassurer les populations et faciliter leur collaboration avec lesdites forces. Jusque-là, le Sénégal a réussi à retarder l’échéance de la première attaque terroriste, et si les autorités semblent prendre conscience de son inéluctabilité, elles doivent se préparer à l’endiguer. A ce dessein, la collaboration plus soutenue entre les forces de sécurité et les populations, dans une mise en œuvre du concept Armée-Nation, doit être promue au rang de priorité, à travers la sensibilisation, la formation et surtout le renseignement. Le revers de la médaille du risque djihadiste, qui est non moins hideux, c’est le grand banditisme, dont les dégâts jalonnent désormais l’ensemble du territoire national. Et si le pic avait été atteint le 27 juillet 2019 avec l’attaque du bureau de PostFinance de Koumpentoum, lors de laquelle les malfrats s’en sont pris aux gendarmes de la brigade locale venus en intervention, tuant le commandant Tamsir Sané, l‘assaut mené auparavant par des Jakartamen contre la brigade de gendarmerie de Koungheul, le 14 juin 2019, avait sonné l’alerte.

La lèpre du grand banditisme gagne tout le pays

Et la lèpre n’a fait que s’étendre depuis. Les bandits s’éloignent de la capitale où les forces de sécurité sont relativement plus nombreuses, pour privilégier l’intérieur du pays où ils ciblent généralement les institutions financières, les gros commerçants où les bijouteries. Touba et sa périphérie sont particulièrement visées. Ce qui s’explique par la démographie galopante de la cité religieuse, son statut particulier dont la conséquence est l’absence de police de proximité, et surtout le fait que la cité soit le refuge de tous ceux qui, ayant maille à partir avec la loi, viennent s’y terrer. C’est ainsi que le 1er décembre, une douzaine d’hommes armés y ont fait une descente musclée, s’attaquant au poste de santé de Mboussobé, dans la commune de Touba. Les faits ont eu lieu le samedi à 2 heures 10 du matin. A la recherche d’argent, les assaillants, qui avaient escaladé le mur du poste de santé, ligoté le vigile, n’ont pu mettre la main que sur 200.000 F Cfa trouvés à la pharmacie. Les malfrats avaient failli violer la sage-femme de garde trouvée sur place, sauvée par son état de grossesse, indique la source. Dans la foulée, ils ont violenté quelques agents, pris des téléphones portables en plus de l’argent de la pharmacie.

Touba désacralisée par les malfaiteurs

Puis ce sera au tour d’une station-service de subir les assauts des brigands toujours à Touba. C’est le 12 décembre dernier, vers 3h du matin, qu’une quinzaine d’hommes armés ont attaqué l’essencerie et emporté plus de 3 millions de francs. Alertés et transportés sur les lieux, les policiers se sont heurtés aux teigneux braqueurs qui ont échangé des coups de feu avec les limiers avant de s’enfuir. A Ndindy, non loin de Touba, c’est une boutique qui sera braqué le 2 janvier 2020. En effet, les malfaiteurs ont emporté avec eux exactement 1.400.000 F Cfa. Bien que filmés par les caméras de surveillance, l’identification des malfrats sera extrêmement difficile puisqu’ils étaient cagoulés et la qualité des images pas des meilleures. Plus récemment, le 8 janvier, dans la nuit aux environs de 4 heures du matin, c’est une maison située derrière le lycée de Mbacké qui a reçu la visite de 7 malfrats. Les bandits ont défoncé le portail en fer de la concession avant de visiter les chambres de Sidate Sidibé et de Karfa Sidibé, gérants de kiosques de transfert d’argent. Le premier a été soulagé de la somme de 525.000 francs et Karfa, grièvement blessé, a été délesté de 300.000 francs. Les malfaiteurs ont aussi attaqué Fayka Sidibé qui habite la même maison et qui officie dans une entreprise locale de fabrication de bouteilles de gaz. Ce dernier verra ses 375.000 francs emportés. Trois téléphones portables seront aussi volés par les visiteurs. C’est à bord d’une charrette et que les bandits ont réussi à prendre la clef des champs malgré l’arrivée prompte de jeunes habitants de Gawane alertés par téléphone par les victimes.

Les braqueurs ratissent large

Si la capitale du Mouridisme, 2e ville du Sénégal, fait régulièrement l’objet d’attaque, les autres contrées du pays n’en sont pas pour autant épargnées. C’est à Saint-Louis que le 18 décembre 2019, une station-service est attaquée, moins d’une semaine après celle de Touba. C’est la station Edk de Saint-Louis, vers l’Université Gaston Berger, qui sera braquée vers 3h du matin avec le bilan macabre de la mort d’un homme sur les lieux. Il s’agit d’un jeune homme membre du gang des braqueurs tombé sous les balles des gendarmes. Toujours dans le Nord, plus de 5 millions de F Cfa ont été emportés le 14 janvier les assaillants qui ont braqué la Poste de Gaé, à 7 km de Dagana. C’est vers 4 heures du matin qu’une quinzaine de malfaiteurs lourdement armés ont défoncé la porte de La Poste, se sont attaqués au coffre-fort et ont emporté 5,5 millions F Cfa. Le vigile qui était préposé à la sécurité a pris la fuite à la vue des braqueurs. Après leur forfait, ils ont pris la poudre d’escampette sans coup férir

Les Chinois reçoivent les balles perdues

La campagne de commercialisation de l’arachide n’a pas échappé aux bandits à l’affut de tout gain facile. Et comme les Chinois sont très présents sur le marché, ils ont constitué une cible de choix. C’est ainsi qu’à Mbadakhoune, Des opérateurs chinois ont été braqués, dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 janvier. Une bande de malfaiteurs armés les a attaqués dans leur campement. Deux vigiles ont été blessés et une somme de 2 millions francs Cfa a été emportée. Face à la recrudescence des attaques à main armée, la police de Touba a initié l’opération «Samm suñu Kaarangé» (Assurer notre sécurité) visant à lutter contre l’insécurité à Touba et Mbacké. Et pour un bilan d’étape, le commissaire Bassirou Sarr a fait face à la presse mercredi dernier. «Pour les résultats, il faut signaler que 219 personnes ont été interpellées, pour vérification d’identité. 5 pour détention et usage de chanvre indien, 23 pour ivresse publique manifeste, 8 pour vagabondage. Aussi, 4 personnes pour usage de produits cellulosiques, 3 pour conduite sans permis de conduire, 1 pour vol, 8 pour jeu de hasard sur la voie publique. Il y a 6 individus interpellés pour nécessité d’enquête. 419 pièces ont été saisies et 59 véhicules mis en fourrière ainsi que 16 motos», énumère le commissaire. Selon ce dernier, 186 agents ont été engagés avec le renfort des éléments de la direction de la police judiciaire (Dpj) et du groupement mobile d’intervention.

700 détenus élargis sans préparation à la réinsertion

Ce bilan est peut-être l’arbre qui cache la forêt, car ceux qui braquent, tuent et dépouillent les honnêtes citoyens se terrent bien et ne sortent que pour accomplir leurs forfaits. Il en a été ainsi de cet acte odieux survenu dans les faubourgs de Kaolack, où un père et un fils ont été sauvagement attaqués dans leur maison par des bandits armés. Ce sont 6 malfrats armés de coupe-coupe et de pistolets qui se sont introduits dans la maison du citoyen américain, dans la commune de Kahone. Réveillés par le bruit, Abdou Aziz Cissé et son fils Mouhamed se sont opposés à leur assaillants, qui les ont grièvement blessés à l’issue de la bagarre. Les bandits ont emportés quelque 2 millions Cfa et 3000 dollars. Le fils Mouhamed Cissé a finalement succombé à ses blessures. Pour dire que si la colère gronde chez les parents des victimes d’agressions mortelles, la peur s’installe également au sein de populations désarmées, face à des bandits qui n’on aucun respect pour la vie humaine. C’est pourquoi d’aucuns se demandent quel sens il faut donner à la grâce que le président de la République accorde régulièrement à des quidams qui s’empressent de commettre un nouveau crime pour regagner leur place en prison. En effet, des 700 détenus élargis par grâce présidentiel à l’occasion du nouvel an, combien ont reçu une formation contribuant à leur bonne réinsertion dans la société ?Mansour KANE

Malick Guèye: «Si Macky veut et demande un 3e mandat,on le soutiendra…»

https://senego.com/-Lors d’un meeting cette semaine dans son fief à Latmingué, le conseiller spécial de la présidente du Hcct, El Malick Guèye, s’est prononcé sur la lancinante question du troisième mandat.
Lors de ce meeting pourtant dédié au président Macky Sall, on a noté une grande absence des pontes de la mouvance présidentielle, dont la présidente Aminata Mbengue du Hcct.
Prenant parole, après avoir loué le mérite du président Macky Sall, face à la grande foule venue répondre à son appel, El Malick Guèye, de faire savoir que si Macky voulait un troisième mandat, lui et sa base le soutiendraient vivement….Regardez !

Ahmed Khalifa Niass: «Macky se présentera en 2024»

IGFM – Ahmed Khalifa Niass se veut formel. Selon lui, il n’y a aucun doute. Macky Sall briguera un troisième mandat en 2024.
Ahmed Khalifa Niass a mis les pieds dans les locaux du groupe Wal fadjri ce vendredi. Une première depuis le décès de son jeune frère Sidy Lamine Niass, fondateur de ce qui est un des plus grands groupes de presse du Sénégal. Un déplacement qui fait suite à la réconciliation entre Ahmed Khalifa Niass et les enfants de son défunt frère.
Invité donc de l’émission « Le grand dîner », le marabout et hommepolitique a abordé plusieurs questions d’actualité. Interpellé sur la présidentielle de 2024, il s’est voulu catégorique. Selon lui, tous les actes que Macky Sall pose tendent à prouver qu’il a bien l’intention de briguer un troisième mandat. « Macky Sall se présentera en 2024 », laisse-t-il entendre.
D’ailleurs, Ahmed Khalifa Niass est convaincu que rien ne peut empêcher l’actuel chef de l’Etat de se représenter. Et pour cause, « Macky Sall entame son premier quinquennat », soutient-il. Parce que, pour lui, le premier mandat de sept ne fait pas partie du décompte. Car, souligne-t-il, la révision de la Constitution de 2016 parle de mandat de 5 ans renouvelable une seule fois. Ce qui lui fait dire que « le Président Macky Sall va briguer un 2e quinquennat. Il entame son premier mandat, avec ce quinquennat, issu de la présidentielle de 2019 ».

La Cedeao met en garde: « Plus de 3eme mandat dans l’espace communautaire »

https://www.seneweb.com/Selon le président de la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), Jean Claude Kassi, l’institution sous-régionale ne toléra plus aucun troisième mandat dans l’espace communautaire.
Il l’a fait savoir le jeudi 23 janvier dernier, lors de son intervention à Abidjan.
«Un peuple ne peut se pilier aux caprices d’une minorité d’hommes qui foulent aux pieds les bases de la démocratie. Et les regarder faire serait une complicité de notre part», a-t-il notamment déclaré, précisant avec insistance que le refus de l’alternance dans la sous-région ouest-africaine ne sera plus toléré, note Icimali.com.
Par conséquent, prévient Jean Claude Kassi, dans le cas où un régime sera amené à refuser de quitter le pouvoir après deux mandats, la Cedeao prendra sa responsabilité.
Cette mise au point est perçue par la observateurs comme un message adressé aux présidents qui piétinent la constitution de leur pays respectif pour rester au pouvoir.

Mamadou Diouf: « L’exclusion de Moustapha Diakhaté est le signal que la bataille pour la succession a commencé »

https://www.seneweb.com/-La lecture qu’il faut faire de l’exclusion de Moustapha Diakhaté de l’apr, de l’avis de Mamadou Diouf professeur d’histoire à Columbia University des Etats-Unis, est qu’il s’agit d’un signal fort qui marque le coup d’envoi de la bataille pour la succession. Invité d’objection ce dimanche sur Sud Fm, il déclare:  » la sortie de Moustapha Diakhaté et son exclusion est effectivement le signal que la bataille pour la succession a commencé au sein de l’apr, même si c’est une bataille feutrée pour le moment. Et c’est tout à fait normal ».
Ce qui est anormal dans ce jeu politique au sein du parti présidentiel, selon Diouf, c’est  » l’idée (du président Macky Sall) d’étouffer les ambitions politiques des uns et des autres » en gardant le flou sur un 3e mandat qu’il ne pourra jamais briguer à moins qu’il change la constitution. La conséquence qui découle de cette stratégie, à l’en croire, c’est qu’elle va « miner et l’appareil d’état et l’appareil politique, l’apr ».  » Il va y avoir des tensions de plus en plus importantes entre l’appareil d’état et l’appareil politique c’est-à-dire l’apr, d’une part. Et d’autre part il va y avoir une cacophonie de plus en plus importante », prévient-il.

 Méouane: le maire Bara Ndiaye dénonce une tentative de spoliation foncière des populations des villages de Tobène et Macka Dieng par le préfet

https://actusen.sn/-L’édile de Méouane, Bara Ndiaye se rue dans les brancards. Il dénonce une tentative spoliation foncière des populations des villages de Tobène et Macka Dieng par le Sous-préfet Ibrahima Ndaw au bénéfice des Industries Chimiques du Sénégal, ICS.
Dans un communiqué transmis à notre rédaction, la municipalité tient le Sous-préfet de Méouane pour responsable de toute situation qui portera atteinte à la quiétude de la population. Elle reproche l’administration d’avoir agi avec impétuosité au lieu  de favoriser le dialogue.
«La municipalité tient le Sous-préfet de Méouane, Monsieur Ibrahima Ndaw pour responsable de toute situation préjudiciable à la sécurité et à la paix sociale. La municipalité dénonce les intimidations de l’administration déconcentrée par la mobilisation massive des forces de sécurité à la place d’un dialogue constructif et sincère», lit-on dans le document.
Aussi, Bara Ndiaye et son équipe condamnent-ils « l’usage inapproprié et abusif de la force publique contre des populations qui ne défendent que leur outil de subsistance ». Ils expriment par ailleurs leur total soutien aux populations et s’engagent à rester à leurs côtés dans cette lutte qu’ils jugent « juste et légitime ».Adja Khoudia Thiam

Dépenses excessives : A quoi sert le Dialogue national ?

https://www.xibaaru.sn/–On aura beau le répéter, seulement le Dialogue national à peine démarré, bat du plomb dans l’aile. Les Sénégalais qui se montrent pessimistes face au Dialogue national ont de multiples raisons de l’être. Déjà la société civile commence à s’agacer du Dialogue national dont il estime qu’il est détourné de ses objectif, avec son accaparement par les politiciens. D’ailleurs, une partie de la société civile commence à croire que le Dialogue national a été instauré uniquement pour trouver le subterfuge qui va permettre à une partie de l’opposition d’être intégré dans le gouvernement.
Une hypothèse loin d’être à écarter. Le Président Macky Sall dont c’est le dernier mandat à la tête du Sénégal, suivant la Constitution, se trouve dans une logique de préparer ses arrières, en parvenant à se trouver un successeur qui sera digne de sa confiance. A quoi donc sert le Dialogue national, si ce n’est que pour parvenir à le détourner de ses fins.
Un Dialogue dont il faut croire Mamadou Lamine Diallo qui estime qu’il coûte au Sénégal tous les jours 10 millions de FCFA. 10 millions de FCFA en quatre mois, c’est plus d’un milliard de FCFA. Une manne financière plus utile à financer la construction de cases de santé, d’écoles et de classes dans des zones reculées du Sénégal qui en sont dépourvues. Une manne qui aurait servi au financement de pistes de production.
Malheureusement, il y a de l’argent servant à payer des perdiems, des transports, des primes pour les participants au Dialogue national devenu finalement inutile car ne servant que pour manipuler l’opinion, pour d’autres buts autres que le bien-être des Sénégalais, la bonne gouvernance. Ce qui est scandaleux, personne ne sait dans quel chapitre du budget national est inscrit tout cet argent pour financer inutilement le Dialogue national. Non seulement, il n’est pas inscrit dans le budget national, mais aussi dans toute autre loi des finances rectificative.La rédaction de Xibaaru

Sonko « Macky Sall est l’Alpha et l’Oméga du système de corruption au Sénégal »

http://www.dakarmatin.com/Indice de perception de la corruption 2019, qui est vraiment surpris du mauvais classement du Sénégal !
La corruption est une pratique consacrée et légitimée à tous les échelons étatiques au Sénégal, et il n’est nécessairement pas besoin d’un rapport ou d’une étude pour l’établir.
Mais le vrai débat est celui des responsabilités. Le seul responsable de la corruption au Sénégal s’appelle Macky Sall. Lui qui, par une gestion familiale, clanique et partisane, entretient un système bâti sur la corruption, le détournement et l’escroquerie portant sur nos deniers publics.
– C’est lui qui nomme, à des responsabilités directionnelles, des personnes qui faisaient déjà l’objet de rapport à charge des corps de contrôle ;
– c’est lui ensuite qui les promeut à des responsabilités ministérielles quand bien même leur gestion antérieure a fait l’objet de réserves voir de dénonciation par ces mêmes corps de contrôle ;
– c’est lui enfin qui met le coude, directement ou indirectement (par son procureur), sur lesdits rapports, empêchant toute poursuite judiciaire contre son clan.
Prodac, COUD, Poste, Petrotim, Port autonome, King Fahd, Sécuriport, CSS, 94 milliards, Navire Olinda, Aser, Sénélec (Myna distribution), titre Bertin, Lonase…, la liste est très longue de dossiers impliquant ses proches ou des transhumants qu’il couve dans une impunité indécente.
Monsieur Macky Sall est l’Alpha et l’Oméga du système de corruption au Sénégal. Et à titre personnel, son rôle est encore frais dans l’attribution frauduleuse du gaz du bloc de Saint Louis à Frank Timis (Aliou Sall) par la signature d’un décret corrompu.
Les Sénégalais doivent bien comprendre une chose, au delà des slogans creux et de la propagande médiatique : Macky Sall ne peut pas être le mal et le remède à la fois

Malick Gakou à Diourbel: «Je ne regrette pas mon compagnonnage avec Idy… La filière arachide est en crise»

http://www.dakarmatin.com/-« Envoyé » par le bureau politique du Grand Parti qui, dit-il, l’a instruit de dérouler une tournée nationale dans le monde rural, Malick Gakou s’est particulièrement offusqué de la politique arachidière de l’État du Sénégal qui, selon lui, s’est carrément plantée. Au terme de la visite  effectuée dans les locaux de la Sonacos de Diourbel grâce, souligne-t-il, à  la collaboration du Directeur général Modou Diagne Fada, Gakou n’a pas hésité à déclarer que la filière est en crise.
« Nous sommes venus dans le bassin arachidier pour nous enquérir de la situation de la politique arachidière. Nous avons eu la confirmation que la filière arachidière est en crise, une crise profonde qui remet en cause les bases même de la politique arachidière. Elle est manifeste dans tous les éléments de la chaîne de valeur de la filière arachidière et comme vous le voyez, nous venons de visiter l’usine de la Sonacos . Nous avons vu que la Sonacos, elle-même, qui était jadis le fleuron de l’économie Sénégalaise rencontre d’énormes difficultés pour absorber les 155 000 tonnes d’arachide pour les besoins de sa production. Vous savez aussi qu’avec l’autorisation d’exporter 400 000 tonnes d’arachide par année et la suppression de la taxe, il y a trop de spéculations dans le bassin de la production arachidière de notre pays. Il faudra repenser le modèle agricole Sénégalais mais, avant cela, aussi penser le modele de la chaîne de production arachidière ».
L’ancien candidat recalé à la dernière élection présidentielle de signaler qu’il est impossible pour le Sénégal d’avoir une croissance endogène, inclusive sans remettre l’agriculture sur les rails et surtout en repensant la politique arachidière. Il précisera en passant que dans toutes les variantes agricoles,  il y’a des problèmes.
Interpellé sur son compagnonnage politique avec Idrissa Seck, Malick Gakou dira ne rien regretter avant de se féliciter du costume du chef de l’opposition que porte son candidat. Il se réjouira de la tenue du dialogue national, mais dira préférer attendre le sort qui sera réservé aux conclusions.
Lui et sa délégation vont poursuivre la tournée qu’il voudra nationale, histoire dit-il, de participer à trouver des solutions aux problèmes des populations et non, « se limiter à critiquer ».

Apr: le SEN entérine l’exclusion de Moustapha Diakhaté

http://www.dakarmatin.com/Moustapha Diakhaté n’est plus membre de l’Alliance pour la République (Apr). Selon L’As, le Secrétariat exécutif national (Sen) dudit parti a entériné hier, l’exclusion de l’ancien ministre conseiller qui a lancé récemment porté sur les fonts baptismaux sa plateforme militante, Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance.

Seydou Guèye: «Le Président a instruit l’exclusion de Moustapha Diakhaté»

https://senego.com/– « Le président Macky Sall a donné l’instruction de l’exclusion de Moustapha Diakhaté », a confirmé Seydou Guèye sur la Rfm. Le ministre-conseiller en communication de la présidence de la République, porte-parole de l’Apr, était l’invité de l’émission « Grand Jury », ce dimanche.
Confirmation…
« Quand on a décidé d’être contre un parti, il faut aller face à ce parti. La politique est une réalité de terrain, pas une affaire de ‘facebookie’ avec le courage du clavier », souligne Seydou Guèye.
La réunion du SEN sous la présidence de Macky Sall…
Pour mémoire, le Secrétariat exécutif national de l’Apr (SEN), s’était réuni le vendredi 24 janvier 2020, sous la présidence de Macky SALL, Président du Parti, le Secrétariat Exécutif national (SEN) de l’Apr pour examiner l’exclusion de Moustapha Diakhaté.
Et dans une note sanctionnant les travaux du SEN, on pouvait lire ceci : « Le SEN a hautement apprécié la communication d’une exceptionnelle richesse et d’une grande portée politique du Président Macky SALL. Son discours sur l’unité, la discipline, les valeurs et le sens de notre engagement collectif autour du destin du Sénégal a emporté l’adhésion unanime des membres du SEN qui, par la même occasion, l’ont vivement félicité et lui ont réaffirmé leur soutien total ».
Confirmant ainsi que le Président Macky SALL a approuvé la mesure disciplinaire (exclusion d’un membre du parti) issue de la réunion de la Commission de discipline tenue sur instruction du Président du Parti, le 21 janvier 2020, en parfaite conformité avec les textes qui régissent notre organisation.

Benoit Sambou: «Moustapha Diakhaté voulait détruire le parti»

https://senego.com/-Ce dimanche, les responsables de l’APR se sont rués sur les plateaux télé et radio pour justifier l’exclusion de Moustapha Diakhaté de leur parti. Après le passage Seydou Gueye sur la Rfm, Benoit Sambou enfonçait le clou dans l’émission Face2Face sur la Tfm.
Mauvaise intention
Le membre de la commission de discipline de l’Alliance pour la république (Apr) a révélé que Moustapha Diakhaté « avait l’intention de détruire le parti ». Il se pose la question de savoir « comment on peut promettre des réformes au sein de l’Apr alors qu’il n’a aucune responsabilité dans ce sens ».
La rébellion
Face à cette situation de rébellion de l’ancien ministre-conseiller dans le parti, le Président de la Commission Nationale du Dialogue des Territoires (CNDT) estime que « il fallait prendre des mesures avant que les choses deviennent plus inquiétantes ».

Exclusion Moustapha Diakhaté: Salihou Keïta reprécise sa pensée…

https://senego.com/ « Ma position n’a pas évolué entre-temps…« , a tenu à préciser Salihou Keïta qui, invité de 7Tv Soir, a tenu à repréciser sa pensée. Car, lors d’une de ses sorties dans la presse, on prêtait au responsable apériste de Dakar Plateau d’être en désaccord avec le SEN de l’Apr, sur l’exclusion de Moustapha Diakhaté. Pour le Sg de l’Anpej, ce n’est pas le cas et ce fut un lapsus de la part de l’auteur du texte qui disait que « Salihou Keïta est catégoriquement contre l’exclusion de Moustapha Diakhaté« .

« Ce qu’on doit préciser…« 

« Quand on est dans une organisation politique, on doit respecter la ligne du parti, adhérer aux orientations tracées par le parti… Aujourd’hui, ce qu’on doit préciser c’est que le parti a décidé l’exclusion de l’ex-camarade Moustapha Diakhaté…«,dit-il.

« Moustapha Diakhaté n’est pas reconnaissant…« 

« Le président Macky Sall est mon leader. Et tout le monde sait que l’Alliance pour la République est mon parti. Mais lorsqu’on parle de politique et de Moustapha Diakhaté, je soulignerai deux (2) choses : la discipline, l’étique et surtout la reconnaissance… A chaque fois, je dis que la politique c’est la circonstance et l’intérêt. Mais si on revisite l’histoire, Moustapha Diakhaté n’est pas reconnaissant envers l’Apr… N’oubliez pas que Moustapha Diakhaté n’est pas de Dakar. Il fait partie de Touba. L’Alliance pour la République (Apr), tout le monde dit que c’est n’est pas un parti structuré, mais… »Regardez

Rufisque-Noo Lank noo bagn: les manifestants se prononcent

http://www.dakarmatin.com/Avec la participation de la population Rufisquoise, le collectif départemental Noo Lank a tenu sa manifestation ce vendredi devant le jardin public.
Lors de cette rencontre, des citoyens lambda ont décrié la hausse du prix de l’électricité et ont exigé la libération de Guy Marius Sagna. Parmi eux, M. Abibou Diop soutient lui que « le chef de l’Etat nous avait fait la promesse de réduire le prix du courant à la veille des élections pour nous conduire à voter pour lui. L’augmentation du courant signifie l’augmentation de toutes les denrées. »
Mr Diop d’ajouter que « Guy Marius n’a absolument rien fait car ce n’est pas la première fois que quelqu’un s’accroche aux grilles du palais, peut être que ce sont des impérialistes comme la France qui ont donné l’ordre pour qu’on le prenne. » Il pense que « la jeunesse sénégalaise doit sortir et faire un bloc pour dire non à ce régime dictatorial. »
Selon Bineta Boye, citoyenne, cette hausse est un coup dur qui affecte la population sénégalaise car cela a occasionné l’augmentation des denrées de première nécessité. Le porte-parole du collectif départemental Noo Lank de  Rufisque a profité de l’occasion pour  préciser que ce n’était pas une marche qui a été prévue, mais plutôt un rassemblement au niveau de la Senelec. «Lorsque l’autorité nous a appelé pour une négociation, nous lui avons dit que s’il ne pouvait pas nous autoriser à le faire devant la Senelec, qu’il nous permette au moins de le faire au jardin public  », a-t-il déclaré.

Rufisque-Noo Lank: «Guy Marius a sacrifié sa vie pour nous, sacrifions un après-midi pour lui » (THIAT, membre de Noo Lank)

http://www.dakarmatin.com/-Le collectif départemental de la plateforme Noo Lank de Rufisque a tenu sa manifestation en présence de la population, ce vendredi, devant le Jardin public de la ville. Une occasion pour les membres de cette plateforme de fustiger l’autorisation tardive de la manifestation. Selon Ameth Daff, coordonnateur du collectif, « le préfet a essayé de saboter le rassemblement, raison pour laquelle il a attendu jusque vers 13h pour nous délivrer cette autorisation de faire une marche. Nous voulons faire savoir au préfet de la ville que si cela se reproduit, ce sera la pagaille à Rufisque. »
Par ailleurs, le rappeur THIAT, membre de la plateforme qui a appuyé les propos du coordonnateur, s’est dit satisfait de la mobilisation, car la population a répondu à l’appel. Selon lui, «le préfet a fait du sabotage avec la population, mais tant que l’électricité reste cher et tant que Guy Marius Sagna est en prison, nous distribuerons des flyers.
Il faut que la population sorte le 31 Janvier pour la libération de Guy Marius Sagna et pour la cherté de la vie et de l’électricité, car ça sera une date historique. D’ailleurs, le slogan retenu est « Guy Marius Sagna a sacrifié sa vie pour nous, sacrifions un après-midi pour lui. » On en est arrivé à un stade où on n’attend plus d’autorisation, nous avons déjà avisé l’autorité:avec ou sans autorisation,nous allons manifester…»

Distribution de Flyers: Des membres du Collectif Noo Lank arrêtés au niveau du Rond-point Liberté 6 puis relâchés

https://actusen.sn/-Les membres du Collectif Noo Lank ont été arrêtés par la police au niveau du Rond-point Liberté 6. Il s’agit de Babacar Diemé (SNP), Fatima (AGIR), Adama Diatta (FRAPP/France Dégage), Daouda Togola (FRAPP/France Dégage), le rappeur Simon (Y EN A MARRE), Lune Thiaw (Y EN A MARRE) et Serigne Dia. Ces derniers menaient une activités de distribution de flyers et de sensibilisation sur la hausse des prix de l’électricité. Aux dernières nouvelles, ils ont tous été libérés.

Camp Pénal: «Guy Marius Sagna est isolé»

http://www.dakarmatin.com/-«L’administration judiciaire a refusé de donner des permis de visite à tous ceux qui étaient présents, hier matin, au tribunal pour voir Guy Marius Sagna. Beaucoup de ses camarades venus demander un permis de visite ont reçu la notification Non pour Guy Marius ou Permis délivré uniquement aux parents.
On tente de l’isoler en le mettant en Haute surveillance (dans le quartier des terroristes et grands délinquants) et en imposant des restrictions sur son droit d’appels téléphoniques tous les 15 jours et ses visites», rapporte Kritik.
Une information confirmée par l’avocat de l’activiste. Me Cheikh Khouraïchy Bâ de préciser : «Guy est en instruction. Un vieux décret datant de 1966, qui a évolué entre temps, instruit de garder cette personne à la maison d’arrêt, donc à Rebeuss, pas au Camp Pénal qui est prévu pour ceux qui sont déjà jugés et condamnées. Il est retenu dans des locaux spéciaux construits à l’usage exclusif des personnes suspectées de terrorisme. La famille de Guy, qui est un patrimoine national, n’est pas juste celle biologique»

Déthié Fall sur l’insécurité: «Aly Ngouille est préoccupé par les questions électorales»

https://www.lequotidien.sn/-Le ministre de l’Intérieur passe plus de temps à parler des questions électorales que de s’occuper de la sécurité des Sénégalais. C’est le constat de Déthié Fall qui était en tournée de massification de Rewmi à Tambacounda.
Le vice-président du parti Rewmi qui était à Tambacounda n’a pas manqué de lancer des piques au ministre de l’Intérieur. Interpellé sur les cas d’insécurité marquée ces temps-ci par des agressions et autres meurtres de citoyens, Déthié Fall dit avoir constaté «beaucoup de manquements» dans la gestion de la sécurité des personnes et de leurs biens. Et il le met sur le dos de Aly Ngouille Ndiaye. «A chaque fois qu’il fait des sorties dans la presse, c’est pour parler d’élections reportées, de dialogue national ou des choses y afférentes. C’est regrettable. Tout cela montre que la sécurité des populations et de leurs biens ne les préoccupe même pas, lui et son chef», se désole-t-il. Le député de Rewmi souligne en effet que cette question sécuritaire impacte le tourisme. «Les investisseurs ont peur de mettre leurs moyens dans un endroit sans sécurité. L’Etat, avec le président de la République au premier chef, doit mieux protéger les populations et travailler à trouver de l’emploi aux jeunes. Cela, pour un climat social apaisé qui garantit une libre circulation des personnes et de leurs biens», exhorte le camarade de Idrissa Seck.
Le vice-président de Rewmi était avec Alé Salle Diop, secrétaire national chargé de la massification du parti et d’autres responsables. Dans ce sens, ils ont sensibilisé leurs militants et sympathisants sur l’opération «Bao­bab» lancée par leur parti. «Il s’agit d’expliquer aux militants et sympathisants les voies et moyens conçus par le parti pour arriver à mieux le massifier. Et c’est la raison principale de notre tournée», a déclaré le député.

OBLIGATION DES ÉTATS DE RELEVER LE DÉFI POLITIQUE DE LA MISE EN ŒUVRE DES POLITIQUES ÉCOLOGIQUEMENT IDENTIFIÉES: PR PAPE MEISSA DIENG MONTRE LA VOIE

http://www.sudonline.sn/-Le secrétaire général de la Convergence des écologistes du Sénégal (CES), Pr Pape Meissa Dieng, a analysé la crise écologique et ses conséquences. Selon lui, il urge de prendre des mesures pour combattre le phénomène
La crise écologique s’aggrave de jour en jour, avec la disparition d’espèces, la pollution ou encore la consommation de plastiques. Sur ce, le secrétaire général de la Convergence des écologistes du Sénégal (CES), Pr Pape Meissa Dieng, tire la sonnette d’alarme. «Des efforts importants ont, certes, été initiés par le gouvernement actuel du Sénégal, mais ils ne sont, toujours pas, à la hauteur de l’urgence climatique.
Et ces efforts seront sans conséquences positives durables et ils risquent même d’être annihilés, si ils ne sont pas soutenus par une volonté collective et franche de toutes et de tous, à l’échelle de la planète, de sortir du modèle pernicieux de consommation qui continue de faire de la combustion de l’énergie fossile produisant du dioxyde de carbone et du protoxyde d’azote aux conséquences désastreuses et inégalement réparties», a expliqué le secrétaire sortant de la Fédération des partis écologistes d’Afrique (Feva).
Mieux, dit-il, «audelà des bouleversements environnementaux (fonte des glaces, perte biodiversité, inondations et sécheresse, phénomènes météo extrêmes…), le changement climatique accentue avec des situations précaires de tout ordre pour les populations les plus démunies, et il va encore renforcer les phénomènes migratoires et la fracture sociale et économique entre le Nord et le Sud. Nos institutions démocratiques ont l’obligation de relever le défi politique que constitue la mise en œuvre des politiques écologiquement identifiées».
A en croire, Pr Pape Meissa Dieng, «la massive prégnance du phénomène du changement climatique a montré toutes les limites de ce qu’un défaut ou un déficit d’anticipation comme celle-là peut engendrer comme conséquences parmi les plus dommageables. Pour dire combien sont pertinentes et bien fondées ces questions de prédiction, de précaution et d’innovation et de créativité écocitoyenne, parmi tant d’autres, agitées par l’écologie politique et les militants (les vrais) aux quatre coins du globe qui les portent». Ce qui lui fait dire que «confrontés à ces défis, les dirigeants des pays modernes ont à faire des choix difficiles, parfois politiquement impossibles, surtout devant le gouvernement de la technoscience».
Selon Pr Pape Meissa Dieng, il y a donc un conflit entre réponses au défi écologique et prémisses organisationnelles et éthiques du gouvernement représentatif moderne. «En réponse à ces nouveaux contours institutionnels, de territorialité, de temporalité, et de gouvernance de la technoscience, l’aggravation des problèmes environnementaux globaux comme le changement climatique, crée de nouvelles pratiques et de nouvelles tensions favorisant la réglementation supranationale», a-t-il fait savoir. Et d’ajouter : «l’accroissement des accords internationaux et de la législation environnementale régionale prouvent que la prévention des dommages environnementaux exige de transcender les territoires et la compétence territoriale sur lesquels, la représentation moderne s’est construite».
Pour Pr Meissa Dieng, la représentation moderne, coexistera et nécessairement de façon concurrentielle avec les institutions internationales. Toutefois, dira-t-il, «la voie de la démocratie écologique, introduit systématiquement des organisations non gouvernementales, que des politistes appellent des «représentants auto-investis» ou «les nouvelles figures de la légitimité démocratique», dans les institutions délibératives»

RTS/DRH: «Peut-on nous reprocher de sanctionner des agents qui ne travaillent pas?…Qui ai-je renvoyé?…Ce que vous ne saviez pas sur Lucky Patrick Mendy »

https://www.dakaractu.com/Briser des carrières, pousser des gens à la démission, renvoyer des agents, couper des salaires, refuser à un directeur le stationnement de son véhicule… voilà qui serait le jeu favori du Directeur des ressources humaines de la Rts… Que de fausses allégations de la part de gens qui courent derrière des postes à privilèges !  « Trois personnes exactement », précise Alioune Thiam, au téléphone de Dakaractu.
Loin d’être ébranlé par la salve de critiques déversées, cette semaine, sur sa personne,  Alioune Thiam se plaira de rappeler d’emblée,  que la Rts n’est pas une jungle et que jamais il ne sera question pour lui de verser dans des polémiques ou d’entretenir une guéguerre. Néanmoins, dit-il, face à de telles accusations,  il peut-être parfois utile d’éclairer la lanterne des Sénégalais qui ne savent, peut-être pas, que ses détracteurs ont tort sur toute la ligne et n’ont aligné que des faussetés sur sa personne.

SUR « L’AFFAIRE DES SABOTS » DU VÉHICULE DE LUCKY PATRICK MENDY

 » Si je vous disais que Lucky Patrick Mendy, malgré le fait qu’il soit au niveau du Haut Conseil des Collectivités territoriales, perçoit ses salaires à la Rts. Et c’est de l’indulgence. Il perçoit son salaire et on ne le voit même pas… Il est d’ailleurs dépassé par la technologie »… Une remarque faite en passant par Alioune Thiam qui ne comprend pas pourquoi son nom a été cité dans l’affaire des sabots du véhicule du célèbre Lucky Mendy. Pour lui, c’est de la mauvaise foi et rien de plus. « Je n’étais même pas au courant. Ce sont les agents de la sécurité qui m’ont informé de cette affaire. C’est de la provocation. Il y a un espace qui est réservé aux autorités et aux directeurs. Quand j’ai appelé le chef des gendarmes, il m’a dit que c’était la quatrième fois qu’on lui disait qu’il ne pouvait se garer là-bas. Il a reconnu avoir eu tort. Le trouble qu’il crée autour de sa personne pour une chose pareille est bizarre. Nous n’avons aucun intérêt à humilier un agent. J’ignorais, qu’à quatre reprises, il lui a été interdit le stationnement. Lucky Patrick Mendy n’est plus un directeur depuis 5 ans et il sait que là où il gare son véhicule est réservé aux directeurs. D’ailleurs, son bureau c’est au boulevard de la République et non au Triangle sud… », dira Alioune Thiam qui rappellera, encore une fois, que ce sont les gendarmes qui s’occupent de ces questions de sécurité et que même lui, malgré son statut de Drh, il ne peut rien faire faire à ces pandores.

UN DRH…BRISEUR DE CARRIÈRES ?

Face à un tel cliché, Alioune Thiam a tenu à  renvoyer Dakaractu vers ses  » délateurs « , histoire de les inviter à  citer des noms d’agents dont il aurait brisé les carrières.  » Qu’il vous cite vous des noms ! On lance des mots pour tromper des gens…la personne qui parle a des intérêts personnels à défendre. Qui a démissionné? La seule démission que j’ai vue c’est quelqu’un qui est venu me dire qu’il a reçue une offre qu’il ne pouvait pas refuser. On gère plus de 800 agents. On ne peut pas faire l’unanimité. Quand quelqu’un ne fait rien, il nest pas sanctionné ».
À la question de savoir s’il était réellement une machine à couper les salaires des agents, notre interlocuteur se voudra ferme.  » Il y a des gens, par le passé, qui ont mis des mois et des années sans venir travailler et ils sont payés. « Peut-on reprocher à la Rts de sanctionner des agents qui ne travaillent pas?…Partout où vous allez, c’est point de travail, point de salaire. On a même été indulgent. Au départ, ils savent qu’ils ont tort. Tu ne peux pas rester pendant 6 mois sans venir au travail et… Si je vous dis qu’on a coupé des salaires et qu’on a restitué pour des raisons sociales. » Alioune Thiam de fermer ce chapitre en signalant qu’il ne s’inscrit pas dans une dynamique de règlement de comptes. « Quand je rentre chez moi, je dors tranquille. Je ne règle pas de comptes, je ne brime aucun agent.  On ne peut pas satisfaire tout le monde dans tout. C’est des questions de règles de droit. »

UNE INDISPONIBILITÉ DE 14 ANS ?

Pour ce qui concerne ses 14 années  d’indisponibilité passées à l’étranger et à la suite desquelles il a débarqué et bombardé Drh, Alioune Thiam parle d’exagération qui frise le ridicule et de méconnaissance du code du travail. À l’en croire, les déclarations des agents qui ont été salir sa peau devant les caméras sont dénuées de fondement. « C’est des histoires. Le code du travail donne une disponibilité. Les entreprises encadrent cette disponibilité. Un directeur peut accepter ou refuser d’accorder la disponibilité à un agent parce que le code ne lui impose rien dans ce sens. J’ai eu à demander une disponibilité. Et un directeur général a accepté. Moi même j’accorde des disponibilités beaucoup plus longues que celle que j’ai eue. Il  n’y a aucune entorse. Ils ont dit 14 ans. 14 ans c’est quand-même une exagération! »
Selon Alioune Thiam, la Rts souffre d’un groupuscule de 4 à 5 personnes qui n’ont d’yeux que pour des intérêts crypto personnels, ne visant que des postes alors que, dit-il, « un poste on le mérite. » Une situation qui tombe mal, confie-t-il, au vu des efforts colossaux consentis par la boite. Mis à part les augmentations de salaires qui tournent autour de 25%, la mise à disposition des agents de terrain, notre interlocuteur parlera de gros investissements allant de l’achat de matériel haut de gamme avec le changement de l’antenne…à  l’encadrement, à la formation et au renforcement de capacités. Il ajoutera l’engagement du directeur général à faire chaque jour un peu plus pour les travailleurs. « Tout se réglera autour d’une table. Les agents ne sont pas nos ennemis… On a toujours été dans les dispositions de travailler dans une parfaite harmonie avec les agents.  »
À  la dernière question de savoir comment il apprécie la demande formulée par ses détracteurs de le voir débarqué, il répondra par une interrogation. « C’est juste un petit groupe qui s’agite. Demain cela va être à qui le tour…? »

Kédougou: un éboulement sur un site d’orpaillage fait 2 morts et 3 blessés graves

https://actusen.sn/Un éboulement a eu lieu dans un site d’orpaillage au village de Kharakhéna, dans le département de Saraya, dans la région de Kédougou. Selon la Rfm qui donne l’information, 2 personnes sont mortes sur le coup et 3 autres personnes sont gravement blessées. Une enquête a été ouverte.

Plage de Yarakh: 314kg de chanvre indien débarqués nuitamment,les trafiquants arrêtés

https://www.seneweb.com/-L’affaire a failli passer inaperçue. Les agents du Bureau des Investigations criminelles et des Stupéfiants (BICS) de la Direction du Renseignement et des Enquêtes douanières (DRED), ont discrètement saisi une importante quantité de drogue et arrêté 3 individus sur la plage de Yarakh.
Cette opération s’est déroulée le lundi 20 janvier 2020. C’est en effectuant un service de patrouille et de contrôle que ces éléments de la douane sont tombés sur trois individus qui étaient en train de décharger 11 balles de chanvre indien, contenant 292 paquets de chanvre indien, d’un poids total de 314,9 kilogrammes.
La drogue était transportée sur une embarcation. À quelques mètre de celle-ci, était garé un véhicule de marque Renault Dacia, devant charger lesdits colis. Les trois trafiquants ont été arrêtés et tout leur arsenal logistique a été également saisi par les agents au cours de l’opération.
Le même jour, les agents des Douanes de la Brigade de Fimela ont fait une saisie portant sur 05 colis de chanvre indien d’un poids total de 181kg, trouvés sur le débarcadère de Djifère, suite à un renseignement, tandis que dans la semaine précédente, les agents de la Brigade mobile de Kolda mettaient hors circuit, 13kg de chanvre indien et 100 grammes de hashisch dans un véhicule 7 places à Kolda.
C’est dire que plusieurs individus ont été appréhendés cette semaine pour trafic de stupéfiants et mis à la disposition de la Justice.

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 25/01/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Ndèye Rokhaya Mbodj limogée à l’Anacim

Notre consœur Ndèye Rokhaya Mbodj a été limogée par le Directeur général de l’Agence nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (Anacim). Maguèye Marame Ndao a pris un arrêté hier pour mettre fin à sa collaboration avec Ndèye Rokhaya Mbodj, chef du service communication de l’Anacim. Le directeur général a pris cette décision au moment où le chef de l’Etat demande aux responsables de tout faire pour apaiser le climat social dans la plateforme aéroportuaire. Quoi qu’il en soit, des sources de «L’As» renseignent que Maguèye Marame Ndao est en train de développer des velléités dictatoriales. Il soupçonne tout le monde de parler à la presse, agit de manière autocratique en criant sur ses employés. Depuis lors, c’est un climat délétère qui y règne.

Coup de poing mortel d’un talibé

Une scène horrible s’est déroulée hier à la rue Valmy de Dakar. Une bagarre entre talibés a viré au drame. En effet, des sources de «L’As» renseignent que le talibé A. D âgé de 17 ans a eu une altercation avec un autre talibé du nom de O Mballo à la rue Valmy où ils se retrouvent chaque jour dans la journée pour manger. O. Mb a voulu venger son frère. C’est ainsi qu’il a donné un coup de poing sec à A. D au niveau du cou. Le talibé s’est affalé et a cessé de vivre sur le coup. Son bourreau est arrêté par la police. O. Mb est placé en garde-à-vue au Commissariat central.

Viol sur un talibé de 9 ans

L’affaire a fait grand bruit hier, au quartier Mbour 3 de Thiès. Un talibé, âgé entre 8 et 9 ans, a été victime d’un viol en plein jour. C’est une dame qui se rendait au marché qui a entendu des cris stridents venant d’une maison un peu isolée où logent des talibés, située non loin du poste de santé. Elle s’est approchée pour y voir plus clair. Et c’est ainsi qu’elle est tombée sur la scène. Un talibé âgé d’environ 17 ans avait pénétré l’autre talibé qui criait à tue-tête. Tétanisée par cette scène, elle a alerté un agent du poste de santé avant que la police des Parcelles Assainies ne soit informée. Finalement le Sous-Préfet et le maire de Thiès Ouest sont venus s’enquérir de la situation. Le garçon violé a été conduit à l’hôpital pour les besoins des constats d’usage.

Tentative d’enlèvement d’enfants

Un fait inédit s’est déroulé à Réfane, une commune située dans le département de Bambey. En effet, un homme, qui se réclamait de la communauté Baye Fall, a été arrêté, avant-hier mercredi, par des jeunes de la localité, a appris Seneweb. Il est accusé de tentative de vol d’enfants qu’il a interceptés à Mbadié, à quelques encablures de Nderep. Il a été livré à la gendarmerie où il est gardé à vue. D’après des témoins, le mis en cause a même blessé trois de ces jeunes à l’aide de son coupe-coupe. Ces derniers sont internés au district sanitaire de Bambey.

Bras de fer entre «And Gueusseum» et Dr Assane Ndiaye

Suite mais pas fin de la crise qui secoue le Centre de santé Baye Talla Diop dans le bras de fer entre le Médecin-chef Dr Assane Ndiaye et certains de ses employés affiliés à «And Gueusseum». Ces derniers, qui ont été interdits d’accès à leurs locaux, ont commis un huissier pour constater les faits. Ils menacent de porter plainte contre le Secrétaire général du Comité de Développement Sanitaire (Cds), Ousmane Sarr qui dit être quitte avec sa conscience. Ousmane Sarr qui raille ces syndicalistes estime qu’on lui fait un mauvais procès. Toutefois, le médecinchef Assane Ndiaye a préféré ne pas répondre aux syndicalistes, suite à la médiation du Secrétaire général national du Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (Sutsas) Yankhoba Fall qui annonce une réunion de crise afin de trouver une issue heureuse à ce problème.

Dialogue national

Le président du Comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna, a réuni hier les présidents des différentes commissions pour adopter un plan de travail. A l’occasion de la rencontre, il a affecté à chaque commission une salle de réunion. Ainsi la commission politique tiendra ses rencontres au Ministère des Affaires Etrangères, la commission Economique et sociale au Building administratif, la commission des ressources naturelles au Cercle de la Rade, la commission environnement et cadre de vie sera également au Cercle de la Rade. Quant à la commission paix et sécurité, elle travaillera à l’état-major particulier du chef de l’Etat. La commission Modernisation de l’Etat et de la lutte contre la corruption au siège du comité de pilotage, la commission décentralisation à ex-Breda et celle de synthèse au Bulding administratif. Famara Ibrahima Sagna indique également que chaque commission, à l’exception de celle politique, devra se réunir mercredi prochain pour achever sa composition et élaborer son agenda.

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