Revue de Presse du Jeudi 23 janvier 2020

Parc éolien de Taïba Ndiaye: Ça fournit 15% d’électricité de plus au Sénégal

https://senego.com/Le parc éolien de Taiba Ndiaye a déjà commencé à produire de l’électricité. À pleine capacité, il fournira 15 % d’énergie renouvelable supplémentaire au Sénégal.

Le plus grand parc éolien d’Afrique de l’Ouest

Il a fallu moins de deux ans pour construire le parc éolien de Taiba Ndiaye, le plus grand d’Afrique de l’Ouest. Les turbines alimentées par les vents de l’Atlantique, en revanche, fourniront de l’électricité à partir de sources renouvelables pendant au moins 20 ans.

Une augmentation de 15 % de la capacité de production du Sénégal

Construit par Lekela, une société basée à Amsterdam, très active sur tout le continent africain, le parc éolien se compose de 46 turbines Vestas qui produiront 158,7 MW, ce qui entraînera une augmentation de 15 % de la capacité de production du Sénégal. Le projet fait partie du Plan Sénégal  Emergent

Les premiers mégawatts d’énergie dans le réseau national

« Les premiers mégawatts d’énergie entrent aujourd’hui dans le réseau sénégalais, donnant au pays son premier goût d’énergie éolienne propre et renouvelable », a déclaré le directeur général de Lekela pour le Sénégal, Massaer Cissé, dans une déclaration relayée par lifegate.it, visité jeudi par Senego.
« C’est un moment passionnant qui nous rapproche de notre objectif ultime, à savoir fournir de l’énergie à des millions de Sénégalais. Énergie renouvelable pour le Sénégal, afin de se conformer aux accords de Paris

Se concentrer sur le soleil et sur le vent

Ainsi, le mix énergétique du pays prévoit de réduire progressivement la production d’énergie à partir de combustibles fossiles de 87 % aujourd’hui à 8 % d’ici 2030.
Pour ce faire, le Sénégal viserait à porter la part des centrales à gaz à 993 MW, celle de l’hydroélectricité à 381 MW, et une autre de 365 MW en se concentrant sur le soleil et le vent (les centrales au fioul et au charbon resteront actives). Cela porte la part des énergies renouvelables à 30 %.

Le coût du projet…

Le projet, d’un coût d’environ 342 millions d’euros, vise à fournir de l’électricité à environ deux millions de personnes, apportant ainsi une nouvelle énergie au développement de la région.

…Le cours de formation et…

« Nous avons déjà construit deux nouveaux marchés et avons récemment organisé un cours de formation en électricité de quatre mois pour douze jeunes adultes de la communauté », a expliqué le représentant de Lekela

…L’amélioration des affaires

En plus de créer de nouvelles opportunités d’emploi pendant la construction, l’entreprise semble avoir investi – avec le soutien de fonds américains – dans l’ouverture d’un programme d’activités visant à améliorer l’éducation, les affaires et l’environnement.

FAILLITE DE MCDERMOTT INTERNATIONAL : Appréhensions sur Grand Tortue Ahmeyim

http://www.enqueteplus.com/McDermott International, la compagnie américaine chargée par BP de l’exécution des contrats portant sur des équipements dans la fourniture et la pose de conduites, ombilicaux et structures sous-marines, a déposé, hier, un dossier de mise en faillite à Houston.
McDermott International déposera un dossier de mise en faillite, mardi, a confirmé la société de services pétroliers basée à Houston. Dans un communiqué publié hier matin, McDermott a déclaré qu’il déposerait un plan de restructuration auprès du tribunal des faillites américain de Houston. Le plan, qui a le soutien des deux tiers de ses créanciers, permettrait à McDermott de recevoir plus de 2,8 milliards de dollars de financement et de se débarrasser de 4,6 milliards de dollars de dette, selon le journal ‘’The Houston Chronicle’’.
Si ‘’EnQuête’’ s’intéresse à la faillite de cette compagnie, c’est qu’elle est impliquée dans la réalisation de certains travaux du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) entre le Sénégal et la Mauritanie.
En mars 2019, l’opérateur leader pour le GTA, le major British Petroleum (BP, 61 % des parts), avait attribué des contrats à McDermott International (et Baker Hugues) portant sur des équipements dans la fourniture et la pose de conduites, ombilicaux et structures sous-marines (Surf) ainsi que des équipements pour système de production sous-marin (SPS). A peine plus d’un trimestre plus tard, en juillet, le major britannique avait annoncé que le puits GTA-1, situé dans la zone de développement d’unités de Greater Tortue, a rencontré environ 30 m de charge nette de gaz dans le réservoir de haute qualité.
McDermott est une société américaine fournisseur de solutions technologiques, d’ingénierie et de construction destinées au secteur de l’énergie, spécialisée dans la conception et la construction d’infrastructures et de solutions technologiques, de la tête de puits au réservoir de stockage, pour le transport et la transformation du pétrole et du gaz en produits dérivés. Dans son bilan publié le 29 juillet 2019, les résultats de l’Américain faisaient état d’une perte de 61 millions de dollars pour le deuxième trimestre de 2019, malgré un chiffre d’affaires de 2,1 milliards de dollars.
L’annonce de McDermott d’hier met fin à quatre mois de spéculations sur le dépôt de bilan de la société. Les rumeurs du marché selon lesquelles cette compagnie aurait utilisé les services d’une société de conseil en restructuration ont fait chuter le cours de ses actions l’été dernier. Les actions de McDermott s’échangeaient dans une fourchette de 6 dollars US par action en septembre, mais ont plongé en dessous de 1 dollar US par action. La société a reçu un avertissement de radiation de la Bourse de New York pour ramener les actions au-dessus du seuil de 1 dollar par action.
Dans le cadre du plan de restructuration, McDermott a accepté de vendre Lummus Technology au groupe Chatterjee et au groupe Rhône pour 2,725 milliards de dollars. Cependant, l’accord doit être approuvé par un juge de mise en faillite, dans le cadre d’un processus d’enchères qui pourrait être attribué à un soumissionnaire plus élevé.

Mc Dermott avait sous-traité avec Nexans

Mercredi 28 août 2019, l’acteur mondial de l’industrie du câble, le Français Nexans, s’était invité dans la partie via un contrat signé avec l’Américain McDermott. Nexans s’est vu attribuer un contrat pour la fourniture d’environ 100 km d’ombilicaux et d’accessoires sous-marins pour le projet de gaz naturel aussi appelé Greater Tortue Ahmeyim au large de la Mauritanie et du Sénégal. Aux termes du contrat, Nexans devra fournir des services de gestion, d’approvisionnement, d’ingénierie, d’activités de fabrication et de test pour les ombilicaux et le matériel auxiliaire.
Les questions sur le devenir de ce partenariat restent en suspens, comme le sont celles qui sont liées à la gestion d’ensemble du GTA qui est en entrée dans sa phase de développement.
Fondée en 1923, la compagnie américaine fournit des services de conception, d’ingénierie et de construction aux usines pétrochimiques, aux usines de gaz naturel liquéfié et aux installations pétrolières et gazières offshore. Avec plus de 32 000 employés dans 54 pays, la société de Houston a enregistré une perte de 1,9 milliard de dollars sur 2,1 milliards de dollars de revenus au troisième trimestre.
GTA est un projet gazier, dont le gisement est à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie. En décembre 2018, Kosmos Energy (28 %) et ses partenaires (la Britannique BP est l’opérateur leader avec 61 %, ainsi que les deux sociétés nationales d’hydrocarbures mauritanienne et sénégalaise) ont annoncé qu’une décision d’investissement finale (FID) pour la phase 1 du projet Greater Tortue Ahmeyim avait été approuvée. Ceci après que les deux gouvernements ont paraphé un accord d’unitisation sur ce gisement transfrontalier où le partage de la production est à 50-50.
Pour la phase 1, ce sera initialement 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, en moyenne. Une fois le projet complété, ce ne sera pas moins de 10 millions de tonnes annuels qui devraient sortir des entrailles de l’offshore sénégalais. ’EnQuête’’ a tenté d’avoir la réaction de BP Sénégal sur le sujet, mais l’opérateur principal sur ce projet gazier n’a pas commenté.

PÉTROLE DU SÉNÉGAl: La très sulfureuse firme qui va vendre le pétrole pour FAR

https://www.seneweb.com/-Les choses s’emballent à Sangomar. En effet, après la prise de la décision finale d’investissement et l’approbation du plan de développement, les compagnies choisissent déjà leur réseau de commercialisation. Far Limited a choisi Glencore pour la commercialisation de sa part d’or noir sénégalais.
En effet, Il a signé avec ladite compagnie un protocole d’accord contraignant pour l’allocation complète de ses parts dans le pétrole brut du champ de Sangomar, renseigne Ornoir Africa. Il permettra à Glencore de commercialiser un minimum de 20 millions de barils de pétrole pendant sept ans
Far a déclaré qu’elle bénéficierait du réseau mondial de Glencore et de son expertise de plusieurs décennies dans le paysage pétrolier et gazier, y compris l’accès aux antécédents de Glencore dans la création réussie de marchés pour de nouvelles qualités de brut, maximisant ainsi la valeur intrinsèque des barils de Sangomar.
Mais, problème, la réputation de ce partenaire de Far n’est pas vierge. Loin de là. En effet, après investigations, Seneweb  a trouvé que le nom de Glencore est cité dans beaucoup de scandales présumés, de cas de corruption ou de fraude fiscale.
Par exemple, en décembre 2019, la firme anglo-suisse de négoce, de courtage et d’extraction de matières premières fait actuellement l’objet d’enquêtes, aux Usa et au Royaume-Uni. Elle est soupçonnée d’avoir soudoyé des fonctionnaires congolais pour l’obtention de concessions minières. Poursuites confirmées par le Serious Fraud Office (SFO), le Parquet national financier anglais
Dans le cadre de ses opérations en Rdc, il fit partie des entreprises citées dans une plainte collective aux Etats-Unis sur les conditions de travail des enfants dans les mines de cobalt.
En décembre 2018, le ministère brésilien avait annoncé aussi l’ouverture d’une enquête sur Glencore, Trafigura et Vitol. Ils étaient soupçonnés d’avoir versé des pots de vin à des intermédiaires et employés de la compagnie pétrolière publique Petrobras 15.3 millions de dollars afin d’obtenir des contrats «pour l’achat et la vente de produits dérivés pétroliers et la location de réservoirs de stockage.»

Le projet Wefi va mobiliser 1 milliard de dollars pour l’accès des femmes entrepreneures à la commande publique

https://www.leral.net/Le projet WeFi a été officiellement lancé ce jeudi 23 janvier à Dakar en présence de Mme Ndèye Saly Diop Dieng, ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants. Financé par la Banque mondiale avec ONU femme, WeFi (Women Entrepreneurs Finance Initiative) vise à mobiliser plus d’un milliard de dollars pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin dans les pays en développement.
Au Sénégal, le projet mettra l’accent sur la demande et l’offre de biens et services pour un meilleur accès aux marchés publics. « Du côté de la demande de biens et services par le gouvernement, le projet travaillera étroitement avec l’ARMP pour mettre en place un cadre réglementaire préférentiel pour les PMEF accompagné d’un programme de sensibilisation et de formation au profit des cadres du gouvernement impliqués dans la passation des marchés pour opérationnaliser le nouveau cadre règlementaire », a expliqué Mme Sophie Naudeua, chargée du programme du développement humain au Cap-Vert, en Gambie, au Sénégal et en Mauritanie.
Du côté de l’offre de biens et services, poursuit Me Naudeau, le projet appuiera les PMEF à participer davantage dans la commande publique et à améliorer leur capacité à remporter des marchés. « Le projet met l’accent sur les contraintes non financières qui empêchent les PMEF de participer véritablement dans les marchés publics. Ceci consiste à améliorer la connaissance des PMEF par rapport aux procédures de passation des marchés publics ainsi qu’à renforcer leur capacité à long terme en matière de compétences managériales et socio-émotionnelles et de réseautage, entre autres.
Les bénéficiaires du projet sont d’abord les femmes entrepreneurs et les associations professionnelles les représentant, ainsi que les institutions intermédiaires et les agences gouvernementales chargées du développement des PME et de la contribution de la femme à l’économie, tels que l’ADEPME, la Direction des PME du Ministère du Commerce et des PME et la Direction chargée des organisations féminines et de l’entreprenariat du Ministère de la Femme, de la Famille,du Genre et de la Protection des enfants »,soutient-elle.

ASSEMBLÉES ANNUELLES DE LA BAD: Le Sénégal se positionne pour organiser l’édition de 2023

http://lesoleil.sn/-Le Sénégal veut organiser les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad) en 2023. Une mission d’évaluation technique de ladite institution séjourne actuellement à Dakar afin d’étudier cette candidature.
Après 2009, le Sénégal souhaite accueillir, à nouveau, les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad) en 2023. L’actuel cycle des pays organisateurs qui avait été ouvert, en 2016, avec la Zambie doit se refermer, en 2021, avec le Ghana. Cette année-ci, c’est la Côte d’Ivoire, siège de la Bad, qui doit accueillir cette grand-messe africaine considérée comme l’événement le plus important de l’institution. En effet, le groupe de la banque rassemble, tous les ans, environ 3000 délégués comprenant des Chefs d’États, des Ministres africains de l’Économie, des Finances et du Plan, des décideurs politiques, des acteurs du secteur privé et de la société civile, des groupes de réflexion, des représentants du monde universitaire et les médias afin de débattre des questions clés relatives au développement de l’Afrique. La dernière édition s’est tenue en 2019 en Guinée équatoriale.
Suivant son calendrier, la Bad ouvre, à partir de 2022, un nouveau cycle de cinq ans (2022-2026) au cours duquel les pays qui veulent organiser les Assemblées annuelles se manifestent. Après évaluation des différentes candidatures, la Banque désigne à l’avance les pays devant abriter l’événement durant cette période. Une manière de leur donner le temps et l’opportunité de tout mettre au point pour une bonne organisation. Le Sénégal ayant fait acte de candidature pour accueillir l’édition de 2023, la Bad a dépêché une mission technique d’évaluation qui séjourne actuellement à Dakar (20-24 janvier).
Hier, les membres de la mission ont rencontré les professionnels de la presse et de la communication pour, d’une part, camper les enjeux des Assemblées annuelles de la Bad et, d’autre part, en savoir un peu plus sur les offres de services des médias sénégalais au cas où la candidature du Sénégal est validée. « Si la candidature du Sénégal est retenue, nous pensons que nous allons dépasser allègrement le chiffre de 3000 participants étant donné l’attractivité de votre pays pour les opérateurs et les médias. Nous sommes donc ici pour évaluer la capacité du Sénégal, qu’il s’agisse d’engagements du Gouvernement ou des aptitudes techniques des opérateurs publics ou privés, à donner l’écho ou l’appui que nécessite cet événement », a déclaré Chawki Chahed, Chargé de Communication en chef de la Bad. Il a fait savoir que toutes les informations collectées permettront d’apprécier la candidature de notre pays en termes de communication et seront consignées dans un aide-mémoire qui sera signé avec le Gouvernement en fin de semaine. « Cet aide-mémoire permettra de présenter les résultats de notre appréciation sur les capacités du Sénégal à abriter cette rencontre », a précisé M. Chahed.
Selon Bardi Mahamat Issein, Chargé en chef de la Technologie et des Infrastructures des conférences et réunions à la Bad, trois pays ont exprimé leur souhait d’organiser les Assemblées annuelles durant le cycle 2022-2026. Mais, d’autres pourraient se manifester parce que « la liste est encore ouverte ». Ces missions d’évaluation sont importantes, car lorsque deux pays choisissent la même année pour organiser cet événement, ce sont les rapports de ces évaluations techniques qui vont les départager. « La désignation d’un pays n’est pas automatique. Ce n’est pas parce qu’un pays a déposé sa candidature que celle-ci sera validée. Tout dépend du Conseil des Gouverneurs qui examine les dossiers de chaque pays et décide en dernier ressort », a-t-il éclairé.
Sans rien préjuger, le Sénégal a de grandes chances d’organiser les Assemblées annuelles de la Bad en 2023 vu qu’il a l’habitude d’accueillir des rencontres d’envergure similaires : Oci (deux fois), Fesman (deux fois), Sommet de la Francophonie (deux fois). Et ce, sans compter les Jeux olympiques de la jeunesse prévus en 2022.Elhadji Ibrahima THIAM

Pour aider 50 étudiants sénégalais vivant en France: L’Adepme et l’Ofii mutualisent leurs efforts

https://www.lequotidien.sn/-L’Agence de développement et d’encadrement des Pme (Adepme) et l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) ont signé hier, une convention cadre de partenariat pour l’accompagnement à la création d’entreprise de porteurs de projets sénégalais résidant en France. 50 étudiants vont ainsi bénéficier d’une aide à l’entrepreneuriat.
L’Agence de développement et d’encadrement des Pme (Adepme) et l’Office français de l’immigration et de l’intégra­tion(Ofii) s’engagent à aider des jeunes ressortissants sénégalais à entreprendre. Les deux entités ont signé hier une convention dans ce sens. Ladite convention rentre dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 3 du Programme d’appui aux initiatives de solidarité pour le développement (Paisd). Un programme qui vise à promouvoir les initiatives de développement local, économique et social au Sénégal et d’accompagner les investissements productifs de la diaspora à travers la mobilisation des moyens et des compétences des ressortissants sénégalais établis en France, en Espagne, en Italie et en Belgique.
Le partenariat signé hier est destiné aux jeunes de la diaspora sénégalaise résidant en France et désirant valoriser leur cursus à travers une activité entrepreneuriale au Sénégal, afin de créer de la richesse et de l’emploi sur place et ainsi contribuer au développement du Sénégal.
Au total 50 potentiels porteurs de projets sénégalais plus particulièrement des étudiants vivant en France identifiés par l’Adepme et l’Ofii bénéficieront chacun de 10 mille euros, soit environ 6 millions de francs Cfa, selon le Directeur général de l’Adepme, Idrissa Diabira. Qui revient sur l’intérêt d’un tel projet. «Ce partenariat va permettre à une cinquantaine d’étudiants sénégalais de bénéficier d’un soutien technique et financier pour la création de leurs entreprises au Sénégal», a-t-il dit.
En effet, explique-t-il, les étudiants volontaires d’un retour bénéficieront d’un accompagnement de l’Adepme à travers des conseils et orientations et l’élaboration d’une étude d’un projet de création d’entreprise. Cet appui sera ainsi complété par une subvention de l’Ofii destinée à accompagner le démarrage des activités.
Il a, par ailleurs, mentionné que dans le cadre de la mise en œuvre du Paisd 3, l’Adepme a déjà organisé des missions de communication et de formation des migrants. D’ailleurs, les dernières missions des équipes de l’Adepme en décembre, «ont pu permettre de rencontrer 305 porteurs de projets et former 219 migrants dans l’entrepreneuriat dans les 4 pays concernés par le programme». A cette date, révèle M. Diabira, 182 demandes sont prises en charge par leurs services et 6 comités de sélection de projets ont déjà été organisés. Avec cette dynamique, M.Diabira et ses collaborateurs ont bon espoir que le projet atteindra ses objectifs.
Stéphane Darmas, directeur de l’Ofii, pour qui cette convention s’inscrit pleinement dans les objectifs et les missions historiques de l’Offi au Sénégal, a en effet rappelé : «Depuis 1984, l’aide à la réinsertion des migrants de retour dans le tissu économique sénégalais, est une priorité pour nous.» M. Darmas a souligné en outre que les bénéficiaires de l’accord bilatéral jeunes professionnels signé en 2001 entre le Sénégal et la France pourront aussi être concernés par ce programme.
Pour le bon déroulement du projet, Adepme et l’Ofii comptent, selon lui, sur l’ensemble de leurs partenaires à la fois sénégalais et français pour participer pleinement à l’identification des candidats sur la promotion universitaire 2019/2020. «Nous pourrons compter sur l’agence de campus France et son réseau ainsi que sur les associations estudiantines sénégalaises présentes en France, afin de diffuser l’information auprès des étudiants sénégalais», a affirmé M.Darmas.mfkebe@lequotidien.sn 

INDICE DE PERCEPTION DE LA CORRUPTION (IPC) 2019: Le Sénégal reste toujours dans la zone rouge

Le Sénégal a le même score depuis 2016, c’est à dire 45/100 et, demeure dans la zone rouge.
Dans la zone CEDEAO, seul le CAP VERT est en dehors de la zone rouge avec une note de 58/100 contre 57/100 dans L’IPC 2018. Le CAP VERT a progressé d’un point.
Dans la zone UEMAO, tous les pays sont dans la zone rouge. C’est à dire qu’aucun pays n’a obtenu la note de 50/100.
En Afrique subsaharienne, les Seychelles sont leader avec une note de 66/100, suivis du Botswana 61/100, du Cap Vert 58/100, du Rwanda 53/100, de l’Ile Maurice 52/100 et de la Namibie 52.
Le cas du Rwanda illustre parfaitement que la lutte contre la corruption doit être quotidienne et rigoureuse. Ce pays a perdu 3 points par rapport à L’IPC 2018. Luttons contre la corruption en mettant à l’impunité et en promouvant la transparence et la reddition des comptes

Indice Perception Corruption 2019: Macky, ARMP, Justice… ces « goulots » qui maintiennent le Sénégal dans la zone rouge

Dakarmatin via Pressafrik -La publication du rapport de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) 2019, explique les raison de la stagnation du Sénégal dans la zone rouge après une période de progression (36/100 en 2012, 41/100 en 2013, 43/100 en 2014, 44 en 2015).
Selon le Coordonnateur du Forum Civil Birahime Seck, cette stagnation « est due à un affaiblissement réel de la volonté politique de lutter contre la corruption, mais aussi à une situation de mal gouvernance, actée par un déficit criard de reddition des comptes ainsi qu’un accroissement de l’impunité ».
Mieux ajoute M. Seck, « ces deux phénomènes se manifestent par le refus de la Cour des comptes et de l’IGE de publier leurs rapports de contrôle sur la gestion des ressources publiques et du patrimoine, de l’inertie du président de la République face à la non publication des rapports et au refus d’un membre du Gouvernement à répondre à la justice, la non transmission d’affaires relevées par les organes de contrôle à la justice, que le Président dit mettre son coude, le déficit d’indépendance de la justice noté d’ailleurs par les acteurs du secteur, le maintien de l’illégalité au sein d’instances de Régulation (ARMP, CENA etc.) entre autres ».
Le Forum Civil dénonce également l’arrêt inexplicable et inexpliqué de la politique de traque des biens mal acquis, forte demande sociale de redevabilité. Non sans préciser « l’impunité galopante voulue et entretenue par le Chef de l’Etat, l’inertie de l’Assemblée nationale et de la Justice devant les affaires Bictogo, Prodac, et la gestion du Fonds de promotion féminine »

Classement des pays les plus démocratiques : le Sénégal, 9ième en Afrique, chute de 9 places

L’Economist Intelligence Unit (EIU) vient de publier son rapport 2019 sur la démocratie dans le monde. Parmi les plus grosses chutes au classement, on note celui du Bénin dont le score baisse à 5,09, le faisant passer du 81e rang mondial au 97e rang (16e africain). Une situation essentiellement due aux élections législatives de 2019 sans la participation de l’opposition, et qui ont entraîné des violences ; un fait rare dans ce pays ouest-africain.
Un autre pays ouest-africain, le Sénégal, enregistre une chute de neuf places et occupe désormais le 82e rang mondial (9e africain), ce qui le fait régresser de la catégorie des « démocraties imparfaites » aux démocraties « hybrides ».
Prenant en compte 50 pays d’Afrique sauf les Seychelles, le Soudan du Sud, la Somalie et Sao Tomé-et-Principe, le rapport fait un état des lieux de la démocratie à travers le continent.
Il démontre qu’en 2019, la démocratie a globalement reculé dans le monde, sur le continent africain et plus particulièrement en Afrique subsaharienne. En effet, le score moyen de la région est tombé à 4,26 l’année dernière, contre 4,36 en 2018, son pire score depuis 2010.
Comme en 2018, seule l’île Maurice se classe dans la catégorie « Pleine démocratie », devant la France et les Etats-Unis. Alors qu’environ 16 pays africains ont relativement amélioré leur score, 24 ont enregistré une baisse de leur performance. D’après l’EIU, cette situation est due à la dégradation du processus électoral et du pluralisme politique dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne.
Avec un score de 4,01, l’Algérie passe de la catégorie « régime autoritaire » à la catégorie « démocratie hybride », en gagnant au passage 13 places pour se hisser au 113e rang mondial (25e africain). Le Soudan quant à lui obtient un score de 2,70, insuffisant pour le sortir de la catégorie « autoritaire », mais gagne néanmoins 8 places et se hisse à la 157e place mondiale (42e africain).
Au total, sept pays africains sont des démocraties imparfaites (contre huit en 2018), 17 sont hybrides (à mi-chemin entre régime autoritaire et démocratie), tandis que les 25 autres sont classés dans la catégorie régime autoritaire.
Pour rappel, l’Indice de la démocratie de l’Economist Intelligence Unit donne depuis 2006, un aperçu de l’état de la démocratie dans le monde entier pour 165 Etats indépendants et deux territoires.
Pour ce faire, il se base sur cinq familles de critères à savoir : le processus électoral et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique, et la culture politique. Celles-ci permettent de classer les pays selon quatre types de régimes à savoir « pleine démocratie », « démocratie imparfaite », « régime hybride » et « régime autoritaire ». Avec Ecofin Classement 2019 des pays africains les plus démocratiques selon l’EIU

Marché de construction de l’université Amadou Makhtar Mbow: Marylis de Bictogo n’était même pas sur la liste des 6 entreprises consultées dans l’appel d’offres restreint.

https://www.dakaractu.com/Libération révèle, documents à l’appui, que Marylis Btp de l’homme d’affaires ivoirien Adama Bictogo, cadre du parti d’Alassane Ouattara, ne figurait pas parmi les entreprises consultées lors du lancement, selon l’approche clé en main, de l’Avis d’appels d’offres restreint (Aor) pour la construction et l’équipement de la deuxième Université de Dakar. Après les autorisations de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) et de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), six entreprises- Yildirim holdings A.s (Turquie), Eiffage construction (France), Suma Turkey Buyukdere Cad (Turquie), Jarquil (Rabat, Maroc), China machinery Engineering Cooperation (Chine) et Geiger international (Autriche)- étaient invitées à déposer des offres avant que le groupement Yildirim holding As/Eti Béton/Touba Matériaux ne soit déclaré adjudicataire du marché pour 59, 882 milliards de Fcfa. Mais que s’est-il donc passé par la suite ?
Le 16 mars 2016 Baba Ba et le recteur s’inquiètent déjà « des promesses non tenues en matière d’avancement des travaux ».
Ce 16 mars 2016 se tient encore la traditionnelle réunion de chantier sur l’état d’avancement du projet de réalisation de l’Université Amadou Makhtar Mbow. Le procès-verbal de réunion numéro 11/2016 obtenu par Libération livre les secrets de cette rencontre  : « La séance a été ouverte  par Monsieur Baba Bâ du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche qui a souhaité la bienvenue à tous les participants avant de faire un petit résumé de la visite de chantier. Il a mis en exergue la récurrence des promesses non tenues en matière d’avancement des travaux. Monsieur le recteur Omar Guèye, partageant le même sentiment que monsieur Baba Bâ, demande que la réunion du jour serve à régler une bonne fois pour toutes ce problème ».
Quatre ans après cette réunion, rien n’a été réglé « une bonne fois pour toutes  ». Et mieux, comme nous le révélions hier, l’Etat a résilié, par courrier en date du 27 décembre 2017, le marché qui était confié au groupement Marylis Btp, Touba Matériaux et Monasica. Entre temps, 30 milliards de Fcfa ont été décaissés pour une université fantôme, avec des travaux exécutés à hauteur de 22% alors que l’Université devait être fonctionnelle depuis la rentrée 2017.
Adama Bictogo de Marylis – défendu hier dans la presse ivoirienne par « Diop Mame M.B, citoyenne sénégalaise » (interdit de rire !)-  se plait à dire, que le groupement auquel sa société appartient a « gagné le marché clé en main après un appel d’offres international lancé par l’Etat du Sénégal ». Or, l’entreprise de l’homme d’affaires ivoirien, indemnisé à hauteur de 12 milliards de Fcfa par le Sénégal après l’arrêt de la production des visas d’entrée, ne figurait même pas dans la…consultation restreinte, comme l’attestent tous les documents de la procédure.

L’Armp autorise le lancement de la consultation restreinte le 5 septembre 2014.

C’est par lettre confidentielle N°002112/Armp/Crd/dg/Cei, en date 05 septembre 2014, que l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a autorisé au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, le lancement, selon l’approche clé en main, de l’avis d’appels d’offres restreint (Aor) pour la construction et l’équipement de la deuxième Université de Dakar. Cette autorisation de l’Armp a été suivie par celle de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) qui a béni la procédure par courrier N° 4902/Mefp/Dcmp/2) du 10 septembre 2014 obtenu par Libération.

Six entreprises consultées après l’appel d’offres restreint, pas de trace de Marylis Btp.

Sur la base de l’avis d’appel d’offres restreint, 6 sociétés ont été consultées à savoir Yildirim holdings A.s (Turquie), Eiffage construction (France), Suma Turkey Buyukdere Cad (Turquie), Jarquil (Rabat, Maroc), China machinery Engineering Cooperation (Chine) et Geiger international (Autruche).  Nulle trace donc de Marylis Btp ou de son «partenaire portugais», Monasica. L’avis de consultation restreinte précisait toutefois : «les groupements entre les candidats présélectionnés ne sont pas autorisés.
En vertu de l’article 52 du décret n°2011-1048 du 27 juillet 2011, les entreprises figurant sur la liste restreinte devront obligatoirement constituer des groupements avec des entreprises nationales ou communautaires ». En clair, les entreprises sélectionnées allaient travailler avec une société basée au Sénégal ou dans l’espace Uemoa.

Le groupement Yildirim holding As/Eti Béton/Touba Matériaux déclaré adjudicataire pour 59, 882 milliards de Fcfa.

Après dépouillement, le marché a été attribué au groupement Yildirim holding As/Eti Béton/Touba Matériaux, composé de deux entreprises turques et une sénégalaise, pour un montant de 59 882 135 201%C2%A0882%C2%A0135%C2%A0201  FCFA Ttc. Un contrat clé en main (n°T0439/15) est ainsi signé avec le groupement pour un délai d’exécution de 24 mois. Pourtant, le 16 mars 2016, c’est l’Université Amadou Makhtar Mbow qui balance un message laconique sur son site internet (voir capture): «Les travaux ont été retardés par un changement intervenu dans la composition du groupement d’entreprises ; en effet, les entreprises turques Yildirim  et Eti Béton ont choisi de se retirer à l’amiable et ont été remplacées par Monofasica  et Marilys Btp ». Rien de plus.

« Les entreprises turques ont choisi de se retirer à l’amiable et ont été remplacées par Monofasica et Marilys Btp », balance l’université fantôme sur son site internet.

Que s’est-il passé ? Comment ce jeu de ping-pong est-il possible dans un marché où on parle de 60 milliards de Fcfa ? Pourquoi après le « retrait à l’amiable » des Turcs, on ne s’est pas tourné vers les 5 autres entreprises figurant sur la liste restreinte ? Que veut dire au fait «retrait à l’amiable» dans ce contexte ?
Des questions qui devraient intéresser tous les militants de la transparence. Car, peu avant ce «retrait» et en marge du séjour du roi du Maroc au Sénégal, en mai 2015, Othman Benjelloun de Bmce Bank signait avec les autorités une convention de 60 milliards de FCfa liant l’Etat du Sénégal, Marylis Btp et Bank of Africa Holding dans le cadre du financement de la construction de la seconde Université à Dakar. Cerise sur le gâteau : la convention a été signée avec un taux de financement de 6% pour un taux maximum fixé dans les termes de référence du marché à…3%. N’empêche, l’idylle a volé en éclats car aujourd’hui, Bank of africa refuse tout décaissement en faveur de Marylis Btp et l’a clairement fait savoir aux autorités étatiques.

La « bonne étoile » de Monofasica

Libération peut attester d’un autre fait troublant qui entoure le marché de construction de l’université de Diamniadio. Monofasica, la «société portugaise» qui est en groupement avec Marylis, a été fondée  quelques… jours avant le changement intervenu dans le choix du groupement. En effet, elle a été montée à Dakar le 21/01/2016/01/2016 , sous le registre de commerce numéro Sndkr2016b1611. Son dirigeant est un certain Antonio Manuel Martins Nunes. Comprenez que lorsque l’appel d’offres restreint était lancé, Monofasica, dont on a vanté «l’expérience en Mozambique et en Angola» jusqu’à nous pomper l’air, n’existait pas.

Délits financiers à l’Artp: Les ex-DG Ndongo Diao et Daniel Goumbalo Seck,condamnés à payer 52 millions Fcfa

http://lesoleil.sn/-Les deux anciens directeurs généraux de l’Autorité de régulation des Télécommunications et des Postes (Artp), Ndongo Diao et Daniel Goumbalo Seck, poursuivis pour délits financiers, ont été condamnés à payer 52 millions de Fcfa. Les deux anciens responsables de l’Artp, étaient jugés par la Chambre de discipline et financière de la Cour des comptes pour des manquements dans le cadre des passations de marchés sans publicité suffisante par entente directe sans preuve. La procédure a été enclenchée suite à un présumé scandale de 10 milliards de Fcfa à l’Artp, dans la période 2005-2012 et sur la base d’un rapport de l’Inspection général d’Etat (Ige).

L’invention géniale d’un Sénégalais pour maîtriser les mathématiques

https://www.jotaay.net/–Michel Seck a lancé SimulaMath pour résoudre plus aisément les équations mathématiques.
Michel Seck a mis sur pied un logiciel de simulation et de calcul permettant l’apprentissage des mathématiques. Une prouesse qui lui valu d’être recruté dans une université sénégalaise.
Avec SimulaMath, les mathématiques deviennent plus faciles.
Les mathématiques constituent la bête noire de bon nombre d’apprenants. Avec SimulaMath, ils n’auront plus de soucis à se faire sur cette matière scientifique. Il s’agit d’un logiciel conçu par un jeune sénégalais pour faciliter l’apprentissage de cette matière.
Inventé par Michel Seck, SimulaMath est approprié pour les élèves du secondaire et les étudiants de l’enseignement supérieur. Ce logiciel couvre plusieurs domaines allant de l’analyse aux réseaux arithmétiques, en passant par la cryptologie, les graphes 2D et 3D ainsi que l’algèbre et les applications.
De par sa gratuité, SimulaMath est un logiciel accessible à tous et le restera d’après Michel Seck. Son concepteur assure d’ailleurs qu’il peut résoudre la plupart des problèmes mathématiques. Seulement, l’avènement de cette calculatrice soulève quelques critiques, notamment en ce qui concerne l’esprit de créativité des apprenants. Certains estiment en effet que le logiciel va augmenter la paresse et la fraude.
Agé de 25 ans, Michel Seck est doctorant à l’Université Cheikh Anta Diop, où il enseigne d’ailleurs. Il prépare une thèse sur ses domaines de prédilection : cryptographie, algèbre et applications.

L’émergence du numérique au Sénégal est une réalité

https://www.jotaay.net/Mouhammad Dieng, ingénieur en Génie Electrique de l’Ecole Supérieure Polytechnique de Dakar, a fondé CONCEPTECH avec trois camarades de classe quand ils étaient étudiants. Convaincus de la nécessité de mettre en pratique leurs connaissances théoriques, ils ont mis en place la première startup de recherche et de développement à l’ESP.
Le Dakar Innovation Lab ou  (DIL)  est un laboratoire de fabrication (communément appelé FABLAB) initié par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation. Il permettra aux étudiants, professionnels, artisans, artistes, designers de profiter d’une large gamme d’équipements industriels pour l’impression et la modélisation 3D, le découpage CNC et le découpage vinyle. Ils proposent aussi un accompagnement technique pour les startupers et entrepreneurs.
ils ont pu propulser une vague d’innovations au sein de l’écosystème startup polytechnicien. Ils ont eu à superviser des élèves-ingénieurs mécatroniciens à l’Université de Hambourg dans le cadre d’une coopération inter-universitaire.
Récemment diplômé de Draper University à la Silicone Valley, l’équipe envisage d’être la référence en développement hardware au Sénégal et en Afrique de l’Ouest.
Compte tenu de la difficulté d’accès à certains outils de fabrication, ils font un appel à tous les innovateurs, startupers, designers pour qu’ils rejoignent leur communauté, pour qu’ensemble ils puissent participer à l’émergence du numérique au Sénégal.

Appui à l’entrepreneuriat des jeunes: Le Cacsup offre 100 bourses aux étudiants démunis

https://www.lequotidien.sn/Le Centre africain de complémentarité scolaire, universitaire et de promotion offre 100 bourses d’études toutes filières confondues aux étudiants et au personnel du ministère du Commerce et des Pme. Cette attribution entre dans le cadre d’une coopération entre ce département ministériel et l’organisation panafricaine.
Le Centre africain de complémentarité scolaire, universitaire et de promotion (Cacsup) a remis hier, 100 bourses et demi-bourses au directeur de cabinet du ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (Pme). Ces bourses sont dédiées aux étudiants du Bfem au master toutes filières confondues mais également au personnel du ministère pour un renforcement de leurs capacités.
«Au-delà de l’aspect social de ce geste ô combien symbolique, c’est une préparation minutieuse au renforcement de l’économie de notre pays par une jeunesse bien formée», a salué Ousmane Goudiaby. Pour le directeur de Cabinet de Assome Aminata Diatta, le Cacsup est une aubaine dans les secteurs de l’éducation et de la formation professionnelle.
Au-delà des bourses, le Cacsup et le ministère du Commerce et des Pme ont noué une coopération pour permettre une plus grande efficacité dans l’encadrement des jeunes.
«Chers jeunes, nous vous demandons d’y croire et de croire au rêve d’une cité internationale dynamique et performante pour qu’enfin chaque jeune trouve sa place et puisse à son tour interagir avec ce monde en perpétuelle mutation et dont les fondamentaux ne sont rien d’autre que la performance de tous dans une société forte, idéale et exemplaire», a exhorté M. Goudiaby.
Le Cacsup œuvre pour le développement de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’environnement et de la santé en Afrique. L’organisation panafricaine a été créée pour soutenir les étudiants de familles modestes très souvent en difficulté pour poursuivre leurs études.
Par ailleurs, le Cacsup a coopté Assome Aminata Diatta pour le parrainage de la super coupe des nations universitaire, organisée par le Cocinuf et qui aura lieu le 23 février prochain au stade du Coud.
La cérémonie de remise des bourses a été suivie par une autre signature de convention entre le Cacsup et la commune de Médina Chérif, région de Kolda.
«Cette convention nous permettra d’octroyer chaque année 50 demi-bourses aux étudiants de votre commune mais également à son personnel», a indiqué le coordonnateur du Cacsup, Ibrahima Eloi Sarr. Dans le cadre de cette convention, la commune de Médina Chérif va attribuer 150 hectares au Cacsup pour construire un centre sous régional de qualification professionnelle. Ce centre va former les jeunes et les femmes sur l’entrepreneuriat dans les domaines agricole, avicole, piscicole, mais aussi dans les métiers du Btp.ksonko@lequotidien.sn

l’Etat invité à réguler le secteur de la formation professionnelle privée

APA-Dakar (Sénégal) Par Mame Seynabou Babou-Le président de l’ONG Action des Droits Humains et l’Amitié (ADHA), Adama Mbengue plaide en faveur d’une régulation du fonctionnement des écoles de formation privée afin qu’elles proposent des curricula qui répondent à la demande du marché de l’emploi.
« Chaque année, 265 000 nouveaux jeunes diplômés arrivent sur le marché du travail et seuls 30 000 trouvent du travail », a notamment dit Mbengue, invitant au passage l’Etat à impliquer davantage le secteur privé national dans ses appels d’offre afin de résorber le problème de l’employabilité des jeunes.
Il s’exprimait, mercredi à Dakar, à l’occasion d’une journée de concertation et de réflexion autour du thème : « La qualité de l’enseignement supérieur et l’employabilité des diplômés : le cas spécifique des écoles de formation professionnelle ».
Prenant la parole lors de cette rencontre, le sociologue Djiby Diakhaté a invité les écoles de formation à « améliorer » l’offre de formation afin de développer l’employabilité chez les jeunes.
« Il faut un enseignement de qualité qui soit constamment évalué de manière à être réadapté, revu et corrigé pour prendre en charge les attentes de la communauté », a préconisé M. Diakhaté.
Pour sa part, l’entrepreneur Eugène Ndiaye a rappelé la nécessité pour les nouveaux diplômés d’être « opérationnels » dès la fin de leur formation, soulignant que les entreprises « n’ont pas le temps » de jouer le rôle des écoles de formation professionnelle.
Et pour ce faire, le journaliste Mame Less Camara a conseillé aux étudiants d’« être rationnels aussi bien dans la quête de l’emploi que dans la création d’entreprises, à rester eux-mêmes, tout en ayant l’habitude d’énoncer l’idée du professeur avec vos propres mots ».MSB/te/APA

Migration et développement: Le Sénégal se lave à Quito

http://actunet.net/-Le Directeur général d’appui aux Sénégalais de l’extérieur (Dgase), Amadou François Gaye prend part depuis le 20 janvier 2020 au Forum Mondial sur la Migration et le Développement à Quito en Équateur.
La Direction générale d’appui aux Sénégalais de l’extérieur précise, à travers un communiqué, qu’Amadou François Gaye a mis en relief l’expérience du Sénégal en matière de migration en articulant sa pensée autour de la «Mobilisation de la diaspora pour le développement local». Il rappelle que le Sénégal travaille pour le renforcement de capacités des élus locaux sur la thématique Migration et Développement, en partenariat avec l’École nationale d’administration.
Le Directeur général d’appui aux Sénégalais de l’extérieur rappelle aussi qu’au cours des 10 dernières années les transferts de fonds provenant de la diaspora avoisinent 1241 milliards Cfa. Amadou François Gaye n’a pas manqué de défendre la politique gouvernementale : «L’État encourage et accompagne l’investissement productif de ses ressortissants en mettant en place des mécanismes tels le Faise, l’Apix, l’Adepme, le Fongip, la Der et le Prodac, compte non tenu du dispositif des agences de coopération au développement», assure Gaye. Il se réjouit de la participation sénégalaise au Forum Mondial sur la Migration et le Développement qui regroupe en Équateur autorités politiques et experts en matière de migration.
Initiative des États membres de l’Onu, afin de traiter les interconnexions entre migration et développement de manière pratique et orientée vers l’action, le Forum Mondial sur la Migration et le Développement est un processus informel, non contraignant, volontaire, mené par les gouvernements, qui marque l’aboutissement de plus d’une décennie de dialogue international sur l’importance croissante des liens entre migration et développement.

Education: Le G7 déserte les classes ce jeudi

Les enseignants membres du G7 seront dans la rue ce 23 janvier et appellent les autres organisations syndicales à les rejoindre pour cette mobilisation.
« Nous sommes restés un an sans perturbation majeure et une lettre d’alerte a été adressée au chef de l’Etat, ainsi que des préavis déposés, sans même trouver une volonté politique de la part du gouvernement », a déclaré Abdoulaye Ndoye secrétaire général du Cusems.
D’aprés le responsable du cadre unitaire des enseignants du moyen secondaire les engagements de mettre en solde 10 000 enseignants n’ont pas été respectés, les paiements des rappels se sont fait avec une surimposition et sur cela, les enseignants ne sont pas d’accords.

La Section SAES-CESTI poursuit sa grève

https://actusen.sn/La Section Saes-Cesti ne décolère pas. Face au mutisme des autorités rectorales et de la Direction des Affaires pédagogiques de l’UCAD, elle a décidé, à la suite de son assemblée générale tenue ce mercredi au CESTI, de poursuivre son mouvement de débrayage. Les enseignants ont ainsi décrété une grève de 72 heures renouvelables.
Les syndicalistes a décidé exigent l’annulation des attestations délivrées de façon illégale par Cousson Traoré aux 52 auditeurs béninois. Mais aussi la délibération du comité pédagogique du CESTI sur les résultats avec la prise en compte de l’intégralité des notes obtenues par les auditeurs dans les 18 modules prévus dans le cadre de la formation. La Section SAES-CESTI se dit  «plus que déterminée à poursuivre son combat jusqu’à la satisfaction de ses revendications».

Soins cardiaques: L’ONG hébreu «SACH» redonne le sourire à 14 enfants

https://www.seneweb.com/L’ambassadeur d’Israël au Sénégal a reçu ce mercredi dans sa résidence, 14 enfants opérés du cœur par l’ONG israélienne « Sauvez le Cœur d’un enfant » (SACH).
« Nous sommes réunis pour souhaiter la bienvenue aux enfants qui nous reviennent d’Israël avec un cœur neuf. Ils savourent leur nouvelle vie, sautillent de joie, et croquent la vie à pleines dents. Le sourire, le bien-être, la lumière dans le cœur et la vie des enfants nous motive dans notre mission de tous les jours.
Redonner la vie et de l’espoir à ces petits et leurs familles nous requinque davantage dans notre travail de rapprochement des peuples. Car nous, diplomates, nous ne vivons que pour le raffermissement des liens entre les peuples d’Israël et du Sénégal », a de prime abord indiqué Roï Rosenblit, ambassadeur de l’Israël au Sénégal.
Il souligne également que « La vision de l’organisation humanitaire israélienne SACH est d’apporter des soins cardiaques de qualité à des enfants souffrants de cardiomyopathie dans des pays en voie de développement. L’ONG travaille pour le bien-être de tous les enfants indépendamment de leurs religions ou capacité financière ».
Pour terminer son propos, le diplomate informe que depuis sa création en 1996 jusqu’à nos jours, SACH a reçu et soigné en Israël plus de 5000 enfants provenant de 62 pays. Soit environ 50% d’enfants palestiniens, 40% d’africains, et 10 du reste du monde.

Pr Moussa Seydi: «Ebola est beaucoup plus mortel que le coronavirus»

https://www.seneweb.com/-Le Professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses, compare Ebola au Coronavirus qui sévit actuellement en Chine. «La maladie à virus Ebola est beaucoup plus grave, plus mortelle et n’est même pas comparable avec cette pathologie du coronavirus », a-t-il révélé dans un entretien avec le journal L’Observateur.
Il explique la gravité de la maladie : « Le coronavirus est un tout nouveau virus qui n’a jamais été identifié. C’est une pneumonie chinoise également appelée 2019-nCoV. Avant ce coronavirus, il y avait un autre que l’on appelait le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient. C’est un virus qui avait causé la maladie de plusieurs personnes, dont 80% en Arabie Saoudite ».
Pr Seydi de rembobiner : « Sans parler d’autres cas en Europe, aux États-Unis et en Afrique du Nord. 35% des cas se sont terminés par des décès. Après ces cas, il y a un tout nouveau virus, celui-là dont on parle actuellement, qui semble agir de la même manière, mais dont on n’a pas encore certaines informations, car on ne connait pas la souche ».

MONTÉE DU TERRORISME ET DE L’EXTRÉMISME VIOLENT :Le commandement arme 15 officiers africains

http://www.enqueteplus.com/Le général de brigade, chef d’État-major de l’armée de terre (Cemat), Fulgence Ndour, et le colonel commandant l’Ecole d’application de l’infanterie (EAI), Thierno Ndour ont appelé, hier à Thiès, les 15 futurs commandants de compagnie de plusieurs pays africains à redoubler de vigilance et d’efforts pour faire face à toutes sortes de menaces terroristes.
La montée du terrorisme a pris des proportions inquiétantes, surtout dans le Sahel. En Afrique, les groupes armés n’hésitent pas à attaquer les bases militaires devenues de plus en plus leurs cibles potentielles. La récente attaque de Chinagodrar a coûté la vie à 71 militaires nigériens. Pour faire face à cette montée du terrorisme et de l’extrémisme violent qui menace les États, la formation des officiers semble capitale.
Hier, l’Ecole d’application de l’infanterie (EAI) a mis à la disposition des armées africaines 15 futurs commandants d’unité élémentaire. Ils ont bouclé leur formation (session CFCU 2019/2) d’une durée de cinq mois et qui a pris en compte la complexité des nouveaux théâtres d’opération. Avant de rejoindre leurs unités d’appartenance, le commandement leur a prodigué quelques conseils.
‘’Messieurs les officiers, vous voici au terme de cinq mois de formation qui a été articulée autour de savoir-faire techniques et tactiques dont la finalité est de faire de vous des hommes capables de commander une unité élémentaire. Vous êtes parfaitement outillés pour exercer avec succès vos responsabilités dans un environnement interarmes et multinational de plus en plus complexe. En effet, en plus des menaces classiques et conventionnelles, l’irruption du terrorisme et ses conséquences désastreuses sur l’existence même de nos États vous interpellent et appellent de
votre part une posture résolument avant-gardiste’’, prévient le général de brigade Fulgence Ndour.
Cependant, le chef d’État-major de l’armée de terre reste optimiste, quant à la capacité des quinze futurs commandants d’unité de compagnie à transcender toutes les difficultés dans ce nouveau monde dominé par le terrorisme.

Cours d’artillerie en gestation

Pour réussir la mission qui leur est assignée, il les invite à adopter des qualités indispensables qui feront d’eux des officiers irréprochables. La première qualité d’un chef, dit-il, repose sur la compétence ; la deuxième, sur l’esprit d’initiative du commandant d’unité et la troisième, sur l’autorité.
De son côté, le commandant de l’EAI demande aux 15 futurs commandants d’unité du Sénégal (8), du Gabon, de la République islamique de Mauritanie, du Congo, de Madagascar, de Djibouti, de la République centrafricaine et du Tchad, à mesurer d’ores et déjà la complexité de la tâche qui les attend tout au long de leur carrière
‘’Dans un contexte africain marqué par des types d’engagement d’un tout autre genre et face à des acteurs et méthodes de guerre hors normes et de moins en moins enclins à respecter les droits encadrant les conflits armés, l’emploi de commandant de compagnie d’infanterie est de plus en plus complexe. Exercer le métier de chef, dans ces conditions, n’est pas une entreprise aisée. Il requiert, au-delà des capacités acquises à l’école, un ensemble d’attitudes. Remettez-vous en cause perpétuellement et enrichissez-vous au contact des autres, dans le cadre des missions’’, rappelle le colonel Thierno Ndour, annonçant l’ouverture très prochaine, à l’EAI, d’un cours d’artillerie.
Pour rappel, cette promotion sortante a connu deux majors qui sont arrivés en ex aequo. Il s’agit des lieutenants Ibrahima Kane du Sénégal et Itoba de la République du Congo.  GAUSTIN DIATTA

Casamance: 8296 exemplaires du Coran récités…

https://senego.com/La grande séance annuelle de récital du Coran par la communauté chérifienne de Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara a eu lieu mardi et mercredi en Casamance.
Le lieu de retraite du Khalife général de la famille de Cheikhna Cheikh Mahfouz Aïdara, dans le département de Bignona, a accueilli pour cette édition des milliers de fidèles musulmans venant du Sénégal, de la sous région. Des moments de recueillement articulés avec un récital de 8296 exemplaires du Coran  pour la paix et le développement du Sénégal.
8296 exemplaires du Coran
« D’habitude, nous récitons 2 ou 3 000 exemplaires du Coran. Cette année, nous avions un objectif de 5 000 exemplaires. A l’arrivée, nous en sommes à 8296 », a magnifié Chérif Chamsdine Boune Aïdara.
L’engouement
Le porte-parole de la famille chérifienne de souligner que « cela dénote l’engouement que le récital de Coran suscite chez les milliers de fidèles qui se déplacent à Darou Khairy », à quelques encablures de la frontière gambienne.

« Scandale au coeur de la République »: Pape Alé Niang va lâcher une bombe

https://www.seneweb.com/Le journaliste Pape Alé Niang prépare activement la publication de son ouvrage intitulé: « Scandale au coeur de la République: le dossier du Coud ». Dans ce livre qui sera publié, la semaine prochaine, l’auteur revient de fond en comble sur le rapport de l’Ofnac, concernant le Coud, sous l’ère Cheikhou Oumar Hann. Affaire à suivre

Otage d’un Etat: nouvel ouvrage de Adama Gaye sorti ce vendredi

https://www.jotaay.net/-En liberté provisoire depuis le 20 septembre dernier, suite à une inculpation et un mandat de dépôt, pour des faits d’offense au chef de l’Etat et d’atteinte à la sécurité intérieure, Adama Gaye qui a fait plus d’un mois de prison n’a pas oublié son séjour carcéral. Loin de là. Au contraire, il tient à partager son vécu à la prison avec l’opinion nationale et internationale. Ainsi, il va sortir demain vendredi un livre intitulé : «Otage d’un Etat : d’une prison sénégalaise aux pyramides d’Égypte». L’ouvrage a été publié par la maison d’édition L’harmattan. Il est préfacé par l’un de ses avocats Me Koureyssi Bâ et postfacé par un autre avocat Me Abdoulaye Tine. Dans le compte-rendu de son vécu à la prison, le journaliste tire également sur le régime de Macky Sall. «Jamais ou presque la vie carcérale au Sénégal, les violations des droits de l’homme et le recul démocratique dans ce pays n’ont été aussi crûment décrits», lit-on dans la quatrième de couverture de l’ouvrage.
«L’auteur passe au crible l’état des droits de l’homme, ceux des détenus en premier, à travers son propre vécu. Pendants 53 jours, incarcéré à Rebeuss, la plus célèbre prison de son pays, pour le punir de ses écrits sur ses dérives démocratiques et sa mal-gouvernance économique, il en a tiré ce récit sans concession sur son odyssée. Le livre propose aussi des voies en direction d’une ardente obligation de rédemption pour le Sénégal et les autres pays africains, guettés par une impasse dans leur marche démocratique», peut-on encore lire, toujours dans la quatrième couverture.

Dialogue national: Les participants perçoivent 5000/jour

http://www.dakarmatin.com/L’affaire des perdiems, qui secoue le Comité de pilotage du Dialogue national dirigé par Famara Ibrahima Sagna, est finalement résolue. Selon L’Observateur, les participants perçoivent, désormais, une indemnité de transport de 5000 Fcfa après chaque réunion
Joint par le journal, Déthié Faye du Pôle des non-alignés confirme. «On nous donne comme remboursement de déplacement 5000 Fcfa par personne. Pourquoi l’accepter pour la Commission politique et non pour le Comité de pilotage ? C’est insensé», martèle-t-il

Moustapha Diakhaté persiste, signe et lance sa plateforme

Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance: démarche  pour une APR nouvelle
La mise en place d’une plateforme militante dénommée : « Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance»
Chères Soeurs, Chers frères,
Depuis onze ans l’Alliance Pour la République fonctionne comme une masse informe, une foire d’empoigne, un parti de querelles de personnes, de luttes des places sans merci sur fond d’ambiguïté idéologique, de déliquescence des structures, organisations et instances de direction à tous les niveaux.
Ce tableau apocalyptique de la locomotive de la majorité présidentielle doit alerter plus d’un et appeler à la mobilisation de toutes les militantes et de tous les militants pour remettre l’APR en l’endroit. Il nécessite qu’en permanence on s’interroge sur nos pratiques militantes.
Sans dogmatisme ni certitudes, la révolution militante qui est la nôtre se nourrit des défis de l’APR autant qu’elle doit les susciter. Ce travail exige de donner la parole aux militants  pour qu’ils s’y impliquent, qu’ils y soient à l’origine ou en soutien.
C’est ce que propose la plateforme militante, Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance, en toute autonomie, donc en toute liberté pour sortir le Parti des querelles intestines, postures sectaires, clientélistes et courtisanes
Il s’agit de faire le chemin inverse en allant au-delà de la collecte des suffrages, de politiques électoralistes pour faire du Parti un instrument de conscientisation, d’éducation, d’encadrement des militantes et militants et d’intermédiation entre le peuple sénégalais  et son gouvernement.
Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance souhaite porter un discours de vérité pour être à la hauteur des enjeux du Parti et du Sénégal. Il propose des solutions pragmatiques, ancrées dans le réel et basées sur « des valeurs essentielles telles que le progrès et la justice sociale, le respect des hommes et la capacité donnée à chacun d’être acteur de son quotidien.»
Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance est un mouvement ouvert et populaire. Il ne demande ni carte d’entrée et rassemble toutes celles et ceux qui agissent pour promouvoir le programme de « la Refondation de l’Alliance». Il met en œuvre l’implication des membres et facilite l’action de chacun.e en son sein en proposant des formations s’appuyant sur les méthodes de l’éducation populaire.
La modernisation de l’organisation et la redéfinition des missions de notre parti s’imposent pour une meilleure prise en charge des aspirations de notre peuple en s’inspirant du Dr Franz Fanon selon qui : «Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la trahir ou la remplir» et et d’Angela Davis lorsqu’elle disait à juste titre«  Je change ce que je ne peux pas accepter.»
Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance   entend assumer sa mission en participant au renouveau de l’action militante à travers la production et la diffusion de propositions sur l’ensemble des sujets qui structurent la vie du Parti et de la Nation.
Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance   est plateforme militante qui aspire d’abord à ce que la démocratie interne devienne la norme et la liberté le cadre de la vie politique dans l’APR
Espace de réflexion et d’action, Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance compte prendre sa pleine part du combat de la Refondation du parti pour permettre à l’APR d’être à la fois un puissant socle politique et  une solide colonne vertébrale de la Majorité en proposant des mesures concrètes pour répondre aux urgences organisationnelles et fonctionnelles en misant sur l’intelligence collective des militants et en donnant à chacun la possibilité d’agir.
I. La plateforme revendicative de Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance:
1. La dissolution du Secrétariat exécutif national, de toutes les structures, organismes internes  et mise en place de la Présidence du Parti conformément à l’article 15 des Statuts avec l’installation de 02 (deux) Vice-présidents dont une femme, d’un Coordonnateur National et son Adjoint,
2. La mise d’une Direction collégiale provisoire chargée de piloter la Refondation du Parti,
3. La réaffirmation de l’option libérale du Parti et sa double appartenance du Réseau libéral africain et de l’Internationale libérale,
4. La dévolution et l’exercice démocratique des responsabilités et des pouvoirs dans le parti,
5. l’application et le respect des statuts, du règlement intérieur  du Parti, des chartes du Réseau libéral africains et de l’internationale libérale,
6. la mise en place démocratiquement des structures et instances nationales de direction.
II. PRESENTATION de Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance
Par ses propositions, analyses et conseils, Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance  entend contribuer à l’élévation de la conscience militante et à l’amélioration de la démocratie interne dans un souci d’une meilleure implication des militantes et militants dans la gouvernance de leur parti aussi bien au niveau local que national.
III. VISION de Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance:
Participer ensemble à la construction d’une APR libérale, démocratique, patriotique, panafricaine, progressiste, ouverte, tolérante, libérée de toute fan’sclubisation, ploutocratie, aliénations clientélistes et régionalistes.
IV. LES OBJECTIFS de Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance

Les objectifs s’articulent autour des points suivants:

1. reconstruire la confiance de l’engagement militant dans l’APR ;
2. revitaliser la démocratie interne, participative et inclusive;
3. réfléchir sur les missions fondamentales du parti ;
4. améliorer les modes d’intervention du parti au profit des populations ;
5. proposer des solutions de gouvernances innovantes à destination des instances, structures internes et organismes affiliés.
V. LES ACTIONS de Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance
Nos actions s’articulent autour de 4 axes :
Axe 1. Donner la parole et écouter les militants
Axe 2. Penser et Proposer
Axe 3. Diffuser
Axe 4. Animer et Echanger
Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance  ambitionne de redonner espoir aux militants d’une APR apaisée, unie et stable, une APR pour la liberté, la démocratie, le progrès économique, la prospérité collective  et la justice sociale.
Pour la décennie qui commence, c’est à nous de nous mobiliser comme jamais pour un nouveau souffle militant pour qu’enfin, le militantisme et la camaraderie prévalent partout dans l’APR.
L’enjeu est de rassembler et fédérer les militants, en faire les acteurs de la transformation de notre parti et favoriser son auto-organisation, son auto-gouvernance.
VI. Le schéma d’organisation de Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance
Il cherche à inventer une nouvelle forme de rassemblement militant. Ces principes d’organisation sont donc précisés au fur et à mesure de son évolution, à partir des retours d’expérience.
Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance  est un mouvement réseau. Il fédère des groupes d’action qui se constituent par la volonté des membres sur une base géographique, professionnelle ou thématique. Ces groupes s’organisent selon une charte définie collectivement et disposent d’une autonomie d’action dans le respect de l’esprit de « la Refondation de l’Alliance».

  1. Le comité de direction du Mouvement prend en charge les problèmes administratifs et financiers, l’agenda ainsi que de la gestion du planning des réunions et assemblées.
Le comité de direction du Mouvement a vocation à assurer l’organisation des actions, manifestations, réunions, tribunes, à participer à la réalisation de notre projet et est naturellement associé à toutes les décisions du mouvement. Il est réuni tous les quinze jours. Précisons que dans un souci de transparence et de coopération active, tous les adhérents qui le souhaitent peuvent participer à ses réunions.
2. Le comité de pilotage définit les grands axes et les orientations du mouvement. Il est étroitement associé aux contacts extérieurs et à la réflexion sur la Refondation.
3. Les délégués thématiques sont chargés d’animer des réflexions et de produire des textes en lien ou non avec l’actualité.
4. Le Comité d’intermédiation et réconciliation a pour finalité à rendre le mouvement bienveillant et inclusif. Les compétitions internes, les conflits de personnes et les affrontements de clans n’y ont pas leur place, tout comme les propos ou les comportements violents. Les prises de décisions par consentement sont privilégiées afin d’éviter les écueils liés aux clivages et aux mises en minorité.
5. Le Collectif territorial de base (quartier), village ou socioprofessionnel) est l’instance première de Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance. Il est en charge de l’animation du mouvement sur son territoire.
6. L’Assemblée Militante communale est l’espace de dialogue entre l’ensemble des Collectifs. Elle est un lieu de partage d’informations, de débats, de réflexion et de mutualisation des bonnes pratiques.
L’enjeu est maintenant de faire vivre l’APR partout à l’échelle des villes, des quartiers, des entreprises, des catégories socioprofessionnelle et dans la diaspora.
Nous faisons appel aux militants avec la conscience qu’un simple cartel électoral ne peut être la perspective d’un parti politique digne de ce nom, et qu’il faut une vaste irruption et un formidable big bang militant.
La bataille n’est pas gagnée d’avance, mais notre responsabilité est d’ouvrir les portes et les fenêtres.
Ce n’est qu’un début, et cet appel du jeudi 23 janvier 2020 sera suivi d’autres initiatives et actions.
Nous lancerons plusieurs plateformes collaboratives pour recueillir des propositions, points de vue.
Nous préparons de grandes rencontres thématiques sur l’indépendance, l’intégration, le vivre ensemble, la démocratie, l’Etat de droit, la gouvernance sobre et vertueuse, la rupture, la Patrie avant le parti et  le Pse.
Nous vous espérons encore plus nombreuses et nombreux à nous rejoindre sur ce chemin aussi ambitieux que nécessaire.
Le message que nous portons est celui de la concorde et de l’action.
Notre porte est ouverte à toutes les militantes et tous les militants de bonne volonté dès lors qu’ils font le même constat, qu’ils travaillent dans le même esprit, et qu’ils partagent la passion d’une APR nouvelle.
Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance est un mouvement tourné vers l’action. Son activité est organisée en campagnes d’actions sur l’ensemble du territoire. Son énergie, ses savoir-faire, ses compétences sont mis au service de l’action dans le Parti à travers la mise en mouvement et le partage des expériencesVive l’APR,Vive la République!Vive le Sénégal !Moustapha Diakhaté,Fondateur de Mànkoo Taxawu sunu Apr / Initiative pour la Refondation de l’Alliance,Fait à Dakar, le 23 janvier 2020

Utilisation du sigle APR : Abdou Mbow menace Moustapha Diakhaté

Abdou Mbow persiste et signe. Pour le porte-parole adjoint de l’APR, l’exclusion de Moustapha Diakhaté du parti présidentiel ne souffre d’aucune irrégularité. Invité de l’émission Kenu Askan wi sur iTV, la télévision du groupe Emedia, le député menace même le frondeur d’éventuelles poursuites. « Moustapha Diakhaté ne peut plus rien utiliser de notre parti, l’APR. Et si jamais il s’obstine à le faire, il devra s’attendre à en tirer les conséquences. »

Momar Diongue: «Moustapha Diakhaté a une capacité de nuisance sur le plan communicationnel »

https://www.ferloo.com/-Même si l’on ne connait pas une base politique digne de ce nom sur laquelle tout homme politique doit s’appuyer pour se faire respecter dans l’arène politique de  Moustapha Diakhaté, il faut admettre qu’il a une capacité de nuisance sur le plan de la communication. C’est l’avis du journaliste analyste politique Momar Diongue.
Sur le plan politique, c’est vrai que Moustapha Diakhaté peut être considéré comme un poids-plume parce qu’on ne lui connait pas une base politique très forte », fait-t-il, d’emblée, remarquer sur les antennes du Sud Fm. Il rappelle qu’ «il ya lieu de reconnaitre que ceux qui ont eu à sceller une rébellion au niveau de leur parti et qui en ont tiré profit ces dernières années, c’est peut être Idrissa Seck en 2004 avec sa séparation avec Wade et le fait que lors de l’élection présidentielle 2007, il a pu se placer quand même deuxième après Wade, en doublant même l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) de Moustapha Niasse  et le Parti socialiste (PS) de Feu Ousmane Tanor Dieng. C’était une prouesse électorale qu’il avait réussie mais en s’adossant à son fief de Thiès ».
Et Momar Diongue de poursuivre : «Il en a été ainsi de même pour le président Macky Sall quand il s’était séparé du Parti démocratique sénégalais (PDS) en 2008. Il s’est basé d’abord sur son fief de Fatick pour pouvoir faire son trou dans l’échiquier politique ». Il en déduit qu’ « on peut considérer que ce n’est pas le cas de Moustapha Diakhaté. Mais, s’empresse de préciser que «cela ne veut pas dire qu’il n’a pas de capacité de nuisance parce qu’on le connait très porté vers la communication notamment, vers les réseaux sociaux. Et de ce point de vue, il peut faire très mal à la communication du parti présidentiel. Il s’y ajoute que le président Macky Sall attache un grand prix à la communication au niveau de son parti. Et quelqu’un qui prend le contre-pied de la direction de l’Apr et qui communique à tout va cela peut faire quand même désordre au sein de l’Apr »

Mànkoo Taxawu sunu APR: De hauts responsables et proches de Macky cautionnent Diakhaté–le malaise est très profond

https://www.pressafrik.com/Moustapha Diakhaté a véritablement mis un coup de pied dans la fourmilière APR. Depuis sa décision de mettre en place un courant au sein du parti présidentiel, son téléphone explose. Les appels et messages s’amoncèlent. Il faut beaucoup de patience pour le joindre. Parmi ceux qui appellent et ceux qui tentent de le joindre, des caciques de l’APR qui tentent de jouer aux bons offices mais surtout d’autres qui saluent son audace et l’encouragent. Au sein du parti au pouvoir, il y a beaucoup qui épousent l’idée de l’ancien président du groupe parlementaire de la majorité. Ils sont à des niveaux insoupçonnés et n’épousent pas les orientations et pilotages de leur parti.
L’Alliance pour la République (APR) est en train de vivre l’une de ses véritables crises. Une rébellion feutrée s’est emparée de la direction de ce parti au pouvoir et est en train d’étendre ses tentacules. De hauts responsables à des niveaux insoupçonnés sont d’accord avec l’ancien chef de cabinet du chef de l’Etat, Moustapha Diakhaté. Toutefois, c’est la démarche qui gêne. Si certains veulent le ramener à la maison et laver le linge sale en famille, d’autres se braquent et estiment que c’est l’unique option pour pousser Macky Sall à se remettre en cause.
PressAfrik a tenté d’en savoir plus sur ce malaise en câblant plusieurs responsables. Aucun d’eux n’a voulu témoigner ou parler à visage découvert. Sur près d’une dizaine d’appels, seuls trois ont accepté, cependant tous ont requis l’anonymat pour échapper à la «paranoïa des faucons» mais surtout à la glaive imprévisible du chef.
«Je suis un militant de la première heure mais aujourd’hui je ne suis pas fier de la conduite de mon parti. Nous avons consenti à beaucoup de sacrifices pour aujourd’hui voir tous nos objectifs dévoyés et confisqués par des arrivistes. Macky est pris en otage et il a laissé faire. Ces gens ne comprennent pas l’idéal de notre parti», témoigne notre interlocuteur. Il confie «qu’il y a de hautes personnalités qui pensent comme Moustapha Diakhaté. Elles vont rallier sa cause ou lancer un mouvement similaire. Ces autorités attendent juste le moment opportun. Le parti doit survivre à Macky et ce n’est sous cette forme qu’il va y arriver».
«Le malaise est trop profond. Si Macky Sall ne parle avec les gens et n’essaie de reprendre véritablement les choses en main, APR va imploser aux prochaines élections locales et législatives. Le mécontentement est énorme et on ne peut comprendre qu’on ait tout donné pour hisser son parti au pouvoir et après on est isolé, écarté de tout», a déclaré le deuxième interlocuteur qui a préféré une discussion via une application OTT pour échapper aux écoutes téléphoniques.

La famille de la Première dame s’est accaparée de l’Apr 

Notre troisième et dernier interlocuteur en veut beaucoup à la famille présidentielle. Lui, il accuse directement Marième Faye Sall. Il reconnait les valeurs de combativité de la Première dame et tout ce qu’elle a fait pour le parti et le bien de son mari mais aujourd’hui, sa famille s’est accaparée de l’Etat et veut tout contrôler. «APR est un bien commun. Macky, même s’il a eu l’idée, il y a eu des personnes derrière qui l’ont soutenu et ont fait d’énormes sacrifices pour qu’on en soit là. On ne peut accepter que tout ce patrimoine soit dévoyé».
Le point commun de tous les responsables avec qui nous avons échangé a été une reprise en main et une meilleure réorganisation de leur parti pour faire au défi du futur surtout que de «plus en plus il y a des soubresauts qui menacent notre pouvoir».Ibrahima Lissa FAYE

Apr: La réunion de la Cojer implose en coups de poings (vidéo)

https://senego.com/Le rubicond de la guéguerre au sein de l’Alliance pour la République (Apr) est franchi.
Injures publiques, accusations mutuelles et coups de poings ont ponctué la réunion des jeunes de l’Apr(Cojer) ce mercredi au siège nationale de l’Apr près du dépôt de Dakar Dem Dikk. Une bagarre qui a eu lieu devant le coordonnateur national de la Convergence des jeunesses républicaines, Moussa Sow.
La guéguerre
Le parti au pouvoir est en train de se saborder suite aux nombreux scandales et sorties entre Moustapha Diakhaté, Yakham Mbaye, Moustapha Cissé Lô, entre autres…
La mise au point de Macky pas suivie d’effet
Et pourtant, le chef du parti  avait appelé en réunion d’urgence le Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Apr au Palais pour remettre les pendules à l’heure.

Noo Lank annonce une manifestation le 31 janvier et demande à tous les Sénégalais de se procurer un permis pour aller rendre visite à Guy Marius Sagna

http://www.dakarmatin.com/Les membres du collectif Noo Lank (Nous disons Non, en wolof) qui lutte contre la hausse du prix de l’électricité au Sénégal, ont annoncé jeudi, une manifestation prévue le 31 janvier, de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Poste de Medina, lors d’une conférence de presse.
« Noo Lank appelle les Sénégalais et Sénégalaises à une grande marche le 31 janvier 2020 à Dakar. Cette mobilisation que nous souhaitons historique, sera également et surtout pour la libération du patriote  Guy Marius », a dit face à la presse, Ben Taleb Sow, coordinateur.
Il a par ailleurs encouragé les citoyens à se rendre dès demain vendredi au tribunal de Dakar pour se faire délivrer un permis afin d’aller rendre visite à Guy Marius, détenu en prison depuis plus d’un mois pour avoir manifester devant le Palais contre la hausse du prix de l’électricité.
Revenant sur la hausse du prix de l’électricité, M. Sow promet que le combat sera accentué.  En plus d’effectuer des visites auprès des chefs religieux, la sensibilisation va se poursuivre dans d’autres quartiers de la capitale. « Ce samedi 25 janvier, nous investirons l’axe marché samedi, rond-point Liberté 6 et marché Grand Yoff »

Manifs de Nio Lank les vendredis: Abdoul Mbaye pour un autre jour

https://senego.com/-Abdoul Mbaye, sur la Sen Tv, avec le journaliste Pape Alé Niang, propose à Noo Lank, pour ses manifs, un autre jour, en lieu et place du vendredi saint.
Pour Abdoul Mbaye, il y aura beaucoup de monde si on remplace le vendredi par un autre jour. Par exemple, avance-t-il, le samedi à 10 heures, si c’est bien préparé, on enregistrera un monde fou. Le vendredi, ajoute-t-il, est un jour très chargé. Il d’abord la grande prière et autres activités connexes… Regardez !

Affaire Guy Marius Sagna: «Les masques sont enfin tombés»

XALIMANEWS : « Après le scénario de la fausse alerte au terrorisme qui s’est soldé par un échec cuisant du pouvoir car Guy Marius n’était pas l’auteur du communiqué, n’avait pas partagé le communiqué du frapp , n’était pas sur le présidium et n’était pas aussi la personne morale du FRAPP ,le pouvoir en place était dans l’impasse de son complot. Ainsi depuis des mois ils étaient à la recherche d’un prétexte pour museler le camarade Guy Marius .Maintenant ils se réfugient derrière un prétexte fallacieux pour le maintenir en prison .Pour preuve tous ceux qui étaient avec lui devant les grilles du palais sont libérés par vagues successives. Ces 08 camarades étaient arrêtés uniquement pour couvrir l’objectif d’écarter Guy Marius Sagna de sa mission d’éveil des consciences.
Nos avocats ont démontré avec brio qu’en droit sénégalais rien ne justifie le maintien de Guy Marius Sagna en prison car au regard de la loi toutes les conditions sont aujourd’hui réunies pour qu’il obtienne la liberté provisoire outre le fait qu’il n’a commis aucune infraction :
1-Guy Marius a été entendu dans le fond du dossier lui et ses coaccusés , par le juge d’instruction .Tous se sont prononcés sur les faits qui leur sont reprochés et qu’ils ont contesté .
2-Guy Marius est régulièrement domicilié donc il a une garantie de représentation qui permet que chaque fois que la justice aura besoin de lui de le convoquer .
3-il n’y a aucun risque de collusion avec ses co- inculpés car tous ont été entendu .
4-Sa détention n’est pas nécessaire car n’entrave en rien à la manifestation de la vérité.
5-le prétendu trouble à l’ordre public évoqué lors de cette manifestation du 29 novembre n’est qu’une pure invention du pouvoir car des manifestants du parti au pouvoir avaient manifesté devant le palais et certains mêmes avaient escaladé les grilles. Donc il est clair que rien en droit ne justifie la détention de Guy Marius.
Ceci étant dit, la détention du camarade Guy Marius Sagna est purement politique.
Macky Sall après son projet de réduire l’opposition sénégalaise à sa plus simple expression, s’attaque aux mouvements citoyens qui prennent les revendications d’un peuple abusé et meurtri par un racket des maigres moyens qui lui reste.
Guy Marius symbole de la résistance contre l’impérialisme et le non bradage de nos ressources naturelles est la deuxième victime apres Kemi Seba de l’injonction donnée par Emmanuel Macron aux pseudo-présidents de l’Afrique de l’Ouest.
En effet, Emmanuel Macron avait appelé les dirigeants africains lors de son déplacement au Niger à adopter une position plus ferme sur les «sentiments anti-francais» .
Après son arrestation arbitraire, Guy Marius Sagna continue d’être une victime de ce système téléguidé. Jusqu’en prison, ses droits sont bafoués. Isolé tel un terroriste, les visites lui sont pour la plupart interdites. C’est pourquoi, pour manifester nos soutiens indéfectibles, Noo Lànk appelle toutes les Sénégalaises et les Sénégalais à se rendre dès demain vendredi au tribunal se faire délivrer un permis de visite.
Le combat pour la libération de Guy Marius Sagna et l’annulation des hausses frauduleuses et injustifiées des tarifs de l’électricité sera accentué.
Noo Lank a entamé un large programme de sensibilisation ponctué de visites de proximité. L’activité du samedi 18 janvier 2020 s’est heurtée à la volonté du régime de Macky SALL de priver les citoyens d’aller à la rencontre d’autres citoyens pour discuter de cette hausse injustifiée du prix de l’électricité. Mais le peuple Sénégalais a montré une fois de plus hier, toute sa détermination à préserver les acquis démocratiques arrachés de haute lutte, à travers la campagne FLYERS FEPP. Partout au Sénégal et même dans la diaspora, nous avons distribué des Flyers.
Ce travail se poursuivra. A l’instar de toutes les initiatives en cours, le samedi 25 janvier prochain, nous investiront l’axe marché du Samedi (front de terre)
– Rondpoint Liberté VI – Marché grand yoff.
Aussi, comme annoncé à notre dernière conférence de presse, Noo Lànk effectuera des visites de courtoisie auprès des chefs religieux.
Cette étape de notre plan d’action sera clôturée par une journée de mobilisation nationale contre la hausse injustifiée des prix de l’électricité et pour la libération de Guy Marius Sagna. Noo Lànk appelle les Sénégalaises et les Sénégalais à une grande marche le vendredi 31 janvier 2020 à Dakar, de la porte de l’université Cheikh Anta Anta Diop au poste de la médina. Cette mobilisation que nous souhaitons historique, sera également et surtout pour la libération du patriote Guy Marius Sagna » ; a communiqué Le comité de coordinatio du Frapp/ France dégage

Ben Taleb Sow, membre de Noo Lank: «Pour nous faire taire,l’Etat n’a qu’à libérer Guy Marius Sagna et annuler la hausse des prix de l’électricité»

https://actusen.sn/-Les membres du Collectif Noo Lank sont descendus encore dans les rues de la capitale, ce mercredi, pour poursuivre leur activité de visite de proximité, de distribution de flyers et de sensibilisation sur la hausse des prix de l’électricité. Et malgré l’intervention de la police qui arrêté puis libéré certains d’entre eux, les activistes sont allés jusqu’au bout de leur initiative.
«Ils nous ont arrêté juste pour nous intimider. C’était une simple tentative d’intimidation, on ne peut pas soumettre une autorisation préfectorale pour une simple distribution de flyers. Le collectif Noo Lank, composé de plus de quarante organisations, est plus que jamais déterminé à poursuivre le combat. Pour nous faire taire, l’Etat n’a qu’à libérer Guy Marius Sagna et annuler la hausse des prix de l’électricité»,  a déclaré Ben Taleb Sow du Collectif Noo Lank.
Selon lui, en plus des manifestations, de la distribution de flyers, le collectif n’écarte pas d’attaquer en justice la Senelec. «Nous sommes déterminés à utiliser tous les moyens à notre disposition pour faire reculer l’Etat de cette forfaiture. L’Etat veut nous faire payer son luxe. On ne peut pas continuer à serrer la ceinture alors qu’il continue d’augmenter son train de vie. En plus des manifestations, de la distribution de flyers, le collectif n’écarte pas d’attaquer en justice la Senelec», a-t-il lancé.Saly Gbaya

Le Grand Parti fustige « la confiscation des libertés » et l’augmentation du prix de l’électricité

https://www.seneweb.com/Le Bureau Politique du Grand Parti (GP), qui s’est réuni ce mercredi 22 janvier 2020, a entendu une communication de son Président Malick Gakou sur « la situation nationale marquée par la montée des tensions au niveau politique et la forte dépréciation du pouvoir d’achat des populations à la suite de l’augmentation du prix de l’électricité ».
Sur le plan de « la confiscation des libertés démocratiques », le Bureau Politique engage le gouvernement du Président Macky Sall « à préserver les droits fondamentaux du Peuple souverain à la marche, tels que stipulé par notre Constitution ». De même, le Bureau Politique exhorte le gouvernement de « libérer sine die Guy Marius Sagna et à protéger l’expression de la vie démocratique, comme gage de la pérennisation des libertés individuelles et collectives de nos populations ».
Le communiqué parvenu à Seneweb de poursuivre : « Le renchérissement du coût de la vie doit nous amener à nous interroger sur les impacts des Politiques Publiques en synergie avec la qualité du bien-être social des Populations qui ne doivent en aucune manière en supporter les effets négatifs.
Face à cet ancrage, le Bureau Politique exhorte le gouvernement « à renforcer l’efficience et la résilience de la gestion de la Senelec afin de la rendre plus efficace et plus performante dans ses missions de service public ». Ce faisant, « la décision d’augmentation du prix de l’électricité doit être annulée purement et simplement afin d’alléger la souffrance de nos populations.
Au chapitre de la situation internationale, le Grand Parti « marque sa vive préoccupation quant à la recrudescence des périls et extrémismes dans le monde ». Et d’ajouter : « Ces menaces qui se reflètent par la montée des tensions sécuritaires dans notre région doivent nous amener, sur le plan interne, à renforcer notre dispositif sécuritaire national et à valoriser, au plan intra régional, la mutualisation de nos capacités de réaction pour la stabilité et la paix dans nos États ».

Lass Badiane, président du mouvement Dieum Kanam, membre Apr: «La Senelec a fait une mauvaise communication sur la hausse du prix de l’électricité»

https://www.lequotidien.sn/Le président du mouvement Dieum Kanam, Lass Badiane, pense que la Senelec a mal communiqué sur la hausse du prix de l’électricité. Membre de l’Apr, ce conseiller municipal de Grand-Yoff estime que, de façon générale, les responsables du parti au pouvoir et leurs alliés ne défendent plus assez Macky Sall.
Macky Sall maintient toujours le flou autour d’un éventuel 3eme mandat. Quel est votre avis ?
Je pense que, comme l’a dit le Président au soir du Réveillon, c’est un débat inutile puisqu’il a été réélu avec plus de 58%. Le président de la République, en homme aguerri, expérimenté, ne va pas tomber dans un piège qui est un débat de rue. Ce qui l’intéresse, c’est comment faire pour améliorer les conditions de vie de nos compatriotes, réaliser des routes praticables, des postes de santé pour que les populations puissent être satisfaits de son bilan 2019-2024. Maintenant il y a certaines personnes qui sont préoccupées par des débats de succession. Mais l’heure n’est pas de dire ce qui va se passer en 2024 parce que nous sommes en 2020. Seul Dieu sait qui sera présent en 2024. Ce qui nous intéresse au niveau de l’Alliance pour la République, c’est la matérialisation des projets du président de la République qui ont été conçus sur un programme. Donc l’heure pour nous, les ministres, les Directeurs généraux, même pour nous qui n’avons aucun poste nominatif, c’est d’aider le président de la République à réussir sa mission en vulgarisant ses réalisations.
L’actualité, c’est aussi la hausse du prix de l’électricité qui ne passe pas chez beaucoup de Sénégalais…
Il n’y a pas de hausse sur le prix de l’électricité, mais plutôt une baisse de la subvention de l’Etat. Entre 2012 et 2018, il y avait une baisse drastique du prix du baril de pétrole. Maintenant il y a une légère hausse. C’est cette subvention-là qu’il a diminué et qui était de 26%. Raison pour laquelle les prix ont augmenté légèrement non pas pour les petits ménages, mais pour les industriels. Je pense que la Senelec a fait une mauvaise communication sur cette décision parce qu’il ne s’agit pas d’une hausse du prix de l’électricité mais plutôt d’une baisse de la subvention.
Pour beaucoup de Séné­galais, il y a une restriction des libertés sous Macky Sall. Qu’en pensez-vous ?
L’opposition est en train de manifester comme bon lui semble. Il n’y a pas de restriction de liberté. Pour le cas de Guy Marius Sagna, il a bravé une interdiction. Nous sommes dans une République et une Répu­blique est régie par des règles. Si on commence à les transgresser, on ne peut plus les revendiquer. Et l’une de ces règles, c’est le respect du droit. Donc, quand l’autorité préfectorale interdit une manifestation, il faut la respecter. Nous sommes tous des républicains dans l’âme. Donc si ces opposants-là ont l’ambition d’être à la tête de ce pays, il faut qu’à partir d’aujourd’hui ils apprennent à respecter les décisions des autorités.
Situation du pays, dialogue national,3éme mandat de Macky Sall: Cheikh Bamba Diéye crache ses vérités
https://www.jotaay.net/-En retrait dans sa ville de Saint-Louis, Cheikh Bamba Dièye nous a accordé cette interview dans laquelle il dénonce le «spectacle affligeant» d’attitudes puériles, de banalités et de dérives qu’offrent les politiciens, y compris des opposants, dont il «déteste» les querelles récentes (Mamadou Lamine Diallo-Decroix). Ayant reçu la visite de son ami Khalifa Sall, Cheikh Bamba Dièye confirme leur dynamique unitaire pour  «contribuer à abréger les souffrances des Sénégalais». Candidat à la mairie de Saint-Louis, il réduit la gestion de Mansour Faye à la triptyque : incompétence, indolence, clanisme. De même, il fustige la «cruauté» de l’Etat qui laisse la brèche ouverte à la Langue de Barbarie continuer à tuer des centaines de jeunes. Sur la hausse des prix, il affirme que le «pire est toujours à craindre, lorsque le cynisme est érigé en mode de gouvernance». Considérant que la Constitution a clos le débat sur une 3ème candidature de Macky Sall, pour lui, ce serait un «coup d’Etat constitutionnel» auquel les Sénégalais feront face, le cas échéant. Pour le dialogue national qu’il renie, il pense que l’opposition qui y participe sera juste le dindon de la farce que Macky Sall sert quand il veut porter un coup à la démocratie.
Les Echos:On vous entend de moins en moins ces derniers temps. Qu’est-ce qui explique cette posture ?
Cheikh Bamba Dièye : Ce n’est pas qu’on ne m’entend plus, mais je suis devenu plus regardant sur les sujets qui nous interpellent. Pour un pays pauvre, gangrené par le vol, la corruption et le déni de droit, l’étalage d’insouciance qui nous caractérise me sidère. Les invectives, les insanités, le mensonge, le folklore et les attitudes puériles sont devenus le menu préféré des politiciens et apparemment, les gens adorent les voir se comporter de la sorte. Ce spectacle affligeant de banalités occupe les plateaux et remplit les pages des journaux. Je constate pour m’en désoler cet état de fait. Je ne puis m’autoriser la liberté de participer à cette dérive. C’est pour cela que je suis en retrait. Dans mes moments de communication, j’insiste beaucoup sur un recentrage sur nos vraies priorités. Le débat national doit être focalisé sur la situation désastreuse du pays, sur les manquements, sur les retards cumulés et sur les injustices récurrentes que nous subissons.
Vous parlez de spectacle affligeant. On a vu des leaders de l’opposition se tirer dessus. Comment appréciez-vous ces querelles ?
J’ai détesté ce spectacle. A mon avis, cela a fait un grand tort à l’opposition. Il faudra que les uns et les autres apprennent à se faire violence pour cohabiter en bonne intelligence. Cela commence par le respect de l’autre. La retenue doit être toujours de rigueur. Il n’est nul besoin de se quereller pour faire prévaloir ses idées. La pensée unique et le ralliement obligatoire aux positions d’une partie de l’opposition sont de nature à désagréger la solidarité et l’unité de l’opposition. Je préfère de loin voir les acteurs politiques s’opposer sur les solutions à apporter aux vrais problèmes qui assaillent le quotidien du Sénégalais. Sûrement que le pouvoir et Macky Sall en premier doivent se frotter les mains. Apres avoir malmené le processus électoral, ils nous ont imposé les élections les plus iniques de notre histoire politique. Aujourd’hui, ils observent à distance l’opposition se crêper le chignon sur des détails très éloignés des préoccupations des Sénégalais. Et avec le pseudo dialogue national, nous leur avons donné la possibilité de renvoyer les élections aux calendes grecques en maintenant, en toute illégalité, les exécutifs locaux alors que des délégations spéciales étaient de rigueur. Sous ce rapport, nous faisons absolument le jeu du pouvoir et c’est bien dommage.
Khalifa Sall vous a rendu visite jusque chez vous à Saint Louis. Qu’est-ce que vous vous êtes dit ?
Khalifa Sall est un ami et un compagnon. Ce n’est un secret pour personne que je me suis beaucoup investi pour dénoncer et combattrel’injustice dont il a été la victime. Les Sénégalais connaissent mon engagement pour la justice et l’État de droit. Me concernant, la politique ne doit jamais cesser d’être un sacerdoce, un combat de vérité, un engagement à servir le Sénégal et tous les Sénégalais. La visite surprise de courtoisie de Khalifa ne surprendra personne. Elle a été une occasion pour raffermir nos liens et nous  rappeler le sens de notre action politique. C’est dans la difficulté et les épreuves que l’on arrive à distinguer le bon grain de l’ivraie. Par la grâce de Dieu, nous sommes tous encore là et plus déterminés à aider notre pays. Pour le reste, l’avenir nous édifiera.
Allez-vous maintenir votre alliance pour les prochaines échéances électorales, notamment les élections locales ?
Très certainement, puisque nous avons eu à surmonter ensemble des moments plus difficiles. Sauf imprévu, je crois certainement que tous, bien au-delà de nos entités respectives, nous nous retrouverons dans de grandes alliances pour contribuer à abréger les souffrances des Sénégalais. Les prochaines échéances seront un bon galop d’entraînement.
Serez-vous candidat à la mairie de Saint-Louis que vous avez déjà eu à diriger ?
Bien sûr que je serai candidat. Pour l’avoir dirigée avec des résultats probants. Et surtout riche de l’expérience par le vécu que les Saint-Louisiens ont acquis. Maintenant, ils savent qui est qui. Ils ont les moyens objectifs de procéder à des comparaisons entre les hommes et entre les équipes. Le moment venu, ils sauront, à ne pas en douter, faire la différence entre la qualité de ma gestion et l’état végétatif dans lequel l’incompétence de l’équipe actuelle a plongé la ville.
Vous êtes dur avec l’équipe actuelle…
Incompétence, indolence et clanisme sont les mots qui déterminent la gestion actuelle de la ville de Saint Louis. Aujourd’hui, les Saint-Louisiens vivent au quotidien tout l’aventurisme dans lequel ils ont  été plongés. En partant, je leur avais laissé une enveloppe de 25 milliards de projets bouclés et financés. Il ne restait que l’exécution. Monsieur le Maire et son équipe ont été incapables de faire avancer ces programmes, au point que, malgré la famille, l’Etat a été bien obligé de récupérer le volet le plus important de ces projets, soit 17 milliards, pour le confier à l’Apix. Le reste du tableau est encore plus calamiteux. Une ville comme Saint-Louis ne mérite pas un tel niveau d’incompétence.
Saint-Louis est une ville en pleine mutation, et l’exploitation gazière risque de modifier la principale activité économique qu’est la pêche…
Vous me donnez l’occasion encore un fois d’alerter. Depuis très longtemps, je demande à l’État du Sénégal de faire preuve de respect à l’endroit des populations de la Langue de Barbarie. La brèche sur cette bande de terre a causé la mort de plus de 450 Sénégalais âgés entre 16 et 35 ans. On peut même ne plus parler de priorité, car partout ailleurs dans le monde, sauf au Sénégal, une telle hécatombe aurait fait réagir. Il faut moins de 150 milliards pour stabiliser la brèche, construire une digue de protection digne de ce nom et reloger les populations impactées. Si l’on considère que nous avons un budget de 4000 milliards chaque année et que nous avons gaspillé plus de 800 milliards dans une bêtise comme le TER, que nous allons lancer un BRT à 300 milliards avec les travaux sur la VDN à plus 100 milliards, les termes mépris et cruauté sont les plus appropriés pour qualifier l’indifférence de l’État du Sénégal face à la tragédie qui perdure sur la Langue de Barbarie.
Macky Sall refuse de se prononcer clairement sur sa volonté de briguer ou non un 3ème mandat. Sa position vous surprend-elle ? 
Ce débat n’a pas lieu d’être puisque c’est le président de la République lui-même, à travers le vote de la nouvelle constitution et par ses déclarations, qui a tué ce débat. Un troisième mandat consécutif ne peut et ne saurait exister au Sénégal. Son refus de se prononcer aussi importe peu puisque nous l’avons déjà entendu sur ce sujet. Je ne vois pas pourquoi les stratégies internes à l’Apr doivent nous préoccuper. Si en 2024, Macky Sall pose sa candidature, alors nous aviserons. En ce moment, il ne s’agira pas d’un troisième mandat, mais d’un coup d’Etat constitutionnel auquel nous devrons faire face.
Il y a de plus en plus de hausses de prix dont celle récente du prix de l’électricité. Faut-il craindre le pire…?
Au-delà de la hausse, c’est le coût de la vie qui est devenu insupportable pour les ménages sénégalais. Cette situation est d’autant plus inacceptable que les populations subissent la double peine. Non seulement elles sont oubliées dans les politiques publiques mises en place, mais elles doivent payer les contre-performances et les échecs imputables au gouvernement du Sénégal. Le secteur de l’eau et de l’électricité sont en crise et ce sont les Sénégalais qui doivent en payer le prix fort. Le pire est toujours à craindre lorsque le cynisme est érigé en mode de gouvernance et que l’on ne se fixe aucune limite pour saigner à blanc les populations.
Quelle est votre position par rapport au dialogue national qui a démarré officiellement ce mardi ?
Je ne participe pas au dialogue, je ne crois pas à ce dialogue. Je le trouve inutile et très dangereux pour l’opposition qui risque d’y perdre sa crédibilité. Elle sera malheureusement le dindon de la farce politicienne que le président de la République sert aux Sénégalais chaque fois qu’il a besoin de temps et d’espace pour martyriser la démocratie. Pour faire avancer la démocratie et le processus électoral, il faut simplement de la volonté politique. Nous n’avons pas besoin de dépenser toute cette énergie, autant d’argent et de perdre tout ce temps à dialoguer.En une heure, le moins doué des acteurs politiques peut proposer la réforme salutaire que nous tous attendons.Entretien réalisé par Mbaye THIANDOUM

La puissance d’influence insoupçonnée des courants de pensée Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net/-Le Centralisme démocratique est aussi vieux que les partis politiques. Les organisations politiques, associatives, syndicales ont en commun ce mode d’organisation centralisateur. Il consiste à laisser libre cours au débat et à la réflexion aux structures de base au nom du principe sacré de la démocratie et la prise de décision collégiale du centre de direction, suivant les échelles hiérarchiques du pouvoir de décision. Ce mode de fonctionnement devenu hermétique, a fini par tuer, au fil de son histoire, la démocratie pluraliste dans les rangs des partis, des syndicats et du mouvement associatif sportif, culturel et économique.
Le centralisme a ainsi pris le dessus sur la démocratie en interne et à l’externe des partis exerçant le pouvoir et évoluant dans l’adversité au pouvoir. L’Alliance pour la République vit présentement une page sombre de son histoire : exclusion de responsables politiques et une guerre larvée contre ceux qui pensent le contraire – et/ou différemment – de ce que pense le Président du parti présidentiel ou qui critiquent sa conduite dans la gestion des affaires publiques.
Tous les partis politiques partagent un mode de fonctionnement quasi identique. Il s’agit du centralisme démocratique. Ce référentiel organisationnel des acteurs politiques ou des acteurs du mouvement associatif consiste à faire le distinguo entre ce qui relève des compétences des membres, des bases et des responsables intermédiaires et au sommet. La règle de fonctionnement établie par ce centralisme démocratique consiste à débattre, à discuter et à réfléchir ensemble avec les militants au sujet de toutes questions d’intérêt national et organisationnel.
La décision engeant tous les acteurs partisans est prise dès lors à la suite de ces échanges naturellement contradictoires dans le respect des divergences des opinions et la liberté critique militante. Il revient au centre de décision, regroupant des responsables désignés démocratiquement à la base, de prendre la décision. La décision finale est toutefois assujettie au respect des règles de la démocratie et de la loi de la majorité. Ce sont des principes de fonctionnement du centralisme démocratique. Cette notion de centralisme démocratique est toutefois très vague.
La mise en œuvre de ces principes se heurte assez souvent au respect de la démocratie. Le centralisme prend d’ailleurs le dessus sur la démocratie. Le divorce entre le fonctionnement, par essence démocratique, et le centralisme qui n’est, après tout, qu’une modalité de gestion des idées, est de plus en plus récurrent dans le fonctionnement des partis politiques, des syndicats et des mouvements associatifs. Les querelles de positionnements entre les responsables politiques, syndicaux, associatifs, les scissions et la création de nouveaux mouvements politiques et associatifs, traduisent, si besoin en est, les dysfonctionnements permanents des partis, des syndicats et des associations.
L’Alliance pour la République constitue l’illustration de ce phénomène de dysfonctionnements. L’ancien président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle est exclu de son parti. D’autres militants et responsables subiront la loi implacable du centralisme du pouvoir de décision. Ces militants ne seront pas entendus par les structures régulières de la formation présidentielle. Ils n’auront aucune possibilité de défendre leurs idées et les arguments. Ils sont bannis des rangs. La formation républicaine va se plier à la ferme volonté de son chef. L’Alliance est ainsi sur les traces des autres formations politiques qui se sont heurtées à des conflits entre des militants et des responsables. Le Parti socialiste et le Parti démocratique sénégalais ont connu, pendant l’exercice du pouvoir, des conflits similaires. Ces formations ont exclu les dissidents. Les autres partis politiques ont connu des conflits ouverts qui se sont aussi soldés par des exclusions.
Le mal est apparemment au cœur du centralisme démocratique. Tous les partis politiques qui ont connu des conflits de cette nature ont trahi la démocratie. L’absence de débats contradictoires et de réflexion approfondie sur les enjeux des divergences et les solutions constitue la cause majeure de la suprématie du centralisme sur la démocratie. Il est peut-être temps que les acteurs politiques se rendent à l’évidence. Les scissions produites par le Parti socialiste, par le Parti démocratique sénégalais et celle se dessinant à l’horizon de l’Alliance pour la République, renseignent au moins sur la puissance d’influence des courants de pensée. Les bannis ont toujours eu raison. La nécessité de repenser les divergences, les traitements des conflits d’opinion ou d’ambition militent en faveur de l’introduction impérative des courants de pensée dans le fonctionnement démocratique des partis politiques.
Le courant de pensée n’est point antinomique au parti. Dans un parti libéral, socialiste ou patriotique, il est possible d’avoir des sensibilités divergentes : courant dominant, courant plus à gauche, à droite ou au centre. C’est une question d’approche, de vision et de stratégies des politiques publiques. Contrairement à ce que croient les majorités mécaniques du chef de parti au pouvoir ou dans l’opposition, le courant de pensée est une force d’idées de changements et de propositions alternatives. Il est l’expression d’un dynamisme politique et idéologique. Il fait vivre un parti. Les mécanismes bureaucratiques de liquidation des démocrates porteurs de courants de pensée mènent toujours au discrédit et à la perte du pouvoir d’influence politique et électorale.

Un Sénégalais retrouvé mort dans son appartement à Londres

https://actusen.sn/Un Sénégalais a été retrouvé mort dans son appartement, à Londres. Selon LesEchos, il s’agit de Cheikh Ndiaye, né le 4 mars 1956. Pour le moment, les circonstances et causes de son décès ne sont pas encore connues.

Kaolack: Un Américain tué à coups de machette dans sa maison à Fass Kahone

https://actusen.sn/-Mouhamed, le jeune Américain qui était interné à l’hôpital Elhadji Ibrahima Niass de Kaolack a finalement rendu l’âme. Il a été victime avec son père, d’une attaque de malfaiteurs dans leur maison de Fass Kahone (Kaolack). L’agression a eu lieu dans la nuit du mardi au mercredi dernier. Le père qui s’en est sorti avec des blessures au crane et aux bras avait réussi à évacuer son fils qui avait un traumatisme crânien sévère.Les malfaiteurs sont activement recherchés par la Gendarmerie.

Détenu au Sénégal dans le cadre de l’affaire de l’attentat meurtrier du Grand Bassam en Côte d’ivoire: Un Malien entame une grève de la faim

https://actusen.sn/Boubacar Niangadou, un Malien d’origine, âgé d’une cinquantaine d’années, a été arrêté par la justice sénégalaise depuis 2017. Il est accusé de faire partie d’un réseau terroriste et d’être en relation avec les auteurs de l’attentat de Grand Bassam en Côte d’Ivoire. Commerçant de son état, il a entamé une grève de la faim pour demander la tenue de son jugement, rapporte SourceA dans sa parution de ce jeudi.

Kolda: un véhicule de la Sodefitex braqué et ses occupants dépouillés

https://actusen.sn/Un pick-up de la Sodefitex a été emporté hier lors d’un braquage sur l’axe Kolda-Ziguinchor. Les assaillants ont aussi dépouillé de leurs biens les occupants du véhicule, rapporte Libération.
Des éléments armés ont fait irruption, dans l’après-midi, entre les villages de Sara Teneng et Sinthiang Teneng, dans la commune Nianga, pour commettre leur forfait sur un véhicule de la Sodefitex du secteur de Vélingara.
Sur les lieux du braquage, les victimes, encore sous le choc et l’émotion, n’ont pas donné plus de détails sur leur calvaire.

Garage Baux maraîchers: 300 kg de chanvre saisis dans un bus malien

https://actusen.sn/300 kilogrammes de chanvre indien, ont été saisis, hier mercredi, au garage des Baux maraîchers. Selon Libération, la drogue a été interceptée sur un camion en provenance du Mali qui est d’ailleurs immobilisé au commissariat de Pikine. Le chauffeur a pris la fuite mais ses deux apprentis ont été arrêtés par la police et sont en garde à vue.

MAMADOU DIAGNA NDIAYE parle des JOJ 2022: «ce ne sont pas simplement les eux du Sénégal, ce seront ceux de l’Afrique»

https://www.jotaay.net/Les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lausanne se sont terminés ce mercredi, les prochains auront lieu à Dakar. Le président du Comité olympique sénégalais espère que les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2022, qui auront lieu à Dakar, offriront à l’Afrique un héritage qui ira au-delà du cadre sportif
Alors que les Jeux Olympiques d’hiver de la Jeunesse se sont achevés hier mercredi à Lausanne, les regards se tournent désormais vers l’édition 2022. Consacrée aux sports d’été, elle se déroulera à Dakar. Le président du Comité olympique sénégalais et membre du Cio, Mamadou Diagna Ndiaye, dans un entretien avec l’Équipe, veut que cette épreuve dépasse le simple cadre sportif. «Ce ne seront pas simplement les Jeux du Sénégal, ce seront ceux de l’Afrique», avance-t-il avant de poursuivre : «ce sera une première. Il y a cinq anneaux sur le drapeau olympique. Tous les autres anneaux (qui symbolisent chacun un continent) ont accueilli des Jeux, il ne manquait que l’Afrique. Maintenant, nous les avons. Il faut que ces Jeux se passent bien. Tout le monde est sur le pont. Un véritable engouement va se créer car c’est une première. Et comme c’est une première, on veut que la fête soit belle».
Mamadou Diagna Ndiaye espère que les JOJ 2022 seront un moyen de sensibilisation sur l’émigration clandestine. «On essaie, je dis bien, on essaie d’inverser la courbe de l’émigration pour que tous ces jeunes en perdition qui partent sur les bateaux – et sur cent, il y en a peut-être vingt qui arrivent vivants –  restent au pays. Il faut leur montrer qu’il existe peut-être autre chose, en faisant par exemple des académies de sport dans les villes à littoral (les villes de point de départ)», déclare le président du Cnoss. Il rajoute : «nous voulons aussi bâtir un business model en donnant de l’espoir aux gens pour qu’ils ne partent pas. On essaie aussi de faire en sorte que, même dans les villages les plus reculés, il y ait des écrans pour que les gens puissent suivre les épreuves et qu’on lance une dynamique pour que tous les jeunes d’Afrique découvrent le sport».
A la question de savoir si cela revient cher d’organiser des Jeux
Olympiques de la Jeunesse, Diagna Ndiaye répond : «Les JOJ, ce n’est pas les JO, c’est son petit-frère. Et la ligne du Cio, c’est l’héritage : qu’on ne construise pas des choses pour les Jeux et qu’après personne ne les utilise. Cela réduit les coûts. Il y aura une participation du Cio, une de l’État, et tout le secteur privé et la coopération internationale. On ne peut pas dire que ça coûte cher. Et cela va nous permettre de montrer l’image d’une Afrique qui gagne».

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 23/01/2020
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Les fautes des cadres Apéristes affolent les réseaux sociaux

C’est à croire que Moustapha Diakhaté a rendu dingues ses amis de l’Apr qui, dans la frénésie offensive, ont même perdu l’usage correct de la langue de Molière. Déjà, le communiqué du conseil de discipline était truffé de fautes. Hier, les internautes se sont surtout «délectés» des fautes grammaticales contenues dans le communiqué de la Ccr, signé Abdoulaye Diouf Sarr. «Réuni, ce mardi, sous la présidence de son Coordonnateur national, la Convergence des Cadres Républicains (CCR), appréciant la vie du parti, salue la décision du Conseil de discipline qui a prononcé l’exclusion définitive de Moustapha Diakhaté des rangs de l’Alliance pour la République. Une exclusion qui fait suite aux «propos séditieux, fractionnistes du camarade Moustapha Diakhaté qui entache gravement l’image du parti. Saisissant la balle au rebond, la CCR invite tous les camarades à faire preuve de discipline de parti en posant les débats au sein des instances du parti. Aux militants, les Cadres républicains les invitent à une introspection afin de mieux comprendre les enjeux politiques du moment».

Passation de services à l’Ucg

Le très discret Ousmane Ndao a officiellement quitté la tête de la coordination de l’Unité de gestion des déchets (UCG). La passation de service s’est déroulée hier. Son remplaçant Mass Thiam a pris le témoin dans un contexte de déroulement de la politique de «zéro déchet».

Alioune Sarr mouille Maïmouna Ndoye Seck

Il y a un véritable malaise au Ministère des Transports Aériens depuis quelques jours. A l’origine, le licenciement de 85 employés. Seulement, si l’on en croit la conseillère en communication d’Alioune Sarr, «contrairement aux fausses informations qui circulent sur Facebook, le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, n’a licencié personne dans son département». La vérité, d’après Astou Winnie Bèye, c’est que 85 contrats sont arrivés à leur terme depuis le 31 décembre 2019. «Pour la petite histoire, 85 personnes ont été recrutées par les prédécesseurs du ministre Alioune Sarr et ces personnes coûtaient 60 millions Fcfa par mois au ministère. Parmi elles, il y avait 16 chauffeurs et 27 assistants. Que peut-on faire avec 16 chauffeurs et 27 assistants ? L’argent de leurs salaires était puisé dans des fonds d’investissement, notamment le fonds d’investissement et de promotion du micro tourisme, destiné aux jeunes et aux femmes du Sénégal», s’indigne-t-elle, évoquant ainsi une bamboula dans ce département. «Nous savons tous que les budgets d’investissement ne servent pas à payer des salaires. Autre chose, après sa prise de fonction, M. Sarr a constaté qu’il y avait plus de contractuels que de fonctionnaires dans le ministère. Or, c’est le contraire qui devrait être valable», clame-t-elle.

Alioune Sarr veut-il déshabiller Jean pour habiller Paul ?

«Et dans les prochains jours, nous vous communiquerons la liste des 85 personnes dont les contrats ont expiré depuis le 31 décembre 2019. Vous aurez également leurs CV et leurs salaires pour que vous vous fassiez votre propre jugement. La majeure partie de ces personnes ne venaient pas travailler. Le ministère du Tourisme et des Transports aériens est au service des citoyens et travaille dans une totale transparence. Nous sommes là pour vous et sachez que le ministre Alioune Sarr milite pour l’émancipation des jeunes et des femmes du Sénégal, quelle que soit leur appartenance politique. NB : 85 contrats ont expiré, certains seront renouvelés et les autres ne seront pas reconduits», conclut Winnie Bèye sur Facebook. Seulement, beaucoup soupçonnent le ministère de faire remplacer les contractuels par des habitants du Diobass déjà très nombreux. Déshabiller Jean pour habiller Paul !

Le détenu Boubacar Niangadou entame une grève de la faim

En détention depuis trois années maintenant, Boubacar Niangadou entame à partir d’aujourd’hui une grève de la faim pour exiger un procès. Ce Malien qui réside au Sénégal depuis plus d’une quinzaine d’années avec ses deux épouses et ses enfants s’activait dans le commerce au marché malien de Dakar, jusqu’au 24 février 2017. Ce jour-là, il a été arrêté par la police parce qu’il a été cité dans une affaire de terrorisme avec 4 autres personnes. Seulement, s’indigne Boubacar Niangadou, après deux ans d’instructions, deux de ses coaccusés ont obtenu un non-lieu. Dans une déclaration publique dont «L’AS» dispose d’une copie, Boubacar Niangadou indique que les enquêtes ont aussi montré qu’il n’avait aucun lien avec une quelconque entreprise terroriste. Malgré cela, il croupit en prison depuis bientôt 3 ans sans être jugé. Il réclame justice et veut être jugé pour que la vérité éclate. Boubacar Niangadou entame une grève de la faim jusqu’à ce que justice lui soit rendue.

Macky Sall reçu par le PM de Grande Bretagne

Le Président Macky Sall a profité de son séjour en Grande Bretagne dans le cadre du sommet Royaume Uni-Afrique sur l’investissement, pour redynamiser les relations entre les deux pays. Il s’est entretenu avec le Premier ministre de Grande Bretagne, Boris Johnson. Leurs échanges ont porté sur la redynamisation de la coopération économique entre le Sénégal et le Royaume Uni. A ce propos, le Royaume Uni a décidé de faciliter les échanges entre Dakar et Londres à travers une meilleure circulation des personnes et des biens pour favoriser l’investissement et accroître le volume des échanges économiques

Grève des transporteurs de conteneurs vendredi

Les transporteurs de conteneurs vont déclencher une grève illimitée à compter de ce vendredi. Ils déplorent le coût élevé des tarifs pour l’accès au port fixés actuellement à 10 600 francs pour chaque entrée contre 49 600 francs par an antérieurement, et les dysfonctionnements du Règlement 14 de l’Uemoa. Leur président, Mama Diakhoumpa, dénonce aussi la passivité de l’Etat sur les difficultés qui affectent leur secteur.

Grève des chauffeurs du corridor Dakar-Bamako

Le corridor Dakar-Bamako risque d’être paralysé à partir du 9 février si les autorités sénégalaises et maliennes ne prennent pas les devants. En effet, l’Union des Routiers du Sénégal (Urs) et le Syndicat national des conducteurs routiers du Mali (Synacor) vont aller en grève le 9 février prochain. Dans un communiqué parvenu à «L’As», les deux organisations annoncent le dépôt au niveau de leurs gouvernements respectifs de leurs préavis de grève. La plateforme revendicative porte sur 8 points, notamment la réduction des postes de contrôle sur le corridor, la mise en place d’aires de repos en dehors de celles retenues dans la capitale, la cessation sans avertissements des sabots aux véhicules hors de la chaussée à Rufisque, à Mbao, Pikine et Yarakh, la renégociation du Règlement 14 de l’Uemoa, la non-application du permis à points, la présence des carnets de reçus pour les amendes forfaitaires, la baisse du prix du carburant, l’application de la convention collective du secteur et la réglementation de la circulation dans les grandes villes.

Port de brassards rouges à l’hôpital de Pikine

Les travailleurs de l’hôpital de Pikine arborent depuis hier des brassards rouges pour exiger de meilleures conditions de travail. Ils promettent, selon des sources de «L’AS», de faire des révélations sur la gestion de la structure hospitalière. C’est d’ailleurs la véritable raison de la grogne.

Le vice-président de Rewmi en tournée

La page de la Présidentielle tournée, le vice-président de Rewmi, Déthié Fall, a décidé de mettre en œuvre la stratégie de massification de Rewmi. Il s’agit d’une directive du président de Rewmi, Idrissa Seck. Ainsi Déthié Fall, accompagné du secrétaire national Aly Saleh Diop et des membres de la communication digitale avec à leur tête le secrétaire national Dr Babacar Mar, sera à Kolda, Kédougou et Tambacounda. Pour Déthié Fall, Rewmi est un parti qui bouge, écoute et discute avec les Sénégalais.

Pollution aux hydrocarbures sur la plage de Thiaroye/Mer

Le Ministère de l’Environnement et du Développement durable informe que le Centre de Gestion des Urgences Environnementales (CGUE) a reçu, le 16 janvier dernier, une déclaration relative à une pollution aux hydrocarbures sur la plage de Thiaroye sur Mer. Dès la réception de la déclaration, la Direction de l’Environnement et des Etablissements classés (DEEC) et la Section de l’Environnement de la Gendarmerie Nationale ont effectué un déplacement sur le site pour la confirmation de l’incident signalé et la mise en place de mesures d’urgence. Des actions d’urgence ont été ainsi menées, notamment le balisage de l’espace contaminé et la coordination avec les autres acteurs concernés, et la Société Africaine de Raffinage (SAR).

Pollution aux hydrocarbures sur la plage de Thiaroye/Mer (bis)

Le Ministère de l’Environnement et du Développement durable, après investigation, a constaté que la partie de la plage impactée couvre une superficie d’environ 150 mètres carrés à l’intérieur de laquelle une dizaine de points d’écoulement d’hydrocarbures a été notée. Les renseignements pris auprès de la SAR ont permis de définir la nature des polluants. Le ministère renseigne que les investigations se poursuivent. Toutefois, d’après le communiqué, des mesures urgentes ont été prises pour atténuer la pollution et prévenir les risques sur la population. Il s’agit de renforcer les mesures de sécurité pour le contrôle et la sécurisation de la plage, l’interdiction de l’accès de la zone de plage pour protéger les populations, la mise en place d’un dispositif pour arrêter la pollution de la mer et le suivi environnemental pour déterminer les impacts sur le milieu. Le Ministère de l’Environnement appelle la population à la vigilance et au respect des mesures de sécurité éditées pour la circonstance, notamment l’arrêt systématique de la baignade aux alentours de la zone impactée.

Comment Macky prépare discrètement les locales

http://www.dakarmatin.com/Au moment où il est entrain de divertir l’opposition avec son dialogue national , Macky Sall s’est  attaché les services de la société de data électorale français Spallian. Au sein de son cabinet, Macky Sall dispose même de son propre data scientist Oumar Ba. Agé d’une trentaine d’années, cet ingénieur sénégalais avait lui aussi activement participé aux campagnes présidentielles de Barack Obama en 2008 et 2012 lorsqu’il était étudiant aux États-Unis. L’ingénieur a notamment travaillé avec le data scientist – très actif en Afrique – Lex Paulson, ancien membre de l’équipe d’Obama. Depuis le début du mois de janvier, Oumar Ba sillonne tout le pays en vue de préparer les futures élections locales de 2020
vCHEIKH OUMAR HANNE, MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION :«LE TAUX D’ECHEC AUX MASTERS EST INACCEPTABLE !»

http://www.sudonline.sn/Cheikh Oumar Anne sort du bois. Dans cette interview exclusive accordée à Sud Quotidien, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, revient sur les sorties au vitriol du Saes, les démissions en cascade constatées dans son département, notamment celle de Lansana Konaté, l’affaire des bourses des étudiants, l’hallucinant taux d’échec en master, la charge locative annuelle pour les universités de Bambey, Thiès et les Uvs. Sans esquive, aucune, le maire de Ndioum va au front et met les points i. Entretien…
Monsieur le ministre, dès que vous avez été porté à la tête du département de l’enseignement supérieur, il y’a eu des voix qui sont levées pour s’interroger sur votre profil. Et pour cause disaient-ils, généralement ce sont des professeurs d’Université que l’on nommait à ce poste et que la tradition semble être rompue avec vous.
Certains l’ont dit. Ça peut être un point de vue. Mais, la nomination relève exclusivement du Président de la République qui a le mandat populaire d’exécuter sa politique. Des professeurs titulaires ont été nommés à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur, tout comme d’autres ont géré ce département sans l’être. Pendant une certaine période, c’est le ministre de l’Education nationale qui gérait l’Enseignement supérieur. Ce qu’il faut comprendre est que le titre de Professeur est un grade qu’on a parce qu’on est dans l’Enseignement supérieur et on a gravi les échelons en restant dans les dispositifs. J’ai été professeur. Je suis enseignant du supérieur. J’ai enseigné pleinement pendant une bonne dizaine d’années où pendant quatre ans, j’avais déjà exercé en tant que Maître-assistant. Ensuite, je suis allé dans l’administration centrale où, pendant 13 ans, j’ai été directeur général. D’abord, dans une agence d’innovation technologique que j’ai mise en place, ensuite à l’ARPOSI. Par la suite, j’ai été directeur du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud). Le Président m’a choisi en connaissance de cause. Si je n’en avais pas les prédispositions, j’aurais décliné. Ensuite, il faudra qu’on me juge sur les résultats. Je pense que j’ai eu un vécu dans l’Enseignement supérieur. J’ai fait des Travaux pratiques (TP), des Travaux dirigés (TD), des cours. J’ai mis en place des équipes de recherche au Sénégal et à l’étranger. Ce sont les seuls critères qui sont déterminants dans la carrière d’un enseignant du supérieur.
En parlant de résultats, vous avez pris la mesure d’orienter tous les nouveaux bacheliers dans les universités publiques sénégalaises. Concrètement, qu’est-ce qui a motivé une telle décision ?
Les textes qui régissent notre sous-secteur d’Enseignement supérieur, engagent pleinement et entièrement la responsabilité du gouvernement dans l’orientation des nouveaux bacheliers du Sénégal. Ça nous donne quand même la légitimité de décider s’il faut orienter les nouveaux bacheliers dans les structures qui relèvent exclusivement de notre responsabilité ou de trouver d’autres solutions. En 2013, il y a eu des problèmes qui se sont posés dans le secteur. Une option a été prise par rapport à cette conjoncture d’orienter des nouveaux bacheliers dans le privé. Ça ne devait pas durer plus de 3 ans. Au départ, c’était 3 mille bacheliers qui étaient concernés. Nous n’étions pas parvenus à les orienter dans les universités et établissements du supérieur. Cela résultait d’une situation où les universités n’avaient pas les capacités en termes d’infrastructures d’accueil, de corps professoral. Il se trouvait aussi qu’on avait beaucoup plus de nouveaux bacheliers littéraires que de scientifiques. Donc, il n’y avait pas suffisamment de places. En voulant s’organiser, nous nous sommes rendus compte d’un premier problème : la détermination des capacités de nos universités. Le texte organisant même les orientations, permet désormais d’évaluer, d’un commun accord entre les instances académiques et le ministère, les capacités d’accueil de nos universités. Donc, toute la problématique des orientations relevait de nos capacités des universités publiques qui devraient, dans un premier temps, recevoir les nouveaux bacheliers. Quand elles atteignent leur limite, on orientait les autres dans le privé. Depuis 3 ou 4 ans, on n’a jamais atteint nos capacités dans les filières qui reçoivent les nouveaux bacheliers scientifiques et, pourtant, on en a orienté énormément dans le système privé. Donc, ce système mis en place au départ, a pris d’autres allures que nous montrent les statistiques des différentes orientations. Cette année, après une analyse de la situation, on avait constaté que ce système avait atteint ses limites. Nous avons tous constaté qu’à un moment bien déterminé, chaque année, nous avions une grève de nos partenaires, les écoles privés, soutenant qu’ils n’avaient plus les capacités de recevoir.
Vos partenaires du privé parlent des dettes estimées à 17 milliards
Ce qui montre encore une fois que le système avait atteint ses limites. J’ai dit qu’on n’orientait pas sur la base des capacités des universités parce qu’il n’y a pas une démarche qui consistait à évaluer les universités. L’évaluation des universités se base exclusivement, pour l’essentiel, sur les emplois du temps. Mais, quand je suis arrivé, je n’ai pas trouvé une seule université qui avait une maitrise des emplois du temps, ni une organisation pour les gérer. Ce qui a posé problème, d’ailleurs, pour la mise en pratique de notre décision d’orienter tout le monde dans les établissements publics. De 3 mille au départ avec une prévision de dépenser 3 milliards par an, nous sommes arrivés à 17 mille, avec des dépenses de 15 milliards. Donc, il fallait s’arrêter parce que depuis 2013, des efforts consistants ont été faits dans nos universités. On a mis en place le PGFSUP (Programme de Gouvernance et de Financement de l’Enseignement supérieur axés sur les résultats) qui était un investissement de 100 milliards FCfa. On a construit des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (Isep). On a mise en place des projets d’extension des universités. On a recruté des enseignants. On a mis en place le fonds de solidarité pour les retraites des enseignants qui augmentait de 20% les charges légales des enseignants. C’était pratiquement une augmentation à peu près de 20% du taux d’encadrement des enseignants. Tout cela faisait que la situation avait fondamentalement évolué. Ainsi, nous avons pris la décision d’orienter tout le monde, en disant que nous allons aussi accompagner cette mesure parce qu’il nous fallait économiser. Si le système arrivait à fonctionner, on allait économiser 15 milliards qu’on donnait directement au système privé. Même à ce niveau-là, je voudrai attirer l’attention sur l’enveloppe destinée au paiement des étudiants orientés dans le privé. Tout cet argent n’allait pas directement aux entrepreneurs du secteur privé parce que connaissant le système, une bonne partie revenait aux enseignants du supérieur qui faisaient les cours dans ces établissements. Parce que ces cours étaient délivrés pour l’essentiel, par les enseignements du secteur public. Sur ces 15 milliards, une bonne partie revenait aux enseignants du secteur public. Donc, il a fallu réorganiser tout cela. C’est sur la base de toute cette analyse que nous avons dit qu’il fallait maintenant orienter tout le monde dans le public. Pour l’essentiel, tous ces cours étaient exécutés par nos enseignants que nous payons et que nous avions recrutés.
Mais ça supposerait quand même qu’il y’ait suffisamment de places pour accepter tout le monde
Je vous ai dit tout à l’heure que le décret qui organise dit que les capacités des universités sont déterminées d’un commun accord entre les instances académiques et le ministère. C’est ce que nous avons fait. Quand nous avons pris cette décision, nous avons, dans un premier temps, parlé aux recteurs qui sont les présidents des assemblées d’universités où, siègent l’ensemble de doyens de facultés, de directeurs d’Ufr et des instituts. Sur la base des bacheliers que nous avons en 2019, nous avons fait une répartition. Ce qui couvrait largement les 54 mille bacheliers qui avaient demandé à être orientés dans les universités. Nous avons sur cette base-là, discuté avec le syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) qui avait une vieille revendication de faire orienter tous les nouveaux bacheliers qui en faisaient la demande, dans les universités publiques.
C’est le Saes lui-même qui demandait à ce que tous les nouveaux bacheliers soient orientés dans le public ?
Depuis 2013, le Saes revendique que tous les nouveaux bacheliers qui en font la demande puissent être orientés dans nos universités publiques, dans les instituts d’enseignement supérieur du public. Et cette revendication a été annuellement renouvelée par le Saes.
Et c’est le Saes aujourd’hui qui parle d’une mesure chaotique d’autant plus qu’il n’y a pas de mesures d’accompagnement pour les 54 mille nouveaux bacheliers ?
Non, il faut bien préciser que ce sont les sections Saes qui, de façon individuelle, ont, à des moments bien déterminés, fait des revendications. La première revendication nous venait de l’Ucad où le Saes avait revendiqué et posé le problème des mesures d’accompagnement. Cela est dépassé. On ne les entend plus parler de cela à Dakar. Ensuite, il y’a eu l’université de Ziguinchor où il y’a eu un problème avec la plateforme Campusen qui s’occupe des orientations. On a eu un déréglage qui a fait qu’on a orienté 3400 à Ziguinchor. Ensuite, il y’a eu une grève des étudiants de Bambey. L’essentiel, c’est pour des revendications qu’on a toujours en début d’année. Aujourd’hui, nous venons de terminer, en décembre, le processus d’orientation de tous les nouveaux bacheliers. La page est tournée. Et cette situation est acceptée par les instances académiques avec qui, nous sommes en train de travailler pour stabiliser la situation. Il faut faire la part des choses avec les universités. Il y’a le ministère qui gère avec les recteurs, les doyens et les syndicats. Dans la gestion des universités, les syndicats ne sont pas impliqués et ça il faut que les gens le sachent. Un syndicat, c’est un groupe qui a sa liberté de revendiquer. Le syndicat défend les intérêts de ses militants. Ils doivent se prononcer sur les conditions de travail mais, pour l’essentiel, sur la défense des intérêts matériels et moraux. Mais nous ne gérons pas les universités avec le Saes. C’est un système assez spécifié. La participation des enseignants sur le fonctionnement est importante. Les enseignants sont consultés. Ils élisent même, pour l’essentiel, dans les facultés, ceux qui les dirigent mais, en même temps, il faut préciser que le syndicat ne gère pas, quelque soit l’implication de ses militants dans le fonctionnement. A chaque fois qu’on entreprenne une démarche avec les recteurs des différentes universités, ils viennent avec des directeurs d’Ufr ou des doyens de facultés. Ils ont une bonne vision sur le nombre d’étudiants réellement inscrits et maitrisent beaucoup plus les emplois du temps. Nous évaluons la situation et essayons d’apporter des solutions. A Ziguinchor, nous avons apporté des solutions qui sont validées par le recteur. Nous venons de rencontrer les autorités de l’université de Bambey. Ils ont fait des propositions auxquelles des mesures ont été apportées. Ils étaient très satisfaits. Nous avons déjà rencontré les autorités de l’université de Thiès. Nous sommes en contact permanent avec elles. Nous sommes aujourd’hui en train de régler autant que faire se peut, les revendications du Saes. J’ai donné hier (entretien réalisé samedi, Ndlr), des instructions aux recteurs et au directeur général de l’Enseignement supérieur pour une gestion beaucoup plus rigoureuse du fonds de solidarité. Des propositions pertinentes ont été faites. Le Saes appréciera parce que quand même c’est une question liée aux enseignants. Nous avons donc aujourd’hui une démarche qui valorise davantage le rôle de gestion des instances de délibération de nos universités parce que c’est sur cette base que l’autonomie pourra se faire dans un cadre beaucoup plus performant.
Mais pourquoi est-ce que donc le Saes juge la situation chaotique ?
Je ne vois pas de situation chaotique. Il n’y a pas de chaos ici. Les cours se déroulent normalement dans l universités à Dakar et à Saint-Louis. A Ziguinchor, en dehors de deux jours de grève, ça se déroule normalement. A Bambey, il n’y a pas de grève. Il y’a des requêtes. Les étudiants ont fait une grève en demandant du Wifi. Ce qui n’a rien à voir avec les orientations. On a construit un restaurant. Les orientations des nouveaux bacheliers n’ont pas pour objectif de construire tout de suite un restaurant. Ils nous parlent tantôt de sureffectifs. C’est de l’amalgame souvent entretenu dans le milieu. Par exemple, le sureffectif sur Bambey, c’est 1000 étudiants par rapport à l’année dernière. Mais, par rapport aux capacités de l’université, ça ne devrait pas être plus de 500. Maintenant, Bambey a une certaine particularité parce qu’elle est située dans une capitale départementale, avec un défaut d’infrastructures d’accueil des étudiants en dehors de l’espace universitaire. C’est une situation qui est là qui ne dépend pas seulement des orientations.
D’aucuns aussi parlent d’une charge locative annuelle pour les universités de Bambey, Thiès et les Uvs. A combien s’élèveraient les tarifs locatifs ?
Il y’a certainement l’Université virtuelle du Sénégal (Uvs) qui, par rapport à ses démembrements et du fait pour l’essentiel des Eno (Espaces numériques ouverts) dont les travaux de construction qui devraient être terminés depuis plus de trois ou quatre ans. Donc, en attendant la livraison de ces infrastructures, nous sommes obligés de louer des Eno dans quelques départements. Ça fait une charge locative mais, qu’il ne faudrait pas considérer comme excessive par rapport aux moyens que nous avons mis à la disposition de l’Uvs. C’est une université qui a les mêmes dotations budgétaires que les universités normales qui reçoivent régulièrement des étudiants.
Et à quand donc allez-vous procéder à la livraison des universités d’El Ibrahima Niasse et d’Amadou Makhtar Mbow qui devrait faire office de village olympique en perspective des Jeux olympiques de la jeunesse de 2022 ?
Les universités Amadou Makhtar Mbow (UAM) et El Hadj Ibrahima Niasse ont été positionnées aujourd’hui, comme des projets prioritaires du gouvernement du Sénégal. Pour l’UAM, on avait un consortium de trois entreprises. Le gouvernement a résilié le contrat pour manquement au délai de livraison. L’infrastructure devrait être prête depuis 3 ans. Ça n’a pas été fait. Il y’a eu beaucoup de raisons. Les chantiers n’ont pas avancé et au moment où l’on parle aussi, le consortium n’a pas de garantie bancaire pour pouvoir continuer à apporter un financement adéquat. Nous avons donc, après une analyse approfondie, discuté et décidé de résilier le contrat parce qu’il faut aller dans une belle orientation avec une maitrise technique du chantier. Ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent dans la définition des prix. En tout cas, ce projet est géré à un niveau gouvernemental, pas seulement au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur bien que restant maître d’œuvre, il y’a un maître d’œuvre délégué et ça, nous avons considéré que c’était la bonne démarche pour livrer le chantier d’ici une année. Pour l’université El Hadj Ibrahima Niasse, le projet lot 1 qui devait être autour de Kaolack, nous allons aussi, d’ici mars, démarrer les travaux.
Le secrétaire général du Saes a évoqué 8 mois d’arriérés de salaires et des paiements aux ayants droits notamment les retraités. Qu’est-ce que vous répondez à ca ?
Je leur ai dit que c’est une revendication qu’ils doivent porter au niveau des recteurs car, ils sont les ordonnateurs de paiement. Je leur ai instruit de payer. Maintenant, au moment de virer les budgets des universités qui sont autonomes, nous avons pris la mesure de retenir à la source l’équivalent de la prise en charge du fonds de solidarité.
Il a été aussi noté des démissions en cascade dans votre département particulièrement celle du directeur des bourses, Lansana Konaté. A-t-il été démis ou a-t-il démissionné ?
Il a démissionné. Il a donné ses raisons. Mais, c’est sur la forme que je voudrais me prononcer. Nous sommes dans une République. Le Président de la République a les prérogatives que lui confère la Constitution de nommer aux fonctions civiles et militaires. Il peut nommer les fonctionnaires. Il peut nommer le directeur des bourses sans le consulter mais, quand il nomme, il a une démarche respectable et respectueuse de consulter pour faire honneur à quelqu’un. Il a été directeur des bourses pendant plus de six ans. Il a bénéficié de la confiance du Président. Je pense qu’au moment de partir, ça devrait être géré d’une autre façon quelque soit les raisons par ailleurs ;
Laquelle?
C’est-à-dire de demander à être déchargé et cela se fera dans le respect des normes républicaines. S’il y’a des choses qu’il veut dire, qu’il les dit ouvertement. Quand vous revendiquez quelque chose, vous le dites à celui qui a les capacités de régler ce problème et si ça se règle pas, vous démissionnez. A ce jour, j’ai reçu une lettre à une période bien déterminée. Mais, ce qu’il faut dire sur les bourses, c’est 70 milliards FCfa que le gouvernement du Sénégal paie aux étudiants annuellement. Le paiement des bourses est classé comme une dépense prioritaire de l’Etat. Ces efforts doivent être accompagnés par des résultats. Cela veut dire que le secteur devrait être pacifié au regard des efforts mais vous voyez depuis six ans, 90% du taux des troubles des étudiants sont liés aux paiements des bourses.
Pourquoi ?
Quand je suis arrivé, j’ai dit qu’il n’était plus question qu’on ait des problèmes sur des retards de paiement. Et cela a été réglée. Cette année, les étudiants ont demandé à être payés en début décembre. Je leur ai proposé mi-décembre et on les paie trois mois plutôt que deux. Nous avons pris toutes les mesures qu’il fallait et nous avons discuté et retenu avec les étudiants qu’on les paie avant le 18 décembre. J’ai donné des instructions au directeur des bourses de sortir un communiqué pour dire qu’on paie avant le 18. Ce dernier, dans son communiqué, déclare le paiement des bourses avant Noël. Les étudiants m’interpellent en me disant qu’on est en train de tergiverser. Ce n’était pas un gros problème mais, qui connait le secteur, sait que ça pouvait conduire à une instabilité. Je lui ai dit d’envoyer aux étudiants un message pour leur dire effectivement que c’est le 18 qu’ils seront payés pour ne pas les déstabiliser. D’ailleurs, cette situation a même conduit à une instabilité d’un jour au niveau de l’Ucad. Nous sommes montés au créneau pour le résoudre ce problème. Avec le ministère des Finances, nous avons accéléré la procédure pour payer le 12 décembre. Il devrait présenter les états au ministère qui transmet automatiquement à la banque qui paie. De son propre chef, il sort les étudiants de Saint-Louis sur la base que, pour lui, en 2017, tous les étudiants de Saint-Louis ont redoublé alors que le gouvernement avait signé un accord avec ces derniers. De son propre chef, sans m’en informer, sans en informer le ministre des Finances, il sort ces étudiants des états. Il paie. C’est ça qui a conduit aux troubles de Saint-Louis. Nous l’avons interpellé et il a nié. Nous lui avons donné instruction de faire les états et de payer les étudiants de SaintLouis. Il a demandé qu’on lui sorte un arrêté du ministre. Je lui ai dit qu’il n’en avait pas besoin parce que l’arrêté a été déjà pris et puisqu’en son temps c’était une année invalide. Donc, il s’exécutait comme il se devait. C’est par la suite qu’il a démissionné.
Quid des bourses pour les étudiants en master ?
On donne 70 milliards de bourse aux étudiants. 35 milliards à ceux qui sont en master. Aujourd’hui, il faudra que la communauté universitaire prenne en charge la question des capacités des universités. Ce n’est pas seulement le nombre de nouveaux bacheliers qu’on reçoit, c’est aussi, les places en master. Pour l’orientation des bacheliers, on a des critères. Pour être orienté en médecine, il faut avoir une moyenne dans un groupe de matières. Pour être orienté en sciences naturelles, c’est la même chose etc. Aujourd’hui, nous avons un système d’orientation qui nous permet d’évaluer les capacités et de les orienter. D’ailleurs, toutes les universités sont en train de travailler pour avoir un logiciel de gestion de leurs emplois du temps. Ce qui nous permettra, à tous, de pouvoir orienter des bacheliers. Il est entrepris, aujourd’hui, un certain nombre de mesures d’accompagnement annuelles pour cette année, pour les années à venir, ainsi que d’ici 10 ans, qu’on termine l’université Amadou Makhtar Mbow et l’université du Sine Saloum, on n’aura pas de problèmes de capacités d’accueil dans nos universités publiques, avec une maitrise des emplois du temps. Mais, il faudra qu’on règle certains problèmes. Par exemple, il faudrait que les licences soient professionnalisées pour qu’après les étudiants puissent aller chercher un emploi, car un master ne doit pas être le seul débouché pour les personnes titulaires de licence. Il faudra aussi, dès à présent, définir les critères pour qu’un étudiant puisse faire un master parce que le taux d’échec est important faute d’encadrement. Les étudiants ne viennent pas faire cours normalement. Cette année, nous avons demandé aux doyens de nous faire parvenir les masters qui sont ouverts dans les universités et nous donner les critères pour y accéder. Sur la base de ces critères, nous définirons sur Campusen les listes pour chaque master avec des critères d’orientation bien déterminés et nous renforcerons ainsi, le système de la recherche. On a 101.000 étudiants boursiers. Ils perçoivent entre 20 mille et 65 mille F Cfa par mois. Tous les étudiants qui ne sont pas boursiers, à peu près 40mille, perçoivent une aide de 100mille FCfa par an. Ce qui tourne qu’autour de 11 mille FCfa par mois sur les neuf. Il y’a 35 mille pour les masters avec des taux de réussite inférieurs à 5%. Ce n’est pas acceptable ! On ne peut pas investir autant d’argent pour avoir ça. Il faut tout réorganiser et on s’y atteler dès cette année.

La CIJ ordonne à la Birmanie de protéger les Rohingyas

http://www.rfi.fr/fr/–Il s’agit d’un revers pour les autorités birmanes, alors qu’Aung San Suu Kyi s’était elle-même déplacée aux Pays-Bas, au mois de décembre, pour défendre son pays.
La Cour internationale de justice a donc répondu positivement à toutes les demandes de la Gambie, qui évoquait l’urgence à protéger les Rohingyas. Sans dire que la Birmanie a violé la Convention sur le génocide – c’est une question qui sera tranchée lors des futurs débats – les juges ont pris une décision très ferme, puisqu’ils ordonnent à la Birmanie de prévenir tout crime contre les Rohingyas qui sont sur son territoire.
Et les juges évoquent précisément les meurtres, les atteintes graves à l’intégrité physique et mentale, la soumission des Rohingyas, leur destruction physique, totale ou partielle.
La Cour cible donc précisément l’armée, en demandant au gouvernement de veiller à ce que ses membres ne commettent pas de crimes. Elle ordonne aussi la préservation des preuves et elle demande enfin à la Birmanie de venir au rapport dans quatre mois pour détailler les mesures prises.
Le Myanmar [la Birmanie] doit prendre toutes les mesures en son pouvoir afin de prévenir la commission à l’encontre des membres du groupe Rohingyas présents sur son territoire

Un revers pour Aung San Suu Ky

Les juges ont ainsi rejeté tous les arguments qui avaient été défendus par Aung San Suu Kyi. La dirigeante birmane demandait alors leur clémence, évoquant un conflit complexe, un conflit armé interne.
Même si c’était le cas, cela ne remet pas en cause la violence et la gravité des crimes, ont répondu les juges. Ces derniers soulignent d’ailleurs que depuis l’indépendance, les Rohingyas ont été déclarés apatrides et privés de droit.
Pour Jeanne Sulzer, responsable de la commission justice internationale d’Amnesty International France, « C’est une décision qui envoie un message très fort aux fonctionnaires » de la Birmanie, « le message que le monde ne continuera pas à tolérer que des atrocités soient faites à l’égard des Rohingyas.[…] Aung San Suu Kyi, qui a tenté de minimiser la gravité des crimes, ne pourra plus aujourd’hui le faire.  »
Les juges se sont basés sur les résultats de plusieurs missions d’enquête des Nations unies qui avaient été posés par la Gambie lors des débats. Et alors que beaucoup s’interrogeaient sur l’initiative de Banjul, qui n’est pas directement impliqué dans le drame des Rohingyas, les juges ont rappelé que la Convention sur le génocide obligeait tous les États à agir.
Si la Cour internationale de justice rend des avis consultatifs, les mesures n’en demeurent pas moins contraignantes, même si l’institution n’a aucun moyen de les faire appliquer. « Le gouvernement doit absolument y répondre, juge néanmoins Jeanne Sulzer d’Amnesty. Tous les yeux sont tournés vers le gouvernement birman aujourd’hui, la pression est immense. »