Revue de Presse du dimanche 19 janvier 2020

Dégradation de 17,5 milliards de FCFA du solde commercial en novembre

https://www.financialafrik.com/Le solde commercial du Sénégal s’est dégradé de -17,5 milliards de FCFA (26,250 millions d’euros) au terme du mois de novembre 2019 comparé au mois précédent, selon les données établies par de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) basée à Dakar.
Ce solde commercial est passé en effet de -199,9 milliards de FCFA au mois d’octobre 2019 à -217,4 milliards de FCFA durant la période sous revue contre. Cette situation est due à la baisse de 43,3 milliards de FCFA des exportations qui se situent à 127,8 milliards de FCFA contre 171,1 milliards de FCFA au mois d’octobre 2019. Comparées au mois de novembre 2018, elles se sont repliées de 26,0%.
Toutefois, le cumul des exportations à fin novembre 2019 s’est établi à 1801,3 milliards de FCFA contre 1490,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, soit une hausse de 20,8%.
Les principaux produits exportés par le Sénégal en novembre sont l’or non monétaire (26,8 milliards de FCFA), les produits pétroliers (15,1 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (14,1 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (11,8 milliards de FCFA) et le zirconium (7,9 milliards de FCFA).
Concernant les importations, l’ANSD souligne que leur niveau a atteint 345,2 milliards de FCFA contre 369,7 milliards de FCFA au mois d’octobre 2019, soit une baisse de 6,6%. Cependant, comparées au mois de novembre 2018, elles ont progressé de 5,1%. Leur cumul à fin novembre 2019 s’est établi à 3811,3 milliards de FCFA contre 3537,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, soit une hausse de 7,7%.
Les principaux produits importés par le Sénégal, au cours du mois de novembre 2019, sont les produits pétroliers finis (46,6 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (34,5 milliards de FCFA), les produits pharmaceutiques (13,4 milliards de FCFA), les métaux communs (13,6 milliards de FCFA) et le riz (12,1 milliards de FCFA).  Albert Savana

Echanges avec l’extérieur: Les importations du Sénégal ont baissé de 24,5 milliards de FCFA au mois de Novembre

https://www.lejecos.com/En variation mensuelle, les importations de biens du Sénégal se sont inscrites en baisse de 6,6% (-24,5 milliards) au mois de novembre 2019 pour se situer à 345,2 milliards. Selon de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), la cause est liée aux produits alimentaires (-18,5 milliards) et aux produits pharmaceutiques (-4,2 milliards).
La Dpee note aussi que le repli des importations des produits alimentaires est attribué au « froment  et méteil » (-6,5 milliards), aux fruits et légumes comestibles (-3,7 milliards), aux «huiles et graisses animales et végétales » (-3,5 milliards), au riz (-3,0 milliards) et au maïs (-2,4 milliards).
Par ailleurs, les importations de « machines, appareils et moteurs » (+11,1 milliards) et de produits pétroliers (+5,8 milliards) se sont consolidées en rythme mensuel. En glissement annuel, les importations de biens se sont confortées de 16,9 milliards (+5,1%) au mois de novembre 2019.
Sur les onze premiers mois de 2019, les importations de biens sont évaluées à 3811,3 milliards contre 3537,6 milliards sur la même période en 2018, soit une progression de 273,6 milliards (+7,7%).
Cette évolution est essentiellement attribuable aux « machines, appareils et moteurs » (+118,1 milliards), aux « véhicules, matériels de transport et pièces détachées automobiles » (+57,5 milliards), aux produits alimentaires (+25,0 milliards) et aux produits pharmaceutiques (+18,6 milliards).
Pour leur part, les importations de produits pétroliers ont reculé de 3,0 milliards sur la période, en relation avec les huiles brutes de pétrole (-82,7 milliards).Pauline MINKA

Importations dans la zone Uemoa: La valeur des transactions évaluée à 7,4 milliards de FCFA en novembre dernier

https://www.lejecos.com/-A travers son Point mensuel de conjoncture de décembre 2019, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) révèle que les importations du Sénégal au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) sont évaluées à 7,4 milliards de francs Cfa au mois de novembre dernier contre 5,7 milliards le mois précédent.
La Dpee note dans la foulée que les produits importés dans la zone Uemoa ont représenté 2,1% de la valeur totale des importations de biens au mois de novembre 2019. A l’en croire, la Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone avec une part évaluée à 49,9% contre 91,8% en octobre 2019.
La Dpee relève enfin que les achats en provenance de la Côte d’Ivoire ont principalement porté sur les « fruits et légumes comestibles », les « matières plastiques artificielles », les « papiers, cartons et applications », et les « bois et ouvrages » avec des parts respectives de 23,4%, 11,8%, 11,4% et 9,0%.

BILAN DE LA CAMPAGNE AGRICOLE 2019 DANS LA VALLÉE DU FLEUVE: ABOUBACRY SOW, TRES SATISFAIT DES RESULTATS ET REALISATIONS DE LA SAED

http://www.sudonline.sn/-La campagne agricole a été satisfaisante pour toutes les saisons en 2019, au niveau de la Vallée du Fleuve Sénégal. Plus de 100.000 hectares y ont été emblavés au courant de cette année avec une production de plus de 480.000 tonnes de paddy. Annonce faite par le Directeur Général de la Société Nationale d’Aménagement et d’Exploitation des terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED) qui parle aussi de bonnes performances réalisées pour les spéculations avec 130.000 tonnes d’oignons, plus de 70.000 tonnes de tomates fraîches produites au niveau de la vallée. Aboubacry Sow s’exprimait en marge de leur cérémonie de présentation de vœux du nouvel an
La SAED a une fois encore sacrifié à la tradition en organisant la cérémonie de présentation de vœux du personnel au Directeur Général de ladite institution. Une occasion saisie par le Directeur Aboubacry Sow pour dresser le bilan de la SAED et aussi jeter les bases des objectifs fixés pour l’année 2020. Un bilan qui a été positif au vu des résultats obtenus au courant de l’année 2019 dans la vallée du Fleuve Sénégal.
« Globalement, nous avons fait un bilan qui est très satisfaisant surtout en termes de mise en valeur parce que pour la première fois dans l’histoire de la SAED, nous avons eu à atteindre les 100.000 hectares cultivés dans la vallée du Fleuve Sénégal. Également, des performances ont été faites aussi bien pour le riz que pour les spéculations concernant la tomate ou l’oignon sans compter maintenant la percée des cultures comme la pomme de terre, la patate douce et le manioc qui se font de plus en plus dans cette zone », a renseigné Aboubacry Sow. Ainsi, ce sont plus de 480.000 tonnes de paddy qui ont été produites au cours de l’année 2019 entre l’hivernage et la contre saison chaude. « Et pour ce qui est de l’oignon, on a eu 130.000 tonnes d’oignons produits, c’est à dire que la vallée occupe la première place au niveau national en termes de production d’oignons .
S’agissant de la tomate, c’est plus de 70.000 tonnes fraîches qui ont été produites au niveau de la vallée », a-t-il ajouté. Il a aussi fait part des travaux entrepris par la SAED pour améliorer la qualité du service de l’eau en entretenant les axes hydrauliques par les travaux de curage portant sur plus de 30 kilomètres en plus aussi des programmes d’aménagement qui sont en cours et pour lesquels il y a eu presque 20 milliards FCFA qui ont été décaissés cette année pour faire de nouveaux aménagements, réhabiliter ceux qui étaient dégradés et réaliser aussi des pistes de production. Il s’y ajoute aussi l’accompagnement de l’État qui a mis à la disposition de la vallée presque 16 nouvelles moissonneuses batteuses en plus du programme indien qui a permis l’acquisition d’une quarantaine de tracteurs mis à la disposition des agriculteurs.

OBJECTIFS VISÉS POUR L’ANNÉE 2020

Il s’agira pour les responsables de la SAED de revoir d’abord leur façon de travailler avec les différents acteurs, pour reprendre les propos du Directeur Général de la SAED, Aboubacry Sow. « Nous sommes en train de réfléchir pour réorganiser notre dispositif et pour essayer aujourd’hui d’être plus ou moins les bras techniques des collectivités territoriales qui ont des difficultés pour avoir des ressources humaines et les ressources financières pour pouvoir conduire elles-mêmes leurs propres développement », a-t-il précisé.
En 2020, c’est presque 46 milliards FCFA qui seront investis dans la vallée du Fleuve Sénégal, à travers les partenaires tels que la Banque Mondiale avec le projet PDIDAS en plus d’autres programmes financés par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et l’Agence Française de Développement (AFD)

Modifications du Code Général Des Impôts dans La LFI 2020: la DGID dément toute hausse sur les bénéfices et clarifie

http://www.lactuacho.com/A travers un communiqué reçu, la Direction générale des impôts et des domaines (DGID) a démenti hier vendredi, la hausse des impôts sur les bénéfices induite par les modifications apportées au Code général des impôts (CGI, revenant sur plusieurs avantages accordés aux PME pour leur essor.
Communiqué : Il est revenu de certaines prises de position, relayées par la presse, que les modifications du Code général des Impôts (CGI) apportées par la loi n°2019-17 du 20 décembre 2019 portant loi des finances pour l’année 2020 se traduisent par une hausse des impôts qui pourrait impliquer une hausse du prix des biens de consommation. La Direction générale des Impôts et des Domaines (DGID) tient à préciser que les modifications du CGI ont plutôt principalement porté :
– d’une part, sur la simplification du dispositif fiscal pour faciliter l’acquittement volontaire des obligations de déclaration et de paiement des impôts ;
– et, d’autre part, sur la réduction des impôts et taxes, notamment au profit des petites et moyennes entreprises (PME).
L’objectif général de ces modifications est la mise en place d’une fiscalité plus adaptée qui allie simplicité et efficacité, en vue de favoriser le développement harmonieux des PME, qui constituent un important levier pour la croissance économique, tant en termes de création d’emplois qu’en termes de diversification de la production nationale. Au demeurant, le nouvel impôt créé, à savoir, le Prélèvement de Conformité fiscale (PCF) vise les personnes physiques et morales qui procèdent à des importations sans s’acquitter de toutes leurs obligations en matière de fiscalité intérieure.
Toutefois, le PCF n’est pas encore applicable. En effet, c’est un arrêté du Ministre chargé des Finances qui doit fixer les produits soumis au PCF et déterminer les modalités d’application.
Dans le cadre de la préparation de ce texte, la DGID invite tous les acteurs à la concertation et est disposée à recevoir leurs contributions.
Dès lors, il convient de souligner qu’il n’y a eu aucune hausse ni modification de l’impôt sur les bénéfices, à savoir l’impôt sur les sociétés. Il s’est simplement agi d’apporter une réponse fiscale appropriée à des comportements et pratiques constitutifs de concurrence déloyale et nocifs pour l’économie, en particulier la production nationale.

Au total, les modifications du Code général des Impôts (CGI) portent essentiellement sur trois (3) points :

  1. la simplification du calcul et la réduction des taux de la Contribution globale unique (CGU) Pour le calcul de la CGU, il existait un barème de progressivité par tranche constitué de cinq (5) taux (entre 4 et 8%) pour les prestataires de services et de trois (3) taux (entre 1 et 2,8%) pour les commerçants et producteurs.
En raison de la complexité de ce dispositif et pour faciliter les modalités de détermination de l’impôt dû, une méthode de calcul plus simple a été adoptée consistant à appliquer au chiffre d’affaires annuel, un taux de 2% pour les commerçants et un taux de 5% pour les prestataires de services. Ces changements traduisent donc une réduction globale des taux d’imposition et une simplification qui permet aux personnes concernées de calculer elles-mêmes l’impôt dû.
  1. les mesures d’accompagnement des PME Les nouvelles mesures d’accompagnement des PME visent une meilleure prise en compte de la spécificité des entreprises du secteur numérique.
Ainsi, les PME bénéficient désormais de plusieurs baisses d’impôt :
– l’exonération de l’Impôt Minimum forfaitaire (IMF) pendant trois (3) ans ;
– l’exonération de la Contribution forfaitaire à la Charge de l’Employeur (CFCE) pendant trois (3) ans ;
– la suppression du minimum de perception de 500 000 francs en matière d’IMF ; qui pouvait avoir un effet confiscatoire pour les PME en situation de déficit ;
– la réduction (de 25.000 à 10.000) des droits d’enregistrement pour la création de sociétés ou de GIE lorsque le capital est égal à un maximum de cent (100) millions.
  1. la lutte contre la fraude fiscale et la concurrence déloyale En vue de lutter plus efficacement contre la fraude fiscale et de promouvoir une meilleure équité fiscale, il est institué un Prélèvement de Conformité fiscale (PCF).
Ce prélèvement de 12% porte sur les importations réalisées par les personnes physiques ou morales qui réalisent des activités économiques au Sénégal mais qui ne s’acquittent pas du paiement de l’impôt sur le revenu.
Cette mesure vise ainsi à lutter contre la fraude fiscale et à juguler les effets négatifs de la concurrence déloyale sur les finances publiques et l’économie en général. Cette mesure ne s’applique donc pas aux contribuables qui s’acquittent convenablement de leurs obligations fiscales. Les conditions d’application du PCF seront fixées par un arrêté après concertation avec les acteurs intéressés

CONVENTION DE NON DOUBLE-IMPOSITION – ERDOGAN PRÉCÉDÉ À DAKAR PAR LES CRAINTES DU FORUM CIVIL

NETTALI. COM – Le président turc Reccep Tayyip Erdogan devrait effectuer une visite à Dakar, peu de temps après que le gouvernement a, en Conseil des ministres, adopté un projet de texte sur la non double-imposition entre les deux pays. Ce qui déclenche un faisceau d’interrogations chez le coordonnateur du Forum Civil, d’autant plus que le président Macky Sall s’est engagé récemment à restreindre le champ des exonérations fiscales.
Le président Erdogan projette de venir à Dakar le 28 janvier prochain, pour son quatrième voyage au pays de la Teranga, en sept ans. Cette visite doit intervenir après que le 18 décembre 2019, le Conseil des ministres a examiné et adopté le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la Convention entre le Gouvernement de la République du Sénégal et le Gouvernement de la République de Turquie, en vue d’éviter les doubles impositions et de prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôt sur le revenu, signé à Antalaya le 14 novembre 2015.
L’affaire suscite des interrogations chez Birahim Seck qui alerte sur cette tendance à signer des conventions de non-double imposition, alors que récemment, en conseil des ministres, le chef de l’Etat a affiché sa volonté de restreindre le champ des exonérations fiscales. « Le gouvernement, en voulant recadrer les exonérations, a adopté un projet de texte pour signer la non double imposition avec la Turquie. Pourquoi la Turquie devrait bénéficier de cette convention de non double-imposition ? », s’est interrogé Birahim Seck, lors d’un atelier national de lutte contre les flux financiers illicites, organisé par le Forum Civil, accompagné par Tax Justice Network Africa (Tjna).
« Il faut impérativement la transparence », invite M.Seck ; incitant  la direction des impôts et domaines à publier les rapports sur les dépenses fiscales.
Nous devons à la vérité de rappeler que le jeudi 17 janvier 2018, il a été adopté le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la convention entre le gouvernement de la République du Sénégal et le gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg pour l’élimination de la double imposition et la prévention de l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune, signée le mercredi 10 février 2016, à Luxembourg.

POLÉMIQUE AUTOUR DE L’ÉCO: DES CONTRAINTES POUR L’AVENIR DE LA CEDEAO

http://www.emedia.sn/Les 5 pays anglophones de la CEDEAO et la Guinée ont, cette semaine, fait une sortie pour marquer leur désaccord relatif à la monnaie l’ECO. Les deux invités de l’émission LR du temps sur Iradio (90.3), Seydi Ababacar Dieng et Abdou Diaw, respectivement Directeur du laboratoire pour la recherche économique et monétaire et journaliste au Soleil, formateur au Cesti trouvent l’attitude de ces pays compréhensibles. Selon Seydi Ababacar Dieng, cette réaction des pays non-membres de l’UEMOA est incompréhensible parce que tous les pays de la CEDEAO avaient accepté de mettre en place une monnaie unique. « Cela étant, il y a eu des négociations au sein des pays de la zone UEMOA. Lesquels se sont mis d’accord pour passer à l’Eco. Mais, l’ECO CEDEAO c’est plutôt un autre régime de change », a expliqué Dieng.
La thèse a été confortée par son co-débateur, Abdou Diaw. Le journaliste du quotidien national estime que la sortie de ces Etats est une suite logique des événements. A l’en croire, si l’on se réfère à la feuille de route annoncée à Abuja le 29 juin 2019, les Etats avaient convenu d’adopter l’ECO. Ils avaient retenu que l’ECO sera adossé à une parité flexible. « Autrement dit, on avait dit qu’on va mettre en place une banque fédérale en lieu et place d’une banque unitaire. C’est une suite logique parce que rien n’a été fait sur tout ce qui a été retenu pour la mise en œuvre de la réforme », indique-t-il.
Sur un autre registre, Seydi Ababacar Dieng a fait savoir qu’il fait partie de ceux qui pensent que la France essaye de contrecarrer l’Eco CEDEAO. « On est dans un monde où les pays individuellement n’ont plus de poids. Il nous faut être dans un grand ensemble. Il va de soi qu’on a tout intérêt à ce que ce projet Eco Cedeao réussisse. Il faudrait même changer le mode de négociation avec les partenaires », a-t-il soutenu. Poursuivant, il renchérit : « Il ne faut pas faire de fixation sur la monnaie en tant que telle. Si on n’a pas une bonne politique, une bonne gouvernance, on ne va jamais s’en sortir. Il faut de très bonnes politiques budgétaires et la politique monétaire pourra accompagner. Ce qui est important c’est une bonne gestion des ressources, de bons programmes d’investissement. La monnaie est certes le lieu de confrontation, de cristallisation des pouvoirs mais il faudrait qu’on ait des plans pertinents relatifs à la mise en œuvre des projets ».
Abondant dans le même sillage Abdou Diaw d’ajouter : « J’ai des contraintes pour l’avenir de la zone CEDEAO qui est l’une des réussites en matière d’intégration. Vu la situation extrêmement tendue, il est important que les chefs d’Etat puissent trouver une solution face à cette situation. Sinon, on tend vers une dislocation ».
Pour lui, l’avenir est dans la diversification des partenaires. Ce qui est le plus important, martèle-t-il, c’est comment booster la transformation industrielle. « L’avenir est dans la transformation maintenant. Il ne faut pas perdre de vue que la politique monétaire c’est juste un instrument qui peut accompagner la mise en œuvre de développement d’un pays », déclare Diaw.

Le FCFA puis l’ECO, Et après! Par Dr Thierno THIOUNE

Ci-gît, le FCFA !  C’est de prime à bord ce qu’on pouvait retenir de la déclaration faite le 21 décembre 2019 à Abidjan par le Président Emanuel Macron (Président de la France, pays garant de la convertibilité) et du Président Alassane Ouattara (Président de la Côte d’Ivoire, la première économie de la zone et par ailleurs Président en exercice de l’UEMOA).
Ce fut incontestablement, le « faire-part de décès » le plus controversé de la vie d’un instrument monétaire au regard des prises de positions des acteurs de tout bord qui s’en sont suivies. Quoi qu’il en soi, aujourd’hui après cette annonce, il reste indubitable et j’en suis convaincu que c’est une décision d’étape dans la bonne direction à saluer dans le processus devant mener vers la souveraineté monétaire des Etats ayant en commun le FCFA.
C’est dire donc que c’est une bonne réponse politique adressée particulièrement aux acteurs qui militaient pour si l’on sait jusqu’ici que le débat semblait galvaudé. Tout de même, cette sortie conjointe des deux présidents français et ivoirien est bien éclairée par celle en dernier du Professeur Kassé (L’ECO ou la continuité des fondamentaux du CFA) constituant une saillie érudite et intelligente aux nombreuses zones d’ombre qu’un débat infertile et infécond entretenu par un groupe de néophytes a voulu laisser planer. Tout le monde peut avoir droit au chapitre sur tout. Alors, tant qu’on y est, tout le monde se dit maintenant économiste.
Que n’avons-nous pas entendu ? Que le FCFA, vestige de la FranceAfrique, empêche l’industrialisation. (Ce qui empêche l’industrialisation est en nous). Que tous les pays de l’euro, hormis l’Allemagne qui a une industrialisation forte, ont des problèmes avec l’euro.
(La Finlande et le Luxembourg avec une industrialisation forestière et une industrialisation en balbutiement respectueusement seraient donc pas des pays de la zone euro).
Diantre ! Quelles âneries !
Il faudrait que l’opportunité soit donnée véritablement aux acteurs de débattre des questions de fond. La science n’accepte pas l’activisme et lorsque l’éméritat entre par la porte, l’ignorance sort par la fenêtre. La dernière sortie du Professeur clôt le débat. Il clarifie les avantages des fondamentaux du FCFA et les réformes qui peuvent être introduites en mettant l’accent sur les cinq avantages des apports du futur défunt système que sont la stabilité de la monnaie, la convertibilité, l’accroissement des échanges, le levier pour l’assainissement des finances publiques et la lutte contre l’inflation et l’espace de solidarité et de coprospérité que constitue la zone.
L’essentiel, comme nous avons eu à le faire remarquer dans une interview que nous avions accordée au quotidien l’Enquête du 7 novembre 2017, dénonçant le fait que beaucoup de non-initiés se sont invités au débat ignorant totalement le bien-fondé du maintien ou non du FCFA, est alors la nécessité de se pencher sur les questions fondamentales que sont :
1) Pourquoi la parité rigide Euro-Fcfa puis Euro-Eco?
2) Quel fondement du choix du régime de change fixe ?
3) Quel rôle et quelle gouvernance pour les éventuelles nouvelles institutions monétaires ?
Toutes ces préoccupations trouvent leur justification légitime à présent et de manière non évidente au changement de paradigme tant souhaité. La Genèse et la structuration du FCFA depuis 1939 à nos jours, faite de manière authentique contribue à élucider l’énigme de la parité rigide (comme motif la contrepartie de la garantie de la convertibilité) (I). (Parité rigide ou rigidité de la parité : est-ce tout comme ?). Le choix du régime de change apparaissait évident avec l’abandon du FCFA et l’avènement de l’Eco comme monnaie sous régionale (II). (Pas si simple que ça !) Et après… ! Que faudrait-il faire de l’outil monétaire face à nos nouvelles formes de défis relatifs, à l’industrialisation, à l’instabilité financière, à l’inclinaison financière, au changement climatique, à la transition écologique et à l’économie verte, à prendre en charge. Une autre gouvernance des institutions monétaires jouant un rôle réajusté d’un instrument monétaire paré de ses attributs les plus modernes et de ses missions les plus avant-gardistes s’impose dans un tel enjeu.

  1. Le FCFA : Genèse et structuration depuis 1939 jusqu’à nos jours
Faut-il le rappeler ; le FCFA, dans toutes ses formes de mutations, a existé près de 80 ans depuis que le Général De Gaulle l’instituait après les accords de Bretton Woods. A l’époque le fondement originel de la Zone Franc restait le pacte colonial. Celui-ci se présentait comme un mécanisme exclusivement commercial avec une dimension monétaire.
Le système des monnaies coloniales procédait du même état d’esprit qui fait croire que « la colonie devait être un moyen d’enrichir la métropole, ainsi qu’un atout pour lui donner poids et prestige dans le concert des pays les plus forts. Donc, créé initialement en 1939, juste avant la seconde guerre mondiale, de fait le Franc CFA est officiellement né le 26 décembre 1945, jour où la France ratifia les accords de Bretton Woods. Il signifiait alors « franc des colonies françaises d’Afrique ».
En 1958, le Franc CFA devient « Franc de la Communauté Française d’Afrique ». Avec l’indépendance, date à laquelle une première critique de nature « idéologique » traversa la Zone Franc, celle-ci entendait renoncer au pacte colonial pour lui substituer un pacte postcolonial lui procurant un rôle d’acteur au même titre que la France. Aujourd’hui, avec l’appellation Franc CFA signifiant Franc de la Communauté Financière d’Afrique pour les pays membres de l’UEMOA et Franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale pour les pays membres de la CEMAC, la Zone Franc s’articule autour de la fixité du FCFA arrimé d’abord au Franc Français puis à l’Euro en vertu de l’article 234 alinéa 1 du traité de Maastricht.
Du point de vue de sa structuration , depuis la création du Franc CFA le 26  décembre  1945, 1 F CFA était égal à 1,70 FF. A la suite de la dévaluation du Franc Français (FF) le 17  octobre  1948  on a eu 1 F CFA qui équivalait à 2,00 FF. Le 27  décembre  1958  avec l’instauration du nouveau Franc Français (FRF), 1 F CFA coûtait 0,02 FRF. A la dévaluation du Franc CFA de 50 % le 11  janvier  1994, 1 F CFA était estimait à 0,01 FRF. Depuis le 1er  janvier  1999, 1 € est égal à 655,957 F CFA d’où l’arrimage du Franc CFA à l’Euro qui offre une convertibilité (une crédibilité internationale) pour le rapatriement des réserves provenant essentiellement des recettes d’exportations par le mécanisme du compte d’opération du trésor français. Ce compte d’opération disparaît avec la naissance de l’Eco.

II) L’ECO : de l’Abandon du FCFA et de la création d’une monnaie sous régionale

L’abandon du FCFA, du moins dans sa forme actuelle, requiert à juste titre une réflexion profonde étant entendu que les pays membres ont des situations économiques fortement asymétriques.  Au-delà du changement du nom (Fcfa à l’Eco), de la fin de la centralisation de la moitié des réserves de change de la BCEAO au Trésor Français ainsi que le retrait des représentants de la France des instances de gouvernance où elle était présente, de la suppression du compte d’opération, tout autre changement brusque (notamment la levée de la contrainte liée à la régulation institutionnelle et à l’impression et la fonte de la (nouvelle) monnaie, l’Eco) ne se fera pas sans conséquences.
Pour tourner la page du passé monétaire amphigourique – sans tout à fait le renier – le franc CFA rebaptisé Eco maintient le lien de parité fixe avec l’euro (1 euro = 655,96 francs CFA). Ce qui garantit la même valeur de la monnaie pour les consommateurs et pas de brusques dévaluations possibles. Toujours à cause de ce lien avec l’euro, l’Eco est une monnaie plutôt forte, ce qui devrait faciliter les importations. En revanche, les pays de la zone franc sont pénalisés pour les exportations. L’arrimage à l’euro empêcherait les Etats de proposer des prix compétitifs au détriment des exportations.
Dès lors, il est important de faire une analyse fine en termes de coûts/bénéfices pour la Zone Franc. Les arguments pour ou contre le système du FCFA tournent autour de la convertibilité (une crédibilité internationale), la mise en commun des réserves (pot commun de devises), la maitrise des dépenses publiques (le Trésor français consent des avances mais, en aucun cas, elles ne peuvent dépasser 20 % des recettes budgétaires, pays par pays), l’évaluation par l’Union européenne (le rattachement à l’euro comme ancrage du taux de change est généralement reconnu d’avoir eu des effets favorables dans la région en termes de stabilité macroéconomique).
Aussi, pour ne pas tomber dans les travers d’une « catastrophe monétaire », il est important de considérer l’apprentissage de la gestion monétaire si l’on se réfère aux monnaies zambienne, angolaise, kenyane, ou encore vénézuélienne ou argentine qui « toutes ont été ou sont dans des situations difficiles », car ne pouvant pas « supporter des chocs exogènes ».
Dans la Zone Franc, le niveau actuel des déficits budgétaires (-6,7%) et de l’éventuelle monétisation de la dette pourraient également engendrer des effets négatifs importants qui seraient un prix exorbitant à payer pour l’abandon radical du FCFA, du reste pour sa forme actuelle. Mais il est clair que le FCFA, avec des clauses qui sont dépassées, doit être réformé pour faire place à une monnaie africaine au service du développement. L’ECO est une étape importante mais pas la mort du serpent de mer, la prochaine étape nous mettra en face de ce que j’appelle nos nouvelles formes de dépendance.

III) Et après, il faut redéfinir le rôle et la gouvernance des (nouvelles) institutions monétaires devant nos (nouveaux) défis de développement

En juillet 2020, l’ECO deviendrait la monnaie de la Zone UEMOA. Et après ? Pour autant est-ce que les importations des pays de la Zone en provenance de l’UE continueront-elles de reculer ? Elles ont chuté de près de 10%. L’Union importe du Japon et des Etats-Unis respectivement de façon négligeable 2% et 5%. Avec l’ECO la tendance serait-elle renversée ? La prépondérance des importations en provenance de la Chine se situant à 15% dans l’UEMOA sera-t-elle renforcée par l’Eco pour à terme remettre en cause l’hégémonie française en la matière ? Aujourd’hui, la Chine adoptant un régime de change flottant et devenant de plus en plus le premier partenaire commercial de la zone, ne remet-elle pas en cause la pertinence d’une monnaie fut-elle appelée FCFA ou ECO qui n’est pas arrimée à un panier de devises où l’on retrouve le yuan, le dollar et l’euro ? Quel avantage la zone UEMOA (avec un régime de change fixe) tire-t-elle à commercer avec des partenaires commerciaux (avec un régime de change flottant ou fixe) ?
Il est vrai que la zone monétaire constitue selon la nature du régime de change qui y appliqué un atout pour les pays y appartenant mais aussi pour les pays partenaires commerciaux. La France, dégringolant de la 5éme à la 7éme place dans les pays riches, par exemple en commerçant avec la zone UEMOA y tire bon nombre d’avantages. La France profite du libre transfert des capitaux, la parité de change, le faible niveau d’inflation qui offre non seulement aux entreprises françaises la possibilité de rapatrier leurs bénéfices, mais aussi la garantie dans le temps de la valeur produite par leurs investissements estimés à plus de 40% du total du stock des investissements avec la présence de plus de 700 filiales d’entreprises françaises.

 Certainement les zones d’ombres notamment les conditions de la convertibilité, le maintien ou non de la clause de la convertibilité « illimitée ».

Les choix du système choisi sont-ils fondés sur des études scientifiques en particulier le Nigeria (71% du PIB et 52% de la population de la CEDEAO)
La persistance des déficits extérieurs courants est la conséquence d’une multitude de goulots d’étranglement à la transformation structurelle des économies des Etats membres et leur capacité́ d’offre de biens et services à forte valeur ajoutée. Il s’agit notamment de la disponibilité de facteurs de production et de leurs coûts de fourniture qui constituent des obstacles majeurs à l’essor des chaines de valeur dans les économies de l’Union.
En conclusion
Il appert évident aujourd’hui qu’avec ce changement de paradigme, le point d’attraction de l’ECO ne saurait être que d’assurer solidairement la force d’indépendance monétaire. Je reste persuadé qu’une zone monétaire est un atout, c’est vrai, mais qu’il faille se pencher sur les caractéristiques des politiques monétaires, outre que classiques, auxquelles nos nouveaux défis nous obligent.
De nombreuses études empiriques menées sur les régimes de change admettent l’absence d’unanimité sur le choix du régime de change. Aucun cas d’école ne le dicte. Il faudra alors que le régime de change pour la nouvelle monnaie Eco de l’UEMOA se conforme à la politique monétaire adoptée. Il se trouve que les quatre (4) régimes de changes possibles à adopter (régimes de rattachement de taux de change, régimes de change flexible, régimes de marges de fluctuation, régimes de taux de changes doubles ou multiples) obéissent à la fois aux quatre (4) catégories de politique monétaire à appliquer (politique d’ancrage du taux de change, politique de ciblage d’un agrégat monétaire, politique de ciblage de l’inflation, politique monétaire discrétionnaire).
Dés lors, il est bien clair qu’il serait assez pernicieux de défende un régime de change flottant alors que dans certains pays à régime de change flexible avec un leadership irresponsable, le financement monétaire de déficits budgétaires a été souvent à l’origine de forts taux d’inflation. Le seul régime de change qui vaille est celui permettant d’amortir nos chocs extérieurs, de renforcer la diversification de nos économies, leur résilience et facilitant la transformation de notre inclusion financière en un capital national qui sera complété par des investissements étrangers pour des ressources nécessaires à la transformation structurelle.
Nous en avons besoin car tous nos projets ou programmes d’émergence voir de développement, de quelque nature que ce soit, dépendent principalement de l’extérieur. En ce sens, je suis convaincu avec le professeur kassé que quatre (4) solutions devraient être mises en avant pour l’utilisations des réserves de la BCEAO. D’abord, penser au transfert d’une partie des réserves extérieures aux Trésors publics des États membres. Ensuite, répartir les avoirs entre les États de l’Union au prorata de leurs parts respectives, Puis, compléter par l’émission d’obligations publiques pour financer le Programme Economique Régional (PER).
Enfin, affecter une partie des ressources excédentaires à la BOAD qui emprunte sur les marchés externes pour prêter aux États membres à taux compétitif.
C’est tout le sens de ce que j’avais évoqué il y’a un peu plus de deux ans que nous ne pouvons envisager le futur de l’Afrique avec la vision des autres comme avec la monnaie des autres. S’il est vrai de croire avec Bruno Cabrillac qu’on ne peut douter de la capacité de la Zone franc à atteindre les deux objectifs classiques de la zone notamment le maintien de la parité fixe et l’efficacité de l’ancrage nominal, il n’en demeure pas moins qu’il est d’une grande nécessité de mettre en place une monnaie africaine au service du développement accompagnée d’un Fond Monétaire Africain (FMA) et d’une Banque d’Investissement Africaine (BIA).
En réalité, les éventuelles nouvelles missions d’une éventuelle Banque Centrale Fédérale Indépendante (BCFI) appellent au préalable à préparer le renforcement de sa gouvernance pour lui permettre d’être à l’abri des défis majeurs liés à l’instabilité financière, le changement climatique, la transition écologique et l’économie verte, tous imbriqués à l’enjeu monétaire. Il faut savoir ce que l’on veut. Une monnaie pour ses attributs ou une monnaie pour sa politique ! Mundell avec son triangle d’incompatibilité nous avait très tôt prévenu sur l’impossibilité d’avoir à la fois une politique monétaire indépendante (1), un régime de change fixe (2) et une libre circulation des capitaux (3). Il faut choisir deux de ces trois objectifs, pour incontestablement subir le troisième. Je suis convaincu avec Michael Klein, Tufts University, que les gouvernements (de l’UEMOA) font face à ce trilemme. Ce n’est pas une sinécure. Le reste ce (ne) sont (que) des commentaires ».Dr Thierno THIOUNE,Maître de Conférences Titulaire en Economie à la FASEG,Directeur des Etudes du CREFDES,Membre du Comité Scientifique du LARED UCAD

Un programme de 30 milliards pour développer l’Artisanat…

https://www.dakaractu.com/-Le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, Dame Diop, a annoncé vendredi à Tambacounda (Est), la mise en place d’un programme de 30 milliards FCFA pour équiper 8 000 ateliers artisanaux.
« Pour la première fois, l’Etat du Sénégal va mettre 30 milliards de francs CFA pour financer un programme artisanal qui va consister à appuyer et à équiper 8 000 ateliers artisanaux sur l’ensemble du territoire », a-t-il dit lors du lancement du Programme Ecole-Entreprise.
Dame Diop a indiqué que les ateliers équipés doivent permettre de former 32 000 jeunes apprentis.
Le ministre de l’Artisanat déclare avoir instruit ses services pour que « les apprentis des ateliers artisanaux puissent intégrer les centres de formation avec le Programme Ecole– Entreprise ».
Selon lui, les ateliers artisanaux vont devenir des espaces de formation pour les jeunes
« C’est important que les maîtres artisans en soient conscients pour comprendre qu’aujourd’hui, l’appui que nous allons faire devrait nous permettre d’avoir des champions artisanaux dans toutes les régions », a-t-il indiqué.
Il a invité les jeunes artisans à adhérer aux programmes Ecole–Entreprise, soulignant que tous les métiers convergent vers la satisfaction d’un besoin capital pour la jeunesse, celui d’avoir un emploi décent.

Inventeur de la machine à laver solaire: Abdoulaye Samba,un génie à Bargny

https://www.lequotidien.sn/A Bargny, un parfait inconnu jusque-là est désormais sous les projecteurs depuis quelques jours. Abdoulaye Ndeyseu Samba fait parler de lui grâce à une machine multifonctionnelle et fonctionnant au solaire qu’il a conçue et réalisée en six mois. La vidéo de son invention, largement diffusée sur les réseaux sociaux, l’a sorti de l’anonymat et mis sur une nouvelle voie. Quadragénaire cette année, il intègre ce cercle d’inventeurs en quête d’un brevet pour assurer la protection intellectuelle de son produit qui va changer bien des choses dans le vécu de ses concitoyens.
Abdoulaye Ndeyseu Samba est l’une des belles surprises de ce début d’année. Le natif de Bargny a été sorti de l’anonymat par la magie du web qui a porté les échos de son invention baptisée Ndeysun jusque hors les limites du continent. «La vidéo est aujourd’hui à plus de 200 mille vues et plus de 2 000 partages dans les réseaux sociaux (…). Aujourd’hui, via WhatsApp, je reçois des appels en provenance des Etats-Unis, du Canada et de l’Europe. Il s’agit d’investisseurs qui se disent prêts à collaborer avec moi pour le projet», a expliqué l’inventeur méconnu du grand public, malgré la réalisation en 2009 d’un cuiseur solaire passé presque inaperçu. C’est ainsi avec un grand plaisir qu’il a fait découvrir au journal Le Quotidien son invention installée dans la cour de la maison familiale, sise à Bargny. La machine en question est composée d’un large capteur d’énergie savamment aménagé d’un côté, et de l’autre toute une gamme d’accessoires composée de deux baignoires incorporées pour faire la lessive et la vaisselle, le lavage d’enfants grâce à une chasse à eau, trois robinets servant distinctement de l’eau chaude, l’eau tiède et la dernière à l’eau froide. Le tout, surmonté de lignes pour le séchage du linge. «Les femmes qui ont essayé la machine sont unanimes sur le fait que faire la lessive avec Ndeysun est moins fatigant que de la faire dans la position assise comme à leur habitude. Elles ont plus de force quand elles restent debout tout en dépassant le moins d’énergie», a révélé le concepteur au nombre des points positifs de la «machine révolutionnaire» qui permet de faire la lessive à l’eau chaude dont la température en interaction avec le savon produit un effet cinétique. «Ça devient un catalyseur et la femme fera moins d’efforts pour laver son linge», a-t-il assuré. La gestion de l’environnement n’est pas en reste, car M. Samba a doté la machine d’une conduite pouvant être raccordée à un puisard ou bien branchée sur un réseau d’évacuation d’eaux usées. «Une machine révolutionnaire», comme il le dit et rendu d’autant plus intéressante qu’elle fonctionne exclusivement au solaire. «Le Sénégal est un pays très ensoleillé avec 5.5 kilowatts/heure par mètre carré et par jour», a-t-il relevé sur sa source d’énergie en trouvant paradoxal de délaisser cette énergie calorifique et pas onéreuse au profit d’autres comme le gaz ou encore le charbon. «On ne peut pas avoir une énergie propre et ne pas l’utiliser», s’est ainsi exclamé à ce sujet le «chercheur des week-ends».

Génie de Bargny

Il a acheté 60 mille en matériaux et fait appel à un plombier, un menuisier et un soudeur pour arriver au produit fini qui peut faire bouillir 63 litres d’eau par jour. Abdoulaye Samba, qui est un ingénieur en génie civil en service dans une boîte privée, consacre ses heures perdues à la recherche scientifique, parvenant ainsi à concevoir et réaliser pendant les week-ends et en 6 mois la machine. «Je fais beaucoup de recherches. C’est ma seconde occupation. Quand j’ai une idée en tête, je ne suis tranquille que lorsque je la réalise. C’est comme une poule qui veut pondre. Tant qu’elle ne le fait pas, elle n’est pas à l’aise», a-t-il noté. Une voie dans laquelle il s’est dit heureusement réconforté par les écrits de Cheikh Ahmadou Bamba et Cheikh Anta Diop. «Cheikh Anta Diop invite les jeunes Africains à s’adonner à la recherche scientifique. Il a dit : ‘’Formez-vous, armez-vous de science jusqu’aux dents ! A formations égales, la vérité triomphe.’’ Quand j’ai lu Cheikh Ahmadou Bamba dans Massalikoul djinane dire que la science et l’action sont les meilleurs moyens pour atteindre le bonheur, que la science est meilleure que l’action, car étant son fondement et heureux celui qui l’a acquise, je me suis dit que j’étais alors sur la bonne voie», a fièrement exalté l’inventeur de Ndeysun. Voir son fils réaliser pareille œuvre n’est pas pour autant une vraie surprise chez le père de Abdoulaye. «Un chemin de mille km commence par un pas», a fièrement dit le pater et enseignant à la retraite. «Cela ne me surprend pas, car tout jeune il n’aimait pas les études littéraires. Tout ce qui l’intéressait, c’était les sciences», a-t-il expliqué, rappelant comme anecdote qu’«à 4 ans (déjà), Abdoulaye était toujours à côté de moi et s’essayer à des mesures avec le mètre». L’enseignant à la retraite a affirmé que l’amour pour les sciences est un legs que son fils a reçu de lui. «A 11 ans, il a eu son entrée en 6ème et a rechigné à intégrer le collège. J’ai dû l’amener à Yoff pour poursuivre en section mécanique», a rappelé M. Samba, se réjouissant tout de même que son fils ait consenti à rejoindre l’enseignement moyen pour décrocher le Baccalauréat plus tard. Abdoulaye Samba est ensuite passé par la Faculté des sciences et techniques avec un Dues 2 en prime. Professeur de sciences physiques pendant une seule année en tant que vacataire au bloc scientifique et technique de Saint-Louis, il a bénéficié d’une préins­cription à l’Ecole supérieure polytechnique de Dakar. Une for­mation au sortir de laquelle M. Samba a été reconnu comme ingénieur en génie civil en 2010. Et depuis lors, il est en activité dans ce secteur.

Ingénieur en génie civil

Intégrant en 2020 le cercle des quadragénaires, l’inventeur espère pouvoir aider ses compatriotes à disposer de la machine. Faudra cependant régler quelques préalables en attendant. «La Sodav a bien protégé la machine sur la forme et il me reste la protection technologique», a-t-il dit, faisant savoir qu’il lui est demandé quelque 400 mille francs pour ce faire. «J’étais parti à Aspit, une agence gouvernementale travaillant avec Oapi, qui regroupe beaucoup de pays africains, concernant la propriété intellectuelle et ils m’ont mis en rapport avec un privé. Ceux-ci m’ont demandé 400 mille francs et je n’ai pas ces moyens», a confessé le concepteur ainsi exposé à un plagiat après que la vidéo de son invention à fait le tour du monde. «Il faut qu’il soit breveté pour que l’on sache que c’est une machine entièrement réalisée au Sénégal et par un Sénégalais», appelle-t-il ainsi. Dans ce combat, il a un soutien de taille en la personne de Mamadou Lamine Diallo. Le député qui a été la première personnalité à venir découvrir la machine a été enchanté par l’invention et le génie du quadragénaire. «Abdoulaye Samba est ingénieur polytechnicien comme moi et je suis ravi de voir qu’il y a une jeune génération qui se bat pour maintenir le flambeau», a-t-il d’abord posé. «Il a mis le doigt sur quelque chose qui peut aider les familles sénégalaises, celles rurales surtout. C’est une très belle invention qu’il faut protéger. Nous allons nous battre avec lui pour la protéger», a-t-il enchaîné en affirmant «qu’il est nécessaire pour nos pays de s’engager dans le solaire». Pour le nom donné à la machine, Abdoulaye Samba n’a pas puisé loin. Ndeyseu est son 2ème prénom qu’il a mis à profit, en le sectionnant en deux parties : Ndèye qui veut dire la mère et sun, le soleil en anglais. Le soleil pour faciliter la vie des femmes : Bargny a assuré­ment son génie.

La Confédération des syndicats autonomes du Sénégal soutient le G7 et le G20

https://www.pressafrik.com/Le mardi 14 janvier 2020, le G20 a déroulé son premier plan d’actions ; dans les jours à venir le G7 déroulera à son tour un autre plan d’action. Les syndicats d’enseignants sont visiblement déterminés à reprendre la lutte, cette année, pour amener le gouvernement à respecter ses engagements.
Quoi de plus légitime ! Etant entendu que les protocoles d’accord signés entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement ne connaissent qu’un faible niveau d’application de février 2014 à ce jour.
Dans un communiqué transmis à PressAfrik, la Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (CSA) déplore et regrette l’état dans lequel se trouve l’école publique Sénégalaise et qui s’explique, entre autres, par la crise récurrente dans laquelle elle est installée du fait des multiples engagements que le gouvernement prend, sans jamais les respecter.
Rappelant que l’école publique a toujours été, et doit rester, l’ascenseur social le plus démocratique, la CSA invite les autorités compétentes, à ne jamais oublier que, c’est cette même école qui a fait d’eux ce qu’ils sont devenus aujourd’hui et à tout mettre en œuvre pour préserver ce patrimoine national.
En tant qu’organisation de travailleurs, soucieuse de la pleine satisfaction des revendications légitimes de nos mandants, la CSA appelle le G7 et le G20 à l’unification du mouvement syndical enseignant, au bénéfice exclusif de l’école et de ses travailleurs. Cette synergie des actions que nous appelons de nos vœux doit pouvoir se réaliser sans délais, si tant est, que ces deux cadres (G7 et G20) portent les mêmes revendications et ne sont motivés que par les mêmes objectifs.
Aussi, la CSA réaffirme son soutien indéfectible à tous les syndicats d’enseignants en lutte et invite la coalition des centrales syndicales, ainsi que toutes les organisations soucieuses d’une école performante, à s’impliquer pour un règlement durable de la crise scolaire. La question de l’école ne peut pas, et ne doit pas être la seule affaire des enseignants, mais une préoccupation de toute la communauté.Salif SAKHANOKHO

Ter: Le collectif des impactés demande le rétablissement de 500 omissions sur les titres de propriété

https://www.leral.net/Le collectif des impactés du Train express régional (Ter), a marché, hier, du croisement Tally Diallo au centre Jacques Chirac de Thiaroye. Arborant des brassards rouges, ils ont réclamé le rétablissent de 500 omissions sur les titres de propriété. Ils ont également souligné que la plupart des impactés, n’ont jusque-là reçu que des notifications. L’accompagnement social qui leur était promis est également resté une promesse, ont-ils dit, regrettant que les instructions données par le chef de l’Etat n’aient pas été exécutées jusqu’à maintenant.

MAUVAIS ACCUEIL DANS LES STRUCTURES SANITAIRES PUBLIQUES: Les Acteurs Font Leur Autocritique

http://www.walf-groupe.com/La Coalition pour la santé et l’action sociale (Cosas) a tenu, hier, un panel sur «l’éthique et la relation des soins». Une occasion saisie par Pr Abdoul Kane, président de la structure, et ses camarades pour décrier le mauvais accueil dans les établissements sanitaires publics et le comportement de certains de leurs collègues face aux patients
Le mauvais accueil dans les établissements sanitaires publics, avec récemment la sortie d’une circulaire du ministère de la Santé et de l’Action sociale, continue d’alimenter les débats chez les acteurs de la santé. Hier, lors d’un panel sur «l’éthique et la relation de soins», Pr Abdoul Kane, président de la Coalition pour la santé et l’action sociale (Cosas), et ses camarades, ont peint un tableau sombre de la situation dans les hôpitaux. Non sans dénoncer le manque de respect de certains de leurs collègues vis-à-vis des patients. Selon Pr Kane, il s’agissait de rappeler tout ce que les acteurs de la santé doivent mettre en œuvre pour que le patient puisse recouvrir sa santé et sa dignité. Et cela constitue, selon lui, un projet important de soins. «Nous ne devons pas nuire aux patients. Il fallait rappeler ces notions qui doivent guider l’action de tout soignant. Ce dernier doit être à la disposition du malade, de sa famille, de son entourage. Il doit développer son projet de soins pour permettre au patient de se remettre à pied. Et ceci doit se faire dans le respect de la personne humaine qui est un élément essentiel de la prise en charge des malades. Nous avons aussi les insuffisances des connaissances sur l’éthique des soignants dans nos différents pays. Et nous avons ébauché des solutions», indique Pr Abdoul Kane.
Ce dernier croit savoir que les solutions doivent partir d’abord de l’éducation de la société, dans nos écoles, dans la famille et dans nos écoles de formation. Il regrette le fait qu’on apprenne toujours aux acteurs de la santé comment faire une injection, une opération ou administrer tel ou tel médicament, tout en occultant quelque chose qui est très important dans la médecine, c’est-à-dire l’humanité du patient. De son avis, il urge d’inclure dans le curriculum de formation comment respecter la personne humaine notamment les patients. Il rappelle que soigner c’est aussi un art et une bonté. Le chef du service de cardiologie à la Fac de médecine de l’Ucad propose un espace d’échanges entre le médecin, le patient, les parents du patient, les sociologues, les psychologues etc. pour que chacun puisse dire là où on doit aller pour que le projet de soins soit au service du patient. «Nous ne disposons pas d’un Code de la santé qui est à jour. Cela est un véritable problème. Le Code de la santé qui est utilisé actuellement au Sénégal date de 1952. Nous n’avons pas une politique de santé codifiée mais plutôt un Code de santé exprimé à travers des documents. L’acte juridique doit être posé pour garantir le droit de ces patients. On aura beau avoir des ambulances, des scanners etc. mais s’il n’y a pas de base juridique tout est voué à l’échec», martèle Dr Amadou Bâ, administrateur hospitalier.
Pour Dr Ami Ndao Fall, la question de l’éthique se pose avec acuité dans le domaine de la santé au Sénégal, parce que le personnel soignant a affaire avec la vie des individus. D’après elle, il faut une sensibilisation dans les hôpitaux. «Aujourd’hui, on doit trouver des solutions sur comment lutter contre la souffrance que les patients ressentent quand ils viennent se soigner dans nos hôpitaux. Et cette souffrance se trouve à tous les niveaux, car, cela ne concerne pas seulement sa maladie. Un patient est une personne qui est diminuée. Donc nous devons redonner la dignité à cette personne. Au niveau de sa maladie, il a besoin d’être accompagné. Le fait qu’il n’ait pas de moyens pour se soigner ne doit pas réduire également sa dignité humaine. A côté de cette souffrance, le malade peut faire face à d’autres difficultés sociales», lance Dr Amy Ndao Fall. Qui, par la même occasion, regrette le fait que parfois même le malade n’est pas soutenu par sa famille. Elle prend l’exemple des personnes qui, selon elle, manque d’un appui psychologique au sein de leurs familles. «Aujourd’hui, les personnes âgées arrivent dans les structures sanitaires. On les maltraite et ne s’occupe pas d’eux correctement. Cela devient problématique. Au contraire, on doit leur tenir un discours rassurant en disant qu’elles doivent rester encore en vie parce que la société a besoin d’elles. C’est ça le bon soignant», déclare-t-elle       .Samba BARRY

Dr Abdoulaye Diop Gynécologue; «depuis des décennies  le Sénégal  fait de l’insémination  artificielle»

iGFM – (Dakar) Si certaines femmes se disent être  découragées parce qu’elles ne pouvaient pas avoir d’enfant et ne peuvent pas aussi aller à l’étranger pour faire un traitement, fini le cauchemar. L’insémination artificielle est  désormais  pratiquée au Sénégal depuis  plus d’une décennie par des spécialistes très doués dans le milieu. Cependant c’est un traitement qui coûte cher. Depuis des années ces spécialistes de la santé  ont aidé pas mal de femmes à ressentir le bonheur  d’être  maman. Suivons ces explications de Dr Abdoulaye Diop  gynécologue au micro d’IGFM.

Sommet sur l’Initiative de Lomé: Vers la criminalisation du trafic des produits médicaux falsifiés

http://lesoleil.sn/Le Président de la République Macky Sall est arrivé vendredi après-midi à Lomé, au Togo. Sur invitation de son homologue Faure Gnassingbé, le Chef de l’Etat prend part à l’Initiative de Lomé sur la lutte contre les produits médicaux falsifiés. Sept chefs d’États africains se réunissent ce samedi dans la capitale togolaise, pour harmoniser leur combat contre le trafic de médicaments falsifiés qui continue de faire de nombreuses victimes tous les ans sur le continent, faute de mesures efficaces.
Portée par la Fondation Brazzaville qui travaille sur la question depuis plusieurs années, l’Initiative de Lomé, se veut un tournant décisif vers la criminalisation du trafic des produits médicaux falsifiés dans l’objectif d’éradiquer définitivement ce fléau. Selon les estimations de l’Oms 10 à 15% des produits pharmaceutiques vendus dans le monde seraient falsifiés et ce taux s’élève à près de 60% dans certaines régions d’Afrique dont la vulnérabilité est évidente en raison notamment de la pauvreté.
A Lomé, les Présidents du Niger, du Ghana, de la Gambie, de l’Ouganda, et Faure Gnassingbé vont s’engager pour la mise en œuvre rapide de nouvelles législations visant à harmoniser la criminalisation du trafic des produits médicaux.
Durant ce voyage, le Président de la République, Macky Sall est accompagné par une forte délégation comprenant plusieurs ministres, dont celui de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr, Amadou Hott des Finances, Alioune Sarr du Tourisme et des transports. Mme Aminata Touré, présidente du Conseil Économique Social et Environnemental du Sénégal et le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, participent également à cette conférence.
A l’issue de ce premier sommet, les Chefs d’États se réuniront tous les ans dans un des pays pour faire le point sur l’état d’avancement de l’Initiative de Lomé(Avec Ousmane MBAYE)

Dépigmentation: Ce cocktail mortel qui fait des ravages

IGFM – Ce sont les nouvelles mixtions prisées par les Sénégalaises. Avec l’aide des vendeurs, elles fabriquent des mélanges de savons et lotions éclaircissants dont elles seules détiennent le secret. Des cocktails détonants qui risquent de créer, sur le long terme, un réel problème de santé publique.
La remarque sarcastique a filtré de la porte close. «Une femme doit être claire. Pas comme ta coépouse. Au lieu qu’elle prenne soin d’elle et de sa peau, elle se laisse aller complètement. Elle ne m’attire plus.» Ces paroles chuchotées à l’oreille de la «niarel» ont percé le cœur de Daba comme une flèche empoisonnée. Meurtrie, Daba en avait pleuré les larmes de son corps. Depuis, elle est entrée dans une colère froide et folle. De celle qui prend le temps de mariner au fond de l’âme. Et qu’on apaise que par une vengeance. Elle avait d’abord commencé par en parler avec quelques amies pour diagnostiquer le problème, puis avait frénétiquement cherché dans Internet le «remède» pour une peau «xessalisée» parfaitement uniforme afin de s’attirer à nouveau les bonnes grâces de son homme.
«Vous n’avez pas idée du nombre de recettes qui existent pour s’éclaircir la peau», chuchote-t-elle, en jetant un œil avide sur une grosse bassine débordant d’une mixture incertaine disposée sur un étal de produits pour femmes au marché Tilène de Dakar, un lieu grouillant de vies et d’affaires. Çà et là sur la table, du miel, des sachets de savons à base de miel, citron, carotte, concombre, d’aloès Vera, des pots de mélange de crèmes portant des étiquettes «teint marron», «teint caramel», «teint métis», «teint clair» que le vendeur, un homme de corpulence moyenne à l’écorce noire, manipule avec une dextérité de chimiste. Produits de la cosmétique, il y a là pour les initiés tout un arsenal pour éclaircir la peau.
«Pour avoir un teint clair et unifié comme tu le souhaites en un mois, il faut mélanger 4 à 5 tubes de crèmes éclaircissantes. Il faut appliquer ce mélange cinq fois par jours», confie Sidy Fall, vendeur au marché Tilène, à Daba. Confiante et toute à son désir de prendre sa revanche sur sa «niarel», la jeune dame, sourire en coin, sort quelques billets de son porte-monnaie qu’elle glisse au vendeur avant de s’éclipser avec les produits. «Ce mélange de produits éclaircissants que je viens de recommander à la dame est très efficace et elle n’aura aucun problème de peau. Avec ce mélange, c’est la satisfaction garantie», rassure Sidy. C’est l’assurance de certaines sénégalaises qui ont fini de faire de ces mélanges leur astuce imparable pour un teint clair, le nouveau canon de beauté pour certains au pays de la Téranga.

Des mélanges détonants pour obtenir un teint clair, wextal, métis, jaune ou caramel

Dans une boutique grouillante du marché de la Gueule-Tapée, El Hadj Gadiaga s’active. Aidé par deux dames, il manie délicatement les produits cosmétiques à sa disposition. Derrière son comptoir, le vendeur, concentré sur sa tâche, s’affaire à un mélange. Penché sur un gros sceau, il y vide l’intégralité des flacons de lait cosmétique auquel il ajoute plusieurs tubes de gel, de l’huile de palme et des produits aux noms complexes qui servent à décaper la peau. Sur les lieux, des tubes de crèmes éclaircissantes vides tapissent le sol. L’homme à la vingtaine révolue, les cheveux peroxydés porte un masque et des gants pour éviter d’être au contact du mélange détonant. Il remue de toutes ces forces la mixture. Le mélange obtenu est d’une couleur rose. Peu de temps après, El Hadj transpose dans de petits pots transparents, prêts à l’emploi, ce mélange opaque censé donner un teint clair à celles qui l’utilisent. C’est ce que dit El Hadj Gadiaga. Un homme volubile, à l’art de la persuasion consommé.
Sa manière de placer, sans l’air d’y toucher, son métier dans la chimie, ses mises en garde répétitives contre les infections de la peau, les retours positifs concourent à rassurer les clientes et endormir leurs méfiances sur les composants et les dosages distillés. D’ailleurs celles qui arrivent jusqu’ici n’en sont plus à ces détails. Pour l’essentiel, la clientèle est composée de femmes soucieuses de briller et d’attirer les regards sur leur teint parfait. Et sont pour la plupart prêtes à tout essayer. De s’enduire de tout pour plaire. Au départ, Mariètou ne croyait pas trop à l’alchimie de ces produits. Et pour avoir un teint clair sans taches, la jeune comptable à l’écorce basanée a essayé un lait corporel acheté en pharmacie. «C’était affreux, le produit me noircissait de jour en jour.» Les savons éclaircissants ont marché un temps, mais elle ne parvenait toujours pas à être «khess petch» comme elle le désirait. Puis, une copine lui a soufflé l’adresse de El Hadj Gadiaga, vendeur de cosmétiques et as dans le mélange de produits et savons éclaircissants.
Mariètou a atterri ici avec l’idée d’en repartir avec le bon produit. Mais le vendeur a tant et si bien vanté la qualité de ses produits qu’elle s’est retrouvée avec toute une panoplie à tester. Le secret de El Hadj est aussi simple que sournois. Il insiste sur le côté sain de ses produits alors qu’aucune étiquette n’est visible sur les pots. «Cela fait plus de sept ans que je vends ces produits et personne n’est jamais venu se plaindre. Le mélange obtenu est vendu à 15 000 FCfa le pot. Et mes clients se l’arrachent comme de petits pains», se réjouit le vendeur. Poursuivant son argumentaire, l’homme déclare ne pas avoir besoin de faire des études très poussé pour fabriquer ces mélanges de produits cosmétiques. «Avec mon expérience dans la vente, je peux clairement reconnaître un produit nocif et un produit qui ne l’est pas», révèle le jeune vendeur.
Dans les marchés, ces mélanges sont proposés sous toutes les formes (laits corporels, savons et gels) dont les contenants, généralement en plastique, ne portent aucune étiquette. D’ailleurs, les éléments de composition sont tenus secrets par les concepteurs. Trouvé seul dans sa boutique de cosmétique, Ibrahima Lô, habillé en tenue traditionnelle, les jambes croisées, écoute religieusement le journal de la mi-journée. Derrière lui, cinq étalages croulent sous le poids de produits éclaircissants. Laits corporels, sérums, crèmes hydratantes, tubes, gels… On y trouve de tout. Ici, l’objectif n’est pas caché. Sur les étiquettes, on peut lire «Favorise l’éclaircissement du teint» ou «100% peau éclaircie» ou encore «Peau impeccable, résultats visibles en 5 jours». Des gammes aussi existent : Gamme teint clair, teint métis, teint jaune, teint caramel etc. Surfant sur la vague de l’inconscience, Ibrahima recommande ses produits en vantant leurs composantes totalement fruitées. «Les mélanges que je propose sont composés d’eau, de glycérine, de lotions corporelles et différents acides de fruits. Il peut arriver que certaines y ajoutent des huiles comme celle de serpent ou encore le sérum anti-âge», indique Ibrahima qui refuse d’entrer dans les détails, car pour lui, à chaque vendeur son secret de préparation.

«Je sais que ces mélanges sont toxiques, mais c’est mon choix»

Si certaines Sénégalaises plus aisées peuvent se permettre d’acheter des produits testés dans des laboratoires de cosmétiques, d’autres, avec de faibles revenues, achètent des lotions ou savons éclaircissants au mélange douteux. Tandis que les plus hardies font elles-mêmes le mélange qui s’avérerait être dangereux pour leur peau à long terme. Maïmouna Diagne est une adepte de la dépigmentation. Depuis presque 5 ans, la dame à la trentaine révolue a adopté cette pratique. Elle confie être l’auteure de ces propres mélanges éclaircissants et décortique les composantes. «Je prends un sachet qui coûte 25 FCfa, j’y verse en entier la lotion ‘’Perfect White’’, j’y ajoute le tube ‘’Ct+ up’’, de l’huile d’amande douce, et le ‘’gluta cream sérum’’. Puis je les mélange jusqu’à obtention d’une crème orangée que je transpose dans un pot que je garde dans mon réfrigérateur», sourit-elle.
Cependant, consciente de la toxicité de la mixture, Maïmouna révèle ne pas l’utiliser sur son visage. «J’évite d’utiliser ce mélange sur le visage car, ces produits ne doivent pas être au contact avec les yeux», s’exclame Maïmouna qui avoue utiliser ces produits pour attirer l’attention. «Je me dépigmente parce que j’ai ce désir d’avoir une peau claire. Je sais que ce mélange peut être toxique, mais c’est mon choix», confesse-t-elle. Tout comme Maïmouna, Awa Diop, sage-femme de profession, prépare aussi ces propres savons, en suivant les tutoriels diffusés sur le Net. Pour Awa, le secret de sa recette réside dans le mélange de savons à base de miel, d’Aloès Véra, de citron, d’œuf, de lait gloria, de henné et d’huile de palme. Un cocktail explosif qu’elle sait toxique. Mais pour la sage-femme, avoir un teint impeccable et clair en deux semaines vaut tous les risques.
«Des produits concentrés en compositions toxiques tels que les métaux lourds, le plomb, le mercure, l’hydroquinone et des corticoïdes»
Une toxicité, source de dangers sur lesquels alerte l’ingénieur en Chimie Birima Thiam. Pour le chimiste, ces substances chimiques, individuellement ou en mélange contenues dans ces laits et savons pourraient avoir des effets toxiques pour la santé humaine et pour l’environnement. Elles présentent aussi des risques aussi bien pour le fabriquant que pour le consommateur. «Un produit dépigmentant est un produit qui est extrêmement concentré en compositions toxiques notamment les métaux lourds, le plomb et le mercure. Elles sont à base d’hydroquinone et de corticoïdes qui sont dangereux pour la peau», révèle le chimiste. Ceux qui s’adonnent à ces mélanges sans gants sont exposés à des risques cutanés directs, à des problèmes respiratoires et cela peut aller jusqu’à l’insuffisance rénale. Pour les consommateurs, Birima Thiam avertit : «Les métaux lourds compris dans ces mélanges ne peuvent être métabolisés par l’organisme qu’en faible quantité. Le mélange de ces produits peut avoir des effets dramatiques sur le long terme comme le cancer de la peau, des infections cutanées répétées. Les femmes qui les utilisent peuvent développer des grossesses compliquées et donner naissance à des prématurés ou des mort nés.» AICHA GOUDIABY

Bamba Kassé: «L’application de la convention collective est une forme de lutte contre la corruption»

https://www.dakaractu.com/L’une des missions du SYNPICS selon Bamba Kassé est de lutter pour que la convention collective soit appliquée.
Le secrétaire Général du SYNPICS ( Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal) dans cet entretien accordé à dakaractu est revenu sur les conditions de travail des journalistes et pense que l’application de la convention est une forme de lutte contre la corruption qui gangrène aussi le milieu de la presse. Il invitera les patrons de presse à se conformer aux textes qui rrégissent la convention pour mieux redonner à la corporation son mérite, mais surtout permettre aux reporters d’être en phase avec l’ethnique et la déontologie. .

«Des autorités ont détourné les fonds d’indemnisation des soldats tombés lors la guerre du Golf»

IGFM – Mame Matar Guèye a animé une conférence de presse ce vendredi pour parler de la restitution de la somme donnée par l’Arabie Saoudite aux victimes de la guerre du Golf en 1991.
Il note que l’Arabie Saoudite avait donné à l’Etat du Sénégal les indemnités pour les victimes de ce fameux crash de 1991. Les victimes n’ont pas reçu leur argent.
Jamra compte se battre pour réparer cette injustice. C’est dans ce sens que l’organisation sera reçu en audience par le chef de l’Etat dans les jours à venir. Même si Mame Mactar Guèye reconnaît qu’il y a des personnes  tapies dans l’ombre qui font tout pour que la requête n’aboutisse, il a espoir que tout rentrera dans l’ordre.

Mairie de Dakar: Soham Wardini souhaite le retour de la caisse d’avance

https://www.dakaractu.com/–Le maire de Dakar, Mme Soham Wardini, a dit souhaiter le retour de la caisse d’avance dans l’Institution afin de pouvoir pallier à certaines difficultés. Invitée de la chaine Youtube de l’Institution municipale, elle a indiqué que pour les prises en charge hospitalière des populations, la ville de Dakar ne pouvait plus « à cause de l’arrêt de la caisse d’avance » prendre en charge des maladies à coût élevé.
« Tout ce que l’on peut faire c’est des prises en charge de 250.000 à 300.000 Francs CFA. Avant on aidait des populations malades à hauteur de millions de FCFA, mais cela n’est plus possible depuis l’arrêt de la caisse.
Je prie pour que l’on me la rende. Mais je précise que la caisse d’avance est toujours alimentée par le budget, mais on y touche pas », a dit le successeur de Khalifa Sall. Elle a par la suite indiqué faire des démarches auprès des autorités, mais aussi du Président de la République Macky Sall pour le retour de cette caisse.
« Il dit qu’il y réfléchit », a-t-elle apporté comme réponse au journaliste quant à la réponse du Chef de l’exécutif. Pour rappel, l’utilisation jugée outrancière et à des fins nébuleuses avait valu à l’ancien maire Khalifa Sall son séjour en prison

Bitumage de la piste Nawel-Dembacané: manifestation du mouvement ’’Daande Mayo émergent » pour exprimer son ras-le-bol

Le mouvement ’’Daande Mayo émergent (DME)’’ qui réunit quarante-quatre villages de la région de Matam, a manifesté vendredi, à Dakar pour réclamer le bitumage de la piste Nawel-Dembacané.
S’adressant à la presse à la fin de la marche, M. Ndiaye dit avoir été ’’témoin de la mort de femmes qui ont perdu leurs vies en donnant naissance sur des charrettes et des voitures dans des conditions extrêmement difficiles’’.
Selon l’APS, la manifestation encadrée par les forces de l’ordre a pris départ à la Place de la Nation et s’est achevée devant le siège de la RTS, la radiodiffusion télévision du Sénégal (RTS, publique)
’’Nous réclamons le bitumage de la piste de Nawel jusqu’à Dembacané distant de 200 kilomètres qui est depuis 2003 dans un piteux état et occasionne beaucoup d’accidents qui entrainent parfois des pertes de vues humaines’’, a déclaré le président de DME Moussa Ndiaye.
Selon lui, la piste latéritique a été délaissée par les populations du Daande Mayo, frontalières avec la Mauritanie. Ces populations ont mis en place un fonds de cinquante millions pour l’entretien de la route, a t-il expliqué.
M. Ndiaye a rappelé que ’’l’Etat sénégalais avait pris un engagement, de même que les populations, avec l’Agence française de développement (AFD) (…)’’ pour la réhabilitation de cette piste.
’’Nous nous sommes acquittés de notre contrepartie qui était évaluée à cinquante millions mais jusqu’à présent nous n’avons vu aucune machine pour réhabiliter cette piste. L’infrastructure est dans ’’un état de dégradation total’’, ce qui occasionne des morts d’homme,’’ a t-il dit.
Le DME dit être  ’’là pour accompagner le gouvernement et les populations en faisant des actions sociales et en creusant des puits pour des populations qui jusqu’à nos jours n’ont pas accès à l’eau potable’’.
La région de Matam s’était distinguée par des scores trés élevés en faveur du candidat Macky Sall lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019.
’’Il faudra s’attendre à d’autres plans d’action si le gouvernement ne réagit’’, a dit le président de DME, rappelant qu’ils en sont à leur sixième manifestation.Avec APS

MEMBRES BRUTALISÉS, MENOTTÉS ET JETÉS AU SOL: Gno lank est scandalisé

http://www.dakarmatin.com/-Les visites de proximité de »Gno lank» ont été stoppées net par les forces de l’ordre ce samedi. En effet, 15 membres de ladite plateforme ont été interpellés. «Ils ont été arrêtés avec brutalité alors qu’ils menaient une activité de visite de proximité, de distribution de flyers et de sensibilisation sur la hausse des prix de l’électricité», informe la plateforme dans les réseaux sociaux. «Nous dénonçons encore une fois cette énième violation, par le gouvernement, des libertés d’expression et de manifestation garanties par la constitution», enchaînent-ils

Sensibilisation sur la hausse du prix de l’électricité: Y’en a marre dénonce l’arrestation brutale de 15 de ses membres

https://www.pressafrik.com/Ce samedi après-midi, des membres du collectif Noo LÀNK (15 au total dont Aliou Sané, Thiat, Fou Malade, Cheikhou Camara, etc) ont été « arrêtés avec brutalités », alors qu’ils menaient une activité de visite de proximité, de distribution de flyers et de sensibilisation sur la hausse des prix de l’électricité, a-t-on appris.
Le mouvement Y’en a marre dit dénoncer encore une fois cette énième violation, par le gouvernement, des libertés d’expression et de manifestation garanties par la constitution, dans un communiqué transmis à pressafrik.

Enrichissement illicite–ABDOUL MBAYE DÉFEND LA CREI: «L’origine de l’argent des politiciens est très rarement licite»

https://www.lequotidien.sn/Abdoul Mbaye estime que la Crei doit continuer d’exister, même s’il faut simplement prévoir un recours. Le leader de l’Act constate que l’origine de l’argent du politicien est «très rarement licite».
Abdoul Mbaye constate que «malheureusement l’origine de l’argent du politicien est très rarement licite». Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), qui a effectué sa prière du vendredi à la Mosquée Moussanté de Thiès, réagissait au sermon de l’imam ratib Tafsir Babacar Ndiour. «Malheureu­sement, nos compatriotes tendent souvent la main pour recevoir de l’argent illicite. C’est une débauche de comportements, d’attitudes qui vont à l’encontre des valeurs fondamentales qui furent celles de notre société qui se délitent petit à petit et qui sont surtout celles de l’islam et de tout croyant», a dit M. Mbaye. Et l’ancien Premier ministre de Macky Sall partage avec l’imam Ndiour l’importance de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). «Dans notre parti, nous considérons que la Crei se justifie et doit continuer d’exister. Ce que nous disons simplement en termes de réforme de la Crei, c’est qu’il faut qu’il existe un recours parce que l’homme se trompe, le juge peut se tromper. Donc, il ne faut pas de jugement définitif parce que seul Dieu ne se trompe pas. Voilà pourquoi il faut prévoir un recours», explique-t-il. Et il estime que «le renversement de la charge de la preuve n’est pas une violation de droit fondamental». Il argumente : «Lorsque vous vous êtes enrichi, vous devez être en mesure de dire comment vous avez été enrichi. L’imam Ndiour a bien fait de rappeler que c’est une question à laquelle chaque musulman devra répondre devant le Bon Dieu.»
Abdoul Mbaye a de façon générale salué les «sermons de vérité et utiles» de l’imam Ndiour qui «ne rate jamais les politiques». Il ajoute : «Quand vous êtes dans la vérité, il est très probable que vous puissiez heurter les politiques. Malheu­reusement, dans notre conception de la politique au Sénégal, elle est mensonge, trahison. On appelle ça transhumance, mais ça reste de la trahison.»

Abdoul Mbaye sur l’Eco: «Pour l’instant, restons sur le F Cfa qui marche»

Abdoul Mbaye a aussi mis sa veste de banquier de profession pour parler du débat sur la future monnaie unique de la Cedeao. «Pour l’instant, restons sur notre monnaie actuelle, le franc Cfa, qui marche et qu’il ne faut pas affaiblir ! C’est important parce qu’à trop s’interroger sur le futur d’une monnaie, on crée de la suspicion et, malheureusement, on l’amène à se réduire en valeur», tempère-t-il en marge de la prière du vendredi à la mosquée Moussanté de Thiès. Il ajoute : «Demain, l’Eco pourra être simplement une continuité du Cfa pour les huit pays de l’Uemoa. Ce sera une étape intermédiaire, mais qui normalement ne devrait pas changer grand-chose à l’existant. Donc pas de panique ! Maintenant, à nous de construire ce qui vient, mais surtout sans polémique susceptible d’être défavorable à notre monnaie et qui finit par être défavorable à une économie.»

Monnaie Eco–Abdoul Mbaye: «mes propos semblent avoir été mal compris ou déformés»

https://senego.com/L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a tenu à apporter quelques éclairages sur la sortie sur le FCFA. Selon lui, ses propos tenus Thiès le 18 janvier semblent avoir été mal compris ou déformés.
« Mes propos tenus à Thiès le 18 janvier semblent avoir été mal compris ou déformés. Nous sommes pour la réforme du fcfa et son évolution vers l’Eco dans des positions de base que nous avions depuis 1982 », explique-t-il sur sa page facebook.
Il a rappelé que les réformes du fcfa sont une première victoire. « Bravo à la jeunesse africaine en première ligne dans ce combat. Bravo à cette jeunesse africaine qu’il ne faut pas priver de sa belle victoire face à des inerties parfois inexplicables en en minimisant la portée».
Selon M. Mbaye, les prochaines étapes seront le passage vers une appartenance à la zone Eco, et le choix de l’abandon des dernières reliques du fcfa. La Banque centrale émettrice de l’Eco saura se passer de garantie de convertibilité donnée par un pays tiers. D’ailleurs dans le cas du fcfa, elle n’a été mise en œuvre qu’une fois en 60 ans. Le choix est en outre déjà celui d’un abandon d’une parité fixe institutionnelle par rapport à l’euro.
« Préparons ces échéances sans nuire au fcfa encore en vigueur au cours de cette année. L’affaiblir par des débats publics incessants c’est aussi nuire à nos économies et peut-être au pouvoir d’achat de populations déjà meurtries », conclut-il.
« Une partie de la suite à venir fera l’objet de décisions préparées dans la confidentialité. Les grandes lignes sont déjà tracées. Restons vigilants », a-t-il conclu.

Moustapha Diakhaté: « on doit préparer l’après Macky Sall»

http://www.dakarmatin.com/Moustapha Diakhaté reste constant. Il n’envisage pas la probabilité d’une 3e candidature pour Macky Sall. L’ancien chef de Cabinet du président de la République pense que la question est déjà réglée par la Constitution et par le concerné, lui-même, qui a déjà dit qu’aucun Président ne peut faire plus de deux mandats. « La question du 3e mandat est réglé et par la Constitution et, dans une moindre mesure, par le président Macky Sall. C’est un débat clos », déclare-t-il dans le Jury Du Dimanche (JDD).
Pour Moustapha Diakhaté, l’heure est à la préparation de l’après Macky Sall avec des projets et programmes de développement et non à des guerres de succession. L’ancien parlementaire propose à ses camardes de commencer à réfléchir sur un programme solide adosser sur le Pse qui sera présenté, le moment venu, aux Sénégalais. « Je n’ai pas encore senti la guerre de succession au sein de l’Apr.
Mais, nous devons préparer notre parti, pour son organisation dans les 557 communes du Sénégal, dans les différentes catégories sociales et professionnelles, pour avoir un appareil solide qui va travailler, réfléchir pour préparer une belle offre politique en 2024 », a-t-il suggéré. « Si tel n’est pas le cas, a estimé Diakhaté, il y aura toujours des querelles de personnes, des luttes de places. Or, le Sénégal a besoin d’un projet mobilisateur pour sortir du sous-développement ».
Pour lui, celui qui remplacera Macky Sall devrait avoir un leadership fort. « Autrement dit, qu’il soit capable d’identifier un cap pour son pays, capable d’entrainer les populations vers ce cap », a-t-il laissé entendre

Succession de Macky : Moustapha Diakhaté propose des primaires

http://www.dakarmatin.com/Moustapha Diakhaté exclut tout ’’scénario à la Poutine’’ pour la succession de Macky Sall en 2024. Toutefois, il estime que celui qui devait remplacer le chef de l’Etat devrait être de la trempe de Macky Sall. « Il faut reconnaitre que c’est grâce à lui que nous sommes arrivés au pouvoir », a-t-il déclaré.
Pour trouver cette personnalité au sein du parti ou de la coalition présidentielle, Moustapha Diakhaté propose des élections primaires

Moustapha Diakhaté: «Idrissa Seck est un éminent leader»

http://www.dakarmatin.com/-Le silence « lourd » d’Idrissa Seck est décrypté par Moustapha Diakhaté. « Je retiens du silence d’Idrissa Seck que du positif. C’est à nous de décrypter ce silence et de le positiver. Personnellement, je pense que c’est une offre de disponibilité », a révélé, dans le JDD, l’ancien chef de Cabinet de Macky Sall.
À la question de savoir si leader du parti Rewmi pourrait être choisi par le président de la République pour le succéder, Diakhaté est catégorique. « Cela ne lui traverse pas l’esprit. C’est une hypothèse qui n’est pas sérieuse », a-t-il répondu.
Toutefois, il suggère que Idrissa Seck rencontre le chef de l’Etat, en plein jour, pour apaiser l’espace politique. « Idrissa Seck reste un éminent leader dans ce pays. Il a été candidat deux fois. Il est placé 2e avec plus de 20% des suffrages lors de la dernière élection. En France, Macron reçoit Marine Le Pen, très souvent, alors qu’ils n’ont rien en commun. Une démocratie a besoin d’être apaisée. Quand les gens se rencontrent et se parlent, les relations sont apaisées », a théorisé Moustapha Diakhaté.

Affaire Pétro-Tim : Moustapha Diakhaté propose un jury d’honneur

Dakarmatin via Emedia Moustapha Diakhaté explique ses positions tranchées contre le régime du président Macky Sall. Ce sont des convictions et non des rancœurs qu’il exprime. Face à Mamoudou Ibra Kane, ce dimanche 19 janvier, 2019, à l’émission le Jury Du Dimanche, l’ancien chef de Cabinet du président, Macky Sall, souligne que ses prises de position ne sont pas motivées par le fait qu’il soit écarté de la gestion du pouvoir. « Les Sénégalais sont victimes de leur histoire. Beaucoup parmi nous pensent qu’un homme politique limogé devrait immédiatement s’opposer et devenir un adversaire politique du Président. Je ne boxe pas dans cette catégorie », a-t-il signifié.
Poursuivant, Diakhaté évoque l’origine de ses dissensions avec le régime de Macky Sall. « Mon premier désaccord avec le gouvernement, c’était l’octroi du permis d’exploration (de Pétrole) à Frank Timis. Il ne remplissait pas les conditions de l’article 8 du Code pétrolier. Je l’avais déploré alors que j’étais ministre-conseiller. Ma conviction était fondée sur les propos de l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye, qui déclarait que le rapport de présentation qui a permis à Frank Timis d’obtenir ce permis était faux. Aujourd’hui, l’histoire m’a donné raison. Parce que, M. Timis a vendu ce permis à des dizaines de milliards et il est parti ». D’ailleurs, pour tirer cette histoire au clair, l’ancien parlementaire propose un jury d’honneur. Parce que, même si le dossier est pendant devant la justice, Diakhaté ne croit pas à son aboutissement.

« Suis toujours membre de l’Apr »

Répondant à une question d’un auditeur qui lui demandait s’il était toujours membre de l’Alliance pour la République (Apr), Moustapha Diakhaté déclare : « Je suis à l’Apr et compte y rester aussi longtemps que possible ». Une manière pour lui de couper court aux rumeurs.

« L’arrestation de Marius Sagna est arbitraire »

Interpellé sur l’emprisonnement de Guy Marius Sagna et Cie, Moustapha Diakhaté plaide leur liberté. Il estime que leur arrestation est arbitraire. « Les Sénégalais ont eu de nouveaux droits en matière d’expression des leurs libertés. Un droit constitutionnel, l’administration devrait se donner les moyens de l’encadrer », dit-il. Quid d’une manifestation devant les grilles du palais de la République ? « Ce sont les causes que l’on devrait voir. Si la marche était autorisée, les manifestants n’iraient pas jusqu’au Palais. La Cour Suprême a dit, pour que l’administration interdise une manifestation, elle doit justifier qu’elle n’a pas les moyens de l’encadrer », a répondu l’ancien président du groupe parlementaire de la majorité. « Le standard de notre pays au niveau international doit nous obliger à avoir un comportement irréprochable en matière d’exercice des droits civils et politiques des Sénégalais », tranche-t-il.

Dialogue national : Famara Ibrahima Sagna invité à démissionner

http://www.dakarmatin.com/Le leader des forces démocratiques du Sénégal (FDS), Babacar Diop a demandé au président du comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna de démissionner pour refuser d’associer son nom à des manœuvres politiciennes, une entreprise vouée à l’échec
« Il a une grande carrière. C’est un grand monsieur pour qui nous avons un immense respect. j’irai le voir personnellement pour lui demander de démissionner parce que ce dialogue est un jeu de dupes. », a déclaré babacar Diop dans l’émission Grand Jury de la RFM

L’opposition sénégalaise est assise dans son salon d’opposition (Dr Babacar Diop

http://www.dakarmatin.com/L’universitaire Babacar Diop, par ailleurs président des Forces Démocratiques du Sénégal (Fds) ne sent pas les cadres de l’opposition sénégalaise dans plusieurs luttes, notamment  la hausse du prix de l’électricité, et la grève des enseignants. Selon lui, cette opposition est tout simplement assise dans son salon.
« La stratégie de l’opposition me pose problème. Au sortir des élections (la présidentielle du 24 février dernier), cette même opposition a contesté les résultats allant même très loin. Qu’est-ce qui s’est passé aujourd’hui pour que cette même opposition accepter d’aller siéger au dialogue national », dit-il.
Selon lui, cette stratégie est synonyme d’abandon du peuple sénégalais, allant même jusqu’à ne pas s’intéresser aux souffrances du peuple. Il s’exprimait ce dimanche lors de l’émission Grand Jury sur la RFM.
Avant Babacar Diop, l’opposant Barthélémy Dias, maire de Mermoz Sacré-cœur (quartier huppé de Dakar) avait déploré ce silence de certains membres de l’opposition qu’ils accusent d’être de connivence avec Macky Sall

Thierno Bocoum sur le refus des pays d’intégrer la monnaie Eco:«Le Président Macron a finalement réussi à diviser les Etats de la CEDEAO»

En annonçant la future création de la monnaie Eco, le Président Macron a finalement réussi à diviser les Etats de la Cédéao.
Le communiqué des gouverneurs de banques centrales et ministres des Finances des Etats de la zone monétaire Ouest-africaine (ZMAO) regroupant 6 Etats de la Cedeao dont le Nigeria et le Ghana, vient ainsi de fustiger la decision unilatérale des pays de l’Uemoa de RENOMMER le franc Cfaen Eco.
Cette posture nous éloigne davantage de l’espoir de l’aboutissement d’une intégration sous régionale qui avait justifiée près de 30 ans de discusions et d’efforts pour la mise sur pied d’une monnaie unique.
En prenant les devants avec la création de l’éco sans critères de convergence, avec la garantie de la France et son arrimage à l’Euro, le pacte de la France Afrique a pris le dessus sur les interets légitimes des Etats membres de l’Uemoa. Rien n’aurait été possible sans la complicité de nos chefs d’État en parfaite trahison des aspirations de leur peuple.Y’en a marre de cette Afrique couchée. La reconstruction sera longue mais elle est inéluctable.Thierno Bocoum.Président du mouvement AGIR

Fatou Blondin Diop explique pourquoi « Aar Li Nu Bokk » n’a pas porté le combat contre la hausse du prix de l’électricité

http://www.dakarmatin.com/-Co-coordonnatrice de la plateforme ‘Aar Li Nu Book’ qui lutte pour la transparence dans la gestion des ressources pétrolières et gazières, Ndeye Fatou Blondin Diop a expliqué pourquoi la plateforme n’a pas porté le combat contre la hausse du prix de l’électricité au Sénégal.
« On a dissocié les deux pour donner à ‘Aar Li Nu Book’ sa véritable raison d’être qui est la lutte contre la mal-gouvernance des ressources naturelles. Nous sommes en train de travailler pour revenir à cette forme d’information plutôt que sous forme de manifestation, de rassemblement ou de marche » a dit Mme Diop, dans un entretien avec ‘L’Observateur’.
« Nous continuons à maintenir le travail et nous sommes en train de préparer une conférence de presse sur cela. Nous continuons le combat sur les ressources naturelles. Il  y a deux parties prenantes qui sont des deux côtés. Les syndicats et certaines forces sont dans ‘Noo Lank’ et certains mouvements alors qu’ils ne sont pas dans ‘Aar Li Nu Bokk’, même s’ils participent peut-être aux manifestations, a-t-elle expliqué.
A la question de savoir quels sont les rapports entre les deux plateformes, elle affirme que beaucoup de membres sont dans les deux camps et ils passent d’une réunion à une autre, sans soucis

Mairie de Saint-Louis: La candidature de Mary Teuw Niane dérangerait-elle?

« Ce n’est pas viande pour vos os », dit l’adage. Eh bien! Certains ne le savent pas, sinon font fi de la pertinence de cette assertion. Vouloir vaille que vaille mettre en mal le Professeur Mary Teuw Niane avec l’opinion publique, est le sombre dessein de ceux qui ne voudraient pas l’avoir en face d’eux.
La semaine dernière, devant ses militants, partisans et sympathisants, le Professeur Mary Teuw Niane répondait à une demande forte de la population saint-louisienne ( demande qui date d’ailleurs de près de trois ou quatre ans): briguer la mairie de la vieille ville. Les ayant écoutés après que ces derniers lui aient exposé leurs attentes et leurs préoccupations, le Professeur leur répondit de façon favorable en déclarant, séance tenante, sa candidature aux prochaines élections locales. Ce fut un soulagement pour la quasi-totalité de la population de la ville tricentenaire.
Comme une traînée de poudre, la nouvelle se répandit aux coins et recoins de la ville, au grand bonheur des natifs de Ndar qui ne pouvaient s’empêcher de d’arborer un large sourire ou de pousser un gros ouf de soulagement.
Malheureusement, depuis ce jour, les paroles et gestes du Professeur Mary Teuw Niane sont interprétées de la plus vile des manières par ceux-là même qui, croyant que la mairie est la chasse gardée d’une telle personne, ou ayant peur de se frotter à lui ( nous rappelons ici que pour toutes les élections qui ont eu à se tenir à Saint-Louis, pour s’assurer d’une victoire, c’est Mary Teuw Niane qui était mis devant), mènent, telles des hyènes affamées, une véritable cabale contre sa personne.
Le comble, c’est que ces mêmes personnes, poussant le ridicule à l’extrême, veulent faire croire à la population que le Professeur Mary Teuw Niane veut sortir du parti du Président de la République, SEM Macky Sall. Pour rappel, lors des dernières locales à Louga, la coalition Bennoo Bokk Yakaar avait coopté Aminata Mbengue Ndiaye et l’APR Moustapha Diop. Etait-ce une raison pour dire que tel ou tel autre s’était auto-exclu du parti ou de la coalition? Non.
Dans les autres communes du Sénégal aussi, des leaders appartenant à cette même formation politique qu’est l’APR ont déclaré leur candidature, et ils n’ont pas essuyé les énormités comme c’est le cas avec Mary Teuw Niane. Mary Teuw Niane hors de l’Alliance Pour la République ? Il n’en est rien! Ce n’est pas parce que, ayant répondu à la population par l’affirmative en déclarant sa candidature, que le Professeur Mary Teuw Niane veut ou est sorti de l’Alliance Pour la République! Soyons honnêtes dans nos analyses et interprétations quelle que puisse être la peur que l’on ressent en face de l’adversité.
Quand bien même il a déclaré sa candidature, mais aujourd’hui plus que jamais, le Professeur et son équipe sont plus que jamais décidés, déterminés à accompagner le Président Macky Sall dans sa mission de faire émerger le Sénégal. Le Professeur Mary Teuw Niane est membre à part entière de l’Alliance Pour la République et siège au sein aussi du Secrétariat Exécutif National.
Alors, ayez au moins l’honnêteté intellectuelle de dire les choses telles que le Professeur les a dites. Ou alors, renseignez-vous avant de vous ridiculiser aux yeux de l’opinion. Ne pas comprendre les propos d’une personne n’est nullement un crime ou une faute!
Le crime, la faute est le fait de ne rien comprendre des propos du Professeur Mary Teuw Niane, et pour faire l’intéressant, de les interpréter d’une façon….. on ne peut plus hasardeuse.M.Bacary.Seck, président et coordonnateur du M.A.C.K.Y,Membre de la C.R.I.C,Cellule Com’ de la Mouvance MTN

Hausse du prix de l’électricité: Les cadres de Rewmi y voient «l’incompétence» de Macky Sall

https://www.lequotidien.sn/Les cadres de Rewmi ont déconstruit hier les arguments de l’Etat concernant la hausse du prix de l’électricité. Déthié Fall et Cie estiment que cela est dû à «l’incompétence» du Président Sall.
Le silence de Idrissa Seck amplifie la polémique. Cela fait presque une année que le leader de Rewmi n’a pas fait de sortie médiatique. Et son absence hier, lors d’un symposium des cadres de son parti, a sauté à l’œil. Son vice-président a tenté de le justifier. «Le président Idrissa Seck est là, au Sénégal, à Dakar, au Point E, très préoccupé par les difficultés de nos compatriotes. Un président très prévenant et c’est lié à sa vision, son excellence et sa sagesse», a expliqué Déthié Fall. Il estime que leur leader ne s’est pas tu sur les problèmes que rencontrent les populations sénégalaises, comme on le lui reproche. «Il a eu à en parler en premier. Il s’est prononcé sur tout, bien avant les autres. Et c’est ça qui le différencie justement du Président Macky Sall, c’est-à-dire sa capacité d’anticipation qui est liée à son parcours», a-t-il ajouté. Interpellé sur la sortie Yankhoba Seydi qui l’attaque souvent, Déthié Fall a tempéré. «Je l’avais dit hier et avant-hier, c’est une seule personne qui parle de cela. C’est un frère de parti et il a mon pardon pour ses attaques d’hier. Il a également mon pardon pour ses attaques d’aujourd’hui. Et il aura mon pardon pour ses attaques de demain», a-t-il répondu. Sur le manque d’animation de Rewmi, M. Fall précise : «Vous tous êtes en train de constater que le Rewmi est le seul parti qui, après l’élection présidentielle, a un aussi grand mouvement. Vous avez vu les multiples activités qu’on a eu à organiser. Et aujourd’hui, c’est ce grand symposium.»

«Les arguments du gouvernement ne tiennent pas»

Abdou Fouta Diakhoumpa, membre de la Cellule des cadres du parti Rewmi (Cecar), a par ailleurs affirmé que les arguments tenus par le gouvernement concernant la hausse du prix de l’électricité «ne tiennent pas». Cette augmentation est, selon lui, une «recommandation du Fmi». Rewmi en déduit que c’est la preuve de «l’incompétence de Macky Sall». M. Diakhoumpa explique : «Connecter 13 mille 819 villages pour 656 milliards doit être possible sans une hausse vertigineuse du prix de l’électricité. L’Etat doit trouver d’autres recettes en arrêtant d’offrir à des multinationales ou grosses sociétés des remises, sans parler des exonérations fiscales complaisantes, s’inspirer du programme énergétique du parti Rewmi.» Déthié Fall a soutenu par ailleurs que naturellement, le passage du F Cfa à l’Eco est un aspect fondamental sur l’économie du Sénégal, mais également des autres pays de la Cedeao et même sur l’économie de la zone Uemoa. Mais ce sont des questions aussi «sensibles» et «complexes». «Il y a lieu, avant de prendre position, d’écouter tous les experts en la matière. Et dans les prochains jours, arguments à l’appui, nous allons vous donner notre position qui est la meilleure pour le Sénégal, pour les pays de la zone Uemoa et Cedeao», a promis le numéro 2 de Rewmi.

BOYCOTT DU DIALOGUE NATIONAL: Karim, Le Facteur Bloquant ?

http://www.walf-groupe.com/La question de l’amnistie du fils biologique serait-elle à l’origine de la brouille entre Wade et Macky Sall? C’est du moins l’avis des frondeurs libéraux qui ont créé Suqqali Sopi
Le refus du Pds de prendre part au dialogue national serait-il lié à l’amnistie de Karim ? Officiellement, le parti justifie sa non-participation par le fait que le président de la République aurait choisi à leur place leurs représentants. «Il (Macky Sall) ne lui appartient pas de choisir pour le Pds. On n’a pas permis au Secrétaire général de choisir ses hommes. Bara Gaye et Doudou Wade ont été choisis pour représenter le Pds au Front de résistance national et le Frn n’est pas le dialogue national. Macky Sall les a choisis sans consultation du Pds. Notre parti est bien organisé, s’il voulait qu’on y participe, il aurait  envoyé des invitations en bonne et due forme.
Encore une fois, nous n’avons pas boycotté», se défend, dans un entretien accordé hier à Walf Quotidien, Saliou Sagna  le secrétaire général de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl). Mais pour les frondeurs libéraux qui ont mis sur pied Suqqali Sopi, Karim Wade serait le facteur bloquant. Ils accusent Abdoulaye Wade et le Pds d’avoir boycotté le dialogue national à cause du refus de Macky Sall de voter une loi d’amnistie en faveur de Karim Wade. «Le dialogue national vaut mieux que le deal de Doha», raillent les partisans d’Oumar Sarr, un des initiateurs de Suqqali sopi
Tous les frondeurs libéraux comme Oumar Sarr, Babacar Gaye, Amadou Sall et les alliés du Pds à l’instar de Mamadou Diop Decroix participent à ce dialogue boycotté par les libéraux. Vrai ou pas, le parti présidentiel a publié un communiqué pour dire que l’amnistie de Karim Wade n’est pas à l’ordre du jour. «L’information selon laquelle le président de la République, Macky Sall a proposé au Président Wade une amnistie collective ou individuelle, relève d’une fake news dont seuls les auteurs en connaissent les motivations. Attaché à l’Etat de droit et à la politique de bonne gouvernance, le président de la République a, comme principale préoccupation, la mise en œuvre du programme pour lequel il a été réélu», écrit Seydou Guèye, le porte-parole de l’Apr.
D’ailleurs, certains observateurs considèrent que c’est ce refus du pouvoir d’effacer les «crimes» du candidat déclaré du Pds à la dernière élection présidentielle qui seraient à l’origine de la brouille entre le Président Macky Sall et son prédécesseur. Les relations entre les deux hommes sont actuellement tendues. Elles ont pris un coup de froid inattendu. Pourtant, les deux hommes s’étaient réconciliés de manière spectaculaire au mois de septembre dernier, lors de l’inauguration de la mosquée Massalikoul Jinaan. Abdoulaye Wade et Macky Sall avaient poussé le bouchon jusqu’à se retrouver une deuxième fois quelques jours après au palais de la République devant les caméras du monde entier. Toutefois, il convient de préciser que Pastef d’Ousmane Sonko et les partis regroupés autour de la Convention pour la renaissance démocratique (Crd) boycottent également ces discussions.Charles Gaïky DIENE

La coalition Jotna sur le dialogue national: «Une caution à la politique économique désastreuse de Macky Sall»

https://www.lequotidien.sn/Le dialogue national, confié à Famara Ibrahima Sagna, n’est qu’une «manœuvre politicienne de Macky pour reprendre l’initiative». C’est la lecture que la coalition Jotna/Patriotes pour l’Alternative fait des «controverses et des questions sans réponse» qui ont marqué le démarrage des travaux du comité de pilotage. Dans un long communiqué, M. Madièye Mbodj et Ndèye Fatou Ndiaye Diop Blondin, tous alliés de Ousmane Sonko, estiment que cet appel au dialogue traduit «le retour à la dure réalité après le film truqué des élections que l’Etat-parti Apr-Bby a joué au Peuple sénégalais». Jotna fait le constat : «De fait, nul ne peut plus le cacher, les caisses de l’Etat ont été vidées, le pays est endetté au-delà du supportable et les contribuables vont devoir se serrer plus drastiquement encore la ceinture avec le rétrécissement de leur pouvoir d’achat, contraints qu’ils sont de continuer à payer à leurs frais la mal-gouvernance, le non développement, la corruption, le gaspillage et le train de vie dispendieux de ceux et celles qui ont à charge de gérer notre pays.» Et la coalition en déduit que Macky Sall cherche «une caution à sa politique économique désastreuse qui finira de ruiner durablement notre pays et de désagréger le tissu social sénégalais».
Les animateurs de cette coalition de l’opposition se demandent d’ailleurs pourquoi «accepter de perdre son temps» dans un cadre où les parties prenantes sont conviées tout au plus à exprimer leurs désaccords avec la politique du régime Sall. Mais surtout, ils s’étonnent qu’il y ait dialogue alors que les arrêtés préfectoraux «supplantent les articles de la Constitution» et «qu’on sanctionne, réprime ou emprisonne sans autre forme de procès toute personne émettant une note discordante» comme Guy Marius Sagna, Fallou Galass Seck et Ousmane Sarr.
La coalition Jotna considère plutôt que «tous les sujets constitutifs d’une autre gouvernance centrale et locale ont été analysés et des solutions consensuelles ont été consignées dans la Charte de gouvernance démocratique, les conclusions des Assises nationales et les recommandations de la Cnri, en tant que fruits d’un authentique dialogue national, participatif, décentralisé et inclusif». Par conséquent, rappelle-t-on, le candidat Macky Sall qui s’était «publiquement engagé à mettre en œuvre ces conclusions n’a plus alors qu’à respecter sa parole et sa signature, revisiter et mettre à jour ces documents s’il y a lieu, et surtout les appliquer».

COUMBA KÂNE SARR : Incohérences d’un kidnaping trop facile!Pourquoi madame n’a-t-elle pas eu les réflexes d’une mère…d’une fille…et d’une soeur perdue de vue…

https://www.dakaractu.com/Et si Coumba Kâne Sarr n’a jamais été kidnappée ! Voilà une question qui devrait tarauder les esprits au vu des derniers développements. Retenons que la nouvelle de sa disparition a, subitement, été suivie d’une sortie à travers les réseaux d’une de ses sœurs qui arguait, au moment où l’on si attendait le moins, de la thèse du kidnapping. Elle disait ce qui suit : « Bonjour, c’est ma grande sœur. Elle a été kidnappée depuis hier, alors qu’elle partait au marché Thiaroye. Ses ravisseurs ont appelé pour dire qu’ils l’ont kidnappée. Elle est partie vers 11H. On a parlé avec elle au téléphone. Elle a juste dit, prenez soin de mes enfants. »
Ce vendredi, en lieu et place de la rançon que les ravisseurs ont l’habitude de demander après ce genre de forfait, il nous a été donné d’apprendre qu’elle a été géolocalisée à 200 kilomètres de Dakar dans une ville qui s’appelle Touba en train, tranquillement, de se chercher un véhicule au niveau de la gare routière. Nos sources nous signalent qu’elle s’apprêtait à regagner Dakar.
Subitement, des questions s’imposent.  Pourquoi Coumba Kane Sarr, après la fin de son rapt, n’a pas eu le réflexe de (toute se suite) informer ses parents de sa libération, histoire de les tranquilliser et de leur ôter ce grand chagrin teinté de peur qui devait, sans doute, les habiter.
Pourquoi n’a-t-elle pas aussitôt accouru appeler au téléphone ses enfants pour leur dire : « maman est vivante. Maman va bientôt revenir » ? Hop! Elle n’avait pas d’appareil téléphonique sur elle ? Oh que si !, informe une source bien renseignée.
Kidnaping, vous dites ?  Dans tous les cas, telle qu’elle a été aperçue au commissariat spécial de Touba, elle n’avait aucun de ses boubous déchirés. Elle ne semblait souffrir d’aucun traumatisme et paraissait garder une sérénité exceptionnelle. D’ailleurs, même les yeux des curieux ne l’ébranlent.
Aux enquêteurs, elle devra dire comment elle a été kidnappée. Qui étaient ses ravisseurs  ? Comment ils sont ? Où est-ce qu’elle a été emmenée ? Comment a-t-elle été traitée ? Etc…
Peut-être que son mari et son petit frère qui sont avec elle actuellement à Touba en voudront en savoir autant que les enquêteurs.

Cheikh Yérim Seck : « Macky Sall est mon grand frère, je l’assume « 

XALIMANEWS : Sur le plateau de Jakarlo hier, lz journaliste Cheikh Yerim Seck est revenu sur ses relations avec le président de la République, qu’il considère comme son grand frère. Écoutez…
BOUCAR ALIOU DIALLO (Journaliste): «Mr Le Président de la République, Reprenez en mains votre administration»
C’est le sénégalais ordinaire, qui s’adresse à vous.  Il voudrait simplement vous alerter sur ce qui se passe au niveau de l’administration territoriale. Dans ce secteur muet comme l’armée, ce n’est plus la compétence, le sérieux qui sont mus en avant pour être promu à un poste. Il faut entre autres critères, être ami ou protégé du DGAT , du secrétaire général du ministère de l’intérieur ou bien d’un ministre autre que celui qui gére l’intérieur.
C’est la raison pour laquelle, Aly Ngouille Ndiaye devrait procéder à des enquêtes de moralité, revenir à l’orthodoxie comme cela se faisait du temps des socialistes. A défaut, c’est le malaise qui est créé au niveau de l’administration territoriale où, les meilleurs quittent et les médiocres sont promus. Ils sont dans leur écrasante majorité, frustrés.
Monsieur Le Président de la République, 
Qu’est-ce-qui explique que le département de Bambey en moins de trois ans ait connu quatre préfets ? C’est à dire un préfet, tous les dix mois. Comment votre ministre de l’intérieur peut expliquer que le gouverneur Habib Lèon Ndiaye (l’un des plus jeunes et talentueux administrateurs civils) puisse troquer sa tenue pour devenir secrétaire général du ministère de la culture et de la communication ? Un poste, moins prestigieux. Pour quoi, le préfet Mamadou Lamine Mané, crédité par ses pairs et les populations comme étant le plus intégre des préfets que le département de Mbacké a connu durant ces vingt dernières années soit muté à la veille d’un magal de touba ? Du jamais vu
Monsieur Le Président de la République ; 
L’heure est grave. Il faut arrêter ce qui se passe au niveau du ministère de l’intérieur où, c’est la débandade des administrateurs civils. La plupart quittent pour aller dans d’autres secteurs. D’autres sont restés ou bien entament leur 5ème année dans une région, un département, un arrondissement et ne sont pas affectés alors qu’au même moment, d’autres sillonnent le pays au gré des affectations. Comment expliquer que des administrateurs civils épinglés pour des affaires de mœurs soient promus ? Demandez et exigez les fiches de renseignement sur tous les préfets et gouverneurs pour ces dix dernières années et vous aurez une claire idée de ceux qui sont nommés.
Le retour à l’orthodoxie est une nécessité. L’ancien ministre Cheikh Tidiane Sy l’avait réussi. C’est durant son passage dans ce département très stratégique que les administrateurs civils chevronnés que sont Fabakary Bodian, Cheikh Kane Niane, Gabriel Ndiaye tous de classe exceptionnelle pour ne citer que ceux-là ont été nommés gouverneurs de région. Il est temps  de mettre fin aux copinages.
Exigez des enquêtes de moralité, des fiches de renseignement avant de prendre les décrets car, il est inconcevable que des administrateurs civils de classe exceptionnelle qui ont choisis de rester dans l’administration territoriale avec toutes ses contraintes ne soient pas nommés gouverneurs de région et au même moment d’autres par des subterfuges, on vous fait signe des décrets pour promouvoir des personnes honnies, vouez aux gémonies. https://www.dakaractu.com/

CAMBRIOLAGES EN SERIES: Les Hors-La-Loi Sèment La Terreur À Touba

www.walf-Malgré la présence des forces de l’ordre, les populations de Touba, Mbacké et environs vivent la hantise de l’insécurité. Plusieurs attaques organisées ont eu lieu ces derniers jours. Leurs cibles, les magasins, boutiques, domiciles des marabouts, stations d’essence, etc.  
Qui pour mettre un terme aux attaques à mains armées récurrentes entre Touba et Mbacké où les malfaiteurs poursuivent toujours leurs forfaitures ? Il ne passe plus une seule semaine sans entendre des cambriolages causés par des groupes d’individus armés jusqu’aux dents. Le dernier en date est celui effectué dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 janvier. Deux attaques ont été notées dans la capitale du Mouridisme. Une importante somme d’argent a été emportée par les cambrioleurs non encore identifiés. Selon certaines indiscrétions, plusieurs millions de francs Cfa ont été perdus dans ces deux attaques sur des boutiquiers. «Les bandits nous acculent. Nous lançons un appel aux autorités. L’effectif de la police ne peut pas couvrir tout le département de Mbacké. Dans la nuit d’hier, un magasin d’un ami a été cambriolé. Plus de 10 béliers ont été emportés avant-hier dans une maison. Nous invitons les populations à cultiver l’esprit de la dénonciation. Ces derniers sont entre nous et vivent dans les maisons», a confié, hier, Amar Ndiaye, porte-parole des commerçants de Touba et environs. C’était lors d’une rencontre avec le préfet dudit département.
Ces derniers temps, la cité religieuse Touba est la cible privilégiée des malfaiteurs. Pas plus tard que la semaine dernière, deux stations d’essence et autant de maisons ont été attaquées par des personnes munies de toute sorte d’armes blanches et à feu, selon des témoins. Au cours de ces deux cambriolages, plus de quatre millions de nos francs en argent liquide ont été emportés par les assaillants. Des victimes ont également été enregistrées dans les rangs des citoyens. La première personne avait reçu des coups de matraque causant une fracture de sa main droite. L’autre avait reçu un coup de machette sur la tête.

La Police impuissante

D’après certaines sources, malgré la présence des forces de l’ordre (police et gendarmerie), Touba et environs sont sous le diktat des malfaiteurs. Entre 2009 et 2020, les sommes volées aux honnêtes citoyens s’élèvent à plusieurs centaines de millions FCfa, dans les localités de Touba et Mbacké. Les bijouteries, les magasins, les maisons, les lieux de commerce, les postes de santé ou encore les stations d’essence sont les infrastructures ciblées par les assaillants. Et pourtant, un escadron de gendarmerie, un commissariat spécial et quatre postes de police sont érigés à Touba ville sans compter le Commissariat de police de Mbacké.Salif KA
Cheikh Yérim Seck : « Macky Sall est mon grand frère, je l’assume « 
XALIMANEWS : Sur le plateau de Jakarlo hier, lz journaliste Cheikh Yerim Seck est revenu sur ses relations avec le président de la République, qu’il considère comme son grand frère. Écoutez…

REÇU PAR MACKY, CISSÉ LÔ PRÉCISE : “NOUS AVONS ACCORDÉ NOS VIOLONS SUR TOUT”

NETTALI.COM – Malgré ses attaques virulentes dirigées contre le leader de l’Alliance pour la république, le président du Parlement de la CEDEAO a été reçu au palais jeudi. Le vice-président de l’Assemblée nationale, qui accuse “des gens de se mêler” de leur relation, explique qu’il n’y a plus de nuage entre le chef de l’Etat et lui.
Alors que des responsables de premier plan du parti au pouvoir le menacent de représailles et préconisent des sanctions à son encontre, Moustapha Cissé Lô est reçu par Macky Sall, qui joue la carte de l’apaisement.
“Des audiences au Palais, celle accordée, hier, à Moustapha Cissé Lô par Macky Sall, a été la plus épiée. Au lendemain de la recommandation faite par quelques caciques du parti présidentiel, dont Mahmouth Saleh qui a essuyé les tirs de sommation du vice-président de l’Assemblée nationale pour avoir évoqué sa sanction disciplinaire, le chef de l’État a jugé bon de tailler bavette avec son élément hors du commun, l’honorable député et très craint Moustapha Cissé Lô, pendant un tour d’horloge”, nous informe la publication du jour de Kritik.
Le journal de préciser que “les deux hommes ont trouvé de larges convergences de vue sur toutes les questions évoquées”. “Après cette discussion fructueuse, ils se sont quittés en toute fraternité et Cissé Lo n’a pas manqué de souhaiter un bon voyage à son hôte qui s’envole de Dakar pour un périple de quelques jours”, croient savoir nos confrères.
Au sortir de cette audience, le concerné a accordé un entretien au quotidien L’Observateur . “C’est vrai que j’ai été reçu par le chef de l’Etat Macky Sall. Nous avons bien échangé tous les deux. Il n’y avait aucun témoin. Nous avons accordé nos violons sur tout. Nous sommes tombés d’accord sur tout. Je ne vais pas étaler les échanges que nous avons eus. Ce qui est important, c’est que nous avons discuté de tous les points qui nous concernent, nous avons trouvé de larges convergences de vues sur tous les sujets abordés “, confirme Moustapha Cissé Lô ; ajoutant : ” Des personnes qui n’ont jamais disputé de strapontin ou une position ne peuvent pas être en guerre… On n’a pas parlé du parti…On était pas là pour discuter du parti ou de son fonctionnement”.

Dialogue national: déjeuner et perdîmes, ces questions vitales évoquées en coulisses

https://www.jotaay.net/La 2ème journée du Dialogue national a été plus sereine pour Famara Ibrahima Sagna. Après une réécriture de plusieurs heures par quatre rédacteurs, dont Saliou Sarr de Taxawu Dakar, le règlement intérieur, qui ne contient plus l’option du vote contesté la dernière fois, a été finalement adopté. Aussi, il a été demandé à des sous-groupes de réfléchir entre-temps sur les profils et les noms, pour proposer les vice-présidents du bureau du Comité et les présidents des commissions, lors de la prochaine rencontre, lundi. Les conditions de travail se sont invitées aussi à la rencontre, certains considérant qu’on ne peut pas mobiliser des gens toute une journée sans même leur donner à manger.
Hier, le Dialogue national s’est poursuivi loin des yeux et des oreilles de la presse. Mais, «Les Échos» a pu glaner des informations sur le déroulement et les conclusions des travaux. Ainsi, le règlement intérieur, qui avait suscité des contestations et avait fait suspendre les travaux lors de la première journée, a été finalement réajusté et adopté hier. «Ils ont mis en place un groupe qui s’est chargé de nettoyer le projet de règlement intérieur et qui a travaillé toute la matinée. C’est vers 14h qu’ils sont venus dans la salle pour lire le nouveau règlement intérieur. On a vu qu’il avait respecté l’esprit et les grandes lignes. On l’a adopté sans problème», rapporte notre source.

Pas de vote ; l’opposition obtient gain de cause sur le mode de prise de décision

Les protestataires de l’opposition ont eu gain de cause sur le mode de prise de décision. «La principale nouveauté (dans le règlement intérieur) est l’absence de vote. Désormais, on parle de recherche de consensus. Et s’il n’y a pas de consensus sur un point, on note les différentes positions et on transfère cela au président de la République», nous confie-t-elle. Et notre interlocuteur est d’autant plus rassuré que si le principe du vote était retenu, c’est la mouvance présidentielle, de loin plus nombreuse dans le Comité, qui en profiterait pour faire passer ses positions.

Un khalifiste parmi les rédacteurs du nouveau règlement intérieur

Le règlement intérieur qui posait problème a pu être refait grâce à la perspicacité de quatre rédacteurs. Momar Samb (leader Rtas/Bby), Me Ousmane Sèye (Bby), l’ancien gouverneur et ministre d’Etat sous Wade, Diakaria Diaw et Saliou Sarr, un khalifiste. Ils ont mis quasiment 4h à faire la toilette du règlement intérieur.

Les nouveaux venus désignés sous le vocable de «coptés» pour «faire la différence» avec les 83 membres nommés par décret

Même si leur présence ne pose véritablement pas un problème, les 40 personnes ajoutées à la première liste de membres du Comité sont bien distinguées des autres. Selon nos sources, dans la salle, ils étaient même assis à l’arrière. «On les appelle d’ailleurs les cooptés, pour faire la différence avec les 83 membres nommés par décret», souligne notre source, qui note que certains tiennent à cette différence, surtout que parmi ces cooptés, «il y a des têtes que les gens ne veulent pas voir». Et il cite nommément Serigne Mbacké Ndiaye. «On a tous entendu sa déclaration, comme quoi il est pour la non limitation des mandats. Or des gens comme ça, qui prennent de telles positions, peuvent constituer un problème pour le dialogue», soutient notre interlocuteur.

Reprise des travaux lundi à 15h, pour la formation du bureau et des commissions

A en croire nos sources, les travaux vont reprendre lundi. Et ce sera pour former le bureau et les commissions. Pour cela, des «sous-groupes informels» ont été formés pour réfléchir sur les profils et proposer des noms, pour les deux vice-présidents du Comité et les présidents de commissions surtout. Au sein des sous-groupes, les membres vont échanger surtout par téléphone et mail, d’ici lundi, pour harmoniser leurs positions sur les profils et les noms à proposer.

«Si vous convoquez les gens sans leur donner à déjeuner, vous ne verrez plus personne»

Même si personne n’en parle ouvertement, la question financière est bien présente dans les travaux du Comité. «On a retenu les gens jusqu’à 16h sans leur donner à manger, sans leur rembourser le transport comme d’habitude», soutient notre source. Qui note que par exemple, lors des concertations sur le processus électoral, «on donnait à manger et on remboursait le transport entre 5000 F Cfa et 10.000 F Cfa». Et notre interlocuteur de révéler que «quelqu’un a même dit au président : ‘’si vous convoquez les gens sans leur donner à déjeuner, vous ne verrez plus personne’’».

Les 10 millions de Mamadou Lamine Diallo planent sur le dialogue

 A en croire nos sources, «les 10 millions de Mamadou Lamine Diallo planent sur le dialogue (il a dit que les dépenses par journée de dialogue sont de 10 millions)». Et pour lui, c’est comme ça que les gens s’expliquent la sortie du président Famara Ibrahima Sagna qui révèle avoir dit à Macky Sall qu’il n’a besoin ni de salaire ni d’indemnités. Une déclaration pour laquelle il risque de se retrouver seul. En effet, pour beaucoup de membres, s’il a un parcours qui lui permet d’être à l’abri du besoin, au point de de ne solliciter aucun franc pour le travail qui lui est confié, ce n’est pas le cas de tout le monde. «Même le Pnud fait des remboursements de transport. L’administration aussi, comme la Direction générale des Élections, qui donne à manger et donne le transport. Mais là, on sent l’impact de la sortie de Mamadou Lamine Diallo», souligne une source.Mbaye THIANDOUM

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 18/01/2020

Alerte à la Cité Aliou Sow de Golf sud

Les habitants de la Cité Aliou Sow de Golf Sud ruent dans les brancards. Ils s’opposent foncièrement aux agissements des responsables de la Société immobilière du golf (Sig). Ces derniers sont accusés d’avoir mal construit les immeubles de la cité qui menacent ruines. En outre, ils cherchent à implanter des magasins de commerce au rez-de-chaussée de leurs habitations. Une chose inacceptable aux yeux des occupants des immeubles qui craignent pour leur sécurité. Raison pour laquelle, les habitants de la Cité Aliou Sow demandent à la Direction de la protection civile et au ministre de l’Urbanisme, Abdou Karim Fofana de venir constater de visu le danger qui les guette.

Mamadou Talla annonce des réflexions sur l’Enseignement privé

Le ministre de l’Education nationale a annoncé, en marge de l’inauguration du siège de l’Office national pour l’enseignement catholique, des journées de réflexion sur l’enseignement privé. Il s’agira, selon Mamadou Talla, de susciter des échanges fructueux autour de ce secteur (enseignement privé catholique ou laïc…) pour une meilleure organisation dans toutes ses dimensions. Mamadou Talla a rappelé, par ailleurs, qu’une subvention annuelle de plus 500 millions Fcfa est allouée à ce secteur privé. En fait, l’Office national pour l’enseignement catholique a coûté environ 200 millions Fcfa. Le bâtiment est composé de bureaux, d’une chapelle, de salles de réunion, de chambres etc. Pour sa part, le secrétaire national de l’Onecs, le Frère Charles Biagui, a révélé qu’en 2019, il y avait 316 établissements catholiques répartis entre le préscolaire, l’élémentaire, le moyen-secondaire, la formation technique et professionnelle ainsi que l’enseignement supérieur. Ces établissements accueillent 118 176 élèves encadrés par un personnel enseignant et administratif de 3 880 employés. Pour Mamadou Talla, l’école privée catholique fait notre fierté pour avoir former d’éminentes personnalités. A l’en croire, elle a toujours accompagné l’Etat dans sa volonté de construire une école de la République, une école des valeurs et de demain.

Le prochain cycle de licences pétrolières lancé le 28 janvier

Le ministère du Pétrole et des Energies va lancer le cycle de licences de 2020, à l’occasion d’une cérémonie officielle qui aura lieu dans un hôtel de la place. Les champs seront disponibles le 31 janvier et les soumissions devront être déposées au plus tard le 31 juillet à 17 h. L’opération a reçu le soutien de la société publique du pétrole (Petrosen) et de l’explorateur GeoPartners. Le cycle de licences annoncé, lors de l’Africa Oil Week au Cap en novembre 2019, sera relatif à 12 blocs proposés dans le bassin MSGBC, au large du Sénégal. En effet, le cycle de licences vise à accroître l’investissement pétrogazier dans le pays, en présentant des possibilités d’investissement à court, moyen et long termes. A cet effet, Petrosen s’est associée à TGS, GeoPartners et PGS pour fournir aux parties intéressées plus de 14000 km2 de données 2D, plus de 10000 km2 de données 3D et plus de 50000 km2 de données multifaisceaux, et des rondes ultérieures sont prévues. Il faut dire que d’autres événements de promotion sont prévus à Londres les 19 et 20 février, et à Houston, au Texas, les 24 et 25 février 2020..

Rencontre Macky-Cissé Lô: les semences de la mal gouvernance

https://oeildumonde.com/Accroché par la presse, en marge de la cérémonie officielle de la dernière édition du Grand Magal de Touba, Moustapha Cissé Lô ne savait pas si bien dire quand il faisait passer par un prisme déformant la Cour de répression de l’enrichissement illicite et qu’il souhaitât qu’il fallût réparer les préjudices subis par toutes les personnalités poursuivies par ce tribunal d’exception, à commencer par Karim Wade.
En clair, comment comprendre l’audience que Macky Sall a réservée hier au président du Parlement de la CEDEAO, cité dans une affaire de détournement d’importantes quantités de semences par le directeur général du quotidien national
Le Soleil Yakham Mbaye, en dehors d’une grille de lecture admettant que la supposée « gouvernance sobre et vertueuse » n’engage  que ceux qui y croient ?
Tous les échos qui nous sont parvenus de son entrevue avec le chef de l’Etat laissent croire qu’hier, au palais, on a déroulé le tapis rouge à Moustapha Cissé Lô, qui, pour rappel, de la tribune de l’Assemblée nationale, en marge du vote du projet de budget 2020 du ministère de l’Agriculture, avait pointé le système de distribution des semences. Il  demandera, dans cette foulée, une évaluation des deux dernières campagnes agricoles 2018- 2019 et 2019-2020 et la publication de tous les acteurs impliqués dans la commercialisation, la distribution et les bénéficiaires des produits agricoles subventionnés par l’Etat du Sénégal.
Réagissant à cela, Yakham Mbaye, dans un entretien avec Dakaractu, déballera gravement contre le député et ancien responsable de l’Alliance pour la république dans le département de Mbacké. Il accusa Cissé Lô d’avoir « bénéficié de l’Etat, cette année, de six marchés d’un volume de 4 531 tonnes de semences et d’engrais. « Et c’est au moyen de chantages et de menaces qu’il est parvenu à ses fins », ébruite-t-il. « Je me ferai un plaisir de vous montrer ces documents avant la fin de nos échanges. D’ici là, permettez que je vous détaille ces 4 531 tonnes. D’une part, pour son propre compte, Moustapha Cissé Lô a obtenu 4 101 tonnes ainsi composées : 3 000 tonnes d’engrais ; 600 tonnes de semences de niébé ; 500 tonnes de semences d’arachide ; 01 tonne de semences de pastèque. D’autre part, après ces 4 101 tonnes, il est revenu à la rescousse pour exiger et obtenir deux autres marchés de 430 tonnes qu’il disait devoir réserver à ses protégés. Dans le détail, ce sont 165 tonnes de semences niébé et 265 tonnes d’engrais », balançait Yakham.
Le coordonnateur du Forum Civil Birahim Seck ne manqua pas de demander au président Macky Sall  la lumière sur cette nébuleuse, lorsqu’il mentionna : « Voyez-vous le débat auquel on assiste aujourd’hui autour de qui a pris les semences, qui n’a pas pris. Le Forum Civil interpelle de nouveau le président de la République. Il a toutes les données agricoles. Il a la liste des gros producteurs ayant bénéficié de semences pour le mil, le maïs et l’arachide. Ce sont des gens qui ne sont pas des agriculteurs et qui captent une manne financière importante appartenant au peuple sénégalais. Les flux financiers illicites partent de là. Nous engageons le président de la République à prendre des mesures fortes pour mettre fin à cette pratique ».
Si malgré toutes ces révélations une enquête n’est pas ouverte, on n’a pas besoin d’user d’une clause de style pour en conclure que la bonne gouvernance est sérieusement malmenée sous nos cieux.

Arabie Saoudite: En bonne santé, Mbayang Diop « dénonce certaines sorties médiatiques »

http://www.dakarmatin.com/L’organisation de défense des migrants, Horizon sans frontière (Hsf) avait relayé dans la presse la situation sanitaire précaire de Madjiguène Diop.
Pour ce qui est des conditions du séjour carcéral de Mbayang, renseigne le communiqué du ministère des Affaires étrangères, cette dernière fait l’objet de visites régulières de la part de nos autorités diplomatiques et/ou consulaires en Arabie Saoudite, qui échangent fréquemment avec les responsables de l’administration pénitentiaire de ce  pays.
Selon toujours le communiqué, Mbayang Diop, que ses interlocuteurs ont trouvée en bonne santé et forte moralement, a déploré certaines sorties médiatiques qui, en réalité, ne participent pas à faciliter la prise en charge et le suivi de sa situation.
Par ailleurs, les autorités diplomatiques et consulaires du Sénégal en Arabie Saoudite, sur instructions des plus Hautes Autorités, restent saisies de la question et suivent constamment l’évolution de ce dossier, pouvons nous lire dans le texte publié à cet effet

La famille de Mbayang Diop dément le communiqué du ministère de Amadou ba

http://www.dakarmatin.com/Mbayang est bel et bien malade. La révélation est du frère de cette dernière, qui a dit avoir parlé avec elle, il y’a juste une semaine. Ainsi, il dément le communiqué du Ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur qui affirme que des autorités diplomatiques et/ou consulaires en Arabie Saoudite qui rendent régulièrement visite à Mbayang ont trouvé cette dernière en bonne santé et forte moralement. Le frère de Mbayang Diop s’est confié à RFM.
Pour rappel,la jeune femme est actuellement détenue à la prison de Fayçaliyah de Damman où elle est incarcérée depuis juin 2016, après son arrestation pour le meurtre de son employeur

Mamadou Sy Tounkara: «J’ai eu Le Contact Du Président Par Le Biais De»

https://www.xibaaru.sn/Mamadou Sy Tounkara, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop De Dakar (UCAD), aujourd’hui conseiller spécial du président de la République. Invité de l’émission Face2Face de la TFM animée par la talentueuse journaliste Aïssatou Diop Fall Niang. Il explique comment il a pu rencontrer le président : « Je travaillais à l’AME avec le jeune Birame Faye qui m’a conseillé de s’approcher du président en me donnant le mail personnel du président. Je lui ai écrit et il m’a répondu en me disant qu’il souhaitait me recevoir et j’ai naturellement accepté »Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn

Mamadou Sy Tounkara: «Comment Je Suis Entré Au Palais»

https://www.xibaaru.sn/Le célèbre animateur et polémiste Mamadou Sy Tounkara, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop De Dakar (UCAD), aujourd’hui conseiller spécial du président de la République. Et il explique dans l’émission Face2Face de la TFM animée par Aïssatou Diop Fall, comment est-il entré dans le cercle du président de la République : « Je fais partie de ceux qui conseillent le président de la république. C’est lui-même qui m’a demandé de venir auprès de lui. Je ne suis pas affecté à une charge particulière. Je suis polyvalent et je peux le conseiller sur tout. Dès qu’il y a une chose importante, on le lui conseille… »Abdou Marie Dia

Docteur Babacar Diop: «L’administration pénitentiaire a voulu acheter mon silence »

http://www.dakarmatin.com/Les révélation faites par le professeur  dans l’émission Grand Jury de la RFM risque de soulever la polémique dans l’affaire de la plainte contre administration pénitentiaire de la maison d’arrêt de Reubeuss pour agressions physique. En effet, Babacar Diop a révélé que les autorités de la maison d’arrêt ont tenté d’acheter son silence après ses accusations d’agressions physique par quatre gardes pénitentiaires.
« L’administration a tenté d’acheter mon silence. Ils ont travaillé pour me demander de faire taire mes avocats et de ne pas impliquer l’université dans cette affaire en me disant qu’il fallait calmer la situation. Ils sont allés jusqu’à convoqué une certaine presse pour permettre à ces journalistes d’entrer à Reubeuss et m’interroger. Ils voulaient me convaincre de faire une sortie pour dire que je me portais bien. », a confié le leader des forces démocratiques du Sénégal.
Décrit comme une icône de la lutte contre la hausse du prix de l’énergie, le professeur à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar a ajouté que le communiqué rendu public pour démentir ses accusations n’est qu’un tissu de mensonge.
Devant babacar Fall, le membre du collectif pour la lutte contre la hausse du prix de l’énergie a dénoncé les conditions de détention des prisonniers qui sont « inacceptables » dans un pays comme le Sénégal. « La dignité humaine est bafouée dans cette prison. Des gens dorment debout dans des chambres où plus de 200 prisonniers sont entassés », a déclaré Babacar Diop

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