Revue de Presse du Mardi 14 Janvier 2019

Sommet G5 Sahel: Voici la déclaration finale cosignée par tous les chefs d’État

https://www.ferloo.com/Les Chefs d’Etat membres du G5 Sahel et le Président de la République française se sont réunis ce jour 13 janvier 2020 à Pau en France en vue d’examiner la situation dans l’espace G5 Sahel.
Les Chefs d’Etat ont réaffirmé leur détermination commune à lutter ensemble contre les groupes terroristes qui opèrent dans la bande sahélo-saharienne et dans la région du Lac Tchad. Ils ont rendu hommage aux victimes civiles des exactions commises par ces groupes terroristes ainsi qu’aux soldats africains, français et internationaux tombés dans l’accomplissement de leur mission.
Les Chefs d’Etat du G5 Sahel ont exprimé le souhait de la poursuite de l’engagement militaire de la France au Sahel et ont plaidé pour un renforcement de la présence internationale à leurs côtés. Ils ont exprimé leur reconnaissance à l’égard de l’appui crucial apporté par les Etats-Unis et ont exprimé le souhait de sa continuité.
Ils ont réaffirmé que cette action commune vise à protéger les populations civiles, à défendre la souveraineté des Etats du G5 Sahel (conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité des Nations unies et aux accords bilatéraux en vigueur), à prévenir une extension de la menace terroriste dans les pays frontaliers et à ramener la stabilité, condition indispensable du développement.
Les Chefs d’Etat sont convenus d’accroître et de coordonner leurs efforts en vue d’une solution rapide à la crise libyenne, qui continue à alimenter l’instabilité au Sahel. A cet effet, ils ont rappelé la responsabilité de la communauté internationale, l’impérieuse nécessité d’une prise en charge prioritaire de ce dossier par toutes les parties et ont exprimé leur soutien aux objectifs de la conférence internationale de Berlin pour restaurer la stabilité et la sécurité en Libye.
Les chefs d’Etat ont salué les actions déjà menées et ont souligné le besoin d’une plus grande coordination dans la mise en œuvre des initiatives en cours au Sahel et d’un engagement international renforcé.
A cette fin, les chefs d’Etats sont convenus de mener une discussion avec les partenaires déjà engagés afin de mettre en place un nouveau cadre politique, stratégique et opérationnel qui marquera une nouvelle étape dans la lutte contre les groupes terroristes au Sahel et dans la prise de responsabilité collective.
A la lumière de ces discussions, ce nouveau cadre prendra la forme et le nom d’une « Coalition pour le Sahel », rassemblant les pays du G5 Sahel, la France – à travers l’opération Barkhane et ses autres formes d’engagements, les partenaires déjà engagés, ainsi que tous les pays et organisations qui voudront y contribuer. Ce cadre sera organisé autour de quatre piliers rassemblant les efforts engagés dans les domaines suivants :
1-En matière de combat contre le terrorisme : les chefs d’Etat ont marqué leur ferme volonté de combattre ensemble tous les groupes armés terroristes actifs dans la zone, en concentrant immédiatement leurs efforts militaires dans la région des trois frontières sous le commandement conjoint de la Force Barkhane et de la Force conjointe du G5 Sahel, en ciblant en priorité l’EIGS.
Parallèlement à cet effort, le commandement conjoint de cette coalition accueillera progressivement l’ensemble des pays volontaires et partenaires, dont les contributions militaires rejoindront l’opération Barkhane, comme le futur groupement de forces spéciales européennes, baptisé « Task Force Takuba », qui s’inscrira dans le cadre de ce premier pilier. Le concept d’opération de la Force conjointe sera révisé afin qu’elle puisse agir avec une marge de manœuvre renforcée au-delà de la zone des 50 km de part et d’autre des frontières.
Cette coalition militaire pourra développer les capacités opérationnelles des forces sahéliennes sur l’ensemble de l’espace G5 Sahel afin de réduire la menace des groupes terroristes et d’assurer un meilleur contrôle des frontières.
2-En matière de renforcement des capacités militaires des Etats de la région : les Chefs d’Etat ont salué le lancement, par la France et l’Allemagne, de l’initiative du partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S) et ont souhaité une accélération et une amplification des efforts de formation, d’aguerrissement, de soutien logistique, d’entrainement et d’équipements des armées des pays du G5 Sahel. Ce pilier s’appuiera notamment sur les efforts déjà engagés par les Nations Unies et par les missions de formation de l’Union Européenne. Il pourra inclure un accompagnement au déploiement des armées des pays du G5 Sahel avec le soutien de l’Union Africaine et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
3-En matière d’appui au retour de l’Etat et des administrations sur le territoire : Les Chefs d’Etat du G5 Sahel se sont engagés à prendre toutes les mesures visant à accélérer un retour de l’administration et des services publics sur l’ensemble des territoires concernés par la question, en particulier les chaînes pénale et judicaire, essentielles pour le retour de l’Etat de droit. Cet effort s’appliquera prioritairement à Kidal.
Dans un esprit de responsabilité partagée, ces engagements seront appuyés dans le cadre du P3S qui ciblera tout particulièrement son intervention sur la formation et le déploiement jusqu’au niveau local de personnels en matière d’administration civile, de sécurité intérieure (police, gendarmerie, douanes) et de justice.
4-En matière d’aide au développement : les Chefs d’Etat ont salué les premiers résultats de l’Alliance pour le Sahel, lancée sous l’impulsion de l’Allemagne et de la France en juillet 2017, et ont appelé les pays et organisations, membres de l’Alliance à poursuivre dans la voie d’une démarche encore davantage coordonnée avec l’action sécuritaire, à un recours plus systématique à une programmation conjointe et à des mécanismes de délégation réciproque tenant compte des priorités des pays membres du G5 Sahel.
Dans le même esprit, les Chefs d’Etat en appellent aux partenaires internationaux à concrétiser les engagements pris en décembre 2018 à la Conférence des donateurs de Nouakchott pour la mise en œuvre du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel.
Par ailleurs, les Chefs d’Etats appellent les partenaires des États du G5 Sahel à accroitre leur assistance et leur soutien afin de permettre de faire face aux nouveaux défis humanitaires que sont les déplacés internes, les réfugiés, la fermeture des écoles et des centres de santé.
Un sommet associant les Etats du G5 Sahel et la France se tiendra en juin 2020 à Nouakchott dans le cadre de la présidence mauritanienne du G5 Sahel. D’ici cette échéance, le suivi de ces engagements sera effectué au niveau des Ministres des Affaires Etrangères et des Ministres des Armées et de la Défense

Sahel: «Il faut laisser l’initiative aux Sahéliens » (expert)

APA-Dakar (Sénégal) Par Lemine Ould M. Salem–Le général à la retraite, Bruno Clément-Bollée, ancien Directeur de la Coopération de sécurité et de défense au ministère français des Affaires étrangères estime qu’il ne « faut pas essayer de trouver une solution » au Sahel sans les Sahéliens.
L’armée française s’est initialement engagée contre les groupes djihadistes au Sahel le 11 janvier 2013. Sept ans plus tard, le président français Emmanuel Macron reçoit ce lundi 13 janvier 2020 à Pau, les cinq chefs d’Etat des pays sahéliens où l’armée française est engagée. Est-ce la preuve d’un engagement grandissant de Paris au Sahel? 
La France est dans l’impasse au Sahel et elle a besoin de trouver une solution urgente pour éviter un échec total de l’opération Barkhane qui depuis 2014 a pris le relais de Serval qui en 2013 avait inauguré, au Mali, l’engagement militaire français actuellement en cours dans cette région. Serval puis Barkhane ont permis d’obtenir des succès indéniables sur le terrain : la libération des villes du nord du Mali qui jusqu’en janvier 2013 étaient occupées par les groupes djihadistes liés à Al Qaida et l’élimination de certains chefs importants de ces groupes. Mais à mesure que cette présence se prolonge, les groupes djihadistes se sont reconstitués, adaptés et arrivent même aujourd’hui à imposer leur agenda aux soldats français et leurs alliés africains sur le terrain. La plupart des grandes attaques les plus spectaculaires et meurtrières leur reviennent. Désormais, ce sont les djiahdistes qui décident de quand, où et comment frapper sur les armées engagées au Sahel.
Quand l’armée française était arrivée au Mali en 2013, les Maliens et les opinions sahéliennes de manière générale avaient largement apprécié et soutenu ce déploiement des militaires français. L’incapacité de Barkhane et de ses alliés africains à venir à bout des groupes djihadistes et l’extension de la menace djihadiste un peu partout dans la région a conduit à un changement dans la perception des opinions locales sur cette présence militaire étrangère. D’une armée de libération en quelque sorte, les soldats français au Sahel sont de plus en plus considérés comme une armée d’occupation.
Comment interprétez-vous ces critiques de plus en plus hostiles à la présence française et étrangère dans le Sahel ?
Quand on se met à la place de populations qui chaque jour voient la violence s’amplifier et s’étendre dans toute la région où des milliers de soldats étrangers et locaux sont engagés sur le terrain, il est normal qu’on se pose des questions. Les Sahéliens ont largement approuvé l’intervention française au Mali en 2013 pour chasser les groupes djihadistes qui avaient occupé la moitié nord du pays et qui menaçaient les pays voisins. Sept ans plus tard, ces mêmes Sahéliens voient leur sécurité menacée quotidiennement. Or, cette présence massive de militaires étrangers parmi les meilleurs du monde ne parvient pas à prévenir ou empêcher les attentats, les assassinats, les massacres de civils et les attaques de garnisons. Comment ne pas comprendre ce changement de perception chez les populations locales ? Si une amélioration notable n’est pas enregistrée rapidement sur le terrain, il ne faut pas s’étonner que ces critiques actuellement limitées, se transforment en une pression populaire massive réclamant le départ des forces étrangères, françaises en tête.
Le sommet de Pau organisé lundi 13 et mardi 14 janvier par le président français autour des cinq chefs d’Etat du Sahel peut-il être l’occasion de calmer les opinions africaines critiques à l’égard de la présence militaire française au Sahel ?
La manière avec laquelle ce sommet a été décidé est maladroite. Cette rencontre a été décidée au lendemain de la mort de treize soldats français au Mali en décembre dernier. En l’annonçant, le président français, Emmanuel Macron avait déclaré qu’il voulait obtenir des chefs d’Etat du Sahel une clarification de leur position sur la présence française dans la région alors que les critiques se multiplient dans ces pays contre Barkhane. Le ton utilisé par Macron a donné à ses propos des allures de convocation qui passe très mal au sein des opinions africaines. Il fallait certes rendre hommage aux militaires français qui ont perdu la vie en décembre au Mali. Mais il fallait adopter un ton moins arrogant que celui avec lequel avait parlé le président Macron, dont les propos ont été ressentis comme très arrogants au Sahel où les populations civiles et les militaires locaux sont les premières victimes des groupes djihadistes.
Tenir ce sommet à Pau est aussi une erreur. La guerre contre les groupes djihadistes se déroule au Sahel et pas en France. Le sommet devait donc avoir lieu dans un des pays du Sahel.
Le contexte international actuel ne plaide pas non plus pour la tenue de cette rencontre en France. S’il y a un message à adresser à l’opinion française ou internationale, la date n’est pas la bonne. Le monde entier est aujourd’hui préoccupé par la situation au Moyen-Orient où un risque de guerre entre les Etats-Unis et l‘Iran est perceptible. Il y aussi l’Australie où les incendies gigantesques menacent de ravager ce pays-continent et enfin les grèves qui paralysent la vie des Français sans qu’une solution en soit visible pour le moment.
Le sommet de Pau risque donc de passer inaperçu en France alors qu’en Afrique, il est très suivi, commenté et surtout très critiqué.
Que faut-il faire alors ?
La situation au Sahel concerne avant tout les Sahéliens. Il ne faut pas essayer de trouver une solution sans eux. Les concepts élaborés à New York, Paris ou Bruxelles ne peuvent pas être appliqués au Sahel sans que les Sahéliens eux-mêmes aient leur mot à dire. Ils connaissent mieux l’environnement local, les problèmes et les populations.
L’idée d’une force conjointe sous-régionale imaginée dans le cadre du G5 Sahel constitue un dispositif sur lequel la France et ses alliés peuvent s’appuyer quitte à pousser à un remodelage du concept originel. Au lieu de bataillons qui patrouillent le long des frontières entre deux des cinq pays, il faudrait envisager des unités sahéliennes composées de soldats des différents pays, intégrées et opérationnelles sur le terrain. Le mode actuel qui est essentiellement bilatéral a prouvé ses limites.
Mais cela ne peut marcher sans certains prérequis : faire confiance aux Africains, les aider sérieusement à élever le niveau de leurs armées pour qu’elles puissent être aussi professionnelles que les armées étrangères, cesser de leur imposer des solutions conçues ailleurs, et enfin donner le temps à ces armées pour se mettre à niveau et être opérationnelles. La situation s’est tellement dégradée au Sahel, qu’il faut au moins une génération pour que la stabilité y revienne. Croire qu’une solution rapide est possible, est illusoire.
Comment faire confiance à des pays dont les gouvernements sont presque tous considérés par leurs propres populations comme peu vertueux ? 
Le déficit de confiance qui existe entre certains régimes et leurs populations est un problème urgent à résoudre. Comment faire confiance à un gouvernement dont le pays est amputé de sa moitié, avec une armée en cours de reconstruction, qui se permet d’acheter un avion présidentiel et en plus dans des conditions jugées obscures par tous ?
Le silence sur ce genre de pratiques des partenaires internationaux, dont la France, crée une situation très gênante. En se taisant sur ce genre d’actes, la France paraît aujourd’hui aux yeux de certains Africains comme complice, ne serait-ce que selon l’adage « qui ne dit mot consent ».
Il faut absolument que la France et ses alliés au Sahel se montrent plus regardants sur la qualité de la gouvernance et le respect des lois. La France n’a pas intérêt à être accusée une nouvelle fois d’avoir failli à son devoir moral comme elle l’a été au Rwanda en 1994 lors de l’opération Turquoise.
Des initiatives locales émanant d’Africains sont en cours dans la région. Elles méritent d’être appuyées par la communauté internationale. Au Mali, la plateforme de lutte contre la corruption et le chômage du professeur Clément Dembélé fait un excellent travail qui doit être soutenu. Au Sénégal, la société Transvie qui propose des couvertures médicales très adaptées aux pratiquants des petits métiers en Afrique de l’Ouest est à encourager. Au Tchad et en Mauritanie, les forces de défense et de sécurité ont montré qu’elles sont capables d’inventer des solutions adaptées aux réalités sahéliennes en matière militaire. Ces deux pays disposent aujourd’hui d’outils sécuritaires qui ont fait leur preuve avec les unités méharistes mobiles dotées de dromadaires et de véhicules légers très efficaces pour la collecte du renseignement sur le terrain et même le combat. Ce genre d’initiatives locales montre que les Sahéliens sont capables de proposer des solutions adaptées au terrain. Il suffit de les encourager et de leur fournir les moyens nécessaires pour qu’ils puissent être plus performants. Ce qui n’est pas le cas, hélas. C’est scandaleux aujourd’hui, sept ans après le début de la guerre contre les djihadistes au Sahel de voir les chefs d’états-majors des armées sahéliennes obligés de mendier auprès de la communauté internationale du matériel et des armes.LOS/te/APA

NOUVEAU PATRON DU COMITÉ AFRIQUE DU MEDEF,LE SÉNÉGALAIS MOMAR NGUER SE FÉLICITE DE LA FIN DU F CFA

NETTALI.COM – Dans un entretien avec le journal en ligne français Challenges.fr, Momar Nguer, directeur général de la branche marketing et services de Total et président du comité Afrique du Medef (Mouvement des entreprises de France,) se félicite de la fin du franc CFA, symbole de la puissance coloniale.
” Le franc CFA était trop chargé émotionnellement. On a bien fait de changer de nom. ” Momar Nguer, qui faisait partie de la délégation accompagnant Emmanuel Macron en Côte d’Ivoire du 20 au 22 décembre, se félicite de l’annonce ” historique ” du président français et de son homologue ivoirien, Alassane Ouattara : la fin du franc CFA – ” franc des colonies françaises ” -, remplacé par l’eco.
Pour le nouveau président du comité Afrique du Medef, le CFA restait un symbole de l’ex-puissance coloniale. Mais, sur le fond, il admet qu’il n’y aura pas de grand changement. L’eco restera lié à l’euro, avec une parité fixe, et la France apportera toujours une ligne de crédit en devises à ses Etats.
” La Françafrique, je n’ai jamais compris ce que c’était, lance-t-il. Il n’y a pas de quoi stigmatiser la France. Les Américains ont eu les mêmes relations avec l’Amérique latine, par exemple. ”
Dans ses nouveaux habits d’ambassadeur des entreprises tricolores, il revendique son credo : l’afro-optimisme. Pourtant, les sociétés françaises ont vu leur part de marché en Afrique subsaharienne divisée par deux en moins de vingt ans, au bénéfice de la Chine. Avec une chute vertigineuse de 25 points au Sénégal, son pays natal ! Mais Nguer ne regarde que le verre à moitié plein. “Il ne faut pas vivre avec les schémas du passé. En Afrique, la croissance a augmenté le gâteau et il est normal que la France ne garde pas la même part, justifie-t-il. En vingt ans, nos entreprises ont multiplié leurs investissements par huit, à plus de 52 milliards d’euros. Elles sont installées sur le long terme”.
D’ailleurs, cet amateur d’art contemporain africain – des tableaux de Mor Faye ornent son bureau – n’est pas mécontent de voir les dirigeants du continent noir découvrir les excès de la conquête chinoise.  “Ils sont en phase d’apprentissage”, glisse-t-il. Et de pointer les Etats ayant cru aux sirènes de Pékin, qui leur a octroyé des prêts colossaux, remboursés aujourd’hui dans la douleur.  “Quand vous voulez conquérir un marché, vous pouvez faire des choses un peu folles. ” Toujours prudent, voire langue de bois, Nguer laisse entendre que les Français vont prendre leur revanche :  “Il faut savoir faire le dos rond. ”
Son rôle de VRP des groupes français, il l’exercera auprès des chefs d’Etat africains, qu’il connaît bien, notamment Macky Sall. Une proximité assumée :  “Etre Africain, c’est un sentiment qui nous rassemble. Un sentiment bien moins fort en Europe, a-t-il constaté. “En Afrique, les Etats ont un rôle primordial dans la vie des affaires. L’Etat agit souvent comme donneur d’ordre régulateur et prescripteur” insiste-t-il.

 Des experts examineront l’édition 2020 du Rapport économique phare sur l’Afrique de la CEA 2020

https://www.financialafrik.com/–Une réunion de groupe d’experts chargé d’examiner le Rapport économique phare sur l’Afrique (ERA2020) de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) se tiendra les 16 et 17 janvier 2020, à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Le rapport intitulé, « L’innovation pour le développement du secteur privé en Afrique », examinera les connaissances actuelles sur les innovations en matière de finance, y compris les technologies financières (fintech) et comment ces innovations peuvent être révolutionnaire dans le financement du développement du secteur des entreprises en Afrique.
Le Rapport économique sur l’Afrique est la principale publication phare de la CEA. Chaque édition évalue les récents développements économiques et sociaux en Afrique et se penche sur un problème politique clé auquel le continent est confronté.
L’édition 2020 de ERA s’appuie sur les précédentes et divers travaux analytiques entrepris par la CEA, ainsi que les recherches d’autres institutions de recherche, sur le financement du développement de l’Afrique. Elle fournit des documents de référence fondés sur des données probantes aux décideurs, aux décideurs du secteur des entreprises et à d’autres parties prenantes sur les voies à exploiter pour mobiliser les financements du secteur privé aux fins du développement durable de l’Afrique.
Un autre angle important à considérer dans le rapport concerne les moyens à mettre en place pour que les pays africains puissent adopter une politique industrielle et une politique d’investissement afin de soutenir le développement numérique.
L’objectif général du Rapport consiste à articuler les moyens à mettre en place pour que les sources de financement innovantes puissent être utilisées afin de financer le développement du secteur des entreprises en Afrique, en tenant compte à la fois des innovations potentielles dans le secteur des services financiers et des innovations dans les entreprises (telles que les start-ups, les micro-entreprises, grandes entreprises et entreprises privées-publiques). Ces éléments font partie intégrante de la réalisation d’un développement économique durable.
ERA2020 est un travail de collaboration interdivisionnel dirigé par la Division du développement du secteur privé et des finances (PSDFD), de la CEA et de la Division de la macroéconomie et de la gouvernance (MGD), avec les contributions appropriées de toutes les divisions apportant un soutien organique.
Le rapport sera publié lors de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de la CEA en mars 2020.Rédaction

Augmentation de capital de 33 millions USD d’African Guarantee Fund (AGF),Une Belle opportunité pour les PME africaines

https://www.financialafrik.com/-La principale institution de garantie en Afrique, African Guarantee Fund (AGF), vient de recevoir un financement supplémentaire de 33 millions USD de la banque de développement allemande KfW Development Bank. Cet accroissement de son capital devrait propulser les efforts d’AGF dans l’accomplissement de sa mission : permettre aux PME africaines de continuer à jouer un rôle essentiel dans la croissance des économies africaines au travers de leur inclusion financière en particulier.
Ce nouveau financement intervient à un moment où le secteur des PME du continent a été désigné comme un moteur clé de la croissance africaine, plaçant désormais African Guarantee Fund (AGF), comme l’institution championne qui facilite l’accès aux financements pour les PME à travers le continent.
African Guarantee Fund (AGF) demeure focalisée sur son objectif consistant à fournir des garanties financières à plus de 10 000 PME chaque année par le biais des institutions financières partenaires et, par ricochet, de permettre la création 30 000 emplois par an.
« Nous nous réjouissons d’avoir la confiance de nos actionnaires et partenaires dans ce que nous faisons en Afrique. Cette augmentation de capital contribuera grandement à maintenir notre impact positif sur le continent. Jusqu’à présent, nous avons cumulativement émis plus de 1 milliard de dollars de garanties, mettant à disposition environ 1,7 milliard de dollars pour le financement des PME par le biais de nos institutions financières partenaires, conduisant ainsi à la création de plus de 100 000 emplois supplémentaires », explique Felix Bikpo, Directeur Général du groupe African Guarantee Fund.
Sur les 20 000 PME africaines de divers secteurs économiques qui ont jusqu’à présent bénéficié des garanties African Guarantee Fund (AGF), 60% de ces entreprises sont détenues par des entrepreneurs jeunes, un segment démographique aujourd’hui majoritaire dans la population de l’Afrique, tandis que 30% des PME sont dirigées par des femmes. Il est à noter que ces deux sous-groupes de la population ont un impact réel sur les économies africaines, ce qui suscite la fierté de l’institution.
« Notre expérience à travers l’Afrique nous a montré que les femmes du continent sont des entrepreneures tenaces, même si elles sont confrontées à un déficit de financement de 42 milliards USD. Cette augmentation de capital de KfW sera essentiellement utilisée pour accroître le financement des entreprises détenues ou dirigées par des femmes. A cela, s’ajoute notre partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD) par le biais de l’Affirmative Finance Action for Women in Africa (AFAWA), qui a actuellement un engagement de 251 millions de dollars des pays du G7 », a ajouté M. Bikpo.

À propos de African Guarantee Fund (AGF)
African Guarantee Fund (AGF) est une institution financière non bancaire dont l’objectif est de promouvoir le développement économique, de favoriser la création d’emploi et de réduire la pauvreté en Afrique en fournissant aux institutions financières des produits de garantie et un appui au renforcement de capacités spécifiquement aux PME en Afrique.
African Guarantee Fund (AGF) a été fondé par le gouvernement du Danemark par le biais de l’Agence Danoise de Développement International (DANIDA), le gouvernement de l’Espagne par le biais de l’Agence Espagnole de Coopération et de Développement Internationaux (AECID) et la Banque Africaine de Développement (BAD). Les autres actionnaires sont: l’Agence Française de Développement (AFD), le Fonds Nordique de Développement (NDF), le Fonds d’Investissement pour les pays en Développement (IFU) et la Banque de Développement KfW (KfW).
AGF est notée AA- par l’agence de notation Fitch Ratings.Rédaction

UMOA: Les ressources des banques évaluées à 31.290 milliards de FCFA en septembre 2019

https://www.financialafrik.com/–Les ressources des banques de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) se sont établies à 31.290,210 milliards de FCFA (46,935 milliards d’euros) au 30 septembre 2019, selon les données de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Par rapport à la même période de l’année 2018 où elles s’élevaient à 28.059,303 milliards de FCFA, ces ressources connaissent une progression de 11,51%.
Elles  sont composées de dépôts et emprunts à hauteur de 25.602,786 milliards de FCFA contre 23.214,810 milliards de FCFA au 30 septembre 2018 (+10,29%), de diverses ressources pour 2.137,742 milliards de FCFA contre 1.817,851 milliards de FCFA  en 2018 (+17,60%) et de fonds propres nets 3.549,682 milliards de FCFA contre 6.026,642 milliards de FCFA en 2018 (+17,28%).
Au niveau des emplois, le total des réalisations s’est établi à 34.384,423 milliards de FCFA durant la période sous revue alors qu’il a été comptabilisé à 30.685,343 milliards de FCFA  au 30 septembre 2018, soit un accroissement de 12,05%.
Les crédits occupent l’essentiel des emplois des banques de la zone UMOA à 21.842,473 milliards de FCFA contre 19.220,086 milliards de FCFA en 2018 (+13,64%).
De leur côté, les autres emplois (titres de transactions, titres de placement, immobilisations financières etc.) se sont élevés à 12.541,950 milliards de FCFA en fin septembre 2019 contre 11.509,662 milliards de FCFA un an auparavant (+8,97%Albert Savana

Adrien Diouf,UMOA-Titres: «nous allons mobiliser 3500 à 4000 milliards FCFA en 2020

https://www.financialafrik.com/–Le Directeur de l’Agence UMOA-TITRES, Adrien Diouf,  a accordé   un entretien à Financial Afrik en marge de la deuxième édition des Rencontres du marché des titres publics (REMTP 2020) tenues du 8 au 10 janvier 2020 à Dakar en présence d’une pléthore de représentants de la finance régionale et mondiale. Dans cet entretien, Adrien Diouf  est revenu sur la faiblesse du marché secondaire et entre autres sur la possibilité de lever des fonds sur le marché de la finance verte. Le directeur de l’Agence UMOA-Titres a également  dévoilé les perspectives de l’institution qu’il dirige à court, moyen et long terme.
Pouvez-vous  revenir sur l’objectif des Rencontres du marché des titres publics (REMTP 2020) ?
L’objectif  essentiel  de cette rencontre était de réunir l’ensemble des acteurs du secteur financier  afin de travailler sur les approfondissements  de ce marché  à travers la mobilisation de l’épargne  et l’innovation financière. Cette initiative organisée par l’Agence UMOA-TITRES, de concert avec l’institution britannique FSD Africa,  visait aussi à passer en revue la situation du  marché et les innovations nécessaires à son expansion.
La REMPT en est à sa deuxième édition, quel bilan en tirez-vous ?
Ecoutez !  Il est très tôt de  tirer un bilan de fond  mais ce qu’on peut relever pour l’instant, c’est la forte affluence  des acteurs, notamment les agents des institutions bancaires,  des structures  de caisse de retraite et des sociétés d’assurances. Cet engouement démontre que l’initiative intéresse de près les investisseurs,  les émetteurs  ainsi que les autres acteurs du milieu.
Quelles sont les avancées majeures  en termes de réalisations ?
La réalisation la plus concrète est le montant levé sur  ce marché  financier en 2019. Sur cet  exercice, on a levé 3 420 milliards de FCFA sur le marché des titres UMOA, ce qui constitue un record  depuis la création de l’agence en 2013. De plus, cette  levée a été faite  à 50%  sur des titres obligataires, ce qui aussi, en termes  de proportions, correspond  à un record. Et enfin, je dirais que 20%  de ce montant a été fait sur des titres d’une maturité supérieure  à 5 ans. Autant d’éléments qui prouvent que notre marché  est en train d’évoluer vers sa maturité.  Nous allons de plus en plus  vers des financements à long terme.
Quelles sont les contraintes  que vous rencontrez  pour le développement de ce marché financier ?
Une des principales contraintes que nous rencontrons est la faiblesse du marché secondaire. Malheureusement,  les titres  de seconde vie  sur notre marché  enregistrent des volumes de transaction très faibles. C’est la principale contrainte parce qu’elle  empêche  le marché de se développer. Cela est dû un peu  au fait que notre base d’investisseurs est constitué à 80%  de  banques. Ce qui en fait un modèle monolithique  et rend notre travail difficile. Mais nous espérons  pouvoir  y arriver  et continuons  à travailler dans le sens  de la diversification  de la base des investisseurs.
Justement, vous parlez de marché  secondaire.Quelles sont les solutions concrètes préconisées pour l’améliorer ?
Il y a un certain nombre de solutions  qui doivent être mises en place  pour dynamiser ce compartiment. La première  est la diversification des acteurs du marché. Il est important d’avoir,  au-delà  des acteurs  habituels  qui font du “buy and hold”, des  intervenants qui font du trading. Le deuxième axe porte sur la disposition à entreprendre des réformes. Il est important qu’on ait une Market Place, c’est-à-dire un endroit où l’ensemble des demandes  et des offres pourront  être  confrontées  afin  de pouvoir  «matcher». Du reste, il y a des paramètres liés à la culture. Nous devons évoluer de la stratégie de “buy and hold” vers une culture de “trading”.
Le marché  UMOA-Titres est-il vraiment au service des économies de l’Union ?
Absolument !  Aujourd’hui, les 3400 milliards FCFA  que nous avons mobilisés  en 2019 sont  destinés au financement des budgets   de nos Etats. Donc, réinjectés dans les économies nationales avec un impact sur l’économie réelle de l’UEMOA. Parmi les 8 Etats, il y en a un qui finance 10% de son budget à travers le marché. Je pense que l’utilité du  marché est largement démontrée.
La finance verte est une opportunité pour lever des fonds. Quelle sera la stratégie de l’Agence UMOA-Titres  pour capter les ressources à ce niveau ?
Notre stratégie en ce qui concerne la finance verte  est celle d’un émetteur. Nous allons travailler avec  notre partenaire FSD Africa pour exploiter les types d’émissions, concernant certaines niches d’investissements. Mais,  comme vous le savez,  la condition préalable est  de pouvoir identifier tous  les projets  pouvant être financés  par ces ressources. Donc la première étape de notre stratégie consistera à identifier les projets phares afin de lever des fonds verts.
Pour finir, quelle est votre feuille de route à court, moyen et long terme?
Notre feuille de route  à court terme est de répondre aux demandes des Etats. C’est à dire aux objectifs fixés  pour 2020. Nous comptons mobiliser  entre 3500 et 4000 milliards de FCFA  de fonds pour   le compte des Etats de l’UEMOA. Ce  qui constitue un objectif direct à court terme. Dans un horizon un peu plus éloigné, nous allons procéder à la diversification des  acteurs du marché notamment des investisseurs (investisseurs institutionnels et étrangers). L’objectif à moyen terme est  de rendre  notre marché attractif à 100 % afin d’attirer le maximum d’investisseurs, notamment étrangers.Propos recueillis par Ibrahima Dia Junior.

Pr Ahmadou Aly Mbaye: «Si on ne garde pas l’autonomie de la Bceao,ce sera le chaos»

https://www.lejecos.com/-Le professeur Ahmadou Aly Mbaye tient à ce que le statut autonome et régional de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao) soit préservé. Dans l’émission Objection de la radio Sud Fm, il soutient que concernant la zone de l’Union économique monétaire ouest Africain (Uemoa), les gens disent beaucoup de choses qui ne sont pas vérifiées par les faits, notamment sur le marché du crédit, les réserves de change etc… qui sont contraires à la vérité des données.
Rien à signaler quant au caractère autonome et régionale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest ! C’est ce que semble soutenir l’économiste Ahmadou Aly Mbaye qui était hier l’invité de Baye Oumar Gueye sur Sud Fm.
En effet, le Doyen honoraire de la Faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université Cheikh Anta Diop trouve que « ce qui est positif jusqu’ici c’est qu’on a eu une banque centrale autonome et cela est important ». Car, poursuit-il, je crois que l’erreur qu’on commet souvent c’est de vouloir tout confier à l’Etat. En fait Pr Mbaye est d’avis que confier à l’Etat des choses plus sensibles que la gestion de la monnaie dans un contexte de société patrimonialiste est dangereux. Parce qu’en ce moment-là, explique-t-il, c’est le politique qui décide de qui va avoir la monnaie.
A l’en croire, « si vous voulez par exemple importer une voiture ou payer l’éducation de vos enfants à l’extérieur, c’est le politique qui va dire est-ce que vous allez avoir des devises ou non »
Pour étayer ses propos, le Doyen rappelle qu’on a vu des pays appliquer un taux de change multiple. Par conséquent, dit-il, si c’est un ami du régime qui a besoin des devises on lui donne à un taux faible et si c’est quelqu’un d’autre on lui donne au plus fort , parce qu’on est dans une logique patrimonialiste.
« La bonne nouvelle est que la banque centrale, jusqu’ici échappe à ces logiques parce qu’elle est régionale. Aucun gouvernement individuel ne peut avoir une emprise sur la banque centrale », se réjouie M. Mbaye.
Par ailleurs, il souligne que dans le cadre de l’Uemoa, le débat est faussé parce qu’il y a beaucoup de choses que les gens disent et qui ne sont pas vérifiées par les faits.
« Quand les gens disent que le marché du crédit est plus contraint dans l’UEMOA que dans les autres pays, ce n’est pas vrai. Les données ne disent pas cela. Quand les gens disent que le niveau de financement de l’économie est plus important dans ces pays qu’au niveau de l’UEMOA ce n’est pas vrai », assène l’économiste.
Pour lui, quand les gens disent que nos réserves de change sont plus importantes que dans les autres pays, ce n’est pas vrai. Car, il brandit l’argument selon lequel les réserves de change du Sénégal et des autres pays de l’Uemoa rapportés au PIB, en termes relatifs, sont parfois inférieurs aux réserves de change de la Gambie.
En conséquence « si l’on doit changer, cette autonomie de la banque centrale il faut la garder. Parce que si on n’a pas cette autonomie ce sera le chaos ».Bassirou MBAYE

Hausse des prix des produits alimentaires inédite depuis 5 ans

https://www.rewmi.com/–Une forte reprise des prix des huiles végétales a fait grimper l’indice des prix des produits alimentaires de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à son niveau le plus élevé depuis cinq ans, a souligné l’agence onusienne dans une étude.
‘’Les prix des produits alimentaires ont augmenté en décembre, pour le troisième mois consécutif, alors qu’une forte reprise des prix des huiles végétales a fait grimper l’indice de la FAO des prix des produits alimentaires à son niveau le plus élevé des cinq dernières années’’, a indiqué la FAO dans cette étude récemment publiée dans la capitale italienne.
L’indice de la FAO des prix des produits alimentaires a atteint en moyenne 181,7 points en décembre, soit une hausse de 2,5 % depuis novembre, niveau le plus élevé depuis décembre 2014, indique le rapport consulté par l’APS.
Pour l’ensemble de l’année 2019, l’indice, indiquant les variations mensuelles des prix internationaux des produits alimentaires, a atteint en moyenne 171,5 points, soit environ 1, 8 % de plus qu’en 2018 et toutefois 25 % de moins que son taux record de 2011, note-on de même source.
Par ailleurs, l’indice de la FAO des prix des produits alimentaires a augmenté de 9,4 % depuis novembre, soit une hausse pour le sixième mois consécutif.
La dernière hausse a une fois de plus été guidée par les prix de l’huile de palme, encouragée à la fois par une forte demande, surtout dans le secteur des biocarburants, et par l’inquiétude face à la contraction des approvisionnements, relève la FAO.

Macky freine Air Sénégal

https://www.rewmi.com/–Encore dans les plans de la boîte, la route transaérienne Dakar-New York via Washington s’éloigne de plus en plus pour Air Sénégal. A s’y méprendre, le rêve américain de la compagnie nationale sénégalaise pourrait se transformer en cauchemar. La conviction est du président de la République, Macky Sall. En petit comité comme en réunion de Conseil des ministres, le chef de l’Etat, qui semble suivre de près le déploiement de la compagnie nationale, tire la sonnette d’alarme sur la volonté exprimée de Air Sénégal à vouloir desservir New York via Washington. « Je salue votre engagement à faire d’Air Sénégal l’une des meilleures compagnies de la sous région, voire du continent, mais je trouve qu’il faudra revoir votre plan de desserte des Etats-Unis », a déclaré le chef de l’Etat à l’endroit de Alioune Sarr, ministre du Tourisme et des Transports aériens. C’était en plein Conseil des ministres et Macky Sall qui semble en connaitre plus que son ministre, a profité de l’occasion pour faire un cours magistral sur l’aéronautique et inviter Alioune Sarr à prendre toutes les précautions nécessaires avant d’engager Air Sénégal sur une ligne. Surtout que le délai d’attente de l’avion sur l’un des deux aéroports américains risque d’être long et très couteux pour la boîte

DOUANES SENEGALAISES: Le Colonel Oumar Diallo passe le témoin à l’Inspecteur Abdourahmane Dièye, jeudi prochain

https://toutinfo.net/Deux semaines après sa nomination, le Colonel-Inspecteur Abdourahmane Dièye sera installé dans ses nouvelles fonctions de Directeur général des Douanes Sénégalaises.
En effet, la passation de service entre le directeur sortant, le Colonel Oumar Diallo, par ailleurs Inspecteur général d’Etat et son successeur, l’Inspecteur Abdourahmane Dièye est prévue, le jeudi, 16 janvier 2020 à 15 heures à la direction générale des Douanes, sise aux blocs des Madeleines.
Au total, le Colonel Oumar Diallo admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite a dirigé les Doaunes sénégalaises pendant 25 mois.

DEFIS

Le Colonel-Inspecteur Abdourahmane Dièye débarque à la tête des soldats de l’économie du Sénégal dans un contexte de rareté des recettes douanières, surtout au moment où le corps est pointé du doigt dans la disparition de dizaines de tonnes de cocaïne saisies au Port autonome de Dakar.
Redorer le  blason des Douanes sénégalaises qui fait l’objet de suspicions et de défiances du fait des récents événements ayant directement frappés le corps des douaniers est son premier défi à relever.
Pour ce faire, le Colonel Dièye que d’aucuns considèrent « comme l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » devra rompre  avec les pratiques qui ont longtemps prévalu dans l’administration des douanes et dont la manifestation la plus hideuse est la corruption généralisée.
L’autre défi à relever  pour le Colonel principal, Abdourahmane Dièye est la hausse des recettes douanières dans un contexte de tension de trésorerie et de ressources financières.
Ce ne sera pas  une chose facile, dans la mesure où son prédécesseur a déjà buté sur le refus catégorique des hommes d’affaires d’augmenter les taxes douanières au Port de Dakar, jugées exorbitantes.
En septembre 2010, il a passé avec succès le Master II en « Politique et négociation commerciales internationales » à l’Université Cheikh Anta Diop avec la mention Bien.
Par la suite la suite et tout au long de sa carrière, le Colonel Dièye a suivi des formations pointues, sanctionnées par des certificats.
Décoré de la médaille d’honneur de la Douane, Abdourahmane Dièye est depuis 2003, présent dans les rouages opérationnels des douanes sénégalaises.( Toutinfo.net )
Les Inspecteurs Et Officiers Des Douanes Approuvent La Nomination Du DG,La position de l’Amicale des Douanes sur la nomination de l’inspecteur principal Abdourahmane DIEYE 
L’Amicale des Inspecteurs et Officiers des Douanes (AIOD) Authentique se félicite du débat interne suscité par la nomination de l’Inspecteur principal des Douanes Abdourahmane DIEYE à la tête de l’Administration des Douanes puisqu’elle a toujours placé, au cœur de ses revendications, le droit, pour tout agent des douanes de s’exprimer librement conformément à la liberté syndicale.
En 2014, à la suite de la nomination, pour la énième fois, d’un Inspecteur général d’Etat à la tête de la Douane, l’AIOD authentique avait marqué son étonnement, milité en faveur de la promotion interne avant d’appeler à la mise en place d’un Haut Conseil de l’Administration des Douanes chargé d’encadrer et de propulser la carrière des agents des douanes.
Aujourd’hui, l’AIOD authentique considère que la nomination de l’Inspecteur principal des douanes Abdourahmane DIEYE, en lieu et place d’un Inspecteur général d’Etat, d’un Administrateur civil, voire d’un militaire satisfait à une de ses revendications et constitue, par conséquent, un acquis social important qu’il faudra impérativement consolider.
Néanmoins, le débat suscité autour de son ancienneté relativement jeune, loin d’être éludé, devra s’inscrire dans le cadre global des réflexions autour de la réforme du statut des douanes telle que prônée par l’Amicale et pourrait, éventuellement, se poursuivre dans le cadre des Etats généraux de la Douane.
Elle tient à rappeler que le Directeur général des douanes doit, obligatoirement être choisi parmi les Inspecteurs des Douanes et précise donc que la nomination de l’Inspecteur principal des Douanes Abdourahmane DIEYE respecte bien les textes en vigueur.
La nomination du Directeur général des Douanes relève de la compétence du Président de la République qui, en vertu de la balance entre pouvoir discrétionnaire et compétence liée, a la possibilité de le choisir, exclusivement, parmi les Inspecteurs des Douanes qui se sont distingués notamment par leurs compétence, expérience et intégrité

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[1].
En effet, les lois n° 69-64 du 30 octobre 1969 portant statut des douanes et  n° 2014-10 du 28 février 2014 portant Code des douanes complétées par divers décrets et arrêtés d’application déterminent le régime juridique applicable aux fonctions de Directeur général des Douanes.
Le  statut du personnel des Douanes précise bien, en son article 03, que « le Président de la République nomme aux grades et emplois du corps des Inspecteurs et Officiers des Douanes ». L’article 39 dudit statut dispose que « tous les fonctionnaires du cadre des douanes…y compris le Directeur général des Douanes…cessent d’être soumis  au statut de la fonction publique ».
Au demeurant, le décret n° 2011-243 du 17 février 2011 portant réglementation de l’habillement et des attributs du personnel des Douanes prouve, à suffisance, que le Directeur général des Douanes est  membre, à part entière, du personnel des Douanes, et de ce fait, arbore et exerce les grades et emplois les plus élevés dans l’Administration douanière. En son annexe 8-A, ce décret est, en effet, explicite sur le fait que le Directeur général des douanes est issu du corps des Inspecteurs et Officiers des Douanes et arbore des galons de fonctions (trois (3) étoiles argentées surmontées d’une couronne de feuilles d’arachides blanches).
La loi portant code des douanes (CD) est constituée de diverses dispositions conférant au Directeur général des Douanes des pouvoirs transversaux sur toute les procédures de dédouanement et contentieuses que seul l’Inspecteur des Douanes est habilité à exercer. La nomination aux fonctions de Directeur général des Douanes implique, donc, l’accomplissement de missions éminemment douanières avec des prérogatives exorbitantes de droit commun sur les biens et services en circulation dans le territoire douanier.
C’est ainsi que le Directeur général des Douanes, de par sa qualité d’Inspecteur des Douanes est,  compétent, notamment pour autoriser la création des Bureaux et brigades des Douanes (article 31 CD), fixer in fine la valeur à déclarer en cas de contestation (article 19 CD) permettre la circulation dans le rayon (article 271 CD) de certaines marchandises sensibles ou leur cession, accorder  l’octroi des régimes préférentiels aux entreprises agréées ou l’apurement des comptes d’admission temporaire (article 226 CD ), donner des dérogations diverses sur les passavants (article 276 CD), employer la contrainte pour le recouvrement des droits de douane et taxes assimilées (article 325 alinéa 02 CD)…s’opposer à une opération de livraison surveillée (article 58 CD ) etc.
En tout état de cause, avec la nomination de l’Inspecteur principal des douanes Abdourahmane DIEYE, l’AIOD authentique espère que la page des nominations d’agents d’autres corps de l’Etat à la tête de la Direction générale des douanes est définitivement tournée.AIOD authentique
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[1] Au Niger, la loi n° 2005-14 du 30 mai 2005 portant statut autonome des agents des douanes, prévoit en son article 163  que l’Inspecteur principal catégorie A1 a vocation à occuper les fonctions de Directeur général des Douanes s’il remplit une expérience d’au moins dix (10) ans dans le corps.

Les comptes de Bougane bloqués

https://www.rewmi.com/Bougane est dans la tourmente. Les comptes bancaires de ses entreprises  «sont bloqués par les impôts ».
D’ailleurs, des Avis à tiers différents (Atd) ont été envoyés aux différentes banques sans que les directions ne soient informées d’un éventuel litige, proteste-t-on au sein du groupe.

Constructions au Sénégal: 78.850 tonnes de carreaux importées en 2018,selon Macky Sall

https://www.seneweb.com/-Les importations de carreaux en 2018 utilisées dans la construction sont évaluées  à 78.850 tonnes par an, représentant une valeur de près de 30 milliards de FCFA.
L’information est donnée par le président Macky Sall au cours de la cérémonie d’inauguration de l’usine de fabrication de carreaux TwyFord, ce matin à Sindia.
 » Avec une capacité de 55.000m2 par jour, l’usine TwyFord céramique va couvrir quasiment tous les besoins du marché local. Mieux, vous pourrez satisfaire la demande en partie de la sous-région  », a indiqué Macky Sall.
De ce fait, il invite le gouvernement à apporter une attention sur la protection de l’entreprise créatrice d’emplois mais aussi de revenus pour le pays.
Ceci, pour que :   »la concurrence malsaine ne perturbe pas le développement de cette usine. J’invite les promoteurs à investir dans les autres aspects du bâtiment, notamment tout ce qui aura trait aux sanitaires  et tout ce qui en définitive contribuera à abaisser les coûts du logement au Sénégal », a assuré le Président de la République.

Développement phase 1 Sangomar Offshore: Makhtar Cissé donne le feu vert aux Australiens Woodside

https://www.pressafrik.com/-Le ministre du Pétrole et des Energies Mouhamadou Makhtar Cissé a remis, ce mardi 14 janvier 2020, à l’entreprise australienne Woosdside, le décret autorisant l’exploitation et le développement du Champ de Sangomar.
Cette autorisation marque le début de l’exploitation de la phase 1 du développement du champ de Sangomar avant d’aboutir à une production complète dès début 2023.
« Je voudrais saisir cette occasion historique pour faire de cette collaboration faisant suite à la découverte de cet important gisement pétrolier et gazier au Sénégal nommé Champ Singomar. Celui-ci se situé à 100 kilomètres au large des côtes sénégalaises dans les blocs de Rufisque Offshore Sangomar Offshore et Sangomar Offshore profond (RSSD) et qui prévoit une production de 230 millions de barils de pétrole en phase 1 dès 2023 »,  a déclaré le ministre lors de la cérémonie de signature des accords qui vont lier l’État du Sénégal à la Joint-venture en charge de développement du Champ Sangomar. Celle-ci est composée de Woodside son Opérateur, Cairn Ennergy, Far Limited et enfin de la Société des Pétroles du Sénégal (Petrosen).
L’ancien Directeur de la Senelec d’ajouter que « les travaux majeure du projet incluent une campagne de forage et de compétition soutenue dans le cadre du développement. Celle ci prévoit 23 puits, qui seront reliés par un réseau de systèmes sous-marins progressivement installés sur le champ entre 2021 et 2023. L’arrivée du FPSO (Floating Production Storage and Offloading, une unité flottante de production, de stockage et de déchargement) au large de nos cotes est prévue en 2022 permettent ainsi le début de la phase de mise en service pour une mise en production attendue au début 2023. »
Après le projet gazier GTA (Sénégal-Mauritanie), Sangomar est le deuxième contrat pétrolier à entrer en phase de construction.
Qui est Woodside ?
Woodside Petroleum est une compagnie pétrolière basée en Australie, que Shell a plusieurs fois, en vain, tenté de racheter.
Sa production en pétrole et en gaz totalise plus de 60 millions de barils par an (en additionnant le gaz avec le pétrole sous forme d’une équivalence énergétique). L’Australie reste la principale zone d’activité de Woodside, qui détient cependant des licences d’exploitation et/ou de production dans une dizaine d’autres pays. Woodside est un très important producteur de gaz naturel liquéfié, opérant le projet « Northwest Shelf » en Australie.
La société est au cœur d’une joint-venture qui exploite le gaz naturel de la zone de Greater Sunrise située entre l’Australie et le Timor oriental, et qui est au centre d’un conflit de frontières maritimes entre les deux pays à propos du Timor Gap.Fana CiSSE

PÉTROLE DU SÉNÉGAL: Un gros contrat tombe dans l’escarcelle des Japonais

https://www.seneweb.com/-Les compagnies pétrolières engagées dans le projet Sangomar, vont célébrer, ce mardi, la prise de la Décision finale d’Investissement de la Phase 1 du Projet pétrolier. Mais, en attendant, ils ont déjà octroyé le contrat d’achat du Fpso, le navire flottant de stockage, de production et de déchargement (FPSO) d’hydrocarbures à Modec.
Le géant japonais avait obtenu le contrat de conception d’ingénierie en février 2019. Il a, maintenant, obtenu le contrat d’achat suite à la décision finale d’investissement sur le développement. «Nous sommes heureux de faire partie de l’équipe qui fournira une ressource énergétique nécessaire au peuple de la République du Sénégal », a commenté Yuji Kozai, président-directeur général de Modec dans un document lu par Seneweb.
Le navire sera livré en début 2023 et sera capable de traiter 100 000 barils de pétrole brut par jour, 130 millions de pieds cubes standard de gaz par jour, 145 000 barils d’injection d’eau par jour et aura une capacité de stockage minimale de 1 300 000 barils de pétrole brut.

Prix de l’électricité: Les factures du mensonge

https://www.seneweb.com/La Senelec avait annoncé la hausse des prix de l’électricité à partir du 1er décembre 2019, mais les factures qu’elle a présentées à ses clients indiquent que la mesure a été applique bien avant l’heure.
L’augmentation du prix de l’électricité frappe de plein fouet les ménages. Le gouvernement et la Société nationale d’électricité (Senelec) avaient déclaré que la hausse devait démarrer à partir du 1er décembre. Les autorités compétentes ont également affirmé que la mesure ne concerne pas les clients de la couche sociale, c’est-à-dire la dernière tranche de la Senelec.
Pourtant, il n’en est rien. Au contraire, tout indique que la Senelec a plutôt augmenté les facteurs avant de communiquer sur la mesure. En effet, si la mesure prend effet à partir du 1er décembre 2019, les premières factures impactées devraient être celles de février 2020. Or, les factures de décembre ont été très salées.
Papis Faye est un soutien de famille. La quarantaine, il a vu la facture de la maison passer de 36 000 en octobre à 41 000 F Cfa deux mois plus tard. « Pour un ménage qui habite dans une petite maison qui n’a ni cuisinière, ni climatiseur, payer une facture de 41 000 francs Cfa, est vraiment écœurant», se plaint-il.
Pour lui, une hausse doit être logique. « Depuis l’annonce de cette hausse du prix de l’électricité, toutes nos dépenses ont été chamboulées. Parce que tout simplement le courant a évolué. Et ce n’est pas logique, car chez moi, nous ne consommons pas beaucoup», indique-t-il.
Domiciliée à la Sicap Liberté 4, la famille Guèye a vécu la même chose que les parents de Faye. Ce foyer a honoré une facture d’électricité s’élevant à 71 000 francs Cfa en octobre. Mais pour le mois de décembre, la paie est passée à  88 000 francs Cfa.
Même situation pour Cheikh Fall, un locataire à Ouakam. « Je loge dans un appartenant pour des raisons professionnelles. Je passe tout mon temps au bureau. Je rentre que vers 21 h et je n’utilise pas trop le courant. Je payais une facture de 4 000 F Cfa environ. A ma grande surprise, la dernière fracture que j’ai reçue s’élève à 11 000 francs Cfa. C’est trop», s’exclame-t-il.
Des chiffres qui contredisent les affirmations du pouvoir selon lesquelles les 600 000 ménages de la couche sociale sont épargnés.

Les utilisateurs de Woyofal en pâtissent

Quant à Mamadou Kandji, il a vu sa facture presque doublée. Sa facture du mois de décembre s’élève à 105 000 francs Cfa,alors qu’il y a 60 jours,il s’est acquitté d’une note de 60 000 francs Cfa.
Les utilisateurs du compteur électronique Woyofal subissent également la hausse, avant l’heure, du prix de l’électricité. Pour ce système de prépaiement de l’électricité, c’est le nombre de Kilowatt heure qui a baissé. Beaucoup d’utilisateurs disent avoir constaté la baisse de la réduction du volume.
« Avant, j’achetais chaque mois 15 000 francs Cfa et je recevais 145 Kilowatt heure. Mais lorsque l’augmentation du courant a été annoncée, avant  même l’entrée en vigueur, j’ai reçu 135 kilowatt à la place de 145 kilowatt, soit une baisse de 10 Kilowatt», regrette-t-il.

Légère hausse du secteur tertiaire au mois de Novembre 2019

https://www.lejecos.com/-Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le secteur tertiaire s’est consolidé de 1,3%, en variation mensuelle, au mois de novembre 2019.
Cette consolidation est principalement soutenue par l’enseignement (+7,2%) et les « services d’hébergement et restauration » (+13,8%). En glissement annuel, une croissance de 4,9% est enregistrée dans le secteur tertiaire, au mois de novembre 2019. Cette performance est particulièrement portée par le commerce (+9,8%), les « activités financières et d’assurance » (+44,5%) et les « activités scientifiques et techniques » (+11,9%). En revanche les « services d’information et communication » (-11,4%) et les activités immobilières (-9,9%) se sont singulièrement contractés sur la période.Oumar Nourou

Ziguinchor: Près de 55.000 Tonnes d’anacarde exportées pour une valeur de 20 milliards Fcfa

iGFM – (Dakar) La campagne de commercialisation de l’anacarde à Ziguinchor pour l’année 2019,  a livré ses secrets. C’est lors d’un CRD spécial d’évaluation de ladite campagne qui a été présidé par Madame le Ministre du Commerce et des PME, Aminata Assome Diatta dans la salle de réunion d’hôtel de la place.
Ainsi, «pour l’année 2019, 54.665 Tonnes d’anacardes ont été exportées durant la campagne de commercialisation de l’anacarde dans la région de Ziguinchor», renseigne le Président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Ziguinchor, Pascal Ehemba. «Les navires Djilor, Adéane, Djogué, et Inter Dj ont, respectivement, exporté 41.508 Tonnes, 4.931 Tonnes, 6.496 Tonnes et 1.730 Tonnes. Sur le nombre de voyage, Djilor a effectué 17 voyage, Adéane 7 voyages, Djogué 4 voyages, et Inter Dj qui n’a pas trop opéré, a fait un (1) seul voyage», a ajouté M. Ehemba.
Deux mille quatre cent dix-sept (2.417) conteneurs ont été chargés  également vers quatre (4) pays de destination à savoir le Vietnam, l’Inde, le Singapour et la Birmanie. Plus de la moitié des exportations ont été destinées  à la  Birmanie. La campagne chiffrée à plus de 20 milliards de F CFA, est jugée satisfaisante par les autorités administratives avec leur tête le Gouverneur de la région Guedj Diouf et les acteurs de la filière .

Scandale du consulat du Sénégal à Milan: des commissions versées à des intermédiaires

https://www.pressafrik.com/– « Des soupçons de pots-de-vin », c’est ce qu’avait déclaré le ministre des Affaires étrangères, Amadou Bâ, suite au scandale présumé au consulat du Sénégal au Milan. Libération dans son édition de ce mardi 14 janvier, révèle qu’il y a effectivement scandale. Pis, renseigne le journal, des Commissions ont été versées à des intermédiaires à la suite du prêt de 850 millions F Cfa contractés par le consul.
Le quotidien de préciser que, c’est la banque elle-même, qui s’est chargée de payer les commissions lorsque le prêt a été finalisé. Des sources autorisées, informent que les autorités sénégalaises ont identifié au moins un des bénéficiaires de ces commissions. Aminata Diouf

CORRUPTION A IAAF: Le procès Lamine Diack renvoyé au mois de juin

https://toutinfo.net/ Le procès pour corruption à l’IAAF s’est ouvert, ce lundi à Paris. Mais, aussitôt ouvert, aussitôt renvoyé jusqu’au mois de juin 2020.
L’annonce a été faite par la présidente du tribunal correctionnel de Paris, Rose-Marie Hunault.
Selon elle, les pièces de l’audition de Pape Massata Diack sont arrivées tardivement en France.
Les différentes parties au procès veulent prendre connaissance des dossiers d’ici le mois de juin.
Ce procès retentissant, implique l’ex président de l’athlétisme mondial, le Sénégalais Lamine Diack et son fils, Pape Massata Diack.
Lamine Diack, 86 ans, est poursuivi pour « corruption, blanchiment  et abus de confiance ».Lamine Diack est retenu sous contrôle judiciaire  depuis 2015. Il sera  jugé à l’absence  de ses coinculpés, dont fils Papa Massata Diack(poursuivi pour corruption, blanchiment  et recel d’abus de confiance).Sont également renvoyés devant le tribunal l’ancien président de la Fédération russe, Valentin Blakhnichev(corruption et blanchiment) et l’entraineur russe Alexeï Melnikov (corruption), restés à l’abri dans leurs pays Toutinfo.net

Fonction publique: 25 665 actes administratifs produits depuis 2017 (OFFICIEL)

https://www.ferloo.com/Le ministère de la Fonction publique et du Renouveau du service public dit avoir produit 25 665 actes administratifs relatifs à la carrière des agents de l’Etat depuis 2017, lesquels impactent une population de 47919 personnes dont une “grande part” relève du corps enseignant.
“Il y a une production record d’actes. Sur les derniers mois, on a noté la mise à disposition de plusieurs milliers d’actes. Du 20 septembre 2017 à nos jours, nous avons pu réaliser un chiffre appréciable de 25 665 actes produits impactant une population de 47 919 agents”, a déclaré le directeur du ministère de la Fonction publique et du Renouveau du service public, Mamadou Camara Fall.
S’exprimant lundi soir lors d’un entretien accordé à plusieurs médias dont l’APS, il a indiqué que le corps enseignant “se taille la grande part’’ de ces actes administratifs parce que représentant “au moins les 4/5 des effectifs de la fonction publique”.
“Nous avons pu noter de résultats probants. Nous allons essayer de consolider ces performances et essayer de tendre vers une meilleure satisfaction des préoccupations des usagers”, a-t-il dit.
Il a par ailleurs assuré que le ministère de la Fonction publique envisage de rencontrer périodiquement les partenaires sociaux pour “lever les équivoques, les malentendus et s’accorder sur l’essentiel”.
“Il ne sert à rien que le climat social continue à être perturbé”, a-t-il dit, avant d’ajouter : “Nous savons que nos partenaires syndicalistes sont suffisamment responsables. Nous les appelons à la raison. Nous les appelons à la table des négociations pour qu’ensemble, on puisse trouver les voies et moyens pour sauver ce qui peut l’être”. (APS)

Education: Débrayage mercredi et grève générale le jeudi

Les organisations syndicales du G7 se mobilisent pour barrer la route au Gouvernement du Sénégal, qui, disent-elles,  ne respecte pas les protocoles du 30 Avril 2018. Le G7 annonce un débrayage  le mercredi 15 janvier suivi d’une grève  totale le jeudi et une marche pour dénoncer la non application des accords signés avec le Gouvernement.
Abdou Fall secrétaire  général du SELS Authentique  revient sur ses accords qui sont : « le retard dans le parachèvement du processus de dématérialisation des actes et procédures de la fonction publique, non paiement intégral des sommes dues pour l’apurement des rappels, non matérialisation des accords portant sur la mise en place du nouveau système de rémunération, la création du corps des administrations scolaires entre autres  revendications».
lors de la conférence presse de lundi dernier, le G7 prend a pris à témoin  l’opinion publique et tenu le gouvernement responsable de toute perturbation qui serait liée au non-respect des accords et avertit: « si l’Etat ne réagit pas entre temps, le G7 passe à une vitesse supérieure , une grande marche sera organisée  le jeudi 23 janvier 2020 » souligne-t-il. Les enseignants n’ont pas manqué l’occasion de dénoncer  la hausse des prix des denrées de premières  nécessités et de l’électricité.Hawa Signaté

Vaste chamboulement dans la gendarmerie Sénégal: 482 agents mutés

https://www.dakarposte.com/-Le Général Jean Baptiste Tine, nouveau Haut commandant de la Gendarmerie nationale et directeur de la Justice militaire, a opéré à un vaste chamboulement en mutant 482 agents à l’intérieur du pays.
Entre autres changements intervenus, l’adjudant-chef Insa Seck qui commandait la Brigade de recherches de Dakar est devenu patron de la Brigade territoriale de Mbour. De son côté, Mamadou Diagne qui commandait la Brigade de Vélingara est le nouveau patron de la Brigade de recherches de Touba.
Par ailleurs, Victoir Lazar Sarr, ex-patron de la Brigade de recherches de Ziguinchor, remplace Moussa Ndour à Kalifourou. Ce dernier devient commandant de la brigade de Koupentoum où il remplace feu Tamsir Sané.
Babacar Ndiaye jusqu’ici commandant de la Brigade de recherches de Tamba, prend les commandes de la Brigade de Thiaroye.

ZIARRA ANNUELLE DE LA FAMILLE OMARIENNE: La 40e édition s’ouvre le 23 janvier prochain

https://toutinfo.net/–La 40e édition de la ziarra annuelle de Thierno Saidou Nourou et de Thierno Mountaga Amadou Tall se tiendra du 23 au 27 janvier 2020.
Cet évènement de grande envergure se déroulera dans l’enceinte de la mosquée Omarienne sise sur l’avenue Malick Sy, angle corniche, informe le journal l’As, de ce mardi.
Cette année, le thème portera sur : « La crise des valeurs et les déviances sociétales au Sénégal ».
C’est manière  pour les organisateurs  de se souvenir de la vie et de l’œuvre de Thierno Saidou Nourou Tall afin de pouvoir remédier à ces dérivesEn prélude à la manifestation, l’imam de la grande mosquée Omarienne, Thierno Seydou Tall a fait face aux journalistes pour souligner la particularité de cette ziarra qui marque les 40 ans du rappel à Dieu de Thierno Seydou Nourou Tall.
Selon le conférencier l’ensemble des manifestations tourneront autour du saint homme. Cette année, l’édition est parrainée par la famille de Seydi El hadji Malick Sy.
C’est une manière de  témoigner des fortes relations qui existaient entre Thierno Seydou Nourou Tall et son marabout Seydou El hadji Malick Sy.
Une conférence se tiendra au King Fahd Palace, le jour d’ouverture et portera  sur le thème :  « Crise des valeurs et déviances sociétales au Sénégal, quels remèdes à la lecture du Coran et de la vie de Thierno Saidou Nourou Tall ? ».
Selon Thierno Seydou Tall, ce thème a été choisi afin de permettre aux fidèles de se rappeler et de s’inspirer de la vie de Thierno Seydou Nourou Tall, mais aussi pour le retour aux valeurs traditionnellesWely NGOM

Racolage via le net: Jamra saisit la brigade des mœurs

http://canal221.com/-L’Ong Jamra va en guerre contre «Rangou» ou le racolage via l’internet. Le porte-parole de cette organisation islamique a saisi la brigade des mœurs. Insensible à la vague d’indignation suscitée par la mise en ligne de son scandaleux spot, faisant la promotion de sa sulfureuse «soirée privée» et en dépit du tollé suscité par ses frasques à répétition, dans une demi-nudité envahissante et choquante sur les réseaux sociaux, dénonce Mame Mactar Guèye, «Rangou promet de récidiver le 11 février prochain, au mépris des dispositions pertinentes du Code pénal sur l’outrage public à la pudeur et l’attentat aux bonnes mœurs». Selon Mame Mactar Guèye, au terme de sa réunion hebdomadaire prévue vendredi prochain, le Bureau exécutif de Jamra adressera une saisine officielle (étayée de pièces à conviction, physiques et électroniques) à la Brigade des moeurs, assortie d’une plainte au Procureur de la République.L’As

Tournée économique et Conseil des ministres décentralisé: Macky Sall à Saint-Louis,Podor et Matam en mars

http://lesoleil.sn/Après une longue pause, le Chef de l’État renoue avec ses tournées économiques. À partir du 8 mars prochain, Macky Sall sillonnera le Nord du pays et clôturera son périple par un Conseil des Ministres délocalisé à Matam, selon notre source.
Le Président de la République, Macky Sall, reprend ses tournées économiques le 8 mars prochain. Cette fois, il va sillonner le Nord du pays en se rendant à Saint-Louis et Podor avant de clôturer son périple à Matam par un Conseil des Ministres délocalisé le 12 mars prochain, précise une source. Le Chef de l’État avait annoncé la reprise de ses tournées économiques dans le pays lors de son grand entretien avec la presse sénégalaise le 31 décembre 2019. « Je vais faire un autre circuit, au plus tard en fin février- début mars, pour initier d’autres projets », avait-il déclaré aux journalistes.
La dernière tournée du Président de la République remonte en décembre 2018, dans la partie septentrionale, précisément dans les régions de Saint-Louis et Louga. À l’occasion, Macky Sall avait procédé au lancement des travaux d’assainissement de l’île de Saint-Louis et du programme de requalification de la place Faidherbe et de l’avenue Jean Mermoz, sises dans ladite ville.
Quant aux Conseils des Ministres délocalisés, le Président les justifiait par sa volonté d’affirmer son attachement à la gouvernance de proximité. « C’est tous ensemble et partout, des régions périphériques à la capitale, que nous devons nous mobiliser pour faire face aux nombreux défis auxquels notre pays est confronté », disait-il dans le communiqué de la première séance tenue le 7 juin 2012 au siège du Conseil régional de Saint-Louis.M. 

Dialogue national: le rajout de 40 membres dans le comité à l’origine d’une altercation entre l’opposition et le président

Dakarmatin via Pressafrik –http://www.dakarmatin.com/-Le chef de délégation de l’opposition, Moctar Sourang a déploré mardi le rajout de 40 nouveaux membres dans le comité de pilotage du dialogue politique. Ce qui a provoqué une altercation entre eux et le président Famara Ibrahima Sagna qui a endossé la responsabilité.
« Comme nous l’avons dit tout à l’heure, nous déplorons le fait que c’est ce matin que nous avons appris qu’il y a eu 40 nouveaux membres dans le comité de pilotage. Il y a un nouveau décret qui a été pris, qui intègre 40 personnes dans le comité de pilotage », martèle Moctar Sourang.
Selon lui, ce qu’ils déplorent, c’est la démarche et non le choix de ces personnes. « Ce que nous déplorons ce n’est pas le choix de ces personnes, c’est la démarche. Nous pensons qu’elle doit être participative. Si le président a appelé à un dialogue national, nous estimons que ce dialogue ne doit pas se dérouler entre nous et le président de la République. Le Dialogue, c’est entre les différents acteurs ici présents. Entre les syndicats, les partis politiques, la société civile, toutes les sensibilités de notre pays. Et ce qui est recherché, c’est des consensus qui doivent être prises dans les décisions », dit-il.

Dialogue national: Echanges tendus entre Famara et Oumar Sarr

Le Comité du dialogue national a posé son premier acte, ce mardi. Famara Ibrahima Sagna a pris contact avec les membres des différentes commissions mises en place. Mais la première réunion s’est ouverte sur fond de polémiques, avec les complaintes de l’opposition.
Sur la table du président du comité, l’opposition a fait part de ses inquiétudes devant le président Sagna.
«Je suis inquiet, quand on voit les propositions. On dit, par exemple, que les décisions des commissions thématiques sont adoptées par consensus ou, à défaut, par vote positif de la majorité des membres présents», a souligné Oumar Sarr face à Famara Ibrahima Sagna.
Ce dernier de répliquer pour lui préciser que ce n’est qu’un avant-projet. «Vous êtes en train d’anticiper ; quand on va y arriver, on débattra. Nous allons discuter librement, amicalement. Ce que vous dites-là représente uniquement un avant-projet. Il faut, par contre, une base de discussion», soutient-il.

10 millions/jour pour le dialogue: Famara Ibrahima Sagna dément Mamadou Lamine Diallo

https://actusen.sn/–Famara Ibrahima Sagna dément les propos du député Mamadou Lamine Diallo selon lesquels, le dialogue national coûterait 10 millions par jour alors qu’il doit durer trois mois
Présidant ce mardi, la première réunion du comité de pilotage du Dialogue national qu’il dirige, « Big Fam » a affirmé que le budget consacré à ce dialogue n’est même pas encore fixé.Actusen.sn

Famara démarre son dialogue sur fond de tensions

https://www.rewmi.com/–Famara Ibrahima  Sagna a démarré ses travaux aujourd’hu.  Mais la séance de ce mardi matin a failli être gâchée par trois questions préjudicielles. La première, vite évacuée, consistait à définir la composition du bureau du Comité de pilotage. Il a été retenu que le président du Comité soit assisté par deux Vices présidents (hommes – Femmes) et deux Secrétaires (homme – femmes). L’autre préalable qu’il fallait aussi régler, selon les représentants de l’opposition, c’est l’ajout de 40 personnes sur la liste initiale des membres du dialogue. Dans ses explications, le président Famara Ibrahima Sagna a fait savoir à ses collègues que la proposition émanait de lui et non du chef de l’Etat. « Il y avait aucune volonté politique derrière (…). J’étais animé par le désir de réparer une erreur. Sur la première liste, pratiquement, il n’y avait que des hommes. Il n’y a aucune manipulation derrière. Croyez-moi, s’il y a une erreur en l’occurrence, je l’assume », a tenté de rassurer Sagna.
Dans le souci de rassurer les populations, l’opposition a aussi exhorté Famara Ibrahima Sagna d’apporter des éclaircissements sur le budget de fonctionnement du Comité. « Monsieur le président, il faudrait que l’on rassure les Sénégalais. On a parlé dans la presse des montants astronomiques qui ne reposent sur rien », a déclaré le coordinateur du Fnr, Moctar Sourang. La réponse de Famara Ibrahima Sagna est sans équivoque. « Depuis ma nomination, à ce jour, je n’ai reçu aucune somme d’argent », a-t-il répondu. Poursuivant, le président Sagna déclare : « je vous regarde les yeux dans les yeux. J’ai dit au chef de l’Etat que je travaillerais bénévolement. Je n’ai besoin ni de salaire ni d’indemnités. Je l’ai dit au Président et il l’a noté ». Selon lui, Macky Sall a donné des instructions à des services de l’Etat pour qu’ils mettent à la disposition du Comité et de ses commissions des salles de réunion en lieu et place des salles d’hôtels. « Tout cela dans le souci d’économiser de l’argent », renseigne Famara Ibrahima Sagna.

FAMARA, AU DEFI DU «MACKY»

http://www.sudonline.sn/Installé officiellement dans ses fonctions, près de sept mois après sa nomination à la tête du Comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna préside, ce mardi, la première réunion de son comité de pilotage. A charge pour l’ancien ministre de l’Intérieur sous Abdou Diouf, mis au frigo depuis sa désignation par le chef de l’Etat, le 28 mai dernier, et dont le leadership est déjà contesté par la Commission politique du dialogue national, de concilier les positions et de diligenter en mode «fast-track» les diverses concertations. Un véritable challenge que lui impose le «Macky» pour déposer dans trois mois les conclusions du dialogue national sur la table du Chef de l’Etat, le véritable maître du jeu
Entre «fast-track» et nécessaire conciliation des positions, le président du Comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna, est parti pour diligenter un dialogue national qui ne sera pas de tout repos pour lui. Tant les « embûches » sur le chemin de l’ancien ministre de l’Intérieur sous Abdou Diouf semblent omniprésentes. Pour cause, nommé président du Comité de pilotage du dialogue national, le 28 mai dernier, lors de la Journée dite du dialogue national, la première après la réélection du président Macky Sall à un second mandat de cinq ans,  Famara Ibrahima Sagna a tardé à être installé officiellement dans ses fonctions.
Alors que le volet politique du dialogue national organisait ses concertations et aboutissaient même à un certain nombre d’acquis dont les plus manifestes furent le report des élections locales de décembre et  l’élection des maires au suffrage universel, le maître du jeu a vraisemblablement eu un certain mal à mettre Famara Ibrahima Sagna en selle, en raison de conditions imposées par ce dernier lui-même, selon certains observateurs.
Conséquence : le dialogue national appelé par le Chef de l’Etat, au lendemain de sa réélection à la présidentielle de février dernier, a trainé du fait de chapes de plomb difficiles à identifier. Il a fallu attendre le 26 décembre 2019, soit sept mois après la nomination de Famara Ibrahima Sagna à la tête du Comité de pilotage du dialogue national, pour voir le président Macky Sall installer le boss dudit Comité de pilotage.
Avec un agenda circonscrit dans un temps de 90 jours, pour conduire en mode «fast-track», les diverses concertations entre acteurs et déposer les conclusions sur la table du Chef de l’Etat, le véritable arbitre du jeu politique, social, économique et autre.  Un véritable défi que le «Macky» lance au président du Comité de pilotage du dialogue national qui tient sa première réunion, ce mardi 14 janvier 2020. D’autant que Famara Ibrahima Sagna devra rapidement trouver des points de convergence et/ou de conciliation avec la Commission politique du dialogue national qui a tenu, sitôt après l’installation officielle du patron du Comité de pilotage, à rappeler « son autonomie » et à « mettre en garde contre toute tentative de remise en cause de sa composition, de son fonctionnement et de ses décisions consensuellement actées».
Qui plus est, la Commission politique du dialogue national, réunie en plénière autour de ses diverses composantes (membres de la commission, plénipotentiaires des pôles de la majorité, de l’opposition, des non-alignés, de la société civile, de la Cena et du Cnra), rappelait sans ambages que, bien qu’ayant été « initialement créée comme cadre de concertation sur le processus électoral, ensuite comme cadre chargé du dialogue politique », elle avait évolué en une commission politique autonome qui travaillait sur « la base d’un code de conduite, de termes de références, adoptés  d’accord parties et à partir desquels d’importantes mesures consensuelles ont été  arrêtées pour l’approfondissement de la démocratie dans l’intérêt exclusif du peuple sénégalais ».
En outre, la commission cellulaire a fait remarquer, de manière claire, qu’elle fonctionnait depuis le 12 juin 2019  et que « la mise en œuvre de ses mesures consensuelles est du ressort exclusif du Président de la République qui en a pris l’engagement en tant que seule autorité de validation». Suffisant pour que la presse se saisisse de l’affaire et indexe un différend de fond entre le Général Mamadou Niang, patron de la Commission cellulaire, et Famara Ibrahima Sagna, le boss du Comité de pilotage du dialogue national.

BRAS DE FER, DUALITE AU SOMMET OU AMALGAME

Famara Ibrahima Sagna saura-t-il sublimer ce pseudo «bras de fer» ou autre «  dualité au sommet » avec la Commission cellulaire du Général Niang ? En faisant l’équilibriste pour permettre à la Commission cellulaire et au Comité de pilotage de fonctionner en parallèle, comme le lui conseille l’analyste Momar Diongue, ou tout simplement en imposant son leadership, voire les prérogatives politiques et juridiques à lui octroyées par le chef de l’Etat, en tant que président du Comité de pilotage du dialogue national. Ce que n’est pas loin de suggérer Birahime Seck, le coordonnateur du Forum civil pour qui « Il faut préciser que cette Commission dite du dialogue politique n’est pas légalement désignée par le décret instituant un Comité de pilotage du Dialogue national pour abriter la Commission politique ».
/Et de poursuivre : « Cette entité qui s’autoproclame Commission du dialogue politique est juste un prolongement du cadre de concertation sur le processus électoral qui a été mis en place avant les élections pour discuter du fichier électoral. Par abus de langage, elle s’est auto-déclarée Commission du dialogue politique, mais c’est un cadre de concertation… La seule Commission du dialogue politique qui existe est celle qui est prévue par le décret mettant en place le Comité de pilotage du dialogue national dirigé par Famara Ibrahima Sagna». De là à imaginer que le dialogue national entame ce jour, mardi, un pas décisif de son avenir avec l’entrée en lice du président du Comité de pilotage, il n’y a qu’un pas que certains observateurs franchiront facilement.

Menaces contre les ministres: Macky indifférent à la fragilisation de ses hommes

http://www.dakarmatin.com/-C’est comme si Macky Sall se plaisait à voir ses ministres et autres directeurs généraux se faire menacer ou insulter par des hommes de son camp. Car, c’est avec effarement que les Sénégalais ont entendu le Pdg de la 2Stv, ministre-conseiller dans une ambassade menacer ouvertement tout ministre qui refuserait de prendre ses appels téléphoniques
Quelque chose ne tourne pas rond au niveau du parti au pouvoir et du gouvernement. Et pour cause, depuis un certain temps, des hauts responsables du parti présidentiel, et pas des moindres, menacent ouvertement les ministres. El Hadj Ndiaye, le propriétaire de la chaîne de télévision 2Stv, réputé proche du président de la République, a jeté un pavé dans la mare en menaçant les ministres et autres personnalités du pouvoir. En effet, avant-hier, il a publiquement menacé de ses foudres les ministres qui refuseraient de répondre à ses coups de fil. «Le malheur de la République aujourd’hui, c’est que les ministres ne répondent pas au téléphone. 90% d’entre eux ne répondent pas aux appels téléphoniques. Tu appelles un ministre pour qu’il règle un problème mais malheureusement, ni lui, ni ses collaborateurs ne répondentIl y a beaucoup de ministres qui doivent être virés du gouvernement. Désormais je demanderai à Macky de limoger tout ministre qui refusera de répondre à mes appels téléphoniques», a-t-il dit sur Seneweb Mais cette menace contre des autorités étatiques n’est pas une première. En effet, avant lui, le député Moustapha Cissé Lô a menacé, à l’Assemblée nationale, de divulguer les tares des ministres et de toutes les personnalités proches du régime. «Que les ministres fassent attention.
Si je disais tout ce que je sais sur les ministres du gouvernement, les Sénégalais prendraient des gourdins et les poursuivraient» avait déclaré le tonitruant Moustapha Cissé Lô, le 3 décembre dernier,  lors du vote du budget du ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural.
Quelques jours après, il mettait à exécution sa menace, en révélant que le mari du ministre Mariama Sarr a reçu plus de 4 mille tonnes d’engrais et d’autres intrants agricoles. Yakham Mbaye, membre du Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Apr n’a pas menacé, mais a rendu public les magouilles dont Moustapha Cissé Lô se serait rendu coupable dans la distribution des engrais et des intrants agricoles.
Ces menaces et accusations fragilisent le régime du président Macky Sall. Mais paradoxalement, ce dernier est resté impassible. En tout cas, il n’a jamais désavoué publiquement ces comportements qui décrédibilisent ses hommes et par ricochet son régime. Un mutisme qui ne s’explique pas au vue de l’effort d’exemplarité qu’il entend donner depuis le sommet. Ce qui l’a poussé à instaurer la levée des couleurs le premier lundi de chaque moi pour donner des leçons de civisme aux jeunes et étudiants.Charles Gaïky DIENE

Possible entrée en politique: la réponse de Fadel Barro à Jeune Afrique

http://www.dakarmatin.com/-L’ancien coordonnateur du Mouvement Y’en a marre, Fadel Barro, celui à qui on prête des ambitions politiques, a laissé une réponse perplexe, suite à la publication d’un article de Jeune Afrique révélant qu’il « réfléchit à un possible avenir politique ». Joint au téléphone par PressAfrik ce mardi, M. Barro rejette cette possibilité.
« Ce sont des histoires. Chaque jour on parle de ça. Ce n’est pas encore l’ordre du jour », a-t-il répondu à PressAfrik avec insistance, avant de préciser qu’il est en réunion.
Selon le journal panafricain, Barro qui avait été le fer de lance de la mobilisation populaire contre la candidature controversée du président sénégalais Abdoulaye Wade en 2012, réfléchit à un « possible avenir en politique ».
Coordinateur du mouvement Y’en a marre, il en a quitté le bureau en mars 2019, après huit années passées à sa tête. Il a été remplacé par Aliou Sané.
Fadel Barro est titulaire d’un Diplôme d’Études Spécialisées en Journalisme et en Communication Politique. Il a acquis huit (8) ans d’expérience dans le journalisme avant de se lancer comme consultant en communication et en leadership transformationnel. Il est un des membres fondateur du mouvement Y’en a marre.

Apr: Mahmouth Saleh demande la suspension de Moustapha Diakhaté et Cissé Lô

Dakarmatin via Seneweb–La réunion, hier, du Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Alliance pour la République (Apr) a servi de tribune au directeur de cabinet politique du chef de l’État.
En effet, Mahmouth Saleh a réclamé la suspension de Moustapha Diakhaté et Moustapha Cissé Lô pour leurs activités fractionnistes.
Mais, rapporte L’As dans sa livraison de ce mardi, Macky Sall a préféré passer l’éponge, au motif qu’il était trop tard de sanctionner les mis en cause.
Toutefois, l’aperiste en chef a reproché à sa formation politique de n’avoir pas réagi trop tôt dès que Diakhaté et Cissé Lô avaient défié l’autorité.
Pour le cas de son ex-chef de cabinet, Macky estime qu’il s’est auto-exclu de l’Apr. Par contre, il minimise le cas Cissé-Lô, soutenant qu’il avait pour seule motivation de le rencontrer

Rébellion au sein de l’Apr Macky ressuscite la Commission de discipline

https://actusen.sn/–La Commission de discipline de l’Apr va être bientôt ressuscitée. Selon L’As, si Moustapha Cissé Lô et Moustapha Diakhaté, de par leurs postures, ont été particulièrement visés par certains responsables apéristes, le  Chef de l’Etat a voulu pour cette fois-ci, passer l’éponge sur ce qu’il considère comme des précédents dangereux pour le parti présidentiel.

Rapprochement avorté avec Me Abdoulaye Wade: Macky Sall pointé du doigt

https://actusen.sn/-Le rapprochement entre Me Abdoulaye Wade et le Chef de l’Etat, Macky Sall fait encore parler. Le quotidien L’As dans sa parution de ce mardi rapporte que le fossé est en train de se creuser à nouveau entre les deux hommes. L’actuel locataire du Palais est ainsi pointé du doigt. Les libéraux font en effet endosser la responsabilité à Macky Sall qui, selon eux, n’a pas tenu sa parole.
Le quotidien Latribune qui évoque ce “rapprochement avorté” écrit que les faucons du Palais sont au coeur du blocage. “A vrai dire on ne peut reprocher grand chose à Me Abdoulaye Wade, qui après Massalikoul Jinane, s’est quand même déplacé au Palais. Ce n’est pas un acte anodin. C’est très significatif, compte tenu des relations heurtées qu’il avait avec Macky Sall”, dit-il. A l’en croire, il faut regarder du côté de l’entourage du locataire du Palais.
“Nous faisons partie de ceux qui disent que le Président est mal entouré. Il y a des gens dans notre formation politique mais aussi dans notre coalition qui est Benno Bokk Yakaar, qui ne souhaitent pas voir Wade et Macky se retrouver pour de bon. De ce fait, ils font tout pour capoter les vraies retrouvailles, montrent de la jalousie et certains n’hésiteront pas à dire au Président que ça va le perdre politiquement. Il y a même eu des réunions tenues par des responsables de notre parti et de la coalition pour pousser le président à y aller au ralenti car leurs retrouvailles permettraient un retour de Karim Wade”, confie le responsable apériste.

Blocage entre Macky et Wade: La guerre des faucons

http://actunet.net/Après la poignée de mains entre le Président Macky Sall et son prédécesseur Me Abdoulaye Wade à la mosquée Massalikoul Jinane devant Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides, d’aucuns pensaient que la réconciliation était actée. Mieux, lorsque le pape du Sopi s’était déplacé au Palais, les esprits les plus pessimistes arguaient que c’était le début d’une retrouvaille sans détours. Mais, apparemment, ce n’est pas tout à fait le cas. Ceci pour plusieurs raisons. 
Depuis son déplacement au Palais de la République suivi d’un communiqué conjoint avec le Président Macky Sall, Me Abdoulaye Wade semble adopter une autre posture. Autrement dit, tout porte à croire qu’entre lui et son successeur à la magistrature suprême, c’est la réconciliation sans les retrouvailles. À ce niveau, il est rapporté qu’entre les deux hommes, des blocages existent parce que l’un ou l’autre n’a pas tenu des promesses faites. Mais, pour un responsable de l’Alliance pour la République (Apr) qui a pris langue avec Tribune, cela se comprend si l’on regarde la démarche de leur mentor qui n’est autre que Macky Sall. «À vrai dire, l’on ne peut reprocher grand-chose à Me Abdoulaye Wade qui, après Massalikoul Jinane, s’est quand même déplacé au palais. Ce n’est pas un acte anodin. C’est très significatif, compte tenu des relations heurtées qu’il avait avec Macky Sall», dit-il. À l’en croire, il faut bien regarder du côté de l’entourage du locataire du palais de la République. «Nous faisons partie de ces gens qui disent que le Président est mal entouré. Il y a des gens dans notre formation politique, mais aussi dans notre coalition qui est Benno bokk yakaar, qui ne souhaitent pas voir Wade et Macky se retrouver pour de bon. De ce fait, ils font tout pour faire capoter les vraies retrouvailles, montrent de la jalousie et certains n’hésiteront pas à dire au Président que ça va le perdre politiquement».
Et d’après la même voix, «il y a eu des réunions tenues par des responsables de notre parti et de la coalition pour pousser le Président à y aller au ralenti puisqu’il ne faut pas oublier que leurs retrouvailles pourraient permettre un retour de Karim Wade».
Dans tous les cas, dans l’un et l’autre camp, l’influence des faucons est de taille et impacte négativement dans le rapprochement entre les deux hommes. Du côté du Parti démocratique sénégalais (Pds), un autre responsable accroché également par Tribune est d’avis qu’il existe dans l’entourage de Wade «certains qui ne veulent pas tout à fait d’un rapprochement avec Macky Sall». Mieux, dit-il, «ce sont ces gens-là qui veulent tout accélérer à tout prix au point de dire à Wade que c’est Karim ou rien, alors que l’on pouvait y aller étape par étape». Ce qui est constant, c’est qu’ils ont été nombreux à réclamer la paternité de la réconciliation entre Macky Sall et Me Abdoulaye Wade lors de l’acte 1 au niveau de la mosquée de Massalikoul Jinane. Mais, avec ces retrouvailles actuellement enrhumées, ils n’ont pas encore su prescrire le bon médicament pour contourner les…faucons

«Graves dysfonctionnements»: Wade et le Pds se retirent du Frn

https://www.seneweb.com/-Le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdoulaye Wade, dit constater «avec regret des dysfonctionnements graves du Front de résistance nationale (Frn) dont il était l’un des principaux initiateurs».
Dans un communiqué parvenu à Seneweb, il soutient que «ce front, qui regroupe divers partis, mouvements et personnalités politiques, devait servir de cadre de lutte pour la restauration des acquis démocratiques systématiquement bafoués par le régime de Macky Sall et la défense des intérêts des populations», disent Me Abdoulaye Wade et ses camarades.
A en croire l’ancien chef de l’Etat, le Frn «se distingue malheureusement par de multiples déviances autant dans son fonctionnement qu’à travers les rapports suspects de certains responsables avec le pouvoir en place».
Également, le patron de la formation libérale dit constater «de graves déviations des mécanismes internes de prise de décisions stratégiques, notamment en ce qui concerne le dialogue national initié unilatéralement par le Président Macky Sall ».
A cela, regrettent-ils, s’ajoutent les faits de compromission avérée de responsables au plus haut niveau du Front. Ce qui amène le Pds à suspendre sa participation au Frn.
«Il engage l’ensemble des militants et responsables à rester mobilisés dans la perspective des nouvelles batailles qui seront définies par la direction du parti», lance le Pape du Sopi.

Questekki 181 du mardi 14  janvier  2020
Dossier Ressources naturelles : Affaire Franck Timis, le CRD à l’écoute de la Chambre d’accusation

Il y a déjà quelques mois, le CRD avait déposé une plainte avec constitution de partie civile  dans l’affaire Petrotim pour laquelle des informations fausses en violation flagrante de l’article 8 du code pétrolier avaient été introduites par Aly Ngouille Ndiaye alors ministre en charge de l’énergie.
Depuis lors,  silence radio dans le camp de BBY d’une part, et d’autre part, le doyen des juges n’a pas encore fixé le montant de la consignation. Par l’intermédiaire de ses conseils, le CRD a donc saisi la chambre d’accusation. Nous attendons que le Droit soit dit pour l’intérêt de notre peuple.
Dans cette affaire aux conséquences multiples et insoupçonnées, le choix délibéré du Président Macky Sall, en dehors des aspects financiers du partage de la rente gazière, fragilise la position géostratégique du Sénégal. J’y reviendrai.
En attendant, et cela est reconnu par le Gouvernement après la révélation de la BBC, Timis Corporation, une des nébuleuses de Franck Timis a bien touché en cash au moins 130 milliards de francs en 2017 dans la cession de 30% de ses parts dans le bloc de St Louis.
Lorsque l’on sait que pour 12 milliards de FCFA, la Senelec empêche les  citoyens sénégalais de dormir, il nous faut agir pour récupérer cet argent spolié au peuple à qui appartient le gaz de St Louis.
Dossier nouveau : L’eco peut être une bonne chose pour le Sénégal si la BCEAO s’engage dans une politique monétaire active
Il y a quelque temps, l’idéologue de BBY, Madiambal Diagne au secours du Président Macky Sall avait cru bon de rappeler la position du gouverneur de la BCEAO de l’actuel Président de Côte d’Ivoire. Son raisonnement sophiste était le suivant : Ouattara était le patron de MLD à la BCEAO, Macky Sall fait mieux que Ouattara, donc MLD doit se taire.

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Sauf que dans l’affaire de l’éco, Macky Sall et son duo de « surdoués » en charge de notre économie sont aux abonnés absents. Questionnés par les députés du Groupe parlementaire de l’Opposition démocratique, ils ont botté en touche se réfugiant derrière les bienfaits d’une faible inflation. Et  voilà que Ouattara leur annonce qu’il va introduire l’éco avec M. Macron. J’ose espérer qu’ils ont été avertis à temps.
La monnaie est du ressort des institutions, donc du capital social. J’ai toujours rappelé que c’est le capital décisif, il est plus important que le capital technique, les routes, les ponts de l’émergence et patati patata. Ma position est claire et sans équivoque, il nous faut dans cette affaire éviter la balkanisation monétaire, ce serait un recul dangereux. La tentation est grande face à l’arrivée massive des revenus gaziers et pétroliers de tenter cette aventure. En Mauritanie, après le boom du fer au début des années 70, les élites « pro Mondes arabes » ont décidé de créer l’ouguiya. Cela n’a pas boosté l’économie locale, mais a plutôt défavorisé l’intégration avec le Sénégal.
Cela dit, l’éco, comme je l’ai écrit dans mon ouvrage le Sénégal un lion économique il y a 16 ans, ne pourra prospérer que si la BCEAO s’engage dans une politique monétaire active pour relever le défi du triangle de l’économiste Mundell que les spécialistes connaissent. Pour cela il faut un saut politique. Macky Sall et ses ministres collaborateurs sont-ils préparés? Pour l’instant, Ni panique, ni spéculation. Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Qu’est-ce qui donc explique l’indifférence méprisante de l’Etat? Par SERIGNE SALIOU GUÈYE

Après presque un mois de contestation dont le point d’orgue avait été la première manifestation du collectif « Nio Lank Nio Bagn » du 13 décembre dernier, la colère monte chez ceux et celles qui se battent contre la hausse du prix de l’électricité. Vendredi dernier s’est encore tenue une manifestation pour exiger l’annulation des nouveaux tarifs de l’électricité. Une marche à laquelle ont pris part des milliers de personnes de tous âges et de toutes conditions. En dépit de l’absence très remarquée des partis de l’opposition et de certaines centrales syndicales, la mobilisation a encore été au rendez-vous.
L’énorme arsenal répressif déployé pour intimider les manifestants est un signe que le gouvernement cherche à briser par la matraque et les gaz lacrymogènes la détermination des manifestants, mais aussi à contenir toutes les têtes de pont qui pourraient peser dans le rapport de force contre le gouvernement. Cela n’a pas empêché, en cette énième journée de protestation, que la population descende massivement dans la rue non seulement à Dakar mais aussi dans d’autres villes de l’intérieur. D’ailleurs les slogans frappés sur les banderoles, les coquelicots, les pancartes, les T-Shirts, les bandeaux montrent toute la radicalité et la détermination des manifestants à ne point reculer dans leur combat contre la hausse du prix de l’électricité.

Stratégie de pourrissement ou de containtment

Quand des citoyens se rassemblent et s’organisent pour extérioriser leur mécontentement ou porter régulièrement leurs revendications dans la rue, il est du devoir des autorités en charge de répondre à leurs préoccupations de leur prêter une oreille attentive ou d’amorcer avec eux un dialogue pour trouver des solutions. Hélas, le pouvoir du président Macky Sall fait fi de ce devoir d’écoute et de dialogue.
En effet, l’attitude des autorités étatiques vis-à-vis des manifestants de « Nio lank nio bagne » est tout simplement inacceptable. Nonobstant les marches, les conférences de presse, la saisine de certaines autorités comme le médiateur de la République, les autorités gouvernementales semblent ne point entendre ces plaintes de la rue qui sourdent du mécontentement populaire. Elles adoptent une indifférence effarante, à la limite méprisante, à l’endroit de ces manifestants alors que nous sommes à l’heure du dialogue national. Au lieu d’aménager des plages de négociations avec ces manifestants contre la hausse du prix de l’électricité, elles préfèrent adopter des solutions de riposte agressives ou répressives. Au lieu d’enclencher des discussions avec ces milliers de citoyens qui manifestent pour le mieux-vivre des ménages, les autorités préfèrent faire la politique de l’autruche, employer des méthodes peu scrupuleuses pour déstabiliser « Nio lank Nio bagn » ou casser la dynamique populaire dudit collectif avec des programmes de diversion comme le « Cleaning day ». Si l’autorité préfectorale n’interdit pas de temps à autre les marches de « Nio lank nio bagn » au point même de réprimer durement les récalcitrants, ce sont des jeunes de l’APR qui organisent des contre-manifestations pour saborder leurs rassemblements.
C’est dans cette optique que le ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall, et Moussa Sow, coordonnateur de la Convergence des jeunesses républicaines (COJER), ont promis de faire face aux manifestants de « Nio lank » qu’ils qualifient d’ « imposteurs » et de « marchands d’illusions ». Pour ces responsables apéristes, ce combat contre l’électricité cache un autre qui est de vouloir affaiblir les institutions républicaines avec en tête le président de la République. Pire Aymérou Gningue, président du groupe parlementaire Bennoo Bokk Yaakaar, envisage une proposition de loi interdisant la marche durant le vendredi et le dimanche. Et pourquoi pas les autres jours de la semaine ! Ce, afin de garantir le libre exercice de culte des Sénégalais. Une telle initiative relèverait d’une imbécilité (faiblesse d’esprit) notoire de la part d’un godillot qui ignore qu’en République laïque, l’Etat connait les religions mais ne les reconnait pas.
Le Sénégal n’est pas une République confessionnelle mais, comme le stipule l’article 1 de la Constitution, « une République laïque, démocratique et sociale ». Par conséquent, le principe de séparation entre religion et Etat en République est absolu. Les religions n’ont rien à imposer ni en morale, ni en matière de mœurs à l’Etat. Et l’Etat non plus n’a pas à manipuler ou à instrumentaliser la religion à des fins politiciennes. Il est absurde de vouloir proposer une loi constitutionnellement liberticide sur la base de l’exercice d’un culte. Et parlant de vendredi, certainement Aymérou fait allusion à la prière de la mi-journée alors que les marches ne se tiennent que lorsque les fidèles reviennent des mosquées.
Et si le Président du groupe parlementaire de Bennoo a inclus dans sa proposition le dimanche, c’est pour ne pas être accusé certainement de discrimination vis-à-vis de la communauté catholique car il sait pertinemment que jamais les marches ne se tiennent dans ce pays les dimanches. Et puis, pour les animistes ou les païens que nous sommes au « Témoin », peut-il nous dire, le brave Aymérou, quel est le jour de la semaine où nous exerçons notre culte ? Ça pourrait bien être le samedi, ou le jeudi, ou le lundi… Dans tous les cas, dans sa proposition de loi, il devrait tenir compte de nous aussi…
Puisque la Constitution ne fait pas de distinction entre les différentes croyances, Aymérou aurait dû ajouter dans son propos le samedi, jour du sabbat des juifs, parce que si minime soit-elle, il y a une communauté juive dans notre pays en plus, on l’a dit, des animistes et des athées. Si, dans la stratégie du pourrissement ou du « containment » adoptée par l’Etat pour contrer « Nio lank », la direction de la Senelec n’actionne pas de soi-disant associations consuméristes dirigées par des personnes sans scrupule ou de faux imams pour expliquer à travers les médias le bien-fondé de la hausse, c’est le ministre du Pétrole et des Energies qui monte au créneau pour tempérer les ardeurs et promettre une réduction du prix de l’électricité aux environs de 2023. Et ce, pour un problème qui requiert une solution dare-dare.

Leçons non sues

Aujourd’hui, après un mois de contestation, seul le médiateur Alioune Badara Cissé, du côté étatique, a reçu les figures de proue de « Nio lank, Nio bagn » pour leur faciliter une audience auprès du président Macky Sall. Mais on a le sentiment que le président Macky Sall n’a pas beaucoup appris des événements qui ont été le catalyseur de ce vaste mouvement populaire qui avait déboulonné Wade en 2012. Quand il fallait écouter le peuple qui revendiquait contre les délestages et la dévolution monarchique et le 3e mandat, Wade, sourd et aveugle, avait préféré user de la violence pour répondre.
Ses zélotes avaient préféré soutenir la possibilité d’un troisième mandat à défaut de faire passer à l’Assemblée nationale la dévolution monarchique. Ses courtisans qui manquaient de lucidité lui ont toujours fait croire que c’était possible de faire un troisième mandat.
Et au lieu de décrypter la colère du peuple qui investissait systématiquement les rues de Dakar, des ministres comme Ousmane Ngom ont cru lui rendre service en rédigeant un triste arrêté anticonstitutionnel restreignant la liberté de manifestation sur une portion du territoire national.
Il s’en était suivi systématiquement une bataille farouche dans la rue entre le pouvoir et le peuple. Au bout du compte, plus d’une dizaine de morts dont les plus emblématiques sont l’étudiant Mamadou Diop et le jeune policier Fodé Ndiaye. Aujourd’hui, les mêmes nuages que ceux-là qui ont libéré la pluie d’un mécontentement déstabilisateur sous le règne de Wade commencent à s’amonceler sous celui de Macky Sall. Et ce dernier, enfermé dans sa tour d’ivoire et entouré lui aussi de courtisans, refuse de voir et d’entendre la trombe de colère qui risque de balayer à terme son régime.
Au départ, c’est l’électricité qui était le ferment des revendications populaires avant que ne viennent s’y greffer la dévolution monarchique et le troisième mandat. Ce cocktail explosif sonna l’hallali du régime wadien. Aujourd’hui, c’est encore l’électricité qui fédère toutes les couches sociales et tous les âges autour de la plateforme « Nio lank Nio bagn ».
Au même moment bruissent les rumeurs d’un troisième mandat ou d’une possibilité de dévolution du pouvoir au beauf Mansour Faye. Si le chef de l’Etat s’entête à ne pas prendre langue avec les manifestants de « Nio lank », il est fort probable que son dernier mandat ne pourra pas connaitre la stabilité nécessaire pour mettre en action la deuxième phase de son plan de développement à savoir le « PAP II » du PSE. SERIGNE SALIOU GUÈYE

AFFAIRE DES 94 MILLIARDS: Synergie Républicaine Regrette Les Lenteurs Du Dossier

http://www.walf-groupe.com/Mohamed Moustapha Diagne ne veut toujours pas lâcher l’affaire des 94 milliards révélée par Ousmane Sonko et impliquant l’ancien directeur des domaines. Après avoir réclamé et obtenu la saisine de l’Assemblée nationale, le leader de Synergie républicaine revient à la charge pour regretter les lenteurs dans ce dossier qui est entre les mains de la Justice.
Synergie républicaine (Sr), ce parti qui a été le premier a exigé que l’affaire des 94 milliards soit portée devant l’Assemblée nationale  constate aujourd’hui pour le regretter les lenteurs observées dans le traitement du dossier dit des 94 milliards. En effet, explique Mohamed Moustapha Diagne, «les différentes parties ont porté plainte et se disent prêtes à répondre à la justice afin que les Sénégalais soient édifiés et que la vérité jaillisse sur la vraie personnalité de Ousmane Sonko». Synergie républicaine rappelle que Ousmane Sonko accusateur a affirmé publiquement détenir par devers lui, les numéros de comptes bancaires par lesquels l’argent du contribuable sénégalais a frauduleusement transité de même que l’information sur l’ensemble des personnes impliquées dans ce supposé détournement de deniers publics. «Cette déclaration à la fois précise et grave lui a valu la sympathie et le soutien de milliers de Sénégalais qui ont porté leur choix sur sa candidature lors de la présidentielle de 2019. Ces Sénégalais, ont besoin de savoir s’ils ont été fourvoyés ou non par Sonko dont les accusations ont été publiquement rejetées et réfutées par Monsieur Mamour Diallo dont l’honorabilité est entachée jusqu’à preuve du contraire», ajoute le leader de Synergie républicaine dans un communiqué de presse.
En conséquence ce parti membre de la mouvance présidentielle demande au procureur de la République «de bien vouloir nous éclairer sur l’état d’avancement du dossier et de rassurer les Sénégalais sur les mesures prises pour la tenue d’un procès dans les meilleurs délais». En aucun cas, affirme Mohamed Moustapha Diagne, «ce dossier ne saurait être classé dans les registres pertes et profits politiques ou déclaration de campagne». Notre peuple, poursuit Synergie républicaine, «est bien conscient qu’avec 94 milliards, il est possible de construire des écoles, des hôpitaux ou de subventionner la Senelec. Alors n’attendons pas que les Sénégalais descendent dans la rue pour réclamer la tenue du procès. Notre justice est interpellée !» Mohamed Moustapha Diagne avait réclamer et obtenu la saisine de l’Assemblée nationale à travers la mise sur pied d’une commission d’enquête.Georges Nesta DIOP

Les travers de la démocratie électoraliste Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net/-Les travers de la démocratie électoralisteLe pouvoir gouverne. Les acteurs de l’opposition mènent les batailles démocratiques et politiques pour la conquête du pouvoir. Ce mécanisme dialectique de gouvernance, propre à la démocratie pluraliste sénégalaise, ne semble plus fonctionner. La démocratie a produit une race de politiciens narcissiques. Un nouvel esprit de gouvernance des relations entre les adversaires se met en place progressivement. Le pouvoir et des pans entiers de ses adversaires ont choisi la duperie démocratique sur le dos de la société civile et du peuple en souffrance.
La démocratie pluraliste sénégalaise est devenue, au fil de son histoire, une démocratie électoraliste. C’est du moins la forte impression de sa marque de fabrique depuis l’avènement des alternances politiques. Le contexte actuel marqué par l’absence criarde des candidats-présidents de la dernière élection présidentielle de février 2019 et des adversaires potentiels se réclamant de la mouvance de l’opposition du pouvoir républicain, des premières lignes des batailles démocratiques et de la défense des conditions de vie des populations, témoignent du nouvel esprit de l’opposition au Sénégal.
Les adversaires du pouvoir républicain ont déserté, sous des formes variées, le champ de la lutte sociale et politique. Le renoncement collectif et individuel est lisible sur les fronts de la lutte  politique et de la lutte sociale. Il aurait atteint son paroxysme à la lumière des derniers évènements marquants de l’actualité. Ce sont les acteurs de la société civile et les éléments radicaux issus des flancs des politiciens qui se transforment progressivement en des combattants à la place naturelle de ceux qui gouvernent ou aspirent gouverner demain le Sénégal. La société civile devient de fait, l’actrice principale du jeu démocratique. Elle est l’arbitre de règles démocratiques que les politiciens peinent à respecter.
L’augmentation du prix de l’électricité, le marasme des producteurs de l’arachide, le sort des nouveaux bacheliers parachutés dans le secteur public plombé par la crise du système éducatif, singulièrement les  sureffectifs et les échecs scolaires et universitaires, la mort de dizaines, voire de centaines de Sénégalais en haute mer, la violence sociale à Dakar et à l’intérieur, ne constituent guère des motifs de mobilisation sociale des acteurs politiques. Ils ont choisi de se replier entre quatre murs en attendant la prochaine élection présidentielle ou locale. Une race de narcissiques prête à débourser des centaines de millions, voire des milliards, à l’occasion des élections, particulièrement les Présidentielles. Ils jouissent de leurs images et de la magie du pouvoir du verbe. La marche, c’est pour les pauvres et les mécontents. Ils n’ont pas de temps libres et d’énergie à consacrer à la lutte sociale et politique.
Après la présidentielle, c’est l’ère de la pacification du jeu politique et syndical, après la victoire électorale du président reconduit. Une manière sans aucun doute pour ceux qui gouvernent de berner le peuple incrédule, de préparer les futures échéances électorales et de contenir la révolte sociale ambiante d’une société désabusée par la politique politicienne. Les acteurs de la mouvance de l’opposition électoraliste acceptent de jouer entièrement ou partiellement à cet exercice de duperie de la majorité gouvernante.
La démocratie électoraliste est désormais à la recherche de consensus électoraux qu’elle a sciemment brisés pour préserver l’exercice du pouvoir. Le pouvoir et son opposition ne semblent pas, dès lors, préoccupés par les véritables questions touchant à la protection des libertés démocratiques, à l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais et le renforcement de la démocratie pluraliste. Pouvoir et opposition ont en commun le silence de classe et la fuite en avant face aux réalités peu reluisantes et à la souffrance des populations. Ils attendent certainement les résultats du dialogue national et politique. La déception risque d’être grande au terme de cette messe peu attractive.
Il est, en effet, peu probable que la majorité présidentielle accepte ce qu’elle a toujours refusé, en l’occurrence, la séparation effective des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, la suppression du statut de chef de parti du Président de la République en exercice, l’organisation des élections libres, démocratiques et transparentes par une autorité indépendante et une gouvernance ouverte au contre-pouvoir. Le report des élections, le cumul des locales aux législatives semblent être plutôt les réelles priorités absolues de  la démocratie électoraliste rampante.
Ce jeu de dupe finira par détacher davantage les acteurs politiques de la démocratie pluraliste dans laquelle pouvoir et opposition se livrent à des batailles républicaines et des aspirations légitimes au mieux-être social et culturel des citoyens. La crise de la représentativité politique n’est en réalité que le prolongement de cette démocratie électoraliste à l’origine de la crise de confiance massive que vivent les acteurs de la scène politique. Les acteurs de la société civile semblent évidemment comprendre cette duperie démocratique alimentée par le pouvoir et certaines franges de l’opposition.

Secrétariat Executif de l’Apr: De nouveaux membres font leur entrée

http://lesoleil.sn/-Le Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Alliance pour la République (Apr) vient d’enregistrer l’arrivée de nouveaux membres. Il s’agit notamment d’Alioune Ndao Fall, Secrétaire national chargé de la Diaspora, Cheikh Oumar Anne, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Abdoul Diagne, Coordonnateur du Mouvement national des élèves et étudiants républicains (Meer), et de Moussa Sow, Coordonnateur du Mouvement national des jeunes républicains (Cojer).D. MANE

Hadjibou Soumaré: Enquête sur un retrait de la scène politique

IGFM – Après un retour sur la scène politique soldé par un double revers lors de la Présidentielle 2019, Hadjibou Soumaré, 69 ans, a disparu des radars. Enquête sur un retrait de la scène politique.
Cela fait plus d’une décennie que Hadjibou Soumaré est dans la lumière, mais navigue dans la pénombre, avance dans le brouillard d’une carrière à succès, comme si l’homme faisait partie de la caste des stakhanovistes, de ceux-là qui s’épanouissent à l’arrière scène. Sans tambour ni trompette. Lui semblait s’y plaire, le peuple contraint de s’accommoder à cette posture pleine d’humilité, de concessions et de contritions, du natif de Thiès. Ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances chargé du Budget et de l’Habitat, puis Premier ministre du Sénégal, ensuite Président de la commission de l’Uemoa. Hadjibou Soumaré a monté un à un les escaliers de sa réussite politique, non sans grande aide, avec une ambition modérée voire modelée, sans jamais presque montrer des désirs de gourmandise. Sans jamais (réellement ?) s’occuper de ce qui se passe au palier supérieur. A la faîtière de l’Exécutif sénégalais. «C’est parce qu’il était le dernier à qui on pouvait prêter des ambitions présidentielles que Wade avait fait de lui son Premier ministre.»
Cette nuit-là, le Sénégal s’est endormi, couché sur une conviction : Wade est un génie politique, un grand joueur d’échec pour avoir mis en selle Hadjibou comme «cheval de Troie» de son plan de bataille contre la guerre d’ego et d’ambitions qui risque de miner son parti, de parasiter son second mandat. Hadjibou en tiendra une réputation d’humble serviteur. Mais douze longues années après, à la surprise quasi-générale, Hadjibou le technocrate, l’homme discret, s’est révélé prétendant au trône. Longtemps relégué au rang des politiciens du dimanche, des grands commis de l’Etat, il opère son come-back sur la scène nationale, pour dit-il, «régler les problèmes au niveau social, économique, mais également au plan politique». Dans sa nouvelle stature de présidentiable, Hadjibou Soumaré n’entend pas jouer les seconds rôles. Il met sur pied le mouvement «Démocratie et République» et à la tête de la coalition «Hadjibou 2019», il déclare sa candidature à la Présidentielle du 24 février 2019, pour remplacer Macky Sall à la tête du pays. Comme ce fut le cas le 19 juin 2007, à la Primature.

Défaut de fibre politicienne

Dans sa bataille pour le contrôle du Palais de l’Avenue Léopold Sédar Senghor de Dakar (ex-Roume), l’ancien PM l’ancien a bâti un état-major politique autour de quelques lieutenants sans grande envergure, sans grand ancrage politique : Ngoné Ndoye de Rufisque, le maire de Sagatta Gueth, El Hadj Amar Lô Gaydel, l’ancien sénateur Charles Mendy, l’ancien préfet Mapenda Mbaye, entre autres, constituent la plateforme, le socle de lancement des nouvelles ambitions de Hadjibou Soumaré. Mais le projet a fait flop. La volonté de l’ancien chef du gouvernement sous Wade de se tailler un destin de président de la République échoue lamentablement au stade du parrainage. Mais loin d’abdiquer dans sa détermination à défaire Macky Sall, Hadjibou Soumaré rejoint la coalition «Idy 2019». Là-bas aussi, il loupe l’occasion de gagner face à Macky Sall, réélu au premier tour avec 58%.
Depuis, Hadjibou Soumaré semble s’être déjà lassé de la chose politique. Qu’on le prenne d’un côté ou d’un autre, sa carrière politique semble être bâtie de boue. Hadjibou Soumaré serait-il un politique mort-né ? Pourquoi, ce recul du monde politique, après la Présidentielle ? Qu’est-ce qui explique ce silence si bruyant sur les questions d’actualité ? Le directeur de publication du site www.Tract.sn, Ousseynou Nar Gueye, croit savoir les raisons. Le journaliste qui a assisté au lancement officiel de la candidature de Hadjibou Soumaré, au Grand Théâtre (Dakar), en tant que de Maître de cérémonie (Mc), soutient : «Hadjibou Soumaré n’a pas la fibre politicienne et l’ambition politique dévorante de ces monstres sacrés de la politique politicienne. Je ne suis pas sûr qu’il soit vraiment piqué par le virus de la politique.» Hadjibou Soumaré serait donc comme un cheveu dans la soupe politique. Un intrus qui n’a pas pu se faire une place de choix dans le jeu politique.

Omerta des alliés

Mapenda Mbaye, chargé des élections de la coalition «Hadjibou 2019», ne doute pour le moins du monde de l’engagement politique de son leader. Il y croit dur comme fer. «Hadjibou Soumaré nous a dit qu’il est encore dans le mouvement et que nous allons travailler dans la grande Alliance, assure-t-il. Son engagement politique est resté intact.»  Mapenda Mbaye fait partie des rares compagnons de Hadjibou Soumaré à accepter d’aborder la question. Au sein de son mouvement «Démocratie et République», l’on se refuse de commenter la nouvelle posture du patron. Choisie pour être la directrice de campagne du candidat Hadjibou Soumaré, l’ancienne ministre Ngoné Ndoye préfère garder le silence sur la question. Au bout du fil, elle sourit et renvoie au coordonnateur du parti, Modiene Ndiaye qui, à son tour, fera pareil. Comme pour dire que Hadjibou Soumaré devra, à lui seul, décider de son avenir politique.
Mapenda Mbaye lui dessine un destin radieux. D’après lui, le mouvement «Démocratie et République» est en train de s’implanter un peu partout dans le pays. Et comme tous les chefs de parti d’opposition, réduits au silence après la victoire de Macky Sall, dans les rangs du mouvement de Hadjibou Soumaré, l’on estime aussi, qu’après la Présidentielle, une pause s’imposait à chaque leader pour une introspection. «Après une Présidentielle, comme  dans tous les partis, les gens sont en train de réfléchir sur la manière de faire. Comment redémarrer, comment remobiliser ses représentants, comment assurer un meilleur maillage du territoire national. Nous prévoyons de relancer le mouvement. Les esquisses sont déjà prêtes, nous avons fait des propositions au Président Soumaré et maintenant, nous attendons sa réaction», explique Mapenda Mbaye.
Un argumentaire appuyé par Ousseynou Nar Gueye, selon qui, Hadjibou Soumaré s’est inscrit dans la ligne de conduite de ses alliés de l’opposition. «C’est un silence qui est un peu à l’unisson du celui de beaucoup de ténors de l’opposition sénégalaise. On ne peut pas lui jeter la pierre, quand on voit le chef de l’opposition sénégalaise naturel qui est le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Abdoulaye Wade, en tant que patron du premier parti parlementaire d’opposition, qui reçoit beaucoup, mais on n’entend pas sa voix. Idrissa Seck on ne l’entend pas non plus, Khalifa Sall, c’est des visites, mais on ne l’entend pas. Il a fait un point de presse non suivi de questions de journalistes. Hadjibou Soumaré n’est pas seul à se taire. Ils attendent de voir ce qui va sortir du dialogue national initié par Macky Sall, ce qui va en sortir comme propositions et comment ces propositions seront mises en œuvre, si on se dirige vers un gouvernement d’union nationale qui sera élargi à d’autres coalitions. Les échéances électorales prochaines sont assez lointaines parce que les Locales se tiendront au plus tard en mars 2021 et les Législatives ne sont que pour juin 2022. Leur silence peut se comprendre.» Mais précise-t-il : «Ce qui est valable pour Idy et Wade ne peut pas l’être pour Hadjibou Soumaré. Il n’a pas leur aura. Hadjibou Soumaré n’est pas une bête politique. Il a un beau pedigree en tant que haut fonctionnaire de l’Etat, mais ce n’est pas un politicien.»

Stratégie de la parole rare

Les moments qui ont suivi sa déclaration de candidature, Hadjibou Soumaré semblait pourtant avoir pris goût à la chose politique. Il se permettait même d’attaquer (ou) vertement Macky Sall, promettant même de le sortir du palais. «S’il (Macky Sall) pense nous faire peur, il a tout faux. Nous ne sommes pas des hors-la-loi. Nous avons le droit d’exiger la tenue d’une élection libre ainsi qu’un fichier fiable. Mais qu’il se prépare. Je vais le chasser du Palais, de gré ou de force. C’est moi qui vous le dis.» Une déclaration aux allures de menace pour un homme qui n’a jamais voulu être au-devant de la scène. Selon ses proches, Hadjibou Soumaré n’est pas du genre à se mêler de tout, même si cela ne diminue en rien son engagement. «Il a une stratégie de la parole rare. Hadjibou Soumaré n’est pas un homme bavard. Ce n’est pas quelqu’un qui parle de tout et de rien. Il a toujours eu cette ligne de conduite, ce n’est que quand il a des choses importantes à dire qu’il parle ou écrit», confie un de ses proches, l’un des premiers à rallier la cause de l’ancien Premier ministre. Il poursuit : «Nous sommes dans la grande Alliance et nous participons à toutes les activités. Sur le plan de la massification, nous continuons à faire notre bonhomme de chemin, mais après une élection, il faut que les gens s’organisent pour continuer à être plus visibles sur le terrain. Le travail qui doit se faire sur le terrain est en train d’être déroulé. Hadjibou Soumaré garde toujours son ambition politique, il garde sa motivation, son engagement. Il est juste en train d’attendre le moment opportun pour se lancer. C’est à lui de déterminer son calendrier.» De dire la suite qu’il compte donner à son action politique. Un engagement qui semblait plus s’arrimer à une date qu’à une réelle ambition.
2019, année électorale. Un rendez-vous important dans la vie d’une Nation. La rencontre d’un homme et son peuple. Hadjibou Soumaré ne voulait pas rater cela, selon des proches. Il fallait après la présidence de l’Uemoa, trouver une planque et lui a visé haut. Très haut. Avait-il senti que Macky Sall allait tomber en 2019 et qu’il a voulu en profiter pour se positionner ? Ousseynou Nar Gueye : «Hadjibou  Soumaré a pensé qu’il avait une carte à jouer en 2019, mais je ne pense pas qu’en se rasant tous les matins, il pense à devenir président de la République. Il a sa vie de famille tranquille. Il pensait qu’il avait des hauts faits d’arme en termes de service au plus haut niveau à l’Etat sénégalais, en tant que Premier ministre, à l’étranger, en tant que Président de la commission Uemoa. Il a voulu jouer une carte, il a en été empêché, ça va peut-être s’arrêter là.»
Mais au sein de son mouvement, l’on pense fortement qu’il y aura une suite. «En politique, chacun a son calendrier. Il y a des débats qui se mènent au sein de la grande Alliance, mais il y a un calendrier interne. La politique n’est pas un métier. Il faut toujours avoir un bon calendrier d’activités. Il n’y a qu’au Sénégal qu’on voit les gens faire la politique 24h/24. Il y a un temps pour s’occuper de la politique, mais aussi un temps pour s’occuper de ses propres affaires et de sa famille. Étant un consultant international, Hadjibou Soumaré est hors du pays très souvent, mais il va communiquer bientôt», assure un de ses proches. Mademba Mbaye, chargé des élections, ajoute, sûr de son propos : «Nous sommes en train de travailler à une Assemblée générale. Nous avons des représentants dans tous les départements et dans la plupart des communes du Sénégal.» La seule chose qui manquerait au mouvement «Démocratie et République», c’est un leader plus politique, plus agressif. «Malheureusement, confie-t-on, Hadjibou Soumaré n’en est pas un.»CODOU BADIANE

Procès en diffamation: Alioune Sarr réclame un milliard Fcfa à un site d’information

http://lesoleil.sn/-Le ministre du Tourisme, Alioune Sarr réclame un milliard de francs Cfa au site d’informations Leral.net pour diffamation. Un article publié par Leral.net le vendredi 4 octobre 2019 vaut au site d’informations, une citation directe de la part de Alioune Sarr.
Le ministre du Tourisme a initié une procédure via ses conseils, Mes Khassimou Touré et Mbaye Dieng. Dans la citation les conseils reprochent aux journalistes incriminés d’avoir traité leur client de «mauvais ministre de la République, dilapidateur de ressources publiques mettant en avant ses intérêts personnels à la fois suspect et népotismes». Selon toujours les termes de la citation le même article accuse le ministre d’avoir eu recours à une entente directe, pour confier le marché de communication du Salon à Mondial Com à la «sulfureuse Amy Sarr Fall». Autant de propos, qui selon les avocats, «portent à l’évidence, gravement atteinte à l’honneur et à la considération». Alioune Sarr réclame le montant de 1 milliard de francs Cfa au titre de dommages et intérêts. Délibéré le 28 janvier prochain.

Ziguinchor: Une fillette de 4 ans égorgée

https://www.rewmi.com/-Une fillette âgée de quatre (4) ans qui a été retrouvée morte égorgée, ce mardi matin dans le village de Kantène, dans la commune de Niaguis, région de Ziguinchor, selon la RFM. M. B. a été retrouvée morte égorgée, non loin de la concession familiale, dans une mare de sang, vers 6 heures du matin. Elle était portée disparue depuis hier vers 17 h.

Mbayang Diop gravement malade veut mettre fin à ses jours

https://www.dakarposte.com/Condamnée à la peine de mort  depuis  le mois d’Avril 2017 par la justice Saoudienne qui l’accuse d’avoir tué son employeur, Mbayang Diop serait gravement malade  et sans aucune assistance médicale.
D’après les informations reçues par Horizon Sans Frontières, désespérée dans sa  souffrance, elle aurait préféré mourir que de continuer à vivre dans ces conditions de détention.

Parcelles assainies: Mamadou Ndiaye brulé vif par son bailleur !

https://www.dakarposte.com/Dans une République, on ne fait pas justice soi-même. Mame Thierno, un habitant de l’unité 7 des Parcelles assainies l’a appris à ses dépends. En effet, l’homme avait sommé son locataire de quitter sa maison après avoir découvert qu’il faisait du trafic de drogue.
Mame Thierno a mis le feu à la chambre où dormait Mamadou Ndiaye. Le vieux de 65 ans a succombé après un séjour aux urgences ce lundi 13 janvier 2020.
D’après Vox populi de ce 14 janvier 2020, Mame Thierno est actuellement en garde à vue au commissariat des Parcelles assainies.

Après Koumpentoum, un autre un bureau de poste attaqué à Dagana: plus de 5 millions FCFA emportés

https://www.dakarposte.com/Après le braquage meurtrier du bureau de poste de Koumpentoum, qui avait coûté la vie au défunt commandant Tamsir Sané, un autre bureau de poste a été attaqué à Gae, à 7 km de Dagana, dans la nuit du dimanche à lundi vers 4h du matin. Les malfrats, plus de 15 personnes lourdement armées ont emporté 5,5 millions de Fcfa, selon Source A. Le préposé à la sécurité a pris la fuite à la vue de la bande. Une enquête a été ouverte, selon la même source.

Qui était Woré, la Sénégalaise décédée dans l’incendie d’un pavillon à Angers, le dimanche dernier.

https://www.dakaractu.com/-La dame Mame Dieynaba Diop a été finalement identifiée comme étant la sénégalaise décédée dimanche 12 janvier, à Angers, dans l’ouest de la France. Appelée Woré par ses intimes, cette mère de famille était âgée de 52 ans. Elle travaillait aux urgences d’Angers en tant qu’infirmière.
Il est apparu que les 3 blessés enregistrés dans cet incendie qui s’est déclaré dans le pavillon d’un étage situé à l’angle de la rue de Frémur et du boulevard de Strasbourg dans le quartier de la gare à Angers, étaient tous des proches de la défunte. La dame Mame Dieynaba Diop vivait avec ses 2 enfants (une fille de 15 ans et un garçon de 8 ans) et son neveu de 23 ans. Elle laisse également derrière elle 3 autres enfants adultes, a indiqué Awa Guèye, la présidente de l’Association des Sénégalais vivant à Angers.
‘’C’était une amie. (…). Elle était impliquée dans la vie associative’’, a-t-elle confié avant de se féliciter des actes posés par le Consul général, Amadou Diallo. Lequel, dit-elle, a fait le déplacement ce mardi matin pour présenter ses condoléances à la famille. D’ailleurs, la spontanéité et la réactivité de ladite autorité consulaire ont été vivement saluées par nos concitoyens de Angers.
‘’C’est important. Il s’est déplacé personnellement et rapidement. Il s’est rendu également à la préfecture du Maine et Loire avec le fils de la défunte pour avoir beaucoup plus de détails sur l’accident qui a coûté la vie à la dame Woré. La communauté sénégalaise le remercie infiniment pour son geste’’.
Il faut noter que ce lundi, lendemain du drame, les amis des enfants de la défunte ont organisé une prière dans une salle bondée de monde avec toutes les communautés confondues, a confié la présidente. Celle-ci, jointe par Dakaractu a aussi annoncé la volonté de l’Association Anjou Teranga Sénégal d’organiser dimanche prochain, des prières avec les différents dahira à partir de 14 h.
Pour venir en aide à la famille éplorée de Mme Woré, une cagnotte en ligne a été mise en place depuis hier (lundi). Aux dernières nouvelles, 9 000 euros de dons (près de 6 millions de francs) ont été collectés.

Violation de données personnelles: Lat Diop sert une citation directe à la Banque Atlantique

https://directnewsinfo.com/Le bras de fer entre la Banque Atlantique et le ministre Lat Diop est loin d’être terminé. Suite à l’information parue dans le journal « Les Echos » faisant état d’une dette contractée par le responsable Apr auprès de la Banque, Lat Diop s’est senti offensé et compte bien laver son honneur. Il décide ainsi d’ester en justice contre l’institution financière, qu’il accuse de violation de données personnelles.
L’ancien directeur de la Coopération et des Finances générales du Budget a ainsi servi une citation directe à la Banque Atlantique qui devra faire face au Tribunal de Grande Instance de Dakar le 28 janvier prochain. Il réclame aussi la somme de 400 millions de FCFA à l’institution ci-haut citée. Pour justifier sa requête, il considère que le journal « Les Echos » n’a pu obtenir une information aussi sensible et confidentielle qu’au niveau de la Banque.
Toutefois, Lat Diop n’a pas manqué d’apporter des précisions sur cette affaire. A l’en croire, cette histoire a été montée de toutes pièces par des personnes mal intentionnées qui tentent de nuire à sa réputation. Non sans souligner que ce contentieux lui a causé du tort. Notamment dans sa carrière professionnelle
Pour rappel, le 11 décembre dernier le quotidien Les Echos avait  révélé que le responsable de l’Alliance pour la République à Guédiawaye qui avait un compte dans les livres de la Banque Atlantique est devenu persona non grata dans cette institution bancaire. Pour cause, avançait toujours le canard, il doit plus de quinze (15) millions FCFA à la banque qui lui a envoyé une mise en demeure pour rentrer dans ses fonds. Adama     FAYE

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