Rp du Vendredi 10 Janvier 2020

Unes de la presse du Vendredi 10 Janvier 2019
Unes de la presse du Vendredi 10 Janvier 2019

LA RENTRÉE SOLENNELLE DES COURS ET TRIBUNAUX À LA UNE

Dakar, 10 jan (APS) – La rentrée solennelle des cours et tribunaux, édition 2020, est le sujet principal abordé par la majorité des quotidiens parvenus vendredi à l’Agence de presse sénégalaise.
La cérémonie présidée jeudi par le chef de l’Etat Macky Sall a porté sur le thème : ‘’La lutte contre le terrorisme : un défi des Etats africains’’.
A ce propos, Enquête affiche à sa une : ‘’Le +djihad+ de Macky Sall’’, soulignant que le président Sall a annoncé ‘’une nouvelle loi sur le terrorisme’’ qui ‘’va prendre en charge les attentats ou menaces avérées, le recrutement, la provocation ou l’apologie du terrorisme (…)’’.
Citant Macky Sall, la publication écrit : ‘’il faut prêter attention à la gouvernance de l’internet, comme espace de propagande’’, tandis que le premier président de la Cour suprême, Mamadou Badio Camara, ‘’a insisté sur l’impératif, en dépit de l’extrême gravité des crimes terroristes, de garantir les droits de la défense (…)’’.
Au sujet de la lutte contre le terrorisme, Le Quotidien note à sa une ‘’L’arme judiciaire’’, informant que Macky Sall a annoncé ‘’une loi sur la sécurité intérieure’’.
L’As parle de son côté du ‘’réquisitoire de Macky Sall contre le terrorisme’’, reprenant les propos du chef de l’Etat prononcés lors de la cérémonie de rentrée solennelle des cours et tribunaux.
Vox Populi relève quant à lui ‘’un discours va-t’en guerre contre les djihadistes’’, reprenant Macky Sall qui déclare ‘’nous devons nous préparer à faire face’’.
Selon Macky Sall cité par la même publication, ‘’il faut rejeter sans répit le complexe et la fâcheuse tendance à assimiler l’Islam au terrorisme’’, ajoutant qu’’’il est inacceptable que des personnes viennent prêcher un Islam autre que celui authentique’’, et que ‘’le terrorisme n’a ni religion ni sentiment d’empathie ou de compassion à l’égard de qui que ce soit’’.
Selon Le Témoin, ‘’pour lutter contre le terrorisme religieux, Macky Sall invite les +tarikhas+ (confréries) à se dresser en remparts contre les idéologies de la violence’’. ‘’Pendant que les hôpitaux manquent de tout et que les abris provisoires foisonnent, le président promet un nouveau siège à la Cour suprême, institution inutile s’il en est !’’, s’exclame le journal.
Au sujet de la rentrée solennelle des cours et tribunaux, Sud quotidien évoque ‘’L’agenda 2020 de Macky Sall’’, rapportant les annonces faites ce jeudi par le chef de l’Etat, notamment un projet de loi sur la sécurité intérieure, la construction du siège de la Cour suprême, etc.
C’est ce qui fait d’ailleurs dire à Wa Grand Place que ‘’Macky adoube les magistrats’’. Le président du Conseil supérieur de la magistrature a profité de cette cérémonie pour annoncer la construction d’un siège pour la Cour suprême mais également une aide financière de 500 millions FCFA destinée à la formation des avocats, écrit le journal.
‘’Le chef de l’Etat a promis la construction d’un nouveau siège de la Cour suprême ainsi qu’un centre de formation pour les avocats. Mais dans cette rentrée, l’ombre du magistrat Ibrahima Hamidou Dème et la réforme de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) ont beaucoup plané dans la salle’’, constate Tribune.
Nouveau siège pour la Cour suprême, difficultés du Centre de formation judiciaire (…), Walf écrit que ‘’les magistrats dépoussièrent leurs vielles doléances’’ et ‘’Macky Sall prend note’’.
Pour le reste, les journaux sont revenus sur la marche pacifique de la plateforme Nio Lank prévue ce vendredi à Dakar pour dénoncer la hausse du prix de l’électricité.
‘’Vaste mobilisation citoyenne ce vendredi. Un Nio lank national !’’, s’exclame à sa une Kritik. Selon le journal, ‘’revigorée par la visite effectuée avant-hier chez le Pape du Sopi, après avoir maillé le FNR et la Fédération des boulangers, la plateforme Nio Lank compte dérouler une stratégie nationale, en synergie avec les cellules régionales du mouvement pour donner une dimension nationale au combat engagé contre le pouvoir sur la hausse du prix de l’électricité’’.
Pour sa part, L’Obs titre ‘’Nio Lank, promesse d’un vendredi électrique, soulignant que (…) le collectif ‘’compte dans ses rangs pas moins de 35 organisations socio-économiques et une vingtaine de partis politiques, dont le PDS de l’ancien président Abdoulaye Wade’’.
Le Soleil a accordé une interview au ministre des Finances et du Budget. ‘’Le Sénégal se porte bien’’, déclare à la une du quotidien national, Abdoulaye Daouda Diallo.ASB

Pour une augmentation du crédit hôtelier: Les acteurs veulent 10 milliards

http://www.lavalleeinfo.com/Le tourisme , un secteur en pleine expansion , malgré les performances se trouve souvent confronté à des contraintes.
Les acteurs qui ont porté sur les baptismaux le Conseil Supérieur du Tourisme veulent faire de leur activité le premier secteur porteur de croissance.
Selon Mamadou Racine Sy, le président de l’organisation , le tourisme émergent passe forcément par la revalorisation du crédit hôtelier à 10 milliards.
Il l’a fait savoir lors de l’installation des membres du Conseil Supérieur du Tourisme.

Mamadou Racine Sy président du CST: So yeukeuté sa lokho né falewouma kenn…

http://www.lavalleeinfo.com/S’il y a quelqu’un qui a vraiment gagné la sympathie des membres du conseil supérieur du tourisme ,c’est bien Alioune Sarr le ministre de tutelle.
Mamadou Racine Sy le président de l’organisation qui le qualifie de très humble , le considère également comme l’un des ministres du tourisme .Il invite ce dernier à persévérer pour le promotion du secteur touristique.

 Entreprises en difficulté: le Hcds prône la préférence nationale

https://actusen.sn/Le Haut conseil du dialogue social (Hcds), en partenariat avec la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnos), a organisé, ce jeudi, un atelier d’échanges sur les mécanismes d’accompagnement des entreprises en difficulté. Cette rencontre ayant pour objectif de contribuer à l’amélioration du dispositif de suivi et d’accompagnement des entreprises en difficulté, a regroupé les acteurs de l’économie, notamment les employeurs, les travailleurs et le Gouvernement.
Dans un contexte marqué par la mise en œuvre de la phase II du Plan d’actions prioritaires (Pap2) du Plan Sénégal émergent (Pse) qui place l’entreprise au cœur de la stratégie, les acquis réalisés en matière de promotion d’un réseau d’entreprises compétitives, durables et créatrices d’emplois décents devraient être amplifiés, afin de garantir une croissance économique soutenue et un progrès social fort appréciable et profitable à tous.
Au Sénégal, les entreprises en difficulté évoluent aussi bien dans les secteurs public, parapublic que privé. Dans le dernier cas, il s’agit de petites et moyennes entreprises.
Au Sénégal, ce sont les Pme qui sont le plus durement frappés par les situations de difficulté. Les derniers recensements effectués par l’Ands ont révélé un taux de mortalité très élevé des Pme. Pourtant, ces Pme constituent la population la plus importante de notre tissu économique, environ 99,8%.Saly Sagne

Iran,Libye: l’inévitable flambée du baril de pétrole

https://www.financialafrik.com/–Le baril de Brent de la mer du Nord est monté hier jusqu’à 71,22 dollars, avant de revenir autour de 69 dollars. Le message du marché est clair: pas de panique.
Mais, c’est tout aussi clair, loi de l’offre et de la demande ne régit plus le marché pétrolier mondial. Un tweet de Donald Trump, qui vaut notification au congrès, suffit à faire repartir les prix de toutes les matières premières à la hausse. Le tir ciblé qui a tué le général iranien, Qassem Soleimani, pathétique de la réduction du droit international au droit de la force, annule les prévisions les plus établies par les ministères des Finances. Les pays importateurs (cas de l’UEMOA) se voient obligés, sauf désescalade au Moyen-Orient et en Libye, autre théâtre du droit de la force, de procéder à moyen terme à des lois de finance rectificative.
Quant aux gros exportateurs comme le Nigeria et l’Angola, poids morts de la croissance économique africaine depuis deux ans, ils profiteront d’un probable effet d’éviction de portée limitée cependant compte tenu de la part importante du pétrole de schiste, du rôle de la Russie, presque premier producteur mondial et, ce n’est pas négligeable, du fait que l’OPEP, formidablement  divisée, n’est plus ce qu’elle fut lors du choc pétrolier de 1973. En attendant la réaction américaine aux tirs de missile iraniens, l’once d’or a bondi à 1 600 dollars , un niveau jamais atteint depuis 2013, qui confirme bien que le métal jaune est depuis 5000 ans la valeur refuge. Dans cette courses aux abris qui se prépare, les principales Bourses mondiales sont dans l’expectative, en attendant un prochain et décisif tweet.Adama WADE

UBA – Le Sénégalais Abdoul Aziz Dia promu directeur exécutif Afrique…

https://oeildumonde.com/Depuis Lagos, le Conseil d’administration de United Bank for Africa (Uba) a procédé à un vaste chamboulement de son top management depuis Lagos, ce 6 janvier.
Olivier Alawuba  est promu directeur général Afrique de cette banque supervisant 20 opérations dans les pays du continent, excepté le Nigéria. Selon nos sources, il succède à Victor Osadolor, qui prend sa retraite du Conseil d’administration du groupe. Cela, après 9 ans de service.
Le Sénégalais Abdoul Aziz Dia est nommé directeur exécutif Afrique de la trésorerie et des opérations bancaires internationales, sous réserve de l’approbation de la Banque centrale du Nigéria. Notre compatriote sera le premier non-Nigérian à occuper ce poste stratégique.

Amie Ndiaye Sow nommée Directrice Afrique pour la banque corporate et institutionnelle UBA

iGFM – (Dakar) Amie Ndiaye Sow, précédemment Directeur Régional de la Zone 2 de l’Afrique de l’Ouest, qui englobait les activités d’UBA au Sénégal, en Guinée Conakry et au Mali, prend du galon. Elle vient d’être promue au stratégique fauteuil de Directrice Afrique pour la banque corporate et institutionnelle d’UBA. Montée en puissance d’une égérie performer habituée aux grands challenges selon Confidentiel Afrique.
Selon des informations exclusives obtenues par Confidentiel Afrique, Amie Ndiaye Sow, qui occupait depuis le 1er Mars 2018, les fonctions de Directrice Régionale en charge de trois filiales d’Afrique de l’Ouest de UBA (United Bank For Africa ) vient d’être nommée ce jeudi 09 janvier 2020 Directrice Afrique pour la banque corporate et institutionnelle d’UBA. Cette cooptation de cette banquière sénégalaise- réputée rigoureuse, pragmatique et performer- par les dirigeants du groupe bancaire panafricain dont le siège est basé à Lagos (Nigéria) récompense un parcours sans faute, fait de transpiration et d’ingéniosité ces six dernières années qui l’a vu gravir tous les paliers à la Tour des Almadies.
D’administrateur général d’UBA Sénégal à Directrice Régionale des trois filiales ouest-africaines d’UBA, Amie Ndiaye SOW est présentée comme une battante et une habituée aux grands défis.
Dans son arc, Amie Ndiaye Sow capitalise plus d’une vingtaine d’années intenses dans le secteur bancaire en tant que gestionnaire des risques et développeur sur les marchés d’Afrique de l’Ouest, du Centre et de l’Est.

L’économiste Kako Nubukpo annonce les Etats généraux de l’Eco

https://www.financialafrik.com/-Les réformes annoncées le 21 décembre 2019 par Alassane Ouattara et Emmanuel Macron au sujet du Franc CFA continuent d’intéresser l’opinion, suscitent des réactions et même des initiatives. La dernière en date, les Etats généraux de l’Eco, la nouvelle monnaie régionale annoncés par l’économiste togolais Kako Nubukpo à Lomé fin avril à Lomé.
Selon l’ancien ministre de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques de son pays, l’annonce faite à Abidjan traduit « l’impératif pour les filles et fils d’Afrique de se retrouver pour réfléchir ensemble aux contours de la monnaie Eco idéale et tracer une feuille de route susceptible de guider les chefs d’Etats de la CEDEAO pour une adoption rapide à 15 de cette monnaie qui doit être une véritable monnaie africaine ». D’où pour lui, l’initiative d’organiser à l’Université de Lomé, du 28 au 30 avril 2020, un colloque scientifique intitulé : « quelle monnaie pour quel développement en Afrique de l’ouest ? ECO 2020 ».
Plusieurs noms sont annoncés à cet rendez-vous qui devra se tenir quelques mois avant la mise en œuvre de l’Eco. L’on cite le Bissau-guinéen Carlos Lopes, la Cap-verdienne Cristina Duarte, le Camerounais Martial Ze Belinga, l’Ivoirien Mamadou Koulibaly, la Malienne Aminata Dramane Traoré, et les Sénégalais Felwine Sarr et Demba Moussa Dembélé, entre autres.
« L’expertise africaine doit être présente collectivement au rendez-vous de l’histoire car ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise », lit-on dans l’annonce des organisateurs qui indiquent que « l’appel à contributions sera bientôt disponible en ligne ».
En rappel, l’annonce de l’Eco avait été faite comme étant l’une des réformes du Franc CFA. Cette monnaie devra pourtant hériter de la parité fixe avec l’Euro d’une part, et les garanties de la France d’autres parts.  Nephthali Messanh Ledy

2eme Edition des Rencontres du marché des titres publics: Le Royaume-Uni souhaite développer des partenariats gagnant-gagnant

https://www.lejecos.com/–L’ambassadeur du Royaume-Uni au Sénégal a pris part hier mercredi, à la Rencontre du marché des titres publics (Rmtp). A cette occasion, son excellence Madame Victoria Billing s’est réjouie du partenariat entre FSD Africa et l’Agence UMOA-Titres et au-delà, de la collaboration entre la Banque d’Angleterre et la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao).
Elle dit espérer que cela permettra un échange d’expérience fructueux entre nos différentes institutions.
« Ce partenariat fait partie de la collaboration croissante du Royaume-Uni avec cette région. Résultat de l’engagement pris en 2018 d’accroître considérablement la présence du gouvernement britannique en Afrique, d’ouvrir de nouvelles missions et de faire appel à des experts en commerce, à des spécialistes de l’investissement, et d’autres professionnels des politiques économiques pour répondre à nos intérêts communs et trouver des solutions aux plus grands défis du monde », a déclaré la diplomate britannique.
Elle a ajouté que son pays veut développer des partenariats « gagnant-gagnant » modernes qui procurent des avantages mutuels – tels que le déblocage d’investissements de grande qualité pour livrer plus d’exportations et plus d’emplois, tant pour les entreprises britanniques que pour nos partenaires africains.
C’est pourquoi, explique-t-elle, le gouvernement du Royaume-Uni accueille le sommet sur l’investissement entre le Royaume-Uni et l’Afrique à Londres le 20 janvier. Aujourd’hui, souligne l’ambassadeur, on m’a demandé de parler de la croissance verte.
« Le Royaume-Uni est un leader dans ce programme de croissance propre, soutenu par une réglementation intérieure ambitieuse. Nous organiserons conjointement la Cop 26 en décembre de cette année. Et nous travaillons dur avec des partenaires à travers l’Afrique pour soutenir les autres dans leur ambition de faire croître leurs économies tout en réduisant les émissions.  En effet, au Royaume-Uni, le financement a été utilisé de diverses façons novatrices pour aider les collectivités et les entreprises à accéder au financement. Par exemple, en Afrique subsaharienne, la plate-forme de performance des énergies renouvelables (REPP, 148 millions de livres sterling) financée par le gouvernement soutient les promoteurs de projets de petite et moyenne taille en leur fournissant des conseils techniques en matière de développement de projets et des financements de démarrage », a-t-elle confié. Dans son discours, elle a indiqué que London Stock Exchange Group (LSEG) a pris une série de mesures pour soutenir les investisseurs et les émetteurs dans la transition vers une économie sobre en carbone et durable.
Selon  Victoria Billing , elle a développé une offre globale de financement et d’investissement durable et continue d’innover pour répondre aux besoins du marché. Elle a affirmé que LSEG a été la première grande bourse au monde à lancer un segment dédié aux obligations vertes en 2015. Elle compte maintenant plus de 100 obligations vertes et durables actives cotées sur ses marchés par des émetteurs, y compris des entreprises, des municipalités, des souverains et des banques multilatérales de développement de 16 pays, qui ont amassé plus de 29 milliards de dollars dans 12 devises.Adou FAYE

PSE 1: Entre performances et  manquements 

https://www.rewmi.com/Le Bureau opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent  organise, depuis hier, sa revue annuelle du suivi de la mise en œuvre des projets et réformes phares du PSE.  La cérémonie d’ouverture a été co-présidée par les Ministres Cheikh Kanté, chargé du suivi du PSE, et Amadou Hott, en charge de l’Économie, du Plan et de la Coopération.
8 060 milliards de FCFA ont été investi dans les projets phares sans tenir compte des projets privés et du secteur minier. C’est ce qui ressort du portefeuille d’actions phares suivies par le BOS durant la première phase du PSE (2014-2018).  A cela s’ajoutent 21 ministères sectoriels impliqués dans la mise en œuvre des actions phares, 30 Chefs de projets nommés par arrêtés présidentiels et Points focaux, 32 actions phares suivies dans le Tableau de Bord hebdomadaire et 108 Composantes de projets ou réformes suivis. Des résultats macroéconomiques satisfaisants, d’après  le bilan, ont  été  notés  à mi-parcours. C’est dans ce cadre que la croissance moyenne est passée de 3% entre 2009 et 2013, à 6.6% entre 2014 et 2018, et 6% prévu en 2019. Ainsi, le PSE a permis de dynamiser la demande intérieure et les exportations sur fond d’augmentation des dépenses en capital, publiques et privées. Ce qui a poussé le Sénégal à connaitre  une élévation significative du niveau de vie, avec la multiplication par 1.7 en 10 ans du PIB par habitant. Quant à la politique budgétaire et fiscale prudentele niveau moyen de la pression fiscale a augmenté de 14.7%, pour 2009-2013, à 15.3% pour 2014-2018, et est attendu à 16% en 2018, reflétant l’impact des réformes fiscales récentes. Le ratio de dette en pourcentage du PIB est resté contenu à 47,7% du PIB en 2017. Pour ce qui est de l’équilibre des comptes extérieurs, le bilan a montré que le Sénégal bénéficie de flux d’IDE stables et de transferts de fonds des résidents à l’étranger qui contribuent à un financement soutenable du déficit du compte courant. Les transferts de fonds des travailleurs à l’étranger ont représenté 9,4% du PIB en moyenne entre 2014 et 2018. S’agissant des flux d’IDE, ils se diversifient avec une proportion croissante d’investissements en provenance des pays du Golfe et d’Asie. Le PSE a contribué à une dynamisation des flux d’IDE qui se sont élevés à 2% du PIB en moyenne entre 2014 et 2018. Dans  son discours, Amadou Hott, Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, a fait savoir qu’il nous faudra plus de ressources. D’abord des ressources intérieures, d’où les importantes réformes en cours, mais aussi un soutien des partenaires au développement. Au titre des ressources extérieures, après le succès du Groupe Consultatif, dira-t-il, le Gouvernement multiplie les efforts pour matérialiser les engagements pris par les partenaires au développement. « Il est heureux de noter qu’à la mi-décembre 2019, 42 conventions de financement ont été signées pour 1 420,7 milliards FCFA, en soutien à nos efforts de mobilisation de ressources intérieures », a informé  M. Hott. Et d’ajouter que cela démontre la vitalité de ‘’notre’’ coopération avec des financements massifs très concessionnels et des maturités relativement longues.

Les manquements à corriger

Malgré les résultats satisfaisants de la première phase de mise en œuvre du PSE, le bilan annuel sur l’état de mise en œuvre des projets et réformes phares est  marqué par quatre principaux facteurs qui ont été à la base des contre-performances de l’Etat dans la mise en œuvre des politiques publiques. Parmi eux on peut noter la dispersion des moyens et des efforts du fait de la faible priorisation, l’absence de structuration des projets en amont (identification, évaluation, maturation), la faiblesse des capacités d’exécution et l’absence d’auto-évaluation de l’Etat. Néanmoins, la première phase de mise en œuvre du PSE a amorcé une dynamique de succès nécessitant une consolidation.Zachari BADJI .

LA BAD PRÊTE 28,2 MILLIARDS DE FRANCS CFA AU SÉNÉGAL POUR LE FINANCEMENT D’UN PROJET AGRO-INDUSTRIEL

Dakar, 9 jan (APS) – Le gouvernement sénégalais a signé avec la Banque africaine de développement (BAD) un accord de prêt d’un montant de 28,2 milliards de francs CFA en vue du financement du Projet de zone de transformation agro-industrielle du Sud, a constaté l’APS, jeudi, à Dakar.
L’accord en vertu duquel le Sénégal bénéficie de ce prêt a été signé par son ministre chargé de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le directeur général adjoint de la BAD pour l’Afrique de l’Ouest, Serge N’Guessan.
‘’Nous procédons aujourd’hui à la signature d’un accord de prêt avec la BAD, qui va apporter une contribution de 43 millions 100 mille euros (environ 28,2 milliards de francs CFA) au projet Agropole Sud’’, a dit M. Hott.
Le Projet de zone de transformation agro-industrielle du Sud, dénommé Agropole Sud, d’une durée de cinq ans, ‘’fait partie des initiatives à mettre en œuvre pour le volet +Transformation structurelle de l’économie et croissance+’’ du Plan Sénégal émergent, a-t-il précisé lors de la signature de l’accord de financement.

Le coût global de l’Agropole Sud s’élève à ‘’près de 57,5 milliards de francs CFA’’.

Selon Amadou Hott, la Banque islamique de développement va apporter une contribution de 18 milliards de francs CFA, et l’Etat du Sénégal va supporter le restant du financement, environ 11 milliards
Le projet agro-industriel va aider à la ‘’valorisation’’ ou à ‘’la création de chaînes de valeurs agricoles, à travers une transformation des produits sur place’’, dans les régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor (sud), dans le but de ‘’diminuer la facture accordée à l’importation de produits concentrés et de jus’’, a ajouté M. Hott.
Selon lui, la mangue, l’anacarde, le maïs et les produits forestiers non-ligneux sont les filières ciblées pour l’exploitation de l’Agropole Sud.
Les trois régions choisies pour le projet l’ont été en raison de leurs fortes potentialités agricoles, dit-il.
Ce projet ‘’à fort impact économique et social’’ devrait également faciliter ‘’la création d’environ 14.500 emplois directs et de 35.000 emplois indirects’’ et toucher, à sa fin, environ 65 mille ménages, selon M. Hott.
Environ 350 mille personnes devraient en bénéficier, dit-il.
Saluant la ’’pertinence’’ du projet, le directeur général adjoint de la BAD pour l’Afrique de l’Ouest, Serge N’Guessan, a rappelé la nécessité pour les pays africains d’’’accroître (…) l’investissement dans le secteur agro-industriel, en perspective d’une amélioration de la compétitivité de nos produits’’.
’’Le potentiel agro-industriel de l’Afrique est peu valorisé, et les importations de produits alimentaires continuent à peser lourdement sur l’économie africaine’’, a-t-il souligné.
M. N’Guessan a ’’réitéré’’ l’engagement de la BAD à ’’accompagner le Sénégal dans ses efforts de développement économique et social’’.SMD/ESF/MD

Afrique subsaharienne: la BAD octroie 20 millions $ au fonds Metier pour les projets d’énergie renouvelable

https://www.vivafrik.com/-Le fonds dédié aux énergies propres en Afrique, baptisé Metier Sustainable Capital International Fund II va bénéficier un financement de 20 millions $ (11, 73 milliards FCFA) de la Banque africaine de développement (BAD). L’institution financière africaine a approuvé lundi 7 janvier 2020 cet investissement au profit du gestionnaire de fonds spécialisé dans les projets d’énergies renouvelables et d’infrastructures en Afrique subsaharienne. Mieux, ce financement sera est destiné au développement de projets de mise en place d’infrastructures d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique dans cette partie de l’Afrique.
Il contribuera notamment à la mise en place de 178,5 MW de capacité additionnelle à usage commercial et résidentiel. Ce faisant, l’institution financière entend également créer des opportunités pour le traitement industriel des eaux usées et la production d’énergie à partir des déchets. Les projets financés devront en effet se conformer aux normes et aux standards environnementaux de la Banque afin de réduire au maximum leurs risques potentiels sur l’environnement.
S’exprimant sur ce sujet, Wale Shonibare, Vice-président de la BAD pour l’énergie, le climat et la croissance verte salue l’expérience de la société. « Metier a une expérience certaine dans le développement et le financement de projets d’énergie renouvelable avec des partenaires techniques et des codéveloppeurs compétents, en Afrique australe. Nous sommes ravis de rejoindre le rang des autres investisseurs pour soutenir leur développement sur les nouveaux marchés énergétiques du continent afin d’exploiter le vaste potentiel du continent en matière d’énergie renouvelable ».
Signalons enfin que Metier est un gestionnaire de fonds qui a déjà administré l’investissement de plus de 550 millions $ dans le développement de projets d’énergie solaire, éolienne et hydraulique dans plusieurs pays de l’Afrique australe et de l’Est.Moctar FICOU / VivAfrik

ABDOU KARIM FOFANA EXPOSE LES SOLUTIONS PONCTUELLES POUR MBEUBEUSS

http://www.emedia.sn/Abdou Karim Fofana a effectué ce jeudi, une visite à la décharge de Mbeubeuss, dont les populations environnantes ne cessent de réclamer la délocalisation, en brandissant l’argument de la dégradation de leur santé et de l’environnement. Pour le ministre en charge de l’hygiène publique, en attendant une solution structurelle, il y a des mesures d’urgence à prendre pour s’occuper de ces questions mais également de l’aspect de la sécurité et de l’interdiction du travail des enfants dans ce site.

VISITE À MBEUBEUSS

« Nous avons visité cet après-midi la décharge de Mbeubeuss. Selon le Diaraf Matar Diop de Keur Massar, Elle existe depuis 1968 sur demande du Président Senghor qui a voulu transférer l’ancienne décharge de Yarakh. Nous avons pu noter la difficulté des personnes qui vivent aux environs du site à cause de la fumée qui est à l’origine des problèmes de santé et particulièrement ceux respiratoires. Nous avons traversé les 7 quartiers qui composent la décharge ( darou, abor, baol,etc..) pour arriver à la zone actuelle de dépotage qui s’appelle Yemen. »

CONFLITS D’INTÉRÊTS

« Il y a les récupérateurs qui vivent de cette activité et qui ont peur de perdre leurs revenus si la décharge est déplacée. Nous avons écouté les différents acteurs et surtout le mouvement « Mbeubeuss dégage  » qui est très engagé pour le cadre de vie de leur communauté. Cependant, rien ne saurait justifier la mise en feu des pneus et de certains déchets afin d’en tirer de la ferraille et en même temps enfumer les habitants et agresser la santé de nos compatriotes. Rien ne saurait justifier l’absence de service de sécurité sur le site afin d’éviter les batailles entre bandes et surtout le travail des enfants. »

SOLUTIONS ENVISAGÉES

« Nous avons instruit le préfet de Pikine de prendre un arrêté pour interdire ce phénomène et j’ai pris les mesures conservatoires ci-après :
• Installer un poste de police et un dispensaire pour la sécurisation du périmètre de la décharge en relation avec le ministère de l’intérieur et prendre en charge les questions de santé ;
• Installer un dispensaire sur le site de Mbeubeuss ;
• Interdire le travail des enfants dans la décharge ;
• Interdire la mise en feu des déchets et des pneus sur le site ;
Nous leur donnons rendez vous d’ici là fin du mois pour réceptionner ces différentes infrastructures. »

LES PRODUCTEURS DES NIAYES BRADENT LEURS RECOLTES ET ACCUSENT L’ARM ET LA DIRECTION DE L’HORTICULTURE

https://www.seneplus.com/Actuellement la production de choux inonde le marché, à cause surtout de l’invasion de la production marocaine, et c’est pourquoi les producteurs sont obligés de brader leurs récoltes.
Actuellement la production de choux inonde le marché, à cause surtout de l’invasion de la production marocaine, et c’est pourquoi les producteurs sont obligés de brader leurs récoltes. C’est ainsi que le kg de choux est cédé à 60 voire 40 Fcfa, ce qui n’est pas du goût des maraîchers qui accusent l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et la Direction de l’Horticulture de n’avoir pas pris les bonnes décisions pour protéger la production nationale.
Les producteurs maraîchers de la zone des niayes sont actuellement dans l’expectative. Et pour cause, après avoir investi pour avoir une bonne production de choux, ils sont maintenant obligés de brader leurs récoltes, pour la simple raison que le marché local est inondé de choux. Après une visite des exploitations maraîchères de Diogo hier, où la production de choux risque d’être réduite à néant dans les champs faute de canaux de commercialisation, les producteurs ont exprimé leurs inquiétudes, non sans accuser l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et la Direction de l’Horticulture de n’avoir pas pris les bonnes décisions, pour protéger la production nationale.
Selon Issa Omar Basse, Président de l’Association pour la Promotion des Produits Agricoles du Sénégal (APASEN), les mêmes problèmes de commercialisation des produits horticoles reviennent chaque année. Le sac de chou de 70 kg est cédé à 5 000 Fcfa sur le marché, soit 60 Fcfa le kg et ce prix est même tombé à 40 Fcfa. Cela, à ses yeux, est dû à une surproduction artificielle parce que tout simplement elle est entretenue par des importations qui viennent généralement du Maroc, de la Hollande, de la France. C’est ainsi qu’il y a une invasion de produits marocains vers le Sénégal et qui ne semble pas être contrôlée par l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et la direction de l’Horticulture.
D’après lui, les producteurs ont investi des sommes colossales pour avoir une production de qualité, mais malheureusement ils ne peuvent pas vendre, parce que tout simplement le marché est inondé de produits importés. Chaque jour, dit-il, ce sont des dizaines et des dizaines de camions en provenance du Maroc qui viennent déverser des produits sur le marché sénégalais, ce qui rend la vie misérable aux producteurs locaux.
Pour lui, il y a une absence de synergie entre les acteurs qui doivent prendre les décisions, en l’occurrence l’Agence de Régulation des Marchés (ARM), la direction de l’Horticulture et la Direction de l’Analyse, de la Prévision des Statistiques Agricoles (DAPSA), qui concernent les importations. Il affirme que ces trois acteurs ne descendent jamais sur le terrain pour mieux apprécier la situation du marché, afin de prendre les bonnes décisions.
C’est pourquoi la DAPSA publie souvent des statistiques qui sont bizarres à ses yeux et n’étant pas conformes à la réalité du terrain. Il cite par exemple les statistiques publiées par ladite direction, concernant la production d’oignons au Sénégal et qui fait état que l’année dernière, elle était de 400 000 tonnes alors que la demande intérieure en terme de consommation était de 300 000 tonnes, soit un surplus de 100 000 tonnes. Et pourtant, pour la même période, plus de 200 000 tonnes d’oignons ont été importées. Il ajoute : « C’est dire que chaque année, de fausses statistiques sont publiées et par ricochet, l’ARM n’est pas bien renseignée pour pouvoir prendre les décisions idoines, autrement dit pouvoir déterminer exactement s’il faut à un temps T ouvrir ou pas, au marché local, les produits importés. Au lieu de descendre sur le terrain, ils restent cloîtrés dans les bureaux pour prendre des décisions erronées. Il faut absolument une synergie entre les trois acteurs pour pouvoir prendre des mesures pertinentes. Si cette situation perdure, ce sera la mort définitive de l’horticulture dans la zone des Niayes.
Et pourtant, c’est la zone qui crée le plus d’emplois et tous les jeunes qui s’y réveillent chaque matin peuvent travailler et gagner leur vie à la sueur de leur front dans les activités maraîchères, la pêche, l’élevage. Mais tout cela risque de s’effondrer car l’Etat du Sénégal semble privilégier les intérêts des horticulteurs marocains. » Pour les producteurs de la zone des Niayes, l’Etat devrait se prescrire le devoir de protéger ses propres agriculteurs, ne serait-ce que pour leur permettre de rembourser leurs crédits contractés auprès des banques de la place. Et de ce point de vue, il doit aller dans le sens de mettre un terme aux importations entre les mois d’octobre et de juin, car à cette période, les producteurs locaux peuvent approvisionner correctement le marché. Mbaye SAMB

 Finalement, il n’y a pas eu de crise de l’eau dans la journée

Pourtant, toutes les (mauvaises) conditions étaient réunies pour qu’aient lieu de fortes perturbations sur le système d’alimentation en eau potable de Dakar, Louga et Thiès. Ces localités sont desservies par les conduites du Lac de Guiers. Ce système a été privé d’une bonne partie de sa capacité de production à cause d’un incident sur la ligne haute tension.
En effet, dans la nuit du mercredi au jeudi, vers 02 heures, un poste transformateur a été grillé sur cette ligne appartenant à la Société de Gestion de Manantali (SOGEM) et alimentant des installations de la SENELEC. Elle alimente également l’usine de Keur Momar Sarr. La capacité de production a été réduite.
Des dysfonctionnements commençaient à être notés dans certaines localités de Louga, Thiès et surtout, Rufisque. Si cette situation avait perduré, une véritable crise se serait installée. Dakar allait connaître des perturbations. Le dispositif de crise a été installé. Cela a été le baptême du feu pour SEN’EAU. Le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam a été briefé. En rapport avec la SONES, SEN’EAU a pris les devants en recensant les zones impactées.
Innovation de taille: quinze nouvelles citernes ont été réceptionnées pour être positionnées dans les zones sensibles. Une prise en charge réelle de la situation a été notée autour de la Directrice Générale, Jany Arnal, en coordination avec son homologue de la SONES, Charles Fall.

LETTRE ADRESSEE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE :Le désespoir des 22 notaires issus du concours

http://www.enqueteplus.com/Après sept ans de galère et de désœuvrement, las d’attendre des décrets qui peinent toujours à être pris, le Collectif des 22 notaires issus du concours lance un dernier appel de désespoir. A travers une lettre adressée au président de la République, ils expriment le désespoir qui les gagne de plus en plus.
Un nième cri de détresse ! Dans une lettre ouverte empreinte de tristesse, les jeunes, issus du seul concours de notaire jamais organisé au Sénégal, pleurent encore leur amertume. Par la voix de leur coordonnateur Mansour Diop, ils rappellent leur mal-être au président de la République : ‘’Nous formons la cohorte de la première promotion de notaires recrutés par le biais du seul concours que notre profession ait connu en deux siècles d’existence. Nous sommes les 22 (sur plus de 800 candidats au concours d’entrée) réduits à la présente situation de détresse et d’attente infinie de la signature de nos décrets de nomination.’’
Pourtant, semble expliquer la lettre, après des années de résistance, la chambre a fini par lâcher du lest. Du moins, de façade, soufflent certains membres du collectif, en off. Sur la lettre, il est mentionné : ‘’Après des efforts immenses, nous sommes parvenus à un accord opérationnel à la fois avec notre ordre et notre chancellerie. Il ne nous manque que votre signature pour retrouver l’espoir d’exercer enfin la profession de notre choix et que nous aimons tant.’’
Qu’à cela ne tienne ! Nos interlocuteurs soutiennent que si les 22 en sont arrivés à ce stade, c’est justement parce que la Chambre des notaires du Sénégal a passé son temps à souffler le chaud et le froid, la chancellerie à faire du dilatoire. Ils fondent ainsi leur ultime espoir sur le président de la République, celui-là sur qui repose exclusivement leur sort. ‘’Nous avons l’honneur de vous saisir, en ce moment précis où vous allez présider l’audience solennelle de rentrée des Cours et Tribunaux, pour vous rappeler que nous sommes des vôtres. ‘’Magistrats de l’amiable’’, nous appartenons à la grande famille de la magistrature dont l’une des composantes, le notariat, s’abstient de nous ouvrir ses portes, depuis bientôt sept ans’’, disent-ils, trahissant du coup leur sentiment vis-à-vis de la chambre.

Sept ans de galère et de misère

Ainsi, voilà sept ans de galère et de misère pour ces jeunes, plein de rêves au moment de passer le concours. C’était en 2013. Aminata Touré, alors ministre de la Justice, posait les jalons pour l’éradication d’une injustice qui a duré plusieurs décennies. C’était du moins leur ferme conviction, à l’époque.
En effet, pendant longtemps, la profession de notaire était réservée uniquement à des privilégiés, les enfants et parents de… Cette année-là, Mimi mit fin au monopole, en organisant le concours très prestigieux, pour la première fois de l’histoire du notariat. Beaucoup de jeunes diplômés, compétents, avaient alors postulé pour réaliser leur rêve. Après une rude compétition, 22 ont été retenus sur des centaines de postulants. Ce n’est pas tout. Après avoir brillamment réussi au concours, ils ont été soumis à un stage de 3 ans, conformément à la législation. La finalité devait être, selon eux, l’attribution de charges. Hélas ! La chambre a mis son veto. Prétextant que le marché ne peut supporter 22 nouvelles charges. Pourquoi alors prendre autant de stagiaires, objectent les candidats ?
Pourtant, du temps d’Ismaila Madior Fall, des avancées notoires ont été enregistrées. Il était même question de leur octroyer 10 nouvelles charges, à condition de se regrouper en sociétés civiles professionnelles. Mais, comme à l’accoutumée, les annonces n’ont pas été suivies d’effets. Avec l’arrivée d’un homme du sérail, en la personne de Maitre Malick Sall, les jeunes notaires espéraient enfin voir le bout du tunnel. Ils ont alors rangé les armes de la lutte, devant les promesses fermes du nouveau garde des Sceaux.
Aux dernières nouvelles, les autorités avaient même accepté jusqu’à 20 nouvelles charges, mais ouvertes à des stagiaires non membres du collectif. Mais peu importe, si l’on se fie aux 22. L’essentiel étant qu’eux soient pourvus. Mais depuis lors, rien ne bouge. Comme tout cela n’avait été fait que pour mieux les endormir.
S’appuyant sur le thème de la rentrée solennelle qui porte sur ‘’La lutte contre le terrorisme, un défi pour les Etats africains’’, ils pestent : ‘’Comment ne pas faire le lien entre l’avancée du terrorisme et le désespoir de la jeunesse en proie au chômage ? Nous ne pouvons que nous interroger : comment faire espérer la jeunesse quand même ceux censés être les ‘meilleurs’ ne peuvent réussir à s’insérer dignement ?’’, s’interrogent-ils amers.

‘’Le notariat reste une profession sectaire’’

Ainsi, font-ils savoir au chef de l’Etat, le notariat reste une profession sectaire qui n’admettrait en son sein que les citoyens issus de milieux favorisés. Pour eux, ‘’la situation a tendance à faire acquérir la conviction que, quand on est issu de certains milieux sociaux, on ne peut devenir notaire, quoi que l’on fasse.  La Constitution dont vous êtes le garant proclame pourtant le rejet et l’élimination, sous toutes leurs formes, de l’injustice, des inégalités et des discriminations’’. Mieux, arguent-ils, pendant que le notariat fait de la résistance, d’autres professions libérales, naguère dans la même situation, ont commencé à se démocratiser.
‘’Pendant notre période d’attente et d’incertitude, quatre promotions d’avocats ont, par exemple, effectué leur prestation de serment’’, constatent-ils pour le déplorer. Au président de la République, ils rappellent ainsi son engagement en faveur de l’inclusion : ‘’Elle demeure certes l’un des objectifs phares de votre gouvernance, mais nous vous appelons solennellement à faire en sorte que notre profession devienne : Le notariat de tous. Le notariat pour tous.’’
Pour une population de plus de 15 millions d’habitants, le Sénégal ne compte que 51 notaires, seulement 42 charges. Il faut souligner que l’Etat, pour donner de l’emploi à ces jeunes, n’a besoin que de signer un décret.MOR AMAR

Installations de feux tricolores à Touba : L’ARMP annule un marché de plus de 465 millions

https://www.leral.net/–L’agence de régulation des marchés publics (Armp), a annulé un marché de 465,261 millions FCFA pour l’installation de feux tricolore dans la commune de Touba Mosquée, à cause d’irrégularités qui ont déjà amené le Service régional des marchés publics pôle de Thiès (Srmppt) à opposer son véto, indique Libération. L’attribution de ce marché date du 4 décembre 2019, indique la même source.

Promobile Sénégal traîne en justice Free

https://www.rewmi.com/Promobile Sénégal, détenteur d’une licence d’opérateur téléphonique, se retrouve bloqué par un problème d’accord commercial avec son partenaire MNO Free Sénégal (ex-Tigo) sur les tarifs de cession des produits et services entrainant des reports répétés de son démarrage. Las de cette situation, le Directeur général, Mamadou Mbakiyou Faye, face à la presse, compte saisir les juridictions compétentes.

Contraventions: La gendarmerie encaisse 25 millions par semaine

https://www.seneweb.com/–Les infractions routières rapportent beaucoup d’argent. La gendarmerie récolte chaque semaine 25 millions Fcfa dans les contraventions.
Ces chiffres ont été fournis par le Colonel Pape Diouf, adjoint du Haut commandant chargé des opérations. Cet argent est reversé au Trésor public.
D’ailleurs, la Maréchaussée envisage, selon le journal L’As qui donne la nouvelle,  de créer dans chaque département une Brigade routière.

TERRORISME: LA PRISE EN CHARGE JUDICIAIRE DOIT ÊTRE REPENSÉE PAR LES ETATS (MAGISTRAT)

Dakar, 9 jan (APS) – La présidente du tribunal pour enfants auprès du Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar, Mayé Diouma Diouf Diop a invité jeudi les Etats africains à repenser la prise en charge judiciaire du terrorisme face à l’inefficacité ’’des méthodes extrêmes’’ pour éradiquer le phénomène.
‘’Nombre d’acteurs de la lutte antiterroriste sont d’avis que le recours aux méthodes extrêmes pour l’éradication du terrorisme est inefficace. Il faut dans ce cas repenser la prise en charge judiciaire du terrorisme’’, a-t-elle déclaré.
Madame Diop s’est exprimé ainsi, en prononçant le discours d’usage à l’occasion de l’audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux, pour l’année judiciaire 2020, axée sur le thème ‘’La lutte contre le terrorisme : un défi pour les Etats africains.’’
Selon elle, ‘’la prise en charge judiciaire des infractions à caractère terroriste ou assimilées, suivant les standards internationaux, est un pan important du dispositif de lutte contre le terrorisme’’.
Mais, a-t-elle noté, les méthodes extrêmes actuellement utilisées pour y faire face ‘’constituent (..) le piège dans lequel les terroristes tentent de faire tomber toute société fondée sur le respect des droits humains, c’est-à-dire l’amener à renier ses valeurs fondamentales’’.
Dès lors, elle indique ’’qu’un traitement judiciaire efficient, conforme aux principes de l’État de droit et au respect des droits de la personne humaine, doit obligatoirement s’appliquer’’.
‘’Au demeurant, l’efficacité de la prise en charge passe par un changement de culture et de pratique judiciaire qui nécessite un renforcement des capacités des acteurs, une réforme de nos procédures, notamment des règles d’admission et d’administration de la preuve, mais aussi et surtout le renforcement de la coopération judiciaire et de l’entraide pénale’’, a-t-elle expliqué.
Elle a dans le même sillage mis l’accent sur ‘’nécessité d’un renforcement de capacités des acteurs judiciaire’’, soulignant l’importance de mettre à leur disposition ‘’les outils nécessaires pour relever le défi auquel ils font face en les familiarisant aux principales incriminations prévues par les instruments internationaux’’.
Elle aussi insisté sur la sensibilisation de ces acteurs sur les techniques et mesures pertinentes d’enquêtes, d’investigation et de jugement ’’dans le respect des droits fondamentaux et les garanties du procès équitable’’.
A côté de ces mesures, qui tendent à développer une meilleure culture judiciaire, elle a également préconisé ‘’la mise en place d’une organisation plus efficiente pour connaître des affaires de terrorisme’’.
Selon elle, ‘’au regard de la diversité des moyens susceptibles d’être utilisés et de leur caractère dérogatoire aux règles de droit commun, il est important d’avoir un cadre clair et harmonisé pour la collecte, l’utilisation et l’échange d’éléments de preuve aux fins des poursuites pénales de terroristes présumés’’.
‘‘En outre, les défis complexes posés par le terrorisme requièrent le renforcement de la coopération judiciaire et de l’entraide pénale qui sous leurs formes actuelles ne peuvent pas soutenir efficacement la lutte contre le terrorisme’’, a-t-elle ajouté.
Pour la présidente du tribunal pour enfants auprès du Tribunal de Grande Instance hors classe de Dakar, ‘’il est essentiel de mutualiser les ressources pour lutter plus efficacement contre un phénomène transnational par l’instauration d’équipes d’enquête communes’’.
‘’Cela permettrait de poursuivre les terroristes partout dans le continent et de traiter des dossiers complexes de terrorisme au regard de leur nature transfrontalière accentuée par la porosité de nos frontières’’, selon Mayé Diouma Diouf Diop.
Ainsi elle a proposé, entre autres mesures, ’’l’établissement d’un mandat d’arrêt africain, qui prendrait en compte les spécificités propres à chaque système judicaire et la mise en place du bureau de coordination de la lutte contre le terrorisme de la CEDEAO’’.
De même, elle a sollicité des Etats ‘’une coopération plus étroite instituant des équipes communes d’enquête dotées d’un objectif spécifique avec une échéance prédéfinie à des fins d’enquête judiciaire à l’échelle communautaire voire régionale’’
Aussi, leur demande-t-elle ’’d’accélérer l’entraide judiciaire en uniformisant ‘’autant que possible, les protocoles de demande d’entraide judiciaire, en particulier au sein d’une même région’’.MK/DS/MD

EXPERT: CE QUI CHANGE AVEC LA LOI CRIMINALISANT LE VIOL

http://www.emedia.sn/Alassane Ndiaye, Directeur adjoint à la Direction des affaires criminelles et des grâces, apporte, dans cet entretien accordé à emedia.sn, des éclairages sur la criminalisation du viol.
L’Assemblée nationale a, le 27 décembre 2019, adopté, à l’unanimité, la loi criminalisant le viol, quels sont les changements qui ont été apportés ?
Les innovations de la loi sont un peu nombreuses. Si vous vous rappelez bien, la loi qui est présentement en vigueur punissait le viol d’une peine allant de 5 à 10 ans de prison et le viol, dan ce cas, était un délit et non un crime.
Maintenant, lorsqu’il y a des circonstances aggravantes, la punition changeait un tout petit peu. Avec la nouvelle loi qui vient d’être votée, toutes les infractions liées au viol deviennent des crimes. Le viol qu’on appelait viol simple, qui n’était accompagné d’aucune circonstance aggravante, est maintenant puni d’une peine de réclusion criminelle de 10 à 20 ans. C’est la peine minimale. Les autres cas de viol également sont sanctionnés à des peines de 10 à 20 ans parce qu’avec la nouvelle loi qui vient d’être votée, on a ce qu’on appelle la réclusion criminelle et la détention criminelle.
Maintenant, lorsque l’infraction est commise sur un mineur de 13 ans, c’est toujours la réclusion criminelle de 10 à 20 ans. La chambre criminelle ne peut pas prononcer une peine inférieure à 10 ans dès lors que l’infraction est commise sur une personne vulnérable en raison de son âge ou de son état de santé. Lorsque l’infraction est maintenant suivie de mort ou d’actes de barbarie, là également, c’est la perpétuité. Et la chambre criminelle, même si elle estime qu’elle doit appliquer des circonstances atténuantes, ne peut pas descendre en deçà de 20 ans.
Qu’en est-il sur le plan procédural ?
La procédure également a un peu changé. En matière délictuelle, il est possible pour le procureur, dès lors qu’on lui défère quelqu’un qui est poursuivi pour des faits de viol, de le traduire directement devant le tribunal des flagrants délits. Maintenant, en matière criminelle, l’instruction est obligatoire. Quelqu’un qui est déféré devant le procureur pour des faits de viol, doit impérativement, si le procureur estime de le poursuivre, être présenté à un juge d’instruction qui doit procéder à une information.
Des inquiétudes relatives à cette loi ont été soulevées par certains. Quelles sont les garanties auxquelles le magistrat du siège doit s’entourer pour éviter de commettre une erreur judiciaire, comme condamner un innocent
Il y a trois niveaux de vérification. Après l’enquête, le procureur reçoit un procès-verbal. S’il y a des éléments de preuves, des scellés ou autres on les lui envoie. Le procureur vérifie tous les éléments. S’il y a des indices et des présomptions, le procureur ouvre une information judiciaire. Mais, il peut aussi classer sans suite même s’il s’agit de faits présumés de viol. Si le procureur estime qu’il n’y a pas suffisamment d’indice et de présomption pour poursuivre, il classe sans suite. Rien ne l’oblige à poursuivre s’il n’y a aucun élément qui puisse le permettre de déclencher les poursuites.
Après cette première étape de vérification, le juge d’instruction aussi doit procéder à des vérifications supplémentaires. Il ne doit pas se limiter uniquement sur ce que les enquêteurs lui ont donné. Si le procureur estime même devoir requérir les services d’un expert, le juge doit le faire. Il doit essayer de rassembler tous les éléments de preuves nécessaires pour avoir suffisamment de charge afin de traduire la personne devant la juridiction compétente. Donc, s’il n’y a pas de charge, le juge d’instruction doit prendre ce qu’on appelle une ordonnance de non-lieu. S’il y a des charges, la personne incriminée doit être traduite devant la chambre criminelle. Cette juridiction aussi doit procéder à des vérifications. Là, la procédure est contradictoire. Et la personne poursuivie aura un avocat. S’il n’a pas un avocat, l’Etat lui commet d’office un avocat. S’il estime même pouvoir demander une expertise ou autre, il peut le faire. Parce qu’il arrive même que quelqu’un soit poursuivi devant le tribunal et qui demande à ce qu’on fasse un test ADN. Cela arrive souvent quand il y a viol suivi de grossesse.
Que dites vous à ceux qui soutiennent que tous les hommes sont présentement en sursis car, susceptibles d’être accusé de viol à tout moment ?
Je pense que cela n’a pas changé. Même sans la criminalisation, on pouvait être accusé de viol. Mais, quand une personne croit qu’elle a été gratuitement accusée, atteinte dans sa dignité, son honorabilité, le Code de procédure pénale prévoit une infraction pour dénonciation calomnieuse. Je ne parle même pas de la diffamation. Quand vous êtes accusé d’une infraction, s’il y a une décision de classement sans suite, d’un non-lieu ou d’acquittement, vous pouvez saisir le procureur de la République pour dénonciation calomnieuse. Si on estime que la personne qui avait tenu ces accusations l’avait juste fait dans l’unique but de faire mal, il peut y avoir une condamnation et la personne peut réclamer même des dommages et intérêts. Malgré la criminalisation, personne n’a intérêt d’accuser gratuitement.
Mais nous savions tous que le plus souvent, c’est sur la base de simples déclarations accompagnées de certificat médical que les personnes sont accusées de viol. Or, dans beaucoup de cas, les plaignants se procurent souvent de certificats médicaux de complaisance
Absolument ! Cela peut arriver. Mais, le certificat médical n’est qu’un élément parmi tant d’autres. Le certificat médical ne lie absolument pas le juge. Le certificat médical ne fait que constater. Et ce qu’il constate, il ne l’impute pas à quelqu’un. Quand quelqu’un présente un certificat médical duquel il ressort ce qu’on appelle une défloration hyménale récente ou ancienne, ce n’est qu’une constatation matérielle. On ne lie jamais un certificat médical à un auteur des faits. Le certificat médical est une simple constatation matérielle qui présume qu’il y a un acte ou une pénétration sexuelle qui a été commise sur la personne d’autrui. Mais, cela ne suffit pas pour imputer un quelconque fait à une personne. C’est vrai qu’en matière de viol, souvent, quand quelqu’un est accusé il fait l’objet de poursuite. C’est lié à la nature de l’infraction, mais à la fin, s’il est évident qu’il n’y a pas suffisamment d’éléments de preuves, la personne pourrait être acquittée. Propos recueillis par Aliou DIOUF

DONALD TRUMP RESTE DISPONIBLE POUR LE RENFORCEMENT DE LA COOPÉRATION SÉNÉGALO-AMÉRICAINE (COMMUNIQUÉ)

Dakar, 9 jan (APS) – Donald Trump, recevant les lettres de créance du nouvel ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, a réitéré la disponibilité du gouvernement américain à travailler au renforcement de la coopération entre les deux pays, afin de contribuer à la réussite de la mission de son homologue Macky Sall, dont il a salué le leadership, a-t-on appris jeudi de source diplomatique sénégalaise.
« Le président Donald J. Trump a (…) salué le leadership du président Macky Sall et a aussi remercié l’ambassadeur [sénégalais] tout en l’assurant de la disponibilité de son gouvernement à l’aider dans la réussite de sa mission, pour un renforcement de la coopération entre les deux pays », lit-on dans un communiqué reçu de l’ambassade du Sénégal aux Etats-Unis.
Le nouvel ambassadeur du Sénégal aux Etats-Unis, Mansour Elimane Kane, a présenté mardi dernier ses lettres de créance à Donald Trump.
Selon le texte, M. Kane a évoqué « les directives du chef de l’Etat, Macky Sall », qui lui a confié la mission de « veiller au renforcement de la coopération économique entre les deux pays ».
Macky Sall a également demandé à Mansour Elimane Kane d’ »inciter le secteur privé américain à participer aux projets de développement économique et social du Sénégal », selon la même source.
Elle ajoute que le chef de l’Etat sénégalais a aussi appelé M. Kane à « mettre en œuvre des initiatives qui vont consolider la collaboration entre les autorités des deux pays dans toutes les instances, pour le renforcement de la sécurité mondiale ».SG/BK/ESF

Escalade en Lybie : Qui pour sortir nos migrants de ce guêpier ? Par Boubacar Seye

L’aggravation des tensions militaires en Lybie va sérieusement porter atteinte à la situation  déjà préoccupante des migrants  bloqués dans ce pays.
Aucune autorité politique Africaine ou Européenne n’ a jusqu’ à présent levé la voix ,pour mettre en garde , l’ opinion sur la certitude d’un drame humain de grande envergure ,concernant ces migrants , si le conflit armé tant  redouté , devrait aboutir  à une partition de cet Etat .
L’OIM, plus préoccupée par des fonds que par le sort des migrants, devrait sonner l’alerte pour une prise en compte  en compte de ces milliers d’êtres humains, en situation précaire  et dont la vie serait menacée sans possibilité de secours.
L’Union Européenne a appelé a appelé à l’apaisement et surtout à la démilitarisation du conflit, qui a pris un nouveau visage, depuis que la Turquie a envoyé  des troupes aux côtés du gouvernement de TRIPOLI.
La prise de SYRTE par le gouvernement rival, pourrait évoluer vers la conquête de MISRATA, grande ville où des centaines des centaines de migrants sub-sahariens, refoulés  de la méditerranée, sont toujours en détention, sans oublier les centres de retentions dans la capitale Tripoli et ses environs.
L’organisation internationale de défense, d’orientation et d’intégration de migrants Horizon Sans Frontières alerte l’opinion internationale sur le sort de ces milliers de migrants en situation de détresse et de vulnérabilité entre les mains des factions rivales.Boubacar Seye,Président Horizons Sans frontières

Un remaniement est imminent

https://actusen.sn/Un changement dans l’attelage gouvernemental serait imminent. C’est du moins ce qu’annonce Libération dans sa parution de ce vendredi 10 janvier 2020. Selon le canard, le mouvement va accoucher d’un énorme chamboulement.
“Selon nos informations, Macky Sall va secouer le cocotier. Comprenez que le président de la République va procéder à un réaménagement du gouvernement. Et, vous savez quoi ? Le mouvement, qui est imminent, va accoucher d’un énorme chamboulement. Rendez-vous à un de ces quatre”, écrit Libération.

POUR LA FORMATION DES AVOCATS: Macky Sall dégaine 500 millions de francs CF

https://toutinfo.net/–Le Président de la République et non moins Président du Conseil supérieur de la magistrature Macky Sall a affirmé avoir pris connaissance de la demande exprimée par les magistrats de la Cour suprême pour l’érection d’un nouveau siège.
Dans son allocution à l’occasion de la rentrée des cours et tribunaux, le chef de l’État a rassuré les magistrats de sa volonté de construire de nouveaux locaux pour la haute juridiction.
«Je prends la décision de faire construire un nouveau siège. Nous trouverons un espace approprié à Dakar ou dans la nouvelle ville de Diamniadio si les hauts magistrats souhaitent fréquenter la nouvelle ville », a indiqué Macky Sall, informant que le premier choix porte sur un espace  situé sur la Corniche ouest en face du palais de justice de Dakar.
Le chef de l’Etat a, par ailleurs, profité de l’occasion pour donner des gages sur les difficultés que traverse le Centre de formation judiciaire des avocats.
«Je voudrais  vous donner l’assurance que l’aide de 500 millions Fcfa  destinés à l’édification de l’école des avocats est déjà disponible et le ministère de la Justice les mettra à votre disposition », a-t-il indiqué.
Sur l’aide juridictionnelle promise, Macky Sall a aussi joué la carte de l’assurance sur la disponibilité des fonds qui seront effectifs dès la semaine prochaine.
À noter que ce jeudi le chef de l’Etat, présidait la traditionnelle rentrée solennelle des cours et tribunaux qui avait pour thème : « La lutte contre le terrorisme, un défi des Etats africains ».Badou NGUER

3e mandat: Macky Sall regarde vers Abidjan et Conakry (LC)

https://www.leral.net/-La décision de Macky Sall de briguer un troisième mandat en 2024 pourrait être largement conditionnée par le choix d’Alassane Ouattara de rempiler ou non en 2020, selon la « Lettre du Continent ». Dans son dernier numéro paru mercredi, LC souligne que le président sénégalais suit par ailleurs de près la situation à Conakry, où les ambitions présidentielles d’Alpha Condé suscitent de vives protestations depuis le mois de septembre. Interrogé, le 31 décembre sur le sujet, le président sénégalais a botté en touche se contentant d’un « ni oui, ni non ».

La colère noire du général Niang contre…

https://www.seneweb.com/-Le général Mamadou Niang a piqué, mardi, lors de la réunion de la Commission cellulaire du dialogue politique, une grosse colère. Aussi, il prévient contre toute tentative de dissoudre la commission politique dans le Comité de pilotage du Dialogue national dirigé par Famara Ibrahima Sagna.
« La Commission cellulaire du Dialogue politique est autonome et indépendante. Personne ne peut me faire changer de position. Je n’accepterai aucune modification. Ce que nous faisons, nous le faisons pour le pays », avait-il martelé, rapporte le journal Source A.
Le général Niang n’est pas seul dans son combat. L’opposition, qui le soutiendrait dans sa démarche, menace de quitter la table du Dialogue si les accords actés avec la Commission politique sont remis en cause.
Pour rappel, Famara Ibrahima Sagna avait démenti l’existence d’une quelconque brouille entre le Comité de pilotage du Dialogue national et la Commission politique dirigée par le général Niang.

Manifestation Noo Lank: Le CRD dans les rues demain

http://www.dakarmatin.com/La conférence des leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique a sorti un communiqué pour exprimer sa solidarité au collectif Noo Lank. D’ailleurs, elle compte même prendre part à la grande marche dudit collectif, ce vendredi 10 Janvier, après avoir rencontré le Collectif.
‘’D’ores et déjà, la Conférence des Leaders engage ses partisans à participer massivement à la manifestation du vendredi 10 janvier 2020 à l’appel de la Plateforme « No Lank No Bagn » tout en souhaitant que celle-ci se déroule dans les meilleures conditions de succès, d’ordre et de discipline’’, indique le communiqué

Déthié Fall  » Idrissa Seck n’est pas dans des deals « 

http://www.dakarmatin.com/Le vice-président du parti « Rewmi » est catégorique.  » Ni hier, ni aujourd’hui, ni demain Idrissa Seck ne sera dans un projet de dévolution antidémocratique du pouvoir au Sénégal. Il n’est pas dans des deals et il n’y sera jamais », martèle Déthié Fall, sur le plateau de Soir d’Info.
Réagissant aux accusations de deal soutenues par le journaliste Cheikh Yérim Seck, selon qui Idrissa Seck et Macky Sall sont présentement en contact, le député poursuit:  » quelqu’un ne peut pas faire le choix d’être dans l’opposition alors que le régime a besoin de lui, et qu’on dise qu’il est en train de dealer pour obtenir le pouvoir, par une voie impossible ».
Pour Déthié, son leader demeure plus que jamais sensible aux préoccupations des Sénégalais et il s’attelle en permanence à y apporter les meilleures solutions

Babacar Dione: «le 3ème mandat,un forcing dangereux pour ce pays»

iGFM – (Dakar)  L’affaire du 3ème mandat continue toujours à faire son plein dans la bouche. Le chef de l’État Macky Sall refuse toujours de clarifier s’il compte briguer, ou non, un éventuel troisième mandat. Interpellé sur cette question qui fait débat depuis quelques temps, il a encore répété que c’est prématuré de débattre sur une telle question.
Selon l’analyste politique, Babacar Dione, le Président prévoit ‘’une complicité avec le Conseil Constitutionnel’’. « Ce qui est arrivé lors de la limitation des mandats de 7 à 5 ans peut arriver avec le troisième mandat. Car le Président Macky Sall peut appuyer aussi sur l’approche et la complicité du Conseil constitutionnaliste qui peut valider sa troisième candidature », dixit-il.
Cependant, même si le Président compte sur les brèches laissées par la loi, cette tentative est ‘’une menace grave pour la stabilité du pays’’. Car, selon Babacar Dione, dans la Constitution, il y a une brèche dans laquelle le Président Macky Sall peut ‘’s’engouffrer’’ pour demander un troisième mandat.
A l’en croire, « le président Macky Sall a émis deux hypothèses le 31 décembre lors de son face à face avec les journalistes. Il a dit que si je dis que je serai candidat pour un troisième mandat, les gens vont aussi continuer à marcher. En le disant, Macky pense que c’est une hypothèse possible. Il pense qu’il pourrait annoncer sa prochaine candidature. Il prépare les Sénégalais à la possibilité de se présenter pour une troisième fois. Le fait d’essayer de briguer un troisième mandat est dangereux pour le Sénégal et l’Afrique, même si la Constitution décèle des failles dans la loi de la limitation des mandats. Ce qu’il a dit lors de son discours du 31 décembre me permet de dire qu’il veut dans son esprit un troisième mandat. Mais, ce qui est sûr, s’il a la possibilité de briguer un troisième mandat, il va le faire. Ce qui peut être pire que le 23 juin, d’autant plus qu’il ne veut pas laisser les gens faire des marches », martèle l’analyste politique Babacar Dione.Mariem SALL

Alioune Séne: «Makhtar Cissé, force d’énergie pour le président»

https://senego.com/–Les grandes nations se construisent par les alliances. Telle est la conviction du président du mouvement de défense de la République (M.D.R), Alioune Séne, qui salue le dialogue national initié par le Président Macky Sall.
Dans une note qui nous est parvenue, M. Séne présente ses meilleurs vœux à tous les Sénégalais, le président du M.D.R a magnifié l’engagement et la détermination du ministre de l’Energie et du pétrole, Mouhamadou Makhtar Cissé, aux côtés du patron des « apérétistes ».
« Makhtar Cissé est une force d’énergie pour le président de la République de par sa détermination et son endurance dans l’exécution des grands projets », a-t-il soutenu dans la note.
Ainsi, il estime que les Sénégalais doivent encourager les hommes d’honneur comme Makhtar Cissé qui sont en train de triompher partout où il passe.
Très engagé au côté de la mouvance présidentielle, à Dakar, lors de la présidentielle de février 2019, le petit-fils de Cheikh Baba Coumba Ndiaye, un des illustres cheikhs du vénéré Khadimou Rassoul, est certain que la critique reste la puissance des impuissants.
Cependant, confie-t-il, «le Sénégal est notre navire et nous ne nous laisserons jamais guidés par des individus déraisonnables, pleins de doute. Reconnaissons les meilleurs comme M. Cissé».

Les non-dits du dialogue national Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net/–Le Président de la République en exercice, Macky Sall, a initié le dialogue politique et le dialogue national. En décidant de tenir ces deux rencontres de manière séparée, le chef de l’État a probablement voulu distinguer, voire isoler, les acteurs politiques des autres composantes de la nation sénégalaise. La démarche présidentielle est prisonnière, consciemment ou non, des clivages politiciens traditionnels. Ces conflits ont fini par polluer le jeu politique et les relations entre le pouvoir et son opposition. La majorité subit présentement les conséquences des incohérences de la démarche présidentielle. L’échec du dialogue national se dessine ainsi à l’horizon.
La démarche présidentielle consistant à organiser le dialogue national, d’un côté et de l’autre, le dialogue politique, n’est point sans arrière-pensée politique. C’est un réflexe naturel de gouvernance au Sénégal. Le pouvoir étatique a du mal à composer avec le discours critique de son action et de sa gouvernance par ses adversaires tels que supposés à tort ou à raison. On peut soupçonner le président de la République, initiateur des deux dialogues d’avoir procédé à des calculs politiques en séparent ce qui relève du national et du politique.
Tous les pouvoirs politiques qui se succèdent ont pratiquement nourri un ressentiment identique à chaque fois qu’il est question de dialogue national sur la gouvernance des affaires publiques de la majorité présidentielle du moment. Ils suspectent toujours la présence des adversaires à la table des négociations. Ils sont capables de déranger au plus haut sommet l’État, à ces confrontations.
Cet état d’esprit de méfiance de l’opposant a prévalu au moment des Assises de l’opposition sous le règne du Président de la République, Me Abdoulaye Wade. Ce dernier a invité les citoyens sénégalais à boycotter ces rencontres organisées par ses adversaires, en dépit d’ailleurs de la bonne volonté du président des Assises de placer ces rencontres sous le sceau de l’unité nationale et de la recherche de consensus nationaux pour la reconstruction du Sénégal et le développement. L’esprit suspicieux  de la majorité actuelle a des liens très étroits avec  la démarche du président de la République en exercice tentant de confiner les acteurs politiques acteurs au débat politique. La majorité a ainsi décidé de tenir à côté de ce dialogue politique, un autre dialogue national ouvert et réservé à toutes les composantes socio-professionnelles, à la société civile, aux hommes et femmes politiques du pouvoir et de l’opposition sénégalaise. La volonté politique présidentielle de sortir le dialogue national des griffes des politiques, des clivages partisans est paradoxalement prisonnière du jeu des clivages politiciens et de l’esprit suspicieux du gouvernant. On crée ainsi un faux débat entre le dialogue national et le dialogue politique.
Qu’est ce qui peut relever du dialogue national sans être politique ? Quel sujet serait exclusivement politique sans lien avec l’intérêt national des compatriotes ? Il suffit simplement de prendre l’exemple de l’augmentation du prix de l’électricité pour se faire une idée des liens dialectiques entre une question d’intérêt national et une question d’ordre politique. L’électricité est une question nationale par excellence par son intérêt national. Elle interpelle tous les citoyens. On peut prendre un autre exemple de l’ordre de l’organisation démocratique des élections. Qu’est-ce qui est plus politique ou nationale que la participation libre des électeurs et le respect de la souveraineté du peuple ?
Les questions soumises au dialogue national sont fondamentalement des problématiques politiques. Celles qui touchent au fonctionnement de la démocratie pluraliste, de la gouvernance démocratique et des affaires publiques, sont à la fois nationales et politiques. En enfermant le dialogue (national- politique) dans des logiques politiciennes, la majorité politique ne se doutait guère que ce procédé allait mener à l’impasse. Elle est en train de subir présentement les effets des incohérences de sa démarche politique. La mission du président du Comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna est aussi politique, que la mission du président du dialogue politique, Mamadou Niang. C’est un faux débat que de vouloir opposer le dialogue national au dialogue politique. Les Conclusions des formats devraient engagées le chef de l’État, le pouvoir, son opposition et toutes les couches de la Nation sénégalaise.
Les deux hommes devraient se parler politiquement en sortant du piège de la séparation artificielle d’un dialogue éclaté qui risque d’être contre-productif. Cette frontière imaginaire séparant le national du politique ne peut qu’accentuer les clivages politiciens et isoler davantage les acteurs politiques, singulièrement ceux se réclamant de l’opposition. L’impasse de débat au sujet de   la conduite et des articulations entre le dialogue national et du dialogue politique pourrait produire l’échec des dialogues si les deux responsables du dialogue national et du dialogue politique ne parviennent à surmonter les non-dits de la démarche présidentielle.

L’art de déplacer le problème Par Bacary Domingo MANE

Il veut, par tous les moyens, contenir la houle de contestation dans un océan agité par un quotidien de plus en plus intenable. La hausse des prix de l’électricité, du loyer, du ciment, du carburant et de certaines denrées de première nécessité, a poussé des Sénégalais à jeter aux orties le manteau de la résignation. Depuis l’entrée en scène du mouvement Nio Lank Nio Bangne, le président Sall et son régime sont en train de mettre en place des schémas pour casser la dynamique de mobilisation.
Parmi les stratégies utilisées, il y a celle dite de répression systématique. Elle est mise en branle lorsque des manifestants veulent marcher sur les allées du centre-ville. La police lourdement armée vise les têtes de gondole du mouvement en les violentant, puis les jetant en prison. Son but (stratégie de répression systématique) est d’installer la peur dans le camp des manifestants et les pousser à renoncer à la lutte. Mais le président Sall ne perd pas de vue que cette stratégie de répression systématique trouve ses limites dans la détermination et l’abnégation des manifestants  qui peuvent à tout moment changer de schéma de lutte.  La répression peut s’avérer contreproductive, puisqu’elle  secrète le venin de la radicalisation qui ne fera qu’attiser le feu de la contestation.
C’est pourquoi le président Sall a jugé bon d’utiliser d’autres procédés pour gripper la machine de guerre du peuple, en orientant l’opinion vers des centres d’intérêts où l’adhésion des populations sera plus ou moins acquise. Il s’agit, entre autres, du lancement, le 20 décembre 2019, de la plateforme www.100000logements.com, de la circulaire du 2 janvier du ministre de la santé, du cleaning day du 4 janvier.
Il est fort probable que ces mesures «sociales» ne soient pas étrangères à la colère des populations qui ont du mal à avaler la pilule de la hausse du prix de l’électricité.
La stratégie consistant à faire miroiter un avenir radieux aux Sénégalais avec la possibilité d’acquisition de toit, peut faire des effets. Ici la manipulation consiste à frapper les esprits en mettant dos à dos la hausse de la facture d’électricité et la probabilité d’avoir un logement. Le choix d’un avenir proche est vite fait au détriment d’un présent que l’on préfère sacrifier, en se résignant sur un sort imposé par un Etat «prédateur».
La guerre des statistiques au sujet des inscrits sur la plateforme www.100000logements.com a commencé le jour même du lancement. Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, a révélé qu’il y a eu 10 000 inscrits à minuit, le vendredi coïncidant avec le rassemblement interdit de Nio Lank à la place de l’Indépendance. De larges extraits télévisés sont consacrés à l’événement. De l’avis du Directeur de la construction et de l’habitat, M. Ousmane Wade, il y a eu près de 50 000 inscrits à seulement trois jours après le lancement : «46.034 Sénégalais se sont manifestés et parmi eux, 39.330 (85’4%), sont déclarés éligibles et seuls 6704 (14,6%), déclarés non éligibles», dit-il.
Ce tapage médiatique au sujet de cette plateforme n’est pas fortuit. Le but de cette stratégie est de faire oublier le rassemblement réprimé par la police et d’amener les Sénégalais à baisser la garde en avalant la pilule amère de la hausse. Depuis lors, plus rien ! La clameur s’est dissipée dans le ciel d’un quotidien qui impose sa dure et pénible réalité.
Mais le chapeau du magicien n’a pas encore livré tous ses secrets. Le curseur s’est déplacé sur le terrain de la santé pour capter l’attention des populations dont l’accès aux soins est un véritable casse-tête. Le ministre de la santé, M. Abdoulaye Diouf Sarr, a cru devoir jouer sa symphonie pour entretenir un faux espoir qui risque de se liquéfier sous le soleil des réalités insoutenables des hôpitaux-mouroirs.
Dans l’imagerie populaire «lorsque vous tombez malade sans argent, c’est la mort assurée».Des structures sanitaires manquent de tout jusqu’aux compresses.  Le patient est donc obligé de tout acheter. Comment des hôpitaux qui souffrent de manque d’infrastructures, d’équipements (tels que les plateaux techniques dignes de ce nom) et de logistiques, peuvent mettre en œuvre le plan d’accélération de la prise en charge des urgences, comme l’indique le ministre de la santé dans sa note circulaire du 2 janvier dernier. Il demande aux chefs d’établissements hospitaliers «d’organiser la référence du patient, en cas de non prise en charge, avec la structure où il sera orienté ou le faire en collaboration avec le SAMU». Dans des hôpitaux où il n’y a pas assez d’ambulances, Abdoulaye Diouf Sarr ordonne qu’on n’évacue plus  de patients à bord d’un véhicule autre qu’une ambulance.  Il va jusqu’à faire injonction aux médecins responsable de garde et des services d’accueil des urgences de laisser fonctionnels 24/24h leurs téléphones.
Saupoudrage ! Cette note circulaire vient confirmer les problèmes du secteur  de la santé.  Elle est aussi la preuve que le ministre de tutelle est un homme désarmé qui veut donner l’impression qu’il a une emprise sur  son département. Le service d’urgence dans les hôpitaux est l’arbre qui cache la forêt. Le patient qui arrive se voit prescrire une ordonnance, faute de médicaments dans les services d’urgence, comme c’était le cas  du temps de Abdou Diouf et de Me Wade. Pour dire que cette note circulaire est une farce de mauvais goût qui  a tout l’air d’un instrument de diversion pour calmer un peuple enragé.
La dernière trouvaille, est le cleaning day (journée de la propriété) qui a permis au président Sall d’occuper, durant une demi-journée, une partie du peuple.  Il a réussi, sur ce coup, à imposer son agenda setting. Les médias étaient en mode live pour parler du coup de balaie du couple présidentiel. Les seconds couteaux ont aussi mobilisé des journalistes dans leur localité pour rendre compte de la journée de propriété.  Le cleaning day a réalisé la prouesse de faire «oublier», l’espace d’un week-end, la colère saine exprimée par l’écrasante majorité des Sénégalais contre la hausse injustifiée de la facture d’électricité.
Mais la plateforme www.100000logements.com, la note circulaire du plan d’accélération de la prise en charge des urgences et le cleaning day, ont certes fonctionné comme des  médicaments hypnotiques  pour endormir temporairement un peuple qui a épuisé son crédit de tolérance. Le présentisme et la gadgétisation du discours politique ne sauraient effacer une réalité qui se vit au présent.  De la profondeur abyssale de l’océan, la clameur monte à la surface comme un signal. C’est la force du peuple qui surgit du ciel de l’Histoire.  Gare à ceux qui se mettront en travers de son chemin, le rouleau compresseur avancera et écrasera tout sur son passage. Implacablement, il forcera le barrage pour répondre à l’appel du devoir.  La prophétie se réalisera !dmane@seneplus.com

QUELLE MESURE EFFICACE POUR LE PLEIN REGIME DANS LES HUILERIES ? PAR KADIALY GASSAMA

La politique de substitution aux importations, en dépit des évolutions théoriques apportées par l’apparition de phénomènes économiques nouveaux comme l’économie du numérique ou la conquête de l’espace, constitue toujours un facteur d’entrainement assez efficace pour le développement agricole et industriel dans notre pays. Des pays comme le Brésil, l’Argentine ou le Mexique ont connu un développement industriel fulgurant à partir de l’application de cette politique, surtout que le Sénégal connaît, de nos jours, une amplification appréciable de la classe moyenne, à l’orée de l’exploitation gazière et pétrolière. Au demeurant, le développement industriel constitue un domaine prioritaire dans la phase 2 du PSE.
En effet, Une part plus accrue de la contribution du secteur industriel dans la formation du PIB, amenuise l’exportation des fruits de la croissance et participe, de façon intensive, à l’accumulation interne du capital. C’est dire que les politiques d’autosuffisance et de transformation de produits primaires comme l’arachide pour la production d’huile alimentaire, favorise le développement endogène; L’économie rurale sénégalaise à dominante arachidière, étant une économie intégratrice à vocation industrielle. L’arachide est une culture d’une grande importance économique et stratégique au Sénégal, en ce qu’elle soit une culture à la fois vivrière, commerciale, industrielle, fourragère et fertilisante. En dépit de la concurrence grandissante des autres oléagineux, l’arachide garde toujours des atouts non négligeables, l’huile d’arachide est considérée comme une huile de meilleure qualité pouvant résister aux plus hautes températures.
En 2018, lors de la campagne de commercialisation agricole, il avait été relevé une baisse des prix du kilogramme sur le marché intérieur induite par un important surplus de la production nationale d’arachide sur les besoins de consommation interne. A cette époque, le surplus de production avoisinait cinq cent milles tonnes d’arachide, pour une production exceptionnelle d’un million quatre cent milles tonnes ; Indubitablement, il y avait une mesure de politique économique à prendre pour permettre l’adéquation de l’offre à la demande, en encourageant les exportations en Chine et d’éviter ainsi les méventes ou la baisse drastique des prix défavorables aux producteurs du monde rural.
Aussi, était-il envisagé la suspension de la taxe conjoncturelle à l’exportation sur l’arachide qui était une mesure protectionniste instaurée pour satisfaire, en particulier, les besoins des industries de trituration d’arachide pour la production d’huile alimentaire et d’autres produits dérivés . Il est compréhensible, pour favoriser le développement industriel porteur et l’accumulation subséquente de la valeur ajoutée, de prendre une telle mesure de politique économique, lorsqu’il ne se dégage pas de surplus, à fortiori, quand la production nationale d’arachide reste inférieure aux besoins des industriels et de la consommation diffuse. En instituant la taxe conjoncturelle à l’exportation sur l’arachide avant les années 2018 où les productions d’arachide, peu ou prou, étaient inférieures à neuf cent milles tonnes, l’analyse qui était faite était une analyse en termes d’insuffisance de la production nationale d’arachide, dans l’objectif de décourager, au niveau tarifaire, les exportations de graines, notamment en Chine.

Les risques de sous production de nos usines

En 2019, avec la présente campagne agricole, le monde rural se confronte à une situation inverse par rapport à 2018 où nous constatons une flambée des prix du kilogramme d’arachide dans le marché diffus, avoisinant 350 CFA à 450FCFA à certains endroits, soit plus du double du prix officiel. Cette nouvelle situation est due à deux facteurs cumulatifs : D’une part, la baisse drastique de la production nationale d’arachide cette année, autour probablement de sept cents, à huit cents milles tonnes, soit presque la moitié de la production en 2018.
D’autre part, la montée en flèche de la demande d’importation de la Chine consécutivement à une diminution en 2019 de la production d’arachide dans ce pays et dans le marché mondial. Aujourd’hui en 2019, dans le monde rural, la demande pour les besoins de consommation interne est supérieure ou égale à l’offre nationale d’arachide ,au point de favoriser une hausse sensible des prix avec la demande d’importation des chinois. Bien sur, les paysans vendent aux plus offrants, privant du coup l’approvisionnement des industries locales de trituration en arachide.
La SONACOS est, à la date d’aujourd’hui, à moins de 1000 tonnes de collecte pour ses industries, alors que l’année dernière, à pareille époque, elle était à plus 17000 tonnes, Il en va de même pour les autres industries de trituration. Il est clair que, si aucune mesure de politique fiscale n’est prise allant dans le sens de la restauration de la taxe à l’exportation qui risque d’ailleurs d’être inefficace au vu de l’acuité de la demande locale et internationale sur l’arachide, nos industriels risquent de connaître des situations de sous production et de sous emploi pouvant réduire la croissance et renchérir les prix sur l’huile au Sénégal .
La conjugaison de ces deux facteurs est d’une nuisance assez substantielle pour notre économie, au regard de la flambée prévisionnelle du prix de l’huile d’arachide, toutes choses restant égales par ailleurs, du développement des produits concurrents importés et de la baisse subséquente de l’activité économique globale. L’application de la taxe de 40FCFA à l’exportation sur le kilogramme d’arachide, soit environ 20% du prix officiel de 210 FCFA, qui, au demeurant, sera très en déca du prix sur le marché diffus, était suspendue provisoirement par le gouvernement en 2018, afin d’agir sur la demande et d’infléchir la baisse tendancielle des prix, défavorable au producteur. Il ya lieu non seulement de restaurer la taxe à l’exportation sur l’arachide, mais, d’en augmenter le taux pour que le prix à l’export soit supérieure au prix pratiqué dans le marché diffus , ou, au mieux ,de prendre carrément une mesure d’interdiction temporaire des exportations d’arachide compte tenu de l’intensité de la demande, en attendant des situations plus clémentes d’augmentation de l’offre. En vérité, lorsque, les conditions du marché intérieur et international se modifient, il est naturel pour un gouvernement attentif de procéder à des anticipations pour réorganiser le marché en supprimant les défaillances et de pouvoir ainsi piloter sans péril le navire au gré des vagues,
La vision justement, c’est de faire du secteur agricole et des industries de transformation, le moteur de la croissance dans notre pays, constituant de ce fait, un domaine stratégique à protéger au moyen, entre autres, de la politique fiscale, du contingentement ou de la prohibition à l’import ( pomme de terre , oignons ) ou à l’export (arachide) selon le cas . Or , le secteur agricole et des industries de transformations qui polarisent la majorité du monde du travail au Sénégal ,dépend plus d’aléas climatiques ,en ce qui concerne particulièrement l’arachide ,que toute autre contrainte relevant des surfaces arables, des intrants et de la technologie.
Les campagnes antérieures ont rarement atteint le million de tonnes , sauf en 2018 et 2017 et, dans la plus part des cas, les productions suffisaient à couvrir les besoins intérieurs pour l’auto consommation et pour les industries de transformation .Faut – il rester les bras croisés devant une situation de sous production intérieure et d’insuffisance d’offre en 2019 devant la présence de demandeurs chinois dans notre pays, Que non! Dans un monde où le protectionnisme prend le pas sur le libre échangisme , l’instauration d’une taxe appréciable ou la prohibition des exportations des graines d’arachide dont les intrants sont subventionnés du reste ,reste dérogatoire aux règles de l’OMC; Elle traduit la volonté politique de protéger un secteur hautement sensible pour une croissance endogène et auto centré ;
Toutefois, si les conditions du marché l’exigent , une suspension de la taxe ou la levée de l’interdiction dans le cadre d’un ajustement pourront être envisagées , tout en étant conscient qu’une culture sous pluie essentiellement avec le risque climatique ,est un désavantage comparatif , en attendant une meilleure maitrise de l’eau dans notre pays pour amoindrir l’impact des variables aléatoires dans les processus productifs.Kadialy GASSAMA,Economiste Rue Faidherbe X Pierre Verger Rufisque

Alliance scellée avec Nio Lank, Nio Bagne : Me Abdoulaye Wade veut souffler le chaud et le froid

https://www.xibaaru.sn/–Avec Me Abdoulaye Wade, il faut s’attendre à tout. Il s’est toujours décrit lui-même, comme étant un « homme nuancé ». C’est tout l’homme politique, Me Abdoulaye Wade. Il sait souffler en même temps le chaud et le froid. L’ancien Président de la République, leader du Parti démocratique sénégalais (PDS) soutient le mouvement Nio Lank, Nio Bagne dans son combat contre la hausse des prix de l’électricité et qui réclame en même temps la libération de l’activiste Guy Marius Sagna et ses compagnons détenus.
Alors que ce mouvement se bat depuis plusieurs semaines contre cette hausse des prix de l’électricité, Me Abdoulaye Wade qui s’est toujours gardé de soutenir leur combat, s’est mis tout d’un seul coup à recevoir les opposants les plus radicaux au régime du Président Macky Sall. Le voilà qui apporte maintenant son soutien au mouvement Nio Lank, Nio Bagne dans son combat contre la hausse des prix de l’électricité, et pour la libération de Guy Marius Sagna et consorts. Mille cornues alambiquées, qu’est-ce qui s’est réellement passé pour que Me Abdoulaye Wade se radicalise à nouveau contre le régime du Président Macky Sall, alors que tout le monde présageait que la réconciliation était définitivement scellée entre lui et ce dernier, après leurs retrouvailles lors de l’inauguration de la grande mosquée Massalikoul Jinan, suivies de leur rencontre au Palais de la République.

Bourde au Comité des Droits de l’Homme de l’ONU

Il semble que depuis, beaucoup d’eau, beaucoup d’ancres ont coulé sous le pont. Il y a eu entre temps en effet, ce que l’on peut qualifier l’épisode du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève, durant lequel, la délégation sénégalaise a accepté de se plier aux exigences de cette instance en reconnaissant que les droits de Karim Wade doivent être rétablis. Reconnaissant du coup que le jugement ainsi que la condamnation de Karim Wade par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) étaient tout simplement illégaux.
Evidemment, la délégation sénégalaise avait été très rapidement désavouée par l’Etat, et le Président de la République, Macky Sall avait vite fait de limoger les principaux responsables d’un tel impair. Ce qui n’a été guère rassurant pour Me Abdoulaye Wade dont l’unique combat et l’objectif qu’il a en ce moment, c’est que la justice abandonne toutes poursuites à l’endroit de son fils Karim Wade. Face à la donne, Me Abdoulaye Wade comprend que le pouvoir de Macky Sall, malgré leurs retrouvailles, ne semble pas prêt à lâcher du lest sur le dossier de son fils Karim Wade. Voilà pourquoi, il se radicalise à nouveau. D’ailleurs, ceci veut tout dire à travers les indications de Me Abdoulaye Wade, lorsqu’il prodigue à l’endroit de Nio Lank, Nio bagne que le combat doit aller au-delà de la revendication contre la hausse des prix de l’électricité, et pour a libération de Guy Marius Sagna et compagnie. Me Abdoulaye Wade compte bien se servir de ce mouvement qui compte de plus en plus d’adhésions, pour que soit intégré dans sa plateforme revendicative, la réhabilitation de son fils Karim Wade.La rédaction de Xibaaru

Aucune loi ne peut restreindre la liberté de manifestation le vendredi et le dimanche Par Seybani Sougou

Toute loi visant à restreindre la liberté de manifestation les vendredi et dimanche est inconstitutionnelle
Les dispositions de larticle 1er de la Constitution sénégalaise sont claires « La République du Sénégal est laïque. Elle assure légalité devant la loi de tous les citoyens, et respecte toutes les croyances ». Les propos loufoques et ahurissants du Président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar, Aymérou Gningue relatifs à une proposition de loi pour interdire les marches les jours de vendredi après-midi et les dimanches matin « pour un motif religieux, lié à lexercice du culte » sont dune extrême gravité. Toute proposition de loi dont le soubassement est religieux, visant à restreindre la liberté de manifestation le vendredi ou le dimanche constitue une atteinte grave et intolérable au principe au laïcité et une violation flagrante dune disposition fondamentale de la Charte suprême (article 1er). Lignoble tentative de manipulation du sentiment religieux dune partie de la communauté nationale (musulmans et chrétiens), en vue daccomplir une forfaiture juridique constitue un horrible attentat contre la démocratie sénégalaise pour reprendre lexpression de Moustapha Diakhaté (un partisan du régime qui semble désormais faire preuve de lucidité). Opposer la liberté de manifestation (une liberté fondamentale) garantie par la Constitution (articles 8 et 10) à lexercice du droit de culte (article 24) est un acte de pure folie. Au demeurant, une telle proposition de loi abjecte et scélérate, serait illégale et extrêmement dangereuse puisquelle vise à saper les fondements de lunité nationale et à dresser les communautés les unes contre les autres (lexercice du droit de culte contre la liberté de manifestation).
Dans larrêt n°41 du 28/6/2018, Eglise du Christianisme Céleste « Paroisse Jehovah Elyon » contre Etat du Sénégal, la chambre administrative de la Cour Suprême a précisé que la liberté de culte doit être protégée, si besoin, avec le concours des forces de sécurité. La Cour suprême a annulé larrêté n°27/P/D/DK du 26 janvier 2017 du Préfet du Département de Dakar qui ordonnait la fermeture de lEglise, soulignant que les actes de malveillance dont léglise avait fait lobjet le 28 novembre 2016 ne sauraient, en raison de leur caractère isolé, justifier la fermeture de ce lieu de culte. La Cour suprême a précisé quil incombait à lautorité de garantir aux citoyens lexercice paisible du culte en ayant recours, au besoin, aux forces de sécurité (garantir le bon ordre et la tranquillité ne justifie pas une mesure de police qui porte atteinte à une liberté fondamentale). Que nul nen ignore : toute loi visant à restreindre pour des motifs religieux la liberté de manifestation le vendredi (après-midi) et le dimanche (matin) est inconstitutionnelle (la République est laïque). Non seulement une telle loi serait inconstitutionnelle, mais qui plus est, elle serait dune absurdité confondante. Au fait, pendant quon y est, pourquoi ne pas interdire des manifestations pacifiques le lundi pour ne pas gêner les païens, et les animistes ? Pourquoi ne pas interdire les marches le mardi pour ne pas gêner les commerçants de Sandaga et le mercredi pour ne pas gêner les habitants à proximité de la place de lObélisque ? Pourquoi ne pas modifier la Constitution et préciser que les marches ne seront autorisées que le Jeudi ? On voit bien jusquoù un tel raisonnement par labsurde peut mener. Que ce soit clair, les citoyens sénégalais continueront à exercer, du lundi au dimanche, sur toute létendue du territoire national, la liberté de manifestation garantie par la Constitution (articles 8 et 10) et par larticle 14 de la loi n° 7802 du 29 janvier 1978. Cest aux citoyens, et à eux seuls, de déterminer, en toute liberté, du lundi au dimanche, de lopportunité de la tenue dune manifestation, du jour, de la date, de lhoraire et du lieu de ladite manifestation. Tant que le Sénégal sera une République, une telle loi abjecte, scélérate, et attentatoire à la liberté des citoyens ne sera jamais votée et promulguée.

Cest une ligne rouge à ne pas franchir par ce régime liberticide.

De 2011 à 2019, une jurisprudence constante de la Cour suprême a neutralisé larrêté « Ousmane Ngom »
Dans une contribution en date du 08 décembre 2019, intitulée « Arrestation de Guy Marius : Larrêté dinterdiction du Préfet de Dakar est illégal et encourt lannulation », je précisais que contrairement à une opinion répandue, et martelée par les partisans du régime, larrêté n°7580 du 20 juillet 2011 dit arrêté « Ousmane NGOM », ne constitue aucun obstacle pour la tenue dune manifestation dans certains périmètres du centre-ville. Jaffirmais avec force que la Cour suprême ne raisonnait jamais en fonction de « larrêté Ousmane NGOM », mais appréciait les recours en annulation des interdictions de manifester, suivant 2 textes précis : larticle 10 de la Constitution et larticle 14 de la loi n°7802 du 29 janvier 1978. En effet, de 2011 jusquà 2019, une jurisprudence constante de la Cour suprême frappe de nullité, tout arrêté du Préfet interdisant un rassemblement pacifique, invoquant, soit le risque datteinte à la libre circulation des biens et des personnes, soit le risque dentrave à la continuité du service public, soit le risque de trouble à lordre public, sans justifier lindisponibilité ou linsuffisance des forces de sécurité pour y remédier ». Un document officiel de la Cour suprême, de 48 pages, intitulé « la jurisprudence sénégalaise en matière de protection des droits et des libertés » écrit par le Juge Adama NDiaye de la chambre administrative clôt le débat sur la question. A la page 27 du document, il est écrit noir sur blanc que la « Cour suprême naccepte largument de linterdiction pour menaces réelles de troubles à lordre public, que sil est prouvé quil y a indisponibilité de forces de sécurité nécessaires à garantir lexercice de cette liberté ». Dans larrêt n°19 du 23 mai 2019, Assane Ba, Birane Barry et Djiby Ndiaye c/ Etat du Sénégal, la Cour suprême a annulé larrêté n°0305 du 31 août 2018 du Préfet du département de Dakar interdisant un sit-in devant les locaux du ministère de lIntérieur, invoquant larrêté dit « Ousmane Ngom » qui interdit toute manifestation dans le périmètre du centre-ville. Avec cet arrêt n°19, la Cour suprême a neutralisé, de fait, larrêté « Ousmane NGOM », sans même avoir besoin de se prononcer sur son abrogation, considérant que les dispositions de larticle 10 la Constitution et de larticle 14 de la loi n°7802 du 29 janvier 1978 suffisaient largement pour annuler larrêté du Préfet. Que larrêté dit Ousmane NGOM soit abrogé ou pas nempêche pas que les arrêtés du Préfet soient annulés. De 2011 à 2019, la Cour suprême a annulé 3 arrêtés du Préfet, dont le dernier en 2018, invoquait justement larrêté « Ousmane NGom ». La jurisprudence de la Cour suprême est invariablement la même : pour interdire une réunion, lautorité administrative quel que soit le motif invoqué, doit justifier linsuffisance ou lindisponibilité de forces de sécurité. Il ne sagit pas dune faculté, mais dune obligation légale (loi n°7802 du 29 janvier 1978).

Une leçon de droit au « Docteur » en Droit public, Mounirou SY,

Dans un article récent, intitulé « Le droit et la politique au Sénégal : un camaïeu infernal », Mounirou Sy, « Docteur » en Droit public écrit : « Une loi, appelée Ousmane Ngom, a été prise pour interdire lexercice du droit de la liberté de manifestation dans certains espaces parmi lesquels les abords du Palais de la République ». En lisant ce paragraphe, on se demande si on a affaire à un étudiant en première année de droit, tant la bévue est énorme. Primo, Il nexiste pas une loi « Ousmane NGOM », mais un arrêté n°7580 du 20 juillet 2011, dit arrêté Ousmane NGOM. Secundo, en droit une loi na pas la même signification quun arrêté. La loi est une norme générale et impersonnelle, elle est adoptée par le Parlement selon la procédure législative et promulguée par le Président de la République. Un arrêté est un acte administratif, à portée générale ou individuelle, émanant dune autorité ministérielle (arrêté ministériel ou interministériel) ou d’une autre autorité (par exemple, arrêté préfectoral, municipal). Un « Docteur » en Droit public, Conseiller spécial au Secrétariat Général du Gouvernement peut-il à ce point méconnaître le sens des mots et la hiérarchie des normes ? Méfions-nous de certains titres qui sonnent faux !

Conclusion :

Dans le document intitulé « La jurisprudence sénégalaise en matière de protection des droits et libertés », le magistrat de la Cour suprême Adama NDiaye, concluait en ces termes « A lanalyse de la jurisprudence sénégalaise sur la protection des droits et libertés, lon ne peut sempêcher de conclure que la Cour suprême est devenue un vaste cimetière des décisions administratives prises en toute violation de la loi ».
Les mots sont crus et sonnent justes : La Cour suprême est un vaste cimetière des décisions prises en toute violation de la loi. Le drame, cest que la Haute Juridiction elle-même, néchappe pas aux déviances quelle dénonce, violant à plusieurs reprises la loi quelle est censée faire respecter et nassumant pas son rôle éminent de protection des libertés individuelles et collectives. Après le juge Abdourahmane DIOUF, Président de la chambre criminelle de la Cour suprême qui confirmait dans un document rendu public dune haute portée juridique, intitulé « Doctrine » que « le rabat darrêt était suspensif », cest maintenant au tour dAdama NDiaye, un autre Juge de la Cour suprême, de confirmer de manière claire, nette et définitive que le rabat darrêt est suspensif (voir page 30 – jurisprudence sénégalaise sur la protection des droits et libertés)
Diantre, pourquoi la Cour suprême a-t-elle violé les droits de Khalifa SALL et cautionné linvalidation illégale de sa candidature en 2019 par le Conseil Constitutionnel ? Cest la question à laquelle la Cour suprême devra forcément répondre un jour ou lautre.Seybani SOUGOU E-mail : sougouparis@yahoo.fr

Dg du Fonsis: Pape Demba à fond sur des projets

https://www.lequotidien.sn/Le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), malgré son jeune âge, commence à se faire une place au soleil. Créé en 2013, cet instrument de financement dispose d’un portefeuille diversifié autour de plusieurs secteurs. A fin 2019, le Fonds comptabilise une vingtaine de filiales et participations concernant tous les secteurs économiques adressés par le Plan Sénégal émergent (Pse). Mais à l’instar de beaucoup de fonds, le Fonsis a du mal à trouver des projets dans lesquels investir. Dans cet entretien qu’il a accordé au journal Le Quotidien, son directeur général, Pape Demba Diallo, explique que «ce que beaucoup appellent projet n’est souvent qu’une idée de projet».
Le Fonsis a presque 6 ou bientôt 7 ans parce que, si je ne me trompe pas, il a été créé en 2013. Est-ce les acteurs économiques con­naissent bien sa mission ?
C’est une question difficile dans le sens où d’abord pour pouvoir dire qu’on est connu ou pas, il faut mesurer. On n’a pas encore fait un sondage de notoriété pour savoir si le Fonsis est connu et ensuite au-delà de notre connaissance, si les gens connaissent nos missions. Donc, c’est difficile de dire oui ou non. Mais on peut penser que même s’il y a une connaissance, elle n’est pas suffisante parce que 6 ans dans la vie d’une nouvelle institution c’est peu. En termes de date de création, le Fonsis est une institution nouvelle et son orientation est aussi nouvelle. Les gens peuvent connaître le nom Fonsis. Beaucoup de Sénégalais le connaissent, mais ce que nous faisons, les missions exactes de Fonsis peuvent ne pas être connues. C’est pourquoi d’ailleurs nous avons dans notre plan stratégique et surtout dans le budget de cette année (2020) un axe de travail assez important qui est de nous rapprocher de nos parties prenantes pour bien comprendre leurs attentes et leur faire savoir ce que nous faisons. Et lorsqu’on dit les parties prenantes, la presse en fait partie, la population en fait partie, le secteur privé, le secteur public comme les ministères et les différents démembrements de l’Etat. Donc, nous pensons que dans un certain cercle, nous sommes assez connus. Au niveau international, dans le cercle des fonds souverains, le Fonsis est connu. Dans le cercle de nos partenaires au développement, beaucoup connaissent le Fonsis et l’inventivité ou la créativité dont nous avons fait preuve pour mettre en œuvre certains de nos projets sont des exemples qui sont donnés à l’international.
Vous l’avez dit, vous êtes connus à travers votre créativité et les projets que vous êtes en train de mettre en œuvre. Combien ont été mis en œuvre ?
A fin 2019, nous en sommes à 20 filiales et participations. Ce que nous appelons filiale, c’est une entreprise où le Fonsis est majoritaire. Et une participation, c’est une entreprise où le Fonsis détient moins de 50%. Donc à fin 2019, nous en sommes à 20 et ça pourrait être 21 d’ici la fin de l’année (l’entretien a été réalisé le jeudi 26 décembre 2019 : Ndlr). Il y a une dernière opération que nous sommes en train de clôturer.
Les projets concernent quels secteurs ?
Ça concerne tous les secteurs de l’économie adressés par le Plan Sénégal émergent. Nous avons le secteur de l’industrie pharmaceutique qui touche un peu au secteur de la santé, il y a des projets qui concernent l’énergie, des Pme qui sont dans plusieurs domaines, notamment la transformation, l’agriculture, les infrastructures. Nous avons aussi des projets dans le secteur financier. En effet, le Fonsis investit dans des fonds d’investissement qui s’adressent aux Pme. Donc là, nous entrons dans des structures comme Teranga capital, dont nous détenons à peu près le quart du capital et qui à son tour investit dans les Pme. Voilà les 7 secteurs majeurs dans lesquels nous sommes. Sur l’énergie, nous avons 4 participations, notamment Senergy qui était l’une des premières centrales solaires au Sénégal à sa mise en production et la plus grande en Afrique de l’Ouest en 2017. Elle a été un exemple où le Fonsis a eu à participer à une réforme autour des contrats de production indépendante d’énergie. En effet, il fallait adapter les contrats existants au profil d’investissement d’une centrale solaire afin d’en financer l’investissement. Nous avons pu travailler avec les différents acteurs au niveau de l’Administration (les ministères en charge des Finances et de l’Energie, la Crse, Senelec) pour apporter ces évolutions. Par la suite, d’autres centrales ont été développées rapidement, entre autres Ten Mérina (30 Mw) dans laquelle nous détenons une participation, ainsi que les centrales Kahone et Kaël (25 Mw et 35 Mw) qui font partie du programme «Scaling solar».
Le secteur énergétique occupe une place centrale dans votre portefeuille, mais aujourd’hui le principal problème auquel la Senelec est confrontée est le stockage. Et c’est à cause de ce problème que le Sénégal exporte de l’électricité vers la Gambie et d’autres pays. Est-ce que le Fonsis est prêt à accompagner la société pour qu’elle puisse le résoudre ?
Ce qu’il faut voir c’est que le profil de demande de l’électricité de notre pays c’est un profil de pays en développement. La demande est plus importante entre 20 et 23 heures, alors que dans les pays où il y a beaucoup d’activités industrielles, la demande se situe plutôt dans la journée. Au Sénégal, nous avons un excès de production que Senelec exporte vers les autres pays. Actuellement, dans le cadre de la coopération et des projets de Senelec, des projets de stockage sont en étude. Cependant, il s’agit plus de solution de soutien de réseau que de stockage de l’excès d’énergie de la journée et sa redistribution la nuit. Le Fonsis est impliqué dans ces projets ainsi que dans d’autres de stockage privés et industriels.
Quels sont les projets qui ont fait l’objet de décaissement avec cette vingtaine dont vous avez fait état ?
Quasiment tous les projets ont fait l’objet de décaissement. A date, nous avons 102 opérations majeures et nous avons décaissé en 2019 à peu près 3 milliards 500 millions de francs Cfa pour le moment. Et il se pourrait que ces 3,5 milliards, d’ici lundi (30 décembre 2019), passent à 8 milliards. Nous avons en effet deux opérations importantes qui, si elles sont finalisées, nous feront faire un décaissement qui nous ferait atteindre 8 milliards pour l’année 2019. Depuis la création du Fonsis, cela nous fait environ 20 milliards de francs Cfa décaissés.
Peut-on avoir une idée du nombre d’emplois créés ?
La création d’emplois est un sujet très important effectivement. C’est un point central d’autant plus que notre pays est très jeune. Je pense que dans nos familles, nous avons des frères, des sœurs qui cherchent de l’emploi soit qualifié ou non. Donc, avec les nouvelles filiales et les participations de 2019, nous projetons de créer 700 emplois. Depuis la création du Fonsis, ça fait à peu près 2 200 emplois qu’on devrait avoir créé.
Des emplois directs ou indirects ?
Directs et indirects. Une de nos missions est de créer de l’emploi. C’est pourquoi le financement des Pme et des grandes entreprises est important. Le Fonsis est un fonds qui investit dans des fonds qui financent des Pme qui sont les meilleures sources de création d’emplois. Mais ces petites entreprises ont besoin d’entreprises un peu plus grandes, des têtes de pont, pour les faire vivre. C’est cet écosystème d’entreprises mis en place qui permet la création et le renforcement de chaînes de valeurs. Donc l’année prochaine, le Fonsis va beaucoup insister sur l’investissement dans ces têtes de pont de chaînes de valeurs qui seront les clients des petites Pme. Lorsqu’on regarde l’exemple de la vallée, ce sera d’investir dans des industries de transformation, les faire grossir pour pouvoir créer de l’activité pour des entreprises plus petites. Lorsqu’on regarde le domaine de la transformation laitière, c’est de pouvoir investir pour faire grossir des unités déjà existantes de transformation laitière qui, à leur tour, pourront faire travailler des Pme familiales ou des Pme de femmes ou de jeunes (Gie) qui sont dans la production de lait. Par exemple, lorsqu’on parle de chaîne de valeurs, nous avons une filiale Sogenas (Société de génétique animale du Sénégal : Ndlr)  qui produit des métisses donnant plus de lait et qui sont très faciles à entretenir. Donc, on a en amont la production de métisses qui sont vendues à ces petites entreprises-là qui, à leur tour, ont un client dans la transformation laitière dans laquelle nous avons investi. C’est ça la logique que nous aurons et qui permettra de créer beaucoup d’emplois stables.
Par rapport à 2018, est-ce que le bilan de 2019 peut être jugé positif ?
Complétement, car chaque année nous apprenons encore plus, nous acquérons beaucoup plus d’expérience et l’environnement en face de nous comprend mieux comment nous fonctionnons. Nous sommes un instrument de l’Etat et les structures de l’Etat, chaque année, apprennent mieux comment utiliser cet instrument qui est à leur disposition. On a un effet positif de l’acquisition d’expériences, de notoriété et de connaissance de la part de nos partenaires qui, en fait, nous sollicitent encore plus. 2019 a été une année où nous avons pu démarrer et consolider des projets dans des secteurs sociaux comme la santé, une année où nous avons joué le rôle de bras armé privé pour l’Etat dans le cadre de la participation du secteur privé dans certains projets importants. Donc, nous avons négocié et pris des parts pour le secteur privé. On porte ces parts pour pouvoir après les céder au secteur privé. Donc 2019 a pu matérialiser quasiment chaque point des missions du Fonsis.
2019 est également une année où nous devions entendre le Fonsis inaugurer des projets, lancer de nouveaux projets. Mais on n’a pas tellement entendu le Fonsis en 2019. Pourquoi ?
On a inauguré en début d’année Parenterus. Nous avons commencé les travaux de l’hôpital Mathlaboul Fawzaïni de Touba sans événementiel. On livrera Mathlaboul Fawzaïni en septembre 2020, avant le Magal. Il y a eu la visite du ministre de la Santé qui a permis aux gens de se rendre compte de ce que nous sommes en train de faire. Nous avons aussi inauguré un certain nombre de structures qui sont des financements de nos instruments. Par exemple : Db foods, une rizerie au Nord du Sénégal au mois d’août 2019, financée par le fonds Pme Saed, et Lysa & Co dont la nouvelle usine a été inaugurée en novembre, financée par Teranga capital dans laquelle nous sommes. Nous allons de plus en plus vers une politique où on aura moins d’événements, sinon avec le nombre d’investissements que nous ferons, il y en aurait trop. Nous avons aussi des investissements pour lesquels il n’y a pas d’événement à organiser, par exemple lorsque nous signons un investissement dans une entreprise comme La Vivrière. On fait une signature et le travail commence. Au début, il fallait peut-être avoir des inaugurations. Maintenant, ce sur quoi nous insistons, c’est la multiplication des opérations. Notre orientation est de concentrer notre énergie sur le fait de faire les opérations, le fait de communiquer vers les parties prenantes comme la presse qui peut relayer réellement ce que nous faisons et peut-être nous ferons des inaugurations et des poses de première pierre qui sont emblématiques ou qui représentent quelque chose.
Dans le projet de Mathlaboul Fawzaïni, vous y êtes avec quelle partie prenante ?
Avec le ministère de la Santé et l’hôpital lui-même. C’est un Ppp (Partenariat public privé : Ndlr) où nous construisons et mettons à la disposition de l’hôpital cette extension qui est quasiment un nouveau hôpital, parce qu’il y a 132 lits, six blocs opératoires. Je pense que ce sera l’une des plus grandes réanimations au Sénégal en termes de nombre de lits. Il comprendra une Station de traitement des eaux usées (Step). Nous modernisons aussi l’infrastructure digitale, télécoms et informatique avec de la fibre optique qui ceinture l’hôpital. C’est donc un projet très complet.
Dans le cadre du Pap 2 du Pse, que prévoit le Fonsis ?
Le Plan d’actions prioritaires (Pap 2), qui vient de commencer, c’est l’essentiel des investissements qui seront portés par le privé. Donc, nous aurons plus de projets purement privés. Actuellement, nous sommes en train d’étudier avec les privés un certain nombre de projets. Nous avons une pipe d’à peu près 54 projets qui sont en étude approfondie. Lorsqu’on regarde le montant des projets dans lesquels nous devons investir, ce n’est pas loin de 200 millions de dollars, soit environ 100 milliards de francs Cfa. Nous sommes autour de 200 millions de dollars pour la quote-part que le Fonsis doit donner. Et il faut savoir que le Fonsis est sur un effet de levier minimal de 1 pour 10. Cela veut dire que sur les 100 milliards que nous devons sortir, ce seront des projets de l’ordre de 1 400 à 1 500 milliards, si on garde l’effet de levier. Nous sommes en train de mettre en place le Fonds d’amorçage, dont la mission est de faire les études de projet, comme ce que nous avons fait dans Scaling solar : avec un privé, nous avons pris le projet, nous l’avons étudié jusqu’au bout et nous sommes partis chercher des partenaires techniques et financiers pour la mise en œuvre des centrales Kahone et Kaël. Nous sommes en train de le faire dans l’aquaculture, ça avance très bien. Le Fonds d’amorçage va accompagner en amont tous les projets de l’Etat qui peuvent être mis en œuvre dans le cadre d’un contrat Ppp. Ce sera une des contributions du Fonsis au Pap 2.
Nous sommes en train de mettre en place un Fonds Pme de 100 millions d’euros qui va investir dans les Pme. Nous avons déjà sécurisé à peu près 30 millions d’euros sur les 100. On pense qu’en avril-mai, on aura fini de sécuriser au moins la moitié et on commencera à faire les investissements. C’est ce que nous faisons dans le cadre du Pap 2 : développer le secteur privé en mobilisant l’investissement privé. Notre intervention dans le Pap 2, c’est aussi voir comment nous pouvons mettre en œuvre des infrastructures sociales en trouvant des mécanismes de financement qui ne soient pas le budget de l’Etat. Par exemple, c’est construire une infrastructure sociale, mais en faisant à côté une infrastructure commerciale dont les revenus de location peuvent la financer. C’est le cas d’un projet dont nous parlerons peut-être dans un ou deux mois. Donc le Pap 2, pour nous le Fonsis, c’est vraiment un mode de mise en œuvre des projets du Pse. Une phase du Pse où le Fonsis aura un rôle extrêmement important à jouer, en collaboration avec le ministère de l’Economie, du plan et de la coopération, qui a mis en place à son niveau une direction des Ppp avec qui nous travaillons tous les jours.
Dans deux, voire trois ans, le Sénégal va normalement se lancer dans l’exploitation du pétrole et du gaz. Quel rôle va jouer le Fonsis pour accompagner le privé national ?
Au niveau de l’exploitation du pétrole et du gaz, le Fonsis va jouer deux rôles. D’abord, nous avons un rôle dans ce que nous appelons le contenu local. Le contenu local, c’est de faire en sorte qu’un certain nombre de services soient exécutés par des entreprises à capital sénégalais. Le Fonsis, dans sa mission classique d’accompagnement du secteur privé, là je parle du fonds stratégique, va co-investir et accompagner aux côtés de l’Etat le secteur privé pour son développement : investir avec eux, être catalyseur et peut-être sortir du capital et les laisser continuer leur projet. Tout ça, c’est la mission que nous allons jouer dans le cadre du contenu local. Ensuite, nous avons la mise en place du fonds générationnel. Ce fonds va recueillir une partie des recettes du pétrole et du gaz. Donc c’est le Fonsis qui, en tant que gestionnaire de fonds, va le gérer. En effet, lorsqu’on parle de fonds d’investissement, nous avons le fonds lui-même qui est une structure juridique et nous avons le gestionnaire du fonds. Ici, le Fonsis aura à faire une mutation institutionnelle, parce qu’actuellement le fonds et le gestionnaire du fonds sont confondus. Donc, on va séparer le fonds stratégique du gestionnaire de fonds qui aura aussi en charge le Fonds intergénérationnel.
Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en dehors du pétrole et du gaz, la loi de création du Fonsis spécifiait que sur les bénéfices du Fonsis, 10% devraient aller au Fonds intergénérationnel. Donc, même si on n’avait pas de pétrole et de gaz, ce Fonds intergénérationnel allait être créé. Pour revenir sur le pétrole et le gaz, le Fonds stratégique va accompagner les privés dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de contenu local en tant qu’investisseur et catalyseur et le Fonds intergénérationnel va faire son travail de placement d’investissement d’une partie des recettes du pétrole et du gaz pour les générations futures. J’ai parlé plus haut de fonds d’investissement en distinguant le fonds lui-même et le gestionnaire. Chaque fonds d’investissement aura son comité d’investissement qui décide des investissements à faire. Le Fonds stratégique aura son comité d’investissement, le Fonds intergénérationnel aura son comité d’investissement et une philosophie d’investissement différente.
Est-ce que vous avez commencé à faire des bénéfices ?
C’est trop tôt. La chose la plus difficile pour les fonds, c’est de trouver des projets dans lesquels investir. C’est le premier besoin. Nous recevons beaucoup de fonds d’investissement ou nous allons dans des événements organisés par de grands fonds qui ont énormément d’argent, mais qui ne trouvent pas de projets dans lesquels investir. C’est pourquoi le Fonds d’amorçage que j’ai évoqué est prêt. Ce que beaucoup appellent projet n’est souvent qu’une idée de projet. Le Fonsis, quand nous sommes arrivés, on nous a soumis beaucoup d’idées de projet sur lesquelles il fallait qu’on travaille avec le partenaire privé, qu’on l’accompagne, qu’on retravaille le tout pour en faire un projet qui peut être mis en œuvre. Et donc, nous avons passé un certain nombre d’années, deux ans à peu près, à retravailler les projets. Jusqu’à présent, nous avons cet aspect d’accompagnement qui justifie le Fonds d’amorçage cité plus haut. A titre d’exemple, l’usine Parenterus qui a été construite sur deux ans doit avoir une période de validation de son produit, parce que c’est la santé. On peut investir à l’année N et commencer à avoir des revenus 3 ans après. Donc, un fonds d’investissements stratégiques est un instrument qui voit sur le long terme. Je pense que concernant le Fonsis, ce qui est clair c’est qu’il n’était pas prévu qu’on fasse des bénéfices sur les premières années. Ce qu’on veut plutôt, c’est que les entreprises dans lesquelles nous investissons soient rentables et créent des emplois.

«PROTOCOLE DE REUBEUSSE»: NOUS SOMMES TOUS COUPABLE par Mody Niang

Ces derniers jours, la nébuleuse affaire du « Protocole de Reubeusse » a été remontée en surface. J’ai consacré plusieurs contributions à cette affaire, contributions qui m’ont valu les pires injures. Les inconditionnels des différents protagonistes n’ont même pas hésité à m’accuser de nourrir une haine sourde contre leurs mentors mis en cause dans cette affaire. Qu’est-ce qui pourrait expliquer cette haine, si haine il y a ? J’ai rencontré et serré la main une seule fois, et le même jour, aux deux principaux protagonistes. Le sentiment qui m’habite, les concernant, est tout autre. Ils nous ont gouvernés et, pendant plusieurs années, des accusations particulièrement graves ont été portées contre eux, accusations relatives en particulier à des montants importants de nos maigres deniers publics, qui seraient planqués quelque part, certainement dans des paradis fiscaux[1]. Les montants annoncés çà et là sont si importants qu’il est incompréhensible et répréhensible que nous (classe politique, société civile,  justice, chefs religieux, etc.) soyons restés indifférents, comme si rien ne s’était pas passé vraiment. Or, tout indique, aujourd’hui, que le « Protocole de Reubeusse » est avéré.
L’ancien Président Senghor aimait à rappeler que « quand on fait l’historique d’un problème, on l’a à moitié résolu ». Je vais essayer donc de faire au lecteur l’historique que je sais de ce fameux ‘’Protocole’’. Tout serait apparemment parti de l’autre affaire, celle dite des ‘’Chantiers de Thiès’’, pour laquelle l’un des protagonistes serait mis  en prison. En réalité, les « Chantiers de Thiès » n’étaient qu’un prétexte commode pour l’obliger à rendre gorge. C’est de la « Citadelle du silence » que serait parti le fameux ‘’Protocole’’ qui se passait de bouche à oreille, avec un immense ‘’butin’’ qu’on a voulu nous faire passer pour une vue de l’esprit. Je gagnerai du temps sur tout ce qui a été dit et écrit sur ce fameux « butin » et ses multiples ramifications. Je m’appesantirai, par contre, sur « Le Protocole de Reubeusse », dont l’un des protagonistes nie jusqu’à l’existence. Il oublie peut-être que nous avons quand même un peu de mémoire et sommes dotés de tant soit peu de bon sens ! Nous nous souvenons encore que, lors de son ndëpp du 1er mars 2007, le Président de la République nouvellement réélu (provisoirement au moins) a brandi un document présenté comme le « Le Protocole de Reubeusse ». Nous gardons encore surtout en mémoire que celle qui était présentée comme ‘’la Notaire qui défendait les intérêts du principal accusé », s’était empressée de balancer que « c’était un faux ». Pas que « c’était faux », mais que « c’était un faux ». Ce qui laissait supposer qu’il y avait un protocole authentique. C’est un journaliste professionnel de talent, doublé d’un homme de grande sagesse, qui a mis le premier l’affaire sur la Place publique, en tout cas à ma connaissance. Il était alors le Directeur du quotidien ‘’Walf Grand-Place’’.
Rappelons aussi que le vis-à-vis  de Mme la notaire,, Me Ousmane Seye, avocat de l’État, de Me Wade plus exactement, invité à l’émission « Grand Jury » de la radio privée RFM, répondait à une question sur le même ‘’Protocole’’, que c’en était pas un, que c’était plutôt un « accord écrit » ! Un accord écrit sur quoi ? Peut-être pour que l’ex-Ministre d’État Directeur de cabinet (Idrissa Seck) du président Wade ne s’oppose plus à la dévolution monarchique du pouvoir ! Ce serait quand même trop facile, une couleuvre que nous serions vraiment naïfs d’avaler.
Nous ne sommes certainement pas très intelligents. C’est, du moins, ce que nos gouvernants pensent de nous. Cependant, on ne nous fera jamais avaler l’amère pilule que « Le protocole de Reubeusse » n’a jamais existé, que c’est une vue de l’esprit. Nous nous rappelons quand même cette grave révélation du quotidien « Walf Grand-Place », dans son édition du lundi 6 février 2006, qui affirmait sans ambages être en mesure, de sources dignes de foi, de « révéler que l’ex-Ministre d’État Directeur de cabinet (était) en train de verser de l’argent, objet de son différend avec le président Wade ». «  De l’argent, précisait le quotidien, qui n’a rien à voir avec l’affaire dite des Chantiers de Thiès ». Le journal estimait le montant de l’argent que « le père » et « le fils » se disputaient âprement à quelque 60 milliards de francs CFA, et allait plus loin encore dans ses révélations. Il affirmait qu’ « un long et serré marchandage » avait permis de convaincre le ‘’fils’’ de verser une partie de l’argent à son ‘’père’’ de président. C’est ainsi que, poursuivait le journal, toujours sûr de son fait, l’’’ex-fils’’ avait déjà versé 7 milliards, devrait encore verser 10 milliards à sa sortie de prison et 10 autres dans les mois qui suivent. Ce qui ferait un total de 27 milliards sur les 60 que  l’ex-fils’’ aurait planqués quelque part dans le monde[2].
Les inconditionnels de M. Seck seront certainement prompts, comme ils l’ont toujours fait, à me rétorquer que ce ne sont là que des affirmations d’un journal qui ne valent pas paroles d’évangile. Sans doute. Cependant, ces révélations gravissimes portaient publiquement atteinte à l’honneur et à la dignité de leur champion. Curieusement, il restait muet come une carpe. Les mêmes inconditionnels et d’autres encore qui gravitaient autour des deux protagonistes, du ‘’père’’ et du ‘’fils’’, se sont toujours discrètement employés à essayer de les rapprocher, malgré l’immensité du ‘butin’’ qui constituait leur profond différend. Le ’’père’’ jouait chaque fois le jeu mais n’oubliait rien, vraiment rien qui était en relation avec le ‘butin’’, qu’il tenait coûte que coûte à récupérer. Pour exemple, souvenons-nous qu’il a envoyé le ‘’fils’’ en prison et, profitant d’un voyage à Paris, il confiait  au journal français L’Express  du 10 novembre 2 005, sa position sur le cas de M. Seck en ces termes sans ambiguïté : « Je me suis trompé et il m’a trahi (….). Il est tout à fait exclu que nous continuions à coexister dans le parti. » Et il ajouta ce terrible commentaire : « Quand vous réchappez à la morsure d’un serpent venimeux, vous ne l’hébergez plus chez vous[3]. » Pourtant, quelque temps après, c’est le même Me Wade, le même vraiment, qui reçoit ‘’le serpent venimeux’’ en grande pompe à la Présidence de la République. C’était exactement le 22 janvier 2007, à quelques encablures de l’élection présidentielle de cette année-là. Le candidat sortant craignait alors comme la peste de n’être pas réélu et de rendre compte de ses nombreux forfaits accumulés tout au long de son premier mandat (sept ans). C’est pourquoi, il feint de tout oublier, jusqu’à la dernière des accusations gravissimes dont il a accablé M. Seck pendant plusieurs année, et le reçoit en audience. Celle-ci était malheureusement parrainée par un chef religieux, Serigne Abdoul Aziz Sy Junior[4]. Nous avons entendu, à l’occasion, Me Wade « blanchir » totalement et sans état d’âme celui qu’il a accusé partout de lui avoir dérobé son ‘’butin’’. « Ses contempteurs, avait-il alors lancé, n’ont pas pu apporter les preuves de leurs accusations ». N’était-il pas le premier contempteur ? Lui aussi n’avait-il pu trouver aucune preuve ? Bref, il annonça publiquement et officiellement le retour de son « fils d’emprunt » à ses côtés, non sans préciser que l’intéressé allait faire une déclaration dans ce sens. On connaît la suite : point de déclaration de la part de son ‘’fils d’emprunt’’ qui déposa, le même jour, sa candidature à l’élection présidentielle du 25 février 2007.
Heureusement pour le vieux président prédateur, à l’arrivée, il est réélu dès le premier tour, et confortablement. Une semaine après, le mercredi 1er mars 2007, la Cour d’Appel le déclare provisoirement réélu, en attendant la déclaration définitive par la Cour constitutionnelle. C’est l’occasion qu’il choisit pour faire sa première apparition à la télévision nationale. Il manque alors manifestement de grandeur et de magnanimité : le premier acte de sa nouvelle gouvernance – il y était déjà – a été de pilonner ses pauvres adversaires défaits, les accusant de tous les péchés d’Israël, tout en sachant qu’ils n’avaient pas la possibilité de lui porter la contradiction par le même canal. Ce jour-là, il porta des accusations particulièrement graves sur M. Seck et fit, le concernant, cette terrifiante révélation, comme s’il avait bu du yassi  (genre drogue): « Nous étions dans une sorte de jeu d’échec à distance. Il m’a demandé à sortir de prison. Je lui ai demandé de rapporter l’argent qu’il avait pris. Et il s’est engagé à rembourser l’argent qu’il avait pris. » Et pour se faire plus convaincant et nous étonner encore plus, notre vieux président affairiste brandit, contre toute attente, le fameux « Protocole de Reubeusse », qu’on a toujours voulu nous présenter comme le fruit de notre imagination fertile. Dans ce document en date du 29 décembre 2 005, il est mentionné : « Je soussigné, Monsieur Idrissa Seck, ex-Premier ministre du Sénégal,  m’engage, dès ma libération, à remettre à Maître Ousmane Sèye et à Maître Nafissatou Diop, pour le compte de Monsieur Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal, la somme de 7 milliards de Fcfa à titre de d’acompte sur les fonds politiques pour l’organisation des élections législatives et présidentielles de 2 007. Les élections générales de 2 012 seront financées sur le reliquat des fonds. » L’homme qui nous dirigeait alors – malheureusement  –   continua, en verve son ndëpp : « Nous pensons qu’il y a entre quarante milliards et plus déposés dans un compte trust à New York chez un avocat. La Justice a fait des commissions rogatoires dans le cadre des accords judiciaires. (….). La France a donné un rapport (et, de ce pays), nous avons reçu pratiquement toutes les informations. Il reste le Luxembourg, la Suisse et surtout les États-Unis. » Le vieux président ajoute que les tentatives de l’ancien Premier ministre de planquer des milliards au Luxembourg se sont soldées par un échec, les autorités de ce pays s’y étant opposées. Ce jour-là du 1er mars 2007, nous apprendrons encore de la bouche du vieux prédateur – beaucoup le savaient déjà d’ailleurs – que les fonds spéciaux qui sont une autorisation de l’Assemblée nationale, s’élèvent à 620 millions de francs Cfa et, qu’avec Idrissa Seck, qui « glanait des fonds à droite et à gauche », ils sont montés à 14 milliards. Ce qui était plus cocasse encore, c’est qu’il voulait nous faire croire qu’il n’avait été pour rien dans tous ces milliards et que c’est Idrissa Seck qui les « a glanés à droite et à gauche » et, tenez-vous bien, à son insu.  Quand même ! Sommes-nous aussi sots pour croire à cette histoire ? Pour ce qui est de la gestion des fameux fonds spéciaux d’ailleurs, M. Seck s’était déjà longuement expliqué devant la Commission de la Haute Cour de Justice, en révélant notamment que, dans ce cadre, il avait eu à gérer des dizaines de milliards de francs Cfa. Á la question des magistrats de savoir d’où provenaient ces milliards, il répondit sans fard : « Des fonds diplomatiques et autres aides budgétaires que Me Wade ramenait de ses nombreux voyage. » Il ajoutera que, sur instruction du Chef de l’Etat, il en a fait profiter à des chefs religieux, à de hauts magistrats, à des officiers supérieurs et généraux de l’Armée nationale, à des ministres de souveraineté, etc. Il ne dira pas qu’il s’est largement servi lui aussi : il le dira plus tard.
C’est énorme, tout cela ! Quel est le montant réel du « butin » qui oppose ces deux compères ? Soixante-dix (70), quatre-vingts (80), cent (100) milliards ou plus ? Dans quel pays sommes-nous et qui est vraiment cet homme qui nous dirigeait ? Revenons à ses propos de ce 1er mars 2 007 ! Á une question sur le profil de l’homme ou de la femme qui devrait lui succéder, il répondit : « (…) En tout état de cause, ce n’est pas Idy. J’ai rompu définitivement avec lui. Nous nous retrouverons devant Dieu. » Et il martèle, comme pour s’en convaincre lui-même : « Ce ne sera pas lui, il faut qu’il le comprenne. »
Á la guerre comme à la guerre, profitant de son audition devant la Commission d’Instruction de la Haute Cour de Justice, ‘’le fils’’ se laisse aller à un véritable déballage, ce mercredi 21 mai 2008. Je renvoie le lecteur à « L’AS » (page 4) et à deux autres quotidiens du lendemain (22 mai 2008), qui ont largement rendu compte, parfois dans les mêmes termes, de ce terrible déballage. L’ex-Premier ministre révélera aux juges qu’il avait en face, les yeux dans les yeux, qu’à leur insu, le Président de la République lui avait envoyé un émissaire le 15 novembre 2005 et un autre le 6 février 2006. Lesdits émissaires avaient porté à son attention que s’il versait l’argent des fonds politiques – en réalité celui du fameux « butin » –, il aurait un non-lieu total dans les procédures initiées contre lui devant la Commission de la Haute Cour de Justice et devant le Tribunal correctionnel. Le quotidien « L’AS » précise qu’après avoir lu devant les magistrats la fameuse proposition du Président de la République qu’il qualifiera de « double abomination politique et morale », M. Seck ajoutera l’avoir fermement récusée, puisqu’il l’ « assimilait à une prise d’otage et à une demande de rançon ». Il révélera ensuite avoir reçu un troisième émissaire, en la personne du très sulfureux Me Ousmane Seye. Ce dernier lui proposa, au nom de celui qui l’envoyait, et en présence de la Notaire Me Nafissatou Diop, un non-lieu partiel dans l’affaire dite des « Chantiers de Thiès », et un non-lieu total dans l’autre affaire d’« Atteinte à la Sûreté de l’État ».
Les magistrats n’étaient pas au bout de leur surprise, surtout quand l’ex-Premier ministre précise qu’un accord a été signé en décembre 2005 et que la minute a été déposée par Me Ousmane Seye auprès du Notaire Me Sambaré Diop, passant ainsi outre l’opposition du Président de la République. Il ajoutera que les autorités ont par la suite exercé de fortes pressions sur Me Nafissatou Diop qui ne cédera point. Elles se rabattront finalement sur Me Sambaré Diop pour réclamer au moins la minute. M. Seck conclut son déballage en lançant, presque triomphant : « Que tout le monde sache que j’ai gardé en lieu sûr l’original de la proposition que Wade m’a faite quand j’étais en prison. »[5]
Je rassure mes compatriotes : je n’ai absolument rien inventé. Je n’oserais même pas d’ailleurs, n’étant pas candidat au suicide. Que les inconditionnels des deux principaux protagonistes ne laissent pas passer le dangereux serpent, pour s’acharner ensuite sur ses traces ! C’est bien le quotidien « L’AS » qui met dans la bouche du principal accusé tous les propos qui précèdent. Á l’époque, ce dernier n’a pas jugé utile de lever le plus petit doigt, ni lui, ni aucune des personnes publiquement citées dans cette rocambolesque affaire.
Waaw, avec toutes ces péripéties, nous fera-t-on croire, comme on l’a toujours essayé, qu’il n’a jamais été question d’argent entre le ‘’père’’ et le ‘’fils’’ et que, chaque fois qu’ils se sont rencontrés, ils n’ont parlé que du pays et de ses intérêts ! On ne nous fera pas croire non plus que, si le vieux président prédateur  et ses services ont déployé tant de moyens contre son ‘’ex-fils’’ quatre à cinq ans durant, c’est simplement qu’il se serait opposé à la dévolution monarchique du pouvoir à son fil Karim. Nous ne sommes sûrement pas aussi intelligents que  les deux principaux protagonistes. Nous en sommes même peut-être très loin. Cependant, nous sommes au moins en mesure de faire la part des choses, de faire la distinction entre des lampes et des vessies. !
Mais les deux compères ne se découragent pas, loin s’en faut. Deux ans après la réélection du vieux président, les interminables ruptures-retrouvailles recommencent. Ainsi, le lundi 22 juin 2009, ils se retrouvent (encore) en audience. Á la sortie de cette audience surprenante et fortement médiatisée, le « fils » donne une conférence de presse pour nous jeter à la figure ceci : « Tout ce qui nous opposait est maintenant derrière nous, sans aucune ambigüité. » Le Coordonnateur de la Cap 21 (Iba Der Thiam), qui était pratiquement témoin de nombre de tentatives de retrouvailles, le confirmera en ces termes : « Lépp lu baayam jàppoon, bayyi na ko. » Autrement, le « père » a tout oublié et a pardonné à son « fils ». Il est allé encore plus loin encore en affirmant que ‘’le père’’ et ‘’le fils’’ n’ont parlé que de politique et a rappelé – il a osé – « l’attachement de Me Wade à la séparation des pouvoirs ».
On comprendra un peu plus tard que tout cela était destiné à nous jeter de la poudre aux yeux. Mais, c’était peine perdue car le fameux ‘’butin’’ continuait d’alimenter les conversations de quelques politiciens anciens proches du vieux président prédateur et retenait l’attention d’une rare presse. C’est surtout la grâce accordée à Karim Wade et le commentaire qu’en a fait Idrissa Seck qui a mis le feu aux poudres. Il a qualifié en particulier la grâce de ‘’deal’’ international. Samuel Sarr suffisamment connu pour ne pas être présenté lui répond sèchement, dans une interview au quotidien ‘’Libération’’, édition du samedi 25 juin 2016, page 5. « Nous étions là quand Idrissa Seck faisait ses conneries », lâcha-t-il comme entrée en matière. Á la première question qui faisait état notamment de la libération de Karim Wade et surtout de la grâce que M. Seck qualifierait de ‘’deal’’, l’ancien ‘’conseiller financier’’ de Wade cogne :
« Il ment, il parle de deal, c’est lui le dealer. C’est lui aussi le voleur. Il a volé 74 milliards de francs CFA dans un compte qu’il a manipulé avant de le clôturer. » Et il poursuit : « Je pèse mes mots : il a volé 74 milliards de francs CFA avant de fermer le compte bancaire. Il sait très bien que je sais et il sait pourquoi il a été viré de son poste de Premier Ministre. » Á titre de coup de grâce, il conclut : « Nous étions là quand il faisait ses conneries. Nous savons tout et nous savons exactement tout ce qu’il a fait. »
Une vingtaine de jours après, les ‘’Enseignants républicains’’ sonnent la charge à leur tour contre l’ancien Premier Ministre (M. Seck), dans l’édition du 6 juillet 2016 du même quotidien. Ils annoncent ainsi la couleur : « Idrissa Seck tombe en transe et se dévoile » Et ils ouvrent le feu, un feu vraiment nourri, en ces termes : « Idrissa Seck tombe en transe. Ce, après s’être enrichi en détournant l’argent du contribuable sénégalais.  C’est pourquoi, il se dévoile. Aujourd’hui, il a mis à nu son être. Les Sénégalais se rendent compte maintenant de la véritable nature de l’homme. Ce dernier a trois équations qu’il ne saura résoudre jusqu’à l’extinction du soleil. » Après avoir fait état des  ‘’dizaines de milliards qu’il a volés au peuple’’ et de’’ ses ambitions présidentielles tombées à l’eau’’, les ‘’Enseignants républicains’’ poursuivent leur diatribe : « Nous savons tous, comme l’a d’ailleurs dit Samuel Sarr, que le ‘’Protocole de Reubeuss’’ existe bel et bien[6]. » « En effet, poursuivent-ils, ce qui est à l’origine du clash entre Wade et Idy, ce ne sont pas les ‘’chantiers de Thiès’’. Le véritable problème, c’est l’argent offert par un souverain arabe au Président Abdoulaye Wade qui avait chargé Idrissa Seck, Premier Ministre, de récupérer ces milliards pour les garder dans son compteAu lieu d’exécuter convenablement la mission, il a préféré en détourner 74 milliards qu’il a soigneusement gardés quelque part.» Et nos très vigilants ‘’Enseignants républicains’’ de continuer leur version de la désormais affaire qui ne devrait plus laisser personne indifférent, en tout cas  si le Sénégal était un pays sérieux : « Lorsque Wade a appelé son généreux donateur arabe pour le remercier, ce dernier lui a dévoilé le montant réel qui se trouve être le double de la somme déclarée par Idy. »
« Voilà la véritable cause du limogeage d’Idy et de son emprisonnement », concluent-ils partiellement, avant d’inviter l’avocat Ousmane Sèye et la notaire Nafissatou Diop à leur éclairer la lanterne sur le ‘’Protocole de Reubeusse’’. « Ils sont les seuls à comprendre le contenu. Nous savons que Me Wade ne nous dira jamais ce qui s’est passé car, c’est de l’argent destiné au trésor public sénégalais qui a été détourné. »[7] Eux, mes collègues ‘’républicains’’, ont peut-être glané çà et là leurs informations. Un certain colonel Malick Cissé, qui a mangé à tous les râteliers mais qu’on présentait comme « un ancien homme de main de Wade », a fait des révélations explosives concernant le fameux ‘’Protocole de Reubeursse’’. Suivons-le : « Je ne sais pas si c’est un protocole, un engagement, un traité ou un deal. Appelez-le comme vous voulez mais, ce document financier existe bel et bien. Je suis témoin et acteur et c’est dans la soirée du 22 décembre 2005 à 22 heures que tout s’est déroulé. Dans les moments de doute, d’interrogation et de débats, le devoir me donne le droit à la parole pour éclairer l’opinion nationale et internationale sous le contrôle de Me Abdoulaye Wade, ancien président de la République au moment des faits est maître de la Real politik. »
Notre colonel enfonce ensuite le clou en donnant des informations précises en ces termes : «Pour revenir à cette fameuse nuit du compromis, je rappelle que Me WADE était tout malheureux de voir Monsieur Idrissa SECK en prison. Et il ne cessait de nous répéter, à chaque fois qu’il parlait de lui : «Je ne comprends pas ce qui lui arrive, disait-il, mais, l’argent et le pouvoir rendent fou». Notre sulfureux colonel passe à ce qu’il appelle l’essentiel : « Après cette fameuse soirée du 22 durant laquelle il y a eu beaucoup de tractations de part et d’autres- j’y reviendrai peut-être un jour- des instructions ont été données le 29 décembre 2005, pour que le problème financier entre WADE et Idrissa SECK soit réglé d’une autre façon que la prison. Il a été décidé sur nos conseils d’utiliser d’autres stratégies.» observe-t-il. Il ajouta, se faisant plus précis encore : «Je me souviens que lorsque les deux parties sont tombées d’accord sur les modalités de remboursement, Me Ousmane SEYE et Me Nafissatou DIOP sont arrivés dans les appartements du Président WADE, précisément dans l’antichambre où il aimait travailler. Ils lui ont présenté deux documents avec des propositions financières. A un moment, le téléphone a sonné et c’était le Président malgache qui était au bout du fil. WADE leur a demandé de sortir de la pièce en attendant qu’il discute avec son homologue. Il en a profité pour faire des copies des documents avant de remettre les originaux à leur place.» Le colonel rappelle que Wade lui a alors dit textuellement : « A malin, malin et demi.» .Dans un des documents, précise le colonel, Idrissa SECK s’est engagé à rembourser, dans un premier temps 21 milliards de Fcfa, payables en trois tranches de 7 milliards de Fcfa. Cet argent était principalement destiné à financer la campagne électorale. Me WADE m’a remis une copie de ce document. C’est pour vous dire que Idrissa SECK, a bel et bien pris des engagements financiers et j’y reviendrai en détails », a-t-il conclu[8].
Je dispose d’autres sources dont un document qui estime le montant du ‘’butin ‘’ à 400 milliards de francs CFA que le défunt Mouhammar Khadafi aurait dégagés pour appuyer le vieux président prédateur, et dont la moitié aurait été détournée par Idrissa Seck. Sur les traces du ‘’Protocole de Reubeusse’’, la source affirme qu’ « un document de 200 milliards de francs CF de la Lybie serait celée chez Me Papa Sambara Diop. Un proverbe bien de chez nous dit ceci : « bët bu rusul toj. »
On pourrait expliquer ce proverbe à mes compatriotes qui ne comprennent le wolof, qu’avec le développement de plus en plus grand que connaissait le ‘’Protocole de Reubeusse’’ et dont personne n’ose plus vraiment penser seulement qu’il n’existe pas, le Procureur de la République ne pouvait pas ne pas s’en autosaisir. Ce qui fut fait et quelques compatriotes devaient même être entendus à partir du mardi 16 juillet 2016. Malheureusement, contre toute attente, l’enquête fut renvoyée sine die et messieurs Samuel Sarr et Birahim Seck, Mes Nafissatou Diop et Ousmane Sèye, le Colonel Malick Cissé, etc., qui devaient être entendus ne le furent jamais. La question que se posaient nombre de nos compatriotes était : qui a fait reculer le Procureur de la République ? Cette reculade méritait une manifestation importante de la population, pour obliger l‘État à s’expliquer. Il y a aussi que c’était finalement devenu une palissade : ‘’Le Protocole de Reubeusse’’ existe bel et bien et il était de notre devoir d’en savoir tous les tenants et tous les aboutissants. D’où venait ce ‘butin’’ et quel en était le montant ? Soixante-dix (70), quatre-vingt-dix (90), peut-être même cent (100) milliards de francs CFA ou un plus ? Qui sait, les deux principaux acolytes mis à part ? Dans quels paradis fiscaux les a-t-on planqués ? Les deux principaux protagonistes mis à part, quels autres compatriotes y étaient impliqués, et à quelque titre que ce soit ? Comment la classe politique à commencer par le Président de la République et son gouvernement, la société civile, les autorités religieuses – du moins celles qui sont considérées comme telles, la justice, les populations des villes, de leurs banlieues et même du monde rural sont-ils restés muets comme des carpes pendant d’aussi longues années ? Nous sommes encore de la liste des 15 pays les plus pauvres et les plus endettés, et plus d’un million de nos compatriotes sont menacés de famine. Et nos ‘’honorables’’ députés ? Personne ne les a jamais entendus aborder ce grave problème du ‘’Protocole de Reubeusse’’ ? Ne constitue-t-il pas, pour les deux plus zélés d’entre eux, Aymèrou et Cheikh Seck en l’occurrence, un excellent sujet pour la mise en place d’une commission parlementaire ?
Finalement d’ailleurs, nous sommes tous coupables de savoir, sans la moindre indignation, que 60, 70, 80 ou 100 milliards de nos maigres deniers dorment quelque part tranquillement, au profit peut-être de moins de cinq personnes et de leurs familles, alors que notre pays manque presque de tout ? En accédant à la magistrature suprême, l’actuel Président de la République était bien au courant de ce scandaleux ‘’Protocole de Reubeusse’’ mais n’a rien tenté. Peut-il tenter quoi que ce soit d’ailleurs, car ce qui se fait dans sa gouvernance n’est pas loin de celle de son prédécesseur. Ne l’a-t-on pas entendu, au soir du 31 décembre 2019, se faire l’avocat de présumés délinquants gravitant autour de lui ? Qui imagine un seul instant, après cette posture publique, le Procureur de la République traiter un dossier d’un seul des proches du président-politicien ?
Ce qui s’est passé ces treize dernières années dans notre pauvre pays est insoutenable,  et le devient de plus. Avec nos gouvernants, ce mal va s’aggraver et nous ne devrions compter que sur notre détermination, notre indignation pour en venir à bout ou, tout au moins, l’améliorer. Pour cela, nous avons besoin d’être un peu plus dynamiques, un peu plus conscients de nos responsabilités citoyennes et prêts à les exercer pleinement, à tout moment. Si, au contraire, nous restons comme nous le sommes depuis quelques années, indolents, indifférents à tout ce qui se passe autour nous (que ce soit bien ou mal pour le pays) ; si nous sommes toujours prêts à avaler passivement toutes les couleuvres du monde, notre pauvre Sénégal restera pour longtemps encore parmi les pays les plus arriérés de la planète.Dakar, le 9 janvier 2020.Mody Niang


[1] L’un a quitté le pouvoir, l’autre aspire à nous gouverner encore au niveau le plus élevé de l’État.
[2] Le Directeur Général d’alors du journal, Jean-Meïssa Diop, est un journaliste professionnel de talent, doublé d’un homme d’une grande sagesse. Il ne s’aventurerait jamais à inventer une aussi rocambolesque histoire.
[3]  Dans sa conférence de presse, Idrissa Seck semblait bien se réjouir, Iba Der avec lui, de ces mots que lui auraient adressés son « père « : «  Le temps que j’ai vécu avec toi, je ne l’ai pas vécu avec Karim. » Ce temps qu’il a vécu avec lui pour découvrir que c’est un serpent venimeux !
[4] DIEU l’accueille au PARADIS !
[5]  Qu’il la rende publique, s’il est sûr de lui, et les gens sauront alors auxquels des deux « saints » se vouer !
[6] C’est maintenant seulement qu’ils en sont convaincus !
[7] Il a passé ces douze années de gouvernance meurtrie pour en détourner, parfois au su et au vu de tout le monde. Ces nombreux forfaits en la matière, je les ai toujours dénoncés, et avec vigueur, mais sans succès.
[8] WALFnet, du 16 juillt 2016, repris par seneweb.com. On se souvient que, bien avant le colonel, Monsieur jean-Mëissa Diop avait révélé l’affaire dans son journal ‘’ Walf Grand-Place’’. J’avais d’ailleurs très peur à l’époque pour lui, car l’affaire paraissait trop grave pour être mise sur la place publique.
Rp du Vendredi 10 Janvier 2020

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