Rentrée des cours et tribunaux: Macky Sall dénonce le caractère «pernicieux et imprévisible» du terrorisme

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http://lesoleil.sn/Dans un discours tenu à la cérémonie d’audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux, ce jeudi 09 janvier, le président de la République, président du Conseil supérieur de la magistrature, Macky Sall renouvelle la détermination du gouvernement du Sénégal à «combattre le phénomène du terrorisme, avec les moyens légaux, au regard des risques encourus ou menaces avérées». Il annonce un projet de loi portant sur la sécurité intérieure. Celui ci sera soumis à l’Assemblée nationale.
L’audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux pour l’année judiciaire 2019-2020 a été présidée, ce jeudi 9 janvier, par le Chef de l’État, Macky Sall. L’audience était axée, sur le thème «la lutte contre le terrorisme, un défi pour les Etats africains». Dans son discours, le président de la République, Macky Sall dénonce le caractère «pernicieux et souvent imprévisible du terrorisme». Il nous faudra anticiper, ajoute Macky Sall. Il annonce «un projet de loi portant sur la sécurité intérieure qui sera soumis à l’Assemblée nationale». Le président réitère la détermination de l’Etat à combattre le terrorisme dans le «respect des lois en vigueur».
Dans sa prise de parole, le procureur général près la Cour suprême, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly en appelle à la «cohésion sociale», pour ensemble «vaincre le terrorisme». Pour cela, le juge plaide pour l’adoption «de mesures visant à éliminer la propagation» du phénomène de terrorisme. Le magistrat dit être pour la «liberté de pensée, de croyances ou de religion». Il en appelle cependant à une concentration des efforts dans le domaine de l’éducation, pour dit- t-il «freiner la prolifération des idéologies et à l’extrémisme violent».
Mamadou Badio Camara, président près de la Cour suprême plaide pour «l’internationalisation des réponses» face à un phénomène du «terrorisme» qui prend des relents «d’acte de guerre dans une société en paix». Nous sommes conscients qu’aucun pays n’est à l’abri des menaces terroristes. Le phénomène est difficile à maîtriser, a-t-il dit. Partant, les acteurs de cette lutte doivent accéder aux renseignements, pour en faire une utilisation efficace, relève-t-il.
LUTTE CONTRE LE TERRORISME:LE PLAIDOYER DE MAMADOU BADIO CAMARA
NETTALI.COM – «La lutte contre le terrorisme, un défi pour les Etats africains », c’est le thème qui a été retenu, cette année, pour la rentrée solennelle des cours et tribunaux. Celle-ci a eu lieu ce jeudi 9 janvier 2020. Le premier président de la Cour suprême, Mamadou Badio Camara, a plaidé pour ” l’internationalisation des réponses ” à ce phénomène.
La traditionnelle rentrée solennelle des Cours et tribunaux a eu lieu, ce jeudi, dans les locaux de la Cour suprême. Pour cette année, la cérémonie a été axée sur le thème : « la lutte contre le terrorisme, un défi pour les Etats africains ». S’exprimant à cette occasion, le premier président près la Cour suprême, Mamadou Badio Camara, avoue que le phénomène du terrorisme est difficile à maîtriser. « Nous sommes conscients qu’aucun pays ne peut se dire être à l’abri des menaces terroristes. Le phénomène est difficile à maîtriser. Le terrorisme est un acte de guerre dans une société en paix par des individus inspirés par je ne sais quelle idéologie.  Donc, l’internationalisation du phénomène doit conduire à l’internationalisation des réponses », a-t-il préconisé devant le chef de l’État, Macky Sall.
Poursuivant son allocution, Mamadou Badio Camara indique qu’une posture de vigilance au quotidien doit être de mise car il s’agit en amont de détecter l’intention avant le passage à l’acte. « Les acteurs de cette lutte doivent accéder aux renseignements pour en faire une utilisation efficace. Les informations doivent être partagées par les Etats membres de la Cedeao afin que les décideurs puissent prendre les mesures adéquates », a-t-il soutenu.
A l’en croire, au Sénégal, les dispositions législatives ont connu une évolution. En plus des dispositifs, viennent les moyens matériels financiers et technologiques. Donc, pense-t-il, nous devons avoir une méthode d’anticipation et de prévention avec des structures adaptées de dé-radicalisation. La mission des magistrats sera déterminante dans cette lutte avec l’application des lois en vigueur.
 « Il est impossible de vaincre le terrorisme sans la cohésion sociale » (Procureur général)
http://www.lavalleeinfo.com/L’audience solennelle de rentrée des cours et tribunaux pour l’année judiciaire 2019-2020 a démarré à la Cour suprême. Prononçant son discours sur le thème : « La lutte contre le terrorisme, un défi pour les Etats africains », Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly a soutenu que « le terrorisme est un état d’esprit avant d’être un action ». Selon le procureur général près la Cour suprême, l’adoption de mesures visant à éliminer les conditions à sa propagation est réclamée. « Il est impossible de vaincre le terrorisme sans cohésion sociale », a-t-il affirmé.
Le magistrat a fait savoir que le phénomène est une menace pour la paix la sécurité mondiale. De ce fait, il faut rompre avec la mal gouvernance qui gangrène la société. Il signale qu’il est primordial d’investir sur l’éducation. Laquelle, dit-il, peut freiner la prolifération des idéologies et à l’extrémisme violent. A l’en croire, toute personne a la liberté de pensée, de croyances ou de religion. Mais, la justice doit faire son travail.
« La lutte contre le terrorisme exige une attitude irréprochable »
Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly a renseigné que la lutte contre le terrorisme exige une attitude irréprochable dans l’exercice de la mission des acteurs de la justice. Mais, l’incompétence à des niveaux essentiels, la corruption entre autres sont des blocages dans l’éradication de ce fléau. « Avec la menace tentaculaire de ce phénomène dynamique, l’instrumentalisation de la justice favorise l’injustice. Le législateur doit être attentif et réactif », a laissé entendre le procureur général près la Cour suprême. Ceci, avant de solliciter la mise en place d’une brigade nationale de lutte contre le terrorisme.
La cérémonie est présidée par le Président de la République et président du Conseil supérieur de la magistrature (Csm), Macky Sall.seneweb

 «Lutter contre le terrorisme c’est d’abord lutter contre le terrorisme de la pensée et du langage»(Me Papa Laïty Ndiaye,bâtonnier de l’ordre des Avocats)
https://www.dakaractu.com/-C’est un appel retentissant que le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal a lancé à l’occasion de la cérémonie d’ouverture des cours et tribunaux, tenue ce 09 janvier à la salle d’audience de la Cour Suprême.
Exposant sur le thème ‘’la lutte contre le terrorisme, un défi des Etats africains’’, Me Papa Laïty Ndiaye a insisté sur le culte de la tolérance.
‘’Puisons dans nos ressources enfouies ou révélées, les moyens de contribuer à asseoir durablement, définitivement l’édifice de la tolérance en particulier de la tolérance religieuse’’, a lancé l’avocat. Ce dernier a notamment rappelé que ‘’le Sénégal ne doit jamais oublier qu’une population majoritairement musulmane a élu un président de la République de confession chrétienne. Le Sénégal ne doit et ne peut plus se permettre de célébrer ses fêtes religieuses les plus importantes en rangs dispersés’’.
Me Papa Laïty Ndiaye est convaincu que la lutte contre le terrorisme réside dans le bannissement de la pensée et du langage terroriste saluant, à ce propos, l’appel au dialogue national du Chef de l’Etat qui peut être une réponse au phénomène terroriste. ‘’Vous avez raison monsieur le président de nous inviter au dialogue national, oui, dialoguons franchement, sincèrement sans ambages et sans tabou. Souvenons-nous chaque instant qu’au-dessus de nos chapelles ethniques, politiques, confrériques, religieuses, il y a la République, il y a surtout notre créateur’’, a conclu le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal.
Entrée solennelle des cours et tribunaux : 532 requêtes reçues et 486 décisions rendues par la Cour suprême durant l’année judiciaire.
https://www.dakaractu.com/-La rentrée solennelle des cours et tribunaux s’est ouverte ce 08 janvier sous la présidence du chef de l’État, président du Conseil supérieur de la Magistrature, Macky Sall. Moment d’échanges sur le système judiciaire et les difficultés auxquelles font face le monde et l’État de droit, il a permis de décliner le bilan sur les procédures judiciaires de la Cour suprême au cours de l’année.
Dans son discours, le procureur général de la cour, Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly a informé de la réception par la cour de 532 requêtes toutes chambres confondues.
Les décisions (arrêts et ordonnances) rendues durant l’année judiciaire sont estimées à 486 par le procureur  général. Le magistrat a saisi la tribune pour évoquer le besoin pressant de la Cour suprême de bénéficier d’un siège qui soit à la hauteur de son rang et de sa place dans la nation.
‘’Au prix de quelques travaux, la maison des arts à la base a été réaménagée pour accueillir tout l’isolement de la Cour suprême qui a dû précipitamment quitter le palais du Cap Manuel’’, dira Cheikh Ahmed Tidiane Coulibaly. Ce dernier s’est  également fait l’écho, à l’occasion de la rentrée des cours et tribunaux, des difficultés d’organisation et de fonctionnement du centre de formation judiciaire.
‘’Le personnel du centre de formation judiciaire tarde à être mis en place et n’est pas disposé à recevoir les élèves’’, a confié le procureur général de la Cour suprême. La présente rentrée solennelle des cours et tribunaux est placée sous le thème ‘’la lutte contre le terrorisme, un défi pour les Etats africains’’.
CRIMINALISATION DU VIOL:Un Magistrat Émet Des Réserves
http://www.walf-groupe.com/La loi qui renforce les sanctions contre le viol et la pédophilie a été adoptée la semaine dernière par l’Assemblée nationale. Saluée par beaucoup de franges de la société, elle n’en comporte pas moins des vices qui obligent un magistrat à émettre des réserves.
La loi criminalisant le viol et la pédophilie ne fait pas l’unanimité. Si d’aucuns saluent son adoption, la semaine dernière, par les députés, certains acteurs de la justice émettent des réserves quant à son application. «Cette loi a été une décision du président de la République, suite aux séries de viols qu’on a eu à constater le mois de mai dernier à Thiès et à Tambacounda. Le Président a demandé à ses services de lui préparer une loi pour la criminalisation des viols et de la pédophilie. Cela a suscité beaucoup de débats dans le milieu judiciaire et beaucoup d’acteurs n’étaient pas d’accord avec cette criminalisation», rapporte Alassane Ndiaye de la Direction des Affaires criminelles et des grâces, logée au ministère de la Justice. C’était hier au cours d’un débat sur la criminalisation du viol organisé par l’école de journalisme E-Jicom. Cet ancien substitut du procureur de la République de Dakar de se faire on ne peut plus clair. «Ils (des acteurs de la justice, Ndlront émis des réserves». Ce qui, selon lui, «se comprend». Parce que, certes, «dans l’élaboration de cette loi, on a impliqué tout le monde (magistrats, sociologues, médecins…). On a proposé différents textes et on était tous d’accord qu’il fallait corser et durcir la répression contre les agressions sexuelles notamment le viol». Seulement, «il fallait d’abord comprendre la loi qui existait déjà. Beaucoup ont compris qu’il s’agissait d’une augmentation des peines, ce qui n’est pas forcément le cas. Car il ne s’agissait plus de peines d’emprisonnement mais de travaux forcés qui tendent vers la réclusion criminelle». Or, «pour le viol, la peine était de 5 à 10 ans. On n’a pas trop senti cette différence par rapport à certaines infractions. C’est un viol qui n’est accompagné d’aucune circonstance. On dit viol simple».
Dans cette loi qui a été adoptée, explique-t-il, «le quantum a été élevé. On parle de 10 à 20 ans de réclusion criminelle. Avec cette loi, il y a maintenant des peines plancher et fixe. Alors qu’avec l’ancienne loi, il était possible pour le juge de rétrécir la peine par une condamnation de 2 ans ferme».
Considéré comme un simple délit, passible de cinq à dix ans de prison, le viol est désormais, avec la loi votée par l’Assemblée nationale, sanctionné de peines pouvant aller jusqu’à la perpétuité. Une loi que l’Assemblée nationale a votée à l’unanimité et par acclamation. Il s’agit d’un texte qui modifie celui du 21 juillet 1965 portant Code pénal. Il vise à durcir la répression du viol et de la pédophilie avec des peines pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.Magib GAYE
Rentrée solennelle des cours et tribunaux:«Je prends la décision de faire construire le siège de la Cour suprême»(Macky Sall, Président de la République)
https://www.dakaractu.com/-Le chef de l’Etat, président du Conseil supérieur de la Magistrature, confie avoir pris bonne note de la demande d’érection d’un nouveau siège pour la Cour suprême.
Prenant la parole à l’occasion de la rentrée des cours et tribunaux, il a rassuré de sa volonté de bâtir de nouveaux locaux pour l’instance judiciaire. ‘’Je prends la décision de faire construire le siège. Nous trouverons un espace approprié à Dakar ou dans la nouvelle ville de Diamniadio si les hauts magistrats souhaitent fréquenter la nouvelle ville’’, dira Macky Sall qui informe que la corniche ouest en face du palais de justice de Dakar reste la préférence.
Le chef de l’Etat, par la même occasion, a tenu à donner des gages sur le centre de formation judiciaire des avocats. ‘’Je voudrais  vous donner l’assurance que l’aide de 500 millions Fcfa de fonds destinés à l’édification de l’école des avocats est déjà disponible et le ministère de la justice les mettra à votre disposition’’, a-t-il renseigné.
Sur l’aide juridictionnelle promise, le président Sall a aussi rassuré sur la disponibilité des fonds qui seront effectifs dès la semaine prochaine.
Le chef de l’Etat, président du conseil supérieur de la Magistrature se prononçait à l’occasion de la rentrée solennelle des cours et tribunaux qui a retenu pour thème de la présente édition ‘’la lutte contre le terrorisme, un défi des Etats africains’’.
Criminalisation viol et pédophilie:Les ‘’énormes erreurs’’ de la loi (magistrat et psychologue)
https://www.seneweb.com/-Même si la criminalisation du viol et de la pédophilie est bien accueillie par la population Sénégalaise. Il n’en demeure pas moins qu’il y a certaines zones d’ombre dans le texte.
Le Sénégal a durci son arsenal législatif concernant le viol qui est passé de délit à crime, avec l’adoption d’une nouvelle loi criminalisant le viol et la pédophilie. Occasion pour les étudiants de Ejicom d’approfondir le débat avec le magistrat Alassane Ndiaye et le psychologue Kaira Thiam. Un débat bien fournit relaté par nos confrères d’Enqueteplus.
En effet, selon la loi, ‘’tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise, est un viol’’. La définition est donc générale. Le texte ne fait pas de distinction de genre. Il s’applique aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Et sur ce point, le magistrat relève une première erreur. Techniquement, la femme ne peut violer (absence de pénétration sexuelle). On parle plutôt de contrainte (la femme contraint l’homme à coucher avec elle, par exemple).
Alassane Ndiaye souligne deux autres ‘’erreurs énormes’’. La loi considère une relation sexuelle avec une mineure de moins de 16 ans comme une pédophilie ; et de détournement de mineure, celle sur une personne âgée entre 16 et 17 ans. Alors qu’au même moment, le Code de la famille du Sénégal autorise le mariage à 16 ans pour la fille.
Ce qui veut dire que, dans ces deux cas de figure, la législation sénégalaise autorise le mariage et, en même temps, interdit sa consommation, car l’acte sexuel sur une mineure de 16 ans reste puni. Autant de manquements qui suscitent encore réflexion et des réserves quant à l’efficacité de la loi.
‘’Le viol enlève 20 ans d’espérance de vie à une personne’’
L’autre problème est que la loi criminalise certes le viol, mais ne prévoit pas des dispositifs pour la prise en charge de la victime. Ce qui est pourtant le cas dans le Code de procédure pénale français auquel s’est beaucoup inspiré le Sénégal.
Ce qui fait qu’au moment où le coupable est en prison, la victime peut garder toute sa vie des séquelles. Or, sur ce cas, la loi ne prévoit aucune obligation de prise en charge médicale ou psychologique pour les victimes, malgré les conséquences qu’un tel acte peut entraîner.
‘’Le viol enlève 20 ans d’espérance de vie à une personne, quand elle n’est pas prise en charge. C’est énorme. Cela entraîne un certain nombre de problématiques psychiques, physiques et psycho-sociales qui font que la personne ne peut plus engager sa force physique, ses compétences et qualités dans l’effort général de développement. Ce qui veut dire que, d’une part, on perd des personnes à cause d’une situation qui pourrait éventuellement être évitée par une bonne prise en charge’’, souligne de sa part Khaïra Thiam, psychologue clinicienne, spécialisée en pathologie psychiatrique et criminologie clinique.
Elle estime qu’il ‘’est fondamental de mettre en place des dispositifs pour la prise en charge des victimes qui va inclure des soins physiques et psychiques, parce que l’un ne va pas sans l’autre’’.
Pour cela, considère la psychologue, il faut former des professionnels capables de faire la prise en charge. ‘’Il est important de mettre en place les ressources nécessaires qui feront que tout le monde aura la chance de participer au développement, y compris les personnes victimes de violences sexuelles’’, estime Mme Thiam


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