Revue de Presse du Mercredi 18 decembre 2019

Unes de la presse du Mercredi 28 Decembre 2019
Unes de la presse du Mercredi 28 Decembre 2019

FORMALISATION DE L’ÉCONOMIE INFORMELLE:Amadou Hott annonce des «actions fortes»

http://lesoleil.sn/Le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a présidé, hier, l’ouverture du Forum sur l’économie informelle. Il a jugé nécessaire d’aller progressivement vers la formalisation de ce secteur, gage de sécurité pour le travailleur et important moyen de mobilisation des recettes fiscales.
Le Forum sur l’économie informelle s’est ouvert, hier, à Dakar, pour trois jours. Les acteurs du secteur sont en travaux pour cogiter sur les stratégies censées garantir davantage la sécurité du travailleur. Il est à l’initiative du Haut conseil du dialogue social (Hcds), en partenariat avec le Bureau international du travail (Bit).
Présidant la cérémonie d’ouverture, le Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a souligné la centralité du secteur qui, à son avis, a dépassé 50 % du Produit intérieur brut (Pib) en 2016 et couvre 97 % du total des entités économiques selon le dernier recensement des entreprises de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
D’après le Ministre de tutelle, l’économie informelle constitue un « filet de protection et de stabilisation », dans la mesure où elle fournit des emplois et des revenus à de nombreuses personnes qui n’arrivent pas à s’insérer dans le tissu économique formel.
En dépit de tous ces avantages listés, sa contribution économique pourrait être plus importante avec une organisation de son activité, a estimé Amadou Hott. À l’en croire, le degré d’informalité de l’économie affecte la croissance et la création d’emplois « du fait que les entreprises informelles souffrent également d’une faible productivité ».
Fort de cela, il a affirmé la nécessité de migrer vers la formalisation progressive de l’économie informelle. Ce travail pourra garantir une meilleure sécurité aux travailleurs et leur donner l’opportunité d’accéder à certains avantages, tels que les prêts bancaires, l’accès au logement…
En changeant la donne, l’État va aussi y gagner, a noté le Ministre. Ses gains, a-t-il dit, peuvent être le renforcement de la productivité et une plus grande mobilisation des recettes fiscales pour la mise en œuvre des projets de l’État. « La formalisation est un impératif. Elle peut contribuer davantage à la mobilisation des recettes et à l’optimisation de l’impact de l’activité des opérateurs dans la création de richesses, dans un contexte où le Gouvernement souhaite que la croissance durant la deuxième phase du Pse soit plus portée par le secteur privée », a déclaré M. Hott.
Cette formalisation souhaitée sera naturellement pilotée par l’État.
D’ailleurs, il s’évertue, selon le Ministre, à asseoir des politiques publiques dans ce sens. Il s’agit « d’actions fortes » en faveur des secteurs de l’artisanat, du commerce, du micro tourisme et du transport. Elles concernent concrètement la structuration de nouveaux corps de métier, la création de maisons de labellisation du terroir dans les zones touristiques et le développement du micro tourisme à contenu local…
Présent aux côtés du Ministre de l’Économie, le Directeur du Bureau international du travail, Dramane Aïdara, dit considérer la formalisation comme le chemin vers un emploi décent et à l’accès aux capitaux et aux ressources financières, « vecteur de durabilité de l’entreprise ».
Pour sa part, la Présidente du Haut conseil du dialogue social, Innocence Ntap Ndiaye, a souligné la pertinence d’adopter une démarche inclusive basée sur un dialogue entre le Gouvernement, le patronat et les travailleurs.Demba DIENG

PHASE 2 DU PSE: 48% DU FINANCEMENT DES NATIONS UNIES DÉJÀ DISPONIBLES

https://www.rewmi.com/-48% du financement de la phase 2 du Plan Sénégal Émergent (PSE), promis par le système des Nations Unies, lors du Groupe consultatif de Paris, en décembre 2018, sont disponibles. Les fonds, après une année de mise en œuvre du Plan cadre de coopération pour le développement durable (2019-2023), sont estimés à 574 millions de dollars, soit environ 327 milliards F CFA, informe Le Soleil. Le journal signale que ces ressources sont absorbées par des secteurs comme l’emploi (33%), la santé (20%) et l’environnement et les changements climatiques (18%).
La présentation a été faite hier mardi, 17 décembre, lors de la revue annuelle 2019 et de la planification 2020 du Système des Nations Unies au Sénégal, en présence du ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et d’autres partenaires au développement.
Priya Gajraj, la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Sénégal, saluant les efforts du gouvernement sénégalais, indique, toutefois, que « le leadership et l’appropriation nationale restent les clés essentielles qui permettront d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD). » Dans ce sillage, elle juge « important de continuer à intégrer toutes les composantes, collectivités locales, partenaires au développement, société civile, jeunes, secteur privé, …, dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies ».
Pour Amadou Hott, la collaboration a déjà permis de bâtir, au fil des années, un socle sur lequel repose un partenariat fructueux entre le Sénégal et les Nations Unies. Ses domaines d’intervention, souligne-t-il, mettent l’atteinte des objectifs au centre de leurs préoccupations communes.

Réduction des prix de production des services d’hébergement et de restauration au 3eme trimestre

https://www.lejecos.com/–Les prix de production des services d’hébergement et de restauration se sont réduits de 1,2% sur la période sous revue.
Le rétrécissement des prix de production des services d’hébergement (-1,6%) explique la baisse notée dans ce secteur, note l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) dans sa dernière publication

« INDICES DES PRIX DE PRODUCTION DES SERVICES (IPPS) T3 2019 ».

Toutefois, les prix des services de restauration se sont stabilisés en variation trimestrielle. En référence à ceux du troisième trimestre 2018, les prix de production des services hébergement et de restauration ont enregistré une hausse de 0,4%.
Sur les trois premiers trimestres de 2019, ils se sont bonifiés de 0,8% par rapport à ceux de la période correspondante de 2018.Oumar Nourou

NOUVELLE GESTION PUBLIQUE: Avis de tempête sur le Trésor

http://www.enqueteplus.com/Les nouvelles réformes initiées par la Dgcpt ne sont pas au goût des travailleurs de cette administration. Le syndicat réclame la réécriture des projets de textes déjà dans le circuit.
Les travailleurs de la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor (Dgcpt) ne sont pas du tout contents. Ils reprochent à leurs autorités hiérarchiques de prendre des réformes ‘’inappropriées’’ sans même les associer à la réflexion. ‘’Nous ne pouvons accepter qu’on décide du sort des agents sans requérir leur avis… Nous n’accepterons jamais d’être étrangers au sein de notre propre administration’’. Voilà, entre autres griefs exprimés dans les couloirs de ladite administration.
A l’origine du courroux des travailleurs, les réformes envisagées par la hiérarchie dans le cadre de la nouvelle gestion publique induite par la réforme des finances publiques de l’Etat.
En effet, les autorités envisagent de supprimer les trois postes que sont : le payeur général du Trésor, l’agent comptable des grands projets, le trésorier payeur pour l’étranger. Au même moment, seuls 5 postes comptables ont été créés : 4 postes ministériels et la Direction comptable des institutions. Aussi, on note, dans le nouvel organigramme projeté, l’éclatement de la Tg/Acct en deux postes : à savoir la Tg et la Direction des comptes publiques. Enfin, il est aussi envisagé la fermeture d’agences comptables (Acp) au niveau d’institutions constitutionnelles. Ces réformes, si l’on en croit les syndicalistes, ne riment pas avec l’esprit de la réforme dont la pierre angulaire est une culture de transparence, mais aussi et surtout de performance dans l’action publique.
Et si l’on n’y prend garde, la situation peut s’envenimer dans cette administration plus que stratégique. Les travailleurs, qui jugent réducteur et peu ambitieux le projet de réforme, expriment ‘’avec la plus grande fermeté leur indignation devant une telle conduite qui peut inhiber l’élan de progrès et de performance du Trésor’’. Ils appellent la Dgcpt ‘’à militer en faveur d’un climat de confiance et de respect mutuel’’.
A en croire la lettre de protestation que nous avons parcourue, la pilule est d’autant plus amère pour les syndicalistes, que les nouvelles mesures ont été élaborées de façon unilatérale par leurs supérieurs. Les protestataires tiennent ainsi à rappeler qu’ils ne sont pas dans une administration jacobine et que leur hiérarchie devrait les consulter avant de passer à l’acte. ‘’Une réforme doit recevoir, pour sa réussite, la caution sociale des braves travailleurs qui sont censés la mettre en œuvre’’, lit-on dans le document.
Par ailleurs, les travailleurs considèrent que ce projet, dans le circuit, est loin de répondre aux attentes suscitées par la réforme sur le budget programme. Ils pestent : ‘’La Dgcpt semble rater le virage, pour ne pas dire l’occasion de régler définitivement la question des plans de carrière tant soulevée par les agents. Le Sutt (Syndicat unique des travailleurs du trésor) se démarque de cette démarche et demande instamment au ministre des Finances et du Budget de prendre toutes les mesures idoines pour permettre la relecture, voire la réécriture de ces textes dans des conditions normales, avant toute validation de l’autorité.’’
Pendant qu’ils attendaient la création de 11 nouveaux postes, la hiérarchie, elle, table sur quatre seulement.Mor AMAR

L’IMPACT DES FINANCES SUR LA POLITIQUE MIGRATOIRE REMIS EN CAUSE

http://www.emedia.sn/L’Etat a mis plus de 40 milliards dans le financement de sa politique migratoire. Le constat est fait, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des migrants, ce 18 décembre, au Centre Ahmadou Malick Gaye (ex – Centre de Bopp), que les problèmes persistent.

Impact des financements sur la politique migratoire du Sénégal

Selon Zakaria Sambakhé, le Directeur de l’ONG Action Aide Sénégal, « ce qui explique cela, c’est que les financements ne ciblent pas les bonnes personnes, ne sont pas durables et ne sont pas orientés vers les secteurs de développement où les jeunes peuvent créer de la richesse. » Il prône ainsi « une concertation de l’ensemble des acteurs, (afin) d’identifier les priorités par secteur, en mettant l’accent sur la formation des jeunes. Parce que si on n’a pas une formation qualifiante, permettant de pouvoir avoir un métier durable, cela va être difficile même si on finance, d’avoir les résultats escomptés. Oui, il faut financer mais il faut bien financer, ciblant les secteurs porteurs. Il faut aussi que les Sénégalais soient dotés de connaissances, d’outils qui leur permettront de mieux utiliser ces financements-là. Il y a les secteurs comme l’agriculture, la transformation, l’audiovisuel, la communication, les micro-entreprises, l’artisanat, qui peuvent aider les jeunes à avoir des revenus afin de prendre en charge leur famille. »

L’Union africaine (UA) interpellée

Au-delà, signale-t-il, « séparément, les pays ne peuvent pas avoir de bons résultats. Nous exigeons et encourageons une approche communautaire. Parce que le Sénégal, à lui-seul, ne peut pas régler le problème de la migration. Il faut au-delà de la CEDEAO, aller au niveau de l’Union africaine (UA). Parce qu’il y a des politiques communes au niveau de l’UA, en matières agricoles, promotion d’accès des femmes à la terre et de financement, etc. Ces politiques doivent permettre à l’UA de porter la voie des pays africains au niveau des espaces tels que les Nations Unies pour que cette question de la migration ne soit pas vue comme étant un problème mais plutôt comme une opportunité. Quand on parle d’opportunités, c’est plus en termes de comment arriver à ce que les jeunes transforment leur société. Aujourd’hui, si l’Afrique n’est pas capable de transformer ses ressources, de créer de la valeur ajoutée au Sénégal par exemple, cela va être problématique. La réponse est communautaire, pas individuelle. »

Plaidoyer sur la mise en relation entre l’Etat et la société civile

Selon Thierno Aliou BA, le président de l’Union pour la solidarité et l’entraide (USE), créée en 1955, il urge de mettre en place une meilleure politique migratoire face à la situation « préoccupante » des migrants. Dans ce sillage, explique-t-il, « le plus important n’est ni de fermer les frontières ni de mettre des milliards mais plutôt de réfléchir » pour arriver « à régler 3 choses essentielles : D’abord, fixer ceux qui sont restés et qui ne veulent pas partir pour qu’ils puissent avoir des projets de développement. Ensuite, mettre ceux qui veulent partir dans de bonnes conditions pour qu’ils le fassent. Enfin, que ceux qui veulent revenir reviennent dans la dignité. Et ça, seul l’Etat peut le faire. Rester, comment rester, partir comment partir et revenir, comment revenir. »
Selon les estimations de BA, déplorant la violation des droits des migrants, l’Europe n’en accueille que 15 sur les 175 millions, de part le monde. « A quoi servent ratifications et signatures si les droits des migrants sont bafoués ? », peste-t-il.
Représentante du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), et du Conseil économique social et environnemental (CESE), Fatoumata Gueye Ndiaye insiste, elle, sur l’occasion qu’offre la journée internationale des migrants pour évaluer la politique migratoire du Sénégal : « Savoir quelles sont les contraintes que nous avons dans sa mise en œuvre ? Qu’est-ce qu’il faut améliorer pour que cette mise en œuvre soit effective ? Qu’est-ce que les Institutions doivent faire pour que quand même les objectifs fixés dans cette politique d’émigration soient atteints ? Les Institutions sont partantes pour une collaboration beaucoup plus accentuée avec les organisations de la société civile. L’Etat fait beaucoup de choses mais on peut mieux faire toujours quand on accentue la collaboration. Les OSC (Organisations de la société civile) sont sur le terrain, en relation directe avec les migrants. »
Parmi les personnes impactées, 17% sont des femmes, d’après les statistiques
Dans ses recommandations, elle évoque la protection des migrants, surtout des femmes et des enfants. « Dans le dernier naufrage, nous avons vu qu’il y avait des enfants, motive l’ex présidente de l’Association des juristes sénégalaises (AJS). C’est des femmes ou bien des parents qui migrent avec leurs enfants. Donc, ça nous interpelle tous. Et c’est vrai que 17%, on peut penser que ce n’est pas beaucoup mais il faut voir ce que ces femmes-là subissent. C’est des acteurs qui subissent plus. Parce que dans certaines conditions aussi bien sur le trajet de la migration qu’au niveau des pays d’accueil, c’est des couches vulnérables qui subissent vraiment des agressions atroces. Quand je parle des femmes, souvent on dit qu’elles sont des esclaves sexuelles lors du trajet dans certains pays. Maintenant, ça nous interpelle. Dans la protection des migrants, l’Etat va accorder une attention particulière aux femmes migrants et aux enfants ».

BAABA MAAL: «CE N’EST PLUS UNE HONTE D’ALLER VERS L’AGRICULTURE»

http://www.emedia.sn/–Pour lutter contre l’émigration, Baba Maal mise sur l’agriculture. Le lead vocal du ’’Dande Leñol’’ a lancé son projet d’aménagement de 50 hectares, dans le département de Podor, lors de la 13e édition de son festival Les Blues du fleuve, du 6 au 8 décembre 2019. L’artiste planétaire, motivant les jeunes, signale que « ce n’est plus une honte d’aller vers l’agriculture » aujourd’hui. Parce que pratiquer l’agriculture moderne « avec une approche technologique, en costume et cravate. »

«D’abord planter des arbres»

« Chaque année, nous essayons de voir où nous s’appesantir pour laisser quelque chose aux populations au sortir des Blues du fleuve, décline l’Ambassadeur des Nations Unies contre la désertification, interrogé par emedia.sn. Cette année, il y avait 2 à 3 aspects. L’un qui me tenait à cœur c’est de voir naître ce projet de Mbawande, d’aménagement de 50 hectares qui a commencé. Les propriétaires et mêmes les agriculteurs se sont battus pendant 4 années en m’accompagnant pour faire de telle sorte que ce projet puisse avoir lieu. Mais aussi de s’ouvrir au reste des populations du département de Podor pour leur dire qu’il y a des possibilités d’avoir des parcelles, de cultiver et de profiter de l’offre de cet aménagement. Mais il y a aussi la protection de l’environnement. Avec l’engagement de ces jeunes venus de la Mauritanie et qui ont partagé leur expérience, leur connaissance et la pratique avec des jeunes de Podor qui vont continuer après le festival. Il y a eu beaucoup de formation, des jeunes qui ont reçu des diplômes et qui peuvent maintenant travailler dans le secteur même du Tourisme. Tout ça, ce sont des acquis. »

6 000 arbres le long de la route vers le Diéri

On a commencé en a parlé durant le festival même si au niveau du système des Nations Unies c’est à partir du mois de février qu’on va commencer à dérouler la feuille de route de ce que je dois faire, pas seulement au Sénégal mais sur le continent africain parce que je suis envoyé dans le continent. Mais je dirai que d’abord planter des arbres comme on l’a fait durant ce festival avec ’’Fodde Fouta’’ plus de 6 000 arbres tout au long de la route qui nous mène vers le Diéri. C’est de proposer aussi comme ’’Nanka’’, (le nom de son association), pour que l’impact de la désertification qui fait que c’est vrai que beaucoup de jeunes fuient vers l’Europe parce qu’il y a des conflits, des problèmes économiques mais aussi parce que le climat n’est plus favorable à plein de possibilités de travail qu’il y avait d’antan, donc, leur proposer des projets qui pourront les fixer ici sur le continent. Je suis convaincu que n’importe quel pays qui se développe doit penser à son agriculture. »

Une histoire avec la terre

« Parce que nous vivons tous sur la terre, qui nous offre des possibilités, il faut les exploiter. Je le fais depuis que je suis jeune avec mon père, qui m’avait donné un petit lopin de terre, et qui me disais avant l’après-midi, il faut que tu finisses de le faire. Il me préparait déjà à quelque chose. Je l’en remercie aujourd’hui. Aussi, tu ne peux pas chanter comme je l’ai fait avec Daraa Ji ’’où sont nos 10%’’, les gouvernements doivent s’engager à donner au moins 10% de son budget à l’agriculture, et ne pas s’engager à pratiquer l’agriculture. Ce que j’ai fait dans le champ de Mbawande. J’ai dit que je voudrais que cela soit un exemple. Qu’on dise que Baba Maal qui a sillonné le monde, qui est un musicien connu, revient aujourd’hui à la terre. Pourquoi pas un autre jeune de croire à la terre ? C’est ça mon histoire avec l’agriculture. Il faut que la jeunesse africaine puisse croire davantage en elle-même. Quand on croit en soi, on sait qu’il y a des possibilités. Si on ne nous les offre pas, il faut aller les arracher. Ton dû, il faut toujours aller l’arracher. C’est le conseil que je donne à cette jeunesse. Cette jeunesse sorte et dise, c’est ce qu’on veut. Nous sommes prêts à faire de l’agriculture. Les autres, que ce soit le gouvernement, l’administration, et tous les bailleurs de fonds viendront en appoint pour les accompagner. »

Implication de la jeunesse

« Mais il va falloir que la jeunesse désire davantage retourner à l’agriculture. D’autant plus que l’agriculture n’est plus cette agriculture qui faisait que certains jeunes avaient honte de la pratiquer. Maintenant, c’est une agriculture moderne avec des machines, une approche très technologique. Tout cela fait que le jeune peut porter sa cravate et dire je suis agriculteur et moderne. Ce n’est plus une honte d’aller vers l’agriculture ».

Dr Macoumba Diouf sur la commercialisation de l’arachide: «Des ajustements sont nécessaires»

https://www.lequotidien.sn/–Le renouvellement de l’accord entre le Sénégal et la Chine sur la commercialisation de l’arachide fait le compte des producteurs locaux dans cette spéculation. C’est l’avis du directeur de l’Horticulture qui présidait mardi une cérémonie de remise de légumes aux femmes du ministère de l’Agriculture par la mission agricole chinoise au Sénégal. «Aujourd’hui, même si la commercialisation de l’arachide semble poser juste pour ses débuts quelques difficultés, le producteur sénégalais est en train d’y trouver son compte, parce qu’en train de vendre son arachide à un prix particulièrement rémunérateur», a expliqué Dr Macoumba Diouf. Il a fait savoir que les producteurs vendent à un prix compris entre 250 à 300 francs le kilo, alors que le prix homologué pour cette campagne est de 210 francs Cfa le kilo. «Cet accord qui a été relancé a permis de hisser notre pays, jusqu’à l’année dernière en tout cas, en premier pays exportateur d’arachide sur le marché chinois. Cet accord a été reconduit de manière tacite, il y a de cela quelques semaines, pour les cinq prochaines années au moins», a précisé M. Diouf, notant toutefois que des rectificatifs dans la démarche s’imposent en ce début de campagne de commercialisation de l’arachide. «Il est vrai que des ajustements sont nécessaires pour que ce prix rémunérateur reste, mais que l’on préserve en même temps notre capital semencier, mais aussi le pouvoir d’achat de l’agriculteur sénégalais», a déclaré Dr Diouf, faisant savoir que pour ce faire, «les voies et moyens sont en train d’être trouvés sous la direction du ministre de l’Agriculture». Dr Macoumba Diouf s’est félicité en outre de la coopération entre le Sénégal et la Chine qui, dans le domaine agricole, se manifeste outre la commercialisation de l’arachide, dans le transfert de technologies,la formation d’étudiants,la campagne d’autosuffisance en riz…

La  mafia au cœur de l’agriculture Par Mamadou SY Albert

L’agriculture sénégalaise reste encore soumise à l’influence d’une élite bureaucratique. Celle-ci contrôle l’administration de l’agriculture, l’accès à la terre, la distribution des semences, les outils de production et les circuits de commercialisation de nombreux produits agricoles. Une véritable « mafia » agraire a eu le temps de se constituer au sommet de l’État, au cœur des collectivités locales. L’Empire de cette mafia agraire dispose de ramifications insoupçonnées dans les milieux religieux, dans celui des affaires, de la finance du développement et dans les milieux politiques. Le monde paysan restera longtemps sous cette influence administrative et politicienne. À moins que les producteurs ne prennent leurs responsabilités historiques, en se libérant des chaînes d’une domination multiséculaire.
Les difficultés de l’agriculture sénégalaise sont quasi-identiques, au fil de l’évolution politique du Sénégal. La compagne arachidière ouverte depuis quelques jours seulement, met au- devant de la scène nationale les maux et les faiblesses chroniques de cette filière. Le prix au producteur ne satisfait point, de nouveau, ses acteurs principaux. Certains bradent la production dans les marchés quotidiens ou hebdomadaires. D’autres, mieux connectés aux circuits de commercialisation de l’arachide, vendent plus cher que le prix officiel auprès de revendeurs internationaux, de préférence chinois. Ceux qui ne peuvent écouler dans les marchés locaux et internationaux leur production attendent, la mort dans l’âme, l’ouverture souvent hypothétique de points de collecte mis en place par le circuit officiel ou parallèle des huiliers locaux et nationaux. Le drame paysan, au cœur de la vente de l’arachide? est récurrent depuis l’accession du Sénégal à la souveraineté internationale. On se souvient encore des campagnes catastrophiques antérieures et de la mal gouvernance de l’Oncad de cette filière, rythmée par des scandales financiers et politiques, la mévente et le bradage à vils prix.
Ce vieux souvenir de l’époque de l’Oncad, hante encore de nos jours les esprits de franges significatives du monde rural. Il ne  s’agit plus seulement de la gestion chaotique de l’arachide, mais de toute la gestion népotique de l’agriculture sénégalaise dans sa globalité. Les semences destinées aux producteurs d’arachide, de riz local ou des autres produits agricoles, sont fortement soumises à l’influence d’une chaîne d’intermédiaires : commerçants, courtiers, agents financiers véreux du développement rural et certains prête-noms évoluant au sommet de l’État, les pouvoirs locaux de la chefferie traditionnelle et drs hiérarchies religieuses etc. Les acteurs de l’agriculture et les vrais destinataires n’accèdent que difficilement aux semences, aux outils de production agricole et aux financements publics et privés.
L’accès aux semences, aux machines, à la terre fertile dépend étroitement de ces réseaux politiciens organisés en chaîne de décisions et tapis au cœur de l’administration tiennent l’agriculture sénégalaise en otage, en aval et en amont des filières de production. Une véritable mafia agraire, politique et bureaucratique a pris le temps de se constituer, de mettre en place ses réseaux, ses ramifications et ses connections. La gangrène !
L’emprise de cette mafia agraire sur les filières agricoles, la distribution des semences, la commercialisation, l’accès à la terre et aux machines modernes devient tentaculaire. Un vrai empire que ces groupes de pression qui contrôlent ainsi  toute la chaîne des valeurs marchandes de l’agriculture. Certains acteurs politiques ont très tôt compris les enjeux politiques du contrôle de l’agriculture, des semences et des outils de production. Ils sont devenus des cultivateurs du dimanche sous des formes multiples.
Ils accèdent plus facilement que les producteurs aux intrants agricoles, aux machines et aux sources de financement du développement rural. Certains bénéficient naturellement de la complicité de cadres et de décideurs politiques placés au sommet de l’État. Ce sont ces acteurs qui installent et nourrissent les réseaux de la mafia de l’agriculture sénégalaise.
Cette mainmise des acteurs politiciens et leurs complices à l’échelle de la distribution, de l’accès au financement et aux outils de production, explique pourquoi le malaise paysan, si récurrent, trouvera difficilement des solutions durables à la hauteur des espérances du monde rural et des producteurs. Ces derniers demeurent les victimes éternelles de cette mafia dictant sa loi implacable dans tous les compartiments et les secteurs les plus rentables de l’agriculture.
Le monde paysan devrait se rendre à l’évidence. Son sort dépend désormais de ses capacités à refuser de se soumettre à la logique de marginalisation des producteurs et de s’opposer à l’exploitation des travailleurs de la terre par cette mafia et ses alliés. Les multinationales risquent d’ailleurs de transformer les producteurs en des ouvriers agricoles. Le monde rural a aujourd’hui suffisamment de ressources humaines qualifiées et d’expériences négatives de l’impact des influences politiciennes nationales et internationales, pour se prendre en charge. La dénonciation des détournements d’objectifs à des fins clientélistes, ne suffira guère, pour sortir les producteurs de ce cercle entretenu par la logique d’une élite administrative, politique et économique et sa clientèle.
C’est au monde des producteurs et ceux qui vivent réellement de la terre et de leurs labeurs, de défendre avant tout, ses intérêts et ceux de l’agriculture du Sénégal. http://actunet.net/

Près d’un million de personnes travaillent dans le secteur de la pêche

https://www.seneweb.com/-En marge de la cérémonie de lancement du processus de mise en place d’un plan de prévention des impacts et les risques de catastrophes écologiques sur les ressources halieutiques à l’aune de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières dans les Zones Economiques Exclusives, le coordonnateur du Forum civil, Birahim Seck, est revenu sur l’importance de converser nos ressources halieutiques.
«Au Sénégal, on sait que tout le littoral travaille dans le domaine de la pêche. De Saint Louis à Kafountine, en passant par Kayar, les habitants travaillent sur ce domaine. Il faut le rappeler, la pêche injecte dans notre économie plus de 200 milliards FCFA et participe à la nutrition de nos enfants mais également à la sécurité alimentaire », a soutenu Birahim Seck, coordonnateur du Forum civil.
Il faut, dit-il, qu’on puisse prendre en charge et prévenir certaines catastrophes écologiques qui sont en même temps économiques. Seck informe également que « La pêche emploie de 600 000 à 1 million de personnes, donc il faut impérativement prendre les devants pour réfléchir avec la plateforme sur les mesures qu’il faut prendre en charge, les obligations qu’il faut imposer aux différentes entreprises pour mettre en place des mécanismes de prévention pour les catastrophes écologiques qui vont impacter naturellement l’économie et l’environnement. »

Exploitation pétrole et gaz: Vers la réduction des impacts néfastes sur les ressources halieutiques

https://www.seneweb.com/-En partenariat avec le ministère des Pêches et de l’économie maritime, le Forum civil a organisé ce mercredi un atelier de lancement du processus de mise en place d’un plan de prévention des impacts et risques de catastrophes écologiques sur les ressources halieutiques à l’aune de l’exploitation des ressources pétrolières et gazières  dans les Zones Economiques Exclusives.
« Les risques liés à l’exploitation du pétrole et du gaz sont essentiellement orientés vers les ressources halieutiques c’est-à-dire les poissons et les autres fruits de mer. Ces risques peuvent impacter les autres animaux comme les mammifères marins, les oiseaux marins mais également les reptiles et les tortues marins. A côté de cela, c’est les nuisances que cela va créer au niveau de notre littoral comme vous l’avez vu dans les reportages concernant les marées noires. Si on ne prend pas de précautions, ces risques vont annihiler notre capital économique social et environnemental », a prévenu Dr Mamadou Goudiaby, directeur des pêches et de l’économie maritime.
Il ajoute que « cet atelier vise à sensibiliser des acteurs étatique,s non étatiques et les professionnels du pétrole, de la pêche et de l’aquaculture pour qu’ils comprennent que ces risques sont des réalités afin de développer en eux-mêmes des capacités de réactivité et d’efficacité ne serait-ce que pour éviter la panique. Mais aussi voir les stratégies pour  permettre de minimiser les impacts néfastes sur l’exploitation des ressources halieutiques sur notre cadre de vie ».

Pétrole et gaz au Sénégal: le local content,voeu pieux des assureurs

https://www.financialafrik.com/L’association des assureurs sénégalais tient une assemblée décisive ce 18 décembre pour l’avenir du local content. 
Si le pool pétrolier mis en place par les compagnies d’assurance du Sénégal dans le but de soumissionner  en groupement aux sollicitations du secteur  a bien reçu son récépissé d’association auprès des services du ministère de l’intérieur, tel n’est pas encore le cas  de l’arrêté du ministère des Finances. Depuis un an, ce pool sensé traduire la volonté affichée au plus haut niveau d’instaurer le local content dans le domaine stratégique du pétrole et du gaz, rencontre une étrange mais polie fin de non recevoir.
Pendant ce temps, les principaux contrats pétroliers sont en cours de contractualisation. Ainsi, les contrats Woodside et BP, d’environ 15 milliards de Franc CFA, opposeraient le pool d’une part et la compagnie Amsa d’autre part. Celle-ci, seule à ne pas adhérer au groupement, fait cavalier seul en rappelant que «pour le moment, ledit pool, ne dispose pas encore d’un arrêté». Un argument battu en brèche par les membres du pool qui estiment que l’arrêté n’est pas une obligation en prenant l’exemple du pool PTV (Transport) constituée en 1998.
En optant pour la voie solitaire, Amsa affaiblit le pouvoir de négociation des assureurs et encouragerait le fronting et la fuite des capitaux. 
Pour le moment, les deux parties, le pool d’une part et Amsa d’autre part, campent sur leurs positions. Pendant ce temps, la Direction des Assurances, drapée dans une neutralité bienveillante, multiplie les manœuvres de conciliation sans user de son pouvoir de coercition. D’où l’exacerbation de l’Association des Assureurs du Sénégal. Réunie en conclave le 5 décembre, cette instance qui regroupe toutes les compagnies agréées menace de suspendre voire d’expulser Amsa de ses rangs, ce qui serait une première dans les annales du secteur.
En effet, cette dernière refuse  jusqu’à présent de signer les statuts du Pool d’Assurances des Risques Pétroliers et Gaziers du Sénégal, et ce, précise-t-on, «malgré les différentes tentatives du Pool à vouloir tenir avec Amsa  une rencontre permettant d’avancer sur son adhésion».
A  noter qu’il y a eu de grandes avancées du Pool dans son organisation avec la mise en place d’un comité technique réunissant tous les cadres du marché sénégalais couplé à une assistance technique confiée à la SEN RE. A cela s’ajoute le récépissé de déclaration du Ministère de l’intérieur consacrant ainsi définitivement le Pool. Par ailleurs, le Pool a reçu des lettres d’intention manifeste de structures internationales, indiquant leur disposition à favoriser le local content par des capacités de souscription négociées plus favorable au marché sénégalais.
 Au niveau du marché des assurances, la mise en place du Pool reste la réponse la plus appropriée pour une réelle optimisation du contenu local, il permet en outre de mettre en place les couvertures d’assurance aux standards internationaux. Cette organisation entre les compagnies d’assurance à travers le Pool et le Réassureurs National, la Sen Re, est une situation inédite et quasi unique au Sénégal, où nous constatons qu’une association de tous les acteurs de la prise de risque a réussi à faire regarder ses membres au delà de leurs intérêts personnels, en privilégiant l’intérêt général et surtout en permettant aux structures ayant le moins de  moyens à tirer vers le haut, plaçant  tout un même marché au même niveau, sans considération de taille, ou de l’origine du capital investit au Sénégal, ou encore de son appartenance à un groupe national, régional, continental, ou international.
«Cette situation serait parfaite sans la position dissidente d’AMSA», déplore un acteur de la place. «Nous ne sommes pas opposés au pool mais l’adhésion n’est pas obligatoire», rappelle -t-on d’Amsa en soulignant que le pool n’a pas encore son arrêté ministériel (Finances).
La situation de blocage est préjudiciable au marché Sénégalais, représentant un point d’achoppement qui peut être utilisé comme canal de fragilisation du contenu local.
Les médiations organisées n’ont pas permis d’aboutir.Amsa qui a mis la main sur la
couverture d’assurance des structures publiques comme la SENELEC ou la SAR, semble
bien partie, aidée en cela par le courtier AC Marsh, pour engranger des projets
pétroliers. Une houleuse assemblée générale prévue ce 18 décembre devrait vider le contentieux. Amsa se dirige vers l’expulsion ou l’inclusion.Adama WADE

Monnaie unique de la Cedeao, des échos peu favorables Par Abdou DIAW

2020 ! Nous y sommes presque déjà. A mesure que les jours qui restent de 2019 s’égrènent, les débats enflent ; les interrogations surgissent et demeurent sans réponse. L’adoption de la monnaie unique Eco sera-telle effective à partir de 2020, comme annoncée par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Cedeao, lors de leurs rencontres sur le sujet ? Mystère et boule de gomme.
La question est présentement sur toutes les lèvres. Elle cristallise les attentes et attire les attentions. On jase et on spécule partout. Qu’il s’agisse du milieu des décideurs politiques ou celui des économistes, les commentaires font rage. Chacun tente de dresser ses propres scénarii fondés sur des hypothèses. Quant aux populations, les principales concernées, c’est le silence radio. Il n’existe, pratiquement, pas de signe montrant leur intérêt aux débats sur la question alors que c’est elles qui feront partie des premiers maillons de la chaîne à subir les conséquences de l’introduction d’une monnaie unique dans l’espace Cedeao. D’autant qu’elles l’utilisent pour en faire leur instrument d’échange, leur unité de compte et réserve de valeur. Ceux-ci constituent les trois fonctions monétaires.
L’on ne peut, pour le moment, que s’en tenir à la dernière décision prise par les chefs d’Etat de la Cedeao, lors de leur réunion tenue, le 29 juin 2019, à Abuja. Ces derniers proposaient « l’approche graduelle » pour la création de la monnaie unique en privilégiant le démarrage avec les Etats membres qui respectent les critères de convergence. Autrement dit, les Etats viendront à leur propre rythme, en fonction de leur capacité à respecter les critères en matière de convergence macroéconomique. Mais au rythme où vont les choses, rien ne laisse présager une adoption prochaine de l’Eco. Il n’y a, presque, pas de communication officielle venant des voix légitimes sur la question à l’endroit des populations. Même s’il faut reconnaître que les questions monétaires ne se débattent pas sur les toits. La dévaluation de janvier 1994 en est un exemple.
Les rares sorties ou déclarations sporadiques de certains ministres des pays concernées sont aussi imprécises que sommaires. Le scénario d’un nouveau report semble être plus à l’ordre du jour qu’une adoption, au regard des réserves émises par certains économistes avertis. « Je reste convaincu que l’Eco ne verra pas le jour en 2020, comme cela a été annoncé, car les conditions techniques ne sont pas réunies », tranche, dans la Tribune Afrique, l’économiste bissau-guinéen, Carlos Lopez, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (Uneca). Son collègue sénégalais, le doyen Moustapha Kassé se montre également pessimiste en comparant l’Eco à un serpent de mer, victime d’une préparation qui n’est pas sérieuse et d’études techniques insuffisantes. Certains dirigeants des Etats de la Cedeao semblent, également, surfer sur la vague du pessimisme. Le Président du Bénin soutenait, dans une récente interview, que ce n’est pas évident que techniquement, les Etats soient prêts à rentrer dans une monnaie comme l’année prochaine.
Les Etats membre ont-ils pu respecter les critères de convergence, une des conditions jugées essentielles pour l’introduction de l’Eco ? Quel organe institutionnel communautaire pour assurer la régulation et la gestion de la politique monétaire ? Le régime de change flexible tel que annoncé sera-t-il maintenu ? Quelle valeur pour la monnaie Eco par rapport aux devises étrangères et autres monnaies nationales ? C’est une kyrielle de questions auxquelles nos chefs d’Etat devraient apporter des éléments de réponse avant la date butoir du 2020. Il faut l’avouer, les conditions sont loin d’être réunies et les délais sont assez courts pour lancer un projet aussi gigantesque que l’Eco. La question de la gestion des réserves de changes n’est pas encore résolue, de même, le traité instituant cette union monétaire reste méconnu. En attendant 2020, les yeux sont rivés vers la capitale nigériane où devront se réunir, le 21 décembre 2019, les chefs d’Etat de la Cedeao pour plancher sur la question de la monnaie unique.

De grâce la Senelec n’est pas en déficit! Par Abdoul Aziz SY,Juriste d’entreprise

Certains ont vraiment la mémoire courte. Qui ne se rappelle pas les délestages, les coupures intempestives de courant qui ont précipité la chute du régime de Wade ? Qui ne se rappelle pas les factures chères malgré les coupures ?. Depuis que L’Etat a décidé d’augmenter l’électricité, des spécialistes en tout se sont levés pour attaquer Senelec ou le management pour décrire sa mauvaise gestion.
De grâce SENELEC N’EST PAS EN DEFICIT! Comment une entreprise en déficit peut renouveler, il y a deux jours donc en pleine crise selon certains soi-disant spécialistes, sa NOTATION FINANCIERE double AA? COMMENT PEUT-ELLE ETRE en difficulté financière alors que les rapports du cabinet les plus réputés ont apporté la preuve contraire à travers ses Etats financiers certifiés. Comment une entreprise peu performante peut doubler sa capacité de production électrique en un si laps de temps en passant en 6 ans (2012_2018) de 500 MW à 1156 MW, faire oublier tout une population les coupures intempestives d’électricité à travers les délestages, à doubler l’accès à l’électricité en zones rurales et périurbains et à atteindre le défi de la disponibilité de l’énergie.
La performance d’une entreprise est mesurée à l’aune de ses états financiers et il faut distinguer le Revenu, le Résultat Net comptable et le Revenu Maximum Autorisé (RMA). Ce qu’il faut comprendre chers compatriotes, en termes clairs et accessibles Senelec est une entreprise régulée qui voit son revenu fixé et limité par l’Autorité de régulation (CRSE) contrairement à une entreprise privée qui n’a pas de frontière pour chercher son revenu. Cela n’a rien à voir avec les résultats financiers de l’entreprise. Il s’agit d’une option de l’Etat de surveiller cette entreprise de service public stratégique pour ne pas la laisser entre les mains de la concurrence et de la loi du marché mais de compenser le manque à gagner découlant de la régulation le cas échéant. En conséquence, Senelec est une entreprise régie par une loi particulière notamment la loi 98-29 qui prévoit en son article 28 que les projections de la base tarifaire pour les années ultérieures sont basées sur des estimations des dépenses d’investissement permises, de la cession des actifs et des taux d’amortissement convenus.
Les taux d’amortissement futurs peuvent être modifiés lors de la révision des conditions tarifaires mais ne pourront être modifiés de manière rétroactive. Les dépenses d’investissement qui auront été autorisées par les procédures d’approbation définies dans le cahier des charges du titulaire de licence ou de concession seront incluses dans la base tarifaire. Et il appartient à la CRSE de fixer les conditions tarifaires applicables à Senelec pour une période déterminée en fonction de ces éléments.
L’article 36 modifié du contrat de concession de Senelec stipule que les tarifs de vente au détail exclusive, pris dans leur ensemble, ne peuvent excéder le seuil autorisé par la Formule de contrôle des revenus prévue à l’article 10 du Cahier des charges. La Formule de contrôle des revenus est fixée à la Date de signature et pour une durée trois (3) ans et est révisée tous les trois (3) ans par la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité après consultation, des différents acteurs concernés, en l’occurrence le Ministère en charge des finances, le Ministère en charge de l’énergie, les associations de consommateurs, les producteurs indépendants, les représentants de certaines institutions de la République et des industriels.
La formule de calcul est prévue dans le cahier des charges de Senelec et permet de voir si ce qui a été prévu a été dépassé ou pas. En fixant ses tarifs de vente au détail, Senelec fait ses meilleurs efforts pour que le revenu perçu à partir de la vente au détail d’énergie électrique dans chaque année t, Rt (mesuré en francs CFA – FCFA), n’excède pas le revenu maximum autorisé dans chaque année t, MRt (mesuré en francs CFA – FCFA), déterminé selon la formule technique prévue à l’article 10 du cahier des charges.
Ces calculs découlent du budget d’investissement de Senelec, du plan de Production et tant d’autres facteurs fluctuants comme le fuel qui constitue le socle des charges de l’entreprise et la plus variable et qui est le facteur prépondérant de l’indice composite de d’inflation qui intègre aussi l’impact des équipements et matériels importés pour la production, le transport et la distribution de l’électricité. Ce qu’il faut comprendre c’est pendant les 80 dernières fois où il y a une révision tarifaire de l’électricité, il y a eu toujours un écart découlant de la variabilité du coût de l’investissement de Senelec et du Revenu Maximum Autorisé qui, s’il n’existait pas comme tout vendeur, elle prendrait son prix de revient auquel il ajouterait une marge pour revendre au consommateur que nous sommes.
J’en veux pour exemple le TAG 4 que Senelec fait tourner parfois pour satisfaire les besoins de clientèle que nous sommes, alors que le cout du KWh avoisine le double que paie le client in fine et ce pour répondre aux besoins du service public. Pourtant pendant ces périodes de révision c’est l’État qui a compensé la différence et c’est pourquoi les consommateurs finaux ne pouvaient pas le sentir. Si l’État décide de ne supporter qu’une partie, Senelec est obligée de réviser les tarifs conformément aux dispositions légales qui la régissent et sur décision du Régulateur ; le cas contraire, les règles de compensations s’appliqueront.
Cet état de fait résulte du fait de la forte variation du facteur indiciel le plus important notamment le pétrole qui constitue la charge principale de l’électricité. Pourtant, c’est la même formule qui a été utilisée en 2016-2017 pour ne pas appliquer la compensation du fait de la baisse en son temps du coût de l’électricité. L’Etat n’avait versé aucune compense. Que dire maintenant de la politique énergétique du Sénégal qui est un vrai succès. Il n’est jamais trop tard de se ressourcer car la régulation n’est pas la réglementation et la régulation ex ante n’est pas la régulation ex post. De grâce, que les vrais spécialistes de la régulation de se prononcer pour éclairer la lanterne du peuple abusé.
La situation déficitaire d’une entreprise est découverte à travers ses états financiers et depuis les 4 dernières années Senelec affiche toujours des résultats bénéficiaires. Les états financiers audités par les deux cabinets les plus réputés Mazar et KPMG ont été dûment certifiés et dans aucun de ses états financiers qui sont annuels du reste, vous ne verrez que Senelec est déficitaire. Pour savoir si la politique énergétique est une réussite, je vous renvoie au plan stratégique 2016-2020 de Senelec, aux réalisations qui crèvent les yeux des citoyens qui ne veulent pas voir avec les autres outils mis en place que vous aurez l’occasion de voir si vous avez l’intention de voir.

L’économie sénégalaise et la manne gazière: L’équation du siècle!

https://www.seneweb.com/France, Usa, Norvège, Singapour… Les premières entreprises qui bénéficient des premiers gros contrats de l’industrie gazière du Sénégal sont à des milliers de kilomètres du Sénégal. Pour l’instant, nos entreprises locales sont hors jeu.
Ce n’est pas encore Noël. Mais, beaucoup d’entreprises occidentales ont déjà reçu leurs ‘‘cadeaux » du gaz sénégalais. Des Usa à Singapour en passant par la Norvège, Bp et Kosmos ont distribué des contrats à des entreprises étrangères pour mettre en place ce qui servira de plateforme gazière. Le contrat des ombilicaux et du système de production sous-marin a atterri aux Usa. D’environ 750 millions de dollars (415 milliards de Cfa), le gros marché a été remporté McDermott qui a sous-traité l’ingénierie et le test des ombilicaux au français Nexans.
Le Flng, bateau qui servira de plate-forme d’extraction et de liquéfaction, sera construit par Gimi Ms Corporation. Le coût: 1,3 milliard de dollar (environ 715 milliards de Cfa). Le Système d’air Comprimé, qui y sera logé, viendra du Norvège. Le contrat de fourniture a été confié à Tmc Compressors. Pour liquéfier le gaz, l’américain Baker Hughes va fournir la technologie et les turbomachines. Eiffage Génie civil et Saipem, eux, s’occuperont de la construction du Terminal/Hub pour 230 milliards de Cfa.

Entre le marteau et l’enclume

Dans cette distribution de gros marchés, point d’entreprises sénégalaises. Même si le patron de Bp au Sénégal a dit que 50 entreprises du pays ont déjà bénéficié de marchés liés au Gaz, pour l’instant, aucune preuve. L’aventure est-elle mal partie pour le privé local ? « Le risque, c’est que nous ne soyons pas présents  sur les gros marchés parce que nous n’en avons pas les capacités, et qu’ensuite ces multinationales s’organisent entre elles pour que la sous-traitance de la sous-traitance aille à des filières qui leur appartient. Si on ne fait pas attention, le dispositif juridique pourrait nous empêcher de ne pas accéder à ces marchés », alerte Abdourahmane Diouf du Club des investisseurs sénégalais.
« Si on ne positionne pas vite le privé national, on risque d’avoir une exploitation offshore où le Sénégal ne touchera pas beaucoup de retombées du Gaz », avertit un économiste consulté par Seneweb. En effet, pour pouvoir grappiller des marchés dans cette aventure pétro-gazière, le privé national fonde tout son espoir sur la loi sur le contenu local.

Le privé local pourra-t-il assumer ?

Le texte a été voté en janvier 2019. Objectif: promouvoir l’utilisation de la main-d’œuvre, des biens et services nationaux et du capital national dans l’industrie pétro-gazière. Théoriquement, un bon instrument. Cependant, le pays est composé, à 99.8% de frêles Pme. Des entreprises déjà confrontées à un très fort taux de mortalité. Pourront-elles s’aligner avec le niveau d’exigence de l’industrie pétrolière ? Ont-elles les certifications requises pour pouvoir fournir aux compagnies les équipements aux normes, les plus terre à terre ?
Le risque, c’est aussi d’appliquer ce texte alors que le privé national n’a pas les capacités, ni les qualifications de pouvoir répondre aux attentes de l’industrie pétrolière. Par exemple, au Nigéria, il avait été fait obligation de sous-traiter en priorité aux entreprises locales. Malheureusement, n’ayant pas les capacités requises, 70% des marchés gagnés par les nationaux ont été transmis à des entreprises occidentales. Faussant ainsi l’objectif de la loi sur le contenu local qui visait à développer le tissu industriel local.

Les syndromes nigérian et le ghanéen

En 2013,  le Ghana avait, lui aussi, rendu public son cadre juridique sur le contenu local. Mais, l’application a révélé que les capacités humaines et les compétences technologiques locales sont inadéquates pour une participation significative des entreprises locales. De plus, le manque de capacité financière est un autre facteur limitant.
Le texte sénégalais semble vouloir conjurer ces effets pervers. Il dispose que les contractants, sous-traitants, prestataires de services et fournisseurs devront établir un plan de contenu local. Dans ce plan, ils devront inscrire en priorité la promotion du capital et des entreprises sénégalaises, de l’emploi et de la formation, du transfert de technologie, entre autres. La mise en place d’un Comité national de Suivi du Contenu local est aussi prévue. Mais, le défi sera dans la mise en œuvre.
Aujourd’hui, l’économie sénégalaise est dans une étape déterminante de son évolution. A quelques années de la production des premiers barils de pétrole et de gaz, l’espoir trône. Les gouvernants, s’empressent de mettre en place un cadre juridique avantageux. Mais, la mayonnaise prendra-t-elle ? Pourrions-nous éviter les travers dans lesquelles sont tombées certains de nos voisins africains ?

Senelec: Vers une baisse du prix de l’électricité

https://actusen.sn/-Y a-t-il un espoir que le Gouvernement revoie à la baisse le coût du prix de l’électricité qui a suscité une vive colère des populations sénégalaises ? On ne saurait répondre par l’affirmative. Mais, le moins que l’on puisse dire est que le Chef de l’Etat, Macky Sall y travaille. Du moins, si l’on en croit à la Présidence de la République.
Dans un post sur Facebook, on informe selon le quotidien L’As, que le locataire du Palais a reçu en audience le Directeur général de Fieldstone, une société conseillère financière de la Commission économique des Nations Unies. La rencontre s’est tenue en présence du ministre du Pétrole et des Energies, Makhtar Cissé et les échanges ont porté sur le financement d’actifs de la Senelec pour faire baisser le prix de l’électricité. L’objectif, ajoute-t-on, est de concrétiser cette offre au premier semestre de l’année 2020.

Me Masokhna Kane sur la baisse annoncée du prix de l’électricité: «c’est de l’intox, nous exigeons l’annulation de la hausse»

https://www.leral.net/-Le président de SOS consommateurs, Me Masokhna Kane a réagi à la baisse annoncée du prix de la l’électricité au premier semestre de 2020, après l’audience accordée, hier, par le chef de l’Etat sénégalais à une société conseillère financière de la commission des Nations-Unies, Fieldstone.
« C’est de l’intox, c’est une bulle destinée à calmer la tension après la hausse annoncée du prix de l’électricité. Nous ne parlons pas baisse, nous exigeons l’annulation de la hausse du prix de l’électricité qui doit intervenir maintenant », a déclaré le consumériste sur la RFM.
Et d’ajouter, « cette hausse est injustifiée. Le président Macky Sall doit accepter que celui qui lui a fait prendre une telle décision l’a induit en erreur. Dans le plan Yessal ils avaient annoncé une baisse de 20 à 25%, avec un prix du kilowatt compris entre 60 et 80 francs. Et nous ne pouvons pas accepter qu’on nous dise qu’il y a hausse parce que l’Etat doit de l’argent à Senelec. L’Etat doit de l’argent à tout le monde. C’est comme si les hôpitaux devaient augmenter leurs tarifs parce que l’Etat n’a pas payé la dette qu’il leur doit. Nous disons que cette hausse est inadmissible et injustifiée. La Senelec est responsable de sa mauvaise gestion. Il ne faut pas que les consommateurs en paient les pots cassés ».

Hausse du prix de l’électricité: «Nous avons eu beaucoup de complaintes», Momar Ndao (Ascosen)

https://www.seneweb.com/–L’augmentation du prix de l’électricité a fait plusieurs victimes. D’après le président de l’Ascosen, les complaintes des populations ont été nombreuses à s’accumuler sur sa table. «Nous avons eu beaucoup de complaintes. Au moment où la hausse avait été annoncée, les gens avaient reçu des factures très élevées et ces derniers pensaient même que la hausse avait déjà commencé», a fait savoir Momar Ndao au micro d’iRadio.
Quinze jours après l’entrée en vigueur de la hausse du prix de l’électricité, sa diminution annoncée au premier trimestre de l’année 2020 pourrait être une mesure salutaire, selon le président de l’Ascosen. «Comme j’ai eu toujours à le dire, nous sommes contre toutes les hausses et pour toutes les baisses.
Nous encourageons à ce que cette mesure puisse être mise en œuvre très rapidement pour que la Senelec puisse s’équilibrer afin que les consommateurs puissent avoir de l’électricité dans les meilleures conditions».

Marche contre la hausse du prix de l’électricité: Le GIR apporte des éclaircissements aux Sénégalais

https://www.leral.net/–Le Groupe d’information républicain (Gir) a tiré à boulets rouges sur l’opposition qui, de concert avec des organisations de la société civile, a annoncé une deuxième manifestation, ce vendredi, contre la hausse du prix de l’électricité. En conférence de presse, ce mardi, ces membres de la mouvance présidentielle, parlent de tentative de manipulation.
«En cherchant par une énième tentative de politiser un acte social d’équité en faveur du monde rural, l’opposition sénégalaise montre une fois de plus qu’elle n’est mue que par le dessein de déstabiliser le pays afin d’arriver à ses fins», a déclaré le porte-parole du jour,
Ansoumana Sané. Et d’ajouter: «Du front Fippu à Nio Lank en passant par Fnr, Pose et Aar Li nu bokk, le modus a toujours été de provoquer un soulèvement par une tentative de désinformation et de manipulation de la population. Le Gir dénonce ces faits et se positionne toujours en sentinelle aux côtés du peuple pour apporter les réponses nécessaires et faire face aux détracteurs». Ces jeunes de Benno Bokk Yaakaar appellent ainsi l’opinion publique à comprendre les raisons de ce réajustement des prix de l’’électricité. «En décidant de réajuster les prix de l’électricité, le président de la République, Macky Sall, a, par la même occasion, décidé de ne pas l’appliquer aux familles à faible consommation représentant 54% des clients de la Senelec, soit 600000 familles», a notamment précisé Sané. Qui pense qu’il est important de «rappeler qu’en 2011, le pouvoir d’alors invitait les Sénégalais à retourner vers l’utilisation de la bougie au regard des nombreux délestages qui avaient fini par plonger le Sénégal et les Sénégalais dans un désarroi profond».

Hausse du prix de l’électricité: les alliés confortent le président

http://www.sudonline.sn/-Le débat sur la hausse du prix de l’électricité, avec comme corollaire la grogne chez les populations, ne laisse pas de marbre certains alliés de la majorité présidentielle.
Si certains porte-paroles de grands partis de ladite mouvance sont restés injoignables hier, mardi 17 décembre, ou encore ont préféré donner leur langue au chat, parce que leur parti ne s’est pas encore prononcé sur ladite question, certains à l’image de celui de la Ligue démocratique (Ld), Moussa Sarr ou Zator Mbaye de l’Alliance des forces de progrès (Afp) ont plutôt apporté leur soutien au gouvernement, à cause de la politique sociale menée, depuis 2012. Si Moussa Sarr reste persuadé que ladite mesure doit permettre l’accès universel à l’électricité, son camarade dans Benno Bokk Yaakaar, Zator Mbaye, qui trouve que c’est une mesure conjoncturelle qui affecte le président Macky Sall, pense que le chef de l’Etat ne tardera pas à trouver une solution.

ZATOR MBAYE, RESPONSABLE AFP: «Je suis persuadé que le président est la première personne à être affectée par cette augmentation»

«Nous ne cautionnons rien, nous n’applaudissons rien. Nous sommes aujourd’hui dans un gouvernement. Il y a des réalités auxquelles fait face le gouvernement en matière de politique économique. Ce que nous pensons sur ces questions, nous avons plusieurs canaux pour le dire au chef de l’Etat.
Mais, nous sommes aujourd’hui dans une solidarité gouvernementale qui fait que nous sommes aux côtés du gouvernement dans toutes ses mesures qui tendent à stabiliser le climat économique, le climat politique. Ce n’est pas le président de la République qui va mettre les Sénégalais sens dessus dessous. Depuis l’indépendance du Sénégal, aucun président n’a été aussi social que le président Macky Sall.
Depuis que le président de la République est arrivé à la magistrature suprême, en 2012, il a tout fait pour baisser les prix des denrées de première nécessité au prix de centaines de milliards de subvention pour stabiliser ce pays. Ce n’est pas lié à un mandat. C’est lié à des questions exogènes qui ne dépendent pas souvent de notre souveraineté intérieure
Quand le président avait subventionné pour que l’électricité connaisse une baisse pendant des années, est-ce qu’on avait entendu ceux qui sont en train aujourd’hui de dire qu’ils vont sortir pour marcher, parce qu’il y a une hausse de l’électricité ? Non. La vie n’est pas linéaire. Je suis persuadé que le président est la première personne à être affectée par cette augmentation, parce que c’est un homme extrêmement social.
Toute sa politique tourne autour de la socialisation même des populations à travers les bourses de sécurité, la Couverture maladie universelle, le Puma, le Promo-ville, etc. Toutes ces politiques sont d’obédience sociale. Je suis persuadé qu’il est aujourd’hui, en train de tout faire pour trouver une solution à cette question. Parce que ce n’est pas le président de la République qui va mettre les Sénégalais dans une situation difficile. C’est un Sénégalais bon teint qui sait ce qui se passe et vous verrez dans les jours à venir quelles vont être ses mesures. Parce que c’est un homme qui écoute son peuple, qui l’entend pour décider».

MOUSSA SARR,PORTE PAROLE DE LA LD: «Cette baisse de la subvention de l’Etat permettra de réaliser l’accès universel à l’électricité»

«Permettez-moi d’abord de rappeler le sens du soutien que la Ligue Démocratique apporte à l’action du Président de la République. Notre soutien se justifie en effet entre autres par le fait que depuis 2012, nous avons noté une volonté réelle du Chef de l’Etat à réduire les inégalités sociales et territoriales.
En clair, cette volonté rencontre notre adhésion. Ensuite, et relativement au débat sur la hausse du prix de l’électricité, il importe de bien saisir le sens de cette décision et d’éviter les amalgames entretenus pour assouvir des desseins de politique politicienne. Faut-il le rappeler, cette hausse ne concerne pas 54% des usagers les plus faibles mais touche les consommateurs moyens par une augmentation comprise entre 5 et 7% et de 10% les gros usagers qui font 20%.
Sous ce rapport, il apparait clairement que les couches les plus démunies ne sont pas concernées. De plus, cette baisse de la subvention de l’Etat permettra de réaliser l’accès universel à l’électricité. Pour nous, il est impératif que tous les Sénégalais accèdent à l’électricité, quelle que soit leur condition sociale et partout où ils se trouvent sur le territoire national. Dans ce sens, cette hausse comprise entre 750 FCFA et 1113 FCFA peut être bien comprise et soutenue surtout, je le répète, lorsqu’elle permet au plus grand nombre de nos compatriotes d’avoir accès à l’électricité.
C’est une question de justice sociale. Mais le gouvernement notamment les autorités en charge du secteur doivent bien communiquer sur les enjeux de cette mesure»

Attaque Contre Makhtar Cissé: La Cojer De Dagana S’érige En Bouclier…

https://www.xibaaru.sn/— « Le ministre du Pétrole et des Énergies Makhtar Cissé est devenu depuis quelques jours la cible de critiques les plus acerbes les unes que les autres. Il est attaqué de toutes parts sur sa gestion de la Senelec. Sa gestion à la Senelec fouillée, des cafards dodus sont exposés contre celui que certains présentaient comme une alternative à Macky Sall. La réplique ne s’est pas fait attendre. Aussi bien au niveau des anciens enfants de troupe que du côté de sa ville natale, une levée de boucliers est en train de se préparer », campe, d’emblée, le journal L’As.
« Tout est orchestré au Palais. Il y a des faucons qui sont en train de manipuler l’opinion pour ternir l’image de Makhtar Cissé. Mais, ils se trompent lourdement. Ils n’ont qu’à déchanter. Nous n’allons pas reculer. Nous allons faire face et leur répondre sur le champ politique. Makhtar Cissé, qui a reçu le satisfécit de tous les travailleurs pour avoir redressé la Senelec, n’est intéressé que par la réussite du mandat de Macky Sall. Ce n’est pas aujourd’hui que des gens malintentionnés terniront son image », avertit M. Mbodji dit Obama, le coordonnateur son la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer) de Dagana.

Pape Alé sans pitié avec la Senelec, motive les citoyens…

https://senego.com/–Dans sa chronique de la semaine, Pape Alé Niang interpelle les Sénégalais pour un véritable combat citoyen pour le devenir du pays. Le chroniqueur aborde également la marche du collectif Noo lank pour dénoncer la hausse du prix de l’électricité et appelle à une forte mobilisation.

C’est le moment ou jamais

« C’est une marche qui doit se préparer à tous les niveaux », précise Pape Alé Niang. Pour lui, la marche de ce vendredi, deuxième du nom notamment contre la hausse du prix de l’électricité, doit être l’affaire de tous les Sénégalais. Selon lui, c’est le moment ou jamais pour les Sénégalais d’obtenir un recul de la part de l’Etat.Bonne écoute https://senego.com/electricite-pape-ale-sans-pitie-avec-la-senelec-motive-les-citoyens_1017682.html

HAUSSE DU PRIX DE L’ELECTRICITE-LES VÉRITÉS DE L’IMAM YOUSSOUPHA SARR

NETTALI.COM – Perdu de vue depuis la hausse du prix de l’électricité, l’imam Sarr de Guédiawaye refait surface et s’oppose aux accusations infondées contre la SENELEC.
Invité, hier, à « Soir d’info » sur Tfm, l’imam Youssoupha Sarr a apporté sa part de vérité sur la hausse du prix de l’électricité.  Cet éminent membre du collectif des imams de Guédiawaye, pour rappel, était à la tête de la grande mobilisation de 2008, consécutivement à la hausse des tarifs de la SENELEC.
L’imam Sarr, qui souligne que la situation de 2019 n’est pas comparable à celle de 2008, quand il y eut une augmentation de 17%, pense qu’une confusion est entretenue à dessein pour tenter d’accabler la SENELEC, ses responsables et les autres agents.
« J’ai entendu Makhtar Cissé, alors directeur général de la SENELEC, dire que les tarifs de l’électricité vont baisser si l’on exploite le gaz et le pétrole. Donc, il y avait une conditionnalité. Par contre, je ne l’ai jamais entendu dire qu’il y aura une baisse du prix en 2020. Il y a une nuance », recadre l’imam, qui mentionne aussi que la société d’électricité a fait beaucoup d’investissements durant ces dernières années pour améliorer sensiblement la qualité de l’offre.
Président de la Fédération sénégalaise des associations de consommateurs, qui regroupe une dizaine d’organisations, il a révélé que des membres de ladite fédération ont participé, vendredi dernier, à la manifestation de la nouvelle plate-forme NOO LANK. Cependant, éclaire Sarr : « La fédération, en tant que structure, n’a pas assisté à la marche et nous l’assumons ». Et pour cause, justifie-t-il : « On ne peut pas cautionner que des gens violent la loi, en s’agrippant aux grippes du palais. Ils ne doivent pas aussi avoir pour mot d’ordre de demander la démission du directeur général de la SENELEC alors que c’est du ressort du chef de l’Etat qui l’a nommé. Cela, ce n’est pas républicain. Nous devons toujours avoir le souci de la stabilité du pays et de la paix civile »,dira-t-il.
Auparavant, l’imam Sarr a précisé que leur fédération est contre la hausse. « Comme le gouvernement a pu supporter 10 milliards sur le gap de 12 milliards C Cfa, il peut trouver des niches pour éviter que les consommateurs payent les 2 milliards C Cfa qui restent », conseille-t-il.

Audition dans le fond de Guy Marius Sagna, Babacar Diop et Cie: une demande de liberté provisoire annoncée

Dakarmatin via Pressafrik-Les avocats de Guy Marius Sagna, Docteur Babacar Diop et compagnies arrêtés devant le Palais de la République, vont introduire une demande de liberté provisoire pour leurs clients qui seront auditionnés dans le fond aujourd’hui, mercredi et demain, jeudi. Selon l’avocat, rien n’opposera à ce qu’ils obtiennent cette liberté provisoire Le pool d’avocats des huit (8) personnes qui manifestaient devant le Palais de la République, va introduire une demande de liberté provisoire. Me Moussa Sarr, avocat de Guy Marius Sagna, se dit convaincu qu’ils obtiendront tous cette liberté provisoire après les auditions.
« Dès la fin des auditions, demain jeudi, nous, envisageons, le pool des avocats, d’introduire une demande de mise en liberté provisoire pour l’ensemble des huit (8) détenus dès lors qu’ils seront tous entendus dans le fond, à partir de ce moment-là, en droit rien ne s’opposera à ce qu’ils obtiennent une liberté provisoire. Étant donné que la détention doit être l’exception conformément à notre Code pénal, et la liberté provisoire est le principe », a-t-il déclaré sur Sud Fm.
Pour la robe noire, « les auditions qui démarrent aujourd’hui avec le Professeur Babacar Diop et trois autres détenus, vont dans le sens normal de la procédure ». Car, a-t-il expliqué, « lorsque vous êtes arrêtés, consultés par le Doyen des juges ou par quelconque juge d’instruction et placé sous mandat de dépôt, la seconde phase, c’est d’être entendu sur les faits qui vous sont reprochés. Donc,l’audition au fond a pour objet d’interroger les prévenus sur les faits qui leur sont reprochés».
Guy Marius Sagna, Dr Babacar Diop et Cie ont été arrêtés le 29 novembre devant le Palais de la République et placés sous mandat de dépôt de 4 décembre dernier

La colère des laissés-pour-compte

http://www.dakarmatin.com/« Non à la hausse du prix de l’électri- cité ! » Tel a été le principal slogan de la journée de mobilisation organisée vendredi dernier, le 13 décembre, à la place de la Nation par le collectif « Nio Lank Nio Bagn » qui était descendu dans la rue pour crier son ras- le-bol. Composée d’une trentaine d’organisations de la société civile, la plateforme du refus a aussi dénoncé les arrestations du leader du Frapp, Guy Marius Sagna, du professeur Babacar Diop et Cie appréhendés et embastillés pour avoir légalement manifesté et dénoncé la hausse du prix de l’électricité devant les grilles du palais de la République. Cette manifestation monstre qui a regroupé des milliers de jeunes et d’adultes des deux sexes mais aussi des personnes du troisième âge traduit le refus catégorique d’importantes franges de la population de la hausse du prix du courant électrique. Après le succès de leur marche du weekend dernier, les membres du collectif « Nio Lank Nio Bagn » sont plus que jamais déterminés à mener la lutte. Ainsi ils promettent de passer à d’autres actions majeures si les autorités compétentes ne donnent pas une suite heureuse aux revendications formulées lors de leur mobilisation du 13 décembre. « Nio Lank Nio Bagn » devient la nouvelle ter- reur pour l’Etat, mais aussi pour l’opposition plongée dans une profonde léthargie sans compter les associations consuméristes qui, elles, ont tout simplement déserté le terrain de la lutte.

Manif: «Gno lank gno bagn» dément le préfet de Dakar

http://www.dakarmatin.com/-Le préfet de Dakar avait affirmé ce mardi, qu’il n’avait pas reçu de déclaration de marche de la part de la plateforme «Gno lank gno bagn». Faux, ont rétorqué les membres de ladite plateforme. Ces derniers, récépissé de déclaration à l’appui, ont tenu à démentir le fonctionnaire de l’Etat.
«Dans les mêmes formes que pour la manifestation du vendredi 13 qui a été autorisée, le collectif a usé de la même procédure de déclaration, menée par les mêmes responsables et avec les mêmes références pour faire cette déclaration d’information de manifestation. Ces responsables ont reçu une décharge de leur déclaration d’information de manifestation et ont même été entendus comme il se doit par les services de police», indiquent-ils dans une déclaration.
Et de poursuivre : «Dès lors, toute autre prétention de sa part relève de la manipulation. Un fonctionnaire de classe A, tenu par les rigueurs de sa fonction à dire la vérité et défendre la loi, devrait prendre plus de hauteur.» Le collectif tient à préciser que sa manifestation de vendredi prochain sera un sit-in «citoyen et pacifique, dans le respect de la constitution, de la loi et des exigences de sécurité nécessaire»

Manif’ au centre-ville pour la libération de Guy & Cie: NOO LANK VEUT L’INDÉPENDANCE–Babacar Diop ouvre le bal des auditions aujourd’hui

https://www.lequotidien.sn/–Après la manifestation à l’ex-Place de l’Obélisque, le collectif Noo lank annonce un rassemblement à la Place de l’Indépendance vendredi prochain. Aliou Sané et Cie, qui informent avoir satisfait à toutes les formalités, estiment que la Constitution est «au-dessus d’un arrêté ministériel».
Dopé par sa mobilisation à la Place de la Nation, le collectif Noo lank marche vers la Place de l’Indépendance. Aliou Sané et ses camarades ont décidé d’y organiser un rassemblement vendredi prochain pour, entre autres, «dénoncer la hausse du prix de l’électricité» et «exiger la libération des otages qui sont en prion : Fallou Galass Seck, Souleymane Diokou, Malik Biaye, Diao Diallo, Guy Marius Sagna, Ousmane Sarr, Dr Babacar Diop». Ce deuxième plan d’action est également une suite logique du bras de fer engagé par les activistes qui veulent contraindre le pouvoir en place à répondre à leurs interpellations sur la hausse de l’électricité. «La lutte ne fait que commencer. Elle exige une forte détermination pour arrêter ces agressions contre le pouvoir d’achat des Sénégalais», avertit le porte-parole du jour du collectif, regroupant une quarantaine de mouvements. Cette hausse du prix de l’électricité, rappellent Aliou Sané et Cie, intervient après d’autres mesures comme «le resserrement du contrôle douanier ayant abouti à l’augmentation des produits importés, des prix à la pompe, de l’essence et du gasoil, des denrées de première nécessité…».

L’obstacle «Ousmane Ngom»

Noo lank entend donc mobiliser à la Place de l’Indépendance à quelques encablures du Palais présidentiel, là où Guy Marius Sagna et Cie ont été arrêtés. Une décision qui pourrait échouer à cause de l’obstacle que constitue «l’arrêt Ousmane Ngom», interdisant toute manifestation au centre-ville. Mais leurs manifestants, eux, y croient. «Noo lank a satisfait à toutes les formalités relatives à une lettre d’information pour une manifestation pacifique le vendredi 20 décembre à partir de 15 heures. Il s’agit d’un rassemblement citoyen à la Place de l’Indépendance. C’est la Constitution du Sénégal qui confère aux citoyens ce droit de manifester pacifiquement. Elle est au-dessus de tout décret ministériel qui pourrait empêcher à des citoyens de tenir une manifestation, surtout pour une cause aussi valable que tous les Sénégalais portent jusque dans leur foyer», argumente le coordonnateur de Y’en a marre.
Noo lank souligne par ailleurs que le refus de la direction de la Senelec de toute idée d’un audit de la boîte est «une preuve éloquente du manque de transparence d’une société nationale de son envergure». Autant de faits qui, selon les activistes, sont «plus importants que les divagations du porte-parole du gouvernement (Seydou Guèye) dont les habitudes vaporeuses et enfumées sont plus proches de l’ivresse réelle que de la vérité».

Hausse de l’électricité: «NOO Lank» va rencontrer l’Unacois,l’Eglise, les confréries et les diplomates étrangers

http://www.dakarmatin.com/-Après leur tête-à-tête avec la Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), ce mercredi, le collectif « NOO Lank » entend poursuivre les concertations avec toutes les organisations syndicales, les chefs religieux et la diplomatie africaine et internationale basée à Dakar.
« Nous venons de rencontrer la CNTS dans la logique des démarches qu’on avait enclenchées pour informer et recueillir des conseils de tout le monde, sur la décision relative à l’augmentation du prix de l’électricité. Une décision contre laquelle nous nous sommes mobilisés. Parce que le jugeant inopportune et injustifié », a déclaré Mamadou Mignane Diouf, membre du Collectif « NOO Lank ».
M. Diouf, face à la presse, a aussi précisé que la CNTS partage avec eux « la position de mesure injustifiée qui n’est pas du tout à l’heure ». Selon lui, la CNTS va faire une consultation à la base pour voir comment la base recommande une position à prendre dans la bataille qui attend.
« Nous comptons rencontrer tout le monde, l’Unacois, l’Eglise et les autres confréries religieuses. Nous comptons rencontrer également toute la diplomatie africaine et internationale basée à Dakar », a conclu Mamadou Mignane Diouf.

Après avoir rencontré le Collectif «NOO Lank», Mody Guiro et la CNTS annoncent une concertation avec les autorités

http://www.dakarmatin.com/-La Confédération Nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS), a reçu dans ses locaux, ce mercredi 18 décembre 2019, le Collectif « NOO Lank » avec qui ils se sont entretenus suite à leur manifestation de vendredi 13 qui a été autorisée, pour dire non à la hausse du prix de l’électricité. Le Secrétaire général de la CNTS leur a fait savoir qu’ils prendront langue avec les membres, avec la direction de la Senelec, le ministère de l’Energie et peut être avec le président de la République pour prendre la bonne décision.
« Je viens de recevoir la délégation du collectif « NOO Lank ». Je les ai écoutés. Ils m’ont montré qu’ils voulaient m’entretenir de leur mouvement qui a été créé à la suite de l’augmentation du prix de l’électricité, et qu’ils avaient organisé une manifestation. Dès l’instant que la CNTS est une organisation structurée qui a ses organes et son mode de fonctionnement, nous n’avons pas été présente à cette manifestation.
Notre position, même si les revendications s’avèrent justes, c’est d’essayer de discuter avec nos camarades, d’informer nos organes et de prendre position » », a indiqué Mody Guiro, Secrétaire général de la CNTS.
Poursuivant ses propos, M. Guiro, par ailleurs Président de la CSI (Confédération Syndicale Internationale) Afrique de rappeler : « Nous avons des adhérents, nous avons des affiliés de la Senelec également organisés en Centrale Syndicale. Notre devoir, c’est de nous asseoir et d’échanger avec eux
La deuxième procédure à notre avis, c’est de prendre langue avec la direction de la Senelec le ministère de l’Energie et peut être avec le Président de la République. Après cela, nous pouvons assurer notre responsabilité en tant que Centrale Syndicale. Nous leur avons dit que nous ne sommes pas contre cette manifestation, c’est leur droit de manifester, mais nous avons aussi à notre niveau besoin de nous concerter pour prendre la bonne décision ».

PRODUCTION ARACHIDIERE: Abdoul Mbaye accuse le gouvernement de fournir de faux chiffres

https://toutinfo.net/—AGRICULTURE : L’ex Premier ministre accule le gouvernement. En effet, Abdoul Mbaye accuse le gouvernement « d’avoir gonflé les chiffres de la production agricole pour vendre une émergence inexistante ».
L’ancien Premier ministre est d’avis que les huiliers sont, aujourd’hui, rattrapés par cette politique de chiffres erronés.
«J’ai longtemps dénoncé les mensonges sur les productions d’arachides et agricoles pour créer un taux de croissance artificiel et une pré-émergence illusoire. La vérité s’impose désormais. Plus de graines pour les huileries et de nouveau l’insécurité alimentaire au Sénégal », dénonce, le patron du parti ACT dans un  tweet.

DIALOGUE POLITIQUE: L’opposition veut une révision de l’article 80 du Code pénal

http://lesoleil.sn/Lors de sa 42ème séance, tenue hier, la Commission cellulaire chargée du Dialogue politique s’est penchée sur les objectifs spécifiques qui portent sur le cadre normatif de l’action publique et de la citoyenneté. Occasion saisie par l’opposition pour remettre sur le tapis la révision ou la suppression de l’article 80.
La Commission du Dialogue politique, une composante du Dialogue national, a ouvert, hier, la réflexion sur des points qui portent, entre autres, sur le cumul des fonctions de Chef de l’État et de Chef de parti, la révision de l’article 80 du Code pénal, les dossiers Khalifa Sall et Karim Wade ainsi que le financement des partis politiques. Si l’opposition a jugé nécessaire de poser le débat pour un meilleur fonctionnement de la démocratie au Sénégal, la majorité présidentielle a tenu à étudier les propositions avant de donner sa position. Pour Mamadou Dieng, un des Représentants de l’opposition, le Sénégal doit pouvoir produire un Code similaire à celui de 1992 qui a permis d’organiser des élections sans contestation en 2000 et en 2012. Il a souligné que la demande formulée par l’opposition de revoir le contenu de l’article 80 du Code pénal s’inscrit dans cette dynamique de consolidation de la démocratie. « Nous avons demandé qu’on revoit le contenu de l’article 80 qui est liberticide. Beaucoup de nos compatriotes ont fait la prison sur la base de cet article qui institue l’offense au Chef de l’État qui est causé par le cumul de fonction. Le Chef de parti est un politique comme nous, il est critiquable ; alors que le Chef de l’État est une institution à respecter. Nous estimons qu’il faut mettre fin à cette confusion de sorte que le Chef de l’État reste une institution protégée par les lois », a déclaré M. Dieng.
Cette position est partagée par le Pôle des non-alignés. Pape Diop, un de ses Plénipotentiaires, a indiqué que cette question a été soulevée pour mettre un terme aux contentieux notés au niveau de la justice. « Aujourd’hui, on ne sait pas quand qu’on a affaire à un Chef de parti ou au chef de l’État. C’est un goulot d’étranglement pour la bonne marche de notre démocratie. Dans la Constitution, les missions du Président sont clairement définies. Nous allons essayer de voir comment renforcer les pouvoirs du Chef de l’État et protéger les libertés fondamentales des citoyens », a-t-il ajouté.
Pour la majorité présidentielle, ces débats de fond méritent des réflexions minutieuses. D’où la nécessité de bien étudier ces points soulevés par l’opposition. « Nous avons reçu une proposition de l’opposition sous forme de texte. Ils ont soulevé des questions qui sont liées aux libertés individuelles et collectives. On note le cas de Karim Wade et Khalifa Sall, le cumul des fonctions, l’accès aux médias…
Nous considérons que c’est un texte sérieux qui doit être bien étudié. À la prochaine réunion, nous rentrerons dans le fond », a fait savoir Cheikh Sarr de la majorité présidentielle.Matel BOCOUM

Yakham Mbaye: »Je ne fais partie d’aucun clan…»

https://senego.com/–Yakham Mbaye reste égal à lui-même. Après la semaine riche en polémiques entre lui et certains de ses camarades de parti, le directeur du Soleil en remet encore une couche et assène ses vérités.
L’école politique
Ce conflit qui fait rage au niveau de l’Apr s’explique, selon Yakham Mbaye, par le fait que « l’Apr est arrivé très rapidement au pouvoir. Les gens n’ont pas eu le temps de faire l’école politique ».
Le combat
A ceux qui se réclament des militants de la première heure, il lance : « Je me suis battu, j’ai perdu mon travail, je suis passé par le chômage et je l’ai accompagné jusqu’à la victoire ».
Le clan…
Yakham Mbaye a tenu également à clarifier une chose : « Dans le parti, je ne fais partie que du secrétariat exécutif national. A part cela, je ne fais partie d’aucun clan. Si je suis dans un clan, c’est celui de Macky Sall ».

La fille de Pape Malick Sy nommée ministre par Wade: Souleymane Ndéné Ndiaye fait des révélations

https://www.leral.net/-L’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, a révélé qu’en 2010-2011, la fille de Pape Malick Sy, Sokhna Sofiatou Sy, a été nommée ministre sous le régime de Me Abdoulaye Wade, sans être consultée.
« La fille de Pape Malick Sy, porte-parole du Khalife général de Tivaouane, Sokhna Sofiatou Sy, a été nommée ministre et n’a pas eu le temps d’exercer sa mission », a-t-il déclaré dans un entretien accordé à L’Observateur, avouant qu’il avait lui-même fait la suggestion à Me Wade.
« Évidemment, avant de nommer une personne, il faut la consulter. Je pense que c’était une erreur de ma part. C’est moi qui avais suggéré au président Wade de la nommer. C’était une jeune diplômée qui pouvait bien assumer la fonction à laquelle elle était pressentie, mais nous n’avions pas, le président et moi, pris soin de la consulter, la prévenir, prévenir peut-être même ses parents et Serigne Cheikh Tidiane Sy Al Makhtoum. On l’a vite remplacée », a-t-il ajouté, avant de souligner que « ce n’est pas qu’elle n’était pas consentante. C’est beaucoup plus compliqué que tout ça ».

Arrestation de Guy Marius et Cie: La lettre  de Massaly à Macky

Excellence Monsieur le Président,
Avant de toucher la quintessence de mon intervention, permettez-moi de vous présenter mes vœux de Nativité qui profile à l’horizon.
Je viens solennellement auprès de vous solliciter votre clémence concernant les cas Guy Marius Sagna, le Professeur Babacar Diop et compagnie éparpillés dans les prisons  de Dakar, suite  à leur manifestation  contre la hausse du prix de l’électricité devant les grilles du Palais.
Excellence Monsieur le Président
Vous êtes le père de la Nation. Et dans la philosophie musulmane, il est dit que chacun est «un berger et chaque berger est responsable de son troupeau».
De grâce épargnez-leur la prison. Guy Marius, Babacar Diop et leurs camarades emprisonnés sont des combattants de la cause sociale qui croupissent séparément dans les geôles crasseuses de Dakar.
Ce sont des héros de la justice sociale
Excellence  Monsieur le Président
J’implore le Dieu des musulmans et des chrétiens, à quelques encablures de la fête de la Nativité, que vous accordiez  à ces militants de la cause sociale en déréliction la liberté.
On peut emprisonner un corps, mais on ne peut pas emprisonner l’esprit qui accouche des idées révolutionnaires.
La lutte pour la justice sociale et la dignité populaire est le plus beau des combats.
Excellence Monsieur le Président,
Le peuple sénégalais vous a confié à nouveau ses destinées en vous élisant avec 58% des voix pour un mandat de 5 ans.
Après votre réélection, vous aviez promis de restaurer l’Etat de droit en combattant l’injustice sociale.
Au nom de cette promesse, nous sollicitons votre clémence pour la libération de ces héros de la justice sociale
La place de Babacar Diop et des étudiants n’est pas le bagne mais dans les Amphis du Savoir.
La place de Guy Marius n’est pas la prison mais dans le secteur de la Santé.
La stabilité du pays dépend de leur libération et personne n’a intérêt à ce le chaos s’installe dans le pays
Car le Sénégal est une nation constituée de peuplades apparentées à travers des liens inextricables qui font qu’un malheur-que Dieu nous en préserve-, n’épargnerait personne.
Aujourd’hui, il urge de faire prendre conscience à tous les Sénégalais épris de paix des dangers réels qui guettent notre patrie.
Ainsi, faut-il savoir raison garder et éviter d’écouter vos conseillers occultes, revanchards et hypocrites qui risquent d’installer notre pays dans des cycles de violences qui, sous d’autres cieux, ont fini de déchirer le tissu social.
Excellence Monsieur le Président
Liberez-les, afin de parer à toutes formes d’actions susceptibles de conduire à des situations aux conséquences incalculables pour la République.
En d’autres termes, nous voguons tous dans la même barque (Sunu gaal) et nous périrons tous ensemble si l’embarcation en venait à sombrer.
Excellence Monsieur le Président
La clé de la stabilité du pays est entre vos mains
Veuillez croire Monsieur le président de la République, l’expression de ma considération patriotique et citoyenneMOUHAMED LAMINE MASSALY, ANCIEN PCA DE LA SIRN,LE PATRIOTE

Usage de la caution pour la libération de Khalifa Sall: Les 11,5 millions distribués à des organisations caritatives et de solidarité

https://www.lequotidien.sn/–Que n’avait-il pas fait pour sortir de prison ! Khalifa Sall, par le biais de ses avocats, avait déposé un cautionnement dans ce sens. Mais le juge d’instruction avait estimé que parmi les biens immobiliers proposés, certains appartenaient à des tiers. Par conséquent, la requête avait été rejetée. Devant cette situation, ses proches et amis avaient lancé une opération de collectes de 1,8 milliard de F Cfa au Sénégal et dans la diaspora pour éviter à l’ancien maire de Dakar un procès. C’était peine perdue puisqu’il sera jugé et condamné. Les collecteurs n’avaient pu mobiliser (que) 11 millions 594 mille 350 F Cfa. Aujourd’hui que Khalifa Sall est libre à la faveur d’une grâce présidentielle, beaucoup de Sénégalais se demandaient où était passé cet argent. Dans un communiqué rendu public hier, le président dudit collectif, Nicolas Ndiaye, informe qu’il a été décidé de distribuer cette somme à des organisations et associations caritatives et de solidarité du pays, «conformément au protocole de départ». Il s’agit, entre autres, de l’Association de femmes vivant avec un handicap moteur, l’Association tout pour l’enfant (Atpe), l’Empire des enfants, l’hôpital des enfants Albert Royer de Fann, les Pionniers (financement camp national de jeunes vulnérables-défavorisés). «Vous avez été si nombreux à répondre à cet appel de solidarité. Aujourd’hui, le député-maire Khalifa Ababacar Sall a retrouvé sa liberté sans que les sommes rassemblées ne soient utilisées comme c’était prévu. En son nom et au nom de tout le collectif, nous vous remercions pour votre élan de solidarité et de générosité. A toutes celles et tous ceux qui, ici ou ailleurs, dans la diaspora, en Afrique et dans le monde, ont bien voulu apporter un soutien pour la caution qui était envisagée, Khalifa Ababacar Sall vous témoigne toute sa reconnaisse et vous transmet ses sincères remerciements», a dit M. Ndiaye.

Macky Sall prend ses distances avec Robert Bourgi: l’avocat français perd le nord..

https://www.dakaractu.com/-Robert Bourgi est persona non grata au palais de la République du Sénégal. La Lettre du Continent de cette semaine nous apprend que l’avocat français court après une rencontre avec le président Macky Sall, en vain. Le chef de l’Etat sénégalais aurait décidé de prendre ses distances avec Robert Bourgi dont la silhouette a été aperçue à Dakar entre les 15 et 17 décembre.
Personnage très controversé eu égard à son passé de porteur de valises entre les capitales de l’Afrique sub-saharienne et Paris, Robert Bourgi ne s’interdit pas de s’immiscer dans les affaires intérieures des pays africains. Proche des Wade jusqu’à leur chute du pouvoir, il a tenté de se rapprocher de l’actuel locataire du palais de l’avenue Roume.
En février dernier, il est apparu dans un meeting de Benno Bokk Yaakaar à Bignona et a suscité des interrogations sur ses visées réelles. À l’époque, le palais avait dégagé toute responsabilité sur la présence de cet homme au meeting du 10 février. Le maire de Ziguinchor s’était ainsi vu indexé comme l’ « inviteur » mais ses proches avaient battu en brèche.
Dans une sortie publique, Robert Bourgi a avoué qu’il était au meeting de la coalition Benno Bokk Yaakaar parce que Abdoulaye Baldé avait mis à sa disposition une voiture et un chauffeur. Quant à son accès à la tribune officielle, il dit y avoir été autorisé par le chargé du protocole du président sortant. Poursuivant, Robert Bourgi d’affirmer qu’il a serré la main de Macky Sall qui, à la fin du meeting, l’a invité à bord de son véhicule de Bignona à Ziguinchor.
Vraisemblablement, c’est depuis cet événement qu’il a perdu ses entrées auprès du chef de l’Etat sénégalais. Mais conformément à ses habitudes, l’homme croit pouvoir faire bouger les lignes en faisant dans le chantage. C’est ainsi qu’il a accordé un entretien à l’Observateur de ce mercredi pour mettre en garde contre toute révision de la Constitution en vue de la suppression de la limitation des mandats.
Comme quoi, Robert Bourgi qui ne s’est jamais préoccupé de l’état de santé de la démocratie en Afrique, devient subitement le défenseur de la limitation des mandats. « Gare à celui qui l’agresserait un peu trop », lance-t-il à propos de la constitution sénégalaise. Il y a quelques mois, il faisait les yeux doux à Ousmane Sonko. C’est dire que la décision du président sénégalais le concernant a fait perdre le nord à Robert Bourgi

Mandat illmix: Robert Bourgi recadre Serigne Mbacké Ndiaye

https://www.rewmi.com/-Serigne Mbacké Ndiaye a reçu une  levée de boucliers après sa proposition sur  la suppression de la limitation des mandats présidentiels. Après avoir été désavoué par le camp présidentiel,  Robert Bourgi, ami du Président Macky Sall  avertit l’ancien porte-parole du Président. «Gare à celui qui l’agresserait un peu trop. C’est le peuple qui aura à se prononcer. C’est au Président lui-même de dire s’il envisage un 3e mandat ou pas », a-t-il martelé dans les colonnes de L’OBS. Il prévient les responsables de BBY qui ont des ambitions présidentiels. « Une chose est certaine à mes yeux, aucun candidat ne pourra passer s’il n’a pas l’onction du Président sortant.Alors,que ceux qui s’agitent taisent leurs ambitions,trop rapidement dévoilées. »

Karim Wade a appelé Pape Samba Mboup pour…

https://actusen.sn/-Va-t-on vers des retrouvailles entre Pape Samba Mboup et les Wade ? Cette question mérite bien d’être posée. En effet, selon les informations du quotidien LesEchos, Karim Wade qui vit à Doha au Qatar depuis 2016 et Pape Samba Mboup, l’ex-chef de cabinet de Me Wade, se sont parlé. C’est Wade-fils lui-même qui l’a câblé au téléphone. Que se sont-il dit ? Le canard donne sa langue au chat. Mais, ce qui est sûr, c’est que cette discussion va conduire à une réconciliation. Nos confrères ajoutent qu’on va vers une visite de Pape Samba Mboup chez Wade.

Le Pr Babacar Diop entendu par le doyen des Juges

http://www.dakarmatin.com/-Babacar Diop a été entendu dans le fond par le doyen des juges. A présent, c’est au tour de ses trois autres coaccusés de faire face au magistrat. Puis, le reste de la troupe, dont Guy Marius Sagna, sera auditionné demain jeudi par le doyen des juges. «Les auditions sont en cours. Elles ont démarré depuis midi. Le Pr Babacar Diop a déjà été entendu. On en est à la deuxième personne », renseigne Me Moussa Sarr, appartenant au pool d’avocats de Guy Marius Sagna et Cie.
Quant à la demande de mise en liberté provisoire, celle-ci sera déposée au terme des auditions. «Nous estimons que, conformément à la loi, il est possible qu’ils l’obtiennent. Parce qu’ils réunissent toutes les conditions exigées par la loi. A savoir : régulièrement domiciliés, il n’y a pas de trouble à l’ordre public et leur détention n’est plus nécessaire à la manifestation de la vérité. Et à partir de ce moment là, nous espérons qu’ils pourront avoir une liberté provisoire. Il y a de l’espoir », indique la robe noire

Boughazeli refuse les promenades en cour et se tourne vers les Khassidas

http://actunet.net/–À la maison d’arrêt et de correction de Rebeuss, depuis son placement sous mandat de dépôt le 19 novembre passé, l’ex député Seydina Fall alias Boughazeli ne semble pas, pour autant, abattu par son emprisonnement. Selon les confidences de certains de ses proches, l’ancien député est dans une dynamique d’improvisation pour oublier ses dures épreuves.  Cependant, le camarade du Président Macky Sall a boycotté ses promenades aux heures de sortie en cour et le sport pour se consacrer à la lecture des Khassaides du Marabout.
L’ex honorable député Seydina Fall n’est pas pour autant secoué par les prolonges d’épreuves qu’il continue de subir depuis sa détention. Il s’en est remis au Bon Dieu tout en essayant de faire preuve d’un moral  d’acier. Il passe le plus gros de son temps à prier, et à lire des Khassaides.
Pour maintenir sa forme et prendre compte de sa santé il lui a été conseillé de faire du sport dès lors qu’il est diabétique. Bougha, comme on l’aime à l’appeler, a refusé d’y procéder. Toujours selon notre source, le prisonnier Vip reste trop gêné même de rejoindre la cour pour faire sa promenade.
Selon toujours les éclaircissements d’une source, le député Seydina Fall se plonge beaucoup dans la lecture du Coran afin de positiver son  séjour carcéral à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss.
Pour rappel, Seydina Fall alias Boughazelli a été auditionné le jeudi 14 novembre dans une affaire de trafic présumé de faux billets de banque d’un montant de 46 millions Cfa. Après sa libération, tard, lors de cette soirée, il est retourné le 17 novembre à la Section de recherches de la Gendarmerie de Colobane pour répondre à l’invitation du Commandant Mbengue. Ce dernier l’a mis en garde à vue avant de le déférer au parquet suivi d’un placement sous mandat de dépôt avec l’ouverture d’une information judiciaire par le juge d’instruction.

Incendie Chez Moustapha Cissé Lô: Serigne Assane Mbacké Acquitté…

https://www.xibaaru.sn/–L’affaire de l’incendie des domiciles du député Moustapha Cissé Lô dans laquelle est poursuivi Serigne Assane Mbacké vient de connaitre son épilogue. Ce mercredi, la Chambre criminelle de Diourbel a jugé le jeune marabout et responsable du Mouvement « Appel 221 » et l’a acquitté. Selon la RFM qui donne l’information, le parquet a également requis l’acquittement en faveur de l’accusé.
Pour rappel, cette affaire remonte au 20 juin 2014, lorsqu’ à la suite des propos désobligeants du député Moustapha Cissé Lô contre Serigne Abdou Fatah Falilou Mbacké, une foule de talibés surexcités avait pris d’assaut ses deux maisons sises à Touba Gare bou Ndaw et Touba Darou Marnane.
Les deux bâtiments ainsi que des véhicules du parlementaire avaient été saccagés et incendiés. Entre-temps, Serigne Assane Mbacké avait fait une sortie dans laquelle, il aurait revendiqué cette attaque.
Le député Moustapha Cissé Lô avait aussi adressé une correspondance au procureur de la République près le Tribunal de Grande instance de Diourbel, pour désister de sa plainte. Seulement, l’action publique s’est poursuivie, d’où le renvoi de Serigne Assane Mbacké devant la chambre criminelle.

Décès de Ahmet Saloum Boye: Le fondateur du Cosapad est parti

https://www.lequotidien.sn/–Ahmed Saloum Boye est décédé lundi aux Etats-Unis. Le Cosapad (Comité de soutien à l’action de Abdou Diouf) était presque son deuxième nom. C’est un Socialiste dans l’âme qui quitte ainsi la scène politique.
Ahmed Saloum Boye n’est plus. Membre du Grand parti, il avait, il y a deux semaines, assisté à la dernière réunion du Bureau politique de cette formation dirigée par Malick Gakou. Le Quotidien a appris que c’est le dimanche 8 décembre qu’il a quitté Dakar pour se rendre aux Etats-Unis après avoir senti des douleurs. Le lendemain, lundi, il a subi une opération. Et tout indiquait que cet homme de 79 ans se sentait mieux. Fina­lement, c’était un voyage sans retour puisque c’est ce 16 décembre que la triste nouvelle est tombée. L’ancien député a marqué l’histoire politique du Sénégal par son militantisme depuis les années Senghor. Son deuxième nom, Saloum, lui colle bien puisque ce natif de Malem Hodar, dans le Ndoucoumane, a servi en tant qu’instituteur à Koutal, à Guinguinéo, puis à l’école Ndangane de Kaolack, mais aussi successivement au lycée Van Vollenhoven comme surveillant général et au lycée de Kaolack. Et déjà en 1973, rapportent Momar Coumba Diop et Mamadou Diouf dans leur ouvrage Le Sénégal sous Abdou Diouf : Etat et société, il a été élu député au titre de la Commission nationale du Mjups (Mouvement des jeunes de l’Union progressiste sénégalaise).

Cosapad, c’est lui

Et c’est parti pour une carrière socialiste. En effet, dans un contexte de transition entre Senghor et Diouf, Ahmed Saloum Boye va mettre en place, le 31 janvier 1982, le fameux Cosapad (Comité de soutien à l’action de Abdou Diouf) qui avait besoin de «consolider son pouvoir», comme le soulignent Diop et Diouf. Le Cosapad, qui a fini par indisposer les caciques du Ps, a fini par rejoindre le Ps lors du congrès en 1984. Le défunt qui a été président du Conseil rural de Malem Hodar a cheminé avec le Ps jusqu’à la défaite de Diouf en 2000. Alors que tous ou presque quittaient le navire Ps coulé par Abdoulaye Wade, il a, avec Souty Touré, créé le Parti socialiste authentique (Ps/A). Il siègera au Craes dirigé par Me Mbaye Jacques Diop et au Conseil économique et social.

Abdoulaye Wilane: «Le Ndoucoumane a perdu un digne fils»

Abdoulaye Wilane se souvient de Ahmed Saloum Boye avec qui il avait des «relations de confiance, d’affection», mais aussi une personnalité «engagée pour la cause de son terroir». Le porte-parole du Ps dit : «C’est grâce à Cheikh Ngom de Kaolack, un des proches de Ahmed Saloum Boye, que j’ai milité au Cosapad alors que j’étais élève au lycée Valdiodio Ndiaye. Au nom du Ps, en tant que député et maire de Kaffrine, j’exprime toute ma compassion à sa famille biologique et politique. Le Ndoucoumane a perdu un digne fils. Il a été un homme politique élégant, raffiné et d’une exquise urbanité. Son rappel à Dieu doit faire réfléchir toute la classe politique.» Avant la deuxième alternance, Ahmed Saloum Boye était retourné au Ps. Il rejoindra ensuite le Grand parti de Malick Gakou qui avait quitté l’Afp. «Depuis la création du Bp, il a rejoint Malick Gakou dans son combat pour le Sénégal en le conseillant, mais surtout avec ‘’La lionne du Ndoucoumane’’ Mme Mata Sy Diallo, à favoriser la forte poussée du Gp dans la région naturelle du Sine-Saloum», lit-on dans une note du Grand parti.

Suicide d’un policier à Sandaga: Nouvelles révélations

https://www.rewmi.com/-Du nouveau dans l’affaire du policier Blaise Gabriel Basse  qui s’est donné la mort à l’aide de paire de ciseaux au marché Sandaga.  Blaise s’est suicidé durant son premier jour de travail. Il n’a même pas eu le temps de récupérer sa tenue de travail.L’homme venait tout juste d’être affecté à la compagnie de circulation de Dakar

Femmes et conflits armés: Ndèye Saly Diop Dieng prône une approche holistique

https://www.rewmi.com/Dakar abrite, depuis hier,une réunion de haut niveau de 3 jours, qui réunit les Etats membres et les Communautés économiques ayant adopté des Plans d’action FPS (Femmes, Paix et Sécurité).
Dakar abrite, depuis hier, une réunion de 3 jours, afin d’évaluer les progrès accomplis par les États membres de l’UA dans l’utilisation du Cadre continental de résultats (Ccr) pour le suivi de la mise en œuvre de leurs plans nationaux respectifs. Le ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants,  Onu-femmes et l’Union africaine ont prôné  l’adhésion des États à la Résolution 1325.
Selon la ministre de la Femme, Ndèye Saly Diop Dieng,  « l’Afrique entretient avec la Résolution 1325 de l’Onu une relation à la fois symbolique et historique renforcée par la prégnance et la persistance de conflits qui constituent un obstacle majeur au développement socio-économique du continent ».
Mme Dieng de marteler:«C’est pour relever ces défis, dans le cadre d’une approche multidimensionnelle de sécurité englobant le respect des droits des femmes et des filles, que le continent s’est doté d’une politique commune de défense et de sécurité ainsi qu’une politique de reconstruction et de développement post-conflit ».
A l’en croire, c’est justement pour relever ces défis dans le cadre d’une approche multidimensionnelle de sécurité englobant le respect des droits des femmes et des filles que le continent s’est doté d’une politique commune de défense et de sécurité ainsi qu’une politique de reconstruction et de développement post-conflit’’, a confié Mme Dieng.
Parlant de conflit, la ministre de la Femme a salué la situation d’accalmie notée depuis 2012 dans la région naturelle de la Casamance grâce à un dialogue constructif et des investissements massifs consentis dans l’économie locale.
’’Le Sénégal se reconnait bien dans la démarche qui nous est proposée parce qu’elle est en phase avec notre premier plan national d’action après une évaluation qui a fait apparaitre des acquis certes, mais aussi et surtout des défis’’ a-t-elle souligné.
Quant à la directrice régionale d’Onu-femmes, Oulimata Sarr, elle a indiqué que « le viol est conçu en zone de conflit comme une arme de guerre et ce sont les femmes et les filles qui en sont toujours les victimes ». Et d’exhorter les États « à mettre à contribution leur esprit critique afin d’apprécier les progrès accomplis et proposer des solutions innovantes ».
Bineta Diop, Envoyée spéciale auprès de la Commission de l’Union africaine, a défendu, pour sa part, que « 2020 est une année propice, car elle coïncide avec le 20e anniversaire de la Résolution 1325 mais également les 10 ans de Onu-femmes, de même que la vision commune de faire taire les armes ».

Promotion de la langue pulaar: Une association de journalistes portée sur fonds baptismaux

http://canal221.com/–Une nouvelle association pour faire la promotion de la langue pulaar. Portée par des jeunes confrères très engagés, la Cijp a été portée sur les fonts baptismaux samedi dernier, renseigne L’As. Son objectif est justement de faire la promotion de la langue pulaar présente dans 22 pays d’Afrique. Un bureau dirigé par Amadou Barra Bâ de Radio foulbé a été mis en place pour deux ans. L’association est couvée par un comité de sages composé de grands noms dont Hamet Ly de la 2Stv, l’ancien député Amadou Tidiane Talla pour ne citer que ceux-là.

Prolifération des jeux de hasard: JAMRA dénonce le fléau du Pmu-en-ligne qui harcèle les « jeunes »

https://www.ferloo.com/ « L’ONG islamique JAMRA et l’Observatoire de veille et de défense des valeurs culturelles et religieuses, MBAÑ GACCE, n’auront de cesse de saluer l’œuvre de salubrité publique du préfet de Pikine, Pape Demba Diallo, ayant ciblé les bars clandos et les salles de jeux de hasard, qui prolifèrent surtout en banlieue », lit-on dans un communiqué de Jamra parvenu à notre rédaction. Dans ce même document JAMRA « réitère son invite à ses pairs de l’exécutif local à s’inscrire dans cette dynamique porteuse de sécurité et de progrès ». L’ONG islamique dénonce « dénonce le fléau du Pmu-en-ligne qui harcèle les « jeunes parieurs jusque dans les réseaux sociaux ».
A en croire ces responsables : « Cette initiative courageuse, salutaire et hautement patriotique de l’ex-préfet de Pikine avait, en ce mois de mai 2016, à travers deux « opérations coup-de-poing » de grande envergure, permis de démanteler une vingtaine de bars clandestins et un nombre impressionnant de salles de jeux de hasard dans les communes de Pikine-Est, Pikine-Ouest, Pikine-Nord, Diamaguène-Sicap-Mbao, Djidah-Thiaroye-Kao et Yeumbeul-Sud. Souvent en porte-à-faux avec la loi, ces tenanciers opéraient pour la plupart à proximité́ d’établissements scolaires, contribuant ainsi à accentuer le fléau de la débauche et le taux de déperditions scolaires”.
Et de poursuivre : « On ne compte plus ces enfants mineurs, souvent de brillants élèves, qui auront ainsi succombé aux charmes des jeux de hasard, par ouï-dire ou sous la néfaste influence de publicités trompeuses voire mensongères. On ne compte plus les alertes pathétiques lancées par des chefs de famille, depuis des « talk-show » radiophoniques, se faisant l’écho de drames familiaux, consécutifs à des fugues et autres écarts de conduite juvéniles, dont les jeux de hasard seraient l’épicentre ».
Et de s’interroger : « Combien d’enfants mineurs, alors qu’ils étaient porteurs du paiement de leur scolarité́ mensuelle ou de celui de la facture d’eau ou d’électricité́, se sont retrouvés en rupture de ban avec la cellule familiale, pour avoir été́ tentés par le démon des salles de jeux de hasard, qui poussent comme des champignons, surtout dans les quartiers populaires”.
Pour Jamra : « comme si ce fléau qui angoisse tant de ménages ne suffisait pas, la société nationale des jeux de hasard, saisissant l’opportunité de l’édition 2019 de la Foire de Dakar, vient de lancer un nouvel appât, susceptible de ratisser encore plus large dans la frange juvénile. Il s’agit d’un jeu d’argent en ligne, avec le risque, non seulement d’exposer encore plus les données personnelles des sénégalais, mais surtout de rendre les enfants mineurs davantage vulnérables et accros aux paris ».
Jamra accuse le « Conseiller spécial » du DG de l’entreprise nationale de jeux de hasard, El Hadji Malick Mbaye, d’avoir dit ceci : « Le PMU en ligne va révolutionner l’environnement des jeux au Sénégal. Notre pays est en train de connaître une révolution numérique, avec des taux de pénétration de la téléphonie mobile de l’ordre de 109% et un taux de plus de 70% au niveau de l’Internet. Une aubaine. Il nous fallait profiter de ce boom technologique pour digitaliser nos services. Et c’est une nouvelle clientèle que nous sommes allés chercher. C’est-à-dire ces jeunes qui sont sur les réseaux sociaux et sur Internet ».
A en croire les responsables de Jamra : « Cet apologiste du jeu-de-hasard n’a donc pas mâché ses mots, quant à la ferme volonté de son entreprise (en partenariat avec une multinationale indienne) de « traquer » les jeunes jusque dans leur dernier retranchement : le havre enchanteur des réseaux sociaux. Et il le martèle d’ailleurs, sans fioriture, en s’adressant à la presse, depuis son stand d’exposition au CICES : « Nos études montrent que notre clientèle est constituée de personnes âgées. Il fallait renouveler. Mais nous n’en avions pas la possibilité. Pour ce faire, il a fallu que nous allions trouver ces jeunes là où ils se trouvent, c’est-à-dire au niveau du web et des réseaux sociaux. Et nous sommes en train de le réussir ». Qui dit mieux ? »
JAMRA et MBAÑ GACCE « dénoncent fermement, dans un pays sous-développé́ comme le Sénégal où l’on devrait plutôt promouvoir dans le mental des jeunes les valeurs du travail et le goût de l’effort, que l’on s’évertue à inculquer à cette nouvelle génération, avenir de la Nation, la culture du moindre effort et du gain facile, qui constituent insidieusement un facteur de démotivation des jeunes, susceptible de saper les plus hardis plans de développement économique et social”.

Le Conseil municipal de Dakar convoqué jeudi prochain

https://www.ferloo.com/Le conseil municipal de la Ville de Dakar est convoqué en session budgétaire le jeudi 19 décembre 2019 à seize heures (16) dans la salle de délibérations de l’hôtel de Ville à l’effet de délibérer sur l’ordre du jour suivant:
Informations, acceptation d’un don de matériels audio, vidéo, numériques et accessoires de l’agglomération Grand Paris-Sud, autorisation de signer un avenant au contrat de prêt entre la Ville de Dakar et la Banque Régionale des marchés (BRM, autorisation spéciale de recettes et de dépenses, plan triennal d’investissement, plan triennal de formation, examen du budget 2020.

MELANGE DES PRODUITS COSMÉTIQUES: Un cocktail explosif

http://lesoleil.sn/Mélanger des produits cosmétiques, sans les compétences requises, est une tendance au Sénégal, chez les filles et les femmes. Certaines ont déjà payé les conséquences d’une quête obsessionnelle de raffinement.
 Reportage.
Obtenir une peau claire est un désir pour certains, une obsession pour d’autres. Au Sénégal, le taux de prévalence de la dépigmentation est de l’ordre 71.3 % à Pikine, (54 %) aux Parcelles assainies et (64 %) à Kaffrine, selon l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (Aiida). Femmes et hommes sont concernés. A chacun sa formule pour paraître superbe aux yeux des autres. « Mélange de produits cosmétiques. Vous voulez avoir un teint clair en quelques jours seulement », c’est la publicité sur une page Facebook dénommée Cosmétiques Anges Bio illustrées par deux photos d’une main. L’une est de couleur noire, avec la précision « Avant ». L’autre dévoile une main blanche, à côté de laquelle est inscrit, en petits caractères, « Après ». C’est la tendance : mettre à contribution plusieurs produits pour se métamorphoser en un laps de temps.
Couché sur le canapé de sa cosmétique à l’entrée de Thiaroye, Pape Laye est habitué à recevoir des femmes désirant tuer la mélanine. Plusieurs paquets en main, le commerçant dévoile des secrets de femmes. « La plupart des clientes qui viennent me voir achètent plusieurs produits pour ensuite les mélanger. Il y a la lotion Akagni, la crème Perfect white, le sérum nova skin, precious, entre autres », a-t-il expliqué. Aïssatou Laye y ajoute de l’huile de carotte. Elle est de teint clair, mais son visage n’est guère épargné par de petits boutons et taches noirâtres. Ses mains remplies d’ecchymoses laissent entrevoir des veines devenues verdâtres. Et pourtant, elle ne peut s’empêcher d’utiliser le mélange de produits cosmétiques. « La peau blanche charme et attire », dit-elle, d’un air détendu.
Adossé à un poteau, le mécanicien Ibra Diop glisse quelques commentaires moqueurs à l’endroit de cette connaissance : « Tu ferais mieux d’arrêter. La dépigmentation peut entraîner des complications, t’avilir et même provoquer un vieillissement précoce ». La concernée réplique par un éclat de rires et poursuit le dialogue : « Vous faites semblant. Vous les hommes, n’êtes intéressés que par les dames au teint clair », rétorque-t-elle, en écarquillant les yeux.
Concernée par ce débat puisqu’adepte du « Khessal », Seynabou Diop s’en mêle et brandit l’argument de la protection de la peau contre le climat. « Il y a les crèmes, le mélange même de plusieurs types de savon. En période de froid, nous ne pouvons pas laisser notre peau à la merci du climat. Ces méthodes sont efficaces et répandues », lance la jeune fille au teint clair, avant de prendre la direction de l’arrêt car, à l’attente de la ligne de sa destination.

Des produits aux origines inconnues

A l’occasion du panel organisé en octobre dernier par l’organisation « Aiida », le Professeur de santé publique, Nourou Wone, avait déclaré que plusieurs produits utilisés pour la dépigmentation sont d’origine inconnue. Cette déclaration est confirmée par Astou Ba, une vendeuse de beignets sucrés. Assise sur un tabouret, elle tient une pile de journaux servant à envelopper les mets vendus. De teint clair, elle avoue recourir aux produits cosmétiques. Cependant, elle peine à prononcer le nom des produits employés. Après des secondes d’hésitations, elle lâche « huile de crème, perfect white et » etc. Des produits qu’elle utilise depuis des mois sans connaître ni les origines ni les dangers. «Je ne les achète que chez le gérant de la boutique cosmétique. Les effets se sentent rapidement. Les gens disent que la dépigmentation peut provoquer le cancer, mais je n’ai jamais vu une personne atteinte de cette maladie. Nos proches veulent juste nous décourager », indique-t-elle.
Non loin de son espace de commerce, Maimouna Diagne s’active dans la vente de bouteilles de parfum. Agée d’une cinquantaine d’années, la dame a réussi à mettre un terme à la dépigmentation malgré un long et pénible sevrage. Une décision prise après avoir constaté des changements morphologiques. « A un moment donné, des plaies apparaissaient dans plusieurs parties de mon corps. Tout à coup, la peur s’est installée. J’ai, dès lors, pris le chemin du Poste de santé pour en avoir le cœur net », narre-t-elle à voix basse.
Sa volonté d’arrêter est née de cette entrevue avec une spécialiste dans un hôpital. Le visage serein, le foulard sur la tête, elle se remémore les propos de son interlocutrice d’alors : « Elle m’a interrogée sur l’origine des produits. Je suis restée bouche bée. Elle m’a fait part ainsi des risques cancérigènes ». Ce jour-là, j’ai tourné le dos à la dépigmentation. « C’est le summum de l’ignorance ».Demba DIENG

LÉGALISATION DE L’AVORTEMENT MÉDICALISÉ: LE SENEGAL, AU DEFI DE LA CULTURE ET LA RELIGION

http://www.sudonline.sn/-Depuis plusieurs années, des associations de défense des droits de la femme s’activent pour une médicalisation de l’avortement, en cas de viol et d’inceste, conformément au Protocole de Maputo. Elles sont accompagnées, dans ce combat, par des parlementaires et certains acteurs de la société civile, vu le taux élevé d’avortements, surtout clandestins. En effet, selon une étude, malgré la législation fortement restrictive, l’on estime à 51.500 le nombre d’avortements provoqués au Sénégal en 2012, soit un taux de 17 avortements pour 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans. Toutefois, le poids de la culture et de la religion constitue un frein dans leur combat
Des acteurs courent, depuis 2013, derrière une loi sénégalaise autorisant l’avortement médicalisé, en cas de viol et d’inceste, afin de réduire le taux d’avortement clandestin qui est très élevé au Sénégal, selon l’enquête Guttmacher. Malgré la législation fortement restrictive du pays, 51.500 avortements ont été provoqués au Sénégal en 2012, selon les estimations ; soit un taux de 17 avortements pour 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans. La plupart des avortements ont été pratiqués clandestinement et dans des environnements non médicalisés. La source renseigne aussi que ce taux d’avortement au Sénégal est inférieur à celui observé en l’Afrique de l’Ouest dans son ensemble (28 pour 1000 en 2008).
Face à cette situation, même si notre pays a ratifié depuis 2003 le Protocole de Maputo autorisant l’avortement médicalisé, en cas de viol et d’inceste, une loi pour son harmonisation et son insertion dans l’arsenal juridique national tarde à être adopté. Et le poids de la religion et de la culture constitue un frein à sa mise en œuvre. ­­

L’EGLISE DIT NON A L’AVORTEMENT, LES ECOLES «DIVISEES» EN ISLAM

Si au niveau de l’Eglise, la religion catholique est catégorique sur l’avortement en invoquant le 6ème Commandement de Dieu: «tu ne tueras pas», la communauté musulmane reste plus ouverte, avec les interprétations des différentes Ecoles.  De ce fait, la nuance des 120 jours chez les Ecoles musulmanes est ainsi posée.  Selon l’Imam Pape Kane des HLM, l’islam interdit l’avortement, sauf quand la vie de la mère est en danger.  «Avorter revient à tuer un être humain» a-t-il fait savoir. Et de poursuivre : «dès l’instant de la conception, le fœtus commence à se développer dans le ventre de sa mère en suivant les différentes étapes pour devenir un être humain.  Il est interdit à l’homme ou à la femme d’ôter la vie de son semblable».
Toutefois, l’imam  Moussé Fall, président  de l’Association  des imams  en  santé de la population et  développement, prend le contrepied de l’iman Kane. Dans les colonnes de Thiey Dakar, il a soutenu : «il existe plusieurs  interprétations autour  de l’avortement. Même  si le  principe  de base de  l’avortement  est  l’interdiction, des  exceptions sont à noter en  cas  de  viol,  d’inceste et les situations où la vie de la femme est menacée» .  Et de poursuivre : «la femme  ne  doit  pas  subir un préjudice à partir de ce qu’elle porte  dans son ventre (Sourate 02 : Baqarah,  la vache). Il en est de même pour une femme qui contracte une grossesse des suites d’un viol et/ou  d’inceste. Il  faut pratiquer l’avortement avant les 120 jours. Et là, l’on se réfère à  la Sourate 23 : Al-Mouminoun (Les Croyants, entre les versets 12 et  14)  qui  définit les  étapes  de la grossesse».­­

MACKY SALL AUX ACTEURS: «D’ABORD CONVAINCRE LES POPULATIONS DE LA NECESSITE DE VOTER UNE TELLE LOI»

Au niveau du parlement, les femmes députés portent le combat. Beaucoup d’entre elles sont sensibilisés sur la  question pour l’activation d’une loi allant dans le sens de réduire les cas d’infanticides et de mortalité maternelle et néonatale. Du côté du gouvernement, l’on soutient que les conditions ne sont pas encore réunies pour légaliser l’avortement médicalisée. Déjà l’ancien ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ismaïla Madior Fall, interpellé sur la question, avait déclaré : «les conditions ne sont pas encore mûres pour qu’on avance de façon significative sur la question, mais les discussions sont encore en cours». Et le chef de l’Etat Mack Sall de renchérir : «les acteurs doivent aller d’abord convaincre les populations de la nécessité de voter une telle loi, avant de l’y impliquer. De leur côté, les acteurs de la justice n’ont pas été laissés en rade concernant cette éventuelle loi».

QUELQUES POSITIONS DES HOMMES RELIGIEUX ET DES RELIGIONS SUR L’AVORTEMENT MEDICALISE

  1. Opposition des Chrétiens
  2. Le pape Benoît XVI a décrit le Protocole comme “une tentative de banaliser subrepticement l’avortement”.  Selon Me Valentin Gomis, les évêques catholiques d’Afrique s’opposent au Protocole de Maputo parce qu’il définit l’avortement comme un droit humain. L’article 14, en garantissant l’avortement en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste… est incompatible avec la morale chrétienne traditionnelle.
  3. b) Opposition musulmane
    Au Niger, avance Me Valentin Gomis, 31 parlementaires sur 42 ont voté contre la ratification en juin 2006. Dans ce pays musulman, plusieurs traditions interdites ou déconseillées par le Protocole sont courantes. En 2009, des groupes de femmes musulmanes nigériennes se sont réunis à Niamey pour protester contre ce qu’ils ont appelé “les Protocoles sataniques de Maputo”, spécifiant les limites imposées à l’âge limite du mariage des filles et à l’avortement

QUE DIT LE PROTOCOLE DE MAPUTO SUR L’AVORTEMENT MEDICALISE ?  

L’homme de droit, Me Henri Valentin Blaise Gomis décrypte le Protocole de Maputo. Selon lui, en effet, l’article 14.2 (a) et (c) du Protocole de Maputo, ratifié par le Sénégal le 08 janvier 2005, reconnait à la femme le droit à l’avortement. Car l’article 14 intitulé: «Droit à la santé et au contrôle des fonctions de reproduction», précise à l’alinéa 2.c que les Etats peuvent prendre toutes les mesures pour «protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère et du fœtus».
Toutefois, Me Gomis s’interroge sur  la nuance- qu’il peut y avoir entre «agression sexuelle» et «viol», si ce n’est pas la même chose? Pour le juriste, cela voudrait tout simplement dire qu’une femme pourra se faire avorter en prétextant qu’elle n’était pas consentante à faire l’amour avec son partenaire habituel. Me Gomis est aussi revenu sur le  terme «santé mentale» qui, pour lui, veut dire que le médecin pourra pratiquer l’avortement sous prétexte que la femme est dans un état de détresse mentale, comme par exemple faire des cauchemars, est anxieuse.
L’avocat inscrit au barreau du Sénégal a aussi convoqué la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) du 18 décembre 1979 des Nations Unies, entrée en vigueur le 03 septembre 1981, et le Protocole de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatifs aux droits des femmes en Afrique (Protocole CADPH) adopté à Maputo, le 11 juillet 2003, qui parle de cet aspect.

ME GOMIS HENRI VALENTIN BLAISE SUR L’AVORTEMENT MEDICALISE ET LE PROTOCOLE DE MAPUTO :«POUR QU’UNE CONVENTION SOIT APPLICABLE SUR LE TERRITOIRE NATIONAL, IL FAUT UNE LOI NATIONALE DITE DE RECEPTION DE LA NORME INTERNATIONALE»

http://www.sudonline.sn/–Pour Me  Henri Valentin Blaise Gomis, avocat à la Cour,  l’avortement est puni par la loi sénégalaise. Cependant, même si le Protocole de Maputo, ratifié par le Sénégal, recommande l’avortement médicalisé en cas de viol et d’inceste, Me Gomis soutient que «pour qu’une Convention, notamment un Protocole, ayant une incidence sur le droit pénal qui est un droit de souveraineté, soit applicable sur le territoire national, il faut une loi nationale dite de réception de la norme internationale». Chose qui n’est pas encore effective, même si un projet de loi est dans le circuit. L’avocat qui a accordé à Sud quotidien un entretien sur la question, a déclaré que «l’avortement est un fait grave et fait même l’objet  d’une législation spécifique qu’est le droit de l’avortement»

Quelle est la définition juridique de l’avortement ?

L’avortement est une  interruption du processus de gestation c’est-à-dire du développement qui commence à la conception par la fécondation de l’ovule par un spermatozoïde formant ainsi un œuf, qui se poursuit par la croissance de l’embryon. Puis du fœtus, et qui s’achève normalement à terme par la naissance d’un nouvel individu de l’espèce. Cette interruption peut être provoquée ou spontanée.  Cependant, s’il est pratiqué en dehors des conditions fixées par la loi, on parle d’avortement clandestin et c’est puni par la loi.  L’avortement fait aujourd’hui l’objet d’une législation spécifique qu’est le droit de l’avortement.

Quelles sont les sanctions encourues en cas d’avortement ?

L’article 305 du Code Pénal, réprimande et puni l’avortement ou la tentative d’avortement d’une femme enceinte, qu’elle ait ou non consenti, quel que soit le moyen utilisé à savoir aliments, breuvages, médicaments, manœuvres, violences, entre autres. L’avortement surtout clandestin est considéré comme grave, de sorte qu’il est fait obligation au corps médical de dénoncer des cas dont il aurait eu connaissance, sous peine de poursuite.

La loi sanctionne-t-elle l’avortement thérapeutique ?

La loi ne sanctionne pas l’avortement thérapeutique quand la santé physique de la mère est menacée et si trois médecins attestent de la procédure pour sauver la femme. (Voir Code de Déontologie médicale).
Le Protocole de Maputo autorise l’avortement en cas de viol et d’inceste. Est-ce que les magistrats peuvent se donner la liberté d’invoquer ces textes dans leurs décisions ?
A l’état actuel de notre législation, la loi n’autorise pas l’avortement. Les magistrats peuvent invoquer le Protocole de Maputo, à condition qu’elle soit ratifiée, entrée en vigueur et publiée au Journal Officiel du Sénégal. Ce n’est pas le cas. La Convention, lorsqu’elle est publiée, acquiert une force supra-légale à savoir supérieure à la loi, mais infra-constitutionnelle c’est-à-dire inférieure à la Constitution.

Qu’est-ce qu’il y a lieu de faire pour que l’avortement médicalisé soit une réalité au Sénégal ?

Pour qu’une Convention, notamment un Protocole, ayant une incidence sur le droit pénal, qui est un droit de souveraineté, soit applicable sur le territoire national, il faut une loi nationale dite de réception de la norme internationale. Donc, il faut une loi pénale pour atténuer ou modifier les dispositions de l’article 305 du Code pénal sénégalais qui sont inscrites dans la loi n°65-60 du 21 juillet 1965. L’avortement est grave au Sénégal. Voilà pourquoi il est fait injonction au corps médical de tenir informer les Forces de Police de tout cas dont il aura eu connaissances, sous peine de poursuite.

Quelle interprétation peut-on faire du Protocole de Maputo ?

L’article 14 du Protocole de Maputo est interprété par les juristes internationaux comme une permission de facto c’est-à-dire que l’on n’a pas besoin d’un texte ou d’une permission ou de la signature d’une autorité d’avorter librement. Ainsi, on pourrait ajouter parmi les services hospitaliers, les services d’avortement. Cependant, les alinéas d et f  invitent les Etats à prendre toutes les mesures appropriées, y compris des dispositions législatives, pour modifier ou abroger toute la loi, disposition réglementaire qui constitue une discrimination à l’égard de la femme. C’est dans ce contexte qu’une proposition de projet de loi est en cours au Sénégal.

Pour en venir aux conséquences légales de l’interdiction, est-il possible de déceler un lien entre l’interdiction de l’avortement et les forts taux d’infanticide ?

Il n’y a aucun lien entre l’avortement et l’infanticide, qui, du reste, est souvent dû au rejet d’enfant issu de relations adultérines ou extraconjugales.

ABDOU KARIM FOFANA ANNONCE LA FERMETURE DE MBEUBEUSS

http://www.emedia.sn/–La doléance des populations environnantes de de la décharge de Mbeubeuss sera bientôt satisfaite. En effet, la fermeture du dépotoir d’ordures à ciel ouvert d’ici peu fait partie de la batterie de mesures énoncée par Abdou Karim Fofana, le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, lors de son audition par le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT). Les autres mesures portent sur la création d’une brigade de lutte contre l’insalubrité, et les occupants anarchiques, l’ouverture d’une plateforme pour accéder aux logements sociaux.
« L’Etat du Sénégal est dans une démarche déterminée pour la résorption de Mbeubeuss, assure-t-il. Un dossier est déjà préparé, aujourd’hui, avec les partenaires techniques et financiers, mais aussi la mise en place de centres intégrés de valorisation des déchets qui vont nous permettre de passer d’un système de collecte depuis 1968 à un système de collecte de tri de valorisation des décharges. »
Par ailleurs, mille agents seront affectés à la Brigade contre l’insalubrité et les encombrements : « Nous allons continuer avec la mise en place de ce dispositif de suivi. (Lequel) ne saurait être opérant sans la Brigade que nous avons proposée au président (Macky Sall) dans le cadre de la loi pour la lutte contre l’insalubrité et les encombrements. »
Le ministre s’explique aussi sur les 100 mille logements sociaux prévus dans le portefeuille de projets de l’Etat, fixant les conditions d’accès à la plateforme d’inscription pour l’acquisition de ces logements à compter de ce vendredi : « Les bénéficiaires du logement social doivent d’abord être de nationalité sénégalaise, de n’avoir pas été propriétaires d’un logement sur le territoire national. Et autre chose, ces personnes-là ne doivent pas dépasser un revenu par ménage de plus de 450 mille ».

PRESENTATION DU RAPPORT SUR LA BONNE GOUVERNANCE AU SÉNÉGAL: MACKY SALL DEVANT SES PAIRS, LE 20 JANVIER PROCHAIN

http://www.sudonline.sn/–Le président de la République, Macky Sall, sera devant ses pairs africains, le 20 janvier prochain, pour présenter l’Etat de la bonne gouvernance au Sénégal. L’exercice entre dans le cadre des recommandations du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep).  C’est en présidant l’installation du Groupe de travail préparatoire de l’évènement hier, mardi 17 décembre, que le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Malick Sall, en a fait l’annonce
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Malick Sall, informe que le président de la République, Macky Sall, sera devant ses pairs chefs d’Etat africains, pour lancer le Rapport d’évaluation du Sénégal au Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), le 20 janvier prochain.  Me Malick Sall en a fait l’annonce hier, mardi 17 décembre, lors de l’installation officielle du Groupe de travail pour la préparation du lancement du Rapport d’évaluation du Sénégal.
Le document en question est le rapport du Sénégal sur la bonne gouvernance présenté par le chef de l’Etat Macky Sall à Addis-Abeba (Ethiopie) en 2017, à l’occasion du Forum des chefs d’État et de gouvernement de l’Évaluation africaine par les pairs (Eap). Celui-ci devrait être présenté aux Sénégalais dans le courant de l’année 2018/2019, révèle le Garde des Sceaux.
Toutefois, le retard est dû, Me Malick Sall, aux élections présidentielles de février dernier.
Devant les chefs d’Etat qui prendront part à la  cérémonie, le ministre de la Justice signale que, le président de la République reviendra sur les initiatives de notre pays concernant le Code électoral, le bond noté dans le classement du Rapport de Doing businesses (de la Banque mondiale), mais aussi sur toutes les entreprises mis en œuvre afin de se rapprocher des critères d’un pays avec un bon système de bonne gouvernance.
A signaler que le Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep) a été créé en 2003, par le Comité des chefs d’État et de gouvernement (Hsgic) chargé de la mise en œuvre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad), comme un instrument d’autoévaluation volontaire de la performance des États membres en matière de gouvernance. C’est un accord volontaire conclu entre les États africains pour évaluer et réviser systématiquement la gouvernance au niveau des Chefs d’État afin de promouvoir la stabilité politique, l’intégration économique accélérée au niveau sous régional et continental, la croissance économique et le développement durable.
En adhérant au Maep, les États membres conviennent d’évaluer indépendamment la conformité à leurs engagements africains et internationaux en matière de gouvernance. La performance et les progrès sont mesurés dans quatre domaines thématiques que sont la démocratie et la gouvernance politique ; la gouvernance et la gestion économiques ; la gouvernance d’entreprise et le développement socio-économique. Chaque évaluation aboutit à un Programme national d’action pour l’État concerné, en vue de traiter les problèmes identifiés.
Un organisme national de suivi prépare des rapports semestriels et annuels sur les progrès réalisés quant à la mise en œuvre du Programme d’action national à l’intention du Forum des chefs d’État et de gouvernement du Maep. Les rapports d’évaluation des pays sont mis à la disposition du public, après l’évaluation par les pairs, lors du Forum des chefs d’État et de gouvernement de l’Évaluation africaine par les pairs (Eap)

DAKAR-SONDAGE TV ET RADIO– AKAARLO EN TÊTE

NETTALI.COM – Une étude sur les habitudes  de fréquentation des supports du Groupe Futurs Médias, à la demande dudit Groupe, révèle que TFM et RFM restent leaders dans leurs domaines respectifs.
Selon l’étude qui concerne les quatre départements de la région de Dakar , la RFM, qui se place en tête avec un score de taux de pénétration de 70%, devance d’au moins 22,8 points ses concurrentes. La radio est quotidiennement suivie par 90% des auditeurs. De son côté, la TFM capitalise sur un taux de pénétration de 92,7  %.
En termes d’émissions phares, Jakaarlo animé par le talentueux journaliste Abdoulaye Der et qui passe en prime time tous les vendredis, caracole en tête avec 64,9 % de taux d’audience. Elle est suivie de Kouthia Show (48%).
Sur la mesure d’audience des télés, la 2 STV arrive en 2ème position suivie de Sen TV, RTS1, Walf TV, Novelas, Lamp Fall TV.Côté radio, la RFM est 1ère avec  avec un taux de pénétration de 70%, suivie par Zik Fm, RFI, Sud Fm, Walf 1, I Radio à la 6ème place, Lamp fall, Vibe radio suivie de la RTS.
A noter que le sondage a été réalisé par le cabinet BDA dont l’activité porte sur les études de marché et les sondages. L’enquête s’est déroulée en face à face sur une population âgée de plus de 18 ans sur la période du 28 Août au 15 septembre 2019.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 18/12/2019

Macky libère les fonds

«Dakar va mal, Kaolack va mal, Pikine va mal». De tels slogans ont défrayé la chronique ces derniers mois. C’était en réalité le signe d’un profond malaise qui avait gagné les rangs de l’Apr de manière générale et la Convergence des jeunesses républicaines en particulier. Non seulement, ils manifestaient contre le blocage des subventions que le chef de l’Etat octroyait aux différentes structures, mais ils dénonçaient les difficiles conditions de vie de chômeurs. D’après des sources de «L’As», Macky Sall a décidé de lâcher les brides et a commencé à distribuer la subvention, depuis le mois dernier, aux structures. D’ailleurs, il a voyagé avec Abdoulaye Diagne du Meer et Moussa Sow de la Cojer et leur a donné une nouvelle mission de redynamiser les jeunesses de son parti. Sans doute, le Réseau des enseignants n’a encore vu aucun franc, surtout avec la sortie enflammée de son coordonnateur Youssou Touré.

Mpal et l’inhumation de Isma Sow

Le refus des autorités religieuses de Mpal de voir Isma Sow (tué lors de l’attaque d’une station service à Saint-Louis) inhumé dans leur localité n’est pas une nouveauté. En effet, il y a deux ans, la cité religieuse avait refusé l’inhumation d’un oncle de Isma Sow qui a été aussi tué lui aussi, lors d’un braquage. Ce refus donc, n’est pas une première dans la cité de Mame Rawane Ngom. Selon des habitants de Mpal, ce proche du jeune malfrat du nom de Mbaye Djiby Sow avait été tué au cours d’un braquage d’une banque à Thiès. Et les autorités religieuses de la ville avaient refusé qu’il soit enterré à Mpal. La dépouille de Mbaye Djiby Sow avait été éconduite. Sa famille était alors obligée de l’enterrer dans un autre village, loin de la localité. Ce qui veut dire que leKhalife ne badine pas avec certains actes délictueux. Aux dernières nouvelles, le défunt Isma Sow a été inhumé au village de Maniang Commune de Ross Bethio.

Décès de l’ancien député Ameth Saloum Boye

Le Grand parti de El hadji Malick Gakou perd un membre fondateur. L’ancien député Ameth Saloum Boye, est décédé lundi aux Etats-Unis à l’âge de 79 ans. L’ex président du Conseil rural de Malem Hoddar, a été responsable du parti socialiste (PS), avant de créer avec Souty Touré le Parti socialiste authentique (PSA) après la première alternance démocratique. Ameth Saloum Boye est un enseignant de profession. Dans son témoignage, le magistrat à la Cour des Comptes, Aliou Niane soutient que le défunt l’a eu en classe deCP1 (actuel CI) à l’école Same garçons de Kaolack. «A l’école française, je suis d’abord passé par ses mains expertes qui ont grandement contribué à forger ma personnalité et mon humanité. Jusqu’à notre dernière communication téléphonique qui remonte au mois d’octobre dernier, je n’ai cessé de l’appeler affectueusement «Monsieur»», écrit le magistrat.

20 millions Fcfa pour le vainqueur du récital de Coran

La sixième édition du concours national de récitation du saint Coran doté du grand prix Senico a été officiellement lancée à Tivaouane, avec comme parrain Serigne Maodo Sy Ibn Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh. Ce dernier est très connu pour son engagement pour la religion et les écoles coraniques. La sélection se fait dans les 14 régions et les 45 départements du pays. Selon le chargé d’organisation de l’évènement, Adama Mboup, il ressort de la prestation des élèves coraniques que beaucoup d’efforts ont été consentis par les Daaras entre la dernière édition et celle qui commence. Ce qui montre que le concours est en train de contribuer à une saine émulation. Les quatre meilleurs élèves coraniques sélectionnés à Tivaouane dont la fille Sokhna Gamou arrivée en tête, vont représenter le département au niveau régional. C’est le 3 mai 2020 au Grand Théâtre de Dakar, qu’aura lieu la cérémonie de remise des prix. Le champion national encaissera une enveloppe de 20 millions de Fcfa et un billet pour la Mecque. Le second touchera 15 millions de Fcfa et un billet pour la Mecque, tandis que le troisième, le quatrième et le cinquième recevront respectivement 10 millions Fcfa, 8 millions Fcfa et 6 millions de Fcfa.

Zéro déchet à Mékhé

La commune de Mékhé est de plain-pied dans son combat pour l’opération zéro déchet dans la ville. C’est ainsi que le weekend dernier, a été lancée l’opération dont l’objectif est de concrétiser et de pérenniser les acquis d’une action similaire, qui s’était déroulée l’année dernière avec l’accompagnement de la Sonatel et l’Unité de Coordination et de Gestion des déchets (UCG). C’est dans le cadre du programme «And Defar Sunu gox» initié par la Sonatel. Grâce à ce programme, souligne le maire Magatte Wade, le nombre de dépôts sauvages a été réduit de 42 en 2018 à 8 en 2019 et l’objectif est de les éradiquer en 2020 et tout au plus faire en sorte qu’il n’existe qu’un seul dépôt dans le périmètre communal. La Sonatel a décidé de récompenser les bons résultats obtenus par la commune de Mékhé à travers la mise à disposition de matériel et d’équipements destinés au nettoiement. Selon le Maire Magatte Wade, Ngaay Mékhé veut rester fidèle à son slogan de «ville verte, illuminée et propre» (VIP).

Me Malick Sall veut renforcer l’ENAP

Le ministre de la Justice, Me Malick Sall, a présidé hier la cérémonie de sortie de la 4epromotion de l’Ecole nationale d’Administration pénitentiaire (ENAP). Le Garde des Sceaux a reconnu les difficultés que rencontre l’établissement, non sans féliciter le Directeur de l’ENAP qui essaye tant bien que mal d’y remédier. C’est pourquoi, Me Sall a promis de faire des efforts pour le renforcement des aptitudes des pensionnaires de cette école. A ce propos, il a proposé récemment la nomination du président du Comité de gestion de l’ENAP, un organe important dans le dispositif fonctionnel de l’école. Il a exhorté les récipiendaires à s’imprégner des valeurs républicaines. Entre autres missions qui les attendent, il y a l’exécution des mesures privatives de liberté et les mesures délicates de préparation des détenus à la réinsertion sociale. Il les invite à faire preuve de responsabilité et surtout d’avoir une bonne compréhension de la dimension sociale de leur future mission. A l’en croire, l’image de l’administration pénitentiaire dépendra des actes qu’ils vont poser, et des succès de leurs missions. Le Garde de Sceaux n’a pas manqué de rappeler qu’ils auront la charge de surveiller des individus dangereux et des détenus pour des faits liés au terrorisme, et qui constituent de nouveaux types de détenus inconnus du monde carcéral.

Le conseil municipal de Fatick prime les meilleurs élèves

Après l’octroi de fournitures scolaires d’une valeur de 14 millions Fcfa aux élèves du Primaire et du Préscolaire de la commune, le maire de Fatick, Matar Ba, va de nouveau poser des jalons pour une éducation de qualité. Le conseil municipal compte fêter l’excellence ce week-end. A cet effet, une centaine d’élèves seront primés pour leurs excellents résultats.

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