Revue de Presse du Mercredi 11 Decembre 2019

Unes de la presse du Mercredi 11 Decembre 2019
Unes de la presse du Mercredi 11 Decembre 2019

DES INTELLECTUELS CHINOIS VEULENT RETRACER UNE « NOUVELLE ROUTE DE LA SOIE »

http://www.emedia.sn/Des universitaires et des chercheurs chinois, membres de l’Institut Chine-Afrique, séjournent à Dakar à l’invitation du Laboratoire d’Analyses des Politiques de Développement (LAPD) de la Facultés des sciences économiques et de gestion (Faseg).
Au nombre de trente (30) personnes, la délégation, conduite par Li Xin Feng, Vice-président de l’Institut, a foulé, mardi matin, le campus de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad). Elle a pu y avoir des échanges avec de nombreux chercheurs sénégalais sous la conduite du Professeur Ahmadou Aly Mbaye, directeur du LAPD et Doyen Honoraire de faculté.
Tour à tour, les questions de coopération, les échanges scientifiques et l’élaboration de projets communs ont été abordés au cours de ces différentes rencontres qui visent à mieux rapprocher les universités sénégalaises et chinoises dans le sillage des relations diplomatiques entre ces deux pays.
Les domaines de l’économie, de la science sociale, de la politique ont fait aussi l’objet d’une attention soutenue durant les nombreux entretiens. Ceux-ci ont permis de définir un cadre de coopération devant permettre à ces universitaires d’entreprendre des recherches conjointes.
En outre, les questions environnementales, principalement le changement climatique ont accru davantage l’intérêt des membres de la délégation chinoise très portée vers une connaissance approfondie des facteurs climatiques régnant en Afrique pour y détecter des opportunités d’investissements. La délégation chinoise vient prospecter en Afrique, en étroite collaboration avec les chercheurs du continent, pour la protection de l’environnement, la restauration des micros climats et une maîtrise des paramètres de gestion des facteurs climatiques.
En d’autres termes, cette mission chinoise au Sénégal en est à une phase d’exploration. À ce stade, cinquante (50) projets ont déjà été identifiés côté Chinois dont la réalisation devrait impacter la situation d’ensemble de l’Afrique. Reste à voir, comment réaliser ces projets ? Sur quel mode de financement et à quel rythme
Depuis quelques temps, la Chine mise sur les initiatives académiques pour mieux enraciner la fameuse ’’Route de la soie’’. Il est clair que le continent africain est en dehors de la trajectoire de la ’’route de la soie’’. La route de la soie est un réseau ancien de routes commerciales entre l’Asie et l’Europe reliants plusieurs villes et régions sur son tracé. L’exclusion de l’Afrique de ce tracé est une incongruité, selon de nombreux spécialistes qui relèvent le paradoxe d’une Chine intéressée par les matières premières africaines sans les infrastructures devant aller avec, à l’image des corridors. Mamadou Ndiaye

Augmentation des salaires dans le privé: CADEAU DE FIN D’ANNÉE–Les hausses varient entre 5 et 8%

https://www.lequotidien.sn/Les syndicalistes et le patronat sont parvenus à un accord pour l’augmentation des salaires à partir du 1er janvier prochain. Dans la foulée, la Convention collective interprofessionnelle a été reformée et entrera aussi dans sa version nouvelle en vigueur à la même date.
Une bonne nouvelle dans la grisaille de cette fin d’année. Après plusieurs années de négociation, le patronat et les syndicats des travailleurs sont finalement tombés d’accord sur un barème d’augmentation des salaires dans le secteur privé.
Ainsi, selon des membres du patronat, qui venaient hier de ratifier la convention collective, les augmentations vont varier de 5% pour les cadres et agents de maitrise à 8% pour les personnels des 1ère, 2ème, et 3ème catégories. A côté de ces augmentations de salaires, qui engagent tout le secteur privé, les partenaires ont également ratifié la nouvelle convention collective interprofessionnelle. Tout com­me les nouvelles augmentations, la convention reformée entre en vigueur à partir du 1er janvier 2020 prochain.
Ces avancées sont importantes, quoi que l’on puisse en penser. Il faut dire que des augmentations de salaires globalisées ne sont pas intervenues au Sénégal depuis une dizaine d’années environ. L’Etat avait en son temps procédé à une certaine revalorisation de certaines catégories de fonctionnaires et des travailleurs, ce qui a eu un effet d’entraînement dans certains corps de métiers du privé.
Mais d’augmentation générale ou généralisée, il n’en a pas été question depuis un certain temps. Il faut même se souvenir de la sortie du chef de l’Etat Macky Sall, lors de la remise des cahiers des doléances des syndicats à l’issue de leur défilé du 1er mai dernier, quand il a affirmé avec force qu’il n’envisageait pas, à plus ou moins long terme, d’augmenter des salaires. Cela avait eu l’effet d’une douche froide auprès de l’opinion, qui a pu penser que ce niet présidentiel incluait le secteur privé, ce qui était loin d’être le cas.
Car il faut dire que les négociations tripartites, Patronat-Etat-Syndicats, ont pris bien de temps avant d’aboutir, malgré la bonne volonté affichée par toutes les parties. Chacune des parties a dû y mettre du sien pour parvenir à un accord. A l’origine, les syndicalistes souhaitaient une augmentation de 25%, là où les centrales patronales n’envisageaient pas de dépasser 3%. C’est dire que chacun a dû mettre de l’eau dans son bissap. Des esprits chagrins trouveraient sans doute que les taux obtenus ne sont pas importants, mas au moins, cela indique une certaine bonne volonté des partenaires, à maintenir ouverte la porte du dialogue. Il en a été de même pour la réforme de la Convention collective nationale. L’année dernière, M. Charles Faye, Vice-président du Cnp et président de la Commission dialogue et normes du travail au sein de la centrale patronale, affirmait que les points d’achoppement portaient essentiellement sur les primes des paniers, la majoration des heures supplémentaires et les taux à retenir pour les tranches les plus basses. Il faut croire que tous ces points ont pu être surmontés à la satisfaction de tous, pour obtenir la ratification qui a eu lieu hier.
Il faut indiquer que les syndicats signataires sont les plus grandes centrales, à savoir, la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts), la Cnts/Fc, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) et la Confédération des syndicats autonomes (Csa). Elles se sont retrouvées face à la Confédération nationale des employeurs du Sénégal (Cnes) et le Conseil national du patronat (Cnp), sous l’arbitrage de l’Etat.

ENTRE SATISFECIT ET ATTENTES, LE PUBLIC GROGNE

http://www.emedia.sn/Sans surprise, les travailleurs du privé apprécient la nouvelle mesure annonçant l’augmentation des salaires dans le privé. Employé dans une agence de sécurité à Saly, Modou savoure au micro du correspondant d’iRadio : « On attend ça depuis des années. Le secteur privé en avait bien besoin parce que maintenant la vie est très chère ». « On est content », renchérit Khadim, un autre employé dans la 4e catégorie.
Mais tous ne sont pas contents surtout chez les chefs d’entreprises à l’instar de Jean Noël : « Pourquoi cette hausse. Il fallait, au préalable, mener une enquête sur la rentabilité. Je ne suis pas d’accord. Parce qu’il n’y a pas de touristes ».
On apprend, dans les coulisses des négociations, que cela n’a pas été du tout facile. A ce propos, Souleymane Diallo, un des responsables de la CNTS, listent leurs attentes par rapport au patronat, en termes de mise en œuvre de la mesure : « Les négociations ont tiré en longueur. Je pense que le patronat n’était pas prêt à aller à ce niveau. Au-delà de la pression des centrales syndicales, il y a également le rôle d’arbitre, de facilitateur de l’Etat du Sénégal, à commencer par le président (Macky Sall) qui avait souhaité une augmentation sensible des salaires dans le secteur privé. Nous avons les moyens en tant qu’organisation syndicale d’assurer le suivi. Nous pensons que nous avons affaire à des responsables du patronat. S’ils ont accepté d’aller à cette signature, c’est parce qu’ils ont compris qu’il y a des responsabilités qui pèsent sur leur épaule, en termes d’application. Notre rôle de veille en tant qu’organisation syndicale, le gouvernement du Sénégal a également une part de responsabilité, qui doit veiller au même titre que les centrales syndicales à l’application correcte de cet engagement-là pour valoriser les traitements dans un contexte de persistance de la crise, et de la pauvreté avec l’augmentation du prix de l’électricité, et du coût de la vie. Ce sont des augmentations catégorielles que nous apprécions favorablement. Dans le public également, il faudrait que le gouvernement aille dans le sens de réorganiser davantage les salaires dans le privé et dans le public ».

« Le combat continue pour la hausse des salaires dans le public », avertit Mactar Dabo

Une augmentation dans le public ? Les concernés n’attendent que ça, d’après Mactar Dabo, le Secrétaire général du syndicat des travailleurs de la Fonction publique. Ce dernier qui s’attarde sur le système de rémunération dans l’administration souhaite une « équité » pour les agents de la Fonction publique. Dans ce sens, il assure que le combat va se poursuivre. « Le secteur public revendique toujours cette augmentation de salaire dans le cadre de la régularisation du système de rémunération de l’administration. Les travailleurs du secteur public sont engagés pour la refonte du système de rémunération au niveau de l’administration afin qu’il puisse y avoir une équité entre les corps. Donc, cela veut dire que cette revendication est réelle et existe ».

Pas de mesures d’accompagnement

Toutefois, ceux qui s’attendent à des mesures d’accompagnement de la part de l’Etat peuvent déchanter. Karim Cissé, le Directeur général du Travail et de la Sécurité sociale est catégorique : « Cette décision a été prise en toute indépendance et en toute responsabilité par les partenaires sociaux sous l’encadrement de la Direction générale du Travail et de la Sécurité sociale, qui a encadré les négociations pendant plusieurs sessions depuis un an. Il n’y a pas de mesures d’accompagnement à prendre puisque le patronat l’a décidé après avoir compris et mesuré tous les enjeux liés à ce type de mesure. Il faut juste rappeler que cette hausse des salaires était une revendication des travailleurs depuis maintenant 2 ans dans le cadre des cahiers de doléances déposés auprès du président de la République. Et des négociations ont été entreprises dans ce cadre-là, concernant cette hausse comme sur biens d’autres points liés par exemple à la convention collective nationale interprofessionnelle, etc. Donc, nous venons d’aboutir à cette progression importante pour le dialogue sociale et la négociation collective dans notre pays. Cette mesure concerne l’ensemble des branches d’activités du secteur privé, il n’y a pas d’exception ».Les nouvelles grilles salariales s’appliqueront à partir du 1er janvier 2020.

Assemblée nationale: Sonko prône encore la sortie du F Cfa

http://www.dakarmatin.com/Le débat reste constant dans ses déclarations. Le leader de Pastef/ Les Patriotes prône encore la sortie du Franc Cfa. «C’est une monnaie surévaluée qui ne nous permettra jamais d’être compétitifs à l’export.
Il est impératif qu’on sorte de cette monnaie et qu’on passe à quelques choses de plus solide.
Nous avons un problème de protection sérieuse de notre économie et on est très inquiet quand on entend les Accords de partenariats économiques (Ape) », a déclaré hier le député qui s’exprimait lors du vote du Budget du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération

La DER de Macky Sall lève un financement de 41,21 milliards de FCFA auprès de la BAD

https://www.lejecos.com/La Délégation à l’Entreprenariat Rapide (DER) des femmes et des jeunes tient sur de très bonnes béquilles. Sans tambours, ni trompettes, elle prend de la voilure de jour en jour. Sa gouvernance et son rôle de plus en plus prépondérant dans le soutien et l’accompagnement de l’écosystème entrepreneurial vient d’être plébiscité par la Banque africaine de développement.
En effet, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé, le mardi 10 décembre 2019, à Abidjan, un financement de 62,83 millions d’euros soit 41,21 milliards de francs CFA pour la mise en œuvre de la première phase du PAVIE.  Le Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes, première phase (PAVIE I) a pour objectif global d’appuyer la création d’emplois pour les jeunes et les femmes grâce à la promotion de l’entrepreneuriat.
A terme, le projet va permettre le financement de plus de 14 000 initiatives entrepreneuriales pour un volume de financement de l’ordre de 61 milliards de francs CFA soit 80 millions d’UC  et de générer  ou de consolider plus de 150 000 emplois dont 60% destinés aux femmes.
A travers ce financement, il convient de souligner l’expertise et le savoir faire de la DER dans la levée de fonds également. Sous la houlette du  Délégué général Papa Amadou Sarr et de son équipe composé de jeunes professionnels issus du monde de la finance,  des ingénieurs statisticiens économistes, d’agronomes et d’informaticiens etc..  , elle a fini  de se faire  distinguer  sur les  marchés  financiers  internationaux, faut –il le rappeler en moins de deux ans d’existence.
C’est également un sacre de la vision du Président de la république Macky Sall qui a décidé d’adopter un nouveau modèle de développement économique pour accélérer la marche du Sénégal vers l’émergence : le Plan Sénégal émergent. Ce qui a conduit à la création  en novembre 2017, par décret présidentiel la DER.
D’une durée de trois  ans, le projet conçu sur une approche par la demande et mis en œuvre en coordination avec le secteur privé, notamment les banques et les institutions de microfinance, permettra de financer les initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes sur toute l’étendue du territoire sénégalais tout en apportant un accompagnement technique sur le plan métier et en matière de gestion d’entreprise.
« Le PAVIE vise à soutenir le gouvernement du Sénégal dans ses efforts pour la mise en œuvre du PSE afin de créer des emplois décents pour les jeunes et les femmes à travers la promotion de l’entreprenariat », a expliqué Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale pour l’Afrique de l’Ouest de la BAD.
« Au vu des résultats encourageants et prometteurs déjà atteints, la DER mérite d’être soutenue, a indiqué Serge N’guessan, directeur général adjoint pour l’Afrique de l’Ouest de la Banque. L’intervention de la Banque permettra ainsi de renforcer l’approche de la DER basée sur la structuration des chaînes de valeurs agricole et artisanale pour avoir un effet multiplicateur sur l’emploi et la transformation digitale des entreprises accompagnées, en vue d’accroitre davantage leur productivité et leur compétitivité », a-t-il ajouté.Oumar Nourou

Le Japon fait un don de 2,4 milliards au Cfpt

https://www.seneweb.com/-Le gouvernement a décidé de renforcer l’équipement du Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) Sénégal/Japon. À ce propos, le Sénégal a reçu un don du Japon. Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, procède, aujourd’hui, avec l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Arai Tatsuo, à la signature de l’accord estimé à 495 millions de Yens, environ 2,4 milliards de Fcfa.
Ainsi, rapporte le journal L’As dans sa parution du jour, le Cfpt va s’enrichir de deux nouvelles filières, à savoir la chaudronnerie industrielle et le froid et la climatisation industrielle. Ce geste s’inscrit en droite ligne de la politique du gouvernement du Sénégal d’adapter les formations aux besoins de production, de transformation et aux métiers d’appui indispensables pour le développement du Sénégal.

Mission commerciale d’Autriche au Sénégal: L’innovation et le savoir-faire au service du marché sénégalais

https://www.lequotidien.sn/Huit entreprises autrichiennes débutent à partir d’aujourd’hui, une prospection au Sénégal. Des entreprises intervenant dans différents secteurs, notamment la sécurité et défense, les infrastructures ferroviaires et routières, les Btp… Le conseiller commercial de l’ambassade d’Autriche au Sénégal, Michael Berger, informe dans un communiqué que cette mission de deux jours «fait désormais partie intégrante de leur programme événementiel, puisqu’ils ont l’honneur d’accompagner une délégation autrichienne à Dakar pour la troisième fois en deux ans. Certaines entreprises sont à la recherche de nouvelles opportunités d’affaires et y participent pour la première fois, d’autres ont déjà une base de clientèle solide ou assurent le suivi de leurs contacts existants». L’Autriche, outre la musique classique, une nature à couper le souffle et une variété culinaire, vante le conseiller commercial, «est synonyme de haute technologie, de solutions et produits innovants de très haute qualité qui découlent d’une large base industrielle diversifiée». Il précise par ailleurs que «la mission à Dakar permet non seulement aux entreprises sénégalaises de découvrir le savoir-faire de l’Autriche et de se mettre en contact avec des sociétés autrichiennes, mais constitue également une occasion unique pour nos entreprises de montrer leur présence au Sénégal et de lancer des affaires ciblées». Mieux, ajoute M. Berger, cette mission leur «permet de positionner de façon durable les innovations autrichiennes qui portent sur différents domaines dont l’infrastructure urbaine, portuaire et minière, le génie civil, le transport, l’industrie chimique, le recyclage, l’éducation & la formation, la santé, la sécurité, la défense, etc. Nos entreprises sont bien conscientes que le Sénégal est un marché d’avenir qui offre des opportunités qu’il ne faut pas manquer».
Ces dernières dix années, mentionne le document, «les échanges entre le Sénégal et l’Autriche ont marqué un dynamisme sans précédent. En 2017, les exportations de l’Autriche vers le Sénégal ont atteint un volume de 36 millions d’euros, en 2018 presque 40 millions d’euros, soit une hausse de 9,2%. Une tendance qui se confirme également en 2019 avec une augmentation de 10% au premier semestre». L’Autriche exporte principalement, vers le Sénégal, «des tissus en coton, des machines, des appareils électroniques et mécaniques, des matières plastiques, des boissons, des produits pharmaceutiques, du papier, de l’acier, du fer, du bois. Les livraisons du Sénégal vers l’Autriche ont connu un nouveau record en 2018 avec un volume d’environ 1,4 million d’euros, soit une hausse de 43% par rapport à 2017. Et les principaux secteurs concernés sont : les fruits, les agrumes et les écorces d’agrumes, les machines et appareils mécaniques, les poissons, les produits laitiers, les graisses et huiles animales et végétales, l’aluminium transformé».

AVEC MASSAWA,LE SÉNÉGAL ENTRERA DANS LE TOP 7 DES PRODUCTEURS AURIFÈRES EN AFRIQUE (DG SABADOLA GOLD)

Dakar, 11 déc (APS) – L’entrée en production de la mine de Massawa annoncée par Sabadola Gold Operations pourrait, selon directeur général, Abdoul Aziz Sy, ‘’placer le Sénégal dès 2022 dans le top 7 des producteurs aurifères en Afrique’’.
‘’Avec la mine de Massawa, les réserves seront plus que doublées à Sabadola Gold Operations, le Sénégal sera placé dans le top des sept producteurs aurifères en Afrique dès 2022’’, a indiqué M. Sy, patron de cette filiale sénégalaise de Teranga Gold Corporation.
Face à la presse mercredi, il a annoncé ‘’le rachat au premier trimestre 2020 par la compagnie minière Teranga Gold Corporation, société mère de la filiale sénégalaise Sabadola Gold Operations, de la société aurifère Barrick, précisément la mine de Massawa située dans la région de Kédougou, à 30 kilomètres de Sabadola’’.
Il a précisé que ‘’selon les termes de cette convention, Teranga Gold Corporation détient désormais une participation de 90% dans le projet Massawa, 10% revenant à l’Etat du Sénégal’’.
‘’La contrepartie totale de cette opération est de 380 millions de dollars américains, soit près de 224, 2 milliards de FCFA’’, a encore souligné le directeur général de Sabadola Gold Operations.
Selon lui, ‘’toute entreprise a besoin de développement et de croissance. Sabadola a une durée de vie de 11 à 13 ans. Avec le site Massawa, l’usine sera capable de produire plus. Massawa est une mine à forte teneur de minerais’’.
La mine de Massawa, signale un document remis à la presse, ‘’est située à 30 kilomètres de la mine d’or de Sabadola, mine phare de Teranga au Sénégal, ce qui ouvre la voie à d’importantes synergies d’investissement et d’exploitation.
La proximité des projets et le traitement à l’usine Sabadola du minerai à teneur élevée de Massawal (le complexe Sabodala-Massawa) devraient faire de Sabodala une installation de premier ordre’’’.
La mine de Massawa compte parmi les réserves aurifères à ciel ouvert non mises en valeur qui présentent la teneur en or la plus élevée en Afrique, indique la même source.
Selon l’étude de faisabilité de Barrick de juillet 2019, le projet Massawa a une estimation de réserves minérales historiques de 2,6 millions d’onces d’or (20,9 millions de tonnes à 3,94 grammes d’or par tonne). Ces réserves contiennent un mélange de minerai libre et de minerai réfractaire qui rend son extraction plus complexe.
La clôture de l’opération devrait avoir lieu au cours du premier trimestre, explique le texte. Il précise qu’‘’elle est conditionnelle à la délivrance du permis d’exploitation minière et du permis d’exploration résiduelle de Massawa par le gouvernement du Sénégal et à l’obtention d’autres autorisations et approbations du gouvernement’’.
Le Plan Sénégal Emergent (PSE), stratégie de développement du gouvernement sénégalais, s’est fixé comme objectif de tripler la production annuelle d’or de 2014 pour atteindre 18 tonnes par an d’ici 2023.SKS/MD/ASG

Mine: Barrick Gold Corporation Cède Une Partie De Ses Activités Sénégalaises Pour 430 Millions De Dollars

Le premier producteur mondial d’or va céder à son compatriote Teranga Gold 90 % des parts qu’il détenait dans le gisement minier de Massawa, découvert dix ans plus tôt par l’ancienne société de Mark Bristow, le dirigeant de Barrick Gold
Le géant canadien des mines d’or, Barrick Gold Corporation, et son partenaire sénégalais (la Compagnie sénégalaise de transports transatlantiques Afrique de l’Ouest, CSTT-AO) ont trouvé un accord pour vendre 90 % de leur parts dans le projet sénégalais de Massawa, à un autre canadien, le groupe Teranga Gold Corporation, pour un montant estimé à 430 millions de dollars (388,6 millions d’euros).
Aux termes de cette transaction, prévue pour le premier trimestre 2020, Barrick et son partenaire recevront 300 millions de dollars en liquidités et environ 20,7 millions d’actions de Teranga Gold évaluées à 3,85 dollars par action, soit un total de 79,8 millions de dollars.

Barrick détiendra 11,45 % de Teranga

Ils seront également récipiendaires d’un paiement pouvant atteindre 50 millions de dollars, basé sur le prix moyen de l’or pour la période de trois ans suivant la clôture de l’opération. Barrick indique qu’elle recevra 92,5 % du prix d’achat total, tandis que son partenaire sénégalais recevra le reste pour sa participation minoritaire.
Le minier canadien détiendra une participation de 11,45 % dans Teranga une fois l’opération conclue.
L’exploitant aurifère de Toronto fournit 25 millions de dollars pour le financement par emprunt syndiqué de 225 millions dollars, garanti par Teranga dans le cadre de cette opération.Jeuneafrique

 Forte hausse du Chiffre d’affaires des Activités financières et d’Assurance au mois de septembre

https://www.lejecos.com/Le dynamisme du secteur tertiaire au mois de septembre 2019 s’est traduit par une consolidation du chiffre d’affaires des services de 1,6% indique l’Agence nationale de la Statistique et de la démographie(Ansd).
Elle est expliquée sous l’effet des hausses de ceux des «Activités financières et d’Assurance» (+30,2%), des «Activités spécialisées, scientifiques et techniques» (+16,8%), des services «Commerce, réparation d’automobiles et de motocycles» (+6,3%), des services «Hébergement et Restauration» (+3,5%) ainsi que des «Activités pour la santé» (+0,9%).
Cette performance est toutefois amoindrie par les baisses notées dans les «Activités de service de soutien et de bureau» (-16,3%), les services «Information et Communication» (-6,7%), les services «Transport» (-4,5%) et les « Activités Immobilières » (-0,9%).S’agissant du chiffre d’affaires du commerce, il s’est amélioré de 1,9%.Oumar Nour

BUDGET 2020:24,7 MILLIARDS FRANCS CFA POUR LE MINISTÈRE DE L’ECONOMIE

Dakar, 10 déc (APS) – Un budget de 24 milliards 730 millions 44 mille 413 francs CFA est alloué au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération pour l’année 2020, selon un rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Les autorisations d’engagement de ce ministère s’élèvent à 327 milliards 258 millions 457 mille 633, lit-on dans le même rapport remis aux journalistes lors de la séance plénière des députés pour l’examen de ce budget.
Le document précise que les actions du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération sont structurées autour de plusieurs programmes, dont l’un est intitulé ‘’économie productive, compétitivité et création d’emploi’’, un autre, ‘’pilotage, coordination et gestion administrative’’.
’Coopération, développement des partenariats public-privé et du secteur privé’’ est l’un des programmes du ministère pour l’année 2020.
La séance plénière, entamée un peu après 20 h, est dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse, en présence du ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, venu défendre ce projet de budget au nom du gouvernement.SMD/ASG/ESF

PRÈS DE 18 MILLIARDS DE FRANCS ALLOUÉS AU MINISTÈRE DE L’ECONOMIE NUMÉRIQUE ET DES TÉLÉCOMMUNICATIONS POUR 2020

Dakar, 11 déc (APS) – Le projet de budget 2020 du ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications, soumis au vote des députés ce mercredi, est arrêté à la somme de 17 milliards, 714 millions 234 mille 327 FCFA, indique le rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Les ressources ainsi allouées à ce département ministériel sont réparties en trois programmes dénommés : secteur postal, économie numérique et pilotage, coordination et gestion administrative, précise le document.
Le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, a expliqué que les ressources allouées au ministère de l’Economie numérique et des Télécommunication, pour cette année, ont baissé du fait de la nouvelle organisation issue du décret de répartition des services.
Il a souligné qu’auparavant tout le volet communication était logé au ministère de la Communication, des Postes et de l’Economie numérique. Aujourd’hui, avec la reconfiguration dudit ministère, une partie de ses attributions a été transférée au ministère de la Culture et de la Communication, a-t-il ajouté.

 Selon lui, cette baisse est de l’ordre de 37% avec le transfert de structures telles que la RTS, l’APS et Le Soleil.

Pour sa part, le ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications, Ndèye Tické Ndiaye a indiqué qu’ »en créant un département ministériel exclusivement dédié aux télécommunications/TIC et au sous-secteur postal, avec une forte déclinaison sur la mise en œuvre des bases d’une économie numérique pouvant avoir un impact significatif sur la croissance, le président de la République imprime une nouvelle cadence au secteur ».
Cette mesure vise à « améliorer la connectivité du pays, à travers la mise en œuvre efficiente de la digitalisation de l’administration, la réduction de la fracture numérique, la création des pôles industriels numériques avec le parc des technologies numériques et la prise en compte du genre et des couches vulnérables dans les politiques numériques », a-t-elle dit.
Concernant les perspectives de son département pour l’année 2020, elle a souligné qu’il est envisagé, dans « le sous-secteur postal », de « poursuivre la rénovation, l’aménagement et la construction de nouveaux bureaux de postes », ainsi que « le suivi de la finalisation du processus de restructuration de la SN La Poste ».
De même, la ministre a annoncé « la validation de l’étude de faisabilité et le démarrage de la mise en œuvre du projet d’adressage numérique ainsi que la validation de son plan stratégique de développement ».
S’agissant du sous-secteur des Télécommunications/TIC, elle a soutenu que l’ »option est prise pour assurer la poursuite des réformes prévues dans le cadre de la mise en œuvre de la Stratégie Sénégal Numérique (SN2025) », un programme visant le numérique pour tous et pour tous les usages en 2025.MK/ASB/MD

Meilleurs accès aux services financiers: Unacois Jappo et Ecobank se liguent

https://www.lejecos.com/-L’Union nationale des commerçants et industriels du Sénégal (Unacois-jappo) et Ecobank ont rendu public hier leur partenariat dont la convention a été signée en juillet 2018. Elle entre dans le cadre des politiques d’inclusion financière qu’elles mènent en faveurs des acteurs du secteur informel.
Ecobank et l’Unacois-jappo tiennent à la formalisation et à l’inclusion financière des commerçants et industriels du Sénégal. En effet, lors d’une rencontre avec les acteurs de l’informel qui s’est tenue hier, le Directeur général de Ecobank Sénégal a fait savoir que la structure qu’il dirige «ne veut pas être une banque de type traditionnel qui ne finance que les grandes entreprises, les institutions entre autres».
Pour Serge Ackré, Ecobank veut jouer sa partition dans le développement économique et cela, dit-il, passe par le soutien des Petites et moyennes entreprises/ institutions (Pme/Pmi). Dans le cadre de ce partenariat, M. Ackré informe qu’en plus de l’accompagnement financier dont bénéficieront les commerçants et les industriels, il y aura de l’aide dans la formation, l’organisation, l’approche et les relations avec la banque.
«C’est vrai qu’il y a, dans ce partenariat, un volet accompagnement financier mais il existe également la formation des différents membres de l’Unacois, la facilitation des encaissements, l’assistance dans la gestion des recettes avec des solutions digitales… que nous avons mises en place», laisse entendre le Dg de Ecobank Sénégal.
Pour sa part, le président de l’Unacois-jappo trouve que leur partenariat avec Ecobank vient à son heure. Car se rappelle Idy Thiam, il y a quelques années les banques et les acteurs du secteur informel s’esquivaient.
A l’en croire, le secteur informel constitue l’avenir de l’économie sénégalaise. Par conséquent, il appelle les commerçants, les industriels et les entrepreneurs à se rapprocher davantage des banques, à décrocher des crédits bancaires pour financer leurs activités et enfin à payer les dettes. En cela, le patron de  Unacois –Jappo invite tous les membres de l’Union à se conformer aux conclusions de la convention signée avec Ecobank.
«Il ne s’agit pas de venir avec son sac à Ecobank, l’ouvrir pour qu’on y mette de l’argent. Non! Les financements se font de manière formelle», précise  le président des commerçants et industriels du Sénégal. Bassirou MBAYE

L’INNOVATION AU COEUR DE L’INDUSTRIALISATION

https://www.lejecos.com/-Les problématiques de l’innovation demeurent déterminantes dans le processus de l’industrialisation, a souligné, mardi, le Secrétaire général du ministère du Développement industriel et des Petites et moyennes industries, Adama Baye Racine Ndiaye.
« Le processus d’industrialisation appelant à intégrer le souci de compétitivité dans un monde de plus en plus concurrentiel, les problématiques de l’innovation et de la technologie restent plus que jamais déterminantes », a-t-il déclaré.
M. Ndiaye intervenait lors du lancement officiel des forums scientifiques, organisés par le Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), à l’occasion de la 28ème édition de la foire internationale de Dakar (FIDAK).
Cette 28ème édition de la FIDAK est axée sur le thème ’’Industrialisation et transfert de technologies : enjeux et perspectives en Afrique de l’Ouest ».
Selon lui, ce forum « reste un moyen de partage sur l’ensemble des facteurs aidant à mobiliser des acteurs autour de la problématique de l’industrialisation, par les meilleures pratiques, à travers le transfert des technologies ».
Il a rappelé que l’industrie recèle une forte dimension commerciale renforcée par des perspectives et de défis d’accès aux marchés internationaux posés pour les décideurs politiques.
« Un large consensus s’est bâti sur le constat qui ne saurait être dissocié de la mise à niveau des entreprises et industries existantes, associées à des stratégies de transfert de technologie », a-t-il ajouté.
Il a de ce fait appelé à la « conjonction des synergies » entre son département et celui du commerce en vue d’assoir une « stratégie » devant garantir l’accès aux marchés internationaux des produits industriels sénégalais.
Cette 28ème édition reste « un événement important », dans la mesure où elle s’inscrit dans la politique du président de la République en matière de développement des Petites et moyennes industries, a quant à lui, indiqué, le directeur de cabinet de la ministre du Commerce, des Petites et moyennes entreprises, Ousmane Goudiaby.
Il a rappelé que la FIDAK offre une occasion à ces dernières de nouer des partenariats, gagner des marchés, de se développer et de devenir compétitives, en vue de lutter contre la pauvreté.APS

L’ETAT A SOLDE 48 MILLIARDS SUR UN TOTAL DE 50 MILLIARDS

https://www.seneplus.com/-L’as-Le ministre des Finances et du Budget a expliqué en détail hier, devant les députés, les sommes payées par le gouvernement du Sénégal aux enseignants en terme de rappels, validation et indemnités de logement
Le ministre des Finances et du Budget a expliqué en détail hier, devant les députés, les sommes payées par le gouvernement du Sénégal aux enseignants en terme de rappels, validation et indemnités de logement. D’après Abdoulaye Daouda Diallo, 48 milliards de francs CFA ont été épongés sur 50 milliards de francs CFA dus.
A la suite du ministre de l’Education nationale, c’est son collègue des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, qui a pris la parole comme à chaque séance, pour faire l’état des lieux des paiements des rappels et autres dus aux enseignants.
D’après lui, la somme des rappels payés aux enseignants s’élève à 48 milliards de francs CFA sur un objectif de 50 milliards de francs CFA. « Nous sommes convaincus que nous allons atteindre les 50 milliards qui avaient fait l’objet d’un accord pour la régularisation, d’ici la fin de l’année 2019. Ces rappels sont répartis entre les intégrations pour 16 milliards 258 millions de francs CFA et qui concerne un effectif de 3 077 enseignants. Il y a les rappels de validation pour 4 milliards 263 millions de francs CFA pour 3 209 enseignants. Cette somme concerne les actes antérieurs au mois de février 2019. Un montant de 4 milliards de francs CFA de rappel d’avancement a été payé pour 4 277 enseignants et 13 milliards 740 millions de francs CFA au titre de divers rappels pour 17 771 enseignants », a précisé le ministre des Finances et du Budget. Il ajoute qu’il reste la mise en solde de 10 000 enseignants. Pour l’alignement et l’indemnité de logement qui était de 60 000 francs CFA, il a été porté à la somme de 100 000 francs CFA suite à des accords signés ensemble, soit 40 000 francs de plus.

SUR IMPOSITION SUR LES RAPPELS

Il soutient que cela devrait être séquencé et matérialisé avant le 1er octobre 2018 qui était de 3 milliards 700 millions de francs CFA pour les trois derniers mois de l’année 2018.Il précise qu’une deuxième augmentation de 10 000 francs CFA à partir de janvier 2019 a été prise sur le budget de 2019. La troisième augmentation qui sera de 15 000 francs CFA sera impactée dans le budget de 2020 à partir du 1er janvier de l’année prochaine pour un montant de 36 milliards 900 millions de francs CFA. Abdoulaye Daouda Diallo note que le montant total pour la hausse de l’indemnité de logement sera de 65 milliards 200 millions de francs CFA. « Ce qui va avoir un impact direct de 40 millions de francs CFA sur chaque salaire d’un enseignant.
Sur un nombre de 91 000 enseignants, le montant est bien sûr important », a dit le ministre. Sur la question des surimpositions, il soutient qu’en cas de rappel, la personne se rend compte qu’en vérité elle a été surimposée plus que ce qu’elle devait payer en impôts. « C’est juste une question de fiscalité. Quand j’ai reçu des syndicalistes de la santé, je leur avais dit qu’il fallait qu’ils comprennent que l’impôt est annuel et que même si on leur fait un rappel à la fin du mois d’octobre, nous estimons qu’ils doivent payer la totalité des impôts de l’année en cours. C’est vrai que cela peut sembler particulièrement répressif. Nous sommes en train de voir comment soumettre à votre autorisation un projet afin de résoudre ce problème », conclut-il. Amadou THIAM

 La poste doit plus de 150 milliards de francs CFA à l’Etat

XALIMANEWS : Le montant des dettes dû à l’Etat par la Société nationale La Poste s’élève à plus de 150 milliards de francs CFA, a indiqué le ministre des finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo.
’’Aujourd’hui, il faut dire que La Poste doit beaucoup d’argent à l’Etat, c’est plus de 150 milliards’’, a-t-il déclaré, mercredi, lors de la plénière de l’Assemblée nationale consacrée au vote du budget 2020 du ministère de l’économie numérique et des télécommunications, arrêté à près de dix-huit milliards de francs CFA.
Selon lui, le processus de restructuration entamé au niveau de la commission mise en place à cet effet doit être accéléré afin de permettre à La Poste de réduire ses charges, de se redynamiser, tendre vers la bancarisation et exploiter davantage son vaste réseau de plus 300 points.
Pour sa part, le ministre de l’économie numérique et des télécommunications, Ndèye Tické Ndiaye, a pour sa part souligné que cette restructuration est déjà enclenchée avec la signature de deux conventions entre l’Etat et La Poste sur les dettes croisées et sur la compensation financière.
S’agissant de la convention relative à la dette croisée, la ministre a évoqué ’’la recapitalisation de la Poste par l’utilisation d’une partie ou de la totalité des sommes qu’elle doit à l’Etat’’.
Quant à la compensation financière également, elle a déjà permis à La Poste de verser ‘’plus de trente-cinq milliards de francs CFA au trésor public, à travers la BCEAO, via un compte ouvert à cet effet’’, a-t-elle indiqué.
Ainsi, elle a rassuré que cette mutation qui s’observe de manière de manière progressive, va ainsi se poursuivre jusqu’à faire de La Poste, ’’ce patrimoine historique un service de qualité viable et rentable’’.. avec APS

YOUGA SOW SE PLAINT, BOUN DIONNE ENFONCE LE CLOU

https://www.seneplus.com/-L’As-25% du chiffre d’affaires de Sococim captes par l’Etat, le PDG de «Sococim industries» s’est plaint des taxes et autres redevances que l’Etat du Sénégal soutire à la cimenterie.
Hier, lors de la présentation du rapport ITIE 2018, le PDG de «Sococim industries» s’est plaint des taxes et autres redevances que l’Etat du Sénégal soutire à la cimenterie.
Une sortie qui a irrité le Secrétaire général de la Présidence de la République qui estime que ces ressources appartiennent au peuple sénégalais. Prenant la parole, le PDG de «Sococim Industries» a révélé, hier, que l’Etat du Sénégal capte 25% du chiffre d’affaires de la cimenterie à travers les taxes et autres redevances. «L’Etat gagne plus que les actionnaires de la société», s’est plaint Youga Sow qui déplore le fait que les sociétés minières soient taxées à tort de capter les ressources du pays. «Il faut une reconnaissance de notre contribution», a-t-il renchéri. Mais le ministre d’Etat et Secrétaire général de la Présidence de la République, Mahammad Boun Abdallah Dionne estime qu’il n’y a rien d’anormal dans cette situation. «Heureusement qu’il y a une telle contribution. 100 000 logements vont arriver sur le marché.
Et pour les financer, l’Etat a mis en place le Fonds de Garantie du Logement (Fogalop) pour que les Sénégalais puissent avoir accès facilement au crédit bancaire et accéder au logement. Tout cela est garanti par la taxe parafiscale retenue auprès des cimentiers. Cette taxe permet de financer ce programme», a expliqué Boun Dionne. Toujours sur ce prélèvement que Sococim juge exorbitant, l’ancien Premier ministre indique qu’il estt out à fait normal que l’Etat se rémunère mieux que les investisseurs. «Le ciment, c’est du calcaire. Ce sont des ressources qui appartiennent au peuple sénégalais. Il faudrait que le peuple se rétribue à hauteur de sa participation dans le ciment du pays. Le taux de 25% sur le chiffre d’affaires se comprend parce qu’il s’agit de notre calcaire», a-t-il soutenu à ce propos.
Par ailleurs, le ministre d’Etat Secrétaire général de la Présidence de la République a profité de son discours pour répondre aussi à Abdoul Maliky Bousso, vice-président de la coalition «Publiez ce que vous payez (Pcqvp)» au Sénégal. Celui-ci avait présenté les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) comme un anti-modèle en matière de gouvernance extractive en déplorant le préjudice subi du fait de son installation par les populations et l’environnement. « Il faut faire de sorte que le modèle ICS ne se reproduise jamais en optimisant les profits et en minorant les effets négatifs de l’exploitation de ces ressources extractives», a déclaré Monsieur Bousso. Dans son discours, Boun Dionne a tenu à relativiser les propos du vice-président de la coalition «Publiez ce que vous payez».
Et c’est pour dire que toutes les PME et PMI thiessoises spécialistes du secteur industrie et du génie électrique ont eu à vivre de cette sous-traitance des ICS. «Cette société donnait aux entreprises thiessoises 100 milliards Fcfa de sous-traitance», a-t-il indiqué. Seydina Bilal DIALLO

 Filière arachidière: Cure de rajeunissement des opérateurs stockeurs-semenciers

https://www.rewmi.com/-Une Assemblée générale du Regroupement des opérateurs -stockeurs-semenciers de Louga a décidé de rajeunir tous les organes dirigeants de la filière arachidière. Cela a pour but d’opérer des redressements de gestion empiriques, mais aussi pour l’autonomisation des agriculteurs qui dépendaient de la région de Diourbel. Ainsi, la campagne agricole sera mieux préparée, en rapport avec les techniciens impliqués. « Le Comité régional de Développement (Crd), la Direction du Développement rural et tous les exploitants-agriculteurs harmonisent leurs stratégies pour rendre plus opérationnelle les différentes structures. La structuration de  l’arachide, la finition des travaux des ponts-bascules, la facturation et le recrutement de saisonniers en activité à la Sonacos, ont été des points discutés. Le jeune Mor Bati Lô a remplacé, à la tête du Regroupement, le doyen Yatou Syll. Yatou Syll, est nommé leader-conseiller technique chargé des relations avec les services étatiques. Une motion de satisfaction a été adressée au nouveau Directeur national de la Sonacos, Modou Diagne Fada, pour son bon management.SIDY THIAM

Reprise D’Africamer: Les Russes Menacent De Plier Bagage

https://www.walf-groupe.com/En février 2015, le Russe Alexy Frolov avait acquis les actifs de la société Africamer qui était restée 9 ans sans trouver acquéreur. Il l’a racheté pour un montant global de 9 milliards Cfa. Malgré cela, le projet est toujours bloqué.
Comme si cela ne suffisait pas, la Direction générale du Port les a assignés en référé pour la date du 16 décembre. L’investisseur russe qui menace de plier bagage réclame ses sous. «Aujourd’hui, avec toutes les entraves vécues et le manque de dialogue des autorités portuaires, nous avons le sentiment que quelque part on cherche à bloquer le démarrage des activités de production de notre entreprise au port de Dakar. En effet, malgré toutes nos tentatives de conciliation avec la Direction générale du Port, toutes les démarches initiées par le ministère de la Pêche et même l’implication du ministre des Affaires étrangères la situation est restée la même. Et cela fait déjà 6 mois maintenant que la poursuite des travaux de notre usine est arrêtée. Les employés et les diverses redevances continuent d’être payés régulièrement», déplore l’administrateur de la société Flash Afrique Sea Products Sa dans une lettre adressée au Président Sall et rendue publique. «M. Frolov (le repreneur) a rencontré durant le sommet Russie-Afrique le Président Macky Sall pour arrondir les angles», signale-t-il. Pour lui, «si les autorités sénégalaises ne sont plus intéressées par la poursuite des activités de Flash Afrique, M. Frolov souhaite être remboursé des montants investis dans la reprise des activités d’Africamer au Môle 10».
Entre-temps, le ministre de la Pêche a été remplacé et comme par hasard, la direction du Port les assigne en référé pour la date du 16 décembre 2019. «M. Frolov est toujours dans une dynamique de poursuivre ses investissements au Sénégal». Surtout que, «comme chacun le sait, le Sénégal est un Etat de droit qui crée un environnement propice aux investissements étrangers». S’adressant à Macky Sall, il écrit : «Je viens solliciter l’annulation de la résiliation d’autorisation d’occuper le domaine portuaire et l’octroi d’un délai de 12 mois nécessaire pour faire démarrer l’usine. Cela nous permettra d’acheter du matériel, des panneaux et de démarrer la production très prochainement.» «L’obtention d’une licence de pêche au Sénégal pour le navire Bon voyage simplifiera l’exploitation du navire et permettra d’embaucher une équipe sénégalaise au lieu de celle gambienne et de payer des impôts au budget du Sénégal et non de la Gambie. La confirmation que les autres licences d’Africamer seront prolongées juste après le démarrage de l’usine augmentera l’attractivité des investissements de Flash Afrique Sea Products-Sa et permettra d’envisager l’augmentation de la production».Magib GAYE

ABDOULAYE DIA, DC MINISTRE DES ENERGIES: “IL N’Y A PAS DE DÉFICIT,ENCORE MOINS DE CRISE À LA SENELEC”

NETTALI.COM – La hausse du coût de l’électricité alimente toutes sortes de commentaires. Pour en débattre, Mamadou Ibra kane a invité des acteurs pour une édition spéciale, en début de semaine. Le directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des énergie a estimé qu’il n’y pas de crise à la SENELEC. A l’en croire, l’entreprise n’a pas reçu les financements qu’elle attendait de l’Etat.
Il n’y a pas déficit, encore moins de crise à la SENELEC“. C’est, du moins, l’avis d’Abdoulaye Dia, ancien Secrétaire général de SENELEC et actuel directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des énergies. Selon lui, il y a de nombreuses allégations sur les bénéfices de SENELEC et sur la situation actuelle décrite comme une crise et portées par des gens qui ne maîtrisent pas le sujet. Il souligne qu’en l’espèce, c’est d’une certaine manière que, partant des résultats, on fait la différence entre bénéfices et pertes, conformément aux dispositions de la Loi 98-29 qui détermine la base de calcul des revenus. “Les pertes sont passées de 55 milliards à 2 milliards, ensuite il y a eu une remontée avec des bénéfices de 12 milliards à 30 milliards. Le coût du combustible représente  55 à 60% des investissements, 40 % pour l’entretien du réseau, les centrales, les lignes et les postes, et 8 % à 9% les salaires et les impôts. C’est après tous ces investissements qu’on calcule le bénéficie comptable de la société. Une société peut réaliser un bénéfice sans ça que cela n’ait un lien avec le prix“, renchérit-il.
M. Abdoulaye Dia d’affirmer que la gestion de la SENELEC, durant ces dernières années, a été auditée par des cabinets reconnus au Sénégal, des cabinets étrangers, des agences de notation AA en Afrique…”Comme il s’agit de prêts, les bailleurs de fonds surveillent tout le temps la destination de l’argent. C’est grâce à cette gestion transparente que la SENELEC a pu lever des fonds avec des taux d’intérêt de 2%“, soutient le directeur de cabinet du ministre ; non sans rappeler que les tarifs ont augmenté 80 fois depuis 1998 et qu’à chaque fois, c’est l’Etat qui supportait la hausse. C’est ainsi que le directeur de cabinet est revenu sur la hausse de 2011 caractérisée par un gap évalué à 16 milliards F Cfa. “De janvier à juillet 2019, il y a eu trois augmentations. C’est pour le dernier trimestre de cette année que l’Etat, en héritant de 20%,  a décidé que les consommateurs vont supporter 6 % de cette augmentation”, l’ex-secrétaire général de la SENELEC.
Se réjouissant de la qualité du service, Abdoulaye Dia dit que c’est grâce aux nombreux investissements consentis sur les centrales et les réseaux de transport d’électricité qu’il y a presque plus que des coupures qui durent quelques instants. “C’est dans le but de maintenir cette qualité de service que l’Etat, en plus de continuer à investir chaque année, a décidé de faire supporter une partie des revenus de SENELEC, dont une bonne partie est dédiée au combustible, par la hausse”, termine-t-il.
Même son de cloche de Habib Aïdara, responsable syndical dans la boîte. ” J’ai remarqué que votre édition spéciale s’intitule Eau-électricité comprendre la crise.  Mais, en réalité, il n’y a pas de crise à la SENELEC. Ce sont les activistes qui parlent comme ça. En vérité, il existe un contrat liant l’Etat à la SENELEC pour permettre aux Sénégalais de disposer de l’électricité. La société demande des moyens et c’est la disponibilité de ceux-ci qui détermine les tarifs sur l’électricité arrêtés par la Commission de régulation du secteur de l’énergie, où les consommateurs sont bel et bien représentés. Si les moyens diminuent, il est normal que les tarifs augmentent “, explique Aïdara sur le plateau de Itv. Le syndicaliste trouve qu’il y  a une politisation outre mesure de cette hausse.

Babacar Bathily , expert : “Il y a beaucoup d’investissements pour la stabilité du réseau et la disponibilité de l’offre”

A la question de savoir si les travailleurs de la SENELEC souscrivent à cette  augmentation, Habib Aïdara a répondu qu’en tant que citoyens, ils sont contre cette hausse. Par contre, souligne-t-il, la SENELEC traverse des difficultés et elle mérite d’être soutenue, ” compte tenu des nombreux efforts entrepris durant ces dernières années pour améliorer le sort des Sénégalais “. ” Les revenus de SENELEC n’ont pas augmenté “, se laisse-t-il convaincre ; non sans attirer l’attention des téléspectateurs sur les charges de l’entreprise, dont la plupart des sièges sont des maisons en location, à travers la capitale.
Interrogé, l’expert en efficience énergétique, Babacar Bathily, focalisera son intervention sur les habitudes de consommation, dans un souci de rationalisation. ” Si vous circulez dans Dakar, vous voyez que des actions sont apportées. Il y a beaucoup d’investissements pour la stabilité du réseau et la disponibilité de l’offre pour éradiquer progressivement le phénomène des coupures intempestives. En retour, ces investissements doivent être amortis. Le coût de l’électricité est cher au Sénégal, comparativement  aux tarifs appliqués aux autres pays de la sous-région, mais il faut aussi voir les habitudes de consommation “, ajoute-t-il.

le Sénégal abandonne la centrale à charbon de Bargny

iGFM – L’annonce a été officialisée par le président de la République, Macky Sall, qui explique l’annulation du projet très controversé par la volonté de respecter les engagements du pays dans le cadre de l’Accord de Paris. L’annulation de ce projet à Bargny serait le deuxième grand projet de charbon à être annulé sur le continent cette année, après que le Tribunal National de l’Environnement (NET) du Kenya ait annulé la licence précédemment accordée à Amu Power pour la construction de la centrale à charbon de Lamu.
Les communautés locales et autres activistes sénégalais qui, depuis plus de cinq ans, se sont fermement opposés et ont activement fait campagne contre cette centrale à charbon tout en poussant le gouvernement à investir dans les énergies renouvelables, ne sont pas encore au courant d’une annonce officielle venant du Palais.

L’Aser lance un projet d’électrification de 300 villages

L’As-Le problème d’électrification rurale sera bientôt un vieux souvenir pour les populations de 300 villages au nord du Sénégal. L’Agence Sénégalaise d’Electrification Rurale (Aser) a lancé le projet d’électrification de 300 villages par mini-réseaux photovoltaïques d’un coût global de 79 milliards de Fcfa. Selon le Directeur Général de l’Aser, Baba Diallo, ce projet financé par la Kfw-Ipex Bank s’inscrit dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (Pse), qui place l’accès à l’énergie au cœur de ses priorités. Pour Baba Diallo, ce projet contribue aussi à l’atteinte des Objectifs du Développement Durable (Odd), notamment l’éradication de la pauvreté et une distribution géographique plus équitable des services énergétiques modernes en milieu rural. D’une durée de 4 ans, ce projet concerne les régions de Kaffrine, Kolda, Tambacounda, Kédougou, Louga, Saint-Louis, Fatick, Kaolack, Ziguinchor et Matam.

FRAUDE ET EVASION FISCALES :Limites et perspectives de la numérisation de l’économie

http://www.enqueteplus.com/nodeLes scandales financiers qui secouent la planète, depuis quelques années, ont en commun d’exploiter les insuffisances dans les règles fiscales nationales et internationales. Le 5e Congrès annuel du Réseau africain de recherche fiscale s’est penché sur les enjeux et défis de la fiscalisation transfrontalière et du renforcement de la transparence. Le réseau s’est également penché sur les opportunités et défis que représente la numérisation de l’économie.
La numérisation de l’économie présente plusieurs opportunités, mais également des défis, surtout en matière de transparence. En effet, la crise financière de 2008, en plus des nombreux scandales financiers relayés par la presse mondiale, a laissé apparaitre de graves dysfonctionnements dans la coopération fiscale sur le plan international et le manque de transparence dans les systèmes financiers.
‘’La fraude et l’évasion fiscales font référence aux stratégies de planification qui exploitent les faits et les insuffisances ainsi que les différences entre les règles fiscales nationales et internationales. Et cela en vue de transférer artificiellement des bénéfices dans les pays ou territoires où l’entreprise exerce une tierce activité. Ce processus aboutit à une charge fiscale faible, voire nulle pour l’entreprise. Ces pratiques ne sont pas toujours illégales, mais elles nuisent à l’équité et à l’intégrité des systèmes fiscaux, dans la mesure où ces multinationales ont un avantage concurrentiel par rapport aux entreprises nationales qui ont une charge fiscale plus lourde’’, explique le coordonnateur de la Direction générale des impôts et domaines, Abdoul Aziz Guèye.
C’est donc face à ces nouvelles prérogatives des entreprises dues à l’essor du numérique, que le réseau a opté pour la mise en synergie des réflexions en vue de l’amélioration des systèmes fiscaux et le renforcement des compétences des administrations fiscales africaines. ‘’Nous sommes conscients que l’entrelacement et l’enchevêtrement des activités et des relations d’affaires sont tels, qu’aucune démarche cocasse au sein d’un Etat ne peut les appréhender correctement. De surcroît, la numérisation de l’économie amplifie et complexifie les possibilités d’opacité volontaire relativement au montage des sociétés ou personnes morales, lorsqu’elles mènent des opérations de création de valeur au-delà des frontières géographiques. C’est dans ce contexte que l’Ataf doit faire preuve d’un leadership volontariste pour éclairer, coordonner et structurer les positions des administrations fiscales, proposer des axes de solution et de partenariat autour des intérêts de nos Etats face aux opportunités de la numérisation de l’économie et inspirer les décideurs publics. Il nous faut donc asseoir une vision africaine qui tient compte de nos réalités spécifiques, pour faire face à la numérisation’’, ajoute-t-il.

‘’Créer un pont entre l’Administration fiscale et les chercheurs des universités’’

Le 6e congrès du réseau est aussi axé sur la collaboration entre les chercheurs et l’Administration fiscale. Il connait donc la participation d’universitaires spécialistes de la question qui vont apporter de la documentation quant aux insuffisances des systèmes fiscaux africains. Et selon la directrice de la Recherche, représentante du Secrétariat exécutif de l’Ataf, Nara Monkain, il s’agit de ‘’créer un pont entre l’Administration fiscale, qui dit ne pas avoir accès aux recherches, et les chercheurs des universités qui, eux, se plaignent de ne pas avoir accès aux données fiscales. On aura aussi à encourager la production de recherches de haute qualité qui reflètent et répondent aux besoins de l’Administration fiscale africaine. Car les décisions et l’adoption de nouvelles normes fiscales doivent reposer sur des études préalables permettant de voir leur impact’’.
A l’en croire, le Forum africain d’administration fiscale veille à la transparence fiscale au niveau national et sur le continent. L’organisation œuvre pour recouvrer la manne financière qui échappe aux services fiscaux africains. C’est le cas avec les multinationales Apple, Google et Amazon.
‘’L’Afrique perd énormément de ce côté. Nous voulons attaquer le problème d’un point de vue technologique et également au niveau de la législation. Les décisions sont en train d’être prises au niveau international et l’Afrique est présente à l’Ocde (Organisation de coopération et de développement économique) pour apporter sa partition quant à la perspective africaine, pour être sûre que nous serons protégés de manière égale par rapport aux entreprises multinationales. Nos préoccupations sont prises en compte dans les prises de décision, de sorte que l’Afrique ne continue pas de faire le rattrapage’’, affirme Mme Monkain.EMMANUELLA MARAME FAYE

Le Cumul Du Chômage Et De L’emploi Précaire Dépasse Le Taux De 70%

https://www.walf-groupe.com/Alors que le pays vient de dépasser les 16,2 millions d’habitants, selon les chiffres du dernier recensement rendu public courant novembre, le manque d’emploi, en particulier chez les jeunes, continue d’inquiéter.
Selon les dernières données rendues publiques par l’organisme étatique habilitée, à savoir l’Agence nationale des statistiques et de la démographie (ANSD), « le niveau du chômage des personnes âgées de 15 ans et plus est évalué à 14,3%, au quatrième trimestre 2018 ».
L’agence explique que « ce phénomène est légèrement plus marqué en milieu rural où 16% de la population active est au chômage, contre 12,5% en zone urbaine. Selon le sexe, le chômage affecte davantage les femmes (24,1%) que les hommes (6,2%) ».
Evidemment, un pays qui aspire à l’émergence économiqu et qui traîne un taux de chômage proche de 15% doit se poser beaucoup de questions.

Au Maroc par exemple, ce taux est inférieur à 11%.

De plus, selon la Banque africaine de développement, c’est l’emploi précaire, notamment des saisonniers, des aides familiales, des apprentis, des conduteurs de motos-taxis, des vendeurs à la sauvette, quipré domine. Et le Sénégal n’est cmalheureusement pas seul dans son cas.
« La part cumulée des emplois vulnérables et des chômeurs dans la population active a atteint un pic d’environ 90 % au Bénin et au Niger en 2016. Elle a varié entre 70 et 90% en Côte d’Ivoire, en Gambie, au Ghana, au Mali, au Sénégal et au Togo », affirmait l’institution panafricaine dans un rapport datant de mars 2018.
Au Sénégal, beaucoup de jeunes se rabattent sur les motos-taxis, soit en tant qu’auto-employeurs ou employés moyennant un maigre salaire. Cette situation ne leur assure qu’un avenir précaire.
Par ailleurs, au-delà du taux de chômage, il y a lieu de noter que seuls 62,5% des personnes en âge de travailler (15-65 ans) ont réellement une occupation. Ce qui signifie que plus d’une personne sur trois, parmi celles qui sont censées contribuer à la production de richesse, sont à la charge d’un travailleur.
Enfin, le niveau des salaires est aussi une grande préoccupation. Depuis quelque temps, l’ANSD ne donne plus des éléments chiffrés sur l’évolution des revenus. Mais, les dernières données officielles, qu’elle avait publiées, concernant le 4e trimestre 2017 faisaient état d’un salaire moyen de 96.206 Fcfa/mois, soit l’équivalent de 145 euros. Pire encore, 30,4% des salariés ne percevaient pas un revenu mensuel de plus de 37.000 Fcfa, alors que seuls 14,4% gagnaient 185.000 Fcfa et plus, soit 278 euros.
Enfin, le chômage touche davantage les jeunes diplômés, notamment ceux ayant passé quelques années à l’université. 27% des bac+2 n’ont toujours pas décroché d’emploi, sans comptér les nombreux parmi eux qui sont en « stage » de pré-embauche depuis plus de 6 mois.
C’est sans doute cette situation qui pousse les jeunes à tenter l’immigration. Mercredi, 4 décembre, une barque en partance de la Gambie vers l’Espagne s’est échouée au large de la Mauritanie. Bilan : 62 morts dont 13 Sénégalais. L’hémorragie n’est malheureusement pas près de s’arrêter.Le360Afrique

L’Aéroport international Blaise-Diagne reçoit sa certification ISO 9001

iGFM- L’Aéroport international Blaise-Diagne (Aibd) de Dakar a reçu hier mardi, lendemain de son deuxième anniversaire, sa certification ISO 9001, apprend-t-on dans L’OBS.
Celle-ci est une preuve de la conformité de son système de management de qualité avec les normes internationales. Elle a été délivrée par le Bureau Veritas à la société Limak-Aibd-Summa, chargée de la gestion de l’aéroport.
Marceau Jacquot, directeur du Bureau Veritas pour le Sénégal, le Mali et la Mauritanie,  évoque la «prouesse» accomplie par l’Aibd, après seulement deux ans d’existence, pour être en mesure d’être certifié ISO 9001, une norme de management de la qualité établie par l’Organisation internationale de normalisation.
«Aucune non-conformité n’a été constatée lors de l’évaluation de l’Aibd», confie M. Jacquot. Cette certification est «une garantie de crédibilité pour l’Aibd», a-t-il ajouté, précisant que la certification ISO 9001 est un passeport, un gage de confiance de la clientèle envers le nouvel aéroport de Dakar.

Révélation de Pierre Goudiaby Atépa: « c’est au Lac Rose que Wade avait prévu le Pôle urbain »

https://www.pressafrik.com/-L’architecte et homme politique sénégalais Pierre Goudiaby Atépa a fait une révélation au cours d’un entretien accordé à nos confrères de Jeune Afrique. Interpellé sur l’encombrement de la capitale sénégalaise, l’homme qui soutenait ouvertement Ousmane Sonko à la dernière présidentielle du Sénégal de confier que dès son premier mandat, le Président Wade avait déjà conçu le projet d’un pôle urbain pour désengorger Dakar.
« Lors de son premier mandat, Abdoulaye Wade dont j’étais le conseiller spécial, avait donc envisagé de créer un pôle urbain au lac Rose. Je pourrais vous montrer les plans : il y avait une ville médicale, une ville universitaire… et même un Bollywood sénégalais ! Le projet avait été finalisé et adopté sur le papier, mais les travaux n’ont jamais démarré ».
L’architecte souligne toutefois que le Président Macky Sall qui l’avait convié à ses voyages dans le Golfe à la recherche de partenariats pour le Pôle urbain de Diamniadio, n’en a pas pour moins abandonner le projet de Wade au Lac Rose. « Celui (…) au lac Rose, n’a pas été abandonné. On y trouve d’ailleurs un cadre plus accueillant, en bordure de l’océan et, surtout, le sol y est plus favorable que celui de Diamniadio composé d’argile gonflante », a-t-il déclaré.AYOBA FAYE

Essor démographique: Dakar passe de 8700 habitants en 1887 à 3,6 millions d’habitants en 2019

https://www.seneweb.com/-La capitale sénégalaise a connu un essor démographique remarquable entre 1858, date de sa fondation officielle par Émile Pinet-Laprade, un colonel français du génie.
Cet ancien gouverneur a, en 1858, élaboré « un premier plan cadastral de Dakar, avant de lancer les travaux de construction du phare des Mamelles, puis du port.
Dix ans plus tôt, la presqu’île n’était encore qu’un coin de brousse parsemé de quelques cases », écrit dans ses pages le magazine Jeune Afrique, qui consacre sa couverture de cette semaine à la capitale sénégalaise, sous le titre : «Sénégal : Dakar rêve plus grand ».
Des années 1800 à aujourd’hui, la capitale a connu un boom démographique et immobilière au point de se retrouver à l’étroit. Justifiant ainsi, le lancement de la création d’une nouvelle ville Diamniadio, aux portes de Dakar. Un projet qui avance à vitesse V.
Le magazine panafricain revisite l’histoire de la capitale, notamment de l’agglomération dakaroise qui abrite aujourd’hui plus de 3 millions d’âmes.
« L’essor de la presqu’île va rapidement donner le tournis. En 1887, Ndakaru (son nom wolof) n’abrite encore que 8700 personnes. En 1909, ils sont 25 000. En 1960, les voilà 300 000. Et en 2000, ce qui est devenu entre-temps l’agglomération dakaroise totalise 2,2 millions d’habitants. Ils sont aujourd’hui 3,6 millions d’habitants ».
Et d’ajouter qu’ en une quinzaine de décennies, ce losange exigu, encadré par l’Atlantique, est devenu une mégapole surpeuplée où la boulimie immobilière s’est infiltrée dans la moindre parcelle de terrain disponible et où un flux ininterrompu de migrants intérieurs aggrave chaque jour le cancer urbain dont Dakar est affligé.

Destruction des habitations à Saint-Louis: les habitants soupçonnent un deal entre l’Etat et les multinationales venues pour le gaz

https://www.pressafrik.com/Les destructions des habitations de Ngalel Extension ont repris de plus belle. Les autorités ont utilisé les grands moyens pour raser le quartier. Les habitants dénoncent des « démolitions illégales dan le but de satisfaire des personnes mal intentionnées ».
« La situation n’est rien d’autre qu’une nouvelle démolition après la première. Après la première démolition des 7 et 8 octobre 2019,  ce mardi 10 octobre également, les gens se sont réveillés à 8 heures et ont constaté que des forces de sécurité, ont quadrillé la zone avec des engins pour entamer une seconde démolition de maison bien habitée. Ils ont emporté la plupart des clôtures de ces maisons. Leurs propriétaires sont à l’intérieur. Nous savons tous que ces démolitions sont dues pour un seul but. C’est de satisfaire de personnes mal intentionnées », martèle Ibrahima Fall leur porte-parole.
Selon lui, « Saint-Louis a changé de visage avec la découverte de pétrole et de gaz. Les multinationales sont à nos portes. Ils font tout pour que nos autorités administratives et municipales leur trouvent des zones pour les accueillir. Tous les moyens sont bons pour polluer nos terres habitées par des honnêtes populations voilà, la vraie réalité. Ces démolitions sont faites sans aucune décision de la justice, sans aucune une sommation interpellative. Les droits des citoyens n’ont pas été respectés. C’est de l’agression que nos populations sont en train de vivre. C’est indigne dans un pays qui se dit être démocrate », livre Walf radio.Ibrahima Mansaly

«Nous Sénégalais Sommes Sales. Nous Nous Plaisons Dans La Saleté», Selon Le Député-Maire De Grand Dakar 

https://www.walf-groupe.com/Le ministère de l’Urbanisme et de l’Hygiène publique dont le budget est arrêté à 75 milliards ne parviendra à aucun résultat probant.
Selon les députés de la majorité comme de l’opposition, Abdou Karim FOFANA ne parviendra pas à rendre propre  Dakar, à plus forte raison le Sénégal. Pour ces représentants du Peuple, c’est le Sénégal lui-même qui aime la saleté.
« Excusez-moi, mais la vérité, c’est que nous Sénégalais sommes sales. Nous nous plaisons dans la saleté », a soutenu le député-maire de Grand Dakar, Jean-Baptiste DIOUF hier mardi lors du vote du budget 2020 du ministère de l’Urbanisme et de l’Hygiène publique.

Mamadou DIOP Decroix: «C’est La Mentalité Du Sénégalais Qui Est Malade»

https://www.walf-groupe.com/-A l’instar du député-maire de Grand Dakar, Jean-Baptiste DIOUF, Mamadou DIOP Decroix estime que le ministre de l’Urbanisme et de l’Hygiène publique va lamentablement échouer.
Selon le député, en dépit de son budget de 75 milliards de F CFA et son « dynamisme », Abdou Karim FOFANA ne parviendra pas à rendre propre  Dakar encore moins le Sénégal.
S’adressant au ministre, Mamadou DIOP Decroix dira : « Je vous suis à la télévision. Vous êtes un homme de terrain et vous avez cette fougue de jeunesse, certes mais vous n’arriverez à rien. Tout simplement parce que c’est la mentalité du Sénégalais qui est malade. Tant que chaque Sénégalais ne sent pas concerné par ce combat contre les déchets, rien ne changera ».

Hausse du prix de l’électricité: le Cnts/FC et le Sels/A se disent outrés

https://www.pressafrik.com/La hausse du prix de l’électricité au Sénégal fait toujours polémique au sein de la population. Loin d’être une affaire réservée aux activistes, certains syndicat des travailleurs entrent dans la danse et se disent outré par cette décision.
« Cette hausse, nous la décrions en tant que centrale syndicale. Nous ne sommes pas d’accord et nous nous demandons en tant que centrale syndicale que ces camarades (Guy Maius Sagna et Cie arrêtés devant le palais où ils dénonçaient ladite hausse), ces gens soient libérés», déplore Bahaou Diongue, secrétaire général de la CNTS-FC.
Oumar Waly Zoumarou du SELS/A au micro de Walf radio se dit surpris, et parle de vol. « Nous sommes surpris d’entendre le gouvernement parler de hausse qui est même déjà effective. Ce qui montre à quel point nous sommes dirigés par des gens qui ne nous disent pas la vérité. Qui pensent que c’est par la duperie qu’on parviendra à apprivoiser et à domestiquer la population. C’est pourquoi, nous ne pouvons que condamner cette hausse-là, avec la dernière énergie. C’est une forme de vol que nous dénonçons ».

«L’État Peut Reculer Devant Un Peuple Déterminé», Selon Y’en A Marre

https://www.walf-groupe.com/Se disant convaincu que seule la voix du peuple est souveraine et peut faire reculer le gouvernement, le coordonnateur du collectif ‘Noo lank’ estime que leurs doléances vont être prises en compte après la marche prévue ce vendredi 13 décembre 2019 à la place de la Nation
« On sait qu’ailleurs, en Afrique et dans le monde, à maintes reprises des gouvernements ont pris des mesures, mais face à un Peuple qui s’est mobilisé pour dire non, des présidents ont eu à reculer sur des décisions», observe Aliou SANE qui invite les Sénégalais à descendre en masse dans la rue
« Toutes les sensibilités y sont conviées. Le problème de l’électricité transcende les appartenances d’ordre partisan. Ce sont tous les Sénégalais sans distinction qui sentent l’impact de cette mesure sur leur foyer. Tout citoyen préoccupé par cette question-là peut se joindre à nous valablement avec comme seul objectif de se battre pour que l’Etat revienne sur cette décision de hausse », explique-t-il.
S’agissant du rôle de ‘Noo lank’ face aux nombreux collectifs déjà nés, le nouveau coordonnateur de ‘Y’en a Marre’ pense que leur but est rendre ce collectif « plus large, plus inclusif et fédérer le plus de forces possible ».WALFNet

Marche du Front ce vendredi: La hantise de la mobilisation

http://actunet.net/Des mouvements de la société civile, des organisations politiques et syndicales ont décidé de battre le macadam. Une occasion pour ces regroupements de différentes obédiences de dénoncer la hausse du prix de l’électricité ou encore l’arrestation du Dr Babacar Diop, professeur de philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), de Guy Marius Sagna de Frapp France dégage et Cie. Mais, la question qui se pose avec acuité reste et demeure la réussite du pari de la mobilisation qui hante les organisateurs pour de nombreuses raisons.
Ce 13 décembre, la rue renoue avec la contestation. Et, ce ne sera pas une seule organisation qui compte battre le macadam pour dénoncer la hausse du prix de l’électricité qui risque d’impacter celui des denrées de consommation courante et l’arrestation des jeunes qui avaient manifesté devant les grilles du palais. Il s’agit entre autres du Dr Babacar Diop, professeur de philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ou encore de Guy Marius Sagna de Frapp France dégage. D’ailleurs, il faut le dire, en dehors d’organisations qui s’activent depuis un moment sur le terrain comme  Aar Li Ñu Bokk, il est important de rappeler qu’une nouvelle organisation qui compte mener ce combat a été portée sur les fonts baptismaux. Il s’agit de « Ño Lank » qui regroupe des mouvements de la société civile, des organisations politiques et structures syndicales.
À ce propos, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas) a décidé de rejoindre ledit front et il est annoncé que des organisations de l’enseignement supérieur et estudiantines vont également venir gonfler les rangs des organisateurs. Seulement, la question de la mobilisation se pose avec acuité. Et, ce n’est pas pour rien que la communication tourne d’un appel constant aux Sénégalais de venir participer à la marche de dénonciation qui doit intéresser tous les cercles sociaux. Vont-ils répondre ? En tout cas, une chose est certaine. Quasiment, toutes les dernières manifestations de différentes plateformes pour dénoncer la gestion de certains dossiers par le régime en place, se sont révélés être des échecs. Et pour cause, il n’y a du tout donné à  constater une forte mobilisation, sinon quelques quarteron de rares citoyens engagés qui ont jugé nécessaire d’y participer. Seulement, pour cette fois-ci, avec l’entrée en lice d’organisations syndicales, les données pourraient bien changer, non sans oublier de rappeler que des professeurs appartenant au Syndicat unique des enseignants du supérieur (Sudes) tout comme ceux du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) vont marcher.
Dans tous les cas, le souhait de voir une manifestation des grands jours reste et demeure une hantise pour les organisateurs, connaissant bien les Sénégalais.

Révélation de Seynabou Ndiaye Diakhaté: Pourquoi la corruption perdure au Sénégal!

IGFM  – Listant hier à Pikine  les conséquences de la corruption, la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption ( Ofnac)  a dénoncé la pratique consistant à priver de marchés publics certaines entreprises qui refusent de cautionner cette pratique.
Corruption et marchés publics –
 Pikine a abrité hier la cérémonie officielle de lancement de la quinzaine nationale de sensibilisation sur la corruption. Si la date du 09 décembre a été déclarée depuis 2008 «journée internationale de lutte contre la corruption», le Sénégal a choisi de consacrer quinze jours à une large campagne de sensibilisation sur la corruption. Cela, parce que «le combat contre la corruption est un combat de tous les instants qui ne devrait souffrir aucun répit, ni trêve…», a estimé hier Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté, la présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac).
Cette année 2019, l’Ofnac a choisi de discuter du rôle du secteur privé dans la lutte contre la corruption. S’il en est ainsi, c’est parce que selon la présidente de l’Ofnac, «dans bien des cas, les entreprises privées cèdent à la tentation de corrompre». Pas toutes, fort heureusement. Cependant,  «celles qui refusent de céder à cette pratique désastreuse pour l’économie nationale se retrouvent prises au piège de pratiques qui les isolent des marchés publics.
En d’autres termes,  le refus de céder à la corruption isole certaines entreprises, qui sont ainsi sanctionnées par une privation de marchés publics. Ces entreprises sont ainsi confrontées au renchérissement des coûts des facteurs de production, qui les rend moins compétitives et ralentit leur croissance.  Ces manœuvres qui sont le fait des corrompus, mais également des corrupteurs, installent ainsi le secteur privé sénégalais dans «un cercle vicieux qui déstructure et affaiblit l’économie nationale», révèle Seynabou Ndiaye Diakhaté. Cette sortie de la présidente de l’Ofnac témoigne s’il en était encore besoin, de l’opacité qui entoure l’attribution des marchés publics.

Ofnac et tricherie à l’école –

 Parce qu’il est difficile de changer les comportements chez les adultes, notamment lorsqu’ils ont pris goût à la corruption, l’Ofnac a choisi cette année d’associer le secteur de l’éducation dans la prévention et la lutte contre la corruption. «Nous sommes convaincus que les résultats les plus spectaculaires de la lutte contre la corruption nous viendront du secteur éducatif, notamment de l’enseignement préscolaire, élémentaire et secondaire», a fait savoir Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté, qui a participé à la longue procession des écoles privées de la banlieue à travers les rues de Thiaroye. Une procession initiée par Mamadou Saliou Diallo, directeur du Groupe scolaire Serigne Saliou Mbacké, qui a développé le thème : «La lutte contre la tricherie à l’école. Comment développer la culture du refus de la corruption chez les élèves».

Déclaration de patrimoine –

 Interrogée en marge de la cérémonie de lancement de la quinzaine nationale de sensibilisation sur la corruption, Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté a fait l’état des déclarations de patrimoine et de l’attitude de méfiance  affichée par  ceux qui y sont assujettis. «C’est difficile, car l’inconnu est toujours craint. Le Sénégalais répugne à parler de son patrimoine, mais lorsque nous expliquons aux assujettis le rôle protecteur de la déclaration de patrimoine, ils adhèrent. Ils comprennent que c’est un moyen pour eux, demain, s’ils sont poursuivis ou accusés d’enrichissement illicite, de prouver qu’ils ont bien acquis légalement leur patrimoine», apprend-elle.ALASSANE HANNE

Soumbédioune: 30 candidats à l’immigration clandestine arrêtés ce mercredi matin en partance pour l’Espagne

https://www.pressafrik.com/Trente (30) candidats à l’immigration clandestine ont été interpellés par la police de Médina, ce mercredi 11 décembre 2019 vers les coups de quatre (4) heures du matin à la plage de Soumbédioune.  Ils ont été embarqués dans une pirogue en provenance de la Gambie pour rejoindre l’Espagne. Informée, la police les a mis à la disposition de la Division nationale de Lutte contre le Trafic de migrants et Pratique assimilée, qui est un démembrement de la Police de l’Air et des Frontières.
Selon Rfm, qui renseigne sur les nationalités des migrants, dans son édition de 12 heures, il s’agit de dix (10) Sénégalais et vingt (20) Gambiens. La même source ajoute que les mis en cause doivent d’être auditionnés et seront même déférés au parquet, pour délits de tentative clandestine qui est puni par la loi.
Pour rappel, l’arrestation de ces trente migrants à l’immigration clandestine intervient moins d’une semaine après le chavirement d’une embarcation au large de Mauritanie.  Un chavirement qui a fait plus de 160 morts dont quinze (15) Sénégalais et cinquante deux (52) Gambiens. Les 14 rescapés sénégalais ont été d’ailleurs rapatriés samedi.

500.000 FCFA pour avoir le droit de mourir en mer Par Baba Tandian, ancien émigré

Je suis triste, très triste de voir ses jeunes échoir au bord de la plage de Nouadhibou comme une bande de dauphins qui s’est suicidée. Pourquoi vouloir  braver la mer par ses temps de froid avec un vent  glacial qui souffle parfois à plus 120 km/h et des vagues de 3 à 5 mètres de haut qui balaient dès fois  les grands chalutiers à plus forte raison des  pirogues douteuses en matière de sécurité ?
De ce macabre business, les seuls à tirer un profit rentable sont les passeurs et les propriétaires de pirogues. De vrais criminels des temps modernes.  Aujourd’hui j’implore cette jeunesse en quête de mieux-être. Je la comprends puisque moi aussi je suis parti de mon pays en 77 pour un mieux-être.
Oui, mais en cette période, l’environnement de l’émigration était meilleur puisque la disponibilité en offre d’emplois faisait que l’arrivant avait un certain embarras de choix. Le travail, surtout le travail décent était vraiment disponible. Ce n’est plus actuellement le cas avec une Europe qui connait depuis une dizaine d’années, une crise de croissance. L’Europe n’est plus une espérance pour la jeunesse africaine. C’est pourquoi, je lance un cri de cœur. La jeunesse du Sénégal, l’espoir de demain, vous devez arrêter ce massacre en continuant à vous aventurer vers la mort. Non seulement vous avez que 7% de chance pour arriver sur les côtes espagnole ou italienne, mais aussi vous avez 60% de chance d’y laisser la vie.
En restant dans les eaux profondes de l’Océan atlantique, vous installez une grande désolation pour votre famille. Pensez-y s’il vous plaît. Je ne dirais pas que cela n’en vaut pas la peine, mais il y’a de quoi réfléchir surtout quand on sait même si vous parvenez à atteindre votre but pour arriver en Italie, en Espagne, bref en Europe, vous finissez pratiquement dans un camp de concentration des temps modernes, c’est-à-dire un enclos au milieu d’une île pour recevoir quoi, un bout de pain de la soupe et des pâtes. Vous arrivez en France, c’est pire. Il m’arrive très souvent lors de mes voyages d’aller entre la porte de la Villette et la porte de la Chapelle pour voir les conditions d’existence de mes compatriotes, mais hélas c’est la tristesse et la désolation.
Et à chaque fois, je m’interroge sur un tel choix de ces jeunes qui attendent souvent le soir vers 20h l’arrivée du secours catholique pour espérer un bol de soupe et un sandwich. Pendant la journée, ils font la quête (aumône) au bord du périphérique. Chose impensable à Dakar. Ces jeunes subissent les affres du froid.
C’est terrifiant de voir des compatriotes dormir à la belle étoile à même sur le gazon et sur des cartons avec un thermomètre qui affiche à cette période de l’hiver zéro degrés. Et souvent la pluie vient compliquer la situation. Très souvent lors de mes passages, je leur laisse parfois entre 200 ou 300 euros. Mais que représente une telle somme d’argent qui suffit à peine pour certains d’entre eux pour avoir un bon repas le lendemain. C’est désolant et triste. Mais ont-ils le choix ?
Non. Seulement, il est difficile de leur faire comprendre que l’Europe n’est plus un eldorado. Les Européens éprouvent d’énormes difficultés pour accéder à un emploi décent. Les seuls qui tirent leur épingle du jeu, sont les sportifs et artistes. Mon coup de gueule va surtout vers les parents. Vous devez tout faire pour retenir vos enfants et ne pas les encourager à partir pour aller rencontrer la mort au milieu d’une mer noire ou les seul bruits se sont les vagues, le moteur, le sifflement d’un vent très froid, la peur et la mort. Un décor qui se termine souvent par la catastrophe. L’océan devient un cimetière de drame et de désolation.
Pourtant avec 500.000 frs on peut faire beaucoup de choses. Il suffit d’avoir la patience, car la fortune vient en général au bout de 10 voire 20 ou 30 ans. L’exemple, le plus édifiant reste Babacar Ngom de la SEDIMA. Avec 70.000 frs comme investissement de départ, 30 ans après, il est milliardaire. Alors mes chers enfants et neveux, pensez-y que de donner 500.000 frs pour avoir le droit de mourir en mer…Baba TANDIAN, ancien émigré

Délogement au Camp Seckou Mballo: le cri de révolte des familles de policiers

iGFM- Au camp Sékou Mballo, cantonnement du Groupement mobile d’intervention couve une grogne généralisée. Une colère née de la décision de la Direction du Groupement mobile d’intervention (Gmi) de déloger tous les policiers ne servant pas sous ses ordres.
Le monsieur serait un hors-la-loi vestimentaire. Un fâché du goût, un caïd de la «sape», recherché par la «Fashion police». Ibrahima Diop* déboule dans la cour de son logement du Camp Sekou Mballo de Dakar, en infraction. Il a un pantalon kaki hissé jusqu’au torse sur une chemise à rayures noire et blanche. Un «braillé» d’antan qui tranche avec sa situation du moment. Il se rapproche la tête baissée, beaucoup d’émotion dans la gestuelle. Et quand, il se redresse pour les «salamec», pointe dans ses yeux le regard d’un homme martyrisé. D’un père de famille atteint par le «coup» de sommation de la Direction du Groupement mobile d’intervention, qui commande le camp, de vider les lieux avant fin février 2020.
«Nous sommes désemparés. Pour un policier qui peine à réunir les deux bouts, avec un salaire misérable de surcroît, c’est presque un suicide de vouloir lui faire payer un loyer compris entre 150 et 200 000 FCfa. Alors que notre indemnité de logement s’élève en moyenne à 75 000 Cfa et 100 000 FCfa pour les officiers. On nous a instruit de quitter les lieux dans un délai de 3 mois. Donc normalement, au plus tard d’ici à fin février 2020, on devrait partir», explique-t-il, plaintif. «Le ministre (de l’Intérieur) Aly Ngouille Ndiaye est venu ici à deux reprises, embraie le quinqua au physique longiligne. De même que des Chinois venus effectuer des relevés topographiques sur le site, dernièrement. On ne se sait pas encore les motifs de notre déguerpissement. On nous a juste demandé de signer le document de notification de délogement».
«Ils vont devoir déloger au minimum 250 familles, sans compter les célibataires»
Niché entre les quartiers Liberté 6 et Grand-Yoff (Dakar). Le camp Sékou Mballo couve aujourd’hui une sourde grogne policière. A l’origine de cette situation qui a mis les habitants dans tous leurs états, la décision de la Direction du Groupement mobile d’intervention qui les somme de quitter leurs logements. Une mesure qui concerne plus particulièrement tous les policiers qui ne servent pas au Gmi. La mesure leur a été notifiée au mois de novembre dernier. Tous ont été informés de l’ordonnance de la hiérarchie leur intimant l’ordre de vider les lieux dans 3 mois. Mais tout le monde ne l’entend pas de cette oreille. La révolte silencieuse a pris les contours d’une fronde. Avec un ras-le-bol généralisé qui se constate partout. De porte à porte. Mais cette obligation de réserve ou vocation muette n’atténue guère le cri de détresse des centaines de familles sommées de déguerpissement. Les pères de famille qui disent tirer le diable par la queue, sont à la fois consternés et démoralisés.
Recroquevillé dans son canapé, la tasse de café à la main, Pape Fall* taille bavette avec un ami. Fourré dans un boubou patchwork, le visage renfrogné, il dénonce les mille et une conséquences de cette mesure policière, à sens unique. «On est tous des policiers. Il faut que les gens nous mettent au même pied. Ils vont devoir déloger au minimum 250 familles, sans compter les célibataires. Ce déguerpissement va, sans aucun doute, causer du tort à nos familles. Lesquelles sont devenues très attachées à ce site et ses habitants. Tous mes enfants sont nés ici. À l’époque, le camp était plus grand que ça, même le camp Pénal faisait partie du camp Sékou Mballo. C’est nous qui avions changé le visage hideux de ce carré de terre qui ressemblait à une porcherie. Maintenant si on est délogés, on n’a pas grand espoir d’être relogés ailleurs. Cela va beaucoup nous porter préjudice parce que le loyer est un casse-tête à Dakar», se plaint Fall.
Le policier d’ajouter, amer : «Des officiers logés dans le camp sont en mission au Mali ou en Centrafrique. Donc, s’ils décident de nous expulser d’ici à février 2020, ça va sûrement affecter leur travail en terre étrangère. La solution, c’est de construire de nouveaux camps pour loger les policiers à faible revenu. Depuis le règne de Senghor, aucun camp n’a vu le jour au Sénégal. Et au moment où l’insécurité et le terrorisme hantent le sommeil des populations et qu’on exige plus de résultats aux policiers, il serait opportun de nous mettre tous dans de très
bonnes conditions de travail et surtout de vie.»

«Nos enfants sont nés ici et ne connaissent nulle part ailleurs»

Accrochées sur leur véranda, à un pas de l’infirmerie du camp, Astou Faye* et Oumy Diallo*, deux coépouses au commerce facile, portent la voix de leur époux. «Depuis une dizaines d’années, on vit dans ce camp. On nous a informé que nous devons quitter les lieux et céder la place au Gmi. Mais le camp Sékou Mballo a écrit des pans de vie de policiers, qui ont tout donné pour leur patrie. Nos enfants sont nés ici et ne connaissent nulle part ailleurs. Outre la sécurité des lieux, des liens familiaux se sont formés au fil du temps dans cet espace. Aujourd’hui, toutes les familles du camp se connaissent et se fréquentent couramment. Nos époux ne peuvent pas syndiquer, mais que l’État sache que toutes les familles sont désemparées, à l’idée de quitter leur logement de toujours», lance Astou Faye, avec l’assentiment de Oumy Diallo*.
Rencontré au cœur du logis de la Police, Ousmane Ndiaye* semble, lui, se résoudre à partir. Petit de taille et d’apparence souriante, l’homme qui a servi plus de 20 ans dans la Police nationale, noie son mécontentement dans son désarroi. Il confie : «On nous a mis devant le fait accompli. On n’a pas de syndicat, c’est pourquoi on ne peut élever la voix ou entreprendre la bataille de rue, comme dans les autres corps de métier. Il y a peu, on a reçu les préavis de délogement. Mais beaucoup d’entre nous ont refusé de signer pour le moment. Personnellement, j’ai signé parce que je sais que nous serons obligés de quitter le camp. En bons policiers, nous sommes obligés de suivre les instructions de nos supérieurs.» De quitter le camp Sékou Mballo et des décennies d’histoires écrites entre les murs de clôture de ce cantonnement de policiers.IBRAHIMAKANDE

le policier Gabriel Basse, se suicide en plein centre ville avec l’aide d’une paire de ciseaux

https://actusen.sn/Un policier s’est donné la mort à Sandaga aujourd’hui. Le policier répondait au nom de Gabriel Basse et était dans la Compagnie de circulation. Il souffrait de troubles psychiques. Selon nos informations, c’est après avoir cherché, en vain, un couteau qu’il s’est payé une paire de ciseaux. Il s’est ainsi donné plusieurs coups au niveau du ventre avant de se trancher la gorge. Actusen.sn a appris que le corps sans vie est actuellement au Commissariat central de Dakar.Nous y reviendrons pour plus d’informations.Salimata Gbaya

L’ex Dg de la Senelec, Seydina Kane n’est plus

http://lesoleil.sn/-L’ancien directeur général de la société nationale de distribution d’énergie électrique (Senelec) de 2009 à juillet 2012, Seydina Kane, est décédé, mardi, des suites d’une longue maladie.
Il fut par ailleurs, ministre conseiller spécial du président de la République chargé des questions énérgétiques, juste après être déchargé de la Senelec.
L’enterrement est prévu ce mercredi à 15 heures au cimetière musulman de Cambérène

 Orientation des bacheliers dans le public: L’Armp oppose son veto

https://www.rewmi.com/-Le ministère de l’Enseignement supérieur avait saisi la Direction centrale des marchés publics (Dcmp) pour être autorisé à passer, par entente directe, plusieurs marchés dont la construction d’un amphithéâtre de 500 places en préfabriqué à l’Université de Thiès ; la construction de deux chapiteaux de 100 places et de 50 places en préfabriqué à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, la réhabilitation de deux amphithéâtres de 2500 places et de 1250 places en préfabriqué à l’Ucad, la construction de 50 bureaux avec salles de conférence et toilettes en préfabriqué pour les enseignants (Ucad, Uasz, Uadb,Ut…); la réhabilitation de deux amphithéâtres à l’Université Alioune Diop de Bambey, la réhabilitation de deux amphithéâtres à Ngoudiane, les travaux de construction d’achève- ment du laboratoire de l’Uasz, l’achèvement des laboratoires à l’Ecole polytechnique de Thiès et à l’Université Alioune Diop de Bambey ainsi la sélection d’un consultant pour l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour les projets.
La Dcmp a refusé d’autoriser la passation de marchés par entente directe malgré le fait que le ministère de l’Enseignement supérieur convoquait la décision du Président de la République de faire orienter tous les étudiants dans le public. Les services de Cheikh Oumar Hann sont revenus à la charge pour réclamer, cette fois-ci, l’autorisation de passer les marchés par appel d’offres restreint en procédure d’urgence. La Dcmp a encore dit niet.
Le ministère de l’Enseignement supérieur s’est alors retourné vers l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) pour quémander-encore- l’autorisation de passer les marchés par entente directe. Dans sa décision, l’Armp a estimé que les arguments développés ne permettent pas d’établir une situation d’urgence impérieuse au sens du Code marchés publics.
Toutefois, elle a autorisé les services de Cheikh Oumar Hann a lancé des appels d’offres restreints en procédure d’urgence.

Bureaux-conteneurs à l’Ucad: Les précisions du ministère de l’Enseignement supérieur

https://www.seneweb.com/Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation, a apporté des précisions par rapport à l’information parue dans la presse et relative à la présence des bureaux-conteneurs derrière la Bibliothèque universitaire de l’Ucad.
Les services de Cheikh Oumar Hann soutiennent dans un communiqué que, « conformément à une pratique dans plusieurs habitations et universités dans le monde, ces blocs ne constituent qu’une ossature très solide et seront habillés à l’intérieur en laine de verre pour l’isolation et en BA 13 pour la finition avant d’être peints. Le sol sera revêtu de parquets en bois sapin. Les fenêtre et portes seront en aluminium ».
Le document renseigne dans la foulée qu’à l’extérieur, la casquette et l’ensemble du châssis seront habillés en alucobond blanc.
Le ministère rappelle enfin  que l’option d’aller vers des préfabriqués ou conteneurs modélisés est motivée par la seule volonté de mettre les professeurs dans de bonnes conditions, en attendant la livraison des bureaux définitifs prévus dans les chantiers en cours de construction.

MAMADOU TALLA, MINISTRE DE L’EDUCATION NATIONALE: «Quand on gère l’éducation nationale, on n’est pas partisan. Je ne m’occupe pas de l’Apr ou du Pds»

https://www.jotaay.net/Au regard des près de 70 intervenants, on peut nettement mesurer l’importance de la question traitée hier à l’Assemblée nationale. A en croire Mamadou Talla, partout dans le monde, les ministères de l’Education sont très difficiles à gérer, parce que tout simplement ça fait intervenir plusieurs facteurs. Heureusement, le Sénégal n’est pas fermé et a toujours été une référence dans le domaine de l’éducation.

Le problème du voile 

Sur la question du voile, Mamadou Talla estime que les Sénégalais devraient être fiers, pour avoir réglé cette question de société dans le calme, contrairement aux pays développés qui depuis 20 ans n’ont pas réglé cette question de voile. «On devrait être fiers de cette démarche inclusive qui nous a permis d’arriver à ce consensus. L’équipe de l’Assemblée nationale a participé à la résolution de ce problème, les députés de la majorité comme de l’opposition. Quand on s’occupe de l’éducation d’un pays, on n’est pas partisan, je ne m’occupe pas de l’Apr, du Pds ou autre», lance Mamadou Talla à l’endroit de Aida Mbodj, qui l’accusait de lui avoir fermé ses portes.
Toujours dans ses explications, le ministre révèle que les syndicats l’ont beaucoup aidé à la résolution de cette crise. «Il y a eu beaucoup de problèmes qu’on a réglés avec eux, que ce soit le G7 ou G20 qui nous accompagnaient. On pourrait de loin croire qu’on est prisonniers des groupes de syndicats, ce n’est pas le cas», prévient-il.

Quand il s’agit de négocier, nous négocions avec le G7

Pour ses rapports avec les syndicalistes, Mamadou Talla soutient : «nous sommes ouverts à tout le monde, mais quand il s’agit de négocier, nous négocions avec le G7, conformément à l’arrêté qui a organisé ces élections de représentativité», dit-il.

Réforme du système éducatif

Rejoignant Issa Sall, le ministre de l’Éducation nationale informe que l’année dernière, 78% des bacheliers ont passé leur bac dans les séries littéraires, il n’y a que 22% qui ont fait science et technique. «Ça ne peut pas continuer au moment où on parle de Sénégal émergent, du développement du secteur primaire, qui ont besoin de scientifiques, des ingénieurs, des techniciens ; au moment où on a besoin du secteur secondaire, l’industrie, avec tout ce qu’il faut comme science», assure le ministre Talla.

120 milliards pour résorber l’ensemble de ces abris provisoires

Pour les abris provisoires, Mamadou Talla informe qu’il y avait quatre lots qui ont été attribués ; le premier lot concerne l’enseignement élémentaire et a commencé depuis 18 mois et est à 60% d’exécution ; le 2e lot va démarrer en janvier et concerne l’enseignement moyen ; et les deux autres lots vont suivre. On ne peut résorber tout et en même temps, mais en fonction de nos possibilités. C’est un budget de 120 milliards pour résorber l’ensemble de ces abris provisoires, qui comportent au-delà des classes murs de clôture, bloc d’administration…

44 daaras modernes ont été réalisés et 400 autres daaras seront réalisés  

Le ministre a salué l’engagement du chef de l’État à moderniser les daaras.  «Nous avons voulu organiser cet enseignement pour une équité. 44 daaras modernes ont été réalisés et 400 autres daaras seront réalisés ; petit-à-petit on fera le maillage du Sénégal et on y affectera des enseignants», a-t-il lancé.
Pour ce qui concerne les réformes liées aux langues nationales, la réduction du cycle primaire et l’élimination de certains examens, le ministre de l’Éducation dit rester ouvert à toute suggestion pour assurer une bonne marche de l’éducation.Nd.Kh.D.F

PNA: les raisons de la rupture de médicaments révélées

iGFM – (Dakar) – Le Directeur général de la Pharmacie et du Médicament a indiqué que « cette situation est liée à une tension de trésorerie, mais elle est sur le point d’être réglée ». Dr Yérim Mbagnick Diop rassure que d’ici peu, les populations vont disposer de médicaments à suffisance et de qualité. Sur les faux médicaments, Dr Diop a informé que « des initiatives sont en cours pour éradiquer la vente de faux médicaments à Keur Serigne Bi,à Dakar et à Touba».
Quelques jours auparavant, le Professeur Fallou Samb avait lancé une alerte dans le journal Enquête, soulignant les ruptures récurrentes de médicaments. « La pharmacie nationale d’approvisionnement est au bord du gouffre. Pour notre propre sécurité, aidons cette PNA, il y va de notre survie », a-t-il, en effet, déclaré, réclamant un audit urgent du circuit de distribution des médicaments dans les districts sanitaires.IGFM

Santé publique : Neurogil (prégabaline) 75mg suspendu de la commercialisation

https://www.ferloo.com/La Direction de la Pharmacie et du Médicament procède à la suspension de la commercialisation de Neurogil ( Prégabaline) 75 mg B/20 capsules des Laboratoires  Berka Pharma.
Cette suspension de la commercialisation de ce produit est une mesure deprécaution suite à une notification faisant état d’un défaut  de qualité majeur sur le produit.

Visite auprès des chefs religieux du Sénégal: Le Cadre Unitaire de l’Islam rebaptisé «Front Islamique» par Serigne Mountakha Mbacké

https://www.dakaractu.com/Dans le contexte de menace sur le vivre ensemble au Sénégal, notamment avec la multiplication des foyers de tension autour de problématiques sociales et religieuses, le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal a effectué une tournée auprès des différents foyers religieux du pays. Un périple qui a permis de rendre compte aux khalifes généraux du travail effectué par l’Organisation faitière des Associations Islamiques et Comité scientifiques des différentes confréries. À ce titre, le Cadre Unitaire a effectué son bilan d’étapes après quatre années d’existence consacrées à la promotion du vivre ensemble et la valorisation du patrimoine culturel et religieux. Différents points ont été abordés au cours de ses différentes visites : problèmes des Daaras, divergences sur le calendrier musulman, entre autres…

Les problèmes des Daara

Cette visite a conduit la délégation d’une trentaine de membres à Tivaouane, Touba, Ndiassane, à la Famille Ndiéguène de Thiés, Famille Omarienne de Louga et Thiénaba. L’occasion a été saisie par le Cadre pour évoquer avec les différents Guides religieux la situation des Daara au Sénégal avec son corollaire, le problème de la mendicité. Le Cadre a évoqué l’impérieuse nécessité de revaloriser l’enseignement coranique par sa prise en charge effective par les pouvoirs publics et l’abandon des méthodes policières qui ont montré leurs limites, mais aussi par la sensibilisation des acteurs de l’enseignement coranique pour la restructuration des Daara et leur évolution vers des formes plus conformes aux exigences contextuelles.
Dans ce même registre, le Cadre a évoqué avec les religieux la nécessité d’insérer dans notre système éducatif, les enseignements des grandes figures islamiques en matière de paix et tolérance pour prévenir les menaces qui pèsent de plus en plus sur le vivre ensemble au Sénégal. À cet effet, un recueil compilant ces enseignements a été déjà conçu par les experts du Cadre issus des différents Comités Scientifiques des foyers religieux et Associations religieuses. Avec l’autorisation des Khalifes Généraux, ce recueil sera soumis aux autorités publiques en charge de l’éducation.

Les divergences sur le calendrier musulman

Les divergences sur le calendrier lunaire ont aussi été évoquées avec les différents guides religieux rencontrés afin de trouver une solution définitive à ce problème qui marque une dissonance dans le vivre ensemble des musulmans. Le Cadre avait réussi sous l’égide du Ministère de l’Intérieur, la prouesse de réunir les deux principales Commissions en charge de la scrutation du croissant lunaire pour une séance de concertation. Force est de constater que le problème reste entier avec des divergences fondamentales qui restent à être levées. Le Cadre a demandé une implication directe des Khalifes Généraux et de l’Etat pour la résolution de ce problème.

Serigne Mountaqa Mbacké baptise le Cadre Front Islamique

https://www.dakaractu.com-Les Guides religieux rencontrés ont unanimement salué la pertinence des actions du Cadre Unitaire et l’ont félicité pour les résultats obtenus. Le Khalife Général des Mourides Serigne Mountaqa Mbacké a rebaptisé l’Association Jabhatoul Islamiya (Front Islamique) pour les combats de première garde qu’elle est en train de mener. Il a encouragé les membres pour leur abnégation dans la cause de l’Islam et formulé des prières pour la réussite de leur mission. Il a aussi magnifié l’implication du Rawdou Rayahine pour son implication dans le Cadre.
À Tivaouane, en l’absence du Khalife général des Tidianes, Serigne Mansour Sy Dabakh a fait un cours magistral sur le Vivre ensemble et la nécessité pour les musulmans de rester unis dans la voie de Dieu. Il a encouragé le Cadre dans ses différentes missions et réitéré le soutien de Tivaouane pour l’initiative.
Il en a été de même pour Ndiassane, la Famille Ndiéguène de Thiès et Thiénaba où leurs porte-paroles respectifs ont, au nom des khalifes respectifs, soutenu l’action du Cadre Unitaire et ont formulé des prières pour la réussite de sa mission.
La tournée de deux jours a permis au Cadre de renouveler son allégeance aux Guides religieux et recueillir leurs orientations dans la conduite des missions qu’il s’est assignées.
La deuxième étape de cette tournée conduira les membres du Cadre vers l’axe Sud avec comme programme Kaolack, Sokone, Diamal, Médina Gounass et les foyers religieux de la Casamance. L’objectif visé est de promouvoir le cadre en tant qu’interface entre les pouvoirs publics et les religieux sur des problématiques sociales, culturelles et religieuses dans une démarche inclusive et participative. Les problèmes liés à l’enseignement religieux, la mendicité et la prévention des conflits intercommunautaires constituent aujourd’hui le cheval de bataille de l’association avec l’organisation sous peu de la semaine du vivre ensemble dans le cadre de la célébration le 16 mai, journée du Vivre ensemble consacrée par les Nations Unies.
La Délégation était constituée d’une forte délégation conduite par Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Amine, Président du Cadre, accompagné par ses vices Présidents, Abdoul Aziz Mbacké Majalis, Cherif Mballo Pdt du Conseil Supérieur Chiite, Dr Makhtar Kébé, Président du Rassemblement Islamique du Sénégal, La Jamaatou Ibadou Rahmane, Ahmed Saloum Dieng Pdt du Forum Islamique pour la paix, et des représentants des différentes confréries religieuses (Ndiassane, Thienaba, Ndieguene, Famille Niassene), les 1111 imams de Casamance et d’éminents représentants du monde universitaires comme le Dr Cheikh Guèye, Secrétaire Général du Cadre, Dr Fatou Sow Sarr Trésorière Générale, Djim Ousmane Dramé, chef du Laboratoire d’Islamologie de l’Ifan, etc.
Pour rappel, le Cadre Unitaire de l’Islam au Sénégal a été créé il y a quatre ans et regroupe  plusieurs entités et confréries différentes : mourides, tidianes, layènes, niassènes, la famille Omarienne, le Rassemblement Islamique du Sénégal (RIS), la Jamaatou Ibaadou Rahmane, la Communauté Ahloul Bayt des Chiites, l’Association Islamique pour servir le soufisme (AIS), l’Association des « 1111 imams de Casamance », le Forum Islamique pour la Paix, des membres de la Société civile, etc…

 Macky fête ses 58 ans

https://www.rewmi.com/Le Président Macky Sall souffle une bougie de plus. Le chef de l’Etat fête, ce mardi 11 décembre, ses 58 ans. Il est né le 11 décembre 1961 à Fatick, informe Libération.

Emprisonnement, Hausse Des Prix…: Macky Sous Pression

https://www.walf-groupe.com/Le chef de l’Etat et chef de l’Apr est acculé de tous parts. Les enseignants, les étudiants et les défenseurs des droits de l’Homme exigent l’annulation de la hausse du prix de l’électricité et la libération des personnes arrêtées. D’un autre côté, les querelles intestines des responsables apéristes lui donnent le tournis.
La pression s’accentue sur le président de la République. Il faut dire que le climat social est devenu électrique. Macky Sall est sous pression depuis plus d’une semaine, surtout depuis la hausse annoncée du prix de l’électricité. Mais la tension est montée d’un cran depuis la marche et l’emprisonnement des activistes Guy Marius Sagna, le leader des Forces démocratiques du Sénégal (Fds), Babacar Diop, et les sept autres personnes qui s’en est suivi. En effet, l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, où enseigne le professeur de philosophie Babacar Diop, est en ébullition. Des étudiants perturbent régulièrement les cours pour exiger sa libération ainsi que celle de ses co-détenus. Ces étudiants sont soutenus par les syndicats d’enseignants du supérieur qui exigent également la libération des prisonniers. En outre, ces enseignants menacent de porter plainte contre l’Etat du Sénégal auprès des instances internationales pour exiger la libération de leur collègue.
Babacar Diop, Guy Marius Sagna et sept autres personnes sont en prison depuis plus de deux semaines. Ils avaient été arrêtés pour avoir manifesté devant les grilles du palais de la République. Aujourd’hui, les syndicats d’enseignants du moyen et du secondaire sont entrés dans la danse. Ils réclament la libération des personnes arrêtées d’une part, et d’autre part, exigent l’annulation de la hausse du prix de l’électricité. Mieux, ils menacent surtout d’aller en grève si le gouvernement ne renonce pas à cette hausse. C’est dire que tous les ingrédients sont réunis pour la perturbation de l’école sénégalaise qui connaît une accalmie depuis le début de l’année scolaire.
Les travailleurs de la Sde donnent également le tournis au chef de l’Etat. Certes, ils ont repris le travail après une semaine de grève, après avoir obtenu une satisfaction partielle de leurs revendications, mais le climat reste très tendu dans ce secteur si stratégique. En outre, cette grève a montré à Macky Sall qu’une catégorie des travailleurs peut priver d’eau des millions de Sénégalais. A cela, il faut ajouter la tragédie qui s’est déroulé aux larges des côtes mauritaniennes avec la mort par noyage d’une quinzaine de jeunes sénégalais qui tentaient de se rendre en Europe de manière clandestine. Ce drame qui a choqué le pays tout entier, est la preuve que les choses ne bougent pas du point de vue économique. Malgré le triomphalisme du gouvernement qui parle d’un taux de croissance de plus de 6 %, le chômage reste endémique et les jeunes n’ont plus aucun espoir.
A cela, il faut ajouter les querelles intestines qui minent l’Apr, le parti présidentiel. Ces insultes entre responsables apéristes sapent l’autorité du Président Macky Sall. Inspirés certainement par les hauts responsables du parti, des jeunes membres de la Cojer de Ouakam ont tancé Macky Sall. Ils exigent leur part du pouvoir. «Aujourd’hui force est de constater que nous sommes associés à aucune des politiques d’encadrement, de développement ou de formation des jeunes», disent-ils. Puis ils ajoutent: «Monsieur le président de l’Apr, les jeunes de votre parti à Ouakam vous interpellent sur leur situation. Ces jeunes, depuis la création du parti, ont très tôt enfilé leurs casquettes de militants pour vous porter à la magistrature suprême. Nous sommes les véritables artisans de toutes les victoires de l’Apr à Ouakam».Charles Gaïky DIENE

Rébellion interne et actes graves de sédition: Le syndrome du Pds rattrape l’Apr

h/ Le ‘’fils’’ d’Abdoulaye Wade, Macky, est sur les traces de son ‘’père’’. Il a créé l’Alliance pour la République (Apr), en réaction à ce qui se faisait à l’époque au sein de leur parti commun, le Pds, mais aussi du Gouvernement dans lequel il a occupé de très hautes fonctions.
Exactement comme le Pape du sopi, lorsque Senghor régnait en maître sur le Sénégal, il avait cru devoir ‘’changer’’ le fonctionnement des choses en mettant sur pied une nouvelle formation politique.
C’est vrai que l’Apr est arrivée beaucoup plus vite au pouvoir que le Pds, pour qui il a fallu bourlinguer pendant 20 ans contre des Socialistes déterminés à rester.
Malgré tout, après 12 ans de gestion, le pouvoir de Wade s’est effiloché, il a été moins attrayant avec ce projet de dévolution monarchique qu’on lui attribuait, et surtout ce troisième mandat qu’il a tenu à faire.
Macky, lui, n’aura fait que 7 ans avant de voir une rébellion interne défier son pouvoir au sein de sa propre formation politique.
Manifestement, l’Apr est en train de subir le syndrome du Pds. Ce dernier a éclaté alors en mille petites formations politiques (partis et mouvements), même si le parti résiste toujours. Affaibli, son Secrétaire général négocie avec son adversaire redoutable, Macky.
Wade qui a régné sur un grand parti, est aujourd’hui obligé de négocier avec un de ses anciens lieutenants, parce qu’affaibli par les querelles intestines à sa formation politique.
Aujourd’hui, le même syndrome guette l’Apr. Faute d’une vraie opposition offensive, excepté le cas Ousmane Sonko, l’Apr est en train de faire végéter sa propre opposition interne.
Moustapha Cissé Lô, après la défénestration de Sory Kaba et de Moustapha Diakhaté, mène les hostilités. Il attaque le parti d’une façon frontale, sans sommation parce qu’il sait qu’il ne sera pas facile de se séparer de lui.
Le secret d’El pistolero, c’est qu’il est détenteur de beaucoup de secrets et n’hésitera pas à déballer une fois éjecté du parti. C’est pour cela qu’il est encore épargné.
Il a su créer les conditions d’un équilibre de la terreur, exactement comme dans la guerre froide.
Pendant qu’il est attaqué par Yakham Mbaye, toujours dans les habits d’un secrétaire d’Etat à la communication, Alioune Badara Cissé et bien d’autres se frottent les mains parce qu’il porte leur combat.
Amadou Bâ, le Ministre des Affaires étrangères, subit, quotidiennement, des attaques en règle de la part de ses frères de parti alors qu’il n’a jamais posé d’actes ou fait de déclarations de sédition. On lui a juste prêté des intentions de…
Pourtant, Macky, le grand Manitou, a tout fait pour qu’on n’en arrive pas là. Il a raisonné, expliqué, menacé, sans résultat. Il a évité, tout récemment, de se prononcer clairement sur l’éventuel troisième mandat, justement, entre autres raisons, pour éviter que la guerre de succession ne s’installe à l’Apr, en vain.
L’Apr ressemble d’autant plus au Pds qui a perdu le pouvoir, qu’ici, personne n’a attendu la fin de mandat de Macky. Ceux qui appellent au calme travaillent dans les coulisses pour s’arroger les premiers rôles. La bataille de positionnement fait rage.
Malheureusement, dans cette situation, Macky fait, parfois, de mauvais arbitrages. Il s’éloigne des uns et se rapproche des autres. Il en sanctionne certains et en épargnent d’autres qui commettent pourtant des fautes plus graves. En somme, c’est un mauvais arbitre.
Et ce qui est plus grave, c’est qu’avec les locales et les législatives, les masques vont tomber. Les difficultés seront plus acerbes parce que les investitures créent en général d’énormes frustrations,  surtout si celles-ci couvaient. Et comme ce sont certainement l’une des rares occasions de voir les rêves des laissés-en-rade se réaliser, ils risqueraient même de quitter la barque Apr.
Comme quoi, le parti au pouvoir ne tient que parce que Macky est encore aux commandes. Et ce dernier en est d’autant plus conscient qu’il ne compte que partiellement sur son parti.
La preuve, il est, d’une façon permanente, dans une recherche frénétique d’alliés de tous genres.Assane Samb

Mamadou Lamine DIALLO: «Personne Ne Voit Les 70 000 Emplois De Macky SALL, Ni L’IPRES, Ni La Caisse De Sécurité Sociale, Ni L’ANSD» 

https://www.walf-groupe.com/ «Selon le gouvernement,  300 000 jeunes arrivent sur le marché de l’emploi chaque année», relève le député Mamadou Lamine Diallo dans sa 176 ème question hebdomadaire adressée au Gouvernement.
Pour lui «l’économie de Macky SALL,  selon ses propres chiffres falsifiés bien entendu, crée 70 000 emplois par an, 500 000 en sept ans. Ceci serait ironique  si cela n’était pas tragique. Personne ne voit les 70 000 emplois de Macky SALL, ni l’Ipres, ni la Caisse de sécurité sociale,  ni l’Ansd».
Par contre,  souligne le leader de Tekki, ce qui est visible «c’est l’accaparement  de l’économie par la famille et les amis de la dynastie Faye-SALL. Les programmes Pudc, Promovilles, Puma, Bourses familiales, Cmu, et j’en passe,  sont confiés au beau-frère, le supporter de Suez, dauphin protégé, Pm de facto,  à charge pour lui de conquérir les communes, vassaliser les familles boursières et au frère Aliou SALL, le facteur de Franck Timis, la présidence des communes. Le pouvoir passe par les communes, il faut corrompre l’opposition parrainée pour reculer la date des élections locales et mieux se préparer, identifier les récalcitrants de BBY et les chasser».
Dans le Btp, accuse encore Mamadou Lamine DIALLO, la portion laissée aux Pme est «accaparée par les amis de la famille» comme Ecotra chargée des VRD de Diamnadio. «Les quotas d’engrais et de  semences dans l’agriculture sont distribués aux amis de la famille. La Der, c’est pour la clientèle politique des responsables, députés, ministres, maires, de l’Apr. C’est le libéralisme familial qui règne au Sénégal, l’injustice au quotidien, la corruption en bandoulière. Il a bouché l’avenir de la jeunesse. Pourtant, déboucher l’avenir, c’est possible hic et nunc», ajoute le député de Tekki.
Dans le Btp, accuse encore Mamadou Lamine Diallo, la portion laissée aux Pme est «accaparée par les amis de la famille» comme Ecotra chargée des VRD de Diamnadio. «Les quotas d’engrais et de  semences dans l’agriculture sont distribués aux amis de la famille. La Der, c’est pour la clientèle politique des responsables, députés, ministres, maires, de l’Apr. C’est le libéralisme familial qui règne au Sénégal, l’injustice au quotidien, la corruption en bandoulière. Il a bouché l’avenir de la jeunesse. Pourtant, déboucher l’avenir, c’est possible hic et nunc», ajoute le député de Tekki.
S’agissant du dossier sur les ressources naturelles, ce député de l’opposition affirme que l’eau potable, un «enjeu» pour la famille Faye-Sall. «La grève des travailleurs de la Sde a permis de jeter de la lumière sur cette affaire. En effet, le gouvernement de Macky Sall s’énerve  parce que les travailleurs demandent 15 % des parts de la nouvelle entité dirigée par Suez, alors que le Président Macky Sall ne peut pas aller à plus de 10 %», constate Mamadou Lamine Diallo qui s’interroge : «A qui appartiennent ces 5 % que l’on ne saurait toucher ?»  le député de Tekki dit ainsi comprendre mieux le sens de cet appel d’offres destiné à chasser la Sde. En effet, explique-t-il, «si le gouvernement a fait le forcing pour imposer Suez en redéfinissant les conditions de l’appel d’offres, changer les règles du jeu en cours de match, c’est pour placer  ses propres privés dans la gestion stratégique de l’eau».
Il rappelle que Bouygues avait gagné l’appel d’offres sous le régime de Diouf, puis a revendu à un consortium qui a renforcé la position de Mansour Cama. «C’est ce dernier qui dérange Macky Sall parce qu’il lui rappelle son engagement moral dans les Assises nationales. Il faut donc changer le privé sénégalais et le remplacer par ses amis», affirme toujours le leader de Tekki qui martèle que les Assises nationales «traumatisent»  Macky Sall et Benno bokk yaakaar. «Famara Ibrahima Sagna a été choisi pour l’aider à enterrer les conclusions des Assises nationales par le soi-disant dialogue national. Il reste à choisir un Médiateur de la République pour diriger la prière post mortem des Assises nationales en remplacement de Alioune Badara Cissé. Tout cela pour baliser le terrain à une présidence à vie : l’émirat gazier», assène Mamadou Lamine Diallo.Georges Nesta DIOP

Bataille autour de la succession du Chef de l’Etat: Le jeu de Moustapha Cissé Lô

https://www.xibaaru.sn/Comme l’écrivait Xibaaru, Moustapha Cissé Lô s’inscrit dans le rôle de créer une fronde au sein de l’Alliance pour la République (APR). Tout indique que l’actuel premier Vice-Président de l’Assemblée nationale, à travers ses déclarations incendiaires, pousse le Président de la République Macky Sall à exercer des sanctions contre lui. Des sanctions possibles, à l’occasion du prochain renouvellement des instances de l’Assemblée nationale, s’il continue à poser d’ici là des actes de défiance à l’endroit du Chef de l’Etat, Macky Sall.
Moustapha Cissé Lô pourrait bien se faire éjecter de son poste à l’occasion, par la seule volonté du Chef de l’Etat. Alors, sans déclarer ouvertement sa démission de l’APR pour ne pas perdre son poste de député et pouvoir continuer à gêner le Chef de l’Etat dans son action, il pourrait bien pousser certains de ses camarades de parti qui ont des ambitions présidentielles à entrer comme lui en rébellion. A présent, les choses sont devenues claires, Moustapha Cissé Lô, même s’il refuse de l’afficher ouvertement, se place dans la perspective d’une guerre pour la succession du Président Macky Sall. Cependant, Moustapha Cissé Lô est-il avec ceux qui pensent que le Chef de l’Etat, ne peut briguer un troisième mandat en 2024 ? C’est tout comme.
Moustapha Cissé Lô est entré en dissidence. Et aujourd’hui, tout porte à croire, qu’il cherche à travers sa stratégie à pousser le Chef de l’Etat à annoncer ouvertement qu’il ne va briguer un troisième mandat, selon la Constitution. Au cas contraire, il va rester dans sa logique de poursuivre la rébellion et de soutenir le membre de l’APR qui osera ouvertement déclarer sa candidature à la succession de Macky Sall en 2024.
Moustapha Cissé Lô a pris ouvertement la défense de Moustapha Diakhaté qui fait l’objet d’attaques de la part de certains de leurs camarades au sein de l’APR pour avoir osé déclarer que le Président Macky Sall ne peut être candidat à un troisième mandat successif. Il pense également que des personnalités comme Mahmoud Saleh, Mbaye Ndiaye sont aujourd’hui marginalisés au sein de l’APR. En fait pour Moustapha Cissé Lô, Macky Sall préfère promouvoir ceux qui sont venus à l’APR à la dernière heure, plutôt que ses compagnons du temps des galères.
Moustapha Cissé Lô cache mal son jeu. Lors du vote du budget du ministère des Affaires étrangères, Moustapha Cissé Lô a tant encensé le ministre Amadou Ba qu’on peut penser qu’il en fait son dauphin désigné du Président Macky Sall. Amadou Ba à qui on prête des ambitions présidentielles, est désigné par Moustapha Cissé Lô comme une responsable « très important » de l’APR, selon le journal Le Quotidien.
Et de poursuivre : « J’ai toujours dit au Président Macky Sall de faire descendre Amadou Ba sur le terrain politique. Je l’ai plaidé. Vous êtes très utile pour le parti. Votre appui a été très déterminant dans nos victoires lors des Législatives et à la dernière Présidentielle ». Comme, il sait le faire, Moustapha Cissé Lô y va de ses accusations en lançant à l’endroit du ministre des Affaires étrangères : « Aujourd’hui, des gens cherchent à vous trouver des cafards. Ne les regardez même pas, ignorez-les ! ». Moustapha Cissé Lô a-t-il déjà fait d’Amadou Ba, son candidat à l’élection présidentielle de 2024. Ces déclarations indiquées portent à le faire croire.

AVANCÉES AU DIALOGUE POLITIQUE POUR L’AUDIT DU FICHIER ET L’ÉVALUATION DU PROCESSUS ÉLECTORAL :CONSENSUS AUTOUR DES TRAVAUX DU COMITE DE SUIVI

http://www.sudonline.sn/Le Comité technique de suivi de l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral, mis en place par la commission cellulaire du dialogue politique, a présenté ses travaux hier, mardi 10 décembre. De l’avis de Ndiawar Paye, plénipotentiaire du pôle de la majorité et Déthié Faye des non-alignés, lesdits travaux ont été adoptés en plénière et  le rapport final sera présenté lors de la séance plénière de jeudi prochain. Le rapport du comité sur le financement public des partis présentera aussi, le même jour, son rapport en plénière
Même si jusque-là, le président du Comité du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna n’est toujours pas installé, un grand pas a été noté du côté du dialogue politique dirigé par le Général Mamadou Niang. Hier, mardi 10 décembre, les acteurs au dialogue politique ont trouvé un consensus. Le Comité technique de suivi de l’audit, composé de 3 représentants par pôle et de membres de la société civile, chargé de l’élaboration des Termes de référence (Tdr) devant contenir les préoccupations et les dysfonctionnements relevés par les parties prenantes, afin de procéder à l’appel à manifestation d’intérêt des experts, a présenté ses travaux hier, en plénière. Contacté par nos soins, à la fin de la rencontre du jour, Ndiawar Paye, membre du pôle de la majorité présidentielle renseigne qu’il y avait comme menu, lors des discussions, «le rôle des partis politiques dans la démocratie», avec le toilettage de la loi de 1981 pour la modernisation et la rationalisation des partis.
Entre autres sujets abordés lors de ladite plénière, M. Paye informe que «le Comité technique de suivi a présenté les conclusions de leurs travaux que nous avons adoptées». Il s’agit, selon lui, des Termes de référence et la manifestation d’intérêt. Toutefois, il n’a pas manqué de préciser que ce sous-comité se réunira ce jour, mercredi 11 décembre, à la Direction générale des élections (Dge) «pour terminer définitivement le travail» et le présenter lors de la prochaine plénière. Cela, dans le but de procéder à la saisine des bailleurs de fonds, afin de trouver des experts pour l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral. Conscient de la nécessité d’aller vite dans les travaux, compte tenu de la date butoir fixée par le ministre de l’Intérieur pour la tenue des élections locales, M. Paye affiche tout son optimiste pour la réalisation des travaux dans les délais.

LA COMMISSION POLITIQUE TIENT A SUIVRE TOUT LE PROCESSUS 

Même son de cloche du côté du pôle des non-alignés, en la personne de leur coordonnateur, Déthié Faye, non moins membre dudit Comité technique de suivi. Contacté par la rédaction, M. Faye informe que le comité a retenu, en l’inexistence de cabinets indépendants d’évaluation du processus et d’audit du fichier électoral, d’identifier des profils d’experts en la matière, ainsi qu’un appel à manifestation d’intérêt, sans oublier des Tdr à proposer à la commission politique. A son avis, c’est sur cette base que «nos partenaires techniques, qui seront saisis par le gouvernement, vont procéder au recrutement». Il ajoute que pour tout le processus, à savoir pour l’appel d’offre, le recrutement des experts, tout comme le déroulement de l’audit et de l’évaluation du processus électoral, la commission politique sera présente et aura à réorienter, si c’est nécessaire. Donc, c’est ce document de base, dénommé «Appel à manifestation d’intérêt et Tdr», fait avec la Direction générale des élections (Dge) qui a relevé tous les disfonctionnements recensés par les acteurs, ainsi que les objectifs proposés, qui a été «entériné par la commission politique aujourd’hui (Ndlr : hier)». Il confirme que le comité de suivi se réuni ce jour, et rendra compte de l’évolution des choses à la commission politique pour qui il appartient de valider, d’amender et de prendre la décision qu’il faut.
A noter qu’au-delà de la présentation du rapport final du comité de suivi, un autre rapport sera présenté lors de la plénière de jeudi. Ndiawar Paye informe qu’un comité pour le financement public des partis politiques se réunit aujourd’hui, à la Dge, afin de présenter aussi son rapport jeudi prochain, en plénière

Section de Recherches: 18 scellés explosifs versés dans le dossier de Boughazelli

http://www.dakarmatin.com/Les gendarmes de la Section de Recherches de Dakar ont versé dans le dossier Boughazelli 18 scellés que le journal Libération juge plus explosifs les uns les autres. Cela fait suite au défèrement devant le procureur de Mallé Diagne, Khalifa Ababacar Dia, Mamadou Diop alias Dave, Oumar Samb, Ousmane Dione alias Nguess et Moussa Ouédraogo, peu avant la chute du responsable apériste.
Dans ces scellés de l’ancien député figurent, selon Libération, « une clé Usb (contenant 5 vidéos et 6 photos compromettantes) et des passeports diplomatiques ».
L’étau se resserre autour de Bougazelli. Les gendarmes de la section de Recherches ont versés dans le dossier de l’affaire des faux billets,  18 scellés, les uns plus explosifs que les autres.
Dans le lot figurent plusieurs passeports dont des passeports diplomatiques trouvés dans les bagages de l’ex parlementaire. Il y a également un pot de poudre noire estampillée « révélateur monétaire universitaire » retrouvé dans un sac de voyage planqué dans la voiture de fonction de celui-ci.
Aussi, les gendarmes ont versé dans le dossier une clé USB qui, selon le journal, est une vraie bombe. D’autant qu’elle contient une vidéo de l’ancien député au rond point de Ngor juste avant son interpellation, une première vidéo de l’interpellation en flagrant délit de Bougazelly, une deuxième vidéo de l’arrestation, une troisième vidéo montrant les paquets de billets noirs et une quatrième tournée lors du déballage des colis.
Selon le journal, huit photos complètent cette collection : les liasses de billets en euros saisies sur Bougazelly, les faux billets en dollars saisis sur Mamadou Diop, une première photo du véhicule de l’ancien parlementaire. Le sac de voyage qui servait à transporter les billets noirs a été aussi mis sous scellés de même qu’un échantillon de cordons élastiques servant à l’emballage des billets de banque trouvé toujours dans la voiture de l’ancien parlementaire.
Pour le reste des scellés, il s’agit d’une liasse de 100 billets contrefaits en coupure de 100 euros, d’une liasse de 50 euros contrefaits et d’une liasse de billets noirs prélevés des trois paquets de même types saisis auprès de Bougazelly.
Les enquêteurs ont aussi mis la main sur la somme de 6 millions de francs CFA en bon billets. Selon Libération, dans sa tentative d’acheter les enquêteurs, l’ex député leur avait d’ailleurs proposé de prendre cette somme tout en promettant de leur donner 4 autres millions s’ils acceptaient le deal.
Les gendarmes, informe Libération, ont mis la main sur deux passeports diplomatiques aux noms de ALF et KS. Les autres scelles comprennent le pistolet saisis sur Bougazelly, l’étui, les cartouches ainsi que les billets noirs retrouvés sur Mamadou Diop.

Le Model appelle la coalition MACKY2012 à des retrouvailles

https://www.dakaractu.com/-C’est plus de deux heures d’horloge qu’une délégation de leaders de Macky 2012, conduite par le Président d’honneur de la coalition Moustapha Fall Ché est allée à la rencontre du Président du Model Ibrahima Sall, pour échanger avec lui sur la situation politique nationale et  les récentes déclarations de certains responsables de fédérations du Model,  qui avaient menacé de quitter la coalition BBY.
Les leaders qui ont pris la parole, ont manifesté tour à tour leur solidarité et leur soutien à leur camarade Ibrahima Sall. Ils ont unanimement demandé au Président du Model, membre fondateur de la coalition Macky2012, de rester dans la coalition et dans BBY, afin de  soutenir le Président de la République pour la réalisation du PS2 et la réussite de son mandat. Le Président Ibrahima Sall après  avoir prêté une oreille attentive à tous les intervenants, a accédé sans réserve à la demande des leaders de Macky 2012. Il leur a  réaffirmé son ancrage dans la coalition  et dans BBY, non sans leur témoigner les liens fraternels,  qui le lient au Président de la République. Il leur a fait  savoir sans ambages  qu’il sera le dernier des Mohicans.
Par la même occasion, le Président du Model a profité de cette rencontre d’échanges avec la délégation, pour appeler aux retrouvailles de la grande famille de Macky 2012, en vue de la préparation pour les victoires futures, aux prochaines échéances électorales. La rencontre à laquelle ont participé la vice  coordonnatrice Adji Mbergane Kanouté, El Hadji Ibrahima Mbow et Babacar Guèye entre autres,  a pris fin sur une note d’espoir, selon le Président d’honneur.

Achat du Consulat du Sénégal à Milan: Paiement de commissions et contrat de consultance, le scandale de trop

http://www.dakarmatin.com/On en apprend chaque jour sur l’achat de l’immeuble abritant les locaux de la représentation diplomatique sénégalaise à Milan par madame Rokhaya Ba Touré, consul général du Sénégal. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cet immeuble a suscité beaucoup d’appétit.*
L’achat de l’immeuble abritant les locaux du Consulat Général du Sénégal à Milan n’a pas encore fini de révéler tous ses secrets. Depuis l’éclatement de l’affaire, les langues commencent à se délier.
Et d’après diverses sources au sein de l’institution diplomatiques, le montant de 1.300.000 d’euros, soit 850 000 000 FCFA, officiellement déclarés pour l’achat de l’immeuble, serait en dessous de la somme casquée.
Nos interlocuteurs soutiennent que « le processus d’achat est marqué par les commissionnaires et les intermédiaires dont chacun voulait s’accaparer le marché ». Un employé nous a confié qu’ « ils ont été bien servis et payé par le contribuable sénégalais. »

Conflit d’intérêts

Plusieurs personnes auraient bataillés pour capter le fromage. Et de tous ceux et celles qui se sont affairées autour de ce lucratif marché, quelqu’un nous revient souvent. Il s’agit de Ngoné Mbaye, une banquière italienne d’origine sénégalaise, qui s’est converti « consultante » pour la circonstance, pour capter le marché.
Ngoné Mbaye officie à la banque italienne Unicredit. Rappelez-vous, c’est cette banque qui a été sollicitée par le Consulat Général du Sénégal à Milan pour sceller la transaction. Il ressort clairement qu’il y a un conflit d’intérêts dans cette affaire dont on apprend chaque jour de nouveaux faits.
Selon nos interlocuteurs, madame Ngoné Mbaye « a négocié et obtenu de madame Rokhaya Bâ Touré, consul général, un contrat de consultance en bonne et due forme, signé par le chef de poste de Milan. »
C’est ce contrat qui lui a donné mandat de négocier pour le compte de l’Etat du Sénégal, qui lui a facilité la tâche et lui a permis de servir d’intermédiaire entre l’agence immobilière « Erreti immobiliare », la banque Unicredit et le consulat général du Sénégal à Milan.ReseauNews

Cissé Lo répond à Yakham Mbaye et met en garde Macky: »si vous ne le virez pas, je ne jure plus de rien »

Moustapha Cissé Lo a profité de son temps de parole à l’examen du budget 2020 du ministère de l’Economie numérique et des Télécommunication, pour servir une première réponse au Directeur général du journal Le Soleil. le député est allé jusqu’à mettre en garde le Président Macky Sall à qui il recommande de virer Yakham Mbaye. Sans quoi il va faire de graves révélations.
Moustaoha Cissé Lo qui a chargé le ministre Ndeye Tické Ndiaye Diop de transmettre son message au chef de l’Etat Macky Sall, en tant que Porte-parole du Gouvernement, puisque dit-il « je ne peux plus accéder à lui ». Le responsable aperiste a fait d’autres révélations sur l’octroi de semences et mouillé la ministre de la Fonction publique et maire de Kaolack Mariama Sarr dont le marie aurait touché des tonnes de semences du Gouvernement.Ecoutez !!! https://www.pressafrik.com/AUDIO-Cisse-Lo-repond-a-Yakham-Mbaye-et-met-en-garde-Macky-si-vous-ne-le-virez-pas-je-ne-jure-plus-de-rien_a208979.html

Farba Ngom-Mamadou Lamine Diouf: aux origines d’une rocambolesque affaire

http://canal221.com/-En 2017, Birane Ngom, frère de Farba Ngom, est interpellé par la gendarmerie de Ngor pour vol, séquestration (d’une fille) dans son appartement sis aux Mamelles, détention et vente de drogue. Il a été arrêté en même temps que ses complices et son fournisseur à l’issue d’une filature rondement menée par les hommes en bleu. A l’époque, l’affaire fait les choux gras de la presse, en ligne notamment. Quand il en a eu vent, Farba Ngom, via ses relations haut placées dans le système, s’est renseigné sur l’identité du gendarme auteur de l’arrestation qu’il a fait «convoquer» chez lui. Là, le maire des Agnam est en bonne compagnie. Outre Augustin Tine, ministre des Forces armées au moment des faits, on note la présence d’une haute autorité de la magistrature. Ensemble, tout ce beau linge a invité le gendarme à enterrer l’affaire et à relâcher le jeune homme. Refus catégorique du gendarme qui, le lendemain défère Birane Ngom. Farba lui montre de quel bois il se chauffe. A la surprise générale, son frère est relâché avant 10 heures. Informé via ses mêmes relations dans la gendarmerie, Mamadou Lamine Diouf, conseiller économique, social et environnemental connait désormais les tenants et aboutissants de cette rocambolesque affaire que le député-maire des Agnam a réussi, en un tour de main, à tuer dans l’œuf. Une affaire où se mêlent trafic de drogue, séquestration, tentative de corruption et entrave à la justice. Pour avoir eu vent de cette affaire et de la manière dont elle a été étouffée, Mamadou Lamine Diouf devient un ennemi à abattre.
La deuxième affaire qui a envenimé les relations entre le député et le conseiller économique et social est relative à la distribution des billets pour le pèlerinage à la Mecque. A ce niveau, depuis deux ans, il est reproché à Farba Ngom de détourner le tiers des billets destinés à la diaspora tels que celui de Cotonou pour les offrir à ses proches. Mais, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est le détournement d’un billet à la Mecque destiné à des imams de Fatick. Originaire de cette région, Lamine Diouf se sent lui-même interpellé. Et tente d’en discuter avec son «ami» Farba Ngom avec lequel les relations ont viré à la méfiance depuis qu’il en connait un bout dans la première affaire. La séance d’explication a lieu dans le bureau de Thierno Ndom Bâ, ex-époux de Mme Aminata Tall. Ce que ce dernier a, d’ailleurs, reconnu dans une déclaration publiée sur un site de la place, niant toutefois l’existence de l’altercation. Canal221 persiste et signe que celle-ci a bel et bien eu lieu et que, muni d’une arme, Farba Ngom, à moins qu’il ne soit revenu, entre-temps, à de meilleurs sentiments, est déterminé à régler à sa manière.

Thierno Ndom Bâ: «Contrairement à ce qui a été dit, il n’y a pas eu de bagarre entre Farba Ngom et Mamadou Lamine Diouf»

https://www.dakaractu.com/Thierno Ndom Bâ rétablit la vérité sur une altercation qui aurait éclaté entre Farba Ngom et Mamadou Lamine Diouf. L’homme d’affaires a tenu à réagir à l’information selon laquelle le pugilat a eu lieu dans son bureau. Un incident non confirmé par les principaux concernés et fortement démenti par leurs entourages respectifs.
Le député-maire de Agnam et le Conseiller économique, social et environnemental « ne se sont jamais bagarrés », selon Thierno Ndom Bâ. Choqué que l’on puisse penser qu’une arme à feu a été dégainée, le témoin oculaire poursuit : « Non, il n’y a pas eu de bagarre. Il y a eu une discussion apaisée. Farba Ngom et Mamadou Lamine Diouf ont simplement échangé des propos. Mais, de là à en venir aux mains, c’est autre chose.»
« Il n’y a eu aucun pugilat et personne n’avait une arme ! Comment a-t-on pu raconter ça ?  C’était une discussion entre leaders politiques, c’est tout. Ça s’arrête là, pas le moindre coup n’a été échangé », assure encore l’homme d’affaires.

 Oumar FAYE, Leral Askanwi: «Nous Vivons Un Véritable Ebola Économique Au Sénégal»

https://www.walf-groupe.com/Le leader du Mouvement Leral Askanwi  appelleles Sénégalais à sortir en masse vendredi prochain pour protester contre la hausse du prix de l’électricité.
Fixant ses objectifs à 1 million de manifestants, Oumar FAYE indique qu’ils « sont en train de travailler, de communiquer comme il faut, afin de faire savoir à plusieurs Sénégalais l’importance de venir participe à cette marche ».
« Nous vivons un véritable Ebola économique au Sénégal.  Donc, il nous faut combattre tout cela et aller vers l’essentiel en faisant face à Macky SALL et son régime et leur montrer que nous sommes contre la hausse du prix de l’électricité et pour la libération du Docteur Babacar DIOP et de Guy Marius SAGNA et Cie », soutient Oumar FAYE.
Se disant convaincu que les Sénégalais répondront à leur appel, il estime que « les gris-gris ou toute entreprise mystique ne peut empêcher la mobilisation ce 13 décembre »

Accusé d’être pro-Macky: Cheikh Yérim Seck se fâche

https://www.seneweb.com/-Le journaliste et analyste-politique Cheikh Yérim Seck, réfute catégoriquement tout rapprochement entre lui et le pouvoir de Macky Sall. Interpellé sur la question, par une journaliste, il répond sèchement : « Je ne réponds pas à cette question. Elle n’a pas de sens à mes yeux. Le journalisme ne se fonde pas sur des accusations gratuites, mais sur des faits réels. Avez-vous une fois constaté un manque d’équilibre dans mes analyses ou écrits ? »
Visiblement irrité par le sujet, il finit par se lâcher.
« Un pro-Etat ne va jamais écrire un livre comme le mien intitulé : Ces goulots qui étranglent le Sénégal. Il s’agit de critiques à l’encontre de l’Etat, de la première à la dernière page. Une personne doit être jugée sur des faits », renchérit l’auteur.
Toujours au chapitre de l’écrit, Cheikh Yérim Seck conclut que s’il voulait soutenir Macky Sall, il aurait été plus aisé pour lui de tout juste publier des livres laudateurs à son égard. Et il dit ne l’avoir jamais fait.

Le droit à la révolte des cadets sociaux face à la tyrannie des aînés politiques Par Mamadou SY Albert

Les Nations-unies ont fêté hier les droits de la jeunesse. Une piqûre de rappels annuels à la Communauté internationale des États et des citoyens du monde entier. Cet exercice mondialisé se déroule dans un contexte singulier pour la jeunesse de la planète. La reconnaissance internationale des droits légitimes de la jeunesse est certainement un évènement important dans la prise de conscience des États des problèmes spécifique de la jeunesse. Elle constitue de ce côté, une étape importante d’un long processus de prise en charge des problèmes singuliers à la jeunesse.
Cette reconnaissance consacre évidemment des droits légaux  à cette frange sensible de la population. Les droits à l’éducation, à la santé, à l’emploi, à la protection, à la participation à la vie sociale et au fonctionnement de la gouvernance et de la société, sont désormais intégrés dans les principes sociaux de la gouvernance des affaires publiques. Cette avancée justifie naturellement la célébration de l’évènement par les Nations unies et son invite à l’adresse des États et des citoyens du monde.
Paradoxalement, ces droits légitimes reconnus et même constitutionnalisés par certains États, sont loin de se traduire dans le vécu de la jeunesse désemparée par la crise économique et la dégradation des valeurs culturelles des sociétés contemporaines. La situation de la jeunesse africaine constitue un exemple de ce décalage entre ces principes universaux des Nations unies et le sort de franges significatives de la  jeunesse du continent noir. La jeunesse africaine souffre dans sa chair de plusieurs maux endémiques. L’éducation demeure une préoccupation  pour de nombreux jeunes issus des couches moyennes et pauvres de la population. L’analphabétisme constitue une équation sociale et culturelle à laquelle se heurtent les États post-coloniaux africains.
Ils sont des millions et des millions de jeunes africains en marge de l’éducation française et arabophone. Ils n’ont été, ni à l’école française, ni à l’école coranique. Ils ne savent, non plus, ni écrire, ni lire dans leurs langues maternelles. Cette frange analphabète de la jeunesse est laissée à elle-même. Des pans entiers de jeunes en âge d’aller à l’école, sont éjectés très tôt, pendant que le taux de l’analphabétisme croît d’une décennie à l’autre, des bancs de l’école sont abandonnés par centaines, voire par milliers. La crise de l’Enseignement supérieur a atteint un niveau tel que les Universités publiques ont dépassé leurs capacités d’accueil.
Les jeunes bacheliers qui sortent des Universités publiques sans aucun diplôme sont de plus en plus nombreux. Toutes ces contraintes, des symboles de l’échec de l’éducation moderne, font que le droit à l’éducation des jeunes n’est point garanti et protégé de nos jours par les États. Quand l’État ne peut assurer l’éducation des jeunes en âge d’aller à l’école et/ou se former à des métiers, deux droits indispensables dans la réussite sociale, il lui est naturellement difficile, voire quasi impossible de satisfaire pleinement certains droits fondamentaux  de la jeunesse, notamment le droit à un emploi décent et à une vie normale. La formation technique professionnelle et le droit à un emploi décent, restent des sources des malheurs de la jeunesse africaine.
La jeunesse africaine est dans sa majorité écrasante sans qualification technique et professionnelle. Cette carence dans la formation à un métier alimente d’ailleurs des taux de chômage très élevés en terre africaine. La responsabilité de l’État en matière d’éducation, de formation et d’insertion sociale professionnelle, ne devrait guère occulter la responsabilité de la société des adultes et des parents. La société a elle aussi, sa part de responsabilité dans le décalage entre les principes généraux et le sort peu enviable de la jeunesse.
La cellule familiale ne remplit point sa fonction d’accompagnement et d’encadrement des moins jeunes. Dès l’entrée de l’enfant dans l’adolescence et bien avant cet âge, assez souvent, de nombreuses familles abandonnent l’éducation des enfants, faute de ressources financières et de négligences coupables. Les chemins de la déperdition sociale et de la rue restent alors les seules perspectives possibles à des jeunes sans soutien, sans formation et sans encadrement de l’Etat et de la société.
Ils sont des millions et des millions de jeunes laissés à la merci de trafiquants de drogue, de trafiquants des êtres humains, de marabouts véreux à la quête de jeunes disciples  ou à des aventures  meurtrières de l’immigration avec tous les risques encourus : mourir en haute mer, subir la torture des terroristes, des maîtres coraniques et le poids des nouvelles traites négrières de la jeunesse africaine. Cette situation dramatique d’une  jeunesse sans droits, exclue de l’insertion socio-économique, du fonctionnement de l’État et de la société nourrit toutes les révoltes sociales souvent violentes dans les pays arabes et dans les pays africains.
Le droit à la révolte contre la société contemporaine des adultes est peut-être le chaînon manquant aux droits légitimes de la jeunesse proclamés par les Nations-unies. Les jeunes devraient avoir ce droit de se révolter contre le sort de la majorité de la population,  contre une société moins  attentive aux problèmes spécifiques de la jeunesse, aux inégalités sociales et culturelles, à l’accès aux  services de base. Le droit de se révolter semble apparemment indispensable à l’avènement d’une autre gouvernance de la société et du monde, plus humaniste, plus ouverte à la mise en œuvre effective des droits universels inaliénables de la jeunesse par des aînés politiques moins égoïstes et moins tyrans, car démocrates. http://actunet.net/

GRÈVE DE LA SDE :Le décret de réquisition du Président est bien légal

http://www.enqueteplus.com/nodeJuridiquement, M. Moustapha Diakhaté a tort de faire la leçon au Président de la République Macky Sall, à propos de son décret de réquisition de l’ensemble du personnel de la SDE lors du récent mouvement de grève. En l’espèce, le Président de la République Macky Sall n’a commis aucune illégalité, et encore moins « une grave remise en cause du droit constitutionnel de grève ».
Pour le démontrer, il faut revenir à la substance de l’article 25 de la Constitution, en ce qui a trait à l’exercice du droit de grève dont il est question ici.
En effet, l’article 25 de la Constitution dispose : « (…) Le droit de grève est reconnu. Il s’exerce dans le cadre des lois qui le régissent. Il ne peut en aucun cas ni porter atteinte à la liberté de travail, ni mettre en péril l’entreprise (…) ».
Il en découle que, si le droit de grève est constitutionnellement « reconnu », il n’en demeure pas moins qu’il est aussi constitutionnellement encadré, limité voire atténué par cette même disposition de la Constitution, en ces termes :
« Il s’exerce dans le cadre des lois qui le régissent. Il ne peut en aucun cas ni porter atteinte à la liberté de travail, ni mettre en péril l’entreprise (…) ».
Donc, parler ici de violation de la Constitution n’a aucun sens d’un point de vue juridique. Pourquoi ? Parce que, c’est la Constitution elle-même qui reconnaît le droit de grève, et qui, en même temps, y apporte des limites (Exemples : ne pas porter atteinte à la liberté de travail, ne pas mettre en péril l’entreprise de distribution d’eau gérée par la SDE, mais aussi, le droit de grève en tant que moyen ultime des travailleurs dans l’exercice de leurs droits syndicaux, « s’exerce dans le cadre des lois qui le régissent »).
Or, concrètement, qu’est-ce que l’on trouve parmi ces lois qui régissent le droit de grève au Sénégal ? On trouve justement le Code du travail sur lequel s’appuie légalement le décret de réquisition du personnel de la SDE par le Président de la République. En matière de réquisition, la loi et précisément l’article L.276 du Code du travail dispose en effet que :
« L’autorité administrative compétente peut, à tout moment, procéder à la réquisition de ceux des travailleurs des entreprises privées et des services et établissements publics qui occupent des emplois indispensables
à la sécurité des personnes et des biens, au maintien de l’ordre public,
à la continuité des services publics, ou à la satisfaction des besoins essentiels de la nation (…). ».
De plus, en vertu de la loi, c’est l’autorité compétente qui règle les conditions et modalités de réquisition des travailleurs. Contrairement à ce qui a été dit ou écrit dans les médias ou la presse, il faut savoir qu’en réalité une réquisition peut légalement prendre plusieurs formes.
En effet, une réquisition peut être :
– notifiée au travailleur (individuellement) ;
– ou publiée au journal officiel ;
– ou diffusée à la radio ou à la télévision ;
– ou affichée sur les lieux de travail,
– ou précisée dans un décret du Président de la République ou du Premier ministre.
Dans toutes ces hypothèses, c’est légal. L’autorité administrative est libre de choisir le procédé qui convient le mieux à la situation. Il n’y a aucune illégalité juridique d’une telle réquisition.
En dehors de la notification, dans toutes les autres hypothèses, les travailleurs impliqués par la réquisition seront cités collectivement et anonymement par l’autorité. Mais aussi, dans toutes les hypothèses, les travailleurs devront obligatoirement rejoindre leur poste pour ne pas s’exposer à des sanctions légales. D’autant plus que, le droit de grève ne doit pas porter atteinte à la continuité du service public et à la mission d’intérêt général en matière de distribution d’eau potable, entre autres.
Donc, s’il y a un conseil très sage à donner au personnel de la SDE : ce serait de leur dire qu’en l’espèce, ni la Constitution, ni la loi, ne sont en leur faveur. Or, quand le droit n’est pas en votre faveur et que vous êtes intelligent, qu’est-ce que vous faites ? Vous négociez, mais, vous ne tenterez pas le forcing sans succès.
Toutefois, le Président de la République doit aussi veiller à concilier le droit de grève avec la continuité du service public, en faisant en sorte que la réquisition ne soit pas monnaie-courante dans la République, en l’utilisant qu’en ultime recours pour permettre aux travailleurs d’exercer leur droit de grève. Parce qu’il ne faudrait pas que la réquisition soit une brèche pour mettre fin à l’exercice du droit de grève dans un État démocratique. La réquisition est une arme dissuasive qui doit être utilisée au dernier moment avec tact, finesse et intelligence. Mais, dans le cas précis du personnel de la SDE, l’utilisation de la réquisition est totalement légale ; elle est régulière au nom de la continuité du service public de distribution d’eau pour la satisfaction des besoins essentiels de la nation. Et ce n’est pas la justice qui dira le contraire, parce que ceci est le droit positif sénégalais.
Par conséquent, si les libertés publiques renvoient aux droits de la personne devant être respectés par les pouvoirs publics, et qui constituent une catégorie de droits jugée fondamentale et impliquant donc une protection particulière, leur exercice dans la relation de travail obéït à des régles bien établies qu’il faut concilier et non opposer.
En définitive, ce qui est donc inquiétant, ce n’est pas le décret de réquisition du personnel de la SDE ; c’est plutôt l’incapacité ou l’incompétence des juristes qui entourent le Président de la République Macky Sall. Lesquels se sont illustrés à travers leur silence assourdissant pour défendre juridiquement le décret de leur mentor. Décidément, il faut être médiocre pour se faire une place de choix dans la République…Alioune GUEYE,Professeur de Droit public,Expert auprès du F.R.S. – FNRS (Belgique),Membre du Comité scientifique à la Revue juridique et politique des États francophones (France),Membre (évaluateur) au Comité scientifique de la Revue québécoise de Droit international (Canada),Ancien Professeur/Chargé de cours en Droit public à l’Université de Montréal (Canada),Ancien A.T.E.R en Droit public en France, Rang 1erContact : aliounegueye2000@gmail.com

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