Revue de Presse du Mardi 10 Decembre 2019

Unes de la Presse du Lundi 10 Décembre 2019
Unes de la Presse du Lundi 10 Décembre 2019

«Génocide» des Rohingyas:Aung San Suu Kyi défend la Birmanie devant la CIJ

Par RFI-L’ancienne icône de la démocratie Aung San Suu Kyi est à La Haye pour défendre la Birmanie à partir de ce mardi 10 décembre devant la Cour internationale de justice (CIJ). Le pays est accusé de « génocide » contre les Rohingyas.
Près d’un million de personnes forcées à l’exil, des accusations de crimes de guerre, viols, tortures, exécutions sommaires… La Birmanie va devoir justifier la répression sanglante exercée par l’armée envers les Rohingyas depuis 2017. Et c’est Aung San Suu Kyi, l’ancienne opposante historique à la junte birmane, qui fait le déplacement à La Haye pour défendre son pays.
Icône des droits de l’homme pendant des années, prix Nobel de la Paix en 1991, elle dirige aujourd’hui le gouvernement civil en Birmanie. Sa décision de se déplacer en personne est jugée incompréhensible par les militants des droits de l’homme, comme Chris Lewa. « Elle n’a jamais utilisé son autorité morale pour essayer d’arrêter la situation et elle continue à nier, dénonce l’activiste, qui travaille depuis 20 ans auprès des Rohingyas avec l’association Arakan Project. Elle a été plutôt silencieuse pendant la partie la plus grave du conflit, mais là, elle a même nié ouvertement les violences qui se sont passées. Pour les activistes, elle essaie de couvrir les militaires pour soi-disant défendre la Birmanie contre les pays, occidentaux ou autres, qui essaieraient de souiller sa réputation. »

La Gambie en première ligne pour défendre cette minorité musulmane persécutée

Au premier rang de ces pays : la Gambie, qui a porté cette affaire devant la Cour internationale de justice. Le gouvernement gambien a saisi l’institution au nom de l’Organisation de la Coopération islamique, qui regroupe 57 pays musulmans. Il accuse la Birmanie d’avoir violé la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, et d’avoir cherché à exterminer les Rohingyas en tant que groupe ethnique, sur une base politique et religieuse. De très graves accusations qui s’appuient notamment sur des enquêtes de l’ONU et sur celles d’avocats gambiens, qui ont recueilli plus de 600 témoignages de Rohingyas dans les camps de réfugiés au Bangladesh.
Les victimes « nous ont raconté leurs histoires, expliquait à Reuters le ministre gambien de la Justice, Abubacarr Tambadou, au moment du dépôt de plainte, le 2 décembre dernier. Leur impuissance face à des meurtres de masse, à des tueries de masse, à des viols, à de la torture de masse. Des histoires d’enfants brûlés vifs. Des histoires qui me sont toutes familières. Que j’ai déjà entendues alors que j’étais procureur au Tribunal international pour le Rwanda. J’ai aperçu le génocide à travers toutes ces histoires. J’ai passé une quinzaine d’années à interagir avec les victimes du génocide rwandais de 1994. Et je peux dire que les témoignages recueillis aujourd’hui chez les Rohingyas sont très similaires avec les histoires que j’ai entendues par le passé. Donc je me suis dit que ce n’était pas juste, qu’il fallait faire quelque chose. »
Ce mardi matin, Abubacarr Tambadou a donc mené un réquisitoire accablant à la CIJ, rapporte notre envoyé spécial à La Haye Vincent Souriau. Le ministre gambien de la Justice et son équipe de juristes se sont succédés à la tribune pour évoquer des décennies de suspicion et de haine, couronnées par les violences de masse commises depuis le début des années 2010, et jusqu’à l’exode de 2017. Un système d’oppression, selon les avocats de la Gambie, visant à effacer jusqu’à l’identité des Rohingyas. La Gambie demande donc à la Cour de reconnaître le génocide perpétré par la Birmanie, et de l’obliger à prendre des mesures d’urgence pour y mettre fin.
Tout ce que demande la Gambie, c’est que vous disiez à la Birmanie de cesser ces tueries insensées, de mettre fin à ces actes de barbarie, à cette brutalité qui choque notre conscience collective.
La charge du ministre gambien contre la Birmanie à la CIJ, le 10 décembre 2019

Des appels à la prière et à l’action en faveur des Ouïghours de Chine lancés en France

https://www.saphirnews.com/Le sort des Ouïghours, en Chine, ne soulève encore que peu d’indignation en France. Depuis quelques jours, des appels à faire des prières et des invocations en faveur des Ouïghours dans les mosquées sont lancés.
A l’initiative du tout jeune collectif Agir Pour Les Ouïghours, qui regroupe des citoyens français musulmans qui se déclarent sensibles à la cause de cette minorité musulmane persécutée par la Chine, « une action nationale contre le silence et l’indifférence sur le sort dramatique de la population ouïghoure » est appelée à se tenir « à l’occasion de la prière du vendredi 13 décembre dans les mosquées de France ».
Le collectif, dont les membres sont « conscients du drame quotidien qui s’approfondit au Turkestan oriental (l’actuel Xinjiang, dans l’ouest de la Chine) et qu’on tente de cacher à l’opinion internationale », en appelle « à une journée de sensibilisation et de prière » dans les lieux de culte.
« L’occultation de (leur) situation qui touche pourtant plusieurs millions de personnes, les amène, aujourd’hui, à espérer simplement que l’on parle de leur souffrance et qu’elle soit enfin reconnue », indique-t-on dans un communiqué parvenu à la rédaction. « Nous formons à notre tour l’espoir, à travers nos prières, que l’éveil des consciences permette de faire cesser ces brimades, humiliations et privations totales de liberté qui par leur caractère institutionnel et systématique confinent tout bonnement à une épuration ethnique de l’avis même d’ONG internationales. »

« Silence, partout.Ce silence tue. Nous devons le briser»

Des prières en faveur des Ouïghours, à l’appel du Conseil régional du culte musulman (CRCM) Rhône-Alpes, ont aussi été accomplies dans plusieurs mosquées rhodaniennes dimanche 8 décembre.
« Ce que vivent les Ouïghours est insoutenable. Soyons solidaires avec nos frères et sœurs, soient-ils d’Asie. Nous sommes peut-être à des milliers de kilomètres, mais la moindre des choses que nous pouvons faire, (et nous le leur devons), c’est d’implorer Allah pour eux », avait lancé, en guise d’appel, Cengiz Kalayci, récemment élu pour deux ans à la tête du CRCM après les élections organisées en décembre.
Des prières oui, mais c’est bien plus encore qu’il faut pour espérer faire bouger les lignes. Dans un tout autre cadre, une soirée de solidarité avec les Ouïghours est organisée, dimanche 15 décembre à Montreuil (Seine-Saint-Denis), à l’initiative de Dilnur Reyhan, présidente de l’Institut ouïghour d’Europe, et de l’eurodéputé Raphael Glucksmann, afin de sensibiliser le grand public aux exactions que subit de longue date la minorité musulmane turcophone.
« Chaque matin, dans une sinistre cérémonie, chaque détenu de ces camps est obligé de renoncer à sa langue, sa culture, sa religion – l’islam. Ce processus d’abolition de soi est le cœur de la politique de « rééducation » menée par le gouvernement chinois », déplore-t-on dans un texte d’appel.
« Un trou noir légal, médiatique, politique. Un trou noir en Chine – ces camps échappent à tout cadre légal – et un trou noir dans le monde – ils sont à peine mentionnés dans les échanges que nos pays ont avec les dirigeants chinois », affirment les organisateurs de la soirée, qui dénoncent le silence dans les rangs de la gauche, dans les chancelleries ou encore dans les pays musulmans. « Silence, partout. Ce silence tue. Nous devons le briser. » par Lina Farell

DEUX POIDS,DEUX MESURES? Les Ouïgours de Chine sont-ils des musulmans indéfendables pour les musulmans ?

https://www.atlantico.fr/Après les révélations faites par le Consortium international de journalistes d’investigation, la réalité « des centres d’éducation » du Xinjiang, en Chine, ne fait plus aucun doute.
Il est tout à fait incroyable de voir la susceptibilité parfois épidermique de certains pays musulmans jetant des fatwas sur des individus à la première insulte à la religion ou apostasie, tout comme voir certains d’entre eux défiler par millions voire tuer pour des caricatures, pendant que le sort de leurs coreligionnaires en Chine ne suscite qu’indifférence et désintérêt total. Il ne s’agit pas de minorer l’atteinte à la religion mais bien de soulever les paradoxes de la oumma (communauté de croyants) qui n’est manifestement pas scandalisée par ce qui se trame en chine depuis des années sur les hauts-plateaux du Xinjiang. Et pourtant, il y’a de de quoi car ce que Pékin met en place, c’est une véritable épuration des musulmans sur son territoire. En attendant, le fichage ADN est déjà en cours.
En effet, alors que des millions d’Ouïgours sont en train d’être internés, décimés, pour un jour être éradiqués en Chine, au nom de la fameuse « lutte contre le terrorisme », aucun dignitaire musulman ne s’insurge. Mais pourquoi ? Face à la realpolitk, la realreligion s’écrase. Alors que des imams décrètent des condamnations à tout va, personne dans le monde musulman ne proteste ou condamne les crimes de masse des chinois contre leurs citoyens musulmans ouïgours. Où sont les fatwas ? Où sont les manifestations ? L’islam interdit l’apostasie qui est punie de mort, or la Chine, par l’enfermement, la coercition et la torture, force des millions de musulmans à l’apostasie de fait sous les ordres du Parti Communiste.
Le silence des autorités islamiques mondiales, à commencer par l’Organisation de Coopération Islamique, et des gouvernements sont une honte, une trahison de leurs valeurs élémentaires d’humanité et de dignité humaine, une compromission, une complicité criminelle. Lors d’une rencontre dans le cadre du Parlement européen, avec une représentante du PCC, appelons-là Mme Li, s’intéressant à nos activités de lutte contre l’extrémisme violent avec SAVE BELGIUM, nous avons pu voir à quel point nos visions divergeaient : « Depuis que nous avons mis en place un certain nombre de centres d’éducation au Xinjiang (qui sont en réalité des centres de rééducation et de torture), nous n’avons plus d’attentats dans la région et le pays est plus sûr. C’est comme cela qu’il faut lutter contre le terrorisme. Nous aidons les familles, les jeunes, nous leur apprenons le chinois et nos valeurs et cela contribue à davantage d’unité du pays ». Un dossier complet du Monde paraissait le 25 novembre révélant l’étendue des exactions commises par les Chinois depuis des années dans une région méconnue de l’Occident et à l’abri des regards et des médias. Le journal y parle ainsi d’une nouvelle « révolution culturelle » qui méprise la religion et le sacré. Il semblerait qu’aujourd’hui, près d’un million d’Ouïgours soient détenus dans les fameux camps « d’éducation » de Mme Li.
Aux Nations-Unies, la Chine pèse lourd économiquement comme politiquement et les défenseurs des musulmans chinois peinent à se faire entendre. En juillet 2019, ils étaient 22 pays à l’ONU à demander à la Chine de stopper ses exactions, contre 37 qui soutinrent Pékin. Une lettre émanant de l’OCI avait même salué en juillet 2019 les efforts de la Chine en matière de lutte contre le fameux « terrorisme » et la radicalisation violente au Xinjiang.  Et ils étaient sur un total de 57 pays musulmans, seulement 14 à condamner le PCC ! Dans le même temps, des pays comme l’Arabie Saoudite et l’Egypte saluaient même les avancées en termes de droits humains de la Chine (sic).
Pourtant, comment appelle-t-on une répression généralisée et systématique sur une communauté en particulier ? C’est bien un génocide qui serait en cours, et un crime contre l’humanité contre les Ouïgours alors que le sort des Rohingyas avait suscité beaucoup plus de sympathie internationale. Mais c’est vrai qu’entre le pouvoir birman et le pouvoir chinois, les intérêts économiques n’ont strictement aucune comparaison. Et comme le concluait la lettre de l’OCI de juillet dernier : cette lutte contre le terrorisme ouïgour a permis avant tout à la Chine d’apporter « un sentiment plus fort de bonheur, d’épanouissement et de sécurité ». Dont acte. Ils semblent bien que les musulmans de Chine soient désormais totalement indéfendables, avant tout même des musulmans du monde. Sébastien Boussois

ET SI ON PARLAIT (UN PEU) DES MUSULMANS ?PAR FADEL DIA

Il ne se passe guère de jour sans qu’un homme politique ou un média, toutes obédiences et tous courants confondus, ne fustigent les pernicieuses entreprises de ceux qu’ils désignent sous l’infâme néologisme «d’islamistes». C’est en effet le terme jugé politiquement correct par lequel on nomme les extrémistes musulmans mais c’est un choix contestable parce que dans «islamistes» il y a «Islam» et comme il n’existe pas de terme correspondant pour définir les «bons» musulmans, cette confusion est souvent l’occasion de mettre tous les musulmans dans le même sac et d’offrir une tribune à tous ceux qui veulent les dénigrer, comme les mouvements dits «Ex-muslims» animés par des hommes et des femmes qui ont renié leur foi musulmane
Par ailleurs si « islamistes » désigne les « mauvais » musulmans, il faudrait alors inclure sous cette appellation tous ceux qui refusent l’invite à faire de l’Islam « une religion du juste milieu », et parmi ceux-ci les maîtres coraniques qui torturent leurs élèves ou les « marabouts » qui subornent leurs disciples et les conduisent non vers la lumière, mais vers l’obscurantisme et l’asservissement… Quoiqu’il en soit le succès de l’ expression « islamiste » qui désigne au mieux quelques milliers de femmes et surtout d’hommes, a fini par faire oublier qu’il existe un milliard d’hommes et de femmes qui se prévalent d’appartenir à l’Islam, qui ne posent pas de bombes, ne sont pas forcément accros de la barbe ou de la burka, et qui dans leur grande majorité, veulent vivre leur foi sans excès ni violence, dans le respect de l’autre, en conformité avec les lois qui les gouvernent et les principes des droits humains. On oublie que ces musulmans « ordinaires « sont en réalité les victimes principales de la folie des « islamistes » et que c’est en milliers de morts que se comptent les pertes humaines que ceux-ci produisent en leur sein. Au nord du Nigéria, et pour la seule année 2014, les attentats de l’un de leurs plus violents mouvements ont fait des centaines de morts à Borno (200 morts), à Jos (118 morts), à Kano (120 morts) etc. Au Pakistan des attentats « islamistes » ont visé les lieux les plus sacrés : écoles, universités, centres de santé, mosquées etc. En Somalie un seul attentat a fait 358 morts et des centaines de blessés ! Enfin ils sont des milliers de musulmans à avoir trouvé la mort dans des attentats « islamistes » en Irak, en Afghanistan, en Egypte, en Indonésie, en Syrie etc.

LA CHINE, SEUL ETAT A INCARCERER UN MILLION DE PERSONNES !

On oublie surtout que les musulmans ne sont pas victimes des exactions des seuls « islamistes » et que dans de nombreux pays du monde ils sont ostracisés ou subissent des sévices comme on n’en a jamais connus depuis la deuxième guerre mondiale. Quel pays aujourd’hui oserait aujourd’hui traiter ses minorités comme sont traitées les minorités musulmanes en Chine, en Inde, en Birmanie ou en Israël ? Les démocraties occidentales font soudain semblant de découvrir que les Ouighours, communauté turcophone de confession musulmane qui peuple le Xinjiang, sont l’objet de graves sévices de la part des autorités de Pékin. Il a fallu la publication de centaines de documents internes du parti communiste chinois par le New York Times, il a fallu que 17 grands journaux du monde fuitent des instructions officielles du gouvernement chinois pour qu’elles s’émeuvent du sort des Ouighours. En Chine un million de personnes appartenant à cette ethnie, soit un dixième de la population totale, sont détenues dans de véritables camps de concentration appelés pudiquement « centres de formation professionnelle », ce qui fait de ce pays le seul au monde où l’on maintient en prison une population aussi importante. Ces prisonniers font l’objet d’une détention « calculée, coercitive et extra-judiciaire » et sont soumis à une vidéosurveillance dans tous les actes de leur vie. Le président Xi Jinping s’est engagé à être « sans pitié » à leur égard, à extirper l’Islam de la Chine, à contrôler toute la population ouighour au point de soulever des résistances au sein même des agents d’exécution de sa politique… L’Inde est aujourd’hui, au XXIe siècle, le seul pays au monde avec Israël à pratiquer l’apartheid et à traiter de citoyens de second ordre une partie de sa population. Le Premier Ministre Narendra Modi a renié les principes fondateurs de la nation indienne, repris à son compte les thèses des nationalistes extrémistes hindouistes qui diabolisent toutes les minorités, jugées non indiennes et les accusent d’être responsables des malheurs du pays. La plus importante de ces minorités est constituée par les musulmans, traités de « termites », soumis à des lynchages et à des campagnes de haine, entre autres sévices. Ils représentent pourtant une population de 172 millions de personnes, ce qui en fait la troisième communauté musulmane du monde. Leur ostracisation s’est traduite récemment par la déchéance de la nationalité indienne de 2 millions de musulmans de l’Assam, condamnés à devenir des apatrides ou à la déportation, et par l’autorisation, accordée par la Cour Suprême et approuvée par le Premier Ministre, de reconstruire un temple hindou sur le site où la destruction d’une mosquée avait fait 2000 morts en 1992 !

UN PRIX NOBEL ACCUSE DE CRIME CONTRE L’HUMANITE !

Quant à la minorité musulmane de Birmanie, elle est considérée par les Nations-Unies comme « la plus persécutée du monde ».Le gouvernement dénie la citoyenneté birmane aux Rohingyas qui sont pourtant présents sur le territoire depuis le VIIe siècle. Il interdit même qu’on les appelle autrement que « Bengalis » pour affirmer leur origine étrangère, au point que le pape François, en visite dans le pays, s’est abstenu de prononcer le terme Rohingyas. Les autorités birmanes appuyées par une campagne de haine menée par internet, ont contraint à l’exil près de 700.OOO personnes, au moyen d’opérations de répression menées par .Elles ont toujours selon les Nations-Unies, renforcé leur « intention génocidaire » contre celles qui demeurent encore sur le territoire birman, au point que des voix s’élèvent pour exiger que ses responsables soient traduits devant la Cour Pénale Internationale. Parmi eux, le chef de gouvernement de facto, Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix ! On pourrait poursuivre cette énumération et citer le sort fait par le gouvernement Netanyahou aux Palestiniens de toutes confessions, en Cisjordanie où ils sont sous occupation militaire, en Israël où ils sont victimes d’un véritable apartheid. On pourrait citer les mesures discriminatoires prises par Donald Trump qui interdit l’accès du territoire américain aux ressortissants de plusieurs pays parce qu’il s’agit de pays musulmans.
On pourrait souligner qu’aujourd’hui en France et dans bien d’autres pays européens, un musulman risque sa vie s’il prononce la formule « Allaahu Akbar », assimilée désormais à un appel au meurtre, alors qu’elle signifie « Dieu est grand » et que c’est elle qui ouvre toutes les prières de tous les membres de la Umma islamique… On ne peut pas exclure l’idée que ce sont toutes ces injustices accumulées, toutes ces violences non sanctionnées, ces sources de frustration du monde musulman qui sont le fait de gouvernements membres des Nations-Unies, qui poussent quelques illuminés à recourir à des actes de barbarie contre ceux qui à leurs yeux en sont les responsables ou les complices. Malheureusement leur solution n’est pas la bonne et par leurs actes ils s’excluent en fait d’une communauté dont le Livre Saint proclame que l’être humain est chose sacrée et que « celui qui a tué un innocent est considéré comme avoir tué tous les hommes !». (Coran V, 32) http://www.sudonline.sn/

TRISTE ANNIVERSAIRE PAR JAMRA

 Il y a deux ans, en partenariat avec la Société civile, JAMRA organisait le 15 septembre 2017 à Dakar une Marche pacifique de soutien aux Rohingas, la minorité musulmane de Birmanie, qui faisait l’objet de sanglantes persécutions de la part de moines bouddhistes extremistes, avec la complicité de l’État birman. Durant cette campagne meurtrière, l’armée a massacré pas moins de 10.000 femmes, hommes et enfants rohingyas, selon l’ONU, et contraint plus de 740.000 personnes à fuir au Bangladesh voisin, où elles se trouvent toujours.
DANS SON RAPPORT de juin 2018, Amnesty International cite les noms de 13 hauts responsables des forces de sécurité – occupant différentes positions dans la chaîne de commandement – qui devraient faire l’objet d’une enquête et de poursuites judiciaires pour crimes contre l’humanité.
DEUX ANS APRÈS l’exode des Rohingyas, vers le Bangladesh, l’impunité persiste. Ces responsables d’atrocités, identifiés et signalés par Amnesty Internationale, continuent d’échapper à la justice. Le Conseil de sécurité devrait saisir de toute urgence la Cour pénale internationale, et imposer un embargo sur les armes.
AU BENGLADESH voisin, où ils se sont réfugiés pour échapper à la mort, plus de 910.000 Rohingyas vivent dans des camps de réfugiés où ils sont souvent privés de leurs droits fondamentaux. Selon Amnesty international, le gouvernement bangladais leur impose de sévères restrictions : ils ne peuvent pas librement postuler un emploi ou se déplacer, et les enfants ne peuvent pas aller à l’école.
AMNESTY continue de demander que la Cour pénale internationale soit saisie, sur tous ces crimes atroces commis contre les Rohingyas; cette minorité ethnique à laquelle le moine sanguinaire Ashin Wirathu ne pardonnera jamais d’avoir embrassé la religion musulmane.(JAMRA).

 Constitution du capital de la future société de production et de distribution d’eau,aux côtés de SUEZ: le FONSIS supporte les 55% de parts sénégalaises

https://actusen.sn/C’est une exclusivité ‘’SourceA’’ ! C’est le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis), qui va, pour le moment, supporter les 55% de parts sénégalaises dans la future Société de production et de distribution d’eau. Là où Suez, le partenaire stratégique, compte 45%.
Mais attention ! Prochainement, le Fonsis va trouver, selon toujours nos infos, les mécanismes, pour que l’Etat, le Privé national, les travailleurs de la Sénégalaise des eaux (Sde), de la Sones et de l’Onas régularisent auprès de lui.
C’est dire que, en 2012, quand Macky Sall avait décidé de mettre en place ce Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques, il n’était pas en train de pédaler dans le néant.
Car il a été inspiré par un contexte de raréfaction des investissements directs vers notre pays, une faiblesse du Secteur privé industriel local et une nécessité de réaliser des investissements structurant et de gérer efficacement les participations et autres actifs de l’Etat.

Perspectives économiques: Le taux de croissance projeté à 6,8% en 2020 selon la Dpee

https://www.lejecos.com/-L’année 2020 coïncide avec la deuxième année de mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires (Pap II) 2019-2023 du Pse. Selon la Direction de la planification et des études économiques (Dpee), la Lfi 2020 devrait s’inscrire dans un contexte de consolidation du cadre macroéconomique grâce à une politique budgétaire prudente.
«Ainsi, le Sénégal s’est engagé, dans la cadre du Pse, à promouvoir une croissance économique durable et inclusive, tirée davantage par le secteur privé. L’atteinte de cet objectif nécessite un cadre macroéconomique stable reposant sur une gestion équilibrée des finances publiques, une plus forte mobilisation des ressources intérieures et une gestion plus efficiente des dépenses publiques.
Pour maintenir la dynamique de croissance, le Sénégal mise sur une accélération de l’investissement privé à travers un programme ambitieux de projets stratégiques, matures, bancables et développés avec un fonds de capital d’amorçage dédié », renseigne la Dpee dans son «Rapport économique et financier ».
Selon la Dpee, l’activité économique devrait rester dynamique et se maintenir sur un sentier de croissance de plus de 6%, à la faveur d’un environnement interne plus favorable, mais également grâce aux investissements structurants dans le cadre de la poursuite de l’exécution des projets et programmes du PSE inscrits dans sa deuxième phase de Plan d’actions prioritaire pour la période 2019-2023. La consolidation des acquis à travers les réformes et le renforcement du climat des affaires contribueraient à maintenir le dynamisme de l’activité économique.
«Globalement, le taux de croissance du PIB réel est projeté à 6,8% en 2020, contre 6,0% en 2019, soit un gain de 0,8 point de pourcentage. Cette croissance serait à la fois tirée par les secteurs, primaire (+7,7%), secondaire (+5,9%) et tertiaire (+6,2%) », lit-on dans le rapport consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
Dans le secteur primaire, l’activité est attendue en hausse de 7,7% en 2020 contre 7,2% en 2019, tirée,essentiellement, par les sous-secteurs de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Le secteur primaire contribuerait à 1,3% à la croissance du Pib réel en 2020
Dans le secteur secondaire, l’activité resterait vigoureuse en 2020, à la faveur de la poursuite de l’exécution des projets structurants du PSE et de la vigueur des industries en rapport avec la mise en œuvre du PAP II de la stratégie d’émergence.
L’activité du secteur est, ainsi, attendue en hausse de 5,9% en 2020 contre 6,0% en 2018, soit une contribution de 1,2 point de pourcentage à la croissance du PIB réel
Dans le secteur tertiaire, l’activité resterait vigoureuse en liaison avec la bonne orientation du secteur primaire et le dynamisme attendu dans le secteur secondaire. Le secteur tertiaire progresserait de 6,3% en 2020 contre une prévision de 5,3% en 2019, pour une contribution attendue de 2,8 points de pourcentage à la croissance du Pib.Oumar Nourou

Développement humain: Le rapport a fuité,le Sénégal 166e/189 pays

https://www.rewmi.com/Le PNUD publie ce lundi à minuit, le Rapport Mondial sur le Développement Humain. Selon le document qui a fuité, le Sénégal se console à la 166ème place sur 189 pays, derrière des pays comme la Mauritanie, le Congo et Madagascar.

PLUS DE 526 MILLIARDS POUR L’EDUCATION EN 2020

Dakar, 10 dec (APS) – Le ministère de l’Education nationale est doté pour l’année 2020 d’un budget de 526 270 540 817 en crédits paiement, a-t-on appris ce mardi lors de l’examen du budget de ce département ministériel à l’Assemblée nationale.
Les autorisations d’engagement pour ce département ministériel dirigé par Mamadou Talla s’élèvent à 129 948 489 978 FCFA, selon le rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale consulté par l’APS.
Cette séance plénière consacrée à l’examen du projet de budget du ministère de l’Education nationale a démarré vers 11 heures sous la présidence de la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Ndèye Lucie Cissé.
Le rapport précise que « les crédits du programme Education scolaire se chiffrent à 411 969 000 FCFA, tandis que le programme Enseignement élémentaire s’élèvent à 101 700 000 000 FCFA ».
Pour le programme Enseignement moyen général, la même source souligne que les crédits de paiements dudit programme s’élèvent à 16 421 774 075 FCFA. Les crédits du programme Enseignement secondaire général sont arrêtés à 7 714 786 516 FCFA.DS/ASB/OID

9,5 milliards pour le développement industriel

iGFM – (Dakar) – Le ministère du Développement industriel et des Petites et Moyennes industries est doté pour l’année 2020 d’un budget de 9.514.831.998 FCFA, selon un rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
Les autorisations d’engagement sont chiffrés à 107.120.000.000 de FCFA, selon ce rapport dont l’APS a eu connaissance ce lundi à la plénière sur le vote de ce budget.
Le document précise que les actions du ministère du Développement industriel sont structurées autour de programmes, dont l’un porte sur la compétitivité de l’industrie sénégalaise, tandis qu’un autre a trait au pilotage, à la coordination et la gestion administrative.
La séance plénière a commencé un peu après 20h, en présence du ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes industries, Moustapha Diop, venu défendre ce projet de budget au nom du gouvernement.

Finances publiques: Les ressources totales se sont inscrites en légère hausse de 2,1% en 2018

https://www.lejecos.com/La gestion budgétaire au titre de l’année 2018 s’est déroulée dans un contexte marqué par la poursuite de l’exécution des projets déclinés dans le Pse et de la mise en œuvre des réformes identifiées dans le cadre du programme économique et financier appuyé par l’instrument de soutien à la politique économique (Ispe).
«Elle s’est articulée, conformément à la politique de rationalisation des dépenses de consommation de l’État, autour de la gestion prudente des charges de fonctionnement et du maintien d’un niveau soutenu des investissements structurants.
En termes de mobilisation des ressources, les efforts ont porté, essentiellement, sur l’élargissement de l’assiette fiscale et le renforcement du contrôle. Globalement, le besoin de financement (déficit budgétaire dons compris) est ressorti à 477,6 milliards, soit 3,7% du PIB en 2018, contre un déficit de 362,2 milliards, soit 3,0% du PIB en 2017 », explique la Direction de la planification et des études économiques (Dpee) dans son rapport économique et financier
«Les ressources totales se sont inscrites en légère hausse de 2,1%, passant, ainsi, de 2376,6 milliards en 2017 à 2425,5 milliards en 2018. Elles sont composées de recettes budgétaires pour 2137,5 milliards, de dons pour un montant de 256,4 milliards et des ressources au titre du FSE pour 31,6 milliards », informe la Dpee.
S’agissant des recettes fiscales, estimées en hausse de 7,9%, elles sont constituées essentiellement des « impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital », des « impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales » (droits de porte) et des « impôts sur les biens et services » avec des parts respectives de 30,3%, 14,6% et 51,1%. Les « impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital » sont évalués à 603,3 milliards en 2018 après une réalisation de 543,5 milliards en 2017, soit un accroissement de 59,8 milliards (+11,0%).
En revanche, l’impôt sur les sociétés, évalué à 190 milliards, a enregistré une légère baisse de 1,7 milliard en rapport avec le recul des contributions des secteurs secondaire et tertiaire. En effet, explique-t-on, la Société Sabodola Gold Operation, principale entreprise pourvoyeuse de cet impôt, a vu sa contribution baisser du fait du repli de son bénéfice imposable à la suite des dotations aux amortissements relativement élevées.Oumar Nourou

Finances publiques: La gestion budgétaire en hausse 21,2 % en octobre  2019

https://www.rewmi.com/Au terme des dix premiers mois de 2019, la gestion budgétaire est caractérisée par un accroissement de 21,2 % de la mobilisation des ressources et une exécution prudente des dépenses qui se sont confortées de 12,5%.
Les ressources  qui sont composées de recettes budgétaires (2021,1 milliards) et de dons (158,3 milliards)  ont respectivement cru de 24,7% et de 2,4% selon  le point mensuel de conjoncture de la direction de la prévision et des études économiques ( Dpee) .En glissement annuel, la progression des recettes budgétaires est portée par les recettes fiscales qui se sont accrues de 25,1% grâce aux impôts directs et indirects. Concernant la fiscalité directe, les recouvrements sont tirés par l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les sociétés avec des hausses respectives de 20,3% et 21,3%. La collette de l’impôt indirect est, quant à elle, soutenue par les taxes sur la consommation, les droits de porte, la TVA à l’import et la TVA intérieure hors pétrole qui se sont confortés. En particulier,  note la source, la progression de la taxe sur la consommation est favorisée par le rapatriement de la TUR. Par ailleurs, le rapatriement des taxes parafiscales, notamment, le  plan Sénégal émergent (PSE), le conseil sénégalais des chargeurs(COSEC) et la taxe d’usage de la route (TUR), a globalement contribué à hauteur de 64 milliards au recouvrement. S’agissant les dépenses budgétaires, elles sont exécutées à hauteur de 2741,2 milliards à fin octobre 2019 contre 2437,2 milliards un an auparavant, soit une augmentation de 304 milliards. Cette progression apprend-on  traduit les augmentations simultanées des dépenses courantes et d’investissement. La hausse des dépenses courantes reflète les progressions respectives des charges d’intérêt sur la dette publique, des dépenses de fonctionnement et de la masse salariale qui se sont établies à 262,7 milliards, 829 milliards et 604,2 milliards. À propos des dépenses en capital, la  Dpee informe qu’elles sont estimées à 1045,3 milliards à fin octobre 2019, en hausse de 12,8% comparativement à fin octobre 2018. Cette progression est principalement tirée par la composante financée sur ressources extérieures  qui s’est consolidée de 25,2%.  Pour ce qui  est  de l’investissement financé sur ressource interne, il  s’est raffermi de 3,5%, en glissement annuel. Au total, le solde budgétaire, dons compris, est estimé en déficit à 570,5 milliards à fin octobre 2019 contre un déficit de 645,5 milliards un an auparavant.Zachari BADJI

L’année 2018 a été marquée par la consolidation des investissements structurants dans les secteurs prioritaires

https://www.lejecos.com/La Direction de la planification et des études économiques (Dpee) a produit un Rapport sur la situation économique et financière du Sénégal. C’est un document d’analyse macroéconomique qui accompagne le projet de loi de finances que le Gouvernement soumet chaque année à l’Assemblée nationale. Dans ce document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), la Dpee fait le point sur la situation économique du Sénégal en 2018.
Selon cette direction du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, l’année 2018 marque la fin de la mise en œuvre du premier plan d’actions prioritaires (Pap I) du Plan Sénégal émergent (Pse) adopté en 2014.
Elle a été marquée par la consolidation des investissements structurants dans les secteurs prioritaires et le renforcement de la mise en œuvre des réformes phares, en particulier dans le transport et le désenclavement ainsi qu’une amélioration de la bonne gouvernance.
«En 2018, le taux de croissance du Pib réel est estimé à 6,7% contre 7,1% en 2017, consolidant ainsi les acquis de la croissance économique qui est supérieure à 6% depuis 2014. Ce dynamisme de l’activité économique résulte de la mise en œuvre des grands projets d’investissement et du renforcement de l’ensemble des secteurs productifs. En effet, la croissance en 2018 est tirée par les secteurs primaire (+7,9%), secondaire (+6,9%) et tertiaire (+6,3%). Du côté de la demande, la croissance économique est essentiellement tirée par la consommation finale et l’investissement », lit-on dans le document.Oumar Nourou

Transformers Summit 2019: la BID s’engage à davantage accompagner le Sénégal

https://www.financialafrik.com/ Organisé à Dakar le lundi 09 décembre 2019, le «Transformers Summit 2019» a vu la signature d’accord entre la Banque Islamique de Développement (BID) et l’Etat du Sénégal dans le secteur aquacole.
D’entrée de jeu, les deux parties se sont félicitées de la relation forte et de la confiance réciproque  qui lient  la Banque Islamique de Développement (BID)  et le Sénégal. Face à la presse,  le Président du Groupe de la Banque Islamique de Développement et le ministre de l’Economie, du Plan et de la coopération du Sénégal, ont donné quelques détails concernant la signature d’accord.
« Il y a une équipe de la BID qui a fait récemment une exploration au Sénégal pour identifier les secteurs potentiels afin de mobiliser les ressources. Nous avons identifiés deux secteurs, notamment, l’aquaculture ainsi que le secteur de l’industrie du gaz et du pétrole, dont la production va démarrer en 2023. La Banque Islamique de développement s’appuie sur son nouveau modèle de développement à savoir l’identification de potentiels secteurs. Aujourd’hui nous avons signé un accord dans le secteur de l’aquaculture pour davantage accompagner le Sénégal. », a souligné le  Dr Bandar Hajjar, président de la BID.
Le président de l’institution financière de développement a par ailleurs estimé que «la relation de partenariat entre la BID et  le Sénégal est une relation très forte. La BID a, à ce jour investi environ 144 milliards de dollars au sein des pays membre, dont 3.3 milliards au Sénégal »
Le ministre de l’Economie, du Plan et de la coopération, Amadou HOTT a, à cette occasion, exprimé les attentes du Sénégal de cet accord qui a été signé entre la Banque et son pays  «Nous venons de signer un protocole d’accord avec la Banque Islamique de Développement qui a l’intention d’accompagner le Sénégal à développer le secteur aquacole.
Bien que nous soyons  un pays producteur de poisson,  cet aliment est de plus en plus cher. Nous espérons qu’avec l’appui financier et technique de la Banque Islamique de Développement, nous pourrons soutenir les entrepreneurs et investisseurs évoluant  dans le secteur aquacole ».
Pour finir, le Président du Groupe de la Banque Islamique de Développement a exprimé sa fierté ainsi que les perspectives de la Banque pour le Sénégal. «Je suis fier de souligner que la BID a financé  la première phase du Train Express Régional (TER) à hauteur de 300 millions d’euros et au jour d’aujourd’hui nous avons pour ambition de financer la phase II du TER, pour une participation allant de 80 à 100 millions d’euros»

HAUSSE DU PRIX DE L’ELECTRICITE–LES NON-DITS

NETTALI.COM – Le coordonnateur du Forum social mondial alerte sur une hausse du prix de l’eau, après celui de l’électricité. C’est dire que le Sénégal vit les contrecoups d’une tension de trésorerie causée par des choix économiques dont la SENELEC elle-même n’est qu’une victime.
La hausse du prix de l’électricité, par le jeu de la manipulation politicienne, charrie toutes affabulations et fantasmagories. Un prisme déformant cherche à occulter que la Société nationale d‘électricité vit l’effet de retard néfaste de la « la tension budgétaire » évoquée par le représentant du Fonds monétaire international (FMI), le 13 novembre 2018, à l’occasion de la Revue annuelle conjointe de coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale. Pour rassurer son monde, l’alors ministre de l’Economie et des Finances, Amadou Ba, soutenait que cette tension était  «voulue et même souhaitée». Le ministre parlait déjà de menace de hausse des prix du carburant et de tout ce qui est produits pétroliers, pour justifier cette émergente tension-là. «Rien que pour cette année (2018), nous avons mis à la disposition de la Senelec pas moins de 70 milliards de francs Cfa, une reconnaissance de dette de près de 125 milliards de francs Cfa. Ce sont autant de ressources qui sont prélevées dans d’autres secteurs. C’est cela la vérité», disait-il. En clair, la situation que vit aujourd’hui la SENELEC est moins la conséquence des ratés d’une gestion interne que les contrecoups  d’autres facteurs comme la dette de l’Etat vis-à-vis de l’entreprise et le rétrécissement du pouvoir de subvention.
Pour mémoire, en septembre 2017 déjà, le FMI avertissait le gouvernement sénégalais sur la hausse de la dette à la suite d’une  mission de revue dirigée par M.Ali Mansoor. Dans plusieurs sorties, Macky Sall a essayé de minimiser les conséquences de cette dette contractée sous le ministère de Amadou Ba. Cependant, l’économiste Meïssa Babou n’y était pas allé du dos de la cuillère pour enfoncer un coin dans l’arc : « Six (06) mois avant la dernière présidentielle, alors invité à Sud Fm je parlais déjà d’une banqueroute si l’on n’arrêtait pas le ministre Amadou Ba. Aujourd’hui, le temps  m’a donné raison. Nous sommes en train de subir les conséquences des actions d’autorités qui ne comprennent que dalle (…). Le ministre a enfoncé le pays dans des projets inutiles comme le Train Express régional, l’autoroute Ila Touba…». Son collègue universitaire Mounirou Ndiaye, dans un entretien-vérité avec nettali.com début mai 2018, a   abordé la question de la dette que l’on a octroyée au Sénégal pour un redressement. Et c’est pour dire que cette dette aurait dû aider le pays à se redresser et à se passer de dettes futures. Mais pour lui, c’est le contraire qui se produit.  Il en veut aussi pour preuve, le taux de productivité de 18% qui a été, selon lui, « très faible» par rapport à l’utilisation de cet endettement sans oublier une croissance non inclusive qui concerne une part importante d’intérêts étrangers. Conséquemment, on assiste à une sorte de retour aux ajustements structurels, sur fond de tension de trésorerie. Cette atmosphère, par-delà le secteur de l’énergie, ne va épargner aucun pan de la vie socio-économique. Dans les colonnes du quotidien « EnQuête » ce samedi, le coordonnateur du Forum social mondial prédit la hausse du prix de l’eau.
Enfin, en plus de la dette de l’Etat doit vis-à-vis de l’entreprise publique, il y a le contrat de performance qui lie l’Etat à la Senelec. Il s’agit d’un aspect de la question, tout aussi méconnu, qui induit ce gap sur lequel a communiqué la Senelec. Celui-ci impose en effet à la société nationale, un Revenu maximum autorisé (Rma) qui détermine des revenus tous les trois ans qu’elle ne peut dépasser. Ce revenu est évalué et calculé sous le contrôle de la Commission de régulation du secteur de l’électricité. Et tous les trois (3) mois, il est revu pour voir s’il n’existe pas de gap entre ce que la Senelec doit gagner ou perdre. A charge pour l’Etat de compenser.

 AIR SENEGAL LOUE UN A330 ET DES PILOTES POUR SES VOLS DAKAR-MARSEILLE ET BARCA-DAKAR

https://www.rewmi.com/Philippe Bohn, premier Directeur général de Air Sénégal, est parti, mais ses méthodes semblent lui survivre. En effet, pour lancer sa nouvelle ligne Dakar-Marseille-Barcelone-Dakar, la nouvelle équipe dirigeante, avec l’indisponibilité du nouvelle A330 néo réceptionné la semaine dernière, a fait comme avait fait Bohn et Cie, au lancement de la ligne Dakar-Paris, en louant un avion. En effet, Ibrahima Kane et son staff, qui tiennent à respecter leur engagement de lancer ce vol le 12 décembre, ont loué un A330 à la société lituanienne Get Jet Airlines pour plusieurs semaines. Une location qui coûte très cher. En effet, pour un A330-300 par exemple, qui peut transporter jusqu’à 335 passagers dans une configuration classique à deux classes, ou 280 dans une configuration à trois classes, le tarif standard de la location tourne autour de 11.000 euros l’heure, soit un peu plus de 7 millions F Cfa par heure. Et si l’on doit louer l’appareil pendant des semaines, on peut imaginer, même sans avoir les détails du contrat de location, que Air Sénégal va verser un gros pactole à la compagnie lituanienne. Cette option de la location est d’autant plus onéreuse pour la jeune compagnie nationale que le lancement de la ligne pouvait bien être reporté, le temps de finir avec la paperasse du second A330-néo, permettant ainsi de ménager les caisses.
Si Air Sénégal est contraint de louer un avion, c’est parce que son second appareil qui doit faire cette ligne est momentanément indisponible, le temps de régler ses papiers, comme l’enregistrement de son immatriculation 6V-ANB (6V étant le registre du Sénégal). Une immatriculation sénégalisée (contrairement à celle du 1er A330 néo, qui vole toujours sous immatriculation d’un pavillon de complaisance (9H-SZN) délivrée par Malte), il y a juste quelques semaines. Air Sénégal a décroché la licence Third Country Operator (TCO), qui lui ouvre le ciel européen, avec un appareil portant une immatriculation et avec un équipage sénégalais.

Air Sénégal loue aussi des pilotes

Pour l’heure, avec le premier A330-néo (Casamance), Air Sénégal fait son vol Dakar-Paris sous «pavillon de complaisance» maltais, avec l’immatriculation 9H-SZN. Mieux, la compagnie nationale continue de louer des pilotes à la compagnie portugaise Hi Fly, (avec au moins 8500 euros, soit 5,5 millions F Cfa par mois, pour un commandant de bord). C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on n’a pas vu de pilote dans la photo de famille lors de la livraison de l’appareil. Car ce serait sans doute une fausse note de parler de sénégalisation et se prendre en photo avec des pilotes étrangers à l’uniforme d’une compagnie privée. Mais sur ce point, les choses devraient bouger très vite. En effet, Air Sénégal serait en phase d’engager plus de 20 pilotes, de quoi former une douzaine d’équipages pour sur ses vols long-courrier. De même, la compagnie n’aura sous peu plus besoin de louer du personnel de cabine (à Hi Fly) pour assister le personnel sénégalais qui va prendre entièrement les cabines.

HAUSSE DES PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ :LES MÉNAGES, PRIS ENTRE MILLE FEUX 

http://www.sudonline.sn/La hausse des prix de l’électricité ne sera pas assurément pas sans conséquences sur l’économie nationale. Selon l’économiste Demba Moussa Dembélé, cette augmentation aura des répercussions sur toute l’économie du pays, notamment sur les conditions de vie des ménages, diminuant ainsi leur pouvoir d’achat. Aussi, indique-t-il, les Petites et moyennes entreprises (Pme) vont rencontrer des problèmes de survie et cela va peser sur les coûts de production. Et ce, sur toute la chaine. Pour le Dr Thierno Thioune de la Faculté des sciences de gestion (Faseg) de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, la disponibilité de l’électricité à des prix abordables conduit à la croissance économique et réduit la pauvreté. Par ailleurs, il a souligné que, conséquemment à la hausse de 10% du prix de l’électricité, les ménages diminueraient de plus de 7,03% leur consommation d’électricité à long terme. Selon lui, cette diminution de la consommation joue un effet pervers sur la consommation finale qui est un élément important de la composition de notre Produit intérieur brut (Pib).

DR THIERNO THIOUNE, ECONOMISTE A LA FASEG: «La disponibilité de l’électricité… conduit à la croissance et réduit la pauvreté»

«La disponibilité de l’électricité à des prix abordables est un facteur essentiel qui détermine toute une panoplie d’activités productives. Elle conduit à la croissance économique et réduit la pauvreté. Au Sénégal, cette disponibilité est administrée par la régulation des tarifs qui est basée sur la méthode des plafonds de prix («Price cap») c’est-àdire le montant maximum de revenu autorisé à la Senelec. A mon sens, la grande préoccupation des dirigeants devrait se situer sur la question suivante: Comment les clients de Senelec réagiraient-ils aux prix? Cette sensibilité des prix de l’électricité sur la demande des ménages mérite une attention particulière. Alors, Senelec étant un monopole avec une fonction de coût total sous-additive, a un avantage en ne se spécialisant pas dans un des segments à savoir la production, le transport ou la distribution de l’électricité. En effet, Senelec, en phase d’expansion, présente un Coût marginal (Cm) et un Coût moyen (CM) décroissants. Seulement, dans sa phase d’expansion, Senelec ne pouvait plus supporter la tarification au Coût marginal qui correspondait jusqu’ici aux objectifs de surplus collectif maximum. Cette situation entraîne, dans le court terme, une tarification à perte pour l’entreprise publique. Et c’est à l’État d’assurer la couverture de ce déficit, avec des politiques de subvention, notamment celle avec la deuxième LFR (Loi de finance rectificative) lui octroyant 125 milliards de F FCA.
En effet, une analyse rigoureuse permettrait de faire le point sur les évolutions de la demande d’électricité des acteurs économiques. Elle aurait permis au gouvernement d’estimer les conséquences sur les revenus des ménages, les conséquences selon la zone de résidence, les conséquences sur les modes d’équipements en électroménagers, compte tenu du basculement d’une classe moyenne. Et enfin, le point le plus important, c’est l’estimation des élasticités des prix, c’està-dire la sensibilité sur le niveau de vie des ménages suite à une hausse des prix de l’électricité. Premièrement, il faut retenir qu’à court terme, suites aux évolutions des prix, les ménages ont des possibilités limitées pour adapter leur dépense d’électricité. Donc, ils n’ont aucune réponse de substitution. Ils ne peuvent changer de type d’énergie moins coûteuse ou abandonner totalement l’électricité fournie par Senelec, au profit d’autres modes de fourniture à la moindre hausse des prix. Deuxièmement, ce ne sera qu’à long terme, que les ménages seront capables de réduire leur consommation d’électricité et ceci même s’ils font, a priori, partie de catégories pour lesquelles la consommation d’électricité semble peu compressible. Oui, c’est vrai que les ménages à faible revenu, qui constituent 54% de la clientèle, ne sont pas affectés par cette hausse des prix de l’électricité, comme la mentionné le directeur de la Senelec. Oui, est-il aussi vrai que le manque à gagner pour la Senelec se chiffrerait à 12,191 milliards si la hausse n’était pas répercutée ? Seulement, il est d’autant plus vrai que conséquemment à la hausse de 10% du prix de l’électricité, les ménages diminueraient de plus 7,03% leur consommation d’électricité à long terme.
Cette diminution de la consommation joue un effet pervers sur la Consommation Finale qui est un élément important de la composition de notre PIB (Produit intérieur brut). Ce qui n’est pas aussi surprenant, c’est que les ménages qui ont un niveau d’équipement élevé paient plus facilement des factures salées et sont plus aptes à développer des stratégies de fraude. En somme, à long terme, tous les ménages, même les plus modestes, adapteraient leurs consommations d’électricité aux prix. Ce qui est important à savoir, c’est qu’il faut, pour Senelec, trouver le modèle économique qui adopte la coïncidence des trois situations de maxima d’efficience (productive, allocutive, distributive) conduisant à un prix de vente de l’électricité permettant aux ménages de garder leur pouvoir d’achat, aux entreprises d’être compétitives et à l’économie nationale de gagner des points de croissance».

DEMBA MOUSSA DEMBELE, ECONOMISTE: «Cela va avoir un effet immédiat sur le pouvoir d’achat des populations»

«L’électricité est une source indispensable dans notre vie. Car, tout notre travail est basé sur l’électricité. Par conséquent, l’augmentation du prix de l’électricité va avoir des répercussions sur toute l’économie du pays, à savoir les conditions de vie des ménages, donc diminution du pouvoir d’achat. Payer cher l’électricité suppose que votre revenu soit élevé. Or, il n’en est pas ainsi. C’est à peine que les «Goorgolus» arrivent à joindre les deux bouts. Et, pour ce qui est de Senelec, il ne pardonne pas. Vous payez, vous avez la source. Vous ne payez pas, point d’électricité. Cette hausse va gémir sur l’achat de la population. La personne qui a l’habitude d’acheter trois baguettes de pain sera obligé d’acheter un et demi. Ne le perdons pas de vue, cela va avoir un effet immédiat dans l’achat des populations.
Prenons par exemple le menuisier métallique, tout comme le tailleur. Avec eux, vous ne pourrez plus avoir le même prix de service qu’avant. Parce que tout simplement, ils payent cher l’électricité. Personne ne s’aventurera à travailler à perte. Donc, il y aura des répercussions dans la vie quotidienne, parce qu’il faut que les gens se rattrapent quelque part. Les Petites et moyennes entreprises vont rencontrer des problèmes de survie et cela va peser sur les coûts de production. Et ce, sur toute la chaine. Des commerces, aux ménages, il y aura des répercussions négatives. Cela va jouer sur le pouvoir d’achat des ménages et sur la compétitivité même des entreprises. Cette situation était prévisible, parce que nous sommes gouvernés par un régime ruineux. Nous avons été tous témoins de ce qui s’est passé lors de la campagne présidentielle. L’on disait aux populations que le pays marche comme sur des roulettes. Il faut savoir que les dirigeants n’ont jamais tenu le vrai discours aux populations.
Le Directeur général de Senelec parle des grands consommateurs, mais qui est-ce qui est fou pour ne pas comprendre que cette hausse va toucher tout le monde et qu’il ne faut pas s’attendre à un miracle. De toute évidence, gros comme petit consommateurs, tous vont être touchés par cette hausse. Ils sont toujours dans la manipulation. Et j’en veux pour preuve, l’année sociale déclarée un an en arrière par le président de la République. Mais, concrètement, que peut-on dire ou retenir de cette déclaration ? Pendant la présidentielle, ils ont dépensé beaucoup d’argent pour la réélection de Macky Sall. Alors, pour faire du rééquilibrage, on cherche à nous appauvrir davantage, en nous taxant plus sur le prix de l’électricité. Des «Goorgorlus» que nous sommes vont payer toute cette hausse. Parce qu’eux-mêmes ne s’acquittent pas de leurs impôts. Certains même ne payent pas l’électricité depuis toujours».

Rapport ITIE 2018: le secteur minier a généré 122 milliards FCFA

https://www.leral.net/122 milliards de recette ont été enregistrés l’année dernière, selon le rapport 2018 de l’ITIE. Un montant nettement en hausse, selon Awa Marie Coll Seck, présidente du comité national ITIE, qui a souligné ce mardi, lors de la publication dudit rapport, que ce montant était de 44 milliards, il y a juste quelques années.
Le Rapport de suivi de l’ITIE présente un aperçu annuel des progrès vers une meilleure transparence et gouvernance des ressources naturelles dans les pays de l’ITIE à travers le monde.

Faut-il en finir avec le franc CFA ?

APA – Dakar (Sénégal) Par Cheikh Diop–Héritage colonial, le Franc CFA divise encore 75 ans après sa création.
Explications
Quand on lui tend plusieurs pièces de monnaies africaines, Fatou n’en reconnaît qu’une seule. Cette vendeuse de cacahuètes, dans une rue de Dakar, capitale du Sénégal, désigne cette monnaie comme « argent du Sénégal ».
Fatou n’a pas vraiment tort, mais n’a pas tout à fait raison. Le franc Cfa qui lui sert de monnaie d’échange et de paiement dans son pays est aussi utilisé par les citoyens de treize autres pays africains et les Comores. Certains en Afrique de l’Ouest, d’autres en Afrique Centrale.
Les premiers réunis au sein d’une Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Leur Institut d’émission est la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), créée en 1962 et dont le siège est à Dakar.
Les seconds organisés dans le cadre d’une Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) sont le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad. Eux aussi disposent d’un l’institut d’émission : la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), créée en 1972 et dont le siège est à Yaoundé.
Les billets et pièces de monnaie en usage dans ces deux zones sont distincts. Mais les perceptions au sein des opinions dans les deux aires de cette monnaie qui doit son nom initial au Francs des Colonies Française en Afrique (CFA), ont toujours été les mêmes, malgré la mutation opérée après les indépendances du Cfa en francs de la communauté financière africaine.

Le franc CFA, une monnaie commune qui divise

Entre partisans et adversaires de cette monnaie, la polémique est souvent rude. Ce « symbole de servitude », selon les mots des détracteurs les plus virulents de cette monnaie, est d’ailleurs aujourd’hui un sujet central dans les grands débats qui agitent les sociétés africaines concernées.
La preuve : même les chefs d’Etats naguère très pudique sur le sujet, n’hésitent plus à l’aborder sans tabou. Dans une récente interview sur France 24, le président béninois, Patrice Talon a par exemple créé la surprise en demandant à ce que le Trésor français qui garantit le franc Cfa ne puisse plus garder les réserves de change des pays membres.
Avant lui, Idriss Déby Itno, le président tchadien pointait du doigt en 2017 la « parité fixe du CFA avec l’euro » qui, à ses yeux est un « frein au développement des pays membres ».
Dans ce contexte, l’idée d’une nouvelle monnaie longtemps oubliée a brusquement surgi un peu partout dans les deux zones monétaires du franc Cfa. La dernière fois, c’était lors d’une réunion entre les chefs d’Etats des six pays de la (CEMAC), réunis en sommet extraordinaire à Yaoundé le 22 novembre dernier. Les présidents de ces pays ont alors affiché leur volonté d’aboutir à une indépendance monétaire en disposant d’une monnaie commune stable et forte.
Discours de circonstance ou déclaration sincère ? Habitués aux déclarations sans lendemain de leurs hommes politiques, les africains croient-ils à cette promesse ?
Créée par la France alors puissance coloniale en 1945, le franc Cfa s’appelait initialement franc des Colonies Françaises d’Afrique. 15 ans plus tard, à la faveur des indépendantistes de ces colonies, il devient le franc de la Communauté financière africaine en Afrique de l’Ouest et franc de la Coopération financière en Afrique centrale dans cette région.
Avant l’apparition de l’euro en 2001, le franc CFA était indexé sur le franc français avec une parité fixe, qualité dont il bénéficie aujourd’hui auprès de la monnaie commune européenne. Comme à l’époque du franc français, les réserves de change des pays utilisant le franc Cfa sont déposées auprès de la Banque de France. Ce dépôt garantit une convertibilité illimitée du franc Cfa avec l’euro. Les pièces et les billets du franc Cfa sont imprimés en hexagone près de Clermont-Ferrand dans le centre de la France.
.Ce « paternalisme » de l’ancienne puissance coloniale dénoncé aujourd’hui par une grande partie des africains trouve pourtant ses défenseurs. Selon eux, le Franc Cfa est un gage de stabilité monétaire dans la zone parce qu’elle facilite les échanges entre les pays membres et présente une crédibilité internationale du fait de son arrimage à l’euro.Est-ce suffisant comme arguments ?CD/Los/APA

Le camp Sékou Mballo cédé aux chinois à 4 milliards Cfa : L’État déloge le Gmi

La note de sommation adressée à tous les policiers ne servant pas au Groupement mobile d’intervention (Gmi) de quitter le camp Sékou Mballo de Liberté 6 dans un délai de trois mois.
En effet, selon nos informations obtenues de sources sûres, une bonne partie de la caserne en question aurait été vendue à des chinois, par l’Etat, à hauteur de 4 milliards Cfa. Et c’est le Président de la république Macky Sall qui serait mis en cause directement dans cette affaire, renseigne notre source.
Seneweb a appris également que les chinois vont y construit un centre commercial.
Il faut rappeler qu’en novembre dernier, dans une note de service signée par le directeur du Gmi dont le quotidien Enquête avait obtenu copie, il avait été demandé au personnel ne servant pas au Gmi de vider les lieux. Ce qui avait d’ailleurs inquiété les policiers qui avaient vigoureusement dénoncé ladite décision.
Puisque, déploraient-ils, « aucune mesure d’accompagnement ne serait prévue alors que leur indemnité de logement qui ne s’élève que de 75 000 f Cfa et 100 000 f cfa pour les officiers » ne pouvait pas couvrir tous leurs frais.
Pour l’heure, des relevés topographiques sont en train d’être effectués par les chinois, sur le site, depuis quelques semaines pour délimiter le camp.
Notre source d’indiquer qu’il a été promis au Gmi la construction de nouveaux bâtiments sur 3 hectares aux Parcelles assainies, avec les 4 milliards de la vente. Or, selon des informations concordantes, le Gmi ne dispose pas de terrains aux Parcelles assainies, mais à Diamniadio. Ce qui ajoute de la suspicion, à la confusion..

Nafissatou Dia prend la direction de la communication et de la responsabilité sociétale du groupe CFAO

https://www.financialafrik.com/Le groupe CFAO annonce la nomination, à compter du 2 décembre 2019 de Madame Nafissatou DIA, 46 ans, de nationalité sénégalaise, au poste de Directrice de la Communication et de la Responsabilité Sociétale (RSE).
Nafissatou DIA occupait jusqu’à présent la fonction de Directrice de la Communication et du Sponsoring pour la direction Afrique et Moyen-Orient du groupe Orange (21 pays), basée à Paris. Avant de rejoindre Orange, Madame DIA a démarré son expérience professionnelle avec une mission de responsable de coopération internationale et de relations publiques pour une organisation des Nations Unies à Dakar pendant 3 ans de 1997 à 1999. Elle prend par la suite des responsabilités commerciales et marketing pour une société de service informatiques à Dakar, puis elle intègre Sonatel en 2000 (filiale de Orange au Sénégal). En 2009, elle est nommée directrice communication institutionnelle, relations publiques et presse, et RSE, membre du conseil de la Fondation Sonatel.
Nafissatou DIA a suivi des études de langues étrangères appliquées au commerce international, au marketing et à la communication à Bordeaux entre 1991 et 1995, puis un master de supply chain management à KEDGE Bordeaux en 1996, et par la suite un master en gestion des télécommunications à Dakar en 2005.
Madame Nafissatou DIA est directement rattachée à Madame Cécile DESREZ, Directrice des Ressources Humaines, de la Communication et de la RSE du Groupe CFAO

«Samedi de l’économie » du 14 décembre 2019  (09H30-14H)

Lieu: Hall Enda Tiers Monde, Avenue Cheikh Anta Diop, face CODESRIA
Thème:ECO ou CFA : quelle monnaie pour la CEDEAO en 2020 ?
Introduction
Le 29 juin 2019, les présidents de la CEDEAO prenaient la décision d’adopter une monnaie unique, appelée ECO, qui devrait entrer en vigueur en 2020. Depuis cette décision, il y a eu beaucoup de scepticisme et d’interrogations au sein de l’opinion publique. Ces interrogations sont alimentées par les manœuvres en coulisses entre la France et certains présidents, dans la zone UEMOA, qui, apparemment, ne veulent pas sortir du franc CFA. En effet, ces dirigeants semblent vouloir juste changer le nom du franc CFA, en ECO, et garder le même taux de change avec la Banque centrale européenne. C’est ce que propose le président ivoirien, Alassane Ouattara, le principal cheval de Troie de la France dans la CEDEAO.
Pour donner l’illusion de « changement » et essayer de couper l’herbe sous les pieds des critiques, de concert avec la France, ils suggèrent de déplacer les réserves de change du Trésor français vers une autre institution. D’où la sortie du président béninois, Patrice Talon il y a quelques semaines de cela. Leur argument est que les pays de l’UEMOA remplissent les critères de convergence exigés pour l’adoption de la monnaie unique, ce qui ne serait pas le cas pour les autres pays. Ouattara et Macron envisagent même la possibilité de voir le Ghana et la Guinée rejoindre ceux de l’UEMOA!

Quel avenir pour la monnaie commune ?

Un tel scénario montre que certains présidents ont accepté la décision de la CEDEAO du bout des lèvres, et en complicité avec la France, cherchent à torpiller la dynamique de la monnaie unique. Ce scénario ressemble fort à ce qu’avait proposé M. Dominique Strauss-Kahn, au mois d’avril 2018, dans un papier intitulé « Zone Franc, pour une émancipation au bénéfice de tous ».
Le constat est donc là : certains présidents africains et la France ne semblent pas vouloir tourner la page du franc CFA. D’où l’incertitude quant à la mise en œuvre de l’ECO en 2020. Mais plusieurs questions demeurent. Est-ce que tous les présidents de l’UEMOA sont favorables au scénario Ouattara-Macron ? Comment vont réagir les autres pays de la CEDEAO, si ce scénario devait voir le jour en 2020 ? Ne risque-t-il pas de remettre en jeu l’avenir de la CEDEAO elle-même ?
Autant de questions pertinentes qui seront débattues lors de ce « samedi de l’économie » exceptionnel, présidé par le Pr. Moustapha Kassé et avec d’autres éminents économistes, et en présence d’hommes politiques, de représentants du secteur privé, de membres de la société civile et de nombreuses personnalités. Une séance à ne pas manquer !!

Les intervenants (liste non exhaustive)

Pr. Moustapha Kassé (Ecole de Dakar)
Dr. Chérif Salif Sy (Forum du Tiers Monde)
Pr. Mounirou Ndiaye (Université de Thiès)
Pr. Marème Ndoye (UCAD)
Pr. Pierre Sané (Imagine Africa Institute)
Dr. Abdourahmane Sarr (CEFDEL)
Dr. Abdourahmane Diouf (CIS, à confirmer)
Dr. Ndongo Samba Sylla (FRL)
Demba Moussa Dembélé (ARCADE)
Agenda
8:30-9:30: Arrivée et inscription
9:30-9:45: Mots de bienvenue et introduction d’ARCADE
9:45-10:45: Séance I: Incertitude sur la mise en œuvre de l’ECO: facteurs explicatifs
10:45-11:30 : Débats
11:30-11:45: Pause santé
11:45-12:45: Séance II: CEDEAO : quel scénario probable pour 2020?
12:45-13:30: Débats
13:30-13:45: Résumé & Conclusion
13:45: Cocktail

Corruption: l’Ofnac dénonce la pratique consistant à priver de marchés publics certaines entreprises

http://www.dakarmatin.com/La présidente de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Seynabou Ndiaye Diakhaté, a dénoncé lundi à Dakar, la pratique consistant à priver de marchés publics certaines entreprises qui refusent la corruption. A l’en croire, ces entreprises sont totalement isolées des marchés publics.
« Le combat contre la corruption est un combat de tous les instants qui ne devrait souffrir d’aucun répit ni trêve, a dit la présidente pour qui, cette année, l’Ofnac a choisi de discuter du rôle du secteur privé dans la lutte contre la corruption.
Selon Seynabou Ndiaye Diakhaté, s’il en est ainsi, c’est parce que les entreprises privées cèdent à la tentation de corrompre. Mais pas toutes. Cependant, celles qui refusent de céder à cette pratique désastreuse pour l’économie nationale se retrouvent prises au piège de pratiques qui les isolent des marchés publics.
En d’autres termes, le refus de céder à la corruption isole certaines entreprises, qui sont sanctionnées par une privation de marchés publics. Ces entreprises sont ainsi confrontées au renchérissement des coûts des facteurs de production qui les rend moins compétitives er ralentit leur croissance.
Ces manoeuvres, d’après l’Ofnac, sont le fait des corrompus, mais également des corrupteurs, installant ainsi le secteur privé sénégalais dans un cercle vicieux qui déstructure et affaiblit l’économie nationale.
Seynabou Ndiaye Diakhaté s’exprimait à Pikine, dans la banlieue de Dakar, qui a abrité  la cérémonie officielle de lancement de la quinzaine nationale de sensibilisation sur la corruption

Seynabou Ndiaye Diakhaté, présidente de l’Ofnac se prononce sur les déclarations de patrimoine

http://www.dakarmatin.com/L’Ofnac poursuit son travail parce que c’est une responsabilité qui nous est confiée. La loi 2014 confie la responsabilité à l’Ofnac de recevoir, de traiter et de conserver les déclarations de patrimoine et pour cela, nous avons mis en place un système, nous avons mis des bureaux d’assistance aux déclarants, nous avons aussi élaboré des guides au niveau de l’Ofnac.
Donc, l’Ofnac poursuit son travail. C’est vrai que c’est difficile, l’inconnu est toujours craint, le Sénégalais passe au soutoura car avec ses valeurs, il ne veut pas parler de son patrimoine. Mais nous avons une stratégie qui fait que les assujettis adhérent de plus en plus à la déclaration de patrimoine », a soutenu Mme Seynabou Ndiaye Diakhaté, lors du lancement hier, lundi, de la quinzaine nationale de lutte contre la corruption initié par l’Ofnac, dans la commune de Djidah Thiaroye.
Et de conclure pour rassurer les assujettis à la déclaration : « On leur explique que ca à un effet protecteur vis-à-vis d’eux, c’est un moins pour eux demain s’ils étaient poursuivis ou accusés d’enrichissement illicite de prouver qu’ils ont bien acquis leurs biens et ces derniers sont très ouverts à cela. Et actuellement, nous sommes à l’ordre de près de 60% de déclarations d’entrée et de sortie », renseigne la présidente de l’Ofnac

Communiqué Du Forum Du Justiciable Sur L’affaire Des 5 Milliards

Lors d’un atelier de sensibilisation sur les flux financiers illicites, un responsable d’une
organisation de la Société civile a révélé que le gouvernement du Sénégal a décaissé un chèque de 5 milliards de francs CFA au nom d’un haut fonctionnaire dans le cadre du Programme de défense des Intérêts Economiques et Sécuritaires.
Le Forum du Justiciable, soucieux de la transparence dans la gestion des finances publiques estime que cette révélation d’une gravité extrême ne doit pas être passée sous silence. Elle devrait au contraire amener les autorités habilitées à réagir et à édifier les Sénégalais.
Le Forum du Justiciable estime également qu’au-delà de la dénonciation,ce responsable doit saisir les organes de contrôles compétents.
Par ailleurs, le Forum du Justiciable suivra cette affaire de prés et saisira au besoin la
justice.Fait à Dakar, le 10 Décembre 2019,Bureau Exécutif

Détournement des appels internationaux: des milliards volés par un réseau dakarois et virés dans les paradis fiscaux

https://www.pressafrik.com/Les opérateurs téléphoniques ont subi un gros préjudice. Un réseau qui blanchissait systématiquement les fonds à partir d’une société écran basée aux Almadies, a volé des milliards aux opérateurs de téléphonie établis au Sénégal (Orange, Expresso et Free). Selon le quotidien Libération, qui donne l’information dans sa livraison de ce mardi 10 décembre,  l’argent a été viré dans les paradis fiscaux.
Les éléments de la Sûreté Urbaine de Dakar ont démantelé le réseau de fraudeurs sur les appels internationaux. Les trafiquants opéraient depuis l’avenue Lamine Guèye à Dakar. Ils ont été arrêtés et placés en garde à vue à la Sûreté Urbaine.  La même source précise que les malfaiteurs sont des ressortissants égyptiens, G. Akram et H. Amir. Fana CiSSE

Deux agents du ministère des Affaires étrangères arrêtés à Paris avec 100 000 euros en liquide

https://www.pressafrik.com/ Deux fonctionnaires, en service au ministère des Affaires étrangères, ont été arrêtés pour trafic de devises à l’aéroport Roissy Charles De Gaulle de Paris.
Selon L’Observateur, qui donne l’information A.B et M.C (un homme et une dame) étaient en possession de 100 000 euros, soit 65,5 millions Fcfa, cachés dans leurs bagages. Ledite somme a été confisquée par les douanierss français. Les mis en cause ne détenaient aucun papier ou document justifiant l’origine de l’argent. Ils ont été libérés par la suite.
Nos confrères de renseigner que les deux agents du département dirigé par Amadou Ba, avaient été envoyés pour gérer les comptes de la Délégation générale au Pèlerinage, à leur retour de la Mecque. Mais le plus bizarre dans cette affaire, c’est que l’argent n’est toujours pas réclamé par structure dirigée par le Professeur abdou Aziz Kébé. La Délégation  a dégagé toute sa responsabilité dans cette troublante affaire, selon le journalAYOBA FAYE

Usurpation de fonction: les artisans de l’automobile mettent en garde leur ex-président Aly Sow et avisent l’Etat

https://www.pressafrik.com/Le Regroupement des vrais artisans de l’automobile du Sénégal (Revaas) a fait face à la presse, ce lundi, 09 décembre 2019 pour dénoncer le comportement de certains individus qui agissent au nom de leur structure, mais également interpeller l’Etat sur le recasement des mécaniciens déguerpis. Très en colère contre leur « ex-président » Aly Sow, ces ouvriers ont déclaré que ce dernier est en train de corrompre certains de leurs camarades pour sa réélection. Ils ont précisé que M. Sow a convoqué une Assemblée générale nationale mardi, à la Chambre des métiers de Dakar, pour tenir le vote.
Selon eux, cette assemblée générale, ne les concerne pas. Et ne doit pas avoir lieu. Car, disent-ils, les gens qui ont été convoqués par Aly Sow n’ont pas de récépissé et ne peuvent pas représenter les régions. Ils interpellent le Président Macky Sall pour lui demander l’annulation de ce rassemblement. Dans le cas contraire, tout ce qui va se passer là-bas, sera sous sa responsabilité.
« Nous tenons cette conférence pour dénoncer ce qui est en train de se passer, ou qui se prépare ici dans le secteur des ouvriers mécaniciens que nous sommes. Il y a quelqu’un qui parle dans les médias au nom de tous les ouvriers qu’il veut tenir une assemblée général nationale. Pour le Revaas, cette assemblée ne nous concerne pas, ça ne concerne pas les autres ouvriers, des autres régions du Sénégal aussi. Ce qu’il veut faire ne passera pas. Il ne peut pas dire qu’il a appelé toutes les 14 régions, alors que chacune d’elle a son propre récépissé. Et tous ceux qui ont été convoqués, n’ont pas de récépissé. Ce qu’il veut faire ne passera pas », a indiqué Cheikh Tidiane Thiam alias n°10, secrétaire général chargé des garages.
« Il y a un groupe de personnes présidées par Aly Sow qui prépare une assemblée générale du Revaas national, mardi. Alors qu’il le fait avec usurpation de fonction. Sans le consentement des 14 régions. Alors qu’avant d’organiser une assemblée générale nationale, il faut avoir une carte conventionnelle avec toutes les régions. La carte que j’ai vue, il y a juste son nom et son numéro. Donc ce n’est pas une carte nationale. Nous ne lui laisserons pas faire », a dénoncé Cheikh Dianka, le président de Revaas-Dakar.Ibrahima Mansaly

Prix de l’électricité: L’Unsas rejoint le front

http://actunet.net/L’Unsas a décidé de rejoindre le front de la lutte contre la hausse du prix de l’électricité. La centrale syndicale n’est pas insensible à la hausse du prix de l’électricité. Dans le communiqué qui nous est parvenu, il est indiqué que «le Bureau exécutif de l’Unsas qui a examiné la situation sociale nationale», trouve «inacceptable la hausse du prix de l’électricité après celui des produits hydrocarbures dans un contexte de blocage des salaires, où les ménages et les entreprises sont exténués par des charges excessives».
L’Unsas renseigne qu’elle «s’engage à sonner la mobilisation au sein de la coalition des confédérations syndicales pour qu’elle s’approprie la lutte et amène l’État à annuler la mesure». Le Be du syndicat dénonce «l’arrestation arbitraire de Guy Marius Sagna, Babacar Diop et leurs compagnons, et exige leur libération». Le même bureau exécutif dit exprimer sa solidarité à tous les travailleurs en lutte pour de meilleures conditions de vie et de travail, notamment à ceux de la Sde mobilisés pour exiger une participation significative au capital de la nouvelle société d’exploitation de l’eau.
L’Unasas dénonce «le décret brandit par le président de la République pour réquisitionner tout le personnel de la Sde ; un décret qui ne respecte pas la Convention 98 de l’Oit, la Constitution du Sénégal et le Code du travail», fait t-elle savoir. L’Unsas qui rappelle au président de la République que «la réquisition, loin d’être un moyen d’anéantissement du droit de grève, doit se limiter à assurer la continuité du service public de l’eau potable».
Analysant le démarrage de la campagne agricole, le Be constate «la fixation du prix de l’arachide par l’État à 210 Cfa le kilogramme et le non-paiement de la dette due aux opérateurs privés». Pour ces syndicalistes, cela «encourage les agriculteurs à faire recours au marché parallèle où le kilogramme d’arachide se vend à 250 Cfa ou plus, rend aléatoire la reconstitution du capital semencier et compromet les objectifs de la Sonacos». Le Be exige de l’État une meilleure organisation du marché de l’arachide et l’apurement de la dette due aux opérateurs privés. Enfin, l’Unsas apporte son soutien au Sntpt qui prépare les élections de représentativité au sein du groupe La Poste.

Le Saes Menace D’arrêter Systématiquement L’enseignement Supérieur Au Sénégal Si…

https://www.xibaaru.sn/Après le mot d’ordre de grève décrété par le Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal/Enseignement supérieur et recherche (Sudes/Esr) et le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes), les enseignants se sont réunis devant le département de philosophie où officie le professeur Babacar Diop, pour marquer leur stupeur et leur colère suite à son arrestation.
Ils exigent la libération immédiate et sans condition du professeur Babacar Diop et ses co-détenues. Dans le cas contraire, ces enseignants n’hésitent pas de brandir d’autres moyens. C’est-à-dire un arrêt systématique de l’enseignement supérieur au Sénégal.
« Nous avons décidé de marquer notre stupeur et notre colère devant le département de philosophie où officie régulièrement le professeur Babacar Diop qui a été pris par arrêté et mis en prison comme un malfrat. Ce que nous ne comprenons pas. Ce qui fait que nous sommes affecté en tant que universitaire dans nos statuts d’enseignant-chercheurs qui bénéficient d’une certaine façon, d’une certaine autonomie en terme de nos opinions », a indiqué Malick Diagne chef de département philosophie de l’Université cheikh Anta Diop de Dakar.
Pour lui, le combat que menait le professeur Babacar Diop, ce n’est pas un combat à départir de façon exclusive de leur statut d’enseignant et d’universitaire. « L’université et ses universitaires ont toujours étaient aux avant-garde des combats progressistes. Y a pas moins de trois (3) ans, on nous disait que la Sénélec est une société prospère qui vendait même de l’électricité à l’étranger. Aujourd’hui, on nous dit qu’il est déficitaire de plusieurs centaines de milliards, et qu’on doit répertorier sur le dos du citoyen lambda sans aucune explication. Ça, aucun universitaire ne peut le comprendre, ne peut l’accepter », condamne M. Diagne.
Mieux martèle l’enseignant : « Si ces gens ne sont pas libérés, nous continuons avec nos moyens. C’est-à-dire un arrêt systématique de l’enseignement supérieur au Sénégal. Ce qui se passe, nous le voyons comme de la provocation. Nous sommes prêts à mener ce combat pour qu’on libère notre collègue. Nous sommes également prêts à mener ce combat pour qu’on nous éclaire sur cette affaire de hausse du pris de l’électricité ».
Abondant dans le même sens, Abdoulaye Ndoye du secrétaire général du CUSEMS, soutient que dans un pays lorsqu’on arrête un universitaire, on le met en prison, on laisse des faussaires circuler librement, des trafiquants de drogue circuler librement, le pays est en danger. Le syndicaliste, « ce qui s’est passé, c’est une atteinte à la constitution. Marcher pacifiquement, s’exprimer librement sont des droit fondamentaux qui doivent être respecté. La responsabilité incombe entièrement au gouvernement de Macky Sall ».

Hausse du Prix de l’électricité:Pasteef/Kolda dans la rue

XALIMANEWS : Afin que « les populations comprennent le sens de ce combat et les rejoignent pour le mener ensemble », les partisans du député Ousmane SONKO de Kolda ont organisé une marche pacifique ce dimanche 9 décembre.
Selon les manifestants, la marche c’est pour dénoncer « le plan de liquidation préparé par le pouvoir en place contre le président Ousmane SONKO mais aussi contre l’augmentation du prix de l’électricité ». Mobilisant des jeunes et des femmes, ils ont scandé le slogan « Touche pas à Ousmane SONKO » durant tout l’itinéraire.
« Les populations sont très fatiguées. Elles ne peuvent pas accepter cette hausse de prix qui va bientôt impacter le coût des denrées de consommation courante », a déclaré le porte-parole du jour, Nfamara MANE.
Une manifestation, la première du genre, que les partisans d’Ousmane SONKO comptent renouveler chaque mois.avec wafnet

Kaffrine: Le paludisme continue de faire des ravages

XALIMANEWS : Selon Ousseynous Fall, responsable de soins de santé primaire à la région médicale de Kaffrine, par ailleurs point focal régional du Paludisme, rien qu’en 2018, la région de Kaffrine a enregistré 8730 cas de paludisme. Soit un taux d’incidence de 6 pour 1000. Avec 27 recensés durant la même année et liés à la pathologie, soit un taux de décès de 3,4%.
Ousseynou Fall, sur l’Obs, indique que le district sanitaire de Koungheul est le plus touché par la maladie et qui malheureusement, représente la moitié des cas de paludisme, détectés parmi les 4 départements de la région.

Lutte contre la dengue: opération de saupoudrage dans la commune de Kaffrine

XALIMANEWS : La brigade régionale de l’hygiène de Kaffrine (centre) a organisé dans la nuit de lundi à mardi une opération de saupoudrage dans la capitale du Ndoucoumane, a constaté l’APS.
Cette action vise à lutter contre la dengue dans cette partie du pays où 8 cas de la maladie ont été recensés depuis le mois d’octobre.
’’Des moyens ont été mis à notre disposition par la hiérarchie pour nous permettre de procéder au saupoudrage de la commune principale au niveau du quartier de Diameguene centre pour réduire les moustiques et particulièrement les aèdes qui causent la dengue’’, a expliqué le chef de la brigade régionale de l’hygiène de Kaffrine, le capitaine Idrissa Ndiaye.
’’Nous avons ciblé principalement le quartier de Diameguene centre où proviennent les 95% des cas de dengue enregistrés à Kaffrine. Ce quartier est également l’épicentre des inondations au niveau de la capitale du Ndoucoumane’’, a-t-il fait observer, indiquant que cette opération de saupoudrage vise également d’autres quartiers.
’’Pour mener cette activité, nous avons utilisé des appareils de dernière génération qui ont été acquis par le service national de l’hygiène. Ces appareils font ce qu’on appelle la nébulisation à partir de produits liquides qui ont des nuages avec des effets extraordinaires sur l’élimination des moustiques’’, a expliqué le capitaine.
Selon lui, ’’avec ces actions de pulvérisations spatiales, le service d’hygiène de Kaffrine a déployé la grosse artillerie pour prendre à bras le corps, sur le plan macroscopique, ce problème lié à la présence de dengue au niveau de la commune’’.
’’Les activités que nous avons menées au niveau de la commune de Kaffrine ont eu un effet positif. Depuis le mois de décembre, nous n’avons pas reçu de cas de dengue. Il y a une diminution drastique du nombre de cas de cette maladie’’, a-t-il souligné.
Pour le capitaine Idrissa Ndiaye, ce résultat ’’est surtout dû aux actions communautaires’’ menées avec les relais à travers les visites à domicile et les émissions radios.
Cette opération de saupoudrage a été menée par la brigade régionale d’hygiène de Kaffrine avec l’appui des agents d’hygiène de Dakar.

Panne de son scanner de simulation depuis fin Août: l’Hôpital «Dalal Jamm» vire à «Dalal Jaxlé»

https://actusen.sn/Quand vous surprenez nos gouvernants disserter sur leur slogan pompeux du « Sénégal de tous, Sénégal pour tous », ne vous arrêtez surtout pas. Bouchez vos oreilles et poursuivez votre chemin car ce n’est que leurre. En atteste le péril humain qui se profile à l’horizon à l’hôpital « Dalal Jamm » de Guédiawaye, dont le scanner de simulation est tombé en panne, depuis fin Août. Résultat selon le quotidien SourceA : des dizaines de patients, abandonnés à eux-mêmes et qui souffrent le martyre, sont obligés quotidiennement, de rebrousser chemin sans la moindre consultation. Le plus cocasse est que les techniciens qui peuvent réparer le scanner refusent de voir celui-ci même en peinture au motif que l’Etat leur doit de l’argent.

Thiaroye Azur: La fuite d’un pipeline de la Sar crée la psychose

https://www.leral.net/ Les habitants de Thiaroye Azur, particulièrement de la cité Khadija sont dans une grosse angoisse. Et pour cause, la fuite d’un pipeline de la Société africaine de raffinage (SAR) crée la psychose. D’ailleurs, une odeur pestilentielle se dégage à plus de 500 mètres de la zone et indispose les populations. Selon la RFM, aucune disposition n’a été prise par la SAR à part un gros extincteur placé à proximité de la zone de fuite et confié à un agent de sécurité qui veille au grain 24 h sur 24. Les habitants qui craignent le pire sonnent l’alerte et demandent aux autorités de réagir avant qu’il ne soit trop tard.

LOI SUR LA PARITÉ: DES AVANCÉES MAIS AUSSI DES DIFFICULTÉS, SELON FATOU KINÉ DIOP

Saint-Louis, 9 déc. (APS) – La loi sur la parité connaît des avancées mais aussi des difficultés dans son application, a déaclaré lundi la présidente de l’observatoire de la parité, Fatou Kiné Diop.
Si l’on se focalise sur les actions prioritaires inscrites dans les axe 1 et 2 du Plan Sénégal émergent (PSE), la stratégie de développement du gouvernement sénégalais, on constate qu’il y a ‘’beaucoup de progrès en terme d’égalité entre les hommes et les femmes’’, a-t-elle déclaré.
Elle s’exprimait lors d’une rencontre avec les acteurs de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et de la pêche sur le comité régional de suivi de l’égalité femme-homme dans les politiques publiques.
Selon elle, la mise en place d’un tel comité au niveau des régions, entre dans le cadre  de la mise en œuvre du programme d’appui aux producteurs et utilisateurs des statistiques genre.
Selon elle, le mandat principal de l’observatoire est de faire le suivi et ‘’l’évaluation des engagements’’ pris par le Sénégal en faveur de l’égalité de genre. Elle explique que c’est pour cette raison qu’il faudra s’appuyer sur ‘’l’information et les données chiffrées et désagrégées pour être mieux renseigné sur la situation des hommes et femmes telle que mise en œuvre par les politique publiques’’.
Elle souligne que le programme d’appui aux producteurs et utilisateurs de statistiques de genre (PAPUSG), soutenu par la coopération espagnole, permet à l’observatoire de disposer des données et informations sur l’ensemble du territoire national.
Les régions pilotes, comme Saint-Louis, Kaolack, Sédhiou et Kolda ont été choisies pour la mise en place du comité régional de suivi, lequel sera élargi à toutes les 14 régions du Sénégal, promet-elle.
Au niveau de chaque département, dit-elle, il s’agira de partager avec les acteurs institutionnels, élus et organisations de la société civile, sur les enjeux et les difficultés rencontrées par l’observatoire dans le cadre du processus de collecte de l’information, précise Mme Diop.BD/ASG

Révélations sur l’immigration clandestine «d’aujourd’hui»… (Journal TRIBUNE)

Le Sénégal dans l’émoi
La question à la fois alarmante et inquiétante de l’immigration clandestine, ne laisse pas insensible la population sénégalaise dans son intégralité, qui se trouve encore sous le choc, après avoir visualisé les vidéos qui ont fait le tour de la toile.
Parmi les préoccupations les plus actuelles des Sénégalais, se trouvent en bonne place celles relatives à l’immigration clandestine. Les Africains en général, et les Sénégalais en particulier, peinent à trouver une solution idoine, voire pérenne pour mettre un terme à ce cauchemar meurtrier. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le quotidien Tribune a fait une descente dans la rue, pour recueillir la température émotionnelle des Sénégalais.
Zeyna Bop rencontrée dans la banlieue de la capitale, plus précisément à  Diamaguène Sicap Mbao nous livre son sentiment : «Je pense que l’immigration clandestine est due au niveau de pauvreté très élevé. Les jeunes, hommes comme femmes, veulent aller en Europe, tout en espérant y trouver du travail. Ils veulent aider leur famille, pour lutter contre ce fléau. Il faut que nos dirigeants forment les jeunes aux métiers d’avenir, et en même temps penser à la mise en place d’entreprises où ils peuvent gagner dignement leur vie», explique-t-elle.
La réaction de notre précédente interlocutrice est presque similaire à celle de Mouhamadou Lamine Ndiaye : «C’est désolant, mais ce n’est pas la première fois que cela arrive ; c’est le nombre qui a changé, une soixantaine. Ce à quoi nous assistons actuellement, n’est rien d’autre que la résultante d’une mauvaise politique migratoire et d’une politique de développement inefficace des pays africains de départ. Ce qui me choque le plus, ce sont les réactions de nos dirigeants. Je suis choqué que notre président de la République n’a réagi qu’avec un tweet», s’indigne-t-il, avant de poursuivre : «Et je ne doute guère de la prochaine annonce de mesures, mais ce ne sera que du remix pour emprunter le jargon musical», se désole-t-il.
En attendant, une solution définitive, nombreuses sont les personnes qui portent le deuil, n’ayant même pas pu, en guise de consolation, se recueillir sur la tombe de leurs êtres chers perdus.

Comment s’organise les «voyages suicides»?

La question relative à l’immigration clandestine inquiète plus d’un. C’est la raison pour laquelle la rédaction de Tribune a essayé d’approcher un parent de victime pour mieux comprendre comment se passent ces voyages irréguliers.
Alors qu’on croyait avoir démantelé l’état d’esprit de ces voyageurs irréguliers, survient soudain le naufrage que Florence Kim (porte-parole de l’organisation internationale des migrations en Afrique de l’Ouest -Oim) qualifie «de pire naufrage de cette année par voie atlantique».
Bossé Thiore, habitante d’un des villages impactés – Thiallane – dans la commune de Bassoul, explique le circuit qui existe autour de ce voyage illégal : «Nous qui habitons dans ces villages, et qui avons des frères pêcheurs connaissons bien l’immigration clandestine. Au début, les gens se rendaient au Maroc pour rallier l’Espagne, la distance était plus courte ; mais maintenant que le contrôle est devenu strict dans ce pays, ces jeunes migrants ont essayé de contourner ce problème et trouver une autre solution», affirme-t-elle, avec son visage devenu triste à l’entame de ses propos.
Avec beaucoup de mal elle réussit à poursuivre : «Comme lors de ce voyage, ils ont été en Gambie, plus précisément à Bara, lieu de départ. Mais comme vous l’avez constaté, ce ne sont pas juste les jeunes d’une seule localité qui ont péri dans ce drame. La mort de jeunes venant de la région de Kaolack a aussi été annoncée».
Sur les mécanismes de dissuasion de la part des familles, d’un ton désespéré, elle répond : «Vous ne pouvez avoir le moindre soupçon : ils ne communiquent à personne leur voyage, car ne voulant pas être dissuadés. La communication se fait dans un langage codé – « combat amneu », i.e.,  « il y a combat » -, les profanes ne peuvent pas comprendre. L’information passe et ceux qui veulent y aller se partagent toutes les informations. Rares sont ceux qui informent leurs familles. C’est toujours après les drames que nous avons les informations en détails».
Sur la question du coût financier, la dame de soutenir : «la participation s’élève à 200.000 Cfa, voire 250.000 Cfa. La mise collective servira à acheter à manger, du carburant etc.».
Très mal en point, des yeux écarquillés par la phobie ou le traumatisme, encore. La jeune dame de rajouter : «Nous avons perdu beaucoup de nos fils, amis, parents dans l’immigration clandestine, et ce qui choque le plus notre interlocutrice, la mort de cette femme qui fait partie de ce décompte du naufrage et habitante de son village.
Par ailleurs, elle interpelle les autorités étatiques, pour trouver une solution afin que la mer ne puisse plus noyer les enfants du pays

Les solutions seraient-elles vaines ?

L’immigration irrégulière a fait couler beaucoup d’encre et de salive ces dernières années. Des tentatives de trouver solution se dessinent par-ci, par –là, surtout du côté des Européens, qui se sont beaucoup investis dans la lutte contre la migration clandestine. Contrairement aux dirigeants africains ! Selon certains observateurs, le résultat est bien loin des attentes.
La question inquiétante, de l’immigration clandestine, ne laisse pas indifférente l’Europe dans son intégralité. Un sentiment de menace ou une sensibilité par rapport aux nombres de morts l’explique beaucoup. Dans tous les cas, des solutions venant d’eux restent inscrites dans les agendas aux pages sombres de l’Afrique dans cette ère d’immigration clandestine.
La visite de Nicolas Sarkozy en terre sénégalaise, alors ministre de l’Intérieur à cette époque, en est la parfaite illustration. Avec son homologue le ministre Ousmane Ngom, ils posaient les jalons d’un avenir assez prometteur pour mettre véritablement un terme à l’immigration illégale subie. Un accord sur lequel revient Tribune et où on peut lire dans ces grandes lignes que «le gouvernement sénégalais s’engage à collaborer avec Paris pour faciliter l’expulsion de ses ressortissants en situation irrégulière. Parallèlement, la France devait verser, dans un premier temps, une somme de 2,5 millions d’euros pour aider les rapatriés à se réinsérer grâce à des micro-projets, notamment dans le secteur de agriculture».
Le pays colonisateur n’était pas le seul à s’engager dans cette voie pour endiguer la migration clandestine sur soin sol. L’Espagne à son tour va souscrire et signer avec le gouvernement d’Abdoulaye Wade une entente de ce type qui attribue une somme de 20 million d’euros au Sénégal pour lutter contre l’immigration clandestine. D’ailleurs bon nombre d’opposants sénégalais demandaient une transparence sur l’utilisation de ces fonds.
L’histoire est encore loin de son épilogue, dans cette dynamique d’éradication de ce fléau et le combat continue. Notamment à travers le mécanisme Frontex (Agence européenne de garde-frontières et de gardes côtes), permettant au pays européens de surveiller leurs frontières, de réduire l’arrivée de convois d’immigrants irréguliers, de lutter contre la clandestinité et la criminalité transfrontalière, et assurer la protection et la sauvegarde des migrants en péril en mer. C’est ainsi que 6000 migrants illégaux sénégalais avaient été interceptés par le Frontex en 2017, nous rappelle le secrétaire exécutif de l’organisation, Fabrice Leggeri.
Dans cette lutte, l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) en Afrique de l’Ouest, accomplit un travail remarquable. Lors de sa visite à Dakar, le Premier ministre français, Édouard Philippe, a lui aussi abordé la question importante de l’immigration clandestine, récemment dans la capitale du pays de la Téranga. Le naufrage de vendredi dernier aux larges des côtes mauritaniennes relance le lancinant débat sur le phénomène migratoire. Tous les dossiers sont remis sur la table. Par Bineta BÂ

Le passeport diplomatique va subir une réforme

XALIMANEWS- Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Ba, annonce une réforme concernant le passeport diplomatique.
En passage à l’Assemblée nationale pour le vote du budget de son département, le ministre a souligné que la réforme est en cours concernant le décret régissant ce document de voyage.
« Cette réforme répond au souhait du Président Macky Sall de revenir aux fondamentaux dudit document et à la volonté d’avoir un système transparent. Ce passeport aura de nouvelles caractéristiques, ses paramètres de sécurité seront renforcés », indique le patron de la diplomatie sénégalaise.
vTULINABO MUSHINGI:« NOUS VOULONS QUE LE SÉNÉGAL SOIT UN EXPORTATEUR DE LA SÉCURITÉ»http://www.emedia.sn/TULINABO-MUSHINGI-NOUS-VOULONS-QUE-LE-SENEGAL-SOIT-UN-EXPORTATEUR-DE-LA.html

Limogeage du commissaire central de Dakar: une décision jugée « excessive » par un commissaire à la retraite

https://www.pressafrik.com/Bassamba Camara, Commissaire à la retraite, a jugé « excessive » la décision du limogeage du commissaire central de Dakar Mamadou Ndour, suite à la manifestation contre la hausse du prix de l’électricité, des jeunes de la société civile le vendredi 26 novembre devant les grilles du Palais.
« C’est une décision excessive et ce n’est pas tellement encourageant pour quelqu’un qui vient juste de faire deux mois. Mais ce sont des fonctionnaires, quand il y a une défaillance, l’autorité apprécie et prend des décisions » a dit Bassamba Camara sur la Rfm.
Comme relayé dans la presse sénégalaise, lui aussi est sur que ce limogeage est liée à cette affaire de Guy Marius Sagna et cela montre qu’au point de vue sécuritaire, il faut que toutes les responsabilités soient situées.
Dans sa livraison de ce mardi, le journal L’AS souligne que  « Mamadou Ndour, installé il y a un peu plus d’un mois, a été sanctionné pour négligence, après l’incursion de Guy Marius Sagna jusqu’aux grilles du Palais de la République ».
Guy Marius Sagna, Babacar Diop et 7 autres individus avaient été arrêtés devant les grilles du Palais présidentiel. En dépit de l’interdiction préfectorale de leur marche pour « imprécision de l’itinéraire, risque réel de trouble à l’ordre public », ils avaient réussi à s’accrocher aux grilles du palais pour protester contre la hausse annoncée du prix de l’électricité.Salif SAKHANOKHO

Adoption projet d’avis relatif à la réforme de l’administration publique: Birahime Seck dévoile les recommandations du CESE.

https://www.dakaractu.com/-C’est à Birahime Seck, du Forum civil et conseiller au Conseil Économique social et environnemental (CESE) qu’a été dévolu le rôle de rapporteur des recommandations relatives au projet d’avis sur la réforme de l’administration publique, ce mardi, lors de la dernière séance de la deuxième session ordinaire de l’année 2019.
Birahime Seck de revenir sur le processus d’élaboration du document, dans une démarche rigoureuse et scientifique.  « Ce travail est le fruit d’auditions, de visites de terrains, mais également d’exploitation de documents qui nous ont permis d’arriver à ce rapport sur la réforme et la modernisation de l’administration. Nous avons eu à auditionner 28 structures telles que ( la direction générale  de l’administration du territoire, la direction judiciaire, la direction du renouveau du service de la fonction publique, le Programme d’appui à la modernisation de l’administration (PAMA), l’ANSD…. »
Une sorte de feuille de route ainsi tracée par l’inter commission qui entend en faire part au chef de l’État, déjà engagé dans cette nécessaire réforme de l’administration publique sénégalaise. « Ces différents diagnostics ont, au terme de ces auditions, des acteurs institutionnels, de la société civile, du secteur privé, de l’exploitation des documents disponibles, ont permis de relever un certain nombre de recommandations afin de les soumettre au président de la République », a précisé Birahime Seck.
Parmi les recommandations faites, par l’inter commission du CESE figurent entre autres points :
-Pour des administrations centrales déconcentrées : le conseil recommande une révision complète des textes de base de la fonction publique et des statuts particuliers des différents autres corps. Ainsi que d’autres actes susceptibles d’avoir un impact direct sur la carrière et la rétribution des fonctionnaires, non fonctionnaires et agents contractuels…
Faisant l’économie du document, Birahime  Seck d’évoquer au total six grands axes qui ont été ciblés avec plusieurs sous parties largement diagnostiquées dans le rapport en question qui est le fruit d’une démarche inclusive et scientifique.
-Rendre disponible les fonds et revoir à la hausse les fonds destinés aux différents programmes allant dans le sens de la réforme et de la modernisation du PAMAT, PAMA…
-La réhabilitation et la construction de bâtiments dédiés à la fonction publique
_L’amelioration de l’accès des usagers à l’accès à un service public de qualité, la modernisation de la gestion des ressources humaines…
-L’automatision des procédures administratives…
-l’accélération de la mise en œuvre des réformes en finalisant la mise en place du centre de pédagogie universitaire (CPU)
-Le lancement en urgence d’un projet spécial de traitement et de préservation des archives avec comme actions prioritaires : l’aménagement et la construction d’une Salle d’archivage spacieuse et sécurisé…

Guy Marius Sagna et Cie mettent provisoirement un terme à leur grève de la faim

https://actusen.sn/Après une semaine de grève de la faim pour dénoncer le caractère injuste et arbitraire de leur arrestation et de leur détention, Dr Babacar Diop Guy Marius Sagna et Cie ont décidé de donner suite aux appels multiples lancés par leurs familles, leurs camarade et la société civile pour une suspension de cette grève.
Ainsi, ils ont décidé, à compter de ce mardi 10 décembre 2019 à 12 heures, de mettre provisoirement un terme à la grève de la faim entamée le mardi 03 décembre 2019.

Cissé Lô: «Seule la colère du Khalife général des Mourides ou de Serigne Moussa Nawel Mbacké peut m’ébranler.Je ne suis l’égal d’aucun politicien»

https://actusen.sn/Que ceux qui sont en colère contre lui se le tiennent pour dit. Moustapha Cissé Lô n’en a cure. Le Vice-président de l’Assemblée nationale l’a clairement fait savoir avant-hier, à Touba. « Personne n’ose se moquer de moi et je n’ai peur de rien. En dépit de tout ce tintamarre, cela ne m’effraie pas parce que seule la colère du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké ou de Serigne Moussa Nawel Mbacké peut m’ébranler », a-t-il affirmé dans des propos rapportés par le quotidien SourceA.
Poursuivant, Moustapha Cissé Lô le président du parlement de la Cedeao ajoute : « Je ne suis l’égal d’aucun politicien. Je suis plus droit qu’eux.
S’adressant à son fils, Junior, il déclare : « Junior, ton père ne fornique pas, ne s’enivre pas, ne trafique pas de faux billets, n’est pas drogué. Je connais des gens dans le régime qu’on assimile à des responsables, mais qui ne font que ça. Donc ton père n’est pas leur égal ».

Moustapha Cissé Lô: «Ce que j’ai fait dans mon pays et à l’étranger, je ne crois pas que Macky Sall l’a fait»

https://actusen.sn/Le premier vice-président de l’Assemblée Nationale a encore lancé avant-hier à Touba des pierres dans le jardin du patron de l’Apr. Moustapha Cissé Lo a loué son bilan à la tête du parlement de la CEDEAO, en estimant que le chef de l’Etat devrait lui décerner une médaille dans l’Ordre national du lion.
«Les 115 collèges (du parlement de la Cedeao) qui sont sous ma tutelle, vont me décorer, ce mardi grâce à la satisfaction de mon travail. Le Sénégal devrait le faire. Macky Sall devrait me décerner une médaille de grande croix dans l’Ordre national du lion. Mon père, Elhadj Aliou Lo en avait une médiale de Commandeur. Ce que j’ai fait dans mon pays et à l’étranger, je ne crois pas que Macky Sall l’a fait. Certes, il a fait pour la religion, mais j’ai fait pour le peuple et tout le monde est content de moi», déclare-t-il dans les colonnes de SourceA dans sa livraison de ce mardi.

Cissé Lô à son fils: «Kula Ko Daguite,Rakine Koko»

https://www.rewmi.com/Le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale continue de faire feu sur le régime du président SALL.  Ces dernières cartouches, c’est depuis Touba qu’il les a tirées.
Dans un style qu’on ne lui connaissait pas encore, Moustapha CISSE Lô, repris par SourceA, s’adresse à son fils pour mieux enflammer le maquis.
« Je suis plus droit qu’eux. Junior, ton père ne fornique pas, ne s’enivre pas, ne trafique pas de faux billets, n’est pas drogué. Je connais des gens dans le régime qu’on assimile à des responsables, mais qui ne font que ça. Donc ton père n’est leur égal, ‘kula ko daguite, rakine koko’, vibrez-le », a-t-il crié.
« Personne n’ose se moquer de moi et je n’ai peur de rien. En dépit de tout ce tintamarre, rien ne m’effraie. Parce que seule la colère du Khalife général des mourides, Serigne Mountakha MBACKE ou de Serigne Moussa Nawel MBACKE peut m’ébranler. Je ne suis l’égal d’aucun politicien », ajoute-t-il multipliant la colère de Macky SALL par zéro.

En guerre contre Moustapha Cissé Lo, Yakham Mbaye cogne encore et descend son fils, Junior Lô

https://www.xibaaru.sn/Incontestablement, Moustapha Cissé Lo et son fils Junior sont tombés cette fois-ci sur un très gros morceau : Yakham Mbaye.
Après la sortie ravageuse du Directeur général du quotidien national Le Soleil contre le Président du Parlement de la Cedeao, le fils de ce dernier, Junior, a répliqué, hier, dans une vidéo pour insulter copieusement celui qui a balancé des documents compromettants contre son père, révélant des choses troubles dans le marché des semences et engrais. Des insultes que le fils de Moustapha Cissé Lo a aussi servies à Farba Ngom, l’un des pires ennemis de son père ; le député apériste ne s’était pas privé de débarquer à l’Assemblée nationale pour houspiller et déstabiliser Moustapha Cissé lors du vote du budget du ministère de Mansour Faye, l’obligeant à écourter son temps de parole.
Ensuite, en soirée, ont circulé des vidéos montrant Yakham Mbaye dans ce qui semble être une discothèque, tapotant sur un téléphone portable. On sait du Directeur général du Soleil que ces images remontent à près de deux années et ont été prises lors de la soirée d’anniversaire d’un de ses amis. Et tout indique que leur publication est attribuée à Junior par Yakham Mbaye qui ne s’en émeut guère car jugeant qu’elle n’ont rien de compromettant ou de dégradant. En effet, pour preuve, on sait de Yakham Mbaye qu’il a envoyé des messages très salés à Junior qui l’avait joint en premier via messenger pour lui envoyer le lien de la vidéo dans laquelle il l’insultait.

Un message dont nous avons pris connaissance et qui renseigne que les coups vont encore pleuvoir de la part de Yakham Mbaye.

« Tu peux insulter jusqu’à perdre la voix, publier autant de vidéo que tu veux, même celle de mon enterrement, ça n’empêchera pas que je m’occupe de ton père. Cherche encore des vidéos, car j’en ai pas fini avec ton père. Je te donne rendez-vous en journée. Ce sera l’occasion comme tu es jeune et ignare que je te renseigne sur les exploits d’une personne qui t’est chère : sous quel lit à Sarsara il s’était réfugié pour échapper aux policiers qui le recherchaient pour détournement de financement d’un « seeko » ; ses surfacturations relatives à des voitures louées pour le Parlement de la Cedeao ; sans oublier les dizaines de millions volés dans des missions (surtout au Maroc).
Après, nous parlerons de ton arrestation pour usage de drogue. J’espère que tu ne l’as pas oubliée, car les pv sont là. Si je suis un coureur patenté, eh bien, dis toi que ce n’est pas avilissant. Nous sommes deux grands champions à ce titre : ton père et moi. Et tu es là preuve vivante de ses exploits. Trouves toi une très bonne condition physique, car je n’ai pas dit 10% de ce que je sais. » a balancé Yakham Mbaye à Junior. Ça craint dangereusement.

Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly à Mansour Faye: «vous êtes un premier ministre de fait

http://www.dakarmatin.com/Les députés de l’opposition se sont étonnés des nombreux galons de Mansour FAYE. Le beau-frère de Macky SALL qui pèse plus de 100 milliards de FCFA a en charge presque tous les programmes de développement.
De passage ce lundi à l’Assemblée nationale, les députés n’ont pas manqué de le lui signaler, de le mettre en garde en cas d’échec.
« Vous êtes un Premier ministre de fait. Tout ce qui est bon dans les ministères, qui permet de se rapprocher des populations et de faire la politique, on vous l’a confié. Cela montre que le dauphin caché de Macky SALL, c’est bien vous », déclare Cheikh Abdou MBACKE Bara Dolly. S’adressant au beau-frère de Macky SALL, le député de renchérir : « Je me demande si vous pouvez le supporter, d’autant que vous avez lamentablement échoué au département de l’Hydraulique qu’on vous avait confié ».
A noter que Mansour FAYE s’occupe du Programme d’Urgence du Développement Communautaire (PUDC), du Programme d’Urgence de Modernisation des Axes et territoires frontaliers (PUMA), du Programme de Modernisation des Villes du Sénégal (PROMOVILLES), du Programme National des Bourses de Sécurité Familiale (PNBSF) et de la Couverture Maladie Universelle (CMU WALFNet

Mamadou Lamine Diallo à Mansour Faye: « Macky Sall dit qu’il n’a plus de Premier ministre, j’y crois pas…En réalité, tu es le Premier ministre caché »

https://www.dakaractu.com/Le leader de Tekki qui a pris la parole lors du vote du budget du ministère du développement communautaire, et de l’équité sociale et territoriale pense que ce ministère a un champ de manœuvre très large, ce qui ne facilitera pas la tâche à Mansour Faye. Selon Mamadou Lamine Diallo, ce ministère est tellement grand qu’il peut même héberger celui d’Oumar Youm et de Oumar Guèye, qui seraient ses secrétaires d’Etat.
Le député a aussi évoqué les arriérés qui ont causé tous ces programmes qui gèrent toute la demande de population concernée. Mamadou Lamine Diallo n’en est pas resté là, puisque selon lui, Macky Sall aurait toujours un Premier ministre qui ne serait personne d’autre que Mansour Faye au vu de tout ce qu’il dirige depuis son ministère…

Arrestation de Guy Marius et Cie: Abdoul Mbaye exige des poursuites contre le préfet de Dakar

http://www.dakarmatin.com/L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye s’étrangle de colère après l’arrestation de Guy Marius Sagna et Cie suite à leur manifestation contre la hausse du prix de l’électricité.
« Trop, c’est trop », s’esclaffe, dans la livraison du journal Enquête de ce mardi, le président de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act).
Précisant que « l’arrestation de Guy Marius Sagna et Cie est illégale », Abdoul Mbaye réclame une action judiciaire contre le préfet de Dakar pour abus de pouvoir.

Naufrage en Mauritanie: Le présumé cerveau identifié

https://www.rewmi.com/Le naufrage de l’embarcation survenu en Mauritanie connait un nouveau rebondissement. Selon Libération, le cerveau  a été identifié. Il s’agit, du nommé Sanna Marong, connu pour être un membre actif du Parti démocratique gambien. Marong, qui travaille au port de Banjul,a été perdu par un enregistrement pour le moins explosif obtenu par «freedom newpapers».
Dans l’audio, il explique, à son futur client, comment il avait à Mbour, un capitaine pour conduire une des pirogue pour transporter des migrants. Il détaillait aussi le montant à payer.

La «femme» du Procureur de la république arrêtée pour….

https://www.rewmi.com/Six mois ferme de prison, c’est la peine requise par le parquet contre la dame Maréme Tandian. Poursuivie pour usurpation d’identité numérique, cette bonne dame faisait face au juge des flagrants délits de Dakar hier. Elle se faisait passer pour l’épouse d’un procureur et avocate afin de gruger des vendeuses en ligne au sein du tribunal de Dakar. Son modus operandi consistait d’abord à contacter les vendeuses en ligne. Ensuite, elle échangeait avec celles-ci ses coordonnées afin de leur faire voir sa situation matrimoniale via le réseau social WhatsApp. En effet elle avait mis comme photo de profil une photo collage d’elle et d’un procureur. Et pour couronner le tout elle leur disait qu’elle travaillait au tribunal de grandes instances de Dakar. Elle sera fixée sur son sort le 12 décembre prochain.

Ébullition du front social: Les politiques brillent par leur absence

https://www.rewmi.com/Depuis quelques mois, c’est la Société civile sénégalaise qui est sur le terrain, notamment ceux qui sont estampillés ‘’activistes’’.
Ils multiplient les fronts pour faire face au régime de Macky Sall. C’est dans un premier temps ‘’Aar Linu bokk’’, ensuite ‘’Nioo Lank’’. Des fronts qui se veulent de résistance face notamment à la gestion de nos ressources, mais aussi à la hausse du prix de l’électricité.
D’ailleurs, des activistes croupissent actuellement en prison pour avoir marché sans autorisation. Guy Marius Sagna, le Dr Babacar Diop et bien d’autres sont en détention, en attendant la suite de leurs procédures judiciaires. Une grève de la faim a même été entamée par eux.
Pendant ce temps, aucune réaction significative de la classe politique n’a été notée. En dehors de quelques sorties épidermiques dans les médias, les leaders de partis politiques et de coalitions ont déserté le terrain politique et social. Ils n’ont pas, pour la plupart, levé le petit doigt pour revendiquer, protester et proposer des solutions.
Une situation qui commence à inquiéter les observateurs. Car, la mission d’un parti ou de toute association politique est certes la conquête du pouvoir et l’encadrement des militants, mais c’est aussi un devoir de veille, de critique et de proposition par rapport à la marche du pays.
Aujourd’hui, quelles que soient les raisons qui animent les hommes politiques, lassitude, découragement, introspections sur leurs avenirs, consignes d’apaisement de la part de leurs guides religieux, etc., nous estimons qu’ils sont en train de rater une occasion en or de démontrer au peuple leur attachement à son bien-être.
Pis, ils ratent par la même occasion l’opportunité de démontrer que le chemin suivi par le pouvoir n’est pas le bon.
Car, même si la présidentielle est encore lointaine, les échéances électorales qui se profilent à l’horizon (locales et législatives) sont tout aussi importantes.
Il est hasardeux, parce que maladroit, d’attendre le moment des élections pour venir apporter un discours qui risque de ne pas être suivi, dès lors que la présence du leader sur le landerneau politique était occasionnelle.
L’absence des politiques peut également s’expliquer par des négociations en cours, aussi bien d’une façon formelle qu’informelle. Et cela ne fera que davantage fonder le peuple dans sa conviction que les politiques sont artisans éternels de deals sur le dos des populations.
En clair, ce que nous voulons dire par là, c’est que les Guy et Cie méritent d’être soutenus dans leur démarche, aussi bien par les hommes politiques que par les populations elles-mêmes. Car, c’est seulement à ce moment-là que les mobilisations pourront porter leurs fruits.
Car, si les activistes continuent à s’agiter dans l’indifférence générale, ils seront davantage brimés par le régime qui ne souhaiterait pas voir leur exemple suivi par d’autres.
D’ailleurs, comme l’a souligné Abdourahmane Sow de la Cos-M23, la Société civile ne peut pas mobiliser, ce sont les politiques qui peuvent le faire.A moins que ces derniers ne soient complices de la gestion du pouvoir.Assane Samb

Les Jeunes De L’APR De Ouakam Interpellent Macky

Les jeunes de l’APR Ouakam interpelle leprésident du parti Monsieur Macky Sall
Monsieur  le président de l’APR,  les jeunes de votre parti à Ouakam vous interpellent sur leur situation.  Ces jeunes  depuis la création du parti,  ont très tôt enfilé leurs casquettes de militants pour vous porter à la magistrature suprême. De 2009 à 2019,  nous avons bravé toutes les menaces  de l’ancien régime pour vous témoigner notre estime, notre engagement particulièrement  aux  périodes électorales en commençant par les élections de 2009 sous la bannière de Dekkal NGOR, l’élection présidentielle  de 2012 avec, les législatives de 2012, le référendum de 2016, le parrainage de 2018 et  celle de 2019 auréolées  par des résultats positifs.

Nous sommes les véritables artisans de toutes les victoires de l’APR à Ouakam.        

Malgré tous ces efforts, et dans un contexte politique social tendu avec notamment l’arrestation des 10 supporters de l’USO de Ouakam nous avons gardé notre dynamique pendant que d’autres se sont terrés dans leur foyer  gelant toutes leurs activités .Ces  jeunes souffrent d’un manque de considération, d’une injustice de la part de certains responsables du département de Dakar et d’un mépris total, alors que nous avons très tôt adhérer à votre vision et à votre projet de société. Nous sommes orphelins de parrain ou marraine capables de porter notre voix auprès de vous.
Aujourd’hui force est de constater que nous sommes associés a aucune des politiques d’encadrement, de développement ou de  formation des jeunes.
C’est pourquoi nous  vous interpellons via ce communiqué pour que vous puissiez rectifier le tir et permettre à ces jeunes de massifier la base, de  vulgariser sa politique basée sur la deuxième phase du PSE « Ligueyeul Euleuk ».
C’est à juste titre que nous souhaitons avoir une audience avec vous monsieur le présidentdu parti Monsieur Macky Sall.Fait à Dakar le 08 décembre 2019. Abdoulaye Sow ,Coordonateur des jeunes de  L’APR Ouakam

L’Implosion de l’Apr en perspective Par Mamadou SY Albert

http://actunet.net/Par le biais de la presse, des responsables politiques et des proches du président de l’Alliance pour la République, le président de la République en exercice, expriment des états d’âme. Entre les lignes des frustrations, des colères noires et des déceptions contenues, se dessinent les contours d’un malaise profond de l’Alliance pour la République et de sa gouvernance de la République. L’état de la souffrance militante républicaine ne souffre de doute.
L’Apr fera-t-elle exception à la règle des signes précurseurs des fins de règnes désordonnées des pouvoirs socialistes et libéraux ? Les journaux privés se transforment subitement en des sources d’expression de l’état d’âme des responsables politiques de l’Alliance pour la République. La cascade de sorties médiatiques de militants et de responsables du parti présidentiel au cours de ce début de mandat du président de l’Alliance pour la République, cristallise au moins un ressentiment de malaise interne et externe de la mouvance présidentielle.
Ce sont le plus souvent des proches du fondateur de la formation républicaine qui portent au-devant de l’opinion leurs misères sociales et politiques. Ils ont ainsi franchi le seuil de la réserve classique des gouvernants et de la discipline partisane, en acceptant de se confier à la presse privée. Ce pas de détresse transforme la presse en une mère porteuse de toutes les douleurs militantes contenues. Ce nouveau cap communicationnel exprimant le désarroi individuel traduit une rupture dans la communication personnelle et institutionnelle entre les anciens compagnons de la première heure du président de la République en exercice et le chef de la formation républicaine.
Le président de la République, chef de parti, devient de fait la seule autorité morale et éthique du parti. C’est probablement cette muraille organisationnelle et politique entre le chef de l’État, le seul maître à bord du parti présidentiel, qui suscite et alimente toutes ces réactions militantes dénonçant, sous des formes diverses, l’exclusion des anciens compagnons de la gouvernance de l’État et du parti républicain.
Les frustrations, la colère noire et les déceptions contenues se conjuguent dans les esprits de responsables laissés en rade à tort ou à raison. Les états d’âmes rendus publics par la presse dénotent un malaise grandissant. Ils sont nombreux à se plaindre de l’état de santé démocratique et de gouvernance de l’Apr. Entre les lignes de ce malaise structurel propre au parti au pouvoir se confondant à l’État et aux institutions républicaines, se dessine certainement une crise politique. Les anciens compagnons ont-ils été écartés au profit des alliés et des transhumants ? L’Alliance pour la République est-il réellement le parti qui exerce le pouvoir ? Le président de l’Apr a-t-il une nouvelle ambition après ces deux mandats consécutifs ?
Ces questions, fondamentales pour le présent et le futur du pouvoir républicain, sont ouvertes. Elles n’ont pas de réponses républicaines partagées. Elles risquent de donner aux frustrations et à la révolte contre le président tout puissant de l’État et du parti un cachet singulier. La révolte contre la personnalisation du pouvoir et du parti présidentiel est de l’ordre du possible politique. Le ressenti le mieux partagé dans les rangs des mécontents républicains réside dans le fait que le président de la République et celui de l’Apr, exerce seul son double pouvoir politique, de chef de l’État et de son parti. La formation républicaine devient une coquille vide.
La concentration excessive de ce pouvoir de décision entre les mains du président de la République accentue naturellement l’isolement du maître du jeu de ces responsables et anciens proches, exigeant plus de loyauté plus d’égards, de respect et de considération aux apports et statuts différenciés des militants et responsables cofondateurs de l’Apr et artisans de l’arrivée du pouvoir. La lutte des tendances se fera probablement entre différents pôles : loyalistes républicains, arrivistes, opportunistes, héritiers et successeurs légitimes de l’Après Macky Sall.
Le « troisième » mandat présidentiel pourrait être le déclencheur de cette crise en latence de l’Alliance pour la République. Les adversaires de cette option du « troisième » mandat savent déjà de quoi demain sera fait. Les limogeages de responsables républicains ayant soutenu publiquement que le président de la République n’aura pas droit à un « troisième » mandat présidentiel, indiquent suffisamment les risques des adversaires d’une probable candidature du président de l’Apr à la prochaine présidentielle de 2024.
Le refus présidentiel de faire de cette question l’objet d’un quelconque débat interne et/ou public à côté du malaise institutionnel dans lequel se meut la mouvance présidentielle, participe d’une prise de conscience de la crise en perspective de la gouvernance de l’Alliance pour la République. Le parti présidentiel pourrait-il éviter les crises qu’ont connues les socialistes et les libéraux, avec des cascades de départs de responsables frustrés et bannis de la succession ? Rien n’est moins sûr.
L’Apr a moins d’expériences de gouvernance des affaires publiques et de gestion des conflits interpersonnels que le Parti socialiste et le Parti démocratique sénégalais. L’usage systématique de la presse privée pour exprimer des états d’âme des responsables révèle un déficit de maturité politique et de l’inexpérience de gouvernance des affaires publiques et privées. La moindre étincelle entre le président de l’Apr et les franges frustrées, mettra le feu dans la maison républicaine. Une poudrière en perspective…

Garder le cap face aux turbulences

Le passage actuel du Gouvernement à l’Assemblée nationale pour l’adoption du budget 2020 offre une fenêtre intéressante pour une lecture macroéconomique de la situation du pays, à l’aube du basculement à l’ère du budget programmes, nouveau paradigme de gestion des finances publiques axé sur les résultats et les moyens mis à la disposition des ministères. En effet, il peut sembler utile, dans le contexte macroéconomique global, de donner du sens, d’apporter des pistes d’éclairage et de fournir des clefs de décryptage qui justifient la portée économique de la vision du Chef de l’Etat.
De prime abord, l’année 2019 s’achève sur un contexte de guerre commerciale sino-américaine et le « coup de froid » attendu sur l’économie mondiale et les taux d’intérêt en 2020 n’est pas une énième manifestation des changements climatiques mais bien la conséquence des tensions commerciales susmentionnées. En effet, celles-ci ont entraîné un fort ralentissement des volumes d’exportations, ce qui a pesé sur la croissance mondiale et obligé les banques centrales à abaisser leurs taux.
La situation pourrait toutefois se débloquer en 2020, puisqu’à l’heure d’écrire ces lignes, un possible accord commercial partiel a été évoqué par les négociateurs, même si cela ne devrait avoir que peu d’effets à court terme, car il faudra du temps pour restaurer la confiance. C’est la raison pour laquelle, le FMI a abaissé ses prévisions pour la croissance mondiale à 3% pour 2019, soit son plus bas niveau depuis 2009, et la Commission Européenne a fait de même pour la zone euro, avec une croissance désormais estimée à 1,1% pour 2019, soit son plus bas niveau depuis 2014.
Pour 2020, ces deux institutions tablent sur une croissance en dessous du potentiel. L’heure n’est donc pas à la fête, mais il n’y pas de quoi s’alarmer non plus car, face à ce ralentissement conjoncturel, les principales banques centrales ont abandonné leurs projets de normaliser leur politique monétaire au profit d’un positionnement plus accommodant. Ainsi, la Réserve Fédérale américaine a procédé à trois baisses de taux en 2019, la BCE a abaissé son taux de dépôt à -0,5% et réactivé son programme de rachats d’actifs, et nombre de banques centrales émergentes ont également abaissé leurs principaux taux directeurs. D’un point de vue économique, le retour à une politique monétaire plus accommodante devrait permettre de compenser en partie l’effet de la guerre commerciale et d’éloigner le spectre de la récession au-delà de 2020.
Les escarmouches de cette rivalité sino-américaine ne seront pas sans conséquence pour l’économie mondiale – car la Chine en est un des moteurs par sa demande intérieure – et surtout pour l’économie africaine, qui est encore au stade d’une commoditisation primaire, c’est-à-dire d’une économie exportatrice de matières premières brutes et importatrice de produits finis et de biens de consommations.
Le ralentissement probable de la croissance de la demande intérieure chinoise pourrait avoir des répercussions sur le carnet de commandes de matières premières africaines et, ce faisant, davantage fragiliser l’économie africaine dans la mondialisation par une contraction du financement du développement des infrastructures. Car, faut-il le rappeler, l’Afrique est à un moment décisif de sa trajectoire de développement : l’horizon des ODD de 2030 se rapproche à grande vitesse de même que l’échéance de l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.
L’un des enjeux majeurs de l’économie africaine reste l’ODD 9, qui promeut les infrastructures, l’industrialisation et l’innovation, où l’Afrique accuse un retard criard – moins de 10% des objectifs définis par les Nations unies, selon l’OCDE, seront atteints pour l’horizon 2030, c’est-à-dire dans 10 ans !À la racine du mal, la question du financement reste cruciale. Les besoins en matière d’infrastructures sont chiffrés à plus de 100 milliards de dollars par an, comme l’a récemment rappelé le Chef de l’Etat lors du Forum de Dakar sur la dette publique et le développement durable tenue à Diamniadio le 02 décembre dernier. Le consensus issu du Forum de Dakar a porté, à juste titre, sur les fameux critères de convergence, déficit budgétaire inférieur ou égal à 3% et un ratio dette/PIB maximal de 70%,  qui sont des contraintes objectives à lever en zone UEMOA.
En ce qui concerne le Sénégal, stratégiquement quatre défis majeurs vont structurer son économie à l’horizon 2050. Premièrement, le défi démographique : 72% des 16 millions de Sénégalais ont moins de 35 ans, défi majeur en termes de création d’emplois stables quand 150 000 jeunes, chaque année, sont des primo-accédant au marché du travail, dont 6% seulement sont formés, ce qui pose avec acuité la problématique de l’adéquation de la formation au regard de l’offre d’emploi.
Deuxièmement, le défi majeur de l’économie sénégalaise est celui d’une bonne gestion des recettes issues du pétrole et du gaz, en évitant ce qu’on désigne communément par la malédiction du pétrole. Le Sénégal doit et peut relever ce défi pour éviter une longue période de tensions et de troubles intérieurs, car d’ores et déjà la contestation souvent injustifiée d’une partie de la classe politique appelle l’impératif d’une gestion efficiente des futures retombées pécuniaires du pétrole et du gaz pour une redistribution équitable des fruits de la terre à chaque citoyen Sénégalais.
Troisième défi auquel fait face notre pays : le péril terroriste avec la chute déjà entamée, me semble-t-il, de l’Etat malien et les nombreuses déflagrations possibles, directes et immédiates sur l’économie sénégalaise. Rien qu’à titre d’exemple, avec l’arrêt du chemin de fer sur le corridor Dakar-Bamako et dont les pourparlers pour la reprise des activités butent sur le climat géopolitique instable côté malien, les 89 312 camions maliens traversant chaque année le Sénégal dégradent si rapidement les infrastructures routières que le Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) a urgemment besoin d’environ 50 milliards de F CFA pour garantir la qualité des routes, compte non pris des externalités négatives comme la congestion du Port de Dakar ou les chiffres alarmants de l’accidentologie routière.
Le quatrième et dernier défi auquel le Sénégal fait face, de mon point de vue, est le défi universel du changement climatique. A titre illustratif, rien que la hausse du niveau de la mer de 1 mètre, scénario optimiste, pour un pays comme le Sénégal avec 700 km de côte maritime, induirait de graves dangers sur le maillage territorial avec l’effacement prévisible de plusieurs villes côtières et les mouvements de population qui s’en suivront. Face à ces défis cruciaux, la vision du Chef de l’Etat matérialisée dans le PSE est la bonne. En effet, le consensus macroéconomique reconnaît l’impulsion de la nouvelle dynamique de croissance économique et la consolidation du cadre macroéconomique, avec un taux de croissance du PIB d’une moyenne de 6,6% au cours de la période 2014-2018, contre 3% entre 2009 et 2013. En effet, la croissance a été principalement tirée par la consommation, les investissements et les exportations – en moyenne 9% par an, même si cette progression demeure faible en comparaison avec les pays références. Il y a lieu de reconnaître que cette faiblesse semble trouver sa justification dans le degré primaire de la sophistication des produits exportés et c’est ici la cible de la transformation structurelle de l’économie, axe majeur du PSE.
L’inclusion sociale et l’équité territoriale ont été des marqueurs forts de la réussite qui a accompagné le PSE, à l’instar des programmes comme PUMA, PROMOVILLES, les Bourses de sécurité familiale, PUDC, entre autres, qui ont été des soupapes de filet social pour ne pas laisser sur le bord du trottoir des personnes vulnérables. Il faut les maintenir et les approfondir en en corrigeant les éventuels écueils de pilotage.
En somme, le PAP 2 2019-2023 devra fast-tracker le PSE pour l’inscrire dans une dynamique d’accélération de la transformation structurelle de l’économie pour atteindre l’émergence économique et sociale en 2035, l’émergence d’une économie prospère, inclusive et résiliente face aux chocs du monde extérieur. C’est ici tout le sens de l’approche 5-3-5, 5 initiatives, 3 programmes et 5 accès universels qui, curieusement, recoupent pour l’essentiel les 17 ODD édictés par les Nations Unies.
Ce contexte global, ces défis et enjeux et les réponses pertinentes que le Gouvernement est en train d’y apporter, sont à mon avis, les seuls invariants de la boussole qu’il faille tenir, nonobstant les vociférations politiciennes et les polémiques stériles.2020 risque d’être une année de fortes turbulences et il faudra tenir le cap.

PLUIE D’HOMMAGES SUR TANOR DIENG

http://www.emedia.sn/Ousmane Tanor Dieng (OTD) était l’absent le plus présent, ce mardi, 10 décembre 2019, à la session extraordinaire du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Premier président, depuis la création de cette institution en octobre 2016, jusqu’à sa mort en juillet 2019, OTD avait fini par mettre sur les rails cette nouvelle institution qui est la 3e dans l’ordonnancement institutionnel du pays. À son actif, 34 rapports produits par le Hcct en moins de trois années. Suffisant pour que ses collègues lui rendent un hommage mérité après sa disparition en pleine mission.
Nommée à la tête du Hcct en novembre 2019, Aminata Mbengue a voulu marquer son entrée en fonction par un hommage appuyé à son ancien proche collaborateur. Cet hommage a démarré par un film institutionnel qui retrace la vie et l’œuvre de l’ancien Secrétaire général du Parti socialiste (Ps). Dans l’auditorium du Hcct, l’émotion était vive. Des larmes ont coulé. L’image de OTD était encore présente dans l’esprit de ses ex collègues.
La série de témoignages à été ouverte par le corps diplomatique. L’ambassadeur, Seydou Nourou Ba, qui a parlé en leur nom retient de l’homme, sa connaissance élevée de l’Etat. « Nous avons géré ensemble de hauts dossiers très sensibles. OTD incarnait les valeurs qu’on attend d’un diplomate : compétence, sérieux, rigueur », a-t-il rappelé.
Prenant la parole, Seydina Issa Laye Thiaw a abondé dans le même sens. Fils aîné et porte parole du khalife général des Layennes, Seydina Issa Thiaw fera remarquer que : « Ousmane Tanor Dieng a été loyale jusqu’à son dernier souffle ». Pour avoir connu, très tôt, Ousmane Tanor Dieng, Elhadj Tamsir Sakho retient de l’homme sa « bonté ». Babacar FALL & Pape D. DIALLO (Photos)

Tous Les Deux Au Sénégal: DIOUF Dans Un Palais, WADE Dans Les Quartiers

https://www.walf-groupe.com/Au pays au même moment, Abdou Diouf et Abdoulaye Wade semblent bénéficier de traitement différenciés. Alors que le premier continue de bénéficier des parasols dorés de la République, à la résidence Pasteur, le prédécesseur du Président Macky Sall, avec qui il s’est publiquement réconcilié, loge chez l’habitant.
Au Sénégal depuis quelques temps pour les besoins des obsèques de la veuve de son prédécesseur, Colette Senghor, Abdou Diouf bénéficie d’un traitement digne de son rang. En effet, il est logé, comme d’habitude, à la résidence Pasteur, palais qui fait face à l’hôpital Aristide Le Dantec, avec tous les égards liés à son statut. Tous les Sénégalais applaudissent. Mais ce qui semble choquer plus d’un, c’est le traitement inégal par rapport au prédécesseur de l’actuel chef de l’Etat, Abdoulaye Wade. Car, malgré l’affichage de la réconciliation de la mosquée Massâlikoul Djinâne, l’ancien mentor de Macky Sall continue de loger chez l’habitant, sa résidence étant dans l’imbroglio de la traque des biens mal acquis pour laquelle son fils Karim a été condamné puis exilé au Qatar.
Il serait scandaleux que Diouf, pendant tout le temps qu’il sera là, habite dans un palais de la République, avec toute la domesticité que paie le contribuable sénégalais, les chauffeurs, gardes, etc et que Wade qui est plus fraichement chef de l’Etat n’a pas tout cela. A moins que ce ne soit nouveau.
En tout cas, cette situation devrait même gêner le président Macky Sall. Lequel ne peut ne pas ne pas accorder l’hospitalité à ce prédécesseur qui, aussi incroyable que cela puisse paraître, n’a pas de maison au Sénégal. Et sans pied à terre dans la nation qu’il a dirigée aussi longtemps à sa façon, l’Etat ne peut pas le laisser dans la rue comme un Sdf alors qu’il s’est annoncé. C’était à lui de savoir dire «stop» et refuser d’être un fardeau pour le pays. Car, l’Etat qui ne paie jamais deux fois ne peut pas lui octroyer une pension réactualisée par Macky Sall, pour tous, à près de 9 millions 700 mille francs et continuer de lui assurer un logement avec tout ce qui va avec lors d’un séjour, nous dit-on, qui va durer presque 4 mois, tout l’hiver en France, pays où François Hollande n’habite pas à la Lanterne ou au Fort de Brégançon. Même aux Usa, Obama n’a pas ce traitement de faveur.
Avec ces traitements de faveur différents pour les deux anciens chefs de l’Etat du Sénégal, au pays au même moment, on se demande si les retrouvailles vont aller jusqu’aux wadistes. Sinon, on peut être tenté de se demander si ce n’était pas du cinéma. Parce qu’on ne peut comprendre que Macky Sall et Wade se soient réconciliés en fanfare, avec des visites de courtoisie par la suite, et que le Pape du Sopi continue d’être traité comme un périphérique. Ce, même si on peut nous rétorquer qu’il n’a en pas fait la demande.Seyni DIOP 

 LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI


SenePlus  |   Publication 10/12/2019

Macky absent du pays pour 5 jours


On pourrait bien appeler l’appelé Macky tukki. Dire qu’il voyage beaucoup relève d’un euphémisme. Mais bon, pour la bonne cause diront ses supporters. En tout cas, le président de la République quitte Dakar ce matin pour prendre part au Forum d’Assouan pour la paix et le développement durables prévu du 11 au 12 décembre 2019 à Assouan en Egypte. Il participera aussi au Forum mondial de la Jeunesse prévu du 14 au 15 décembre 2019 à Sharm El Sheikh, sur le thème «paix et sécurité internationales : défis actuels». D’après des sources de «L’As », le ministre de la Jeunesse, Néné Fatoumata Talla l’a devancé. Le retour du Chef de l’Etat est prévu le 15 décembre soit 5 jours d’absence.

Blocage à Pamecas


Le Directeur de l’institution de Microfinance Pamecas est dans le collimateur de certains de ses employés affiliés au Syndicat national des Mutuelles des travailleurs des Mutuelles d’épargne, des crédits et activités connexes (Sntmecac), membre de la centrale syndicale Uts. Il est accusé d’avoir refusé d’organiser l’élection du Collège des délégués du personnel de ladite société. D’après le secrétaire général du Sntmecac, Pape Momar Dièye : « Nous sommes au regret de dénoncer le comportement inacceptable du Directeur général de l’Um-Pamecas pour son refus d’organiser l’élection du Collège des délégués du personnel. Malick Diop est en train de faire de la politique du diviser pour mieux régner afin de durer à la tête de l’institution. C’est un comportement irresponsable et injustifié que nous dénonçons et contre lequel nous invitons les autorités à sévir pour que le droit soit lu». Et le secrétaire général de l’Uts, Aliou Ndiaye, de renchérir : «Nous avons saisi l’inspection du travail qui nous a donné raison. Mais la Direction refuse de dire le droit. C’est pourquoi, nous userons de tous les moyens légaux pour que cette société respecte les revendications des travailleurs qui demeurent légitimes.» Ces syndicalistes ont par la suite décrié également la gestion de l’institution. « Depuis que Malick Diop est à la tête de notre société, la situation financière est déficitaire. Depuis 2016, il ne présente que des bilans déficitaires. Ce qui est déplorable. Nous rappelons au Dg qu’il a été élu pour rassembler toutes les forces de la société pour atteindre l’objectif commun, à savoir le redressement de la situation financière de Pamecas et non pas la politique du diviser pour mieux régner. »

Le mandat du Dg se termine en 2020


Les syndicalistes interpellent les Présidents des conseils d’administration des caisses de base et leur demandent de prendre leurs responsabilités pour l’évaluer objectivement en dépit de l’expiration de son contrat d’objectif de 5 ans qui expire en 2020. Autres doléances formulées par ces syndicalistes, ce sont la politique de fidélisation et l’octroi de parcelles aux travailleurs et l’arrêt des contrats atypiques qui favorisent la précarisation à cause de l’infiltration de la microfinance par certains prestataires intermédiaires légaux qui ont commencé à pénétrer le secteur bancaire par un système de l’outsourcing et la sous-traitance. Ce qui favorise la criminalité financière. Nous avons tenté de joindre le Directeur général de Pamecas, Malick Diop, pour avoir sa version des faits dans cette affaire, mais son téléphone sonne dans le vide. Il nous a envoyé par la suite un message pour nous faire comprendre qu’il est hors du territoire national.

Rupture de certains médicaments et tension de trésorerie


Le Directeur général de la Pharmacie et du Médicament, le Docteur Yérim Mbagnick Diop, a donné hier les raisons de la rupture de certains médicaments. C’était à l’occasion d’une réunion du comité de pilotage sur l’harmonisation de la règlementation pharmaceutique en Afrique de l’Ouest. Pour le représentant du ministre de la Santé et de l’Action Sociale, cette situation est liée à une tension de trésorerie, mais elle est sur le point d’être réglée. Dr Yérim Mbagnick Diop rassure que d’ici peu les populations vont disposer de médicaments à suffisance et de qualité. Wait and see !

Lutte contre les faux-médicaments


Restons avec le Directeur général de la Pharmacie et du Médicament qui soutient que l’objectif de cette rencontre initiée par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (Ooas) est de permettre aux Africains d’avoir des médicaments fabriqués dans le contient par des industries pharmaceutiques montées par des Africains. Car beaucoup de pays d’Afrique, selon lui, importent 90% de leurs médicaments. Avec les aléas que cela comporte, dit-il, il peut y avoir des tensions au niveau mondial ce qui crée des ruptures. Pour Dr Diop, c’est une situation qu’on peut considérer comme une difficulté dans l’approvisionnement et elle ne doit pas perdurer. Le Directeur général de la Pharmacie et du Médicament souligne que l’harmonisation cherche à pousser tous les 15 pays de la CEDEAO à avoir des agences nationales de règlementations pharmaceutiques autonomes qui auront plein de pouvoirs. Il ajoute que dans ces agences, une partie importante sera réservée à la pénalisation du crime. A l’en croire, ces agences permettront aux pays de la sous-région de mener des actions conjointes afin de lutter contre ce fléau que constitue la vente illicite des faux-médicament.

Vente de médicaments à Keur Serigne bi


Ne quittons pas Dr Yérim Mbagnick Diop qui annonce que des initiatives sont en cours pour éradiquer la vente de faux médicaments à Keur Serigne bi à Dakar et à Touba. Il dira sur le cas de Keur Serigne Bi que des actions sont en train d’être menées par les autorités en charge du secteur de la santé comme la rencontre récente avec le Khalife Général des Mourides et le syndicat des médecins. Yérim Mbagnick Diop pense que la régionalisation des luttes sera plus efficace avec l’harmonisation de la règlementation.

Une députée s’emporte contre Mansour Faye et craque


Alors que tous les députés de la majorité parlementaire se félicitaient que leur terroir ait bénéficié des projets des différentes structures du ministère du Développement Communautaire et de l’Equité Sociale et Territoriale, à travers le PUMA, le PUDC, la CMU, Promovilles ou encore les Bourses familiales, l’élue de Bignona, Oulimata Mané s’est interrogée sur l’oubli de sa localité. A l’en croire, sa localité n’a rien bénéficié de ces programmes. D’un ton ferme, elle a interpellé le ministre sur les raisons de cette mise à l’écart. Oulimata Mané a lancé à Mansour Faye et ses collaborateurs que Bignona n’a enregistré aucune infrastructure du PUMA et du PUDC. Contrairement aux autres députés de la mouvance présidentielle, elle estime qu’aucun jeune de son département n’a été recruté par l’Etat. Déclarant qu’elle bénéficie du soutien des populations de Bignona, elle estime ces dernières n’ont pas vu les retombées de leur compagnonnage avec le Président Macky Sall. La députée n’a pas pu terminer son speech et a quitté le perchoir en pleurs. Ce qui a poussé le député Serigne Cheikh Mbacké du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) à dire que si les différents programmes avaient connu un succès, sa collègue de Bignona n’allait pas verser des larmes à l’Hémicycle.

Picasso des temps modernes


Le dessinateur sénégalais a gratifié hier, l’assistance à une savoureuse séance. Peintre vivant au Sénégal, il a peint un tableau à l’effigie du président de la République qui a fait part de toute son admiration pour le jeune sénégalais. «Vous êtes le Picasso des temps modernes» a dit le chef de l’Etat à l’endroit de cet artiste. Flatteur si on connait tout le génie du peintre espagnol.

Les mises en garde du Cored


Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Ethique et de Déontologie dans les médias (CORED) s’insurge contre la publication des photos des talibés enchaînés dans l’affaire de Ndiagne sans les précautions requises en la matière. Le Conseil attire l’attention des professionnels des médias. Dans un communiqué reçu à «L’As», le Cored se désole aussi que depuis le weekend dernier, certains médias ont fait de même avec les images des candidats à l’émigration morts noyés et dérivant sur les côtes mauritaniennes. En pareilles circonstances, souligne le Cored, ces images auraient dû être floutées. D’après le président du Cored, Mamadou Thior, la publication de ces images non floutées est une atteinte grave à la dignité et aux droits de ces enfants et des familles des victimes de cette tragédie maritime. Le Cored rappelle aux journalistes qu’en toute circonstance, on doit rester des journalistes prudents mais aussi très précautionneux dans la manière de traiter des informations aussi graves et qui soulèvent tant de passion et de douleur. Pour Mamadou Thior et Cie, les faits divers quand ils sont tragiques ou touchent des mineurs requièrent une autre approche qui intègre le respect de la dignité des victimes mais aussi de la douleur des familles.

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