Revue de Presse du Mardi 03 Decembre 2019

Unes de la presse du Mardi 03 Decembre 2019
Unes de la presse du Mardi 03 Decembre 2019
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Marché financier: Le Sénégal à l’assaut de 200 milliards de FCFA en obligations du trésor

https://www.lejecos.com/Le Sénégal va lancer sur le marché de l’Union économique monétaire ouest africain(Uemoa) une émission simultanée d’obligations assimilables du Trésor par adjudication portant sur un montant de 200 milliards de FCFA et sur des maturités différentes, a annoncé l’agence régionale ouest-africaine de planification de la dette UMOA-Titres dans un communiqué.
La  présente émission simultanée  d’Obligations Assimilables du Trésor dans tous les pays membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA)  vise à mobiliser l’épargne des personnes physiques et morales en vue d’assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat du Sénégal.
La date de dépôt des soumissions est fixée au  06 décembre 2019. Lémission simultanée d’Obligations Assimilables du Trésor (OAT)     par voie d’adjudication  pour un montant de 200 milliards de FCFA est un panier composé de trois titres. La Valeur nominale unitaire d’une obligation du trésor est de 10.000 FCFA.
Le premier titre est une Obligation Assimilable du Trésor d’une maturité de 3 ans  offrant un coupon à 5,85%. Le remboursement de ces obligations se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement In Fine). Le paiement des intérêts se fera à un taux d’intérêt de 5,8500% l’an dès la première année.
Le deuxième titre est également une Obligation Assimilable du Trésor de  maturité de 5 ans et avec un coupon à 6%. Le remboursement des obligations se fera en totalité le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement in fine). Le paiement des intérêts se fera annuellement sur la base d’un taux de 6,00% l’an dès la première année.
De même, le troisième titre est une Obligation Assimilable du Trésor de  maturité de 7 ans et avec un coupon à 6,15%. Le remboursement des obligations se fera en totalité le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement in fine). Le paiement des intérêts se fera annuellement sur la base d’un taux de 6,15% l’an dès la première année. Oumar Nourou

Macky Sall: «le franc CFA est la monnaie la plus stable de l’Afrique »

https://www.leral.net/Le Président Macky Sall met en garde contre un empressement à vouloir supprimer le franc CFA et à aller vers une monnaie unique. Le chef de l’Etat sénégalais estime que le franc CFA est une monnaie solide.
« Le franc CFA est la monnaie la plus stable de l’Afrique, c’est une monnaie solide. On peut changer le nom si on veut. On peut aller vers une monnaie unique, mais on ne peut pas y aller du jour au lendemain. Il faut y aller avec tous les ingrédients et regarder à quel rythme on va aller vers cette réforme », a déclaré Macky Sall sur RFI.

LA DPEE TABLE SUR UN SENTIER DE CROISSANCE DE PLUS DE 6 % EN 2020

Dakar, 3 déc (APS) – L’activité économique devrait rester dynamique et se maintenir sur un sentier de croissance de plus de 6% en 2020, selon la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Ce dynamisme est maintenu à ‘’la faveur d’un environnement interne plus favorable, mais également grâce aux investissements structurants dans le cadre de la poursuite de l’exécution des projets et programmes du PSE inscrits dans sa deuxième phase de Plan d’actions prioritaire pour la période 2019-2023’’, explique la DPEE.
Dans un document intitulé ‘’situation economique et financière en 2019 et perspectives en 2020’’, la DPEE souligne que ‘’la consolidation des acquis à travers les réformes et le renforcement du climat des affaires contribueraient à maintenir le dynamisme de l’activité économique’’.
‘’Globalement, note le document consulté par l’APS, le taux de croissance du PIB réel est projeté à 6,8% en 2020, contre 6 % en 2019, soit un gain de 0, 8 point de pourcentage’’.
L’inflation, mesurée par le déflateur du PIB, est projetée à 1,1% en 2020, soit au même niveau qu’en 2019, selon la même source.
La DPEE relève qu’au titre des finances publiques, la loi de finances initiale (LFI) au titre de l’année 2020 a été conçue dans un contexte marqué, ‘’d’une part, par la consolidation du rythme de croissance économique à la faveur des ambitieux programmes de développement économique mis en œuvre dans le cadre de la seconde phase du PSE, et d’autre part, par les défis majeurs en terme de renforcement du recouvrement des ressources internes avec la nouvelle stratégie de recouvrement des recettes à moyen terme’’.
Sur la base de la ‘’’situation economique et financière en 2019 et perspectives en 2020’’, le déficit budgétaire est projeté à 450,5 milliards, soit 3,0% du PIB en 2020, contre un objectif de déficit de 533,9 milliards (3,8% du PIB) prévu au titre de la LFR 2 de l’année 2019.
Concernant les échanges avec le reste du monde, le compte courant devrait ressortir, en 2020, en déficit de 1368,3 milliards, soit 9,1% du PIB, selon la DPEE, soulignant que l’excédent du compte financier (+1002,8 milliards) couvrirait partiellement le besoin de financement (-1276,3 milliards).
Par conséquent, le solde global de la balance des paiements ressortirait en déficit de 92,0 milliards en 2020, soutient la DPEE.
S’agissant de la situation monétaire en 2020, la masse monétaire augmenterait de 10,7% avec une diminution des avoirs extérieurs nets (-92,0 milliards) et une augmentation des créances nettes sur l’administration centrale (+204,1) et des créances sur l’économie (+469,6 milliards), indique la direction.OID/AKS

AMÉLIORATION DU CLIMAT DES AFFAIRES AU TROISIÈME TRIMESTRE (DPEE

Dakar, 3 déc (APS) – Au troisième trimestre 2019, le climat des affaires s’est amélioré tandis que le climat de l’emploi s’est dégradé en rythme trimestriel, a-t-on appris de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
‘’Au troisième trimestre 2019, le climat des affaires s’est renforcé en variation trimestrielle. En effet, l’indicateur qui le synthétise, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, a gagné 1,1 point’’, indique la DPEE dans sa note sur le climat des affaires du mois de novembre.
‘’Il est, toutefois, resté en dessous de sa moyenne de long terme. Cette situation traduit les orientations favorables des opinions des entrepreneurs de Btp, services et commerce’’, selon le document consulté par l’APS, ajoutant que ‘’sur une base annuelle, l’indicateur de climat des affaires s’est consolidé de 0,5 point, au troisième trimestre 2019’’.
La note signale que dans l’industrie, ‘’la concurrence supposée déloyale (26 %), l’approvisionnement difficile en matières premières (25 %), les difficultés de recouvrement des créances (23 %) et l’insuffisance de la demande (15 %) ont constitué les principales contraintes à l’activité du troisième trimestre 2019, selon les industriels’’.
Dans ce sous-secteur, au total, le climat des affaires s’est dégradé (- 0,6 point) en rythme trimestriel, ‘’sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs aux commandes et à la production’’
S’agissant des stocks de produits finis, le solde d’opinion est resté stable sur la période, au-dessus de la moyenne, souligne t-on.
Concernant les services, ‘’les prestataires interviewés ont majoritairement évoqué, les difficultés de recouvrement des créances (61 %), la concurrence jugée déloyale (58 %), la fiscalité (26 %) et l’insuffisance de la demande (23 %) comme les principales entraves au développement de l’activité, durant le troisième trimestre 2019’’.
Toutefois, relève la DPEE, ‘’le climat des affaires s’est bonifié de 1,4 point dans le sous-secteur, en rythme trimestriel, en rapport avec les orientations favorables des soldes d’opinion des prestataires sur le chiffre d’affaires, les commandes et les tarifs pratiqués’’.
Dans ce sous-secteur, les difficultés de recouvrement des créances (64 %), la concurrence supposée déloyale (40 %), l’approvisionnement difficile (38 %) en marchandises, la fiscalité (33 %) et l’insuffisance de la demande (32 %) ‘’sont majoritairement cités comme contraintes à l’activité des entreprises, au troisième trimestre 2019’’.
Les prévisionnistent notent cependant que ‘’le climat des affaires s’est amélioré (2, 9 points) dans le sous-secteur en rythme trimestriel, grâce aux consolidations des soldes d’opinion relatifs au niveau de stocks de produits finis et au chiffre d’affaires’’.
Selon eux, ‘’l’optimisme des enquêtés quant aux perspectives de chiffre d’affaires et de stocks de produits finis a, également, contribué à la bonne orientation de l’indicateur du sous-secteur’’.
Au troisième trimestre 2019, le climat de l’emploi s’est dégradé, en variation trimestrielle, selon la DPEE. En effet, ‘’l’indicateur qui le synthétise a perdu 6, 1 points sur la période pour se situer en dessous de sa moyenne de long terme’’, indique la direction, ajoutant que ‘’la dégradation simultanée des soldes d’opinion sur les évolutions passées et futures de main d’œuvre industrielle explique ce résultat’’.OID/AKS

UNE CONFORTATION DE 1,2% ENTRE LE DEUXIÈME ET LE TROISIÈME TRIMESTRE (DPEE)

Dakar, 3 déc (APS) – L’évolution de l’activité économique interne hors agriculture et sylviculture fait apparaitre une confortation de 1,2% entre le deuxième et le troisième trimestre 2019, indique la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Dans sa Note de conjoncture du Troisième trimestre, la DPEE relève que ‘’sur une base annuelle, des croissances respectives de 8,2% et 5,9 % sont notées au troisième trimestre 2019 et en cumul sur les neuf premiers mois de l’année’’.
Selon le document consulté par l’APS, ‘’le raffermissement, en rythme trimestriel, de l’activité économique interne hors agriculture et sylviculture est attribuable à l’administration publique (+7,6%) et au secteur tertiaire (+1,7%)’’.
Le primaire et le secondaire se sont respectivement contractés de 8,2% et 1,5% sur la période, selon la même source.
Les regains d’activité (+8,2% au troisième trimestre et +5,9% sur les neuf premiers mois) notés en glissement annuel, reflètent une bonne évolution d’ensemble des secteurs primaire (+13,0% au troisième trimestre et +10,4,0% sur les neuf premiers mois), secondaire (+2,4% au troisième trimestre et +4,0% sur les neuf premiers mois), tertiaire (+4,6% au troisième trimestre et +4,3% sur les neuf premiers mois), et de l’administration publique (+26,2% au troisième trimestre et +11,4% sur les neuf premiers mois).OID/AKS

LA DG DU FMI SALUE « L’EXCELLENTE COLLABORATION » DU SÉNÉGAL AVEC SON INSTITUTION

Dakar, 3 déc (APS) – La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a salué mardi à Dakar « l’excellente collaboration » entre le Sénégal et l’institution financière qu’elle dirige, promettant en même temps de continuer à fournir « assistance » et « conseils’ » aux autorités sénégalaises.
La nouvelle patronne du FMI s’entretenait avec les journalistes, à la fin d’une audience avec le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.
Kristalina Georgieva, qui effectue sa première visite en Afrique depuis sa nomination à la direction générale du FMI en octobre dernier, a pris part au forum de Dakar, lundi, sur le développement durable et la dette soutenable.
Elle a salué les réformes économiques du Sénégal et a assuré les autorités sénégalaises de son soutien, « pour le bien-être des populations ».SMD/ESF/BK

DES RECOMMANDATIONS FORTES ONT ÉTÉ FAITES À LA CONFÉRENCE SUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA DETTE (MACKY SALL)

Dakar, 3 déc (APS) – Des ‘’recommandations fortes’’ ont été faites en vue du développement économique de l’Afrique, lors de la conférence internationale organisée lundi à Dakar sur ‘’le développement durable et la dette soutenable’’, a déclaré mardi le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall.
‘’L’évènement a été un succès sur plusieurs plans, du fait du nombre et de la qualité des participants’’, a-t-il dit à la clôture de la conférence, qui a eu lieu au Centre international de conférences Abdou-Diouf (CICAD) de Diamniadio, une commune située à une trentaine de kilomètres à l’est de Dakar.
Ses homologues du Bénin, Patrice Talon, du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, du Niger, Mouhamadou Issoufou, et du Togo, Faure Gnassingbé ont pris part à cette rencontre organisée par le gouvernement sénégalais, les Nations unies et le Cercle des économistes.
Des représentants d’institutions internationales, dont la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, des experts et des représentants de la société civile ont également participé à la conférence.
‘’Nous avons discuté de manière conviviale, sans tabou, sur des questions de fond que nous pensons être au cœur de la dette, en relation avec le développement durable’’, a souligné Macky Sall.
‘’Notre pari était de faire en sorte que la conférence de Dakar contribue à faire converger une position de principe, qui soit consensuelle, sur un impératif délicat, la question de savoir comment trouver le juste équilibre entre le développement durable et la dette soutenable’’, a-t-il expliqué.
Selon M. Sall, ‘’au moins sept points’’ ont fait l’objet d’un consensus. Il s’agit, par exemple, de ‘’la nécessité’’ de renforcer la mobilisation des ressources internes fiscales et l’épargne publique pour financer le développement.
Les participants se sont également mis d’accord pour ‘’améliorer de manière continue la gouvernance, les finances publiques et l’environnement des affaires’’.
De même sont-ils parvenus à un accord concernant la nécessité de prendre en compte le changement climatique, les dépenses destinées à la sécurité et à la prévention des ‘’chocs terroristes’’.
Les chefs d’Etat, les dirigeants des organisations internationales représentées et les experts ont évoqué les ‘’besoins’’ d’investissements et les ‘’urgences’’ dont il faut s’occuper ‘’pour relever la croissance économique, à l’échelle mondiale’’, selon le dirigeant sénégalais.
‘’Il est fortement recommandé que les partenaires techniques et financiers notamment, l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), le FMI et la Banque mondiale tiennent compte de la valeur des actifs et des revenus potentiels dans l’analyse de la viabilité de la dette de nos pays’’, a souligné Macky Sall.
La conférence a permis de discuter de ‘’l’échange inégal’’, de ‘’la faible rémunération des matières premières’’ et du ‘’déficit encore persistant dans la création de chaînes de valeur, par la transformation locale des produits’’.
La lutte contre l’évasion fiscale et l’industrialisation de l’Afrique ont été évoquées, selon M. Sall.
La conférence a permis de relever le caractère ‘’exagéré de la perception du risque en Afrique’’, qui est de nature à ‘’renchérir davantage l’investissement et le coût de la dette’’, a-t-il ajouté.
‘’Sur ce plan, nous nous sommes tous rendu compte qu’il y a un effort de sensibilisation à faire’’ pour emmener la Banque et le Fonds monétaire international à faire des notations et à donner ‘’des avis plus positifs’’, en tenant compte de ‘’la réalité’’ de chaque pays, a dit Macky Sall, ajoutant qu’il faut éviter la ‘’généralisation’’.
‘’Nous avons réaffirmé la nécessité de poursuivre la collaboration féconde entre nos pays et les [partenaires] bilatéraux et multilatéraux, pour trouver les bases d’une gouvernance financière mondiale plus équitable, afin que l’Afrique, grâce à des investissements massifs, soit l’une des locomotives de la croissance mondiale’’, a-t-il poursuivi.SBS/BHC/ESF/ASG

OUATARRA ET ISSOUFOU ESTIMENT QUE L’ENDETTEMENT EST UNE ‘’NÉCESSITÉ’’

Diamniadio, 2 déc(APS) – Les présidents de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, et du Niger, Mouhamadou Issoufou, ont souligné lundi à Dakar la nécessité pour les pays africains de recourir à l’endettement pour mettre en oeuvre leur politique de développement.
Intervenant à la conférence sur ’’Développement durable et dette soutenable’’ au Centre international de conférence Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, Ouattara et Issoufou donnaient leurs avis sur la lancinante question de l’endettement du continent.
’’La dette est une nécessité. De mon point de vue, nous les pays africains nous ne devons pas avoir peur de nous endetter’’, a déclaré le président ivoirien.
’’Mais à condition de le faire de manière raisonnable, que ça soit de la dette saine, concessionnelle et remboursable par nos recettes propres. Plutôt que d’aller s’endetter pour payer la dette engagée antérieurement’’, a ajouté Alassane Ouattara.
Pour sa part Mouhamadou Issoufou a plaidé pour la poursuite de cette politique d’endettement.’’Il faut continuer à s’endetter, c’est évident. C’est vrai, il faut que la dette soit soutenable. Mais nous ne pouvons pas nous arrêter de nous endetter. Pour investir, il faut s’endetter. Nous avons des ressources internes, mais il faut s’endetter’’, a soutenu le président nigérien.
Il faut ’’repenser’’ la gouvernance économique mondiale. ’’Tant qu’on fait, tant qu’on continuera à faire ça, on continuera à piétiner dans les mêmes problèmes’’, a déploré Mouhamadou Issoufou, en donnant l’exemple des ’’capitaux spéculatifs’’.BHC/OID/AKS

Contrat D’affermage De L’eau: Démarrage Du Passage De Témoin Entre La Sde Et Suez

https://www.xibaaru.sn/Selon les infos de   » SourceA « , depuis plusieurs jours, la Sénégalaise des eaux et l’entreprise Suez sont en train de procéder aux échanges d’informations, dans divers domaines. Mieux, les responsables de la Société française ont eu à rencontrer le directeur général de la Sde, ainsi que le directeur de l’Exploitation, dans le cadre du passage de témoin.
Pour l’instant, le bémol réside dans le copiage des données qui se fait à un rythme de tortue. Aussi, même si la grève d’hier n’a pas trop impacté la vie des Sénégalais, la principale crainte réside dans la continuité du service d’eau potable.

Gestion de SUEZ: la SONES réclame à son tour 2% de l’actionnariat

http://www.dakarmatin.com/Après les travailleurs de la Sénégalaise des eaux (SDE) qui ont obtenu 10% du capital de la nouvelle société Suez qui doit reprendre l’exploitation de l’eau au Sénégal, ceux de la Sones sont montés au créneau pour exiger, à leur tour, 2% de l’actionnariat. « En 1996, l’Etat avait octroyé 5% des parts au secteur de l’hydraulique urbaine.
Mais à notre grande surprise, la SDE avait tout pris alors que ces 5% étaient destinés à Onas, Sde et Sones. Aujourd’hui, avec la réforme de seconde génération, l’Etat décide à nouveau de nous octroyer 5% et la SDE veut répéter ça en voulant prendre tous les 5% », a expliqué Abdoulaye Djiba, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la Sones.
Il ajoute : « Nous ne sommes pas d’accord avec cette méthode. Ce n’est pas normal que la Sde veuille prendre les 5%. Nous pensons que nous devons même porter plainte contre la SDE pour qu’elle nous donne notre part sur ces 5 % qu’elle avait déjà pris. Aujourd’hui, l’Etat du Sénégal, sous l’égide du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, en prenant la décision de nous octroyer les 5%, nous Sones, pensons que les 2% doivent nous revenir de droit ».
A l’en croire, les travailleurs de la Sones se sont mobilisés pour défendre leurs parts dans l’actionnariat. Et, ils ont dressé un plan d’actions, qui sera publié ultérieurement

ELECTRICITÉ: Comment le Fmi a mis la pression sur l’Etat

https://www.seneweb.com/Le Fonds monétaire international (Fmi) a finalement eu raison des subventions sur les prix de l’électricité. En effet, depuis l’accession de Macky Sall à la magistrature suprême, l’institution de Bretton Woods n’a pas caché son aversion pour cette subvention versée par l’Etat pour soulager les populations. Aujourd’hui, la hausse des prix de l’électricité, consacre la fin de l’ère de ces subventions qui furent de véritables airbags contre la flambée des cours du baril.
Le 15 mai 2012 déjà, alors que le chef de l’Etat s’apprêtait à prendre fonction, le Fmi annonce la couleur: «Une grande partie du creusement du déficit proviendrait du soutien aux prix de l’énergie, qui atteindrait le coût très élevé pour les finances publiques de 50 milliards en 2012 (2% du PIB). La mission encourage les autorités à remplacer ces subventions par des mesures plus efficaces et mieux ciblées sur les plus démunis.»
Avril 2014, Macky Sall prend officiellement les manettes. Il engage le pays dans une gouvernance dite «sobre». Les coûts de fonctionnement sont réduits, les investissements non prioritaires reportés. L’Etat serre la ceinture. Le Fmi saisit la balle au rebond. Il évoque une «l’intention des autorités de remplacer les subventions générales aux prix qui se révèlent coûteuses, notamment dans le cas de l’énergie, par un système mieux ciblé.» En septembre 2012, il conseille une «réduction graduelle des subventions généralisées aux prix énergétiques et alimentaires.»
Mais, porté au pouvoir par une population épuisée par des années de délestages du courant et de hausses des prix des denrées de première nécessité, Macky met la pédale douce. Il refuse de suivre le Fmi. «La subvention des prix de l’électricité sera maintenue», martèle-t-il lors de son premier discours à la nation le 31 décembre 2012. Sa phrase et les attentes du Fmi ne cadrent pas. Ce dernier le fera comprendre dans les conclusions de sa prochaine revue.
«La mission a exprimé sa préoccupation par rapport à la situation du secteur énergétique. Les subventions aux prix énergétiques ont coûté aux contribuables sénégalais plus de 160 milliards en 2012 et resteraient élevées en 2013, bien qu’en baisse. La mission considère qu’il s’agit là d’un fardeau difficilement supportable pour les finances publiques et peu justifiable», déclare le Fmi au terme de sa mission de revue.
Et depuis, le Fmi n’a pas lâché l’affaire. En juin 2013, septembre 2013, avril 2014, juin 2014, décembre 2014… bref, presqu’au terme de chacune de ses revues, de 2012 à 2017, le Fmi a signalé, rappelé et insisté sur la mise à mort de ces subventions. Mais, contre toute attente, Macky Sall, à la veille des législatives, aidé par un cours du baril très bas, annonce: «J’ai le plaisir de vous annoncer une baisse de 10% sur le prix de l’électricité à compter du premier bimestre de 2017.»
Et pourtant, le Président de la République, au lieu d’une baisse, pouvait simplement retirer la subvention de l’Etat. Mais, en réalité, l’Etat a opté pour une baisse graduelle de la subvention. Celle-ci avait amorcé une mort progressive. Taillée à 61 milliards en 2015,  puis à 52 milliards en 2018, elle a été fixée à 25 milliards en 2019.
Novembre dernier, l’Etat va définitivement sceller le sort de cette compensation. Dans une correspondance adressée à la  commission de régulation du secteur de l’énergie, Senelec demande si son manque à gagner sera comblé par un ajustement tarifaire ou par une compensation. La réponse de l’Etat est claire: Makhtar Cissé notifie «la décision du gouvernement de faire procéder à un ajustement des tarifs de Senelec.» Ce sera là, le dernier clou dans le cercueil de ces subventions.

Arrestation Guy Marius Sagna et Cie, hausse du Prix de l’électricité: Y’en a marre avertit…

XALIMANEWS : L’arrestation de Guy Marius SAGNA indispose les activistes. En conférence de presse hier lundi 2 décembre, ils s’en sont offusqués tout en se disant déterminés à poursuivre la lutte.
« On refuse que l’on nous détourne de notre objectif initial sur la question de la hausse du prix de l’électricité. Cette décision de la SENELEC vise à appauvrir le Sénégalais Lambda. Cette marche a été interdite par l’autorité qui n’a pas respecté le droit des citoyens que nous sommes. Certains ont été arrêtés en cours de route, d’autres comme Guy Maris SAGNA ont pu arriver devant les grilles du Palais à mains nues. Ils n’avaient ni arme ni projectile. Vous avez tous vu ce qui s’en est suivi. Il a été malmené », déplore Aliou SANE.
Et le coordonnateur du mouvement Y’en a marre de s’indigner de la manière dont l’activiste a été traité. « J’ai partagé la vidéo, c’est Guy Marius et ses co-accusés qui ont été malmenés et arrêtés de façon injuste, et depuis ce jour, ils sont en garde à vue », soutient l’activiste qui estime que le combat « ne fait que commencer ».

Hausse exorbitante des factures: La «Forfaiture de l’année» signée Senelec

https://www.seneweb.com/La Société nationale d’eau et d’électricité (Senelec) avait assuré, après avoir annoncé l’augmentation du coût des frais mensuels, que seule une certaine partie de la population serait touchée.
Finalement, la réalité est tout autre. La majorité des Sénégalais, tous domaines sociaux confondus, subit les affres de cette mesure toujours contestée, relate l’Observateur. Allant à la rencontre de plusieurs citoyens, le quotidien a pu recueillir des avis édifiants.
Pour exemple, Abdou Fall, un retraité habitant Yeumbeul Comico (banlieue, ndlr), ne mâche pas ses mots : « je suis passé de moins de 50,000 à 125,000 FCFA. C’est inconcevable.Ceci est un manque de respect de la Senelec envers les populations».
Pour certains, la facture a carrément quadruplé. Une augmentation démentielle, qui reste injustifiée pour beaucoup de personnes. D’ailleurs, la Senelec ne semble en aucun cas être préoccupée par les plaintes interminables des consommateurs, qui ont nommé cette phase « forfaiture de l’année ».
Aliou Sow, ancien ministre sous Wade et professeur d’université, est également victime de cette forfaiture pour en reprendre le terme. « On parle d’augmentation du coût de l’électricité mais elle a toujours été chère au Sénégal, comparée au revenu et au coût de la vie », se plaint-t-il. Sa facture s’élève désormais à plus de 400,000 FCFA. « Invraisemblable! », s’exclame ce dernier, affirmant que sa villa est de taille moyenne et qu’elle est généralement inoccupée. Et d’ajouter : « la Senelec n’a qu’à traquer les voleurs d’électricité au Sénégal. Des gens qui ont des villas plus grandes et avec trois fois plus d’occupants que la mienne, paient moins que moi. J’en ai la preuve », cite l’Observateur.
D’après Charles Faye, chroniqueur de « Jakarloo Bi » sur Tfm et énième victime de la Senelec, « il y a une augmentation d’au moins 30 à 40% par rapport à l’année dernière. Ils facturent comme ils veulent! ». Le bougre, dont la facture est passée de 74,900 à 224,000 FCFA, est tout simplement abasourdi, et pense que la situation empirera dans les mois à venir.
En attendant de voir l’évolution de la situation, la « forfaiture de l’année » n’en finit pas de faire jaser. Et ce, dans le déni le plus total de ses auteurs.

Audits ARMP: Macky va sanctionner les « délinquants»

https://www.rewmi.com/Les ministres et directeurs épinglés par le rapport 2017 de l’Armp seront sanctionnés. La Tribune, qui donne  l’info, renseigne que Macky Sall a fait savoir  à certains de ses proches que sur cette affaire nul ne sera épargné et que tout sera tiré au clair, car ce sera tolérance zéro contre les dérapages qui portent préjudice à l’image de son mandat en cours et à la bonne  gouvernance ».  « Notre politique de bonne gouvernance est saluée dans la sous-région et par les institutions internationales. Que chacun prenne ses responsabilités », a fait savoir le Président Sall.

Campagne Arachidière: L’Etat Annonce Une Enveloppe De 30 Milliards De Francs Cfa

http://www.walf-groupe.com/La campagne arachidière s’annonce prometteur cette saison. Le ministre de l’Agriculture va accompagner la Sonacos, chargée de dérouler la campagne de collecte de l’arachide produit en 2019.
C’est une enveloppe de 30 milliards qu’ont débloqués les services du ministre Moussa Baldé. De retour d’une tournée qui l’a mené dans le Sud et l’Est du pays, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural s’est dit satisfait de son déplacement dans ces deux parties du pays. Il  a rassuré les producteurs agricoles que toutes les mesures seront prises pour une bonne campagne de commercialisation de l’arachide.
Moussa Baldé les a également informés que l’Etat va continuer à mettre l’accent sur les aménagements hydro-agricoles, sur la mécanisation pour booster davantage l’agriculture sénégalaise. Pour cette campagne de 2019, le ministre soutient que la Sonacos a pu obtenir la somme de 30 milliards de francs Cfa pour collecter 150 mille tonnes. Cet argent, selon le ministre, devrait être mis à disposition dans les meilleurs délais pour que la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) entre de plain-pied dans la campagne à partir de ce 3 décembre.
Le ministre de l’Agriculture de l’Equipement rural, Moussa Baldé, pense aussi que les acteurs du secteur doivent pouvoir assurer la commercialisation de l’arachide sans une quelconque subvention de l’Etat. Il rappelle qu’il a effectué d’autres tournées à l’intérieur du pays comme dans la vallée du Fleuve Sénégal où il a été à deux reprises et autant dans le bassin arachidier.
Cette tournée du ministre a été marquée par le démarrage des travaux de réhabilitation du barrage d’Afiniam. Cela, selon le ministre de l’Agriculture, suscite l’espoir des populations avec un gros potentiel d’environ 11 mille hectares cultivables.Magib GAYE

Le budget du ministère du commerce et des PME arrêté à 10,2 milliards de francs CFA

https://www.dakaractu.com/Dans le cadre du vote du projet de budget  2020, c’est au ministère du commerce et des PME de faire face aux parlementaires pour défendre son projet de budget.
Dans le document présenté au parlement,  le budget est arrêté à un montant  de 10 228 156 457 francs CFA, pour 26 883 390 308 francs  en autorisation  d’engagement.
Ce projet de budget est réparti dans cinq  programmes majeurs à savoir :
– Le programme de développement du marché  intérieur et de la consommation,
-Le programme de renforcement de l’intégration du Sénégal dans le commerce international,
-Le programme de promotion et de développement de l’entrepreneuriat privé et des PME /PMI,
-Le programme de promotion et de valorisation des produits locaux, et enfin
-Le programme de pilotage, de coordination et de gestion administrative…

 Le ministre Mme Asomme Diatta au parlement sénégalais: « Depuis 2012, les prix des denrées de première nécessité sont stables »

https://www.dakaractu.com/Interpellé par les parlementaires sur la cherté  de certaines denrées alimentaires, le ministre  du commerce et des PME a rassuré que les prix des produits  alimentaires sont restés  stables depuis quelques années.
« Depuis 2012, les prix des denrées de première  nécessité sont restés stables », rassure le ministre.
Mme Aminata  Assome Diatta de souligner que pour mieux assurer la sécurité alimentaire, d’importantes dispositions sont prises par le gouvernement.
« Il y tout a un dispositif mis en place pour protéger le consommateur. Car avant toute mise en circulation d’un produit, il y a toute une disposition mise en place pour assurer la sécurité  alimentaire du produit. Et il y a de cela quelques jours, mon département a procédé à  l’incinération de certains produits saisis », souligne toujours le ministre.
Au ministre de préciser que le président de la République accorde une importance capitale  au secteur privé sénégalais pour la croissance  économique du pays.
« Dans sa politique économique, le président Macky Sall souhaite que le secteur privé  prenne la relève dans le cadre de la croissance  économique », dixit le ministre du commerce,  des petites et moyennes entreprises, Mme Aminata Assome Diatta…

 IBRAHIMA DIOUF, DIRECTEUR DU BUREAU DE MISE A NIVEAU DES ENTREPRISES DU SENEGAL :‘’En 2018, le Bureau de mise à niveau a accompagné 82 entreprises en Casamance’’

http://www.enqueteplus.com/Présent à Ziguinchor pour les besoins du 1er Forum des Petites et moyennes entreprises, le directeur du Bureau de mise à niveau des entreprises du Sénégal a accordé un entretien à ‘’EnQuête’’, au cours duquel il tire un bilan positif du processus de mise à niveau spécifique des entreprises de la Casamance. Il relève quelques contraintes d’ordre financier et estime qu’au moment où l’Afrique s’achemine vers la Zone de libre-échange, la mise à niveau doit s’étendre à l’ensemble du territoire national.

Le programme spécifique de mise à niveau des entreprises de la Casamance naturelle, entamé depuis quelques années, se poursuit-il ou est-il terminé ?

Le processus continue, pour de bonnes raisons, notamment celles relatives aux potentialités existantes dans cette région, en termes de ressource, mais aussi pour consolider les résultats obtenus et, surtout, pour ouvrir de nouvelles perspectives. J’estime que le potentiel dont regorge la Casamance naturelle n’a pas encore été entièrement exploité. Nous devons, aujourd’hui, aller vers l’approfondissement de l’exploitation de ces potentiels, au niveau agro-industriel, agro-forestier, halieutique, touristique, mais aussi au niveau de l’industrie culturelle et de la logistique.
Par rapport à tout cela, nous devons poursuivre le travail. Sur la période 2015-2018, nous avons expérimenté un programme spécifique des entreprises des régions de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda, avec comme objectif d’accompagner, chaque année, 25 petites et moyennes entreprises (Pme) et 10 entreprises de taille plus importante.
A la fin de l’année 2018, le Bureau de mise à niveau a accompagné 82 entreprises dans la région naturelle de la Casamance. De la production maraichère à la transformation des produits laitiers, en passant par l’apiculture, l’hôtellerie, la restauration et l’hébergement surtout. Nombreux sont les campements qui ont bénéficié de l’accompagnement de la mise à niveau. En particulier ceux qui sont installés dans les îles et qui souffraient de l’enclavement. Même si ces structures offrent des produits touristiques intéressants, la contrainte demeurait.
Aujourd’hui, avec l’accompagnement de la mise à niveau, ces campements ont retrouvé le sourire, grâce aussi à l’amélioration de l’environnement des affaires. N’oublions pas qu’en 2013, le président de la République avait pris des mesures volontaristes et courageuses visant à exonérer de toutes taxes les entreprises installées ou les investisseurs qui souhaiteraient s’installer en Casamance, dans le domaine du tourisme. Ces mesures et l’accompagnement de la mise à niveau ont boosté le secteur du tourisme. Pendant la saison touristique, tous les hôtels affichent le plein, à Ziguinchor. Vous pouvez vous-même le constater. Le taux de remplissage s’est nettement amélioré. Ce sont des retombées économiques importantes pour la région et pour les populations.

C’est dire que la mise à niveau a obtenu les résultats escomptés ?

Absolument ! C’est ce qui, d’ailleurs, explique notre présence, aujourd’hui, à Ziguinchor, à l’occasion du lancement de la 1re édition du Forum des Pme. C’est pour montrer que la mise à niveau va continuer à accompagner les entreprises de la Casamance ; va continuer, aussi, bien entendu, avec l’appui des plus hautes autorités, à faire de sorte que le tissu économique de la Casamance qui, pendant longtemps, été déstructuré, reprenne toute sa place et contribue plus efficacement à l’effort de développement économique et social du pays.

Dans ce processus de mise à niveau des entreprises de la Casamance, vous avez certainement rencontré des difficultés ?

Oui !  Des difficultés, oui ! Notamment sur la question du financement. La mise à niveau n’est pas un programme de financement. La mise à niveau est un programme d’accompagnement de l’investissement. Et donc, pour investir, il faut du crédit, il faut avoir de l’argent. Et souvent, cet argent-là fait défaut. Mais nous avons senti des améliorations par rapport à cette question. Le Bureau de mise à niveau a noué des partenariats avec des banques de la place qui, aujourd’hui, sont plus sécurisées, plus enclines à donner les financements. C’est dire que la contrainte du financement est en train d’être levée.
L’autre difficulté réside dans la disponibilité des   primes pour encourager l’investissement. Mais cela est du ressort de l’Etat. C’est à lui de jouer sa partition.
Heureusement, les autorités sont suffisamment sensibilisées, sont très conscientes des enjeux, surtout que nous allons vers une zone de libre-échange continentale où les produits des autres pays vont envahir le marché local. Si nos produits ne sont pas suffisamment compétitifs, si nos entreprises ne sont assez outillées et accompagnées, je pense qu’on perdra la bataille de la compétitivité de nos produits et services. Je n’en doute pas, les autorités vont jouer leur partition, en dotant le Programme de mise à niveau de ressources suffisantes pour que ce programme, qui est apprécié par les chefs d’entreprise bénéficiaires, puisse continuer et accompagner davantage et les entreprises de la Casamance, mais également les entreprises du Baol, du Saloum, du Walo, du Djéri, de tout le pays. C’est cela l’équité dont parle le président de la République. L’équité territoriale voudrait que toutes les entreprises soient accompagnées sur toute l’étendue du territoire national.

1ER FORUM DES PME DE ZIGUINCHOR

http://www.enqueteplus.com/Vers une transformation structurelle de l’économie de la région Le Forum des Pme de Ziguinchor, qui a pris fin ce samedi, s’inscrit dans une démarche de transformation structurelle de l’économie de la région, afin de bâtir une économie forte, inclusive, capable d’accroitre la création de richesses et de favoriser l’avènement de champions tant en milieu urbain que rural.
Les rideaux sont tombés, ce samedi, tard dans la soirée, sur le 1er Forum des Petites et moyennes entreprises (Pme) de Ziguinchor qui s’est ouvert vendredi dernier, en présence du directeur de cabinet du ministère du Commerce, du directeur du Bureau de mise à niveau, de Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre des Affaires étrangères, représentant le président de l’Assemblée nationale, et de nombreux autres invités et participants.
Porté par Acanton Events, ce forum des Pme ambitionne de faire de ‘’l’entreprenariat en Casamance un outil de prospérité partagé, à partir d’un cadre de discussion par excellence, pour lever les blocages qui constituent un frein à l’entreprenariat et   qui permet aux entrepreneurs locaux, aux institutions financières et aux porteurs de projets d’échanger sur les meilleurs moyens d’optimiser les énormes potentielles dont dispose la région’’, a indiqué Assane Diatta, le coordonnateur du forum.
‘’Ce forum de Ziguinchor, poursuit-il, doit servir de catalyseur pour réaliser nos rêves communs, en faisant de l’entreprenariat un levier pour accroitre sensiblement nos richesses. C’est pourquoi, outre la création d’un cadre de dialogue permanent entre l’Etat et le secteur privé, le forum s’est doté d’une plateforme digitale de marketing territorial de la Casamance’’.
Exposition-vente, Workshops et conférences ont rythmé cette rencontre de deux jours.  Les promoteurs entendent pérenniser l’événement pour promouvoir, de façon durable, l’entreprenariat en Casamance. La deuxième édition est prévue pour l’année prochaine. PROPOS RECUEILLIS PAR HUBERT SAGNA (ZIGUINCHOR

AMADOU HOTT: «400 MILLES JEUNES SÉNÉGALAIS SERONT SUR LE MARCHÉ DE L’EMPLOI EN 2025»

http://www.emedia.sn/L’emploi des jeunes, un casse-tête des états africains. Au Sénégal, plus 200 mille jeunes arrivent sur le marché de l’emploi chaque année. Ce nombre pourrait doubler dans 5 ans, selon le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott. « À partir de 2025, ça sera plus 400 mille jeunes. En 2050, c’est 650 mille jeunes qui seront sur le marché de l’emploi », a déclaré Hott lors d’un panel à Diamniadio, sur le thème : « Développement Durable et Dette Soutenable Trouver le Juste milieu ».
Le ministre de l’Economie qui pense que « le rehaussement du bien être des Sénégalais passe forcément par la création massive d’emplois », plaide pour le renforcement du secteur privé pour faire face à cette forte demande. « Il est extrêmement important de travailler avec le privé, de faire en sorte qu’il puisse créer le maximum d’emplois pour également contribuer aux recettes fiscales de manière équitable. Cela permettra aussi à l’Etat de continuer à investir dans les infrastructures sociales et économiques pour le bien des populations du Sénégal », a déclaré Amadou Hott.

LES TRAVAILLEURS DE LA SDE OBTIENNENT (FINALEMENT) 6% DE L’ACTIONNARIAT

http://www.emedia.sn/Les travailleurs de la Sde maintiennent leur mot d’ordre de grève de 72 heures. Après avoir rencontré le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, ce lundi 2 décembre 2019, dans un hôtel de la place, ils disent avoir constaté la décision de l’Etat de ne pas leur octroyer plus de 10% du capital du futur acquéreur du contrat d’affermage. « Le débat était d’aller vers une discussion qui permettrait de savoir jusqu’où l’Etat peut encore faire des efforts pour augmenter la part réservée aux travailleurs. Le ministre nous a dit que le gouvernement a arrêté un montant fixe de 10%, qu’il ne peut pas dépasser. Nous prenons acte et nous allons rendre compte à la base », renseigne le coordonnateur de l’intersyndicale des travailleurs de Sde, Elimane Diouf.
Les 10% cédés par le gouvernement vont être répartis entre les travailleurs de Sde, ceux de la Sones et de l’Onas. Il s’agira pour la prochaine rencontre, que le ministre a programmé à nouveau, ce mardi soir, de faire la clé de réparation entre ces trois entités. « Nous avons fait part aux travailleurs de Sde que c’est un bon compromis de porter leur part de 5 à 6% et de laisser les 4% restants aux travailleurs de la Sones et de l’Onas », a révélé Serigne Mbaye Thiam.
Ces décisions prises devraient faire l’objet d’un protocole signé et qui va aboutir à la levée du mot d’ordre de grève de la Sde.

A vos seaux, à 15h, les robinets seront fermés !

https://www.rewmi.com/Les travailleurs de la SDE passent à la vitesse supérieur Après l’échec des négociations  avec le ministre Serigne Mbaye Thiam,, ces derniers menacent de couper la fourniture de l’eau à Dakar et dans les régions.
Ce, à partir d’aujourd’hui mardi à  15 h, a révélé un responsable des travailleurs  sur la RFM. A l’en croire, les  travailleurs ont décidé de ne pas retourner à la table des négociations parce que, dit-il, aucune proposition allant dans le sens de satisfaire leurs revendications ne leur a été faite. Aussi, ont-ils décidé de poursuivre leur mot d’ordre de grève.

Bargny Très Content De La Panne De La Centrale À Charbon De Sendou

http://www.walf-groupe.com/Cela fait dix bonnes années que les organisations de défense de l’environnement de Bargny luttent contre l’implantation de la centrale à charbon dans la localité. Aujourd’hui, après plusieurs pannes constatées, la structure est à l’arrêt, depuis presque cinq mois.
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. La maxime s’applique aux habitants de Bargny qui appellent de tous leurs vœux l’arrêt définitif de la centrale à charbon de Sendou qui est en difficulté et à l’arrêt depuis bientôt cinq mois. Daouda Guèye dit ‘’Larry’’, Coordonnateur du Réseau des associations pour la protection de l’environnement (Rapen) estime qu’à l’heure des combats pour la justice climatique, ‘’les options du gouvernement du Sénégal n’ont pas été les bonnes, par rapport à l’utilisation du charbon’’. Lorsque l’on sait, poursuit-il, que depuis son implantation, ‘’la centrale a créé énormément de problèmes par rapport à la pollution de l’atmosphère et de l’eau, mais aussi par rapport aux populations qui sont impactées, à savoir les propriétaires terriens et les femmes transformatrices de produits halieutiques’’. Car ne respectant pas les normes environnementales
L’environnementaliste est d’autant plus heureux des difficultés de la centrale que ‘’la plus grande panne, dit-il, c’est au niveau de la turbine dont la réparation demande beaucoup d’argent’’. Cette situation se conjugue, selon lui, avec des difficultés financières. ‘’On sait que les besoins pour réparer cette centrale sont de l’ordre de 30 milliards. Les banques sont maintenant très réticentes par rapport à l’investissement dans le charbon. Le Fmo a pris la décision de ne plus financer le charbon, la Bad aussi. Lors de l’Assemblée sur le climat aux Nations Unies, son président a déclaré que la Bad ne va plus financer les centrales’’, avance-t-il. Ce qui lui fait penser à un arrêt définitif et imminent de la centrale de Sendou.
Larry Guèye dénonce aussi des violations des règles environnementales. ‘’Elle vibre à 24 microns, alors que la norme exige que même avec 20 microns, l’arrêt doit se faire’’, a-t-il fulminé lors d’un atelier sur la justice climatique, avec le cas précis de la centrale à charbon. Une rencontre organisée par le Rapen, en partenariat avec l’Ong Arcade International. D’ailleurs, de l’avis d’Henriette Faye, la représentante de la structure environnementaliste, le moment est bien choisi, avec la Cop25 qui se tient actuellement en Espagne. Il est temps, pour elle, de soutenir la population de Bargny dans sa lutte.
Quant à son organisme, précise-t-elle, elle compte ‘’aider à faire porter la voix des populations, à faire respecter principalement leurs droits pour que l’implantation de cette centrale puisse être arrêtée’’. D’autant plus, dit-elle, que ‘’Bargny est déjà affectée par les changements climatiques. Bargny est une zone côtière touchée par l’érosion côtière et la présence de la cimenterie de Sococim. Tout cela met en mal davantage les populations’’

Sécurité des pays de l’UEMOA: Alassane Ouattara invite à trouver des financements alternatifs

https://www.ferloo.com/Le président en exercice de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Alassane Ouattara, a exhorté mardi ses homologues des pays membres de l’organisation à ‘’trouver des financements alternatifs et durables’’ pour faire face aux défis sécuritaires.
‘’Il nous faut trouver des financements alternatifs et durables afin de faire face à ces défis. A cet égard, je salue notre engagement à mobiliser des ressources propres, soit 500 milliards de francs CFA, (…) pour le financement de la sécurité dans l’espace communautaire de la CEDEAO’’, a-t-il dit.
Alassane Ouattara intervenait à l’ouverture d’une session extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA, dont les huit Etats membres constituent la CEDEAO avec six autres Etats d’Afrique de l’Ouest.
Selon le président ivoirien, la mutualisation des forces et des moyens des pays membres de l’UEMOA permettra à l’organisation d’assurer la quiétude dans ses Etats membres.
‘’La situation que traverse nos pays rappelle la solidarité entre les Etats de l’Union et le défi majeur que constitue l’insécurité pour atteindre les objectifs de développement de l’Union’’, a souligné Alassane Ouattara.
Il a salué l’action du comité de haut niveau chargé du programme de paix et de sécurité de l’UEMOA et les initiatives prises pour rendre opérationnel le G5 Sahel, une organisation luttant notamment contre le terrorisme au Sahel, créée en 2014 par la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.
Selon Alassane Ouattara, ces avancées sont ‘’nécessaires’’ pour relever ensemble les défis de la stabilité, de la paix et de la sécurité dans l’espace communautaire.
‘’Toutefois (…), les initiatives sont confrontées aux problèmes de financements’’, a-t-il précisé.
Six des huit chefs d’Etat des pays membres de l’UEMOA sont présents à la session extraordinaire. Il s’agit des présidents du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, du Niger, Mouhamadou Issoufou, de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, du Togo, Faure Gnassingbé, du Bénin, Patrice Talon, et du Sénégal, Macky Sall.
Les Premiers ministres du Mali, Boubou Cissé, et de la Guinée-Bissau, Aristides Gomes, participent également à la rencontre, ainsi que les présidents des institutions spécialisées de l’UEMOA. (Avec APS)

5 MILLIONS DE DOLLARS DE L’UEMOA POUR LES TROIS PAYS DE LA LIGNE DE FRONT DU G5 SAHEL

https://www.lejecos.com/La Conférence des chefs d’Etat de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a décidé de décaisser 5 millions de dollars au profit des trois pays de la ligne de front du G5 Sahel, le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a annoncé, mardi, le président de la Commision de l’Union Abdallah Boureima.
’’Afin de contribuer de façon urgente au financement de la lutte contre le terrorisme dans l’espace communautaire, la Conférence a décidé de la contribution immédiate de 5 millions de dollars US au trois membres de la ligne de front du G5 Sahel’’, a-t-il déclaré en lisant le communiqué final de la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA qui s’est tenue à Diamniadio, dans le département de Rufisque.
Selon le président de la commission de l’UEMOA, cette contribution s’inscrit dans l’engagement de l’Union de participer à hauteur de 500 millions de dollars au plan de la CEDEAO de lutte contre le terrorisme dans l’espace régional sur la période 2020-2024.
Abdallah Boureima a indiqué que les chefs de l’Etat de l’UEMOA ont adopté un acte additionnel instaurant un fonds de sécurité.
La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement a exprimé sa ’’grande préoccupation’’ concernant la recrudescence des attaques terroristes au Burkina Faso, au Mali et au Niger.
Selon lui, les dirigeants ont salué la ’’détermination’’ de l’Union face à l’insécurité grandissante, instruisant les Etats et les institutions de l’union à ’’mettre en œuvre’’ les directives issues de la quatrième réunion du Comité de haut niveau sur le chantier paix et sécurité du 15 novembre 2019.
Il a ajouté que la conférence s’est félicitée des ’’avancées significatives réalisées’’ dans la mise en œuvre de la politique de l’UEMOA en matière de paix et de sécurité.
Six des huit chefs d’Etat des pays membres de l’UEMOA sont présents à la session extraordinaire. Il s’agit des présidents du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, du Niger, Mouhamadou Issoufou, de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, du Togo, Faure Gnassingbé, du Bénin, Patrice Talon, et du Sénégal, Macky Sall.
Les Premiers ministres du Mali, Boubou Cissé, et de la Guinée-Bissau, Aristides Gomes, participent également à la rencontre, ainsi que les présidents des institutions spécialisées de l’UEMOA. APS

 «La Dette Du Sénégal A Augmenté De 290 % Depuis 2011», Selon Thierno Alassane SALL Et Cie

http://www.walf-groupe.com/ Au moment où le président Macky SALL pose un débat autour de la dette avec des homologues africains, de la directrice du FMI et de la vice-secrétaire générale de l’ONU, Thierno Alassane SALL et ses partisans quant à eux s’offusquent de la tenue même de cette rencontre. Cette conférence, à leur avis, est juste une mascarade car les priorités sont ailleurs.
« Macky SALL a plus que triplé la dette publique en huit ans au pouvoir. Selon les chiffres du FMI, la dette est passée de 2760 milliards de FCFA en 2011 à 8030 milliards en 2018 et on devrait terminer l’année avec plus de 8854 milliards. Donc, c’est bien sous Macky SALL que la dette a explosé, contrairement aux déclarations récentes du ministre Abdoulaye Daouda DIALLO devant le Parlement qui a essayé avec peine de partager les responsabilités avec les régimes précédents », notent-ils, dit avant d’ajouter : « Après la hausse des taxes douanières, l’augmentation des prix de l’essence et du gasoil, Macky SALL a récemment augmenté le prix de l’électricité et envoyé le DG de la SENELEC au charbon défendre sa mesure impopulaire et antisociale ».
Pour les responsables de la « République des Valeurs », le Sénégal a des potentialités pour aller au bout de la dette et les payer.
« Pourtant notre pays n’est pas en retard en termes de mobilisation de ressources budgétaires, nous mobilisons l’équivalent de près de 18,7% du PIB (comparé à 17,9 % en Côte d’Ivoire et 18,2% au Kenya. Près de 74% de notre dette est externe, ce qui veut dire que nous devons mobiliser des devises importantes pour l’honorer.  Malgré ces emprunts, notre économie n’est pas devenue plus compétitive et reste dominée par les importations. Alors que la dette a augmenté de 290 % depuis 2011, les exportations n’ont augmenté que de 46 % », soutient la « République des Valeurs ».

Projet de loi sur la lutte contre l’insalubrité en plus d’une brigade spéciale: Abdou Karim Fofana lance la BRISE au CESE.

https://www.dakaractu.com/Le ministre de l’urbanisation et l’hygiène publique, Abdou Karim Fofana a annoncé la couleur lors de son audition ce mardi, au Conseil économique, social et environnemental sur le thème de l’encombrement. Plus que jamais déterminé à éradiquer ce qu’il qualifie de « Fléau », avec un projet de loi contre l’insalubrité et l’encombrement en gestation et la création d’une brigade spéciale de lutte contre l’insalubrité et l’encombrement (BRISE.)
AKF de se féliciter dans un premier temps, de l’accompagnement permanent du chef de l’État en collaboration avec le ministère de l’intérieur pour assurer la sécurisation des zones désengorgées : « lors du lancement de la campagne nationale de promotion de la propreté le 8 août 2018, le président Macky Sall avait instruit le ministre de l’intérieur de mette à la disposition de mon département : 200 policiers ainsi que 1000 agents de sécurité de proximité (ASP) pour la surveillance des espaces libérés. Il nous avait aussi instruit de poursuivre ces opérations de désemcombrement sur l’ensemble du territoire national. »
En outre, il a annoncé l’érection prochaine d’une brigade spéciale destinée à combattre les « Clandestins de l’espace public » : « Au-delà de la sensibilisation, seul l’exercice sans faiblesse de prérogatives de puissance publique peut venir à bout d’un comportement inapproprié en public… C’est pour cette raison que nous avons initié un projet de loi sur  la lutte contre l’insalubrité et l’encombrement. Cet instrument propose entre autres innovations, la création d’une brigade spéciale de lutte contre l’insalubrité et l’encombrement : La BRISE. Et, la possibilité pour les pouvoirs publics de contractualiser avec les structures compétentes pour l’enlèvement des épaves, véhicules et autres objets encombrants sur la voie publique. » Après  huit mois  d’opérations de désemcombrement, Abdou Karim Fofana de constater que l’autre préoccupation reste le manque de suivi de tous ces efforts consentis.

Abdou Karim Fofana lors des auditions au CESE sur l’encombrement: «L’anarchie et l’insalubrité ne sont pas une fatalité. Nous pouvons y mettre un terme…»

https://www.dakaractu.com/Le Ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, M. Abdou Karim Fofana, était l’hôte du Conseil économique social et environnemental (CESE.) Présent devant l’ensemble des conseillers du (CESE), en la présence d’Aminata Touré, en sa qualité de présidente du CESE, Abdou Karim Fofana a longuement disserté sur la question qui touche directement son ministère. Quasiment 8 mois après le lancement en grande pompe de son ambitieux programme de désemcombrement  de la capitale sénégalaise, Abdou Karim Fofana, conscient de la difficulté de la mission qu’il s’est assignée, parle avant tout d’un problème d’ordre sociétal et profondément comportemental avant d’être économique. « Avons-nous perdu les valeurs minimales qu’exige la vie en société ? L’encombrement généralisé et l’insalubrité inclinent à laisser penser cela, avec toutes les dérives envisageables…» s’est-il interrogé de façon alarmante.
D’après lui, si la résolution de ladite situation est laissée à la volonté populaire, l’on risquerait de se retrouver dans une situation socio-économique tendue pour ne pas dire chaotique : « Si l’État n’intervient pas à temps, nous risquons de voir la justice populaire s’instaurer. Et, un règlement de la problématique selon des modalités qui risquent de ne plus rendre possible un bon voisinage entre mécaniciens, tabliers et autres laveurs de voitures… Avec aussi les propriétaires soucieux de persévérer leur quiétude», prévient Abdou Karim Fofana.
Revenant sur la question au centre des auditions organisées au Conseil économique social et environnemental (CESE), le ministre de l’urbanisation d’insister sur l’origine même du problème «l’insalubrité et l’encombrement constituent donc un problème social entre sénégalais. Avant d’être un problème pour le tourisme et d’autres activités économiques… »
Depuis la date du 12 juin 2019, Dakar « respire » un peu avec les opérations de désengorgement effectuées dans des zones qui étaient devenues de véritables fourre-tout : « J’ai engagé les services de mon ministère à travailler de manière ardue pour combattre cet état de fait que je qualifie de fléau. Nous avons démarré les opérations de désencombrement le 12 juin 2019 avec une forte adhésion des populations. Parmi les exemples d’espaces libérés, il me plaît de citer : l’avenue Blaise Diagne, les alentours de la grande mosquée de Dakar, l’avenue Malick Sy, les alentours de la mosquée Omarienne, la devanture de l’UCAD, les alentours du stade LSS, l’ancienne piste de mermoz (aménagement prévu dans quelques jours.) » Un démarrage assez encourageant quoi que toujours insuffisant pour délivrer la capitale de ses goulots d’étranglement.
Seulement, Abdou Karim Fofana de constater avec déception et étonnement que le mal sévit toujours au niveau de certaines zones. En effet, loin d’avoir abandonné leurs vieilles habitudes, certains occupants clandestins de l’espace public, reviennent à la charge. « Cependant, nous constatons que certains espaces libérés sont à nouveau, ostensiblement occupés par les ambulants et autres garagistes. Cette situation est due en grande partie à l’inconscience de beaucoup de nos compatriotes. Une prise de conscience s’impose pour enlever de nos vues les épaves, les débris de chantiers, les immondices que nous voyons tous les jours… Nous n’assimileront jamais le désencombrement à un travail décisif. Les espaces libérés seront aménagés et sécurisés. Il ne sera plus possible d’en faire un usage autre que celui auquel ils sont destinés… L’anarchie et l’insalubrité ne sont pas une fatalité. Nous pouvons y mettre un terme… »
Lors de son audition devant les conseillers du CESE, le ministre de l’hygiène publique, loin d’avoir crié victoire, compte reprendre de plus belle ce combat qu’il sait de longue haleine. Enfin, il en appelle à une prise de conscience collective afin de préserver l’espace public, qui est un bien commun.

 VIH/SIDA-ATTENTE DES OBJECTIFS SÉROLOGIQUES, ANTIVIRAUX ET DE RÉDUCTION DE LA CHARGE VIRALE EN 2020 :LE SENEGAL, ENCORE LOIN DU RENDEZ-VOUS

http://www.sudonline.sn/2020 s’annonce à grands pas pour les acteurs de la riposte au VIH/Sida. Ces derniers s’activent pour réduire l’écart de l’épidémie afin d’arriver au rendez-vous des objectifs intermédiaires pour son éradication en 2030. Il s’agit pour les pays de travailler à dépister 90% des personnes vivant avec la maladie, de mettre 90% des Pv/Vih sous traitement, mais aussi d’arriver à ce que 90% des personnes sous traitement antirétroviral en soient à une charge virale indétectable en 2020. Malheureusement, le Sénégal risque de ne pas être au quai
Le Sénégal risque de ne pas être au rendez-vous de 2020 sur l’atteinte des 90- 90-90 dans la lutte contre le Vih/Sida. S’il a fallu dépister, à l’horizon 2020, 90% des personnes vivant avec le Vih, de mettre 90% de ces dépistées sous traitement antirétroviral durable, et d’arriver à ce que 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral aient une charge virale durablement supprimée, le Sénégal est en deçà des objectifs fixés par l’Onusida. Aujourd’hui, le pays de la Teranga est à 72% pour le premier objectif ayant trait au dépistage, 71% au traitement et 64% à la charge virale indétectable, selon la secrétaire exécutive du conseil national de lutte contre le Sida (Cnls).
Pour Dr Safiètou Thiam, le Sénégal peut se féliciter des résultats obtenus et dont le mérite revient au travail abattu par les communautés. « En 2000, être atteint du Vih-Sida était vu comme une condamnation à mort pour la personne. Mais avec le progrès, les personnes peuvent vivre très longtemps avec leur maladie », a fait savoir Dr Thiam lors de l’Assemblée générale de l’Alliance nationale des communautés pour la santé (Ancs) à Dakar au mois de novembre dernier. Même si le Sénégal ne sera pas au rendez vous de 2020, il reste l’un des pays de l’Afrique de l’Ouest et du centre qui a le plus progressé dans la lutte. « Ce qui pose problème dans l’atteinte des 90-90- 90, c’est la reste la charge virale durablement supprimée. Il y a une inégalité dans la disponibilité de matériels. Il y a des régions qui en sont dépourvues et cela rend difficile l’atteinte du dernier 90. Il se pourrait même que dans les personnes bénéficiaires du traitement antirétroviral certaines présentent une charge virale indétectable. Mais si elles ne sont pas mesurées, forcément elles ne peuvent pas être comptabilisées», a souligné un acteur de la lutte dans la région de Dakar. Et de renseigner : « pour la prise en charge des malades du Sida, le Sénégal reste un bon élève.
Les épisodes de rupture de médicaments sont devenues un mauvais souvenir depuis bien longtemps et les campagnes de dépistage se tiennent régulièrement ». Au Sénégal, la frange la plus touchée par la maladie avec les nouvelles infections demeure les enfants. Selon la secrétaire exécutive du Cnls, les enfants de 0-4ans représentent un tiers des nouvelles infections. Ce qui est à ces yeux une injustice pour ces derniers. Chez les jeunes de 15 à 25 ans, les nouvelles infections sont à 32%. « Certes les résultats sont encourageants mais ce qui se passe est que pendant très longtemps nous avons dépisté, traité mais oublié la prévention de base. Les nouvelles infections ont pris des proportions et les enfants paient cette injustice » a laissé entendre Dr Safiétou Thiam.
Pour rappel, depuis leur lancement à la 20ème Conférence internationale sur le sida à Melbourne en 2014, les objectifs 90–90–90 sont devenus un pilier central de la quête mondiale pour mettre fin à l’épidémie de sida. Les objectifs reflètent, selon les acteurs de l’Onusida, un changement fondamental dans l’approche mondiale du traitement du VIH, en s’éloignant de l’accent mis sur le nombre de personnes ayant accès au traitement antirétroviral pour donner une plus grande importance à la suppression de la charge virale chez les personnes vivant avec le VIH

SIDA A DIOURBEL : ‘’De janvier à septembre, on a dénombré 275 personnes dépistées positives’’

http://www.enqueteplus.com/La Journée mondiale de lutte contre le sida a été célébrée, hier, à Diourbel, par une randonnée pédestre. Dans la région, le taux de prévalence est de 0,2 % contre 0,5 % au niveau national.
‘’Actuellement, au niveau de Diourbel, la cohorte est de 1 432 personnes qui sont dépistées positives et qui sont suivies au niveau des différents sites de prise en charge, au niveau de la région de Diourbel. En 2018, le nombre de cas enregistrés était de 421. Pour cette année 2019, de janvier à septembre, on a dénombré 275 personnes dépistées positives. Le taux est élevé chez les adultes. Par contre, au niveau des jeunes, nous comptons 94. D’ailleurs, nous avons, en même temps, procédé au lancement de la campagne ‘’Prenons un enfant par la main, pour une meilleure prise en charge des enfants vivant avec le Vih dans la région de Diourbel’’, renseigne Mame Bousso Amar Khouma, point focal Vih de la région médicale de Diourbel.
En effet, quoi de mieux qu’une randonnée pédestre pour sensibiliser les populations diourbelloises sur le sida. Cette année, les organisations communautaires ont été à l’honneur. Le point focal s’en explique : ‘’C’est pour rendre hommage au rôle essentiel joué par les organisations communautaires, aujourd’hui et par le passé, dans la riposte au sida au niveau international, national et local.’’
A Diourbel, le taux de prévalence ‘’est de 0,2 % ; donc, en dessous de la moyenne nationale qui est de 0,5 %’’. Mais, aux yeux du point focal, ce résultat n’est pas une fin en soi. De ce fait, ils comptent redoubler d’efforts pour contribuer à l’atteinte de l’objectif qui demeure l’élimination du Vih en 2030.
D’autant que, dans cette partie du Sénégal, le problème majeur que rencontrent les acteurs, est celui des perdus de vue. Mame Bousso Amar explique que ‘’c’est une grande difficulté’’. Car ‘’des perdus de vue ont été constatés, de temps en temps. Comme vous le savez, c’est un phénomène qui est dynamique. On peut avoir aujourd’hui des perdus de vue, mais ils peuvent être retrouvés le trimestre suivant ou le mois suivant. Le traitement est efficace et dynamique. Ce qui explique peut-être qu’ils font tout pour ne pas être stigmatisés et choisissent de ne pas revenir’’.
Pour y faire face, des stratégies sont mises en place. ‘’Elles consistent en l’organisation des activités de sorties de recherche de perdus de vue au niveau des différents sites de prise en charge qui sont implantés dans les districts où vivent ces perdus de vue. Nous détenons leur adresse exacte, leurs numéros de téléphone qui, malheureusement, ne sont pas souvent fonctionnels. Mais ce que je puis vous dire, c’est que des efforts sont faits pour les retrouver et les réintégrer dans le circuit du traitement’’, conclut Mme Khouma.Boucar Aliou Diallo (Diourbel)
Permis de conduire biométrique:«Un projet dangereux…»

L’ASSOCIATION DES UTILISATEURS DES TIC (ASUTIC) SUR LES PERMIS DE CONDUIRE BIOMÉTRIQUE

Après la carte d’identité biométrique, le passeport biométrique, le Gouvernement du Sénégal est monté d’un palier supérieur en mettant en place un permis de conduire non seulement biométrique, mais en plus médical.
Un fichier à la puissance jamais atteinte dans ce pays, sans aucune étude d’impact sur la vie privée des Sénégalais. Aucun pays démocratique au monde n’a osé franchir ce pas compte tenu des dangers pour la sécurité nationale et les droits fondamentaux des citoyens. Cependant, au Sénégal, la Direction des transports routiers du ministère des Infrastructures, des transports terrestres et du désenclavement a osé.
En effet, elle a réuni dans un seul fichier centralisé, en plus du groupe sanguin, le nom de famille, les prénoms, la date et le lieu de naissance, le genre, l’image numérisée du visage, des empreintes digitales, la signature et le domicile ou la résidence du titulaire. Un permis de conduire biométrique et médical, une première au monde. L’Agence de l’informatique de l’État (Adie) nous informe dans un article publié sur son site web qu’elle ne dispose que d’une sauvegarde de la base de données. En termes clairs, cette base de données biométrique et médicale n’est pas hébergée par les services de l’État du Sénégal.
Ce fichier centralisé, ayant dans une première étape 1­.100.000 données biométriques et médicales, à terme 3­.000.­000 est probablement entre les mains de la société privée étrangère qui a gagné ce marché de 10 milliards Cfa pour la production et la gestion des titres de transport biométriques sécurisés. La mise en place d’un tel fichier centralisé étant susceptible, par nature, de porter atteinte aux libertés fondamentales et à la vie privée, devait inciter la Commission des données personnelles (Cdp) à placer la collecte et le traitement des données sensibles à un niveau de protection élevé.
Mais, comme d’habitude, la Cdp se bouche les oreilles et ferme les yeux. Aucune information n’est publiée sur son site web sur le répertoire des traitements de données depuis 2015 et une demande d’extrait est restée sans diligence. Aussi, la conclusion est que cette base de données biométriques et médicales de la Direction des transports routiers n’a pas été déclarée à la Cdp. Cette Direction a ainsi violé les articles 20, 35, 37 de la loi portant sur la Protection des données à caractère personnel.
Aucun traitement de données personnelles n’est secret au Sénégal, même ceux du Gouvernement relatifs à la sécurité nationale où à la défense nationale. Par conséquent, le Gouvernement, à l’instar des sociétés privées, à l’obligation conformément aux dispositions de la loi n°12/2008 et de l’Acte additionnel A/SA.1/01/10 de la Cedeao portant sur la Protection des données à caractère personnel, de collecter et traiter des données personnelles dans des conditions respectueuses des droits et libertés du citoyen.
En sus de ces manquements, la privatisation de la gestion des bases de données biométriques et médicales du Gouvernement du Sénégal crée les conditions d’une servitude volontaire et peuvent être lourde de conséquences. En outre, elles présentent la particularité de permettre à tout moment l’identification de toute personne sur la base d’une réalité biologique qui lui est propre, qui est permanente dans le temps et dont elle ne peut s’affranchir.
Les dérives administratives potentielles sont faciles à imaginer, car des restrictions concernant l’accès et l’usage de ces données ne sont pas clairement définies. En effet, en plus de la possible surveillance de masse automatisée des visages avec les caméras de surveillance que le gouvernement est en train d’installer dans toutes les villes, il suffit, avec ces fichiers centralisés, de taper le nom d’une personne sur n’importe quel ordinateur de l’administration sénégalaise autorisé à y accéder pour obtenir immédiatement toutes les informations personnelles la concernant. Cette approche du fichage numérique des citoyens inverse le processus jusque-là en place de ne ficher que les délinquants.
Désormais, tous les citoyens sont potentiellement soupçonnés d’être des usurpateurs d’identité, des fraudeurs et des tricheurs. De même qu’avec les fichiers des criminels, il est toujours possible de placer en face de chaque fiche, des détails sur le profil politique, économique, social et religieux. Ainsi, ces fichiers peuvent être des atteintes graves et excessives au droit au respect de la vie privée et aux libertés individuelles, en sus d’être un abandon de souveraineté. Le prétexte du Gouvernement pour créer ces bases de données, aussi dangereuses, qui n’existent que dans les dictatures, est la lutte contre l’usurpation d’identité et la sécurisation de la population.
Créer des dispositifs numériques pour améliorer la sécurité, est tout à fait compréhensible et acceptable. Cependant, était-il nécessaire de collecter des données biométriques et médicales pour atteindre cet objectif ? Assurément, non. La conservation des données biométriques et médicales uniquement dans la puce insérée dans la carte d’identité et le permis de conduire était parfaitement adaptée à la lutte contre les usurpations d’identité, plutôt que de les centraliser dans une base de données.
Toute disposition légale est aménageable, modifiable au cours du temps aussi le cadre légal actuel encadrant ces systèmes numériques ne sont pas censés échapper à de probables changement de dispositions par le personnel politique au pouvoir ou tout futur gouvernement. Ces fichiers centralisés des citoyens nourrissent des craintes légitimes liées à la possibilité d’en faire un outil totalitaire de surveillance afin de contrôler la population. Rien ne peut garantir qu’un gouvernement peu soucieux des droits fondamentaux, voulant établir un régime policier, ne puisse un jour les utiliser. ­La possibilité de cibler n’importe quelle personne où catégorie de personnes, ou de créer des critères de discrimination de la population peut avoir des conséquences dramatiques.
Pire encore, un tel écosystème numérique avec des données aussi sensibles, qui est une menace pour les intérêts fondamentaux de la nation et des citoyens peut faire l’objet d’intrusions non désirées. Aucun système informatique n’est impénétrable. Toutes les bases de données peuvent être piratées. Ce n’est qu’une question de temps. Au moment où la vie des Sénégalais se numérise de plus en plus et qu’on tend vers la généralisation et la banalisation du recours à la biométrie et aux données médicales, l’inertie de la Cdp est préoccupante. Quant au Gouvernement, il est muet sur les probables utilisations de ces fichiers excepté sur le prétexte fourre-tout de la sécurité. Les projets numériques biométriques et médicales ont un caractère de souveraineté nationale, un danger s’ils sont laissés entre les mains de quelques politiciens et techniciens enfermés dans leur laboratoire.
Aussi, l’encadrement des usages publics de la biométrie est d’une urgente nécessité. Le débat est posé. Nous sommes tous concernés et interpellés.Le Président Ndiaga GUÈYE

L’incroyable incurie de nos services de renseignements et de sécurité

LeTemoin-Les événements qui se sont produits le mercredi 27 novembre à Louga et le vendredi 28 à Dakar doivent amener le gouvernement à revoir l’opérationnalité sur le terrain de ses services de renseignements et de sécurité. En effet, ces deux cas ont été l’occasion pour certaines personnes averties, de rappeler qu’au Sénégal nos frontières sont poreuses ‘’ parce que n’importe qui venant de n’importe où il veut peut entrer dans le territoire national, en sortir et même le traverser souvent sans être appréhendé encore moins inquiété.
Malgré la ceinture de contrôle sécuritaire nationale qui vient d’être renforcée au niveau des localités frontalières par l’implantation de légions, de compagnies, d’escadrons de surveillance, de brigades et de bureaux et postes de gendarmerie ainsi que des postes frontaliers de police, le dispositif sécuritaire national présente des failles extrêmement préoccupantes. Surtout au moment où le péril djihadiste est à nos portes ! S’il n’est pas déjà infiltré à l’intérieur de nos frontières…
Le procès du maitre coranique Cheikhouna Guèye dit Khadim et ses acolytes tenu le 27 novembre dernier au tribunal de grande instance de Louga sous une forte tension est illustratif de ce manque de réactivité de nos forces. Les services de renseignement ont « péché » pour ne pas dire failli à leur mission d’alerte en n’avertissant pas qui de droit en vue de faire prendre les dispositions préventives de sécurité nécessaires pour parer à toute éventualité. Au départ, des talibés enchainés par leur maitre coranique à Ndiagne avec l’aval de leurs parents. Ces dernier et le maître coranique ont été arrêtés par la gendarmerie de Coki pour enquête préliminaire, puis déférés au parquet de Louga.
Cette arrestation avait suscité beaucoup de réactions, une vaste polémique, des pressions, des déclarations souvent incendiaires d’indignation, des appels à la mobilisation de souteneurs des personnes interpellées tant à l’enquête à la brigade de gendarmerie de Coki qu’au tribunal de Louga lors de leur déferrement. Autant de choses qui auraient dû amener les services de renseignements de Louga, voire les forces de sécurité en général, de prévoir un procès sous haute tension. Des dispositions auraient donc dû être prises afin de prévenir et d’empêcher tout débordement qui pourrait survenir. Pour ce faire, un important dispositif sécuritaire dissuasif devait être mis en place, ce qui aurait permis d’éviter ce qui s’est passé, ce mercredi, au tribunal de Louga.
Malheureusement, tel n’a pas été le cas, et que donc ce qui devait arriver est arriva-é avec le saccage du palais de justice de la capitale du Ndiambour. Or, ce qui s’est passé le jour du procès était bien prévisible, la couleur ayant été annoncée à travers diverses menaces tant voilées, déguisées qu’ouvertes. Le saccage du tribunal de Louga Hélas, les dispositions idoines n’ont pas été prises pour sécuriser le tribunal car, le jour du procès, c’est une camionnette L200 contenant une douzaine de policiers que l’on a vu patrouiller, circuler, se frayer souvent le passage au milieu de la foule, faire des va-et-vient sur l’avenue qui mène vers la gouvernance. D’ou la grande surprise des forces de sécurité, en très faible effectif, qui ont été prises de court et au dépourvu. C’est ainsi que, dès que les juges ont annoncé que le délibéré aurait lieu le 4 décembre sur fond de refus d’accorder la liberté provisoire aux prévenus dans les liens de la prévention, la barrière de protection des policiers dressée devant les portes a été attaquée par une foule en furie qui a brutalisé les quelques policiers présents dont des ASP.
Ainsi, la devanture du hall du tribunal a été mise à sac, tout a été saccagé, vitres brisées, portes en aluminium défoncées, bancs renversés, en somme rien n’a été épargné par les manifestants qui ont exigé la libération immédiate des prévenus. Ce n’est qu’à la suite de cette attaque, on ne peut brutale et surprenante, qu’un renfort de forces de sécurité, dont des gendarmes, a été sollicité. Mais ce n’était que pour constater les dégâts.
La prouesse de Guy Marius et Cie Pour le cas de Dakar, comment peut-on imaginer que Guy Marius Sagna et ses quelques compagnons comme Babacar Diop, entre autres, puissent menacer d’aller au palais et arrivent à le faire comme promis. Ce ni vu ni entendu jusqu’aux grilles du palais, sans en être empêchés ni inquiétés par les forces de sécurité notamment les policiers en civil qui pullulent aux environs du palais présidentiel. Les marcheurs ayant déjoué leurs plans et bravé l’interdiction préfectorale pour atteindre leur objectif, c’est-à-dire les grilles du palais présidentiel, ont assurément gagné leur pari même s’ils ont été arrêtés par la suite.
Ainsi ils se sont donnés rendez-vous devant le portail du palais en ordre dispersé empruntant différentes avenues jusqu’à se retrouver devant le palais au nez et à la barbe des forces de sécurité. Il a fallu que Guy Marius Sagna soit maitrisé, conduit et gardé manu militari par les gendarmes du palais dont un béret rouge pour que les policiers arrivent pour l’embarquer en direction du commissariat central où l’ont rejoint ses camarades arrêtés par la suite. Là aussi, les failles des forces de sécurité, notamment des services de renseignements, étaient béantes. Dans ces conditions, il est permis de se demander si réellement le Sénégal est en sécurité face au terrorisme qui le menace de tous bords.
En effet, si un simple Guy Marius Sagna peut se déguiser et se faufiler à travers les avenues de Dakar jusqu’à atteindre le palais sans aucun soupçon ni intervention des forces de sécurité, alors que ferait-on avec un terroriste qui tenterait d’en faire autant ? En tout cas, les deux cas de Louga et de Dakar méritent une réflexion approfondie devant aboutir à une prise de nouvelles dispositions et mesures sécuritaires par l’Etat afin de renforcer la sécurité au Sénégal, il va de l’intérêt de tous. Car le chef de l’Etat aura beau dépenser des milliards de francs pour acheter des radars hypersophistiqués et aussi des fusils d’assaut ultramodernes, sans compter les vedettes à la pointe du progrès commandés en France, tout cela ne saurait nous défendre quand les forces de défense et de sécurité font preuve d’un laxisme incroyable, pour ne pas dire si elles passent leur temps à dormir ou à surveiller l’opposition !

Désencombrement de Dakar: Fofana a repris les opérations

https://www.rewmi.com/Les opérations de désencombrement de Dakar reprennent ce mardi soir. L’axe Avenue Malick Sy et le rond-point Cyrnos seront ciblés à partir de 21 h, avant le déroulement d’un programme qui conduira vers le Port de Dakar et d’autres axes de la capitale, selon la RFM. Le ministre de l’Urbanisme et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, a informé que le préfet de Dakar a déjà remis des sommations à tous les concernés par ces opérations.

«La commune de Yoff et ses habitants sont complètement isolés et enfermés»

http://www.igfm.sn/Seydina Issa Diop Thiaw Lahi, chef religieux à Yoff et fils du troisième Khalife Général des Layénes a adressé, hier, une lettre ouverte au président de la République, Macky Sall, pour attirer l’attention sur les désagréments que les travaux de construction de l’autopont de Yoff posent à la cité religieuse.   
«Avant toute chose nous vous adressons nos chaleureuses félicitations et nos ardents encouragements et prières pour tous les efforts que vous êtes entrain de consentir pour mener notre cher pays à l’émergence que vous avez promise au Peuple Sénéglais dès le début de votre premier mandat, promesse que vous avez réitérée encore à l’entame de ce second mandat.», écrit-il d’abord.
Puis, il ajoute : «Ceci étant dit, nous vous écrivons pour attirer votre attention sur une situation qui indispose à bien des égards toute la population de la commune de Yoff et au-delà tous les usagers de la route de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor. En effet, pour les besoins des travaux de construction de l’Autopont de Yoff prévus au niveau du rond-point de l’hôpital Philippe Maguilène Senghor, dans le cadre de votre ambitieux et louable programme de construction d’infrastructures routières (des autoponts notamment) destinées à mieux fluidifier le trafic dans la capitale dakaroise,  les automobilistes sont obligés d’aller jusqu’à l’aéroport et prendre ensuite le sens inverse pour pouvoir rejoindre la bretelle menant à la VDN (vers la ville) ou la route nationale vers la Patte d’Oie pour sortir de Yoff. Ce qui constitue un détour sur 3 à 4 km en aller et retour.»,

Le chef Religieux propose une solution pour le plan de circulation

«Cette situation crée des embouteillages monstres à tout moment, surtout aux heures de pointe. Les usagers parmi lesquels les ambulanciers des structures de santé de Yoff et des environs doivent rester de bonnes heures malgré les urgences individuelles avant de pouvoir sortir de Yoff et vaquer à leurs occupations. En outre, ces travaux sont prévus sur une durée d’au moins 20 mois ; ce qui risque de faire durer le calvaire des populations.», attire-t-il l’attention du chef de l’Etat.
Par ailleurs, Seydina Issa D. Thiaw Laye  «Yoff étant la capitale religieuse de la prestigieuse et sainte Communauté Ahloulahi qui régulièrement sert de cadre à l’organisation de plusieurs cérémonies religieuses durant toute l’année, les fidèles Layènes peinent à entrer à Yoff pour rendre visite au Khalife et/ou se recueillir auprès du mausolée du saint-maitre Seydina Limamou Lahi (asws) et à sortir de Yoff pour rejoindre leurs localités respectives à la fin des événements religieux.», signale-t-il.
« À ce propos nous rappelons que la plus grande cérémonie religieuse de la région de Dakar qui se tient annuellement sur deux (2) jours au moins est la Commémoration de l’Appel de Seydina Limamou Lahi Al Mahdi (asws). Et elle est prévue au mois de Mars 2020. Conscients, que si une solution n’est pas trouvée dans les plus brefs délais, cela risquera d’impacter négativement sur l’organisation de la plus grande cérémonie religieuse de la Communauté Ahloulahi, nous vous invitons Excellence, Monsieur le Père de la Nation, à rouvrir l’ancien rond-point entre les agences Ecobank et SGBS de Yoff sises sur la route de l’Aéroport pour assurer une meilleure fluidité de la circulation dans la commune, au moins pendant le temps que dureront les constructions de l’autopont de Yoff. Car actuellement la commune de Yoff et ses habitants dont l’hospitalité légendaire fait leur renommée sont complètement isolés et enfermés.», a plaidé le chef religieux.Avec VoxPopuli

 Le Quotidien Direct Info Diffère L’information: Les Travailleurs Incriminent Cheikh AMAR  

http://www.walf-groupe.com/Les travailleurs de Direct Info sont au chômage technique depuis le 9 octobre 2019. En effet, depuis ce jour, leur quotidien ne parait plus
Et, depuis le limogeage du gestionnaire Pape Diogaye FAYE, c’est le statu quo. Même si, selon les journalistes, son remplaçant fait des pieds et des mains pour les rassurer en prenant notamment des engagements au niveau de l’inspection du travail pour leur payer leurs arriérés.
Seulement, cela ne semble pas les satisfaire. Ce qu’ils veulent, c’est que Cheikh AMAR les édifie sur leur sort. C’est du moins la position de la section SYNPICS de Direct Info en réunion hier lundi 2 décembre afin de trouver les voies et moyens de relancer le journal.
Le syndicat demande aussi à Cheikh AMAR de respecter les engagements du nouveau gestionnaire Alioune Badara SOW de leur payer leur appointement ainsi que la reprise des activités du quotidien.

Emigration: Le fils d’un responsable APR périt en mer

https://www.rewmi.com/Serigne Mbacké Ndiaye marchand ambulant de son état, a péri en Méditerranée alors qu’il empruntait la mer pour rallier l’Espagne. La victime, selon L’AS,  est le fils d’un responsable politique de l’Apr à Yeumbeul-Sud. Il a été tué avec quatre autres Sénégalais dans un chavirement de pirogue survenu vendredi dernier au Maroc. Les familles des victimes  sollicitent l’appui de l’Etat pour le rapatriement des corps

2e retour de Parquet pour Guy et Cie qui entament une diète

https://www.rewmi.com/Arrêtés devant les grilles du palais de la République pour avoir manifesté contre la hausse des prix de l’électricité, Guy Marius Sagna et Cie qui ont bénéficié d’un deuxième retour de parquet ce mardi , ont entamé une grève de la faim selon, nos sources.

«Babacar DIOP Et Guy Marius SAGNA Méritent Un Prix Nobel Et Non La Détention»,Selon Les Fds

http://www.walf-groupe.com/ La marche contre la hausse des prix de l’électricité tenue le vendredi 29 novembre 2019 par les Fds, Frapp France DégageGilets Rouges et Nitu Deug des Valeurs a occasionné les arrestations de neuf personnes, dont le secrétaire général des Forces démocratiques du Sénégal, Dr Babacar Diop et Guy Marius Sagna, membre de Frapp France Dégage.
Les Fds dénoncent, avec la plus grande fermeté, les «arrestations brutales, injustes et arbitraires» de ces jeunes sénégalais «dont le seul tort est d’avoir fait entendre la clameur d’un peuple en détresse, en exerçant un droit constitutionnellement garanti : la liberté de manifestation».
Pour les partisans de Babacar Diop des Fds, «la répression policière et la machination judiciaire sont les seules réponses que le régime tyrannique de Macky Sall compte apporter aux citoyens sénégalais qui manifestent leur indignation devant la hausse injustifiée des prix de l’électricité. Mais, le peuple debout refuse de supporter les dépenses de folie du chef de l’Etat et de ses partisans». Les Fds exigent la libération «immédiate et sans condition» de Babacar Diop, Guy Marius Sagna et tous les autres «patriotes kidnappés» au cours de la marche contre la hausse des prix de l’électricité. «La libération de ces otages est une demande populaire et une exigence démocratique. La communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’Homme ainsi que tous les citoyens épris de justice et de liberté sont interpellés. Les délinquants qui ont pillé nos deniers publics et spolié nos richesses pétrolières et gazières continuent de humer l’air frais de la liberté, sous la bénédiction de leur bienfaiteur, le chef de l’Etat. Au même moment, des patriotes sincères résolument engagés dans la lutte pour la bonne gouvernance et le bien-être des populations sont privés de liberté. Cette justice à double vitesse est un cancer qui risque d’emporter notre démocratie. Au vu de la noblesse de leur combat, Babacar Diop et Guy Marius Sagna méritent un Prix Nobel et non la détention», estiment-ils. Pour conclure, les Fds appellent à la «poursuite et à l’intensification» de la lutte jusqu’à l’annulation de la mesure de hausse des prix de l’électricité.Magib GAYE

3e mandat: Macky enfle la polémique

https://www.rewmi.com/Le Président Macky Sall en rajoute une couche polémique sur le débat sur le 3e mandat.  Interpellé par Rfi, sur cette question , il a encore répété que c’est prématuré de débattre sur une telle question.
« Ce qui est étonnant, c’est que pour un président qui vient d’être élu, on pose déjà le débat du troisième mandat. C’est déjà un problème. Moi je viens d’être élu (réélu : ndlr) il y a à peine 6 mois. Ce que je dis à mes amis politiques de mon bord, c’est concentrons nous pour faire de ce mandat une réussite. C’est cela l’enjeu. Que l’opposition en fasse son débat, je peux le comprendre », a-t-il déclaré

Caisse Noire, Salaires, Primes: La Folie Dépensière Du Régime

http://www.walf-groupe.com/L’Assemblée nationale est aux antipodes de la gestion sobre et vertueuse. La querelle entre Djibril War et Moustapha Diakhaté prouve que Macky Sall distribue sans compter l’argent du contribuable aux députés. Et au même moment, il coupe les subventions accordées à la Senelec, ce qui a pour conséquence immédiate la hausse du prix de 10 % de l’électricité.
Les joutes verbales entre Moustapha Diakhaté, l’ancien président du groupe parlementaire de la coalition Benno Bokk Yaakaar, et le député Djibril War, ancien président de la Commission des lois, ont des choses de bien. Elles ont révélé aux Sénégalais à quel point l’argent du contribuable est gaspillé et dilapidé à l’Assemblée nationale. En effet, la guerre des mots entre les deux hommes a montré que l’Assemblée nationale est aux antipodes du slogan du président Macky Sall et de ses alliés de la coalition Benno Bokk Yaakaar.
Pour rappel, dans un communiqué Djibril War accuse Moustapha Diakhaté d’avoir touché, en tant que Président du Groupe de Benno, un salaire mensuel de 5 millions et 10 millions de francs par mois pour le fonctionnement du groupe parlementaire. Faux, rétorque Moustapha Diakhaté qui parle de 3 millions de francs comme salaire et de 5 millions de «budget de fonctionnement du groupe BBY». «Pour rappel, l’Assemblée alloue, en vertu de l’Article 17 de son règlement intérieur, des crédits pour le fonctionnement des Groupes parlementaires, des Commissions permanentes et du Représentant mensuel des non-inscrits au Bureau et à la Conférence des présidents», renseigne encore Moustapha Diakhaté.
Mais, quoi qu’il en soit, le fait est : ceux qui sont censés représenter le peuple se partagent ses maigres ressources. Le président de la République, qui a toujours chanté la gestion sobre et vertueuse, et qui a été en partie élu grâce à cette devise, continue de distribuer sans compter l’argent du pays principalement à ses députés. Et cela au pire moment. En effet, au même moment, il retire la subvention que l’Etat du Sénégal a toujours accordée à la Senelec pour maintenir les prix accessibles aux populations. Ce qui a engendré une augmentation du prix de l’électricité de 10 %. En effet, le directeur de la société nationale explique cette hausse par la suppression des subventions étatiques.
En outre, cette querelle entre responsables apéristes de haut rang montre également que Macky Sall fait pire que son prédécesseur Abdoulaye Wade, pourtant catalogué du temps de son magistère distributeur automatique de l’argent du pays. Macky Sall a augmenté les émoluments des députés. A preuve, Babacar Gaye qui fut président du groupe parlementaire du Pds au début de la première alternance affirme qu’il ne touchait pas pareille somme. Moustapha Niasse, le président de l’Assemblée nationale, aurait la bagatelle de 50 millions de francs de fonds politiques. Alors que sous Wade, Pape Diop, alors président de l’Assemblée nationale, touchait deux fois moins, selon une voix autorisée. Cette dernière nous informe également que les présidents des groupes et les membres du bureau et les présidents des commissions sont actuellement mieux payés que du temps du président Abdoulaye Wade.Charles Gaïky DIENE

Procès Du Maitre Coranique De Ndiagne: Les Recommandations De Serigne Mountakha…

https://www.xibaaru.sn/Le Khalife des Mourides avait promis de prendre une décision dans l’affaire des talibés enchaînés après le jugement du maitre coranique Khadim Guèye et Cie.
Serigne Mountakha a réagi en appelant au calme. Selon L’Observateur, il a dépêché à Louga un émissaire, Serigne Mame Mor Fallou Mbacké, afin qu’il porte son message auprès des talibés.
Dans son message, le Khalife demande à tous les disciples mourides de rester calmes, car il suit de très près le dossier.
Demain, jour du délibéré, Serigne Mountakha recommande d’éviter la violence et de rester à son écoute.
Le Khalife renseigne aussi qu’il est en train de discuter avec les autorités sur la question.
« Que personne ne pose un acte qui pourrait engendrer la violence », prévient le patriarche de Darou Miname.
Pour rappel, le chef de l’État, Macky Sall, a rencontré récemment le Khalife général des Mourides pour s’entretenir avec lui de la question.

 Cafouillage Au Sommet: Aly Ngouille NDIAYE Prend Le Nord, Me Malick SALL Fonce Vers Le Sud

http://www.walf-groupe.com/Le saccage du Tribunal de Louga survenu, mercredi dernier, n’a pas encore livré tous ses secrets. Cet incident prend une autre tournure, mettant en scène les contradictions des autorités publiques.
En effet, Me Malick Sall, Garde de Sceaux et son collègue de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye n’émettent pas sur la même longueur d’ondes sur cette affaire dont  le délibéré est prévu le 04 décembre prochain. Quand le ministre de la Justice affirme qu’il y a eu saccage du tribunal de Louga et que les auteurs seront sanctionnés, son collègue de l’Intérieur qui était avant-hier à l’Assemblée nationale, affirme le contraire. 
L’incident survenu au tribunal de Louga lors du procès du maitre coranique, Serigne Cheikhouna Guèye et ses présumés complices poursuivis pour «mise en danger de la vie d’autrui, violence et voie de fait et complicité», risque de créer un malaise au sommet. Malgré les dégâts matériels constatés de visu par tout le monde, l’affaire a réussi à installer une cacophonie au sommet de l’Etat. En moins d’une semaine, l’opinion a eu droit à deux versions contradictoires au sujet du saccage de ce temple de Thémis. Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Malick Sall et Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur ne parlent pas le même langage. Chacun y va de sa version.  Quand le patron de la Chancellerie avoue l’existence d’un saccage allant jusqu’à annoncer des poursuites contre les auteurs qui viendront répondre tôt ou tard de leurs actes devant la Justice, son collègue de l’Intérieur prend son contrepied. «Les auteurs de ces méfaits, c’est-à-dire ceux qui ont saccagé le tribunal seront identifiés et sanctionnés à la hauteur de leurs actes. La Justice prendra les mesures qu’il faut à leur encontre», avait déclaré Me Malick Sall, lors de la conférence annuelle de chefs de Parquet, tenue la semaine dernière, au lendemain du vote du budget de son ministère.
Plus loin, dans son discours d’ouverture de la cérémonie officielle de ladite conférence annuelle, le chef de la chancellerie déplorait par la même occasion ce qui s’était passé à Ndiagne, une localité de Koki où les talibés ont été retrouvés enchainés par leurs maîtres coraniques. D’après lui, en tant que ministre de la Justice et père de famille, il a été scandalisé. «J’ai été talibé avant d’être quoi que ce soit dans la vie. C’est la raison pour laquelle nous avions pris toutes les dispositions nécessaires pour que les responsables de ses actes soient mis à la disposition de la Justice», avait-t-il laissé entendre.
Mais c’est une toute autre version que son collègue de l’Intérieur, Aly Ngoulle Ndiaye a livré avant-hier face aux députés. Parti défendre le vote du budget de son département à l’Assemblée nationale, le chef de la sécurité nationale défend mordicus que rien ne s’est passé au Tribunal de grande instance de Louga, à l’exception d’un procès qui s’est bien déroulé. Contrairement à tout le monde, lui, voit des bousculades qui ont occasionné la défenestration des portes de la salle d’audience, des casses de vitres et autres objets. A l’en croire, lorsque l’audience s’est soldée par le refus de la liberté provisoire des prévenus prononcé par le Tribunal et le délibéré de leur verdict fixé au 4 décembre certains talibés qui ne comprenaient peut-être même pas le sens de ce message, sont sortis formant ainsi une foule. «C’est dans la bousculade que deux portes en verre ont été cassées et ont blessé des agents de sécurité de proximité qui sont sortis hier d’hôpital», retrace-t-il. Ne se limitant pas en si bon chemin, Aly Ngouille Ndiaye appuie son argumentaire sur ses sources judiciaires. Pour lui, plus de 500 personnes ne peuvent pas se retrouver quelque part sans qu’un incident ne survienne. «Il n’y ait pas une seule grenade lacrymogène lancée. Aucun avocat et aucun juge n’a dit avoir été agressé. Il y a quand même exagération dans ce dossier. Les journalistes en ont parlé, c’est vrai qu’une personne a été blessée, mais il n’y a pas eu de saccage», déclare le ministre de l’Intérieur devant les parlementaires. A l’image d’un journaliste qui fait face à des enquêteurs, l’autorité de la sécurité publique soutient : «Je le tiens de mes services avec des rapports bien précis et de source judiciaire».
Au demeurant, cette sortie du ministre de l’Intérieur frôle le démenti d’autant plus que le bureaude l’Union des magistrats sénégalais (Ums) et l’ordre des avocats avaient sorti des communiqués, outre la déclaration du ministre de la Justice, pour déplorer cet état de fait. A-t-il vraiment tenté de se rapprocher des juges et autres acteurs de la justice avant de tirer une telle conclusion qui remet en question son collègue, Me Malick Sall ?Salif KA

Soutien De Macky SALL À La Dernière Présidentielle, «Dëgg Moo Woor» Lui Rappelle Ses Promesses De Campagne

Le parti du Rassemblement pour la Vérité/Dëgg Moo Woor n’est pas content de la politique de développement menée dans la région de Diourbel par Macky Sall et son gouvernement.
Le conseil exécutif national du parti qui a tenu ce week-end son bureau politique, constate pour le déplorer le «décor triste et désolant qui consume Diourbel à petits feux». Même si ces membres de la mouvance présidentielle se réjouissent de la nomination de leur camarade, Dame Diop à la tête d’un ministère stratégique, ils attendent toujours plus. «Aucune lueur annonçant des lendemains meilleurs ne se dessinent à l’horizon. Les maux que souffrent Diourbel s’accentuent autour du chômage ahurissant des jeunes, des artisans qui constituent plus du tiers de la population sont livrés à eux-mêmes, le tronçon reliant Diourbel et ‘Ila Touba’ chaotique, le stade Ely Manel Fall impraticable, les marchés Ndoumbé Diop, Ndayane, Mbouday, Kadega dans un état de délabrement avancé, de braves femmes désœuvrées … Un décor triste et désolant consume Diourbel à petits feux», déplorent-ils.
Selon Modou Fall et ses amis, C’est pourquoi RV/Dëgg Moo Woor lance un appel solennel au Président Macky Sall de réagir conséquemment pour apporter un début de solution à cette précarité grandissante. «Dëgg Moo Woor dont le souci est, entre autres, le rayonnement du Baol, tarde à se retrouver dans le second mandat du Président Macky Sall», mettent-ils en garde. Toutefois, soutiennent-ils, le parti reste perplexe et est toujours à l’affût de réalisations concrètes dans le Baol.
Militants et sympathisants du parti s’étaient donnés corps et âme à travers une forte mobilisation pour une réélection écrasante du Président Macky Sall à Diourbel. « Nous profitons de l’occasion pour lancer un appel au ministre Dame Diop de respecter ses engagements pris lors de la campagne électorale. Le conseil exécutif national du parti donne rendez-vous en mi-décembre pour se prononcer sur la situation politique et sur la vie du parti», note le document transmis.
Sur un autre registre, le parti RV/Dëgg Moo Woor encourage «la décision du gouvernement à durcir la répression du viol et de la pédophilie par des actions pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle. Une vielle doléance des femmes en phase d’être satisfaite car le projet de loi sera présenté à l’Assemblée nationale».Salif KA

Notre économie va vers un plan d’ajustement structurel Par Eric NDOUR

Les sénégalais sont éreintés et se trouvent enchainés dans la pire des bourrasques financières et économiques. En effet la rogne, la grogne, la morosité et la déception gagnent les sénégalais de tout bord. L’économie sénégalaise placée sous la tutelle de puissants lobbies, est plongée dans une récession sans précédent et le taux de croissance non inclusif dont ce gouvernement se gargarise, profite exclusivement aux étrangers et à la France particulièrement. D’ailleurs la date de départ (année 2011) pour produire un chiffre de 7% totalement extraverti est loin d’être une bonne référence. Egalement, le PIB annoncé récemment en cession budgétaire qui se monterait à plus 15 milliards n’est pas sincère. Il mérite d’être revu à la baisse et corrigé.
Les perspectives économiques deviennent de plus en lugubres pour les sénégalais, en raison de l’injonction des bailleurs de fonds faite à l’État du Sénégal de faire sauter les verrous des subventions et d’appliquer la vérité des prix ; ce qui explique la flambée des prix (Carburant, pain, ciment, électricité etc…) et une inflation galopante qui maintiendrait davantage les sénégalais dans le marécage désespérant de la paupérisation.
Le PSE présenté comme une thérapie de choc pour amortir le trou d’air économique du pays s’est révélé n’être qu’une minuscule rustine appliquée sur un gigantesque problème. Le pilier 1 de ce fameux programme axé sur la transformation structurelle de notre économie a été un échec patent. Le pays baigne dans une économie sous perfusion et frôle de jour en jour le coma. Aucune stratégie probante pour booster nos maigres recettes fiscales qui représentent seulement 17% du PIB n’est engagée. A cela s’ajoute un surendettement improductif de plus de 8.076 milliards. Cette dette que plusieurs générations rembourseront est illégitime, non viable et insoutenable. Le Sénégal devra payer une charge de 364 milliards en intérêt et commissions sur les fonds empruntées. Pire le montant du capital principal de la dette est désormais comptabilisé dans les opérations de trésorerie justifiant ainsi que les prêts récemment contractés sont backés sur les rentrées financières issues de la production future du pétrole. Cela signifie simplement que nos ressources naturelles sont déjà hypothéquées sans que le peuple sache sur quel segment du marché pétrolier (spot, Gré à gré physique ou à terme) le Sénégal va évoluer.
Les générations futures subiront malheureusement ce terrible et scandaleux montage financier. En outre un service de la dette extérieure extrêmement lourd fait que le pays patauge dans un cynisme financier et intègre malheureusement un cercle vicieux endettement.
Les arriérés intérieurs se cumulent, s’accumulent et conduisent les entreprises locales à mettre la clé sous le paillasson à cause du poids des obligations impayées de l’Etat. Le ratio de liquidité prouve à suffisance les soucis de trésorerie auxquels notre pays est confronté, sans compter le déficit budgétaire de 450 milliards de FCFA que l’Etat devra combler.
Le programme économique du Président est un véritable « tueur d’emplois « qui engendre des drames humains incalculables : perte de l’autorité parentale, dislocation des familles, des enfants exclus de l’école faute d’honoraires etc…
L’environnement des affaires impactent négativement le cadre macroéconomique qui devrait faire l’objet d’un assainissement et d’une diversification depuis belle lurette. Il est caractérisé aujourd’hui par les malversations, la corruption, le trafic de drogue, la circulation de la fausse monnaie, la fraude fiscale, le manque de transparence dans la gestion des deniers de l’Etat etc.…
Tôt ou tard la gestion de ce régime sera passée au peigne fin, passée à la radioscopie et scrutée au lazer afin de situer la responsabilité de chacun et les amener à répondre de leurs actes de prévarication, de détournement.Attention ! Notre économie est sombre et vicieuse.Eric NDOUR,Secrétaire National Adjoint à la Jeunesse de REWMI

Le temps de l’essoufflement des luttes démocratiques et politiques ParMamadou SY Albert

Les luttes démocratiques et la vie politique nationale ont entretenu dans le passé des liens très étroits. Elles ont été un indicateur de mesure de la santé de la démocratie, de l’état de l’organisation et de la combativité des adversaires du pouvoir. Elles ont assez souvent été déterminantes dans le renversement des rapports de force entre le pouvoir et son opposition.
Au fil de l’histoire des changements de régimes politiques, les luttes démocratiques deviennent moins régulières. Elles ont de moins en moins de l’influence sur l’opinion publique nationale et la conduite des affaires publiques. L’essoufflement des luttes démocratiques devient de plus en plus pesant au cours de ces dernières années. L’opposition radicale devrait peut-être prendre son mal en patience.
Les radicaux des acteurs de la société civile et ceux de certaines franges de l’opposition, sont encore entre les mains de la police pour avoir protester énergétiquement contre l’augmentation récente du prix de l’électricité. Ils ont bravé, dans un passé récent, les forces de l’ordre pour exprimer ouvertement leurs ressentiments contre la conduite des affaires publiques par le Président de la République Macky Sall et sa majorité. Ils n’ont cessé de manifester sous le règne des républicains.
Les marches contre la mauvaise gouvernance des ressources nationales, singulièrement celles du pétrole et gaz, contre la gouvernance politique et économique, témoignent de l’engagement des militants et des responsables de la mouvance de la société civile et de l’opposition radicale à défendre l’intérêt général et les menaces pesant sur les libertés individuelles et collectives. Ces acteurs engagés contre l’injustice sont presque sur tous les fronts des luttes démocratiques.
Paradoxalement, ces luttes menées au nom de la justice sociale et des libertés, ne semblent pas réellement contribuer au renversement du rapport de force entre le pouvoir et la société civile d’une part, et entre le pouvoir et son opposition, d’autre part. Le pouvoir reste sourd à tous les appels des acteurs de la société civile et de son opposition radicale. L’État demeure le maître de l’initiative politique. Le Président de la République est parvenu à neutraliser les partisans des manifestations de la rue. Il a réussi également à canaliser les acteurs de l’opposition dans le cadre du dialogue politique. Le gouvernement gouverne, l’opposition dialogue avec le pouvoir.
Pendant que les acteurs de l’opposition participent aux concertations nationales, les radicaux de la société civile et de l’opposition paient les contre-coups de l’apaisement du climat social et de l’essoufflement des luttes démocratiques. Ils sont réprimés. Ils sont dans les prisons. Ils sont devant les tribunaux.
Les luttes démocratiques en prennent un sacré coup politique. Elles n’ont plus d’ailleurs le sens qu’elles avaient sous le régime socialiste. À l’époque du puissant Parti socialiste, les luttes démocratiques faisaient partie de la vie politique nationale sénégalaise. Acteurs politiques, acteurs syndicaux, de la société civile et les mouvements sociaux des étudiants et des élèves, ont été façonnés par l’esprit critique et protestataire des luttes démocratiques. Cette culture des luttes démocratiques s’est traduite périodiquement par la protestation, la contestation et la révolte sous des formes multiformes. Le changement de régime en mars 2000 sera le couronnement naturel de ces luttes démocratiques et politiques.
L’avènement de la première alternance n’a pas mis fin à cet esprit des luttes démocratiques. Elle a été marquée pendant les deux mandats présidentiels du Président de la République, Me Abdoulaye Wade, par des luttes démocratiques. Les évènements du 23 juin 2011 représentent à ce titre, un fait historique gravé dans la mémoire des acteurs de la société civile et des acteurs politiques. L’organisation des Assises de l’opposition est un autre moment politique cristallisant la continuité de l’esprit des luttes démocratiques et sociales.
La seconde alternance n’a pas connu réellement, des moments d’expression assimilables à ceux du 23 juin ou des Assises de l’opposition. Les luttes démocratiques sont devenues épisodiques sous la seconde alternance. Ce qui est probablement nouveau ou plutôt notoire, réside dans la faiblesse de l’organisation des manifestations de l’opposition et/ou de la société civile au cours de ces sept dernières années. Les adversaires politiques du pouvoir et les acteurs de la société, ne mobilisent pas pour le moment les grandes foules des grands jours. Ces acteurs influencent de moins en moins le gouvernement et le Président de la République en exercice. La majorité présidentielle est certainement consciente de l’état de cet essoufflement des luttes démocratiques, ses effets dans l’organisation et la combativité des adversaires du régime. Il use du bâton et de la carotte. C’est un moment difficile à supporter par l’opposition radicale et certaines franges de la société civile, mais ces acteurs doivent en prendre conscience. C’est le temps de l’essoufflement.
Après le beau temps du pouvoir, c’est toujours la tempête de l’opposition. Ce sont là, des moments naturels de reflux et de flux de la vie politique.

Escroquerie foncière sur un milliard: Le collectif des victimes « de Seti » charge le beau-père de Macky

https://www.seneweb.com/Le collectif des victimes sur de l’escroquerie foncière portant sur un milliard de F Cfa qu’aurait fait la Société d’études de travaux et d’ingénierie (Seti) d’Abdourahmane Seck, alias Homère, beau-père du Président Macky Sall, revient à la charge.
Selon un communiqué du collectif parvenu à la rédaction de Seneweb, Homère a déclaré avoir ouvert le capital à Abdoulaye Sambe à 50%, qui lui aurait volé sa société et diversifié les activités à son insu en rentrant dans le foncier à travers un contrat avec la famille d’un certain Dame Mbengue.
« Aucune plainte n’a été ouverte en son temps par Homère Seck qui, au contraire, a laissé son fils Thierno Homère Seck continuer à assumer les fonctions de responsable financier de la Seti jusqu’à sa fermeture, lorsque les plaignants ont commencé à porter plainte auprès de la Dic et des tribunaux en 2016 », explique-t-il dans le communiqué.
Des échanges de sms dans lesquels le fils Seck demande à des victimes « de patienter le temps que son père trouve une solution convenable pour tous » ont été certifiés auprès d’un Huissier pour en attester, précise le document.
Le collectif des victimes accuse des cadres du pays d’être derrière cette affaire et demande une enquête pour clarifier cette affaire. « Nous osons espérer que l’instruction conduira à une enquête fouillée qui révélera tous les dessous de cette affaire dans laquelle nos économies ont été usurpées par un groupuscule d’individus dont des hauts fonctionnaires de la direction générale des impôts et domaines et des élus locaux de Yoff », accuse-t-il.

Escroquerie foncière sur un milliard: Le beau-père de Macky donne sa version

http://www.dakarmatin.com/Cité dans un scandale foncier portant sur un milliard de F Cfa fait par sa Société d’études de travaux et d’ingénierie (Seti), Abdourahmane Seck alias Homère, beau-père du Président Macky Sall dément les allégations portées en son encontre.
Dans une communiqué de la société dirigée par son fils Thierno Homère Seck, il déclare avoir ouvert le capital à Abdoulaye Sambe à 50%, qui lui aurait volé sa société et diversifié les activités à son insu en rentrant dans le foncier à travers un contrat avec la famille d’un certain Dame Mbengue.
‘’Aucune plainte n’a été ouverte en son temps par Homère Seck qui, au contraire, a laissé son fils Thierno Homère Seck continuer à assumer les fonctions de responsable financier de la Seti jusqu’à sa fermeture, lorsque les plaignants ont commencé à porter plainte auprès de la Dic et des tribunaux en 2016’’, explique-t-il dans le communiqué.
Des échanges de sms dans lesquels le fils Seck demande à des victimes « de patienter le temps que son père trouve une solution convenable pour tous » ont été certifiés auprès d’un Huissier pour en attester, précise le document.
La société du beau-père de Macky Sall accuse des cadres du pays d’être derrière cette affaire et demande une enquête pour clarifier cette affaire. ‘’Nous osons espérer que l’instruction conduira à une enquête fouillée qui révélera tous les dessous de cette affaire dans laquelle nos économies ont été usurpées par un groupuscule d’individus dont des hauts fonctionnaires de la direction générale des impôts et domaines et des élus locaux de Yoff’’, accuse-t-il.

FAMARA SAGNA, «SOUS PRESSION»

http://www.sudonline.sn/Le président du Comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna, dont l’installation est annoncée pour cette semaine serait vraisemblablement parti pour faire face à un calendrier électrique. Pour cause, les nombreux dossiers et urgences qui attendent des propositions de son comité
S’exprimant le dimanche 1er décembre devant les députés à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du budget 2020 de son département, le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a annoncé que Famara Ibrahima Sagna, président du Comité de pilotage du dialogue national, sera installé durant cette présente semaine. Cette mesure tant attendue par les acteurs de la vie nationale va permettre le démarrage effectif des travaux du dialogue national, lancé en grande pompe par le président de la République, lors d’une cérémonie tenue le 28 mai dernier au Palais de la République en présence de plusieurs personnalités politiques, économiques, religieuses et de la société civile.
D’ores et déjà, il faut dire que la tâche risque de ne pas être du tout facile pour l’ancien ministre socialiste et les 71 membres devant constituer ce Comité de pilotage du dialogue national au regard des dossiers brûlants qui pourraient s’inviter sur la table du dialogue. Parmi ces dossiers brûlants, il y a notamment en rapport avec l’actualité la problématique de la préservation des intérêts nationaux dans l’exploitation du pétrole et du gaz et autre question du contenu local, la menace du terrorisme eu égard à un contexte sous-régional d’insécurité. Ou encore la question du foncier qui est aujourd’hui au centre de moult différends. S’y ajoutent la question de l’insécurité grandissante avec la recrudescence des vols avec usage d’armes, celle de la coupe illicite et du trafic international du bois, les violences faites aux femmes et le fléau des viols dont les victimes ne cessent d’accroitre au point que le gouvernement ait décidé de prendre un projet de loi pour corser davantage les peines d’emprisonnement pour les auteurs.
A ces dossiers, viennent se greffer la question socio-éducative avec les bras de fer récurrents entre Etat et milieux enseignants, entre pouvoirs publics certaines organisations syndicales de l’école et/ou de la santé: recrutement, insertion et alignement. Des secteurs où le Sénégal recherche encore un état de grâce constant à même d’accompagner le…Pse, phase 2. C’est donc sur toutes ces questions et d’autres également non évoquées ici puisque la liste n’est pas exhaustive que les acteurs du dialogue national seront appelés à donner des propositions fortes susceptibles d’aider le Sénégal à continuer sa marche vers le progrès

Cheikh Mbacké Bara Doly aux députés: «ne vous fatiguez pas,Touba ne paiera pas l’eau»

https://www.pressafrik.com/Le député Cheikh Mbacké Bara Doly n’a pas raté ses collègues parlementaires qui ont estimé que Touba, ville sainte située à 194 km de l’est de Dakar, doit payer la facture d’eau. Lundi à l’Assemblée nationale, il a lancé un niet catégorique, invitant ses collègues à ne pas se fatiguer.
« Ne vous fatiguez pas, Touba ne paiera pas l’eau. Aucun khalife général ne va prendre cette décision. Le paiement des factures d’eau à Touba, n’est pas à l’ordre du jour », a dit Cheikh Mbacké Bara Doly devant ses collègues.
Par ailleurs, le député a dénoncé le manque d’infrastructures en termes de construction de forages à Touba. « Vous n’avez construit que 2 forages, alors que vous en avez trouvé 112, dit-il au ministre de l’Eau, Serigne Mbaye Thiam.
Ce dernier a démenti le parlementaire, évoquant la construction de 9 forages à Mbacké, en 2019, sans compter les 7 autres avec le PUDC III. « Il se passe que 62 forages sont tombés en panne sur un parc de 2000 et nous avons prévu de tout réparer, dans ce présent projet de budget ».

Cissé Lo menace le Gouvernement devant les députés: «si je dis ce que je sais, les Sénégalais vont déloger tous les ministres avec des gourdins»

https://www.pressafrik.com/Le député Moustapha Cissé Lo a presque pété un câble ce mardi à l’Assemblée nationale où le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural passe devant les députés pour l’examen du budget de son ministère. Le non moins Président du Parlement de la Cedeao accuse le gouvernement de traverstir la vérité en ce qui concerne la campagne agricole. Il demande à ce qu’on ne le pousse pas à dire ce qu’il sait. Parce que cela pousserait le peuple à se soulever contre les ministres. Regardez !

UNE JUSTICE SANS LUMIÈRE PAR NIOXOR TINE

Le parti-pris manifeste en faveur des puissants du moment et cette politique de deux poids deux mesures expliquent la défiance croissante des citoyens envers la Justice, les poussant parfois à enfreindre des lois dans lesquels ils ne reconnaissent plus
Le samedi 14 août 2010, plusieurs centaines de Sénégalais avaient marché, à l’appel de Benno Siggil Senegal, de la place de l’Obélisque à la Poste de Médina, contre les délestages et la vie chère. Plus de neuf ans après, une quinzaine de jeunes activistes appartenant à divers mouvements patriotiques se sont vu interdire une marche pacifique contre la hausse du prix de l’électricité, entre la place de l’Obélisque et la RTS et ont décidé d’aller à l’assaut du palais présidentiel.
Ce faisant, cette jeunesse héroïque, qui mériterait le « ballon d’or » du patriotisme, n’avait aucune intention de déstabiliser les institutions de la République, mais voulait surtout poser un acte d’indignation très fort et glorieux, d’ailleurs immortalisé par plusieurs organes de presse.
La comparaison des deux évènements démontre très éloquemment le niveau de régression démocratique atteint par notre pays, dans lequel, le citoyen ne peut même plus protester pacifiquement contre des décisions gouvernementales qu’il juge inappropriées. On aura aussi remarqué l’absence d’implication active des partis d’opposition obnubilés par des questions électorales, dans la défense des droits économiques et sociaux des citoyens sénégalais.
Enfin, ce ras-le-bol de Guy Marius Sagna et de ses amis, qui ont accepté, en connaissance de cause, tous les risques liés à leur entreprise audacieuse, ne fait que traduire la réduction drastique, par le pouvoir apériste des espaces d’expression citoyenne et démocratique.
Tout cela se passe dans un contexte où on observe une déliquescence des institutions et une crise politique se traduisant par l’enlisement d’un dialogue national que des autorités religieuses essaient laborieusement de ranimer. Last but not least, le saccage du tribunal de Louga, emblématique de la perte de crédibilité de notre système judiciaire est venu corser l’addition.
Dans cette atmosphère d’hyperprésidentialisme avec une Assemblée nationale aux ordres, force est de reconnaître l’énorme responsabilité que porte le pouvoir judiciaire, censé être équidistant, dans la survie d’un régime que les citoyens sénégalais ne portent plus dans leur cœur, depuis bien longtemps.
Les dysfonctionnements de notre système judiciaire datent des toutes premières années de notre accession à la souveraineté nationale, se sont notablement accentués depuis 2012, mais semblent avoir atteint leur paroxysme, ces derniers temps.
On peut citer, entre autres, la spectaculaire et courageuse démission du juge Dème, ainsi que le limogeage intempestif du juge Ndao de la CREI, juste au moment même où il avait décidé d’attraire certains dignitaires libéraux au niveau des tribunaux. Lui, tout comme Mme Nafi Ngom avait eu la naïveté de croire à la sincérité du processus de reddition des comptes initié par le régime de Benno Bokk Yakaar.
Mais très vite, des préoccupations purement politiciennes allaient prendre le pas sur les exigences de redevabilité et de bonne gouvernance. C’est ainsi que les 25 dignitaires libéraux, cités par le procureur Ndao, allaient bénéficier d’une impunité inexplicable contrastant avec l’acharnement contre M. Karim Wade. À la fin d’un marathon judiciaire de deux longues années, caractérisé par l’amateurisme et l’utilisation de procédures aussi iniques qu’obsolètes propres à la CREI, l’héritier du Pape du Sopi fut définitivement condamné le 23 mars 2015.
Autant dire qu’il restait très peu de temps au pouvoir de Macky Sall pour préparer les présidentielles initialement prévues en 2017, avec un bilan, qui se résumait à un grotesque règlement de comptes aux allures de chasse aux sorcières.
Il est vrai que les trois premières années du régime de Benno Bokk Yakaar, censé incarner l’espoir et la rupture, ont révélé le visage hideux d’une ”dictature émergente”. Non content de dévoyer la reddition des comptes, le successeur de Wade n’avait de cesse de persécuter ses anciens frères libéraux et tous les autres opposants.
Les élections locales du 29 juin 2014 avaient fini d’acter la perte progressive de popularité des hommes du pouvoir. Le président allait, alors, initier des manœuvres de haut vol en direction du Conseil constitutionnel, en y nommant des personnalités, qui semblaient être bien disposées à l’endroit de son régime en perte de vitesse.
Les dernières illusions de refondation institutionnelle contenues dans le rapport de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (C.N.R.I) allaient être définitivement enterrées lors du référendum du 20 mars 2016.
C’est donc toujours dans cette logique qu’intervint la réforme de la Justice, qui mettra à mal la transparence dans le choix des fonctionnaires de justice, les rendant plus vulnérables aux pressions des décideurs politiques. À contrario, elle essaiera d’amadouer des magistrats d’un certain âge et occupant des positions stratégiques, en procédant à l’allongement de leur âge de départ à la retraite.
Cette domestication de la Justice allait constituer une  arme redoutable pour se prémunir d’un éventuel désaveu par les suffrages populaires.
C’est ainsi que des cabales furent orchestrées contre les personnalités dissidentes du parti socialiste et plus particulièrement, l’ancien maire de Dakar, jeté en prison, parce qu’il nourrissait des ambitions présidentielles.
Le processus électoral allait aussi subir des manipulations grâce au concours de certains magistrats. C’est ainsi qu’aux législatives du 30 juillet 2017, le conseil constitutionnel, en permettant l’utilisation du récépissé de dépôt (accompagné de diverses autres pièces), comme substitut à la carte biométrique pour accomplir son devoir électoral, allait compromettre la sincérité du vote. Malgré ce coup de pouce des 5 Sages et l’utilisation abusive d’ordres de mission à Dakar, la Coalition présidentielle n’atteindra pas la barre fatidique des 50% et ne devra sa victoire qu’au mode de scrutin tant décrié, car inique à forte prédominance majoritaire.
C’est alors que les spin-doctors de l’APR, pour parer à la dispersion des candidatures, qui pouvait s’avérer fatale à leur président-candidat, inventèrent la loi sur le parrainage citoyen. Avec l’aide du Conseil constitutionnel, chargé d’évaluer les dossiers des différents candidats, selon une procédure des plus indéchiffrables, le pouvoir en éliminera des dizaines, pour n’en retenir que cinq, au final, permettant ainsi au président sortant de rempiler facilement.
C’est ce parti-pris manifeste en faveur des puissants du moment et cette politique de deux poids deux mesures qui expliquent la défiance croissante des citoyens de notre pays envers la Justice, les poussant parfois à enfreindre des lois et règlements, dans lesquels, ils ne reconnaissent plus.
Tant et si bien que sous peu, la justice dans notre pays risque d’être rendue sous l’ombre tutélaire des khalifes généraux.

LA RÉPUBLIQUE PIÉTINÉE PAR MAMADOU NDIAYE

Le procès de Louga met au jour une certaine crise des institutions se traduisant par un pouvoir immobile comme un avion sans ailes devant des actes répétitifs de défiance
L’an pire des enfants ! Enchaînés, marqués au fer ils ont presque subi le supplice du collier, rien que pour apprendre…. Même Samba Diallo, dans « l’Aventure ambiguë » n’a pas vécu pareilles atrocités. Et pourtant cette sordide histoire d’enfermement d’adolescents qui s’est produite l’autre semaine à Louga trouve ses défenseurs chez certains compatriotes qui, avantagés aujourd’hui par la nature, tentent de justifier ces traitements comme un « passage obligé de l’école de la vie ».
Ces mêmes, a-t-on appris ici et là, épargnent à leurs progénitures ces « univers clos », ces « enfers » qui cheminent malgré tout à la lisière du système formel d’éducation dont justement la République est dépositaire. L’indignation provoquée par ces pratiques d’un autre âge a vu se dresser en face et ce contre toute attente, une tout autre furie : celle des maîtres coraniques révulsés par la mise aux arrêts d’un des leurs.
Ce dernier a reconnu les faits. N’empêche, il a bénéficié du soutien aveugle et irréfléchi de ses collègues qui voient dans sa détention le procès d’un corps décrié et vilipendé. Ils étaient venus nombreux à l’audience. La plaidoirie du ministère public devant le juge répressif pour requérir une peine privative envers le prévenu, donc l’accusé, a suffi pour déclencher une violence inouïe infligée au …pauvre bâtiment du Tribunal de Louga.
Il s’agit rien moins que d’une meute, d’une horde. Bref des sans-culottes sortis d’une caverne introuvable qui ont osé défier la République en s’attaquant à un de ses symboles : la Justice. En soi, le fait est grave. Il met en péril les ressorts de notre équilibre institutionnel. Il remet en cause les fondements de notre « commun vouloir de vie commune ». Sans que cela soit une faiblesse coupable, notre démocratie a servi de prétexte à ces forces, pour s’y appuyer dans le but de l’affaiblir. Sans pitié.
Ce tourbillon, quoique fougueux et fugace, n’en est pas moins une alerte sur le danger qui guette la République, autrement dit la nation sénégalaise dont la cohésion a été laborieusement tissée par des hommes et des femmes entrés dans l’histoire pour ce sublime legs aux générations à venir.
Une République forte reste intraitable, quoiqu’il advienne. Elles est défendue par les Républicains de tous bords. Or, les images insoutenables de la furie s’étant abattue sur le Palais de Justice de Louga nous interpellent. Il y a une urgence impérative à aplanir les divergences pour sauver le soldat.
L’attention ne doit pas être prise en défaut parce que le danger rôde. Il ralentit certes mais ne rompt pas. Certains manifestent une vive impatience d’en découdre avec le « système » qui est, à leurs yeux, l’incarnation du mal absolu. Cela fait beaucoup pour une société percluse de doutes, inhibée par ses peurs, incapable de surmonter ses propres phobies.
L’image du pays est déjà peu flamboyante, voilà qu’elle est encore écornée par ces hordes qui n’en demandaient pas tant pour tenter de l’anéantir. Rappelons-nous de la rocambolesque affaire de l’imam Alioune Ndao arrêté en 2015, longtemps détenu pour « apologie et financement du terrorisme et blanchiment de capitaux » puis acquitté pour n’être condamné en juillet 2018 qu’à un mois avec sursis pour « détention d’arme de deuxième catégorie ». Elargi de prison, il fut accueilli en triomphe à Kaolack, sa ville natale.
En libérant Alioune Ndao, le pouvoir ravive la colère des foules dont il gagne la sympathie débordante. Mis bout à bout, ces deux faits reflètent le glissement unilatéraliste de notables franges de la société sénégalaise presque en rupture de ban. Le procès de Louga met au jour une certaine crise des institutions se traduisant par un pouvoir immobile comme un avion sans ailes devant des actes répétitifs de défiance sans consistance réelle toutefois. Pour le moment tout au moins. L’indifférence nourrit le projet de ces acteurs atypiques.
En revanche, ces forces, dont il ne faut pas exclure l’agrégation un jour, délégitiment l’action publique. Dores et déjà la furie de Louga après la colère de Kaolack laisseront des traces profondes dans une société en pleine recomposition. Non sans raison, des craintes de dislocation fusent des conversations. Dans quel esprit a germé l’idée de défiance à l’égard de la République ?
Ce qui reste constant c’est que les zones de « non droit » épousent souvent la géographie de la pauvreté. Elle prend racine dans le pourtour des grandes villes. Ecoles, lieux de cultes, mode d’organisation sociale et économique y fleurissent et s’épanouissent. En clair, une habile mais discrète stratégie d’évitement se met en place au nez et à la barde des citoyens attachés aux valeurs de la République. En d’autres termes, il s’agit d’un entêtement social à finalité politique qui, en grossissant ou en s’amplifiant, favorise la défiance à l’égard des institutions et les rangs des protestations s’allongent. L’indifférence nourrit le projet des « exclus du système » sensibles à tous les discours de rupture. La parole du régime est-elle devenue à ce point inaudible.
La République se bat pour survivre. Elle doit se donner les moyens et les arguments de remplir sa mission. Ceux qui la combattent le font au nom d’un idéal de vie excluant tout compromis social. On le voit, les demi-mesures sont inopérantes face à de telles motivations au demeurant inavouables si, en face, la vigueur est absente.
« Le Mali est en guerre », a prévenu, le Président Ibrahima Boubacar Keïta. Sans doute a-t-il raison. Mais quelle guerre livre-t-il ? Contre qui précisément ?
Les Nigériens, eux, s’apprêtent à changer… leur hymne national en procédant à un référendum.
Pourquoi ?
L’arc de crises se traduit par un cercle de feu entourant un Sénégal sommé d’accroître la vigilance. Autrement, réagir trop tard c’est déjà concéder davantage avec le risque de tout perdre.

Questekki 175 du mardi 3 décembre 2019
Dossier Ressources naturelles : Malgré des  ressources minérales abondantes, nos Etats de l’UEMOA pris au piège de la dette

C’est triste de voir nos chefs d’Etats demander la mansuétude du FMI et de la BM pour changer la perception du risque des marchés vis-à-vis de nos pays. Le Président Patrice Talon, qui a fait ses armes aux ICS du Sénégal, est même allé jusqu’à dire que nos Etats devraient emprunter à 2 à 3% pour des maturités de plus de 15 ans compte tenu de l’abondance des ressources financières dans le monde. Il reconnaît ainsi ce que nous avons toujours dit,  les eurobonds ne constituent pas une performance contrairement à ce qu’affirme le gouvernement de Macky Sall. En vérité, les chefs d’Etats sont pris au piège d’un faible capital social, nos institutions sont fragiles,  les règles du jeu démocratique sont foulées au pied par les chefs d’Etats eux-mêmes qui rêvent de présidence à vie et la justice est manipulée.
Ensuite, le marché sait bien que la corruption des Etats alimente les flux financiers illicites et  que les élites africaines ne font pas confiance à leurs Etats. Elles ont des comptes à l’étranger et refusent d’investir dans leurs propres pays. Tout cela est intégré par le marché qui aime les comportements moutonniers sans oublier le racisme stupide inventé il y a quelques siècles pour justifier le colonialisme.
Les patriotes africains doivent mener le combat pour une gouvernance démocratique  et des institutions crédibles pour gérer d’abord les ressources naturelles. Le Gouvernement de Macky Sall ne peut pas soutenir toutes ces années qu’il a la meilleure politique économique possible, baisser les tarifs d’électricité, faire des bénéfices à la Senelec et se réveiller en fin d’année 2019 après une élection présidentielle parrainée et confisquée pour augmenter le prix de l’électricité. Pris au piège de la dette qui a financé des mauvais investissements publics, le cas scandaleux du troisième hôpital de Touba est un exemple, Macky Sall a mis le Sénégal sous les fourches caudines du FMI. Il a dit lui-même que le Sénégal va tanguer en 2020. Et ça commence dans tous les sens, avec Bougazelli notamment.

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En attendant, on remarquera que les souteneurs de Aliou Sall ont manifesté au palais de la République sans arrestations et pourquoi donc arrêter, ceux qui se battent pour leurs 400 000 volés par Frank Timis et la dynastie FayeSall et la hausse du prix de l’électricité.
Dossier nouveau : Sadio Mané, notre ballon d’or
Parmi les neuf besoins fondamentaux des hommes figure le loisir. Le football par la force de la révolution numérique est devenu une filière puissante de l’industrie du loisir. Ses centres de formation s’occupent du capital humain des joueurs. Sadio Mané vient de là avec des qualités humaines remarquables, politesse, humilité, détermination et abnégation.
Qualités qu’on retrouve chez les balantes chantés par Amilcar Cabral, qui ont constitué les premiers bataillons pour la libération de la Guinée Bissau du colonialisme portugais.
Sadio Mané du balantacounda dans le Sedhiou a de qui tenir. Tu es déjà sacré !
Au moment où le football mondialisé et corrompu lui refuse le ballon d’or, Macky Sall chanté par les puissances occidentales reçoit le ballon d’or d’endettement. Tous les deux partagent un point commun,  des noms à 9 lettres. Mais l’Occident préfère l’idéologie rétrograde du « Neddo ko bandum » aux valeurs des Assises Nationales incarnées par Sadio Mané.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 03/12/2019

Le fils d’une responsable politique périt en mer

Malgré les ravages que font la mer méditerranéenne et le désert, les jeunes de la banlieue continuent d’émigrer clandestinement. Même les enfants de responsables du parti au pouvoir ne sont pas épargnés par le phénomène. A Yeumbeul-Sud, le fils d’une responsable de l’Alliance pour la République (Apr), Salla Guèye, a péri le 25 novembre en mer. Marchand ambulant de son état, Serigne Mbacké Ndiaye voulait rallier l’Espagne par la Méditerranée. L’embarcation qu’il a prise s’est disloquée en pleine mer. En plus de Serigne Mbacké Ndiaye, ses compagnons Modou Mactar Ndiaye, Cheikh Tidiane Seck et Bassirou Wade sont également décédés par noyade. C’est le week-end dernier que leurs parents ont été informés du drame. Dans le désarroi, les familles des victimes sollicitent l’appui de l’Etat pour le rapatriement des corps.

Bougane raille le régime

C’est le 1er décembre 2018 que Bougane Guèye Dany organisait au stade Amadou Barry de Guédiawaye son investiture pour la présidentielle de février 2019. Pour marquer le premier anniversaire de cet évènement, le leader de Gueum Sa Bopp s’est fendu d’un communiqué dans lequel il se confond en remerciement à l’endroit de ses sympathisants. A la suite de cela, il a lancé des piques au régime de Macky Sall en déclarant : «Aujourd’hui, un an après, le choix de 58% des Sénégalais de reconduire Macky Sall, en guise de cadeau d’anniversaire pour son investiture, c’est une augmentation du prix de l’électricité que l’on nous sert». Un tantinet provocateur, il rappelle aux populations qu’il les avait prévenues, après leur choix de la continuité. Le conseil qu’il leur avait donné est le suivant : «Gooré lenn rek nak, té muñ» (Ndlr : restez dignes et supportez).

Bougane raille Macky (bis)

Avec l’entrée en vigueur de la hausse du prix de l’électricité le 1er décembre dernier, indique le patron du Groupe D-Médias, le consommateur sénégalais va payer «le pillage de la Senelec» qui, selon lui, a vu sa masse salariale passer de 30 à 57 milliards Cfa entre 2015 et 2018. «D’une Senelec exportatrice d’électricité et excellemment bien gérée par l’actuel ministre Makhtar Cissé – avec un bénéfice net de 25 milliards Cfa, on est passé à une Senelec nécessiteuse de 12 milliards Cfa pour parer à l’essentiel. L’avenir étant le meilleur des juges, demandons-nous où sont passés les hommes politiques de ce pays pour aborder la question de la hausse de l’électricité ?» Ce qui révulse le plus Bougane Guèye Dany, c’est que sur des questions politiques comme le report des Locales, les hommes politiques ont su accorder leurs violons, au moment où ils observent un silence complice sur la hausse du prix de l’électricité.

Retard de la dépollution de la baie de Hann

Serigne Mbaye Thiam a été interpellé hier sur le retard de la dépollution de la baie de Hann. Dans sa réponse, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement explique le retard par le souci de transparence du dossier. «Quand nous avons fait le premier appel d’offres, il y a eu un recours qui a poussé l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (Armp) à arrêter la procédure. C’est ainsi que les bailleurs de fonds qui devaient financer ce projet se sont retirés. Des évaluations ont été faites par la suite pour confier les travaux à une entreprise, mais un recours a été une nouvelle fois introduit par un des soumissionnaires. Actuellement, l’Armp n’a pas encore rendu sa décision. C’est seulement ce qui nous retarde», s’explique Serigne Mbaye Thiam qui, cependant, rassure que l’argent est disponible et que les études ont été également faites.

Le Cusems en débrayage aujourd’hui et demain

Le Cusems entame un mouvement d’humeur à partir d’aujourd’hui. Les enseignants affiliés à ce syndicat observent un débrayage aujourd’hui (mardi 3 décembre) et demain (mercredi 4 décembre) à partir de 09 heures. Ils exigent le paiement des indemnités de correction des examens. Pour rappel, le gouvernement s’était engagé à payer les indemnités de déplacement et de correction au plus tard en fin novembre.

6e édition de la «ziarra» Omarienne

En perspective de la «ziarra» annuelle de la famille omarienne prévue les 10 et 11 janvier prochains, le Gouverneur de Saint-Louis, El Hadji Bouya Amar, a présidé le traditionnel Comité régional de développement (Crd). Le Khalife de la famille omarienne Thierno Bachir Tall a été représenté à la réunion par son jeune frère Thierno Hadjibou Tall.

Personnes vivant avec un handicap

Le Sénégal, à l’instar de la communauté internationale, va célébrer ce mardi la Journée Internationale des Personnes handicapées. La présidente de la section communale de Saint-Louis des personnes vivant avec un handicap, Diaw Guèye, liste les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Selon elle, les infrastructures ne sont pas inadaptées aux personnes vivant avec un handicap. Comptable à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, elle trouve que l’autonomisation des femmes handicapées est loin d’être une réalité. Jugeant timide la prise en charge sanitaire des personnes handicapées, elle révèle que les femmes vivant avec un handicap éprouvent d’énormes difficultés par rapport à la santé de la reproduction et accouchent le plus souvent par césarienne. Diaw Guèye dénonce la non-application de la Loi d’Orientation Sociale. Elle estime que l’enrôlement pose problème pour ce qui est des programmes de filets sociaux comme la carte d’égalité des chances, les bourses de sécurité familiale et la couverture maladie universelle.

Les réquisitions sapent la grève

Les travailleurs de la Sénégalaise des eaux (SDE) ont entamé hier une grève de 72h pour exiger l’achat de 15% du capital de la nouvelle société Suez. Le secrétaire général de l’UTIS, Oumar Sy, s’est félicité de l’attitude des travailleurs qui ont suivi le mot d’ordre à 98%. Dans les agences, selon M. Sy, le mot d’ordre a été respecté à 100%. Mais le mouvement d’humeur a été sapé par les nombreuses réquisitions servies à certains travailleurs. Oumar Sy dénonce un abus d’autorité. Parce que, dit-il, c’est la police qui a appelé certains travailleurs pour les informer de leur réquisition. Alors que seul le gouverneur, dit-il, est habilité à le faire. Il informe que des Préfets ont réquisitionné également d’autres travailleurs. Il s’agit à ses yeux d’une intimidation. D’ailleurs, les syndicats vont se plaindre au niveau du Bureau international du Travail.


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