Revue de Presse du Lundi 02 Decembre 2019

Tirailleur Senegalais

LA DG DU FMI APPELLE LES PAYS AFRICAINS À COMPTER D’ABORD SUR EUX-MÊMES

Dakar, 2 déc (APS) – La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, a demandé lundi aux dirigeants africains de compter sur eux-mêmes d’abord avant de solliciter l’aide étrangère
« Il faut compter sur vous-mêmes avant de compter sur les autres », a-t-elle déclaré à Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar, à l’occasion d’une conférence internationale portant sur « Développement durable et la dette soutenable : le juste équilibre », à laquelle participent plusieurs chefs d’Etat africains.
Outre Macky Sall, ses homologues Patrice Talon (Bénin), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Alassane Outtara (Côte d’Ivoire), Mouhamadou Issoufou (Niger) participent à cette rencontre.
De même le président togolais Faure Gnassigbé était présent à cette rencontre organisée par les Nations unies et le Cercle des économistes.
Kristalina Georgieva a aussi demandé aux pays africains de gérer leur dette de manière « rigoureuse » et de veiller à sa transparence.
« Il faut que la gestion de la dette soit rigoureuse. La transparence de la dette est la meilleure amie des populations », a-t-elle dit, estimant que la dette doit être « efficiente », pour permettre aux populations de « sentir les effets de la croissance ».
Le FMI est prêt à octroyer davantage de financements aux Etats africains, avec des « taux concessionnels de zéro pour cent », a par ailleurs assuré sa directrice générale, exhortant les pays africains à « veiller à l’accroissement de leurs recettes fiscales et à avoir des dépenses efficientes.
« Nous devons accroître les investissements et les dépenses sociales. Il nous faut davantage d’énergie pour atteindre l’objectif du développement », a indiqué Kristalina Georgieva.BHC/SBS/ADL/BK

MACKY SALL INVITE LES PAYS AFRICAINS À PLUS D’EFFORTS DANS LA MOBILISATION DE RECETTES FISCALES

Dakar, 2 déc (APS) – Le chef de l’Etat Macky Sall a appelé lundi les pays africains à faire plus d’efforts pour accroître les recettes fiscales et vaincre la pauvreté, estimant que l’Afrique, « en quête d’émergence ou presque », est un continent dans lequel « tout reste à construire ».
« L’Afrique est en quête d’émergence ou presque, tout reste à construire’’ sur ce continent, a-t-il déclaré, en présidant l’ouverture d’une conférence internationale sur « Développement durable et dette soutenable : trouver le juste équilibre ».
Macky Sall a comparé le continent africain sur le point d’atterrir et qui a « besoin de toutes ses forces », le continent africain étant dans le besoin d’une « forte poussée pour accroître sa croissance, vaincre la pauvreté et émerger ».
Il présidait, lundi, à Diamniadio, la conférence en présence de plusieurs chefs d’Etat africains et de la directrice général du Fonds mondial international.
De même, il faut aussi investir massivement dans les infrastructures physiques et immatérielles, a-t-il ajouté, en présence des présidents Rock Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Mouhamadou Issoufou (Niger),Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire),Faure Gnassingbé (Togo),Patrice Talon (Bénin).
« Les besoins en investissements de l’Afrique sont estimés à plus de 150 milliards de dollars par an, alors que les ressources que nous y consacrons annuellement sont de 31 milliards de dollars », a-t-il indiqué.
« Nous devons mobiliser nos ressources internes et nous en sommes conscients. Les pays doivent faire de meilleurs efforts pour accroitre les recettes fiscales et faire appel au financement externe en investissements à court et long terme,pour réussir le pari de l’émergence »,a indiqué Macky Sall.
Il signale que « d’ici 2050, la population va doubler pour dépasser le seuil de 2 milliards d’habitants contre 1 milliard 300 aujourd’hui ».
Un doublement de la population africaine en une génération pour un continent considéré comme « le premier réservoir mondial de main-d’œuvre », a relevé Macky Sall, d’où « une réelle opportunité, pour accélérer notre marche dans le développement ».
« Pour mettre à profit ce dividende démographique, il nous faut investir, encore investir, toujours investir et beaucoup investir. Il nous faut investir dans l’éducation pour des ressources humaines qualifiées, aptes à satisfaire les besoins du marché, à entreprendre et à créer des activités génératrices d’emplois et de richesses », a-t-il poursuivi.
« Ce faisant, nous inscrivons dans une logique de l’histoire économique observée partout ailleurs’’, a fait valoir le président Sall.SBS/BHC/BK

Macky Sall: «L’endettement n’a jamais été un problème quand il s’agit de…»

https://www.seneweb.com/Le président de la République, Macky Sall, a déclaré ce lundi à Dakar, que l’endettement n’est pas un problème s’il est investi de manière «utile». Il l’a fait savoir lors de la conférence internationale sur le thème ‘’Afrique : développement durable et endettement soutenable, trouver le juste équilibre’’.
«L’endettement n’a jamais été en soi un problème dès lors qu’il s’agit d’un endettement responsable et qualitatif, c’est-à-dire qu’il finance l’économie productive, source de croissance et de bien-être social. En ce sens, la dette qui est investie dans des secteurs qui génèrent, en retour, plus de capacités productives, crée par elle-même les conditions de son remboursement», a-t-il indiqué ajoutant que «ce qui handicape le continent, ce sont surtout les préjugés et les regards portés sur l’Afrique quand il s’agit d’investissement».
«Le risque (d’endettement) en Afrique n’est pas plus élevé que dans les autres régions du monde», a persisté Macky Sall qui n’a pas manqué d’inviter ses pairs à déconstruire cette perception sur l’investissement et l’endettement de l’Afrique. Car, explique-t-il, «si on a la capacité de mobiliser des moyens pour rembourser ces dettes, il n’y a pas de problème».
Le chef de l’Etat de rappeler pour s’en réjouir que selon les indications du Fmi, le ratio de la dette publique africaine est passé de 35% en moyenne au début des années 2000, à 55% du Pib, en 2016. Et au même moment, l’endettement public et privé au niveau global a atteint en 2018, la barre des 184 mille milliards de dollars américains, soit 225% du Pib mondial
«D’ici 2050, la population du continent va doubler pour dépasser le seuil de 2 milliards d’habitants. Ce qui fera ainsi du continent le premier réservoir de main d’œuvres, une opportunité. Mais, il nous faut investir, toujours investir et massivement», a par ailleurs fait croire Macky Sall qui précise que «tout reste à construire en Afrique, parce que les besoins en termes d’investissement sont estimés à plusieurs milliards de dollars»
Et pour ce faire, suggère le Président sénégalais, «nous devons mobiliser nos ressources internes, les pays doivent faire de meilleurs efforts pour accroître les recettes fiscales afin de réussir le pari de l’émergence».
A noter que cette rencontre, qui s’est ouverte ce lundi à Dakar, a enregistré la participation de plusieurs Présidents africains dont Alassane Ouattara de la Côte-D’Ivoire, Patrice Talon de la république du Bénin, Roch Marc Kaboré du Burkina Faso, Mahamadu Issoufou, Président du Niger et la présidente du Fond monétaire international (Fmi), Kristalina Georgieva, entre autres personnalités.

Investissement: Le Fmi prône une dette ‘’efficiente et transparente’’ des pays africains

https://www.seneweb.com/La présidente du Fonds monétaire international (Fmi), Kistalina Georgieva, a conseillé aux pays africains de contracter des emprunts «efficients et transparents». Elle prend part à la conférence internationale ouverte, ce lundi à Dakar, sur l’endettement et le développement durable en Afrique.
«La transparence et l’efficience, en matière de dette, sont d’une grande importance pour les citoyens. Donc, le Fmi et la Banque mondiale vont travailler pour que cette dette soit efficiente et transparente, pour que les prêteurs et les emprunteurs puissent travailler en harmonie afin qu’il y ait un impact sur la croissance», a-t-elle fait savoir lors de sa prise de parole en présence de plusieurs chefs d’Etat africains.
Kistalina Georgieva d’assurer dans la foulée que son organisme s’est «engagé à mobiliser davantage de ressources et nous pouvons développer le financement en des termes concessionnels avec notamment des prêts à des taux zéro et nous sommes déterminés à rendre disponibles ces financements en Afrique, au Sud du Sahara».
Car, elle est convaincue qu’il faut accroître les investissements et les dépenses sociales pour atteindre les Objectifs du développement durable (Odd).
Pour y arriver, dit-elle, «il y a une série de mesures à prendre dont le recours à la dette mais une dette raisonnable, fiable, qui permet de financer des projets, si elle est matérialisée par davantage d’infrastructures».
Toutefois, à en croire la patronne du Fmi, «les pays (africains) ne peuvent pas seulement emprunter selon leur bon-vouloir, il faut qu’ils le fassent de manière équilibrée».
Georgieva, qui rappelle que les pays africains doivent compter d’abord sur eux-mêmes, prône également «des dépenses efficientes pour augmenter les dépenses d’investissement avec une bonne supervision avec la mise en œuvre».

«LE SÉNÉGAL PARMI LES PAYS LES PLUS PERFORMANTS D’AFRIQUE SUBSAHARIENNE»

http://www.emedia.sn/A Dakar pour prendre part, ce lundi, à la conférence internationale sur le développement durable et la viabilité de la dette, Kristalina Georgieva, Directrice générale de la FMI donne son appréciation de l’économie sénégalaise.
Dans un entretien accordé au quotidien national « Le Soleil », elle a fait savoir que les résultats économiques du Sénégal sont impressionnants. Ce, d’autant que la croissance a dépassé 6% pendant cinq années consécutives. Ce qui, dit-elle : « place le Sénégal parmi les pays africains les plus performants d’Afrique subsaharienne ». Mieux, elle indique, les perspectives économiques sont favorables. « Nous prévoyons que la croissance restera vigoureuse en 2020 et en 2021, portée notamment par l’investissement dans la production d’hydrocarbures. A terme, il sera important de veiller à ce que la croissance crée des emplois et profite à l’ensemble de la population », a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, elle souligne que les récentes découvertes de pétrole et de gaz sont considérables. Mais, elles ne feront pas du Sénégal un exportateur majeur de produits de base. « Mais selon nos estimations actuelles, les recettes budgétaires supplémentaires pourraient s’élever à environ 1,5% du Pib entre 2020 à 2040 ».

Selon Moody’s, renoncer aujourd’hui au FCFA conduirait rapidement à une dévaluation en zone CEMAC

(Agence Ecofin) – « Une modification du régime monétaire actuel pourrait entraîner une dévaluation de la monnaie et causerait beaucoup de perturbations […] À court terme, une dévaluation perturberait et réduirait la soutenabilité de la dette extérieure. À long terme, l’effet d’un nouveau régime, avec ou sans dévaluation de la monnaie, reste incertain et dépendrait de la capacité des autorités à abaisser le taux de change réel pour accroître la compétitivité », soutient l’agence américaine Moody’s dans une note publiée le 26 novembre 2019 et dont l’Agence Ecofin a eu copie.
Dans ce document, l’Agence de notation analyse les enjeux de la décision prise lors du sommet extraordinaire de la Cemac organisé le 22 novembre à Yaoundé. À l’issue de cette rencontre, cinq chefs d’État de cette sous-région et le Premier ministre du Gabon, représentant son président, ont convenu « d’engager une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération monétaire » avec la France. La Beac et la Commission de la Cemac ont été chargées de « proposer, dans des délais raisonnables, un schéma approprié conduisant à l’évolution de la monnaie commune ».

Une position extérieure fragile

Les arguments techniques qui sous-tendent la position de Moody’s sont de plusieurs ordres. D’abord, Moody’s estime que, sans un nouveau soutien du Fonds monétaire international (FMI), les perspectives d’augmentation des réserves de change de la Cemac sont assez faibles. En effet, la production des devises dans cette sous-région dépend à 74 % de la vente de pétrole brut. Or, les volumes de production (-14 % entre 2008 et 2018) et les prix sont en baisse.
Ensuite, pour l’agence de notation américaine, « le rythme actuel de diversification des économies ne compensera que partiellement le déclin de la production pétrolière ». « Une augmentation plus importante des exportations non pétrolières nécessiterait la mise en place d’un secteur manufacturier robuste, axé sur l’exportation ; ce qui, à notre avis, ne se concrétisera probablement pas à moyen terme, en raison de la faible compétitivité de la région et de la capacité limitée des autorités à concevoir et mettre en œuvre des politiques économiques globales qui soutiendraient les efforts de diversification », explique Moody’s.
Enfin, en même temps que la Cemac aura du mal à générer des devises, elle risque de ne pouvoir limiter davantage la facture de ses importations de biens et services qui se font en monnaies étrangères. « La réduction de 6 % du poids des importations sur le PIB de la région, depuis 2014, reflète simplement une réduction similaire du niveau des dépenses de l’État. Pour les mêmes raisons qui limitent le rythme de diversification économique, nous voyons des possibilités limitées de substitution des importations et nous prévoyons que la part des importations de marchandises ne diminuera que très légèrement, en raison de la baisse de l’activité dans le secteur pétrolier », expliquent les experts de Moody’s.

La garantie de la France encore nécessaire…

Fin juin 2019, les avoirs détenus par des acteurs économiques de la Cemac dans les banques internationales étaient de 5,2 milliards $, dont une partie, sous la forme des prêts. Moody’s estime que même le rapatriement de ces prêts ne résorbera pas complètement le gap.
En effet, juste pour le remboursement des eurobonds émis par les gouvernements de la sous-région, les besoins en devises entre 2022 et 2025 se chiffrent à 3 milliards $. Pour renégocier cela, les États devront prouver qu’ils ont une solide stabilité extérieure. Or, cette stabilité est aujourd’hui fragilisée par l’encours global de la dette de la Cemac vis-à-vis du secteur bancaire international (12,7 milliards $) dont 11,7 milliards $ pour les entreprises non financières.
Il ressort de la note de Moody’s que la Cemac est dans une posture défavorable pour renégocier une évolution du régime monétaire actuel. Les analystes estiment même que, pour le moment, la sous-région aura encore besoin de la garantie de la France pour rassurer les investisseurs étrangers de la stabilité de sa monnaie. Une option qui ne semble pas être la chose la mieux partagée parmi les dirigeants de la sous-région.
Au sortir de la rencontre avec ses homologues, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, président de Guinée Équatoriale, a salué l’espoir proche d’une rupture avec la France. Pour sa part, le président Denis Sassou Nguesso du Congo a invité à des discussions responsables sur cette question. Les arbitrages de la Commission de la Cemac (organe politique) et de la Beac (organe de supervision monétaire) sont à suivre.

L’optimisme de la Beac

Pour maintenir la stabilité extérieure, la Banque centrale est encouragée par le FMI à initier très rapidement la réduction des liquidités dans le secteur bancaire, pour éviter une probable pression sur les réserves de change jugées trop maigres. Or, dans presque tous les secteurs, les acteurs économiques se plaignent du manque de capital financier comme principal défi à la survie de l’entreprise au Cameroun.
Pour l’heure, la Beac se montre confiante. Elle annonce pour la fin de l’année 2019, un niveau de réserves de changes qui permettra de couvrir plus de 3 mois d’importations de la sous-région. Aussi, en plus du Cameroun et du Gabon dont les programmes avec le FMI s’achèvent au deuxième semestre 2020, la Guinée Équatoriale et le Congo sont parvenus à un accord pour leurs programmes économiques.
Les pays de la Cemac attendent encore 246 millions $ du FMI, hormis les avances qui seront accordées à la Guinée Équatoriale et dont le montant n’est pas encore connu. De ce montant, il faut aussi ajouter les appuis budgétaires accompagnant les programmes du FMI et qui pourraient à court terme renforcer la position extérieure de la sous-région.Idriss Linge

300 milliards de recettes à recouvrer en un mois: LA DGID EN FAST TRACK–Le directeur des Impôts:«C’est le Boxing Day pour mes agents»

https://www.lequotidien.sn/Bassirou Samba Niass, le Directeur général des impôts et domaines, informe que les services fiscaux ont recouvré 1300 milliards de francs sur un objectif de 1600 milliards pour l’année 2019, Soit un gap de 300 milliards de francs Cfa à combler dans un délai d’un mois.
Les services des impôts et domaines devraient se retrousser davantage les manches. En effet, ils ont un gap de 300 milliards de francs à combler avant fin décembre 2019, pour atteindre l’objectif annuel qui leur a été fixé, c’est-à-dire 1600 milliards de francs Cfa. «A date, nous sommes à 1300  milliards de francs Cfa. Sur le mois qui nous reste, nous pensons atteindre notre objectif. Les recettes fiscales  connaissent un cyclique et les plus gros montants sont toujours obtenus en fin d’année, entre le mois de novembre et le mois de décembre. J’ai lancé en utilisant un terme footballistique en disant à mes agents que c’est le Boxing Day au niveau de la Dgid et tous les jours c’est match, tous les jours, c’est une mobilisation de tous les agents des impôts et domaines pour aboutir à une mobilisation accrue des recettes fiscales. L’objectif est que nous sommes dans une bonne tendance et nous pensons pouvoir l’atteindre à la fin de l’année», a annoncé le Directeur général de la Dgid, Bassirou samba Niass. C’était à l’occasion de la 15e Assemblée générale de l’Amicale des inspecteurs des impôts et des domaines du Sénégal  (Aiids) où ses collaborateurs ont remis sur la table la question de la gestion des carrières des inspecteurs des impôts et des domaines.
En effet, indique le président de l’Aiids, c’est une question très vieille qui n’est pas réglée et les inspecteurs des impôts et domaines ont besoin d’avoir une certaine visibilité par rapport à leur carrière. Mor Fall a également évoqué la question de leurs conditions de travail.
En réponse, Bassirou samba Niass a rappelé le contexte dans lequel évolue cette corporation. Pour lui, «face à des mutations importantes qui s’opèrent  dans notre économie de manière générale, aujourd’hui, il urge de faire appel à des compétences nouvelles. Il y a le pétrole et des enjeux miniers qui sont là et d’autres catégories d’enjeux qui sont en cours et l’inspecteur des impôts et des domaines doit faire une introspection pour voir où va l’administration fiscale et essayer de se positionner».

Programme «Yataal» pour élargir l’assiette fiscale

Il a profité de l’occasion pour lancer et partager avec l’Aiis sa vision qu’il a déclinée à travers un programme dénommé «Yataal». Ce programme, dit-il, vise à élargir. Car, explique le Dgid, «nous avons constaté que l’assiette fiscale au Sénégal est une assiette étroite et avec les ambitions  de croissance et de développement déclinées par le président de la République, il était impératif  d’apporter une réponse. Et cette réponse, nous en sommes convaincus,  c’est  l’élargissement de la base des pyramides des cotisants, qui est actuellement très étroite. Donc, il nous faut l’élargir à travers le programme que nous appelons «Yataal», en utilisant toutes les ressources  informationnelles  qui sont à notre disposition, de l’administration fiscale d’abord et ensuite de toute les autres administrations qui  participent pour pousser toutes les  personnes qui sont titulaires de revenus au Sénégal qu’ils puissent  participer à cet  effort national à travers le paiement des impôts». A son avis, «c’est la seule possibilité que la Dgid voit pour permettre au Sénégal d’assurer son émergence, une croissance soutenue et durable, parce que sans recette fiscale,  il n’y a pas d’endettement. Sans recette fiscale, il n’y pas de dépenses publiques et s’il n’y pas de dépenses publiques, il ne peut pas y avoir de croissance donc, parce qu’il  n’y aura pas d’écoles, pas d’hôpitaux, entre autres et sans cela, il est difficile d’avoir une croissance. Et cela est basé sur une  mobilisation accrue des recettes fiscales et cette mobilisation nécessite la participation de tous et c’est ce programme que nous lançons sur la période 2020-2023 pour rattraper le taux de pression fiscale qui est très faible au Sénégal pour que l’on puisse l’amener à un niveau extrêmement élevé. Le potentiel a été évalué à 25% et nous nous sommes autour de 17%. Aujour­d’hui, il faudra rattraper ces points  de pic et permettre au Sénégal  d’avoir le maximum de recettes fiscales pour assurer son développement».
Concernant les problèmes fonciers dans lesquels la Dgid est souvent impliquée, M. Niass se dédouane. Il se dit conscient que la qualité des services  en matière foncière et domaniale  n’est  pas des meilleures. «Nous avons fait une évaluation des problématiques qui se posent. La Dgid à la charge du foncier, mais  le foncier au Sénégal, c’est plusieurs catégories de domaines, c’est le domaine privé de l’Etat, c’est le domaine public  et c’est aussi  le domaine national. Pour le domaine privé de l’Etat, nous sommes à 100% responsables de sa gestion. S’agissant du domaine national, la gestion est  dévolue  aux collectivités locales pour la plupart. Donc, la plupart des contentieux et des conflits, certes découlent de cette configuration de notre foncier, mais en ce qui nous concerne, nous sommes conscients qu’il y a quelques soucis et problématiques  et  nous sommes en train de peaufiner et d’apporter une réponse dans le cadre de l’amélioration des services à rendre aux usagers et la réponse se trouve dans le programme Yataal», a précisé le Dgid

LE MINISTÈRE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT DOTÉ DE PRÈS DE 114 MILLIARDS CFA POUR 2020

Dakar, 2 déc (APS) – Le budget 2020 du ministère de l’Eau et de l’Assainissement est arrêté 113.329.743.144 francs CFA, , indique le rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
La discussion générale qui a démarré un peu après 10 heures, est dirigée par la vice-présidente de l’Assemblée nationale Aissatou Sow Diawara, en présence du ministre de l’Eau et de l’Assainissement Serigne Mbaye Thiam, venu défendre ce projet de budget au nom du gouvernement.
Selon le rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale consulté par l’APS, le budget 2020 du ministère de l’Eau et de l’Assainissement est structuré autour de quatre programmes, dont celui intitulé « pilotage, coordination et gestion administrative ».
Il y a aussi le « programme 2 accès à l’eau potable », le « programme 3 :assainissement et gestion des eaux pluviales » et le « programme 4 : gestion intégrée des ressources en eau ».
Les députés ont également prévu pour les années à venir une autorisation d’engagement de 1.053.955.504.323 francs CFA pour le ministère de l’eau et de l’assainissement.
Dans son intervention, le député Malick Guèye (Grand Parti, opposition), a fait part de ses inquiétudes par rapport à cet endettement pour ce département ministériel qui a été le seul à se doter d’une autorisation d’engagement de plus de mille milliards.SMD/BK

Contrat d’affermage de l’eau : ce qui a fait perdre la SDE

http://www.dakarmatin.com/Le combat des travailleurs de la Sde, qui réclame 15% avec le contrat d’affermage pour la gestion de l’eau, un marché gagné par Suez group au détriment de Sde et Véolia, est-elle vouée à l’échec ?
En tout, selon les données du ministre de l’Eau et de l’Assainissement, présentées devant les députés, les employés vont disposer de 10% de l’actionnariat. «L’actionnariat est ainsi réparti : 25% Etat, 20% privé national, 10% travailleurs et 45 % Suez group» a, en effet soutenu Serigne Mbaye Thiam devant les parlementaires lors du vote du budget de son ministère ce lundi à l’Assemblée nationale, pour vanter les avantages du contrat attribué à Suez.
En outre, il a précisé que «les emplois permanents seront également réservés». Et déterminé à faire exécuter ces clauses dudit contrat, le ministre a indiqué qu’il est temps de «faire l’état des lieux, procéder aux inventaires contradictoires, recouvrer les créances, transférer les contrats et les données et créer avec Suez group la nouvelle société d’exploitation de droit Sénégalais dans laquelle la part nationale sera portée à 55% au lieu de 43% dans la situation. Actuelle. Certes, la Sde a proposé 286,9 F Cfa le mètre cube d’eau suivi de Suez 298,5 et véolia  365,3 mais l’offre financière ne constitue pas le seul critère d’évaluation, il est également tenu compte de l’offre technique».Seynabou Fall

200 000 MÈTRES CUBES D’EAU ATTENDUS PAR JOUR DE LA MISE EN SERVICE DE KMS3 (MINISTRE)

Dakar, 2 déc (APS) – La mise en service prochaine de Keur Momar Sarr 3 (KMS3), une nouvelle usine de traitement d’eau, permettra d’injecter 200 000 mètres cubes supplémentaires d’eau potable par jour sur le réseau de distribution de la région de Dakar, a rappelé lundi à Dakar, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement.
Le projet KMS3 qui aura une capacité finale de 200.000 mètres cubes d’eau par jour viendra s’ajouter aux 420.000 mètres-cubes produites par jour pour l’alimentation actuelle de la région de Dakar, a notamment souligné Serigne Mbaye Thiam.
Il s’adressait aux députés lors de l’examen du budget de son département pour l’exercice 2020, lequel a été finalement arrêté à la somme de 113, 3 milliards de francs.
Le projet KMS3 devrait permettre de couvrir, à l’horizon 2035, les besoins en eau des populations de la région de Dakar et des localités traversées par la conduite de Lac de Guiers, source d’eau douce située dans le nord du pays.
Serigne Mbaye Thiam a, par la même occasion, indiqué que l’état d’exécution des composantes du projet, notamment les canalisations, les indemnisations, ainsi que la mise en place d’une station et ligne de haute tension, était ‘’satisfaisant’’.
Il a insisté sur le fait que 20 mille producteurs maraîchers installés sur la zone d’influence du projet entre keur Momar Sarr pourrait bénéficier des retombées par le biais de la responsabilité sociétale d’entreprise (RSE).
En perspective, Serigne Mbaye Thiam a évoqué la mise en œuvre prochaine de l’unité de dessalement d’eau de mer dans la zone des Mamelles à Dakar.
Des projets ‘’phares’’ nécessitant 430 milliards de francs d’investissement en plus des 100 autres milliards prévus pour des initiatives allant dans le sens du développement de l’hydraulique rurale, a fait valoir Thiam.
S’agissant du volet assainissement, il a entretenu les députés de projets prévus sur le nord de la ville de Dakar, la dépollution de la Baie de Hanne et le projet d’assainissement sur la Corniche Ouest entre autres.SMD/AKS/OID

Grève des travailleurs de la SDE: le mouvement largement suivi

http://www.dakarmatin.com/Les travailleurs de la SDE ont entamé, depuis ce lundi, une grève de 72 heures pour réclamer 15 % des actions de la nouvelle société chargée de la gestion de l’eau au Sénégal, Suez. Coordonnateur de l’intersyndical des travailleurs de la SDE, Elimane Diouf, joint au téléphone, a indiqué que la grève est très largement suivie au niveau national.
A l’en croire, ils ont fait l’évaluation et tous les travailleurs de Dakar étaient en assemblée générale ce lundi matin à leur quartier général, au Centre des métiers de l’eau. Au niveau des régions aussi, la grève a été suivie. « La seule fausse note que nous dénonçons aujourd’hui du processus de grève, c’est la réquisition. Dans la grève d’une société à caractère social et vital comme l’eau, le gouvernement a la possibilité de faire des réquisitions pour assurer la continuité du service », a déclaré Elimane Diouf. Avant d’ajouter : « cette réquisition obéit à des règles. C’est-à-dire c’est dans les services essentiels de production et de distribution qu’on peut réquisitionner et ils n’ont pas le droit de réquisitionner plus du tiers du personnel dans ces services. Et ce que nous avons constaté c’est que dans cette usine, ils ont réquisitionné les 4/5 du personnel. En dehors de cela, tout le monde a suivi le mot d’ordre ».
Elimane Diouf précise également qu’ils n’ont pas décidé de couper l’eau pour priver les Sénégalais. « Nous sommes en train de nous battre par rapport à des engagements vis-à-vis de nos mandants », précise-t-il.
A noter qu’une rencontre entre le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam et les travailleurs de la SDE est prévue ce lundi soir pour continuer les discussions

CONFUSION AU SOMMET !

NETTALI.COM – « Ajustement tarifaire et transitoire qui permet à la Senelec d’avoir son revenu et non de l’augmenter », comme l’a dit le Directeur Général de la société ou « hausse du prix de l’électricité », peu importe le groupe de mots utilisé, le sujet divise. Il soulève même des passions car il est après tout question d’un pouvoir d’achat de consommateurs qui baisse, même si la Senelec a fini de rappeler que les ménages à faibles revenus seront épargnés.
La question de l’électricité a toujours été un sujet clivant. L’on se rappelle en effet de ces délestages intempestifs désignés sous le sobriquet de « khouy khouy kamathie », question à l’époque pour les pros de la revue de presse agrémentée, d’ironiser sur le rythme des coupures. L’on se souvient aussi du ronronnement des groupes électrogènes qui agressaient les pauvres tympans des Sénégalais harassés par les délestages et qui complétaient le décor des devantures des entreprises, des ateliers de tailleurs et des foyers des plus nantis. Qu’est-ce qu’ils étaient pénibles ces moments-là ! Le Sénégal vient de loin. C’est indéniable, mais, une époque qu’on a depuis lors oubliée. Il est vrai qu’ils ont la mémoire courte ces Sénégalais, ils vivent sur des acquis. Et ils ont bien raison. Ils n’acceptent même plus une heure de coupure, tant on les a habitués à des interruptions qui ne durent désormais que quelques minutes.
Une situation de hausse des prix qui n’est pas sans faire beaucoup mal à Senelec qui, pourtant se porte bien en tout cas dans sa production et sa gestion. Mais alors, que de confusions dans cette actualité récente de hausse du prix de l’électricité. N’a-t-on pas par exemple si souvent fait circuler l’information selon laquelle, le nouveau DG de Senelec aurait commandité un audit de la Senelec. Celui-ci a d’ailleurs démenti l’information à l’émission « Jury du dimanche » de ce dimanche 1er décembre sur I-Radio. « Je n’ai pas demandé un audit. Je n’ai pas besoin d’audit parce que lorsque j’ai quitté la Senelec pour aller au ministère de Maïmouna Ndoye Seck comme conseiller technique en 2013, elle m’a fait confiance pour me nommer administrateur de Senelec. Aujourd’hui, j’ai une situation à la Senelec qui me permet d’avancer et de m’accorder sur les priorités que le président de la République nous a fixés parce qu’avant, il n’y avait pas d’électricité et cela coûtait très cher. » Un audit que pourtant qu’Alioune Badara Mboup d’Aar Li Nu Book a brandi et attribué à M. Bitèye, au cours de l’émission «le débat de la Rédaction»avec Modou Mbacké Niang sur la DTV !
La conférence de presse organisée la semaine dernière par le Directeur général, Papa Mademba Bitèye nous aura en tout cas prouvé à quel point le sujet sur l’électricité est méconnu. Mais comment peut-il être mieux compris si même les journalistes censés apporter davantage de lumière, en fouillant et décryptant, ne maîtrisent pas la question et se lancent dans de l’info spectacle ou des cabales politiques et rajoutent à la confusion ? Que de questions mal posées lors de cet événement ! Il y a en tout cas du boulot dans les rangs des médias. Et ce n’est pas un hasard si dans notre dernière chronique, nous évoquions la nécessité d’améliorer la formation, de relever le niveau et d’inciter à davantage de spécialisation dans le secteur de la presse. Comprendre la question de l’électricité au niveau où ça se discute dans les médias, nécessite quand même de maîtriser quelque peu des rudiments de management, y compris d’économie et de finance, étant entendu que la comptabilité est une part entière dans ces matières. On mélange tout et n’importe quoi.
La question des bénéfices de 30 milliards sous Makhtar Cissé, est  agitée pour entretenir l’idée d’une illusion qu’on aurait vendue aux Sénégalais, sur une supposée performance de Senelec alors qu’aujourd’hui, on parle d’une dette que l’Etat doit à la société et d’un gap que celui-ci doit combler. Une interpellation signée Bouba Ndour sur le plateau de « jakaarlo » qui ne comprend  certainement pas qu’il est question d’un problème comptable parce qu’en effet réalité lorsque l’entreprise facture l’Etat, il l’inscrit dans ses résultats. Maintenant l’entreprise peut se retrouver dans une tension de trésorerie parce qu’elle n’a pas été payée. Une manière de faire la différence entre le résultat et le cash flow. Le Dg de Senelec a d’ailleurs contesté l’existence de déficit au niveau de la Société nationale d’électricité. Il a en effet renseigné que depuis 5 ans l’entreprise réalise des résultats positifs de 26 milliards et 30 milliards. “Senelec est bénéficiaire au niveau du revenu”, a-t-il argué à « Jury du Dimanche »
Et dans cette actualité qui soulève tant de passions, les agents de Senelec en ont pris pour leur grade, accusés qu’ils sont de ne pas payer l’électricité notamment à « Jakaarlo » de la TFM. Là aussi, affirmation bien gratuite. Une petite vérification permet en effet de se rendre compte qu’ils bénéficient juste d’un tarif préférentiel, étant dans la quasi-totalité sous le régime du woyofal. “L’agent de Senelec paie autour de 20 % pour combler niveau de rémunération faible”, a confirmé le DG Bitèye sur I-radio. Ils achètent quand même du crédit électrique. C’est à se demander pourquoi ces avantages gênent-ils tant ? Ceux qui posent la question, ont certainement raison et aussi le droit de la poser, mais d’autres travailleurs dans d’autres secteurs bénéficient d’avantages dans leurs entreprises. Un banquier n’est par exemple pas soumis au même taux d’intérêt qu’un client dans la plupart des banques. Un agent de la Société de Distribution des Eaux (SDE) n’est pas également soumis au même tarif qu’un client donné.
Dans un débat télévisé comme « Jakaarlo », il a été aussi question de charges salariales qui auraient augmenté. Bouba Ndour y est aussi allé de son chiffre. Là aussi il a été corrigé. Pour juste souligner le manque de maîtrise des sujets. L’ex-ministre Fatou Blondin Diop, chargée du département des technologies de l’information et de la communication sous Me Wade, propulsée à la tête de « Aar Li Nu Book », selon une gouvernance tournante aux côtés du très engagé Guy Marius Sagna, a avancé le chiffre de 60 milliards se fondant sur un post d’Ibrahima Sène pour crédibiliser son discours parce que celui-ci fait partie des alliés de Macky Sall ! Un chiffre démenti par M. Souaré un syndicaliste de Senelec invité sur le plateau.
Le directeur de la communication et du marketing de la Senelec, Ahmedoune Dida Diagne a d’ailleurs rappelé le chiffre prévisionnel de 55 milliards pour 2020 puisqu’affirme-t-il, la Senelec est à un peu moins de 50 milliards de charges à l’heure actuelle. Dans ses explications, ce dernier a fait savoir que l’intégration de ces 693 prestataires par l’ancien DG Cissé, était justifiée par un contexte de fronde et d’affrontement judiciaire que celui-ci avait préféré régler à l’amiable. Il soulignera même les félicitations dont il avait fait l’objet de la part de la Cnts au grand théâtre. Une réponse du dircom de Senelec justifiée par une tentative du journaliste de vouloir opposer deux directeurs généraux Pape Dieng et Makhtar Cissé. Pourquoi diable le journaliste Modou Mbacké Niang de DTV, cherchait-il à défendre le bilan de Pape Dieng en mettant en exergue l’information selon laquelle, avec lui, la Senelec est passée de 900 heures de coupure à 25 heures ? Une information d’ailleurs que M. Diagne a démentie en se demandant où le journaliste avait sorti ces chiffres dont il doute. L’ancien DG avait en effet hérité de ce dossier au regard de la continuité du service. Un journaliste devrait en réalité rester dans son rôle et ne pas rentrer dans le jeu de rivalités politiques ou de communication sur les bilans de DG passés. Ce n’est pas en réalité ce qui intéresse le consommateur qui cherche juste à avoir du courant en quantité et qualité suffisantes ainsi qu’un prix intéressant.
Dans ce débat impliquant beaucoup de chaînes de télé, il a été également question d’affirmations sur de prétendues hausses avant l’heure. Comment peut-on sur la foi d’une simple expérience d’un consommateur sur le woyofal dont on rapporte les propos, arriver à laisser entendre que l’augmentation a déjà eu lieu avant cette date du 1er décembre. L’on ne peut quand même raisonner comme l’homme de la rue sur un plateau télé. Prouver des choses de cet ordre requière un minimum de statistiques et de sérieux. Fatou Blondin Diop a même tenté un parallèle sur la TFM en tentant une comparaison avec la SDE. Elle a nous a fait comprendre qu’elle payait 7 000 F de facture d’eau pour une maison qu’elle habite contre plus de 60 000 F pour une maison qu’elle n’occupait plus ! Des erreurs, il peut y en avoir évidemment dans des relevés de compteur, tout comme sur les installations ou appareils vétustes qui peuvent impacter la consommation, a rappelé M. Souaré de la Senelec. Il importe dès lors de ne pas prendre des cas pour des généralités.
Le contrat de performance qui lie l’Etat à la Senelec, un aspect de la question qui induit ce gap sur lequel a communiqué la Senelec, est tout aussi méconnu. Celui-ci impose en effet à la société nationale, un Revenu maximum autorisé (Rma) qui détermine des revenus tous les trois ans qu’elle ne peut dépasser. Ce revenu en question est évalué et calculé sous le contrôle de la Commission de régulation du secteur de l’électricité. Et tous les trois (3) mois, il est revu pour voir s’il n’existe pas de gap entre ce que la Senelec doit gagner. A charge pour l’Etat de compenser. Dans ce cas d’espèce, il y a aussi les dettes que l’Etat doit à l’entreprise publique.
Mais là où les téléspectateurs ont été sans doute été encore plus perdus, c’est le désaccord qui a opposé les deux associations de défense des consommateurs et qu’on a suivi sur la plupart des plateaux de télévision. Dans le débat qui a réuni par exemple Massokhna Kane et Momar Ndao sur la DTV, le premier a plutôt été dans une posture jusqu’au boutiste dans son refus de voir le consommateur endosser cette hausse. « Si vous écoutez le DG de Senelec, il donnera l’impression que ce qu’il a dit est vrai. Mais si vous écoutez les arguments un par un, vous vous rendrez compte qu’aucune des explications fournies n’est vraie. On nous préparait à cette hausse depuis juillet-août, mais on avait demandé de ne pas l’accepter (…) Ils ont dit que la perte devait être de 26,3% et ils ont ajouté que les 10 milliards équivalent à 10% et les 2 milliards à 6%. Si vous prenez votre machine et calculez, vous vous rendrez compte, c’est arithmétiquement faux. On ne peut pas balancer des chiffres comme ça, il faut prouver avec des documents », a relevé Massokhna kane avec verve avant d’être repris par Momar Ndao.
Ce dernier manifestement dans une posture qu’il a lui-même qualifié de réaliste, avait une argumentation beaucoup plus documentée produisant des chiffres à l’appui puisque M. Kane s’était trompé sur les éléments avancés. Corrigeant les propos de Massokhna kane, celui-ci dira : « la totalité du gap est d’exactement 101 milliards et 736 millions de F Cfa de besoin pour l’équilibre de Senelec et les 12 milliards ne correspondent qu’au gap sur 3 mois ». Poursuivant, celui-ci d’ajouter : «  Le chiffre d’affaires de Senelec est de 386 milliards. Si vous divisez, cela vous donne 26,43%. Si les gens ne comprennent pas, ils vont dire que c’est à cause de 12 milliards qu’on veut augmenter le prix. Une société à qui l’Etat doit 265 milliards qu’il ne paie pas et dont certains sont des hôpitaux, des collectivités locales, l’électrification publique, etc. L’année passée, la dette était passée à 125 milliards. On va lui demander s’il préfère payer ou qu’on augmente les prix. L’Etat vous dit qu’il va payer. Il avance 20 milliards ; l’année suivante, il avance encore. L’Etat doit au total 265 milliards et il doit avancer 101 milliards pour équilibrer cette année. Les deux sommes donnent 365 milliards par rapport à un chiffre d’affaires de 386 milliards. Il n’y a presque pas de différence. A cela s’ajoute le fait que Senelec achète le fuel à un prix sur lequel il ne peut rien faire, et on sait que 70% des revenus de Senelec vont dans l’achat de combustible. Il y a une année où Senelec perdait 3 milliards tous les 10 jours, soient 300 millions par jour car il y avait une différence entre le prix auquel il achetait et vendait (ndlr années 2011). C’est l’Etat qui payait la perte. La France augmente 2% chaque année depuis 2006 en produisant avec l’énergie la moins chère, le nucléaire. Nous, on produit avec du fuel. Le Mali a augmenté, la Côte d’Ivoire aussi. En 2016, le prix du baril a chuté jusqu’à 35 dollars et on a demandé à l’Etat de baisser. Ce qu’il a fait en 2017. Mais c’est comme si les producteurs de pétrole n’attendaient que ça pour augmenter jusqu’à 90 dollars. La chute a recommencé jusqu’à 62 dollars. Mais entre 35 dollars et 62, il y a une différence, les conditions ont changé. Deux choses : soit on refuse la hausse et c’est ce qui est arrivé en 2010-2011 risque de se produire »
Des arguments qui ont évidemment valu des critiques à Momar Ndao de la part de deux téléspectateurs qui ont appelé, au cours de l’émission pour lui rappeler qu’il est au service de la défense des consommateurs et non de la Senelec.
Une chose est sure, dans un tel contexte, il sera en tout cas bien difficile de faire avaler une telle pilule au goût déjà bien amer. Le consommateur qui vit sur des acquis, ne voudra rien savoir, à moins que l’Etat revienne sur cette hausse en acceptant de prendre en charge ces 2% qu’il a décidé de faire assumer au consommateur. Il ne faudrait en aucun cas arriver à ce que cette hausse dresse des Sénégalais contre d’autres en s’attaquant à des avantages acquis par les agents de Senelec ; voire en demandant une réduction du personnel de Senelec. Le résultat serait le même au niveau social car il priverait des familles entières de revenus.
C’est sans aucun doute l’incurie de Etat du Sénégal qui est à relever dans cette histoire. Car au regard du nombre de chantiers entrepris dans le même temps, notamment le Ter, le Brt, les autoponts et les chantiers ô combien nombreux, difficile de dire comment l’Etat va arriver à faire face à tous ses engagements. L’Apix n’a-t-elle pas mis en difficultés beaucoup d’entreprises dans cette affaire d’expropriation en ne les payant pas entièrement ? Le poids de la dette sénégalaise est à un point tel que des hausses tous azimuts sont enregistrées : essence, gasoil, pain, ciment, etc. Difficile dans un tel contexte de faire croire à une autre raison qui justifierait cette hausse. Massokhna Kane est certainement dans son rôle de défense des consommateurs en refusant de faire endosser une part de ce gap aux consommateurs mais qu’il fasse attention de ne pas jeter de l’huile sur le feu. Momar Ndao lui a choisi de dire ce qu’il considère comme sa vérité au consommateur pour éviter le risque de retourner dans les ténèbres.
Ce que le Directeur de la communication et du marketing Diagne a dit, à savoir que la Senelec se porte bien, n’est pas à certains égards faux. Loin d’être en crise, a-t-il dit, la société doit continuer à poursuivre ses investissements afin que les populations dans certaines zones puissent accéder à l’électricité. Ce que Momar ndao a estimé à 700 milliards d’investissement pour que l’Etat arrive à électrifier tous les villages.  : « Avant le produit le plus cher était le groupe électrogène. C’est ce que tout entrepreneur calculait. Si on est à un point où les Sénégalais n’acceptent plus 10 mn de coupure, c’est parce qu’il y a de grands progrès…La Senelec n’a pas de problèmes de production pour alimenter et dispose même de réserves. Ce qui est le plus cher, ce sont les lignes de transport pour faire passer et distribuer le courant.»
Un argument conforté par le ministre du Budget à l’Assemblée : “Objectivement, la Senelec n’a pas un problème de fonctionnement ou de gestion. Ce qu’il y a, c’est qu’on lui doit de l’argent et on doit tout faire pour le lui payer. C’est cela la réalité. L’entreprise a bel et bien fait des bénéfices, mais, il se trouve qu’elle a comptabilisé des sommes que l’Etat lui doit, ce qui est à la base de ses problèmes de trésorerie », précisant au passage que la fameuse somme de 125 milliards dénoncée par les députés n’est nullement une subvention, mais plutôt le versement d’une partie de la dette du gouvernement.”.

Air Sénégal se déploie à Londres

https://www.rewmi.com/Air Sénégal étend ses ailes. La compagnie nationale va desservir l’axe Dakar-Londres à partir de novembre 2020. Air Sénégal a déjà commencé les dessertes long courrier en s’ouvrant à l’Europe et aux Etats-Unis. Un vol quotidien aller et retour est déjà consolidé sur Paris. Marseille va devenir la deuxième destination française desservie. En juin 2020, la desserte des États-Unis devrait décoller avec New York, mais aussi Washington.

GESTION DE LA CAMPAGNE AGRICOLE ET ARACHIDIERE: «AAR SUNU MOOMEL» DESAVOUE LE CNIA ET S’INDIGNE DU PRIX FIXE

http://www.sudonline.sn/Fortement déterminée à accompagner les producteurs du pays et défendre la cause paysanne à travers toutes ses facettes, l’organisation « Aar Sunu Moomel » n’est plus sur une dynamique de respecter les décisions prises au niveau du Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia) qui se charge naturellement de la fixation des prix des produits agricoles au Sénégal
Lors de la 1ère édition de leur forum organisé Samedi à Kaffrine, les associés du président Bassirou Bâ alias « Toucouleur Ru Baay » ont ainsi décidé de ne plus obéir aux instructions prises au niveau de ce comité qu’ils accusent de ne jamais prendre en compte les intérêts des producteurs comme il a été d’ailleurs le cas lorsqu’il était question de fixer cette année le prix pour l’arachide. Dès lors, ils ont décidé de bâtir une forte mobilisation et prendre en charge eux-mêmes, les questions fondamentales qui interpellent les producteurs dans tous leurs compartiments. Cette rencontre qui mobilisait plus de 200 participants venus des différentes régions du centre avait pour thème « la bonne gestion de la campagne arachidière ». Un sujet que ces travailleurs de la terre ont d’ailleurs prétexté pour réfléchir et partager sur les vraies questions qui freinent aujourd’hui le développement de l’égriculture au Sénégal.
Dans les travaux, les réflexions ont été nombreuses et diversifiées. Si pour  certains camarades, la question des semences, intrants et autres matériels agricoles constituent les maîtres maux d’une agriculture fleurissante, d’autres ont pensé que la volonté de payer l’effort paysan traine de plus en plus et que les décideurs, leaders d’opinons et les porteurs de voix du pays peinent à prendre le combat en mains et se montrent laxistes devant un secteur moteur de croissance. Divers autres sujets ont été également abordés dans la réflexion comme les feux de brousse, les vols de bétail, ou les cohabitations souvent heurtées entre agriculteurs et pasteurs.

OUVERTURE DU 1er SUPERMARCHE LOW PRICE EDK: Demba Kâ signe l’entrée des Sénégalais dans le secteur de la grande distribution

C’est fait ! Un grand distributeur entièrement sénégalais est né. Demba Kâ, patron des établissements Edk, a ajouté une nouvelle corde à son arc depuis samedi, avec le lancement de son premier supermarché Low price. Un lancement qui a vu la participation de plusieurs dignitaires religieux, qui ont prié pour la réussite du projet, mais aussi invité les Sénégalais à se l’approprier.
Bonne nouvelle pour ceux qui attendaient une réponse du privé national à la domination des multinationales dans le secteur de la grande distribution. L’entrepreneur Demba Kâ a relevé le défi. Samedi, il a lancé son premier supermarché Low price Edk, sis sur la Vdn, entre les Impôts et domaines et la Gendarmerie de la Foire. Un supermarché qui n’a rien à envier aux grandes surfaces des pays les plus développés. En effet, sur deux niveaux, avec un ascenseur pour faciliter la tâche aux clients, tous les produits alimentaires dont on peut avoir besoin y sont disponibles, tout comme des produits divers, allant de la quincaillerie à l’automobile (lubrifiants…).

«Contribuer au développement de ce secteur et créer des emplois»

«Vu la forte demande en produits alimentaires, nous avons jugé utile, après avoir mis en place neuf boutiques dans les quartiers périphérique de Dakar, d’ouvrir un supermarché où, en une seule place, le client pourra avoir tout ce dont il a besoin», note le chargé de la communication Ibrahima Diop. Qui ajoute : «à chaque fois que nous ouvrons un point de vente, il y a plusieurs Sénégalais qui sont employés. Ici par exemple (supermarché), c’est au minimum 50 personnes recrutées. Sans compter les emplois indirects, avec les prestataires de service. Donc nous participons à la politique d’emploi des jeunes de l’Etat».

«10% à 15% des produits qui sont là viennent du secteur privé local»

Mieux, Edk, à travers son supermarché, va booster l’activité des producteurs nationaux. «Nous avons cette politique-là d’aller vers les producteurs locaux. 10% à 15% des produits qui sont là viennent du secteur privé local», ajoute M. Diop. Qui ne redoute guère la concurrence dans ce secteur largement dominé par des groupes étrangers. Pour lui, Edk n’est pas dans une posture de concurrence, mais veut «juste contribuer au développement de ce secteur et créer des emplois». En ce sens, il précise que des «prospections» sont en train de se faire, dans le but «d’étendre le réseau» des supermarchés Edk, au moins dans toutes les capitales régionales.

Les fils des Khalifes Serigne Sidy Moctar Mbacké, Serigne Mountakha et Serigne Babacar Sy Mansour bénissent le projet

Le lancement du premier supermarché Edk a vu la présence de dignitaires religieux de diverses confréries. Qui non seulement ont prié pour la réussite du projet, mais aussi ont invité les Sénégalais à se l’approprier. «L’Etat doit soutenir les Sénégalais qui, comme Demba Kâ, investissent, et par conséquent participent au développement du pays par la création d’entreprises et d’emplois», a déclaré Serigne Bara Mbacké. Pour lui, ce soutien de l’Etat est d’autant plus important que «tout ce que gagnent nos investisseurs reste dans le pays, alors que tout ce que gagnent les investisseurs étrangers, ils le rapatrient dans leurs pays».

«L’Etat doit soutenir les Sénégalais qui, comme Demba Kâ, investissent et participent au développement du pays»

Abondant dans le même sens, Serigne Habib Sy, fils du Khalife général des Tidianes, qui a loué les qualités de Demba Kâ, «un homme humble et pétri de valeurs», invite les Sénégalais à soutenir son initiative. «Demba a eu le courage de mettre en place ce projet. Maintenant, ce sont nous Sénégalais qui devons l’accompagner, en venant acheter ici. Car l’argent qu’on y met revient aux Sénégalais et au Sénégal». Soulignant la contribution de l’homme d’affaires au développement du pays, Serigne Habib Sy souligne que non seulement «il crée beaucoup d’emplois, mais mieux, on n’a jamais vu des travailleurs de Edk arborer des brassards rouges». Ce qui «veut dire qu’il traite bien ses employés». L’autre motif de réjouissance du marabout est que tous les produits sont halal.

Serigne Ibou Séni Laye: y avait 10 ou 100 Sénégalais comme Demba, le pays n’en serait pas là aujourd’hui»

Avant eux, Serigne Ibou Séni Laye de Yoff est passé pour encourager le promoteur, prier pour sa réussite et faire aussi des achats. «J’ai discuté avec Demba de cette initiative. Quand les gens parlaient de X dégage, il m’a dit que la réponse n’est pas que X dégage, mais que l’on puisse faire comme X. Lui il a déjà rempli son devoir en apportant cette réponse. S’il y avait 10 ou 100 Sénégalais comme Demba, le pays n’en serait pas là aujourd’hui. L’Etat ne peut pas tout faire, il faut que les citoyens, qui comme lui en ont les moyens investissent dans le développement du pays», explique le marabout.

«Les Sénégalais faire preuve de nationalisme en allant faire leurs courses au supermarché Edk»

Qui appelle les populations à faire preuve de «nationalisme», en allant faire leurs courses au supermarché Edk. Aussi croit-il ferme que le projet va connaître un succès, car son lieu d’implantation a été béni par Seydina Issa Laye.

Le ministre de l’Elevage Samba Ndiobène Kâ fait son marché en catimini au supermarché

En dehors des religieux, le monde de la lutte, qui a une longue histoire de collaboration avec le promoteur du supermarché, dont le label Edk sponsorise des galas de lutte, s’est déplacé en masse. Les promoteurs Sidy Diakhaté, Aziz Ndiaye, l’ancien lutteur Moustapha Guèye, les lutteurs Tapha Tine, Papa Sow…ainsi que plusieurs humoristes ont fait le déplacement. Même le ministre de l’Elevage Samba Ndiobène Ka est venu discrètement soutenir l’initiative et faire des achats.

RAPPORT 2017 DE L’ARMP: Les Demandes de renseignement et de prix, procédure la plus usitée avec 45% des prévisions de marchés

https://www.lejecos.com/L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a rendu public son rapport annuel au titre de la gestion 2017. Les audits portent sur 3328 marchés.
Le rapport annuel pour la gestion de 2017 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) a livré ses résultats. Selon le document parcouru par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), au titre de la gestion 2017, la revue de conformité des procédures de passation donne des résultats bien satisfaisants.
«Les audits portent sur 3 328 marchés relevant de 126 Autorités contractantes, et le montant total des marchés audités se situe à 1 798,8 milliards de francs CFA », lit-on dans le rapport. «Fait notable : les Autorités contractantes ont fait montre d’un réel attachement au respect des règles de passation, à la transparence et la maîtrise des procédures, à l’efficacité dans les acquisitions et à la lutte contre la corruption.
En effet, l’appel à la concurrence vaut son pesant d’or dans la passation des marchés. Dans les choix des Autorités contractantes, les procédures par appel d’offres ouvert représentent, en valeur, 92% des marchés. Cependant, en nombre, les Demandes de renseignements et de prix à compétition restreinte (Drpcr) concernent 45% des procédures de passation des marchés », révèle le rapport.
Selon le document, l’Armp fait réaliser, en 2017, une mission de revue indépendante des contrats de délégation de service public, notamment, les concessions dans le secteur des télécommunications et l’affermage dans le secteur de l’eau.
Par ailleurs, l’appréciation de la gestion du contentieux de la passation montre la confiance que les acteurs continuent d’accorder à la régulation. Tous les recours émanent des candidats aux marchés publics. En 2017, le Comité de Règlement des Différends (CRD) a rendu 105 décisions de suspension provisoire et 191 décisions définitives dont les 180 sont relatives à des recours portant sur des procédures de passation de marchés. Aussi, l’effort de sensibilisation et de formation en direction des différents acteurs a-t-il porté ses fruits
La bonne maîtrise des procédures par les Autorités contractantes et les candidats constitue un motif d’encouragement dans la voie de la professionnalisation de la commande publique. Sous ce rapport, l’ARMP continue de soutenir et d’accompagner les acteurs par la formation, le renforcement de capacités et les appuis techniques en vue de doter le système de passation d’une masse critique de professionnels de l’achat public.
«Les Demandes de renseignements et de prix (Drp) à compétition restreinte apparaissent comme la procédure la plus usitée par les Autorités contractantes. En nombre, elles représentent près de 45% des prévisions de marché », renseigne la même source
Selon l’Armp, en 2017, 126 autorités contractantes ont été auditées (3 328), soit 37% en nombre des marchés immatriculés pour une valeur de 1 797 milliards de Fcfa.
En plus,  296 décisions ont été rendues par le Comité de règlement des différends (Crd) contre 398 en 2016. Sur les 191 décisions définitives, il y a eu 80 cas de rejet, 85 cas ayants obtenus gain de cause,25 cas irrecevables et le Crd s’est prononcé « incompétent » sur un cas.Oumar Nourou

le Dr Fatou Ka s’en prend au manque d’intérêt pour les cultures fourragères

https://www.vivafrik.com/En marge de la célébration de la journée nationale de l’élevage, la cheffe du service régional de l’Elevage de Kaffrine, Dr Fatou Ka, a déploré un manque d’intérêt pour les cultures fourragères, bien que le secteur soit porteur.
Pour elle, « les cultures fourragères ne sont pas très bien pratiquées à Kaffrine. Les gens ne connaissent pas encore l’intérêt de ces cultures qui sont une source de revenus ».
« À Kaffrine, le peu de personnes qui pratiquent les cultures fourragères sont des privés qui ont leurs fermes et qui stabilisent leurs animaux. Ces cultures sont méconnues dans la région. J’invite les jeunes à s’activer dans ce domaine pour gagner leur vie et nourrir leurs animaux pendant les périodes de soudure », a-t-elle ajouté.
Concluant son speech, elle insiste : « l’agriculture et l’élevage sont des créneaux porteurs. Les jeunes doivent cibler les cultures fourragères qui sont des créneaux porteurs et qui sont bel et bien praticables à Kaffrine. Ils doivent les pratiquer sans toujours attendre l’Etat pour avoir de la matière et nourrir leurs animaux ».Moctar FICOU / VivAfrik

La lutte contre la corruption dans le secteur foncier doit être soutenue par une gouvernance foncière efficace

https://www.lejecos.com/L’édition 2019 de la Conférence sur les politiques foncières en Afrique a débuté ce lundi, avec des appels retentissants en faveur d’une gouvernance foncière efficace, essentielle pour lutter contre la corruption et concrétiser la vision continentale de l’Afrique définie dans l’Agenda 2063.
Le thème de la troisième conférence biennale a pour thème principal, « Remporte la lutte contre la corruption dans le secteur foncier : voie viable pour la transformation de l’Afrique ».
Dans sa remarques lors de la Conférence sur les politiques foncières en Afrique de 2019 (CLPA2019), Stephen Karingi, Directeur de la Division de l’intégration régionale, des infrastructures et du commerce, à la Commission économique pour l’ Afrique, déclare : « La bonne gouvernance foncière est essentielle pour atteindre les Objectifs de développement durable, car elle contribue à éradiquer la pauvreté et la faim ; promouvoir une agriculture durable ; faire avancer l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes ; et promouvoir une croissance économique inclusive ; entre autres objectifs de développement ».
Il souligne toutefois que l’insécurité juridique mine non seulement la confiance des entreprises, mais peut également favoriser la corruption. Il met également l’accent sur le fait que les systèmes non développés avec des processus administratifs complexes et peu clairs contribuent au manque de transparence et de responsabilité dans l’administration des terres.
Ces conditions, indique Karingi, augmentent le risque de corruption. Dans le secteur foncier, cela a de profondes implications pour le développement de l’Afrique.
Pour sa part, l’Ambassadrice Josefa Sacko, Commissaire en charge de l’économie rurale et de l’agriculture, à la Commission de l’Union africaine, dit : « Pour remporter la lutte contre la corruption, nous devons nous assurer que la terre soit équitablement distribuée et accessible à tous, plus particulièrement aux femmes, aux jeunes et autres groupes vulnérables. Les femmes continuent de contribuer de manière significative à la production agricole en Afrique, mais dans certaines circonstances, elles ne peuvent pas jouir de leurs droits à la terre. C’est donc une réalité que les femmes et les hommes ne jouissent toujours pas des mêmes droits sur la terre ».
« En tant que facteur de production, la plupart des activités de subsistance et de développement sont entreprises sur les sols ; nous devons veiller à ce que la manière dont les terres sont distribuées et utilisées joue un rôle essentiel dans la promotion du développement durable et la réalisation de la paix et de la stabilité sur le continent », affirme-t-elle.
Le Vice-président principal de la Banque africaine de développement, Charles Boamah, déclare pour sa part qu’une politique foncière saine est essentielle à la croissance économique, la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté sur tout le continent.
« Elle peut catalyser la croissance de la productivité agricole grâce à la sécurité du régime foncier et à la protection des droits fonciers, ce qui peut accroître les opportunités d’investissements fonciers », dit-il, ajoutant que les systèmes d’administration des terres dans de nombreux pays du continent sont largement caractérisés par des infrastructures et des pratiques de gestion médiocres causés par la corruption.
« La corruption est vraiment coûteuse dans tous les sens du terme. Et cela frappe plus durement les plus pauvres, en particulier les femmes, ce qui perpétue l’inégalité des revenus et entre les hommes et les femmes ».
La conférence est organisée par la Banque africaine de développement en collaboration avec la Commission de l’Union africaine et la Commission économique pour l’Afrique. Des centaines de responsables gouvernementaux, de chefs traditionnels, d’experts fonciers, d’universitaires, de représentants de la société civile, d’institutions des Nations Unies et d’organisations partenaires y participent.Publié par: Section de la communication Commission économique pour l’Afrique

BRADAGE DU DOMAINE PUBLIC MARITIME DE KAYAR :Le festin des spéculateurs

http://www.enqueteplus.com/Avant l’élection présidentielle du 24 février 2019, une affaire de spoliation du domaine public maritime (Dpm), pour une superficie de 80 000 m2 à Kayar, soit 209 parcelles, avait éclaté, impliquant des hommes politiques et soutiens du président Macky Sall, des membres de l’opposition, collaborateurs directs et alliés du président du parti Rewmi, Idrissa Seck. Cette histoire, dite du bradage du Dpm, avait donné lieu à beaucoup d’accusations et contre-accusations. Celle-ci a révélé une autre spéculation foncière beaucoup plus ancienne et concerne, au premier chef, un promoteur qui a fini d’y construire son complexe hôtelier sur une superficie d’un hectare.
Derrière les dunes sableuses de Keur Abdou Ndoye, se trouve Kayar ! Un domaine public maritime long de plus 10 kilomètres qui fait l’objet de toutes les convoitises. Avec sa bande de filaos et sa vaste plage, Kayar n’est pas loin d’être un endroit paradisiaque. Sur place, des maisons sortent de terre, au bord de la mer. La pression foncière, ici, est suffoquante. D’autant que la commune située au pied de la mer totalise 176 sites de débarquement. Ce qui en fait l’un des centres artisanaux de pêche les plus importants du pays, avec une valeur marchande de 8 milliards de francs Cfa, selon des chiffres rendus publics en 2010.
Jadis terre de pêche, Kayar, située à environ 58 km au nord de Dakar, a connu, dès le début des années 80 et 90, sa première érosion côtière. Au fil des années, cette petite ville, érigée en commune depuis 17 ans, a étendu ses tentacules le long de la côte de l’ancienne communauté rurale. Déjà, en 1996, l’avancée de la mer avait précipité le déguerpissement des habitants de Darou Salam, l’un des quartiers les plus populeux de Kayar. Au mois d’avril 2015, la mer a encore frappé le quartier de Tenty Yoff. Conséquence : déplacement forcé des occupants. En janvier 2018, une sévère boule houleuse y a emporté des gilets de sauvage, détruit neuf stations d’essence, des maisons et des pirogues. Selon des documents du Plan d’action environnemental régional et du Centre national écologique consultés par ‘’EnQuête’’, si tout cela est arrivé, c’est à cause des changements climatiques. Bref, un phénomène naturel. Et que le taux de recul de la ligne de rivage, qui devait être de 1,20 m par an, n’y a pas été constaté.
Au moment où l’érosion côtière sévit avec son lot de dégâts, l’homme vient ajouter son grain de sel. Avec une activité clandestine qui y bat son plein : le bradage du Dpm. En effet, l’activité humaine exacerbe l’érosion côtière. Le domaine public maritime, qui s’étend de Keur Kalidou à Bereub, en passant par Ndiokhob Guedj, a fini d’être morcelé, agressé et vendu à des particuliers. Outre le lotissement de 2004 de la station balnéaire Nord et Sud qui a déjà absorbé les 2 km, une usine de transformation de poisson (Macef) appartenant aux Coréens, y a été implantée. Elle a vu le jour, entre 2012 et 2013, suite à l’avis favorable des autorités du défunt Conseil régional de Thiès. Actuellement, trois stations d’essence sont en train d’être construites sur le Dpm au quartier Tenty Yoff, suite, dit-on, à une délibération faite par le défunt maire Ndiassé Kâ (2014-2018).
Cependant, le projet phare de l’heure et qui retient l’attention des uns et des autres, c’est la construction de la première infrastructure hôtelière de la localité. Tout a commencé, dit-on, en 2013Lorsque le promoteur Cheikh Guèye a entamé, sur une superficie d’un hectare sur le Dpm, la construction d’un complexe hôtelier. Alerté, le maire Lamine Dramé (2011-2014) l’a sommé d’arrêter les travaux, parce que ne disposant d’aucun document légal. Cheikh Guèye a promis à l’édile de Kayar d’offrir aux populations de Ndiokhob, sous la forme d’une responsabilité sociétale d’entreprise, une mosquée et des salles de classe, en contrepartie. Mais malgré le niet du maire, il a démarré la construction de la mosquée qui n’est toujours pas achevée.
En effet, le promoteur se prévalait de l’accord du maire précédent de Kayar, feu Masseck Guèye.
Les explications du promoteur Cheikh Guèye
Cette affaire charrie de nombreuses questions, alors que la construction du complexe est presque achevée. Elle est d’autant plus intrigante que de nombreuses personnes sont citées. Selon les documents consultés par ‘’EnQuête’’, le bradage du domaine public maritime de Kayar a été envisagé depuis bientôt 10 ans. Le 27 juin 2010, feu Masseck Guèye, alors maire de Kayar (2009-2011), avait signé et délivré au promoteur Cheikh Guèye un acte d’attribution provisoire d’une partie du Dpm. Mis au parfum de cette affaire, à son arrivée à la tête de la commune, feu Ndiassé Kâ, ancien édile de Kayar (2014-2019), a dit son refus catégorique de céder cet espace. Et le 20 mars 2015, il décida d’écrire au promoteur Cheikh Guèye pour lui demander des documents justificatifs lui permettant d’occuper cette superficie du Dpm. Ce dernier les lui apporta le 22 août 2016. Le maire d’alors apposa sa signature.
Aussitôt, le promoteur lança une nouvelle procédure pour s’acquitter des frais de bornage et d’autorisation de construire. A cet effet, une somme de plus d’un million de francs Cfa aurait été versée au Trésor public pour les frais de bornage. Cheikh Guèye dit aussi avoir saisi, le 9 mai 2012, par courrier n°00531, le Centre des services fiscaux de Thiès et le chef de la Division régionale de l’urbanisme et de l’habitat de Thiès.
Selon M. Guèye, le chef de service précité a, ensuite, écrit au receveur de l’Enregistrement des domaines et du timbre de Thiès qui, lui, a donné son avis favorable devant lui permettre d’occuper le terrain du domaine public maritime de Kayar. Ainsi, le 5 juin de la même année, le promoteur hôtelier dit avoir déposé à la mairie de Kayar son projet de construction du complexe hôtelier déchargé sous le n°90.
Sa recherche de la légalité ne s’arrête pas là. Après avoir déposé son projet ou son business plan sur la table de l’autorité municipale, Cheikh Guèye, patron de la menuiserie Khadim Rassoul, dit, dans ses documents, avoir repris le circuit des différents services administratifs (l’Urbanisme et l’Habitat et les Impôts et domaines) de Thiès pour recueillir leurs avis favorables.
S’estimant alors dans la légalité, le promoteur a entamé la construction de son complexe hôtelier qui, aujourd’hui, est en phase de finition.
Enfin, le 22 avril 2015, le promoteur ajoute avoir reçu l’avis favorable de la Commission d’aménagement du territoire et des domaines du Conseil départemental de Thiès. Qui, d’après lui, lui donne le droit d’occuper le terrain qui lui avait été cédé par le maire Masseck Guèye.

Le démenti de l’ex-receveur des Impôts de Thiès

Joint par ‘’EnQuête’’, l’ancien receveur des Impôts et domaines de Thiès confirme avoir reçu un courrier de Cheikh Guèye. Par contre, il précise qu’il n’a pas la compétence ‘’ni d’affecter ni d’autoriser des constructions’’ sur le domaine public maritime. ‘’Le receveur des domaines reçoit le dossier, procède à l’instruction. Il a, seulement, la compétence d’instruire le dossier. A ce que je sache, au moment de quitter le service des Impôts et domaines, le dossier de Cheikh Guèye n’avait pas encore abouti. Il était au niveau du conseil départemental qui devait délibérer pour émettre un avis, avant que le dossier ne soit transmis au gouverneur. A la période où que je quittais les Impôts et domaines (2018), le dossier était à ce niveau. Donc, il n’y a pas un courrier du receveur ni celui du Cadastre qui a autorisé Cheikh Guèye à construire ou à s’implanter. Non !’’, recadre l’ex-receveur de Thiès, par ailleurs allié du président Macky Sall, aujourd’hui à la retraite.
Aussi, rappelle-t-il qu’il n’a plus la compétence de parler des dossiers qui traitent des questions domaniales, parce qu’il a pris sa retraite depuis bientôt deux ans.

L’échec d’une procédure

Mis en cause dans cette affaire de bradage, Cheikh Guèye a crié sur tous les toits et même juré la main sur le Coran, en 2018, avoir agi en toute légalité, en se basant sur les documents précités. Cependant, il n’est nullement mentionné, dans tous les documents brandis, qu’il s’est adressé à la Direction de l’Agence nationale des affaires maritimes (Anam) pour une quelconque autorisation d’occupation temporaire (Aot) ou à une permission de voirie. Car, il est clairement défini que le domaine public maritime appartient à l’État qui, seul, peut en autoriser certaines occupations, mais sous certaines conditions. L’Anam, elle-même, ne peut procéder à aucune délibération sur le Dpm. Le domaine public maritime ne peut faire l’objet d’aucune vente. C’est pour cette raison qu’elle ne délivre que des autorisations d’occupation temporaire à ceux ou celles qui le souhaitent.
Pour disposer d’une seule parcelle dans le Dpm, la personne physique ou morale qui le souhaite doit ‘’requérir l’avis technique favorable de l’Anam, suivi de l’Aot ou de la permission de voirie délivrée par l’administration des Finances’’, lit-on sur le site de l’agence. Pour bénéficier de l’avis technique sanctionnant l’autorisation d’occupation temporaire, il faut entreprendre une certaine démarche avec un certain nombre de documents, notamment le plan de situation réalisé par un géomètre agréé, une attestation d’engagement, la demande manuscrite adressée au Dg de l’Anam… Il y a également une redevance à verser. Elle est ‘’calculée sur la base de la superficie définie par le géomètre agréé, selon la nature de l’activité envisagée sur le site. Pour une activité commerciale, il sera facturé à 500 F Cfa/m² et pour une occupation non commerciale, c’est 100 F Cfa/m²’’, renseigne l’Anam.
Après cette démarche, l’agence délivre à la personne physique ou morale un acte de conformité ou de non-conformité avant toute installation envisagée dans le domaine public maritime. Or, M. Guèye n’a jamais exhibé ce document provenant de l’Anam. Dans sa procédure enclenchée, il manque l’avis technique favorable de l’Agence nationale des affaires maritimes. Quant à l’avis favorable du conseil départemental, les services de Yankhoba Diattara disent n’avoir jamais délibéré pour octroyer ce bout de papier à Cheikh Guèye. Encore que, sur le domaine public maritime, il n’est point permis la construction de bâtiments en dur. Ce qui est autorisé, ce sont des installations légères en bois. Parce qu’à tout moment, l’autorisation d’occuper délivrée par l’Anam peut arriver à son terme.
En revanche, Cheikh Guèye, que nous avons tenté de joindre à plusieurs reprises, avait déjà dit, l’année dernière, être dans ‘’toute la légalité’’. Une légalité qui lui a permis, d’ailleurs, d’entamer la construction de son complexe hôtelier sur le domaine public maritime de Kayar. Mais Lamine Dramé, ancien maire et actuel point focal du Forum civil à Kayar, bat en brèche. Selon lui, Cheikh Guèye s’est uniquement basé sur l’accord de principe de feu Masseck Guèye pour entamer la construction de son complexe hôtelier ‘’sans aucune légalité’’. Puisqu’avec l’agression du Dpm, les gens vont tenter d’extraire le sable marin. Et dès qu’il y a une extraction du sable marin, l’érosion côtière va encore frapper aux portes de Kayar.
Si, en 2018, le promoteur dit avoir reçu un acte de délibération concret des mains de l’ancien maire Masseck Guèye, au mois de mai 2011, d’après les informations recueillies, un édile n’est pas habilité à faire une quelque délibération sur le domaine public maritime.

Un bradage peut bien en cacher un autre

En 2018, il a fallu l’éclatement d’un scandale concernant un lotissement clandestin sur le Dpm de Kayar, à hauteur de Ndiokhob, sur une superficie de 80 000 m2, pour soulever une autre vieille occupation illégale. Encore à Ndiokhob. A quelques semaines de l’élection présidentielle, un lotissement clandestin y a été constaté, avec à la clé 836 bornes sur le domaine public de Kayar et sur la partie qui tend vers Dakar.
Au départ, deux personnes ont été citées et considérées comme les principaux acteurs de ce lotissement clandestin. Il s’agit du premier vice-président du Conseil départemental de Thiès, Yankhoba Diattara, cadre du parti Rewmi, et Pape Moussé Diop, Président de la Commission ad hoc en charge de la protection des domaines, allié et collaborateur du président Idrissa Seck. Ces deux partisans d’Idrissa Seck ont été mouillés par le président de la Commission de l’aménagement du territoire et des domaines au conseil départemental, Abdoulaye Sow, membre de l’Alliance pour la République (Apr). Par voie de presse interposée, chacun a tenté de se tirer d’affaire. Personne ne voulant être mêlé à cette affaire. Ainsi, rejetant les accusations d’Abdoulaye Sow, Yankhoba Diattara et Pape Moussé Diop ont contre-attaqué et désigné Abdoulaye Sow comme celui qui a délivré l’avis favorable au promoteur Cheikh Guèye à leur insu.
L’’’apériste’’ confie à ‘’EnQuête’’ : ‘’Dans cette affaire, il y a beaucoup de non-dits. Ils ont effectué, sans aucune autorisation, un terrassement de plus de 200 parcelles, soit 80 000 m², sur le domaine public maritime de Kayar. Moi, je leur parle du lotissement clandestin et eux, ils s’attardent sur le projet de Cheikh Guèye. Diattara et Pape Moussé sont les principaux auteurs de ce lotissement clandestin. Ce qu’ils ont fait est impardonnable. Ils l’ont fait. Donc, à eux d’assumer.’’ Il clame haut et fort son innocence. D’ailleurs, le sieur Sow a reçu le soutien du promoteur hôtelier. ‘’Dans cette affaire, Yankhoba Diattara ne raconte que des contrevérités. J’ai obtenu des papiers légaux qui m’ont permis de débuter les travaux du complexe hôtelier’’, disait Cheikh Guèye en 2018. Qui se défend d’être mêlé de près ou de loin au bradage dudit domaine public maritime.

‘’On peut ordonner la destruction de son complexe’’

Présenté au départ comme l’un des cerveaux dudit lotissement clandestin, Pape Moussé Diop souligne qu’il a mis une croix sur cette affaire Cheikh Guèye. Car, selon lui, ce dernier a acquis son terrain en se fondant sur des documents illégaux. ‘’Il a construit de façon illégale un hôtel sur le domaine public maritime. Les papiers qu’il a acquis pour la construction de ce complexe sont illégaux. Depuis lors, il manœuvre pour obtenir ces terres sans la délibération du conseil départemental. Je puis vous jurer que le conseil départemental, encore moins la commission régionale domaniale (avec à sa tête le gouverneur) ne se sont jamais réunis pour une quelconque délibération en faveur de Cheikh Guèye. Nous n’avons jamais remis un avis favorable à Cheikh Guèye. Tous les documents qu’il a montrés sont faux. Aujourd’hui, il fait tout pour que ce projet soit validé’’, fulmine le président de la Commission ad hoc en charge de la protection et de la gestion des domaines, précisant que le promoteur hôtelier risque de tout perdre, s’il ne fait pas attention.
’S’il persiste, on peut ordonner la destruction de son complexe qu’il a construit de manière illégale.
 Il y a une anarchie qui règne dans le domaine public maritime de Kayar. Et il faut que ça s’arrête. Il dit avoir obtenu un avis favorable de la part du conseil départemental. C’est faux, parce que, depuis notre arrivée, nous n’avons jamais distribué ou affecté une seule parcelle à qui que ce soit. Encore que le conseil n’a pas la prérogative d’affecter. C’est l’Anam qui délivre au demandeur l’autorisation d’occupation temporaire pour une période bien déterminée’’, a-t-il confié récemment à ‘’EnQuête’’, après plusieurs tentatives pour obtenir son avis.
Interrogé sur l’implantation de l’usine de transformation de poisson Macef et la construction de stations d’essence, Pape Moussé Diop dit ne rien savoir de cette unité. ‘’Je n’ai aucune information là-dessus. Je ne sais même pas à qui appartient cette unité et les stations d’essence. Nous allons vérifier et si on découvre qu’il y a un début de nouveaux travaux sur le Dpm, on va ordonner l’arrête immédiat de ces constructions illégales’’, dit-il.

Action judiciaire en cours

Il faut aussi dire que certains protagonistes de ces différentes affaires sont présentement devant les juridictions. En effet, Abdoulaye Sow a porté plainte contre Yankhoba Diattara pour diffamation. Lors du procès en première instance, Abdoulaye Sow a soutenu avoir été diffamé par le vice-président du Conseil départemental de Thiès, dans la mesure où il n’est nullement mêlé à la délibération du conseil départemental ayant donné un avis favorable à Cheikh Guèye. Mais Yankhoba Diattara ne s’est pas défilé. A la barre, il a maintenu ses accusations. Au final, la diffamation n’a pas été retenue contre le secrétaire général national chargé de la vie politique du parti Rewmi. ‘’Débouté’’ par la justice, Abdoulaye Sow a interjeté appel. Le procès suit toujours son cours.
En attendant que la justice vide complètement le dossier dit du bradage, ces acteurs politiques continuent à se renvoyer la balle.

Lotissement clandestin abandonné

Aujourd’hui, le lotissement clandestin a été tout simplement supprimé. Car, à notre dernier passage sur le site, vers la fin du mois d’octobre, nous avons pu constater que toutes les 836 bornes ont été enlevées. Maintenant, ce qui reste à clarifier, c’est l’affaire du complexe hôtelier.
Contacté par ‘’EnQuête’’ M. Sow nie et rejette l’accusation selon laquelle c’est lui qui a délivré, à l’insu du conseil, l’avis favorable à Cheikh Guèye lui permettant de poursuivre ses travaux qui ont été arrêtés pendant un long moment sous le magistère du maire Lamine Dramé.
En 2018, lors d’un point de presse, les membres du mouvement dénommé And Défar Thiès dont est membre Yankhoba Diattara avaient tenté de disculpé leur camarade pour mouiller l’ancien receveur des Impôts et domaines de Thiès. Tous rejettent la faute sur Abdoulaye Sow.

LE BRADAGE DU DPM VU PAR UN HAUT GRADE DES EAUX ET FORETS‘’Les Niayes sont menacés de disparition, avec ces constructions anarchiques’’

Le bradage du domaine public maritime (Dpm) de Kayar ne laisse pas indifférentes les hautes autorités des Eaux et forêts, chasse et conservation des sols. Jetant un regard sur cette spéculation foncière illégale, ce haut gradé et expert environnementaliste soutient que, dans cette affaire, c’est l’État lui-même qui manque de rigueur et ‘’piétine ses propres règles’’.
Les Niayes s’étendent sur 180 km de long et sur 5 à 30 km de large, le long du littoral maritime, entre Dakar et Saint-Louis. Aujourd’hui, il y sévit une activité clandestine, au vu et su de tous. Ce bradage, entamé depuis bientôt 10 ans, menace, au premier plan, l’écosystème marin, avec des risques d’érosion côtière accrue.
Ainsi, cette autorité des Eaux et forêts soutient que si les uns et les autres veulent s’accaparer les domaines publics maritimes, comme c’est le cas à Kayar, c’est à cause du laxisme des autorités étatiques. Aussi, précise notre interlocuteur, cette activité peut créer des désastres écologiques.
‘’On parle aujourd’hui de développement durable. C’est bien. Mais encore faudrait-il penser aux catastrophes écologiques. Sur le cas du bradage du Dpm de Kayar, c’est inadmissible et il y a des choses à revoir. Et il y a un laxisme notoire de la part de l’État. Il piétine lui-même ses propres lois établies pour la protection de ses domaines. Avec ces constructions anarchiques, ce sont les Niayes qui sont menacés de disparition. Aujourd’hui, chaque citoyen veut avoir un pied dans la mer. C’est bien. Mais personne n’a le droit de morceler le Dpm et même une petite partie de la plage. Il appartient à l’État de sévir pour mettre fin à ce bradage’’, confie notre source.
Poursuivant son raisonnement, l’environnementaliste affirme que les questions environnementales sont insidieuses.
Bradage = augmentation des risques d’érosion
Pour éviter de plonger Kayar dans un désastre écologique, notre interlocuteur invite l’État à sévir, en appliquant la loi dans toute sa rigueur. ‘’A l’État d’être plus regardant sur la surveillance des Dpm et barrer la route à tous les bradeurs. Les conséquences de ce qui passe aujourd’hui peuvent ne pas être ressenties tout de suite. Mais si on ne fait rien, les gens se rendront compte, dans 10 ans, de leurs mauvais actes. C’est comme les dunes. On peut, d’un seul coup, trouver des montagnes de sable et, quelques jours après, zéro sable marin. Donc, il faut savoir que les Dpm ne sont pas à morceler et à vendre. Le domaine public maritime de Kayar appartient à l’État du Sénégal, donc à tous les citoyens. Tout citoyen doit avoir accès à la mer pour contempler les vagues et profiter de la plage. Rien que pour ça, le Dpm ne doit pas profiter à une catégorie de personnes. Même les plages de Saly n’appartiennent pas aux promoteurs hôteliers’’, martèle le colonel des Eaux et forêts.
Cependant, il reconnait que la ville doit grandir. Par contre, dit-il, pas en avançant vers la mer. ‘’Il faut maintenir les cuvettes entre Bayakh et Kayar. Il faut également savoir que le fait de brader le Dpm et d’y construire peut augmenter la sensibilité de l’érosion côtière, éolienne et même la pollution. Et si les gens insistent toujours à vouloir construire sur le domaine public maritime, comme c’est le cas à Kayar, la plage va disparaitre d’ici 5 à 10 ans. En 1987, on parlait du phénomène des changements climatiques et certains pensaient que c’était du bluff. Aujourd’hui, nous le vivons et c’est la triste réalité. Encore une fois, dans cette affaire dite du bradage, ce sont les Niayes qui sont menacés de disparition’’, regrette notre interlocuteur

MORCELLEMENT DU DPM: Des lois violées et des auteurs impunis

Dans cette affaire du bradage du domaine public maritime (Dpm) de Kayar, quatre lois de la République ont été violées par les auteurs de la spéculation et qui restent impunis.
Le domaine public maritime appartient à l’État. Même si les régions (conseil départemental avec l’Acte III de la décentralisation), communes et communautés rurales (communes rurales)… ont bénéficié du transfert de compétences avec la loi n°96-07 du 22 mars 1996 portant transfert de compétences, cela ne donne le droit pour autant aux autorités locales d’effectuer un morcèlement dans le domaine public maritime. Car, tel que défini par l’article 12 du Code du domaine de l’État sont autorisées sur le Dpm : ‘’Les installations légères, démontables ou mobiles n’emportant pas emprise importante du domaine public ou modification de son assiette. Leur retrait ne donne lieu au paiement d’aucune indemnité.’’
Or, dans le cas du complexe hôtelier, mais aussi de l’usine de transformation de poisson et des stations d’essence en gestation, il ne s’agit pas d’installations légères ; les bâtiments sont construits en dur. Là-dessus, la loi ne souffre d’aucune ambiguïté.
Pour ce qui concerne l’affaire dite du bradage du Dpm de Kayar, les différents auteurs précités et qui continuent toujours de se renvoyer la faute ont violé quatre lois de la République. Il s’agit de la loi n°2008-43 du 20 août 2008 portant Code de l’urbanisme, la loi n°76-66 du 2 juillet 1976 portant Code du domaine de l’État, le Code de l’environnement de 1983 (article 86), mais aussi le Code général des collectivités locales, en ses articles 59, 60, 61, 62
Dans l’affaire du bradage du Dpm de Kayar, aucune personne n’est inquiétée par la justice. Et pourtant, le Code de l’urbanisme, en son article 80, dispose que : ‘’Toute personne qui s’adonne à de telles pratiques doit être punie à des peines d’emprisonnement allant de 6 mois à 2 ans de prison ferme et une amende de 5 à 20 millions de F Cfa.’’ Le Code du domaine de l’État, quant à lui, prévoit, en son article 20, le paiement des redevances au niveau du Trésor public et des poursuites pénales. L’article L86 de l’environnement, pour sa part, prévoit également des poursuites pénales, de même que les articles 59, 60, 61 et 62 du Code général des collectivités locales.
Cependant, depuis l’éclatement de cette affaire, aucune des personnes qui se renvoient la balle n’a été convoquée par la justice pour tirer cette affaire au clair. Si le dossier du lotissement clandestin a atterri devant les tribunaux, c’est parce qu’Abdoulaye Sow, qui s’est senti diffamé par le président du Conseil départemental de Thiès, Yankhoba Diattara, a décidé de porter plainte. Mais, à part les deux, tous les autres n’ont jamais reçu de convocation.PAR GAUSTIN DIATTA 

Réunion des ministres des Affaires étrangères du G20: Amadou Ba décline la vision du président Macky Sall pour le développement de l’Afrique

https://www.lejecos.com/A Nagoya au Japon où se tenait la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20, Amadou Ba a partagé la vision du président Macky Sall pour le développement de l’Afrique.
La session consacrée à la mise en œuvre de l’Agenda 2030, a été l’opportunité d’offrir une perspective africaine et sénégalaise sur la mise en œuvre des Objectifs de Développement durable (ODD).
Dans sa communication, le ministre des Affaires étrangers a parlé de l’insuffisance des recettes publiques, de la faiblesse des investissements privés ainsi que les incertitudes liées à l’aide publique au développement, qui sont autant des facteurs compromettant la mobilisation des 5.000 à 7.000 milliards de dollars US, par an, nécessaires au financement du développement
Pourtant, selon M. Ba l’Afrique œuvre pour assurer une parfaite articulation entre les ODD et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. En outre, explique-t-il, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) constitue une réelle opportunité, pour laquelle l’Afrique aura besoin d’un accompagnement de qualité des Partenaires du G20. La disponibilité de statistiques fiables pour procéder à une bonne évaluation des ODD est un autre impératif non moins important de ce processus.
Il a rappelé qu’au niveau national, le Gouvernement du Sénégal s’est engagé, à travers une approche participative et inclusive dans la mise en œuvre des ODD, en lançant, en janvier 2016, le processus de leur intégration et de leur alignement au Plan Sénégal Emergent (PSE), suivant des mécanismes institutionnels inclusifs
«Sur le plan opérationnel, le président de la République Macky Sall a mis en place plusieurs politiques sectorielles, programmes et projets, dans le but de rendre effective la mise en œuvre des Odd au niveau local. Il a cité en autres dans son discours le Programme d’urgence de développement communautaire, avec le soutien du Pnud ; le Programme de modernisation des villes (Promovilles) ; le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers ; le Programme national de bourses de sécurité familiale au profit de 400 000 familles démunies ; la Couverture maladie universelle », a  confié  le patron de la diplomatie sénégalaise.
Il rappellera que ces initiatives sont complétées par d’autres comme la Carte d’égalité des chances pour les personnes en situation de handicap et la Stratégie nationale de Sécurité alimentaire. Par ailleurs, poursuit-il, le Président Macky SALL a mis sur pied la Délégation à l’entreprenariat rapide (Der), dans le but d’accompagner plus de 50.000 entrepreneurs, de créer 100.000 emplois directs et de générer 200.000 emplois indirects par an dira-t-il
«Tous ces programmes, qui recouvrent près de 2/3 des priorités de l’Agenda 2030. Ces actions ont valu au Sénégal un taux de croissance de l’ordre de 6 à 7 pour cent entre 2014 et 2018. Ainsi, aux termes du Rapport 2018 Doing Business de la Banque mondiale, l’environnement des affaires au Sénégal figure parmi les plus attractifs d’Afrique sub-saharienne », a souligné Amadou Ba.
Dans son discours il a par ailleurs inviter les  partenaires du G20 à poursuivre l’accompagnement de l’Afrique dans la mise en œuvre de ses politiques de développement mais aussi notre pays dans le cadre de la 2ème phase du Pse (PAP 2019-2023) qui devrait porter le taux de croissance à 9,1%.Sébastien Satigui

Lutte contre contre le terrorisme: La conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Uemoa en session extraordinaire à Dakar

https://www.dakaractu.com/Dakar abrite ce mardi 03 décembre, une session extraordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union économique et monétaires ouest-africaine (UEMOA).
L’instance qui définit les politiques d’orientation majeures de l’espace Uemoa, a convoqué cette grande rencontre à laquelle prendront part au moins six chefs d’État et deux Premiers ministres, pour discuter des mécanismes et stratégies à mettre en œuvre pour faire face aux menaces terroristes dans les pays membres.
Lors du sommet du 13 septembre dernier, les dirigeants de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont décidé de mobiliser des ressources internes pour le financement de la sécurité dans l’espace sécuritaire.
Au cours de la session extraordinaire de demain qui sera accueillie par le Centre international de Conférence Abdou Diouf de Diamniadio, il est attendu d’Alassane Ouattara et de ses pairs qu’ils définissent une stratégie pour les États  membres de l’Uemoa et apportent leur contribution à l’effort financier dans la lutte contre le terrorisme. Certainement, la mise en place d’une force d’intervention rapide sera abordée à l’occasion de ce sommet.

L’État Débourse 75 Milliards Pour Équiper Les Sapeurs-Pompiers

https://www.xibaaru.sn/Le gouvernement est déterminé à équiper les sapeurs-pompiers. Lors du vote du budget du ministère de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye s’en est expliqué.
« Notre objectif, c’est d’équiper les sapeurs-pompiers pour avoir une meilleure réactivité. On va voir avec le matériel que le président de la République a commandé. Et c’est du matériel doté d’une géolocalisation. 
Le Général des sapeurs est revenu hier de mission et c’était pour aller constater cet équipement qui est d’une valeur de 75 milliards de CFA, que nous attendons en 2020  » a dit le Ministre devant les députés.

En «agonie» financière: La Pna étouffée par des créances de plus de 13,6 milliards F

https://www.lequotidien.sn/A «cause» des programmes de gratuité, la Pharmacie nationale d’approvisionnement étouffe à cause des dettes que lui doivent certaines structures publiques. Les travailleurs alertent l’Etat.
La Pharmacie nationale d’approvisionnement serait-elle dans le coma ? «Elle est en agonie financière», répond en chœur l’Intersyndicale des travailleurs, regroupant le Sutsas, le Sas et le Sames. Pourquoi ? «A ce jour, cette structure dont 95% des produits sont importés se trouve dans une agonie financière extrême. Elle est étouffée par les créances de l’Agence de la Couverture maladie universelle (Cmu) (avec la gratuité de l’hémodialyse) pour des montants qui dépassent les 7 milliards et demi, de la Division Sida, avec plus de 3 milliards, du Programme élargi de vaccination, pour 2 milliards, et des autres programmes. A ces montants s‘ajoutent les 900 millions et plus des districts contractés dans le cadre des initiatives de distribution (Jegesi-naa et Yeksi-naa), mais aussi les 700 millions et plus des hôpitaux résultant de la mise en œuvre du système dépôt vente avec reversement de la marge», décomptent les travailleurs. Quelle est la conséquence de ces initiatives de gratuité de l’Etat «qui sont très salutaires, mais non suivies de remboursements des créances» ? «Elles ont fini par mettre la Pna dans une santé financière déplorable, qui ne parvient plus à honorer ses engagements vis-à-vis de ses fournisseurs dans les délais requis. L’une des conséquences immédiates est la rupture répétitive de médicaments et produits essentiels au niveau des structures sanitaires du pays. Ce qui impacte gravement la prise en charge des patients», préviennent les trois syndicats. Et cette situation annonce des jours très incertains. «La tension de trésorerie actuelle de la Pna est, à tel enseigne que, si l’Etat ne réagit pas en urgence, le Sénégal vivra dans les tous prochains jours des situations sanitaires regrettables. La rupture est le terme le plus partagé entre pharmaciens de la Pna et des structures sanitaires, surtout pour les produits d’urgence. Ces ruptures fréquentes de produits sont loin d’être liées au statut actuel de la Pna, comme veulent le faire croire certains, mais plutôt à un déficit permanent de trésorerie qui lui empêche d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses fournisseurs. En plus de ce déficit de trésorerie, la Pna est sérieusement confrontée aux lourdeurs et lenteurs du Code des marchés publics», poursuivent le Sas, le Sutsas et le Sames qui veulent la sortir «de cette situation qui impacte négativement la prise en charge des patients». Comme dans de pareils cas, le chef de l’Etat est «interpellé» «sur l’extrême urgence de régler les créances de l’Etat vis-à-vis de la Pna qui, depuis 2004, ne reçoit plus de subvention de l’Etat, comme c’est le cas avec les autres établissements publics de santé». Par Abdoulaye A. SAKHO

PRÉVALENCE DU VIH DANS LA RÉGION DE ZIGUINCHOR :TAUX EN HAUSSE, 3626 PERSONNES SUIVIES ET 97 PERDUES DE VUE

http://www.sudonline.sn/Ziguinchor fait partie des zones les plus touchées par le VIH. Le  taux de prévalence dans la région est de 1,5 %. La situation s’explique par plusieurs facteurs, selon la conseillère technique du Conseil national de lutte contre le Sida (Cnls), dans la région de Ziguinchor, Maïmouna Gueye Tall. Elle se prononçait en perspective de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2019 dont le thème est : «Les organisations communautaires font la différence.»
1,5 %,  c’est la prévalence actuelle du VIH dans la région de Ziguinchor, une des zones les plus touchées par le Sida au Sénégal. Un taux qui est en hausse, informe la conseillère technique du Conseil nationale de lutte contre le Sida (Cnls) à la région médicale de Ziguinchor, Maïmouna Gueye Tall. Il était de 1,0 avant 2018. Ce taux de prévalence représente 3626 personnes régulièrement suivies et 97 personnes perdues de vue. Les pertes de vue s’expliquent, dit Maïmouna Gueye Tall, par des malades en âge avancé. Il y a aussi, note-t-elle, des personnes qui changent de lieu de suivi sans au préalable informer la région médicale.  Il y a également des décès non signalés.
Cependant, relève le point focal du VIH à la région médicale de Ziguinchor, le problème majeur dans la gestion des perdues de vue, c’est ceux qui ont arrêté de prendre leurs médicaments.
L’ampleur du VIH dans la région s’explique, selon Maïmouna Tall  par plusieurs facteurs. La région est une zone carrefour, transfrontalière à la Gambie et à la Guinée-Bissau.  L’autre source du mal, c’est que la région de Ziguinchor est aussi une zone touristique. A cela s’ajoute  l’existence de groupes vulnérables tels que les personnes vivants avec un handicap. Il y a aussi les populations clé , à l’instar des professionnelles du sexe, surtout les clandestines, les homosexuels et les consommateurs de drogue, poursuit-elle. Les villes de Ziguinchor et de Bignona sont beaucoup plus touchées.
En outre, dans la région de Ziguinchor, l’on compte également des enfants qui naissent sous infection VIH. Une situation qui se traduit, à en croire Maïmouna Tall, par une ignorance de l’importance de suivre le traitement. A cela viennent se greffer les difficultés relatives au transport, notamment avoir le prix de transport pour les enfants malades. Qui plus est, elle indexe une nutrition qui n’est pas des meilleures. La difficulté dans la prise en charge du VIH, c’est aussi la visibilité des actions des acteurs et la capitalisation. «Les résultats ne sont pas capitalisés. Et c’est la capitalisation qui aide à la prise de décision». Le non fonctionnement des instances de coordination constitue également un problème des services sanitaires de la région dans la prise en charge des personnes vivant avec le VIH.
A noter que la Journée mondiale de lutte contre le Sida 2019 a été célébrée hier, dimanche 1er décembre, avec comme thème: «Les organisations communautaires font la différence.» Cette date importante permet de rendre hommage au rôle essentiel joué par les organisations communautaires aujourd’hui et par le passé dans la riposte au sida au niveau international, national et local.FATOU NDIAYE(ENVOYEE SPECIALE A ZIGUINCHOR)

Poste de santé et piste détruits: Le port minéralier enrage Sendou

https://www.lequotidien.sn/Sendou vit très mal sa cohabitation avec le port minéralier et vraquier en cours de construction. L’unique poste de santé dont dispose la commune a en effet été détruit et la piste la reliant à la route nationale devenue impraticable depuis l’hivernage ; tout ça, à cause du port. Le maire de la localité, Daouda Diao, s’est emporté mercredi face à la situation qui ne peut plus continuer. «Le port nous a causé énormément de dommages», a-t-il d’emblée posé en marge de l’audit de la gestion de sa commune par le forum civil. «Avant, on avait un poste de santé convenablement équipé. Mais il s’est trouvé qu’il était dans le périmètre accordé au port et il a été cassé», a-t-il regretté en faisant savoir que l’édifice avait été construit sur la base d’apports volontaires des populations. «C’est une doléance des plus urgentes pour nous et à impérativement prendre en compte», a dit M. Diao, tout en regrettant les agissements du promoteur du port de Sendou à propos de la construction d’un poste de santé. «Devant l’Etat, le promoteur se porte volontaire et par la suite il ne fait rien. S’il ne peut pas le réaliser, il n’a qu’à le dire et nous laisser exiger à l’Etat qu’il le fasse», a-t-il dit. Autre problème et pas des moindres est l’accessibilité qui est devenue un réel casse-tête pour les populations. «On ne peut plus nous déplacer correctement, car la route fonctionnelle est aussi dans le périmètre du port. Ils l’ont prise et durant l’hivernage, les populations ont souffert, ne pouvant même rallier Bargny pourtant si proche de nous», a-t-il noté. Aujourd’hui pour accéder à la Rn, ce sont des slaloms à n’en plus finir. Sendou n’est pas cependant au bout de ses peines puisque l’unique école élémentaire de la localité, même si elle est encore fonctionnelle, se trouve aussi dans le périmètre réservé au port. De quoi susciter encore l’angoisse chez le maire qui regrette «le taux important de déscolarisation» du à l’absence d’une école secondaire dans la commune. «S’il y a une commune qui doit être appuyée, c’est Sendou. C’est pourquoi je lance encore un appel en direction des autorités du pays», a exhorté le maire de la commune au budget de 300 millions F Cfa.

Homosexualité: Mbaye Babacar Diop confirme les pressions de l’ONU

https://senego.com/Mbaye Babacar Diop, nouveau directeur des droits humains au Sénégal, s’est prononcé sur la question de l’homosexualité. Le diplomate reconnait les pressions du comité des droits de l’homme pour une légalisation. Mais que ça ne passera jamais.
Interrogé sur la légalisation de l’homosexualité, le
nouveau directeur  des droits humains assure que le Sénégal n’accepte pas et n’acceptera pas des ingérences de cette nature.  Il rajoute qu’enlever la disposition qui incrimine les actes contre nature va engendrer beaucoup de dérives.

Abrogation de l’article 319-3

« L’Onu demande au Sénégal une abrogation pure et simple de l’article 319, alinéa 3 du Code pénal sénégalais. L’article stipule que : « Sans préjudice des peines plus graves prévues par les alinéas qui précédent ou par les articles 320 et 321 du présent Code, sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100 mille à 1 million 500 mille francs, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe… » Enlever cet article du Code pénal est une porte ouverte à des dérives, ce sera la fin de notre histoire et de notre existence », a fait savoir Mbaye Babacar Diop.

Pressions vouées à l’échec

Poursuivant, M. Diop confirme que le comité des droits de l’Homme des Nations unies veut forcer le Sénégal à accepter les relations contre nature, à légaliser l’homosexualité, mais le Sénégal n’acceptera pas. « Même un couple marié religieusement ou traditionnellement entre une femme et un homme reconnu par la loi divine et humaine ne peut pas se permettre de faire tout ce qu’ils veulent dans la rue », ajoute-t-il.

Contraire aux bonnes mœurs

L’actuel directeur des droits humains indique que  l’émanation d’une loi prend en compte toutes les dispositions psychologiques, anthropologiques, culturelles et sociologiques. En prenant en compte tous ces aspects, le Sénégal a fait des lois dont certaines sont contre de manière générale, tout ce qui est attentatoire aux mœurs.

Massacre de Thiaroye: Les familles des victimes saisissent le Parquet de Paris

https://www.lequotidien.sn/La sanglante répression du camp de Thiaroye, perpétrée le 1er décembre 1944 par l’Armée française, a été commémorée hier. Me Hervé Ban­banaste, avocat au Barreau de Paris et de plusieurs fils de victimes de ce massacre, va introduire aujourd’hui une requête préalable à une demande de procès pour éclairer cette page douloureuse de l’histoire : «Je travaille avec Madame Armelle Mabon, historienne française, spécialiste de la question. Une requête préalable à une demande de procès en révision sera déposée le 2 décembre prochain devant Monsieur le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Paris», explique l’avocat. Il motive cette décision : «Sur le fondement des dispositions de l’article 626 du Code de procédure pénale français, nous demandons l’ouverture d’une enquête et notamment la localisation des fosses communes et l’exhumation des corps aux fins d’expertise médico-légale. Seule une mobilisation de l’opinion publique semble de nature à entraîner la réouverture de ce dossier. Mes clients souhaitent relancer l’enquête pour qu’enfin la lumière soit faite sur cette page douloureuse de l’histoire coloniale.»
Par ailleurs, l’Association des juristes africains (Aja) demande à la France de tout faire pour aider à une «clarification définitive» au sujet du massacre du camp de Thiaroye par la restitution de tous les documents y relatifs. Ce dimanche, l’Aja a profité de ce jour anniversaire pour appeler la France à aider à faire la lumière sur cette tragédie. «L’Aja demande au gouvernement français de tout mettre en œuvre pour contribuer à la clarification définitive de cette douloureuse page de l’histoire coloniale en restituant l’ensemble des documents relatifs à cette affaire», lit-on dans un communiqué.

Anniversaire du Massacre de Thiaroye en Décembre 1944: l’AJA veut une clarification définitive de cette douloureuse page de l’histoire coloniale

http://www.lactuacho.com/L’Association des Juristes Africains (AJA) saisit l’occasion de la commémoration du 75e anniversaire du massacre de  Thiaroye en date du 1er Décembre 1944 pour saluer et honorer la mémoire de ces valeureux tirailleurs sénégalais qui après avoir participé à la mobilisation mondiale contre les forces nazies et leurs alliés ont été exécutés par l’armée dans laquelle ils avaient combattu.
L’AJA pense que c’est le moment de glorifier les noms de ces soldats qui grâce à leur courage ont contribué vaillamment à la défaite des forces d’oppression nazie, à la libération de la France et à la sauvegarde des principes de Liberté et de Justice dans le monde.
L’AJA demande au Gouvernement français de tout mettre en œuvre pour contribuer à la clarification définitive de cette douloureuse page de l’histoire coloniale en restituant l’ensemble des documents relatifs à cette affaire. Il s’agit précisément des différentes archives ayant trait à cet évènement et permettant de situer d’une part les positions des parties et conséquemment les responsabilités en découlant.  On peut relever à ce titre par ailleurs le témoignage de Georges Ennouchi, à l’époque jeune médecin à l’hôpital principal de Dakar qui a raconté à plusieurs reprises à son fils qu’il avait vu les militaires français achever les blessés dans son hôpital. C’est le 15 août 2019 que son fils a témoigné de ce fait auprès de l’historienne Armelle Mabon :
Dans et esprit l’AJA a commis un avocat au barreau de Paris de défendre le dossier de Monsieur Senghor dont le père et le grand père sont morts dans l’armée française lors de la première et la deuxième guerre mondiale et qui aujourd’hui veut l’exhumation des corps et leur autopsie pour en connaitre les causes de la mort pour faire son deuil…
A cet égard, l’AJA salue le Président français Emmanuel Macron, qui après avoir admis la nécessité de rendre aux africains les objets d’art qui leur avait été confisqués du fait de l’ordre colonial, a lancé un appel lors du 70 e anniversaire du débarquement en Provence aux Maires de France pour que des places et des monuments rappellent le souvenir de la contribution des africains à la libération de la France sous l’occupation nazie. Ceci devait se faire, selon lui, en considération du pacte scellé dans le sang par les combattants français et africains.
L’AJA demande aux Etats africains d’où ont été originaires les tirailleurs sénégalais de prendre des initiatives qui honorent leurs morts, qui donnent à leur jeunesse le sens et la signification de l’engagement et de la mort de leurs ancêtres qui ont combattu à côté de la France dans les différentes guerres qu’elle a menées.
L’AJA lance un appel au Président Macky Sall de mettre tout en œuvre afin que le Sénégal, berceau historique des tirailleurs sénégalais, soit à l’avant-garde de la promotion et de la sauvegarde de notre patrimoine historique en construisant un monument qui glorifie le rôle des Tirailleurs sénégalais à travers les âges.
L’AJA est une ONG basée à Dakar et dont la vocation est de mobiliser les juristes pour la défense et la promotion des droits de l’homme et pour l’avènement de l’Etat de droit en Afrique.Dakar le 30 Novembre 2019.Le Secrétariat International   Tel : 221 77 567 86 75,Maitre Marie Bouare Porte-parole AJA

TÉMOIN D’HISTOIRE: La répression de décembre 1963 Par Khadim Ndiaye

XALIMANEWS- Il est de coutume de se souvenir chaque 1er décembre du Massacre de Thiaroye de 1944. L’armée coloniale avait sans ménagement ouvert le feu sur des tirailleurs sénégalais. Justice n’est toujours pas faite. Lire d’ailleurs à ce propos la lettre de #BiramSenghor, petit-fils de tirailleur, adressée le 14 octobre dernier aux président de la France et du Sénégal pour l’exhumation des corps des victimes. Une pétition est en cours.
https://bit.ly/2LcvfGx
Ce 1er décembre, on se souvient également de la répression de 1963.
Cette répression a eu lieu exactement à la suite des élections législatives et de la présidentielle du 1er décembre 1963 au Sénégal.
Senghor gagna avec 100% des suffrages. Un score à la soviétique comme on dit. Mais il était seul, les autres partis ayant boycotté.
Évidemment, c’était un simulacre d’élection. Elle va donc être fortement contestée par l’opposition, par les étudiants et une bonne frange de la population.
On parle de 40 morts officiellement. Mais certains documents font état de 100 morts, un peu plus de 200 blessés et 500 arrestations.
Des manifestations eurent lieu un peu partout. À la suite des événements, un marabout, El Hadj Ahmed Seydou Ba, est assigné à résidence à Médina Gounass. Cheikh Tidiane Sy Al Maktoum, adversaire de Senghor, est emprisonné et la manifestation pour sa libération réprimée.
Senghor procédera à la liquidation de quelques membres gênants de son parti, divisa l’opposition puis les syndicats, en créant d’autres structures syndicales.
Quelques mois plus tard, le journal étudiant, « L’Étudiant Sénégalais », produit par l’AESF (Association des Étudiants Sénégalais de France) est interdit par arrêté du 28 août 1964 signé par le ministre de l’intérieur et par Abdou Diouf alors Secrétaire général à la Présidence.
Fait curieux à noter ici:Abdou Diouf a été auparavant le vice-président aux relations extérieures de l’AESF.
Cette répression était unique par son ampleur. Pour la première fois, on utilisa un hélicoptère pour envoyer des lacrymogènes aux étudiants. La France apporta son aide logistique pour mater les manifestants.
Des maisons de membres de l’opposition furent saccagées, leurs voitures brûlées.
Cette page de l’histoire n’est pas très bien connue. Elle a été gommée de la mémoire nationale.
Elle est pourtant cruciale pour comprendre ce qui va se passer par la suite. Avec l’événement de 62, elle déterminera ce que sera le futur avec les régimes ultérieurs : répression des étudiants, division de l’opposition, infiltration des syndicats, hyperprésidence, etc.
Cette répression montre qu’il ne faut jamais laisser des aventuriers politiques revenir sur des consensus et des acquis démocratiques

ENTRE HAUSSE DES PRIX DE CONSOMMATION ET AMBITION D’INVESTIR SUR LE CAPITAL HUMAIN : MACKY SALL, FACE AU DEFI DU QUINQUENNAT

http://www.sudonline.sn/Réélu dès le premier tour de la présidentielle, le 26 février dernier, pour un nouveau mandat de cinq ans, le chef de l’état, Macky Sall, qui avait annoncé sa ferme volonté de placer le développement du capital humain au cœur de sa politique semble encore loin de cet objectif. En cause, la hausse répétée des prix de consommation depuis le début de ce quinquennat dont la dernière  est celle annoncée de l’électricité

HAUSSE DES PRIX DE PRODUITS DE CONSOMMATION EN DÉBUT DU SECOND MANDAT: Le rêve brisé des Sénégalais

A peine réélu pour un second mandat, le chef de l’état qui avait pourtant promis aux Sénégalais un mieux-être avec la deuxième phase du PSE sur la période 2019-2024, se fait de plus en plus remarquer à travers des mesures de hausse des prix de produits de consommation. La dernière est celle annoncée du prix de l’électricité.
Le rêve cède la place au cauchemar, est-on tenté de dire. Après l’euphorie d’une réélection dés le premier tour de l’actuel président de la République, voilà les Sénégalais soumis à la pire des scénarios auxquels ils s’attendaient. L’enchainement des mesures d’augmentation des prix des produits de consommation courante depuis la prise de fonction du président réélu, a fini de les plonger dans une incertitude totale. Une situation que cette hausse des prix de l’électricité va certainement aggraver davantage
En effet, nonobstant sa promesse de «la mise en œuvre de la deuxième phase du PSE sur la période 2019-2024» qui permettrait de maintenir le Sénégal sur la voie de la «stabilité et continuité», le 2 avril dernier, date de son investiture, le chef de l’Etat ne cesse de surprendre par des mesures d’augmentation des prix de certains produits.
Avant cette controversée hausse du tarif de l’électricité sur laquelle la Senelec argue sans convaincre qu’elle va concerner une petite partie de ses clients, notamment les «gros consommateurs», le régime actuel s’était déjà illustré dans l’augmentation des prix d’autres produits de consommation. C’est le cas du carburant. Dans un communiqué rendu public, le gouvernement a annoncé que le prix du carburant devra connaitre une hausse à partir de samedi 29 juin à 18 heures.
Ainsi, le super passait de 695 F à 775 F et le Gasoil de 595 à 655 F CFA. Cette annonce avait surpris plus d’un puisque les prix des hydrocarbures au niveau international n’avaient pas connu des bouleversements.
Alors que cette mesure qui était comme une pilule amère dans la gorge des consommateurs n’avait pas complètement été digérée, l’actuel gouvernement se signalait dans le secteur bâtiments et travaux publics (Btp) annonçant une hausse de 5000 FCFA sur le prix de la tonne de ciment à partir du 5 août 2019. Cette décision qui portera le prix de la tonne de ciment qui était à 60.000 FCFA à 65.000 FCFA a fait suite à l’annonce faite par le Chef de l’Etat lui-même de l’instauration d’une taxe sur le ciment afin de faciliter l’accès au logement, lors de la cérémonie de remise de cahiers de doléances des syndicats, le mercredi 1er mai 2019.
Loin de s’en tenir là, le régime a poussé son appétit jusqu’à toucher directement le panier de la ménagère avec la hausse généralisée de 25Fcfa sur le prix de la baguette du pain, le 1er octobre dernier, dans certaines régions comme à Ziguinchor. Ce, contrairement, à ce qu’avait annoncé le Comité national de la consommation quand il disait que cette hausse du prix de la baguette de pain ne concerne que les 230 grammes. La liste des produits qui ont connu une hausse depuis le début du second mandat de l’actuel chef de l’Etat est loin d’être exhaustive.
D’ailleurs, dans sa dernière Note d’analyse trimestrielle de l’Indice harmonisé des prix à la consommation publiée sous le numéro N°T3 2019, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a conforté cette tendance haussière des prix à la consommation. «Les prix à la consommation ont progressé de 2,0% comparativement au trimestre précédent», a souligné l’organe public en charge de la coordination technique des activités du système statistique national. Avant de préciser : «Cette évolution est conjointement expliquée par celle des prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, des services de transports, de communication, de loisirs et culture, ainsi que des articles d’habillement et chaussures»

Maïmouna Diallo, suppléante de Abdoulaye Bosco Sadio: «Je Combattrai l’injustice,représenterai dignement mon département»

https://www.lequotidien.sn/Elle répondra désormais du titre d’honorable. Maïmouna Diallo, 40 ans, remplace Abdoulaye Bosco Sadio, le député de Goudomp décédé début novembre.
La suppléante de Abdoulaye Bosco Sadio, député de Goudomp décédé début novembre, a été installée mercredi dernier. Et ce, en présence des membres de sa famille, d’une forte délégation de la commune de Souna Karantaba d’où elle est originaire. Seydi Solly, maire de ladite commune, le guide religieux El Hadji Ibrahima Solly et d’autres responsables politiques du sud ont fait le déplacement à Dakar. Née à Ziguinchor il y a 40 ans, la nouvelle députée de Goudomp se présente comme «une fille de la Casamance» qui a grandi entre le Balantacounda, le Brassou et le Pakao. Halpular bon teint, elle a fait ses humanités à l’école coranique avant d’arpenter les sentiers sinueux de l’école française qu’elle a quittée au cycle primaire. A contre cœur ! Aujourd’hui, cette commerçante de profession se bat aux côtés de son mari pour panser cette plaie à travers la scolarisation de ses enfants dont l’aîné prépare son Bac. «L’éducation, aussi bien coranique que française, est très importante pour moi», souffle-t-elle avec un brin de regret aux lèvres. Friande du couscous et passionnée de la couture et de la cuisine, Maïmouna, naturellement calme, est prête à «combattre l’injustice». «Je me suis engagée en politique pour la première fois avec Macky Sall en 2009 quand j’ai vu l’injustice qu’il a subie, mais aussi pour son programme», explique-t-elle. Dans un environnement politique hostile et avec le soutien de deux de ses camarades, elle a installé les bases de l’Alliance pour la République dans le Souna. «Membre fondatrice du parti dans le village de Karantaba, c’est une militante de la première heure de l’Apr», témoigne Fossar Souané. Le jeune responsable politique de Goudomp décrit la conseillère municipale et départementale comme «une brave militante persévérante».

L’esprit à Malamine Gomis et Abdoulaye Bosco Sadio

Maïmouna Diallo met tout sur le compte de la volonté divine. «La politique n’est pas facile», admet-elle. Les souvenirs de Malamine Gomis et de Abdoulaye Bosco Sadio restent toujours frais dans sa mémoire. «J’ai une pensée pieuse pour mes prédécesseurs qui m’ont toujours vouée du respect», témoigne la nouvelle députée. Teint clair, sourire ravageur, Maïmouna Diallo, du haut de son mètre 61, garde toujours la prestance d’une jeunesse épanouie au sein d’une famille de commerçantes dans la capitale du sud. Elle est prête à enfiler sa robe d’«honorable députée» pour défendre les préoccupions des populations de sa contrée. «Je vais tout faire pour représenter dignement le département de Goudomp. Je transmettrai les problèmes de mon département au gouvernement et ferai le suivi. Les difficultés sont nombreuses, notamment celles des femmes et des jeunes», annonce la jeune parlementaire. Avec Mariama Ndiaye de Simbandi Brassou, elles forment une paire de parlementaires femmes pour Goudomp. Cette équipe féminine ne semble nullement déranger personne. «Pas de problème à mon niveau. L’essentiel est qu’elles portent les préoccupations des populations du département. Et elles en ont les capacités pour les avoir côtoyées toutes les deux», assure Fossar Souané.odemba@lequotidien.sn

Remplacement de Député: Doudou Wade critique…

«La société sénégalaise est en crise de ses propres valeurs», Macky Sall Président de la République, dixit
Le mercredi 27 novembre 2019, l’Assemblée nationale a encore violé délibérément la loi n°2017-12 du 18 janvier 2017 portant code électoral.
Que le président de l’Assemblée nationale se fasse parfois un plaisir de violer la loi organique portant règlement intérieur peut être toléré. Qu’il en abuse à satiété est condamnable.
Ce qui est inadmissible, c’est le manque de réaction des députés chargés de voter la loi et d’en contrôler l’application correcte. Est-ce par méconnaissance des textes ou par complicité passive, pour laisser faire, ne rien dire, éviter d’être considéré comme opposant ?
Le Conseil constitutionnel, par décision n°5/E/2017 du 14 août 2017, statuant en matière électorale, a proclamé et publié au JO les résultats des élections législatives du 30 juillet 2017. Ainsi, sont élus dans le département de Goudomp : Malamine Gomis (titulaire), Abdoulaye Sadio (suppléant) ; Mariama Ndiaye (titulaire),  Maïmouna Diallo (suppléante).
Le député Malamine Gomis, élu au scrutin majoritaire départemental de Goudomp, décédé le 24 octobre 2018, a été remplacé le 24 novembre 2018 par son suppléant Abdoulaye Sadio, rappelé à Dieu le 2 novembre 2019. Conformément à l’article L.150 du code électoral, qui dispose : «En vue de pourvoir aux vacances qui pourraient se produire, chaque liste de candidats au scrutin majoritaire dans le ressort du département, comprend un certain nombre de suppléants égal au nombre des sièges à pourvoir ; en cas de vacance, il est fait appel au candidat du même sexe non élu, placé en tête de la liste dans laquelle s’est produite la vacance».
La liste des candidats étant épuisée avec le décès du titulaire et de son suppléant, le code électoral dispose qu’«il est procédé à une élection partielle dans les (3) trois mois de la vacance qui l’a rendue nécessaire. Il n’est toutefois pas procédé à des élections partielles dans les (12) douze derniers mois de la législature».
Diantre ! Pourquoi tricher pour faire siéger Madame Maïmouna Diallo (à qui je présente mes hommages) ? Pourquoi cet amour du viol de la loi ? Pourquoi cette pratique devient-elle une obsession ?
Il est peut-être bon de rappeler que c’est dans les mêmes circonstances frauduleuses que Feu Ndiasse Kâ (Dieu lui accorde Sa Grâce), suppléant de Sire Dia, élu au scrutin majoritaire du département de Thiès, a été remplacé par Madame Garmi Fall en toute illégalité.
Les honorables députés, représentants du peuple, ont tout intérêt, quelle que soit leur appartenance politique, de s’opposer à l’illégalité qu’il est difficile de légaliser.Doudou WADE,Ancien Président de Groupe Parlementaire a l’Assemblée Nationale,Actuel Secrétaire général adjoint chargé des conflits du Pds

Guy Marius et Cie déferrés

https://www.seneweb.com/Guy Marius Sagna, Babacar Diop et Cie viennent d’être déférés au parquet, selon leurs camarades. Ils devront y rencontrer le procureur qui va décider de leur sort.  Pour rappel, ils ont arrêté devant les palais vendredi dernier, pour trouble à l’ordre public, attroupement, participation à une manifestation non autorisée, rébellion et violence contre un agent dans l’exercice de ses fonctions. Ils manifestent contre la hausse des prix de l’électricité.

Affaire Guy Marius Sagna: la LD Debout dénonce une «arrestation arbitraire» et interpelle les centrales syndicales

https://www.leral.net/Le secrétaire général adjoint de la Ligue démocratique Debout juge « arbitraire » l’arrestation de l’activiste Guy Marius Sagna et huit de ses camarades, vendredi, lors d’une manifestation contre la hausse du prix de l’électricité. Pape Sarr exige leur libération et rappelle que d’autres personnes (allusion aux jeunes de l’Apr) avaient manifesté devant les grilles du palais sans y être inquiété.
« C’est dommage qu’on y est pas dans une République démocratique qui fonctionne avec des lois qui sont équitables à tout le monde. Car avant eux, d’autres ont infesté sur les lieux et rien ne leur est arrivé. Nous témoignons notre solidarité militante à l’égard Guy Maris Sagna et ses camarades. A la Ld Debout comme au niveau Congrès de la renaissance démocratique, nous nous sommes convaincus que leur place n’est pas en prison », dit-il, lors d’un entretien avec la RFM.
« Nous appelons l’opinion nationale particulièrement les centrales syndicales parce que cette affaire d’augmentation du prix de l’électricité est une mesure qui va frapper durement les travailleurs, le monde du travail et les familles sénégalaises en générale. Aujourd’hui les centrales syndicales ont l’obligation morale et solidaire de défendre le pouvoir d’achat des travailleurs. Ils doivent s’organiser et face conduire la lutte afin que cette mesure ne passe pas », lance Pape Sarr.
Annoncée par le Directeur général de la Seneclec, la hausse du prix de l’électricité est entrée depuis hier 1er décembre. Une hausse de 6% sera notée sur la facture des clients de Moyenne et la haute tension et une hausse de 10% sur celle de la Basse tension.

Ça craint pour le célèbre activiste: Guy poursuivi pour rébellion et violence contre agent

https://www.jotaay.net/Guy Marius Sagna et Cie ont passé le week-end au commissariat central. Interpellés vendredi dernier alors qu’ils manifestaient contre la hausse du prix de l’électricité, l’activiste et ses compagnons sont suspendus à la décision du procureur. Plus que les huit autres qui doivent répondre de trois infractions, Guy Marius Sagna, qui voit son cas corsé, est poursuivi pour quatre chefs de prévention.
Guy Marius Sagna a réussi son pari le vendredi dernier. Comme il l’avait promis, il est parvenu à marcher jusqu’au palais présidentiel, au nez et à la barbe des forces de sécurité qui étaient pourtant averties. L’activiste a réussi à déjouer le dispositif sécuritaire mis en place par la police et s’est même offert le luxe de se retrouver à l’intérieur du palais présidentiel, sans invitation, puisque les forces de sécurité l’y ont obligé. Cependant, cette prouesse risque de lui coûter très cher. En effet, avec neuf de ses compagnons manifestants, Guy Marius Sagna a été interpellé et gardé à vue, depuis le vendredi. Et ceux qui espéraient que les autorités policières allaient les relâcher quelques heures plus tard ont vite déchanté. Est-ce dû à leur colère suscité par ce pari réussi de l’activiste où s’agit-il simplement de la défiance à l’autorité qui n’avait pas autorisé la marche ? Quoi qu’il en soit, Guy Marius Sagna et Cie ont passé le week-end au commissariat central, en attendant de savoir quelle suite le procureur de la République va donner à leur dossier.

Me Moussa Sarr: «je me prépare à toutes les hypothèses» 

Après leur arrestation, les manifestants ont été entendus par la police. Selon Me Moussa Sarr qui a assisté Guy Marius Sagna, la police a visé les chefs d’infraction de trouble à l’ordre public, attroupement, participation à une manifestation non autorisée. Ces trois chefs de prévention concernent Guy Marius Sagna et les 8 autres manifestants. Mais, il y a un quatrième chef de prévention qui est visé à l’encontre du leader de Frapp/France dégage uniquement, à savoir rébellion et violence contre un agent dans l’exercice de ses  fonctions. Interrogé sur la possibilité de mise en liberté d’office de Guy Marius ou d’un défèrement devant le procureur de la République, Me Moussa Sarr refuse de se lancer dans les pronostics : «il est très difficile de faire de la météo judiciaire. Je me prépare à toutes les hypothèses, à savoir de la plus satisfaisante à celle du pire, c’est-à-dire leur mise en liberté ou leur mise sous mandat de dépôt».
Vendredi dernier, faut-il le rappeler, Guy Marius et Cie manifestaient contre la hausse du prix de l’électricité, une décision prise par l’Etat et qui est entrée en vigueur depuis hier 1er décembre. La manifestation contre cette mesure n’a pas été autorisée par le préfet de Dakar. Mais les manifestants ne se sont pas pliés à la décision de l’autorité administrative au motif que c’est la constitution qui l’autorise.Alassane DRAME

Comment comprendre Guy Marius Sagna ?

http://www.dakarmatin.com/L’As-L’acte de Guy Marius Sagna ne relève pas de l’audace. Car au-delà d’avoir été bousculé dans le jardin de la République, mais d’une irresponsabilité illimitée qui n’est imaginable nulle part en Afrique et dans les grandes démocraties.
Il n’est pas un « héros » de la démocratie, mais plutôt celui d’un « terroriste » qui a commis un attentat contre les libertés publiques, car son acte irresponsable ( ?), potentiel peut entrainer des restrictions de nos libertés. Il n’est pas un combattant de la liberté (ce qui n’a pas de sens en démocratie), mais un membre présumé et aux relents sentant fortement les odeurs a relents DAESH pour les libertés publiques. En d’autres termes, son « courage » est un simple abus
Du libertinage, simplement, car il est facile d’être courageux quand on est protégé par les lois et règlements qu’on bafoue. Son « courage » aurait été salué dans une dictature mais dans une société ouverte et démocratique c’est une distraction politico-médiatique. Il a fallu que « Y en a marre », dont maintenant on se marre, aille jusqu’au Congo pour comprendre les vertus d’une société ouverte.
Le coup d’éclat de Sagna est une stratégie dans la lutte de positionnement entre groupuscules pour le leadership de l’activisme politico-médiatique, au détriment d’un symbole qui appartient à toute la nation. Il n’y a que dans de très grandes démocraties comme aux Etats-Unis, en France et au Sénégal (une exception en Afrique) où l’on peut passer devant le Palais Présidentiel et même s’y photographier avec les gardes rouges comme en Grande Bretagne avec la garde royale.
Donc une grande démocratie va de pair avec une grande liberté qui est consubstantielle à une grande responsabilité. Ce qui s’est passé devant le Palais de la République est inimaginable ; ceci partout en Afrique, où on ne fait qu’apercevoir les Palais bunker que de loin et encore moins dans les grandes démocraties d’Europe et d’Amérique, où les citoyens ont intériorisé que le pouvoir de la liberté est forcément limité par un grand sens des responsabilités. En Afrique, on ne s’approche pas des palais bunker parce que la sécurité tire à vue, en Europe et en Amérique on passe devant sans oser profaner le plus grand symbole de la Nation.
Au Sénégal, les activistes profitent des pouvoirs de la liberté d’une grande démocratie sans en assumer la responsabilité. Pourtant, rappellent vivement les mémoires, après avoir l’honneur de recevoir le passeport diplomatique sénégalais Achille Mbembe a qualifié le Sénégal de « seule société ouverte» en Afrique, se référant ainsi à la société ouverte et ses ennemis » de Popper. L’irresponsabilité des activistes est une menace pour la société ouverte qui se fonde sur le respect de la loi et des règles jeu du jeu et de l’offre démocratique. La désacralisation des institutions est une éventuelle restriction des libertés publiques est une menace pour notre société ouverte et notre démocratie.
C’est pourquoi, Majorité, opposition, société civile et citoyens ordinaires doivent dénoncer cette irresponsabilité ; ceci, surtout dans un contexte mondial de lutte contre le terrorisme, où dans beaucoup de démocraties la liberté a été sacrifié à l’autel de la sécurité. Et cher « ami » mais quand même vrai compatriote Sonko, le Sénégal est l’une des rares exceptions où on jouit encore pleinement de la liberté même de mendier et d’insulter son donateur.

«On est prêt à organiser les locales en janvier 2020

http://www.dakarmatin.com/L’As-96 orateurs ont pris hier la parole à l’hémicycle. Le ministre de l’Intérieur à sa prise de parole a essayé de répondre à la série de questions portant sur des sujets divers.
«(…) Sur la fixation de la date des élections, nous sommes prêts à les organiser. Juste que dans le cadre du dialogue en accord avec l’opposition, tous les partis politiques sauf le PDS, les gens ont proposé pour qu’on reporte les élections. Maintenant comme il n’y a pas eu d’accord sur une date, le gouvernement a pris le soin de dire que les élections seront organisées au plus tard le 28 mars 2021. Mais nous concernant, le ministère de l’Intérieur, on est même prêt à organiser les Locales en janvier 2020. Nous avons l’expérience de l’organisation des élections. (…)
Pour ce qui est de la drogue dont on parle c’est la drogue saisie par les forces de sécurité. Et c’est une forme de réussite de la Douane, de la police, de la gendarmerie et de l’Ocritis qu’il faut saluer. La drogue saisie a toujours été incinérée. Je peux vous assurer que la drogue on l’incinère. A chaque fois que nous procédons à des saisies de drogue, on l’incinère en présence de la presse nationale.(….)
Pour ce qui est de la stigmatisation de certains noms à connotation étrangère pour l’obtention de la carte d’identité, c’est vrai que c’était une pratique. Mais nous avons donné l’instruction et nous allons la compléter avec une circulaire pour que si les gens qui sont munis des pièces requises puissent accéder à une carte d’identité sans qu’on fasse de discrimination sur le nom. Abdoulaye Daouda Diallo lui-même avait été victime de ça alors qu’il était ministre de l’Intérieur. C’est des pratiques qui étaient là et qu’il faut arrêter. (…)

«NOUS NE SOMMES PAS EN GUERRE CONTRE LES SERIGNE DAARAS»

Pour ce qui est du prétendu saccage du tribunal de Louga, il faut dire que lorsque la séance a terminé, il y a eu une bousculade et certaines personnes ont été blessées dont un ASP qui est sorti hier (Ndlr : samedi) de l’hôpital. Quand on dit saccage, il y a exagération. Je vous assure qu’il n’y pas eu saccage et tous les rapports de les services confortent cette thèse. Il faut éviter de politiser cette question des Daaras ? Nous restons des Républicains.
Personne n’est plus républicain que nous. Nous ne sommes pas en guerre contre les Serigne Daaras. C’est un problème qui est posé et il faut avoir le courage de dire que ce n’est pas bon. Nous sommes suffisamment indépendants pour accepter ce que nous devons accepter ou refuser ce que nous devons refuser.
Il n’y a aucun lobby pour imposer quoi que ce soit. Sur l’homosexualité par exemple, le Président Macky Sall en a déjà répondu sur différents plateaux. Et sa position est claire. Il ne compte pas transiger sur ces questions. Il faut savoir dépasser ces questions. Jamra dit que nous avons donné des récépissés à des associations d’homosexuels.
C’est faux. On n’a donné aucun récépissé à des associations d’homosexuels ni avant l’arrivée de Macky Sall ni sous son ère. Maintenant, il peut arriver qu’on donne un récépissé à un chef de parti politique ou à un président d’association ; si celui-là se dit être homosexuel cela ne veut pas dire que son association ou son parti est une organisation d’homosexuels.(…)

«LE VISA D’ENTREE SERA RESTAURE»

En définitive, je voudrais dire que le Sénégal est en train de voir comment ramener le visa d’entrée dans le pays. Maintenant le jour où on va l’appliquer, le Sénégalais qui a la double nationalité devra se présenter avec son passeport sénégalais. Sinon il cherchera le visa. Ce n’est pas le fait de parler Ouolof ou Puular qui justifie que l’on soit sénégalais. Il faudra un document d’identité sénégalais.»

Célébration de ses 11 ans d’existence: L’Apr fait son bilan et invite à la remobilisation et la redynamisation

https://www.lequotidien.sn/Le parti au pouvoir a célébré ses onze ans d’existence hier à l’initiative des jeunes apéristes. Une occasion pour l’Alliance pour la République de tirer le bilan et d’inviter à la remobilisation et la redynamisation. «C’est un moment de communion, notamment avec nos camarades jeunes. L’Apr est un parti jeune, dynamique, qui veut soutenir Macky Sall, élu brillamment il y a huit mois. Il y a toute l’énergie qu’il faut. J’appelle tous les militants à accompagner le Pré­sident sur ses cinq programmes, trois initiatives et ses cinq axes appelés Macky 5-3-5. Donc, il y a du travail à faire», a dit Mimi Touré qui avait à ses côtés Seydou Guèye, Mbaye Ndiaye, Benoît Sambou, Thérèse Faye, entre autres. Cette dernière qualifie d’ailleurs le bilan des onze années d’existence de l’Apr de «satisfaisant». «L’objectif de tout un parti est la conquête du pouvoir. Macky Sall a fondé l’Apr le 1er décembre 2008. En 2012, il a été porté au pouvoir ; en 2019, les Sénégalais lui ont renouveler leur confiance», a-t-elle expliqué. L’ex-coordonnatrice de la Cojer a ainsi invité ses camarades de parti à être unis, solidaires et à travailler pour la réussite du programme «Ligge­yeul Euleuk» dit 5-3-5. Et aux jeunes, Thérèse Faye leur demande de «se concentrer sur les orientations, la discipline et les structures du parti mais aussi à accompagner le Prési­dent».
Aminata Touré s’est aussi prononcée sur les tensions dues à l’annonce d’une hausse du coût de l’électricité, mais surtout les actions menées par Guy Marius Sagna et Cie qui ont manifesté devant le Palais vendredi dernier avant d’être arrêtés. «La Répu­blique a ses normes et sa démocratie, il faut la respecter. On n’a pas vu de foule, le plus important est de se mettre au travail. Les élections sont derrière nous maintenant», a-t-elle souligné. Sur cette hausse du prix de l’électricité justement, Seydou Guèye a, à la suite du directeur général de la Senelec, expliqué les raisons. «La baisse de 2017 est le résultat objectif du travail qualitatif de la Senelec. Ce qui se passe aujourd’hui, c’est la subvention qui est modulée. La hausse ne sera effective qu’en mars 2020», a dit le ministre-conseiller en charge de la communication de la Présidence.

Déthié Fall: «de tous les leaders du Sénégal,Macky est le seul à ne jamais être pris. il est très intelligent sur…»

http://www.dakarmatin.com/Son régime est prompt à interdire les manifestations s’il ne les réprime pas. Pourtant, l’opposant Macky SALL n’a jamais été inquiété quand il appelait les Sénégalais à descendre dans la rue.
Selon le vice-président de Rewmi, c’est que le leader de l’APR a le don de passer entreles mailles du filet.
«De toutes vos déclarations attendues sur les questions de droit, vous apportez des réponses politiques. Tant que vous êtes là, avec cet état d’esprit, cette justice indépendante, équitable et accessible sera impossible avec vous. Les détenus ne sont pas dans de bonnes conditions.
Une prison prévue pour 1 200 personnes, aujourd’hui, on y garde plus de 3 000 personnes. Ce qui est dommage c’est que le Président Macky SALL s’est toujours organisé dans les manifestations politiques pour ne jamais être arrêté. C’est pour cela qu’il ne connait absolument rien des conditions de détention. De tous les leaders du Sénégal, il est le seul à ne jamais être pris. Il est très intelligent dans ce registre», raille Dethié FALL qui dénonçait les conditions des détenus, lors du vote du budget 2020 du ministère de la Justice

Capitaine Dièye: «Un ministre menaçait un commissaire de lui vendre de la drogue»

https://www.rewmi.com/Après le député Moustapha Cissé Lô, qui a accusé de hautes autorités du pays « de convoyerde la drogue au Sénégal », c’est au tour du capitaine Dièye de charger un ministre de la République.
« Un commissaire m’avait confié qu’après une saisie importante de drogue, juste avant l’incinération, il y avait un ministre qui voulait qu’il lui vende cette drogue saisie. Face à la résistance de l’agent, le ministre a proféré des menaces contre lui », a révélé Mamadou Dièye sur le plateau de Diissò de la Dtv.
Comme pour corroborer la thèse selon laquelle, la perte de certaines quantités de produits prohibés, après des saisies spectaculaires, découle souvent de magouilles au sommet de l’État.

Oumar Sarr et cie exclus du Pds-« Jeune Afrique » met en garde Abdoulaye Wade

https://www.dakarposte.com/Dans un article à paraître ce mardi, parcouru par dakarposte,  le magazine panafricain Jeune Afrique retrace les péripéties de l’exclusion d’Oumar Sarr, désormais ex-numéro deux du Pds. Ses démêlés avec le président Wade et ses actes posés considérés par le pape du sopi comme des gestes de défiance lui ont valu le courroux de ce dernier.
Pourtant, Oumar Sarr a toujours bien gardé la maison depuis la défaite de son mentor, Abdoulaye Wade à l’élection présidentielle de 2012. Wade, absent du Sénégal, Karim Wade jeté en prison, c’est bien lui, l’enfant de Dagana qui va assurer l’animation du parti. Secrétaire général national adjoint, il lui reviendra de maintenir le Pds la tête hors de l’eau le temps que passe la tempête. Mais dès les premières éclaircies, voilà que de Doha où il est en exil, Karim Wade, le fils bien-aimé se met à manoeuvrer pour faire main basse sur le parti créé par son père.
Des manoeuvres qui, naturellement ont pour objet d’écarter les caciques du Pds au profit des jeunes loups de la Génération du Concret. Ce qui n’est pas pour plaire à ces vieux compagnons de Wade qui ont consenti tant de sacrifices alors que le fils se la coulait douce. Le clash est donc survenu et, selon le magazine Jeune Afrique, cela pourrait coûter très cher à Abdoulaye Wade. Car, il ne fait aucun doute que les responsables qui ont quitté le Pds avec Oumar Sarr et créé le front Suqali Sopi sont des figures de proue de ce parti et de grosses pointures du champ politique de notre pays. A ce rythme d’ailleurs, les Wade risquent de se retrouver seuls avec une petite poignée d’inconditionnels béats.

Affaire des faux billets: Oumar Samb enfonce Bougazelli

https://www.lequotidien.sn/C’est l’heure de passer aux aveux. On en sait d’avantage sur l’affaire des faux billets qui a conduit Bougazelli en prison.
« J’ai connu Bougazelli en tant qu’homme politique. On s’est rencontré à plusieurs reprises lors de manifestations politiques. C’est dans ce cadre qu’il a eu à me parler des billets noirs qu’il détenait. Il m’a même dit que c’est l’argent issu de ce trafic qu’il finance ces campagnes » a déclaré Oumar Samb, un économiste de formation et par ailleurs président du mouvement Diarign sa rew (Servir son pays en wolof).
Oumar Samb a dit aux enquêteurs qu’un jour « il (Bougazelli) m’a invité à son domicile à la Cité Alioune Sow. Sachant que j’avais des problèmes financiers, il m’a proposé des billets noirs qu’il détenait, et qui, une fois les lavés, pouvaient m’aider à sortir de mes difficultés financiers. Je lui ai proposé de me vendre un paquet de billets noirs d’une valeur d’un million de dollars à un million de fcfa ».

Affaire Bougazelli: Le procureur était au cœur de la traque

https://www.seneweb.com/Il a été reproché au procureur de la République de couvrir l’ex-député Seydina Fall Bougazelli, vu son arrestation tardive, dans l’affaire des faux billets.
Mais, rapporte Libération dans sa parution de ce lundi, le parquet a joué pleinement son rôle dans cette affaire du début à la fin.
Dès qu’il a reçu des informations relatives à ce trafic de faux billets, il a mis en place un dispositif de surveillance et de filature.
Serigne Bassirou Guèye a aussi suivi, le 13 novembre dernier, le déroulement de l’enquête avec les gendarmes de la Section de Recherches.
Le procureur de la République a également béni l’opération qui a abouti à l’arrestation en flagrant délit du désormais ex-député.

LE TRIBUNAL DE LOUGA AURA JUGÉ MAIS N’AURA PAS RENDU JUSTICE PAR MADIAMBAL DIAGNE

Quelle idée du président d’aller discuter devant caméras avec le Khalife général des mourides,après que ce dernier ait fini de menacer l’Etat ? Comment les juges pourront-ils ne pas prendre cette rencontre comme une pression ?
Ce n’est pas un combat du bien contre le mal. L’histoire du talibé enchainé à Ndiagne est présentée à dessein comme un combat entre des forces bonnes du côté religieux, que des «complexés» et agents étrangers chercheraient à combattre pour les conditionner. L’Etat est vu comme le bras armé de tous ceux qui sont outrés par le traitement des jeunes dans les daaras. Un tel raisonnement ne tient guère, car la liste des morts d’enfants, de cas d’abus et de sévices est longue. Toute l’année durant, les rubriques des faits divers, dans la presse, relaient des cas de violences on ne peut plus sidérants. Au-delà de ce que révèlent les rapports des organismes et institutions compétents au Sénégal, qui ne cessent de montrer l’ampleur de la situation et de la gravité des faits, nous observons à chaque coin de rue, la maltraitance d’enfants en guenilles, faméliques, avec des plaies suintantes. Comme d’habitude, la défense choisie est de présenter cela comme un combat contre l’islam par des gens sans foi ni morale. Le plan de jeu reste le même. Faire le tour de toutes les maisons religieuses, indexer l’Etat comme cheval de Troie d’un mal étranger, l’invective et la caricature de «néo-colonisés» pour toute personne indignée. Le journaliste Barka Bâ a bien identifié cette barbarie qu’on tente de justifier par du populisme religieux. Le chercheur Amadou Sow a également déconstruit, d’une façon édifiante, l’éducation par les sévices corporels dans notre société en présentant l’éducation religieuse et des pratiques traditionnelles comme les cérémonies entourant la circoncision. La lecture de L’Aventure ambiguë de Cheikh Hamidou Kane n’aura pas été plus actuelle.
Face à un acte ignoble qu’on ne peut que condamner par humanisme et par logique, les ennemis sont vite trouvés et deux camps, que rien ne pourront concilier, vont encore s’affronter. On dit bien que lorsqu’on a sa conscience pour soi, la fabrique d’ennemis est libre et notre morale est la seule qui vaille. Nul ne serait surpris de voir les défenseurs du Serigne Daara être les premiers à s’indigner si une image de violence aussi terrible, sortait d’une cérémonie traditionnelle, propre à nos aïeux, qu’on aime disqualifier en converti assumé de «ceddo». Nous nous indignons des sévices et autres traitements infligés par les personnes mises en esclavage durant la traite négrière. Dire que Khadim Guèye, le maitre coranique de Ndiagne, a utilisé les mêmes outils et méthodes barbares que les négriers du 15ème siècle pour entraver de pauvres mômes sur qui il avait une autorité et une mission de les éduquer !
Au-delà d’un sentiment humaniste et d’une empathie qu’on ne pourrait inculquer à tous, le problème des talibés dans son ensemble sera, dans un horizon à moyen et long termes, une sérieuse claque pour notre société. On ne peut laisser des jeunes dans la rue, de la toute petite enfance à la fin de leur adolescence, sans aucune formation. La seule chose à laquelle ils sont formés est de quémander ou pire d’exiger des pièces. S’ils n’y arrivent pas, ils s’adonnent à des larcins sans se rendre compte qu’ils sont en train de s’exercer, de se former à devenir de grands brigands de demain. Il nous revient encore les paroles de Elvis Presley dans In the Ghetto qui disait en 1969 : «Dans le ghetto, vous autres ne comprenez-vous pas ; cet enfant a besoin qu’on l’aide ; ou tôt ou tard il deviendra un jeune homme plein de rancœur ; regardez-vous et moi ; sommes-nous trop aveugles pour voir ; ou ne faisons-nous que détourner le regard pour regarder de l’autre côté.» C’est donc notre responsabilité à nous tous. Le parent qui envoie son enfant dans ces conditions, la société qui laisse faire, l’Etat qui détourne le regard, la personne complice qui donne une pièce ou une aumône quelconque (pour se protéger d’on ne fait quel mauvais sort) à cet enfant. Ce geste, peut-être naïf ou innocent, justifie que cet enfant soit utilisé comme un agent économique dans une vulgaire opération de traite de personnes. On va relire La grève des battù de Aminata Sow Fall.
En atteignant la majorité, de tels jeunes seront amers, si aucune perspective viable ne leur est offerte. La société qui a observé en silence et a été complice de leur difficile sort sera la première à subir sa furie. Espérons avoir tort !

Une élite faussement bigote

La situation récente sur les talibés éclaire le jeu trouble de l’élite intellectuelle et économique sénégalaise. Le jeu d’une carte populiste à fond, fait d’un discours d’une orthodoxie sincère et d’un profond respect des valeurs traditionnelles s’expose au grand jour. Ils sont nombreux à s’empresser pour donner des parcours de jeunes formés à la dure, d’une éducation de braves leur ayant donné une orthodoxie. L’hirondelle qui ne fait pas le printemps. Toutefois, ils ne diront pas que leurs familles et proches sont dans les meilleures écoles du pays, exclus de tout ce système qui fait des enfants des machines à sous, proies de tout détraqué et exutoire de toute violence. A nos enfants, les meilleurs des avantages ; à la masse de se débrouiller avec sa progéniture ! Tant dans les établissements d’enseignement laïc que ceux d’orientation religieuse, les classes sont remplies d’enfants de l’élite sénégalaise qui ne se gêne pas de voir des talibés martyrisés ou enchainés, mais collerait un procès au premier enseignant qui rabrouerait ses propres enfants. C’est cette même élite qui, pour protéger des intérêts et conforter sa posture, ne se gêne pas pour appeler chefs religieux, prédicateurs et communicateurs traditionnels à faire montre d’une sincérité face à un Etat «sans valeur», voire athée, à la solde d’intérêts étrangers pour implanter des valeurs qui ne sont pas les nôtres. La sympathie populaire se gagne vite en se peignant comme un individu qui a trimé, fait face au pire de ce que la société sénégalaise offre à l’enfance mais qui aura sa réussi. La pièce du pieu à fond dans les valeurs morales et du faux dévot, est celle que joue le mieux l’élite sénégalaise. Qui parmi les défenseurs du marabout tortionnaire peut dire à la face du monde avoir envoyé son propre enfant à ces «daaras» où ils nous disent avoir été personnellement brimés ? Qui parmi ces chefs religieux qui voudraient sauver un modèle d’éducation religieuse ringard, archaïque et inhumain, peut nous dire que ses propres enfants ou ses petits-enfants sont dans ces daaras et dans de telles conditions ? Qui peut nous faire croire que l’éducation religieuse islamique tiendrait à la souffrance et à la «martyrisation» de l’apprenant ? Qui parmi ces personnes qui tiennent tant à conserver ces modèles d’un autre âge, pousse sa foi et son attachement atavique à ce modèle jusqu’à renoncer aux avantages et autres conforts qu’offre la modernité ? Et puis, il y en a certes qui ont été dans des daaras où ils avaient été torturés et qui ont réussi dans leur vie. Combien ont connu des chemins de traverse du fait de mauvais traitements dans ces lieux d’éducation ? Ces derniers n’ont sans doute pas eu l’occasion d’exposer dans les médias leurs blessures, leurs balafres et leurs drames.
Une autre chose également condamnable dans cette situation, est la posture transparente des acteurs de la Société civile et du monde politique. L’entrain qui est montré pour des questions politiques n’est pas le même pour le sort des enfants dans un pays jeune. Mise à part l’interpellation du gouvernement par la députée Mame Diarra Fam à l’Assemblée nationale, les déclarations sensées et fortes sur ce sujet sont rares. Au contraire, la plupart de ceux qui se prononcent justifient l’acte ignoble du maitre coranique de Ndiagne. A la vérité, ce n’est ni plus ni moins qu’une forme d’apologie du crime. On regrettera une fois de plus que ce soit des autorités morales et religieuses qui s’empressent de monter au créneau pour parler sans aucune lucidité ou connaissance des questions. Le Président Macky Sall semblait avoir compris le danger de voir les chefs religieux donner l’impression de diriger le pays ou de guider les décisions majeures dans la vie de la Nation, quand il les exhortait en quelque sorte à rester à leur place. Il n’est pas fortuit que toutes les grosses polémiques qui ont eu à occuper l’opinion publique, les derniers mois, sont consécutives à des sorties inopportunes de chefs religieux.

La défiance sans fin à l’autorité publique

La chose qui est le plus à regretter dans toute cette situation est la mise à sac du Tribunal de Louga. C’est effroyable. Nous n’avons cessé d’alerter dans ces colonnes sur la défiance répétée à l’autorité publique et sur le manque de respect à la chose commune. Le Sénégal se mue lentement en un Etat où le désordre et la désobéissance sont les voies privilégiées pour se faire entendre. Le respect dû aux institutions se perd et chaque citoyen pense pouvoir faire justice ou rétablir ses droits par la force des insultes, de la violence et d’une pression quelconque. Il revient à l’Etat républicain, pour le bien de tous, de se montrer maître du jeu. Il y a un ordre et une stabilité à garder. L’onction accordée au pouvoir est de veiller à la sécurité de tous et au respect de tous. Quel message est renvoyé à des magistrats dont les audiences peuvent être sabotées par des groupes mécontents ? Quelle image peut-on donner aux forces de sécurité si toute personne mécontente ou insatisfaite se mettait à casser du tout et impunément ? Quelle image renvoie-t-on à un pays majoritairement jeune en sabotant et en troublant l’ordre, même dans la faute ? Le ministre de la Justice, Me Malick Sall, a promis une traque des responsables et des sanctions à la hauteur de leurs actes délictuels, nous attendons de voir. Il serait triste que dans quelques mois, une nouvelle tribune revienne parler du sort des talibés ou de l’impunité des vandales du Tribunal de Louga, alors que tout un dispositif légal existe pour y mettre un terme de façon concertée et définitive.
L’autorité de l’Etat se trouve bafouée à chaque instant et cet Etat est orphelin de défenseur et protecteur. Quelle est cette idée du président Macky Sall d’aller discuter, devant les caméras, avec le Khalife général des mourides, immédiatement après que ce dernier avait fini de menacer l’Etat ? Comment les juges en charge du dossier en cause pourront-ils ne pas prendre cette rencontre comme un signal, une forme de pression sur la décision qu’ils sont appelés à prendre dans cette affaire pendante devant leur juridiction ? Comment cet Etat du Sénégal n’a pas été capable de protéger le Tribunal de Louga des vandales, en dépit des réels risques et menaces qu’on pouvait facilement percevoir avec les déclarations intempestives entendues çà et là ? L’Etat n’a pas l’excuse d’avoir été surpris par ces hordes de vandales. Aussi, plus d’une semaine après les faits, aucune arrestation n’a été opérée dans les rangs de ces personnes qui se pavanent dans les rues pour se vanter de leur geste. Plus grave, d’autres guides religieux déclarent publiquement enjoindre leurs fidèles à aller occuper la prison de Louga, en cas de condamnation de Khadim Guèye. Ce ne serait peut-être pas trop demander aux juges de Louga, dans le rendu de leur verdict le 4 décembre 2019, de prendre leurs responsabilités en toute conscience et que si cela leur chante, les autorités de l’Etat puissent intervenir dans les limites de leurs prérogatives pour faire bénéficier, après coup, de mesures particulières aux personnes mises en cause. Quelqu’un avait saccagé le stade de Mbacké et l’avait annoncé urbi et orbi, pour ne s’en tirer qu’avec une faible peine de sursis. Si, encore une fois de plus, les vandales du Tribunal de Louga restent impunis et que ce sinistre tortionnaire de maitre coranique de Ndiagne, s’en sort sans coup férir, l’autorité de l’Etat et le sens de la justice en prendront un sacré coup. Si le juge absout le bourreau de Ndiagne, «il aura jugé mais n’aura pas rendu justice», pour paraphraser le célèbre avocat français, Eric Dupont-Moretti. Il est encore désolant que la classe politique se taise comme une carpe, face à cette agression contre l’ordre républicain perpétrée au Tribunal de Louga. Les juges n’ont eu la vie sauve qu’en se réfugiant dans les bas-fonds de leur tribunal. Nous le disions dans une chronique en date du 11 novembre 2019, que seul le calendrier électoral intéresse nos hommes politiques sénégalais !

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