Rp du Vendredi 29 Novembre 2019

Unes de la presse du vendredi 29 Novembre 2019
Unes de la presse du vendredi 29 Novembre 2019

Amadou Hott dissèque la loi sur le contenu local

http://actunet.net/ Pétrole, gaz, hydrocarbures, partage des ressources, investissements, multinationales, secteur privé… Tels étaient les maîtres-mots du panel organisé hier après-midi par le Club des investisseurs du Sénégal, autour de la place du secteur privé national dans la loi sur le contenu local. Cette loi est censée donner l’opportunité aux entreprises du secteur privé national de se positionner dans la chaîne de valeur pétrolière et gazière et de bénéficier de certains privilèges dans l’exploitation du pétrole et gaz face aux entreprises étrangères. Elle était au centre du panel présidé par le ministre de l’Économie, du plan et de la coopération Amadou Hott dans le cadre des jeudis du Club des investisseurs sénégalais.
La rencontre s’est tenue en présence d’une délégation du Cos Petrogaz, des ambassadeurs de la Gambie et du Rwanda, du médiateur de la République et diverses personnalités. Sans compter des têtes de gondole du secteur privé : Babacar Ngom, Youssou Ndour, Serigne Mboup du groupe Ccbm, Mbaye Guèye Emg ou encore Léna Sène, pour ne citer que ceux-là, ont pris part à ce conclave axé sur la mise en œuvre de la loi sur le contenu local dont les décrets d’application sont en phase de finalisation.
Les principaux motifs qui sous-tendent cette loi ouvrent des perspectives réelles d’implication du secteur privé à travers notamment l’instauration du principe de préférence nationale pour la fourniture de biens et services liés aux activités pétrolières et gazières et l’obligation pour les investisseurs sous-traitants d’ouvrir leur capital aux privés sénégalais. Les discussions sont toujours en cours entre l’État et diverses parties prenantes pour que les décrets d’application de la loi sur le contenu local prennent en charge les préoccupations des uns et des autres.

RÉACTIONS… RÉACTIONS…

 «On risque de faire une loi totalement vidée de son sens»
«Le contenu local ce n’est pas de la morale, le contenu local ce n’est pas de la politique sociale, le contenu local c’est une politique économique et une obligation contractuelle des multinationales. Ce n’est pas de l’aumône qu’ils donnent, nous ne sommes pas non plus dans une situation de demandeurs. On doit organiser la relation économique pour que le Sénégal, qui n’a pas des sociétés suffisamment fortes pour aller explorer les gisements, puisse récupérer ce qui a été perdu à travers les contrats de sous-traitance (…) Il est absolument important que dans les décrets d’application la loi distingue juridiquement la responsabilité sociétale d’entreprise (Rse) et le contenu local qui encore une fois une obligation juridique contraignante. Les traités bilatéraux d’investissement posent aussi un problème juridique qu’il faut poser dès maintenant. La loi sur le contenu local est une loi sénégalaise qui s’applique à des multinationales. Ces multinationales qui arrivent opèrent à travers les traités bilatéraux signés entre l’État du Sénégal et leur État. Ils ne sont pas signataires mais bénéficiaires de ces traités. Or dans la hiérarchie des normes du droit international, ces traités bilatéraux d’investissement sont supérieurs à la loi sur le contenu local. Donc si on ne fait rien, demain n’importe quelle société multinationale pourra se réfugier derrière le traité bilatéral d’investissement qui lie son pays au Sénégal, des traités bilatéraux qui ne génèrent pas de contenu local, pour refuser de faire face à ses obligations. L’alternative pour le Sénégal c’est de faire l’audit des traités bilatéraux d’investissement qui nient le contenu local pour les dénoncer en temps opportun et faire en sorte que la loi sur le contenu local soit la loi qui s’applique à ces multinationales. Autrement on est en train de faire une loi totalement vidée de son sens car elle va être confrontée à des normes supérieures que sont les traités bilatéraux d’investissement»

BABACAR NGOM, PRÉSIDENT DU CLUB DES INVESTISSEURS SÉNÉGALAIS «L’avenir du secteur privé dépend en partie de cette loi»

«La place du secteur privé dans la loi sur le contenu local est un sujet qui mérite d’être traité avec sérénité et hauteur. L’avenir de notre secteur privé dépend en partie de la consistance de la loi sur le contenu local. La configuration de notre économie doit être accompagnée par une volonté de l’État qui doit adapter ses lois et règlements aux besoins de ses contribuables. Le dispositif juridique et règlementaire est un excellent outil de promotion économique. Il est aussi un excellent instrument de la souveraineté économique. En l’occurrence, il devra être renforcé au service du secteur privé national et de la nation toute entière».

SERIGNE MBOUP, SOCIÉTÉ AFRICAINE DE RAFFINAGE «La loi ne décline que des principes»

«La loi ne décline que des principes. La plupart des problématiques signalées sont des questions déjà prises en compte et seront déclinées dans les décrets d’application. Le gouvernement attend beaucoup du secteur privé en particulier du Club des investisseurs sénégalais qui balise de manière très large toute la chaîne de compétence. On a parlé des aspects financiers, des aspects juridiques qui sont pour moi les plus importants, mais aussi, on a pris en compte les aspects techniques. Les contributions arrivent, des mises en forme sont faites, des moutures assez élaborées existent et nous aurons, au sortir des échanges, un document consensuel prêt à être implémenté.»

AMADOU HOTT,MINISTRE DE L’ÉCONOMIE, DU PLAN ET DE LA COOPÉRATION «Il faudra nécessairement une bonne préparation du secteur privé»

«L’objectif visé est d’arriver à faire des ressources pétrolières et gazières un véritable levier de diversification et de transformation structurelle de notre économie afin de renforcer sa résilience par rapport aux évolutions conjoncturelles du pétrole. Pour y arriver, il faudra nécessairement une bonne préparation du secteur privé en termes d’organisation, de renforcement de capacités et de mise à niveau afin de lui permettre de répondre à toutes les attentes pour la production de biens et de services de qualité répondant aux normes et standards requis. C’est pourquoi, le département que j’ai l’honneur de diriger, conscient des enjeux, a décidé de faire du contenu local un axe majeur de la stratégie de développement du secteur privé. Pour permettre à la loi sur le contenu local de produire tous ses effets, le Gouvernement et le Secteur Privé doivent travailler ensemble pour asseoir une feuille de route nous permettant de hisser le taux de contenu local à un niveau élevé. Les conclusions et recommandations qui en ressortiront permettront d’alimenter des réflexions pour définir une véritable stratégie de développement du contenu local impliquant, au-delà du pétrole et du gaz, tous les secteurs stratégiques.»

Grandes surfaces: Edk défie Auchan au Sénégal

https://www.seneweb.com/Le privé sénégalais Edk s’est lancé dans le secteur de la grande distribution sur fonds propres. Mais Demba Ka, son patron a, en face de lui, un adversaire de taille, à savoir Auchan qui s’est bien implanté dans le pays
Le professeur Moustapha Kassé, qui salue cette initiative, pense qu’il y a encore de la place dans le secteur des grandes surfaces
«La concurrence n’est pas une mauvaise chose, considère-t-il. De toute façon, le marché n’est pas saturé. Certes, nous avons la présence de grands marchés français, à l’occurrence Carrefour, Auchan et d’autres. Mais je pense qu’il y a encore de la place».
Selon l’économiste, les privés sénégalais peuvent faire très mal aux autres concurrents étrangers qui sont présents sur notre territoire. ‘’Le plus important, c’est de pouvoir satisfaire la clientèle et de prendre de bons espaces d’implantation. La troisième chose, c’est de voir les prix d’abord, ce qu’on offre et de voir précisément quels sont les prix qui sont pratiqués sur le marché’’.
Moustapha Kassé demande toute de même au patron de Edk de ‘’jouer le jeu’’ de manière intelligente et de se battre.

Dette intérieure du Sénégal: Les prévisions de l’État en 2020

XALIMANEWS- Lors de l’étude du budget à l’Assemblée nationale, et concernant la loi de finances, Abdoulaye Daouda Diallo a donné des assurances quant à la dette intérieure du Sénégal.
« Le gouvernement va poursuivre l’effort d’apurement de la dette intérieure et ceci, après une première enveloppe de 100 milliards de francs CFA dans le cadre de la deuxième loi de finances rectificative (Ffr2) pour le paiement de la dette 2019 », a déclaré le ministre des Finances.
Et de poursuivre :  » Les impayés de 2017 et 2018, un plan d’apurement sur 3 ans (2020-2022) a été adopté et 113 milliards de francs CFA sont prévus dans la Lfi 2020 pour soulager les entreprises « .
Par ailleurs, le ministre s’engage à ce qu’il n’y ait plus d’arriérés constatés. Selon lui, il faut tenir compte du comportement très satisfaisant des recettes permettant d’exécuter correctement les dépenses.

Le budget du ministère du Pétrole et des Energies arrêté à 256 milliards F CFA.

https://www.dakaractu.com/L’Assemblée Nationale s’est penchée aujourd’hui sur le vote du projet de budget du ministère du Pétrole et des Energies, après celui du ministère de la Santé et de l’action sociale.
Ce projet s’est arrêté pour l’année 2020 à la somme de ‪255.396.691.327 francs cfa et ‪1.315.442.621.721 francs cfa en autorisation d’engagement.
Ce projet de budget est reparti en deux programmes majeurs qui sont l’optimisation du système d’offre d’électricité et l’électrification rurale et Énergies renouvelables.
Pour l’exercice de 2020, les crédits du programme « Optimisation du système d’offre d’électricité » sont fixés à 917.856.409.636 F Cfa en autorisations d’engagement et à 123.319.070.759 F Cfa en crédits de paiement.
En ce qui concerne l’électrification rurale et les énergies renouvelables, les crédits du programme sont arrêtés à 357.270.682.134 F Cfa en autorisations d’engagement et à 90.304.433.759 F Cfa en crédits de paiement.
Il serait important de rappeler que « 44% du budget est dédié au fonctionnement du ministère », a fait savoir le Ministre Mouhamadou Makhtar Cissé.

le ministre du Pétrole Makhtar Cissé survole son sujet

https://www.pressafrik.com/Le ministère du Pétrole et des Energies se taille la part du lion dans le budget de l’Etat. Faisant face aux députés, hier, l’ancien directeur de la Senelec Mouhamadou Makhtar Cissé a survolé son sujet, tellement il le maîtrisait. Ce Un ministre qui a ébloui la représentation parlementaire mais aussi le public par son éloquence et sa pertinence. Pour rassurer le peuple à travers ses représentants, Makhtar Cissé a promis de donner la possibilité aux jeunes d’être formés dans les métiers de Pétrole et gaz.
C’est connu, le ministère du Pétrole et des Energies est d’une importance capitale pour l’Etat. Jeudi, le rapport de la commission des Finances de l’Assemblée nationale a rendu public le projet de budget 2020 du département s’occupant de l’or noir et du gaz. Un budget qui se chiffre à 255 milliards 396 millions 691 mille 327 francs Cfa.
Dans le rapport, quatre programmes ont été identifiés dans le cadre du budget 2020 du ministère du Pétrole et des Energies. Il s’agit du système d’offre d’électricité, électrification rurale et énergies renouvelables, de la Sécurisation de l’approvisionnement en hydrocarbures et combustibles domestiques et Pilotage, de la coordination et de la gestion administrative. Eloquent et pertinent, le ministre du Pétrole, Mouhamad Makhtar Cissé, a survolé son domaine jusqu’à battre un record à l’applaudimètre dans l’hémicycle. Ayant répondu avec aisance à toutes les questions qui lui ont été posées relatives à notre pétrole et notre gaz, le ministre a néanmoins invité les « détracteurs » à un débat technique et non à des invectives de politique politicienne.
Dans la foulée, il a annoncé que le décret d’application de la loi sur le contenu local sera publié d’ici la fin du mois de décembre. « Le décret d’application sur le contenu local, en cours d’élaboration, sera partagé d’ici la fin du mois de décembre 2019 avec toutes les parties prenantes », a-t-il assuré. Les députés ont surtout interpellé le ministre sur des questions relevant du contenu local et de la formation des jeunes, en perspective de l’exploitation du pétrole et du gaz découverts au large de nos côtes. Et dont l’exploitation devrait commencer vers 2023.

Macky Sall a sauvé la Senelec

L’ancien Directeur général de la Senelec a souligné que l’enjeu réside dans la connaissance et l’expertise afin de mieux défendre nos intérêts. Sur ce, il a indiqué qu’il fera tout pour que des experts soient formés pour une bonne supervision et négociation des contrats relatifs à nos hydrocarbures. A cet effet, Mouhamadou Makhtar Cissé a soutenu que le contenu local, différent de la RSE, vise notamment le développement et le renforcement des capacités du tissu industriel local afin de le rendre plus compétitif et apte à saisir les opportunités qui seront induites par l’exploitation des ressources pétrolières et gazières nationales.
Le ministre Makhtar Cissé a profité de la tribune que lui offraient les députés pour faire la part belle à la Senelec dont, selon lui, la production, la qualité de prestation et la gestion sont certifiées par tous les bailleurs de fonds. Selon le ministre du Pétrole et des Energies, si la Senélec a réalisé de grandes performances, c’est grâce au président Macky Sall qui a défini son plan de sauvetage dès son accession à la magistrature suprême. « Malgré les nombreuses factures impayées des universités, des mosquées, des hôpitaux, des services publics etc, la Senelec du Président Macky Sall est aujourd’hui une fierté pour le Sénégal et la sous-région » a magnifié le ministre du Pétrole et des Energies qui a dirigé l’électricien national pendant des années. Le Témoin

Hausse du prix de l’électricité: Le député Abdou Mbow invite le ministre à éclairer la lanterne des populations.

https://www.dakaractu.com/ Abdou Mbow a appelé le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé a éclairer la lanterne des populations sur la hausse des prix de l’électricité annoncée par la Senelec qui est sous sa tutelle. Selon lui, il serait important pour la population, le sénégalais lambda, de comprendre l’essence de cette hausse. Le député n’a pas aussi manqué de lancer des pierres à son collègue Ousmane Sonko, qui n’arrête pas, selon Abdou Mbow, de d’appeler à acheter son livre sur le pétrole et du gaz au Sénégal. Abdou Mbow de lui dire que l’hémicycle n’est pas une librairie et si son livre n’a pas été bien vendu c’est parce qu’il n’y raconte que des contrevérités.

Ousmane Sonko sur la hausse de l’électricité: ’’Le régulateur ne fait pas son travail’’

https://www.dakaractu.com/La hausse des tarifs du prix de l’électricité a fait beaucoup parler ce jeudi lors du vote du budget pour l’exercice 2020 du ministère du Pétrole et des Énergies.
En effet, au moment de son temps de parole, le leader de Pastef/Les Patriotes a montré son regret vis-à-vis de la hausse des prix de l’électricité. Selon Ousmane Sonko, il n’y aurait jamais dû avoir de hausse. À l’entendre, c’est une mauvaise gouvernance de la Senelec qui a débouché sur  cette situation.  Il n’a pas manqué aussi de lister les principaux maux de cette gestion, à savoir le (quasi) monopole du marché de l’électricité au Sénégal par la Senelec, ce qui lui permet d’avoir la latitude de manipuler le marché à sa guise. L’autre problème majeur de gestion, selon l’ancien inspecteur des impôts et domaines, est le régulateur qui n’a pas son indépendance…

DES DÉPUTÉS PRÉOCCUPÉS PAR LA SITUATION DE LA SENELEC

Dakar, 29 nov (APS) – La situation de la SENELEC, avec en toile de fond la hausse annoncée sur le prix de l’électricité, a été souvent évoquée par les députés lors de la séance plénière consacrée au vote du projet de budget 2020 du ministère du Pétrole et des Energies.
« Il n’y aurait jamais du avoir de hausse », a pour sa part soutenu le député Ousmane Sonko (PASTEF-les patriotes, opposition). Selon lui, « la situation de la SENELEC nécessite un audit profond, mais aussi une révision de son système de monopole totalement dépassé ».
Il a aussi déploré le manque « d’autonomie » du régulateur de la SENELEC dont « le statut de dépendance financière ne permet de rien réguler par rapport aux doléances des clients ».
Le député Seydou Diouf (majorité), a toutefois justifié cette hausse par des « facteurs exogènes » notamment une « fluctuation » sur le prix du baril du pétrole à l’international.
Le parlementaire, par ailleurs président de la commission des lois, a tout de même rappelé que la frange de la population (plus de 600.000 ménages) épargnée par cette hausse a connu récemment une baisse sur le prix de l’électricité à hauteur de 10%.
Au sujet de la cherté du coût de l’électricité le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé a souligné que les prix élevés s’expliquent par « l’importation de tous les facteurs de production d’électricité mais aussi par la compensation opérée qui permet de financer, en partie, les programmes d’électrification du monde rural ».SMD/ASB/OID

La CSA “dénonce et condamne vigoureusement » la hausse du prix de l’électricité

https://www.ferloo.com/La Confédération des syndicats autonomes (CSA) “dénonce et condamne vigoureusement” la hausse du prix de l’électricité qui va entrer en vigueur, le 1er décembre.  
Dans un communiqué transmis à l’APS, la CSA appelle les travailleurs et leurs organisations syndicales à “la vigilance et à la mobilisation pour riposter à toutes les mesures antisociales du gouvernement”.
“La préservation de notre pouvoir d’achat au demeurant insuffisant est à ce prix”, ajoute-t-elle.
Une hausse de 6% sur la Moyenne et la haute tension et une hausse de 10% sur la Basse tension en épargnant les consommateurs des clients domestiques sur la 1ere tranche vont entrer en vigueur à compter du 1er décembre, selon la Senelec.
Lors d’une conférence de presse, mardi, le directeur général de la Société nationale d’électricité (Senelec) du Sénégal, Pape Demba Bitèye, a confirmé l’entrée en vigueur, de la hausse du prix de l’électricité, évoquant un manque à gagner de 12,191 milliards de FCFA enregistré par ses services depuis le début du dernier trimestre 2019.
La CSA note que “contre toute attente”, la Senelec “en accord avec le gouvernement, a procédé à l’augmentation du prix de l’électricité entre 6% et 10% (…) alors que l’ancien Directeur général de l’entreprise nous promettait une baisse en 2020”.
“Cette mesure, selon la centrale syndicale, était d’autant plus inattendue que depuis quelques années on était dans une dynamique de baisse du coût de l’électricité.”
Elle souligne que “les justifications laborieuses du nouveau DG ne peuvent convaincre si l’on considère que le taux appliqué aux petites, moyennes et grandes entreprises a obligatoirement des répercussions sur les coûts de production et des services, en conséquence, sur le pouvoir d’achat déjà faible des travailleurs et des populations en général”.
“Tous les ménages subiront les conséquences néfastes de la hausse”, selon la CSA, estimant que “si la Senelec mettait de la rigueur dans le recouvrement de ses créances auprès de l’Etat et des particuliers mais aussi dans la lutte contre le vol de l’électricité, les populations pouvaient être épargnées par cette hausse inopportune et évitable”. (APS)

LE BUDGET 2020 DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE ARRÊTÉ À PLUS DE 43 MILLIARD

Dakar, 29 nov (APS) – Le projet de budget 2020 du ministère de la Justice, soumis au vote des députés ce vendredi, est arrêté à la somme de 43 milliards 64 millions 711 francs CFA, indique le rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale.La séance est présidée par la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Yata Sow.
Le budget est défendu par le Garde des sceaux, Malick Sall, accompagné par ses collaborateurs, le ministre des finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo et son homologue en charge du dialogue social et des relations avec les institutions.
Selon le rapport de la commission des finances, le budget 2020 du ministère la Justice enrôle cinq programmes dénommés : ’’justice judiciaire’’, ’’éducation surveillée et protection judiciaire de l’enfant’’, ’’administration pénitentiaire’’, ’’bonne gouvernance des droits humains et pilotage’’, ’’coordination et gestion administrative’’
Par nature économique des dépenses, les crédits de ces programmes sont répartis en dépenses de personnel, biens et services, transferts courants, investissements exécutés par l’Etat et transferts en capital, lit-on dans le rapport de la commission des finances de l’Assemblée nationale. MK/OID

RAPPORT 2017 DE L’ARMP: 126 autorités contractantes ont passé 8995 marchés pour une valeur totale de 1925.758.620.361 F Cfa

https://www.jotaay.net/Enfin ! L’Autorité de régulation des marchés publics a publié, hier, son rapport 2017. L’Armp confirme ainsi «Les Échos» qui annonçait que le tant attendu rapport sera divulgué courant novembre. Face à la presse hier, l’organe de régulation a indiqué avoir audité, pour le compte de l’exercice 2017, 126 autorités contractantes. Ces autorités contractantes ont passé 8995 marchés dont 2841 marchés par Demande de Renseignements et de Prix à Compétition Ouverte (Drpco) et autres modes et 6154 par Demande de Renseignements et de Prix à Compétition Restreinte (Drpcr) et Drps, le tout d’une valeur totale de 1925.758.620.361 F Cfa. Pour l’exercice 2017, le taux d’absorption des crédits a augmenté de manière considérable atteignant 100% pour la plupart des autorités contractantes, pour une moyenne de 98%. Le taux d’entente directe à fortement chuté, quittant largement la barre des 20% et plus pour ne s’élever qu’à 9%. Sur le retard noté pour la publication du Rapport général 2017 de l’Armp, le Directeur général de l’organe, Saër Niang, qui exclut toute pression politique, explique cela par le fait que l’Armp est la seule institution de contrôle «qui a la lourde charge d’auditer plus de 100 structures publiques par an».

Rapport 2017 de l’ARMP: les bonnes feuilles

http://www.dakarmatin.com/L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a publié son Rapport 2017, ce jeudi. Le président de son Conseil de régulation dit avoir constaté à l’issue de l’exercice 2017, une bonne maîtrise des procédures de passation de marchés. Cette situation, dit-il, est caractérisée par « une régression de certains dysfonctionnements » jadis récurrents.
«Le taux d’absorption des crédits a augmenté de manière considérable. Nous en sommes à 98%», a-t-il argué. Le taux d’entente directe à fortement chuté, nous en sommes seulement à 9%, alors que partout, il est admis qu’il aille jusqu’à 20%. Les marchés sont de meilleure qualité, le prix de la commande public a baissé. C’est ça que nous recherchons. Nous sommes en train de le réussir, avec les autorités contractantes», a fait valoir Saër Niang dans des propos rapportés par l’APS.
Selon Oumar Sakho, le Conseil de régulation de l’ARMP a audité pour le compte de l’exercice 2017 126 autorités contractantes, qui ont passé 8 995 marchés dont 2 841 marchés par DRPCO et autres modes et 6 154 DRPCR et DRPS, le tout d’une valeur totale de 1925 758 620 361 F CFA.
De même, a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse,3 328 marchés représentant un montant 1 797 889 120 858 F CFA ont été passés en revue par les cinq cabinets d’audit. Les marchés audités représentent ainsi 93 % en valeur et 37 % en nombre.
Evoquant les dysfonctionnements Oumar Sakho, a cité les fractionnements, les retards dans la publication des plans de passation de marchés (PPM) ou AGPM (avis général de passation des marchés). Il y a également selon lui, le défaut d’inscription des marchés dans le PPM, les défaillances dans le dispositif organisationnel et institutionnel, l’invitation de prestataires non spécialisés dans les prestations requises engendrant un renchérissement des coûts et une mauvaise qualité de prestations.
Entre autres recommandations, l’Armp demande aux autorités contractantes de respecter les clauses contractuelles du point de vue de la qualité mais également de l’application des pénalités de retard. Les services de Saër Niang les invitent aussi à prendre les mesures idoines pour remédier aux insuffisances notées dans le processus de passation et qui altèrent la traçabilité des procédures (défaillance dans l’archivage, non-respect des règles de publicité, défaut de signature des documents de marchés.
«La commande publique, mais aussi par la sensibilisation des gestionnaires de crédits, des services maître d’œuvre et notamment des Agents comptables particuliers (ACP) sur l’importance de transmettre les documents relatifs à l’exécution physique et financière à la CPM » (cellule de passation de marché)

Rapport Armp 2017–AUX MARCHÉS DES IRRÉGULARITÉS: Coud, Apix, Cdc… épinglés

Fractionnements, retards dans la publication des plans de passation de marchés, défaut d’inscription des marchés dans le Plan de passation des marchés (Ppm) ainsi que des défaillances dans le dispositif organisationnel et institutionnel, tels sont entre autres les dysfonctionnements décelés encore dans la gestion de la commande publique au cours de l’année 2017.
Les irrégularités persistent dans le processus de passation des marchés publics des autorités contractantes. Au titre de la gestion 2017, malgré les quelques avancées notées, les différents rapports d’audit transmis à l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) par les consultants ont fait état entre autres de fractionnements, de retards dans la publication des plans de passation de marchés, de défaut d’inscription des marchés dans le Plan de passation des marchés (Ppm) ainsi que des défaillances dans le dispositif organisationnel et institutionnel. Une kyrielle de non- conformités a été par ailleurs relevée.
Au total, 677 Plans de passation de marchés (Ppm) recensant 22 mille 981 projets de marché ont été publiés en 2017, avec 2 832 révisions. Le besoin en marché de fournitures exprimés par les autorités contractantes représente 49% du total des projets de marché en nombre, suivis des marchés de services avec 24%, suivis des marchés de travaux 17% et enfin des marchés de prestations intellectuelles 10%.
Les marchés immatriculés en 2017 se chiffrent à 4 055 en nombre, soit 1 545 milliards de francs Cfa. Le privé national a gagné les 90% des marchés, mais en valeur ce sont les entreprises étrangères qui ont pris le gros lot.
S’agissant des prévisions en valeur, les marchés de travaux dominent avec 80%, suivis des marchés de fournitures 13% et enfin des marchés de prestations intellectuelles et services respectivement 3% et 4%.
65% des recours qui ont atterri sur la table de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) ont porté sur les appels d’offres, selon le directeur général de la structure. Saër Niang partageait hier le rapport de l’Armp pour l’exercice 2017. «C’est au niveau des marchés qu’il y a eu plus de contentieux avec 50%. 62% des recours en contentieux concernent l’Admi­nistration centrale», a dit M. Niang. En 2017, il y a eu seulement 9% de passation de marchés par entente directe. Les demandes de renseignements et de prix à compétition restreinte apparaissent comme la procédure la plus usitée par les autorités contractantes, selon le directeur général de l’Armp. En nombre, souligne Saër Niang, elles représentent plus de 45% des prévisions de marché, alors qu’en valeur, les appels d’offres ouverts dominent largement les autres modes de passation avec 92% du total des prévisions.
Au titre de l’année 2017, le Comité de règlement des différends a rendu 296 décisions dont 105 de suspension provisoire, 191 définitives dont 180 relatives à des recours portant sur des procédures de passation de marchés. «Sur les 180 décisions définitives relatives à des recours, 25 recours ont été déclarés irrecevables dont 14 pour cause de tardiveté, 74 requérants ont obtenu gain de cause, 80 ont été déboutés et 1 cas d’incompétence du Crd», a détaillé Saër Niang.

Surplus de paiement, non-respect du principe de libre accès à la commande publique à la Cdc: Les mauvaises consignes de Thierno Seydou Niane

https://www.lequotidien.sn/Suite à l’attribution du marché relatif à la construction du siège de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc) à l’entreprise Dmp construction, celle-ci s’était attachée les services de Te­chnosud pour la conception, l’installation, la mise en service et l’entretien des ascenseurs. Suite au non-respect des engagements de Dmp, en situation conflictuelle avec la Cdc, et à un besoin d’entretien des ascenseurs, la Cdc sollicite de passer un marché par entente directe pour l’entretien de ses trois ascenseurs attribué à Technosud Sa pour un montant de 7 millions 80 mille de francs Cfa.
Les auditeurs ont trouvé qu’une «facture d’1 million 770 mille, correspondant à une prestation de trois mois, a été mandatée le 15 mars 2017 avant l’obtention de l’autorisation de contracter par entente directe qui a été donnée le 23 juin 2017, en réponse à une requête formulée le 13 juin 2017». Cela, d’après les consultants, «traduit au mieux une exécution anticipée des prestations à défaut, le mandatement de prestations non encore effectuées». Pis, soulignent-ils, «le cumul des paiements effectués sur ce marché se chiffre à 7 millions 552 mille francs Cfa pour un contrat conclu pour 7 millions 80 mille francs Cfa, soit un surplus de paiement de 472 mille francs Cfa».
Un non-respect du principe de libre accès à la commande publique a été décrié par les auditeurs dans un marché d’acquisition de tenues de travail attribué à Baol équipement pour 3 millions 37 mille 320 francs Cfa. La même irrégularité a été notée dans d’autres marchés, notamment ceux relatifs à l’acquisition de totem et enseignes attribués à Ohin’s communication pour 11 millions 977 mille francs Cfa, à la fourniture installation et mise en service de matériels de sécurité attribuée à Gen-Tech Sarl pour 12 millions 384 mille 100 francs, ainsi que dans l’achèvement des travaux du siège de la Cdc attribué à Sen Caduset pour 24 millions 935 mille 288 francs Cfa.
Dans ces marchés, l’obligation d’élection de domicile des attributaires n’a pas été respectée.
Dans les marchés conclus par avenants, des in-conformités ont été également relevées par les consultants de l’Armp.
on par rapport à cet écart’’, écrit le cabinet KPMG qui a réalisé l’audit pour le compte de l’Armp.
A noter que la période couverte par le rapport fait partie de la gestion de Cheikh Oumar Hann, à l’époque directeur général du Coud (août 2014-avril 2019)

Salle de délibération Dakar-Plateau: Un vendeur d’ordinateurs gagne le marché

https://www.rewmi.com/Le maire de la commune de Dakar Plateau a été épinglé par le rapport 2017 de l’Armp. Aliou Ndoye a filé le marché de la réhabilitation de la salle de délibération à un vendeur d’ordinateurs pour un coût de 60, 3 millions. Alors que selon la qualification mentionnée dans l’appel d’offres,  le marché devait être confié à une entreprise de génie civil. Pis, la commission des marchés a été convoquée deux jours avant la tenue de la séance d’ouverture des plis en violation du Code des marchés, rapporte Libération.

Magal et Gamou 2017: Anta Sarr dépense un milliard en riz

https://www.rewmi.com/Dans son rapport 2017, l’autorité de régulation des marchés publique (Armp) a épinglé la Délégation Générale à la Protection Sociale et à la Solidarité Nationale (Dgpsn). L’institution dirigée par le chirurgien-dentiste Dr Anta Sarr Diacko, a notamment été épinglée dans deux marchés passés par entente directe. Il s’agit de l’achat de riz destiné à la couverture du Magal avec le Complexe Setou Indou (CSI) pour 196 000 000 F CFA et Maouloud 2017 avec Socomi pour 803 880 000 F CFA). Soit près d’un milliard de francs Cfa.
Ces deux marchés relatifs à l’acquisition de riz pour la couverture des besoins des évènements religieux (Magal et Gamou), ont été conclus par entente directe autorisée par le Comité de Règlement des Différends de l’ARMP. Mais selon le cabinet Busness Système Conculting qui a audité la DGPSN, « cette procédure a par la suite été déroulée dans des délais anormalement longs confirmant que l’urgence invoquée à l’appui de la requête n’était pas fondée d’autant plus que l’organisation desdites cérémonies religieuses est bien calée dans le calendrier et qu’une bonne planification des actions aurait dû conduire à lancer les marchés en temps opportun, par des procédures ouvertes à défaut de constituer des stocks de sécurité permettant l’intervention de la DGPSN en cas de besoin ».
L’auditeur note également qu’entre « la date de saisine de la DCMP par l’Autorité Contractante, aux fins de conclure un marché par entente directe (25 octobre 2017) et la date de notification du marché (29 décembre 2017), il s’est écoulé une période de deux mois largement suffisants pour dérouler une procédure d’appel d’offres ouvert en procédure d’urgence ».
Ce n’est pas tout. Selon le cabinet d’audit, la DGPSN a passé deux autres marchés par entente directe à la même année, avec les mêmes entreprises à savoir le Complexe Setou Indou ( Csi) pour 354 280 000 F CFA et Socomi pour 623 580 000 F CFA. Ces marchés portent sur l’achat de riz pour venir en aide aux sinistrés. Certes, le gré à gré a été autorisé par le Comité de Règlement des Différends de l’ARMP, mais selon l’auditeur, « la lettre portant avis défavorable de la DCMP n’a pas été classée dans le dossier », leur permettant de « disposer d’éléments d’appréciation des arguments avancés par la DCMP ».
Mais « il ressort de la décision du CRD de l’ARMP, qu’aucune des conditions prévues dans l’article 76 du CMP, pour recourir à l’entente directe, n’a été remplie par la DGPSN ».

Travaux du nouveau marché de Thiaroye :Mountaga Sy aménage un dépassement de plus de 2 milliards

https://www.lequotidien.sn/Pour les travaux et l’aménagement du nouveau marché de Thiaroye dans le cadre du recasement des places d’affaires affectées par le Ter, le budget initial d’après les résultats du rapport d’audit a été évalué à 6 milliards de francs Cfa. Mais dans le cadre de la mission de revue de ce marché qui a été attribué par l’Agence nationale chargée de la Promotion de l’investissement et des grands travaux (Apix), les auditeurs se sont rendu compte que «le contrat est signé pour un montant de 8 milliards 263 millions 285 mille 158 francs Cfa, soit un dépassement du budget de 2 milliards 263 millions 285 mille 158 francs Cfa».
Comme autres anomalies, le rapport note qu’il «s’est écoulé un délai de 11 jours entre l’ouverture des plis et l’attribution du marché, en violation de l’article 73, alinéa 2.a.3 du Cmp qui préconise un délai de 3 jours ouvrables au plus. Le dossier type de l’Armp mis à jour en juin 2017 n’a pas été utilisé par l’Apix. En effet, les articles 42.1 et 42.3 des Ic relatif au recours disposent que la Prm est tenue de répondre à la réclamation dans un délai de cinq jours ouvrables. Or le Cmp, en ses articles 89 et 90, dispose que ce délai doit être de trois jours.
Le délai de 5 jours francs pour la convocation des membres de la commission des marchés aux différentes réunions n’est pas respecté, en violation de l’article 39 alinéa 1 du Cmp (ouverture des plis 29 septembre 2017- convocation le 25 septembre 2017 ; réunion de validation du rapport d’évaluation prévue le 10 octobre 2017, convocation envoyée par mail le même jour)».
Les consultants notent aussi que «les soumissionnaires non retenues ont été informés 17 jours après l’attribution provisoire, en violation de l’article 84 alinéa 3 du Code des marchés publics.
L’ouverture des plis est intervenue le 29 septembre 2017 et l’évaluation le 10 octobre 2017, soit un délai de 11 jours. En outre, le marché a été signé le 29 novembre 2017 et approuvé le 21 décembre 2017, soit un délai de 22 jours. La procédure a ainsi duré 83 jours entre l’ouverture des plis et l’approbation du con­trat. Ce délai est anormalement long pour un mar­ché passé en procédure d’urgence.
Les états financiers déposés par les soumissionnaires ne sont pas certifiés par un commissaire aux comptes».

Rapports 2017 de l’Armp: quand des autorités se sucrent sur le dos des impactés du TER, des sinistrés et..

PressAfrik-Les auditeurs qui ont évoqué deux marchés de gré à gré de 354 millions de F CFA et 623 millions de F CFA pour achat de riz destiné aux sinistrés, ont indiqué qu’ « aucun justificatif d’exécution du marché (bon de commande, bordereaux de livraison, factures, procès-verbal de réception) n’a été classé dans le dossier laissant subsister une incertitude sur l’exécution conforme du marché avec les dispositions du contrat».
Pire, en analysant la procédure du marché, de fournitures informatiques attribuées à Oumou informatique pour 29 millions de F CFA, les auditeurs révèlent que l’examen des offres, des lettres de soumission et de marché a permis d’identifier des indices de collusion entre les soumissionnaires Baye computer et Office informatique en violation du principe de transparence.
Au niveau de l’ONAS, on parle d’incertitudes autour de 499,6 millions de F CFA. Sur l’échantillon de 21 procédures de Demandes de renseignements et de prix (Drp) à compétition restreinte, estimé à 305,5 millions de F CFA, d’un montant de 106,091 millions de F CFA sont entachées de signes de collusions, selon les auditeurs. Qui ajoutent que les travaux de réhabilitation des réseaux d’eaux usées ont donné lieu à la passation de plusieurs marchés fractionnés et sans mise en n’œuvre d’une procédure concurrentielle dûment documentée pour un montant cumulé estimé à 499,6 millions de F CFA.
Quant au recasement des impactés du Ter, un curieux dépassement de 2,2 milliards de F CFA a été noté par les auditeurs. Le délai pour ce marché lancé par l’Apix est anormalement long pour un marché passé en procédure d’urgence. Le budget prévu est de 6 milliards F CFA. Alors que le contrat est signé pour un montant de 8 263 285 158 F CFA, soit un dépassement du budget de 2 263 285 158 F CFA.
Les rapports de l’Armp ont aussi noté les séminaires sur les marchés publics. Le ministère des Sports a choisi Mora Multiservices pour l’organisation d’un séminaire pour un montant de 3 445 600 F CFA TTC. Les domaines d’activités des entreprises présélectionnées ou choisies n’ont rien à voir avec l’organisation d’atelier ou de séminaire, en violation des dispositions du Code.

Port autonome de Dakar: Incohérences et dysfonctionnements

https://www.lequotidien.sn/Au Port autonome de Dakar (Pad), la passation des marchés est un exercice hasardeux et sujet à de nombreuses incohérences. C’est ce que relève l’audit réalisé par le cabinet Bsc sur la société. En effet, les auditeurs listent une longue série de dysfonctionnements dont la dernière n’est pas le fait que la coordonnatrice de la Cellule qualité hygiène et environnement soit à la tête de la commission des marchés. «Un cumul de fonctions contraire à l’esprit du Code», estime l’auditeur. Le rapport met l’accent sur les nombreux dysfonctionnements. Ainsi, dans l’appel d’offres portant renflouement et immersion de navires ayant coulé dans le plan d’eau, un marché attribué à Les ateliers du Cap Vert pour un montant de 3 milliards 416 millions 100 mille francs Cfa, les auditeurs s’étonnent que les 2 autres soumissionnaires aient vu leurs offres rejetées pour défaut de production d’une garantie de soumission. «Un manquement à l’obligation réelle de mise en concurrence», soulignent les auditeurs. Dans la plupart des listes restreintes élaborées avant le lancement des marchés, l’auditeur a pu remarquer des manquements au point de s’interroger sur la pertinence de cette procédure. Dans le marché d’aménagement du terrain du centre aéré du Pad à Mbao, l’auditeur note que le marché d’un montant de 71 millions 177 mille 812 francs Cfa a largement dépassé les délais. Après 9 mois, les travaux n’étaient exécutés qu’à 15,87% pour un montant de 11 millions 298 mille 500 F alors que les versements reçus par l’entreprise Still living étaient de 20 millions 897 mille 400. Dans le marché portant sur le remplacement de la plateforme matérielle sur l’infrastructure virtuelle du port attribuée à Cfao, l’auditeur note que curieusement, le contrat a été enregistré avant même son approbation. Des incohérences de dates et dans les notes attribuées aux soumissionnaires dans les évaluations, l’absence de pénalités de retard dans certains marchés et l’absence de justificatifs sont revenues de façon récurrente dans le rapport établi par Bsc qui juge que le Pad s’est conformé de manière «moyennement satisfai­san­te aux procédures de passation».

RAPPORT ARMP 2017: A Kaolack, Mariama Sarr viole toutes les règles des marchés publics et se classe dans la catégorie «pas satisfaisante»

https://www.jotaay.net/Quand il s’agit de chercher les bons élèves en matière de conformité aux dispositions et procédures de passation et d’exécution des marchés publics, il vaut mieux éviter la commune de Kaolack sous la gestion de Mariama Sarr. L’Armp qui a publié hier son rapport 2017 a en effet classé Kaolack parmi les plus mauvais élèves en la matière, la classant dans la catégorie «pas satisfaisante» aux dispositions et procédures de passation et d’exécution des marchés publics au titre de la gestion 2017.
Selon le rapport, les marchés qui ont fait l’objet de revue et de vérification au niveau de la commune de Kaolack s’élèvent à un montant total de 1.258.335.904 F Cfa. Des marchés dont l’examen révèle d’énormes cas de non-conformité. Parmi celles-ci,  un problème d’accès au Sygmap par la Cellule de passation des marchés, la non-formation des personnes impliquées dans la passation des marchés, la mise en place tardive (le 06 février 2017) de la Commission des marchés de la Commune de Kaolack en violation de l’arrêté N°00864 du 22 janvier 2015 qui prévoit que cet arrêté de nomination doit être communiqué à l’Armp et à la Dcmp au plus tard le 5 janvier de chaque année.
Aussi, selon le rapport, la Cellule de passation des marchés de la Commune de Kaolack n’a pas produit les rapports trimestriels et le rapport annuel au titre de la gestion 2017, en violation de l’arrêté N°865 du 22 janvier 2015 relatif à l’organisation et au fonctionnement des Cellules de passation des marchés des autorités contractantes.
Les autres violations du Code des marchés publics commises par la commune de Mariama Sarr : la non exhaustivité de l’archivage des dossiers des marchés, la non-information des soumissionnaires non retenus du rejet de leur offre. Mais également la non-restitution des garanties de soumission après l’attribution.
Ce n’est pas tout, puisque à la Commune de Kaolack, les délais d’évaluation et d’attribution des marchés sont en dépassement en violation de l’article 70 du Cmp et les avis d’attribution définitive de marchés ne sont pas publiés sur le portail des marchés publics.
Un marché qui illustre bien la violation : la construction du Centre de santé de Médina Baye attribué à Gie Cheikh Al Islam pour un montant de 432.837.000 F Cfa TTC. Pour ce marché à appels d’offres ouvert (Aoo), la date d’approbation du marché est antérieure à la date de souscription du contrat.
Alors que pour ce qui est de l’«acquisition de matériel roulant de type Pick-up double-cabine, attribué à Carrefour Automobiles pour un montant de 51.000.000 F Cfa TTC», la Dcmp n’a pas été saisie sur l’évaluation et l’attribution provisoire du marché ou encore sur l’examen juridique et technique du projet de marché. Ce qui est une violation de l’article 2 de l’arrêté n°00106/MEFP du 7 janvier 2015.
Les auditeurs déplorent également le fait qu’ils n’ont pas reçu l’ordre de service pour certains marchés, notamment celui de «Travaux de remblai dans la Commune de Kaolack». Alors que pour trois autres marchés d’un montant de près de 20 millions, les demandes de renseignements et de prix à compétition ouverte sont antérieures à l’immatriculation des marchés.Sidy Djimby NDAO

PASSATION DE MARCHES A LA POSTE: Un si long collier de manquements au cou de Ciré Dia

https://www.jotaay.net/C’est une véritable couronne de manquements que le rapport 2017 de la Armp a tressée à La Poste de l’ex-Directeur général Ciré Dia. Du cumul de fonctions au sein de la commission des marchés, en passant par la non-conformité à l’obligation de verser la quote-part de 50% sur les produits des ventes des dossiers d’appels d’offres, tout y passe…
Au terme de ses vérifications, le cabinet Gsm/Sspm a dressé une longue liste d’observations. Des constats relatifs surtout au dispositif organisationnel. «La décision portant nomination des membres de la commission des marchés publics en date du 5 janvier 2017 a été transmise tardivement à l’Armp et à la Dcmp (le 1er février 2017), en violation de l’article 6 de l’arrêté du MEF n°864 du 22 janvier 2015 fixant les nombres et les conditions de désignation des membres des commissions des marchés des Autorités contractantes», note d’emblée le vérificateur. Qui souligne également que le Directeur de la logistique et de la maintenance, membre de la commission des marchés, «cumule» cette fonction avec celle de responsable de services techniques et des approvisionnements. Cela, «en violation» des dispositions de l’article 2.d de l’arrêté du MEF n°864 du 22 janvier 2015. Poursuivant, le cabinet Gsm/Sspm reproche à l’équipe de l’ancien Dg Ciré Dia de n’avoir pas publié sur le portail des marchés publics l’avis général de passation des marchés, violant ainsi l’article 56 du Code des marchés publics.
Relevant que le rapport annuel et les rapports trimestriels ne lui ont «pas été communiqués», le vérificateur regrette que cela ne lui ait pas permis de  s’assurer du respect de l’article premier de l’arrêté du MEF n°865 du 22 janvier 2015, relatif aux prérogatives des Cellules de passation des marchés des autorités contractantes.
Enchainant les griefs, l’auditeur révèle que «la Poste ne s’est pas conformée à l’obligation de verser la quote-part de 50% sur les produits des ventes des dossiers d’appels d’offres», notamment concernant les «marchés passés par Appels d’offres ouverts».
Pire, «pour 75% des marchés passés par Appels d’offres ouverts», le vérificateur soutient qu’en violation de la règlementation en vigueur, «la date d’évaluation n’a pas été spécifiée sur le rapport», ce qui ne lui «permet pas de s’assurer» de la tenue de l’opération à bonne date. En outre, toujours, les auditeurs soulignent «l’absence de preuve de la publication de l’avis d’attribution définitive sur le portail des marchés publics pour 100% des Aoo». De même, «le délai d’attribution est anormalement long, pour 25% des Aoo; constats spécifiques aux marchés passés par Demande de renseignement et de prix à Compétition restreinte». Ce qui est une entorse à l’article 70 du Code.
N’en finissant pas d’égrener le chapelet de manquements à l’équipe de Ciré Dia, le rapport note «l’absence d’avis de la Cellule de passation de marchés sur les procédures de Drp». Mbaye THIANDOUM

ADS: L’Armp met à nu les «graves manquements» de Pape Maël Diop

Dakarmatin via Seneweb -L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), qui a envoyé une mission de vérification des processus de passation, d’exécution, de suivi administratif, financier et technique des marchés conclus par l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads) pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2017, a pu constater de «graves manquements » dans cette agence dirigée depuis 2012 par Pape Maël Diop. En effet, dans son rapport final 2017 publié, ce jeudi 28 novembre 2019, les missionnaires de l’Armp ont écrit que l’examen des procédures de passation des marchés lancés par appel d’offres ouverts, a permis de noter «les non-conformités récurrentes».
Il est décelé, d’après le rapport, «des manquements récurrents au respect des exigences d’information, des soumissionnaires, notamment la non-transmission systématique des procès-verbaux d’ouverture des offres, telle que préconisée par l’article 67-4 du Code des marchés publics». En outre, à l’Agence des aéroports du Sénégal, «les Pv d’attribution des marchés ne sont pas approuvés par le directeur général». C’est du moins ce qu’ont fait constater les contrôleurs de l’Armp qui rappellent d’ailleurs qu’à défaut d’une décision d’attribution en bonne et due forme, l’approbation du Pv par l’agent comptable doit être matérialisée et datée pour leur permettre de s’assurer du respect des dispositions de l’article 84.3 du Code des marchés et du délai de trois jours à compter de la proposition de la commission des marchés, accordé à l’Agent comptable.
«Certaines lettres ne portent pas la mention de l’accusé de réception» L’équipe dépêchée par Saër Niang a également fait remarquer pour s’en offusquer que «l’information des soumissionnaires non retenus, du rejet de leurs offres, n’est pas toujours effective, car certaines lettres ne portent pas la mention de l’accusé de réception (cachet, date et signature), pour nous permettre de nous assurer du respect de l’article 84.3 du code des marchés publics». Le document relève que «les attestations de mainlevée des garanties de soumission ne sont pas dûment établies».
Dans beaucoup de marchés passés par l’Ads, l’Armp révèle que «les contrats ne comprennent pas de clause de pénalités de retard, contrairement ainsi, aux exigences de l’article 13.7 du Code des marchés publics, qui définit toutes les mentions obligatoires, devant figurer dans les contrats, une attention particulière doit être accordée à la mise au point des marchés». Sur un autre volet, le rapport pour l’exercice 2017 de l’agence des aéroports du Sénégal, «les noms et fonctions des membres des comités techniques d’évaluation ne sont pas retranscrits dans les rapports d’évaluation qui ne sont pas toujours signés»

AUDIT DES MARCHÉS 2017: Les gros cafards de la Lonase, énormément de manquements notés

https://www.jotaay.net/La Loterie nationale sénégalaise a aussi été fouillée, au titre de ses marchés pour l’année 2017. Mais, que de cafards. C’est en tout cas ce que font comprendre les auditeurs. D’après eux, pour ce qui est du dispositif intentionnel, à l’organisation et à l’environnement de la passation, «l’Agpm n’est pas conforme au modèle type défini par l’Armp, il ne renseigne pas sur les projets de marchés figurant dans le Plan de passation des marchés et devant faire l’objet d’une procédure d’appel d’offres, en violation des dispositions de l’article 6 alinéa 4 du Cmp».
La cellule de passation des marchés de la Lonase d’ailleurs, n’a pas produit de rapports trimestriels au titre de la gestion 2017, en violation des dispositions de l’article 1 de l’arrêté n°00865 du MEFP pris en application des articles 35 et 141 du Cmp.
Aussi, la quote-part de l’Armp sur les produits des ventes de Dao n’a pas été versée, en violation des dispositions de l’article 37 du décret n°2007-546 du 25 avril 2007 portant organisation et fonctionnement de l’Armp. Pour ce qui des appels d’offres ouverts (Aoo), le vérificateur dit aussi constater que les marchés sont inférieurs aux seuils de revue de la Dcmp. L’échantillon qu’ils ont ne comprend qu’un seul marché passé par appel d’offres ouvert. Et après revue, beaucoup de manquements ont été notés dans la passation de plusieurs marchés. La revue de la Cellule de passation des marchés sur le Dossier d’appel d’offres et le rapport d’évaluation des offres n’est pas matérialisée, en violation des dispositions de l’article 141.C et de l’arrêté n°00865 du Mefp relatif à l’organisation et au fonctionnement des Cpm. En un mot et en mille, le vérificateur dit que «la Lonase ne s’est pas conformée de manière satisfaisante aux dispositions et procédures de passation et d’exécution des marchés publics».Madou MBODJ

Marchés publics: Les cafards de Matar Bâ

http://www.dakarmatin.com/Selon le quotidien Libération, le ministère des Sports dirigé par Matar Bâ a été épinglé dans le rapport 2017 de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), sur la passation des marchés, rendu public, hier, après des années de retard.
Pour l’organisation d’un séminaire sur les marchés publics, le département des Sports a choisi une entreprise de quincaillerie, Mora Multiservices, pour un montant de 3 445 600 Fcfa, en violation flagrante des dispositions du Code des marchés

LE PRIVÉ NATIONAL RAFLE L’ESSENTIEL DES MARCHÉS PUBLICS (DG ARMP)

Dakar, 28 nov(APS) – Le secteur privé national remporte « l’essentiel des marchés publics au Sénégal », a révélé jeudi le Directeur de l’Autorité des marchés publics (ARMP), Saër Niang, reconnaissant toutefois que ’’les gros marchés’’ portant sur de grands travaux tombent ’’souvent entre les mains d’entreprises étrangères’’.
S’exprimant jeudi à Dakar lors d’un atelier de restitution et de partage sur les résultats des audits pour la gestion 2017, M. Niang a déclaré que le secteur privé national remporte désormais « l’essentiel des marchés publics au Sénégal »,
« Mais même s’ils raflent la plupart des marchés, ajoute-t-il, les entrepreneurs nationaux peuvent parfois voir baisser de façon drastique leur part en valeur, les gros marchés tombant souvent entre les mains d’entreprises étrangères, lorsqu’il s’agit par exemple de grands travaux, comme les aéroports ».
Toutefois, le privé sénégalais ne perd pas tout au change, en raison des possibilités de collaborations avec ses homologues des autres pays.
« Dans ces marchés, il y a de la sous-traitance. Les grandes entreprises travaillent avec le secteur privé national. Il faut faire beaucoup d’efforts pour exiger ou imposer que les marchés soient allotis », a suggéré Saër Niang.
Il préconise qu’il y ait plusieurs lots pour permettre aux entreprises nationales de remporter davantage de marchés, tout en sachant que leur collaboration avec le privé étranger leur permet aussi de gagner en compétence, technicité, partage de savoir, etc.BHC/ASG/BK

ARMP: Saer Niang refuse de partir à la retraite et invoque les textes de la structure

http://www.dakarmatin.com/Après trois mandats à la tête de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), Saêr Niang n’est toujours pas prêt à quitter ses fonctions de Directeur général. Interpellé sur la question ce jeudi, lors de la présentation du rapport de l’Armp 2017, il a dit sans plus de précision que les textes de ladite structure ne mentionnaient nulle part que son magistère va prendre fin au terme de ce mandat.
« Je fais mon travail par rapport aux texte qui nous régissent. Et les textes qui nous régissent ne constatent pas la fin de mes activités au terme des trois ans », a-t-il déclaré.

Gestion de l’eau: Ce que l’Armp recommande à la Sones

IGFM – L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a demandé à la Société nationale des eaux du Sénégal (SONES) de mettre en œuvre les investissements prévus dans ce secteur, notamment la restructuration du réseau hydraulique de Dakar et l’augmentation de la production d’eau, en vue d’apporter une solution aux pénuries récurrentes du liquide précieux.
L’ARMP, pour la première fois depuis sa création, a réalisé une mission de revue indépendante des contrats de délégation de service public du secteur de l’eau, à travers le contrat d’affermage signé entre l’Etat du Sénégal, la SONES et la Sénégalaise des eaux (SDE).
Dans son rapport, elle exhorte la SONES à « résorber les retards constatés dans la réalisation des engagements contractuels en terme de réhabilitations ».
Elle souhaite aussi la mise en oeuvre de ses obligations de contrôle des activités de l’exploitant du service affermé.
De même, l’ARMP recommande de « mettre en place une interface ou une passerelle lui permettant d’accéder aux systèmes d’information du Fermier : données comptables, base clients, facturation & encaissement, traitement des réclamations ».

Saër Niang, Dg de l’Armp: «Notre plus grand problème,c’est…»

IGFM – L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) rencontre un ’’grand problème’’ dans la conduite de ses missions d’audit, en raison du non archivage des documents, a déploré jeudi à Dakar son directeur général, Saër Niang.
« Le grand problème, c’est l’archivage. Tout le monde a des problèmes avec l’archivage. L’archivage est essentiel. C’est le ventre mou du dispositif », a-t-il dit.
Le DG de l’ARMP s’exprimait lors d’un atelier de restitution et de partage sur les résultats des audits pour la gestion 2017.
Saër Niang estime que les autorités contractantes ont « beaucoup à faire » en matière d’archivage de documents.
Il s’est félicité de « la bonne compréhension » des procédures de passation des marchés publics et du taux d’absorption des crédits, de l’ordre de 98%, assurant que le Sénégal dispose désormais des « meilleurs experts » dans le domaine de la passations des marchés publics.
Au sein des services de « chaque autorité contractante, vous avez les meilleurs spécialistes qui ont une bonne compréhension du Code des marchés publics. Il y a une évolution significative. Tout le monde consomme son budget à 100% », a fait savoir le DG de l’ARMP.
Un résultat qui place le Sénégal « parmi les meilleurs références au monde », selon M. Niang.
« Le budget a augmenté de manière considérable, les projets de marchés ont augmenté, malgré cela les gens arrivent à planifier, à organiser les marchés dans les délais. Le coût de la commande publique a baissé », fait-il valoir.

Birahim Seck déchire le rapport Armp: «Le DG est illégitime et illégal,son mandat a pris fin depuis deux ans »

https://www.seneweb.com/ « Est-ce qu’aujourd’hui les dirigeants de l’Armp, surtout le Directeur général est légitime et légal pour épingler telle ou telle structure dans la mesure où son mandat a pris fin depuis presque 2 ou 3 ans ? ». L’interrogation est de Birahim Seck du Forum civil. Joint par Seneweb ce matin, il déchire le rapport de l’Armp et souligne l’illégalité de son directeur général dont le mandat a expiré.
Birahim Seck estime que Saër Niang n’est plus habilité à publier un quelconque rapport. «Il a fait un premier et deuxième mandat auquel le décret portant organisation/ fonctionnement de l’Armp lui donne droit. Actuellement il est en train de terminer son 3e mandat illégal. Dans un premier temps, ce qu’il faut régler, c’est ça », fulmine Seck, au bout du fil. A l’en croire, « Cette situation est voulue et entretenue par l’Etat du Sénégal mais également avec l’accompagnement des bailleurs de fonds qui injectent de l’argent au niveau de l’Armp tout en sachant que le Directeur général a terminé bel et bien le mandat qui lui est accordé par la loi.
C’est ce qu’il faut régler dans un premier temps avant d’aller dans le fond des différents rapports », recadre le coordonnateur du Forum civil.
Quid du bond de 22 à 9% fait par le Sénégal entre 2009 et 2017 sur les marchés d’entente directe, dans l’espace Uemoa, selon l’Armp? « Ces données là ne peuvent pas être fiables dans la mesure où l’instance qui est chargée de recevoir ces données, la direction, n’est pas légitime, n’est pas légale. Cela entache la crédibilité des rapports publiés par l’Armp. Cela n’entache pas le travail des auditeurs, mais, entre le rapport des auditeurs et le rapport publié par l’Armp, il peut y avoir un fossé dans la mesure où il y a une illégalité qui est collée au mandat du directeur général ».
Et ce n’est pas tout : « Il y a des tentations plausibles sur le fond et le contenu des différents rapports qui sont publiés. Je n’indexe pas le travail effectué par les cabinets qui transmettent leur travail à l’Armp. Mais le travail effectué par l’Armp dans ces rapports: il y a des tentations. Je pense que l’intégrité et l’intégralité du contenu des rapports ne sont pas publiés ». Conviction de Birahim Seck.

Application de la Fonction publique locale: Vers une grève de l’intersyndicale des travailleurs municipaux

https://www.lequotidien.sn/L’Acte 3 de la décentralisation est venu avec ses impairs pour les travailleurs municipaux. C’est le point de vue de Babacar Sow, Secrétaire général de la Fédé­ration des travailleurs du Sénégal local. M. Sow et ses camarades syndicalistes étaient en Assem­blée générale à la mairie de ville de Rufisque. «Les travailleurs vivent d’énormes difficultés qui ont été exacerbées avec l’avènement de l’Acte 3 de la décentralisation. Beaucoup d’avantages qui étaient alloués aux travailleurs municipaux ont été perdus», a expliqué le syndicaliste, citant au nombre des avantages perdus la prise en charge médicale. «Pour une collectivité locale qui peine même à payer les salaires, il est évident qu’elle ne peut pas gérer certains avantages», a-t-il ainsi dédouané les municipalités. Il a encore prédit un avenir sombre aux travailleurs et collectivités locales avec la mise en place de la Contribution économique locale (Cel) qui est venue remplacer la patente.  «Avec la Cel, le problème est devenu plus grave», a-t-il émis. Pour Fatou Thioune, la responsable de la Cnts à Rufisque, la situation des travailleurs municipaux mérite d’être revue. «Ça pose énormément de problèmes, les salaires sont bas, les avances ne suivent pas, les heures supplémentaires ne sont pas payées», a-t-elle soutenu. M. Sow comme Mme Thioune ont pensé ainsi ferme que l’effectivité de la Fonction publique locale pourra relever la situation des travailleurs municipaux. Ils annoncent «une grève générale dans les prochains jours» si l’Etat ne rend pas effectif le décret d’application de la Fonction publique locale.

Hausse du prix de l’électricité: les associations de la société civile maintiennent leur marche malgré le désaccord avec le préfet de Dakar

http://www.dakarmatin.com/Les associations de la société civile sénégalaise, à avoir les Forces Démocratiques du Sénégal (FDS), les Gilets rouges, Sénégal Notre Priorité, Nittu Dëgg des valeurs et le FRAPP informent l’opinion du maintien de la marche du vendredi et invitent les citoyens à se mobiliser pour exiger que le président de la République annule la hausse du prix de l’électricité.
Dans un communiqué elles expliquent que le préfet de Dakar, Alioune Badara Samb, a reçu ce jeudi 28 novembre à sa demande un des signataires de la lettre l’informant de la marche du vendredi 29 novembre allant de la place de l’obélisque au palais présidentiel.
Le préfet de Dakar leur a proposé de tenir la marche de la place de l’obélisque à la RTS. Ce que leur représentant a refusé. Faisant preuve d’ouverture et de bonne volonté, elles ajoutent que leur représentant a fait la proposition au préfet de Dakar de tenir la manifestation devant la direction générale de la Senelec. Le préfet de Dakar a rejeté cette proposition.
C’est pourquoi, ces associtions disent maintenir la marche pour pousser Macky Sall à annuler cette mesure anti- démocratique et impopulaire d’augmentation du prix de l’électricité. À cet effet, une lettre adressée au président de la république sera déposée au palais présidentiel, disent les manifestants.

NETTOIEMENT–LES CONCESSIONNAIRES RÉCLAMENT 6 MILLIARDS À L’ETAT

NETTALI.COM – Va-t-on vers une nouvelle crise des ordures à Dakar? C’est en tout cas la menace brandie par les concessionnaires du nettoiement. Ils demandent à l’Unité de coordination et de gestion des déchets  (Ucg) de leur payer leurs six milliards sans délai.
Les rues de la capitale risque de se retrouver bientôt avec des tas d’ordures. Les concessionnaires dont les camions sont chargés du ramassage des ordures promettent de se faire entendre. Dans un communiqué rendu public ce vendredi, ils réclament six milliards de francs cfa à l’Unité de coordination et de gestion des déchets (Ucg).
“A la suite de leur réunion tenue ce jeudi 28 novembre 2019 au centre socioculturel de grande Médine, les concessionnaires du nettoiement ont évoqué la situation actuelle de la gestion des ordures ménagères et du non paiement par l’Ucg de leurs factures allant de la période du mois de mai 2019 a nos jours”, lit-on dans le communiqué reçu à Nettali.com. La même source ajoute que la facture est estimée à plus de 6 milliards de francs cfa. “Ainsi les concessionnaires se disent fatigués de rester pendant des mois sans etre payé quand on connait les charges qu’ils ont pour leurs employés, le carburant entre autres”, indique  le texte. Les concessionnaires réclament le paiement immédiat des huit mois que leur doit l’Ucg.
Une conférence de presse est prévue dans les prochaines heures pour plus de détails sur cette nouvelle crise qui se profile.

KAËL: MACKY SALL RALLONGE DE DEUX MILLIARDS LE FONDS DE RÉSILIENCE DU BÉTAIL

Kaël (Mbacké), 28 nov (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a annoncé, jeudi, à Kaël, dans la région de Diourbel, sa décision d’augmenter de deux milliards de francs CFA le fonds de résilience du bétail pour le porter à 4,5 milliards de francs CFA, en vue d’aider les éleveurs à faire face aux difficultés qui freinent le développement du secteur.
« Je suis heureux de constater (…) que vous avez consenti des efforts pour l’opération de sauvegarde du bétail et la bonne gestion du fonds révolving qui, globalement, se situe à plus de 2, 5 milliards FCFA », a-t-il dit au cours de la cérémonie officielle de la 6ème édition de la Journée nationale de l’élevage.
Le Chef de l’Etat souligne que compte tenu de ces efforts des acteurs de l’élevage dans l’assurance, une somme de deux milliards sera ajoutée au montant actuel pour le hisser à 4, 5 milliards pour l’aliment de bétail.
Il a promis, après avoir écouté les doléances des éleveurs, de les « accompagner davantage (…) sur les défis de l’élevage moderne » et de les aider à disposer de parcours de bétail, de parcs de vaccination, ainsi que dans l’amélioration génétique et la production de fourrage.
« J’ai aussi entendu vos doléances concernant les forages pastoraux et vous devrez faire partie de ceux qui gèrent ces infrastructures hydrauliques (…) pour que les animaux puissent avoir de l’aliment de bétail fabriqué sur place et permettre de faire de l’élevage intensif », a-t-il dit.
Dans leur déclaration dite « Déclaration de Kaël », les éleveurs ont listé ces points parmi d’autres, qui représentent certaines des difficultés qui plombent selon eux l’émergence du secteur pastoral.FD/ID/ASG/BK

ACCÈS AU CRÉDIT: 3 MILLIARDS DE PLUS SUR LE BUDGET 2020 DU FONSTAB

Kaël (Mbacké), 28 nov (APS) – Le Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) va bénéficier d’une enveloppe de 3 milliards de francs CFA dans le budget 2020 pour améliorer l’accès des éleveurs au crédit, a annoncé jeudi le chef de l’Etat, Macky Sall.
« Je sais que le besoin est encore énorme en matière de financement et c’est pourquoi j’ai tenu à ce que le fonds d’appui à la stabulation, instrument de facilitation sous la tutelle du ministère de l’Elevage, soit doté dans le budget 2020 d’une enveloppe de 3 milliards FCFA », a-t-il dit.
Macky Sall s’exprimait jeudi au cours de la cérémonie officielle de la Journée nationale de l’élevage à Kaël, dans le département de Mbacké
Selon le président de la République, cette enveloppe financière va permettre d’ »améliorer l’accès » des éleveurs et des professionnels du secteur de façon générale au crédit.
Il a promis de prendre des dispositions idoines pour faire face aux enjeux et défis auxquels sont confrontés les acteurs du secteur.
« Je sais que les besoins sont énormes’’, a-t-il dit, avant d’assurer que des mesures d’accompagnement « seront prises par les services de l’Etat pour satisfaire les besoins des populations en produits laitiers ».
Le Président de la République a invité les cibles de cette 6ème Journée nationale de l’élevage, les jeunes et les femmes, à s’appuyer sur les outils mis en place pour devenir « de véritables entrepreneurs ».

« Je peux vous affirmer (…) que dans ce cadre, toutes les mesures d’accompagnement seront prises par les services de l’Etat afin de réussir la transformation structurelle de notre élevage et en faire un secteur compétitif capable de satisfaire les besoins des populations en animaux, en produits dérivés, et surtout, gagner les parts importantes de marché à l’extérieur », a-t-il indiqué

Selon le décret portant sa création, le Fonds d’appui à la stabulation (FONSTAB) est mis en place pour financer aussi bien les investissements que le fonds de roulement liés à la création de fermes privées modernes et de ranchs dont l’objectif est d’accroître la productivité et la compétitivité des différentes filières animales.FD/ASG/BK

La maison des eleveurs du Sénégal au président Macky Sall: « La réforme foncière que vous avez entamée, est à encourager »

https://www.dakaractu.com/Le président de la République Macky Sall a présidé cet après midi la 6e édition de la journée nationale de l’élevage. Cette édition voit pour la première fois le ministre de l’élevage et des productions animales, Samba Ndiobène Ka, organiser ce rendez-vous entre acteurs de l’élevage.
C’est l’occasion pour ces éleveurs de donner leur appréciation sur les orientations qui, depuis 2012, ont été enregistrées par le chef de l’État. Mais aussi, de voir ensemble les choses qui font défaut dans ce secteur pour apporter des solutions durables.
C’est ainsi que le président de la maison des éleveurs du Sénégal, Ismaïla Sow, a pris la parole devant tous les éleveurs du Sénégal pour aborder la question de la réforme foncière qui a toujours été un souci entre éleveurs et agriculteurs. « C’est des réformes foncières que vous avez entamées, Mr le président et qui sont en parfaite concordance avec les innovations dont vous faites usage » se réjouira ainsi le président de la maison des éleveurs.
Il n’oubliera pas d’ailleurs d’interpeller le président de la République sur  » la compagnie nationale d’assurance agricole, pour son ouverture de capital aux éleveurs pour qu’ils soient ultérieurement autonomes… »

GOUVERNANCE DE LA PÊCHE : LE SÉNÉGAL MISE SUR « UNE APPROCHE INCLUSIVE ET PRUDENTE »

Dakar, 28 nov (APS) – Le Sénégal veut avoir « une approche prudente et inclusive » dans sa politique de pêche, en vue de garantir la transparence dans ce secteur vital de son économie, a-t-on appris jeudi du conseiller technique au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime, Babacar Bamba Diop.
« Une approche prudente et inclusive, dans le but d’améliorer la transparence des pêches, c’est l’ambition affichée par le Sénégal pour une gestion plus durable », a dit M. Diop en présidant jeudi une réunion d’information sur les Fisheries Tranparency Initiative (FiTI), une organisation internationale dont le but est d’assurer la transparence dans ce secteur.
« La transparence dans la gestion des pêcheries exige l’implication de toutes les parties prenantes, d’où cette approche prudente et inclusive », a-t-il expliqué.
Des activités menées par les professionnels de la pêche ont abouti à la création d’une coalition nationale dont le but est d’assurer la transparence dans la gestion des pêcheries, selon M. Diop.
« Le Sénégal doit compléter les étapes de son adhésion » à la FITI et transmettre sa candidature au conseil d’administration de cette organisation, a ajouté Babacar Bamba Diop.SBS/ESF/BK

UN OFFICIEL INVITE À CHANGER DE PARADIGME POUR LA DURABILITÉ DES RESSOURCES HALIEUTIQUES

Saly-Portudal (Mbour), 28 nov (APS) – Le directeur des pêches maritimes (DPM) du ministère sénégalais des Pêches et de l’Economie maritime, Mamadou Goudiaby, préconise un changement de paradigme pour assurer la durabilité des ressources halieutiques nationales.
« Il est fondamental de changer de paradigme pour une meilleure gestion de la ressource halieutique et aquacole, en vue d’en assurer la durabilité au bénéfice des générations futures », a-t-il notamment lancé.
Il s’exprimait jeudi à Saly-Portudal (Mbour, ouest), où il présidait l’ouverture des travaux d’un atelier initié par la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA).
Cet atelier est organisé en prélude à la célébration ce vendredi de la Journée mondiale de la pêche sur le thème de « l’amélioration des conditions de vie et de travail pour une pêche artisanale durable ».
« La pertinence de ce thème réside dans sa parfaite adéquation avec les orientations du secteur de la pêche », a relevé le directeur des pêches maritimes du Sénégal
Il souligne que cette rencontre permet d’analyser les stratégies de l’économie bleue et d’échanger sur les principaux défis liés à une pêche artisanale durable.
Les participants à cet atelier vont aussi, selon lui, analyser les « directives volontaires pour une pêche artisanale durable ainsi que les instruments juridiques relatifs à la réalisation des droits des travailleurs et travailleuses de la pêche artisanale, pour une amélioration de leurs conditions de vie et de travail ».
Il a rappelé que le président Macky Sall « place le secteur de la pêche et de l’aquaculture parmi les pôles et programmes phares du Plan Sénégal émergent (PSE) ».
Ainsi, des « moyens conséquents » sont consacrés au développement des différentes chaînes de valeur pour permettre à tous les acteurs de tirer le maximum des opportunités offertes, tout en inscrivant l’activité dans la durabilité, a-t-il souligné.ADE/ASG/BK

 «La France doit sortir de nos affaires monétaires à nous africains», par Guy Marius Sagna

http://www.dakarmatin.com/Je ne prendrai aucune initiative pour ériger une muraille de Chine entre les gens comme Felwin Sarr et celles et ceux qui comme moi constituent la énième génération d’Africain.e.s – et pas la dernière – qui cherchent à mettre un terme à notre occupation monétaire, à notre colonisation monétaire par la France avec la soumission des Macky, Ouattara, IBK…
Nous avons lancé, il y a deux ans maintenant la campagne

 « POUR LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE FRANCE DÉGAGE! » 

On peut ne pas être d’accord avec Felwin sur beaucoup de points de sa dernière sortie sur le franc CFA. Je préfère – dans notre souci d’édifier un rapport de force au service d’un projet politique, économique, monétaire souverain – me focaliser sur la chose la plus importante qu’il a dite à mes yeux: il faut sortir la France du franc CFA.
Felwin reprend dans un langage « politiquement correct » le nom d’une des campagnes du FRAPP:

POUR LA SOUVERAINETÉ MONÉTAIRE FRANCE DÉGAGE!

Il est vrai que le FRAPP déclare que la réalisation du FRANCE DÉGAGE sur le plan monétaire n’est que la première étape de cette nécessaire décolonisation monétaire.
Mais que Felwin reprenne cela est déjà à saluer et à encourager. Appuyons-nous sur cela pour bâtir un consensus: la France doit sortir de nos affaires monétaires à nous africains.
Appuyons-nous sur ce point pour discuter de nos nuances, divergences…
Appuyons-nous sur ce point pour parler comme Archimède pour soulever nos pays et contribuer à les sortir de la pauvreté, du sous-développement.
Le président Macky Sall a donné un passeport diplomatique à Achille Mbembe. Le Sénégal est le pays de la Teranga.
Mais quelle teranga à géométrie variable ! C’est le même président qui a expulsé Kemi Seba du Sénégal. Alors ne nous trompons pas, Dakar sous Macky n’est pas la Mecque des révolutionnaires africains comme Alger le fut. Si la déportation de Kemi Seba ne vous suffit pas, souvenez-vous que je suis en liberté provisoire après 28 jours passés en prison car je suis membre du FRAPP qui déclare que la France qui félicite le groupe terroriste Al Nostra travaille avec les terroristes en Afrique

Le fonds de l’opération sauvegarde du bétail rallongé

http://actunet.net/La journée nationale de l’élevage a été célébrée ce jeudi, à Kael, en présence du ministre de l’Élevage, Samba Ndiobène Kâ, du ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle et de l’artisanat, Dame Diop, du gouverneur de la région, Gorgui Mbaye, sous la présidence du Président de la République, Macky Sall, sous le thème «Promotions des cultures fourragères et amélioration génétique du cheptel, créneau porteur pour l’emploi des jeunes et des femmes».
Prenant la parole, après les déclarations du maire de la commune, du président du Conseil départemental, le Président de la République, Macky Sall, qui a été chaleureusement accueilli à Kael par les populations qui sont sorties nombreuses, pour lui manifester leur sympathie, a tout d’abord exprimé sa dévotion au Khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké Bassirou, sollicitant ses ferventes prières pour la paix à voir régner au Sénégal. Il a aussi exprimé sa plus grande satisfaction d’être, en cette circonstance, avec les éleveurs et tous les professionnels de l’élevage pour échanger et partager avec eux sur ce qu’il y a de plus important à faire dans ce secteur de l’élevage, et surtout, pour orienter les axes majeurs de la politique de l’élevage au Sénégal et décider ensemble de la vie du secteur de l’élevage qui, a-t-il dit, est très important.
Au plan macroéconomique, a fait savoir le président, l’élevage a contribué en 2018 à hauteur de 4,5 du produit intérieur brut et 25,6% à la valeur ajoutée de l’agriculture. C’est donc un secteur important, a-t-il rassuré. Ces résultats, a-t-il fait noter, conforte la pertinence de son action de faire du secteur de l’élevage un des défis majeurs de notre économie. Cela indique, a-t-il dit, leur détermination de tout mettre en œuvre pour l’atteinte des objectifs fixés dans ce secteur, qui dispose d’une marge considérable de travail à faire.
Certes, a-t-il dit, comme certains le lui ont rappelé, depuis son accession à la magistrature suprême, des points importants dans ce secteur de l’élevage ont été réalisés. Il les exhorte à encore faire plus et davantage afin de concrétiser l’ambition qu’il a de l’élevage pour faire de ce secteur, un secteur compétitif pour satisfaire la demande des populations en viande et en lait. Leur mobilisation pour l’accueillir, leur, a-t-il dit, traduit leur adhésion à la politique qu’il a défini pour le développement du secteur pour un Sénégal émergent.
Il les rassure, par ailleurs, de sa détermination à les accompagner pour un élevage moderne, sur la nécessité d’améliorer partout le parcours du bétail, les parcs de vaccination, sur l’amélioration génétique ; mais également, sur l’amélioration des cultures fourragères.
Ce qui constitue le thème de cette 6e journée nationale. Concernant, l’alimentation du bétail, pour le renforcement de la résilience, il rappelle que plus de 8 milliards ont été consentis pour organiser des opérations de sauvegarde du bétail avant de dire sa satisfaction de la bonne gestion qui se situe entre 2 milliards Cfa. Il a dit sa satisfaction des éleveurs qui sont faciles à appuyer, car, depuis le début de l’opération sauvegarde du bétail, ils ont fait une bonne gestion à travers les maisons des éleveurs, et constate que leur fonds de 2,5 milliards est dans les comptes, et pour lequel il leur promet de le doubler avec deux autres milliards. Ce qui leur fera 4 milliards en caisse, pour leur permettre de faire face en cas de difficultés, pour disposer suffisamment d’aliments à des prix moins coûteux.

DOSSIER DES DAARAS: TÊTE À TÊTE ENTRE MACKY SALL ET SERIGNE MOUNTAKHA

https://www.jotaay.net/Le chef de l’Etat, Macky Sall a profité de la célébration de la journée nationale de l’Elevage, célébrée à Kaël, dans le département de Mbacké, pour rendre visite au Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké. La rencontre s’est tenue à…, une localité située à proximité de Touba.
Selon des informations obtenues par Emedia.sn, en recevant le chef de l’Etat, aujourd’hui, le patriarche de Touba a abordé le sujet. Il a ainsi invité le président de la République à une réflexion plus élargie sur la situation des maîtres coraniques.
Cette visite s’est effectuée dans un contexte assez particulier, marqué par l’affaire du maître coranique Cheikhouna Guèye de Ndiagne, poursuivi devant le tribunal de Louga, pour avoir enchaîné certains de ses élèves talibés.
Son arrestation avait d’ailleurs poussé une délégation de maitres coraniques à rendre visite au khalife pour solliciter une intervention. Serigne Mountakha avait alors réagi de façon voilée, disant qu’il attendait le verdict pour se prononcer sur la question. Serigne Mountakha Mbacké disait qu’il suivait cette affaire de très près avant de rassurer ses hôtes.

Bilan du Pacope à Kolda: plus de 500 bénéficiaires…

http://actunet.net/Sos Village d’enfants a procédé à l’évaluation à mi-parcours de son Programme d’accompagnement des communautés pour la protection de l’enfant (Pacope), ce jeudi 28 novembre, avec les acteurs du Cdpe de Kolda. Ce programme démarré en 2017 a pu enrôler «73 familles vulnérables pour plus de 500 bénéficiaires» dans les quartiers Sinthiang Tountouroung et Centre Polyvalent situés dans la périphérie de Kolda, a indiqué le coordonnateur national du Pacope, Haly Diouf.
À l’en croire, ce programme a pu mettre en place aussi, dans le cadre de son volet renforcement économique, 14 associations villageoises d’épargne et de crédit (Avec). Ce qui a permis de faire passer leur épargne d’«un million au départ du projet à plus de 19 millions», a fait savoir M. Diouf. Qui se félicite dans la foulée de la création de structures communautaires de protection comme «les comités de quartiers pour la protection de l’enfant et les clubs d’enfants».
Ces structures, dit-il, ont contribué à la promotion des pratiques essentielles en faveur de la protection des enfants, selon le coordonnateur local du Pacope, Moussa Bâ. Toutefois cette rencontre a permis d’identifier des défis auxquels le Pacope doit faire face d’ici la fin du programme prévue en 2021. Il s’agit de «l’élargissement des interventions, la sécurité des caisses villageoises» qui reste un souci. Sur cette question précise, des acteurs du Cdpe estiment que la réponse pourrait passer par «la digitalisation à travers l’alphabétisation numérique» des bénéficiaires.
À rappeler que le Pacope a pour but d’accompagner les familles bénéficiaires à pouvoir assurer la prise en charge parentale à travers le renforcement économique et la mise en place de structures communautaires de protection de l’enfance. Ceci, pour satisfaire les besoins essentiels de cette couche vulnérable. Ce programme est financé par Sos Villages Luxembourg pour une durée de cinq ans. Il fait suite au Programme de renforcement de la famille qui ne faisait que de l’appui direct.

Viol et de la pédophilie :le Réseau Siggil Jigéen salue la décision de criminaliser ces délits

Le Réseau Siggil Jigéen salue la décision du chef de l’Etat de durcir la répression du viol et de la pédophilie avec des sanctions pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité.
’’Le Réseau Siggil Jigéen qui n’a de cesse, depuis l’annonce du chef de l’État, de lui rappeler l’urgence de l’adoption de cette loi qui sera d’un grand apport dans la lutte pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, salue hautement cette décision’’, indique un communiqué.
Selon l’APS, la même source salue également ‘’un acte posé dans un contexte marqué par la Campagne des 16 Jours d’activisme contre les violences basées sur le genre qui est célébrée par la communauté internationale du 25 novembre au 10 décembre de chaque année’’.
Le Réseau ‘’réitère’’ au chef de l’État ‘’son soutien dans tout le processus’’ d’adoption de la loi et lui rappelle toutefois ’’l’urgence de mesures d’accompagnement forts (…) afin que ce ne soit pas une loi de plus (…) sans avoir concrètement un impact considérable dans le combat pour l’élimination définitive du viol et de la pédophilie qui sont une des multitudes formes de violences faites aux femmes’’.
Mercredi, le Conseil des ministres a adopté le projet de loi modifiant la loi n° 65-60 du 21 juillet 1965 portant Code pénal ‘’avec des chapitres visant à durcir la répression du viol et de la pédophilie et des sanctions pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité’’.
Au stade actuel de la législation, le viol est encore considéré comme simple délit, passible de cinq à dix ans de prison.  La criminalisation du viol est une demande des associations de défense des droits des femmes après la série d’agressions sexuelles relevée ces derniers mois.Source APS

Mouhamadou Diamanka: «En tant que maître coranique et croyant,l’Islam n’accepte pas le phénomène des enfants de la rue et de la mendicité… j’ai 37 talibé qui mangent et dorment chez moi sans mendier… une exigence chez moi»

https://www.dakaractu.com/ « En tant que maître coranique et croyant, l’islam n’accepte pas le phénomène des enfants de la rue et de la mendicité. Notre seigneur ALLAH a dit dans le Coran : « on ne peut faire que ce qui est à la portée de notre charge ». J’ai 37 talibé qui mangent et dorment chez moi sans mendier. Je cultive pour leur prise en charge et ceci est une exigence chez moi, de même que la participation des parents en nourriture, en santé et en habillement. Et si cette question n’est pas réglée au préalable, je ne prends aucun enfant en charge. D’après le prophète Mohamed (psl) la main qui donne est meilleure que celle qui reçoit. Chez moi, les études coraniques remplacent la mendicité. Je pense que pour étudier un enfant doit être sain, propre et bien nourri pour pouvoir bien prononcer la parole divine », déclare-t-il.
Dans la foulée, il avance « à plusieurs reprises j’ai eu à ramener des enfants dans leur daara ou domicile en Guinée Bissau. Kolda est un foyer de transit d’enfants talibé et les marabouts itinérants de la sous-région.  Et d’ailleurs, la fin de l’année coïncidant avec les récoltes est leur période favorite. Ils viennent avec des enfants talibé qu’ils font travailler dans les champs pour les besoins des récoltes. Ensuite, ils empochent l’argent au détriment des enfants. Nous, si on voit ces cas on récupère les enfants pour les renvoyer au daara d’origine ou à leurs domiciles. Je pense que les enfants ne doivent pas travailler, ils doivent être bien encadrés et protégés afin de réussir leurs études.»
« Nous travaillons avec des ONG telles que La lumière, Enda jeunesse action, Avenir de l’enfant pour mieux lutter contre le phénomène des enfants de la rue et de la mendicité. Notre stratégie demeure la sensibilisation auprès des populations pour que les enfants étudient sur place. Mais aussi de ne plus confier aux marabouts itinérants leurs enfants qui courraient de graves risques comme les viols, les maladies, les meurtres, le trafic d’organes… »
« Pour enrayer ce fléau, les mesures sont simples, il faut que l’État prenne de fortes responsabilités, les populations arrêtent de confier leurs enfants aux marabouts en les fixant sur place », conclura-t-il.

La condition humaine du talibé au Sénégal mise à mal

http://actunet.net/ «Ô peuple !  Tout comme vous considérez ce mois, ce jour, cette cité comme sacrés, considérez aussi la vie et les biens de chaque musulman comme sacrés. Retournez à leurs légitimes propriétaires les biens qui vous ont été confiés. Ne blessez personne afin que personne ne puisse vous blesser. Souvenez-vous qu’en vérité, vous rencontrerez votre Seigneur et qu’effectivement, Il vous demandera compte de vos actes». Dernier Sermon d’adieu du prophète (Psl).
Aussi bien pour l’enfant donneur à un autre enfant quémandant ce geste est pathétique à remémorer souvenir, quand une fois ce Talibé quémandant d’hier devenu adulte vous rencontre sur son chemin avec une noire intention d’agresseur, fruit de tout ce qu’il est devenu, tout ce qu’il a vécu, renonçait et vous pardonnant d’être sa proie facile se souvint d’un si pathétique visage qui l’avait servi en lui tendant un bol de riz bien organisé comme un plat de table bien servi dont il avait juré de ne jamais oublier. Ainsi peut être l’intervention divine dans ce débat sur les châtiments corporels indus reçus de répétiteurs enseignants du Saint coran à des enfants confiés à eux. « Ceux qui gardent fidèlement les dépôts qui leur sont confiés et remplissent leurs engagements » cela s’entend dans la sourate 70 verset 32.
Il ne s’agit en définitive que de socialiser par la déchéance morale, l’humiliation du moi personnel et de l’orgueil masculin à travers la mortification et la sévérité à soi pour le salut de son âme. Si cela n’était pas ainsi, au temps où l’on tuer les filles et laisser les garçons en vie serait un renouveau du temps quand ce fait éducationnel auquel se sont pliés nos pères par la rigueur du père la rigueur, choisi par le père biologique ou assurer et assumer rôle par lui-même père biologique, n’est plus de mise à nos yeux. Pour y avoir échappé ou connu d’autres versions plus heureuses que ce qu’en vivent ces jeunes Talibés. Pourquoi tant d’amour ferait défaut dans tant de rigueur si ce n’est interdire à l’enfant de se laisser insuffler d’autres sentiments de haine ou de rancœur, notamment contre les parents qui les ont contraints et amenés au daara pour suivre l’instruction coranique dit-on essentiellement. Mais comme toute école le daara est une école avec son programme ses horaires et son règlement intérieur pendant les cours qui se déroulent dans la rue au contact de tout bon croyant qui leur répondrait favorablement ou de plus en plus fréquents les maudissant. Ces Talibés ne sont pas les vrais Talibés qui eux se trouveraient dans abris provisoires ou des salles aménagées en train de lire le livre. C’est certainement ignorer que chaque établissement diffère d’un autre établissement et tout pédagogue reste ce bon pédagogue.  Les Serignes daaras ou maîtres coraniques ne sont pas bien dotés en statuts pour sortir de l’informel et de l’illégalité pour justifier la lutte contre l’illettrisme. Tant il est vrai qu’il n’y a qu’un seul mal c’est l’ignorance ; il n’y a qu’un seul bien, c’est le savoir. « Non, sans doute ; ils savent de quoi Nous les avons créés. Je ne jure point par le Souverain de l’Orient et de l’Occident que nous pouvons les remplacer par un peuple qui vaudra mieux qu’eux, et que rien ne saurait nous devancer dans l’accomplissement de nos arrêts. » Sourate 70, versets 39 à 41. Qu’attendons-nous donc pour remplacer le regard neuf sur ce phénomène ancien en nouveau regard pour ce phénomène pour plus d’inclusion sociale légiférée et en faveur de politiques de récupération juvénile pour intégrer retaper et restituer surtout qu’au Sénégal on aime aider les pauvres au lieu de les laisser tuer par leurs parents que la faim assaille et ils libèrent tout le monde.  Chose bizarre avant c’était les filles les honnies et rejetées par crainte de famine. Aujourd’hui ce sont les garçons qui sont identifiés Talibés honnis et rejetés pour qui on se bat par compassion pour retirer de la circulation et lettre fin aux brimades qu’ils subissent à leur jeune âge. Est-ce la faute de l’État qui n’a de filets sociaux pour prendre en charge et gérer les pupilles et démunis de la nation hors la bourse familiale ?  Est-ce la faute des parents pas assez musulmans ou musulmans aveugles pour rompre les liens de sang si facilement de la mauvaise manière ou de la pire des manières ?  Est-ce la faute à la société dans son ensemble qui montre d’autres priorités que de voir le rapport à la famille comme lieu de formation de politiques sociales entre l’économique et le culturel ?
En conclusion : «laisse-les disserter et jouer, jusqu’à ce qu’ils soient surpris par le jour dont on les menaçait. Il. Jour, ils s’élanceront de leurs tombeaux, aussi promptement que les troupes qui courent se ranger sous leurs étendards. Leurs regards seront baissés. L’ignominie les atteindra. Tel est le jour dont on les menaçait », sourate 70, versets 42 à 44.
Que la pensée du châtiment de Dieu nous saisisse d’effroi car nul n’est à l’abri du châtiment de Dieu. Afin que nous fassions partie de ceux «qui assignent de leurs richesses une portion déterminée à l’indigent et au malheureux», (ibid 24-25). Et conformément au dernier Sermon (6 mars 632) du prophète Muhammad (Psl), voici ce qui est à rappeler : «Méfiez-vous de Satan, pour le salut de votre religion. Il a perdu tout espoir de ne pouvoir jamais vous amener à commettre les grands péchés ; attention, donc, à ne pas le suivre dans les péchés mineurs… (.). Aucune personne n’est supérieure à une autre, si ce n’est en piété et en bonnes actions. Vous savez que chaque musulman est le frère de tous les autres musulmans. Vous êtes tous égaux. Vous n’avez aucun droit sur les biens appartenant à l’un de vos frères, à moins qu’on ne vous ait fait un don librement et de plein gré. Par conséquent, ne soyez pas injustes les uns envers les autres (…). Je laisse derrière moi deux choses : le Coran et mon exemple, la sunna. Et si vous les suivez, jamais vous ne vous égarerez». En conclusion, «vous n’infligerez ni d’endurerez aucune injustice».

Amadou Tidiane Talla pdt du Conseil Supérieur des Maitres Coraniques du Sénégal:«On peut éduquer et enseigner un enfant sans l’enchainer…»

XALIMANEWS : Le Conseil Supérieur des Maitres Coraniques du Sénégal a sorti un communiqué pour dénoncer toute forme de violence faite sur des enfants en situation de scolarité, dans les maisons, dans la rue et dans les écoles, que celles-ci soient formelles ou coraniques. Une réaction qui fait suite à l’arrestation du marabout Khadim Guèye. Ce dernier avait enchaîné certains de ses talibés.
« En ce début de 21ème siècle, l’on devrait dépasser certains actes de maltraitance parce qu’on peut éduquer et enseigner un enfant sans l’enchainer ou utiliser une autre forme de violence… Le Conseil supérieur des MC du Sénégal prend l’Etat pour responsable de la question des écoles coraniques qui ne devraient pas être des institutions entièrement à part, mais bien des institutions à part entière, d’autant que la grande majorité des parents les préfèrent aux autres types d’écoles qui reçoivent l’essentiel des 40% de notre budget national… Les écoles coraniques manquent de visibilité dans le système éducatif de du pays, à l’image de l’Inspection des Daara dont les moyens sont insignifiants au regard des missions qui sont les siennes. Cette situation doit trouver, rapidement, une solution rapide et concrète qui n’occulte pas le Projet de loi portant statut des Daara, la formation pédagogique des maitres et le doter des subventions aux écoles coraniques. C’est à cette condition, entre autres, que notre pays atteindra l’éducation de qualité et adaptée pour tous les enfants du Sénégal », a dit le président du Conseil Supérieur des Maitres Coraniques du Sénégal, Amadou Tidiane Talla. Il plaide pour la libération du maitre coranique Cheikhouna Guèye et demande au Chef de l’Etat de poursuivre et de renforcer son programme de construction des salles et des dortoirs dans les écoles coraniques, de financement et de mise en place des cantines scolaires, anticipant ainsi les dispositions du projet de loi portant statut des Daara.

L’effondrement de l’éducation familiale traditionnelle Par Mamadou SY Albert

L’éducation traditionnelle familiale est restée longtemps la base nourricière de l’éducation au Sénégal. Elle a composé durant des siècles avec l’éducation coranique et l’éducation française. Les indices d’un effondrement de cette première forme éducative négro-africaine, ne cessent de prendre de l’ampleur au sein de la cellule de base, qu’est la famille et au centre de la société sénégalaise contemporaine. Tout laisse d’ailleurs croire que les nouvelles et futures générations, perdront singulièrement les valeurs culturelles de base de cette éducation au regard des mutations se dessinant à l’horizon de la civilisation numérique et des influences des Nouvelles technologies de l’information et de la communication.
L’éducation traditionnelle familiale est le fondement de la transmission des connaissances, des savoirs, des modes de vie et de la culture dans de nombreuses sociétés africaines. Cette éducation traditionnelle a eu deux piliers essentiels, notamment, la famille et le groupe d’âge. Ces deux leviers joueront deux fonctions complémentaires. Les parents de l’enfant, notamment le père et la maman, assurent par la voie orale l’éducation de l’enfant dès sa naissance à un certain âge variant entre huit et dix ans. Cette période correspond au moment où l’enfant n’a pas réellement, les capacités physiques et intellectuelles de fréquenter d’autres enfants de son âge. La maman constitue à ce stade, la protectrice de l’enfant et la source de l’éducation aux valeurs sociales, culturelles et religieuses par la langue maternelle.
La mère, n’est point solitaire dans cette éducation globale. Le Grand-père et la grand-mère, les parents proches, notamment, les frères et sœurs, l’oncle et la tante, occupent une place non négligeable dans le processus de l’éducation et de l’intégration de l’enfant dans son tissu familial et son environnement immédiat. Cette structure familiale élargie construit le caractère de l’enfant, sa personnalité, façonne son esprit et son imaginaire culturel. Le groupe d’âge est une autre composante majeure de cette éducation familiale traditionnelle.
La famille et le groupe d’âge représentent deux structures complémentaires de l’éducation traditionnelle. Elles vont structurer la vie des jeunes adultes et accompagner les enfants dans la vie active. Les groupes d’âges sont préservés pour toute la vie. Le groupe d’âge sera toujours là, pour assister le membre amoureux, qui se marie, qui célèbre un évènement heureux ou malheureux. La pénétration de l’Islam et le triomphe de la religion musulmane, n’ont point éradiqué cette forme de l’éducation de base. L’Islam a plutôt composé avec cette forme éducative.
L’école française va, par contre, briser dans la durée, les fondements et les modes de fonctionnement de cette éducation traditionnelle avec l’introduction de l’école française. Les jeunes en âge d’aller à l’école fréquenteront de moins en moins, l’école coranique et les groupes d’âge. Le poids et l’influence de l’éducation traditionnelle seront affaiblis par la modernité. L’accession du Sénégal à la souveraineté internationale correspond à l’accélération du processus de l’affaiblissement de l’éducation traditionnelle familiale. La dislocation de la famille sénégalaise et de l’éducation traditionnelle familiale, ont des liens étroits avec la crise des sociétés rurales et paysannes, d’un côté, et les mutations globales de la société contemporaine, de l’autre.
Les indices de l’effondrement des traditions et de l’éducation familiale traditionnelle se multiplient d’une décennie à l’autre. La famille nucléaire est désormais une réalité établie en ville et en campagne. La famille traditionnelle se meurt d’une certaine façon dans le Sénégal des profondeurs, où ne vivent réellement que les personnes âgées et les femmes. Et, encore ! Qui parlerait aujourd’hui de l’éducation familiale traditionnelle à ses enfants en ville et dans les campagnes éjectant ses forces juvéniles par vagues ? La réponse à la question est évidente. Les jeunes générations ignorent cette histoire de l’éducation traditionnelle. Elle est déjà très lointaine pour de nombreux pères et mères de famille. Ce qui se dessine à l’horizon laisse penser que les jeunes générations sont définitivement ou presque, entrées dans une nouvelle civilisation numérique sans les traditions et ses valeurs.
Les nouveaux modes de communication et de vie, ses mécanismes de transmission des connaissances et des savoirs, sonnent la mort programmée du groupe d’âge. Le groupe se réduit aux contacts du portable. L’internet assure l’éducation. Les médias et les réseaux sociaux transmettent les valeurs communes à une génération rivée au virtuel, à la liberté et à l’évasion dans le futur imaginaire. La tradition et les valeurs héritées des sociétés africaines s’effondrent.
Ce processus, irréversible, aura des conséquences significatives dans le fonctionnement de la cellule familiale, dans le système éducatif traditionnel, moderne et la transmission des valeurs et des connaissances. Le vieux monde des traditions et son système éducatif, se conjuguent difficilement avec l’éducation impulsée par les nouvelles réalités technologiques et les mentalités de la jeunesse. Peut-être que demain, les Ntic raconteront la légende de l’effondrement de l’éducation traditionnelle.

Scandale à l’hôpital de Touba: «Trois ministres et 3 chefs religieux ont détourné 14 milliards»

XALIMANEWS : Le député Abdou Mbacké a fait une grosse révélation sur les 14 milliards Fcfa débloqués par l’État pour la construction d’un troisième hôpital prévu à Touba. Selon le parlementaire, 3 ministres et 3 marabouts ont détourné cet argent. « Chacun d’eux aurait empoché 2 milliards et personne ne dit rien. Cette affaire doit être tirée au clair, parce que l’État du Sénégal veut résilier le contrat pour en créer un autre avec 46 milliards », a-t-il révélé

G20               

http://www.enqueteplus.com/nodeLe ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Ba, a représenté notre pays à la réunion des ministres des Affaires étrangères du G20 tenue à Nagoya, au Japon. Cette réunion, qui clos la présidence dynamique du Japon, a examiné trois thématiques principales, à savoir les questions commerciales, les objectifs de développement durable (Odd) et l’Afrique et le G20.
Lors des travaux, note un communiqué du Maes parvenu hier à ‘’EnQuête’’, il est ressorti la nécessité de conduire des réformes, pour avancer sur les sujets tels l’agriculture, la pêche, mais aussi prendre en compte les progrès en matière de commerce électronique et d’économie numérique. Les délégations ont aussi mis l’accent sur l’importance de la dimension genre, la promotion d’un système fiscal équitable et d’une politique en matière d’intelligence artificielle centrée sur l’homme.
…Se penchant sur les Odd, les délégations ont relevé les retards enregistrés dans leur mise en œuvre et formulé des recommandations sur l’impératif du plaidoyer politique par le G20, afin que les ressources nécessaires soient mobilisées en faveur du développement durable, suivant une approche multi-secteurs et multi-acteurs. À ce sujet, les participants ont salué l’initiative du secrétaire général des Nations Unies de réunir au sommet, en marge de la 74e Assemblée générale de l’Onu, le Forum politique de haut niveau et la Conférence sur le financement du développement durable.
Par ailleurs, souligne la note, la réunion de Nagoya a également servi de lieu de partage d’expériences et de bonnes pratiques en matière de développement. Ainsi, la séance consacrée à l’Afrique a fait ressortir le nexus entre paix, sécurité et développement durable. Aussi, la réunion a-t-elle offert l’opportunité, pour les membres du G20, de faire le point sur leurs priorités et initiatives en direction du continent.

MALI–SÉCURITÉ: Le Sénégal envoie 140 éléments de la Police nationale sous la bannière des nations unies

https://www.jotaay.net/Le Contrôleur Général de Police Amadou Hamady LAM, Directeur du Groupement Mobile d’Intervention, a présidé, ce matin, au Camp Tropical de Thiès, la cérémonie de remise du drapeau au 7ème Contingent de l’Unité de Police Constituée (FPU) de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (MINUSMA).
Le SENFPU2/MINUSMA est composée de 140 éléments des forces de l’ordre sénégalaises.

DIALOGUE–Absence de cabinets spécialisés dans l’audit du fichier:La commission va commettre des experts

https://www.lequotidien.sn/Il était question pour l’opposition que des cabinets indépendants auditent le fichier et évaluent le processus électoral. Mais hier, lors de la réunion du comité de suivi, tous se sont rendu compte qu’il n’y a pas de cabinet spécialisé dans ces domaines. Les acteurs vont se rabattre plutôt sur des profils d’experts en la matière.
La Commission du dialogue politique a pris une pause presque forcée. Elle ne s’est pas réunie mardi et jeudi comme d’habitude parce, souffle-t-on, «la salle de Ngor Diarama n’était pas disponible». Mais le comité de suivi en a quand même profité pour faire un pas dans sa mission de déterminer les modalités de choix d’un cabinet d’audit du fichier et d’évaluation du processus électoral. Mazide Ndiaye et Cie se sont retrouvés hier à la Commission électorale nationale autonome (Cena). Il a été convenu d’élaborer un document permettant de saisir nos partenaires techniques par le canal du gouvernement. Mais il faudra sans doute que la commission cellulaire reçoive l’onction de la Commission nationale du dialogue. Or celle-ci, pilotée par Famara Ibrahima Sagna, n’est pas encore installée. Ces deux points sont d’une importance capitale puisque la date des élections locales en dépend. Il sera question donc de lancer l’appel à manifestation d’intérêt et d’élaborer les termes de référence. Mais il y a un autre hic.

Absence de cabinet spécialisé dans l’audit du fichier

Le choix de cabinets indépendants pour l’audit du fichier et l’évaluation du processus ont été l’une des pommes de discorde entre les différents pôles. C’était d’ailleurs le premier point à l’ordre du jour de la Commission du dialogue politique. En effet, l’opposition estime qu’il ne peut d’ailleurs y avoir des élections sans que ces deux points ne soient définitivement réglés. Déthié Fall et ses camarades sont convaincus que les «couacs» et «dysfonctionnements» notés dans le processus électoral ayant conduit à la Présidentielle du 24 février dernier ont été à l’origine des contestations de l’opposition. Ils ne pouvaient dès lors s’aventurer dans d’autres élections avec le même dispositif. Seulement, le comité de suivi a entendu hier une communication du directeur général des Elections qui, sur la base de son expérience, a apporté des éléments d’éclairage sur la procédure à suivre pour saisir les partenaires techniques et financiers. Il a été noté qu’il est question de recruter des profils d’experts et non des cabinets comme souhaité et obtenu par l’opposition. Parce que, précise-t-on, «il n’y a pas de cabinet spécialisé dans l’audit global de fichier ou dans l’évaluation du processus électoral». Cette formule d’experts avait été défendue d’ailleurs par la majorité et les non-alignés. Les débats ont permis en définitive, apprend-on, de «convaincre l’opposition qu’il appartient à la classe politique de rédiger les Tdr et non à des experts». Le comité de suivi va s’en charger et soumettre les Tdr à la plénière de la Com­mission politique lors de ses prochaines réunions.

Moustapha Cissé Lo soutient Moustapha Diakhaté demande à Macky de le décharger de son poste de vice-président à l’Assemblée

https://www.pressafrik.com/L’affaire du détournement de fonds à l’Assemblée  est en train d’exploser le parti au pouvoir. Moustapha Cissé Lo a profité de son séjour à Abuja pour s’exprimer sur le sujet. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’apprécie pas la sortie de monsieur War.
Courroucé par les derniers développements de ce prétendu détournement de près de 600 millions de frs fait par Moustapha Diakhaté lorsque ce dernier dirigeait le groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar, et surtout par la promotion des transhumants, certainement le cas de Me Aïssata Tall Sall, le président du Parlement de la Cedeao a carrément tout simplement demandé au chef de l’Etat de le décharger de son poste de vice-président à l’Assemblée nationale.
« Je prie le président Macky Sall que j’ai soutenu jusqu’à ce qu’il ait un second mandat, je vais continuer certes à le soutenir, mais s’il va jusqu’à ce qu’il n’ait plus confiance en moi, en ne voulant pas s’asseoir avec moi pour évoquer des questions essentielles comme la mauvaise manière de gérer le pays notamment dans les domaines de la justice, surtout que ce sont les larbins qui sont promus à de bonnes positions, même si auparavant ces mêmes larbins l’insultaient. Alors que ceux qui étaient avec lui au départ sont aujourd’hui mis à l’écart. Je lui demande par rapport à un tel état de fait de me décharger de mon poste de vice-président pour celui de député simple », peste-t-il dans la vidéo publiée sur les Réseaux sociaux et rapporté par Le Témoin.
Cissé Lo d’ajouter:  » Je ne suis pas d’accord dans la manière de gérer l’Assemblée nationale. Si Moustapha Diakhaté a détourné 600 millions de frs, il y a donc d’autres dans cette même Assemblée qui ont détourné des milliards de frs. On doit clarifier cette situation. On ne doit pas accuser gratuitement quelqu’un parce qu’il a une opinion. Il faut qu’on clarifie cela » AYOBA FAYE

Macky ne contrôle plus ses hommes

L’As-Le parti présidentiel est en train de traverser une crise sans précédent. Ses membres s’entredéchirent et exposent leurs différends sur la place publique. Après Yaya Sow et Moustapha Diakhaté, c’est autour du Président du Parlement de la Cedeao. Depuis Abuja, Cissé Lo a fait une vidéo pour exprimer tout son mécontentement par rapport aux atteintes à la liberté d’expression au sein de l’APR et au traitement qui lui est réservé dans la mouvance présidentielle.
Après Yaya Sow et Moustapha Diakhaté, c’est autour de Cissé Lo de casser la baraque. D’aucuns pensaient que le deuxième mandat de Macky Sall serait moins politique que le premier, on se rend compte que c’est tout à fait le contraire. En plus du dialogue politique, de ses retrouvailles avec son mentor Abdoulaye Wade, du débat sur le troisième mandat, Macky est obligé de gérer ses hommes qui apparemment sont devenus incontrôlables. Ces derniers disent se sentir marginalisés au bénéfice des transhumants et anciens détracteurs du chef de l’Etat qui ont entre-temps rejoints les prairies beige-marron.
Courroucé par ce qui se passe actuellement, le Président du Parlement de la Cedeao, Moustapha Cissé Lo s’est révolté, hier, pour dire ses quatre vérités au chef de l’Etat Macky Sall et aux différentes pontes du régime. Le tonitruant député estime qu’il y a un manque de considération à son égard au sein de la mouvance présidentielle et particulièrement à l’Assemblée nationale. « Malgré mon poste de vice-président, je suis considéré comme un meuble qui ne connait absolument rien de ce qui se fait à l’Assemblée nationale et qui n’est associé à aucune prise de décision au niveau de l’Institution », peste-t-il.

MOUSTAPHA CISSE LO: «JE SUIS PRET A DEMISSIONNER DE MON POSTE DE VICE-PRESIDENT A L’ASSEMBLEE NATIONALE»

Moustapha Cissé d’enfoncer le clou pour dire que si effectivement c’est son émolument qui dérange, ils n’ont qu’à reprendre le poste et le donner à une autre personne. «Je suis prêt à démissionner de mon poste de vice-président à l’Assemblée nationale parce qu’il y a des choses que je que je n’accepterai jamais», marmonne-t-il en se désolant du fait qu’on veuille priver à certains responsables de l’APR de leur liberté de ton.
Prenant la défense de Moustapha Diakhaté, Moustapha Cissé Lo soutient ne pas comprendre que l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), soit attaqué de toutes parts pour avoir donné son opinion. Alors qu’au même moment, se désole-t-il, les transhumants sont valorisés parce que tout simplement, ils applaudissent le Président Macky Sall feignant lui dire la vérité.
Le plus désolant, à en croire Cissé Lo, ces gens qui ont toujours voué aux gémonies Macky Sall, sont aujourd’hui promus au grand dam de ceux qui ont toujours combattu aux côtés du chef de l’Etat. « Je continuerai à dénoncer cette situation n’en déplaise mes détracteurs et autres responsables de la mouvance présidentielle. Si cela les gênes autant qu’ils m’enlèvent du poste de vice-président pour me laisser mon poste de député simple. Comme ça je ne serai plus mêlé, ni responsable des décisions qui proviendront de l’Assemblée », a-t-il tonné.
D’ailleurs, Moustapha Cissé Lo dit ne pas être d’accord de la manière de gérer cette Institution parlementaire. «On accuse Moustapha Diakhaté d’avoir détourné 600 millions quand il était président du groupe parlementaire BBY. Si c’est le cas, il y a aussi quelqu’un qui a détourné des milliards à l’Assemblée nationale. Avant d’attaquer sans raison Moustapha Diakhaté pour avoir donné son opinion, il faut éclaircir la question milliards détournés à l’hémicycle », a-t-il déballé.
Invoquant son maître à penser Serigne Tidiane Sy Al Maktoum, il rapporte : « quand quelqu’un vous prive d’exprimer votre opinion, refusez et éloignez-vous de lui. C’est ça le courage et la dignité. Il faut toujours exprimer son opinion quitte à perdre ses fonctions et ses responsabilités», a-t-il soutenu. Non sans rappeler être parmi les premiers à défendre Macky Sall quand le régime de Wade voulait le renvoyer à l’Assemblée nationale. «Le combat contre l’Injustice m’a voulu mon poste de député. C’est par la suite qu’on est descendu sur le terrain politique et sillonner sur tout le territoire national. Ce qui nous a valu aujourd’hui d’être au pouvoir. Donc, ils ne peuvent pas après tous ces sacrifices consentis me priver de parole pour me considérer comme un meuble. Je ne suis pas d’accord et je ne vais jamais accepter cela», s’est-il défendu. Moustapha Cissé Lo dit en définitive avoir soutenu Macky Sall pour décrocher un deuxième mandat et qu’il continuera de le soutenir. «Maintenant s’il n’a pas plu confiance en moi, qu’on s’asseye pour parler de ce questions essentielles, qu’il m’écoute avant de prendre une décision », a-t-il conclu.

LES PARTISANS DE MACKY SALL INCONTROLABLES

Toutefois, il faut se rendre à l’évidence que la sortie de Moustapha Cissé Lo n’est que la goutte d’eau qui fait déborder le vase. En effet, il y a une profonde déchirure au sein du parti présidentiel. De nombreux partisans de Macky Sall sont actuellement frustrés de la promotion des derniers venus.Nombreux rouspètent que les transhumants sont plus valorisés que les militants de la première heure. Le député Yaya Sow n’a avait pas caché sa désolation après le renouvèlement du bureau de l’Assemblée nationale. Lequel avait enregistré l’entrée de Cheikh Tidiane Gadio en tant que 3ème vice-président du Parlement et d’Abdoulaye Baldé en tant Président de la Commission Energie. Le maire de Ribot Escale n’avait pas approuvé également la méthode du président Macky Sall qui avait nommé à des postes de responsabilité certains alliés au détriment des anciens de l’APR qui se sont donné corps et âme pour sa réélection. Et s’y ajoute à ce mécontentement quasi général au sein de l’APR, un entre déchirement qui ne dit pas son nom. Et la dernière en date, c’est les échanges aigres-doux entre Moustapha Diakhaté et Djibril War. Celui-ci a fait dernièrement une révélation fracassante pour accuser Moustapha Diakhaté d’avoir détourné 600 millions du Groupe parlementaire BBY. « Tout le monde doit parler sauf Moustapha Diakhaté. En plus de son salaire de 3 millions de député et de président du Groupe, il avait fait main basse sur des fonds du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (Bby) d’un montant de dix millions mensuels pendant 5 ans. Ce qui fait un total de 600 millions encaissés durant son magistère de président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle», a révélé Me War dans Walf Quotidien mettant ainsi dans ses gonds l’ex-ministre conseiller du Président Macky Sall et ancien président du groupe parlementaire BBY. Ce dernier n’a pas tardé à réagir aux propos du député et frère de parti. Pour dire qu’il a «menti, sans vergogne», au peuple sénégalais. «En tant que Président du Groupe BBY, au lieu de 3 millions francs de CFA, je recevais mensuellement 5 millions de la même monnaie.
Pour ce qui concerne le budget de fonctionnement du Groupe BBY, contrairement aux mensonges du député WAR, les crédits s’élevaient à 5 au lieu de 10 millions francs de CFA », a-t-il démenti en indiquant en détail là où tout cet argent a été dépensé. Quoi qu’il en soit ces déballages et autres querelles parfois de bas étages entre responsables apéristes laissent deviner le malaise profond au sein du parti présidentiel. Et la difficulté pour le Secrétaire général de l’APR de maitrises ses hommes.

Passage du ministre de la justice à l’Assemblée nationale: la réhabilitation de Karim Wade au centre des débats

https://actusen.sn/Venu défendre son budget à Assemblée nationale, ce vendredi, le ministre de la justice a été interpellé par Mame Diarra Fam sur l’affaire Karim Wade.
La députée du groupe parlementaire « Liberté et démocratie » a invité le Garde des Sceaux à revoir le procès de Karim Wade afin que celui-ci puisse être réhabilité.
« Vous allez traduire la volonté du Président de la République de revoir le procès de Karim Wade pour le réhabiliter dans ses droits. Le Président gagnerait à respecter les droits de Karim Wade parce qu’il a pu à travailler avec le Pds pendant 9 ans », a plaidé la parlementaire.Mansour SYLLA (Actusen.sn)

Babacar MBAYE Ngaraf: «Trop C’est Trop… Il Faut Que Les Sénégalais Fassent Face À Macky SALL Et Son Régime»

http://www.walf-groupe.com/Le leader du mouvement « Sauver le Sénégal » estime qu’à  l’instar de la plateforme ‘Aar Linu Bok ‘ qui est en train de mener « une résistance contre la hausse du prix de l’électricité », les Sénégalais doivent faire face. Dans un entretien accordé à nos confrères de la Tribune, Babacar MBAYE Ngaraf trouve que cette hausse ne doit pas passer.
« Le Régime aura beau trouver des arguments pour défendre cette augmentation indéfendable et illégitime mais trop c’est trop. Rien ne justifie cette inflation du prix de l’électricité. Macky SALL a été élu en promettant la baisse des coûts des services primaires et des denrées de première nécessité, et il prend le contrepied de cet engagement. Il faut que les gens sachent que si on laisse cette mesure entrer en vigueur sans protester, le gouvernement procédera demain à d’autres augmentations unilatérales sur le dos du peuple », clame- t-il.
Selon MBAYE Ngaraf,  « il faut que les Sénégalais fassent face à Macky SALL et son régime qui veulent plomber davantage leur pouvoir d’achat ».  Car, indique-t-il, « si l’Etat manque de ressources à ce point, il n’a qu’à supprimer ses dépenses fastueuses, ses investissements inutiles et malvenus au lieu de présenter une addition salée aux Sénégalais ».
« Ce n’est pas un combat de partis politiques ou de mouvements citoyens, c’est un combat de principe salutaire que tous les Sénégalais épris de justice doivent mener comme un seul homme », lance- t-il.

Le procès Madiambal/Abdoul Mbaye fixé au 12 décembre

https://www.rewmi.com/Madiambal Diagne, administrateur du Groupe avenir Com’, a été attrait hier jeudi devant le tribunal correctionnel de Dakar, pour diffamation. Il est poursuivi par l’ex Pm, Abdoul Mbaye. Le verdict est attendu le 12 décembre prochain. Le président de l’Act, qui soutenait en avoir assez des attaques par voie de presse du patron du groupe de presse Avenir Communication, avait déposé une plainte contre ce dernier et son journal Le Quotidien. En effet, Madiambal Diagne taxait l’ancien Premier ministre « de donneur de leçons qui ne s’applique pas ses propres conseils ». Il l’accusait aussi d’avoir blanchi l’argent de Hissène Habré. En réponse au journaliste, Abdoul Mbaye a assené : « Madiambal Diagne ne m’intéresse vraiment pas. (…) Il oublie que j’ai été Premier ministre de Macky Sall et je l’ai entendu parler de lui en des termes peu amènes. Tout le monde connaît ses relations avec les gens au pouvoir.

Amadou Bâ, Dirpub de L’AS: «Nous avons été auditionnés pendant 5h par les policiers de la DIC, qui nous ont demandé de rester à l’écoute»

https://www.dakarposte.com/Amadou Bâ, directeur de publication du Journal L’AS et Hawa Bousso, rédactrice en Chef, ont déféré ce jeudi (16h) à une convocation de la Division des investigations criminelles (DIC). Ils en sont ressortis aux alentours de 21h.
Pendant près de cinq heures, les deux journalistes de L’AS ont répondu aux questions des policiers.Leur audition fait suite à la plainte déposée par Serigne Mboup. L’opérateur économique estime avoir été publiquement injurié dans la rubrique « Note de la Rédaction » du quotidien d’information générale. C’était dans la parution en date du 23 novembre 2019.
Le Dirpub de L’AS s’est adressé à ses confrères à sa sortie d’audition. Il a tenu à « remercier le Synpics et les autres syndicats qui se sont mobilisés ». « Nous remercions aussi tous les confrères qui sont venus nous exprimer leur soutien », a assuré le journaliste.
Il a indiqué avoir été convoqué et entendu, en compagnie du Redchef de son journal, de 16h à 21h, à la suite d’une plainte déposée par Serigne Mboup pour diffamation et injures publiques.
« Nous avons été auditionnés pendant 5h par les policiers de la DIC. Naturellement, nous avons répondu à toutes les questions et avons assumé ce que nous avions écrit. Pour le reste, nous restons à disposition de la police, parce qu’ils (les enquêtes) nous ont demandé de rester à l’écoute », a fait savoir le Dirpub de L’AS.
Amadou Bâ a annoncé une plainte à son tour contre l’opérateur économique, « qui a fait une sortie sur les ondes de la RFM pour proférer des menaces ». Mamadou Ndiaye

DIFFAMATION–LE MINISTRE OUMAR GUEYE PERD SON PROCÈS CONTRE JEUNE AFRIQUE

NETTALI.COM – Le tribunal correctionnel a débouté le ministre Oumar Guèye qui poursuivait, pour diffamation, le journaliste de Jeune Afrique, Marwan Ben Yahmed.
Le ministre Oumar Guèye a perdu son procès contre l’hebdomadaire Jeune Afrique. Car, ce jeudi 26 novembre, le tribunal correctionnel a relaxé le journaliste Marwan Ben Yahmed.
Ainsi, le ministre des Collectivités territoriales, du Développement durable et des l’Aménagement des territoires, qui réclamait 500 millions de francs Cfa à titre de préjudice, a été débouté. Mais son avocat va faire appel de la décision.
Oumar Guèye a saisi la justice pour laver son honneur après que Jeune Afrique a allégué dans un de ses numéros qu’il est cité dans une très sale affaire qui fait déjà du bruit en Espagne et au Cameroun. L’ancien ministre de la Pêche est accusé d’avoir reçu des pots-de-vin de 9973,02 euros (environ 6 482 463 francs Cfa). Une accusation qu’il a niée et qu’il juge diffamatoire. Mais, les juges pensent autrement.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 29/11/2019
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La presse toutes griffes dehors

Les organisations syndicales et patronales notamment le Synpics , le Cdeps et Reporter sans frontière ont joué leur partition lors de l’audition de Amadou Bâ et Hawa Bousso. Mamadou Ibra Kane et Bamba Kassé se sont mobilisés très tôt alors que Assane Diagne est resté en contact permanent avec la direction de L’As. A ceux-là, il faut ajouter le déplacement de plusieurs confrères et consœurs et patrons de presse à l’instar de Serigne Diagne, Mamadou Thierno Talla, Cheikh Mbacké Guissé pour ne citer que ceux-là. Un bel esprit de solidarité qui devrait dissuader les hommes politiques véreux ou les hommes d’affaires affabulateurs de vouloir ternir l’image de la presse. Il faudra aussi signaler les nombreux appels des hommes politiques et de la société civile à l’image de Birahim Seck, Moustapha Diakhaté etc.

Décès commissaire adjoint de la Police de Jaxaay

La Police est en deuil. Le Commissaire adjoint de Police de Jaxaay, Alain Hundelede, est décédé hier. Selon des sources de «L’As», les faits se sont produits hier durant l’après-midi aux environs de 17 heures. Les sapeurs-pompiers se sont déplacés sur les lieux pour évacuer le corps sans vie du limier dans un hôpital de la place pour les besoins de l’autopsie, suite à une réquisition de la Police de Jaxaay qui a ouvert une enquête. Pour le moment, le mobile de cette mort brusque du Commissaire reste inconnu

Un militaire porté disparu à Elinkine

C’est la désolation à Elinkine. Un militaire qui était parti se baigner est porté disparu depuis hier. Informés, les sapeurs-pompiers de Cap-Skiring ont organisé l’opération de sauvetage. Ils ont cherché pendant plus de quatre tours d’horloge. Ce fut en vain. Finalement, les soldats du feu ont arrêté les recherches. Ils vont les poursuivre aujourd’hui.

Les contractuels de la Direction des Parcs ont perçu

Les contractuels de la Direction des Parcs Nationaux ont poussé un ouf de soulagement. Ils ont finalement perçu leurs salaires du mois d’octobre. Mais ils ont toujours la hantise du retard de paiement de leurs salaires. Ils craignent que la situation se reproduise

Moustapha Diakhaté et l’électricité

L’ancien président du groupe parlementaire BBY pense que la Senelec ne dit pas la vérité à propos de la hausse du prix de l’électricité. Surtout quand elle dit que 54 % de la clientèle domestique ne seront pas impactés. A en croire Moustapha Diakhaté, rien n’est plus faux que cette déclaration dans la mesure où qui sème la hausse de l’électricité récolte irrémédiablement une hausse de l’inflation, une réduction du taux croissance de l’économie et une aggravation du chômage de masse, phénomènes qui impactent principalement les familles à faibles revenus. Avec cette nouvelle hausse du prix de l’électricité, l’ex ministre conseiller estime que la Senelec a fait le choix dangereux de taper sur les familles à hauts revenus et surtout les entreprises. En effet, il explique qu’on n’a pas besoin d’être économiste pour comprendre que si les coûts de l’énergie augmentent, les prix des produits de consommation vont grimper. Sans compter le risque de disparition de certaines entreprises.

JAMRA saisit le CNRA sur l’affaire de la chaine LGBT

Malgré les précisions du Groupe audiovisuel privé français CANAL+ que la chaîne «HELLO» destinée à la communauté LGBT ne figurera pas dans le bouquet que Canal Horizon diffuse au Sénégal», l’Ong Jamra ne l’entend pas de cette oreille. Dans un communiqué parvenu à «L’As », l’organisation a estimé que tout le monde sait que ce groupe audiovisuel est un professionnel des effets d’annonce, sur fond de ballon-sonde. C’est ainsi, dit-il, qu’il avait réussi, durant l’année 2000, en dépit des timides grincements de dents dans les milieux des éducateurs et des pères de familles avisés, à endormir l’opinion sénégalaise pour finalement faire passer sa scandaleuse série, «Confessions érotiques». Aujourd’hui, selon Mame Mactar Gueye et Cie, CANAL revient à la charge dans sa fâcheuse manie de vulgarisation des contre-valeurs, en créant «HELLO», «cette chaine qui, selon les responsables mêmes du service du marketing du Groupe CANAL+, est «exclusivement dédiée aux œuvres et à la création LGBT» (lesbian, gay, bisexual, transgender)». Pour ne pas avoir à jouer le rôle du «médecin après la mort», «face à ces inquiétantes velléités de CANAL+ de faire l’apologie de l’homosexualité dans la société sénégalaise», le Bureau exécutif de JAMRA, au terme de sa réunion hebdomadaire prévue aujourd’hui, compte adresser, sous la signature de Imam Massamba Diop, une «saisine préventive» au gendarme de l’audiovisuel, le CNRA.

Radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec

Le Chef des Services Administratifs et Financiers de l’Hôpital Aristide Le Dantec a saisi «L’As» pour apporter une précision par rapport à l’article évoquant la panne du scanner de l’Unité de Radiothérapie de l’Hôpital Aristide Le Dantec. Il indique que les activités de radiothérapie se déroulent normalement et en guise d’illustration pour la date d’aujourd’hui (Jeudi, Ndlr), six patients ont été pris en charge correctement. Selon le Chef des Services Administratifs et Financier, mis à part des arrêts momentanés liés à la maintenance préventive des machines, aucun dysfonctionnement technique majeur n’est à signaler.

Meurtre au quartier gazelle de Pikine Ouest

Une pierre a emporté la vie de Ndèye Diagne, une habitante du quartier gazelle de la commune de Pikine Ouest. En effet, cette dame âgée de 75 ans a reçu pierre sur la tête lors d’une bataille rangée entre des jeunes du quartier. Elle a rendu l’âme sur le coup. L’un des mis en cause a été arrêté tandis que son acolyte est activement recherché par la police.

Marche contre la hausse des prix de l’électricité

La marche contre la hausse des prix de l’électricité prévue aujourd’hui risque d’être réprimée. Le Préfet de Dakar et les initiateurs ne se sont pas entendus sur l’itinéraire. En effet, le Préfet qui a reçu hier, un des signataires de la lettre d’information de la marche ne s’est pas entendu avec ce dernier sur l’itinéraire. Le préfet a proposé que la procession se tienne sur l’axe de la place de l’Obélisque à la RTS. Ce que le représentant des organisations citoyennes a refusé en proposant à son tour à l’autorité préfectorale l’itinéraire Place Obélisque-Direction générale de la Senelec. Le préfet a rejeté cette proposition. Ainsi les Forces Démocratiques du Sénégal (FDS), les Gilets rouges, Sénégal Notre Priorité, Nittu Dëgg des valeurs et le FRAPP informent l’opinion du maintien de la marche. Ils appellent à la mobilisation pour exiger au président de la République d’annuler cette mesure anti- démocratique et impopulaire d’augmentation du prix de l’électricité.

Représailles contre les commerçants de Guet-Ardo…

L’affaire des talibés de Ndiagne continue de défrayer la chronique dans cette partie du département de Louga réputée calme. Les menaces de représailles suite à l’arrestation du marabout Cheikhouna Guèye dit « Khadim », font légion. En effet, les populations de Ndiagne menacent de se faire entendre. Une menace prise au sérieux par les habitants de la commune voisine de Guet-Ardo. Dans cette localité, il y a une forte communauté peulh qui s’active dans le commerce. Craignant des représailles, les boutiquiers ont baissé rideaux. Une vingtaine de boutiques a fermé depuis hier en attendant que la tension baisse. Car pour les habitants de Ndiagne, il n’y a aucun doute, ce sont les habitants du village de Gueth-Ado qui ont vilipendé Cheikhouna Guèye auprès des forces de l’ordre. Elles avaient menacé de saccager les commerces des peulhs. N’eut été l’intervention du Sous-préfet le pire allait se produire. Il a convoqué une réunion pour calmer la tension. D’après certaines indiscrétions, le commandant de la brigade qui a voulu accompagner le Sous-préfet à cette réunion, a été dissuadé parce qu’il est déclaré persona non grata dans la localité Finalement, l’autorité administrative a réussi à calmer les populations qui promettent une grande mobilisation le 4 décembre prochain, le jour du délibéré.

…Le Khalife de Ndiagne regrette et appelle au calme

Cette situation n’a pas laissé insensible le Khalife de Ndiagne. Serigne Amar Diagne ibn Serigne Mbaye Diagne est monté hier au créneau.Il regrette ce qui s’est passé à la suite du procès de Cheikhouna Guèye et compagnie.Il rassure que les populations sont revenues à de meilleurs sentiments. Il promet que le jour du délibéré, il n’y aurra pas de manifestations. A l’en croire, l’affaire a été prise au sérieux par les autorités administratives de l’arrondissement de Coki.D’ailleurs, aujourd’hui le Sous-Préfet convie à une rencontre avec les maires de GuethArdo et de Ndiagne afin de trouver une solution. Pour le marabout, Gueth-Ardo et Ndiagne sont deux villages qui sont liés par l’histoire.

DR MAURICE S. DIONE POSE SON DIAGNOSTIC: REALITE DE LA GOUVERNANCE «FAST-TRACK», SUPPRESSION DU POSTE DE PM ET INCIDENCE

http://www.sudonline.sn/Le docteur en Science politique, Maurice Soudieck Dione, diagnostique et décortique la dernière sortie du chef de l’état au sujet de la nécessité d’accélérer les procédures, les réformes et le calendrier d’exécution des projets en mode «Fast-track», lors de la réunion du Conseil des ministres du 27 novembre dernier. Relevant que «la vitesse n’est pas un gage d’efficacité ni même de qualité», l’enseignant-chercheur à l’UGB de Saint-Louis souligne que cette décision ne risque pas de porter ses fruits. Non sans indiquer que la concentration et la personnalisation excessives du pouvoir entre les mains du président de la République nuisent au bon fonctionnement du travail gouvernemental.
«D’abord, il faut préciser que la vitesse n’est pas un gage d’efficacité ni même de qualité. Le slogan Fast-track est-il d’ailleurs bien choisi, si on fait un rapprochement avec le Fast-food : manger vite et manger mal, en raison de la prévalence du gras ? En plus, il est un slogan de plus parmi tant d’autres qui ont déjà été servis : «la patrie avant le parti», «la gouvernance sobre et vertueuse», «la rupture» ; lesquels concrètement n’ont pas été traduits dans la réalité. La concentration et la personnalisation excessives du pouvoir entre les mains du président de la République nuisent au bon fonctionnement du travail gouvernemental. En effet, dans le contexte du slogan Fast-track sur fond de luttes sourdines de succession, malgré l’interdiction formelle servie aux différents responsables d’en parler, sous peine d’être démis de leurs fonctions ; il est fort à craindre qu’il y ait une tendance à la déresponsabilisation. Car les initiatives prises par les ministres peuvent être interprétées politiquement comme étant l’expression d’un positionnement personnel visant le fauteuil présidentiel. Le Président Senghor pour qualifier cette situation marquée par une fuite généralisée face aux responsabilités à cause de la tutelle pesante du chef de l’État en l’absence d’un Premier ministre avait utilisé le terme de « ponce-pilatisme».

RISQUES DE COMPETITION ENTRE LE SECRETAIRE GENERAL DU GOUVERNEMENT ET LE SECRETAIRE GENERAL DE LA PRESIDENCE

«Ce mode de gouvernance annoncé qualifié de Fast-track connaît naturellement des effets pernicieux pour plusieurs raisons. La suppression du poste de Premier ministre qui jouait un rôle de coordonnateur de la gestion des affaires publiques, pour briser toute velléité de construction hégémonique en dehors du pouvoir présidentiel, ne risque pas de porter ses fruits, car il sera difficile d’empêcher l’expression des ambitions au fur et à mesure que se déroulera le mandat du Président Sall, ou alors ce dernier sera obligé de se positionner clairement par rapport à un troisième mandat. Les avantages liés au poste de Premier ministre dans la rationalisation du travail gouvernemental au plan technique sont perdus. Les risques de compétition entre le Secrétaire général du Gouvernement et le Secrétaire général de la Présidence sont réels. Sur le plan politique, le Président n’a plus de fusible, à un moment où il a atteint le seuil à partir duquel les pratiques autoritaires deviennent de plus en plus intolérées, si l’on s’en réfère au fonctionnement du système politique sénégalais depuis 1962. Cette période tourne environ autour de sept ans : 1963-1968 pour le Président Senghor qui entame des réformes jusqu’à céder le pouvoir à Abdou Diouf ; 1983- 1988 pour le Président Diouf qui entame de longues négociations pour des réformes démocratiques avancées : le code électoral consensuel notamment, jusqu’à l’alternance en 2000 ; 2000-2007 pour le Président Wade, après le réveil de l’opposition jusqu’à la perte du pouvoir en 2012. En 2019, après 7 ans de pouvoir, le Président Sall est également dans le même seuil».

SUPPRESSION DU POSTE DE PM ET «COHABITATION» EN 2022

«La fonction de Premier ministre a été restaurée en 1991, après sa suppression en 1983 ; elle a donc existé pendant 28 ans. Lorsque cette institution est supprimée sans débat, de manière brutale et inattendue, par la seule volonté du Président Sall, cela se ressent nécessairement dans la conduite des affaires publiques. D’autant plus cette suppression du poste de Premier ministre obéit à des considérations purement politiciennes liées à la succession et aux intérêts partisans et personnels du Président Sall. En effet, la suppression du poste permet d’évacuer le spectre d’une éventuelle cohabitation en 2022, s’il y a changement de majorité à l’issue des élections législatives. Auquel cas, l’actuel Président n’aura pas à travailler avec un Premier ministre qu’il n’a pas choisi. Mais si c’est Benno Bokk Yaakaar qui remporte les Législatives prévues en 2022 et qu’il y ait un successeur au Président Sall qui n’est pas issu de son camp, alors le nouveau Président aura du mal à gouverner, d’autant plus qu’il n’aura pas les moyens constitutionnels de dissoudre l’Assemblée nationale. On se pose également la question de savoir, après le renvoi des élections locales, s’il n’y a pas une volonté politicienne de tripatouiller le calendrier républicain sous le couvert du dialogue national pour renvoyer également les élections législatives en 2024, afin de rationaliser le système politique sénégalais, en lui évitant les incongruités de la cohabitation. Mais cette rationalisation aurait pu être faite si le Président Sall avait respecté son engagement de réduire son mandat de 7 à 5 ans.
Dans ce cas, la Présidentielle aurait eu lieu en février 2022, et les Législatives en juin de la même année. Par ailleurs, la suppression du poste de Premier ministre augmente la charge de travail du Président. La centralisation excessive dans la théorie administrative provoque l’apoplexie au centre et la paralysie aux extrémités. En plus de ce climat psychologique de méfiance et de prudence qui inhibe les ministres dans leurs initiatives et actions, susceptibles d’être perçues comme des signes de positionnement avantageux en vue de succéder au Président Sall ; ce qui tout compte fait est préjudiciable au travail gouvernemental»

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