Au Sénégal, il y a près de 5000 enfants vivant avec le Vih

http://lesoleil.sn/Dans une interview accordée au quotidien national Le Soleil, parue le 28 novembre, Dr Safietou Thiam, Secrétaire exécutive du conseil national de lutte contre le Sida souligne qu’au Sénégal, il y a près de 5000 enfants vivant avec le Vih. Malheureusement, seuls 1400 d’entre eux sont sous traitement. En réalité, le dépistage des enfants est complexe pare qu’étant synonyme de dépistage du parent, a-t-elle dit.  Elle appelle à travailler davantage à protéger les jeunes qui sont sur la tranche d’âge de 15 à 24 ans. Ils n’ont pas toujours accès à la bonne information. Cela nécessite une campagne de sensibilisation adaptées aux besoins des jeunes, a-t-elle plaidé.  Toutefois, en ce qui concerne la lutte contre le Vih, le Sénégal est sur la bonne voie. « En 2018, nous avons eu moins 2000 nouvelles infections au Sénégal », a-t-elle informé, se gardant cependant de mettre en avant le succès car souligne-t-elle, «le Sida est une maladie grave, tant qu’il y a une nouvelle personne infectée ou des PvVih (personnes vivant avec le Vih) qui ne sont pas sous traitement, il y’aura toujours des problèmes », a-t-elle indiqué.

LUTTE CONTRE LE VIH: LA SECRÉTAIRE EXÉCUTIVE DU CNLS POUR UNE TRANSITION VERS DES FINANCEMENTS INTERNES

Dakar, 28 nov (APS) – L’Etat du Sénégal doit d’ores et déjà s’inscrire dans une transition vers des financements internes dans le cadre de la lutte contre le VIH/Sida, en perspective de l’arrêt des financements extérieurs, a indiqué la secrétaire exécutive du Conseil national de lutte contre le Sida, Safiatou Thiam.
Les enjeux de la lutte contre le VIH/Sida font que les réponses apportées par des pays comme le Sénégal peuvent être liées aux financements extérieurs, fait-elle remarquer. « Le jour où ils vont s’arrêter, il sera difficile de dérouler le programme ou plus de sa moitié. Donc, il faudrait que le Sénégal commence une transition vers des financements internes », a-t-elle recommandé.
Safiatou Thiam s’entretenait avec l’APS, en perspective de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, sur le thème : « Les organisations communautaires pour faire la différence ».
Selon docteur Thiam, le Sénégal doit arriver à se prendre en charge en matière de lutte contre le Sida, en commençant par faire le nécessaire pour financer son programme de lutte contre cette pandémie.
« Il y a pour nous des stratégies qui sont comme presque celles de souveraineté, notamment le traitement, la sécurité transfusionnelle, l’élimination de la transmission mère-enfant qu’un pays devra prendre lui-même en charge », a-t-elle poursuivi.
A l’en croire, une réflexion globale est nécessaire sur les voies et moyens pour le Sénégal de financer sa santé à travers divers moyens dont le payement de taxes sur des billets d’avion, par exemple.
« L’idée de mettre en place une démarche qualité est venue de plusieurs facteurs dont la rareté des financements. C’est par là que nous nous sommes engagés à entreprendre la démarche d’optimisation des ressources pour améliorer nos résultats », a indiqué Safiatou Thiam.
Dans l’optique d’arriver à plus d’efficacité avec peu de moyens, le CNLS a réfléchi sur l’adoption d’une démarche qualité-entreprise, selon sa secrétaire exécutive.
« La démarche qualité nous permet de mettre en place des procédures d’amélioration continue du travail du CNLS. Cette procédure a commencé par une analyse institutionnelle de nos différents processus pour voir des insuffisances et les améliorer », a expliqué docteur Thiam.
Au bout d’un an, a-t-elle avancé, un organisme de certification ISO est venu auditer et décerner un certificat au CNLS.
« Nous pensons maintenir cette démarche, car nous recherchons la satisfaction des usagers, des bailleurs de fonds, des autorités, des partenaires, ainsi que des populations, a-t-elle ajouté.AMN/BK/ASG

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*