Revue de Presse Du Vendredi 22 Novembre

Unes de la presse du Vendredi 22 Novembre 2019
Unes de la presse du Vendredi 22 Novembre 2019

Progrès économiques réalisés au Sénéga:Jugés «impressionnants» par la Dg du Fmi attendue au Sénégal en décembre prochain


http://lesoleil.sn/Remplaçante, en septembre dernier, de la Française Christine Lagarde, qui a démissionné pour aller diriger la Banque centrale européenne, la nouvelle Directrice générale du Fonds monétaire international (Fmi) ne doute point de la bonne tenue de l’économie sénégalaise et des performances à l’actif du Président de la République.
Au rang des invités de la Chancelière allemande, Angela Merkel, qui a réuni, à Berlin, une multitude de Chefs d’Etat africains autour de l’initiative allemande «Compact with Africa», la Bulgare Kristalina Georgieva, nouvelle Directrice générale du Fmi, n’a pas manqué, en marge de ce sommet, de s’entretenir avec Macky Sall.
Au sortir de ce tête-à-tête, la Directrice générale du Fmi a eu à l’endroit du Sénégal et de son Président des propos fort élogieux. « J’ai félicité le Président de la République du Sénégal Macky Sall pour les progrès économiques impressionnants réalisés au Sénégal» a dit Mme Georgieva. Et pour mieux indiquer la nécessité qu’il y a, à ses yeux, de conforter la démarche et la posture du Sénégal sous l’impulsion de son Président, elle informe : « le Sénégal est le premier pays africain que je visiterai comme Directrice générale du Fmi en décembre».
Et c’est un euphémisme de dire que ce genre de satisfecit de l’institution de Bretton Woods à l’endroit du Sénégal tend à devenir récurrent depuis plusieurs années et la survenue de l’alternance de mars 2012. Le Fmi a salué, récemment, tous les efforts du Sénégal ayant conduit à des taux de croissance soutenus (6 % en moyenne) et des perspectives toujours favorables de notre économie.
Il y a deux mois, le Sénégal a conclu un accord avec le Fonds au titre de l’Instrument de coordination des politiques économiques (Icpe), qui vise, entre autres, une croissance inclusive et le maintien du déficit budgétaire à 3 %. La croissance du Pib attendue en 2019 à 6% et en 2020-2021 à 7% est tirée par l’investissement privé. La production de pétrole et de gaz devrait booster cette croissance dans le futur.Malick CISS

Dégradation du déficit commercial du Sénégal de 124,1 milliards, au deuxième trimestre de 2019…

https://www.dakaractu.com/L’économie mondiale a évolué durant le premier semestre de 2019 dans un contexte marqué par la guerre commerciale sino-américaine et le Brexit qui tarde à connaître son épilogue. Cependant, du côté du Sénégal, pour ce qui est des échanges extérieurs au deuxième trimestre de 2019, le déficit commercial s’est dégradé de 124,1 milliards, en variation trimestrielle, pour s’établir à 418,4 milliards. Une situation qui reflète une baisse des exportations (-77,8 milliards) conjuguée à l’augmentation des importations de biens (+52,5 milliards), a révélé le Rapport de la délégation du Sénégal rendu public au cours de ce mois de novembre 2019, lors de la deuxième Session ordinaire du Parlement de la Cedeao 2019.
Dans ce document de 18 pages parcouru par Dakaractu, il est relevé que la conséquence de ce déficit commercial, fait que ‘’le taux de couverture des importations par les exportations s’est replié de 12,1 points de pourcentage pour se situer à 53,3%’’. La situation monétaire, quant à elle, ‘’s’est consolidée de 475,1 milliards (+9,6 %), reflétant une amélioration de 798,2 milliards (+19,0%) des créances intérieures et une dégradation des actifs extérieurs nets des institutions monétaires de 207,7 milliards (-10,5%)’’.
Les exportations du Sénégal vers la Cedeao, pour leur part, ‘’sont évaluées à 132,2 milliards au deuxième trimestre de 2019 contre 142,7 milliards au trimestre précédent, soit une baisse de 7,3% (-10,4 milliards). Elles représentent ainsi, 27,7% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du deuxième trimestre de 2019 contre 25,7% au trimestre précédent, soit une légère hausse de 2,0 points de pourcentage’’, renseigne ledit rapport .

Hausse de 0,8% de l’encours de la dette publique totale entre fin mars et fin juin 2019 


Quant aux importations en provenance des pays de la Cedeao, elles se sont établies à 117,5 milliards au deuxième trimestre de 2019 contre 67,6 milliards au trimestre précédent, soit une hausse de 49,9 milliards. Elles représentent 11,5% de la valeur totale des importations de biens contre 7,0% le trimestre précédent.
Mais au Sénégal, l’activité économique interne, mesurée par l’Indice général d’activité hors agriculture (Iga), a révélé une consolidation de 1,8% entre les deux premiers trimestres de 2019. Au titre de l’inflation, les prix à la consommation sont restés globalement stables en variation trimestrielle. En termes de compétitivité-prix, l’économie sénégalaise a enregistré un gain de 0,9% en variation trimestrielle, sous l’effet favorable du différentiel d’inflation (-1,5%) atténué par l’appréciation du franc Cfa (+0,6%) par rapport aux monnaies des principaux partenaires commerciaux’’.
Au titre des finances publiques, l’exécution budgétaire est marquée, au terme du deuxième trimestre 2019, par un accroissement soutenu des ressources et une exécution satisfaisante des dépenses publiques.
S’agissant de la dette publique totale, son encours à fin juin 2019 est estimé à 7433,2 milliards à fin juin 2019 contre 7372,7 milliards à fin mars 2019, soit une hausse de 0,8%, dont 6605,2 milliards au titre de la dette extérieure et 828 milliards au titre de la dette intérieure.

DETTE EXTÉRIEURE: LE SÉNÉGAL EST LOIN DE LA ZONE ROUGE SELON LA CNUCED

http://www.emedia.sn/Le Sénégal est loin d’une situation de surendettement. Il est classé sur la zone à faible risque de surendettement extérieur. C’est ce qui est ressorti du rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Lequel indique que le Sénégal figure sur la liste des pays les moins avancés (Pma), par conséquent, il bénéficie énormément de l’aide publique au développement.
Toutefois, le Cnuced, entité onusienne en charge des questions économiques, exhorte les pays pauvres comme le Sénégal « d’orienter l’aide extérieur vers leurs priorités de développement ». « Le Sénégal a une situation assez maitrisée pour ce qui est du financement extérieur de son développement. Mais, il reste toujours tributaire de l’aide publique au développement. Pour qu’il puisse atteindre les objectifs de développement durable et échapper à la dépendance, il devrait axer son financement extérieur sur la transformation structurelle de son économie, », a déclaré le chef de la Section des pays les moins avancés, Rolt Traeger.
Selon le rapport, les PMA (pays les moins avancés) représentent 15 des 20 pays les plus dépendantes de l’aide dans le monde en raison, entre autres facteurs, des déficits persistants de leur épargne.

RÉFORMES DE L’UEMOA: LE SÉNÉGAL ENREGISTRE UN BOND DE 2,4 POINTS EN 2019

Dakar, le 21 nov (APS) – Le Sénégal affiche un taux de mise en œuvre des réformes de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) de l’ordre 77,9% en 2019, contre 75,5% en 2018, soit une progression de 2,4 points, a annoncé jeudi à Dakar, le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.
« Il s’agit d’un résultat satisfaisant (…) mais qui est loin d’être suffisant », a-t-il ajouté lors de la cérémonie de restitution de la 5e revue Annuelle des réformes, politiques, projets et programmes de l’UEMOA au Sénégal.
« Malgré la pertinence des reformes, il convient de reconnaître que les résultats escomptés n’ont pas toujours été au rendez-vous, en raison de la faiblesse de leurs mises en place », a-t-il notamment précisé.
M. Diallo a fait savoir que dans le cadre de la revue de cette année les évaluations ont porté sur 113 reformes et 14 projets et programmes de l’UEMOA qui concernent directement plusieurs domaines sectoriels.
Le ministre estime toutefois qu’ »il convient d’insuffler une bonne célérité de cette dynamique positive pour arriver le plus rapidement possible à mettre en œuvre la totalité des réformes et à boucler l’exécution du projet en cours ».
A cet effet, « il nous revient de garder un regard vigilent sur les recommandations formulées dans le document à l’endroit des autorités étatiques et celles de l’Union pour parvenir à cette effectivité », a pour sa part déclaré Amadou Hott, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération.
Le Président de la commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima a souligné que cette revue qui se déroule dans les 8 Etats membres constitue « un exercice essentiel pour l’approfondissement de l’intégration économique dans notre espace communautaire ».
Depuis sa création en 2014, a-t-il fait remarquer, « les instruments d’évaluations de la revue n’ont cessé de s’améliorer afin d’en assurer la pérennisation de cet exercice »
« Des recommandations ont été formulé à l’endroit de la commission et des autorités compétentes sénégalaises à veiller à la mise en œuvre efficace et diligente des textes et projets restés sans évolutions notables au cours de la présente revue », a-t-il dit.AN/ASB

KAOLACK: UN COLLECTIF DE PRODUCTEURS D’ARACHIDE AMBITIONNE D’EXPORTER 475.000 TONNES

Kaolack, 21 nov (APS) – Le président du Collectif des producteurs et exportateurs des graines d’arachide (COPEGA), Abib Thiam a annoncé, jeudi à Kaolack, que sa structure prévoit d’exporter 475.000 tonnes d’arachide contre 450.000 tonnes l’année dernière.
« Le bilan de l’année 2018 est très satisfaisant parce que nous avons dépassé les capacités de 450.000 tonnes d’exportation. Mais cette année, nous prévoyons d’exporter 475.000 tonnes d’arachide », a-t-il dit lors de la 4ème édition du forum national sur la filière arachide.
Il a estimé que le Sénégal a actuellement « plusieurs atouts » dans le marché mondial, car selon lui, « la demande est très forte et le taux en dollar est élevé ». « Donc, c’est une chance cette année pour le Sénégal [qui pourra] exporter autant de devises au grand bénéfice des producteurs », a-t-il expliqué.
Ce forum national sur la filière arachide est organisé depuis quatre années sur « une thématique majeure visant l’organisation et la promotion de la filière arachide et surtout celle-là tournée vers l’extérieur », a-t-il rappelé.
Selon M. Thiam, l’objectif général du forum est « de regrouper les acteurs de la filière dans un cadre d’échanges aux fins de procéder à une auto- évaluation rétrospective de la campagne agricole 2018-2019. Il vise à s’accorder sur « des propositions aptes à améliorer les conditions de financement appropriées gages de rentrées de devises substantielles ».
« L’exportation des graines d’arachide étant considérée comme un mal nécessaire, le COPEGA avait inscrit sur son mémorandum qu’à 5 ans d’existence, il va passer à une étape supérieure à savoir la transformation de la graine d’arachide pour mieux valoriser la valeur ajouté », a indiqué M. Thiam.
Le forum de cette année s’est tenu sous le thème « COPEGA, cadre mobilisateur de plus d’acteurs nationaux pour la mise en valeur du PSE dans sa composante exportation ».AFD/AMD/SG/ASB

Pader II: Près de 50 milliards pour réduire la pauvreté

https://actunet.net/L’État du Sénégal, à travers le ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural vient de procéder au lancement de la 2e phase du Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer), ce jeudi 21 novembre dans la capitale du Fouladou.
Ce projet d’un coût de 48 milliards 560 millions va «contribuer à la réduction de la pauvreté rurale et stimuler la croissance économique dans les régions de Kédougou, Kolda, Matam et Tambacounda», a indiqué son coordonnateur national. Selon Babou Dramé, le Padaer II a l’ambition d’appuyer 50.000 exploitations familiales pauvres, créer 3000 nouveaux emplois, aménager 2035 ha de terre.
À cela, s’ajoute la construction de 75 km de piste de désenclavement, de 12 magasins de 120 tonnes et la réalisation de 10 unités pastorales entre autres. En somme, le Padaer II va «améliorer la production et la productivité». Il s’attèlera au «financement des filières et des acteurs». Ceci, pour passer « d’une agriculture de consommation à une agriculture de commercialisation, pour améliorer les conditions de vie et les revenus des producteurs», a conclu M. Dramé. À signaler que cette seconde phase va durer six ans et a comme cibles principales les jeunes et les femmes.

AGRICULTURE EN CASAMANCE :Les travaux de réhabilitation du barrage d’Affiniam lancés, hier

http://www.enqueteplus.com/Moussa Baldé, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, a officiellement lancé hier, à Affiniam, dans le département de Bignona, les travaux de réhabilitation du barrage du nom de ce village. C’était en présence de l’ambassadeur de la République populaire de Chine, Zhang Xun.
Mieux vaut tard que jamais. Les travaux de réhabilitation et  d’achèvement de la construction du barrage d’Affiniam, dans la commune de Mangagoulack, ont été lancés hier, dans le village qui porte le nom du barrage, au grand bonheur des populations qui sont sorties en masse accueillir le ministre de l’Agriculture, l’ambassadeur de la Chine au Sénégal, les autorités politiques, administratives, militaires et coutumières de la région de Ziguinchor, ainsi que celles du département de Bignona.
A l’occasion, le ministre Moussa Baldé a rappelé qu’au milieu des années 1970, la Casamance a connu une longue période de sécheresse qui a eu comme conséquence une avancée prolongée de la langue salée dans les rizières, un lessivage insuffisant des terres et un abandon des terres rizicoles. En réponse à ce fléau, le gouvernement du Sénégal avait mis en place un ‘’vaste programme de construction de barrages et de digues anti-sel, en vue de sécuriser et de protéger les productions’’. Par la même occasion, il s’est félicité de la coopération sino-sénégalaise riche d’expériences en matière rizicole, notamment en Casamance où les populations sont détentrices d’un ‘’savoir-faire précieux dans le domaine’’.
Le ministre Moussa Baldé a promis aux populations une politique de valorisation de l’ouvrage avec la mise en place d’aménagements secondaires constitués de périmètres irrigués couplés à des blocs maraîchers féminins. Les responsables de l’entreprise chinoise Crec-8, qui a gagné le marché, ont assuré, à leur tour, de la bonne conduite des travaux et du respect des délais prescrits. ‘’Nous allons dépasser les attentes des clients avec une gestion scientifique du projet, des améliorations continues, des fournitures de produits de qualité et une utilisation de techniques avancées », a fait savoir  Wang Zheng Bo, l’un des responsables de Crec-8.
L’ambassadeur de la Chine au Sénégal à, quant à lui, soutenu que ‘’tout se fera dans les meilleures normes. L’ouvrage sera achevé dans les délais prescrits. Les délais de construction sont évalués à six mois. Cela va relancer les activités agricoles dans cette région belle et pittoresque’’, a indiqué Zhang Xun.
Pour rappel, le projet de construction d’un barrage sur le marigot de Bignona, un affluent de la rive droite du fleuve Casamance long de 66 km, est né des accords de coopération économique et technique signés le 23 novembre 1973 à Beijing, entre la République populaire de Chine et le Sénégal. Construit en 1988 par la coopération chinoise pour un coût estimé à 6 milliards de francs Cfa, cet ouvrage hydro-agricole était destiné à arrêter l’avancée de la langue salée dans une zone protégée de 5 600 ha. Ce barrage réalisé au milieu d’un bassin versant de 620 km couvrant une vallée de 12 000 ha, devait aussi permettre le stockage des eaux de ruissellement pour faciliter le lessivage des terres salées. Et favoriser, en même temps, l’émergence de flore d’eau douce et la récupération des terres abandonnées.
Inaugurée en grande pompe à la veille de la campagne présidentielle de 1988 par Abdou Diouf, l’infrastructure s’est retrouvée, depuis, dans un état de décrépitude inquiétant. Pourtant, la République populaire de Chine s’était engagée à mettre en valeur des terres protégées par l’aménagement secondaire des zones de riz cultivables et l’utilisation des variétés de riz adaptées. Le coût de l’opération devait tourner autour de 50 milliards de francs Cfa pour une durée de 25 ans. Mais la rupture des relations diplomatiques, le 9 janvier 1996, suivie du retrait des coopérants chinois le 11 janvier 1996, ont bloqué la poursuite des travaux. Cette rupture était consécutive à la signature des relations diplomatiques entre le Sénégal et Taïwan.
Toutefois, à la faveur de la reprise des relations entre Pékin et Dakar survenues le 25 octobre 2005, une mission chinoise avait visité l’ouvrage et les différentes installations. Les autorités sénégalaises avaient, aussi, saisi la Chine dans le cadre de la relance dudit projet.HUBERT SAGNA 

Crypto-monnaie: Le Sénégalais Elhadji Malick Fall lance Labocoin

https://www.lejecos.com/Labocoin. C’est le nom de la crypto-monnaie lancée par le Sénégalais Elhadji Malick Fall. «Depuis l’invention de la technologie Blockchain par Satoshi Nakamoto en 2009, près de près de 1 600 crypto-monnaies ont vu le jour avec une capitalisation de marché total estimée à environ 270 milliards de dollars. L’Afrique est très en retard par rapport aux crypto-monnaies car moins d’une dizaine de crypto-monnaies sont lancées par des Africains. Labocoin est la première crypto-monnaie lancée au Sénégal par le club d’affaires ClubLABO.com international sous l’initiative de son président Elhadji Malick Fall », lit-on dans un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
L’objectif de la crypto-monnaie LABOcoin est de développer l’inclusion financière  et les sources de financements éthiques en Afrique et dans le monde. Le concept de LABOcoin, explique-t-on,  est protégé car c’est la première crypto-monnaie  qui garantit une croissance entre 10% et 100% par mois grâce à l’investissement de ses capitaux sur des projets hyper rentables et halal. Dix principes guident cette crypto-monnaie.
Selon le document, LABOcoin est une crypto-monnaie exclusivement dédiée aux membres du club d’affaires ClubLABO ; il est Halal (conforme à la Finance Islamique). Chaque LABOcoin réalise une croissance entre 10% et 100% chaque mois ; le transfert d’argent entre détenteurs de LABOcoin est gratuit dans le
système.
La même source souligne qu’on peut utiliser LABOcoin pour payer les produits publiés sur la Boutique en ligne de ClubLABO. En plus, un détenteur peut librement retirer ou déposer une somme avec son portefeuille LABOcoin. Selon le document, on peut acquérir des LABOcoin via le site web www.clublabo.com  ou via l’application ClubLABO. LABOcoin est une crypto-monnaie protégée et sécurisée et certaines personnes sont exclues du système. L’essentiel des sommes investies dans LABOcoin sera réinvesti dans des projets hyper rentables et Halal. Un  LABOcoin correspond actuellement à 10. 000 FCFA.Oumar Nourou

Mouhamadou Al Aminou Lo,Directeur National de la Bceao: «La technologie à travers la téléphonie mobile et l’internet offre des perspectives prometteuses pour atteindre les objectifs d’inclusion financière

https://www.lejecos.com/La deuxième édition de la Semaine nationale de l’inclusion financière bat son plein. Au troisième jour, un atelier national organisé par l’Agence nationale de la Bceao et United Nations Capital Development Fund s’est tenu avec comme thème : « La digitalisation au service de l’inclusion financière : les enjeux de la digitalisation des paiements de l’Etat et des chaînes de valeurs agricoles ».
Prenant part à la rencontre, Mouhamadou Al Aminou Lo, directeur national de la Bceao, a rappelé l’importance de la technologie dans le développement de l’inclusion financière. Selon M. Lo, la technologie notamment à travers la téléphonie mobile et l’internet offre des perspectives prometteuses pour atteindre les objectifs d’inclusion financière fixés dans la stratégie régionale.
«Toutefois, des défis majeurs apparaissent au fur et à mesure que l’écosystème de la finance digitale se développe au Sénégal. Le groupe de travail sur la finance digitale créé depuis 2015 offre un cadre de dialogue et d’échanges appropriés entre les différentes parties prenantes du secteur  dans  le but de lever les barrières relatives au développement de la finance digitale pour le bénéfice de l’inclusion financière dans l’Umoa à titre général et au Sénégal  en particulier », a-t-il ajouté.
Il a indiqué que l’avènement de la digitalisation dans l’Umoa a entrainé de profondes mutations dans l’écosystème financier,  caractérisé par l’avènement  d’acteurs non  bancaires notamment les émetteurs de monnaies électroniques et les fintechs, également  le développement de plateformes de paiements électronique ainsi que  la multiplication  des services financiers à distance.
La prise en charge des ces mutations nécessite à son avis, des décisions pragmatiques allant dans le sens  de l’accompagnement de toutes initiatives utiles  au développement de cet écosystème. Dans ce cadre, il a rappelé que  la Bceao a organisé la conférence internationale de haut niveau sur les entreprises de technologies financières, Fintechs les 30 et 31 octobre afin de recueillir des contributions et recommandations, dans le but de promouvoir et de lever tout obstacle à leur développement.
Il a relevé que deux grands projets ont été lancés par la Banque centrale  depuis 2017 et qui seront fortement utiles au développement de la finance digitale : l’interopérabilité des services financiers numériques  et  l’accès des institutions de micro finance au système paiement régional.
Le premier projet vise la mise en place d’une infrastructure permettant de faciliter les  échanges de compte à compte quelque soient  le type de compte entre tous les acteurs de  l’écosystème financier  de  l’Union à l’horizon 2020. Le second projet permettra d’appuyer les institutions de micro finance  pour l’amélioration de la qualité  de leur offre de services financiers ainsi que l’utilisation des moyens de paiements électroniques.
A côté  de ces différentes initiatives,  Mouhamadou Al Aminou Lo affirme que plusieurs défis restent à  relever pour renforcer l’impact des services financiers numériques sur  l’inclusion financière. Parmi ces défis, il cite notamment la supervision des activités et des acteurs au regard de la forte composante technologique des nouvelles solutions de paiements offertes aux populations.
L’adaptation continue du cadre réglementaire aux évolutions constantes de l’environnement dans le but de préserver la stabilité du système financier et d’assurer la protection des usagers.
Le renforcement de l’éducation  financière particulièrement celle des jeunes et de ceux qui ont le moins accès aux services afin qu’ils puissent à l’avenir faire de meilleurs choix et de pleinement profiter des innovations technologiques pour la réduction  des coûts des services financiers.Adou FAYE

Paiements électroniques: Le directeur de la monnaie et du crédit rappelle les mesures prises par le Sénégal

https://www.lejecos.com/ « La digitalisation au service de l’inclusion financière : les enjeux de la digitalisation des paiements de l’Etat et des chaînes de valeurs agricoles ». C’est l’un des thèmes qui a été débattu ce mercredi lors de la 3eme journée de la Semaine nationale de l’inclusion financière, organisée par l’Agence nationale de la Bceao et United Nations Capital Development Fund.
A cette occasion, Moussa Touré, directeur de la monnaie et du crédit est revenu sur les mesures prises par le Sénégal pour la promotion de la finance digitale.
Selon M. Touré, l’Etat du Sénégal  s’est engagé dans  des politiques d’informatisation de ses services publics   en adoptant les textes visant à favoriser la bancarisation et la promotion  des paiements électroniques au niveau des services de l’Etat notamment  des paiements de type gouvernement vers personne.
«Ces  mesures sont entre autres l’externalisation du paiement des bourses  des étudiants au niveau du système bancaire  permettant ainsi  à des dizaines de milliers d’étudiants  d’être payés  au niveau des guichets automatiques de banques . La mise en place d’un système de paiement électronique  des droits et taxes assimilés au niveau de la Douane ,  l’introduction d’un système de télépaiement  des  impôts , droits et taxes et redevances ,le plafonnement à cent mille francs du paiement en espèces des impôts,   taxes , droits  et redevances, le projet de  mise en place d’une plateforme monétique par la direction générale du trésor et de la comptabilité publique  en vue de la digitalisation des pensions de retraites des agents de l’Etat et d’autres  transferts du gouvernements comme les bourses de sécurité familiale », a rappelé le directeur de la monnaie.
Il a n’a pas manqué de rappeler la connexion directe du réseau du trésor public du Sénégal au système de paiement Sica Star de l’Uemoa depuis octobre 2016.
Cette connexion, a-t-il dit,  a permis de traiter les chèques, les virements et les effets de commerce avec célérité et dans des conditions optimales de sécurité.
Au  moment où le développement du numérique est en plein essor, Moussa Touré estime qu’il est important que nous accordions une importance particulière à cette phase de mutation accélérée afin que nous puissions créer  le climat d’une économie ouverte  et connectée avec l’avènement des nouveaux acteurs de la fintech et des  géants d’internet et du mobile.
«Ces  intervenants d’un genre nouveau ont bouleversé l’écosystème financier ainsi que les modes de fonctionnements habituels des institutions financières, les pouvoirs publics, les entreprises, les organisations et les populations. Ils interpellent aussi  le régulateur et les gouvernements dans leur mission fondamentale de veiller  à la stabilité et à l’intégrité financière tout en protégeant les déposants. Cette nouvelle économie qui se créée autour des technologies est porteuses de promesses  si les risques y associés sont maitrisés. Aujourd’hui, à l’heure de la révolution numérique les objectifs souhaités seront atteint si nous parvenons à impulser chaque personne afin qu’elle devienne acteur », a déclaré M. Touré.Adou FAYE

14ème édition de la Conférence économique africaine: Plus de 500 participants attendus à Sharm El Sheikh décembre prochain

https://www.lejecos.com/C’est à Sharm el-Sheikh, ville balnéaire égyptienne, nichée entre le désert de la péninsule du Sinaï et la mer Rouge, que se déroulera la 14ème édition de la Conférence économique africaine (Cea). Près de 500 participants sont attendus à cette rencontre. Prévue du 2 au 4 décembre 2019,la Cea portera sur «l’emploi,l’entrepreneuriat et le renforcement des capacités des jeunes africains».
«La Banque africaine de développement,  le Programme des Nations Unies pour le développement et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Uneca) considèrent l’emploi des jeunes et l’esprit d’entreprise comme des préalables à une transformation structurelle durable en Afrique. Les gouvernements doivent dûment remplir leur rôle dans ce sens. Les faits  montrent que les pays sans politique pragmatique visant à engager les jeunes, ont connu une croissance économique lente ou une croissance zéro », lit-on dans un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
Sharm El Sheikh la Belle, accueillera des participants venus des quatre coins de la planète à la 14ème édition de la Cea. Ils discuteront du rôle des gouvernements africains dans la résolution des questions liées à l’adéquation de la formation avec l’emploi et au chômage des jeunes ; toutes choses qui entravent une croissance économique inclusive et durable.Les chercheurs partageront leurs expériences sur ce qui rend efficientes, les politiques de la jeunesse et sur l’environnement institutionnel et réglementaire que les gouvernements doivent instaurer, pour renforcer durablement les capacités des jeunes. Des cas pratiques de pays africains qui ont placé la jeunesse au cœur de leurs stratégies et politiques, seront évoqués.Adou FAYE

ITIE: DE NOUVELLES EXIGENCES INTRODUITES

Dakar, 21 nov (APS) – La déclaration sur les aspects environnementaux, la vente des matières premières et l’intégration de la dimension genre figurent désormais parmi les exigences des rapports de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), a révélé jeudi à Dakar Karim Lourimi, consultant à l’ITIE sur les questions de transparence et de gouvernance.
Ces nouvelles exigences introduites dans les normes de l’ITIE concernent notamment ’’la déclaration sur les aspects environnementaux, sur la vente des matières premières et le genre’’, a précisé le consultant.
Il intervenait lors d’un atelier de mise à niveau (21-22 novembre) des parties prenantes du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Sénégal sur la norme ITIE 2019.
Karim Lourimi souligne que ces nouvelles exigences devraient permettre, au-delà de la publication de données, ’’de mieux mesurer l’impact de l’exploitation des ressources naturelles sur les communautés locales’’.
A cet effet, il a estimé que ces exigences devraient aider à ’’maximiser’’ les retombées à travers un renforcement de la gouvernance publique, mais aussi de ’’minimiser’’ les impacts négatifs sur les populations après exploitation des ressources.
Parlant du dynamisme de l’ITIE, qui visait à ses débuts, en 2002, ’’la corruption’’, Karim Lourimi indique que cette norme mondiale pour la bonne gestion des ressource pétrolières, gazières et minières a pu évoluer pour de nos jours prendre en compte toute ’’la chaîne de valeur’’, de l’exploration des ressources naturelles à l’exploitation en passant par les contrats et licences, pour des fins d’utilité publique.
’’L’objectif final étant une meilleure gestion et une affectation efficiente des ressources pétrolières, minières et gazières’’, a-t-il expliqué.
Il indique que cet atelier de mise à niveau va favoriser au Sénégal l’adoption de « meilleures pratiques d’ici à sa prochaine validation prévue en 2021.’’
La présidente du Comité national de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Sénégal, professeur Awa Marie Coll Seck, souhaite que cet atelier puisse permettre ’’d’entamer la réflexion stratégique autour des mesures à prendre pour préparer la prochaine validation du Sénégal prévue en 2021.’’
Elle estime que l’atelier va aider les différents acteurs à ’’avoir le même langage.’’Awa Marie Coll Seck annonce par ailleurs la publication, dans les prochains jours, du rapport ITIE-Sénégal 2018, sans plus de précision.SMD/ASG/BK

Hausse annoncée du prix de l’électricité: la Senelec prévoit une conférence de presse pour donner la « bonne information »

https://www.pressafrik.com/ Le coordonnateur du Projet d’appui au secteur de l’électricité (Page) de la Senelec, Moustapha Baïdy Bâ déclare que ladite société va tenir une conférence de presse dans les jours à venir, pour donner la « bonne information », suite à la hausse annoncée du prix de l’électricité, dont son entrée en vigueur sera effectif à partir du 1er décembre 2019.
« Nous n’avons pas parler de cela durant les discussions. Pour l’augmentation du prix de l’électricité, la Senelec est en train de s’organiser pour donner la bonne information à la presse. Une conférence de presse sera organisée spécialement sur le sujet », a dit M. Bâ, qui s’exprimait lors du lancement du 20e congrès de l’Association des sociétés d’électricité d’Afrique (ASEA). Il a fait savoir que ce sujet n’était pas la raison de cette cérémonie.
Pour rappel, la Senelec avait obtenu l’aval de la Commission nationale de régulation de l’électricité pour appliquer cette hausse.
La Société nationale d’électricité avait fait la demande auprès de l’autorité pour palier les dépenses importantes effectuées par la société en 2019.

Augmentation Des Tarifs D’électricité: Retour À La Case Départ

http://www.walf-groupe.com/L’Etat du Sénégal va bientôt annuler la baisse de 10 % sur les tarifs de l’électricité. Cette décision s’explique par la dette due à la Senelec et les variations du prix du baril.
Les coûts de l’électricité au Sénégal, qui avaient connu une baisse de 10 %, reviendront, très prochainement, au niveau initial. En effet, le déficit par rapport au revenu autorisé de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) devient, de plus en plus, lourd pour l’Etat du Sénégal. Cette année, il est de 26 %. Décelé par la Commission de régulation de la Senelec qui se charge de veiller à l’équilibre des dépenses, il tourne entre 120 et 125 milliards chaque année.
‘’Quand il y a un déficit, l’Etat prend en charge. Ce fut le cas, pendant longtemps. Mais l’Etat n’ayant pas les moyens, doit toujours de l’argent à la Senelec et peine à payer totalement sa dette. Il y a les hôpitaux qui ne paient pas l’électricité, l’éclairage public et les collectivités territoriales’’, explique le président de l’Association des consommateurs (Ascosen) joint par ‘’EnQuête’’.
Ainsi, l’ensemble de ces sommes donne un total de 260 milliards de dette qui, une fois versée, va permettre un meilleur fonctionnement de la société, en équilibrant ses dépenses. Pour s’en sortir, le gouvernement a décidé de prendre en charge 20 % du déficit et de procéder à une augmentation de l’électricité, quant aux 6 % restants.
Cependant, en plus d’un trou dans les comptes de l’entreprise, les coûts instables du prix du baril de pétrole ont enfoncé le clou. Selon M. Ndao, ‘’en raison de la forte pression que nous avons faite sur l’Etat, il a baissé les prix de 10 %, sauf qu’à ce moment-là, le coût du baril était de 35 dollars. Il est passé, entre-temps, à 87 dollars et, actuellement, il tourne autour de 62 dollars. Puisque la Senelec utilise le pétrole, si son prix augmente, elle aura besoin de plus d’argent pour pouvoir assurer son fonctionnement’’.
De ces deux causes majeures, découle, donc, la décision de remettre les prix précédents, en protégeant les ménages à faibles revenus. Encore appelées ‘’petites bourses’’, elles comptent environ 400 000 Sénégalais (utilisant des lampes, réfrigérateurs et ordinateurs) qui ne verront pas leur facture augmenter, 300 000 autres connaitront une augmentation de 3 % et 700 000 une hausse inférieure à 3 %.
Vu le niveau d’endettement, le patron de l’Ascosen se dit compréhensif. ‘’Nous sommes contre toutes les hausses, quelle que soit leur explication, mais contre mauvaise fortune, faire bon cœur. Compte tenu du fait que c’est vraiment une situation très difficile, nous acceptons l’augmentation. Il va donc avoir un rééquilibrage des tarifs et donc la baisse de 10 % est annulée’’, affirme son président.
Il entend, conformément à la devise de l’association, ‘’Mieux connaître pour mieux consommer’’, faire comprendre ces réalités aux Sénégalais qui, très souvent, n’ont pas la bonne information.EnQuete

Prix de l’électricité: Un économiste alerte sur les conséquences de la hausse

https://www.seneweb.com/Pour l’économiste Demba Moussa Dembélé, la récente mission du Fonds monétaire internationale (Fmi) dans notre pays, qui avait parlé de la nécessité d’aller vers la vérité des prix et de l’élargissement de l’assiette fiscale, annonçait l’augmentation du prix de l’électricité qui doit entrer en vigueur dès le 1er décembre prochain.
Selon le quotidien Kritik, cette hausse va créer un impact négatif chez les ménages et les entreprises. Il s’agit, entre autres, de la diminution du pouvoir d’achat des Sénégalais et du renchérissement des coûts de production qui va précipiter la faillite de beaucoup de pme-pmi, notamment au niveau du secteur informel.

Hausse prix électricité: Moustapha Diakhaté appelle à dégraisser la Senelec

Moustapha Diakhaté a donné son avis sur la hausse des tarifs de l’électricité qui vient d’être décidée. Dans une publication sur son compte Facebook, l’ex-président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar appelle à dégraisser la Senelec.
«3000 agents pour 60 milliards de masse salariale : il est temps de faire le ménage de SENELEC
Avec la hausse de 6 à 10% du prix de l’électricité et une allocation de 125 milliards francs de CFA, le Gouvernement entend faire supporter par les finances publiques et donc des contribuables ou les consommateurs la résolution des difficultés de trésorerie de la Senelec.
Ce serait une inacceptable injustice de faire payer aux seuls contribuables et consommateurs les contre performances de la SENELEC.
Contrairement aux idées reçues, elles ne résultent pas seulement de la hausse du baril du pétrole.
En effet, il ressort du dernier Rapport de KPMG Sénégal et MAZARS Sénégal du 30 mai 2018 sur la gestion, un personnel permanent pléthorique de Senelec au 31 Décembre 2017 avec environ 3000 agents, soit une hausse de 15,61% par rapport à 2016.
A cela s’ajoute une masse salariale de 60 milliards de FCFA qui fait de la SENELEC, l’un des plus coûteux opérateurs publics.
En effet, le salaire moyen annuel d’un agent de SENELEC tourne autour de 19 millions de FCFA alors que son collègue de la fonction publique perçoit un salaire moyen annuel d’environ 5 millions de FCFA soit un écart de 14 points.
Au lieu de faire supporter les sacrifices de redressement par les contribuables et les consommateurs, le Gouvernement doit élargir à la SENELEC la cure de maîtrise de la masse salariale et réduction des dépenses de fonctionnement qu’il applique aux autres satellites ou agents de l’Etat.
Par ailleurs, au-delà du peu ambitieux schéma actuel d’organisation et de fonctionnement du secteur de l’électricité pour 2035, le Gouvernement doit affronter le tabou de la privatisation.
Contrairement aux idées reçues une privatisation de la SENELEC ne serait absolument un désastre national.
La situation de la Sonatel et de la SDE prouve que la privatisation ne rime pas nécessairement avec augmentation des prix, menace sur l’accès universel et dégradation de la qualité de la fourniture d’un service ou d’une denrée de première nécessité. »

Compact with Africa: Bilan mitigé pour l’Allemagne en Afrique (Décryptage)

APA-Dakar (Sénégal) Par Lemine Ould M. Salem-Deux ans après son lancement, l’initiative allemande Compact with Africa n’a pas obtenu les résultats espérés. A l’origine, il s’agissait de renforcer les investissements privés en Afrique (12 pays actuellement). Mais tout n’est pas perdu !
C’est quoi l’initiative allemande Compact with Africa ?
En Juillet 2017, à l’occasion de la présidence allemande du G20, la chancelière Angela Merkel lance le programme Compact with Africa, en partenariat avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement (BAD). L’objectif est d’attirer et amplifier les investissements privés en Afrique. Le programme veut favoriser un partenariat qui permet aux investisseurs d’accéder aux marchés africains. En retour, ces derniers se développent et favorisent la création d’emplois. Pour un pays réputé pour son pragmatisme comme l’Allemagne, Compact with Africa vise aussi à travers cette création d’emplois à réduire la tentation de la migration des Africains vers l’Europe.

Quels sont les pays concernés ?

Compact with Africa est ouvert à tous les pays d’Afrique. Lors de la première édition de 2007, la chancelière allemande avait ciblé certains Etats africains qui selon elle ont marqué des bons points en matière de réformes démocratiques et visant à améliorer l’environnement des affaires. A cette rencontre, Angela Merkel avait annoncé une enveloppe de 300 millions d’euros d’aide supplémentaire aux pays notamment soucieux de lutter contre la corruption en Afrique. La Côte d’Ivoire, la Tunisie et le Ghana seront les premiers grands bénéficiaires de cette initiative.
A la 2ème édition tenue le 30 octobre 2018, l’Allemagne a convié onze pays africains à Berlin pour faire le bilan de l’aide apportée par l’Allemagne en 2017. Lors de la troisième édition qui s’est tenue mardi et mercredi 19 et 20 novembre, douze chefs d’Etats et de gouvernements du continent se sont rendus dans la capitale allemande : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Ghana, Guinée, Maroc, Rwanda, Sénégal, Togo et la Tunisie.

Quel est le bilan aujourd’hui pour Compact with Africa ?

« Certaines choses ont commencé à bouger, mais je ne veux pas brosser un tableau trop positif », a déclaré la chancelière allemande lors de son discours mardi 19 novembre en ouverture de la troisième édition du forum Germano-allemand.
« Nous avons encore des problèmes à résoudre, notamment la sécurité dans le Sahel et la croissance démographique », a reconnu Angela Merkel, laissant nettement comprendre que le bilan est plutôt mitigé.Los/Dng/APA

Gandiol: Les Populations Réclament La Fermeture De L’usine Chinoise « ea Production» 

http://www.walf-groupe.com/L’usine chinoise Sea Production indésirable à Gandiol ! Certaines populations de la commune de Gandiol et les promoteurs de l’usine de transformation du poisson en farine de poisson ne sont plus en odeur de sainteté par ces temps qui courent.
Et dans cette partie de la région de Saint-Louis, les populations du village de Keur Barka à Gandiol, directement impactées, n’en peuvent plus de cohabiter avec l’odeur nauséabonde qui se dégage de l’usine chinoise Sea Production. Depuis que l’usine est fonctionnelle dans la zone, les populations n’ont eu de cesse de pester leur ras-le-bol. A chaque fois, telle une vieille rengaine, nos interlocuteurs ont dénoncé leur mal-être consécutif à l’installation de Sea Production. Enumérant les désagréments que l’usine Sea Production les a causés, les pourfendeurs des intérêts chinois dans le Gandiolais ont, à chaque fois, égrené la bizarre sensation de respirer de l’air pollué, le tout en suffocant, les maladies de la peau, le désir, sans cesse, croissant de s’évader dans le cosmos en vue de bénéficier d’un environnement plus clément. La nouveauté dans cette déchéance environnementale de grande envergure réside dans le fait que les effets collatéraux rejaillissent sur le taux de fréquentation à l’école. Selon certaines informations recueillies sur place, le quantum horaire serait en danger à Keur Barka et dans les localités voisines. L’odeur pestilentielle qui exhale avec la mise en service de Sea Production indispose, considérablement, le corps enseignant et les potaches. Ces acteurs de l’école observent, très souvent, l’arrêt des cours, se bouchent le nez momentanément, en attendant que l’odeur se dissipe. Ayant utilisé, en vain, toutes les voies de recours pour amoindrir les risques liés à la pollution de l’air, ces gandiol-gandiolais réclament, désormais, la fermeture de la source de leurs malheurs actuels. Dans leur grande offensive pour la fermeture de l’usine chinoise Sea Production, les populations de Keur Barka et environs ont décroché un allié de taille. Sensible à leurs différents appels du pied, l’Ong Greenpeace a, finalement, pris l’option d’apporter son soutien aux populations victimes des dégâts et désagréments causés par l’usine Sea Production.Gabriel BARBIER

Cheikh KANTE: «Ceux Qui Disent Que La Pauvreté N’a Pas Reculé Ne Savent Pas Lire»

http://www.walf-groupe.com/Les chiffres sur les emplois créés par le régime en place et ceux sur la pauvreté dans le pays sont contestés par le ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent,  Cheikh Kanté. Ce dernier qui faisait un exposé sur le bilan de ce plan soutient que la dette du pays est également viable contrairement ce que craignent les institutions financières internationales. 
Concernant le bilan du Plan Sénégal émergent, l’ancien directeur du Port a rappelé que le pays a eu une moyenne de 6,6 % de croissance dans le premier plan quinquennal, et multiplié le revenu par tête d’habitant par 1,2 %. Dans la même lancée, il assure que les exportations du pays ont été également multipliées par 1,25 %. Seulement, sur le plan de l’emploi, Dr Cheikh Kanté a ouvertement contesté les chiffres de l’Ansd. Selon lui, cette Agence dans ses calculs n’a pas pris en compte les performances réalisées dans le secteur de l’agriculture. «Nous avons,  suivant l’Agence nationale de la statistique et de la démographie un chiffre que je conteste, 490 000 emplois. Là, je dis que l’Ansd n’a pas comptabilisé la respiration économique qui est née de nos performances agricoles. Tout le monde sait qu’il y a eu de l’abondance agricole. De 460 000 tonnes, vous êtes bien placés pour avoir ces statistiques, nous sommes passés à plus d’un million de tonnes», a-t-il relevé. Pis, le ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent n’est pas d’accord également sur les chiffres officiels sur le niveau de pauvreté dans le pays.
«Dès fois, quand les gens disent que la pauvreté n’a pas reculé au Sénégal, c’est parce qu’ils ne savent pas lire certains signes. Si on prend l’analyse de l’énergie, de 1960 à 2012, il n’y a eu que 1 648 villages électrifiés au Sénégal. J’étais ébahi quand je lisais ces statistiques. C’est-à-dire que 1960 à 2012, les autres gouvernements ont électrifié sur la base de 29 villages par an. Avec le Plan Sénégal émergent, nous en avons fait 554 villages par an. Et, d’ici 2024, nous comptons atteindre l’électrification universelle», s’est-il défendu. Sur le registre des infrastructures, il assure que le régime actuel a fait mieux que les deux régimes précédents. D’ailleurs, il clame haut et fort que le projet du Train express régional est un bijou qui a démontré aussi la logique d’anticipation du gouvernement. «Il répond à une pathologie universelle qui est l’urbanisation», a-t-il souligné.

10 ème anniversaire Sablux-Immobilier / Amadou Lamine Ndiaye (PDG) : « Sablux est une histoire, un pari et une espérance..

http://www.dakarmatin.com/ 10 ans après avoir lancé le projet avec son ami et partenaire Souleymane Diallo, l’actuel directeur général,  le président directeur général de Sablux-Immobilier, Amadou Lamine Ndiaye et l’ensemble de la famille « Sabluxoise » ont célébré ce mercredi 21 novembre la dixième année du groupe.
C’est dans cette lancée que le PDG s’est particulièrement félicité du chemin parcouru durant toutes ses années parsemées de défis, de contraintes. Mais aussi de tous ces chantiers entrepris et réalisés selon les normes standards internationales. Toujours en parfaite conformité avec le cahier des charges préétabli,  insistera-t-il lors de son discours d’allocution.
Devant un parterre de personnalités qui ont toutes fait le déplacement, du ministre de l’urbanisme, du logement et de l’hygiène publique, Abdou Karim Fofana, en passant par les banquiers, notaires, clients et avocat, Monsieur Amadou Lamine Ndiaye de revenir sur la genèse du projet «  Souleymane et moi avons créé le projet en 2009. Cela fait déjà 10 ans ! Sablux c’est une histoire d’entrepreneurs. C’est aussi un pari et une espérance, mais surtout une confiance, une fraternité et une conviction partagée. L’aventure fut exaltante, dure, parfois triste. Mais heureusement souvent joyeuse. Donc nous voici prêt à avancer vers l’avenir. » Des débuts difficiles pour les cofondateurs du groupe Sablux-Holding. Comme c’est assez souvent le cas, la plupart du temps dans pareil type de projet, de surcroît dans le secteur complexe de l’immobilier sénégalais.
Aujourd’hui, forte de ces années d’expérience, l’entreprise a su s’implanter, s’épanouir et s’imposer de manière durable. « Du premier client, nous en avons eu un autre, puis dix, puis dix autres encore… Pour réaliser à ce jour 36 programmes dont 20 livrés et 16 en cours de construction. De deux collaborateurs nous sommes passés à dix, puis à 20. Aujourd’hui nous sommes à 145 collaborateurs. » Expliquera le PDG du groupe immobilier, qui a réitéré leur engagement sans faille, à faire de la satisfaction du client leur sacerdoce.
Une confiance et une fidélité aujourd’hui acquise grâce à un professionnalisme avéré et une expertise qui ne souffre d’aucune contestation. « Merci de votre fidélité, merci d’avoir cru en notre credo, de respecter nos engagement vis-à-vis de vous. Merci de nous avoir permis de croitre… » renchérit Mr Ndiaye à l’endroit de ses clients et proches collaborateurs.
Dans leur politique de réduire considérablement le déficit de logements au Sénégal. Amadou Ndiaye n’a pas manqué  d’applaudir l’appui et l’assistance de l’Etat Sénégal qui a parfaitement compris et validé leur feuille de route.  « Merci à l’Etat et à ses représentants pour leur soutien résolu. Vous avez compris définitivement qu’un pays se construit avec ses fils. Et que nous soutenir, c’est promouvoir ces 700 emplois saisonniers dans nos chantiers et nos immeubles. Et, plus de 1000 emplois indirects », terminera le PDG qui s’exprimait devant l’ensemble de la famille « Sabluxoise. »
Avec une certification ISO 9001 version 2015 en poche depuis 3 ans, Sablux-immobilier voit encore plus grand. Loin de se satisfaire de cet accomplissement, ils envisagent de s’étendre sur l’ensemble du territoire sénégalais, avant de franchir le cap de la sous-région.

Autoroutes à péage: M.Ousmane Sonko,vous avez tout faux !Par Doudou KA

A l’occasion de l’examen de la 2ème Loi de Finance Rectificative 2019, le député Ousmane Sonko, comme à son habitude, s’est encore illustré à travers un discours exubérant pour dépeindre l’État sous les traits les plus sombres et étaler, du même coup, ses limites. Auparavant dans un long exposé, intitulé « Injustice fiscale au sommet », qu’il qualifie pompeusement de « tribune », il invite enfin à un débat de fond.

  1. Son intervention sentencieuse sur la fiscalité des autoroutes à péages nous impose une petite mise à niveau, toute modestie mise à part, pour aider à mieux comprendre les mécanismes complexes qui entourent ces questions techniques. Il s’est permis d’affirmer que « l’Etat ne peut pas chercher à rentabiliser un projet financé par l’argent public. En l’espèce, les citoyens sénégalais contribuent doublement, d’abord à travers leurs impôts et taxes qui ont essentiellement financé ces autoroutes et ensuite par le payement d’une redevance instituée aux lendemains de l’Élection présidentielle, …».

 Tout d’abord, il faut savoir qu’il n’est pas question ici d’« argent public » mais de ressources provenant d’un prêt pour construire les autoroutes et qui ne sera pas remboursé par l’impôt mais par le péage.  Ici, comme ailleurs où de grands projets autoroutiers ont été développés, l’État a fait le choix de faire financer le réseau autoroutier par le péage plutôt que par l’impôt, par l’usager plutôt que par le contribuable. Le contribuable paye l’impôt, mais l’usager paye le péage qui est une redevance pour service rendu (cela vous le comprenez bien).
Il faut faire une nette distinction entre la notion de contribuable et d’utilisateur payeur. C’est pourquoi, quand vous affirmez que « le contribuable sénégalais paye doublement par le financement de l’infrastructure et par le versement d’une redevance», vous avez tout faux, Monsieur l’expert fiscaliste ! Tous les contribuables ne sont pas forcément des usagers, tous les usagers ne sont pas des contribuables et l’usager même s’il est contribuable ne paye pas doublement.
C’est tout le sens du concept de justice fiscale qui veut que l’usager ne paye qu’une seule fois pour le service dont il est librement demandeur. En conséquence, seuls les usagers du réseau autoroutier payent pour celui-ci, en fonction de leurs parcours, qu’ils soient nationaux ou étrangers, résidents ou non-résidents. C’est pourquoi, j’ai sursauté quand je vous ai entendu parler de « peuple usager » ! C’est complètement abusé !
L’Etat évite, fort heureusement, de faire payer à l’ensemble de la population, donc au contribuable, un service qui n’est utilisé que par certains, non par obligation mais par choix personnel ou par confort. Et d’ailleurs, une autoroute n’est payante que lorsqu’il existe un trajet alternatif gratuit.
Il est donc fiscalement plus juste de faire financer les autoroutes par le péage plutôt que par l’impôt. Monsieur Sonko, vous dénonciez « l’injustice fiscale au sommet », alors qu’à l’hémicycle vous prônez « l’injustice fiscale à la base » car vous cherchez manifestement, pour faire plaisir à une partie de l’opinion, à absoudre l’usager de l’autoroute que vous confondez d’ailleurs au contribuable. Ce que vous ignorez, c’est que l’atout principal des concessions autoroutières repose sur le principe « utilisateur = payeur », étrangers inclus, et non sur le contribuable.

  1. Ensuite, dans le cadre de ses habituelles incantations politiques, il accusegratuitement le gouvernement de faire de cette redevance « un moyen détourné de taxer les citoyens face aux contre-performances des administrations fiscales et financières et devant les besoins insatiables d’un État endetté et désargenté. ».Là encore, vous avez tout faux, Monsieur Sonko !

Pour développer les autoroutes, deux façons de financer ces infrastructures sont possibles : par le contribuable ou par l’usager. En réalité, en 2001, le Président Wade, en initiant ses grands travaux, l’autoroute Dakar-Diamniadio et le nouvel aéroport Blaise Diagne, avait opté pour un financement sous forme de BOT (Build, Operate and Transfert) ou CET (Construction, Exploitation et Transfert). Une loi CET n°2004 – 13 du 1er mars 2004 modifiée avait même été votée pour la mise en œuvre de ces grands projets. Le PIB du Sénégal ne pouvant supporter l’ambitieux programme de construction de ces types infrastructures, les gouvernements qui se sont succédé ont opté pour la promotion de nouvelles formes des partenariats public – privé. Ce ne sont donc pas les contre-performances alléguées des administrations fiscales et financières qui ont poussé l’État à déléguer par concession la réalisation des autoroutes.

Il ne faut donc pas voir dans le système de péage, une quelconque forme déficience des administrations fiscales et financières. 

Au Sénégal, la démonstration par l’exemple a été faite que le système de péage est un outil puissant au service de l’aménagement du territoire et de la mobilité interurbaine, à travers l’important programme de construction de nouvelles autoroutes réalisé par le Président Macky Sall (Diamniadio -Aibd, Aibd -Thiès, Ila Touba, Aibd-Mbour, Mbour-Fatick-Kaolack) qui a fait passer le nombre de kilomètres d’autoroutes à péage de 36 en 2012 à 231 kms en 2019. A la fin des concessions, l’État propriétaire, sans verser un seul franc, récupère la totalité des infrastructures apurées de toute dette.
En l’état actuel de notre niveau de développement et de nos capacités budgétaires, il n’est ni raisonnable, ni envisageable de revenir sur ce choix stratégique qui nous a permis d’avoir l’un des plus longs réseaux autoroutiers d’Afrique de l’Ouest.Par ce choix, l’État transfère au concessionnaire la plupart des risques (financement, construction, exploitation, trafic, entretien, maintenance, renouvellement).

  1. Revenons maintenant sur la manière dont vous présentez la directive du Chef de l’Etat relative à la renégociation du contrat de concession de l’autoroute à péage Patte d’Oie – Aibd et des tarifs en vigueur, lors du Conseil des Ministres du 11 juin 2018, « comme un engagement solennel pris au nom du peuple sénégalais ». Quelle grandiloquence ! C’est vraiment mal connaître le fonctionnement des contrats de concession. Là encore, vous avez tout faux ! Les contrats de concession d’autoroutes à péage sont complexes.  Vous présentez cette renégociation comme si elle était dictée par la pression populaire alors qu’en vérité, il était prévu dans une clause expresse que les différentes parties se retrouvent périodiquement en cas de changements importants des hypothèses initialement définies (trafic, cours des changes, catastrophes, etc.).

Depuis quelques mois, il est constaté une tendance lourde voire exponentielle de la croissance du trafic dans le tronçon Patte d’Oie-Aibd. Certes, les parties avaient prévu des hausses indicielles du trafic et celles liées à l’ouverture de l’Aibd, mais nous ne pouvions pas deviner, qu’en 2012 le Sénégal élirait un Président qui allait transformer considérablement l’aménagement du territoirepar la mise en œuvre de programmes de construction d’autoroutes connectées à Patte d’Oie-Aibd et qui érigerait Diamniadio en un nouveau pôle urbain. Ce niveau de croissance inattendu du trafic entraine naturellement le déclenchement, par l’Etat ou par le concessionnaire, du processus de renégociation, comme prévu initialement dans le contrat de concession puisque celle-ci influe fortement sur les recettes de péage et donc sur la rentabilité de la concession. Toutefois, le gouvernement ne peut unilatéralement fixer de nouveaux tarifs sans entamer le processus de « due diligence » et d’analyse de la rentabilité du concessionnaire (Eiffage/Senac), qui est étudiée sur la durée de la concession, compte tenu de la spécificité de cette activité, des charges importantes d’entretien, des investissements de renouvellement, des travaux liés à la sécurité des infrastructures et du trafic.
Entendons-nous bien, une renégociation d’un contrat de concession autoroutière ne débouche pas forcément sur une baisse des tarifs du péage. Cependant, elle peut conduire parallèlement à la rétrocession à l’Etat d’une partie des surplus de revenus pour financer d’autres infrastructures sociales ou de transport ou encore à l’extension du réseau par de nouvelles sections autoroutières. Ici, comme vous le constatez, c’est plutôt l’utilisateur qui vient au secours du contribuable qui ne paye rien et qui devient bénéficiaire des rentes générées par l’usager payeur.

  1. En outre, vous semblez minimiser la contribution du groupe privé Eiffage que vous estimez à 17% dans le financement de la première autoroute sénégalaise, alors que celle-ci, notez-le bien pour votre gouverne, est de 41% ! Là encore, honorable député, vous avez tout faux !

Vous confondez, à l’évidence, le coût total du projet d’autoroute de 148 milliards fcfa aux dépenses totales du programme de 380 milliards fcfa, englobant la restructuration urbaine et l’assainissement de Pikine irrégulier Sud, l’aménagement et la viabilisation de 2000 parcelles dans la zone de recasement de Tivaouane Peul, la libération des emprises, le plan d’aménagement de la forêt classée de Mbao et l’infrastructure autoroutière elle-même. Tous ces programmes induits par la construction de l’autoroute n’ont rien à voir avec le financement de l’autoroute, ni avec le concessionnaire Eiffage.
Il faut donc cesser de faire de l’amalgame en accusant Eiffage de vouloir spolier les usagers. C’est injuste, surtout si l’on sait que Eiffage est venu au moment où, pendant neuf ans, aucune société concessionnaire privée nationale ou internationale, de référence mondiale et expérimentée dans les autoroutes à péages, n’a accepté de signer avec le Sénégal. L’enjeu, entre 2001 et 2009, n’était pas le niveau de participation du privé dans le financement de notre premier projet autoroutier, mais dans le principe de son acceptation pour un compagnonnage de 25 ans avec un pays africain sans passé autoroutier.
Ainsi donc, la réussite de notre premier projet autoroutier est étroitement liée au volontarisme d’Eiffage qui peut être considéré comme un véritable élément déclencheur du closing financier.  Il mérite donc plus de respect de votre part, honorable député, pour sa contribution déterminante dans l’amorce et la conduite de ce grand projet stratégique pour la mobilité et pour le développement économique de notre pays.
Le peuple sénégalais également mérite un peu plus de considération de votre part car vous êtes un homme politique et vous vous devez de l’informer vrai et avec plus de rigueur.
Le Président de la république et son gouvernement, quant à eux, sont à féliciter, si on n’est pas nihiliste, pour avoir réussi à développer, en si peu de temps de grandes infrastructures complexes et innovants de transport qui vous permettent de voyager agréablement et de rallier notre commune de Ziguinchor en 6h au lieu de 15h auparavant.  5. En définitive, cette nouvelle étape réussie en matière de développement de grandes infrastructures de transport et l’exigence de garantir notre souveraineté économique et la pérennité de notre système de transport autoroutier, auraient dû nous pousser à porter la problématique de la création d’une société publique d’exploitation autoroutière de référence. Cette dernière serait à même de gérer les concessions d’autoroutes à péages entièrement financées par l’Etat ou à prendre des parts dans le capital social des différentes sociétés privées concessionnaires. Ce sera une occasion pour cette structure d’exercer l’option d’achat de 20% du capital de la société concessionnaire Senac, comme déjà prévu dans le contrat de concession CET signé entre le groupe Eiffage et l’État du Sénégal. Le Maroc l’a bien réussi avec la société des Autoroutes du Maroc, pourquoi pas le Sénégal !
Sur un autre registre plus holistique, la multiplicité des futurs contrats de concessions autoroutières avec divers partenaires publics, privés, nationaux et internationaux qui accompagneront nécessairement l’ambitieux programme du PSE d’atteindre un linéaire de 800 kms d’autoroutes en 2030 appelle à l’instar des autres grands pays autoroutiers, la mise en place d’une Autorité de régulation des transports. Cette Autorité pourrait obtenir des pouvoirs étendus en matière d’accès aux informations des concessionnaires, s’assurerait du respect des règles applicables aux tarifs des péages, des dépenses des concessionnaires à couvrir par les recettes du péage, du niveau acceptable des péages, de la durée des concessions, du contrôle des passations des marchés de travaux au niveau des sociétés concessionnaires, du respect des obligations inscrites dans les cahiers des charges, du suivi des réalisations des nouveaux investissements de sécurité et d’accès.
Voilà, honorable député Ousmane Sonko, des défis à relever et à porter pour un homme politique qui se veut visionnaire, patriote et constructif. Doudou KA

 Prodac: L’Armp ferme les yeux sur un gré-à-gré de 4 milliards à Green 2000

http://www.dakarmatin.com/Après l’affaire des 29 milliards, un autre scandale éclabousse le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac).
Selon Libération, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) vient d’autoriser un marché de gré-à-gré de 4 milliards entre Prodac et Green 2000, alors que la Dcmp avait opposé son veto.
Le ministère de la Jeunesse justifie cet avenant par un réaménagement consistant à distraire 4 des 6 milliards Fcfa destinés à l’aménagement du Domaine agricole communautaire (Dac) d’Itato pour celui de Sangalkam

SCANDALES ARTP: Daniel Seck et Ndongo Diao encourent 250 millions FCFA d’amendes

http://www.dakarmatin.com/Daniel Goumalo Seck et Ndongo Diao, qui comparaissaient ce jeudi 21 novembre devant la Chambre de discipline budgétaire de la Cour des comptes, chargée de prononcer des sanctions financières et non pénales, seront édifiés sur leur sort le 16 janvier 2020. L’information est livrée par Libération Online. Il renseigne que le ministère public a chargé les deux anciens directeurs généraux de l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (Artp).
Après avoir demandé à la Chambre de les déclarer coupable pour mauvaise gestion, il a requis une amende de 100 millions de Fcfa contre Daniel Goumalo Seck et une amende de 150 millions de francs Cfa contre Ndongo Diao. Les deux anciens DG sont tous les deux passés à la case prison même s’ils ont, par la suite, bénéficié de non-lieu

La galère sans fin des ex-travailleurs de sociétés publiques dissoutes

https://actunet.net/À quand la fin de la galère des ex travailleurs des sociétés publiques dissoutes ? Cette question taraude l’esprit de milliers de pères de famille qui n’en peuvent plus de souffrir, de courir derrière leur argent que l’État leur reste devoir. Ballottés entre promesses non tenues et engagements non respectés, ils ne savent finalement plus à quel État se fier.
Ce qui révolte le plus dans le cas d’espèce chez ces ex-employés qui ont servi loyalement leur pays, c’est de voir que leur calvaire dure une éternité : plus de 30 ans pour certains, 20 ans pour d’autres. Et jusque-là, l’État n’a daigné mettre fin à leur souffrance. Il y a plus frustrant encore, pour ces travailleurs : c’est la constance avec laquelle chaque pouvoir qui passe leur promet monts et merveilles avant de les laisser à leur triste sort aux mains du nouveau pouvoir qui arrive.
Pourtant, il est clair que ce n’est sûrement pas le manque de moyens qu’il faille mentionner, mais surtout l’absence de volonté politique affirmée en leur faveur. Ils ne peuvent comprendre, disent-ils, qu’au moment où l’État entretient à coup de milliards sa clientèle politique et continue à distribuer des bourses familiales dont le montant se chiffre en milliards, ce même État rechigne ou se plaît à leur refuser le paiement des 17 milliards dus aux ex-travailleurs des sociétés dissoutes.
Malgré les engagements successifs pris par le chef de l’État pour honorer cette créance, le paiement des sommes dues tarde à être effectif, et les ex-employés n’ont toujours pas vu la couleur de leur argent. Et dire que lors du conseil de ministres du 8 septembre 2015, le chef de l’État avait demandé au Premier ministre d’alors, Mahammad Boun Abdallah Dionne, de veiller au suivi permanent des contentieux sociaux dans les entreprises et au paiement intégral des droits légaux des travailleurs concernés.
Le 13 octobre 2016, le chef de l’État est encore revenu à la charge au cours du conseil des ministres tenu ce jour-là pour insister sur la nécessité de préserver les droits des travailleurs et indiquer l’impératif de procéder au recensement effectif des entreprises publiques et privées en liquidation, des catégories de personnel concernées et des droits officiels dans chaque entreprise liquidée. Suite à cela, une rencontre interministérielle s’est tenue sous la présidence de Boun Abdallah Dionne, Pm d’alors. Lors de cette rencontre avec les ex-travailleurs, l’ex Pm avait, au nom de la continuité de l’État, promis de diligenter le problème et défini plusieurs modalités au cas par cas.
Aussi avait-il engagé son ministre du Budget à procéder au paiement de la somme de 300 millions aux 139 ex-travailleurs de Hamo Sénégal ; 17 millions aux 17 ex-employés de Frigo Cap ; 1 milliard 560 millions aux 1248 ayants-droits de la Sias ; 9 milliards 111 millions 682.263 mille aux ex-employés de la Sotrac etc.
Mais ces ex-travailleurs des sociétés dissoutes constatent pour le déplorer, qu’à ce jour, aucun des engagements pris n’a été respecté. Aussi, las d’attendre le paiement de leurs droits estimés à plus de 17 milliards Cfa, les travailleurs des sociétés publiques dissoutes promettent, une fois de plus, de se faire entendre dans les prochains jours puisqu’ils ont épuisé toutes les voies de recours, attestent-ils.
En tout cas, il est temps que l’État fasse preuve de bonne volonté et d’humanisme en payant les droits de ces nombreux pères de famille, qui ont servi loyalement leur pays et dont beaucoup sont décédés, tandis que d’autres ont vu leur famille se disloquer. Vivement la fin de leur calvaire !!!

Cocaïne saisie par la marine: Le Dg d’une grande société arrêté, un directeur à la Cfao auditionné

http://www.dakarmatin.com/Du nouveau dans l’affaire des 750 kg de cocaïne saisie par la marine nationale au large de Dakar. Le Directeur général d’une société très respectée (le nom de l’entreprise n’a pas été dévoilé) a été arrêté et placé en garde à vue par les éléments de l’Ocrtis, informe Libération.
La société qu’il dirige est une filiale d’un grand groupe français basé à Dakar. Il lui est reproché d’avoir intervenu auprès d’une connaissance à la Cfao pour faciliter l’achat du moteur du bateau de plaisance dans lequel se trouvaient Faisal Bout Baur et Amadou Mboup arrêtés dans cette affaire.
Ce n’est pas tout. Les éléments de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) ont également interrogé à titre de témoin un directeur à la Cfao pour savoir les conditions dans lesquels le moteur a été acheté

Accidents Sur Le Péage: 2019 Déjà Plus Macabre Que 2018

http://www.walf-groupe.com/Un quinzième mort a déjà été enregistrée sur l’autoroute à péage, Dakar-Aibd, selon le Secrétaire général de la Société Eiffage de la Nouvelle Autoroute Concédée (Senac S.a). L’alerte a été sonnée par le concessionnaire, lors d’un panel, hier, en marge du Salon Preventica, Forum international de la maîtrise globale des risques en Afrique de l’Ouest
Malgré les nombreux efforts du concessionnaire de l’autoroute de l’Avenir, le niveau des accidents n’a pas pour autant baissé. Le nombre d’usagers tués était à 15 morts jusqu’hier, contre 14 pour toute l’année 2018, a estimé Cheikh Yatt Diouf, Secrétaire général de Senac S.a, hier, au sortir de leur panel sur le thème : «Changement de comportement sur l’autoroute de l’Avenir». Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du forum international de la maîtrise globale des risques en Afrique de l’Ouest.
Revenant aux personnes tuées sur l’axe Dakar-Aibd, avec ses centaines de véhicules qui circulent avec des vitesses de 110, 120 voire 130 kilomètres à l’heure, M. Diouf déduit : «Cela veut dire que l’on a déjà dépassé le nombre de tuées sur l’autoroute par rapport à l’année passée. Les accidents et le nombre de tuées sont à la hausse. La sinistralité de plus en plus forte et beaucoup de problème d’incivilité».
La quinzaine de personnes tuées sur le péage dépasse la quatorzaine enregistrée en 2018, année, marquée par de grandes pertes. Selon Marie Françoise Sarr, directrice de la qualité-sécurité-environnement de Eiffage, l’année dernière, il y a eu 1 386 accidents, 860 victimes, 14 tuées. Elle explique que ces accidents sont dus aux excès de vitesse, aux comportements des chauffeurs, (puisque 90 % des accidents sont imputés au comportement des chauffeurs), aux problèmes mécaniques, avec des véhicules qui ne sont pas en bonne état et à l’équation de la divagation des animaux, qui demeure. Emile DASYLVA

Les grosses révélations de Raymone Habré: « Alioune Tine et des ONG ont encaissé de l’argent pour attaquer Habré (mon mari)… »

XALIMANEWS: Fatime Raymone Habré, épouse de l’ancien Président tchadien, a fait de grosses révélations sur le plateau de la 7tv. A l’en croire, depuis sa détention, il y’a 6ans, le « président Hissèn Habré a été hospitalisé deux fois et opéré une fois avant d’être ramené dans sa cellule du Cap Manuel ». Selon l’ex Première Dame du Tchad, « un budget de 700 millions de francs avait été mis en place pour manipuler l’opinion sénégalaise », « Aliou Tine et des ONG ont encaissé cet argent ».
« Rien n’a changé dans la situation du Président. Qu’on me laisse soigner mon mari, c’est tout ce que je demande », a-t-elle-assené

Prise en charge des nouveaux bacheliers: le SAES dégage toute responsabilité dans les couacs notés et accuse le Gouvernement

https://www.dakaractu.com/Le syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) tient l’État pour responsable de toutes les conséquences malheureuses ainsi que des perturbations qui pourraient découler du non-respect de ses engagements dans la prise en charge des nouveaux bacheliers. Le SAES de dénoncer en effet, la décision précipitée, prise par le Gouvernement « d’orienter l’ensemble des nouveaux bacheliers 2019 dans les établissements publics d’enseignement supérieur ». Le syndicat de rappeler qu’il avait posé un certain nombre de préalables afin de voir tous les bacheliers qui le désirent, accéder à un enseignement supérieur public de qualité, sous réserve des capacités d’accueil. Il s’agissait entre autre de l’achèvement et la livraison avant la prochaine rentrée universitaire de toutes les infrastructures équipées dans tous les campus ; de l’ouverture immédiate de 400 postes d’enseignants-chercheurs et le recrutement conséquent de personnels pour arriver au moins à 70% de permanents en 2021-2022; de l’augmentation de la dotation de l’Etat aux universités pour atteindre l’objectif « budgets de vérité » et couvrir ainsi les dépenses pédagogiques, de recherche et de personnel ; enfin du respect de la loi 2015-26 du 28 décembre 2015 qui stipule en son article 3 que : « le Ministère de tutelle et les instances pédagogiques déterminent, d’un commun accord, les capacités d’accueil des universités publiques » ; Le SAES de dénoncer qu’à ce jour aucune de ces conditions préalables pour une rentrée académique apaisée n’a été respectée. « De surcroît, les mesures d’accompagnement annoncées par le Gouvernement, qui semble être dans une totale impréparation, ne sont pas en place alors que les nouveaux bacheliers frappent aux portes des universités publiques déjà affectées par les effectifs pléthoriques, le manque criant d’infrastructures et d’enseignants et l’insuffisance des budgets », ajoute t’il. S’agissant de la cacophonie et des dysfonctionnements notés dans le processus d’orientation des nouveaux bacheliers 2019, le SAES de rappeler aussi qu’il a toujours réclamé l’audit technique de la plateforme d’orientation. Cette dernière, affirme le syndicat, « en plus d’être une boite noire dont le fonctionnement est d’une totale opacité, viole depuis des années, avec la bénédiction du ministère de tutelle, le décret n°2016-1805 relatif à l’orientation des bacheliers, mais également prive les jeunes bacheliers sénégalais du droit de bénéficier d’une meilleure orientation en rapport avec leurs aspirations de carrière. De plus, malgré la décision récente prise par le ministre de tutelle de mettre cette plateforme à la disposition de la Commission Nationale chargée de la supervision du processus d’orientation, le Directeur Général de l’Enseignement Supérieur tarde à mettre en œuvre cette mesure importante pour la transparence, l’équité du système et le respect des franchises et libertés universitaires ». Enfin et pour ne pas compromettre définitivement la stabilité du sous-secteur de l’enseignement supérieur, le SAES exige, une fois de plus, du Gouvernement, de respecter les conditions préalables et de mettre en œuvre immédiatement les mesures d’accompagnement nécessaires à l’accueil des nouveaux bacheliers, de situer toutes les responsabilités à la suite des dysfonctionnements notés dans le processus d’orientation des bacheliers et de prendre toutes les mesures correctives pour un respect du décret n°2016-1805 relatif à l’orientation des bacheliers et de mettre à disposition les textes règlementaires sur la gouvernance des universités publiques qui fonctionnent dans une totale illégalité depuis le vote et la promulgation en 2015 de la loi sur les universités publiques.
vFEMMES ET SCIENCES: NAJA FATOU COLY ET FATOUMATA BÂ PORTENT LE FLAMBEAU DU SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn/Dakar à l’honneur, ce jeudi 21 novembre 2019, pour couronner les femmes engagées dans la science. La capitale sénégalaise accueillait la 10e édition du programme « Pour les femmes et la science », lancé par la fondation L’Oréal, en partenariat avec l’UNESCO. Ce programme, dont l’ambition est de valoriser les recherches et parcours de femmes scientifiques en Afrique subsaharienne, a ainsi honoré quinze doctorantes et cinq post-doctorantes triées sur le volet dans quinze pays africains, sur un plateau initial de plus de quatre-cents candidates.
Parmi les brillantes lauréates, figurent deux Sénégalaises Najah Fatou Coly et Fatoumata Ba. La première est pharmacienne biologiste. Elle a été sélectionnée pour ses recherches sur la lutte contre les infections survenant lors de l’accouchement. La seconde, chercheuse en Physiologie, a été choisie pour ses travaux sur l’apnée du sommeil, une pathologie assez méconnue sous nos tropiques, mais qui favoriserait l’arrivée d’autres maladies telles que l’obésité, l’hypertension et le diabète.
La Fondation l’Oréal et l’UNESCO ont récompensée les différentes lauréates avec des enveloppes allant 6,5 millions F CFA pour les doctorantes à près de 10 millions F CFA pour les post-doctorantes.
Pour Najah Fatou Coly, une telle initiative est encourageante dans la mesure où elle met en valeur les femmes qui se mettent de plus en plus dans la science. En plus, se réjouit-elle, « les thématiques étudiées par les différentes lauréates sont d’actualité. Elles (les lauréates) essaient de régler des problèmes de santé publique, d’environnement, de société… »
Pour sa part, Fatoumata Bâ plaide plaide pour une multiplication et approfondissement des recherches dans nos pays. « Il faut pousser les recherches ici, car les grandes recherches font les grandes universités », insiste-t-elle.

UGB: ADJA TALL DE L’UASZ S’ADJUGE LE 1ER PRIX D’UN CONCOURS SUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

Saint-Louis, 21 nov (APS) – L’étudiante de l’université Assane Seck de Ziguinchor, Adja Tall, a remporté le premier prix du concours interuniversitaire sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de l’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, grâce à son projet « Cii Bio » de production de charbon bio, à travers les résidus agricoles.
La lauréate, dont le projet vise à « éviter la dégradation de l’environnement et la déforestation », a reçu pour ce prix une récompense de 2, 5 millions de francs CFA.
Elle a coiffé au poteau les porteurs de cinq autres projets, portant entre autres sur la coupe de bois de chauffe, les énergies renouvelables, la réalisation d’unités de stockage et de séchage d’oignon et de tomates bio ». Tous ont reçu un million de francs CFA en guise d’encouragement.
Le jury de l’incubateur de l’UGB de Saint-Louis a délibéré mardi et a choisi ces 6 projets comme étant les meilleurs parmi un total de 10 projets présentés.
Les projets sont portés par des étudiants des universités Alioune Diop de Bambey, Assane Seck de Ziguinchor, Gaston Berger de Saint-Louis et l’Université polytechnique de Thiès.
La finale du concours inter-universitaire 2019, sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (CEREE), s’est déroulée en présence du recteur de l’UGB, professeur Ousmane Thiaré, de représentants du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, et de la coopération allemande pour le développement, Giz.
Fatou Camara Sangaré, directrice de l’innovation scientifique, de l’insertion et de la prospection des communautés à l’UGB, explique qu’il s’agit ainsi de « booster et motiver les étudiants sur l’entreprenariat et l’auto-emploi ».
Elle a relevé que le concours interuniversitaire a permis de créer un cadre de réflexion entre les universités pour une meilleure prise en charge de la « problématique des énergies renouvelables et de l’espace énergétique des entreprises ».
Elle a ajouté que le concours a permis de créer un réseau interuniversitaire, permettant ainsi « d’amorcer et de fédérer les différentes actions dans ces espaces universitaires ».
Le concours initié depuis 2018 par le GIZ, vise à renforcer les capacités des étudiants des différentes universités du Sénégal, sur les énergies renouvelables, mais aussi les pousser à entreprendre et être responsables pour tracer leur avenir vers l’auto-emploi.BD/ASG/BK

LA DÉPIGMENTATION, L’AUTRE ADDICTION

EXCLUSIF SENEPLUS – Comment comprendre le phénomène du xessal ? Quel(le)s en sont les motivations, les dangers ? Pourquoi l’État laisse faire ? Quels enjeux financiers autour des produits dégimentants ?

SANS DÉTOUR AVEC FATIMATA LY ET MINA LA VOILÉE

Sur 300 femmes qui viennent pour une dermatose du visage, presque 90 pour cent, concerne des cas de complications dues à la dépigmentation. Le constat de la docteure Fatimata Ly sur le phénomène d’éclaircissement de la peau au Sénégal est alarmant. À en croire la dermatologue, la dépigmentation cosmétique volonatire (DCV) atteint des proportions inquiétantes, malgré le travail de sensiblisation et d’alerte des spécialistes de la peau. Une situation qui, dit-elle, est due entre autres, au laisser-aller des autorités. « Les produits dépigmentants sont taxés plus chèrement que les autres cosmétiques. Cela veut dire que l’État y gagne beaucoup », indique l’invitée de Sans Détour, qui relève que lesdist produits sont d’ailleurs interdits dans la plupart des pays d’où ils proviennent.
À propos des motivations de ceux qui s’adonnent à cette pratique, Fatimata Ly fait savoir qu’elles autant d’ordre esthétique que thérapeutique. Elle relève également un certain déni chez la grande majorité de ceux qui s’éclaircissent la peau. Le journaliste Charles Faye, s’est quant à lui interrogé sur les effets addictifs des utilisés et l’acculturation que le phéomène induit, de son point de vue.
L’émission a été agrémentée par le témoignage de Mina La voilée, une artiste qui a longtemps pratiqué la dépigmentation de la peau, avant d’y renoncer.
Sans Détour est une émission co-produite avec l’école d’imagerie numérique Sup’Imax.

FILDAK 2019: ABDOULAYE DIOP SOULIGNE « LE RÔLE DÉTERMINANT » DU LIVRE DANS LA CONSTRUCTION DE LA CITOYENNETÉ

Dakar, 22 nov (APS) – Le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop a souligné le « rôle déterminant » du livre dans la construction de la citoyenneté, jeudi, à l’ouverture de la 17e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK).
« La lecture participe du domaine de l’être, elle obéit à la logique de l’être et non à celle de l’avoir. En ce sens, son rôle est déterminant dans la construction de notre citoyenneté, une citoyenneté responsable, soucieuse de maintenir la communauté unie dans une commune volonté de vie commune », a-t-il dit
Le ministre de la Culture intervenait peu après la leçon inaugurale prononcée par le professeur Ramatoulaye Diagne Mbengue, rectrice de l’Université de Thiès et marraine de la FILDAK dont l’édition 2019 porte sur le thème « Livre et citoyenneté ».
Abdoulaye Diop a invité les parents à créer une place pour le livre au sein des familles et à servir d’exemple aux enfants en lisant régulièrement devant eux. Il estime que « le livre est un puissant vecteur de formation, d’éducation et de modelage de la prise de conscience ».
« Les enfants, les tout-petits surtout, imitent davantage les parents qu’ils ne leur obéissent. C’est l’âge où l’on prend le plaisir de lire et de s’ouvrir les horizons infinis du savoir et du plaisir, du régal de l’esprit », plaide Abdoulaye Diop.
Il a par ailleurs lancé un appel à son collègue en charge de l’Education nationale afin qu’une attention soutenue soit prêtée au livre au sein des établissements scolaires.
Le ministre de la Culture et de la Communication a réaffirmé la volonté de l’Etat de promouvoir l’industrie du livre avec la subvention allouée au Fonds d’aide à l’édition qui, selon Abdoulaye Diop, sera « substantiellement revalorisée ».
« Cela permettra de diversifier les interventions de ce Fonds et de les davantage rationaliser pour plus d’efficience », a-t-il dit, avant d’offrir la marraine de cette 17e édition de la FILDAK en modèle pour la jeunesse.
M. Diop a insisté sur les qualités humaines, intellectuelles et professionnelles de Ramatoulaye Diagne Mbengue, philosophe de formation et sœur du professeur Souleymane Bachir Diagne.
« Le choix porté sur votre honorable personne est très judicieux et très mérité. Vous êtes de la trempe de celles et de ceux que l’on respecte pour vos qualités humaines, intellectuelles et professionnelles », a-t-il lancé à la marraine de la FILDAK 2019.
« Vous êtes remarquable (…), je puis dire que vous êtes un modèle à proposer aux Sénégalaises et aux Sénégalais », a ajouté le ministre de la Culture et de la Communication.
Aussi a-t-il salué la délocalisation du colloque de cette FILDAK prévue ce vendredi à l’Université de Thiès, une initiative qui met en œuvre dit-il « la territorialisation des politiques publiques ».
La cérémonie d’ouverture de la FILDAK 2019 a vu la participation d’une délégation d’une trentaine de personnes, dont l’écrivain Djibril Tamsir Niane venu de la République de Guinée, pays invité d’honneur.
Des distinctions ont été remises à la Guinée, à la marraine et à la librairie Payot pour son soutien à la diffusion du livre au Sénégal. FKS/BK

LES ÉDITIONS « MAGUILEN » LAURÉATES DU PRIX DE L’ÉDITION DE LA FILDAK 2019

Dakar, 22 nov (APS) – Les éditions « Maguilen » du Sénégal ont remporté le prix de l’édition de la 17e Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK), a constaté l’APS.
La récompense composée d’un trophée et d’une enveloppe financière d’un montant de un million de francs CFA a été remise jeudi au par le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop au lauréat, directeur général de cette maison d’édition sénégalaise, l’écrivain Alioune Badara Bèye.
Le dramaturge sénégalais se dit « fier » de cette distinction, résultat d’un travail d’équipe selon lui.
Il est largement revenu sur l’évolution de cette maison d’édition créée en 1990 et et baptisée du nom de Philippe Maguilen Senghor, fils du président poète Léopold Sédar Senghor décédé à Dakar lors d’un accident.
Elle ne disposait même pas de bureau à ses débuts, a dit Alioune Badara Bèye
« On était que trois personnes à la création et nous logions dans la maison de notre secrétaire de l’époque. J’ai reçu ce prix avec fierté et humilité, parce que je sais que c’est un travail d’équipe », a-t-il déclaré.
« J’ai été parmi les premiers éditeurs sénégalais avec l’écrivain Fodé Dione et la directrice des NEAS Aminata Sy à être formé à Tunis (en Tunisie), de 1990 à 1998, puis à Bordeaux, en France », souligne l’auteur de la pièce de théâtre « Nder en flammes » (1990).
L’édition « est un métier à apprendre », soulignant que les éditions ’’Maguilen’’ avaient débuté avec des genres peu privilégiés à l’époque, à savoir le théâtre et la poésie.
Elles sont aujourd’hui dirigées « par une équipe jeune, après une maturité acquise au fil des années et un accord de coopération et de diffusion avec les éditions Michel Lafont », basées en France.
« J’ai mis l’accent au début sur la poésie et le théâtre parce que beaucoup croyaient qu’ils ne sont pas rentables », se souvient l’éditeur de plusieurs anthologies de la poésie dont la toute première de la maison a été « L’anthologie de poésie anti-apartheid », publiée en 1991.

Le catalogue de la maison d’édition « Maguilen » compte désormais entre 150 et 200 livres de différents genres. 

Selon son directeur général, les éditions ’’Maguilen’’ préparent la sortie d’une anthologie de poésie de jeunes de moins de 20 ans originaires des régions de Bambey, Saint-Louis et Ziguinchor, sans en préciser la date de sortie.
Trois anthologies de poésie d’auteurs de la République du Congo, de la Gambie et de la République de Guinée publiées par les éditions ’’Maguilen’’ avaient déjà été mises sur le marché lors de la dernière Journée de l’écrivain africain, le 7 novembre dernier.
L’écrivain salue le soutien de l’Etat avec la mise en place du Fonds d’aide à l’édition, basée selon lui sur une politique éditoriale bien déterminée.
« La demande est aujourd’hui très forte, nous recevons en moyenne 200 manuscrits. Les jeunes écrivent très bien et les femmes avec leur sensibilité en plus », dit-il.
Les éditions « Maguilen » n’en sont pas à leur première récompense, elles avaient reçu en 2009 le prix international de la Francophonie pour l’édition, devant des maisons marocaines et tunisiennes. FKS/BK

CRIMINALITÉ TRANSFRONTALIÈRE ORGANISÉE : A l’épreuve de l’entraide pénale internationale

http://www.enqueteplus.com/Comment faire de sorte que les meilleures pratiques en matière d’entraide pénale internationale puissent être reprises par chaque pays, notamment ceux de la sous-région ? C’est l’objet de la rencontre qui a été ouverte à Ziguinchor.
Quarante magistrats du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Tchad et des experts français sont en conclave à Ziguinchor pour trois jours. Ils sont tous d’éminents juristes et experts en matière pénale.
Selon le président de la Cour d’appel de Ziguinchor, ‘’c’est la première fois que la région reçoit un nombre aussi important de magistrats, de juges et d’experts pour échanger sur l’entraide pénale internationale. Soutenant que la criminalité n’a pas de frontière, il faut donc nécessairement une coopération entre différents pays pour poursuivre les personnes mises en cause’’. Il s’agit, de l’avis du magistrat Mouhamadou Bachir Sèye, d’un échange d’expériences pour une meilleure application de la répression de la criminalité transfrontalière organisée.
Durant les trois jours que va durer ce séminaire, magistrats et experts vont échanger sur les règles de base de l’entraide pénale internationale ainsi que le suivi des demandes d’entraide pénale internationale par l’Administration centrale. Au menu de cette rencontre également, des thèmes comme ‘’L’entraide pénale formelle : préparation, rédaction, transmission, exécution des commissions rogatoires et demandes d’entraide pénale internationale’’.
Les participants vont, par ailleurs, échanger sur la problématique des dénonciations officielles et demandes d’extradition. Objectif visé : faire de sorte que les meilleures pratiques en matière d’entraide pénale internationale sur la criminalité transfrontalière organisée puissent être reprises par les institutions judiciaires des pays cités.
Sur le choix de Ziguinchor pour abriter cette rencontre, Stéphane Thibault, magistrat de liaison français, a fait savoir qu’il fallait sortir de Dakar, de la Petite Côte et des autres capitales régionales pour amener les experts en Casamance plutôt que de demander aux Ziguinchorois de se rendre à Dakar.HUBERT SAGNA

Déclaration de Dakar: Fin de la Conférence régionale entre les pays de la CEDEAO, de la Mauritanie et du Tchad

Les travaux de la conférence de partage d’expériences et de bonnes pratiques sur la sécurité de proximité ont été clôturés hier jeudi 21 novembre 2019  par une déclaration dite de Dakar.
Ce vendredi, les participants vont procéder à une visite de terrain notamment à Guediewaye et dans certains quartiers Dakar. Il s’agit de la partie opérationnelle de cette rencontre sous régionale.
Déclaration de Dakar :
A l’invitation du Ministère de l’Intérieur de la République du Sénégal et avec  le soutien de la Commission de la CEDEAO et de la Fondation Konrad Adenauer, nous Députés, officiers supérieurs de la Gendarmerie, haut-fonctionnaires de Police, Universitaires, Experts, membres de la société civile et Journalistes, provenant du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée Bissau, du Libéria, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad et des pays européens amis, participant à la Conférence internationale sur « le partage d’expériences et de bonnes pratiques de sécurité de proximité », organisée au Novotel de Dakar, du 20 au 22 novembre 2019 :

  1. exprimons notre gratitude au Gouvernement sénégalais et particulièrement à l’Agence d’Assistance à la Sécurité de Proximité (ASP), organisatrice de la Conférence ainsi qu’à ses partenaires, la Konrad-Adenauer Stiftung et la Commission de la CEDEAO, pour l’accueil chaleureux qui nous a été réservé ainsi que les bonnes conditions de déroulement des travaux ;
  2. conscients des menaces qui pèsent sur la sécurité et la stabilité en Afrique de l’Ouest et au Sahel, nous avons examiné, à la suite du 6èmeForum International de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, l’une des solutions susceptibles de consolider la paix et la sécurité dans notre région, notamment la sécurité de proximité ;
  3. La sécurité de proximité, comprise comme UNE APPROCHE COLLABORATIVE DE COPRODUCTION DE LA SECURITE ENTRE ACTEURS POLICIERS ET NON POLICIERS, reste une réponse au besoin de consolidation du sentiment de sécurité et de quiétude auprès des populations des zones urbaines et rurales ;
  4. Instruits sur la connaissance du modèle sénégalais et des modèles des autres pays, nous adressons nos félicitations et nos encouragements au Gouvernement du Sénégal et à l’ASP pour cette belle initiative qui peut inspirer d’autres Etats en Afrique et dans le monde ;
  5. exhortons le Gouvernement sénégalais à pérenniser cette initiative et à l’intensifier ; à la promouvoir auprès d’autres Gouvernements de la région ;
  6. exhortons la Commission de la CEDEAO à endosser cette initiative et à promouvoir la sécurité de proximité comme approche innovante et complémentaire de délivrance du service public de la sécurité.Fait à Dakar, le 21 novembre 2019,Les Participants

 Me Wade: « La vieillesse n’est pas une maladie… »


http://www.dakarmatin.com/ Le secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade, a précisé ce jeudi que la vieillesse n’est pas une maladie, mais un état d’esprit. « Je suis vieux, mais la vieillesse n’est pas une maladie. C’est un état d’esprit. Et c’est le cours normal de la vie », a-t-il déclaré. Et d’ajouter: « C’est un état d’évolution biologique de l’espèce ». Il s’exprimait lors de sa présentation de condoléances à Pape Diop, leader de Bokk Gis-Gis, suite au rappel à Dieu de son directeur de cabinet, Taya Samb.
L’occasion faisant le larron, l’ex-chef de l’État a tenu à exprimer ses remerciements à tous les Sénégalais pour leur « grande sympathie » à son égard. « Je remercie les Sénégalais. Je ne sais pas ce que j’ai fait pour le Sénégal. Je remercie tout le monde. Parce que la manière dont ils me manifestent leur sympathie m’a profondément touché », a-t-il déclaré. Il a à cet effet rappelé pour s’en réjouir que lors de son retour, des Sénégalais ont marché de l’Aéroport jusqu’à chez lui, à Dakar. « C’est rare de voir un ancien Président bénéficier d’une telle sympathie de la part de ses compatriotes », a révélé le Pape du Sopi qui a rendu un hommage aux militants de son parti, le Pds

 Pape Diop: « Ce qui se passe présentement dans ce pays est inadmissible, Macky Sall n’a rien fait dans ce pays »

http://www.dakarmatin.com/Le leader du parti Bokk Gis-Gis n’a pas caché ses inquiétudes par rapport au déroulement des choses dans ce pays, mais également par rapport à la manière dont le pays est gouverné par le président Macky Sall.
« Ce qui se passe dans le pays est inadmissible », laisse t-il entendre.
Au leader politique d’inviter les guides religieux à des séances de prières pour le Sénégal, avant d’inviter le peuple à revoir les critères présidant au choix d’un président de la République.
 » Le Sénégal doit faire une étude sur le mode d’élection d’un président. Des études qui seront basées sur les connaissances et les compétences (…), nous devons prier pour le pays », souligne toujours le politique.
Revenant sur ses rapports avec l’ancien chef de l’Etat Me Abdoulaye Wade, Pape Diop s’est attaqué sévèrement au président Macky Sall.
« Toutes les réalisations dont on parle dans ce pays ne sont nullement l’oeuvre de Macky Sall.
L’aéroport Blaise Diagne est réalisé par le président Abdoulaye. Le TER c’est une conception de Wade. Puisque ceux qui l’ont réalisé n’ont pas demandé l’avis de Wade c’est ce qui explique son échec avant même son démarrage », martèle Pape Diop. Qui s’exprimait en marge de la visite à son domicile du président Abdoulaye Wade pour lui présenter ses condoléances suite au rappel à Dieu de son directeur de cabinet Taya Samb…

Latif COULIBALY Tient À Son Poste: «Ma Baagn, Troisième Mandat Douma Ci Wakh»

http://www.walf-groupe.com/Le porte-parole de la présidence de la République ne veut visiblement pas finir comme Moustapha DIAKHATE et  Sory KABA, limogés de leurs postes sans ménagement.
Comme l’a demandé Macky SALL, Abdou Latif COULIBALY fait de la question du troisième mandat un sujet tabou qu’il refuse d’aborder.
Comme l’a demandé Macky SALL, Latif COULIBALY fait de la question du troisième mandat un sujet tabou qu’il refuse d’aborder.
En effet, sur le plateau de la 7TV, l’ancien journaliste a catégoriquement refusé de répondre aux questions liées à ce sujet. Ou tout du moins de dire si Macky SALL peut ou non briguer un troisième mandat.
Le porte-parole de Macky SALL assure n’en avoir pas parlé avec son patron. « Je n’ai pas encore cet avantage », indique-t-il.
« Le troisième mandat a deux dimensions. La première est juridique. Et le moment venu, ceux qui sont habilités statueront. Cette dimension juridique, c’est le Conseil constitutionnel. La deuxième dimension est politique. C’est quand Macky SALL dit qu’il veut être candidat. Je n’ai rien à dire sur la dimension juridique. Pour la dimension politique, je m’en abstiens pour plusieurs raisons »,  explique Latif COULIBALY.
Selon lui, puisque Macky SALL ne veut pas que ses partisans en parlent, il ne le fera pas. «Pour l’instant, je n’en parle pas et je ne le ferai pas parce qu’on me demande de m’exprimer sur le sujet. C’est ce que j’avais à dire, si vous le voulez c’est ça, sinon on peut arrêter l’émission ici », ajoute le ministre.WALFNet

La réponse de Mohamed Massaly à Barthélémy Dias..

http://www.dakarmatin.com/Je m’étais dit que je ne répondrais jamais à un fœtus, un inculte dont le parcours politique est tacheté de sang. Un guignol comme Barthélemy Dias, délinquant à col blanc, qui s’attaque à des leaders de l’opposition, notamment au nouveau cadre de concertation de l’opposition, devrait savoir que dans un État normal sa place serait en prison et pas dans les médias.
Tu n’as aucune leçon de morale politique à nous donner, insignifiant devant l’opinion, ton indiscipline a dépassé cette fois ci les bornes.

A qui fais-tu la morale? 

Toi Barthélemy Dias qui a piétiné la vie et le sang de Ndiaga Diouf tu te crois où, petit criminel sans valeur politique, ta posture ingrate et ta façon de parler chaotique commence à être une habitude chez les sénégalais.
Certes mon jeune Barthélémy Dias, c’est toi le samouraï qui connait le sens du mot dealer. Car ton père Jean Paul Dias a été le premier à dealer avec Macky Sall en avançant qu’il peut briguer un 3ème mandat.
Les honnêtes hommes de l’opposition qui ne défendent que l’intérêt du Sénégal, entre autres le President Madické Niang ne méritent pas pareil traitement.
Si les autres militants ou responsables auprès des autres leaders te laissent faire, moi, je ne te laisserai pas salir la réputation de notre leader : le Président Madické Niang.
Ta réaction est d’autant plus ingrate, insolente et malhonnête que le Président Madické Niang a mené tous les combats à l’assemblée nationale pour la libération de khalif Sall à qui nous pouvons réclamer nos milliards sortis des caisses de la mairie de Dakar. Il a été l’un des premiers à visiter votre siège saccagé par les militants de Macky Sall.
Et, c’est toi le torchon de rien du tout, qui maintenant se retourne pour le traiter de dealer, après tout ce qu’il a fait pour ton leader en terme de soutien?
Désormais, sache que ton indiscipline n’a que trop duré et nous te ferons face, pour rivaliser avec toi dans l’incorrection. Silence assassin je t’ai à l’oeil! MOUHAMED MASSALY,COALITION MADICKE 2019

Macky Lâche Boughazelli… Le Trafiquant

https://www.xibaaru.sn/On le sentait venir. Le Chef de l’Etat Macky Sall, selon les informations relatées par ses proches et relayées à travers la presse, s’était montré déçu et particulièrement fâché après avoir reçu sur sa table toutes informations concernant l’histoire de faux billets de banque dans laquelle, Seydina Fall Boughazelli serait impliqué. Le Président Macky Sall n’avait certainement pas besoin de ce scandale venu à nouveau frapper son régime. C’est comme s’il s’était senti trahi à nouveau par un de ses proches, alors que ses adversaires ne guettent que çà pour mieux enfoncer le clou. Déjà que son régime fait face à ce gros scandale qu’est l’affaire de Pétro-Tim dont on ne sait jusqu’ici à quoi elle va aboutir.
Nul doute que le Président de la République Macky Sall n’est pas étranger derrière la démission de Seydina Fall Boughazelli de son poste de député à l’Assemblée nationale ainsi que maintenant sa garde à vue dans les locaux de la Section de Recherches de la gendarmerie en attendant qu’il soit déferré au parquet et placé sous mandat de dépôt, après avoir été inculpé par le Procureur de la République. De la même manière, il peut être envisagé une autre éventualité, c’est-à-dire, après son inculpation, le parquet juge nécessaire qu’il ne soit placé sous mandat de dépôt et le place sous contrôle judiciaire. De toutes les façons, Seydina Fall Boughazelli se retrouve dans de sales draps.

Seydina Fall dans de sales draps

Dans cette affaire de trafic de faux billets de banque, Seydina Fall Boughazelli ne doit certainement pas se sentir blanc comme neige. C’est comme s’il avait quelque chose à se reprocher, en cherchant pendant un bon bout de temps à ne pas répondre aux convocations des éléments de la Section de Recherches de la gendarmerie, avant de finalement y déferrer parce que contraint par le Palais.
L’on ne serait nullement surpris, au vu de la tournure que prend ce dossier, si Seydina Fall Boughazelli n’était mouillé jusqu’au cou dans cette affaire ? Tout indique que le Palais de la République au plus haut niveau surveille cette affaire de très près. Chose inédite, Seydina Fall a commis 30 avocats chargés de sa défense dans ce dossier ! Une première au Sénégal. Et d’où tire-t-il toutes ces ressources au point de pouvoir s’entourer 30 avocats pour le défendre ?La rédaction de Xibaaru

La surprenante réponse du Dg de la Bceao sur l’Affaire Boughazeli

https://actunet.net/La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest, du moins son directeur national pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lô, n’émet aucun commentaire sur la mise en circulation avérée de faux billets sur le marché par un ancien parlementaire sénégalais. Interpellé sur la position de la Bceao sur les faits imputés à l’apériste Seydina Fall dit Boughazelli, Ahmadou Al Aminou Lô observe un silence radio. «Dou ma tchi wakh» (je n’en parlerai pas) s’est contenté de dire le directeur national de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest. Il a préféré consacrer son propos sur l’objet de sa présence au Musée des civilisations noires, à savoir le lancement officiel de la deuxième édition de la semaine de l’inclusion financière dans l’Union Economique et Monétaire ouest africaine (Uemoa) autour du thème « La digitalisation au service de l’inclusion financière : enjeux pour le secteur financier et les Etats membres de l’Uemoa».

Le film des manœuvres du pouvoir pour sauver Boughazelli

https://www.pressafrik.com/Nos confrères du journal Le Témoin affirment que comme ils l’avaient révélé dans leur édition du mercredi,  le déjà ex-député Seydina Fall alias Bougazelli a bel et bien été démissionné par le pouvoir. Un pouvoir qui, selon eux, n’a pas ménagé sa peine pour, à défaut d’extirper cet élément central de l’Alliance Pour la République (APR) des griffes des gendarmes, à tout le moins essayer de lui sauver la face. Et se protéger lui-même en tant que pouvoir.
Aussitôt la nouvelle de l’arrestation du député connue, des secteurs du pouvoir ont donc tenté de manœuvrer pour tirer le « frère » Bougazelli d’affaire. Hélas, quand les éléments du dossier leur ont été communiqués — notamment la vidéo de l’arrestation la main…dans le sac de faux billets de banque du tonitruant député ! —, on a compris que les carottes étaient cuites. Il n’était tout simplement pas possible, malgré la meilleure volonté du monde, d’éviter la prison au député de Guédiawaye.
Comme l’ont écrit fort justement nos confrères d’ « Enquête » dans leur édition de jeudi, les gendarmes de la Section de Recherches, sachant qu’ils avaient affaire à un gros morceau du régime en place, avaient pris toutes leurs dispositions. Toutes leurs précautions aussi. C’est ainsi qu’ils ont filmé toute la scène de l’arrestation, notamment le moment où le « député-voyou » remettait à son complice la mallette remplie de faux billets.
Pris la main dans le sac, il ne pouvait plus nier et nul ne pouvait plus voler à son secours au risque de se faire lyncher par l’opinion et les médias ! Il s’y ajoute qu’aussitôt après l’avoir conduit dans leurs locaux, à Colobane, les gendarmes ont tourné une deuxième vidéo au cours de laquelle ils ont étalé ,devant le propagandiste d’un troisième mandat du président de la République, les preuves accablantes dont ils disposaient. On peut y voir le député écarquillant gros les yeux, mais aussi le visage décomposé.
Après quoi, pour ne pas offrir la faille qui avait permis au chanteur Thione Seck — le non respect du Règlement numéro 5 de l’Uemoa relatif à la présence de l’avocat dès la garde à vue —, les pandores ont demandé à Bougazelli s’il avait un avocat. « Oui, Me Assane Dioma Ndiaye » a-t-il répondu. Joint par les pandores, le droit-de-l’hommiste, visiblement pas très chaud pour défendre un tel client surtout pour une telle cause, a demandé un temps de réflexion. Les défenseurs de Bougazelli au sein du pouvoir ont sauté sur l’occasion pour demander au procureur de le faire libérer sur convocation jusqu’au lendemain.
Après quoi, le pouvoir lui-même a organisé la disparition de l’encombrant député ! Cette disparition, il la fallait pendant une durée de trois jours au moins pour faire disparaître la flagrance et tout ce qui s’y rattachait en termes de procédure. Pour cause, cela aurait fait mauvais effet de voir les gendarmes débouler à l’Assemblée nationale avec un « honorable » député du parti au pouvoir menottes au main pour perquisitionner son bureau !
Maintenant qu’il ne l’est plus, c’est autre chose… Bougazelli planqué dans un lieu sûr — comme jadis Abdoulaye Baldé lorsque le procureur de la Crei Alioune Ndao avait voulu le faire arrêter —, , le pouvoir, en rapport avec la présidence de l’Assemblée nationale, pouvait donc organiser la « démission » de Seydina Fall puis la reddition honorable…de l’ex-honorable. Entretemps, et vu la gravité des faits — le trafic de fausse monnaie étrangère est considérée comme un crime —, même les plus chauds partisans du député de Guédiawaye au sein du pouvoir s’étaient fait à l’idée qu’il n’était pas possible de juger Bougazelli en flagrant délit comme un vulgaire voleur de poulets ou un fumeur de cornets de chanvre indien.
Comme Thione Seck ou Ngaka Blin D, il fallait absolument qu’il se prépare à un long séjour à Rebeuss. Car, note le journal Le Temoin,  le tonitruant député de Guédiawaye et ex-simbkat (faux-lions) Seydina Fall Bougazelli ne peut pas échapper au mandat de dépôt…AYOBA FAYE

Khalifa Sall rend visite à Bamba Fall

https://actusen.sn/L’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall poursuit ses visites de courtoisie depuis sa sortie de prison le 29 septembre dernier. Il a rendu visite hier, au maire de Médina, Bamba Fall. Rien a pour le moment filtré de leurs échanges, selon le quotidien LesEchos qui siganle que les deux hommes étaient seuls.

Aminata Tall défie: «je reste debout»

http://www.dakarmatin.com/L’ex- présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) aurait-elle un point de chute ? Dans tous les cas, brisant le silence, elle donne rendez-vous à ceux qui pensent, déjà, à sa mort politique.
« Je reste debout tant que Dieu le voudra. Je m’en arrête là mais ils me verront », a-t-elle déclaré, reprise par Les Echos, en marge d’une cérémonie de remise d’attestations de formation en Informatique à 140 jeunes de Diourbel.
L’ex-mairesse de Diourbel a été remplacée, en mai dernier, par Aminata Touré. L’Envoyée spéciale du chef de l’Etat, remplacée récemment par Aïssata Tall Sall, était ainsi récompensée pour ses résultats dans la collecte de parrainages du candidat Macky Sall réélu à l’issue de la présidentielle du 24 février 2019

Comment la société sénégalaise périt! Par Mamadou SY Albert

Le mythe de l’argent facile a transformé profondément la société sénégalaise. L’engagement politique, la contrefaçon monétaire et financière, les jeux de hasard, les habits faux de la religion et les liens sociaux en fonction de l’intérêt matériel, mènent tous, désormais, à la quête de l’argent.
Le délitement des liens familiaux, des relations de travail et des apports sociaux, constituent des conséquences majeures d’une crise profonde dans laquelle se meut le pays depuis quelques décennies. L’avant-goût d’une Nation en déperdition se dessine à grand trait sous les yeux des acteurs politiques, sociaux, culturels impuissants face à la perte sans précédent des valeurs républicaines et de la société traditionnelle. Le Sénégal périt.
L’argent fait des ravages insoupçonnés au Sénégal. Dans les villes et dans les campagnes des profondeurs du Sénégal, le mythe de l’argent est désormais la clef de la réussite en société. Il est devenu ainsi, par sa possession, un des signes de distinction sociale. L’argent devient presque un «dieu», régulateur des hiérarchies artificielles dans la société contemporaine. Nous assistons depuis quelques décennies à ce basculement brutal dans la quête de l’argent facile, gagné honnêtement ou non. Cette transformation mentale de la société n’épargne aucune profession, aucune catégorie socioprofessionnelle, aucun pouvoir politique. Le mythe a fini par s’installer dans tous les esprits.
L’engagement politique est probablement le secteur dans lequel où le mythe de l’argent facile se confond aux pratiques des acteurs politiques, au pouvoir ou non. Celui qui n’a pas d’argent, ne peut gagner électoralement une parcelle de terroir. Pour être ministre, responsable dans l’administration publique, il faut avoir de l’argent ou être parrainé par une personne ou un groupe d’intérêts influent par ses ressources financières. L’exercice du pouvoir étatique n’est plus dépendant de la compétence, de la capacité managériale à piloter un service public. L’accès à un poste administratif dépend du parrain social, de la base électorale fictive ou réelle, qui elle-même, devient juste une marchandise électorale pour celui qui détient les cordons de la bourse et qui manipule à sa guise ces « acquis » à sa cause ou du chef.
La transformation de la société sénégalaise, sous l’effet de l’influence de la quête de l’argent, est lisible également à travers l’expansion explosive de la contrefaçon de la monnaie, des produits industriels, des produits alimentaires. La contrefaçon financière et industrielle représente de nos jours une économie régionale, à l’instar de l’économie formelle. Elle enrichit impunément.
Le secteur de la religion est lui aussi gagné par la folie meurtrière de l’argent. Le Sénégal enregistre au cours de ces dernières années, une poussée sans précédent du charlatanisme maraboutique. Une industrie qui marche. Il est devenu quasi impossible de distinguer l’homme de Dieu du faux-marabout. Cette catégorie de charlatans a réussi à faire croire qu’elle a des connaissances mystiques permettant d’accéder à des postes administratifs ou à devenir riche.
Les ravages causés par l’argent au cœur de la société actuelle se mesurent évidemment à l’aune de la crise profonde dans la cellule familiale et dans les rapports sociaux entre les citoyens. Tous les liens sociaux, culturels et religieux se transforment en des relations d’intérêts personnels, pour ne pas dire, des calculs bassement matériels. Les conséquences de la victoire de ce mythe rongeur de l’argent se répercutent naturellement sur les valeurs culturelles, sociales et religieuses. La déperdition culturelle de la société constitue, à ce titre, un effet des pertes de valeurs. La faillite de l’État, le chacun pour soi, l’incivisme, la violence aveugle au sein de la famille, sur le lieu de travail, dans la rue, ajoutées à la fin des solidarités, s’enchevêtrent et gagnent du terrain.
Les valeurs traditionnelles en prennent un sacré coup. Elles disparaissent progressivement et suscitent la peur et l’angoisse des adultes, encore accrochés au mythe du passé et des traditions. Deux mondes se regardent. L’ancien meurt à petit feu, le nouveau émerge et se développe dans la déchirure. https://actunet.net/
 Faire des zones économiques spéciales des moteurs de la transformation productive accélérée de l’Afrique Par Moubarack LO
Pour un pays en développement, soumis à la contrainte de rareté des ressources et des capacités, la promotion des Zone Économique Spéciale (ZES) permet de bâtir, dans un délai relativement court, des îlots de compétitivité globaleet des «Quick Wins», dans un environnement national confronté à d’énormes défis de mise à niveau. La mise en place de ZES publiques ou privées est ainsi devenue une voie obligée pour insérer les pays africains dans les chaînes de valeurs régionales et mondialesaux normes de plus en plus exigeantes, en termes de qualité et de délai de livraison.
L’expérience montre que le succès durabledes politiques de développement des ZES est intimement lié à leur cohérence et à leur alignement sur les grands choix stratégiquesidentifiés dans le Plan national de développement ou dans ce qui lui ressemble. C’est la condition sine qua none pour assurer une bonne mobilisation des ressourcesen faveur des ZES et une bonne coordinationavec les politiques menées en dehors des ZES.
Plusieurs pays africains se fixent dorénavant pour but de devenir des pays émergentsà moyen ou long terme. Ils se donnent notamment comme objectifs : de développer l’industrialisation et la transformation des ressources naturelles agricoles et minières, de promouvoir la diversification des exportations et l’insertion dans l’économie mondiale, de promouvoir un secteur privé national fort, d’attirer les investissements directs étrangers pour accélérer le progrès technologique, de créer des emplois et des revenus, en particulier pour les nombreux jeunes qui arrivent sur le marché du travail, de développer tout le territoire national, tout en maintenant un cadre macroéconomique sain.
Les ZES peuvent activement contribuer à atteindre ces objectifs si les conditions ci-après, que j’appelle les « douze règles d’or des zones économiques spéciales », sont réunies :
Règle d’or n°1 : l’inclusion de la politique de développement des ZES dans le document de planification nationale, en la basant, en priorité, sur les options stratégiques sectorielles (notamment en promouvant les mêmes grappes) et horizontales du Plan. Il convient alors de mener une vraie planification intégrée, dressant des blocs cohérents et complémentaires de politiques publiques qui répondent aux besoins précis des ZES et mobilisant l’attention de tous les départements et agences sectoriels du Gouvernement. Les orientations définies dans le Plan  permettront, dans un deuxième temps, de définir une stratégie de développement à moyen terme des ZES alignée sur les priorités définies au niveau global et articulée avec un plan d’actions clair, chiffré et daté
Règle d’or n°2 : une bonne planification spatiale des ZES, en vue de mailler le territoire national par des ZES, en tenant compte des spécificités des pôles économiques régionaux et en évitant d’implanter les ZES sur des terres agricoles fertiles ou dans des zones enclavées, mal connectées ou difficilement aménageables, ou incapables d’accueillir du capital humain de qualité.
Règle d’or n°3 : une bonne préparation des ressources humainesqui doivent occuper les postes de travail dans les entreprises installées dans les ZES. Ceci peut nécessiter d’identifier dans le Plan national des actions spécifiques pour mettre en place des écoles de formation techniques spécialisées, ainsi que de définir des incitations et des actions d’accompagnement pour favoriser le recrutement initial des diplômés dans les ZES.
Règle d’or n°4 : le développement des infrastructures au sein et en dehors des ZES. Ce qui exige d’inclure dans le Plan national de développement des ressources adaptées pour bâtir des infrastructures de connectivité de classe internationale (transports, énergie, télécommunications, eau, assainissement) reliant les ZES au reste du pays, et pas seulement confinées au sein des ZES.
Réglé d’or n°5 :le maintien d’un bon équilibre dans le financement des infrastructuresdes ZES; pour éviter que le budget de l’État soit exagérément sollicité, générant un rapport coûts/bénéfices négatif. La promotion de ZES développées par le secteur privé et la création de sociétés d’investissement impliquant, à côté de l’État, le secteur privé et les institutions de financement internationales (Banque Africaine de Développement (BAD), Société financière internationale (SFI), Afreximbank, etc.) pourraient y contribuer. Ces dernières institutions y sont d’ailleurs favorables et ont déjà mobilisé des ressources pour répondre aux sollicitations des pays.
Règle d’or n°6 : La définition d’un bon cadre réglementaire et fiscalde promotion des ZES, s’inspirant des meilleures pratiques internationales, en fixant une limite dans le temps aux incitations et en évitant que des entreprises non compétitives choisissent de s’installer dans les ZES uniquement pour échapper à l’impôt. Il convient également d’établir un bon équilibre entre le développement des exportations et la promotion de l’import-substitution, sachant que les deux stratégies concourent au même but d’amélioration de la balance des paiements courants. Toutefois, l’expérience montre que les pays qui encouragent l’exportation réalisent de meilleures performances en termes de productivité et de croissance que ceux qui prônent l’import-substitution. S’agissant du système de taxes, il ne constitue pas le facteur le plus déterminant pour attirer des investissements dans les ZES. Les pays africains pourraient donc établir, comme modèles de ZES, des zones industrielles et des agropoles de classe internationale, accueillant dans le même espace des entreprises hautement compétitives tournées vers le marché intérieur ou vers le :marché extérieur; ces derniers recevant des crédits d’exportation sous forme de dégrèvements sur les impôts et taxes consécutifs aux opérations de vente à l’extérieur.
Règle d’or n°7 : La mise en place d’administrations des ZES efficaceset dotées de capacités humaines et opérationnelles de qualité, ainsi de réels pouvoirs de gestion, sur la base d’une feuille de route évaluée en permanence.
Règle n°8 :L’accélération de l’amélioration du cadre général des affairesdans le pays; la compétitivité de la ZES étant impactée tout à la fois par les facteurs internes que par ceux qui se situent dans son environnement global au sein du pays.
Règle d’or n°9: L’encouragement des entreprises installées dans les ZES à créer des co-entreprises (joint-ventures) et des liens de sous-traitanceavec les PME nationales installées hors des ZES, ainsi des partenariat avec les réseaux de recherche nationaux, en vue de bâtir un écosystème declusters intégréset technologiquement innovants. Le pays y gagnera en développement du contenu local des ZES, en réduction des importations de matières premières et de biens intermédiaires, ainsi qu’en transfert de technologie et en diffusion des bonnes pratiques organisationnelles sur le reste de l’économie. Ceci pourrait être une conditionnalité clairement identifiée dans le système d’incitations mis en place.
Règle d’or n°10: l’inclusion dans les politiques de développement des ZES d’actions contribuant aux objectifs nationaux de développement autres qu’économiques, comme la promotion de l’emploi décent et du bien-être social des travailleurs, de la responsabilité sociétale et de la durabilité environnementale. Ce faisant, les ZES pourront être de puissants instruments pour l’atteinte des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies et ceux de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, et servir de terrains d’expérimentation de nouvelles façons de promotion du développement durable et inclusif (mise en place de ZES écologiques).
Règle d’or n°11 :la mise en place d’une coordination de qualité entre les acteurs directs et indirects des ZES. Coordination entre l’Administrateur de la ZESle Promoteur/Développeur, l’Opérateur et les entreprises installées, dont les rôles et responsabilités doivent être clairement définis dans des textes. Un cadre de concertation continue doit ensuite être mis en place entre eux, pour identifier très vite les difficultés éventuelles et les corriger.
Coordination également entre les acteurs de la ZES et les autres administrations publiques, à travers la mise en place d’un vrai Guichet uniqueautant que possible dématérialisé, l’identification d’un Cadre autonome de régulation des ZES(impliquant le secteur privé) et l’institutionnalisation d’actions concertées de promotion des investissements et des exportations dans les ZES et en dehors des ZES
Règle d’or n°12 : l’institutionnalisation d’un bon système de suivi-évaluation des performances et des impacts des ZES, en identifiant au préalable des indicateurs adaptés, en les insérant dans le cadre de suivi global du Plan national de développement, et en collectant régulièrement des données sur le terrain. Un Comité interministériel de suivipourrait être mis sur pied, avec pour rôle de superviser ce travail de « monitoring des ZES ». Il se réunirait périodiquement au niveau politique (ministres, sous la coordination du Chef du Gouvernement, une fois par trimestre) et au niveau technique (entre les agences et directions générales concernées, une fois par mois). Le succès des ZES doit en effet être une ardente priorité des Autorités, situées au plus haut niveau de l’État, qui doivent être les champions des ZES et qui leur accordent un soutien politique fort.
En définitive, le succès des ZES en Afrique ne proviendra pas du hasard ou de la chance. Ce sera le fruit d’intenses efforts harmonieusement coordonnés et mis en œuvre de manière méthodique et avec un esprit imprégné de volontarisme et de leadership transformationnel.
Chaque pays africain devrait ainsi effectuer son propre autodiagnostic, pour évaluer le degré de réalisation des douze règles ainsi identifiées. Des leçons devraient également être apprises des expériences des milliers de ZES fonctionnant dans le monde et des ZES continentales regroupées dans l’Organisation des Zones Économiques Spéciales africaines (AEZO). Des actions de mise à niveau pourront ensuite être retenues, pour combler, dans les meilleurs délais, les écarts constatés par rapport aux meilleures pratiques, et accélérer la transformation productive des pays du continent, conformément aux vœux de l’Union africaine.Par Moubarack LO,Directeur général du Bureau de Prospective Economique (BPE) du Sénégal
L’opposition sénégalaise : Les raisons d’un profond sommeil. Par Serigne Saliou Guèye 
LeTemoin-L’opposition nationale, aphone, semble plongée dans un profond coma, donnant l’impression de laisser le terrain libre au président de la République. Lequel gouverne en terrain conquis, sans aucun contre-pouvoir devant lui. Au-delà des déclarations médiatiques intempestives aux allures de simples incantations faites épisodiquement par certains opposants pour se donner une existence, aucune initiative d’envergure n’est entreprise pour mobiliser les populations et les emmener à faire face aux difficultés et aux scandales qui assaillent le pays. Autant dire que, l’opposition significative — s’il en existe — excepté Ousmane Sonko est dans une sorte de léthargie qui l’exclut du champ politique. 
Depuis le lendemain du 24 février 2019, les partis politiques de l’opposition plus précisément les candidats malheureux de la présidentielle ont disparu des écrans radars. Ils semblent avoir sombré dans une léthargie profonde et n’essaient même pas de marquer leur présence sur le terrain des luttes et à créer la concurrence et la confrontation des idées, l’une de leurs missions primordiales. Si le principe de l’existence d’une formation politique est d’atteindre le pouvoir, elle doit aussi se prononcer sur les problèmes du pays où elle vit. Un leader politique devrait, s’il veut gagner la confiance des populations, être présent sur le terrain médiatique et mener en permanence une campagne d’adhésion à son projet. Laquelle se déroule sur le terrain, dans toutes les parties du territoire qu’il ambitionne de diriger. Hélas, au Sénégal, l’opposition significative ne semble pas encore s’être remise du coup KO que lui a porté le candidat Macky Sall lors de la présidentielle de février dernier.
Parmi ces leaders groggy, outre Idrissa Seck, Issa Sall du PUR et Me Madické Niang, on peut mentionner Hadjibou Soumaré, Malick Gakou, Serigne Mansour Sy Jamil, Pape Diop et autres candidats recalés par le parrainage. Il est vrai que, de temps à autre, le CRD (Congrès pour la Renaissance démocratique) composé du triumvirat Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et Thierno Alassane Sall se fait entendre sur certaines questions qui concernent la nation. Tant mieux pour notre démocratie parce que le champ politique a horreur du vide ! Quant au PDS, on a du mal à savoir s’il appartient au camp de l’opposition ou s’il est déjà dans l’antichambre de Benno Bokk Yaakar. Sur bien des questions, le parti des Wade (Abdoulaye et Karim) est resté sans voix. Le deal avec Macky Sall est passé par là. Le Front national de résistance (FRN) dirigé par Mamadou Diop Decroix erre au niveau Dialogue politique qui est encore au point mort après cinq mois et demi de travaux.
Quant à Khalifa Sall, encore dans les tournées de remerciements au Sénégal et à l’étranger, il tarde à enfiler le vrai costume d’opposant qu’on attend de lui. Toutes choses qui font qu’aujourd’hui seul Ousmane Sonko, leader du Pastef, lutte âprement contre le régime. Sur plusieurs questions d’intérêt national, il n’a pas manqué avec ses partisans de se prononcer avec une bonne maîtrise du sujet. A propos des scandales fonciers, de la mal-gouvernance des ressources naturelles, le leader des Patriotes est toujours l’un des opposants les plus en vue dans la stratégie médiatique de la dénonciation au moment où ses concurrents de la dernière présidentielle semblent plongés dans une profonde hibernation. Le mouvement citoyen Aar li nu Bokk, après quelques semaines de rassemblement pour exiger la transparence sur la gestion des ressources — une mobilisa on qui a abouti à la déchéance d’Aliou Sall de son poste de directeur général de la Caisse des dépôts et consignations —, semble s’essouffler parce que ne parvenant plus à mobiliser les foules.

Seul « Frapp France dégage » avec Guy Marius Sagna occupe la place publique 

A part Ousmane Sonko, seul le mouvement « Frapp France Dégage », avec son icône Guy Marius Sagna, chauffe la place publique avec ses thématiques favorites telles que le franc CFA, les APE, la lutte contre l’implantation des grandes surface françaises comme Auchan, carrefour, la gestion des ressources naturelles et tu quanti .
Pourtant les sujets d’actualité ne manquent pas. Le trafic récurrent de la drogue, le vol des munitions d’AK-47 à l’armurerie de l’Armée, l’affaire des 94 milliards, les féminicides, le report unilatéral des élections locales, la problématique du 3e mandat demeurent des questions importantes sur lesquelles, malheureusement, l’opposition reste aphone, atone, absente comme si ces questions qui touchent la nation ne l’intéressent pas.
Après l’incendie provoqué par l’enquête de la BBC sur notre pétrole et notre gaz, malgré les multiples réactions indignées enregistrées à travers tout le pays, l’opposition démocratique regroupant Idrissa Seck, Ma- dické Niang, Issa Sall, Hadjibou Soumaré, Malick Gakou, Pape Diop était restée étrangement mutique. Ce malgré l’ampleur de ce scandale qui continue de créer des secousses telluriques au sein du pouvoir. C’est d’ailleurs les réactions du mouvement Aar li nu Bokk qui avaient poussé le procureur de la République à tenir une conférence de presse sur la question avant de lancer un appel à témoins. Le Doyen des juges, à la suite des auditions à la police et à la gendarmerie, vient de prendre le relais pour entendre à son tour les personnes qui l’avaient déjà été par ces deux corps. Bref, l’opposition a déserté les espaces d’expression qu’offre le débat contradictoire pour se confiner dans les pérégrinations religieuses. En maintes occurrences, les Sénégalais ont attendu nos opposants et hélas, comme Godot, ils ne sont jamais venus. Nos compatriotes les ont écoutés, mais ils n’ont pas parlé. Depuis la fin de la présidentielle, Idrissa Seck, classé deuxième après Macky Sall, s’est enfermé dans un mutisme effarant au point que plusieurs Sénégalais pensaient qu’il était hors du territoire national. On pensait le voir comme annoncé lors du séminaire organisé par les jeunes rewmistes le 26 octobre passé mais, in fine, c’est son numéro deux, le député Déthié Fall, qui s’est présenté pour tenter justifier son absence. Quant à Me Madické Niang, l’une des rares fois qu’il a délié sa langue après la présidentielle, c’était pour accepter avec une imbécilité navrante ce qu’il avait refusé au soir du 24 février, c’est-à-dire reconnaitre la victoire de Macky Sall grâce à la bénédiction de Serigne Mountakha Mbacké.
Et pendant qu’elle déserte l’arène politique et les combats sociaux, l’opposition, à travers certaines de ses composantes, bénit certains projets politiques du pouvoir. Faute d’initiatives politiques et de capacité de mobilisation de l’opinion publique, elle épouse les options du Président sous prétexte de défendre l’intérêt national. C’est même à croire que notre opposition nationale, avec une certaine société civile, est devenue complice des errements et exactions du régime en place. Comme un faire-valoir, elle est même conciliante, consentante, dans certaines forfaitures. L’exemple est donné à ce sujet par Mme Aïda Mbodj qui n’a pas hésité à déclarer sans vergogne, au moment où les Sénégalais s’indignaient de l’ajournement des locales annoncé par le ministre de l’Intérieur Ali Ngouille Ndiaye, que elle et ses collègues du dialogue politique sont à la base d’un tel report.

Une opposition de représentationdans les ziarras

Aujourd’hui, les leaders de l’opposition sont réduits à une oligarchie salonnarde qui excelle dans les ziarras, notamment le Magal et le Gamou. Les rares fois où l’a aperçu, et peut-être entendu, Idrissa Seck, c’est pendant les fêtes de Korité et de Tabaski, ou durant le Magal et le Gamou. La frange de l’opposition qui siège au dialogue politique est aujourd’hui dans l’impasse. De ce que l’on voit sur la scène politique, la majorité des partis de l’opposition significative n’incarne plus actuellement l’alternative politique. Certains leaders n’arrivent plus à s’imposer sur la scène politique ni à mobiliser les foules, encore moins à convaincre le peuple par le discours. Par conséquent, ils semblent avoir atteint la ménopause parce que ne parvenant plus à produire des réflexions politiques fertiles et pertinentes. L’opposition démocratique a perdu la bataille de la lutte politique et toutes ses aptitudes à mobiliser la société. Elle est devenue une sorte d’opposition d’élections car elle ne se mobilise (mais ne mobilise pas) que lors des échéances électorales. Elle ne revient sur la scène politique que pendant les périodes électorales pour pérorer sur les difficultés quotidiennes des populations. Une belle manière sournoise pour tromper encore le peuple.
Cela dit, quelle stratégie affiner aujourd’hui pour reconquérir le terrain perdu ? Le cadre de concertation de l’opposition composée pour l’essentiel des perdants de la présidentielle de février dernier, à l’exception notable d’Ousmane Sonko, constitue déjà un pôle pour remobiliser leurs bases respectives, fédérer les forces du changement et se projeter vers les locales. L’expérience a montré que les rassemblements forts triomphent toujours aux locales. Sous Wade, Bennoo Siggil Senegaal avait raflé toutes les mairies d’envergure. Sous Macky Sall, Taxawu Dakar a montré l’importance de l’union des forces. Cela doit être soutenu par un programme politique, économique et culturel en plus d’un projet de société rationnel et convaincant en adéquation avec les aspirations du peuple. Les partis membres du cadre de concertation conservent- ils toujours leur force électorale acquise lors de la dernière présidentielle pour triompher ? Une question qui ne devrait trouver réponse que lors des prochaines échéances électorales. C’est-à-dire au plus tard en mars 2022 après le report « consensuel » des locales ! Serigne Saliou Guèye 

Escroquerie foncière aux Almadies: un marabout Mbacké-Mbacké détourne les 200 millions d’un administrateur de société

https://www.pressafrik.com/ Cette affaire d’arnaque foncière risque d’embraser toute la République si toutefois les parties n’arrivent pas à trouver une solution, selon le journal « Le Témoin ». Une affaire à la fois gênante et embarrassante comme celle de Seydina Fall Bougazelli impliqué dans une affaire de faux billets. Car on voit mal comment la Justice pourra contraindre ou sommer le grand marabout Mbacké-Mbacké à rembourser les fonds compte tenu de son statut de « Cheikh ».
Et surtout quand il s’agit d’un contentieux foncier aux allures d’une arnaque où un grand marabout Mbacké-Mbacké est accusé d’avoir grugé de 200 millions de francs un administrateur de sociétés. Une victime à qui le marabout avait fait miroiter un terrain de 3 hectares situé aux Almadies. Gagné par une confiance aveugle, l’homme d’affaires ou l’administrateur de sociétés, sans hésiter, a remis cash la somme de 200 millions de francs au guide religieux.
L’escroquerie ne fut découverte que quelques mois après lorsque le Mbacké-Mbacké a tardé à remettre à l’administrateur de sociétés son terrain, encore moins de lui rembourser son argent. Selon l’avocat du plaignant, « d’abord, nous comptons aller à Touba pour solliciter l’intervention du khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, un homme de Dieu, connu pour sa droiture et sa sociabilité afin qu’il nous aide à nous faire rembourser. À défaut, on va déposer une plainte auprès du Procureur de la République » a confié l’avocat de la victime joint par « Le Témoin ». Une affaire à suivre…

Sokhna Aida Diallo porte plainte contre X

iGFM- Pour avoir fait fuiter les audios et les vidéos postés dans son groupe WhatsApp, Sokhna Aida Diallo traque X. Elle n’a pas hésité à a saisi la Dic d’une plainte afin de retrouver « le traître ».
Rappelons que dans un audio qui a fuité de son groupe, des propos dénaturés sont attribués à la 3ème épouse du défunt Cheikh Béthio Thioune, concernant sa rencontre avec Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides.
L’on rapporta au Khalife que la veuve baptisait des enfants et recevait des actes d »allégeance. Des confidences qui ont mis le marabout dans tous ses états, avant qu’il ne décide de convoquer Sokhna Aida pour la recadrer.

Après les Ministère et Directions: Macky Sall envoie tous les mécaniciens à Diamniadio

https://actusen.sn/Après avoir envoyé certains Ministères et Directions à Diamniadio, le Gouvernement s’attaque à un corps de métier, qui, bientôt, ne fera plus partie du décor de la capitale.
Selon SourceA, il s’agit des mécaniciens. En effet, selon le canard, le régime de Macky Sall a fini d’aménager 30 hectares pour leur recasement, à Yène, 10ha pour la démolition des véhicules et 10 autres ha qui vont servir de fourrière.
Les deux parties, Gouvernement et mécaniciens, ont convenu d’un accord qui a trait au fait que plus aucun mécanicien ne sera déguerpi, tant que les travaux de Diamniadio ne seront pas bouclés.
Seul bémol : des 15 milliards F Cfa initialement prévus, le Gouvernement n’a, à ce jour, casqué que 5 milliards de  francs. Ce que confirme le président du Regroupement des vrais artisans de l’automobile, contacté par nos confrères.

Affaire de faux billets: Seydina Fall Boughazelli et Cie déférés au parquet

https://www.dakaractu.com/Seydina Fall Boughazelli, déjà mis en cause dans l’affaire de faux billets, a été déféré aujourd’hui au parquet, à l’issue de sa garde à vue, a annoncé une source proche du dossier. Le député va être présenté au procureur de la République en même temps que ses présumés complices, en vue de l’ouverture d’une information judiciaire.
Le parlementaire et les six mis en cause arrêtés la semaine dernière, au nombre desquels figurent le rappeur Guesthia et un ressortissant burkinabé, sont présentement dans la cave du temple de Thémis.
Les gendarmes de la Section de recherche (SR) de Colobane ont déjà bouclé l’enquête préliminaire dans l’affaire des faux billets de banque. Les délits d’association de malfaiteurs, contrefaçon de signes monétaires et complicité pourront être visés et retenus par le procureur de la République contre Seydina Fall Boughazelli et Cie. Ils pourraient être mis sous mandat de dépôt dans la journée. Le maître des poursuites demandera ainsi le placement des mis en cause en détention provisoire, selon la même source.

Me ASSANE DIOMA NDIAYE NE DÉFENDRA PAS BOUGAZELLI, FAIBLE MOBILISATION EN FAVEUR DU DÉPUTÉ

http://www.emedia.sn/Du mouvement au Tribunal de Dakar où Seydina Fall alias Bougazelli est déféré depuis 07 heures, ce vendredi matin. À noter l’arrivée de certains avocats, pressentis pour assurer sa défense, à l’instar de Me El Hadji Diouf qui avait annoncé il y a deux jours, la constitution d’un pool d’une trentaine d’avocats.
Annoncé dans le pool d’avocat, Me Assane Dioma Ndiaye ne s’est finalement pas constitué pour la défense de Bougazelli. La précision est faite par l’avocat lui-même, à sa sortie de la cave.
Selon des informations glanées sur place par Emedia.sn, l’ex député pourrait faire au Procureur en début d’après-midi, vers 15 heures, après la réunion du parquet, a glané Emedia.sn, sur place.
Sur place, la mobilisation est très faible. Rien à voir avec les traditionnels rushs quand un homme politique est en pareille situation. Un des proches du mis en cause fait le constat et préfère s’en remettre à Dieu. En boubou bazin bleu, l’homme a le regard hagard. Il s’appelle Habibou Yade. Interrogé par Emedia.sn, il dénonce l’absence de solidarité au sein du camp de l’Alliance pour la République, le parti au pouvoir au sein duquel milite le député démissionnaire, Seydina Fall Bougazelli.
« Bougazelli est une victime dans cette affaire », martèle son ami, Habibou Yade, sans chercher à convaincre, avant d’être rejoint plus tard par d’autres soutiens de Bougazelli.

LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 22/11/2019

Bougazelli abattu, mais …

Depuis mercredi dernier, Bougazelli se conjugue au passé à l’Assemblée nationale, puisqu’ayant démissionné ou contraint de le faire. L’ancien député, naguère débonnaire, se morfond, maintenant, dans le «violon» de la Section recherche de la gendarmerie de Colobane, se demandant, très certainement, si après son face-à-face avec le redouté Procureur de la République Serigne Bassirou Guèye, il ne va pas découvrir et vivre, au moins le temps de faire face à la barre, les rigueurs et fétides odeurs de la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss. Ses proches et parents partagent son angoisse. Il sera déféré en principe aujourd’hui et tout porte à croire qu’il sera écroué.

Maodo Malick Mbaye au chevet de Bouga

Hier mercredi Bougazelli a quand même eu une bouffée de réconfort, en recevant la visite de Maodo Malick Mbaye, leader du mouvement politique «Gueum sa bopp» et premier souteneur du candidat Macky Sall en 2012, dans le cadre de la coalition « Macky 2012». Ce non moins directeur de l’Agence de la Maison de l’outil rapporte avoir trouvé un Bougazelli certes « abattu », mais « digne » dans l’épreuve et « sûr de son innocence» de n’avoir pas jonglé avec des faux billets, à plus forte raison d’en avoir distribués. Malick Mbaye qui avait joué les médiateurs pour rapprocher Aida Ndiongue à Macky Sall y était en sa qualité de leader membre de Benno Bokk Yakaar.

Boun Abdallah Dionne

Le ministre d’Etat, Secrétaire Général de la Présidence, Mahammad Boun Abdallah Dionne a reçu hier le mémorandum de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine des mains du ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo et du représentant de l’Uemoa, Abdallah Boureima. Le document contient les recommandations issues de la 5e revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets économiques de l’Union Economique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA)tenue hier au Sénégal. Le ministre des Finances et du budget était accompagné de ses collègues de l’Economie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott et des Collectivités Locales et de l’Aménagement des territoires Oumar Guèye.

Conférence sur la sécurité de proximité

Les travaux de la conférence sur la sécurité de proximité ont été clôturés hier par une déclaration dite de Dakar. Pour les participants venus de plusieurs pays de la sous-région, la sécurité de proximité, comprise comme une approche collaborative de coproduction de la sécurité entre acteurs policiers et non policiers, reste une réponse au besoin de consolidation du sentiment de sécurité et de quiétude auprès des populations des zones urbaines et rurales. Ils ont exhorté le Gouvernement sénégalais à pérenniser cette initiative et à l’intensifier. Quant à la Commission de la Cedeao, elle est invitée à promouvoir la sécurité de proximité comme approche innovante et complémentaire de délivrance du service public de la sécurité.

L’Ocrtis change de nom

Les saisies record de drogue cette année ont poussé les autorités à mettre en place un nouveau dispositif sécuritaire et juridique pour faire face aux trafiquants. A cet effet, le président de la République va changer la dénomination de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) que dirige l’ancien chef de la Dic, le commissaire Ibrahima Diop. Sur le mur de la page facebook de l’Ocrtis, on écrit que l’office va devenir soit l’Office anti-stups (Ofast) ou Office national antidrogue (Onad). Ce changement sera accompagné par la mise en place d’un parquet spécial anti-drogue pour lutter plus efficacement contre le trafic de drogue. Le parquet spécial mettra ainsi fin à la rivalité entre policiers, gendarmes, douaniers dans la lutte contre les stupéfiants.

Trois voleurs de motos diakarta arrêtés à Mbour

L’opération de sécurisation de la police de Mbour a été très fructueuse. En effet, après une série de vols constatée dans la capitale de la Petite Côte dont la dernière fut le cambriolage de magasins au côté de la compagnie de gendarmerie en face de la gare routière, la police a sorti les gros moyens. Les renseignements collectés ont permis de mettre le grappin sur un trafiquant de drogue notoire. Pris la main dans le sac, il a été arrêté avec dix kilogrammes de chanvre indien. Cerise sur le gâteau, les limiers ont arrêté trois autres individus présumés voleurs de motos Djakarta. Ils écoulaient le butin dans le marché noir en changeant la peinture des motos. Avec ce coup de filet des hommes du commissaire central, Mandjibou Lèye qui a coordonné l’opération, la population espère que la peur va changer de camp.

Un éboulement à Bantako fait 03 morts, 02 blessés

C’est la consternation au village de Bantako dans la région de Kédougou. Un éboulement a occasionné trois morts et deux blessés dont un grièvement. L’accident s’est produit mercredi dernier au village de Bantako. Selon des sources de «L’As», les faits se sont produits vers 18 heures. Alertés, les sapeurs-pompiers se sont déployés sur les lieux pour extraire les corps sans vie et évacuer les blessés dans une structure sanitaire de Kédougou.

Macky Sall change le nom du champ pétrolier SNE

La société pétrolière australienne Far Ltd a annoncé mardi que le président sénégalais Macky Sall a changé le nom du champ SNE. Désormais, le champ prendra la dénomination du bloc qui l’abrite : Sangomar. Cette opération, explique Far, est le fruit de la volonté du dirigeant de faire du champ un symbole pour l’ensemble du peuple sénégalais. D’après Ecofin, Sangomar qui sera la première exploitation de pétrole du pays, est situé à 100 km au sud de Dakar. Sangomar est aussi le nom géographique d’une île située à la pointe sud de la Petite Côte, au sud de la capitale. Le champ contient des réserves de 5 milliards de barils et sera développé en plusieurs phases. La phase 1 s’appuiera sur un volume de 230 millions de barils pour une production nominale de 100000 barils par jour, avec du gaz naturel.

Les accidentés tirent sur l’ONG Laser

Le président de l’Association des victimes des accidents a exprimé sa colère hier face à la presse lors de la célébration de la journée internationale des victimes d’accidents routiers. Il a estimé que les membres de son association se sont sentis exclus alors que c’est leur journée que le monde célèbre. «La journée des victimes d’accidents appartient aux victimes», prévient-il en tirant à boulets rouges sur Mme Awa Sarr, directrice de l’Ong Laser qui, selon lui, a fait une récupération de leur journée. «Elle a appelé nuitamment mes membres pour leur dire de venir à la journée sans mon autorisation et c’est injuste», déplore-t-il. Il souligne que le travail qu’ils ont abattu pour sensibiliser sur la sécurité routière aucune autre organisation ne l’a fait. A l’en croire, c’est leur journée et l’ONG Laser n’a pas le droit d’organiser cette journée.

Prix d’excellence du leadership local (Peel)

La deuxième édition du prix d’excellence du leadership local a vécu hier au Grand Théâtre. Le coordonnateur d’Enda Ecopop et président du comité de pilotage, Bachir Kanouté a précisé d’emblée que le leadership local c’est porter les enjeux de développement au niveau local et avoir une vision pour sa communauté. M. Kanouté a profité de la présence des élus locaux pour poser la problématique du foncier dans les collectivités territoriales. Le Peel vise l’émulation. Car selon Bachir Kanouté, la décentralisation en Afrique et principalement au Sénégal reste problématique. Son organisation ambitionne d’identifier les bonnes pratiques. Il exhorte également le gouvernement à renforcer les moyens de la décentralisation.

Samba Ndiobène Kâ prône une transhumance transfrontalière apaisée

Le ministre de l’Elevage et des productions animales Samba Ndiobène Kâ a présidé hier, la cérémonie de clôture de la première édition de la réunion de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée dans le couloir Ouest de l’espace CEDEAO. Il a insisté sur l’importance pour les forces vives de la zone de renforcer les relations humaines et la fraternité. A l’en croire, les pasteurs dont l’activité principale transcende le plus souvent les frontières des Etats sont les premiers concernés. Il a estimé que les trois jours d’échanges ont permis aux participants de formuler des recommandations importantes pour une transhumance apaisée dans le couloir Ouest de l’espace Cedeao. Samba Ndiobène Kâ et ses collègues de la sousrégion ont prôné une campagne apaisée qui sera débarrassée de toute mort d’homme. Ils souhaitent que les pays concernés puissent mettre en avant un idéal commun et faire de la transhumance un vecteur de paix sociale et non de conflits entre les différentes parties. La rencontre a enregistré la participation de la Guinée-Bissau, de la Gambie, du Mali, du Libéria, de la Sierra Léone et de la Mauritanie qui va accueillir prochaine édition en 2020.

Harouna Gallo Bâ promet une forte mobilisation le 28 novembre

A une semaine de la sixième édition de la Journée Nationale de l’Elevage prévue dans la commune de Kaël (département de Mbacké), le président de l’Union Nationale des organisations d’éleveurs du Sénégal, Harouna Gallo Bâ a annoncé une grande mobilisation des éleveurs pour réussir la journée.Al’en croire, si les éleveurs sont au nombre d’un million ou deux, le président de la République aura en face de lui autant d’éleveurs lors de cette journée. Pour cette année, il veut que le nombre de participants soit multiplié afin que le Président Macky Sall continue de leur faire confiance. Les éleveurs vont exprimer pendant la journée leur joie pour la nomination d’un des leurs, à savoir Samba Ndiobène Kâ, à la tête du département de l’Elevage et des Productions Animales. Pour lui, c’est une considération que le chef de l’Etat accorde au secteur auquel il a dédié une journée. Car, les autres secteurs telles que l’agriculture et la pêche qui sont pourtant des activités importantes pour l’économie ne bénéficient pas d’une journée.

L’Asc Ville de Dakar reçue par Mimi Touré

Ayant réussi le doublé (championnat et coupe du Sénégal), l’équipe de l’AS Ville de Dakar a été reçue hier par la présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). Les filles et les dirigeants ont présenté les trophées gagnés durant la saison. Aminata Touré qui a félicité le club pour ses performances en a profité pour encourager joueuses et dirigeants. Elle a renouvelé son soutien, tout en leur demandant de faire une participation honorable aux prochaines compétitions africaines.

Vers un changement de date pour la CAN 2021

La Can 2021 va-t-elle avoir lieu en juin-juillet comme prévu ? C’est la grande interrogation, suite aux dernières informations en provenance de la Confédération Africaine de football (CAF). L’instance dirigeante du continent semble ouvrir la porte à un changement de dates. Privé de l’édition 2019, le Cameroun ne présenterait toujours pas toutes les garanties. Et au sortir de la réunion du Comité Exécutif de la CAF qui s’est tenu hier au Caire, il y a quoi s’inquiéter. «En raison des conditions météorologiques, les dates de la CAN 2021 seront décidées conjointement par la CAF etle pays hôte», peut-on lire dans l’avant-dernière des résolutions adoptées lors de cette réunion.Au-delà des mots, c’est bien un changement de calendrier qui s’annonce.

AFFAIRE BOUGAZELLI:LE RESTAURATEUR KALIDOU SY ET SA COPINE LIBRES

http://www.emedia.sn/L’étau se desserre autour de Kalidou SY, appréhendé à Amitié dans son restaurant, dans l’affaire Bougazelli. Le restaurateur hume l’air de la liberté, tout comme sa copine, Irène Preira, depuis hier jeudi, 21 novembre, signale Enquête. Le journal rapporte que les pandores n’ont pas jugé utile de prolonger leur garde-à-vue.

Le responsable de l’Alliance pour la République (APR, parti présidentiel) à Guédiawaye n’a pas eu la même chance. Selon des informations annoncées hier par Emedia.sn, c’est aujourd’hui vendredi, 22 novembre, qu’il sera déféré au Parquet. Après moult rebondissements notés depuis l’éclatement de l’affaire, Bougazelli sera fixé sur son sort après son face-à-face avec le Procureur.Une affaire à suivre.

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