Rp du Mercredi 20 Novembre 2019

Unes de la presse du Mercredi 20 Novembre 2019
Unes de la presse du Mercredi 20 Novembre 2019

Promotion de l’Investissement Privé :L’Allemagne fait un don de 7O milliards de francs Cfa au Sénégal

https://www.seneweb.com/ En marge de la conférence sur l’initiative du G20 «Compact avec l’Afrique», le ministre de l’économie du plan et de la coopération  Amadou Hott,  et  Gerd Müller, ministre fédéral allemand de la Coopération et du Développement, ont signé un partenariat pour encourager les réformes au Sénégal. Réformes dont l’objectif est de promouvoir l’investissement privé.
«L’engagement du gouvernement fédéral allemand consiste à mettre à la disposition du Sénégal un don de 108 millions d’euros, environ 70,8 milliards Francs CFA, en assistance financière et technique pour 2019», lit-on dans un communiqué qui nous est parvenu à Seneweb.
En signant ce partenariat, renseigne le document M. Hott et Muller  ont insisté sur les objectifs généraux des réformes envisagées. A savoir, créer des emplois, promouvoir la formalisation des entreprises du secteur informel, lever les obstacles au développement durable du secteur privé, notamment pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), améliorer les qualifications de la main d’œuvre en investissant dans la formation professionnelle et technique, promouvoir la bonne gouvernance économique.
En outre, les engagements du Sénégal dans ce sens, et plus globalement pour assurer un succès éclatant à ce partenariat, sont de mener à terme l’évaluation du Code du travail, d’élaborer des approches de réformes pour une administration du travail plus performante, des dispositions du droit du travail adaptées pour les MPME, de faciliter l’acquisition, la régularisation et la transmission du foncier, de renforcer le cadre juridique, réglementaire et institutionnel pour les PME et d’améliorer leur accès au financement à travers la mise en place de fonds d’investissement supplémentaires, entre autres.
Et pour terminer, le gouvernement fédéral allemand a fait part de sa disponibilité à allouer des montants supplémentaires dans le cadre de ce partenariat avec le Sénégal, en fonction des progrès enregistrés

LA SENELEC PROCÈDE À UNE HAUSSE ENTRE 6 ET 10% DU PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ

https://www.jotaay.net/Une nouvelle grille tarifaire sera appliquée aux usagers à compter du dimanche 1 décembre 2019. La décision (n° 2019-48) a été entérinée ce mardi, 19 novembre 2019, par la Commission de régulation du secteur de l’électricité.
Selon le document parcouru par Emedia.sn, la Senelec, évoquant un manque à gagner sur l’année 2019 de plus de 101 millions F CFA correspondant à un taux d’ajustement des tarifs de 26,3%, a demandé un ajustement tarifaire ou une compensation de l’Etat en cas de décision de blocage des tarifs à leur niveau actuel, par la Commission de régulation du secteur de l’électricité.
Cette dernière, saisie ce mardi par la Senelec pour approbation de la nouvelle grille tarifaire applicable à compter du 1 décembre tenant compte des orientations du Gouvernement, a finalement validé la première option et les usagers devront donc supporter le manque à gagner par une hausse du prix de l’électricité.

Hausse prix de l’électricité: Me Massokhna Kane accuse l’Etat

https://www.leral.net/Un coup dur pour les ménages, les factures d’électricités augmentent de 10% à partir du 1er décembre prochain. Une décision prise par la commission de régulation du secteur de l’électricité. Me Massokhna Kane, président de SOS consommateur crie un scandale et incrimine le gouvernement.
« C’est une décision qui vient d’être prise par la Commission de régulation du secteur de l’électricité. Nous venons d’en prendre connaissance et pouvons dire que c’est une très mauvaise nouvelle cette augmentation ( du prix de l’électricité) mais elle ne nous surprend pas. Je dois d’abord signaler que ça a été de façon très rapide entre la demande de la Senelec du 19 novembre et la décision même qui date du même jour.
Donc entre la lettre de la Senelec qui demandait l’avis de la Commission le 19 et la réponse le même jour de cette commission de régulation qui a pris une décision pour approuver ces augmentations. Cette Commission et tout sauf indépendante, elle est là pour uniquement valider et approuver les décisions de l’Etat », a-t-il soutenu sur Iradio

LA PRODUCTION DU PREMIER BARIL DE PÉTROLE SÉNÉGALAIS REPORTÉE À 2023 (PETROSEN)

Dakar, 19 nov (APS) – La date de production du premier baril de pétrole issu du champ SNE situé aux larges de Dakar, est repoussée au début de l’année 2023 après avoir été initialement prévue à fin 2022, a annoncé PETROSEN, la société nationale en charge du secteur, dans un communiqué.
« Initialement prévu en fin 2022, le premier baril du champ SNE est désormais attendu en début d’année 2023 », lit-on dans le document parvenu à l’APS ;
Ce report est lié à un changement de stratégie décidée par l’État du Senegal et les partenaires engagés dans le développement de ce gisement, explique PETROSEN.
Woodside, Cairn et Far, les trois sociétés associées avec Petrosen « ont convenu de changer la stratégie d’investissement pour la plateforme de production, de stockage et de déchargement ou FPSO en anglais (Floating Production Storage and Offloading) qu’ils vont désormais acheter au lieu de la prendre en location », peut-on lire sur le communiqué.
Ce changement dans le plan d’investissement qui était annoncé par l’un des partenaires FAR il y a quelques jours aura un impact financier que PETROSEN justifie par une « volonté de mieux prendre en charge les intérêts des sénégalais ».
La société nationale du pétrole signifie dans son communiqué que l’option d’acheter le FPSO plutôt que le louer  » répond à un double objectif de préservation des intérêts des sénégalais et d’optimisation des paramètres économiques du projet, dans sa globalité ».
Cela suppose que l’infrastructure à acquérir sera désormais la propriété des co-actionnaires et permettra de ‘’réduire les charges d’exploitation et de ‘’sénégaliser’’ dans le moyen terme le personnel en charge des opérations de production ».
Au regard de ce changement majeur, le premier baril de pétrole offshore sénégalais issue de ce gisement situé aux larges de Dakar ne sera disponible qu’en début de l’année 2023, indique la société du pétrole.ABK/AKS

Le Sénégal rembourse près de 14 milliards FCFA de dettes aux investisseurs

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-L’Etat du Sénégal procédera le 27 novembre 2019 au paiement des intérêts semestriels et au remboursement partiel du capital de son emprunt obligataire dénommé « Etat du Sénégal 6,50% 2014-2021 » pour un montant de 13,833 milliards FCFA (environ 23,516 millions de dollars), a appris APA mercredi auprès du ministère des Finances et du Budget.
Le gouvernement sénégalais avait émis en octobre 2014 sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) un emprunt obligataire par appel public à l’épargne pour un montant de 75 milliards FCFA.
A travers cet emprunt, il entendait financer un certain nombre de projets d’infrastructures. C’était le cas de la construction de la ligne du chemin de fer Dakar-Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) pour un coût de 20 milliards FCFA, de la construction de la voie de dégagement nord (VDN) pour 20 milliards FCFA, de la réhabilitation et la construction de pistes rurales de production pour une enveloppe chiffrée à 15 milliards FCFA.
Les fonds levés étaient également destinés au financement du prolongement de l’autoroute à péage Diamniadio-AIBD pour 10 milliards FCFA ou encore de celui d’un programme d’urgence d’électrification rurale pour 15 milliards FCFA.
Pour attirer les investisseurs, l’émetteur s’était engagé à leur verser un intérêt annuel au taux de 6,5% sur une durée de sept ans avec deux ans de différé. L’ensemble des engagements du gouvernement sénégalais vis-à-vis des souscripteurs à l’emprunt obligataire ont jusqu’ici été respectés.MS/te/APA

 ALERTE SUR LA SIGNATURE DU CONTRAT D’AFFERMAGE AVEC SUEZ !

Est-ce que SUEZ vient au Sénégal pour se refaire une santé financière sur le dos du contribuable sénégalais, après avoir vendu des actions ?

COMMUNIQUÉ CONJOINT DE PLUSIEURS ORGANISATIONS DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

SenePlus publie ci-dessous, le communiqué conjoint des organisations de la société civile dont : le Forum social sénégalais, le Conseil Citoyen Droit à l’Eau et à l’Assainissement, FRAPP, Gilets Rouges, dat& du 20 novembre 2019, à propos de l’attribution de la gestion de l’eau par l’État sénégalais.
« Depuis bientôt trois ans, le Sénégal a lancé un Appel d’Offres international pour la sélection d’un opérateur privé chargé de la gestion par affermage du service public de production et de distribution d’eau potable en milieu urbain au Sénégal.
Le dépouillement des offres reçues pour l’appel a connu beaucoup de rebondissements avec une attribution encore contestée à la société française SUEZ.
Après plusieurs rejets aussi bien au niveau de la Direction du Contrôle des Marchés Publics (DCMP) que de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, (ARMP), Monsieur Mansour Faye, Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et son successeur Sérigne Mbaye Thiam, Ministre de l’Eau et de l’Assainissement, ont déclaré une attribution définitive du contrat à Suez, en avril 2019, malgré les flagrants conflits d’intérêt et les soupçons de corruption. Depuis lors, la signature du contrat entre l’Etat du Sénégal et l’attributaire SUEZ n’a pas encore eu lieu

Quelle en est la raison ?

Que va-t-on dire demain à nos enfants sur le Groupe Suez futur gestionnaire du contrat d’affermage pour 15 ans qui se trouve bien en situation de conflit d’intérêt avec sa filiale Suez Internationale, qui a remporté avec son partenaire local le Consortium Des Entreprises (CDE), la construction de l’usine d’eau potable de Ker Momar Sarr3 (KMS3) ?
Qu’est ce que les services juridiques et de lutte contre la corruption feront demain des soupçons de corruption avérés avec les dons reconnus et avoués entre SUEZ et des responsables du Ministère en charge du dossier ?
En dépit de tous les manquements notés dans la conduite de ce dossier d’Appel d’Offres et l’attribution faite à SUEZ avec une certaine complicité, sa Directrice désignée est présente au Sénégal depuis plusieurs mois avec une dizaine d’expatriés pour conduire les négociations avec l’Etat du Sénégal.
Ces derniers logent dans un hôtel de la place pas loin du Ministère de l’Eau et de l’Assainissement dans ses nouveaux locaux de Diamniadio ; et séjournent souvent dans un autre hôtel à St Louis, fief d’une autre personnalité qui a été à un moment donné, maître d’œuvre dans la conduite du dossier, sans doute, pour mieux parler loin de tout regard.

Les négociations pour la signature du fameux contrat d’affermage entre l’Etat du Sénégal et le Groupe Suez sont toujours en cours.

La procédure de passation de service a été validée par la signature d’un protocole d’accord. Cependant nous nous interrogeons sur les capacités de SUEZ à mener à bien sa prochaine mission au Sénégal avec les difficultés qui l’auraient amené à vendre une partie des Actions de son Capital pour éponger une dette de 5895 milliards de francs CFA, selon la presse française.
Est-ce que donc SUEZ vient au Sénégal pour se refaire une santé financière sur le dos du contribuable sénégalais, après avoir vendu des actions ? Tout cela nous amène aussi à nous demander si SUEZ aura les moyens de réaliser les investissements colossaux dont a besoin la distribution de l’eau à Dakar et dans les grands centres urbains de notre pays ?
Nos sources européennes, et africaines au sein des réseaux auxquels nous appartenons tous, (FAME) Forum Alternatif Mondial de l’Eau et (COCIDEAF) Conseil Citoyen Droit à l’Eau en Afrique, nous alertent et nous disent de faire attention car SUEZ cherche à faire signer au Sénégal, un « contrat en béton » qui lui permettra d’être à l’abri de toute surprise en cours d’exécution pendant les quinze années de la durée de ce contrat au Sénégal, si demain des problèmes surgissaient.
Est-ce qu’il est envisageable que SUEZ accèdent au patrimoine déjà existant au franc symbolique comme le considèrent certaines informations qui nous parviennent de nos collègues des Réseaux citoyens Droit à l’eau et à l’assainissement ?
Est-ce que la SDE va accepter de céder son patrimoine dans les conditions que le souhaitent SUEZ et ses « courtiers sénégalais » qui ont longtemps travaillé à lui offrir ce contrat ?
Les lenteurs de la signature cacheraient–elles aussi la bataille des actionnaires, où « de nouveaux riches et proches du pouvoir » chercheraient à s’accaparer des parts importantes, et veulent refuser au personnel travailleur les 15% qu’il réclame ?
Le Premier Ministre français Edouard Philippe actuellement en visite dans notre pays, serait –il également venu pour mettre la pression sur l’Etat du Sénégal pour la finalisation du contrat d’affermage ?
En attendant de trouver des réponses à toutes ces questions, nous voudrions rappeler aux sénégalais ce qui risque d’arriver sous peu dans les services d’accès à l’eau en milieu urbain et péri-urbains.
Les branchements au réseau de notre EAU se feront désormais à 239.000f TTC. Ainsi, la baisse du prix de l’eau, tant vantée par les autorités de notre pays avec la venue de SUEZ pourra–t-elle être aussi effective comme le souhaitent les sénégalais?
Les travaux de branchements et autres services connexes se feront aussi avec des entreprises qui pourraient être montée par des prêtes–noms et autres proches du régime, car c’est dans ce volet qu’il est facile de gagner beaucoup d’argent dans le secteur de l’eau.
Et pour conclure, nous, Organisations signataires de ce Communiqué, restons déterminées à mener cette bataille de clarification de ce contrat qui a l’allure du plus gros scandale dans le secteur de l’eau au Sénégal, depuis les indépendances.
Pour la Patrie, contre le néocolonialisme et les fossoyeurs de nos Biens Communs et de nos -Ressources, nous vaincrons ! »

FATICK: LE DRDR ÉVOQUE DE BONNES PERSPECTIVES DE RÉCOLTES

Fatick, 20 nov (APS) – Le Directeur régional du développement rural (DRDR) de Fatick (centre), Mamadou Badiane, a dit s’attendre à une hausse de la production céréalière et arachidière pour la présente campagne agricole.
‘’Les évaluations prévisionnelles font globalement état d’une hausse des superficies emblavées et des productions escomptées pour les céréales, l’arachide et d’autres espèces’’, a-t-il assuré lors d’un entretien avec l’APS.
‘’Nous avons de très bonnes perspectives en termes de récoltes, bien que pour le mil une baisse relative de la production comparée à celle de la précédente campagne est attendue’’, a expliqué le DRDR.
Il a signalé que dans le cadre de la présente campagne agricole, des opérations de récoltes et activités post-récolte de mil souna, maïs, niébé, arachide, sorgho, riz plateau, pastèque sont en cours.
Mamadou Badiane a toutefois, a appelé, à ‘’des actions d’anticipation pour protéger les récoltes et meules d’arachide’’ par la mise en place de produits phytosanitaires de la Direction de la protection des végétaux (DPV).
‘’La poudre de la DPV est attendue par les producteurs pour anticiper la protection des récoltes en général et meules d’arachide en particulier’’, a-t-il insisté en déplorant au passage le fait que les produits phytosanitaires ne soient pas encore disponible à Fatick.AB/AKS

L’endettement en débat

http://lesoleil.sn/Le débat sur l’endettement du Sénégal refait surface sous nos cieux avec la sortie du Chef de l’Etat Macky Sall qui, lors du panel sur l’émergence 2035, samedi passé, soutenait que l’Etat s’endettait utilement. La question de l’endettement est devenue, depuis ces dernières années, l’objet de débats controversés et cristallise toutes les attentions dans les rarissimes débats économiques. Hommes politiques, économistes, activistes, membres de la société civile, presque toutes les couches de la société livrent leur grain de sel. Des membres de l’opposition profitent des occasions pour tirer la sonnette d’alarme sur le niveau d’endettement du Sénégal ; des économistes qui se mêlent à la danse en alertant sur son évolution. Bref, tout le monde a voix au chapitre sur ce sujet. Ces tirs groupés semblent traduire toute l’attention qu’accordent les populations à la question de l’endettement. Dans certains Etats, l’endettement est même inscrit au cœur des politiques publiques et sa gestion est suivie de près par les agences de notation financières telles que Standard & Poor’s, Fitch group, West africa rating agence (Wara), Bloomfield Investment Corporation…
Mais, il convient de rappeler que l’endettement est un mécanisme de financement aussi vieux que le monde. En effet, outre les recettes douanières et fiscales et les dons, qui ne permettent pas souvent de combler tout le besoin de financement, nos Etats activent d’autres leviers comme les émissions d’eurobonds, les Sukuk (titre financier islamique) pour mobiliser des ressources avec des maturités plus longues. C’est dans cette optique qu’il faut inscrire la politique d’endettement du Sénégal. L’autre argument qui pourrait être mis sur la table pour justifier le recours à la dette est que les ressources domestiques (épargnes des banques locales) sont octroyées sur une durée courte ou moyenne. Des prêts de consommation ! Alors que l’Etat a besoin, pour la plupart, des capitaux à long terme pour financer des investissements structurants. Afin de mobiliser des ressources externes capables de financer leurs économies, les Etats misent sur les marchés financiers à travers l’émission de titres publics en vue de lever des fonds auprès des investisseurs. Ce qui est tout à fait naturel pour tout Etat optant pour la diversification de ses sources de financement. Existe-il un Etat, du moins dans la zone communautaire de l’Uemoa ou de la Cedeao, qui peut se passer de l’endettement ? Même les plus grandes puissances économiques du monde, Usa, Chine, font recours à l’endettement. Tant que l’activité économique tournera, les Etats auront toujours besoin des capitaux des investisseurs.
Cependant, c’est tout à fait légitime que des concitoyens s’interrogent sur la constitution de la dette de leur pays. Le recours effréné du Sénégal aux marchés financiers (Brvm et marchés financier international) et la signature d’accords de prêts avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux laisse apparaître, aux yeux de bon nombre de Sénégalais, des inquiétudes sur la capacité de remboursement de notre pays à toutes ces dettes contractées. Vu la maturité, souvent très longue, le règlement de certaines créances peut durer plusieurs années. D’où l’importance de prendre en compte l’avenir des générations futures qui risquent de porter un fardeau sur leurs épaules. C’est presque devenu un leitmotiv pour ne pas dire un refrain. Nos autorités soutiennent, souvent, que le Sénégal n’a pas encore atteint le seuil critique des 70%, norme communautaire fixée dans les critères de convergence de l’Uemoa. Ce qui laisse penser que nous pouvons toujours contracter des prêts par l’émission de titres publics. Mais jusqu’à quand ? Détrompons –nous ! Ce n’est pas parce que le taux d’endettement de notre pays (54,7% du Pib, dernier chiffre donné par le ministère des Finances et du Budget) est en dessous de ce plafond que le Sénégal se permet toujours de solliciter les capitaux des investisseurs internationaux. Nous devons plutôt nous interroger sur le rythme d’endettement de notre pays. L’Etat doit plutôt se montrer prudent dans sa politique d’endettement eu égard à la capacité de nuisance de la dette sur les finances publiques et sur notre économie, si elle n’est pas gérée avec beaucoup de précaution. Ces risques ont également trait aux fluctuations des taux de change, aux échéances de remboursement des euro-bonds. Le scandale de la « dette cachée » au Mozambique découvert récemment et la crise de la dette en Argentine restent encore frais dans les mémoires. Et la vague de taux négatifs qui touche les pays occidentaux installe déjà la panique sur une probable seconde crise financière après celle vécue en 2008. La sauvegarde de la viabilité de notre dette et la soutenabilité des finances publiques demeurent les principales préoccupations auxquelles nous devons faire face.Par Abdou DIAW

Dette du Sénégal: Cheikh Kanté dément et interpelle l’ANSD

http://www.lavalleeinfo.com/Les chiffres sur l’emploi créée par le régime en place et ceux sur la pauvreté dans le pays sont contestés par le Ministre en charge du suivi du Plan Sénégal émergent, Dr Cheikh Kanté. Ce dernier qui faisait un exposé sur le bilan de ce plan soutient que la dette du pays est également viable contrairement ce que craignent les institutions financières internationales.

 L’activité industrielle en baisse au mois de septembre

https://www.lejecos.com/Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd), l’activité industrielle, au courant du mois de septembre 2019, est marquée, par une poursuite de la baisse enregistrée depuis le mois précédent.
Elle est ressortie à -4,6% comparée au mois d’août 2019. Selon la même source, cette chute est relativement imputable à une contreperformance notée dans les activités de production des industries des matériaux de construction, extractives, mécaniques, chimiques, du papier et du carton et de production d’énergie.
Ce retrait est, cependant, atténué par un bon comportement de l’activité de production des industries alimentaires. Par ailleurs, l’arrêt de la production des industries textiles et du cuir amorcé en avril 2019 s’est poursuivi. En référence au mois de septembre 2018, l’activité de production industrielle s’est améliorée de 1,1%.
La production totale au cours des neuf premiers mois de 2019 a également progressé de 2,4%, comparée à celle de la période correspondante de l’année précédente.Oumar Nourou

Revue annuelle Uemoa

http://www.enqueteplus.com/nodeC’est demain, jeudi 21 novembre 2019, que la   Commission   de   l’Union économique ouest-africaine (Uemoa) va passer en revue, avec le gouvernement sénégalais, les résultats de l’évaluation   de   la   mise   en œuvre effective des réformes, programmes et projets communautaires, au titre de l’année 2019.
Après les travaux des experts qui se sont déroulés du 21 au 23 octobre 2019 à Dakar, relève une note parvenue à ‘’EnQuête’’, la délégation de la Commission de l’Uemoa, conduite par son président Abdallah Boureima et la délégation ministérielle sénégalaise avec, à sa tête, le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo, en présence de son collègue de l’Economie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott, vont échanger sur les conclusions consignées dans un mémorandum.
A l’issue de cette rencontre, il est prévu une séance de restitution des résultats de l’évaluation, avec le ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la présidence de la République, Mahammed Boun Abdallah Dionne, par ailleurs ex-Premier ministre.

Risques liés à la digitalisation des services financier:L’ambassadrice de Suisse appelle à la protection des consommateurs

https://www.lejecos.com/Dans le cadre de la Semaine de l’inclusion financière dans l’Uemoa, un forum de haut niveau s’est tenu ce mardi au siège de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest(Bceao). Le thème portait sur «Promouvoir la culture financière pour une protection accrue des consommateurs ».
Prenant part à cette rencontre, l’ambassadrice de Suisse au Sénégal rappelant les risques liés à la digitalisation des services financiers, appelle à la protection des consommateurs.
«L’enjeu dans le cadre de l’inclusion financière est aujourd’hui non seulement de faciliter l’accès aux services financiers, mais aussi de s’assurer que ces services ne portent pas préjudice à leurs utilisateurs en leur faisant perdre de l’argent ou en les endettant. La digitalisation des services financiers, à travers l’utilisation du smartphone notamment, pose aussi de nouveaux risques, tels que l’extorsion ou la fraude d’identité.
Il est dès lors important de mieux protéger les consommateurs contre les abus mais aussi de s’assurer qu’ils soient traités de façon équitable par les prestataires de services financiers », déclare Weichelt Krupski Marion.
Selon la diplomate, les bonnes pratiques en matière de protection exigent que les clients soient informés sur les modalités et conditions d’utilisation des produits.
«Que la comparaison entre les offrent soit rendue plus facile afin que les consommateurs puissent prendre des décisions financières en connaissance de cause. Il convient en outre d’introduire une réglementation limitant les pratiques commerciales abusives et facilitant l’accès à des mécanismes de recours », recommande Mme Marion. Elle a tenu à féliciter la Bceao pour la mise en place d’un cadre réglementaire en faveur de la protection des consommateurs.
Elle n’a pas manqué de rappeler l’importance de l’éducation financière dans la prévention des risques, en particulier du surendettement et des pertes financières. Elle affirme que mieux comprendre les produits financiers permet aux individus de prendre des décisions plus adaptées à leur situation personnelle.
Weichelt Krupski Marion est revenue sur l’engagement de son pays en faveur de l’inclusion financière dans l’Uemoa.
«Comme vous le savez, la Suisse est fortement engagée en faveur de l’inclusion financière des populations dans l’Uemoa. Elle a – vous vous en rappellerez – signé au mois de mai de cette année un accord d’un montant de plus de 2 milliards et demi de FCfa avec la Bceao pour soutenir la mise en œuvre de la politique d’inclusion financière régionale. Cet accord venait compléter un premier contrat signé avec la Swiss Capacity Building Facility (SCBF) pour 2,4 milliards de FCfa.
Il a depuis été complété par un autre soutien à la Social Performance Task Force (SPTF) pour un montant de plus de 600 millions de FCfa », a-t-elle rappelé. Ces soutiens en faveur et de la prévention des risques de l’éducation financière démontrent à son avis, toute l’importance que la Suisse y attache.Adou FAYE

MISE EN ŒUVRE DES ODD: L’IDEP PRIVILÉGIE L’URBANISATION ET LA TERRITORIALISATION

Dakar, 19 nov (APS)- L’Institut de développement économique et de planification (IDEP) place l’urbanisation et la territorialisation au cœur du développement des villes, a rappelé mardi à Dakar, sa directrice, Karima Bounemra Ben Soltane.
‘’Il s’agit de maximiser le rôle moteur de l’urbanisation et de la territorialisation du développement dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de développement durable (ODD)’’, a-t-elle expliqué au cours d’un débat consacré à la territorialisation des objectifs de développement durable (ODD) et de gouvernance urbaine.
Pour des villes saines et bien organisées, il est important de s’atteler à une gestion optimisée des déchets qu’elles produisent, les minimiser en termes de production et les transformer en sorte que, la gouvernance soit participative, a indiqué Mme Soltane.
Pour la directrice de l’IDEP, les villes constituent des moteurs de croissance économique, lorsqu’elles sont bien gérées et bien planifiées.
Elle a insisté sur le fait que le continent connaissait une urbanisation rapide matérialisée par des chiffres montrant que 14% des africains étaient citadins en 1950.
‘’Aujourd’hui, il est prévu qu’en 2050, ce chiffre va atteindre 56%, a-t- dit sans autre précision.
‘’Le constat est là c’est un continent qui s’urbanise et qui le fait très rapidement. Cela fait qu’à l’horizon 2050 beaucoup, parmi les villes les plus peuplées au monde, seront en Afrique’’ a- t-elle fait observer, en rappelant que 8 des 10 villes les plus menacées par les changements climatiques seront aussi sur notre continent.
Elle a ajouté que le développement démographique du continent fait qu’il existe une autre caractéristique tersé importante’’. Il s’agit, selon elle, de croire que l’urbanisation galopante était également le fruit du développement des zones rurales.
‘’Nous avons les taux de natalité parmi les plus importants au monde et dans les zones rurales elles-mêmes, les villages deviennent de petites villes. Même le milieu rural se développe’’, a fait remarquer la directrice de l’IDEP.
Elle a ainsi appelé à réfléchir sur la territorialisation du développement, soulignant qu’il n’était pas possible d’avoir des politiques publiques en ignorant la dimension spatiale dans l’évaluation des besoins des populations.
‘’Il faut planifier de manière plus fine en fonction de données, mais également apporter des solutions de financements innovants en fonction des régions, villes et zones rurales’’, a par exemple proposé Karima Bounemra Ben Soltane.
Mme Ben Soltane veut également que la parole soit donnée aux communautés rurales afin qu’elles participent de manière intégrée à la prise de décisions à l’identification des priorités, à la mise en œuvre des ODD.SBS/AKS

AIR SÉNÉGAL SIGNE UN CONTRAT D’ACQUISITION DE HUIT AVIONS AIRBUS

Dakar, 19 nov (APS) – Air Sénégal SA, a procédé ce mardi, à Dubaï, à la signature des termes principaux relatifs à l’acquisition de huit avions Airbus A220-300, a annoncé la compagnie nationale dans un communiqué.
Le ministre du Tourisme et des Transports aériens a pris part à la cérémonie de signature d’acquisition des huit Airbus A 220-300, un type d’avion nouvellement arrivé sur le marché, précise le texte transmis le même jour à l’APS.
Les deux parties se sont notamment retrouvées en marge du salon aéronautique Dubaï.
Il s’agit d’un avion qui offre des performances économiques maximisées à travers notamment la réduction de la consommation de carburant, des coûts de maintenance ainsi de celui au siège, fait-on valoir.
La compagnie nationale souligne également que ce nouvel appareil va constituer une solution économique et appropriée permettant le développement d’Air Sénégal à travers la possibilité d’opérer sur un large rayon d’action.
Les appareils qui seront livrés courant 2021, viendront s’ajouter à la flotte de la compagnie nationale comprenant des ATR72, des A319 et des A330-900 néo, renseigne-t-on.
En élargissant sa flotte à travers ces acquisitions, ajoute la source, Air Sénégal SA, poursuit sa stratégie ambitieuse de faire du Sénégal un hub aérien et touristique
leader en Afrique de l’Ouest.AMN/AKS

Canal+ Et Sport Tv Condamnées À Payer 10 Millions À Excaf Telecom Pour…

https://www.xibaaru.sn/L’étau se desserre autour des héritiers de feu Ben Bass Diagne, fondateur du Groupe Excaf. La Cour d’appel de Dakar a infirmé la décision du tribunal de commerce qui avait condamné Excaf à payer 650 millions à Canal+ et Sport Tv pour reprise illégal de leur signal.
Selon le journal Le Quotidien qui donne l’information dans sa livraison de ce mercredi, Canal+ et Sport Tv ont été déboutées de toutes leurs demandes considérées par le juge « comme mal fondées ». L’affaire a été évoquée, rapporte le journal, lundi dernier.
Les deux sociétés ont aussi été condamnées à payer solidairement à Excaf Telecom 10 millions Fcfa à titre de dommages et intérêts pour procédure abusive. Pour rappel, Canal+ a initié une procédure d’exécution contre le groupe de presse qui lui doit de l’argent.

OUVERTURE DE LA 17E FOIRE INTERNATIONALE DU LIVRE ET DU MATÉRIEL DIDACTIQUE DE DAKAR,JEUDI

Dakar, 20 nov (APS) – L’ouverture officielle de la 17e Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK) aura lieu jeudi à 15 heures, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), a-t-on appris du ministère de la Culture et de la Communication.
La cérémonie d’ouverture sera présidée par le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, précise-t-il dans un communiqué.
Une conférence inaugurale du professeur Ramatoulaye Diagne Mbengue, marraine de l’édition 2019 de la FILDAK et recteur de l’Université de Thiès, est prévue à l’ouverture de ladite foire.
La remise du Prix pour la promotion de l’édition au Sénégal aura lieu lors de la cérémonie, ainsi qu’une visite des stands, selon le communiqué.
A cette biennale du livre et de la lecture, « un événement phare de l’agenda culturel » sénégalais, qui se poursuivra jusqu’au 26 novembre, prendront part « des acteurs de la chaîne du livre ».
« Elle servira de cadre de dialogue et d’échanges autour du thème +Livre et citoyenneté+ », qui sera l’objet d’un débat, vendredi, à l’Université de Thiès.
Des colloques auront lieu, des « hommages » et des « distinctions » seront rendus à des acteurs du monde du livre et de la lecture, à Thiès et à Dakar, selon le communiqué.
« La foire du livre (la FILDAK) a pour objectifs de favoriser la promotion du livre et du matériel didactique, ainsi que la diversité culturelle dans le domaine de l’écrit, et de contribuer au rayonnement culturel du Sénégal », ajoute la même source.FKS/ESF/BK

Alerte Sur Les Sphères Ministérielles De Diamniadio Par Bruno D’Erneville

Ce matin certains amis ou confrères m’ont « presque  » réveillé au sujet des fissures des sphères ministérielles de Diamniadio. Rappelons au passage que ces bijoux construits par des étrangers avec des ingénieurs étrangers à des prix pas piqués des hannetons sont en train de fissurer  » grave », à peine 5 ans après leur construction. Même les bureaux de certains pontes de la République font peur aux visiteurs tellement ça craque de partout. C’est quand même le comble que ces experts étrangers « élevés au firmament de la connaissance » par nos donneurs d’ordre qui leur font confiance comme…pas possible, fassent de si grosses boulettes ! Mais vous vous demandez sans doute pourquoi diable ces appels. Si vous pouviez retrouver (la VAR) le débat sur SEN TV qui m’avait opposé il y a environ 5 ans à Mamadou KASSE actuel Directeur de la SICAP et ancien conseiller du Président pour les infrastructures à l’époque, vous verriez que j’avais non seulement prédit des désordres graves sur ces bâtiments, à cause de la conjonction sol gonflant-failles et surtout de la gravissime erreur de penser que les fondations profondes sont la solution ! Mieux, j’avais même donné l’échéance des cinq premières années comme délai de début des problèmes.  Si l’on s’en tient aux apristes de base, on pourra en conclure que le sol de Diamniadio s’est rangé à mes côtés contre Macky SALL. Malheureusement à chaque fois qu’un professionnel critique le pouvoir on le catalogue comme un simple aigri. Voilà donc une fois de plus que mes avertissements finissent en regrets, ceux de n’avoir pu arrêter les choses à temps. Lors du symposium géotechnique ayant regroupé sur plusieurs jours à Diamniadio, il y a environ 3 ans des experts de la construction, nous avions eu Berthelot (expert français des sols) et moi des échanges techniques et peu sympathiques dont les séminaristes se souviendront longtemps ! Lui-même a compris sans doute ce jour-là qu’en Afrique il n’y a pas que des béni oui-oui. Au final l’autorité Sénégalaise avait fièrement affirmé devant le parterre de professionnels (nous étions sans doute plus de 500 personnes) qu’elle a conscience d’avoir de véritables sachants sénégalais et qu’elle s’appuierait sur eux. Las ! Les étrangers viennent, font leur coup et nous laissent avec nos problèmes. Ce n’est pas leur faute, j’accuse nos chefs d’états successifs de nous exposer à des risques excessifs (Wade a ouvert une brèche à st Louis qui nous coûte très, très cher y compris en vies humaines et sur le plan écologique parce qu’il n’a pas écouté les experts du pays, Karim Wade a forcé son « tunnel fuyant » en refusant des propositions à la fois plus esthétiques et moins couteuses dont la construction d’un pont entre le cap manuel et la corniche ouest, Macky SALL a fait le même type d’erreur avec Diamniadio en forçant la main aux géotechniciens qui avaient averti et cela nous coûtera très, très, cher). Le pire est que ce symposium n’a même pas pu produire un document technique pour encadrer les constructions sur la zone de Diamniadio, c’était pourtant bien l’objectif affiché. Bien qu’ayant ma petite idée là-dessus, je n’en dirai pas plus. Ce d’autant plus que nos sociétés font l’objet d’une attitude de violence inouïe de la part des services fiscaux qui, s’ils cherchaient à faire disparaitre nos structures ne s’y prendraient guère autrement ! Faites donc disparaître les entreprises qui gagnent honnêtement leur vie, paient leurs impôts en citoyennes alors que de nombreuses entreprises contournent les règles en restant dans l’informel et sont respectées par le gouvernement (qui ose ajouter à un ministère la tutelle de l’informel !). Nous qui ne savons pas tricher, nous irons vendre notre savoir ailleurs tout simplement. Nous qui donnons notre expertise à titre GRATUIT au Sénégal pour mettre en place des normes et des réglementations nous irons voir ailleurs. Oui nous irons ailleurs avec regret mais contraints et forcés, Monsieur le Ministre Abdoulaye Daouda DIALLO. Puisque vous n’avez pas conscience des conséquences graves de vos actions sur notre expertise, sur les emplois et parce que vous voulez les œufs de la poule par tous les moyens y compris par l’étranglement. Vos services sont lâchés comme des fauves sur des entreprises qui travaillent dur pour créer de la valeur ajoutée et contribuer sans se faire payer à construire notre Etat. Il parait que 2020 sera encore plus dur pour les entreprises du secteur moderne qui seront pressurisées. Vous savez ce qu’il adviendra alors ? La trop forte pression fiscale va faire écrouler votre système par un passage à l’informel du plus grand nombre et la baisse drastique des recettes. Quelle aubaine alors pour les entreprises du nord ! Elles pourront allègrement se pavaner avec leurs vrais-faux experts pour prendre les marchés payés par nos…emprunts ! Car, bien sûr plus que jamais nous serons sous contrôle puisqu’incapables de trouver les ressorts pour gérer nos affaires en adultes. Endettement pour payer des dettes…vous avez déjà commencé, n’est-ce pas avec encore ces 55 milliards au taux de 6% levés sur le marché obligataire !? Et vous vous en glorifiez ? Quelle folie douce ! Un ultime conseil : le levier de la pression fiscale n’est pas le bon, monsieur le ministre, refusez le diktat des institutions de Bretton Woods et osez imaginer d’autres solutions. Baissez plutôt le train de vie de l’Etat et améliorez la gestion des projets, je ne vois pas d’autre issue. Dommage que beaucoup de dirigeants n’aient jamais pratiqué la gestion d’une structure, ils ne peuvent percevoir l’ampleur des effets d’une décision en faux-amis, mauvaise, trompeuse mais aux apparences bonnes. L’approche purement fiscaliste de notre économie est aussi éloignée de l’efficacité que   l’est l’approche purement comptable vis-à-vis du développement d’une l’entreprise. C’est bien là tout le problème de la compréhension approximative qu’ont certains de nos dirigeants sur la complexité des mécanismes qui sous-tendent les processus de développement. Chaque jour est alors un éternel recommencement. Qui a dit que l’Africain n’était pas résilient ?

Révolution dans le système de sécurité sociale: l’Ipres et la CSS «modernisent» le système de retraite

https://www.dakaractu.com/Les thématiques abordées sont multiples et diverses. Elles se sont déroulées ce mardi lors  d’une séance du Conseil d’administration de l’institution de prévoyance retraite du Sénégal ( Ipres) qui a été essentiellement axée sur l’état d’avancement du système d’information reliant les deux institutions que sont l’Ipres et la Caisse de sécurité sociale.
Pour le président du conseil d’administration, Racine Sy, « le bilan s’est fait sans complaisance et des avancées significatives  ont été faites. » Il est question d’abord, pour le PCA de l’Ipres, de souligner, que dans cette dynamique de modernisation du système d’information et la facilitation de la vie des retraités, la satisfaction peut être à l’odre du jour, notamment dans des domaines comme  l’immatriculation, l’enrôlement, le processus d’immatriculation unique, le guichet unique ( dans le cadre du paiement qui sera fait automatiquement dans un compte récepteur entre la Caisse de sécurité sociale et l’Ipres.
Par ailleurs, il y’aura d’autres modules qui pourront faciliter la vie des retraités avec l’instauration des cartes biométriques qui contribuent à la modernisation de l’institution. C’est ce qui pourrait nous orienter vers une nouvelle étiquette du retraité qui devient moderne d’où le nom de « retraités émergents ».
Le montant des pensions va être dans ce cas, directement rechargé dans les cartes, ce qui fait que les retraités pourront les prendre à partir de n’importe quel guichet bancaire.
Le président du conseil d’administration, informera d’ailleurs, que le premier retrait sera gratuit.
Pour lutter contre l’évasion sociale et les cas de fraude qui peuvent être répertoriés, il sera nécessaire de faire recours à ces cartes biométriques qui pourront jouer un rôle d’alerte et de détection. C’est une carte qui permettra aussi d’arrêter les pensions, qui s’évaluent à plusieurs centaines de millions par mois, indûments payées. Donc, comme le soutient le PCA de l’Ipres, « cet enrôlement des retraités, qui a commencé depuis hier, va permettre de mettre fin à l’évasion sociale, à la création de dossiers fictifs, de gens qui touchent les pensions sans y avoir droit »
Racine Sy a ainsi salué l’ensemble des partenaires sociaux, qui ont contribué à ces initiatives pour le changement de la vie des institutions.
Il remerciera aussi le président  Macky Sall qui, selon lui, « pourrait avoir toutes les raisons d’être satisfait car, souhaitant la modernisation de ces institutions ».

Transition agro-écologique

http://www.enqueteplus.com/nodeLa transition agro-écologique tient à cœur le Dytaes Dynamique sur la transition agro-écologique au Sénégal). Pour mieux cerner cette thématique des temps modernes, l’organisation avait organisé une série d’ateliers au niveau de différentes localités du territoire.
Les résultats de ces ateliers zonaux vont être rendus publics aujourd’hui, en vue d’en partager les résultats avec les décideurs et acteurs de la société civile. ‘’L’atelier servira également d’espace pour présenter et amender les orientations majeures et les recommandations contenues dans le document de contribution aux politiques nationales sur la question spécifique de la Tae, mais également par rapport à la politique foncière, avec laquelle elle entretient un lien évident’’, lit-on dans le communiqué.

Sénégal «Zéro déchet»: Macky Sall sort le sabre

https://www.seneweb.com/ Macky Sall tient à son « Sénégal Zéro déchet ». Ainsi, il a déposé sur la table un projet de loi portant sur la lutte contre l’insalubrité et l’encombrement. Lequel sera bientôt adopté. A cet effet, une Brigade spéciale de lutte contre l’insalubrité et l’encombrement (Brise) va être créée. Des amendes considérables et des peines de prison sont aussi prévues par le texte. « Il est prévu le renforcement du dispositif coercitif contre l’insalubrité et l’encombrement de la voie publique, la possibilité pour les pouvoirs publics de contractualiser avec les structures compétentes pour l’enlèvement des épaves, véhicules et autres objets encombrant la voie publique ou abandonnés dans les fourrières et l’institution d’un juge des référés dédié à l’examen des infractions relatives à l’insalubrité et à l’encombrement de la voie publique », mentionne-t-on dans le texte.

Uriner dans la rue: Une amende de dix (10) à trente mille (30 000) FCFA prévue 

Les personnes qui ont l’habitude de se soulager dans les rues, sont prévenus : une sanction pécuniaire est en vue : « il est prévu que toute personne qui urine sur la voie publique, soit punie d’une amende de dix (10) à trente mille (30 000) FCFA ». Mieux, « Tout dépôt d’ordures à l’extérieur des habitations en dehors des espaces dédiés, est puni d’une amende de vingt (20) à cinquante mille (50 000) FCFA et en cas de récidive, l’amende fixée au contrevenant est doublée ». « Le lavage de véhicules non autorisée sur la voie publique est aussi passible d’amende. De même, jeter des déchets solides, notamment des sachets ou gobelets plastiques, sur la voie publique, est passible d’une amende de cinq (5) à dix mille (10 000) F CFA.Toute personne qui déverse des eaux usées ou ménagères sur la voie publique est punie d’une amende de dix (10) à trente mille (30 000) FCFA », lit-on dans ledit document exploité par l’Observateur.
Il s’y ajoute que toute personne qui dépose des gravats, de la ferraille, des épaves et autres objets sur la voie publique, est punie d’une peine d’emprisonnement d’un (01) mois à un (01) an et d’une amende de cent mille (100 000) à un million (1 000 000) FCFA.

 Les marchands ambulants tombent sous le coup de la loi 

Les marchands ambulants sont avertis. « Toute personne exerçant une activité de vente ambulante sur la voie publique, même de façon occasionnelle, encourt un emprisonnement de dix (10) jours à un (01) mois et une amende de dix (10) à cinquante mille (50 000) FCFA Ces mêmes sanctions seront appliquées à ceux qui seront jugés coupables d’établissement d’étals sur les ponts et passerelles et aux abords de certains lieux de vente, tels que les marchés, la tenue de gargotes sur ces mêmes lieux »,
Il est également interdit l’installation non autorisée de conteneurs en vue de la vente d’objets ou d’articles divers sur la voie publique. Un délit puni d’une peine d’emprisonnement d’un (01) mois à six (06) mois ou d’une amende de deux cent mille (200 000) à deux (2 000 000) millions de FCFA.

EXAMENS DU BFEM ET DU BACCALAURÉAT: LE CUSEMS EXIGE « LE PAIEMENT DE TOUTES LES INDEMNITÉS » AVANT LE 30 NOVEMBRE

Dakar, 20 nov (APS) – Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire (CUSEMS) exige du gouvernement « le paiement de toutes les indemnités [des examens] du BFEM et du baccalauréat avant la date butoir du 30 novembre 2019 » et rappelle avoir déposé un préavis de grève arrivé à expiration le 6 novembre dernier.
Le CUSEMS réclame au gouvernement « un système de rémunération juste et équitable, le paiement de toutes les indemnités [des examens] du BFEM et du baccalauréat avant la date butoir du 30 novembre 2019 », selon un communiqué de son directoire national.
Il affirme qu’une « lettre d’alerte » a été adressée par la direction du syndicat au président de la République, le 22 octobre dernier, l’informant d’un préavis de grève devant expirer le 6 novembre dernier.
Les militants du CUSEMS exigent aussi des autorités gouvernementales « le reversement de la deuxième et de la troisième tranche des prêts DMC (prêts sans intérêt obtenus auprès de la Direction de la monnaie et du crédit), l’application des points d’accord relatifs à la mise en position de stage et aux passerelles professionnelles ».
Le syndicat d’enseignants veut aussi que le gouvernement s’attèle au « reversement des maîtres d’éducation physique et sportive dans le corps des professeurs de collège d’enseignement moyen » et au « recrutement des sortants des écoles de formation ».
Ses militants dénoncent « vigoureusement la persistance des lenteurs administratives, la surimposition des rappels » qui leur sont payés.
Ils protestent également contre « la généralisation des appels à candidatures aux postes de responsabilité vacants dans les établissements d’enseignement technique et professionnel, en violation des principes de la gestion démocratique ».
Le CUSEMS « exige un retour rapide à l’orthodoxie et une matérialisation dans les plus brefs délais de l’accord relatif à la création du corps des administrateurs scolaires ».
Selon le communiqué, il « s’offusque de l’écrémage d’établissements mal lotis en infrastructures, en matériel didactique et en personnel enseignant au profit d’écoles souvent bien mieux loties à tous égards ».
« Les établissements victimes sont délestés à la fois de leurs meilleurs élèves et de professeurs dont l’expérience et l’expertise profiteraient davantage aux pensionnaires desdits établissements ne disposant souvent pas du génie de leur pair des écoles d’excellence, ni de l’environnement scolaire meilleur offert par ces dernières », ajoute le communiqué.
Selon le texte, les militants du CUSEMS déplorent « les nombreux dysfonctionnements (…) notés lors des commissions administratives paritaires d’avancement [des enseignants] à mi-parcours ».
« Nombre d’agents dont les fiches d’évaluation ont doublement été déposées par leur administration et par nos soins n’ont pu bénéficier d’avancements auxquels ils avaient droit, faute d’un classement desdits documents dans leur dossier par des agents de la fonction publique », explique le directoire national du syndicat.MK/ESF/BK

PROJETS D’ÉTUDES SUR LA SANTÉ, LA MORTALITÉ INFANTILE, L’OBÉSITÉ. LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE AU FEMININ

www.su www.sud-Des échanges sur des projets de recherches portant sur la santé, la mortalité infantile, l’obésité ou maladies du métabolisme ont été organisés, hier mardi, à Dakar. Ces discussions ont pour but de mieux conscientiser les populations sur ces phénomènes quasiment méconnus. Pour ce faire, des femmes scientifiques de divers horizons se sont prononcées sur ces dits projets de recherches concernant ces fameuses singularités afin d’apporter des éclairages aux populations
Toutes porteuses de projets qui tournent autour de la santé de manière générale, la mortalité infantile, l’obésité ou les maladies du métabolisme en particulier, de femmes scientifiques étaient en conclave hier mardi à Dakar. Ces dernières étudient des faits ou infections qui hantent la société et dont parfois l’existence est méconnue. Parmi les panélistes, Dr Fatoumata Ba, enseignante chercheure à l’UFR (Unité de Formation et Recherches) des Sciences de la santé de l’UGB fait de recherches sur les maladies du métabolisme, spécialement sur le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS). Celui-ci se traduit par des ronflements, une apnée ou encore des pauses dans la respiration survenant lorsque l’air ne passe plus par les voies respiratoires et qui occasionnent des réveils récurrents.
Selon Dr Ba, «la pathologie du sommeil est un des parents pauvre de la médecine car très peu d’études ont été faites sur le sommeil. Au Sénégal, à l’heure actuelle, nous avons très peu de publications scientifiques sur le sommeil voire aucune surtout sur l’apnée du sommeil. Etudier le sommeil demande des équipements et nous n’avons pas dans les structures publiques du pays un laboratoire du sommeil. Les troubles du sommeil exposent à des maladies cardio-vasculaires notamment l’hypertension artérielle, l’accident vasculaire cérébrale (AVC), les troubles du rythme mais également des maladies métaboliques comme l’obésité, le diabète et même le cancer». Elle soutient également que «le premier combat à mener actuellement, c’est d’avoir des données sur la prévalence des troubles du sommeil et surtout sur la prévalence de l’apnée du sommeil, qu’on identifie les facteurs de risques et mettre en place des stratégies appropriées pour lutter contre le SAHOS», a confié Dr Fatoumata Ba.
Dr Najah Fatou Coly, pharmacienne biologiste et enseignante vacataire à l’UFR Santé de Thiès, elle travaille sur la recherche de marqueur pour diagnostic précoce des infections néonatales, en particulier les infections néonatales bactériennes. Pour le choix de son sujet, elle explique: «j’ai choisi ce thème parce que je suis dans un hôpital de pédiatrie, l’hôpital pour enfant de Diamniadio. Là-bas, on est souvent confrontés à ces infections néonatales et je me suis rendu compte qu’il y avait un problème de marqueur spécifique et sensible pour poser un diagnostic sans ambiguïté. Donc, c’est la raison pour laquelle on s’est orienté vers cette recherche». A l’en croire, «le facteur de risques le plus important est la mortalité parce que les nouveau-nés qui sont atteints d’infections néonatales ont un risque élevé au niveau de la première semaine de passer à l’autre côté».
Et Dr Coly d’ajouter: «notre objectif est de mettre en évidence des marqueurs précoces qui sont exprimés par l’organisme lors de la rencontre avec un agent pathogène, notamment les bactéries afin de pouvoir utiliser ces marqueurs pour pouvoir faire des tests de diagnostics rapides et accessibles», a expliqué Dr Najah Fatou Coly, par ailleurs doctorante à l’UCAD. A noter que la capitale sénégalaise se positionne depuis déjà quelques années en matière de science en Afrique et s’apprête à accueillir une cérémonie du Prix International Galien, récompensant les avancées pharmaceutiques les plus prometteuses au niveau mondial

OUMAR GUÈYE VEUT UNE ’’SENSIBILISATION ACCRUE’’ SUR LE SORT DES ENFANTS DE LA RUE

Somone (Mbour), 19 nov (APS) – Le ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Oumar Guèye, a souligné mardi l’impératif de mettre en place des stratégies de communication visant à accroître la sensibilisation sur la situation des enfants de la rue.
‘’Nous sommes tous interpelés : gouvernements, collectivités territoriales, familles qui envoient leurs enfants et qui ne se soucient plus de leur devenir. Il faudrait donc une sensibilisation accrue pour que nous puissions régler définitivement ce problème’’, a-t-il lancé.
Il présidait le démarrage des travaux d’un atelier sur l’engagement des femmes élues locales dans la gestion des enfants de la rue dans l’espace UEMOA (Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest).
‘Il est heureux de constater que le Réseau des femmes élues locales a pris en charge une des problématiques que nous vivons, celle des enfants de la rue. Une problématique pour laquelle le gouvernement du Sénégal est en train de faire beaucoup d’efforts’’, a relevé M. Guèye.
Selon lui, des avancées ont été notées, mais il reste beaucoup à faire.
Il est donc demandé à la collectivité territoriale de s’engager à travailler au niveau local dans le sens d’une conscientisation de masse, afin de faire en sorte que ce fléau puisse disparaitre dans notre pays et au-delà, dans l’espace UEMOA, a-t-il laissé entendre.
‘’Il s’agit de faire en sorte que les quelques 3 000 collectivités territoriales de l’Union puissent prendre en charge la problématique’’, a détaillé le ministre sénégalais des Collectivités territoriales
Il a insisté sur le fait que la prise en compte de ce problème par les collectivités territoriales pourrait permettre de venir à bout du phénomène.
‘’Un des points importants du PSE, c’est la territorialisation des politiques publiques. Cela signifie que toutes les préoccupations au niveau central doivent être prises en charge par les élus à la base (maires, présidents de Conseil départemental)’’, a-t-il fait valoir.ADE/AKS

COLETTE, LA VEUVE DE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR, SERA INHUMÉE À DAKAR, LE 27 NOVEMBRE

Dakar, 20 nov (APS) – Colette Senghor, la veuve du premier président du Sénégal, décédée lundi à l’âge de 94 ans, sera inhumée mercredi 27 novembre, au cimetière de Bel Air, à Dakar, a annoncé à l’APS le professeur Raphaël Ndiaye, directeur général de la Fondation Léopold-Sédar-Senghor.
La veuve de Léopold Sédar Senghor, décédée à Verson, dans le sud de la France, va reposer aux côtés de son mari et de leur fils Phillipe Maguilène.
Le corps de la toute Première Dame du Sénégal arrivera à Dakar mardi soir, à bord d’un vol d’Air France.
La religieuse Marie-Madeleine, une sœur de la défunte, et le maire de la ville de Verson, Michel Marie, viendront également à Dakar dans le même vol, selon Raphaël Ndiaye.
A son arrivée à Dakar, le corps de Colette Senghor sera acheminé à la morgue de l’hôpital Principal.
Une messe de requiem sera dite mercredi à 15 h 30, dans la cathédrale du Souvenir africain de Dakar, en présence de Moustapha Niass, président de l’Assemblée nationale du Sénégal et du conseil d’administration de la Fondation Léopold-Sédar-Senghor.
Colette Hubert, née le 20 novembre 1925 à Mouzay, dans le nord de la France, avait épousé Léopold Sédar Senghor, le 18 octobre 1957. Elle fut ensuite Première Dame du Sénégal pendant vingt ans (1960-1980).Le président sénégalais, Macky Sall, a rendu hommage, sur Twitter, à « une femme discrète ».FKS/ESF/BK

LE SÉNÉGAL VEUT FAIRE DU FORUM DE DAKAR UN ‘’DAVOS DE LA PAIX ET DE LA SÉCURITÉ’’ (MINISTRE)

Dakar, 19 nov(APS) – Le Sénégal ambitionne de faire du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité, un rendez-vous incontournable d’échanges sur les questions sécuritaires, a souligné mardi son ministre des Affaires étrangères,Amadou Bâ.
‘’ Nous avons fait le choix. Notre souhait, c’est d’œuvrer pour que le Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité soit le Davos de la paix et de la sécurité’’, a-t-il déclaré lors de la conférence de presse de clôture de la sixième édition de ce forum
Il a ainsi salué la libre expression des idées des experts et autres participants à cette rencontre internationale sur la paix et la sécurité
‘’Les débats ont été très ouverts. Les experts, ministres, généraux, universitaires ont débattu avec liberté’’, s’est-il félicité, en insistant que c’est un choix du pays hôte de la manifestation.
Amadou Bâ a rappelé que le gouvernement sénégalais n’avait pas engagé d’actions diplomatiques pour inviter des chefs de l’Etat à cette manifestation.
‘’Il ne s’agissait pas d’une conférence de chefs de l’Etat. Le Sénégal n’a pas de problèmes pour mobiliser les chefs de l’Etat’’, a-t-il assuré en réaction à une idée de boycott du forum par les dirigeants africain. Seul, le chef de l’Etat mauritanien a fait le déplacement à Dakar.
Le Premier ministre français Edouard Phillipe a également assisté à la cérémonie d’ouverture du Forum.
Par ailleurs, Amadou Bâ a annoncé que les organisateurs du forum vont aider les chercheurs à poursuivre le travail des sujets abordés au cours de cette rencontre.BHC/AKS

Amadou BA Sur L’absence Des Chefs D’Etat Au Forum De Dakar: «On Ne Les A Pas Invités…»

http://www.walf-groupe.com/Le Forum International de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique a baissé les rideaux. Et le constat que tout le monde a fait est que les chefs d’Etat africains ne se sont pas présentés à l’exception de l’invité d’honneur, le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani
Pour beaucoup, il s’agit d’un boycott de cette rencontre dont l’opportunité pose question. Mais, pour le ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur qui a fait face à la presse hier mardi, c’est erroné de dire  que le Sénégal peine à rassembler les gouvernants africains. « Une option a été prise de faire du forum de Dakar une instance où on discute en toute liberté. On n’a pas engagé cette année d’actions diplomatiques pour inviter des chefs d’Etat .C’est une option qui a été précisée dès le départ, nous l’avons dit et répété », a expliqué Amadou BA.
Selon lui, ce choix a été fait pour « permettre aux ministres, experts et officiers généraux de se retrouver entre eux et de s’exprimer librement ». Et, ajoute-t-il, quand les chefs d’Etat sont présents, ils ne peuvent pas le faire. A l’en croire, « le Sénégal n’a pas de difficulté pour regrouper des chefs d’Etat autour de la question de la sécurité »

Forum de Dakar 2019: Amadou Ba dresse le bilan des activités

https://www.seneweb.com/Les rideaux sont tombés sur la 6ème édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. La cérémonie officielle de clôture des travaux s’est tenue dans l’après-midi de ce mardi 19 novembre, au Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio.
Venu présider la rencontre, Amadou Ba, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, a dressé le bilan de l’ensemble des activités qui ont rythmé ce rendez-vous annuel international. Selon lui, la cérémonie d’ouverture et le panel de haut niveau qui a suivi ont permis de «replacer le multilatéralisme au cœur des priorités de la communauté internationale, avec le souci de le repenser au fait de l’adapter aux enjeux du monde présent et à venir».

La nécessité d’un système multilatéral capable de «favoriser la mutualisation des forces»

Durant ces deux journées de réflexion, d’échanges et de partage sur la thématique de cette année, à savoir : «Paix et sécurité en Afrique : les défis actuels du multilatéralisme», le ministre renseigne que trois «grandes» questions ont été abordées et ont permis d’éclairer la situation actuelle. Il s’agit, du choix privilégié de la réponse militaire face à l’insécurité et aux conflits, les formes du multilatéralisme pour la paix et la sécurité et enfin, la multiplicité des menaces terroristes. Il ajoute que la problématique fondamentale qui a été soulevée par les échanges lors de ce forum, c’est «comment agir mais surtout comment interagir entre des facteurs étatiques et non étatiques, africains et non africains.
Par rapport à la multiplicité des menaces, le diplomate sénégalais estime que les acteurs locaux «doivent pouvoir s’insérer et être acceptés dans les schémas et de processus de résolution de conflit».
Aussi, il apparaît que «l’ampleur et la complicité des menaces à la paix et à la sécurité en Afrique requièrent sinon exigent un système multilatéral capable de favoriser la mutualisation des forces».
Revenant sur la place des Nations Unies dans la perspective de «renforcement du système multilatéral», Amadou Ba souligne que les participants dudit forum, en plus de relever «le besoin impérieux» pour l’organisation onusienne de se réformer, ont mis en exergue le rôle des initiatives régionales. Lesquelles, pour lui, «constituent à la fois le début et la continuité de l’action internationale».

«L’engagement indéfectible du Sénégal pour la paix en Afrique réitéré»

Le ministre des Affaires étrangères du Sénégal a profité de l’occasion pour remercier «très chaleureusement» l’ensemble des participants pour «les importantes contributions» qu’ils ont imprimées à la rencontre. Avant de signaler qu’«il nourrit l’espoir» pour les délibérations qui sanctionnent les travaux de ce forum permettant de «renforcer l’efficacité des actions respectives» en faveur de la paix sur le continent.
Amadou Ba a également saisi l’occasion pour réitérer, au nom du Chef de l’État Macky Sall, «l’engagement indéfectible et sans cesse renouvelé du Sénégal pour la paix en Afrique ainsi que sa disponibilité agissante à œuvrer pour la construction d’un monde plus sûre». Pour rappel, la 6ème édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique a ouvert ses portes le lundi 18 novembre 2019, au Cicad, sous la présidence effective des Chefs d’État du Sénégal et de Mauritanie et du Premier ministre de la France, Édouard Philippe. Elle avait comme invité d’honneur le président Mohamed Ould El-Ghazouani.

LUTTE CONTRE LE TERRORISME ET SITUATION INSÉCURITAIRE EN LYBIE : LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE AU BANC DES ACCUSES

http://www.sudonline.sn/Le double jeu de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme a été dénoncé hier, mardi 19 novembre, en marge de la deuxième journée de la 6e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique ouverte le 18 novembre dernier. Invités à prendre la parole lors des échanges sur le thème : «Face à la crise du multilatéralisme : quelles réponses aux défis à la paix et à la sécurité en Afrique», le ministre de la défense du Niger et son collègue des Affaires étrangers ont déploré l’absence d’un engagement de la communauté internationale dans la lutte contre le terrorisme en Afrique, comme ce fut le cas en Irak et Syrie
Les rencontres dans le cadre de la 6e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique ouverte le lundi 18 novembre dernier se sont poursuivis hier, mardi 19 novembre, au Centre international de conférences Abdou-Diouf (Cicad). Au menu de cette journée, deux plénières et six ateliers étaient inscrits. Il faut dire que les interventions du ministre nigérien de la Défense, Issoufou Katambé, et celle de son collègue des Affaires étrangères du Congo ont constitué sans doute l’attraction de cette seconde et dernière journée du Forum international de Dakar. En effet, invités à prendre la parole lors de la première plénière de cette journée placée sous le thème : «Face à la crise du multilatéralisme : quelles réponses aux défis à la paix et à la sécurité en Afrique», les deux autorités ne sont pas allées par quatre chemins pour dénoncer l’attitude de la communauté internationale sur la montée du terrorisme dans le Sahel et le bassin du Lac Tchad mais aussi la situation de la Lybie. Premier à prendre la parole, le ministre Issoufou Katambé a dénoncé avec force le deux poids deux mesures de la communauté internationale face à la menace du terrorisme dans le Sahel et le bassin du Lac Tchad. Disant ne pas comprendre le silence de la communauté internationale qui s’était fortement mobilisée pour vaincre la menace djihadiste en Syrie et en Irak, le ministre en charge de la défense du Niger a indiqué qu’à l’heure où il parlait, près de 300 000 déplacés internes et réfugiés sont cantonnés depuis 2012 dans la zone de Diffa sans un quelconque appui de la communauté internationale. Poursuivant propos, il a ainsi fait remarquer que cette situation de précarité profite largement aux mouvements Djihadistes, notamment Boko haram.
«La question sécuritaire au Sahel est très compliquée. Dans la zone de Diffa, depuis 2012, plus de 300 000 déplacés internes ou refugiés sont livrés à eux-mêmes sans assistance de la communauté internationale. Ces zones disposent de très peu d’infrastructures de base et les écoles sont souvent brûlées sous l’influence des prêcheurs djihadistes qui exploitent certaines réalités locales, notamment l’abandon du terroir par des cadres et le refus des enfants scolarisés à exercer des travaux champêtres pour monter la population contre le système éducatif occidental», a informé ministre Issoufou Katambé qui insiste sur le multilatéralisme pour vaincre le terrorisme.  «Cette guerre contre le terrorisme nous coûte excessivement cher au Niger. Nous utilisons 19% du budget national pour assurer la sécurité de notre pays. Nous devons nous fixer des objectifs politiques. Le premier doit être la sauvegarde de l’intégrité territoriale de nos Etats».
Prenant la parole  à son tour, Jean Claude Gakosso, chef de la diplomatie de la République du Congo abondant dans le même sens, a indiqué que ce double jeu de la communauté internationale s’est étendu jusqu’en Lybie où tous les efforts de paix de l’Union africaine sont bloqués et ce, en complicité de certains Etats voisins. Citant entre autres, l’Egypte et la Tunisie, il a indiqué que ces Etats africains participent aux cotés de certaines puissances étrangères à la prise en otage du pays de feu Mouammar Kadhafi en bloquant au sein de l’Union africaine toute initiative de paix. Lors de cette rencontre, d’autres personnalités ont également pris la parole. Il s’agit entre autres de Mankeur Ndiaye, actuel représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la République centrafricaine et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusa), Bintou Keita, Sous-secrétaire générale aux opérations de maintien de la paix de l’Onu et du ministre des Affaires étrangères du Gabon. Lors de leurs interventions, ils ont tous prôné à la suite des chefs d’Etat, Macky Sall et son homologue de la Mauritanie, la réorganisation des mandats des missions de maintien de la paix de l’Onu en vue de les adapter aux réalités de la lutte contre le terrorisme.Par Nando Cabral GOMIS et Sidy BADJI (PHOTOS)

Forum de Dakar–Sahel: causes et enjeux d’un «désastre» annoncé

Rfi-fr – La flambée de violences au Mali et au Burkina Faso est au cœur des débats de la sixième édition du Forum de Dakar, qui s’est ouverte ce 18 novembre dans la capitale sénégalaise. La crise sécuritaire que ces pays sahéliens connaissent est symptomatique d’une déroute plus étendue et plus fondamentale, selon le chercheur Alain Antil (1).
Entretien.
RFI : Alain Antil, vous avez une formation de géographie politique et vous êtes spécialiste du Sahel.Vous avez publié cette année dans la revue Politique étrangère une étude très remarquée sur les pays du Sahel, intitulé «Sahel:soubassements d’un désastre».Vous êtes plutôt pessimiste sur le devenir de ces pays.Pourquoi ?
Alain Antil : Mon étude porte sur une partie des Etats sahéliens, à savoir les Etats-membres du G5 : la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso. Dans ces pays, on assiste à ce que j’appelle une « déprise » de l’Etat sur son propre territoire, phénomène particulièrement prononcé au Burkina Faso et au Mali. Face à la flambée de violences terroristes que ces pays connaissent, les représentants des Etats ont parfois abandonné les zones de conflit. Ils n’assurent plus ni leurs tâches régaliennes de défense et de sécurité du territoire ni leurs attributions sociales en matière notamment d’éducation et de santé. Dans mon étude, je fais référence à cette incapacité des Etats sahéliens à régler les problèmes de leurs populations, à laquelle s’ajoutent les fondamentaux démographiques et économiques qui sont particulièrement préoccupants, laissant craindre une dégradation de la situation. Voilà pourquoi je suis plutôt pessimiste sur le devenir de ces pays au cours de la prochaine décennie.
Selon les dirigeants des pays incriminés, la détérioration de leur situation sécuritaire est la conséquence de l’effondrement du régime libyen et la dissémination de ses armes et ses arsenaux à travers tout le Sahel. Qu’en pensez-vous ?
Il y a une conjonction de raisons qui, depuis 2012, ont contribué à cette accentuation de violences dans les pays du Sahel. Au Mali, par exemple, le gouvernement a un problème avec la partie nord du pays depuis l’indépendance. Dès 1963-64, ce pays a connu les premières rébellions, suivies des revendications plus ou moins violentes par des mouvements autonomistes. Bien évidemment, le pays a aussi subi le contrecoup de l’effondrement du régime libyen, avec une circulation accrue des armes venues des arsenaux libyens dans les espaces sahéliens, tout comme d’ailleurs les armes libyennes ont pu pénétrer d’autres espaces. La dissémination des armes libyennes ainsi que le retour au bercail à partir de la fin de l’année 2011 de militaires d’origine malienne de l’armée de Kadhafi, ont accentué les tensions et les déséquilibres pré-existants. Dans ces conditions, expliquer ce qui se passe aujourd’hui au Sahel par le seul facteur libyen, est exagéré, à mon avis. D’autant que l’extension de violences que connaissent ces pays s’accompagne d’une hybridation de conflits et une diversification de la palette de violences. Certes, la terreur perpétrée par les jihadistes est une réalité, mais force est de reconnaître que les attaques jihadistes ne sont pas responsables de 100% des victimes qu’on déplore dans les pays sahéliens. Il y a de plus en plus de luttes intercommunautaires dont les acteurs sont les groupes armés non-jihadistes et les milices communautaires. Certaines victimes résultent d’exactions commises par les forces de sécurité nationale elles-mêmes sur leurs propres populations.
Peut-on parler aujourd’hui d’un terrorisme endogène ?
Historiquement, le terrorisme est arrivé au Sahel depuis l’Algérie. C’est évidemment l’histoire du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) qui s’est installé au Sahel – notamment au nord du Mali – au début des années 2000. Et puis, à partir de 2006-2007, le GSPC est devenu AQMI (Al-Qaïda au Maghreb islamique) et ce faisant se dotait non plus d’un agenda strictement algérien mais d’une vraie ambition régionale. AQMI a commencé à recruter de plus en plus de combattants sahéliens, ce qui a modifié progressivement la sociologie de ce groupe. Comme il y avait de moins en moins d’Algériens et de plus en plus de Sahéliens, la question s’est posée de savoir pourquoi un mouvement composé en grande partie de combattants maliens, mauritaniens ou de nigériens devraient être commandés exclusivement par des Algériens. C’est le moment où AQMI éclate en plusieurs mouvements avec l’émergence du groupe Ansar Dine et du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest). C’est le début de l’endogénisation de ces mouvements. Nous sommes alors en 2011-2012. On compte aujourd’hui une dizaine de katibats opérant dans le Sahel, à cheval sur la frontière du Niger, du Mali et du Burkina Faso. Certains de ces katibats ont des ancrages communautaires indéniables.
Vous écrivez face à ces groupes, les appareils sécuritaires des Etats sont débordés…
Il faut voir l’évolution de certaines régions sahéliennes comme une véritable déprise de l’Etat. L’Etat partage la gouvernance avec d’autres acteurs : des acteurs jihadistes, mais pas seulement. Il y a aussi des milices communautaires, des vigilantes, comme les groupes d’autodéfense burkinabè koglwego qui se sont créés depuis 2013 et dont les miliciens assurent la sécurité au quotidien des populations dans de nombreuses zones. Ce sont des groupes de ce genre, organisés sur la base du volontariat populaire, qui assurent désormais la lutte contre le banditisme ou la criminalité dans de nombreuses localités rurales, qui font régner l’ordre et voire parfois arrêtent les gens et les traduisent en justice. C’est la faillite des forces de défense et de sécurité étatiques.
Cette déprise de l’Etat ne concerne pas seulement le secteur sécuritaire...
Le système judiciaire est un très bon exemple de ce phénomène à l’œuvre dans un certain nombre de pays du Sahel, certes de manière variable d’un pays à l’autre. Cette déprise, qu’elle soit sécuritaire ou qu’elle concerne d’autres aspects de l’intervention de l’Etat ne frappe pas les pays du G5 de la même manière. La Mauritanie est pour l’instant relativement épargnée. Néanmoins, prenez le cas du Mali. Notamment dans le Nord ou le Centre du pays, les populations ne font vraiment plus confiance à la justice de l’Etat, qui est perçue comme corrompue ou illisible. C’est particulièrement vrai pour les zones rurales où face à la corruption des agents judiciaires et l’illisibilité du droit, les populations font parfois plus confiance aux salafistes-jihadistes qui se sont infiltrés profitant des béances du système judicaire. Ils ont installé un système de justice alternatif à celui de justice étatique malienne. Les échos que l’on a des gens qui reviennent du terrain, c’est que cette justice, appliquée souvent durement, est néanmoins perçue comme moins corrompue et plus lisible que la justice nationale. C’est un phénomène inquiétant parce qu’il implique la remise en cause finalement de la gouvernance même de l’Etat.
Qu’en est-il du système éducatif, apparemment en perdition, comme vous l’indiquez dans votre étude ?
C’est un sujet encore plus tragique que la justice parce que depuis les années 1980, les pays sahéliens ont fait beaucoup d’efforts en matière d’éducation pour la démocratiser. Avec l’aide de la Banque mondiale notamment, ils ont augmenté le budget de l’éducation. Or, la croissance démographique est tellement importante dans ces pays que les systèmes éducatifs n’ont pas résisté à cettemassification de l’enseignement. Le système a réellement explosé, avec la détérioration de la qualité de l’enseignement, notamment dans le primaire et le secondaire. Il y a deux ans, l’Etat nigérien a évalué ses enseignants contractuels pour constater que 2/3 de ses enseignants n’ont pas réussi à avoir la moyenne à des examens qui étaient pourtant assez simples. Parallèlement, les jihadistes et les islamistes tentent de faire fermer les écoles qui, disent-ils, transmettent les idées occidentales nocives.
Ces faillites multidimensionnelles constituent à vos yeux le soubassement du désastre sahélien. Comment ces pays peuvent-ils encore s’en sortir ?
Au centre de tous les problèmes qu’on vient d’évoquer, il y a l’exaspération des populations vis-à-vis des élites étatiques qu’elles considèrent comme corrompues et ne travaillant pas pour l’intérêt général. J’ai fait mention dans mon étude de l’histoire de cet ambassadeur allemand au Mali qui, interrogé par les médias locaux en juillet 2019, a affirmé qu’en raison de la corruption du système judiciaire, il ne pouvait conseiller à des entreprises de son pays à investir au Mali. La corruption, la mauvaise gouvernance sont les problèmes centraux dans les pays du Sahel. Les partenaires internationaux peuvent les dénoncer, les pointer du doigt, mais l’initiative des réformes revient aux forces politiques nationales. Tant qu’il n’y aura pas de sursaut des élites de ces pays, les efforts seront vains. Les partenaires internationaux peuvent accompagner ce sursaut, mais ne peuvent le susciter.
La crise du Sahel mais aussi sa possible contagion dans toute la sous-région sont au coeur de la réflexion que conduit cette sixième édition du Forum de Dakar. Cette menace vous paraît-elle réelle ?
Certains pensent en effet que le jihadisme sahélien pourrait s’étendre à de nouveaux pays. Quels seront ces pays ? La sécurité a été renforcée aux frontières nord du Bénin et de la Côte d’ivoire. Le Sénégal est en alerte depuis plusieurs années car il craint, lui aussi, des attaques jihadistes sur son sol. Les pays voisins du G5 sont très inquiets de la possibilité de glissement et d’évolution du jihadisme vers leurs propres pays. L’inquiétude est dans toutes les têtes, comme on a pu le constater lors de la récente réunion au Ghana des différents pays du Golfe de Guinée, baptisée « l’initiative d’Accra ». Ces pays veulent se prémunir contre l’arrivée chez eux du jihadisme venu du Sahel. Il y a un questionnement sur comment coopérer avec les pays du Sahel pour éviter que cela arrive.
Alain Antil est chercheur, responsable du Centre Afrique subsaharienne de l’Ifri. Ses domaines de spécialisation sont : questions politiques et sociales, sécurité/terrorisme, trafics dans les pays du Sahel, et plus généralement en Afrique de l’Ouest.
L’Occident dérive…et nous entraine Par Amadou Tidiane Wone
Récuser la déviation pornographique de la « civilisation » occidentale.
 Les guillemets s’imposent tant ce qui se proclame de monde « civilisé » renvoie tous les signes de la décadence, de la luxure et de la barbarie. Du siècle dit des Lumières à nos jours, la profondeur de la Pensée qui a caractérisé les intellectuels et penseurs de la vieille Europe a cédé le pas à la superficialité, à un culte du plaisir des sens, au triomphe du loisir pour le loisir.
Cette dérive, soutenue par des avancées techniques et technologiques certaines, a pour conséquence la fabrication effrénée d’objets, la production de biens non essentiels, la fourniture de services sans utilité. Il s’est ainsi développé une industrie de la distraction et de l’amusement qui produit, à foison, toutes sortes de joujoux par définition temporaires et volatiles.
Toutes choses, à l’expérience inutiles, onéreuses et désormais dangereuses. Une industrie de la mode, saisonnière par vocation, conditionne nos volontés et se saisit de nos avoirs sans limites. Dans un esprit de compétition et de concurrence qui est la marque de fabrique du système capitaliste, le bonheur de l’humain n’est plus le sujet. Bien au contraire. Il faut assiéger les esprits, les distraire, les empêcher de réfléchir, de penser. Robotiser les humains … Il suffit de voir l’envahissement du numérique dans nos vies, la solitude qui s’en suit. Les effets collatéraux sur la santé psychologique et les troubles du comportement, la manipulation des esprits que ces nouveaux outils permettent à des niveaux insoupçonnés.
Pour l’heure, intéressons-nous à la tendance de plus en plus appuyée des médias occidentaux, vecteurs de la domination culturelle d’une partie du monde sur toutes les autres, d’imposer la conception occidentale des « droits »humains et d’en faire le modèle universel de référence. Ces médias, super puissants et dévastateurs, causent plus de dégâts que la plupart des guerres conventionnelles car ils distillent, dans les consciences, un poison qui agit lentement pour détruire les bases spirituelles, culturelles et morales des peuples dominés. Rien que pour y substituer une sous culture dont les référentiels sont essentiellement tournés vers la satisfaction des besoins animaux de l’être humain. La spiritualité est mise en berne. Et il semble que nous soyons parvenus à un niveau tel de contamination, tel que la rupture d’avec le modèle occidental est une nécessité de survie.
Car, par des manipulations successives des principes du droit international, des lobbies puissants font désormais, à visage découvert, la promotion de mœurs et de valeurs déviantes, contraires à la nature humaine. Sous le rouleau compresseur d’organisations non gouvernementales, téléguidées par des Think tank aux objectifs douteux, nos pays adoptent des législations en porte à faux avec nos valeurs spirituelles, culturelles et morales. Des lois et dispositions légales écrites en français, une langue étrangère à la majorité des sénégalais, sont en cours d’adoption.  Ou peut-être le sont-elles déjà, à l’insu des citoyens, pour ne pas dire en catimini.
Notamment pour tout ce qui concerne les « nouveaux droits » sic. Par ailleurs, des politiques agressives de limitation des naissances, sous le couvert de préservation de la santé de la mère et de l’enfant, entrent en fait, dans le cadre de la « guerre démographique » que certains illuminés de l’occident ont entreprise pour contenir l’expansion de certaines populations, notamment noires… Le sujet est vaste et nous interpelle dangereusement.
Pour l’heure, prenons prétexte du débat qui agite l’intelligentsia française concernant le port du voile, qui fait partie de l’esthétique de la femme musulmane, pour nous interroger sur les fondements réels de toute cette agitation. On peut, au demeurant, rappeler à l’occident que la tendance à dénuder les femmes ou à réduire leurs vêtements à la plus simple expression est récente. Même en Europe. Parcourez toute les images de la mode européenne des siècles passés, la femme s’est toujours vêtue avec des robes longues, très longues même. Un chapeau, un foulard ou un fichu sur la tête. Les tenues des femmes européennes des siècles passés étaient conformes à ce que l’Islam indique comme norme de la pudeur ! C’est après la seconde moitié du 20ème siècle, la relance du développement en Europe et l’amélioration notable des conditions de vie que le féminisme a connu ses premiers pas. Affirmation de soi au départ, le mouvement des femmes connaît une déviation qui consiste à se poser en opposition aux hommes.
Une idéologie belliciste a fait du défi permanent une modalité d’expression de la femme. L’industrie a vite compris quel avantage elle pouvait tirer de la transformation des femmes en consommatrices compulsives.
La mode a fait des femmes son argument de vente principal en les dénudant de plus en plus ! Un subtil corollaire a été établi entre défiance, nudité et liberté. Maitresse de son corps, la femme s’est laissé piéger par le regard des hommes.
Au point d’être réduite à une chose, un gadget entre les mains de publicitaires sans scrupules.
Question : en quoi la nudité d’une femme est-elle un signe de liberté ? De libertinage, peut-être … En quoi une femme dénudée est-elle plus digne de respect qu’une femme vêtue et voilée ? Deux conceptions du monde s’opposent quant au fond. Tout simplement.
Or, le monde islamique ne développe pas suffisamment ses arguments. Alors même que le port du voile est une prescription divine valide dans toutes les traditions Abrahamiques. Par pudeur.
Une pudeur due à Dieu et non pas imposée par les hommes, contrairement à la compréhension généralement répandue dans le monde occidental. Le voile est prescrit à la femme croyante. Exclusivement. Dans la tradition musulmane, la femme est un trésor. Elle donne la vie. Et sous ses pieds se trouvent les clés du Paradis de ceux qu’elle met au monde nous enseigne-t-on.
Pour cela, elle doit être aimée, adorée. Du point de vue islamique, elle est la pièce maitresse du dispositif social. En cela, la tradition islamique a remis en question bien des pratiques des traditions arabes. Souvenons-nous, en effet, du contexte de l’avènement de l’Islam dans l’Arabie esclavagiste où les femmes, par dizaines voire des centaines, s’entassaient dans des harems pour satisfaire la libido de mâles en rut, imbibés d’alcool et violents.
Une Arabie peuplée de tribus dont l’activité principale était la guerre et les razzia, le culte des idoles et le brigandage.
Dans ce contexte, la polygamie limitée à quatre femmes prescrite par l’Islam était une révolution ! La reconnaissance des droits de la femme et l’énoncé de ses devoirs aussi. La femme n’est pas brimée par l’Islam, elle l’était dans les sociétés antéislamiques.
De nos jours combien de femmes, chefs d’entreprises, cadres supérieurs, ou exerçant des processions libérales portent le voile par conviction et en toute indépendance ? Elles devraient prendre plus souvent la parole pour défendre leur identité.
Revenons à la vision européocentriste du monde qui impose à l’humanité un modèle sans perspectives. L’Europe s’est étendue et développée par la violence : Les indiens d’Amérique massacrés et réduits à l’alcoolisme. Les aborigènes d’Australie également.
L’Afrique, réservoir d’une main d’œuvre gratuite pendant des siècles sans compter l’exploitation de ses ressources naturelles sans bourse délier. Seules les populations à forte vitalité démographique sont parvenues à survivre à toutes les vicissitudes de l’histoire coloniale.
Parallèlement et en pleine expansion économique, le malthusianisme a freiné le développement démographique des occidentaux. Et nous voilà au cœur de la problématique qui justifie les discours haineux tous azimuts : la peur panique d’une submersion de la race blanche par les autres composantes de la communauté humaine. Le vieillissement des populations d’origine européenne est une donnée majeure pour qui s’intéresse à la géopolitique mondiale et au déplacement des pions sur la mappemonde. Il y’a ainsi des guerres ciblées, des famines orchestrées, et un combat contre la famille, première cellule de protection et de développement de l’Humanité.
La promotion de l’homosexualité, la limitation des naissances, l’encouragement de la sexualité, rien que pour le plaisir et non pour donner la vie, tendent à détruire la famille, le groupe.
A quelles fins ? D’abord, selon certains esprits « supérieurs » pour garantir la suprématie blanche. Ensuite leur conserver le contrôle sur les richesses stratégiques du monde. Envers et contre tout. Ces objectifs, d’une minorité paranoïaque et agissante, sont poursuivis à l’insu de la majorité des peuples européens. Ils sont définis dans les mêmes cercles fermés de réflexion stratégique qui ont muri le projet de faire de l’Afrique une réserve de main d’œuvre gratuite par l’esclavage, la colonisation, et aujourd’hui la recolonisation par des manœuvres dont, hélas bien des dirigeants africains sont complices. Consciemment ou inconsciemment.
Être musulman, noir et africain dans ce contexte, multiplie les défis par trois ! Car l’on subit une triple discrimination qui fait partie des « règles » non écrites de « l’ordre blanc » du monde, tel que dessiné dans certains cercles. Ce n’est ni une fatalité ni une malédiction. Juste un ordre du monde pensé et conduit comme tel. Par qui ? Il appartient à chaque personne se retrouvant dans l’une ou l’autre de ces cases d’y réfléchir, de se définir et de se positionner pour défendre ses droits en tous lieux et en tous temps. Le soleil brille pour tout le monde.
Ayons le courage de subir ses rayons pour arracher notre Liberté!

Parlons de l’actualité…
Le sabre d’El Hadji Omar Al Foutiyou TALL

Restitué ou prêté au Sénégal ? Original ou copie ? Sabre du Cheikh ou celui de son fils ? Toutes sortes de conjectures ont accompagné un événement dont la symbolique profonde, à mes yeux, est à chercher ailleurs : Ce sabre nous rappelle que toute indépendance est une conquête et que pour la conserver, il faut la défendre ! Au-delà, il nous rappelle que ceux dont le sang a été versé pour la résistance à l’envahisseur colonial sont les ceddos et des marabouts. Les élites francisées qui elles ont « négocié » une indépendance hypothéquée par de nombreux accords de coopération tenus secrets, devraient garder le profil bas. Car, même défaits au plan militaire, la victoire spirituelle et morale des marabouts à l’instar d’El Hadji Omar TALL, est sans appel. Si le Sénégal et plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest sont à majorité musulmane, on peut dire qu’il a perdu des batailles mais non la guerre pour paraphraser le Général De Gaulle. Ce qui est dommage c’est la posture de nos dirigeants politiques actuels qui rivalisent d’ardeur pour renouer les fils de la subordination. Aux descendants des Résistants d’alors de nous dire de qui et de quoi ils sont les héritiers !

Visite de chantiers et vente de missiles et de patrouilleurs. 

Le Sénégal est devenu un pays solvable. La France peut donc y faire crédit sans risques. Notre pétrole et notre gaz règleront les factures le moment venu. C’est connu et c’est la France qui nous l’a appris : «  les pays n’ont pas d’amis. Ils n’ont que des intérêts. » Au fond les patrouilleurs serviront à veiller à ce que les factures françaises soient payées en priorité. Qui est fou ?

Trafic de drogue, assassinats en série et fausse monnaie. 

L’actualité dément tous les discours officiels convenus. Les délégations de passage à Dakar pour le Forum sur la Paix ont dû se demander s’ils ne s’étaient pas trompés de pays à la lecture des nombreux quotidiens sénégalais. Notre pays serait donc infesté  de gangsters, jusqu’au parlement ? Par ailleurs, une partie de la drogue saisie officiellement disparaît systématiquement ! Qui pour s’en émouvoir ? Des enfants et des femmes sont assassinés sauvagement au quotidien. Qui pour les protéger ? Nous étions au bord de l’abîme et nous venons de faire un grand bond en avant ! Comprenne qui pourra ce Sénégal, pays où la réalité dépasse la fiction.

UPF: MADIAMBAL DIAGNE PRÉCONISE UN ‘’RENOUVEAU DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES’’

Yaoundé, 19 nov (APS) – Les 48èmes Assises de l’Union de la presse francophone (UPF) devraient consacrer un renouveau de l’information et des pratiques professionnelles dans l’espace francophone, a souligné mardi son président, le journaliste sénégalais Madiambal Diagne.
(…) A travers les différentes sessions et travaux, les Assises de l’UPF indiqueront les ‘’formules pour revenir aux fondamentaux d’un métier noble et nécessaire à la dynamique sociale et à l’idéal démocratique’’, a-t-il indiqué à l’ouverture dans la capitale camerounaise des Assises de l’UPF.
L’Union de la Presse Francophone est venue à Yaoundé (Cameroun) pour ‘’réaffirmer le droit des citoyens à une information crédible, équilibrée et féconde’’, a insisté Madiambal Diagne.
‘’Notre métier n’a jamais été autant à la croisée des chemins (…) avec de nombreuses évolutions techniques et technologiques, mais jamais ses fondements n’ont été autant ébranlés’’, a-t-il dit devant un auditoire de journalistes venus de plus de 69 pays du monde et d’experts dans le domaine de la communication.
Cette situation a entraîné des ‘’critiques virulentes’’ au point que certains sont allés même jusqu’à nier à la presse une quelconque utilité dans l’œuvre de construction de nos sociétés contemporaines’’, a-t-il fait remarquer.
‘’On n’informe plus on cherche à émouvoir’’, a-t-il déploré pour coller au thème des Assises de cette rencontre internationale : ‘’Journalisme d’émotion, journalisme d’information ?
Pour le Président international de l’UPF, ‘’le journalisme d’émotion s’invite sur nos plateaux de télévision, nos stations de radio, entre lignes de nos journaux et magazines via les plateformes numériques’’.
‘’Ce journalisme en trompe l’œil fait de nous des commerçants de l’émotion, des colporteurs de rumeurs, des fabricants de +fake-news+’’, a-t –il soutenu, en relevant que ceux qui ‘’s’autoproclamaient modèles et référents du métier n’échappent pas à ce piège de la facilité et de l’annonce précoce’’.
Il a souligné que l’UPF revient au Cameroun pour ‘’saluer le dynamisme de la section locale remarquable à tout point de vue’’.
Une exemplarité qui nourrit l’ambition de l’UPF d’aller plus loin dans le soutien de la presse dans la formation, le réseautage, la promotion d’une presse responsable et indépendante, la protection des hommes et femmes des médias dans l’exercice de leur fonction, selon son Président.
Déjà le ‘’Quotidien des Assises’’ édité au cours de cette rencontre de trois jours, a été confié aux étudiants en journalisme de l’ESSTIC de Yaoundé, ‘’école de formation de référence’’ portée à ses débuts par l’ancien Président international de l’UPF, Hervé Bourges.ADL/AKS

ALY NGOUILLE NDIAYE ANNONCE UN RENFORCEMENT DE LA PRÉSENCE POLICIÈRE DANS LA BANLIEUE DE DAKAR

Dakar, 20 nov (APS) – Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, annonce un renforcement de la présence des forces de sécurité dans la banlieue dakaroise, pour permettre à ses habitants de vivre dans la quiétude.
M. Ndiaye, qui s’exprimait mercredi sur la Radio Futurs Médias (RFM, privée), a annoncé un renforcement de la présence des policiers et des gendarmes dans la banlieue de Dakar.
Il réagissait aux derniers faits divers survenus dans cette partie de la capitale sénégalaise, dont deux meurtres au moins en une semaine.
« Effectivement, il y a un problème, mais nous y travaillons », a déclaré le ministre de l’Intérieur, s’exprimant en wolof et refusant qu’on puisse parler d’une insécurité totale dans la banlieue dakaroise. Il a, en revanche, reconnu l’existence d’un « problème de sécurité de façon globale ».BK/ESF

Report des élections municipales et départementales: l’opposition parlementaire totalement divisée

https://www.jotaay.net/Le projet de loi N°15/2019 portant report des élections, initialement prévues ce 1er décembre, a été voté hier par l’Assemblée nationale. La question du report a systématiquement divisé l’opposition. Si certains louent ce report, d’autres évoquent un deal politique avant de proposer l’installation de délégations spéciales.
Le report des élections locales et la prorogation des mandats des élus locaux ont été actés hier par la majorité parlementaire. Aly Ngouille Ndiaye était devant les députés pour défendre le projet de loi N°15/2019 portant report des élections locales qui étaient prévues ce 1er décembre. L’opposition qui était d’habitude soudée pour contrer énergiquement la majorité, s’est fissurée par les différentes positions de ses membres par rapport à la question du report des élections.

Decroix: «sur cette question, je suis parfaitement d’accord avec Macky Sall»

Connu pour ses prises de position contre le régime de Macky Sall, Mamadou Diop Decroix s’est cette fois-ci accordé avec le régime. «Nous sommes tous d’accord que je ne suis pas avec Macky Sall, je me suis farouchement opposé à son régime depuis son accession au pouvoir. Mais, sur ce point je dois reconnaître qu’il a raison», a déclaré Diop Decroix. «C’est nous qui avions dénoncé les manquements du fichier électoral au lendemain des élections, et quand Macky Sall a proposé des discussions, nous avons répondu favorablement parce le Sénégal est au-dessus de nous tous. De ce dialogue sont nés de nombreux consensus, comme l’audit du fichier sur pièce et sur place», renseigne Decroix, qui précise par la même occasion que la durée de cet audit ne pourra être délimitée que par des experts. «Ceux qui réclament la tenue des élections ce 1erdécembre ne savent pas ce qu’ils disent. Je ne suis pas d’accord pour les délégations spéciales. Comment pourrions-nous accepter de laisser les 500 et quelques communes sous le bon vouloir du Président Macky Sall ? Il faut être cohérent quand même», fulmine-t-il.

Aida Mbodj :«j’assume mon accord pour le report»

Pour Aida Mbodji, c’est en toute souveraineté que son parti a siégé au dialogue politique et accepté toutes les conditions qui sont en rapport avec le report de ces élections locales. «Nous avons formulé des griefs pour exiger la fiabilité du fichier, entre autres. Tous ceux qui participent au dialogue sont d’accord sur le principe du report, qui va se faire avec la prorogation des mandats des conseillers, parce que nos demandes ne peuvent être traitées d’ici décembre», a fait savoir l’ancien maire de Bambey.

Mamadou Lamine Diallo: «ce report est juste une ruse supplémentaire»

Pour d’autres parlementaires, reporter des élections sans fixer une date à laquelle elles pourront se tenir ou renvoyer à un décret pour fixer la date de ces élections, peut être interprété comme une incompétence. Mamadou Lamine Diallo  prend donc le contre-pied de ses collègues de l’opposition. Pour lui, ce report est juste une ruse du chef de l’Etat pour trouver du temps pour régler ses guerres de positionnement. «C’est une ruse supplémentaire, ce report ne tient à rien. N’est-ce pas vous qui disiez que tout était parfait, alors pourquoi se réveiller un jour pour dire le contraire. En réalité, Macky Sall veut juste gagner du temps pour gérer les guerres de positionnement au sein de sa coalition», affirme le leader de Tekki, qui pense que le marqueur de la démocratie, c’est le respect du calendrier électoral.

Cheikh Bamba Dièye: «il faut respecter les choix du peuple. Par principe, je ne peux adhérer à ce projet»

Embouchant la même trompette que Mamadou Lamine Diallo, Cheikh Bamba Dièye dit être contre le report des élections. Selon l’ancien maire de Saint-Louis, quelles que soient les explications avancées, la démocratie sénégalaise est piétinée par ce report. «La tenue des élections ne doit pas dépendre du bon vouloir des acteurs politiques. En démocratie, il faut respecter les choix du peuple. Par principe, je ne peux adhérer à ce projet, les élus locaux ont été installés pour cinq ans, pour le respect de la démocratie, ils ne doivent pas continuer à siéger», déclare le leader de Fsd/Bj. Pour lui, a défaut d’organiser les élections à date échue, Macky Sall devrait installer des délégations spéciales.
Marie Sow Ndiaye, quant à elle, souhaite que ce report ne puisse pas aller au-delà de l’année 2020. «C’est une décision regrettable qui met même les maires mal à l’aise. Il nous faut respecter le calendrier électoral, c’est un gage de respect de notre démocratie. Même si on risque de voir des partisans du chef de l’Etat à la tête de toutes les institutions, je pense qu’il faut installer des délégations spéciales», dit-elle.

Abdou Mbow : «on ne peut pas accepter une chose quand ça nous arrange et le réfuter parce que cela ne fait pas son compte»

Les députés de la majorité ont soutenu naturellement le ministre de l’Intérieur, saluant son engagement pour la bonne marche du dialogue national et politique. S’attaquant à Cheikh Bamba Dièye, Abdou Mbow soutient : «au nom de quels principes refuse-t-il le report et la prorogation des mandats des élus locaux alors qu’il a eu à en bénéficier sans broncher. Il faut être sérieux dans ses prises de positions. Vouloir faire le show ne doit pas nous pousser à dire n’importe quoi», fulmine Abdou Mbow.
Le président du groupe parlementaire, quant à lui, précise que ce n’est pas le ministre de l’Intérieur qui a demandé le report, c’est un consensus entre les partis politiques qui participent au dialogue national. Pour Aymérou Gningue, il n’est nullement question d’abandonner nos positions sur le parrainage, il est simplement question de discuter pour arrondir les angles.Ndèye Khady D. FALL

ALY NGOUILLE NDIAYE RASSURE: «Si les acteurs du dialogue sont d’accord qu’on organise les élections dans trois mois, nous on est prêt»

https://www.jotaay.net/Le 28 mars 2021 est juste une date limite pour les élections municipales et départementales qui pourraient se tenir beaucoup plus tôt, si les accords obtenus au niveau du dialogue politique sont mis en œuvre à temps. C’est la précision faite hier par le ministre de l’Intérieur, qui défendait à l’Assemblée nationale le projet de loi portant report desdites élections. Mieux, Aly Ngouille Ndiaye affirme haut et fort que ses services sont prêts à organiser lesdites élections dans trois mois, si les parties prenantes y mettent de la bonne volonté. Invitant les boycotteurs à rejoindre la table du dialogue, il souligne que pas moins de dix accords ont été trouvés et qu’il ne reste plus que quatre questions à traiter.
Il n’est pas dit que les élections se tiendront le 28 mars 2021. C’est juste une date-butoir, mais les locales pourraient se tenir bien avant cette date, en fonction du temps que prendra la mise en œuvre des accords obtenus dans le cadre du dialogue politique en cours. «Il n’est pas dit que les élections vont se tenir le 28 mars 2021. Mais, comme on ne sait pas combien de temps va prendre tout le travail qui reste à faire, on a choisi de prendre un délai auquel, on espère, si tout le monde y met de la bonne volonté, on n’arrivera pas. C’est-à-dire le 28 mars 2021», a soutenu hier le ministre de l’Intérieur. Ce dernier trouve d’autant plus important de tenir les joutes électorales dans les meilleurs délais «qu’il faut qu’on renouvelle le personnel (conseillers municipaux et départementaux) de façon démocratique». Convaincu que «2021 est une bonne date» pour la tenue des élections locales, il n’en demeure pas moins disposé à les organiser plus tôt, si telle est la décision des parties prenantes du dialogue politique. «Si les acteurs du dialogue sont d’accord qu’on organise les élections dans trois mois, nous on est prêt (…). On n’a ni un problème de matériel, ni un problème d’argent encore moins un problème de volonté», assure le ministre. Qui invite de nouveau les boycotteurs à la table du dialogue. «Ceux qui ne participent pas au dialogue, qu’il viennent et j’espère qu’ils viendront. Le député Cheikh Abdou (Mbacké) demande qu’on n’aille pas au-delà de 2020 (pour l’organisation des élections), mais pour cela, il faut venir au dialogue», lance-t-il.

«Sur les 36 rencontres qu’on a eues, on est tombé d’accord sur au moins dix points»

Auparavant, le ministre de l’Intérieur est revenu sur la dialogue politique et les nombreux points d’accord. «Sur les 36 rencontres qu’on a eues, on est tombé d’accord sur au moins dix points. Le premier point, dit-il, est le constat fait par tous les participants que les élections ne peuvent pas se tenir le 1er décembre 2020». Ensuite, il cite les accords sur les audits du fichier et du processus électoral. Ce qui, fait-il remarquer, «demande du temps et on ne sait pas combien de temps ça va prendre». Il y a également le consensus sur le mode d’élections des maires et des présidents de conseils départementaux. «Auparavant, ce sont les conseillers élus qui élisaient en leur sein un maire. Maintenant, c’est celui qui va diriger la liste majoritaire qui sera élu maire», précise Aly Ngouille Ndiaye. Qui souligne également les accords sur l’harmonisation du taux de conseillers entre la liste majoritaire et la liste proportionnelle et sur la nécessité d’un règlement intérieur de conseils dans les mairies et conseils départementaux, pour éviter certaines dérives dans la gestion. Comme autres points d’accord, l’organisateur des élections énumère : I’introduction d’une liste proportionnelle pour les villes et l’élection de celui qui dirige la liste proportionnelle comme maire de ville….

«C’est seulement sur quatre points qu’il n’y a pas d’accord»

Selon le ministre de l’Intérieur, «c’est seulement sur quatre points qu’il n’y a pas d’accord». Il s’agit du mode d’élection des adjoints aux maires et des vice-présidents des conseils départementaux. «On a proposé le mode d‘élection au suffrage universel, mais il y a des participants qui ne sont pas d’accord», note-t-il. Tout en soulignant que le mode de remplacement du maire ou du président de conseil départemental en cas de décès divise aussi les dialogueurs. Le second point non encore résolu porte sur le bulletin unique. «Certains le réclament, alors que d’autres n’en veulent pas», dit-il. Les autres points pour lesquels il n’y a pas également consensus sont la question de la caution et celle du parrainage. Tout de même, il espère que des solutions vont être trouvées, du moment que le dialogue se poursuit.Mbaye THIANDOUM

Report Des Locales: Le Député Cheikh Abdou MBACKE Bara Dolly Parle De «Deal Politique»

http://www.walf-groupe.com/ L’adoption du projet de loi portant report des élections municipales et départementales n’a pas rencontré l’assentiment de tous les députés
Cheikh Abdou MBACKE Bara Dolly qui s’y est opposé trouve que «rien ne justifie le report des élections. Il n’y a pas une crise majeur qui justifie le report des locales».
Selon le responsable de Bok Guis Guis à Mbacké, ce report cache une motivation non avouée du pouvoir. Selon lui, il s’agit d’un «deal politique». «On ne peut pas reporter des élections sans fixer une date à laquelle elles pourront se tenir au risque de contrevenir aux dispositions de l’article 67 de la Constitution», martèle le député.

Sokhna Dieng Mbacké: «Comment Famara Ibrahima Sagna Qui N’a Pas Été Installé Peut Être À L’origine De Ce Projet De Loi De Report Des Élections?»

https://www.xibaaru.sn/Le ministre de l’intérieur Aly Ngouille Ndiaye était à l’Assemblée nationale hier après-midi afin de défendre le vote du projet de loi portant report des élections prévues le 1er Décembre 2019 et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux.
La députée Sokhna Dieng Mbacké, la première à prendre la parole lors du débat général, a dit d’abord son inquiétude concernant la tenue du dialogue national et sa durée, mais aussi l’installation retardée  de Famara Ibrahima Sagna dans ses fonctions de Président du comité de pilotage.
« Le dialogue devait durer trois mois selon le président Macky Sall, et cela fait 6 mois depuis le 28 mai 2019 que ce dialogue a commencé. »  Puis, regrettant que le Président du comité de pilotage ne soit toujours pas installé, elle se posera la question de savoir comment peut-il être à l’origine du projet de loi voté ce jour.
« Je voudrais savoir M le ministre si le courrier dont vous parlez du général Niang, qui est à l’origine de l’élaboration de ce projet de loi est resté sans suite, puisque le Président Famara Ibrahima Sagna n’a pas été installé dans ses fonctions de Président du comité de pilotage. Comment un courrier qu’il aurait  reçu du Général Niang, auquel il n’a pas répondu parce qu’il n’avait pas qualité pour y répondre pourrait être à  l’origine de l’élaboration de ce projet de loi », a-t-elle demandé.
Autre préoccupation de la parlementaire, l’amendement du Gouvernement adopté en commission et qui fixe la date des élections au plus tard le 28 Mars. Selon elle, cette date n’est pas précise et semble évasive. Elle a proposé de dire par exemple  « 1er trimestre de l’année 2021 »

Prorogation des mandats territoriaux: «un coup d’Etat parlementaire»,selon Moustapha Diakhaté

https://actusen.sn/Moustapha Diakhaté est foncièrement contre la prorogation des mandats territoriaux. L’ancien député déclare sans ambages que celle-ci est « un coup d’Etat parlementaire ».
« En adoptant le projet de loi anticonstitutionnelle portant prorogation des mandats territoriaux, l’Assemblée nationale entérine la violation du principe électif au suffrage universel des Assemblées territoriales. Pour la première depuis l’indépendance, le Sénégal vient de subir une interruption de la vie constitutionnelle des assemblées territoriales avec la désignation, par les députés, des conseils municipaux et départementaux ainsi que les Maires et Présidents de départements », déclare-t-il dans un post sur sa page Facebook.
« La classe politique, de tout bord, vient encore une fois de montrer le peu de respect qu’elle accorde au suffrage des Sénégalais », a-t-il ajouté.
Moustapha Diakhaté ne s’arrête pas là. En effet, selon lui, « avec ce vote du projet de loi anti constitutionnel, en violation du Code électoral en son Article L.266-3 qui dispose que «Dans tous les cas, les élections ont lieu dans la cinquième année du mandat», il sera difficile aux partis politiques qui ont organisé le putsch législatif de s’opposer à la prorogation de la 13ème Législature jusqu’à 2025 et pourquoi pas du mandat présidentiel en cours ».
A son avis, les Conseils départementaux et communaux élus en 2014 dont les mandats expirent, au plus tard le 31 décembre 2019, n’auront plus de légitimité pour agir au nom du Peuple Sénégalais. « En fait, il s’agit d’une dépossession des électeurs du pouvoir d’élire des Conseillers territoriaux que la constitution confère aux seuls citoyens. En tout état de cause, les Conseils départementaux et communaux élus en 2014 dont les mandats expirent, au plus tard le 31 décembre 2019, n’auront plus de légitimité pour agir au nom du Peuple Sénégalais », affirme l’ancien ministre conseiller du président Macky Sall.

Voici la lettre de démission de Seydina Fall,

Par lettre  en date du 19 novembre 2019, Monsieur Seydina Fall a notifié au président de l’Assemblée nationale sa décision de se démettre de ses fonctions de député à l’Assemblée nationale du Sénégal.
Le président de l’Assemblée nationale lui a accusé réception de cette lettre, en lui indiquant qu’elle sera traitée conformément aux dispositions de l’article 7 du Règlement intérieurFait à Dakar le 19 novembre 2019
Le FPDR France Demande L’arrestation Immédiate De…Boughazelli
Le dangereux député faussaire BOUGAZELLI doit être mis hors d’état de nuire
Toutes les forces de police, de défense et de sécurité sénégalaises doivent être mobilisées 24 heures sur 24 pour traquer et capturer le dangereux caïd, député faussaire Seydina Fall dit BOUGAZELLI, membre du parti au pouvoir, pris en flagrant délit de trafic de faux billets, devant la représentation nationale, un lieu sacré, souillé par un vulgaire trafiquant. Le FPDR France exige l’arrestation immédiate et l’incarcération, du délinquant faussaire BOUGAZELLI, coupable en sa qualité d’élu du peuple d’avoir trahi la nation sénégalaise toute entière.
Pour la première fois, dans l’histoire politique du Sénégal, un député est arrêté en flagrant délit de blanchiment d’argent sale, de contrefaçon et de falsification de billets de banque, des infractions réprimées par la loi n°84-11 du 4 janvier 1984 abrogeant et remplaçant les articles 119 et 124 inclus du Code pénal relative au délit de faux monnayage. Le transport, la mise en circulation ou la détention en vue de la mise en circulation des signes monétaires contrefaits ou falsifiés constituent des infractions pénales d’une extrême gravité, assimilables à un crime.
Le FPDR France informe l’opinion publique nationale et internationale d’une saisine du Département d’état américain, du Parlement français et des Nations Unies sur cette affaire de blanchiment d’argent sale et de distribution de faux billets de banque, qui risque de déstabiliser le Sénégal et la sous-région. Fait à Paris, le 18 novembre 2019M.Sidy FALL,Coordonnateur du FPDR France

Le PDS Des Wade… Dans Le Jeu De La Mouvance Présidentielle

https://www.xibaaru.sn/Silence autour de dossiers vitaux touchant la nation : Et si le PDS était devenu un parti de la mouvance présidentielle ?
Depuis les retrouvailles entre le Président de la République M. Macky Sall et son prédécesseur au Palais, Me Abdoulaye Wade, le Parti démocratique sénégalais garde un silence troublant sur certaines questions ayant trait à la vie de la nation. Une posture bizarre. Le Comité des Droits de l’Homme de l’Organisation des nations unies (ONU) s’est fait le devoir de demander au Sénégal de respecter les droits de Karim Wade, fils de Me Abdoulaye Wade, condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), en le réhabilitant et même à lui verser des indemnités de compensation. L’Etat du Sénégal a réagi en déchirant cette résolution du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU, et pire en limogeant ses fonctionnaires ayant pris part à la rencontre de cette instance internationale. Ces fonctionnaires ont commis le délit d’avoir l’engagement au nom du Sénégal que tous les droits de Karim Wade vont être respectés par le Sénégal.
Evidemment, cette résolution a conduit toutes les organisations nationales luttant pour les droits de l’homme au Sénégal, à s’en réjouir et à tirer à boulets rouges sur l’Etat. Le PDS qui ne cesse de se battre pour la réhabilitation de Karim Wade devrait être le premier à se réjouir de cette position du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU et à pourfendre l’Etat du Sénégal. Il n’en est rien. Curieusement, le PDS se distingue par son silence autour de cette résolution du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU.
Le PDS s’était montré hostile à toute idée de report des élections locales, il n’y a guère longtemps. Ce part a même poursuivi sa logique d’opposition radicale vis-à-vis du régime du Président Sall en boudant son appel au Dialogue national. Aujourd’hui que le report est devenu effectif et la nouvelle date de ces élections repoussée au plus tard à la fin du mois de mars 2021, le PDS ne se prononce sur cette question qui écœure les autres partis de l’opposition ainsi que d’autres organisations de la société civile.
L’affaire du député Boughazelli pris en flagrant délit dans une affaire de trafic de faux billets de banque pollue aussi l’atmosphère sur la scène politique nationale. Tout le monde en profite pour mettre à nu le « banditisme » des tenants du pouvoir, pendant ce temps, le PDS ne prend aucune position sur cette affaire. Bizarre, non ! Et, si le PDS s’était rangé dans le camp de la mouvance présidentielle ?La rédaction de Xibaaru

Boughazeli met l’État à genoux Par Mamadou SY Albert

Le gouvernement du Sénégal affiche son incapacité notoire dans la gestion de l’affaire de contre-façon de monnaie à laquelle est mêlé – à tort ou à raison – le parlementaire et militant de l’Alliance pour la République, Seydina A. Fall, plus connu sous le sobriquet de Boughazeli.Aucune communication étatique pour éclairer l’opinion publique nationale et internationale, ni sur la disparition volontaire ou non de la personne interpellée, entendue, puis relâchée sur convocation par les enquêteurs de la brigade de recherche, ni sur les dispositions prises par le gouvernement pour mener à terme les enquêtes judiciaires et la suite du traitement par la justice. L’État est presque mis à genoux par des intérêts inavouables devant une affaire grave à la fois au plan politique, financier et économique.
La contre- façon est une activité économique grave. Elle constitue un danger réel dans de nombreux domaines économiques, financiers et politiques. C’est probablement dans le domaine monétaire que la contre-façon exerce une pression énorme de nos jours, par ses effets catastrophiques sur la gouvernance des affaires publiques et du système bancaire. Elle est un mal présent dans les pays du Nord et dans ceux du Sud. Elle se révèle être une des activités criminelles les plus redoutées par les décideurs politiques et par tous ceux qui participent au financement du développement à cause de ses effets multiples sur la déréglementation des systèmes monétaires et les dysfonctionnements potentiels de l’économie réelle.
Les pays développés ont mis, au cours de ces dernières années, des moyens financiers et humains importants pour protéger leur système bancaire sous la menace de la cybercriminalité financière, les transactions monétaires internationales et le fonctionnement du commerce mondialisé. En dépit de ces efforts consentis en matière de lutte contre l’industrie, l’économie et la finance de la contrefaçon, le phénomène persiste à l’échelle de la planète. Il prend d’ailleurs de l’ampleur dans le continent africain, dans les pays asiatiques et de l’Amérique latine. Le Sénégal représente un échantillon parmi les pays subissant une progression rapide du marché de la contrefaçon. Les industries pharmaceutiques ont été récemment affectées. Les banques sont depuis des années au guet. Elles surveillent tous les flux financiers d’origine illicite et douteuse.
L’affaire mettant le parlementaire Seydina Aliou Fall au centre d’une opération de contrefaçon financière massive, puisque estimée pour le moment à plus d’une trentaine de milliards Cfa, permet de mesurer la volonté politique réelle ou superficielle de l’État du Sénégal dans la lutte contre les fraudeurs nationaux. Cette affaire impliquant un responsable du parti présidentiel, semble représenter une épreuve politique majeure pour le Président de la République, les institutions républicaines.
Les enquêteurs ont interpellé et entendu la personne incriminée a priori par des indices concordants de l’enquête de la gendarmerie. Contre toute attente, Boughazeli est libéré par les enquêteurs sur convocation. Depuis quelques jours, l’opinion publique nationale se posait de sérieuses interrogations à propos du refus apparemment de répondre à la convocation, du silence du chef de l’État et la poursuite de l’affaire. Quand bien même le principal concerné a refait surface hier sur les ondes de la Zik Fm en milieu de journal en wolof d’Ahmet Aïdara et Mansour Diop (Dmedia), et a promis de se rendre à 16hH. Il s’est finalement présenté à Colobane accompagné de l’avocat Me El hadji Diouf.
Pour autant, jusque-là, la Présidence de la République s’abstient de communiquer. Les médias distillent les états d’âme du chef de l’État. Certains journaux rapportent que ce dernier serait pour que la justice aille à son terme. Il ne soutiendrait personne. Le ministre de la Justice préfère ne point évoquer le fond d’une affaire pendante devant la justice. Le Parlement en session, observe de loin le déroulement de l’affaire d’un de ses honorables députés. Le ministre de l’Intérieur n’est pas tellement préoccupé par la recherche de celui qui avait disparu avant de réapparaître. Le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur n’établit pas de liens entre ce qui se passe et l’image ternie à terme du Sénégal.
L’État est mis presque à genoux devant une affaire si grave impliquant un parlementaire et un acteur politique de la majorité présidentielle. Le refus de l’État de communiquer pour éclairer les citoyens, rassurer les opérateurs économiques nationaux et internationaux traduit une fuite en avant. Les Sénégalais indignés comprennent difficilement ce silence de l’État et la posture d’une justice assurément à double vitesse. https://actunet.net/

Moustapha Niass: «Bougazelli n’est plus député depuis mardi»

http://lesoleil.sn/Moustapha Niass est clair comme du cristal de roche. La démission du député Bougazelli a pris effet le 19 novembre 2019 à partir de 17 heures. Le président de l’Assemblée nationale est revenu, en exclusivité pour le service web du Soleil, sur l’interprétation de l’article 7 et de ses alinéas qui traitent de la procédure de démission d’un député.
« Il ne peut y avoir aucune ambiguïté. La démission du député Seydina Fall (Bougazelli) a été acceptée et entérinée mardi 19 novembre 2019 lors de la session ordinaire unique », explique Moustapha Niass, le président de l’Assemblée nationale. Ainsi il coupe court les rumeurs qui faisaient état d’une démission qui devrait être actée que le 27 novembre prochain, date prévue dans l’agenda parlementaire de la prochaine session consacrée au projet de loi de finance 2020.
Dès mardi soir, un communiqué de l’Assemblée nationale notifiait, pourtant, le dépôt de la lettre de démission du député Seydina Fall alias Bougazelli en rappelant toutefois qu’elle était assujettie à l’application de l’article 7 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
En effet, c’est l’article 7 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale sénégalaise qui donne un cadre en cas de démission d’un député. Son alinéa 3 stipule qu’ :
«En dehors de la déchéance prévue par la Constitution et des démissions d’office prévues par le Code électoral, les démissions sont adressées au Président de l’Assemblée nationale, qui en donne connaissance à la réunion plénière suivante. Hors session, le Bureau reçoit et/ou constate la démission d’un député, et installe son suppléant.Les démissions acceptées par l’Assemblée sont immédiatement notifiées au Président de la République.»
La démission du député Bougazelli concerne dans ce cas précis l’article 7. Une année parlementaire est composée d’une session ordinaire unique de l’Assemblée nationale allant du 15 octobre au 30 juin de l’année suivante ; et de sessions extraordinaires allant du 1er juillet au 14 octobre convoquées uniquement par décret présidentiel ou par des députés.
« La lettre de démission nous a été rapportée mardi 19 novembre 2019 à 15 heures, donc nous sommes en session ordinaire unique, précise Moustapha Niass. Et il se trouve qu’une séance plénière démarrait à 17 heures. C’est au cours de cette dernière que j’ai pris acte de la démission du député Seydina Fall. J’ai informé la plénière de la lettre du député qui constate la démission. Je tiens aussi à dire que le bureau n’apprécie pas, il est juste informé ».
Assemblée nationale: Bougazelli remplacé par un membre du parti de Mousatapha Niasse
L’ex-député de la mouvance présidentielle, Seydina Fall alias Bougazelli,  qui a démissionné, après avoir été cité dans une affaire de trafic présumé de faux billets,  a été remplacé par Alioune Kébé, rapporte Seneweb.
Ce dernier était sur la position 33 de la liste nationale alors que Seydina Fall occupait la 21e place. Mais, étant donné que, au nom du respect de la parité, tous les suppléants sont tous installés, Kébé demeure le suivant direct.
Le nouveau député, qui sera officiellement probablement installé lors de la prochaine plénière, est un cadre de l’Alliance des forces du progrès (Afp) et proche du président de la l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse.

Qui en veut à Aly Jack Bauer Ndiaye au point de vouloir le brouiller avec Macky Sall et Samba Ndiobène Ka

https://actusen.sn/Mais qui en veut au ministre de l’Intérieur ? La question garde tout son pesant d’or et pour cause. Selon SourceA, certaines mauvaises langues, qui cherchent, visiblement, à le mettre en mal avec son boss,  »Thiompal » (Macky Sall : ndlr), distillent, dans certains sites en ligne, que Aly Ngouille Ndiaye a décidé d’organiser un Concert dans la Commune de Linguère pour saboter la Journée Nationale de l’Elevage que devra présider  »Niangal Sall », aux côtés de son frérot de ministre de l’Elevage Samba Ndiobène Ka.
Or, depuis qu’il a su que la date de son Concert que doit animer Wally Ballago Seck allait coïncider avec la commémoration de la Journée de l’Elevage, Aly Ngouille Ndiaye a vite fait de faire une annonce et un communiqué pour dire à qui veut l’entendre que le concert de Wally Seck a été renvoyé sine die. Motif invoqué : la célébration de la Journée de l’Elevage.
Mieux, avant même que ses adversaires ne cherchent à le brouiller avec  »Thiompal » et son frérot Samba Ndiobène Ka,  »borom nag, xar ag beuy », Aly Ngouille Ndiaye a demandé à tous les fils du département de Linguère de ne ménager aucun effort, pour que la célébration de ladite Journée de son frère et collègue ministre, Samba Ndiobène soit courroné d’un éclatant succès.
Alors, encore une fois, qui souhaite brouiller les relations entre  »Waccacca » et Jack Bauer. Surtout, quand ce dernier est accusé de défier son maître.

 Attaque Au Pistolet Du Domicile Du Maire De Mbacké : Suite À La Médiation Du Khalife Des Mourides, Les Plaintes Retirées

http://www.walf-groupe.com/Est-ce l’épilogue d’une affaire partie pour être soldée au Tribunal ? Tout porte à la croire. En effet, grâce à une médiation de Serigne Mountakha MBACKE, les deux parties qui étaient aux prises sont revenues à de meilleurs sentiments.
Ainsi, le maire de Touba, Abdou Lahad KA, dont le domicile a été attaqué au pistolet a retiré sa plainte. Tout comme Serigne Abdou Samath Cheikhouna qui a été pointé du doigt et accusé d’être le Mbacké-Mbacké qui a tiré les coups de feu. Tous les deux avaient déposé une plainte contre X. Pourtant, les enquêteurs du commissariat urbain de Touba, après avoir procédé aux auditions, étaient sur le point de transmettre le dossier au procureur pour l’ouverture d’une information judiciaire.

Plainte contre le patron de CCBM: Serigne Mboup et son frère poursuivis pour abus de bien sociaux et escroquerie

https://www.pressafrik.com/Le patron du Groupe Comptoir Commercial Bara Mboup (CCBM), Seigne Mboup et son frère, Moussa Mboup sont sous le coup d’une plainte pour abus de biens sociaux, escroquerie, faux et usage de faux.
Ils sont poursuivis par leur sœur, Aminata Mboup qui, le 22 aout dernier, a saisi le procureur de la République d’une plainte pour « dénoncer la vente d’un immeuble appartement à la Société Bara Mboup alimentaire (Sbma), effectuée par les deux mis en cause », rapporte L’As.
Le procureur de la République a actionné la Division des investigations criminelles (Dic), qui a d’ailleurs, entendu la plaignante. Dans les jours à venir, les frères Mboup et leur sœur, Aminata Mboup devront se retrouver devant les tribunaux.Salif SAKHANOKHO

DES VICTIMES D’UN SCANDALE IMMOBILIER MOUILLENT LE BEAU-PERE DU PRESIDENT

https://www.seneplus.com/la-une-L’AsRéunies au sein d’un collectif, les victimes d’une vaste escroquerie portant sur près d’un milliard Fcfa en veulent terriblement à Homère Seck, beau-père du président de la République.
Réunies au sein d’un collectif, les victimes d’une vaste escroquerie portant sur près d’un milliard Fcfa en veulent terriblement à Homère Seck, beau-père du président de la République. Dans un communiqué qu’elles ont publié hier, elles accusent la Société d’Etudes, de Travaux et d’Ingénierie (Seti) appartenant à Homère Seck de leur avoir vendu des terrains qu’elles ne parviennent pas à voir.
Entre 2012 et 2016, par le biais d’agences immobilières et d’un intermédiaire en la personne de Kader Dia, le sieur Abdoulaye Sambe, alors Directeur Général de la Société d’Etudes, de Travaux et d’Ingénierie (SETI) s’est rapproché d’honnêtes citoyens pour leur proposer des terrains dont les prix variaient entre 20 et 35 millions FCFA.
Ces terrains sont répertoriés sur le TF 526/NGA ex 4407/DG. La SETI appartient à Abdourahmane Seck dit Homère, beaupère du Président Macky Sall est le propriétaire de la SETI et son fils Thierno Homère Seck en est le responsable financier. Ce dernier est aussi cité dans cette affaire d’escroquerie. Sur la base des informations et documents fournis par Abdoulaye Sambe, le site appartenait à l’origine à la famille Dame Mbengue qui devait bénéficier de ces lotissements. Le sieur Sambe était le mandataire en second suite à une cession de pouvoirs de Abdoulaye Kane acceptée devant notaire par la Famille Mbengue.
Pour convaincre ses clients et futures victimes, soutiennent les membres du Collectif, Abdoulaye Sambe et ses associés de SETI leur avaient assuré que le dossier était presque finalisé puisque porté par le Directeur de l’Urbanisme et de l’Architecture Omar Sow, le Directeur régional des Impôts et Domaines de l’époque Mouhamadou Lamine Sy et d’autres grosses pontes de la République qui auraient d’ailleurs sollicité et obtenu des parcelles en contrepartie. «Convaincues par la crédibilité et la qualité des intervenants, les victimes avaient signé des contrats de réservation avec la société SETI et/ou Abdoulaye Sambe et versé des acomptes compris entre 5 et 200 millions de FCFA avec un cumul qui approcherait le Milliard selon des estimations (en l’absence de recensement exhaustif des victimes qui vont se faire connaître).
Après une longue attente de plusieurs années avec d’innombrables promesses et échéances qui n’ont jamais été respectées, les victimes ont décidé de porter plainte contre le sieur Abdoulaye Sambe et Cie à la DIC. Abdoulaye Sambe s’était évaporé dans la nature depuis courant 2016 à l’issue d’une première arrestation avec des interventions judiciaires en haut lieu qui avaient permis de le libérer après dédommagement partiel d’une plaignante sans que les autres victimes en soient informées», expliquent les membres du Collectif.
Après plus de 3 ans de fuite, Abdoulaye Sambe a été arrêté à Mbour le 1er octobre passé. «Au regard de l’étendue de l’escroquerie et de l’implication supposée de certains services de l’Etat, les victimes de Abdoulaye Sambe, de SETI (Famille Homère SECK) qui croient être des Sénégalais avec des droits à défendre, demandent aux autorités étatiques compétentes de se saisir du dossier afin que justice se fasse». A souligner que SETI est également citée dans le scandale des 5.000 logements sociaux de Bambilor dont le marché aurait été attribué au Pca de Petrosen et beau-père du président de la République. Mame Diarra DIENG

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 20/11/2019
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Bagarre mortelle à Wassétaké

C’est l’émoi et la consternation dans l’île à Morphil notamment à Wassétaké. En fait, une bagarre a tourné au drame. Seydou Tall âgé d’une quarantaine d’années a trouvé la mort lors de cette bagarre qui opposait éleveurs et agriculteurs dans cette contrée de l’Ile à Morphil hier mardi aux environs de 16 heures. Alertés, les sapeurs-pompiers de Pété, qui se sont déplacés sur les lieux, ont pris la dépouille qu’ils ont transférée au district de Pete et la gendarmerie a ouvert une enquête. Cette affaire défraie la chronique dans le Fouta.

Les manipulations des Habré révélées

Mme Habré est tenace et courageuse. Seule presque contre tous à défendre son époux. Si courageuse qu’elle n’hésite pas à user de la manipulation pour gagner la sympathie de l’opinion. C’est en tout cas la conviction des autorités de l’administration pénitentiaire. D’après des sources de «L’As» , Madame Habré cherche par tous les moyens à justifier les déclarations de la semaine dernière présentant comme gravement malade son époux.

Habré se serait versé de l’eau chaude

«Depuis le démenti de la DAP, tout laisserait croire qu’il a opté pour l’auto agression. Habré s’est versé de l’eau chaude au pied dans la nuit du jeudi au vendredi 15 novembre 2019 et il s’est cogné l’épaule à la porte des toilettes vendredi dernier. Ce n’est pas le bras mais l’épaule. Curieux comment peut on tomber directement sur sa clavicule ( épaule)… Après tout, Habré a été évacué puis consulté par le médecin général Prof Momar sène…Le Général qui fait partie des plus grands spécialistes en orthopédie a décidé de le revoir lundi. Non contente de l’avis du professeur qu’elle a au passage traité de tous les noms d’oiseau parce qu’elle voulait de l’hospitalisation son mari pour justifier sa maladie. Une fracture à la clavicule qui ne justifie pas une hospitalisation. D’ailleurs après la consultation du médecin général spécialiste orthopédiste, Mme Habré a voulu présenter son mari au médecin de la famille qui est généraliste certainement pour obtenir l’hospitalisation. Il n’est pas soigné par l’administration pénitentiaire dit-elle. Habré a refusé de se présenter à son Rv médical du lundi … Chercherait il un médecin qui pourrait accéder à la demande d’hospitalisation de son épouse ? »

Retour de parquet pour la fille de Nder et Cie

Adja Mbaye, la fille du chanteur Alioune Mbaye Nder, et sa bande ont été déférés hier au parquet à la fin de leur garde-à-vue. Poursuivis pour association de malfaiteurs et vol en réunion, ils ont fait l’objet d’un retour de parquet. Ils feront face aujourd’hui au procureur qui va sans doute les placer sous mandat de dépôt. Adja Mbaye et ses acolytes dictaient leur loi dans les quartiers huppés de Dakar. La Section de Recherches de la Gendarmerie a mis fin à leurs activités délictuelles. La bande a été arrêtée à la suite d’une plainte d’un nommé Mouhamadou Moustapha Diagne qui a été agressé par la bande vers la mosquée de la Divinité.

Trois pêcheurs portés disparus

Trois pêcheurs de Thiaroye/Mer qui étaient en mer la semaine passée sont portés disparus depuis samedi dernier. Leurs parents n’ont pas leurs nouvelles depuis qu’ils ont quitté la terre ferme. Une situation qui a plongé leurs camarades dans le désarroi le plus total.

La délinquance régresse de 70% à Pikine

La délinquance a considérablement régressé à Pikine. C’est l’avis du Commissaire sortant de l’Arrondissement de Pikine Adramé Sarr lors de la cérémonie de passation de service entre lui et son remplaçant le Commissaire Ousmane Fall tenue hier. « La délinquance a régressé de 70% en ces 04 dernières années. Je suis venu au Mois de Novembre 2015.De 2015 à nos jours, 24 mille personnes ont été interpellées à Pikine soit en moyenne 6000 par an et 500 par mois et 17 par jour. Durant cette période, la moyenne est de 03 déferrements par jour, 17 durant la semaine, 763 durant le mois. La délinquance a donc considérablement régressé » a fait savoir Adramé Sarr. « C’est l’occupation journalière des zones criminogènes qui a fait reculer le mal. Donc, il reste des poches où des cas de vol persistent ». Promu Commissaire Central de Ziguinchor, il a tenu à souhaiter bonne chance à son remplaçant le Commissaire Ousmane Fall âgé juste de 40 ans.

Les travailleurs de l’ONAS en colère contre leur DG

Les travailleurs de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) étaient hier en assemblée générale dans les locaux de l’entreprise pour dénoncer la mauvaise gestion de leur Directeur Général, Lansana Gagny Sakho. Selon le représentant des délégués du personnel, Moussa Guèye, les employés sont confrontés à des problèmes d’ordre structurel, organisationnel et financier. Les travailleurs ont déploré les problèmes d’assainissement dans les régions dus en partie à l’absence de curage des caniveaux. Lorsqu’ils ont interpellé le Directeur Général sur la question, ce dernier leur a rétorqué qu’il n’y a pas d’argent. Pourtant, indique Moussa Guèye, le marché de curage des caniveaux a été bien approuvé par le Conseil d’Administration et attribué à une entreprise, mais il n’a pas été exécuté dans les régions. Il s’agit d’un marché de 294 millions Fcfa dénommé Opération Pré Hivernale (OPH). Ainsi, Moussa Guèye et ses camarades exigent de leur Directeur général des éclaircissements par rapport à cet argent. Le délégué estime que si la situation a été catastrophique pendant l’hivernage 2019, c’est parce que l’entreprise chargée du travail d’évacuation des eaux de pluie a vu son contrat annulé par la Cour Suprême. Et l’Onas qui fait recours à des prestataires depuis 20 ans n’a pas les moyens d’exécuter ce travail de terrain. Entre autres problèmes, les travailleurs dénoncent le non-paiement des primes de rendement annuelles.

Les 9 millions Fcfa du ministre Oumar Guèye

Le ministre des Collectivités Territoriales et de l’Aménagement du Territoire, Omar Guèye, à la tête d’une délégation s’est rendu à Mbour pour présenter les condoléances du Gouvernement aux familles des 9 pêcheurs disparus en mer en début de mois. La cérémonie a eu lieu dans la salle de réunion de la Mairie. Il a remis 9 millions Fcfa aux familles des disparus. Oumar Guèye en a profité pour lancer un énième appel aux pêcheurs pour le port du gilet. Evoquant les effets du changement climatique, il a indiqué que le niveau de la mer est devenu plus élevé. Par conséquent, dit-il, les pêcheurs doivent moderniser leurs pirogues parce qu’il très difficile de retrouver une pirogue disparue en mer. A l’en croire, le ministère de la Pêche est en train de tester la géolocalisation pour 200 pirogues.

Le Cusems tape du point sur la table

Le rythme de traitement des dossiers des enseignants au ministère de la Fonction Publique est loin d’être satisfaisant pour le Cusems. En réunion le weekend dernier, le Directoire national du syndicat dirigé par Abdoulaye Ndoye a vigoureusement dénoncé la persistance des lenteurs administratives et la surimposition des rappels. Le Cusems fustige aussi la généralisation des appels à candidatures aux postes de responsabilité vacants dans les établissements d’enseignement technique et professionnel, en violation des principes de la gestion démocratique. Le syndicat exige un retour rapide à l’orthodoxie et une matérialisation dans les plus brefs délais de l’accord relatif à la création du corps des administrateurs scolaires. Abdoulaye Ndoye et Cie s’offusquent également de l’écrémage d’établissements mal lotis en infrastructures, en matériel didactique et en personnel enseignant au profit d’écoles souvent bien mieux lotis à tous égards. Selon le directoire national du Cusems, les établissements victimes sont délestés à la fois de leurs meilleurs élèves, et de professeurs dont l’expérience et l’expertise profiteraient davantage aux pensionnaires desdits établissements ne disposant souvent pas du génie de leur pairs des écoles d’excellence, ni de l’environnement scolaire meilleur offert par ces dernières.

Le Cusems tape du point sur la table (bis)

Restons avec le Directoire national du Cusems qui condamne les nombreux dysfonctionnements déjà notés lors des commissions administratives paritaires d’avancement. Car à mi-parcours, les agents dont les fiches d’évaluation ont doublement été déposées par leur administration et par le syndicat n’ont pu bénéficier d’avancements auxquels ils avaient droit faute d’un classement desdits documents dans leur dossier par des agents de la Fonction Publique dont c’est une des missions. Le Cusems exige du gouvernement un système de rémunération juste et équitable, le reversement des MEPS dans le corps des Professeurs de Collège d’Enseignement Moyen en EPS et le recrutement des sortants des écoles de formation. Les syndicalistes réclament aussi le paiement de toutes les indemnités du Bfem et du Bac avant la date butoir du 30 Novembre 2019 et l’application des points d’accord relatifs à la mise en position de stage et aux passerelles professionnelles. A souligner que le préavis de grève du Cusems expire le 06 Décembre prochain. Le syndicat exhorte ses militants à la mobilisation pour exiger du gouvernement, le respect de ses engagements.

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