Rp du Mardi 19 Novembre 2019

Unes de la presse du Mardi 19 novembre 2019
Unes de la presse du Mardi 19 novembre 2019

 

Le Président De La Fédération Des Paysans Du Bassin Arachidier Dément Les Autorités Sur la qualite et la quantite des recoltes

https://www.xibaaru.sn/Les autorités avaient affiché leur satisfaction quant aux bonnes récoltes arachidières cette année, mettant en exergue, aussi bien la quantité que la qualité de la production. Des affirmations démenties par le président de la Fédération des paysans du bassin arachidier, Ibrahima Badiane.
« On a trompé le ministre en l’amenant dans des champs où les cultures étaient effectivement bonnes. Mais cela ne reflète la réalité globale du terrain. La vérité est que les récoltes ne sont ni en quantité suffisante, ni de qualité satisfaisante », a-t-il réagi sur la RFM.
Et de poursuivre, « j’invite d’ailleurs les techniciens de l’Agriculture à bien sélectionner les bonnes graines pour avoir des semences de qualité pour l’année prochaine ». Ibrahima Badiane invite, par ailleurs, l’Etat à fixer au plus vite le prix de l’arachide.
«Jusqu’à présent il n’y a pas bradage de la production de la part des paysans,mais il est inconcevable que le prix de l’arachide ne soit pas encore fixé,et j’invite l’Etat à la faire au plus vite».

DÉTÉRIORATION DE LA BALANCE COMMERCIALE DU SÉNÉGAL (ANSD)

Dakar, 18 nov (APS) – L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) fait état d’une détérioration du solde commercial du Sénégal, lequel s’est établi en septembre à – 200 milliards de francs Cfa, après avoir atteint un solde négatif de 138, 7 milliards de francs le mois précédent.
Cette détérioration du solde commercial est expliquée par le déficit vis-à-vis du Nigéria (-37,2 milliards de FCFA contre 32 millions de FCFA au mois précédent) et le renforcement du déficit vis-à-vis de la France (-66,2 milliards de FCFA contre -50,1 milliards de FCFA au mois précédent), souligne la structure dans son Bulletin des statistiques du commerce extérieur.
Le document rendu public lundi classe également le déficit du Sénégal vis-à-vis des Pays-Bas ((-22,1 milliards de FCFA contre -12,9 milliards de FCFA au mois précédent) parmi les facteurs de détérioration de la balance commerciale.
Dans le même temps, le renforcement de l’excédent vis-à-vis de la Suisse (35,2 milliards de FCFA contre 7,1 milliards de FCFA au mois précédent) a atténué le déficit de la balance commerciale, explique l’ANSD.
Le cumul du solde, à fin septembre 2019, s’est amélioré pour s’établir à -1594,0 milliards de FCFA contre -1655,7 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, fait-on savoir de même source.AKS/ASB

BOND DE 7, 8 % DES EXPORTATIONS SÉNÉGALAISES EN SEPTEMBRE (ANSD)

Dakar, 18 nov (APS) – Les exportations sénégalaises ont atteint en septembre une valeur financière de 148, 1 milliards de francs Cfa contre 137, 4 milliards au mois précédent, équivalant à une hausse de 7, 8 %, a-t-on appris l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
‘’Au mois de septembre 2019, les exportations du Sénégal sont ressorties à 148,1 milliards de FCFA contre 137,4 milliards de FCFA au mois précédent, soit une hausse de 7,8%’’, écrit la structure dans son Bulletin des statistiques du commerce extérieur.
Le document rendu public lundi lie ce relèvement essentiellement à l’augmentation des expéditions de produits pétroliers (13,8 milliards de FCFA contre 6,8 milliards de FCFA au mois précédent), d’huile brute d’arachide (+60,4%), d’or non monétaire (+51,5%) et de crustacés, mollusques et coquillages (+15,9%).
Le rapport consulté à l’APS souligne toutefois que le repli des exportations de titane (-90,6%) et d’acide phosphorique (-23,3%) a atténué cette tendance à la hausse, tandis que comparées au mois de septembre 2018, les exportations se sont relevées de 33, 1 %.
Leur cumul à fin septembre 2019 s’est établi à 1502,4 milliards de FCFA contre 1213,2 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, soit une hausse de 23,8%, fait savoir l’ANSD.
Dans le même temps, les principaux produits exportés, au cours de septembre 2019 ont été l’or non monétaire (39,9 milliards de FCFA), les produis pétroliers (13,8 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (12,4 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (11,9 milliards de FCFA) et les crustacés, mollusques et coquillages (8,2 milliards de FCFA).
Les principaux clients du Sénégal ont été la Suisse (26, 1%), le Mali (11,7%), l’Inde (8,7%), l’Espagne (4,6%) et la République de Guinée (3,7%), précise le rapport.AKS/ASB

LES IMPORTATIONS EN HAUSSE DE 8, 4 % EN SEPTEMBRE (ANSD)

Dakar, 18 nov (APS) – Les importations du Sénégal ont atteint 348 milliards de francs Cfa en septembre après avoir été évaluées à 321, 1 milliards de francs le mois précédent, soit une augmentation de 8, 4 %, a indiqué l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette hausse est imputable à celle des achats à l’extérieur de moteurs et machines à moteurs (12,3 milliards de FCFA contre 1,6 milliard de FCFA au mois précédent), de tubes, tuyaux et accessoires (6,1 milliards de FCFA contre 3,0 milliards de FCFA au mois précédent) et de produits pétroliers finis (+26,7%), a souligné la structure dans son Bulletin des statistiques du commerce extérieur du Sénégal.
Le rapport rendu public lundi estime que l’absence d’importation d’huile brute de pétrole au mois précédent contre 38,6 milliards de FCFA au cours de la période sous revue a renforcé ce relèvement.
‘’Cependant, le fléchissement des importations d’autres matériels de transport (-72,3%) et de froment (blé) et méteil (-72,0%) a atténué cette hausse’’, rapporte le document consulté à l’APS.
Comparées au mois de septembre 2018, les importations ont progressé de 2,7%, tandis que leur cumul à fin septembre 2019 s’est établi à 3096,4 milliards de FCFA contre 2869,0 milliards de FCFA pour la période correspondante en 2018, soit une hausse de 7,9%, note-t-on de même source.
Les principaux produits importés, au cours du mois de septembre 2019, sont les produits pétroliers finis (53,3 milliards de FCFA), l’huile brute de pétrole (38,6%), les autres machines et appareils (35,9 milliards de FCFA), le riz (18,1 milliards de FCFA) et les autres véhicules terrestres (15,6 milliards de FCFA), précise le bulletin.
En septembre 2019, les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (19,9 %), le Nigéria (11, 1%), la Chine (8,1 %), les Pays-Bas (6,7%) et la Belgique (4,9%), peut-on y lire.AKS/ASB

L’AIDE AU DÉVELOPPEMENT DE LA FRANCE DEVRAIT À TERME ATTEINDRE 7 MILLIARDS D’EUROS PAR AN (EDOUARD PHILIPPE)

Dakar, 18 nov (APS) – Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a réaffirmé lundi à Dakar, l’engagement de son gouvernement à porter l’aide au développement à l’Afrique de son pays à 0, 5 % de son revenu national brut d’ici à 2022, équivalant à terme à un effort financier de 7 milliards d’Euros par an.
‘’Le président de la République (Emanuel Macron) s’est engagé à porter notre aide au développement à 0, 55% du revenu national brut d’ici 2022. Cela représentera à terme un effort de 7 milliards d’euros par an dont l’Afrique sera le premier bénéficiaire’’, a déclaré Edouard Philippe.
Il intervenait au sixième Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique ouverte le même jour au Centre de conférence international Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), en présence du président Macky Sall et de son homologue mauritanien Mouhamed Ould Cheikh El Ghazouani.
Le Premier ministre français a assuré que son gouvernement soumettra en 2020 au Parlement français, une loi de programmation pour ‘’ inscrire cet engagement dans le marbre’’.
‘’ Ce volet développement est le complément naturel de notre effort militaire. Les deux sont liés. Les Etats ont besoin de stabilité pour se développer. Et le développement, économique, humain, social, est un puissant facteur de stabilité’’, a-t-il expliqué.
Il a ajouté qu’une partie de la solution réside aussi dans l’engagement des partenaires européens. ‘’C’est le sens de l’initiative que le président de la République a lancée avec le Partenariat de Biarritz’’, a-t-il fait valoir.BHC/AKS

LE TER, UN PROJET ’’EMBLÉMATIQUE’’ ET ’’EXEMPLAIRE’’ (EDOUARD PHILIPPE)

Dakar, 18 nov (APS) – Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a qualifié, lundi, ’’d’emblématique’’ et ’’d’exemplaire’’ le projet de construction du Train Express Régional (TER), devant assurer, dans un premier temps, une desserte entre Dakar et Diamaniadio, dans le département de Rufisque.
« Nous sommes à la gare rénovée de Dakar pour évoquer ce projet emblématique du Sénégal d’aujourd’hui, du Sénégal de demain. Ce projet qui a été porté avec force par le président de la République (…), un projet qui est, à bien des égards, exemplaire’’, a-t-il déclaré, après sa visite à la gare du TER.
Selon Edouard Philippe, le TER est exemplaire « parce qu’il va permettre une décongestion de la circulation automobile à Dakar et de passer à une logique de transport et de mobilité durable ».
Ce projet, a-t-il dit, est également « remarquable de par la qualité du partenariat noué entre la France et le Sénégal », car « de la conception jusqu’à aujourd’hui », il a permis « un travail en bonne intelligence entre des entreprises françaises et des partenaires sénégalais ».
« J’ai rencontré aujourd’hui avec le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et le Secrétaire d’Etat au transport, toute une série de jeunes gens qui ici, veulent participer à la construction de ce projet qui est emblématique, qui est innovant car la qualité technologique du matériel qui va être mise en œuvre sur ce projet est exceptionnelle », a-t-il soutenu.
« En vérité, elle est même supérieure au matériel roulant, qui roule parfois sur le territoire en France », a-t-il martelé.
Selon lui, ce projet important auquel la France a participé à environ un tiers de son financement (330 millions d’euros), va aussi profiter à près de huit-cent salariés sénégalais qui vont pouvoir trouver ici un emploi et faire vivre la grande ville de Dakar.
« Le ministre de l’Europe me disait qu’à l’occasion du dernier déplacement des autorités françaises à Nairobi, on avait évoqué ce projet comme quelque chose qui, au fond, était une forme de rupture et d’innovation dans la qualité du travail partenarial et des projets de développement », a-t-il fait savoir.
« Donc je crois qu’il faudra s’en inspirer. La France a été au rendez-vous de cette phase une. Elle sera au rendez-vous de la phase deux. Et nous espérons que l’ensemble de l’équipement pourra rentrer rapidement, dans les meilleures conditions de confort, de qualité, de sécurité, pour le grand bénéfice de l’ensemble des populations de Dakar et du Sénégal », a-t-il conclu.
D’un coût de 658 milliards de FCFA, le Train express régional devra rallier le centre-ville de Dakar au nouvel aéroport international Blaise Diagne, en 45 mn. Le projet du TER connaîtra une première phase d’un tronçon de 36 km reliant Dakar à Diamniadio, tandis que la deuxième phase de 19 km devrait permettre au TER de rallier l’AIBD.
Les députés ont voté, le 3 juin dernier, en procédure d’urgence, le projet de loi portant autorisation de la création de la Société nationale de gestion du patrimoine du Train express régional (SEN-TER S.A).
Le texte définit « la mise en place d’un cadre réglementaire et normatif, d’un régime de performance et de qualité du service TER, selon le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Me Oumar Youm.
S’agissant des prérogatives de la société nationale, le ministre a précisé qu’elle aura pour mission « la négociation et la signature de tout autre exploitant de ligne ferroviaire, si l’Etat en décidait ainsi, de contrats d’exploitation qui garantiraient l’efficience et l’efficacité des services ».MK/ASB/AKS

LES PAYS DU SAHEL INVITÉS À MAINTENIR LA GARDE FACE AU TERRORISME

Dakar, 18 nov (APS) – Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a exhorté, lundi, les pays du Sahel à ne pas baisser la garde face à la menace terroriste.
‘’Ce que nous jouons est important. Et je dis-nous parce que c’est un sujet d’intérêt commun pour les pays du Sahel, pour la France, pour le Sénégal. C’est une partie de notre sécurité d’aujourd’hui et de demain qui se joue ici et ne faut pas baisser la garde, si vous pouvez me permettre cette expression’’, a-t-il déclaré, en marge de sa visite à la gare du Train Express Régional (TER).
‘’La France a montré depuis quelques années, et montre systématiquement son engagement, son soutien à l’ensemble des initiatives qui sont prises par les pays du Sahel dans leur recherche et dans leur lutte pour la stabilité politique et pour la stabilité sécuritaire’’, a-t-il fait valoir
Il a souligné que son pays connaissait le prix de l’engagement de ses forces.
’’C’est un prix élevé, humain d’abord, militaire ensuite. Et vous connaissez l’engagement du président de la République (Macron) et de la France en générale au soutien de ces pays’’, a-t-il indiqué.
‘’J’observe d’ailleurs que ce matin, le président de la République sénégalaise et son homologue mauritanien ont salué l’engagement français, la constance de cet engagement et son intensité’’, a fait remarquer Edouard Philippe.
Il a insisté sur le fait que les chefs d’Etat sénégalais et mauritanien avaient appelé un certain nombre de pays, soit dans le cadre de l’ONU, soit plus largement, à participer à cet effort, à affermir le mandat d’un certain nombre d’opérations multilatérales en cours au Sahel.
Après la gare du TER, Edouard Philippe s’est rendu à la base navale dénommée Amiral Faye Gassama, du nom de premier chef d’état-major de la marine sénégalaise.
Sur place, il a assisté à une démonstration des forces spéciales sénégalaises. L’exercice consistait à libérer des membres de l’équipage d’un navire, pris en otages par des pirates en mer.MK/AKS/ASB

Edouard Philippe sur la lutte contre le terrorisme au Sahel : « Une partie de notre sécurité se joue ici (…) Il ne faut pas baisser la garde »

https://www.dakaractu.com/La présence de la France dans les pays du Sahel est de plus en décriée par les populations locales qui l’accusent d’entretenir le terrorisme. En visite au Sénégal, le Premier ministre français ne partage pas cette opinion et estime que la France a suffisamment donné la preuve qu’elle veut combattre le terrorisme. Selon Edouard Philippe qui faisait face aux journalistes en marge d’une visite à la Gare du TER à Dakar, la France a payé le prix qu’il faut pour mener la vie dure aux jihadistes qui sévissent dans les pays du Sahel. À juste titre, car d’après le chef du gouvernement français, « c’est une partie de notre sécurité qui se joue ici ». « Et nous ne devons pas baisser la garde », se veut-il prévenant…

Forum International de Dakar: le Japon annonce sa contribution financière au maintien de la paix et la sécurité en Afrique

https://www.pressafrik.com/Le vice-ministre parlementaire chargé des affaires étrangères du Japon, Nakatani Shinichi qui a pris part à la cérémonie du 6e Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, a annoncé lundi dans son discours que le Japon apporte sa contribution financière.
Constatant des progrès encourageants vers la paix et la sécurité grâce aux efforts menés par l’Afrique ou au Sahel, Nakatani Shinichi, a jugé nécessaire pour la communauté internationale d’appuyer ces engagements propres des pays africains à travers la coopération multilatérale.
M. Shinichi a aussi rappelé que le Gouvernement du Japon avait organisé la 7ème Conférence Internationale pour le Développement de l’Afrique, dite TICAD7, en août dernier à Yokohama. Une plateforme qui incarne justement le multilatéralisme, en mettant à profit l’appropriation de l’Afrique et le partenariat de la communauté internationale.
« Lors de la TICAD7 tenue en août dernier, de nombreux pays africains et partenaires internationaux ont activement participé aux discussions sur la paix et la sécurité en Afrique. Au cours de séances plénières, et à l’occasion des deux sessions spéciales consacrées respectivement au Sahel et à la Corne de l’Afrique. À cette occasion, le Premier ministre du Japon ABE Shinzo a lancé une nouvelle initiative japonaise, dénommée la Nouvelle Approche pour la Paix et la Stabilité en Afrique (NAPSA) », a indiqué Nakatani Shinichi.Ibrahima Mansaly

UN MAURITANIEN À DAKAR…Par MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn/Repos ! Fixe. En avant ! Marche…Non des bruits de bottes ne résonnent pas dans les casernes. Mais, un haut militaire redevenu civil puis président de la République de Mauritanie à l’issue d’un vote sans contestation majeure, foule le sol sénégalais pour les besoins de la 6ème édition du Forum Paix et Sécurité. La présence à Dakar de Mohamed Ould Ghazouani décrispe une relation distendue entre deux voisins liés par l’histoire, la géographie et maintenant par l’économie et la géopolitique.
A la faveur de cette rencontre internationale de haut niveau, il ravit la vedette à son homologue Macky Sall et au Premier ministre de France Edouard Philippe, en visite de travail au Sénégal, depuis dimanche. L’occasion lui est donnée de clarifier sa doctrine sécuritaire face au gotha d’experts, de spécialistes et de décideurs ainsi qu’aux habitués de ce rendez-vous très prisé dont le thème de la présente édition se focalise justement sur les défis du multilatéralisme face aux menaces de la cybercriminalité via Internet. Elle revêt plusieurs formes et s’adapte à tous les contextes que surveillent des développeurs de programmes malveillants à des fins criminelles caractérisées.
Modeste mais distingué, Ghazouani a une lecture intéressante de cette lancinante problématique qui, en persistant, accroît le souci des dirigeants résolus à en faire une priorité de gouvernance. Désormais, la sécurité supplante la santé et l’éducation. Celles-ci sont reléguées au second plan en raison des menaces aux frontières et de la pénétration diffuse des réseaux djihadistes dans le tissu social.
Déjà ministre de la défense, il s’était montré d’une grande vivacité d’esprit pour endiguer la progression des djihadistes en les coupant de leur base de repli dans le Hodh, immense zone désertique où l’eau est rare et une température intolérante sévit. Si Ghazouani avait un œil sur la gâchette, l’autre s’exerçait à cerner pour la contenir toute offensive des djihadistes en direction de l’Adrar, porte d’accès au poumon économique de la Mauritanie utile.
Ces succès ont conforté sa notoriété et justifié le choix porté sur lui comme l’invité d’honneur du présent Forum de Dakar dont tous les participants s’accordent à reconnaître l’enlisement actuel de la crise sécuritaire à l’échelle de la région, autrement dit le Sahel en proie à une série ininterrompue de violences. Le G5 éponyme se hâte lentement faute de moyens, comme l’a révélé le président tchadien. Lequel regrette la perte de soldats et de soutien conséquent. Idriss Déby Itno pourfend également l’immobilisme de la communauté internationale. Il prône par ailleurs une approche « multidimensionnelle » de la lutte contre le terrorisme, rejoignant de ce fait ceux nombreux qui préconisent des investissements massifs dans les zones vulnérables et exposées à l’expansion djihadiste.
Même les projets du programme d’investissement prioritaire ne sont pas sortis de leur cartons. Pour rappel, le Sénégal n’est pas membre du G5 Sahel. La Mauritanie, sous Ould Abdel Aziz, avait manœuvré pour l’écarter avec plus ou moins de réussite. Toutefois, la diplomatie sénégalaise s’est redéployée en contournant par une brillante initiative, le Forum Paix et Sécurité qui allait permettre au Sénégal de rompre son isolement au sein du Sahel auquel il appartient tout naturellement.
En écho au propos du Tchadien Idriss Déby Itno, le président sénégalais, fustige, à l’ouverture lundi du Forum à Dakar, le manque d’efficacité des opérations d’intervention sous l’égide de l’ONU. Selon lui, il faut non seulement une meilleure coordination des actions de terrain mais en amont du déploiement, la nécessité d’une réforme du Conseil de sécurité s’impose pour l’adapter au contexte d’insécurité globale.
L’asymétrie des forces en action dans cette zone chaude résulte d’un inégal niveau de perception du danger chez les décideurs tout comme chez les experts avisés des questions de sécurité. Le Nigéria, géant au pied d’argile étale son impuissance à la face du monde tétanisé par les agissements impunis de la nébuleuse Boko Haram. Le Mali et le Burkina Faso en font les frais au quotidien bien que membres fondateurs du G5 Sahel. Pourquoi la Minusma, dépêchée au Mali, se réduit-elle à des cantonnements alors que le besoin se fait sentir de transformer sa mission en une force offensive ? Ces failles sont observées et décortiquées par les terroristes qui les exploitent quand l’opportunité s’offre à eux de passer à l’action.
En outre, la désespérance sociale rend les jeunes plus sensibles au discours djihadiste alors que le G5, qui a bien cerné le mal et le malaise, peine à sécuriser ces zones qui relèvent de sa mission. La complexité de la violence terroriste vient de l’entrecroisement voire de l’enchevêtrement de plusieurs conflits confessionnels et communautaires à la fois avec un risque d’embrasement qui guette des pays encore épargnés. Il se dit même que l’objectif des djihadistes est d’atteindre les pays à façade maritime. Les pays côtiers sont avertis.
La réflexion sur le multilatéralisme qu’aborde le Forum de Dakar constitue une réponse anticipée à cette hypothèque. Pour sa part, le Sénégal, a vite opéré le choix de s’octroyer des patrouilleurs équipés de missiles afin de renforcer la surveillance et la protection de ses ressources Pétrole & Gaz en haute mer.
Par ce biais, Dakar se rapproche de Nouakchott. Et Paris joue les « go between » en usant de son soft pouvoir d’influence entre les deux pays qui tentent de refermer l’énigmatique parenthèse Ould Abdel Aziz, le prédécesseur de l’actuel président de la République de Mauritanie.
En se rapprochant, les présidents Macky Sall et Ould Ghazouani envoient un signal fort à leurs opinions respectives. L’exemplarité de leur démarche pourrait raviver l’espoir d’une cohabitation sans tension mais intensément vécue par les populations de part et d’autre des rives du fleuve Sénégal. Cette proximité, dictée par des considérations géostratégiques, peut aussi dissiper les malentendus et entrevoir une répartition des zones de pêches, l’autre nœud gordien des rapports fluctuants qu’ils entretiennent au gré d’une conjoncture à facettes multiples.

‘’NOUS SAVONS TOUS D’OÙ VIENNENT LES FINANCEMENTS DES GROUPES TERRORISTES’’, DIT UN MINISTRE NIGÉRIEN

Diamniadio, 19 nov (APS) – Le ministre nigérien de la Défense, Issoufou Katambé, a déclaré, mardi, à Diamniadio, connaître l’identité des Etats qui soutiennent financièrement les groupes terroristes au Sahel et a réclamé l’arrêt de ces financements.
‘’Il y a un (…) problème : le financement du terrorisme. Je ne vais pas entrer dans les détails. Nous savons tous d’où viennent ces financements. Il faut que les Etats qui sont derrière ces financements arrêtent’’, a-t-il martelé lors d’un panel du sixième Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.
‘’Cette guerre (la lutte contre le terrorisme) nous coûte excessivement cher au Niger. Nous utilisons 19% du budget [de l’Etat] pour assurer la sécurité de notre pays’’, a souligné M. Katambé au second jour du forum qui se tient à Diamniadio, une commune située à une trentaine de kilomètres à l’est de Dakar.
En raison de leur nécessité et de leur importance, les dépenses faites par les pays du Sahel pour la sécurité doivent être considérées par les institutions financières internationales comme des ‘’dépenses de développement’’, dit-il, déplorant que ‘’ce n’est pas le cas actuellement’’.
La question sécuritaire au Sahel est ‘’très compliquée’’, a constaté Issoufou Katambé, ajoutant : ‘’Nous devons nous fixer des objectifs politiques. Le premier doit être la sauvegarde de l’intégrité territoriale de nos Etats.’’Le Niger est l’un des pays du Sahel les plus touchés par les groupes terroristes.BHC/ESF/ASG

FORUM SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ EN AFRIQUE:MACKY “SNOBÉ” PAR LES GÉANTS DU G5 SAHEL

NETTALICOM – LA SIXIÈME ÉDITION DU FORUM SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ EN AFRIQUE S’EST OUVERTE CE LUNDI 18 NOVEMBRE À DAKAR AU CENTRE INTERNATIONAL DE CONFÉRENCE ABDOU DIOUF DE DIAMNIADIO (CICAD) EN LA PRÉSENCE EFFECTIVE DU PRÉSIDENT MACKY SALL, DE SON HOMOLOGUE MAURITANIEN, OULD GHAZOUANI ET DU PREMIER MINISTRE FRANÇAIS EDOUARD PHILIPE. SEULE FAUSSE NOTE, L’ABSENCE DES AUTRES 4 POIDS LOURDS DU G5, LÀ OÙ LE TERRORISME SÉVIT LE PLUS EN AFRIQUE, AINSI QUE LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION DE L’UNION AFRICAINE.
Le Forum a été lancé en 2013, dans la foulée de l’opération française Serval au Mali. Elle constitue un moment de rencontre avec plusieurs personnalités politiques et chercheurs, mais aussi un moment de réflexion sur la défense et la sécurité du continent africain. La situation du Sahel va occuper une place de choix dans les échanges. Ce forum international se tient sans la participation des quatre Présidents du G5 Sahel ( Isssoufou Mahamadou du Niger, Idriss Deby du Tchad, Roch Marc Kaboré du Burkina, Ibrahim Boubacar Keité du Mali) et le patron de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat.
La rencontre qui se tient jusqu’à mardi a pour thème : ‘’Paix et sécurité en Afrique : les défis actuels du multilatéralisme’’.
On note également la présence du Premier ministre français M. Edouard Philipe, du Haut représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, M. Pierre Buyoya et le vice-ministre parlementaire japonais. De hautes personnalités civiles, militaires et religieuses prennent part au forum de Dakar.

Absence des poids lourds du G5

Dans un forum où il est question de Paix et de Sécurité en Afrique, l’absence des grosses têtes d’affiche en première ligne dans le combat contre le terrorisme au Sahel suscite beaucoup d’interrogations. Sur les cinq États qui constituent le G5 Sahel, seul le Président mauritanien Ould Ghazouani a répondu à l’invitation de son homologue sénégalais Macky Sall. L’homme fort de Nouakchott est l’invité d’honneur de ce forum international, alors que les Chefs d’État du Niger, du Tchad, du Mali, du Burkina ont brillé par leur absence. Le Président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat s’est fait avec élégance représenter au forum de Dakar, par son Représentant Spécial pour le Mali et le Sahel, l’ex président burundais Pierre Buyoya. Que se passe t-il entre Dakar et les autres pays du G5 ? Est ce un signe d’essoufflement que commencent à ressentir ces Chefs d’État du fait d’une redondance de forums. En effet, Paris venait d’abriter il y a quelques jours le Forum sur la Paix et la Sécurité avec une participation d’une dizaine de Chefs d’État africains. Ou y a-t-il un problème de casting diplomatique ?

LA CONSTRUCTION DE L’AUTOPONT DE LA VDN DANS UNE BONNE DYNAMIQUE (CHEF D’OUVRAGE)

Dakar, 18 nov (APS) – Les travaux de construction d’un autopont sur la voie de dégagement Nord (VDN) à Dakar sont dans une dynamique augurant de sa livraison à fin mars 2020 au plus tard, a assuré lundi un responsable de l’Agence des travaux et de gestion des routes (AGEROUTE).
‘’Nous sommes actuellement sur une bonne dynamique d’atteindre les objectifs fixés au lancement des travaux de construction de cet autopont, qui étaient de finaliser cet ouvrage en fin mars 2020’’, a déclaré Cheikh Tidiane Thiam, chef d’ouvrage et d’art au sein de cette agence.
Il s’adressait à des journalistes à l’issue d’une visite effectuée par le secrétaire d’Etat français aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari sur le site de l’ouvrage à hauteur de la Cité Keur Gorgui sur la VDN.
Ce projet s’inscrit dans le programme de construction de dix-huit ouvrages, à savoir la construction de 13 autoponts à Dakar et cinq ponts dans la zone nord et dans la zone sud’’, a rappelé Thiam.
Cela entre dans le cadre d’un programme visant à améliorer la mobilité urbaine à Dakar et à désenclaver de manière intégrale les zones nord et sud qui font face à des problèmes d’accessibilité, a-t-il fait valoir.
Selon le responsable de l’AGEROUTE, 5390m de linéaire de ponts et 11 km de bretelles de recadrèrent, seront réalisés dans le cadre de ce programme dont l’exécution doit durer 44 mois.DS/AKS

Certification des aéroports africains: le Sénégal pour la mutualisation des compétences

APA-Dakar (Sénégal)-Le Directeur de l’Agence des aéroports du Sénégal (Ads), Pape Maël Diop a appelé, mardi à la Dakar, à la solidarité pour réussir le pari de la certification des aéroports africains, dont le dernier délai est fixé au 31 décembre 2022.
« Chers collègues, permettez-moi cette invite à nous inscrire tous ensemble, dans une assistance mutuelle afin de réussir le pari de la certification de nos aéroports principaux. J’invite les aéroports déjà certifiés à soutenir leurs homologues dont le processus de certification est en cours à travers la mise à disposition d’experts afin d’assurer un transfert de compétences pour une meilleur prise en charge des besoins d’exploitation et d’expansion », a invité M. Diop.
Il s’exprimait à l’ouverture du premier Forum sur la certification des aérodromes des pays membres de l’Union des Gestionnaires des Aéroports d’Afrique du Centre et de l’Ouest (UGAACO) qui s’achève ce 21 novembre à Dakar.
Des experts de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et plusieurs directeurs d’aéroports africains prennent part à cette rencontre.
Poursuivant, Pape Maël Diop a exhorté les gestionnaires d’aéroports à initier le programme Airport Carbon Accréditation (ACA) dans la gestion de l’environnement aéroportuaire pour être en phase avec l’OACI qui a mis en place le Plan de Compensation et de Réduction de la Carbone pour l’Aviation Internationale (CORSIA).
Pour François Xavier Salambanga, Expert régional en communication, navigation et surveillance de l’OACI, seuls 29% des aérodromes internationaux africains, dont 17% de ceux des pays membres de l’UGAACO sont certifiés.
« Cette situation, a-t-il dit, est préoccupante et exige que toutes les parties prenantes prennent des mesures tangibles. C’est pourquoi, ce forum doit permettre de trouver des solutions appropriées à la certification ».
De son côté, Simon Kaboré, Secrétaire exécutif de l’UCAAGO a souligné que sa structure s’est engagée à la certification d’un aérodrome par pays au moins au 31 décembre 2021. « Sur les 192 aéroports internationaux répartis dans 54 pays d’Afrique, seuls 54 sont certifiés et 138 non certifiés avec un taux de légalité d’environ 12%. Vingt-six pays sur 54 ont certifié au moins un aéroport international et 28 n’ont certifié aucun », a expliqué M. Kaboré.TE/ard/APA

Dakar: Le Préfet signe l’arrêt de mort des panneaux publicitaires dans les rues

https://www.leral.net/Dakar sera bientôt une capitale sans panneaux publicitaires. Pour cause, une opération de dépose des panneaux publicitaires et autres objets encombrants sera menée dans les prochains jours en relation avec Agéroute, gestionnaire de la voirie classée. L’information a été donnée par le Préfet de Dakar, Alioune Badara Samb à travers le communiqué ci-dessous.

lancement de la plateforme TouchPay par Touch Group

https://www.financialafrik.com/L’équipe de Touch Group à Dakar. De gauche à droite, Aby Gakou (Responsable Marketing Sénégal), Aïda Sarr (PR Manager), Sara Kaba (Social Media Manager), Haby Racine Sy (Product Manager), Sassoum Niang (CMO), Rama Dansa Kanté (Business Developer Manager).
La startup Touch Group innove avec le lancement à Dakar, le 16 novembre 2019, d’une nouvelle solution de paiement TouchPay, compatible avec toutes les moyens de paiement disponibles, comme le mobile money, la carte bancaire, le cash et le bon d’achat.
Alliant sécurité et compétitivité, cette nouvelle solution accessible par simple téléchargement de l’application depuis internet dispense le commerçant des frais de location d’un terminal TPE et lui permet ainsi qu’aux clients PME et TPE d’accepter tous les moyens de paiement dans leurs points de vente, leur sites de e-commerce et même de proposer le paiement à distance avec TouchPay Link.
Avec Total et Wordline (leader européen des paiements et des services transactionnels) comme actionnaires, la start up Touch Group est présente dans 7 pays d’Afrique. En 2018, la solution a été déployée en Guinée, au Kenya, au Burkina et au Cameroun.Quelque huit autres pays dont le Maroc, l’Egypte, le Nigeria, la Tanzanie et l’Afrique du Sud seront déployés d’ici la fin 2019. En 2018, la jeune pousse a comptabilisé 16 millions d’unités de transactions pour un volume de 300 millions d’euros.Adama WADE

Sène & Cie a accompagné avec succès le rapprochement entre AK-Project et Insign

https://www.financialafrik.com/Le cabinet de conseil en finance d’entreprise Sène & Cie a agi en tant que conseiller financier d e l’associé majoritaire d’AK-Project, Julien Malle, dans le cadre de la cession de ses titres à Insign.
Cette transaction initiée par Sène& Cie, avait pour objectif d’identifier pour le compte d’AK-Project, un partenaire en mesure d’accompagner le développement de l’agence dans le marché de la communication d’Afrique subsaharienne, en forte croissance.
Selon Julien,Fondateur d’AK-Project: “L’accompagnement complet fourni par Sène & Cie a été essentiel dans la bonne conduite de l’opération de cession. Le cabinet a pris en charge,entre autres,la rédaction des documents de présentation, l’identification et la prise de contact avec les acquéreurs potentiels, puis la négociation des conditions de la transaction. Cette assistance m’a permis d’aborder l’opération de manière plus sereine et a fortement contribué au succès de la transaction”.
Cette transaction confirme la pertinence du positionnement du cabinet Sène & Cie qui dispose de bureaux au Sénégal et en France. Cette organisation permet de constituer un environnement propice à la multiplication des transactions transfrontalières (financement ; acquisition ; cession) entre les établissements africains et européens.
A propos d’AK-Project
AK-Project, agence de communication de 30 personnes, accompagne ses clients africains et français pour répondre à leurs enjeux de croissance,d’image et de notoriété. L’approche d’AK-Project repose sur une démarche « client centric », au plus près des problématiques de ses clients. L’agence est notamment spécialisée dans la conception de stratégies digitales 360° et de stratégies d’influence ciblées qui comprennent la gestion de l’e – réputation, la conception et le déploiement de stratégies social media, SEO/SEA et de marketing relationnel.
A propos d’Insign
Leader du Business Hacking®, dont elle a fait sa méthode, Insign est une agence de Creative Consulting offrant des expertises data, technologie et création. Les 250 professionnels de l’agence , basés à Paris, Lyon et Tournon- sur-Rhône se concentrent quotidiennement sur la création de valeur originale, l’efficacité et la performance au service de la croissance des marques et des entreprises. Insign développe les stratégies de transformation, de communication,d’activation et de digitalisation.Rédaction

LUTTE CONTRE LES FLUX FINANCIERS ILLICITES : LES NOUVEAUX CHANTIERS DU FORUM CIVIL

NETTALI.COM – Le Forum Civil, en partenariat avec Tax Justice Network Africa (TJNA) met en œuvre un projet de lutte contre les flux financiers illicites.
Les objectifs spécifiques de ce projet sont « de sensibiliser l’opinion publique sur les méfaits des flux financiers illicites, de lutter contre le détournement de nos ressources publiques, de s’engager dans un plaidoyer en faveur d’un système fiscal équitable et responsable, d’augmenter le nombre de défenseurs de la justice fiscale et créer un réseau renforcé de défenseurs de la justice fiscale en Afrique en général et au Sénégal en particulier ».
« L’objectif de cet atelier est de Sensibiliser les Organisations de la Société Civile et les citoyens sur les Flux Financiers Illicites (FFI) afin de bâtir une plateforme qui va accompagner la campagne Stop The Bleeding ou arrêtons l’hémorragie », précise un communiqué du Forum Civil, parvenu à netttali.com ce mardi.
Ainsi, « conscient de la mission éducative des acteurs de la presse et de leur engagement à œuvrer pour le bien de la communauté, le Forum Civil, invite la presse à venir couvrir l’atelier de sensibilisation sur les flux financiers illicites qu’il organise le mercredi 20 Novembre 2019 à partir de 15 heures précises, à Dakar.

CONDAMNATION ET ASTREINTE CONTRE LE PROMOTEUR MBACKYOU FAYE

NETTALI. COM-  Le promoteur de la Cité Touba Renaissance, Mbackiyou Faye est condamné à améliorer le cadre de vie de la localité. Telle est en tout cas la sentence du Tribunal qui a rendu sa décision ce lundi 18 novembre 2019.
L’Association des propriétaires et résidents de la Cité Touba Renaissance communément appelée Cité Mbackiyou Faye, a gagné son bras de fer judiciaire. Mbackiyou Faye, promoteur de cette localité sise aux Mamelles (Ouakam) a été condamné par le juge des référés  à effectuer les travaux d’assainissement réclamés par les habitants. Une décision toutefois assortie d’une astreinte de paiement de 200.000 F CFA par jour de retard.
Pour rappel, c’est de guerre lasse que  l’Association des propriétaires et résidents de la cité avaient saisi la justice.  “Nous avons sollicité et interpellé toutes les autorités à savoir la mairie, l’urbanisme, l’ONAS, le promoteur (Mbackiyou Faye), mais rien n’a été fait. Ils se rejettent la balle. A l’heure actuelle, la cité est infestée de moustiques sans parler des eaux usées qui dégagent au quotidien, une odeur nauséabonde. Du coup, un problème de santé publique se pose. Nous voulons éviter le pire avant l’arrivée de l’hivernage », déclarait le président de l’association, Ibra Diakhaté, au cours d’une conférence de presse tenue, en mai dernier.
Diakhaté n’avait d’ailleurs pas manqué de lister les autre points les opposant au promoteur Mbackiyou Faye. « La Cité manque d’assainissement, elle n’est pas viabilisée, relativement au bitumage des routes, à l’électrification, l’évacuation des eaux. Pire, notre cité n’a pas d’espace public. En effet, l’espace commun initial a été morcelé et vendu par le promoteur. Le seul espace commun qui reste, est le lieu où l’on tient ce point de presse et cet espace est une propriété privée du promoteur », faisait-il remarquer.
A la question des journalistes présents à cette conférence de presse, à savoir les propriétaires et résidents avaient interpellé le promoteur, le président de l’Association avait répondait en ces termes : « Il y a quatre mois de cela, le promoteur nous avait reçus et avait promis de régler ces problèmes. Il s’était engagé à s’atteler au bitumage des routes, à élargir le chemin d’accès qui est très étroit. Mais il tarde à respecter ses engagements. Donc nous lançons un cri du cœur, nous voulons qu’il rende agréable notre cité car il y a une bombe qui dort ici ».Un statu qui avait conduit les résidents et propriétaires à saisir la justice.

Mouhamed Ould El-Ghazououi: «La Mauritanie n’est pas un pays esclavagiste»

http://lesoleil.sn/Dans une interview exclusive accordée au « Soleil », parue ce 19 novembre, le président de la République Islamique de Mauritanie, Mouhamed Ould El-Ghazououi rejette en touche l’image que certains veulent donner à la Mauritanie, en la faisant passer pour un pays esclavagiste.
«Le mot esclavagiste suppose que l’esclavage soit institutionnalisé ; alors que notre arsenal juridique sur ce sujet ne souffre d’aucune insuffisance. La pratique de l’esclavage est réprimée vigoureusement par les lois du pays et est considérée crime contre l’humanité», a-t-il dit.
Le président Mauritanien reconnaît toutefois «les séquelles de ce phénomène avilissant qui existent encore». Il promet de travailler en ordre prioritaire avec fermeté pour venir à bout de cette situation. «Nous ferons de la justice et de l’égalité des chances pour tous notre principal cheval de bataille», annonce le président de la République Islamique de Mauritanie.
vDÉCÈS DE COLETTE SENGHOR, VEUVE DE LÉOPOLD SEDAR SENGHOR

Dakar, 18 nov (APS) – Colette Hubert Senghor, veuve du président poète Léopold Sédar Senghor, est décédée ce lundi à Verson en France à l’âge de 94 ans, ont annoncé plusieurs médias français.
La défunte, née le 20 novembre 1925 à Mouzay, dans la Meuse, avait épousé, le 18 octobre 1957, Léopold Sedar Senghor et a été par la suite Première dame du Sénégal durant les vingt ans de règne du président poèteAKS

LE GÉOGRAPHE LAT SOUCABÉ MBOW PROPOSE UNE GRAMMAIRE POUR COMPRENDRE LES CRISES ET CONFLITS

Dakar, 18 nov (APS) – Le géographe Lat Soucabé Mbow, professeur des universités, vient de publier aux Presses Universitaires un ouvrage intitulé ‘’Géopolitique – Une grammaire pour comprendre les crises et conflits’’ (349 pages), dans lequel il fait une radioscopie visant, dans l’analyse, à ‘’avoir les faits clairs sur les faits géopolitiques, de disposer de certains’’.
‘’Le contenu de cet ouvrage donne une synthèse de ce qu’il importe de connaître sur les rubriques suivantes : les doctrines géopolitiques connues ; les entités impliquées dans des rapports de rivalité… ; les enjeux qui opposent les acteurs (frontières, ressources économiques, enjeux environnementaux et cultuels) ; la guerre comme mode de résolution des conflits (guerres militaires et civiles, « guerres » de l’ombre) ; les conditions de l’instauration de la paix et de la société collective’’, écrit l’auteur dans l’avant-propos.
Le professeur Mbow souligne qu’en privilégiant l’approche analytique sur la présentation factuelle, ‘’le livre se propose de présenter la géopolitique dans son épaisseur, en intégrant les apports de plusieurs disciplines des sciences sociales et humaines’’.
‘’Il veut rompre avec la tendance cherchant à la réduire à un récit grand public qui met l’accent sur la forme dramaturgique des événements et les prises de position des acteurs les plus charismatiques’’, précise-t-il, ajoutant que l’ambition est d’offrir au lecteur une – autre mais certainement pas la première – grammaire de la géopolitique, c’est-à-dire un ensemble d’outils cognitifs permettant en définitive de comprendre les ressorts sur lesquels repose la marche du monde au lieu d’une narration de faits contingents’’.
 Lat Soucabé Mbow expose une méthode d’analyse de l’événement géopolitique, dont le but est de ‘’pouvoir décrypter un conflit pour en indiquer soit l’issue dans une optique prédictive, soit la signification et les leçons apprises ou à apprendre des événements présentant la forme de cas d’école.’’
 A ce sujet, il relève que l’analyse du conflit peut obéir à ‘’une demande émanant d’une autorité étatique faisant face directement ou indirectement à une situation de crise dont la compréhension exige une expertise destinée à une prise de décision’’, être ‘’commanditée par un acteur économique désireux de se renseigner par exemple sur les risques qu’une crise de forte intensité ou ayant un caractère systémique fait peser sur ses activités’’, ou se justifier par ‘’le besoin de produire de la connaissance sans un but utilitaire’’.
Dans les trois cas, poursuit-il, ‘’l’exercice ne se limite pas à la narration d’une histoire passée ou écrite au présent’’, ajoutant : ‘’Outre l’éclairage sur les différents épisodes du conflit, il importe de se placer en surplomb et de la trivialité d’un compte rendu descriptif pour adopter une attitude critique en réduisant autant que possible les biais liés aux débordements de la subjectivité. L’essentiel est de parvenir, à travers les péripéties, à faire apparaître la signification des faits généralement enchevêtrés et à première vue frappés d’incohérence.’’
Dans son argumentaire, l’auteur parle de la grille de lecture, ‘’le procédé le plus simple pour démêler la complexité d’un événement géopolitique (étant) d’essayer de répondre aux questions suivantes : où, quand, qui, comment, pourquoi ?’’, en relevant, pour cela, le lieu du conflit (l’emplacement géographique, les caractéristiques naturelles, le contenu humain, les ressources disponibles, la gouvernementabilité), des acteurs (leur nombre, la place et l’identité dans leurs représentations, l’histoire des ethnies entre elles ou des groupes d’acteurs entre eux, les alliances nouées par les acteurs dans le conflit).
L’auteur cite également les causes du conflit (les revendications – l’apparent -, les intentions – l’implicite), la nature des enjeux (axiologique, économique, politique), les stratégies des acteurs (phase inaugurale, phase active, phase de règlement), l’ampleur du conflit (bilan de la situation post-conflit : les changements, leçons tirées d’un conflit).
Avant de proposer des annexes (liste des cartes, graphiques photos tableaux), Lat Soucabé Mbow estime, dans sa conclusion, que ‘’tel qu’il fonctionne depuis un siècle, l’ordre international réussit à assurer une stabilité certes précaire mais contrôlable dans une large mesure’’.
‘’Il n’a pas encore instauré la paix qui transcende un simple équilibre des forces entre des entités géopolitiques’’, écrit-il, relevant que la paix est ‘’un idéal dont la réalisation repose avant tout sur les vertus individuelles et un ordre public maintenu par les normes de la gouvernance de droit’’.ADC/AKS/AS

UNE DIPLOMATE CHINOISE DÉNONCE LES ‘’PRÉJUGÉS’’ DE ‘’CERTAINS PAYS OCCIDENTAUX’’ ENVERS SON PAYS

Pékin, 18 nov (APS) – La diplomate chinoise He Hongyan a dénoncé lundi à Pékin les ‘’préjugés’’ entretenus par ‘’certains pays occidentaux’’ envers la Chine sur la manière dont celle-ci coopère avec l’Afrique.
‘’Certains [pays] critiquent en disant que l’initiative +Une ceinture et une route+ alourdit la dette de l’Afrique et la qualifient de piège de la dette’’, a-t-elle dit lors d’une conférence donnée à l’occasion d’un séminaire organisé pour 24 journalistes africains, sur ‘’le rôle des médias dans la consolidation de la coopération entre la Chine et l’Afrique’’.
‘’La Chine n’a jamais contraint un pays africain en difficulté à rembourser une dette’’, a argué He Hongyan, ministre-conseillère au ministère chinois des Affaires étrangères.
Elle soutient que, concernant la coopération de la Chine avec l’Afrique, ‘’tout se règle dans une discussion ouverte’’ et en fonction des décisions prises ‘’d’accord parties’’.
Selon la diplomate chinoise, l’initiative ‘’Une ceinture et une route’’, lancée en 2013 par le président Xi Jinping, est pourvoyeuse d’‘’opportunités’’ et de ‘’prospérité’’ pour les partenaires de la Chine.
Un chemin de fer reliant les villes kényanes de Nairobi et Mombassa, un pont à Maputo, capitale du Mozambique, l’autoroute Thiès-Touba, au Sénégal, et la route nationale numéro 1 du Congo sont le fruit de cette initiative chinoise, selon He Hongyan.
‘’Plus de 160 pays et organisations internationales ont signé avec la Chine des accords de coopération’’ pour la mise en œuvre de ce programme, déclare-t-elle, ajoutant que ‘’82 zones de coopération ont été créées dans les pays partenaires’’.
La diplomate affirme que ‘’deux milliards de dollars américains d’impôts ont été payés aux pays hôtes, et près de 300.000 nouveaux emplois ont été créés’’ grâce à l’initiative ‘’Une ceinture et une route’’.
Selon He Hongyan, 44 pays africains et la Commission de l’Union africaine ont signé avec la Chine des accords pour ce programme, ce qui lui fait dire que ‘’l’Afrique est le continent qui a le plus de signataires’’ avec son pays, concernant cette initiative.
‘’Une ceinture et une route’’ épouse ‘’l’esprit de l’ancienne route de la soie, dans le but de construire une communauté de destin en créant une nouvelle plateforme de coopération’’, selon la Chine.MD/ESF

CINQ CAS DE DENGUE RECENSÉS DEPUIS OCTOBRE À KAFFRINE (MÉDECIN)

Kaffrine, 19 nov (APS) – Cinq cas de dengue ont été détectés dans la commune de Kaffrine depuis le mois d’octobre, a révélé mardi, le docteur Ndaye Mbacké Kane, médecin-chef du district sanitaire.
‘’Nous avons notifié cinq cas de dengue à Kaffrine. Un premier cas en octobre à Diameguene-centre et les autres cas l’ont été au mois de novembre’’, a-t-elle annoncé à l’APS lors d’un entretien.
Le médecin- chef du district sanitaire de Kaffrine a appelé les populations à continuer à dormir sous des moustiquaires imprégnées.
‘’La dengue est une maladie vectorielle. Nous appelons les populations à utiliser les moustiquaires imprégnées à bon escient pour éviter ces genres de maladie’’, a insisté le docteur Kane.
La dengue est une infection virale, transmise à l’homme par la piqûre de moustiques du genre Aèdes. Elle se manifeste par l’apparition d’une forte fièvre souvent accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements, de douleurs articulaires et musculaires et d’une éruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole, a rappelé le médecin.
La prévention de la Dengue passe par la protection contre les piqûres de moustiques et la destruction des gîtes larvaires.MNF/AKS

Cherté Du Traitement, Rupture De Médicaments…: Les Hémodialysés Lancent Un Énième Cri Du Cœur

http://www.walf-groupe.com/Les personnes atteintes d’insuffisance rénale vivent un véritable enfer. Regroupés autour d’une association, ils ont tenu ce week-end dernier, le macadam pour dénoncer avec la dernière énergie les difficultés qu’ils rencontrent pour se soigner. 
Un million de personnes souffrent d’insuffisance rénale aigüe au Sénégal. Parmi elles, seules 20 mille savent qu’ils ont cette maladie. Et sur les 20 mille malades, l’Etat ne s’occupe que les 1 400 répartis comme suit : 750 malades dans les structures publiques et 250 au niveau du privé. Et chaque jour 2 personnes meurent dans les centres de dialyse et chaque an 4 000 nouveaux cas sont dénombrés. Chaque deux jours le patient paie 65 mille F Cfa pour faire la dialyse, 196 mille F Cfa la semaine, 840 mille par mois et 9 millions 600 mille F Cfa dans l’année pour suivre correctement le traitement. «Il y a 25 centres de dialyse et parmi ces 25, il n’y a que 13 qui fonctionnent un peu. Et ces derniers aussi sont pleins aussi. Par contre il y a de la place dans les 4 centres privés, malheureusement, le traitement est inaccessible pour les pauvres patients. Pour se faire traiter dans ces centres privés, il faut dépenser 1 million de F Cfa par mois», explique Pr El Hadji Hamidou Diallo, président du Miirs. C’était ce week-end lors d’une marche à la Place de l’Obélisque
Pour le président de Miirs les patients sont mis, aujourd’hui, entre deux feux. Parce qu’il y a une dialyse gratuite impossible à avoir dans le public et une dialyse disponible au privé mais inaccessible à cause de la cherté du traitement. Rien que pour avoir le rein artificiel, explique-t-il,  le malade doit débourser 45 mille F Cfa et la dialyse 65 mille F  Cfa alors qu’à côté en Côte d’Ivoire la dialyse est facturée à 5 mille F Cfa.  Pour lui, ce n’est pas normal. A l’en croire depuis 10 ans, les malades alertent les autorités étatiques sur les ravages que cette pathologie est en train de faire dans notre pays. Malheureusement ils se heurtent à un mur de silence. «Nous menons, aujourd’hui, une campagne pour sensibiliser les populations de limiter la consommation des bouillons. Parce que ces produits sont en grande partie responsables de cette maladie. C’est une maladie plus grave que le VIH/Sida et le cancer, parce qu’il ruine économiquement le patient et sa famille», indique-t-il.
Chargé de communication du Miirs, El Hadji Ndiaye fustige l’insuffisance du personnel soignant au niveau des centres de dialyse. Il révèle que la majorité des néphrologues c’est-à-dire les 90 % qui sont affectés dans les centres de dialyse publics sont des étrangers. Mais ils ne respectent pas les patients, parce qu’ils ne sont pas des Sénégalais. Pis encore, certains d’entre eux abandonnent les malades dans les structures publiques pour aller monnayer leur talent dans le privé, où ils sont beaucoup mieux payés. «Les médecins peuvent s’absenter deux à trois mois sans mettre les pieds dans les centres publics. Ils nous laissent avec des infirmiers qui n’ont aucune qualification pour soigner les patients. Ce n’est même pas leur domaine. Ces infirmiers n’ont aucune expérience de dialyse. Ce sont des gens qui ont été capacités sur le tas pour venir achever les malades», dénonce-t-il.
Autre difficultés rencontrées par les hémodialysés, c’est le manque récurrent d’intrants pour accompagner la dialyse. De son avis, dans les centres publics, si ce n’est pas l’eau qui manque, c’est la ligne ou l’acide. Et si l’un de ces éléments manque affirme-t-il, le patient ne peut faire la dialyse. Une situation dit-il, qui conduit chaque jour à des décès des patients par arrêt cardiaque parce qu’ils n’ont pas pu faire leur dialyse.Samba BARRY

Professeur Ibrahima SECK: «90% Des Médicaments Que L’Afrique Consomme Sont Importés»

http://www.walf-groupe.com/Les médicaments coûtent chers en Afrique parce qu’ils viennent d’ailleurs. Selon le Coordonnateur du Comité scientifique du Forum Galien, le Pr Ibrahima SECK, « presque 90% des médicaments que l’Afrique consomme sont importés ».
Une situation qui explique, selon lui, la cherté de leur prix. « C’est un problème de santé à plusieurs angles d’attaque. Sur le plan pédagogique, les problèmes de santé ne finissent jamais », a-t-il indiqué au cours d’une conférence de presse.
« Quand les gens partent au niveau des hôpitaux, ce n’est pas parce qu’il y a de bons médecins, ce n’est pas parce qu’il y a de bons équipements, mais c’est parce que ces malades espèrent y trouver le bon médicament. Et justement, ces médicaments posent problèmes en termes d’accès », souligne-t-il.
Pour remédier à cette situation, ajoute le Professeur, la solution c’est la mise en place d’industrie pharmaceutique en Afrique.
« Cette année, on s’est dit pourquoi ne pas stimuler, entre autres réponses, cette idée de créer une industrie pharmaceutique. Puisque les médicaments sont, en réalité, développés à partir de matière premières. Et celles-ci, pour la plupart du temps, existent en Afrique, mais ne sont pas travaillées. Au contraire, elles sont exportées, transformées ailleurs en médicaments qui sont revendus encore plus chers aux pays africains », se désole le Pr SECK.

Abdoulaye Daouda DIALLO: Le symbole d’un régime fâché avec la vérité et la transparence…Par Ousmane Sonko

Durant la plénière de ce vendredi 15 novembre 2019 portant examen de la seconde Loi de Finances Rectificative, j’ai interpellé monsieur le ministre Abdoulaye Daouda DIALLO sur un certain nombre d’aspects problématiques de leur gestion budgétaire. Ses réponses ont été soit inexistantes, soit insuffisantes.
Je reviens livrer à l’opinion, dans cette première publication qui sera suivie d’une seconde, les détails que le très faible temps de parole imparti par les plénières ne nous permet pas de développer à la tribune de l’hémicycle.

– Exécution budgétaire: le cas de certaines indemnisations d’expropriations pour cause d’utilité publique

Un budget, ce n’est pas seulement la préparation et le vote, c’est aussi l’exécution et le contrôle. L’examen de cette LFR2 était l’occasion de revenir sur les procédés ingénieux mis en place par certains agents ou services de l’État, en complicité avec des hommes d’affaires, pour détourner d’importants fonds publics de leur destination budgétaire initiale. C’est le cas des indemnités d’expropriations pour cause d’utilité publique que nous avons partiellementsoulevées avec l’affaire dite des 94 milliards.
Suivez bien !
J’ai rappelé au ministre qu’en matière d’indemnisation des expropriés, les services du ministère des finances utilisent trois mécanismes :
• le premier consiste à des paiements effectués par le chef du bureau des domaines sur la base des crédits budgétaires disponibles notifiés par le MEFP au titre de la loi de finances ;
• le deuxième concerne des conventions tripartites de reconnaissance de dette (lettre de confort) entre l’État, l’exproprié (plus précisément l’acquéreur de l’indemnité d’expropriation) et une banque privée (Ex : État – SOFICO/ CFU– UBA) ;
• le troisième procède de comptes ouverts par l’État du Sénégal dans des banques privées avec des intitulés comme : « Programme de Défense des Intérêts Économiques et Sécuritaires du Sénégal (PDIES) ou « Expropriation État ».
Ces comptes sont directement gérés par le Directeur général du Budget qui procède aux ordres de virements.
Si ce dernier mécanisme (comptes ouverts par l’État dans des banques privées) a été plus utilisé que les deux autres, pour verser des dizaines de milliards à un seul homme d’affaire, à travers ses deux entreprises (SOFICO et CFU) et sur la base de créances douteuses ou inexistantes, c’est simplement parce qu’il n’est pas soumis aux contrôles de l’ordre administratif. Même la cour des comptes n’effectue aucun contrôle au niveau des rubriques budgétaires au sein desquelles ces crédits sont logés.

Le ministre Abdoulaye Daouda DIALLO a préféré ignorer la question en n’y répondant pas.

Je comprends sa gêne car il sait très bien que j’ai fait allusion à une véritable association de malfaiteurs dont les fonctionnaires cités jusque-là dans l’affaire des 94 milliards ne sont que la face visible. Le ministère des finances est impliqué jusqu’au cou, et certainement, des sphères plus élevées encore de l’État sont également impliquées. Et c’est cette association de malfaiteurs, qu’une autre association de 7 vieux députés dans le vent, a voulu blanchir par une commission d’enquête qui restera comme l’une des plus grosses tâches de l’histoire parlementaire du Sénégal.
Alors, quelques questions simples à monsieur le ministre : 
• Pouvez-vous (oserez-vous) nier l’existence de ces comptes ?
• le compte « Programme de Défense des Intérêts Économiques et Sécuritaires du Sénégal (PDIES) » est-il logé à la Présidence de la République et rattaché aux fonds secrets ?
• En quoi payer des indemnités toxiques suite à des rachats de créances fictives relève- t-il de la sécurité nationale ?
• Pouvez-vous nier que ces comptes ont servi à payer des dizaines de milliards aux sociétés SOFICO et CFU ?
• Pouvez-vous affirmer que ces dizaines de milliards ont été payées en toute légalité ?
• Pouvez-vous nier que les montants payés à ces entreprises à titre d’indemnisation sur la période 2014 à 2018 dépassent très largement les crédits budgétisés et votés à cet effet ?
• Comment avez-vous pu payer plus de 6 milliards d’indemnités à la SOFICO en 2015 alors qu’aucune inscription budgétaire n’était prévue à cet effet ?
• Pourquoi l’agent judiciaire de l’État, sous votre hiérarchie, ne bouge pas le plus petit doigt alors que des milliards du contribuable ont été détournés dans une entreprise d’escroquerie à grande échelle ?
Vous comprendrez par ces questions, chers compatriotes, pourquoi toute la République tremble et veut enterrer cette affaire au plus vite (comme pour la nébuleuse du pétrole et du gaz). Nos vis-à-vis évitent soigneusement d’en parler depuis quelques semaines et procèdent à des sondes, par voie de presse, pour un éventuel classement sans suite. Mais à monsieur le Ministre, aux collègues de l’Assemblée et à l’ensemble du peuple sénégalais, nous disons que cette affaire ne fait que commencer. Elle ne sera ni classée sans suite, ni oubliée, et aucun procureur ou juge, fussent-ils totalement soumis, n’oserait le faire. Le peuple ne l’acceptera pas !
2 – la LFR2 consacre une hausse de 650 millions sur les dépenses de personnel justifiées par la prise en charge des indemnités accordées aux ayants droit pour charge de téléphone.
D’une part, j’ai rappelé au ministre que la création de cette « allocation forfaitaire mensuelle » est incompréhensible pour un gouvernement dont l’argument a été jusqu’ici la maitrise de la masse salariale. Elle pose ainsi un premier problème d’équité et de justice. Comment un gouvernement qui refuse d’ouvrir toute discussion avec les syndicats sur la question de la rémunération, peut octroyer une nouvelle indemnité à une catégorie d’agents n’exerçant, pour l’essentiel, que des fonctions politiques, et en zappant ceux-là qui effectuent des tâches opérationnelles pour un service public de qualité ?
D’autre part, j’ai fait noter que cette allocation forfaitaire mensuelle pour charges de téléphonie pose un problème d’équité et de justice au regard de son traitement fiscal illégal consacré par la lettre du ministre Abdoulaye Daouda DIALLO n°7888 MFB/DGID du 14 octobre 2019 portant traitement fiscal de l’allocation mensuelle forfaitaire pour charges de téléphonie mobile à certains agents de l’Etat. Dans cette lettre adressée au Directeur général du Budget, il précise que cette allocation est exonérée de l’impôt sur les traitements et salaires.
Dans sa réponse, monsieur le ministre a invoqué les dispositions de l’article 167. 4 : « sont exonérées de l’impôt les indemnités et primes spéciales destinées à assurer le remboursement de frais forfaitaires, dans les limites fixées par le ministre chargé des Finances ».
Cette réponse est erronée. Monsieur le ministre, inspecteur des impôts de profession, sait pertinemment que son argument ne tient pas. Et mieux que quiconque, il comprend parfaitement que cette allocation constitue, à n’en pas douter, à une augmentation de salaire au profit des bénéficiaires ainsi que le démontrent les décrets n°2019-1310 et n°2019-1311 du 14 août 2019 qui l’ont instituée.
A ce titre, conformément aux dispositions combinées des articles 164, 165, 166 et 167 de la Loi n°2012-31 du 31 décembre 2012, modifiée portant Code général des Impôts, cette « allocation forfaitaire mensuelle pour charges de téléphonie mobile » est un revenu imposable.
En exonérant cette allocation par une simple lettre administrative, le ministre des Finances et du Budget s’est non seulement rendu coupable de violation de la constitution (article 67) et de la loi (CGI), mais il a consacré une rupture fondamentale du principe d’égalité des citoyens devant l’impôt. La violation de la Constitution consiste dans le fait qu’il appartient à la loi votée par la seule Assemblée Nationale de fixer les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toutes natures. Sous ce rapport, il est évident qu’il n’appartient pas au Ministre des Finances et du Budget, ni même au Président de la République, de dire par un acte réglementaire ce qui est imposable ou ce qui est exonéré. C’est pour cette raison certainement que le ministre, mal à l’aise après mon interpellation, a cherché à se réfugier dans les dispositions de l’article 167-4° du Code général des impôts. Mais cette démarche met à nu sa mauvaise foi. Car s’il est clair que l’allocation en question est exonérée par la loi, comme l’a soutenue le ministre Abdoulaye Daouda Diallo, à quoi bon prendre un arrêté pour définir son régime d’imposition ?
L’article 167-°4 du Code général des impôts invoqué par le Ministre dispose : « sont exonérées de l’impôt les indemnités et primes spéciales destinées à assurer le remboursement de frais forfaitaires, dans les limites fixées par le ministre chargé des Finances. ».
C’est en conséquence de cette disposition que le Ministre de l’Economie et Finances a pris l’arrêté n°012914 MEF/DGID du 31 juillet 2013portant évaluation des avantages en nature compris dans la base de l’impôt sur le revenu pour, en son article 1er, fixer forfaitairement le montant à 10.500FCFA pour l’eau, 30.200FCFApour l’électricité et 67.500FCFApour le téléphone, entre autres…
Ce même arrêté précise, en son article 3, que « Toute indemnité en argentreprésentative d’avantages en nature doit être intégralement comprises dans la base de l’impôt sur le revenu, la présente évaluation (article 1er) ne pouvant être retenue en ce cas ». Ironie du sort, cet arrêté porte, pour le compte du ministre de l’Économie et des Finances, la signature de monsieur Abdoulaye Daouda DIALLO, alors ministre délégué au Budget. Triste !
Ces allocations pour charge de téléphonie ont toujours été ainsi conçues par la doctrine fiscale. C’est en foi de cette claire lecture de la loi et de la doctrine que d’importants redressements fiscaux, assortis de pénalités et majorations, sont régulièrement opérés par les services de la DGID à l’encontre des entreprises privées qui ont omis d’imposer ces allocations de téléphonie pour des montants largement inférieurs à ceux octroyés à quelques agents de l’État et à la clientèle politique.
2020 est annoncée par le gouvernement comme l’année d’une traque fiscale massive pour porter le taux de pression fiscale à 17,7%. Avec vos pratiques monsieur le ministre, vous aggraver l’injustice fiscale en protégeant les hauts revenus politiques et administratifs (ministres, députés, DG, hauts fonctionnaires, HCCT et CESE…) pour ne faire supporter le fardeau qu’aux petits salariés et quelques entreprises.
Le problème, monsieur le ministre, c’est que votre département est coutumier de tels forfaits et je vous avais déjà interpellé sur des cas similaires lors du vote de la première LFR au mois de juin 2019.Monsieur le ministre Abdoulaye Daouda DIALLO a manifesté sa volonté de discuter de ces questions avec moi et j’y souscris entièrement. Seulement, la tribune de l’assemblée ne s’y prête guère avec un temps d’intervention de 3 à 5 minutes maximum par député, doublé d’un refus systématique de la majorité pour un second tour de parole.
Comme toujours, je me mets à la disposition des médias pour un débat public qui
nous permettrait, sur ces questions comme sur d’autres, tels que la dette, la gestion des ressources naturelles, l’investissement, les grands chantiers… d’édifier les citoyens sénégalais sur la nébuleuse gouvernance actuelle du Sénégal.A suivre…Ousmane SONKO, député,Dakar, le 18 Nov 2019Assemblée nationale du Sénégal XIIIème Législature

Justice : Macky va supprimer la Crei

IGFM – Le président de la République, Macky Sall, va supprimer la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei).
« Un projet est en cours de réflexion pour supprimer la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) qui avait condamné Karim Wade en 2015. Créée par Abdou Diouf en 1981 et controversée depuis sa remise en service par Macky Sall, en 2012, cette juridiction spéciale, où la charge de la preuve incombe à l’accusé -lequel ne peut faire appel de son jugement-, pourrait fusionner au sein d’une chambre de droit commun spécialisée dans la délinquance financière », informe l’hebdomadaire Jeune Afrique dans sa dernière parution.

Affaire des faux billets: Retour de parquet pour les complices présumés de Boughazelli,le dossier fera l’objet d’une information judiciaire.

https://www.dakaractu.com/La machine judiciaire est enclenchée dans l’affaire de faux billets incriminant Seydina Fall Boughazelli et six autres individus, au nombre desquels figurent le rappeur Guesthia et un ressortissant burkinabè.
Déférés, ce lundi, le face-à-face des complices présumés du député avec le substitut du procureur n’a pu avoir lieu. Ils ont bénéficié d’un retour de parquet et la garde-à-vue a été prolongée.
Ce qui permettrait au parquet d’avoir assez de temps pour mener à bien ses enquêtes, car disposant de 96 heures renouvelables. « Le dossier fera ainsi l’objet d’une information judiciaire », a indiqué une source judiciaire à Dakaractu.
En raison de l’étendue des investigations nécessaires, « le procureur demandera la saisine du juge d’instruction » à qui rendront compte les gendarmes de la Section de recherches, chargés de l’enquête préliminaire.
Une enquête que le Doyen des juges va diligenter pour réunir un ensemble d’informations afin d’asseoir des infractions et un éventuel renvoi devant une juridiction de jugement.
Quatre jours après les faits, Seydina Fall Boughazelli n’a jusqu’à présent été interpellé. A l’heure où nous écrivons ces lignes, il ne s’est pas encore présenté devant les enquêteurs de la Section de recherches de Colobane pour les besoins de l’enquête sur l’affaire des faux billets.

Cap manuel: Pourquoi les avocats de Habré ont été éconduits ?

https://www.dakaractu.com/Partis rendre visite au président Hissein Habré à la prison du Cap Manuel où celui-ci est en train de purger sa peine à perpétuité, les avocats sont finalement rentrés bredouille. La raison de cet état de fait, Mme Fatimé Raymonde Habré, l’épouse de l’ancien président Tchadien l’a révélé ce lundi, au cours d’une déclaration faite à son domicile. Selon elle, les avocats de son mari ont été bloqués par le directeur de la prison qui leur a réclamé la preuve qu’ils sont des avocats du sieur Habré.
Mais lesdits acteurs de la justice n’ont pas pu montrer de preuves qu’ils sont des avocats du président Habré. Face à cet obstacle que les avocats peinaient à franchir, il leur a été notifié la nécessité d’aller voir le juge d’application des peines s’ils voulaient rencontrer l’ancien homme fort de N’Djamena qui a déjà été condamné.
Mme Habré pour sa part, dira que les avocats qui avaient été éconduits, ont été voir le Bâtonnier de l’Ordre des avocats pour que les obstacles soient levés devant eux avant qu’ils puissent rencontrer le président Habré.

Me Moussa Diop se déballe sur la transhumante Aissata Tall Sall

https://www.pressafrik.com/Me Moussa Diop a été sans retenue. Parlant des transhumants lors d’une émission télévisée, il a affirmé qu’il n’aime pas ces derniers dont Aissata Tall Sall, qui, avec son mouvement « Oser l’avenir » a rejoint le président Macky Sall à la veille de la présidentielle dernière, après avoir été recalée par le parrainage. A l’en croire, l’actuelle Envoyée spéciale du président Sall a été contrainte de transhumer. Regarder !!

Maroc: Un Sénégalais, fiché par interpol,arrêté sur demande de la Mauritanie

IGFM –  La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) du Maroc a indiqué, dans un communiqué, que le mis en cause a été interpellé dès son arrivée à l’aéroport international Mohammed V en provenance d’Italie.
Le Sénégalais a été soumis aux procédures d’arrestation après que l’opération de pointage a révélé qu’il fait l’objet d’une notice rouge émise par l’Interpol dans une affaire d’escroquerie, précise le communiqué.
A en croire la même source, l’homme a été placé en garde à vue conformément à la procédure d’extradition, tandis que le Bureau central national relevant de la DGSN a informé les autorités de la sûreté mauritanienne de son arrestation, a ajouté la même source.
Il nous est revenu que cette arrestation s’inscrit dans le cadre des efforts inlassables déployés par les services de la sûreté marocaine, pour renforcer les mesures de contrôle sécuritaire dans les postes-frontières, et dans le cadre de leur détermination à consolider les mécanismes de coopération sécuritaire internationale dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé transnational, a conclu la même source.

Guinée Bissau: Un sénégalais condamné à 14 ans de prison pour trafic de drogue

IGFM – Le Sénégalais El Hadji Mar Guèye, qui conduisait le camion frigorifique immatriculé au Sénégal dans lequel la police bissau-guinéenne avait découvert près de 800 kg de cocaïne au mois de mars a été condamné à 14 ans de prison ferme.
La même peine a été prononcée ce lundi 18 novembre à Bissau où le procès a démarré vendredi dernier, informe l’AFP. Un Nigérien a écopé de la même peine.
Présenté comme le conseiller en communication du président de l’Assemblée nationale guinéenne, Mohamed Sidi Ahmed a quant à lui pris 15 ans ferme pour trafic de drogue.Deux Maliens seraient activement recherchés dans cette affaire

Pourquoi le Sénégal est devenu une zone de transit et de consommation de la cocaïne

IGFM – Depuis juin dernier, le Sénégal est submergé par une vague importante de stocks de cocaïne saisis principalement au Port de Dakar, en haute mer et sur la terre ferme, dans le sud-est du pays. Une inquiétante période de pique, suivie d’une indignation générale. Qu’est-ce qui explique ce phénomène ? Pourquoi la destination Sénégal ? «L’Obs» fait le point et dresse la trajectoire prise par ce trafic, avec l’aide d’un expert.  
Le Sénégal et la drogue dure,une vieille tradition qui prend des proportions démesurées
Le trafic international de drogue dure (cocaïne, héroïne, entre autres) ne date pas d’aujourd’hui au Sénégal, qui a tout le temps connu des piques. Les dernières saisies effectuées entre juin et octobre 2019, ponctuées par la saisie de plus de 2 tonnes de cocaïne et l’interpellation d’une vingtaine de présumés acteurs locaux comme étrangers, ont suscité une stupéfaction générale et nourri mille et un fantasmes. Cela, à la faveur d’une surmédiatisation. L’avis est du Commissaire Cheikhna Keïta, ancien directeur de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis). Une structure de la Police sénégalaise, spécialisée dans la lutte contre ce type de trafic de stupéfiants.
Pour cet officier supérieur de la Police, aujourd’hui hors rang, «les piques, comme celle que nous connaissons dernièrement, sont un baromètre qui renseigne sur les orientations et ambitions des narcotrafiquants durant une période donnée, à travers l’Afrique et le monde. Géographiquement, le Sénégal est placé à un point stratégique et aux yeux des narcotrafiquants, c’est une aubaine, une carte à jouer à fond pour fructifier et pérenniser les activités des différents cartels qui agissent suivant une interconnexion. Positionné au carrefour des continents européen, américain et du reste de l’Afrique, le Sénégal a tout le temps servi de débarcadère de stocks similaires du trafic international de cocaïne. Les narcotrafiquants étaient déjà présents au Sénégal depuis belle lurette, mais leurs actions étaient timides. Parce qu’à l’époque, le trafic de drogue était cristallisé par celui du chanvre indien, qui approvisionnait le marché dakarois, en provenance principalement de l’axe Bamako-Dakar et de la Casamance, à l’époque, favorisé par la crise (Mfdc) qui avait vu naître des «no-mans-land» où sont exploités à perte de vue des champs de «Yamba», communément appelé «Niakoye».
C’est précisément dans les années 80-90 que le commerce de la drogue dure (la cocaïne et héroïne essentiellement) a commencé à prendre une certaine proportion, avec des quantités relativement faibles, destinées à des consommateurs nantis du centre-ville de Dakar, dans certains quartiers paisibles, dont les Sicap, les boîtes de nuits et autres zones touristiques. Donc, pour considérer la relation entre le Sénégal et la drogue dure, il faut retourner jusqu’à cette époque. Déjà dans les années 82, les forces de Police et de Gendarmerie procédaient à l’interpellation de dealers des quartiers, sans jamais tomber sur les gros caïds. C’est à partir des années 2000 que le trafic de drogue dure a pris des proportions inquiétantes. On commençait à décrypter de véritables signaux, de passages de diverses drogues dures, dont la cocaïne et en quantité importante, alors distribuées par des relais. À l’époque aussi, ces quantités de drogue dure débarquaient à Dakar par voies aérienne, terrestre ou maritime.
Ces vagues inhabituelles de drogue dure, signalées ou saisies, avaient amené à l’époque certaines organisations internationales spécialisées à classer le Sénégal comme étant un secteur de passage de la drogue dure. A partir de là, les services de Police et de Gendarmeries se sont positionnés et des mécanismes ont été mis en place pour, je précise, apprendre à lutter contre un phénomène nouveau de trafic international de drogue dure. Je retiens précisément la période allant des années 2005–2007, comme étant l’une des piques les plus importantes. Il y avait d’importantes saisies de cocaïne qui dépassaient la tonne, donc similaires à celles que l’on connaît présentement. Seulement, à l’époque, la presse locale n’était pas aussi plurielle et alerte que de nos jours. Dans la même veine, le Sénégal avait été amené à renforcer sa coopération, en matière de sécurité, avec des organismes internationaux spécialisés, ainsi que d’autres pays d’Afrique et d’ailleurs pour mieux faire face à ce fléau.

Les années 2000, les piques enregistrées concours à la mise en place de la Brigade des stupéfiants de la Police judiciaire

Au fur des années, les hiérarchies des forces de l’ordre engagées dans ce combat vont, de concert avec les autorités étatiques, s’atteler à peaufiner et ajuster les moyens de lutte proportionnellement à ceux employés par les narcotrafiquants. La conséquence de tout cela a contribué à la mise en place de la Brigade des stupéfiants de la Police judiciaire, (aujourd’hui, Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants, Ocrtis : Ndlr). Il faut cependant préciser que cette structure n’avait pas la taille nécessaire pour faire face à ce phénomène nouveau, mais très huilé. Elle n’était pas suffisamment spécialisée, parce qu’engagée jusque-là à lutter contre le type de trafic de chanvre indien et autres drogues dites douces. Ce que les autorités compétentes ont fini par comprendre. Des aménagements ont été apportés et ladite brigade a évolué pour devenir l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis). Il est heureux de constater, avec les derniers résultats obtenus dans les récentes saisies de cocaïne, que l’Ocrtis que j’ai eu le privilège de diriger monte en puissance au fur des années. Il ne faut pas pour autant que l’on dorme sur nos lauriers. Il est impératif que les autorités étatiques accompagnent cette dynamique de réarmement, de structuration, afin de permettre aux forces de l’ordre de faire face aux stratégies multiples et variées des puissants narcotrafiquants. »

Quelques célèbres narcotrafiquants précurseurs du trafic de cocaïne au Sénégal

« Je me souviens avoir, avec mes hommes, mis la main sur quelques célèbres narcotrafiquants, dont un ressortissant italien qui était très actif dans un cartel qui utilisait le corridor brésilien et sud-africain. Il y a également d’autres précurseurs, qui sont des classiques, comme celui que l’on appelait Hakim dans le milieu. Il y a aussi un certain «Beau-gars» ou encore Austin qui, lui, est encore en prison. Il y a aussi des narcotrafiquants, caïds et convoyeurs sud-américains qui opéraient principalement dans les zones touristiques et qui ont été arrêtés sans grand bruit.»

Le choix du Sénégal pour dynamiser ce trafic intercontinental de cocaïne

«Aujourd’hui, nous sommes dans cette situation, parce que, d’abord, l’environnement a beaucoup évolué sur le plan international. D’autres raisons aussi expliquent le fait que le Sénégal devienne un site prisé des narcotrafiquants. Ce n’est pas un hasard. Il faut savoir que les corridors classiques évoluent à travers le temps et que les narcotrafiquants qui les utilisent, s’adaptent suivant les contextes et les réalités de la géopolitique du moment. A titre illustratif, c’est conscient que l’axe Amérique du Sud – Europe, avec comme point de chute l’Espagne ou la Hollande, est devenu très surveillé et donc inapproprié, que la plupart des cartels ont choisi de changer de cap. De nouveaux corridors sont exploités, d’autres peu valorisés sont remis au goût du jour. C’est le cas, par exemple, du Sénégal qui, depuis les années 2000, est une piste maintenue, mais activée en fonction des réalités du moment. Il faut retenir aussi que le Sénégal offre une diversité d’issues pour faire transiter la came vers d’autres destinations. Les stocks débarqués dans les pays qui nous entourent, comme la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie ou le Ghana, vulnérables de par leurs faibles dispositifs de contrôle et autres moyens de lutte contre le phénomène, sont minutieusement infiltrés par les cartels, pour une bonne assise à l’échelle sous régionale. Le Ghana semble très loin du Sénégal, mais il nous envoie beaucoup de colis.»

Processus de maillage et d’occupation du terrain

«L’un des plus gros problèmes que nous rencontrons est qu’aujourd’hui nous avons affaire, sur le plan local, à davantage plus de consommateurs, plus d’intermédiaires qui affluent dans ce commerce à cause des sommes faramineuses d’argent qui y sont distribuées. L’autre problème est que nous avons à présent un véritable marché de ce trafic chez nous et les narcotrafiquants continuent de nous assiéger subtilement, en pilotant leurs business à partir de leur pays. Ce business qu’ils tentent de structurer davantage est un travail de longue haleine. Au cours de cette période, les narcotrafiquants procèdent à un recrutement minutieux de locaux suivant un profil défini. Ils sont ensuite entraînés, puis assistés dans la mise en place de réseaux locaux, progressivement élargis vers des zones stratégiques. Il ne faut pas se leurrer. Ce n’est pas parce que maintenant, on est en train de procéder à des saisies importantes qu’on va dire que le problème est maîtrisé. Les acteurs des cartels sont de fins stratèges. Ils connaissent leurs projets et vont tout faire pour atteindre leurs résultats. Ces gens prennent le soin de bien choisir leur cible (un pays), dans l’optique de s’y installer dans la durée. Puis, progressivement, ils installent leurs entrepôts çà et là et organisent le trafic dans la sous-région à partir du ou des pays les plus vulnérables, à l’image de la Guinée-Bissau qui peut être utilisée comme un lieu de stockage. Le Mali, qui connaît la crise que nous connaissons, est aussi un terreau fertile, parce que constituant une entrée et une ouverture vers l’intérieur de l’Afrique. Ajoutée à cela la porosité des frontières, vous n’avez plus besoin d’un dessin pour comprendre. C’est ce qui fait que le Sénégal, prisé des narcotrafiquants, ne peut, à lui seul, étouffer ce phénomène. C’est un problème global qu’il faut gérer en intelligence avec d’autres pays ouest-africains, européens… et des organismes internationaux spécialisés.»

Ces corridors brésilien, malien, bissau-guinéen et mauritanien qui convergent vers le Sénégal pour desservir d’autres cieux

«Il est vrai que le Sénégal est à la croisée des corridors brésilien, malien, bissau-guinéen et du moins célèbre et non moins actif, le corridor mauritanien. On a tendance à oublier ce corridor-là, alors que c’est un point de passage extrêmement important de la drogue dure et dans les deux sens, en direction du Maghreb et de l’Europe. Comme avec l’histoire des munitions récemment saisies, il y a des navettes comme ça qui ont existé depuis longtemps en direction de la Mauritanie et vice-versa. De la drogue est convoyée par divers moyens de locomotion, dissimulée dans des planques ingénieusement confectionnées, pour rallier principalement des pays de la Méditerranée. Ce qui est favorisé par le désert du Sahara, mais aussi par le fait que la Mauritanie compte un littoral étiré sur des centaines de kilomètres. Il faut qu’on prête davantage attention à ce corridor Dakar-Nouakchott. La preuve, entre le Maroc et le Sénégal, il y a eu fréquemment des saisies extrêmement importantes de drogue dure, à bord de véhicules qui font la navette et autres véhicules achetés en Europe et conduits par voie terrestre vers le continent. Du coup, toutes les routes de la cocaïne peuvent partir de n’importe quelle voie du Maghreb, pour se retrouver à Dakar, faisant du Sénégal une zone de redistribution, car la drogue y arrive pour repartir ou encore pour y rester et être reconditionnée avant de repartir.

Le lien présumé de ce trafic avec le boom immobilier à Dakar

«Effectivement, il y a eu des indices qui ont permis de dire que nous étions envahis dans le secteur immobilier par ce phénomène (de blanchiment de l’argent du trafic de drogue, Ndlr). Mais on ne peut pas pour autant, sur cette seule base, être catégorique sur la question. Il faut une analyse complète, étayée par d’autres éléments et faits, pour faire un constat inattaquable. Un premier travail sur le sujet a cependant permis de savoir que le blanchiment d’argent, lié à ce trafic, est une des explications et les autorités travaillent à maîtriser le sujet, en luttant notamment contre l’enrichissement soudaine, sans explication licite, de l’origine des biens de certains suspects.»
Le Sénégal est-il bien outillé pour faire face à ce phénomène ?
«Avant 2012, j’avais l’impression que la problématique sécuritaire était secondaire, aux yeux des autorités, parce que nous ne faisions que de la parade sécuritaire. On donnait l’impression d’être vigilant, alors que ce n’était pas le cas. Les services étaient sous-équipés et manquaient d’effectifs, sans compter que les agents étaient mal rémunérés. A partir de 2012, il y a eu une autre perception de la sécurité, imprimée par le Président Sall, avec une valorisation des services de sécurité, équipés et pourvus en moyens logistiques de pointe. De l’Armée aux forestiers, tout le monde a gagné en équipement et en considération. Cela a contribué à l’amélioration des résultats enregistrés dans plusieurs domaines. Il reste maintenant à entrer dans les détails de ce qui permet d’être efficace, secteur après secteur. Il faudrait aussi que les agents de l’Ocrtis aient les équipements qu’il faut pour faire correctement leur travail.»
Le débat autour du statut du Sénégal comme plaque tournante, zone de transit ou de consommation
«A l’état actuel des choses, toutes les dénominations de zone de consommation, de plaque tournante, ou encore de zone de transit correspondent au Sénégal. Une plaque tournante est une zone à partir de laquelle le trafic international s’organise. A l’état actuel des choses, ceux qui affirment que le Sénégal est devenu une plaque tournante de la drogue, ne peuvent pas être démentis. Parce que les faits sont là et têtus.
La zone de transit est une zone par laquelle la drogue arrive pour prendre une ou plusieurs directions. Le phénomène de transit a commencé depuis très longtemps, via  la Guinée-Bissau, mais aussi à partir de Dakar qui est, à la fois, le point de départ et d’arrivée de beaucoup de «mules». Le Sénégal est, à la lecture du phénomène de trafic international de drogue dure, une zone de transit.
Est-ce que le Sénégal est aussi un pays de consommation ? Oui. Le Sénégal, particulièrement Dakar et les secteurs touristiques, est infesté de cette drogue et les trafiquants travaillent à développer cette consommation pour y étoffer leur portefeuille clientèle. Ici, on a de grands réseaux dans les quartiers et de grands et petits distributeurs. Fondamentalement,  nous sommes dans un pays où la drogue dure se consomme.»

«Les différentes saisies de cocaïne n’appartiennent pas au même cartel, les projets sont différents»

«Je ne pense pas que les différents stocks de cocaïne, dernièrement saisis au Port de Dakar ou en haute mer, puissent appartenir à un seul et même cartel. Si on analyse le profil des acteurs, il est clair qu’on n’est pas dans le même projet. A tout le moins, s’il s’agit du même cartel, il y a la main de sous-cartels qui procèdent à des projets différents.
Pour la dernière saisie effectuée par la Marine nationale (700 Kg de cocaïne, Ndlr), il est clair qu’on est en face d’un projet de transit. Il faudrait qu’on approfondisse l’enquête pour savoir ce qui s’est passé, avant l’instant où les embarcations ont été localisées en haute mer. Pour les autres saisies, c’est un projet classique de convoi de la drogue dure par voie maritime. Le fait d’avoir dissimulé de la came dans des véhicules convoyés par des navires n’est pas une nouveauté. Des voitures ont toujours été mises dans des conteneurs, avec plein de drogue, pour sortir du Port, ici au Sénégal ou ailleurs. Mais, je suis persuadé, compte tenu des modes opératoires utilisés, qu’on n’est pas dans le même projet.
Par contre, pour les deux premières saisies (1036 Kg au Port de Dakar, Ndlr), je pense qu’elles sont issues du même cartel, ou sous-cartel. Cela, en référence aux tests qui confirment que les drogues des deux saisies sont similaires. C’est-à-dire de la même  qualité, pour ne pas dire le même produit. Mieux, il a été constaté à Dakar les mêmes types de conditionnements et mode opératoire.»
«Ce sont des rapprochements qui peuvent être faits au niveau des équipes chargées de ces enquêtes-là, qui sont sûrement bien outillées. Il n’est pas à exclure que ces stocks qui ont échoué en France soient des restes de stocks que des narcotrafiquants ont été contraints de s’en débarrasser en haute mer pour échapper aux dispositifs de sécurité. Maintenant, il revient aux personnes en charge du dossier de nous dire, de façon formelle, s’il s’agit de la même drogue ou pas.»Abdoulaye DIEDHIOU & Aïcha GOUDIABY (Stagiaire)

IDIOVISUEL – MŒURS SÉNÉGALAISES !

NETTALI.COM – Les mœurs du pays de Senghor, sont-elles à ce point en train de se dégrader ? Au regard du spectacle qui se déroule sous les yeux des Sénégalais, les tendances sur internet et les réseaux sociaux, vont dans le sens d’utiliser tous les moyens possibles et même le mensonge pour attirer l’attention des gens sur un événement à venir ou un produit à promouvoir.
Ce sont en effet majoritairement des artistes et animateurs qui sont les principaux auteurs de ce phénomène appelé buzz. On n’a même plus besoin de définir le terme puisque chaque utilisateur des réseaux sociaux en a au moins vécu un au cours de son expérience web.Tenez-vous bien cette information qui apparaît tout d’un coup sur le net et qui relaie une supposée union entre Youssou Ndour et Mbathio Ndiaye, photos à l’appui. Si le premier a accompli une carrière très exemplaire et honorable au point d’être surnommé « la star planétaire », ce n’est point le cas de Mbathio Ndiaye. Danseuse de son état, passée chanteuse depuis quelques temps, elle a fourbi ses armes aux côtés d’Oumou Sow. Sauf que la danse ne nourrit pas son homme et n’a pas non plus l’image d’un métier très honorable et encore moins respecté. Le seul vrai gain qu’en tirent celles qui l’exercent, c’est certainement celui de faire fantasmer quelques hommes et d’être les cibles parfaites pour ces derniers qui ne manquent de manifester leur intérêt à coups d’espèces sonnantes et trébuchantes. Elles sont pour la plupart devenues ces sortes d’aguicheuses des temps modernes qui attirent ces mecs qui ne vivent que de fantasmes. L’histoire des photos de nue attribuées à la danseuse, est passée par là !
Quoi qu’il en soit, l’information relative au supposé mariage de You et Mbathio, a fait  le tour des chaumières. S’en suivit un déchaînement sur les réseaux sociaux. Si d’aucuns ont estimé que ce mariage est impossible du point de vue de la différence de rang et de statut social de ces deux-là ; du côté des admirateurs de Mbathio, l’on a eu droit à une riposte qui va dans le sens de se demander si la danseuse est si indigne d’être l’épouse de Youssou NDour. Ils égratigneront même au passage le chanteur qui manifestement n’y est pour rien dans ce débat d’une grande vacuité. Ainsi va la vie sur les réseaux sociaux, ce seront toujours et toujours des affrontements sans grand intérêt pour le grand public mais dont se délecteront aussi longtemps les voyeurs et badauds du web.
Interrogé sur le sujet, la danseuse tantôt annoncée en Chine, se fendra d’un « ceux qui le disent sont des deums « sorciers », laissons les continuer à parler, on verra bien ce qu’ils vont en tirer ».
En écoutant l’audio de l’artiste, la première impression qu’elle laisse évidemment, est le manque de crédibilité dans son discours. Très peu convaincante, l’on a senti qu’elle n’est ni mécontente, ni affectée par la situation. De la pure comédie. Tout simplement. Au royaume de la bêtise et de la niaiserie, il y a de quoi s’étrangler. La réaction de Charles Faye de Futurs Médias n’aura même pas été nécessaire, la supercherie est manifeste.
La rumeur aura en tout cas réussi la prouesse de tenir en haleine les réseaux sociaux pendant au moins 48 heures. Une information fausse que les plus lucides d’entre les internautes et lecteurs ont vite fait d’attribuer à la chanteuse elle-même. En effet, pendant qu’on évoquait le sujet, Youssou Ndour était en voyage en compagnie de son épouse au Kenya, puis en France.
La technique du buzz a en tout cas de beaux jours devant lui. Déjà en 2011, Viviane Chidid avait fait «fuiter» une information relative à une photo. La chanteuse affirmait en effet avoir découvert sur son téléphone portable, après un pèlerinage dans la cité sainte de Touba, l’image de Serigne Fallou Mbacké. Une image qui était mystérieusement apparue quand elle a photographié son mausolée, le jour du Magal, autour de 5h du matin. Une information qui avait d’ailleurs bizarrement coïncidé avec le moment où elle s’apprêtait à sortir son album «Wooya yoy ! ». Elle était tout simplement fausse.
Avec Adiouza, le buzz a été aussi au rendez-vous. La fille du maestro «Ouza» avait également usé de cette technique alors qu’elle s’apprêtait à sortir son album «Daddy». Grâce à l’aide d’une de ses amies journalistes dans un quotidien à fort tirage de la place, des informations relatives à son mariage qui battait de l’aile, avaient été relayées avant d’être finalement démenties par la chanteuse quelques jours plus tard.
Queen bizz elle aussi, est connue pour être des chanteuses qui affectionnent manipulations et accoutrements osés pour attirer l’attention sur elle, à chaque fois qu’elle prépare la sortie d’un opus.
Au-delà de la recherche de publicité, le déficit de talent est pour beaucoup dans le recours au buzz. L’on cherche à combler le manque de popularité et de pérennité de ses activités, ignorant que seul un travail de qualité avec du fond, est susceptible de produire du succès, là où le buzz reste bien éphémère.

Le Sénégal, plaque tournante de la drogue ?


Mais pendant que la question du buzz lié à Mbathio Ndiaye occupait les réseaux sociaux, un spectacle moins glorieux pour le Sénégal, défraie la chronique ces derniers temps. C’est la question des nombreuses prises de drogue et les suspicions qu’elles entraînent quant à leur gestion. Les quantités prises, l’identité et la nationalité des trafiquants et la gestion de la drogue par la justice, sont en effet largement relayées par les médias. Et des questions ne manquent pas d’être posées, à savoir si le Sénégal n’est pas devenu une plaque tournante du trafic de drogue en Afrique de l’Ouest ? Dakar reconnaît en effet qu’il se trouve désormais dans une zone de transit sur la route internationale de la cocaïne, mais refuse d’être considérée comme une plaque tournante de la drogue dans la région
Mais toujours est-il que fin juillet 2019, les autorités sénégalaises ont procédé à l’incinération de plus d’une tonne de cocaïne. Soit la totalité de la drogue saisie en moins d’un mois par les services des douanes au Port autonome de Dakar. De même la gestion par la justice sénégalaise a suscité maintes interrogations de la part des médias qui n’ont pas manqué de s’interroger sur leur sortie du territoire sénégalais, alors que le couple allemand était en liberté provisoire. Au nombre de sept (7), deux autres sénégalais ont été libérés et trois autres placés sous mandat de dépôt en plus du couple allemand.
Le temps passe et les saisies opérées par la douane, la police, la gendarmerie et même la marine se multiplient. Mais faits plus qu’inquiétants, ce sont des scellés de drogue qui disparaissent, suite à ces saisies. A titre d’exemple, en juillet, une partie de la drogue saisie par la Douane s’est retrouvée dans la nature. Une infime partie avait ensuite été retrouvée dans le milieu interlope par les fouineurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis).
Un manquant de 500 kg est également signalé dans la cargaison de cocaïne récemment interceptée par la marine. Si d’aucuns pensent que la drogue a disparu, d’autres vont dans le sens de dire que les autorités se seraient trompées dans sa pesée.
Un vent de suspicion souffle en tout cas contre les forces de l’ordre depuis qu’en juillet 2013, la police sénégalaise avait été secouée par un scandale mettant en cause des gradés qui s’accusaient mutuellement de couvrir des réseaux de trafic de drogue dure, en mettant à leur disposition des scellés de drogue contre des espèces sonnantes et trébuchantes.
Dakar, plaque tournante de la drogue ? En tout cas, dans son rapport 2018, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a en tout cas noté que le Sénégal, à l’image de tous les autres pays d’Afrique de l’Ouest situés sur la route du trafic international, est un zone touchée par toutes les drogues. “On n’en est pas encore à des phénomènes ultra-violents, mais il y a une pénétration du marché par ces criminels“, reconnaît Pierre Lapaque, représentant régional de l’ONUDC pour l’Afrique de l’Ouest. Une région transformée non seulement en zone de transit, mais aussi en zone de consommation et de production. “Des saisies importantes par les douanes sénégalaises de méthamphétamines et d’amphétamines, très prisées par le marché asiatique, laissent penser que des filières de production destinées à l’exportation existent“, a indiqué un rapporteur de l’ONUDC
La drogue,  un fléau qui continue en tout d’inquiéter. Mais comment ne pas évoquer cette grosse affaire de faux billets impliquant le député Seydina Fall alias Bougazelli, arrêté en flagrant délit avec plus de 50 millions d’euros, soit plus de 32 milliards de francs Cfaà Ngor le jeudi 13 novembre, suite à l’arrestation de ses présumés complices, la veille. Ces derniers avaient en effet confié aux enquêteurs qu’ils travaillaient pour Bougazelli. C’est à la suite de ces confidences qu’il a été piégé et arrêté en possession des produits prohibés. Pour le ferrer, les pandores se sont fait passer pour des clients. Ce dernier, qui ne se doutait de rien, s’est alors présenté au lieu de rendez vous. Libéré et sommé de se présenter le lendemain, pendant que ses six présumés complices dont un burkinabé sont placés en garde à vue, celui-ci n’a tout simplement pas déféré à la convocation. Que de supputations depuis lors sur son absence. Si certains médias ont évoqué la thèse d’une fuite à Touba où on l’aurait aperçu le samedi 16 Novembre, selon des sources concordantes et autres proches du député de la majorité présidentielle, M. Fall a vu son état de santé se détériorer soudainement, ce vendredi 15 novembre, en début de journée, avant d’être hospitalisé.
Et l’on ne peut manquer de se demander si le député ne chercherait pas à gagner du temps et manœuvrer afin de se prémunir contre toute poursuite ?  L’on nous signale qu’il ne reste qu’au procureur de la république de jouer sa partition afin que le député soit arrêté dans cette affaire de flagrant délit où ne pourrait nullement jouer son immunité de parlementaire.
Le Sénégal, ce pays qu’on dit si religieux,  qui aurait cru une telle atteinte à nos mœurs ? Le dossier lié aux homosexuels, est aussi une autre grosse épine au pied des Sénégalais et sur laquelle tente d’appuyer l’Organisation des Nations unies. Celle-ci ne recommande ni plus, ni moins au Sénégal de dépénaliser des délits liés à l’homosexualité. Mais heureusement que Serigne Babacar Sy Mansour et bien d’autres veillent.

Seydina Fall Boughazeli est arrivé à la section de recherche de la Gendarmerie.

https://www.dakaractu.com/ Le député Seydina Fall Boughazeli a tenu sa promesse faite ce matin dans une déclaration dans laquelle il disait qu’il allait répondre ce mardi à la convocation de la section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Le député de la mouvance présidentielle qui est présumé coupable dans une affaire de trafic de faux billets vient d’arriver à l’instant à Colobane pour déférer à sa convocation. « Je prie avant de répondre », a-t-il lancé.

Convocation de la SR et l’alibi du diabète: Le mensonge bricolé de « Boughazeli »

Dakarmatin via Pressafrik-Le député Seydina Fall dit « Boughazeli » de la majorité présidentielle est sorti de sa réserve. Il a donné les raisons de son refus de répondre à la convocation de la Section de recherches de la Gendarmerie.
Seulement, l’alibi qu’il a donné est tellement léger qu’on ne pouvait ne pas demander à des médecins spécialistes du diabète. Le mensonge le plus flagrant a été «j’ai eu un malaise diabétique et le soir j’ai voyagé sur Touba».
«La dernière fois quand je quittais la brigade de recherches de la gendarmerie j’étais malade. J’avais une hyperglycémie et ensuite je me rendu à Touba dans la soirée. A cause de l’hyperglycémie, le médecin-traitant m’avait demandé de me reposer. C’est ce que j’ai fait maintenant je vais aller répondre» a déclaré Seydina Fall dit « Boughazeli » à nos confrères de la RFM en exclusivité.
Ces propos sonnent tellement faux qu’ils poussent à tenter un fact-checking. Il a avancé qu’il arrive parfois son taux de sucre dans le sang (glycémie) atteigne jusqu’à 4.80 et que le jeudi 14 novembre quand il est sortait de la gendarmerie,il était à 3.80.
Un médecin spécialiste du diabète, joint au téléphone par PressAfrik a expliqué : «Avec un taux de 3.80, le patient est interné obligatoirement pour éviter un malaise qui peut aboutir à un coma diabétique. Et de préciser : «pour le traitement, il faut une hospitalisation d’au moins 48h de traitement intensif parce que le diabète est une maladie sournoise qui peut entrainer des complications cardiaques, rénale et autres s’il n’est pas traité».
Ces éclairages du médecin spécialiste du diabète qui a requis l’anonymat nous amène à nous poser des questions. Comment peux avoir un taux de glycémie de 3.80 et «voyager le soir sur Touba sic.». Il a voyagé sous perfusion ou bien il a fait un voyage virtuel.
Le député du département de Guédiawaye est sorti de son mutisme après plus de 96 heures de débats sur son refus de répondre à la convocation de la SR et même de son éventuelle fuite pour éviter la prison. Il a promis d’aller répondre à la convocation ce mardi à 16 heures GMT

Boughazelli : “Je suis innocent, je vais déférer à la convocation de la Gendarmerie cet après-midi, à 16H30”

Ferloo.com – Annoncé à Touba, puis dans une clinique dakaroise suite à une hyperglycémie avec un taux de 3,80, le député Seydina Fall alias Boughazelli vient de faire sa réapparition, par une interview exclusive qu’il vient d’accorder à la RFM.
Au micro de notre confrère Salif Sow, le correspondant permanent de la Rfm à Guédiawaye, le parlementaire a démenti les accusations de fuite et a promis de déférer à la convocation de la Section de recherches de la Gendarmerie de Colobane, où il est attendu depuis vendredi dernier, pour la suite de son audition, dans une sombre affaire de trafic présumé de faux billets de banque, allant jusqu’à une valeur de près de 100 millions FCFA.
A l’en croire, « je n’ai pas déféré à la convocation parce que j’étais malade. Après un passage à Touba, j’ai vu le taux de ma glycémie monter à 3,80. J’ai été interné dans une clinique. A qui bon fuir, alors que je suis innocent. Même si c’était un crime, je ne fuirai pas, à plus forte raison que c’est une affaire dans laquelle je suis innocent ».
Et d’ajouter : “Maintenant, je vais mieux. Je suis innocent, je vais déférer à la convocation de la Gendarmerie cet après-midi, à 16H30”.

COMMENT OPÉRAIT LE RÉSEAU DE BOUGAZELLI

E-Média   Le député Bougazelli a encore posé un lapin aux enquêteurs qui l’attendaient à la Section de Recherches pour l’interroger dans l’affaire des faux billets dans laquelle il est impliqué.
Le député Bougazelli a encore posé un lapin aux enquêteurs qui l’attendaient à la Section de Recherches pour l’interroger dans l’affaire des faux billets dans laquelle il est impliqué. Pendant ce temps, ces complices, déférés, ce lundi, ont bénéficié d’un retour de parquet. Mais, le maitre des poursuites a décidé de l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’approfondir l’enquête.
Selon Les Echos, les pandores sont tombés sur le téléphone portable de l’adolescent impliqué dans cette affaire. Ils y ont découvert des vidéos montrant le ressortissant burkinabé en train de procéder au lavage des billets noirs.
Aussi, informe le journal, les hommes en bleu ont appris que le gros pourvoyeur en billets noirs serait le député Seydina Fall. D’après le journal, à chaque fois qu’un client se signalait, les mis en cause l’activaient et lui demandaient de leur fourguer la marchandise. Et, le parlementaire s’exécutait, secouait ses relations et parvenait à se procurer des billets noirs en quantité convenue avec le ou les clients. Aussitôt, le gang câblait le ressortissant burkinabé, qui entre en action, récupère tout le paquet et se retire en douce avec le colis dans son cabinet avant de faire le lavage moyennant de l’argent.

Affaire Boughazelli : le silence ‘’troublant’’ du Procureur

LeQuotidien–Dans les dossiers Khalifa Sall, Petro Tim, Fallou Sène, Ofnac…, le procureur était monté au front pour éclairer la lanterne de l’opinion. Pour l’affaire du trafic présumé de faux billets incriminant le député Seydina Fall dit Boughazelli, Serigne Bassirou Guèye s’est emmuré dans un bruyant mutisme.
Seydina Fall dit Boughazelli continue de snober la Section de recherches. Convoqué de nouveau hier dans le cadre de l’affaire du trafic présumé de faux billets de banque, le député apériste de Guédiawaye n’a pas pointé le bout de son nez à la gendarmerie de Colobane.
En tout cas, jusqu’en fin d’après-midi. De quoi s’interroger sur la réelle volonté des autorités d’aller jusqu’au bout de ce dossier dans lequel un responsable du parti au pouvoir est impliqué. Sous ce rapport, le silence du procureur de la République interpelle.
Il nous avait habitués à des conférences de presse pour éclairer la lanterne des Séné­galais qui s’interrogent aujourd’hui sur l’indépendance de la justice. Et dans ce cas Bougha­zelli, elle est bien mise à rude épreuve. Qui d’autre pour décider de l’arrestation du député que le procureur de la République ?

Conférences de presse sur les affaires Khalifa Sall,Petro Tim, 94 milliards…

L’argument de la phase d’interrogatoire ne peut en aucun cas justifier ce mutisme du Parquet dans cette si grosse affaire. C’est ce que le garde des Sceaux a tenté de faire croire. «Je suis garde des Sceaux, donc responsable de la justice. Et cette affaire n’est pas encore soumise au niveau de la justice», a dit Malick Sall samedi à Saly, en marge de la réunion du Giaba. De toute façon, il en était autrement dans d’autres affaires comme celle de la Caisse d’avance de la Ville de Dakar.
Serigne Bassirou Guèye avait tenu à informer l’opinion sur l’ouverture d’une information judiciaire contre Khalifa Sall et Cie sur la base du rapport de l’Ige. Donc, avant même le début des auditions de l’ancien maire de Dakar.
Et surtout avec une intrigante célérité. Au lendemain de la diffusion du reportage de la Bbc incriminant Aliou Sall, frère du Président, dans le dossier Petro Tim, le patron du Parquet était monté au créneau pour lancer un appel à témoins
Et c’est seulement à cette occasion qu’il a d’ailleurs parlé des rapports de l’Ofnac et des 94 milliards opposant Ousmane Sonko et Mamour Diallo. Il l’a quand même fait. Pourquoi alors il ne ferait pas la même chose, ne serait-ce que pour rassurer les citoyens et leur enlever cette conviction de «deux poids deux mesures» déjà justifiée par la défiance à la justice de Boughazelli
Au-delà des montants évoqués dans cette affaire de trafic présumé de faux billets, c’est l’implication même d’un élu de la République qui dicte une communication du Parquet. Coïn­cidence troublante. Mais surtout silence troublant du procureur

Moustapha Diakhaté : « le Député Seydina doit être recherché, débusqué et puni à la hauteur de l’affront qu’il a fait subir à toute la gendarmerie

http://www.dakarmatin.com/La posture du député Seydina Fall Boughazelli n’agrée par Moustapha Diakhaté. Dans un post sur sa page Facebook, l’ancien ministre conseiller du président Macky Sall dénonce le refus de Boughazelli, cité dans une affaire de faux billets, de déferrer à la convocation de la Section de recherches (Sr) de la gendarmerie.
« Le refus de Seydina Fall de se présenter à la gendarmerie constitue un pied de nez à République et à l’exemplarité des responsables politiques. C’est aussi l’autorité de la République qu’il vient de bafouer.
Cette situation a trop duré et doit cesser sans délai. Cela doit être l’engagement du Ministère de la justice ainsi que celui des forces armées de mettre un terme à cette honteuse cavale d’un Élu de la République », martèle Moustapha Diakhaté dans un post intitulé « Les faux bonds du Député Seydina Fall à la gendarmerie : un outrage à la République ».
En effet, selon lui « Où qu’il puisse se trouver, le Député Seydina doit être recherché, débusqué et puni à la hauteur de l’affront qu’il a fait subir à toute la gendarmerie nationale et à la République »

L’ÉPOUSE DE HABRÉ RÉVÈLE DES MENACES DE SANCTIONS

http://www.emedia.sn/Les avocats de Hissène Habré n’ont pas pu tenir leur conférence de presse, comme prévu, devant la prison du Cap manuel de Dakar, où leur leur client séjourne. Econduits par des policiers qui avaient quadrillé les lieux, ils ont rebroussé chemin pour aller expliquer la situation au bâtonnier de l’ordre des avocats, Me Pape Leyti Ndiaye.
C’est finalement l’épouse de l’ancien homme fort de Ndjamena qui a fait face à la presse, dans sa maison sise aux Almadies, pour expliquer la situation carcérale de son mari. Tablette à la main, Fatimata Raymond Habré, visiblement très remontée contre l’administration pénitentiaire, surtout la directrice de la prison du Cap Manuel, est revenue sur les conditions de détention de l’ancien président du Tchad.
Face à la presse, Madame Fatimata Habré a fait savoir que cette dernière lui a signifié qu’elle serait sanctionnée. « Elle m’a dit que des sanctions seront prises à ton encontre. J’imagine que ce seront des mesures restrictives. Mais j’attends demain pour en savoir plus » a soutenu madame Habré non sans indiquer que son époux est victime d’un complot d’Etat.

DES FACTURES DE SOIN BRANDIES

A l’en croire, Hissène Habré, gravement malade, ne reçoit toujours pas de soins. Il est, d’après elle, laissé à lui-même malgré sa douleur. « Aujourd’hui, ils refusent que les avocats de la défense voient leur client alors qu’ils se sont constitués depuis 10 ans pour lui. Hissène Habré a toujours mal. Il s’est fracturé le bras droit » a expliqué madame Habré en brandissant la facture des soins et le bulletin d’admission à la clinique.
« Sa situation est précaire. Je n’ai pas menti. Il souffre. Cela fait des années que souffre. Il a été condamné à la peine de travaux forcés à perpétuité. Je pensais que c’était fini. Mais on continue à le torturer dans sa cellule », explique-t-elle. Avant de demander la directrice de la prison du Cap manuel d’assumer car, « elle sera responsable de tout ce qui arrivera à Hussein Habré », dit-elle. Aliou DIOUF

Aymérou Gningue: «Le Député Pris En Flagrant Délit Peut Être Arrêté, Poursuivi Et Emprisonné Sans L’autorisation Du Bureau De L’Assemblée Nationale»

https://www.xibaaru.sn/Le président du groupe parlementaire de la majorité Benno Bokk Yakaar s’est prononcé sur l’affaire des faux billets dans laquelle est cité son collègue Seydina Fall alias Bougazelli, arrêté par la Section de recherche jeudi dernier puis libérée sur convocation à laquelle il n’a toujours pas déféré depuis.
Dans un entretien à Sud Quotidien, le patron des députés de la majorité reconnaît que « parfois, c’est difficile de voir un collègue dans des difficultés ». Avant d’invoquer l’article 51 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui stipule en son alinéa 3 : « Le député pris en flagrant délit peut être arrêté, poursuivi et emprisonné sans l’autorisation du bureau de l’Assemblée nationale ».
Aymérou Gningue d’ajouter qu’ « en cas de flagrant délit, une enquête peut bien être diligentée et le député qui est pris dans un cas de flagrance devra évidemment répondre à cette enquête ».
En revanche, précise-t-il, « Dans le droit positif sénégalais, la présomption d’innocence doit est érigée en règle. Tant qu’une personne n’est pas condamnée définitivement par la justice, il faut lui accorder la présomption d’innocence ».

L’empire de la corruption politique Par Mamadou SY Albert

https://actunet.net/La corruption  politique est  au cœur de la gouvernance des affaires publiques et du fonctionnement de la société sénégalaise contemporaine. Elle n’épargne plus, ni les milieux religieux, ni les milieux des dignitaires traditionnels. Elle a fini par transformer la société sénégalaise en une société pourrie par la recherche effrénée de l’argent se transformant en un dieu. Les institutions de la République fortement ébranlées au cours de ces dernières décennies par des séries de scandales politiques, financiers et/ou de subordination à des intérêts privés, sont des reflets fidèles de l’ampleur sans précédent de l’empire de la corruption politique au Sénégal.
La corruption n’est point un phénomène nouveau dans la société sénégalaise. Tous les pouvoirs qui se succèdent au sommet de l’État depuis l’accession du pays à la souveraineté internationale à nos jours, ont affiché sous des formes variées, une volonté de combattre la corruption ou l’enrichissement illicite. Socialistes, libéraux et républicains ont, au moins eu en commun, cette ambition  d’éradiquer la corruption dans la gouvernance des affaires publiques. L’échec des politiques publiques en matière de lutte contre la corruption semble peut-être aujourd’hui plus manifeste.
Les rapports des organisations des Nations-Unies, des organisations non gouvernementales se suivent et aboutissent pratiquement d’une année à l’autre, à des conclusions quasi identiques : la corruption se développe dans l’administration sénégalaise. Le marché de la corruption prendrait des proportions inquiétantes dans certains secteurs administratifs, économiques et financiers. Les scandales politiques et financiers, singulièrement les détournements de deniers publics, qui ont eu cours sous les règnes du Parti socialiste, du Parti démocratique sénégalais et de l’Alliance pour la République, traduisent l’état de l’impuissance congénitale de l’État et de la gouvernance des pouvoirs publics successifs contre ce cancer de l’économie et de la gestion de l’intérêt général.
L’avortement de la lutte contre la corruption n’est guère aisé à comprendre et à expliquer, d’autant que les gouvernants brouillent les pistes. Tous souhaitent mener cette lutte au nom de la transparence et de la bonne gouvernance. Les analyses officielles des partenaires techniques, financiers et de l’État, ne facilitent la compréhension de cet échec récurrent. Les approches de cet échec se confinent à des approches administratives de la bonne gouvernance par des  mécanismes de surveillance, de contrôle et de régulation de la passation des marchés publics. Les deux partenaires que sont l’État et ses partenaires,  privilégient la mise en place de mécanismes administratifs et techniques susceptibles de garantir la passation transparente des marchés publics.
Cette approche souffre de limites sérieuses. Elle ne prend pas en compte suffisamment l’implication de hauts cadres et responsables politiques et administratifs dans la mauvaise gouvernance des affaires publiques. Ces agents de l’État au service de la majorité du moment sont au centre de nombreuses défaillances dans la passation des marchés publics, en raison de leur double fonction, administrative et politique. Le Parti-État a en réalité une grande part de responsabilité dans l’échec. Les responsables administratifs et politiques incriminés dans des affaires douteuses de passation de marchés, de détournements de deniers publics, sont des proches du pouvoir et du parti du Président de la République.
Le parti  au pouvoir secrète, par cette stratégie de contrôle de l’administration publique, la corruption à travers le placement de cadres et de responsables véreux au cœur de l’économie et de l’administration publique. Cette forme de gouvernance partisane au service d’un parti, nourrit naturellement la corruption au plus haut niveau de l’État. L’influence de cette forme de corruption se conjugue à une autre forme de corruption politique. C’est la corruption des  pouvoirs religieux, des dignitaires, des pouvoirs traditionnels et des leaders d’opinion de la société civile. Le pouvoir politique corrompt certains acteurs exerçant le pouvoir spirituel et des dignitaires traditionnels.
Ce type de corruption politique explique la compromission épisodique des guides religieux, des guides traditionnels, à l’occasion des élections, singulièrement l’élection présidentielle. La culture de subordination et de soutien inconditionnel des pouvoirs religieux et des dignitaires traditionnels à la majorité présidentielle est très ancrée dans les mentalités de ces acteurs toujours au côté de la majorité.
Ce sont des formes de corruption politique par le contrôle de la puissance publique. La corruption politique se transforme en un réel marché pour celui qui exercice le pouvoir étatique. Personne ne sait d’ailleurs combien l’État dépense pour entretenir cette corruption politique. L’omerta est la règle partagée de tous les pouvoirs.
La société sénégalaise a fini par intégrer ces formes de corruption dans les mœurs sociales et politiques. Les conséquences néfastes de ces formes de corruption politique se mesurent à la perte massive des valeurs culturelles, sociales et religieuses au profit de l’argent illicite. L’argent est désormais le dieu du Sénégalais de son homme politique.

PLAINTE CONTRE MAMOUR DIALLO: Ousmane Sonko suspendu à «l’avis» du Procureur

https://www.jotaay.net/Qu’il le veuille ou non, Ousmane Sonko devra compter avec le procureur de la République, qu’il avait sauté pour l’aboutissement de sa plainte avec constitution de partie civile à l’encontre de Mamour Diallo. Selon nos informations, le juge d’instruction a transmis le dossier au chef du Parquet et n’attend donc que Serigne Bassirou Guèye pour poursuivre l’instruction.
En sautant le procureur de la République pour saisir directement le Doyen des juges d’instruction par une plainte avec constitution de partie civile, en visant dans ladite plainte Mamadou Mamour Diallo et Cie, Ousmane Sonko croyait certainement pouvoir faire avancer le dossier et éclairer très rapidement cette affaire des 94 milliards de francs. Mais, il n’avait pas compté avec le chef du Parquet, maître des poursuites, qui est une pièce presque incontournable dans une procédure d’instruction. Car certes, le leader du Pastef a réussi à se faire entendre par le magistrat instructeur pour confirmer sa plainte avec constitution de partie civile et il a même payé les frais de consignation, mais son dossier est au point mort. En fait, selon nos informations, le juge Samba Sall a transmis le dossier à Serigne Bassirou Guèye, pour avis, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale, mais le maître des poursuites, représentant du ministère public, n’a pas encore réagi. Du coup, le juge d’instruction ne peut rien faire, sinon croiser les bras et attendre. Ainsi, Ousmane Sonko reste suspendu à l’avis du procureur de la République qui n’est contraint par aucun texte pour faire son réquisitoire et le remettre au Doyen des juges. Serigne Bassirou Guèye doit certainement rire sous cape, lui qui était contourné dans cette affaire et à qui le dossier est revenu.
Pour rappel, il y a près de deux mois, le leader du Pastef a saisi le Doyen des juges d’instruction, par une plainte avec constitution de partie civile. Ousmane Sonko a visé l’ex-Directeur des Domaines, qu’il a toujours pointé du doigt dans cette nébuleuse affaire qui ne cesse de défrayer la chronique. Ousmane Sonko accuse Mamadou Mamour Diallo de détournement de deniers publics, entre autres infractions pénales. Cette affaire a eu des répercussions au niveau de l’Assemblée nationale dont le rapport de la commission d’enquête, il y a environ un mois, a lavé à grande eau l’ex-patron des Domaines. C’est le même jour où la commission statuait sur l’affaire que le leader de Pastef a été entendu par le magistrat instructeur. Il en a profité pour confirmer sa constitution de partie civile, faisant ainsi fi des conclusions de la commission d’enquête parlementaire. Selon Ousmane Sonko, c’est à la justice de trancher l’affaire et non l’hémicycle. Seulement, la justice semble bloquée, en ce moment, à moins que le Procureur ne veuille réagir rapidement en retransmettant le dossier au juge d’instruction.
Rappelons qu’en retour, Mamadou Mamour Diallo a aussi porté plainte contre Ousmane Sonko, devant le Procureur, pour diffamation. Alassane DRAME

Questekki 173 du mardi 19  novembre 2019

Dossier Ressources naturelles : Pourquoi Diantre, le Président Macky Sall tient à repousser les élections locales ?

A beau tourner la question, la seule réponse est que Macky Sall n’est pas prêt. En effet, le pouvoir de Macky Sall a toujours soutenu qu’il a un  processus électoral  parfait, les élections les plus transparentes. Ce n’est pas donc un accord sur l’audit du fichier qu’il recherche.

Son problème, c’est  aussi sans doute Dakar. S’il perd Dakar, son projet d’émirat gazier risque de s’effondrer. Il lui faut retarder l’échéance de Dakar. Il pense avoir éliminé Khalifa Sall. Ce n’est un secret pour personne, il faut régler les cas d’Amadou Ba et de Moustapha Cissé Lô.

En violation de la constitution en son article 102, il va obtenir par la force un report sans date précise et une prolongation du mandat de ses maires ce mardi, l’Opposition véritable ne pourra pas déposer un recours devant le conseil constitutionnel même pour la forme.

A partir de ce mardi,  Macky Sall va dérouler son plan de sélection des partisans de l’émirat gazier dans BBY et dans l’Opposition. Dès qu’il sera prêt, il fixera par surprise la date des élections locales, comme il l’avait fait pour la Constitution en 2016.

Pour notre part, seule la gouvernance démocratique et patriotique pourra nous éviter la malédiction du gaz naturel.

Dossier nouveau : Macky Sall a des problèmes avec l’économie

Le voilà qui dit que certains pays ont des taux d’endettement public de 100 voire 200%, ce qui lui donne le droit de s’endetter comme il veut.

Permettez d’attirer sa haute attention sur ceci. Il faut distinguer les pays appartenant à une zone monétaire et les autres.

Lorsqu’on est dans une zone monétaire et sans prise sur la politique monétaire, l’endettement public des Etats membres doit être strictement contrôlé, y compris dans sa dynamique. C’est le sens profond des budgets programmes de l’UEMOA,  la règle des 70% et des critères de convergence.

Par contre, lorsque vous avez votre propre monnaie, la dette publique peut varier selon que votre monnaie est une devise internationale ou pas.

M le Président, le taux d’endettement  du Sénégal a une tendance inquiétante, – même si par des artifices statistiques vous avez fait augmenter le PIB de 3000 milliards-, parce que vos projets d’investissements ne sont ni planifiés  ni bien orientés. Ce qui fait que vous avez accumulé plus de 1000 milliards d’arriérés intérieurs depuis 2017, desquels vous avez sorti plus de  300 milliards « d’obligations impayées ».  Vous avez ajouté les offres spontanées, sources de corruption et d’inefficacité. Je citerai l’exemple honteux le l’Université Amadou Mahtar Mbow de Diamnaidio.

Monsieur le Président, vous devez pouvoir nous donner la rentabilité économique, financière et sociale de vos investissements et leur  impact sur les recettes fiscales. A cet effet, pouvez-vous  répondre à ces questions pour le TER et le building Mamadou Dia ?

Comme vous n’avez pas de premier ministre devenu inefficace en 2019, je m’adresse à vous.Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 19/11/2019

Macky Sall en Allemagne depuis hier

Le Président de la République a quitté Dakar ce lundi 18 novembre 2019, pour prendre part, ce mardi 19 novembre, à la Conférence de Berlin sur le Compact avec l’Afrique. Cette rencontre est une initiative lancée par l’Allemagne dans le cadre du G20 pour soutenir l’investissement en Afrique, y compris par l’appui à l’amélioration de l’environnement des affaires et à la réalisation de projets de développement. Le Sénégal fait partie des pays africains sélectionnés dans la phase pilote de mise en œuvre de l’initiative. Le retour du Chef de l’Etat est prévu le 23 novembre après un séjour privé à Ankara, en Turquie.

Erreurs sur ces absences intrigantes

Dans sa précédente édition, «L’As» a souligné l’absence des ministres Abdoulaye Daouda Diallo, Amadou Ba, Makhtar Cissé et Aly Ngouille Ndiaye du forum des cadres de l’Apr, samedi dernier, laissant ainsi planer un parfum de boycott. Que non. Erreur gravissime. Le ministre des Affaire étrangères était bien au King Fahd Palace samedi, même s’il n’y a pas trop duré, puisque qu’occupé par les préparatifs du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, mais aussi par le séminaire intergouvernemental avec la France. En revanche, pour les autres, leur absence se justifie par le fait qu’ils étaient tous en missions étatiques : Matar Cissé à Dubaï, Aly Ngouille Ndiaye à Ndiassane et Abdoulaye Daouda Diallo en commission technique à l’Assemblée. Toutes nos excuses à nos lecteurs et au ministre Amadou Ba.

Bougazelli par-ci par là

Le député Seydina Fall cité dans un scandale de faux billets n’a pas déféré à la convocation des pandores de la Section Recherches hier. Alors qu’une rumeur fait état d’une hausse de son taux de glycémie, son avocat Assane Dioma Ndiaye signale qu’il n’est plus en contact avec lui. Les présumés complices du parlementaire ont, en revanche, été déférés devant le procureur, mais n’ont pas fait face au juge d’instruction. Ils ont bénéficié d’un retour de parquet. Quoiqu’il en soit, cette situation est en train de ternir l’image de notre pays et même de décrédibiliser nos forces de sécurité dont le professionnalisme est loué partout dans le monde.

Retour de parquet pour les complices de Boughazelli

Alors que le député Seydina Fall «Boughazelli», cité dans la même affaire de multiplication de faux billets de banque, se fait toujours désirer par les éléments de la Section de recherches de la Gendarmerie, ses complices moins chanceux sont dans les liens de détention. Le rappeur Guesthia et Cie qui sont les présumés complices de Seydina Fall dit Boughazelli ont été déférés hier devant le parquet au terme de la durée légale de leur garde-à-vue. Mais les complices présumés du tonitruant député n’ont pas fait face au substitut du procureur. Ainsi, ils ont bénéficié d’un retour de parquet et la garde-à-vue a été prolongée. Apparemment, le parquet attend l’audition de Boughazelli pour avoir de plus amples idées sur l’affaire.

L’ancien ministre du Budget Ibrahima Sarr auditionné

Le Doyen des Juges d’Instruction (Dji) poursuit ses auditions dans l’affaire Petrotim. Le juge Samba Sall a entendu hier l’ancien ministre du Budget, Ibrahima Sar et Todd Niebrugge, responsable des projets sénégalo-mauritaniens de Kosmos. A leur sortie du bureau du juge, Ibrahima Sar et Todd Niebrugge ont refusé de piper un mot devant la presse. Ibrahima Sar a expliqué qu’il s’agit d’un dossier en instruction. «Demain, vous comprendrez le pourquoi. Je n’ai rien à dire, car il n’y a rien dans ce dossier. J’avoue que je suis concerné par cette affaire parce que j’étais ministre de l’Energie», indique Ibrahima Sar. Dans la même veine, Todd Niebrugge a refusé de s’exprimer.

Aliou Sall clôture les auditions le 25 novembre

Restons avec les auditions dans le cadre de l’affaire Petrotim pour dire que le Doyen des Juges d’Instruction va les clôturer le 25 novembre prochain. Le frère cadet du président de la République, Aliou Sall, le principal accusé dans ce dossier va clôturer les auditions. Il fera face au juge Samba Sall lundi prochain. Cette audition est attendue par tout le monde. Pour rappel, la Division des investigations criminelles (Dic) a bouclé son enquête dans l’affaire Pétrotim et transmis le dossier au parquet. Le Doyen des juges, qui a hérité de cette affaire, avait ouvert une information judiciaire. Depuis le 4 novembre, le magistrat instructeur a démarré ses auditions et tous ceux qui ont défilé devant la Dic sont passés devant le Doyen des juges sauf l’ancien Premier ministre Me Souleymane Ndéné Ndiaye.

Les présumés voleurs à la Mtoa devant la chambre criminelle

Les 20 employés de Mtoa vont faire au juge de la chambre criminelle de Dakar aujourd’hui. En effet, le Directeur général de la Manufacture de Tabac de l’Afrique de l’Ouest (MTOA), Yann Foudrignez avait déposé une plainte contre X auprès de la Division des investigations criminelles (Dic) en décembre 2016, pour vol de cartons de cigarettes de marques. Le montant était estimé à 1,9 milliard de nos francs. Après enquête, 14 employés de la MTOA ont été arrêtés pour vol. Ces agents et vigiles sont poursuivis pour association de malfaiteurs, vol en réunion commis la nuit au préjudice de l’employeur, complicité, blanchiment, corruption et recel. L’enquête avait révélé que les présumés voleurs attendaient la nuit pour revenir avec un véhicule et subtiliser des cartons de cigarettes en complicité avec les vigiles qu’ils soudoyaient. Chaque semaine, ces 20 employés se partageaient 2 à 2,5 millions FCFA.

Noyades à Bakel

Le village de Béma dans le Bakel est sous le choc. A l’origine, la découverte la noyade de deux enfants. Les corps sans vie des enfants ont été repêchés dans un bassin de rétention. Il s’agit de Khardiata Diakhité âgée de 07 ans et de Penda Diarra 08 ans. Nos sources signalent que les 02 corps sans vie ont été déposés à la morgue du Centre de Santé de Bakel.

Une dalle affaisse au marché Gueule Tapée

Il y a eu plus de peur que de mal hier au marché Gueule Tapée de Camberéne-Golf. Une dalle s’est affaissée occasionnant deux blessés qui ont été très vite sauvés par les pensionnaires du marché avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Un accident qui remet sur la table l’épineuse question de la vétusté des bâtiments dans les marchés. La Direction de la protection civile et les maires pour veiller au grain sur la sécurité des constructions dans les marchés faites souvent hors-normes avec des autorisations douteuses.

Problèmes avec les orientations des nouveaux bacheliers

Les nouveaux bacheliers dans le désarroi. Alors qu’ils étaient préoccupés par le retard accusé dans l’orientation, ils croyaient à la délivrance à la suite de l’annonce du Directeur Général de l’Enseignement Supérieur (DGES) de l’orientation de la première vague. Mais ils ne sont pas sortis de l’ornière puisqu’un bon nombre de bacheliers a reçu le message l’indiquant son université. Avant qu’ils s’acquittent des frais d’inscrivent ils reçoivent un autre message annulant la première orientation. Alors, ils ne savent plus quoi faire. S’agit-il d’un bug informatique ou bien erreur ? En tout état de cause, la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur (DGES) est interpellée.

Pétition dans l’affaire Fallou Sène

Des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ont lancé une pétition pour réclamer au ministre de la Justice, Garde des Sceaux la diligence de l’enquête judiciaire afin que toute la lumière soit faite sur la mort de Mouhamadou Fallou Sène. Les étudiants de l’UGB veulent également que toutes les personnes impliquées dans sa mort rendent compte de leurs actes.

Le Synpics recadre Me Baboucar Cissé

Le Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (Synpics) a adressé une lettre au Bâtonnier de l’Ordre des avocats pour protester contre les propos irrévérencieux et diffamatoires de Me Baboucar Cissé à l’endroit des journalistes. Selon le Secrétaire général du Synpics, Mouhammadou Bamba Kassé, au cours d’une plaidoirie jeudi dernier dans une affaire de diffamation, l’avocat qui défend les intérêts de Pape Thialiss Faye a traité les journalistes de terroristes pires que Daesh. Pour M. Kassé les propos de l’avocat tenus dans le cadre formel d’une plaidoirie devant la barre sont constitutifs d’une insulte à l’endroit de toute une corporation. D’après le syndicaliste, Me Cissé qui a déjà eu à ferrailler avec des journalistes devant la barre, se particularise par l’usage d’un vocabulaire usurier. Le Synpics en appelle à l’autorité du bâtonnier pour rappeler à Me Baboucar Cissé que, quand bien même il a en face de lui des journalistes sénégalais, le port de sa robe d’avocat ne l’affranchit pas de respecter les droits des citoyens sénégalais, fussent-ils des prévenus dans une affaire pendante devant la justice.

Deux pêcheurs tombent à Yoff pour trafic de drogue

Boubacar. S, âgé de 23 ans, et Djiby.K, 31 ans,tous pêcheurs de profession, vont répondre devant la chambre criminelle pour association de malfaiteurs, détention et trafic de drogue. Ils ont été alpagués et déférés au parquet par les limiers du Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies. Selon nos sources, tout est parti d’une information anonyme faisant état d’un vaste trafic de chanvre indien au niveau du quartier YoffNdeungane de la Commune de Yoff. Sans tarder, les hommes du Commissaire Mbodj établissent une planque au niveau au domicile de Boubacar S. Une filature qui va porter ses fruits le 15 Novembre dernier, puisque Boubacar. S a été alpagué en pleine rue avec 08 cornets de chanvre et 22 mille francs, fruit de son commerce illicite. A son domicile, les limiers ont découvert 08 kilogrammes de chanvre indien stockés et conditionnés en 08 blocs d’un kilo. Ce qui fait un total de 09 kilogrammes de chanvre indien découverts par devers Boubacar.S. Conduit au poste de Police des Parcelles, Boubacar.S avoue et dénonce son fournisseur du nom deDjiby.K, lui aussi pêcheur de profession. Une descente des limiers au domicile de ce dernier a permis la saisine d’un kilogramme de chanvre indien et son interpellation. Acheminé au poste de Police des Parcelles assainies, Djiby.K passe aux aveux mais nie être le fournisseur et le propriétaire de la drogue saisie chez Boubacar.S.

Ils s’approvisionnaient à Kafountine

Cuisinés, les malfrats ont décliné le circuit de leur approvisionnement. Djiby.K a tenu à faire savoir aux limiers qu’il se rendait à Kafountine en Casamance pour se ravitailler avant d’embarquer la drogue à bord d’une pirogue jusqu’à Dakar Yoff. Sur place, ils se chargeaient de conditionner la drogue pour son écoulement. Suffisant alors pour que Djiby.K et Boubacar.S soient placés en garde à vue puis déférés au parquet pour association de malfaiteurs, détention et trafic de chanvre indien.

UN POUR TOUS,TOUS CONTRE LE TERRORISME ! PAR MADIAMBAL DIAGNE

Les récentes situations au Sénégal, avec les munitions volées et de la drogue disparue après des saisies des forces de sécurité ne peuvent qu’inquiéter – Le terrorisme est toujours financé par des activités illicites
La septième édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité se tient à partir d’aujourd’hui, lundi 18 novembre 2019, pour débattre des questions majeures liées à la sécurité des Etats. Ce forum qui se tient depuis 2013, organisé par le Sénégal, ne pouvait venir à meilleure heure. Les troubles sécuritaires, les situations à risque et les menaces à la stabilité des Etats se multiplient. Les pays africains, notamment ceux de notre sous-région, sont de plus en plus affectés par un tel état de fait. Jour après jour, en parcourant les nouvelles, on se rend compte des menaces potentielles à la stabilité et la cohésion de nos pays. Il est donc logique que les Etats, par l’initiative de leurs plus hautes autorités échangent, se concernent et adoptent des postures communes pour répondre à un mal qui, lorsqu’il se répand, n’épargne personne, même ceux qui ne sont pas directement affectés. La situation chaotique au Mali voisin, les attaques répétées contre le Burkina Faso, renseignent que le mal terroriste agit de façon aveugle et ne se donne aucun répit. Des hordes d’assaillants attaquent des communautés villageoises, pour les décimer et les martyriser. Des expéditions de représailles sont lancées çà et là. Le Mali tombe dans une escalade meurtrière. On peut dire de la même chose du Burkina Faso, du Nigeria ou du Niger.
Le Président Macky Sall ne s’y trompe pas en faisant une escale à Ouagadougou, sur son chemin de retour de Niamey, pour présenter les condoléances du Sénégal au Peuple frère du Burkina, suite à la dernière attaque de Boungou ayant fait 38 morts. Macky Sall y déclarait notamment «qu’aucun pays au monde n’est épargné». Les attaques meurtrières sur la plage de Grand Bassam (Côte d’Ivoire) en 2016 ou de l’hôtel Radisson à Bamako en 2015, ont été effectuées selon le même modus operandi que les attaques des cafés et terrasses le 13 novembre 2015 à Paris. La menace est réelle, des terroristes ne cessent de chercher des voies et moyens pour faire mal et déstabiliser toute la sous-région, pays après pays. Il ne semble exister aucun sanctuaire ou lieu sûr. Les terroristes attaquent les hôtels, les places de marché, les lieux publics et les postes frontières, les casernes militaires et autres postes de police ou de gendarmerie. Des personnes en villégiature ou qui vaquent à leurs occupations courantes, sont enlevées et certaines perdent la vie à l’occasion de ces rapts. Les plages et autres endroits de plaisance sont la cible de terroristes. Le tribut n’est pas que sur le plan sécuritaire. Dans une chronique en date du 20 mai 2019, nous disions que le «Sénégal est plus que jamais dans le viseur des terroristes». En effet, «dans une région en proie à de fortes instabilités, le Sénégal se présente comme la dernière tour que les extrémismes violents n’ont pas encore atteinte. Touchons du bois ! Une telle situation pousse à davantage de vigilance de la part des autorités et une plus grande conscientisation des populations sur les troubles présents dans la sous-région et du poids des menaces. Les efforts déployés sont nombreux, avec des services de sécurité veillant au grain et s’appropriant toute information sur des conduites suspectes ou des velléités de déstabilisation. Au vu des troubles dans les Etats voisins, on peut dire qu’on n’est jamais assez prudent».
Cette situation appelle à de la vigilance, de la responsabilité et davantage de coopération entre les Etats. C’est en coopérant de façon sincère que les risques sont réduits et qu’une capacité de prévention et d’anticipation s’acquiert. Encore une fois, le Sénégal l’a si bien compris pour avoir pris sur lui, d’envoyer le plus gros contingent militaire au Mali. Le partage d’expériences entre les autorités étatiques et leurs différents services s’impose de fait.
Le terrorisme et les extrémismes violents traversent les frontières, font un usage des technologies nouvelles et mènent également des guerres d’information. Au-delà du terrain physique, la menace sécuritaire contre nos pays se déploie sur l’espace numérique, rendant plus compliquée toute opération de prévention et de contrôle. Il va de soi que la gestion de l’information et la sécurité numérique sont des enjeux sur lesquels les Etats seront constamment défiés dans le rôle de garant de la sécurité. Dans une époque où tout peut faire un média, le mal est vite venu par la désinformation et la force amplificatrice du numérique…
La menace terroriste a fini d’être un imbroglio avec un mélange de conflits ethniques et intercommunautaires, des défaillances sécuritaires passant par les carences des administrations, une fragilisation des frontières et une vulnérabilité prononcée des populations civiles. L’autorité de certains Etats est contestée par des mouvements armés qui ont fini par créer un climat de tensions, de prédation et de conflits entre communautés. Les violences intercommunautaires et les attaques répétées au Mali contre des populations civiles en disent long sur la vulnérabilité des Etats créée par l’exposition à l’extrémisme violent et l’instauration de climats insurrectionnels. Si à cela s’ajoutent des errements et égarements par des autorités ou services compétents, les craintes pour la sécurité de tous sont plus que justifiées. Les récentes situations au Sénégal, avec les munitions volées et de la drogue disparue après des saisies des forces de sécurité ne peuvent qu’inquiéter. En voyant ce qui se produit dans la sous-région ainsi que la complicité entre les extrémistes violents et le crime organisé, demander rigueur et vigilance de la part de nos autorités n’est pas une requête de trop. Tout le monde sait que le terrorisme est toujours financé par des activités illicites comme le grand banditisme, les trafics d’armes, d’êtres humains et de drogues. D’ailleurs, si certaines zones d’orpaillage au Burkina Faso sont devenues des cibles privilégiées d’attaques terroristes ces derniers temps, ce n’est certainement pas par prosélytisme religieux, mais plus pour des raisons bassement financières.
Les plateformes multilatérales offertes pour lutter contre le terrorisme doivent être garantes d’une coopération dynamique pour répondre efficacement aux menaces. Le Forum de Dakar sert ainsi de plateforme aux Etats, aux acteurs de la sécurité, aux organismes internationaux, à la Société civile et à la presse d’adresser les enjeux sécuritaires majeurs et d’y apporter des réponses. L’approche s’avère pertinente depuis le démarrage de ce forum, des propositions concrètes sont faites pour stabiliser le continent, conscientiser sur la menace terroriste et les extrémismes violents et offrir des voies de consolidation des forces de défense et sécurité de nos pays. Le péril terroriste est tout autour de nous, prendre conscience de sa menace, agir de concert pour le prémunir est impératif pour nous tous.

Ainsi est la république des « Saï Saï… »Par  Demba NDIAYE –

Il y’a un an, le mot (saï saï) contenu dans une chanson d’un rappeur sénégalais particulièrement inspiré, avait mis hors de lui notre Président, qui trouvait offensant que la jeunesse parlât ainsi de ses dirigeants. De lui en particulier. Il ne fut pas loin de traiter ces « mal parleurs » d’une formule restée légendaire des années 80: « jeunesse mal saine » éructé alors par un président socialiste au plus bas dans l’estime de ses compatriotes; notamment de sa jeunesse. Dont faisait partie, si je ne m’abuse, notre président. Autres temps, mêmes tares, mêmes maux et mêmes mots pour le dire. Quand la tête de la République devient un repaire de « saï saï » de haut vol (et vols) et aux mœurs dégénérées, les forces vives (la jeunesse notamment) s’indignent et l’expriment avec leurs mots (et actes comme des jets de pierres) qui ne seront jamais convenus, ni acceptables par une société à la hiérarchie hypocrite..
Une République de « saï saÏ » de haut vol (et vols), c’est une République où le CRIME, essaime de multiples petits crimes particulièrement ignobles, qui en s’agrégeant, infiltrent, filtrent les rouages , pistons, et jugulaires sociaux des institutions. Et, en en faisant un grand corps malade des rapines de ses dirigeants.
Cela dessine et donne une République en voie de « narcotisation »(je viens de l’inventer, mais on ne vous en fera pas un dessin ). Oui, quand les faits divers squattent les « Unes » des journaux, radios, Tv , avec une délectation à la lisière du Nirvâna, déclenché par les effluves des tonnes de Yamba et les effets « planants » du snif ou de la piqure de la cocaïne, c’est le signe d »une République en dégénérescence avancée .
Pour quelques tonnes miraculeusement saisies par nos douaniers, gendarmes et autres policiers, combien ont échappé à leur perspicacité, et a la finesse de l’odorat de leurs chiens renifleurs? Personne ne le saura. Mais ce qui est tordant de rire, si ce n’était si dramatiquement douteux, c’est quand la quantité saisie la vieille s’amaigrit miraculeusement le lendemain de quelques tonnes! Et ils disent: on s’était trompé dans le comptage. Nous prennent vraiment pour des demeurés ces « saï saï »!
Cocaïne, l’herbe (de toutes sortes), mais aussi des milliers de munitions de guerre qui sortent miraculeusement d’un de nos camps militaires supposé très sécure et sécurisée, et qui prennent le chemin…d’où d’ailleurs ?Elles allaient où ces munitions? On balise en pensant à certaines destinations dans une sous-région malade de ses barbus, criminels enturbanés, qui tuent au nom de Dieu, pillent les richesses, attisent les haines ethniques en s’appuyant sur des détresses sociales résultant des faillites politiques de dirigeants incompétents .
On le sait depuis plusieurs décennies, que la drogue, les drogues, outre les ravages sociaux et autres crimes qu’elle déclenche chez les consommateurs et autres adeptes de la « planade »(ça n’existe pas, faut pas chercher ; c’est le fait de planer suite a la consommation de ces saloperies), elle est aussi une des principales sources des ressources de groupes criminels de toutes sortes, en guerre contre la marche en avant des sociétés. Ils veulent s’opposer à la marche en avant de l’Humanité en tentant un retour en arrière, dans les cavernes préhistoriques avec des interprétations liberticides de la religion qu’ils prétendent purifier.Eau sale ne lavera jamais propre . Ce sont des « Saï Saï » criminels et faux dévots usurpateurs de spiritualité.
En République de « Saï Saï », cette engeance se niche comme de bien entendu, dans les hauteurs, les sommets improbables des institutions de la République en en faisant des repères de prédateurs sous leurs habits d’ »honorables ». Nom de Dieu! Des parlementaires qui « faumonnaie »; qui transforment des feuilles blanches en billets sales et irriguent notre économie d’argent sale! Au coeur de l’institution qui a pour vocation de veiller, surveiller, contrôler, la légalité des lois; la Bonne gouvernance de nos gouvernants, légiférer. Et à l’occasion, si nécéssaire mettre sur pied des commissions d’enquêtes parlementaires (tu parles!), c’est donc là, au cœur de cette supposée « vénérable » institution, sanctuaire d’ »honorables » représentants de la société, C’EST LÀ où se nichent des prédateurs particulièrement répugnants. Des « Saï Saï » très peu honorables. Qui déshonorent nos institutions!
Et que fait cette honorable institution vis à vis de ce crime immonde? Touss! Rien! Nada! D’ara! Haï baté « !. Elle est soudain frappée d’apoplexie profonde d’une intensité d’acide qui s’insinue dans les veines. Une commission parlementaire contre une de leurs brebis honteuses? Tu parles! A la diligence avec laquelle ils ont voulu immoler et enterrer l’impénitent Ousmane Sonko, ils substituent un silence plus que complice. De honte et de déshonneur , ils sont frappés.
D’accord, il est supposé innocent jusqu’à sa condamnation. Mais alors, pourquoi il se taille? Pourquoi d’abord on l’a laissé rentrer chez lui après sa première audition? Pourquoi n ‘a t’il pas dormi comme d’autres plus honorables que lui, avant lui. Même si on lui amenait matelas, moustiquaire, oreiller et toutes autres commodités dus à son rang, mais indus vu ce dont il est soupçonné. Mais non, quelques coups de fil, quelques pressions pressantes venues de toute la galaxie des complicités , des prédateurs qui veulent sauver la tête d’un des leur, l’honorable rentre chez lui et…met les voiles!
Pourquoi n’a t’on pas exercé une surveillance du bonhomme dès sa sortie de la section de recherches en anticipant sur une probable et certaine fuite? Pourquoi? Mais pardi, parce qu’il avait été décédé ( d’on ne sait où) , de l’ex filtrer de cette nasse qui risquait de devenir son linceul de déshonneur.
Un vaudeville tragi-comique qui ne fera rire que les initiés, qui savent quel lévrier actionner pour sorti de très sales et répugnants draps: les « Saï Saï » de sa race de prédateurs à col… noirci de larcins et de trafics en tous genres.
Et notre Justice dans tout me direz vous ? Et notre vitaminé Procureur et amuseur public a ses heures d’éveil? Bah, il semble se livrer à ses jeux addictifs préférés: se boucher yeux, nez, oreilles et bouche scotchée jusqu’à ce que les ordres arrivent pour le sortir de son état de?…Rien du tout!
Voilà. Ainsi est la « République des SAÏ SAÏ ». Appelée à prospérer grâce à des citoyens blasés et amorphes, fatigués d’un quotidien dont ils cherchent à ne pas s’immerger au lieu d’émerger avec l’émergence chantée sur tous les tons. Ils s’épuisent en résistant aux apesanteurs des grands fonds « émergence »fantôme . Que seuls les prédateurs de haut vol voient t et vivent.ET qui attendent 2024.D’ici là..Bah, d’ici là, vive les SaÏ saÏ! En leur République de prédations.

La maison d’Imam Ndao en feu


https://actunet.net/un incendie s’est déclaré chez Imam Alioune Ndao à NganeFallou Galass Sylla
Nous venons d’apprendre qu’un incendie vient de se déclarer à la maison de Imam Alioune Ndao sis au quartier Ngane Extention à Kaolack. Les sapeurs pompiers sont actuellement sur place pour tenter de maîtriser le feu.
Selon nos sources sur place, plusieurs dégâts matériels sont enregistrés. Pour le moment on ne connaît pas ce qui est à l’origine du feu.

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