Rp du Lundi 18 Novembre 2019

Une de la presse du Lundi 18 Novembre 2019

Macky Sall pour un commandement unique des forces militaires au Sahel

APA – Diamniadio (Sénégal) Envoyé spécial : Abdourahmane Diallo –Le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall, a plaidé, lundi à Diamniadio (27 km de Dakar), pour une articulation des actions de maintien de l’ordre au Sahel, n’écartant pas l’idée de mettre «toutes les forces présentes dans la région dans un commandement unique».
Appelant à une nécessaire évolution de l’Organisation des Nations unies pour réaliser un tel objectif, Macky Sall a précisé  qu’ « Il ne s’agit pas de faire le procès de l’ONU, mais il faut qu’elle accepte de se reformer et de réformer ses procédures. Et cela n’est pas le fait du Secrétariat général, mais c’est d’abord le fait des Etats eux-mêmes et en particulier les membres permanents du Conseil de Sécurité».
Pour Macky Sall qui présidait l’ouverture de la 6ème édition du forum international de Dakar sur la paix et la sécurité, la question du mandat des missions onusiennes relève des Etats-Unis et de ses membres du Conseil de Sécurité qui « peuvent bloquer » toute initiative de déploiement d’une force d’intervention.
Insistant sur la responsabilité des cinq membres du Conseil de Sécurité dans la résolution de la crise sécuritaire au Mali et au Sahel en général, le président Macky Sall a soutenu qu’« il faut que la Russie et la Chine, (…) acceptent de donner le mandat robuste pour qu’on en finisse avec ce qui se passe » dans cette partie de l’Afrique
Aller à l’encontre de cette approche, a estimé le chef de l’Etat, reviendrait à payer des indemnités aux soldats des pays engagés dans cette lutte et à aggraver la situation sur le terrain. « Donc, martèle-t-il, il urge vraiment qu’il y ait une réforme sur le système des opérations de maintien de la paix dans les zones où le terrorisme sévit », même si « dans d’autres zones, ce modèle (celui appliqué par l’ONU actuellement) convient parfaitement ».
Le président Macky Sall a par ailleurs souligné que « la réponse contre le terrorisme n’est pas que militaire +mais+ elle est aussi dans les stratégies préventives et durables d’ordre économique, éducationnel, social et doctrinal », arguant que « combattre le terrorisme au Sahel est à la fois un devoir de solidarité et un impératif de sécurité collective ».
Mais dans l’urgence et face à des forces terroristes armées et déterminées, il n’y a d’autres choix que d’opposer des forces militaires supérieures, mieux armées et plus déterminées, a-t-il souligné, ajoutant « les groupes terroristes vaincus ailleurs vont trouver dans les zones de vulnérabilité en Afrique des sanctuaires où ils vont prospérer,se réorganiser et poursuivre leur expansion».
Revenant sur le thème de cette 6ème édition, Macky Sall a indiqué que « l’expérience africaine en matière de prévention, de rétablissement et de consolidation de la paix commande que le multilatéral soit davantage à l’écoute du régional ».
Sur ce point, il a été rejoint par son homologue mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed El-Ghazouani, qui a souligné la nécessité d’intégrer la résolution du conflit libyen dans l’approche globale de lutte contre le terrorisme au Sahel, la dégradation de la situation dans la région étant causée, selon lui, par la faillite de cet Etat en 2011.ARD/cat/APA

Forum international de Dakar sur la paix: un rendez-vous stratégique en matière de sécurité

http://lesoleil.sn/La sixième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique s’est ouverte Lundi 18 novembre, au Centre de conférence international Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD). La cérémonie d’ouverture a enregistré la présence du président de la Republique Macky Sall, de son homologue mauritanien Mouhamed Ould Cheikh El Ghazouani et du Premier ministre français Edouard Philippe.
Pour l’Edition 2019, le thème choisi est «les défis actuels du multilatéralisme». La rencontre se tient les 18 et 19 novembre dans la capitale sénégalaise. Deux jours durant, des spécialités et experts sur les questions sécuritaires échangeront sur les stratégies mises en œuvre,  par les Etats africains, pour faire face aux attaques terroristes. La première édition de ce forum stratégique africain s’est tenue en décembre 2014, à Dakar. Il en est à sa sixième édition. Cette rencontre s’inscrit dans un contexte qui voit le terrorisme monté en puissance dans le Sahel. D’année en année, celle-ci  gagne en crédibilité et en enjeu. Elle est en phase de devenir le rendez-vous dédiée à la pensée stratégique africaine, en matière de sécurité.
« Ce forum se veut une occasion d’approfondir l’analyse et la réflexion sur l’évolution stratégique du continent, les nouvelles menaces, les grands enjeux sécuritaires et les nouvelles perspectives de coopération internationale, notamment face au terrorisme et l’extrémisme violents, la criminalité transnationale et l’insécurité maritime », confie à Rfi Amadou Ba, le ministre sénégalais des Affaires étrangères.

LA RÉSOLUTION DE LA CRISE LYBIENNE, UN PRÉALABLE À UNE LUTTE EFFICACE CONTRE LE TERRORISME AU SAHEL (EL GHAZOUANI)

Dakar, 18 nov (APS) – Le président mauritanien, Mouhamed Ould Cheikh El Ghazouani, a souligné lundi à Dakar l’importance de résoudre la crise libyenne afin de combattre plus efficacement le terrorisme au Sahel.
« Toute tentative de lutte contre le terrorisme qui se veut efficace doit intégrer résolument la résolution de la crise libyenne’’, a-t-il déclaré lundi au sixième Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.
La chute du régime de Mouammar Kadhafi à la suite d’un soulèvement populaire et armée en 2011 a entrainé une certaine déstabilisation au Sahel.
Elle a notamment été suivie par une montée en puissance de mouvements extrémistes qui ont eu à occuper une bonne partie du territoire malien, alors que la Lybie est en proie à une crise politique qui peine à être résolue.
Le terrorisme au Sahel a entraîné des milliers de morts et des millions de déplacés, a rappelé El Ghazouani, dans un discours aux allures d’un diagnostic sans complaisance de la situation sécuritaire dans la région sahélienne.
Expliquant aux participants le plan mis en œuvre par son pays pour combattre le terrorisme, le chef de l’Etat mauritanien a au passage salué les initiatives de lutte contre ce phénomène, citant notamment le G5 Sahel, la MINUSMA, le plan Barkhane et le plan de paix de la CEDEAO.
Le nouveau président mauritanien a dénoncé la montée du nationalisme susceptible de remettre en cause le mécanisme onusien et certains accords multilatéraux sur l’environnement et le commerce.
Il a cet égard plaidé pour le multilatéralisme, en appelant à la réforme de l’ONU et ses méthodes d’interventions.BHC/AKS/ASB

LE PM FRANÇAIS VEUT L’ENGAGEMENT DE TOUS POUR LA STABILITÉ DU MALI

Dakar, 18 nov (APS) – Le Premier ministre français, Edouard Philippe, a souhaité lundi à Diamniadio, l’engagement de tous pour progresser vers une stabilisation totale au Mali, confronté à la menace terroriste.
« Nous avons en effet besoin de l’engagement de tous pour progresser vers une stabilisation totale. De la MINUSMA qui contribue partout au Mali, au dialogue politique. Nous avons besoin de l’EUTM qui soutient et renforce l’efficacité opérationnelle des forces maliennes », a-t-il dit.
Le Premier ministre français s’exprimait à la sixième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique ouverte ce lundi au Centre de conférence international Abdou Diouf de Diamniadio (CICAD), en présence du président Macky Sall, de son homologue mauritanien Mouhamed Ould Cheikh El Ghazouani .
« Nous avons besoin du G5 Sahel qui crée une vraie solidarité opérationnelle, en particulier dans les zones frontalières (…) Nous avons besoin de l’engagement de l’Union africaine dans les opérations de l’ONU : et je salue sa volonté d’assumer ses responsabilités dans le cadre d’opérations africaines de maintien de la paix », a-t-il assuré.
Selon Edouard Philippe, dans un monde où les stratégies unilatérales du + fait accompli + semblent avoir le vent en poupe, l’Afrique a beaucoup à dire sur le multilatéralisme dont elle offre de nombreux exemples.
« Les armées conventionnelles, aussi courageuses et nombreuses soient-elles, ne pourront jamais totalement vaincre l’ennemi que nous combattons. Elles pourront le faire reculer, le neutraliser, non le faire disparaître. Les armées peuvent faire beaucoup. Mais elles ne peuvent résorber les fractures qui alimentent les affrontements communautaires, ni garantir la cohésion d’une société », a-t-il fait remarqué.
Le Premier ministre français estime que la stratégie doit « donc combiner plusieurs aspects, un volet militaire bien-sûr, mais aussi diplomatique et d’aide au développement ».BHC/ASB/AKS

Forum de Dakar: «Combattre le terrorisme au Sahel est un devoir et un impératif»

Par RFI La capitale sénégalaise accueille pour deux jours le sixième Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique. Le thème cette année:les défis du multilatéralisme.
Les discours d’ouverture viennent de se terminer avec des interventions, notamment du président mauritanien, le général Ghazouani, invité de ce rendez-vous, à qui le président Macky Sall a rendu un hommage appuyé : « Mon cher frère, vous êtes ici chez vous. »
Dans son discours, le chef de l’État sénégalais s’est aussi interrogé sur l’efficacité de la réponse face au terrorisme : « Combattre le terrorisme au Sahel est à la fois un devoir de solidarité et un impératif de sécurité collective. Nous sommes tous menacés. Avec plus de 14 000 membres de la Minusma, un peu plus de 5 000 du G5 Sahel, plus Barkhane, plus l’armée malienne. Ça ne fait pas moins de 30 000 hommes qui sont sur un théâtre qui est pris en otage par une bande d’individus. C’est un problème. Pourquoi ne nous sommes-nous capables de régler cette affaire ? »

Nouveau partenariat pour le Sahel

Le thème de la première plénière de ce lundi est justement de repenser la sécurité collective. Le président Macky Sall a cité différents moyens engagés pour faire face aux menaces terroristes dans la région, mais l’idée lancée lors du dernier G5 à Biarritz, c’est d’élargir le dispositif avec un outil baptisé « P3S », Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel. Les modalités précises ne sont pas encore très claires, elles sont encore en cours d’élaboration.

Un rendez-vous informel

En tout cas, l’objectif affiché, c’est une coopération au sens large, comme l’a rappelé Édouard Philippe, le Premier ministre français : « Tous les partenaires ont vocation à s’y associer. Les États du Sahel bien sûr, mais aussi les États côtiers, de la Côte d’Ivoire au Bénin. Même si ces États ne sont pas confrontés de manière directe à l’extension de la menace terroriste, ils détiennent une partie de la solution pour la combattre. »
Ces questions seront développées au cours de plénières et d’ateliers jusqu’à demain. Mais il n’y aura pas de décisions annoncées à l’issue de ce forum. C’est bien un rendez-vous informel pour échanger, discuter, réfléchir, par exemple sur le rôle des populations et de la société civile dans la sécurité, sur la prévention de l’extrémisme violent ou encore sur la sécurité numérique

Dakar: Les Africains font le bilan des interventions militaires au Sahel

Le sixième Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique s’est ouvert lundi 18 novembre en présence notamment des présidents sénégalais Macky Sall et mauritanien Mohamed Ould Ghazouani ainsi que du premier ministre français Edouard Philippe. Une occasion pour des spécialistes de faire un état des lieux de la situation au Sahel.
Comme dans toute rencontre du genre, on va beaucoup gloser durant le Forum pour la paix et la sécurité en Afrique qui s’est ouvert ce lundi 18 novembre à Diamnadio, près de Dakar, la capitale sénégalaise. On va aussi beaucoup multiplier les apartés, échanger les cartes de visites et pourquoi pas, pour certains, négocier quelques belles affaires.
Le forum co-organisé par les gouvernements sénégalais et français aura aussi ses moments studieux, sérieux et même graves, quand les centaines d’invités se partageront alors entre les différents amphithéâtres et salles d’ateliers du majestueux centre des conférence Abdou Diouf pour débattre de “L’Afrique face aux défis actuels du multilatéralisme”, le thème officiel de la rencontre. Un intitulé trop docte pour le grand public mais qui ne doit pas tromper.
Cette sixième édition de ce colloque devenu au fil des ans le grand-rendez-vous annuel du mini-monde de la paix et de la guerre en Afrique, sera surtout consacrée à la situation au Sahel. Une région où, malgré l’engagement sur le terrain depuis janvier 2013 de milliers de soldates français, onusiens et africains, les groupes jihadistes résistent, se renforcent et se répandent. “Compte tenu des développements sur le terrain, on ne peut ignorer ce qui se passe actuellement dans les pays sahéliens. Plusieurs ateliers sont d’ailleurs consacrés aux différents aspects de la crise qui sévit dans la région”, justifie le Colonel Edouard Mbengue, un des chargés de communication du Forum qui promet « des recommandations fortes destinées aux Etats concernés et leurs partenaires  étrangers impliqués dans lutte contre les groupes jihadistes”.
Depuis l’intervention française Serval contre les groupes jihadistes liés à Al Qaida qui avaient pris au printemps 2012 le contrôle du nord du Mali, un territoire grand comme deux fois la France, plusieurs milliers de soldats étrangers tentent de traquer les islamistes armés dans tout le Sahel. Avec 4500 soldats de l’opération Barkhane qui a pris à partir d’août 2014 le relais de Serval et qui englobe le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, la France est en tête de ce dispositif militaire.  Théoriquement, elle est soutenue par près de 14000 soldats d’une force de maintien de la paix onusienne (Minusma) et plusieurs bataillons locaux organisés dans un G5 Sahel alimenté par les pays du champ.
Si plus aucune ville du désert malien ou ailleurs n’est désormais sous le contrôle des islamistes, ces derniers n’ont pas pour autant été vaincus. Au contraire. Ils ont essaimé bien au delà de leurs bases historiques qui étaient limitées au seul septentrion malien. Après Bamako, la capitale, frappé par des attentats plusieurs fois en 2015 et 2018, puis le centre du pays devenu depuis 2014 un foyer majeur d’affrontements très meurtriers impliquant les jihadistes, le Mali n’arrête pas de compter les attaques islamistes. Avec des actions sporadiques mais souvent très sanglantes, les combattants islamistes sont présents au Niger. Au Burkina où après des attentats violents dans la capitale, Ouagadougou, en 2016, 2017 et 2018, une bonne partie du nord du pays vit au rythme d’opérations jihadistes au point que ce pays est en passe de devenir l’épicentre de la violence islamiste dans le Sahel.
Le Forum de Dakar sera-t-il  donc le lieu d’une mise à plat des dispositifs jusqu’ici appliqués sur le terrain que réclament une grande partie des opinions et observateurs de la région?
“Ce serait une très bonne chose que cela soit la cas.  Ce forum intervient à point nommé pour qu’enfin soit établi le bilan des approches appliquées”, insiste Ibrahim Yahaya, chercheur à l’International Crisis group (ICG) et participant au forum.
Pour lui, les solutions à dominante militaire actuellement en vigueur au Sahel posent problème, même lorsqu’elles sont accompagnées par des initiatives destinées aux populations locales comme les actions civilo-militaires incarnées par la construction de routes, puits et écoles. « Ce genre d’approches a montré ses limites. Cette guerre ne peut pas être gagnée par le seul usage de la force fût-il accompagné par des actions de développement . C’est tellement manifeste aujourd’hui qu’il il y’ a un large consensus là-dessus chez les observateurs et experts honnêtes qui s’intéressent à la situation sur le terrain”, plaide le chercheur.
L’auteur de “Parler aux jihadistes au centre du Mali : le dialogue est-il possible ?” , un rapport très médiatisé publié en mai dernier par l’ONG internationale, défend ouvertement l’idée d’un dialogue politique qui inclut tous les acteurs, y compris les groupes armés islamistes.
“ Le problème est d’abord politique, explique t-il. Il faut donc une démarche politique. Elle passe forcément par le dialogue et celui-ci ne peut être crédible que s’il inclut tous les acteurs dont bien entendu les jihadistes. Qu’on le veuille ou pas, ces groupes jihadistes sont un élément clé du problème sahélien. On ne peut pas les exclure et espérer voir le cycle de violences qui s’amplifie en ce moment s’arrêter”,  argumente le chercheur.
L’une des craintes d’un grand nombre d’analyste est que la menace atteigne des zones éloignés du Sahel. Une région inquiète particulièrement les experts: les pays du Golfe de Guinée voisin.
« C’est fort probablement la prochaine région ciblée. L’hypothèse est très sérieuse depuis qu’en mars 2016 une attaque a visé un complexe touristique à Grand Bassam, près d’Abidjan. L’enlèvement le 30 avril dernier de deux touristes français finalement libérés par un commando français dans le parc de Pendjari dans le nord du Bénin confirme cela”, explique Abdelhak Bassou chercheur senior au Policy center of the New South (Ex Ocp Policy Center), un think tank à vocation panafricaine basé à Rabat, au Maroc.
Pour ce réputé spécialiste marocain du jihadiste, tous les pays côtiers d’Afrique de l’Ouest sont aujourd’hui à surveiller. “Du littoral sénégalais aux pays du Golfe de Guinée, il faudrait renforcer la vigilance » met en garde l’expert.
Pour lui cette région abrite des pays qui ne sont pas habitués aux attentats terroristes, “ ce qui les rend aux yeux des jihadistes une cible idéale puisqu’ils sont susceptibles d’être attaqués par surprise » explique t-il.
Selon le Marocain, on ne le dit pas souvent: cette région constitue une cible éminemment stratégique pour ces groupes en raison de leur position sur la mer. “Peu importe que les populations ne soient pas entièrement ou majoritairement musulmanes, précise -il.
D’après lui, Les jihadistes ont toujours cherché à contrôler les voies de communications stratégiques là ils où ils arrivent à s’installer.
“En Afrique de l’Est  avec les Shebabs somaliens, le contrôle des voies d’accès à la Mer rouge a toujours été un de leurs objectifs. En Afrique du Nord, les groupes qui se réclament du jihadisme ont déjà montré leur volonté de contrôler ou essayer de prendre possession d’une partie des côtes libyennes. En parvenant au Golfe de Guinée, les jihadistes africains auraient donc accès à trois façades maritimes du continent et pourraient assurer une jonction entre leurs groupes présents sur les différentes côtes, mais aussi contrôler une grande partie des flux commerciaux, de contrebande et des trafics très juteux à l‘intérieur des terres. S’ils y parviennent, ce sera alors une catastrophe majeure”, prévient l’analyste.
Pour éviter qu’un tel scénario soit un jour une réalité, lui aussi plaide pour un changement de politiques jusqu’ici adoptées contre les groupes jihadistes. “Le dialogue avec les jihadistes ne veut pas dire l’arrêt des actions militaires. Celles-ci restent nécessaires pour mettre affaiblir ces groupes, les mettre sous pression et les contraindre à la discussion. Il s’agit de créer des conditions où ces groupes doivent se sentir dans un rapport de force où ils n’ont plus d’autres choix que de venir dialoguer”, soutient-il. “L’approche a marché ailleurs il n’y pas de raisons qu’elle ne marche pas en Afrique”, acquiesce d’ailleurs son collègue Ibrahim Yaya.La clôture du forum est prévue demain mardi 19 novembre (APA)

« Le seul rempart contre le jihadisme est la consolidation des États et celle des sociétés » (Décryptage)

APA-Dakar (Sénégal) Par Lemine Ould M. Salem-Gilles Yabi, directeur du think tank ouest africain Wathi, est habitué du Forum International sur la paix et la sécurité en Afrique de Dakar. Il analyse les raisons du phénomène jihadiste en Afrique.
La violence jihadiste longtemps limitée au Mali s’étend désormais au-delà des frontières de ce pays. Pourquoi ?
Les groupes armés qualifiés de jihadistes ou se revendiquant comme tels n’ont que faire des frontières nationales. Ils s’implantent là où l’occasion se présente. A chaque fois que le contexte politique, économique et socioculturel est fragile, ils en profitent. L’absence ou la faiblesse de l’empreinte d’États effectifs, organisés et bienveillants à l’égard des citoyens les aide beaucoup.
Ils ciblent tout espace où une grande partie des citoyens se lève tous les jours travail, sans espoir d’améliorer leur quotidien, sans offre sérieuse des gouvernements sur le plan éducatif, culturel, social ou politique qui justifierait de rêver d’un futur meilleur et de préserver le présent. Dans ce contexte, n’importe quel homme doté d’un peu d’intelligence, d’argent et d’armement peut très rapidement créer son groupe armé prêts à mener des actions violentes localisées.
Les problèmes du Sahel dépassent donc l’existence de ces groupes?
Ce n’est pas le problème majeur. Le vrai problème est la facilité avec laquelle ces groupes émergent et s’installent dans de nouveaux espaces, retournent des acteurs locaux influents, expulsent les derniers agents de l’Etat comme les enseignants, attisent des conflits entre communautés autour de l’accès aux ressources en fournissant armes et discours de mobilisation.
Certains experts redoutent l’extension de la menace jihadiste à des pays jusqu’ici épargnés, notamment dans le Golfe de Guinée voisin du Sahel. Peut-on prévenir une éventuelle contagion?
Le seul rempart c’est la consolidation des États et celle des sociétés qu’ils sont censés servir. Les Africains en général et les Sahéliens en particulier ont besoin de valeurs partagées, de projets d’avenir pour les jeunes et d’un renforcement régulier des ressources humaines, matérielles et immatérielles de toutes les institutions.
La vérité est qu’on n’en prend pas clairement le chemin dans beaucoup de pays. Au Sahel, comme dans d’autres pays, les tensions politiques s’aggravent et le tissu social se fragilise, ce qui rend difficile la négociation par exemple de pactes nationaux très utiles pour faire face les défis multiformes auxquels la région fait face.LoS/Dng/APA
DAKAR ET PARIS SIGNENT DES ACCORDS POUR LES ÉTUDES DE FAISABILITÉ DE DEUX PROJETS CULTURELS SÉNÉGALAIS
Dakar, 18 nov (APS) – Le Sénégal et la France ont signé deux conventions de financement en vue de l’étude de faisabilité de deux projets culturels sénégalais, la Cité du cinéma et la rénovation de l’ancien Palais du gouverneur, située dans l’île de Gorée, a constaté l’APS, lundi, à Dakar.
Les conventions de financement ont été signées par le ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, et le directeur général délégué de l’Agence française de développement (AFD), Bertrand Walckenaer, dans l’enceinte du Musée des civilisations noires, en présence du ministre français de la Culture, Franck Riester, et d’une délégation comprenant des directeurs des musée Picasso et du Quai-Branly.
La contribution de l’AFD aux études de faisabilité des deux projets sera sous forme de ‘’don’’, avait annoncé Christophe Bigot en juillet dernier, alors ambassadeur de la France au Sénégal, dans un entretien avec l’APS.
‘’Nous pensons qu’il est important de soutenir le développement du cinéma sénégalais et de financer cette bonne idée de la Cité du cinéma’’, a souligné Franck Riester.
Le soutien financier de la France au projet de la Cité du cinéma s’explique, dit-il, par le ‘’dynamisme’’ du septième art au Sénégal
‘’Des artistes [sénégalais], jeunes et moins jeunes, sont connus dans le monde entier. Et au dernier Festival international de Cannes, en France, ils étaient à l’honneur par la qualité des films proposés’’, a-t-il rappelé, faisant surtout allusion au Grand Prix dudit festival, remporté par Mati Diop, avec le film ‘’Atlantique’’.
La convention de financement concernant la rénovation de l’ancien Palais du gouverneur est ‘’patrimoniale’’, selon M. Riester.
‘’La France est prête à réfléchir avec vous à la meilleure façon de restaurer le Palais du gouverneur’’, a-t-il ajouté, affirmant avoir vécu des moments ‘’forts et émouvants’’ lors de sa visite à la Maison des esclaves de Gorée.
Franck Riester se demande ‘’comment des hommes [ont pu] traiter d’autres hommes de cette façon-là’’, faisant allusion au traitement infligé aux esclaves emmenés de Gorée par des esclavagistes européens. ‘’Nous devons entretenir la mémoire pour que jamais on n’oublie ce qui s’est passé’’ à Gorée, a-t-il ajouté.
M. Riester se réjouit de la volonté des dirigeants sénégalais et français de renforcer leur ‘’amitié’’ à travers la culture.
Les conventions signées avec l’AFD permettent de réactualiser un accord-cadre qui avait été signé en 1974 par le Sénégal et la France, selon Abdoulaye Diop.
La future Cité du cinéma sera un outil de formation des professionnels du septième art au Sénégalais, qui a ‘’énormément de talents’’ dans ce domaine, a-t-il dit.
‘’Le président de la République, Macky Sall, a placé ce quinquennat [sous le sceau] de la culture’’, a souligné M. Diop, ajoutant que la culture est le premier produit d’exportation du Sénégal.
La délégation française a visité le Musée des civilisations noires (MCN), inauguré le 6 décembre 2018. Le MCN accueille un sabre de l’érudit musulman El Hadj Omar Tall, qui a combattu la colonisation française au Sénégal, au Mali et en Guinée.
Ce sabre longtemps conservé en France a été remis par le Premier ministre français au président Macky Sall et aux descendants de la famille d’El Hadj Omar, dimanche, à Dakar.FKS/ESF/ASG

Monsieur Amadou HOTT Ministre de l’Economie,du Plan et de la Coopération,SIGNATURE DE LA CONVENTION DE FINANCEMENT DU PROJET DE DEPOLLUTION DE LA BAIE DE HANN

SIGNATURE DE LA CONVENTION DE FINANCEMENT DU PROJET DE DEPOLLUTION DE LA BAIE DE HANN
Dakar,  le 17 novembre  2019
Madame le Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances,
Excellence Madame l’Ambassadrice de l’Union Européenne à Dakar, chère Irène Mingasson
Monsieur le Directeur Général Délégué de l’Agence Française de Développement
Mesdames, Messieurs les Directeurs généraux, Directeurs et Chefs de services,
Mesdames, Messieurs, en vos rangs et qualités,
Permettez-moi tout d’abord, de souhaiter la bienvenue à   toute la délégation française venue participer à ce séminaire intergouvernemental franco-sénégalais qui se tient ici à Dakar du 17 au 18 novembre 2019.
C’est encore avec un immense plaisir que je viens de procéder avec vous, Monsieur le Directeur Général délégué de l’Agence Française de Développement (AFD), à la signature de cette convention de financement du projet de dépollution de la Baie de Hann, en présence de Son Excellence Madame l’Ambassadrice de l’Union Européenne (UE) à Dakar.
Cette signature a été précédée par celle relative à la convention de contribution de l’Union européenne qui délègue la gestion de ses fonds à l’AFD.
D’un coût total de plus de 79 milliards de FCFA soit (120 millions d’euros), le projet de dépollution de la baie de Hann est cofinancé par l’Etat du Sénégal, l’Agence Française de Développement, la Coopération Néerlandaise RVO et l’Union Européenne. D’autres partenaires pourraient également apporter leurs contributions au financement de cet important projet.
Madame le Secrétaire d’Etat,
Excellence Madame l’Ambassadrice,
Monsieur le Directeur Général Délégué,
Dans la perspective de la tenue à Dakar du Forum mondial de l’eau en 2021, ce projet emblématique contribuera à restaurer l’environnement et les conditions sanitaires, économiques et sociales de la baie, améliorant ainsi le cadre de vie d’environ 40.000 personnes réparties sur les cinq communes de la capitale sénégalaise.
Le projet de dépollution de la baie de Hann vise à restaurer la qualité des eaux de cette baie par le déploiement d’un système d’assainissement des eaux usées domestiques et industrielles.
La subvention de 13,9 millions d’euros de l’Union Européenne soit plus de 9 Milliards de F.CFA, confiée à l’AFD, permet d’ajouter une étape de traitement secondaire à la station d’épuration des eaux usées et donnant ainsi la possibilité d’opérer un rejet des eaux traitées conforme aux normes en vigueur au Sénégal. Elle permettra également de réaliser 30 km de réseaux secondaires pour le raccordement des maisons riveraines et 2000 branchements domiciliaires.
Cette cérémonie nous offre également l’opportunité de remercier l’Union Européenne pour ses contributions remarquables au titre du 11ème FED dont les financements cumulés ont dépassé les 347 millions d’euros programmés, soit plus de 230 milliards de F.CFA.
Madame la Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Economie et des Finances,
Monsieur le Directeur Délégué,
Mesdames, Messieurs,
Je ne saurais terminer sans évoquer les liens séculaires d’amitié, de fraternité et de coopération que le Sénégal entretient avec la France et toute la Communauté européenne. C’est donc pour moi, le lieu d’exprimer toute ma satisfaction et celle de tout le Gouvernement pour l’excellence des relations entre notre pays et l’Union Européenne, en particulier la France avec l’AFD comme un incontournable rempart.
Je voudrais donc vous réitérer toute la gratitude du Gouvernement et du peuple sénégalais pour le soutien constant de la Communauté européenne à la mise en œuvre de nos politiques de développement économique et sociale.
Je vous donne rendez-vous dans quelques années pour une promenade sur une baie de Hann dépolluée.

LA FAMILLE D’ELHADJ OUMAR SALUE LA RESTITUTION DE SON SABRE, RAPPELLE SES OBJETS TOUJOURS EN France

Dakar, 17 nov (APS) – La restitution du sabre d’Elhadji Oumar devrait constituer une étape majeure dans le processus de retour en terre africaine de l’important patrimoine omarien expédié puis concervé en France, a déclaré dimanche à Dakar l’inspecteur général d’Etat, Ahmadou Tall.
’’Survenant après le rapatriement triomphal en 1996 des restes mortuaires du lieutenant Abdoulaye Tall, premier saint cyrien d’origine africaine, cette restitution constitue incontestablement une étape majeure dans le processus de retour en terre africaine de l’important patrimoine oumarien, xpédié puis concervé en France’’,a-t-il dit.
Ahmadou Tall s’exprimait au nom de la famille d’Eladji Oumar lors de la cérémonie de restitution du sabre de ce marabout, propagateur de l’Islam en Afrique de l’ouest et résistant à la conquête française dont les descendants sont installés au Sénégal, en Guinée, au mali, au Nigéria, entre autres
La cérémonie qui a eu pour cadre la salle des banquets au palais de la République a été présidée par le président de la Républque Macky Sall en présence du Premier ministre français Edouard Philippe et des dignitaires religieux et coutumiers dont le khallife général des Tidjianes Serigne Babacar Sy Mansour et le khalife de la famille oumarienne Thierno Bachir Tall
Parlant du patrimoine oumarien en France, le porte-parole du jour a notamment cité quelque 517 livres et manuscrits de Ségou qui sont à la bibliothèque nationale François Mitterrand, un trésor au musée du Quai Branly ou Jacques Chirac.
L’inspecteur général d’Etat a par ailleurs fait état de la collection privée Archinard au musée d’histoire naturelle du Havre, les 150 photos de la collection Archinard (musée d’Aix en provence), mais aussi la peau de prière et divers autres objets personnels d’Elhadji Oumar Tall.
M. Tall a toutefois remercié le président Emmanuel Macron pour ’’son courage, sa lucidité et sa détermination’’ mais aussi le président Macky Sall pour son ’’implication personnelle’’ dans le dénouement heureux de ce dossier.
’’Le dossier des restitutions reste au centre de nos préoccupations’’, a poursuivi l’inspecteur général d’Etat Ahmadou TallSMD/OID

LE SABRE D’ELHADJI OUMAR TALL OFFICIELLEMENT RESTITUÉ AU SÉNÉGAL

Dakar, 17 nov (APS) – La salle des banquets du palais présidentiel a vécu un moment historique ce dimanche avec la restitution par la France au Sénégal du sabre du marabout et résistant sénégalais à la conquête française, ElHadj Oumar Tall.
Cette cérémonie de restitution est un des actes du séminaire gouvernemental sénégalo-français qui s’est tenu ce dimanche au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio, dans le département de Rufisque.
Le Premier ministre français, Edouard Philippe est accompagné, à Dakar, d’une forte délégation composée de Jean-Yves Le Drian, Ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, Florence Parly, Ministre des Armées, Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse, Franck Riester, Ministre de la Culture, Jean-Baptiste Djebbari, Secrétaire d’État auprès de la Ministre de la Transition Écologique et Solidaire, chargé des Transports, Agnès Pannier-Runacher, Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, de parlementaires, de chefs d’entreprise et de plusieurs autres personnalités.
Le sabre du conquérant musulman sénégalais Elhadji Oumar Tall, précédemment gardé au musée des armées de France à Paris a été officiellement restitué au Sénégal, a constaté l’APS.
Le sabre qui séjourne depuis près d’un an au Musée des civilisations noires (MCN) à Dakar a été officiellement remis au président de la République Macky Sall par le Premier ministre français Edouard Philippe
La cérémonie de remise et de restitution du sabre qui a enregistré la présence de la famille et descendants d’Elhadji Oumar Tall installés au Sénégal, en Guinée, au Mali et au Nigéria a été précédée par la signature de la convention de dépôt entre la ministre française des armées, Florance Parly, et le ministre sénégalais de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop.
Le sabre reçu par le ministre de la Culture et de la Communication sera mis à la disposition du Musée des civilisations noires, a-t-on appris du service protocolaire de la présidence de la République.
La même source rappelle que la restitution du sabre entre dans le cadre de la restitution des biens culturels qu’avait décrété le président de la République française Emmanuel Macron après la publication du rapport conduit par les universitaires Felwine Sarr et Bénédicte Savoy
’’En restituant le sabre d’Elhadji Oumar, mystique et intellectuel hors pairs, saint homme et résistant ,la France célèbre en même temps que sa propre grandeur, l’honneur et la dignité d’un combattant dont le refus de la soumission symbolise finalement notre attachement commun à une valeur partagée, la liberté’’, a déclaré le président de la République Macky Sall lors de la cérémonie de restitution.
’’Ce jour est historique. Voilà que des descendants d’anciens belligérants se retrouvent et sympathisent comme pour signer la paix des braves’’, a dit le président Macky Sall.
Selon le président de la République, ’’(…) si la capture d’un patrimoine oblitère et efface la mémoire d’un peuple, pour nous sa restitution ne signifie ni contemplation béate du passé ni un repli étriqué sur soi’’.
Le président de la République a notamment réaffirmé que ’’nous sommes prêts à accueillir notre patrimoine et nous sommes prêts au partage et à l’échange fraternels’’.
Il a toutefois estimé que ’’le patrimoine rapatrié à sa source, reliant ainsi les peuples à leur histoire, fera aussi place à l’échange par une circularité ouverte à l’Afrique à l’Europe et à d’autres horizons’’.
Macky Sall a aussi souligné que ’’c’est dans cet esprit de partage et fraternité humaine que nous recevons aujourd’hui le sabre d’Elhadji Oumar.’
Le président de la République a aussi magnifié le ’’courage’’ de son homologue français, Emmanuel Macron, qui a su, soutient-il, ’’s’élever au-dessus du tumulte et entreprendre l’exercice délicat de rapatriement du patrimoine africain’’.
’La place de ce sabre est bel et bien ici, auprès des peuples qui composent l’empire qu’a fondé Elahdji Oumar qui comprend aujourd’hui une partie du Sénégal, de la Guinée, du Mali…’’, a pour sa part soutenu le premier ministre Français Edouard Philippe.
Ce dernier accompagné d’une forte délégation ministérielle dont le ministre des affaires étrangères Jean Yves Le Driand, a rappelé ’’l’engagement’’ de son pays dans le processus de restitution du patrimoine africain.SMD/OID

REACTION FELWINE SARR SUR SA PAGE FACEBOOK :‘’Le sabre est bel est bien restitué au Sénégal’’

http://www.enqueteplus.com/node‘’Le sabre est bel est bien restitué au Sénégal. Vu que pour l’heure la loi française ne permet pas de restitutions, l’instrument juridique qui permet de restituer de facto (dans les faits) est le dépôt à long terme, renouvelable.
Celui-ci a été utilisé pour la restitution des manuscrits coréens et d’autres restitutions que la France a effectuées et ces objets restitués ne sont jamais retournés en France et non pas vocation à l’être. Si la loi est modifiée, d’ici le terme des 5 ans.
All is fine. Si elle ne l’est pas, le dépôt sera renouvelé autant de fois que nécessaire. Le débat n’est donc pas sur ce point, à mon avis. Le Sabre ne retournera pas en France. Il est sur les restitutions à venir et sur le fait que le Sénégal doit établir une liste exhaustive (en sus du sabre) d’objets (2200 numéros d’inventaire au Quai Branly) et demander leur restitution à la France, d’autant plus que le décret instituant la commission qui doit travailler dessus vient d’être signé.
C’est un début encourageant, cependant le combat doit continuer, les pays Africains doivent formuler des demandes de restitutions, liste d’objets à l’appui, adressées à la France, d’autant que les inventaires sont faits. Afin que cette dernière (la France) ne vienne pas dire un jour :  » J’étais prête à restituer, mais les Africains n’ont pas fait de demandes ».

Visite du Premier Ministre français au Sénégal: la France gagne encore un marché qui s’élève à des centaines de millions d’euros

https://www.jotaay.net/Alors qu’il recevait hier le sabre d’El Hadji Omar Tall des mains du Premier ministre français Édouard Philipe, le Président Macky Sall a fait un nouveau cadeau à la France. Le cadeau en question, c’est une commande de trois nouveaux patrouilleurs du groupe français Kership, ainsi que des missiles du groupe européen basé en France MBDA. Le tout pour «plusieurs centaines de millions d’euros». Le problème dans cette affaire, c’est que les navires proposés par la firme française ont fait l’objet de rejet de la part d’un pays européen : Chypre.
La visite du chef du gouvernement français Édouard Philippe a été l’occasion pour l’Hexagone de faire, une nouvelle fois, une bonne affaire au Sénégal, avec la signature d’une série d’accords entre les deux gouvernements à Dakar. Parmi ces accords, plusieurs contrats juteux décrochés par les entreprises françaises. Dont les plus importants sont les contrats pour l’acquisition de trois nouveaux patrouilleurs avec le groupe français Kership et celui pour l’achat de missiles signé avec le groupe européen basé en France MBDA. Kership, qui est une co-entreprise de Piriou et Naval group, doit ainsi livrer trois patrouilleurs hauturiers OPV 58 pour «plusieurs centaines de millions d’euros», comme déclaré par Pascal Piriou, président du groupe éponyme. Cette acquisition, formalisée au palais présidentiel sénégalais, en présence du chef de l’État Macky Sall et du Premier ministre français Édouard Philippe, se double de l’achat de missiles mer-mer et mer-air de l’européen MBDA, dont le siège est au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine).
L’OPV 58 de Kership (58,2 mètres de longueur et 9,5 mètres de largeur pour un déplacement de 550 tonnes) a pour mission de réaliser des opérations de maintien de l’ordre en mer et d’assurer la surveillance des côtes et des ZEE (Zone économique exclusive). L’entreprise le définit comme un navire robuste, compact et compétitif, capable de remplir des missions militaires comme civiles telles que l’aide humanitaire, la lutte contre la pollution, les trafics ou la piraterie.
Dans la presse française, on salue déjà les performances de l’entreprise de Concarneau (ouest de la France) qui, dit-on, a connu plusieurs succès à l’export cette année. Elle fait notamment allusion à la vente de quatre patrouilleurs hauturiers destinés à la marine argentine pour un contrat d’environ 300 millions d’euros. Mais également de douze chasseurs de mines au profit de la Belgique et des Pays-Bas.

Chypre dit niet à la France, malgré les offres mirobolantes de Paris

Pourtant, malgré tout le bien qui est dit de l’entreprise française, qui s’est implantée au Sénégal en 2017, Piriou ne vit pas sans difficulté. En effet, depuis plusieurs mois, l’entreprise française qui est en discussions avec Chypre peine à faire signer Nicosie, à qui elle veut vendre deux patrouilleurs pour 75 millions d’euros. Dans cette affaire, si Paris a pesé de tout son poids diplomatique, Nicosie traîne encore les pieds pour des raisons qu’on ne sait pas encore. Et pourtant, Chypre souhaite conclure un accord avec la France pour faire de la base navale de Mari une base régulière de mouillage des navires de guerre français.
Toujours dans le but de faire signer Chypre, la Marine française s’est même dit prête à s’y engager dans le cadre du projet de Chypre visant à agrandir la base navale de Mari, un village situé dans le sud du pays. Mais à la condition que Nicosie fasse un geste et un choix clair en faveur de la France et de ses patrouilleurs. Ce qui ne semble pas être totalement le cas encore.
Tout cela pousse certains à se demander de quoi a peur le pays de Níkos Anastasiádis (président de la République de Chypre depuis 2013) à propos de ces navires français, malgré toutes les assurances de Paris. Selon certains informations, Chypre n’est pas satisfaite de la proposition française. Les spécialistes ont d’ailleurs invité la France faire un effort sur sa proposition en matière de crédits et de garanties. Et cela le plus rapidement possible. Car Israël, les États-Unis et l’Italie sont en embuscade et guettent également l’occasion de capter à leur profit la défense de l’île et de ses ressources naturelles, dont des gisements de gaz très prometteurs convoités par la Turquie.

Un flou total sur le prix

L’autre chose qui n’est pas nette dans cette affaire, c’est le prix des navires. Saluant la belle affaire pour son entreprise, Pascal Piriou, président du groupe Piriou, a déclaré qu’ils doivent livrer les trois patrouilleurs hauturiers OPV 58 pour «plusieurs centaines de millions d’euros», ne précisant ainsi ni le prix encore moins les délais pour ce contrat. Toutefois, la presse française indique que l’accord signé avec le Sénégal est comparable à celui qui a été paraphé avec l’Argentine pour la fabrication de quatre patrouilleurs hauturiers OPV 58 pour 300 millions d’euros.Sidy Djimby NDAO

Chantier paix et sécurité de l’Uemoa: Les grandes décisions issues de la 4ème réunion du Comité de haut niveau

https://www.lejecos.com/ La quatrième réunion du comité de haut niveau sur chantier paix et sécurité s’est tenue à Dakar ce vendredi 15 novembre sous la présidence de Macky Sall, président de la République du Sénégal, Président dudit comité.
Ont pris part à cette réunion, les membres du comité de haut niveau ou leurs représentants et le président de la Commission de l’Uemoa.
Cette réunion a été précédée de deux réunions préparatoires  au niveau des experts, le 13 novembre  et au niveau ministériel le 14 du même mois.
Le comité de haut niveau a passé en revue l’état de la mise en œuvre des diligences issues de sa réunion du 27 octobre 2017 et des orientations  de la 21ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats  et de Gouvernement de l’Union du 12 juillet 2019 relatives  à la paix et à la sécurité dans l’espace Uemoa.
S’agissant des diligences issues de sa réunion du 27 octobre 2017, le comité s’est réjoui de leur bonne exécution. A cet égard, il a noté avec satisfaction les avancées réalisées dans la mise en place du mécanisme de veille et d’alerte précoce(Mevap) à travers la signature d’un protocole de coopération avec la Cedeao et l’équipement de la salle de veille. De même, le comité a salué la signature et l’entrée en vigueur d’un accord-cadre de coopération en matière de sécurité et de renseignement entre les Etats membres de l’Uemoa  assorti d’une feuille de route.
En outre, il s’est félicité  des efforts réalisés  dans la lutte contre la prolifération , la circulation illicite et le trafic des armes légères et de petit calibre, et souligné la nécessité  de renforcer le dispositif de contrôle des Alpc  et du flux transfrontalier des produits entrants dans la fabrication des engins explosifs improvisés.
Le comité a souligné la nécessité d’intensifier la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à travers notamment, la mise en place d’un dispositif permettant de mieux cerner les mouvements de petits montants effectués par transferts électroniques de fonds.
Le comité a noté avec satisfaction l’intensification de la coopération de l’Uemoa avec les organisations régionales œuvrant en faveur de la paix et de la sécurité dans l’espace communautaire. A cet égard, il a encouragé  le renforcement des synergies entre les actions de la Commission de la Cedeao et celles de la Commission de l’Uemoa en matière de coopération transfrontalières et du partage d’expériences entre les Etats  disposant de programmes  de coopération frontalière et ceux qui n’en sont pas dotés.
Le comité a salué également l’initiative des concertations sur la paix , la sécurité et le développement  dans les zones transfrontalières organisées à Sikasso  du 15 au 17 juillet 2019 et validé le relevé de conclusions  de ces importantes assises de la coopération transfrontalière.
Le comité a examiné la question du financement  de la lutte contre le terrorisme suite aux directives issues de la réunion de concertation des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Uemoa organisée à Ouagadougou, en marge du sommet extraordinaire de la Cedeao sur le terrorisme, le 14 septembre 2019 et de la réunion d’octobre 2019 à Dakar.
Soulignant le contexte particulièrement préoccupant de la situation sécuritaire dans l’espace de l’Union, le comité a salué la détermination de notre Union à faire face efficacement à l’insécurité grandissante et multiforme qui s’y développe et instruit la Commission de l’Uemoa, la Bceao , les ministres  des Finances  et les ministres chargés de la Défense, de diligenter les directives issues des réunions du 14 septembre et du 3 octobre  afin de faire rapport à la toute prochaine session de la conférence des chefs d’Etats et de Gouvernement de L’Union.
Le comité a félicité le président de la Commission pour la bonne prise en charge des orientations et directives  concernant la mise en œuvre de la politique commune de l’Uemoa dans le domaine de la paix et de la sécurité.Oumar Nourou

SALY: CLÔTURE DES RÉUNIONS DU GIABA SUR LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE TERRORISME

Saly-Portudal (APS), 18 nov (APS) – Les 32èmes réunions plénières de la commission technique du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) et de la 21e réunion de son comité ministériel ont pris fin ce lundi à Saly-Portudal.
La rencontre, qui avait démarré le dimanche 10 novembre, a enregistré la présence des ministres de tutelle du GIABA et d’autres fonctionnaires sénégalais de haut niveau.
Les réunions plénières, organisées deux fois par an, visent à favoriser des discussions entre techniciens des États membres autour des menaces et défis liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme (BC/FT), dans la région.
Elles permettent à ces Etats d’aborder « les questions pertinentes » nécessitant « une approche concertée et harmonisée » dans la mise en œuvre effective des mesures de LBC/FT.
En tant que plateforme de partage d’expériences, ces plénières sont aussi des opportunités pour établir des partenariats entre experts, représentants des Etats, partenaires techniques et observateurs dans le cadre de la LBC/FT.
Les rencontres préliminaires ont servi de cadre pour examiner les rapports des évaluations mutuelles (REM) du second cycle d’évaluation mutuelle du Bénin et du Mali.
Le Groupe de travail sur l’évaluation et la conformité (GEC) a examiné également le premier rapport de suivi du second cycle des évaluations mutuelles du Sénégal ainsi que les rapports de suivi du premier cycle des évaluations mutuelles des Comores, de la Côte d’Ivoire, du Libéria, de la Guinée et de la Gambie.
Au menu du programme des plénières figuraient également les réunions du Groupe de travail sur les risques, tendances et méthodes (RTMG), le Forum sur l’assistance technique avec les partenaires techniques (FATPT) ainsi que le Forum régional à huis clos des cellules de renseignement financier (CRF), etc. ADE/ASG/BK

Inclusion financière: Abdoulaye Daouda Diallo note des progrès significatifs ces dernières années

https://www.lejecos.com/La deuxième édition de la « Semaine de l’inclusion financière dans l’Uemoa », a été ouverte ce lundi. Elle est initiée par la Bceao avec comme thème : «la digitalisation au service de l’inclusion financière : enjeux pour le secteur financier et les Etats membres de l’Uemoa ».
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo. Dans son discours d’ouverture , il a salué la création de cette plateforme d’échanges instaurée entre les acteurs de l’écosystème économique et financier intervenant dans le domaine de la promotion de l’inclusion financière.
Evoquant le  thème de cette deuxième édition, M. Diallo soutient que la transformation numérique est un sujet d’actualités aussi bien pour les économies développées que pour les pays émergents et en développement. En effet, explique-t-il, notre environnement se trouve dans une phase de mutation accélérée vers une économie ouverte et connectée, caractérisée par l’arrivée de nouveaux acteurs, tels que les Fintech, les géants d’Internet et du mobile dont les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazone et Microsoft).
«Ces intervenants d’un genre nouveau ont bouleversé l’écosystème financier ainsi que le mode de fonctionnement habituel des institutions financières, des pouvoirs publics, des entreprises, des organisations et des populations. Ils interpellent aussi les régulateurs et les Gouvernements dans leurs missions fondamentales de battre monnaie et de veiller à la stabilité et à l’intégrité financière, tout en protégeant les déposants.
Cette nouvelle économie qui se crée autour des technologies est porteuse de promesses si les risques y associés sont maîtrisés.
L’impact de la digitalisation sur l’accès des entreprises et des populations aux services financiers n’est plus à démontrer », a-t-il dit. Le ministre des Finances estime que l’Uemoa  a les atouts pour réussir la transformation numérique de son économie, du fait notamment de la jeunesse de sa population, d’un cadre réglementaire propice et de l’adoption du téléphone comme moyen de paiement par une grande partie des populations.
«En attestent, les progrès significatifs notés au cours de ces dernières années en matière d’inclusion financière. Selon les dernières statistiques publiées par la Banque centrale, le taux d’inclusion financière s’est accru de près de 20 points de pourcentage entre 2014 et 2018, pour s’établir à 57,1%. Les services financiers via la téléphonie mobile ont contribué de manière significative à l’amélioration de ce taux, avec un apport substantiel de 34,0% en 2018. Au Sénégal, la contribution de ces services à l’inclusion financière ressort à 29,2% en 2018 pour un taux global d’inclusion financière de 67,0% », révèle M. Diallo.
Selon lui, ces avancées  ont été rendues possibles, grâce aux nombreuses initiatives entreprises par la Bceao et les Etats, pour moderniser le cadre réglementaire ainsi que les infrastructures de paiement.Adou FAYE

Amélioration de l’inclusion financière: Quatre défis à relever selon Abdoulaye Daouda Diallo

https://www.lejecos.com/Le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo a relevé ce lundi, quatre défis pour améliorer l’inclusion financière. Il présidait la cérémonie d’ouverture de la deuxième édition de la « Semaine de l’inclusion financière dans l’Uemoa ».
Selon M. Diallo, le premier défi, est celui du renforcement de la supervision des activités et des acteurs, au regard notamment de la forte composante technologique des nouvelles solutions de paiements offerts aux populations.
Le deuxième défi concerne l’adaptation continue du cadre réglementaire aux évolutions constantes de l’environnement, dans le but de préserver la stabilité du système financier et d’assurer la protection des usagers.
La lutte contre la cybercriminalité, le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme constituent le troisième défi que j’aimerais souligner. Au regard des statistiques issues du rapport sur les risques du Forum économique mondial de 2019, il apparaît que les cyber attaques ainsi que les vols et fraudes des données occupent respectivement les troisièmes et quatrièmes places du « Top 5 » des risques.
Le quatrième défi a trait au renforcement de l’éducation financière de toutes les couches de la population, notamment celles qui sont vulnérables, en vue d’améliorer leur culture financière. A son avis, cela leur permettrait de faire des choix avertis et de mieux tirer profit des effets des innovations technologiques sur la réduction des coûts des services offerts.
Il a indiqué que les thèmes qui seront abordés au cours de la semaine de l’inclusion financière offrent l’occasion d’échanger sur les avancées et les enjeux du numérique et de trouver des solutions aux défis identifiés pour les institutions financières, les Etats et les populations.
«La mise en œuvre de ces solutions devrait se faire dans le cadre concerté de la stratégie régionale d’inclusion financière, élaborée par la Bceao et adoptée par le Conseil des ministres de l’Uemoa en juin 2016. Elle requiert l’implication de toutes les parties prenantes, notamment les Etats, la Banque Centrale et les acteurs du système financier. A cet égard, nous devons agir ensemble et placer l’innovation au cœur de nos actions en faveur du développement économique et social. La révolution du numérique est en marche, mais elle n’atteindra les objectifs souhaités que si chacun de nous en est acteur stimulateur », a déclaré le ministre des Finances.Adou FAYE

2 000 JEUNES FORMÉS SUR LES MÉTIERS DU PÉTROLE ET DU GAZ : L’ONFP ET LA BAD CONTRACTENT POUR 32 MILLIARDS

http://www.sudonline.sn/L’Office national de la formation professionnelle s’engage à former 2000 jeunes sur les métiers du pétrole et du gaz. C’est  son Directeur Général,  Dr Souleymane Soumaré, qui a fait l’annonce  en marge de la finale de la zone 2. Il s’agit, selon lui, d’un projet qui vient d’être lancé par la Banque Africaine de développement  pour un coût global  de 32 milliards
Le projet en question a été lancé, il y a de cela deux semaines, à Kaolack, a fait savoir Dr Souleymane  Soumare qui soutient d’ailleurs que  les contrats ont été déjà signés. « Nous sommes en train d’organiser des ateliers pour la sélection des métiers. 3 centres de formation seront créés pour former près de 2000 jeunes. Si le Sénégal commence à exploiter du pétrole, qui va travailler au niveau des sites ?
Le Sénégal ne connait pas ces métiers. Ce que l’on connait du pétrole et du gaz, ce sont les pompistes, les garants de stations de service, les garants de dépôts de gaz alors qu’il y a plus de 600 métiers autour du pétrole. Aujourd’hui, l’Office national de la formation professionnelle  dans le cadre d’un projet qui vient d’être lancé par la BAD et financé à hauteur de 32 milliards aura le rôle de former 2000 jeunes aux métiers du pétrole et du gaz. Nous allons faire de la sensibilisation, nous allons informer les jeunes à travers le territoire national sur les métiers du pétrole et du gaz et nous allons financer ces formations. Ce sont des formations qui seront  sélectionnées par les experts du pétrole et du gaz ».
Le  Directeur Général  de l’Office  national de formation professionnelle qui présidait, samedi, la 5ème  édition de la  finale de la zone 2 estimera que «  les associations sportives et culturelles doivent  être des vecteurs de développement .Elles doivent contribuer au développement économique de leur localité. Nous avons toujours dit qu’il fallait qu’elles s’organisent de telle sorte qu’elles puissent avoir les moyens et les possibilités de financer leurs activités sportives en fin d’année.  Pour ce faire, il y a des leviers, il y a des possibilités qui sont mises à disposition par Monsieur le Président de la République ».
Et de poursuivre : «  ce sont des leviers qui sont mis à la disposition des jeunes que sont la Der (Délégation à l’entreprenariat rapide), l’Anej (Agence nationale pour l’emploi des jeunes), le Fongip». Ce responsable politique prêche par ailleurs  pour  l’unité de tous les leaders dans le respect de la discipline du parti présidentiel

Financement du projet Sertem: La Boad accorde un prêt de 10 milliards de FCfa à la Bhs

https://www.lejecos.com/La Banque ouest africaine de développement (Boad) et la Banque de l’habitat du Sénégal (Bhs) ont signé jrudi dernier, un contrat de prêt relatif à la mise en place d’une « Avance globale spécialisée » au profit de la Bhs pour le refinancement partiel du projet Sertem Immo.
Le montant est de 10 milliards de FCfa.    Selon Mamadou Bocar Sy, directeur général de la Bhs, par ce concours, la Boad confirme et répond à sa vocation de soutenir le secteur privé et le secteur financier par la mise à disposition de mécanismes innovants. Selon M. Sy, cette avance globale spécialisée est une parfaite illustration de cette capacité d’innovation pour accompagner le projet Sertem Mbao.
A son avis, il est l’aboutissement d’un travail acharné des équipes de la Boad, de Sertem et de la Bhs qui permet de boucler le financement de cet important projet initialement démarré par la société Ucbs avec un financement consortial Bhs/Shelter Afrique et ou Sertem a été invitée pour sa reprise.
«Vous faites partie des rares institutions avec la Bidc, qui nous accompagnent à comprendre que financer le logement est un acte de développement, compte tenu des effets induits de l’écosystème du logement dans l’économie », a indiqué M. Sy en s’adressant au président de la Boad.
« En décidant d’octroyer à la Bhs une avance globale spécialisée d’un montant de 10 milliards de FCfa, vous êtes dans votre rôle d’appui au renforcement des ressources stables des institutions financières des pays de l’Uemoa pour leur permettre d’accroitre leur capacité à répondre aux sollicitations en matière de financement de l’investissement de leur clientèle », a ajouté le patron de la Bhs.
Cette avance, explique-t-il, va permettre de mener à terme la construction et la commercialisation d’un complexe immobilier de 452 logements à Mbao par la société Sertem Immo. Ces logements sont destinés aux populations sénégalaises et de la Diaspora.
«La présente cérémonie qui constitue la première du genre entre nos deux institutions, témoigne non seulement, de la volonté de la Banque de consolider les relations qu’elle entretient déjà avec la Bhs, mais aussi, marque un nouveau tournant dans notre coopération », a déclaré le président de la Boad, Christian Adovelande.
Pour la Boad, il s’agit une fois de plus, d’une manifestation de son engagement à soutenir le développement économique et social des Etats, à travers le renforcement des capacités financières des banques locales et en particulier, le financement de l’habitat dans l’Uemoa.
Selon lui, en décidant d’octroyer à la Bhs une Avance globale spécialisée d’un montant de 10 milliards de FCfa, la Boad est pleinement dans son rôle d’Institution communautaire d’appui au renforcement des ressources stables des Institutions Financières Nationales des pays de l’Uemoa.Adou FAYE

IMPACT DU «BUDGET PROGRAMME» SUR LE TRAVAIL PARLEMENTAIRE : L’ANCIEN DEPUTE CHEIKH OUMAR SY MINIMISE

http://www.sudonline.sn/Selon l’ancien député Cheikh Oumar Sy, l’effectivité du «budget programme» avec le budget 2020 ne changera pas grand-chose dans le travail des députés. Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sudfm (privée), Cheikh Oumar Sy, par ailleurs président de l’Observatoire des indicateurs de développement économique en Afrique (Osidea) a indiqué que la mainmise de l’Exécutif sur le Parlement et l’absence d’outils devant permettre aux députés de faire le travail de suivi-évaluation des politiques publiques constituent les principaux facteurs bloquants
L’entrée en vigueur du nouveau dispositif budgétaire dit «budget programme» marqué par la déconcentration de l’ordonnancement des crédits» dans le budget de 2020 n’aura pas un grand impact sur le travail de contrôle des politiques publiques assigné à l’Assemblée nationale.
L’assurance est de l’ancien député de la douzième législature, Cheikh Oumar Sy, lors de son passage à l’émission Objection. Interpellé sur l’introduction de ce nouveau mode de présentation des crédits budgétaires basé sur une logique de gestion axée sur les résultats, adopté dans le cadre de la transposition des directives du cadre harmonisé des finances publiques au sein de l’UEMOA de 2009 hier, dimanche 17 novembre, Cheikh Oumar Sy a listé un certain nombre de facteurs bloquants dont l’absence d’outils devant permettre aux députés de faire le travail de suivi-évaluation des politiques publiques.
Poursuivant son propos, l’ancien député qui préside aujourd’hui l’Observatoire des indicateurs de développement économique en Afrique Osidea a également déploré la mainmise de l’Exécutif sur le Parlement. Ce qui, selon lui, rend impossible toute convocation d’un ministre ou directeur général par le Parlement sans autorisation préalable de l’Exécutif en cas de difficultés constatés dans l’exécution des programmes.
«L’Assemblée nationale a un rôle important à jouer dans le cadre de ce budget programme. Chaque ministre administrera lui-même les crédits de son département et il faut qu’il (ministre) présente de façon claire la politique publique dans son secteur avec des objectifs clairs mais aussi avec des indicateurs de performance qui puissent permettre à l’Assemblée nationale de pouvoir faire le travail de suivi et d’évaluation qui lui est dévolu par la Constitution», a-t-il d’emblée indiqué avant d’ajouter dans la foulée. «Mais, le problème qui se pose en réalité, c’est que les députés n’ont pas les outils nécessaires pour pouvoir faire le suivi évaluation des politiques publiques. Car, contrairement aux ministres qui sont accompagnés par des cadres de l’administration bien formés à l’Ena (Ecole nationale d’administration) et qui maitrise bien les dossiers, le député n’a même pas une assistance technique qui puisse lui permettre de lire le budget en vue d’y déceler d’éventuelles failles»

Air Sénégal vers une commande de 8 Airbus A220S.

XALIMANEWS: Il s’agit d’un accord provisoire de 730 millions de dollars.Selon les sources de Bloomberg, qui a donné l’information, Air Sénégal est sur le point d’obtenir une commande préliminaire de huit Airbus SE A220-300 à fuselage étroit, évalués à environ 732 millions de dollars aux prix courants.
Des sources proches du dossier ont notamment révélé que le protocole d’entente serait assujetti à un contrat final, même si les négociations n’ont pas encore été rendues publiques. En effet, aucun accord n’a été conclu, pour le moment. Et d’après la source, les pourparlers pourraient ne pas aboutir à quelque chose.
L’objectif d’Air Sénégal étant de construire une plaque tournante régionale près de la capitale sénégalaise, ces nouveaux avions devraient constituer l’arsenal nécessaire à ce projet d’envergure.
Pour rappel, Air Sénégal, la nouvelle compagnie nationale a remplacé Sénégal Airlines. L’ancienne compagnie a été fermée par le gouvernement, en 2016 après avoir engendré beaucoup de dettes.
Selon les informations obtenues avec le site anglais Bloomberg, Airbus a acheté le programme A220 de Bombardier Inc., au Canada, l’an dernier, et avait un carnet de commandes de 436 avions, déjà au mois d’octobre. Le A220-300, qui peut accueillir jusqu’à 145 passagers, est plus petit que le vaisseau amiral A320neo d’Airbus. Celui-ci pouvant accueillir jusqu’à 180 passagers.
Il faut noter que, d’habitude, les compagnies aériennes négocient des rabais substantiels sur les prix courants des avions vendus par Airbus et son rival américain Boeing Co.
Concernant cette affaire, le directeur général d’Air Sénégal, Ibrahima Kane, que XALIMA a joint au téléphone, dit qu’ils ont reçu l’ordre de ne pas communiquer sur cette affaire. Ainsi, pour l’heure, il ne peut pas confirmer ni infirmer cette information.XALIMA, La rédaction

Momar Sourang: «Le renouvellement des camions est bénéfique pour l’économie»

iGFM – (Dakar) Le Coordonnateur du collectif des acteurs routiers au Sénégal, Momar Sourang a lancé un appel à l’Etat d’appuyer les transporteurs dans le projet de renouvellement des gros porteurs initié par la coopérative des gros porteurs du Sénégal. Pour lui, il ne faudrait plus envisager le transport à l’échelle nationale, mais internationale… »

 «Transformer le port de Dakar en port moderne»(Directeur)

https://actunet.net/En marge de la journée de consultation médicale organisée hier à Dieupeul-Derklé par Génération Sénégal Émergent dirigée par le directeur général du Port de Dakar, Aboubacar Sédikh Bèye, et qui fêtait une année d’existence, ce dernier a fait la déclaration suivante : «Les vols, la drogue, la sécurité … au port, on a l’impression que c’est du nouveau, mais parce qu’on a bien resserré les lignes, on est en train de recenser tous ces problèmes comme le vol ou la drogue. Je dois regretter cette vidéo virale qui est passée un peu partout dans les réseaux sociaux et qui n’a rien à voir avec le port de Dakar, ça aussi cela créée une perception. Et la perception est tenace. C’est une vidéo qui a été tournée dans un autre pays et sur laquelle on a une audio qui parle ouolof et qui ne parle jamais de port de Dakar. La personne, même si on l’identifie, on ne pourra rien lui dire parce qu’elle n’a jamais fait mention que c’est le port de Dakar. Ce que je voudrais dire, c’est que cette vidéo ne représente pas le port de Dakar. Le terminal Roulier est un terminal concédé à Dakar Terminal et qui est bien géré, le terminal de containers est géré par DP World. Ce sont des terminaux qui sont gérés avec les plus grands standards. On ne peut pas dire qu’il n’y a pas de problèmes, nous avons entendu toutes les critiques que nous allons adresser. Je dois souligner que sur les réseaux  sociaux, on doit savoir raison garder. Des fois on prête au port ce qui n’est pas de son ressort. L’autre aspect, c’est que le port abrite la Douane, les transitaires, les manutentionnaires. Tout cela, c’est le port, mais ce n’est pas l’administration du port. Entre les usagers et l’administration du port, il y a des ports secs sous douane qui sont dans l’environnement du port, mais qui ne sont pas sous l’administration du port. Il fallait signaler cela, mais les efforts seront poursuivis dans le cadre de la transformation structurelle du port qui veut devenir le moteur de l’émergence pour apporter deux à trois points du Pib en contribuant à la création d’emplois et de valeurs ajoutées. C’est ce que nous ambitionnons les deux années à venir. Le port est actuellement exploité qu’à un tiers de son potentiel. Nous voulons l’amener à son potentiel maximum. La transformation, c’est passer d’une étape à une autre étape. C’est souvent difficile la transformation, parce que c’est une remise en cause de beaucoup de choses. Dieu merci, on est sur la bonne voie avec de bons résultats en 2018 et au troisième trimestre, on fait beaucoup mieux que ce qu’on avait fait l’année dernière. En 2021, nous aurons complétement transformé le port en un port moderne qui va créer des emplois et apporter de la valeur ajoutée.»

ZIGUINCHOR-MAUVAISE CAMPAGNE AGRICOLE: LES RIZICULTEURS PLONGES DANS L’INQUIETUDE

http://www.sudonline.sn/Les risques d’une faible production en riz planent sérieusement sur la campagne agricole cette année à Ziguinchor.  Les riziculteurs plongés dans l’inquiétude redoutent  le pire.
«Les attentes sur la riziculture sont très faibles », c’est le constat fait par les paysans à l’image du Président du Cadre régional de Concertation des ruraux (Crcr) Abdoul Aziz Badji qui dresse un bilan inquiétant de cette campagne rizicole.  «  C’est un échec.
Pour la riziculture, on est rentré dans une mauvaise campagne agricole cette année. Il y avait une pluie, à certains endroits les gens étaient pressés  de mettre en place leur pépinière et faute de pluie, beaucoup d’agriculteurs ont perdu leurs pépinières.
Et chose inédite cette année, c’est seulement en fin août que les agriculteurs ont démarré les activités rizicoles  alors que d’habitude dans la deuxième quinzaine du mois de juillet, on commençait déjà à consommer  le maïs , les arachides … ». Une faible production en riz consécutive à l’irrégularité des pluies cette année, ce qui a considérablement réduit les superficies emblavées.
Et si l’on en croit l’agro- producteur, 60% des superficies en riziculture ne sont pas emblavées. «  Les 60 % des superficies  ne sont pas emblavées cette année. Conséquence : c’est un échec dans la culture du riz cette année»,  se désole le président du Crcr  qui ne cache pas son inquiétude à l’image des paysans de la région.  Si pour le riz, les paysans craignent le pire, pour l’arachide l’espoir est bien permis car les récoltes sont bonnes. « Pour l’arachide, on a une bonne production, les meilleures graines du pays on les trouve ici cette année … », renseigne M. Badji  qui manifeste quelques soucis sur la commercialisation de cette culture. «Le problème reste la commercialisation car l’année dernière, la Sonacos a tardivement engagé la campagne de commercialisation arachidière », martèle-t-il avant de se réjouir de la réception de quatorze tracteurs sur les vingt-cinq promis pour la région sud.
Des engins qui pourraient contribuer à moderniser cette agriculture encore plongée dans l’informel avec des moyens traditionnels. Une insuffisance de dotation de matériel agricole que déplorent les paysans qui réclament le lot restant de onze tracteurs pour compléter le nombre d’engins alloué à la région de Ziguinchor.

Hivernage

http://www.enqueteplus.com/nodeLe gouverneur de la région de Kaffrine espère des récoltes du même niveau de rendement que l’année dernière, mais avec quelques baisses. Selon Jean-Baptiste Diouf qui a fait face à la presse hier, la région de Kaffrine, comme la plupart des autres localités du pays, a connu, cette année, un hivernage en dents-de-scie. ‘’Nous éprouvons un sentiment de soulagement.Nous pensons que cette année, les récoltes seront du même niveau que l’année dernière avec quelques baisses’’, déclare-t-il lors d’une tournée agricole de trois jours. Il souligne ainsi que l’hivernage de cette année a démarré très difficilement avec des pauses pluviométriques qui ne seront pas sans conséquence sur les récoltes.

BLANCHIMENT DE CAPITAUX: LES SECTEURS À RISQUE

http://www.emedia.sn/ « Les casinos et l’immobilier constituent les secteurs, entre autres, où l’on blanchit beaucoup d’argent ». La déclaration est faite par le président du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), Kimelabalou ABA, lors d’une rencontre de formation à Saly Portudal, sur les techniques de supervision et de contrôle des méthodes de blanchiment d’argent.
« Lorsque les personnes qui sont venues pour être formées seront bien outillées, au retour dans leur pays respectif, ils vont faire la restitution à toutes les parties prenantes engagées dans la lutte contre le blanchiment de capitaux, et le financement du terrorisme, a-t-il indiqué. Elles vont contribuer à la mise en place des réglementations efficaces, à la mise en place de toutes les mesures préventives dans le secteur financier. » Avant d’expliquer que « cela permettra une supervision efficace dans le cadre de cette lutte. Naturellement, la supervision permettra de découvrir les défaillances. Et si nécessaire, les superviseurs devront infliger des sanctions à l’encontre des parties déclarantes, des parties censées faire des déclarations d’opérations suspectes. »
Poursuivant, il ajoute qu’« il est attendu que l’atelier puisse contribuer à renforcer les secteurs financiers, et les entreprises désignées à savoir les casinos, les agents immobiliers, les avocats, les négociants en matière de pierre précieuse. Tous ces secteurs sont exposés au risque de blanchiment d’argent pour le financement du terrorisme. Et l’impact attendu, c’est que ces différentes parties déclarantes soient sensibilisées, et qu’elles jouent pleinement leur rôle, en faisant des déclarations d’opérations suspectes lorsqu’elles découvrent que leurs clients détiennent ou veulent utiliser des fonds à des fins de blanchiment de capitaux ».

PHÉNOMÈNE MIGRATOIRE:UNE « APPROCHE GLOBALE DURABLE, SEREINE ET INCLUSIVE’’ PRÉCONISÉE

Dakar, 17 nov (APS) – Seule une « approche globale et durable, sereine et inclusive » pourrait permette de résoudre la question du phénomène migratoire, très souvent amplifiée et exploitée à des fins électoralistes, a estimé le secrétaire général aux Sénégalais de l’extérieur, Moïse Sarr.
« Le phénomène migratoire n’est assurément pas nouveau, bien qu’il se trouve aujourd’hui amplifié et exploité très souvent à des fins électoralistes. Le traiter n’est donc pas simple. Au-delà des idées reçues, seule une approche globale et durable, sereine et inclusive pourra nous aider à résoudre une question aussi complexe », a-t-il déclaré.
Moïse Sarr s’exprimait dimanche à l’occasion de la cérémonie de lancement de la seconde phase du programme Mobilisation européenne pour l’entrainement en Afrique (MEETAfrica2).
Ce programme est destiné à favoriser la création d’entreprises et d’emplois en Afrique par la mobilisation des talents et des ressources de la diaspora vivant en Europe, et ou nouvellement réinstallée en Afrique.
D’un montant de 12 milliards, le MEETAfrica2 est financé par l’Agence française de développement, la BMZ (ministère fédéral allemand en charge de l’aide au développement économique) et le Fonds fiduciaire d’urgence de l’Union européenne (UE).
Ce programme vise à promouvoir des entreprises économiquement viables, portées par des entrepreneurs de la diaspora, grâce à la mise en réseau, l’accompagnement et la structuration des outils de financement mobilisables par les entreprises dans leur phase d’amorçage, tels que les prix, prêts d’honneur et garanties.
« En gros MEETAfrica2 durera quarante-huit mois pour un budget de 12 millions d’euros, et permettre l’accompagnement de plus de 1.000 entrepreneurs originaires du Maroc, de la Tunisie, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Ghana et du Sénégal, et basés en France, Italie, Belgique, Espagne, Allemagne et Grande-Bretagne », a précisé Moïse Sarr.
Selon lui, ce nouveau partenariat entre l’Europe et l’Afrique va, à l’instar de la première phase du MEETAfrica, produire des « résultats probants », à travers la « mobilisation des moyens et des compétences des ressortissants », pour une « migration légale mutuellement bénéfique ».
Mais, il estime que « la viabilité de ce programme n’en demeure pas moins conditionnée à la pleine appropriation par la diaspora elle-même. »
Moïse Sarr affirme qu’ »il appartient maintenant à cette diaspora diverse, dont celle en fin de cursus universitaire, aux jeunes chercheurs ou aux jeunes professionnels qualifiés d’envisager le retour dans leur pays d’origine et de bénéficier de tous ces dispositifs mis en place ».
Il estime que c’est « en promouvant le secteur privé créateur de richesses et d’emplois, en donnant vie aux zones de départ des candidats à la migration et en facilitant l’accès universel aux services sociaux de base, que nous répondrons avec efficacité aux causes profondes du phénomène migratoire subies, pour mieux bénéficier de celui choisi ».
Pour sa part, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, soutient que « les diasporas africaines qui ont des idées neuves, des compétences et des liens forts, peuvent jouer un rôle primordial dans les nouvelles relations entre l’Europe et l’Afrique, […] pour nourrir ce partenariat gagnant-gagnant ».
Ce programme, dont la première phase a permis la réalisation de projets innovants, permettra d’ici quatre ans, d’accompagner 1.000 entrepreneurs de la diaspora européenne et 250 en Afrique. « Plus de cent-soixante-dix entreprises seront également financées, à terme », a-t-il précisé.MK/ASG/BK

A PÉKIN, DES JOURNALISTES AFRICAINS PLANCHENT SUR LES RELATIONS CHINE-AFRIQUE

Pékin, 18 nov (APS) – Vingt-quatre journalistes venus de pays africains dont le Sénégal ont entamé lundi un séminaire sur le renforcement du rôle des médias dans le développement des relations entre la Chine et l’Afrique, à l’initiative du Quotidien du Peuple, le journal officiel du Parti communiste chinois (PCC).
Les activités de la visite des journalistes ont pour thème : ‘’Construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide : la responsabilité des médias’’.
Le but de la rencontre entre les journalistes venus d’Afrique et la partie chinoise ‘’est de s’inspirer mutuellement et d’apprendre les uns des autres’’, a expliqué le directeur adjoint du bureau de coordination du département international du Comité central du PCC, Shi Ghuohui, lors d’une réunion d’imprégnation sur le thème choisi, dimanche.
‘’Je suis allé dans neuf pays africains, j’ai presque rencontré tous vos chefs d’Etat, mais j’ai une compréhension très limitée de l’Afrique. Je connais très peu l’Afrique’’, a-t-il dit, soulignant qu’‘’actuellement, la Chine attire l’attention du monde entier’’. ‘’On dit que l’intérêt est le meilleur professeur’’, a ajouté Shi Ghuohui.
Selon lui, cette rencontre organisée en Chine pour des journalistes africains épouse l’une des recommandations du sommet Chine-Afrique de 2018.
‘’La coopération Chine-Afrique va contribuer au développement des pays en voie de développement et au renforcement d’une communauté de destin’’ entre les deux parties, a souligné le responsable chinois, insistant sur l’importance de l’initiative ‘’Une ceinture, une route’’, lancée il y a six ans par le président Xi Jinping.
Outre Pékin, capitale de la Chine, les journalistes africains visiteront les provinces de Jiangxi et de Fuzhou, durant leur séjour qui prendra fin le 27 novembre.MD/ESF/ASG

L’INSTITUT DE FORMATION THALÈS AFRIQUE OUVRE SES PORTES À DAKAR, À PARTIR DE MERCREDI

Dakar, 18 nov (APS) – L’Institut Thalès Afrique, « une école d’excellence et de référence » en protocole diplomatique, relations internationales et expertise électorale, procède mercredi à Dakar au lancement de ses programmes de formations et activités, a appris l’APS
La cérémonie, prévue à, partir de 10h, se déroulera dans les locaux de l’Institut sis au Malcom Center, sur la route de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, rapporte un communiqué.
La leçon inaugurale sera dite par le professeur Mamadou Badji, après le mot de bienvenue de l’administrateur de l’établissement, le général Abdoulaye Diatta et la présentation de la structure par Mory Traoré.
L’Institut Thalès Afrique est un institut de recherches, de formation et de conseils stratégiques dans le domaine des sciences juridiques, politiques, sociales et diplomatiques.
Le communiqué souligne que l’institut Thalès Afrique se distingue par « son ancrage au cœur de Dakar, ses riches programmes de séminaires et conférences animés par d’éminents chercheurs et professionnels de Dakar et de partenaires étrangers ».PON/BK

CONFÉRENCE SUR LA SÉCURITÉ DE PROXIMITÉ EN AFRIQUE,MERCREDI

Dakar, 18 nov (APS) – Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye préside, mercredi, à Dakar, la cérémonie d’ouverture d’une conférence régionale sur le thème : « Echange d’expériences et de bonnes pratiques de sécurité de proximité en Afrique de l’Ouest », a appris l’APS.
Cette rencontre prévue à partir de 8h, à l’hôtel Novotel, est organisée par l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (ASP), en partenariat avec la CEDEAO et la Fondation Konrad Adenauer, précise un communiqué reçu à l’APS.
Participeront à la réflexion plus d’une centaine de panélistes, dont de hauts cadres de la Police et de la Gendarmerie, des experts en sécurité de proximité, des cadres civils, ainsi que des universitaires des pays de la sous-région, note la même source.PON/ASG/BK

Transparence dans la gestion des ressources minérales:Un forum multi-acteurs de dialogue et de plaidoyer prévu les 20 et 21 novembre

https://www.lejecos.com/Le Gorée Institute , centre pour la démocratie, le développement et la culture en Afrique, en partenariat avec Enda Lead Africa, le Forum civil, Publiez ce que vous payez et le Réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales (Rgm), organise les 20 et 21 novembre 2019 un Forum multi-acteurs de dialogue et de plaidoyer de deux jours sur le thème : « Pour une gestion transparente et inclusive des ressources minérales : Quelles stratégies pour la sécurité et le bien-être des populations ? ».
Selon un communiqué, l’Atelier qui se tiendra au Centre de conférence de l’Institut panafricain permettra de réfléchir sur les stratégies et actions pour une exploitation saine, transparente et au profit des populations.
Plus spécifiquement, il s’agira d’évaluer les politiques mises en place dans ce domaine, de discuter du rôle que pourraient jouer les parties prenantes et les citoyens dans le domaine, des voies et moyens pour atténuer les impacts négatifs de l’exploitation, mais aussi de maximiser les impacts positifs. Le Forum sera également l’occasion de produire des recommandations pratiques applicables aux décideurs et parties prenantes.Ibrahima Diop

Réforme De L’eau: L’AMS S’oppose Au Président Macky Sall…

https://www.xibaaru.sn/Le président Macky Sall a pris la décision de réformer la gestion de l’eau en supprimant les Asufor (Association des usagers des forages) qui seront, désormais, remplacés par des concessionnaires. Il a même retiré la gestion de l’hydraulique rurale à la Sde (Sénégalaise des eaux).
Mais, cette décision n’emballe pas les maires du Sénégal qui demandent au chef de l’État de surseoir à sa réforme. « Nous demandons au président de la république de revoir cette réforme, parce que c’est une régression dans la gestion de l’eau dans le monde rural », a déclaré le maire de Ngoudiane Mbaye Dione, dans le quotidien Enquête.
D’après le secrétaire général de l’Association des maires du Sénégal (Ams), la réforme pose de sérieux problèmes dans sa mise en œuvre et marque un net recul par rapport à l’accès universel à l’eau, à la tarification, à la qualité et au service à la clientèle. Dione s’en prend aussi aux concessionnaires.

Macky Sall à la Conférence de Berlin sur le Compact avec l’Afrique

https://www.lejecos.com/Selon un communiqué du Pôle Communication de la présidence de la République sénégalaise, le président Macky Sall quitte Dakar ce lundi 18 Novembre pour prendre part le 19 Novembre à la Conférence de Berlin sur le Compact avec l’Afrique.
Le Compact avec l’Afrique est une initiative lancée par l’Allemagne dans le cadre du G20 pour soutenir l’investissement en Afrique, y compris par l’appui à l’amélioration de l’environnement des affaires et à la réalisation de projets de développement. Le Sénégal fait partie des pays africains sélectionnés dans la phase pilote de mise en œuvre de l’initiative. Le retour du Chef de l’Etat est prévu le 23 novembre après un séjour privé à Ankara. Ibrahima Diop

Agressions de l’environnement: Le Sénégal veut désamorcer la bombe

https://actunet.net/La problématique de la question environnementale est devenue un enjeu crucial qui interpelle tout le monde. En effet, il faut savoir que plusieurs végétales et animales disparaissent en raison de la destruction de leur cadre de vie par l’homme. Mieux, les impacts négatifs de l’environnement entraînent des désagréments qui menacent l’existence de la planète. Aussi, pour faire face, il est opportun de prendre des mesures urgentes. Et pour cause, il faut bien s’insérer dans de hautes sphères de décisions pour impacter positivement dans la lutte pour la préservation de l’environnement. Ce qu’a réussi le Sénégal qui a intégré les instances africaines qui s’activent pour permettre aux populations de vivre dans un environnement sain. Et pour cause, le Sénégal qui a participé à la 17ème session de la Conférence ministérielle africaine de l’environnement (Cmae), tenue récemment à Durban (Afrique du Sud), a été désigné dans le Bureau de la Conférence, comme vice-président et rapporteur de la Cmae, représentant l’Afrique de l’Ouest.
Il faut dire que chaque sous-région dispose d’un vice-président et une d’entre elles, assure le poste de président. L’Afrique du Sud préside les deux années à venir. Une position qui permettra au Sénégal de présider, dans deux ans (2021-2022) la Cmae. Une étape importante pour jouer un rôle central dans la gestion de l’environnement en Afrique. Une bonne distinction pour le ministre Abdou Karim Sall qui dirige le département de l’environnement et du développement durable. Rappelons que le thème retenu était : «Agir en faveur de la durabilité environnementale et de la prospérité en Afrique.»

LUTTE CONTRE LE PALUDISME ET LE PÉRIL PLASTIQUE: Déthié Diop crée le charbon vert

http://lesoleil.sn/Enseignant-chercheur en ethnobotanique et spécialiste en énergie renouvelable, le Pr Déthié Diop vient de mettre au point un biocombustible dénommé charbon vert. Celui-ci vise à lutter non seulement contre le péril plastique et le paludisme, mais également à fournir de l’énergie combustible pour la cuisson des aliments.
Pour le Pr Déthié Diop, les innovations doivent prendre en charge, d’abord, les besoins des populations. Dans ses recherches, ce passionné des questions environnementales et du réchauffement climatique s’est focalisé sur un système de pyrolyse, à savoir la liquéfaction du plastique à des fins de production de combustibles liquides. Cette innovation règle à la fois le problème du plastique, notamment le rejet des déchets plastiques dans les foyers, et celui de la consommation de bois de chauffe en créant un biocombustible dénommé charbon vert pour coller au concept de recyclage et d’énergie renouvelable. Le produit fait partie d’un dispositif intégrant un cuiseur solaire qui permet de régler en partie le problème des rejets plastiques grâce à la transformation et au recyclage.
Le charbon vert du Pr Déthié Diop n’est ni toxique ni polluant. C’est un bloc noir compact et condensé. Il est constitué de végétaux cultivés dans le jardin botanique du Parc forestier et zoologique de Hann tel que l’artésiane et l’huile issue de la transformation du plastique. En milieu rural, les femmes peuvent utiliser ces blocs comme combustibles et se protéger aussi par la même occasion contre les piqûres de moustiques. En effet, comme l’a indiqué son inventeur, le charbon vert sert aussi de pesticides ou d’insecticides, car contenant, outre son pouvoir calorifique, des effets qui permettent d’éloigner les moustiques. « On a fini d’apprécier le seuil de tolérance de ce charbon. Il sert en même temps d’insecticides et de pesticides pour lutter contre le paludisme, surtout en milieu rural », a affirmé Déthié Diop. Un seul kilogramme de charbon vert équivaut à la consommation de 5 kilogrammes de charbon de bois dans la cuisson des aliments, a renseigné l’enseignant-chercheur. Pour lui, « c’est un moyen de réduire la consommation d’énergie, mais aussi de lutter contre le paludisme, car un kilogramme de charbon de bois peut protéger l’utilisateur et son entourage sur un rayon de 20 mètres », a-t-il souligné. Le produit, qui n’est pas encore commercialisé, est destiné surtout aux populations des zones rurales. Selon M. Diop, le charbon vert contribuera à réduire la vulnérabilité de ces dernières, mais aussi à renforcer l’adaptation et la résilience face aux changements climatiques. « Il va permettre aussi de réduire considérablement l’utilisation du charbon de bois et du bois de chauffe et de protéger du coup les forêts », a indiqué l’inventeur.Ce biocombustible valorise également les rejets plastiques, s’est-il réjoui.Seydou Prosper SADIO

Risque de pénurie de médicaments: La PNA croule sous une dette de 10 milliards de la CMU

https://www.leral.net/Risque de rupture dans l’approvisionnement en médicaments. C’est ce qu’annonce Vox Populi dans sa publication de ce lundi. La raison est que l’Agence de la Couverture maladie Universelle (ACMU) doit à la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) des impayés estimés à 10 milliards de francs CFA. Et si rien n’est fait dans les prochains jours, les officines risquent de manquer sérieusement de médicaments, indique encore le journal.

Une Semaine Pour S’inscrire: Le Ministère De L’Enseignement Supérieur Met La Pression Sur Les Nouveaux Bacheliers 

http://www.walf-groupe.com/ Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, a orienté, dans les universités publiques 54 415 nouveaux bacheliers depuis samedi dernier. Mais le gouvernement leur a donné une période d’une semaine pour valider leur inscription. Sans quoi, ils seront retirés de la liste.
C’est dans la soirée du samedi que la distribution des places en faveur des 54 415 nouveaux bacheliers qui se sont inscrits sur la plateforme Campusen.sn, a démarré. C’est le professeur Amadou Abdoul Sow, directeur général de l’Enseignement supérieur qui a donné l’information. «Dès ce soir (samedi), nous allons débuter la distribution des places. Un email et un Sms seront envoyés à chaque bachelier pour l’informer de la filière et de l’Université d’admission. Le bachelier a alors une semaine pour valider en allant payez chez l’opérateur financier de son choix», a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse, tenue samedi dernier au siège du ministère de l’Enseignant supérieur à Diamniadio. Cependant, Amadou Abdoul Sow a tenu à avertir : «Si le bachelier orienté ne valide pas son inscription à la fin de la semaine, la place sera attribuée à un autre bachelier dans une seconde distribution». En outre, le directeur général de l’Enseignement supérieur a précisé que toutes les distributions se termineront le 15 décembre 2019. Et à l’en croire, le nombre de places consolidées dans les Universités publiques et Instituts supérieurs d’enseignement public (Isep) est de 45 584. «Le gap de 8 831 places concerne ceux qui sont admis à un concours, des bacheliers partis à l’étranger, ou d’autres ayant choisi d’aller dans les établissements privés et des bacheliers qui, même orientés, ne valident pas leur admission dans une université», a-t-il précisé. Auparavant, le Directeur général de l’Enseignement supérieur a rappelé que cette année, le gouvernement a pris la décision majeure d’orienter les bacheliers qui ont en fait la demande dans les universités publiques. Pour rappel, le gouvernement a pris la décision de ne plus orienter des étudiants dans les établissements privés d’enseignement supérieur qui croulent sous le poids de la dette. L’Etat du Sénégal leur doit en effet la bagatelle de 16 milliards de francs Cfa. Rien que pour l’année académique 2016-2017, ces écoles réclament 5 milliards de francs. L’année dernière, les responsables de ces établissements avaient menacé d’exclure les étudiants orientés par l’Etat. Pis, ils affirmaient qu’ils n’accepteraient pas cette année les nouveaux bacheliers orientés par l’Etat si le gouvernement ne solde pas sa dette.Charles Gaïky DIENE

Étudiant à 75 ans: L’histoire de Diomaye Sène,le crack de l’Ucad

https://www.seneweb.com/Retard dans les études ? Goût du Savoir ? Curiosité intellectuelle ? Voilà entre autres les questions qui taraudent la communauté universitaire au premier contact avec Diomaye Sène. À 75 ans (sur le papier), il est aujourd’hui étudiant en master II à l’Institut des droits de l’Homme et de la paix de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Et pourtant, le plus vieil étudiant du Sénégal est formel : « Je n’ai jamais fait une classe deux fois », martèle-t-il. Mais comment expliquer donc que ce polygame (quatre épouses) père de plus de 20 enfants se retrouve sur les bancs à un âge aussi avancé ?
Né vers 1944 à Toucare, village situé dans le Sine, Diomaye Sène est admis à l’école primaire en 1949. Le Cfee en poche, il fait cap sur Saint-Louis pour une formation professionnelle. « Nous étions considérés comme des demis dieux », s’enorgueillit-il. Mais une histoire de famille va tout chambouler. C’est donc parti pour une vie remplie et pleine de rebondissements en France et au Sénégal, dans l’Armée de l’air, aux Impôts et Domaines puis à l’Ucad.
SeneWeb a accompagné le patriarche dans son milieu d’apprentissage pour vous faire découvrir le plus vieil étudiant du Sénégal, parti à la retraite depuis les années 2000. Dans cette vidéo, le « sage » ne laisse aucun aspect de sa vie, y compris son baccalauréat décroché en 2012, à 68 ans.

Cheikh Bamba Diaby: «A 15 ans,j’ai créé une voiture autonome,un thermomètre et un détecteur de mouvements»

https://actusen.sn/Bbn-Cheikh Bamba Diaby, 15 ans, est un jeune homme autodidacte passionné par la robotique. Il émerveille ses amis et sa famille avec son talent de bricoleur grâce aux connaissances acquises sur Internet. A ce jour, il a réussi à fabriquer un verrou à carte automatique, une voiture autonome, un thermomètre et un détecteur de mouvement, selon Bbc Afrique. Curieux et ambitieux, Cheikh Bamba Diaby, ce Sénégalais n’a pas l’intention d’en rester là, il rêve d’une carrière dans la robotique.

14 femmes tuées depuis le début de l’année dont 4 en l’espace de moins de deux mois

https://actusen.sn/Les chiffres font froid dans le dos. En effet, selon la Société civile féminine du Sénégal, quatorze (14) femmes ont été tuées depuis le début de l’année dont quatre (4) en l’espace de moins de deux (2) mois.
Face à cette montée fulgurante de meurtres des femmes, les organisations de la société civile militant pour la protection et la promotion des droits des femmes ont décidé de monter au front. Elles se mobilisent en synergie pour «condamner farouchement ces meurtres exigent l’accélération des décisions visant à mettre fin définitivement au féminicide qui commence à prendre des ampleurs intolérables».
Dans un communiqué transmis à la rédaction d’Actusen.sn, elles demandent au Chef de l’État «la concrétisation de ses promesses relatives à la protection des personnes et des biens» face à cette insécurité grandissante et dont malheureusement les femmes et les jeunes demeurent les plus exposées.
La Société civile féminine renouvelle ainsi son appel à l’endroit des autorités étatiques et demande que «des mesures urgentes, concrètes et efficientes soient prises pour mettre fin définitivement à ces fléaux. Mais aussi à ce que «les politiques criminelles de l’Etat soient endurcies, que l’État et les pouvoirs publics veillent au renforcement de la protection et la sécurité des citoyennes et des citoyens et à un contrôle plus rigide de la circulation des armes légères. Mais également que ces violences qui minent le quotidien des femmes et des filles ne restent plus impunies».
La Société civile féminine demande par ailleurs au chef de l’Etat, Macky Sall «l’accélération de la mise en œuvre de sa décision, le 03 juin 2019, de faire faire un projet de loi criminalisant le viol et la pédophilie».
Tout de même, elle invite les aux chefs religieux à se prononcer sur les crimes odieux et les violences perpétrées sur les femmes et rappeler à leurs fidèles les principes de respect de la femme enseignés par toutes les religions.
Toujours est-il que selon la note reçue par votre site, elle demande aux parents, familles et la communauté, le Réseau Siggil Jigéen et toutes les autres organisations de la société «de faire appel à leurs responsabilités, à tous les niveaux, pour plus de vigilance et de prévention. Et d’avoir la culture de la dénonciation et mettre fin à la dissimulation et à la protection des auteurs de violences.
La Société civile féminine renouvelle en outre au Chef de l’État, l’engagement des organisations de défense et de promotion des droits des femmes à l’accompagner dans sa volonté de mettre fin définitivement à toute forme de violences à l’égard des femmes et des filles.

 L‘Eglise est contre toute initiative de légalisation de l’avortement et de l’homosexualité.

LeQuotidien-L‘Eglise est contre toute initiative de légalisation de l’avortement et de l’homosexualité. Elle l’a affirmé ce samedi au cours de l’Assemblée générale des évêques de la Conférence épiscopale de Sénégal, de la Mauritanie, du Cap-Vert et de la Guinée, à l’occasion de la session ordinaire de l’année pastorale 2019-2020, tenue à Thiès.
Les évêques de la Conférence épiscopale de Sénégal, Mauritanie, Cap-Vert et Guinée Bissau se préservent «le droit de porter un jugement sur les choix des individus, au nom du respect de la dignité humaine». En même temps, ils ont dénoncé avec fermeté «toute initiative de vouloir légaliser l’avortement et l’homosexualité». C’était ce samedi face à la presse, en marge de la session ordinaire de l’année pastorale 2019-2020. Selon leur porte-parole du jour, monseigneur Paul Abel Mamba, «devant les déviations morales parfois soutenues dans les réseaux sociaux», les évêques réaffirment «la position de l’Eglise universelle de lutter contre toute idéologie visant à considérer le corps humain comme un objet dont on peut disposer sans aucune référence aux valeurs morales et spirituelles».
La réalité qui touche également «toutes les couches sociales et religieuses du monde», à savoir la franc-maçonnerie et les loges maçonniques, a été également au cœur du prêche de la Conférence épiscopale qui se dit préoccupée par un tel phénomène. De ce fait, «les évêques mettent en garde tous les chrétiens contre le danger d’ordre spirituel de telles pratiques». Et Paul Abel Mamba, évêque de Ziguinchor, a soutenu que «de pareilles pratiques sont incompatibles avec la foi catholique». Aussi, le premier vice-président de la Conférence épiscopale s’est prononcé sur «la question de la sécurité dans nos Etats».
Il s’inquiète «des saisies récurrentes de stupéfiants souvent en grande quantité, relayées par la presse ces derniers temps dans nos pays» avant d’interpeller«les autorités à avoir plus de rigueur et de vigilance contre ces agissements afin de préserver la vie et l’avenir de nos jeunes Nations, mais surtout de notre jeunesse qui est sou vent victime». Egalement, le religieux a insisté «sur la question cruciale de la migration irrégulière»pour appeler «les jeunes de nos diocèses à prendre conscience des dangers d’une telle migration» et les invite «à s’investir pour développer leur propre pays».
L’évêque perd presque son latin quand il s’agit de s’épancher sur le «traitement inhumain dont beaucoup de jeunes émigrés sont victimes» et dénonce «le non-respect des droits des migrants et surtout les meurtres dont ils sont victimes». Ainsi, les évêques de la conférence épiscopale ont demandé aux gouvernants de «poursuivre les efforts entrepris pour améliorer la condition de vie des jeunes». Au-delà, ils ont prié pour la paix et l’entente pour tous les acteurs politiques, économiques et sociaux en vue du bien des populations, surtout les plus vulnérables. Ils en appellent au sens de la responsabilité de tous. Les évêques se sont réjouis des progrès réalisés dans leurs différents pays et souhaitent qu’ils contribuent à améliorer la vie des citoyens.
Mgr Paul Abel Mamba et ses pairs ont, en outre, renouvelé leur appel «à la vigilance de tous pour promouvoir et préserver le bien commun». Ils disent avoir la joie de participer au colloque organisé par le diocèse de Thiès sur le dialogue islamo-chrétien et aux différentes célébrations de la clôture de son jubilé d’or. A cet effet, ils renouvellent leur «amitié fraternelle à tous les guides religieux musulmans et leur engagement à continuer à promouvoir le dialogue entre les religions dans leurs différents diocèses».

MASSACRE DE THIAROYE 1944 :Une pétition pour exiger vérité et justice

http://www.enqueteplus.com/nodeLes familles des victimes du massacre de Thiaroye 1944 ont profité du séjour, hier, du Premier ministre français, Edouard Philippe, pour exhumer ce crime qu’elles considèrent comme une exécution préméditée. Elles ont, à cet effet, initié une pétition mise en ligne d’ailleurs depuis le 1er novembre dernier.
Selon ses initiateurs, parmi lesquels le Dr Dialo Diop, ex-Secrétaire général du Rassemblement national démocratique (Rnd), ‘’le massacre prémédité des tirailleurs «sénégalais» froidement exécutés par l’armée coloniale française, le 1er décembre 1944 à Thiaroye, est un crime d’État demeuré impuni à ce jour, doublé d’un mensonge d’État’’. ‘’Cette sanglante machination politico-militaire’’ révèle, à leurs yeux, ‘’le visage inhumain du système colonial et inaugure une suite ininterrompue de massacres coloniaux d’une toute autre ampleur en Afrique et ailleurs dans l’empire’’. A les en croire, ‘’elle préfigure, de surcroît, par le refus obstiné de payer aux tirailleurs rapatriés leur dû (soldes de captivité et primes de démobilisation), la future «cristallisation» des pensions des anciens combattants africains au lendemain des «indépendances»’’.
Cette pétition est, en effet, initiée à quelques jours de la commémoration du 75e anniversaire du massacre de Thiaroye 1944, prévu le 1er décembre 2019. Pour le Dr Dialo Diop et ses camarades, ‘’Thiaroye 1944 est un crime imprescriptible de l’État français, qui n’a fait qu’un pas minimal pour sortir du mensonge officiel et refuse que toute la lumière soit faite’’.
C’est d’ailleurs pourquoi ils estiment qu’il est grand temps d’exiger le rétablissement de la vérité et de la justice pour les victimes. Ainsi, ils demandent à toute autorité étatique concernée, et d’abord aux présidents du Sénégal et de la France, de procéder sans délai à l’exhumation des corps des victimes ensevelis dans les fosses communes dont l’emplacement est désormais connu, afin d’offrir à chacune d’elles une sépulture décente sur le sol de la mère-patrie africaine ; de leur attribuer la mention «Mort pour la France», en les nommant grâce à la liste des victimes ; d’innocenter ceux qui ont été condamnés à tort par le tribunal militaire de Dakar en mars 1945 par un procès en révision, pour les réhabiliter et décharger la mémoire des morts. Aussi, demandent-ils la restitution, à leurs ayants droit, les soldes et indemnités spoliées, et la restitution au Service historique de la défense, l’intégralité des archives militaires restées auprès des forces terrestres de l’Aof, devenues forces françaises au Sénégal dissoutes en 2011.
Cette pétition a été précédée d’une lettre ouverte adressée, par Biram Senghor, aux présidents français et sénégalais. Dans la missive largement publiée, le fils de feu M’Bap Senghor, tirailleur sénégalais tué par l’armée coloniale française le 1er décembre 1944 à Thiaroye, charge l’ancienne puissance coloniale qui, selon lui, a menti sur le nombre des victimes. ‘’Si la France a une part d’Afrique en elle, elle doit alors aider le Sénégal à exhumer les corps de sans doute plus de 300 victimes dont des blessés achevés à l’hôpital Principal de Dakar.
Les autorités françaises ont fait croire que 400 des plus de 1 600 rapatriés qui avaient quitté la métropole le 5 novembre 1944 n’avaient pas embarqué à l’escale de Casablanca, pour diminuer leur nombre et camoufler le réel bilan des victimes du massacre’’, fulmine-t-il. Tout en soulignant que cette indispensable exhumation permettra de nous approcher de la vérité et de décharger la mémoire des morts par l’aboutissement du procès en révision de ceux condamnés pour un crime qu’ils n’ont pas commis. Car, dément-il, ‘’il n’y a jamais eu de rébellion armée au camp de Thiaroye, mais bien un massacre prémédité d’hommes libres qui ne réclamaient que leurs justes droits. C’est ce crime de masse que l’État français a voulu dissimuler’’.
Dénonçant ainsi une spoliation de leurs soldes de captivité et de leurs primes de démobilisation restées depuis dans les caisses de l’État français qui a fait croire que les rapatriés avaient perçu l’intégralité de leurs soldes, Biram Senghor estime qu’‘’aucun État ne peut laisser ses propres soldats, ceux qui se sont battus pour que la France reste un pays libre, dans des fosses communes’’. Pour lui, Thiaroye, plus qu’une dette de sang, est une dette du déshonneur, une ignominie qu’il est plus que temps de laver en tournant le dos au mensonge d’État.
Colloque sur L’ile de Gorée, une histoire, une mémoire plurielle : de limpératif dune vision partagée. 
Le Comité d’organisation du Gorée Diaspora Festival présidé par  Me Augustin Senghor,  Maire de Gorée, organise un Colloque le samedi 23 novembre 2019 à Gorée sur
le thème:L’ile de Gorée,une histoire, une mémoire plurielle:de limpératif dune vision partagée. 
Pour rappel, le colloque constitue un des moments forts du Gorée Diaspora Festival prévu du 22 au 24 novembre 2019
 Il est prévu quatre intervenants dont:
-Dr Cheikh Tidiane Gadio Modérateur et Répondant qui se chargera d’introduire la thématique générale:  L’ile de Gorée, une histoire, une mémoire plurielle : de limpératif dune vision partagée
-M. Vieux Savané introduira le thème Gorée, une mémoire plurielle, voix divergentes et « Porte du retour » à un nouvel humanisme
-Prof Buuba Diop introduira le thème mémoire stratéfiées, mémoires libérées
-M. Amadou Lamine Sall introduira le thème Gorée, Porte de la mémoire et de la réconciliation.

Oxfam Sénégal: La directrice poussée à la démission

https://www.seneweb.com/Après  la polémique autour de la « Lettre d’amour » qui serait à l’origine du contentieux l’opposant à un de ses cadres, en l’occurrence Élimane Kane, un autre crise secoue Oxfam Sénégal.
Selon le quotidien Enquête, qui donne la nouvelle sans en préciser le motif, la directrice de l’Ong britannique a finalement rendu le tablier.
Amy Glass, pour ne pas la nommer, connue pour être une fervente défenseure des Lgbti, a officiellement démissionné la semaine dernière.
Le journal indique qu’elle a été contrainte au départ en raison du climat plus que délétère qui sévit depuis un certain temps dans la boîte.
Pour rappel, l’inspection du Travail de Dakar avait tranché en faveur de Élimane Kane dont la direction avait demandé le licenciement.

Persécutions des personnes LGBT: Une députée française demande le retrait du Sénégal de la liste des pays d’origine sûrs.

https://www.jotaay.net/Dans sa décision du 09 octobre 2015, le Conseil d’administration de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a inclus le Sénégal dans la liste des pays d’origine sûrs.En vertu de cela, tout demandeur d’asile risque de voir sa requête rejetée. Mais une députée française remet en question la présence du Sénégal dans cette catégorie. Selon Danièle Obono, élue sur la liste de la France Insoumise dont elle est la porte-parole, le Sénégal doit être retiré de la liste des pays d’origine sûrs. Pour motif, l’élue franco-gabonaise invoque les persécutions dont sont victimes les personnes LGBT dans nos murs.
À travers une question écrite en date du 25 juin 2019, transmise au ministre français de l’Intérieur, Danièle Obono estime que « dans ce pays, les personnes LGBT sont systématiquement exposées aux craintes de persécutions selon les termes de l’article 1A2 de la Convention de Genève »
En son article 722-1, le Code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) dispose qu’ « [un] pays est considéré comme un pays d’origine sûr lorsque, sur la base de la situation légale, de l’application du droit dans le cadre d’un régime démocratique et des circonstances politiques générales, il peut être démontré que, d’une manière générale et uniformément pour les hommes comme pour les femmes, quelle que soit leur orientation sexuelle, il n’y est jamais recouru à la persécution,ni à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ».
Mais selon la députée de la France insoumise, « l’ajout par le législateur en 2018 de la mention « quelle que soit leur orientation sexuelle » à cet article est venu compléter les dispositions de l’article L. 711-2 du CESEDA selon lesquelles «[s’] agissant des motifs de persécution, les aspects liés au sexe, à l’identité de genre et à l’orientation sexuelle sont dûment pris en considération aux fins de la reconnaissance de l’appartenance à un certain groupe social ou de l’identification d’une caractéristique d’un tel groupe ».
Seulement,Daniele Obono dit avoir constaté que depuis l’entrée en vigueur de la « loi du 10 septembre 2018 », les personnes demandant l’asile ressortissantes d’un pays figurant sur la liste des pays d’origine sûrs ne bénéficient plus du droit inconditionnel au maintien sur le territoire français en cas de rejet de leur demande par l’OFPRA ». Il s’y ajoute, à l’en croire que « le temps de l’examen de leur recours à la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) n’est plus suspensif des mesures d’éloignement ».
« Ainsi,des personnes invoquant une crainte fondée de persécutions parce qu’appartenant à un groupe social dans leur pays d’origine, au vu de leur profil invoqué de personnes LGBT, peuvent se retrouver expulsées sans avoir pu faire jouer leur droit fondamental au recours et ce alors que la décision de rejet de l’OFPRA peut tout à la fois se fonder sur le non établissement de leur orientation sexuelle homosexuelle qu’uniquement sur le non-établissement de faits de persécutions personnelles allégués en entretien, alors même que l’orientation homosexuelle seule peut être établie par l’Office lors de ce premier examen », alerte la députée.
Citant spécifiquement le cas du Sénégal qui fait l’objet de sa demande, elle fait savoir que sa« législation pénalise l’homosexualité, les relations entre personnes de même sexe étant passibles d’une peine allant de un an à cinq ans d’emprisonnement et d’une forte amende ».
L’alinéa 3 de l’article 319 du code pénal sénégalais dispose qu’il« sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100 000 à 1 500 000 francs, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été commis avec un mineur de 21 ans, le maximum de la peine sera toujours prononcé ».
À son avis, « cette législation d’État répressive contre l’homosexualité est en tant que telle une persécution à l’encontre de toutes les personnes LGBT, à laquelle s’ajoutent toutes les persécutions contre les personnes LGBT perpétrées par la société qui sont systémiques et qui peuvent aller jusqu’au lynchage ».
En foi de quoi, Danièle Obono demande au ministre français de l’Intérieur de « bien faire appliquer la loi du 10 septembre 2018 censée être entrée en vigueur le 1er janvier 2019, et notamment les nouvelles dispositions de l’article L. 722-1 du CESEDA, en faisant retirer au plus vite le Sénégal de la liste des pays d’origine sûrs intégrant la question de l’orientation sexuelle ».
Les services de Christophe Castaner n’ont pas encore donné une suite à cette question écrite de la députée.

« Mercenaires pires que Daesh »: Les journalistes font feu sur Me Baboucar Cissé

https://www.seneweb.com/Les journalistes cognent sur l’avocat Me Baboucar Cissé. La réplique suite aux allégations de ce dernier est sans appel. « Au cours d’une plaidoirie tenue jeudi 14 novembre 2019 au tribunal de Dakar, dans une affaire de diffamation, Monsieur Cissé qui défend les intérêts du demandeur Pape Thialiss Faye a traité les journalistes de ‘’terroristes pires que Daesh’’, en référence à ce mouvement honni qui utilise la violence et tue des personnes un peu partout dans le monde », a d’emblée exposé le Secrétaire Général du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication (Synpics). Ahmadou Bamba Kassé de poursuivre : « Les propos tels que rapportés par la presse sont les suivants : « Les Journalistes sont des mercenaires pires que Daesch. Il faut mettre de l’ordre dans les sites d’information. Pour massacrer quelqu’un, il suffit de donner de l’argent à un journaliste véreux.Les journalistes sont des maîtres chanteurs ».

Le Synpics saisit le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Me Leïty Ndiaye

Selon lui, «ces propos, tenus dans le cadre formel d’une plaidoirie devant la barre sont constitutifs d’une insulte à l’endroit de toute une corporation ».  «Ils sont non seulement insultants, mais renferment toutes les caractéristiques d’une diffamation, chef d’inculpation pour lequel, paradoxalement d’ailleurs, Maître Cissé a estimé devoir se constituer pour défendre un client qui en serait victime », a-t-il fait savoir.
Ainsi, le Synpics a saisi le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal Me Leïty Ndiaye pour dénoncer les propos diffamatoires et injurieux tenus par Me Cissé. « Afin de rappeler à Me Baboucar Cissé que, quand bien même il a en face de lui des journalistes sénégalais, le port de sa robe d’avocat ne l’affranchit pas de respecter les droits des citoyens sénégalais, fussent-ils des prévenus dans une affaire pendante devant la justice », a soutenu Bamba Kassé.

« Être avocat ne signifie pas être au-dessus des lois »

L’organisation syndicale d’indiquer : « Cette violente sortie, qui plus est, procède d’une généralisation imprudente, renseigne si besoin en était, d’un mépris insolent à l’endroit de toute une corporation de la part de Baboucar Cissé. Monsieur le bâtonnier, s’il y a un instrument que les deux corporations, d’avocats et de journalistes partagent, c’est l’existence d’un code déontologique ». Tout en ajoutant que : « L’immunité dans la plaidoirie n’est pas absolue ! Et aucun avocat, ne saurait s’aménager dans le cadre de l’exercice de sa profession, un quitus d’insolence ».
Mieux, le secrétaire général et Cie de préciser : « Maître Cissé qui a déjà eu à ferrailler avec des journalistes devant la barre, se particularise par l’usage d’un vocabulaire usurier à l’endroit de la presse. Cette même presse qu’il ne se gêne pourtant pas de convoiter lorsque pour le besoin de ses affaires, il s’essaye à l’exercice de la communication via des conférences de presse ».
Espérant que pareil écart ne se reproduise, les journalistes ont laissé entendre qu’être avocat ne signifie pas être au-dessus des lois. « Les privilèges de juridiction et de procédure qui le protègent, ne doivent pas être utilisés comme un quitus à la liberté d’insulter », ont-ils plaidé.

Macky Sall aux Cadres républicains:«Je ne serai plus là dans quelques temps »

Président samedi dernier, le Panel dit de haut niveau de la Convergence des Cadres républicains, Macky Sall a invité le Coordonnateur Abdoulaye Diouf Sarr et Cie à travailler la main dans la main. Il a aussi appelé ses camarades à préparer l’éventualité de faire sans lui à la tête du pays, surtout dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan Sénégal émergent (Pse).« Je vous invite à cultiver la collégialité, la solidarité, notre devise comme les valeurs de travail et de dignité. Mais, il faudra plus d’ouverture, de camaraderie pour sortir ce pays du sous développement, peu importe celui qui va être là parce que je ne serai plus là dans quelques temps », déclare-t-il dans les colonnes du quotidien LeQuotidien.
Est-ce une réponse à la polémique sur un éventuel troisième mandat ? Nous donnons  notre langue au chat

Macky Sall prévient les Sénégalais: « Ça pourrait tanguer en 2020 »

https://www.seneweb.com/Les Sénégalais risquent de vivre des lendemains difficiles. La mise en garde est du chef de l’État qui présidait, samedi, un panel des cadres de l’Apr. « En 2020, il faudra attacher les ceintures parce que ça pourrait tanguer », a prévenu Macky Sall dans la livraison du quotidien Les Échos de ce lundi.
Le chef de l’État d’ajouter : « Si on ne fait pas de réformes, il n’y aura pas d’émergence en 2035. Il ne faut pas se voiler la face. Il n’y aura rien et on continuera à être de ces pays sous-développés qui tendent la main. Vraiment, ce n’est pas ça mon ambition ».

Complot Au Palais: Après Amadou Ba… Aly Ngouille Ndiaye La Nouvelle Cible Des Faucons

http://www.dakarmatin.com/Dans l’entourage du Président de la République, est venu le temps des manœuvres. Les faucons tapis au Palais de la République se font le malin plaisir de comploter et de décider de la carrière des uns et des autres pourtant eux aussi proches du Chef de l’Etat. Que n’est en train de subir, l’actuel ministre des Affaires étrangères, Amadou Bâ ? Voilà, un homme qui n’a que le seul tort de se mettre au service du Président de la République et de travailler à la matérialisation de ses projets pour le Sénégal.
Que n’a récolté Amadou Bâ qui s’est activé sur le terrain, rien que pour œuvrer à la réélection du Président de la République ? Amadou Bâ subit aujourd’hui toutes sortes de complots. S’il n’en tenait qu’aux faucons du Palais, voilà bien longtemps que son nom ne figurerait plus sur la liste des membres du gouvernement, surtout au sortir de l’élection présidentielle de février 2019. Tout le monde a vécu les péripéties ayant conduit au départ d’Amadou Bâ du ministère de l’Economie, des Finances et du Plan. De peu, Amadou Bâ n’a été rayé de la liste des membres du gouvernement et s’est retrouvé finalement au poste de ministre des Affaires étrangères où il continue de subir toujours toutes sortes d’attaques.
Amadou Bâ n’est pas seul à être dans cette posture. Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye dont tout le monde sait qu’il figure parmi les inconditionnels du Président de la République est lui aussi l’objet de toutes sortes d’attaques de la part de faucons du Palais.
Tout comme Amadou Bâ, pour mieux l’isoler du Chef de l’Etat, Macky Sall, on lui prête l’ambition de lorgner le fauteuil de ce dernier. C’est-à dire qu’il se positionne pour 2024. Non, soyons sérieux ! Il existe désormais un autre délit au Sénégal. C’est celui de se mettre exclusivement au service du Chef de l’Etat, et de travailler à la réalisation des ambitions qu’il nourrit pour le Sénégal. Que n’a fait Aly Ngouille Ndiaye depuis l’avènement du Président Macky Sall à la tête du Sénégal ? Voilà un homme qui fait tout pour le Président de la République, au point de devenir une des principales cibles de l’opposition. Seulement, Aly Ngouille Ndiaye est devenu également gênant aux yeux des faucons du Palais qui ne cherchent qu’à le nuire, car il est un obstacle de leur sinistre dessein pour le Sénégal.La rédaction de Xibaaru

Cissé Lo sur la mairie de Dakar: «Que Diouf Sarr,Amadou Ba se présentent,je vais tous les… »

https://www.seneweb.com/La sortie d’Abdoulaye Diouf Sarr, hier dimanche, dans l’émission Jury du dimanche, dévoilant ses ambitions pour la mairie de Dakar, n’ébranle pas le député de l’Apr, Moustapha Cissé Lô. Ce dernier a confié à Seneweb qu’il va briguer le suffrage des Dakarois «contre vents et marées».
«Abdoulaye Diouf Sarr a plein droit de se présenter, de même qu’Amadou Ba, mais je vais tous les battre. Je ne suis pas leur égal», a-t-il dit, soulignant que la mairie de Dakar, ce n’est pas pour n’importe qui.
«Même le Président Macky Sall ne peut pas m’empêcher de me présenter à ces élections, parce que je l’avais soutenu quand il briguait le suffrage des Sénégalais pour la magistrature suprême», a juré Cissé Lô.
«Pour les élections locales, les Dakarois choisiront et voteront librement pour un maire crédible, honnête et engagé à résoudre les problèmes primaires de la population Dakaroise», poursuit le député qui dit être contre «la politisation excessive des mairies».
Car, croit savoir le président du parlement de la Cedeao, «le maire doit être  bien outillé, armé, doté d’une très grande expérience de la gestion locale, pour mieux jouer le rôle de relais efficace entre les pouvoirs publics et les populations».

Boughazelli Est Cuit… Le Palais Le Lâche, L’APR Le Fuit Et Guédiawaye Le Vomit

https://www.xibaaru.sn/Affaire de trafic de faux billets de banque : Seydina Fall seul dans sa chute aux enfersQui l’eût cru ? Que le député Seydina Fall ‘’Boughazelli’’ aurait connu une telle chute aux enfers. Il n’y a peu de temps, il n’en avait que pour Seydina Fall. Seydina Fall par ci, Seydina Fall par là. Depuis que Macky Sall est devenu Président de la République, Seydina Fall a pensé qu’il était de ceux-là qui pouvaient décider du destin de tout Sénégalais. Au point de se faire passer pour le « fou de la République ». Les déclarations les plus farfelues, rien que pour faire plaisir au Prince au sein de l’Alliance pour la République (APR), Seydina Fall portait bien ce rôle. Combien de pauvres opposants se sont vus crucifier par les sorties incendiaires du député qui a bénéficié jusqu’ici de la protection du Palais.
Seulement, le voilà Seydina Fall être trempé dans une sombre affaire de trafic de faux billets de banque. On veut toujours croire que le tonitruant personnage bénéficie encore de la présomption d’innocence. Mais voilà, lui, qui pour un tout ou pour un rien se distinguait à travers de sorties saugrenues, est obligé aujourd’hui de se terrer tel un gibier devenu la cible de tous les chasseurs. Seydina Fall était attendu pour une seconde audition à la Section des recherches de la gendarmerie dans le cadre de cette affaire de trafic de faux billets, vendredi dernier, mais, voilà il a fait faux bond.
Curieuse attitude pour quelqu’un qui n’a rien à se reprocher. Seulement ‘’Boughazelli’’ doit bien sentir le monde s’écrouler autour de lui, au point d’avoir aujourd’hui peur.
Qui aujourd’hui, pour clamer sa solidarité à Seydina Fall ? Personne en réalité ! Au sein de sa formation politique, l’APR, aucune voix pour prendre sa défense. Ne parlons surtout pas de ses collègues députés. Même sa base politique de Guédiawaye semble le renier. Aucun militant n’ose s’aventurer dans le dossier pour le défendre.
Seydina Fall vit seul la descente aux enfers qu’il connait en ce moment. D’autant que le Palais est particulièrement remonté contre lui, depuis que le Président Macky Sall a reçu toutes les informations dans ce dossier le concernant.La rédaction de Xibaaru

 Scandales financiers, Trafic de drogue, Fric-frac foncier et Faux billets de banque…par Elhadj Yvon Mbaye ,Journaliste-formateur

Où va le Sénégal ?
Pétrotim ( 10.000 Milliards de Dollars ), Fraudes foncières ( 94 Milliards de F Cfa ), Ter ( entre 800 et 1500 Milliards de F cfa ), Drogue saisie ( 50 Milliards Cfa ), Faux billets de banque ( près de 50 Milliards de F Cfa ), Prodac ( 29 Milliards de F Cfa ), pour ne citer que ceux-ci… Voilà que notre cher pays patauge dans les abîmes d’une ignominie généralisée. Ceci, sous l’assistance et le témoignage forcé des tenants de notre république.
Si,   » Je ne protègerai personne  » est devenu nul et non-avenue, incolore et inodore, le  » Roi  » de la cour, présentement, doit se sentir mentalement et moralement blessé, dans son fort intérieur, eu égard la proximité irréfutable qui le lie à ces délinquants de grand chemin de notre terroir, Le Sénégal.
 » La gestion sobre et vertueuse  » fut un mort-né. Le dernier scandale de faux-billets de banque, est un forfait du député Seydina Fall Boughazelli, s’y affichant en un acteur incontestable. Une affaire d’escroquerie, de banditisme bien orchestré par des hauts – d’en haut. Jamais, un mandat présidentiel n’a été si terni, si éclaboussé, jusqu’à friser les plus mauvais résultats en matière de gestion voire de gouvernance, dans l’histoire de nos différents régimes.
 » La reédition des comptes  est une demande sociale  » , chantonnaient le premier citoyen de la terre des Ndiadiane Ndiaye et autres Aline Sitoê Diatta, et son entourage politique. Aujourd’hui, la situation socio_économique de ce pays et ses statistiques aussi micro que macro-financières rétorquent au  » Roi  » de la Cour : << Oui, cette reédition des comptes est plus qu’incontournable >>. Avant qu’il ne soit tard. Car, le gaspillage, la gabégie, les détournements de derniers publics, ce mauvais traffic de drogue dure, et autres, sont à éradiquer de notre existence.
Les sénégalais souffrent. Et terriblement. Au moment où nos gouvernants — les proches, parents, amis et protègés du « Roi » — se la coulent douce, avec l’argent du pauvre contribuable et les richesses du pays. Où va Le Sénégal ? That is the question, dit-on; de l’autre côté de La Manche!

Le Sénégal, un pays à hauts risques politiques Par Mamadou SY Albert

https://actunet.net/Le meurtre, le viol, l’agression physique, le vol à mains armées, sont devenus de sérieuses préoccupations des populations sénégalaises. La circulation de la drogue et les saisies de quantités importantes de drogue dure, se double d’une montée en puissance du blanchiment de l’argent sale, de la fabrication de fausses monnaies et d’une menace intérieure et extérieure de l’intégrisme islamique.
L’ampleur et la progression rapide de ces phénomènes de société, fait du Sénégal un pays à hauts risques politiques.
Les Sénégalais sont angoissés par la peur grandissante depuis quelques mois. Il ne se passe un jour sans que les médias et les réseaux sociaux n’évoquent un drame humain quelque part dans la région dakaroise ou à l’intérieur du Sénégal des profondeurs. Aucune région du pays n’est  épargnée par ce qui est en train de se transformer en des phénomènes de société. Le viol et le meurtre se répandent dans le pays. Le braquage est devenu un exercice privilégié des malfaiteurs tapis à l’ombre dans la société. Ils opèrent de jour comme de nuit. Ils emportent impunément des biens sociaux ou monétaires acquis dans la douleur par des commerçants, des éleveurs et de simples citoyens  sans aucune protection de l’État.
Pendant que le viol, le meurtre et le grand banditisme sévissent, et  s’installent progressivement dans des esprits inquiets, traumatisés, la circulation de la drogue et le blanchiment de l’argent sale dans des secteurs névralgiques de l’économie, notamment l’immobilier, les banques, l’éducation et le transport, hissent le Sénégal au rang des pays à hauts risques politiques. La drogue et le blanchiment iront toujours avec la fabrication de fausses monnaies, et le grand banditisme. Aucune de ces activités ne se développe sans ses autres corolaires.
C’est une chaîne de production et de reproduction du mal qui se développe  à l’échelle de l’économie globale. Les réseaux internationaux ont ainsi constitué une économie mondiale à travers un commerce transfrontalier. Ils contrôlent la vente de la drogue, les mécanismes de production et de reproduction du blanchiment  de l’argent sale et de la fausse monnaie. Ces acteurs mondiaux ne sont plus de petites organisations de délinquants en mal avec la justice ou les banques  de leur pays d’origine. Ils ont constitué aujourd’hui, une internationale du crime organisé. Ils sont devenus presque des États puissants à travers un système disposant de moyens humains, techniques et financiers et une organisation en phase avec le vent de la mondialisation et l’ère des Nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Les réseaux de la drogue, du grand banditisme, de la contrefaçon, ont  présentement une capacité de nuisance sans précédent. Ils exercent une grande influence sur la marche du monde à la hauteur des enjeux et des ambitions de l’argent sale. Le Sénégal n’est point une entité territoriale détachée du reste du monde et du marché des trafics de la drogue, du blanchiment et du grand banditisme. Bien au contraire !
Ce qui est nouveau dans la posture du pays, c’est l’intérêt stratégique accordé au Sénégal par les acteurs de la vente de la drogue, du blanchiment et du crime. Le pays pourrait se transformer à terme en une plaque tournante de l’argent sale et du grand banditisme. Un pays si ouvert depuis des décennies à tous les commerces de biens et des services et à tous les vents en raison de son adhésion au libre échangisme finit toujours par afficher sa fragilité.
Les pays africains constituent, à ce titre, des zones géopolitiques privilégiées dans les nouvelles stratégies des multinationales du capital, du grand banditisme, de la drogue et du blanchiment. Ces pays ont des États faibles au plan économique, financier et militaire. Les États africains sont parmi les plus fragiles de la gouvernance mondiale  en raison des frontières poreuses et des moyens souvent dérisoires consacrés à la sécurité et à la défense des frontières. La pauvreté grandissante dans les pays africains constitue un autre vecteur facilitant la pénétration de la drogue, le blanchiment et le développement du grand banditisme.
L’intégrisme religieux islamique, en pleine expansion en terre africaine, a sûrement compris la fragilité chronique des pays africains. Le phénomène intégriste religieux va sûrement se développer dans ces pays faisant face à une crise profonde et ses effets monstrueux à tous les niveaux, y compris la déperdition des valeurs sociales, culturelles et religieuses. La jeunesse sera un des leviers nourriciers du mouvement intégriste musulman globalisé. Le Sénégal devient, à l’instar de nombreux pays du continent africain, un pays à hauts risques politiques.
La violence sociale, le grand banditisme, le blanchiment, la crise et l’intégrisme sont des sources majeures de l’instabilité politique. Il ne faudrait point se tromper en pensant que ces phénomènes de la violence sociale grandissante, de transformation du pays en un carrefour international du grand banditisme et du blanchiment de l’argent, sont passagers. Ils sont durablement installés par l’impact de la crise au cœur de notre économique et de notre tissu social et culturel. Quand ce cancer des temps modernes est au cœur d’une société, il se développe à son propre rythme, grossit et affecte tous les rouages de l’État et de la société.

Mort d’Abdou Elinkine Diatta: la plainte contre X de la famille sur la table du Procureur

https://www.jotaay.net/Un mois après l’assassinat de Abdou Elinkine Diatta, sa famille a finalement déposé une plainte contre X sur la table du procureur. Selon nos sources, la plainte déposée mardi dernier confirme le souhait de la famille de voir la lumière faite sur cette affaire. Depuis le déclenchement de cette affaire, beaucoup de personnes ont été entendues. D’abord, le seul rescapé parmi les personnes atteintes par balle. Des habitants du  village du défunt, Mlomp Blouf, dans le département de Bignona, ont aussi été entendues. Comme dans l’affaire de Boffa Bayotte, c’est la Section de Recherches de la gendarmerie qui diligente l’enquête. Pour rappel, Abdou Elinkine Diatta a été assassiné dans son village de Mlomp. Lors d’une cérémonie traditionnelle dans laquelle il accompagnait un de ses lieutenants qui devait passer féticheur, lorsque deux personnes à bord d’une moto ont tiré sur eux, atteignant Abdou Elinkine Diatta et trois autres personnes.

EUX & NOUS – EXIGENCE D’ÉQUITÉ PAR ABDOUL AZIZ TALL

Il y a de cela quelques mois, un député de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, déclarait avec assurance, sur un plateau de télévision, que bon nombre d’immeubles dans notre pays sont le fruit de l’argent de la drogue. Qui plus est, il avait clairement indiqué qu’il serait disposé à être entendu par le procureur de la République pour s’expliquer sur cette très grave révélation. Aucune suite officielle n’ayant été donnée à ses propos, il y a vraiment de quoi s’inquiéter de ce mutisme
Toujours est-il que depuis quelques temps, on assiste à des révélations terrifiantes sur d’énormes quantités de drogues dures saisies dans notre pays, de trafic de faux billets de banques, de vols de munitions et autres pratiques de délinquance financière qui menacent assurément notre économie et de manière générale, les fondements même de notre société . Mais le plus inquiétant est que des personnes supposées crédibles seraient impliquées dans ces pratiques délictuelles .
Dès lors, il est à redouter que le pays lui-même soit classé dans cette catégorie des nations connues comme étant des plaques tournantes des blanchiments de toute nature. Il faut reconnaître tout de même, que nos différentes forces de sécurité sont constamment à pied d’œuvre pour traquer les auteurs de ces pratiques illicites . Ce dont il faut les féliciter, les encourager et louer leur engagement dans ce combat sans fin. Toutefois, le hic est que bien souvent, les mastodontes de ces trafics de drogue et autres activités délictuelles seraient bien loin d’être inquiétés, au même moment où , de petits délinquants usagers de chanvres indiens surpeuplent nos prisons.
La démarche insidieuse avec laquelle on a libéré récemment et par le passé de présumés délinquants sur la base de prétextes on ne plus douteux , peut laisser penser qu’il existe un traitement réservé aux délinquants de haut niveau et un autre pour les délinquants de classe inférieure. Se pose dès lors, la problématique de l’équité quand à la manière de traiter les citoyens . L’équité doit être le socle sur lequel repose une justice.
L’équité, selon le Robert, consiste à traiter tout le monde sur un pied d’égalité. Alors que la justice est le pouvoir de faire régner le droit : elle punit et récompense. Un grand penseur affirmait à cet égard que «  Le juge prononce selon le droit, l’arbitre peut juger en équité.  Qu’y a-t-il donc au-dessus de la justice  ?  L’équité ». L’équité est le fondement de la démocratie dans toutes les nations qui ont choisi cette option politique. Aujourd’hui, l’actualité est marquée par une affaire de faux billets de banque découverts dans le véhicule d’un député, un membre donc de l’Assemblée nationale, cette institution là même qui vote les lois de notre pays. Sans préjuger de la culpabilité ou non du mis en cause , il est permis de s’interroger légitimement sur la promptitude avec laquelle on l’aurait libéré provisoirement, et qui peut donner raison à ceux qui pensent que ce dossier finira comme les autres qui l’ont précédé, dans les méandres des considérations relationnelles .
Dans le même chapitre de ces pratiques suspectes, l’on assiste sans réagir, à l’exhibition de ces détenteurs de mallettes d’argent contenant des dizaines, voire des centaines de millions de francs , ostensiblement exposées à l’occasion de certaines manifestations et dont les auteurs n’ont aucune activité connue pouvant générer autant de revenus. Si toutes ces pratiques relèvent effectivement d’activités illicites, C’est notre économie qui risque d’en être minée, ruinée, déstructurée, et l’impunité continuera allègrement de faire des émules dans les sphères de la délinquance financière. Notre jeunesse pourrait également en pâtir, car elle sera la cible privilégiée à qui sera offerte la possibilité d’accéder aisément à l’usage de stupéfiants de toutes natures, compromettant ainsi l’avenir de ce qu’ une nation a de plus sacré  : Sa ressource humaine.
Mais la plus grave menace dans cette situation , est que tous ces vaillants agents de l’état, des forces de sécurité, de la justice comme de la douane qui traquent ces grands délinquants, quelquefois au péril de leur vie, se seront résignés parce que nargués, fragilisés voire démobilisés, à l’idée que finalement, il ne sert à rien de prendre des risques pour des délits qui ont de fortes chances d’être classés sans suite. Or, si la digue de protection institutionnelle s’effondre, c’est les fondements mêmes de la République, de l’Etat de droit et de la démocratie qui risquent de s’affaisser à travers un système de prévarication, de crimes et de trafic d’influence qu’il sera difficile d’éradiquer, une fois solidement enraciné. La boulimie de l’argent sale aura fini par gangrener tous les secteurs de la nation. Toutes les voix autorisées de notre pays ont l’obligation morale de porter ce combat, au risque d’être traduites devant le tribunal de cette maxime : « Pêcher par le silence lorsqu’on doit s’exprimer, transforme les hommes en lâches »ABDOUL AZIZ TALL,CONSEILLER EN MANAGEMENThttp://www.sudonline.sn/

Bienvenu Monsieur le Premier Ministre de France. Notre Gouvernement vous ouvre nos portes. (Par Dr Cheikh Tidiane DIEYE)

Ma lettre sera très courte, car je n’ai pas beaucoup de temps. Je suis quelque part en Afrique, en train de travailler, comme je le fais depuis de nombreuses années, pour que mon pays, comme le continent africain qui me sont si chers, se libèrent des chaines locales et étrangères qui les enlacent depuis de si nombreuses années. Je ne suis pas de ceux qui se plaignent du sort de l’Afrique sans agir pour le changer. J’œuvre à tous les niveaux, du local au global, où j’ai de la compétence et des ressources pour que les choses changent pour le mieux et pour nous.
J’ai appris que vous séjournerez dans mon pays pendant deux jours dans le cadre d’un « Conseil des Ministres» dit «extraordinaire». Pour faire joli, certains ont parlé de «séminaire gouvernemental» conjoint.
Une belle escroquerie conceptuelle, institutionnelle et diplomatique! Si c’était un conseil conjoint, on y parlerait aussi des problèmes de la France. Et vous savez bien que vous en avez aussi, des problèmes. Mais ce ne sera pas le cas.
On parlera donc du Sénégal et de ses faux problèmes, parmi lesquels la sécurité et l’immigration. Vous direz à notre Président qu’il a bien intérêt à suivre vos suggestions et conseils ainsi que vos stratégies pour continuer à préserver notre pays des hordes djihadistes qui brûlent et pillent nos frères du Mali et du Burkina Faso. Il vous suivra, bien sûr, et ne vous mettra pas face à vos propres responsabilités.
Qui vous dira donc que la tragédie Djihadiste vécue dans le Sahel a été déclenchée, au moins en partie, par votre pays, il y a quelques années, lorsqu’il s’est attaqué à la Libye sous des raisons fallacieuses?
Aujourd’hui beaucoup d’observateurs vous interpellent sur l’incohérence de vos politiques et votre stratégie claire obscure dans cette région. Avez-vous entendu le cri du cœur du célèbre chanteur Malien Salif Keita, visiblement excédé par la faiblesse et l’irresponsabilité de son propre Président face aux actions ou à l’inaction, c’est selon, de la France?
Vous parlerez aussi avec notre Gouvernement de la pression migratoire qui, de votre point de vue, serait encore « élevée » au Sénégal. Évidemment vous direz au Président Sall que vous l’aiderez à résoudre ce problème en encourageant, entre autres, l’immigration légale notamment par la réduction, dès 2020, de la durée de traitement des demandes de visa.
Les vrais problèmes du Sénégal seront passés sous silence. Pire, nombres ces problèmes seront niés, pour certains et enjolivés pour d’autres. Après tout, n’a-t-on pas fait visiter à votre Président une classe d’école triée sur le volet lors de sa dernière visite au Sénégal, qui répondait presque aux standards internationaux en terme d’effectif, alors que la vérité est que les écoles sénégalaises croulent sous le poids des effectifs pléthoriques, du manque criard d’enseignants, des milliers d’abris provisoires et j’en passe.
On ne vous dira pas que le véritable problème sécuritaire de ce pays n’est pas sa sécurité extérieure, bien que celle-ci soit importante. C’est sa sécurité intérieure, à la fois morale et sociétale. Savez-vous que ce beau pays est en train de devenir une plaque tournante du trafic international de drogue? Savez-vous qu’il arrive que des quantités importantes de drogue saisies et placées sous la sauvegarde de notre administration disparaissent comme par enchantement?
Savez-vous que la corruption a atteint des proportions traumatisantes et qu’elle est impunie lorsque qu’elle touche les hauts placés de la politique et de l’État, si elle n’est pas encouragée tout simplement? Êtes-vous au courant des scandales à répétition dans la gestion du pétrole et du gaz?
Vous a-t-on dit qu’un député en session, une des figures remarquables du parti au pouvoir, vient d’être arrêté pour trafic de faux billets de la monnaie, le francs CFA, que vous avez si généreusement mise à la disposition de vos anciennes colonies? Eh oui, hélas, on en est réduit à ça depuis que des incompétents se sont emparés des leviers de la République!
Je ne vous reproche rien, Monsieur le Premier Ministre de France. Ce serait injuste de ma part. Je ferai pareil à votre place. Vous venez défendre les intérêts de votre pays, consolider vos avantages acquis et vos parts de marché dans le partage de notre économie. Vous vous assurerez que vos entreprises soient bien traitées afin qu’elles poursuivent leur stratégie de « la chasse en meute », si brillamment théorisée par les Sénateurs français dans le rapport qu’ils ont publié en 2013 sous le titre évocateur « L’Afrique est notre Avenir ». C’est votre rôle et vous le jouez bien. Je ne vous demande qu’une chose, c’est d’avoir le triomphe modeste car nombre de vos avantages, acquis de longue date, colportées et défendus bec et ongle de régime en régime depuis la période coloniales, sont, pour le moins, illégitimes.
Vous signerez bien sûr des accords et conventions pompeux à la fin du séminaire. Comme à l’habitude, ce sera toujours la France qui donnera au Sénégal des aides et des subventions sous les objectifs des caméras. Plus tard, le Sénégal filera à vos entreprises de juteux et lucratifs marchés, qui au demeurant seront calibrés de manière à être hors de portée de nos propres entreprises. Mais cela ne sera pas présenté comme une aide du Sénégal à la France. Total, l’une de vos plus grandes entreprises, sortie sixième dans un appel d’offre international pour des licences d’exploration, a été repêché par votre ami Macky Sall qui lui a accordé sa part de notre pétrogaz.
Le saviez-vous ? Le marché du Train Express Régional a fait beaucoup de bien à Alstom. N’est-ce pas ? Eh bien sachez qu’en ce qui nous concerne, il a non seulement creusé notre niveau d’endettement mais il a aussi fini d’ensevelir plusieurs localités dont Rufisque, Thiaroye, Yarakh, Dalifort, etc. Et il ne roule toujours pas. Pourriez-vous faire quelque chose avant de nous quitter?
Bienvenu donc au pays de la Teranga, Monsieur le Premier de France. Nos portes vous sont grandes ouvertes par notre Gouvernement. Quand vous repartirez, dormez tranquille, notre Gouvernement veillera sur vos intérêts plus que sur les nôtres.Dr Cheikh Tidiane DIEYE,Coordonnateur National de la Plateforme AVENIR

SAISIE DE COCAÏNE À LA MARINE: UN BRILLANT INGÉNIEUR ÉCROUÉ

http://www.emedia.sn/Un brillant ingénieur de la deuxième édition de l’incubateur solaire est arrêté dans l’affaire des 750 kg de drogue saisie au large de Dakar. Ce dernier est détenu à la prison de Rebeuss pour les faits graves d’associations de malfaiteurs, trafic international de drogue, blanchiment de capitaux.
Selon Libération, il a été placé sous mandat de dépôt en même temps que J.G. Edgar Silos et O. K. Kane dans le cadre de l’information judiciaire ouverte après la saisie de cette cocaïne. D’après la même source la faute reprochée à ce brillant ingénieur est d’avoir vendu un bateau de plaisance, sans précautions d’usage. Ce qui, à en croire Libération, nourrit la suspicion dans la tête des enquêteurs.
Par ailleurs, deux autres personnes, en l’occurrence A. Ba et S. Diallo, ont été placés sous mandat de dépôt, vendredi dernier, pour association de malfaiteurs, trafic international de drogue, contrebande organisée et complicité de trafic international de drogue.

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