Revue de Presse du Jeudi 14 Novembre 2019

Unes de la presse du Jeudi 14 Novembre 2019
Unes de la presse du Jeudi 14 Novembre 2019

Inclusion financière: 2 470 milliards de transactions électroniques en 2018

https://www.seneweb.com/En 2018, une valeur de 2 470 milliards de F Cfa a été notée à travers les transactions via la monnaie électronique. Le montant a été de 1 259 milliards en 2017.
Un chiffre important, mais surtout une progression rapide qui indique la place grandissante du numérique dans la finance. Ce montant de 2018 est le résultat de 294 900 000 opérations contre 150 212 673 opérations en 2017.

Google se lance dans le secteur bancaire

http://www.rfi.fr/À partir de 2020, il sera possible d’ouvrir des comptes courants estampillés Google. Le mastodonte de la Silicon Valley rejoint ainsi les autres géants des Gafa dans la course aux innovations dans le secteur de la finance.
L’année 2020 pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire de Google. Le géant de la Silicon Valley proposera en effet des comptes courants aux particuliers, selon un article publié jeudi 13 novembre dans le Wall Street Journal. En s’associant avec la banque américaine Citigroup et une coopérative de crédit de l’université de Stanford, Google lance ainsi son projet « Cache » et part avec les autres géants des Gafa (Apple, Facebook et Amazon) à l’assaut des banques et de la finance.

Banques et Gafa : un échange de bons procédés

Google s’allie à Citibank pour proposer des comptes courants, Apple à Goldman Sachs pour la carte de crédit Apple Card. Coopérer avec des banques permet ainsi aux Gafa de ne pas gérer les épineuses questions techniques et de réglementation, particulièrement complexes dans le milieu de la finance.
De leur côté, les banques coopèrent avec des géants de la technologie et tentent par là-même d’adapter leurs offres. Leur objectif étant alors de rester concurrentielles sur un marché où elles peinent à recruter de nouveaux clients et alors que les concurrents en ligne grandissent de manière exponentielle. Ainsi, la néobanque N26 compte plus d’un million de clients en France après seulement trois ans d’existence.
Certains experts voient dans le développement de plateformes de paiement en ligne, de carte de crédit et de cryptomonnaie par les géants de la technologie, une possible réponse à la non-bancarisation de près de la moitié de la population mondiale.

Des alliances qui inquiètent

Ces alliances entre les banques et les mastodontes des technologies ne manquent cependant pas d’inquiéter. Certains experts se méfient et voient dans ces projets une potentielle menace pour les liens de confiance qui les unissent avec leurs clients.
D’autres pensent que les Gafa pourraient être tentés à terme d’appliquer la célèbre citation de Bill Gates « Banking is necessary, banks are not » (le secteur bancaire est nécessaire, les banques non) et ainsi prendre le pas sur les banques dans le secteur de la finance. Cependant, ceci semble actuellement n’être qu’au stade des suppositions, puisqu’un tel projet nécessite un important arsenal juridique et des compétences particulièrement pointues que ne possèdent pas encore les géants de la technologie.

La question sensible des données

Des cartes de crédit par Apple et Amazon, une probable future cryptomonnaie par Facebook et demain des comptes bancaires par Google : petit à petit, les Gafa se diversifient et s’installent dans le secteur de la finance. Des arrivées source de grandes craintes du côté de la justice et des citoyens qui redoutent une récupération massive des données bancaires des utilisateurs. Ces informations pourraient dans un second temps être revendues à des fins publicitaires ou encore être utilisées pour proposer des crédits à la consommation au plus proche des besoins des clients.
Certes les Gafa se défendent, mais des doutes subsistent. Ainsi, Google assure qu’il instaurera une séparation entre les données bancaires et les autres informations récoltées sur ses plateformes, comme c’est déjà le cas avec la plateforme de paiement Google Pay, mais la fiabilité de ses déclarations est mise à mal par l’actualité. La veille, mardi 12 novembre, un autre scandale de gestion des données ébranlait le mastodonte de la Silicon Valley. Le Wall Street Journal révélait que Google avait eu accès aux informations de santé de 50 millions de patients, sans leur consentement.
Autre étau judiciaire susceptible de ralentir l’arrivée des Gafa dans le secteur de la finance : les soupçons quant aux pratiques anti-concurrentielles. Dans le cas de Google, l’entreprise a été poursuivie à plusieurs reprises pour abus de position dominante, notamment pour son système Android qui équipe plus de 90% des appareils du marché.

UN PROGRAMME DE 48,5 MILLIARDS DE FRANCS CFA POUR AUGMENTER LA PRODUCTION AGRICOLE

Tambacounda, 13 nov (APS) – La deuxième phase du Programme d’appui au développement agricole et à l’entrepreneuriat rural (PADAER 2) a été lancée mercredi à Tambacounda (est), pour un financement de 48,5 milliards de francs CFA, en vue de l’augmentation de la production agricole et d’élevage, a constaté l’APS.
Le PADAER 2 va intervenir dans les régions de Kédougou (sud-est), Kolda (sud), Matam (nord) et Tambacounda (est), pendant six ans, selon ses responsables.
Ils affirment que 37.00 exploitations agricoles familiales et 44.500 ménages vont en bénéficier.
‘’Nous voulons, avec la collaboration des populations, contribuer à la réduction de la pauvreté rurale et stimuler la croissance économique dans nos zones d’intervention’’, a dit Sémou Diouf, le représentant au Sénégal du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), organisme soutenant le PADAER 2.
Le programme va contribuer au développement des aménagements hydro-agricoles et des infrastructures pastorales, a-t-il promis lors du lancement de la phase 2.
Le PADAER 2 va également faciliter l’accès aux ‘’facteurs de production’’ dans ses zones d’intervention, selon M. Diouf.
‘’Il faut impulser et dynamiser des activités entrepreneuriales essentiellement portées par des jeunes et des femmes’’, afin de garantir la sécurité alimentaire dans les régions choisies, a-t-il ajouté.
Pour ce faire, le programme va intervenir dans la production et la commercialisation du riz, du maïs, du sorgho, du mil, de la banane et du fonio, dans l’élevage des petits ruminants et de volaille également, selon Sémou Diouf.
‘’La phase 2 du PADAER va aider les producteurs à accéder au crédit et à améliorer leurs connaissances des services financiers. [Elle va] renforcer l’assurance indexée sur les conditions météorologiques, mise au point pendant le PADAER 1’’, a-t-il promis.
Selon M. Diouf, la phase 2 va aider à créer des ‘’emplois permanents et bien rémunérés’’ pour les populations rurales des régions ciblées.SDI/ESF/ASG

UNE ‘’HAUSSE MODÉRÉE’’ DE LA PRODUCTION D’ARACHIDE À KAFFRINE

Kaffrine, 13 nov (APS) – La production d’arachide devrait connaître cette année ‘’une hausse modérée’’, celle du mil ‘’une stagnation’’, dans la région de Kaffrine (centre), a-t-on mercredi du directeur régional du développement rural, Samba Ndao Tall.
‘’Pour cette campagne agricole 2019-2020, nous nous attendons à une hausse des productions de maïs, de sésame, de niébé et de pastèque, à une hausse modérée des productions d’arachide et de sorgho et à une stagnation de la production de mil’’, a déclaré M. Tall dans un entretien avec l’APS et le quotidien Le Soleil.
Cette année, ‘’plus de 272.000’’ tonnes d’arachide ont été produites dans la région, qui va récolter 347.131 tonnes de céréales, selon le directeur régional du développement rural. Samba Ndao Tall estime que les producteurs de la région de Kaffrine ont augmenté cette année leurs surfaces cultivées et ont renforcé ‘’la diversification agricole’’ en recourant à la pastèque, au sorgho, au sésame et au niébé.
‘’La pluviométrie des mois d’août, septembre et octobre a été favorable au développement végétatif des différentes cultures dans la région de Kaffrine’’, a-t-il constaté.
L’arachide, le mil et le maïs ont connu un ‘’sévère stress hydrique’’, qui a retardé l’évolution des cultures dans certaines parties de la région, selon M. Tall. D’août à octobre, les pluies ont été assez abondantes pour permettre de rattraper le retard de l’installation de l’hivernage et combler le déficit pluviométrique de la région, a-t-il remarqué.
Cette année, ajoute M. Tall, la région de Kaffrine a obtenu un cumul pluviométrique ‘’moyen’’ de 589 millimètres en 34,4 jours, contre 605,9 millimètres en 2018, soit un déficit de 16,9 millimètres.
‘’Les efforts fournis par l’Etat pour renforcer la mécanisation de l’agriculture ont fortement contribué aux bons résultats de l’hivernage à Kaffrine’’, s’est-il réjoui, soulignant que ces efforts ‘’ont renforcé la résilience des producteurs face à la variabilité climatique’’.
Toutes les cultures ont atteint ‘’la maturité physiologique’’, et les récoltes sont entamées depuis la fin du mois d’octobre, selon M. Tall. Le gouverneur de la région, Jean-Baptiste Coly, va entamer jeudi ‘’une tournée agricole’’, durant laquelle il va s’entretenir avec les producteurs.MNF/ESF/ASG

KAFFRINE: 6.834,9 HECTARES ONT ÉTÉ ATTAQUÉS CETTE ANNÉE PAR DES INSECTES (DRDR)

Kaffrine, 13 nov (APS) – Au total, 6.834,9 hectares des cultures ont été attaqués par des insectes et traités cette année dans la région de Kaffrine (centre), a révélé, mercredi, le Directeur régional du développement rural (DRDR) de Kaffrine, Samba Ndao Tall.
‘’Cette année, dans la région de Kaffrine, 6.834,9 hectares ont été attaqués par les insectes telles que la chenille légionnaire, les cantharides, la chenille arpenteuse, la mouche des fruits, entre autres’’, a révélé le DRDR de Kaffrine dans un entretien avec l’APS et le soleil, indiquant que toutes ces surfaces ont été traitées.
‘’Deux hectares ont été attaqués et traités à Mbirekelane, 704, 6 hectares à Kaffrine, 1.726,7 hectares à Malém Hodar et 4.401,6 hectares à Koungheul’’, a-t-il détaillé.
Selon M. Tall, la chenille légionnaire qui a été la plus grande ravageuse avait attaqué deux hectares à Mbirekelane, 259, 6 hectares à Kaffrine, 66,7 hectares à Malém Hodar et 2.106,6 hectares à Koungehul.
‘’La chenille légionnaire à elle seule, avait attaqué 2.434,9 hectares dans la région de Kaffrine’’, a relevé le DRDR de Kaffrine. MNF/MD

PLUS DE 40 MILLIARDS DE DOLLARS D’INVESTISSEMENTS CONCLUS À L’AIF 2019

Johannesburg, 13 nov (APS) – Le Forum de l’investissement en Afrique 2019 (AFI en anglais) a pris fin mercredi avec 52 accords d’investissement conclus pour des transactions d’une valeur de 40,1 milliards de dollars, contre 38,7 milliards de dollars l’an dernier, a annoncé le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina.
‘’Quelle réalisation incroyable, l’Afrique est bancable !’’, a-t-il lancé devant les quelque 2000 délégués qui ont pris part à la cérémonie de clôture du 2ème Forum africain de l’investissement, dans la grande salle Africa du Sandton Convention center de Johannesburg. Il précise que ces investissements couvrent 25 pays d’Afrique.
Au cours du forum, 56 contrats d’une valeur de 67,6 milliards de dollars ont été signés par la Banque africaine de développement, soit une hausse de 44% par rapport à la première édition, a relevé le président de la BAD.
‘’Toutes les transactions doivent se faire dans le sens de l’urgence et à la hauteur des attentes des populations’’, a souligné M. Adesina.
L’édition 2020, prévue également à Johannesburg, se focalisera autour de l’investissement des femmes. Il s’agira en fait de mettre l’accent sur ces dernières ainsi que sur les jeunes.
‘’Nous voudrons que l’Afrique avance et vole de ses deux ailes, avec les hommes mais également les femmes’’, a expliqué M. Adesina.
Le développement urbain sera également un thème central du prochain forum avec l’augmentation de la population dans les villes et les besoins en eau, en énergie propre et en transport.
L’idée est de ‘’mettre un accent sur les villes durables’’. D’où une participation plus importante au forum des maires et des gouverneurs pour parler des besoins dans les villes.
Durant trois jours, 2.221 participants venus de 109 pays, dont 48 en Afrique, ont pris part au forum. A l’initiative de la Banque africaine de développement (BAD) et de ses partenaires, la rencontre est devenue une plateforme destinée à attirer des investisseurs, communiquer et exposer des projets.
Le forum accueille surtout des réunions B to B dans des ‘’boardroom’’ où les promoteurs de projets, qu’ils soient des développeurs privés ou des Etats, mettent en exergue des projets, échangent avec des investisseurs et obtiennent des manifestations d’intérêts auprès d’investisseurs africains et internationaux en dehors de l’Afrique.ADL/ASG

LE DÉVELOPPEMENT DES PME, »AXE MAJEUR » DE LA NOUVELLE STRATÉGIE DE LA BADEA (DG)

Johannesburg, 13 nov (APS) – Le développement des Petites et moyennes entreprises sera un des axes majeurs de la nouvelle stratégie de la Banque Arabe de développement économique en Afrique (2020-2030) présentée lors du 2ème Forum de l’investissement en Afrique qui a pris fin mercredi au Sandton Convention Centre de Johannesburg.
« Il est clair que les PME constituent 80% du tissu économique en Afrique et ont un grand potentiel pour contribuer à la création d’emplois pour les jeunes et les femmes mais également permettre de plus grands échanges entre pays africains dans la perspective des accords de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) », a dit à l’APS, le directeur général de la BADEA, Sidi Ould Tah dans un entretien avec l’APS.
L’idée est de travailler au développement du commerce surtout à travers les PME et donner au secteur privé toute la place qu’il mérite, a-t-il ajouté.
Ainsi, selon lui, dans cette nouvelle stratégie, les ¾ des financements seront accordés au secteur privé, au commerce et un ¼ au secteur public.
Il a rappelé que la Banque a réalisé beaucoup d’infrastructures en Afrique et a contribué au financement de quelques 750 projets, de chaînes de valeur agricole car aujourd’hui, a-t-il souligné.
« Tous les leaders africains veulent que les produits soient transformés sur le sol africain pour promouvoir des emplois pour la jeunesse, les femmes et davantage de valeur ajoutée », a t-il dit.
Aujourd’hui, plus de 55% des financements de la BADEA ont été destinés au secteur des infrastructures qui couvre aussi le secteur de l’énergie, des routes notamment pour le désenflamment des régions, a souligné Ould Tah.
Dans le cadre du nouveau plan quinquennal, la BADEA compte allouer également « des ressources conséquentes pour les énergies renouvelables ».
La présence de la BADEA au forum de Johannesburg est ’’tout à fait naturelle car le mandat de la Banque est exclusivement africain », selon Ould Tah.
C’était aussi une occasion pour la BADEA « de finaliser’’ sa stratégie 2030 parfaitement alignée à l’Agenda 2030 de l’Union africaine, mais aussi aux Objectifs de développement durable 2030 des Nations Unies, a-t-il dit.
Il s’est agi durant les trois jours du Forum d’échanger dans les « Board room » pour identifier des projets qui vont contribuer au développement de différents secteurs d’intérêt pour les pays africains aussi bien au niveau du secteur public que privé.ADL/ASB/OID

LA BADEA ENGAGÉE DANS LE FINANCEMENT DE L’AGROPOLE DU SUD (DIRECTEUR GÉNÉRAL)

Johannesburg, 13 nov (APS) – La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a de ’’très bonnes prédispositions’’ pour financer l’Agropole de la Casamance, selon son Directeur général.
’’On a de très bonnes prédispositions pour financer cette agropole. Ce qui est sûr, c’est que nous mettrons le maximum de ce qui sera possible de mettre, puisqu’il y a plusieurs investisseurs qui se sont manifestés pour financer cet agropole’’, a confié à l’APS, Sidi Ould Tah, peu avant la clôture, ce mercredi, du Forum de l’investissement en Afrique qui se tient au Sandton Convention Center de Johannesburg.
Le patron de la BADEA qui n’a pas voulu avancer de chiffres a expliqué que les partenaires sont en train de finaliser les discussions sur le montage financier de ce projet de transformation des fruits de la Casamance.
Le Sénégal est, selon lui, ’’le premier pays’’ bénéficiaire des financements de la BADEA en termes de ressources allouées avec à peu près 70 projets opérationnels dont 16 dans le domaine de l’hydraulique et de l’assainissement, des projets dans le domaine de l’électrification rurale, des infrastructures avec le port de pêche de Dakar.
La BADEA intervient dans le domaine de la Santé avec l’hôpital Dalal Jamm, dans l’éducation.
Des financements ont été accordés également à des banques sénégalaises pour le renforcement des capacités financières des PME et pour les échanges commerciaux entre le Sénégal et le monde arabe.
La Badea intervient dans 44 pays et cherche à équilibrer ses interventions dans toute la sous- région ouest africaine, qui reçoit la plus grande part des interventions avec en tête le Sénégal, le Burkina et la Côte d’Ivoire. La banque se déploie aussi en Afrique de l’Est et en Afrique centrale.ADL/OID/ASB

Franc CFA : « Patrice Talon est allé trop loin » déclare l’ancien premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye

http://www.dakarmatin.com/ http://www.rfi.fr/emission/20191114-franc-cfa-patrice-talon-est-alle-trop-loin
Il y a une semaine, le président béninois Patrice Talon a annoncé que, très rapidement, le franc CFA ne serait plus garanti par le Trésor français. Abdoul Mbaye a été haut fonctionnaire à la BCEAO puis Premier ministre du Sénégal. Aujourd’hui, il dirige le parti d’opposition ACT et met en garde contre des propos hâtifs. Il était l’invité de Christophe Boisbouvier de ce jeudi 14 novembre 2019 sur « Invité Afrique ».

« Le Trésor français ne doit plus garder les réserves de change des pays CFA », dit le président béninois Patrice Talon. Qu’en pensez-vous ?

Abdoul Mbaye : J’ai été surpris d’entendre une telle déclaration parce que cela correspond à une réforme majeure du franc CFA, puisque retirer les réserves de la Banque centrale auprès du Trésor français, c’est remettre en question le dispositif des garanties mises en place pour assurer la convertibilité du franc CFA en cas d’absence de réserves détenues par la Banque centrale [BCEAO]. Je pense que le président Talon est peut-être allé un peu loin. C’est peut-être une piste de réforme, mais, dès lors qu’il s’agit de question délicate -il s’agit de question monétaire, je vous le rappelle-, il est important, lorsqu’on commence à conduire de telles réformes, d’également évoquer les solutions alternatives.

Quand vous dites qu’il est « peut-être allé un peu loin », craignez-vous une réaction trop vive de la part des usagers du franc CFA ? 

Exactement. En matière de monnaie, il faut craindre les comportements d’anticipation qui ont malheureusement des effets terribles, parfois massifs sur l’économie réelle. Je suis persuadé qu’il est allé un peu loin dans sa déclaration. Et dès lors qu’il s’agit d’une réforme majeure, et peut-être même, la plus importante qui pourrait affecter le franc CFA, je pense également qu’il aurait dû attendre, disons une décision unanime de la conférence des chefs d’État de l’UEMOA [Union économique et monétaire ouest-africaine] avant de faire une telle déclaration.

Ce que dit le président Talon, c’est que cette réforme est souhaitée par tous, y compris par le gouvernement français actuel et par le président Macron ? 

Vous me donnez l’occasion peut-être d’également souligner des propos qui ont été tenus par le président Macron et que je trouve aussi maladroits. Il avait dit : « Nous sommes ouverts à une réforme du franc CFA ». Mais la France n’a pas à être ouverte à une réforme du franc CFA. La réforme du franc CFA, elle dépend des chefs d’État qui sont membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, je crois que c’était cela la bonne réponse.
La réforme du franc CFA est devenue aujourd’hui nécessaire. Simplement parce qu’elle est réclamée par les citoyens de ces pays membres de l’UEMOA. Il y a une réforme qui doit notamment porter sur la dénomination : le « franc », je crois que ça gêne beaucoup. Une réforme qui est peut-être nécessaire concernant le principe de fixité [par rapport à l’euro]. Concernant la garantie de convertibilité donnée par la France, et il faut d’ailleurs nuancer, il s’agit d’une garantie de continuité de convertibilité en cas d’insuffisance de réserve, plutôt qu’une garantie de convertibilité, la convertibilité du franc CFA étant assurée par la Banque centrale grâce à ses réserves. Sur ce plan également, il y a peut-être des réformes qui peuvent être engagées, mais il faut les étudier sérieusement et se garder de déclarations qui pourraient conduire à des comportements dommageables de la part des usagers du franc CFA, comme vous le disiez tout à l’heure.
Ce que propose le président du Bénin, c’est que ces réserves, qui sont pour l’instant domiciliées auprès du Trésor français, soient déménagées auprès de diverses banques centrales : américaine, chinoise, japonais et européenne…
C’est une logique bancaire simple, pure. « Je compte sur vous pour me faire un découvert si jamais il arrive que je n’aie plus de réserves disponibles qui me permettraient de disposer à ce moment-là de devises pour continuer à assurer la convertibilité du franc CFA ». Et en réponse, celui qui prend cet engagement de découvert vous dit : « Oui, mais déposez chez moi une partie de vos réserves ». Et c’est le cas pour 50 %. Donc remettre en cause ce dépôt conduit à remettre en cause la garantie de continuité de convertibilité. Ça n’est pas une question simple, c’est une question technique. Je crois qu’il faut laisser la Banque centrale y travailler, faire des propositions à la conférence des chefs d’État et laisser la conférence des chefs d’État prendre une décision. Cela peut prendre la forme, comme c’est le cas aujourd’hui, d’une garantie de découvert. Mais cela peut prendre aussi la forme d’un crédit qui sera accordé par une banque centrale qui peut être la Federal Reserve Bank, qui peut être la BoJ du Japon [Banque du Japon], mais il faut préparer tout cela.

Et est-ce que justement la banque centrale des États-Unis ou celle du Japon peut offrir la même garantie de continuité de convertibilité à la BCEAO ? 

Très sincèrement, ça ne peut pas être une négociation de quelques jours, cela ne peut pas être une négociation facile. Il est certain que les liens historiques qui existent entre les pays concernés et la France, également le passé d’un mécanisme qui jusqu’à présent fonctionnait dans les deux sens : Le sens le plus facile, celui du dépôt dans les comptes du Trésor français, mais également le sens du découvert accordé. Vous vous souviendrez qu’avant la dévaluation de 1994, nous avons été un moment dans ce contexte… Il est certain que demeurer dans le statu quo serait plus facile, mais il est possible également de négocier ailleurs. L’important, si la décision politique est prise, c’est de mener de nouvelles négociations de manière fort discrète et de les porter à la connaissance du public, lorsque tout sera fin prêt et que le public sera rassuré sur la continuité, le maintien de la convertibilité du franc CFA, même en cas d’épuisement des réserves de la BCEAO.
Patrice Talon souligne le fait qu’une monnaie a deux valeurs, une valeur technique et une valeur psychologique. Et que sur le second plan, il est nécessaire que les réserves de la BCEAO changent de domicile…
Il est vrai que le débat sur le franc CFA a pris une dimension psychologique parfois excessive, mais il est question de monnaie. Il faut pouvoir céder sur ce qui peut l’être assez facilement. Il ne faut pas par contre jeter le bébé avec l’eau du bain simplement parce que des personnes, qui ne comprennent pas toujours tous les enjeux et même les mécanismes qui nous lient à la France, exigent des réformes. On peut également rappeler qu’effectivement, il y a un aspect psychologique qui se rattache à la monnaie et qui est la confiance. Or regardez en Afrique de l’Ouest, le franc CFA est une monnaie forte. Il ne faut pas l’oublier. Vous avez des monnaies nationales qui existent dans plusieurs des pays de l’Afrique de l’Ouest, mais dans ces pays, le franc CFA est prisé, le franc CFA est utilisé comme moyen de thésaurisation. Donc sur le plan psychologique, il y a certes des activistes qui critiquent, qui critiquent parfois fort, justement je les rejoins sur certains aspects de leur critique, mais la monnaie elle-même est une monnaie qui inspire confiance et qui peut être considérée comme une monnaie forte au niveau de l’Afrique de l’Ouest.

Et qui est thésaurisée, dites-vous, par d’autres pays ?

Oui. En Guinée Conakry, le franc CFA est prisé. On aime bien avoir du franc CFA en Guinée.
On parle beaucoup de la réforme du franc CFA en Afrique de l’Ouest, on en parle beaucoup moins en Afrique centrale. Donc, on peut imaginer une réforme uniquement en Afrique de l’Ouest et pas en Afrique centrale ?
Je pense tout de même que, si des réformes importantes devaient être engagées, elles le seraient sans aucun doute en concertation ou à la limite en imitation. Cela se fera dans le cadre d’une coopération qui pourrait être d’ailleurs organisée par l’interlocuteur commun qui est la France.

Certains disent que Paris pousse à une réforme avant le sommet Afrique-France de Bordeaux en juin 2020. Et que ce sont plutôt les chefs d’État concernés en Afrique de l’Ouest qui freinent et qui ne sont pas vraiment pressés de réformer cette monnaie… 

Je ne saurais répondre à cette question, mais je pense personnellement qu’il est temps que des réformes puissent être engagées par les chefs d’État africains eux-mêmes. Pour moi, en tant que technicien, je pense que la fixité du franc CFA par rapport à l’euro doit constituer une problématique importante sur laquelle on doit réfléchir. La fixité peut être maintenue, mais il peut d’agir d’une fixité par rapport à un panier de devises, que l’on arrime le franc CFA à autre chose que l’euro. On pourrait avoir des évolutions régulières par rapport à un panier à constituer.
Officiellement, c’est l’année prochaine que le franc CFA doit être remplacé par l’éco des 15 pays de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Mais est-ce que ce programme est réaliste à vos yeux ? Non, il n’est pas réaliste. Je n’y crois pas. Il est impossible de tenir ce délai

LES IMPORTATIONS EN PROGRESSION DE 10, 7 % EN 2018 (ANSD)

Dakar, 14 nov (APS) – La valeur financière des importations sénégalaises a atteint 3916, 3 milliards de francs CFA en 2018, contre 3536, 5 milliards l’année précédente, soit une augmentation de 10, 7 %, a indiqué l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette évolution est consécutive à la remontée des achats à l’ extérieur de produits pétroliers finis (+47,3%), des huiles brutes de pétrole (+25,7%), des métaux communs et ouvrages en ces métaux (+21,8%), des matériels de transport et pièces détachées (+20,0%), des autres produits (+11,0%) et des produits pharmaceutiques (+9,5%), souligne notamment la structure.
Dans sa Note d’analyse du commerce extérieur du Sénégal, l’ANSD fait état d’une modération de cette hausse par la baisse des importations des huiles et graisses (-25,5%) et des machines et appareils (-12,3%).
Le document consulté à l’APS relève que la structure des importations en 2018 est restée identique à celle de 2017, ayant notamment été constituée principalement des biens d’équipement.
L’Europe ((47,7% après 46,3% en 2017), l’Asie (27,0 % après 27,2% en 2017) et l’Afrique (18, 0% après 17,7% en 2017), ont été les principaux fournisseurs du Sénégal en 2018, fait-on savoir.AKS/ASB

LES EXPORTATIONS SÉNÉGALAISES EN HAUSSE DE 12, 4 % EN 2018 (ANSD)

Dakar, 14 nov (APS) – Les exportations sénégalaises sont ressorties à 1670 milliards de francs CFA en 2018, contre 1486, 4 milliards l’année précédente, équivalant à une hausse de 12, 4 %, a-t-on appris de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Ce relèvement est consécutif à celui des expéditions d’acide phosphorique (+63,8%), de crustacés, mollusques et coquillages (+53,4%), d’or non monétaire (+42,3%) et de produits pétroliers (+5,9%), indique la Note d’analyse du commerce extérieur du Sénégal.
En revanche, le repli des ventes à l’extérieur de ciment (-26,5%) et dans une moindre mesure de bouillons (-0,8%) et de produits arachidiers (-0,7%) a modéré cette tendance haussière, tempère le document consulté à l’APS.
Ainsi, les ventes à l’extérieur du Sénégal ont été principalement orientées vers le continent africain (36,2%), l’Europe (34,5%) et l’Asie (19,8%), relève le rapport. Il souligne par ailleurs que, comparativement à 2017, la part des expéditions vers le continent africain a diminué au profit du continent européen.
Les exportations vers l’Afrique ont ainsi été évaluées à hauteur de 603,7 milliards de FCFA en 2018 contre 626,0 milliards de FCFA l’année précédente, soit un repli de 3,6%, fait-on savoir.
Pour l’ANSD, cette diminution est imputable à la chute des expéditions de ciments hydrauliques (-36,0%), alors que le repli des ventes de cigarettes (-30,5%) vers le Nigéria (-93,9%) et la Côte d’Ivoire (-11,9%) a participé à la contraction des exportations vers l’Afrique.
Cependant, la hausse des expéditions de produits pétroliers en valeur (+7,0%) notamment vers le Mali et la Mauritanie a atténué cette tendance baissière, relève la même source.
Dans le même temps, les exportations vers l’Europe ont été évaluées à 575,9 milliards de FCFA contre 428,9 milliards de FCFA l’année précédente, soit une hausse de 34,3%.
Ce relèvement, note le document, est essentiellement dû à la hausse des expéditions de crustacés, mollusques et coquillages (+57,8%), d’or non monétaire (+67,8%) et de Zirconium (61,21%).
Les exportations vers le continent asiatique ont été évaluées en 2018, à 331,3 milliards de FCFA contre 300,4 milliards de FCFA l’année précédente, soit une augmentation de 10,3%, mentionne la note d’analyse du commerce extérieur. Une hausse imputable au relèvement des expéditions d’acide phosphorique (63,8%).
L’ANSD fait cependant état d’un recul des exportations vers l’Asie d’or non monétaire (-47,2%), de poissons frais de mer (-32,7%) et d’arachides non grillés (-15,71%).AKS/ASB

Campagne Arachidière: L’Etat Suspecté De Vouloir Suspendre La Subvention De 22 Milliards FCFA

https://www.xibaaru.sn/La campagne de commercialisation de l’arachide tarde encore à démarrer. L’Etat du Sénégal n’a toujours pas fixé le prix d’achat au kilo de l’arachide au producteur.
Un retard qui serait lié à la volonté des autorités de supprimer la subvention qui était fixée à 22 milliards de francs FCFA, selon la RFM. Une décision qui, si elle est appliquée, n’arrangerait pas les huiliers, surtout que le prix d’achat au producteur ne devrait pas connaître de hausse, selon la même source.

MODOU DIAGNE FADA, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE LA SONACOS: «Cette année, nous allons acheter 150 000 tonnes d’arachide»

http://lesoleil.sn/Ancien fleuron de l’industrie agro-alimentaire nationale, la Société Nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (Sonacos) végète, depuis quelques années, dans une situation financière difficile. Mais avec sa renationalisation, en 2016, l’entreprise semble reprendre du poil de la bête, même si tout n’est pas encore huilé. Dans cet entretien, son Directeur Général, Modou Diagne Fada, dévoile la stratégie mise en place pour replacer la société sur l’échiquier de l’industrie sénégalaise.

Il y a une semaine, la Sonacos a obtenu un financement de 30 milliards de FCfa de la Société Islamique Internationale de Financement du Commerce (Itfc), une filiale de la Banque Islamique de Développement, pour les besoins de la campagne arachidière. Peut-on dire que c’est un ouf de soulagement ?

Oui, on peut le dire, surtout quand on sait que le financement était attendu. La disponibilité du financement au mois de novembre est une prouesse réussie grâce aux instructions du Président de la République qui a demandé, depuis très longtemps, au Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural et à celui de l’Economie, du Plan et de la Coopération d’opérer toutes les diligences nécessaires pour permettre à la Sonacos d’obtenir ce financement pour la campagne arachidière 2019-2020. Bien évidemment, toute l’équipe de la Sonacos s’est mobilisée et s’est rendue très tôt en Arabie saoudite, au siège de l’Itfc. Ensemble, nous avons négocié un certain nombre de dispositions pour aboutir à la signature de la convention de financement.

Qu’est-ce que cela fait ou4change de boucler le financement si tôt ?

Non seulement nous avons bouclé le financement assez tôt, mais à de meilleures conditions. D’abord, le taux, c’est-à-dire la marge de profit, qui était de 4,50 % l’année dernière, a baissé. La durée du prêt n’est plus de 12 mois mais 15 mois. C’est une excellente chose. Il s’y ajoute qu’avant la fin du mois de novembre, un premier décaissement sera effectif. Je rappelle que lors de la précédente campagne arachidière, le premier décaissement de l’Itfc était intervenu le 27 janvier 2019. Le décaissement tôt du financement constitue une excellente nouvelle pour les producteurs et les paysans. Ils doivent féliciter le Chef de l’Etat pour avoir insisté auprès de ses Ministres, afin qu’on anticipe sur le calendrier pour pouvoir aboutir à cette signature de la convention de financement.

Maintenant que vous avez le financement à temps, quels sont les objectifs que se fixe la Sonacos pour cette présente campagne arachidière ?

Nous avons décidé, en relation avec le Gouvernement, notamment le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, d’acheter au minimum, cette année, 150.000 tonnes d’arachide. Cela veut dire qu’il est possible d’aller au-delà. Lors de la précédente campagne, nous avions acheté 85.000 tonnes. Pour arriver aux 150.000 tonnes, nous avons pris un certain nombre de mesures, notamment la disponibilité à temps du financement, ensuite la réparation de tout le matériel, à savoir les sauterelles (machines pour la manutention), les séparateurs, bref, tout ce qui rentre dans la réception des graines. Ensuite, pour nous rapprocher des producteurs, nous avons créé quatre Centres de Réception Intermédiaires (Cri) à Touba, Koungheul, Tambacounda et Kolda. Chacun de ces centres a des objectifs bien définis de collecte de graines. En effet, nous avons réparti les 150.000 tonnes entre ces quatre Centres de réception intermédiaires et les sites traditionnels de la Sonacos de Louga, Diourbel, Kaolack et Ziguinchor. Nous sommes en train de discuter avec certains opérateurs, et les jours à venir, nous allons rencontrer la Fédération Nationale des Opérateurs Privés et Stockeurs (Fnops) pour discuter des modalités pratiques de collecte. Cette année, nous voulons faire de la Sonacos le hub de la collecte arachidière au Sénégal ; faire en sorte qu’elle soit la plaque tournante de la campagne de commercialisation arachidière parce que, ne l’oublions pas, notre entreprise a une mission de service public qu’elle entend bien remplir.
Depuis de longues années, la Sonacos est sous perfusion financière de l’Etat pour financer la campagne arachidière. Ce modèle est-il viable sur le long terme ?
Non, ce n’est pas viable. Je crois qu’il faudra travailler à faire les investissements nécessaires pour permettre à la Sonacos d’être redressée et, par conséquent, d’être rentable. C’est ainsi qu’elle pourra générer les économies nécessaires pour mener, de façon autonome, ses campagnes arachidières. C’est l’objectif que la nouvelle Direction générale s’est assignée. Et avec l’appui du Chef de l’Etat qui s’intéresse beaucoup au secteur, cela va aller dans le bon sens. D’ailleurs, lors du Conseil des Ministres du 18 septembre, il a donné des instructions fermes au Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, à celui des Finances et du Budget mais aussi à celui de l’Agriculture et de l’Equipement rural pour qu’un plan de redressement soit élaboré. Aujourd’hui, ce plan existe. Il est estimé à 16 milliards de FCfa. Il est en étude au Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Nous pensons pouvoir trouver des partenaires techniques et financiers. Le financement du plan de redressement de la Sonacos lui permettra de redécoller, d’être modernisée et restructurée. Ainsi, d’ici quelques années, non seulement elle pourra acheter à elle seule sa matière première mais aussi vendre et faire d’autres produits comme l’huile de table, les tourteaux, le savon, de l’eau de javel, du vinaigre. Bref, aller dans le sens de la diversification des produits.

Dans l’une de vos sorties, vous aviez déclaré que l’outil de production est le véritable problème de la Sonacos. Qu’est-ce qui est prévu exactement pour y remédier ?

Le plan de redressement prend en compte notre cœur de métier, c’est-à-dire la réception des graines, le décorticage, la trituration pour la production d’huile brute et le raffinage pour faire de l’huile de table. Donc, ce plan va concerner ces différents processus. Cela veut dire que nous entendons remettre en état et renouveler tous les équipements qui entrent dans ce processus pour augmenter nos capacités de production et de rendements. Aujourd’hui, nos capacités de production sont faibles de même que nos rendements. Mais, une fois ce plan financé, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse pas retrouver une meilleure santé financière. Déjà, cette année, sur fonds propres, nous avons décidé de faire les travaux de fin de campagne. Ce que nous n’avions plus fait depuis plusieurs années. C’est donc plus de 1,5 milliard de FCfa qui a été mobilisé pour remettre en état un certain nombre d’équipements comme l’atelier d’extraction, celui de détoxification…

Il y a quelques mois, lors d’une visite à l’usine de Sonacos de Dakar, vous aviez déploré un stock d’huile en souffrance d’une valeur de 12 milliards de FCfa. Est-ce que la Sonacos ne souffrirait pas beaucoup trop de la concurrence de l’huile importée ?

Ce stock, c’était lorsque je venais de prendre service. Aujourd’hui, il n’y en a plus. Nous avons pris des mesures. Nous nous sommes déployés nous-mêmes sur le terrain en tant que Directeur Général en organisant beaucoup de caravanes à travers les marchés de Dakar, lors du Magal de Touba et récemment lors du Gamou. Et aujourd’hui, de plus en plus, les gens remarquent que les marques de la Sonacos, à savoir les huiles «Ninal», «Niani», «Arador», ont, à nouveau, pénétré le marché. Nous allons poursuivre cet effort pour éviter l’accumulation de stocks dans nos usines. Ces efforts nous ont aussi permis de faire face aux échéances de l’Itfc de l’année courante. Quand nous prenions la tête de la Sonacos, l’entreprise était souvent en défaut de paiement vis-à-vis de l’Itfc. Mais, depuis quelques mois, la Sonacos n’est plus en défaut de paiement. Nous avons complètement rattrapé la situation et parvenons même à payer par anticipation. Cela a été rendu possible parce que nous avons réussi à écouler l’huile raffinée et quelques graines d’arachide décortiquées.Ne devez-vous rien aux producteurs et opérateurs privés stockeurs ?
Nous ne leur devons pas de l’argent. Ils vous le confirmeront. Il n’y a pas eu de bons impayés l’année dernière et il n’y en aura pas aussi cette année. Nous allons même améliorer le système de paiement. Dès que l’opérateur dépose ses graines dans l’un de nos sites, nous nous efforcerons de le payer dans les meilleurs délais.

Pour éviter les stocks d’huile invendus, est-ce qu’il ne faudrait pas penser à appliquer le système de régulation du marché comme on le fait pour l’oignon. Autrement dit bloquer les importations le temps que la production de la Sonacos soit écoulée ?

Nous avons récemment demandé que le marché de l’huile soit régulé parce qu’il y a beaucoup d’huile importée venant de l’espace Uemoa mais aussi d’autres pays. Mais, ce sont des mesures d’ensemble. Nous sommes en train de travailler avec le Ministère du Commerce et l’Unacois pour voir un peu comment réviser le protocole Etat-huiliers en ce qui concerne ce produit. Bien entendu, si cela ne dépendait que de la Sonacos, on allait davantage réguler le marché de l’huile comme c’est le cas du marché de l’oignon. Mais, pour cela aussi, il faut que la Sonacos soit performante et en mesure de fournir suffisamment pour qu’il n’y ait pas de rupture sur le marché.

Récemment, vous avez effectué une tournée à l’intérieur du pays, histoire de vous assurer de l’état des cultures. Quel est votre constat ?

Dans les zones où nous nous sommes rendu, l’espoir renaît. L’hivernage a tardé à s’installer dans certains endroits, mais finalement, Dieu nous a permis de rattraper le retard et, aujourd’hui, l’état des cultures est bon. La récolte des premiers semis se fait actuellement et les gens sont en train de mettre les graines en sac. C’est la raison pour laquelle le gouvernement fixera bientôt le prix au producteur. Le Chef de l’Etat annoncera la date de l’ouverture officielle de la campagne arachidière. Les paysans n’attendent que cela. Ce qu’il faut souligner, c’est que le financement de 30 milliards de FCfa que nous avons obtenu est juste une première tranche. Nous nous attendons à une rallonge en cas de besoin après, bien sûr, avoir justifié l’utilisation du premier versement. La rallonge attendue est de 21 millions d’euros, soit 13,7 milliards de FCfa.Entretien réalisé par Elhadji Ibrahima THIAM (texte) et Moussa SOW (photo)

LE DG DE L’ARMP RAPPELLE L’IMPORTANCE DES PRATIQUES DE BONNE GOUVERNANCE

Dakar, 14 nov (APS) – Le renforcement des pratiques de gouvernance économique est fondamental dans les différentes politiques de développement en Afrique, a souligné le directeur général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), Saer Niang.
’’Notre continent a de nos jours plus que besoin de renforcer les pratiques de gouvernance économique, qui constituent un des piliers fondamentaux des politiques de développement’’, a-t-il déclaré, jeudi, lors de la cérémonie d’ouverture du forum sur la commande publique, organisé pour la première fois par le Réseau africain de la commande publique (RACOP).
Selon Saer Niang, également président du RACOP, ‘’il n’a échappé à personne que nombre de pays africains ont défini de nouvelles politiques d’émergence qui témoignent d’une ambition légitime de se projeter dans une dynamique d’accélération de la croissance économique assortie d’une inclusion réelle des populations et de transformation économique’’.
Ce faisant, a-t-il dit, ces pays ‘’consacrent ainsi un nouveau paradigme économique pour aider à relever les défis liés à la compétitivité dans le contexte de mondialisation.
Il a également relevé qu’au plan communautaire, ‘’des mesures ambitieuses ont été définies pour impulser la croissance par des initiatives partagées au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), et de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA)’’.
De même, ‘’les projets de création d’une monnaie unique africaine et de mise en place d’une zone de libre-échange, ouvrent de larges perspectives qui permettent de nourrir l’optimisme quant au devenir de l’Afrique’’, a-t-il souligné.
Toutefois, a-t-il soutenu, ‘’la réalisation de ambitions formulées par nos plus hautes autorités, est tributaire de l’appropriation par nos Etats des principes de transparences et d’équité dans la gestion de la commande publique’’.
Dans un tel contexte, il se pose alors, selon lui, ‘’avec acuité, l’exigence d’améliorer nos dispositifs dans le management des marchés publics, sachant que l’émergence est consubstantielle à l’adoption des standards de gouvernance édictés à travers les pays et les institutions’’.
A l’en croire, ‘’la gestion efficiente des dépenses publiques affectées aux infrastructures est un préalable pour assurer la construction d’un tissu de Petites et Moyennes Entreprises (PME), dynamiques, suivant les ambitions déclinées dans les plans d’émergence en Afrique’’.
‘’C’est dans cet esprit que s’inscrit l’action du RECOP, regroupant quarante-neuf pays membres qui, dans une démarche de synergies, souhaitent œuvrer pour conférer aux agences et administrations, une dynamique articulée avec le nouvel environnement de notre continent’’, a ainsi assuré Saer Niang.
Pour ce faire, ‘’le RECOP se propose d’impulser et d’harmoniser les réformes des systèmes de la commande publique sur le continent’’, a-t-il dit, soulignant qu’un tel objectif appelle à la ‘’célérité des procédures, à la modernisation des systèmes nationaux, à la dématérialisation des opérations et le développement des partenariats public-privé, incluant notamment des transferts de technologies.
A terme, tous ces acquis seront ‘’consolidés et renforcés à travers des mécanismes de complémentarités entre les pays membres’’, a-t-il fait savoir.MK/OID

La BCEAO organise la deuxième édition de la Semaine de l’inclusion financière dans l’UEMOA

https://www.lejecos.com/La BCEAO organise, du 18 au 23 novembre 2019, la deuxième édition de la Semaine de l’inclusion financière dans l’UEMOA, autour du thème « La digitalisation au service de l’inclusion financière : enjeux pour le secteur financier et les Etats membres de l’UEMOA ».
L’objectif principal de cette deuxième édition est d’échanger avec les parties prenantes sur les enjeux de la digitalisation des paiements pour le secteur financier et les Etats membres de l’UEMOA, les risques liés à l’utilisation des nouvelles technologies financières ainsi que les mesures à mettre en œuvre pour protéger les consommateurs des services financiers. Un benchmark est également prévu sur la question, en vue de partager les meilleures pratiques en la matière.
Outre la cérémonie officielle de lancement, le programme des travaux prévoit plusieurs panels de discussions, un forum de haut niveau et une foire de l’inclusion financière. Ces activités se dérouleront aussi bien au Siège de la BCEAO que dans les huit Directions Nationales.
Les activités prévues au Siège s’étaleront sur deux jours. La matinée du 18 novembre 2018 sera consacrée à la cérémonie officielle de lancement. Les travaux de la journée se poursuivront, avec l’organisation de cinq (5) panels portant sur (i) les avancées et perspectives de la stratégie régionale d’inclusion financière dans l’UEMOA, (ii) les technologies disruptives – leçons apprises et approches des régulateurs, (iii) les institutions financières de l’UEMOA à l’ère du numérique – opportunités et stratégies, (iv) la transformation digitale appliquée aux Administrations – initiatives identifiées dans l’UEMOA et impact sur la croissance économique ainsi que sur (v) la digitalisation des chaînes de valeur agricoles – opportunités pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les producteurs ruraux.
La journée du 19 novembre 2018 au Siège, sera consacrée à l’organisation d’un Forum de haut niveau sur le thème « Promouvoir la culture financière pour une protection accrue des consommateurs ». Les sessions prévues à cet effet porteront sur des thèmes tels que (i) les mécanismes de protection des usagers des services financiers de l’UEMOA – cadre réglementaire et initiatives récentes, (ii) les cadres de protection des consommateurs, et (iii) l’éducation financière des populations de l’UEMOA. De même, des ateliers parallèles sur le numérique au service de l’éducation financière des jeunes, des femmes, des agriculteurs et des petites et moyennes entreprises seront organisés.
Prendront part à cette manifestation, plus de 250 personnes provenant des Ministères en charge des Finances, des banques, des systèmes financiers décentralisés (SFD), des établissements émetteurs de monnaie électronique (EME), des services postaux, des intermédiaires en opérations de banque, des opérateurs de télécommunication, des Fintech, du GIM-UEMOA, des institutions partenaires, d’organismes internationaux ainsi que de la BCEAO.
Dans les Directions Nationales, les activités s’étendront sur quatre jours, du 20 au 23 novembre 2019, au cours desquels seront organisés, des ateliers nationaux sur la digitalisation des paiements des Etats et des chaînes de valeur agricoles ainsi que sur les innovations en matière de services financiers. En outre, des sessions de sensibilisation sur l’éducation financière et la protection des consommateurs seront organisées dans les Etats. La semaine sera clôturée, par l’organisation d’une foire sur l’inclusion financière dans les huit Etats membres de l’UEMOA, afin de permettre aux institutions financières de présenter aux populations, leurs produits et services et aux Autorités de supervision et de régulation, les procédures et mécanismes de gestion des réclamations des clients.

Bancarisation/Accès à la Microfinance: Un déficit de près de 40 % à résorber

https://www.dakaractu.com/Dans son objectif d’atteindre un taux global d’utilisation aux services financiers de 75% à l’horizon 2020, le Sénégal est loin du compte. C’est ce que semble indiquer le directeur national de la Bceao qui renseigne que « ceux qui ont des comptes bancaires sont moins de 20% ». Autre fait inquiétant, révèle Ahmadou Al Aminou Lo, « seul 33% ont accès aux services financiers ». Ce qui le pousse à dire qu’il faut s’appesantir sur la politique de digitalisation pour pouvoir atteindre les résultats escomptés.

Ahmadou Al Amine Lo–«Le taux de bancarisation strict au Sénégal est de 19%»

iGFM – (Dakar) Le taux de bancarisation strict au Sénégal est de 19%. La révélation est du directeur national de la Bceao, Ahmadou Al Amine Lo. « Nous peinons à atteindre 20% », a-t-il indiqué, ce jeudi, lors d’un atelier sur l’inclusion financière organisé par l’observatoire de la qualité des services financiers (Oqsf) au bénéfice du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Coses).
Autre fait inquiétant, souligne M. Ahmadou Al Aminou Lo, « seul 33% ont accès aux services financiers ». Ce qui l’amène à dire qu’il faut s’appesantir sur la politique de digitalisation pour pouvoir atteindre les résultats escomptés.En effet, avec la digitalisation, le taux de l’inclusion financière est de 19% à 52%, soit un progrès de 33%. Ce même taux passe à 67% avec l’apport de 15% de la monnaie électronique. « La digitalisation est le nouveau vecteur de par la facilité de l’accès et une forte réduction des coûts », souligne M. Lo.
Il a lancé un appel à la sensibilisation le plus tôt possible. « Je pense que
l’éducation financière doit démarrer à l’école primaire ». Cela pour réduire ce que Habib Ndao, le secrétaire exécutif de l’Oqsf qualifie de « taux élevé d’illettrisme financier ». Il y a tout même un bond acceptable, grâce à la microfinance. » dit-il.

MACKY SALL PRÔNE UNE ’’CROISSANCE ÉCONOMIQUE VERTUEUSE’’

Dakar, 14 nov (APS) – Une société de progrès ne pouvait vivre en paix avec elle-même sans une croissance économique générant à la fois de la richesse, de l’emploi, partant, du bien-être, a souligné le président Macky Sall.
« Une société de progrès ne peut vivre en paix avec elle-même sans une croissance économique vertueuse ; c’est-à-dire une croissance qui génère de la richesse, de l’emploi et du bien-être social », a-t-il notamment déclaré au moment de recevoir mercredi à Tanger, au Maroc, le Grand Prix MEDays 2019
Le président Sall dont les propos sont rapportés dans un communiqué a estimé qu’une société de progrès « ne peut vivre en paix avec elle-même quand ceux qui ont plus gagnent toujours plus et ceux qui ont moins perdent toujours plus ».
Intervenant lors de ce 12e Forum du MEDays axé sur le thème : « Crise globale de confiance : faire face à la subversion et aux incertitudes », Macky Sall a fait remarquer que la pauvreté est ‘’déshumanisante et rend précaire le contrat social. Elle nourrit la frustration et le désespoir qui font le lit des radicalismes de tout genre ».
Selon le président de la République, « l’une des missions de l’Etat, son rôle régulateur et sa fonction sociale, c’est justement de veiller à maintenir la cohésion sociale en corrigeant les inégalités et en donnant espoir à ceux qui doutent, pour qu’ils ne perdent pas confiance ».
« Voilà pourquoi, dans la vision d’un Sénégal pour tous, j’ai mis en place des politiques publiques d’inclusion sociale et d’équité territoriale comprenant notamment le PUDC, la CMU, les bourses de sécurité familiale, la Délégation à l’entrepreneuriat rapide » a souligné Macky Sall.
« Nous poursuivons en même temps l’objectif d’émergence à l’horizon 2035 avec le PSE », a-t-il rappelé.
Poursuivant sa réflexion, le chef de l’Etat a laissé entendre que « dans sa grande majorité, et en dépit des défis, l’Afrique progresse ».
« Les gouvernements sont à la tâche. Il y a une jeunesse vibrante qui crée et qui réussit. Des hommes et des femmes dynamiques entreprennent, investissent, créent de la richesse et des emplois » a dit le lauréat du Grand Prix MEDays 2019.
« La marche vers l’intégration se poursuit, avec le lancement en juillet dernier de la Zone de libre-échange continental africaine » analyse le président Sall.
Il s’agit là, fait-il noter, « autant de raisons d’avoir confiance en nous-mêmes et en notre avenir. D’autant plus que le potentiel de notre continent est énorme ».
« L’Afrique est vaste : plus de 30 millions de km2 ! Elle est riche de ses ressources hydriques, foncières, minières et énergétiques » a dit Macky Sall, soulignant que « c’est plutôt l’échange inégal et un ordre mondial inéquitable qui contribuent à l’appauvrir en freinant ses efforts de développement ».
Pour Macky Sall, « il y a urgence à réformer la gouvernance politique et économique mondiale pour qu’elle reflète davantage les réalités du 21e siècle ».
Il a ajouté qu’il y avait urgence à établir des échanges internationaux plus équitables et des partenaires mutuellement bénéfiques, qui protègent à la fois les intérêts de l’investisseur et les droits du pays d’accueil ».
« Il y a urgence à faire payer l’impôt là ou l’activité crée de la richesse et du profit. Il y a urgence à lutter de façon plus efficace contre l’évasion fiscale, le blanchiment d’argent et les flux financiers illicites », a laissé entendre le président de la République.
Le Forum MEDays est organisé au mois de novembre de chaque année, pour une durée de quatre jours, autour d’une trentaine de sessions et de panels au moins.
L’édition 2018 a enregistré la participation de près de 150 intervenants de haut niveau, représentant des cinq continents : chefs d’État, chefs de gouvernement, ministres, responsables d’entreprises internationales, chefs d’entreprise, investisseurs, personnalités étrangères.Les MEDays regroupent environ 4500 participants chaque année.PON/AKS

EXPÉRIMENTALISATION DE LA 5G: l’ARTP RAPPELLE À L’ORDRE LES OPÉRATEURS

https://www.jotaay.net/L’Artp n’a pas initié l’expérimentation à la 5G. Face à la recrudescence dans la presse et dans les réseaux sociaux de communications et de publicités relatives à la 5G, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes (ARTP) tient à préciser qu’aucune phase expérimentale n’est encore ouverte.
« Toutes les parties prenantes sont invitées à plus de retenue et au respect strict des décisions du régulateur et de la réglementation en vigueur », indique l’ARTP dans un communiqué reçu mercredi à emedia.sn.
L’entité publique rappelle qu’en mars 2018, elle avait déjà invité les trois opérateurs titulaires de licences globales à expérimenter cette technologie, sous forme de projets pilotes mais n’avait reçu aucune manifestation d’intérêt à ce sujet.

POUR LICENCIEMENT ABUSIF: Des employés de Diprom trainent Cheikh Mbacké Sèye en justice et lui réclament 900 millions de francs

https://www.jotaay.net/Amadou Mbacké Sèye dit Cheikh Mbacké Sèye et le groupe Diprom sont dans de sales draps. En même temps que le Directeur général du groupe, Moustapha Sèye, ils sont poursuivis par 18 délégués et huit membres du personnel non délégués pour licenciement abusif. Ils réclament au total 900 millions de francs. Le Président-directeur général de Diprom ainsi que le Directeur général comparaitront le 10 décembre.
En apparence, la société Diprom semble rouler sur l’or. Mais dans la réalité, il apparaît que l’entreprise dirigée par Amadou Mbacké Sèye, plus connu sous le nom de Cheikh Mbacké Sèye, qui conditionne du gaz butane au Sénégal, vit des moments difficiles. C’est tout au moins l’argument brandi par la direction pour licencier, en 2016, dix délégués et huit autres membres du personnel. Le groupe Diprom regroupant plusieurs filiales dont Sitra, Touba Gaz, Touba Oil, Sarii, Senstock et Darou Khoudoss, la plus grande partie des licenciés travaillait à Sitra. Seulement, selon les travailleurs, Cheikh Mbacké Sèye n’a pas respecté la procédure pour les licencier. Devant l’insistance de la direction, les employés licenciés ont trainé en justice le groupe Diprom, citant précisément dans leur procédure le Président-directeur général Cheikh Mbacké Sèye, ainsi que le Directeur général Moustapha Sèye. Ils les poursuivent pour licenciement abusif et entrave à l’exercice régulier des fonctions de délégué du personnel.

La direction a fait fi des décisions de justice, selon la partie plaignante

Pour étayer  leur procédure, Ibrahima Sèye, Ousmane Mbaye Bodian et Cie ont invoqué le rejet par l’Inspection du travail de la demande de la direction pour l’autorisation à licencier des travailleurs pour motif économique et arguant également de la dissolution de la filiale Sitra. Il y a aussi l’ordonnance du 13 septembre 2013 du juge des référés du Tribunal du Travail Hors Classe de Dakar de réintégrer le personnel licencié, sous astreinte de 75.000 FCfa par jour de retard et par délégué, à compter de la signification dudit ordonnance. Malgré cette décision de justice, le groupe Diprom refusait toujours de s’exécuter et de reprendre le personnel. Le 22 mai 2018, la 3ème Chambre correctionnelle a déclaré les représentants légaux de Diprom coupables du délit d’entrave à l’exercice régulier de fonctions de délégué du personnel, avant de les condamner à trois ans assortis du sursis, ainsi qu’à payer à chacun des délégués 2 millions de nos francs à titre de dommages et intérêts sous garantie du groupe Diprom. Ce jugement de la Chambre correctionnelle a même été évoqué par les travailleurs dans leur citation.
A les en croire, la direction n’a jamais voulu se plier à une décision de justice, ce qui fait qu’elle a tenté de contourner cela, procédant à la «dissolution anticipée fictive» de Diprom pour licencier ses employés et en créant une nouvelle entité dénommée Univers Bâtiment. Mais, l’erreur de Cheikh Mbacké Sèye, selon le personnel licencié, c’est de ne pas être vigilant sur le fait que c’est la direction de Diprom qui émettait les factures et bons de livraison sous l’entête Univers Bâtiment et la direction convoquait aussi les travailleurs pour un départ négocié suivi, pour certains, d’une promesse de réengagement à Univers Bâtiment. Quant aux délégués et les huit autres membres du personnel non délégués, il leur a été notifié que leurs dossiers seront transmis au liquidateur pour le paiement de leurs droits et salaires échus. Le cabinet Mazars était désigné, selon eux, par la direction, comme liquidateur. Et lorsqu’ils ont interpellé ledit cabinet de notaire, ils ont eu la surprise de leur vie d’avoir comme réponse que «le cabinet n’avait accepté aucun mandat le désignant comme liquidateur de Diprom». La lettre par laquelle le cabinet de notaire a réagi est également jointe au dossier.

Les dommages estimés à 900 millions de francs

Suffisant pour les travailleurs de soutenir que «Diprom a opéré ces licenciements sans observer la procédure impérative du licenciement pour motif économique telle que prévue par les articles L.60 à L.63 du Code du travail». Mieux, ils évoquent encore dans la citation l’arrêt de la Cour suprême du 24 mai 2018 qui dit : «la cessation d’activité est un motif autonome de licenciement qui n’exonère pas pour autant l’employeur du respect des règles d’ordre public édictées par les articles L.61 et suivants du Code du travail et l’Inspecteur du travail d’exercer son contrôle sur les conditions de licenciement». En outre, selon toujours les plaignants, la direction a violé les droits  des délégués dont le code a exigé un certain nombre de procédés à tenir par la direction avant de les licencier.
Tout compte fait, les dix délégués et le personnel non délégué licenciés réclament pour la réparation de leur préjudice 50 millions de francs chacun. Ils tiennent le Groupe Diprom pour civilement responsable.
L’affaire sera tirée au clair le 10 décembre prochain devant le Tribunal régional hors classe de Dakar.Alassane DRAME

Un projet de gouvernance durable de l’eau lancé au Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Le ministère sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) ont lancé, jeudi à Dakar, le projet « Mieux connaître l’eau : Vers un accès plus équitable et plus durable aux ressources naturelles pour une plus grande sécurité alimentaire (KnoWat), a appris APA auprès des initiateurs.
« Ce nouveau projet financé par l’Allemagne constitue une opportunité de collaboration pour mieux maitriser l’eau pour usage agricole. Le Sénégal, à l’instar de la plupart des pays de la région de l’Afrique de l’Ouest, est confronté à d’importants défis dans le cadre de la gouvernance foncière et de l’eau au cours de ces dernières années », a dit Younoussa Mballo, Conseiller technique N°1 du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural (MAER).
Dans son discours de lancement dont APA a obtenu copie, M. Mballo affirme qu’aujourd’hui, l’insécurité alimentaire et les problèmes de l’accès à l’eau constituent des obstacles majeurs, estimant que face à ces obstacles porteurs de menaces pour la quiétude des populations, une approche d’ensemble s’impose en vue d’améliorer la gouvernance foncière et de l’eau au Sénégal.
« La concurrence pour les ressources en eau sera plus rude, et fera ressortir des problèmes, d’accès, d’attribution et de gestion. Partant de ce constat, le projet vise à renforcer les processus de gouvernance de l’eau dans trois pays, à savoir le Sri Lanka, le Sénégal et le Rwanda, afin que ceux-ci soient mieux préparés à assurer la sécurité alimentaire et à s’adapter au changement climatique, à la pénurie d’eau et à la concurrence croissante pour les ressources en eau de manière équitable et durable », a poursuivi Younoussa Mballo.
Pour Gouantoueu Robert Guei, Coordonnateur du Bureau Sous-Régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest et Représentant de la FAO au Sénégal, l’enjeu du projet KnoWat, est de tendre vers une gouvernance durable des ressources foncières et de l’eau dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale.
Il a souligné que les questions de la gouvernance de l’eau font parties des activités prioritaires de la FAO dans ses efforts globaux de lutte contre la faim et la pauvreté. « Ces questions sont aussi évidemment au cœur des préoccupations de toutes les institutions représentées ici et nous travaillons ensemble dans ce domaine avec la plupart d’entre vous depuis plusieurs années », a indiqué le représentant-résident de la FAO.
Dans sa mise en œuvre, le projet KnoWat va explorer une approche intégrée de l’évaluation des ressources en eau qui prenne en compte les aspects biophysiques, politiques, juridiques et socio-économiques des usages de l’eau avec des méthodes spécifiques. Il aura recours à des méthodes bien en place (telles que la comptabilité de l’eau et les diagnostics de la situation hydrique) et développera de nouvelles méthodes.TE/APA

La fermeture du rond-point Yoff fait ses premières victimes

http://www.dakarmatin.com/« Dans le cadre du projet de construction de 13 autoponts à Dakar, le rond-point Yoff a été fermé à la circulation. Cela oblige les véhicules en provenance de l’aéroport Léopold Sédar Senghor et environs à prolonger leur route jusqu’à l’échangeur du Cices pour rejoindre Yoff. Ce détour est motivé par l’adoption d’un nouveau plan de circulation pour permettre la construction d’un nouvel ouvrage de franchissement à même de fluidifier le trafic.
Un mal pour un bien qui occasionne des embouteillages monstres sur la route de l’aéroport et l’intersection avec la Vdn que les automobilistes sont appelés à emprunter via l’échangeur. Les externalités négatives font leur lot de victimes parmi les usagers de la route qui perdent du temps, malgré les mesures d’accompagnement édictées par les autorités, pour aller au travail, à l’école ou ailleurs », lit-on dans le journal Tribune.
« Ces travaux entrepris par Ageroute Sénégal pour l’amélioration de la mobilité à Dakar et le désenclavement du pays nécessiteront la fermeture du giratoire de Yoff avec une déviation du trafic au niveau des contre-allées. Ageroute Sénégal mobilisera des agents afin d’assurer la continuité de la circulation et permettre le bon déroulement des travaux, nonobstant l’accompagnement de la force publique. Les automobilistes sur l’autoroute Patte d’oie Aéroport Léopold Sédar Senghor sont appelés à ralentir et à faire preuve de beaucoup de prudence à l’approche de la zone des travaux où tout stationnement est interdit », indiquait le préfet de Dakar, Alioune Badara Sambe, dans un communiqué daté du 11 octobre.
Ces infrastructures viennent à bonne heure, tant Dakar étouffe sous le poids des véhicules et subit d’énormes pertes au plan économique du fait de la congestion. Le projet intervient dans un contexte marqué par une mobilité très dense dans la capitale, avec 72% du parc automobile immatriculé dans la capitale, soit environ plus de 324.000 véhicules en circulation, selon des chiffres du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud).
« Avec 3,63 millions d’habitants aujourd’hui et une projection de 5 millions d’habitants à l’horizon 2030, Dakar abrite près de 24% de la population totale du pays, 50% de la population urbaine et 70% du parc automobile immatriculé sur une superficie qui équivaut à seulement 0,3 % du territoire national », ajoute le Cetud. Vivement la construction de l’autopont de Yoff et des douze autres prévus dans la capitale soit en mode fast-track

ANNÉE ACADÉMIQUE 2017-2018: L’ETAT DISPOSÉ À APURER LE RELIQUAT DE LA DETTE DUE AUX EPES

Dakar, 13 nov (APS) – Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) a renouvelé ‘’sa disposition à apurer intégralement le reliquat de la dette due aux établissements privés d’enseignement supérieur (EPES), pour l’année académique 2017-2018, au plus tard le 31 décembre 2019’’, a appris l’APS, mercredi.
‘’Le MESRI renouvelle sa disposition à apurer intégralement le reliquat de la dette due aux établissements privés d’enseignement supérieur (EPES), pour l’année académique 2017-2018, au plus tard le 31 décembre 2019’’, indique un communiqué transmis à l’APS.
Selon la même source, cette décision a été prise lors d’une rencontre tenue le mardi 15 octobre dernier à Dakar, entre des représentants du MESRI et le cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal (CUDOPES).
La réunion a été présidée par le directeur de cabinet du MESRI, précise le communiqué, soulignant que ‘’la rencontre s’est tenue dans une bonne atmosphère’’.
Le texte indique qu’à cette occasion, le représentant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a rappelé que les deux piliers essentiels du secteur sont constitués de l’enseignement supérieur public et l’enseignement supérieur privé.
Il a renouvelé l’engagement de son département ‘’à travailler avec et sur l’enseignement privé, en accompagnant les EPES’’. Il a aussi assuré que le MESRI va continuer à prendre en charge le coût de la formation des étudiants déjà orientés dans les EPES par l’Etat du Sénégal.
Les représentants des établissements privés d’enseignement supérieur, notamment le coordonnateur et le chargé de la communication du cadre unitaire des organisations des établissements privés d’enseignement supérieur du Sénégal, en ont pris acte et se sont félicités de l’esprit de dépassement qui a prévalu lors de cette rencontre.SG/ASG

A vos cartes, étudiant et personnel!

http://www.dakarmatin.com/Entrer au sein du campus social de Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) n’est plus une chose aisée. Aucune entrée n’est permise sans présentation de la carte d’étudiant et autres badges d’accès pour le personnel administratif et enseignant.
Pour faire face à l’insécurité au campus social de l’université cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), le centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a pris de nouvelles mesures de sécurité. Il s’agit de mettre les étudiants dans les meilleures conditions sécuritaires et de travail possible. Cette opération de sécurisation n’est pas anodine. Les services de Abdoulaye Sow, directeur général du COUD, avaient procédé à une arrestation d’étudiants à la chambre 39 du pavillon D, pour détention et trafic de chanvre indien, dont la quantité est estimée à 500 grammes.
Ainsi, d’importants dispositifs sécuritaires sont mis sur pied dans les entrées du campus social. En face de l’avenue Cheikh Anta Diop, 4 vigiles se pointent devant les portes électriques sécurisées en fer pour mieux filtrer l’accès et les sorties au sein du campus. «Désormais pour accéder à l’intérieur, il faut se munir soit de sa carte d’étudiant ou de sa pièce d’identité», renseigne le vigile trouvé devant la porte.
Selon Khalifa Diagne, cette nouvelle mesure concerne l’ensemble de campus sociaux. Elle vise à répondre la logique du nouveau directeur du COUD selon laquelle de moderniser les universités en matière de sécurité.
Le chef de département de gestion de la cité universitaire affirme que cette décision a été retenue à la suite d’une série de rencontres entre le nouveau directeur et les différentes parties prenantes, notamment les étudiants.
«La sécurité fait défaut dans les campus sociaux surtout au niveau des entrées», explique-t-il. Ainsi, Abdoulaye Sow a pris la décision de confectionner des portes au niveau de chaque entrée mais également de mettre en place un dispositif de contrôle et de filtrage des personnes et des biens et même des véhicules.
«De plus, il y’aura également d’autres contrôles qui se feront à l’intérieur de la cité. Nous avons mis un dispositif de veille en termes de renseignement pour afin arriver à identifier toutes les personnes qui ont des présences suspectes dans les cités universitaires et également à veiller à ce que les activités illicites comme le trafic de drogue ou autres ne se passent plus dans les campus sociaux», informe Khalifa Diagne.
Pour le bon déroulement des contrôles, le chef de département de gestion de la cité universitaire invite les étudiants à être compréhensifs sur le système de contrôle et de filtrage.
«Cette mesure va permettre de renforcer la sécurité des étudiants et des personnels surtout en cette période ou plusieurs menaces comme le terrorisme ou le trafic de drogue sont fréquents», confie Oumar Barry, étudiant en master2 au département. Dans la même foulée, Mamadou Hamidou Sy, étudiant, se félicite de «cette belle initiative» tout en invitant également à ses camarades étudiants à accompagner le directeur dans son projet. «La nouvelle mesure va permettre de faire face à l’insécurité qui a toujours sévi au sein du campus comme le vol, le trafic de chanvre indien et autre qui ne riment pas avec le vrai comportement de l’étudiant» se réjouit M.SY.

Baye Oumar Guèye«Le problème du diabète au Sénégal, c’est l’ignorance»

http://www.sudonline.sn/Pour réduire la prévalence du diabète, l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques (Assad) compte s’appuyer sur la sensibilisation et l’éducation. Toutefois, il poursuit le plaidoyer  pour la réduction des prix des bilans. L’Assad préconise, en outre, la formalisation avec la Direction des Etablissements de santé pour voir comment trouver une convention lorsqu’un diabétique nécessite une hospitalisation dans l’urgence, pour tout ce qui est analyse et  revoir le coût du séjour à l’hôpital. Toutefois, le président de l’Assad, Baye Oumar Guèye, a fait savoir que «le problème du diabète au Sénégal, c’est l’ignorance».
Entretien !

Le taux de prévalence reste élevé chez les personnes diabétiques, avec 3,4% au niveau de la population générale ? Comment comptez-vous vous y prendre pour le faire baisser ?

Pour réduire la prévalence, l’association doit se baser sur trois choses. La première est la sensibilisation et l’éducation sous trois angles. Il s’agit d’abord de faire en sorte que les Sénégalais qui n’ont pas le diabète puissent savoir comment tout faire pour éviter la maladie. Pour cela, on va  procéder par le dépistage, ce que nous ne cessons de faire depuis trop longtemps, en organisant chaque année une série de campagnes dans toutes les régions du Sénégal. Le deuxième rôle, c’est de faire de telles sortes que les gens qui ont le diabète ne développent pas des complications. Et c’est là qu’intervient la prévention. Il y a aussi  l’auto contrôle qui permet aux diabétiques de pouvoir contrôler à chaque fois que de besoin le taux de la glycémie. La troisième chose, c’est ceux qui ont le diabète et qui développent des complications, comment faire pour repousser le maximum possible le pronostic vital, c’est-à-dire garder encore le patient en vie malgré l’apparition des complications. Pour résumer, la première partie, c’est de la prévention parce que dans les pays en développement, le meilleur moyen de combattre le diabète, c’est de lutter contre l’apparition de la maladie à savoir de procéder par  la sensibilisation, la communication. Et c’est cela notre tâche en tant qu’association d’utilité publique reconnue par un décret présidentiel parce qu’on s’est rendu compte que le problème du diabète au Sénégal, c’est l’ignorance.

Sur quel levier l’association compte-t-elle s’appuyer pour atteindre les cibles ?

Lorsque qu’un membre de la famille est diabétique, c’est toute la famille qui l’est. Tu dois respecter le régime alimentaire. Si c’est le papa ou la maman, toute la famille se soumet au régime et les Sénégalais ont cela de particulier, cette générosité dans l’accompagnement. Une générosité qu’il faut désormais renforcer car  le diabète est à l’intérieur des familles, les gagne et surtout n’épargne aucune des catégories de la société, à savoir enfant, homme, femme: tout le monde est exposé.  Il faut maintenant faire comprendre que la chose à faire, c’est d’arriver à conscientiser ce petit noyau qu’est la famille et l’essentiel est gagné. Des bons comportements pourront ainsi ressortir  sur le mode d’alimentation qui pourra aider la personne diabétique.

En dehors du centre Marc Sankalé  de Dakar pour la prise en charge du diabète, qu’en est-il des régions ?

Pratiquement, aujourd’hui, la prise en charge est décentralisée. Nous disons que nous avons des antennes dans les régions. Mais il y a des programmes qui s’appellent biopsie et il y a la région de Kaolack et de Toubatoul qui en bénéficient. Ces deux localités disposent des centres. Il s’y ajoute, dans tous les hôpitaux présentement, il y a des pavillons spécialisés pour diabète. Donc, le problème de la décentralisation mérite d’être souligné, si elle n’est pas effective, elle est aujourd’hui mise en œuvre. Et, dans le cadre du programme de lancement de la lutte contre le diabète, cette fonction est très prise en charge par les autorités. Maintenant, il faut toujours renforcer pour permettre aux personnels de santé de pouvoir se spécialiser le maximum possible.

Le diabète reste une maladie onéreuse; près d’un million/an, ce n’est pas donné à tout le monde. Comment s’organise l’Assad pour la prise en charge ?

Nous avons une coopérative de vente au niveau de Marc Sankalé à des prix accessibles. Par exemple, l’insuline se vend le moins cher au Sénégal que dans les pays de la sous-région et même ailleurs. Sur ce point, nous avons la chance pour les couches défavorisées. Au niveau de la coopérative, vous vous rendrez compte qu’on prend en charge les diabétiques démunis et surtout ceux qui viennent d’être hospitalisés et qui en formule la demande par le biais de l’assistant social. Nous arrivons quand-même à faire face à cette forte demande, même s’il y a encore du travail à faire. Du mieux que nous pouvons, nous arrivons à satisfaire cette demande.

Le diabète n’est pas pris en charge par la Couverture maladie universelle (Cmu). N’est-ce pas un autre combat pour l’association ?

Ça, c’est la grosse problématique. Les maladies chroniques au Sénégal sont des maladies qui coûtent excessivement chères. Le bilan annuel pour le diabétique est assez élevé. On a parlé d’environ un million. Mais imaginez-vous dans ce million, si vous avez des complications, cela va augmenter. Imaginez-vous, une personne âgée avec des complications, vous prenez des médicaments pour la tension, des médicaments pour la cataracte et vous additionnez le tout, c’est très cher. Aujourd’hui, le combat principal, c’est comment trouver un moyen, par le biais d’une assurance, par le biais de la Cmu ou autres ? Comment justement arriver à trouver un bon mécanisme ?
Nous en avons une idée et nous allons certainement en discuter avec les autorités pour trouver une assurance qui permettra non seulement de protéger les plus démunis, mais avec des mécanismes de cotisation assez faible qui pourront être juste admis par les malades. Nous sommes en train d’y réfléchir et, au besoin, nous verrons avec les autorités pour trouver la formule la mieux adaptée parce qu’une maladie chronique, c’est une maladie pérenne et couteuse qui nécessite la prise en charge. Et  si vous n’avez pas d’assurance ou de mécanisme pour aider ces couches vulnérables, c’est la galère.

Dans l’urgence, qu’est-ce qu’il y a lieu de faire pour une sortie de crise ?

D’abord, au niveau des hôpitaux, pour les hospitalisations, il faudrait qu’on arrive à signer des conventions avec les structures hospitalières. Maintenant, il faut le formaliser avec la Direction des établissements pour voir comment trouver une convention lorsqu’un diabétique nécessite une hospitalisation dans l’urgence, pour tout ce qui est analyse et  revoir le coût de l’hospitalisation. Cette idée, peut-être en un premier temps, peut permettre aux diabétiques en aval de pouvoir trouver un moyen lorsqu’une complication s’installe et nécessite une hospitalisation dans l’urgence. Maintenant, la discussion, c’est de voir chacun en fonction de ses possibilités, comment lui permettre de payer. Mais tout se discute et tout doit être mis en place, parce que l’urgence et là et cette maladie gagne du terrain, occasionne des complications et dangereusement elle réduit la qualité de vie des Sénégalais.

Des activités ont été organisées par l’association l’année dernière, est-ce qu’on peut avoir le bilan ?

Le bilan de l’année dernière a été assez satisfaisant, avec l’inauguration d’une Maison de diabétique à Rufisque pour la sensibilisation. Nous avons également organisé des dépistages un peu partout et nous en avons fait dans les écoles. On a organisé des séances de dépistage dans certains quartiers sur plus de 6000 personnes, à travers le Sénégal, pas seulement à Dakar, mais aussi dans  les antennes régionales qui ont travaillé en leur sein. Et c’est véritablement une expérience extraordinaire. Donc, en termes d’organisation, de sensibilisation et d’éducation, nous avons véritablement eu une satisfaction totale, même si notre vocation première reste de sensibiliser et d’éduquer. Aussi nous l’avons fait de concert avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale.

Pour ce qui est de la disponibilité des médicaments, n’enregistrez-vous pas souvent des épisodes de ruptures?

Depuis un certain temps, il y a une bonne organisation de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna). Nous n’avons pas, ces deux dernières années, connu ou constaté de rupture. Nous ne connaissions pas de ruptures, mais des tensions existaient de temps en temps. Toutefois, celles-ci ont été contenues jusqu’à ce que, finalement dans les deux années, nous n’avons connu ni de rupture encore moins de tensions. Nous souhaitons, et c’est notre grande prière, que ces ruptures et tensions soient véritablement de mauvais souvenirs. Et, c’est grâce aux efforts des uns et des autres que nous arrivons à stabiliser le stock. Au niveau même de l’association, à chaque fois qu’il y a rupture, nous arrivons à avoir un stock pour sauver ce qui peut l’être c’est-à-dire permettre aux diabétiques qui veulent acheter, de savoir qu’il y a un stock au sein de notre association.

Quelles sont les perspectives pour l’Assad ?

Il faudrait qu’on se batte pour que l’Etat arrive à comprendre qu’il faut subventionner ces médicaments pour les diabétiques de type 2 qui représente 20% des diabétiques. C’est notre défi et nous nous battons pour cela car les antidiabétiques oraux sont excessivement chers. Il faut aujourd’hui, au niveau du diabète de type 1, relever  aussi le défi

EPIDEMIES, INONDATIONS, TREMBLEMENTS DE TERRE, CATASTROPHES NATURELLES :Tous les hôpitaux du Sénégal vont bénéficier d’un ‘’Plan blanc’’ en 2020

http://www.enqueteplus.com/node La gestion des urgences sanitaires, en cas d’épidémies, de catastrophes et autres accidents, préoccupe les acteurs. Le docteur Abdoulaye Bousso annonce que les hôpitaux vont bénéficier d’un ‘’Plan blanc’’ qui leur permettra de prendre en charge les victimes.
Tous les hôpitaux du Sénégal auront un ‘’Plan blanc’’ validé et testé, d’ici le premier semestre de 2020. Cette révélation est du directeur général du Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous) le Dr Abdoulaye Bousso. Selon l’urgentiste, les tests de ces plans ont commencé à être réalisés depuis le mois de décembre dernier. Ils vont ensuite être adoptés en 2020.
Le directeur général du Cous s’exprimait en marge d’un atelier sur le Programme de sensibilisation et de soutien à l’augmentation des ressources financières pour la prévention des épidémies et la gestion des urgences, organisé par l’Ong 3D.  Ce plan est une rédaction des tests par des exercices de simulation pour faire face à toute éventualité liée aux catastrophes naturelles, aux épidémies, aux inondations, aux tremblements de terre, entre autres. Pour le Dr Bousso, les premiers drafts issus des différents plans sont déjà réalisés.  La prochaine étape, dit-il, sera de tester tous ces plans, de faire un exercice sur table dans chaque hôpital, avant de passer aux exercices sur le terrain.
Par ailleurs, il soutient que la sécurité sanitaire est devenue ‘’une composante essentielle’’, dans le cadre de la sécurité nationale et internationale, compte tenu des nombreuses menaces sanitaires auxquelles nos différents pays peuvent faire face.  ‘’Tous les pays ne sont pas à l’abri des épidémies ou des maladies infectieuses, à cause de ce qu’on a comme développement des transports, changement climatique et autres. Même si beaucoup de stratégies sont en train de se développer au Sénégal pour gérer notre sécurité sanitaire nationale. Il faut plus d’efforts et la mise en place des recommandations du règlement sanitaire international’’, prévient le Dr Bousso.
Depuis 2016, fait-il savoir, le Sénégal a subi son évaluation externe. ‘’Aujourd’hui, il est en train de mettre en œuvre un plan pour essayer d’atteindre les objectifs afin de bien mettre en place ce règlement international qui permettra de mieux protéger le pays face aux événements de santé publique’’.

Renforcer capacités de détection, de prévention et de réponse

S’agissant de l’impact de la sécurité sanitaire au niveau de la population, ce dernier a souligné que le fait de vouloir devenir un hub en termes de transport aérien avec l’Aibd, est source de risques de maladie. Ce qui est important, à ses yeux, pour le Sénégal, dans le cadre du règlement sanitaire international, c’est de renforcer ses capacités dans la détection, la prévention et la réponse. Ce, même si des efforts considérables sont en train d’être faits dans ce domaine pour pouvoir se mettre à niveau.
Pour rappel, une urgence sanitaire est tout événement qui peut impacter sur la santé des populations en général. La plupart du temps, on met en exergue les épidémies, les notions de maladies infectieuses.VIVIANE DIATTA

Éducation sexuelle au primaire: La résistance s’organise

https://www.seneweb.com/Afin d’éviter que la sexualité soit introduite à l’école primaire, comme le veut Human Rights Watch, l’Ogn Jamra, en compagnie de syndicats d’enseignants, a décidé de monter la garde. Mais le ministère de l’Éducation rassure.
Pas de sexualité dans nos écoles primaires ! C’est le cri de ralliement de la société civile, Jamra en l’occurrence, aidé en cela par certains syndicats d’enseignants. Ces acteurs soupçonnent l’Etat du Sénégal de vouloir introduire l’éducation sexuelle dès l’élémentaire, sur recommandation de Human Rights Watch.
Dans son rapport publié octobre 2018 relatif à « l’exploitation, l’harcèlement et les abus dans les écoles secondaires au Sénégal » l’Ong dit avoir constaté que les établissements scolaires ne sensibilisent pas suffisamment les mineurs à la sexualité, à la santé reproductive et à leurs droits sexuels et reproductifs.
Partant de cela, Human Rights Watch propose, à travers ce document, « un programme complet d’éducation sexuelle conforme aux normes internationales en vigueur, et garantir l’accès des jeunes à des services de santé répondant à leurs besoin ».
Un scandale selon l’Ong Jamra, qui réfute catégoriquement l’introduction de l’éducation sexuelle dans les établissements. « La proposition scandaleuse de HRW qui, sur la base de financement à coût de milliards, est en train de chercher à convaincre le gouvernement d’introduire l’éducation sexuelle dès la maternelle. Et nous sommes dans un pays où il y a toutes les religions révélées. Le Sénégal est un pays de valeurs. L’école n’est pas un lieu d’apprentissage du sexe », a laissé entendre Mame Makhtar Gueye, vice-président de l’Ong Jamra joint par téléphone par Seneweb.
Jamra renseigne que le plus alarmant dans ce rapport préliminaire est qu’il est truffé à chaque paragraphe du mot « genre ». Ce qui est suspect, aux yeux de Mame Makhtar. D’où ce combat mené en collaboration avec le Cusems/A dirigé par Dame Mbodji.
Le Sels/Authentique conduit par Abdou Faty compte rejoindre les rangs. « Nous sommes vraiment en phase avec nos camarades du Cusems et Jamra. Nous sommes contre cet état de fait. Et nous battrons jusqu’à notre dernière énergie contre ces pratiques là qui viennent des pays où il n’y a pas de religions, où il n’y a pas de valeurs », dénonce Abdou Faty du Sels/ A.
À l’en croire, chaque société a ses réalités. Selon lui, il est impensable aujourd’hui que le Rwanda s’attache à ses valeurs, travaille sur sa langue nationale et que le Sénégal soit à la traîne. Que des Européens nous donnent leur argent pour qu’on puisse dérouler des programmes.
Quant à l’Union nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal, elle fustige la démarche adoptée dans l’enquête menée au Sénégal par Human Rights Watch. « Comment une Ong de cette envergure peut mener une enquête sans prendre langue avec des associations des parents d’élèves et la communauté éducative nationale. Pour voir ensemble le pourquoi de cette enquête et à quelle fin cette enquête devait être faite ? », s’interroge Adoulaye Fané président de l’Unapees.
Fané se dit « foncièrement contre » l’instauration de l’éducation sexuelle à l’école primaire. « Nous appelons encore l’Etat à prendre ses responsabilités. Le rôle régalien de l’Etat, c’est d’assurer l’éducation à tous les Sénégalais », rappelle-t-il.
Ministère de l’Éducation : « Dans les curricula, il n’y a pas d’éducation sexuelle… »
Contacté par Seneweb sur la question, le ministère de l’Éducation nationale nie toute volonté d’introduire un tel module dans l’enseignement. Si l’on en croit Mouhamadou Moustapha Diagne depuis la publication du rapport de l’Ong en question, aucune réponse positive n’a été donnée à cette recommandation.
« Nous sommes dans un pays éminemment religieux. Dans le curricula, il n’y a pas d’éducation sexuelle et il n’y en aura pas. Nous sommes dans un pays de pudeur. C’est vrai que HRW avait recommandé sur son rapport à l’Etat d’introduire la sexualité dans les programmes. Mais le ministère avait clairement indiqué que nous ne sommes pas sur cette voie d’introduire une quelconque éducation sexuelle dans les programmes pédagogiques », rassure le directeur de la formation et de la communication du ministère.
Dans tous les cas, Jamra, en collaboration avec Cusems/A, envisage de faire une tournée dans les foyers religieux du pays pour inviter les guides religieux à lutter contre l’éducation sexuelle dans nos établissements. Ils comptent ainsi visiter Tivaouane, Ndiassane, Touba, Madina Baye, Yoff… Il en sera de même pour l’Eglise afin que ce combat soit porté aussi par les écoles privées catholiques.

1er Rapport Sexuel: Tamba, Kédougou Et Kolda Débutent Avant 17 Ans

https://www.xibaaru.sn/La sexualité reste relative à tout ce qui a trait à notre vie sexuelle. Et la relation en couple, un segment, est sans doute la plus prisée. Même l’éducation à la sexualité demeure taboue.
Ainsi, sur un total de 800 ménages, l’enquête démographique et de santé continue de 2017 révèle, entre autres, que les femmes des régions de Tambacounda (17 ans), Kédougou (16 ans), Kolda (17 ans) débutent plus tôt leur vie sexuelle. Par contre, dans les régions de Dakar et Thiès, la vie sexuelle s’amorce à l’âge de 20 ans
Et, le document de souligner que 31,7% des femmes âgées entre 20-24 ans ont eut leurs premiers rapports sexuels avant l’âge de 18 ans. Chez les hommes, ils sont 16, 4%.
Chez les adolescents de 15-19 ans, 6% des femmes et 5% des hommes ont eu leurs premiers rapports sexuels avant 15 ans. Autres statistiques, les femmes de 25-49 en milieu urbain ont leurs premiers rapports sexuels à un âge plus tardif, 21 ans. que celles évoluant dans le monde rural, 18 ans.
Selon les résultats de l’étude, 44,3% de femmes et 73,9% d’hommes utilisent le préservatif…

Rapport sur les violences sexuelles au Sénégal: 8% des femmes sont victimes et ont entre 15-49 ans ont été victimes

XALIMANEWS – Selon un rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), 8% des femmes au Sénégal, entre 15-49 ans, ont été victimes de violences sexuelles. L’enquête concerne un total de 8.800 ménages.
Le doucement indique une première expérience avant 18 ans parmi les femmes sans niveau d’instruction contre 20 ans pour celles ayant un niveau primaire.
« L’âge médian aux premiers rapports sexuels chez les femmes de 25-49 ans augmente avec le niveau d’instruction », note-t-on dans le rapport.
Les femmes ayant un niveau moyen/ secondaire ou plus, connaissent leur première expérience sexuelle à l’âge de 24 ans, soit six ans plus tard que celles non instruites.
Chez les hommes de 25-59 ans, l’âge moyen aux premiers rapports sexuels est plus précoce du côté de ceux sans aucun niveau d’instruction, poursuit le document de l’enquête menée par l’Ansd.
Évoquant la violence basée sur le genre, l’enquête note qu’au Sénégal, 27% des femmes de 15-49 ans ont subi des violences physiques depuis l’âge de 15 ans et l’auteur de ces actes est dans 55% des cas, le mari ou le partenaire.
Le document de souligner que 8% des femmes entre 15-49 ans ont été victimes de violence sexuelle à un moment quelconque de leur vie. Les femmes en rupture d’union en sont plus victimes (18%).

Rapport: l’Ansd dévoile les chiffres de la sexualité au Sénégal

IGFM – Pour fournir des estimations actualisées des indicateurs démographiques et de santé, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a mené une enquête sur un total de 8 800 ménages. Dans son rapport final, la structure a pu obtenir des chiffres détonants de révélations. Particulièrement sur la sexualité des Sénégalais.
L’enquête était presque passée inaperçue aux yeux des médias sénégalais, jusqu’à ce que de manière presque anodine, au cours d’un atelier de communication et de plaidoyer à l’intention des bloggeurs sur la Planification familiale et la santé de la reproduction, tenu hier à Thiès, une certaine Madame Camara en touche mot. «Au Sénégal, l’enquête démographique et de santé continue de 2017* a révélé que 15,6%  chez les filles et 33, 6% chez les garçons ont eu leur premier rapport sexuel avant l’âge de 18 ans. De plus 38% des 20-24 sont mariés avant 18 ans. A propos de l’utilisation de préservatif, ils sont 44,3% et 73,9% respectivement de femmes et d’hommes. Là où les besoins non satisfaits sont estimés à 25%», a expliqué la dame qui a mené son exposé sur la santé de la reproduction dividende démographique politique et défis. De quoi mettre L’Observateur sur la piste du rapport qui traite de la démographie et de la santé des Sénégalais. Et particulièrement de leur sexualité.

 «Les premiers rapports sexuels ne se passent toujours pas dans le cadre de l’union»

Dans ce rapport de plus de 600 pages d’enquête menée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), il est souligné qu’au Sénégal, 31,7% des femmes âgées entre 20-24 ans ont eu leur premier rapport sexuel avant l’âge de 18 ans. «Chez les hommes, ils sont 16,4% à avoir vécu cette expérience avant18 ans. Parmi les adolescents de 15-19 ans, 6% des femmes et 5% des hommes ont eu leurs premières relations sexuelles avant d’atteindre les 15 ans. Dans ce même groupe d’âges, 6% des femmes, mais aucun homme, avaient déjà contracté une union avant 15 ans. Moins d’un pour cent des femmes et aucun homme n’avait eu d’enfant avant l’âge de 15 ans», détaillent les enquêteurs dans le rapport.
L’étude montre également que l’âge médian aux premiers rapports sexuels chez les femmes âgées de 25-49 ans est de 19 ans. Il est légèrement inférieur à l’âge médian d’entrée en première union (20 ans). «Ce qui prouve que chez les femmes, les premiers rapports sexuels ne se passent toujours pas dans le cadre de l’union», explique-t-on dans le document. Toutefois, l’âge médian aux premiers rapports sexuels est plus élevé chez les hommes de 25-49 ans. Il est estimé à 23 ans.
L’étude démontre aussi une tendance à une légère hausse entre 2010-2011 et 2017 de l’âge médian aux premiers rapports sexuels des femmes de 25-49 ans. «Evalué à 18 ans en 2010-2011, il est passé à 19 ans en 2017», explique le rapport. On note la même tendance à la hausse chez les hommes, l’âge médian aux premiers rapports sexuels étant passé de 22 à 23 ans, selon les enquêteurs. Toutefois, les statistiques varient selon le milieu de résidence. Les femmes de 25-49 ans vivant en milieu urbain ont leurs premiers rapports sexuels à un âge plus tardif (21ans) que celles évoluant dans le monde rural (18ans). Même si chez les hommes, aucune variation n’est notée entre les milieux de résidence. Les femmes des régions de Tambacounda (17 ans), Kédougou (16 ans), Kolda (17ans) et Sédhiou (17ans) débutent plus tôt leur vie sexuelle. À l’inverse, cet âge est plus tardif dans les régions de Dakar (22 ans) et Thiès (20 ans).

«8% des femmes âgées entre 15-49 ans ont été victimes de violence sexuelle»

L’âge médian aux premiers rapports sexuels chez les femmes de 25-49 ans augmente avec le niveau d’instruction. «Il est, soutient le rapport, de 18 ans parmi les femmes sans niveau d’instruction contre 20 ans pour celles ayant le niveau primaire. Les femmes ayant un niveau moyen/secondaire ou plus connaissent leur première expérience sexuelle à l’âge de 24 ans, soit six ans plus tard que celles non instruites.» «Chez les hommes de 25-59 ans, l’âge moyen aux premiers rapports sexuels est plus précoce du côté de ceux sans aucun niveau d’instruction», poursuit l’enquête menée par l’Ansd.
Evoquant la prévalence des violences basées sur le genre, l’enquête note qu’«au Sénégal, 27% des femmes de 15-49 ans ont subi des violences physiques depuis l’âge de 15 ans et l’auteur de ces actes est dans 55% des cas, le mari ou le partenaire». Le document souligne que «huit pour cent (8%) des femmes âgées entre 15-49 ans ont été victimes de violence sexuelle à un moment quelconque de leur vie. Les femmes en rupture d’union en sont plus victimes (18%).» Toutefois, 5% des célibataires subissent ce type de violence. Les pourcentages sont les plus élevés dans les régions de Fatick (13%) et de Thiès (11%). Avec 3%, la région de Sédhiou enregistre le pourcentage le plus faible.
L’enquête démographique et de santé (Eds) continue de 2017 a également souligné que «28% des femmes en union âgés entre 15-49 ans ont recours à une méthode contraceptive. Les 26% utilisent la méthode moderne et 2% celle traditionnelle. Une étude comparative des résultats des enquêtes précédentes montre que la prévalence contraceptive moderne parmi les femmes en union continue d’augmenter». De 16% en 2012-2013, la prévalence est passée à 21% en 2015 pour atteindre 26% en 2017.
Selon les résultats de l’étude, les méthodes modernes les plus utilisées par les femmes en union sont les injectables (10%) et les implants (8%). «La prévalence de la contraception moderne a augmenté de manière continue pendant les dernières années, passant de 16% en 2012-2013 à 26% en 2017. Cependant, 22% des femmes (de 15-49 ans en union) ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale, dont 16% pour espacer les naissances et 6% pour les limiter. Par contre, 28% des femmes en union se disent satisfaites», fait savoir le document de plus de 600 pages. «Plus de la moitié des femmes n’utilisant pas de contraception au moment de l’enquête (58%) n’ont manifesté aucune intention d’en faire usage dans le futur. A l’opposé, 33% ont l’intention d’en utiliser une ultérieurement», lit-on plus loin. Les méthodes modernes de contraception comprennent la stérilisation masculine et féminine, les injectables, le dispositif intra-utérin (Diu), les pilules contraceptives, les implants, le condom masculin et le condom féminin, la méthode des jours fixes (Mjf), la méthode de l’Allaitement maternel et de l’Aménorrhée (Mama) et la pilule du lendemain.
L’enquête a indiqué par ailleurs une légère diminution de la prévalence du Vih parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans. «Au Sénégal, 0,5% des femmes et 0,4% des hommes de 15-49 ans sont positifs au VIH. Chez les hommes de 15-59 ans, la prévalence monte à 0,5%. Dans l’ensemble, la prévalence du Vih parmi les femmes et les hommes de 15-49 ans, a diminué passant de 0,7% en 2010 à 0,5%, en 2017», indique l’étude faite sur un total de 8 mille 800 ménages, dont 4 092 en milieu urbain et 4 708 en milieu rural.AIDA COUMBA DIOP

Le valium injectable en rupture depuis deux mois

http://www.dakarmatin.com/Le valium injectable est en rupture de stock depuis deux mois. La Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) confirme la pénurie, mais révèle que ce n’est pas à leur niveau. La Pna a introduit les demandes, mais c’est les signatures de l’autorisation qui traînent, explique sur Rfm Dr Sokhna Gaye, la cheffe de gestion des stocks à la Pna. «Depuis deux mois, le valium injectable est en rupture.
Au niveau de la Pna, depuis le mois de mai, on a eu un stock qui était périmé. Certainement parce que c’était disponible dans les officines privées. Et quand les gens s’approvisionnent dans les officines privées, nous, nos stocks sont là et attendent. Malheureusement, quand les stocks des officines privées étaient épuisés, les nôtres étaient déjà en péremption».
Docteur Gaye de poursuivre : «Mais quand bien même on avait pris des mesures conservatoires. Parce qu’on avait passé déjà la commande. Et comme c’est un produit à réglementation, il fallait l’autorisation d’importation qu’on avait envoyée à notre fournisseur pour une livraison. On avait déposé deux demandes pour le comprimé et l’injectable. Le comprimé est déjà arrivé. Mais le fournisseur attend l’autorisation d’exportation au niveau de son pays pour l’injectable.»

LÉGALISATION DE L’HOMOSEXUALITÉ–LA RADDHO DÉCHIRE LA RECOMMANDATION DES NATIONS UNIES

NETTALI. COM – La recommandation des Nations unies invitant le Sénégal à légaliser l’homosexualité fait réagir la Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho). L’organisation qui animait une conférence de presse sur l’affaire Karim Wade, ce jeudi 14 novembre, désapprouve la demande de l’Onu qui a demandé à l’Etat du Sénégal de revoir l’article 319.3 du code pénal qui réprime les pratiques d’actes contre nature.
La Rencontre africaine de défense des droits de l’homme (Raddho) n’est pas d’accord avec l’Organisation des Nations unies qui recommande au Sénégal de dépénaliser les délits liés à l’homosexualité. Cette recommandation n’agrée pas la Raddho qui l’a dit en conférence de presse ce jeudi. “Nous sommes contre la promotion de l’homosexualité. Il faut dépénaliser ce qui est pénalisé. Au Sénégal, c’est l’acte contre nature qui est pénalisé”, a déclaré Sadith Niass. Qui, au passage, a invité Mame Matar Guèye de l’Ong Jamra à divulguer la liste des organisations qui ont des récépissés et qui soutiennent les homosexuels au Sénégal.
Cependant, même s’il est contre l’homosexualité, le secrétaire général de la Raddho n’apprécie pas les attaques proférées contre les organisations de défense des homosexuels. “Il ne faudrait pas qu’on stigmatise les organisations. Nous sommes pour la protection des personnes quelles que soient leur orientation sexuelle, leur race, leur culture ou leur religion. Nous ne faisons pas de distinction lorsqu’il s’agit de protection des droits humains. Ces positions peuvent amener des amalgames, mais nous ne nous battons pas pour la dépénalisation de l’homosexualité”, a soutenu M. Niasse.

LANCEMENT OFFICIEL DE LA 14E BIENNALE DE DAKAR, LUNDI

Dakar, 14 nov (APS) – Le Musée des civilisations noires abrite lundi la cérémonie officielle de lancement de la 14e Biennale de l’art contemporain Dak’Art 2020, annonce un communiqué parvenu à l’APS.
La manifestation prévue à partir de 15 heures à l’auditorium du Musée des civilisations noires sera organisée en présence du ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, rapporte la même source.
La 14e Biennale, qui marque également les trente ans d’existence de l’évènement, est prévue du 28 mai au 28 juin 2020 sur le thème ‘’I NDAFFA (langue sérère)’’, forger en français.
Ce thème général renvoie à la création d’un monde nouveau et autonome, lequel nourrit la diversité des créativités contemporaines africaines, tout en projetant de nouvelles manières de raconter et d’appréhender l’Afrique, souligne le communiqué.YS/AKS

Maroc: 17 corps de migrants sénégalais enterrés en un mois

http://www.dakarmatin.com/Entre le 10 octobre et le 11 novembre 2019, dix-sept (17) corps de migrants sénégalais ont été enterrés à Tanger, au Maroc, rapporte L’Observateur dans la livraison de ce jeudi 14 novembre.
Le dernier cas, est un jeune du  nom de Babacar. Il a été porté sous terre, il y a quatre jours. Deux victimes ont pu être rapatriées à Dakar par leurs parents, alors qu’un candidat à l’émigration est porté disparu. Ses proches ont lancé un avis de recherche, ajoute la même source.
D’après les autorités consulaires au journal, l’ampleur du phénomène est presque la même pour les autres villes du Maroc comme Rabat ou Meknès…L’affaire n’est pas facile à cerner en raison de la bonne organisation de cette « mafia » autour des migrants.
Les personnes qui se sont confiées à L’Observateur révèlent que le trafic est organisé de Dakar où un responsable se charge de traiter avec les potentiels candidats à l’émigration par la mer.
A partir du moment payé par le candidat (3 à 4 millions, selon les organisations), le point focal de Dakar se charge de trouver un passeport et payer un billet d’avion pour Casablanca. Arrivé, le candidat est pris en charge par le deuxième maillon de la chaîne qui lui assure un logement et tout avant de faire le convoyage par groupe de 40 personnes par le troisième maillon

LE VIVRE-ENSEMBLE DISSÉQUÉ AU GINGEMBRE LITTÉRAIRE

https://www.seneplus.com/Quels défis supposent la cohabitation harmonieuse dans la société ? Quels en sont les contours ? Quid de la culture dans un contexte globalement marqué par le repli sur soi ? Éléments de réponse avec Penda Mbow, El Hadji Hamidou Kassé et Al Amine Kébé
« Vivre ensemble », c’est sur ce thème qu’ont débattu le Professeur Penda Mbow, l’ancien chargé de communica- tion de la présidence de la République, El hadji Hamidou Kassé et l’économiste Al Amine Kébé. Chacun de ces panélistes a eu 15mn pour apporter sa contribution par rapport à ce thème qui a semé la controverse entre certains des intervenants. C’était hier lors de la ren- contre du « Gingembre littéraire » de Dakar tenue hier dans un établissement d’enseignement privé de la place.
Après Rufisque et Saint-Louis, Dakar a abrité hier son « Gingembre littéraire » dans un institut d’enseignement supérieur de la place. Une rencontre qui a réuni les panelistes Pr Penda Mbow, l’économiste Al Amine Kébé sur le thème du « Vivre ensemble ». D’après la présidente du « Mouvement Citoyen », prenant en premier la parole, ce thème vient à son heure parce que nous sommes dans une société où on a tendance à perdre le sens du bien-être. En effet l’historienne a, lors de son exposé, mis l’accent sur la cohabitation harmonieuse des différentes religions qui, selon elle, constitue un des piliers du vivre ensemble. « Je vais traiter d’abord de la cohabitation entre les différentes religions monothéistes mais aussi entre les religions monothéistes et les religions traditionnelles. L’Islam est entré au Sénégal depuis le 8ième siècle, mais au 11ième siècle s’étendait l’existence des mosquées. Et même plus loin, j’estime que ce que nous avons connu comme étant l’Islam civil au Sénégal est une cohabitation harmonieuse entres les conceptions traditionnelles et la religion musulmane pendant toute cette période qui a précédé la traite négrière. Mais aussi au- delà avec l’effondrement des pouvoir « Thiédo ». Ça veut dire simplement que nous avons un fond culturel aux identités multiples où chacun est respecté » a souligné le Pr. Penda Mbow. A l’en croire, le Sénégal est une exception car, malgré les crises politiques qu’il a connues, son peuple a toujours su garder sa maturité et un esprit de dépassement face à des situations difficiles. Ce qui constitue un acquis du vivre-ensemble dans notre pays sur ce plan malgré les mutations profondes qu’il a subies.
« Parmi les multiples crises que nous avons connues depuis l’indépendance du Sénégal, il y a eu l’éclatement de la Fédération du Mali mais aussi les évènements de 1962 marquant la séparation entre Mamadou Dia et Senghor ; 1968 et ses conséquences. 1967 l’année où fut assassiné Demba Diop. On a eu des difficultés sur l’assassinat de Me Babacar Sèye qu’on a réglées politiquement, qui pouvait déboucher sur une crise institutionnelle sans précédent. Pour le mouvement du 23 juin, à partir du moment où on avait retiré le projet de loi, tous les Sénégalais sont rentrés chez eux en attendant les élections. Dans un autre pays, ce ne serait pas été évident. Ça allait certainement dégénérer. Tous cela montre que la société a ses propres ressorts qui lui permettent justement de régler toutes les crises et d’avoir un dépassement quelle que soit la difficulté de cette crise », a ajouté la représentante du président de la République au Conseil permanent de la Francophonie.
Selon toujours l’enseignante chercheur au département d’histoire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, pour qu’il y ait une pérennisation du vivre-ensemble, il faudra réfléchir sur des défis énormes. Le premier est le défi de la démocratie dans un pays où presque 65 % des jeunes n’ont pas encore atteint la majorité. Et cette jeunesse a besoin d’être éduquée, d’être formée, qu’on lui offre des emplois, etc. Le deuxième défi est constitué par l’urbanisation qui va dans tous les sens avec comme conséquence la question de la terre.
Sans langue du bois, l’économiste Al Amine Kébé a assené ses vérités à l’assistance sur le thème du jour. Selon lui, le concept de « vivre-ensemble » ne fait pas l’unanimité dans notre pays. Pour cause, estime le panéliste, tant qu’il y a des déficits sur les quatre besoins fondamentaux à savoir l’alimentation, l’accès à l’eau potable, le toit, l’utilisation de l’énergie, on ne peut pas parler de vivre-ensemble. « Aujourd’hui, je constate dans notre pays que toutes ces facettes-là connaissent des déficits. Et dans l’entendement humain, tant qu’il y a ces déficits sur ces besoins, vous ne pouvez pas parler de vivre-ensemble. Le vivre-ensemble, tel que enseigné par Dieu, disons délégué depuis le monde céleste dans notre univers, se fonde sur l’utilisation intelligente de la nature pour faire de sorte que nous ne souffrions ni de faim, ni de soif, ni de déficit d’habitat, ni déficit d’énergie », a martelé l’économiste Al Amine Kébé dans son intervention.
Selon El Hadj Hamidou Kassé, le mode de vivre-ensemble, c’est être indifférent à la différence. Pour le ministre conseiller à la présidence de la République, si chacun brandissait sa casquette de musulman, de chrétien, d’animiste, d’artiste, élèves et professeurs, ça allait entacher le concept de vivre-ensemble. « Vivre ensemble, c’est non seulement être indifférent à la différence, mais c’est également savoir écouter pour entendre. Le vivre- ensemble postule la reconnaissance de différences et leur acceptation, la banalisation, l’indifférence. C’est comme en philosophie, c’est une approche basée non pas sur la différence mais sur le même que circule le principe de vie en commun ou de l’an commun qui circule pour mieux fonder justement notre vivre ensemble », a indiqué le journaliste et philosophe El Hadj Kassé. A rappeler que le « Gingembre littéraire » est une sorte d’Agora littéraire lancé par notre confrère Gorgui Wade Ndoye qui est établi à Genève, en Suisse.

LE SABRE D’EL HADJI OUMAR TALL ET D’AUTRES SUJETS AU MENU DES ÉCHANGES MACKY SALL-EDOUARD PHILIPPE, DIMANCHE

Dakar, 14 nov (APS) – Le président de la République, Macky Sall, présidera, dimanche, en compagnie du Premier ministre français, Édouard Philippe, en visite à Dakar, une cérémonie sur la restitution au Sénégal du Sabre du marabout et résistant sénégalais El Hadji Oumar Tall, a appris l’APS.
Macky Sall et Edouard Philippe, après leur entretien et une séance de signatures d’accords notamment économiques, présideront une cérémonie articulée autour de la restitution au Sénégal du Sabre d’El Hadji Oumar Tall, conformément aux engagements pris par le président de la République française, selon un communiqué de l’Ambassade de France au Sénégal.
Le Premier ministre français sera accompagné lors de sa visite (17 et 18) de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères, de Florence Parly, ministre des Armées, de Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition Écologique et Solidaire, chargé des Transports, d’Agnès Pannier-Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, de Gabriel Attal, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, de Laurent Nunez, Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, de parlementaires, de chefs d’entreprise et de personnalités culturelles.
Edouard Philippe va ensuite participer à un déjeuner de travail qui permettra de faire le point sur les feuilles de route avec les ministres s’agissant de la coopération économique, culturelle, dans la formation et le sport – dans la perspective des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar de 2022 – ainsi que sur les questions de mobilité et les enjeux migratoires, indique t-on
Le communiqué informe que le Premier ministre français ouvrira, lundi, avec le président Macky Sall, le Forum International de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.
Edouard Philippe ira également à la rencontre des militaires français notamment en charge du partenariat de formation avec les militaires sénégalais, note la source ajoutant qu’il assistera ensuite à une démonstration des forces spéciales sénégalaises.
A cette occasion, le Premier ministre français « rappellera l’importance de la coopération entre nos forces armées, en particulier sur la priorité de la lutte contre le terrorisme, et la place du Sénégal dans les forces multilatérales dans la région ».
Par ailleurs, le chef du gouvernement français va échanger avec de jeunes candidats en cours de recrutement aux postes de conducteurs du futur Train express régional (TER), « ce projet emblématique de la relation bilatérale entre la France et le Sénégal, qui devrait transporter à terme plus de 100 000 voyageurs par jour, permettra la création de plus de 700 emplois dans les prochains mois ».PON/OID/SBS

Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent: « lL nous faut une convergence sur nos politiques sécuritaires»(Amadou Ba, Ministre des Affaires étrangères)

https://www.dakaractu.com/La question sécuritaire s’est invitée aux débats de ce matin à Dakar, à l’occasion de l’ouverture de la réunion du comité de haut niveau sur le chantier Paix et Sécurité de l’Uemao. Cette rencontre de haute envergure à laquelle  ont pris part les experts, membres du comité, les représentants des pays, a été présidée par le ministre des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur, Monsieur Amadou Ba. Elle servait aussi de cadre pour évoquer les défis et enjeux de l’espace ouest africain.
À ce titre, le chef de la diplomatie sénégalaise a partagé avec les différents participants ses inquiétudes face à la recrudescence des attaques terroristes, les séries de crises qui sévissent dans l’espace Uemoa et surtout les menaces extrémistes dont le plus lourd tribut a été noté au Mali et au Burkina Faso. À l’en croire, il y a lieu de mettre en synergie toutes les actions et politiques enclenchées par les Etats membres pour la paix et la sécurité de la zone : seule voie à suivre pour faire face aux défis sécuritaires dans l’espace sous régional. « Il nous faut une convergence sur nos politiques sécuritaires », a-t-il affirmé.
La rencontre s’est terminée par la présentation d’un rapport produit par les experts sur la paix et la sécurité suivi de recommandations au nombre de 13 qui seront adressées aux différents organes et institutions de l’union ainsi qu’aux Etats membres. Tous les documents seront transmis demain à la conférence des Chefs d’Etat de l’Union.

Sahel: Quand l’exploitation artisanale de l’or nourrit le jihad

https://www.dakaractu.com/Les groupes jihadistes gravitant dans le Sahel ne manquent pas d’inspiration pour trouver une source de financement. Face à la raréfaction des rançons sur des enlèvements d’occidentaux, les terroristes semblent s’être tournés vers l’orpaillage. Et pas que pour le financement. Les sites d’orpaillage serviraient aussi de lieux de recrutement et de formation.
Selon un rapport de Crisis Group intitulé « Reprendre en main la ruée vers l’or au Sahel central » publié le 13 novembre, c’est la tendance dans au moins trois pays du Sahel.
« Alors que les rançons des prises d’otage, source importante de revenus pour les groupes jihadistes au Sahel, se raréfient, l’or peut constituer pour eux un nouvel atout, à des fins de financement mais également de recrutement », peut on lire sur le document dont Dakaractu a obtenu copie.
Ce risque est d’autant plus élevé, selon Crisis Group, que les orpailleurs considèrent parfois la présence des jihadistes comme une aubaine, et non comme une menace.
Selon le rapport, « les modes de financement varient d’une région à l’autre ».
« Dans le Soum burkinabè, des unités jihadistes sont rémunérées par les orpailleurs pour effectuer des missions de sécurité sur les sites. Dans les zones de Tinzawaten, Intabzaz ou Talahandak, au nord de la région de Kidal au Mali, le groupe jihadiste Ansar Eddine (membre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM)) n’exerce pas une présence armée destinée à la sécurisation du site, mais prélève la zakat (impôt religieux) auprès des orpailleurs et du reste de la population », explique Crisis Group.
Cette pratique n’est pas l’apanage du Groupe dirigé par Iyad Ag Ghali. Adnan Abou Walid et ses sbires, au sein de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), s’y adonneraient aussi.
Si les jihadistes trouvent leur compte dans ce nouveau business, les exploitants aurifères n’y trouvent pas à redire non plus. Cependant, « ils composent avec les groupes jihadistes moins par conviction que par pragmatisme ».
Des lieux de recrutement et de formation
Dans ses recherches, Crisis Group a constaté que les « les sites aurifères semblent être aussi des lieux de recrutement pour les groupes jihadistes ».
La tendance est remarquée « à l’Est du Burkina Faso ou dans le département de Torodi au Niger » où «  des prêches jihadistes qui appellent au respect de la Charia (loi islamique) sur les sites d’extraction, ont été rapportés.
La dernière remarque et non des moindres, c’est le fait que les sites aurifères soient utilisés comme des lieux de formation. « en matière d’explosifs », précise le rapport. Pour en attester, les auteurs du rapport convoquent les témoignages de membres de la Katiba Khalid Ben Walid, la branche sud d’Ansar Dine. Ils auraient rapporté avoir reçu une formation aux explosifs sur une des nombreuses mines d’or artisanale au nord de la Côte  d’Ivoire, près de la frontière malienne.
« Les filières aurifères constitueraient aussi une voie d’approvisionnement pour la fabrication d’engins explosifs improvisés (IED), en particulier dans le centre du Mali et dans certaines régions du Burkina Faso où le nitrate d’ammonium, commercialisé par des entreprises dans le Sahel, est le principal composant des IED », s’inquiète Crisis Group.
La réponse des États 
Quelle doit être dès lors la réponse des États concernés ? Crisis Group préconise la régularisation et la sécurisation des sites aurifères, en y associant des « acteurs non étatiques qui mènent déjà des opérations de sécurité sur certains sites aurifères ». « Il ne s’agit pas de déléguer la sécurisation des mines à des groupes militarisés qui pourraient échapper au contrôle de l’État et commettre des exactions contre des civils », prévient le rapport.
Pour l’Ong, « Il s’agit plutôt de reconnaître le rôle des acteurs locaux de sécurité, qui assurent déjà de facto des missions de police dans les mines et leurs alentours, et de mieux les encadrer ».
À un niveau sous-régional, il est suggéré aux États d’harmoniser leurs approches et leurs cadres de régulation pour mieux maîtriser les circuits de commercialisation. « Cela nécessite enfin, au niveau international, un contrôle renforcé des circuits d’exportation et d’importation » , conclut Crisis Group.
LA SECTION SÉNÉGALAISE DE L’UPF ORGANISE UNE RENCONTRE SUR LA PRESSE D’AGENCE AU SÉNÉGAL, SAMEDI
Dakar, 13 nov (APS) – La section sénégalaise de l’Union de la presse francophone (UPF) organise, samedi, à partir de 9 heures 30, une rencontre axée sur le thème ‘’La presse d’agence au Sénégal : de 1960 à nos jours’, a annoncé mercredi à l’APS son président, Abdoulaye Thiam.
Cette rencontre, qui se tiendra à l’occasion de l’anniversaire de la section sénégalaise de l’UPF, est prévue à la Maison de la presse.
Le thème sera introduit par le journaliste Cheikh Tidiane Ndiaye, ancien rédacteur en chef de l’Agence de presse sénégalaise (APS) et modéré par le docteur Mamadou Koumé, ancien directeur de l’APS.
Selon les organisateurs, le parrain de cette rencontre francophone est Kader Diop, un ancien de l’Agence France presse (AFP).
Abdoulaye Thiam souligne qu’un hommage sera rendu à d’anciens journalistes disparus, dont Bara Diouf (ancien directeur général du Soleil), Serigne Aly Cissé (ancien rédacteur en chef du Soleil), Momar Seyni Ndiaye (ancien grand reporter du Soleil), etc. Il ajoute que d’autres anciens journalistes recevront des diplômes d’honneur de l’UPF. FKS/ASG

Cérémonie d’adieu du général Cheikh Sène: Le nouveau patron de la gendarmerie le général Jean Baptise Tine, installé.

https://www.jotaay.net/Le général de corps d’armée Cheikh Sène (depuis le 1er Août 2018), a fait ce jeudi 14 novembre ses adieux aux armes à la tête de la gendarmerie nationale lors d’une cérémonie présidée par le ministre des Forces armées, maître Sidiki Kaba.
À compter du vendredi 15 novembre 2019, le patron sortant sera remplacé par le général de division, précédemment Haut commandant en second de la gendarmerie nationale et sous directeur de la justice militaire, Jean Baptiste Tine.

Rapport des Nation-Unies: «le Sénégal dispose de 24 mois pour respecter ses engagements»

http://www.dakarmatin.com/Onze organisations de la société civile ont, ce jeudi, fait face à la presse pour expliquer le rapport alternatif qu’elles ont produit lors du passage du Sénégal devant le Comité des droits de l’homme qui a tenu sa 127e session du 14 octobre au 8 novembre dernier.
Selon Senghane Senghor, l’un des envoyés spéciaux des 11 organisations de la société civile à Genève, le Comité a formulé à l’endroit de l’Etat du Sénégal une série de recommandations dont trois sont jugées prioritaires et devraient, en conséquence, être mises en œuvre dans un délai de 24 mois. Elles concernent les cas de décès en détention, la situation des refugiés et demandeurs d’asile, l’exploitation et la maltraitance des enfants.
Me Senghor constate pour le regretter que l’Etat, au lieu de corriger les écarts, persiste dans le non-respect des engagements face aux conséquences de leur propre signature. Sur la décision du Comité demandant que la déclaration de culpabilité et de condamnation prononcées contre Karim Wade, dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis, doivent être réexaminées conformément aux dispositions du paragraphe 5 de l’article 14 du Pacte, M. Senghor indique que le Sénégal traine toujours le pas. Pour ce qui est du limogeage des deux magistrats en l’occurrence Moustapha Ka et Samba Seck Ndiaye, Senghane Senghor indique que ces derniers ont donné une réponse technique à une question technique. Or, il fallait donner une réponse politique. « Aucun juriste sérieux ne vous dira que les droits de Karim ont été respectés dans cette affaire », soutient-il.

Santé de Hussein Habré: «La Raddho demande une expertise médicale»

En effet, la conférence de presse a servi d’occasion pour connaitre les positions des organisations de la société civile sur la question du troisième mandat et sur l’affaire Hussein Habré. S’agissant de cette dernière, Sadikh Niasse, secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme rappelle qu’il y a eu deux versions sur l’état de santé de l’ancien président tchadien. Sur ces entrefaites, il propose, pour éclairer la lanterne des sénégalais, une expertise médicale.
« Ce que nous demandons c’est une expertise médicale pour édifier la famille de l’accusé. Parce que, le Sénégal s’est engagé à juger Hussein Habré. La détention doit se faire dans le respect des droits de l’homme. Si l’expertise médicale révèle qu’il n’est plus en mesure d’être détenu en prison, les autorités étatiques et judiciaires vont voir l’ONU pour voir s’il faut l’élargir », déclare Sadikh Niasse.
Pour ce qui est du troisième mandat du président de la République, il considère que ce débat est prématuré. Poursuivant son propos, il a fait savoir qu’il n’y pas possibilité que le président en exercice puisse avoir un troisième mandat d’autant que cela a été verrouillé par la Constitution du Sénégal

Serigne Mbacké NDIAYE: «Ma Position Maintenant C’est De Ne Plus Limiter Les Mandats Du Président De La République»

http://www.walf-groupe.com/L’ancien porte-parole de Me Abdoulaye WADE s’y connait bien en matière de reniement de la parole donnée. Entre 2011 et 2012, il était l’un des plus loquaces théoriciens du troisième mandat de Me WADE.Devenu allié de Macky SALL, Serigne Mbacké NDIAYE  n’a guère changé de fusil d’épaule. Sur le plateau de la 7TV, l’ancien ministre estime que la Constitution est loin d’être claire sur la question du mandat du président de la République et est susceptible d’être interprétée, le moment venu. Car, indique-t-il, pour le moment, ce sujet n’est pas d’actualité.
Toutefois, celui qui défendait naguère le mandat unique de 7 ans déclare avoir changé de position. Selon lui, il n’est plus opportun de limiter les mandats.  « Ma position a changé. Maintenant, je pense qu’il ne faut plus limiter les mandats d’un président. Ce qui est le plus important dans un pays, c’est la tenue d’élections démocratiques dont je suis sûr que les qui en découlent c’est ce que le peuple aura dit. Parce qu’en vérité dans un pays, le seul censeur doit être le peuple. Si je donne l’exemple de la France, des Etats Unis on peut citer d’autres exemples. Va en Allemagne est ce que le chancelier on lui dit qu’il doit faire deux mandats ? Il ne fait pas deux mandats », soutient-il. Avant de reconnaître que « nous n’avons pas les mêmes réalités ». Selon lui, dans ces pays, le président n’est pas jugé en fonction de ses réalisations mais de ses orientations.

PS: Aminata Mbengue Ndiaye face à sa première fronde

« Entre le premier mandat du Président Macky Sall et le début du second qui prend fin en 2024, le Parti socialiste (Ps) a misé sur de hauts responsables comme Serigne Mbaye Thiam qui continue de rester dans le gouvernement et Aminata Mbengue Ndiaye nommée présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Mais, il s’avère évident que leur maintien continue de faire grincer des dents. Sans oublier la récente entrée d’Alioune Ndoye dans le gouvernement que dénoncent des caciques des Verts de Colobane. En effet, selon des voix autorisées qui appartiennent à cette formation politique, il était important de « donner également l’opportunité à des responsables tout aussi méritants, de pouvoir faire leur entrée dans l’attelage gouvernemental », campe, d’emblée, Tribune.
Le journal de rembobiner : « Une position qui signifie que le Ps, avec une floraison de cadres, ne se limite pas uniquement à deux ou trois personnes. Si certains responsable l’ont ouvertement dénoncé, d’autres, qui ne veulent pas encore s’afficher, défendent qu’ils ont été surpris par l’entrée d’Alioune Ndoye, resté longtemps sans assister aux réunions et avoir été de l’autre côté au moment où ils se battaient en respectant les lignes directrices du Ps et de la coalition Benno, dans le gouvernement. Face à une telle situation, les frondeurs promettent d’élever le ton afin de se faire entendre, surtout que leur formation politique devra retravailler sur le terrain pour se donner toutes les chances de revenir au pouvoir ».

Mairie de Kaolack: Mimi Touré, Serigne Mboup… à l’assaut de Mariama Sarr

http://www.dakarmatin.com/La bataille pour le fauteuil de maire de Kaolack s’annonce, selon Tribune, très rude. Entre de grosses pointures du monde des affaires et des politiciens professionnels, Mariama Sarr devra vendre chère sa peau. Dans la course, Baye Ciss est candidat. L’homme d’affaires, qui a un ambitieux programme pour la capitale du bassin arachidier, est présenté par ses partisans comme une valeur sûre et un espoir pour le Saloum. À Kaolack, Baye Ciss passe pour un ressortissant très soucieux du devenir de la ville. Lui-même se targue d’avoir comme objectif de faire de Kaolack une ville moderne. Baye Ciss n’oublie pas son fief de Médina Baye qu’il veut hisser au rang de cité modèle. Pour ceux qui doutent de son poids électoral, Baye Ciss et ses partisans ne se sont jamais fait prier pour révéler que si le score de Benno dans la région de Kaolack a atteint, lors de la dernière présidentielle, un certain pourcentage, c’est grâce aux jeunes, aux associations et groupements de femmes mobilisés derrière Baye Ciss.
Avec Serigne Mboup, renchérit le journal Tribune, le slogan est « l’espoir est permis ». Pour décliner ses ambitions pour la ville de Mbossé, Serigne Mboup qui a un bilan en tant que président de la Chambre de commerce, ratisse large en direction des prochaines élections. Il charme avec des projets, les acteurs du transport via les gares routières de Kaolack, discute avec les commerçants, les artisans et toutes les populations afin de s’imprégner de leurs problèmes qu’il s’efforcera de résoudre une fois élu maire de Kaolack. Dans la liste des prétendants au fauteuil de Maiama Sarr, on retrouve également Théodore Monteil qui défie carrément Mariama Sarr. Théodore Chérif Monteil est député membre du Groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (Bby). Pour la mairie de Kaolack, Théodore est catégorique. C’est un candidat contre la candidature de Mariama Sarr.
Quant à Pape Demba Bitèye qui habite le quartier de Kabatoky, à l’entrée de la ville de Kaolack, il est lui aussi dans les préparatifs pour être candidat à la mairie de Kaolack. M. Bitèye dont le service, la Senelec, a abattu un bon travail lors du du Gamou, est très connu dans les cercles des foyers religieux à Kaolack. En tant que responsable de Benno Bokk Yakaar (Bby), il ne cache pas son ambition de convoiter, aux prochaines élections locales, le fauteuil occupé par Mariama Sarr. C’est ce qui trotte aussi, à en croire Tribune de ce jeudi, dans la tête de Mimi Touré. Battue par Khalifa Sall à Grand Yoff, cette ressortissante de Kaolack aura eu le temps de se forger une solide base politique au Saloum. Avec sa position dans l’organigramme des institutions de la Répubique, en tant que présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), elle a assez d’arguments pour convoiter la mairie de Kaolack

AbdouL MBAYE: «C’est À Macky De Solliciter Le Pardon De Ses Adversaires Martyrisés, Embastillés, Humiliés Ou Trahis»

http://www.walf-groupe.com/En plus de craindre un gros coup dans l’affaire de la panne de l’avion présidentiel, le patron de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) ne lâche pas prise. Abdoul Mbaye est revenu à la charge dans ses attaques contre Macky.
Dans le même canal, (Twitter), l’ancien Premier ministre a jeté des pierres à Macky et à son régime : «La paix repose certes sur le pardon, mais pour ma part je ne vois pas à qui Macky Sall devrait accorder le sien. Plutôt à lui de solliciter celui de ses adversaires politiques martyrisés, embastillés, humiliés ou trahis qui pourraient encore lui faire confiance». Il fait certainement allusion à la sortie du porte-parole du Khalife général des Tidianes,
Serigne Pape Malick  Sy qui avait invité samedi dernier, le Président Macky Sall à plus de tolérance et de pardon pour diriger le pays. «On ne peut pas gouverner un pays, sans tolérance. Quand on est président on doit pardonner, faire la sourde oreille sur certains faits», avait livré le porte-parole du khalife, lors la cérémonie officielle de 118e édition du Maouloud.

Sonko: populiste ou populaire?Par Maimouna Saïdou Dia

Le populisme est  d’abord un discours puis une posture qui,  potentiellement,  peut se traduire en un programme. Cette notion qui porte une lourde charge négative, parait disqualifiante lorsqu’elle se rapporte à un adversaire politique de taille. Sonko, en l’occurrence, semble être le caillou dans la chaussure d’une oligarchie au pouvoir décontenancée par l’ascension fulgurante d’un Monsieur tout le monde.
Après avoir embastillé ses principaux adversaires, tripatouillé la Constitution, le président MACKY Sall ne s’attendait pas à cette vague rouge et verte.
Populiste pour les moins réceptifs et les détracteurs, on dira populaire pour ceux qui sont tombés sous son charme. Pétillant et captivant, un tantinet taquin, il a su arriver à point nommé et bien s’implanter dans le champ politique
Le populisme employé à toutes les sauces a souvent été associé aux extrêmes. Or, le leader du Pastef ne fait pas dans la langue de bois. (Môme si digui bii leye diaar! )
Il se démarque complètement du racisme primaire d’une idéologie populiste, d’un discours illusoire car il nous tient un langage véridique. Ce terme est employé de manière allusive et personne ne tente de vérifier sa teneur.
Certaines théories qualifient les lanceurs d’alertes de populiste car ils dénoncent le système qui s’apparente à l’aparatchik politique.
Les attaques ad hominem sont une des caractéristiques du discours populiste mais Sonko n’est ni un démagogue ni outrancier. S’il met en cause personnellement des autorités c’est parce que la justice a démissionné dans notre État failli. Évidemment, dans un pays où le voleur de nettetou est emprisonné, dans l’attente d’un jugement, alors que ceux qui sont protégés par leur immunité diplomatique ou parlementaire s’arrogent le droit de nous spolier, il n’est pas normal de s’en offusquer.
Pour valider la thèse de son populisme, d’autres lui reprochent sa personnalité charismatique. Force est de constater qu’Ousmane Sonko inspire confiance et n’a jamais appelé à l’insurrection populaire ni à la stigmatisation de qui que ce soit. Cherchez l’erreur ! Dans des démocraties occidentales, l’abolition des privilèges ne s’est pas faite sans révolution, ce n’est pas le cas des sénégalais qui ont été convaincus par un leader anti système, et ceux-là n’ont pas besoin d’être marginalisés par cette notion péjorative.
Le patriotisme économique qu’il prône n’a pour objectif que la sauvegarde de l’intérêt national, face à une globalisation des échanges qui ne tient pas compte des pays les moins avancés comme le nôtre.
Ces élites corrompues refusent d’admettre que les partis traditionnels ont plongé la grande majorité du peuple dans les abîmes de la misère, et quiconque ose en parler est aussitôt diabolisé. Ce déni profond de l’échec de ces régimes successifs est la raison du rejet du système. Le peuple dans sa globalité est légitime lorsqu’il en appelle à la transparence et qu’il exige que ses dirigeants prennent leurs responsabilités.
Le citoyen donne le pouvoir à qui il veut et est en droit d’être associé, informé et consulté dans la prise de grandes décisions le concernant. Rappelons-nous que la souveraineté permet à un peuple d’être libre. Sans souveraineté, il n’y a pas de liberté, puisque l’autorité est exercée par d’autres qui ne doivent pas en abuser.
Sonko lance un pavé dans la mare en affirmant ceci :« Il faut arrêter de se raconter des histoires. Nous sommes un pays sous-développé et loin de l’émergence. Nous nous endettons pour nous offrir des infrastructures tape-à-l’œil. Mais construire un TER alors que des femmes meurent encore en brousse pour aller accoucher, j’appelle cela de l’incompétence ».Maimouna Saïdou Dia,PASTEF Bordeaux
 Les préludes d’une impasse politique Par Mamadou SY Albert
Le Président de la République a été réélu en février 2019. Il dispose de son équipe gouvernementale pour engager la mise en œuvre de ses intentions politiques déclinées durant la campagne électorale. Le chef de l’État dispose également d’une majorité parlementaire confortable pour faire voter les lois et faire fonctionner correctement les institutions de la République. Il a le soutien indéfectible d’une forte coalition politique victorieuse aux élections depuis son accession au pouvoir suprême. Le maître du jeu fait face, paradoxalement, à une pressante demande politique, sociale et économique. Cette demande exige des solutions en urgence, dans le court, sur le moyen et long terme. Les préludes d’une impasse politique s’accumulent et se dessinent progressivement à l’horizon du second mandat présidentiel.
Le Président-candidat à sa propre succession et sa majorité n’ont guère voulu entendre, durant l’exercice du pouvoir étatique du premier mandat, satisfaire la demande politique de l’opposition. Cette dernière a marché. Elle a protesté sous des formes variées. Elle a réclamé des mois et des mois des concertations politiques au sujet du processus électoral, de la loi électorale, de l’organisation et le contrôle du scrutin par une autorité indépendante du pouvoir et de l’opposition. Plus de démocratie, plus de transparence. C’est sa fonction naturelle.
La réponse de la majorité à la critique récurrente de ses adversaires est presque demeurée invariablement identique. Le pouvoir a fait voter la Constitution par référendum et la loi sur le parrainage par l’Assemblée nationale. Deux candidats-Présidents potentiels seront mis en prison. D’autres candidats-Présidents seront écartés par la loi électorale. Le pouvoir a imposé sa puissance de frappe politique et électorale.
C’est ce rapport de force qui a prévalu depuis quelques années entre la majorité et l’opposition. La société civile a été traitée de tous les noms politiques à chaque fois qu’elle a émis des réserves, des doutes et des critiques dans la marche de la gouvernance des affaires publiques. Ce climat social et politique a failli faire basculer le Sénégal dans la violence électorale et politique dès la proclamation des résultats électoraux de la dernière présidentielle. La messe républicaine était dès lors dite, politiquement ; dès la reconduction du candidat de la majorité républicaine à la tête du Sénégal.
Le Président de la République reconduit a fixé un nouveau cap en choisissant de satisfaire tardivement la demande politique de son opposition. Le temps politique est ouvert. C’est l’ère du dialogue politique et national. Cette initiative se combine à la réconciliation entre le Président en exercice et son Prédécesseur. Ces jalons de décrispation devraient naturellement placer le deuxième mandat dans une dynamique de revitalisation de la démocratie pluraliste et de la mise en œuvre de l’ambition du chef de l’État par le gouvernement et sa majorité parlementaire et politique. Tel ne semble être le scénario.
Bien au contraire ! L’inaction de l’équipe gouvernementale se mesure à l’insatisfaction grandissante des préoccupations des populations rurales et urbaines. Après les inondations, les déguerpissements des acteurs du commerce informel, ce sont les enseignants, les paysans, les communautés rurales, qui se plaignent des conditions de vie, du traitement de leurs doléances et des promesses électorales non respectées. Chaque segment de la société a ses préoccupations légitimes.La  phase 2  du Plan Sénégal émergent annoncée ne rassure point les opérateurs privés nationaux laissés en rade par le marché public et le capital international. Les partenaires techniques et financiers ont désormais les yeux rivés sur l’état des finances publiques du Sénégal, les capacités de son administration à respecter dans le futur ses engagements internationaux, singulièrement la dette externe.
Les urgences sociales, les questions de gouvernance politique et économique
et l’état de la démocratie électorale s’enchevêtrent. L’impasse est au cœur de cet enchevêtrement de questions explosives au plan social, politique et économique. La majorité n’a pas de réponse à ces interpellations massives du peuple et des acteurs politiques. L’absence d’un chef de gouvernement accentue ou aggrave l’inaction et l’inefficacité gouvernementale. Le vent du troisième mandat présidentiel vient par-dessus tout semer la panique dans les rangs de la majorité. Pour la première fois dans l’histoire politique du Sénégal, des acteurs politiques au pouvoir choisissent de se taire publiquement, à propos d’une charte fondamentale, de l’après d’un Président de la République et l’avenir de la gouvernance publique.
Les questions délicates et graves ayant trait à l’homosexualité, à la franc- maçonnerie et à la drogue se transformant en une véritable menace pour la santé de la jeunesse et le terrorisme, corsent davantage le mandat présidentiel rendu difficile et complexe. La deuxième alternance doit se rendre à l’évidence : L’impasse politique est réelle. Elle peut être toutefois une opportunité. Elle peut mener aussi au chaos politique. Tout sera dans l’intelligence des réalités complexes, la prise de conscience des dangers menaçant le Sénégal et les  capacités à traiter des questions de fond de la société dans un esprit responsable, démocratique et républicain.

« Diffamation »: Le ministre Oumar Guèye réclame 500 millions à Jeune Afrique

https://www.seneweb.com/Le ministre des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Oumar Guèye veut laver son honneur et sa dignité. Et, pour cela, il a intenté une action en justice contre Jeune Afrique pour diffamation. Le dossier a été plaidé, ce mercredi, devant le tribunal correctionnel de Dakar. Toutefois, la défense a brillé par son absence.
La partie civile représentée par Me Bamba Cissé a réclamé la rondelette de 500 millions de FCFA pour toutes causes et préjudices confondus. En fait, l’article incriminé a fait état de la présence du ministre Oumar Gueye sur la liste des personnalités ayant bénéficié d’un virement de 6 432 328 de FCFA de la société Defex de droit espagnol spécialisé dans l’armement militaire. Laquelle est au cœur d’une vaste entreprise de corruption qui a même fait tomber l’ancien ministre de la Défense au Cameroun.
Selon l’avocat, son client « ne connaît ni le ministre camerounais et n’est pas concerné par cette affaire ». « La volonté de nuire avec article écrit à la veille de la constitution du gouvernement est manifeste. On a tout manigancé. On voulait le salir pour que Macky Sall ne le nomme dans le nouveau gouvernement. Ainsi, le ministre a été obligé d’initier cette procédure car les propos incriminés sont indubitablement mensongers et diffamatoires », a plaidé Me Cissé.
De son côté, le parquet a requis l’application de la loi. Le délibéré est attendu au 26 novembre prochain

AUDITION DU DG DE BP: «NOUS AVONS EU UNE TRÈS BONNE DISCUSSION AVEC LE JUGE»

http://www.emedia.sn/ Le représentant de la Compagnie britannique, British Petroleum, Gerard Mosseri, a déféré à la convocation du doyen des juges en charge de l’enquête sur l’affaire Petro Tim, ce jeudi 14 novembre 2019. À sa sortie d’audition, M. Mossarie a été très peu dissert. « J’ai répondu à la convocation du juge en tant que témoin. Et, on a eu une très bonne discussion », s’est-il contenté de dire aux journalistes.
Les auditions se poursuivent au palais de justice de Dakar. Après lui, le représentant de Kosmos Energy a fait face au juge à titre de témoin dans cette affaire.

LES FAMILLES DES JAMBARS COURENT TOUJOURS DERRIÈRE LEURS INDEMNITÉS

http://www.emedia.sn/Les familles des soldats morts lors de la guerre du Golf sont toujours dans l’attente de leur dû. Orphelins et veuves courent derrière leurs indemnités qui auraient été versées à l’Etat du Sénégal depuis près de trois décennies.
Récemment, le collectif des victimes était sorti pour crier leur ras-le-bol obligeant les autorités étatiques à mettre en place une commission dirigée par le général Amadou Anta Guèye avec comme médiateur, Mame Matar Guèye de l’Ong Jamra. « Après 4 séances de travail, les membres de la commission avaient remis le dossier au président de la République. Mais jusqu’ici, nous courrons derrière notre dû », regrette le Secrétaire général du collectif, El Hadj Diouf.
Les 93 soldats sont morts dans un accident d’avion au Koweït. Parmi les 402 rescapés de l’accident d’avion, 86 sont actuellement décédés. « Les familles des victimes souffrent. Elles n’ont aucun soutien », a laissé entendre M. Diouf sur les ondes de Iradio.

Aminata Touré cooptée dans le Groupe de réflexion de haut niveau de l’Unesco

https://actusen.sn/Aminata Touré, a été cooptée dans le Groupe de réflexion de haut niveau de l’Unesco appelé à jouer un rôle essentiel pour conseiller l’organisation sur la stratégie future afin de mieux répondre aux défis présents et à venir, renseigne un communiqué.
La présidente du Cese  participe d’ailleurs depuis le 11 novembre à la conférence générale avec plusieurs activités dont la réunion du Groupe de réflexion de haut niveau et le Forum de Paris sur la paix consacrée à l’importance du multilatéralisme et de la coopération internationale.
L’Unesco compte prioritairement, sur ce groupe formé de hautes personnalités politiques, universitaires d’Europe, d’Amérique, d’Asie et d’Afrique pour donner une impulsion nouvelle à l’Organisation.

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