Rp du Mercredi 13 Novembre 2019

Unes de la presse du Mercredi 13 Novembre 2019
Unes de la presse du Mercredi 13 Novembre 2019

UNE TRAQUE FISCALE MASSIVE LANCEE EN 2020

https://www.seneplus.com/LeTemoin-En 2019, le portefeuille de contribuables de l’administration fiscale devrait passer de 85.000 à 300.000 contribuables
En 2019, le portefeuille de contribuables de l’administration fiscale devrait passer de 85.000 à 300.000 contribuables
La Stratégie de recettes à moyen terme (SRMT) lancée en 2020 fait partie des ruptures marquant le budget de l’année prochaine. Elle tient compte de l’impératif communautaire de limiter le déficit budgétaire à 3% du PIB en mettant l’accent sur la mobilisation des ressources internes au lieu d’un endettement massif. Pour sa mise en oeuvre, l’Etat compte lancer une vaste offensive pour faire passer le taux de pression fiscale de 17,7 % en 2020 à 20% d’ici 2023. Pour résumer l’ambition de la SRMT, c’est « l’élargissement de l’assiette » par une politique de recrutement et de fidélisation de nouveaux contribuables ou de primo déclarants. Mais en vérité, la bataille de l’élargissement de l’assiette a commencé depuis longtemps puisque rien que sur l’année 2019, le portefeuille de contribuables de l’Administration fiscale devrait passer de 85.000 à 300.000 contribuables, un effort qui sera maintenu en 2020.
Le diagnostic du système fiscal dévoile un nombre trop faible de contribuables et d’importateurs qui paient convenablement leurs impôts. Plus de 1000 milliards de francs de recettes fiscales échappent chaque année à l’Etat. La SRMT veut renverser une telle tendance.
«  Elargir  l’assiette  fiscale  et douanière  ne  constitue  pas  seulement  un enjeu budgétaire, c’est quasiment un projet de société… Car l’impôt est le lien le plus fort qui rattache l’individu à la Nation. La fraude fiscale  et  douanière  ne  cause  pas  du  tort uniquement aux politiques de l’Etat, qui sont ainsi privées de ressources légitimes ; elle représente un coup de canif au contrat social et sape les fondements du vivre-ensemble. Elargir l’assiette, c’est d’abord rétablir l’égalité de tous les citoyens devant les charges publiques ».
Tel un préambule expliquant les raisons de la mise en œuvre de la SRMT. Selon les experts du ministère de l’Economie et des Finances, « dès  janvier  2020,  sera mise en œuvre une politique de recrutement et de fidélisation de nouveaux contribuables ou de primo-déclarants. Un dispositif d’accompagnement sera mis en place pour identifier
les  acteurs  non  immatriculés  et  les acteurs du secteur informel pour une durée d’au  moins  deux  ans,  en  fournissant  un appui/accompagnement dans le processus de déclaration et une procédure de rappel des échéances. Mais en vérité, la bataille de l’élargissement  de  l’assiette  a  commencé depuis longtemps puisque, rien que sur l’année 2019, le portefeuille de contribuables de l’administration  fiscale  devrait  passer  de 85.000 à 300.000 contribuables, un effort qui  sera  maintenu  en  2020 ».
La SRMT (Stratégie de Recettes à Moyen Terme) accordera une attention toute particulière au secteur agricole. « Les mesures successives d’exonérations dont il (Ndlr, le secteur agricole) fait l’objet dans le temps l’ont pratiquement défiscalisé. Il convient donc de réfléchir sur la place de la fiscalité dans ce secteur, en déterminant les maillons des chaînes de valeurs de production agricole qu’il n’est pas pertinent de laisser hors du champ de l’impôt » notent les auteurs du budget 2020.

Finalisation de l’interconnexion Douane – Impôts

tributaire de la performance du système fiscal. Une performance qui continuera de reposer sur les gains de productivité des administrations fiscale et douanière. La Stratégie de Recettes à Moyen Terme (SRMT), couvrant la période 2020-2025 sera mise en œuvre dans l’optique d’adapter le système fiscal et douanier aux évolutions du contexte économique, social, environnemental et numérique. Elle vise aussi à améliorer la productivité des services de recettes, à réduire les coûts supportés par les contribuables pour se conformer à leurs obligations vis-à-vis des administrations en charge de la mobilisation des recettes. «

Il  s’agit  d’une stratégie intégrée puisqu’elle fédère (pour la première fois) des actions qui seront mises en oeuvre simultanément par la Douane et par les Impôts, tout en étant parfaitement cohérentes et complémentaires entre elles.

Du pilotage efficace et du suivi-évaluation de la mobilisation des ressources budgétaires, avec les réformes institutionnelles et organisationnelles qu’ils requièrent, le renforcement de l’efficacité des investissements technologiques pour atteindre la maturité digitale, une meilleure maîtrise de l’information et de son exploitation à des fins de gestion du risque, de contrôle et de renforcement de la conformité fiscale/douanière. La digitalisation souhaitée dans le cadre de la SRMT devrait également augmenter la productivité des administrations en charge de la mobilisation des recettes par l’identification de complémentarités avec d’autres axes tels que celui relatif à la gestion des ressources humaines » lit-on dans le document du budget. Autres mécanismes envisagés, « le  renforcement  des  paiements électroniques dans l’économie pour mieux contrôler les chiffres d’affaires réalisés par les contribuables. » Dans ce cadre, un cadre légal et réglementaire sera créé pour accompagner les tendances actuelles de réduction des transactions en numéraire qui favorisent l’informel. «
En outre, le Gouvernement mettra en service la solution M-Tax dont la mise en production permettra aux contribuables de déclarer et de payer leurs impôts par téléphone mobile.  Dans
le  même  sillage,  l’administration  des  Impôts adoptera des solutions numériques pour le contrôle en temps réel des factures afin de renforcer le contrôle sur les chiffres d’affaires et les déductions »disent encore les experts du ministère de l’Economie et des Finances. La finalisation de l’interconnexion de la Douane – Impôts est aussi une grande mesure attendue pour rendre performante la SRMT. Mor Fall

Macky va liquider ou restructurer 24 agences

https://www.jotaay.net/L’année 2020 ne sera pas heureuse pour les travailleurs de 24 agences. Lesquelles risquent d’être dissoutes sur l’autel de la rationalisation des dépenses de l’État. Rien que dans le budget 2019, les agences ont coûté près de 96 milliards de francs de ressources allouées. Pour une efficacité qui reste à prouver.
Dans le budget 2020, l’État a décidé de réduire les subventions octroyées aux agences qui bénéficient de ressources propres. Mais, il sera surtout question, selon Le Témoin, de la restructuration des agences et structures similaires, qui va toucher au moins 24 d’entre elles, pour permettre de dégager des économies budgétaires substantielles sur leurs dépenses de fonctionnement et de personnel.
Des dizaines et des dizaines de milliards pourront ainsi être économisés après cette restructuration. Elle prendra la forme d’un processus qui passera par plusieurs étapes. L’État définira la situation financière et sociale de chaque agence ou structure assimilée concernée. Ensuite, il sera proposé d’un plan social pour les entités à liquider ou à fusionner.
L’étape qui suivra sera la création d’un Fonds de restructuration pour prendre en charge le paiement des droits des travailleurs, le redéploiement de certains d’entre eux (ceux qui ont la carte de l’Apr ?) vers d’autres structures étatiques, la liquidation des créances, le recouvrement des dettes, la dévolution du patrimoine et la reprise des contrats et programmes d’investissements par les nouvelles entités.

LA RÉFORME DU FRANC CFA, UN CHANTIER ÉCONOMIQUE ET DIPLOMATIQUE COMPLIQUÉ

AFPLa question d’une devise unique a longtemps suscité les réticences du Nigeria, qui exigeait que l’éventuelle monnaie commune soit déconnectée du Trésor français
En évoquant la semaine dernière un retrait des réserves de change du franc CFA déposées en France, le président béninois Patrice Talon a relancé le débat sur une réforme de cette devise, un chantier compliqué tant sur le plan économique que diplomatique.
Pour l’heure, les 14 Etats africains qui utilisent le franc CFA doivent déposer 50% de leurs réserves en France, obtenant en contrepartie une convertibilité illimitée avec l’euro, ce qui leur donne une certaine crédibilité internationale.

Par exemple, si un Etat de la zone franc ne peut pas assurer le paiement en devises de ses importations, la France garantit le versement des sommes correspondantes en euros.

« Nous sommes tous d’accord là-dessus, à l’unanimité, pour mettre fin à ce modèle », a déclaré M. Talon dans une interview le 7 novembre à la radio RFI et à la chaîne France 24, assurant que ce modèle était avant tout un « problème psychologique » et non « technique ».
Ce n’est pas l’avis de Ruben Nizard, économiste spécialiste de l’Afrique chez l’assureur Coface, pour qui « un retrait des réserves de change signifierait une remise en cause d’un des piliers de fonctionnement de la zone franc », et in fine de ce mécanisme de garantie de convertibilité par le Trésor français.
Pour l’heure, en revanche, pas question a priori de revenir sur la parité fixe de la devise avec l’euro (1 euro = 655,96 francs CFA).

« La fixité des parités réduit le risque de change pour des investisseurs, pour des exportateurs,c’est un luxe formidable », explique Ruben Nizard à l’AFP. 

Mais la dépendance à la politique monétaire européenne des pays de la zone franc est régulièrement critiquée par les adversaires du franc CFA.
« Changer de place les réserves de change, c’est surtout une question politique et symbolique.Pourquoi ne pas déposer ces réserves auprès d’une Banque centrale africaine ? Nous sommes au XXIe siècle, l’Afrique doit assumer la gestion de sa Banque centrale et de sa monnaie », plaide Noël Magloire Ndoba, économiste congolais, consultant et ancien doyen de la Faculté des sciences économiques de Brazzaville.
« Le FCFA a un taux de change fixe avec l’euro, la monnaie de pays très développés, qui ont fixé comme priorité à la Banque centrale européenne la lutte contre l’inflation.Cela oblige nos Banques centrales (africaines) à mener des politiques monétaires très restrictives », critique de son côté Demba Moussa Dembélé, économiste sénégalais et directeur du Forum africain des alternatives.
« Or la priorité des économies africaines n’est pas la lutte contre l’inflation, elles ont besoin d’investissements et d’emplois », poursuit-il, interrogé par l’AFP.

– Peu d’écho pour l' »eco » –

L’annonce de Patrice Talon, sans calendrier précis, n’a pas encore trouvé un énorme écho.
En Côte d’Ivoire, la principale économie de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le gouvernement s’est refusé à tout commentaire sur ce sujet ultra sensible.
Et en France, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno le Maire a réaffirmé vendredi que ce n’était pas à Bercy de « faire des propositions ou d’imposer quoi que ce soit ».
« Si une majorité d’Etats-membres de la zone franc veulent avancer vers une réforme ambitieuse nous répondrons oui », s’est-il contenté de déclarer, sans réagir directement à la proposition du président béninois.

« Le débat autour du franc CFA se cristallise beaucoup autour de la question de la souveraineté, donc si la réforme venait de la France ça passerait mal », décrypte M. Nizard. 

L’avenir du franc CFA s’écrit toujours en pointillés, puisque quinze pays d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) se sont mis d’accord fin juin pour l’adoption de l' »eco », une monnaie unique pour les huit pays de la zone qui utilisent le franc CFA mais aussi pour sept autres pays dont le géant régional, le Nigeria.
Les déclarations de Patrice Talon « sont peut-être un moyen de remettre le sujet sur la table », estime Ruben Nizard.
Sujet récurrent depuis des décennies dans la région, la question d’une devise unique a longtemps suscité les réticences du Nigeria, qui exigeait que l’éventuelle monnaie commune soit déconnectée du Trésor français.
« Sur le plan économique, la question de la parité avec l’euro pose problème.Il faudrait évoluer vers une parité avec un panier de devises, l’euro, le dollar et le yuan, correspondant aux principaux partenaires commerciaux de l’Afrique, l’UE, les Etats-Unis et la Chine », suggère Noël Magloire Ndoba.Les pays de la Cédéao espèrent lancer l’eco dès 2020.

PROTECTION DES JEUNES FILLES: LE ‘’NEW DEAL’’ ÉTENDU À L’ÉCHELLE NATIONALE (AMADOU HOTT)

Nairobi (Kenya), 13 nov (APS) – Le Sénégal va étendre à l’échelle nationale le projet ’’New deal’’, une initiative holistique et novatrice qui vise la protection et l’encadrement des jeunes filles, a assuré son ministre de l’Economie, du Plan et de Coopération, Amadou Hott.
’’Le Sénégal est ouvert à l’échange de bonnes pratiques et à l’amélioration de la condition des femmes, jeunes filles et personnes vulnérables, dans l’esprit de la Déclaration du Caire, avec l’appui de ses partenaires au développement et de toutes les parties prenantes’’, a dit M. Hott, mardi à Nairobi (Kenya).
Dans une déclaration à la presse, en présence de parlementaires sénégalais et d’officiels qui l’accompagnent à la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD), il a souligné quel le Sénégal a accompli ’’beaucoup d’efforts’’ pour l’améliéoration de la condition des femmes.
’’Elles (les femmes) sont nombreuses à s’investir aujourd’hui dans la Formation, l’Education, l’Entreprenariat, la Santé et les Nouvelles technologies’’, a-t-il indiqué, soulignant que le Sénégal entend poursuivre sa dynamique de développement du capital humain.
Il a cité la protection sociale à travers, notamment la couverture maladie universelle, les bourses de sécurité familiale et les cartes d’égalité des chances au profit des personnes vivant avec un handicap.

Il a fait le résumé des engagements pris par le Sénégal ’’dans le respect des valeurs socio-culturelles’’ et des ’’priorités nationales’’ déclinées dans le Plan Sénégal émergent (PSE 2014-2035), par différents points.

Il s’agit du renforcement du leadership, l’autonomisation économique des femmes et des filles, l’employabilité des jeunes ainsi que la poursuite des programmes de lutte contre les violences basées sur le genre, les mariages d’enfants, les mutilations génitales féminines et les autres pratiques néfastes.
Hott a également évoqué ’’la responsabilisation’’ de tous les acteurs concernés dans la mise en œuvre de la Charte africaine de la jeunesse et la Feuille de route de l’Union Africaine pour la capture du dividende démographique.
Il est revenu sur l’objectif zéro décès maternel évitable en intégrant un ensemble complet d’interventions de santé et l’objectif de moins de 10% de besoins non satisfaits en matière de planification familiale.LTF/OID

UN RAPPORT RELÈVE UN ‘’IMPORTANT GAP’’ DES INVESTISSEMENTS DANS LES INFRASTRUCTURES EN AFRIQUE

Johannesburg, 12 nov (APS) – Un rapport du Consortium pour les infrastructures en Afrique (ACI) constate un ‘’important gap’’ dans les investissements destinés aux infrastructures du continent.
Le document a été présenté lors d’un panel, mardi, à Johannesburg, sur ‘’les tendances du financement des infrastructures en Afrique’’, à l’occasion du Forum de l’investissement en Afrique, qui se tient depuis lundi dans cette ville sud-africaine
Les besoins en infrastructures de l’Afrique varient ‘’entre 130 et 170 milliards de dollars par an’’, mais en moyenne seulement 83,1 milliards de dollars ont été décaissés pour la période 2016-2018, selon Mike Salawou, de l’ACI.
’Il reste encore un déficit de financement annuel de 53 à 93 milliards de dollars’’ par an, a-t-il souligné lors de la présentation du rapport.
Le document fournit des ‘’informations détaillées’’ sur la mobilisation des ressources financières destinées aux infrastructures africaines, selon le directeur des infrastructures à la Banque africaine de développement, Amadou Oumarou. M. Oumarou suggère, pour combler le gap financier relevé par le Consortium pour les infrastructures en Afrique, de ‘’trouver des solutions innovantes’’ aux besoins du continent.

Les gouvernements africains doivent pouvoir tirer parti du secteur privé pour obtenir plus de financements pour les infrastructures, a-t-il dit lors du panel.

La Tunisienne Boutheïna Ben Yaghlane, qui participait également au panel, a proposé aux participants venus des autres pays de faire comme le Maroc et la Tunisie qui, selon elle, recourent à leur Caisse des dépôts et consignations (CDC) pour construire des lignes ferroviaires. La CDC peut servir d’instrument de financement des infrastructures pour les pays qui en ont, assure-t-elle.
Reconnu par les participants du panel comme un ‘’document de référence’’, en ce qui concerne l’évaluation du financement des investissements destinés aux infrastructures en Afrique, le rapport aborde plusieurs questions relatives au sujet.ADL/ESF/ASG

Dakar: temps forts du Forum Réussir Business

https://www.financialafrik.com/La première édition du forum du magazine «RÉUSSIR BUSINESS» s’est tenue le mardi 12 novembre 2019 à Dakar sous le thème de :  «Relations Institutions financières / Clients: la numérisation, un levier pour une meilleure inclusion financière ». La rencontre a mis l’accent sur les démarches et stratégies générales en matière de relation entre les institutions financières et les clients”.
Les travaux de ce forum se sont articulés autour de deux panels dont le premier sur le thème de ” la digitalisation pour une meilleure inclusion financière”. Les échanges et discussions de ce panel ont porté sur les initiatives développées par les fournisseurs de services financiers en matière de digitalisation.
Dans le second panel, il était question des mécanismes innovants pour l’accompagnement des TPE/PME”. A cette occasion, le Directeur Général de COFINA Sénégal, Amadou Goudia Gueye, a présenté les mécanismes d’accompagnements mis en place à l’endroit des PME par l’institution qu’il dirige.« Nous avons constaté qu’il n’y avait pas une structure capable de servir d’intermédiaire entre les institutions financière et les Petites et moyennes Entreprises (PME). Nous avons créé une institution de mesofinance, ce que nous appelons dans notre jargon, «le  chaînon manquant», un modèle économique capable d’accompagner les PME dont les besoins de financement sont devenus trop importants pour les institutions de microfinance. Nous avons octroyé beaucoup de crédit innovant lié à la digitalisation pour mieux prendre en compte l’inclusion financière. Je citerai par exemple les Nano-crédits pour prendre en charge les préoccupations des sénégalais qui ont des revenus récurrents assez faibles (les vendeuses de poissons, de cacahuètes…), afin de pouvoir accéder à des crédits bancaires. Ce qui leurs permettrai de pouvoir lever des fonds et développer leurs activités».
En outre, poursuit le directeur général de Cofina Sénégal, «nous avons créé des produits innovants pour la gente féminine qui évolue autour des tontines afin de sécuriser leurs avoirs. Pour les PME qui sont dans les marchés publics et qui n’avaient pas la possibilité d’être accompagnées, nous avons mis en place des engagements par signature.»
Du côté de l’Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises (ADPME), la volonté tourne autour de l’information, a indiqué Idrissa Diabira, Directeur Général de cette structure. «En termes d’innovation, nous avons mis l’accent sur l’importance de l’information. Il est le caractère principal de tout ce que nous faisons. Il joue un rôle fondamental dans l’accompagnement des PME afin de réduire les incertitudes, les défiances que les différentes catégories peuvent avoir les unes avec les autres.
Les conclusions de ce forum ont porté sur la nécessité de réflexions dynamiques sur les mécanismes qui permettront de faire sortir les PME de la situation de négligence dont elles font souvent l’objet de la part de certaines institutions financières.
Initié par “Reussir Business Group”, ce forum a rassemblé plusieurs Experts du secteur financier (banques commerciales, compagnies d’assurances, fonds de garantie) et ceux du secteur privé (organisations patronales, dirigeants de PME et de startups, etc.).

 LES ACTEURS FINANCIERS INVITÉS À MIEUX PRENDRE EN COMPTE LE DIGITAL

Dakar, 12 nov (APS) – Le secrétaire exécutif de l’Observatoire de la qualité des services financiers (OQSF), Habib Ndao, a invité mardi à Dakar les acteurs financiers à davantage prendre en compte le digital et la problématique du financement innovant en général, dans le cadre de la promotion de l’inclusion financière en vue d’accroitre la performance de l’émergence de l’économie sénégalaise.
« La digitalisation tout comme la problématique du financement innovant constituent autant de défis dans le cadre de la promotion de l’inclusion financières que les acteurs financiers doivent prendre en compte en vue d’accroitre la performance de l’émergence de notre économie », a-t-il déclaré.
M. Habib Ndao représentait le ministre des Finances et du budget au forum portant sur le thème « Relations institutions financières/ clients : la digitalisation, un levier pour une meilleure inclusion financière ».
Selon lui, cette thématique « met en exergue singulièrement des préoccupations permettant assurément de circonscrire le rôle de la digitalisation pour une meilleure inclusion financière des populations ainsi que des mécanismes innovants pour un accompagnement efficient des TPE/PME ».

Il signale que ce forum se tient dans un contexte marqué par le démarrage, sous l’égide de la BCEAO, de la deuxième édition de la Semaine de l’inclusion financière qui se tiendra du 18 au 23 novembre.

L’accès aux services financiers a-t-il dit « est la première étape vers l’inclusion sociale et la croissance économique, et constitue de ce point de vue un droit universel ».
Dans cette optique, « le digital est le nouveau paradigme capable de promouvoir un secteur financier accessible à tous et adapté aux besoins des populations à bas revenus et des PME/TPE », a-t-il indiqué.
« Il s’agit là également d’enjeux majeurs qui s’inscrivent en droite ligne des orientation du chef de l’Etat, Macky Sall, à travers les objectifs stratégiques déclinés dans le PSE, qui accorde un intérêt prioritaire à l’approfondissement du système financier de base adapté et accessibles à tous », a ajouté M. Ndao.
A l’en croire, cette rencontre, « grâce aux échanges de qualité », devrait apporter « des opportunités à tirer de la digitalisation des outils de financement innovant pour nos PME/TPE, en vue de lutter contre l’exclusion financière et la pauvreté monétaire, notamment au niveau des couches les plus vulnérables de la population ».
La directrice de « Réussir Business Group », Khady Ciss Wade, initiatrice du forum, a promis de pérenniser cette manifestation « avec l’appui des partenaires pour relever la qualité du débat économique au Sénégal ».
« Il s’inscrit naturellement dans la volonté de Réussir Business Group d’innover et d’offrir aux acteurs financiers l’occasion de revenir sur leurs démarches et stratégies générales en matière de relation client », a-t-elle fait valoir.DS/BK

Africa Investment Forum 2019: un panel d’investisseurs préconise de «construire une confiance mutuelle pour attirer les capitaux» en Afrique.

https://www.financialafrik.com/https://www.ferloo.com/Des investisseurs africains, européens et américains ont animé un panel avec le président de la Banque africaine de développement, mardi à l’Africa Investment Forum 2019, afin de réfléchir collectivement au thème suivant : « Destination Afrique : s’appuyer sur les investisseurs institutionnels ».
Parmi les panélistes figuraient Adam Boehler, directeur exécutif de la Société de financement du développement international des États-Unis, Roc Hersov, fondateur de la plateforme « Invest Africa », Uche Orji, directeur général du fonds souverain nigérian NSIA, et Shola David Borha, directrice générale pour l’Afrique de la Standard Charted Bank.
Linda Mateza, directrice exécutive du fonds de pension sud-africain Eskom, Lerry Knox, directeur exécutif du Groupe des infrastructures souveraines, et Richard Ingram, directeur exécutif du système de retraite des enseignants de l’Illinois, ont également participé au panel.
« En Afrique, il n’y a pas que des risques, il y a aussi des opportunités, a soutenu le président Adesina. Nous devons être moins bureaucratiques, être agiles pour travailler avec le reste du monde. Nous avons besoin d’une collaboration organique. L’Afrique a besoin de vendre ses success stories. Il est important de développer ce type de communication. »
¨Pour sa part, Roc Hersov a estimé que  « pour mobiliser les investissements sur le continent africain, tout est question de confiance ». Parmi nos investisseurs, beaucoup n’ont jamais mis les pieds en Afrique parce qu’ils se disent que tout se fait aux États-Unis sur les places boursières. Alors pourquoi venir en Afrique ? C’est un problème à régler et voir les opportunités : parmi les 54 pays du continent, nous en avons 16 dans lesquels nous pouvons investir. »
Selon Richard Ingram, les investisseurs américains ont pris conscience de l’importance des marchés africains. Cependant, « il s’agit de lever certains obstacles dans leur perception et d’investir dans des projets où la demande est déjà présente. » Ce à quoi Lerry Knox a renchéri :«Il est nécessaire de mettre en place un cadre règlementaire. »
Construire la confiance pour attirer les capitaux en Afrique, a recommandé Uche Orji, plaidant pour  « la création de fonds de co-investissement. Il nous faut travailler en synergie. Les fonds souverains du Maroc, d’Angola, du Nigeria ont un rôle à jouer. Si les banques multilatérales de développement veulent investir, nous les aiderons. » Une idée appuyée par Mateza Linda : « Investissons en Afrique et à partir de l’Afrique. Le Kenya est l’exemple à suivre d’un travail en groupe et en synergie. »
« Les banques multilatérales vont travailler avec vous, les fonds souverains africains, pour investir au bon endroit », a répondu le président Adesina, à l’issue du panel.
L’édition inaugurale de l’Africa Investment Forum (AIF) a été lancée l’an dernier par la Banque africaine de développement, en partenariat avec Africa50, la banque africaine d’import-export Afreximbank, la Banque de développement du commerce, la Banque de développement de l’Afrique du Sud, la Banque islamique de développement, la Société financière africaine et la Banque européenne d’investissement.

Africa SME Champions Forum: le sénégalais Papa Amadou Sarr de la DER primé

https://www.financialafrik.com/Papa Amadou Sarr recevant sa distinction des mains de Didier Acouetey, initiateur de l’événement.
Directeur de la Délégation sénégalaise à l’Entrepreneuriat Rapide (DER), Papa Amadou Sarr est «le champion 2019 de l’accompagnement des PME et des porteurs de projet». L’annonce a été faite mardi 12 novembre 2019 en marge de l’Africa SME Champions Forum qui se tient à Johannesburg.
La DER mise en place en 2018 par le gouvernement du Sénégal vise à accompagner les jeunes et les femmes porteurs de projets et les PME par des financements sur présentation de dossier, étude, sélection et, une fois le financement accordé, encadrement technique adéquat. La délégation a ainsi octroyé 30 milliards de francs CFA (45 millions d’euros) sur l’année 2019 à travers un délai de traitement court et sans exigence de garantie.

«Je dédis ce trophée d’abord au président du Sénégal », a déclaré Papa Amadou Sarr sous les applaudissements d’une salle comble.

Par ailleurs , le trophée de la meilleure PME est revenue à la sud-africaine Daphne Mashile, femme autodidacte, partie de rien dans l’industrie des mines (manganèse ) et qui emploie aujourd’hui 3 000 personnes.
Le forum Africa SME Champion Forum (12 et 13 novembre à Johannesburg) est devenu au fil des éditions, un cadre de concertation et d’évaluation des différents mécanismes nationaux et régionaux dédiées aux PME. Adama WADE

Contrat sur l’eau: La directrice de Suez débarque au Sénégal

https://www.seneweb.com/La question que tout le monde se pose, c’est pourquoi Suez tarde-t-elle à signer son contrat d’affermage de l’eau, à un mois et demi de la fin du contrat de la Sénégalaise des eaux (Sde). La directrice de Suez pour le Sénégal, Jany Arnal, est arrivée à Dakar, nous informe la Rfm. Toujours selon la source, Jany Arnal est venue au Sénégal pour prendre fonction, mais aussi pour parachever le processus de signature de contrat de Suez.
La signature de ce contrat d’affermage était prévue en septembre dernier. Mais jusque-là, elle n’est pas encore effective, alors qu’on est aujourd’hui à 48 jours de la fin du contrat de la Sde. Cette dernière a bénéficié, en juin dernier, de son 10e avenant qui expire le 31 décembre à minuit.
Selon la Rfm, des sources contactées au ministère de l’Eau précisent qu’il n’y a pas péril en la demeure et l’échéance est proche. Ces dernières d’ajouter que le processus est presque à terme. Et le contrat sera paraphé ces prochains jours, sans préciser de date.

 Rebondissements dans le dossier de Suez et SDE : Quand le scandale de l’eau noie la question du 3ème mandat.

XALIMANEWS- Le débat sur le troisième mandat est loin de connaître son épilogue. Pour cause, des notes antérieures sont remises au goût du jour. Elles concernent notamment les différents avis tranchés des partisans de Macky Sall qui, aujourd’hui, ne savent plus à quoi s’en tenir devant la volonté affichée de leur mentor de briguer un autre mandat en 2024. Surtout quand c’est le détonnant Pape Alé Niang qui sort les archives.
Toutefois, quand l’eau doit noyer la lancinante question du troisième mandat, c’est pour la bonne interrogation ? Dans sa chronique du jour, Pape Alé Niang évoque l’attribution du contrat d’affermage à l’entreprise française Suez, au détriment de la Sénégalaise des eaux (SDE).
Il explique comment la SDE, qui a proposé moins cher selon le ministre de l’hydraulique, a été délesté du marché des installations de l’eau au Sénégal. Le constat est qu’en réalité, à la suite de l’appel d’offre qui a vu le marché attribuer à l’entreprise française Suez, celle-ci a offert des voitures Bennes Taiseuses à Mansour Faye. Un cadeau à la mairie de Saint-Louis d’autant plus étrange que le ministre sénégalais de l’Hydraulique, par ailleurs maire de Saint-Louis, est accusé d’avoir promis d’attribuer le marché à l’entreprise française.
Par ailleurs, le plus cocasse dans cette histoire, selon Pape Alé, c’est le fait que le directeur de Suez affirme, partout, que l’appel d’offres lui a coûté des millions d’euros. Comment un appel d’offres qui doit s’avérer gratuit pour le soumissionnaire peut-il lui coûter autant, s’interroge le journaliste chroniqueur.

Ma réponse à l’interpellation de mon camarade Idrissa Sylla sur l’attitude de nos adversaires face aux évolutions récentes dans la lutte de nos peuples pour sortir de CFA dans le cadre de l’ECO qui va être la monnaie commune  des pays membres de la CEDEAO par Ibrahima SENE

Il est vrai que beaucoup de nos agitateurs professionnels contre le FR CFA sont pris de court par la tournure des événements qui a porté au-devant de la scène, des Chefs d’Etat qu’ils considéraient jusque -là incapables de sortir nos pays de la Zone Franc, puisqu’ils les ont toujours considérés comme des vassaux de la France !

 Ils se mettent alors, qui à cultiver le doute sur la  » faisabilité de l’ECO », qui, à se prononcer une  » sortie individuelle », et les plus futés disent que, sans  » intégration politique », l’ECO n’aura aucun avenir !

Ces derniers oublient tout bonnement que l’intégration politique devient une exigence  sociale, dès que l’intégration économique est effective.

 Et c’est effectivement pour que cette intégration économique soit effective, les pays de la CEDEAO dont l’UEMOA, sont aujourd’hui appelé à compléter leur intégration douanière par une intégration monétaire,

 C’est en cela que consiste toute la pertinence de leur option pour l’ECO.

 Mais tous ces gens ne peuvent pas accepter que leurs discours articulés contre nos Chefs d’Etat sur cette question,  n’ont  plus aucun sens.

 Et faute d’avoir d’autres exécutoires, ils se refusent de voir l’évidence, que la seule bataille qui mérite maintenant d’être menée sur cette question, c’est celle de la mobilisation de nos forces vives derrière nos  Chefs d’Etat, pour l’avènement de l’ECO le 1er Juillet 2020, en ouvrant dès maintenant des négociations avec la France pour le transfert de nos réserves du Compte d’Opération du Trésor public Français, à la BCEAO, suivi du retrait total de ses cadres de tous les organes de gestion de notre monnaie.

 C’est à cette conclusion à laquelle j’étais arrivé dans un de mes posts publié ici, bien avant, la sortie heureuse du Président Talon du BENIN, qui a mis les autorités françaises dans tous leurs états.

Toutes les autres gesticulations ne sont  que pure » diversion », ou complicité manifeste dans la  » défense des manœuvres » de la France pour empêcher ces changements historiquement venus à maturité.

 Mais dans la perspective du 1er juillet 2020, il faudrait éviter de créer un climat de panique, pouvant déboucher sur une fuite massive de CFA, avant que les Chefs d’Etat ne prennent avec la BCEAO, les mesures techniques appropriées, dont a parlé le Président Talon, pour minimiser l’impact de cette fuite sur nos Economies.

A cet égard, nous ne devons pas oublier la fuite massive de CFA dans la deuxième moitié de 1993, devant les perspectives de dévaluation intervenue le 1er janvier 1994.

 Aujourd’hui, pour déclencher cette fuite, il suffit que le Président Macky  Sall, ou le Président Alassane Ouattara,  représentant les deux poids lourds de l’UEMOA, reprenne ouvertement le discours du Président du BENIN.

 C’est pour cela que, s’ils sont directement interpellés sur cette question, ils ne peuvent faire que dans la « nuance », le temps que les  » aspects techniques » dont a parlé le Président Talon soient traités de manière appropriée.

Mais l’essentiel réside dans leur résolution commune de faire de l’ECO leur monnaie dès le 1er juillet 2020 !

Le 1er Juillet 2020 est donc, pour nos peuples,  l’exacte réplique historique du 28 Septembre 1958.

Dans chacun de ces cas, nos peuples sont appelés à redéfinir nos rapports avec la France.

Dans le premier cas, il s’agit de dire  » OUI, à l’ECO » pour sortir des accords monétaires qui nous lient avec la France, tandis que dans le second cas, il s’agissait de dire  » NON à la  » Communauté Française », pour sortir du système colonial Français.

 Aujourd’hui, l’enjeu historique pour nos peuples des pays de l’UEMOA, c’est de nous libérer, dès le 1er juillet 2020, de l’esclavage monétaire dans lequel la France nous soumet jusqu’ici !

 Nos peuples ont déjà raté le 28 Septembre 1958, il ne faudrait donc pas, par des calculs bassement politiciens, qu’on lui fasse rater son rendez-vous avec l’Histoire, ce 1er juillet 2020.L es pan- africanistes de tout bord sont interpellés !Ibrahima SENE PIT/SENEGALFait à Bamako le 13 Novembre 2019

 «Samedi de l’économie» du 16 novembre 2019
Lieu: Hall Enda Tiers Monde,Avenue Cheikh Anta Diop,face CODESRIA (09H30-13H30)
Thème : interventions militaires étrangères en Afrique : lutte contre le terrorisme ou entreprise de recolonisation ?

Les Conférenciers
Pour introduire les débats, ARCADE a invité Mamadou Mignane Diouf et Guy Marius Sagna, deux acteurs de premier plan du mouvement citoyen sénégalais et africain.

1-Mamadou Mignane Diouf, coordonnateur du Forum social sénégalais.

Il prépare un Doctorat en relations internationales sur les questions de paix-sécurité et dynamiques migratoires en Afrique. Il est membre de plusieurs réseaux africains et internationaux s’occupant des questions de migrations et de développement.
A ce titre, il a fait plusieurs voyages dans la sous-région, notamment au Mali et au Niger. Ces séjours lui ont permis d’avoir une bonne connaissance des problèmes sécuritaires auxquels ces pays sont confrontés et des problèmes soulevés par les interventions militaires étrangères.
C’est un militant panafricaniste, membre fondateur du Mouvement Fédéraliste Panafricain.
2-Guy Marius Sagna a été coordonnateur du M23 à Tamba.
Il est le coordonnateur de la Coalition « NON aux APE », contre les accords de « libre-échange » entre l’Afrique et l’Union européenne. Il est membre du Front anti-franc CFA et du Front pour une révolution anti-impérialiste et panafricaine (FRAPP).
Agenda
8:30-9:30: Arrivée et inscription
9:30-9:45: Mots de bienvenue et introduction d’ARCADE
9:45-11:00: Interventions de Mignane Diouf et de Guy Marius Sagna
11:00-11:30: Pause santé
11:30-12:45: Débats
12:45-13:00: Résumé & conclusion
13:00: Cocktail

Les errements de l’ARMP

http://www.enqueteplus.com/En cette veille de la première Assemblée générale du Réseau africain de la commande publique (Racop) qui réunira, du 14 au 17 novembre à Dakar, 53 pays africains ainsi que les partenaires techniques et financiers, l’Armp est encore sous le feu des projecteurs. Aujourd’hui, force est de constater que la belle image de cette institution a été mise à rude épreuve.
Il fut un temps, ses rapports étaient attendus, guettés, scrutés par nombre d’acteurs de la commande publique, de la société civile, voire de simples citoyens soucieux de savoir comment leurs deniers sont gérés par les pouvoirs publics. Depuis quelque temps, ces rapports de l’autorité de régulation des marchés publics (Armp) ne sont plus aussi séduisants, attractifs. Même pas pour la presse, avide pourtant d’informations chaudes. Et depuis 2014, les choses semblent aller de mal en pis. Si ce n’est les ‘’réformes déconsolidantes’’ qui exaspèrent la société civile, c’est tout simplement le silence étonnant et assez étrange de l’autorité qui rechigne à publier annuellement ses rapports. En atteste l’omerta sur le rapport 2017 qui devait, normalement, être porté à la connaissance du public depuis belle lurette.

Finalement, la gendarme des marchés publics a décidé de briser le silence, en ce mois de novembre, informait ‘’Les Echos’’ dans son édition du week-end dernier. L’Armp confirme, mais refuse de donner plus de détails quant à la date de la publication.

En tout cas, certaines voix n’ont pas tardé de s’élever, suite à cette annonce. Elles parlent plutôt de divertissement et de dilatoire. Selon leurs dires, si l’Armp s’est résolue à publier ledit rapport prochainement, c’est surtout pour dévier l’attention, en cette veille de l’Assemblée générale du Réseau africain de la commande publique (Racop). Elle ne souhaiterait pas que ses failles soient exposées sous les projecteurs durant cette rencontre internationale sur la transparence et l’efficacité dans l’exécution des marchés publics. Première du genre, cette Ag sera organisée à Dakar du 14 au 17 novembre 2019.
Il s’agit, selon une note dont ‘’EnQuête’’ détient copie, des institutions en charge de la commande publique de 53 pays africains qui ont choisi le Sénégal pour accueillir la première Assemblée générale du Réseau africain de la commande publique (Racop). A noter que le Sénégal assure la présidence de cette structure régionale depuis sa création.
Pendant ce temps, les services de l’Armp bottent en touche et nient toute corrélation entre les deux évènements (l’organisation de l’Ag du Racop et la décision de publication du rapport 2017).
Pourquoi donc avoir attendu tout ce temps ? Deux raisons sont avancées par l’Autorité de régulation des marchés publics. D’une part, les retards sur les observations des autorités contractantes qui ont été auditées. D’autre part, et c’est là une grande innovation du rapport 2017, d’après notre interlocuteur, c’est la prise en compte des délégations de service public. Suffisant pour que ses détracteurs parlent ‘’d’aveu d’échec’’ du gendarme des marchés qui ne fait que se décrédibiliser davantage.
En effet, soutiennent ces spécialistes, l’Armp est certes tenue par le principe du contradictoire, mais les autorités contractantes ont un délai pour réagir suite à la notification du rapport provisoire. Si elles ne font pas leurs observations, l’Armp doit en tirer toutes les conséquences et publier ses conclusions.
Quid maintenant du rapport 2018 ? L’Autorité de régulation des marchés publics donne sa langue au chat. ‘’Nous travaillons actuellement sur la publication du rapport 2017’’, se borne à signaler notre interlocuteur qui rappelle les procédures de production des rapports. ‘’A la clôture d’un exercice, nous recrutons un cabinet. C’est ce cabinet indépendant qui va réaliser l’étude, avant de renvoyer ses résultats provisoires aux autorités contractantes pour qu’elles puissent faire leurs observations. C’est à la suite qu’un rapport définitif pourra être établi. Comprenez donc que les choses sont assez complexes’’, se défend le proche de la direction.
Toujours est-il que cette complexité n’a jamais été un prétexte à la non-publication du rapport. D’autant plus que l’exigence d’établir des rapports chaque année relève des dispositions législatives. Il ressort, en effet, de l’article 145 du décret n°2014-1212 du 22 septembre 2014 portant Code des marchés publics que : L’Armp est chargée, entre autres missions, ‘’de commander, à la fin de chaque exercice budgétaire, un audit indépendant sur un échantillon aléatoire de marchés, de saisir les autorités compétentes au niveau national ou de l’Uemoa de toutes infractions ou irrégularités constatées au cours des enquêtes et contrôles effectués, de tenir la liste des personnes physiques et morales exclues des procédures de passation, de rendre compte des contrôles effectués dans un rapport annuel transmis au président de la République, au président de l’Assemblée nationale, au Premier ministre, au ministre chargé des Finances et au président de la Cour des comptes’’. ‘’Le rapport donne ensuite lieu à publication’’, indique enfin la disposition. Depuis 2018, l’opinion attend cette publication. Mais en vain ! L’organe de régulation a préféré s’assoir sur la légalité, pour ne pas gêner le pouvoir, à la veille de l’élection présidentielle passée, semblent convaincus certains acteurs.

Ceci est le dernier épisode d’une longue série de violations dont s’est rendue coupable l’autorité en charge de la régulation des marchés publics.

Pour rappel, depuis février 2017, son directeur actuel, Saër Niang, devait être remplacé. Mais le gouvernement est resté sourd, malgré les multiples appels de la société civile. Par décret n°2017-349, le président de la République passait outre l’article 24 du décret 2007-546 du 25 avril 2007 portant organisation et fonctionnement de l’Armp. Il ressort de l’alinéa 1er de cette disposition que ‘’la direction générale est assurée par un directeur général recruté sur appel d’offres par le Conseil de régulation, sur la base de critères d’intégrité morale, de qualification et d’expérience dans les domaines juridique, technique et économique des marchés publics et délégations de service public’’. L’alinéa 2 poursuit en ces termes : ‘’Le directeur général est nommé par décret, sur proposition du Conseil de régulation, pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois.’’ Nommé en janvier 2011, Saër Niang, installé en février de cette année, devait quitter depuis février 2017. Son maintien en poste fait ainsi l’objet de controverse, depuis des années. Il s’y ajoute certaines de ses sorties hasardeuses dans lesquelles M. Niang s’indignait contre un ‘’traitement sensationnel’’ des rapports qui énerverait certaines autorités épinglées. Il envisageait même des mesures correctives.
Par ailleurs, il convient de préciser que les réformes de 2014 avaient aussi scandalisé plusieurs responsables de la société civile, car relevant le seuil de passation et de contrôle des marchés publics. A l’époque, les autorités se défendaient en invoquant les lenteurs dans les procédures de passation des marchés. ‘’Il a été constaté, de façon récurrente, soulignait le rapport de présentation du décret, des difficultés pour les autorités contractantes de mener à bien leurs procédures de passation de marchés et, partant, d’absorber les crédits mis à leur disposition, en raison notamment de la lourdeur desdites procédures’’.
Face à ce constat, commentait le rapport, et dans un souci d’efficacité des procédures de passation des marchés publics, il a été jugé nécessaire d’abroger le décret n°2011-1048 du 27 juillet 2011 portant Code des marchés publics et de le remplacer par un autre. ‘’Ce projet met l’accent sur la réduction des délais, l’allégement des procédures et la responsabilisation des autorités contractantes à travers, notamment, le relèvement des seuils d’application des procédures du Code des marchés publics, avec toujours comme principes directeurs le libre accès à la commande publique, l’égalité de traitement des candidats et l’économie’’, ajoutait l’exposé des motifs.
Plus de cinq ans après, le président de la République monte au créneau pour sommer ses poulains de faire dans le Fast track. Ce qui veut dire que le rythme de la commande publique n’avance toujours pas à son goût, malgré le code de 2014. En attestent les lenteurs dans les délais de réception de certains travaux comme celui du Train express régional.
Pour toutes ces raisons, le gendarme Armp dont les décisions étaient craintes et redoutées par toutes les autorités contractantes, ne fait plus peur

Orange accélère le développement de la connectivité en Afrique avec un nouveau réseau international sécurisé reliant 8 pays d’Afrique de l’Ouest

https://actusen.sn/A l’occasion du Salon international AfricaCom qui se tient actuellement à Cape Town, Orange annonce la construction d’un nouveau réseau international (backbone) en Afrique de l’Ouest. Cette infrastructure s’appuie sur un réseau de fibres optiques terrestres et de câbles sous-marins et bénéficie d’une exploitation centralisée. Ce réseau supra-régional ouest africain sera interconnecté au reste du monde grâce à différentes capacités sous-marines et reliera les principales capitales d’Afrique de l’Ouest : Dakar, Bamako, Abidjan, Accra, Lagos…
Sans couture, ce réseau offre une résilience forte et une haute disponibilité grâce à des parcours diversifiés. Ainsi, une offre complète de services de connectivité internationale sera proposée avec une livraison accélérée des services : des offres Ipl (International Private Line) avec des bandes passantes de 2 Mbps à 100 Gigabits et des offres Epl (Ethernet Private Line) permettant une connexion point à point sécurisée de manière native (L2 Vpn) avec une bande passante disponible de 2 Mbps à 10 Gigabits.
Orange met également à disposition des différents acteurs internationaux son large portefeuille de solutions : hébergement, transit IP, services de données mobiles (IPX), services voix, sécurité, réseaux de diffusion de contenu. Ce nouveau réseau, conçu pour offrir de très grandes capacités internationales, permet de soutenir le développement de l’écosystème numérique et de répondre aux besoins des entreprises en Afrique de l’ouest. En complément des investissements récents dans le câble sous-marin de dernière génération MainOne pour raccorder le Sénégal et la Côte d’Ivoire à l’Europe, le backbone ouest-africain constitue une nouvelle étape dans la stratégie de développement de la connectivité internationale d’Orange en Afrique.
Alioune Ndiaye, Dg d’Orange Afrique et Moyen Orient, indique : « Pour Orange, ce backbone ouest-africain est un investissement majeur puisqu’il permettra une meilleure sécurisation de la connectivité internationale et nous permettra d’appréhender sereinement la montée en débit nécessaire au développement numérique des territoires de la zone ». Jérôme Barré, Dg d’Orange Wholesale et Réseaux Internationaux, souligne : « A travers ce projet, Orange démontre une nouvelle fois son leadership et son expertise dans la conception, le déploiement et l’exploitation d’infrastructures de réseaux internationales. Nous sommes heureux de pouvoir proposer en Afrique de l’ouest une offre transnationale de connectivité fiable, sécurisée et de grande qualité, reliée au reste du monde. »
Le lancement commercial du backbone ouest-africain est prévu au second trimestre 2020 et viendra renforcer le leadership d’Orange dans la région.

 L’Artp interdit à Free la gratuité de l’application WhatsApp

iGFM-(Dakar) L’Autorité de régulation des Télécommunications (Artp) vient d’interdire à l’opérateur Free la gratuité de l’utilisation de l’application WhatsApp à ses abonnés, suite à une plainte d’un de ses concurrents. En effet, le 1er octobre dernier, l’opérateur de téléphonie Saga Africa Holdings Limited lançait ses nouvelles offres qui ont bouleversé la téléphonie au Sénégal. Trois packages révolutionnaires sont mis à la disposition des usagers et chacune des offres, l’accès à l’application WhatsApp et son utilisation sont gratuites. De quoi faire sortir la concurrence de ses gonds.
Par courrier, Expresso est le premier à saisir l’Autorité de régulation des Télécommunications et des postes pour protester contre les nouvelles offres de Free. Sonatel lui emboîte le pas le 02 octobre. Le 21 octobre, le collège de l’Artp est saisi d’un recours contre les offres de Free qu’elle juge anticoncurrentielles par rapport au modèle de rentabilité élaboré par l’ARTP. Mais le Collège de l’Artp a coupé la poire en deux.
Dans sa décision rendue le 05 novembre dernier, le Collège de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes ne juge pas anticoncurrentielles les offres de Free, à l’exception de la gratuité de WhatsApp. Par conséquent, l’Artp a sommé l’opérateur Saga Africa Holding Limited de retirer immédiatement de toutes ses offres la gratuité de WhatsApp.
En outre, l’opérateur est tenu de porter à la connaissance de ses abonnés les informations transparentes et actualisées sur les conditions de vente et les prix pratiqués de ses nouvelles offres conformément aux dispositions législatives et réglementaire en vigueur. L’Artp s’est adossée à l’article 25 du code des communications électroniques pour interdire la gratuité de WhatsApp. Selon cette disposition, l’utilisation de cette application doit obligatoirement être consécutive à l’achat d’un forfait Internet.Avec PressAfrik

État des rails du Ter: Ndéné Sall parle de déraillement des rails métriques

https://www.leral.net/Le Train express régional n’en finit pas de faire parler de lui. Outre les reports interminables des dates de livraison, une autre polémique a secoué l’infrastructure, il y a de cela quelques semaines.
Ainsi, dans une vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux, des rails en état de délabrement avancé, avaient été attribués au Ter. Faux, rétorque le directeur du Train express régional. « Ce sont plutôt des rails métriques et non ceux du Ter. Le rail métrique, nous l’avons réhabilité en même temps que les travaux du Ter.
Celui-ci, sert de transport au Petit train de banlieue, aux Ics et à la Gco. Le problème, c’est qu’un train avait déraillé et, a détérioré ce rail métrique« , confie Abdou Ndéné Sall à « Sud quotidien ».
Ce dernier jure la main sur le cœur, que « ça n’a rien à voir avec les rails standards. Il y a trop d’amalgames« .

Popenguine: Les populations encore dans la rue pour dire non à la spéculation foncière.

https://www.dakaractu.com/C’est très tôt ce matin que les populations de Popenguine/Ndayane se sont retrouvées à la place publique pour le départ d’une marche de protestation. Sorties en masse, ces populations ont vivement dénoncé la pratique de certains gros bras tapis dans l’ombre, dont leur seul objectif est de leur soutirer leurs terres.
Pour rappel, ces populations disent non à l’affectation de 1200 ha pour l’implantation du nouveau port et se disent plutôt favorables pour 600 ha.
Selon des sources de Dakaractu, le chiffre officiel inscrit aux impôts et domaines de Mbour serait de 449 ha. Ainsi, ces populations se disent déterminées à faire appliquer ce qui était prévu et demandent au Président Macky Sall de rappeler à l’ordre ses services. La marche qui a démarré à la place publique s’est terminée à la mairie de Popenguine/Ndayane…

BILAN MITIGE DU PNSSEE :A LA QUETE DES VOIES DE REMEDIATION

http://www.sudonline.sn/Trois ans de mise en œuvre après sa signature en 2014, le Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique (Pnssee) est passé à la loupe par le gouvernement, les organisations d’employeurs et de travailleurs. D’un côté, les centrales syndicales tirent un bilan mitigé ; de l’autre, le gouvernement rappelle que des pas ont été faits pour préserver la stabilitéLe Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique (Pnssee) fait l’objet d’une évaluation depuis hier, mardi 12 novembre, après trois ans de mise en œuvre. Pendant deux jours, les acteurs vont évaluer les paquets de mesures qui figurent sur la matrice retenue en 2014. C’est une manière pour le ministre du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les institutions, Samba Sy, de travailler sur les voies de remédiation pour un espace propice au travail. Car pour Samba Sy, dire que les résultats sont mitigés est reconnaître que de pas ont été faits.
En effet, les organisations d’employeurs et de travailleurs sont loin de donner un satisfecit sur la
mise en œuvre du Pnssee. La volonté affichée contraste toujours avec les enjeux de l’heure. « Si l’on se réfère aux quinze paquets de mesures, les résultats restent tout de même mitigés », souligne d’emblée Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts). Ce pacte a été signé en avril 2014, lors de la conférence sociale par le gouvernement, les organisations d’employeurs et de travailleurs, pour une période de trois ans.
Pour Cheikh Diop de la Cnts/Fc, les objectifs sont loin d’être atteints. Dans cette situation, il ne faut pas, dit-il, chercher loin pour stabilité des secteurs. « Nous constatons des points sur lesquels nous devons insister pour rendre performant ce pacte, avant de s’engager dans un autre cadre ». Ainsi, la messe est dite ! Le gouvernement devra donner des échéanciers clairs sur les accords signés avec les syndicats de l’enseignement, de la santé, la justice, les collectivités territoriales et ceux du secteur agricole.  Sidya Ndiaye de la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal (Fgts) indexe déjà le système de rémunération des agents de la fonction publique complément désarticulé.  « Il est fort regrettable de constater l’écart existant entre les actions prévues et leur niveau de réalisation », insiste Mody Guiro.
Pour le ministre, « il nous faut une synergie de tous les acteurs pour aller de l’avant. Sans la stabilité, la paix sociale, on ne peut pas faire du chemin. Donc, un espace propice au travail. Cet atelier va travailler sur les voies de remédiation ».  La présidente du haut conseil du dialogue social (Hcds), Innocence Ntap Ndiaye, estimera pour sa part  que cet atelier tripartite d’évaluation du Pnssee est le point de départ d’un nouveau pacte pour stabiliser les relations professionnelles. « De nouveaux accords pour répondre au mieux aux aspirations des organisations », préconise-t-elle

FORUM INTERNATIONAL DE DAKAR SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ EN AFRIQUE, LUNDI

Dakar, 13 nov (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall, préside lundi à Diamniadio dans le département de Rufisque, la cérémonie d’ouverture de la sixième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, annonce un communiqué transmis à l’APS.
La rencontre qui s’ouvre à 9 heures au centre international de Conférences Abdou Diouf (CICAD), à Diamniadio, porte sur le thème : « paix et sécurité en Afrique : les défis actuels du multilatéralisme », précise la même source.
Selon le communiqué, le forum, prévu sur deux jours (18-19 novembre), est organisé par ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. La cérémonie d’ouverture sera suivie du panel de haut niveau des hautes personnalités.SG/ASB

NOUVELLE CONVENTION COLLECTIVE DE LA PRESSE :CES AVANTAGES POUR LES PROFESSIONNELS DES MEDIAS

http://www.sudonline.sn/Une fois appliquée, la nouvelle Convention collective du secteur des médias apportera beaucoup d’avantages aux acteurs. En plus d’une rémunération beaucoup plus conséquente et un mécanisme d’évolution dans la carrière plus incitative, elle confère beaucoup d’autres privilèges aux journalistes et autres techniciens des médias comme l’assurance maladie et le payement d’heures supplémentaires
En plus d’une rémunération beaucoup plus conséquente,  la nouvelle convention collective de la presse offre d’autres avantages aux journalistes. En effet, elle offre un mécanisme d’évolution dans la carrière plus incitative et un meilleur accompagnement sur le plan social. Celle-ci stipule que pour tous les travailleurs du secteur des médias, les heures supplémentaires effectuées pendant le repos hebdomadaire ou pendant les jours fériés sont majorées de 60% du taux horaire pendant le jour et 100% du taux horaire pendant la nuit.
Le document précise aussi que compte tenu de la particularité des activités du journaliste et du technicien, les employeurs peuvent, dans chaque entreprise de presse, convenir avec cette catégorie de travailleurs de déterminer la rémunération des heures supplémentaires sur une base forfaitaire, dont le montant ne saurait être en deçà de celui que devrait percevoir un travailleur en cas de décompte des heures supplémentaires effectuées.
En outre, le travailleur bénéficie pour lui-même et sa famille d’un régime obligatoire d’assurance maladie, conformément à la législation en vigueur, pour la couverture des frais médicaux, pharmaceutiques et d’hospitalisation. Et en cas d’absence d’une structure d’assurance maladie, l’employeur sera tenu de prendre en charge tous les frais engagés par le travailleur à hauteur de 80% au moins. Une assurance complémentaire peut être également souscrite par l’employeur au bénéfice du travailleur, recommande le texte.
Aussi est-il demandé qu’il soit octroyé à tout travailleur se trouvant au service de son entreprise aux heures de repas si, en raison de cette présence, le volume horaire effectué ce jour est supérieur au volume quotidien normal. Le montant de la prime forfaitaire de panier est égal au moins au prix moyen d’un repas dans les restaurants de la zone. Dans tous les cas, il ne peut être inférieur à 2000 francs CFA par repas.
De même, en cas de reportage, la prime est versée avant le départ du travailleur. Une indemnité spéciale de sujétion égale à la rémunération brute mensuelle, à l’exclusion des indemnités revêtant un caractère de remboursement de frais, est accordée au travailleur, en dehors d’une quelconque référence au statut juridique de son établissement ou entreprise de presse.
Il est également prescrit que le travailleur est admis au bénéfice de la prime d’ancienneté lorsqu’il a été occupé de façon continue pour le compte de l’entreprise pendant au moins 2 ans, quel qu’ait été son lieu d’emploi. Et, conformément à un accord sur un moratoire signé entre les patrons et le syndicat des travailleurs de la presse, le patronat a jusqu’au 31 décembre 2019 pour se conformer à la nouvelle Convention collective des professionnels de l’information et de la communication

LES MÉDIAS AFRICAINS FACE AUX NOUVEAUX « ÉLÉMENTS PERTURBATEURS »

http://www.emedia.sn/S’il y a un sujet qui a suscité intérêt et débat lors de la cérémonie de clôture de la 5e édition du forum annuel Bloomberg Africa Business Media Innovators (ABMI), c’est bien l’installation de médias internationaux en Afrique.
Certains patrons de presse africains se sont montrés réticents face à la présence accrue de ces médias sur le continent.
« Quand des multinationales s’installent en Afrique subsaharienne avec des budgets publicitaires énormes, l’arrivée de médias internationaux constituent une concurrence déloyale face aux médias locaux », déplore Nicolas Pompigne-Mognard, président de l’Organisation de la presse africaine.
Justin B. Smith, Pdg de Bloomberg Media Group souligne pour sa part, que la présence de ces médias ne constitue pas une menace. « Cela montre que l’Afrique suscite l’intérêt du reste du monde au vu des perspectives économiques et démographiques du continent ». Justin B. Smith de rajouter que cela permet aussi de relayer le vécu des Africains partout à travers le monde.
la 5e édition du forum annuel Bloomberg Africa Business Media Innovators (ABMI), lancé le 10 novembre 2019, s’est clôturée ce mardi à Dakar.
Durant deux jours, les acteurs de l’écosystème des médias du continent africain ont discuté des défis du secteur sous le thème de « l’adaptation des médias africains aux nouveaux éléments perturbateurs ».
Des pistes de solutions ont été soumisses pour permettre aux medias africains de lutter contre la prolifération des fakes news et de s’adapter face aux défis du numérique.

Octroi de visas: L’Ascosen se révolte contre le diktat des services prestataires

http://www.lactuacho.com/Sous la houlette de son Président Momar Ndao, les consuméristes de l’Ascosen qui ont reçu le Consul général de France Didier Leroque ont exprimé toute leur indignation face aux coûts jugés exorbitants des prestations de services offerts.  » Plus jamais ce diktat ne saura continuer sur le dos des demandeurs de titres de voyages » s’est indigné le défenseur des consommateurs sénégalais Mr Ndao.
Au terme de ses investigations, l’Ascosen se dit amère de remarquer que les candidats au voyage pour la France sont soumis au payement de frais colossaux de services pour à l’arrivée se retrouver déçus de n’avoir pas obtenu de visa pour la majorité des cas.
Autant dire qu’un bras de fer va opposer Ascosen aux prestataires nombreux aujourd’hui à opérer dans ce secteur très peu réglementé.
Didier Leroque qui n’a pas manqué de situer les responsabilités à différentes échelles a, à son tour reconnu la prolifération des réseaux très peu fiables.
Toutes choses qui ont l’ire d’irriter l’Ascosen déterminée à Lutter contre des réseaux occultes qui opèrent autour des procédures d’octroi de visas dans les consulats.
De sources renseignées, il nous revient qu’un pourcentage très élevé de demandeurs de titres de voyages n’obtiennent pas gain de cause.
Outre, le Consulat de France, l’Ascosen, préoccupée par cette situation, sonne l’alerte, prête à barrer la route aux prestataires véreux et à mieux informer les candidats au voyage car, comme l’a indiqué le président Momar Ndao. « Voyager, circuler librement, est un droit, consacré »

Cocaïne saisie par la marine: La Douane réclame 240 milliards à l’équipage

http://www.dakarmatin.com/Il est en toute vraisemblance le chef du groupe. Son nom ? Sean Robert Chapman, pêcheur et propriétaire du navire « Addacious », battant pavillon hollandais de marque Quinquari Marine et de type c-36. C’est lui qui a recruté, entre la France (Cartelet) et le Maroc (Agadir), John Glenn Edgar et Saïd Laghmouri qui se trouvaient dans le navire, au moment de son interception, à 120 kilomètres au large de Dakar.
En effet, c’est dans ce navire que la marine sénégalaise a saisi 750 kilogrammes de cocaïne. Aussi, tous les trois ont été écroués en même temps que les deux « vacanciers » (Amadou Bocoum et Faisal Boutbmur) venus de la Somone à bord d’un bateau de plaisance, Oumy Khairy Kane dont le mari est en cavale et Mbaye Hadj qui a vendu le bateau de plaisance au fugitif.
Pourtant en dehors de la peine de la prison encourue, si l’instruction confirme les faits en cause, l’équipage du navire « Adaccious » est sous le coup d’une amende record de la Douane. Dans un Pv de verbalisation en date du 1er novembre 2019, obtenu par Libération, la Douane leur réclame ni plus ni moins que la rondelette somme de 240 milliards de Fcfa en guise d’amende, soit quatre fois la valeur de l’objet de la fraude sur le marché intérieur.
En effet, la valeur de la cocaïne saisie, d’une pureté de 80%, est estimée à 60 milliards de Fcfa sur le marché. En plus de cette amende, la Douane a saisi le navire mais aussi le bateau de plaisance à bord duquel se trouvaient Amadou Bocoum et Faisal Boutbmur qui continuent de jurer sur tous les saints qu’ils se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment

Drogue saisie au port: Le couple d’Allemands a quitté le Sénégal

http://www.dakarmatin.com/Nouvelle révélation dans l’affaire de la drogue saisie au Port de Dakar. Le couple allemand (Lukas Schmitzberger et Carolin Verena Stanzi) qui avait été libérés a quitté le Sénégal.
Bloqués à Dakar, au motif qu’ils étaient sous contrôle judiciaire, ils sont retournés en Allemagne depuis le mardi 5 novembre dernier, informe le quotidien L’Observateur dans sa parution de ce mercredi.
En effet, Le Doyen des juges a signé leur autorisation de sortie du territoire. Ce, à la suite d’une requête introduite par leurs avocats. Depuis l’éclatement de cette affaire, le 29 juin dernier, 15 personnes ont été arrêtées

Armes de Pékesse: Le patron de l’Armurerie dakaroise inculpé

http://www.dakarmatin.com/Cheikh Lô, Serigne Mbacké Sarr et Serigne Saliou Ndiaye ont été inculpés et mis en liberté provisoire par le Doyen des juges, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte pour association de malfaiteurs, vente, achat et détention de munitions sans autorisation. Ce, informe Libération, dans l’affaire dite des munitions saisies à Pékesse après le signalement d’un pompiste intrigué par les munitions se trouvant dans la voiture d’un des mis en cause alors qu’il lui vendait de l’essence.
Pourtant, ils n’étaient pas les seuls devant le juge. Les enquêteurs de la Section de Recherches de la gendarmerie ont aussi déféré le Directeur général de l’Armurerie dakaroise, Rabih Fakih, et sa caissière Soraya Fakih. Mais, à l’instar de Cheikh Lô et Cie, les Fakih ont obtenu une liberté provisoire. Qui plus est, l’enquête de la Section de Recherches avait conclu que la vente était légale puisqu’une facture a été décernée à Cheikh Lô et Cie après la transaction.
Dans tous les cas, ce n’est pas la première fois qu’on entend le nom de Rabih Fakih dans ce genre d’affaire. Comme le révélait Libération, des juges français avaient demandé à Dakar son audition dans le cadre d’une commission rogatoire pour donner suite à une information judiciaire visant à faire la lumière sur des armes livrées, depuis le Sénégal, au régime de Laurent Gbagbo alors en pleine répression du peuple ivoirien

Université de Bambey: les étudiants menacent d’entamer une grève de la faim en fin de semaine si…

http://www.dakarmatin.com/Les étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey ne décolèrent toujours pas. Ils déplorent avec fermeté «le manque de sérieux et de respect de l’administration» sur leur cause. Aucun acte allant dans le sens de satisfaire leurs revendications n’est posé. Ce qui les irrite au plus haut point.
Qu’à ce jour la Coordination des Etudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey (CE-UADB) n’a constaté aucun acte concret de la part de l’administration de l’université ni du ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation», regrettent-ils dans un communiqué.
Cependant la CE-UADB a reçu de l’administration de l’université les informations suivantes concernant «l’achèvement du restaurant du campus 2 dans un délai de trois mois, l’intervention d’une équipe pour les travaux de plomberie (déjà sur place), la réfection des toilettes, l’intervention d’une équipe pour les travaux de raccordement du forage».
Après avoir reçu ces différentes informations, une équipe de la CE-UADB s’est rendue sur les lieux ce mardi 12 Novembre 2019 pour vérifier la fiabilité desdites informations. Mais force est de constater qu’aucune de ses informations n’est avérée. «La coordination n’a trouvé aucune équipe sur place pour débuter de quelconques travaux relatifs à la plomberie, au restaurant, aux toilettes ou au forage», renseigne le document dont Actusen.sn détient copie.
Les étudiants de l’Université Alioune Diop de Bambey menacent ainsi d’entamer une grève de la faim en fin de semaine si aucune opération concrète n’est effectuée dans la semaine.
Par ailleurs, ils restent fermes sur leur décision de maintien du mot d’ordre de grève illimitée. Aussi, réclame-t-ils  le départ du directeur du CROUS, Cheikh Abdou Lô

Innocence Ntap NDIAYE Répond À  Dame MBODJ Et Cie: «Le G20 N’a Pas Son Mot À Dire»

Le G20 qui regroupe 27 syndicats d’enseignants ne l’a pas raté, lors de sa dernière conférence de presse pour annoncer le dépôt de son préavis de grève. Le cadre syndical a même réclamé son départ du HCDS.
Les syndicalistes reprochent à la présidente du Haut conseil du dialogue social, Mme Innocence Ntap NDIAYE, de favoritisme en faveur du G7 qu’elle considère comme unique interlocuteur de l’Etat pour les négociations. Mais la réponse de la présidente du Haut conseil du dialogue social n’a pas tardé. Mme Ndiaye, en marge du  premier Pacte national de stabilité sociale et d’émergence économique (PNSSEE) n’a pas fait dans la langue de bois pour répondre au Coordonnateur du G20, Dame Mbodj et Cie. Elle a réitéré ses propos  en indiquant qu’elle ne discute qu’avec les organisations syndicales les plus représentatives. Pour bétonner sa position, elle évoque la légitimité des sept syndicats qui ont dépassé le seuil des 10 % réclamés par l’Etat lors des élections de représentativité. «Ce sont les  règles du jeu», indique-t-elle. Et d’ajouter : «Ce n’est pas ma personne qui est en jeu. Je pense que c’est l’institution. Elle a été mise en place par les centrales syndicales les plus représentatives. Au niveau du secteur de l’éducation, il faut dire qu’il y a un comité du dialogue social secteur éducation. Donc, le G20 n’est pas membre du conseil et pour donner un avis il faut être partie prenante. Il faut avoir intérêt à agir. Le G20 n’a pas son mot à dire sur le Haut conseil du dialogue social. Le gouvernement discute avec les syndicats d’enseignants les plus représentatifs. Ce sont les règles du jeu».Mamadou GACKO

REDUCTION DE LA MORTALITE DUE A LA PNEUMOLOGIE CHEZ LES ENFANTS :LE SENEGAL COMPTE ARRIVER A 20 DECES POUR 1000 NAISSANCES VIVANTES

http://www.sudonline.sn/Le Sénégal est à 51 décès pour mille naissances vivantes, d’après l’enquête Endss 2018 sur la pneumonie. Un taux qui devrait être réduit jusqu’à 20 décès pour mille naissances vivantes. Selon le docteur Alioune Badara Tall qui s’exprimait hier, mardi, lors de la journée dédiée à la maladie, le Sénégal a les moyens d’y arriver à l’horizon 2030
L’objectif mondial de réduire le taux de décès en pneumonie chez les enfants de 0 à 5 ans en 2030 est de 25 décès pour mille naissances vivantes. Toutefois, le Sénégal se veut plus ambitieux en élevant la barre pour 20 décès pour mille naissances vivantes alors que les décès se situent en 2018 à 51 décès pour mille naissances vivantes.
Selon le docteur Alioune Badara Tall, il est possible d’en arriver à ce résultat. « La disposition mise en place par le ministère de la Santé et de l’action sociale permet de prendre en charge le patient atteint de pneumo même au plus bas de la pyramide sanitaire à savoir les cases de santé.  La maladie se guérit et le personnel sanitaire est bien formé pour prendre en charge cette pathologie » a-t-il fait savoir.
Pour le Sénégal, rien que de janvier à octobre 2019, 84041cas de pneumonie ont été détectés et docteur Tall de renseigner : «95,5% de ces cas sont traités avec des antibiotiques ». Pour ce qui touche la mortalité ; ce sont 2800 enfants soit 12% des décès des 0 à 5ans. « L’évolution de la mortalité infanto juvénile est en baisse régulière depuis 2017. Cependant, ce qui est inquiétant reste la mortalité néonatale dont les infections et les naissances prématurées compliquent la prise en charge» a déclaré docteur Tall.  Concernant les facteurs favorisants, le médecin a évoqué la malnutrition, l’anémie, la drépanocytose et l’infection à Vih Sida. Et de tirer la sonnette d’alarme : « par ailleurs, la rationalisation de la prescription des antibiotiques est un impératif car leur utilisation abusive favorise l’émergence de bactéries multi-résistantes qui est devenue une grande préoccupation de santé publique dans notre pays ».
La pneumologie est la branche de la médecine s’intéressant aux pathologies respiratoires, principales cause de décès chez les enfants de moins de 5 ans dans le monde. Elle est aussi la deuxième cause de mortalité avec 27% après la mortalité due aux affections néonatales, de l’ordre de 40%. Au Sénégal pour cette journée mondiale de la maladie, les acteurs comptent mettre l’accent sur l’information et la sensibilisation afin de conscientiser les parents à amener leur enfant dans les structures de santé une fois que celui-ci commence à développer un des signes déclencheurs de la maladie comme la toux, des irritations ou encore des écoulements nasals.

Alerte-Appel de don de sang A+ à l’Hôpital de Thiaroye: 10 poches collectées et aucune goutte n’a été donnée au patient destinataire

https://www.jotaay.net/Un appel a été lancé le 30 octobre dernier. Il s’agit d’un patient, se trouvant à l’hôpital de Thiaroye qui avait besoin de sang A+.
Ainsi, il a été demandé à ceux qui sont des groupes A-, O- ou O+ de se présenter à l’hôpital de Thiaroye pour donner de leur sang afin de sauver des vies.
Dès le lendemain, c’est à dire le 31 octobre des frères de mouvements, parents, amis et de simples volontaires ont répondu à l’appel, en se présentant tôt le matin au Centre national de transfusion sanguine afin de donner un peu de leur sang. A la fin de la journée, il a été informé de la disponibilité d’environs 10 poches de sang, compatibles, suite à cet appel.
« A notre grande surprise, notre frère patient n’a reçu aucune goutte de sang depuis lors. Malgré les vas et viens incessant de son père entre l’hôpital et le CNTS, aucune information claire ne lui a été fournie. Et, il a été finalement sorti de l’hôpital ce 11 novembre sans recevoir une seule goutte de sang. On lui suggéra simplement, de se contenter de la vitamine B12 afin de combler le manque de sang », explique-t-on.
Ainsi, les autorités sanitaires du pays sont interpellées sur ce fait inadmissible. Et, les dénonciateurs tiennent pour responsable de tout ce qui arrivera à ce frère, les responsables du CNTS.

Publicité mensongère et exercice illégal de la médecine au Sénégal…:L’ordre des médecins saisit la justice et demande l’appui du CNRA

https://www.jotaay.net/Les tradi-praticiens ont envahi les médias sénégalais pour vendre une médecine, parfois, illusoire. Conscient des dangers de cette médecine, non scientifiquement, validée, l’Ordre Nationale des Médecins du Sénégal, a décidé de joindre le CNRA pour demander son appui
Accaparement des subventions et privilèges et refus de céder le fauteuil. Tels sont, entre autres, les principaux griefs reprochés aux vieux syndicalistes Mody Guiro, Mademba Sock, Mballo Thiam, Cheikh Diop et Sidya Ndiaye par de larges franges, et pas des moindres, du corps social.
D’après Enquête+, ils sont nombreux les travailleurs sénégalais à les accuser de les tenir en otage depuis plusieurs décennies. Le quotidien détaille, pourquoi ces papys, à la retraite depuis belle lurette, s’accrochent à leurs strapontins avec une cagnotte annuelle de plus de 600 millions de Fcfa.

ENFANTS:Les chiffres alarmants de l’Agence de la statistique

http://www.enqueteplus.com/Selon les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, 3/4 des enfants, au Sénégal, sont victimes de violences tous les mois.
Les violences exercées sur les enfants prennent de l’ampleur, au Sénégal. Selon les derniers chiffres de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) 73 % des enfants de 0 à 14 ans sont victimes de violences. C’est partant de ces statistiques que le responsable adjoint de projet au Bureau régional de l’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest à Dakar, tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités à agir pendant qu’il est encore temps.
D’ailleurs, souligne William Gué, le phénomène est mondial. En effet, renseigne le démographe en marge du lancement de la Journée nationale de l’éducation des filles, hier au ministère de l’Education à Diamniadio, ‘’au niveau mondial, on estime à 246 millions le nombre d’enfants victimes de violences’’.
Compte tenu du thème de cette année, ‘’Un partenariat fort pour un espace scolaire sûr au service de l’éducation’’, Aïssata Sall de l’Union démocratique des enseignants (Uden) estime que le gouvernement et les partenaires sociaux ont effectivement l’obligation d’unir leurs forces en faveur de l’éducation des filles. ‘’En tant que partenaires sociaux, nous sommes des enseignants qui sont en contact direct avec ces enfants-là. Donc, nous demandons, par rapport au thème, qu’on puisse agir en synergie, conjuguer nos efforts. Ce qui permettrait quand même au gouvernement qui a eu à prendre des mesures au niveau macro, de toucher la base afin que la déperdition scolaire des filles puisse être éradiquée comme nous le souhaitons tous’’, a-t-elle souhaité.
Mary Siby Faye, conseillère technique genre et syndicat au ministère de l’Education nationale a, quant à elle, fait savoir que si l’on veut que les actions en direction de l’école soient couronnées de succès, ‘’(nous) devons aller avec nos partenaires que sont les enseignants’’. Ce partenariat devrait être renforcé, selon elle, au-delà de la mobilisation du personnel enseignant, par les parents d’élèves, les organisations de la société civile, les partenaires techniques et financiers.PAPE MOUSSA GUEYE

Mendicité au Sénégal: Alassane Seck évoque la faiblesse de l’Etat devant le lobbying religieux

https://www.pressafrik.com/Le Secrétaire exécutif de la Ligue Sénégalaise de Défense des Droits de l’Homme (LSDH) Alassane Seck s’est prononcé sur la mendicité des talibés au Sénégal. Il pointe du doigt l’Etat, qu’il accuse d’être faible devant le lobbying religieux.
« La mendicité des talibés c’est presqu’un scandale. La persuasion de cette situation au Sénégal comparait à d’autres pays comme la Gambie à côté, nous sommes scandalisés. C’est l’Etat qui est très faible devant le lobbying religieux. C’est ça qui est scandaleux. Nous au niveau de la ligue, nous nous luttons contre la mendicité des talibés », martèle Alassane Seck.
M. Seck n’agrée pas la démarche du pouvoir. Selon lui, l’Etat ne fait rien. « L’Etat fait ce qu’on appelle le sous-poudrage. Il ne fait rien. Il y a un an de cela, nous avions vu comment l’Etat ramassait les enfants dans les rues avec des camionnettes. C’est à la limite, drôle. C’est ridicule. Ça, c’est vraiment une gifle à l’Etat du Sénégal », dit-il.
La mendicité forcée est la forme la plus courante de traite des êtres humains au Sénégal. Human Rights Watch estime que plus de 100 000 talibés sont obligés de mendier.Ibrahima Mansaly

EDUCATION SEXUELLE, MARIAGES ET GROSSESSES PRÉCOCES: DES DIRIGEANTS AFRICAINS S’ENGAGENT

Nairobi, 12 nov (APS) – Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement ont pris mardi à Nairobi (Kenya), l’engagement de mener des actions en faveur de l’éducation sexuelle des jeunes, de la mortalité maternelle et de la lutte contre les mariages et grossesses précoces d’ici à 2030, a constaté l’APS.
« Eliminer les violences faites aux filles, y compris les violences, comme les grossesses d’enfants et aussi opérationnaliser le cadre d’éducation sexuelle, tel est notre engagement fort ici », a déclaré le président ougandais Yoweri Kaguta Museveni, en déclinant les engagements de son pays à la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD).
Il exhorte à « se mettre en mouvement pour l’égalité homme/femme dans la transformation économique et sociale ». « Il nous faut transformer l’Afrique en transformant la société. Les filles sont propriétaires de leurs corps », a-t-il lancé.
« Je suis père, grand père. Donc, j’ai traversé plusieurs générations. Pour atteindre ces objectifs dans les programmes de développement, on engage des consultants. Mais, s’est-on posé la question : qui sont les consultants des jeunes filles ? », a interrogé le président Museveni. 
« Je suis le consultant de mes filles et de mes petites-filles. Aucune activité ne peut se passer de conseils, d’avis de personnes qui en savent plus », a martelé le chef de l’Etat ougandais.
A sa suite, le président des Seychelles, Daniel Faure, déclare soutenir la santé « sous toutes ses formes ».
« Nous nous engageons aussi à aller vers zéro décès maternel et à garantir les besoins non satisfaits dans la planification familiale », a-t-il ajouté, promettant que désormais, la part de la santé dans le budget de son pays sera porté à 10%.
A son tour, le président de la Somalie, Mohamed Abdullahi Farmajo, a assuré de l’engagement de son pays « à soutenir la santé sous toutes ses formes, surtout celle des femmes et des jeunes filles ».
Les représentants de pays comme l’Egypte et le Liberia se sont également engagés à soutenir la santé en général et la lutte contre la mortalité maternelle, infantile et néonatale en particulier.
Selon la secrétaire générale adjointe de l’Organisation des Nations unies, Amina Mohammed, « pour fêter le 25ème anniversaire de la CIPD, les Nations unies soutiennent les droits humains et sexuels en mettant l’accent sur les plus vulnérables ».
« Nous allons aussi soutenir la mortalité maternelle et la santé des adolescentes et des jeunes filles […] . Il faut aussi soutenir les gouvernements dans la mise en œuvre des ODD [objectifs de développement durable] en travaillant en synergie », a-t-elle ajouté.
Dans ce sillage, Nathalie Kanem, directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA, en anglais) estime qu’il faut « renforcer nos efforts en faveur de la santé maternelle, pour qu’aucune femme ne meure durant la grossesse ou l’accouchement ».SKS/ASG/BK

Richard Toll : marche pacifique du personnel de l’hôpital pour réclamer plusieurs mois d’arriérés

http://www.dakarmatin.com/ Les agents de l’hôpital de Richard-Toll dans le département de Dagana sont dans tous leurs états. Regroupés dans le syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale de l’EPS de Richard Toll, ces agents ont battu le macadam, ce mercredi matin dans la ville.
Ils réclament plusieurs mois d’arriérés de primes, de logements, et déplorent les ruptures récurrentes de médicaments au sein de l’établissement sanitaire. Il y a de cela quelques mois, le Major Moussa Sène qui indiquait les conditions des travailleurs dudit hôpital, avait lancé un soutien à toutes les bonnes volontés pour la bonne marche de l’hôpital

 PAS BESOIN D’ATTENDRE 2030 POUR AMÉLIORER LES CONDITIONS DE VIE DES AFRICAINS (RESPONSABLE UNFPA)

Nairobi (Kenya), 12 nov (APS) – L’Afrique n’a pas besoin d’attendre l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) à l’horizon 2030 pour améliorer les conditions de vie de ses populations, a déclaré, mardi, à Naïrobi (Kenya), le directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Mabingué Ngom.
« Nous n’avons pas besoin d’attendre 2030 pour le faire, parce que nous avons tous les moyens pour le faire », a-t-il dit lors d’un point de presse tenu en marge de l’ouverture officielle de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD 25).
La CIPD25 se tient dans la capitale kényane, sur le thème : « Accélérer les promesses ».
Selon Mabingué Ngom, l’Afrique bénéficie de l’engagement politique et de la volonté de tous les acteurs, notamment de la société civile et des leaders de tous bords.
« Il y a surtout l’engagement des gouvernements et des partenaires et d’une voie. Je pense que nous avons la possibilité de transformer la vie de nos populations, de créer des conditions pour la postérité avant 2030 », a-t-il lancé.
Pour lui, la conférence de Nairobi ne consiste pas seulement à parler de la pertinence de la planification familiale ou de la pertinence de lutter contre les violences basées sur le genre
Elle doit plutôt insister sur la manière de ’’construire l’Afrique autour de bonnes pratiques et de bonnes expériences pour, ensemble, à travers de véritables partenariats, accélérer la cadence’’.
« Donc, lors de ce sommet de Nairobi, l’objectif consiste à accélérer la cadence pour faire en sorte que l’accent soit mis sur les pays où les progrès n’ont pas été brillants (…) », a-t-il souligné.
Il pense que beaucoup de choses restent à faire, car « plusieurs centaines de millions » de femmes meurent encore en couche dans certains pays d’Afrique et bien d’autres qui n’ont pas accès aux services de planification familiale.LTF/ASG/BK

VERS UN PROGRAMME VISANT À METTRE FIN AUX VIOLENCES CONTRE LES FEMMES ET LES FILLES

Nairobi (Kenya), 12 nov (APS) – La secrétaire générale adjointe des Nations unies, Amina Mohamed a annoncé, mardi à Nairobi (Kenya), la mise en œuvre d’un programme visant à mettre fin aux violences contre les filles et les femmes dans près de 60 pays dans le monde.
‘’Le système des Nations unies est en train de travailler à cela et l’a déjà entrepris dans plus de 30 pays de 4 régions du monde avec un financement de près de 100 millions de dollars’’, a-t-elle notamment dit.
Elle animait un panel, juste après l’ouverture officielle, dans la capitale kényane, de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) placée sous le thème ’’Accélérer les promesses’’.
D’après Amina Mohamed, l’Agenda 2030 relatif aux objectifs du développement durable (ODD) offre aux Nations unies de nouvelles opportunités pour optimiser la réussite de ce programme.
Elle affirme que ‘’la réussite de ce programme donnera la liberté aux femmes et aux filles, mais permettra aussi au système des Nations Unies d’avoir de nouveaux partenariats et de nouveaux engagements’’.

Elle ajoute que ‘’cela nous permettra de revitaliser toutes ces relations bilatérales pour travailler de pair avec l’Union Européenne, pour mettre fin à toute forme de violence contre les femmes et les filles’’.

La SG adjointe des Nations union indique que le résultat de ce programme ne consiste pas à changer les attitudes des jeunes personnes, encore moins à mobiliser les chefs traditionnels pour soutenir l’interdiction de la mutilation génitale des femmes,
‘’Notre objectif, c’est d’éliminer la violence faite aux femmes et aux filles avant 2030 et c’est pourquoi nous travaillons étroitement avec les gouvernements, les partenaires, les sociétés civiles, […]’’, a -t-elle encore expliqué.
La CIPD25 qui se tient jusqu’à jeudi, a pour objectif, 25 ans après la conférence du Caire en 1994, de parachever les promesses, mais aussi d’aller vers des engagements politiques et financiers très forts.LTF/ASG

NATHALIE KANEM: « LES DROITS REPRODUCTIFS DES FEMMES ET DES FILLES NE SONT PAS NÉGOCIABLES’’

Nairobi, 12 nov (APS) – La directrice exécutive du Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA), Nathalie Kanem, a rappelé mardi le caractère non négociable des droits reproductifs des femmes et des filles, lesquelles, assure-t-elle, « seront protégées et soutenues ».
« Les droits reproductifs des femmes et des filles ne sont pas à négocier. Nous les protégerons et les soutiendrons », a-t-elle déclaré à la cérémonie officielle d’ouverture de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD).
« Nous sommes venus à Nairobi parce que nous refusons d’accepter que les bons progrès soient suffisants », a-t-elle fustigé, avant d’évoquer les « innombrables personnes […] agressées sexuellement, blessées et traumatisées ». Des victimes qui, paradoxalement, « […] sont plus susceptibles d’être honteuses et blâmées que les auteurs qui les ont attaquées ».
La responsable du Fonds des Nations unies pour la population a également évoqué la problématique des femmes et des filles mourant du fait de complications de la grossesse, pourtant ’’entièrement évitables’’.

Elle s’offusque de ces « vies écourtées, sans autre raison que notre incapacité collective à fournir les soins de santé dont elles ont besoin et qu’elles méritent, comme c’est le droit de tout être humain ».

Elle soutient qu’il est permis d’espérer « mettre fin à la pauvreté et à la faim, améliorer la santé et le bien-être humain, garantir une éducation de qualité, ou parvenir à la paix et à la prospérité, si chaque femme et chaque fille [parviennent à] vivre avec dignité et respect ».
« Il y a une raison fondamentale pour laquelle nous défendrons la santé et les droits sexuels et reproductifs. Nous le ferons parce que c’est juste. Et le monde ne devrait pas attendre encore 25 ans. Les droits reproductifs sont des droits de l’homme », a-t-elle argumenté.
Selon Mme Kanem, « la voie à suivre est de se concentrer sur un seul nombre. Et pour l’UNFPA, ce nombre est nul. Zéro besoin non satisfait de contraception, de sorte que chaque femme et adolescente peut décider pour elle-même où, quand tomber enceinte, et combien d’enfants à avoir ».
« Zéro décès maternel évitable, Zéro violence sexiste, Zéro cas de mutilation génitale féminine, zéro enfant et mariage forcés. A partir de ce jour, unissons nos mains pour consigner le viol et l’agression sexuelle », a-t-elle exhorté.
Pour arriver à ces résultats, la directrice exécutive de l’UNFPA déclare : « Il faudra des données complètes et novatrices sur la population pour se concentrer sur ceux qui sont les plus en retard. Telle est la vision énoncée dans la Déclaration de Nairobi. Notre programme est inclusif. Nous ne laisserons personne derrière nous. »
« Aujourd’hui, c’est le temps d’agir et maintenant. La santé et les droits sexuels et reproductifs sont importants parce que les femmes et les filles comptent […] », a-t-elle conclu.SKS/ASG/BK

DIXIÈME ÉDITION DU SALON DES ARTS VISUELS: LES JEUNES CRÉATEURS S’AFFIRMENT SOUS LE SIGNE DE LA DIVERSITÉ

Dakar, 12 nov (APS) – L’exposition-révélation de la 10e édition du Salon national des arts visuels, ouverte mardi au centre culturel Blaise-Senghor, à Dakar, présente dans la diversité l’ »attente » – « seentu », en wolof – des jeunes créateurs, a constaté l’APS.
Entre installations, peintures sur toile ou à l’acrylique, collage, etc., les jeunes créateurs sénégalais rivalisent d’ardeur, à travers les œuvres présentées au public
La plus jeune d’entre eux, Sadiya Sowe, âgée de 14 ans, vient de Thiès et présente un portrait en peinture d’une fille très dépendante de l’électricité, avec des connections wi-fi sur ses cheveux afro, un iPod dans les oreilles et des fils électriques tout au long du corps
« On utilise l’électricité toute la journée. Ici, je montre, à travers le panneau solaire et le soleil, comment le Sénégal peut tirer profit de l’énergie solaire, avec ce soleil disponible en abondance », explique la jeune artiste-peintre sénégalaise, également titulaire des nationalités américaine et gambienne.

adiya Sowe n’en est pas à sa première exposition. Elle a participé au dernier « Off » de la Biennale de Dakar, en 2018, à Thiès (ouest), avec un collectif d’artistes.

La jeune artiste a montré récemment ses œuvres à la résidence Lat-Dior, à Thiès.
Sadiya Sowe a obtenu un prix d’encouragement d’une valeur de 500.000 francs CFA offerts au Salon national des arts visuels par le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop.
La plasticienne et journaliste Ndèye Siga Ndiour a revisité la cour royale du Walo en représentant la reine Ndatté Yalla Mbodj et le « Brack » (dignitaire, chef coutumier) du Waalo, avec son accoutrement, ses parures et sa coiffure.
« J’ai voulu revisiter l’histoire de Nder (du nom d’un village sénégalais où des femmes s’immolèrent collectivement pour échapper aux esclavagistes maures), du Waalo, parce que je fais partie de cette lignée, mais surtout pour la faire connaître aux futures générations. Au Sénégal, on a beaucoup de héros méconnus », explique-t-elle.
Le lauréat du Prix jeune création, Moustapha Lèye alias « Mouslèye », présente au Salon national des arts visuels une toile montrant une foule compacte aux couleurs multicolores, avec une perspective sombre, très noire.
La toile est intitulée « Mboolo » – mot wolof pour la foule. « Cette perspective sombre renvoie au réchauffement climatique, parce que la population mondiale se reproduit. Plus elle augmente, plus ses ressources se raréfient », explique l’artiste autodidacte.
Mouslèye, qui semble suivre les pas de son père, le peintre et acteur Charles Lèye, dit s’inspirer de la vie quotidienne et des nombreuses manifestations religieuses et politiques.

« J’essaie de comprendre ce qui anime ces foules, ce qui motive les gens à vouloir former une foule », explique-t-elle.

Regardant attentivement la toile de Mouslèye, un visiteur venu de Toubab Dialaw (ouest), relève « la densité et (…) les couleurs brutes, assez traditionnelles de l’œuvre ».
« Il n’y a pas beaucoup de mélange de couleurs. Cette foule est abstraite quand elle est vue de loin, mais il y a du figuratif quand on s’approche », analyse Franc Samson, un visiteur.
Mouslèye a reçu, pour le Prix jeune création, deux millions de francs CFA des mains du secrétaire général du ministère de la Culture et de la Communication, Birane Niang.
Selon M. Niang, qui en a présidé la cérémonie de vernissage, l’exposition-révélation intitulée « Seentu » (l’attente) renvoie à « une perspective ouverte », à « l’espoir que légitime un potentiel certain ».
« Ce potentiel existe assurément chez les jeunes artistes sénégalais. Et il devrait se déployer, il se déploie d’ailleurs dans les quatre coins de notre pays. J’en veux pour preuve les trois lauréats de cette 10e édition, qui sont tous des jeunes », a-t-il souligné.
Au palmarès officiel, Abdoulaye Ka a reçu le Prix du président de la République, la plus grande distinction du Salon des arts visuels.Alioune Ba a remporté le deuxième prix. Pape Samba Ndiaye est lauréat du prix d’encouragement.
FKS/ESF/BK

Dialogue Islamo-Chrétien: «ne fermons pas les yeux sur les dangers qui existent»

http://www.dakarmatin.com/Le dialogue islamo-chrétien est bel et bien une réalité au Sénégal. D’ailleurs, notre pays pourrait bien servir d’exemple aux autres. Toutefois, il existe des « dangers », relève Monseigneur Benjamin Ndiaye.
Venu participer au colloque sur le dialogue islamo chrétien sur le thème : « Thiès, terre de dialogue islamo-chrétien », l’Archevêque de Dakar a attiré l’attention des participants sur ces dangers qui peuvent exister. « Le modèle sénégalais est beau, il peut servir de référence, mais ne nous fermons pas les yeux, des dangers qui existent malgré tout », a dit Monseigneur Benjamin Ndiaye, repris par Vox pop.
Selon lui, « des situations récentes ont montré que nous sommes capables de paroles malveillantes, d’attitudes haineuses et agressives, de fanatismes et de naïveté ». Mais, estime-t-il : « nous ne pouvons être libérés de cela que par le rayonnement d’hommes spirituels qui nous montrent où se trouve la relation véritable avec Dieu »

Fatime Raymone Habré: «L’état de santé du Président Habré est en constante dégradation depuis le début de l’année»

XALIMANEWS: Le démenti servi, hier, par l’administration pénitentiaire suite au texte paru dans le quotidien Vox Populi faisait état d’inquiétudes sur l’état de santé du Président Habré, a suscité une vive réaction de l’épouse de ce dernier. Dans une déclaration parcourue par nos confrères de Vox, Mme Fatimé Raymone Habré confirme et enfonce le clou.
« Des informations parue dans le journal Vox Populi ont fait état des soucis de Santé du Président Habré. Cette information qui a suscité une grande émotion, a été démentie par l’administration pénitentiaire en début de soirée. Je voudrais apporter mes précisions suivantes: oui l’état de Santé du Président Habré est en constante dégradation depuis le début de l’année. Des certificats médicaux ont bien été délivrés pour attester cette situation. Ces certificats ont bien été remis aux autorités. En outre, depuis 2015, c’est à dire depuis plus de 4 ans, aucun médecin de l’administration pénitentiaire ne s’est préoccupé de son état de santé ni lui a rendu visite.
Grâce à l’alerte de Vox Populi, en début d’après-midi, un inspecteur et un Médecin se sont rendus à la prison pour une simple visite à cause des médias et non pour attester d’un quelconque état de santé. A la suite de quoi un démenti a été envoyé à la presse. Ceci pour dire que l’administration n’a jamais souhaité géré la santé du Président Habré, tout simplement parce que la voyant se dégrader chaque jour et d’une part et d’autre part faisant le constat qu’il n’y avait aucune écoute, aucune réelle écoute des autorités politiques sur la question de la santé du Président, elle a préféré laisser à la famille: le soin d’agir quand il est malade, de chercher un médecin, de prendre les rendez-vous médicaux, d’acheter l’es médical et de veiller à ce qu’il aille mieux(…).

LE CIO PROMET 90 MILLIONS DE DOLLARS AU COMITÉ D’ORGANISATION DES JOJ 2022

Dakar, 12 nov (APS) – Le comité international olympique (CIO) remettra au comité d’organisation des Jeux olympiques 2022 une enveloppe de 90 millions de dollars (environ 54 milliards de francs CFA) dans le cadre de sa contribution à la tenue de cette compétition, a annoncé mardi après-midi son président Thomas Bach, lors d’une visite à Dakar.
« Le CIO mettra à la disposition du comité d’organisation de ces jeux une enveloppe qui s’évalue en valeur à 90 millions de dollars », a déclaré M. Bach au cours d’un entretien avec la presse sportive, au siège du comité olympique sénégalais.
« Le CIO a récemment décidé qu’on va augmenter notre contribution jusqu’à 50 %, notamment en prenant en charge les frais liés au déplacement des athlètes ainsi que les frais liés à leur séjour », relativement à la restauration et à l’hébergement, a détaillé le président du CIO, en visite à Dakar dans le cadre d’une tournée africaine qui le mènera aussi au Cap-Vert.
M. Bach s’est dit confiant de voir le Sénégal tenir dans les délais les engagements liés à la tenue de cette compétition majeure, la première du genre sur le continent africain.
Il a mis en avant l’implication du comité international olympique aux côtés du Sénégal, pays organisateur, dans le cadre de ce qu’il appelle la « co-construction ».
La co-construction est selon lui « un esprit d’équipe qui s’exprime par un partenariat dans la préparation et l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse ».
« Cela a des conséquences très tangibles. Nous avons par exemple déployé des équipes d’experts au Sénégal à nos frais, ce qui a permis au comité olympique du Sénégal de faire des économies en argent et en temps », a-t-il expliqué.
Au total, 206 délégations sportives sont attendues au Sénégal pour les JOJ 2022, qui se tiendront sur les sites de Dakar, Diamniadio et Saly
Le CIO, habitué selon les mots de son président à « superviser et contrôler » les travaux de préparation de ses joutes, se présente désormais selon lui en « partenaire, c’est-à-dire en membre de la même équipe qui travaille pour le succès des jeux ».
Le Sénégal a reçu fin octobre dernier un satisfecit du comité de coordination de l’instance olympique quant au respect des délais prévus pour l’achèvement des nombreux travaux d’aménagement et de construction d’infrastructures.
« La situation actuelle renvoie à de la satisfaction et de la confiance par rapport à l’échéancier que l’on s’était fixé », avait alors déclaré Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux olympiques au CIO.
« Nous sommes à 80 % de maturité dans certains domaines que sont les domaines sportifs, l’hébergement, les constructions temporaires etc., ce qui est satisfaisant pour des jeux que nous allons organiser dans trois ans », avait-il ajouté.
Le Comité international olympique (CIO) a désigné en octobre 2018, à Buenos Aires, en Argentine, le Sénégal pour organiser les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) en 2022.Il sera ainsi le premier pays en Afrique à accueillir une manifestation olympique.ABK/ASG/BK
THOMAS BACH: »UNE BONNE ORGANISATION DES JOJ SERAIT POUR L’AFRIQUE UN PAS DE PLUS VERS LES JO »
Dakar, 12 nov (APS) – Le président du comité international olympique (CIO), Thomas Bach, s’est dit mardi confiant de voir le Sénégal réussir l’organisation des premiers Jeux olympiques de la jeunesse sur le sol africain, des joutes qui devraient marquer « un pas de plus » dans la volonté du continent d’accueillir dans le futur une édition des Jeux olympiques.
S’exprimant dans un entretien avec la presse sportive au siège du comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), il a estimé qu’une bonne organisation des Jeux olympiques de la jeunesse prévus au Sénégal en 2022, serait une étape supplémentaire pour que le continent accueille dans l’avenir les « grands jeux olympiques ».
« C’est clair que si Dakar 2022 réussit, cela peut être un pas de plus pour qu’un pays africain accueille prochainement les Jeux olympiques d’été », a dit l’ancien champion olympique en escrime. 
« Mon rêve en tant que président du CIO a toujours été qu’il y ait des Jeux olympiques sur le sol africain avant le terme de mon mandat », au plus tard en 2025, après les Jeux olympiques de Paris qui se tiendront un an plus tôt, a indiqué Thomas Bach.
« Malheureusement, des circonstances ont fait que cela n’a pas été possible. C’est pourquoi nous avons trouvé cette approche d’inviter les pays africains à postuler pour abriter les premiers Jeux olympiques de la jeunesse sur ce continent », a rappelé l’Allemand sous les ordres duquel le CIO a pris l’option d’attribuer les quatrièmes JOJ au continent africain.
Le patron de l’olympisme mondial soutient que « si avec ces jeux le Sénégal montre au monde entier, aux athlètes de 206 pays l’hospitalité et l’efficacité du continent africain, cela sera à coup certain une étape supplémentaire’’ pour son successeur d’’’avoir l’honneur et le plaisir d’organiser les JO en Afrique ».
Au Sénégal pour une visite de 24 heures, le président du CIO a salué l’exemple sénégalais, où, « dans un respect mutuel, le gouvernement et le mouvement olympique travaillent en partenariat pour faire des Jeux un succès ».
Aussi a-t-il dit sa confiance de voir les Jeux prévus à Dakar, Saly et Diamniadio servir de détonateur aux nombreuses tentatives africaines d’abriter les JO d’été.
« Le Sénégal que nous connaissons comme un partenaire du mouvement olympique, notamment avec le président Diagna Ndiaye qui est un homme de parole, a produit un bon dossier qui lui a valu d’être choisi. J’ai toujours eu confiance au Sénégal et j’espère que cette confiance sera toujours là à la fin de ma visite », a souligné Thoma Bach, qui s’entretenait avec une partie de la presse sportive nationale.
Le président du CIO, reçu en audience par le président de la République, Macky Sall, a visité le siège du comité olympique, où il a eu des séances de travail.
Dans son agenda figure aussi la visite du parcours sportif de la corniche ainsi que « le tour de l’œuf » sis au quartier Point E, qui abritera certaines épreuves des JO de la jeunesse. ABK/ASG/BK

L’opposition fixe la date butoir au 1er décembre et prévient

http://www.sudonline.sn/http://www.dakarmatin.com/Le lancement effectif de la manifestation d’intérêt, pour le choix du cabinet qui doit effectuer l’audit du fichier électoral ainsi que l’évaluation du processus électoral, doit se faire au plus tard le 1er décembre prochain.
C’est du moins l’une des exigences posées par le pôle de l’opposition. De l’avis de Tamba Danfakha, Secrétaire général adjoint de l’Union nationale patriotique (Unp) et plénipotentiaire de l’opposition, lui et ses camarades risquent de reconsidérer leur participation à ce dialogue si rien n’est fait d’ici là.
Les lenteurs notées dans le dialogue politique mené par la Commission cellulaire dirigée par le Général Niang semblent indisposer les acteurs prenant part à ces concertations. Ou du moins, le pôle de l’opposition ne compte pas rester de marbre face à que d’aucuns considèrent comme une négligence de la part des autorités, après l’obtention du consensus sur le report des élections locales.
Hier, lors de la 35ème session de ladite commission, l’opposition a fixé une date-butoir aux tenants du pouvoir pour l’appel d’offre concernant l’audit du fichier électoral et l’évaluation du processus électoral, deux consensus obtenus depuis août dernier. De l’avis du Secrétaire général adjoint de l’Union nationale patriotique (Unp) et non moins plénipotentiaire de l’opposition, Tamba Danfakha, «nous (pôle opposition) avons pris la décision de leur fixer une date-butoir du 1er décembre.
L’opposition a clairement dit que d’ici le premier décembre au plus tard, il faut que la manifestation d’intérêt pour choisir le cabinet qui va faire l’audit, soit lancée». Ne s’en limitant pas là, l’opposition autour de la table des concertations menace de «reconsidérer» sa participation au dialogue, si d’ici là rien n’est fait
Quid alors de l’installation du président du comité de pilotage du dialogue national, Famara Ibrahima Sagna ? Sur ce point, Tamba Danfakha rapporte que ce qui est nouveau dans cette affaire, c’est en réalité l’information qui leur a été livrée. Il indique «qu’on nous a informés que le président Famara Ibrahima Sagna a rencontré le président Macky Sall, que les locaux sont prêts et qu’incessamment, il va être installé».
Concernant la date exacte de son installation, il dira que cela a beaucoup retenu les discussions parce que les uns et les autres avaient estimé qu’il fallait l’installation officielle du président dans une à deux semaines. Cela, selon lui, d’autant plus que l’atteinte des Objectifs spécifiques 1 et 2 dépend de l’audit du fichier et de l’évaluation du processus électoral.
A noter, par ailleurs, que l’opposition a pris acte des dispositions prises par le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, concernant l’amendement relatif à la tenue des élections locales au plus tard le 28 mars 2021. Même si elle a déploré le fait que le ministre ait choisi de façon unilatérale la fourchette temporelle, elle n’a pas jugé utile d’en faire un problème, dès lors que la date exacte de la tenue des élections dépendra des «dialogueurs». Cela, si bien évidemment «le président respecte sa parole de prendre en compte les consensus», s’est précipité de clarifier, Tamba Danfakha. Il n’a pas manqué d’informer que l’opposition fera, dans les prochains jours, une sortie

Nomination par Décret du maire de Dakar: Abdoulaye Makhtar Diop « brûle » le journaliste Cheikh Diallo

https://www.leral.net/Abdoulaye Makhtar Diop est foncièrement contre l’idée selon laquelle, le maire de Dakar doit être nommé par le président République. Celle-ci a été lancée au cours d’une émission dimanche dernier à la RFM, par le journaliste Cheikh Diallo.
Pour le député et Grand Serigne de Dakar, l’ancien Conseiller de Karim Wade et théoricien de la « Génération du Concret » doit connaître l’histoire du Sénégal et de sa capitale, avant de faire une telle « proposition rétrograde » qui peut favoriser « l’autoritarisme ». « On ne doit pas se réveiller un beau jour et demander au président de la République, fut-il Macky Sall de désigner le maire de la ville de Dakar. Cela peut entraîner la confusion et l’autoritarisme. Cette proposition est absolument rétrograde », assène Abdoulaye Makhtar Diop.
Avant lui, le Directeur exécutif de la Section sénégalaise d’Amnesty, Seydi Gassama abondé dans le même sens, qualifiant de « recul démocratique » cette proposition. « C’est quoi cette proposition saugrenue de faire nommer le maire de Dakar par décret présidentiel ? Nous ne voulons pas de recul démocratique. Le pouvoir central doit respecter la volonté des citoyens et ne pas les punir parce qu’ils ont élu un maire qui n’est pas du camp du PR », a-t-il écrit sur Twitter.

Attaques récurrentes contre Abdou Karim SALL: pourquoi le Ministre de l’environnement dérange ?

En avril dernier, en la faveur d’un large remaniement ministériel, le Chef de l’Etat Macky Sall avait décidé de confier les rênes du ministère de l’Environnement et du Développement durable à Monsieur Abdou Karim Sall alors Dg de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp).
Il prenait service le 16 avril 2019 et annonçait déjà les couleurs. Deux jours après sa passation de service, le ministre était déjà sur le terrain tel que recommandé par le Chef de l’Etat, plus précisément au Parc de Hann pour s’enquérir de la tenue de ce poumon vert (parc forestier) de Dakar et de la bonne santé des animaux du zoo.
 Le Ministre multipliera par la suite les visites dans les zones relevant de son département : à l’usine Senchim, forêt classée de Mbao, Tambacounda puis dans le parc de Niokolo Koba, la décharge de Mbeubeuss, à Bandia, Matam, Ziguinchor, Khondio etc.
Au sein du département qu’il dirige, Abdou Karim Sall est au pas de charge dans l’exécution des dossiers. Avec un ministère qui compte près de 800 agents, le laisser-aller était à son comble. Il impose sa poigne et instaure de nouvelles règles. Tous les agents sont priés d’être au bureau de 8h à 17h conformément aux horaires prévus par la législation.  Des horaires que ne respectaient pas tous les agents. Il importe de signaler que le Ministre Abdou Karim SALL est au bureau tous les jours de travail à 7 heures. Mieux le Ministre a instauré un acte citoyen de cérémonie de levée des couleurs tous les lundis à 8 heures. Tous les chefs de service et agents du ministère y participent.
Mais ces mesures ne sont pas pour arranger tout le monde. Certaines mauvaises volontés plongées dans un sommeil profond dû à une longue inertie dans le ministère, distillent des contre-vérités dans la presse croyant mettre en mal le MEDD avec le Président de la République. Ces oiseaux de mauvais augures n’ont qu’à déchanter car M. Abdou Karim Sall qui a fait toujours ses preuves tant sur le plan politique que professionnel continue de bénéficier de la confiance du président de la République Son Excellence Monsieur Macky Sall.Cheikh DIAW,Chef de Cabinet du Ministre de l’Environnement et du Développement durableResponsable APR MBAO

150 millions de la Der: Zahra Iyane Thiam « auditionnée » par des députés

https://actusen.sn/L’affaire du financement de 150 millions accordé par la Der à Zahra Iyane Thiam, à travers son Gie dénommé « And Jeggo », s’est invitée, hier, à l’Assemblée.
C’était lors du passage du ministre de la Microfinance et de l’Économie solidaire devant la Commission des finances et du contrôle budgétaire.
Selon le quotidien Source A, Zahra Iyane Thiam a été « auditionnée » par des députés lors de son passage en commission des Finances.
C’est le député Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly qui a ouvert le bal, exigeant que la ministre tire cette affaire au clair.
Cette dernière s’est lavée à grande eau, soutenant qu’elle n’a reçu aucun franc encore moins la Plateforme dont elle préside aux destinées.

Questekki

http://www.enqueteplus.com/Pendant que le leadership du président Macky Sall est loué et célébré au royaume chérifien, sa gestion des ressources naturelles du pays est fortement vilipendée par son ex-allié de Tekki, passé dans l’opposition depuis son reniement sur la réduction de la durée de son premier mandat. Dans sa Questekki hebdomadaire transmise hier à ‘’EnQuête’’, Mamadou Lamine Diallo soutient que la gouvernance démocratique du Sénégal est enterrée au Cos-Petrogaz.
Selon lui, l’objectif visé par Macky Sall devient clair avec le temps : c’est l’émirat gazier qui exige de mettre entre parenthèses la démocratie sénégalaise. ‘’Les enjeux sur les blocs de Saint-Louis et Cayar étaient bien connus. Des estimations de ressources de 5 tcf existaient et les spécialistes échangeaient entre eux. C’est donc en toute connaissance de cause que Macky Sall a donné ce bloc à Franck Timis, employeur de son frère Aliou, sachant pertinemment qu’il n’a pas les capacités techniques financières et l’expérience avérée pour mener les travaux de recherche’’, soutient-il.
…S’interrogeant, par ailleurs, sur les véritables raisons du revirement du président Macky Sall sur l’audit du fichier électoral qu’il avait pourtant refusé à l’opposition en 2016, Mamadou Lamine Diallo vilipende les partis d’opposition engagés dans les concertations sur le processus électoral. ‘’L’opposition «dialogueuse» prétend que sans audit du processus, il faut arrêter de faire des élections au Sénégal. Pourtant, il a fallu beaucoup de persévérance pour qu’elle daigne s’intéresser au livre blanc sur la Présidentielle de 2019. Elle a soutenu publiquement que Macky Sall, avec ce fichier et ce processus, devait aller au second tour et qu’il a perdu à Touba, Thiès, Dakar et Ziguinchor’’, persifle-t-il. Avant d’ajouter : ‘’Avec ce fichier et ce processus, une liste unique aux Locales gagne les grandes villes. C’est évident, tout le monde le sait. Au pire, on peut revenir au fichier de 2016. Sa position est donc incohérente. Tout ce qui est vrai est cohérent.’’
…Poursuivant dans son réquisitoire, le leader de Tekki s’en prend vertement à l’Assemblée nationale.  Celle-ci, selon lui, ne peut pas violer la Constitution en prolongeant le mandat des élus locaux. ‘’Le Sénégal ne peut pas être dans une situation de violation continue de la Constitution et de la loi. Il ouvre la voie aux trafiquants de toutes sortes. La mafia de la drogue et les terroristes cherchent à s’implanter dans les Etats fragiles. En deçà d’un certain seuil d’un niveau de capital social, l’Etat devient fragile comme en Guinée-Bissau voisine’’, alerte-t-il. Soulignant ainsi que le président Macky Sall a déchiré la charte de gouvernance démocratique des Assises nationales et supplié son Conseil constitutionnel de légaliser son ‘’wax waxeet’’ (reniement) de 2016 pour avancer vers la présidence à vie comme au Congo. ‘’Macky Sall aime bien Sassou Nguessou. C’est le seul, avec Barrow de Gambie, à l’avoir soutenu quand il a voulu humilier le professeur Bathily, candidat à la présidence de la Commission de l’Union africaine’’, fulmine-t-il.

Abdoul Mbaye ne lâche pas Macky Sall: C’est à lui de « solliciter le pardon de ses adversaires martyrisés »

https://www.pressafrik.com/Après sa sortie mardi sur la panne de l’avion présidentiel, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye est revenu ce mercredi avec un autre sujet qui vise directement chef de l’Etat, Macky Sall. Dans un tweet, il estime que c’est au président Sall de « solliciter le pardon de ses  adversaires politiques martyrisés, embastillés, humiliés ou trahis qui pourraient encore lui faire confiance ».
Cette réaction de M. Mbaye intervient quelques jours après la célébration du Gamou à Tivaouane, grand pèlerinage annuel commémorant de la naissance du Prophète Mohamed (Psl). Au cours de cette cérémonie religieuse, le porte-parole du Khalife général des Tidianes, une des plus grandes confréries religieuses au Sénégal, Serigne Pape Malick SY a invité le chef de l’Etat à plus de pardon.
« On ne peut pas gouverner un pays, sans tolérance. Quand on est président on doit pardonner, faire la sourde oreille sur certains faits », a lancé M. Sy samedi dernier, lors la cérémonie officielle de la 118e édition du Gamou.
A lire aussi https://www.pressafrik.com/Gamou-2019-Macky-Sall-invite-a-plus-de-tolerance-et-de-pardon_a207671.html  Salif SAKHANOKHO

Une grosse duperie du siècle autour des ressources nationales Par Mamadou SY Albert

La majorité politique laisse croire à l’opinion publique nationale que les ressources du Sénégal appartiennent aux Sénégalais. C’est le versant du discours patriotique pour rassurer les citoyens de la ferme volonté politique de gérer autrement, ce qui appartient à toutes les composantes de la Nation. Consciemment ou non, les responsables politiques au pouvoir, sont en train de semer une grosse illusion dans les esprits des citoyens.
La gouvernance économique et politique mondiale actuelle, impulsée par les multinationales et les États les plus puissants du monde, acquis aux règles et aux normes de fonctionnement du système capitaliste, s’inscrit dans une trajectoire antinomique au patriotisme ambiant. Une grosse duperie du siècle autour d’une souveraineté imaginaire se dessine à l’horizon de l’exploitation future du pétrole, du gaz et des autres énormes richesses sous terre.
Le Sénégal sera un pays producteur du pétrole, du gaz dans quelques années. Une première dans l’histoire du pays. Cet évènement est très attendu par les citoyens sénégalais. Il tournera la page multiséculaire d’un pays spécialisé dans la production et la commercialisation de l’arachide. La prochaine entrée dans l’univers des pays producteurs de ces liquides si précieux se conjugue à un nouveau discours patriotique des responsables politiques du parti présidentiel et de ses alliés.
Ce discours est construit autour d’une volonté politique de faire croire au peuple que les ressources nationales appartiennent au peuple. L’idée fait son cheminement nationaliste et pénètre dans la conscience collective et individuelle des Sénégalais. Tous croient mordicus que les ressources nationales seront en priorité au service des besoins des populations. On peut comprendre ce message dans le contexte de la controverse au sujet de la souveraineté nationale en matière de gouvernance des biens communs, singulièrement du pétrole et du gaz.
La mondialisation de l’économie est un fait établi. Il suffit simplement de prendre quelques exemples des télécommunications, de l’exploitation de l’énergie, de l’eau, pour se rendre à l’évidence de la prégnance du marché international. Ce sont des multinationales qui ont fini par s’accaparer de la gestion de ces secteurs stratégiques relevant du reste du domaine de la souveraineté et de la sécurité des États et des Nations.
Ceux qui ont les équipements techniques, les moyens financiers souvent colossaux – plus importants que les États et leurs sous-capacités à répondre aux règles et normes mondialisées dans l’exploitation de ces secteurs – contrôlent toute la chaîne de la recherche, de la production, de la commercialisation. Ils rapatrient des sommes colossales sous le nez des États réduits à la régulation du marché de l’exploitation des richesses produites localement.
Le pétrole et le gaz constituent un autre secteur soumis à l’influence et au contrôle des multinationales. Bien des pays producteurs de ces liquides précieux sont contraints de subir le diktat international depuis des décennies et des décennies. Les inégalités, l’injustice et la misère sociale sont souvent des corollaires de l’exploitation de ces richesses. Comment alors comprendre que les autorités sénégalaises, suffisamment averties de la logique du marché international du pétrole et du gaz et de la gouvernance de l’économie mondialisée, puissent faire croire que les ressources nationales du Sénégal appartiennent au peuple du Sénégal ?
On peut admettre que ces biens établis dans le territoire national appartiennent au Sénégal et à son territoire. Cette appartenance territoriale est symbolique pour des raisons simples. L’État du Sénégal n’a pas de moyens techniques pour faire des recherches, encore moins les capacités techniques et financières pour exploiter et commercialiser ces gisements. L’euphémisme de ce discours patriotique ambiant, acquis en réalité à la cause des multinationales, obéit à une logique de manœuvre politicienne autour d’une souveraineté et d’une propriété populaire et citoyenne imaginaire.
Une approche patriotique véritable de la gouvernance des ressources est pourtant possible, bien nécessaire et fort souhaitable. Elle consisterait à nationaliser les ressources nationales et à les faire exploiter par l’État se transformant en un acteur majeur de l’exploitation des ressources nationales, le patronat national, les organisations des travailleurs et les acteurs non étatiques du développement endogène. Ce patriotisme économique et politique ne mettra point les ressources du Sénégal entre les mains des multinationales, en raison du fait que ces entreprises ne sont guère dans une œuvre de charité. Elles sont préoccupées non pas par le développement endogène, mais par la rentabilité économique et le transfert rapide des profits des exploitations de « nos » ressources nationales.

Requête pour l’exécution d’une contrainte par corps: l’ex-Dg de Dangote, Aramine Mbacké à un pas de Rebeuss

https://www.jotaay.net/Sa condamnation dans cette affaire d’escroquerie, d’association de malfaiteurs, de faux, entre autres délits, devenue définitive, Aramine Mbacké ex-Directeur général de Dangote qui refuse de désintéresser la plaignante Oumy Thiam, est depuis hier sous le coup d’une requête aux fins d’incarcération pour l’exécution de la contrainte par corps. Par conséquent, Aramine Mbacké risque d’être, dans les prochains jours, un pensionnaire de la prison de Rebeuss.
Rebondissement dans l’affaire opposant Oumy Thiam à l’ancien Directeur général de la société Dangote, Aramine Mbacké. En effet, depuis l’arrêt du 1er juin 2017 de la Cour suprême qui marque le rejet du pourvoi en cassation formé par Aramine Mbacké et qui scelle le sort du prévenu dans cette affaire d’escroquerie, d’association de malfaiteurs, de faux usage de faux en écritures privées portant sur la somme de 537.480.585 francs Cfa, la plaignante peine toujours à rentrer dans ses fonds. Ainsi, décidée à recouvrer son argent, Oumy Thiam a saisi le procureur de la République, lundi, d’une requête aux fins d’incarcération pour contraindre le prévenu à s’acquitter du paiement de cette créance. Dans la requête dont «Les Échos» détient copie, la dame reproche au prévenu d’avoir «fait preuve d’une singulière mauvaise foi puisqu’il refuse de s’acquitter du montant total de la condamnation et des frais qui s’élèvent à la somme totale de 57.734.748 francs Cfa», rapporte la plaignante. «L’exécution forcée entreprise contre lui est demeurée infructueuse comme en atteste le procès-verbal de carence en date du 28 novembre 2018 de Me M. Guèye, huissier de justice à Dakar versé à la requête», fait remarquer la plaignante dans sa requête adressée au procureur.

la dame sollicite la contrainte par corps, «seul moyen coercitif» pouvant amener le prévenu à s’acquitter de sa dette

Devant cette léthargie dont a fait montre le prévenu, la plaignante a sollicité la mise en œuvre de la contrainte par corps qui, indique-t-elle, est le «seul moyen coercitif» pouvant amener le prévenu à s’acquitter de sa dette. Avec cette contrainte par corps enclenchée, les jours de liberté de l’ex-Dg de Dangote sont désormais comptés ; puisqu’il peut se retrouver d’un jour à l’autre en prison avec ce mandat d’incarcération qui lui sera probablement décerné par le maitre des poursuites. Si tel est le cas (à moins qu’il désintéresse la partie civile), il peut rester en prison pendant deux ans, le temps qu’il s’acquitte de cette dette.

360.000 francs Cfa, ses frais de nourriture déjà versés à la prison de Rebeuss

En tout cas, devant cette posture du prévenu, la partie civile a tout mis en œuvre pour contraindre Aramine Mbacké à lui payer son argent. A cet effet, Oumy Thiam s’est conformée à la procédure afférente à la contrainte par corps. Elle a déjà consigné à la comptabilité de la prison centrale de Rebeuss le montant de 360.000 francs Cfa nécessaire pour faire face à la nourriture du prévenu durant toute la durée de la contrainte par corps. En effet, le montant de 57.734.748 francs Cfa concerne le montant total de la condamnation et les frais qui sont ainsi composés : 50 millions francs Cfa représentant le montant total de la condamnation, les 2.348.200 francs Cfa représentent les frais d’exécution de droits de recette ; tandis que les 360.000 francs Cfa représentent les frais de nourriture versés à Rebeuss. Enfin, les 5.026.548 francs Cfa représentent le décompte des intérêts de droits du 24 novembre 2017.

Aramine Mbacké condamné en instance et confirmé en appel

Pour rappel, dans cette affaire d’escroquerie, d’association de malfaiteurs, de faux et usage de faux en écritures privées portant sur la somme de 537.480.585 francs Cfa, Oumy Thiam reproche à l’ex-Dg de Dangote de l’avoir roulée dans la farine, après l’avoir convaincue d’investir dans l’importation du sucre. Ainsi, après l’avoir convaincue de venir au Brésil, l’ex-patron de Dangote lui avait remis de fausses lettres de crédit en lui faisant croire qu’elle pouvait gagner beaucoup d’argent. Ce qui a été à l’origine de cette procédure enclenchée contre Aramine Mbacké qui a été renvoyé devant le tribunal correctionnel par le juge d’instruction du 2e cabinet, en janvier 2016. Le 16 février 2017, il a été reconnu coupable d’abus de confiance et condamné à un an avec sursis et à payer 90 millions francs Cfa à titre de dommages et intérêts. Une décision qui sera confirmée par l’arrêt de la Cour d’appel rendu le 28 aout 2018, sur la peine. Avant d’infirmer partiellement les dommages et intérêts qui sont passés de 90 millions à 175 millions francs Cfa. Le pourvoi en cassation formé par le prévenu a également été rejeté par la Cour suprême. Une décision qui devient ainsi définitive.Moussa CISS

ASSOCIATION DE MALFAITEURS, ESCROQUERIE ET CHARLATANISME:un élément de la BIP, affecté à la garde proche de Macky se fait arnaquer de 120 millions

Pour avoir envoûté et grugé de la somme de 120 millions Ibrahima Seck, membre de la garde rapprochée du Président Macky Sall et ami du rappeur sénégalo-américain Akon, le charlatan Aliou Baldé risque 4 ans de prison ferme et ses 6 acolytes des peines allant de 2 à 4 ans fermes. La victime voulait que le sieur Baldé lui fasse une multiplication de billets de banque d’une valeur de 1 milliard. Délibéré le 26 novembre prochain.
En le regardant devant la barre avec son jeûne âge, Ibrahima Seck est riche et on ne sait comment. Agent de la Brigade d’intervention polyvalente (Bip) affecté à la garde rapprochée du président de la République Macky Sall, ce jeune homme a eu la malchance de croiser le chemin du charlatan Aliou Baldé, qui n’est autre que le cerveau de cette affaire dans laquelle sont inclus ses acolytes que sont l’autre Aliou Baldé, Mamadou Diaw, Thierno Baldé, Bassirou Thioune, Kéba Ndiaye et Oumy Dione. Ibrahima Seck, qui est l’ami du rappeur sénégalo-américain Akon et de l’ancien international sénégalais El Hadji Diouf, a subi la loi de ces «malfaiteurs» qui, après l’avoir envoûté, l’ont déplumé de toute sa fortune. Pis, cet agent de la Bip est allé auprès d’autres personnes et dans certaines institutions bancaires pour demander de l’argent qu’il leur remettait. Toujours dans leurs actes délictueux, ils ont eu à gruger le collègue et ami de Ibrahima Seck, Aliou Ba, pour un montant de plus de 38 millions. De même, le nommé Assane Niang a été dépouillé de 3 millions. Heureusement pour lui, il a été sauvé des griffes des malfaiteurs à temps. En effet Assane Niang, qui avait été écarté de son boulot, a été sauvé par ses supérieurs qui ont trouvé son comportement anormal et l’ont aidé à être exorcisé pour se libérer de cette force surnaturelle qui le possédait. Ainsi libéré, il a par la suite procédé à l’interpellation de ses arnaqueurs.

Ibrahima Seck : «J’ai demandé de l’argent à Mbaye Niang, El Hadji Diouf, Akon…. El Hadji Diouf m’a prêté 16 millions qu’ils m’ont pris. J’ai demandé 16 millions à un banquier qui a porté plainte contre moi»

Ces derniers, inculpés pour association de malfaiteurs, escroquerie et charlatanisme, avaient lors de l’enquête préliminaire reconnu les faits. Mais, ils ont tout contesté devant le juge du tribunal correctionnel de Dakar, Amath Sy, où ils ont comparu hier. Mais, c’était sans compter avec l’agent de la présidence Ibrahima Seck qui les a enfoncés à l’audience. «Tout est parti d’un prêt de 500.000 FCfa que j’avais accordé à mon collègue Aliou Ba. Après, il m’a passé Aliou Baldé au téléphone me le présentant comme un oncle et on s’est salué et discuté. Et une semaine après, ce dernier m’a appelé alors que je l’avais même oublié. Il m’a signifié qu’il avait besoin de moi. Une fois chez moi, il m’a donné une sorte de pendentif. Et c’est là que mon cauchemar a commencé. Parce que cette nuit-là, j’ai été comme possédé, parce que quelque chose m’a réveillé, mes poils étaient hérissés. Mais j’ai réussi à me battre avec cette chose invisible. J’ai fait les ablutions et commencé à prier. Je me mettais à pleurer le lendemain à mon travail. Mes collègues ne savaient rien de ce qui m’arrivait», a-t-il raconté. Et de poursuivre : «une autre fois, il m’a remis une potion avec laquelle j’ai enduit mon corps. C’est là que j’ai commencé à lui donner de l’argent. Je lui ai remis tout ce que j’avais ainsi que l’argent que des personnes m’avaient confié. J’ai demandé de l’argent au joueur Mbaye Niang, à El Hadji Diouf, sans oublier Akon. El Hadji Diouf m’a prêté 16 millions qu’ils m’ont pris. De plus, j’ai demandé 16 millions à un banquier qui a porté plainte contre moi. C’est un de mes collègues qui m’a aidé et m’a conduit chez un marabout qui m’a donné une potion qui devait être accompagné de versets de Coran. Et après avoir fait le bain, j’ai été délivré».

«Il m’a demandé d’acheter de l’encens qui coûtait 5 millions»

Ibrahima Seck d’indiquer que c’est Mamadou Diaw qui venait retirer l’argent auprès de lui à chaque fois. «C’est par la suite qu’ils ont emmené Kéba Ndiaye. Curieusement, celui-ci avait 12 doigts aux mains au lieu de 10. Ils m’ont remis une bague et un pot de lait Gloria que j’avais mis dans un seau d’eau dans la chambre. Pour Thierno Baldé, il a commencé à me gruger depuis décembre 2015. Il m’a demandé d’acheter de l’encens qui coûtait 5 millions. Mais heureusement pour moi, je ne lui ai rien remis», a déclaré Ibrahima Seck.

Aliou Bâ, gendarme : «il m’a remis une bouteille et après m’être enduit le corps, j’ai perdu la raison. Je lui ai donné par tranche plus de de 38 millions F. Il m’a remis un talisman avec autour un morceau rouge et qui était cousu avec 111 aiguilles»

Son collègue et ami gendarme Aliou Ba, victime lui aussi des charlatans, d’asséner : «c’est feu Diassé qui m’a conduit chez le charlatan Aliou Baldé. Et une fois là-bas, nous l’avons trouvé tout de blanc vêtu en compagnie de Mamadou Diaw. Après m’avoir ordonné de quitter la pièce où nous étions tous, ils m’ont appelé par la suite. Aliou Baldé a alors ouvert une mallette remplie d’argent. Et il m’a signifié qu’il s’agissait de milliards. C’est par la suite qu’il m’a remis une bouteille et après m’être enduit le corps, j’ai perdu la raison. Je lui ai donné par tranche la somme de 38.815.000 F. Après cela, il m’a révélé m’avoir cherché une femme djinn du nom de Oumy Aïdara et qu’à la moindre occasion, il me sanctionnerait. Il m’a remis un talisman avec autour un morceau rouge et qui était cousu avec 111 aiguilles», confirme Aliou Ba, qui a brandi ledit talisman devant le tribunal à la demande du procureur.

«J’ai même eu à mettre en gage mon pistolet de service pour avoir de l’argent à leur remettre»

Toujours dans ses explications, il dit au juge : «ils ont commencé à me dépouiller depuis 2013. J’ai même eu à manger dans les ordures, tellement j’étais dans des problèmes. Tout le monde m’a abandonné. Tout l’argent a été retiré par Mamadou Diaw et il vient se comporter en victime aujourd’hui devant le tribunal. J’ai eu à mettre en gage mon pistolet de service pour avoir de l’argent à leur remettre. J’ai fait des prêts à la banque», déclare cette partie civile qui a montré au tribunal les factures de ladite créance et qui a réclamé 100 millions.

Le charlatan Aliou Baldé nie : «Ibrahima Seck m’a demandé de faire des prières pour lui, parce que le colonel Moussa Fall lui causait des problèmes. Il m’a aussi demandé de lui multiplier des billets pour un montant de 1 milliard»

Chargé par ces deux victimes, l’instigateur de ce projet délictuel, Aliou Baldé, a tout nié en bloc. De taille moyenne et de teint clair, ce prévenu déclare : «je confirme avoir formulé des prières pour Ibrahima Seck qui me l’a demandé. Il m’avait dit que le colonel Moussa Fall lui causait des problèmes et il voulait que je lui formule des prières pour ça et son travail. Il m’a aussi demandé de lui faire une multiplication de billets de banque. Mais j’ai refusé, parce que je ne le pouvais pas. Après, j’ai fait une retraite spirituelle et Dieu merci, j’ai réussi à lui trouver cet argent et je lui avait promis de lui multiplier un milliard. Finalement, j’ai réussi à obtenir 500 millions au cours de cette séance de retraite spirituelle. J’avoue que Ibrahima Seck et Mamadou Diaw m’ont donné 19 millions et non une autre somme. Pour ce dernier, il ne m’a pas donné 6 millions comme il l’a allégué. Je confirme qu’il y a de l’encens qui coûte 5 millions», narre le charlatan Aliou Baldé.
A sa suite, son acolyte Mamadou Diaw dit avoir été abusé par Aliou Baldé et Kéba Ndiaye, qui lui ont pris respectivement les sommes de 6 millions et 400.000 F. Thierno Baldé, quant à lui, dira : «le gramme d’encens est à 10.000 F et ce sont les marabouts qui en ont besoin. Les grammes dont on avait besoin, c’était à 5 millions. Je sais là où ça se vend mais pas où on le fabrique», a-t-il dit pour se disculper.

Oumy Dione, Bassirou Thioune, Kéba Ndiaye et l’autre Aliou Ba se sont inscrits dans la même logique de dénégations. 

Me Ibrahima Diaw, avocat de Ibrahima Seck : «ce garçon prenait chaque deux jours l’avion du Président. C’est un ami à Akon et Papiss Demba Cissé qui lui ont remis beaucoup d’argent. Il y a une fille qui vit aux Usa qui lui a versé 16 millions»
Faisant sa plaidoirie, Me Ibrahima Diaw, constitué pour défendre Ibrahima Seck, n’a pas raté le prévenu Mamadou Diaw. Car, ce dernier a tenté par le même procédé de gruger cet avocat. «J’ai tenu à plaider cette affaire parce que je l’ai connue du début à la fin. Il s’agit de Mamadou Diaw que j’ai défendu dans d’autres procédures. Quand Ibrahima Seck est venu me parler de cette affaire, j’ai relevé un ancien numéro de téléphone qui m’appelait pour m’escroquer. Et c’était celui de Mamadou Diaw. Il s’est rapproché de moi, a pris mon numéro et l’a donné à ces gens qui tentaient de m’escroquer. C’est là que je l’avais donné à la brigade de recherches et j’attendais ce jour», soutient la robe noire qui ajoute : «Ibrahima Seck est un garçon qui prenait chaque deux jours l’avion du Président. C’est un ami à Akon et Papiss Demba Cissé qui lui ont remis beaucoup d’argent. Il y a une fille qui vit aux Usa qui lui a versé 16 millions. Il est constant qu’ils se sont réunis pour le gruger après l’avoir approché. Ils ont gâché la vie de ce garçon», peste Me Diaw, qui a demandé 300 millions de dommages et intérêts pour le compte de son client Ibrahima Seck.

Rokhaya Dione, procureur : «ce procès est le procès des charlatans»

Dans ses réquisitions, le procureur Rokhaya Dione, qui a requis des peines sévères à leur encontre, a baptisé cette audience. «On pourrait raisonnablement intituler ce procès ‘’le procès des charlatans’’. Parce qu’ils y a des individus qui se sont réunis un bon jour pour user de subterfuges et de manœuvres pour gruger d’honnêtes citoyens»,  a lancé la parquetière qui poursuit : «pour ce qui est de Thierno Baldé, il n’y a pas assez d’éléments pour le condamner et je demande sa relaxe. Pour le lot des charlatans dont les deux Aliou Baldé, Kéba Ndiaye et Mamadou Diaw, je sollicite de les condamner à 4 ans de prison ferme après la confusion des peines. Pour ce qui est de Bassirou Thioune et Oumy Dione, je demande de les condamner respectivement à 2 ans et 3 ans de prison ferme après la confusion des peines», a requis la représentante du procureur. Les conseils des prévenus ont dans leurs plaidoiries demandé la relaxe de leurs clients. Délibéré le 26 décembre 2019. Fatou D. DIONE

Parcelles Assainies: un marabout séquestré, ligoté, déshabillé, filmé nu et dépouillé de tous ses biens

Pour avoir séquestré, ligoté et filmé nu le marabout Saliou Ndiaye, à qui ils ont volé 3 millions, des portables, son véhicule et des effets vestimentaires, le mécanicien Abdoulaye Diop risque 2 ans d’emprisonnement ferme et ses acolytes, Moussa Diagne et Djily Diop 6 mois à 1 an de prison ferme. Ils comparaissaient hier pour divers délits devant le juge correctionnel de Dakar et seront fixés sur leur sort le 26 novembre prochain.
Entre le mécanicien Abdoulaye Diop et le marabout Saliou Ndiaye, on ne sait pas si c’est une histoire de multiplication de billets de banque qui a mal tourné ou une histoire de séquestration. Dans tous les cas, cette affaire qui a été jugée hier, devant le juge Amath Sy du tribunal correctionnel de Dakar, n’a pas révélé tous ses secrets. En effet, au cours des débats d’audience, il a résulté de la plaidoirie de l’avocat de la victime, Me Abdou Dialy Kane, que le mécanicien Abdoulaye Diop, Moussa Diagne, le commerçant Djily Diop et le plombier Abdou Ndiaye, se sont concertés et ont appelé au téléphone le marabout Saliou Ndiaye pour le dépouiller de ses biens, parce que sachant bien qu’il a l’habitude de trainer avec de fortes sommes d’argent. Ainsi, ils lui ont donné rendez-vous à l’hôtel «Le Grand Bleu» à l’unité 5 des Parcelles Assainies où ils ont loué une chambre.

Abdoulaye Diop, a filmé le marabout Saliou Ndiaye et menacé de publier les images, si jamais il tentait de les dénoncer

Ne se doutant de rien, la victime s’est rendue au lieu du rendez-vous comme convenu. A sa grande surprise, lorsque Saliou est entré dans ladite pièce, ils se sont jetés sur lui comme des fauves. Ils l’ont déshabillé comme un ver de terre et l’ont ligoté, avant de le déposséder de ses biens, à savoir la somme de 3 millions, des téléphones portables et son véhicule. Pis, le cerveau de cette bande, Abdoulaye Diop, a filmé le marabout Saliou Ndiaye et menacé de publier les images, si jamais il tentait de les dénoncer. Ne sachant que faire du véhicule, ils l’ont vendu en Gambie.
Relâché, Saliou Ndiaye a déposé une plainte à la Section de recherches. C’est ainsi que Abdoulaye Diop a été interpellé grâce aux réquisitions de la Sonatel. Avant que les autres ne suivent. Inculpés pour association de malfaiteurs, vol en réunion, complicité de ces chefs et recel, ils ont comparu hier devant le juge correctionnel de Dakar, après avoir passé plus d’un an en prison. Ainsi, ils ont unanimement contesté ces faits pour se soustraire à leur responsabilité pénale, alors qu’ils avaient fait des aveux circonstanciés à l’enquête préliminaire.

Abdoulaye Diop essaie de se décharger sur la victime

En premier lieu, c’est le cerveau de la bande Abdoulaye Diop qui a donné sa version des faits. «Après avoir fait connaissance avec Saliou Ndiaye, il devait formuler des prières à mon endroit pour que je puisse avoir beaucoup d’argent. Ainsi, il m’avait demandé d’acheter du mercure qui coûtait selon lui 5 millions pour qu’il me fasse une multiplication de billets de banque. Il m’a alors mis en rapport avec un individu. Toutefois, il m’a abusé après avoir acheté ledit produit. Parce qu’il m’a escroqué de la somme de 4 millions. Et en guise de remboursement, il m’a remis son véhicule et plus d’un million pour que je ne le dénonce pas. J’ai vendu ladite voiture devant mon commerce. Aussi, je reconnais l’avoir filmé, mais par contre, je ne l’ai pas attaché comme il le dit», s’est-il disculpé, alors qu’il avait pourtant souligné lors de l’enquête avoir mis en place cette stratégie pour se venger du marabout Saliou Ndiaye qui l’a grugé.
Inculpé pour le délit de recel, Moussa Diagne s’en lave les mains. «Je ne connais pas Abdoulaye mais Djily», dit-il d’emblée, alors qu’il avait au cours de l’enquête reconnu avoir reçu la somme de 250.000 F des mains de Djily Diop, son acolyte. Ce qui constituait sa part du butin. Réfutant avoir reçu ladite somme à l’audience, Moussa Diagne déclare : «c’est vrai que Djily Diop est venu chez moi en compagnie de la victime.

Mais,j e me mettais à l’écart lors de leurs discussions»,lâche-t-il. 

Djily Diop, qui est poursuivi pour le délit de complicité, d’ajouter : «c’est Abdoulaye qui m’a confié qu’il voulait un appartement meublé, vu qu’il devait recevoir des hôtes. Je l’ai aidé pour la location de chambre dans cette auberge. Et c’est moi-même qui ai marchandé la chambre», s’est-il dédouané, alors que le propriétaire de l’auberge «Le Grand Bleu», Mor Diop, a clairement indiqué lors de son audition à la police qu’il s’était présenté à lui comme un marabout et qu’il s’appelait Serigne Saliou. Ainsi, précise Mor Diop, Djily Diop lui avait dit qu’il ne détenait pas de pièce d’identité lorsqu’il procédait à la location de la chambre. Hélas pour Djily Diop, parce que malgré ses dénégations, les réquisitions de la Sonatel ont montré que lui et Abdoulaye Diop ont eu à communiquer 103 fois le jour de la commission des faits. Quant au plombier Abou Ndiaye, il a catégoriquement nié avoir participé à ces faits.

La partie civile réclame 20 millions 

Me Abdou Dialy Kane, l’avocat de Saliou Ndiaye, a déversé sa bile sur les prévenus. «Il faut que les prévenus arrêtent de mentir parce que ça ne sert à rien. Il faut qu’ils soient conscients qu’ils s’engouffrent dans un chemin sans issue. Ils me semble que c’est des personnes dangereuses. Ce sont des malfaiteurs patentés et des manipulateurs. Après avoir fait tout ce qu’ils ont fait à la partie civile, ils l’ont décrite aujourd’hui comme un blanchisseur d’argent, un escroc et quelqu’un qui s’active dans l’art divinatoire alors que c’est lui la victime», a assené Me Kane, qui a réclamé 20 millions à titre de réparation du préjudice subi par son client.

Le procureur réclame 2 ans  contre Abdoulaye Diop

A l’issue de cette plaidoirie, le procureur Rokhaya Dione n’a pas été non plus tendre avec les prévenus. «Ces dénégations ne sauraient tenir à la barre de ce tribunal. Parce que la matérialité des faits est établie. Je sollicite de les déclarer tous coupables de ces chefs et de condamner Abdoulaye Diop, qui a tiré les ficelles de cette affaire, à 2 ans de prison ferme après la confusion des peines. Condamner Djily Diop et Abdou Ndiaye à 1 an ferme chacun. Et Moussa Diagne à 6 mois de prison ferme», a requis la parquetière. Les avocats des prévenus à l’instar Mes Abdoulaye  Tall, Domingo Dieng et Mamadou Guèye, ont plaidé la relaxe de leurs clients. Délibéré le 26 novembre 2019. Fatou D. DIONE

Touba: La Maison Du Maire Criblée De Balles Par Un Mbacké-Mbacké

http://www.walf-groupe.com/Un Mbacké-Mbacké, petit-fils de Serigne Abdoul Ahad, a dégainé une arme à feu et tiré à balles réelles en direction de la maison du maire de la cité religieuse, Abdou Lahad KA
Selon nos informations d’Emé­dia, le jeune marabout réclamait sa part du marché de la construction de l’Université Khadim Rassoul de Touba, octroyé à l’entreprise dirigée par le maire de la ville, Abdoul Ahad KA. Il déclare, en effet, avoir activement participé à la décision portant le choix sur l’édile de Touba.
Ce dernier, étant maire de Touba sur instruction du khalife de la famille de Baye Lahad, Serigne Sidy Mbacké ibn Serigne Abdoul Ahad, n’a pas souhaité s’épancher sur le sujet, pour éviter les polémiques

Pétrole et gaz: Un navire de sismique prend feu au large du Sénégal

https://www.seneweb.com/Un incendie s’est déclaré à bord du « Polar Marquis », qui faisait de la sismique au large du Sénégal. L’information a été livrée par Gc Rieber Shipping, gestionnaire dudit bâtiment. Dans un communiqué parcouru par Seneweb, il renseigne que l’incident s’est produit dans la salle des machines. Mais pour l’instant, la situation est sous contrôle et qu’aucun dégât humain n’a été enregistré.
« Les autorités locales ont été saisies ainsi que les parties prenantes concernées pour prendre soin de tous les employés à bord. Le navire a transféré 30 des membres de l’équipage sur un navire d’assistance sur le site et envisage d’autres transferts. Il est remorqué et le temps est calme dans la région. Une évaluation complète de la situation est en cours pour déterminer l’étendue des dommages », lit-on dans leur communiqué.
En effet, le navire « Polar Marquis » appartient à Shearwater Geo Services. Mais, il est exploité, présentement, par Gc Rieber au large du Sénégal. Il s’agit d’un navire sismique 3D, construit en 2000.

Démolition de 245 maisons à Tivaouane Peulh: Le président Abdoulaye Wade interpellé par les habitants

https://www.leral.net/ C’est 245 familles de Tivaouane Peulh qui risquent de se retrouver dans la rue, si la procédure intentée contre elles aboutit. Ce matin, elles ont été assignées au tribunal de Pikine par le directeur de Senico. Ces familles disent occuper leurs maisons depuis 2001 et demandent à l’ancien président de la République Abdoulaye Wade d’intervenir.
«Nous interpellons le président Abdoulaye Wade directement pour clarifier les choses. Si c’est vraiment lui qui a vendu nos champs et sur quelle base. Parce qu’on habite là depuis 2001. Je crois que c’est l’occasion pour interpeller Me Wade et les autorités du pays pour qu’ils nous viennent en aide », lance Abdoulahad Niang, représentant des habitants de Tivaouane Peulh sur Iradio.
Mais malgré l’assignation qu’ils viennent de recevoir, les habitants de Darou Salam 2 de Tivaouane Peulh campent sur leurs positions.

CITE KEUR GORGUI :La dame, tombée du 6e étage, est apparentée à Awa Ndiaye

https://toutinfo.net/On en  sait un peu plus sur les circonstances et  l’identité de la dame qui a chuté du 6e étage d’un immeuble de la Cité Keur Gorgui, mardi vers 20 heures.
Il s’agit de la mère de la belle-fille de la présidente de la Commission de protection des données personnelles (Cdp), l’ex-ministre de la Femme de Abdoulaye Wade, Awa Ndiaye.
La victime souffrait de troubles psychiatriques et a été amenée à Dakar pour des soins par sa fille, mariée au fils de Awa Ndiaye et de l’ancien ministre du Tourisme de Abdou Diouf, Tidiane Sylla.Au moment du drame, le mari était à la mosquée, tandis que la maîtresse de maison était partie faire ses provisions au magasin Auchan d’à côté.La victime qui était seule avec les enfants a sauté dans le vide.( Toutinfo.net )

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