Rp du Mardi 12 Novembre 2019

Unes de la presse du Mardi 12 Novembre 2019
Unes de la presse du Mardi 12 Novembre 2019

PLUS D’UN MILLIARD DE DOLLARS DE LA BEI POUR FINANCER L’ENTREPRENEURIAT FÉMININ

De l’envoyée spéciale de l’APS : Adama Diouf Ly Johannesburg, 12 nov (APS) – La Banque européenne d’investissement (BEI) a annoncé un programme de prêt d’un montant de 1,1 milliard de dollars pour aider les femmes entrepreneurs sur le continent africain.
Dénommée « SheInvest » (investir en elles), l’initiative lancée mardi au cours du 2ème Forum de l’investissement en Afrique, doit permettre aux femmes entrepreneures de « jouer un rôle plus actif dans les économies de leur pays », selon le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle.
« Cette initiative vise à promouvoir l’ entrepreneuriat féminin », a déclaré Fayolle, soulignant que les femmes entrepreneures gagneraient également à acquérir des compétences en affaires grâce à cette initiative.
Le financement viserait également à promouvoir les investissements liés au changement climatique, au genre et fait partie d’un engagement européen plus large pour fournir « un soutien ciblé aux nouveaux investissements pour une participation économique accrue des femmes en Afrique », a-t-elle dit.
Fayolle a également révélé que la banque avait signé trois autres accords pour renforcer le développement durable sur le continent
La BEI est la branche de financements de projets et investissements de l’Union européenne présente en Afrique depuis 50 ans.
En 2018, elle a fourni « un montant record de 3,3 milliards d’euros aux pays africains, plus de la moitié des fonds étant injectés dans le secteur privé ».
La première édition du Forum de l’Investissement en Afrique a été lancée en 2018 en partenariat avec Africa50, Afrexim Bank, la Banque de développement du commerce, la Banque de développement de l’Afrique du Sud, la Banque islamique de développement, la Société africaine de financement et la Banque européenne d’investissement.
Ouvert lundi au Sandton Convention Centre de Johannesburg, en présence des présidents sud-africain, rwandais et ghanéen, le forum prend fin mercredi par des annonces des organisateurs sur le montant total des transactions conclues entre investisseurs et des partenaires publics ou privés.
Lors de la 1 ère édition en 2018, à l’initiative du Groupe de la Banque Africaine de Développement, près de 39 milliards ont été mobilisés en volume d’investissements allant de l’agro-alimentaire aux infrastructures en passant par les biens et services dans différents pays du continent.ADL/ASB/OID

AMADOU HOTT LISTE LES RÉFORMES ENGAGÉES POUR ATTIRER DAVANTAGE D’INVESTISSEURS

De l’envoyée spéciale de l’APS : Adama Diouf Ly Johannesburg, 12 nov (APS) – Le ministre de l’Economie, du Plan et de Coopération, Amadou Hott, a listé mardi à Johannesburg, les réformes envisagées par le Sénégal pour attirer davantage d’investisseurs, évoquant, entre autres attentes, la multiplication de partenariats public-privé (PPP) dans la mise en œuvre de projets de développement.
Plusieurs réformes seront faites pour attirer les investisseurs privés sur la base notamment d’une stratégie de développement du secteur privé, une loi pour booster l’investissement dans les start-ups, une autre sur le Partenariat public-privé modifiée pour la rendre plus effective et faire plus de projets d’infrastructures en mode PPP, a-t-il résumé lors d’un entretien avec l’envoyée spéciale de l’APS au 2e Forum de l’investissement en Afrique.
« Au lieu de voir l’Etat s’endetter en investissant dans des projets publics, l’idée c’est de faire un montage PPP pour que l’Etat contribue le moins possible dans le financement et le privé plus majoritairement », a-t-il dit en marge de cette rencontre internationale ouverte lundi à Johannesburg.
Ce qui est important, c’est de voir qu’à l’étranger les rentabilités qu’offrent beaucoup d’autres investissements sont faibles. Par exemple il y a des taux d’intérêts négatifs dans beaucoup de pays de la zone Euro, aux Etats Unis également et ceci présente des opportunités pour des investisseurs institutionnels qui s’intéressent à la rentabilité parce qu’ils ont des pensions à payer dans le futur, a fait valoir le ministre sénégalais de l’Economie.
Il a insisté sur le fait par exemple que des réformes seront faites dans le cadre du projet « Compact with Africa » signé avec l’Allemagne qui a lancé cette initiative lors du G20 en 2017.
Le Sénégal figure parmi les pays bénéficiaires de cet appui dédié aux réformes de l’administration et la législation du travail en partenariat avec tous les acteurs notamment le patronat, les syndicats, la société civile, a expliqué Amadou Hott.
Une réforme sur le foncier est également prévue pour « digitaliser davantage et permettre à l’Etat de collecter plus de ressources sur le foncier mais également l’accès au financement pour les petites et moyennes entreprises », a-t-il ajouté.
Il s’agit également dans cette perspective d’investissements de « booster la formation professionnelle avec la volonté du Chef de l’Etat de construire des centres dans chacun des 45 départements », a dit Hott.
Il a souligné qu’il était important de former les jeunes, les femmes pour que l’activité économique qui va être la résultante de toutes ces réformes puisse trouver des personnes qualifiées pour occuper les emplois créés.
Il a donné l’exemple de Mara Groupe, spécialisé dans la fabrication de smartphone qui veut s’installer à Dakar, relevant que sans des personnes formées à un certain niveau il serait nécessaire d’importer des emplois, alors qui est visé c’est de donner en priorité des emplois aux jeunes Sénégalais surtout aux femmes.
Aujourd’hui, a-t-il affirmé, l’Afrique offre cette rentabilité avec des risques modérés même si des efforts doivent encore être faits pour réduire davantage la perception du « risque Afrique ».
Le continent est attractif parce que les conditions politiques de Doing Business se sont beaucoup améliorées, citant le Sénégal qui a gagné 18 places dans le dernier classement de la Banque mondiale.
« Le risque a baissé mais la perception n’a pas suivi. Il y a un effort de communication à faire pour que les succès, les projets phares faits dans les délais réduits dans des conditions excellentes, puissent être connus des investisseurs », a dit Amadou Hott.
Il a, à cet égard, appelé à « faire les réformes idoines afin de rendre l’environnement des affaires encore plus attractif et simplifier notre fiscalité ».
Le Sénégal est présent au Forum avec une délégation conduite par le ministre qui a présenté à des investisseurs lors d’une session spécialement dédiée, le projet agropole du FONSIS prévu en Casamance pour la transformation sur place de fruits de saison comme la mangue et la noix de cajou.ADL/AKS/ASB

HOTT DÉCROCHE DES ’’PROMESSES FERMES’’ D’INVESTISSEMENT EN FAVEUR DE L’AGRO-ALIMENTAIRE EN CASAMANCE

De l’envoyée spéciale de l’APS : Adama Diouf Ly Johannesburg, 12 nov (APS) – Le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a exprimé à Johannesburg, sa foi en une matérialisation rapide des promesses fermes d’investissement dans la zone de transformation agro-alimentaire de la Casamance.
Il intervenait au sortir d’une séance de travail avec des investisseurs participant au 2e Forum africain de l’investissement initié par la Banque africaine de développement (BAD).
La rencontre ouverte lundi s’est poursuivi mardi au Sandton Convention Centre de Johannesburg en Afrique du Sud.
‘’D’ici à six mois au plus on espère que les manifestations d’intérêt vont se matérialiser (…) Des promesses fermes ont été décrochées et des annonces seront faites par les organisateurs à la fin du Forum’’, a notamment confié Hott à l’envoyée spéciale de l’APS.
Ce fut une session au cours de laquelle beaucoup d’investisseurs ont manifesté leur intérêt d’investir dans la zone de transformation agro-alimentaire en Casamance, a-t-il insisté.
Cela entre dans le cadre de la mise en œuvre d’un projet focalisé sur la transformation des fruits sur place au lieu de les laisser pourrir à l’image de ce qui se passe avec la mangue, a-t-il expliqué en citant entre autres attentes, la transformation du noix de cajou.
La partie financement public est assurée par l’Etat du Sénégal à travers un prêt de la Banque Islamique de Développement (BID) et de la Banque Africaine de Développement (BAD), a-t-il précisé.
Dans ce genre de projet, a souligné Hamadou Hott à la tête de la délégation sénégalaise, ‘’il y a une partie publique et une partie privée’’.
Ainsi, la partie agro-industrielle fera l’objet d’investissements du FONSIS (Fonds souverain d’investissements stratégiques) et des partenaires stratégiques-investisseurs qui connaissent le secteur, a rappelé le ministre de l’Economie.
Il a insisté sur le fait que les partenaires financiers cherchant uniquement la rentabilité ne seront impliqués dans la gestion de cet agro-agropole.
Il s’y ajoute la partie ‘’dette’’, puisque ce genre de projet faisant intervenir le privé nécessite un investissement en capital avec l’apport d’actionnaires, a-t-il laissé entendre.
‘’C’est une dette commerciale sans garantie de l’Etat. C’est le projet lui-même qui va supporter les coûts et rembourser la dette parce c’est un projet prometteur et rentable’’, a encore dit Amadou Hott.
Il ajouté : ‘’Nous souhaitons qu’il y ait beaucoup d’entreprises qui viennent s’installer dans cette zone pour transformer les produits et créer des emplois localement’’.
Ce projet a été sumis aux investisseurs dans le cadre de la matérialisation du concept de ‘’territorialisation du développement cher au Chef de l’Etat’’, a-t-il fait valoir.
Il s’agit pour le gouvernement sénégalais d’aller vers ‘’la création de valeur locale pour que les populations soient sédentarisées dans leur localité et y vivre heureux en exploitant leurs propres richesses’’.
Le Forum organisé pour la 2ème fois à Johannesburg par le Groupe de la Banque Africaine de Développement et ses partenaires est devenu une plateforme pour communiquer, exposer ses projets attirer des investisseurs.
Le forum se déroule suivant un format privilégiant les rencontres directs entre décideurs et investisseurs, reléguant au second plan les panels.ADL/AKS

TÉLÉPHONIE: « MARA GROUP » VEUT S’INSTALLER AU SÉNÉGAL

, 12 nov (APS) – Le ministre de l’Economie et du Plan a rencontré, à Johannesburg, des responsables de l’entreprise panafricaine « Mara Group » qui souhaitent installer une usine de fabrication de Smartphone au Sénégal, a constaté l’Envoyée spéciale de l’APS au 2ème Forum de l’investissement en Afrique.
« Les investisseurs de Mara groupe comptent installer une usine qui va créer au moins mille emplois durant la phase d’exploitation », a expliqué à l’APS, Amadou Hott, après l’audience accordée à deux responsables de l’entreprise de téléphonie mobile.
« Il y a des conditions qui doivent être réunies pour que cela puisse se faire mais nous allons y travailler », a ajouté le ministre, relevant que les équipes sur place feront le suivi avec ces investisseurs de l’entreprise panafricaine dont la première usine de fabrication du smartphone 100% africain a été officiellement ouverte le 7 octobre à Kigali (Rwanda).
Déjà installée au Rwanda et en Afrique du Sud, la marque qui se veut « totalement africaine », ambitionne de « s’infiltrer rapidement dans les marchés mondiaux », a dit le président Directeur général de Mara Groupe, Ashish Thakkar, lors d’une séance de conversation avec des investisseurs en Afrique en marge de l’ouverture du Forum de Johannesburg.
« Il n’y a pas de compromis sur la qualité de nos Smartphones qui sont aujourd’hui dans 41 pays avec des parts de marchés importants en Allemagne, au Royaume Uni et en Italie, entre autres », a-t-il avancé.
Le ministre sénégalais a eu également des rencontres bilatérales avec des investisseurs dans le domaine de l’énergie dont le Directeur Général de GI Afrique qui s’intéresse aux centrales électriques au Sénégal, avec comme ambition de convertir les centrales au gasoil en centrales au gaz pour avoir de l’électricité moins chère.
Amadou Hott dit également avoir rencontré des responsables du Fonds d’investissement qui cherchent des opportunités dans différents secteurs, des dirigeants de banques de développement.
Le 2ème Forum de l’investissement en Afrique à l’initiative du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) pendant trois jours près de 2000 délégués venus de 109 pays.ADL/OID/ASB

Economie numérique: Mahammed Dionne vend le Smart Sénégal

https://actunet.net/Le ministre d’État secrétaire général de la Présidence a présidé hier l’ouverture officielle de la cinquième édition du forum «Bloomberg Africa Business Media Innovators» axé sur les mutations auxquelles sont appelés à faire face les médias africains. Mahammed Boun Abdallah Dionne a saisi cette occasion pour mettre en relief l’initiative présidentielle Pse-économie numérique inclusive, qui a été retenue parmi les cinq initiatives majeures du Président Macky Sall sur la séquence temporelle 2019-2024.
Selon lui, un des catalyseurs de cette vision est le projet de parc de technologies numériques (Ptn) qui devrait être fonctionnel en 2020-2021. C’est dans cette dynamique que s’inscrit, selon lui, l’acquisition pour  fin 2019 début 2020 d’un supercalculateur de dernière génération, le plus puissant en Afrique subsaharienne, doté d’un simulateur d’ordinateur quantique. «Comme vous pouvez le constater, le Sénégal numérique ou Smart Sénégal, est bien en mouvement autour des 4.500 kilomètres de fibre optique déjà déployés à l’intérieur du pays. Cependant, une nouvelle révolution sociale d’égale amplitude que celle de 1983, se prépare en ce moment sous nos yeux. Elle arrivera par les Blockchains, ces chaînes de blocs d’humains qui structurent, grâce aux infrastructures d’échanges de demain, une société collaborative, horizontale et transparente. Demain, les humains et leurs entreprises échangeront les biens et services (les actifs financiers et monétaires, les médicaments, les biens immobiliers, les medias, la musique…) via des réseaux informatiques nouveaux et une monnaie numérique. Les pays qui sauront capter les dividendes de cette nouvelle révolution numérique, seront les futurs leaders du village planétaire et de l’économie mondialisée, au cours de ce XXIème siècle de ruptures», indique-t-il. Le ministre d’État secrétaire général de la Présidence se dit convaincu que le Sénégal sera au cœur de la révolution numérique. Il en veut pour preuve l’institutionnalisation du Forum du Numérique de Dakar et du Grand Prix du Chef de l’État pour l’innovation numérique, ainsi que l’allocation aux startups du secteur, d’un financement d’un milliard en 2018, à travers la mise en place d’un guichet spécifique de la Délégation générale à l’Entreprenariat rapide, qui sera porté à 3 milliards Cfa par an.
«Toujours en matière de promotion du capital humain, des réformes sont prévues pour introduire, dès la fin du cycle de l’enseignement primaire, l’informatique et l’anglais. Au niveau du secondaire, un enseignement plus professionnalisant sera promu à hauteur de 30% des effectifs et trente mille places seront créées dans les filières de l’enseignement universitaire professionnel», annonce Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Augmentation de 11 milliards FCFA des exportations

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall=Les exportations de biens du Sénégal au terme du mois de septembre 2019 ont augmenté de 10,7 milliards de FCFA (environ 18,190 millions de dollars) comparées au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Ces exportations sont évaluées à 148,1 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 137,4 milliards de FCFA au mois d’août 2019, soit une hausse de 7,8%. « Cette situation reflète le regain des ventes à l’extérieur d’or non monétaire (+13,6 milliards), de produits pétroliers (+7,0 milliards), de produits alimentaires (+2,2 milliards) et de ciment (+0,5 milliards) », explique la DPEE.
Par contre, les exportations de titane, d’acide phosphorique et de zircon se sont respectivement inscrites en baisse de 4,5 milliards de FCFA, 3,8 milliards de FCFA et 2,7 milliards de FCFA. S’agissant des exportations de produits alimentaires, la DPEE signale que leur hausse observée est essentiellement liée aux produits arachidiers (+2,6 milliards). Elle est, toutefois, atténuée par le repli de 2,4 milliards  de FCFA des ventes de produits halieutiques.
En glissement annuel, les exportations de biens se sont confortées de 33,1%  en septembre 2019, notamment portées par l’or brut (+38,0 milliards), les produits pétroliers (+2,5 milliards), le ciment (+1,0 milliard) et les produits alimentaires (+0,9 milliard). La légère hausse des exportations de produits alimentaires est essentiellement attribuable aux produits arachidiers (+1,6 milliard). Les ventes de produits halieutiques se sont, par contre, repliées (-2,4 milliards) sur la période. Par ailleurs, les exportations d’acide phosphorique, de titane et d’engrais minéraux et chimiques se sont respectivement repliées de 5,4 milliards, 2,6 milliards et 0,9 milliard. MS/te/APA

THIÈS: UNE BAISSE DES PRODUCTIONS DE MIL ET D’ARACHIDE EN VUE (DRDR)

Thiès, 12 nov (APS) – Le directeur régional du développement rural (DRDR) de Thiès, Mamadou Guèye, a annoncé, mardi, une baisse de la production de mil et d’arachide dans la région, par rapport à l’année dernière.
‘’En termes de production, il y aura une baisse sur l’arachide, liée à la configuration de l’hivernage qui a découragé certains à semer. Le mil aussi’’ connaîtra une baisse, a dit le DRDR à l’APS.
Même si les superficies emblavées ne sont pas encore évaluées, M. Guèye évoque plusieurs facteurs qui ont contribué à faire chuter les récoltes de mil et d’arachide. Cette baisse s’explique, selon lui, par le découragement de certains producteurs, qui, ‘’inquiets’’ de la configuration de l’hivernage, avaient décidé de vendre leurs semences, pensant qu’il était déjà compromis.
Cette année, la région de Thiès a reçu sa première pluie le 24 juillet. Les premiers semis en humide ont démarré le lendemain. Une pause pluviométrique s’en est suivie jusqu’au 18 août.
‘’De ce fait, explique le DRDR, il y a des producteurs qui étaient inquiets et qui n’ont pas poursuivi les semis’’, certains préférant vendre le reste de leurs semences. Les premiers semis d’arachides qui ont été effectués en sol humide ont bouclé leur cycle, mais les deuxièmes opérés après la reprise de la pluie le 18 août, n’ont pas tous bouclé leur cycle. Soit un ‘’taux de réussite d’environ 50%’’.
Concernant le mil, il y a eu un ‘’problème de photopériodisme’’, a expliqué le DRDR. Le mil a cette particularité de passer à l’épiaison, quelle que soit sa taille, une fois le moment venu. Les épis obtenus de tiges n’ayant pas atteint leur terme, ne sont généralement pas viables.
Dans la zone de Pambal, haut-lieu de production de cette céréale, les semis n’ont pas résisté à la pause pluviométrique, indique Mamadou Guèye. Bien que les producteurs aient ressemé, ces deuxièmes semis ‘’n’ont pas donné les résultats escomptés’’.
En termes de qualité des graines, le technicien table sur ‘’le même rendement que l’année dernière’’, même s’il admet ne pas être en mesure de donner des chiffres, parce que n’ayant pas encore exploité les données des enquêtes agricoles.
A travers le programme d’adaptation mis en place par l’Etat pour pallier les inconvénients des changements climatiques, des semences de niébé, de manioc et de pastèque ont été distribuées aux producteurs, permettant ainsi à ceux qui avaient accusé du retard ‘’de se rattraper’’.
Quelque 6.326 pots de semences de pastèques, 68,35 tonnes de niébé et des boutures pour l’emblavure de 1.125 hectares leur ont été cédés.
Le niébé a un cycle court (45 jours), alors que la pastèque n’a pas besoin de beaucoup de pluie, pouvant compléter son cycle grâce au brouillard. Quant au manioc, ses boutures peuvent résister au stress hydrique, même s’il faut attendre l’année prochaine pour les récolter.
Le DRDR relativise les conséquences des baisses de production de mil et d’arachide, sur les revenus des producteurs de la région, relevant la diversité de leurs sources de revenus.
Dans les départements de Thiès et Tivaouane, dans les Niayes et au-delà, les populations pratiquent le maraîchage, l’arboriculture, notamment la mangue, en plus de la production animale. Les transferts reçus d’autres parties du pays et de l’extérieur les aident aussi. D’ailleurs les récoltes issues des cultures sous pluie, sont d’habitude ‘’consommées en moins de six mois’’, a-t-il dit.ADI/ASG

DES CONTRAINTES DANS LA MISE EN ŒUVRE DES ODD SONT À LEVER (OFFICIEL)

Dakar, 12 nov (APS) – Le gouvernement doit lever les contraintes qui seraient de nature à affecter la mise en œuvre des Objectifs du développement durables (ODD), a souligné mardi à Dakar le directeur de Cabinet du ministre de l’Economie et de la Coopération, Alioune Ndiaye.
« Il s’agit de renforcer les systèmes nationaux de production et d’analyse des données ; renforcer les capacités pour une meilleure appropriation des ODD ; mobiliser les moyens financiers, y compris internes ; et coordonner et renforcer le dialogue avec les acteurs au développement », a-t-il dit.
Il s’exprimait à l’ouverture de l’atelier régional pour l’Afrique sur la nouvelle approche pour l’intégration de l’alimentation et de l’agriculture durables dans le cadre de la mise en œuvre des ODD.
Le gouvernement du Sénégal, en collaboration avec l’ensemble des catégories d’acteurs, a organisé un processus participatif d’élaboration de son premier rapport sur la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), a-t-il relevé.
« Ce processus s’est tenu dans un contexte de la Revue annuelle conjointe (RAC 2018) du Plan Sénégal émergent (PSE) et de l’engagement du Gouvernement à réaliser la Revue nationale volontaire sur les ODD », a souligné le directeur de cabinet.
Le Plan Sénégal (PSE) est « un cadre stratégique national » de mise en œuvre des Objectifs du développement durables (ODD) et renferme d’ores et déjà près de 4/5 des priorités de l’Agenda 2030 et de 2/3 de son cadre de suivi-évaluation, a-t-il souligné.
Selon lui, « les politiques sectorielles, les projets et les programmes devraient, dans la seconde phase (PAP 2019-2023), prendre en compte les aspects prioritaires identifiés par l’ensemble des acteurs au développement pour couvrir l’intégralité de l’Agenda ».
C’est pourquoi des mesures, a-t-il indiqué, « seront envisagées dans l’intégration des ODD dans la phase II du PSE et dans la territorialisation des politiques publiques ».
Il a rappelé que le processus de formulation du document du Plan National d’Investissement Agricole de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle (PNIASAN) dans sa phase 2 a été conduit sous la supervision d’un Comité Technique National coordonné par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural comprenant l’ensemble des secteurs agrosylvopastoraux et halieutiques, l’économie, les finances, la société civile rurale et le secteur privé.
Selon la Directrice Adjointe, Programme alimentaire et agriculture durable, FAO Siège, Mona Chaya, « l’objectif de cet atelier est d’informer sur cette nouvelle approche consistant à voir le développement durable comme quelque chose d’intégrée et non de parcellaire ».
Elle s’est toutefois félicité des « grands pas franchis » par les Etats africains concernant l’alimentation, tout en exprimant « l’insatisfaction » de la FAO sur le progrès de l’objectif 2 des ODD, visant à atteindre l’élimination de la faim.
« La FAO a élaboré un document des directives sur sa vision commune vers une agriculture durable, la biodiversité et la dimension sociale », a-t-elle expliqué.
Pour elle, vingt actions concrètes seront présentées aux participants durant ces trois jours, pour arriver à une agriculture durable, notamment celle de la biodiversité, de l’eau, des terres, des droits fonciers, etc.
« Il est important de savoir que des engagements ont été pris par les pays africains à mettre 10% de leur budget dans l’agriculture, mais tous ne sont pas encore à ce niveau », a pour sa part, regretté, le représentant de la FAO au Sénégal et dans la sous-région, Robert Guei.
Pour lui, le constat reste encore en-deçà de l’espérance que la FAO avait « de voir l’Afrique résoudre son problème de la faim et de l’insécurité alimentaire ».
Il a cité la volonté politique, les problèmes liés au changement climatique, aux conflits qui ne garantissent pas le développement de l’agriculture AMN/OID/ASB

MEISSA BABOU, ÉCONOMISTE, SUR LES 55 MILLIARDS LEVÉS PAR L’ÉTAT SUR LE MARCHE UMOA : «LE SENEGAL VA DANS LE GOUFFRE»

http://www.sudonline.sn/Lever 55 milliards sur le marché financier pour une grande entreprise, à fortiori , un Etat n’est pas de la mer à boire. Mais le Sénégal sous ajustement, qui a fait l’effort d’augmenter les prix de quelques produits à la consommation et de baisser quelques dépenses, sous la houlette de la Banque mondiale pour le rééquilibrage des comptes du Trésor public doit nécessairement arrêter tous les projets qu’il finance et surtout ne pas engager d’autres. C’est ce que préconise l’Economiste Meissa Babou pour faire face aux engagements exigibles
L’économiste Meissa  Babou, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) interpellé sur les 55 milliards de francs CFA que l’Etat du Sénégal vient de lever sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa), s’en désole et cloue au pilori l’ancien ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba, qui a pourtant été longtemps alerté par les avisés aux fins de limiter les interminables Eurobonds levés sur le marché financier.
Pour s’en convaincre, il a tenu à rappeler ceci : «Six (06) mois avant la dernière présidentielle, alors invité à Sud Fm je parlais déjà d’une banqueroute si l’on n’arrêtait pas le ministre Amadou Ba. Aujourd’hui, le temps  m’a donné raison. Nous sommes en train de subir les conséquences des actions d’autorités qui ne comprennent que dalle». A l’en suivre: «Le ministre a enfoncé le pays dans des projets inutiles comme le Train Express régional, l’autoroute Ila Touba…». De mémoire, convoque l’économiste pour étayer son propos. «La Banque mondiale a toujours conseillé le Sénégal. Par exemple avec le Ter, la Banque mondiale n’était pas d’accord. Et quand le Sénégal a levé 1200 milliards sur le marché financier, la Banque mondiale avait recommandé à celui-ci (Sénégal) de garder la moitié pour 2019. Mais, Amadou Ba répondait en ces termes:
Nous sommes un pays souverain».

Le Sénégal sera absent sur le marché financier pour un temps

Cette posture assez dommageable, fait-il savoir, «nous a amené à payer cash. Aujourd’hui, nous en sommes à une situation de déséquilibre budgétaire, voire de déficit budgétaire. Et lorsque le pays est dans une telle situation, la Banque mondiale vous freine». D’ailleurs, ajoute-t-il: «Le Sénégal ne pourra plus aller sur le marché financier sans autorisation du Fonds monétaire international (Fmi). Nous sommes sous-ajustement. Parce que nous sommes incapables de payer la dette. Et tant que cette situation n’est pas réglée, aucun accès au marché financier ne sera autorisé par le Fmi».

Le social freine le développement

Selon l’économiste, «notre développement est freiné par le social. Et ce qui est dommage dans cette affaire, c’est le mal-vivre noté chez les Sénégalais. Les Sénégalais ne se retrouvent plus parce qu’au niveau social, la situation est difficile au niveau des écoles, des hôpitaux, et particulièrement pour les universités. Par exemple, cette année, l’Etat aura de sérieux problèmes pour orienter tous les nouveaux bacheliers dans les universités. Parce que les universités ne sont pas capables d’absorber tous ces bacheliers».

Tous les projets doivent être arrêtés, excepté les projets clés en main

A la situation actuelle, l’économiste préconise ceci: «Tous les projets où l’Etat finance doivent être arrêtés. Et seuls les projets financés clés en main doivent continuer».  Et de dire dans la foulée : «Aujourd’hui encore, l’Etat engage un projet social appelé Bus Rapid Transit (Brt) sans avenant de 300 milliards de francs CFA, lequel sans doute arrivera à plus de 600 milliards. Nous l’avons vu avec le Train Express Régional (Ter) qui, au départ tournait autour de 800 milliards, mais aujourd’hui il avoisine plus de 1500 milliards». Aujourd’hui, conseille-t-il: «Le seul projet bon, c’est le projet Ila Kaolack. Parce que ce sont les Chinois qui financent clé à main».

L’absence de planification est contre performante

Très déçu par cette situation, Meissa Babou dira: «Il n’y a aucune planification dans nos politiques publiques. Les gens font des projets par copinage à l’image du projet Ter. Donc, pas même de vision. Ce sont des investisseurs qui viennent nous faire des propositions comme ça. Et très souvent, ces projets ne rentrent pas dans notre vision de développement». Et l’économiste de déconseiller: «Il faut que les gens arrêtent d’engager l’Etat dans des projets où le seul but visé est l’intérêt personnel. Tout doit être planifié avant. Ce qui n’est pas le cas pour bon nombre de projets engagés »

Ndongo Samba Sylla répond à Patrice Talon: «Pour être autonome, il faut rompre l’accord de coopération monétaire avec la Franc»

XALIMANEWS- Quand le président béninois, Patrice Talon annonce le retrait d’une partie des réserves de change du franc CFA qui sont déposées auprès du Trésor français, c’est le sénégalais Ndongo Samba Sylla qui le corrige.
Selon l’économiste, le président béninois fait une confusion entre réserves de change et réserves d’or. Il rappelle ainsi que les réserves de change sont des moyens de paiements internationaux qui sont toujours déposés sur des comptes à l’étranger. En revanche, les Etats africains pourraient décider de récupérer l’autonomie sur la gestion de leurs réserves de change déposées à Paris, mais pour cela ils doivent rompre la convention de coopération monétaire qui les lie à la France.
« Pour être autonome, il faut rompre l’accord de coopération monétaire avec la France », a-t-il expliqué notamment.
L’ECO, monnaie africaine ou nouvelle arnaque pour le maintien du PACTE COLONIAL et de la FRANCE-A-FRIC Par Amadou BA
« La monnaie n’est pas un sujet technique, mais politique, qui touche à la souveraineté et à l’indépendance des nations »     NAgbohou
Lors du dernier sommet des chefs d’Etat du 29 juin 2019 à Abuja (Nigéria), l’Eco a été adopté comme nom de la monnaie unique de la CEDEAO, et devrait donc entrer en vigueur en juillet 2020 dans les quinze États de l’espace CEDEAO. Dès lors, s’agit-il uniquement de renommer le F CFA ou s’agit-il de créer une monnaie unique ?
La CEDEAO a été créée par le traité de Lagos  signé le 28 Mai 1975 par quinze pays de l’Afrique de l’Ouest : Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo. Le Cap-Vert a rejoint la Communauté en 1976 et la Mauritanie a décidé de la quitter en 2000. Véritable serpent de mer, le projet de monnaie unique africaine a cependant été repoussé à plusieurs reprises depuis 1983, date du projet de création de la monnaie unique, l’Eco. Il faut rappeler que la CEDEAO compte 356 millions d’habitants, avec un PIB 480 000 milliards de F CFA. Si l’union monétaire venait à être concrétisée, la CEDEAO serait la 18e puissance économique du monde.
Au départ, l’idée de la CEDEAO était de faire en sorte que les sept pays ouest-africains non-membres de l’UEMOA créent une union monétaire en 2015 – la zone monétaire de l’Afrique de l’Ouest (ZMAO) – avant de fusionner ensuite avec les huit pays de l’UEMOA en 2020. Malheureusement les Etats, constatant l’insuffisance de la convergence, repoussèrent l’Union Monétaire.
Récemment la CEDEAO a décidé d’adopter une nouvelle méthodologie avec une option graduelle en trois phases.
– Dans un premier temps les 8 pays de l’UEMOA vont commencer à utiliser la monnaie Eco en 2020, car ce sont eux qui sont plus proches des critères de convergences (déficit <3%, inflation <3%, endettement <70%). Mais le problème qui risque de se poser se situe au niveau de l’agenda du F CFA qui n’est pas le même que celui de l’Eco.  Le Franc CFA est imprimé en France (Chamalières et Pessac), 50% des réserves sont gardées par la France, et la politique monétaire contrôlée par Paris.
– Ensuite les autres pays doivent les rejoindre la Zone Eco, mais le géant Nigeria et le Ghana n’accepteront d’adopter la monnaie unique que lorsque le cordon ombilical avec la France sera définitivement coupé, afin de mettre en place une banque centrale fédérale avec un ciblage de l’inflation globale comme cadre de politique monétaire. Muhammadu Buhari avait dénoncé au Ghana, en 2018, la non-préparation de certains États au processus de création de la monnaie unique et la mauvaise articulation des étapes à franchir.
– Enfin la dernière étape consiste à mettre en place une politique économique et commerciale, la signature des traités et du statut de la banque centrale. Or, le problème c’est qu’il y a jusqu’à présent une absence de définition de la politique monétaire à mener, pas encore de traité de la CEDEAO, ni de statut de la Banque Centrale de la CEDEAO.
 Finalement, on voit bien qu’avec l’Eco, la seule chose qui sera faite c’est le changement de nom tandis que la même politique de sujétion monétaire serait menée.  
La CEDEAO ne constitue pas encore une ZMO (Zone Monétaire Optimale) et il existe de sérieux problèmes à résoudre entre les zones UEMOA et ZMAO (divergence des chocs, différences de termes de l’échange et de la fiscalité, absence de coordination budgétaire). Face à ce constat, les autorités de la CEDEAO doivent mettre l’accent sur leur programme de convergence (révision des critères, renforcement institutionnel). Les critères de convergence comprennent quatre indicateurs que les États membres de la CEDEAO doivent remplir avant de pouvoir participer à l’union monétaire : déficit budgétaire / PIB < 3%, taux d’inflation annuel < 10%, financement du déficit par la BC / Revenus fiscaux < 10%, et réserves extérieures / importation > 6 mois.
Lors de la rencontre du 29 juin, les chefs d’Etat ont opté pour une parité flexible. Mais selon Alassane Ouattara, président en exercice de l’UEMOA, l’Eco conservera sa parité fixe avec l’Euro, donc c’est clair qu’il n’y a absolument pas de rupture avec le système CFA. Les deux représentants de la France que sont Ouattara et Macky Sall ont décidé renoncer à toute tentative de se libérer de l’emprise monétaire de l’ancienne puissance coloniale. Ils ont tout simplement balayé du revers de la main tous les principes fondamentaux qui caractérisent la création et la mise en circulation de la nouvelle monnaie africaine. Le Nigéria et le Ghana se sont simplement retirés car ne se reconnaissant pas dans la politique monétaire définie et imposée par Ouattara.
Il faut rappeler que le Nigeria à lui seul représente plus de 70 % du PIB de l’Afrique de l’Ouest (Mauritanie incluse) et 51 % de sa population. Pour Macky Sall, le FCFA est une bonne monnaie à garder, les autres pays doivent tout simplement abandonner leur monnaie souveraine et rejoindre la sujétion monétaire sous prétexte qu’elle assure une stabilité. C’est ce qui a poussé Ousmane Sonko à dire que « Le système du franc CFA consacre l’aveu de nos élites politiques du postulat selon lequel nous, Africains des anciennes colonies françaises, somment incapable de gérer de manière responsables une monnaie souveraine… »
À l’occasion d’une rencontre avec Alassane Ouattara à l’Elysée en août 2017, Macron avait suggéré à ce dernier de procéder à la modernisation de la zone francs. En novembre 2017, le président français s’est de nouveau exprimé sur le sujet lors d’une visite au Burkina Faso, mais cette fois-ci de manière ambivalente : « J’accompagnerai la solution qui sera portée par l’ensemble des présidents de la zone franc. S’ils veulent en changer le périmètre, j’y suis plutôt favorable. S’ils veulent en changer le nom, j’y suis totalement favorable »
Ce qui est sûr, c’est que la création d’une monnaie unique apparaît comme prématurée avec des conséquences incertaines. Il s’agit donc tout simplement d’une tentative de calmer la demande grandissante de souveraineté monétaire, portée par une large majorité de jeunes africains, des penseurs, des économistes… Avec l’Eco, on assiste uniquement à un changement de nom du F CFA, qui aurait pour objectif d’étouffer les mouvements de protestation contre le vieux système pervers de la Françafrique. Finalement, pour ne pas dire retour à la case de départ, avec l’Eco, les pays africains restent dans la servitude volontaire avec une monnaie toujours au service de la Françafrique et du pacte colonial.
En définitive, nous devons sortir du Franc CFA si nous aspirons au développement. Tous les problèmes sont liés au régime de change fixe d’une monnaie africaine arrimée sur l’Euro, dans une économie sous-financée, résultat d’une « répression monétaire » (l’octroi de crédit est plafonné à 23% du PIB) qui favorise le mécanisme de drainage des ressources vers l’extérieur à cause du principe de libre transfert. Cette monnaie de plomb :
– Est un facteur du sous-développement : douze des quinze États africains de la zone franc sont classés parmi les « pays à niveau de développement humain faible », soit la dernière catégorie de l’IDH conçu par le PNUD
– Ne favorise pas l’intégration régionale (moins de 10% du total des échanges commerciaux de ses pays membres)
– représente un frein à l’attractivité de la zone (3% seulement des investissements directs étrangers (IDE) entrants en Afrique)
L’article 36 du traité de l’UEMOA stipule « Tout Etat membre peut se retirer de l’Union monétaire ouest-africaine. Sa décision de retrait doit être notifiée à la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA ». Il suffit donc pour chaque pays de prendre ses responsabilités. Une sortie du système CFA peut être motivée par une ambition « nationaliste » ou « panafricaniste ». Dans ce dernier cas c’est la France qui sortirait de la zone CFA. C’est l’option de la CEDEAO, mais au lieu d’avoir une monnaie CEDEAO, on va se retrouver avec une monnaie ADO.
Nous ne pouvons pas parler de nouvelle monnaie :
– tant qu’il n’y a pas une souveraineté dans la définition d’une politique monétaire distincte de la politique monétaire françafricaine
– tant que les accords sur l’arrimage à l’euro ne seront pas supprimés
– tant que la monnaie ne suit pas l’activité économique des pays africains
Afrique, yewouleene !Amadou BA, Membre du mouvement des cadres PASTEF-Les Patriotes,Coordonnateur de la commission Conseil et Stratégie du SN COM

6, 133 MILLIARDS RECOUVRÉS EN 6 ANS

http://www.emedia.sn/Me Boubacar Ngom, nommé récemment à la tête de la Société nationale de recouvrement a pris service. La cérémonie de passation s’est tenue, ce lundi, 11 novembre. Son prédécesseur, Me Babacar Diallo, a profité de cette occasion pour révéler le montant recouvré en six ans. « Au cours de ces années, nous avons réussi, par le biais de différentes mesures, à recouvrer un montant de 6,133 milliards de francs CFA », a renseigné Me Diallo, interrogé par « Le Soleil ». Il a, dans le même sillage, informé de la numérisation de tous les dossiers au sein de la société. Ce qui est, à son avis, une avancée significative qui a facilité le recouvrement de plusieurs créances.
Pour sa part, indique le Soleil, Me Boubacar Ngom a magnifié les réalisations de son prédécesseur. Il dit mesurer toute la portée de sa mission et la difficulté de la tâche. Et s’est engagé à faire de son mieux pour davantage développer la société et mériter la confiance du président de la République.

Patrick Biondi: «L’enjeu du pétrole pour le Sénégal c’est comment arriver à préserver…»

https://actunet.net/Dimportants gisements de pétrole sont découverts au Sénégal depuis quelques années. Mais le pétrole qui n’est pas sorti du sous-sol, suscite déjà beaucoup de bruits, alors que les premiers barils sont attendus à l’horizon 2021.
Aussi, beaucoup de multinationales ont les yeux rivés sur le Sénégal. Les enjeux sont énormes, les défis à relever sont nombreux, eu égard à la question du pétrole, un produit qui a brulé pas mal de pays africains. Expert pétrolier chez Total France, Patrick Biondi de la Cgt France s’est prononcé sur les découvertes de gisements de pétrole au Sénégal : «L’enjeu du pétrole pour le Sénégal c’est comment arriver à préserver les ressources naturelles pour le pays. Car nous savons que dans beaucoup de pays africains et mondiaux, ces ressources sont pillées par les grandes multinationales. Elles profitent plus à l’Europe et aux États Unis. Donc il faut faire en sorte que les ressources naturelles appartiennent au Sénégal et qu’elles soient rendues au peuple sénégalais», martèle M. Biondi.
Pour lui, il faut impérativement que le Sénégal tire profit de ses gisements pétroliers. S’exprimant en marge d’un stage de formation à l’intention des travailleurs du pétrole, du gaz et activités annexes, du syndicat du même nom, Patrick Biondi n’a pas manqué d’inviter les acteurs sociaux et les syndicats à jouer pleinement leur rôle pour que le pétrole profite au Peuple. «Il faut que les travailleurs aient conscience que le pétrole leur appartient. Par conséquent, ils doivent mener la bataille pour qu’une bonne partie revienne au pays», ajoute-t-il.
Ce stage de trois jours est initié par le syndicat national des travailleurs du pétrole, du gaz et activités annexes, affilié à l’Union des travailleurs du Sénégal (Uts), en partenariat avec la Fédération nationale des industries chimiques Cgt de France. «Dans un contexte de découverte de pétrole, nous jugeons important de former les acteurs du secteur pétrolier de notre centrale pour qu’ils puissent savoir comment s’y prendre dans les années à venir», fait remarquer Alioune Ndiaye Sg de l’Uts.

La transition énergétique prend forme à Taïba Ndiaye

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo -Le premier parc éolien d’utilité publique au Sénégal situé à Taïba Ndiaye (90 km au nord de Dakar), va entrer en service décembre prochain, une échéance qui devrait être respectée vu que les seize éoliennes devant fournir les 50 premiers mégawatts, sont prêtes à 99% et que le gros du travail s’effectue actuellement à la sous station du parc, conçu pour être connecté au réseau de la Société nationale d’électricité (Senelec).
Au loin, on aperçoit les turbines du champ éolien trônant majestueusement au-dessus de la savane arborée de Taïba Ndiaye. Encore quelques minutes de voiture et nous voilà devant la plus grande centrale d’énergie éolienne de l’Afrique de l’Ouest. « Chantier interdit aux étrangers » avertit de prime abord une plaque là où une autre, plus grande et placée juste à côté, invite les visiteurs à respecter les consignes de sécurité.
À l’entrée, quelques travailleurs devisent sous un arbre, histoire de s’abriter contre le chaud soleil de cette matinée de fin d’octobre. Une fois à l’intérieur du parc ouvert exceptionnellement à la presse, les caméramans se précipitent pour prendre quelques images, mais ils sont vite interrompus par le responsable de la sécurité du site. Un grassouillet personnage qui les somme de rejoindre leur bus, au motif qu’il n’est pas informé de la visite des journalistes. Consigne respectée par les confrères qui se tienne coi, en attendant l’arrivée du directeur du site et de son équipe.
Un coup de fil ponctué de quelques minutes d’attente et voilà Massaer Cissé et son équipe qui débarquent d’un pick-up blanc rempli de gilets de signalisation et de casques de protection. Une femme, Jacqueline Gomis, est chargée de nous faire un briefing de sécurité.
« Suivant la taille et la zone rurale où on est, les mesures sécuritaires sont draconiennes. Que ça soit en matière d’accès ou en matière de travail, ce sont des mesures de sécurité aux standards très élevés qui sont appliquées pour éviter des accidents potentiels », explique le directeur général de Lekela Sénégal, entreprise en charge de la construction du parc.
Après les précautions d’usage, en avant pour la visite. Bordée de fosses, une piste latéritique d’environ 300 mètres mène au pied de la première turbine du champ.
Le parc éolien de Taïba Ndiaye (PETN) impressionne par sa superficie. Il s’étend sur une quarantaine d’hectares et sera composé à terme de 46 éoliennes. Considérées comme les plus modernes au monde, elles ont, selon le premier responsable du parc, une capacité totale de 158,7 mégawatts d’énergie propre.
Grâce à ses éoliennes qui culminent à environ 180m, la centrale va permettre, à terme, une augmentation de 15% de la capacité de production électrique du pays et couvrir ainsi les besoins en énergie de quelque 2 millions de personnes, selon son directeur général.
« C’est un projet significatif pour plusieurs raisons, la première est purement énergétique. La taille et la capacité d’énergie que va produire cette centrale va satisfaire un besoin urgent pour le pays. Avec ce parc également, la Senelec va avoir un mix énergétique qui va approcher de 25% en énergie renouvelable », souligne Massaer Cissé, ajoutant que très peu de pays « peuvent se targuer » d’une telle performance.
D’un coût global d’environ 340 millions d’euros, soit près de 200 milliards de FCFA, la mise en service du parc éolien se fera en trois phases : 50 MW seront livrés à la Senelec en décembre, puis une deuxième tranche de même importance en avril 2020 et enfin une dernière tranche de 58,7 MW en juillet de la même année.
Confiant quant au respect du délai de livraison de la première phase de la centrale, M. Cissé, les yeux dissimulés derrière des lunettes noires, souligne que le plus grand défi après la mise en marche du parc sera l’absorption de la production énergétique par le réseau de transport de la Senelec.
« Injecter 150 MW d’énergie renouvelable dans le réseau est techniquement très difficile. On a un réseau qui n’est pas des plus modernes mais ça demande un travail que nous sommes en train de faire et qui va prendre des années encore », commente-t-il, tout en se disant « très serein » sur la capacité du réseau national de transport d’électricité à absorber la production qui sera issue du parc.
L’implantation du PETN a nécessité deux ans d’études et de recueillement de données sur le comportement du vent dans la zone. Et vu la taille du parc, plusieurs personnes de la localité ont été impactées, reconnait Massaer Cissé qui préfère cependant mettre en avant l’aspect positif de cet impact.
« Quand, indique-t-il, on développe ce genre de projet, il y a toujours un impact positif au niveau de la communauté notamment en termes de création d’emplois. En ce moment, nous employons 247 sénégalais sur une population totale de 600 et quelque, soit plus du tiers des travailleurs. Et ça, c’est pour la construction ».
À l’en croire, il en sera de même quand le parc entrera en phase d’exploitation. Le parc étant un projet innovant,  toutes les personnes, assure-t-il, qui vont travailler dans la partie exploitation vont être formées « car c’est de notre bénéfice d’avoir des équipes locales capables d’assurer la maintenance et l’exploitation de nos machines».
« Notre travail à nous est d’avoir un impact positif dans la communauté et surtout dans la formation », insiste-t-il, avant d’ajouter que Lekela va développer au Sénégal une capacité technique et une expertise qui pourront être exportées.
Plusieurs paysans de la localité ont été obligés de délaisser leurs champs pour faire place à ces gigantesques machines. Pour leur compensation, Lekela a pris sur lui l’engagement « de passer du simple au double », soutient Amadou Sow, Responsable Environnement & Social de l’entreprise.
« Au niveau départemental, l’hectare est compensé à 1.005.000 FCFA, nous avons pris sur nous la responsabilité d’aller à 3 000 000 FCFA. Le pied de manguier est compensé au niveau départemental à 50 000 FCFA, nous avons pris sur nous la responsabilité, pour nous hisser au niveau des normes de la Société financière internationale (SFI), d’aller jusqu’à 118.000 FCFA », détaille-t-il.
De même, pour se conformer à la norme 5 de la SFI portant sur la restauration des moyens de subsistance des communautés, Lekela  est en train d’aménager une ferme pilote à l’intention de 14 personnes impactées par le projet. Ces dernières vont y suivre des formations portant sur des techniques d’agriculture moderne.
Toutes ces informations ont été confirmées par le responsable des populations impactées qui porte beaucoup d’espoir sur la réussite de ce projet pilote afin de pouvoir attirer d’autres bienfaiteurs pour les accompagner dans leurs projets de développement économique et social.
Au-delà de cette compensation financière, le PETN a formé 12 élèves du lycée technique de Thiès qui étaient en alternance en génie électrique au lycée et sur le chantier. Les bénéficiaires de ce partenariat constituent désormais un pool d’emplois pour Lekela et l’ensemble des entreprises actives au Sénégal.
L’entreprise dirigée par Massaer Cissé a également construit une salle informatique au lycée de Taïba Ndiaye. Saluant cette initiative, le proviseur, Cheikh Tidiane Keïta, y voit l’occasion d’amoindrir la fracture numérique, au grand profit de ses élèves et des professeurs.
« Cette salle va nous servir à la fois d’outil de recherche mais également de bibliothèque et de laboratoire virtuel », s’est-il enthousiasmé, avant de rappeler, entre autres appuis de l’entreprise au lycée,  l’érection d’un mur de clôture de 2m pour parer contre les vols de matériels pédagogiques.
Autre bonne nouvelle annoncée par Massaer Cissé : la salle informatique du lycée de Taïba Ndiaye aura le débit internet du parc éolien, soit la plus grande vitesse de connexion internet au Sénégal.
Plusieurs autres investissements allant du reboisement à la construction de routes ont été également effectués par l’exploitant du PETN afin de permettre aux populations, essentiellement rurales, d’acheminer leurs productions agricoles vers les marchés.ARD/cat/APA

Greenpeace Afrique attire l’attention du nouveau ministre

https://actunet.net/Dans un communiqué parvenu à Tribune, Greenpeace Afrique salue la nomination de Monsieur Alioune Ndoye au poste de ministre de la Pêche et de l’économie maritime de l’État du Sénégal, et attire son attention sur les préoccupations actuelles du secteur de la pêche qui traverse d’énormes difficultés.
«Premier secteur d’exportation et principale source de devises du Sénégal, la pêche contribue à environ 70% aux apports nutritionnels en protéines d’origine animale et joue ainsi un rôle majeur dans la sécurité alimentaire des Sénégalais. Elle représente environ 3,2% du Produit intérieur brut (Pib) avec au moins 600.000 emplois directs ou indirects», lit-on à travers le document. Qui relève : «Malgré ce rôle socioéconomique majeur, le secteur de la pêche est confronté à plusieurs problèmes. Les plus récurrents sont les choix inappropriés des politiques menées et la non application des textes réglementaires et documents stratégiques, notamment la lettre de politique sectorielle des pêches. Ces manquements impactent négativement sur les communautés de pêcheurs et constituent une menace supplémentaire pour les stocks de poissons déjà surexploités, selon les conclusions de la dernière campagne menée par le Centre de recherche océanographique Dakar-Thiaroye (Crodt)».
Parmi les problèmes qui affectent la pêche durant cette dernière décennie, Greenpeace de lister «les disparitions récurrentes de pêcheurs en mer et des tensions sociales entre les communautés». Avant d’expliquer que les principales causes sont, entre autres, «la raréfaction de la ressource et la pêche illicite non déclarée et non réglementée (Inn). Il faut ajouter à ces facteurs la non implication des acteurs dans les prises de décisions majeures qui impactent leurs activités et le manque de transparence dans un contexte de changement climatique associé à la croissance démographique».
Greenpeace apporte son soutien pour une bonne gouvernance des pêches au bénéfice des communautés et de la biodiversité. En 2015, un rapport a été publié sur la fraude au tonnage pratiquée par les navires industriels ; en 2017 l’expédition “Espoir en Afrique de l’Ouest” réalisée par Greenpeace avec son navire My Esperanza a montré l’ampleur de la pêche Inn dans la sous-région. Enfin en 2019, le rapport “Poisson détourné” lance une alerte sur le fléau des unités de farine de poissons qui sont en train de faire disparaître le métier de transformatrices dont dépendent des milliers de femmes, avec des effets néfastes sur l’environnement, la sécurité alimentaire et la ressource.
Greenpeace Afrique demande au ministre de la Pêche, «de promouvoir une gestion sous régionale des stocks de poissons partagés en renforçant les prérogatives de la Commission sous-régionale des pêches (Csrp) et d’impliquer davantage les acteurs de la pêche dans l’attribution des licences de pêche». Pour la sécurité des pêcheurs, Greenpeace suggère «l’amélioration des embarcations traditionnelles et la mise à disposition d’un système de géolocalisation et d’alerte précoce en temps réel pour éviter les nombreuses disparitions en mer».
Enfin, Greenpeace recommande «la publication de l’état d’avancement du processus de re-jaugeage des navires de pêche industrielle au Sénégal et l’arrêt de l’attribution d’autorisations aux unités de production de farine de poisson qui constituent une réelle menace pour la sécurité alimentaire et l’emploi de milliers de personnes». C’est dans ce sens que les femmes transformatrices ont lancé un cri de détresse lors de la journée de concertation sur la problématique de l’industrie de la farine et de l’huile de poisson au Sénégal, présidée le 24 octobre dernier, par le ministre des Pêches et de l’économie maritime, Mme Aminata Mbengue Ndiaye.

«Inventeur de chez nous»: Thierno A. Talla crée le logiciel «Smart énergie» pour la consommation d’énergie

http://lesoleil.sn/Thierno Abdourahmane Talla, technicien en génie électrique, titulaire d’un diplôme universitaire de technologie (Dut) vient de créer un nouveau logiciel dénommé « Smart Energie ». Il permet de contrôler la consommation énergétique des usagers grâce à une reconnaissance vocale. Avec ce logiciel, grâce à une reconnaissance vocale, les installations électriques peuvent être activées ou désactivées à distance.
Thierno Abdourahmane Talla, fait partie des jeunes qui font bouger les choses et qui croient à l’heure de l’Afrique. Technicien en génie électrique, informatique et industriel de formation, ce bonhomme âgé de 24 ans, vient d’intégrer le cercle restreint des inventeurs. Longiligne et chétif de nature, le jeune homme au teint noir arbore toujours un sourire contaminateur. Il vient de créer un logiciel dénommé « Smart énergie ». Il a déjà fait l’objet d’une présentation le 12 septembre 2019, lors du concours « Edf Pulse Afrika Tour », renseigne son inventeur.
« Smart énergie » permet de commander des appareils électroménagers dans la maison via une voix. Avec ce logiciel, pas besoin de toucher au déclencheur ou à la prise d’électricité. Le langage utilisé est « allumer la lampe, éteindre la lampe, allumer le téléviseur…»… et la technologie se charge de faire le reste. Après cette reconnaissance vocale, le logiciel s’exécute et l’appareil concerné s’allument ou s’éteint, informe M. Talla. «Cela peut permettre aux consommateurs d’électricité de contrôler sa consommation via une commande vocale et de rationnaliser ainsi leur consommation», s’empresse-t-il d’ajouter.
Rencontré dans la salle d’exposition du musée Théodore Monod de l’Ifan-Dakar,  le technicien en génie électrique, titulaire d’un diplôme universitaire de technologie (Dut) obtenu à l’Institut universitaire de technologie de Thiès, insiste surtout sur le fait que ce logiciel permet de contrôler la consommation d’électricité à distance et à temps réel. «Notre dispositif permet à l’usager de contrôler sa consommation énergétique à temps réel, de la mesurer sur le long terme afin de l’aider à mieux gérer ses besoins en énergie », renseigne le technicien.

Système précoce d’alerte incendie

Le nouveau logiciel concerne tous les usagers d’électricité. Comme le soutient son inventeur, c’est un système qui est juste ajouté à l’installation électrique mise sur place. « Il ne vient pas remplacer l’existant mais juste pour permettre le contrôle de la consommation énergétique, en toute facilité pour tous les appareils de la maison », a dit Thierno Abdourahmane Talla. Selon lui, en plus de contrôler la consommation d’énergie, le dispositif prévient aussi les risques d’incendies à travers des capteurs de gaz et de fumée incorporés dans le système. « Il déclenche automatiquement une alarme ou envoie un mail pour attirer l’attention de l’usager en cas de danger lié à la fuite de gaz ou d’incendie », a révélé M. Talla. Il indique que pour l’instant, le système de connexion qui permet à la voix de contrôler la consommation est géré à partir d’un téléphone.

 «Avec votre téléphone, vous enregistrez la commande et automatiquement le téléphone traite le message envoyé et fait agir les appareils électroniques ou la lampe», explique Thierno Abdourahmane Talla.

Avant de passer à l’échelle et de commercialiser du logiciel, M. Talla et ses amis ont tenu à tester le processus au laboratoire. Il a bien fonctionné. Thierno Abdourahmane Talla qui est aussi l’assistant chef de projet de distribution électrique à « Vinci Energie » assure, vidéo à l’appui, qu’au laboratoire,  il commande les lampes en leur demandant avec le son de sa voix de s’éteindre ou de s’allumer automatiquement. Après le test réussi au laboratoire, le jeune technicien et son équipe veulent développer cette technologie et la commercialiser au niveau des ménages, des villes et des villages du Sénégal. L’autre cible constitue les collectivités territoriales qui ont souvent des espaces verts à arroser, de même que des lampadaires pour l’éclairage public.
«On peut les aider à gérer leur consommation d’électricité avec l’éclairage public, mais aussi leur système d’arrosage à distance », a dit l’inventeur. Passionné par la technologie et le bricolage, il explique sa passion par le désir d’aider l’Afrique dans son développement. «On ne profite pas assez de ce que nous offre la technologie. C’est pour ça que nous voulons être au même pied que les Occidentaux car on a les mêmes formations et nous voulons mettre en pratique cela pour essayer de rattraper le retard qu’a accusé l’Afrique en matière de technologie», a souligné Thierno Abdourahmane Talla. Dans cette aventure M. Talla a bénéficié de la collaboration de trois autres personnes. Il s’agit de Ismaïla Sylla, le désigner, Aliou Seck, le développeur et Souleymane Ly, le commercial.O. KANDÉ

SUEZ PREND LA PLACE D’UNE SDE MAUVAISE PERDANTE DANS LA GUERRE DE L’EAU PAR JEAN PIERRE CORRÉA

Pourquoi la SDE tente de faire croire aux populations Sénégalaises qu’un mauvais choix aurait été fait dans cette affaire ?
« Quand la bonne eau est tirée…il faut la boire… ».
Que d’eau, Que d’eau !!!  Jamais la question de la distribution de l’eau n’avait entraîné autant de communication sur sa qualité, sa pureté et sur les droits des consommateurs sénégalais. Mais cela cache une querelle entre les anciens et nouveaux concessionnaires, qui prend des allures étranges. Mais comme on dit : « Alea Jacta es…Le sort en est jeté »… Le temps n’est plus aux jérémiades qui permettraient à l’ancien distributeur des eaux au Sénégal, la SDE, pour ne pas la nommer, d’essayer de passer par les fenêtres après avoir été prié de manière transparente d’emprunter la porte de sortie de notre économie, que le chef de l’Etat, Son Excellence Macky Sall a décidé de porter sur les voies durables de l’émergence.
Il est temps que les partenaires que le Sénégal se choisit pour accompagner son développement économique et social, comprennent que notre pays a des institutions qui fonctionnent, et qu’elles le font en toute transparence, fortes des compétences avérées qui balisent leurs décisions. La SDE pense-t-elle que nos institutions comme l’ARMP sont de pacotilles, et que leurs décisions peuvent être tenues pour saugrenues ? Affaire n’a jamais été plus claire. En effet, dans une décision en date du 29 mai 2019, l’Armp a donné son verdict définitif : elle a débouté la SDE, réduisant en cendres tous les griefs brandis pour casser l’attribution provisoire du marché à Suez. Une décision, dont les conclusions déclinées en 19 points aboutissaient à déclarer au final, le recours de la SDE mal fondé et à le rejeter. Ce sont là les faits. Le reste n’est qu’enfumage et tentative de manipulation de l’opinion publique sénégalaise.
Tous les coups étant permis, des rumeurs sur une possibilité de corruption par Suez dont la fondation avait offert deux bennes tasseuses de seconde main à la ville de Saint-Louis, dont le maire était alors le ministre de l’hydraulique. Corrompu pour si peu ? Personne ne fut dupe.
Ces infox tendraient à faire oublier que le vrai débat est ailleurs. Pendant des années, la SDE a considéré les sénégalais comme des consommateurs soumis à leurs diktats et à leurs caprices.
Pas d’investissements sur les infrastructures, une fourniture irrégulière d’eau, dont souvent la qualité dans nos maisons était impropre à la consommation, une facturation aléatoire et fantaisiste, une absence totale de visibilité des consommateurs sur la facturation, on s’en tiendra là, ne souhaitant pas « tirer sur une ambulance »….
Alors, ils brandissent les conditions d’attribution du marché, les qualifiant de douteuses, faisant mine d’ignorer que ceux qui ont la possibilité de casser l’attribution les ont déboutés.
Alors, ils lâchent leurs snipers médiatiques et depuis, signe de panique évident, la société Suez ne cesse de faire l’objet d’attaques. La société concurrente qui avait en charge la gestion de ce liquide précieux semble lui garder une dent à cause de cet important marché qu’elle lui a pris.
Pourquoi la SDE tente de faire croire aux populations Sénégalaises qu’un mauvais choix aurait été fait dans cette  affaire ? Et ce, malgré le fait que le Comité d’évaluation des offres du ministère de l’Eau et de l’Assainissement ait confirmé, au cours du mois d’avril dernier l’attribution du marché de la distribution de l’eau potable en zones urbaines sénégalaises au français Suez. Ce, pour une durée de quinze ans. Une attribution qui passe plus pour une manière pour l’État sénégalais de se réapproprier ce qui lui appartient.
Avec Suez, les données ont changé, et une nouvelle clé de répartition des actions a été établie, retenant 45% pour Suez, 5% pour le personnel, 25% pour l’État et 25% au secteur privé sénégalais. Un partage qui, à coup sûr, profite plus aux  Sénégalais qu’auparavant.
Les enjeux sont cruciaux, les choix qui soutiennent les objectifs à atteindre par Suez et l’Etat du Sénégal, ne sauraient souffrir de telles menées déstabilisatrices. Le temps était juste venu de procéder à un saut qualitatif en ce qui concerne la distribution de l’eau au Sénégal, ce qui fut fait. Le reste n’est que conjectures. « La bonne eau est tirée…il faut la boire ». Tchin-Tchin Suez !

CHEIKH MBOW, DIRECTEUR EXECUTIF DE LA COSYDEP :«LE TRAITEMENT RESERVE AUX ‘’DAARA’’ N’EST NI LEGITIME NI RAISONNABLE»

http://www.sudonline.sn/«Il existe au Sénégal plus de 720 associations de maîtres coraniques prenant en charge 16.850 écoles coraniques ou ‘’daara’’, alors que l’enseignement élémentaire ne comptait pas plus de 9000 écoles recevant environ 1.800.000 élèves. Le traitement réservé aux ‘’daara’’ n’est ni légitime ni raisonnable». Les propos sont du directeur exécutif de la Cosydep, Cheikh Mbow, qui prononçait ainsi une leçon inaugurale portant sur la problématique de l’éducation au Sénégal, à l’occasion des journées scientifiques organisées par la cellule Zawiya Tidaniya
A l’occasion des journées scientifiques organisées par la cellule Zawiya Tidaniya, il a été question d’un échange sur la problématique de l’éducation et de la mendicité au Sénégal, les 6 et 7 novembre. Sans ambages, les acteurs sont unanimes sur la situation actuelle: le système éducatif sénégalais est confronté à une crise multiforme et multidimensionnelle (crises des finalités, des contenus, des performances, des ressources…), depuis plusieurs décennies. Cette situation a fait tache d’huile dans tous les compartiments du système éducatif. Les «daara», lieux d’éducation et de formation par excellence, bien avant l’école française, ne sont pas épargnés par cette crise cyclique.
Le diagnostic du directeur exécutif de la Cosydep est sans équivoques: en 2015, une étude de la société civile soutenait qu’il existe au Sénégal plus de 720 associations de maîtres coraniques prenant en charge 16.850 écoles coraniques ou ‘’daara’’, alors que l’enseignement élémentaire ne comptait pas plus de 9000 écoles recevant environ 1.800.000 élèves. A l’aune de la mise en œuvre des objectifs d’universalisation de la scolarisation, ces statistiques, soutient Cheikh Mbow, montrent que le traitement réservé aux daara n’est ni légitime ni raisonnable.
En prononçant la leçon inaugurale portant sur la problématique de l’éducation au Sénégal, Cheikh Mbow rappelle la place des daara sur les onze (11) décisions présidentielles relatives aux Assises nationales sur l’Education et la Formation (Anef). Selon lui, «deux décisions constituent une forte opportunité pour refonder le système éducatif en restituant aux daara leur véritable valeur, en leur rendant la considération qu’ils méritent. Ces décisions et mesures indiquent des voies pour corriger les injustices et incohérences dans notre système d’éducation».
Et pourtant, indique-t-il, des «initiatives originales et valorisantes sont nécessaires pour que les offres existantes puissent jouer leur véritable rôle en vue de contribuer efficacement au respect du droit à l’éducation de tous les citoyens, quelles que soient leurs origines socioculturelles, leurs pouvoirs économiques ou leur milieu de résidence».
Pour réduire les disparités sans précédent notées dans l’accès à l’éducation, Cheikh Mbow estime qu’il faudrait se départir des normes et principes compresseurs du système formel pour valoriser les autres offres éducatives. Ceci, poursuit-il, évitera la fracture sociale qui risque de se creuser, avec des citoyens cohabitant dans la même société sans repères communs, sans valeurs partagées. «Une telle société ne peut jamais être stable», parce que «traversée par des risques de conflits et d’agressions extérieures qui peuvent ruiner son existence», dit-il. Cette situation est la résultante d’une insuffisance notée, constate Cheikh Mbow, dans le pilotage et la gestion des compétences transférées, notamment en éducation, dans un contexte de mise en œuvre de la déconcentration et de la décentralisation.
Dans la leçon inaugurale, Cheikh Mbow prône un changement de paradigmes pour répondre aux enjeux de l’heure. Il s’agit déjà de divorcer d’avec toute «forme d’extension des modèles dominants, qui accentue la discrimination et l’élitisme, car basés sur la sélection/élimination qui explique l’échec pour tous ceux qui ne sont pas préparés à s’adapter aux modèles existants». Aussi Cheikh Mbow préconise-t-il la diversité des opportunités à travers un modèle qui offre à chacun (enfant, jeune, adulte) les convenances d’apprentissages adaptées à ses besoins et garantit la réussite des apprentissages pour tous. Cela doit donc être un modèle à la fois diversifié, intégré, décloisonné et holistique.
En gros, un saut qualitatif est urgent pour la (re)définition d’un projet éducatif partagé, adapté, pertinent et viable est souhaité. Ce qui permettra d’aller vers la suppression de la mendicité, tout comme il faudra mobiliser tous les acteurs et partenaires de l’éducation autour de l’application diligente et intelligente de ces paradigmes
vUGB: UN TAUX DE RÉUSSITE DE 78 % AU CAMES

Saint-Louis, 12 nov. (APS) – L’université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis s’est s’enrichie de deux nouveaux professeurs titulaires, neuf maîtres de conférences et quatorze maîtres-assistants, à l’issue de la 41ème Session des comités consultatifs intérafricains (CCI) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), a annoncé lundi sa directrice de la communication et du marketing.
Cette 41ème session s’est tenue en juillet dernier à Bangui, en République Centrafricaine, rappelle Khady Niang.
Elle précise que l’Université Gaston Berger de Saint-Louis a enregistré un taux de réussite de 78%, pour un total de vingt-cinq admis sur trente-deux candidats aux différents grades.
Ainsi, l’UGB s’enrichit de deux nouveaux professeurs titulaires, neuf maîtres de conférences et quatorze maîtres-assistants.
Selon Khady Niang, le recteur de l’université Gaston Berger, professeur Ousmane Thiaré, s’est réjoui de cette « belle performance » de l’UGB, et a félicité les candidats admis en leur souhaitant « une excellente suite de carrière, tout en encourageant les candidats qui ont été moins chanceux ».BD/ASG/BK

Affaire ‘Pub Xeessal’… Le CNRA Va Statuer Sur Les Contrats

https://www.xibaaru.sn/Diffusion et promotion des produits éclaircissant dans les radios et télés. Babacar Diagne président du Conseil national de régulation de l’Audiovisuel (CNRA) sort le bâton : « La question est très sérieuse. Très franchement, quand je vois des chaînes faire ce qu’elles ont fait ces derniers temps, je me dis ’’enough, c’est enough’’, j’ai eu plusieurs messages de plusieurs confrères, patrons de chaînes, et producteurs de série, qui ont posé le problème de leurs contrats qu’ils ont déjà signé. Mais sur cela nous allons statuer, et nous prononcer bien entendu », a-t-il confié à Itv

Détention/Hissène Habré: Sa famille alerte sur son état de santé

https://www.seneweb.com/Hissène Habré, ancien homme fort de N’Djamena, serait très malade au point d’inquiéter les responsables de l’administration pénitentiaire, informe le journal ‘’Vox populi’’, dans son édition de ce mardi 12 novembre.
Condamné aux travaux forcés à perpétuité par les Chambres africaines extraordinaires (Cae), créées au sein des juridictions sénégalaises, il purge sa peine à la prison du Cap Manuel, où un compartiment a été construit sur financement de l’Union africaine qui avait donné mandat au Sénégal de le juger.
Un membre de la famille de l’ancien président Tchadien, qui s’est confié à nos confrères de ‘’Vox Populi’‘ sonne l’alerte: «Depuis le début du mois de novembre, le Président Habré a été vu plusieurs fois dans un cabinet médical. Son état de santé est incompatible avec la détention car il avait fait une crise cardiaque»

L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE DÉMENT LES RUMEURS DE MALADIE DE HABRÉ

http://www.emedia.sn/Hissein Habré se porte bien. La précision est de l’Administration pénitentiaire. Dans un communiqué reçu à emedia. sn, elle dément les rumeurs de maladie de l’ancien président Tchadien. Selon des informations proches de la famille de Habré, l’ancien président aurait frôlé une crise cardiaque et aurait été admis plusieurs fois à l’hôpital.
« L’administration pénitentiaire informe l’opinion publique que Hissein Habré n’est pas alité et se porte bien contrairement aux informations relayées par la presse », informe le document. Lequel précise : « qu’en application des règles de Mandela relatives aux droits d’accès aux soins aux personnes en détention, l’administration pénitentiaire prend toutes les dispositions idoines pour veiller régulièrement à l’état de santé de toute personne incarcérée par des consultations médicales parfois extra carcérales. »
Selon les informations relayées dans plusieurs média, la santé de Hissein Habré serait incompatible avec les conditions de détention.

le Forum du justiciable lance un appel pour une grâce médicale en faveur du Président Habré

https://actusen.sn/Linformation selon laquelle l’ancien Président Tchadien est gravement malade, a fait réagir le Forum du justiciable, qui à travers un communiqué parvenu à la Rédaction de Actusen.sn, plaide pour une grâce médicale en faveur de Hissein Habré.

Le Colonel Abdoulaye Aziz Ndaw: « les cartouches de chasse ne sont pas des armes de guerre et ne concernent nullement l’armée »

https://www.jotaay.net/Colonel de la Gendarmerie à la retraite, Abdoulaye Aziz Ndaw a donné des éclairages sur l’affaire des munitions qui défraie la chronique. Après avoir déploré la «gestion de l’information au Sénégal», le colonel Ndaw a fait état de l’utilité de la presse dans la lutte contre l’insécurité. Seulement, colonel Ndaw conseille aux journalistes de faire preuve de professionnalisme pour informer juste et vrai. «Les gros titres ne font qu’apeurer la population, jeter le discrédit sur les forces armées et surtout rendre opaque les enquêtes judiciaires nécessaires», dit-il. Spécialiste des questions militaires, Abdoulaye Aziz Ndaw dit à qui veut l’entendre que les «cartouches de chasse ne sont pas des armes de guerre et ne regardent nullement les armées». Pour preuve, dit-il, «elles sont en vente libre». L’essentiel, dit-il, est que l’acheteur détienne un permis d’armes de chasse. «Ayons confiance dans nos forces armées et ayons confiance dans la gestion des matériels de guerre que l’Etat a bien voulu nous confier. Ces matériels sont bien gardés et dans des endroits sûrs et appropriés», rassure-t-il. Tout de même, il refuse de parler des munitions de AK47 objet de la première affaire, parce que cela le pousserait à toucher le «secret défense» qui entoure l’acquisition, la gestion, l’emploi et la destruction des munitions de guerre.

Alerte d’un spécialiste sur le vol de munitions: « Les terroristes ont choisi le Sénégal pour… »

https://www.seneweb.com/Songho Dione, juriste et spécialiste des questions de terrorisme et sécurité internationale, a tiré la sonnette d’alarme pour alerter à la suite des series de découvertes de munitions de l’armée sénégalaise. Interpellé par Seneweb sur la situation, il rappelle d’emblée qu' »actuellement, les criminalités transfrontalieres ou transnationales organisées et le terrorisme occupent une place importante au niveau de la sécurité intérieure ».
Et d’alerter: « Depuis quelques années, les « terroristes » ont changé de fusil d’épaule et ont choisi le Sénégal pour mener leur sale besogne. Après Pire, d’autres minutions volées ont été découvertes à Pekesse ».
Pour lutter contre ce fléau du terrorisme, le juriste pense d’abord qu’il nous faut, « en dehors des réponses opérationnelles et juridiques, des réponses sociétales (anti-terrorisme) afin de permettre à nos spécialistes de mieux cerner ce  »mal » et à nos forces de défense et de sécurité de répondre en tout temps, en tout lieu et en toute circonstance à l’appel d’urgence de la menace terroriste ».
Songho Dione ajoute dans la foulée, que « la contribution de tout un chacun, à travers les échanges d’information et de bonne pratique, est fondamentale parce que nul n’est à l’abri des menaces terroristes et que le  »risque zéro » n’existe pas dans cette sphère ».

Cacophonie…Précipitation…Défaut de coordination chez nos forces de sécurité : Ces tares qui font piocher la lutte contre la drogue au Sénégal.

https://www.dakaractu.com/Par les temps qui courent, les trafiquants de drogue qui espéraient faire fleurir leur « business » au Sénégal ne dorment plus. Le pays de la Téranga est devenu leur pire cauchemar pour ne pas dire que L’Eldorado s’est transformé en un véritable enfer.
Tous les services de sécurité sont plus que jamais déterminés à traquer toute personne impliquée dans le trafic de drogue. Sur toute l’étendue du territoire.
La Douane a donné le ton en mettant la main sur plus d’une tonne de cocaïne au port de Dakar. En deux temps. D’abord le 26 juin au quai de Dakar Terminal dans des voitures en provenance du port de Paranagua, au Brésil. Dans quatre véhicules de marque Renault, une quantité de 238 kilogrammes de drogue a été découverte par les gabelous qui remettront ça quatre jours plus tard. Mais cette fois-ci, c’est à bord du navire Grande Nigeria de l’armateur italien Grimaldi qu’une saisie importante est faite. 798 kilos de cocaïne. Dakaractu filme l’opération en exclusivité. La drogue est cachée dans 15 véhicules de la marque française. Tous les projecteurs sont tournés vers le port et la prouesse que viennent de réaliser les soldats de l’Economie. L’enquête est amorcée. L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) entre ainsi dans la danse. Toutes les personnes impliquées sont traquées, recherchées et mises à la disposition de la justice qui met les uns sous les verrous et libère les autres, selon leurs degrés de responsabilité. L’instruction suit son cours en attendant un procès qui révélera les contours d’une affaire que la diplomatie n’a pas boudé.
Quelques mois après cette importante saisie, l’armée se fait remarquer au large de Dakar. Deux embarcations suspectes en provenance de la Gambie voisine sont obligées à suivre la Marine nationale. Dans l’une d’elles, 750 kilos de cocaïne sont retrouvés  par les marins sénégalais. Mais dans le communiqué transmis par la Direction des relations publiques de l’armée (DIRPA), il est mentionné 1260 kilos.
Dans la nuit du 06 au 07 novembre, la police nationale affirme avoir pris 660 kilos à Nianing, dans le département de Mbour. Des trafiquants qui étaient en train de charger du chanvre indien à bord de charrettes, ont été découragés par la police. Trois sur les quatre charretiers sont tombés dans les nasses de l’Ocrtis.

Précipitation et absence de coordination

Si ces opérations ont le mérite de montrer la détermination des forces de sécurité dans la lutte contre le trafic de drogue, elle dissimule difficilement les couacs, voire les manquements qui les accompagnent. Aussitôt après la prise des 750 kilos de drogue au large de Dakar, le communiqué de la Dirpa a fait état de 1260 kilos, soit plus de 500 kilos.
Comment la grande muette connue pour avoir un contrôle sur toute la chaîne de l’information concernant ces opérations a pu commettre une telle légèreté dans cette affaire ? La procédure d’usage a-t-elle été respectée pour éviter cette erreur de communication qui a fait naître le doute sur la bonne foi de la Marine nationale. Rappelons que quelques heures après cet exploit, une certaine presse a parlé de disparition des 500 kilos, or en réalité, l’armée est tout simplement victime de son envie de communiquer hâtivement sur cette affaire. Une meilleure coordination entre les services habilités aurait pu permettre à l’armée de donner la bonne information.
Cette absence de concertation et d’échange d’informations a presque failli faire échouer l’opération du 06 au 07 novembre, si on peut vraiment parler de réussite. La police nationale, à travers l’Ocrtis avait placé un dispositif impressionnant de 07 éléments, pour suivre les déplacements de trafiquants à Nianing, dans la Petite côte. Seulement, la brigade de gendarmerie qui a compétence sur la zone n’a pas été informée de cette opération, a appris Dakaractu de sources bien informées. Lorsque les hommes en bleu ont reçu l’information, ils se sont dépêchés sur les lieux et ont aperçu une voiture à bord de laquelle se trouvaient des hommes en civil. En réalité, il s’agissait d’agents de la brigade régionale de l’Ocrtis qui guettaient les trafiquants. Selon les informations de Dakaractu, ces derniers qui avaient transporté la drogue au moyen de pirogues ont tenté de la charger dans des charrettes. La police est subitement intervenue en tirant des coups de sommation. Les malfaiteurs se sont enfuis en abandonnant la drogue et les charrettes qui devaient la déplacer. L’opération a réussi mais a aussi échoué. En clair, si la drogue est saisie, ses propriétaires se sont fondus dans la nature. Un camouflet que rien d’autre n’explique si ce n’est le défaut de coordination entre services de sécurité qui devraient mettre de côté leur ego pour l’Intérêt exclusif du pays. La brigade de gendarmerie aurait été informée à temps, elle aurait pu appuyer efficacement la police qui, au final, s’adjugerait tout le mérite. Le plus important, étant la mise à l’écart de faiseurs de mal.
En vérité, cette affaire n’est que la partie émergée de l’iceberg. La coordination n’est pas toujours de mise entre policiers et gendarmes. Mais si ça doit impacter négativement la lutte contre le trafic de stupéfiants, il urge d’y remédier, surtout que les malfaiteurs utilisent ce genre de brèches pour passer entre les mailles des filets. Depuis quelques temps, leur fusion est théorisée par des voix averties. N’est-il pas temps d’explorer cette piste pour plus d’efficacité dans la lutte contre le crime organisé ?

Circulation de la cocaïne au Sénégal: les hauts responsables de l’Etat soupçonnés

https://www.pressafrik.com/En l’espace de moins d’un mois, les autorités douanières du Sénégal ont procédé à des saisies record de drogues dans plusieurs localités du pays. L’étonnement dans ces saisies est la disparition répétée des quantités de drogues. Des faits qui émettent des soupçons à l’endroit des hauts responsables.
Pour preuve,  Moustapha Cissé Lo, membre de la mouvance présidentielle, invité sur le plateau de la Dtv (télévision privée), en septembre dernier, a fait appel au procureur de la République pour une convocation afin de déballer des noms d’autorités impliquées dans le trafic de drogue au Sénégal.
« Que le Procureur me convoque pour que je confirme les accusations que je porte contre des autorités du pays qui sont derrière le trafic de drogue. Si on rasait des immeubles construits à Dakar par ces autorités trafiquants de drogue, il en resterait peu debout », avait-il déclaré.
Sur sa page facebook, Abdou Kadre Lo est revenu sur cette affaire de disparition de drogues tout en s’étonnant sur la bouche cousue des autorités du Sénégal.
Invité de Rfm matin lundi, le président de l’Ong Jamra, Mame Makhtar Gueye, a lancé un cri de cœur sur la circulation excessive de la cocaïne. Il dénonce notamment la force secrète des narcotrafiquants dans le pays et s’inquiète de la réaction « amorphe » de l’Etat. « Il est inadmissible que le Sénégal soit le transit incontournable des narcotrafiquants et que le coût des saisies, environ 1000 milliards FCFA, fasse la moitié du budget du Sénégal. Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. », a-t-il déploré.
Mame Mactar Guèye a évoqué les différents rapports sur la circulation de la cocaïne qui fait un état des lieux inquiétant notamment ces dernières années. Par ailleurs, il a demandé l’application de la loi 2007-31 Latif Guèye du 30 novembre 2007. Pour lui, cette loi est applicable aux narcotrafiquants plutôt qu’aux narco-dépendants, ces jeunes, rappelle-t-il, qu’on traque à tous les coins de rue et qui restent, selon lui, les victimes des précités.
« Il faut les laisser tranquilles ou plutôt arrêter de les envoyer à Rebeuss. Il faut les aider à guérir de ce mal. Ceux qu’il faut traquer, c’est plutôt des gros bonnets de ce pays qui, tapis dans l’ombre, sont au cœur du trafic de drogue au Sénégal », a-t-il dénoncé

Les failles d’une belle prise

LeTemoin-Dans la lutte contre la criminalité maritime, l’Armée sénégalaise par le biais de sa Marine a réalisé sa plus belle opération depuis des décennies. Il s’agit de la saisie de 750 kg de cocaïne d’une valeur de 60 milliards de nos francs. La saisie a a eu lieu à bord de deux vedettes au large de nos cotes. Une opération au crédit de nos braves marins. Malheureusement un manque de collaboration immédiate et spontanée entre marins, douaniers, policiers et gendarmes a fait remonter à la surface de l’eau les failles d’une belle prise. Des failles qui risquent de remettre en question le dispositif de collaboration.
Dans la nuit du mercredi au jeudi 31 octobre 2019, deux vedettes transportant 750 kg de cocaïne ont été arraisonnées par la Marine nationale. L’opération a eu lieu en haute mer, juste au moment où les deux embarcations venaient de quitter les eaux gambiennes. Jusque là, rien à signaler si ce n’est de féliciter la Marine nationale qui a, encore une fois, accompli avec brio sa mission régalienne visant à assurer la sécurité et la protection de notre espace maritime. Ce faisant, elle prouvait par la même occasion qu’elle demeure un dispositif incontournable dans la lutte contre le transport maritime de stupéfiants. Même si, ces dix dernières années, le dispositif renforcé de la Marine nationale en haute mer entre dans le cadre de l’opération Frontex (Frontières extérieures) ayant pour mission de lutter contre les bateaux et autres embarcations transportant des migrants illégaux en direction des cotes européennes. C’est dans ce cadre, d’ailleurs, que de nouveaux patrouilleurs rapides de surveillance maritime ont été acquis, avec l’aide de l’Union européenne, pour augmenter les capacités d’action de nos braves marins.
Dans la nuit du 31 octobre dernier, donc, les convoyeurs de cocaïne ont eu le malheur de tomber au mauvais endroit et au mauvais moment où les patrouilleurs de la Marine sénégalaise avaient déjà reçu des renseignements selon lesquels des vedettes transportant de la drogue ont levé l’ancre à partir des eaux gambiennes en direction des cotes espagnoles. Les vedettes des trafiquants se sont donc retrouvées cernées par une section de la Marine nationale qui a agi en commando. Un assaut en mer d’un grand professionnalisme puisque non seulement les deux vedettes ont été interceptées mais tous les passagers ont été arrêtés sans aucune perte de vie humaine, ni cas de noyade. Jusque-là, encore une fois, il n’y avait rien à reprocher à la Marine nationale dont l’opération s’est effectuée dans le cadre de la mission qui lui a été confiée. Ce, dans le respect total des règles militaires. Ensuite, les trafiquants et leur cargaison de drogue ont été ramenés sur la terre ferme. Encore, rien d’anormal !

Juste une erreur de communication !

Malheureusement, le communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) a ouvert une première faille dans cette belle prise. En effet, la Dirpa a fait état dans son communiqué d’une importante quantité de cocaïne saisie « estimée » à 1260 kilogrammes. Ce alors que la quantité saisie s’établissait exactement à 750 kilogrammes de cocaïne. En fait, l’Armée a trop voulu bien faire en jouant la transparence absolue au risque de se tromper sur la quantité réelle de la poudre blanche saisie par la Marine. En se précipitant pour annoncer la nouvelle de la saisie, la Dirpa a cédé aux exigences d’une communication préventive ou en temps réel devenue aujourd’hui au centre des préoccupations de la presse et de l’opinion nationale. Un exercice risqué pour une opération aussi sensible qu’une saisie de drogue.
En livrant une quantité erronée supérieure de 500 grammes à la saisie réellement effectuée par les marins, la Dirpa a commis une erreur de communication même si elle a pris le soin de parler d’ « estimation » c’est-àdire une évaluation approximative voire imprécise d’une quantité — de drogue pour ce cas précis. Une surévaluation ou surestimation qui n’enlève rien au mérite de la Marine nationale. Et ne devrait pas conduire à jeter la pierre sur la Dirpa qui fait un excellent travail dont se félicitent tous les professionnels de la presse. L’autre faille à déplorer, c’est l’absence de coordination juste après l’opération efficacement menée par la Marine nationale. Car, dans ce genre de saisie, l’Armée (Marine) devait immédiatement alerter avant tout communiqué la Police scientifique dotée de balance numérique de haute précision pour la pesée de la drogue. Ce aux fins de déterminer la quantité, la qualité et les caractéristiques de la cocaïne afin de pouvoir remonter la filière. D’ailleurs, on nous confie que si la Marine avait alerté la Police ou la Gendarmerie juste après l’arraisonnement des deux vedettes, il serait fort possible de faire immédiatement d’une pierre deux coups.
Autrement dit, traquer le navire où les vedettes se sont ravitaillées. Si ce n’est démanteler le réseau terrestre d’approvisionnement, quitte à mettre à contribution la Police ou la Marine gambienne. Mais rien de tout cela ! Et pourtant, une unité mixte de coordination de la lutte contre la drogue a été mise en place par les autorités Elle regroupe des agents de la Douane et de la Police ainsi que les éléments de la Gendarmerie et normalement ceux de l’Armée. Il est vrai que dans cette lutte contre les stupéfiants, la Police et la Douane sont les principales unités intervenantes qui ont qui ont pour mission, entre autres, de maximiser ou multiplier les saisies à l’entrée sur le territoire national pour les douaniers et désorganiser ou affaiblir les réseaux d’approvisionnement et autres cartels pour les policiers et gendarmes. Une chose est sûre, la lutte contre la drogue est un eternel recommencement.
Donc « Le Témoin » est convaincu que marins, douaniers, gendarmes et policiers vont tirer des leçons de cette saisie en mer quelque peu chahutée par des problèmes de communication dès lors qu’ils sont tous mus par un seul et unique objectif : servir
La patrie.

Affaire Pétrotim: L’ex représentant de Tullow Oil brandit un document devant le juge.

XALIMANEWS: Djibril Kanouté qui représentait les intérêts de Tullow Oil au Sénégal a fait face au doyen des juges, ce lundi.
Il a sorti un document sur l’organisation et vocabulaire des opérations pétrolières, qu’il a aussi remis aux journalistes « à titre personnel », précise-t-il.
Par ailleurs, il n’a pas voulu se prononcer sur son audition devant le doyen des juges.
Il a sorti un document sur l’organisation et vocabulaire des opérations pétrolières, qu’il a aussi remis aux journalistes « à titre personnel », précise-t-il.
Par ailleurs, il n’a pas voulu se prononcer sur son audition devant le doyen des juges.
Il a préféré garder le silence.
L’affaire Pétrotim a vu les auditions de plusieurs personnes depuis le lundi 04 novembre dernier. Il s’agit de Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Mbaye, Birahim Seck, Babacar Mbaye Ngaraf, Samuel Sarr et Mouth Bane.
L’ancien Premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye, a lui, refusé de déférer à la convocation, reprochant au doyen des juges un manque de courtoisie, avec une note sans objet.

Affaire des 94 milliards: Vers un classement sans suite ?

http://www.dakarmatin.com/L’affaire dite des 94 milliards qui devrait déboucher sur un procès et mettant aux prises l’opposant et leader de Pastef, Ousmane Sonko, et Mamour Diallo, ancien directeur des Domaines, pourrait bien accoucher d’un non-lieu. Et ce, pour plusieurs raisons.
En effet, selon des sources de Seneweb, le pouvoir de Macky Sall hésite à mettre Ousmane Sonko en prison de peur de susciter une sympathie autour de la personne de Sonko dont les idées défendues sont majoritairement partagées par les jeunes, la base de son électorat. Arrivé troisième derrière Idrissa Seck et Macky Sall lors de la présidentielle du 24 février dernier, Ousmane Sonko, député à l’Assemblée nationale, incarne une nouvelle image de la politique au Sénégal. Image dans laquelle se retrouvent beaucoup de Sénégalais, la jeunesse en particulier
Après le tollé suscité par les emprisonnements de Karim Wade et de Khalifa Sall et les observations du comité des droits de l’homme de l’Onu notamment sur le cas Karim Wade, l’opinion s’attend à ce que la justice soit activée pour écarter Ousmane Sonko. Des membres de la mouvance présidentielle réclament son arrestation. Mais le pouvoir est partagé entre l’idée de le faire emprisonner avec tous les risques que cela comporte tant au niveau local qu’au niveau international. Ou de le laisser libre de tout mouvement, tout en manœuvrant pour lui apporter la réplique sur le terrain politique afin de réduire sa force de frappe. Car, de tous les opposants au pouvoir, l’enfant de Ziguinchor demeure celui qui préoccupe le plus le président Macky Sall. A en juger par la raclée qu’il a administrée au pouvoir, dans son fief du Sud où il a fait une raz-de-marée devant des leaders historiques comme Abdoulaye Baldé, maire de Ziguinchor, Robert Sagna ou encore Benoit Sambou. En perspectives des élections locales prochaines, annoncées pour mars 2021 suite à un nouveau report, le cas Ousmane Sonko préoccupe et au plus haut sommet de l’État.
En tout état de cause, « Il sera plus facile de neutraliser Sonko à l’extérieur plutôt qu’en prison », met en garde notre source. Qui souligne toutefois que suite aux conclusions de la commission d’enquête parlementaire et la plainte déposée par Mamour Diallo, « le procès est inévitable, ne serait-ce que pour la crédibilité de l’État ». Mais, s’empresse-t-elle de préciser: « on s’achemine plus vers un classement sans suite » du dossier, pour que soit dépassée cette affaire qui tient tant l’opinion en haleine et qui indispose l’État, soupçonné de tout faire pour protéger un des siens, Mamour Diallo qui n’en est pas mois, un soutien du président Macky Sall

MACKY SALL–LE TEMPS DES GRANDES MANŒUVRES

NETTALI.COM  – Il a beau chercher à éviter le débat, mais Macky Sall n’échappe pas à la polémique sur un éventuel troisième mandat. Et les actes qu’il pose depuis sa réélection montrent que le chef de l’Etat est dans le temps des grandes manoeuvres. La question est donc de savoir à quelle fin.
Macky Sall agit-il comme un président de dernier mandat? La question se pose depuis quelques semaines. Surtout avec les sanctions prises contre ceux qui, comme Moustapha Diakhaté et Sory Kaba, ont osé dénier à l’actuel locataire du palais de la République, le droit de se présenter en 2024.  Si on peut voir derrière ces sanctions une manœuvre pour se présenter à un troisième mandat, on peut aussi y déceler une volonté du chef de l’Etat d’éviter que son actuel mandat soit pollué par un débat qui risque de créer des tensions aussi bien dans les rangs de l’Alliance pour la république (Apr) qu’au sein de Benno Bokk Yakaar. Avouer dès maintenant qu’il n’avait pas le droit de se présenter à un troisième mandat, ce serait pour Macky Sall la meilleure manière d’ouvrir une guerre de succession prématurée dans son parti où les ambitions ne manquent pas. Le chef de l’Etat a donc intérêt à laisser la polémique durer.
Toutefois, ne pas se prononcer, c’est aussi laisser la rumeur miner les rangs aperistes. D’autant que certains le soupçonnent d’entrer dans un deal avec Me Abdoulaye Wade et le Parti démocratique sénégalais (Pds).  A quelle fin? Pour faire de Karim Wade son successeur ? Des questions auxquelles seul Macky Sall peut répondre. Et c’est justement ce qui intrigue certains ténors de l’Apr. Ces derniers seraient même en train de manœuvrer pour pousser le chef de l’Etat à se déterminer clairement sur la question de son successeur.
Cependant, le président de la République, lui aussi, manœuvre de son côté. Objectif : ne rien laisser voir sur ses vraies intentions. Ainsi, alors qu’on pensait qu’il allait profiter de ce dernier (?) mandat pour mettre sur orbite les ténors de l’Apr susceptibles de le remplacer, Macky Sall préfère renforcer ses alliés et ses nouveaux transhumants. Aminata Mbengue Ndiaye remplace le défunt Ousmane Tanor Dieng à la présidence du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct). Et les cadres aperistes qui espéraient en profiter ont vite déchanté. Et c’est au Parti socialiste (Ps) que le chef de l’Etat est allé chercher le remplaçant d’Aminata Mbengue Ndiaye au gouvernement. Alioune Ndoye devient ainsi ministre de la Pêche au grand dam des cadres de l’Apr. “Pourquoi renforcer un allié quand on n’est plus candidat à rien?”, s’interroge un membre de l’Apr.
Mais Macky Sall ne s’arrête pas en si bon chemin. Puisqu’il préfère récompenser des transhumants de la dernière heure comme Modou Diagne Fada, Thierno Lô et plus récemment Aïssata Tall Sall nommée envoyée spéciale du chef de l’Etat. Au même moment, un membre fondateur de “Macky 2012” comme Ibrahima Sall est viré de la Sicap. Un affront pour quelqu’un qui a comme rivaux à Darou Mouhty… Diagne Fada et Thierno Lô. Alors Macky Sall manoeuvre-t-il pour se représenter ou pour mieux gérer son dernier mandat et bien préparer sa succession ? En fin tacticien politique, il ne cesse de brouiller les pistes.

Macky Sall assoit ses bases politiques

http://www.sudonline.sn/Le slogan «Gagner ensemble, gouverner ensemble» semble ne pas être une vaine formule pour l’actuel locataire du palais présidentiel. Par la dernière nomination du député-maire de Podor, Aïssata Tall Sall, au poste d’Envoyée spéciale du président de la République, tout comme le remplacement de feu Ousmane Tanor Dieng par Aminata Mbengue Ndiaye au Hcct, sans oublier la reconduction d’un socialiste au poste ministériel libéré par l’actuel Secrétaire général du Parti socialiste (Ps), le chef de l’Etat reste dans la logique de conforter sa majorité présidentielle acquise à la veille de la présidentielle dernière. Le tout, dans un parfum de projet de troisième mandat qui lui est prêté par ses adversaires politiques.
Qui disait, au lendemain de la formation du premier gouvernement de l’acte II du président Macky Sall pour démarrer ce quinquennat, que le chef de l’Etat a fait du zapping des «transhumants» dans ledit gouvernement ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que la presque totalité des leaders politiques qui avaient changé de fusil d’épaule, à la veille de la présidentielle de février dernier, sont désormais «casés» un à un.
La dernière nomination reste celle du député-maire de Podor, Aïssata Tall Sall, présidente du mouvement politique “Oser l’avenir“. La candidate «recalée» par les “Sept sages“, lors de la dernière présidentielle, par le filtre du parrainage, est désormais Envoyée spéciale du président de la République. Avant la “Lionne de Podor“, d’autres responsables politiques qui avaient déclaré leur candidature avant de se désister à la dernière minute au profit du président sortant, ont été «récompensés». Il en est ainsi de Cheikh Tidiane Gadio, leader du Mouvement panafricain et citoyen/Luy Jot Jotna (Mpcl), nommé 3ème Vice-président de l’Assemblée nationale. Que dire du maire de Ziguinchor, non moins leader du parti Union centriste du Sénégal (Ucs), Abdoulaye Baldé aux commandes de la commission de l’Energie à l’hémicycle ? Il en est de même pour d’autres nouveaux alliés, à l’image de Modou Diagne Fada, actuellement à la tête de la Sonacos, de Souleymane Ndéné Ndiaye, actuel Pca d’Air Sénégal, et tant d’autres responsables politiques.
Au-delà de la nomination des derniers venus dans la grande majorité présidentielle formée à la veille de la présidentielle de février dernier, le président Macky Sall reste manifestement dans la volonté de récompenser aussi les alliés fidèles et loyaux, à ses côtés depuis 2012. L’un des derniers actes posés par le chef de l’Etat allant dans ce sens est sans conteste la nomination de l’actuel Secrétaire général du Ps, Aminata Mbengue Ndiaye à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), en remplacement de son défunt mentor, Ousmane Tanor Dieng. Mieux, le président Macky Sall donne le fauteuil ministériel laissé vacant par Aminata Mbengue Ndiaye au Ps, au maire socialiste de Dakar plateau, Alioune Ndoye, respectant ainsi le quota cédé au Ps du vivant d’Ousmane Tanor Dieng.
Le président semble rester dans la même dynamique de son slogan théorisé à la création de sa grande coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby), lors du deuxième tour de la présidentielle de 2012. En effet, pour conserver ladite coalition, il a respecté la devise  «Gagner ensemble, gouverner ensemble», qui a permis cette longévité jamais égalée de Bby. Une méthode qui lui a réussi dans sa logique de recherche d’un deuxième mandat, dans la mesure où tous les partis alliés de Bby l’avaient investi pour la présidentielle de 2019. Ainsi donc, par ces actes, l’actuel locataire du palais est en train de mieux assoir ses bases politiques, dans un contexte marqué par des soupçons, à tort ou à raison, de la part de ses adversaires politiques, d’un projet de troisième mandat

Momar Diongue «trahit» le secret de Macky

http://www.sudonline.sn/Alors que les supputations vont bon train au sujet des motivations réelles du chef de l’Etat qui, au moment où il semble bannir toute discussion au sein de camp concernant le troisième mandat, procède au renforcement de sa coalition par la promotion des alliés de la dernière heure.
Momar Diongue, journaliste et analyste politique, interpellé par la rédaction de Sud quotidien, souligne que le président Sall après avoir martyrisé l’opposition durant son premier mandat, est en train de l’amadouer  soit pour se baliser la voie du troisième mandat le moment venu, soit pour créer un vaste rassemblement pour son futur dauphin.
«Le  chef de l’Etat est en train de se renforcer, de créer un vaste mouvement autour de sa personne et cela, bien avant l’élection présidentielle. Je dirais même que cette dynamique a commencé au Conseil des ministres décentralisé tenu à Kaffrine.
En marge de cette rencontre, il avait dit qu’il allait réduire l’opposition à sa plus simple expression. C’est le premier repère qui explique à mon avis cette dynamique. J’y reviendrais tout à l’heure. Le deuxième repère, ce sont les élections législatives de juillet 2017 où le président Macky Sall s’est rendu compte que sa coalition, Benno Bokk Yaakaar, était en train de s’affaiblir ou de s’essouffler. Car, au sortir de ces législatives, il avait à peine 51% des suffrages même si le mode de ce scrutin lui a permis d’avoir une majorité avec énormément de départements qu’il a remportés. Mais toujours côté suffrages, il était quasiment titillé par l’opposition/ C’est pourquoi il a senti la nécessité de renforcer la coalition Bby. Et si vous souvenez bien, c’est au sortir de ces législatives qu’il à commencé à faire appel à ses anciens frères libéraux : Modou Diagne Fada, Farba Senghor, Pape Samba Mboup, Souleymane Ndènè Ndiaye, Serigne Mbacké Ndiaye qui l’ont tous rejoint pour élargir les base de la coalition Benno Bokk Yaakaar pour aller vers une grande coalition présidentielle. Donc, c’est depuis cette élection qu’il s’est lancé dans cette dynamique.
Maintenant, je l’ai évoqué un peu plus haut, je considère le Conseil des ministres décentralisé de Kaffrine comme étant le premier repère de cette dynamique de renforcement du président Sall tout simplement. Si vous vous rappelez de la déclaration du chef de l’Etat, lui-même disait qu’il allait réduire l’opposition à sa plus simple expression. Et dans sa démarche, il a fait recours à deux stratégies dont la première a été utilisée durant son premier mandat où il était question pour lui de ne pas faire de quartier à l’opposition.
C’est la raison pour laquelle il l’a martyrisée à l’époque. Ceux qui avaient des velléités pour entraver son chemin pour le second mandat, on a vu le sort qui leur a été réservé. Certains sont allés en prison comme Khalifa Ababacar Sall à la faveur de l’affaire dite de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, Karim Wade avait fait les frais de la Crei, le Pds a vu énormément de ses responsables arrêtés et emprisonnés au point qu’il soit obligé de se concentrer sur leur libération plutôt que penser à se massifier et à s’organiser.
Ensuite, il a réussi à travers la loi sur le parrainage à faire invalider les candidatures de certains ténors de l’opposition dont Malick Gakou, Pape Diop, Hadjibou Soumaré, Aïda Mbodj pour ne citer que ceux-là. Donc, il avait réussi à martyriser l’opposition et ne lui donner aucune chance de pouvoir entraver son chemin pour le second mandat. Ça, c’est la méthode du premier mandat».

«AMADOUER L’OPPOSITION POUR SE BALISER LA VOIE DU TROISIEME MANDAT, LE MOMENT VENU»

Maintenant, contrairement à cette méthode pour le second mandat, il amadoue l’opposition et c’est ce qui l’a amené à donner quelques sucettes à ceux qui étaient dans le camp de l’opposition et qui ont finalement décidé de le rejoindre. C’est le de Cheikh Tidiane Gadio récemment élevé au rang de vice-président de l’Assemblée nationale, Aïssata Tall Sall nommée Envoyée spéciale du président de la République. Auparavant, il a fait la même chose avec le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Balde mais aussi avec Thierno Lô nommé président du conseil d’administration de la société chargée de la gestion du Ter (Train express régional). Donc après avoir martyrisé l’opposition durant son premier mandat, Macky Sall est en train de l’amadouer. Puisqu’il a non seulement nommé certains de ses frères libéraux, il a scellé ses retrouvailles avec le président Wade.
Il a aussi permis la libération de Khalifa Ababacar Sall par le biais d’une grâce présidentielle. Et enfin, il a tendu la main au reste de l’opposition pour entrer dans le cadre du dialogue politique. Donc, la méthode utilisée par le président Sall durant son premier mandat est contraire à celle qu’il est en train d’utiliser actuellement pour créer un vaste mouvement autour de sa personne mais pour quelle finalité. À mon avis, je  pense que cette finalité peut être double puisque le président Sall sait que le débat sur le troisième mandat va fortement finir sur une question de rapport de forces. Et s’il travaille pour avoir l’essentiel de la classe politique autour de lui, peut être qu’il lui sera beaucoup plus facile, le moment venu, d’aller vers un troisième mandat si c’est vraiment dans ses intentions»

«UN VASTE RASSEMBLEMENT (…) POUR SON DAUPHIN»

«L’autre possibilité, c’est de créer un vaste rassemblement autour de sa personne pour éventuellement que tous ses souteneurs aillent dans le sens qu’il leur indiquera au moment où il choisira son dauphin. Tout simplement parce qu’il sait que ce dernier (dauphin) aura besoin d’une grande majorité présidentielle pour pouvoir éventuellement passer parce que ce dauphin n’aura pas le temps d’ici là de peaufiner un coefficient personnel, d’asseoir sa notoriété, de se préparer à temps et d’avoir un appareil. Donc, soit Macky Sall travaille pour lui-même dans la perspective d’un troisième mandat pour qu’au moment où il en aurait l’intention, qu’il n’y ait pas une opposition farouche pour l’empêcher et que la majorité présidentielle soit suffisamment forte afin que le rapport de forces lui soit favorable. Ou bien il travaille à créer un vaste mouvement pour son dauphin»

Abdou Mbow Dément Une Supposée Gestion Solitaire De Macky

https://www.xibaaru.sn/Le porte-parole adjoint de l’Apr, Abdou Mbow n’est pas d’avis avec les accusations de management solitaire du Président Macky Sall dans la gestion de la coalition « Benno Bokk Yakar » et de son parti.
Selon lui, la polémique autour de la communication adoptée par son parti n’en est pas une. « Elle est inopportune et n’a même pas lieu d’être. Il en est de même du débat autour de la succession du Président Macky Sall à peine brillamment réélu pour un second mandat et à laquelle on veut nous entrainer, mais qui ne serait prospérer parce que ce jour » lâche-t-l sur les ondes de la Sud Fm.
Selon Abdou Mbow « la démocratie interne est là et elle continuera d’exister ». Mais « il y a toutefois une discipline de parti qu’il faut respecter ». Et « on ne peut pas conseiller un Chef de l’Etat à la radio ni sur la place publique. Il y a des instances habilitées à le faire ».

De dépitée à député

LeQuotidien-Marième Soda Ndiaye va suppléer Aïssata Tall Sall à l’Assemblée nationale. Pourtant, les deux n’étaient plus en odeur de sainteté depuis le ralliement de la présidente de Osez l’Avenir au camp présidentiel à la veille de la Présidentielle du 24 février. La jeune de 27 ans était dépitée par cette décision qui lui avait fait «mal et honte». Le Quotidien a parcouru quelques échanges salés entre la future et l’ancienne députée. Elle sera la benjamine de l’Assemblée parce qu’elle n’a pas démissionné de la coalition.
C’est elle qui va suppléer Aïssata Tall Sall à l’Assemblée nationale. Marième Soda Ndiaye était, en effet, 3ème sur la liste nationale de Osez l’Avenir aux dernières Législatives. Mais sans doute, si c’était à refaire, cette fille de 27 ans n’aurait peut-être pas été à cette place. Le Quotidien a parcouru quelques échanges surprenants sur Facebook entre elle et les proches de celle qui est devenue aujourd’hui l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat. A quelques encablures de l’élection présidentielle du 24 février, les bruits courent sur un ralliement imminent de Aïssata Tall Sall au camp présidentiel après que sa candidature a été invalidée par le Conseil constitutionnel pour défaut de parrainages. Le 2 janvier, celle qui vouait une affection presque démesurée à l’avocate est déçue et outrée au point de le partager sur sa page Facebook. «C’est surprenant et décevant que le parrainage nous prive d’une des meilleures candidatures pour la Présidentielle. Le courage, le patriotisme et la vision éclairée auraient fait de Aïssata Tall Sall la meilleure Présidente que le Sénégal n’ait jamais connue», avait-elle écrit.

Marième Soda Ndiaye n’a pas digéré le ralliement de ATS au camp présidentiel

Alors que nombre des candidats recalés devaient choisir parmi les 5 restants, le 28 janvier, des journaux annoncent que l’ancienne porte-parole du Parti socialiste va officialiser son soutien à Macky Sall dans la journée.
Mais, Marième Soda Ndiaye ne veut pas y croire et publie un autre post avec une illustration saisissante de Me Sall devant un monument de Nelson Mandela. «Comme Madiba, Aïssata Tall Sall ne trahira pas l’Avenir», croit-elle. Justement, en début d’après-midi de ce 28 janvier, Aïssata Tall Sall officialise son alliance avec le Président sortant. Le lendemain, 29 janvier, Marième Soda Ndiaye revient alors sur sa page avec une déception et une devise de soldat sénégalais : «J’ai terriblement mal et honte, je l’avoue. Mais moi #MSN (ses initiales), je garderai toujours la tête haute car on me tue mais on ne me déshonore pas.»
Ses «amis» compatissent et l’encouragent. Mais son mentor n’a pas apprécié ses mots pour exprimer son mal. «Marième, les vrais traîtres sont ceux qui font semblant d’être avec toi alors qu’ils t’ont quitté depuis longtemps. Voilà le visage à double face de Janus. Peut-être que dans mes leçons de vie, j’ai oublié de t’inculquer le courage en politique de ne jamais hurler avec les loups surtout quand ils sont juste idiots et méchants.
Tu l’apprendras certainement là où tu as décidé d’oser ton avenir personnel. Je prie pour que ce ne soit pas à tes dépens», répliquait Aïssata Tall Sall sur la page de sa suppléante. D’autres membres de Osez l’Avenir dénoncent également le comportement de Marième Soda Ndiaye qui, selon eux, ne s’activaient plus dans la coalition depuis les Législatives de juillet 2017. Pour eux, elle voulait se «victimiser» alors qu’elle avait «trahi Aïssata depuis longtemps». Et depuis ces échanges peu amènes, Aïssata Tall Sall et Marième Soda Ndiaye ne se sont plus parlé
«Je ne participe plus aux activités de Osez l’Avenir parce qu’on ne m’a pas convoquée depuis»
Joint par téléphone hier, la future députée dit n’avoir rien regretté de ses déclarations. «Je pouvais supprimer ces posts, mais je ne l’ai pas fait parce que j’assume mes positions et principes. Oui, je ne participe plus aux activités de Osez l’Avenir parce qu’on ne m’a pas convoquée à une seule réunion depuis. Cependant, j’ai de bonnes relations avec Aïssata Tall Sall.
Ce n’est pas un débat aujourd’hui. Et puis la loi, c’est la loi. Je ne souhaite pas polémiquer.» Les proches de la nouvelle Envoyée spéciale du président de la République n’ont pas voulu en dire davantage. Aujourd’hui, le destin a fait que c’est la jeune activiste qui sera la benjamine de la 13ème Législature parce qu’elle n’a pas démissionné et n’attend que la notification du Bureau de l’Assemblée nationale pour être installée. Aïssata Tall Sall, qui était non-inscrite, ayant rejoint la majorité parlementaire, Marième Soda Ndiaye sera aussi sur la même ligne

Aïssata Tall Sall, une politicienne tout en zig-zag

LeTEmoin-Me Aïssata Tall Sall est-elle cohérente dans sa démarche politique ? La question mérite d’être posée si l’on suit le parcours politique et les prises de position de la mairesse de Podor qui évolue de contradictions en contractions. A force de ramer à contre-courant de ses idéaux, l’on en arrive à se demander si Aïssata Tall Sall est cohérente et conséquente avec elle-même.
Incohérence ou absence totale de logique ? Ce sont ces interrogations qui viennent à l’esprit si l’on suit la démarche politique de la députée Aïssata Tall Sall nommée nouvelle Envoyée spéciale du président Macky Sall. Le 10 avril 2016, dans la ville des Mureaux, en France, l’avocate sort du bois et déclare ce qui suit et qui avait valeur de rébellion : « le Parti Socialiste ne sera plus un
comprimé aspirine à dissoudre dans le verre de Macky. Quelle que soit la situation, le Ps aura son candidat en 2019 » assurait la mairesse de Podor.
Le 24 avril 2016, dans l’émission « Objection » de Sud Fm, l’alors égérie du Parti socialiste pimente encore le « Macky » en appelant à l’évaluation du compagnonnage entre cette formation et l’Alliance pour la République (APR) au sein de la coalition Bennoo Bokk Yaakaar. La teigneuse avocate indiquait en effet que le Ps n’a pas pour vocation de tenir la sacoche de l’Apr. Mieux, elle estimait qu’il doit mettre fin au dit compagnonnage, s’il le faut, « car cela n’a abouti à rien de concret ». De son point de vue, son parti devait mettre en place un projet politique pour aller à la reconquête de la confiance des Sénégalais. Me Aïssata Tall Sall disait regretter que les fruits du compagnonnage entre le Ps et l’APR n’aient pas tenu la promesse des fleurs.
Pour cause, avait-elle expliqué, le parti du président Senghor s’était affaibli à l’intérieur de la coalition Bby. « La vocation du Ps n’est pas de tenir la sacoche de l’APR, mais c’est d’être   un parti qui doit aller à la conquête du pouvoir. Nous  avons  été  dans  cette  coalition jusque-là, nous n’avons pas vu, pendant tout ce  compagnonnage,  ce  que  nous,  nous avons pu apporter de significatif et de déterminant qui était pris en compte. Pourquoi allons-nous continuer à le faire ? Si pour nous, notre vocation c’est de gérer le Sénégal, il faut arrêter, mettre en place un projet politique, notre programme pour le Sénégal et le  soumettre  au  peuple  sénégalais», avait déclaré l’ancienne challenger d’Ousmane Tanor Dieng au dernier congrès de renouvellement des instances du Ps. « Il faut que le parti  revienne à lui-même et arrête d’emprunter le chemin qui n’est pas le sien. Le Ps doit reconquérir la confiance du peuple sénégalais.
Et s’il le faut, il doit mettre fin à son compagnonnage avec Bennoo Bokk Yaakaar, car cela n’a abouti à rien de concret », insistait encore Me Aïssata Tall Sall lors de cette émission politique de la radio Sud Fm. Un mois auparavant, Me Aïssata Tall Sall avait pris le contrepied du défunt secrétaire général de son parti, Ousmane Tanor Dieng, et attaqué le président Macky Sall. C’était le 21 février 2016. Se prononçant sur le respect de l’engagement de ce dernier de réduire la durée de son mandat à cinq ans contre sept auxquels il avait droit, l’ancienne ministre de la Communication du président Abdou Diouf soutenait que « la parole publique vaut plus que l’écrit. Macky devait respecter son engagement » d’autant que « le Conseil constitutionnel a rendu un avis » qui ne le lie pas.
Très en colère, Me Aïssata Tall Sall concluait que le référendum de cette année-là n’avait plus de sens parce que le peuple n’a pas été entendu alors que c’est lui qui devrait arbitrer la réduction du mandat. La nouvelle Envoyée Spéciale du président de la République ne s’en était pas arrêtée là. Elle avait même craché sur le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (Hcct) qu’elle considérait comme une sorte de salmigondis. Autrement dit, des restes de tout. « Un peu de salade, un peu d’oignon, un peu de choux, un peu de carotte. C’est cela le salmigondis. Personnellement, j’ai rêvé d’autres choses pour lui (Tanor). Même si, peut-être, les circonstances l’amènent à se contenter de cela. Quand on a voulu pour lui président de la République et que ce n’était pas possible, on a pensé Premier ministre et que ce n’était pas possible, on a pensé président de l’Assemblée nationale et que ce n’était pas possible, je disais : «Il n’a qu’à rester le conseiller officieux de Macky et qu’il soit entouré de ce halo de mystère et de pouvoir. Aujourd’hui, c’est tout cela qui est percé », attaquait Me Tall Sall lors d’une interview accordée en novembre 2016 à nos confrères du journal « Le Quotidien ».
La « lionne du Fouta » ne s’en était pas arrêtée là. Elle était allée jusqu’à claquer la porte de « Verts » de Colobane. Elle « Ose » ensuite l’avenir en posant sa candidature à la présidentielle de 2019 avant d’être recalée pour n’avoir pas eu le nombre de parrainages requis.
La grande déception
Aimée et respectée des Sénégalais pour son engagement et son opposition pugnace au régime de Benno Book Yaakar, Me Aïssata Tall allait surprendre son monde en décidant, à quelques jours de l’élection présidentielle de février dernier, de rejoindre la nouvelle majorité présidentielle et son candidat Macky Sall. « Notre coalition est en phase avec elle-même, avec ce qu’elle croit être l’intérêt du Sénégal  […]. Voilà pourquoi  nous  avons  décidé,  de  façon consciencieuse,  méticuleuse,  studieuse, de  soutenir  le  candidat  Macky  Sall  », avait-elle annoncé lors de sa conférence de presse du 28 janvier 2019. L’ancienne porte-parole du Parti socialiste qui avait été pourtant exclue de la formation en décembre 2017, en même temps que 64 militants dont Khalifa Sall, Bamba Fall (maire de la Médina) ou Barthélémy Dias (maire de Mermoz-Sacré-Coeur), pour s’être montrée hostile à l’alliance nouée par son parti avec Macky Sall, venait de décevoir cette même opinion publique qui l’admirait jusque-là. Elle qui avait par la suite exhorté Khalifa Sall à « prendre ses responsabilités » pour se lancer à l’assaut du pouvoir, avait été traitée de tous les noms d’oiseaux lors de son retournement de robe.

Elle « trahit » Khalifa et obtient sa part du gâteau

Enième incohérence de la mairesse de Podor. Me Aïssata Tall poussera ainsi l’ancien maire de Dakar dans la gueule du loup avant de lui tourner le dos. Depuis la présidentielle, elle s’était à ce point effacée de l’espace politique que des internautes avaient lancé des avis de recherche pour la retrouver. Mais le moins que l’on puisse dire est que sa « traitrise » à l’endroit de ses anciens compagnons d’infortune du PS semble être payante. Car, elle a été nommée, le jeudi 07 novembre dernier, par décret, Envoyée spéciale du président de la République, en remplacement de Mme Aminata Touré, actuelle présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Ainsi va la politique sous nos cieux avec de spectaculaires retournements de vestes. Pardon, de robes !

Podor: Les «Apéristes» Très Remontés Contre… La Nomination De Aïssata Tall Sall

https://www.xibaaru.sn/La nomination d’Aïssata Tall Sall au poste d’Envoyée spéciale du président de la République a suscité une vague de frustrations des « apéristes » de Podor, sa ville natale au nord du Sénégal. Selon Mademba Ramata Dia, les transhumants politiques sont vus comme des invités qui veulent s’accaparer du banquet et les échéances électorales à venir ne facilitent pas les choses.
« Si on interroge l’histoire récente de la politique au Sénégal, on se rend compte que les transhumants ne sont pas les bienvenus au sein des formations politiques. La dernière illustration a été celle, avec la nomination d’Aïssata Tall Sall au poste d’Envoyée spéciale du président de la République. Cela a suscité une vague de frustrations au sein des « apéristes » de Podor », a déclaré Mademba Ramata Dia, membre du parti au pouvoir.
Pour lui, « les transhumants, les migrants ou même les réfugiés politiques sont considérés par les « apéristes » de la première heure, comme des invités qui veulent accaparer le banquet ». Avant d’ajouter : « Et à quelques mois des échéances municipales, c’est le temps de positionnement et du lobbying. Donc, cette conjonction de facteur fait difficilement avec tous ceux qui sont considérés comme tels soient admis de manière positive au sein de cette formation. On risque d’aller vers des lendemains un peu sombres avec ces contestations qui risquent de sombrer le parti que dirige le président Macky Sall », livre-t-il sur Walf radio.

« L’avion présidentiel est en panne », révèle le ministre conseiller Seydou Guèye

https://www.pressafrik.com/Parti à Niamey la semaine dernière à bord d’Air Sénégal, le chef de l’Etat, Macky Sall, est revenu à Dakar, transporté par l’avion de commandement du président nigérien. D’où les interrogations sur l’avion présidentiel.
Le ministre conseiller en charge de la Communication de la présidence, Seydou Guèye, joint par Seneweb, explique que c’est parce que la ‘’Pointe Sarène’’ était en panne. L’avion était immobilisé au mois de septembre pour les besoins d’une révision.
‘’A son retour, il y avait toujours problème. L’avion avait une panne. Donc, il n’était pas disponible, c’est pourquoi il n’a pas pu porter le président, lors de son dernier déplacement. Il est encore en révision’’, précise M. Guèye.
A quand le retour de l’avion ? Seydou Guèye répond : ‘’Je n’ai pas d’information là-dessus.’’
Après la révision de septembre, l’appareil a fait les voyages tels que Moscou et autres destinations. Mais il fallait se rendre à l’évidence et retourner à l’atelier.
Se pose alors une question : la ‘’Pointe Sarène’’ est-elle fatiguée ? Réponse de Guèye : ‘’Il faut savoir que l’avion n’a pas 10 ans. Quand le président Wade l’achetait, l’avion était âgé ; il avait au moins 10 ans. Il a fait ses révisions de 3 fois 6 ans ; donc au moins 18 ans. L’avion présidentiel a aujourd’hui 19 ou 20 ans.’’

Avion présidentiel en panne: Abdoul Mbaye soupçonne Macky Sall de préparer « une dépense somptuaire »

https://www.jotaay.net/Le ministr- conseiller Seydou Guèye a révélé dernièrement que l’avion présidentiel est actuel en panne. Il avait ajouté que la ‘’Pointe Sarène’’ est assez vielle et, est actuellement en révision. Un discours qui a éveillé les soupçons de l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye.
«L’avion présidentiel inquiète? Il n’est pourtant pas vieux. Il n’a que 20 ans, celui de Donald Trump en a 30. Il suffit de faire la révision adéquate. Mais peut-être prépare-t-on le peuple qui souffre, à une autre dépense somptuaire de notre grand Président? Au fait, que sont devenus hélicoptère et Mercedes si coûteux?
Pourra-t-on obtenir de lui qu’il pense davantage à la détresse de ses compatriotes et notamment, à l’insécurité alimentaire annoncée par la FAO qui devrait affecter 975 000 Sénégalais»?, écrit, à cet effet, le patron de l’ACT dans un post via les réseaux sociaux.

Moussa Diaw corrige Cheikh Diallo: «Et si le Président choisissait son frère comme maire de Dakar?»

https://www.seneweb.com/L’idée émise par le journaliste Cheikh Diallo dans l’émission Grand jury demandant la nomination du maire de Dakar par le président de la République est «une aberration», selon le professeur Moussa Diaw, enseignant-chercheur en science politique à l’université de Saint-Louis. «Et si le chef de l’Etat choisissais son frère (Aliou Sall) à la tête de la mairie de Dakar», s’est-il interrogé, sur les ondes de la Rfm, pour répondre au directeur de l’Ecole d’art oratoire de Dakar.
Diaw ajoute: «C’est une aberration de penser de cette façon. On est dans une démocratie et la fonction de maire est une fonction élective. Nous sommes dans une démocratie représentative et ce sont les citoyens de la commune qui choisissent le maire». Le politologue suggère donc de laisser aux citoyens le soin d’apprécier la gouvernance du maire.
«Si jamais on se laisse aller dans une perspective de nomination, que l’Exécutif désigne ou nomme le maire, c’est un recul démocratique. C’est une tentation vers l’autoritarisme», a-t-il alerté. Et de détailler: «Si jamais l’exécutif nomme le maire, l’exécutif choisit qui il veut. La difficulté ce sera pour les populations de sanctionner ce maire-là. Si jamais il y a sanction, l’exécutif ne peut toujours pas partager les mêmes sentiments».
Moustapha Diakhaté :«le gouvernement doit édifier les Sénégalais sur la légalisation de l’homosexualité »
https://www.ferloo.com/Depuis plusieurs mois, l’ONG Jamra ne cesse d’accuser le gouvernement sénégalais d’avoir délivré des récépissés à des associations d’homosexuels et lesbiennes. Face à ces déclarations d’une extrême gravité, le Ministère de l’intérieur doit édifier les Sénégalais sur les tenants et aboutissants des accusations de Jamra», estime Moustapha Diakhaté dans un post sur sa page Facebook.
L’ancien ministre-conseiller a même relevé pour dénoncer le double jeu du Gouvernement. «En tout état de cause, un État de droit digne de ce nom ne peut pas, en même temps, légaliser des associations de l’homosexualité et pénaliser les orientations sexuelles contre nature», souligne-t-il  comme pour dénoncer le «clair-obscur» du gouvernement sénégalais sur le sujet de l’homosexualité.

Mame Matar GUEYE: «L’Etat A Octroyé, En Catimini, Des Récépissés De Reconnaissance À 15 Associations D’homosexuels»

http://www.walf-groupe.com/En croisade contre les actes contre natures, l’ONG Jamra entreprend une tournée devant la mener dans les différents foyers religieux du Sénégal. Objectif, vilipender les autorités accusées de faire la promotion de l’homosexualité.
« Nous avions prévu de faire la tournée en décembre prochain. Finalement, nous avons retenu de la démarrer à partir de la semaine prochaine. Nous serons à Tivaouane en premier, pour remercier et féliciter le khalife pour sa position sur la question. Ensuite, nous irons à Touba, Ndiassane, Médina Baye, Yoff, et partout pour inviter les autres guides religieux à s’approprier les propos de Serigne Babacar Sy Mansour. En dernier lieu, nous irons rencontrer l’église avec laquelle nous partageons le même combat sur cette question », déclare Mame Matar GUEYE, dans les colonnes du quotidien EnQuête.
Selon ce responsable de l’ONG Jamra, l’Etat joue un double jeu car il «a octroyé, en catimini, des récépissés de reconnaissance à 15 associations d’homosexuels ». Ce qui, à l’en croire, mérite d’être porté à la connaissance des chefs religieux du Sénégal.

Corruption supposée à Tfm: Les soupçons d’Ahmed Khalifa Niass…

https://actunet.net/Lapparition d’Ahmed Khalifa Niass sur la Tfm gênerait-elle des personnes prêtes à tout pour l’empêcher ?
En tout cas, l’homme politique et non moins chef religieux s’inquiète et se pose des questions dans ce communiqué. « Déjà, et lors du dernier Quartier Général du mois de Ramadan passé, le talentueux et intègre Pape Cheikh Diallo a déclaré, en direct, à l’antenne, avoir fait l’objet d’une tentative de corruption. Pour un montant de 14 millions afin qu’il décale l’invitation faite à Dr Ahmed Khalifa Niasse. Comme si la tentative continuait, on a vu l’émission d’Aïssatou Diop Fall, Face 2 Face faire l’objet d’une déprogrammation. Alors que la productrice avait sollicité et obtenu son enregistrement avec Dr Ahmed Khalifa Niass. Annoncée vendredi et samedi, c’est un Oumar Sarr qui apparaît en rediffusion à la place du profil annoncé. Est-ce le syndrome du Ramadan de Pape Cheikh Diallo qui réapparaît au Gamou ?
Menaçant ainsi la crédibilité, voire la stabilité, d’un organe qui se trouve être le fleuron de la presse privée ? À moins que ce ne soit un fait de la Direction même de la TFM comme l’assure Aïssatou Diop Fall. Sans que les téléspectateurs qui doivent avoir une explication ne soient pris en compte. Un suicide médiatique, en quelque sorte ».

Corruption supposée à Tfm: La réponse de Bouba Ndour à Ahmed Khalifa Niass

https://www.seneweb.com/Dans un communiqué publié ce lundi, Ahmed Khalifa Niasse s’interroge sur « une entreprise de corruption visant à le censurer à la télévision Futurs médias ». Joint par Seneweb, le directeur des programmes a tenu à apporter des précisions.
« Il n’a jamais été question de censurer Ahmed Khalifa Niasse. C’est une personne que nous respectons énormément. Ces 3 dernières années, tout le monde sait que la Tfm a largement ouvert son micro à Ahmed », soutient Bouba Ndour.
Notre interlocuteur de poursuivre : « La Tfm ne fonctionne pas comme indiqué dans le communiqué de Ahmed. La Tfm est une tribune offerte à tout le monde, sans distinction ni discrimination »…
S’agissant de la non diffusion de l’émission « Face 2 Face » avec Ahmed Khalifa Niass, ce dimanche, Bouba Ndour se veut prudent. « C’est Aïssatou Diop Fall qui gère librement cette émission. Si elle n’a pas été diffusée c’est peut-être dû à un problème technique. Mais les portes de la Tfm seront toujours ouvertes à Ahmed Khalifa Niasse ».

CHRONIQUE DE ABDOULAYE CISSE : Eiffage, Ageroute, État du Sénégal, tous coupables !

https://toutinfo.net/Pendant que Eiffage, la société concessionnaire de l’autoroute, et Ageroute se refilent le bébé, les usagers trinquent dans les bouchons.
C’est simple de sortir  de certains endroits comme : Keur Massar  et Rufisque Cap des Biches, entre autres,. Pour cause, on perd le plaisir d’avoir emprunté l’autoroute à péage.
C’est quand même un peu gonflé de la part de Gérard Sénac patron de Eiffage de la société d’autoroute à péage de nous dire que son ouvrage s’arrête une fois que la barrière se lève à la sortie.
Mais peut-on véritablement parler de sortie quand des milliers d’automobilistes sont pris au piège et en otage tous les jours surtout au niveau des sorties Keur Massar et Rufisque Cap des Biches.
Même après avoir payé le passage au prix fort, l’autoroute refuse de libérer les usagers.
On met plus de temps pour sortir que le trajet en lui-même.
En se défilant et en refilant le bébé à l’Agéroute et donc à l’État, le patron de Eiffage fait preuve d’un égoïsme qui n’a de nom que son portefeuille.
Les bons points de la concession autoroutière, c’est à dire le fric, pour lui. Et s’il y’a des investissements à faire pour améliorer la qualité de l’utilisation de l’ouvrage, ce n’est pas lui c’est les autres
Dire que l’autoroute s’arrête une fois que la barrière se lève est d’une évidence qui crève les yeux. Mais qu’est-ce qu’une autoroute sans les aménagements connexes pour délester le trop plein de voitures sur chaque tronçon.
On est là, dans un jugement moral simplement mais dans la réalité le patron de Eiffage n’a pas tort quand il dit que l’aménagement des routes en ville, des ronds-points qui constituent de véritable goulot d’étranglement pour les milliers d’usagers n’est pas de son ressort mais plutôt de l’Egeroute qu’il invite à la discussion pour trouver une solution.
De discussion dans le langage du chef d’entreprise, c’est juste de savoir qui va payer la facture.
La saturation de l’autoroute à péage pose avec acuité un problème majeur qui est le mal le plus profond de notre société : la planification, ou plutôt l’absence de planification qui frise le manque de vision de nos dirigeants.
Comment n’a-t-on pas prévu les aménagements qui vont avec la concession autoroutière pour une utilisation efficiente de l’infrastructure ?
Quel est l’intérêt d’avoir une autoroute, à péage en plus, si par ailleurs on perd du temps et de l’argent finalement pour rentrer du travail le soir ou juste vaquer à ses occupations ?
Dans un pays ou les chiffres, les statistiques sont corrompus, les études très souvent bidonnées, on a vite dépassé les projections de fréquentations de l’autoroute. Mais on ne l’a jamais dit pour que le citoyen ne sache pas combien on lui pompe du fric et surtout ne pas pouvoir le rapporter à combien Mr. Eiffage va encaisser dans une concession autoroutière dont le montage à des relents d’un gouffre financier, pour ne pas dire plus.
En matière d’aménagement et de réalisation d’infrastructures modernes on n’est vraiment pas encore au point.
Ce ne sont certainement pas les ingénieurs et les génies qui manquent. On en a, à suffisance et des meilleurs d’ailleurs. C’est surtout la vision politique qui nous plombe tout.
Le donneur d’ordre a une vision de courte durée, souvent électoraliste pour les ouvrages, souvent taf-taf pour gonfler le bilan pour les échéances électorales.
On a fait la VDN, (Voix de Dégagement Nord) pour se rendre compte moins de 5 ans après qu’il faudra presque refaire l’essentiel, c’est-à-dire fermer encore à des endroits essentiels, parce que bien évidemment il faut des passerelles, des autoponts pour utiliser le nouveau langage.
La libération des emprises des projets comme le TER ou même l’autoroute à péage engloutissent des milliards parce que très souvent ce ne sont pas que des privés qu’il faut faire partir.
Parfois c’est carrément des édifices publics construits avec les mêmes deniers publics.
On va faire le BRT, c’est bien. Mais quand le voile va se lever sur les routes nouvellement inaugurées et dont la construction a pris des années et qu’il va falloir déconstruire pour laisser passer le bus rapide rapide dans sa voie réservée, les populations vont se dire mais Diable que ne savait -on pas en faisant ces projets.Eiffage, Ageroute, État du Sénégal, tous coupables !
Une seule victime : les contribuables sénégalais dont les impôts financent pourtant le développement.Abdoulaye CISSE

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 12/11/2019

Thérèse Faye Diouf honorée à Durban

La directrice générale de l’Agence nationale de la case des tout-petits joue à l’international. Madame Thérèse Faye Diouf qui prenait part au congrès Cités et Gouvernements Locaux Unis (Cglu-monde) à Durban en Afrique Sud, a été élue hier présidente du Réseaux des jeunes élus zone Afrique de l’Ouest. La jeune mairesse de la commune de Diarrère a comme mission, en autre autre, l’élargissement du réseau des jeunes élus dans le continent et particulièrement en Afrique de l’ouest en perspectives du prochain sommet de l’Africities prévu au Kenya en 2021. Ce réseau est en effet une forte recommandation du Cglu-Afrique qui prépare le sommet de l’africité. Avant cet instant fatidique et face à l’assistance Thérèse Faye Diouf a fait une communication sur l’inclusion des jeunes dans le processus décisionnel : le cas du Sénégal.

Audition de l’ex-Dg de Petrosen, Awa Ndongo et Djibril Kanouté

 Le Doyen des Juges d’Instruction (Dji) poursuit les auditions dans l’affaire Petro-Tim. Le juge Samba Sall a auditionné hier l’ancien Directeur général de Petrosen, Ibrahima Mbodji, Djibril Kanouté et Awa Ndongo représentante de la société pétrolière Tullow Oil. Ils ont été entendus dans le cadre de l’information judiciaire relative au «Scandale à 10 milliards» dollars révélé par la chaîne Britannique BBC. Après leur audition par le Dji, Ibrahima Mbodji et Awa Ndongo ont quitté le tribunal dans la plus grande discrétion. Ils ont échappé à la vigilance des journalistes qui faisaient pourtant le pied de grue dans le Palais de Justice. Quant à Djibril Kanouté, il s’est contenté juste de remettre aux journalistes un document intitulé : «organisation et vocabulaire des opérations pétrolières».

Macky Sall à Tanger aujourd’hui

Le chef de l’Etat quitte aujourd’hui Dakar pour le Maroc. A la tête d’une forte délégation, Macky Sall va recevoir demain le prix des Medays décerné par l’Institut marocain Amadeus à Tanger. Ce Think Thank estime que dans un environnement sous-régional plombé par de nombreuses incertitudes et des mouvements subversifs, le Sénégal, malgré des nombreuses formes de contestations internes, se présente toujours en rempart de stabilité et de sécurité.

Macky Sall en Allemagne

Le président de la République qui se rend aujourd’hui au Maroc est attendu aussi en Allemagne la semaine prochaine. En effet, Macky Sall quitte le Sénégal après le Forum pour la Paix et la Sécurité pour se rendre au pays de Angela Merkel. Le chef de l’Etat et sa délégation y séjourneront pendant six jours.

Forum pour la Paix et la sécurité

Dakar va accueillir encore le Forum pour la Paix et la Sécurité. Le ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur est à pied d’œuvre pour le succès du Forum qui se tient lundi prochain. La rencontre va enregistrer la présence de plusieurs officiels et experts de sécurité. Le Forum sera présidé par le chef de l’Etat, Macky Sall, à Diamniadio. Le Premier ministre français aussi devrait y prendre part puisqu’il arrive dans notre pays le week-end.

Séminaire intergouvernemental Franco-Sénégalais dimanche

Le Gouvernement français va débarquer au Sénégal le weekend prochain. Le Premier ministre français, Edouard Philippe, va annoncer les couleurs. Il est attendu à Dakar samedi dans le cadre du Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais. Les Gouvernements Français et Sénégalais vont se réunir dimanche prochain au Centre International de Conférence Abdou Diouf de Diamniadio (Cicad). Ce sera l’occasion de passer en revue la coopération entre les deux pays et d’ouvrir des perspectives.

Retour de parquet pour Cheikh Lô & Cie

Du nouveau dans l’affaire du vol des munitions de l’armée sénégalaise. En effet, Cheikh Lô et sa bande, Dame Diop et Serigne Saliou Ndiaye, tous arrêtés dans l’affaire dite de la saisie des 750 munitions de l’armée sénégalaise, à Pekesse, ont été présentés au procureur hier en début d’après-midi, informent des sources de Seneweb. Mais ils ont finalement bénéficié d’un retour de parquet le temps qu’un juge en charge de l’instruction soit désigné. Sauf changement, ils devront retourner devant le procureur de la République aujourd’hui. Toutefois, on informe qu’il y a des manœuvres de marabouts pour certainement tenter de tirer d’affaire les mis en cause. Pour rappel, la gendarmerie avait procédé, la semaine dernière, à une nouvelle saisie de 750 munitions de l’armée à Pékesse. Cheikh Lô, un grand notable, proche du Khalife de Darou Mousty, a été arrêté avec deux de ses collaborateurs, Dame Diop et Serigne Saliou Ndiaye qui convoyaient les armes à Darou Mousty. Devant les enquêteurs, ils ont soutenu avoir acheté les armes dans une armurerie de Dakar appartenant à des Libanais.

L’Association pour la prévention de la torture

L’Association pour la Prévention de la Torture (APT) et l’Instance nationale de prévention de la torture (INPT) de la Tunisie séjournent depuis hier à Dakar. Elles sont au Sénégal dans le cadre d’une visite de travail de quatre jours qui entre en droite ligne du programme de coopération et d’accompagnement avec l’Observateur National des Lieux de Privation de liberté (ONLPL). Pendant son séjour, l’Association pour la prévention de la torture (APT) assurera une formation conjointe avec la participation des représentants du Mécanisme national de prévention (MNP) du Sénégal et de celui de Tunisie sur le «Monitoring de la détention par la Police y compris de la mise en œuvre des garanties fondamentales». Ces rencontres de Dakar visent à renforcer les capacités des Mécanismes nationaux de prévention du Sénégal et de Tunisie à conduire des visites préventives dans les lieux de privation de liberté.