Rp du Lundi 11 Novembre 2019

Unes de la presse du Lundi 11 Novembre 2019
Unes de la presse du Lundi 11 Novembre 2019

Budget 2020: Ces réformes phares qui caractérisent la volonté de Macky Sall pour son second mandat

https://www.dakaractu.com/Une nouvelle structuration du budget pour l’année 2020. C’est ce vers lequel l’Etat veut aller. Il s’agit d’un budget de rupture, arrêté à 3 258,45 milliards F Cfa en recettes et 3 708,95 milliards F Cfa en dépenses. Soit un déficit budgétaire de 450,5 milliards F Cfa, correspondant à 3%, a annoncé la Direction générale du Budget (Dgb).Dans un document parcouru par Dakaractu, il est annoncé qu’à « partir du 1er janvier 2020, le Sénégal va donc basculer du Budget de moyens au Budget programme ». Un budget qui annonce un ensemble de changements.
Pour ces changements attendus, on peut déjà préciser que « le budget de chaque ministère est désormais présenté sous forme de programmes, dont le nombre varie entre 02 et 09 : un programme dit ‘’support’’ dénommé ‘’Pilotage, gestion et coordination administrative’’, va regrouper les crédits affectés aux services transversaux ou d’appui et des programmes dits ‘’métiers’’ dont le nombre (entre 01 et 05), la dénomination et le montant des crédits dépendent, évidemment, du périmètre de compétence du ministère ».
À cela, poursuit la même source, s’ajoutent les programmes des Comptes spéciaux du Trésor (Cst) dont le nombre global est de 07 et concernent juste quelques départements. Ce sont : la Présidence (1), le ministère des Forces armées (1), celui de l’Intérieur (1), celui de l’Economie maritime (1) et enfin  celui des Finances et du Budget (3)). Chaque programme est piloté par un responsable de programme (Rprog), nommé par décret sur proposition du ministre de tutelle.
Le Responsable de Programme aura pour mission, « sur le plan opérationnel, de gérer son programme : élaboration des plans de travail, répartition des moyens entre les services techniques chargés de la mise en œuvre du programme, suivi des indicateurs de performance, animation du dialogue de gestion, pilotage des dispositifs de contrôle interne et de contrôle de gestion ».
La déconcentration de l’ordonnancement constitue la deuxième réforme. C’est une réforme qui va aussi être effective à compter du 1er janvier 2020, a appris Dakaractu. Ainsi, « chaque ministre sera ordonnateur de son budget. Et le ministre des Finances garde l’ordonnancement des recettes. Cette déconcentration ou transfert de l’ordonnancement, en clarifiant l’imputabilité de la dépense publique, est donc la conséquence logique de la budgétisation par programme. Ces réformes sont les 02 branches d’une même paire de ciseaux, le binôme paradigmatique visant à insuffler un nouveau souffle, une nouvelle méthode ainsi qu’une nouvelle philosophie dans la gestion des finances publiques ».

Les deux grandes réformes de l’État en 2020:la budgétisation en programmes et la déconcentration de l’ordonnancement

Il est bon de préciser que ce Budget 2020 passe aux yeux du gouvernement de Macky Sall pour « un budget de continuité, en ce sens qu’il est conforme aux orientations stratégiques du Plan Sénégal émergent (Pse). Mais il constitue aussi un budget de rupture dans la mesure où il renouvelle profondément la boîte à outils de l’État en matière de gestion des finances publiques ». Pour cause, « les fondamentaux de la politique économique restants inchangés, il s’agira d’accélérer la transformation structurelle de l’économie pour générer davantage de richesses, en renforçant les bases de la production ; de faire de chaque Sénégalais un acteur de développement, bénéficiant des meilleures conditions pour exprimer son potentiel, développant des valeurs de solidarité et soucieux également de préserver son environnement ; d’achever le travail des pères fondateurs de la nation sénégalaise en consolidant leur legs institutionnel, pour que chaque citoyen se sente en sécurité, dans un pays bien gouverné, où il a son mot à dire sur les principaux choix qui déterminent l’avenir du pays ».
Mais, si les fondamentaux restent stables, « les mutations imposent une réinvention de l’action publique à travers un changement total de paradigme dans la gestion des finances publiques, qui se décline principalement au travers de deux grandes réformes : la budgétisation en programmes et la déconcentration de l’ordonnancement », a précisé la Dgb.
Celle-ci, dans ses prévisions a fait état du maintien du dynamisme de son taux de croissance. Globalement, le taux de croissance du Pib réel est projeté à 6,8% en 2020, contre 6,0% en 2019, soit une progression de 0,8 point de pourcentage.
Par ailleurs, en respect à ses engagements communautaires portant notamment sur le taux de pression fiscale, le Sénégal a élaboré une Stratégie des Recettes à Moyen
Terme visant à atteindre les 20% du Pib d’ici 2023. Cela constitue une orientation stratégique intégrée. L’objectif visé, à travers cette stratégie est d’adapter le système fiscal et douanier aux évolutions du contexte économique, social, environnemental et numérique ; d’améliorer la productivité des services de recettes ; de réduire les coûts supportés par les contribuables pour se conformer à leurs obligations vis-à-vis des administrations en charge de la mobilisation des recettes

Des ressources qui augmentent de 293,7 milliards soit 10%

Le Budget 2020 dit de « rupture » va intégrer « plusieurs mesures fiscales et non fiscales qui conduiront à améliorer le niveau de recouvrement des recettes. Dans cette optique, les recettes du budget général, au sens de la nouvelle Lolf (Loi organique relative aux lois de finances), vont augmenter de 293,7 milliards F Cfa par rapport à la Lfr1 (Loi de finance rectificatif 2019), soit une hausse de 10% en valeur relative. Les recettes budgétaires sont ainsi composées : de ressources internes pour un montant de 2 829 milliards F Cfa contre 2 557,44 milliards F Cfa dans la Lfr1 (soit une hausse de 271,56 milliards F Cfa et 10,6% en valeur relative) ; des ressources externes pour 293,5 milliards F Cfa contre 271,40 milliards F Cfa (soit une hausse de 22,1 milliards FCFA en valeur absolue et 8,1% en valeur relative) ».

Une politique d’endettement prudente

Il est aussi décidé l’application de la Stratégie de la dette à moyen terme (Sdmt) 2019-2022 qui consiste à recourir à un endettement à moindre coût et risque, à travers plusieurs objectifs. Il s’agit alors, à travers ces objectifs, de poursuivre la réduction des risques liés à la gestion de la dette notamment les risques de change, de refinancement et de taux ; la baisse des coûts d’emprunt ainsi que de l’allègement de la pression du service de la dette sur la trésorerie de l’Etat.
Selon la Direction générale du Budget, « ces objectifs devraient permettre au Sénégal de minimiser les facteurs de vulnérabilité afin de sauvegarder la viabilité de la dette. Ainsi, une attention particulière sera portée sur les conditions d’emprunt, à savoir les taux d’intérêt et les maturités. Les ressources concessionnelles seront privilégiées autant que possible et les financements à des conditions commerciales ne serviront que pour des projets à haut niveau de rentabilité démontré. Les passifs conditionnels liés aux garanties ou aux contrats de partenariat public-privé intégreront le champ de la dette pour permettre une meilleure appréciation du risque de surendettement. Enfin, une précision importante est à faire, concernant la présentation des chiffres de la dette publique ». En effet, dans la nouvelle Lolf, ne figurent dans les dépenses budgétaires de l’État que les charges financières de la dette qui sont projetées en 2020 à 364,8 milliards F Cfa, contre 273,19 milliards de F Cfa dans la Lfr1 2019, soit une hausse de 91,61 milliards F Cfa en valeur absolue et 33,5% en valeur relative. Ainsi, pour ce qui est de l’amortissement de la dette, il est de 506,02 milliards F Cfa contre 589,98 milliards F Cfa dans la Lfr 1, soit une baisse de 83,96 milliards F Cfa en valeur absolue et 14,2% en valeur relative.

En 2020, la masse salariale de l’État se situera à 817,70 milliards F,soit une augmentation de 74,29 milliards F

Il faut dire que tout cela entraîne « une masse salariale en hausse ». Mais, rassure la Dgb, elle demeure « sous contrôle ». C’est « une hausse relative bien maitrisée. Les dépenses de personnel constituent le seul poste budgétaire où, en tout état de cause, une baisse n’est pas envisageable, ne serait-ce qu’en raison de l’obligation juridique pour l’État-employeur de payer aux agents les droits que la législation leur reconnaît en termes d’avancement dans leur carrière. En 2020, la masse salariale de l’Etat (payée sur le titre 2 du budget) se situera à 817,70 milliards F Cfa, en augmentation par rapport à la Lfr1 2019 de 74,29 milliards F Cfa en valeur absolue et 10% en valeur relative ».
Même si ces dépenses sont en hausse, l’État a stabilisé dans le budget 2020, le ratio masse salariale sur recettes fiscales sous la barre des 35% fixée par le Pacte de convergence, de stabilité et de solidarité de l’Uemoa. Ce ratio sera exactement de 30,6% en 2020 contre 30,5% en 2019 et 34,3% en 2018.

Des mesures pour assainir la masse salariale et rationnaliser les dépenses courantes

Avec ces augmentations de la masse salariale, l’État n’est pas resté les bras croisés. « Depuis quelques années, le gouvernement a pu mettre en place une série de mesures en vue d’assainir la masse salariale avec notamment le renforcement du contrôle interne. Cela a ainsi permis de prévenir et mitiger les risques de dérapages de la rémunération. Par ailleurs, la modernisation des instruments de gestion des effectifs et de la masse salariale sera poursuivie. Cela à travers ‘’la mise en production de l’interconnexion Solde permettant de parachever la dématérialisation du circuit des actes administratifs ; l’accélération de la digitalisation de la Solde avec le logiciel e-solde déployé depuis mi-septembre 2019 et qui révolutionne les rapports entre l’administration des Finances et les usagers avec la consultation voire l’édition de bulletins de salaire en ligne ; la continuité de la déconcentration des compétences de la Solde ; et la rationalisation de la procédure de liquidation des Pensions entamée depuis 2018 atteindra sa vitesse de croisière avec la dématérialisation de la phase production des Certificats des cessations de paiement (Ccp).
Concernant la rationalisation des dépenses courantes, le budget 2020 confirme la poursuite de la stratégie de ces dépenses. Ce sera à travers « la réduction de la facture locative de l’État ; la mise en œuvre du plan de réduction des factures d’eau, d’électricité et de téléphone ; le suivi rapproché du parc automobile de l’État ; la fermeture de consulats et de bureaux économiques à l’extérieur et la restructuration des agences et structures similaires »

Budget 2020: l’amélioration des conditions de vie des populations ciblée

http://lesoleil.sn/Lors de la session d’orientation budgétaire pour l’exercice 2020, organisée le 7 novembre 2019, les élus départementaux de Fatick ont décidé de s’atteler à la mise en œuvre d’activités socio-économiques pour améliorer les conditions de vie des populations.
Le président du conseil département de Fatick, Oumar Sène, en sus de l’option retenue dans le prochain budget, a décidé de s’atteler à la mise en œuvre d’activités socio-économiques capables d’améliorer les conditions de vie des populations et de lutter contre la pauvreté. A cet effet, il compte renforcer les efforts menés jusque-là en matière de construction ou de réhabilitation d’infrastructures et d’équipement des établissements scolaires.
Le conseil départemental va mobiliser des crédits conséquents pour accompagner la montée en puissance progressive de l’hôpital régional de Fatick et contribuer à l’amélioration de la qualité du service.
Des actions, a précisé M Sène, seront engagées au profit des secteurs de la jeunesse et du sport. De même, des efforts seront déployés dans le cadre du programme des Bourses territoriales pour un Sénégal émergent. Dans cette dynamique, le conseil départemental de Fatick entend également faire de l’amélioration des conditions de vie des populations rurales une de ses priorités durant l’année à venir. Cela, «à travers le Programme de développement des énergies renouvelables (Proder) mis en œuvre avec l’appui de la région Nouvelle Aquitaine qui devrait permettre au conseil de poursuivre les efforts pour faciliter l’accès des populations rurales à l’énergie».
Le développement économique local constitue, en outre, une préoccupation majeure du conseil qui compte mettre en exergue tous les secteurs porteurs de l’économie locale tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, le tourisme. Mais aussi pour le secteur de la culture pour lequel « des crédits conséquents devraient être dégagés pour soutenir les manifestations socioculturelles organisées dans le département», a laissé entendre Oumar Sène.

Moyens insuffisants

Toutefois, le président du conseil départemental de Fatick a rappelé que la collectivité territoriale n’a que deux sources principales de financement qui, selon lui, «permettent la réalisation d’initiatives de développement, à travers notamment les transferts de compétences de l’Etat et des fonds issus de la coopération décentralisée».
Pour autant, Oumar Sène dit constater que «les transferts de l’Etat révèlent un fossé important noté, chaque année, entre les prévisions budgétaires du conseil et les ressources qui lui sont allouées». Une situation qui, à son avis, constitue «un obstacle pour le bon fonctionnement du conseil, mais aussi pour une prise en charge adéquate des préoccupations des populations locales».
Par ailleurs, Oumar Sène indique que «l’année 2019 a été notamment marquée par la consolidation de nos actions de coopération avec nos partenaires traditionnels tels que la région Nouvelle Aquitaine (France), l’Institut du travail social de Tours, la région de Zinder». Il promet de renforcer l’action internationale de l’institution en 2020.M. SAGNE

Budget 2020: Dotation en ‘’ressources conséquentes’’ des projets et programmes emblématiques du Pse

https://www.dakaractu.com/ L’Etat a porté son choix sur ‘’des investissements rationnels reflétant les priorités de son quinquennat dans le cadre de l’exécution de son Budget 2020. Ce budget va consacrer 1 443,06 milliards F Cfa en investissement contre 1 334,9 milliards en Lfr1 (Loi de finance rectificative) 2019, soit une augmentation de 108,88 milliards F Cfa en valeur absolue et 8,2% en valeur relative, par rapport à 2019. La Direction générale du Budget (Dgb) qui donne les détails de ce montant a évoqué, des dépenses en capital sur ressources internes (681,51 milliards F Cfa, contre 693,32 milliards F Cfa dans la Lfr1 2019, soit -1,7%); des dépenses en capital sur ressources externes (761,56 milliards F Cfa, contre 640,86 milliards F Cfa dans la Lfr1 2019, soit +18,8%).
À cet effet, le Gouvernement maintiendra le cap sur : l’accroissement de l’offre en infrastructures socioéconomiques structurantes ainsi que des services de base de qualité ; l’amélioration continue des systèmes éducatifs et de santé, pour les rendre plus équitables et accessibles ; le renforcement de la sécurité, l’accès à l’eau potable, l’électrification rurale, et  l’assainissement des lieux de vie des citoyens ; l’inclusion sociale et l’équité territoriale ; et la création d’emplois’’.

Pudc, Puma, Promovilles, Der, Dac …à la caisse

Par ailleurs, le budget 2020 allouera des ressources conséquentes aux programmes emblématiques du Pse, notamment : le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), pour 15 milliards F Cfa en dotation ; le Programme de modernisation des villes (Promovilles), pour 15 milliards F Cfa ; le Programme d’urgence de modernisation des axes frontaliers (Puma), pour 5 milliards F Cfa ; la Délégation à l’Entrepreneuriat rapide (Der), pour 15 milliards F Cfa ; le Programme des Bourses de sécurité familiale pour 30 milliards F Cfa.
À cela s’ajoutent les autres grandes priorités du quinquennat telles que définies par le Président Macky Sall dès l’entame de son nouveau mandat. Ces priorités sont : la jeunesse, la condition féminine, la salubrité du cadre de vie et la modernisation de l’Administration sénégalaise.
La jeunesse figure au premier rang des priorités du quinquennat du président Macky Sall. Lui qui la qualifie de ‘’vibrante et créative qui incarne l’espoir et la force vitale de la nation sénégalaise’’. Les grandes orientations de la politique du Gouvernement concernant la jeunesse, tournent autour de ‘’la contribution au développement du capital humain et la capture du dividende démographique par la protection socio-sanitaire des jeunes, l’éducation et la sensibilisation aux différents fléaux ; le renforcement de l’employabilité des jeunes par des formations qualifiantes et le développement des initiatives d’auto-emploi ; la promotion de l’entrepreneuriat dans les chaînes  de valeur agricoles par le financement des projets individuels et collectifs et le développement du civisme et de la citoyenneté, à travers le volontariat institutionnel et associatif orienté vers le développement territorial.
Aussi, dans le budget 2020, poursuit la même source, l’accent sera, entre autres, mis sur des programmes et projets phares. Ce sont : ‘’le projet Formation professionnelle pour l’Emploi et la Compétitivité (Fpec) pour 9 milliards F Cfa ; le projet SEN/032 – PIC IV – Programme Fpt et Employabilité pour 7,9 milliards F Cfa ; le Programme des Domaines agricoles communautaires (Dac) pour 8,6 milliards F Cfa.
La condition féminine, elle, sera aussi améliorée. La politique de l’Etat en faveur des femmes et des filles vise à concrétiser la vision du Président de la République pour un ‘’Sénégal émergent à travers l’épanouissement des familles, des femmes et des enfants dans le respect des droits humains pour un développement durable’’. Concrètement, cette vision se matérialisera, dans le budget 2020, par le maintien et le renforcement de toutes les initiatives de soutien à l’amélioration de la condition féminine. Cela se fera, à travers des programmes et projets phares tels que ‘’le Programme d’alphabétisation et apprentissage des métiers pour la lutte contre la pauvreté pour 2,1 milliards F Cfa ; le Projet d’appui au développement de l’entreprenariat féminin et de l’emploi jeune pour 1,6 milliard F Cfa ; le Fonds national de promotion de l’entrepreneuriat féminin avec une dotation de 500 millions F Cfa en 2020 : le Fonds national de crédit pour les femmes et celui dédié à l’entrepreneuriat féminin avec une allocation globale d’un milliard F Cfa.

La propreté, l’hygiène publique et la lutte contre les encombrements

L’amélioration du cadre de vie, la promotion d’un habitat décent pour tous et la sauvegarde de l’environnement sont également érigées en priorités, dans le budget de 2020. Cela dans le but de faire du Sénégal un pays ‘’zéro déchets’’ et ‘’Zéro bidonvilles’’. Pour ce faire, des mesures urgentes seront prises pour assainir les espaces publics ; assurer la salubrité et la propreté des villes et établissements humains ; améliorer l’attractivité de l’espace public des villes et établissements humains, mais aussi lutter efficacement et durablement contre les inondations surtout dans les zones prioritaires sur toute l’étendue du territoire national’’.
À cet effet, la politique du Gouvernement sera exécutée à travers plusieurs programmes et projets phares. Ce sont ‘’le Programme de construction de logements sociaux pour 3,2 milliards F Cfa ; le Projet de gestion intégrée et de l’Economie des déchets solides au Sénégal (Promoged) pour 5,3 milliards F Cfa ; le Programme «zéro bidonvilles» pour 2 milliards F Cfa ; le Programme national de lutte contre les encombrements pour un montant de 1,043 milliards F Cfa. Par ailleurs, un important programme de reforestation et de restauration des écosystèmes sera mis en œuvre avec, à terme, environ 50 000 emplois à générer’’, note-t-on dans la Loi de finances pour l’année 2020 dont le contenu a été rendu public par la Direction générale du Budget.

Réforme de l’Administration: Les grands axes de cette priorité majeure de l’État dans le Budget 2020

https://www.dakaractu.com/Longtemps évoquée et récemment annoncée par le président Macky Sall, la réforme de l’administration constitue la dernière grande priorité que le Gouvernement compte mettre en œuvre pour soutenir les efforts vers l’émergence et le développement. À cet effet, le focus sera mis sur l’amélioration de la qualité du service public rendu aux usagers ; l’amélioration de la productivité de l’administration publique par la mise en place d’un système de gestion de la performance ; l’adaptation du cadre organisationnel et institutionnel de l’Administration publique aux exigences du monde moderne ; la réduction des délais de traitement des dossiers des usagers (parcours de vie) du service public’’, a indiqué le ministère des Finances et du Budget, à travers un document parcouru par Dakaractu.
‘’Pour la bonne mise en œuvre du Programme d’appui à la modernisation de l’administration (Pama), le Gouvernement a décidé d’inscrire dans le Budget 2020, un montant de 500 millions de francs’’, a précisé la Direction de la programmation budgétaire dans la loi de finances pour l’année 2020.

ALERTE: LE SÉNÉGAL SOUS LA MENACE D’UNE «INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE ACCRUE»

NETTALICOM – Une «insécurité alimentaire accrue et une malnutrition» planent sur le Sénégal en 2020. C’est ce qui ressort  du rapport de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture(FAO), rendu public  le 8 novembre 2019. Cette probable «insécurité alimentaire» serait causée par une mauvaise saison des pluies 2019.
L’année 2020 s’annonce très difficile pour le Sénégal. Surtout pour le monde rural. Le  «bilan négatif de la saison des pluies 2019» risque d’impacter douloureusement certains foyers du pays. Le Sénégal fera face à une situation alimentaire préoccupante. Dans tous les rapports des organisations des Nations Unies, le Sénégal est cité parmi les Nations africaines qui sont sur la liste rouge. Le rapport de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) qui vient d’être rendu public, le 8 novembre 2019, annonce une probable «insécurité alimentaire accrue et une malnutrition en 2020» au Sénégal.
Dans certaines localités du Sénégal, la menace de la faim est réelle. Et cette situation risque de s’aggraver si l’on en croit le rapport publié par l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Jugeant négative cette saison, le rapport révèle que cette situation affectera probablement les moyens de subsistance agropastoraux. Ce qui, lit-on dans le rapport, conduira à une insécurité alimentaire accrue et à la malnutrition en 2020. En outre, une production fourragère défavorable a été enregistrée dans certaines régions du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Tchad, ainsi que dans certaines régions de la Mauritanie et du Sénégal. Les Nations Unies prônent ainsi une réaction d’urgence pour réduire les risques. «Fournir un soutien agricole immédiat est essentiel pour soutenir les moyens de subsistance des personnes déplacées et des familles d’accueil vulnérables afin d’améliorer leur sécurité alimentaire et leur nutrition, ainsi que pour réduire le risque de tensions liées à des ressources naturelles déjà limitées», souligne le rapport des Nations Unies.

975 000 personnes «touchées» par la sécheresse

Ces menaces de risques alimentaires inquiètent au plus haut sommet de l’Etat. La situation hante le sommeil des autorités qui sont à la recherche de solutions. C’est dans ce sens que le gouvernement du Sénégal a reçu une indemnité de 23,1 millions de dollars (près de 14 milliards FCfa) de la part de l’Agence d’assurance de l’Union africaine (Ua), African Risk Capacity (Arc).
Dans un communiqué de presse, l’Arc a déclaré que cet argent contribuera à fournir un soutien rapide aux personnes touchées par la sécheresse pendant la saison agricole 2019. En septembre dernier, l’Arc avait annoncé que le gouvernement du Sénégal recevrait un minimum de 22 millions de dollars (plus de 13 milliards FCfa) pour couvrir les pertes dues aux mauvaises récoltes, causées par les graves déficits pluviométriques de la saison agricole 2019.
«Les 23,1 millions de dollars (près de 14 milliards FCfa) versés représentent une augmentation de 5% ou 1,1 million de dollars (près de 600 millions FCfa) par rapport au montant annoncé précédemment», a ajouté le communiqué. Outil de l’Arc, Africa RiskView, citant  l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), a déclaré qu’au moins 975 000 personnes seraient directement touchées par la sécheresse. «Nous sommes extrêmement attachés à la capacité de risques en Afrique», avait déclaré le ministre sénégalais de l’Intérieur, M. Aly Ngouille Ndiaye, cité dans le communiqué de l’Arc.

7 451 personnes assistées en juillet 2019

Déjà en 2019, des signaux d’insécurité alimentaire sont perceptibles sur le terrain. Ce qui a conduit à l’intervention de certains organismes pour assister les populations à la base afin de leur épargner certaines souffrances. Dans le rapport du Programme alimentaire mondial (Pam), l’organisme a fait état de 55 414 tonnes d’aide alimentaire distribuées à travers le Sénégal. En juillet 2019, l’organisme avait recensé 7 451 personnes assistées pour un besoin net de financement estimé à 5,5 millions de dollars (environ 2,5 milliards FCfa) sur six mois (août 2019 à janvier 2020). Parallèlement, le Pam avait développé des activités dans certaines localités du Sénégal au profit des populations.
Du 2 au 4 juillet 2019, le directeur de pays du Pam a participé à la mission conjointe de l’équipe de pays des Nations Unies dans la région de Kolda. C’était dans le cadre des activités de communication du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement. Lors de cette mission, renseigne le rapport du Pam, au total, onze représentants des agences des Nations Unies ainsi que le coordonnateur résident ont participé à des réunions avec le gouverneur et à des visites d’activités de programmes des Nations Unies. Le Pam a présenté, à cet effet, les réalisations des activités liées à la résilience et à la reconstitution des ressources lors d’une visite au village de Talto Diega, où des bio-digesteurs installés avec l’aide du Pam ont aidé les femmes des zones rurales à produire des engrais et du biogaz.
A Matam également, le Pam au Sénégal a organisé une Planification participative à base communautaire (Ppcp) du 8 au 21 juillet 2019. Pour la première fois au Pam, le bureau de pays a collaboré avec l’Unité des urgences et de la transition (Oszph) au siège du Pam pour intégrer les aspects de la sensibilité aux conflits dans la Ppcb. Le rapport souligne que cette approche innovante facilitera l’identification et la mise en œuvre d’activités de résilience abordant tous les aspects du lien humanité-développement-paix-paix. «La Ppcb a assuré la présence des femmes et des jeunes tout au long de l’exercice. Sur la base des conclusions du Cbpp, le Pam collabore avec le Secrétariat exécutif du Conseil national de la sécurité alimentaire (Secnsa) à l’élaboration d’un plan global de résilience quadriennal pour le nord du Sénégal», indique le rapport du Pam.
Dans les départements de Linguère, Mbacké et Diourbel, le Pam a poursuivi ses activités visant à traiter la malnutrition aiguë modérée chez les enfants âgés de 6 à 59 mois. Le Pam a développé, durant la même période, des activités pour prévenir la malnutrition aiguë globale chez les femmes enceintes et allaitantes dans le département de Linguère. «Au total, 4 810 femmes ont été touchées sur 5 000 prévues, représentant 96% des cibles, et 2 641 enfants âgés de 6 à 59 mois ont reçu une assistance sur les 3 111 prévus, avec 85% de réalisations», rapporte le document du Pam. Cette série d’activités développées par le Pam à travers le Sénégal contribue en grande partie à l’amélioration des conditions de vie des Sénégalais dont certains sont sous la menace de la crise alimentaire.

 LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : L’EXEMPLE CHINOIS… Par Moubarack LO

La République populaire de Chine enregistre depuis 30 ans un franc succès dans la lutte contre la pauvreté. D’après les statistiques officielles chinoises, le taux de pauvreté au niveau national est tombé, entre 2012 et 2017, de 10,2% à 3,1%.
Selon la Banque Mondiale (1): «le taux de pauvreté extrême en Chine a considérablement chuté, passant de 88,3% en 1981 à 1,9% en 2013, faisant sortir plus de 850 millions de Chinois de la pauvreté». La contribution de la Chine à la réduction mondiale de la pauvreté dépasse ainsi le taux de 70%. Ces hautes performances résultent de stratégies protéiformes mises en place par le Gouvernement chinois.
D’abord la promotion de la croissance économique (9,4% en moyenne entre 2000 et 2016) fortement pro-pauvres (2) a été un déterminant-clé de l’éradication de la pauvreté. Selon les calculs de la Banque Mondiale (3), « la croissance chinoise, entre 1981 et 2004, a entraîné une baisse de la pauvreté d’un niveau supérieur de 50 % aux résultats du Brésil et bien plus important encore qu’en Inde ». Selon les mêmes données, « l’effet sur la réduction de la pauvreté de la croissance de l’agriculture en Chine est quatre fois plus important que celui du développement du secteur manufacturier ou des services ». En Chine, l’agriculture a donc été le premier moteur de réduction de la pauvreté (qui est d’abord rurale).
Le deuxième instrument de lutte contre la pauvreté en Chine concerne la mise en œuvre de politiques sociales dédiées. La qualité de l’assistance ciblée aux personnes démunies et D’éradication précise de la pauvreté a ainsi fortement contribué à accélérer le processus d’éradication de la pauvreté. La Chine a pu notamment assurer une couverture totale des régions et des personnes pauvres par l’assistance et la sécurité sociale.
De fait, la Chine est en phase avec plusieurs principes considérées comme des bonnes pratiques en matière de lutte contre la pauvreté (4).
Principe 1 : La stratégie de lutte contre la pauvreté ne pourra réussir que si elle est accompagnée d’une ferme volonté politique et d’un bon leadership.
Application en Chine :
-En Chine, c’est le Chef de l’Etat Xi Jinping lui-même qui est le champion de la lutte contre la pauvreté ;
-Fin 2015, le Comité central du Parti et le Conseil des Affaires d’Etat ont lancé une Offensive décisive contre la pauvreté, pleinement intégrée dans le XIIIe Plan quinquennal (2016-2020) ;
-Toutes les échelles administratives se sont engagées à faire de la lutte contre la pauvreté leur affaire et à se solidariser avec les districts et les villages les plus démunis, à travers des transferts monétaires et des détachements de cadres.
Principe 2 : Le groupe-cible doit être bien appréhendé, à travers un véritable recensement des pauvres dans des registres fiables, au niveau de chaque région, district, ville et village. Le groupe-cible doit être segmenté (petits producteurs ruraux, pêcheurs, habitants des bidonvilles urbains, personnes âgées, femmes, handicapés, minorités ethniques, etc.) de façon à concevoir une stratégie appropriée pour chaque segment des pauvres.
Application en Chine :
-La gestion de la pauvreté en Chine se distingue par la précision dans l’identification des pauvres, à travers un système national statistique de suivi des pauvres, couvrant les aspects multidimensionnels de la pauvreté : revenus, logement, éducation, santé, accès aux marchés, inégalités de revenus et de genre, protection sociale, etc.
-En Chine, il existe un dossier pour chaque village pauvre et pour chaque ménage pauvre qui exprime lui-même la demande d’y figurer. Des vérifications sont ensuite faites avant la publication officielle de la liste des autres.
-Les résultats des enquêtes sont analysés pour comprendre les causes de la pauvreté et diffusés à toutes les structures publiques qui les intègrent dans leurs programmes d’action. Ils servent également pour la planification globale des interventions au niveau de l’Etat chinois.
-Les programmes mis en place sont effectués avec la participation des pauvres bénéficiaires.
Principe 3 : Les zones urbaines et rurales doivent être approchées par des stratégies différentes, leur définissant des indices spécifiques de pauvreté (seuil de pauvreté, etc.) et donnant à chacune d’elles un « package » approprié.
Application en Chine :
En 2015, le seuil de la pauvreté était fixé à 670 RMB (soit environ 60 000 F CFA par mois) pour les zones rurales et à 710 RMB (soit 64 000 FCFA par mois) pour les zones urbaines.
Principe 4 : Un « package » doit être donné à chaque pauvre, plutôt que des programmes partiels. Les ménages pauvres pourront ainsi bénéficier concomitamment de crédit, de formation, d’assistance technique et technologique, d’infrastructures de désenclavement et de mise à niveau, etc.
Application en Chine :
-La stratégie chinoise de lutte contre la pauvreté se fonde d’abord sur l’augmentation de la productivité et des revenus des pauvres (en leur permettant de conserver davantage de parts sur le profit généré dans la chaîne de valeur ajoutée). L’action mise en place intègre ainsi toutes les dimensions allant du développement des infrastructures au renforcement des capacités et à l’octroi d’opportunités de financement par les institutions financières locales, au soutien au développement d’industries locales spécifiques.
Principe 5:Les différents départements, communautés rurales, villes (ou quartiers dans une ville) du pays doivent être classées dans trois groupes, selon leur niveau de développement : développé, en voie de développement, sous-développé. Les zones les plus démunies doivent recevoir des programmes intégrés de développement visant à améliorer leurs conditions.
Application en Chine :
-Les données statistiques chinoises permettent d’identifier des districts dits « pauvres » qui pourront ainsi bénéficier de programmes d’appui spécifiques.
-Fin 2015, la chine comptait 14 zones extrêmement pauvres contiguës, 832 districts pauvres, 128 000 villages pauvres, et 55,75 millions de personnes démunies.
-Les districts ayant réussi sont déclassés au fur et à mesure (s’ils satisfont le critère d’avoir un faible nombre de la population qui vit sous le seuil de la pauvreté : moins de 2% au Centre de la Chine, et moins de 3% à l’Ouest.
Principe 6 : Des moyens financiers conséquents doivent être mobilisés par les Pouvoirs publics pour lutter contre la pauvreté.
Application en Chine :
-Un programme de 400 milliards de Yuans (soit près de 64 milliards de dollars) sera mobilisée, d’ici 2020, par la Banque Nationale de Développement chinoise (championne nationale en matière de lutte contre la pauvreté) pour financer des projets intégrés d’infrastructures, de relogement, de développement d’industries locales et d’éducation dans les régions pauvres.
Principe 7 : Le secteur privé doit être invité à joindre ses efforts dans la stratégie nationale de lutte contre la pauvreté, en créant des fondations ou en contribuant en nature et ressources financières aux programmes destinés aux pauvres. Ces initiatives devraient être rendues obligatoires pour les entreprises publiques.
Application en Chine :
Les entreprises chinoises qui ont réussi soutiennent les initiatives entrepreneuriales des pauvres (au niveau agricole ou micro-industriel), à travers la formation, le renforcement technologique et l’offre de services pour la commercialisation des produits. Le Patronat chinois mobilise ses membres à cet effet, soit 46.200 entreprises en fin 2017, pour des actions bénéficiant à 51.200 villages.
Principe 8 : Les institutions publiques doivent, autant que possible, se concentrer sur le contrôle général des programmes et sous-traiter leur exécution aux organisations de base.
Application en Chine :
-En Chine, 70% des programmes de lutte contre la pauvreté sont exécutées au niveau local, par le biais de contrats de performance
-L’utilisation des fonds est également évaluée et supervisée par la
Communauté bénéficiaire et par des experts mobilisés à cet effet.
Pour l’avenir,la Chine devra néanmoins prendre en charge deux défis.
Défi n°1 : Eradiquer totalement la pauvreté d’ici 2020 et bâtir une
Société modérément prospère (objectif du Président chinois) :
-La lutte contre la pauvreté constitue ainsi l’une des « trois batailles cruciales » ; de la Chine, concomitamment avec la lutte contre la pollution et les risques majeurs.
-L’objectif « pauvreté zéro » demeure ambitieux, car les pauvres actuels sont localisés dans des régions difficiles d’accès de l’Ouest et du Centre de la Chine ;
-Il faudra également éviter que les personnes sorties de la pauvreté y retournent à cause de chocs divers.
Stratégie qui sera mise en œuvre pour relever ce défi :
-Sortir de la pauvreté, par le biais du soutien industriel, 30 millions de personnes démunies ayant la capacité professionnelle ou de travail ;
-Sortir de la pauvreté 10 millions de personnes pauvres, par le biais du transfert de la main-d’œuvre des zones les plus avancées vers les zones les plus démunies ;
-Sortir de la pauvreté, par le biais du déplacement, 10 millions de personnes pauvres souffrant de conditions naturelles hostiles ;
-Sortir de la pauvreté, par la couverture totale des minimas sociaux, le restant des Personnes démunies.
Chaque année, 10 millions de personnes devront ainsi sortir de la pauvreté. (5)
Défi n°2 : Réduire les inégalités :
Les inégalités sont plus prononcées en Chine (coefficient de Gini de 0.482 en moyenne sur la  période 2008-2015) que dans l’Union européenne (coefficient de Gini de 0,305), même si la situation s’améliore légèrement en Chine depuis 2009 (6).
Solution choisie par la Chine pour réduire les inégalités :
-augmentation des niveaux de salaires ;
-amélioration de la protection sociale ;
-Amélioration de la productivité des paysans pauvres ;
-Promotion de l’entrepreneuriat chez les personnes démunies, à travers les industries spécifiques ;
-Lutte contre la corruption.
En définitive deux principaux enseignements peuvent être tirés de l’expérience chinoise de lutte contre la pauvreté.
Premièrement, il importe de poursuivre activement les échanges d’expériences entre l’Afrique et la Chine sur les stratégies de lutte contre la pauvreté (redynamiser les sessions de formation du Centre international de réduction de la pauvreté basé en Chine, organiser des voyages d’études de cadres africains dans les provinces chinoises, tenir des séminaires et effectuer des publications communes entre experts africains et chinois, développer des programmes de recherche sur la pauvreté au sein des universités africaines et chinoises, etc.).
En second lieu, il importe d’orienter l’action de la Chine vers les initiatives qui permettent d’accélérer la réduction de la pauvreté en Afrique, en répliquant les actions menées en faveur des régions chinoises de l’Ouest et du Centre :
-En faire une composante majeure des financements attribués par la Chine aux pays africains ;
-Passer de l’aide ad-hoc, sur demande, à un programme de partenariat à moyen terme décliné selon un cadre logique.
Moubarack LO, Directeur général du Bureau de Prospective Economique du Sénégal

Retrait des réserves de change: Précisions du ministre béninois des Finances

Par: Rfi – RFI |Vingt-quatre heures après que le chef de l’État béninois, Patrice Talon, ait ouvertement parlé, sur la question des réserves de change que les pays de la zone CFA déposent à la Banque de France, ses propos suscitent des interprétations et beaucoup de commentaires.
Le président béninois, Patrice Talon, a déclaré sur RFI que la réforme du franc CFA vise « très rapidement à ce que les pays membres de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ne garderont plus de réserves de change auprès du Trésor français ». Pour clarifier ou pour mieux comprendre ses propos qui suscitent des interprétations et beaucoup de commentaires, RFI a fait appel à son ministre de l’Économie et des finances, Romuald Wadagni, qui préside la conférence des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
« Il est connu de tous qu’une partie des réserves de change de la zone UEMOA est déposée auprès du Trésor français pour garantir la convertibilité de notre devise. Ce que le chef de l’État a dit, c’est que si cette réforme, qui est aujourd’hui souhaitée de tous et sur laquelle on est d’accord pour avancer, arrivait à terme, elle permettrait à la Banque centrale de placer ses réserves partout, auprès d’institutions financières, que ce soit en Europe, en Asie ou aux États-Unis. »
« Il s’agit donc, à terme, de la prise en main de la gestion de l’intégralité des réserves de change de la zone par la BCEAO. Tout le monde est d’accord sur ces réformes et aujourd’hui les réflexions sont en cours. » « Le président de la République a été clair en disant qu’il y a un aspect technique à la question et il y a aussi une question psychologique. »
« Aujourd’hui, le sujet de la gestion de la réserve de change par une partie tierce pose des questions de perception et il s’agit justement de travailler sur ces questions de perception. Il s’agit d’une réforme sur laquelle les parties travaillent ensemble – plusieurs pays y travaillent – et sur laquelle les réflexions sont en cours », a précisé le ministre béninois de l’Économie et des finances, Romuald Wadagni.

Les prix des kilogrammes de riz parfumé et riz brisé ordinaire ont augmenté de 0,3% et 1,1%, en septembre

https://www.lejecos.com/Au Sénégal, en septembre 2019, le prix du kilogramme de farine de blé a baissé de 0,8%, en variation mensuelle, pour s’établir à 414 FCfa. L’information est donnée par la Direction de la planification et des études économiques (Dpee).
Selon le document, au mois d’octobre 2019, les prévisions de l’USDA tablent sur une offre mondiale de blé de 1043 Millions de tonnes (Mt)  pour la campagne 2019-2020, progressant de 0,01% et 2,8% par rapport respectivement aux prévisions du mois passé et aux estimations de la campagne 2018-2019.
Les prévisions du mois d’octobre 2019 de la demande mondiale de blé, établies à 755,1 Mt pour la campagne 2019-2020, ont, quant à elles, reculé de 0,2% par rapport à celles de septembre 2019 et augmenté de 2,5% relativement aux estimations de la campagne 2018-2019.
En raison de l’augmentation des échanges commerciaux et des inquiétudes sur les prochaines récoltes en Amérique du nord, les cours du blé se sont raffermis en septembre 2019. En rythme mensuel, le cours du blé tendre (SRW) s’est consolidé de 2,2%. En glissement annuel, il a aussi augmenté de 2,9% sur les neuf premiers mois de 2019.
Sur le marché local, le prix du kilogramme de maïs séché s’est raffermi de 2% en variation  mensuelle, pour s’échanger à 271 FCFA en septembre 2019.Adou FAYE

le prix du kilogramme de farine de blé a baissé de 0,8% en septembre

https://www.lejecos.com/Au Sénégal, en septembre 2019, le prix du kilogramme de farine de blé a baissé de 0,8%, en variation mensuelle, pour s’établir à 414 FCfa. L’information est donnée par la Direction de la planification et des études économiques (Dpee).
Selon le document, au mois d’octobre 2019, les prévisions de l’USDA tablent sur une offre mondiale de blé de 1043 Millions de tonnes (Mt)  pour la campagne 2019-2020, progressant de 0,01% et 2,8% par rapport respectivement aux prévisions du mois passé et aux estimations de la campagne 2018-2019.
Les prévisions du mois d’octobre 2019 de la demande mondiale de blé, établies à 755,1 Mt pour la campagne 2019-2020, ont, quant à elles, reculé de 0,2% par rapport à celles de septembre 2019 et augmenté de 2,5% relativement aux estimations de la campagne 2018-2019.
En raison de l’augmentation des échanges commerciaux et des inquiétudes sur les prochaines récoltes en Amérique du nord, les cours du blé se sont raffermis en septembre 2019. En rythme mensuel, le cours du blé tendre (SRW) s’est consolidé de 2,2%. En glissement annuel, il a aussi augmenté de 2,9% sur les neuf premiers mois de 2019.
Sur le marché local, le prix du kilogramme de maïs séché s’est raffermi de 2% en variation  mensuelle, pour s’échanger à 271 FCFA en septembre 2019.Adou FAYE

Incursion dans les champs à Kolda: récoltes,moisson et satisfecit des paysans…

https://www.dakaractu.com/À Kolda, l’heure est aux récoltes dans les champs. Ainsi, la rédaction de Dakaractu Kolda a fait une incursion au cœur du monde paysan après celle menée pendant l’hivernage. Tous les champs visités sont arrivés à maturité et présentent de belles récoltes et de belles moissons pour les céréales telles que le riz, le mil, le sorgho etc… Tous les témoignages recueillis auprès des cultivateurs et riziculteurs sont unanimes sur les bons résultats de cette année dus à une bonne pluviométrie et la réception du matériel agricole léger, des intrants et des semences à temps.
Aïssatou Banora, habitante du village de Tacou Diallo (département de Vélingara) ne dira pas le contraire, déclarant tout sourire aux lèvres : « je risque de faire 3 moissons de riz cette année avec la bonne pluviométrie et les semences de bonne qualité reçues. Mon grenier est rempli comme un œuf. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu de telles récoltes. Mais grâce à l’appui technique et semencier de la Sodagri, nous pouvons désormais tendre vers l’autosuffisance alimentaire. Mon père quant à lui, a cultivé comme d’habitude de l’arachide et du mil. D’ailleurs, il a déjà commencé à récolter et de plus, nous commençons déjà à consommer nos récoltes de cette année. En principe, nous devrions faire de très bons rendements avec nos bonnes récoltes. Au passage, je remercie le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural, Moussa Baldé, pour son pragmatisme. Je pense qu’il est dans la bonne lancée, il n’a qu’à continuer sur cette voie car il a montré qu’il est là pour les paysans », souligne-t-elle.
Docteur Abiboulaye Sidibé, directeur régional du développement rural de Kolda interpellé récemment sur la situation,  avançait : « Il y a eu des pauses pluviométriques, notamment durant la deuxième décade du mois de juillet et surtout dans la première décade du mois d’aout. Mais il faut retenir que ces pauses pluviométriques n’ont pas impacté négativement sur le développement des cultures, et ceux qui ont eu à faire les premiers semis sont en train de procéder aux récoltes. D’ailleurs, le maïs vert récolté est disponible sur le marché. À ce niveau, je pense que l’espoir est permis puisque la météo a fait des prévisions au-delà de la première quinzaine du mois d’octobre. Sur le plan pluviométrique, nous suivons 19 postes qui ont enregistré beaucoup de pluies. De manière globale, on peut en citer quelques uns : Kolda 945 mm de pluies en 62 jours, Saré bidji (Kolda) 985mm de pluies en 48 jours, Vélingara 998,9 mm d’eau en 48 jours , Bignarabé 648mm en 43jours, Ndorna 656,2 mm en 38 jours pour le département de Médina Yoro Foula. »
Mamadou B. de Sossoutou (Médina  Yoro  Foula) affirme : « actuellement je fais de bonnes récoltes pour le riz, l’arachide et autres. Cette année, mon bétail n’aura pas faim car j’aurai assez de fourrage pour les nourrir. Et le plus important est qu’il a plu abondamment pour les cultures qui se sont bien développées. C’est pourquoi, à la pesée nous espérons avoir beaucoup d’argent car les graines sont mûres comme un œuf cuit. La nouvelle surprenante de cette année encore est que nous pesons à Kolda sans aller à Ziguinchor et nous recevrons notre argent dans un délai de 48 heures, comme l’a dit le DG de la Sonacos. Nous avons aussi récolté de céréales tels le fonio, le mil, le niébé, le sorgho. Nous avons inondé le marché local de pastèque que nous avons cultivé dans un temps record. Ceci démontre de la bonne fin de l’hivernage. Mais ce qui a précédé tout ceci, est la réception des semences de qualité, des intrants et du matériel agricole à temps… »
Partout dans la région, les producteurs sont en train de récolter, et les craintes suscitées au départ ont fait place aujourd’hui à beaucoup d’espoir.

CHEIKH BAKHOUM, DIRECTEUR GENERAL DE L’AGENCE DE L’INFORMATIQUE DE L’ETAT :«NOUS REFLECHISSONS SUR COMMENT FAIRE DE L’ADIE UN CENTRE DE PROFIT»

http://www.sudonline.sn/L’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) ne doit plus demander des budgets supplémentaires à l’Etat dans le cadre de son fonctionnement. C’est la conviction de son Directeur général, Cheikh Bakhoum, qui a informé, lors de l’émission Objection de la radio Sud Fm d’hier, dimanche 10 novembre, qu’en collaboration avec son ministère de tutelle, il travaille à faire de l’Adie un centre de profit en monnayant ses services à l’administration et même dans la sous-région
Finie la gratuité pour bénéficier des services de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie). Ou du moins, les autres services de l’administration qui comptent s’attacher les services de ladite agence pour la digitalisation de leur processus devront mettre la main à la poche, dans un futur proche. C’est ce qu’a semblé annoncer le Directeur général de l’Adie hier, dimanche 10 novembre, lors de l’émission Objection de la radio privée Sud Fm.
En effet, Cheikh Bakhoum estime qu’il ne doit plus être question de demander chaque fois des budgets supplémentaires à l’Etat. Il informe, en fait, que l’agence sous sa gestion et son ministère de tutelle, à savoir le ministère des télécommunications en charge de l’économie numérique, travaillent dans ce sens. Selon lui, «nous sommes en train de réfléchir comment faire de l’Adie un centre de profit».
En réalité, Cheikh Bakhoum renseigne que tous les services que l’Adie déploie dans l’administration sont gratuits alors que, selon lui, dans d’autres pays, ils ont bâti des modèles économiques de sorte que les entités comme l’Adie puissent vivre de leurs services.
Ainsi donc, l’Adie serait de plein pied dans ledit projet. Il indique que «déjà, nous avons mis en place notre catalogue de service, mais également à ce nous puissions monnayer ces services au niveau de l’administration, mais aussi au niveau de la sous-région. Il y a pas mal de solutions que nous avons développées, qui sont arrivées en maturité et qui peuvent être mises à la disposition d’autres pays du continent».
A titre d’exemple, il a cité le Télédac qui a permis de dématérialiser le permis de construire et la quasi-totalité des procédures au niveau de l’urbanisme. Mieux, concernant la gestion des ressources humaines de tous les corps de l’Etat, M. Bakhoum est d’avis que c’est une problématique que le Sénégal partage avec beaucoup de pays. Ainsi donc, il pense que les solutions trouvées par l’Adie peuvent être mises à la disposition de ces pays, moyennant des paiements

Chantiers de l’Etat: Macky en retard permanent.

http://www.dakarmatin.com/Train express régional, Cité de l’émergence, université Amadou Makhtar Mbow, dragage port de Kaolack : le régime de Macky Sall a un sérieux problème de livraison des chantiers à date échue. Il s’y ajoute des ouvrages longtemps promis, jamais réalisés.
Il y a de cela 3 ans, le Président Macky Sall lançant les travaux du Train express régional s’était montré très enthousiaste. « Nous sommes le mercredi 14 décembre 2016. Je donne rendez-vous aux entreprises partenaires le lundi 14 janvier 2019 pour inaugurer la ligne et faire le premier trajet Dakar-Diamniadio en TER », disait-il dans son discours.
Non seulement le Ter n’a pas fonctionné à partir de janvier, mais la date de juin fixée par la suite pour l’exploitation commerciale n’a pas été tenue. Le gouvernement a alors donné un nouveau délai, en novembre. Sur le terrain, il est déjà évident que la date ne peut pas être respectée. D’où l’aveu, dimanche dernier, du ministre Abdou Karim Fofana.
« Il faut dire la vérité, je ne pense pas que le Ter va démarrer ses activités en fin novembre. La date du 30 novembre ce n’est plus possible. Il faut s’en rendre compte. Quelques fois, on annonce des choses, on a la volonté de le faire, et à date échue, ça n’arrive pas. Il faut avoir de la tolérance. Nous ne sommes pas superman. Nous avons des politiques publiques et des projets complexes avec beaucoup de prestataires. C’est la première fois qu’on a un projet de cette taille-là », a-t-il déclaré.

Stade olympique de football de 50 000 places

En réalité, le régime de Macky Sall n’a jamais été « superman » dans le respect des délais de livraison des chantiers. Le chef de l’État le sait tellement bien que, lançant le Ter, il avait promis de mettre la pression sur les entreprises.
« J’exhorte toutes les entreprises partenaires et toutes les autorités impliquées à différents niveaux dans la réalisation du projet à faire preuve de la même diligence dans l’exécution des travaux. Ensemble, nous avons pris des engagements, ensemble respectons nos engagements. Alors, au travail et en avant pour les autres étapes. Et croyez-moi, je ferai souvent des visites de chantier sans prévenir ! », avertissait « Super-Macky ». A l’arrivé, c’est déjà un an de retard, sans que l’on sache réellement quand est-ce que le train va siffler pour de bon.
Le 8 août 2018, inaugurant Dakar Arena, Macky Sall avait promis un autre stade dans le pôle urbain de Diamniadio. « Je suis heureux de vous dire que je vous donne rendez-vous en 2020 pour l’inauguration d’un stade olympique de football de 50 000 places », jubilait-il.

Port de Kaolack: un an après, rien

Face à la presse, il y a quelques jours, le directeur des infrastructures au ministère des Sports croyait avoir livré une exclusivité à la presse. « Dans les semaines à venir, les autorités vous feront parvenir l’information. Un stade de 50 000 places sera lancé à Diamniadio », déclare Cheikh Ahmeth Tidiane Sarr. C’est dire donc que cette date est perdue d’avance.
Dans cette même période préélectorale, Matar Ba avait annoncé un montant de 40 milliards pour réhabiliter les stades : 20 milliards pour Léopold Sédar Senghor (d’aucuns se demandaient si c’est une « reconstruction » complète) et les 20 autres milliards pour les stades de Kaolack, Ziguinchor et Diourbel. Hier encore, son collaborateur Cheikh Ahmeth Tidiane Sarr a tout conjugué au futur. « Nous prévoyons la reconstruction du stade Me Babacar Sèye de Saint-Louis. (…) A Diourbel, il y aura un centre d’accueil… », déclare-t-il.
Le 20 janvier 2019, Macky Sall lançait les travaux du dragage du port de Kaolack. Au mois d’août dernier, soit 8 mois plus tard, rien de concret sur le terrain. Et pour toute explication, l’adjoint du gouverneur de Kaolack, Thierno Sow expliquait que les techniciens étudiaient la faisabilité des travaux. Ce qui, d’après lui, explique les lenteurs. Pourtant, le dragage a été promis par Macky Sall lui-même en 2012, lors d’un conseil des ministres décentralisé dans la capitale du Saloum. La réalité est la même pour la réalisation du marché central de Kaolack, toujours promis, jamais réalisé.

Cité de l’émergence, université Amadou Makhtar Mbow

Autre chantier ayant connu un retard de livraison : la cité de l’émergence. Le 23 septembre 2014, Macky Sall posait la première pierre de cette infrastructure dont le marché a été gagné par les Marocains du groupe Addoha. 17 tours de 10 étages chacune, soit 648 logements toutes catégories confondues à livrer en 24 mois pour un coût total de 21 milliards. 5 ans plus tard, le chantier n’est toujours pas livré.
En outre, si le gouvernement a orienté des bacheliers dans le privé, c’est que les chantiers du ministère de l’Enseignement supérieur peinent à voir le jour. Lancée en janvier 2015, l’Université Amadou Makhtar Mbow de Diamniadio devait accueillir sa première promotion durant l’année académique 2016-2017.
Dans un premier temps, le gouvernement a été réduit à exiger la signature du contrat avec l’entreprise avant fin 2015. L’ouverture a été renvoyée par la suite à l’année 2017-2018. Nouvel échec. Aujourd’hui encore en 2019-2020,  l’État ne sait toujours pas si l’université pourra abriter sa première promotion ou pas. Quant à l’université El Hadji Ibrahima Niass du Sine Saloum, elle a fini par emprunter des locaux, faute d’infrastructure.
S’agissant du building administratif, certes il a été livré, mais les travaux ont accusé presque 3 ans de retard, sans compter un montant qui est passé du simple à plus du double (de 17 milliards à 40 milliards).
Malgré tous ces manquements sur les dates de livraison, Macky Sall demande à l’entreprise chinoise Crbc de réduire le délai contractuel du Bus rapid transit (Brt) de 30 mois à 25 mois

Africa Investment Forum à Johannesburg: peu de paroles, beaucoup de contrats

https://www.financialafrik.com/Lors de la première édition de l’Africa Investment Forum, en novembre 2018, quelque 36 milliards de dollars ont été signés.
La deuxième édition de l’Africa Investment Forum s’ouvre ce lundi 11 novembre 2019 à Johannesburg en présence de 2 000 délégués dont des chefs d’Etat, des ministres et des patrons d’institutions. Les organisateurs, à savoir la Banque Africaine de Développement et le gouvernement sud-africain promettent une rencontre axée sur la signature de gros deals. «L’année dernière, nous avons obtenu des résultats remarquables avec plus de 36 milliards de dollars d’investissements d’intérêts signés ou en cours de clôture. Nous espérons que cette année sera encore meilleure », a déclaré Vuyelwa Vumendlini, directrice générale adjointe du Trésor national sud-africain, en marge d’une conférence de presse en prélude de l’événement.
Cette sorte de place de marché entre les porteurs de projets (publics et privés) et les investisseurs (institutions multilatérales, fonds souverains, fonds de pension, fonds d’investissements et, entre autres banques commerciales), vise à faciliter la conclusion de deals stratégiques.
Le forum de l’investissement va bien au-delà de l’événement de trois jours qui commence lundi. C’est un processus continu d’enrichissement d’accords, de préparation de projets, de clôture d’opérations, de réunions de conseils d’administration. L’on s’assure surtout que ces accords aient réellement un impact sur le continent », a déclaré Chinelo Anohu,  directeur principal du Africa Investment Forum.
Les priorités du continent sont nombreuses. Pour Mduduzi Mbapa, conseiller principal auprès du Premier ministre du Gauteng, l’édition de l’an dernier a mis en évidence la nécessité d’une plus grande interconnexion sur le continent. «Grâce à ce forum, nous veillons à ce que notre continent se développe et contribue à la croissance du monde », a-t-il déclaré. Le forum qui a lieu du 11 au 13 novembre se déroulera en  60 séances. Les premiers contrats tomberont dés la mi-journée de ce lundi.
Les partenaires du Forum de l’investissement en Afrique sont notamment Africa 50, la Société financière africaine, la Banque d’exportation et d’importation pour l’Afrique, la Banque de développement de l’Afrique australe, la Banque européenne d’investissement, la Banque islamique de développement, la Banque de commerce et de développement (TDB).  Adama WADE

 Pourquoi un taux d’intérêt élèvé dans l’institution de microfinance ? Par Mame Mor FALL 

iGFM – (Dakar) – En finance, un intérêt est la somme que doit verser, sous forme de revenus, un emprunteur à celui qui lui  prête de l’argent pour pouvoir en faire usage. Le taux d’intérêt est le pourcentage de ce revenu annuel par rapport à la somme prêtée. Pour l’emprunteur ou débiteur, le taux d’intérêt est le prix qu’il faut payer pour emprunter de l’argent: Prix de la dette
Il existe dans le secteur bancaire un taux nominal qui peut être variable pour les institutions financières et un taux effectif global (TEG) fixé par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Ce taux est à l’ordre de 24% pour les Institutions de Microfinance et 15% pour les Banques classiques dans la zone UMOA.
Au Sénégal,
les  taux  d’intérêt  appliqués  intègrent  généralement  trois  éléments: le  coût  de  la ressource, la marge de la banque et la prime de risque. Cette dernière couvre un vaste champ de risques liés à l’environnement des affaires. En plus, les banques rencontrent beaucoup de difficultés avec les décisions de justice dans les différends qui les opposent avec les clients qui ne respectent pas les engagements et dans l’exécution des garanties (Revue Interventions économiques, 61 | 2019).
Les taux d’intérêt des SFD sont établis de façon à permettre l’offre de services financiers durables, à long terme et à grande échelle. Les IMF se doivent d’utiliser des taux d’intérêt leur permettant de couvrir leurs coûts administratifs, le coût du capital (y compris le coût de l’inflation), les pertes sur créances et une augmentation de leurs fonds propres.
Ainsi les institutions de Microfinance se refinancent au niveau des banques classiques ou bailleurs de fonds à un taux négocié et revendent l’argent aux clients. Par conséquent leurs taux d’intérêt sont beaucoup plus élevés par rapport aux banques commerciales.
L’essentiel est de connaître le taux d’intérêt effectif et d’être transparent sur le coût total à supporter par le client.Mame Mor FALL ; Economiste Financier, Spécialiste en microfinance 

CLASSEMENT DU WORLD ECONOMIC FORUM: Le Sénégal classé 26e pays avec les pires qualités de route au monde

https://www.jotaay.net/Le World Economic Forum (WEF) a récemment publié son rapport 2019 sur la qualité des routes dans le monde. Un dernier rapport pas du tout réjouissant pour notre réseau routier. Le Sénégal se classe encore au sein du peloton de queue, se situant à la 114e place du classement annuel, perdant un point par rapport à 2018 et devenant le 26e pays du monde qui a la pire qualité des routes.
L’édition 2019 de la série de rapports sur la compétitivité mondiale, publiée pour la première fois en 1979, présente l’indice de compétitivité mondial 4.0 (GCI 4.0). Alors que la décennie se termine et que nous nous dirigeons vers l’aube des années 2020, le GCI 4.0 offre un aperçu des perspectives économiques de 141 économies. Parmi les domaines évalués : la qualité des routes dans le monde. Et sur ce point, le Sénégal fait encore office de très mauvais élève. Ainsi, malgré les ponts, les autoroutes, les tronçons de routes, les échangeurs et le projet du prochain Brt dont se vantent les autorités, le Sénégal reste un pays au réseau routier de mauvaise qualité. C’est ce qu’a rapporté le classement du World Economic Forum (WEF) qui a récemment publié son rapport 2019 sur la qualité des routes dans le monde.
Si les autorités se vantent urbi et orbi des infrastructures routières réalisées, le classement mondial du WEF vient tout anéantir. Le pays de la Teranga est placé à la 114e place avec un score de 49,7. Et il faut croire que les choses vont de mal en pis. En effet, classé 113e l’année dernière, le Sénégal a chuté d’un point obtenant un score en dessous des 50 points.

L’Île Maurice, l’Afrique du Sud, les Seychelles, le Botswana, la Namibie, le Kenya, le Rwanda, le Ghana et le Cap Vert dament le pion au sénégal

Notre pays est ainsi devancé par plusieurs pays du continent, dont le premier au classement est Maurice classé 52e mondial avec un score de 64,3 points. Ensuite vient l’Afrique du Sud classéee 60e au niveau mondial avec un score de 62,4 points. Outre ces deux pays, six autres sont devant le Sénégal dans ce classement. Il s’agit de Seychelles (76e), du Botswana (91e), de la Namibie (94e), du Kenya (95e), du Rwanda (100e), du Ghana (111e) et du Cap Vert (112e).
Pourtant le Sénégal a enchainé les constructions de routes, d’autoroutes, d’échangeurs et de ponts ces vingt dernières années. Mais si le rang du Sénégal est si mauvais malgré tout, c’est parce que le rapport prend en charge un certain nombre de facteurs sur lesquels le Sénégal n’excelle pas forcément. Parmi ces facteurs qui sont pris en charge par le rapport, le capital social, les contrôles et bilans, la performance du secteur public, la transparence, la gouvernance d’entreprise ainsi que l’orientation future du gouvernement.

Singapour, les Usa et Hong Kong en tête du classement, la Rdc, le Yémen et le Tchad en bas du tableau 

Au terme au classement, c’est Singapour avec 84.8 points qui occupe la première place du classement. Les États-Unis arrivent en seconde position avec 83.7 points. Le trio de tête est fermé par Hong Kong qui a obtenu 83.1 points. Alors que la République démocratique du Congo (36.1), le Yémen (35.5) et le Tchad (35.1) sont respectivement 139e, 140e et 141e du classement.
Selon le rapport, les résultats révèlent qu’en moyenne, la plupart des économies restent loin de la «frontière» de la compétitivité – l’idéal global compte tenu de tous les facteurs de compétitivité. La performance est également contrastée entre les 12 piliers de l’indice.
Le rapport montre que dix ans après la crise financière, alors que les banques centrales ont injecté près de 10.000 milliards de dollars dans l’économie mondiale, les investissements visant à accroître la productivité, tels que les nouvelles infrastructures et le développement des compétences de la main-d’œuvre actuelle et future, ont été sous-optimaux.Sidy Djimby NDAO

Khossanto-Grève à SORED MINE: Le préfet de Saraya désamorce la bombe,le DG refuse de rencontrer les travailleurs.

https://www.dakaractu.com/.Comme nous vous l’annoncions ce matin, la centaine de travailleurs de la société minière SORED MINE, installée à Khossanto, ont bloqué tous les accès à l’usine pour protester contre les dures conditions de travail. Pour calmer la situation et désamorcer la bombe, M. Cyprien Antoine Mballo, préfet de Saraya, s’est rendu sur place.
Ainsi, il reussira à faire baisser la tension, en s’engageant à convoquer une réunion
avec l’inspecteur régional du travail après le Maouloud et qui sera présidée par le  sous-préfet de Sabodala dans les jours à venir pour clarifier toute la situation qui prévaut dans la société.
C’est ainsi que les travaileurs ont décidé de lever leur mot d’ordre de grève. Seule fausse note de la rencontre, le refus catégorique du DG Ousmane Anne, de rencontrer ses travailleurs qui demandaient juste à le voir sans intermédiaire.

Communiqué d’ECOTRA SA sur les travaux de restauration des mausolées de Serigne Fallou et de Serigne Sidy Moukhtar Mbacké

Communiqué d’ECOTRA SA sur les travaux de restauration des mausolées de Serigne Fallou et de Serigne Sidy Moukhtar Mbacké.
Diamniadio, le 11 Novembre 2019 : Sollicité par les familles des défunts de procéder à la restauration des mausolées de feu Serigne Fallou Mbacké et feu Serigne Sidy Moukhtar Mbacké 2ème et 7ème Khalifes généraux de la communauté mouride dont  il s‘honore d’appartenir, M. Abdoulaye Sylla, homme d’affaires et administrateur général de la société ECOTRA SA, a accepté de prendre en charge la restauration des mausolées de ces illustres disparus.
Aussi, en relation avec le comité mis en place, ECOTRA SA a arrêté un chronogramme de réalisation des travaux relevant de cette opération de restauration.
A date, ce programme établi pour la réalisation des travaux se déroule normalement.
En effet, les travaux relatifs au gros œuvre étant terminés, l’état d’avancement des opérations relevant du second œuvre est satisfaisant en ce sens que, pour le mausolée de Feu Serigne Fallou Mbacké, (RTA), la décoration intérieure est en cours.
Il convient d’ailleurs de noter que pour la réalisation de cette décoration intérieure, ECOTRA SA a fait spécialement venir du Maroc, de la main d’œuvre dont l’expertise en la matière n’est plus à démontrer.
En vue des travaux de finition, ECOTRA SA a passé commande de matériels et matériaux auprès de fournisseurs de référence établis à Dubaï, en Chine et en Italie. La livraison de ces éléments commandés à l’étranger est prévue entre janvier et février 2020.
En tout état de cause, comme convenu et arrêté dans le chronogramme, la livraison de ces deux chantiers dont les coûts s’établissent respectivement à un milliard quatre cent vingt-sept millions (1 427 000 00) FCFA et, quatre cent vingt-huit millions (428 000 000) FCFA, est prévue au mois d’avril 2020.
En renouvelant leurs vifs remerciements à ces deux familles pour leur confiance, ECOTRA SA et surtout, son administrateur général Abdoulaye Sylla, réaffirment leur seul souci qui concerne le rayonnement du Sénégal.La Direction d’ECOTRA SA

MAINTIEN DE LA SENSATION DE CHALEUR AUX COURS DES PROCHAINES HEURES (ANACIM)

Dakar, 10 nov (APS) – L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANCOM) table sur un maintien de la sensation de chaleur sur l’ensemble du territoire aux cours des prochaines 24 heures.
La sensation de chaleur se maintiendra sur l’ensemble du territoire, plus particulièrement dans les régions de l’intérieur où les températures journalières atteindront des pics de 38° à 42°C, indique la structure dans son bulletin de prévision à courte échéance.
Le ciel sera passagèrement nuageux sur les régions Nord et sur le littoral, et sera plutôt dégagé sur le reste du pays, souligne le document parvenu à l’APS.
La fraicheur nocturne et matinale restera sensible sur les localités Nord et au niveau des régions côtières avec des minima de températures qui varieront entre 20° et 22°C, tandis que resteront généralement bonnes, prévoit l’ANACIM.AKS

Mary Teuw Niang: «je suis inquiet ! L’esprit critique aussi semble de plus en plus s’éloigner de nos terres»

De plus en plus spontanément nos compatriotes instruits émettent des opinions sur toute chose politique, économique, sociale, scientifique, technique, culturelle sans s’informer, sans se documenter ! », Suscite une profonde inquiétude de l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Mary Teuw Niang dans un post sur sa page Facebook.
Il ajoute : «L’esprit critique aussi semble de plus en plus s’éloigner de nos terres. Toutes sortes de tabous sont installés dans les esprits, des murs infranchissables construits, l’esprit embastillé n’a plus la liberté de s’aventurer dans les méandres de la politique,de la société, des religions,des cultures, de la science, de la technique !»
Cette inquiétude suscite des interrogations. « Est ce la formation qui est déficiente ? Est ce la paresse intellectuelle qui infeste les esprits à moins que ce ne soit l’argent qui bride le bon sens et asservit la volonté de comprendre innée chez chaque être humain ? Est ce tout simplement la peur d’aller à contre courant ? », Se demande-t-il avant de s’en convaincre que «dans tous les cas la dignité de l’esprit humain est bafouée ! »

IDIOVISUEL–PEAUX NOIRES, MASQUES BLANCS !

NETTALI.COM – Pourquoi voter des lois si on ne les applique pas ? Le rappel aux médias sénégalais, de l’interdiction de la publicité sur les produits de dépigmentation par le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a de quoi susciter l’inquiétude quant à la protection du citoyen sénégalais.
La majorité des habitants de ce pays ne sait pas que cette loi existe ; la plupart ne sait pas non plus que la publicité de ces produits, est interdite dans un pays où devant les juridictions, les justiciables ont toujours droit à ce fameux : « nul n’est censé ignorer la loi ». Mais heureusement que le Cnra a repris son bâton de pèlerin pour communiquer sur le sujet. Le sociologue Djiby Diakhaté a expliqué à « Soir d’Infos » de la Tfm, le rôle dévolu aux médias, son champ d’intervention et les sanctions que le Cnra peut prendre et qui passent inévitablement et avant tout par des discussions avec le médium incriminé sans  que cela ne soit public.
Il aura en tout cas fallu la levée de boucliers de la très engagée dermatologue Fatimata Ly de l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (Aidda) qui milite contre ce fléau depuis des années et des actions de communication sur les plateaux de télévision pour que le Cnra daigne enfin rappeler aux médias ce qu’ils savaient déjà et qu’ils feignent d’oublier.
La dépigmentation artificielle, un phénomène bien bizarre dont on ne sait en réalité s’il relève d’un complexe d’infériorité ou d’un manque d’estime de soi chez les personnes qui s’y adonnent. La littérature est en tout cas bien fournie sur le sujet quant à leurs motivations : « défar sa teint », « rakhass sa teint », « xees pecc ». Les différentes traductions convergent toutes vers l’idée de « nettoyer son teint », « rendre son teint plus propre », « devenir complètement claire ». On ne savait pas que le teint pourvu par le bon Dieu, est à ce point si sale et si imparfait ! Quel blasphème ! Une littérature qui renseigne en tout cas sur l’état d’esprit de celles ou ceux qui la pratiquent puisqu’il existe des hommes dans le lot. D’aucuns vont même jusqu’à considérer la dépigmentation artificielle comme une sorte de reniement de soi, voire encore un acte anti religieux. Ce n’est nullement un hasard si le Khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké l’a interdit sur le périmètre de la ville sainte de Touba.
Le recours aux produits éclaircissants n’est au fond qu’une illusion, une chimère : marron un jour, rouge un autre, teint sanguinolent le jour suivant et puis hop à nouveau noire lorsque le budget se tarit. Ce n’est pas un produit fidèle. Ainsi va le « xessal » (dépigmentation), il vous change d’aspect tous les jours mais aussi d’odeur. Certains assimilent cette dernière à une vague odeur de poisson, mais ses inconditionnelles prétendent le contraire puisque disent-elles, avec les innovations sur les produits, finies les odeurs et certains inconvénients tels que les démangeaisons, les vergetures et compagnie. Toujours est-il que les tendances montrent à quel point, celles qui la pratiquent sont irrationnelles : claires au visage et noires aux pieds ; blanches au pied et noires sur certaines parties des mains. Certains hommes les désignent ironiquement par le sobriquet taxis -jaune-noir. D’aucuns iront jusqu’à vous dire que la révolution dans la recherche sur les produits de « xessal » (dépigmentation) permet désormais d’éliminer les parties noires au niveau des doigts, des genoux, des orteils et des pieds. Même l’injection existe.
Mais quelle corvée au regard du temps que ces bonnes femmes passent à se répandre de la crème sur le corps ! Elles ont toutes des miroirs et passent leur temps à enlever la moindre tâche qu’elles remarquent. Ça finit quand même par donner le tournis. Qu’est-ce que c’est chronophage ! Et pour couronner le tout,  ce sont des kilogrammes de poudre qu’elles déposent sur leurs visages pour masquer les imperfections et uniformiser le teint et qui finissent toujours par les trahir, une fois que la sueur s’invite sur leurs visages. Quel mirage ! Il existe désormais une race de femmes qui ne sortent d’ailleurs plus pendant la journée, rien que pour éviter le soleil. Elles en deviennent même oisives. Ah l’obsession d’être blanche quand elle les prend, certains mettent des chaussettes, des survêtements de sport en nylon. Quel inconfort !
La dépigmentation appauvrit, elle réduit le budget familial car certaines femmes réservent une partie pour leur corps, à l’insu de leurs conjoints. Pour d’autres, ce sont les maris qui les y incitent. Tout simplement. N’aurait-il pas mieux valu que leurs maris épousassent une femme au teint clair naturel ? Au fond, ce n’est pas la santé de leur mari qui est en jeu, mais bien la leur. Les dépenses sont estimées à des milliards par an. A titre d’exemple rien qu’un savon éclaircissant peut coûter autour de 20 000 F à 30 000 F Cfa.
Mais sont-elles à ce point inconscientes des risques graves pour la santé ? Il suffit de faire un tour dans les hôpitaux pour s’en rendre compte. C’est l’hécatombe, le désastre sanitaire au regard du nombre de victimes de ce fléau. On en a même la chair de poule en voyant certains visages carbonisés, certaines peaux atteintes de cancer. Elles en arrivent à ressembler à des zombies. On croirait même certaines sorties d’un incendie.
Un tour sur le site de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé de la France permet d’avoir une idée claire sur les pratiques et les produits dangereux. Ils renvoient ainsi aux produits éclaircissants mentionnant la présence d’hydroquinone, de corticoïdes (tels que la béthaméthasone  ou le clobétasol) et de dérivés mercuriels ; bien sûr il y a tous ces produits dépigmentants qui ne mentionnent pas forcément la présence de ces substances précitées ; il y a également ces produits dont l’étiquetage ne mentionne pas le détail de leur composition et non libellé en français, même s’il s’agit de produits importés.
Il y a enfin les médicaments à fort potentiel éclaircissant détournés de leur usage médical.
La dépigmentation provoque en effet les maladies de peau qui sont les complications les plus fréquentes telles que l’apparition ou l’aggravation d’infections de la peau (gale, mycoses, infections bactériennes…)  pouvant être très sévères, l’apparition ou l’aggravation d’une acné parfois très sévère, les vergetures larges, très inesthétiques et irréversibles, l’amincissement de la peau à l’origine de problèmes de cicatrisation, les troubles de la pigmentation parfois définitifs (apparition de “taches” claires ou foncées )Elle provoque aussi d’autres maladies dont le risque accru d’hypertension artérielle, de diabète, de complications rénales et neurologiques mais également des risques toxiques chez la femme enceinte ou allaitante pour l’enfant.
Se débarrasser de sa mélanine, ces fameux pigments noirs fabriqués par les cellules de la peau à laquelle elle donne sa coloration plus ou moins foncée, quelle inconscience ! De l’ignorance chez certains. Le rôle de la mélanine, nous renseigne-t-on, est d’aider la peau à se protéger des rayons ultraviolets en provenance du soleil. Tous les humains en produisent en réalité. Il existe à cet effet, deux types : l’eumélanine de couleur noire ou marron qu’on trouve chez les mélanodermes (les personnes à peau plus ou moins foncée telles que l’asiatique, l’indien et au noir) ; la phéomélanine dont la couleur va du jaune au rouge qu’on trouve chez les leucodermes (type européen, caucasien, occidental)
Etymologiquement, le site blastingnews.com nous apprend que le mot mélanine vient du mot grec ‘’melanos’’ qui signifie noir. Une utilisation du terme ‘’noir’’ qui remonte à l’époque de l’Egypte ancienne, bien avant la destruction de son patrimoine culturel lors de l’invasion grecque. A cette époque, le mot ‘’noir’’ était désigné par ‘’KM’’, l’un des plus vieux noms de l’Egypte étant ‘’Kemet’’. Dans la symbolique ‘’kemite”, la couleur noire avait un caractère divin.
Mais précise celui-ci, à la suite d’une étude réalisée par des anthropologues américains, il fut démontré que l’espèce Homo sapiens (ou l’Homme moderne) à laquelle nous appartenons tous, existe depuis environ 200 000 ans et est originaire de l’Afrique de l’Est, l’Homme blanc n’ayant commencé à exister que depuis 8 000 ans. Ce qui veut dire que nos ancêtres avaient tous à la base, un teint noir très foncé leur permettant de se protéger du fort taux d’ensoleillement qui sévissait à cette époque.
Par la suite, il survint un déplacement en masse de la plupart de ces hommes non seulement dans le reste de l’Afrique, mais aussi vers l’Europe, l’Asie, ou l’Amérique, ces trois derniers continents étant par contre caractérisés par un faible taux d’ensoleillement. Ainsi, pour s’adapter à cette nouvelle condition climatique, leur peau s’était automatiquement dépigmentée au point de les rendre clairs : c’est alors que de nouvelles races virent le jour c’est-à-dire les blancs, les jaunes, les roux, etc….
L’on nous renseigne également que la mélanine est produite lors de l’exposition de la peau au soleil. En effet, au contact des rayons ultraviolets, le corps fabrique automatiquement une plus grande quantité de mélanine, ce qui va permettre d’absorber les radiations ultraviolets et de restituer sous forme de chaleur l’énergie reçue, faisant automatiquement bronzer la peau c’est-à-dire l’obscurcir. Elle réussit ainsi à protéger les cellules de la peau des dangers des radiations ultraviolets susmentionnées.
En outre, la plus ou moins grande action de la mélanine varie selon son type : c’est pourquoi l’eumélanine (plus importante en quantité – présent chez les personnes de couleur noire) est beaucoup plus efficace à cet instant précis que le phéomélanine (qu’on trouve chez les types européen, caucasien, occidental)  qui en plus de ne protéger que très faiblement la peau, se décompose facilement sous l’effet des rayons ultraviolets, et libérant ainsi des radicaux libres cancérigènes ; c’est ce qui explique que les personnes rousses, ou blondes soient plus fragiles que les brunes, les albinos plus que les noirs…
Cependant, l’eumélanine ne protège pas à 100% les peaux mélanodermes, car à la suite d’une exposition prolongée au soleil, il pourrait s’en suivre une dégradation importante de leur ADN, causant ainsi un cancer de la peau.
Ce regain d’intérêt dans la pratique de la dépigmentation, n’est en tout cas nullement fortuit. La publicité y a joué un grand rôle et l’effet mimétisme chez les femmes, a fait le reste. On a pu voir sur les réseaux sociaux de bonnes femmes reconverties à cette activité lucrative, proposer un mélange de produits dépigmentants dont on se demande d’où elles tirent les recettes. Mélanger des produits chimiques, nocifs et devenir blancs en 2 jours, 3 jours, 7 jours, etc voici leurs solutions miracles. Les commerçants qui tiennent les boutiques de produits cosmétiques sont devenus les conseillers attitrés. Ces chimistes et pharmaciens d’un nouveau genre, dans des reportages se permettent même de dire qu’elles préviennent ces femmes sur les risques encourus. Mais quoi qu’il en soit, celles-ci rivalisent de délais pour devenir blanches en si peu de temps. Ailleurs sur certaines radios ou télé, l’on vous parle de « teint miel », « teint cerise », « teint lumineux », etc ! Qu’est-ce que cela veut dire au juste ? Au royaume de la bêtise en tout cas, on fait tout avaler ! Que penser de ces publicités à la télévision qui mettent en scène des femmes au teint noir délaissées au profit des femmes de teint clair  ? Ressembler aux femmes blanches, pour quel intérêt et quel résultat ?
Au cours d’une discussion, un confrère a utilisé l’argument de la manne publicitaire importante liée aux produits éclaircissants et qui échappe ainsi aux chaînes de télévision, ne demande ni plus, ni moins que ce manque à gagner soit comblé. Un argument qu’on peut toutefois comprendre. Mais pouvons-nous aussi nous permettre d’inciter les populations à fumer, à boire de l’alcool, à jouer à la loterie ou encore les pousser à se dépigmenter la peau ? Il y va en effet de la responsabilité des médias et de leur ingéniosité à trouver des recettes publicitaires dans des domaines non interdits. L’argument de la liberté des personnes à se dépigmenter, ne devrait même pas être accepté car ces partisans de la liberté prennent le chemin des hôpitaux publics financés par l’argent du contribuable, lorsqu’elles tombent malades. L’Etat devrait même aller beaucoup plus loin dans la sensibilisation et les médias s’activer beaucoup plus dans leur rôle d’éducation du citoyen en prenant en partie en charge, la sensibilisation sur les risques sanitaires. Et pourquoi pas aller jusqu’à interdire l’importation de produits éclaircissants. Les députés devraient aussi rentrer dans la danse et prendre en charge certaines propositions de loi dans ce sens. C’est une œuvre de santé publique pour ne pas dire de salubrité publique.
PS : peau noire, masques blancs est un clin d’oeil au titre de l’ouvrage de Franz Fanon publié en 1952 aux Editions du Seuil 

 Contre les violences faites aux femmes, une application lancée au Sénégal

https://www.ferloo.com/L’invention de Diariata N’Diaye, baptisée « App-Elles », permet aux victimes d’agressions sexuelles d’appeler à l’aide rapidement et discrètement.
« Doyna ! », « Doyna ! » Sur la place de la Nation, à Dakar, retentit ce terme qui, en wolof, signifie « stop ». Début juin, des centaines de Sénégalaises réunies au cœur de la capitale scandent cette injonction d’en finir avec les féminicides et les violences faites aux femmes. En mai, le meurtre de Bineta Camara, 23 ans, étranglée dans la maison familiale par un ami de son père après s’être refusée à lui, a été celui de trop. Depuis, les manifestantes exigent la criminalisation du viol et des peines plus lourdes pour les agressions, le harcèlement sexuel et les mariages forcés.
Ce désir de justice renvoie Diariata N’Diaye à sa propre histoire. L’entrepreneuse française d’origine sénégalaise se souvient qu’en vacances au pays alors qu’elle avait 15 ans, on avait tenté de la marier de force. Aujourd’hui, à 34 ans, cette militante vosgienne est de retour au Sénégal pour y lancer son application, App-Elles, conçue en 2015 afin de porter assistance aux victimes de violences et à leurs proches. « L’idée est de centraliser plusieurs fonctionnalités afin de répondre à une situation de détresse, explique-t-elle. On n’a pas toujours la possibilité ou le temps d’appeler la police quand on est agressé. »
Un bracelet relié par Bluetooth
Presser quatre fois la touche de démarrage de son téléphone ou débrancher ses écouteurs suffit à déclencher le système d’urgence. Un bracelet relié par Bluetooth peut aussi servir de déclencheur discret : il suffit d’appuyer quatre secondes dessus pour que l’application enregistre l’ambiance sonore et la géolocalisation du téléphone, puis les envoie à trois contacts de confiance qui pourront suivre le téléphone, parler à la victime, voire joindre les secours. « App-Elles n’est pas pensée pour arrêter les violences mais pour permettre aux victimes d’appeler à l’aide rapidement et discrètement », affirme sa créatrice.
Le logiciel offre aussi une interface informative complète répertoriant les structures d’aide aux victimes les plus proches : soins médicaux, hébergement d’urgence, associations spécialisées, accompagnement psychologique et juridique… « Il est important d’avoir un outil concret d’aide à des victimes bien souvent trop seules, avance Diariata N’Diaye. Notre but est de centraliser et de faciliter leurs démarches. Cela permet aussi de mettre en lumière les nombreuses associations qui travaillent contre les violences. » Quelque 2 500 structures sont aujourd’hui répertoriées par l’application à travers le monde, ainsi que des centres d’appel d’urgence dans huit pays parmi lesquels la France, l’Algérie et, tout récemment, le Sénégal.
« Le défi en Afrique de l’Ouest est qu’il faut un smartphone et une bonne couverture réseau », précise la jeune femme, ce qui est parfois difficile hors des grands axes du pays et cantonne pour l’instant cet outil aux centres urbains. D’autant que les structures d’aide aux victimes possédant les compétences pour une prise en charge sont rares, elles aussi. Depuis son lancement au Sénégal, cet été, l’application n’en recense que trois et toutes se situent dans la capitale.

Pas de collecte des données personnelles

Mais hormis le défi technique, App-Elles, qui parie sur la sensibilisation, arrive en pleine prise de conscience à Dakar. « La population sénégalaise est aujourd’hui en attente d’engagements politiques forts sur la question du droit des femmes et de la lutte contre les violences. Ce n’est pas que la situation des femmes soit plus horrible qu’en Europe, mais il y a aujourd’hui une véritable demande de solutions », estime Diariata N’Diaye, qui espère pouvoir porter la sienne jusqu’aux oreilles du gouvernement. Elle est déjà en discussion avec la ville de Dakar et le ministère de la femme, de la famille et du genre afin d’obtenir leur soutien.
En attendant, App-Elles peut se targuer de belles réussites internationales. Disponible gratuitement sur les plateformes iOS et Android, elle a été téléchargée plus de 10 000 fois en quatre ans et possède 2 500 utilisateurs actifs mensuels. L’application a été couronnée par plusieurs prix, dont celui d’innovation au Consumer Electronics Show de Las Vegas. Intégralement financée par du mécénat – avec notamment le ministère français de la justice et le Fonds pour le civisme en ligne de Facebook –, App-Elles se targue d’être un projet d’intérêt général sans but lucratif et promet « de ne pas collecter les données personnelles de [ses] utilisateurs ».
L’entrepreneuse aimerait que son invention élargisse la lutte contre les violences faites aux femmes en Europe et en Afrique, en commençant par le Sénégal. En décembre 2018, Ndèye Saly Diop Dieng, la ministre de la femme, affirmait que 68 % des Sénégalaises n’osaient pas parler des violences qu’elles subissaient. « J’espère qu’App-Elles les y aidera », conclut Diariata N’Diaye.Lemonde.fr/Afrique

AVIS D’INEXPERT PAR JEAN MEÏSSA DIOP :La publicité doit avoir des limites éthiques

Au même moment où, en France, une image de publicité scandalise les usagers des médias, au Sénégal, le Conseil national de régulation de l’audiovisuel interdit la diffusion, à la télévision et à la radio, de toute publicité de  produits dépigmentants. Cette coïncidence vient révéler qu’il y a un problème et une question d’éthique dans la conception et la diffusion de la publicité. L’audace et la créativité dans la conception de messages publicitaires doivent être encadrées par des règles morales. On ne peut pas tout faire !
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel français (Csa) a, après avoir reçu mille signalements à propos de cette campagne de promotion dénommée ‘’Viva la vulva’’, manqué de courage et de fermeté contre la publicité de serviettes hygiéniques pour femmes en considérant que ‘’la pub Nana où l’on voit du sang rouge et des représentations de vulves stylisées ne posait pas problème’’.  Tout le contraire de son homologue sénégalais qui a tranché dans le vif concernant la publicité sur les produits dépigmentants quoiqu’ayant à bannir d’autres messages publicitaires à la radio et à la télévision sur d’autres produits et services, comme la médecine traditionnelle.
‘’L’éthique est indispensable dans la publicité et doit être portée par tous : les agences, les annonceurs et les distributeurs’’, estime Catherine Lenain, Directrice déontologique de l’Autorité française de régulation professionnelle de la publicité (Arpp). Au Sénégal, il reste encore à créer un organe de régulation et de moralisation de la diffusion des messages publicitaires dans les médias. En Côte d’Ivoire, aucun spot ne peut être diffusé dans les médias sans le visa du Conseil supérieur de la publicité (Csp).  Par exemple, le régulateur ivoirien a eu à interdire une pub d’une margarine montrant un écolier mangeant dans une salle de classe. En France – encore elle – il est interdit de montrer, dans une publicité, un automobiliste téléphonant au volant ou qui n’a pas attaché sa ceinture de sécurité.
Toute cette rigueur d’éthique, parce que ‘’la publicité peut avoir un impact réel sur le comportement et le mode de penser de son public. C’est pourquoi il existe des règles d’éthique à respecter, comme le rappelle le Code de l’Arpp. Des recommandations pas toujours respectées’’.
Au Sénégal, il faut saluer la rigueur de la radio Sud Fm qui  s’interdit, depuis des années déjà, la diffusion de réclames de produits de dépigmentation et des guérisseurs.
La justification que donnent les contrevenants tient aux moyens de vivre qu’apportent ces publicités non-éthiques. Une tentation qui contrevient au cahier des charges signé par tout porteur de projet d’une radio.
Il faudrait, surtout, que les usages des médias aient le courage et le réflexe de saisir la justice sur des messages publicitaires contraires à l’éthique. Le directeur de Sud Fm cite l’exemple d’une citoyenne burkinabé qui porta plainte contre la télévision nationale, pour la diffusion d’un spot sur un produit dépigmentant. La plaignante obtint gain de cause et l’extension à douze autres produits de l’interdiction de la publicité mise en cause.
Mais il faut rester vigilant, car bannie par l’autorité de régulation, la pub du ‘’xeesal’’ peut se déporter sur l’Internet jugé ‘’mauvais élève de la publicité’’.
Malheureusement, les prérogatives du Cnra ne couvrent ni l’Internet ni la communication commerciale et toute publicité dite ‘’hors-média’’. Les produits ‘’xeesalisants’’ peuvent donc s’engouffrer dans cette faille et, ce, sans craindre le veto de telle autorité de régulation de l’audiovisuel ou tel autre gendarme de la publicité. Au Sénégal, la première existe, mais avec des compétences limitées ; la seconde reste à créer.

Reportage de CNN sur la mendicité au Sénégal : Les inquiétudes d’Alioune Tine

http://www.dakarmatin.com/Le documentaire de CNN intitulé « Des milliers de garçons forcés de mendier par des écoles coraniques au Sénégal » a suscité moult interrogations chez le défenseur des droits de l’homme, Alioune Tine. Car, selon lui, « tout a été fait pour mettre la pression sur le Sénégal pour sortir les enfants de la rue ». Surtout, avec les rapports de Human Right Watch, les menaces des Etats-Unis qui avaient suscité une grande réunion dans un hôtel de la place.
« Qu’est-ce qui explique l’impuissance de l’État et de la société sénégalaise? », s’est-il demandé. Toutefois, le droit-de-l’hommiste affirmera : « il ne faut jamais cesser de se battre pour sortir les enfants de la rue, ne jamais cesser de dénoncer. L’État a renoncé à ses obligations régaliennes. Il faut dénoncer la démission de certaines familles également, interpeller les citoyens pour reconnaître qu’on doit marcher aussi pour cette cause »

Inhabituel: qu’est-ce qui arrive à Wade? il ne s’est rendu ni à Touba ni à Tivaouane

https://www.jotaay.net/Vraiment l’âge est en train de faire son œuvre. Même si on veut faire croire aux gens qu’il a encore toute sa tête, il reste que Wade ploie sous le poids de l’âge. Pour la première fois, le pape du Sopi ne s’est rendu ni à Touba ni à Tivaouane pour faire son «ziar». A la place, il a préféré envoyer des délégations. Cela signifie que l’âge de la retraite politique a sonné «mame». N’est-ce pas ?

Histoire générale du Sénégal: Médina Baye ne lâche pas Pr Iba Der Thiam

http://www.dakarmatin.com/Le Professeur Iba Der Thiam continue de subir des attaques après la publication de son livre-polémique sur l’Histoire générale du Sénégal, dans laquelle, il a mal retracé le parcours du guide religieux, El Hadji Ibrahima Niasse dit Baye. «Nous avons remarqué que l’histoire générale du Sénégal qui a été publiée par le professeur Iba Der Thiam n’est pas totalement vraie», peste Serigne Aliou Niasse petit fils de Baye Niasse.
Selon Serigne Aliou Niasse, petit fils de Baye Niasse, «ce qui se dit sur la vie de Baye Niasse (dans l’histoire générale du Sénégal) est loin d’être le cas. Iba Der ne connaît pas Baye Niasse, il n’a jamais écrit sur lui donc c’est normal qu’il se trompe puisqu’il n’a aucune connaissance sur Ibrahima Niasse. Et la plus grave erreur, c’est de donner la rédaction à une personne qui ne sait rien de la famille». «C’est 1890 que Baye Niasse est allé à la Mecque», a-t-il précisé, lors de la cérémonie de commémoration de la naissance du prophète Mohammad

JAMRA applaudit la sortie du Khalife des Tidianes, face à la prolifération des unions contre-nature

http://www.dakarmatin.com/L’ONG islamique JAMRA a applaudi la sortie sans équivoque du Khalife des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, face à la prolifération des unions contre-nature au Sénégal, lors de la cérémonie officielle du Gamou à Tivaouane.
Cette déliquescence extrême de nos bonnes mœurs aura légitimement fait sortir de ses gonds Serigne Babacar Sy Mansour, lors de la cérémonie officielle du Maouloud, de ce samedi 09 novembre, en présence du Ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye.
Occasion que saisit volontiers JAMRA pour réitérer sa sempiternelle revendication : que l’Etat daigne mettre fin à cette étrangeté consistant à se targuer de protéger nos bonnes mœurs, à travers notamment l’article 319 du Code pénal qui bannit les unions contre-nature, tout en délivrant paradoxalement des récépissés de reconnaissance officielle aux associations d’homosexuels et de lesbiennes.
Lesquel(le)s, se sentant peut-être ainsi indirectement protégé(e)s, se croient tout permis au point de verser dans la provocation en organisant par exemple, à l’école Ibrahima Diouf de Kaolack, 11 (onze) mariages homosexuels, de surcroît lors d’une nuit aussi bénie que celle du «Mawlidou Nabi», du 25 décembre 2015. L’extrême indignation des populations locales aurait pu tourner au tragique, n’eût été la prompte interposition des hommes du Commissaire Bocar Ly de Kaolack, a rappelé Jamra.
JAMRA invite tous les Khalifes généraux à se faire l’écho du cri du cœur de Serigne Babacar Sy Mansour afin que, sur une terre aussi bénie que le Sénégal, où reposent de grandes figures de l’Islam, ne prospèrent jamais ces vecteurs de banalisation des déviances sexuelles, rejetées par l’écrasante majorité des croyants de ce pays, musulmans et chrétiens confondus.
Le Créateur n’a fait mention nulle part, dans les textes Sacrés des grandes religions révélées, de «3e genre», de «3e sexe» ou d’un quelconque «sexe intermédiaire». Ni dans la Thora, transmise par Seydina Moussa (Moïse), ni dans la Bible, portée par Seydina Insa (Jésus-Christ), encore moins dans le Coran remis à Mouhamed (psl)

Bilan Gamou Tivaouane : 2086 policiers engagés, 17 accidents dont 2 mortels et 100 Jakarta immobilisés

http://www.dakarmatin.com/A l’occasion du Gamou de Tivaouane et de Médina Baye (Kaolack), édition 2019, le Commissariat urbain de Tivaouane et le Commissariat central de Kaolack, renforcés par les éléments du Groupement mobile d’intervention (Gmi), de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (Ocrtis), de la Direction de la police judiciaire (Dpj) et de la Direction de la surveillance du territoire (Dst), ont mené des opérations de sécurisation, avant, pendant et après le Gamou.
A l’issue de ces opérations, 420 individus ont été interpellés pour diverses infractions (vol, tentative de vol, flagrant délit de vol, détention de faux billets de banque, vérification d’identité, nécessité d’enquête, rébellion, escroquerie, abus de confiance, détention d’objets de provenance douteuse, usurpation de fonction et exercice illégal de la médecine, détention et trafic de chanvre indien).
La police informe également que quelque 50 accidents ont été enregistrés entre Tivaouane et Medina Baye dont 28 matériels, 20 corporels et 2 mortels (exclusivement sur les routes de la cité de Mawdo).
La même source renseigne que 100 motos Jakarta ont été immobilisées à Tivaouane et et 150 autres à Kaolack

Munitions volées dans l’armée: Les aveux des deux convoyeurs

http://www.dakarmatin.com/Les mis en cause dans l’affaire des munitions volées dans l’armée et saisies à Pire par la gendarmerie sont passés aux aveux devant les enquêteurs. L’Observateur rapporte le récit des deux « transporteurs » dans sa parution de ce lundi.
Le 24 octobre dernier, Macky Taal Ndiaye, chauffeur de profession, a quitté Rosso pour déposer des clients à Thiès avant de faire demi-tour pour passer la nuit, chez lui, à Ndoma à Mboro. Le lendemain, il a quitté Ndoma pour rallier Dakar. Dans l’après-midi, il a reçu un appel d’Ahmet Ndiaye (le père de son épouse), qui lui a confié des bagages (de la ferraille) à transporter à Rosso. Arrivé à Rufisque, il ouvre les sacs et tombe sur des munitions. Il panique et appelle son beau-père qui lui assure que les munitions ne sont plus utilisées et qu’elles serviraient à faire de la ferraille.
Dans la même matinée du jeudi 24 octobre, Ahmet Ndiaye dit avoir reçu un appel Whatsapp de son ami Moustapha, un Mauritanien établi à Nouakchott. Ce dernier lui dit qu’il avait des bagages à transporter à Dakar pour être acheminés à Rosso. Il l’a mis en contact avec Macky Taal Ndiaye. Moustapha fera savoir à Ahmet que c’est Bécaye Sankharé, soldat au camp Lemonier, qui est en possession des munitions. C’est ce dernier qui a déposé les armes chez Macky. D’après Ahmet, le soldat était venu récupérer, en tenue, 50 000 Fcfa que lui avait remis, pour lui, Moustapha

DÉCÈS DU JOURNALISTE SALIOU FATMA LÔ

Kaolack, 11 nov (APS) – Le journaliste Saliou Fatma Lô est décédé dimanche soir à l’âge de 65 ans et sera enterré ce lundi à Touba, a appris l’APS d’une source proche de sa famille.
Retraité du quotidien Le Soleil depuis septembre 2014, Lô s’était bâti une réputation d’encadreur dans le milieu de la presse.
A la rédaction centrale du quotidien national où il a longtemps servi et dans les régions notamment à Saint-Louis, son dernier poste, Saliou Fatma Lô s’était tissé un réseau d’amis dans le milieu de la presse comme dans son village de Bount Ndour à Saint-Louis.AMD/OID/ASB

« Faidherbe a tué plus de 3000 personnes dans le WALO et le FOUTA »… » Il a fusillé des maitres coraniques… « 

https://www.ndarinfo.com/ « Au Sénégal, on honore ceux qui ne nous respectent pas, ceux qui ont nous ont bastonné et ceux qui n’ont aucun égard pour nous », a dénoncé le Professeur Cheikh Oumar DIAGNE, lors de la publication de son ouvrage intitulé la « République privée du Sénégal ».
Évoquant le cas de Faidherbe, l’enseignant-chercheur à l’UCAD révèle que le gouverneur colon a « brulé des villages entiers » au Sénégal. « Il a tué plus de 3000 personnes dans le WALO et le FOUTA. Il éprouvait beaucoup de mépris envers l’homme noir »,a-t-il renseigné.« D’ailleurs, ils se vantaient de ses prouesses criminelles auprès de sa famille », a-t-il ajouté.
« Il a fusillé des maitres coraniques, confisqué leurs bœufs et leurs enfants. Ils mettaient les fils des autorités coutumières locales à l’école des otages pour qu’ils soient de vrais vassaux. Les enfants des autres, ils les forçaient à l’esclavage ou les tuaient », relate le professeur.
Compte tenu de ces actes, l’expert financier, Directeur du Centre de Recherche et d’Études en Stratégie, Finance et Administration, ne comprend pas pourquoi un pont et un lycée au Sénégal portent encore le nom de ce colonisateur.NDARINFO.COM

Forum sur la Paix et la Sécurité en Afrique: Edouard Philippe à Dakar les 17 et 18 novembre prochains

http://lesoleil.sn/Le sixième Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique est prévu les 17 et 18 novembre 2019. La délégation française sera conduite par le Premier ministre Edouard Philippe.
Le Premier ministre français Édouard Philippe, accompagné de six membres du gouvernement et plusieurs parlementaires, sera au Sénégal les 17 et 18 novembre prochains. Il doit s’entretenir avec le président de la République, Macky Sall, et prendre part à l’ouverture de la sixième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, a-t-on appris de nos confrères de l’Afp. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, la ministre des Armées, Florence Parly, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, le ministre de la Culture, Franck Riester, le secrétaire d’État chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, et sa collègue auprès du ministre de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, participeront à ce sommet, a précisé la même source.
Le 18 novembre, Édouard Philippe prendra part à l’ouverture du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique qui sera présidée par le chef de l’Etat, Macky Sall. Il doit aller à la rencontre des militaires français, notamment en charge du partenariat de formation avec les militaires sénégalais, dans le but de souligner «l’importance de la coopération entre nos forces armées, en particulier sur la priorité de la lutte contre le terrorisme, et la place du Sénégal dans les forces multilatérales dans la région», a indiqué Matignon.
Le Premier ministre français doit encore échanger avec des «jeunes candidats en cours de recrutement aux postes de conducteurs du futur Ter», «projet emblématique de la relation bilatérale entre la France et le Sénégal», lors d’une séquence consacrée à la formation et la jeunesse. Le forum portera sera axé sur «Paix et sécurité en Afrique : les défis actuels du multilatéralisme».Souleymane Diam SY

Plusieurs accords seront signés

Au cours de son séjour, le chef du gouvernement français, Édouard Philippe, va rencontrer, le 17 novembre, le président de la République, Macky Sall, pour une signature d’accords entre les deux pays, notamment économiques. Cette rencontre sera aussi l’occasion de «faire le point sur les feuilles de route, la coopération économique, culturelle, la formation et le sport- dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar de 2022- ainsi que sur les questions de mobilité et les enjeux migratoires», a expliqué Matignon à nos confrères de l’Afp. En octobre 2017, Édouard Philippe et son homologue sénégalais avaient organisé un séminaire intergouvernemental à l’issue duquel ils avaient publié une «déclaration commune» portant notamment sur des accords liés à la délivrance de visas, la collaboration militaire et des projets de développement.S. Diam SY

Enième forum sur la paix et la sécurité en Afrique, dans un contexte de propagation inquiétante des groupes terroristes : Questions autour de sa pertinence

http://www.dakarmatin.com/Le Premier ministre, Edouard Philippe, sera au Sénégal les 17 et 18 novembre pour le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique. Ce Forum, jadis très couru par les sommités mondiales est en passe d’être un rendez-vous comme les autres agendas, sans avoir un quelconque impact sur la question sécuritaire en Afrique. Il se tient dans un contexte de propagation inquiétante des groupes terroristes.
En effet, selon SourceA, pour cette 7ème Edition, le chef du Gouvernement français devra trouver les mots justes, pour redonner vie aux espoirs quasi éteints des chefs d’Etat du Sahel désemparés, depuis Florence Parly, ministre française de la Défense.
Cette dernière leur a demandé de garder patience, malgré les plus de 3000 morts du terrorisme et ce, au moment où l’opérationnalité de la force conjointe des Etats membres du G5 est sujette à controverse. D’autant que la région étant confrontée à de graves problèmes, allant du changement climatique et de la sécheresse à l’insécurité croissante, à l’extrémisme violent, au trafic illicite de personnes, d’armes et de drogues, les groupes terroristes continuent d’évoluer et de se propager, au-delà des frontières, notamment au Burkina Faso, au Niger, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo

G5 SAHEL: Gadio ne comprend pas la non participation du Sénégal

https://toutinfo.net/« Pourquoi le Sénégal ne fait pas partie du G5 Sahel ? Quel est l’appui que nous apportent les puissances occidentales ? Qu’est-ce que nous devons faire pour régler les problèmes de conflits ? ». Ces interrogations d’une brûlante actualité sont de l’ancien patron de la diplomatie sénégalaise, de 2000 à 2009.
« Il serait difficile d’exclure le Sénégal du Sahel. Et nous avons parlé du Cills du temps de Senghor (comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel) pour dire même que le Sénégal a  ‘’inventé’’ le Sahel. Après réflexion au sein de notre Institut panafricain de stratégie nous avons proposé le G5 + 5 pour ne pas procéder comme le G8 ou le G7 qui varie selon les tensions avec la Russie.Mais ajouter des pays qui ont un apport stratégiquement important comme le Maroc qui fait partie de premières puissances en matière de renseignement de sécurité en Afrique, l’Algérie qui est le seul pays en Afrique à avoir infligé une défaite au terrorisme après dix années de guerre civile, et enfin le Nigeria et le Cameroun quand on sait que ces deux pays font partie intégrante du Sahel et que le Nigeria est la première puissance économique en Afrique.», a souligné M. Gadio , répondant aux questions de M. Thierno Talla Directeur général du Groupe Toutinfo Médias(TIM).

Le financement du G5+5 se fera par la contribution de nos…

« Il est difficile de comprendre que les Africains demandent aux autres de financer leur sécurité, de leur donner les moyens de se battre. Comment le Mali peut se réveiller aujourd’hui et construire son pays  et que chaque jour les djihadistes sont à l’offensive ? Donc au total le G5+5 nous donnerait un système assez souple avec un fonctionnement ou tout est basé sur le G5 originel. Le financement se fera par la contribution de nos Etats, de l’Union Africaine mais aussi le Conseil de sécurité où on met tous les cotisations de tous les pays du monde or rien ne justifie que le Conseil de sécurité refuse de financer le G5 Sahel. Et pour finir il faut que la Libye qui est une puissance pétrolière soit ‘’rapatriiée’’ en Afrique comme un pays africain c’est-à-dire trouver des solutions par rapport à la crise libyenne complètement divisée, avec la présence d’un côté  la Turquie, le Qatar et l’Iran et de l’autre l’Egypte, l’Arabie Saoudite et les Emirats. Deux blocs qui sont riches et puissants. » , a fait remarquer M. Gadio.
La conférence a été organisée sous le haut patronage du Président de la République Macky Sall
C’était sous la présidence effective de Aminata Touré, présidente du CESE.
Un vibrant hommage a été rendu à Henri Djombo, ministre d’Etat et Président de l’Union des écrivains et artistes congolais. La Gambie était le pays, invité d’honneur.( Badou NGUER )

QUERELLES POLITIQUES: LE PORTE-PAROLE DES TIDIANES INVITE MACKY SALL AU DEPASSEMENT

http://www.sudonline.sn/Dans sa prise de parole, lors de la cérémonie officielle du Maouloud, le porte-parole de la famille d’El Hadji Malick Sy,  a demandé au président de la République, Macky Sall, de ne pas répondre aux attaques
Un dirigeant doit avoir un esprit de dépassement, conseille Pape Malicky Sy. Avant d’ajouter qu’il doit accorder le pardon à tous ceux qui s’attaqueraient à sa personne. «On l’engage à laisser passer beaucoup de choses.  Une autorité ne doit pas s’attarder sur certains détails».
Et Pape Malicky Sy de raconte,  en ce sens, une anecdote du président Léopold Sedar Senghor qui a été clément après avoir fait l’objet d’attaques verbales.  Selon lui, les liens de parenté sont étroits au point qu’un Sénégalais devrait  éviter de s’attaquer à son prochain. Il a aussi appelé les Sénégalais à plus de confiance envers le créateur et le respect mutuel. La médisance doit être aussi bannie, conseille-t-il.

Docteur Cheikh Diallo: «Macky Sall N’a Pas Encore Délibéré Sur Le 3ème Mandat»

https://www.xibaaru.sn/Le président Macky Sall n’est pas encore fixé sur la question du troisième mandat. Il hésite encore à franchir le pas ou à se conformer à ce qu’il a toujours dit et au référendum de 2016, qui fixe le nombre de mandats à 2. C’est la conviction du Docteur Cheikh Diallo, invité, ce dimanche à l’émission Grand Jury de la RFM.
« Le président Macky Sall n’a pas encore délibéré sur la question du 3ème mandat. C’est vrai qu’il s’est déjà prononcé sur la question de manière assez ferme. Mais le point de vue du président n’a pas une valeur constitutionnelle », a dit Cheikh Diallo.
Et de poursuivre, « aujourd’hui, les règles du jeu ont changé. Mais il faut tenir compte que l’opinion publique est une force politique qui n’est pas inscrite dans la constitution. Mais en définitive, il faudra tenir compte de cette opinion publique ».
Et l’ancien chef du service politique du Soleil de mettre en garde : « on a augmenté le nombre de ministres et de députés, on n’a rien dit. On a augmenté les prix des denrées, de l’eau, de l’électricité, des impôts, on n’a rien dit. On a augmenté le mandat des élus locaux, on n’a rien dit, mais peut-être que quand le président tentera d’avoir un troisième mandat, il n’y aura plus personne pour le soutenir ».

Présidentielle 2024–Cheikh Diallo vend à Macky Sall une alternance à la «Medvedev»

iGFM – (Dakar) Invité du Grand Jury de la Rfm ce dimanche, le politologue, le Dr Cheikh Diallo, semble vendre à Macky Sall la carte de son ancien ministre Mouhamed Boun Abdallah Dionne pour sa succession. «Pourquoi pas Mohamed Abdallah Dionne. Je suis admiratif. J’ai rarement vu dans le champ politique une telle posture. Il est inégalable dans l’art de se gommer, de se diluer pour apparaître. Il me rappelle Dimitri Medvedev qui a chauffé le banc (Ndlr : le fauteuil présidentiel) de 2008 à 2012 pour Poutine. Qui a été son Président, ensuite son premier ministre maintenant Président de l’Assemblée nationale. Pourquoi pas. Les jeux sont ouverts», indiqué Cheikh Diallo.

« Nomination » du Maire de Dakar: Seydi Gassama recadre Cheikh Diallo

http://www.dakarmatin.com/Le Directeur exécutif de la Section sénégalaise d’Amnesty international, Seydi Gassama est très remonté contre le journaliste Cheikh Diallo. En effet, invité du Grand jury de Rfm, l’analyste politique et Docteur en Sciences politiques a soutenu que le maire de la Ville de Dakar ne doit pas être élu mais nommé par décret présidentiel.
« Il faut une gestion municipale sous tutelle de l’État en osmose avec le gouvernement au profit des Dakarois pour éviter les conflits d’intérêts », a laissé entendre Cheikh Diallo. Sur twitter, le droit-de-l’hommiste lui a lancé : « C’est quoi cette proposition saugrenue de faire nommer le maire de Dakar par décret présidentiel ? Nous ne voulons pas de recul démocratique. Le pouvoir central doit respecter la volonté des citoyens et ne pas les punir parce qu’ils ont élu un maire qui n’est pas du camp du président de la République »

Report des Locales: Pastef accuse Aly Ngouille Ndiaye de «violer le consensus de…»

http://www.dakarmatin.com/Le parti Pastef d’Ousmane Sonko n’a pas apprécié le nouveau report annoncé des élections municipales et départementales au plus tard au mois de mars 2021.
Le chargé des élections du parti, Aldiouma Sow, qui accuse le pouvoir d’avoir «violé le consensus de la classe politique», a exprimé son désaccord accord avec la «démarche unilatérale» qui, selon lui, est en rupture avec l’esprit de dialogue qui prévaut actuellement sur le processus électoral.
«Cette façon de faire à laquelle le gouvernement nous a habitués, nous la croyions révolue. Au lendemain de l’élection présidentielle, le ministre de l’Intérieur avait appelé la classe politique pour qu’ensemble, on réfléchisse sur les voies et moyens pour avoir un processus électoral indemne de tout reproche», regrette Aldiouma Sow.
Pour lui, cette commission avait démarré ses travaux et il y avait eu des consensus sur un certain nombre de points, parmi lesquels l’audit du fichier électoral, l’évaluation du fichier électoral

Macky Sall: «Ceux qui sont prétentieux, hautains, … ne pourront pas rester longtemps avec moi»

https://www.ferloo.com/ « Je travaille avec ceux qui pensent au Sénégal avant de penser avant à eux-mêmes…La première règle à s’appliquer quand on veut travailler avec moi, c’est l’humilité. Ceux qui sont prétentieux, hautains, qui regardent les autres avec une certaine condescendance ne pourront pas rester longtemps avec moi. On ne peut pas travailler pour le Sénégalais en se croyant supérieur, directement, issu de la cuisse de Jupiter.
C’est inadmissible de voir les gens manquer d’humilité, alors qu’ils prétendent servir les Sénégalais. Ceux qui ne peuvent pas se soumettre à cette règle minimale d’ouverture et d’humilité , savoir qu’ils sont des Sénégalais comme les autres, apprendre à travailler avec les autres , en toute simplicité sans avoir des prétentions impossible à satisfaire, sans avoir des prétentions à satisfaire, ceux-là, s’ils ne sont pas contents parce qu’on ne leur donne pas tout ce qu’ils réclament, peuvent s’en aller ».

Voici Le Candidat De Macky Pour La Mairie De Dakar… Et Il N’est Pas De L’APR

https://www.xibaaru.sn/Moustapha Cissé Lô a déclaré son ambition de conquérir la mairie de la ville de Dakar envers et contre les décisions de son parti l’APR. Amadou Ba, le vainqueur des Législatives à Dakar, attend les directives de son parti pour aller à l’assaut de la mairie de la ville…Mais contre toute attente, le président de la République Macky Sall vient de renforcer un de ses alliés qui vise le siège de Soham Wardini, actuel maire de Dakar…

Bataille pour la conquête de la ville de Dakar : Macky Sall arme Alioune Ndoye

Certainement, c’est sans qu’il ne s’en rende compte, mais le Président de la République Macky Sall renforce les moyens du maire de Plateau, Alioune Ndoye qu’il vient de nommer, ministre des Pêches et de l’Economie maritime. De quoi faire grincer des dents dans les rangs de son parti, l’Alliance pour la République (APR) à Dakar. Déjà maire du Plateau, le tout nouveau ministre garde également un œil sur l’Hôtel de ville de Dakar. Il pourrait être un candidat pour la ville de Dakar aux prochaines élections municipales et départementales, compte tenu de sa base au Plateau.
Avec les moyens qu’il disposera, Alioune Ndoye pourrait être imbattable si l’idée lui traversait de se présenter dans la course pour la conquête de la mairie de la capitale. Et c’est le Président de la République qui lui donne les moyens d’atteindre son ambition pour être le prochain maire de Dakar. Et dans le cadre de la conquête pour la mairie de la ville de Dakar, Alioune Ndoye pourrait compter sur le soutien de son camarade de parti, lui aussi édile de Grand-Dakar, Jean-Baptiste Diouf. Il ne serait donc pas étonnant de voir la mairie de la ville de Dakar revenir entre les mains du Parti socialiste (PS). Une telle perspective ne va pas plaire du côté de l’APR dans la capitale. Beaucoup de ténors de ce parti ne cachent pas qu’ils veulent postuler aux prochaines locales pour la mairie de la ville de Dakar. Pourront-ils peser face à Alioune Ndoye, d’autant que c’est en rangs dispersés qu’il risque d’aller à Dakar, à l’occasion de ces élections ? A moins que le Président de la République puisse convaincre tous ses partisans de Dakar, qu’ils soient de son parti et des autres formations alliées, à aller unis à ces élections en se montrant d’accord et à soutenir le candidat qu’il désignera.La rédaction de Xibaaru

Pourquoi Khalifa Sall Sera Président Du Sénégal En 2024…

https://www.xibaaru.sn/Présidentielle de 2024:Les atouts de Khalifa Ababacar Sall,Constitutionnellement, il ne devrait avoir d’obstacles à une candidature de l’ancien maire de la Ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall à la prochaine élection présidentielle qui se déroulera en 2024. Condamné dans le cadre de l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar, Khalifa Sall a été élargi de prison, à la suite d’une grâce du Président de la République, Macky Sall.
Beaucoup de juristes interrogés sur la question, soutiennent que Khalifa Sall ne sera frappé d’inéligibilité en 2024.
Le juriste Seybani Sougou livre ses arguments : « La condamnation de Khalifa Sall n’est ni un obstacle, ni un empêchement pour sa candidature à la présidentielle de 2024. Khalifa Sall n’a besoin d’aucune loi d’amnistie, puisque l’article L.31 du code électoral est inconstitutionnel ».
Khalifa Ababacar Sall pourra donc être sur la ligne de départ en 2024. Sa candidature à l’élection présidentielle en 2024 pourrait être un cauchemar pour tous ses autres concurrents. Surtout, le Président Macky Sall, s’il lui venait à l’idée de chercher un troisième mandat.
Khalifa Ababacar Sall dispose de tous les arguments pour pouvoir être le prochain Président de la République du Sénégal. Fin politicien, Khalifa Sall est un homme expérimenté. Et face à lui, Macky Sall, s’il tente le coup en se présentant en 2024, pourra faire l’amère expérience de la lourde défaite subie par l’ancien Président de la République, Me Abdoulaye Wade en 2012 face à lui.
Khalifa Sall, Président de la République en 2024 ? Pour sûr, ce n’est pas saugrenu. Il faut compter sur le fait qu’en 2024, beaucoup de partis de l’opposition vont soutenir sa candidature, car devant figurer comme étant l’une des plus crédibles.La

Dialogue politique: Fâchés,les acteurs fixent un ultimatum à Ibrahima Famara Sagna

https://www.seneweb.com/Malgré quelques « consensus importants », les travaux de la commission politique du dialogue national lancés, le 9 juillet dernier, butent sur des questions centrales telles que la caution, le parrainage, le bulletin unique, entre autres. Ce qui suscite la colère de certains « dialogueurs ».
Que s’est-il passé ? Les acteurs du dialogue politique, en s’accordant sur le report des locales, avaient bien précisé que l’objectif était de se donner le temps nécessaire pour évaluer le processus électoral et auditer le fichier dans le seul but, selon eux, de doter le Sénégal d’un code électoral consensuel à l’image de celui de 1992.
Une démarche qui, d’après des acteurs, a permis à la commission politique d’aboutir, le 8 août 2019, à un consensus fort sur la nécessité et les modalités de l’évaluation du processus électoral et l’audit du fichier et d’adresser le même jour une lettre au président Famara Ibrahima Sagna lui notifiant l’accord obtenu et le souhait de le voir saisir qui de droit pour sa mise en œuvre.
« Le 3 octobre 2019, soit près deux mois après cette correspondance, ayant constaté l’absence de réponse, la commission a fait une lettre de rappel pour être édifiée sur la suite réservée aux dossiers mentionnés plus haut », a déploré, de son côté, Déthié Faye, coordonnateur du pôle des non-alignés.
La saisine du président du dialogue national, envoyée le 21 octobre 2019, ne recevra qu’une réponse orale le 31 du même mois signifiant que le président Famara Ibrahima Sagna, n’étant pas encore installé, ne pouvait prendre d’initiatives.
« Cette réponse a surpris plus d’un, parce que la logique et la cohérence voudraient que, quand on attend d’être installé pour pouvoir prendre des initiatives, on s’abstient de recevoir des courriers qui demandent une diligence ».
Devant cette situation jugée « regrettable » pour leur avoir fait perdre « beaucoup de temps », l’on nous apprend que la commission politique a donné mandat d’une semaine à la commission cellulaire pour prendre contact avec les autorités afin d’être édifiée, et prendre les mesures que la situation commande.
« La question principale à laquelle le gouvernement doit impérativement répondre, à la séance du 12 novembre 2019, pour la poursuite des travaux, est celle de savoir si les mesures sont prises pour le démarrage effectif de l’évaluation du processus électoral et l’audit du fichier », ajoute une source qui pense qu’il revient à la commission politique de mettre en place un comité technique composé des représentants des entités présentes au dialogue pour la définition des termes de référence devant permettre d’engager la procédure de sélection des experts indépendants.
Car, rappelle-t-on, « pour plus d’efficacité et de célérité, en vue de pouvoir déposer ses conclusions dans un délai raisonnable, la commission politique ne peut plus faire l’économie de revoir le format de travail adopté et qui a montré ses limites ».

La lettre de l’ambassadeur qui ravive la polémique

http://www.dakarmatin.com/L’As-La polémique autour de l’acquisition d’immeubles devant abriter l’ambassade et le Consulat du Sénégal en Italie est loin de connaitre son épilogue. «L’As» remet une couche et brandit une lettre adressée par l’ambassadeur Saliou Diouf aux autorités étatiques, dans laquelle, il demande l’autorisation. Visiblement, il n’était pas au courant la procédure déjà enclenchée par le Consul général de Milan
Le quotidien «Source A» avait révélé le scandale autour de l’acquisition d’un immeuble par le Consul de Milan dans des conditions assez particulières où Mme Touré a engagé le Sénégal dans une location-vente, avec remise des payements des arriérés portant sur plusieurs millions d’euro. Les négociations, le contrat et les procédures d’achat menés par Rokhaya Ba Touré ont abouti à la signature de l’accord de financement immobilier d’un montant d’un million trois cent mille (1 300 000) euros.
Ainsi acquis, l’immeuble deviendrait de facto une propriété de l’Etat à l’étranger. Pour justifier cette forfaiture, la dame avait brandi une lettre de Birima Mangara datant de septembre 2018 qu’elle a interprétée à sa guise. Or, cette lettre de M. Mangara est une réponse à celle que lui avait adressée Me Sidiki Kaba, alors chef de la diplomatie sénégalaise.
Dans sa missive, le ministre du Budget d’alors rappelle à son collègue des Affaires Etrangères les principes et conditions devant conduire à une telle opération. «Comme suite à votre lettre par laquelle vous formulez une demande d’autorisation d’acquérir deux (2) immeubles destinés à abriter respectivement le siège de la chancellerie à Rome et un consulat général, j’autorise vos services compétents, chacun en ce qui le concerne, à engager les procédures subséquentes, en rapport avec ceux centraux, ceux du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur», écrit-il. Mieux, Birima Mangara insiste auprès de Me Sidiki Kaba, lui demandant «de bien vouloir veiller sur les conditions substantielles de l’acquisition autour de deux grands accords. Le financement bancaire et le payement de la facilité sous la modalité que chaque échéance corresponde au loyer mensuel tiré des crédits budgétaires alloués par la loi des finances».
C’est donc tout logiquement que l’Agent comptable a refusé de payer l’immeuble acheté par le Consul général qui n’a pas respecté les directives de l’ancien ministre du Budget. Que s’est-il passé ? Y a t-il deal ou le Consul a-t-il agi sans l’aval de l’ambassadeur Saliou Diouf et des services centraux du ministères des Affaires étrangères ? Si «L’As» pose la question, c’est qu’il a parcouru une lettre datant du mois de Mai dernier dans laquelle l’ambassadeur Mamadou Saliou Diouf faisait part d’un projet d’achat d’un immeuble pour abriter le consulat à Milan et l’ambassade à Rome. Et cela, peu avant son départ à la retraite et son remplacement par l’ancien ministre Papa Abdoulaye Seck.
Dans cette correspondance, le chef de la mission diplomatique parlait d’un accord obtenu avec la banque Itsa pour la chancellerie à Sao Paolo pour un coût de 6 millions d’euros. Pour le cas du Consulat, il avait misé sur un immeuble d’un coût de trois millions d’euros. Le propriétaire identifié est un certain Monsieur Tronca qui a donné son accord de principe pour le céder au Sénégal. Seulement, Diouf ne savait, sans doute, pas que le patrimoine foncier à l’étranger n’était pas géré par l’Agence du patrimoine bâti de l’Etat, mais plutôt par une commission de contrôle et de suivi du Patrimoine immobilier de l’Etat à l’étranger dirigée par un Inspecteur général d’Etat, nommé par décret présidentiel. Elle est placée sous la tutelle du Secrétaire général de la Présidence de la République et composée d’un Ige, du Directeur de l’administration générale et de l’équipement (Dage) du ministère des Affaires étrangères, de l’architecte du Palais, du Directeur des Domaines, du Directeur du Cadastre et du conseiller du ministre de l’Economie et des finances chargé des questions domaniales.
A peine Saliou Diouf est-il parti à la retraite et remplacé par Abdoulaye Seck, le Consul général de Milan a passé l’accord dans des conditions encore non élucidées. L’audit demandé par le chef de l’Etat devrait clarifier cette affaire qui exhale un parfum de scandale

Serigne Abdou Lahat MBACKE: «En 2024, Les Sénégalais Vont Une Nouvelle Fois Faire Confiance À Macky SALL»

http://www.walf-groupe.com/Le président du mouvement « And Falaat Macky » est convaincu que Macky SALL sera candidat en 2024. Le chef religieux et homme politique se dit même convaincu que le leader de l’APR va être réélu à la prochaine présidentielle. « Les Sénégalais ne sont pas dupes. Ils savent très bien que le président Macky SALL est l’homme de la situation. En 2024, les Sénégalais vont une nouvelle fois lui faire confiance, au vu de ce qu’il est en train de réaliser dans le pays. Il ya également le fait que les Sénégalais ne vont pas confier la gestion de leur pétrole et de leur gaz  à des aventuriers. Ce sont les sénégalais qui vont lui proposer un troisième mandat à la tête du pays », déclare-t-il dans les colonnes de « Vox Populi ».
Poursuivant, Serigne Abdou Lahat MBACKE fait un clin d’œil à Macky SALL qui doit, selon lui, reconnaitre le travail qu’il abat. « C’est avec mes propres moyens que je mène des actions en faveur du président de la république. J’ai beaucoup investi dans l’Alliance pour la République(APR) pour qu’il soit réélu. Je pense qu’il est temps qu’il prenne ses responsabilités. Il faut qu’il reconnaisse notre travail. Il est temps qu’il accorde plus de considérations à tous ceux qui le défendent partout et qui mettent leurs moyens dans le parti. Ces gens ne travaillent pas pour le président de la République mais pour leur propre compte. Ils doivent changer d’habitude sinon, ils risquent de lui porter préjudice », ajoute-t-il avant d’annoncer, dans la foulée, sa candidature à la mairie de Ndoulo.

 Aïda Ndiongue : « Qu’attend la Crei pour me remettre mon argent et mes bijoux ? »

https://www.jotaay.net/L’ancienne sénatrice, Aida Ndiongue, alors détenue dans une affaire d’enrichissement illicite, était l’invitée de l’émission Sén Jotaay sur Sen TV. Dans son entretien avec Ahmed Aïdara, elle informe n’avoir reçu ni ses bijoux ni son argent après le non-lieu dont elle avait bénéficié.
« J’étais hospitalisé quand la Cour de Répression de l’enrichissement illicite (Crei) a prononcé le non-lieu. Malheureusement je n’ai rien reçu après cette décision. Jusqu’a présent je n’ai reçu ni mes bijoux ni mon argent », a de prime abord annoncé Aïda Ndiongue.Elle précise : « Ceux à qui Macky avait demandé de me restituer mes biens, n’ont pas exécuté les décisions du président de la République. La Cour d’appel avait demandé la même chose. Mais malheureusement, c’est la Cour suprême qui s’est opposée à cela ».
Toutefois, l’ancienne sénatrice garde toujours l’espoir de  retrouver un jour ses biens: « Je reste toujours à l’écoute de la justice ; peut-être un jour ils me rendront ce qui m’appartient. Ou bien j’irai acheter une montre le jour où on vendra mes bijoux aux enchères ».

Aïda Ndiongue: «J’ai Été Victime D’un Complot,Et Je Les Connais»

https://www.xibaaru.sn/Dans l’émission « Sen Jotaay » de la SEN TV animée par le talentueux Ahmed Aïdara, l’ancienne sénatrice et membre du PDS de Wade, Aïda Ndiongue a fait une révélation de taille sur le complot dont elle a été victime avant d’aller en prison et de voir ses biens gelés : « Mon emprisonnement, mes biens sous séquestre, tout cela est un complot ourdi pas personnes que je connais bien et qui sont dans l’entourage de Macky. Ils sont ciblés des gens par jalousie et ont menti au président. C’est par pure et simple jalousie. Quand ils m’ont vu soutenir des libéraux convoqués à la justice, ils m’ont ciblée et ont dit que  mes biens appartenaient à Wade. Après des recherches, la justice a conclu que mes biens dataient d’avant l’arrivée de Wade au pouvoir. Parmi ces comploteurs, il y a un homme et quand je le vois aujourd’hui j’ai pitié de lui »

Aïda Ndiongue Révèle: «C’est Macky Qui M’a Emmenée Chez Wade»

https://www.xibaaru.sn/Invitée de l’émission « Sen Jotay » animée par le célèbre animateur Ahmed Aïdara sur la Sen Tv, Aïda Ndiongue, l’ancienne sénatrice et membre éminente du Parti Socialiste des années 90, a révélé avoir été emmené chez Wade et dans le PDS par l’actuel président Macky Sall ; « J’étais membre sdu parti socialiste quand Macky Sall m’a emmenée voir le président Abdoulaye Wade qui est d’une générosité légendaire »

MANIPULATIONS, MENSONGES OU ERREURS…Par Vieux Aidara

Beaucoup de médias et de journalistes sénégalais ont pris comme option de verser dans le mensonge et la manipulation de l’opinion publique sénégalaise et internationale depuis le début de ce dossier au lieu de pleinement jouer leur rôle de vigie de la démocratie et respect des droits.
La dernière manipulation et mensonge est l’affirmation selon laquelle l’État du Sénégal aurait jusqu’au 8 novembre 2021 pour appliquer les recommandations du Comité des Droits de l’Homme de l’ONU alors que nenni.
Je refuse de croire que la majorité des journalistes sénégalais soient nuls donc à mon avis certains sont victimes de cette nouvelle tendance à copier-coller des informations sans en vérifier la source et la véracité, tandis que d’autres sont dans la corruption, le mensonge et la manipulation perpétuelle.
Comme vous pourrez le lire par vous même dans le rapport final que voici
https://tbinternet.ohchr.org/Treaties/CCPR/Shared%20
Documents/SEN/CCPR_C_SEN_CO_5_38629_F.pdf, ce délai du 8 novembre 2021 ne concerne que les paragraphes (27 – 33 et 41) du rapport qui dit clairement que:
“Conformément au paragraphe1 de l’article75 du règlement intérieur du Comité, l’État partie est invité à faire parvenir, le 8 novembre 2021 au plus tard, des renseignements sur la suite qu’il aura donnée aux recommandations formulées aux paragraphes para 27 (décès en détention), para. 33 (réfugiés et demandeurs d’asile) et 41 (exploitation et maltraitance des enfants)”.
Donc au contraire de ce qui est prétendu par les médias sénégalais l’État du Sénégal n’a plus aucun délai et doit s’exécuter immédiatement car il reconnaît la primauté des droits et conventions internationales sur son droit interne.
Voici ce qui est clairement dit par le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU:
Applicabilité du Pacte dans l’ordre juridique interne et suites données aux constatations du Comité
4. Le Comité prend note de l’article 98 de la Constitution du Sénégal, qui consacre la primauté des traités internationaux sur la législation interne et de l’attachement affiché par l’Etat partie à ce principe. Il regrette toutefois l’absence d’exemples concrets d’application du Pacte par des juridictions internes et les messages contradictoires envoyés par l’Etat partie notamment s’agissant des constatations du Comité dans des affaires individuelles. Le Comité se réfère en particulier aux réactions de l’Etat partie suite aux constatations du Comité du 23 octobre 2018 dans la communication No. 2783/2016 relative à l’affaire Karim Meïssa Wade, dans laquelle le Comité a conclu à la violation par l’Etat partie de l’article 14 paragraphe 5 du Pacte. Le Comité est préoccupé par le fait que la décision du Conseil constitutionnel intervenue le 20 janvier 2019, n’ait pas tenu compte des constatations et a invalidé la candidature de celui-ci au motif qu’il avait été condamné (art. 2).
5. L’État partie devrait : a) garantir, en pratique, la primauté du Pacte sur le droit national, ainsi qu’un recours utile aux justiciables en cas de violation du Pacte; b) sensibiliser les juges, les avocats et les procureurs aux dispositions du Pacte, de sorte que celles-ci soient invoquées devant les tribunaux nationaux et prises en compte par leurs décisions ; c) veiller à la bonne exécution des constatations adoptées par le Comité.
Monsieur le Président Macky Sall, vous êtes le gardien des institutions et garant de la respectabilité de la signature de l’État du Sénégal, ne vous laissez pas abuser plus longtemps encore par tous ces revanchards.
Tous les sénégalais épris de justice doivent donc se lever et dire stop au louvoiement de l’Etat du Sénégal dans ce dossier, certains ont joué avec les institutions, ils ont perdu qu’ils nous rendent notre liberté, nos biens et nos droits car 7 ans d’attente ça suffit.
Toute autre attitude ne serait que comportement d’un État voyou et j’ai personnellement décidé de ne plus me laisser faire. « Ku Beugueu dé Wekhou » .

Kédougou: 1440 kilos de chanvre indien saisis à Moussala

http://www.dakarmatin.com/Les éléments de la Brigade commerciale des Douanes de Moussala, Subdivision de Kédougou, Région douanière du Sud-Est, n’ont pas chômé. Ils ont fait une grosse saisie portant sur 1440 Kg de chanvre indien, dans la nuit du vendredi 08  au Samedi 09 novembre 2019. La drogue est saisie sur un camion semi-remorque immatriculé au Sénégal en provenance du Mali. Selon l’Administration douanière, cette saisie bat le record de toutes les saisies effectuées depuis le début de 2019 par la Douane. Elle est l’une des plus importantes enregistrées dans cette partie du pays depuis plusieurs années.
C’est au cours d’un contrôle de routine au barrage douanier de Moussala, que le chef de Brigade, le Lieutenant Sidate Ka et son équipe, ont découvert une cachette aménagée au niveau du plancher dudit camion. Il s’agit d’un camion qui à l’aller, transportait du ciment pour le livrer en territoire malien. C’est au retour que les trafiquants ont chargé 72 sacs de 20 Kg de chanvre indien dans la cachette aménagée soit 1440 Kg pour une valeur estimée de 173 millions F Cfa

Plus de 30 millions Fcfa en fraude à Kolda

http://www.dakarmatin.com/Restons dans le sud du pays pour parler des agents des Douanes en service au poste de Salikénié. Faisant partie de la Subdivision de Kolda (région douanière du Sud), ils ont stoppé et saisi deux camions en provenance de la Guinée Bissau le samedi 09 novembre 2019.
Il s’agit des caches (cabines, coffres, dessous de siège) remplies de produits alimentaires, de bouteilles de vin, de cartons de bière et de téléphones portables. La valeur totale de la marchandise et des moyens de transport est estimée à 30 millions Fcfa, note-t-on dans le communiqué des services de la Douane sénégalais

Faudrait-il voter tous les jours? Par Madiambal Diagne

Le Sénégal est un pays où les arsenaux de l’Armée nationale sont violés et des quantités de munitions, qui pourraient alimenter toute une guerre civile, sont dérobées et dont une partie a pu être retrouvée fortuitement, à la faveur de banals contrôles de la circulation routière, sans que cela n’émeuve pas grand monde !
Le Sénégal est un pays où la Marine nationale peut mettre la main sur une cargaison de drogue dure et que la moitié de la drogue saisie disparaisse, comme par enchantement, sans que cela ne dérange ou ne semble préoccuper personne ! Deux faits majeurs de l’actualité qui devraient mériter que des voix s’élèvent pour exiger que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient situées et bien situées. Il y va en effet de notre sécurité nationale qui, encore une fois, doit primer sur tout autre chose.Le Sénégal est un pays qui vient de vivre une rentrée dans les écoles et universités, avec moult difficultés pour les élèves, les étudiants et leurs parents, sans que cela ne suscite le moindre débat au sein de la classe politique !
C’est comme qui dirait que le devenir du pays ne constituerait pas une préoccupation de premier ordre. Le Sénégal est un pays qui vient de terminer une campagne agricole, sans que personne ne pose la question sur les modalités d’assurer le financement de l’achat des récoltes et le sort des producteurs !
La réussite ou l’échec de cette campagne ne constitue point un sujet de préoccupation ; nul ne cherche à savoir si les objectifs de production fixés ont été réalisés ou pas. Le Sénégal est un pays dont le gouvernement est en train de faire examiner le budget de l’État pour l’exercice prochain, sans pour autant que cela ne fasse un débat sur les choix budgétaires et leurs implications et conséquences !
Le Sénégal est un pays en péril dans ses frontières, avec une situation de terrorisme latent chez ses voisins du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger et Nigeria) sans que la classe politique ne s’en soucie !
Le Sénégal est un pays dont la sécurité intérieure et la stabilité économique et sociale sont menacées par d’éventuels graves troubles politiques en Guinée-Bissau et en Guinée Conakry, sans qu’aucun homme politique ne daigne s’en soucier !
Personne ne se demande comment le Sénégal devrait-il s’organiser pour jouer un rôle dans la pacification de ces crises chez nos voisins ou (scénario du pire) comment faire pour recevoir des hordes de plus de deux millions de réfugiés au cas où la situation dégénérerait chez le président Alpha Condé par exemple. Quelles dispositions l’État du Sénégal a-t-il déjà prévues pour faire face à une telle fatalité qui s’annonce ?Dans ce pays, on discute et on ne discute que de la date des prochaines élections. A peine le pays est-il sorti de l’élection présidentielle de février 2019, qu’on se projette sur celle prochaine de 2024, pour discuter de qui sera candidat et qui ne le sera pas et dans quelles conditions cette élection sera-t-elle organisée. On voudrait installer ainsi le pays dans une campagne électorale permanente.
Rien n’intéresse la classe politique que le calendrier électoral. Cela est tellement vrai que certains hommes politiques, entre deux échéances électorales, désertent le débat public ou quittent même le pays, jusqu’à une nouvelle campagne électorale.  Qui sont nos hommes politiques ? James Freeman Clarke répondait qu' »un politicien pense à la prochaine élection. L’homme d’État, à la prochaine génération ».
À mer agitée, écarte ta pirogue !Le débat public au Sénégal ne cesse donc de tourner autour de la question électorale. C’est une lapalissade que de dire qu’il y a bien des choses dans la vie d’un pays en dehors des joutes électorales. L’éducation, la santé, la sécurité, les préoccupations sociales et les perspectives pour les jeunes générations sont des enjeux qui doivent être adressés lucidement et de façon dépassionnée.
Rares sont les fois où les responsables politiques, de la majorité comme de l’opposition, ont adressé les nombreux drames sociaux à moins d’un émoi populaire.
Les indignations sur des questions économiques comme le sort des entreprises, les difficultés du secteur industriel, les problématiques de l’emploi et de l’employabilité se comptent du bout des doigts. Des déclarations incendiaires sont faites sur des questions choisies pour leur capacité à créer la controverse, histoire de faire un tabac dans les médias ou de ne chercher qu’à nuire. On constate que depuis plus de quatre bonnes années, le débat public est très centré sur un supposé scandale dans l’attribution de licences d’exploration d’hydrocarbures.
À entendre certains hommes politiques, c’est comme si le Sénégal avait déjà produit du pétrole ou du gaz, déjà vendu, et dont le fruit a été détourné par des élites au pouvoir. C’est également la même chose dans le débat sur un prétendu détournement de la somme de 94 milliards suite à une transaction sur un terrain litigieux, depuis plus de trente ans. On finit par croire que le fameux terrain a été vendu et que l’État a sorti des deniers pour conclure la transaction et que ces sommes sont tombées dans de poches profondes d’hommes politiques au pouvoir.
Or, de tout cela, il n’en est rien. Des hommes politiques ont voulu prendre leurs accusations comme des vérités sans aucune preuve et imposer aux autres citoyens d’accepter cela. Convoqués par les enquêteurs, ces hommes politiques, notamment Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko, Mamadou Lamine Diallo ne peuvent dire plus qu’ils ne nourrissent que des soupçons. Dans quelle situation serait-on si les soupçons de chacun sur son voisin devraient pouvoir faire l’objet de procédures judiciaires ?
La mauvaise foi est telle que tous les coups sont permis. « On ne ment jamais tant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. » Les personnalités de la Société civile sont entrainées dans ce débat au point que d’aucuns parmi elles en arrivent à oublier les missions fondamentales des organisations qu’elles représentent. Ainsi, découvre-t-on que des « droits-de-l’hommistes » par exemple, en arrivent à plus parler de calendrier électoral, à contester le droit de tel ou tel autre candidat de pouvoir briguer un mandat supplémentaire, qu’ils ne parleraient de violations des libertés fondamentales ou de respect de la dignité humaine.
Les cas de torture, de maltraitance ou autres abus contre les personnes sont relégués au second plan. Il faut bien le dire, certains responsables de la société civile sont davantage portés vers les questions politiques et électorales que les responsables de partis politiques. Dans une telle ambiance, devrait-on s’étonner d’entendre dire que « la société civile sénégalaise est plutôt un conglomérat d’opposants au régime en quête de reconnaissance ou d’espaces de conquête du pouvoir ou de tribune pour pouvoir justifier une existence qui permettrait de capter des financements » ?
Il demeure également que le discours est systématiquement sous le registre de la contestation, de la véhémence, que sur celui des propositions alternatives. On se rappelle un candidat à l’élection présidentielle qui disait, sur un plateau de télévision, garder ses bonnes idées pour lui, afin d’éviter que ses adversaires ne s’en inspirent ou les lui volent. Le citoyen lambda finit par se faire une religion dans une telle atmosphère. Il se détourne de tout ce qui est vient du monde politique, quel que soit l’instigateur.Face à la « vapeur » et la « houle », le Sénégalais s’inspire d’Aristote et « écarte son vaisseau ». Cette indifférence à la parole politique sur toutes les questions touchant la vie courante du pays noie les rares propositions concrètes, caricature les actions conduites et joue sur la légitimité de tous. On ne peut être dans un pays où il n’y ait de parole reconnue.
L’expertise, sans cesse conspuée et rabrouée, finit par se terrer. Ils sont nombreux, les intellectuels sénégalais et professionnels dans différentes filières, qui se privent totalement de parole, sur des questions dont leur connaissance et expérience éclaireraient des lanternes. Qui peut leur reprocher de ne pas se livrer à une meute d’insulteurs dont la quête de contradictions hors de toute logique fait son essence ?
Ces derniers, incapables d’apporter un quelconque argumentaire contre une idée ou une question soulevée, recourent de manière systématique à l’injure et à l’invective. Des officines où des spécialistes de l’injure sur les réseaux sociaux, sont installées par des hommes politiques afin d’exercer une certaine terreur sur des adversaires. L’espace des débats est occupé par l’agitation et les contradictions sans fin sur les choses les plus puériles. A vouloir tout rendre léger, on en oublie qu’il y a des choses dont le sérieux exige un poids.
La place des médias dans ce vacarme
Dans une chronique en date du 10 août 2015, intitulée « Méritez de nous gouverner ! », nous interpellions la classe politique. Dans le même temps, nous relevions « Quelle est aussi la responsabilité des médias dans ce charivari ?
Le souci de donner la parole à toutes les sensibilités politiques ne devrait pas pousser à relayer n’importe quel propos. Une rédaction doit pouvoir apprécier souverainement de refuser de relayer un propos qui heurte la morale ou les principes républicains ».
Les médias sénégalais ont un rôle crucial dans le nivellement d’une telle atmosphère. Toutes les opinions se valent en démocratie, mais il est des tribunes offertes qui consciemment, ne sont d’aucune valeur ajoutée à la communauté ou pire, lui nuisent. Une diversification des questions proposées dans les médias s’impose à tous. Une plus grande attention portée aux questions sociales, économiques et culturelles au-delà des caricatures ou des couvertures en lien à des événements communs, aiderait à faire bouger des lignes.
Il y a bien des choses intéressantes et créatives au Sénégal à faire découvrir au grand public. La logique de course effrénée à la nouvelle choquante a fini d’entrainer la plupart des médias dans un engrenage où le client favori reste le politique sénégalais.
Entre déclarations aériennes, controverses à susciter ou entretenir, mise en valeur à force d’ego, la tribune offerte aux politiques de tous bords par les médias sénégalais finit par lasser l’opinion. La recherche du plus grand nombres de « clics » pousse certains médias nouveaux à privilégier le sensationnel dans la diffusion de l’information, avec un contenu ou une « titraille » qui ne correspondent pas à la véritable information. Il faudra bien du temps pour vomir tout ce qui a été dit et proposé sur le fait politique et la chose publique, afin de partir sur des bases nouvelles.
La quête d’un dragon a pu hanter Dakar par la force des médias. Un rire tout jaune vaut mieux qu’une indignation. Le plus grave est qu’ils sont nombreux, parmi le public sénégalais, à cause de la vacuité des contenus et des carences professionnelles qui sautent à l’œil, à se détourner des chaines et radios sénégalaises pour suivre des stations étrangères. Allons-nous les accuser d’être soumis à l’étranger pour leur choix ?

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*