Rp du Dimanche 10 Novembre 2019

Mosquee tivaouane

Réforme autour du Franc CFA :«C’est un tabou qui est brisé… ».

XALIMANEWS- « Nous restons ouverts à une réforme ambitieuse » du franc CFA, a déclaré le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, mais « il y a une condition… C’est que la proposition vienne des États membres de la zone franc ». Or justement, le président béninois Patrice Talon a évoqué ouvertement, pour la première fois, le retrait de France des réserves de change. L’analyse de l’économiste Martial Ze Belinga au micro de Stanislas Ndayishimiye.
Le président béninois Patrice Talon vient d’annoncer le retrait des réserves de change du CFA de la Banque de France. Et c’est la première fois qu’un chef d’État des pays concernés en parle ouvertement. Est-ce que c’est un tabou qui est brisé ?
Martial Ze Belinga : De fait, c’est un tabou qui est brisé, mais qui est en réalité inéluctable. De la même façon que la fin du franc CFA est inéluctable, il fallait bien commencer par quelque chose. Et je pense que les réserves sont l’élément le plus saillant et qui cristallisent le plus les attentes. Donc, c’était fatal qu’on en arrive là.
Il n’a en revanche pas annoncé le calendrier. Est-ce que cela va se faire dans quelques mois, dans un an ?
Oui, cela dépend de plusieurs facteurs, parce qu’il y a un cadre juridique qui fixe des obligations de remonter au moins 50% des réserves au Trésor public français. Maintenant, il y a une décision politique. Il va falloir donc négocier, entrer en discussion pour sortir les réserves africaines du Trésor public. Donc, cela peut prendre un certain temps, mais la démarche est en cours.
Si je comparais avec les derniers statuts de la Biac [la Banque internationale pour l’Afrique au Congo, ndlr] par exemple, en Afrique centrale, les statuts de 2017, on voit que la quotité est de 50%, qu’on peut aller jusqu’à 40%. On voit que les pays peuvent placer aussi une partie de la réserve à la BRI [la Banque des règlements internationaux]. Donc, cette possibilité de toute façon, elle existe et ce sera une négociation politique. Mais il n’y a pas de problème technique à proprement parler.
Les politiques français disent que finalement, la France ne profite pas de ces réserves. Est-ce que c’est vrai ?
Si le Trésor public français peut rémunérer les réserves, c’est bien que lui-même va trouver cet argent quelque part. Ces réserves sont rémunérées à des taux relativement bas. C’est autour de 0,75%. Donc si un trésorier vous rémunère 0,75%, c’est bien qu’il gagne plus que 0,75% lui-même. C’est le fonctionnement normal des marchés financiers aujourd’hui. C’est parce que ces réserves sont placées sur les marchés financiers, marchés monétaires, marchés de court terme et marchés financiers qui sont des marchés de long terme. Ça, ça va échoir désormais aux banques centrales africaines. C’est important. Ce sera leur responsabilité, sous le contrôle des sociétés africaines désormais.
Il s’agissait en fait d’un blocage politique ?
C’est un blocage politique, c’est une rente ancienne, c’est une rente historique. Pendant longtemps, 100% des réserves de la zone étaient conservées au Trésor public français. Et même quand on est passé à 65% dans les années 1970, les banques centrales africaines continuaient de verser quasiment 100% au Trésor public français. Donc, de toute façon, c’est une rente et ça fait partie des rentes coloniales indubitablement.
Une rente coloniale… À un moment donné, il faut que les sociétés s’expriment – et là les sociétés africaines se sont exprimées – il faut que les sociétés politiques africaines s’expriment. C’est encore à mon sens un petit peu insuffisant parce qu’il faut savoir que la monnaie est aussi du ressort des Parlements. On l’a oublié. On pointe le regard sur les chefs d’État africains, soit, mais dans les Constitutions africaines, les Parlements africains ont leur mot à dire.
On est très surpris de voir par exemple, et moi à titre personnel, que les oppositions politiques [ne se sont pas] empressées de prendre la parole sur ce point-là. Alors qu’elles n’ont pas été consultées pour la dévaluation, elles ne sont pas consultées pour les mouvements de l’euro qui impactent le franc CFA. Donc, en fait, on est à un stade où il va falloir effectivement que les hommes politiques prennent leurs responsabilités, de la même façon qu’un certain nombre d’auteurs, d’intellectuels et un mouvement social ont pris [les leurs].
Mais je crois que pour aller plus loin, puisqu’on est dans un processus de décolonisation économique, il s’agit aussi pour les sociétés coloniales, et là on parle de la France en particulier, de comprendre son intérêt, l’intérêt que les sociétés coloniales vont avoir à générer un nouveau rapport avec le monde. Et ce rapport doit être un rapport qu’en théorie des jeux, on appelle des jeux à somme positive, gagnant-gagnant. Il faut construire des jeux gagnant-gagnant désormais. Et les anciens modèles ne fonctionneront pas. Ils ne fonctionneront plus entre les Africains et l’Europe, entre les Africains et le reste du monde, mais ils ne fonctionneront plus non plus entre une partie des élites africaines et les peuples africains. Et le franc CFA en fait n’est qu’une partie de ces questions-là.

DAKAR LÈVE PLUS DE 55 MILLIARDS DE FRANCS SUR LE MARCHÉ DE L’UMOA

Dakar, 9 nov (APS) – L’Etat du Sénégal est parvenu à lever avec succès 55 milliards de francs sur le marché de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), vendredi, a annoncé la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor
L’opération a débouché sur un montant globalement levé de 55,875 milliards (dont 35,712 milliards d’OAT à 7 ans et 19,288 milliards d’OAT à 5 ans), soit un gain de 875 millions grâce aux surcotes, autrement dit primes, payées par les investisseurs retenus’’, rapporte un communiqué de la structure.
‘’(…) L’Etat du Sénégal, l’Agence UMOA-Titres (AUT), en collaboration avec la BCEAO, avait organisé cette émission simultanée d’Obligations Assimilables du Trésor avec des maturités in fine (non amortissables) respectives de cinq et sept ans, pour un montant de 50 milliards suivant un système d’enchères à prix multiples’’, indique le document parvenu à l’APS.
Il souligne que l’opération, ‘’conforme à la stratégie de gestion de la dette, a été ‘’positivement sanctionnée’’.
Elle s’est notamment conclue avec un taux de ‘’ couverture de 394,61% avec des offres de souscription qui sont ressorties à 197,3 milliards FCFA (dont 71,4 milliards sur la maturité de 7 ans et 125,9 milliards sur la maturité de 5 ans)’’, fait-on savoir.
Le communiqué fait état de rendements en amélioration, comparativement à ceux des dernières opérations sur les maturités considérées.
Ils s’établissent à 6,15% pour les Obligations Assimilables du Trésor (OAT) à 7 ans (contre 6,30% auparavant) et à 5,95% pour les Obligations Assimilables du Trésor à 5 ans (contre 6% précédemment)’’, détaille la même source.
‘’Ces résultats attestent ainsi la confiance réitérée en la qualité de signature de l’Etat du Sénégal, ainsi que le soutien constant aux initiatives de financement des politiques publiques mises en œuvre pour le développement’’, précise le texte.BHC/AKS

LES PRIX À LA CONSOMMATION EN HAUSSE DE 0, 4 % EN OCTOBRE (ANSD)

Dakar, 9 nov (APS) – L’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) a enregistré en octobre une augmentation de 0, 4 % comparativement au mois précédent, a-t-on appris de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Cette évolution est en lien principalement avec l’accroissement de 1% des prix des services de l’enseignement, 0, 6 % de ceux des produits alimentaires et boissons non alcoolisées ainsi que de 0, 4 % du coût des services de santé, souligne la structure dans sa note d’évolution mensuelle de l’IHPC.
L’inflation sous-jacente s’est relevée de 0,2 % en rythme mensuel et de 1, 1% en variation annuelle, indique le document consulté à l’APS.
Dans le même temps, les prix des produits locaux se sont appréciés de 0,8%, tandis que ceux des produits importés ont reculé de 0,5% au mois d’octobre 2019 comparativement au mois précédent, souligne-t-on.
En variation annuelle, les prix des produits locaux et ceux des produits importés ont augmenté respectivement de 1, 3 % et 1, 1 %, fait savoir l’ANSD.AKS

ENVIRON 35 MILLIONS DE FRANCS CFA DES ETATS-UNIS DESTINÉS À DE ’’PETITS PROJETS’’ AU SÉNÉGAL

Dakar, 8 nov (APS) – L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Sénégal annonce avoir décidé de financer sept « petits projets de développement », pour un montant total de 60.000 dollars US (environ 35 millions de francs CFA), avec son fonds d’auto-assistance « Self Help ».
Les financements prévus permettront de construire une salle de classe, de rénover et de remplacer du mobilier scolaire, d’agrandir une maternité, de construire un nouveau centre de santé, de mettre en place une unité de gestion des déchets, selon un communiqué de la représentation diplomatique américaine.
Le fonds « Self Help » va également permettre de moderniser le système d’approvisionnement en eau d’un jardin communautaire et de construire un mur de clôture, pour assurer la sécurité des élèves d’un collège bénéficiaire.
La cérémonie de signature des contrats de financement est prévue jeudi 14 novembre à 14 h 30, à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Dakar, en présence de l’ambassadeur Tulinabo Mushingi et des bénéficiaires.
Le communiqué rappelle que le but du fonds « Self-Help » est de fournir « une assistance pour des petits projets d’initiative de base ».
« Un des éléments essentiels de tout projet +Self-Help+, c’est l’implication de la population locale dans le financement et l’exécution du projet », assure la même source.
Elle ajoute que « la philosophie de ce programme est d’aider des communautés prêtes à s’aider elles-mêmes »OID/ESF/BK

Qualité du réseau de Free: Inadmissibles écarts entre les annonces et les services vendus

Au moment où Free intensifie son matraquage publicitaire autour de ses offres 4G+, s’aventurant même sur la 5G et alertée par les témoignages sur les graves dysfonctionnements de son réseau, ASUTIC a effectué des tests sur le service 3G de l’opérateur.
L’objectif de ce test était de déterminer l’ampleur du problème, analyser la qualité du service 3G de Free et confronter la communication de l’opérateur avec la réalité.
A cette fin, une campagne de mesures a été menée sur le service 3G qui est encore la norme pour la quasi-totalité des utilisateurs. Aussi, se pose la question de savoir pourquoi tant de publicités de Free sur la 4G+.
Pressé de gagner des parts de marché, certainement pour amortir l’investissement pour l’acquisition des fréquences et le déploiement de son réseau 4G, Free s’est lancé dans des offres, à coup de messages publicitaires, qu’il ne peut pas honorer d’autant plus qu’il n’a reçu ses fréquences 4G qu’en décembre 2018. ­Aussi, Free ne peut déployer en quelques mois un réseau 4G qui lui permet de faire ces offres. En conséquence, il n’est pas surprenant que Free ne donne aucune information ni sur la couverture réseau, ni sur le débit et qu’à la souscription d’une offre 4G+, Free annonce que la moitié est pour la 3G.
Rappelons que le premier opérateur, qui a obtenu des fréquences 4G en juillet 2016, en était à un taux de couverture de la surface nationale de 10,93 % en décembre 2018.
Au total, 149 mesures ont été réalisées sur le réseau 3G de Free parmi lesquelles 71 ont été des cas où le réseau était indisponible. Ainsi, on a un taux d’accès au réseau de 52% avec un débit moyen en téléchargement de 2,09 MBs et en téléversement de 1,65 MBs . La proportion de tests où l’accès au réseau est indisponible est particulièrement élevée
Ce débit, très faible comparé au signal H+ qui s’affiche est continuellement accompagné de coupures en moyenne de 2 à 5 minutes toutes les 10 à 30 secondes voir 1 minute de connexion. Impossible d’avoir 5 minutes de connexion en continu.
Il ne­ s’agit­ pas­ uniquement­ d’un débit faible,­ il­ s’agit­ aussi,­ et­ de­ manière­ trop­ récurrente,­ d’une impossibilité d’avoir accès au réseau. Plus que le débit en lui-même, c’est davantage la stabilité qui pose problème.
Ces­ niveaux­ de­ qualité, conséquence de la non permanence du réseau et la continuité du service de Free, ne nous semblent pas­ anodins. Cela pose la question de savoir si Free ne briderait pas volontairement la connexion. Autrement dit, Free ferait-il une gestion du trafic­?
Ce questionnement est d’autant plus légitime que nous nous interrogeons sur les capacités en bande passante de Free pour satisfaire les besoins des utilisateurs en cas d’explosion des ventes de ses offres.
Free serait ainsi tenté de mettre en œuvre l’article 27 du code des communications électroniques, relative aux mesures raisonnables de gestion du trafic, pour optimiser l’accès de tous ses abonnés à son réseau pour éviter une congestion de certains éléments. Ce serait une première au Sénégal et dans le mauvais sens.
Les tests effectués démontrent qu’il existe un réel problème de qualité de service sur le réseau de Free qui amène ASUTIC à affirmer l’urgence à faire toute la lumière sur ses origines. Il existe un intolérable décalage entre la communication de Free et la qualité des services effectivement vendus aux utilisateurs.
Aussi, ASUTIC s’interroge sur les investissements réellement consentis par cet opérateur pour l’amélioration de la qualité de son réseau surtout que Free pouvait et­ peut toujours y parvenir très vite en ayant accès aux infrastructures des autres opérateurs sur le fondement des dispositions des articles 103 et suivants du code des communications électroniques mais aussi du décret n° 2016-1988 portant sur le partage des infrastructures.
La dynamisation concurrentielle initiée par Free doit se faire au profit des utilisateurs, aussi, la baisse des prix ne saurait se faire au détriment de la qualité. Par conséquent, un indispensable et urgent recadrage de Free s’impose.
Au regard de tout ce qui précède, ASUTIC décidée à garantir aux abonnés de Free la qualité de service promise par l’opérateur­:­
Saisira, l’ARTP d’une plainte contre Saga Africa Holdings (Free) sur le fondement de l’article 216 du code des communications électroniques pour manquements aux dispositions­ 8.1 et suivants de son cahier des charges portant sur la permanence et continuité du réseau et des services­;
Invite, l’autorité de régulation, l’ARTP, à faire au plus vite toute la lumière sur les origines des perturbations constatées sur le réseau de Free ;
Demande, à l’ARTP, conformément aux dispositions de l’article 202, alinéa 12 du code des communications électroniques, de mettre en place des critères de qualité assurant aux utilisateurs de pouvoir utiliser dans les meilleures conditions les technologies mobiles sur l’ensemble des zones où elles sont prétendument disponibles par les opérateurs­;
Appelle, le Gouvernement du Sénégal à élaborer et adopter un code de la consommation qui permettra enfin aux utilisateurs d’avoir recours à la justice par l’action de groupe.Fait à Dakar, le 10/ 11 / 2019Le Président Ndiaga Gueye

CAMPAGNE ‘’OCP SCHOOL LAB’’DANS LA ZONE DES NIAYES :5 000 fermiers formés aux bonnes pratiques pour de meilleurs rendements

http://www.enqueteplus.com/nodeL’Ocp Africa, en partenariat avec la Société internationale islamique de financement du commerce (Itfc) a lancé, hier à Mboro, la troisième campagne du programme ‘’Ocp School Lab’’. Le projet consiste à aider les agricultures de la zone des Niayes, en les formant sur les bonnes pratiques de culture.
Les agriculteurs de la zone des Niayes ont accueilli avec enthousiasme le programme ‘’Ocp School Lab’’. Un projet qui ambitionne de révolutionner les pratiques des fermiers en les aidant à améliorer leurs productions.
En effet, l’‘’Ocp School Lab’’ est une caravane de sensibilisation avec un laboratoire mobile fournissant aux agriculteurs des analyses de sols, des recommandations d’utilisation d’engrais adaptés aux besoins spécifiques des sols et des plantes ainsi que des formations aux bonnes pratiques agricoles. Ce programme vise à améliorer la productivité des cultures et les revenus des producteurs.
Ainsi, après la vallée du fleuve et le bassin arachidier, la troisième campagne des ‘’Ocp School Lab’’ s’est déployée dans la zone des Niayes pour s’intéresser particulièrement aux cultures de la pomme de terre et de l’oignon.
Au total, 5 000 fermiers bénéficieront des services de ce projet dont la mise en œuvre technique sera assurée par l’Agence nationale de conseil agricole et rural (Ancar). ‘’Ocp promeut le partage d’expérience, la création de partenariats durables et l’implémentation de solutions innovantes pour transformer l’agriculture africaine. Notre ambition est de créer des écosystèmes d’agriculture et d’accompagnement des petits producteurs. Il s’agit également d’échanger avec les agriculteurs sur les bonnes pratiques et les formules adaptées pour fertiliser les sols pour une agriculture durable et inclusive’’, a déclaré Moulay Lahcen Ennahli, le directeur Oco Afrique de l’Ouest.
Venus nombreux au lancement du projet, les agriculteurs ont magnifié le choix de la zone des Niayes pour abriter la 3e édition de la caravane ‘’Oco School Lab’’. ‘’Le problème principal des agriculteurs dans cette zone, c’est l’engrais et ce programme peut être une solution. Les engrais importés sont chers et souvent non conformes à nos sols. Tous les agriculteurs croient en ce projet pour résoudre les problèmes rencontrés à ce niveau. Je crois que l’analyse des sols permettra de déterminer quel type d’engrais utiliser pour améliorer la production’’, déclare Modou Ndiaye, porte-parole des agriculteurs.

Salinisation des sols et absence de moyens de conservation des récoltes

Venu représenter le gouverneur de Thiès, le sous-préfet de Méouane a magnifié ce projet innovant pour l’agriculture. Il a toutefois tenu à souligner les autres problèmes auxquels font face les agriculteurs et qu’il faut prendre en charge dans les programmes d’amélioration de la production. Il s’agit des sols qui deviennent de plus en plus salés et du manque de moyen de conservation pour les récoltes. Il a également souligné la durée très courte du projet, qui est de trois mois pour fertiliser ‘’toute une zone’’. Une intervention que les agriculteurs ont beaucoup appréciée, car estimant qu’elle touche du doigt les vrais problèmes du secteur.
‘’Pour que les projets de soutien aux agriculteurs réussissent, il faut d’abord régler les problèmes d’eau avant de penser à autre chose. Certes, l’engrais fait souvent défaut, mais sans eau, on ne peut cultiver quoi que ce soit. Pour ce qui concerne l’engrais, c’est surtout la subvention de l’Etat qui nous manque. On a des semences subventionnées pour la pomme de terre. Mais cela fait bientôt deux ans qu’on n’arrive pas à les cultiver normalement, à cause de la cherté de l’engrais importé’’, souligne, pour sa part, Yancoba Ndiaye, Président des producteurs maraichers de Notto. Comme la plupart des agriculteurs, il juge la durée du projet très court pour régler un problème aussi complexe que la fertilité des sols.
Mais sur ce point précis, le directeur de l’Ocp Afrique de l’Ouest a tenu à rassurer les fermiers. Selon Moulay Lahcen Ennahli, le timing du projet importe peu ; l’essentiel, c’est d’atteindre les objectifs. ‘’Ce n’est pas la durée qui importe, mais plutôt la manière avec laquelle le projet est géré et les objectifs qui sont de couvrir 5 000 fermiers. Nous avons déjà l’expérience et une planification a été faite pour qu’au bout des trois mois, nous puissions toucher 5 000 fermiers. Notre programme n’est pas lié au cycle de la culture, parce que les analyses peuvent se faire à n’importe quel moment de la saison, de même que la formation des agriculteurs. Nous faisons aussi confiance à l’Ancar qui a les capacités et les moyens d’exécuter ce projet en trois mois.  Maintenant, s’il faut faire une extension de temps justifié, on le fera’’, précise-t-il.ABBA BA

«LES GRANDES DISCUSSIONS DE L’UA, ON NE LES VOIT PAS TRADUITES EN ACTIONS»

http://www.emedia.sn/ « L’Union africaine, c’est une expression de ce que l’Afrique voudrait voir. Maintenant, le lien entre ce qui se passe à Addis Abeba et ce qui se passe sur le terrain, il y a un décalage », admet Souad Aden-Osman, la Directrice exécutive de la Coalition pour le dialogue sur l’Afrique (CODA), l’invitée de LR du temps spécial d’Alassane Samba Diop, sur iRadio et Itv, ce dimanche 10 novembre.
Elle s’empresse toutefois d’ajouter sur l’émigration que « ça n’empêche pas de dire que ce n’est pas la moitié de nos jeunes qui partent. C’est à peine 3% de l’émigration africaine qui sort de l’Afrique, sur les routes du Nord, vers l’Est. L’Afrique absorbe ses immigrants, les siens, accueille les siens. C’est vrai que c’est très médiatisé, les Européens sont très contents de voir quand il y a quelques dizaines d’Africains qui passent pour sortir ça hors norme mais les chiffres ne sont pas là ».

L’impact sur la vie des populations ?

Avant de reconnaitre qu’« il y a énormément à faire », s’agissant de l’attente de la jeunesse.
« Personne ne niera le fait que le chômage des jeunes (soit) un souci. (Le sort) de l’autre groupe vulnérable qui est actif d’ailleurs, les femmes, est tout aussi inquiétant ».
La coordinatrice du secrétariat du groupe de Haut niveau et du Consortium chargé de lutter contre les flux financiers illicites en provenance d’Afrique, qui déplore, par ailleurs les actes xénophobes sévissant sur le continent notamment en Afrique du Sud, indique que « c’est vrai, les grandes discussions de l’Union africaine, on ne les voit pas traduites en actions nécessairement sur le terrain ». Mais, soutient-elle, « c’est un continent qui s’est organisé avant de s’industrialiser aussi. Ce n’est nécessairement pas venu dans le même ordre (connu) ailleurs. Je ne sais pas si on va mettre en premier la nécessité de l’auto-détermination avant parce que l’Union africaine c’est un peu ça, c’est de dire s’il y a des choses que nous devons faire par nous-mêmes et entre nous, et ensemble, on va le faire dans ce cadre-là. C’est un peu à ça qu’elle sert. Mais c’est clair que ça n’a pas répondu nécessairement. Et l’Union africaine des peuples, on est nombreux à encore la chercher ».Abordant la question des flux financiers illicites à travers lesquels le continent perd, par an, le double de l’aide au développement qu’il reçoit, elle indique « on est dans une dynamique où pour se battre, ce n’est pas évident. Mais, il faut se battre sur beaucoup de fronts dès fois sur celui de la définition même de la méthodologie pour évaluer les flux financiers ».
Poursuivant, Souad Aden-Osman signale que « la CODA est en train d’aider le Conseil  consultatif sur la corruption de l’Union africaine et le département des affaires politiques de l’Union, à formuler la position africaine commune sur les flux financiers, sur les biens souverains ». Par exemple, « le panel disait que les banques internationales refusaient de renvoyer l’argent, après le gel des biens, et mettaient beaucoup de conditionnalité ».

Forum Economique Générescence: le deuxième rendez-vous annuel de Dakar, un vrai succès, selon ses organisateurs

http://www.lactuacho.com/C’est dans une grande satisfaction que les organisateurs, partenaires et participants ont clôturé mercredi la 2e édition du Forum Economique Générescence « FEG Dakar » ,organisée cette année en concomitance avec la 1ère édition du PolluGaïa Expo, Salon International des équipements et services pour l’environnement et le développement durable.
D’après ses organisateurs, ce rendez-vous annuel  a réuni en deux jours plus de 600 entrepreneurs, éco-acteurs, institutionnels et porteurs de projets venus de 11 pays  (Sénégal, Burkina Faso, Maroc, Belgique, Portugal, Palestine, Etats Unis, République de Guinée, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau).
Rencontre internationale économique et d’affaires annuelle, le FEG Dakar a pour vocation, de mettre en lumière ces multiples opportunités et à favoriser les  mises en relations business. Le FEG Dakar vise également à renforcer la coopération intra-africaine, mais aussi celle entre l’Afrique et le reste du Monde.
Ses initiateurs ont salué par l’attention particulière de la présidence de la République  du Sénégal pour cette édition 2019. En effet, le Président Macky SALL a voulu saluer la contribution d’un digne fils du pays qui apporte sa pierre à l’édifice en diligentant son conseiller spécial en Investissement, le Pr.  Fallu Samb pour présider la cérémonie d’inauguration officielle et accompagner l’évènement tout au long des travaux qui ont duré deux jours.
Selon le communiqué, à ces côtés, étaient également M. Nfally Badiane Conseiller technique de Mme La Ministre du Commerce et des PME Assome Aminata Diatta, mais aussi Mme Sokhna Nata Samb Mbacké, administratrice du Fonds d’Appui à l’investissement des Sénégalais de l’extérieur (FAISE), son Excellence Dr. Safwat Ibraghit Ambassadeur de la Palestine au Sénégal, M. Gonzalo Terenas Président de la Chambre de commerce sénégalais-Portugaise.
La forte présence d’opérateurs locaux s’explique également par la volonté des organisateurs d’en faire un « booster » de l’entrepreneuriat local et de l’accès au marché.
« Entre opérateurs locaux, il y’a d’énormes possibilités business et le forum permet justement de se découvrir et de trouver d’interconnecter les acteurs entre locaux d’une part et entre locaux et opérateurs étrangers d’autre part », rappelle Cheikh Mbacké Sène, président fondateur du FEG Dakar.
A noter qu’en deux éditions, le forum a enregistré sa première entreprise venue du continent américain, DAI. Plusieurs autres grands groupes internationaux ont été de la partie: Accent (Maroc), Salgatech (Burkina Faso), Ecodepur (Portugal), Hasco Invest (Belgique)…
Un panel de haut niveau autour de la thématique « Quel échanges commerciaux pour l’Afrique ? » a été co-animé par M. Ciré Ly de l’Aprosi, M. Freddy Zanga, Président de la CICP, M. Moustapha Diop, Directeur marketing de l’APIX et Monsieur M. Gonzalo Terenas Président de la Chambre de commerce sénégalais-Portugaise.
L’édition a été clôturée par un atelier sur « Comment aller à l’Export ? « , animé par l’ASEPEX et au profit des femmes transformatrices et exportatrices de produits locaux  et autres entrepreneurs exportateurs. Elle a permis de consolider la place de rendez-vous incontournable des affaires et de l’investissement du FEG Dakar en Afrique de l’Ouest, pour ne pas dire en Afrique. « Le FEG Dakar a réalisé cette année un bon qualitatif tant au niveau organisationnel, contenu scientifique que participation », souligne son président Cheikh Mbacké Sène.

FRAUDE–LE MARCHÉ “INONDÉ” DE PAQUETS DE CREVETTES AUX DATES DE PÉREMPTION FALSIFIÉES

NETTALI.COM – Un phénomène de vente de paquets de crevettes périmées et aux dates de péremption falsifiées a été observé sur le marché par le service national d’hygiène, a révélé le commandant de la Brigade d’hygiène de Mbour (Ouest).
‘’Depuis un certain temps, nous constatons un nouveau phénomène par rapport aux paquets de crevettes’’, a dit à l’APS le responsable.
Il explique qu’il s’agit de paquets périmés sur lesquels des ‘’gens malintentionnés apposent une nouvelle étiquette’’.
‘’Sur des produits expirés depuis plus de six mois, ils projettent une date d’expiration en 2020’’, a-t-il noté.
Des gens sont ‘’souvent’’ punis d’une amende pour cette ‘’nouvelle forme de délinquance’’ constatée depuis un certain temps sur le marché, a-t-il dit, précisant ignorer l’origine de ce produit.
‘’Ce sont des produits que les gens falsifient et nous constatons dans nos brigades respectives que ces produit-là inondent le marché depuis quelque temps’’, a souligné l’agent d’hygiène.
‘’Lors du contrôle, quand on n’est pas très vigilant, on risque de laisser passer le produit’’, relève-t-il encore, non sans rassurer que les agents sont assez formés pour détecter la tromperie.
Ces paquets de crevettes constituent une ’’bonne proportion’’ des 537 kilogrammes de produits impropres à la consommation, saisis par le service d’hygiène depuis sa mobilisation pour le Gamou, le 23 octobre dernier.
Quelque 126 éléments de la brigade de Thiès et de toutes les brigades régionales d’hygiène du pays ont été mobilisés à Tivaouane, qui reçoit des milliers de personnes pour le Gamou annuel commémorant la naissance du Prophète (PSL).

Le Gamou célébré dans une communion islamo-chrétienne à Tivaouane

APA-Tivaouane (Sénégal) Envoyé spécial : Oumar Dembélé-Des centaines de milliers de fidèles musulmans attendent de célébrer à Tivaouane, dans la nuit de samedi à dimanche, le Gamou ou naissance du prophète de l’islam Mouhammad, avec déjà une grande solidarité affichée par une partie de la communauté chrétienne installée depuis des années dans cette ville fondée par le guide soufi Elhadji Malick Sy.
Au cœur de cette ville religieuse située dans la région de Thiès (70 km de Dakar), les Diompy, une famille catholique installée depuis 1963, continuent d’accueillir ce samedi des disciples tidjanes venus célébrer le Gamou. La concession ne désemplit pas. Et on arriverait même à croire que Léopold Diompy est membre de cette communauté en le voyant écouter sur son poste radio des chants tidjanes.
« J’écoute les chants de toutes les obédiences. Cela ne m’empêche pas d’être ancrée dans ma foi catholique », a rectifié Diompy, la cinquantaine, ensemble blouson bleu, mécanicien de profession, soulignant que son défunt père a bâti leur maison en 1981.
Et cette habitation en « parfaite harmonie » avec les musulmans dans la cité, qui fait qu’à chaque Gamou la poignée de catholiques leur ouvrent leurs portes, est inspirée du « khalife » qui a facilité leur installation.
Ami du patriarche de la famille, le parachutiste à la retraite Demba Fall loge ici à chaque Gamou, quand il vient de son Yang Yang (centre). Il est également présent lors des cérémonies de « malheur comme de bonheur » de cette famille.
« La religion on le met de côté, c’est la relation qui est plus importante. Son père m’a donné son cœur, je lui ai rendu le mien », a dit ce vieil homme qui garde toujours en mémoire son matricule d’agent de l’armée sénégalaise.
Accroché près de la grande mosquée de la ville, point d’attraction des fidèles tidjanes, le célèbre Bakary Sambe, fondateur du think tank Timbuktu Institute, a salué ce geste entre chrétiens et musulmans, notant que « la religion au Sénégal reste un facteur de cohésion sociale ».
Mais malgré que « le modèle sénégalais est à vendre, (…) il ne faut pas dormir sur nos lauriers », a préconisé cet enseignant-chercheur à l’Université de Saint-Louis (nord), membre du comité scientifique du Gamou de Tivaouane et par ailleurs très sollicité sur les questions du terrorisme dans le Sahel.
Cette nuit, chants et causeries sur la vie et l’œuvre du prophète Mouhammad, né au 12e jour du calendrier musulman, seront effectués dans une enceinte non loin de la mosquée, en présence du khalife général Serigne Babacar Sy Mansour, peu après la cérémonie officielle prévue cet après-midi.
Une fidèle comme Seynabou Dione, présente depuis le début de la « Bourda », une séance de récitation de panégyriques sur le prophète clôturée avant-hier après dix jours successifs, est « contente » d’avoir effectué tous les actes de dévotion qu’elle avait prévus là où Pathé Guèye, 40 ans, venu de Kafountine au sud du Sénégal, vit pour « la première fois » la joie d’assister à un Gamou.
Saluant « le rôle des confréries et des marabouts », il n’a pas manqué de prier lors de ce séjour pour les membres de sa « famille » et surtout pour le maintien de « la paix dans le pays ».
Plusieurs autres pèlerins rencontrés aux abords de la mosquée se disent aussi satisfaits de l’organisation de cette édition du Gamou, une manifestation également organisée dans plusieurs foyers religieux du pays.
A Tivaouane, la sécurité semble de mise avec une forte présence policière notée.
D’ailleurs, la police affirme avoir interpellé quelque 70 individus pour diverses infractions (vol, drogue, …) lors d’opérations de sécurisation qu’elle a menées dans le cadre de la célébration de la naissance du prophète de l’islam dans cette ville.ODL/te/APA

LE KHALIFE GÉNÉRAL DES TIDIANES DÉNONCE LA DÉPRAVATION DES mœurs

Tivaouane, 9 nov (APS) – Le khalife général des Tidianes Serigne Babacar Sy Mansour a dénoncé, samedi, à Tivaouane, la dépravation des mœurs, à travers ses diverses manifestations, notamment l’homosexualité, appelant les pouvoirs publics à prendre des mesures afin d’y remédier.
S’exprimant à la cérémonie officielle du Gamou, Serigne Babacar Sy Mansour s’en est pris à de multiples phénomènes de mœurs qui se développent dans le pays, et qui selon lui, sont néfastes pour la société.
‘’L’homosexualité est mauvais. C’est le summum de la déviance’’, a martelé le khalife, non sans interpeller directement le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille qui était à ses côtés.
Le guide religieux estime que la prolifération des déviances est le fruit de l’‘’impunité’’.
Il a cité parmi ces vices, la franc-maçonnerie, ainsi que le mariage temporaire, que certains tentent de légitimer et qui est interdit par la religion musulmane, le non-respect des règles du divorce en islam, du délai de viduité, la banalisation de la danse, et son corollaire, l’ ‘’absence de pudeur’’.
La pratique du harem avec plus de quatre femmes, soit au-delà de la limite légale édictée par la religion, ou encore le mariage officieux (‘’takku suuf’’, en wolof), sont autant de pratiques déviantes dénoncées par Serigne Babacar Sy Mansour.ADI/AKS

TIVAOUANE: LA DIMENSION ‘’SANGUINE’’ DES RELATIONS SÉNÉGALO-MAROCAINES ÉVOQUÉE PAR UN ENVOYÉ DU ROI CHÉRIFIEN

Tivaouane, 9 nov (APS) – Les relations entre le Maroc et le Sénégal ont dépassé le cadre diplomatique pour s’inscrire dans une ’’dynamique d’alliance familiale et sanguine’’, a déclaré samedi à Tivaouane, docteur Abdel Latif Al Baghdoury.
‘’Les relations entre les deux pays amis, au début diplomatique et spirituelle, se fortifient aujourd’hui à travers des alliances sanguines par des mariages’’, a-t-il déclaré lors de la cérémonie officielle précédant traditionnellement la célébration de la naissance du prophète prévue dans la nuit de samedi à dimanche.
Cette cérémonie officielle a été présidée par le khalife général Serigne Babacar Sy Mansour en compagnie d’une forte délégation gouvernementale.
Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, était à la tête des représentants du gouvernement, parmi lesquels, notamment son collègue des Forces armées Sidiki Kaba, du ministre directeur de cabinet du président de la République Augustin Tine, du ministre des Collectivités territoriales Oumar Guèye.
Selon le chef de la délégation marocaine, ces relations historiques nées au temps du roi Hassan 2 avec le président de la République du Sénégal d’alors Léopold Sédar Senghor.
Elles se fortifient aujourd’hui et se manifestent par une considération mutuelle entre les deux peuples et leurs dirigeants respectifs qui sont en contact permanent.
Al Baghdoury relève que le roi Mouhamed 6 en ce qui le concerne perpétue cette tradition d’amitié à travers la fondation Mouhamed 5 qui a été mise en place mais aussi à travers l’Institut de formation des oulémas africains.
Cet institut a formé et continue de former des générations de savants africains dont des Sénégalais qui se distinguent par leur niveau.
Les Sénégalais prolongent souvent la célébration par des visites au Maroc auprès du mausolée de cheikh Ahmad Tidjiane, fondateur de la confrérie éponyme dont la zawiya mère se trouve à Fès.
’’Ce qui constitue une bonne affaire pour les agences de voyages marocains en termes de gain’’, s’est félicité le représentant du roi marocain.SMD/ADI/AKS

Relance des travaux de la Grande mosquée de Tivaouane: « Nous n’accepterons pas de l’argent sale « 

http://www.dakarmatin.com/Serigne Babacar Sy Mansour a annoncé la relance des travaux de la Grande mosquée de Tivaouane en prévenant par contre qu’il «n’acceptera pas d’argent sale ou mal acquis» pour parachever le lieu de culte.
C’est l’annonce forte de la 118e édition du Gamou de Tivaouane. Le khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour, a fait savoir aux talibés la relance des travaux de construction de la Grande mosquée de Tivaouane à l’arrêt depuis plusieurs années. C’était ce jeudi, au cours de la clôture de la Bourda.
Il dit : «La finition des travaux de la Grande mosquée est un sujet qui préoccupe tous les talibés depuis de nombreuses années, mais Dieu a fait que nous venons d’avoir la solution définitive pour l’achèvement de ces travaux. Lesquels vont être redémarrés dans les prochains jours. J’en ai discuté avec la famille et nous tous, unanimement, avons pris la décision d’une reprise en main du chantier.»
Et d’appeler «la contribution de tous les fidèles.» Il est d’avis que «si le projet de finition de cette mosquée est portée par tous les disciples, aucun doute sa concrétisation sera assurée». Mais il a tenu à préciser que «toutes les contributions ne seront pas les bienvenues. Et sur la question, nous serons très exigeants». Il reste catégorique : «C’est de la construction d’une mosquée dont il s’agit. Et nous n’accepterons pas d’argent sale ou mal acquis pour le financement de ces travaux de finalisation.»
Selon lui, «il n’y a que l’argent licite qui est demandé». Aussi, il a demandé aux «potentiels contributeurs à la vigilance» afin qu’ils ne soient pas «les victimes d’éventuels faux collecteurs agissant sous leur propre compte. Il faut que ça soit très clair. Nous n’avons demandé à personne d’aller demander de l’argent au nom de la Grande mosquée. Ni président de dahira ni imam, encore moins qui que ce soit».
Et à ce titre, il fera savoir qu’il n’a pas encore «désigné de collecteurs attitrés». Par conséquent, insiste-t-il, «les contributeurs se doivent d’être sur leur garde pour ne pas se laisser berner par des escrocs prompts à se lancer dans des pratiques peu orthodoxes pour profiter de ces genres d’initiatives, aussi louables soient elles». Dans ce cadre, il a annoncé la mise en place d’un comité pour une gestion transparente des fonds. Lesquels fonds seront utilisés à bon escient.

La Grande mosquée et les promesses non tenues de Macky

Pourtant, le 20 décembre 2015, le Président Macky Sall, lors de l’inauguration du complexe multifonctionnel Seydi El Hadj Malick Sy érigé dans le cadre de la modernisation de Tivaouane, avait promis la finition des travaux de la Grande mosquée de Tivaouane. Il avait déclaré : «Rien n’est assez grand pour la ville de Tivaouane. Ceci n’est que le début, mais mes intentions pour la ville dépassent largement ce programme et je compte faire plus.»
A ce propos, il avait confié avoir donné des instructions pour l’étude de la construction de l’autoroute Thiénaba-Tivaouane-Saint Louis d’un coût de 80 milliards pour un délai de 20 mois. Seulement, le chef de l’Etat ne s’était pas arrêté en si bon chemin. Il avait fait une promesse qui a plongé la salle dans une grande liesse : «J’ai également l’intention de continuer les travaux de la Grande mosquée de Tivaou ane.» Une annonce qui avait soulevé un concert de «djereudjeuf» des fidèles qui lui avait promis un second mandat. Mais jusque-là, les propos du chef de l’Etat ne sont restés que des promesses. D’ailleurs, il n’en a plus reparlé.

De El Hadji Aziz Sy Dabakh à Serigne Babacar Sy Mansour

Les travaux de réhabilitation et de rénovation de la Grande mosquée de Tivaouane avaient dé marré en janvier 1979, sous le khalifat de Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh. Le marabout de Diacksao avait décidé d’engager les travaux de réhabilitation de ce sanctuaire qui, avec la zawi ya, sont les deux seuls patrimoines bâtis légués par le fondateur de la branche de la Tidiania, adossée à Tivaouane. Après le rappel à Dieu du vénéré khalife Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh, son successeur Serigne Mansour Sy Borom Daara-yi a pris le relais.
Le credo ayant été pour ces deux guides religieux de ne s’appuyer que sur la souscription volontaire des disciples et fidèles croyants pour financer le chantier. C’est à ce titre qu’ils ont décliné l’offre de l’Arabie Saoudite consistant à achever les travaux. Aujourd’hui, même si ces travaux  ont connu un arrêt de quelques années, le constat est qu’à l’intérieur tout est presque fin prêt, de même que pour les gros œuvres.
Ce qu’il reste à faire, c’est au niveau du minaret, entre autres travaux de finition. Des chantiers que l’actuel khalife et les dignitaires de la famille Sy ont décidé de finaliser dans les meilleurs délais. Et cela, dans le respect des normes premières prescrites par ses prédécesseurs relatives au financement, la souscription volontaire et de l’argent honnêtement acquis

Cérémonie officielle du Mawlid: Macky Sall invité à faire preuve de dépassement par Serigne Pape Malick Sy.

https://www.dakaractu.com/Le porte-parole du Khalif général des Tidianes a invité le président de la République à prendre de la hauteur dans certaines situations. « Dites au président Macky Sall de faire preuve de dépassement (…) Un chef doit savoir pardonner », a lancé Serigne Pape Malick Sy qui se remémore un incident intervenu lors d’un meeting de feu Leopold Sédar Senghor.
Selon le frère cadet de Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al Maktoum, lors de cette manifestation, un individu a surgi de nulle part et a insulté Senghor et a failli être corrigé par les partisans du premier président du Sénégal. Mais ce dernier a douché les ardeurs de ses militants qui voulaient faire la fête à l’insulteur. Senghor leur dira qu’il ne faut pas être plus senghoriste que Senghor.
Pape Malick Sy d »ajouter qu’il est important pour chaque sénégalais de savoir et de perpétuer les liens qui le lient à son compatriote. «J’ai l’impression que les Sénégalais sont possédés », déplore la voix de la famille Sy de Tivaouane. À son avis, il est impératif qu’un retour vers Dieu soit opéré pour apaiser les cœurs.

ALY NGOUILLE NDIAYE RÉAFFIRME LA VOLONTÉ DE L’ETAT DE RÉALISER LES PROJETS DE MEDINA BAYE

Kaolack, 8 nov (APS) – Le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye a fait part vendredi à Kaolack, de la volonté du président Macky Sall de s’impliquer à la réalisation des projets du khalife général de Medina Baye, notamment la finition des travaux de la grande mosquée.
« Le président Sall a réitéré sa volonté de s’impliquer dans les projets de Medina Baye avec la finition des travaux de la Grande Mosquée mais aussi la réalisation des projets en vue dans les villages environnants », a dit M. Ndiaye au cours de la cérémonie officielle du Gamou qui sera célébré dans la nuit de samedi à dimanche.
Il parle notamment des programme d’électrification et de construction de routes dans certains villages où Medina Baye compte des fidèles pour améliorer leurs conditions de vie.
Il a prié pour le khalife Cheikh Tidiane Ibrahim Niass, absent du pays pour des raisons de santé, en affirmant aussi que le programme d’assainissement est en bonne voie à Médina Baye.
Selon lui, « Macky Sall avait l’intention d’effectuer le déplacement à Kaolack mais au dernier moment une urgence l’a obligé d’aller à Niamey », pour prendre part à la session extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur la Guinée-Bissau.
Cependant, a ajouté le ministre de l’Intérieur, le président Sall tenait à venir lui-même remercier la communauté niassène pour les prières formulées l’année dernière pour des élections paisibles qui ont été exaucées.
Le ministre de l’intérieur souhaite un maintien de cette dynamique de paix avec l’implication des marabouts de la khadra pour des prières dans ce sens.
Aly Ngouille Ndiaye a évoqué la dimension internationale du Gamou de Medina Baye qui a accueilli du monde en provenance de tous les continents.
Il a aussi magnifié l’œuvre de Baye Niass qui a consacré sa vie à chanter le prophète Mohamed (PSL) à qui il a dédié plusieurs poèmes.
Au nom du khalife, le porte-parole Cheikh Mahi Cissé a noté que Medina Baye était prêt à réservé un accueil chaleureux au président.
Selon lui, « le khalife, dont l’absence n’atténue en rien la portée de cette cérémonie, prie pour le pays et le président de la République ».
Il signale que la présence de ses petits-frères et autres dignitaires religieux peut largement combler ce vide.
Il est revenu sur le caractère international de cette manifestation qui reçoit des fidèles de tous les continents.
Plusieurs autorités diplomatiques ont pris part également à cette cérémonie rehaussée par la présence de la présidente de l’Assemblée nationale de la Gambie, Mariama Tenko et son ambassadeur à Dakar.AMD/AFD/ASB

Gamou 2019… Amadou Ba Était À Massalikoul Jinaan

https://www.xibaaru.sn/Gamou à Massalikoul Jinane, le Ministre Amadou Bâ a représenté le gouvernement
Le Maouloud est célébré un peu partout au Sénégal. La communauté mouride de Dakar s’est donnée rendez-vous à la grande Massalikoul Jinane. Comme à chaque fête religieuse, le gouvernement a dépêché une forte délégation conduite par le Ministre des Affaires Etrangères Amadou Bâ accompagné de son collègue en charge de la Pêche et de l’Economie Maritime Monsieur Alioune Ndoye par ailleurs Maire de Dakar plateau et du gouverneur.
Le Ministre Amadou Bâ a sollicité des prières pour le Sénégal et pour le président Macky Sall afin qu’il puisse terminer les grands projets pour l’émergence du pays. La mosquée Massalikoul Jinane a refusé du monde à cette occasion où tous les musulmans dans un élan de solidarité a prié dans la communion.Abdou Marie Dia

Absence Du Chef De L’Etat À La Cérémonie Officielle: Les Niassènes Très Remontés Contre Le Gouvernement

http://www.walf-groupe.com/Même si cela n’a pas été dit à visage ouvert, Médina Baye Niass n’est pas content de Macky Sall et de son gouvernement.
C’est tout le sens du rappel de ses promesses à l’endroit des héritiers de Baye Niass qui réclament plus de considération de la part de l’Etat du Sénégal. Alors que le président de la République était attendu pour présider la cérémonie officielle, il a fait faux bond en envoyant son ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye. Ce qui n’a pas eu l’heur de plaire. «Jusqu’à présent on attend. Le président de la République voulait venir ici pour les besoins du Gamou, mais nous aussi, nous voulions qu’il soit ici. L’année dernière, il était là et avait fait des promesses. Jusqu’à présent, on attend leur réalisation», a laissé entendre Cheikh Mahi Cissé, porte-parole de la famille religieuse de Médina Baye. C’était à l’occasion de la cérémonie officielle du Gamou 2019 tenue, hier après-midi, à Médina Baye. Parmi les promesses présidentielles non tenues figurent notamment la construction du minaret, le problème de l’eau, l’assainissement et les infrastructures routières. «On espère qu’il n’a pas oublié ses promesses, il est toujours bon de rappeler. A chaque fois que nos téléphones sonnent, on ne pense qu’à la satisfaction de ses promesses », ajoute-t-il en lançant un clin d’oeil au ministre de l’Intérieur conduisant la délégation gouvernementale.Salif KA

Leona Niassene : La Famille Du Défunt Khalife Fait Des Révélations Sur Macky Et WADE

http://www.walf-groupe.com/Fils du défunt Khalife de Léona Elhadji Ibrahima Niass, Ousmane Niass revient sur les visites nocturnes du chef de l’Etat, Macky Sall, à Léona, lorsqu’il a été éjecté de l’Assemblée nationale et du Pds. De même que les mallettes d’argent de l’autre camp pour que le guide religieux cesse tout soutien à l’opposant d’alors devenu président de la République. Il a été témoin de tout, la preuve par les photos qu’il détient toujours.
(ENVOYE SPECIAL) – Le défunt Khalife général de Leona Niassène, Elhadji Ibrahima Niass rappelé à Dieu, en 2018, a été un des souteneurs spirituels du président Macky Sall de 2008 à 2012 quand il était dans la dèche. De ses visites nocturnes en solo jusqu’à la finalisation des travaux de la grande mosquée, en passant par les écrits du saint coran sur son corps, un fils d’Elhadji Ibrahima du défunt khalife revient sur les rapports qui dépassent l’entendement entre Macky Sall et son père. Les photos sont détenues par les membres de la famille. «Il était venu ici nuitamment le lendemain de sa démission à son poste de député à l’Assemblée nationale et son renvoi au Parti démocratique sénégalais. J’étais le témoin. Dans leur entretien, Macky Sall lui fait part de ses projets. Au préalable, il l’informa de sa situation au Pds et la peur qu’il soit trainé en Justice par son ex-mentor. Il faisait tard dans la nuit», confie Ousmane Niass. «Le Khalife lui fait savoir qu’il ne doit craindre rien qui n’émane pas de Dieu. Il lui avait dit également qu’il sera élu président», ajoute-t-il «Des mallettes d’argent ont été envoyées pour arrêter son soutien à Macky, mais il refusa»
Selon non interlocuteur, Macky Sall était revenu une deuxième fois nuitamment, seul, pour rencontrer le défunt marabout. D’après lui, au bout de leur tête à tête, toujours en sa présence, Elhadji Ibrahima Niass écrit des versets de Coran sur son corps et lui demande de ne pas l’effacer. «Nous détenons les photos avec nous. Des mallettes d’argent ont été envoyées par l’autre camp pour qu’il arrête son soutien à Macky Sall. Il refusa. La dernière délégation vient lui demander d’être neutre à défaut de formuler des prières pour le camp de Wade, il refusa encore», informe le fils du défunt Khalife de Léona. «Macky Sall l’appelait à chaque instant pour l’informer de sa situation. C’est à la veille du démarrage de la campagne que Macky Sall a accepté de venir avec une délégation composée des membres de son équipe. Le marabout lui montre les travaux de la grande mosquée. Lui, aussi, à son tour, lui fait des promesses allant dans le sens, une fois élu président de la République, qu’il achèvera ces chantiers. C’est ce qui a été fait. C’est le soutien spirituel de mon père qui est passé par là. Ce n’est pas un électorat. Nous ne faisons pas de la politique », rétablit Ousmane Niass. «Le jour de l’élection présidentielle, le marabout a passé la journée dans la chambre à formuler des prières. La chambre était devenue inhabitable en raison de la forte chaleur qui se dégageait. Alors que le climatiseur était allumé. Il est sorti à 13 heures en disant qu’il ne reste à Wade que des heures à passer au palais», poursuit-il. Selon Ousmane Niass, après l’achèvement des travaux de la grande mosquée de Léona, Macky Sall s’est déplacé jusqu’à la cité religieuse Niassène pour son inauguration en présence du Khalife Elhadji Ibrahima Niass.
C’était en mars 2017, quelques mois précédant son rappel à Dieu survenu en novembre 2018.Salif KA

Ousmane Sonko :«La modernisation des foyers religieux serait un gain de plus pour L’État…»

https://www.dakaractu.com/En passant dans plusieurs localités au cours de la dernière campagne électorale, Ousmane Sonko, dans son programme, avait destiné une partie aux foyers religieux, aux Daaras et institutions prenant en compte l’aspect religieux etc… Il l’expliqua à l’occasion de sa visite à Médina Baye ce Samedi « dans mon programme JOTNA, il y’avait un point exclusivement déstiné à la religion et avec cette institution que j’avais proposée et qui aurait le représentant des foyers religieux pour savoir la marche des questions économiques et sociales en les y impliquant ».
Par ailleurs, c’est un projet qui rentre dans le cadre de la modernisation des foyers
religieux. Loin des spéculations liées à telle ou telle appartenance religieuse, Sonko dira « ceci permettra juste, dans le domaine économique de faire des progrès. Vous avez même entendu parler de tourisme économique. L’exemple de l’Arabie saoudite, le Maroc etc… montre simplement que l’Etat y gagnera. Donc, un lieu comme Médina Baye, même si les conditions d’accueil sont un peu difficiles, mais avec des complexes hôteliers de qualité, des infrastructures et de l’assainissement bien fait, avec tous ces fidèles qui viennent de partout dans le monde, ce serait économiquement rentable pour L’État » reconnaitra Ousmane Sonko.
Le leader de Pastef pense qu’aussi, même si L’État fait des progrès dans ce sens, il est toujours bon de le rappeler à pareilles occasions car, c’est un aspect de son programme sur lequel il tient beaucoup.

Viatique pour le Gamou…Par Amadou Tidiane Wone

Qui pour défendre l’Islam ? Les agressions contre notre religion, celle d’un peu plus d’un milliard d’hommes et de femmes de toutes conditions, de toutes races et de tous les pays du monde, ne se comptent plus. Depuis quelques années en effet, et sous le couvert d’une lutte contre le terrorisme, délibérément associé à l’Islam, les medias internationaux ont, systématiquement, assiégé la conscience universelle pour y incruster le paradigme : Islam=violence plus intolérance, négation des droits des femmes, et tant d’autres clichés regroupés sous le générique de « Islamisme ». Un néologisme commode pour anesthésier les musulmans en leur faisant croire que leur foi ne serait pas la cible. Mais, et depuis quelques temps, le ton a étrangement changé. Notamment en France où le discours officiel, au plus haut niveau, est devenu haineux, belliciste et stigmatisant pour la communauté musulmane française. Il se trouve que la Ummah islamique, au sens de la communauté de croyants fondée par le Prophète Mohammad (PSL) il y’a quatorze siècles, est Une et indivisible. Sans frontières ni coutures. Ainsi, par-delà les frontières administratives et politiques, un sentiment d’appartenance transcendant cimente une fraternité universelle, incompressible, dont les racines ont été fortement enfouies à Médine par cet homme exceptionnel dont nous célébrons la naissance en ce jour béni du Maouloud.
Mouhammad Le Magnifique !Il y’a 14 siècles en Arabie, un homme a reçu La Révélation ! Un flux venant du Maitre de l’univers, Créateur de toutes choses. Une communication directe avec l’espèce humaine, interrompue depuis l’ascension d’Issa Ibn Mariam (Jésus, fils de Marie) aux cieux. Cet élu de Dieu, Mouhammad (PSL) a déclamé par versets successifs, sous la dictée de l’archange Djibril (Gabriel) le Message divin rassemblé ensuite par ses successeurs sous la forme d’un seul livre : le Coran. Depuis l’avènement récent du téléchargement et de la possibilité de copier des fichiers d’une machine à l’autre, le « mécanisme » transmettant, du « serveur » divin à Son Messager, les versets successifs par l’entremise de l’ange Djibril deviennent intelligibles. Surtout pour les fascinés du doute cartésien… Soit dit en passant !
Pendant 23 ans Mouhammad (PSL) a donc reçu et transmis, en fonction des circonstances du moment, des réponses aux questions de ses contemporains. Il a également rapporté l’histoire des Prophéties antérieures, dans des détails tels que Seule une information divine pouvait en être la source. Il a transmis, et appliqué à la lettre, les préceptes et principes directeurs d’un mode de vie qui soit en harmonie avec l’équilibre de la Création toute entière. En plus, le texte coranique est agrémenté de paraboles, riches et subtiles, dont le sens ne s’illumine que par l’avancée contemporaine des sciences et de  la technique comme je l’évoquais plus haut. Et c’est en cela que le Saint Coran est vivant, actuel et prémonitoire à la fois. Il défie le temps et l’espace, car il est Le Verbe du Maitre de tous les temps !
Le Prophète Mouhammad (Paix et Saluts sur lui) aura, en outre, consacré toute son existence terrestre à matérialiser le projet divin de mise à jour et de purification de son Message éternel et invariable : l’affirmation et la confirmation de l’Unicité et de la continuité de la Mission confiée à 124.000 Prophètes et Messagers  et dont il a affirmé être le dernier.
Et cela fait 14 siècles que cela dure… Mouhammad  (PSL) a en effet confirmé et assumé l’origine divine de tous les livres révélés avant le Coran, notamment la Thorah et l’Évangile. Il a revendiqué la religion pratiquée par le Prophète Abraham dont la plupart des rites et pratiques islamiques sont issues. Il a surtout réaffirmé le dogme fondateur de toutes les prophéties antérieures : l’Unicité absolue de Dieu, son Omnipotence,  son Omniprésence et Sa Toute Puissance. Il nous a raconté  l’histoire de 25 parmi les Prophètes qui l’ont précédé. Notamment celles du 5 majeur de l’Islam constitué  par Noé, Ibrahim (Abraham) Moussa (Moise), Issa (Jésus) et lui-même,  Muhammad (PSL). Que La Paix et les Grâces divines se déversent sur eux tous ! Ces 5 Prophètes, désignés sous le vocable arabe de « Ouloul Azm » se sont distingués par leur détermination inébranlable et leur résolution à toute épreuve.
Leurs histoires au fil du Saint Coran sont sublimes !
Allah a donc envoyé, tout le long de la marche de l’Humanité, et à chaque communauté humaine, un Prophète ou un Messager pour réactualiser la quintessence de son projet pour l’espèce humaine : le retour au Paradis éternel dont nous avons été exclus pour avoir succombé  aux ruses de Sheytaan, Djinn déchu et ennemi déclaré des fils d’Adam. Pour ce faire, un seul chemin : le culte pur dû à son Unicité, le respect strict des règles de Sa Royauté ainsi que le recours, par l’effort, le mérite et les dévotions, à Sa Miséricorde et à Ses Grâces. Chaque âme n’œuvre que pour son propre bien, sa repentance et son absolution. Allah nous instruit par son Messager parlant de lui-même :« Dis: Je ne suis pas une innovation parmi les messagers; et je ne sais pas ce que l’on fera de moi, ni de vous. Je ne fais que suivre ce qui m’est révélé; et je ne suis qu’un avertisseur clair». (Surat 46, verset 9). Ainsi nous enseigne le Prophète qu’aucune procuration n’est recevable dans l’autre monde. Ni privilège, ni passe-droits Il appartient dès lors à chaque être humain de comprendre, ici et maintenant, le but de son séjour sur terre et de lui donner tout son sens. Il importe que chacun cherche, et trouve, une réponse à la question centrale de sa vie après sa mort. Vivre dans l’insouciance de cette étape incontournable, et qui est la seule certitude partagée par tous les êtres vivants, c’est bien faire preuve d’une grande irresponsabilité !
En plusieurs occasions, le Saint Coran nous rappelle que l’humanité entière a été créée à partir d’un être unique, Adam.  Lui-même Prophète pour ne pas rester dans l’ignorance de son privilège d’être l’ancêtre de toute l’humanité. Et pour pouvoir témoigner au jour du Grand Jugement. Et de lui Allah a créé sa compagne et épouse Ève, mère de l’Humanité. Et ainsi de suite jusqu’à ce que nous nous multiplions en millions puis désormais en milliards, en races diverses, sur des territoires  différents, peuplés par des vagues de migrations successives. Une longue histoire de l’homme ponctuée par des événements plus ou moins heureux, plus ou moins sanglants…hélas ! Tous les hommes et femmes ont donc la même origine et appartiennent à une seule et même famille à la base ! Les différences se construisent. Les différends aussi.
Tout cela pour dire que la guerre médiatique qui est livrée à l’Islam, qui serait intolérant, est sans objet : c’est la seule religion qui reconnait et confirme toutes les révélations monothéistes antérieures et intègre, dans son corpus, plusieurs des valeurs et pratiques déjà énoncées par celles-ci. Dans son esprit, comme dans sa lettre, l’Islam réconcilie après les avoir purifiées, toutes les révélations antérieures.
L’Islam est une Lumière qui prend la forme et les contours de chaque Peuple, de chaque être. C’est cela qui fait son universalité. A quelque race, pays, culture ou tradition que l’on appartienne, l’Islam s’adapte aux meilleures pratiques antérieures à son avènement, les purifie et leur donne son éclairage. C’est en cela qu’il est abusif de faire un amalgame entre nation arabe et nation islamique. Elle n’en est qu’une partie. Minoritaire en plus ! Africains, asiatiques, européens, indiens, chaque peuple vit l’Islam, en harmonie avec sa civilisation et sa culture, sur la base d’un tronc commun cultuel qui confond et réconcilie toutes les différences. Il faut voir la foule de toutes races entourant la Kaaba au moment de la prière pour comprendre le phénomène.  Cela fait du monde islamique une mosaïque riche, vibrante et palpitante qui devrait apporter au monde contemporain le souffle de son génie, au lieu de se voir défiguré, indexé, stigmatisé.  En vérité, l ’Islam est un mode de vie en parfaite harmonie avec l’équilibre de l’univers.
Mais alors qu’est ce qui justifie la haine et les mauvais procès dont font l’objet les musulmans, notamment dans les pays occidentaux et, plus particulièrement de la France qui mène une propagande inadmissible contre l’Islam et ses symboles, ses valeurs ? Cette question nous interpelle dangereusement.
Les musulmans donnent-ils une représentation valorisante des énoncés de l’Islam ? Pourquoi les pays islamiques, pourtant dotés de ressources naturelles en quantité, ne donnent-ils pas à leurs citoyens les modèles de gestion, éthique et morale, conformément à la lettre et à l’esprit du Coran ? Pourquoi les pays musulmans sont-ils si mal gouvernés ? Il y’a des questions de fond que le monde islamique devrait aborder. Sous ce rapport, à quoi sert l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) mis à part l’organisation de Sommets coûteux dont les retombées sont difficilement quantifiables voire perceptibles ? Elle devrait susciter un bouillonnement intellectuel du monde islamique qui a des propositions alternatives à la conduite des affaires du monde, tant du point de vue économique, social qu’environnemental. Car l’Islam, au-delà des pratiques cultuelles est un modèle de vie et de bien-être.
En ce jour de célébration de la naissance du Prophète et Messager de l’Islam, méditons sur les différentes facettes de sa vie. Une littérature abondante est disponible pour qui se donne la peine d’aller à la source. Les traits de son noble caractère et les descriptions de son modèle comportemental y sont amplement décrits. Et ils sont bien éloignés de l’image du musulman dépeint dans les médias occidentaux au point que le simple fait de crier « Allah Akbar » dans un lieu public sème la panique !
Merci Mawdo. Ici au Sénégal, Un homme d’exception, Seydi El Hadji Malick Sy dit Mawdo a écrit des ouvrages fouillés, inspirants et édifiants sur la vie et l’œuvre du Prophète Muhammad (PSL). Une œuvre d’une qualité scientifique et littéraire hors du commun. Il a, en outre, gravé dans l’agenda religieux de notre pays la célébration du Maouloud, nuit de la naissance du Prophète. Une occasion unique de ressourcement.  Mawdo nous a, véritablement, indiqué la voie royale pour accéder à la Proximité : cultiver un amour sans bornes pour la meilleure des créatures, Muhammad (PSL) s’inspirer de son modèle qui ne cesse de conquérir les cœurs de plusieurs milliards d’êtres humains. Qu’il en soit récompensé au Jour du Grand Rassemblement !
Pour ne pas conclure, le monde gagnerait à entendre la véritable voix des musulmans. Et ceux-là gagneraient à vivre conformément au modèle prophétique. Tout simplement, mais vraiment ! L’Islam c’est beau, c’est bon et cela rend heureux ! Joyeux Gamou et Dewenetti.Amadou Tidiane WONE

SERIGNE MOUSTAPHA SY: «C’EST SERIGNE CHEIKH QUI M’A ANNONCÉ LA SORTIE DE PRISON DE KHALIFA SALL»

http://www.emedia.sn/Khalifa Sall a rencontré Serigne Moustapha Sy à sa sortie de prison. Une rencontre qui s’est déroulée loin des indiscrétions. C’est le responsable moral des Moustarchines qui a donné l’information dans son allocution dans la nuit du Mawlid qu’il a célébré aux Champs de course de Tivaouane. « C’est Serigne Cheikh qui m’a annoncé la sortie de Khalifa Sall (…). Nous nous sommes rencontrés », a laissé entendre Serigne Moustapha Sy.
Lors de cette rencontre privée, Serigne Moustapha Sy dit avoir prodiguer des conseils à l’ancien maire de Dakar. Pour lui, « il y a des choses beaucoup plus importantes que la mairie de Dakar pour Khalifa Sall ». Le guide des Moustarchines dit aussi avoir conseillé à Khalifa Sall de prendre son courage à deux mains et de ne plus accepter de se rabaisser. De nos envoyés spéciaux à Tivaouane-Babacar FALL, Aliou DIOUF, Pape Samba DIENG & Pape Doudou DIALLO

Le professeur Mary Teuw NIANE alerte: « Je suis inquiet .. (…) La dignité de l’esprit humain est bafouée »

 » De plus en plus, spontanément nos compatriotes instruits émettent des opinions sur toute chose politique, économique, sociale, scientifique, technique, culturelle sans s’informer, sans se documenter « , déplore le professeur Mary Teuw NIANE.
« L’esprit critique aussi semble de plus en plus s’éloigner de nos terres. Toutes sortes de tabous sont installés dans les esprits, des murs infranchissables construits, l’esprit embastillé n’a plus la liberté de s’aventurer dans les méandres de la politique, de la société, des religions, des cultures, de la science, de la technique », regrette-t-il dans une publication sur Facebook.
« Est-ce la formation qui est déficiente ? Est-ce la paresse intellectuelle qui infeste les esprits à moins que ce ne soit l’argent qui bride le bon sens et asservit la volonté de comprendre innée chez chaque être humain ? Est-ce tout simplement la peur d’aller à contre courant ? », s’interroge l’ancien ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
 » Dans tous les cas, souligne le professeur NIANE, la dignité de l’esprit humain est bafouée ! ».NDARINFO.CO

Maltraitance des enfants: L’Onu épingle le Sénégal

http://www.rewmi.com/Le Comité des droits de l’homme, malgré les efforts menés par le Sénégal dans le cadre de la protection de l’enfance et la lutte contre la traite, indique avoir continué de constater la persistance du phénomène des enfants « talibés ». Les experts indépendants onusiens sont ainsi préoccupés par le sort de ces enfants « forcés de mendier », dont l’estimation est de 100.000 enfants. « Le Comité est préoccupé des cas d’exploitation et de maltraitance grave sur des enfants par des maîtres coraniques », a ajouté l’organe onusien. Face à la persistance de cette situation, le Sénégal est invité à adopter des mesures urgentes pour mettre un terme à la maltraitance, l’exploitation et la traite des enfants. Le Comité demande également à Dakar de prendre les mesures nécessaires et urgentes en vue mettre fin à toute forme d’exploitation et de maltraitance des enfants y compris par des maîtres coraniques dans les Daraa (écoles coraniques).
La chaîne de télévision américaine, la CNN va diffuser, dès demain samedi un documentaire explosif d’une demi-heure sur la mendicité et la traite  des enfants au Sénégal, rapporte Les Echos.

Respect des droits humains: Le Sénégal , un Etat voyou..

http://www.dakarmatin.com/Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a rendu ce jeudi 7 novembre ses observations, très critiques, sur la situation au Sénégal. Il est notamment question de la gestion des dossiers Karim Wade et Khalifa Sall, tous deux empêchés par le Conseil constitutionnel de se présenter à la présidentielle de février dernier au motif de leurs condamnations judiciaires.
Six point positifs pour 22 sujets de préoccupation. C’est un réel désaveu pour le Sénégal, qui concerne surtout le rejet des candidatures de Khalifa Sall et Karim Wade à la présidentielle. Évoquant « les deux principaux opposants politiques », le comité onusien s’est dit « préoccupé par le fait que les personnes privées de liberté au Sénégal ne peuvent pas exercer leur droit de vote, ni être éligibles ».
Il estime également que le Sénégal a violé les droits de Karim Wade de voir sa condamnation à six ans de prison, en 2015, réexaminé par une juridiction supérieure.
Le fils de l’ancien président a en effet été jugé devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite, la CREI. Cette dernière ne permet pas aux condamnés d’interjeter en appel. Ce qui constitue, selon le comité, une violation du Pacte international relatif aux droits civils et politiques dont le pays est signataire.
Ce n’est pas la première fois que le Sénégal est épinglé sur cette question. En novembre 2018 déjà, le Comité des droits de l’homme considérait que Karim Wade n’avait pas eu droit à un procès équitable. Le Sénégal a jusqu’au 8 novembre 2021 pour appliquer ces recommandations de l’ONU

«L’AUDIT DE LA TRAQUE DES BIENS MAL ACQUIS S’IMPOSE»

http://www.emedia.sn/ L’audit de la traque aux biens dits mal acquis ! Combien a-t-on dépensé ? La constitution même de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) ? Les commissions rogatoires ? Qu’est-ce que l’Etat en a gagné ? Qui a payé ? Qui n’a pas payé ?
La proposition est faite par Lamine BA, porte-parole adjoint du Secrétaire général national (SGN) du Parti démocratique sénégalais (PDS), Me Abdoulaye Wade, et président de la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL), dans le Jury du dimanche (JDD), émission de Mamoudou Ibra Kane sur iRadio et Itv, ce 10 novembre. « Parce qu’il est inconcevable que dans un pays on n’ait créé une cour que pour une seule personne », accuse le responsable libéral, membre du Comité directeur (CD) du PDS.
Mais, sur une liste de 25 personnes au lancement de la traque pour la reddition des comptes, beaucoup d’anciens barons libéraux n’ont pas été poursuivis. Au moment où d’autres, à l’instar de Karim Wade, ont été inquiétés.
Pour en venir à cette proposition, Lamine BA est parti des observations finales concernant le 5e rapport périodique du Sénégal du Comité des droits de l’homme. Lesquelles observations ont indexé l’invalidation de la candidature de l’ancien pensionnaire de la Maison d’arrêt de Rebeuss, aujourd’hui en exil au Qatar, Karim Wade, sans aborder la question de l’indemnisation du concerné.
« Je n’ai rien à dire sur le comité des droits de l’homme, c’est une instance qui fait son travail, a réagi Lamine BA. Mon inquiétude ou ma préoccupation s’adresserait plus à l’Etat du Sénégal. Parce que c’est le gouvernement (sénégalais) qui applique la loi. C’est le président Macky Sall qui est élu pour être le garant des droits et libertés de tous les citoyens. C’est en vertu de ses prérogatives-là que nous l’interpellons parce que l’affaire Karim Wade on en a trop parlé. On est arrivé à un moment où on ne peut pas faire dans la diversion ».
C’est dans ce sens que, dit-il, « une opportunité ne doit pas être meilleure que celle-là pour le président Macky Sall, pour le gouvernement du Sénégal, de normaliser ce qui n’était pas normal ».

LAMINE BA, PDS: « LE RETOUR DE KARIM WADE N’EST PAS À L’ORDRE DU JOUR »

http://www.emedia.sn/Le retour au Sénégal de Karim Wade n’est pas à l’ordre du jour. La précision est faite par Lamine BA, porte-parole adjoint du Secrétaire général national (SGN) du Parti démocratique sénégalais (PDS), Me Abdoulaye Wade, et président de la Fédération nationale des cadres libéraux (FNCL), dans le Jury du dimanche (JDD), émission de Mamoudou Ibra Kane sur iRadio et Itv, ce 10 novembre.
Dans un autre registre, il estime que l’absence de Wade-fils du pays « ne peut pas être considérée comme une faiblesse ». En ce sens, défend-il, « c’est une situation contraignante qui nous a été imposée et que nous vivons avec dignité. Il (Karim) a quitté le territoire parce qu’il y a été obligé. Rentrer, ce n’est pas encore à l’ordre du jour. Le moment venu s’il doit rentrer le parti trouvera le temps de le dire aux Sénégalais ».
Interpellé par Ibrahima Bousso, intervenant sur la page Facebook de l’émission, ’’est-ce que Karim Wade ne vous a pas vendu cette candidature (alors qu’il) n’a jamais désigné un directeur de campagne. Car, il savait qu’il ne rentrerait pas ? « Je m’inscris en faux, réplique le responsable libéral. Parce que, Karim n’a jamais demandé à être candidat du PDS. C’est des ténors du parti qui ont pensé qu’il avait le meilleur profil, qu’il était l’homme capable de nous faire gagner, qu’il avait les aptitudes à porter le projet du parti. Au nom de l’honneur et de la dignité, il a accepté. Donc, il faut remettre les choses dans leur contexte. Il a accepté parce que tout autre militant du parti aurait accepté cette responsabilité de servir le pays. Donc, à ce niveau, on a aucun problème. Et si c’était à refaire, on l’aurait refait ».

Tentation À Un Troisième Mandat: Le Risque Pour Macky Sall

https://www.xibaaru.sn/Dans les rangs de la mouvance présidentielle, il devient interdit de s’exprimer à propos d’une éventuelle candidature du Président de la République, Macky Sall à un troisième mandat. Ce dernier avait lui-même fait adopter par voie référendaire, une nouvelle Constitution dans laquelle, le Président de la République ne peut prétendre à un troisième mandat. Voilà ce qui est clair et limpide. Pourtant, évoquer la question, voilà ce qui peut fâcher aujourd’hui le Président de la République Macky Sall.
Le Directeur des Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba, le ministre-conseiller du Président de la République, Moustapha Diakhaté, tous deux l’ont appris à leurs dépens. Pour avoir osé déclarer ce qui est l’évidence, à savoir que le Président Macky Sall ne peut prétendre à un troisième mandat, ils ont été tout simplement virés de leurs postes. L’explication officielle au niveau de l’Alliance pour la République (APR – parti présidentiel), est qu’il est inutile de parler dans ce contexte actuel de la question d’un éventuel troisième mandat du Président de la République. Tout doit être orienté sur le programme pour lequel le Chef de l’Etat, Macky Sall a été réélu à un troisième mandat.
Bon Dieu ! Si l’on en prend qu’à la parole, les censeurs de ce débat, l’énergumène député Seydina Fall qui pourtant défend que le Président Macky Sall puisse prétendre à un troisième mandat, aurait dû lui aussi être sanctionné. La parade est toute trouvée. Seydina Fall, de par sa position de député, est à un poste électif et ne peut y être viré par le Président de la République. Soit dit ! Mais, au sein de l’APR, Seydina Fall peut bien être soumis à des sanctions. Allant jusqu’à son exclusion au sein de ce parti. Seydina Fall, comme tous ses autres pairs de la mouvance présidentielle, peuvent toujours bénéficier du parapluie qu’ils sont à l’abri d’une éventuelle sanction pour défendre « l’indéfendable », à savoir que le Président Macky Sall a bel et bien le droit de prétendre à un troisième mandat successif. Ceci veut dire qu’au sein de la mouvance présidentielle, des membres influents font tout pour tenter le Chef de l’Etat à se lancer dans cette aventure pour réclamer un troisième mandat successif.
Macky Sall peut s’exercer à cette folie. Les conséquences ne seront grandes que pour lui. A travers le désaveu du peuple. Mais contrairement à son prédécesseur Me Abdoulaye Wade, qui malgré l’avertissement du peuple a prétendu à un troisième mandat et s’est vu laminer lors de l’élection présidentielle de 2012, lui Macky Sall ne pourra prétendre à aucune excuse.
Si nous regardons en Guinée voisine, c’est tout un peuple qui se dresse aujourd’hui pour s’opposer à toute tentative d’Alpha Condé de se présenter à un troisième mandat.
Les manifestants sont nombreux en Guinée… Plus de deux millions de Guinéens, toute tendance confondue, dans les rues, du jamais vu ! Ils le seront encore plus au Sénégal en cas de tentative par le Président Macky Sall de vouloir se présenter à un troisième mandat. Dans le camp présidentiel, il y a toujours des faucons pour qui, il faut tenter le coup de force. Quel mauvais conseil, ils auront alors fait au Chef de l’Etat.La rédaction de xibaaru

Succession à la présidence: Comment Macky brise les ambitions dans son propre camp…Par Tidiane Sow

Parler et se faire virer ou se taire et rester dans le rang, ou manoeuvrer sans se faire prendre, tels sont les choix qui s’offrent désormais aux membres de la coalition Benno Bokk Yakkar au pouvoir. Le climat est pesant dans les rangs de la majorité, chacun surveille ses propos et ses arrières.
Le président commettrait-il une faute en interdisant aux membres de sa coalition de sortir du bois et de s’exprimer à propos du troisième mandat, fusse-t-il pour conforter ses dires qu’il n’en briguerait pas un ? Et pourquoi ceux qui en parlent et qui souhaiteraient qu’il en brigue un ne seraient-ils pas sanctionnés au même titre que les autres ?
N’aurait-il pas obtenu une victoire à la Pyrrhus en coupant les têtes de Kaba et de Diakhaté ?
En bannissant toute insurrection dans son camp, force est de constater que le président Sall tue une part d’avenir dans ce pays. Nous, autres citoyens, aimerions voir apparaitre de nouvelles figures politiques au sein de la majorité plurielle. Nous aimerions voir fleurir de nouveaux projets de vie, de nouvelles idées s’affronter et enfin disposer de temps pour jauger les nouvelles politiques que ne manqueraient pas de nous proposer les nouveaux prétendants à la magistrature suprême en 2024.
Face à cette menace présidentielle, il y a ceux qui, nonobstant les ambitions présidentielles qui les habitent, obtempèreront et resteront dans le rang. Ceux là courront le risque de s’enfermer dans des schémas incertains qui les neutraliseraient d’ici 2024. Une élection, ça se prépare. Il faut sillonner le pays, se faire mieux connaitre, proposer des solutions souvent différentes de celles en cours. Cela demande donc du temps. En imposant le silence dans ses rangs, le président brise les élans dans son propre camp et n’y favorise pas l’éclosion naturelle d’un champion qui le remplacerait. Tout porterait ainsi à croire qu’on s’acheminerait vers un candidat qu’il choisirait lui-même dans sa coalition, s’il décidait de ne pas y aller !
Il y a ceux qui passeront outre le message présidentiel et qui verront, de fait, peser sur eux la menace de perdre leur place. C’est le cas de Moustapha Diakhaté. Son éviction était devenue la seule issue possible. Dans un attelage gouvernemental, la parole n’est pas libre. Le grand écart n’était plus tenable. Il eût peut-être mieux valu pour sa grandeur qu’il démissionnât plutôt qu’on le congédiât. Maintenant qu’il peut parler en toute liberté, gageons qu’il ne se taira pas.
Il y a  les lieutenants aux dents longues à qui on prête des velléités d’être califes à la place du calife. Ceux-là devront manoeuvrer en eaux troubles. Des clans séditieux vont bientôt naitre. Ils devraient toutefois méditer cette phrase de Benjamin Franklin que “ceux qui abandonnent une liberté essentielle pour acheter un peu de sécurité temporaire, ne méritent ni liberté, ni sécurité”. Bien qu’ils sachent mieux que quiconque qu’on sort de l’ambiguïté à son détriment, il leur faudra choisir et vite, leur camp.
Il y a ceux, nombreux, de la coalition au pouvoir, sans ambitions présidentielles, qui pourront le mieux se conformer à cette injonction présidentielle. En fait, ce mot d’ordre les arrange, ils n’auront pas à choisir entre les factions qui ne manqueraient pas de se former si la compétition était ouverte. Pour ceux-là, leur objectif est ailleurs : Garder leur poste jusqu’en 2024. Ce sont eux qui tenteront de convaincre le président de briguer un troisième mandat pour garder leurs privilèges. Ce furent les mêmes qui, naguère, l’avaient du reste convaincu de requalifier ses 5 ans en 7 ans lors de son premier mandat.
On aurait sans nul doute évité ces imbroglios si on avait dissocié le rôle de président de l’exécutif de celui du président de parti. Cela aurait permis au président de poursuivre tranquillement son mandat et son parti l’APR et sa coalition Benno, de se préparer au grand jour pour faire émerger de ses rangs, un candidat pour 2024. C’est ce que font les grand pays démocrates du monde, et c’est ce que recommandaient les conclusions des Assises Nationales.
Nous, citoyens, restons défiants des promesses politiques. Nous n’avons pas la mémoire courte et nous nous rappelons ce que nous a coûté notre confiance en des paroles déjà entendues et non respectées. C’est  la raison principale pour laquelle le débat du troisième mandat prospère malgré les assurances maintes fois réitérées de l’exécutif de ne pas vouloir en briguer un.
La confiance ne règne pas entre les politiques et leurs administrés. A qui la faute ?tsow@seneplus.com

Serigne Mansour Sy Djamil  » Macky a tout détruit aucun rapport ne peut lui empêcher de chercher le troisième mandat »

http://www.dakarmatin.com/Le leader du mouvement Bes Du Ñak, pour ne pas nommer Serigne Mansour Sy Djamil, s’invite dans le lancinant débat sur un éventuel troisième mandat de Macky Sall.
Le marabout-politicien de lâcher une bombe. « Si, aujourd’hui Macky voulait un 3ème mandat, je ne vois pas ce qui pourrait l’en empêcher », a-t-il déclaré dans une interview accordée au quotidien Enquête.
En effet, àson avis, le rapport de force n’existe pas aujourd’hui : « Je veux me tromper et je souhaite me tromper. Mais, mon analyse, mon fair-play politique, mon vécu, me disent qu’il n’y a rien qui peut l’en empêcher ».
Serigne Mansour Sy Djamil de marteler : « Je suis persuadé que le Conseil constitutionnel est contre, mais on a vu ce qui s’est passé avec Me Abdoulaye Wade. C’est le Conseil constitutionnel qui avait validé sa candidature pour un troisième mandat ».
Et de s’interroger : « Qui sont ceux qui s’opposent ? On parle aujourd’hui du PDS et le lendemain de retrouvailles. N’y a-t-il pas un deal derrière ? Ne sont-ils pas en train de recréer la grande famille libérale ? Ils avaient déjà annoncé, il y a 10 ans, qu’ils allaient régner pendant 50 ans. Devant ça, qui peut s’opposer à Macky Sall ? ».
Toutefois, le marabout-politicien donne la recette pour empêcher Macky de briguer un 3e mandat. « Pour que le peuple puisse l’en empêcher, il lui faut être organisé. J’espère qu’on ne m’exclura pas de l’Asseblée nationale. (Rires), puisque qui en parle se voit limoger », ironise-t-il

Khalifa SALL est éligible en 2024: L’article L.31 du code électoral est inconstitutionnel

Tout le débat sur l’éligibilité de Khalifa SALL en 2024 porte sur l’interprétation de l’article L.31 du code électoral. Pour savoir si Khalifa Sall est éligible aux présidentielles de 2024, il ne s’agit pas d’avoir une lecture littérale de l’article L.31 du Code électoral, mais d’en avoir une lecture dynamique (par une mise en perspective de l’article L.31 dudit code avec les principes fondamentaux de la Constitution, et le droit fondamental de candidater à une élection présidentielle). L’article L.31 du code électoral qui prescrit la radiation automatique d’un condamné des listes électorales, sans décision expresse du juge résulte d’une interprétation fausse et totalement erronée. Pour une raison simple : l’article L.31 du code électoral est inconstitutionnel. Au Sénégal, le droit à l’éligibilité et la jouissance des droits civiques, civils et politiques s’apprécient, au regard de 3 textes : le code pénal, le code électoral, et la Constitution (dont le Préambule proclame l’attachement du Sénégal aux instruments régionaux et internationaux qui font partie intégrante du droit positif national). En vertu de la hiérarchie des normes, les dispositions du code pénal et du code pénal doivent être conformes à la Charte suprême ».

A – La recevabilité de la candidature à l’élection présidentielle au regard du Code pénal 

Pour apprécier la recevabilité d’une candidature, à une élection il faut se référer aux articles 34 et 35, et 730 du code de procédure pénale.  L’article 34 du code électoral dispose que « Les tribunaux jugeant correctionnellement pourront, dans certains cas, interdire, en tout ou en partie, l’exercice de droits civiques, civils et de famille suivants (vote et éligibilité). L’article 35est plus précis puisqu’il souligne « que les tribunaux ne pourront prononcer l’interdiction mentionnée à l’article 34 que lorsqu’elle aura été autorisée ou ordonnée par une disposition particulière de la loi ».
Une lecture combinée des articles 34 et 35 du code pénal sénégalais permet de constater, que s’agissant de Khalifa SALL, aucun juge n’a prononcé une interdiction d’inscription sur une liste électorale ou une incapacité d’exercer une fonction élective ». Il est constant que Khalifa SALL n’a été privé ni de ses droits civiques (au regard des dispositions de l’article 27 du code pénal, seule une condamnation à une peine d’emprisonnement criminelle, emporte la dégradation civique), ni de ses droits civils et de famille. En effet, ni le jugement du Tribunal de Grande Instance de Dakar du 30 mars 2018, ni l’arrêt N°454 de la Courd’appel de Dakar du 30 aout 2018, ni l’arrêt N°001 de la Cour suprême du 03 janvier 2019 n’ont prononcéune privation des droits civils et politiques à son encontre.Khalifa Ababacar SALL a acquis la qualité d’électeur le 17 juillet 2018, après la clôture de la révision exceptionnelle des listes électorales, conformément au décret n°2018-476 du 20 février 2018. Dès lors, son statut d’électeur ne peut être remis en cause que par une radiation des listes électorales. Or, l’article730 du Code de Procédure pénale dispose « qu’une copie de chaque fiche constatant une décision entraînant la privation des droits électoraux est adressée par le greffier compétent à l’autorité chargée d’établir les listes électorales ».Les dispositions de l’article 730 du code pénal sénégalais sont claires, nettes et précises : seules les décisions adressées par le greffier, constatant la privation des droits électoraux, permettent de refuser l’inscription d’un citoyen sénégalais majeur sur les listes électorales. En aucun cas, Il n’appartient à l’autorité administrative d’interpréter la loi ou de se substituer au Juge pour radier d’office, un citoyen des listes électorales (un acte totalement illégal).

B – La recevabilité de la candidature au regard de l’article L.31 du Code électoral 

L’article L.31 du code électoral dispose que « Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale » :1) les individus condamnés pour crime 2) ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieure à un mois… et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à 5 ans d’emprisonnement….
En réalité, l’article L.31 du code électoral fait l’objet d’une interprétation mensongère de la part des partisans du régime. En effet, les dispositions de l’article sont générales (indéfinies) et induisent pour les condamnés visés par cet article « une inéligibilité perpétuelle ».Dans son rapport de la « Mission d’audit du Fichier électoral » du 26 février 2018, les experts de l’Union Européenne (cf page 27, l’article 5.2.2 intitulé « les incapacités électorales liées à des infractions »), les experts de l’Union Européenne ont recommandé au Sénégal de réviser les articles L.31 et L.32 du Code électoral, qui reprennent mot pour mot la formulation des articles L.26 et L. 27 de la version du Code électoral de 2007, « en prenant en considération que la proportion de la suppression de ce droit (d’un citoyen condamné) soit appropriée au délit et à la peine et que les dispositions du Code électoral soient en harmonie avec le Code pénal ». La MAFE a relevé des inhérences entre le code pénal et le code électoral (cf page 27). Mieux, dans l’article 5.3.1 intitulé « l’effectivité des incapacités électorales » – cf page 29 du rapport, les experts de l’Union Européenne ont rappelé clairement les dispositions légales qui régissent la privation des droits électoraux, précisant que l’article 730 du Code de procédure pénale du Sénégal dispose qu’une « copie de chaque fiche constatant une décision entraînant la privation des droits électoraux est adressée par le greffe compétent à l’autorité chargée d’établir les listes électorales ».

Le rapport de la MAFE confirme que la radiation des listes électorales d’un condamné visé à l’article L.31, ne saurait en aucun cas revêtir un caractère automatique.

En France, la question a été tranchée par le Conseil Constitutionnel en 2010 : la radiation automatique des listes électorales, en cas de condamnation pour certains délits caractérisés a été jugé contraire à la Constitution et au principe d’individualisation des peines. Il faut une décision expresse du juge pour prescrire l’inéligibilité et surtout en fixer la durée. Le Conseil constitutionnel français, dans sa décision n° 2010-6/QPC du 11 juin 2010 a déclaré que les dispositions de l’article 7 de la loi 95-65 sont contraires à la constitution française, en ce qu’elles violent les termes de l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme , aux motifs que
« le principe d’individualisation des peines qui découle de cet article (article 8), implique que la peine emportant l’interdiction d’être inscrit sur une liste électorale et l’incapacité d’exercer une fonction électorale qui en résulte ne puisse être appliquée que si le juge l’a expressément prononcée, en tenant compte des circonstances propres à chaque espèce ».
La décision n°2010-6/QPC du 11 juin 2010 confirme que la déchéance des droits électoraux n’est plus automatique : elle doit nécessairement résulter d’une décision d’un juge, qui peut la prononcer pour une durée maximale de cinq ans dans le cas d’un délit, dix ans dans le cas d’un crime. L’interdiction de s’inscrire sur une liste électorale constitue une peine, et toute peine entraine l’application de l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme aux termes duquel « La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée ». Exemple, en mars 2018, le maire de Saint-Lizier (Ariège), a été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour des faits de prise illégale d’intérêts, d’abus de confiance et d’escroquerie. Malgré les faits, le juge n’a pas estimé pertinent de rendre l’élu inéligible. L’article 7 du code électoral français abrogé par le Conseil Constitutionnel est l’équivalent (copie conforme) de l’article L.31 du code électoral sénégalais.
 Il est donc définitivement établi que l’article L.31 du Code électoral du Sénégal est inconstitutionnel car le PREAMBULE de la Constitution sénégalaise précise que « Le Peuple du Sénégal affirme « son adhésion à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et aux instruments internationaux adoptés par l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation de l’Unité africaine, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 ».
En l’état actuel, la législation sénégalaise ne pose aucune interdiction d’exercer une fonction publique à la suite d’une condamnation pour délit. La condamnation de Khalifa Sall n’est ni un obstacle, ni un empêchement pour sa candidature aux présidentielles de 2024.Khalifa SALL n’a besoin d’aucune loi d’amnistie, puisque l’article L.31 du code électoral sénégalais est inconstitutionnel.Définitivement.Seybani SOUGOU –E-mail : sougouparis@yahoo.fr

L’ENSEIGNANT CHERCHEUR EN SCIENCE POLITIQUE, AMADOU SERIGNE THIAM, SUR LE REPORT DE LA DATE DES LOCALES AU PLUS TARD LE 28 MARS 2021: «CETTE DECISION OBEIT A UN AGENDA ELECTORAL CACHE»

http://www.sudonline.sn/Selon l’enseignant chercheur en science politique à l’Université Cheikh Anta Diop, Amadou Serigne Thiam, le report de la date des élections locales et départementales au plus tard le 28 mars 2021 obéirait à un calendrier électoral secret.
Interpellé par Sud quotidien hier, jeudi 7 novembre, sur la portée de ce report décidé par le Gouvernement, Dr Amadou Serigne Thiam va même plus loin en affirmant qu’à travers cette décision, c’est le chef de l’Etat, Macky Sall, qui cherche à imposer son agenda comme ce fut le cas lors de la dernière présidentielle.
La décision du ministère de l’Intérieur de reporter la date des élections locales et départementales au plus tard le 28 mars 2021 n’est pas gratuite. L’avis est de l’enseignant chercheur en science politique à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop, Amadou Serigne Thiam. Interpellé par Sud quotidien hier, jeudi 7 novembre, sur la portée de ce report décidé par le Gouvernement, Dr Amadou Serigne Thiam a indiqué qu’au-delà du «besoin de la mise en pratique des recommandations des concertations au niveau de la commission politique du dialogue national», cette décision du gouvernement obéit à un agenda politique secret de l’actuel chef de l’Eta
En effet, analyse l’enseignant chercheur en science politique à la Faculté des Sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop, la proximité de la nouvelle date retenue par les autorités avec celle des Législatives laisserait à penser que ces élections ne se tiendront pas comme annoncé au plus tard le 28 mars 2021. «Au-delà du problème de respect des textes de la Cedeao qui interdisent toute modification des textes électoraux, y compris la date du scrutin, six mois avant les élections,  cette décision de reporter ces joutes électorales jusqu’en 2021, obéit également à un agenda électoral caché.
En effet, 2021, c’est trois ans avant la présidentielle de 2024. et je reste persuadé que le moment venu, le pouvoir actuel va monter au créneau pour demander un nouveau report, soit pour coupler ces élections aux prochaines législatives ou la présidentielle», a prévenu Amadou Serigne Thiam.
Poursuivant son analyste, l’enseignant chercheur en science politique va même plus loin en affirmant que le chef de l’Etat, Macky Sall, à travers cette décision, est tout simplement en train de dicter actuellement son agenda comme ce fut le cas lors de la dernière présidentielle. «Il (ndlr-le chef de l’Etat Macky Sall) est en train de montrer à l’opinion publique que c’est lui qui est le juge de l’opportunité mais aussi du moment où doit se tenir cette élection. C’était le cas avec le choix des candidatures de la dernière présidentielle. L’histoire du parrainage a montré que c’était lui qui a choisi les candidats avec qui il voulait concourir le suffrage des Sénégalais. Je pense donc que cette décision relève d’un diktat politique dans le but de maintenir le plus longtemps possible au sein de l’opposition les jeunes qui aspirent au pouvoir afin de les décourager»

Aissata Tall Sall: «une lourde responsabilité…les débats parlementaires vont me manquer»

http://www.dakarmatin.com/« C’est une lourde responsabilité qui m’attend ». Telle est la première réaction d’Aïssata Tall Sall après sa nomination au poste d’Envoyée spéciale du chef de l’Etat, Macky Sall. « Je tâcherai d’être à la hauteur et de ne pas décevoir en me mettant exclusivement au service du Sénégal parce que mon éthique, ma déontologie et mes principes, ma façon même de concevoir et faire de la politique, c’est seulement cela qui m’intéresse aujourd’hui. Quand le président m’en a parlé, je l’ai considéré comme un honneur de revenir aux affaires pour servir mon pays. Et je n’ai pas hésité une seconde à accepter d’être à ses côtés et à exécuter les missions qu’il ne manquera pas de me confier », a-t-elle réagi, dans une interview accordée au journal LeQuotidien.

« Fière de remplacer Aminata Touré »

Pour rappel, la célèbre avocate remplace, au poste, Aminata Touré nommée présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Interrogée sur ce point, la présidente du mouvement ’’Osez l’avenir’’ précise que c’est avec « beaucoup de fierté » qu’elle remplace Mimi Touré. « Les gens ne savent pas que Aminata Touré et moi avons eu toujours des relations empreintes d’amitié, de respect et d’estime réciproques. Il n’y a pas encore 10 jours, je suis partie lui rendre une visite de courtoisie parce que depuis sa nomination à la tête du (CESE), je n’avais pas eu l’occasion de le faire.
Poursuivant, Aïssata Tall Sall décline sa feuille de route : « Le poste n’existe que par ce que la personne nommée en fait. L’idée que j’en ai est extrêmement sérieuse et importante. Et aujourd’hui, sur le plan international comme national, nous pouvons accomplir et mettre en œuvre la politique définie par le chef de l’Etat. C’est quand même du sérieux. (Je serai) l’Envoyée spéciale partout où cela est nécessaire et pour la sauvegarde des intérêts du Sénégal et de son image ».

« Mes collègues députés et les débats vont me manquer »

A la faveur d’une incompatibilité entre le mandat de député et les fonctions nominatives, c’est Soda Marème Ndiaye qui remplace Aïssata Tall Sall à l’Assemblée nationale. A 27 ans, la numéro 3 sur la liste du mouvement ’’Osez l’avenir » devient ainsi la benjamine de l’hémicycle.
Interrogée sur son départ, la nouvelle Envoyée spéciale du président Macky Sall, se dit déjà « nostalgique ». « L’Assemblée nationale est un cénacle très formateur pour le politique. J’y ai énormément appris et je pense que c’est le lieu par excellence où les politiques s’affrontent dans le sens noble du terme. Comme on dit, j’ai blanchi sous le harnais des débats parlementaires. Et d’ailleurs mes collègues députés n’ont pas manqué de me dire hier ’’ta voix va nous manquer’’. Et je leur ai dit que ce sont eux et les débats qui vont me manquer »

Présidence : Macky coupe (encore) une tête

https://www.ferloo.com/Décidément la nouvelle Directrice des moyens généraux (Dmg) de la présidence de la République est puissante, tellement puissante qu’elle obtient, désormais, tout ce qu’elle veut dans le saint des saints que se trouve au Palais. Elle a fini par se payer la tête de Mamadou Bopp qu’elle avait limogé «irrégulièrement» pour le faire remplacer par Serigne Abdou Diaw.
Dans ses précédentes éditions, le quotidien L’As avait révélé, avec force détails, le regrettable et triste bras de fer entre Awa Ndiaye Diaw et Mamadou Bopp qu’elle a limogé sans en avoir la qualité, puisque ce dernier a été nommé par arrêté présidentiel. Et, c’est pour dire le moins
Eh bien, le chef de l’Etat a tranché en prenant la mesure de limogeage de Bopp qui, dit-on, paye surtout pour sa proximité alléguée avec l’ancien Secrétaire général de la Présidence Maxime Jean Simon Ndiaye. Quoi qu’il soit, en obligeant le chef de l’Etat à trancher, Awa Ndiaye a agi en «thiouné» (bleue), puisque son statut d’administrateur civil devait lui faire comprendre qu’elle ne peut pas virer un agent nommé par le grand boss.
Qui plus est, la Dmg comme le Parc dépendent de Mahammed Boun Abdallah Dionne, selon le décret de répartition des services. «En tout cas, on ne sait jusqu’à quand cela va durer, mais le moins que l’on puisse dire est que Awa Ndiaye est devenue une véritable égérie au palais où elle fait et défait des carrières», conclut L’As. (Seneweb)
Italie:Nouvelles révélations sur le « scandale à 850 millions » au consulat du Sénégal à Milan
Nouveau rebondissement sur le présumé scandale au Consulat du Sénégal à Milan(Italie) portant sur 850 millions Fcfa. Bloquée par le ministre des Affaires étrangères Amadou Bâ, la consule Rokhaya Bâ, la principale mise en cause, aurait détruit à volonté toutes les procédures comptables et administratives rapporte Libération.
Pis, elle a travesti le contenu d’une lettre de l’ancien ministre du Budget, Birima Mangara, pour couvrir, auprès d’un payeur, une opération qu’elle a été la seule à piloter. Ce n’est pas tout. Mangara n’a jamais autorisé une telle opération. Rokhaya Bâ a signé l’acte d’achat le 1er août 2019. Le 15 octobre dernier, elle adresse une lettre truffée de fautes à Issac Minou, payeur du Sénégal en Italie, pour l’en informer.
Il s’y ajoute, toujours selon Libération, qu’aucun service central du ministère des Affaires étrangères n’a été impliqué dans cette transaction que la Consule a engagée, toute seule, en complicité avec une amie qui a joué les intermédiaires avec la banque

Drogue: Une femme arrêtée à Nord Foire, le mari en fuite

http://www.rewmi.com/Les arrestations se poursuivent dans l’affaire des 750 kg de drogue saisie par la Marine sénégalaise au large de Dakar. Après l’interpellation de  Mbaye Athie, des deux vacanciers Amadou et Faycal et des deux Surinamiens et d’un Ecossais, un autre suspect tombe. Il s’agit de Madame Kane, l’épouse d’un narcotrafiquant qui a acheté l’une des vedettes qui convoyait la cocaïne.  Originaire de Agnam Civol et domicilié à Nord Foire, elle a été arrêtée mardi dernier et déférée au parquet, renseigne L’OBS. Elle a été alpaguée par les éléments de l’Ocrtis, qui étaient aux trousses de son mari, un émigré établi en France. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre l’époux en cavale, qui est activement recherché par la Police. Le journal indique que le mari narcotrafiquant était déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt international lancé par la justice française pour vols de voitures, braquage et trafic international de drogue.

Affaire Sudatel: Le dossier définitivement enterré

http://www.rewmi.com/Impliqués dans l’affaire des commissions douteuses de Sudatel, Thierno Ousmane Sy et Kéba Keindé sont désormas fixés sur leur sort Le Doyen des juges a suivi le procureur de la République  en accordant le non-lieu aux deux mis en cause, selon Les Echos, qui donne l’information. C’est tout le dossier ayant tenu l’opinion publique et la société civile en haleine qui vient d’être enterré

1,4 tonne de brown : La nouvelle saisie record de la Douane

https://www.seneweb.com/La Douane sénégalaise vient de mettre la main sur 1400 kilos de chanvre indien. La saisie a été effectuée à Kédougou par la Brigade commerciale des Douanes de Moussala, ce samedi vers à 20 heures. Le chanvre, de type Brown, a été trouvé à bord d’une semi-remorque en provenance du Mali. Les trafiquants ont, quant à eux, pris la fuite.

L’EXCEPTION MIMI TOURÉ

https://www.seneplus.com/http://www.enqueteplus.com/nodeBien qu’éludé par le parti au pouvoir, le débat sur la succession du président de la République Macky Sall reste au cœur du débat public. Agissant plus qu’elle ne parle, Aminata Touré émerge de plus en plus dans le pool des potentiels prétendants
De tous les prétendants, elle est sans doute l’une des plus courageuses, des plus audacieuses. Ses ambitions sont devenues un secret de Polichinelle. Dame de fer, forte tête, dur à cuir… Toutes ces expressions mènent à l’actuelle présidente du Conseil économique, social et environnemental. De 2012 à maintenant, l’ancienne fonctionnaire des Nations unies n’a presque jamais cessé de jouer les premiers rôles au sein de l’Alliance pour la République, parti au pouvoir. Ministre de la Justice aux premières heures du règne de Macky Sall, elle a réussi à faire de cette station un tremplin pour entrer dans le cœur de beaucoup de Sénégalais. Rien ne l’arrêtait. Même pas le président de la République. On se rappelle le dossier fleuve de la traque des biens mal acquis avec l’histoire de la médiation pénale.
De ce fait, sa nomination au poste de Premier ministre, le 1er septembre 2013, était perçue comme un cadeau empoisonné par certains observateurs avertis de la scène politique. La suite, tout le monde la connait. Battue à plate couture, lors des élections locales de juin 2014, elle a été limogée sans ménagement, malgré ses bonnes notes sur le plan socio-économique. Nonobstant la grosse désillusion, l’ancienne pensionnaire du lycée Waldidio Ndiaye de Kaolack poursuit son combat aux côtés de son leader. Toujours plus déterminée et convaincue que son étoile, un jour, brillera.
Consciente qu’en politique, il faut une base pour exister, elle décide alors de retourner à ses origines, dans la capitale du bassin arachidier. Sur place, elle se heurte à un mur de caciques qui voient, en ce retour au bercail de la très ambitieuse et politique dame, une menace pour ce qu’ils ont toujours considéré comme leur chasse gardée. Malgré l’hostilité, l’ancienne directrice de campagne réussit à se refaire une nouvelle santé politique, à faire oublier sa débâcle de 2014. Sa pugnacité, sa patience et son engagement militant ont fini par payer.
En février 2015, l’ancien Premier ministre revient aux affaires avec le modeste poste d’envoyée spéciale du président de la République. Plusieurs en riaient, mais elle, le prenait très au sérieux et continuait son petit bonhomme de chemin.
Après la brillante victoire de Macky Sall en 2019 dont elle fait partie des artisans, elle a été promue à la tête du Cese, devenant ainsi la troisième personnalité de l’Etat. Une nouvelle consécration qui réveille encore ses camarades de partis, jaloux et envieux. En fait, quand il s’agit de Mimi, les promotions comme les sanctions ont une toute autre saveur. Selon le bord où l’on se situe, les commentaires vont bon train. La bonne dame ne laissant personne indifférent. A l’orée de sa nouvelle mission, certains estimaient : ‘’Mimi envoyée à la maison des retraités’’. Cette caricature n’était pas si dénuée de tout fondement. En effet, après Famara Ibrahima Sagna, Ousmane Masseck Ndiaye, Mbaye Jacques Diop… le CESE a été un terminus pour beaucoup de ‘’ndanaanes’’ (personnalités politiques). La dernière victime est devenue l’une des plus grands détracteurs de Mme Touré, bourreau de Karim Wade et de Serigne Béthio. Mais, c’était mal connaitre Aminata Touré, peinte comme une véritable athlète, au propre comme au figuré, que de la donner pour morte.
Loin s’en faut ! Toujours droite dans ses coquettes, elle fonce sur son objectif, pour beaucoup, sur 2024. Ses actes valent bien plus que des mots. Ainsi, si le dessein de l’éminence grise du Palais était de tuer la challenger dangereuse, c’est peine-perdue.  Au CESE, l’ancienne Premier ministre renait de ses cendres. Et dès les premiers actes, Mimi commence à agacer selon le magazine panafricain Jeune Afrique citant l’entourage même du Président. Malgré tout, la ‘’Margaret Thatcher’’ sénégalaise continue sa révolution économique, sociale et environnementale au CESE. Après l’ouverture officielle de la session, le mardi 29 octobre dernier, sur le thème de l’évaluation prospective de l’acte III de la décentralisation avec l’audition de M. Oumar Gueye, ministre des Collectivités territoriales et de l’aménagement du territoire, le Conseil a lancé une série de panels sur le civisme pour marquer la différence. Il s’agit de recevoir des experts de haut niveau sur des questions d’actualité et de nourrir la réflexion en vue de trouver des solutions. Le dernier en date portait sur les accidents qui n’en finissent pas de provoquer la désolation et l’ire des populations.
Avec Aminata Touré, le Conseil économique, social et environnemental commence ainsi à changer de visage, à multiplier les activités et à mieux les vulgariser. Pendant que ses concurrents dorment, Mimi avance à grand pas, en s’entourant des meilleures compétences. Outre les nominations, la mise en place d’une task-force, son entreprise de modifier le règlement intérieur du CESE sème davantage la panique, jusque dans l’entourage proche du chef de l’Etat. En fait, ce dernier y verrait une volonté de l’ancienne ministre de la Justice de se déployer dans le Sénégal des profondeurs. Il n’empêche, pour beaucoup, Mimi, comme l’appellent les Sénégalais, n’en n’est pas moins un poids plume, car dépourvue de base consistante. C’est d’ailleurs là son grand challenge, d’ici à 2024.
Qu’à cela ne tienne ! Le Palais, qui défend de parler du mandat reste sur ses gardes et veille au grain. D’ailleurs, si l’on en croit Jeune Afrique citant toujours des sources du Palais, Macky Sall s’est voulu ferme, en rappelant à ses ministres que la présidente du CESE n’est pas leur supérieure.

Aminata Touré et l’histoire des toilettes

Par les temps qui courent, les faits et gestes de certains responsables du régime sont épiés comme du lait sur le feu. Poussant certains à revoir leur calendrier, à bien peser les mots qu’ils utilisent à l’occasion de certaines cérémonies. Aminata Touré, elle, continue son calendrier, comme si de rien n’était. Dernièrement, il a suffi d’une vidéo, la montrant en train de couper un ruban, lors de l’inauguration de blocs sanitaires au lycée Waldiodio Ndiaye de Kaolack, pour que la toile s’enflamme. Très vite, certains ont fait la corrélation avec ses ambitions présidentielles. D’autres la tournant en dérision, en trouvant insignifiant le don.
Ousmane Dème qui dit être un proche de l’ancien PM, témoigne sur l’histoire de ces latérites. ‘’Je vous appelle de la France. C’est pour témoigner à propos de ces blocs sanitaires. La construction a commencé au mois de janvier. A l’époque, elle était juste envoyée spéciale. C’est de sa poche qu’elle s’est engagée à construire ce bloc de 12 toilettes en tant qu’ancienne pensionnaire du lycée. Quoi de plus normal’’. Ayant piloté une partie du projet, il témoigne : ‘’Il faut savoir que le lycée compte 4000 élèves. Et il n’y avait pas de toilettes. Les élèves allaient dans le voisinage pour satisfaire leurs besoins. C’était donc devenu une nécessité. Maintenant, si les autorités de l’école décident de la remercier, parce qu’elle a fait un acte salutaire, elle n’y est pour rien. Il faut cesser de diaboliser les gens’’.
Responsable à l’APR de Fatick, Ousmane est également revenu sur la volonté prêtée à son ‘’amie’’ de vouloir se présenter. ‘’Elle en a le droit. Elle ne m’a rien dit, mais si elle se sent prête, pourquoi pas. Moi, je suis de l’APR, je suis de Fatick, mais il faut arrêter. Macky Sall n’est pas un dieu. Moi, je considère que les responsables qui veulent se présenter ont tout à fait le droit de se déclarer. Que ça soit Mimi, Aly Ngouille Ndiaye ou un autre. Le Président n’a qu’à continuer le travail pour lequel il a été réélu’’. Mor Amar

AISSATA TALL SALL SUR SON NOUVEAU POSTE –“L’IDÉE QUE J’EN AI EST EXTRÊMEMENT SÉRIEUSE ET IMPORTANTE”

NETTALI.COM – Dans les colonnes du journal Le Quotidien, Aïssata Sall réagit à sa nomination au poste d’Envoyée spéciale u chef de l’Etat. Elle bat en brèche les arguments de ceux qui remettent en cause l’utilité du poste, perçu comme une simple récompense politique en contrepartie de son revirement de la veille de la dernière présidentielle.
“Le poste n’existe que par ce que la personne qui est nommée en fait. L’idée que j’en ai est extrêmement sérieuse et importante. Et aujourd’hui, sur le plan international comme national, nous pouvons accomplir et mettre en œuvre la politique définie par le chef de l’Etat. C’est quand même du sérieux. D’autres responsabilités sont confiées aux uns et aux autres, pas seulement à l’Envoyée spéciale, mais à tous les autres qui, autour du président de la République, lui devant et nous avec lui, les réalisent pour le bien du Sénégal. Et puis, je crois que c’est un peu tiré par les cheveux – excusez-moi du terme – que de dire cela. En tout cas, moi j’ai la pleine confiance que c’est une mission extrêmement importante au service du Sénégal. Et je l’accomplirai inchallah dans la plénitude de mes capacités et de mes compétences”, justifie l’ex-ministre de la Communication sous Abdou Diouf entre 1998 et 2000. “Mais Envoyée spéciale partout où cela est nécessaire et pour la sauvegarde des intérêts du Sénégal et de son image. Pour cette tâche-là, je pense qu’il y a tellement à faire qu’il  n’y a peut-être que les ignorants ou ceux-là qui ne connaissent pas la République, qui est chose sacrée, qui peuvent penser ainsi”, tente–t-elle encore de donne du contenu à son poste.
La mairesse de Podor a aussi précisé que cette nomination entraîne son départ de l’Assemblée nationale. C’est ainsi qu’elle dira “Oui je peux dire en vraie nostalgique, l’Assemblée nationale est un cénacle très formateur pour le politique. J’y ai énormément appris et je pense que c’est le lieu par excellence où les politiques s’affrontent dans le sens noble du terme. Quand je suis arrivée à la première Législature à laquelle j’ai eu l’honneur de participer, j’ai énormément appris. Comme on dit, j’ai blanchi sous le harnais des débats parlementaires. Et d’ailleurs, mes collègues députés n’ont pas manqué de me dire hier : «Ta voix va nous manquer.» Et je leur ai répondu que ce sont eux et les débats qui me manqueront. C’est peut-être aussi cette hargne et cette passion qui me manqueront. Mais bon, c’est une autre façon aussi de faire la politique et, comme je le dis, au service du Sénégal. Parce que pour moi, l’essentiel c’est le Sénégal et seulement le Sénégal”.
“Vous savez, à chaque responsabilité ses avantages et ses inconvénients. On ne peut pas avoir des fonctions gouvernementales, être un soldat pour le pays, et puis revêtir le manteau d’une liberté absolue. Je pense que l’un dans l’autre, il faut savoir garder la mesure et je ne dérogerai pas à cela”, précise Aïssata Tall Sall.

EX-MILITANT DU PAI, SERIGNE MANSOUR SY JAMIL À CŒUR OUVERT

NETTALI.COM – La plupart des Sénégalais n’ont découvert son engagement politique qu’à l’époque des Assises nationales, mais Serigne Mansour Sy Jamil a milité, dans la clandestinité, au Parti africain de l’indépendance (Pai) dès sa prime jeunesse. Il revient sur ce passé dans un entretien aux relents biographiques accordé au journal L’EnQuête et paru ce samedi.
Issu d’une grande famille religieuse du Sénégal, Serigne Mansour Sy Jamil, ancien vice-président à l’Assemblée nationale, a eu un parcours remarquable à la Banque islamique avant de donner une autre dimension à son engagement politique, en l’affichant ouvertement dans la foulée des Assises nationales.Une histoire isolée pour les fils de marabouts de sa génération, car on nourrissait des appréhensions à l’endroit de l’école française perçue comme un instrument d’aliénation culturelle.
Dans les colonnes de EnQuête, le fondateur de Bes du niak explique comment il intégré l’école française en ces termes : “J’ai été le premier petit-fils d’El Hadj Malick à aller à l’école, comme Abdou Fatah Mbacké a été le premier petit-fils de Serigne Touba à le faire. Les enfants de Serigne Moustapha ont presque tous fait des études. Il y a Pr. Habib, Abdou Aziz, Cheikh Tidiane qui est un assureur, Cheikh Omar qui travaille avec les organismes internationaux, Mame Malick qui représente l’Onudi. Mon père a eu une bonne compréhension du Coran. Quand mon père m’a inscrit à l’école, à Saint-Louis, on disait que c’était la fin du monde, parce que des petits-fils d’El Hadj Malick allaient à l’école des Blancs. J’en pleurais en rentrant. Il me disait que l’avenir nous édifiera. Aujourd’hui, ceux qui nous attaquaient à Saint-Louis, ce sont leurs petits-fils qui vont à l’école”.
A la question de savoir s’il jouissait d’un traitement particulier, il répond : “Il n’y avait pas de traitement particulier. L’école est laïque et le seul critère qui valait était la réussite scolaire. On était 1er à l’école coranique et 1er à l’école française. On n’a jamais redoublé. On a tout passé haut la main. Les gens n’avaient rien à nous dire. Sur les feuilles de compositions, il n’y était pas mentionné “fils de Serigne Moustapha, petit-fils de Serigne Babacar’’. Il en était de même à l’examen. Je ne remercierai jamais assez mon père d’avoir eu le courage de nous amener à l’école et jamais assez Serigne Mamour Ndiaye qui nous a couvé faisant de sorte qu’on soit 1er à l’école coranique et 1er à l’école française”.
Revenant sur son adhésion au Parti africain de l’indépendance il raconte : “Majmouth Diop, a, une fois été arrêté avec Lamine Sow, Djadji Wane, etc. J’étais là-bas, le jour où on les libérait, parce qu’un de mes aînés au “daara’’, Lamine Ndongo, un des badauds qui n’avaient rien à voir avec la manifestation, avait été arrêté avec eux. J’allais à la prison pleurer. J’étais encore jeune. C’était alors mon premier contact avec la gauche, sans savoir ce que c’était. Je savais juste que mon marabout les admirait. Après leur libération, le matin, en allant à l’école coranique, je trouvais sur le palier de la mosquée des tracts du Pai. Mon marabout me demandait de quoi il était question dans les tracts du jour. Je lui expliquais ce qu’on disait. J’avais une sympathie pour eux, sans savoir qu’ils étaient des communistes. Je savais juste qu’ils étaient des patriotes qui devaient s’engager. C’est comme cela que j’ai eu le premier contact avec la politique”.
“J’ai donc eu un vécu politique que la plupart des politiques n’ont pas. J’ai été avec Sémou Pathé Guèye, Mamadou Seck et j’étais leur dirigeant. Tous ces petits qui s’excitent aujourd’hui, comme Mahmouth Saleh, quand ils étaient au Pai, j’étais leur chef. J’ai fait toutes les écoles de formation de la gauche : l’école élémentaire, celle fédérale de 15 jours, celle centrale d’un mois
puis de 4 mois où l’on conceptualise. J’ai ce background”, révèle-t-il; avant de préciser :  “On était tous des jeunes formés, formatés à l’intérieur du Pai, avant la création du Pit. Cette école-là a formé beaucoup de gens. C’est cette école qui a formé Mary Teuw Niane, membre du Pit, tout comme Makhtar Cissé, Souleymane Jules Diop, Mankeur Ndiaye. Ces gens-là ont participé à la lutte avec nous.”

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 09/11/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Macky is back

Le Chef de l’État est rentré à Dakar hier en fin de soirée en provenance de Niamey. Dans la capitale nigérienne, Macky Sall a pris part à la session extraordinaire de la conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO qui s’est penchée sur la crise politique en Guinée Bissau. Sur le chemin du retour, il a fait une halte à Ouagadougou, histoire de compatir avec son homologue burkinabé suite aux attaques terroristes ayant fait plus d’une trentaine de morts. A Niamey, les chefs de l’Etat se sont penchés sur le cas de la Guinée Bissau qui s’est enlisé dans une crise politique avec le limogeage du Premier ministre Aristides Gomes par le président de la République José Mario Vaz et la nomination jugée illégale et illégitime par la Cedeao de Faustino Imballi à quelques jours du scrutin présidentiel prévu le 23 novembre.

Démission du nouveau Pm bissau-guinéen

La pression de la Cedeao sur le Président José Mario Vaz et son nouveau gouvernement a commencé a porté ses fruits. Le nouveau Premier ministre de la Guinée Bissau, Faustino Imbali, nommé le 29 octobre dernier, a déposé sa lettre de démission sur le bureau du président de la République. Il ne voudrait pas être responsable d’un conflit armé au pays. La Cedeao avait menacé de sanctionner tous les membres du gouvernement s’ils ne démissionnent. Du coup le Président Vaz se retrouve seul. D’ailleurs, la Cedeao a tenu hier vendredi un sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement pour trouver une solution à cette impasse. Le sommet a décidé de contraindre le Président Vaz à respecter le protocole en organisant la présidentielle à date échue. Aussi, la Cedeao va-t-elle renforcer ses troupes pour les porter à 1 000 hommes d’ici quelques jours. Une délégation de cinq chefs d’État sera envoyée à Bissau pour rencontre le chef de l’Etat. Le Président Issoufou a lancé un appel aux forces de défense et aux magistrats pour respecter le processus électoral. Pour rappel la Cedeao reproche au Président Vaz d’avoir limogé son Premier ministre Aristides Gomes à quelques jours de la présidentielle. Ce dernier avait refusé de quitter son poste.

La valse des politiques à Tivaouane

Une délégation du Congrès de la Renaissance démocratique (CRD) s’est rendue hier dans la matinée à Tivaouane pour présenter ses hommages et vœux au Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar Sy Mansour. Abdou Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et les membres de la délégation ont recueilli des prières pour le Sénégal et la Ummah islamique à l’occasion du Mawlid, ainsi que celles de Serigne Babacar Sy Abdoul Aziz. C’est el chef de l’Etat qui a ouvert le ballet des personnalités dans la cité de Maodo .Il sera suivi par la Grande coalition formée autour de Idrissa Seck.

Bassirou Ndiaye lâche Madické Niang

L’ancien ministre des affaires étrangères devra continuer son combat politique sans Bassirou Ndiaye de Diourbel. Ce dernier qui a câblé «L’As», renseigne qu’il est retourné à la maison du père,( au Pds) qu’il avait quitté pour soutenir la candidature de Madické Niang à la dernière présidentielle.

Le cadeau de Aïda Diallo au Khalife des mourides

Des sources de seneweb annoncent que Sokhna Aïda Diallo est à Dakhar Mbaye. Elle a dépêché une délégation dirigée par Serigne Saliou Samb pour amener son «addiya » au Khalife général des mourides. En plus de 5 bœufs, elle lui a offert une enveloppe d’argent. Serigne Saliou Samb, cible des foudres de plusieurs petits-fils de Serigne Touba, a profitait de sa rencontre avec le guide religieux pour présenter ses excuses. Serigne Mountakha Mbacké réitèrera l’essentiel de ses propos tenus lors de la visite de Sokhna Aïda Diallo.

SERIGNE MANSOUR SY JAMIL :‘’J’ai beaucoup de réticence par rapport à la justice sénégalaise’’

http://www.enqueteplus.com/nodeQui de mieux que Serigne Mansour Sy Jamil pour être la voix de ce Grand’Place, ou disons ‘’sous la tente’’, du Gamou. Arrière-petit-fils d’El Hadji Malick Sy, petit-fils de Serigne Babacar, fils de Serigne Moustapha Sy Jamil, il est aujourd’hui l’un des dépositaires de l’héritage de tous ces saints hommes. Il est actuellement le Khalife de son père et sera au cœurs du ‘’takassanu Mame Jamil’’ prévu cet après-midi à Tivaoune. Connu au Sénégal comme leader politique également, il partage avec lecteurs et ‘’talibés’’ son vécu d’acteur de développement au sein de la banque islamique de développement de Djeddah, son cheminement politique au sein du Pai de Majmouth Diop, sa vision politique, son ambition. Il passe au peigne fin l’actualité politico-judiciaire.

Où avez-vous fait vos études ?

C’est l’école primaire de Saint-Louis qui m’a accueilli en premier. Il s’agit de l’école Brière-de-l’Isle. Après, je suis allé au lycée Faidherbe. J’ai donc eu le même parcours qu’Abdou Diouf, dans ce cadre. Abdou Diouf a fait, à Saint-Louis, l’école Brière de l’Isle. Lors de la rebaptisation de cette école au nom d’Abdou Diouf, il était ravi de me voir là-bas. Il m’a dit : ‘’Je n’ai jamais su que vous étiez mon cadet dans mon école publique.’’ Au lycée Faidherbe, je n’y ai passé que deux ans. Le lycée Charles de Gaulle a été, entre-temps, créé. On a été, avec Ousmane Ndiaye qui était secrétaire général du gouvernement et bien d’autres, la première génération à y avoir été accueillie. On a y a reçu un très bon enseignement. J’ai eu mon Bac et je suis allé à l’université, en 1968, et il y a eu les évènements que vous connaissez (Ndlr : les évènements de mai 1968 avec une révolte des étudiants et une grève générale, en ce qui concerne le Sénégal). J’ai été envoyé en France, après.
J’ai fait mon parcours à la prestigieuse Sorbonne, à la faculté des Lettres. Je suis allé jusqu’en Licence, avant que mon père ne me demande de laisser tomber mes études en langue française pour aller en Angleterre. Je n’avais pas fait l’anglais au lycée. Je n’avais fait que l’arabe que j’avais choisi comme première langue. En 4e, quand j’ai voulu prendre l’anglais comme 2e langue, on m’a expliqué que ce n’était pas possible. J’ai fait alors espagnol. A la Sorbonne, j’étais dans une bonne dynamique de grands professeurs d’université comme Arnaldez et bien d’autres. Des gens qui tenaient les chaires d’enseignement les plus prestigieuses de la Sorbonne, en ce qui concerne la civilisation islamo-musulmane. En troisième année, mon père me demande d’abandonner et d’aller apprendre l’anglais et il était convaincu que j’en aurais besoin un jour.

Et vous, en étiez-vous convaincu ?

Cela m’avait un peu chiffonné, parce que j’aimais la matière et j’étais dans une dynamique de réussir. C’était fascinant et j’étais sûr de pouvoir aller jusqu’au bout. Je visais l’agrégation, à l’époque. Mais quand mon père m’a demandé d’aller en Angleterre, j’ai rejoint Hammersmith and West London College. Avant cela, bizarrement, en 3e année, la Sorbonne avait commencé à faire une expérimentation sur l’enseignement de l’anglais. La Sorbonne s’était rendue compte que les élèves qui venaient en 1re année d’anglais et qui avaient fait 7 ans d’anglais, de la 6e à la terminale, avaient un niveau faible. Ils ont voulu expérimenter et voir si l’enseignement inculqué à ces élèves et le nombre d’heures qu’on fait de la 6e à la terminale, à raison de 3 heures par semaine pendant 7 ans, pourrait être inculqué à un élève qui n’a jamais fait l’anglais en une année. Ils ont choisi huit cobayes.
Ils avaient pris des élèves qui avaient fait tout leur parcours scolaire sans l’anglais. Ils avaient déjà trouvé 7 candidats. Quand j’ai été mis au courant de cela, je suis allé les voir et ils m’ont dit que c’est de moi dont ils avaient exactement besoin. Ils voulaient quelqu’un qui n’avaient jamais fait l’anglais et qui avaient fait une langue orientale comme l’arabe. On a fait l’expérience. On avait plus de 5 heures d’anglais par jour. A la fin de l’année, ils nous ont fait subir un examen de passage – le même que ceux qui avaient fait anglais depuis 7 ans – pour passer en 2e année. On les a battus. C’est sur cette base-là que je suis allée en 2e année et sur les injonctions de mon père.
C’est en Angleterre que j’ai eu mon diplôme de Polytechnic of Center of London de Cambridge University. Après, j’ai fait le concours d’entrée à l’école d’interprétation. Je maitrisais le français, l’arabe et l’anglais. C’est une fois là-bas que j’ai compris pourquoi mon père m’avait demandé d’aller en Angleterre. Ce n’était pas pour l’anglais.

C’était pourquoi alors ?

Les anciens étaient des visionnaires. Quand je suis allé en Angleterre, je me suis rendu compte que le café anglais, ce n’étais pas cela. Ils ont ce qu’on appelle de l’eau coloré. Je fréquentais un café à Queens Wear, parce que j’adore l’espresso. Où que j’aille, il me faut me trouver un endroit où m’en procurer. A côté de chez moi, il y avait un café italien qui faisait de l’espresso. Le matin, avant d’aller à l’université, j’allais là-bas m’en procurer. Je partais là-bas tous les jours et à chaque fois, j’y trouvais un Africain. Mais comme c’est l’Europe, on ne salue pas ceux que nous ne connaissons pas. Je venais donc prendre mon café et rentrer. Un jour, je discutais avec la caissière qui était française. L’Africain que je trouvais là-bas m’interpelle alors. Il était derrière moi. Pendant un an, on se rencontrait à cet endroit sans se parler. Il m’a interpellé et m’a demandé si j’étais francophone. Il me demande alors d’où je venais je lui répondu d’Afrique de l’Ouest. Il me rétorque : où exactement ; je lui ai dit du Sénégal. Il me dit alors ‘’Yaw jolofman nga’’, tu n’es pas gentil et je ne le suis pas non plus, parce que depuis un an, on se croise sans se dire bonjour.
Il voulait savoir ce que je faisais en Angleterre. Je lui dis que je venais préparer mon entrée dans une école d’interprétation à Polytechnique. Il m’a fait savoir que lui était déjà là-bas et qu’il allait finir dans quelques mois et qu’il avait déjà un contrat dans une nouvelle banque qui est la Banque islamique de développement en Arabie saoudite. Il m’a dit : ‘’Si tu termines tes études, je pourrais t’aider à venir travailler dans cette banque, parce qu’elle vient tout juste d’être créée et cherche des ressources humaines.’’ Je lui ai dit que cela m’intéressait.
J’ai fait l’examen d’entrée à Polytechnique. Après mes études, je lui ai écrit pour lui dire que je voulais venir en Arabie saoudite. Aussitôt, la Bid a réagi et m’a demandé de venir. J’ai été convoqué en entretien. J’ai téléphoné alors à mon père qui m’a demandé de revenir au Sénégal pour qu’il prie pour moi, avant que je parte. Ce que je fis. Quand je suis allé en Arabie saoudite, dès mon arrivée, j’ai fait mon pèlerinage avant d’aller faire mon entretien de travail. C’est quand je suis arrivé en Arabie saoudite que j’ai compris pourquoi mon père voulait que j’aille en Angleterre. Il me l’a demandé, parce que celui qui devait m’amener en Arabie saoudite, à la Kaaba, auprès du Prophète Mohamed (Psl) je devais le rencontrer en Angleterre. C’est cette personne rencontrée dans le café, Oumar Sarr, à qui je dois tout cela. Il a fait les démarches nécessaires pour que j’intègre la Bid. J’y ai commencé comme interprète trilingue, arabe-français-anglais.

Comment a été cette expérience à la Bid ?

A la Bid, j’ai rencontré Ousmane Seck qui a été, pendant sept ans, ministre du Plan. Il a été le premier ministre des Finances noir du Sénégal, pendant 4 ans. Ousmane Seck a été recruté à la Banque islamique. On lui confie deux départements. Il était le vice-président finances et administration. L’administration ne travaillait qu’en arabe. Les finances ne travaillaient qu’en anglais. Ousmane Seck ne maitrisait ni l’arabe ni l’anglais. Il est allé s’en ouvrir au président de la Bid. Ce dernier lui a dit : ‘’Ne vous en faites pas, c’est votre propre compatriote Mansour Sy qui est le seul trilingue de la banque. Je vais l’affecter chez vous, en tant que directeur de cabinet.’’ Ousmane Seck m’a alors appelé. Je me rappelle, j’étais à l’hôpital à cause d’une jambe cassée.
Il est venu me voir avec sa femme. Il m’a dit qu’il voulait travailler avec moi, parce qu’il venait d’être nommé et les deux départements qu’il dirigeait désormais utilisait des langues qu’il ne maitrisait pas. Je lui ai dit que j’avais fait une carrière prestigieuse qui est celle d’interprétation de conférence. J’ai passé du temps pour maitriser des langues. Il me dit alors : ‘’Tu es mes yeux et mes oreilles, si tu ne viens pas, je serais obligé de retourner au Sénégal.’’ Quand le président de la banque a eu écho de mon refus, il m’a appelé. Il m’a dit que le poste d’Ousmane Seck, la Turquie et la Tunisie le voulaient. Si Ousmane Seck a un handicap linguistique, ils vont lui glisser des peaux de banane et il ne fera pas trois ans à ce poste. Il m’a dit : ‘’C’est un devoir patriotique et national pour toi d’aider ton compatriote.’’ Je l’ai fait pour ça.

Votre travail avec lui consistait à quoi, en général ?

Je traitais tout le courrier qui venait en arabe ou en anglais. Je lui faisais des présentations. Il était assez intelligent pour me dire que comme ce sont des matières techniques, tu vas passer quelque temps dans les divers départements qu’étaient le décaissement, la trésorerie, les équipements, le recrutement normal et celui des consultants et les passations de marché. Avant que lui ne signait en tant que vice-président, il y avait 25 autres signatures. Il devait m’apprendre comment savoir si tous ceux qui devaient signer avant lui l’avaient fait. Des fois, il y avait des erreurs sur les devises ; au lieu de libeller le montant en dollar, c’était en euro, en yen japonais ou en franc suisse.
C’était à moi de vérifier tout cela. Donc, je me suis formé sur le tas. Ousmane Seck était un excellent pédagogue. Il connaissait les structures. Il avait le handicap de la langue, mais maitrisait les problèmes de développement. On a fait sept ans dans ce département, avant d’aller à celui des opérations et projets où nous avons passé 14 ans. Ce département constitue le cœur de la banque. Quand il y a une requête pour le financement d’un projet par la Banque islamique, ça passait d’abord par Ousmane, avant d’aller vers le président. Des enquêtes à l’évaluation, en passant par l’approbation et jusqu’au décaissement, c’était à notre département de s’en charger. J’ai appris tout cela là-bas. J’ai passé 21 ans avec Ousmane Seck, avant de demander à aller dans un département pour y faire mes preuves. Ousmane Seck est le seul vice-président de la Bid à avoir passé 26 ans à ce poste. Aucun autre n’avait réussi à faire plus de 6 ans.

Vous semblez fasciné par cet homme.

Ousmane Seck est un homme exceptionnel. Il est un homme très intelligent, avec une grande expérience. J’ai eu cette magnifique expérience à la Bid, grâce à lui. On a beaucoup de respect l’un pour l’autre. Vous savez, Ousmane a fait un très beau témoignage sur moi  : ‘’Ce fut pour moi un privilège inespéré et un plaisir toujours renouvelé de bénéficier, dès mes premiers pas à la Banque islamique, de la collaboration et du soutien de M. El Hadj Mansour Sy (…). M. Mansour Sy a pris goût à toutes les fonctions dont j’étais investi, notamment dans celles relatives aux opérations et projets. Il a étudié et maîtrisé le cycle des projets, toutes les procédures d’identification, de préparation et d’exécution desdits projets. Il était de toutes mes missions extérieures qu’il préparait avec minutie et en exploitait et disséminait les résultats avec un savoir-faire sans égal.
Au surplus, Mansour Sy fut l’un des rares agents de la banque à étudier de façon approfondie les fondamentaux des pays membres de celle-ci ; il a, par ses propres moyens, réussi à connaître leur organisation sociale et politique, leurs orientations économiques, leur culture et enfin leurs besoins les plus pressants en matière de développement économique et d’épanouissement de tous ordres. Il s’y ajoute, enfin, que M. Mansour Sy possède une connaissance encyclopédique que raisonnée de l’institution qui a nom : Banque islamique de développement. Au fil du temps, devenu très vite mon assistant éclairé et dévoué, il s’est affirmé au sein de la banque comme le lien le plus solide et le plus efficace entre l’institution et ses pays membres. Je peux affirmer, sans hésiter, qu’il a servi la banque avec honneur, dignité et efficacité. Cette merveilleuse manière de servir s’est appuyée sur un constant don de soi et un esprit de sacrifice jamais démentis’’ (Ndlr texte lu).

Qu’est-ce qui a vous fait quitter la Bid ?

Après 21 ans dans divers départements de la Bid aux côtés d’Ousmane Seck, j’avais demandé à aller faire mes preuves ailleurs. On m’avait alors confié le Technical Cooperation Office. C’est là où j’ai passé 6 autres années, avant de quitter la banque, avec le décès de ma mère. J’ai demandé à rentrer.
A travers cette expérience aux côtés d’Ousmane Seck qui a été le directeur de cabinet d’Abdou Diouf au ministère du Plan, ils ont été ensemble à la primature, avant qu’on ne le nomme ministre du Plan. Ils ont été ensemble jusqu’à ce qu’Abdou Diouf devienne président et le nomme ministre des Finances. Donc, je suis dans une filiation directe de Senghor-Abdou Diouf, Abdou Diouf-Ousmane Seck, Ousmane Seck-Mansour Sy. Il y a donc une expérience qui a été acquise et transmise. En plus du fait que j’ai fait les mêmes écoles primaire et secondaire qu’Abdou Diouf. Avec Ousmane Seck, nous avons fait tous les 53 Etats de l’Oci. On y allait pour voir dans quels secteurs on avait le plus de chance d’avoir des experts. On restait avec les experts de ces pays. A la Bid, on était au cœur des relations avec les organisations internationales comme l’Onudi, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Fao, l’Unesco, la Bad, la Banque asiatique de développement, la Banque européenne de développement, la Banque interaméricaine de développement. A la Coopération technique également, j’organisais beaucoup de séminaires dont un sur l’islam et la femme. Comme la femme était le domaine sur lequel on attaquait beaucoup l’islam, on a organisé plusieurs conférences sur le sujet.

D’une manière ou d’une autre,Ousmane Seck vous a-t-il influencé à entrer en politique ?

Non ! Au contraire, Ousmane Seck ne pouvait pas m’influencer, parce qu’il avait une très mauvaise expérience en politique. Il était le ministre des Finances, du Plan et il a eu une expérience qui, à la limite, faisait qu’il détestait la politique. Il m’a appris une chose ; il m’a dit un jour : ‘’Tu sais, les gens qui sont dans ton parti sont tes plus grands ennemis que ceux qui sont en dehors de ton parti.’’ J’ai une grande méfiance de la politique par rapport à l’expérience qu’il avait vécue. En plus, on n’était pas de la même position politique. J’ai toujours été un homme de gauche. J’ai fait mes quartiers dans les organisations de gauche française et sénégalaise comme le Pai (Ndlr : Parti africain de l’Indépendance). Ousmane était un chiraquien pur, comme toute cette génération des premiers cadres. Ils avaient comme une fascination pour De Gaulle. Nous, on combattait De Gaulle qu’on considérait comme un néocolonial. Je fais partie des gens qui ont battu campagne pour que Mitterrand devienne Président. C’était de 1971 à 1981. J’étais au cœur de cette bataille-là.
On s’est retrouvé à la Bid, lorsque Chirac voulait apporter la contradiction à Mitterrand ; lui était pro-Chirac, moi pro-Mitterrand. On avait cette divergence fondamentale. Il ne pouvait pas me conseiller à faire de la politique, mais quand même, il savait que j’en avais les capacités. J’avais la capacité d’organisation. Je dirigeais son cabinet d’une manière parfaite. J’avais une méthodologie qu’on n’apprenait pas à l’école. Je savais quelles étaient les urgences. Je savais ce qu’il fallait lui présenter et ce qu’il ne fallait pas lui présenter, car pouvant le régler avec les départements concernés. La première semaine où on a travaillé ensemble, il a demandé aux gens d’où je maitrisais cela. Comme Serigne Mansour est petit-fils de Serigne Babacar, il s’attendait à voir un ‘’Serigne Daara’’. Mais il a pu voir que je maitrisais parfaitement le français, l’anglais et l’arabe, et j’avais une bonne organisation du travail. Ma méthode, je l’avais acquise du militantisme étudiant. C’était une partie importante. Quand je dis que je suis à la congruence de trois légitimités : leader religieux, acteur de développement et leader politique, cela a tout son sens.

Parlons d’abord politique. Comment y êtes-vous entré ?

Quand j’étais à l’école primaire, le Sénégal venait de connaître l’indépendance. On avait transféré la capitale de Saint-Louis à Dakar. Les Saint-Louisiens n’étaient pas d’accord. Le Pai était là-bas. Il était dirigé par Majmouth Diop. Ils ont mené énormément de luttes héroïques. C’était un des partis marxistes-léninistes, mais ils avaient des positions patriotiques. Le Pai était tellement influent que presque toute la population de Saint-Louis était derrière Majmouth Diop, à tel enseigne que mon marabout Serigne Mamour Ndiaye, qui n’avait rien à voir avec le marxisme, a, pendant 5 ans, baptisé son mouton de Tabaski Majmouth Diop. Serigne Mamour était un ancien prisonnier de guerre. Lors de la guerre de 1939-1945, il a été emprisonné. On l’avait pris cru mort et organisé ses funérailles. C’est en miraculé qu’il a réapparu plus tard. Il aimait la bravoure de Majmouth Diop qui tenait tête aux forces de l’ordre qui finissaient de l’emprisonner. La prison se trouvait derrière chez nous, à Saint-Louis.
Majmouth Diop a, une fois, été arrêté avec Lamine Sow, Djadji Wane, etc. J’étais là-bas, le jour où on les libérait, parce qu’un de mes aînés au ‘’daara’’, Lamine Ndongo, un des badauds qui n’avaient rien à voir avec la manifestation, avait été arrêté avec eux. J’allais à la prison pleurer. J’étais encore jeune. C’était alors mon premier contact avec la gauche, sans savoir ce que c’était. Je savais juste que mon marabout les admirait. Après leur libération, le matin, en allant à l’école coranique, je trouvais sur le palier de la mosquée des tracts du Pai. Mon marabout me demandait de quoi il était question dans les tracts du jour. Je lui expliquais ce qu’on disait. J’avais une sympathie pour eux, sans savoir qu’ils étaient des communistes. Je savais juste qu’ils étaient des patriotes qui devaient s’engager. C’est comme cela que j’ai eu le premier contact avec la politique. Il y a un autre élément important.

Lequel ?

Mon instituteur à l’école primaire était Mawade Wade, pendant 4 ans, ancien entraineur de l’équipe nationale. Il était un instituteur hors pair. J’étais l’un de ses meilleurs élèves. C’est moi qui déposais les cahiers chez lui après les cours. Comme j’étais son meilleur élève, il avait toujours confiance en moi. Il était le directeur de la première école du Pai. C’est chez lui, à Saint-Louis, où il y avait ce qu’on appelait la ‘’Garçonnière’’. Quand le Pai est rentré dans la clandestinité, c’était là-bas où on recrutait les gens. C’est Dansokho, qui était à l’époque au lycée Faidherbe, qui me l’a dit. Mawade nous a inculqué les premières leçons de la lutte patriotique. Mawade, avant de venir à Saint-Louis, était à Kaolack. Il y a retrouvé les élèves qu’il avait enseignés à Kaolack.
Quand ils étaient en grève, c’était dans les années 1950, ils venaient le prendre à l’école. Mawade fermait alors la classe et nous amenait tous à la place Faidherbe. C’est là-bas où j’ai humé mes premières bombes lacrymogènes. Le premier acte politique, de résistant, de militant, je l’ai posé grâce à Mawade. Jusqu’à mon départ pour Paris, j’avais énormément de sympathie pour ce qui est de la lutte pour l’indépendance du Sénégal. Lorsque je suis allé en France, je suis allé voir ce que c’était la Sorbonne. Et j’y ai reçu un tract. Il était des étudiants communistes sur le Vietnam qui venait d’être bombardé par les Américains. Je ne savais pas ce que c’était le communisme, mais j’adhérais entièrement au contenu du tract. Sur la base de mon enseignement coranique, sur la base de la notion de justice que le ‘’daara’’ m’avait inculquée. Dieu a dit que ‘’tous les Prophètes que j’ai envoyés, c’est pour que règne la justice sur terre’’. Dans l’islam, la justice est fondamentale. Lorsque j’ai considéré qu’un pays pauvre comme le Vietnam puisse être bombardé avec toute la grande puissance américaine, j’ai eu beaucoup de sympathie pour ceux qui les défendaient. J’ai milité dans cette organisation à la Sorbonne. C’est comme ça que je suis arrivé membre du Pai dans la clandestinité.

D’aucuns considèrent que certaines valeurs du communisme ne riment pas avec celles de l’islam. Chef religieux et communiste, n’est-ce pas contradictoire ?

Quelles sont les valeurs pour lesquelles Nelson Mandela s’est battu ? Est-ce des valeurs éthiques, normales, de s’opposer à l’apartheid ? Celles pour quoi il se battait correspondent-elles aux valeurs de justice de l’islam ou pas, à celles universelles ? Est-ce que les valeurs pour lesquelles Agosthino Neto du Mpla en Angola sont celles des notions de justice ? Ce qui a mobilisé Amilcar Cabral en Guinée-Bissau, c’était quoi ? Dans toute notre jeunesse, nous nous sommes battus. Nous étions aux premières lignes à Paris pour la libération de la Guinée-Bissau, du Mozambique, de l’Angola, etc. Nous étions avec les forces les plus déterminées pour mener ce combat-là. Aujourd’hui, Macky Sall a des communistes dans son gouvernement comme Samba Sy. Les membres de la Ld/Mpt sont des communistes. Macky Sall a lui-même était membre d’And Jëf qui a été une organisation communiste. Le communisme, à l’époque, incarnait, avec l’appui de l’Union soviétique, la résistance la plus dure pour amener les pays africains à la liberté. C’est nous qui avons mené ce combat-là. Beaucoup de ceux qui parlent aujourd’hui, quand nous, nous menions ces combats, c’était eux les traitres. Ils étaient avec Senghor et Abdou Diouf pour maintenir le Sénégal dans le joug néocolonial et nous les avons combattus. Si aujourd’hui, le Sénégal est arrivé, le régime qu’ils ont malgré les insuffisances, c’est (grâce à) la lutte de ces patriotes.
J’y étais à l’époque avec l’ancien président de l’Assemblée nationale Mamadou Seck, Abdourahim Agne, Sakhir Thiam, Cheikh Tidiane Bâ, Sémou Pathé Guèye. C’est nous qui étions dans le Pai. On était tous des jeunes formés, formatés à l’intérieur du Pai, avant la création du Pit. Cette école-là a formé beaucoup de gens. C’est cette école qui a formé Mary Teuw Niane, membre du Pit, tout comme Makhtar Cissé, Souleymane Jules Diop, Mankeur Ndiaye. Ces gens-là ont participé à la lutte avec nous. Quand certains disent ‘’marabout communiste’’, je leur dis non. Le communisme auquel nous avons participé n’est pas celui qu’on voit aujourd’hui. Nous menions une lutte patriotique. Je n’étais pas dans une adhésion philosophique au communisme. Mais une adhésion intellectuelle à la contradiction que Marx a été le premier à déceler entre le capital et le travail. C’est cette dernière qui, comme le théorème de Pythagore, existera jusqu’à la fin des temps. Quand je devais aller en Arabie saoudite, mon père m’a dit que la lumière du Prophète (Psl) se trouvait en La Mecque et Médine. C’est dans cette lumière que j’ai baigné, pendant 27 ans. C’était une préparation formidable.
 ‘’Quand j’étais à l’école primaire, le Sénégal venait de connaître l’indépendance. On avait transféré la capitale de Saint-Louis à Dakar. Les Saint-Louisiens n’étaient pas d’accord. Le Pai était là-bas’’

En quoi, ce séjour l’est pour vous dans la politique ?

J’ai repris entièrement mes enseignements religieux, parce que quand même, je les avais un peu mis de côté. Quand je suis allé en Arabie saoudite, j’ai fréquenté toutes les mosquées de La Mecque, de Djeddah, etc. Je suis arrivé en Arabie saoudite, deux ans après la révolution iranienne de 1979. J’ai participé à tous les grands débats sur l’islamisme, le wahabisme, le salafisme, le terrorisme. Personne ne peut ici, aujourd’hui, me dire des choses que je n’ai pas vécues dans ce cadre-là. On était au cœur de ce débat-là. Il s’y ajoute que la banque au sein de laquelle je travaillais appartient à l’Oci. J’ai pu refaire ma culture arabe, islamique pour renforcer les bases religieuses que j’avais reçues de Serigne Mamour Ndiaye, les renforcer par une ouverture dans le monde arabe grâce à la Bid. C’est cela qui m’a préparé à mon retour, après le décès de mon père, pour assurer la succession, avec cette trajectoire qui m’a préparé à assumer les responsabilités.

Quand vous avez décidé de faire de la politique, votre père l’a pris comment ?

Mon père, durant toute la période où il était là, j’étais tenu par l’obligation de réserve. En tant que fonctionnaire international, je ne pouvais pas m’engager, critiquer Abdou Diouf, etc. Lorsque j’étais étudiant à Paris, j’étais le dirigeant du mouvement étudiant. Senghor a envoyé Mansour Ndiaye Bouna et Moustapha Niang chez mon père à Fass pour lui dire de me demander de rentrer, parce que je n’étudiais pas en France. Je n’y faisais que de la politique, lui a-t-on dit. Mon père n’aimait pas qu’on s’en prenne à ses enfants. Il les a chassés. Il est monté sur la terrasse et s’est mis à vociférer à très haute voix. Il s’en est vertement pris à Senghor. Tout Fass l’entendait. Pendant 40 ans, mon père n’est pas sorti de la maison (zawiya Seydi Jamil de Fass). Pendant 40 ans, il n’est pas allé à Tivaouane qui est tout près. Il est sorti de sa maison après une réclusion de 40 ans à cause de son aîné. Il est venu en France pour voir ce que j’y faisais. Je ne faisais qu’étudier et j’avais également mes convictions politiques. Quand mon père est arrivé, il ne m’a vu faire que cela. Mon père nous soutenait dans toutes nos entreprises. Même si ce que nous faisions il ne l’appréciait pas, il ne nous le montrait pas. Il nous soutenait.
J’ai remarqué, lors de son séjour en France, qu’il suivait Duclos à la télé. Quand je rentrais le soir, il me disait ‘’j’ai suivi tes amis’’. On discutait autour de cela. Mon grand-père Serigne Babacar Sy, avant son décès, avait fait une injonction à sa famille : ‘’Ne sortez jamais d’insanités de vos bouches. Mais devant l’injustice, battez-vous à mort.’’ Mon père savait que c’est cette lutte contre l’injustice qui m’importait. Jusqu’à sa mort, je travaillais à la Bid et l’obligation de réserve de fonctionnaire international m’empêchait de faire de la politique. Quand je suis venu en vacances au Sénégal, mon père me demandait d’écouter la Bbc et de lui faire l’économie de ce qui se disait. Il était intéressé par ce qui se passait en Palestine. Après la prière du matin, je venais le voir et on discutait. Je n’ai jamais eu de problème avec mon père sur ce plan-là. Cette trajectoire m’a donné la meilleure formation.
J’ai donc eu un vécu politique que la plupart des politiques n’ont pas. J’ai été avec Sémou Pathé Guèye, Mamadou Seck et j’étais leur dirigeant. Tous ces petits qui s’excitent aujourd’hui, comme Mahmouth Saleh, quand ils étaient au Pai, j’étais leur chef. J’ai fait toutes les écoles de formation de la gauche : l’école élémentaire, celle fédérale de 15 jours, celle centrale d’un mois puis de 4 mois où l’on conceptualise. J’ai ce background.

Qu’est-ce qui vous a décidé, à votre retour au Sénégal, de revenir dans le monde de la politique et à créer un parti ?

Je l’ai dans l’Adn. Je me suis fait violence pendant 27 ans. J’avais envie de parler de politique. Je voyais ce qui se passait au Sénégal. Ce que faisait Abdoulaye Wade ne me convenait pas, de même qu’Abdou Diouf. J’avais l’obligation de réserve et j’étais assez discipliné pour ne pas faire un faux-pas. Je suis arrivé au moment où il y avait les Assises nationales. Il y avait Amadou Makhtar Mbow, Cheikh Hamidou Kâne, Mamadou Touré, Dansokho, Niass, etc. Tous ces gens qui s’étaient opposés à Abdoulaye Wade. En 1999, Dansokho est venu à l’hôtel Méridien me dire que le Comité national du Pit avait décidé de soutenir Abdoulaye Wade. Je lui ai demandé ce qu’il avait de commun avec Abdoulaye Wade, qui est un libéral. Il m’a dit ‘’l’essentiel, c’est que le Ps parte’’. Je lui ai dit que cela ne me suffisait pas. Il faut avoir un programme. Vous avez le rejet, mais vous n’avez pas le programme, alors qu’il y a un rapport dialectique entre le rejet et le projet.
Quand je suis revenu et que j’ai vu qu’Amadou Makhtar Mbow et les autres avaient mis, après les élections de 2007 truquées, fraudées, alors que Macky Sall était le directeur de campagne d’Abdoulaye Wade, le comité des Assises nationales, pendant 2 ans, pour quelqu’un, qui, depuis 40 ans, est en dehors du pays, c’était le cadre adéquat pour se retremper, se remettre sur les questions essentielles. J’ai fait deux années formidables avec des gens d’expérience. Je faisais partie de la commission scientifique où il y avait la crème de la crème, le major des majors. C’était un questionnement pluriel de tous les problèmes auxquels le Sénégal était confronté. Je suis persuadé que si on veut construire le Sénégal, il faut prendre les conclusions des Assises nationales.
Comme disait Jean-Paul Sartre, à propos de Marx, il était indépassable. Les problèmes qu’il a touchés du doigt sont des problèmes indépassés. Les problèmes des Assises nationales sont des problèmes indépassés pour nous plus que jamais. Il est dommage que Macky Sall, qui a signé les conclusions des Assises nationales, ne les ait pas respectées. Il avait la possibilité de les appliquer, il ne l’a pas fait. Quand on s’est retrouvé à Saly pour discuter, il y avait trois scenarii : soit Abdoulaye revient à de meilleurs sentiments et soit prêt à appliquer les conclusions des Assises nationales, ou bien on fait un compromis avec lui ou on crée un rapport de forces qui le chasse du pouvoir et on applique les conclusions des Assises nationales. La 3e était la moins probable. Mais c’est qu’on a eu. On s’est retrouvé seuls, tous acteurs des Assises nationales et on n’a pas été capable d’appliquer les conclusions.
Lorsqu’Abdoulaye Bathily disait qu’on n’avait pas besoin de dialogue national et que si on voulait travailler pour le Sénégal, on avait qu’à prendre ces conclusions, il a raison. J’ai créé mon parti politique, j’ai combattu pour l’avènement de Macky Sall. Il avait dit qu’on gagne ensemble et qu’on gouverne ensemble. Il a gagné avec nous et il a gouverné sans nous. Je suis allé avec lui pendant 4 ans, dans le cadre de Benno Bokk Yaakaar. Il voulait qu’on aille ensembles aux Locales. J’étais d’accord et il voulait me donner un député. Je lui ai dit que j’allais lui montrer que je valais plus que cela. Je suis allé sur ma propre liste et, sans alliance, j’ai eu quatre fois ce qu’il me proposait. J’étais vice-président de l’Assemblée nationale. J’étais avec eux avec honnêteté. Avec la franchise qui me caractérise, quand je vois qu’il fait quelque chose de bien, je l’applaudis. Quand je ne suis pas d’accord, je le dis. Je ne suis pas pour la stratégie ‘’tais-toi et subis’’. Je peux subir, parce que je n’ai pas le rapport de forces qui me permet de réagir, mais je ne me tais pas. Avec la bêtise bien-pensante ou la misère mal pensante de son entourage, au lieu de le conseiller, lui disait que ce qu’il voulait entendre.

Concernant le dialogue national, pourtant, vous y avez pris part en 2016.

Oui, j’étais au premier dialogue national. Je lui ai dit qu’il y avait deux priorités qui dominaient. Je parlais du processus électoral qui définit les relations entre les institutions et le citoyen sénégalais. Si la règle du jeu n’est pas claire, on en est à la règle infantile de notre démocratie. Cela n’a pas été le cas. La deuxième chose, c’était les ressources naturelles. Nous avons le gaz et le pétrole et, jusqu’à présent, on dit que c’est une malédiction plus qu’une bénédiction. Je lui conseillais de faire du benchmarking, d’aller au Pérou et de voir ce qui se passe là-bas. Aujourd’hui, les deux priorités que j’avais définies sont celles qui figurent dans le communiqué commun publié après la visite d’Abdoulaye Wade au palais. Je n’avais pas cessé de souligner ces deux priorités en 2016.

Parlant de ces ressources, le doyen des juges a commencé à entendre des témoins, dans le cadre de ce qu’on peut appeler le scandale de la Bbc. Pensez-vous que ces auditions pourraient déboucher sur une ordonnance de renvoi ?

J’ai beaucoup de réticence par rapport à la justice sénégalaise. ‘’L’Express’’ de cette semaine consacre un article à la justice française pour dire qu’il y a une défiance totale des Français. Le citoyen français ne considère pas que la justice française est juste.
Soixante-dix pour cent des Sénégalais pensent que la justice est corrompue. Lorsque, dans les instances les plus représentatives de la magistrature, des instances dirigées par le président de la République lui-même, les gens démissionnent ; lorsqu’il y a une méfiance totale, depuis que deux membres du Conseil constitutionnel, l’un a démissionné – c’est Kéba Mbaye – et l’autre assassiné – Me Sèye -, cette magistrature doit se ressaisir. Je me suis battu. J’étais à l’avant-garde pour la libération de Khalifa Sall, parce que je considérais que ce n’était pas juste. Je me suis rendu compte que toutes les séries d’arrestations qu’il y a eu dont on pouvait s’en passer comme celle d’Adama Gaye ; lui, malgré ses insuffisances, et je suis très bien placé pour le savoir, est un excellent journaliste. Il connaît beaucoup de monde. Si j’étais président, je ne laisserais jamais Adama Gaye m’échapper. Je l’aurais toujours à côté de moi. Il a été arrêté puis libéré et il continue à dire ce qui lui avait valu son séjour en prison. Quelle est l’utilité de tout cela ? Il faudra que la justice se ressaisisse.
Dans notre processus démocratique, la magistrature est centrale. J’ai un texte de Maurice Garson qui retrace la situation de la justice en France. La corruption était cancérigène. Quand la justice déserte l’Administration, c’est que le pays est menacé. Hitler est venu en France et a fait d’une seule bouchée le peuple français. Aujourd’hui, si on ne redresse pas la justice avec les enjeux du pétrole et du gaz, n’importe qui peut rentrer dans le pays, y compris les terroristes, et en faire une bouchée. La résistance nécessaire autour du gouvernement, derrière le gouvernement n’aura pas lieu, parce que le peuple, lui, aura tourné le dos. J’ai dit ces jours-ci que j’étais un distant, parce que je sens qu’il va y avoir des problèmes dans ce pays. Un pompier ne saurait être un pyromane. Si jamais les choses se passent mal dans ce pays, je suis de ceux qui doivent apaiser la tension. L’attitude de médiateur du khalife général des mourides, des tidianes pour qu’il y ait le calme dans ce pays, est la même que je dois avoir. Je dois être dans ces cordes-là. Je prends mes distances-là, parce que si on est partisan on perd de sa crédibilité. Heureusement qu’on a eu dans ce pays des hommes tels qu’El Hadj Malick. Le Gamou de Tivaouane et le Magal de Touba anesthésient la tension sociale dans ce pays.

Que pensez-vous du débat autour d’un éventuel 3e mandat de Macky Sall ?

Je ne rentre pas dans ce débat. Vu la configuration du landerneau politique sénégalais. Si, aujourd’hui, Macky Sall voulait avoir un 3e mandat, je ne vois pas ce qui peut l’en empêcher. Pour que le peuple puisse l’en empêcher, il lui faut être organisé. Qui sont ceux qui s’opposent ? On parle aujourd’hui du Pds et le lendemain on parle de retrouvailles. N’y a-t-il pas un deal derrière ? Ne sont-ils pas en train de recréer la grande famille libérale ? Ils l’ont déjà annoncé, il y a 10 ans. Ils avaient dit qu’ils allaient régner ici pendant 50 ans. Devant ça, qui est-ce que peut s’opposer à Macky Sall ? J’espère qu’on ne m’exclura pas de l’Assemblée, puisque qui en parle se voit limoger (rires). Je suis persuadé que la Constitution est contre, mais on a vu ce qui s’est passé avec Abdoulaye Wade. C’est le Conseil constitutionnel qui avait validé sa candidature. Le rapport de forces n’existe pas aujourd’hui. Je peux me tromper et je souhaite me tromper. Mais mon analyse, mon flair politique, mon vécu me disent qu’il y a rien qui ne peut l’en empêcher.

Parlant de votre arrière-grand-père, que pouvez-vous nous dire sur lui ?

El Hadj Malick nous a permis d’aimer le Prophète Mohamed (Psl). Il a écrit d’une manière que personne n’a fait sur le Prophète, depuis qu’il n’a été que lumière jusqu’à son enterrement. Il a donné tous les aspects de la vie du Prophète de la manière la plus éloquente, la plus profonde, qui force l’admiration de tous ceux qui ont une certaine intellectualité arabe. Il a écrit ‘’Khilass Zahab’’, ‘’Nûniya’’, ‘’Abada Buruq’’, etc. Il a posé des problèmes dans ses écrits, à tel enseigne qu’aujourd’hui, quand une femme Tunisienne écrit sur les derniers jours du Prophète en racontant des histoires incroyables, Seydi Hadj Malick, déjà au XIXe siècle dans ‘’Khilass Zahab’’, dans le dernier chapitre, en avait déjà parlé. Quand elle écrit sur ceux qu’elle appelle les ‘’khalifes maudits’’, Seydi Hadj Malick avait déjà répondu à cela.
C’est cette dimension-là que constitue El Hadj Malick. Nous avons de la chance de l’avoir. Mon grand-père Baye disait qu’on ne pouvait pas rétribuer à El Hadj Malick pour tout ce qu’il a fait pour nous. Le seul fait d’avoir institué le Gamou n’était pas une mince affaire. Il a institué le Gamou et nous a laissé les instruments qu’il fallait pour le perpétuer. Sans cela, on aurait eu des problèmes, nous qui en avons hérité. Il lui a fallu beaucoup d’abnégation, mettant de côté les plaisirs de la vie, pour réussir tout ce qu’il a pu mettre sur pied. Depuis que je suis né, je n’ai jamais entendu quelqu’un dire que Seydi Hadj Malick avait dit telle chose, or ce n’est pas ça. Il était un érudit. Un jour, à La Mecque, après la prière de Fajr, en sortant de la mosquée, un homme m’a interpellé. Il était un Sénégalais. Quand il a su que j’étais petit-fils de Seydi Hadj Malick, il a insisté pour qu’on y retourne pour faire des prières pour mon grand-père. Il considérait que s’il a tenu à venir faire son pèlerinage, c’est grâce à Seydi Hadj Malick.
J’ai organisé un panel, le 5 octobre, sur la pensée féconde de Seydi Hadj Malick. On a eu Bachir Ngom, Abdou Aziz Kébé, ils ont fait un travail extraordinaire. Nous avons interrogé des talibés de Seydi Hadj Malick. Le ‘’Takussan de Baye Jamil’’ est devenu aujourd’hui l’une des manifestations les plus importantes du Gamou. Cette année, nous allons parler de ce que les enfants de Seydi Hadj Malick Sy pensent de leur père. Sa famille est exceptionnelle, parce que quand il écrit, la critique littéraire ne sort pas de la famille. C’est Serigne Babacar Sy qui le fait. C’est la pétulance incarnée qu’incarne cette famille-là.

Votre casquette de chef religieux ne vous empêche-t-elle pas, des fois, de remplir pleinement votre statut de leader politique ?

A chaque fois que mon intervention était sollicitée… Dans le cas de Khalifa Sall, mes interventions étaient sans concession. Il faut revoir comment je m’adressais à Macky Sall, alors qu’il est un ami. Il est venu dernièrement à Tivaouane et a dit que je suis son idole. S’il n’y croyait pas, il ne l’aurait pas dit. Il y a un certain langage que peuvent avoir certains politiciens, mais pas moi. Je campe sur la vérité. Celle que je cherche est celle du réel, qui est celle du Coran. A propos d’Ousmane Sonko, certains collègues ont dit qu’il cherchait la vérité, rien que la vérité, toute la vérité. Je leur ai dit que cette vérité-là, c’est votre vérité. Ce n’est pas la vérité. Je vous retourne la phrase de Charles Péguy : ‘’Cherchez honteusement la vérité honteuse. Chercher tristement la vérité triste et chercher bêtement la vérité bête.’’ La vérité que nous cherchons est celle vraie du Coran. Quand je parle, les gens se disent que c’est le chef religieux qui parle, mais qui ne peut pas sortir du cadre de la vérité vraie.

Qu’est-ce qui a décidé votre père à vous envoyer à l’école ?

J’ai été le premier petit-fils d’El Hadj Malick à aller à l’école, comme Abdou Fatah Mbacké a été le premier petit-fils de Serigne Touba à le faire. Les enfants de Serigne Moustapha ont presque tous fait des études. Il y a Pr. Habib, Abdou Aziz, Cheikh Tidiane qui est un assureur, Cheikh Omar qui travaille avec les organismes internationaux, Mame Malick qui représente l’Onudi. Mon père a eu une bonne compréhension du Coran. Quand mon père m’a inscrit à l’école, à Saint-Louis, on disait que c’était la fin du monde, parce que des petits-fils d’El Hadj Malick allaient à l’école des Blancs. J’en pleurais en rentrant. Il me disait que l’avenir nous édifiera. Aujourd’hui, ceux qui nous attaquaient à Saint-Louis, ce sont leurs petits-fils qui vont à l’école.

Comment les gens vous traitaient à l’école ?

Il n’y avait pas de traitement particulier. L’école est laïque et le seul critère qui valait était la réussite scolaire. On était 1er à l’école coranique et 1er à l’école française. On n’a jamais redoublé. On a tout passé haut la main. Les gens n’avaient rien à nous dire. Sur les feuilles de compositions, il n’y était pas mentionné ‘’fils de Serigne Moustapha, petit-fils de Serigne Babacar’’. Il en était de même à l’examen. Je ne remercierai jamais assez mon père d’avoir eu le courage de nous amener à l’école et jamais assez Serigne Mamour Ndiaye qui nous a couvé faisant de sorte qu’on soit 1er à l’école coranique et 1er à l’école française. Idem pour Mawade qui nous a donné les bases pour suivre la formation qu’on a eue.

La formation reçue en tant que petit-fils de Maodo vous a-t-elle servi dans votre carrière à la Bid ?

Oui, il y a toute une méthode qu’El Hadj Malick nous a léguée. Nous tous ses petits-fils passons par cela. Je suis de Saint-Louis comme ma mère et mon grand-père Serigne Babacar. Il y a toute une école que Seydi Hadj Malick Sy a lui-même créée à Saint-Louis ; ‘’Manhaj’’, on l’appelle. On y apprend le Coran, les sciences juridiques et celles islamiques. Là où j’ai appris le Coran, j’ai Serigne Mamour Ndiaye ; il était le fils de Cheikh Amadou Ndiaye Mabèye qui a enseigné à El Hadj Malick Sy ‘’Maqamaatoul Hariri’’. C’est dans la première mosquée où El Hadj Malick a tenu une ‘’wazifa’’ où j’ai appris le Coran. Serigne Mamour Ndiaye m’a enseigné toutes les sciences islamiques. C’était une école prestigieuse. Mon père m’a amené là-bas pour que j’y fasse mon apprentissage. J’y étais avec le fils ainé de Serigne Mansour Sy
‘’Borom Daara Ji’’, Serigne Cheikh et celui de mon grand-père Mame Abdou Aziz Sy ‘’Dabakh’’, Serigne Mansour Dabakh.
Ils m’y ont trouvé, puisque je suis leur aîné. J’ai fait tout mon cursus là-bas. J’y ai tout appris. Avant d’aller en France, j’ai appris toutes les sciences islamiques. Je suis un ‘’ndongo daara’’. J’ai eu quelqu’un qui s’appelait Abdou Fatah Mbacké qui a fait le même parcours que moi. Il était le fils de Serigne Cheikh Mbacké Gaindé Fatma. Ironie de l’histoire, on s’est rencontré pour la première fois à l’examen d’entrée en 6e. On s’était rencontré à une école qui s’appelait la Rue Neuville. Il n’y avait que des Blancs qui y allaient. Mais c’était un centre d’examen. On s’est retrouvé à la rentrée au lycée.  Il était un peu plus grand que nous, parce qu’il avait d’abord passé du temps dans un ‘’daara’’ en Mauritanie. Quand il est arrivé à Saint-Louis, il a fait deux ans à l’école primaire. On a été ensemble de la 6e à la terminale. On a fait l’arabe ensemble. Notre amitié est née à cette époque. Je lui ai rendu hommage quand il est décédé.

Quelles sont vos ambitions politiques ?

Mon projet est de renforcer Bés du Niakk. Nous sommes dans une période de reconstitution de nos forces. On va peut-être aller vers un congrès pour faire une analyse assez honnête de ce qui s’est passé jusqu’à présent. A la dernière élection, nous étions avec Issa Sall. Tout le monde a vu comment cela s’est passé. Cela a été une expérience très douloureuse. Nous étions animés de bonne volonté pour être là où nous devrions être. Nous ouvrons des perspectives pour les prochaines élections.

Vous parlez des Locales qui ont été reportées ?

Pour ce report, je vais vous révéler un secret. En 2008, Abdoulaye Wade avait également reporté les élections locales. J’ai été rendre visite à Macky qui est mon ami. Quoi qu’on puisse dire, Macky Sall est mon ami. Quand je suis allé le voir, il était en bisbilles avec Abdoulaye Wade. Il m’avait dit que, s’il y allait, il allait les perdre. Idrissa Seck avait mis un réseau sur l’ensemble des conseillers municipaux. Wade allait perdre les élections à cause de l’impréparation. Est-ce que ce n’est pas la même impréparation qui a atteint aujourd’hui Macky Sall et qui l’oblige à reculer pour mieux sauter ?Bigué BOB

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