Rp du Vendredi 08 Novembre 2019

Unes de la presse du Vendredi 08 Novembre 2019
Unes de la presse du Vendredi 08 Novembre 2019

DIVERS SUJETS AU MENU DONT LE GAMOU

Dakar, 8 nov (APS) – Plusieurs quotidiens parvenus vendredi à l’APS sont déjà plongés dans l’air du gamou devant être célébré dans la nuit de samedi à dimanche, un sujet qui n’élude pourtant pas d’autres thématiques de l’actualité liées notamment à la politique.
L’Observateur, dans un « cahier spécial » consacré au gamou, une manifestation annuelle commémorant l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (PSL), revient sur les ’’figures secrètes de la tidjaniya’’ sénégalaise.
Le journal contre ainsi l’histoire de ’’l’homme qui a dirigé la prière mortuaire de Maodo’’, El Hadj Malick Sy en l’occurence, un des propagateurs de la tidjaniya au Sénégal qui a initié l’organisation du gamou à Tivaouane.
Il fait aussi des ’’révélations sur le +Siroul Akbar+, le grand mystère de la Fayda de Baye Niass’’, évoque ’’Ngouda Mboup et les corvées d’eau mystiques pour El Hadj Malick’’ Sy.
Le Témoin quotidien profite de cet évènement pour amener ses lecteurs à la découverte de Tivaouane, Thiénaba, Ndiassane, Pire, Keur Mame El Hadj, ’’foyers ardents de la tidianya sénégalaise’’.
’’Des centaines de milliers de fidèles convergent depuis quelques jours vers les villes saintes de Tivaouane, Ndiassane, Thénaba, Keur Mame El Hadj Ndiéguène, entre autres foyers religieux, pour participer au Maouloud célébrant l’anniversaire de la naissance du Prophète Mouhammad (PSL)’’, écrit le journal.
’’Déjà, ajoute-t-il, comme lors des éditions précédentes, prières et louanges dédiées au Sceaux des Prophètes (PSL) rythment la vie dans ces sanctuaires de l’islam qui commencent à connaître de fortes affluences de fidèles venus des quatre coins de la sous-région et d’ailleurs pour la célébration du gamou prévu ce samedi 9 novembre’’.
Tivaouane, par exemple, refuse déjà du monde, avec la fin du ’’Bourd’’ hier jeudi, rapporte Sud Quotidien. Il signale que la police a déjà mobilisé 2096 éléments et souligne que 75 personnes ont été déjà arrêtées.
Walfquotidien note que les disciples tidjanes venus de pays étrangers vont ’’à l’assaut’’ de Médina Baye, la cité religieuse de Kaolack, ville du centre du Sénégal. ’’Nigérians, Nigériens ou encore Mauritaniens se bousculent à Médina Baye’’, écrit le journal.
La politique fait pourtant la Une du même journal, qui revient sur le report des élections locales initialement prévues le premier décembre prochain. ’’Quand l’opposition fait le jeu de Macky (Sall)’’, affiche Walfquotidien.
’’En validant les reports successifs des élections locales, l’opposition fait, inconsciemment ou pas, l’affaire du président Macky Sall. Ce dernier va en effet profiter de ces reports pour finir ses chantiers et mieux armer ses élus locaux’’, écrit le journal.
Enquête constate la montée en puissance de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, qui a quitté la tête du gouvernement pour devenir envoyée spéciale du chef de l’Etat avant d’être promue récemment à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Depuis, elle ’’mène tambour battant sa révolution économique, sociale et environnementale à la tête du CESE’’, une ’’hyperactivité (qui) fait l’objet d’une surveillance accrue dans son camp’’, si l’on en croit Enquête.
’’Bien qu’éludé par le parti au pouvoir, ajoute Enquête, le débat sur la succession du président de la République Macky Sall reste au cœur du débat public. Agissant plus qu’elle ne parle, Aminata Touré émerge de plus en plus dans le pool des potentiels prétendants’’.
Dans le même temps, dans le but de ’’vendre ses réalisations’’, le président Sall ’’exige un monitoring mensuel aux DG et ministres’’, affirme L’As, Le Quotidien rapporte, sur un autre sujet politique véritable devenu serpent de mer, que le comité des droits de l’homme des Nations unies ’’ne lâche pas le Sénégal’’ aux suet de Karim Wade et Khalifa Sall.
Le journal se fait ainsi l’écho des ’’observations finales’’ du 9e rapport période de cette entité des Nations unies sur le Sénégal, ‘‘ (…) une kyrielle de reproches plutôt que de simples constations’’.
’’Le comité des droits de l’Homme des Nations unies est +préoccupé+ par le fait que la décision du Conseil constitutionnel intervenue le 20 janvier 2019, +n’ait pas tenu compte des constatations et a invalidé la candidature+ de Karim Wade’’ à la présidentielle de février dernier, « au motif qu’il avait été condamné’’, écrit Le Quotidien.
’’De même (…) l’organe s’étonne que Karim et Khalifa Sall ne puissent pas, en pratique, +exercer leur droit de vote, ni être éligibles’’, leur déchéance de leurs droits civiques n’ayant ’’+pas une limite temporelle+’’, indique ce journal.
Karim Wade et Khalifa Sall ont été condamnées à des peines de prison respectivement pour notamment enrichissement illicite et escroquerie sur deniers publics, dans deux affaires séparées. Ils ont toujours dénoncé ces affaires comme une cabale visant à contrecarrer leurs ambitions politiques et n’ont pu par exemple participer à la dernière présidentielle en raison de l’invalidation de leurs candidatures.
L’Observateur (’’L’invalidation des candidatures de Karim Wade et Khalifa Sall hante toujours le régime de Macky Sall’’), également, revient sur les observations du comité des droits de l’Homme des Nations unies, qui ’’ne lâche toujours pas l’Etat du Sénégal’’.
Dans son rapport portant sur ses observations finales concernant le 5e rapport périodique sur le Sénégal, ’’il s’est encore attaqué aux autorités étatiques. A la délégation sénégalaise à Genève, le comité a exprimé toute sa désolation relativement à l’invalidation de la candidature de Karim Wade et de Khalifa Sall, à la dernière présidentielle’’.
Concernant la Journée des forces armées, commémorée mercredi, Le Soleil retient surtout la construction des armées à la construction nationale, un point mis en exergue par le président Macky Sall lui-même, dont les propos font la Une du journal. BK

Réforme fiscale: Ces mesures phares qui attendent les contribuables et les importateurs, dès Janvier 2020

https://www.dakaractu.com/Le Sénégal va connaître à compter de l’année 2020, une véritable réforme fiscale. Il s’agit d’un ensemble de mesures décidées par l’Etat qui vont être ressenties par l’ensemble des Sénégalais. Ce sera une politique budgétaire qui vise à maintenir, ‘’la viabilité des finances publiques et la soutenabilité de la dette à moyen terme’’. Pour ce faire, le président Macky Sall a instruit son gouvernement de limiter son déficit budgétaire à 3% du Produit intérieur brut (Pib), conformément à la norme communautaire. Mais surtout parce que, selon lui, ‘’c’est l’indicateur le plus reconnu d’une gestion rigoureuse des finances publiques, dans un contexte où les signaux d’alarme sur l’endettement des Etats, riches comme pauvres, se multiplient à travers le monde’’.
Dans ces réformes visées, l’Etat veut compter, dorénavant, sur la mobilisation de ses ressources internes, avec notamment un taux de pression fiscale qui passera à 17,7% en 2020, l’objectif étant de le porter à 20% d’ici 2023. Et ce, note un document parcouru par, Dakaractu, malgré le fait que la qualité de sa signature aurait pourtant pu lui permettre, de recourir à un endettement massif.

Comment l’Etat veut actionner les leviers pour une mobilisation efficiente de mobilisation des ressources ?


Pour atteindre ses objectifs et relever le défi qu’il s’est lancé, l’Etat a initié ‘’une stratégie efficiente de mobilisation de ressources. Il s’agit, en fait d’une Stratégie de recettes à moyen terme (Srmt). Celle-ci passe par la mobilisation des ressources domestiques qui est tributaire de la performance du système fiscal, et continuera de reposer sur les gains de productivité des administrations fiscale et douanière. Ladite stratégie, couvrant la période 2020-2025, sera mise en œuvre dans l’optique d’adapter le système fiscal et douanier aux évolutions du contexte économique, social, environnemental et numérique ; d’améliorer la productivité des services de recettes ; de réduire les coûts supportés par les contribuables pour se conformer à leurs obligations vis-à-vis des administrations en charge de la mobilisation des recettes.

‘’Fédération’’ de la Douane et de la Dgid pour un paiement convenable des impôts

Dans sa nouvelle politique qui entrera en vigueur dès la fin de cette année, l’Etat prévoit aussi de rendre plus fluide les rapports entre la Direction générale des Douanes (Dgd) et celle des Impôts et Domaines (Dgid). Cette stratégie de recettes intégrée fédère des actions qui seront mises en œuvre simultanément par la Douane et par les Impôts, tout en étant parfaitement cohérentes et complémentaires entre elles, renseigne ladite source qui signale que cette pseudo-fédération résulte dudiagnostic du système fiscal qui a dévoilé ‘’un nombre trop faible de contribuables et d’importateurs qui paient convenablement leurs impôts’’.

Ce qu’a révélé le diagnostic du système fiscal

C’est donc pour renverser cette situation et pousser les contribuables à payer normalement leurs impôts, que la Srmt a été mise en œuvre. Celle-ci comporte quatre axes. L’on peut citer, entre autres, le pilotage efficace et le suivi-évaluation de la mobilisation des ressources budgétaires, avec les réformes institutionnelles et organisationnelles qu’ils requièrent ; les mesures de politique fiscale et douanière ou encore les modifications qu’il conviendra d’apporter à d’autres législations pour renforcer les différents axes de la Srmt.

Comment Macky Sall compte élargir l’assiette foncière et douanière et combattre la fraude fiscale?

https://www.dakaractu.com/Sa mise en œuvre attendue dès 2020, la Stratégie de recettes à moyen terme (Srmt) va créer un tsunami sans précédent, au Sénégal. Surtout dans les domaines fonciers, douaniers et fiscaux. Pour cause, dotée de déclinaisons opérationnelles très précises, cette nouvelle réforme fiscale se veut un moyen pour ‘’identifier les opportunités et les initiatives stratégiques pour élargir l’assiette fiscale par l’identification de nouveaux contribuables. Cela passe par la collecte d’informations utiles sur des agents économiques inconnus des services en charge des recettes (Impôts, Douane, Trésor) auprès d’autres administrations du Ministère chargé des Finances (Marchés publics, Budget, Direction générale en charge du secteur financier, Cellule nationale de traitement des informations financières, etc.). Il en est de même pour d’autres ministères (comme celui en charge du Commerce qui délivre les autorisations d’importation) ; les institutions (telles que la Caisse de sécurité sociale). C’est du moins ce qu’a relevé le Projet de loi de finances de l’année 2020.
L’ambition de la Srmt, selon ledit document, est aussi de ‘’développer, de manière proactive, le capital humain nécessaire pour faire face aux futurs défis des administrations chargées de mobiliser les recettes par le diagnostic des gaps dans plusieurs dimensions (quantité, qualité, management, monitoring, gestion des carrières, planification et pilotage de la formation continue, conception du lieu de travail), par le renforcement des capacités ainsi que l’amélioration du cadre et des conditions de travail pour améliorer la productivité’’.

En résumé, la Srmt en quelques mots, se traduirait par ‘’élargissement de l’assiette’’.

À cet objectif, s’ajoute la volonté de l’Etat de ‘’réduire les coûts supportés par les contribuables pour se conformer à leurs obligations fiscales et douanières ; définir une organisation administrative pertinente, en rapport avec les orientations stratégiques définies, pour un pilotage efficient de la mobilisation des ressources; préparer les administrations du ministère chargé des Finances à une prise en charge correcte du contrôle et de l’exécution des recettes tirées de l’exploitation du pétrole et du gaz; résoudre de manière durable les inefficiences dans la mobilisation des contributions foncières; identifier des actions qui devront renforcer ces objectifs de ladite stratégie.
Ce sont, notamment, le développement d’outils de gestion de trésorerie pour que l’optimisation du processus des dépenses publiques contribue à la réduction de la défaillance fiscale et l’optimisation de la gestion du portefeuille de l’Etat’’, a souligné la source de Dakaractu. Celle-ci a précisé que ‘’si toute l’ambition de la Srmt devait être résumée en quelques mots, elle se traduirait par ceux-ci : « élargissement de l’assiette’’.

‘’Ce n’est pas seulement un enjeu budgétaire, c’est quasiment un projet de société

Cependant, poursuit la même source, ‘’élargir l’assiette fiscale et douanière ne constitue pas seulement un enjeu budgétaire, c’est quasiment un projet de société. Car, l’impôt est le lien le plus fort qui rattache l’individu à la Nation. La fraude fiscale et douanière ne cause pas du tort uniquement aux politiques de l’Etat, qui sont ainsi privées de ressources légitimes; elle représente un coup de canif au contrat social et sape les fondements du vivre-ensemble. Elargir l’assiette, c’est d’abord rétablir l’égalité de tous les citoyens devant les charges publiques.’’

‘’La fraude fiscale et douanière représente un coup de canif au contrat social’’

C’est pourquoi, dès janvier 2020, sera mise en œuvre une politique de recrutement et de fidélisation de nouveaux contribuables ou de primo-déclarants. Un dispositif d’accompagnement sera mis en place pour identifier les acteurs non immatriculés et les acteurs du secteur informel pour une durée d’au moins deux ans, en fournissant un appui/accompagnement dans le processus de déclaration et une procédure de rappel des échéances.

Hausse attendue du nombre des contribuables de l’administration fiscale de 85 000 à 300 000 cette année

Ledit projet de loi de finances de l’année 2020 a aussi révélé que des mesures déjà mises en œuvre au cours de cette année a porté ses fruits. La bataille de l’élargissement de l’assiette qui, selon ledit document, ‘’a commencé depuis longtemps puisque rien que sur l’année 2019’’, fait que ‘’le portefeuille de contribuables de l’administration fiscale devrait passer de 85 000 à 300 000 contribuables. Un effort qui sera maintenu en 2020’’. Des ‘’résultats attendus qui seront améliorés grâce à la géolocalisation des unités économiques avec l’utilisation du système d’informations géographiques (Sig) cadastral et foncier; à l’exploitation des données des sociétés concessionnaires de services publics; l’exploitation des données d’adressage par la construction d’une base des numéros des rues couplée à un système métrique de numérotation des portes; la mise en place d’une Banque de données fiscales dont l’alimentation va être renforcée par l’opération ‘’coup de poing’’ en cours dans le secteur de l’immobilier, reposant notamment sur le recensement des locations en meublé et des associés des sociétés civiles immobilières; l’exploitation des renseignements sur les paiements budgétaires faits en faveur des entreprises exécutant les projets du Pse’’.
‘’Et après la phase d’identification des contribuables inconnus ou insuffisamment fiscalisés, s’ouvrira une phase de contrôle qui verra notamment la multiplication des examens contradictoires de situations fiscales personnelles’’, prévient l’Etat, à titre d’avertissement.

Rationalisation des dépenses: Restructuration prochaine d’au moins 24 agences et structures similaires.

https://www.dakaractu.com/Macky Sall et son gouvernement ne comptent pas se limiter à de simples déclarations, dans le cadre de sa politique de rationalisation des dépenses courantes qui est annoncée. À moins d’un an de sa réélection à la tête du pays, il a mis en œuvre plusieurs stratégies de rationalisation. C’est dans ce cadre qu’il faudra intégrer, la restructuration, en 2020, d’au moins 24 agences et structures de l’Etat.
‘’La restructuration des agences et structures similaires touchera au moins 24 d’entre elles, pour permettre de dégager des économies budgétaires substantielles sur leurs dépenses de fonctionnement et de personnel. Cela prendra la forme d’un processus passant par l’établissement de la situation financière et sociale de chaque agence ou structure assimilée concernée ; la proposition d’un plan social pour les entités à liquider ou à fusionner ; la création d’un Fonds de restructuration pour prendre en charge le paiement des droits des travailleurs ; le redéploiement de certains d’entre eux vers d’autres structures étatiques ; la liquidation des créances, le recouvrement des dettes, la dévolution du patrimoine et la reprise des contrats et programmes d’investissements par les nouvelles entités’’. La réduction des subventions octroyées aux agences qui bénéficient de ressources propres, entre aussi dans ce jeu.
Mais, cette mesure est loin d’être la seule qui sera mise en œuvre. Cette rationalisation, comme l’indique le projet de loi de finances de l’année 2020, va se poursuivre. Ce sera, notamment, à travers ‘’la réduction de la facture locative de l’État, grâce aux économies réalisées via la résiliation de nombreuses conventions de location de bâtiments’’. D’ailleurs, il est relevé à ce sujet que la réception des Sphères ministérielles de Diamniadio ainsi que celle du Building administratif Président Mamadou Dia de Dakar valident la nouvelle politique immobilière de l’Etat. Le déménagement de nombreux ministères impliquant des milliers d’agents, permet de disposer d’un patrimoine immobilier aux normes pour abriter ses services et de recourir à moins de location dans la capitale’’.  Cette politique va permettre la mise en œuvre du plan de réduction des factures d’eau, d’électricité et de téléphone.
S’agissant particulièrement du téléphone, l’application, depuis le 1er septembre 2019, du décret n° 2019-1310 du 14 août 2019 fixant une allocation mensuelle sous forme d’indemnité compensatrice pour les ayant droits pour charge de téléphonie mobile, se traduit par une économie pour l’Etat d’environ 15 milliards de francs par an. Le suivi rapproché du parc automobile de l’État, est aussi dans cette même dynamique. ‘’Il donnera lieu à une panoplie de mesures permettant d’infléchir la tendance à l’augmentation du parc, ainsi que de maîtriser graduellement les dépenses liées à l’acquisition, l’entretien et la consommation de carburant des véhicules administratifs.
Evoquée récemment, la fermeture de consulats et de bureaux économiques à l’extérieur sera effective à la fin de l’année. Elle va favoriser ‘’une mise à jour de la carte diplomatique, sans mettre en péril les intérêts vitaux du Sénégal ni ceux de nos concitoyens vivant à l’étranger’’

UNE CONVENTION DE 30 MILLIARDS POUR FINANCER LA CAMPAGNE ARACHIDIÈRE 2019-2020

Dakar, 7 nov (APS) – Le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération a signé jeudi avec la Société islamique internationale de financement du commerce (ITFC, en anglais), une convention de financement d’un montant de 30 milliards de francs CFA pour le financement de la campagne de commercialisation arachidière 2019-2020.
Cette convention de financement a été signée par le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le directeur général de la Société internationale islamique de financement du commerce, Hani Salem Sonbol.
« Nous avons signé les accords et d’ici la fin du mois, la Sonacos pourra disposer de ces sommes pour faire face à l’achat de l’arachide auprès des producteurs », a annoncé M. Hott, en présence de Modou Diagne Fada, directeur général de la SONACOS, la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal.
Selon le ministre, ’’il ne reste qu’ à fixer la date du démarrage de la campagne (de commercialisation de l’arachide) et le prix au producteur ».
Le ministre de l’Economie annonce que dans les prochains jours, son homologue en charge de l’Agriculture va rencontrer dans ce sens l’ensemble des parties prenantes.
La signature de cette convention de financement va permettre à la SONACOS d’être « sereine » et de pouvoir aller vers la campagne arachidière dans « de très belles conditions », selon son directeur général.
S’adressant « à tous les paysans et opérateurs économiques » du secteur, il assure que « la Sonacos est fin prête pour démarrer la campagne’’ de commercialisation de l’arachide 2019-2020.
Le DG de la Société internationale islamique de financement du commerce, Hani Salem Sonbol, au Sénégal dans le cadre de l’organisation du deuxième Conseil de gouvernance du programme des ponts commerciaux arabo-africains (AATB, en anglais), explique que la coopération entre son institution et la partie sénégalaise s’exerce dans des « domaines majeurs’’ tels que l’agriculture ou l’énergie.
Le Conseil de gouvernance du programme des fonds commerciaux arabo-africains est un programme visant le renforcement les échanges commerciaux et des investissements entre les pays arabes et les pays d’Afrique Subsaharienne.
Hani Salem Sonbol a salué les efforts fournis par le Sénégal avant de devenir membre du Conseil de gouvernance du programme des fonds commerciaux arabo-africains, lancé en 2016, et dont l’ambition est de contribuer à dynamiser le commerce intra-OCI et au développement des opportunités commerciales entre les régions arabe et africaine.
« Le Sénégal en est devenu, aujourd’hui, un membre à part entière de AATB », a-t-il indiqué.La Société internationale islamique du financement du commerce est une entité du Groupe de la Banque islamique de développement (BID).AN/BK/ASB

L’ITFC alloue 2,5 milliards USD à des PME sénégalaises

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-La Société internationale islamique de financement du Commerce (ITFC, sigle anglais) a mis à disposition du Sénégal une enveloppe de 2,5 milliards de dollars pour financer des projets de développement portés par les Petites et moyennes entreprises (PME).
Cet accord-cadre a été signé, jeudi, par le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le Directeur général de l’ITFC, Ingénieur Hani Salem Sonbol, dans le cadre des rencontres du Programme des Passerelles commerciales Arabo-africaines (AABT) qui se tiennent du 6 au 8 novembre 2019 à Dakar.
D’une durée de cinq ans, ce programme sera axé sur les énergies, les industries et l’agriculture. Le secteur énergétique occupera ainsi une place centrale dans le déroulement de ce programme « parce que sans son développement, tous les autres secteurs ne peuvent pas prospérer », a souligné le ministre de l’Economie.
Justifiant l’inclusion des secteurs agricoles et industriels dans ce programme, Amadou Hott a indiqué que ces derniers constituent une opportunité de créer plus d’emplois, mais également des sources de production de la valeur ajoutée à travers la transformation d’un nombre important de produits locaux.
Le programme pour les PME en Afrique de l’Ouest comporte par ailleurs un volet formation côté entreprise et un autre volet formation destiné aux institutions financières. Il devrait permettre aux deux entités de parler le même langage et fournir aux banques les outils nécessaires pour bien analyser les risques liés aux PME et surtout de ne pas les surestimer.
L’accès au financement étant un souci pour les PME, « nous espérons qu’avec cet accord il y aura plus de fluidité et de liquidité, mais également plus d’opportunités de crédit pour les PME », a encore dit M. Hott, saluant en même temps cet « accord qui vient à son heure vu la faiblesse des flux commerciaux entre les pays Arabes et l’Afrique subsaharienne ».ARD/te/APA

DÉMOGRAPHIE: UN ACCROISSEMENT DE LA POPULATION SÉNÉGALAISE NOTÉ EN 2019

NETTALI.COM- La population du Sénégal s’est accrue en 2019. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), elle est passée de 15 756037 âmes en 2018 à 16 205 125 habitants pour une superficie 196712 km2, avec une densité de 82 habitants au km2.
Selon ces nouvelles statistiques, Dakar, la capitale, est toujours la région la plus peuplée avec 3 732 284 habitants. Elle est suivie de Thiès avec 2 105 707 âmes. Diourbel arrive en troisième position avec 1 801 991 habitants suivi de Kaolack avec 1 155 433 âmes. Saint-Louis est quatrième avec 1 063 542 habitants.
Pour les autres régions, Tambacounda enregistre une population démographique se chiffrant à 841 518. Fatick se retrouve avec 870 361 habitant, Kaffrine, 703 555, Kédougou, 184 275, Kolda, 796 582, Louga, 1 032 645, Matam, 706 037, Sédhiou, 553 005 et Ziguinchor, 662 179 habitants.

 Le Bénin annonce le retrait des réserves de change du franc CFA qui se trouvent en France

Le président béninois Patrice Talon a annoncé jeudi soir le “retrait des réserves de change du franc CFA” qui se trouvent en France et son souhait de voir rentrer au pays l’ancien président Boni Yayi, actuellement en exil.
“Nous sommes tous d’accord là-dessus, à l’unanimité, pour mettre fin à ce modèle”, a déclaré le président Talon dans une interview à la radio RFI et à la chaîne France 24, assurant que ce modèle était avant tout un “problème psychologique” et non “technique”.
“La banque centrale des pays d’Afrique de l’UMOA (Union monétaire ouest-africaine) va gérer la totalité de ces réserves de devises et va les répartir auprès des diverses banques centrales partenaires dans le monde”, a assuré le chef de l’Etat béninois, déclarant que cela se ferait “très rapidement”, mais sans donner de calendrier précis.
Début octobre, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, avait déclaré que la France était ouverte à une “réforme ambitieuse” du franc CFA. Il avait dit attendre que les 15 pays qui partagent cette devise attachée à l’euro “décident ce qu’ils souhaitent”, à un moment où l’Afrique de l’Ouest envisage de créer sa propre monnaie unique.
“Nous sommes disponibles et nous sommes prêts”, avait-il alors assuré, au terme d’une réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des pays de la zone franc.
Etabli en 1945, une quinzaine d’année avant l’indépendance des colonies françaises, la valeur du franc CFA est aujourd’hui indexée sur l’euro (1 euro = 655,96 francs CFA) ce qui maintient les économies africaines dans la dépendance de la politique monétaire européenne, une situation régulièrement taxée de “néo-colonialisme”.
Le ministre béninois des Finances, Romuald Wadagni, avait déjà été le seul représentant africain à prendre la parole lors de la conférence de presse après la réunion au nom des pays de la zone Umoa (Union monétaire ouest-africaine), qui comprend le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Réformes 


“Nous travaillons la main dans la main avec la France”, avait-il affirmé, tout en rappelant que les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) – dont le Ghana – se sont mis d’accord pour l’adoption à l’horizon 2020 d’une monnaie unique – l’eco – qui sonnerait le glas du franc CFA dans cette région.
Le chef de l’Etat béninois a d’autre part fait un geste d’apaisement de la crise politique qui agite le pays depuis les élections législatives d’avril, auxquelles l’opposition n’avait pas pu présenter de listes de candidats. Patrice Talon a “souhaité” le “retour au Bénin” de l’ancien président Boni Yayi, qui se trouve actuellement en exil après que son domicile de Cotonou eut été encerclé pendant près de deux mois par les forces de l’ordre.
De par la “noblesse de sa fonction” d’ancien chef d’Etat, son adversaire politique doit faire “l’objet de traitement particulier”.
“Le peuple pourrait mal le percevoir”, a souligné Patrice Talon. “Boni Yayi a été impliqué dans ce qui s’est passé” lors des violences post-électorales qui ont débuté le 1er mai à Cotonou et ont fait plusieurs morts par balles, selon le chef de l’Etat, qui a ajouté lui “avoir fait comprendre”.
Plus tôt dans la journée, le président béninois, fortement critiqué pour avoir engagé un tournant autoritaire dans un pays réputé pour être un modèle démocratique en Afrique de l’Ouest, a promulgué la nouvelle Constitution, déjà approuvée à l’unanimité par le Parlement et la Cour constitutionnelle.
Parmi les réformes, on note l’impossibilité de faire “plus de deux mandats présidentiels à vie”, ce qui exclut d’ores et déjà une potentielle candidature de l’ancien président Yayi (2006-2016).
La présidentielle de 2021 dépendrait de l’“état d’esprit” de Talon
Le Parlement a également validé une procédure d’amnistie, qui permet de ne pas engager de poursuites contre l’ancien chef de l’Etat, ni contre les forces de l’ordre qui ont, selon le président Talon, agit pour se protéger.
Il a expliqué que les violences post-électorales étaient “une responsabilité globale” du peuple béninois, mais qu’il en était de fait “le premier à (en) tenir la responsabilité”.
Le président Talon a assuré que sa propre candidature à la présidentielle de 2021 dépendrait de son “état d’esprit”, de “l’environnement politique” et de la réforme pour “renforcer les partis politiques”.
Interrogé sur e fait que ses deux plus grands adversaires politiques de la précédente présidentielle de 2016 sont tous deux interdits de se présenter par des décisions de justice et vivent actuellement en exil en France, le président Talon a déclaré qu’ils “devaient se tenir responsables de leurs actes”. AFP

Financement des PME: Plus de 165 milliards FCfa mis à disposition

https://www.leral.net/Le forum d’Information, de partage des connaissances et de mise en réseau, en matière de développement du secteur privé des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) a été bénéfique pour les PME.
Ainsi, l’Union Européenne a profité de l’occasion pour proposer de nouveaux instruments financiers aux PME africaines afin de pallier à leur besoin de financement, estimé à 331 milliards de dollars, soit 165 500 milliards FCfa.
« L’objectif principal du forum est de promouvoir le secteur privé des pays ACP afin qu’il soit plus compétitif et actif sur le marché continental et international », informe financialafrik.com.

 ANNULATION DU CONTRAT D’AFFERMAGE OCTROYE A SUEZ :Le Forum social intensifie le combat

http://www.enqueteplus.com/nodeLe Forum social sénégalais, renforcé par le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp), invite les autorités sénégalaises à annuler le contrat d’affermage octroyé à l’entreprise française Suez, pour cause d’irrégularités et des soupçons de corruption.
L’attribution du contrat d’affermage à Suez au détriment de la Sde n’agrée pas le Forum social sénégalais (Fss). Face à la presse, hier à Dakar, l’organisation dirigée par Mignane Diouf dénonce une panoplie d’irrégularités qui entachent la légalité même de l’attribution de ce contrat à la filiale française, Suez en l’occurrence.
Soutenu dans son combat par le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine (Frapp) dirigé par l’activiste sénégalais Guy Marius Sagna, le Forum social s’indigne des tarifs jugés trop chers proposés par le groupe Suez. A l’en croire, là où la Sde propose le prix exploitant le plus bas, à savoir 285,9 F Cfa/m3, Suez table sur 298,5 F Cfa. Il s’y ajoute que, selon Mignane Diouf, le coût du branchement dans l’offre de Suez est de 231 000 F Cfa contre 90 000 F Cfa pour la Sde.
‘’Cette différence de prix entre Suez et Sde représente un manque à gagner pour le Sénégal d’au moins 50 milliards sur la période du contrat d’affermage de 15 ans’’, dénonce M. Diouf. Qui met à nu un conflit d’intérêts dans cette affaire. Car, relève-t-il, toute entreprise qui participe à un quelconque appel d’offres pour l’attribution d’un ouvrage pour le fermier ne peut pas compétir pour l’appel d’offres relatif au contrat d’affermage. ‘’On a violé l’article 9 de l’appel d’offres lié au contrat d’affermage’’, fulmine-t-il.
Le Front social sénégalais et Frapp dénoncent, par ailleurs, des velléités de corruption entre la société française et le ministre de tutelle d’alors. Ils relèvent, à cet effet, des ‘’dons de camions bennes offerts au ministre et dont la presse nationale et internationale a largement fait écho’’.  A ces anomalies, ils ajoutent la mauvaise réputation de la société française dans le monde, dans le secteur de l’eau et de l’assainissement.
Partant de ces faits, le Fss et Frapp exigent des autorités l’annulation du contrat d’affermage octroyé à Suez. Pour ce faire d’ailleurs, ils ont décidé de joindre leurs forces. D’ores et déjà, ils ont adressé des correspondances à l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), à l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) et au tribunal de grande instance de Paris. ‘
’L’Ofnac nous a reçus, on lui a donné tous les documents que nous avions. Idem pour l’Armp. A Paris aussi, nous avons reçu l’information comme quoi le dossier est en cours. A la Cour suprême, nous avons récemment déposé une plainte pour injure contre une personne membre de l’Armp. Toutes ces plaintes sont en cours et nous sommes en train de les suivre. Si elles sont réellement traitées dans le sens du droit, on doit être en mesure de retirer l’attribution du contrat à Suez’’, espère Mamadou Mignane Diouf.HABIBATOU TRAORE

Abdoul Ly,DG Artp: ’La qualité du réseau a été médiocre, je dirai même exécrable’’

https://www.seneweb.com/Orange et Free se livrent une concurrence féroce sur le marché des télécommunications. Seulement, malgré le dynamisme en termes de propositions, le régulateur est loin de se satisfaire de la qualité du service. En déplacement à Tivaouane à l’occasion du gamou, Abdoul Ly, le directeur général de l’Artp a sévèrement taclé les opérateurs. ‘’Nous ne sommes pas du tout satisfaits de la qualité du réseau. Le secteur est assez animé, mais je pense que le débat doit être sur la qualité du réseau. Nous sortons du magal pendant lequel, malgré les moyens mis en œuvre par les opérateurs, la qualité du réseau a été médiocre, je dirai même exécrable. Nous espérons qu’à l’occasion du gamou, les efforts seront redoublés pour que la qualité soit au rendez-vous’’, crache-t-il.

CRISE BISSAU-GUINÉENNE:DES FEMMES DE L’ESPACE SÉNÉGAL-GAMBIE-GUINÉE BISSAU ’’VIVEMENT PRÉOCCUPÉES’’

Dakar, 7 nov (APS) – Le Forum des femmes de l’espace Sénégal-Gambie-Guinée Bissau, se disant « vivement préoccupé par l’instabilité institutionnelle » prévalant actuellement en Guinée Bissau, juge qu’il est impératif pour la classe politique de ce pays de travailler à la pacification de l’espace politique et social Bissau-guinéen.
Dans un communiqué parvenu à l’APS, le Forum des femmes de l’espace Sénégal-Gambie-Guinée Bissau se dit « vivement préoccupé par l’instabilité institutionnelle qui prévaut en Guinée Bissau, depuis l’annonce par le chef de l’Etat » bissau-guinéen, José Mario VAZ, du décret portant démission du Gouvernement et celui portant nomination d’un nouveau gouvernement.
« Cette décision prise à la suite de la mort d’un manifestant de l’opposition quelques jours plutôt, risque de déstabiliser le processus électoral actuel et plonger à nouveau ie pays dans des lendemains incertains », écrivent les membres de cette structure.
« Au regard des antécédents politiques qui ont mis le pays dans une longue période d’instabilité, et des progrès enregistrés depuis le 10 mars 2019 avec les élections apaisées ayant remis la Guinée-Bissau sur les voies d’un retour progressif à l’ordre, il est impératif que les acteurs de l’exécutif comme de l’opposition œuvrent pour la pacification de l’espace politique et social », ajoutent-ils.
Aussi le Forum des Femmes appelle-t-il « fermement » le president José Mario VAZ, Cipriano CASSAMA, président de l” Assemblée nationale, Arestires GOMES et Faustino Fudut IMBALI, les deux Premiers ministres, « à œuvrer pour la stabilité politique du pays et d’éviter de le plonger dans le chaos ».
Le Forum des Femmes appelle par ailleurs « l’ensemble des Forces de défenses et de sécurité à garder leur impartialité, à veiller à la sécurité des populations et à œuvrer pour le maintien de l’ordre et de la sécurité nationale ».
De même exhorte-t-il « l’ensemble des acteurs de la classe politique à la retenue, à privilégier le dialogue et le débat démocratique pour le bon déroulement du processus électoral ».
Le Forum des Femmes dit saisir l’occasion « pour féliciter la CEDEAO pour sa démarche proactive visant à apaiser la tension et l’invite à la renforcer », et « réitère son engagement à la promotion et au renforcement de la paix et de la sécurité dans l’espace Sénégal-Gambie-Guinée Bissau ».BK

Saourou Sène sur la décision de l’office du bac: ‘’Cette mesure n’a pas été discutée’’

https://www.seneweb.com/L’office du bac a décidé d’exclure de l’examen tous les candidats qui ont une moyenne inférieure ou égale à 5, en application du décret organisant le bac. N’ayant pas tous les éléments pour apprécier le fond, le secrétaire général du Saemss, se désole de la forme. ‘’Je ne sais pas totalement à quoi ça rime, mais cette mesure n’a pas été discutée avec les acteurs
. Les responsables syndicaux que nous sommes n’ont jamais été saisis sur la question’’, souligne Saourou Sène, joint par Seneweb. Sène pense que dans la situation actuelle de l’école, il est bien de se concerter pour partager le bien-fondé de toute mesure. ‘’Si nous sommes des acteurs de l’éducation et militons pour l’amélioration des résultats, il est important, quand une mesure est prise, aussi pertinente ou impertinente soit-elle, que les acteurs discutent en amont’’, ajoute-t-il. Saourou Sène explique cette exigence par le fait que les leaders qu’ils sont seront interpelés une fois la mesure rendue publique. Pour le moment, il semble très prudent sur la question. ‘’Il va s’en dire que le propre de l’homme est de rejeter d’emblée. Nous ne savons pas quel est l’intérêt de l’école dans ça. C’est important qu’on échange sur des questions avant qu’on ne prenne des mesures hâtives de cette nature’’.

FAUT-IL BRÛLER LA BIBLIOTHÈQUE COLONIALE ? PAR SEYDOU KA

https://www.seneplus.com/La pluralité des archives est essentielle pour lire le monde – D’où l’importance de produire un corpus dans les langues nationales – C’est peut-être la seule façon de hâter la venue d’une épistémè véritablement africaine
Les Ateliers de la pensée ont vécu. Durant quatre jours (30 octobre-2 novembre), à l’invitation de Felwine Sarr et Achille Mbembé, des intellectuels africains et de la diaspora se sont donnés rendez-vous à Dakar pour débattre du thème du « Basculement des mondes et pratiques de dévulnérabilisation ». Les débats ont été riches, le tout dans une ferveur du public. Cette fois, il n’y a eu aucune « grenade » jetée à l’endroit des organisateurs. L’on se rappelle que lors de la première édition, en 2016, l’économiste camerounais, Célestin Monga, avait allumé une petite polémique concernant le lieu choisi pour le démarrage de ces ateliers. Il avait estimé que c’était une sorte de « petite défaite » que des intellectuels africains de grand calibre se retrouvent, plus de cinquante ans après les indépendances, dans « la maison même de l’ex-colon » pour parler de l’avenir de l’Afrique et de décolonisation des mentalités. Cette « espièglerie » avait soulevé l’ire des organisateurs. Cette fois-ci rien à dire ni sur le lieu – le Musée des civilisations noires – ni sur le thème.
Toutefois, l’éternel reproche fait aux intellectuels africains est revenu dans les débats. Quelqu’un a reproché à l’architecte et anthropologue togolais, Sénamé Koffi, après une brillante communication sur « l’espace de la décolonialité », dans lequel il revisite l’ontologie liée à l’architecture traditionnelle africaine, de ne s’appuyer que sur les travaux d’auteurs occidentaux (notamment Marcel Griaule sur les dogons). Ce que révèle cette anecdote, c’est le drame des intellectuels africains et de la diaspora de l’ère postcoloniale, tiraillés entre la nostalgie des origines et l’utopie de l’idéal universel, alors que le temps de la résilience n’est pas encore achevé. Autrement dit, pour reprendre l’expression de l’écrivaine camerounaise Leonora Miano, comment abriter dans son corps « le violeur et sa victime ».
Alors que faire de l’héritage colonial ? Faut-il brûler la « bibliothèque coloniale » ? On doit à Valentin Mudimbe ce concept, dans son ouvrage « The Invention of Africa » (1988), par lequel il désigne l’ensemble des savoirs et des textes produits par les conquérants, missionnaires et administrateurs coloniaux à propos du continent africain. Ce corpus continue d’inspirer la perception de l’Afrique, y compris par les Africains eux-mêmes. C’est une question difficile pour les intellectuels africains postcoloniaux dont l’ambition est de « provincialiser » l’Europe. Les plus radicaux parmi eux parlent de récuser l’épistémè occidental. Les plus modérés, comme Souleymane Bachir Diagne, préfèrent parler de décentrement. « Décentrer n’est pas récuser l’épistémè européen, ce n’est pas non plus récuser l’universalité des valeurs humaines, c’est, comme dirait Barbara Cassin, ‘’compliquer’’ l’universel », nous expliquait-il dans un précédent entretien. Il s’agit, de son point de vue, de remettre en question des certitudes sur lesquelles se reposait l’universalisme « de surplomb », européen, qui s’estimait tranquillement installé sur l’histoire. Le deuxième point de ce décentrement, c’est que les rencontres intellectuelles ne seront plus nécessairement un dialogue permanent avec l’Occident.
Aujourd’hui, des intellectuels africains, sud-américains et asiatiques peuvent se parler sans passer par l’Occident. Ces Ateliers de la pensée en sont la preuve. Ceci étant dit, la pluralité des archives est essentielle pour lire le monde. « Non, cette bibliothèque coloniale, on ne la brûlera pas », répond Felwine Sarr. Il reste que pour briser le pacte colonial, cette assignation des rôles (entre l’ancien colon et l’ex-colonisé), qui forclôt le champ de l’avenir, les intellectuels africains devront tôt ou tard trancher ce débat. D’où l’importance de produire un corpus dans les langues nationales. C’est peut-être la seule façon d’en faire des langues de sciences et de hâter la venue d’une épistémè véritablement africaine.

SOULEYMANE BACHIR DIAGNE ÉNUMÈRE LES CINQ DÉFIS POUR FAIRE FACE AU « BASCULEMENT DES MONDES »

Dakar, 7 nov (APS) – Le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne a listé, lors de la troisième édition des Ateliers de la pensée (30 octobre-2 novembre), les cinq défis que, selon lui, le continent africain doit relever pour faire face au « basculement des mondes » en cours, un des axes mis en débat : l’urgence écologique, les défis démographique, des inégalités, du « branlement démocratique » et de l’automatisation.
Au sujet de l’urgence écologique, Diagne a plaidé pour un changement de paradigme, estimant que « rien, évidement et probablement, ne justifie davantage un langage d’apocalypse comme celui de basculement des mondes que ce défi écologique ».
Il a indiqué que les projections qui avaient été faites pour 2050 concernant l’élévation du niveau des mers et la disparition de certaines régions du monde à cause de cette élévation des mers, avaient été très fortement sous-estimées. La projection et la situation pour 2050 est encore pire que ce qui avait été prévu.
« Quand il s’agit de s’interroger sur la capacité dans les temps des défenses côtières que nous pourrions élever, ici au Sénégal nous pourrions avoir la fragilité de notre propre littoral », a-t-il précisé.
« Il nous faut changer de paradigme. Il nous faut sortir de ce paradigme associé au nom du philosophe René Descartes. C’est lui qui a fait de l’humain le maître et le possesseur de la nature. Sur ce point, le changement de paradigme, l’Afrique, notre Afrique, a un rôle important à jouer, pour plusieurs raisons : d’abord sur le plan économique, on convient aujourd’hui, d’une certaine manière, que l’heure de l’Afrique a sonné », a plaidé Diagne.
Il a admis que les défis « restent immenses – on peut énumérer tous les désastres que l’on veut et, malheureusement on n’en manque pas – mais il est également admis que les germes de changement sont là », a-t-il ajouté.
Dans ce processus, a estimé le philosophe, « il s’agit de donner une signification nouvelle, aujourd’hui, ici et maintenant, à ce qui a été appelé +des économies naturelles+, celles qui ne réduisent pas la nature à être de simples ressources naturelles livrées à des rafles, celles qui protègent la biodiversité menacée sur un continent, le nôtre, qui est un des tout premiers en la matière ».
S’agissant du défi démographique, il a dit que « déforestation » et « désertification » sont les mots qui peuvent être compris comme ayant une incidence particulière sur les migrations ». « Pour caractériser ce défi en un mot : la population la plus jeune au monde et le développement exponentiel de la population urbaine, c’est ici chez nous », a-t-il expliqué.
Dans une trentaine d’années, a-t-il souligné, un peu plus que l’horizon habituel d’une génération – qui est en général de 25 ans, sur les 9,8 milliards d’humains qui seront sur la planète, un sur trois âgé de 15 ans vivra sur ce continent africain, dont 56% de la population sera alors urbaine.
« Une telle prospective qui sera la projection de nos analyses et de nos imaginations, pendra la mesure des défis en ce qui concerne l’environnement, les infrastructures, les transports, l’éducation », poursuit Souleymane Bachir Diagne pour qui « cette prospective sera attentive aussi au dynamisme, à la force de vie, à ce que Yala Kisukidi appelle la +Laetitia africana+ ».
« Elle verra dans les villes africaines, qui sont aujourd’hui conjugaison de smart cities et de bidonvilles les promesses que portent la créativité le potentiel d’innovation de nos jeunesses », a-t-il ajouté.
La question des inégalités, quatrième défi exposé par Souleymane Bachir Diagne, est, pour lui, « au fondement de bien des indignations qui se transforment ici ou là en révoltes contre les élites (…) politiques ou les élites du monde de la finance, mais aussi les élites académiques ». Il y a, relève-t-il, « un anti-intellectualisme qui se développe aussi sur notre continent, dont nous devons prendre la mesure et qui pourrait être un des objets des Ateliers de la pensée dans le futur », estimant que, « de manière générale, il y a là un basculement qu’il faut effectivement penser ».
Souleymane Bachir Diagne, abordant « le défi du branlement de la démocratie », a relevé qu’on voit, « dans des pays, pourtant de vieilles démocraties, émerger des leaders qui s’emploient à tester les moyens de contourner les exigences » qui sont essentielles à l’existence même de la démocratie ». Ces leaders, précise-t-il, « voient en celle-ci (la démocratie) non pas le pire des régimes à l’exclusion de tous les autres, selon la parole bien connue, mais quelque chose qui les gêne et dont il faut savoir jusqu’à quel point on peut s’en désencombrer ».
Rapportant sa réflexion à l’Afrique – « où les alternances démocratiques ne sont plus heureusement des phénomènes rares voire impensables qu’elles étaient il n’y a guère » – « ce jeu avec l’esprit de la démocratie prend surtout la figure de la tentation d’un troisième mandat alors que l’on avait convenu que la bonne respiration démocratique des sociétés rend plus que souhaitable, rend nécessaire que des termes de deux s’imposent à ceux qui souhaitent servir leur pays ».
Sur « le défi de l’intelligence artificielle et de l’automatisation », le philosophe a dit : « On pourrait se dire que cela ne concerne pas vraiment l’Afrique, que c’est trop technique pour nous concerner. On aurait tort de penser ainsi, ce serait une erreur fatale ». « D’abord, la devise de nos ateliers c’est que les questions africaines sont les questions planétaires et que les questions planétaires sont des questions africaines », a-t-il souligné. Cela veut dire qu’il y a cette exigence que les Africains soient présents sur toutes les grandes questions qui vont intéresser le monde. « Et croyez-moi, l’intelligence artificielle, ça va être très important. C’est déjà très important ».ADC/ASB

LE « GRAND PRIX AFRICAIN YASSER ARAFAT » REMIS À DJIBRIL TAMSIR NIANE

Dakar, 7 nov (APS) – Le « Grand prix africain Yasser Arafat pour la paix et la liberté » a été remis jeudi à Dakar à l’historien et écrivain guinéen Djibril Tamsir Niane pour l’ensemble de son œuvre et son engagement, a constaté l’APS.
Doté d’une enveloppe financière, d’un trophée et d’un diplôme, ce Grand Prix a été remis au récipiendaire à l’ouverture de la 27 ème édition de la Journée internationale de l’écrivain africain à Keur Birago -Dakar, en présence de l’ambassadeur de Palestine au Sénégal.
La cérémonie était présidée par la présidente du Conseil économique, social et environnemental Aminata Touré, en présence du parrain, Henri Djombo ministre d’Etat congolais de l’agriculture, de la Pêche et de l’Elevage.
La délégation gambienne, pays invité d’honneur, était composée de vingt écrivains accompagnés des ministres des Affaires Etrangères, Mamadou Tangara et celui du Tourisme et de la Culture, Hamat Bah.
Le « Grand prix Yasser Arafat pour la paix et la liberté » a été décerné pour la première fois en 2017 à l’écrivain égyptien Mohamed Salmawy.
Yasser Arafat, décédé le 11 novembre 2004 à Paris, est une figure emblématique de la cause palestinienne.
D’autres prix ont été attribués par l’Association des écrivains du Sénégal. Il s’agit du « Birago d’or » revenu au ministre des Affaires étrangères de la Gambie Mamadou Tangara, du ’Prix Aminata Maïga Ka de la nouvelle » remis Thierno Oumar Barry (Gambie).
Il y a aussi le « Prix de la reconnaissance Bernard-Dadié qui a été attribué à Hubert Malanda (République du Congo), tandis que Hamidou Sall (Sénégal) a reçu le « Prix du théâtre Amadou Cissé Dia », et Jean Claude Awono (Cameroun) le « Prix de la poésie David Diop ».
Le « Prix du roman Sembene Ousmane » et le « Prix de la critique littéraire Oumar Sangaré » sont revenus respectivement à Hélène Lobé (Côte d’Ivoire) et Abdoulaye Racine Senghor (Sénégal) FKS/ASB

ENTRE 62 ET 72 % DE TAUX DE DÉPIGMENTATION AU SÉNÉGAL ?

https://www.seneplus.com/-Africa Check-Aucune des sources consultées par Africa Check n’avance les données publiées par les médias sur la taux de prévalence de la dépigmentation au plan national
Au Sénégal le taux de dépigmentation se situe entre 67 et 72 % (Des médias sénégalais citant le Pr Fatimata Ly)
-« Les localités ciblées par les enquêtes sont les suivantes: Kaffrine (54 %) Parcelles Assainies (64 %), Pikine (71 %) et Guédiawaye » (Pr Fatimata Ly, dermatologue, présidente de l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle)
-Les enquêtes ont été menées par les chercheurs de l’UCAD et (de l’Université) Assane Seck de Ziguinchor et (qui) ont fait l’objet de thèse de doctorat d’état en Médecine (Pr Fatimata Ly)
-« il n’y a pas à ma connaissance d’étude sur la dépigmentation qui recouvre tout le Sénégal » (Dr. Babacar Guèye, chef de la division de la lutte contre les maladies non transmissibles au ministère de la Santé et de l’Action sociale)
Mardi 22 octobre 2019, de nombreux médias sénégalais, dont Ndarinfo, citant la présidente de l’Association Internationale d’Information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA),  Professeur Fatimata Ly, affirment que « le taux de ‘’khessal’’ (terme en Wolof désignant la dépigmentation), se situe entre 62 et 72 % au Sénégal ».
On retrouve la même information sur plusieurs autres sites,
dont Xibar.netSen360.netTopnews.sn, entre autres. Et leurs articles  mentionnent le journal Sud Quotidien comme source de l’information.
Par ailleurs, le texte du site Topnews.sn indique que « le Sénégal est deuxième au classement des pays africains dont les populations pratiquent la dépigmentation volontaire, selon une étude publiée l’année dernière »
Et le quotidien national Le Soleil rapporte quant à lui qu’« au Sénégal le taux de prévalence de la dépigmentation est estimé à 71 % selon une étude menée en 2019 sur le phénomène ».
En réalité, ces affirmations attribuées à Fatimata Ly ont été mal rapportées. Nous vous expliquons pourquoi.

Au Sénégal, « il n’y a pas d’enquête de prévalence nationale »
Africa Check a contacté Pr Fatimata LY, qui est dermatologue –vénérologue, et professeur à la Faculté de Médecine Pharmacie et Odontologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar(UCAD).

A propos de sa communication concernant la dépigmentation, Fatimata Ly, par ailleurs présidente de l’Association Internationale d’Information sur la Dépigmentation Artificielle (Aiida), dit s’être basée sur des « enquêtes menées par les chercheurs de l’UCAD et (de l’Université) Assane Seck de Ziguinchor et (qui) ont fait l’objet de thèse de doctorat d’état en Médecine dont deux ont été soutenues et une autre en cours pour novembre »
Pour ce qui est des différentes statistiques qui lui ont été attribuées par plusieurs sites internet, elle précise qu’elles ont été mal rapportées ou interprétées.
Elle insiste, la statistique 71.3% « concerne uniquement la localité de Pikine ».
Au Sénégal, « il n’y a pas d’enquête de prévalence nationale ».
« Les localités ciblées par les enquêtes sont les suivantes: Kaffrine (54 %) Parcelles Assainies (64 %), Pikine (71 %) et Guédiawaye ».
« La dernière enquête de Guédiawaye est en cours », souligne Fatimata LY.

Confirmation du ministère de la Santé

Africa Check s’est rapprochée de la division de la lutte contre les maladies non transmissibles au ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Le docteur Babacar Guèye, qui en est le chef,  confirme les propos du Professeur Fatimata Ly, à propos de l’absence d’études nationales sur la dépigmentation, avant d’expliquer la raison pour laquelle les différentes statistiques censées concerner tout le Sénégal sont incorrectes.
« Quand on fait une étude à l’échelle d’un district, d’un département ou d’une commune, on ne peut pas, à partir de ce résultat, extrapoler pour tout le pays »
Donc, argue-t-il, « pour avoir le taux de dépigmentation à l’échelle nationale, il faut faire une enquête à l’échelle nationale »
Actuellement, « il n’y a pas à ma connaissance d’étude sur la dépigmentation qui recouvre tout le Sénégal », conclut M.Guèye.

Des données erronées

Le magazine publié par les Nations Unies « Africa Renewal » mentionnait en juillet 2019 des statistiques compilées dans une fiche d’information de l’Organisation Mondiale de la Santé qui date de 2011.
Les données, selon la fiche, « ont montré que 40 % des femmes africaines se sont éclaircies la peau. Le chiffre est plus élevé dans certains pays: 77 % des femmes au Nigéria, 59 % au Togo, 35 % en Afrique du Sud,27 % au Sénégal et 25 % au Mali utilisent des produits éclaircissants ».
Sauf que ces statistiques elles-mêmes sont à prendre avec des pincettes, car pas tout à fait fiables. En effet, en avril 2019, alors qu’Africa Check vérifiait le chiffre « 77 % » censée concerner le Nigéria, l’OMS nous indiquait que ces chiffres provenaient d’un « kit de sensibilisation au mercure » de 2008 du Programme des Nations Unies pour l’environnement (UNEP). Mais le document est maintenant absent du site Web de cette agence onusienne.
L’UNEP a tout de même partagé une copie du kit avec Africa Check. Mais à part les dangers du mercure dans certains produits, le kit ne dispose d’aucune information sur l’utilisation des produits éclaircissants en Afrique.

Pas de statistiques sur la dépigmentation pour le Sénégal

Nous avons également retrouvé une méta-analyse  de la dépigmentation publié en 2019 dans l’International Journal of Dermatology. Une méta-analyse est un condensé des recherches disponibles sur un sujet afin d’en tirer une conclusion statistique plus solide.
Soixante-huit études publiées entre 1972 et 2017 y ont été incluses, dont 40 sur l’Afrique et huit sur le Sénégal.
L’étude a révélé que la prévalence du blanchiment de la peau en Afrique était de 27,1 %. Mais elle ne calcule ni ne mentionne de taux de prévalence pour le Sénégal.

Conclusion: il n’existe pas d’étude sur le taux de prévalence nationale de la dépigmentation au Sénégal

Des médias sénégalais attribuent au  Pr Fatimata Ly la déclaration selon laquelle « le taux de prévalence de la dépigmentation au Sénégal se situe entre 62 et 71 % ».
La concernée explique que ses propos ont été mal interprétés, car les statistiques citées ne concernent que quelques localités du pays.
Elle souligne par ailleurs qu’il n’existe aucune étude portant sur l’ensemble du territoire national.  Ce que confirme le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale. Azil Momar Lo, Samba Dialimpa Badji

ABY DIALLO, PRESIDENTE AJS :‘’Les peines appliquées sur les meurtres des femmes ne sont pas dissuasives’’

http://www.enqueteplus.com/nodeSelon la présidente de l’Association des juristes sénégalaises (Ajs), les peines qui sont actuellement appliquées concernant les cas de meurtre ne sont pas dissuasives. Aby Diallo, dans cet entretien avec ‘’EnQuête’’, soutient que 12 cas de meurtre sur des femmes sont dénombrés au moins depuis le début de l’année. Elle demande aux autorités d’appliquer la criminalisation du viol.

Quel sentiment vous anime, suite au meurtre de Khady Sèye à Touba ?

Nous l’avons appris le jour des faits, mais nous avons une méthode pour ce genre de cas. Elle consiste à recouper l’information, à faire des investigations avant de se prononcer. C’est ce qui explique, depuis lors, qu’on n’a pas réagi. Après quelques recoupements, nous nous sommes rendu compte qu’il s’agissait d’une tentative de viol qui a abouti au meurtre. Au-delà de notre mécontentement, nous sommes très déçus de la lenteur des réactions de l’autorité judiciaire sur cette question, surtout concernant la criminalisation du viol comme l’avait dit le chef de l’Etat, il y a de cela quelques mois. Il avait demandé qu’on lui présente cette loi au mois de novembre.
Cet énième meurtre d’une femme nous pousse à penser que les peines qui sont actuellement appliquées ne sont pas dissuasives. C’est devenu récurrent. La preuve est qu’on ne peut rester une semaine ou un mois sans entendre parler d’un cas similaire. Tous, pratiquement, des crimes gratuits. On ne peut pas comprendre que des voisins, des gens avec qui on vit sous le même toit ou dans le même quartier, sautent sur une autre personne pour la violer comme un animal. A la limite, les gens cherchent des accouplements animaliers. On ne fait rien. Jusqu’à présent, on sent que la sanction n’est pas suffisante. Et on dirait que cela n’a pas l’air de déranger ceux qui sont censés assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, mais aussi appliquer la loi.

Face à cette situation, qu’est-ce que vous comptez faire ?

Notre seule arme, face à cette situation, c’est la dénonciation. Nous dénonçons et nous interpellons la plus haute autorité du pays, en la personne du chef de l’Etat. Nous lui rappelons son engagement de criminaliser le viol, la pédophilie et l’inceste. Après ces deux infractions abominables, le viol l’est plus. Comment se jeter sur une femme qu’on ne connait pas ou qui n’est pas consentante ? Pour le dernier cas, il s’agissait d’une femme mariée et en état de grossesse. Il est indispensable de sanctionner de façon exemplaire. Là, les autorités judiciaires sont aussi interpellées, car on craint la lenteur du double degré de juridiction. C’est un problème de fonctionnement interne. Il faut que cela soit géré pour que les dossiers puissent être réglés à temps.  L’argument d’engorgement des cabinets d’instruction, à mon avis, ne peut résister à ce qui se passe. C’est à eux de voir les solutions, autrement dit les voies et moyens pour que ce genre de dossier puisse être réglé et le plus rapidement possible et dans des délais raisonnables. A chacun sa mission dans la société, son devoir de se donner les moyens d’accomplir sa mission. C’est l’interpellation que je voulais faire à l’endroit des autorités.

A votre niveau, avez-vous une idée sur le nombre de meurtres des femmes depuis le début de l’année ?

Au moins, il y a 12 cas qui ont été signalés. J’en oublie peut-être. C’est déjà beaucoup.

Où en êtes-vous dans votre combat pour l’avortement médicalisé ?

Nous en sommes toujours à l’étape de la sensibilisation. Il est question, pour nous, de faire comprendre à nos interlocuteurs la motivation profonde de ce plaidoyer. On ne prône pas l’avortement tous azimuts, loin de là. On a bien spécifié. On a bien précisé qu’il s’agit d’une grossesse issue d’un inceste, d’un viol incestueux. C’est pour ce genre de cas-là qu’on demande d’autoriser la femme à faire un avortement médicalisé. Ou si la grossesse porte atteinte ou menace la vie de la maman. La loi médicale prend en charge ce volet-là. Je rappelle aussi que l’Etat du Sénégal a signé le Protocole de Maputo. Le 14e point de ce protocole dit que ‘’la femme doit avoir la liberté de disposer de son corps et de maitriser sa fécondité’’. A partir de là, si une femme est violée, on doit lui reconnaitre le droit qu’on lui enlève en un temps opportun cette grossesse, parce que l’enfant qu’elle porte peut ne pas être reconnu par son père. Cela peut se répercuter sur plusieurs aspects de la vie de la femme et de l’enfant. Il faut bien comprendre le soubassement et la motivation de cette affaire.

Où est-ce que ça bloque, selon vous ?

C’est à plusieurs niveaux. Au niveau de l’entendement populaire, avec nos interlocuteurs où cette idée est caricaturée. Ce que je demande, c’est que les gens se donnent la peine d’écouter attentivement et de réfléchir avec nous pour savoir ce qu’on veut et comment y arriver. Je sais que culturellement cela peut choquer, mais si on en discute à tête reposée, les gens vont comprendre là où on veut en venir et ce qu’on veut faire.PAR CHEIKH THIAM

SEYNABOU DIOUF, FEMME POLICIÈRE DE L’ANNÉE: «JE VOULAIS ÊTRE MÉDECIN…»

http://www.emedia.sn/Désignée femme policière des Nations Unies de l’année, Seynabou Diouf a reçu son prix. Commandante au sein de la Police nationale sénégalaise et actuellement déployée au sein de la MONUSCO, la lauréate a été récompensée pour son travail dans la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels en République démocratique du Congo (RDC).
A 60 ans, cet officier chevronné a acquis plus de 33 ans d’expérience dans la police de son pays mais également dans des opérations de paix au Darfour et au Mali.
Seynabou Diouf, qui a réagi, est d’abord revenue sur son parcours : « J’ai rejoint la police nationale le 15 octobre 1985. Et, je vais vous le dire, c’était avec un jour de retard. Ils avaient ouvert les classes le 14 octobre mais avaient oublié qu’il y avait une femme qui avait été recrutée cette année-là. Parce que, les années passées, ils n’avaient jamais recruté de policiers dans cet ordre des gardiens de la paix. Pourquoi ? Parce que, le corps de la police était ouvert aux officiers, inspecteurs et commissaires auparavant. Mais, ce corps a toujours été hermétiquement réservé aux hommes. Et cette fois-là, j’avais été recrutée. C’est le lendemain que quelqu’un a appelé pour dire qu’il y a une femme qui a été recrutée et qui n’est pas encore là-bas. C’est là que j’ai rejoint ».

 Nicolas Florquin, chercheur à Small Arms Survey: «Le Sénégal n’est pas considéré comme un pays d’origine important pour les trafics d’armes de la sous-région»

https://www.dakaractu.com/Le vol de milliers de munitions de guerre dans un stock de l’armée sénégalaise remet au goût du jour le débat sur la nécessite de lutter contre le flux illicite des armes et des munitions en Afrique. Une gangrène qui a causé beaucoup de morts dans les conflits qui fleurissent sur un pan non négligeable du Continent noir.
Suivant la feuille de route de l’Union Africaine visant à éradiquer la prolifération des armes en Afrique d’ici 2020, Small Arms Survey a produit, en janvier 2019, un rapport intitulé « L’Atlas des armes: Une cartographie des flux illicites d’armes légères en Afrique ».
Ce travail de longue haleine permet d’avoir une idée du nombre d’armes légères en circulation en Afrique, leurs détenteurs et les canaux de trafic.

80% des armes légères, entre les mains des civils et des groupes armés non étatiques

Selon ce rapport de 110 pages, « les acteurs civils africains, dont les individus, les entreprises immatriculées – comme les entreprises de sécurité privées – et les groupes armés non étatiques détiendraient donc plus de 40 millions d’armes légères – soit près de 80 % des armes en circulation sur le continent ». Les forces armées et de sécurité, quant elles, détiendraient moins de 11 millions d’armes légères, constate Small Arms Survey. Qui fait remarquer que sur les 40 millions détenues par la population civile, seules 5 841 200 seraient enregistrées contre 16 043 800 non enregistrées. En chiffres absolus, rapporte le document parcouru par Dakaractu, la population civile de l’Afrique de l’Ouest arrive en tête avec près de 11 millions d’armes légères licites et illicites. L’Afrique du nord occupe la deuxième place avec 10,2 millions d’armes légères en circulation. Grâce à ses 7,2 millions d’armes légères détenues par sa population civile, l’Afrique de l’Est occupe la troisième marche du podium. Cependant en chiffres relatifs, c’est l’Afrique australe qui vole la vedette aux autres parties du continent. Elle présente un taux de 9/100 civils tandis que l’Afrique de l’Ouest n’arrive qu’à la quatrième place avec 2 habitants sur 100 qui détiendraient une arme légère.
Parmi les sources régionales d’armes illicite, il a été cité le trafic transfrontalier d’armes déjà illégales. Il est aussi noté le détournement des matériels des stocks nationaux et de maintien de la paix.
Dans une interview avec Dakaractu, Nicolas Florquin, l’un des auteurs du rapport de Small Arms Survey et de l’Union africaine, est d’avis que « le détournement des stocks des forces et services nationaux est reconnu comme étant une source importante de flux d’armes illicite dans la région (ouest-africaine) mais aussi au niveau international ».
Selon le chercheur qui capitalise plus de 10 ans d’expérience dans le domaine, des efforts sont entrepris par les États africains pour « sécuriser ces stocks », mais, reconnaît-il, « il y a certainement encore du chemin à parcourir ».

Le Sénégal, pas un grand fournisseur

Ce qu’il est intéressant par contre de noter dans le cas de l’affaire des 4500 cartouches d’AK-47 volées à la base de Ouakam et qui ont été stoppées net à Pire alors qu’elles étaient en partance pour la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, c’est la promptitude avec laquelle l’origine des munitions a été déterminée par les autorités sénégalaises. « Ceci est intéressant car il est souvent plus difficile de tracer les munitions que les armes, ces dernières comportant des marquages individuels qui sont généralement absents des munitions elles-mêmes », fait remarquer le chercheur, visiblement heureux de constater que « les registres des stocks nationaux de munitions sont bien maintenus et permettent ce traçage national, qui est essentiel à l’identification des points de détournement. »
Nicolas Florquin de relativiser la place du Sénégal dans le trafic d’armes dans la sous région. « Le pays n’est pas généralement considéré comme un pays d’origine important pour les trafics d’armes de la sous-région, même si des petits trafics transfrontaliers ‘de fourmis’ existent comme dans la majorité des pays », tranche-t-il
Dans ce lot, le chercheur convoque un trafic clandestin de pistolets d’alarme de fabrication turque du Sénégal vers la Mauritanie. « Ces armes qui sont à l’origine non-létales sont facilement transformées par les criminels pour le tir de balles réelles et alimentent les marchés illicites, en Afrique comme en en Europe », alerte-t-il.
Dans quelle catégorie mettre donc les munitions de calibre 7,62 mm subtilisées par un soldat de première classe de l’armée sénégalaise pour éventuellement les mettre dans le circuit illicite ?

AK-47, la préférée des groupes armés

Le rapport de Small Arms Survey renseigne que « la majorité des des armes illicites qui circulent parmi les groupes armés de zones touchées par un conflit, sont des fusils d’assaut militaires et des systèmes d’armes souvent fabriquées il y a plusieurs décennies dans des pays de l’Ex URSS. « De même, selon la MINUSMA, le type d’arme illicite le plus fréquemment observé dans sa zone de mission est le fusil de type AK, suivi par le pistolet-mitrailleur de type PKM en proportion bien moindre – des armes produites, dans les deux cas, à partir des années 1960 dans les pays de l’ex-Union soviétique et en Chine », renseigne le rapport.
Pour autant, rien n’indique que les munitions de calibre 7,62 mm, pour AK-47 étaient destinées à approvisionner les groupes armés de la région qui en raffolent.
Seule l’information judiciaire ouverte par le parquet pour association de malfaiteurs en relation avec une activité terroriste et détention d’armes en vue de commettre des actes terroriste peut lever et mettre fin aux spéculations.
D’ici là, le chercheur Nicolas Florquin exhorte les états africains à mettre en œuvre les politiques clairement définis pour stopper les flux illicites d’armes et de munitions. Sinon l’objectif que s’est fixée l’Union africaine, à savoir faire taire les armes à l’horizon 2020, risque d’être une utopie, si ce n’est déjà le cas.

Révélations explosives: Dakar,escale des narcotrafiquants depuis 2010

YERIMPOST.COM Les narcotrafiquants et blanchisseurs d’argent ont installé leur quartier général à Dakar depuis 2010. Ils ont investi dans le foncier avec près de 120 agences immobilières créées à Dakar. Le Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) a alerté les autorités sénégalaises sénégalaises sur les flux importants d’argent qui quittent le Sénégal vers des pays jugés « peu surs ».

 Général Abdoulaye Diop: «Le trafic de drogue ne peut pas… »

http://www.dakarmatin.com/Le contrôleur général de la police, Abdoulaye Diop a assuré ce jeudi, à Tivaouane que le trafic de drogue ne peut pas prospérer au Sénégal ». Selon lui, les importantes saisies effectuées par les services de sécurité prouvent à suffisance que le Sénégal a un dispositif fiable qui permet de lutter efficacement contre le phénomène. Il reconnait tout de même que le Sénégal est une zone de transit privilégié pour les narcotrafiquants qui veulent convoyer la drogue vers d’autres pays de l’Afrique de l’ouest
Il a fait cette déclaration à Tivaouane où il a présidé la conférence de presse de la police sur le dispositif sécuritaire du Gamou

Recours excessif à la force lors de rassemblements et manifestations à but politique: le Comité des Droits de l’Homme sermonne l’Etat du Sénégal

http://www.dakarmatin.com/Le Comité des droits de l’Homme des Nations Unies a publié, ce jeudi 7 novembre son rapport sur ses observations finales concernant le 5e rapport périodique du Sénégal.
Le Comité note avec préoccupation les allégations de recours excessifs à la force lors de rassemblements et manifestations à but politique et des cas de décès survenus dans ce contexte.
Le Comité regrette en ce sens, «l’absence d’information sur l’issue des enquêtes diligentées, les peines prononcées et les réparations accordées aux victimes ou leurs ayant-droits (art. 6 et 7)».
Pour lui, l’État partie devrait faire en sorte que, dans tous les cas où il y a eu usage excessif de la force, que «des enquêtes impartiales et efficaces soient menées promptement et que les responsables soient traduits en justice». Mais également, «veiller à consolider les formations sur l’usage de la force à l’intention des agents de maintien de l’ordre, compte dûment tenu des principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois».
Ce n’est pas tout. Car selon toujours le Comité des Droits de l’Hommes des Nations Unies, «l’Etat partie devrait également s’assurer que sa législation sur le recours à la force soit conforme au Pacte et aux Principes ci-dessus mentionnés».

Présidentielle-2019: L’Onu épingle le Sénégal pour avoir invalidé Karim et Khalifa

http://www.dakarmatin.com/Le Comité des Droits de l’Homme des Nations-Unies ne lâche pas le Sénégal. Ledit Comité, qui a publié hier jeudi, 7 novembre 2019, ses observations finales sur le 5e rapport périodique du Sénégal indexe l’invalidation de la candidature de Karim Wade et Khalifa Sall, en se référant à l’article 98 de la constitution du Sénégal.
Pour le Comité, les deux principaux opposants politiques ont été privés d’élections sans qu’une limite temporelle à la déchéance de leurs droits d’être éligible ait été prévue.
En prenant note de l’article 98 de la Constitution du Sénégal, qui consacre la primauté des traités internationaux sur la législation interne et de l’attachement du pays à ce principe, le Comité dit regretter « l’absence d’exemples concrets d’application du Pacte par des juridictions internes et les messages contradictoires envoyés par le Sénégal ».
Ainsi, le Comité dit se référer en particulier aux réactions du Sénégal suite à ses constatations, au mois d’octobre 2018, sur l’affaire Karim Meïssa Wade, dans lesquelles il avait conclu à la violation par le Sénégal, des textes ratifiés à l’international.
À cet effet, le Comité mentionne le fait que la décision du Conseil constitutionnel invalidant la candidature de Karim Wade en janvier 2019 n’ait pas tenu compte desdits constatations au motif qu’il avait été condamné.Le Sénégal contre-attaque ce vendredi, rapporte Le Quotidien qui donne l’information

Boubacar Sadio: «Dans l’histoire de Pétro-Tim,il y a une fausse piste»

http://www.dakarmatin.com/Boubacar Sadio, ancien commissaire de police de classe exceptionnelle à la retraite, a déclaré, ce jeudi lors de la conférence de presse sur l’affaire des 94 milliards de F CFA, qu’il y a une fausse piste dans l’histoire de Pétrotim. Selon lui, Aliou Sall n’est pas le principal suspect dans cette affaire. Il pointe du doigt, le Président Macky Sall et son ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye.
« C’est une fausse piste. Les principaux intéressés, c’est le président de la République Macky Sall et Aly Ngouille Ndiaye. Même Franc Timis, il est la en tant qu’homme d’affaire. Si on lui donne l’opportunité de faire des affaires, il va en profiter. Donc il n’est pas aussi important que ça. Ce qu’on veut savoir, c’est de voir est ce que c’est le président Macky Sall qui a signé ce décret et sur quelle base », a dénoncé Boubacar Sadio.
Selon lui, cette affaire de Petro-tim qui met en cause Aliou Sall, finira en pot de boudin. Car dit-il, « ce serait grave, car il y aurait collision et connivence au plus haut sommet de l’Etat. C’est une affaire qui va ressortir de la haute trahison »

Affaire Petro-Tim: Le Doyen des juges a reçu une plainte contre la chaîne britannique BBC

http://www.dakarmatin.com/Au sujet de l’information judiciaire relative au scandale de Petro-Tim, le Doyen des juges a reçu une plainte, transmise par le procureur de la République, contre la chaîne britannique BBC. Cette plainte de la société UNI’COM Sénégal a été jugée recevable et fera l’objet d’une enquête.
D’ailleurs, l’administrateur Socé Ndiaye a été entendu ce jeudi par le magistrat instructeur. « La convocation du Doyen des juges fait suite à la déposition que j’avais faite à la DIC (Division des investigations criminelles) dans le cadre du dossier du pétrole et du gaz. J’ai réitéré mes propos tenus à la DIC le 18 juin dernier », a déclaré Socé Ndiaye, à sa sortie d’audition. Conformément à l’appel à témoin lancé par le juge du premier Cabinet, Socé Ndiaye s’est volontairement rendu chez le Doyen des juges pour faire sa déposition.
Sa plainte fait suite à la diffusion sur le réseau de la chaine de télévision BBC, du lundi 03 au vendredi 07 juin 2019, un documentaire intitulé « The 10 Billion Energy scandal ». Dans ce documentaire, la chaîne britannique a utilisé des séquences vidéo d’une capsule réalisée par UNI’COM Sénégal le 14 octobre 2016, lors d’une manifestation de la coalition « Manko Waatu Sénégal ».
« La BBC, de ce fait, a utilisé des images qui ne lui appartiennent pas pour illustrer son documentaire », lit-on dans la plainte de l’administrateur de UNI’COM Sénégal. Mieux, l’avocat du requérant a déjà transmis une mise en demeure au Médiateur interne de la BBC via DHL. Ensuite, une assignation en responsabilité est transmise par voie d’huissier

Aliou Sall auditionné sur l’affaire Pétro-Tim : Macky Sall pas dans les traces de Me Abdoulaye Wade

https://www.xibaaru.sn/Le Doyen des juges d’instruction a assurément du pain sur la planche. Lui qui hérite de l’enquête sur les contrats pétroliers signés par le Sénégal, notamment l’affaire Pétro-Tim dont de gravissimes soupçons pèsent sur Aliou Sall, le frère du Président de la République du Sénégal. Selon la clameur, Aliou Sall aurait touché des pots de vin dans cette affaire à plusieurs milliers de milliards de FCFA. A travers cette affaire, c’est le devenir d’une nation qui se trouve en jeu.
Le tollé a été tel lorsque des révélations ont été faites, que l’Etat du Sénégal a été obligé de s’autosaisir en lançant une plainte contre X. Ce qui a conduit le Procureur de la République à charger la Division des investigations criminelles (DIC)) à entendre toutes les personnes ayant des dossiers sur cette affaire, puis à s’ouvrir au Doyen des juges d’instruction. Il faut dire que cette affaire constitue une première au Sénégal. Des scandales, le Sénégal en a connu. Mais, pour une fois, il faut le reconnaître, la justice qui s’est saisie de cette affaire, accepte d’auditionner toutes les personnes citées.
Du temps du régime du Président Me Abdoulaye Wade, que n’a-t-on dit sur les accords signés dans le cadre des travaux pour les préparatifs de l’Organisation de la conférence islamique (OCI). Les scandales ont été nombreux. Et qui était au centre de cette affaire. Evidemment, Karim Wade bombardé par son père, Président du Conseil de surveillance de l’Agence nationale pour l’Organisation de la conférence islamique (ANOCI). Malgré, les nombreux scandales dénoncés, jamais la justice n’a été saisie. Il faut dire que le dossier de l’ANOCI était devenu tabou au sein de la justice. Pour l’affaire Pétro-Tim, le Président de la République, Macky Sall a au moins l’audace de saisir la justice et de laisser libre cours à celle-ci d’auditionner toutes les personnes qui peuvent être impliquées ou pouvant permettre à la manifestation de la vérité. Principal personnage cité dans cette affaire, Aliou Sall, le frère du Président de la République, fait lui aussi l’objet d’audition. Un grand pas franchi par le Sénégal. A une autre époque, l’actuel Président de la République, Macky Sall s’est vu contraint à la démission de son poste de Président de l’Assemblée nationale pour avoir voulu faire faire auditionner par le parlement, Karim Wade sur les accusations qui portaient dans le dossier de l’ANOCI.

 3ème mandat…qui trompe qui? Par IBOU SENE KAOLACK

Nauséabond et sentant le fécal est ce débat sur le 3ème mandat. Avec tout le vacarme engendré depuis les évènements du 23 juin 2011 sans compter son lot de morts et de lourds tributs payés par les uns et les autres, soulever ou même insinuer l’idée d’un 3ème mandat rapprocherait d’un crime.
A la suite du précipice frôlé, la 2èma alternance survenue en 2012, les différents fora informels et institutionnels (pensons à la CNRI !), le referendum de 2016 où le nœud très gordien semblait être le règlement définitif de la question du 3ème mandat, revenir alors que le mandat 2 n’est même pas commencé , le sortant réélu encore dans ses réglages et pérégrinations,c’est se f. éperdument des sénégalais que de mettre sur la table un débat clos.
Clos oui, ce débat l’est en des termes très clairs et sans équivoque et sur le nombre et sur la durée : « Nul ne peut exercer deux mandats consécutifs » avec un grand soulignement au marqueur rouge sur le « consécutif ».disposition intangible et d’éternité et verrouillée en fond et en comble.
Qu’est-ce que vous voulez, nous parlons français way ! Sinon traduisez en toutes langues nationales et revisitez le contexte de rédaction et d’adoption du referendum : Où est le constituant 1er ?
A l’époque, la pollution au soufre  à ce niveau atteignait des pics et nous sortions de ce que les grands profs de fac, constitutionnalistes émérites appelaient la migration irrévocable des dispositions déconsolidantes vers les consolidantes et la pierre angulaire était le mandat dans sa durée comme dans son nombre.
Si le oui l’a emporté de fort belle manière c’est pour ne plus retomber dans les travers du conseil constitutionnel sous Wade avec les interprétations diverses dans un pays où tout le monde est expert en tout et sur tout. L’overdose politicienne est tel que c’est manquer de respect que d’ouvrir ce chapitre de joutes et de bisbilles entre soi-disant spécialistes sur un 3ème mandat.
A quand la pause tant voulue avec les différentes consultations pour un espace de travail et se consacrer au développent du pays. La prise en charge de la demande sociale exprimée et les attentes nécessitent une plage au moins de répit verbo-tonal creux et une redirection  vers les urgences.
Si on n’y prend garde et à ce rythme déjà d’invités d’experts et de juristes en mal et en herbe par une presse à l’affût pour du sensas, ce sera le point de départ d’un marathon qui ne finira jamais et mettra en rade ou rangera aux oubliettes  les engagements lors de la consultation du pouls national du 24 février.
Déjà se profilent les législatives avec un ajustement souhaité par certains (couplage/ accouplage / découplage ) qui fait rage avec les pros et anti qui squattent les media à longueur de journée. Déjà les « locales » sont repoussées sans agenda net et les ressentiments bourdonnent.
Quant au dialogue, il tire  en longueur et en largeur et sans aucune profondeur contrairement à des pays voisins « petits frères »dans l’apprentissage de la démocratie et qui ont ouvert, discuté , clôturé et déposé des conclusions : Ici…aucune notion du temps comme si cela arrangeait tout le landerneau.
Pays de « NAXANTE », toujours la même rengaine les mêmes décibels encombrants et assourdissants : chacun y va de son commentaire et les tympans sont bouchés et refoulent d’ondes inutiles et prématurées. C’est un véritable jeu, cette question du 3ème mandat, un sparadrap  avec chloroforme pour endormir alors que les urnes ont parlé et attendent des réponses. Cette fois-ci le prince a-t-il raison en sortant le glaive ?!  Qui disait … « au travail ! »IBOU SENE KAOLACK

Un ancien commissaire de police souhaite l’audit de tous les gros scandales qui ont émaillé les différents régimes

https://www.pressafrik.com/Boubacar Sadio, ancien commissaire de police de classe exceptionnelle à la retraite, qui se prononçait sur l’affaire de 94 milliards FCFA, a déclaré qu’il souhaite l’audit de tous les gros scandales qui ont émaillé les différents régimes, depuis le parti socialiste, passant pare Wade, jusqu’au régime de Macky Sall ». Il l’a souligné, ce jeudi lors de la conférence de presse organisé par le Collectif Citoyen ‘’Sunu’’ 94 milliards ‘’Nay leer’’ pour exiger un procès équitable et juste sur cette affaire qui met en cause Mamour Diallo.
« Dans cette affaire de 94 milliards FCFA qui oppose Ousmane Sonko et Mamour Diallo, nous n’avons pas de partie prise. Nous ne sommes pas issus en tant que sens du jugement ou d’accusation. Nous sommes là, pour exiger que la vérité soit éclatée dans cette affaire-là ».
Pour lui, Mamour Diallo doit bénéficier de la présomption d’innocence. « Nous ne sommes pas là pour l’accuser, non plus pour le blanchir comme l’a fait la fameuse commission parlementaire au niveau de l’Assemblée nationale » a souligné Boubacar Sadio.
Aux yeux de M. Sadio, cette commission parlementaire qu’il traite de « bidon », entre dans la « théâtralisation » pour anticiper sur une procédure judiciaire. « Nous réclamons un procès équitable juste qui respect les principes juridiques. Si Mamour Diallo soit accusé et reconnu des faits qui lui ont été reprochés, et condamné, je crois qu’il doit répondre de ses actes. Si le contraire ce produit et qu’il se trouve que c’est Ousmane Sonko qui a fait de fausses accusations, et qu’il a mené tout le monde en bateau, il sera noyé dans l’océan de ses affabulations ».  Ibrahima Mansaly

AÏSSATA TALL SALL,NOUVELLE ENVOYÉE SPÉCIALE DU CHEF DE L’ETAT

Dakar, 7 nov (APS) – L’avocate Aïssata Tall Sall, présidente du mouvement « Osez l’avenir », a été nommée envoyée spéciale du chef de l’Etat, a-t-on appris de plusieurs médias.
Mme Sall, maire de Podor, une commune du nord du Sénégal, remplace à ce poste Aminata Touré, portée à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE).
Aïssata Tall Sall a longtemps occupé les fonctions de porte-parole du Parti socialiste (PS, majorité), avant de lancer son mouvement « Osez l’Avenir » en mai 2017, avec lequel elle participe aux élections législatives de juillet de la même année et devient député à l’Assemblée nationale.
Elle a un moment envisagé de se présenter à la dernière présidentielle de février dernier, avant de se rallier au président sortant, sa candidature ayant été recalée à l’étape des parrainages.BK/ASB

Réponse à Aymerou Gningue: Honorable vous avez fait ma journée !Par Cheikh Oumar Sow

Alors comme ça vous le big boss des députés de la coalition  #BBY de Macky Sall avez décidé de répondre à la Questekki de MLD après la 170ème question?
Je dois vous l’avouer, en voyant le titre et votre nom en tant qu’auteur, c’était avec beaucoup d’intérêt que je me suis apprêté à lire votre texte.
Hélas dès les premières lignes je me suis rendu compte que vous n’êtes pas l’exception qui confirme la règle. Vous êtes aussi faible que le reste de l’élite de l’APR. Une élite qui n’a qu’invectives et insultes à la bouche, chez qui le débat politique se réduit aux mensonges et attaques ad hominem et ad personam. Mais rien de surprenant car qui se ressemblent s’assemblent.
Honorable sachez que, nous à Tekki, nous ne sommes jamais dans de tels débats.
Honorable, vous le grand diplômé en pétrole dans le pays de Franck Timis, dites-moi, ne vous y ont-ils jamais enseigné les techniques de rédaction de texte ? Votre texte, quelle incongruité!  Pardon, quelle incohérence je veux dire. Comment pouvez-vous vous permettre d’annoncer dans le texte le contraire de ce que vous y relatez ? S’il ne s’agit que d’un moment passager d’incongruité faites le moi savoir, je vous proposerai les services d’un ami pour vous permettre de combler vos lacunes dans la langue de Molière.
Bref je m’égare et comme je ne veux pas tomber dans votre incohérence, je reviens à notre sujet à savoir l’endettement et le débat économique engagé par MLD.
Pour précision, Questekki = Question économique de la Semaine de Tekki, (féminin et non masculin telle que vous l’avez fait apparaitre dans votre texte).
Honorable, on dit souvent qu’il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir. Depuis 02 ans tous les économistes indépendants dénoncent et mettent en garde contre cet endettement frénétique du régime de Macky Sall. Du Pr. Babou au Dr. Bamba Diagne, tous sont d’accords que notre pays s’endette beaucoup et très mal.
MLD homme politique, économiste et ingénieur polytechnicien de formation a toujours dénoncé ce mauvais endettement, s’il en remet une couche aujourd’hui ce que cet endettement a atteint des proportions inquiétantes.
Vous narguez le peuple en disant que la dette est de 55% de notre PIB bien en dessous de la limite de 70% fixée par l’UEMOA.
Dites honorable savez-vous comment est calculé cette limite de 70%, connaissez-vous les paramètres et variables de ce résultat ? Évidemment non. N’est pas Économiste-Ingénieur X-mines de Paris qui veut. A moins que vous estimiez que votre séjour roumain suivi de votre passage au CESAG vous confère ce droit. Car avec vous, on ne sait jamais.
Bon encore une fois, je m’éloigne de notre sujet et je tombe dans votre piège d’incohérence, pardon d’incongruité. A présent parlons de votre fameuse croissance de 6% structurel stabilisé. J’ai envie de vous dire si et seulement si le ridicule tue encore dans ce pays ? Comment pouvez-vous avoir encore et encore l’audace et l’indécence de nous tympaniser avec un taux de croissance qui asphyxie le peuple.
Dites-moi honorable, vous le grand ingénieur pétrolier roumain, pourquoi diable ce si grand taux de croissance met-il nos entrepreneurs en faillite ? Pourquoi est-il incapable de créer de l’emploie pour les jeunes ? Pourquoi fait-il augmenter le nombre de pauvres dans notre pays ? Je suis tenté de vous répondre par la célèbre formule du Pr. ivoirien Mamadou Koulibaly : « La croissance arrive en hélicoptère et repart en jet privé », mais bon je vous laisse fanfaronner avec votre fantasmatique taux de croissance.
Honorable sachez que quel que soit la durée de la nuit, le soleil finira par se lever. Le réveil du peuple est inéluctable.
Honorable, voilà trois bonnes années, chaque semaine, MLD partage avec le peuple la Questekki dans lequel les questions d’enjeux nationaux et régionaux sont évoquées. De votre camp (BBY), des énergumènes sortent de temps en temps de leur trou pour lui adresser des insanités similaires à celles que vous avez débitées dans votre texte. Et comme je vous l’ai dit, si cela est une valeur cardinale dans votre famille de politiciens prédateurs, à Tekki, cela est contraire à nos valeurs. Néanmoins nous n’acceptons de personne et surtout de vous des attaques à d’honnêtes citoyens qui sont au service du peuple.
Honorable vous devez le savoir MLD n’a rien à envier à qui que ce soit dans ce pays. Il n’a pas eu besoin de décret pour se faire un nom, de la Banque Mondiale à l’Union Africaine en passant par la BCEAO et le Cabinet du Premier Ministre, il a su être l’homme des enjeux.
Ni nihiliste, ni obnubilé par le pouvoir, MLD est cet Africain convaincu que notre continent est à croisée des chemins et seul une Afrique Responsable pourra relever le défi du développement. Et c’est le sens de son combat politique et de son action citoyenne. Il n’est en aucun cas comparable à votre général mexicain le lion dormeur. Celui qui a perdu son honneur et sa dignité pour l’accaparement du pouvoir.  Ce n’est pas Ibrahima Sène qui me démentira.
Alors cher Aymerou Gningue, vous le militant de la 24ème heure, après avoir été l’homme de paille de la dynastie FayeSall, vous voilà devenu leur nouveau chien de garde. Mais comme dit le célèbre chanteur Alpha Blondy, « Le chien aboie (…), la caravane passe ». Alors souffrez mon cher, mal gré bon gré les Questekki continueront. Sachez le, Tekki n’est pas une personne mais une idéologie, un état d’esprit le pire cauchemar des prédateursCheikh Oumar Sow,Tekki France

La racine culturelle de la violence sexuelle Par Mamadou SY Albert

La vague urbaine, rurale des meurtres et du viol traverse la société sénégalaise contemporaine. Elle souffle dans la scène du théâtre familial, conjugal et du voisinage. Elle frappe des femmes adultes mariées ou célibataires et de très jeunes filles. La femme devient de nos jours une cible privilégiée de parents, de maris ou de proches voisins. La relation traditionnelle entre l’homme et la femme bâtie sur le respect, la considération, l’amour, bascule progressivement dans la violence monstrueuse, emportant avec elle des vies humaines innocentes.
Ce phénomène qui constitue un fait social et culturel majeur, devrait faire l’objet d’une réflexion sérieuse de tous les acteurs de la société sénégalaise. Le système de pensée patriarcal nourrit encore les fondements de la domination de la femme par l’homme. Les violences faites aux femmes est désormais une préoccupation partagée par l’État, par les acteurs de la société civile et politique, au regard du choc profondément ressenti par les Sénégalais-es face à la vague de meurtres de femmes et de filles violées. Il ne s’agit plus seulement de femmes au foyer battues par un mari, par un frère, par un voisin ou de femmes agressées sauvagement dans la rue par des malfaiteurs. Il s’agit de mort de femmes ou de jeunes filles violées froidement et à domicile.
Ce seuil critique atteint par la spirale de la violence contre la femme ne peut laisser les citoyen-ne-s indifférent-e-s. Elle rompt les équilibres traditionnels de la relation humaine entre la femme et l’homme. Le respect de la femme, sa considération et sa protection, l’amour, constituent toujours les fondements de la culture sénégalaise respectueuse du genre et des différences. La vive protestation des femmes contre cette dérive brutale et massive est à la dimension de la prise de conscience de ce phénomène de la violence contre la femme. Elle est urbaine. Elle est rurale. Elle prend de l’ampleur dans la structure familiale et dans les rapports du voisinage proche ou lointain. C’est probablement le nombre des décès estimé à plus d’une dizaine de femmes qui déclenche cette prise de conscience subite de la société. Le danger guette la femme sous des formes diverses.
Elle n’est plus à l’abri du viol, de l’agression physique, verbale et du meurtre. Les organisations féminines portent naturellement cette bataille d’opinion des femmes. Elles seront les porte-drapeau de la défense des droits de la femme et des exigences d’une protection des femmes par l’État et par la société. Ce mouvement de luttes pour des droits humains légitimes devrait toutefois se conjuguer à la réflexion au sujet du statut, du rapport et les liens entre la femme et l’homme sans oublier la place du genre dans la société.
La violence entre l’homme et la femme est un rapport humain très complexe. Elle n’est jamais gratuite. Elle est en soi, un mécanisme psycho-social de règlement d’un conflit d’intérêts, par exemple, sexuel, par la force. Dans le cas de la relation entre l’homme et la femme, le sexe masculin a d’ailleurs tendance à faire usage de la force physique à chaque fois qu’il se heurte à un refus d’insatisfaction de ses désirs personnels sexuels ou autres, de réalisation de son autorité ou de son ordre. Le patriarcat fait du Sénégalais, un homme se croyant supérieur à tort à la femme. La femme use rarement de la violence physique. Elle fait recours à la violence verbale ou physique dans des cas extrêmes, voire exceptionnels. Quand, par exemple, le rapport conflictuel vire à la rupture du dialogue entre la femme et l’homme. Elle est généralement portée à dénouer un conflit par sa parole et son charme.
Dans le contexte du Sénégal, l’homme est culturellement façonné par la mentalité de l’usage de la force à l’égard de l’enfant ou de la femme : épouse, sœur, voisine vivent la tragédie de la violence au quotidien. La femme sénégalaise est ainsi clouée, assujettie dans son rapport social et culturel avec le sexe masculin, susceptible de basculer à tout instant dans un rapport de force physique.
Les violences faites aux femmes mariées ou dans une relation amoureuse tournant au vinaigre, cristallisent ce poids culturel dévastateur de l’usage de la force. Le viol obéit à cette logique culturelle infernale de la violence ancrée dans les esprits. Une logique entretenue par le système culturel qui fait de l’homme, un sexe fort à qui tout est permis. À chaque fois que l’homme exprime alors des intentions sexuelles agressives, il a tendance à faire usage de la force physique ou morale dès que la femme refuse de satisfaire ses pulsions sexuelles et autoritaires. Le meurtre, après un viol, est une des conséquences de cette violence masculine. Le refus du viol par la résistance se transforme souvent en meurtre. La vague de viols meurtriers traduit la présence de cette culture de la violence dans la société sénégalaise et cette domination culturelle de la femme par l’homme.
Cette culture est à la fois rurale et urbaine. Elle est présente dans tout le tissu social, culturel et religieux du Sénégal. Elle constitue la racine véritable du cycle de la violence faite aux femmes.

3e mandat, limogeages en cascade: Cissé Lô fuit le débat

https://www.seneweb.com/Moustapha Cissé Lô ne sera pas le prochain sur la liste des victimes du débat sur l’éventuel 3e mandat. Interpellé sur le débat qui pollue l’atmosphère au sein de la majorité présidentielle, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et non moins responsable de l’Apr décide de respecter la consigne de son parti. « Je ne parle pas de ça », coupe net le président du parlement de la Cedeao à la sortie de sa ziara chez le Khalife général des Tidianes.
Pour rappel Sory Kaba et Moustapha Diakhaté respectivement ex-directeur des Sénégalais de l’extérieur et conseiller du président de la République, ont été limogés pour avoir donné leur position sur la question.

Scandale diplomatico-financier autour d’un prêt bancaire de 850 000 euros contracté par la Consule générale du Sénégal à milan: pourquoi Amadou Ba a désavoué Rokhaya Ba Touré

https://actusen.sn/Révélée en exclusivité par SourceAl’affaire du prêt de 850 000 euros qui secoue le Consulat du Sénégal à Milan fait encore parler. Le quotidien Libération livre dans sa parution de ce vendredi, les raisons pour lesquelles, le ministre ds Affaires étrangères, Amadou Ba a a bloqué cette opération.
En effet, selon nos confrères, l’ex-ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba avait donné suite à la requête de Rokhaya Ba Touré, tout comme l’ancien Ministre du Budget, Birima Mangara. Mais, à son arrivée, Amadou Ba a tout simplement désavoué la Dame qui allait engager les finances sénégalaises dans une opération immobilière coûteuse, inopportune, avec des intérêts qui frisent l’usure.

Audition dans l’affaire du présumé scandale de l’IAAF: Pape Massata débarque chez le doyen des juges avec une valise de preuves

https://actusen.sn/Papa Massata Diack a été entendu, les 05 et 07 Novembre 2019, par le Doyen des juges, Samba Sall dans l’affaire du présumé scandale de l’IAAF. Contrairement à une certaine légende, SourceA précise que les auditions ont porté sur les mêmes faits et sur les mêmes chefs d’accusation. Mieux, elles ne sont que la suite logique de l’information judiciaire ouverte au Sénégal, depuis 2016, et de la Commission rogatoire de Van Ruymbéké, magistrat français, aujourd’hui, à la retraite.
En un mot comme en mille selon nos confrères, c’est sous le sceau de la souveraineté judiciaire sénégalaise et de l’entraide judiciaire que le Doyen des juges, Samba Sall, a entendu Diack-fils
Massata Diack a ainsi débarqué chez le Doyen des juges avec une valisette bourrée de « ses » preuves. Diack-fils s’est en effet employé, énergiquement, à démonter, pièce par pièce, les accusations de la Justice française.Actusen.sn

Me Moussa Sarr sur l’audition de Pape Massata Diack: «Mon client a contesté tous les chefs d’accusations que lui a collés la justice française»

https://actusen.sn/Papa Massata Diack a été entendu, les 05 et 07 Novembre 2019, par le Doyen des juges, Samba Sall dans l’affaire du présumé scandale de l’IAAF.
Interpellé par SourceA, Me Moussa Sarr, avocat de Massata Diack assure que son client a contesté tous les chefs d’accusation de la Justice Française. Et en a fourni toutes les preuves.
« Tout s’est déroulé dans d’excellentes conditions. Mon client a contesté tous les chefs d’accusations que lui a collés la justice française. Ce n’est pas tout. Car, il en a fourni mille et une preuves », confie-t-il à SourceA.Actusen.sn

 LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 08/11/2019

Dionne déchire la dérogation signée par Maxime

Hier déjà, «L’As» parlait du malaise installé au Palais de la République avec l’éviction controversée de Mamadou Bopp, un proche de Maxime Jean Simon Ndiaye de son poste de chef du parc de la Présidence par la toute puissante Directrice des Moyens Généraux (Dmg) Awa Ndiaye Diaw. Mais surtout du fait que cette nomination ne serait pas règlementaire d’autant plus que Bopp a été nommé par arrêté du président de la République. Dans le même article, l’on soulignait que cela s’est passé au nez et à la barbe de Mohammed Boun Abdallah Dionne ministre d’Etat secrétaire général de la Présidence. Nos sources, qui s’étonnent du silence de Dionne, signalent par ailleurs un autre cas qui ne manquera pas de susciter des commentaires sur les relations entre l’ancien Premier ministre et son prédécesseur au secrétariat général de la Présidence de la République. D’après nos informations, le ministre de la Famille avait émis le souhait de nommer l’ancien directeur de la Protection de l’enfance, Alioune Sarr, Conseiller technique numéro 4. Pour ce faire, elle devait disposer d’une dérogation spéciale. Ce qu’elle a obtenue du Secrétaire général du Gouvernement, Maxime Jean Simon Diouf. Un document qui devait permettre à Alioune Sarr de se consoler de ce poste après la dissolution de (sa) direction dans une autre plus grande confiée à Niokhobaye Diouf. D’après nos sources, Mohammad Dionne a simplement bloqué la dérogation pour on ne sait encore quelle raison. Quoi qu’il en soit, au ministère de Ndèye Sali Diop Dieng, les commentaires vont bon train. On soupçonne une brouille entre Maxime Jean Simon Ndiaye et Mouhamad Dionne. «Dionne est un homme de paix. Il doit avoir une explication, mais je ne pense pas qu’il y ait brouille. De toutes les façons, si Dionne l’a abrogé, c’est sans doute le Président Macky Sall qui le lui a demandé», confie un proche de l’ancien Premier ministre câblé par «L’As»

Saisie de 660 kilogrammes de chanvre indien

La lutte contre le trafic de drogue s’intensifie. Les forces de défense et de sécurité sont sur le quai vive. Une vigilance qui est payante, puisque les trafiquants tombent chaque jour dans leurs filets. En effet, la Direction de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (Ocrtis) a procédé à une importante saisie de chanvre dans les régions de Thiès et de Kédougou. Dans la nuit du 06 au 7 novembre 2019, la brigade régionale des stupéfiants de Thiès a effectué une saisie de 660 kilogrammes de chanvre indien à Nianning. La drogue était convoyée par trois charretiers qui ont été appréhendés. La Direction des relations publiques de la Police renseigne aussi que la brigade régionale des stupéfiants a interpellé deux individus à Moussala dans le département de Saraya. Ils avaient un kilogramme et dix cornets de chanvre indien de type marron. L’un des présumés trafiquants est réputé être un des barons du secteur de Moussala.

Un enfant de 7 ans tué par camion à Fass Mbao

Un camion citerne travaillant aux chantiers du Train Express Régional (TER) à tué, hier un enfant de sept ans, à Fass Mbao à la rue Mame Diarra Bousso. Selon des témoins, l’enfant qui conduisait un vélo au milieu de la rue est tombé avant de se retrouver sous le camion qui passa sur le gamin qui meurt sur le coup. Le conducteur du camion est allé directement au commissariat de Police de Sicap Mbao pour en informer la Police. À noter que des déviations ont été créées à cause des travaux du TER. Ce qui fait que les voitures surtout des taxis clandos passent devant les habitations.

Moustapha Cissé Lô fuit le débat sur le 3e mandat

Moustapha Cissé Lô ne sera pas le prochain sur la liste des victimes du débat sur l’éventuel 3e mandat. Interpellé par nos confrères de seneweb sur la question, le premier vice-président de l’Assemblée nationale décide de respecter la consigne de son parti. «Je ne parle pas de ça», coupe net le président du Parlement de la Cedeao à sa sortie du domicile du Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour.

Une collision fait un mort et 8 blessés à Rao

Un accident s’est produit hier vers 18 heures à hauteur de Rao sur la RN2. Un bus est entré en collision avec une voiture 4×4. Le bilan fait état d’un mort sur le coup et huit blessés, dont quatre dans un état grave. Selon le lieutenant Lô du détachement des sapeurs-pompiers de Saint-Louis, les blessés ont été évacués au centre hospitalier régional de Saint-Louis.

Ndongo Diao et Daniel Goumalo Seck renvoyés au 21 novembre

La Chambre de discipline financière de la Cour des comptes a ordonné le renvoi du procès de Ndongo Diao et Daniel Goumalo Seck au 21 novembre prochain, comme l’avait réclamé leur avocat Me Ousmane Sèye absent du prétoire. Les deux anciens Directeurs généraux de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) qui ont clamé leur innocence, n’ont toujours rien livré sur le « dossier judiciaire relativement au scandale de 10 milliards à l’Artp», selon un rapport de l’Inspection générale d’Etat), entre 2005 et 2012. Les mis en cause seront jugés « pour des manquements dans le cadre de passations de marchés sans publicité suffisante par entente directe sans preuve», nous indique la même source.

Témoignages de Alioune Badara Bèye sur Mimi Touré

La présidente du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), Aminata Touré a présidé hier la cérémonie d’ouverture de la 27e édition de la journée internationale de l’Écrivain Africain. Le président de l’Association des Ecrivains du Sénégal,Alioune Badara Bèye n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’ancienne Premier ministre. Alioune Badara Bèye a salué «la grande Linguère sénégalaise qui a accepté de présider la cérémonie d’ouverture de la 27eédition. A l’en croire, l’ancienne Envoyée spéciale du président de la République «a consacré toute sa vie à la quête d’un mieux-être, d’un mieux devenir de ses compatriotes doublé d’un amour viscéral pour les droits humains et les acquis de la société civile.

4 étudiants interpellés à l’Université de Bambey

Ça a chauffé hier à l’université Alioune Diop de Bambey. Le Recteur, Mahy Diaw a soufflé sur les braises en faisait une réquisition aux forces de l’ordre. Ce qui a rendu inéluctables les affrontements entre forces de l’ordre et étudiants puisqu’ils occupent ensemble le campus social. Les deux camps se sont frottés hier et quatre étudiants ont été interpellés, d’après Oumar Diallo Diouf, délégué de l’amicale. Les étudiants avaient barricadé l’accès au campus parce qu’ils sont choqués par la réquisition du Recteur aux forces de l’ordre pour étouffer leurs mouvements d’humeurs. Les étudiants ont décidé de s’opposer à l’accès au camp à tous les travailleurs jusqu’à satisfaction de leurs doléances. Il n’est pas question qu’on travaille alors qu’ils n’ont pas repris les cours. Ils veulent paralyser l’administration. Mais il fallait compter avec les forces de l’ordre qui sont intervenues rapidement pour les disperser. Les délégués sont en train de peaufiner une stratégie de riposte. Ils demandent au Recteur d’assumer tout ce qui adviendra pour avoir autorisé les forces à rentrer dans le campus.

Qui de Bibi Baldé et ou de Mame Boy Diao est le parrain du tour du Sénégal?

Le Directeur de la Poste et maire de Kolda est le parrain de la 18e édition du tour du Sénégal de cyclisme. Le coup d’envoi sera donné à Kolda dimanche prochain. Le Directeur Général de la Poste Abdoulaye Baldé invite les populations à accompagner ces sportifs. Pour sa part, le Directeur des Domaines, Mame Boy Diao dit être le parrain du même évènement. Sur sa page facebook, il annonce que la journée de dimanche sera marquée par l’étape Kolda-Ziguinchor sur la RN6. A l’en croire, c’est une belle occasion pour la Casamance de partager ce moment d’allégresse en communiant avec les cyclistes. Le lundi, les athlètes feront le chemin inverse à savoir Ziguinchor-Kolda avant de rallier le nord du Sénégal. Mame BoyDiao lance un appel aux populations koldoises pour un accueil exceptionnel à la fédération de cyclisme.

Atepa présente son grand projet à l’UA

La Fondation économique Inde Afrique a été présentée hier au siège de l’Union Africaine (UA) à Addis Abéba par leurs initiateurs en l’occurrence Pierre Atepa Goudiaby et Ratina Velu. Dans un communiqué parvenu à «L’As», Pierre Goudiaby Atepa rappelle que l’Inde compte plus de cinquante millions de Petites et Moyennes Entreprises (PME) dont l’expertise en matière de transfert des technologies est bénéfique pour les entreprises africaines et indispensables à la Révolution industrielle de l’Afrique. Le célèbre architecte en a profité pour présenter son grand projet «la nouvelle route de l’acier et de l’aluminium» pour la promotion de l’Industrialisation de l’Afrique à partir de la transformation du minerai de fer et de la bauxite. L’assistance était composée d’ambassadeurs des 55 pays africains membres de l’Union Africaine et de l’Ambassadeur de l’Inde à l’Union Africaine.

Gambie: la démission en décembre du président Barrow exigée par l’opposition

http://www.dakarmatin.com/Même si le Parti Démocratique Unifié (UDP) est en rupture avec le président Adama Barrow, qui y a milité jusqu’à la veille de son élection, c’est la première fois qu’il exhorte le chef de l’État gambien à démissionner. Une prise de position radicale révélatrice des tensions politiques en Gambie, à l’approche du troisième anniversaire de l’élection d’Adama Barrow.
Conformément à sa promesse de campagne, le parti d’Oussainou Darboe demande au président Barrow de tenir parole : démissionner dans un mois. Une position battue en brèche par le camp du pouvoir qui rappelle que le président a été élu pour un mandat de 5 ans, conformément aux dispositions constitutionnelles.
BANJUL – Comme le redoutent beaucoup d’observateurs, le mois de décembre risque d’être houleux en Gambie. Dans un mois, le président de la République fêtera ses trois ans à la tête de l’Etat. Un prétexte pour une association dénommée « operation 3 years jotna » regroupant des partisans de la société civile et de l’opposition, entend descendre dans la rue pour appeler le chef de l’Etat à la démission.
Même si l’UDP, considéré comme la première force politique du pays – en ce sens qu’il détient la majorité à l’Assemblée nationale et avait remporté les élections municipales, – exclut tout recours à la force, lui aussi exhorte désormais le chef de l’Etat à démissionner. « Notre parti exhorte tous les partis de la coalition et plus particulièrement le principal bénéficiaire, en la personne du président Adama Barrow, à rester fidèles aux engagements d’avant élection et à tenir parole. Comme convenu, le président Barrow a été élu pour trois ans au bout desquels il organise une élection à laquelle il ne prend pas part pour ensuite passer le témoin pacifiquement », rappelle Oussainou Darboe, Secrétaire général du parti.

LE POUVOIR DÉNONCE LE REVIREMENT DE DARBOE

Pour cette formation, s’il n’y avait pas cet accord, il n’aurait pas eu coalition de l’opposition. L’UDP serait-il en train de prendre sa revanche sur cet ex-membre de sa formation ? Toujours est-il que, jusqu’à avant son limogeage, en mars dernier, celui qui était le vice-président du pays avait soutenu que le mandat du président est de cinq ans.
La réaction du pouvoir ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué, l’un des conseillers du président Barrow a dénoncé, ce qu’il qualifie de « revirement » d’Oussainou Darboe. Quoi qu’il en soit, pour le camp du pouvoir, cette prise de position est « insignifiante » avant de rappeler que le mandat du président est de cinq ans et qu’il prime sur les questions morales

Tentative de diabolisation: Pourquoi Sonko dérange

https://actunet.net/L’irruption d’Ousmane Sonko dans le champ politique et son entrée à l’Assemblée nationale auront au moins permis d’élever le niveau du débat politique et inciter notre classe politique à plus de prudence. Malgré les dénégations et les tentatives de décrédibilisation des politiciens à l’endroit de Sonko, ses révélations ne sont, à ce jour, pas encore démenties.
Au contraire ! Les faits semblent lui donner même raison, aujourd’hui. Que ce soit le non-paiement d’impôts par les députés et la mal gouvernance des ressources naturelles qu’il avait dénoncée et qui lui avaient valu d’être radié de la fonction publique, Sonko n’a pas tout faux.
Et depuis quelque temps, Ousmane Sonko est revenu à la charge, bulletin de salaire en main à l’appui, pour démontrer que les députés ne paient pas l’impôt. Ce qui est le plus cocasse dans cette situation, c’est de voir qu’à chaque fois que Sonko s’exprime et sort les cafards des placards, c’est le branle-bas de combat chez les tenants du pouvoir, qui tentent de lui porter la réplique. Et la plupart du temps, ce sont des attaques personnelles, des invectives qui, le plus souvent, sont l’œuvre de politiciens professionnels plus soucieux de préserver leur onctueux fromage qu’autre chose.
Mais il faut se rendre à l’évidence ! Il est difficile de contredire le leader de Pastef qui, quand même faut-il le rappeler, était un Inspecteur des Impôts, donc il maîtrise son sujet. Malheureusement, dans ce pays, il semble aujourd’hui que la stratégie des politiciens est de divertir les populations ; et c’est à croire même s’ils ne les prennent pas simplement pour des demeurées.
Face aux révélations de Sonko, les députés, pour noyer le poisson, s’adonnent à un jeu de mots en soutenant qu’ils n’ont pas de salaire mais des indemnités. Au même moment on assiste à un ballet d’autorités devant le juge pour audition concernant le scandale Petrotim.
Autant de faits qui confortent Sonko qui, quoi qu’on puisse lui reprocher, semble plus honnête que nombre de politiciens à la fortune douteuse qui essaient de le discréditer aujourd’hui. D’ailleurs, combien sont-ils actuellement qui osent se mettre devant le public comme le leader de Pastef et le regarder dans les yeux pour lui dire qu’ils n’ont pas profité du régime en s’en mettant plein les poches ?
En tout cas Sonko lui, affirme à qui veut l’entendre, qu’après 15 ans de service aux Impôts et domaines personne ne peut lui imputer le détournement de ne serait-ce que 50 francs. Au moment où les régimes politiques qui se sont succédé se sont adonné et continuent de s’adonner à des orgies avec les deniers publics, les populations ont besoin d’hommes politiques honnêtes ; et jusqu’à preuve du contraire Ousmane Sonko, en fait partie. Parce que depuis qu’il s’est lancé dans le champ politique, il essaie quand même de combattre la force des routines et l’usure des caractères en dénonçant avec véhémence les personnes qui dilapident les ressources publiques, couvertes par une justice à la solde de sa majesté. Ses interventions à l’Assemblée nationale sont toujours pertinentes, car bien argumentées. Ce qui le place parmi les rares députés qui jouent convenablement leur rôle de contrôle de l’action gouvernementale. C’est justement son refus de la compromission et de participation à ce qui ressemble à un vaste concours de complaisance qui vaut aujourd’hui à Ousmane Sonko d’être autant «haï» comme il le reconnaît lui-même par ses adversaires.

EL HADJ HAMIDOU KASSÉ, PAR-DELÀ BIEN ET MAL LA CHRONIQUE HEBDO D’ELGAS

EXCLUSIF SENEPLUS – Il s’est forgé tant de vies en si peu de temps, qu’il paraît impossible de le juger sur la seule scène politique – Portrait d’un insaisissable dandy en politique – INVENTAIRE DES IDOLES
Philosophe, journaliste, communicant, peintre et poète, El Hadj Hamidou Kassé joue de ses nombreuses casquettes. Ancien directeur du quotidien gouvernemental Le Soleil, il est aujourd’hui un proche conseiller du président Macky Sall. Il nous accorde un long entretien stimulant à retrouver en intégralité sur elgas.fr sur son parcours et sa vision. Sans langue de bois. Portrait d’un insaisissable dandy en politique.
La tentation est grande pour parler de l’iconoclaste El Hadj Hamidou Kassé, de faire un détour par Friedrich Nietzsche et quelques titres de ses ouvrages. Ainsi pourrait-on parler pour qualifier sa bonhommie toute parée de goût pour la poésie et la peinture, du Gai savoir comme le symbole d’un hédonisme et d’une esthétique de la vie. Mais aussi, pour appréhender la complexité des êtres et éviter les jugements hâtifs et binaires, on pourrait songer, toujours pour parler de lui, à Par-delà Bien et Mal. Ou encore pour évoquer sa trajectoire de jeune philosophe rebelle, précocement et insurgé contre « les inégalités et les injustices » à son statut d’actuel baron du pouvoir, d’une forme de Généalogie de la morale ou d’une morale personnelle. Et on pourrait terminer par une note poétique, en forme d’inventaire final, et parler de lui et de son actualité récente comme le Crépuscule d’une ou des idoles ? Tout ceci est bien hypothétique. Et pour cause, le philosophe allemand n’est pas le premier qu’il cite quand on lui demande ses références même s’il n’arrive pas loin après. Il se présente surtout, à l’observer avec minutie, comme un homme curieux, érudit, vivant et joueur, un peu charmeur avec ses lunettes rondes sur visage lisse et barbe finement poivrée ; un témoin privilégié du demi-siècle passé, dans lequel, ses nombreuses casquettes lui ont permis de se rapprocher des épicentres politiques et intellectuels, et d’en approcher le graal et le rebut. Casquettes qui ont aussi cohabité, parfois en harmonie, souvent au prix de quelques contradictions si ce n’est plus.

La France, l’éternelle question


Direction d’abord, la Russie pour parler d’actualité. Quand El Hadj Hamidou Kassé accompagne le chef de l’Etat à Sotchi pour le premier sommet entre le continent et le pays de Vladimir Poutine, il participe à l’ouverture d’un nouveau chapitre diplomatique. Dans les mots du président, face à l’avalanche des commentaires sur l’opportunité ou non de voir encore l’Afrique comme continent se faire infantiliser, il s’agit de « diversifier » les partenaires. Kassé, son conseiller de tous les voyages et de tous les secrets, n’en dit pas plus, il est pragmatique et récite le catéchisme gouvernemental en la mesure : ainsi assure-t-il que « le partenariat [de l’Afrique] avec la Russie est aujourd’hui très faible, à peine un volume d’échange de $20 milliards. Le Sommet de Sotchi peut stimuler les échanges entre Etats et entre secteurs privés » Et puis la Russie présente un avantage non négligeable selon lui pour qui « il ne faut pas oublier que le transcendantal colonial est absent de cette histoire ». Il y a une ligne de crête à tenir. Face à ceux qui critiquent l’emprise encore trop grande de la France et la nécessité de décentrer ce rapport avec son relent colonial, il prône une rupture progressive sans satisfaire les instincts révolutionnaires. La position est mesurée, déterminée, mais se veut lucide. Pour lui qui connaît la place dakaroise, la critique contre la France fédère activistes et élites intellectuelles. S’il comprend cette « « coléreuse impatience », et concède une « lenteur », il l’inscrit dans le cours normal de la relation. Il enchaine avec un constat sur les rapports avec le colonisateur : « le décrochage a bien commencé avec la diversification des partenariats, l’émergence de nouvelles élites et de forces progressistes de part et d’autre. Je pense également que le décrochage ne signifie nullement la rupture avec la France. La France est un allié comme les Etats-Unis, la Chine, la Turquie, l’Inde ou encore la Russie. » El Hadj Hamidou Kassé en est convaincu « le relent colonial est fatalement voué à la péremption ». Il faut donc être patient.
Sur les propos des autres commentateurs qui fustigent l’infantilisation de l’Afrique, il retourne le stigmate : « c’est plutôt la peur de rencontrer l’autre qui relève de l’infantilisme ». Pour enfoncer le clou, il emprunte à Lénine sa phrase célèbre : « le gauchisme maladie infantile du socialisme. » Face aux autres commentaires sceptiques et moqueurs, il dégaine la politique de la responsabilité et du réalisme. Aux uns les avis, aux dirigeants comme lui, le devoir d’agir et de « saisir les opportunités ». A Sotchi donc, pour lui, l’objectif est clair. Ce n’est pas le procès de Poutine, ni celui par ricochet de la Françafrique : il s’agit seulement d’ouvrir l’éventail des partenaires, comme la Chine, la Turquie, entre autres. La tonalité du discours qu’il tient est presque rassurante, c’est la marque de fabrique du ministre conseiller qui aime le débat et qui considère que « le partage, c’est affronter le regard de l’autre, c’est accepter son objection, sa critique, voire sa violence ». Avec un ton doux mais sans concessions, un volontarisme dans la pédagogie sur l’action gouvernementale, les polémiques ne finissent jamais en hystérie avec lui.
Il joue de ce sens de la mesure, peu fréquent sur la scène politique et
son background intellectuel, son entregent et sa souplesse, lui permettent de glisser sur les sujets avec une langue très diplomatique, qui échappe toutefois aux éléments de langage de la langue de bois, mais pas à la nécessité d’éclaircir certains points.

Romance à risque avec le président


Si cette manière de faire a toujours plus ou moins fonctionné, l’été dernier a failli en sonner le glas. Première secousse dans sa complicité avec le président. En pleine tempête après la révélation de la BBC sur les contrats pétroliers qui épinglent le frère du président, Kassé sur TV5 en dit trop. Arguant la sincérité et la défense transparente, sa sortie qui enfonce un peu plus le frère du président, fait les choux gras de la presse. Pour un expert du discours et un adepte de la maîtrise, la langue pourtant policée dérape. Les conséquences s’en suivent sans ménagement. D’abord secrète, l’annonce de son départ du poste de ministre conseiller en communication est confirmée quelques jours après la sortie médiatique. Si tous les analystes y voient une sanction pour quelques largesses, l’intéressé recourt à une anecdote pour tordre le cou aux rumeurs sur sa mutation : il avait en effet été décidé qu’il serait changé de poste bien avant. Ministre, conseiller toujours auprès du président, mais des Arts et Culture. L’incident n’a fait qu’accélérer le processus de sa « migration choisie », sourit-il. Il prêche la bonne foi et dit avoir confié l’imminence de ce changement à quelques personnes. Après quelques semaines, le bruit a baissé. Les lendemains ont ravalé comme toujours les querelles de la veille, pour entamer les nouvelles et quotidiennes. Le remaniement conforte – à quel prix ? – sa place de choix aux côtés du président dont il reste un serviteur souvent au front.
Comment s’est-il trouvé au côté de ce président que la scène intellectuelle tenait en mépris tant ses idées ne paraissaient pas fulgurantes et son charisme pas stellaire ? C’est justement cet homme simple, batailleur, parti de très bras, que son conseiller aime. Il partageait tous les deux : la soif de connaissance. Du président devenu ami, il dit que « c’est un homme curieux de tout ». Il se montre même élogieux : « il est humble et respectueux. Il accepte que nous, ses conseillers, lui disions librement ce que nous pensons. C’est Spinoza qui dit que seuls les hommes libres sont reconnaissants les uns envers les autres ». Cette fibre le convainc de rejoindre l’ancien maire de Fatick pour qui il se dévoue, après une riche carrière de journaliste. Lui, l’intellectuel féru des boudoirs, des grandes idées, occupé par ses diverses passions, libère du temps et monte au front. Généreux avec les invitations, il défend le président à chaque occasion, n’hésite pas à endosser le mauvais rôle de l’avocat impopulaire quand le président emprisonne des opposants. Kassé récite le droit, appelle à dépassionner les débats. Pour lui, on doit au président « beaucoup d’avancées dans la modernisation de notre système démocratique. » Pour preuve, développe-t-il : « la dernière révision constitutionnelle recèle des acquis essentiels qui fortifient la démocratie avec des dispositions d’éternité relative à la matière électorale, le statut de l’opposition et de son chef, l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale, entre autres ». Les opposants, dont Guy Marius Sagna, apprécieront. Le devoir de solidarité gouvernementale, mais encore plus, la proximité avec le chef de l’Etat impliquent-ils de piétiner des principes personnels ? Ça en a tout l’air. Mais une aptitude à rebondir lui empêche de faire le faux pas mortel de la compromission irrémissible. Bilan des courses, il est toujours dans le premier cercle du président, qu’il conseille maintenant sur les Arts et Culture. Il y retrouve un poste à sa mesure, un poste de curieux qui se déplace discrètement pour aller assister aux rendez-vous intellectuels, et qui capte les grands enjeux qu’il transmet au président.
Le compagnonnage avec Macky Sall lui permet de raffermir sa fidélité. Il est loquace et disponible. Au besoin, il recourt aux chiffres pour chanter le bilan du président. On le sent emphatique quand il dresse les listes des mérites et réalisations. Un chapelet long comme le bras qui attesterait de la réussite de son patron. « Nous avons créé plus de cinq cent mille emplois, non compris les emplois agricoles ». Pour Africacheck, site de vérifications, aucune preuve du chiffre avancé. L’avenir tranchera. Kassé cite à tout-va, les réalisations, chiffres à l’appui, du président Sall. Juste, tempère-t-il comme ce jour-là sur le plateau de Confluences, la nécessité de la patience car les réformes structurelles demandent du temps, et que le gouvernement auquel il appartient a entrepris des chantiers de longue haleine. Sans doute pourrait-on lui faire crédit de cette lucide appréhension du temps long dans la gestion politique. Toutefois, on pourrait aussi objecter que nombres de chantiers, dont le plus caricatural, celui du TER, ont justement vu des empressements coupables qui témoignent de l’appétence du pouvoir pour les publicités tapageuses et électoralistes. Dans cette grande coalition politique qui a permis la réélection de Macky Sall, faite de politiciens rôdés et d’opportunistes requalifiés en transhumants, Hamidou Kassé à une place à part. Un procès du « Mackysme » pourrait être très à charge – et à raison – qu’il pourrait personnellement, lui, y échapper, tant sa trajectoire, ses passions, sa manière d’être et de dire, l’immunisent contre les procès vite expédiés. Ces vaccins, contre la politique politicienne, il les a eus le long d’un parcours intéressant à relater.

La base des valeurs


C’est dans un petit village à Sinthiou Mogo, près de Matam, dans le Fouta, qu’il faut aller dans la demeure familiale pour saisir quelques éléments constitutifs de la nature du petit et brillant El hadj Hamidou Kassé. Dans ce Fouta fait de valeurs traditionnelles, la générosité et la bonhommie a comme tissé la toile d’une bienveillance mutuelle. A l’époque où il naît, Matam est une petite bourgade, « agréable, très urbanisée, chaleureuse et très commerciale ». La ville n’est pas encore région, et l’immigration de la vallée du fleuve Sénégal commence timidement vers l’occident. C’est là qu’il grandit avant de gagner la capitale après un détour par Saint-Louis le chef-lieu de la région du nord. Entre un père aimant, généreux, modèle de gens simples dont la demeure est ouverte pour tous. « Mon père voulait que je fasse plutôt des études coraniques pour devenir un grand marabout », rappelle-t-il. La zone est historiquement le lieu d’éclosion de grandes figures religieuses, le vœu du père s’y inscrit. Il y a aussi sa mère à l’humour bien trempé et un entourage bienveillant. Son père a pour lui des rêves religieux et l’école coranique lui charpentera une belle base avant qu’il ne s’inscrive plus tard à l’école dite française. Une base déjà faite d’une aptitude à toucher à tout et à développer une autonomie qu’il relate pas peu fier : « j’ai fait beaucoup de « métiers » : bijoutier, cordonnier, pêcheur, jardinier, lutteur et organisateur de petits combats de lutte, aide-commerçant aux côtés de ma mère, réparateur d’appareils divers, apprenti boucher auprès d’un homme originaire du Baol qui m’aimait beaucoup et qui s’appelle Saer Mbengue, potier, et quoi encore ! » De Matam, le jeune Kassé, brillant, saute des classes et ne tarde pas à gagner l’ancienne capitale et son lycée Charles De Gaulle, ensuite l’université de Dakar.
Il « envisage » d’abord de faire de la sociologie mais sera freiné dans son élan par des contraintes administratives. Rêve déçu. Il s’inscrit en philosophie et sera exaucé dans cette université bouillonnante où les grandes idées du monde viennent s’entrechoquer avec la période des indépendances. Les mentors sont nombreux. Mamoussé Diagne son « maître », grand bonhomme de la philosophie sur le continent, dirige ses travaux, rien que ça. Pour le jeune et énergique garçon, la curiosité sera la clé pour se hisser à un niveau d’érudition. Cette époque, il la connaît bien. L’idéologie qui séduit les jeunes et les intellectuels qui veulent s’émanciper du joug colonial, c’est le marxisme. Il consacre son mémoire de DEA à ce marxisme, dont il pointe les insuffisances. Déjà transgressif, avant même l’ensablement du communisme dans ses crimes et son extinction, le jeune philosophe « maoïste » a pressenti les contours de cet échec sur lequel sa parole actuelle pose des mots savants : « je soutenais, entre autres, que l’éclatement du marxisme en autant d’interprétations et le devenir critique des pays socialistes étaient des signes tangibles de la crise du marxisme dans la mesure où ces « pathologies » introduisaient une opacité référentielle irréversible. » Visionnaire Kassé ? On peut le penser. Avec Amady Aly Dieng, ce genre de remarque n’était pas bien vu à l’époque où le marxisme était une cathédrale sacrée. Cette lucidité lui créera quelques bisbilles avec des compagnons de lutte mais l’essentiel est ailleurs.

Un philosophe à l’affût


La suite de sa formation, il la fera en France, sous la houlette d’un grand professeur, encore considéré aujourd’hui comme le plus grand philosophe français vivant dont il suit en parallèle les cours après s’être officiellement inscrit en sciences sociales, sociologie et infocom. Alain Badiou, pour qui il garde encore une admiration, le conforte dans son choix pour la philosophie. Cette philosophie, il ne la regarde pas uniquement en lecteur passif, il s’implique. D’abord, sur l’existence d’une philosophie africaine, querelle ancienne depuis le livre de père Tempels (La philosophie bantoue), il est au cœur des premiers balbutiements de cette controverse, dont il se fait l’écho notamment avec cette anecdote : « j’avais fait un exposé exhaustif sur le livre du Révérend père Tempels, La philosophie bantoue. C’était en 1986. Le Pr Alassane Ndao, dont le cours portait sur la « pensée africaine », m’avait surnommé « Le Muntu » (l’homme en langues du groupe kongo) ». Sa conviction personnelle, il la rapproche de celle de Souleymane Bachir Diagne, autre mentor avec Paulain Houtondji dont il partage la vision qui postule « que la philosophie africaine, c’est juste l’ensemble des textes produits par les philosophes africains. Il vante la vertu de la traduction, de la circulation, le refus des assignations. L’universel horizontal que Bachir met en place le séduit, comme une voie médiane et sans concession pour célébrer le local et le global. Au niveau de la transmission de la philosophie, l’empreinte de Bachir est encore marquante. A la Fastef de Dakar (Faculté des Sciences et Technologies de l’Education et de la Formation) qui les forme, la philosophie étrenne encore son statut de discipline prestige, malgré les déficits de moyens. Kassé sait que les époques ne sont pas les mêmes mais se satisfait de voir les générations honorer cette matière carrefour, qui donne à la réflexion de l’épaisseur.
A le lire, on peut avoir l’impression, qu’il survole les sujets sans jamais en affronter les écueils. Un art du louvoiement et de l’esquive ? Peut-être, rien n’est moins sûr. C’est l’expression d’une certaine forme d’élégance et de distance, mais peut-on s’affranchir du réel ? Pour lui, que ses parents voulaient marabout, comment appréhender la scène religieuse sénégalaise ? La foi et la raison ? Il a bien préparé ses répliques. Elles ont toujours la même tonalité conciliatrice, qui rend les sujets complexes. « Notre modèle islamique est confrérique avec une longue tradition soufie ouverte et tolérante. Tout comme la religion chrétienne, l’islam au Sénégal est profondément ancré dans le tissu social qui est caractérisé par le brassage », dit-il en s’inscrivant dans la vulgate commune sur « l’exceptionnalité sénégalaise » que nombre de travaux pourtant, de Moriba Magassouba à Mar Fall, ont battu en brèche. Tout cela parce que le bonhomme a changé sans doute, il s’est assagi et satisfait sa figure de notable. De tout l’entretien, le regard sur le religieux est presque romantique. Circulez, il n’y a pas presque pas de problèmes. Il voit d’ailleurs des convergences entre foi et philosophie, en invoquant encore Badiou « les textes religieux peuvent être des points d’appui pour démontrer des énoncés. Je donne l’exemple du texte Badiou « Saint Paul. La fondation de l’universalisme » où il soumet les épitres de l’apôtre à une « exploitation » très rigoureuse. » Du feu follet Nietzschéen à la sagesse acquise avec les lectures et l’âge, il a eu le temps de sonder les abîmes auxquels conduisent les littéralismes. Il arbitre donc au-dessus de la mêlée, sans trahir une conviction potentiellement coupable de fâcher ses différentes affiliations ou attaches. Philosophe, c’est comme ça qu’il se définit d’abord. « Moi, je suis d’abord philosophe et je dois, en toutes circonstances, accepter le regard critique de l’autre, même si je m’impose des limites lorsque je sens une incompatibilité du fait de charges négatives qui obstruent toutes les lignes de communication. » Les principes énoncés, beaux et louables, ne sont pas toujours, exprimés par les actes politiques. Et la philosophie qu’il donne à voir est celle d’un mélange qui tente de s’échapper des dogmes, qui regarde le réel, qui ne fuit pas le politique. C’est justement ce qu’il regrette, que la vie intellectuelle ne soit plus véritablement complice de la vie politique. Il a une conviction « c’est aux intellectuels et universitaires d’investir le champ politique pour l’expérimentation de leurs conclusions conceptuelles et méthodologiques ». Tout un programme. S’il s’en désole, c’est très rapidement, car sa mission avec son nouveau poste c’est d’y veiller, de rapprocher les mondes et de les réenchanter. La promesse peut paraître illusoire tant on n’a pas pressenti depuis longtemps un semblant de politique nourrie par le champ universitaire et intellectuel mais l’espoir est là et les gages qu’il donne paraissent nourris de principes.

Le triumvirat avec la poésie, le journalisme et la peinture


C’est l’autre dilemme de la trajectoire de l’insaisissable monsieur Kassé. Journaliste, formé à Sud Hebdo, à son retour en France il ne tardera pas à intégrer un quotidien gouvernemental, Le Soleil. Le légendaire astre national, qui ne chatouille que très peu le pouvoir, et pour cause, le journal est comme un organe de service public, payé par l’Etat. Il doit veiller au disable et au vendable, même au risque de renier l’idéal libre du métier. El Hadj Hamidou Kassé, journaliste, a appartenu à la presse privée et à la presse publique, ses mots trahissent sa préférence même s’il ne renie rien. Il a été un « commis loyal » en dirigeant le journal. Il s’en tire même avec des pirouettes toniques « je ne pense pas qu’être commis de l’Etat soit moins valorisant qu’être commis du privé ». La liberté pour lui ? « Être libre, c’est être cohérent avec la logique de l’institution qu’on a accepté de servir ». La servitude volontaire de La Boétie ou le sens discret et sans vague de l’Etat ? Mais l’époque de l’intensité, de l’indépendance, c’est à Sud Hebdo. « J’ai été à Sud Communication qui est un groupe privé. C’est là que j’ai appris le journalisme avec des maîtres exceptionnels, aussi rigoureux que généreux. Mon petit livre « Misères de la presse » est d’ailleurs, en partie, une reconnaissance de dette ». Livre âpre et lucide sur la presse : prémonition non encore démentie. On ne peut s’empêcher, à prendre connaissance de sa trajectoire, de remarquer comme une forme sénégalaise du compromis et de paix élégante. Abdication des rêves réinventés à l’épreuve du réel, une forme de renonciation partielle à ses idéaux. Un homme qui paraît, hors de ses engagements, un modèle, un esprit, séduisant et affable mais qui une fois les mains dans les affaires, perd une partie de son crédit. L’action semble ainsi aliénatrice, tant elle oblige des hommes à priori bons à farfouiller parfois dans le non souhaitable. Si Kassé prône la cohérence, la critique elle ne peut manquer de lui faire voir que cette cohérence est sans doute surévaluée et des griefs serait légitimes tant il s’est rendu complice de pratiques du pouvoir tout sauf exemplaires.
Restera sans doute, une trace plus belle et plus impérissable, de ce dandy moderne sénégalais celle de la poésie et de la peinture. La première forgée depuis le jeune âge, passion de 40 ans qui a donné des livres (Les Mamelles de Thiendella, 1994), d’autres recueils et des projets en cours. La poésie comme amante et compagne au long cours qui se déprend de la vie et de ses urgences. L’écriture comme échappatoire ? Non c’est plus vital pour Kassé : l’écriture est une exploration libre de l’infini pour en tirer des mondes. La poésie est le vaisseau pour parcourir cet infini. Il goute l’ivresse douce de ce « versant très dandy, oui, parce que c’est un peu la joie de vivre visitée de temps en temps par l’angoisse, ce sont des rencontres très singulières, c’est le jazz, l’ivresse poétique, les marges, la solitude, en somme des personnages seuls, très seuls, très singuliers. J’étais moi-même jeune quand j’écrivais ce livre et je considérais la vie comme un long poème ». La deuxième, la peinture, découverte grâce à son cousin Kalidou Kassé, et qui a produit des tableaux à l’abstraction sublime.
Les catégories simples de l’échec et de la réussite, du bien et du mal, ne saurait résumer une telle trajectoire. Si El Hadj Hamidou Kassé a déçu un certains nombreux de personnes qui se sont détournés de lui après ses choix politiques, la détestation ou la déception ne semble pas souvent très farouche ; il s’est forgé tant de vies en si peu de temps, qu’il paraît impossible de le juger sur la seule scène politique. Il y a encore beaucoup de jeunes qui le sollicitent pour faire relire « des manuscrits » et sa science de la cordialité et de la courtoisie sur les réseaux sociaux, le rend encore sympathique pour bien de jeunes et moins jeunes. Se dresse en face de nous, l’homme, son discours, ses actes, ses passions, ses attaches, plusieurs cloisons reliées par une généreuses envie de partager. Ce goût de l’adversité et de la contradiction, en font sans doute un homme singulier, un homme d’art, un personnage presque littéraire et philosophique qui n’est pas sans nous rappeler, encore Nietzsche. On pourrait conclure en invoquant d’autre titres de livres : Ainsi parlait, exit ZarathoustraEl Hadj Hamidou Kassé. Ou encore Le cas Kassé. Ou revenir tout simplement à Par-delà bien et mal, comme le symbole de la condition humaine.Retrouvez chaque mercredi votre chronique sur SenePlus elgas.mc@gmail.com

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