Rp du jeudi 07 Novembre 2019

Unes de la presse du jeudi 07 Novembre 2019
Unes de la presse du jeudi 07 Novembre 2019

LE SÉNÉGAL SIGNE AVEC LA BID UN ACCORD-CADRE DE COOPÉRATION DE PLUS DE 800 MILLIARDS DE FRANCS CFA

Dakar, 7 nov (APS) – L’Etat du Sénégal a signé un ‘’accord-cadre de financement » d’un montant de 1,5 milliard de dollars US – plus de 800 milliards de francs CFA, selon le cours actuel du dollar américain – avec la Société internationale islamique de financement du commerce (ITFC, sigle en anglais), une institution membre du groupe de la Banque islamique de développement (BID), a constaté l’APS, jeudi, à Dakar.
L’accord de financement signé par le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le directeur général de l’ITFC, Hani Salem Sonbol, sera mis en œuvre durant les cinq prochaines années, selon les deux parties.
La signature de l’accord a eu lieu en marge de la deuxième réunion annuelle – de mercredi à vendredi – du conseil d’administration du programme Arab-Africa Trade Bridges (AATB).
L’AATB est un programme régional de promotion du commerce, qui vise à accroître les flux commerciaux et d’investissement entre les pays arabes et ceux d’Afrique subsaharienne, en soutenant des ‘’projets structurants’’ dans ces deux régions, a expliqué Amadou Hott lors d’une conférence de presse donnée conjointement avec le directeur général de l’ITFC.
‘’Ce programme est venu à son heure’’ dans la mesure où ‘’les flux commerciaux entre les régions arabes et celles d’Afrique subsaharienne sont par endroits caractérisés par [la] faiblesse (…) et ne cessent de s’inscrire dans une tendance baissière’’, a souligné M. Hott.
‘’Le Sénégal, qui est un grand partenaire du groupe de la Banque islamique de développement, apprécie positivement les interventions et les réalisations de cette institution’’, a-t-il ajouté.
Le programme AATB vise, selon Hani Salem Sonbol, à ‘’renforcer l’intégration économique’’ et à ‘’soutenir la croissance durable des pays arabes et d’Afrique subsaharienne’’.
‘’Les efforts de promotion du commerce se concentreront sur les secteurs dans lesquels une valeur ajoutée significative devrait être créée’’, a-t-il expliqué, citant notamment les secteurs de l’agro-industrie, de l’énergie et de la transformation.
Ce qui est important, selon le directeur général de l’ITFC, c’est ‘’l’impact que cela pourrait avoir sur les populations bénéficiaires’’.
‘’L’impact de ce programme sera surtout ressenti dans les secteurs de la fabrication, des intrants agricoles, de la santé et de l’industrie pharmaceutique’’, a-t-il assuré.‘’L’AATB ambitionne de promouvoir les flux commerciaux entre les pays africains et les pays arabes, de soutenir le financement du commerce et l’exportation, d’améliorer les (…) capacités commerciales’’ des bénéficiaires, a dit Hani Salem Sonbol.
Ce programme finance aussi le textile, l’industrie pharmaceutique, les infrastructures, les transports, les matériaux de construction et la technologie, selon un document de l’IFTC.
Le portefeuille des projets de l’AATB s’élève à quelque 41,1 milliards de dollars US, ajoute-t-il, précisant qu’il s’agit de lignes de crédit destinées – entre pays arabes et pays africains – à soutenir par exemple les exportations.SMD/ESF

Groupe consultatif de Paris: 1 155 milliards déjà conclus à travers des conventions de financement

https://www.dakaractu.com/ Le Groupe consultatif de Paris, tenu le 17 décembre 2018 a commencé à porter ses fruits. Cette rencontre qui avait permis au Sénégal d’engranger pour 7 700 milliards de F de promesses de financement, a commencé à générer des ressources extérieures importantes. Pour preuve, à la date du 30 septembre 2019, ce sont 15% de ces promesses faites (soit 1 155 milliards) qui ont été concrétisés par des conventions de financement conclues entre l’Etat du Sénégal et ses partenaires techniques et financiers. Cela est apparu dans le projet de loi de finances de l’année 2020.
Il faut rappeler qu’avec ces fonds déjà mobilisés, à travers les conventions signées, l’objectif principal du Groupe Consultatif de Paris est en voie d’être atteint.
Rendez-vous qui se voulait une occasion pour mobiliser tous les partenaires autour de la phase II du Pse et converger vers un développement durable décliné dans le Plan d’actions prioritaires (Pap 2019-2023).
Cette conférence avait d’ailleurs permis à l’Etat du Sénégal, de présenter aux partenaires techniques et financiers, aux investisseurs privés et à la diaspora, la seconde phase du Pse et les opportunités d’investissement au Sénégal, en vue de mobiliser les ressources complémentaires pour financer le développement sur la période 2019-2023.

DÉGRADATION DU CLIMAT DES AFFAIRES EN SEPTEMBRE, L’EMPLOI EN HAUSSE (DPEE)

Dakar, 7 nov (APS) – Le climat des affaires s’est dégradé au mois de septembre en perdant 5,2 points, tandis que le climat de l’emploi a gagné 7,8 points au même moment, selon un document de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Dans ce document intitulé ‘’Climat des affaires et de l’emploi en septembre 2019’’ et publié en octobre, la DPEE signale que l’indicateur de mesure du climat des affaires, sur la base des ‘’soldes d’opinion des chefs d’entreprise’’, a reculé de 4,9 points.
‘’Il reste, pour le deuxième mois d’affilé, au-dessous de sa moyenne de long terme. Cette situation reflète l’orientation défavorable de l’opinion des industriels, entrepreneurs du BTP (bâtiment et travaux publics), prestataires de services et commerçants. Sur une base annuelle, le climat conjoncturel s’est aussi détérioré de 5,2 points en septembre 2019’’, lit-on dans le document consulté par l’APS.
Dans l’industrie, ‘’la concurrence supposée déloyale (28%), l’approvisionnement difficile en matières premières (25%), les difficultés de recouvrement des créances (18%) et l’insuffisance de la demande (18%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité, selon les industriels’’, rapporte la même source.
Elle ajoute que le climat des affaires s’est dégradé (-8,1 points) dans ce sous-secteur (industrie), en rythme mensuel, ‘’sous l’effet de l’orientation négative des soldes d’opinion relatifs aux commandes reçues et à la production’’.
Dans le sous-secteur du BTP, ‘’les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (83%), l’accès difficile au foncier (50%), la concurrence supposée déloyale (50%) et la fiscalité (50%)’’.
Le climat des affaires s’est dégradé (-2,7 points) dans ce sous-secteur, entre août et septembre, ‘’en liaison avec le repli des soldes d’opinion relatifs aux commandes (publiques et privées)’’, constate la DPEE.
Elle souligne, en ce qui concerne l’activité générale, que ‘’le solde d’opinion est resté stable, en dessous de sa moyenne de long terme’’.
Dans le domaine des services, les chefs d’entreprise interrogés ont majoritairement évoqué en septembre ‘’la concurrence jugée déloyale (67%), les difficultés de recouvrement des créances (67%), la fiscalité (27%), la fraude et la corruption (20%) comme les principaux facteurs qui limitent le développement de l’activité’’.
Le climat des affaires s’est fortement dégradé (-4,4 points) dans ce sous-secteur, en rythme mensuel, affirme la DPEE, notant que ‘’cette situation reflète les orientations défavorables des soldes d’opinion des prestataires sur les perspectives de tarifs, de chiffre d’affaires et de commandes’’.
Concernant le commerce, les difficultés de recouvrement des créances (50%), l’approvisionnement difficile en produits (38%), la fiscalité (38%) et la concurrence jugée déloyale (38%) sont ‘’les contraintes’’ énumérées surtout par les chefs d’entreprise enquêtés.
Le climat de l’emploi, lui, s’est amélioré, restant au-dessous de sa moyenne de long terme, selon la DPEE.
‘’En septembre 2019, le climat de l’emploi s’est bien orienté. En effet, l’indicateur qui le synthétise a gagné 7,8 points au-dessous de sa moyenne de longue durée’’, écrivent les enquêteurs de la DPEE.
Ils estiment que ‘’l’amélioration des soldes d’opinion sur les évolutions passées et futures de l’emploi de main-d’œuvre dans l’industrie explique la progression de l’indicateur sur la période sous revue’’.OID/ESF

UEMOA: UNE CROISSANCE ÉCONOMIQUE FORTE AU COURS DE CES CINQ DERNIÈRES ANNÉES (REPRÉSENTANTE RÉSIDENTE)

Dakar, 6 nov (APS) – L’Union Economique et monétaire ouest africaine (UEMOA) a enregistré, ces cinq dernières années, une croissance économique forte, largement au-dessus de la moyenne subsaharienne qui est de 3%, a fait savoir mercredi, la représente résidente de l’UEMOA au Sénégal, Aîcha Kabou.
‘’Au plan économique l’espace sous régionale a enregistré en moyenne au cours des cinq dernières années, une croissance économique forte, (…) de l’ordre de 6% se situant au-dessus de la moyenne de l’Afrique subsaharienne qui est 3%’’, a-t-elle déclaré à l’occasion d’un forum organisé par les agents des douanes de l’espace de l’UEMOA.
Selon Mme kabou, l’Union affiche toujours des ‘’progrès en termes d’homogénéité des niveaux de vie, d’intégration commerciale, de liberté de circulation et des mises en œuvre du programme économique régionale ‘’.
A cela s’ajoutent également de bonnes performances en termes d’application des textes communautaires, enregistrées depuis l’instauration d’une revue annuelle de son portefeuille, dans les Etats parties, a-t-elle indiqué.
En outre, elle a évoqué, la mise en place du mécanisme communautaire de veille et de suivi de la mise en œuvre de la politique sectorielle (…) afin de prévenir d’éventuels déséquilibres macro- économiques préjudiciables à la stabilité monétaire.
Mais malgré de nombreux progrès réalisés, a-t-elle dit, ‘’il y’a toujours des défis à relever surtout en matière de libre circulation et de sécurité’’.
Revenant sur les progrès réalisés, le secrétaire général du ministère des finances et du budget, Abdoulaye Samb, a soutenu que, pour ce faire, ‘’d’importants et considérables efforts ont été déployés’’.
Selon lui, ces mêmes efforts se poursuivent pour une meilleure consolidation des actions engagées, en vue de réussir la transformation structurelle de cet espace sous régional.   FDS/M

PERFORMANCES DANS LA RECHERCHE AGRICOLE :L’Isra liste ses bons points

http://www.enqueteplus.com/nodeL’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) veut maintenir sa position de laboratoire de référence en Afrique de l’Ouest. Plusieurs de ses démembrements ont déjà été reconnus au plan international.
C’est le cas du Laboratoire national de recherche vétérinaire. Une structure nouvellement certifiée Iso 2001, version 2015. De même que le Laboratoire national de recherche sur la production végétale. Une façon de faire en sorte que ‘’les vaccins fabriqués au niveau de l’Isra ne soient contestés ni au Sénégal ni dans la sous-région’’, a déclaré, lundi, son directeur, le Dr Alioune Fall, lors de la cérémonie d’ouverture du Comité scientifique et technique de l’institut tenue au ministère de l’Agriculture et des Productions animales. Qui ajoute : ‘’Nous allons continuer dans cette dynamique afin que tout ce qui est produit à l’Isra soit reconnu au niveau national et au niveau international.’’
Selon Alioune Fall, l’Isra va être en phase avec le Programme d’accélération de l’agriculture au Sénégal (Pracas). Mais, renseigne-t-il, ‘’on va aller plus loin’’, avec le souci de valoriser les résultats de la recherche. ‘’A chaque fois que nous avons un résultat qui est bon pour les producteurs, qui est bon pour les pêcheurs, qui est bon pour les éleveurs, qui est bon pour les producteurs forestiers, il faudra nécessairement que ce résultat arrive le plus rapidement possible aux bénéficiaires’’, assure-t-il.

Les moyens en question

Cependant, a signalé Alioune Fall, la recherche nécessite des moyens. C’est pourquoi, informe-t-il, un contrat de performance a été signé avec le ministère de l’Economie. ‘’On s’attend à ce que des ressources adéquates soient mises à la disposition de l’Isra, afin qu’on puisse continuer à obtenir d’excellents résultats’’. M. Fall a, de ce point de vue, demandé au ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural d’articuler un plaidoyer en direction des autorités financières. Afin que l’Isra puisse ‘’conduire les résultats jusqu’au bout et ensuite recruter des spécialistes de certaines questions’’.
Le ministre de l’Agriculture a, pour sa part, rappelé que l’Isra est ‘’une structure essentielle au cœur du développement agricole’’. Car les performances notées dans le secteur primaire sont liées, en grande partie, aux résultats de recherche réalisés par l’Institut sénégalais de recherche agricole. Il a cité, entre autres, la sélection de variétés adaptées aux différentes zones agro-écologiques, la mise en place d’itinéraires techniques adéquats de productions végétales, animales, halieutiques et forestières, la fourniture de semences en quantité pour alimenter le circuit semencier, la fourniture de vaccins vétérinaires efficaces contre les maladies animales du cheptel.
Moussa Baldé a également fait savoir aux techniciens de l’Isra que pour la mise en œuvre correcte de leur plan stratégique de développement 2018-2022 et du contrat de performance signé avec le ministère des Finances, ils auront besoin d’être renforcés, notamment en ressources humaines, en sus de l’amélioration de l’environnement du travail’’. Le ministre a enfin promis de ne ménager aucun effort pour mettre les techniciens de l’Isra dans des conditions optimales de performance.

Des experts ouest africains formés à Dakar sur la résilience des technologies climatiques

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Des experts des services techniques sectoriels de l’agriculture et des zones côtières des pays membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont démarré, mercredi à Dakar, un atelier de formation sur la résilience des technologies climatiques, a appris APA auprès des organisateurs.
« Les participants à cette session de formation (qui dure deux jours) sont des représentants des services techniques issus des pays membres de la CEDEAO, à savoir le Benin, la Côte d’Ivoire, la Guinée, la Guinée Bissau, le Cap Vert, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo et le Burkina Faso. Les services techniques concernés sont principalement ceux en charge de l’agriculture et de la gestion des zones côtières », explique l’ONG Enda Energie, organisatrice de la rencontre en partenariat avec la CEDEAO.
Dans sa note conceptuelle dont APA a obtenu copie, Enda Energie informe que l’atelier vise à renforcer les capacités des experts des services techniques sectoriels précités à mieux appréhender et prendre en charge la résilience des infrastructures dans les secteurs de l’agriculture et celui des zones côtières d’Afrique de l’ouest.
« De façon spécifique, précise notre source, cet atelier de formation vise à alerter les experts et les décideurs politiques sur la nécessité de rendre les infrastructures agricoles et côtières plus résilientes face aux défis du changement climatique. Pour ce faire, les experts seront dotés d’outils d’analyse de la vulnérabilité et de choix d’options pour la résilience des infrastructures agricoles et côtières plus résilientes ».
Le document souligne que les risques climatiques présents et à venir posent des défis majeurs et augmentent les incertitudes sur les flux financiers pour la gestion des infrastructures existantes et pour la construction des infrastructures futures.
« L’incertitude sur le comportement des infrastructures face aux variabilités et changements climatiques constitue une barrière additionnelle pour le flux des investissements en faveur des infrastructures. La levée de cette barrière passe nécessairement par la connaissance des facteurs de vulnérabilité des infrastructures vitales afin de mieux suggérer et mettre en œuvre des options visant à rendre résilientes ces infrastructures », poursuit Enda Energie.
L’ONG révèle que l’érosion touche principalement les infrastructures côtières qui constituent les principaux moyens de subsistance liés au littoral. Il s’agit des infrastructures agricoles, de pêche, du tourisme, de l’agro-industrie et des exploitations pétrolières offshores.
Elle souligne que les principales infrastructures physiques, numériques et organisationnelles du secteur de l’agriculture ouest africaine qui sont indispensables au développement agricole, à la croissance économique, au développement du monde rural et à la réduction de la pauvreté, sont aussi vulnérables aux aléas climatiques.TE/APA

CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS: Les dessous de la caisse

http://www.enqueteplus.com/nodeLa Caisse des dépôts et consignations (Cdc) a tout intérêt à polir son image auprès des professionnels du notariat. Faute de confiance et d’attractivité, ils sont nombreux à trouver des subterfuges pour éviter d’y déposer les fonds de leurs clients. Pourtant, la loi 2017-32 du 15 juillet 2017, tout comme le décret 2007-85 du 25 janvier 2007 font de ce dépôt une obligation. Récemment, à l’occasion du 31e Congrès des notaires d’Afrique, le chef de l’Etat n’avait pas manqué de rappeler cette exigence légale, au grand bonheur du directeur de la Cdc qui souriait et applaudissait.
Mais, du côté des notaires, on a une toute autre compréhension de la situation. Certains spécialistes, contactés par ‘’EnQuête’’, expliquent qu’en fait les professionnels redoutent que ces fonds, une fois déposés au niveau de la Cdc, fassent l’objet de spéculation. La banque de l’Etat, ajoutent-ils, peut s’adonner à des investissements non rentables pouvant mettre en péril les dépôts. ‘’Imaginez, argumente le juriste, qu’un notaire dépose ses milliards au niveau de la Cdc et que celle-ci se retrouve dans des difficultés de trésorerie. Il sera dans le pétrin parce que les notaires sont responsables devant leurs clients. C’est donc un problème assez complexe’’.
De ce fait, le spécialiste juge la crainte des notaires suffisamment légitime dans la mesure où lCaisse des dépôts et consignations, au Sénégal, est gérée par des politiques et fait parfois des investissements pas du tout lucratifs. Il cite l’exemple d’Air Sénégal qui, à l’en croire, a une politique jugée mauvaise par plusieurs experts. ‘’Si cette entreprise tombe en faillite, cela va produire des effets en cascade. Non seulement, la caisse aura des problèmes, mais cela peut avoir des répercussions sur tous les déposants’’.
Aussi, souligne notre interlocuteur, la loi fait obligation de déposer les fonds qui dépassent les six mois : ‘’Or, pour les opérations normales, c’est rare qu’elles prennent six mois. Ce métier est différent, par exemple, de celui des avocats, qui manient des fonds dans une longue durée.’’
En effet, il ressort de l’article 1er du décret susvisé que chaque notaire a l’obligation de disposer de deux comptes auprès de la Caisse des dépôts et consignations, selon la nature des fonds. ‘’Un compte de disponibilités courantes pour les fonds qu’il détient depuis moins de six mois qu’il pourra mouvementer librement, par effet de règlement délivré par la Caisse des dépôts et consignations. Un compte de dépôts obligatoires pour les fonds à plus de six mois qui ne pourra être mouvementé que par virement au profit du compte de disponibilités courantes, au dénouement de l’opération’’, précise la disposition.
Il faut retenir que malgré les multiples initiatives visant à amener les notaires à de meilleurs sentiments, la résistance persiste encore.
Au-delà de cette lancinante question, la gestion de la Cdc soulève également un problème de concurrence déloyale dans le marché. ‘’La Cdc, estime le spécialiste, fait indirectement ce que l’Etat ne peut pas faire, c’est-à-dire exercer des activités génératrices de bénéfices. Elle a par exemple une filiale qui est dans l’ingénierie et le conseil (Caco). Ceci est de nature à déstructurer l’économie, dans la mesure où elle peut être privilégiée dans les projets de l’Etat au détriment des autres entreprises qui évoluent dans le même domaine. C’est aussi valable pour les autres secteurs dans lesquels investit la Cdc. Il y a un risque réel de dérégulation du marché’’.

Blanchiment de capitaux: 120 agences immobilières créées à Dakar par les narcotrafiquants

http://www.dakarmatin.com/Au moins, 120 agences immobiliers ont été ont créées depuis 2010, à Dakar, par des narcotrafiquants pour blanchir et diversifier les ressources de rentrée d’argent. Le journal « Source A » qui donne l’information dans sa parution de ce mercredi, renseigne que les Narcos ont fait des investissements dans le foncier, les Plateformes de transfert d’argent pour ne pas trop attirer l’attention.
Le journal indique que le Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) a alerté les autorités sénégalaises sur un flux important d’argent en provenance du Sénégal vers les pays « pas sûrs » comme Chypre, Pologne, Ukraine, Equateur, Panama, ect.
Frappés par la floraison de bâtiments de luxe et de projets immobiliers, les enquêteurs de la Centif (Cellule nationale de traitement des informations financières) ont été briefés par ceux de Gafi qui ont remarqué que certaines filières soupçonnées de blanchiments s’étaient bien installées dans la capitale sénégalaise.

 «Tous les pays qui se respectent ont une politique de patriotisme économique»

http://www.dakarmatin.com/ Pour le directeur exécutif du Club des Investisseurs du Sénégal (Cis) Dr Abdourahmane Diouf, l’ouverture à la concurrence doit se faire de manière graduelle. Il estime d’ailleurs que tous les pays qui se respectent ont une politique de patriotisme économique. Abdourahmane Diouf s’exprimait hier lors d’un forum d’échange d’informations entre les pays ACP et l’union Européenne (uE).
Entre la mise en œuvre de la Zone de libres échanges continentaux (Zlecaf), la concurrence avec les entreprises européennes, le secteur privé national appelle à la prudence. Pour le directeur exécutif du Club des Investisseurs du Sénégal (Cis) Dr Abdourahmane Diouf, l’ouverture à la concurrence doit être graduelle. «Quand on est dans le même marché avec la Cote d’Ivoire et le Mali où nous avons un tarif extérieur commun, la concurrence doit pouvoir se faire. Et nous devons nous ajuster pour gagner des parts de marchés vis-à-vis de ces concurrents régionaux», indique Dr Diouf.
En revanche, prévient-t-il, quand il s’agit de l’Europe ou d’autres pays qui sont beaucoup plus développés, notre secteur privé doit avoir un traitement spécial et différencié. Il considère que le secteur privé n’a pas peur de la compétition, mais il doit grandir progressivement pour avoir les moyens de sa politique. En bon défenseur des entrepreneurs sénégalais, Abdourahmane Diouf a soutenu que tous les pays du monde qui se respectent ont une politique de patriotisme économique, une politique de préférence nationale. «Pas dans le sens négatif du terme, mais une politique de protection des industries et de l’artisanat qui nous permet de nous ajuster et de grandir», tempère l’ancien porte-parole de Rewmi.
Pour lui, cette politique doit être appuyée par l’Etat. «Car, une PME qui a 20 salariés et qui est en face d’une multinationale européenne n’a aucune chance de gagner», tranche-t-il en invitant par ailleurs l’Etat à avoir la subtilité de nous protéger et de nous aider. D’autant que pour lui, l’Etat est arrivé à une époque où il a fait beaucoup de financements avec de l’argent public. «Il commence à atteindre son seuil. Et de façon objective, il commence à comprendre que c’est le secteur privé qui doit être son interlocuteur pour réaliser les grands projets de l’Etat.» C’est à l’Etat du Sénégal de comprendre qu’il doit faire face à son secteur privé en lui donnant des parts de marchés, non pas en terme de connivence mais parce que le secteur privé est capable de faire sortir de terre un certain nombre de ses chantiers» déclare Diouf.
Une plaidoirie manifestement bien attendue par le ministre de l’Economie et du Plan, Amadou Hott qui estime que le gouvernement du Sénégal travaille à mettre en place les dispositifs adéquats pour l’implication accrue du secteur privée dans la dynamique d’émergence. «Ainsi pour les cinq prochaines années, l’Etat entend renforcer le dispositif d’appui technique et financier au secteur privé national lui permettant d’accéder aux services financiers adaptés en vue de participer à la création de richesse et d’emplois», promet le ministre.
Toutefois dans ce contexte d’ouverture des frontières avec la Zlecaf, il invite le secteur privé à améliorer sa performance, sa productivité et sa compétitivité pour faire face à une concurrence accrue. La cheffe de l’UE au Sénégal, Irène Mingasson, a rappelé pour sa part que le Plan d’Investissement Extérieur de l’Union Européenne a affecté à l’Afrique pour la période 2017-2020 plus de 5 milliards d’euros.

Procès: Les ex-DG de l’Artp Ndongo Diao et Daniel Goumalo Seck devant la chambre de discipline et financière de la Cour des comptes, ce jeudi.

https://www.dakaractu.com/Ndongo Diao et Daniel Goumalo Seck sont traduits ce jeudi devant la chambre de discipline et financière de la Cour des comptes.
Ces anciens DG de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP) sont poursuivis pour délits financiers.
L’on apprend qu’ils sont mis en cause « dans un dossier judiciaire relative au scandale de 10 milliards à l’Artp » », selon un rapport de l’Ige (Inspection général d’Etat), entre 2005 et 2012.
Ndongo Diao et Goumalo Seck seront jugés « pour des manquements dans le cadre des passations de marchés sans publicité suffisante par entente directe sans preuve », nous indique la même source.

Affaire des 10 milliards de l’Artp: L’audience devant la Cour des comptes renvoyée au 21 novembre

https://www.dakaractu.com/La Chambre de discipline et financière de la Cour des comptes a ordonné le renvoi du procès de Ndongo Diao et Daniel Goumalo Seck au 21 novembre prochain, comme l’avait réclamé l’avocat Me Ousmane Sèye, absent du prétoire.
Ce jeudi, les deux anciens DG de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), qui ont clamé leur innocence, n’ont toujours rien livré sur le « dossier judiciaire relativement au scandale de 10 milliards à l’Artp », selon un rapport de l’Ige (Inspection générale d’Etat), entre 2005 et 2012. Me Ousmane Sèye, qui défend Ndongo Diao, était de nouveau absent du prétoire de la Chambre de discipline et financière de la Cour des comptes.
Le procès a donc du être reporté pour la deuxième fois consécutive. Me Baboucar Cissé, constitué pour la défense des intérêts de Daniel Goumalo Seck, présentera sa stratégie de défense à la date du 21 novembre prochain.
Les mis en cause seront jugés « pour des manquements dans le cadre de passations de marchés sans publicité suffisante par entente directe sans preuve », nous indique la même source.

Rapport 2017: L’Armp ne voulait pas exposer les cafards du régime à deux mois de la présidentielle

https://www.beut7.com/L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) va enfin publier, dès ce mois de novembre, son rapport 2017 (ce qui devait être fait depuis fin 2018) sur la passation des marchés publics. Quid des raisons du blocage dudit rapport ? L,’Armp ne voulait pas exposer les cafards du régime à deux mois de la présidentielle 2019. Sans parler de l’affaire du pétrole et du gaz. Ou encore du mandat du Directeur général de l’Armp, Saër Niang, qui est arrivé à expiration, noté le journal, depuis 3 ans

Affaire des 94 milliards FCFA : le Collectif citoyen ‘’Sunu’’ 94 milliards

http://www.dakarmatin.com/Le Collectif Citoyen ‘’Sunu’’ 94 milliards ‘’Nay leer’’ a fait face à la presse ce jeudi à Dakar, pour exiger à ce que lumière soit faite sur l’affaire de corruption présumée qui vise Mamour Diallo, ancien directeur des Domaines. Réunis autour de ce collectif, le Front pour une Révolution anti-impérialiste Populaire et Panafricaine (FRAPP), Nittu Dëgg des valeurs, Gilets rouges, Forum Social Sénégalais (FSS), Sénégal Notre Priorité (SNP)…se sont appropriés de ce combat pour la tenue d’un procès.
« Nous avions déposé une plainte contre Mamour Diallo et Tahirou Sarr. Nous avions considéré que après l’exploitation du rapport de l’Assemblée nationale qui a voulu absoudre Mamour Diallo parce qu’il fait partir de l’APR, nous citoyens Sénégalais, avons pris notre courage en main et avons déposé une plainte auprès du procureur. Nous appelons tous les autres citoyens à nous joindre dans ce combat », a indiqué Aline Badara Mboup leur porte-parole.
Toutefois, il a demandé la tenue d’un procès qui ne serait pas, dit-il, « une parodie de justice et l’application des décisions de justice issues de ce procès ». Le collectif ‘’Sunu’’ 94 milliards ‘’Nay leer’’ compte organiser un jury populaire, et a lancé une pétition autour de leurs revendications ‘’Nay leer’’ exige la tenue d’un procès

Macky demande un audit du patrimoine de l’Etat à l’étranger

http://www.dakarmatin.com/L’audit du patrimoine de l’Etat dans les pays étrangers est l’une des mesures phares prises par le président Macky Sall. C’était hier, mercredi, lors du Conseil des ministres. Selon le communiqué ayant sanctionné cette réunion hebdomadaire, le Chef de l’Etat a ordonné au ministre des Affaires étrangères, en relation avec celui des Finances et du Budget, d’engager le recensement exhaustif et l’audit intégral du patrimoine de l’Etat. Qu’est ce qui motive une telle décision ? Difficile de répondre à cette question. Ce qu’on peut dire avec certitude, c’est que ces instructions présidentielles sont données dans un contexte politico-diplomatique particulier. En effet, le weekend der- nier seulement, le media Réseau News faisait état d’un scandale au consulat général du Sénégal à Milan. Il informait, ce média, que la diplomate Rokhaya Ba, patronne de ce consulat, est engluée dans un « deal » de près de 850 millions de francs pour l’achat de l’immeuble abritant les locaux de la représentation diplomatique du Sénégal dans cette ville italienne. Désavouée par sa hiérarchie qui refuse de débloquer les fonds pour vice de procédure, Rokhaya Ba est sous le feu des projecteurs. La société immobilière italienne serait dans une perspective de trainer l’Etat du Sénégal en justice pour refus de paiement après un contrat dument signé par la représentante diplomatique. Avec cette décision d’auditer le patri- moine du Sénégal à l’étranger, le Chef de l’Etat Macky Sall semble prendre les devants afin de faire la lumière sur notre patrimoine immobilier à l’étranger
L’Etat dispose en effet d’un fabuleux patrimoine immobilier à l’étranger. Il suffit de mentionner l’hôtel particulier abritant notre ambassade à Paris et qui avait été acheté du temps où M. André Guillabert était notre représentant dans la capitale française. A l’époque, tout le monde était unanime sur le fait que le Sénégal avait fait une excellente affaire. Un patrimoine qui s’est énormément valorisé depuis lors quand on sait à quel point les prix de l’immobilier flambent sur les rives de la Seine, c’est-à-dire à Paris. De même, le Sénégal est propriétaire de la résidence de son ambassadeur et de quelques autres locaux consulaires.
Autres rives, celles du Potomac cette fois-ci. Sous le magistère de Me Abdoulaye Wade, notre pays a construit une superbe ambassade, inaugurée d’ailleurs par le président Macky Sall, à Washington Dc, la capitale fédérale américaine. Des locaux consulaires situés à deux pas de la Maison-Blanche, c’est-à-dire dans la partie la plus huppée de Washington. Toujours aux Etats-Unis, on se rappelle encore le feuilleton de la construction d’un immeuble nommé « Maison du Sénégal » à New york, la capitale économique Us. Une affaire d’achat de terrain et de construction d’un immeuble dans laquelle les noms de l’ancien ministre Samuel Sarr et de l’architecte Pierre Goudiaby Atépa avaient été cités. Toujours sous le président Wade, la tentative d’achat d’une résidence suisse officiellement pour le compte de notre pays avait défrayé la chronique.
Sous le règne des socialistes, la vente de notre ambassade au Portugal, qui était de l’avis de tous un chef d’œuvre architectural en même temps qu’un patrimoine inestimable, avait fait jaser. Par-delà les scandales réels ou supposés, le Sénégal, comme tout pays qui en a les moyens, préfère acheter des biens immobiliers pour y abriter ses représentations diplomatiques et consulaires plutôt que de louer. Dans certaines capitales, notre pays dispose de véritables bijoux immobiliers à la valeur inestimable tandis que dans d’autres, comme en Angleterre, il squatte des taudis. On exagère à peine tellement les locaux occupés par nos diplomates à Londres étaient minables. En Côte d’Ivoire, qui est pourtant notre partenaire de premier plan, notre ambassade a été hébergée pendant une très longue période par la famille Choucair qui a mis un appartement dans un de ses immeubles à la disposition du Sénégal. DU temps de nos relations avec Taïwan, c’est le gouvernement de pays qui avait mis des bureaux et une résidence à la disposition de notre pays. En fait, les ambassades africaines étaient regroupées dans un grand immeuble obligeamment mis à leur disposition par Taïwan. Au Nigéria, l’ambassade du Sénégal ne payait pas de mine dans les années 90. Par la suite, elle au- rait été vendue et le Sénégal a acquis un bel immeuble à Abuja, la nouvelle capitale fédérale nigériane.
Plus près de nous, en Mauritanie, au lendemain du conflit qui nous a opposés à ce pays frère, l’ambassadeur Doudou Diop, nommé après la réconciliation, a fait des mains et des pieds pour construire un véritable palais pour abriter la représentation du Sénégal. Il fallait en mettre plein la vue aux Beydanes ! En Mauritanie, d’ailleurs, l’Etat vient de mettre à la disposition des pays disposent d’ambassades une immense superficie foncière où elles avaient l’obligation de construire. Le Sénégal était d’ailleurs en train d’y construire sa nouvelle ambassade. Mais, d’une manière générale, que ce soit en Afrique de l’Ouest, du centre ou au Maghreb, que ce soit dans les pays du Golfe ou en Europe, en Asie voire en Amérique, du Nord comme du Sud, le Sénégal dispose d’un fabuleux patrimoine immobilier acquis souvent dans des conditions nébuleuses. Un patrimoine qui s’est beau- coup valorisé et qui vaut donc une fortune. En soulevant ce dossier fort sensible, nul doute que le président de la République risque de découvrir bien des cafards dodus ! Il n’empêche, il était temps d’auditer enfin ce gigantesque patrimoine…Christian SENE et Falilou MBALLO

Politiques économiques de Feu Senghor à Macky, retombées attendues du pétrole et du gaz,les impôts et domaines,‘’le plus grand scandale de l’Administration’’… L’Economiste Abou Wellé casse tout

https://actusen.sn/C’est avec le sentiment d’une gueule de bois indicible que l’Economiste Abou Wellé, responsable dans une grande Banque de la place, a disserté avec ‘’Source A’’ sur les questions brûlantes de l’heure. En passant à la loupe les politiques des différents régimes qui se sont succédé à la tête du Sénégal, depuis notre indépendance, l’éonomiste se veut formel.
‘’On est toujours dans le cadre de la médisance, tel a volé, tel a fait telle chose, mais on ne parle pas des fondamentaux de l’économie sénégalaise. De Senghor à Macky Sall, ils ne parlent que de politiques, jusqu’à accéder au pouvoir et on se rend compte qu’ils n’ont aucun programme, aucune solution’’.
Ne lui parlez surtout pas des retombées futures du pétrole et du gaz découverts au Sénégal. Car sa réponse tombe sèche : ‘’on dit que les ressources, que nous attendons, vont tourner autour de 800 milliards, par an, je dis que c’est le coût de la dette. Cet argent servira à payer la dette du Sénégal. Les gens seront extrêmement déçus’’, prédit-il.
D’ailleurs, fait-il noter, ‘’j’ai bien peur que, tôt ou tard, toute la Nation  sénégalaise ne se mette, comme dans les pays maghrébins, à demander que ce système disparaisse, une bonne  fois, pour toutes’’.
Et, lorsque le député Ousmane Sonko accuse l’Assemblée nationale de n’être pas propre dans le paiement de ses impôts, Abou Wellé le coupe net en ces termes : ‘’il n’y a pas que l’Assemblée nationale, seulement. Parlons de là où il est sorti, les Impôts et Domaines. C’est le plus grand scandale de l’Administration du Sénégal. Je ne peux pas accorder du crédit à des gens qui sont sortis des Impôts et Domaines. A chaque fois qu’ils ont des lotissements, ils ont des terrains. Qu’ils reçoivent des terrains, qu’ils les vendent, ils s’enrichissent sur les Sénégalais’’.
ENTRETIEN !!! 
‘’Source A’’ : Le dialogue national est lancé, depuis Avril dernier, vous attendez-vous à ce que les questions économiques y soient discutées ?
Abou Wellé : Ce que nous avons constaté, c’est qu’il y a jurisprudence, au Sénégal. A chaque fois qu’on parle de dialogue national, cela devient un dialogue politique. On parle de politique, on parle, surtout, des conditions de l’alternance, comment faciliter l’accès au pouvoir aux opposants, au lieu de parler des problèmes véritables qui intéressent le Sénégalais.
C’est des cadres de concertation de politique politicienne. On ne voit aucun impact économique, ils ne parlent presque jamais de l’intérêt du Sénégal. Aujourd’hui, on nous parle de pétrole, parce que c’est nouveau que l’opposition se saisisse du domaine national, pour en parler, mais l’opposition ne parle pas de la location, de la cherté de la vie, elle ne parle pas de ce chômage, elle n’arrive jamais avec des solutions, elle ne fait que critiquer. C’est comme des naturalistes, qui décrivent ce que tout le monde voit. Je ne crois pas que c’est cela l’opposition. L’opposition, c’est venir avec des idées.
‘’Source A’’ : Et Ousmane Sonko ? Est ce que vous le mettrez dans le lot, parce qu’il prône un changement de système ?
A.W : Ousmane Sonko, je pense que c’est un politicien, comme les politiques politiciens. J’ai entendu une phrase qu’il a utilisée, tantôt lorsqu’un journaliste lui a demandé des solutions face aux problèmes. Il lui a répondu, ‘je n’aime pas que les autres le fassent, ça m’appartient’’. Mais cette phrase, il l’a prise de Me Abdoulaye Wade, c’est lui, qui  disait on ne fait pas de la politique, en glanant des idées ça-et-là. C’est, d’ailleurs, l’une des raisons fondamentales, qui m’a poussé à quitter le pays. J’étais très jeune, mais j’ai compris qu’on avait à faire à un politicien et non à un patriote.
La politique est devenue un raccourci pour s’enrichir, la crédibilité manque au niveau des politiciens. J’ai bien peur que, tôt ou tard, toute la Nation  sénégalaise ne se mette, comme dans les pays maghrébins, à demander que ce système disparaisse, une bonne  fois, pour toutes, qu’il y ait un renouvellement intégral du personnel politique.
 ‘’Source A’’ : Mais c’est ce que prône Ousmane Sonko, justement
A.W : Qu’est ce qu’il prône ? On s’attend à des solutions, à des propositions, mais pas à des déclarations d’intentions. On s’attend à des solutions complètes. Je n’ai pas encore vu un programme politique valable et bien porté par un seul candidat. On est toujours dans le cadre de la médisance, tel a volé, tel a fait telle chose, mais on ne parle pas des fondamentaux de l’économie sénégalaise, on ne nous propose pas de solutions adéquates.
C’est comme ça, c’est ce que tous les politiciens ont fait, de Senghor à Macky Sall, ils ne parlent que de politiques, jusqu’à accéder au pouvoir et on se rend compte qu’ils n’ont aucun programme, aucune solution. On nous parle de pétrole et autres, mais on n’a pas vu de programme particulier, de véritable programme politique. Ce que je vois, c’est de la politique. Il y a un système, qui était là, je l’appelle un scandale politico-social-coutumier qui a régi le destin des Sénégalais, depuis l’indépendance. C’est Abdoulaye Wade qui a clochardisé les Institutions du Sénégal, c’est le premier à avoir fait agenouiller le Sénégal devant un homme saint.
‘’Source A’’ : Mais vous avez soulevé la question du pétrole, tout à l’heure, croyez-vous que le Sénégal connaîtra, bientôt, le développement, avec la découverte de cette ressource ? 
A.W : On dit que les ressources, que nous attendons, vont tourner autour de 800 milliards, par an, je dis que c’est le coût de la dette. Cet argent servira à payer la dette du Sénégal. Les gens seront extrêmement déçus parce que, avec le genre de concession, le genre d’agrément, avec la méthodologie, on ne profitera pas comme on devait le faire de cette manne financière. On voit l’or du Sabadola, c’est combien de tonne d’or qui soirt de Kédougou alors que les gens de Kédougou meurent de faim, il n’y a rien à Kédougou.
Au Tchad, on a  commencé à exploiter le pétrole depuis quand, les gens n’ont rien, ils vivent sous le seuil de la pauvreté, ils sont plus pauvres que les Sénégalais. C’est entre 800 et mille milliards qu’on attend par an qui représentent le coût de la dette, qui équivaut aux masses salariales payées, chaque année.
‘’Source A’’ : Donc, vous voulez dire que le Sénégal n’est pas encore près du bout du tunnel du développement ?
 A.W : Comment ? Ce sera la plus grande déception des Sénégalais.
 ‘’Source A’’ : Selon vous, quelle devait être la politique de l’Etat pour un peu soulager les Sénégalais ?
 A.W : Se concentrer sur l’essentiel. Les génies des pays de l’Europe de l’Est, au temps du communisme, avaient construit, à n’en plus finir des logements sociaux, pour que chaque citoyen ait, au moins, son toit. Deuxièmement, créer des emplois, partout, et fixer les gens dans leur terroir, avec une décentralisation solide, créer un cadre qui puisse garantir un revenu minimal et acceptable pour chaque citoyen. Mais on n’a pas tout ça. Des indépendances à nos jours, la Sn Hlm et la Sicap n’ont construit que 120 000 logements.
120 000 logements, quand on a 4 millions de ménages au Sénégal, cela veut dire qu’ils n’ont rien. Promenez-vous, tout ce que vous voyez au Sénégal, appartient à un privé. Les réalisations de l’Etat, c’est des pistes par-ci et des routes par-là, ce n’est  rien du tout.
Le problème de l’eau, la question de l’électricité, de la nutrition, de la téléphonie sont des problèmes fondamentaux, rien ne nous appartient, on n’a absolument rien. Enfin, il faut protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.
Aujourd’hui, on a l’habitude d’entendre ‘’l’argent n’a plus de valeur’’. Ce n’est pas vrai, c’est la même monnaie qui se monnaie au même taux parisien. Ce qui s’est passé,
c’est le vol systématique des citoyens à travers une politique qui est plus que criminelle.
Regardez ce qui ce passe dans le logement ; comment au Sénégal, on peut voit un appartement qui peut coûter 150 000 F Cfa par mois, c’est inconcevable quand le salaire est 100 000 ou 150000 F Cfa. On laisse faire dans ce domaine, on laisse faire aussi dans le domaine de l’alimentation, tout est surfacturé.
Finalement, le consommateur n’a plus de pouvoir d’achat. Les inégalités politiques dans la société doivent, aussi, être résolues. Quand on nous dit que 5% des travailleurs se partagent 50% de la masse salariale, c’est inadmissible. Dans les pays développés, la différence entre directeur et le plus petit des employés ne peut pas dépasser 13%, tu peux toucher 13 fois plus, mais pas plus.
‘’Source A’’ : Donc, ce n’est pas comme le Sénégal, où la différence de salaire est…
A.W : Le directeur général touche 15 millions F Cfa, alors que le gardien a 50 000 francs, c’est criminel, c’est du vol. Je pense qu’il y a énormément de problèmes sur lesquels les politiciens devaient se focaliser, au lieu de nous parler, tout le temps, de fichier électoral. On dirait que le programme de l’opposition, c’est un programme de fichier électoral, le recensement ou encore l’audit du fichier.
‘’Source A’’ : L’actualité, c’est aussi la sortie de Sonko qui a dit que les députés ne versent que 1500 F Cfa comme impôt ?
A.W : Ce n’est pas normal, ça participe encore dans cette logique d’enrichissement de la classe politique, au détriment de la population. Mais il n’y a pas que l’Assemblée nationale, seulement. Parlons de là où il est sorti, les Impôts et DomainesC’est le plus grand scandale de l’Administration du Sénégal. Je ne peux pas accorder du crédit à des gens qui sont sortis des Impôts et Domaines.
A chaque fois qu’ils ont des lotissements, ils ont des terrains. Qu’ils reçoivent des terrains, qu’ils les vendent, ils s’enrichissent sur les Sénégalais. Depuis l’indépendance, il y a des mécanismes, qui sont mis en place, pour favoriser l’élite, pour lui permettre de s’exempter de beaucoup de taxes.
Même l’allocation familiale est donnée aux enfants des fonctionnaires, l’enfant du paysan n’en a pas droit. Ce n’est pas possible, tous les avantages qu’ils bénéficient. Ce n’est pas normal, ils sont presque logés, nourris et blanchis dans un pays, où les gens souffrent.
Quand on nous dit que le président de la République touche 600 000, c’est ça son salaire, on est dans un grand théâtre. Abdoulaye Wade avait dit qu’il touchait 600 000 F Cfa, mais à côté, il avait plusieurs milliards en fonds spéciaux. Ces fonds spéciaux n’existent nulle part dans le monde. On parle de politique appliquée à l’économie, c’est pourquoi la politique doit être vertueuse, parce que c’est le socle, sur lequel repose
toute l’économie.
‘’Source A’’ : Mais, d’après les Services de l’Etat, le taux de croissance du Sénégal est de 6, 8%.
A.W : Je suis la première personne à avoir parlé de la fausseté du taux de croissance, en 2016. Je défie tous les économistes du Sénégal. Cela n’a jamais existé. En Bolivie, par exemple, depuis 10 ans, le taux de croissance est de 4% et là-bas, les gens ont réduit leur taux de pauvreté et ils ont entamé des chantiers faramineux. Ici, on dit du n’importe quoi.Propos recueillis par Seynabou FALL (SourceA)

Abou Wellé,Economiste: «J’ai bien peur que tôt ou tard, toute la Nation sénégalaise ne demande que ce système disparaisse une bonne  fois pour toute »

https://actusen.sn/L’Economiste Abou Wellé passe à la loupe les politiques des différents régimes qui se sont succédé à la tête du Sénégal, depuis notre indépendance. Il se veut ainsi formel. «On est toujours dans le cadre de la médisance, tel a volé, tel a fait telle chose, mais on ne parle pas des fondamentaux de l’économie sénégalaise. De Senghor à Macky Sall, ils ne parlent que de politiques, jusqu’à accéder au pouvoir et on se rend compte qu’ils n’ont aucun programme, aucune solution», regrette-t-il.
Responsable dans une grande Banque de la place, Abou ne cache pas pour autant ses craintes.  «J’ai bien peur que tôt ou tard, que toute la Nation Sénégalaise ne se met, comme dans les pays maghrébins, à demander que ce système disparaisse une bonne  fois pour toute, qu’il y ait un renouvellement intégral du personnel politique», avertit-il.

Abou Wellé,Economiste: «le pétrole sera la plus grande déception des Sénégalais, car il ne servira qu’à payer les dettes du Sénégal»

https://actusen.sn/L’Economiste Abou Wellé, responsable dans une grande Banque de la place ne fait pas parti de ceux qui croient au développement du Sénégal avec la découverte du pétrole.
Evoquant les retombées futures du pétrole et du gaz découverts au Sénégal, il déclare sans ambages que notre pays ne connaîtra pas sitôt le développement avec ses ressources. Pire, pour lui, le pétrole sera la plus grande déception des Sénégalais, car il ne servira qu’à payer les dettes du Sénégal.
«On dit que les ressources, que nous attendons, vont tourner autour de 800 milliards, par an, je dis que c’est le coût de la dette. Cet argent servira à payer la dette du Sénégal. Les gens seront extrêmement déçus», déclare-t-il dans un entretien avec SourceA.

Guerre des offres: Orange sort la grosse artillerie contre Free

https://www.leral.net/Du nouveau dans la guerre des offres entre « Orange » et « Free ». Un mois après le lancement par le deuxième opérateur, anciennement Tigo, de sa 4G accompagnée d’offres promotionnelles qui ont suscité une rué dans ses agences, l’opérateur historique a sorti la grosse artillerie… Orange a, en effet, lancé ce jeudi de nouvelles offres beaucoup plus avantageuses pour ses clients. Il s’agit de forfait 1900 avec 2 gigas de connexion 250 mn d’appel vers tous réseaux , 5900 avec 14 gigas de connexion et 900 mn d’appel sur tous les réseaux…
Seule opérateur disposant encore une couverture nationale et en 4g+ dans toutes les capitales régionales et départementales, Orange vient de montrer qu’elle reste maître du jeu sur réseau mobile au Sénégal.

Intox sur des coupures d’eau, tentative de sabotage du réseau: À qui profite la crise de l’eau ?

https://www.dakaractu.com/Le Sénégal traverse une crise de l’eau et les menaces brandies par les syndicalistes de la SDE en direction de l’État se font de plus en plus pressantes. En effet, le syndicat autonome des travailleurs de la SDE reste intraitable sur sa participation au capital de la nouvelle société conduite par Suez. Ils réclament ni plus ni moins que 15% du capital contre une participation de 5% au capital de la SDE. Pour le moment, la part qui leur a été promise est passée de 5 à 10%. Et le ministre de l’eau et de l’assainissement Serigne Mbaye Thiam compte s’en arrêter là.
Le syndicat des travailleurs jugeant avoir suffisamment attendu un retour favorable de l’État, envisage de faire évoluer les choses à sa manière. « Ils sont dans une logique de saboter le réseau de distribution d’eau » nous souffle-t-on. Selon notre interlocuteur toujours ils veulent saboter les réseaux et priver les populations d’eau afin de faire porter le chapeau à l’Etat. Pour preuve ajoutera-t-il, les informations qui ont longtemps fuité sur les réseaux sociaux le mardi 5 Novembre dernier, faisant état d’une coupure de l’approvisionnement de l’eau pendant trois jours. Mais aussi une « supposée » grève des travailleurs de l’eau qui risque d’impacter sur l’approvisionnement. Tout cela partant d’une logique de faire porter le chapeau à l’état.
Du coté de la coordination des Secrétaires Généraux des Syndicats de la SDE, on botte en touche quant à ces accusations. Pour Elimane Diouf, Secrétaire Général SAT-SDE, les responsables syndicaux ne sont ni de près ni de loin, mêlés à une tentative de sabotage. « Nous avons déposé un préavis de grève officiellement le 31 Octobre dernier. Et les 30 jours qui doivent être mis à profit pour montrer notre disponibilité à dialoguer avec l’Etat nous les attendons. Tous les fakes-news que vous avez vu circuler ne sont pas du ressort des syndicats de la SDE. Maintenant des gens malintentionnés veulent créer une psychose. Les populations sont sous pression avec ce genre d’informations. Vous avez vu même la SDE et la SENELEC avaient prévu le week-end dernier de faire un arrêt d’entretien du système d’eau et d’électricité, mais ils ont été obligés de suspendre. Et cela à cause des informations qui circulaient à gauche et à droite. C’est pour dire que nous responsables syndicaux, nous sommes suffisamment responsables pour utiliser tous les moyens légaux pour aller en grève », a dit Mr Diouf.
« Et nous sommes en train de prendre toutes  les dispositions nécessaires pour faire une grève. Mais nous ne sommes pas dans cette histoire de sabotage, et ni de près ni de loin intéressés par des coups aussi bas », assurera t’il. L’avenir nous édifiera…

Dakar,Plaque Tournante De La Drogue Dure

http://www.walf-groupe.com/Ces semaines passées sont marquées par la découverte de cocaïne au port autonome de Dakar et au large des côtes sénégalaises dont le montant est compté à coup de milliards. Cependant tout ceci n’est rien comparé à ce que la drogue produit comme recettes au Sénégal et ce depuis 2010.
Selon une information du Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée (Sirasco) relayée par Source A, « 120 agences immobilières ont été crées, des plateformes de transfert d’argent mises en place et un important flux d’argent en provenance du Sénégal vers des pays ‘pas sûrs’ comme  Chypre, le Liechtenstein, le  Liban, la Pologne, l’Ukraine, l’Equateur, le  Panama…  », ont été découverts à l’intérieur du pays.
Cependant, l’alerte a été donnée depuis des années par la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) pour qui les trafiquants de stupéfiants font le plus souvent appel à des hommes qui maitrisent bien le blanchiment d’argent afin de sécuriser l’argent acquis avec la vente de drogue

Interdiction des messages publicitaires relatifs  à la promotion des produits dépigmentant :L’AIIDA se félicite du rappel par CNRA des dispositions  de la loi du 13 juillet 2017

L’association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA) et toutes les associations féminines signataires du projet de mémorandum pour une politique nationale de prévention des complications liées à la dépigmentation cosmétique volontaire (« xeesal ») se félicitent du rappel par le CNRA des dispositions de la loi n° 2017-27 du 13 juillet 2017 portant code de la presse en son article 112 qui stipule que les messages publicitaires relatifs à la promotion des produits cosmétiques dépigmentant  sont interdits.
Cette avancée fait suite à une large campagne de mobilisation de plusieurs secteurs de la société sénégalaise et constitue une première étape dans la lutte contre les produits dépigmentant utilisés à visée cosmétique. En effet, le Samedi 12 Novembre 2019, une vingtaine d’associations féminines professionnelles et de la société civile s’était réunie pour rédiger un  mémorandum qui a été remis au représentant du ministère de la santé et de l’action sociale lors du panel organisé le Samedi 26 Novembre 2019  au musée des civilisations noires.
Les prochaines étapes sont : le strict respect des dispositions de la loi du 13 juillet 2017 citée ci-dessus, l’élargissement de l’interdiction aux autres supports publicitaires, l’interdiction des importations et l’arrêt de la commercialisation des produits dépigmentant, la poursuite de la sensibilisation en invitant tous les medias à jouer leur rôle dans le cadre de leur responsabilité sociétale.
Nous espérons que le gouvernement et l’assemblée nationale chacun en ce qui le concerne facilitera la lutte contre ce fléau qui, rappelons-le, constitue une priorité de santé publique qui peut retarder l’atteinte des objectifs de développement durable.
Rappelons que l’association AIIDA fut créée le Janvier 2002 à Dakar à l’initiative de médecins, de dermatologues, de membres de la société civile, de journalistes, d’artistes… et dont les principaux objectifs sont de sensibiliser sur les méfaits de la dépigmentation artificielle et d’orienter les adeptes de la pratique vers les structures adaptées à leur prise en charge.
Contact pour de plus amples information : Tel : (221) 780143759/77 559 97 41/
Email : contactaiida@yahoo.fr

BACCALAURÉAT 2020 : 10 449 CANDIDATS DEJA EXCLUS

http://www.sudonline.sn/10 449 élèves en classe d’examen ne participeront aux épreuves du baccalauréat 2020. Ces candidats sont frappés par l’interdiction spécifiée dans l’article 11 du décret n° 95-947 du 18 octobre 1995 portant organisation du Baccalauréat. «En moyenne, nous enregistrons 6% d’interdits à chaque session. Toutes les séries sont concernées. Naturellement, ce sont les séries à gros effectifs (L2, L’1, S2 et L-AR) qui enregistrent le plus d’interdits», a déclaré le directeur de l’Office, Sosse Ndiaye, dans une entrevue accordée à Sud Quotidien
Sur les 148336 présents à l’examen du baccalauréat général, la session 2019 a enregistré un taux de réussite de 35, 9%), soit 53 276 admis dont 3792 avec distinction (39 mentions très bien, 463 bien, et 3290 Assez bien).
A titre de comparaison, le taux de réussite connaît une légère amélioration, 2 points de plus, soit 35,9% en 2018.
Les faibles taux de réussite constituent des chiffres alarmants d’une école publique sénégalaise en perte de vitesse. A côté de ces tendances lourdes de contre-performances, il y a une cohorte d’élèves dont on parle peu, mais qui, en réalité, constituent un nombre effarant à l’heure de la promotion d’éducation pour tous et de qualité.
En effet, ils sont 10 449 d’élèves interdits suite à la session normale 2019, de participer au prochain examen du Bac 2020, a fait savoir le directeur de l’Office du Bac, Sosse Ndiaye. Ces candidats sont frappés par l’interdiction spécifiée dans l’article 11 du décret n° 95-947 du 18 octobre 1995 portant organisation du Baccalauréat. L’article 11 stipule ceci : sont ajournés et interdits d’inscription à la session suivante : les candidats individuels ayant obtenu pour l’ensemble des épreuves du premier groupe une moyenne égale ou inférieure à 05/20 et les candidats officiels ayant obtenu pour l’ensemble des épreuves du premier groupe une moyenne égale ou inférieure à 06/20 et exclus de leur établissement en cas d’échec. Ceci, à l’issue des épreuves du premier et second groupe. «En moyenne, nous enregistrons 6% d’interdits à chaque session. Toutes les séries sont concernées. Naturellement, ce sont les séries à gros effectifs (L2, L’1, S2 et L-AR) qui enregistrent le plus d’interdits», a déclaré le directeur de l’Office, dans un entretien accordé à Sud Quotidien.
Selon lui, «l’interdiction de participer à la prochaine session est un résultat comme l’est l’admission ou l’admissibilité ou l’ajournement. Il est établi et acté par le jury et l’Office du Baccalauréat dont la prérogative en la matière se limite à la gestion des résultats ne peut pas lever une interdiction, pas plus qu’il ne peut le faire pour un ajournement». Sans que le décret n° 95-947 du 18 octobre 1995 portant organisation du Baccalauréat ne le spécifie, il clairement soutenable que cette mesure d’interdiction à la prochaine évaluation, est une manière de donner aux élèves le temps nécessaire de relever leur niveau jugé très faible.
Les facteurs explicatifs pour expliquer le mauvais rendement des élèves, tiennent dans le cas d’espèce. En plus de l’encyclopédisme du programme fortement décrié par les acteurs, la précarité de l’environnement scolaire est souvent indexée. Les intrants, notamment les enseignants, matériels, caractéristiques des apprenants, les processus de la gestion de l’école (leadership, taille de classe, quantum, style pédagogique…) et les résultats (acquisitions des élèves et comportements, objectifs d’apprentissage…), sont sujet à problèmes

UNE « RÉUNION PRÉSIDENTIELLE D’ÉVALUATION’’ DES CONCERTATIONS SUR L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR EN DÉCEMBRE PROCHAIN (OFFICIEL):

Dakar, 7 nov (APS) – Le président de la République Macky Sall a demandé mercredi la préparation, en décembre prochain, d’une « réunion présidentielle d’évaluation de la mise en œuvre des décisions issues des concertations nationales sur l’enseignement supérieur et la recherche », tenues en 2013, rapporte le communiqué du Conseil des ministres.
« Aussi au vu des résultats obtenus » depuis cette date et « des défis de la recherche », le chef de l’Etat, préd « a demandé au ministre de l’Enseignement supérieur de prendre des mesures correctives, notamment la préparation, en décembre 2019, d’une réunion présidentielle d’évaluation de la mise en œuvre des décisions issues des concertations nationales sur l’enseignement supérieur et la recherche ».
Abordant la question de l’enseignement supérieur, Macky Sall « a souligné que l’Etat a mobilisé, depuis 2013, des ressources humaines, matérielles et financières notables, pour améliorer durablement les performances du système d’enseignement supérieur et de recherche », peut-on lire.BK

Rufisque/Le Gingembre littéraire: «Le modèle du Vivre Ensemble Sénégalais est au cœur de la magnifique stabilité de ce pays» (Autorités)

https://www.dakaractu.com/Ils étaient nombreux à venir répondre à l’invitation Gorgui Wade Ndoye, pour prendre part au « Gingembre littéraire » qui s’est tenu à la Salle des fêtes de l’Hôtel de ville de Rufisque ce mardi 5 novembre. À cet effet, un panel qui avait pour thème « Vivre Ensemble », a été animé par l’écrivaine Aminata Sow Fall et d’autres invités de marque. « Une thématique qui traite largement de la  stabilité qui caractérise notre pays. Si on voit ce qui se passe dans la sous-région, avec les attaques terroristes, les violences, on peut dire que le modèle Sénégalais est au cœur de la magnifique stabilité de ce pays », selon l’ancien ministre de l’enseignement Supérieur, Mary Teuw Niane venu assister à la manifestation. Le vivre ensemble c’est un thème d’actualité et ce panel a permis aux participants de dialoguer, d’échanger et de voir ensemble ce qu’il faut faire pour améliorer les conditions de vie, selon Kalidou Kassé, artiste plasticien. Toujours selon lui,  « L’organisation de ce panel est certes une rencontre littéraire, mais qui a une dimension économique et sociale. C’était important de réunir toutes ces sommités pour dialoguer et apporter leurs contributions sur le Vivre ensemble. C’est un dialogue avec l’Afrique et un dialogue avec le monde », affirmera l’artiste plasticien qui a salué l’initiative de Gorgui Wade Ndoye…

Rufisque: «Le Gingembre littéraire est une voix de l’Afrique différente de celles des petits dealeurs qui se réclament porteurs de voi» (Gorgui Wade Ndoye,journaliste)

https://www.dakaractu.com/Lancé depuis le 1er Mai à Genève, le Gingembre Littéraire s’est tenu ce mercredi 6 novembre à la Salle des Fêtes de Rufisque réunissant ainsi plusieurs sommités qui évoluent dans le monde de la culture telles qu’Ismaïla Lo, Gorgui Ndiaye, Aminata Sow Fall etc ….Et des Universitaires comme l’ancien Ministre de l’Enseignement Supérieur, le professeur Meury Teuw Niane. « Le concept Gingembre littéraire que nous sommes venu partager avec nos sœurs et frères, a pour objectif de montrer un autre visage de l’Afrique méconnu des occidentaux qui ont souvent une perception erronée de notre continent. Le Gingembre littéraire est une voix de l’Afrique différente de celles des petits dealeurs qui se réclament porteurs de voix », déclare Gorgui Wade Ndoye initiateur de ce projet. Il ajoute : « Il faut une image juste plus ou moins correcte de l’Afrique. Et cela, nous journalistes, on a un rôle important à jouer dans ce processus. Et les journalistes occidentaux ne jouent pas le jeu. Ils véhiculent une mauvaise image de Notre Belle Afrique et travestissent nos valeurs. » Un panel qui avait pour thème « Vivre ensemble », a réuni d’éminentes personnalités du monde universitaire, de la société civile etc…

ATELIERS DE LA PENSÉE DE DAKAR : « REPRENDRE L’INITIATIVE DE LA PENSÉE SUR NOTRE DESTIN, NOS PRÉSENTS ET NOS FUTURS » (ORGANISATEURS)

Dakar, 7 nov (APS) – L’économiste sénégalais Felwine Sarr est revenu sur les objectifs des Ateliers de la pensée, lancés en 2016, relevant qu’il s’agit, entre autres, de « reprendre l’initiative de la pensée » sur le destin du continent africain, ses présents, ses futurs et ses devenirs.
« Nous réunir pour réfléchir sur les présents et les devenirs d’une Afrique qui est au cœur des transformations du monde. Proposer un regard pluriel sur les réalités du continent africain et sur les futurs qui se donnent à partir d’un lieu, Dakar et l’Afrique. Proposer des cadres renouvelés d’analyse, de production de significations, de sens, des dynamiques en cours sur le continent et des cadres d’analyse qui soient innovants », a-t-il énuméré.
Selon Sarr, il y a « un grand besoin d’une intelligence neuve sur notre temps ». « Enormément de choses ont été dites, mais on avait le sentiment qu’il y avait une réelle nécessité de renouveler l’intelligibilité de notre réel », a-t-il expliqué, estimant que « la tâche essentielle de penser, de se penser, de lire, d’écrire, de déchiffrer, de décrypter le réel » africain ne peut plus être déléguée à d’autres.
« Bien qu’elle (la tâche) incombe à qui veut, (…) il était important que nous la reprenions à notre compte, a souligné Felwine Sarr, initiateur avec le politiste camerounais Achille Mbembe des Ateliers de la pensée. L’objectif était de relancer l’initiative d’une pensée critique, qui est confiante en sa parole, à l’aise avec toutes les archives de l’Humanité, donc avec les archives africaines, et en mesure d’ouvrir des chemins nouveaux à la mesure des défis de notre temps. »
Il a ajouté : « Nous pensons que la pensée est un préalable à l’action éclairée, qu’elle n’est pas un luxe. Que c’est une nécessité absolument fondamentale pour tous les groupes humains a fortiori les nôtres qui sont aux prises avec une multiplicité de défis sur lesquels on reviendra ».
Il souligne qu’il s’agit de relancer « une pensée critique qui titre sa force et son originalité de la rencontre entre les humanités en général, les disciplines de l’imagination et les arts du vivant. Pour nous, la pensée ne se limite pas à la production de textes théoriques ou de textes philosophiques. Elle inclut une multiplicité de gestes qui peuvent être discursifs ou non », a conclu Felwine Sarr.ADC/AKS/BK

COMPRENDRE LES « MULTIPLES VULNÉRABILITÉS » QUI AGITENT LE MONDE (FELWINE SARR)

Dakar, 7 nov (APS) – L’un des exercices auquel se sont intéressés et attelés les participants à la troisième édition des Ateliers de la pensée (30 octobre-2 novembre), c’est de comprendre les « multiples vulnérabilités » dont « beaucoup de groupes humains » font l’expérience, a expliqué l’économiste Felwine Sarr, initiateur du forum avec le politiste camerounais Achille Mbembe.
Il s’agissait, a-t-il dit, de « les analyser, voir de quoi elles procèdent, quels sont les mécanismes qui les font advenir, mais également réfléchir aux pratiques de réhabilitation, de soin, de reconstruction, de réparation ».
Pour lui, « ce sont des termes à interroger bien sûr. Ils sont initiés par des sujets et des groupes humains dans le concret de leur vie. C’était absolument important pour nous aussi d’avoir une thématique qui touche au vécu des gens et qui a un rapport avec l’expérience des individus, des sujets et des groupes ».
« Il semble être une réalité, au Sud, au Nord, dans beaucoup d’endroits du monde, que beaucoup de groupes humains font l’expérience de multiples vulnérabilités. Celles-ci sont plurielles », a relevé Felwine Sarr, précisant que ces vulnérabilités « sont d’ordre économique, liées à des questions de sécurité, juridiques, symboliques, psychologiques, écologiques, spirituelles ».
Il a ajouté : « L’insécurité humaine, l’indigence économique, la précarité alimentaire, les défis écologiques, les crises du politique et de la mutualité, les crises du symbolique sont certaines de leurs expressions. Elles sont souvent intersectionnelles et se renforcent mutuellement ».
« Ces vulnérabilités, on le sait, fragilisent l’existence et entravent le bien-être des individus et des communautés vulnérabilisées. Elles portent atteinte à leur dignité, compromettent l’épanouissement et rendent difficile la réalisation d’une aspiration légitime à une vie sûre, saine et digne », poursuit l’économiste sénégalais.
Au-delà de l’analyse de ces situations de détresse et de vulnérabilité, « il nous a semblé important, durant les Ateliers, de plutôt réfléchir sur les pratiques de dévulnérabilisation », a par ailleurs dit l’économiste sénégalais, ajoutant : « Pour nous, il s’agit pour l’essentiel de réfléchir à la gamme d’actions entreprises par les sujets individuels et collectifs qui, déjà, entreprennent des actions pour réactiver et relancer des potentiels de vie, tout en générant des ressources matérielles et symboliques qui sont nécessaires à la reproduction sociale. »ADC/AKS/BK

ACHILLE MBEMBE : »PENSER LES DEVENIRS AFRICAINS EN TERMES DE POTENTIALITÉS, DE PETITES BIFURCATIONS »

Dakar, 7 nov (APS) – Le chercheur et politiste camerounais Achille Mbembe, initiateur avec l’économiste sénégalais Felwine Sarr, des Ateliers de la pensée de Dakar, a expliqué le choix porté sur le concept « basculement des mondes » comme l’un des thèmes de la troisième édition (30 octobre-2 novembre) par l’urgence de « penser les devenirs africains en termes de potentialités, de petites bifurcations ».
« Nous pensons qu’il est temps de penser les devenirs africains en termes de potentialités, de petites bifurcations. Peut-être la révolution est-elle derrière nous, mais lorsque nous ouvrons les yeux et observons ce qui se passe autour de nous, il est facile de remarquer que les pratiques de réparations, de soins dominent. Dans nos villes, nos campagnes, nos petites communautés, nous voulons repenser les devenirs africains à partir de ces petites bifurcations », a-t-il relevé.
Selon lui, cette pespective vise à « contribuer à la réparation du monde, à la restitution de ce qui nous est le plus cher, notre humanité ».
Il a dit que Felwine Sarr et lui-même sont « partis du constat selon lequel, il y a une prise de conscience peut-être beaucoup plus accentuée qu’auparavant de notre finitude en tant qu’êtres humains dans l’univers ».
« Le fait que le Terre que nous habitons ne cesse pas seulement de se contracter. Elle a atteint ses limites planétaires. Cette expérience des limites et des extrêmes, certains en ont fait les preuves avant d’autres », a dit le chercheur, relevant que « pour bien des régions au Sud », la nouveauté est que les êtres humains la partagent avec d’autres.
Ces contractions et ces limites, a-t-il poursuivi, s’éprouvent du point de vue des ressources naturelles, notamment des énergies fossiles, de l’eau, des métaux, mais aussi du point de vue de la transformation de la biosphère ainsi que l’attestent des phénomènes comme l’acidification des océans, la destruction d’écosystèmes complexes, le dérèglement climatique et ce qu’il faut bien appeler le saccage.
Achille Mbembe souligne que ces contractions, « on les voit bien en termes de temps qui n’est plus du tout extensible à l’infini, du temps qui, au fond, nous est compté ».
« Pour beaucoup, il se pourrait d’ailleurs que ce soit trop tard. Il se pourrait d’ailleurs que la petite histoire de l’Humanité – parce qu’elle a entre 35 mille et 45 mille ans – au regard du temps géologique qui se compte par milliards d’années, est sur le point d’arriver à a fin. Et qu’au fond, nous aurons été une parenthèse dans une histoire qui est très profonde. »
Il a ajouté : « Donc, nous nous trouvons à un moment critique de la planète, à un moment de basculement où l’horizon se rétrécit, les perspectives sont bloquées, la fuite devient la nouvelle norme chez beaucoup – on le voit avec le renouveau des migrations ».
De même la démocratie libérale « semble être en crise très profonde et on se demande comment on pourrait la réanimer. Seulement à partir de l’humain ou faut-il intégrer l’ensemble du vivant dans cet effort de reconceptualisation de la démocratie et, par conséquent, de la culture. »
« Que faire de la raison, cette faculté que nous partageons et qui semble être soumise à rude épreuve par toutes sortes de passions négatives. Le discours aujourd’hui, qui risque d’être le discours dominant, dans les années qui viennent, c’est celui de l’effondrement. La question que l’on se pose c’est de savoir si à partir de chez nous, nous pouvons nous permettre le débat sous cet angle », s’est-il demandé avant de répondre : « Si c’est la manière dont il faut aborder notre futur, nous pensons que non ».ADC/AKS/BK

LE LANCEMENT DE ‘’SUNU YEUF’’ SUR LE BOUQUET CANAL+ SALUÉ PAR DES PRODUCTEURS

Dakar, 6 nov (APS) – Des producteurs et réalisateurs sénégalais saluent le lancement sur le bouquet Canal+ de ‘’Sunu Yeuf’’, chaîne de télévision dédiée exclusivement aux séries sénégalaises, estimant qu’elle va générer des ressources supplémentaires en plus d’être un nouveau canal de diffusion de la production sénégalaise.
La chaine Sunu Yeuf, télé bi niou mom’’ va notamment commencer sa diffusion jeudi sur le bouquet de la chaine cryptée française Canal+.
‘’+Sunu yeuf+ est un canal de diffusion supplémentaire. Pour qu’une production soit rentable aujourd’hui, il faut la diffuser sur plusieurs canaux et cette chaine est un canal et une source de revenus supplémentaires’’, souligne ainsi Serigne Massamba Ndour.
Ndour, fondateur de Marodi Tv, structure à l’origine de la production de plusieurs séries diffusées sur des chaines de télévisions locales, signale que la télévision française achète des séries et théâtres déjà ‘’amortis’’ et diffusés sur les chaines locales.
Il cite l’exemple des séries ‘’Pod et Marichou’’ dont la saison 2 sera diffusée sur ‘’Sunu yeuf’’, de ‘’Dikon’’ (saison 2), de ‘’Idoles’’ (saison 6) et de ‘’Mbettel’’ (saison 3).
‘’Si nos productions sont rentables aujourd’hui, c’est parce qu’elles ont été diffusées sur nos télévisions locales qui ont créé l’attractivité qui permet de financer la production. Nos productions sont financées par les annonceurs’’, fait remarquer le fondateur de Marodi Tv.
Il insiste sur le fait que les séries sénégalaises n’auraient pas été rentables si elles n’avaient pas été diffusées sur les télévisions locales. Selon le producteur, l’enjeu principal se trouve désormais dans la qualité du contenu.
Le réalisateur et producteur Leuz Niang a de son côté mis en avant la concurrence que ’Sunu yeuf’’ va stimuler en raison de la difficulté notée jusque-là de diffuser sur les télévisions locales’’.
‘’Certaines télévisions locales exigeaient des conditions hors de portée surfant sur leur audience, d’autres devenues des producteurs mettent en avant beaucoup d’intérêts’’, déplore Leuz Niang réalisateur de la série ‘’Dinama Nekh’’.
Il était devenu compliqué de diffuser sur les télévisions nationales au point certains producteurs en sont venus à créer d’autres plateformes de diffusion sur Internet.
‘’C’est la raison pour laquelle la chaine +Sunu yeuf+ vient au bon moment. Avec la vente de nos produits, possibilité nous sera donnée de produire davantage et de générer de l’emploi’’, espère-t-il.
Hamidou Djigo qui ne diffuse ses productions (Dinama Nekh saison 1, Bour Guéwel, Keur baye, etc) que sur le web avec sa chaine ‘’Senepeople’’ abonde dans le même sens.
‘’Cette chaine de +Canal+ nous permet d’avoir un peu d’argent de plus parce que ce sont des films déjà passés. Cela permet de gagner encore plus d’argent’’, se réjouit-il
Djigo basé à Paris travaille avec d’autres producteurs sénégalais, estime par ailleurs que la production coûte très chère alors que les télévisions sénégalaises ne paient pas.
‘’Le producteur doit chercher des sponsors et après partager avec la télévision locale’’, soutient-il.
Le producteur sénégalais gagne une possibilité de vendre son œuvre à un nouvel acteur, il a une ouverture de débouchés pour ses produits. Le panel d’acheteurs s’est élargi’’, réagit Sébastien Punturello, directeur général de Canal+ Sénégal.
Selon lui, le fait d’acheter des séries ‘’amorties’’ est ‘’un partie pris’’.
‘’La vocation de la chaine est de proposer une grille simple pour les téléspectateurs qui s’y retrouvent avec des rendez-vous réguliers et un catalogue d’une quarantaine de séries et une cinquantaine de pièces théâtrales par an’’, détaille le directeur de Canal+ Sénégal.
Elle va proposer du lundi au vendredi quatre séries et du théâtre le dimanche. Elle est à l’image de ‘’A+ Ivoire’’ pour la Côte d’Ivoire et de ‘’A+’’ la chaine panafricaine de Canal +.FKS/AKS

KHOUREYCHI NIASS PLAIDE POUR LE REGROUPEMENT DE LA TIDIANIA ’’EN UNE SEULE ENTITÉ’’

Kaolack, 6 nov (APS) – Khoureychi Niass, secrétaire général de l’union des parlementaires des Etats membres de l’Organisation de la conférence islamique, plaide pour le regroupement ‘’en une seule entité’’ des grandes familles composant la tidiania (une confrérie musulmane) au Sénégal.
‘’Nous sommes tous unis par la même chose et pour avoir plus d’influence dans le cours normal de l’évolution de notre pays, nous devons nous regrouper et parler d’une seule voix’’, a dit, mercredi à Kaolack, le marabout-député, en clôturant la première journée d’un symposium organisé en prélude au Gamou.
‘’Aucune famille n’est plus digne que l’autre et ne peut rien faire pour diminuer ce que Dieu a fait pour l’autre. Nous, à Médine, nous n’autorisons aucun fidèle à jeter le discrédit sur qui que ce soit’’, a ajouté l’ancien président de l’association Ansarou Dine.
Il regrette ‘’les querelles inutiles notées ces dernières semaines entre des familles d’une même entité qu’un regroupement au sein d’une seule entité pourrait résoudre’’.
Selon lui, ‘’toutes les démarches ont été faites dans ce sens, en étroite collaboration avec le défunt khalife général des tidianes, Serigne Abdou Aziz Sy. Il ne restait que la dernière touche’’. D’ailleurs, il a plaidé pour une reprise des travaux de l’instance dédiée à cette tâche.
‘’Après ces retrouvailles des tidianes, il faudrait s’orienter vers les autres communautés pour une unité de tous les musulmans du Sénégal’’, a estimé le député, invitant ‘’les ignorants à se taire et à donner la parole à ceux qui savent’’.
D’éminents intellectuels ont disserté sur l’œuvre et la vie de Cheikh Ibrahima Niass, qui entretenait de bonnes relations avec toutes les communautés religieuses du Sénégal et au-delà.AMD/MD

Après avoir quitté la tête de «Direct Info»: Diogoye Faye crée son propre journal

https://www.dakaractu.com/Après avoir quitté la tête du journal « Direct Info », propriété de Cheikh Amar, Diogoye Faye n’est pas resté longtemps au chômage. Il a décidé tout bonnement de créer son propre quotidien, « Direct News ». Si ce nouveau quotidien dont le nom parait être « un cousin » à l’autre tabloïd, il n’en est rien au niveau du contenu surtout axé sur les problèmes sociétaux. C’est ce que révèle la « Une » du numéro 00 du journal qui fait état de la problématique des enfants de la rue.Nous souhaitons bon vent en tout cas à notre confrère…

SAISIE DE COCAÏNE EN PLEINE MER PAR LA MARINE: CE QUE RÉVÈLE L’ENQUÊTE !

NETTALI.COM – La vérité a éclaté sur la dernière saisie de drogue au large des côtes sénégalaises : 700 kilogrammes de cocaïne d’une valeur d’environ 35 milliards FCfa ont été interceptés par la marine. Les six personnes arrêtées ont été déférées au parquet ce mercredi et font l’objet d’un premier retour de parquet.
Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, l’Espagne appuie le Sénégal. Des patrouilles sont organisées conjointement par la Marine sénégalaise et la Guardia espagnole dans le cadre du Frontex. Les deux unités interceptent ainsi toutes les embarcations de fortune qui engagent le chemin de l’Europe.
Dans la nuit du 31 octobre dernier, comme à leur habitude, la Marine sénégalaise et la Guardia espagnole effectuent des patrouilles. Vers 1 heure 45, ils aperçoivent en haute mer les lumières de trois petits bateaux de type vedettes flybridge. Les trois navires se trouvaient à cet instant même entre les eaux sénégalaises et gambiennes.
Le convoi de surveillance se dirige vers les bateaux suspects, croyant avoir affaire à des passeurs et leurs clients. En se rapprochant des trois vedettes flybridge, ils comprennent qu’ils avaient affaire à d’autres types de délinquants.
Les éléments de la Marine et de la Guardia les somment de s’arrêter. Les commandants des trois bateaux, connaissant la nature de leur chargement, refusent d’obtempérer et mettent les gaz. Les commandos marins procèdent à des tirs de sommation. Ce qui a eu l’effet de faire stopper deux des trois bateaux. Le troisième, lui, réussit à disparaître.
Les deux bateaux immobilisés sont minutieusement inspectés. Et des stocks de cocaïne sont découvert. Les plaquettes de drogue étaient emballées comme de la friperie dans des bâches. Après inventaire, le stock a été estimé à près d’une tonne.
La cargaison et les occupants des bateaux sont conduits sous bonne escorte à la Marine, sise au Port autonome de Dakar.

Six personnes arrêtées

Toutes les autorités judiciaires compétentes sont prévenues. Un représentant du parquet du tribunal de grande instance de Dakar, des éléments de la police, de la Douane et de la Gendarmerie font le déplacement pour assister à la pesée de la drogue. La balance affiche 700 kilogrammes. Après les contrôles techniques pour confirmer qu’il s’agit bien de cocaïne, la drogue a été mise sous scellé et gardée dans un conteneur placé sous haute surveillance d’une équipe mixte composée de la police, de la gendarmerie et de la Douane.
Les cinq personnes arrêtées (John Syvoce, Hollandais, Seam Robert Chapman, ressortissant écossais, Abdou Mboup, franco-sénégalais, Laghmouri Said, français et Fayçal Bout Baur, né en 1987 à Agadir et ayant grandi en France) ont été conduits dans les locaux de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) où ils ont été placés en garde à vue.
Informé, le Procureur Serigne Bassirou Guèye a automatiquement ouvert une enquête confiée à l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants qui est spécialisé et outillé pour ce type de dossier. Du coup le commissaire Ibrahima Diop, précédemment chef de la Dic, nouvellement affecté dans cette unité, hérite du dossier.
Au cours de leurs investigations, les éléments de l’Ocrtis ont appris que l’un des deux bateaux convoyant la drogue, avait été acheté et livré la veille à la Somone auprès d’un certain Athie (sans autres précisions) à 7 millions de Fcfa. Le bonhomme est domicilié à Nord Foire à Dakar. Il a été arrêté chez lui par la police.

L’itinéraire de la drogue

Au cours de l’enquête, les policiers ont pu savoir que la drogue provient du Brésil. Elle devait transiter par le Sénégal avant d’être acheminée, par voie maritime, en Europe, via le Maroc.
Les six mis en cause, dont Athie le vendeur d’un des bateaux, sont accusés d’association de malfaiteurs, trafic international de drogue dure et usage de moyen de transport par voie maritime.
Ils ont été déférés au parquet et doivent passer en instruction. En attendant que le Procureur finisse de rédiger son réquisitoire introductif, document par lequel il devra saisir un juge d’instruction, les mis en cause ont bénéficié d’un retour de parquet.

SAISIE DE 3900 MUNITIONS: L’ARMÉE SUR LE PIED DE GUERRE

NETTALI.COM – Les autorités judiciaires prennent très au sérieux l’enquête sur les munitions volées au camp militaire de Ouakam et qui devaient être acheminées en Mauritanie.  Macky Taal Ndiaye et Ameth Ndiaye, les deux convoyeurs interceptés par la gendarmerie à Pire, ont été inculpés ce mercredi par le Doyen des  juges, Samba Sall, pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, détention illégale d’armes en vue de la commission d’actes terroristes, détention illégale de munitions ou d’armes et complicité de détention d’armes. Ils ont ensuite été placés sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Rebeuss où ils ont passé leur première nuit. Le cerveau, qui se trouve être un militaire, est activement recherché par sa hiérarchie.
Ce qui intéresse le plus l’armée, c’est l’arrestation du cerveau de cette affaire, le militaire Amadou Bécaye Sangaré, en fuite et activement recherché. Son arrestation permettra de savoir comment il a pu disposer de ces munitions, comment il a réussi à les sortir du camp militaire de Ouakam et qui sont ses éventuels complices, s’il y en a. L’armée veut que cette affaire soit tirée au clair. Et cela passe nécessairement par l’arrestation du soldat déserteur.
Ce mercredi, le Haut commandement de la gendarmerie, patron de la justice militaire, a reçu la demande d’ordre de poursuite du Parquet. Le dossier sera transmis au ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, qui ne devrait pas tarder à signer le document demandé pour permettre à la justice d’installer ce militaire dans la procédure déjà ouverte au niveau du premier cabinet d’instruction du tribunal de grande instance de Dakar.
Dans la nuit du 26 au 27 octobre, la gendarmerie nationale ont découvert 3 900 cartouches d’AK-47, le célèbre fusil d’assaut russe. En effet, lors d’une simple opération de sécurisation à Tivaouane et environs, en prélude à la célébration de la naissance du prophète Mohamed (Psl), les gendarmes ont effectué un contrôle de routine sur un véhicule particulier de type Mercedes sur la Nationale 1.
Au cours de la fouille du véhicule, ils tombent sur l’importante quantité de munitions de guerre. Arrêté et interrogé, le chauffeur Maky Talla Ndiaye cite Ahmed Ndiaye qui l’avait chargé de convoyer ces armes. Arrêté à Rosso Sénégal, ce dernier balance le militaire qui, mis au courant de l’arrestation des convoyeurs, a disparu. Il est activement recherché.

ASSEMBLÉE NATIONALE APRÈS LES IMPÔTS, UN AUTRE SCANDALE !

https://actunet.net/Après l’affaire du non versement d’impôt par l’Assemblée nationale, un autre scandale secoue l’Hémicycle.
Selon Les Échos, chaque député perçoit mensuellement en catimini une indemnité de logement de 200 000 Fcfa.
L’argent est non seulement payé sur place en espèces dans un bureau (tenu secret par le journal), mais ne figure pas sur le bulletin de salaire des députés.
Même les parlementaires de l’opposition bénéficient de cette indemnité qui apparaît, pour le journal, comme des dessous de table.

Affaire de 94 milliards: un rassemblement prévu le 16 novembre pour exiger la lumière

https://www.leral.net/Le mouvement ‘’Sunu 94 milliards Na Ler’’, issu de la société civile appelle à un rassemblement le 16 novembre prochain pour exiger la lumière sur cette affaire qui oppose le député Ousmane Sonko à l’ancien directeur des Domaines Mamour Diallo.
« L’assemblée nationale a rendu un rapport pour absoudre Mamour Diallo et Tahirou Sarr dans cette affaire. Nous, nous exigeons la clarté à travers un procès juste. C’est pourquoi nous invitons tout le monde à un rassemblement général le 16 novembre prochain. Nous avons également lancé une pétition en ligne depuis hier et d’autres actions de grands envergures sont en vue », a déclaré Alioune Badara Mboup, le porte-parole du mouvement, à l’issue d’une conférence de presse, ce jeudi matin, au micro de le RFM.

LE COMITÉ DES DROITS DE L’HOMME INDEXE L’INVALIDATION DE LA CANDIDATURE DE KARIM WADE

http://www.emedia.sn/Le Comité des Droits de l’Homme vient de rendre, ce jeudi, 7 novembre 2019, son rapport sur ses observations finales concernant le 5e rapport périodique du Sénégal, parvenu à Emedia.sn.
Si la question de l’indemnisation de Karim Wade n’a pas été abordée, ni dans ledit rapport, ni lors de la conférence de presse de restitution, qui s’est tenue à Genève, le Comité a tout de même indexé l’invalidation de la candidature de l’ancien pensionnaire de la Maison d’arrêt de Reubeuss, aujourd’hui en exil au Qatar, Karim Wade.
En prenant note de l’article 98 de la Constitution du Sénégal, qui consacre la primauté des traités internationaux sur la législation interne et de l’attachement du pays à ce principe, le Comité dit regretter « l’absence d’exemples concrets d’application du Pacte par des juridictions internes et les messages contradictoires envoyés » par le Sénégal, notamment « s’agissant des constatations du Comité dans des affaires individuelles ».
Ainsi, le Comité établi à Genève, en Suisse, dit se référer en particulier aux réactions du Sénégal suite à ses constatations, au mois d’octobre 2018, sur l’affaire Karim Meïssa Wade, dans lesquelles il avait conclu à la violation par le Sénégal, des textes ratifiés à l’international. A cet effet, le Comité mentionne le fait que la décision du Conseil constitutionnel invalidant la candidature de Karim Wade en janvier 2019 n’ait pas tenu compte desdits constatations au motif qu’il avait été condamné.
Puis, le Comité délivre les mesures qui auraient dû être prises par le Sénégal : « Garantir, en pratique, la primauté du Pacte sur le droit national, ainsi qu’un recours utile aux justiciables en cas de violation du Pacte ; sensibiliser les juges, les avocats et les procureurs aux dispositions du Pacte, de sorte que celles-ci soient invoquées devant les tribunaux nationaux et prises en compte par leurs décisions et veiller à la bonne exécution des constatations adoptées par le Comité. »

DIALOGUE NATIONAL: ALIOUNE TINE DÉFEND FAMARA SAGNA

NETTALI.COM – Famara Ibrahima Sagna possède toutes qualités d’homme d’Etat pour réussir le dialogue national. C’est la position de Alioune Tine, qui pense que si ces concertations souffrent de quelques lenteurs, celles-ci ne sont pas imputables à l’ex-président du Conseil économique social et environnemental, qui, vante-t-il, capitalise sur une riche expérience de médiateur, en jouant, notamment, un rôle décisif pour réchauffer les relations polaires entre Diouf et Wade, au lendemain de la présidentielle de 1988.
Même si la parution de ce mercredi du quotidien L’As informe que Famara Ibrahima Sagna sera bientôt installé dans ses fonctions  du président du Comité de pilotage du dialogue national, les lenteurs à afférentes ne sont pas du goût de certains acteurs qui participent à ces concertations.
Invité, hier, à l’émission “Face à Pape Allé Niang” sur Sen Tv, Alioune Tine a défendu Famara Ibrahima Sagna, qu’il appelle affectueusement “oncle”. On sait que le domicile des Tine à Ziguinchor, se trouve à moins d’un kilomètre de la maison de l’ancien président du Conseil économique et social. Par contre, on ignorait que M. Sagna a joué un rôle déterminant pour aider à désamorcer la bombe de la crise sénégalo-mauritanienne de 1989, avec les manœuvres prêtées à l’Irak de Sadam Hussein, alors allié stratégique de Nouakchott. Cela, c’est Alioune Tine qui nous l’apprend.
L’ex-patron de la RADDHO de rappeler, en outre, qu’il fallait être Famara Sagna pour amener le président Abdou Diouf et l’opposant Abdoulaye à s’asseoir autour d’une même table et dialoguer au lendemain de la présidentielle de 1988 marquée par une crise électorale sans précédent.
Celui qui fut coordonnateur du M23 est d’avis qu’entre Famara Sagna et la nouvelle génération d’hommes politiques, “il y a un conflit de culture d’Etat”, car, justifie-il, les personnalités formées par Léopold Sédar Senghor n’affectionnent pas les méthodes expéditives à la mode.
Toutes choses qui pousseront l’invité de la Sen Tv à demander aux uns et autres de faire confiance en l’ancien ministre socialiste de l’Economie et des Finances pour relever le défi. Seulement, préconise-t-il : “le chef de l’Etat doit l’installer très rapidement pour qu’il termine rapidement son travail”. Car juge Tine, “il y a beaucoup de lenteurs dans le dialogue national”.
Pour mémoire,  Ass Babacar Guèye, le secrétaire national chargé des élections du parti Rewmi a récemment déploré les lenteurs constatées dans l’installation par Macky Sall de Famara Ibrahima Sagna. “Mais, diantre, pourquoi depuis plus de deux mois, Famara Ibrahima Sagna est un facteur bloquant pour le dialogue politique?  Ou bien, c’est le commanditaire du dialogue national  lui-même qui veut aujourd’hui danser sur une autre symphonie ?”, s’interrogeait ce plénipotentiaire membre du pôle de l’opposition.

Alioune Ndoye: Un socialiste pur jus, ex-khalifiste mais qui n’a jamais perdu le (Ta) Nor !

Le maire socialiste de Dakar Plateau, Alioune Ndoye, vient d’être nommé ministre de la Pêche et de l’Economie maritime. Il succède à ce poste à sa camarade de parti, Aminata Mbengue Ndiaye. Selon ses proches, M. Ndoye est un cadre compétent, rigoureux. Cependant certains de ses détracteurs ne digèrent pas son manque de soutien à son ex-camarade de parti, l’ancien ma ire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, qu’il avait lâché en rase campagne pour rejoindre la majorité présidentielle.
Samedi 02 novembre dernier, la nomination du maire de Dakar-Plateau comme ministre de la Pêche et de l’Economie mari- time est annoncée par la presse. Alioune Ndoye remplace à ce poste sa camarade de parti, Aminata Mbengue Ndiaye, promue présidente du haut conseil des collectivités territoriales où elle succède au défunt secré- taire général du Ps, feu Ousmane Tanor Dieng. L’entrée au gouvernement du maire de Dakar-Plateau fait jaser. D’aucuns l’accusent d’avoir trahi l’ancien maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, dont il était pourtant un fidèle partisan alors que d’autres saluent sa constance par rapport à la ligne directrice du Parti socialiste. Alioune Ndoye n’a jamais varié dans ses principes. Financier de formation, l’édile de Dakar -Plateau a gagné depuis 2009 la confiance des habitants de sa commune où il multiplie les actions humanitaires sur le terrain. La réalisation de son vœu de redonner son lustre d’antan au Plateau de Dakar, défiguré complètement par les installations anarchiques des tabliers, lui tient à cœur.
Alioune Ndoye est le troisième maire de cette plus riche commune d’arrondissement de la capitale qui concentre les plus grandes activités du pays. Elu en 2009, il a été reconduit, en 2014, à la tête de cette municipalité par la liste «Takhawu Dakar» dont il faisait partie et alors dirigée par Khalifa Ababacar Sall. Après cette élection de 2014, Alioune Ndoye continue son militantisme au Ps. Ce, au moment où Khalifa Ababacar Sall commençait déjà à prendre ses distances avec ce parti dont il est un pur produit en même temps qu’il en constituait un des piliers. Dès lors, les vues des deux alliés commencent à diverger. Durant ces moments de rébellion de Khalifa Sall et de ses supporters à l’intérieur du Ps, Alioune Ndoye, après avoir fait partie des contestataires est rentré dans le rang à la veille du référendum de 2016. Entre lui et Khalifa Sall, les relations se sont détériorées si bien que certains ont même parlé de trahison du maire de Dakar Plateau à l’endroit de celui avec qui il avait mené campagne pour la liste « Taxawu Dakar » . Le nouveau ministre de la Pêche et de l’Economie maritime avait gardé son calme face aux violentes attaques de ses ex-amis khalifistes tout en continuant à suivre les directives du Parti socialiste dirigé à l’époque par Ousmane Tanor Dieng.
Alioune Ndoye est un ancien enfant de troupe du Prytanée militaire de Saint-Louis avec la discipline militaire en bandoulière. Il a été le directeur administratif et financier de la CSE (Compagnie sahélienne d’entreprises) du défunt magnat Aliou Sow. Il adhère au Parti socialiste en 2004 et gravit vite les échelons de cette formation créée par le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor. Il prend la première coordination du parti à Dakar, dirigée à l’époque par son père qui est un des barons de la vieille formation politique ayant dirigé le Sénégal pendant plus de quarante ans. Tel père tel fils ! Il est promu coordonnateur de Vision socialiste, une structure regroupant des cadres socialistes, en remplacement de Moussa Taye en 2007. Plus tard, il a passé le témoin à ses camarades Alpha Bayla Guey et Aïssatou Diagne en 2015. Brillant intellectuel, Alioune Ndoye s’est toujours montré rigoureux au sein de son parti où il est connu pour son bon niveau et aussi la justesse de a vision politique. Il est actuelle- ment le directeur de l’école du Parti. Une voix anonyme du Ps reconnaît la compétence de l’homme tout en évoquant ses bisbilles avec les Khalifistes. « Alioune Ndoye est crayonné comme un être hautain, trop orgueilleux et trop individualiste. Mais il faut reconnaître qu’il est un homme compétent, un cadre affirmé et raffiné. Il a beaucoup et vite appris en politique. Je pense que le président Sall a bien fait de le nommer à ce poste de ministre de la Pêche. C’est un excellent manager. Je le félicite même si mon choix portait sur un autre camarade socialiste pour remplacer Aminata Mbengue Ndiaye » confie ce socialiste qui désire garder l’anonymat.
Sur sa compétence, tous les socialistes sont unanimes. Abdoulaye Gallo Diao, membre du Bureau politique, secrétaire national adjoint chargé des TIC et membre du Front pour la Vérité et la Justice, estime que la nomination de Alioune Ndoye est une excellente chose pour leur parti. « Je l’encourage en tant que camarade de parti tout en l’invitant à accomplir sa mission uniquement pour l’intérêt supérieur du peuple Sénégalais tout en ne ménageant aucun effort pour renforcer et consolider à travers le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime l’intérêt général du Parti Socialiste dans la structure du pouvoir de BBy. Ce afin de consolider la position de notre parti en perspective de 2024 pour la reconquête effective du pouvoir. Je l’invite également à être plus ouvert, plus proche et accessible à tous les militants et responsables socialistes. Je l’invite surtout, au-delà de sa lettre de mission qui consistera à travailler pour le développement harmonieux et durable de notre pays, à consacrer davantage d’efforts pour l’unité et la cohésion interne du Ps, pour les retrouvailles de tous les socialistes de cœur ou de raison pour un parti socialiste réunifié fort et conquérant. Cette dernière mission, notre camarade Alioune Ndoye la doit à notre défunt SG. Le ministre Alioune Ndoye a une obligation politique et morale comme tous les autres socialistes de respecter et de faire respecter ce testament politique de feu le président Ousmane Tanor Dieng qui est le socle sur lequel repose l’avenir de notre Parti », confie Abdoulaye Gallo Diao. Un autre jeune du parti senghorien, Dibcor Faye, soutient pour sa part que la nomination de Alioune Ndoye s’explique par le respect de la conduite du Parti fixée par feu Ousmane Tanor Dieng. « D’abord, je le félicite et l’encourage. C’est la consécration d’un homme qui s’est engagé au Parti socialiste après 2000. Cette nomination symbolise une consécration de toute cette génération de jeunes qui a cru en Ousmane Tanor Dieng et à son appel du nouvel élan. Personnellement, je ne doute point qu’il sera à la hauteur de sa mission. Je l’ai connu vers 2005, mais de loin, dans le parti. Avec l’évolution de notre combat après les élections locales de 2009 en compagnie de mon ancien secrétaire général du MEES. En 2016, j’ai eu l’occasion de voyager avec lui en Chine pendant 15 jours. C’est un homme très ouvert au-delà du masque militaire, un homme très taquin et qui aime le thé. C’est un socialiste de conviction, très rigoureux sur les principes. Il est aussi très matinal comme tout bon militaire », témoigne le secrétaire général du Mouvement des élèves et étudiants socialiste (Mees) M. Faye.
Teint clair, lunettes toujours bien vissées, Alioune Ndoye est réputé aussi très taquin bien que certains pensent qu’il n’est pas accessible et ouvert aux gens. « Oui c’est vrai. J’ai cheminé avec lui depuis environ 12 ans. Ce que je sais de lui, c’est qu’il est un grand travailleur. Il ne rechigne pas à la tâche. Il est sérieux, rigoureux et c’est un perfectionniste. C’est un éternel insatisfait, tellement il a le goût au travail bien fait. Il est compétent. Sans langue de bois, on peut ne pas l’aimer mais personne ne peut occulter sa compétence. La preuve, il a allié pendant 10 ans la gestion municipale et son boulot à la CSE. Il a été DAF, puis Directeur Audit et Contrôle », confie le chef de la Division des recettes de la commune de Dakar-Plateau, responsable des jeunes de la 1ère coordination et secrétaire chargé des élections du Parti socialiste pour le département de Dakar, Seydou Kamara.
Alioune Ndoye est aussi un homme de la Toile où il échange fréquemment avec les Sénégalais sur des sujets concernant surtout sa commune Dakar- Plateau. Depuis sa nomination, il avait gardé le silence. Et ce n’est que mardi dernier qu’il a sorti quelques mots pour remercier le président Macky Sall. « Monsieur le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’hygiène publique, certainement vous verrez avant moi le président de la République. Je vous demande de lui transmettre mes remerciements et ma reconnaissance. Parce que nous ne sommes pas les mieux instruits de ce pays. S’il a porté son choix sur notre modeste personne, nous mesurons l’espoir placé en nous. Nous ferons le maximum pour réussir la mission qui nous a été confiée », a-t-il déclaré.Samba DIAMANKA 

«Macky fait exprès de laisser les sénégalais douter sur un éventuel troisième mandat »

http://www.dakarmatin.com/ Me Abdoulaye Babou se veut formel. Selon le président de Alliance Pour l’Alternance (Alal), Macky Sall est l’unique responsable de la polémique autour d’un éventuel 3e mandat présidentiel. Soutenant que Macky Sall fait sciemment de laisser les Sénégalais douter, Me Abdoulaye Babou s’oppose à une éventuelle loi d’amnistie en faveur de Karim Wade.

L’As : Comment appréciez-vous la situation actuelle du Sénégal ?

Me Abdoulaye Babou : On a l’impression que le Sénégal stagne depuis l’élection présidentielle de 2019. Au plan politique, il n’y a rien de nouveau, en dehors du débat autour d’un éventuel troisième mandat du Président Macky Sall. Au plan économique, c’est la même situation. Pourtant, le Président Macky Sall avait dit qu’il allait engager son Pse 2 parce qu’il avait obtenu des bailleurs de fonds plus qu’il n’en avait besoin pour financer ce programme. C’était avant la présidentielle. Mais après l’élection et avec la suppression du poste de Premier ministre, on a l’impression qu’encore tout stagne. Macky Sall n’est pas Zorro, donc il ne peut pas être au four et au moulin. Qu’on le veuille ou non, ce sentiment de stagnation habite tous les Sénégalais. La question que l’on se pose est de savoir quand est-ce que le Sénégal va sortir de cette étape difficile? Dans le secteur économique, tout va mal. Même les opérateurs économiques éprouvent d’énormes difficultés pour se faire payer leurs créances de la part de l’Etat. C’est dire que cette morosité est ressentie par tout le monde. Le Président Macky Sall doit savoir que les Sénégalais ont besoin d’être boostés.

Cette situation pourrait-elle être corrigée par le Dialogue National ?

Il faut se rendre à l’évidence. Le Dialogue national piétine parce que les véritables problèmes sont toujours d’actualité. Pourquoi on ne tire pas les leçons de la dernière élection présidentielle ? J’entends parler de report des municipales et départementales, or le premier sujet qui devait être débattu par la classe politique, c’est le bilan de la dernière présidentielle marquée par la grande catastrophe que constitue le parrainage. Personne n’est d’accord sur la manière dont le parrainage s’est déroulé. Et curieusement, on a l’impression que tout le monde est devenu amnésique. Personne n’en parle. Pourtant, le système de parrainage sera appliqué à toutes les élections qu’elles soient départementales, municipales, législatives et présidentielle. Or, la première expérimentation de ce parrainage a été une énorme catastrophe. Mais apparemment, cela n’intéresse plus personne. Avant la tenue des prochaines locales, on devrait discuter de la faisabilité du système de parrainage à ce niveau. Certains pensent que pour les élections locales, on devrait se passer du parrainage. Apropos des enjeux alors maintenant ? On nous dit que le Sénégal sera un pays pétrolier d’ici 2024 et qu’il va changer de visage. On a constaté que beaucoup d’affaires dont le dossier Petrotim sont devant les tribunaux. On se demande comment les Sénégalais devront se comporter dans un Sénégal pétrolier, pays devenu riche, convoité et courtisé.

Au regard du tableau sombre que vous décrivez, ne doit-on pas craindre pour notre cohésion nationale ?

Le Président Macky Sall a fait récemment une déclaration à Tivaouane que je trouve importante. Comme tous les Sénégalais, il sait que notre cohésion nationale qui repose sur la religion est menacée. Notre manière de vivre la religion musulmane à travers les confréries n’est pas partagée par certains pays arabes. Des pays comme le Qatar ne veulent pas entendre parler de «Tarihas» (confréries religieuses). La preuve, il existe au Sénégal des mosquées qui ne se réclament d’aucune «Tariha». Et ces gens sont prêts à combattre les «Tarihas». C’est là le danger. Nous ne sommes pas à l’abri des terroristes prêts à dynamiter nos mosquées et à mettre à mal notre cohésion nationale fondée sur la tolérance des «Tarihas». Actuellement, Mali, le Burkina Faso et le Niger sonttous déstabilisés. Ce serait une grave erreur de se dire que ce qui se passe autour de nous ne peut pas nous arriver. Nous ne devons pas dormir sur nos lauriers. Les gens qui se disent musulmans radicaux sont une réelle menace pour notre pays. Heureusement que le Président Macky Sall en a parlé.

L’actualité politique est marquée actuellement par une polémique autour d’un éventuel troisième mandat présidentiel.Quel commentaire cela vous inspire-t-il ?

Le Président Macky Sall ne veut pas qu’on parle de troisième mandat. Mais à y voir de très près, il est le premier responsable de cette polémique. Je vous rappelle que j’ai travaillé, plaidé et soutenu le troisième mandat de l’ancien Président Me Abdoulaye Wade. Pourquoi? Parce qu’il y avait une brèche. On pouvait interpréter comme on veut les dispositions de l’article 27 de la Constitution. Aujourd’hui ça y est, c’est passé. Mais une fois élu président de la République en 2012, Macky Sall avait la possibilité de régler définitivement ce problème de l’article 27. Est-ce qu’il l’a fait ? Eh bien non, il n’a rien fait ! Cela dit, il y a eu une révision de l’article 27 de la constitution. N’empêche, l’ambigüité est restée. On nous sort l’alinéa 1 en disant que la durée du mandat présidentiel est de cinq ans. On ajoute dans l’alinéa 2 que nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. Encore une fois, le doute et la possibilité d’interprétation sont laissés à tout un chacun. En son temps, le Président Abdoulaye Wade avait ses juristes comme moi qui avaient interprété l’article 27 avec l’ouverture d’un troisième mandat. Mais le Président Macky Sall, lui aussi, a laissé cette ouverture à la possibilité d’interprétation. C’est voulu et fait exprès. En droit, dès qu’on ouvre la porte à une interprétation, chacun peut s’y engouffrer. Et chacun a le droit de défendre sa thèse avec des arguments, comme moi j’avais défendu la thèse d’un 3e mandat du temps d’Abdoulaye Wade. Maintenant, le Président Macky Sall ne peut interdire qu’on parle de cette question. Les gens vont en parler jusqu’en 2024. En guise de solution, Macky Sall a la possibilité de reprendre l’article 27 par une révision constitutionnelle soit par voie référendaire ou parlementaire. Qu’il reprenne l’article 27 pour l’écrire clairement. Il devra juste dire qu’il prend des mesures transitoires en précisant que le premier mandat du Président de 2012 à 2019 constitue le premier mandat. Dès lors, 2019- 2024 sera alors son second mandat. Mais Macky Sall fait exprès de laisser les Sénégalais douter sur un éventuel troisième mandat.

Pour le cas de Karim Wade. Croyez-vous qu’il puisse bénéficier d’une amnistie ?

Le retour de Karim Wade au Sénégal risque d’être problématique. Et pour ce qui est de son amnistie, je n’ose même plus en parler. Heureusement qu’au Sénégal, tout le monde maitrise maintenant la notion d’amnistie. Karim Wade devait bénéficier d’une amnistie, il serait un potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle au Sénégal. Ses partisans veulent la révision de son procès. Je peux les comprendre parce qu’ils ne sont pas des juristes. On révise un procès quand il y a un élément nouveau. Or dans l’affaire Karim Wade, il n’y a aucun élément nouveau. Qu’on l’aime ou pas, la Crei a fonctionné normalement comme le veut la Constitution. Dès lors, le débat pour la révision du procès ne se pose pas.J’ai dit et je le répète que je ne suis pas pour une amnistie en faveur de Karim Wade. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que Karim Wade est un pion du Qatar. J’ai une peur de voir Karim Wade revenir au Sénégal, blanc comme neige, armé de la forte puissance financière et de l’influence du Qatar. A tort ou à raison, le Qatar est considéré comme un pays qui appuie les Djihadistes à travers le monde. Ce pays est en guerre contre l’Arabie Saoudite qui est un grand ami du Sénégal.

PLUS DE 600 KG DE CHANVRE INDIEN SAISIS À THIÈS ET KÉDOUGOU

Dakar, 7 nov (APS) – Les Brigades régionales des stupéfiants de Thiès (ouest) et Kédougou (sud-est) ont saisi dans la nuit de mercredi jeudi respectivement 660 kg de chanvre indien et un kilogramme dix cornets de la même drogue, annonce le Bureau des relations publiques de la Police nationale.
Dans un communiqué, il annonce que « dans la nuit du 06 au 7 novembre 2019, la Brigade régionale des stupéfiants de Thiès a effectué une saisie de 660 kilogrammes de chanvre indien à Nianning », sur la Petite-Côte sénégalaise.
« Ladite drogue était convoyée par trois (03) charretiers qui ont été appréhendés », indique le communiqué.
Il signale que dans le même temps, la Brigade régionale de Kédougou « a interpellé deux (02) individus à Moussala, département de Saraya, trouvés en possession d’un (01) kilogramme et dix (10) cornets de chanvre indien de type marron ».
« L’un des présumés trafiquants est réputé être un des barons du secteur de Moussala », précise le communiqué. BK

Election présidentielle en 2024 : Pourquoi l’APR doit désigner son porte-étendard en 2024

https://www.xibaaru.sn/Qui sera le prochain candidat de l’Alliance pour la République (APR) à l’élection présidentielle de 2024 ? Le Président de la République, Macky Sall, à moins de manipulation de la Constituer ne peut se présenter à cette échéance de 2024, car il entame son deuxième et dernier mandat à la tête de l’Etat. Aujourd’hui, il est dans l’intérêt de l’APR que celui qui devra succéder au Président Macky Sall, commence à se mettre au contact des populations, qu’il soit connu et puisse aux yeux de l’opinion, cultiver une image de présidentiable.
Dans le camp de l’opposition, il ne fait aucun doute. Récemment, les partisans d’Idrissa Seck ont déclaré qu’il maintenait la mobilisation en vue des prochaines échéances, et que ce qui les intéresse, est de conduire leur leader au pouvoir. Ousmane Sonko qui se dit déjà victime de complot visant à l’éjecter de la course pour le pouvoir en 2024, se met d’ores et déjà dans la peau de candidat. Ne parlons même pas de Krim Wade et de Khalifa Ababacar Sall qui vont tout faire eux aussi, pour être sur la ligne. Qui alors dans le camp présidentiel pour porter les couleurs des siens en 2024 ? Dans le camp présidentiel, personne n’ose s’afficher. Le sabre a commencé à s’abattre sur quiconque ose déclarer que Macky Sall ne pourrait être candidat à sa propre succession en 2024. Ne sont épargnés de sanction que ceux qui comme le député ‘’Boughazelli’’ annonce au contraire que Macky Sall sera sur la ligne en 2024. Sanction pour sanction, comme les autres, ‘’Boughazelli’’ lui aussi a fait preuve d’indiscipline de parti. Il existe apparemment du deux poids, deux mesures.
Il y a comme si, un autre vent qui souffle à l’APR. Désormais, pour dénigrer un rival, le mettre en mal avec les instances du parti, on l’accuse de s’activer pour succéder au Président de la République Macky Sall. Une stratégie que veut utiliser le Directeur général de l’Agence de développement municipal (ADM) pour se débarrasser du ministre Oumar Youm contre qui il se livre à une guerre de leadership dans le département de Mbour.
C’est justement, pour éviter ce genre de situation qui ne peut qu’être fatal à l’APR, qu’il faut d’ores et déjà que le dauphin de Macky Sall soit connu. L’argument selon lequel, il ne faut pas le désigner dès maintenant pour l’épargner d’intrigues et de complots sur sa personne par des gens de son propre camp, est trop fallacieux.La rédaction de Xibaaru

Guy Marius SAGNA: «Il N’appartient Pas Aux Hommes Politiques Qui Ne Servent À Rien De Proroger Leur Mandat»

Le report des élections locales continue de faire réagir et n’enchante guère Guy Marius SAGNA. Selon le membre du mouvement Front anti-impérialiste populaire et panafricaine (FRAPP/ France-dégage), cela dénote d’un manque de respect considérable aux électeurs
S’exprimant sur le sujet, l’activiste trouve que proroger le mandat des élus est illégal et illégitime en plus de créer une « instabilité institutionnelle ».
« Nous pensons que le Sénégal gagnerait à respecter la date des élections qui doivent se tenir à date échue. Que ce soit les élections locales ou présidentielles. Nous pensons qu’il n’appartient pas aux femmes et aux hommes politiques qui ne servent à rien de proroger sans concertations avec les électeurs leurs mandats», a-t-il indiqué.

Les révélations de Hamidou Kassé sur son limogeage

https://www.sEl Hadji Hamidou Kassé parle enfin de son limogeage, au poste de ministre conseiller, chargé de la communication de la présidence de la République. D’emblée, Kassé révèle dans un entretien accordé à elgas.fr: « je n’ai jamais quitté mes fonctions de Conseiller. J’ai quitté la communication pour m’occuper désormais du conseil en arts et culture.
J’avais d’ailleurs confié à des amis, après la victoire du Président Macky Sall à la dernière élection de février 2019, que j’allais formuler la demande de basculer vers la culture et les arts pour me permettre de reprendre mes activités intellectuelles, littéraires et artistiques ». Seulement, au lendemain de la publication de l’enquête de la Bbc sur le « scandale à 10 milliards de dollars », le communicant enfonce le clou sur le plateau de Tv5 monde en affirmant:  » D’après les informations que j’ai, cette somme (250 000 dollars) a été virée dans une société de M. Sall Agritrans, pour le payement d’une mission de consultation dans le secteur agricole ».
Sans doute, la goutte d’eau de trop. « La polémique qui a suivi mon entretien sur TV5 a accéléré cette « migration choisie » (rire) ! Mais une page est ouverte depuis. La nouvelle page, je la remplis avec le Président Macky Sall. Nous sommes en démocratie et il est normal que certains s’opposent à lui (…) Moi, je suis un homme libre, je me suis engagé auprès du Président depuis 2008 sans contrepartie. Je ne cherche aucun privilège autre que ce que me procure mon statut de citoyen », confie le ministre, conseiller en Arts et Culture.

Samuel Sarr: ‘’Ceux qui ne savent pas parlent beaucoup et racontent n’importe quoi’’

https://www.seneweb.com/L’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye et l’ancien ministre de l’Energie Samuel Sarr ont été chez le doyen des juges, aujourd’hui, pour leur audition dans l’affaire Petro-Tim. Après son audition, Samuel Sarr croit que la procédure judiciaire en cours va aboutir, informe iRadio.
‘’J’étais auditionné par le doyen des juges sur l’affaire Petro-Tim. Mais comme c’est un dossier qui est en cours, je ne peux pas en dire plus. Mais tout ce que je peux dire, c’est que ceux qui savent ne parlent pas, comme moi, et ceux qui ne savent pas parlent beaucoup et racontent n’importe quoi. Je pense que cette procédure va aboutir à quelque chose ».

Affaire Petro-Tim: Souleymane Ndéné Ndiaye refuse de répondre à la convocation du Doyen des juges,qui «ne respecte pas la loi»,selon l’ancien PM.

https://www.dakaractu.com/Souleymane Ndéné Ndiaye était convoqué ce jeudi pour être entendu par le Doyen des juges au sujet de l’information judiciaire relative au scandale de Petro-Tim. L’ancien Premier ministre a finalement refusé de s’y rendre. À ses yeux, il a tout à fait le droit de ne pas se rendre à la convocation de l’autorité judiciaire, qu’il s’agisse d’un Doyen des juges ou qui que ce soit si la convocation est sans objet .
« Le Doyen des juges ne respecte pas la loi. Je suis un ancien Premier ministre. Je suis aussi un avocat. J’ai reçu via son secrétariat une convocation sans objet. Et je ne peux pas répondre à une convocation sans objet », a fait part l’ancien PM, « très en colère », dit-il, contre le magistrat instructeur, qui « n’a pas été courtois », selon Souleymane Ndéné Ndiaye.
À la question de savoir pourquoi il avait alors répondu à la convocation des enquêteurs de la Division des investigations criminelles, le PCA d’Air Sénégal SA déclare au bout du fil : « Si j’ai répondu à la convocation des enquêteurs de la DIC, c’est parce qu’ils ont été courtois ». Joint au téléphone par Dakaractu, il s’est dit « très remonté par le comportement du Doyen des juges ».
Sonko s’explique à Tivaouane: »Notre ambition présidentielle n’est pas une fixation pour nous, mais … »
Le leader de Pastef Les Patriotes a effectué le déplacement à Tivaouane, en prélude du Mawlid 2019, célébré ce samedi 9 novembre. Accompagnée d’une forte délégation, Ousmane Sonko a été reçu par Serigne Mbaye Sy Abdou. A l’occasion, le candidat malheureux à la présidentielle de 2019 explique les raisons de son engagement politique
« Notre ambition présidentielle n’est pas une fixation pour nous, mais c’est une preuve de notre amour pour le pays. Nous sollicitons des prières pour nous et pour le pays. Si c’est bon pour moi et mauvais pour le pays, que mes prières ne soient pas acceptées », a-t-il écrit via Twitter.

Ousmane Sonko@SonkoOfficiel

Notre ambition présidentielle n’est pas une fixation pour nous, mais c’est une preuve de notre amour pour le pays. Nous sollicitons des prières pour nous et pour le pays. Si c’est bon pour moi et mauvais pour le pays, que mes prières ne soient pas acceptées. #Mawlid2019 #Tivaoune

«MACKY FAIT EXPRES DE LAISSER LES SENEGALAIS DOUTER SUR UN EVENTUEL TROISIÈME MANDAT»

https://www.seneplus.com/-L’As-Me Abdoulaye Babou se veut formel. Selon le président de Alliance Pour l’Alternance (Alal), Macky Sall est l’unique responsable de la polémique autour d’un éventuel 3e mandat présidentiel
Me Abdoulaye Babou se veut formel. Selon le président de Alliance Pour l’Alternance (Alal), Macky Sall est l’unique responsable de la polémique autour d’un éventuel 3e mandat présidentiel. Soutenant que Macky Sall fait sciemment de laisser les Sénégalais douter, Me Abdoulaye Babou s’oppose à une éventuelle loi d’amnistie en faveur de Karim Wade.

L’As : Comment appréciez-vous la situation actuelle du Sénégal ?

Me Abdoulaye Babou : On a l’impression que le Sénégal stagne depuis l’élection présidentielle de 2019. Au plan politique, il n’y a rien de nouveau, en dehors du débat autour d’un éventuel troisième mandat du Président Macky Sall. Au plan économique, c’est la même situation. Pourtant, le Président Macky Sall avait dit qu’il allait engager son Pse 2 parce qu’il avait obtenu des bailleurs de fonds plus qu’il n’en avait besoin pour financer ce programme. C’était avant la présidentielle. Mais après l’élection et avec la suppression du poste de Premier ministre, on a l’impression qu’encore tout stagne. Macky Sall n’est pas Zorro, donc il ne peut pas être au four et au moulin. Qu’on le veuille ou non, ce sentiment de stagnation habite tous les Sénégalais. La question que l’on se pose est de savoir quand est-ce que le Sénégal va sortir de cette étape difficile? Dans le secteur économique, tout va mal. Même les opérateurs économiques éprouvent d’énormes difficultés pour se faire payer leurs créances de la part de l’Etat. C’est dire que cette morosité est ressentie par tout le monde. Le Président Macky Sall doit savoir que les Sénégalais ont besoin d’être boostés.

Cette situation pourrait-elle être corrigée par le Dialogue National ?

Il faut se rendre à l’évidence. Le Dialogue national piétine parce que les véritables problèmes sont toujours d’actualité. Pourquoi on ne tire pas les leçons de la dernière élection présidentielle ? J’entends parler de report des municipales et départementales, or le premier sujet qui devait être débattu par la classe politique, c’est le bilan de la dernière présidentielle marquée par la grande catastrophe que constitue le parrainage. Personne n’est d’accord sur la manière dont le parrainage s’est déroulé. Et curieusement, on a l’impression que tout le monde est devenu amnésique. Personne n’en parle. Pourtant, le système de parrainage sera appliqué à toutes les élections qu’elles soient départementales, municipales, législatives et présidentielle. Or, la première expérimentation de ce parrainage a été une énorme catastrophe. Mais apparemment, cela n’intéresse plus personne. Avant la tenue des prochaines locales, on devrait discuter de la faisabilité du système de parrainage à ce niveau. Certains pensent que pour les élections locales, on devrait se passer du parrainage. Apropos des enjeux alors maintenant ? On nous dit que le Sénégal sera un pays pétrolier d’ici 2024 et qu’il va changer de visage. On a constaté que beaucoup d’affaires dont le dossier Petrotim sont devant les tribunaux. On se demande comment les Sénégalais devront se comporter dans un Sénégal pétrolier, pays devenu riche, convoité et courtisé.

Au regard du tableau sombre que vous décrivez, ne doit-on pas craindre pour notre cohésion nationale ?

Le Président Macky Sall a fait récemment une déclaration à Tivaouane que je trouve importante. Comme tous les Sénégalais, il sait que notre cohésion nationale qui repose sur la religion est menacée. Notre manière de vivre la religion musulmane à travers les confréries n’est pas partagée par certains pays arabes. Des pays comme le Qatar ne veulent pas entendre parler de «Tarihas» (confréries religieuses). La preuve, il existe au Sénégal des mosquées qui ne se réclament d’aucune «Tariha». Et ces gens sont prêts à combattre les «Tarihas». C’est là le danger. Nous ne sommes pas à l’abri des terroristes prêts à dynamiter nos mosquées et à mettre à mal notre cohésion nationale fondée sur la tolérance des «Tarihas». Actuellement, Mali, le Burkina Faso et le Niger sonttous déstabilisés. Ce serait une grave erreur de se dire que ce qui se passe autour de nous ne peut pas nous arriver. Nous ne devons pas dormir sur nos lauriers. Les gens qui se disent musulmans radicaux sont une réelle menace pour notre pays. Heureusement que le Président Macky Sall en a parlé.

L’actualité politique est marquée actuellement par une polémique autour d’un éventuel troisième mandat présidentiel. Quel commentaire cela vous inspire-t-il ?

Le Président Macky Sall ne veut pas qu’on parle de troisième mandat. Mais à y voir de très près, il est le premier responsable de cette polémique. Je vous rappelle que j’ai travaillé, plaidé et soutenu le troisième mandat de l’ancien Président Me Abdoulaye Wade. Pourquoi? Parce qu’il y avait une brèche. On pouvait interpréter comme on veut les dispositions de l’article 27 de la Constitution. Aujourd’hui ça y est, c’est passé. Mais une fois élu président de la République en 2012, Macky Sall avait la possibilité de régler définitivement ce problème de l’article 27. Est-ce qu’il l’a fait ? Eh bien non, il n’a rien fait ! Cela dit, il y a eu une révision de l’article 27 de la constitution. N’empêche, l’ambigüité est restée. On nous sort l’alinéa 1 en disant que la durée du mandat présidentiel est de cinq ans. On ajoute dans l’alinéa 2 que nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. Encore une fois, le doute et la possibilité d’interprétation sont laissés à tout un chacun. En son temps, le Président Abdoulaye Wade avait ses juristes comme moi qui avaient interprété l’article 27 avec l’ouverture d’un troisième mandat. Mais le Président Macky Sall, lui aussi, a laissé cette ouverture à la possibilité d’interprétation. C’est voulu et fait exprès. En droit, dès qu’on ouvre la porte à une interprétation, chacun peut s’y engouffrer. Et chacun a le droit de défendre sa thèse avec des arguments, comme moi j’avais défendu la thèse d’un 3e mandat du temps d’Abdoulaye Wade. Maintenant, le Président Macky Sall ne peut interdire qu’on parle de cette question. Les gens vont en parler jusqu’en 2024. En guise de solution, Macky Sall a la possibilité de reprendre l’article 27 par une révision constitutionnelle soit par voie référendaire ou parlementaire. Qu’il reprenne l’article 27 pour l’écrire clairement. Il devra juste dire qu’il prend des mesures transitoires en précisant que le premier mandat du Président de 2012 à 2019 constitue le premier mandat. Dès lors, 2019- 2024 sera alors son second mandat. Mais Macky Sall fait exprès de laisser les Sénégalais douter sur un éventuel troisième mandat.

Pour le cas de Karim Wade. Croyez-vous qu’il puisse bénéficier d’une amnistie ?

Le retour de Karim Wade au Sénégal risque d’être problématique. Et pour ce qui est de son amnistie, je n’ose même plus en parler. Heureusement qu’au Sénégal, tout le monde maitrise maintenant la notion d’amnistie. Karim Wade devait bénéficier d’une amnistie, il serait un potentiel candidat à la prochaine élection présidentielle au Sénégal. Ses partisans veulent la révision de son procès. Je peux les comprendre parce qu’ils ne sont pas des juristes. On révise un procès quand il y a un élément nouveau. Or dans l’affaire Karim Wade, il n’y a aucun élément nouveau. Qu’on l’aime ou pas, la Crei a fonctionné normalement comme le veut la Constitution. Dès lors, le débat pour la révision du procès ne se pose pas.J’ai dit et je le répète que je ne suis pas pour une amnistie en faveur de Karim Wade. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que Karim Wade est un pion du Qatar. J’ai une peur de voir Karim Wade revenir au Sénégal, blanc comme neige, armé de la forte puissance financière et de l’influence du Qatar. A tort ou à raison, le Qatar est considéré comme un pays qui appuie les Djihadistes à travers le monde. Ce pays est en guerre contre l’Arabie Saoudite qui est un grand ami du Sénégal.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 07/11/2019

Macky à Médina Baye demain

Le Président Macky Sall est attendu demain vendredi dans la cité religieuse de Médina Baye qui s’apprête à commémorer dans la nuit du samedi la naissance du Prophète Mouhamet (PSL). La nouvelle de l’arrivée du chef de l’Etat dans ce quartier de la ville de Kaolack a été annoncée par Cheikh Khouraychi Niass, un frère cadet du khalife de Médina Baye. Il en a notamment fait l’annonce à la clôture de la première journée d’un symposium consacré à la vie et à l’œuvre de Cheikh Ibrahima Niass, dit Baye.

Macky au sommet de la Cedeao sur la Guinée Bissau

La situation en Guinée Bissau est devenue préoccupante depuis le limogeage par le Président José Mario Vaz du Premier ministre Aristides Gomes qui refuse d’ailleurs de quitter son poste. Ainsi un Sommet extraordinaire de la Cedeao sur la Guinée Bissau est convoqué afin de trouver une solution à quelques jours de l’élection présidentielle. Le Président Macky Sall quitte Dakar aujourd’hui pour prendre part demain au Somment des chefs d’Etat et de gouvernement à Niamey. Macky Sall revient à la fin des travaux du sommet.

Mballo Dia Thiam reconduit à la tête du Sutsas

Le secrétaire général du Syndicat Unique des Travailleurs de la Santé et de l’Action Sociale (Sutsas) Mballo Dia Thiam a été reconduit à son poste à l’issue du 9e congrès ordinaire de l’organisation syndicale. A la limite, le président de «And Gueusseum» a eu droit à un plébiscite. En effet, 12 régions sur les 14 ont porté leur choix sur lui. Son adversaire, Pape Momar Ndiaye s’est retrouvé avec deux régions notamment celles de Thiès d’où il vient et celle de Matam. Ainsi Mballo Dia Thiam va présider aux destinées du Sutsas pour trois ans. Yakhombe Fall, le régional de Dakar du Sutsas est le secrétaire général adjoint. Le poste de secrétaire administratif est revenu à Issa Guèye. Aly Nabedé de Louga est le chargé de communication. A souligner que le congrès du Sutsas a été supervisé par l’Unsas.

Décès du maire de Vélingara-Ferlo

Cheikh Mamadou Sow, maire de Vélingara-Ferlo, dans le département de Ranérou-Ferlo, est décédé hier (mercredi 06 novembre 2019) à l’âge de 55 ans. Elu pour la première fois maire en 2014, le défunt était souffrant depuis plusieurs mois. Militant de l’Alliance pour la République (Apr), Cheikh Mamadou Sow, laisse derrière lui deux épouses et un bébé de moins d’un an.

Me Babacar Ndiaye réclame 150 millions à Baba Tandian

Le président de la Fédération Sénégalaise de Basketball (FSBB) n’a pas apprécié la dernière sortie de Baba Tandian dans les colonnes du quotidien «L’AS». Me Babacar Ndiaye accuse son prédécesseur de diffamation et lui a servi une citation directe. Le patron du basket sénégalais réclame la rondelette somme de 150 millions Fcfa en guise de préjudice subi. Le quotidien «L’AS» n’a pas échappé à la furie du président de la FSBB puisqu’une citation a été par la même occasion envoyée à son directeur de publication. Désormais, c’est sur le terrain judiciaire que les deux hommes vont devoir ’expliquer.

Un camion écrase une fillette de 2 ans à Tivaouane

Il ne se passe presque pas un jour sans qu’un décès lié à un accident de la route ne soit évoqué par les médias. Hier, c’est une fillette de 2 ans qui a perdu la vie dans des conditions atroces. Le drame a eu lieu au quartier Jaalo, précisément sur la route menant vers le stade municipal ElHadji Moustapha Niang de Tivaouane aux environs de 17 heures. Une fille qui avait échappé à la vigilance de sa mère a été littéralement écrabouillée par un camion immatriculé LG 8154 H. Alertés, les sapeurs pompiers ont procédé à l’évacuation du corps à la morgue de l’hôpital Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh. Le chauffeur du camion au nom de Ngagne Seck a été mis aux arrêts. C’est le premier accident signalé, dans le cadre des préparatifs du Gamou, prévu dans la nuit du 9 au 10 novembre 2019.

Le Pdg d’ECOTRA dans de sales draps

La famille de Serigne Fallou Mbacké est très remontée contre l’homme d’affaires Abdoulaye Sylla. Président directeur général d’Eoctra, Abdoulaye Sylla s’était engagé à prendre en charge l’intégralité des travaux de réfection du Mausolée de Serigne Fallou Mbacké, 2e Khalife Général des Mourides (1945- 1968). Mais, il y a un retard énorme dans la livraison de l’ouvrage. Ce qui n’est pas du goût de la famille de «Borom» Ndindy. D’après Ibrahima Ngom Damel, l’homme d’affaires est aujourd’hui rongé par des difficultés financières, l’empêchant de faire face à ses obligations. Réunis récemment, des membres de la famille de Serigne Fallou Mbacké, avec à leur tête Serigne Abo Mbacké, le Khalife de Serigne Fallou, ont décidé de prendre les choses en main. C’est ainsi que les talibés et autres homonymes de Serigne Fallou Mbacké sont entrés dans la danse pour achever le mausolée sis à l’est de la Grande Mosquée de Touba.

Une délégation de l’UE reçue par Mimi Touré

Une forte délégation de l’Union Européenne a été reçue hier mercredi par Mme Aminata Touré, présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental(Cese).Dirigée par son ambassadrice Mme Irene Mingassone, la délégation européenne a échangé avec la présidente du Cese sur plusieurs sujets. Au menu des discussions, il a été question de la jeunesse, de l’emploi, l’Education et la Formation.

Sécurité routière

Le président de la République tient à la sécurité routière. D’ailleurs, il délivrera un message à l’endroit de la communauté nationale et internationale, le dimanche 17 novembre à l’occasion de la célébration de la journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière. Dans le même sillage, il annonce la tenue d’un Conseil présidentiel sur la question. Le président Sall veut faire de 2020, l’année de la sécurité routière qui viendra clôturer la décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020 décrétée par l’ONU.

Stratégie nationale de Protection civile (SNPC)

Restons à la réunion de conseil des ministres pour dire que le président de la République a insisté sur l’importance qu’il accorde à la protection civile traduite par les importants moyens logistiques dont il vient de doter la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) afin de renforcer nos moyens d’intervention en cas d’accidents, de sinistres ou de catastrophes. A cet effet, il a signalé l’impératif d’élaborer et de mettre en œuvre une Stratégie nationale de Protection civile (SNPC), à partir d’un diagnostic exhaustif et prospectif des dispositifs institutionnels de prévention et de coordination des interventions existants. Dans le même sens, le chef de l’Etat souligne la nécessité d’un renforcement opérationnel de la Direction de la Protection civile.

Gestion du patrimoine de l’Etat à l’étranger

Les ministres des Affaires étrangères et des Finances et du Budget sont invité par le chef de l’Etat à faire le point sur la gestion du patrimoine de l’Etat à l’étranger. Ils vont faire un recensement exhaustif et l’audit intégral du Patrimoine de l’Etat. Par ailleurs, le chef de l’Etat a demandé au ministre de l’Education, Mamadou Talla en rapport avec ses collègue de la Santé et de l’Action sociale et des Finances de prendre toutes les mesures urgentes pour améliorer significativement les conditions sociales d’études et d’encadrement des élèves pensionnaires de l’Institut national de Formation des jeunes Aveugles (INEFJA) de Thiès.

Arrêt de trafic sur le tronçon Dakar-Diamniadio

On va vers l’interdiction du trafic ferroviaire sur l’axe Dakar-Diamniadio à cause des travaux du Train Express régional(TER). En effet, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestre a fait une communication sur l’exploitation de la voie métrique renouvelée sur le tronçon Dakar-Diamniadio. Il a fait le point sur les constructions des ouvrages du TER. A ce propos, Me Oumar Youm a indiqué la nécessité de l’arrêt de tout trafic sur le tronçon concerné pour finaliser les travaux en cours.

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