Rp du Mercredi 06 Novembre 2019

Unes de la presse du Mercredi 06 Novembre 2019
Unes de la presse du Mercredi 06 Novembre 2019

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<Dans le cadre de l’examen ,par l’assemblee Nationale, du projet de budget 2020, Ma Revue de Presse vous propose quelques documents  

SENEGAL: BUDGET CITOYEN 2020

https://rp221.com/2019/11/06/senegal-budget-citoyen-2020/

COMPRENDRE LA LOI DE FINANCES EN FORMAT PROGRAMME

https://rp221.com/2019/11/06/comprendre-la-loi-de-finances-en-format-programme/

SENEGAL: LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2020 EN BREF
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SENEGAL: BUDGET CITOYEN 2020

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU 06 NOVEMBRE 2019

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL a présidé ce mercredi 06 novembre 2019, le Conseil des ministres au Palais de la République.

Le Chef de l’Etat, à l’entame de sa communication a adressé, à l’occasion des célébrations du Maouloud, anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (PSL), ses salutations et ses meilleurs vœux de bonheur à toute la Oumah islamique. Il a prié, en cette période de dévotion et de ferveur religieuse, pour un Sénégal de paix, de stabilité et de prospérité. Il a par ailleurs remercié le Khalife général des Tidianes, Serigne Babacar SY Mansour, ainsi que les populations de Tivaoune pour leur accueil chaleureux, leur hospitalité durant sa visite de courtoisie dans le cadre du Maouloud

Le Président de la République a, en outre, adressé ses vœux de succès à Madame Aminata MBENGUE NDIAYE, membre du Gouvernement depuis avril 2012, qu’il vient de nommer Présidente du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT). Il a salué son engagement patriotique remarquable et sa loyauté exemplaire et a souhaité, en même temps, la bienvenue à Monsieur Alioune NDOYE, nouvellement nommé Ministre des Pêches et de l’Economie maritime.

Le Chef de l’Etat a abordé la problématique de la sécurité routière en rappelant au Gouvernement que le le dimanche 17 novembre 2019, sera célébrée la journée mondiale du souvenir des victimes de la circulation routière, conformément à la résolution A/RES/60/5 votée le 1er décembre 2005 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a informé qu’à l’occasion, il délivrera un message à l’endroit de la communauté nationale et internationale, en attendant la tenue d’un Conseil présidentiel sur la question. Il a affirmé son souhait de faire de 2020, l’année de la sécurité routière qui viendra clôturer la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020 décrétée par l’ONU.

Le Président de la République a réaffirmé l’importance qu’il accorde à la protection civile traduite par les importants moyens logistiques dont il vient de doter la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers (BNSP) afin de renforcer nos moyens d’intervention en cas d’accidents, de sinistres ou de catastrophes. A ce titre il a signalé l’impératif d’élaborer et de mettre en œuvre une Stratégie nationale de Protection civile (SNPC), à partir d’un diagnostic exhaustif et prospectif des dispositifs institutionnels de prévention et de coordination des interventions existants. A cet égard, il a indiqué la nécessité d’un renforcement opérationnel de la Direction de la Protection civile.

Le Chef de l’Etat, abordant la question de l’enseignement supérieur, a souligné que l’Etat a mobilisé, depuis 2013, des ressources humaines, matérielles et financières notables, pour améliorer durablement les performances du système d’enseignement supérieur et de recherche. Aussi au vu des résultats obtenus et des défis de la recherche, il a demandé au Ministre de l’Enseignement supérieur de prendre des mesures correctives notamment, la préparation, en décembre 2019, d’une réunion présidentielle d’évaluation de la mise en œuvre des décisions issues des concertations nationales sur l’enseignement supérieur et la recherche.

Le Président de la République a, sur la gestion du patrimoine de l’Etat à l’étranger, demandé au Ministre des Affaires étrangères, en relation avec le Ministre des Finances et du Budget, d’engager le recensement exhaustif et l’audit intégral du Patrimoine de l’Etat.

Le Chef de l’Etat, abordant la gestion et le suivi des affaires intérieures, a demandé au Ministre de l’Education – en rapport avec le Ministre de la Santé et de l’Action sociale et le Ministre des Finances – de prendre toutes les mesures urgentes dans le but d’améliorer significativement les conditions sociales d’études et d’encadrement des élèves pensionnaires de l’Institut national de Formation des jeunes Aveugles (INEFJA) de Thiès.

Le Président de la République, poursuivant son intervention, a demandé au Ministre de la Santé d’engager la réflexion sur la mise en place d’un système sécurisé de production locale de médicaments et d’un mécanisme renforcé de régulation de l’approvisionnement du Sénégal en produits pharmaceutiques.

Le Chef de l’Etat, évoquant l’accueil par notre pays le 1er décembre 2019 d’une rencontre sur la dette, a invité les ministres, en charge du suivi du PSE, des Finances et de l’Economie, de prendre toutes les dispositions utiles pour une bonne préparation.

Le Président de la République a clos sa communication sur son agenda, en informant le Conseil qu’il présidera le jeudi 07 novembre 2019, au camp Dial DIOP, la Journée des Forces Armées. Il participera en outre au Sommet extraordinaire de la CEDEAO prévu le 08 novembre 2019 à Niamey, au Niger et au Forum de Tanger (Maroc) organisé par l’Institut Amadeus les 12 et 13 novembre 2019,

Au titre des communications :

Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République, a fait une communication sur la préparation du Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais, et sur l’état de la coopération entre la France et le Sénégal, notamment sur les préparatifs des JOJ de 2022.

Le Ministre de l’Intérieur a rendu compte de son passage à l’Assemblée nationale pour présenter le projet de loi portant report des élections. Il a en outre fait le point sur l’évacuation des immeubles des Maristes.

Le Ministre des Finances et du Budget a fait le point sur l’exécution du budget.

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait une communication sur sa participation du 22 au 23 octobre à Tokyo, à la cérémonie d’intronisation de sa Majesté NARUTO, nouvel Empereur du Japon. Il a également rendu compte de sa participation, le 29 octobre 2019 au 3ème forum économique de Ryhad et proposé l’élaboration de développement du secteur privé national pour accompagner la mise en œuvre de la phase deux du PSE.

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait le point sur la situation de la pluviométrie, et de la production agricole de l’année 2019, qui est sensiblement identique à celle de l’année dernière. Il a également fait la situation sur la commercialisation de l’arachide.

Le Ministre des Infrastructures et des Transports terrestre a fait une communication sur l’exploitation de la voie métrique renouvelée sur le tronçon Dakar-DiamNiadio. Il a en outre fait le point sur les constructions des ouvrages du TER, et indiqué la nécessité de l’arrêt de tout trafic sur le tronçon concerné, pour finaliser les travaux en cours.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

–       Le projet de loi relatif à la prévention et la réduction de l’incidence sur l’environnement des Produits plastiques ;

–       Le projet de loi relatif à la création et à la promotion de la startup au Sénégal ;

–       Le projet de décret relatif aux fréquences radioélectriques.

Au titre des mesures individuelles le Président de la République a pris les décisions suivantes :

,Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement,Ndèye Tické NDIAYE DIOP

COMPRENDRE LA LOI DE FINANCES EN FORMAT PROGRAMME
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SENEGAL: LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2020 EN BREF
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Le Sénégal recherche 50 milliards FCFA sur le marché financier de l’UMOA

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Après deux émissions réussies les 6 juin et 13 septembre 2019, le gouvernement du Sénégal à travers la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor public sollicite à nouveau les investisseurs opérant sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA) à travers une émission simultanée par adjudication d’obligations assimilables du trésor (OAT) pour un même montant de 50 milliards de FCFA (environ 85 millions de dollars) programmée pour le 8 novembre 2019, a appris APA mercredi auprès de l’Agence UMOA-Titres basée à Dakar.
Contrairement aux précédentes émissions qui s’étaient effectuées avec trois types d’OAT, celle envisagée se fera à travers deux types d’OAT avec des maturités et taux d’intérêt différents. La première a une durée de 60 mois avec une échéance fixée au 7 juin 2024 et un taux d’intérêt de 6%.Le second type d’OAT a une durée de 84 mois avec une échéance fixée au 16 septembre 2026 et un taux d’intérêt de 6,15%.
Pour les différents types d’OAT, l’émetteur s’est engagé à les rembourser en totalité le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance ou remboursement in fine. En revanche, le paiement des intérêts se fera annuellement dès la première année.
L’émission par adjudication d’OAT intervient dans un contexte social assez difficile pour le gouvernement sénégalais qui a du mal à honorer ses engagements vis-à-vis du corps enseignant ainsi qu’à régler la dette intérieure due au secteur privé.MS/te/APA

PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ: VERS D’AUTRES RÉFORMES POUR DAVANTAGE DE PROJETS

Dakar, 6 nov (APS) – Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a annoncé mercredi à Dakar de nouvelles réformes, en vue de promouvoir au Sénégal davantage de projets dans le cadre du partenariat public-privé.
« Le Sénégal va faire d’autres réformes, par exemple la revue de la loi sur le partenariat public-privé pour plus de souplesse, de flexibilité, pour que nous puissions faire plus de projets dans le partenariat public privé(PPP) […] », a-t-il déclaré.
Il intervenait en marge des rencontres d’information, de partage de connaissances et de mise en réseau de développement du secteur privé des ACP (Afrique-Caraïbes et Pacifique).
Il a annoncé qu’une loi de développement du secteur privé accompagnée d’une stratégie sera proposée en conseil des ministres et également à l’Assemblée nationale.
Amadou Hott a aussi rappelé qu’un partenariat pour les réformes sera signé avec l’Allemagne à Berlin, le 19 novembre prochain, en présence du président de la République, Macky Sall. « Nous avons quatre réformes majeures et un don important de l’Allemagne qui va accompagner ces réformes », a-t-il souligé.
« Une partie de ces réformes, c’est la création d’un fonds dédié aux moyennes et petites entreprises et destiné à donner des prêts tout en activant le secteur de la banque locale […] », a expliqué le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération.
Revenant sur le classement du Sénégal dans le rapport « Doing Busines 2020 », Amadou Hott note qu’il est « rare également’’ que des pays puissent réaliser « autant de bonds en une seule année’’.
Le Sénégal occupe la 123e place sur 190 dans ce nouveau classement, enregistrant ainsi, en un an, un gain de 4,9 points pour 18 places gagnées.
Le Sénégal figurait à la 141e place du Doing Business 2019. Il gagne ainsi 59,3 points contre 54,4 dans le précédent rapport.
Mais Amadou Hott estime qu’il faudra faire davantage pour que l’année prochaine le bond soit plus élevé que celui fait en 2019.AN/ASG/BK

Le FMI recrute du personnel en Afrique subsaharienne du 4 au 15 novembre

APA-Abidjan (Côte d’Ivoire)-Une mission du Fonds monétaire international (FMI) effectue un séjour en Afrique subsaharienne, du 4 au 15 novembre 2019, en vue de recruter du personnel pour le compte de l’institution financière, selon une note dont APA a reçu copie.
« Cette mission s’inscrit dans les efforts du FMI de recruter des talents des régions sous-représentées dans l’institution afin d’avoir un personnel hautement qualifié et venant d’horizons divers conformément aux Statuts du FMI », précise la note.
La mission de recrutement couvre les régions anglophones et francophones, souligne la note qui relève que « les entretiens avec les potentiels candidats se feront à Cap Town, Pretoria et Lagos du 4 au 11 novembre 2019 pour la région anglophone et à Abidjan et Dakar du 11 au 15 novembre 2019 pour la région francophone ».
L’institution encourage le maximum de personnes à postuler en ligne aussitôt que possible en vue d’un éventuel entretien dans une des villes retenues pour le recrutement. Les représentations résidentes du FMI pourraient par ailleurs être mises à contribution, conclut la note.  AP/ls/APA

Population du Sénégal: L’Ansd l’évalue à plus de 16 millions habitants

https://www.leral.net/L’Agence nationale pour la statistique et de la démographie (Ansd) a livré les nouveaux chiffres sur le nombre d’habitants au Sénégal pour l’année 2019. Cette nouvelle publication montre que la population sénégalaise s’accroît.
Avec 15 756 037 habitants en 2018, le Sénégal compte désormais 16 205 125 habitants pour une superficie 196 712 km2 avec une densité de 82 habitants par Km2.
La région la plus peuplée est la capitale, Dakar qui compte 3 732 284 habitants. Le reste s’établit comme suit : Diourbel : 1 801 991, Tambacounda : 841 518, Saint-Louis : 1 063 542, Thiès : 2 105 707, Fatick : 870 361, Kaffrine : 703 555, Kaolack : 1 155 433, Kédougou : 184 275, Kolda : 796 582, Louga : 1 032 645, Matam : 706 037, Sédhiou : 553 005, Ziguinchor : 662 179.

Gestion de l’hydraulique: Macky bloque Serigne Mbaye Thiam

Le président de la République, Macky Sall a décidé de freiner la Sénégalaise des eaux (Sde), qui devait hériter de la gestion de l’hydraulique rurale à la suite d’un accord avec l’Office des forages ruraux (Ofor). C’est suite à une vague de protestation des régions du Sud et du Nord et qui s’est fait sentir jusqu’au Palais de la République, révèle « L’As ».
Le journal renseigne que c’est un plein Conseil des ministres que le chef de l’Etat a demandé au ministre de l’Eau, Serigne Mbaye Thiam, de suspendre le projet qui était confié à la Sde.
Ladite société dirigée par Abdoul Baal, devait se consoler de la gestion hydraulique rurale après avoir été éjectée, de manière controversée, de la gestion de l’eau en milieu urbain au profit du géant Français Suez. Aminata Diouf https://www.pressafrik.com/

VENTE DES PARTS DE KOSMOS: Tout est à reprendre

https://www.seneweb.com/Kosmos Energy avait annoncé qu’il allait mettre sur le marché les 20% de ses parts au Sénégal et en Mauritanie. Et il y a quelques mois, l’info selon laquelle la vente de ses participations serait actée, circulait. Cependant, «Afrique Intelligence» renseigne que les conditions de cession des deux tiers des participations de la junior américaine à Abu Dhabi National Oil Company (Adnoc), ont récemment changé. Tout le processus est à reprendre, renseignent-ils.

Après le scandale à « 10 milliards », de nouveaux soupçons pèsent sur l’exploitation du champ pétrolier SNE

https://www.pressafrik.com/ Après les accusations de corruption sur l’attribution des concessions de blocs pétroliers de Rufisque offshore et de Saint louis à Frank Timis par Aliou Sall, l’exploitation du champ de SNE, situé en eaux profondes en 100 km du Sud de Dakar commence à polluer les relations entre acteurs. Le contentieux a été révélé par « Africa Intelligence ». L’affaire porte sur la concession de terminal pour le développement et l’exploitation d’une base de support logistique aux activités pétrolières et gazières offshore.
Et le quotidien L’Observateur, c’est ce qui explique le lancement, par le Port autonome de Dakar, d’un appel d’offres pour le choix des sociétés qui seront chargées de l’aménagement et la gestion d’une plateforme logistique pétrolière sur le Port. Seulement, « Africa Intelligence » redoute que « deux plateformes concurrences soient mises en place, ce qui fera difficilement sens ».
Cette inquiétude est née de l’existence d’une des deux (2) procédures d’appel d’offres. Et, c’est dans ce sens que la société australienne, Woodside, devenue depuis 2018, opérateur de la phase de développement de champ de SNE et le Port autonome de Dakar cherchent, chacun de son côté, la société ou le groupe devant développer et exploiter le site en question.
Cette procédure serait un saupoudrage si l’on en croit à nos confrères qui « craignent que Directeur du Port Aboubacar Sadikh Béye et le ministre de l’Energie et du Pétrole, Mamadou Makhtar Cissé, utilisent cet appel d’offres pour désigner certaines firmes».

Gestion Des Ressources Extractives: La Société Civile Étale Ses Réserves

http://www.walf-groupe.com/Le gouvernement s’apprête à déposer sur la table de l’Assemblée nationale un nouveau code gazier pour, dit-il, une bonne gouvernance des ressources. Interpellé sur la question, le Coordonnateur régional Afrique de l’ouest de l’Ong «Publier ce que vous payez», Demba Seydi, a émis des réserves sur la pertinence d’une telle loi. Mieux, il dénonce l’excès de pouvoir, dans les textes et loi, du président de la République
Un code gazier devra remplacer les dispositifs concernant le gaz dans le code pétrolier qui est en gestation. Seulement, la pertinence de cette nouvelle loi soulève des interrogations auprès de certains acteurs de la société civile. C’est le cas de Demba Seydi, coordonnateur régional Afrique de l’Ouest de l’organisation non gouvernementale, «Publiez ce que vous payez». Ce dernier qui intervenait sur la gouvernance des ressources extractives estime qu’il y a un excès de pouvoir qui a été attribué au président de la République ainsi qu’aux acteurs étatiques impliqués directement comme les ministères. Selon lui, malgré les efforts de gouvernance qui peuvent favoriser la transparence dont l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), cet excès de pouvoir dans les textes ne favorise pas la bonne gouvernance. A l’en croire, cela peut être susceptible de favoriser des actes de corruption dans le secteur. Ensuite, poursuit-il, ce sont des acteurs qui agissent généralement de façon très isolée et qui ont des agendas parfois politiques qui ne correspondent pas forcément aux besoins réels des populations. «Il y a un certain nombre de problèmes liés à l’élaboration des textes. D’abord, c’est l’approche. Elle n’est pas inclusive et participative. Parce que, nous considérons que le meilleur texte de loi, quel que soit le secteur, c’est le texte qui fait le consensus de la majorité des populations sur la base des consultations qui sont organisées. Que ce soit les acteurs de la société civile, les populations à travers le parlement et les collectivités territoriales», a relevé M. Seydi. Qui déplore également que les textes élaborés au Sénégal soient laconiques. En réalité, regrette-t-il, ce sont des phrases qui sont du fourre-tout. «Il n’y a pas de détails qui permettent au moins à chaque acteur de savoir jusqu’où s’arrête son rôle. Cela constitue un réel problème notamment, dans le secteur extractif où beaucoup d’articles et codes renvoient à des arrêtés. Ce qui donne au président de la République encore beaucoup plus de pouvoirs d’agir et pas souvent forcément au bénéfice des populations. Cela reste problématique par rapport à nos textes», s’offusque-t-il.
Des démarches qui ne sont pas sans conséquences. Car, explique-t-il, au moment de la mise en œuvre, le texte n’étant pas clair, l’Etat ne définit pas clairement les moyens de mis en œuvre de ces textes et lois. Parce que, s’insurge-t-il, il n’y a même pas un plan opérationnel de la mise en œuvre de ces lois. Pis, Demba Seydi révèle que le cadre institutionnel qui est chargé de pouvoir garantir la mise en œuvre de ces lois est souvent déficitaire. «Souvent, ce sont des institutions qui n’ont pas les moyens d’exercer correctement le travail ou bien elles n’existent tout simplement pas dans l’exercice de leur fonction et les conséquences, c’est que du point de vue économique et financier, nous nous sentons léser. Cela redonne beaucoup plus de pouvoirs à un groupe d’individus et malheureusement qui peuvent être exposés à des situations de corruption, de concussion ou de toute autre délit connexe», clame-t-il. Par ailleurs, il se désole de l’absence de l’ensemble des acteurs dans l’élaboration du nouveau code gazier. Ce qu’il considère comme une première erreur. «Comparer aux autres lois qui ont été adoptées au Sénégal, la loi sur le gaz n’a pas été communiquée en réalité. On s’est réveillé un beau jour pour nous dire que le Sénégal va adopter une loi sur le gaz. C’est un problème. Je ne vois pas la pertinence de séparer la loi gazière de la loi pétrolière. Ce sont deux secteurs très connexes, très liés. C’est généralement les mêmes acteurs qui agissent dans ce milieu. A quoi bon créer un code gazier ? Surtout que la majorité des gisements gaziers ont été déjà attribués sur la base de la loi sur le pétrole. Est-ce que cela signifie qu’on va casser ces contrats qui sont attribués sur la base du code pétrolier. Donc, cela crée totalement un flou pour les années à venir étant donné que les contrats et les clauses qui sont déjà consignés, la nouvelle loi ne va pas s’appliquer à ces contrats», a-t-il conclu.Adama COULIBALY 

Pape Alé Niang fait des révélations sur le zircon à Diogo

https://www.pressafrik.com/Dans sa chronique de ce mercredi 06 novembre 2019, Pape Alé Niang revient sur la polémique sur l’impôt sur le salaire des députés de l’Assemblée nationale. Rappelant les propos du député Ousmane Sonko qui a avait révélé que les députés payaient que 1500 fr comme impôt, le journaliste dénonce la réponse du ministre Amadou Bâ apportée à Sonko à cette époque. Il fait par ailleurs, des révélations sur le rapport financier de GCO (Grande Côte Opération SA) qui exploite le zircon à Diogo. Ecoutez!

600 Personnes Meurent Annuellement Sur… Les Routes Sénégalaises

https://www.xibaaru.sn/Les chiffres sont catastrophiques, près de 600 personnes décèdent chaque année au Sénégal, suite à un accident de la route contre 4000 blessés. Soit 28 accidents pour 100 000 habitants. Ces accidents coûtent également cher à l’État du Sénégal, 75 milliards.
Ces chiffres, repris par Walf Quotidien dans sa parution d’aujourd’hui, ont été fournis par Makhtar Faye de la Nouvelle prévention routière au cours d’un panel organisé par le Conseil économique, social et environnemental (Cese).
L’excès de vitesse et l’indiscipline des chauffeurs de transports en commun sont à l’origine de l’essentiel des accidents. Et, sur 107 chauffeurs, seuls 12 ont été formés au Code de la route.

61 PÊCHEURS PORTÉS DISPARUS EN MER DEPUIS LE DÉBUT DE L’ANNÉE

http://www.emedia.sn/Les chiffres sont inquiétants et font froid dans le dos. 61 pêcheurs sont portés disparus depuis janvier 2019. La révélation est faite par le Chef de la Division de la Sécurité des pêches artisanales, Adama Faye. Lequel était en déplacement à Mbour dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur les conduites à tenir pour mettre fin aux accidents maritimes. Cependant, force est de constater que ce chiffre est inférieur à celui enregistré en 2018, à la même période où 92 pêcheurs avaient disparu. « On est en train de sillonner les différents sites de débarquement du pays et présentement on est à Mbour pour faire une séance de formation en tant que capitaine en activité et ensuite faire une séance open de sensibilisation au niveau du quai de pêche de débarquement », a d’emblée expliqué le capitaine Faye. Avant d’ajouter : « nous avons discuté avec les pêcheurs mais la problématique de la sécurité à Mbour réside dans les pirogues qui font la pêche du jour. Donc, nous avons discuté avec les pêcheurs, nous les avons conscientisés, donnés des recommandations pour qu’ils puissent mieux se prendre en charge, se prémunir en cas d’alerte météo et de ne pas prendre des risques d’aller en mer en cas de mauvais temps ».
Selon lui, l’objectif global de cette activité c’est de réduire les pertes en vies humaines et de matériels au niveau du sous-secteur de la pêche. « L’objectif du ministère, c’est d’arriver à avoir zéro accident maritime », prédit-il.
Toutefois, il indique que des sanctions sont prévues contre les pêcheurs qui vont enfreindre des règles fixées pour aller en mer. « Il y a des sanctions qui sont prévues par la loi. Le port du gilet est obligatoire. Celui qui ne respecte pas cette obligation sera infligée d’une amende allant de 50 mille à 250 mille francs CFA », prévient le capitaine.

NON-PAIEMENT DE LEURS INDEMNITES, ORIENTATION DES NOUVEAUX BACHELIERS :Le Saes exprime son courroux 

http://www.enqueteplus.com/nodeLe Syndicat autonome des enseignants du supérieur (Saes) a tenu, hier, une marche de protestation pacifique, pour dénoncer le non-paiement des sommes dues et l’orientation de tous les nouveaux bacheliers décidée par l’Etat, dans le public. Ils ont ainsi battu le pavé jusqu’au rectorat où ils ont tenu un sit-in.
Les enseignants de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar sont montés au créneau, hier, pour se prononcer sur l’orientation des nouveaux bacheliers. Après 4 tours d’horloge d’assemblée générale tenue à la faculté des Sciences juridiques et politiques, ces formateurs estiment que la capacité d’accueil de l’Ucad ne répond pas à la décision du ministre de l’Enseignement supérieur d’orienter l’ensemble des nouveaux bacheliers dans le public.
‘’Le Saes souhaite le respect de la loi 94-79, plus spécifiquement de l’article 14. Cette question de l’orientation des bacheliers est purement d’ordre académique. Et les conditions ne sont pas réunies pour recevoir autant d’étudiants’’, déclare Diaga Diouf, Coordonnateur du Saes/Dakar.
Par ailleurs, les syndicalistes réclament le paiement des sommes dues aux professeurs, qui sont de divers ordres. ‘’On est au regret de constater qu’il y a des sommes dues qui n’ont pas été payées. Alors que les collègues ont honoré leur charge de travail depuis le mois de juillet 2019. Les examens de rattrapage ont été faits et jusqu’à présent, nous sommes dans l’attente. Il s’agit d’aides complémentaires, des avancements et des alignements pour les professeurs qui ont été promus au Cames. Il y a également ceux de la formation à distance. À l’école normale (Fastef) il n’y a pas eu de paiement pour les professeurs », explique M. Diouf, selon qui toutes les facultés sont touchées par ces retards de paiement. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, ils ont décidé, à l’unanimité, d’observer des grèves fréquentes de 48 heures jusqu’au paiement des sommes dues.EMMANUELLA MARAME FAYE

Climat tendu à l’Université de Bambey : le Recteur autorise les forces de l’ordre à entrer dans le Campus

La situation reste tendue à l’Université Alioune Diop de Bambey. En grève illimitée depuis plusieurs semaines, les étudiants ont décidé de passer à la vitesse supérieur. Après avoir barré la route nationale, hier, les pensionnaires de ce temple du savoir ont manifesté leur courroux encore, ce mercredi. Ils ont délogé les élèves des différentes écoles de la ville et sont, au moment où ces lignes sont écrites, en train de faire face aux forces de l’ordre.
Le Recteur de l’Université a sorti une réquisition autorisant les forces de l’ordre à entrer dans le Campus social. La situation risque de s’empirer si rien est fait par les autorités compétentes pour calmer les étudiants. Ces derniers sont bien décidés à mener leur combat jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications.
En effet, les étudiants de l’Uadb exige le départ du Directeur du Crous, Cheikh Abdou Lô. Ils réclament également l’achèvement du restaurant en construction au Campus 2, le démarrage du projet de construction de logements, l’achèvement des travaux de construction de forages, la réfection des toilettes du Campus 2, l’effectivité du désherbage dans les Campus sociaux et pédagogiques. Ils demandent aussi aux autorités compétentes d’apporter des solutions au problème de la plomberie dans les pavillons, de réfectionner les toitures des pavillons des sites de Diourbel et Ngoundiane.Mor Mbaye Cissé, Correspondant à Bambey

LE CNRA INVITE AU RESPECT STRICT DE LA LOI INTERDISANT LA PUBLICITÉ DES PRODUITS DE DÉPIGMENTATION DANS LES MÉDIAS AUDIOVISUELS

La diffusion, par les médias audiovisuels (radios et télévisions), de messages publicitaires relatifs aux produits de dépigmentation,  est interdite par la loi.
Selon l’article 112 de la loi  n° 2017-27 du 13 juillet 2017 portant Code de la Presse : « Sont interdits les messages publicitaires relatifs à la promotion (…) des produits cosmétiques de dépigmentation ».
La violation de ce texte explique les observations envoyées par le CNRA aux radios et télévisions, pour l’arrêt de la diffusion de tous les messages publicitaires relatifs aux produits de dépigmentation et pour inviter les éditeurs qui n’ont pas encore signé des contrats de sponsoring ou autres, à refuser toute offre de publicité relative à ces produits.
Le Conseil national de Régulation de l’Audiovisuel, rappelant que l’entité titulaire d’une autorisation de diffusion de programmes radio est responsable du contenu des émissions qu’elle diffuse, appelle les éditeurs audiovisuels à prendre les mesures appropriées pour ne pas diffuser des messages publicitaires concernant les produits dont la publicité ou la promotion fait l’objet d’une interdiction législative ou règlementaire  ou à mettre un terme définitif à de pareils manquements. Pour l’Assemblée du CNRA

Interdiction publicité produits de dépigmentation: ‘’La 2Stv va l’appliquer à la lettre… ‘’ (Cheikh Diaby)

https://www.seneweb.com/Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) a fait un rappel, hier, sur l’article 112 du Code de la presse interdisant la publicité des produits de dépigmentation. Une interdiction qui touche directement les télévisions qui tirent une partie de leurs ressources publicitaires sur ces produits.
Pour Cheikh Diaby, responsable à la 2Stv joint par Seneweb, ce rappel du Cnra vient à temps. Pour lui, au-delà de la mission d’informer juste et vrai, les télés ont une mission de sensibilisation de la population.
‘’ Tout le monde sait que dans les publicités que nous faisons passer pour la dépigmentation, nous ne livrons pas la bonne information. Parce que dans les produits, on dit qu’il n’y a pas de risque, alors que nous sommes en train de tuer la population. Je demande à tous les médias de se conformer à cette décision du Cnra. Parce que notre rôle est de sensibiliser la population’’, déclare Cheikh Diaby.
Concernant la 2Stv, notre interlocuteur nous fait comprendre la position de l’organe. Pour lui, la 2Stv va tout simplement se conformer à la décision, sans distinction. ‘’Nous allons appliquer ça à la lettre. Si vous regardez bien, 2Stv n’a pas l’habitude de faire passer ces genres de produit’’, ajoute-t-il.
Diaby de préciser, tout de même, que l’apport de la publicité des produits de dépigmentation dans les organes de presse (surtout la télévision) est important. Mais, pour lui, ‘’quel que soit l’apport qu’on peut en tirer, le plus important, c’est d’avoir une population saine’’.

Publicité produits dépigmentation: Ce qu’en dit le code de la presse

Comme l’a rappelé Babacar Diagne, le président du Cnra, c’est le code de la presse qui interdit la publicité des produits cosmétiques destinés à la dépigmentation. Voici ce qu’en dit le code de la presse à travers la loi n° 2017-27 du 13 juillet 2017 :
 »Art. 112. – Sont interdits les messages publicitaires relatifs à la promotion :
– des armes à feu, cartouches ou jouets de guerre ;
– des boissons alcoolisées ;
– des produits alimentaires non certifiés ;
– des tabacs et produits du tabac ;
– des produits cosmétiques de dépigmentation ».

interdiction publicité: Diakhaté invite le Cnra à y ajouter le charlatanisme

L’interdiction de la publicité de produit de la dépigmentation est saluée par Moustapha Diakhaté. Ce dernier, sur son page Facebook, demande d’ailleurs au Cnra d’étendre l’interdiction à la promotion du charlatanisme dans les médias.
 »Croyance magico-religieuse : une autre malédiction à combattre
Il faut saluer la décision du CNRA de prohiber la publicité des produits dépigmentants.
Toutefois, il y a le fléau du charlatanisme qui sévit dangereusement au Sénégal et bénéficie de grands renforts de publicité.
Vivement l’extension de la mesure du CNRA aux émissions de promotion du NJABAR islamisé ou paganiste ».

Gestion des maladies non transmissibles : le Sénégal confronté au triple fardeau nutritionnel (acteur)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le Sénégal, dans le cadre de sa lutte contre les maladies non transmissibles responsables (MNT), en 2017, de 42% des décès enregistrés sur son territoire, est confronté au phénomène du triple fardeau nutritionnel, avec la persistance, à la fois, de la sous-nutrition, des carences en micronutriments et de la surnutrition, a déclaré, mercredi à Dakar, le Directeur exécutif du Consortium pour la Recherche Economique et Sociale (CRES).
S’exprimant au cours de l’atelier de lancement du projet « Prévenir et réduire l’ampleur des maladies non transmissibles par une alimentation saine au Sénégal », Professeur Abdoulaye Diagne, citant des enquêtes réalisées par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie en 2015 et portant sur les facteurs de risque des MNT, informe que « 24% de la population sénégalaise est hypertendue ».
Le surpoids y atteint 5,3% des garçons adolescents contre 12,9% des filles, tandis que 16,1% des adultes hommes sont en surpoids contre 23,6% d’adultes femmes. De même, l’obésité touche 4,1% d’adultes hommes alors qu’elle concerne 13,5% d’adultes femmes. Les mesures de glycémie ont, quant à elles, montré que 2,1% de la population est diabétique.
Le directeur exécutif du CRES, a par ailleurs soutenu que les mêmes études de l’ANSD, ont montré que la consommation de fruits et légumes par les Sénégalais est insuffisante atteignant seulement 3,5 portions alors qu’elle aurait dû être de 5 portions par jour et par personne.
Au-delà de ces facteurs précités, souligne le Professeur Abdoulaye Diagne, le Sénégal est confronté aussi à d’autres formes de malnutrition persistantes avec des prévalences relativement importantes.
« En 2015, alors que le retard de croissance (mal nutrition chronique) frappait 21% des enfants, l’émaciation (malnutrition aigüe) et l’insuffisance pondérale touchait respectivement 8% et 16% des enfants du même groupe d’âge. Par ailleurs, les carences en micronutriments d’origine alimentaire persistent encore à des taux élevés, plus particulièrement, l’anémie par carence en fer. La carence en vitamine A chez les enfants de moins de cinq ans, se situe à plus de 66% en 2015 », a-t-il expliqué.
Partant de ces constats, il soutient que le Sénégal doit à la fois combattre la sous-alimentation et faire reculer fortement la prévalence des facteurs de risque des MNT imputables au système alimentaire.
Et c’est dans ce cadre que s’inscrit ce projet du CRES financé à hauteur de 700 000 dollars canadiens, soit un peu de 300 millions de FCFA, par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI).
Une étude consacrée aux habitudes alimentaires des Sénégalais sera menée sur le plan national afin de produire une masse critique de données probantes sur les facteurs de risque des MNT attribuables au système alimentaire sénégalais et, sur la base de ces évidences, appuyer la définition de politiques publiques pour un accès universel à une alimentation saine.ARD/Dng/APA

Esclave: «La réparation demeure un droit», selon Christiane Taubira

http://lesoleil.sn/Plusieurs fois ministre et députée, Christiane Taubira est surtout connue comme femme politique, un tribun hors pair. Mais elle est surtout une femme de Lettres. C’est avec cette double casquette qu’elle était l’invitée des Ateliers de la pensée à Dakar (30 octobre-2 novembre). Dans un discours mêlant politique et poétique, elle a répété sa conviction au sujet de l’esclavage, « le seul crime contre l’humanité dont on ne reconnaît pas le principe même de la réparation », alors que pour tous les autres crimes contre l’humanité ce principe a été mis sur la table. En 1804 en Haïti, aux Etats-Unis en 1865, entre l’Allemagne et Israël après la Seconde guerre mondiale, entre les Etats-Unis et les citoyens japonais, entre le Japon et la Corée…

« Le premier signe de dignité, après un génocide, un massacre ou un crime contre l’humanité, c’est de poser le principe de la réparation », estime Christiane Taubira.

Or, pour la traite négrière et l’esclavage, c’est le principe même de la réparation qui est contesté. Si le crime est « irréparable – la seule réparation possible exige une temporalité et cette temporalité, c’était le moment même du crime, et elle a été assurée par ceux et celles qui ont subi le crime – elle proclame, pour ma part, que le droit à la réparation demeure. « Il est une créance infinie sur l’humanité toute entière comme le génocide amérindien », poursuit-elle.

Qui répare qui ?

Du point de vue du droit, on n’a plus de coupables en face et que ce crime (l’esclavage) est imputable aux appareils d’Etat et que de toute façon le crime est prescrit. En revanche, la responsabilité « n’est pas que dans le passé, elle est contemporaine, elle est à la charge de ceux et celles qui détiennent le pouvoir aujourd’hui ».
Alors que le simple fait d’évoquer le principe de la réparation au sujet de l’esclavage, crée une véritable « panique » dans le camp des anciens oppresseurs, pensant à l’aspect matériel et financier, Taubira assure, avec panache, ironie et souvent mépris, que « ce n’est même pas la question essentielle ». A ses yeux, la question est d’abord éthique, philosophique.

«La problématique de la réparation a trait à notre rapport à la vérité et à la justice»,pense Christiane Taubira.

Cependant, plutôt que d’en appeler à la compassion, à la sympathie des anciens oppresseurs, « il nous faut rester ensemble et porter ensemble toutes les fragilités du monde », invite l’ancienne Garde des Sceaux français.
Au final, « nous aussi nous réparons, parce que nous avons sublimé le malheur absolu, nous sommes les survivants obstinés, pugnaces, nous sommes surtout les résilients magnifiques. Et parce que nous nous sommes réparés, nous sommes capables de réparer le monde », conclut-elle.Seydou KA

La stratégie du langage à double fond… Par Amadou Tidiane Wone

Le Président Macky Sall a bien tiré les leçons de son premier mandat. Emporté par l’excitation de la campagne d’entre les deux tours en 2012, et sous l’euphorie des premiers mois de son accession à la magistrature suprême, il s’était laissé aller à plusieurs déclarations, hasardeuses et contradictoires, au sujet du mandat présidentiel. On lui a suffisamment rappelé lesquelles, avec les archives sonores et visuelles désormais à la portée de tout le monde. On ne l’y reprendra plus. Ni lui ni quelqu’un des siens ! Les mesures récentes prises à l’encontre de quelques téméraires qui ont abordé le sujet brûlant du troisième mandat sont édifiantes à cet égard.
En réalité, la question qui fâche est sans objet pour peu qu’elle soit mieux posée. La Constitution du Sénégal, en son article 27 dispose en effet:
« La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. 
Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. »
Le Président Macky Sall nous a récemment rappelé que la Constitution sénégalaise était rédigée en français ( !) Bien fait pour les 70%de sénégalais qui ne parlent ni ne lisent dans cette langue. Traduisons quand même pour les malentendants qui restent :

Le Président Macky Sall a effectué un premier mandat de sept ans. Dans son esprit, comme dans celui des rédacteurs de Sa  Constitution, sept ne veut pas dire cinq… en bon français en tous cas ! Donc, ce mandat-là ne fait pas partie du décompte. J’attends d’être démenti. Autrement dit, le mandat en cours est son premier mandat de cinq ans. Il pourra, si le cœur lui en dit, se présenter pour un second mandat de cinq ans.  La question juridique est donc sans objet.
Il reste la question politique : celle de la troisième candidature.Celle-ci interpelle toute la classe politique, du pouvoir comme de l’opposition, mais surtout et en dernier ressort le Peuple qui choisit ceux qui doivent conduire ses affaires. A tous de se demander si le bilan du Président Macky Sall à la tête du Sénégal est si élogieux que personne ne puisse lui refuser un nouveau bail ? Du côté du pouvoir, n’y aurait-il personne qui se sente, digne et capable, de prétendre à la succession du Président Macky Sall ?  Et d’abord une question préjudicielle : Était-il dans l’esprit du référendum, après les batailles de principe de l’année 2011 sur l’idée d’un troisième mandat, de piéger les électeurs dans un article à double fond taillé sur mesure pour le Président Macky Sall ? Il appartient au Peuple sénégalais de trancher la question et de se mobiliser pour dire son fait aux uns et aux autres. Car en effet, on peut être candidat et perdre ! Le « troisième mandat » est hors du champ de la volonté humaine. Il suffit de demander aux deux prédécesseurs du Président Sall…
Au lieu donc de spéculer sur la mauvaise question du « troisième mandat » qui ne dépend, en principe que de la volonté du peuple sénégalais, l’opposition gagnerait à être vigilante sur les voies et moyens de sécuriser le processus électoral de bout en bout. Et d’abord tirer les leçons du dernier scrutin présidentiel, analyser les pièges du système du parrainage, se préparer en conséquence par la formation des personnels qui auront en charge toutes les opérations électorales. Je proposais la mise sur pied d’un état-major de crise aux différentes composantes de l’opposition, entre autres pour mutualiser les informations et préparer les prochaines échéances en se donnant les moyens d’anticiper les mauvais coups de l’adversaire. Parce qu’il semble désormais établi que la politique est devenu l’art de la tromperie et de la manipulation, et que les élections peuvent être programmées pour favoriser un candidat au pouvoir ! Il est temps que les leaders de l’opposition se consacrent à la sécurisation de notre système électoral afin que seule la volonté du Peuple souverain sorte des urnes. Ce travail profitera à tous et ne devrait pas être l’objet de rivalités. Bien au contraire, des synergies inattendues pourraient naitre d’une meilleure identification des compétences et des tempéraments des uns et des autres. Dans les deux prochaines années, telles me semblent être les tâches prioritaires. Car, et je suis au regret de le dire, les suites du « dialogue politique » tel qu’il est engagé ne me semblent pas prometteuses.
J’ai même le sentiment que cela entre dans le cadre d’une anesthésie générale avant une opération chirurgicale qui va désarticuler l’opposition et ouvrir la voie à la troisième candidature. Eh ! Oui ! La stratégie du langage à double fond nous invite à toujours nous attendre au pire. Le bouleversement du calendrier électoral nous en offre un avant-goût…Amadou Tidiane WONE

Les Munitions Saisies Au Sénégal Seraient «Destinées À Des Clubs De Tir» En Mauritanie

http://www.walf-groupe.com/La grosse quantité de munitions saisie au Sénégal et qui fait la une de presse ce week-end, serait destinée à des clubs de tir à la cible traditionnelle en Mauritanie, selon une thèse servie par plusieurs sources concordantes à Nouakchott. Inquiétant.
La presse de Dakar évoque une saisie dans les environs de Thiès, par une patrouille de la gendarmerie nationale, de 3.900 à 4.500 munitions «volées à l’armurerie de la base militaire de Ouakam, qui prend une tournure sous régionale, impliquant aussi bien le Mali que la Mauritanie, pays de la destination présumée», de cette curieuse marchandise.
«Les autorités mauritaniennes auraient identifié la source des munitions saisies et la personne censée les recevoir», selon une source ayant requis l’anonymat.
Selon celle-ci, les munitions étaient destinées à des clubs de tir à la cible mauritaniens. Si l’information s’avère, ce serait inquiétant. En effet, cela voudrait dire que ces clubs fonctionnent avec des munitions qui échappent totalement au contrôle des autorités. Dans une région aussi sensible que le Sahel, avec les trafiquants de tout bord et des terroristes, ces clubs pourraient s’adonner à la contrebande et à la commercialisation de munitions à des groupes pouvant nuire à la sécurité du pays et des Etats voisins.
Celà doit pousser les autorités à être davantage vigilantes vis-à-vis de ces clubs.
Rappelons qu’au Sénégal, dans le cadre de l’enquête préliminaire relative à cette affaire, deux individus sont actuellement arrêtés et font l’objet d’interrogatoires, alors qu’un militaire sénégalais du nom de B.Sangaré, qui s’est fondu dans la nature, est activement recherché par les pandores. D’après la presse sénégalaise, le mis en cause a été repéré au Mali.
Le mystère reste encore entier autour de cette affaire, en dépit des explications relatives à des munitions destinées aux activités de tir à la cible traditionnelle. Un doute lié à la nature et aux caractéristiques des projectiles saisies telles que décrites à travers la presse.
Toutefois, parlant de l’enquête, le directeur des relations publiques de l’armée (DIRPA) sénégalaise, le colonel Abdoul N’Diaye, cité par le quotidien dakarois «Libération», appelle à la prudence et à la retenue. Car «pour le moment, il ne s’agit que d’une déclaration servie par une personne non habilitée», c’est-à-dire le chauffeur arrêté par une patrouille de gendarmes..
L’’enquête ouverte par la Section de recherches (SR) de la gendarmerie suit son cours.Afrique.le360

Saisie de munitions de guerre à Pire: A-t-on frôlé un incident diplomatique avec la Mauritanie? L’arrestation du soldat Abdou Bécaye Sangharé,la clé de la vérité.

https://www.dakaractu.com/La saisie de plus de 4000 cartouches d’AK-47, dans la nuit du 26 au 27 octobre, à hauteur de Pire, dans le département de Tivaouane cache bien des secrets.
Jusque-là la piste du trafic de munitions en vue d’alimenter les conflits régionaux semble être privilégiée du fait de la confidence que l’un des mis en cause a faite lors de son audition. Mais les informations supplémentaires obtenues par Dakaractu dans cette affaire, risquent de tout remettre à plat et pour cause.
Nous tenons de sources bien informées que ce dossier pourrait bien être avoir trait à une tentative de putsch qui viserait le régime… de Nouakchott.
Le pouvoir mauritanien soupçonnerait des opposants d’utiliser Dakar comme base arrière pour tenter de renverser Mohamed Ould Ghazouani qu’ils ne reconnaîtraient pas comme président élu.
Des informations qui nous sont parvenues, il apparaît que des instructions auraient été données aux services de renseignements mauritaniens aux fins de suivre les mouvements des individus utilisés par ce groupe d’opposants de couleur pour parvenir à leur fin.
En même temps, les autorités sénégalaises auraient été saisies pour empêcher que le Sénégal serve de refuge à des putschistes. Cela nuirait aux relations diplomatiques entre les deux pays qui n’ont pas toujours eu les meilleurs rapports au monde. L’implication d’un mauritanien dans cette affaire de saisie de 4500 cartouches d’AK-47, semble conforter Nouakchott dans sa position.
A Dakar, si l’on prend très au sérieux cette piste, on n’en est pas moins soucieux d’explorer d’autres. C’est dans cette optique qu’une enquête a été ouverte par le parquet pour association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste et détention d’armes en vue de commettre des actes terroristes.
La détention illégale de munitions ou d’armes et la complicité de détention d’armes ont été aussi retenues contre les mis en cause qui sont pour le moment, au nombre de trois, coté sénégalais.
Le chauffeur qui conduisait la Mercedes à bord de laquelle les munitions ont été retrouvées par les gendarmes de la Brigade territoriale de Tivaouane, ainsi que son acolyte qui a été cueilli à Rosso Sénégal seront incessamment présentés au Doyen des juges d’instruction, nous apprend Libération de ce mercredi 06 novembre.
Pour ce qui le concerne, le soldat de première classe Abdou (et non Amadou) Bécaye Sangharé, qui serait le cerveau de cette affaire est activement recherché. Quand il a appris que son manège a été découvert, ce jeune soldat de première classe, âgé 28 ans (il est né le 10 avril 1991) a pris la fuite et se trouverait au Mali, d’où il est originaire. Il ne fait aucun doute que seule son arrestation pourra éclairer la lanterne des uns et des autres sur les tenants et les aboutissants de ce rocambolesque vol de munitions dans un dépôt de l’armée sénégalaise

LE RISQUE POUR LE SÉNÉGAL DE DEVENIR UN NARCO-ÉTAT PAR MADIAMBAL DIAGNE

Le Giaba a régulièrement pointé du doigt le secteur de l’immobilier et les réseaux informels de transfert d’argent et d’importation de véhicules, devenus des boulevards prisés des «blanchisseurs»
Quand on suit les grandes chaînes d’information ces derniers mois, notamment depuis le mois de juin 2019, les informations principales sur le Sénégal portent sur des opérations de saisie de grosses quantités de drogue dure en provenance d’Amérique latine. Si donc de telles opérations ont pu se faire, c’est sans doute parce que notre pays a mis en place un système de lutte et de traque efficace, en relation avec de nombreux autres pays engagés à combattre le grave fléau du trafic international de drogue dure. On peut donc s’en féliciter et encourager les agents de l’Etat qui ont réussi de pareils succès. Toutefois, on pourrait se dire que si des quantités record de drogue ont pu être saisies à bord de navires faisant escale à Dakar ou arraisonnés dans les eaux territoriales sénégalaises, d’importantes autres quantités ont pu passer à travers les mailles des filets des garde-côtes ou de la Douane sénégalaise. Combien d’embarcations, notamment des vedettes rapides, passent au large des côtes sénégalaises sans être inspectées ou contrôlées ? Il suffit d’être dans un avion qui effectue son approche des aéroports de Dakar ou de Diass pour observer l’important trafic de petites embarcations rapides qui sillonnent les eaux sénégalaises ou internationales. La marine et la Douane sénégalaise ont pu se doter d’équipements nouveaux et opérationnels qui ont permis d’engranger d’excellents résultats dans la lutte contre le trafic international de drogue. L’Armée de l’air attend la livraison de nouveaux appareils pour mieux surveiller et sécuriser nos eaux territoriales. Quelle était la situation avant l’arrivée de ces nouveaux équipements ? Aussi, depuis que d’importants changements ont été opérés dans les services de douane et de sécurité au niveau du port de Dakar par exemple, on a pu observer une sorte de démantèlement de grands réseaux de trafic de drogue à travers des navires de marchandises arrivant à Dakar. L’importance des saisies est telle qu’on en arrive à se demander si cette nouvelle situation ne serait pas consécutive à des déplacements d’agents dans ces services de lutte contre le trafic des drogues. Autrement dit, qu’en était-il alors avant ces mouvements de personnels ?
Dans les réseaux sociaux, on a vu circuler des vidéos censées être des films d’opérations d’exfiltration de grosses quantités de drogue à partir de navires accostés au port de Dakar. Des personnes se mettaient à changer les roues de véhicule pour les remplacer par des roues préalablement bourrées de sachets de drogue. On nous dit que le film n’avait pas été tourné au Sénégal. Soit ! Mais on peut bien augurer que cela aurait pu être à Dakar quand on voit ce qui se passe maintenant avec des agents de manutention qui arrivent à sortir du port de grosses quantités de drogue saisies (comme sur le navire Nigeria Grande).
L’histoire du Nigeria Grande, où plusieurs tonnes de cocaïne avaient été découvertes dans des malles de voiture en provenance du Brésil, renseigne sur l’ampleur de ce trafic. Ce navire qui avait déjà été arraisonné en 2018 au Brésil, avec dans ses cales plusieurs tonnes de drogue, continuait tranquillement de faire des navettes entre le Brésil et l’Angola, en passant toujours par Dakar. Le 2 août 2019, un container de 4,5 tonnes de cocaïne avait été saisi au port de Hambourg en provenance de Dakar. La drogue était présentée comme des graines de soja.

Le monde surveille le Sénégal

On ne le dira jamais assez, les saisies de drogue à des proportions aussi importantes ne sont pas un phénomène nouveau au Sénégal. En matière de trafic de drogue dure, le Sénégal avait fini d’inquiéter la communauté internationale. Déjà, on peut se rappeler qu’en 2007, l’Office de lutte contre la drogue et le crime de l’Onu (Unodc) prévenait : «L’importance grandissante de l’Afrique de l’Ouest comme région de transit et de stockage de la cocaïne est apparente dans les statistiques des saisies récentes dans les pays européens et d’Amérique latine. Sur les 5,7 tonnes de cocaïne saisies de janvier à septembre 2007 en Afrique, 99% ont été réalisées en Afrique de l’Ouest : 2,4 tonnes ont été saisies au Sénégal en juin 2007 et presque 1,5 tonne saisie en Mauritanie entre mai et août 2007.» Le fléau avait pris une telle ampleur que des voix s’étaient élevées avec véhémence pour pousser le gouvernement du Sénégal à criminaliser l’infraction de trafic international de drogue dure, en corsant davantage le dispositif de répression. Le Sénégal a aussi pu être victime de sa situation géographique qui en fait un carrefour entre l’Amérique latine et l’Europe. Aussi, la faiblesse des dispositifs sécuritaires dans des pays voisins, comme la Gambie et la Guinée Bissau, a rendu encore plus ardue la tâche des agents préposés à la lutte contre le trafic de drogue. Il y a quelques années de cela, c’était un secret de polichinelle que de hautes autorités de la Gambie et de la Guinée Bissau étaient mêlées au trafic international de drogue dure. La Guinée Bissau a été officiellement désignée par l’Office des Nations unies de lutte contre le crime et la drogue, de «narco-Etat». Le circuit de la drogue alimentait également les fonds de guerre de groupes rebelles armés en Casamance et certains autres réseaux terroristes.
Des pirogues transportant de la drogue sont régulièrement saisies sur les côtes de Casamance, de Mbour ou Saly. Par voie terrestre, d’importantes quantités de drogue entrent au Sénégal par la Gambie, les deux Guinées voisines et le Mali. Les îles du Saloum ont commencé par se transformer en zone de stockage de la drogue. Un Espagnol y avait par exemple installé une usine de traitement de poisson qui était plutôt un laboratoire de conditionnement de drogue dure. Nous écrivions dans ces colonnes, le 6 novembre 2012, que «c’est devenu un lieu commun de dire que le Sénégal constitue aujourd’hui une plaque tournante du trafic international de la drogue. Dans certains bars, restaurants, dancings de la station balnéaire de Saly Portudal, on parle plus l’espagnol et le portugais que le français. C’est dire que les Latino-américains et autres ressortissants de Guinée-Bissau et de pays lusophones y ont étendu leurs tentacules. Les agents des douanes et les gendarmes de la zone avouent leur impuissance de lutter contre ce trafic dont les acteurs disposent d’une énorme puissance financière et de moyens logistiques qui leur donneraient le complexe. La nuit, des vedettes rapides se lancent en haute mer pour prendre des livraisons fournies par des bateaux positionnés à la limite des eaux sénégalaises».
Dans la foulée, le journal Sud Quotidien rappelait en juillet 2007 que «de Thiadiaye à Joal-Fadiouth, en passant par Saly Portudal, Mbour et Nianing, des quantités énormes de drogue ont été saisies. Plusieurs tonnes de chanvre indien et une tonne de cocaïne détruite sous la direction des autorités judiciaires en témoignent». En effet, des Vénézuéliens, Colombiens et Equatoriens avaient été interpellés dans le cadre d’enquêtes sur des saisies record de cocaïne. Un trafic qui s’internationalise de plus en plus, avec Saly comme carrefour, une plaque tournante du trafic de drogue. Le journal Le Témoin de renchérir dans sa livraison du 4 août 2013 en indiquant «quand Espagnols et Colombiens règlent circulation des personnes et des… drogues». La pègre est bel et bien là depuis longtemps.

On voit bien que les informations sur des saisies de drogue au Sénégal deviennent un fait courant dans les médias sénégalais.

Il s’y ajoute que les autorités gouvernementales du Sénégal s’étaient, on ne peut plus trop mal, comportées dans la gestion des affaires de trafiquants de drogue arrêtés. Le baron nigérian de la drogue, John Ezy Obi, avait mis à mal les institutions judiciaires et l’Administration pénitentiaire sénégalaise, car il continuait, depuis sa cellule de prison au Sénégal, de diriger son réseau de trafic et bénéficiait de traitements princiers en détention. Les liens de John Obi avec certains cartels de drogue d’Amérique latine avaient fini d’être connus. Le phénomène est d’autant plus inquiétant que les trafiquants de drogue trouvaient des soutiens ou des complicités aux niveaux les plus élevés de l’Etat. La preuve ? Un garde du corps du Président Wade s’était permis de proposer à un haut magistrat de mettre à sa disposition plus de 500 millions de francs pour qu’il jouât sa partition dans l’opération d’achat d’une liberté provisoire pour le trafiquant de drogue nigérian John Obi, alors en détention provisoire. Cette affaire scabreuse avait défrayé la chronique des médias. Le Sénégal était devenu un Etat narcotrafiquant, au point que des agents du Fbi s’étaient permis, en 2011, de fouiller la suite du Président Wade en visite à New York. On s’imagine bien que les autorités américaines n’auraient pas pris de tels risques diplomatiques si elles n’avaient pas des informations quant à l’implication du premier cercle du Président Wade dans le trafic international de drogue. Plus grave, le dernier décret signé par le Président Abdoulaye Wade, avant de passer le pouvoir à son successeur Macky Sall, avait été d’accorder une grâce à une citoyenne sud-africaine, Johanna Susarah Mehring, condamnée en mars 2011 à 10 ans de travaux forcés pour trafic international de drogue à Dakar. La passation de pouvoirs entre les Présidents Wade et Sall, le 2 avril 2012, avait été retardée, le temps de laisser décoller de Dakar le vol de la South african airways en partance pour Johannesburg et avec Mme Mehring à bord. La réputation du Sénégal en a souffert.

La responsabilité de Macky Sall devant l’histoire

Le Président Macky Sall a toutes les bonnes raisons pour traquer l’argent sale dans les circuits économiques du pays.
Déjà, il avait stigmatisé le 26 octobre 2012 la gangrène de l’argent sale dans l’économie sénégalaise. Ironie du sort, en juillet 2013, la Police sénégalaise avait été secouée par un scandale mettant en cause des gradés qui s’accusaient mutuellement de couvrir des réseaux de trafic de drogue dure. Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) a régulièrement pointé du doigt le secteur de la construction immobilière et les réseaux informels de transfert d’argent, ainsi que ceux de l’importation de véhicules qui sont aussi devenus des boulevards prisés par les «blanchisseurs». Qui ne voit pas à Dakar la frénésie d’achats d’appartements et de villas de luxe par de jeunes personnes provenant de pays voisins du Sénégal ? Qui ne voit pas les dépenses frénétiques dans les boîtes de nuit et autres lieux de lucre à Dakar ? Qui ne voit pas les folles sommes d’argent remises publiquement à des chefs religieux sans pour autant que nul ne cherche à en savoir l’origine ? Qui ne voit pas les pratiques, qu’on ne trouve que dans les aéroports du Sénégal, où des personnes escortent des voyageurs de la coupée de l’avion à leur voiture et vice-versa ? Cette pratique qui a été décriée par les médias a été transposée de l’aéroport Léopold Sédar Senghor au nouvel aéroport Blaise Diagne de Diass. Si par exemple, comme il y a quelques semaines, un réseau de passeurs de voyageurs clandestins a été démantelé à l’aéroport de Diass et impliquant de hauts responsables de la Police nationale, on peut bien s’imaginer que des trafics de drogue, avec les colossaux enjeux financiers qu’ils comportent, pourraient également y avoir libre cours.
Quel dispositif de vérification et de contrôle des cargaisons et autres bagages a-t-il été mis en place au niveau de l’aéroport Léopold Sédar Senghor concernant les vols privés et militaires ? Qui n’a pas connaissance que des avions militaires, opérant dans la sous-région, avaient déjà été utilisés dans d’autres pays pour transporter des marchandises non déclarées ? Les autorités policières et douanières pourront toujours tout faire, autant qu’elles pourront, pour traquer et arrêter des trafiquants de drogue, mais si n’importe quel juge se permettait de libérer des trafiquants notoires de drogue, force est de dire que les autorités gouvernementales ne pourront que faire le constat

Scandale Petro-Tim

http://www.enqueteplus.com/Le film de ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Petro-Tim ne se joue pas qu’au Sénégal, devant le doyen des juges d’instruction. Du côté de Londres également, la bataille est farouche. Pour Aar Li Nu Bokk au Royaume-Uni, il n’est nullement question de se laisser divertir par ce qu’ils considèrent comme une ‘’farce ou tragédie’’. C’est selon, précise leur coordonnateur Moustapha Kamara.
Il peste : ‘’Nous n’attendons rien, absolument rien de cette justice. Ils veulent juste opérer un enterrement de première classe de ce dossier.’’ A en croire M. Kamara, les auditions en cours devant le juge d’instruction ne changent rien dans leurs démarches.
‘’Nous sommes toujours dans la logique de réunir toutes les preuves irréfutables qui démontrent l’implication de Bp dans ce scandale perpétré par Aliou Sall et ses complices’’, ajoute-t-il. Selon lui, le leitmotiv reste la volonté ferme de recouvrer l’argent appartenant au peuple sénégalais. Les représentants de Alb/Uk fondent ainsi beaucoup d’espoir en la loi anti-corruption de la Grande-Bretagne, le ‘’Bribery Act 2010’’ réputée être l’une des plus contraignantes au monde.

ALLA KANE, EX-INSPECTEUR DES IMPOTS: ‘‘Ce long suspense des 94 milliards n’aurait pas existé, si l’Etat…’’

http://www.enqueteplus.com/nodeL’affaire du titre foncier 1451/R de Rufisque et le paiement subséquent de 94 milliards vous semblent compliqués ? Cette interview du directeur du Cabinet international de sécurité immobilière et foncière (Cisif) Alla Kane est faite pour vous. Inspecteur des impôts à la retraite, il explique de manière claire les mécanismes qui ont mené à cet imbroglio.

Pouvez-vous nous faire la genèse du titre foncier 1451/R ?

Il faut d’abord savoir que nous sommes en plein dans l’expropriation pour cause d’utilité publique. Elle est encadrée par une loi qui date de 1976, un décret d’application qui date de 1977 et le décret de 2010 qui fixe le prix des terrains nus et des terrains bâtis.
C’est quoi l’expropriation ? La loi l’explique ainsi qu’il suit : ‘‘L’expropriation pour cause d’utilité publique est la procédure par laquelle l’Etat peut, dans un but d’utilité publique, et sous réserve d’une juste et préalable indemnité, contraindre toute personne à lui céder la propriété d’un immeuble ou un droit réel immobilier.’’ On voit que c’est axé sur la propriété immobilière. Si l’on est propriétaire d’un immeuble, nu ou bâti, la Constitution garantit le droit à la propriété. Quand l’Etat en a besoin pour cause d’utilité publique, il peut vous contraindre à la lui céder. Donc, il y a trois éléments pour l’expropriation : l’Etat qui est l’expropriant, le propriétaire qui est l’exproprié et le bien qu’on exproprie. Ici, il s’agit du fameux titre foncier 1451/R qui est dans la commune de Rufisque et qui a une superficie de 267 hectares 113 ares 14 centiares.
Ce Tf a une longue histoire. Il a été immatriculé le 4 mai 1959. Il a donc 60 ans ; plus âgé que beaucoup qui en parlent. Quarante ans après 1959, soit en 1979, les propriétaires l’ont vendu à une société appelée Saim Indépendance qui appartenait à feu Djily Mbaye.  Donc, en 1978-79, le Tf n’appartenait plus aux héritiers Ndoye, mais à la société Saim. Le 4 mai 1978 et le 28 avril 1979, il y a eu une cession devant feu Me Amadou Nicolas Mbaye qui était notaire à Dakar. Et tout ça était consigné dans le livre foncier de Rufisque, car le terrain se trouve dans cette commune. A partir de là, c’est une propriété qui va passer d’une main à une autre.
En septembre 1988, survient un évènement important sur ce Tf : un échange entre Saim Indépendance et l’Etat du Sénégal. Le principe est de diviser le terrain de 267 hectares 113 ares 14 centiares en deux parcelles. On va les appeler parcelle A et parcelle B. Les deux parties décident de procéder à un échange de parcelles. Elles conviennent d’échanger la Parcelle B avec une autre parcelle C qui est à Fann-Mermoz. L’Etat a donné à Saim Indépendance la parcelle C pour prendre la parcelle B du Tf 1451/R. Donc, en 1988, la superficie du Tf a diminué, car une parcelle a été détachée. La parcelle A demeure toujours la propriété de Saim Indépendance.  En 1997, l’Etat du Sénégal a un projet d’utilité publique qui est un programme de Parcelles assainies de la Sn-Hlm à Rufisque. Le site visé et la parcelle A du Tf en question. On a pris alors un décret d’expropriation pour pouvoir réaliser le projet d’utilité publique de la Sn-Hlm. A cet instant, si l’on prend la parcelle B, qui est la propriété de l’Etat, et qu’on y rajoute la parcelle A, l’ensemble du Tf 1451/R appartient à l’Etat du Sénégal.
Dans le cadre de l’expropriation, il y a l’indemnité. L’Etat ne vient pas prendre la propriété sans contrepartie. Il faut une juste réparation. Pour ça, il y a une commission de conciliation prévue par la loi, qui se réunit avec les propriétaires pour discuter sur le montant de l’indemnité.  La première phase est administrative où il y a le propriétaire, le représentant de l’Etat, c’est-à-dire les Domaines, et le gouverneur qui préside la commission. On discute et si on tombe d’accord sur un montant, on fait un procès-verbal qu’on envoie à la Direction des domaines qui va prendre un autre acte. Si on n’est pas d’accord, on va en phase judiciaire. On voit le juge qui, en définitive, va fixer le montant de l’indemnité. Mais ici, Saim Indépendance et l’Etat sont tombés d’accord sur le prix de 500 F le mètre carré. Ils ont donc calculé la superficie de la parcelle A pour un montant de 605 millions de F Cfa et quelque. Maintenant, il faut un Pv où signent le gouverneur, les membres de la commission de conciliation et le propriétaire. Par la suite, on envoie le Pv à la Direction des domaines dont le directeur signe un acte d’acquiescement. Lequel reconnait la dette de l’Etat, la créance de l’Etat sur l’exproprié. On envoie ça au Service de recouvrement de Rufisque pour ce celui-ci saisit le bureau de paiement pour payer. Ce n’est que le 17 mai 2001 que l’acte d’acquiescement de Saim Indépendance a été signé.

Pourquoi tout ce temps, entre la cession de la parcelle A et la signature de l’acte d’acquiescement ?

C’est le grand problème pour tout le monde. Ce sont les lenteurs. Et cela va expliquer, en partie, les 94 milliards. Vous avez vu combien de temps cela a pris. On y reviendra. Pour un acte d’acquiescement du 17 mai 2001, on n’a payé que le 26 octobre 2009. Huit longues années pour un paiement aux héritiers de Djily Mbaye. A partir de ce moment, l’Etat était devenu le propriétaire. Ce qui complique la donne est que les héritiers Mbengue et Ndoye avaient introduit, en 1995, une instance judiciaire pour annuler la vente de 1978-79 à Saim Indépendance (Saim Kébé). Ils ont introduit cette demande d’annulation de vente 17 ans plus tard.
Finalement, c’est le 9 février 2012 que l’arrêt n°01/12 de la Cour d’appel de Kaolack a radié la vente (celle de 1978-79)

Pourquoi les héritiers Ndoye et Mbengue ont attendu toutes ces années et surtout pourquoi l’affaire a été jugée par le tribunal de Kaolack ?

Ils voulaient certainement reprendre leur bien. Peut-être… mais le véritable problème est que la Cour d’appel de Kaolack a radié la vente de 1979. Vous voyez les difficultés que ça implique.

La vente s’était faite à Dakar, pourquoi c’est la Cour d’appel de Kaolack qui a tranché cette affaire ?

Peut-être parce qu’elle était compétente sur cette question, en 2012. Donc, en 2012, la situation s’est complètement renversée et on a rétrocédé la propriété de l’Etat car, entretemps, n’oublions pas, il est devenu propriétaire. N’oublions pas qu’il y avait l’échange, l’expropriation, la réunification des deux parcelles. Maintenant, on rétrocède la propriété de l’ensemble du Tf aux héritiers Ndiaga Ndoye et consorts.

L’Etat n’a pas contesté la décision ?

Pas du tout. Donc, en 2012, 2013, les héritiers ont constitué un pool de mandants. Ces derniers ont formé la société immobilière Thiandoum afin de faire les démarches sur leurs droits, actions et créances sur l’Etat qui avait exproprié en 1997. Ils ont demandé à être indemnisés de cette expropriation, car ils sont devenus propriétaires. C’est en juin 2016 que Seydou dit ‘’Tahirou Sarr’’ est entré dans la danse. Puisque ces héritiers ne pouvaient pas entrer dans leurs fonds d’expropriation, ils ont rencontré M. Sarr qui leur a proposé une cession de la créance qu’ils prétendent avoir sur l’Etat.

M. Sarr leur a racheté la créance ?

Oui.

Cela veut bien dire qu’il donne de l’argent aux héritiers et que lui va régler ça avec l’Etat ?

Exactement ! Mais le problème est que la créance n’existe pas. Pour la bonne raison que quand les héritiers Ndoye sont devenus propriétaires, toutes les opérations passées sur le Tf sont devenues caduques. A partir de ce moment, ils ne pouvaient plus prétendre à des actions, à des créances ou à des droits sur l’Etat. L’Etat n’a pas pris, depuis que les Ndoye sont redevenus propriétaires, un décret d’expropriation d’utilité publique sur le Tf en entier. Il n’y a pas d’acte de cessibilité qui définit les contours des immeubles qui sont expropriés.  Quand on vend une créance qui n’existe pas, c’est une créance fictive. Trois cas de figure étaient possibles. Que les héritiers Ndoye rentrent en relation pour une vente directe du terrain à l’Etat, c’est-à-dire l’ensemble des 267 hectares. Le deuxième aurait été que l’Etat prenne un décret d’expropriation de l’ensemble du Tf pour cause d’utilité publique ou, troisièmement, qu’ils procèdent à un échange. Tant que l’une de ces options n’est pas faite, il n’y a pas de créance.
Si on les rejoint sur leur propre terrain, dans leur propre logique, Tahirou Sarr a acheté la créance à 2 milliards 500 millions. Sur quelle base ? La créance n’est pas encore fixée ; on ne connait pas encore le montant ; on n’est pas allé à la commission de conciliation pour discuter d’un montant… et on lui vend cette créance à 2,5 milliards. Lui-même dit qu’il prend en charge les frais et honoraires de l’avocat des héritiers. Il prend en charge les frais de courtage de l’opération. L’avocat des héritiers a empoché 300 millions, les frais de courtage 50 millions. On était le 10 juin 2016. Ils vont attendre le 21 août 2017 pour aller à la commission de conciliation prévue par la loi pour fixer le montant.

Vous dites que la créance a été achetée préalablement à la fixation de son montant ?

C’est exactement ça. Plus les frais de l’avocat et de courtage.

Comment est-on passé de 2,5 milliards à 94 milliards ?

Il faut noter qu’il y avait une partie des héritiers qui ont contesté la cession de créances à M. Sarr. Il s’agit des héritiers d’une veuve, appelée Gnivy Mbengue. C’est d’ailleurs à cause de cette contestation que le tribunal a refusé d’homologuer la cession. Donc, en allant à la commission de conciliation le 21 août 2017, il n’y avait que Tahirou, mais pas les représentants des contestataires de la vente. La composition de la commission même laisse place à des appréhensions. C’est le receveur des Domaines de Ngor-Almadies à Dakar, Meissa Ndiaye, qui représentait le service des Domaines. Alors que c’est celui des Domaines de Rufisque qui devait être là, car le terrain se trouve dans cette commune. C’est le receveur de Rufisque qui a présidé à l’enquête préliminaire et a suivi le dossier. Il ne pouvait pas être absent. Toujours est-il que c’est à cette occasion qu’ils ont fixé le prix du mètre carré à 37 mille F Cfa, contrairement aux 500 F Cfa de Saim. Ils ont appliqué ce barème sur l’ensemble du Tf de 267 hectares 113 ares 14 centiares pour arriver à plus de 94 milliards. Il y avait le gouverneur, le représentant des travaux publics ou de l’agriculture, le représentant du conseil municipal et Tahirou Sarr. Ils sont tombés d’accord sur 37 mille F Cfa le mètre carré. Le décret de 2010 qui fixe les prix, si l’on regarde bien pour Rufisque, c’est le chiffre T qui part de 10 000 à 3 000 F Cfa. Donc 10 000 F Cfa est le prix plafond fixé par le décret.

On ne comprend pas jusque-là quel est le niveau de participation du ci-devant directeur des Domaines ?

La commission s’est tenue le 21 août. Le jour suivant, le 22, le Pv est transmis à la Direction des domaines. Le même jour, le directeur des Domaines a signé deux actes d’acquiescement. L’un pour Sofico, l’autre pour Cfu, qui sont les deux sociétés de M. Sarr. Maintenant, il faut voir si, dans le contrat de cession, seule Sofico était partante ou s’il y avait Sofico, Cfu et les héritiers. Si c’était seulement Sofico, on aurait dû faire un seul acte d’acquiescement. Bref ! Le 23 août, les deux actes sont enregistrés au Service de recouvrement de Ngor-Almadies, chez Meissa Ndiaye. 21, 22, 23 ! Alors que pour Saim Kébé, ça a pris huit ans. Dans le cadre des règlements, Saim avait un acte d’acquiescement qui datait du 17 mai 2001. Il a été réglé le 26 octobre 2009. Ici, quand les actes d’acquiescement ont été déposés au bureau de Meissa Ndiaye, le premier paiement a eu lieu le 31 août 2017 sous le n°4015 ; le deuxième a eu lieu le 6 novembre 2017 sous le n°4810 ; le troisième versement est survenu le 6 avril 2018 sous le n°2069, le quatrième c’était le 11 juin 2018 sous le n°3408.
Donc il y a eu quatre versements avant un an. C’est à la suite de ça que Meissa a demandé qu’on arrête les versements, puisque le tribunal n’avait pas homologué.

Pendant tout le temps qu’ont duré les versements, le tribunal n’avait pas homologué à cause de la contestation des héritiers de Gnivy Mbengue ?

C’est ça !

Au quatrième paiement, la totalité des 94 milliards était-elle versée ?

Non, pas du tout. Ils ont juste versé 2 milliards 845 millions 875 mille F Cfa. Meissa a fait une demande au Dg des Domaines pour lui demander qu’on arrête les paiements, en attendant que la situation se règle. C’était en avril 2018. Quand on voit la célérité avec laquelle cette affaire a été traitée, le Sénégalais lambda a tout à fait le droit de se poser des questions.

Ousmane Sonko, qu’est-ce qu’il vient faire dans cette histoire ?

Il a commencé, le 4 mai 2018, en déposant une plainte pour détournement présumé de deniers publics. Ensuite, il a saisi l’Inspection générale d’Etat (Ige) et l’Ofnac d’une lettre de dénonciation. Il a cherché à actionner l’Etat qui a été saisi dans sa branche judiciaire et sa branche de contrôle. Mais il n’a pas réagi. S’il avait réagi de la même manière qu’il l’a fait avec Sory Kaba, Samba Ndiaye Seck et Moustapha Ka, ce long suspense de 94 milliards n’aurait pas existé.

Donc, suite aux quatre versements et à la non homologation de la vente par le tribunal, l’affaire s’arrête là ?

Pour le moment, oui. Mon interrogation demeure le sort qu’on va réserver au reliquat sur les 94 milliards. Pour moi, il est clair qu’il faut procéder à des remboursements au Trésor public. Il faut reprendre tout le processus.PAR OUSMANE LAYE DIOP

QUI A PEUR D’ALLER AUX LOCALES ? PAR NIOXOR TINE

La hantise du camp présidentiel, de plus en plus impopulaire, de se disloquer, les pousse à reporter ces élections, qu’ils pourraient coupler avec les législatives, à la faveur d’une dissolution anticipée de l’Assemblée
La logique politique aurait voulu, qu’un pouvoir censé avoir été plébiscité, dès le premier tour de la dernière élection présidentielle, à hauteur de 58%, soit pressé de retourner aux urnes, pour remporter, tout aussi brillamment les élections municipales initialement prévues en juin dernier et reportées, une première fois, au mois de décembre 2019.
Curieusement, le moins qu’on puisse dire, avec ce nouveau report en Mars 2021, est que la coalition présidentielle ne semble pas du tout pressée, même en l’absence d’intempéries, d’organiser ces élections, qui pourtant, pourraient servir à clouer le bec à tous ces opposants sceptiques sur les performances électorales du pouvoir APR – BENNO.
En tout cas, le plébiscite à la dernière présidentielle, patiemment concocté, reposant sur diverses combines politiciennes (élimination d’adversaires politiques, parrainage citoyen, fichier électoral tronqué, corruption électorale, martèlement médiatique, dépenses somptuaires…) a eu paradoxalement comme résultat, une réduction drastique de la marge de manœuvre d’un pouvoir essoufflé, qui a tôt fait d’appeler au dialogue.
Il est vrai, que la détérioration indiscutable de la situation économique et les exigences des officines financières internationales, ont mis au-devant de la scène la nécessité de la décrispation et de la pacification du climat sociopolitique. Il s’y ajoute la pression de forces sociales diverses, particulièrement celle de la classe maraboutique, qui a conduit aux retrouvailles de Massalikul Djinane et à la grâce du maire Khalifa Sall.
Il est clair, cependant, que la coalition Benno Bokk Yakaar, dont l’horizon politique, depuis  2012, se limitait à l’obtention d’un second mandat, est dorénavant obligé de se réajuster, si elle veut survivre politiquement.
Jusque-là, le président de l’APR, avait relégué au second plan, derrière un épais nuage de propagande mensongère (PSE, CMU, BSF…), des questions aussi essentielles que le développement socio-économique de la Nation, la structuration de son parti et la coordination de sa Coalition.
Tant et si bien que la pseudo-victoire à la dernière présidentielle résulte davantage de la superposition de prouesses électorales cloisonnées, obtenues par la fraude et la corruption, que d’une dynamique globale autour de visions et de programmes, encore moins de convergences idéologiques.
Au total, Benno Bokk Yakaar est devenu, encore plus qu’auparavant, un conglomérat hétéroclite sans aucune cohésion politique, ce qui constitue une des pires prémisses pour la participation à des élections locales, sur lesquelles les appareils centraux des partis ont le moins de contrôle.
On risque, en effet, d’assister, encore une fois, à une démultiplication des listes issues du camp présidentiel, annonciatrice de défaites électorales inéluctables, qui pourraient constituer le chant de cygne d’un régime en fin de cycle.
Déjà, des remous se font jour au sein de l’APR, avec des protestations véhémentes de militants originels estimant être laissés en rade, au moment où on fait la part belle à des transhumants de la vingt-cinquième heure. On note des bisbilles entre les candidats potentiels de la majorité présidentielle aspirant à diriger les mêmes collectivités territoriales, d’autant que l’unité de façade au sommet est loin de refléter la rivalité féroce des responsables locaux de Benno, à la base, issus de partis différents.
On comprend, dès lors, les lenteurs observées dans le déroulement du dialogue politique et le sabotage programmé du dialogue national, toujours au point mort.
En réalité, en appelant au dialogue, le président Macky Sall, loin d’être motivé par la quête de véritables solutions à la crise sociopolitique manifeste, dans laquelle sa politique a plongé notre pays, cherche plutôt à stabiliser son pouvoir vacillant, en usant d’une double stratégie.
Il s’agit d’abord, de s’ouvrir à de nouvelles forces de l’opposition, dont certaines se caractérisent, soit par leur bienveillance aussi subite que suspecte à son endroit, soit par leur naïveté affligeante, tout en tentant d’isoler les pôles les plus intransigeants.
Il y a également cette volonté de mettre au pas aussi bien les militants de l’APR, privés de leurs droits à une expression libre et sans entrave que ses alliés aussi gloutons que dociles, en les dissuadant, par tous les moyens, de s’émanciper du giron présidentiel, comme on l’a vu avec les récentes nominations de militants socialistes.
C’est cette hantise du camp présidentiel, de plus en plus impopulaire, de se disloquer et de perdre le pouvoir, qui les pousse à reporter les élections municipales, qu’ils pourraient, le cas échéant, coupler avec les législatives, à la faveur d’une dissolution anticipée de l’Assemblée Nationale.
En cas de besoin, certaines personnalités du pouvoir n’excluraient même pas – comme nous le constatons dans des pays voisins – l’hypothèse d’un troisième mandat illégal et anticonstitutionnel pour leur mentor, seul apte à gérer la mosaïque maffieuse, qui nous gouverne actuellement.
Malheureusement, l’opposition politique perd de vue les enjeux de pouvoir, privilégiant fondamentalement sa fonction de lanceur d’alerte et se laissant divertir par des procédures judiciaires aussi stériles qu’improductives dans un régime de gangsters et de prédateurs.
Ce faisant, les différents pôles d’opposition sous-estiment les tâches de rassemblement et de mobilisation populaire autour de programmes portant sur les droits aussi bien politiques que socio-économiques des citoyens de notre pays.
C’est pourtant la seule voie pour leur faire reprendre l’initiative face à Macky Sall.

PS: Il me revient que, depuis la suppression du poste de PM, il n’est plus possible pour l’Exécutif de dissoudre l’assemblée nationale

Le vague à l’ame de Famara Ibrahima Sagna

http://www.dakarmatin.com/Il ne parle pratiquement à personne, ne reçoit que quelques visiteurs triés sur le volet et ne va pratiquement nulle part. Pour autant, Famara Ibrahima Sagna, nommé à la présidence du comité de pilotage du Dialogue national, ne doit pas être dans une situation enviable. Critiqué presque chaque semaine pour son immobilisme supposé, voire pour son mutisme, si ce n’est pour le blocage de ce dialogue dont il serait responsable, il encaisse sans broncher. Stoïque. Et même si ces critiques injustifiées lui font mal — c’est du moins ce qu’on suppose —, il n’en laisse rien transparaitre. Car pour qu’il puisse agir, entrer en action, encore faudrait-il qu’auparavant il soit installé officiellement comme indiqué dans le décret officiel de sa nomination !
En tout cas, dans son entourage, et comme pour répondre aux détracteurs, on explique que le président Famara Ibrahima Sagna n’est pas dans une logique de blocage de qui que ce soit. « C’est en toute responsabilité et en patriote républicain qu’il a accepté la mission que le président de la République, les parties et structures concernées ont bien voulu lui confier » confie-t-on justement. Nommé président du Comité de pilotage du Dialogue national, il doit être installé officiellement dans ses fonctions par le président de la République. Une installation qui doit se faire, du reste, en même temps que celle de tous les membres dudit Comité de pilotage.
Des membres qui n’ont pas encore été nommés formellement. Nous tenons de sources sûres que le président de la République avait convenu récemment de faire prendre très rapidement les dispositions nécessaires pour procéder à la nomination des membres du Comité de pilotage proposés par leurs pairs dans le cadre des quotas dévolus et des rajouts éventuels. Ce en accord avec le président Famara Ibrahima Sagna. Comme écrit à maintes reprises dans ces colonnes depuis plusieurs mois, Big Fam ne dispose à l’heure actuelle ni de personnel, ni de secrétariat, ni de budget.
Toutefois, le vaste et fonctionnel local mis à la disposition du Comité a presque fini d’être réhabilité. « Malgré son patriotisme, le président Sagna peut difficilement faire autre chose qu’attendre que le cadre de travail du Comité soit organisé » confie-t-on encore dans l’entourage du président honoraire du Conseil économique et social. En fait, ceux qui rendent Big Fam responsable du blocage du Dialogue doivent savoir que les responsabilités ne se trouvent pas à son niveau. Après avoir servi au plus haut niveau son pays et la communauté internationale pendant 42 ans, le président Famara Ibrahima Sagna s’est construit une nouvelle vie de paix et de sérénité qu’il a interrompue pour rendre service à la Nation. Interrogé à propos de la déclaration du Front de résistance nationale (Fnr, un cadre de l’opposition) selon laquelle son attitude bloquerait la Commission politique, Big Fam répond à tous ceux que cela peut concerner qu’il n’est à l’origine d’aucun blocage.
Le même entourage fait valoir que la Commission politique du Dialogue national fonctionne avec un appui que les acteurs connaissent tandis que le président Sagna, lui, est tout seul sans quelque soutien que ce soit même pour faire un travail aussi ponctuel et élémentaire que la réponse à un courrier. Surtout, rapportent les happy few ayant eu le privilège de discuter avec lui, le président du Comité de pilotage du Dialogue national confie qu’il n’a pas été nommé pour décider seul ou entériner seul les propositions qui lui sont adressées ès qualité. Le Comité de pilotage doit examiner en effet le contenu de tous les courriers adressés jusqu’ici à son Président aux fins de réponses. Or, ses membres n’étant pas encore formellement nommés par le président de la République, il apparaît difficile de pouvoir soutenir que le blocage dont il est fait état serait la conséquence d’une attitude du président Famara Ibrahima Sagna.
Ayant accepté de revenir au service de son pays, le Président Sagna attend depuis plus de cinq mois que les conditions nécessaires à l’accomplissement de sa mission soient mises en place. Il a renoncé à son agenda personnel pendant toute cette période en mettant de côté tout ce qui lui déplaît et en gérant sereinement son amertume. Laquelle, croit-on savoir, a des limites !PAR MAMADOU OUMAR NDIAYE

Macky risque d’emprunter la route de la honte lors de la journée de l’élevage!

http://www.dakarmatin.com/Le village de Kael (Mbacké) va abriter la 6ème édition de la Journée nationale de l’Elevage. Ce sera le jeudi 28 novembre prochain sous la présidence effective du chef de l’Etat Macky Sall. Un Président qui risque, malheureusement, d’emprunter une route totalement dégradée et quasi impraticable pour se rendre dans le village devant accueillir cette fête annuelle des éleveurs. Car, à moins que le ministre des Infrastructures routières et celui de l’Elevage multiplient les acrobaties techniques et politiques pour bricoler le tronçon de la honte menant vers Kael, on voit mal le président Macky Sall se casser les reins en empruntant ce tronçon de tous les supplices !
Ainsi, après Fatick, Matam, Koungheul, Kolda et Ndioum, le département de Mbacké (Kael) va organiser la 6eme journée de l’Elevage. Elle aura lieu le jeudi 28 novembre prochain sous la présidence effective du président de la République Macky Sall. La journée dédiée chaque année aux éleveurs, producteurs et fermiers a pour but de soutenir et de moderniser l’Elevage tout en préservant les valeurs traditionnelles du pastoralisme. Seulement, la seule route menant vers Kael est totalement dégradée et quasi-impraticable.
D’ailleurs, certains se demandent comment le chef de l’Etat va-t-il pouvoir braver cette route de la honte pour pouvoir présider cette journée qui lui tient tant à coeur. A moins que le ministre des Infrastructures routières et des transports terrestres — mais aussi du Désenclavement ! — Me Oumar Youm et celui de l’Elevage, Samba Ndiobène Ka, se démènent comme de beaux diables pour colmater les innombrables nids-de-poule de la cauchemardesque route de Kael.
Dans tous les cas, le spectre de Nguéniène hante Kael. On se souvient en effet que, lors des funérailles d’Ousmane Tanor Dieng, la limousine présidentielle avait pris feu après avoir heurté de plein fouet un dos-d’âne peu règlementaire à l’entrée du village du défunt premier secrétaire du Parti socialiste. Selon un responsable politique de Mbacké, le tronçon de 3 km menant vers Kael et partant du croisement de la route départementale axe Mbacké – Kaffrine est pire que la route de Nguéniène. « Depuis plus de cinquante ans, ce tronçon n’a jamais été entretenu et s’est détérioré considérablement. Et les populations qui vont à Kael ou traversent la ville pour accéder aux autres villages sont obligées d’emprunter les pistes rurales sablonneuses avec beaucoup de difficultés, tellement la route goudronnée est en piteux état, impraticable et garnie de nids de poules sur toute sa longueur. Et c’est cette route de la honte que le président Macky Sall doit emprunter pour venir à Kael. S’il y va, il aura le corps en compote à son retour » se désole cet interlocuteur originaire de la zone.

L’humanité avant, l’Elevage après !

On imagine dans ces conditions que la circulation des biens et des personnes voire les évacuations sanitaires à Kael sont très difficiles. Dans ces conditions, il est permis de se demander comment les populations de cette contrée peuvent-elles se réjouir d’une fête de l’Elevage là où les humains souffrent. Plus regrettable, malgré les multiples complaintes et promesses, la route de la frustration n’est toujours pas réfectionnée. Selon un notable de Kael, l’ancien président de l’Assemblée nationale déchu en 2009, un certain…Macky Sall, lors de ses tournées dans le cadre de la coalition Dekkal-Ngor qui le soutenait, avait été chaleureusement accueilli à Kael.
L’accueil avait été tellement chaleureux que Macky Sall n’avait pas pu s’empêcher de dénoncer ce mauvais état de la route. Il avait promis, une fois au pouvoir, de la faire réfectionner. Mais, c’est bien connu, les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient ! « Jusque la, cette promesse tarde à être tenue et les populations en souffrent. Si politiquement, le président Macky Sall a toujours gagné les élections dans la localité, la satisfaction des promesses ne suit pas le rythme des soutiens dont il bénéficie dans la contrée » se désole un habitant de Kael où se tiendra la prochaine journée de l’Elevage. Situé dans le département de Mbacké, Kael est un grand arrondissement polarisant huit communautés rurales (Darou Salam Typ, Taïba Thiékéne, Ndioumane, Darou Nahim, Madina, Touba Mboul, Dendey Gouy Gui). C’est une ville chargée d’histoire qui fut un grand centre de commerce, de traite arachidière, habitée par des familles séculaires. Une ville, ancien canton, qui a abrité de grands traitants de l’époque coloniale à savoir les libano-syriens et les maures qui y exercèrent un commerce prospère.
Rappelons-le, Serigne Bassirou Mbacké Ibn Khadimou Rassoul, père de l’actuel Khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké, habitait Kael où il a grandi. Peuplé en majorité de Peuls et profondément ancrée dans l’élevage, la ville de Kael manque malheureusement de tout. La seule route bitumée qui dessert la ville et sert de porte d’entrée et de sortie, a été construite en 1965. « Dommage que la Journée de l’Elevage ne serve que d’installer des tribunes, des stands d’exposition, embellir les lieux d’échanges, faire de beaux discours tendant à amadouer l’assistance. C’est tout, et le tour est joué ! » déplore notre habitant de Kael.
En tout cas, « Le Témoin » reste convaincu que les populations de Kael ne seront pas ravies d’abriter cette Journée de l’Elevage synonyme de provocation et de tapage. Sauf si, bien sûr, entretemps, c’est-à-dire d’ici le 28 de ce mois, leurs trois kilomètres de route bitumée sont réhabilitées !

Une affaire «Petrogazgate» à mille facettes

Le Doyen des juges, Samba Fall, suite à une première audition avec la Brigade des Affaires générales de la Division des investigations criminelles (Dic), a démarré effectivement les examens depuis le lundi 4 novembre, dans le dossier Petro-Tim. Cette affaire soulevée par la chaine britannique BBC et qui fait état d’un scandale de 10 milliards de dollars en royalties versés par British Petroleum (BP) à Frank Timis, lequel avait signé avec le Sénégal un contrat pétrolier et gazier controversé en 2012, par l’entremise du frère du président, Aliou Sall, est dorénavant en instruction. Occasion choisie par Sud quotidien, après le défilé devant le juge des responsables comme Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo, Birahim Seck, etc, pour revenir sur les péripéties du feuilleton “PetroGazGate“ qui est loin de connaitre son épilogue.
L’attribution de concessions d’exploration gazière et pétrolière à l’homme d’affaires controversé Frank Timis en 2012, ainsi que le rôle joué par Aliou Sall, le frère cadet du président Macky Sall accusé de conflits d’intérêts et de corruption dans cette affaire d’hydrocarbures, a pris une nouvelle tournure. Le Doyen des juges, Samba Fall, a démarré les auditions des témoins dans ce dossier Pétro-Tim, depuis le lundi 4 novembre dernier. A ce jour, beaucoup de responsables politiques et acteurs de la société civile, à l’image d’Abdoul Mbaye du parti Act, Mamadou Lamine Diallo du mouvement Tekki, ou encore le journaliste Mouth Bane, sans oublier Babacar Mbaye Ngaraaf du mouvement “L’Alliance sauver le Sénégal“, et Birahim Seck du “Forum civil“, sont passés devant le juge, après leur première audition par la Division des investigations criminelles (Dic). Déjà, la Conférence des leaders du Congrès de la renaissance démocratique (Crd) rue dans les pancartes pour préciser que ledit démarrage des auditions est distinct de la procédure judiciaire qu’ils ont initiée dans ladite affaire. Le patron de l’Act, Abdoul Mbaye et ses camarades du Crd, tous membres de l’opposition, continuent ainsi de réprouver la démarche adoptée antérieurement par le procureur de la République, notamment l’appel à témoins qui a débouché à ces auditions.

LA BBC REMET LE COUTEAU DANS LA PLAIE A TRAVERS UN REPORTAGE

Cette affaire d’attribution de concessions d’exploration gazière et pétrolière, qui a pourtant démarré depuis bientôt 5 ans, a connu une vitesse fulgurante après l’enquête de la BBC sur le dossier Petro-Tim qui fait cas d’un scandale à dix milliards de dollars, en juin dernier. Dans le reportage de moins d’une demi-heure, la chaîne britannique accuse notamment la compagnie pétrolière British Petroleum (BP) d’avoir accepté de verser quelque 10 milliards de dollars de royalties à l’homme d’affaires roumano-australien Frank Timis. Lequel avait signé en 2012, un contrat pétrolier controversé avec le Sénégal. Le reportage affirme principalement que, dès 2012, Timis a fait appel aux services d’Aliou Sall, frère du président Macky Sall, d’abord en tant que consultant puis pour prendre la tête de la filiale Petro-Tim Sénégal.

ALIOU SALL NIE TOUT EN BLOC

Cette enquête de la BBC qui parle de «scandale à dix milliards» crée ainsi une onde de choc dans le pays, avec un tollé général. Surtout quand elle accuse Aliou Sall d’avoir touché un versement de 250.000 dollars, considéré comme un «pot-de-vin» à travers sa société Agritrans, lors de la rétrocession des blocs par Frank Timis à British Petroleum. Le mis en cause, maire de la ville de Guédiawaye, n’a pas tardé à réagir, face à la vague d’indignation causée par ledit reportage. Lors d’une conférence de presse, il affirme sans ambages que «c’est absolument faux ! Je n’ai jamais – directement ou indirectement – reçu 250 000 dollars de Timis Corporation, pas plus qu’Agritrans. Il s’agit d’un paiement imaginaire». Cela, tout en admettant avoir reçu un salaire de 25.000 dollars «légal» et «habituel dans le secteur du pétrole et du gaz» en tant que gérant de Petro-Tim Sénégal sur la base d’un contrat négocié «comme tout travailleur». Même son frère de président, Macky Sall s’est impliqué dans l’affaire en tentant de laver son jeune frère. En effet, après la prière de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du ramadan, le président avait déclaré que «nous savons que là où il y a du pétrole, certains vont tenter de déstabiliser le pays (…) Le gouvernement va poursuivre cette affaire». Cela, non sans promettre des sanctions s’il le faut, tout en prévenant qu’il n’est pas question d’accepter «de fausses accusations».

AAR LINU BOKK PORTE LE COMBAT  

Une sortie qui n’a pas calmé pour autant les ardeurs de l’opposition et certains membres de la société civile qui décident alors de mener le combat pour réclamer toute la lumière sur les révélations de la BBC. La plateforme “Aar Linu Bokk“ voit le jour et réussit une mobilisation exceptionnelle, le vendredi 21 juin. Toutefois, au bout de quelques manifestations, la mobilisation a faibli à cause d’un conflit interne de positionnement entre leaders, mais surtout à cause des «contre-feux» allumés par le régime. La coupe d’Afrique des nations (Can), avec la bonne prestation des Lions arrivés en finale, n’aidant pas aussi les organisateurs.
Décidée à ne pas laisser s’éteindre l’incendie allumé par la BBC, l’opposition qui est revenue sur le processus d’attribution des blocs gaziers Cayar Offshore Profond et Saint-Louis Offshore Profond, de Wade à Macky Sall, en juin 2012, fait état d’un rapport de l’Inspection général d’état (Ige) qui aurait été «étouffé» par les tenants du pouvoir. Pour Thierno Alassane Sall, ex-ministre de l’Energie, «le rapport étouffé de 2012 n’a pas manqué de relever en des termes très sévères la précipitation du ministre Aly Ngouille Ndiaye à faire procéder à l’approbation des contrats sans attendre la conclusion du rapport d’enquête» ordonnée le 30 mai précédent par Macky Sall. A cet effet, les leaders du Crd entreprennent une démarche judiciaire auprès du Doyen des juges avec constitution de partie civile, le 22 juillet dernier, pour faux, usage de faux en document administratif et détournement de deniers publics. Une autre démarche judiciaire, après avoir déposé en vain une plainte contre Aliou Sall à la Crei

Thiès : Talla Sylla expulsé de son siège pour 14 millions d’arriérés de loyer

http://www.dakarmatin.com/Le maire de la ville de Thiès est dans la tourmente. Talla Sylla a été expulsé des locaux qui abrite son mouvement « Fal Askan Wi ». Tout le mobilier (chaises, canapés, ordinateurs, matelas…) a été jeté dans la rue. Selon L’Observateur, il a été expulsé par un huissier pour défaut de paiement.
En effet, Talla Sylla doit près de 20 mois d’arriérés de loyer, en raison de 700 000 Fcfa par mois, soit près de 14 millions de Fcfa à son logeur. Cette décision de justice intervient après plusieurs tentatives infructueuses du bailleur, en l’occurrence Assane Bâ, d’entrer dans ses fonds

MOCTAR SOURANG COORDONNATEUR DU FNR: «C’est nous-mêmes de l’opposition qui avions demandé que le report soit encadré»

http://www.dakarmatin.com/Moctar Sourang, le coordonnateur du Front national de résistance qui regroupe une bonne frange de l’opposition participant au dialogue, estime que le gouvernement se doit de hâter le pas et d’aller vers l’installation de Famara Ibrahima Sagna pour permettre l’organisation des élections avant le mois de mars 2021.
Une partie de l’opposition applaudit des deux mains. C’est même, d’après le coordonnateur du Front national de résistance, une de leurs revendications qui a été satisfaite par le gouvernement, en décidant d’arrêter une date pour l’organisation des élections municipales et départementales. Tout de même, Moctar Sourang, au téléphone avec «Les Échos», dit que l’Etat doit faire plus, pour permettre d’organiser les élections dans les plus brefs délais. «C’est nous-mêmes de l’opposition qui avions demandé que le report soit encadré. Nous avions demandé que le fichier soit audité et que le processus soit évalué. Que les élections présidentielles soient évaluées et pour cela, il fallait nécessairement qu’on prenne des cabinets indépendants. Il fallait lancer une manifestation d’intérêt et c’est le président Famara Ibrahima Sagna qui peut le faire, mais malheureusement, il n’est pas encore installé», a dit Sourang. Pour ajouter : «lors de la dernière réunion du Front, nous avions dit qu’il fallait impérativement que les choses soient encadrées. On a dit qu’il fallait des délais et je pense que c’est cela que le gouvernement a fait aujourd’hui en prenant cette mesure».
Sourang de poursuivre : «mais nous, nous pensons que si les manifestations d’intérêt sont lancées maintenant, les élections peuvent valablement se tenir dans le courant 2020, peut-être fin 2020. On pourrait économiser trois mois au moins par rapport au délai fixé par le gouvernement. Si nous calculons, entre lancer les appels d’offres (deux mois à peu près), les audits (six mois), sans compter une révision exceptionnelle ; c’est peut-être onze mois pour tout. Maintenant, si le président Famara Sagna n’est pas installé et qu’on fasse trainer les choses, on peut même dépasser ce délai. C’est pourquoi il faut que l’on se fixe des limites et des délais. Et ça, c’était une préoccupation de l’opposition».
De l’avis du coordonnateur du Frn, «c’est à toute la classe politique de travailler à ce que les délais soient réduits. Que les élections se tiennent en 2020 et que c’est faisable. Ce qui est ressorti là, c’était vraiment une demande de l’opposition. L’opposition avait exigé qu’on encadre le report et qu’on ne dise pas qu’on reporte sine die, en attendant que les discussions se terminent. Vraiment ça a été une satisfaction d’une demande de l’opposition. Maintenant, le mois de mars 2021 nous paraît long, il est possible de le réduire si on commence le travail maintenant et ça, ça dépend du pouvoir».MM

Report des élections locales au plus tard le 28 mars 2021: les positions divergentes en commission technique

Les élections locales initialement prévues le 1er décembre prochain vont se tenir beaucoup plus tard. Plus tard le 28 mars 2021, c’est la date limite fixée, à travers un amendement du projet de loi portant report des élections qui était soumis à l’Assemblée nationale, sans précision sur les délais. Le député libéral Cheikh Modou Mbacké Bara Dolly avait présenté lui aussi deux amendements, demandant la tenue des élections courant 2020 et la prorogation du mandat des élus locaux jusqu’à l’installation de ceux issus desdites élections. Mais ces deux amendements ont été purement et simplement rejetés par la majorité.
On en sait un peu plus sur le report des élections locales. Initialement prévues le 1er décembre 2019, elles se tiendront finalement plusieurs mois après, le 28 mars 2021, au plus tard. Ainsi, en a décidé le gouvernement, qui a introduit un amendement de son projet de loi portant report des élections prévues le 1erdécembre 2019 et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux hier lors de l’examen en commission des lois du texte. «Les élections départementales et municipales prévues le 1er décembre 2019 sont reportées pour être tenues au plus tard le 28 mars 2021», tel est le changement apporté à l’article 1 dudit projet de loi, qui initialement ne portait pas de précision sur les délais du report. En effet, le projet de loi défendu par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique Aly Ngouille Ndiaye, visait juste à acter le report des élections, en attendant qu’un décret vienne ultérieurement fixer la date exacte à laquelle elles se tiendraient.

Les raisons du report des Locales : audit du fichier, évaluation de la présidentielle, maintien ou non du parrainage et montant de la caution

Dans l’exposé des motifs pour justifier le report demandé, le ministre de l’Intérieur met en avant les travaux de la commission nationale du dialogue politique, qui «a décidé, par consensus, du principe du report des élections, en application des article L232 et L266 du code électoral». Un report qui se justifie aussi par d’autres mesures prises par la commission et dont la mise en œuvre va prendre du temps, nécessitant un report des locales. Il s’agit de l’audit du fichier électoral, l’évaluation de la présidentielle, le maintien ou non du parrainage ainsi que la caution pout les locales…Et si l’on en croit l’exposé des motifs, c’est à l’issue de ces travaux que la commission va proposer une date pour les élections.

Les deux amendements de Cheikh Abdou Mbacké rejetés

Alors que l’amendement du gouvernement a été béni par l’Assemblée nationale, la majorité parlementaire a rejeté deux autres introduits par le député Cheikh Abdou Mbacké. En effet, il avait proposé que les élections se tiennent l’année prochaine. «Les élections départementales et municipales prévues le 1er décembre 2019 sont reportées en 2020», propose-t-il comme contenu de l’article 1 du projet de loi, tout en précisant que «la nouvelle date (des élections) sera fixée par décret». Dans son exposé des motifs, il rappelle que «l’article 3 de la Constitution implique que les électeurs soient appelés à exercer leur droit de suffrage selon une périodicité raisonnable». En effet, ajoute-t-il, «une des conditions d’un suffrage libre et sans doute que les élections soient convoquées régulièrement à des intervalles fixées à l’avance». Par rapport au mandat des conseillers départementaux et municipaux, il a proposé une second article qui dit : «Les conseillers départementaux et municipaux restent en fonction jusqu’à l’installation de nouveaux conseillers prévue en 2020». Et il évoque les articles L232 et L266 de la loi n°2017-10 du 18 janvier 2017, portant Code électoral, qui stipulent, entre autres, que les conseillers départementaux et municipaux sont élus pour cinq ans, mais que, toutefois, un décret peut abréger ou proroger le mandat d’un conseil départemental ou municipal afin de faire coïncider son renouvellement avec la date de renouvellement général des conseillers. Mbaye THIANDOUM

Mamadou Lamine Diallo, seul député présent contre

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, Aly Ngouille Ndiaye n’a eu aucune difficulté pour faire passer le projet de loi du gouvernement portant report des élections locales et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux. Encore moins l’amendement qu’il a introduit hier concernant le report des élections au 28 mars 2021 au plus tard. C’est presque à l’unanimité que le projet de loi est passé en commission technique. Seul Mamadou Lamine Diallo, selon nos informations, a voté contre la prorogation à cette date. A part lui, tous les députés membres de la commission ont voté en faveur du report au 28 mars 2021 au plus tard.

Aïda Mbodj approuve

La parlementaire Aïda Mbodj n’a apporté aucune opposition au texte. Au contraire, elle l’a totalement approuvé. Selon elle, cette décision est conforme aux conclusions du dialogue politique qui a décidé du report des élections locales et de la prorogation des mandats des élus départementaux et municipaux. Elle a même révélé qu’une personnalité avait été désignée pour faire une simulation sur la meilleure date possible. Aussi la Bambeyoise dit n’avoir pas compris la sortie de la société civile alors qu’elle est partie prenant du dialogue politique.

Le Forum du justiciable donne Un recours à Karim WADE

https://www.ferloo.com/L’organisation de la société civile, le Forum du justiciable estime que le dossier du Karim Wade doit être réexaminé. Elle indique, dans un mémorandum adressé aux ministères de la Justice, des Affaires étrangères, au Haut-commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme, au Comité sénégalais des Droits de l’Homme,  que  l’Etat du Sénégal en adhérant au Protocole facultatif reconnait la compétence du comité des droits de l’homme à statuer sur les violations du Pacte.
Le Forum du justiciable revient sur le dossier de Karim Wade, ancien ministre de la Coopération internationale et des Transports, condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Babacar Ba et ses camarades qui ont produit un mémorandum, suite à la recommandation du Comité des droits de l’homme des Nations Unies sur le respect du principe du double degré de juridiction, réclament «la réforme de la loi n°81-54 du 10 juillet 1981portant création de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei)». Aussi, ils exigent le «respect et le suivi de toutes les recommandations du comité des droits de l’homme des Nations Unies notamment, la réparation du préjudice, le réexamen  de la déclaration de culpabilité et de la condamnation prononcées à l’encontre de Karim Wade». Les responsables du Forum du Justiciable soulignent que dans cette affaire, l’administration de la justice requiert le respect de certaines règles et principes fondamentaux considérés comme des normes universelles pour garantir l’exercice d’une justice libre, crédible et impartiale. «Le respect de l’ensemble de ces règles, tout au long de la chaîne pénale, confère au procès son caractère équitable. Ce concept est très souvent employé pour mettre en exergue l’irrespect de certaines règles procédurales constitutives de garanties que tout Etat soucieux de son image sur la scène internationale devrait observer».
Cette organisation de la société civile souligne que L’article 14-5 du pacte international sur les droits civils et politiques auquel le Sénégal a adhéré dispose que «toute personne déclarée coupable d’une infraction pénale par un tribunal a le droit de faire examiner par une juridiction supérieure la déclaration de culpabilité et la condamnation, conformément à la loi».
Babacar Ba et ses camarades indiquent, qu’en droit comparé, le caractère absolu de cette règle ne se démontre plus. D’ailleurs, la Cour européenne des droits de l’homme a fixé sa jurisprudence sur cette question depuis longtemps sur le fondement de l’article 7 de la convention la régissant et l’a même imprimée dans toutes les législations des pays membres. Sur ce fondement, tout texte qui l’ignore pourrait être considéré comme contraire à la constitution sénégalaise, laquelle a affirmé dans son préambule son adhésion aux instruments internationaux adoptés par l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation de l’Unité africaine, devenue l’Union africaine. «Le droit d’appel est fondé sur l’idée selon laquelle les juges peuvent se tromper, il faut alors permettre à la personne condamnée d’être jugée par une autre juridiction autrement composée et, en principe, hiérarchiquement supérieure à la première», notent-ils.
Dans le même ordre d’idées, le Forum du justiciable, considère que l’engagement de l’Etat du Sénégal est essentiel pour que les droits de l’Homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression. Cette organisation estime que la justice doit être rendue sur la base de textes précis, rigoureux et sans lacune pour éviter toute possibilité de contestation de nature à donner au pouvoir judiciaire l’apparence d’une justice politique instrumentalisée au service d’une cause ou  d’un parti. (Wailf-groupe)

Retard de fixation de la consignation: le Crd accuse le doyen des juges de violer la loi

https://www.jotaay.net/Le Congrès de la renaissance démocratique (Crd) a mis à exécution sa menace. Thierno Alassane Sall, Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Mbaye et Cie ont saisi la Chambre d’accusation par rapport au refus du Doyen des juges de fixer la consignation concernant leur plainte. Dans la requête déposée par leur conseil, ils accusent Samba Sall de violer la loi, notamment les dispositions de l’article 79 du Code de procédure de pénale.
Le Doyen des juges d’instruction vient de démarrer les auditions dans l’affaire Petro-Tim. Une procédure qui est pourtant postérieure à celle du Congrès pour la renaissance démocratique (Crd). Seulement, à Thierno Alassane Sall, Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et Cie, le juge Samba Sall a demandé de se déplacer jusqu’à son bureau pour être entendus afin de confirmer leur plainte avec constitution de partie civile, avant qu’il ne puisse fixer la consignation et commencer l’enquête. Cependant, le Congrès pour la renaissance démocratique n’entend pas se plier aux exigences du Doyen des juges d’instruction. Le Crd avait même averti le magistrat instructeur qu’il allait saisir la Chambre d’accusation pour arbitrer leur différend. Devant l’indifférence du Doyen des juges, Thierno Alassane Sall, Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo et Cie ont mandaté leur conseil pour saisir la juridiction de recours qui intervient en matière d’instruction. Cela a été fait jeudi dernier. En effet, maintenant que les vacances judiciaires sont terminées, le conseil du Crd n’a pas trainé les pieds et a déposé sa requête au niveau de la Chambre d’accusation.
Dans son recours, déposé par leur conseil, le Crd  a invoqué l’article 79 du Code de procédure pénale qui dispose «la partie civile qui met
en mouvement l’action publique doit, si elle n’a obtenu l’assistance judiciaire, et sous peine de nonrecevabilité de sa plainte, consigner au greffe la somme présumée nécessairepour les faits de la procédure. Cette somme est fixée par ordonnance du juge d’instruction». C’est tout le différend qui oppose, en fait le juge d’instruction et le conseil du Crd. Dans la pratique et comme dans la plainte déposée par Ousmane Sonko, le Doyen des juges d’instruction entend d’abord la partie civile avant de fixer la consignation et démarrer l’enquête. Mais, pour l’avocat du Crd, il y a la pratique du Doyen des juges et le Code de procédure pénale, notamment l’article 79 qui est très précis.
L’avocat souligne dans la requête que le «juge d’instruction, dans le cadre de l’instruction, est soumis à l’autorité de la loi». Mieux, selon toujours la robe noire, «l’article 79 dernier alinéa oblige le juge d’instruction à fixer la consignation par ordonnance après le dépôt de la plainte». Le conseil du Crd déplore ainsi le fait que, malgré tout, et depuis trois mois, leur plainte dort dans les tiroirs du juge d’instruction. Pour l’avocat, c’est une «violation  manifeste de l’article 79 du Code de procédure pénale». Il demande ainsi à la Chambre d’accusation de «veiller au bon déroulement de la procédure pendante au cabinet du Doyen des juges», en l’obligeant à respecter les dispositions de l’article 79 du Cpp.
Rappelons que dans la plainte déposée le 19 juillet dernier, le Crd a visé Frank Vasile Timis, Eddy Wing et Aliou Sall qu’ils soupçonnent des faits de faux et usage de faux, détournement de deniers publics et complicité.Alassane DRAME

Auditions Affaire Pétro-Tim: Tirs Groupés Contre…Aliou Sall

http://www.dakarmatin.com/Le Doyen des juges d’instruction est entré en action dans l’affaire Pétro-Tim. Après la plainte contre X lancée par le Procureur de la République saisi par sa tutelle qui a été suivie de l’audition d’une file de témoins au niveau de la Division des investigations criminelles (DIC),
c’est au tour du Doyen des juges d’instruction d’auditer ces mêmes personnes.
L’affaire est complexe. Il s’agit pour la justice de déterminer si oui ou non, il y a de l’escroquerie à travers les octrois de licences d’exploitation du gaz et du pétrole au Sénégal.
De forts soupçons pèsent sur Aliou Sall, le frère du Président de la République. Des accusations sont formulées à son endroit. Le traitement de cette affaire par la justice ne peut se faire dans la précipitation. Des pans de la nation s’exclament pour fustiger le peu d’empressement par la justice d’aller au bout de cette affaire, alors que dans l’affaire Khalifa Sall, elle s’est montrée très diligente

Pas de goût d’inachevé Messieurs de la Justice

N’allons pas vite en besogne. Ici, il s’agit de milliers de milliards. Une affaire, si scandale, il y en a, impliquerait des ramifications au plan international. Il n’y a qu’une seule chose qui vaille dans cette affaire, c’est qu’au bout du processus, les Sénégalais sachent la vérité sur cette affaire. Qu’il n’y ait surtout pas un goût d’inachevé. La justice doit donc prendre son temps et édifier les Sénégalais sur les tenants et aboutissants de cette affaire. Le peuple sénégalais n’a besoin que d’une chose. La vérité, toute la vérité dans cette affaire. Généralement, il n’existe pas de fumée sans feu. C’est dire, que dans cette affaire, se joue la crédibilité de la justice au Sénégal qui doit surtout jouer la carte de la transparence, en acceptant de donner toutes informations nécessaires au peuple sénégalais.

Boubacar Camara sur l’affaire Petro-Tim: «Le juge a une occasion en or…»

https://www.seneweb.com/Le leader du Parti de la constitution et de la solidarité (Pcs/ Jengu), Boubacar Camara, est d’avis que le juge a une «occasion en or» pour savoir la vérité sur l’affaire Petro-Tim, relancée par la chaîne britannique Bbc.
«Lorsque dans une procédure d’attribution de blocs pétroliers et gaziers, le président de la République, qui doit prendre un décret pour finaliser la procédure, retrouve son frère dans la même procédure, il y a problème. L’implication de Aliou Sall complique les choses», a déclaré Boubacar Camara, à la suite de son audition, ce mercredi matin, par le doyen des juges.
Il explique toutefois que l’information judiciaire relative à cette affaire est «une occasion pour mieux comprendre ce qui s’est réellement passé avant, de mieux surveiller ce qui est en train de se passer dans l’attribution des blocs et de prévenir des manquements à l’avenir. C’est une occasion en or pour le juge».
Camara, qui juge «légitimes» les interrogations des Sénégalais sur les conditions d’attribution des blocs pétroliers et gaziers de Saint-Louis et Cayar, pense qu’aujourd’hui, «ce n’est pas le juge qui interroge. C’est le juge lui-même qui est interrogé et qui cherche à donner des réponses en faisant recours à des justiciables qui veulent bien donner leur point de vue. Et je fais partie de ces justiciables-là. Je suis venu dire au doyen des juges ce que je sais de l’affaire Petro-Tim».

Report Des Élections Locales: «Une Violation Du Principe Électif»Selon…Moustapha Diakhaté

https://www.xibaaru.sn/Le désormais ex ministre conseiller du Président Macky Sall a encore donné son avis sur un sujet d’actualité dans la liberté de ton qu’on lui connait. Concernant les élections locales de décembre, renvoyées officiellement au mois de juin 2020, il a dénoncé « une violation d’un principe électif ».
Sur sa page Facebook, Moustapha Diakhaté a indiqué que le dialogue national avec ce report et la prorogation des mandats territoriaux accouche d’une violation du principe électif .
« La classe politique, de tout bord, vient encore une fois de montrer le peu de respect qu’elle accorde au suffrage des Sénégalais.
En prorogeant les mandats locaux et en désignant par ricochet les Exécutifs municipaux et départementaux, les participants du dialogue politique violent allègrement le principe électif consubstantiel à la démocratie représentative.
C’est dommage qu’en 59 ans d’indépendance le Sénégal a foulé aux pieds depuis 35 ans le calendrier des élections locales et le principe électif qui sont pourtant consubstantiels à la démocratie représentative », a-t-il écrit.
Toujours selon lui, « en démocratie locale il ne saurait y avoir de collectivités territoriales légitimes sans élection ».

Barthélémy DIAS: «Macky SALL En Homme De Détail Est En Train De Mûrir Un Troisième Mandat»

http://www.walf-groupe.com/ Sur le plateau d’Africa 24, le maire de Mermoz-Sacré-Cœur se désole de la situation démocratique du Sénégal. Selon lui, « la démocratie sénégalaise se porte très mal parce que le Sénégal qui n’a jamais connu de coup d’Etat militaire, aujourd’hui est en train de vouloir inaugurer l’air des coups d’Etat constitutionnels ».
« L’homme d’Etat pense à la prochaine génération et l’homme de détails pense à la prochaine élection. Et bien sûr Monsieur Macky SALL étant un homme de détails est en train de mûrir un plan pour un 3éme mandat», a déclaré Barthélémy DIAS.
Ne s’arrêtant  pas à la dénonciation, l’ancien député indique que des initiatives seront prises pour barrer la route au leader de l’APR ainsi qu’à ses homologues africains qui envisagent la même chose.
« C’est la raison pour laquelle avec d’autres africains, nous avons décidé de mettre en place une plateforme qui aura pour objectif de recueillir 10 millions de signatures sur le continent africains avec bien sûr l’aide des réseaux sociaux et d’internet. Et je suis au regret de dire que ces signatures sont adressées à l’Occident car nos chefs d’Etat ne respectent pas leurs peuples, ils respectent l’Occident », a-t-il martelé.

TROISIEME MANDAT :Abdoul Mbaye demande à Macky Sall de ne pas abjurer

http://www.enqueteplus.com/Dans une lettre publique adressée hier au chef de l’Etat, le président de l’Act Abdoul Mbaye invite Macky Sall à ne pas abjurer en cherchant à briguer un troisième mandat.
‘’Les dispositions de la Constitution en vigueur sont sans équivoque. Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs. C’est clair, net, précis et limpide. Les Sénégalais avaient massivement voté cette révision constitutionnelle, en étant profondément convaincus que jamais plus le problème du troisième mandat ne se posera au Sénégal’’, rappelle le président de l’alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), Abdoul Mbaye, dans une lettre adressée à Macky Sall et reçue à ‘’EnQuête’’.
Il l’exhorte, pour ne pas dire le supplie, de ne pas chercher à briguer un troisième mandat. ‘’De grâce, par dignité pour votre honneur et celui de votre postérité et par respect pour le peuple, n’abjurez pas au sujet du 3e mandat’’, lui demande-t-il en effet. Pour lui, ce débat sur cet éventuel 3e mandat, instauré par les partisans de Macky Sall qu’il soupçonne en outre d’en être l’instigateur, n’aurait même d’ailleurs jamais dû avoir lieu. ‘’Ce débat est suscité à dessein non seulement pour jauger la réaction des Sénégalais par rapport à votre réelle intention de vous représenter, mais aussi pour distraire et divertir le peuple par rapport à ces graves, innommables et innombrables scandales qui caractérisent votre gouvernance’’, analyse-t-il.
‘’Dans le cadre d’un réajustement communicationnel, vous auriez donné des instructions pour qu’aucun membre de votre coalition n’évoque plus la question du troisième mandat devenue très sensible et susceptible de mettre la puce à l’oreille de vos compatriotes. Et c’est pour avoir enfreint vos oukases que les éminents membres de votre parti fantôme, en l’occurrence Sory Kaba et Moustapha Diakhaté, ont été virés comme des malpropres, sans ménagement et sans état d’âme ; vous n’avez en aucun moment tenu compte, ni de la sincérité de leur engagement ni des énormes sacrifices consentis pour vous aider à accéder à la charge suprême’’, apprécie-t-il. Une situation qu’il évoque pour la comparer avec celle d’autres membres du parti au pouvoir qui se prononcent sur la question sans être sanctionnés. Ils pointent du doigt ceux qui soutiennent la possibilité d’un 3e mandat. ‘’Le traitement discriminatoire entre ceux qui disent la vérité et les courtisans ne fait que conforter les Sénégalais dans l’idée selon laquelle vous voulez briguer un troisième mandat’’, estime Abdoul Mbaye.
Il considère qu’un 3e mandat n’est et ne peut être possible pour diverses raisons. Il est d’avis que le président Sall ‘’a été un des acteurs les plus en vue dans la lutte du peuple sénégalais contre un troisième mandat du président Abdoulaye Wade dont (il) a, malheureusement, appris beaucoup de très mauvaises pratiques’’. M. Mbaye estime que ‘’cet épisode douloureux et triste de la vie de notre pays a enregistré la mort  de plus d’une dizaine de jeunes compatriotes qui avaient accepté de consentir le sacrifice suprême pour le triomphe des nobles idéaux et des principes devant régir la marche de notre république. C’est ce sang versé qui vous a permis d’être au palais, siège de la légitimité populaire. Et c’est parce que vous avez certainement tiré les enseignements de cette sombre page de notre histoire, qu’une fois élu, vous avez cru devoir soumettre à la sanction du peuple une révision constitutionnelle qui consacre la limitation des mandats présidentiels à deux’’.BIGUE BOB

Calendrier des élections locales: L’opposition rejette la proposition du gouvernement

YERIMPOST.COM La dernière proposition du gouvernement va impacter le processus du dialogue politique. En effet, depuis la publication de la date butoir indiquée par les services de Aly Ngouille Ndiaye, les réactions fusent de partout.
Chez les partisans de Idrissa Seck, le chargé des élections, Ass Babacar Gaye, craint une volonté de tenir un calendrier qui oblige au report des législatives.
Même son de cloche au Pastef de Ousmane Sonko où on déplore une nouvelle fois le non-respect du calendrier républicain.

Apr: Des proches d’Amadou Bâ dénoncent des « manœuvres » contre leur leader

https://www.leral.net/Le président de la République, Macky Sall, a tapé du poing sur la table pour mettre en garde les responsables qui auraient manifesté des ambitions présidentielles. Dans l’entourage du ministre des Affaires étrangères, Amadou Bâ, on soupçonne des « manœuvres » au sein de l’Apr contre ce dernier.
Rougui Niang, établie en France, a mis sur pied un mouvement de soutien
dénommé: « Andd Dolèl Amadou Bâ » (Ensemble pour renforcer Amadou Bâ). Mais le hic, accusent les soutiens de M. Bâ, c’est qu’elle opère en cagoule pour le mettre en mal avec le Président Sall.
« Ce mouvement est créé pour nuire au ministre Bâ, selon Doudou Diagne Diécko (président des amateurs de lutte). Elle est financée par des personnes tapies dans l’ombre, pour faire croire au Président Macky Sall, qu’Amadou Bâ se constitue une force politique contre lui« .
Pourtant, la dame a subi des remontrances de la part des « amis » de Bâ, sans qu’elle ne daigne cesser ses activités. Cela s’est passé dans un groupe WhatsApp du parti. Bon nombre de membres lui ont intimé l’ordre de cesser ses activités. D’autant plus qu’Amadou Bâ, lui-même, ne connaît pas la dame.
Mais en plus de produire des T-shirt au nom d’Amadou Bâ, elle a organisé une grande manifestation au Fouta. À ce sujet, Doudou Diagne Diécko a appelé à plus de retenue.
« Le Président Macky Sall n’a pas besoin de ces manœuvres au sein de l’Apr. Il voudrait plutôt avoir une union de ses partisans« , prévient-il.

LES 48 SÉNÉGALAIS ARRÊTÉS EN GUINÉE LIBÉRÉS

http://www.emedia.sn/ Les 48 ressortissants sénégalais qui étaient en détention à Conakry viennent d’être libérés. L’annonce a été faite, hier, par le ministère des Affaires étrangères et de Sénégalaise de l’extérieur.
Dans le journal Le Soleil, le secrétaire d’Etat chargé des Sénégalais de l’extérieur, Moïse Sarr, explique : « cette libération de nos compatriotes est le résultat d’intenses tractations de la représentation diplomatique du Sénégal à Conakry, sur instruction du ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Amadou Bâ, conformément aux orientations du Président de la République ».
Ces Sénégalais ont été arrêtés lors des manifestions contre un troisième mandat du président Alpha Condé.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 06/11/2019

Un homme se suicide à la Médina

A la Médina non loin de l’avenue Blaise Diagne , les langues commencent à se délier au sujet du suicide de O Touré, né en 1978 à Dakar, retrouvé pendu dans sa chambre avec le fil du fer à repasser hier. D’après des sources de L’As, il ne jouirait pas de toutes ses facultés. Mais d’autre sources parlent d’un dépit amoureux, parce que le jeune homme venait de divorcer et la garde de ses enfants lui a été retirée. C’est son jeune frère qui a fait la découverte macabre. La Police de Rebeuss a ouvert une enquête.

Feu sur la Snhlm

Les inondations hantent le sommeil des habitants du quartier Unité 14 Parcelles assainies Rufisque Jaxaay. Ces derniers sont irrités par les eaux pluviales qui se mélangent avec les eaux usées causant une odeur nauséabonde. Ils en veulent terriblement à la Snhlm qui leur a vendus ces parcelles à usage d’habitation. Ils exigent l’intervention du Ministre de l’intérieur Ali Ngouille Ndiaye. «Depuis 02 mois, les gens vivent dans les eaux pluviales qui se sont mélangées avec les eaux usées stagnantes provenant des fosses septiques. L’Etat a dit qu’il a déclenché un plan Orsec régional mais nous ne l’avons pas senti. C’est du laxisme total. Nous n’avons vu aucune autorité», dénonce d’emblée Mohamed Maba un habitant du quartier. «Nous faisons appel au Ministre de l’Intérieur pour qu’il nous vienne en aide car nos vies sont en danger. Nos enfants sont tous malades avec des dermatoses et du paludisme. Les moustiques et les reptiles nous fatiguent », ditil. « C’est l’Etat qui est responsable de cette situation par le biais de la Snhlm qui nous a vendu ses terrains qu’on a construit. C’est un assassinat. La Snhlm est en train de nous tuer à petit feu avec nos enfants qui tombent malades. La Snhlm a dit Parcelles assainies mais en réalité nous ne sommes pas assainis. On nous a bernés en nous vendant des zones marécageuses qu’on a remblayées. C’est un crime », crie notre interlocuteur.

Tivaouane, bien approvisionnée en denrées

«Il y a un très bon approvisionnement du marché de Tivaouane en denrées de première nécessité ». Les propos sont du Ministre du Commerce Aminata Assome Diatta Ministre du Commerce, qui a été reçue par le Khalif Général des Tidjanes Serigne Babacar Sy Mansour. Selon elle, à l’occasion de la célébration du Gamou, toutes les localités qui abritent l’évènement ont été identifiées comme étant prioritaires pour la livraison des denrées commandées. Il y a un bon niveau des stocks, ce qui veut dire qu’il y aura une stabilité des prix. A l’en croire, les contrôles se font également sur le marché et pour le moment il n’y a pas de produits impropres à la consommation sur le marché, mais les services restent vigilants d’autant plus qu’à 24 heures de l’évènement, il se peut qu’il y ait des personnes malintentionnées et qui pourraient tenter d’introduire sur le marché des produits impropres à la consommation. En tout cas le service départemental veille au grain et il est renforcé par le service régional et tous les services de la direction du commerce intérieur.

560 point lumineux installés à Tivaouane

L’alimentation en électricité sera assurée par 71 postes de transformation qui ceinturent Tivaouane, avec deux sources d’alimentation pour sécuriser le dispositif. C’est l’avis du Directeur Général de la Sénélec, qui a également été reçu par le Khalif Général des Tidjane. Il s’y ajoute le déploiement de groupes électrogènes comme il est de coutume. «Il n’y a pas eu de problème d’alimentation d’électricité à Tivaouane, c’est pourquoi, nous sommes venus pour rassurer le Khalif et lui faire part des dispositions exceptionnelles que la Sénélec a prises, quant à la mise en place d’équipes de permanence, qui seront postées autour des grandes familles, pour leur permettre d’utiliser adéquatement les équipements dont elles auront besoin durant cet évènement. Le Khalif est satisfait de tout ce qui a été fait pour l’éclairage public avec la mise en place de 560 points lumineux, la mise en service de 180 lanternes », conclut-il.

Le présumé meurtrier de Khady Sèye écroué

Cheikhouna Diop a passé, hier soir, sa première nuit à la prison de Diourbel, après avoir été inculpé pour meurtre sauvage de sa voisine Khady Sèye à qui il aurait asséné cinq coups de couteau mortels. Le crime horrible dont il est accusé risque de lui couter très cher. La cinquantaine, il a été arrêté après avoir été sauvé d’une mort certaine. Car les populations du sous-quartier Garage-Darou de Touba l’avaient pris pour cible suite au meurtre de la dame Khady Sèye, une jeune mère de famille de 23 ans. Placé en garde à vue tout au long du week-end dernier au commissariat spécial de Touba, Cheikhouna Diop qui était venu à Touba à l’occasion de la célébration du Grand Magal pour y retrouver sa mère colocataire de la victime, a été présenté ce lundi au procureur de la République près du tribunal de grande instance de Diourbel. Ayant fait l’objet d’un retour de parquet dans un premier temps, il avait été mis à la disposition du commissaire de Diourbel avant son second face-à-face avec le juge instructeur, hier mardi. Au terme de son audition, Cheikhouna Diop a finalement été inculpé de meurtre, fait puni par les dispositions des articles 280, 287 et 289 du code pénal. D’après des sources proches du dossier, Cheikhouna Diop aurait reconnu les faits. Selon ces mêmes sources, il reprochait à Khady Sèye auprès de qui il avait contracté une dette de 750 francs Cfa, de l’avoir marabouté, le rendant ainsi malade mystérieusement.

Réseau Siggil Jigéen condamne

« Il ne se passe pas un seul jour sans que des cas d’agressions, de meurtres, d’attaques de toute sorte, subis par des femmes ou des jeunes femmes ne soient relatés à travers les médias. Et le dernier dans cette longue série est le meurtre de la jeune Khady SEYE froidement poignardée par son locataire suite à une tentative de viol. La jeune femme de vingt-cinq ans (25ans), mère de deux (2) enfants dont le plus jeune est âgé d’un (1) an et demi, était enceinte de trois (3) mois au moment des faits », note le communiqué du Réseau Siggil Jigéen qui s’indigne de cet acte atroce « qu’il condamne fermement, interpelle les autorités à une plus grande protection et sécurité à l’endroit des populations ». En outre, le Réseau Siggil Jigéen exige des mesures urgentes, concrètes et efficientes pour mettre fin définitivement à ces fléaux et rappelle au Chef de l’État la tenue urgente du Conseil National sur la Sécurité des personnes et des biens. Le Réseau Siggil Jigéen appelle aussi les guides religieux à prendre davantage leurs responsabilités face à cette situation et interpeller leurs fidèles par rapport aux principes de respect de la femme.

La Police a une nouvelle voix

Le nouveau porte-parole de la Police Nationale a pris service. Il s’agit du commissaire de police Cheikh Sidy Anta Touré qui était jusque-là Chef du bureau central national interpol de Dakar. Il est maintenant le nouveau chef du bureau des relations publiques de la police nationale. Cheikh Sidy Anta Touré a été installé dans ses nouvelles fonctions par le Contrôleur général de police, Seydou Bocar Yague, Directeur Général adjoint de la Police Nationale.

Policière de l’année

La Police sénégalaise à l’honneur à New-York. En effet, le commandant Seynabou Diouf est lauréate du prix de la policière des Nations Unies pour l’édition 2019 pour son service au sein de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo. Elle a été honorée hier au siège de l’Onu à New-York. Le commandant Seynabou Diouf a reçu sa distinction devant les autorités Onusiennes et en présence du représentant permanent du Sénégal auprès des Nations-Unies, l’ambassadeur Cheikh Niang, du Directeur Général adjoint de la Police Nationale, Seydou Bocar Yague et du Commissaire de Police (ER) Codou Camara, lauréate dudit prix en 2013. Le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye et le Directeur Général de la Police Nationale, Ousmane Sy adressent leurs félicitations au commandant Seynabou Diouf et invitent les policiers déployés sur les théâtres d’opération à suivre son exemple.

L’Exim-bank alloue 100 millions $ au Sénégal

L’Exim Bank des Etats-Unis a fait un engagement préliminaire d’une valeur de 86 millions $ au profit du projet d’électrification rurale du Sénégal. En cas de validation de cet engagement par le conseil d’administration de la banque, cette dernière allouera environ 100 millions $ à la Senelec, la compagnie électrique nationale, sous forme d’un prêt pour la réalisation de ces projets ruraux. Ces fonds sont prévus pour appuyer les activités de la Weldy-Lamont LLC au Sénégal. L’entreprise est en effet spécialisée dans la fourniture d’équipements d’énergie renouvelable. «Ce projet est gagnant-gagnant pour le Sénégal et les Etats-Unis d’Amérique. Il permettra d’apporter l’électricité à plusieurs localités rurales sénégalaises tout en supportant les emplois locaux. Quand il sera finalement approuvé, ce financement de l’Exim supportera non seulement une petite entreprise américaine, mais créera également environ 500 emplois dans la chaîne de valeur américaine», a affirmé Spencer Bachus, l’un des membres du conseil d’administration de l’Exim Bank américaine.

«Gingembre Littéraire»

Des ténors de la musique sénégalaise sont attendus à la première édition de «Gingembre Littéraire» initié par le magazine panafricain Continent Premier qui sera lancé aujourd’hui à la salle des fêtes de la mairie de Rufisque. Les acteurs culturels comptent marquer leur empreinte à la manifestation. Ismaël Lô, Baaba Maal, Pape Diouf, Gorgui Ndiaye, le plasticien Kalidou Kassé et l’humouriste Kouthia etc, seront présents à la rencontre. L’initiateur de ce concept, notre confrère El Hadji Gorgui Wade Ndoye, journaliste accrédité auprès des Nations-Unies, à Genève se félicite de la participation massive des acteurs culturels. Cette manifestation délocalisée pour la première fois en Afrique se tiendra sur trois lieux, notamment à Rufisque, Saint-Louis et Dakar.

Famara Ibrahima Sagna bientôt installé

Le comité national de pilotage du dialogue national devrait bientôt être mis en place officiellement. D’après des sources de L’As, le chef de l’Etat a mis la dernière touche sur le décret et a reçu la semaine écoulée Famara Ibrahima Sagna dont le silence commençait à agacer l’opinion et la classe politique, surtout qu’il acceptait de recevoir les correspondances du comité cellulaire sans y répondre.

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