Rp du mardi 05 Novembre 2019

Unes de la presse du mardi 05 Novembre 2019
Unes de la presse du mardi 05 Novembre 2019

LE SÉNÉGAL A LANCÉ SON PREMIER CYCLE DE LICENCES PAR APPEL D’OFFRES INTERNATIONAL

Le Cap, 5 nov (APS) – Le Sénégal a lancé, ce mardi, à Cap Town, son premier appel d’offres international de douze licences libres de recherche pétrolière à la communauté des compagnies étrangères, a constaté l’envoyé spécial de l’APS.
Par la voix de son ministre de l’Energie et du Pétrole Mactar Cissé, le Sénégal qui se soumet à cet exercice pour la première fois de son histoire, espère signer des licences avec les compagnies qui seront retenues en juillet 2020
« La date à retenir pour tout le monde est le 21 juillet 2020 puisque ce sera la fin du processus », a précisé par ailleurs Joseph Medou, directeur technique de Petrosen dont la présentation a clôt la première partie du forum.
Pour l’attribution définitive des 12 licences représentants des blocs situés en mer et en zone profonde (au moins 3000 m sous l’eau), le processus va prendre sept mois, reparti en deux phases.
La première phase qui débute ce mardi est une « phase de promotion et de médiatisation qui prendra fin lors de la conférence sur le bassin MSGB (Mauritanie, Sénégal, Guinée et Bissau) en janvier prochain (29 janvier), a assuré le ministre de l’Energie, Mactar Cissé.
La deuxième phase qui démarre de février jusqu’en juillet est celle de l’approfondissement des informations avec d’éventuels achats de données par les compagnies intéressées et l’expression de leurs offres dans un délai de 2 mois après publication.
Le Sénégal qui met en application son nouveau code pétrolier s’impose, selon son ministre en charge du secteur, « une obligation de transparence qui n’empêche pas que le pays soit toujours attractif tout en augmentant les parts de l’Etat ».
La délégation a eu une série de rencontres bilatérales à Cap-Town où le ministre Cissé a échangé ce mardi avec une délégation de la Cnooc, la compagnie nationale chinoise du pétrole, après avoir reçu Exxon Mobile.ABK/OID

’’LICENSING ROUND’’ DU SÉNÉGAL, ENTRE CRAINTES ET OPTIMISME

Le Cap, 5 nov (APS) – Le lancement du « Licensing Round » (présentation des blocs à attribuer) du Sénégal à la conférence de Cape Town au cours de « l’Africa Oil Week » (rencontres africaines du pétrole) suscite optimisme de la part de ses officiels et craintes exprimées par des « opérateurs » interrogés par l’envoyé spécial de l’APS.
« C’est normal que le Sénégal change sa législation, mais en voulant avoir plus dans les éventuels partages tout en faisant porter toute la charge de l’investissement aux compagnies, ces dernières peuvent être réticentes », a expliqué à l’APS un représentant d’une compagnie qui opère déjà au large des côtes du pays.
L’inquiétude de cet interlocuteur qui a requis l’anonymat réside dans le fait que le nouveau code pétrolier semble donner la part belle à la société nationale Petrosen en augmentant ses parts tout en la préservant de prendre part financierement aux opérations « surtout dans la phase de developpement ».
Après la phase d’exploration marquée par une découverte commerciale, l’industrie du pétrole et du gaz procède à une phase dite de développement consistant à bâtir des infrastructures après avoir délimité le champ à exploiter à l’aide de travaux complémentaires notamment « de forage très coûteux ».
La nouvelle loi 2019-03 permet à la société nationale dans cette phase de voir ses actions se situer entre 10 et 30% dont les 10% portés par les autres co-titulaires du titre minier, selon l’article 7.
Cela signifie que « lors de la phase de développement, Petrosen qui peut choisir de rester à 10 % ne dépensera aucun franc, alors que dans l’ancien code les dépenses lors de cette phase devaient être partagées au prorata des actions détenues par chaque entité ».
En termes plus clairs, Petrosen se fera porter sur ses 10 % et ne devrait participer financièrement que sur le nombre d’actions qu’elle détiendrait au-delà de ce cap, explique notre source.
Cette inquiétude est balayée par le ministre sénégalais de l’Energie et du Pétrole présent au Cap pour présider la première phase de lancement des prochaines licences d’exploration d’hydrocarbures au Sénégal.
’’Sur la base des retours que nous avons, nous estimons que le dossier du Sénégal est bien apprécié. En témoignent les nombreuses audiences qui nous sont demandées et les rencontres bilatérales que nous avons tenu’’, a dit Mouhamadou Mactar Cissé.
Pour le ministre, « le nouveau code pétrolier est équilibré et garantit des ressources aussi bien au pays qu’aux compagnies ».
Ce changement de cadre législatif aurait pu ne pas se faire d’après l’officiel sénégalais qui considère que l’intérêt que suscite le pays est différent de la période d’avant découverte.
« Nous avons des découvertes qui changent la donne parce que le monde des affaires est caractérisé par la négociation et le rapport de force. A partir du moment où vous faites des découvertes votre bassin devient plus prometteur et vous pouvez changer le cadre législatif », sest justifié M. Cissé pour qui le nouveau code garanti « un meilleur partage des ressources ».
Pour lui, le Sénégal peut se permettre d’avoir un code qui lui confère plus de parts parce qu’’on a le droit d’être plus exigeant. Il y a un intérêt manifeste pour les blocs du Sénégal ».
Dans l’histoire du petrole africain, le Gabon et le Nigeria ont été ignorés par les compagnies respectivement pendant 5 ans et 7 ans pour avoir changé de manière brusque leur législation en la rendant plus contraignante pour les compagnies privées.
Voici ce que dit l’article 7 du code pétrolier
Article 7 : ’’L’État, par l’intermédiaire de la société pétrolière nationale, se réserve le droit de participer à tout ou partie des opérations pétrolières, en s’associant avec les titulaires d’un titre minier d’hydrocarbures ou d’un contrat de services.
Les parts de la société pétrolière sont fixées comme suit :
– au minimum 10% en phase d’exploration portés par les autres co-titulaires du titre minier d’hydrocarbures
-entre 10% et 30% en phase de développement, les 10% portés par les autres co-titulaires du titre minier dhydrocarbures ;
-entre 10% et 30% en phase d’exploitation’’.

CODE GAZIER: Les contours d’un texte inédit

http://lesoleil.sn/Adopté en Conseil des ministres le 16 octobre dernier, on en sait un peu plus sur le projet de loi portant Code gazier qui sera bientôt soumis à l’Assemblée nationale pour adoption. Dans le rapport de présentation dont «Le Soleil» détient une copie, le gouvernement explique les tenants et les aboutissants de ce texte.
Un nouveau contexte appelle toujours une adaptation. Les découvertes de gisement de gaz au large des eaux sénégalo-mauritaniennes et la perspective de leur exploitation à l’horizon 2022 ont poussé le gouvernement du Sénégal à prendre les devants en élaborant un Code gazier dont le projet a été adopté en Conseil des ministres il y a de cela quinze jours. Après cette première étape, le texte passera à l’Assemblée nationale où il sera voté avant de retourner sur la table du président de la République pour promulgation.
Dans le rapport de présentation du projet de loi qui sera soumis au vote des députés dont «Le Soleil» détient une copie, il est expliqué les raisons pour lesquelles le Sénégal se doit de se doter d’un Code gazier. D’abord, cela tient du fait que «les mutations intervenues sur le plan international dans le domaine de l’énergie favorisent l’utilisation du gaz comme une des principales sources d’énergie», ensuite «le Sénégal, avec ses découvertes de ressources pétrolières et gazières a ainsi l’opportunité de disposer d’une énergie de qualité, disponible et à moindre coût, tout en permettant aux secteurs industriels d’accéder auxdites ressources».
Cependant, si on y regarde de près, on se rendra compte que le Code gazier en gestation n’est que la suite logique de la politique mise en place par le gouvernement depuis un an en matière de gouvernance des ressources gazières. En effet, le 21 novembre 2018, en Conseil des ministres, il avait été adopté la stratégie dénommée «Gas-to-power». Cette stratégie définissait la politique pour le développement de la production d’électricité à partir du gaz naturel tout en prévoyant la nécessité, d’une part, de mettre en place un cadre légal, règlementaire et institutionnel favorable à son développement et, d’autre part, d’optimiser l’ensemble de la chaîne de valeur gazière. L’objectif ainsi visé est de renforcer le mix-énergétique, de réduire les coûts de l’électricité dans la perspective de l’atteinte de l’accès universel à l’énergie dès 2025 et de valoriser le gaz pour le développement de l’économie nationale.
Sauf que le cadre juridique existant notamment la loi n°98-31 du 14 avril 1998 relative aux activités d’importation, de raffinage, de stockage, de transport et de distribution des hydrocarbures et la loi n°2019-03 du 1er février 2019 portant code pétrolier ne prend pas en compte les spécificités des activités intermédiaires et aval du secteur gazier. Autrement dit, bien qu’elle intègre le gaz naturel dans le champ des hydrocarbures, le Code pétrolier de 1998 se concentre quasi exclusivement sur le pétrole brut et les produits pétroliers. Tout comme le nouveau Code ne régit que les activités amont du secteur pétrolier et gazier.
Ainsi, le Code gazier proposé entend «donner plus de visibilité et de confiance aux opérateurs du sous-secteur gazier pour alimenter le marché local». Il se fonde cinq principes : le droit d’accès des tiers aux infrastructures gazières ; la participation du secteur privé national et étranger sous la supervision d’un régulateur chargé de garantir l’approvisionnement du marché en gaz ; l’équilibre financier du sous-secteur ; la protection des intérêts des consommateurs et des opérateurs ; le respect des normes de qualité des produits, de sécurité des installations et de préservation de l’environnement dans une perspective de développement durable.
Les huit titres qu’il va comporter établissent et fixent les règles en matière de régime des licences et concessions, de modalités d’exercice des activités intermédiaires et aval gazier, de tarification, de réglementation des servitudes relatives aux installations de transport et de distribution de gaz, de régime fiscal et douanier etc.Elhadji Ibrahima THIAM

ANDREW G.INGLIS, PDG DE KOSMOS ENERGY SUR GTA: «Le projet global sera achevé à environ 25 % d’ici fin 2019»

http://lesoleil.sn/Dans un message publié, hier, sur le compte Twitter de la compagnie texane, le Président Directeur général de Kosmos Energy, Andrew G. Inglis, s’est félicité de l’état d’avancement des travaux du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (Gta) que le Sénégal et la Mauritanie ont en partage en mer. «Le projet Grand Tortue Ahmeyim progresse bien. Nous prévoyons que le projet global sera achevé à environ 25% d’ici la fin de l’année et que le premier gaz en provenance de Gta devrait être livré pour la première fois en 2022», lit-on dans le tweet.
Dans deux autres tweets, M. Inglis a évoqué «le succès au puits Yakaar-2» qui a confirmé l’extension sud du champ Grand Tortue. «Avec Teranga, nous disposons désormais des ressources nécessaires pour créer un hub de Gnl autonome au Sénégal», a-t-il indiqué. Et d’ajouter : «En Mauritanie et au Sénégal, nous continuons à faire d’excellents progrès dans la réalisation du projet Grand Tortue Ahmeyim et dans l’extension de la base de ressources sur notre superficie».
Kosmos Energy est le découvreur de gisement de gaz au Sénégal à la frontière maritime sénégalo-mauritanienne en janvier 2016 d’une équivalence de 15 à 20 Tcf. Depuis, le junior américain a cédé une partie de sa participation au major British Petroleum (Bp). Il ne détient plus que 30 % de ce projet contre 60 % pour Bp et 10 % pour l’Etat du SénégalElhadji Ibrahima THIAM

APPEL D’OFFRES DE PETROSEN: Un bloc controversé dans le lot!

https://www.seneweb.com/L’Etat du Sénégal, à Travers Petrosen et le ministère du Pétrole, a lancé un appel d’offres international pour l’octroi de 12 blocs pétroliers dits «libres». Mais, seulement quelques heures après l’officialisation d’une telle démarche, African Petroleum Sénégal Limited, en litige avec l’Etat du Sénégal sur le bloc Sénégal Offshore Sud Profond, a élevé la voix.
«Les autorités sénégalaises ont inclus le bloc Sénégal Offshore Sud Profond (Sosp) dans un cycle d’octroi de licences récemment lancé couvrant tous les blocs ouverts de la zone extracôtière du Sénégal. L’annonce a été faite par les autorités compétentes lors de la conférence de la Semaine africaine du pétrole au Cap aujourd’hui. African Petroleum Sénégal Limited, une filiale de PetroNor, poursuit actuellement une procédure d’arbitrage avec le gouvernement du Sénégal et continue de réserver ses droits à une participation directe de 90% dans Sosp», a déclaré la compagnie.
En effet, elle renseigne que l’inclusion de ce bloc dans l’appel d’offres lancé par le Sénégal, n’a aucun impact sur le processus d’arbitrage. Et précise que «le conseil d’administration de PetroNor reste ferme dans sa position juridique et attend avec impatience que l’affaire soit résolue soit par la voie indépendante de l’arbitrage, soit par le biais d’un accord de règlement satisfaisant dans l’intérêt de tous.»
Pour rappel, African Petroleum, par décret  n° 2011-1808 du 2 novembre 2011, avait obtenu l’approbation du Contrat de Recherche et de Partage de Production d’Hydrocarbures conclu entre l’Etat du Sénégal, pour le bloc de Sénégal offshore Sud profond. Mais, ledit bloc lui a été retiré par l’Etat du Sénégal, sous le magistère de Macky Sall. Pour demander réparation, African Petroleum a saisi, pour arbitrage, le Centre international pour le règlement de la banque mondiale. La plainte a été enregistrée depuis juillet 2018, mais l’affaire n’a pas encore été vidée.

Perturbation dans les services WOYOFAL: la Senelec annonce « une permanence caisses » à partir de ce mardi

https://www.pressafrik.com/Soucieux des perturbations notées dans le service de certains partenaires en charge des encaissements et des ventes de crédits Woyofal, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) annonce la mise en place d’une permanence caisses au niveau de toutes les agences à partir de ce mardi. PressAfrik vous livre in extenso le communiqué de la société nationale.
En raison de perturbations notées dans le service de certains Partenaires délégués aux encaissements et ventes de crédits WOYOFAL, Senelec informe son aimable clientèle de la mise en place d’une permanence caisses, à compter de ce jour au niveau de toutes
les agences de son réseau jusqu’à 20h,.
Le paiement de factures et l’achat de crédit WOYOFAL pourront donc se faire de 07h30 à 20h à travers les Agences Senelec.
Senelec rappelle par ailleurs, que les transactions peuvent se faire :
• Dans les Boutiques WOYOFAL pour les achats de crédits prépayés. ;
•    A la borne interactive de paiement au niveau de l’Agence de Vincens, 24h/24 pour des achats de crédits WOYOFAL ou des paiements de factures ;
•    A partir des points d’encaissement tenus par les structures agréées par Senelec que sont : FREE MONEY, LA POSTE, IN TOUCH, ZUULU, WARI, EXPRESSO (e-money), BDK (Kash Kash), WIZALL).  Senelec vous renouvelle son engagement à mieux vous servir. Aminata Diouf

EXPLOITATION PETRO-GAZIERE: L’Adepme outille 14 Pme saint-louisiennes

http://lesoleil.sn/ Une formation de cinq jours a été bouclée le week-end dernier par l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme). Celle-ci avait trait aux techniques d’appels d’offres des entreprises pétrolières et gazières au profit de 14 Pme de la région Nord. En organisant cette session de formation, la structure d’encadrement des Pme veut préparer les entreprises à être mieux outillées avec la découverte des ressources énergétiques. En effet, souligne Idrissa Diabira, Dg de l’Adepme, il était important, après la théorie sur le pétrole et le gaz, de passer au concret avec la « préparation, en particulier, des entreprises de la région de Saint-Louis, à avoir des réponses aux techniques des appels d’offres des entreprises pétrolières et gazières ». L’objectif est surtout, selon le Dg de l’Adpme, de faire grandir les entreprises pour qu’elles puissent devenir les futures championnes de l’industrie pétrolière et gazière. Déjà, informe M. Diabira, beaucoup d’entreprises multinationales se préparent à exploiter ces ressources, et «il est important, à l’image de l’Etat qui s’est engagé dans une dynamique de transparence avec la loi sur le contenu local, que nous, en tant qu’acteurs de terrain, participions à l’encadrement des Pme locales». La formation vise aussi les états financiers, afin de pouvoir contracter avec les principaux exploitants.
Au nom des bénéficiaires, Maguette Seck, entrepreneur, a magnifié la pertinence de cette activité car, selon lui, cela leur permet de mieux comprendre les jargons du pétrole et du gaz. Mais également, d’acquérir des connaissances afin de se mettre au même niveau que les entreprises étrangères. Les chefs de 14 entreprises évoluant dans divers domaines tels que la restauration, la mécanisation, la métallique … ont répondu présent à cette formation.Amadou Maguette NDAW

TROISIÈME TRIMESTRE: La commande publique double, les ententes directes grimpent

https://www.jotaay.net/La commande publique est ressortie à 374 milliards de francs Cfa au terme du second trimestre de l’année 2019. Ce, contre 189.7 milliards de francs Cfa au second trimestre. Soit une croissance de plus de 184.6 milliards de francs Cfa.
Les marchés passés par entente directe, eux, ont cru à 38.3 milliards de francs Cfa contre 6.7 milliards de francs Cfa au terme du second trimestre de 2019. Leur montant a sextuplé.

EVOLUTION DES COURS DES MATIERES PREMIERES EN SEPTEMBRE 2019: Le prix du riz en hausse, les prix du sucre en poudre et de l’huile végétale stables

https://www.jotaay.net/L’évolution des cours des matières premières en septembre 2019 a été rendue publique par la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Durant la période de revue, le prix du riz a connu une hausse, tandis que les prix du sucre, de l’huile végétale et du pétrole léger sont restés stables.
Selon les prévisions du département américain de l’Agriculture (Usda), en variation mensuelle, les prix du riz indien ont fléchi de 0,5%, en raison des disponibilités exportables abondantes et des perspectives de récolte favorables. Pour sa part, le riz thaïlandais s’est enrichi de 0,5% sur la période. Par contre, sur les trois premiers trimestres de 2019, les cours des variétés de riz indien et thaïlandais (25% brisure) ont affiché des baisses respectives de 5% et 1,3% par rapport à la même période de 2018. Contrairement à ces baisses affichées sur le marché mondial, les prix moyens respectifs des kilogrammes de riz parfumé et de riz brisé ordinaire ont augmenté de 0,3% et 1,1%, en variation mensuelle, sur le marché local (Sénégal) pour s’établir à 434 francs Cfa et 267 francs Cfa, en septembre 2019, d’après la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee). Par contre, durant cette même période sur le marché sénégalais, le prix du kilogramme de la farine de blé a baissé de 0,8% en variation mensuelle pour s’établir à 414 francs Cfa.
Quant au maïs, le prix du kilogramme sur le marché local s’est raffermi de 2% en variation mensuelle pour s’échanger à 271 francs Cfa sur la période de revue. Au mois de septembre 2019, le prix du kilogramme de sucre raffiné en poudre est resté stable à son niveau du mois d’avril 2019 (603 francs Cfa) sur le marché sénégalais. Pourtant, durant cette période, les cours du sucre brut se sont repliés de 3,6%, en variation mensuelle, en liaison avec les anticipations de productions favorables pour la campagne 2019-2020 et la baisse des prix du pétrole.
S’agissant des huiles végétales, le prix du litre d’huile végétale, au mois de septembre 2019, est resté stable à son niveau du mois précédent, à 1280 francs Cfa. Pendant ce temps, les cours des huiles de palme et de soja sur le marché mondial ont enregistré des baisses mensuelles respectives de 1% et 1,8%. En revanche le cours de l’huile d’arachide s’est légèrement raffermi de 0,02% sur la même période.
Le prix du carburant n’a pas bougé
En ce qui concerne le pétrole Brent (pétrole léger), les prix respectifs des litres de super carburant et du litre de gasoil sont restés inchangés par rapport à leurs niveaux de juillet 2019 (775 francs Cfa et 655 francs Cfa.   M. CISS

CLIMAT DES AFFAIRES EN SEPTEMBRE 2019: Le climat des affaires s’est dégradé

En septembre 2019, le climat des affaires s’est dégradé tandis que le climat de l’emploi s’est bien orienté en rythme mensuel, révèle la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee).
La Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) informe que le climat des affaires s’est dégradé au mois de septembre 2019, en variation mensuelle. Une situation qui reflète l’orientation défavorable de l’opinion des industriels, entrepreneurs de Btp, prestataires de services et autres commerçants. En effet, de l’avis des industriels, la concurrence supposée déloyale (28%), l’approvisionnement difficile en matières premières (25%), les difficultés de recouvrement des créances (18%) et l’insuffisance de la demande (18%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-8,1 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet de l’orientation négative des soldes d’opinion relatifs aux commandes reçues et à la production. Le pessimisme des enquêtés quant aux perspectives de commandes a, aussi, contribué au fléchissement de l’indicateur dans le sous-secteur. S’agissant des stocks de produits finis, autant d’industriels en septembre qu’en août les ont jugés supérieurs à la normale.

Les complaintes du sous-secteur des BTP

Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs interrogés sont les difficultés de recouvrement des créances (83%), l’accès difficile au foncier (50%), la concurrence supposée déloyale (50%) et la fiscalité (50%). Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-2,7 points) dans le sous-secteur, entre août et septembre 2019, en liaison avec le repli des soldes d’opinion relatifs aux commandes (publiques et privées). Concernant l’activité générale, le solde d’opinion est resté stable, en dessous de sa moyenne de long terme. Au titre des services, les chefs d’entreprises interrogés ont majoritairement évoqué, en septembre 2019, la concurrence jugée déloyale (67%), les difficultés de recouvrement des créances (67%), la fiscalité (27%) et la fraude et la corruption (20%) comme les principaux facteurs qui limitent le développement de l’activité. Par ailleurs, le climat des affaires s’est fortement dégradé (-4,4 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel. Cette situation reflète les orientations défavorables des soldes d’opinion des prestataires sur les perspectives de tarifs, de chiffre d’affaires et de commandes. S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (50%), l’approvisionnement difficile en produits (38%), la fiscalité (38%) et la concurrence jugée déloyale (38%) sont les contraintes à l’activité les plus citées par les chefs d’entreprises enquêtés. Au total, le climat des affaires s’est détérioré (-2,0 points) en rythme mensuel, sous l’effet de la dégradation du solde d’opinion relatif au chiffre d’affaires.

Le climat de l’emploi s’est amélioré

Contrairement au climat des affaires qui s’est dégradé, le climat de l’emploi s’est bien orienté, en septembre 2019. En effet, l’indicateur qui le synthétise a gagné 7,8 points au-dessous de sa moyenne de longue durée. En effet, l’amélioration des soldes d’opinion sur les évolutions passées et futures de l’emploi de main-d’œuvre dans l’industrie explique la progression de l’indicateur sur la période sous revue.M. CISS

PRODUCTION INDUSTRIELLE AU MOIS DE SEPTEMBRE 2019 :Une baisse de 0,3% des prix de production industrielle

L’activité industrielle est marquée, au mois de septembre 2019, par un fléchissement de 0,3% des prix de production, relève l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Une situation qui découle de la baisse des prix dans les industries textiles et du cuir (-10,5%), de production d’énergie (-2,2%), chimiques (-2,0%) et extractives (-0,1%). Toutefois, il est noté un relèvement des prix dans les industries des matériaux de construction (+2,5%), et alimentaires (+0,8%). Les prix de production dans les industries mécaniques, du papier et du carton, ainsi que ceux des autres industries manufacturières n’ont pas connu de variations sensibles sur la période. Comparés à ceux du mois correspondant de l’année précédente, les prix de production industrielle ont chuté de 0,3%. Sur les neuf premiers mois de 2019, les prix moyens ont crû de 0,7%, comparativement à ceux de la période correspondante de l’année précédente.M.C

Logement neuf à usage d’habitation: Le coût de construction a progressé de 0,4% au deuxième trimestre 2019

https://www.lejecos.com/ «Le coût de construction des logements neufs à usage d’habitation a progressé de 0,4% au deuxième trimestre 2019. Cette évolution résulte essentiellement d’une augmentation du coût de la « main d’œuvre », des prix des « matériaux de construction » et du coût des « moyens de gestion ».
L’information est contenue dans la « Note sur les évolutions économiques récentes » (Neer) de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
Selon le document, le rapport des prix des six premiers mois de 2019 sur ceux de 2018, laisse apparaitre une hausse de 1,0%. En variation annuelle, il s’est apprécié de 0,1%. Le coût de la « main d’œuvre » a connu une hausse de 1,3% comparativement au trimestre précédent, par suite du renchérissement de la rémunération des services des maçons (+1,6%), des peintres (+1,4%), des coffreurs (+2,1%), des manœuvres (+2,2%) et des mouleurs (+1,0%).
Sur les six premiers de 2019, ils ont augmenté de 3,3%. Comparé au deuxième trimestre 2018, il s’est accru de 3,6%. Les prix des « matériaux de construction » se sont relevés de 0,1% par rapport au trimestre précédent. Cette évolution est expliquée par celle des prix des matériaux de base, ainsi que ceux des matériaux pour le revêtement des murs et sols. Toutefois, elle est atténuée par la baisse des prix des matériaux de menuiserie et des peintures. Sur les six premiers de 2019, ils ont augmenté de 0,2%.En variation annuelle, ils se sont réduits de 1,2%.
«Les prix des matériaux de base ont augmenté de 0,3%, en rapport avec l’accroissement des prix du ciment (+1,8%). Par contre, cette hausse est atténuée par le recul des prix du fer (-0,2%), du sable (-1,9%) et des graviers (-0,5%). Sur les six premiers de 2019, ils ont baissé de 0,1%. En comparaison au deuxième trimestre 2018, les matériaux de base ont fléchi de 2,7%. Les matériaux pour le revêtement des murs et sols se sont renchéris de 0,3%, en raison de la montée des prix des carreaux murs (+0,3%) et sols (+0,3%). Par rapport à la période correspondante en 2018, ils ont baissé de 0,1% », lit-on dans le document.
Les prix des matériaux de plomberie et sanitaire, de même que ceux des matériaux pour l’étanchéité n’ont pas connu de variations sensibles au deuxième trimestre 2019. En variation annuelle, ils se sont accrus respectivement de 0,4% et 1,0%.
Les prix des matériaux pour les travaux d’électricité se sont réduits de 0,1% au deuxième trimestre 2019, sous l’effet d’un repli des prix des câbles V.G.V (-0,3%). En variation annuelle, ils se sont contractés de 0,3%.La baisse de 0,2% des prix des matériaux de menuiserie est expliquée par celle des prix des articles en aluminium (-1,2%).Adou FAYE

L’EUROPE PRÉSENTE DES OPPORTUNITÉS DE FINANCEMENT AUX ENTREPRENEURS SÉNÉGALAIS

Dakar, 5 nov (APS) – L’Union européenne (UE) a présenté mardi des opportunités d’affaires et de financement à des petites et moyennes entreprises sénégalaises (PME), a constaté l’APS.
La délégation de l’UE au Sénégal a présenté son Plan d’investissement extérieur (PIE), inauguré en 2017, aux entrepreneurs sénégalais, lors d’un atelier.
Le PIE s’est vu octroyer quelque 4,5 milliards d’euros pour ‘’lever plus de 44 milliards d’euros pour la période 2017-2020’’, a déclaré la cheffe de la délégation de l’UE à Dakar, Irène Mingasson.
‘’Le PIE est un mécanisme adapté pour utiliser des fonds publics et mobiliser l’investissement privé, notamment en Afrique’’, a ajouté Mme Mingasson.
Ce fonds d’investissement privé vise surtout ‘’les créneaux difficilement accessibles pour le secteur privé, mais somme toute primordiaux pour le développement durable’’.
Selon Irène Mingasson, les énergies renouvelables, l’industrie agroalimentaire et les infrastructures urbaines sont la cible du plan d’investissement européen.
‘’Les mécanismes d’aide traditionnelle sont par moments insuffisants pour couvrir l’ensemble de ces besoins [et] accompagner efficacement une dynamique positive, inclusive et pérenne’’, ajoute la cheffe de la délégation de l’UE au Sénégal.
Dans cette perspective, elle a noté la nécessité d’une mobilisation des investissements du secteur privé, avec le concept ‘’tekki-fi’’ (réussir ici, en wolof).
‘’Les investissements se dirigent généralement là où la confiance peut s’établir’’, a souligné Mme Mingasson, souhaitant la poursuite de la réforme sur la fiscalité des entreprises au Sénégal.
‘’L’application équitable et prévisible doit encourager le développement des entreprises et la concurrence loyale’’, a-t-elle ajouté.
Intervenant à cet atelier, Bagoré Bathily, directeur général de La laiterie du berger, a insisté sur ‘’la concurrence déloyale du secteur informel’’.
‘’Il est difficile [d’affronter] des gens qui ne respectent pas les mêmes règles du jeu’’, a souligné le directeur général de cette entreprise sociale installée à Richard-Toll (nord) et développant une filière laitière au Sénégal.
Il a par ailleurs parlé des difficultés pour les petites et moyennes entreprises d’accéder à des financements et ne pouvant pas faire grand-chose avec leurs fonds propres.
Prenant part à l’atelier, le directeur général de la Banque agricole, Malick Ndiaye, a déploré ‘’l’insuffisance organisationnelle’’ des acteurs du secteur agricole, à l’exception des filières tomate industrielle et coton. ‘’Or l’agriculture est un secteur à fort potentialités d’emplois pour le Sénégal’’, a relevé M. Ndiaye, ajoutant que ‘’l’agriculture peut bien accompagner les autorités publiques en perspective des politiques d’aménagement du territoire’’.
Le secteur agricole a l’avantage de ‘’fixer les jeunes dans leur région d’origine par une agriculture rentable’’, a-t-il poursuivi.
Evoquant la spécificité de la Banque agricole par rapport aux institutions financières classiques, Malick Ndiaye a souligné la nécessité d’organiser les agriculteurs en filière pour mieux faciliter l’accès au financement pouvant conduire à ‘’une autosuffisance alimentaire’’, au ‘’développement des unités de transformation’’ et à la ‘’vente de nos produits à l’extérieur’’.SMD/ESF/ASG

C’est maintenant le bon moment pour investir en Afrique et dans les PME africaines selon Tony Elumelu aux investisseurs mondiaux

https://www.lejecos.com/Tony O. Elumelu, Promoteur de la Fondation Tony Elumelu (TEF) et Président du Groupe United Bank for Africa (UBA) et de Heirs Holdings, a ouvert la conférence “Ambition Africa” organisée par le Club France-Africa Invest. Face aux investisseurs mondiaux réunis à Paris lors de son allocution à la cérémonie d’ouverture , M. Elumelu a exhorté les investisseurs français, à la recherche d’opportunités d’investissement à long terme, à se tourner vers l’Afrique.
Lors de la présentation de Tony Elumelu au public, le Ministre Français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que la France pourrait se positionner pour orienter les investissements vers l’Afrique afin de mettre fin au cycle de la pauvreté et d’accélérer le développement au niveau mondial. Il a salué la position de M. Elumelu sur le renforcement des PME en Afrique afin de catalyser le développement. “Nous partageons la même ambition de soutien aux PME et aux entrepreneurs africains, car cela est essentiel pour le développement économique de l’Afrique”, a-t-il déclaré, évoquant la passion de M. Elumelu pour la création de richesse sur le continent africain.
Réitérant la position de partenariat avec l’Afrique sur les investissements à long terme, M. Le Maire a déclaré: “Nous veillerons à ce que les investissements en Afrique soient durables, exemplaires et respectueux de l’environnement. Nous voulons aller vite, aller vite dans la course contre la pauvreté et le renoncement, sur tout le continent”.
Tony Elumelu a pour sa part déclaré: “Nous devons faire beaucoup mieux et faire preuve de beaucoup plus de discernement pour canaliser les fonds vers les marchés émergents. Ces marchés présentent d’énormes opportunités  ainsi que des risques pour les investisseurs mais ceux-ci doivent répondre à un besoin essentiel de catalyse et d’amélioration de l’économie. Nous saluons les sociétés comme Total, Bouygues, Accor, Orange et Bolloré, ainsi que d’autres qui ont accepté ce défi, mais il reste encore beaucoup à faire”, a-t-il déclaré.
M. Elumelu a souligné l’importance des apports de capitaux privés en Afrique, avec un accent particulier sur les investissements dans les petites et moyennes entreprises, moteurs de l’économie africaine. Il a déclaré que l’Afrique comptait la population active la plus jeune au monde, avec plus de 60% de sa population âgés de moins de 25 ans. Cela, a-t-il dit, apparaît comme une tragédie démographique potentielle qui pourrait se révéler être le plus grand atout du continent si les jeunes avaient des emplois et des opportunités économiques.
Selon lui: “Les Africains n’ont pas besoin d’aide. Nos jeunes ont plutôt besoin d’investissements”.
“Les capitaux privés constituent une positive force de développement en Afrique. Nous avons une nombreuse population de jeunes, enthousiastes et novateurs. Ils cherchent des solutions aux problèmes de leurs communautés, mais sont limités par l’accès aux capitaux et aux investissements, au mentorat et à la formation. Bien géré, ce type d’investissement peut non seulement générer des capitaux, mais aussi renforcer la création d’emplois, la gouvernance d’entreprise et contribuer à l’amélioration des pratiques commerciales durables”.
Il a cité l’impact et le taux de croissance des lauréats de la Fondation Tony Elumelu comme preuve du potentiel des PME en Afrique aujourd’hui. Sa fondation a consacré 100 millions de dollars de la fortune familiale au financement de plus de 10 000 entrepreneurs africains sur une période de dix ans.
M. Elumelu a salué les initiatives du Président Français, S.E. Emmanuel Macron, visant à renforcer les relations entre la France et l’Afrique, et a conclu en invitant les investisseurs à envisager d’investir en Afrique sur le long terme.
“La phrase clé ici est l’investissement à long terme – personne ne doit venir en Afrique pour obtenir un gain à court terme. C’est maintenant le bon moment pour investir en Afrique. Les capitaux privés doivent en faire partie. Nous en avons besoin pour tous”, a-t-il conclu.

Les facteurs de blocage et de freinage de l’économie sénégalaise Par Zaccaria COULIBALY

Une étude de l’UEMOA datant du 11 février 2011, a montré que seuls 10% des projets portés par le PME/PMI ont accès au financement, 53% des projets sont rejetés pour défaut de garanties et 37% pour des business plans mal élaborés.
Certes cette étude a le mérite de lever ne ce reste qu’un tout petit peu le voile sur les facteurs de blocage et de freinage de l’économie africaine, sauf que force est de constater que le mal est encore beaucoup plus profond que ce qui est révélé.
Mon expérience des six années passées à la tête du Bureau économique du Sénégal au Canada, m’a permis d’identifier quelques facteurs de blocage et de freinage de l’économie sénégalaise malgré la mise en place des fonds de garantie et d’investissement.
L’accès au financement ressemble au parcours du combattant pour les porteurs de projets,  à cela s’ajoutent:  la disponibilité des fonds, la garantie et les taux d’intérêt insupportables pour les petites et moyennes entreprises.
Les banques privées exigent une prise en charge de la garantie à hauteur de 50% minimum à travers des structures étatiques et 20 à 30% d’apport personnel, soit environ 80% des risques supportés par l’état et les porteurs de projets et parallèlement, ces banques privées qui n’assumant que 20% des risques, se trouvent avec plus de 80% des intérêts.
Malgré la prise en charge des risques à plus de 80% par l’état et les porteurs de projets, les taux d’intérêts restent très élevés et freinent le développement économique avec la faillite prématurée de certaines PME.
L’Etat gagnerait à fédérer les structures de garantie et d’investissement ainsi que la banque nationale de développement économique en une seule et unique structure qui prendra en charge 80% des risques mais également 100% des intérêts obligeant ainsi les banques privées à s’aligner ou tout simplement de disparaitre du financement de projets. L’avantage est que les porteurs de projets verront eux aussi, les taux d’intérêts baisser considérablement en leur faveur.
Ces constats m’amènent à proposer la création d’une nouvelle
Société d’État sous le nom de «Investissement-Sénégal» dont le mandat
consistera principalement à favoriser substantiellement la croissance de
l’investissement au Sénégal et à faire de notre pays, en accord avec la
vision du PSE, un hub de l’investissement viable et fiable qui permet
la création d’entreprises, l’innovation, la recherche-développement et
l’exportationZaccaria COULIBALY.Chef du Bureau économique du Sénégal au Canada

Les prédateurs fonciers reprennent du service

http://www.dakarmatin.com/Les alertes et autres complaintes des associations de protection du littoral n’ont servi à rien. Les prédateurs fonciers continuent de plus belle de construire sur le littoral sénégalais en violation de la loi sur le domaine public maritime. Aujourd’hui, le littoral qui longe l’avenue Pasteur en passant par la clinique du Cap jusqu’à l’ancien palais de Justice, est affecté par cette prédation foncière au même titre que toutes les autres zones de la corniche de Dakar.
On n’en parle pas souvent ; mais le littoral qui longe l’avenue Pasteur est aussi affecté par la prédation foncière que les autres zones côtières de la capitale sénégalaise. Les constructions poussent déjà comme des champignons derrière la clinique du Cap au bord de la mer. Dans ce relief accidenté où les moindres espaces sont prisés et courus, les chantiers sont très avancés. Un long mur est tracé le long du littoral sur cette partie de la capitale afin de quadriller le peu de lopins de terre utilisable. Une manière d’éloigner les regards indiscrets sur ce qui se fait dans ces espaces idylliques.
En dehors d’un petit couloir aménagé avant la clinique du Cap, aucune voie d’entrée ne permet d’accéder à la mer et aux roches mitoyennes. D’ores et déjà, les promoteurs immobiliers sont d’ailleurs en train de mettre en vente les premiers appartements «haut standing» déjà habitables. «Ocean Five», «Résidence Bellevue», «Résidence du Cap», les immeubles rivalisent par la belle l’architecture et la qualité de la construction.
Des maisons et des appartements de luxe pieds dans l’eau en toute violation de la loi sur le domaine public maritime. En effet, la loi sur le domaine public maritime n’autorise que les constructions à titre précaire comme les baraques et autres bris de fortune qui ne peuvent être transformés en titre foncier. Selon l’architecte Pierre Goudiaby Atepa, joint au téléphone, il n’est possible de faire des constructions de cette nature qu’après avoir déclassifié la zone pour cause d’utilité publique. «C’est dommage. Les autorités ont déclassifié la zone pour cause d’utilité privée. Et ce qui est en train de se faire est foncièrement illégal. Notre association ‘’SOS Littoral’’ a pris des avocats pour défendre ces espaces occupés illégalement», confie Monsieur Goudiaby Atepa.
Dans la foulée, il révèle qu’il y a deux ans, des démarcheurs lui avaient proposé deux hectares dans cette zone à 20 milliards Fcfa. «Je me suis fait passer pour un acheteur et je leur ai demandé le prix. J’ai voulu savoir la personne qui est derrière ; mais le démarcheur a refusé de me donner le nom prétextant qu’il y a de grandes autorités derrière», explique-t-il

UNE HAUTE AUTORITE DANS LE GANG

Toutefois, l’architecte trouve qu’il y a pire du côté de l’hôtel «Le Virage» où le propriétaire a construit sur l’eau en prétendant détenir un titre foncier sur la mer. «Cela m’énerve! Comment peut-on avoir un titre foncier sur la mer», peste-t-il avant d’accuser la DSCOS de n’avoir pas fait son boulot correctement. «Il y a deux ans, on a organisé une conférence de presse à laquelle on a convié la DSCOS.
Non seulement elle n’a jamais répondu, mais on se rend compte aujourd’hui qu’elle encourage ces constructions en dur. Les vendeurs d’objets d’art le long de la corniche sont venus me voir avec une lettre de la DSCOS qui leur a demandé de déguerpir le 5 novembre (Ndlr : aujourd’hui). La DSCOS déguerpit ces installations précaires pour céder les lieux à quelqu’un qui veut construire une clinique», renseigner-t-il pour le déplorer. En définitive, l’architecte estime que ces prédateurs fonciers tirent leur force de la corruption.
«Nous avions déposé une plainte à l’OFNAC. Mais depuis que Nafi Ngom est partie, aucune suite n’a été donnée à notre dossier. En tout cas, on n’a plus de nouvelles », dit-il. D’ailleurs Pierre Goudiaby Atepa dit être fatigué de l’inertie des Sénégalais face à ce fléau et il a l’impression qu’ils ne mesurent pas la gravité de ce qui se passe sur le littoral. «Je suis allé jusqu’à commettre un avocat pour prendre en charge ces dossiers, mais cela n’avance pas. Parce que ceux qui doivent prendre les décisions refusent de prendre les décisions. Et quand il s’agit de manifester, les Sénégalais ne sortent pas», s’est-il désolé

LE MINISTRE ABDOU KARIM FOFANA AU PRIVE NATIONAL SOLLICITE DANS LA RÉALISATION DES PROJETS ET PROGRAMMES : «NOUS NE POURRONS PAS NOUS ACCOMMODER DE LENTEURS NI D’ABSENCE DE QUALITE»

http://www.sudonline.sn/Le gouvernement du Sénégal compte impliquer le secteur privé national dans  la réalisation des projets et programmes  dans les domaines de l’urbanisme, du logement et de l’hygiène  publique. A cet effet, un atelier  d’échange avec le Club des investisseurs du Sénégal a été organisé hier, lundi 4 novembre. A cette occasion, le ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène  publique Abdou Karim Fofana  a assuré que le secteur privé national sera protégé et privilégié au détriment  des étrangers. Toutefois, il prévient que les lenteurs  et l’absence de qualité ne seront pas tolérées
«A chaque fois que vous serez fort, nous laisserons le marché faire son œuvre. Mais à chaque fois que vous serez faible, nous chercherons à vous protéger. Nous vous protégerons. Nous vous privilégierons. Cependant, nous ne pourrons pas nous accommoder de lenteurs ni d’absence de qualité ». Ces propos sont du ministre de l’Urbanisme, du logement  et de l’hygiène publique Abdou Karim Fofana. Il s’adressait aux membres du club des investisseurs  du Sénégal   hier, lundi 4 novembre, lors d’un atelier d’échange sur les programmes et projets de son département. « Nous devons faire comme  d’autres pays amis. Par exemple  au Maroc, le logement a permis de créer 1,4 % de croissance  pendant 10 ans. Dans ce même pays,  on a pu créer 1,7 millions  d’emplois rien que par la politique de logement. Aujourd’hui, nous créons les conditions. C’est à vous de nous donner cette croissance », lance-t-il.
Selon le Ministre, l’implication du privé national dans la mise en œuvre des politiques de l’Etat dans les domaines de l’urbanisme, de l’habitat,  de la construction du logement et de l’hygiène publique constituera un facteur de succès. « En tant que Sénégalais, vous êtes bien placés pour comprendre les nombreux défis économiques, sécuritaires et socio culturels afin d’y apporter les meilleures réponses. Votre implication pourra faire gagner le Sénégal en l’aidant à s’adapter aux mutations en cours », a-t-il indiqué.
Apportant une réplique au ministre, le directeur exécutif du Club des investisseurs du Sénégal Abdourahmane Diouf soutient : « Au niveau du Club des investisseurs, nous n’offrons pas de la lenteur. Nous n’offrons pas de la qualité défectueuse. Nous offrons de la vraie qualité dans les délais requis. Si nous n’avons pas la capacité technique de le faire,  nous acceptons que le gouvernement du Sénégal puisse aller chercher des privés internationaux pour  le faire. Mais  dans ce cas  aussi, nous nous positionnons comme des sous-traitants ».  Pour lui, le taux de croissance ne sera inclusive et ressentie par les Sénégalais que si les grands travaux sont exécutés par des entreprises sénégalaises qui ont de la marge, qui gagnent des dividendes et qui les réinvestissent au Sénégal

Désencombrement

http://www.enqueteplus.com/Onze personnes ont été arrêtées dans le cadre des opérations de désencombrement lancées depuis quelques mois par le ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique.
L’annonce a été faite hier par le ministre de tutelle, Abdou Karim Fofana. Il s’exprimait hier, en marge d’un atelier avec le Club des investisseurs sénégalais (Cis).
‘’Nous continuons les opérations de désencombrement de façon très active. La semaine dernière, nous avons fait des opérations sur l’ancienne piste. Et 11 personnes ont fait l’objet d’arrestation. Peut-être elles seront présentées devant le procureur.
On sort d’une période d’hivernage qui n’est pas facile. Donc, il fallait observer une pause et aussi corriger des choses. Tout n’est pas parfait dans cette opération. Nous agissons avec succès parfois et des échecs aussi’’, affirme-t-il.

Classée 2e ville la plus polluée du monde en 2018, Dakar se bat contre la gestation des gaz à effet de serre

https://www.pressafrik.com/La capitale sénégalaise Dakar est polluante. La gravité du phénomène est reconnue au niveau international puisqu’en 2018, l’OMS classait Dakar comme « deuxième ville la plus polluée au monde ». Celle-ci affiche ainsi un taux moyen de particules fines de 146 microgrammes par m³. Parmi les causes de cette pollution, l’intense circulation automobile.
Réunis ce mardi 5 novembre 2019, au tour d’un atelier de partage des résultats  du bilan carbone de la ville de Dakar, les acteurs se sont donnés la volonté de se défaire de l’étiquette de la mauvaise politique de la gestation des émissions des gaz à effet de serre, et d’engager une approche inclusive de la situation.
« Cette étude nous permet de connaitre nos émissions de gaz à effet de serre dans trois secteurs que sont : le transport, les déchets et l’énergie », explique Marade Dièye, secrétaire général de la ville de Dakar.  Pour une résilience au changement climatique, des stratégies sont mises en place par la ville de Dakar que sont ; « aller vers une ville plus économe par la rénovation thermique des bâtiments administratives, augmenter la part de renouvelables dans la consommation énergétique, anticiper l’adaptation de changements climatiques, promouvoir une mobilité urbaine diversifiée et écologique, et sensibiliser les populations à la culture climat. Ce dernier qui est une participation inclusive de la population  », informe M. Dièye.
Le président de la commission étude générale des planifications au niveau de la ville de Dakar, membre du comité de pilotage du projet plan climat énergie territoriale, Ndiaga Dieng est également d’avis que Dakar doit s’adapter et atténuer les effets climatiques.
« Toutes les villes dans le monde se battent pour être résilientes. Dakar, en première, en partenariat avec le développement d’une ligne européenne, est en train de mettre en place un projet qui va aller dans le sens de connaitre la situation dans le quel nous vivons, avant de nous lancer dans des orientations et des stratégies qui nous permettront de mener des actions », rajoute t-il.
A l’issue de la présentation du document, un partage des informations se fera sur les considérations générales, et sur les aspects sectorielles relativement aux déchets, aux transports et à l’énergie et ce qui va sortir du document permettra de savoir où est-ce qu’il faut aller et comment il faut aller, comme l’indiquent les acteurs de l’environnement. Fana CiSSE

Lutte contre la sécheresse: Le Sénégal obtient un montant de 13,9 milliards de FCfa

https://www.lejecos.com/ Le Sénégal reçoit un décaissement de 23,1 millions de dollars US (environ 13,9 milliards de FCfa) de l’African risk capacity insurance Limited pour lutter contre la sécheresse.
Le gouvernement du Sénégal a reçu aujourd’hui, deux chèques symboliques d’un montant total de 23,1 millions de dollars US (l’équivalent de 13,9 milliards de FCfa) de l’African risk capacity insurance company Limited (Arc Ltd). «Le premier chèque, d’un montant de 12,5 millions de dollars US (7.494.937.500 FCfa) au profit du Gouvernement du Sénégal, et le second, de 10,6 millions de dollars US (6.355.707.009 FCfa), au profit du réseau d’Ong Start Network, seront dédiés à l’assistance aux populations touchées par la sécheresse au cours de la saison agricole 2019 », renseigne un communiqué reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos).
Selon le document, au début du mois de septembre, l’African risk capacity (Arc) avait annoncé que le gouvernement du Sénégal recevrait un minimum de 22 millions de dollars US pour couvrir les pertes dues aux déficits pluviométriques de la campagne agricole 2019. «Les 23,1 millions de dollars US versés représentent une augmentation de cinq pour cent (5%) ou 1,1 million de dollars US (650 000 000 FCFA) par rapport au montant annoncé précédemment », précise-t-on.
Le suivi météorologique de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) confirme les données issues du logiciel Africa risk view, qui permet de quantifier l’impact du déficit pluviométrique tout au long de la saison agricole. Selon ce dernier, au moins 975 000 personnes seraient directement affectées par la sécheresse
« Nous sommes fortement engagés au sein de l’Arc.  Nous nous réjouissons également de l’implication des Ong, et nous apprécions tout ce qui est fait par l’Arc au Sénégal », a déclaré le ministre de l’Intérieur  Aly Ngouille Ndiaye.
La République du Sénégal est l’un des Etats membres fondateurs de l’ARC et est membre de l’institution depuis sa création en 2012. En outre, le pays a été l’un des premiers à souscrire à une police d’assurance contre la sécheresse auprès de l’Arc Ltd en 2014. Depuis lors, la République du Sénégal a renouvelé sa couverture d’assurance au cours de chaque saison agricole, en payant une prime estimée à 1,5 milliard de FCfa par an, budgétisé chaque année par le ministère de l’Intérieur du Sénégal.
Le versement actuel de 23,1 milliards de dollars correspond à la souscription d’une police d’assurance contre la sécheresse en 2019, dans le cadre de laquelle le gouvernement et son partenaire Replica, Start Network, ont souscrit une police d’assurance sécheresse pour une prime de 1,9 milliard FCfa et 1,6 milliard FCfa respectivement.
«Le paiement à la République du Sénégal valide notre proposition de valeur et l’engagement inébranlable du Sénégal. Il est impossible de prévenir les catastrophes d’origine climatique, mais nous avons toujours prouvé que nous pouvions travailler avec les gouvernements africains pour permettre une intervention plus rapide et plus fiable après une catastrophe naturelle », a déclaré  Mohamed Béavogui, assistant secrétaire général des Nations Unies et directeur général de l’Arc.
«Notre intervention rapide sera essentielle pour permettre aux populations vulnérables de faire face à la situation au cours des trois premiers mois suivant la récolte. Elle assurera une reprise plus rapide, augmentera la capacité d’adaptation locale et renforcera la résilience », a ajouté Mme Dolika Banda, directrice exécutive d’Arc Ltd.
«Nous sommes ravis que nos efforts pour intégrer le programme Replica se concrétisent par un décaissement de fonds. Nous pourrons travailler aux côtés du Gouvernement pour aider les populations affectées par cette sécheresse. Le mécanisme Replica de l’Arc est une innovation sans précédent pour le secteur. Le financement lent est un problème structurel majeur dans la réponse aux catastrophes, et coûte en vies humaines. Les études montrent que l’action précoce sauve des vies humaines. Et c’est exactement ce que nous allons pouvoir faire », a ajouté Mme Christina Bennett, directrice de Start Network.Adou FAYE

Plaidoyer pour une intégration économique de l’Afrique Par Racine Kane

« Intégrer l’Afrique », et agir sur les scénarios de nos futurs communs.
NOUS vivons dans cette ère de la complexité où les évidences elles-mêmes, ont besoin de démonstration pour être acceptées. Certains points de vue, portés par des préjugés tenaces et une vision monolithique, ont cette fâcheuse tendance à présenter l’Afrique comme un même pays, ayant une même culture. Au-delà de la vision simplificatrice et idyllique, nous voudrions ne retenir de ces points de vue, que le rêve qu’ils permettent de nourrir : celui de voir tous les pays du continent parfaitement intégrés dans une seule et même entité mais riche de toute leur diversité. Car, « ensemble on va plus loin », comme l’enseigne la sagesse populaire et les logiques de solidarité autorisent des synergies qui permettent de faire face aux injures du temps.
QUE FAIRE ALORS ? Nous n’avons pas le temps de nous en vouloir à nous-mêmes d’avoir attendu aussi longtemps avant de faire tomber les barrières tarifaires et non tarifaires qui ont marginalisé tant d’économies et nous ont empêchés de tirer parti de notre capital physique et humain.

Construire les scénarios du futur

PRODUIRE nos futurs communs, dans une démarche harmonisée, est la seule voie qui s’offre à nous parce que partageant les mêmes vulnérabilités et défis. Il est temps de transformer les fatalités en synergies, le présent en avenir, et reprendre ainsi l’initiative de notre destinée. La fragmentation et l’éclatement de nos espaces économiques qui hypothèquent notre développement, doivent être reléguées aux oubliettes. L’intégration doit être le socle stratégique et opérationnel à partir duquel les changements durables que nous voulons faire advenir, sont construits.
Des projets d’envergure, au niveau macro ou micro, ont eu des impacts positifs qui améliorent chaque jour la vie de millions d’Africains. La Banque africaine de développement, en finançant des infrastructures de connectivité transfrontalière, transforme le quotidien et agit sur le futur des bénéficiaires.

Les projets créateurs d’intégration

Il s’agit, tout en ayant une parfaite connaissance des tendances lourdes découlant de l’évolution de nos sociétés, de s’appuyer sur les germes de changements du Continent pour construire le Futur.
Le projet de dorsale à fibre optique d’Afrique centrale, de plus de 1000 km entre la République centrafricaine, le Cameroun et le Congo, et d’un coût de 33, 28 millions d’euros, découle de cette évidence criarde que les technologies de l’information et de la communication sont porteuses d’opportunités de développement.
Plus de deux millions de personnes bénéficieront des retombées du corridor entre le Malawi, la Zambie, et le nord du Mozambique. Le soutien à cet ambitieux projet, à hauteur de 37 millions de dollars, est adossé à nos convictions fortes sur l’intégration par la connectivité des voies de communication.
Ainsi, l’investissement souscrit pour la route Addis-Abeba-Nairobi-Mombasa de 1 000 km,  a donné une impulsion de près 400 % aux échanges entre l’Éthiopie et le Kenya. Au total, environ 14 millions de personnes ont eu accès à des services améliorés de transport, grâce à la priorité programmatique « Intégrer l’Afrique », déclinaison de cette ambition quintuple que la Banque a nommé les HIGH5.
C’est dans une démarche, toute faite d’innovation et de pragmatisme économique que la Banque a organisé en 2018, le 1er Forum de l’investissement en Afrique (Africa Investment Forum) pour sortir audacieusement des sentiers battus, et accélérer la transformation économique de l’Afrique. Y ont pris part 2000 participants de 87 pays, et 400 investisseurs de 52 pays. Le volume du potentiel d’investissements est évalué à plusieurs centaines de milliards. Le Forum de 2019 à Johannesburg, repoussera encore les limites.
Il fallait également de l’ambition pour le projet combiné du pont route–rail entre Kinshasa et Brazzaville de près de 1800 mètres, soutenu par la Banque africaine de développement, et lancé par la signature d’un accord lors du Forum. L’accélération des échanges commerciaux et un espace mieux intégré offrant plus d’opportunités sont des retombées escomptées.

 La ZLECAF, une rupture historique

LE LANCEMENT de la Zone de libre-échange continentale africaine, couronnement de tant de décennies d’efforts ininterrompus, constitue en soi un tournant  dans la pensée stratégique pour l’intégration du continent. Elle réalise une autre évidence : ensemble nous devenons plus forts.
Signée par 52 pays du continent, la Zlecaf, permet d’entrevoir ce rêve longtemps caressé de 9000 kilomètres de lignes de transmission transfrontalières et d’envisager la construction/réhabilitation de près de 16400 kilomètres de voies de communication permettant de tirer vers le haut la connectivité intra-régionale. Des corridors de transport élargis et améliorés, un commerce intra-africain qui atteint une hausse de 23%, une connectivité internet augmentée de 30 %, un marché plus vaste de 1,2 milliard de personnes avec un PIB combiné de 2 500 milliards de dollars. Rien de moins que la plus grande zone de libre-échange au monde !
Il faut protéger les acquis de l’intégration pour que ses promesses se réalisent car c’est maintenant qu’il faut construire le futur.Racine Kane, directeur général adjoint de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale

Gorgui Wade Ndoye: Il faut que les africains puissent dialoguer entre eux-mêmes»

https://www.dakaractu.com/Une réflexion sur l’Afrique, voilà l’invite de Gorgui Wade Ndoye aux dignes fils du continent. L’initiateur du concept « Gingembre littéraire » appelle les africains à mener la réflexion sur comment l’Afrique devrait face à ses défis pour prendre plus que jamais toute sa place dans le 21ème siècle. Après la Suisse, le PDG de continent premier.com, un magazine panafricain, délocalise cette réflexion au Sénégal dans les villes de Rufisque le 6 novembre, Saint-Louis le 8 novembre et Dakar le 13 novembre autour de la thématique du vivre ensemble pour mieux accompagner l’émergence souhaitée de ce pays. Entretien…

«Le monde n’a jamais évolué sans l’Afrique» (Gorgui Wade Ndoye, journaliste)

https://www.dakaractu.com/Ce sont des idées qui dominent et qui font fonctionner le monde, et des idées les africains aussi en ont. Pour Gorgui Wade Ndoye, l’Afrique doit prendre son destin en main, non en écoutant les chinois, indiens ou autres, mais en réfléchissant par elle-même. Selon le journaliste PDG du magazine panafricain continent premier, le monde n’a jamais évolué sans l’Afrique. L’initiateur du concept gingembre littéraire se désole du fait qu’en voulant dominer le continent, le colonisateur se verse dans une littérature dure en véhiculant un certain racisme. L’Afrique qui est aujourd’hui riche de sa jeunesse et de ses ressources doit faire confiance davantage aux jeunes pour mener à bien sa destinée surtout dans ce contexte où on parle de réserves en or, ou en pétrole ou encore en gaz et que beaucoup de chefs d’état viennent courtiser le Sénégal pour leur intérêt. Pour Gorgui Wade Ndoye, il faut faire la promotion de futurs champions nationaux pour un continent plus développé.

Éducation: Le G20 menace de déterrer la hache de guerre si…

https://www.pressafrik.com/Le G20 a tenu une conférence de presse ce mardi pour s’exprimer sur le préavis de grève qu’il vient de déposer. En ce début d’une nouvelle année scolaire, les 27 organisations syndicales qui faisaient le bilan dans le domaine de l’éducation ont affirmé avec beaucoup de regrets qu’il n’y a aucune avancée significative dans la matérialisation des accords entre le gouvernement du Sénégal et les Syndicats d’enseignants. Ces syndicats autour du G20 menacent de déterrer la hache de guerre si l’Etat ne les appelle pas pour discuter des points qui sont soumis à son appréciation.
« Nous avons déposé un préavis de grève le jeudi 31 octobre 2019. Le gouvernement dispose, conformément à la loi, un mois pour étudier les points dans la plateforme revendicative du G20. A l’expiration du préavis, donc dans un mois, si le gouvernement ne nous appelle pas, pour discuter des points qui sont soumis à son appréciation, nous aurons légalement le droit de déterrer la hache de guerre, et d’entamer la confrontation avec le gouvernement », avise Dame Mbodji, Secrétaire général du Cusems authentique
Poursuivant sa déclaration, M. Mbodji est largement revenu sur leur plateforme revendicative. « Dans nos revendications entre autres points, nous pouvons citer le point relatif à l’exigence du G20, de mettre fin aux lenteurs administratives dans la production des actes d’avancement, d’intégration, de validations de reclassements, et même de radiations. Nous exigeons également l’apurement immédiat et sans délai de la totalité de la dette en vers les enseignants, qui se chiffre aujourd’hui à près de 100 milliards FCFA », dit-il.
Toutefois, les enseignants disent qu’ils ne sont mariés avec personne, et décident dès l’expiration des préavis, de démarrer les hostilités. Le G20 a réaffirmé toute sa détermination à mener cette année, la lutte acharnée pour le respect de leurs droits. Ainsi, il compte faire une tournée nationale pour partager la plateforme revendicative avec les enseignants, les mobiliser et les préparer à la confrontation.Ibrahima Mansaly

POUR UNE MEILLEURE PRISE EN CHARGE DU DIABÈTE: L’ASSAD PRONE LA REDUCTION DES BILANS

http://www.sudonline.sn/Sur 100 personnes,  3,5% ont le diabète au Sénégal. Cependant, la prévalence est plus importante chez les personnes du troisième âge. Ainsi, de 60 à 69 ans, elle est de 8,9% contre 5,5% chez les sujets de 45 ans.  Ces statistiques ont été données par le professeur Seydou Nourou Diop, diabétologue et ancien directeur du centre de prise en charge des personnes diabétique, Marc Sangaré. C’était hier, lundi 4 novembre, lors de la conférence de presse de l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques (Assad) qui demande à l’Etat la réduction des bilans
Ce mois de novembre sera consacré à la sensibilisation afin de prévenir le diabète mais aussi de permettre à la personne diabétique de vivre bien avec sa maladie.  Pour Baye Oumar Guèye, président de l’Association sénégalaise de soutien et d’assistance aux diabétiques, une prise en charge inclusive s’impose chez le malade d’où l’importance de l’implication de la famille dans le traitement du patient diabétique pour lui permettre d’avoir une vie saine.  « Aucune catégorie de la société ne sera épargnée lors de cette sensibilisation. La maladie prend des proportions inquiétantes à Dakar mais aussi dans les régions, il est aujourd’hui urgent d’agir », a fait remarquer Baye Oumar Guèye.  Face à la prévalence qui est de 3,5% chez la population générale, M. Guèye soutiendra : « plus on prend de l’âge, plus on est menacé par la maladie et d’autres pathologies qui viennent s’y greffer comme l’hypertension, les cardiopathies entre autres. Il nous faut mettre l’accent sur la prévention du diabète qui suppose parler aux Sénégalais de comment il faut faire pour éviter la maladie mais une fois qu’on l’a, comment se tenir pour être en bonne santé et éviter des complications ».
Pour le professeur Seydou Nourou Diop, le malade diabétique doit exiger des médecins qui prennent en charge le diabète. « Il faut au moins 25mn au médecin pour déceler les failles dans le traitement du patient diabétique. La prise en charge est d’abord une communication avant la prescription » a-t-il fait savoir. Et de renchérir : « l’enquête en santé de 2015 avait révélé que sur 100 personnes, 3,4% ont le diabète. La prévalence est de 5,5% chez les sujets de 45 à 55ans et 8,9% chez les adultes de 60 à 69ans ». Revenant sur le coût du traitement, le président de l’Assad, M Gueye a renseigné : « elle est de 912,5mille par an ».
Ce qui a amené ses camarades à faire le plaidoyer pour une baisse des médicaments mais aussi des analyses non prises en charge par la Couverture maladie universelle. « Assad doit se battre pour le bilan afin qu’il soit plus accessible.  Certes la prise en charge s’est beaucoup améliorée avec la subvention de l’insuline. Au départ, il fallait maintenir le diabétique en vie mais aujourd’hui, c’est plus pour une bonne vie.
Et cet aspect de rendre accessible le bilan me parait nécessaire » a souligné la directrice du centre Marc Sangaré, le professeur Anna Sarr. Pour rappel, la Journée mondiale de lutte contre le diabète aura lieu le 14 novembre prochain. Au Sénégal, la sensibilisation a déjà démarré avec le thème : « diabète et famille »

BILAN ECONOMIQUE DU MAGAL :La célébration occasionne une augmentation de 400 % des dépenses quotidiennes

http://www.enqueteplus.com/Selon une enquête publiée en fin octobre portant sur les impacts économiques du Magal, 77 % des Dakarois célèbrent cette fête à domicile. Seuls 22,54 % rejoignent la ville sainte. Cependant, que l’on reste à Dakar ou qu’on se rende à Touba, le Magal demeure un événement budgétivore.
L’édition 2019 du grand Magal de Touba a enregistré 4,5 millions de pèlerins dont 814 000 provenant de la région de Dakar. Soit 22,54 % de la population dakaroise. Les autres 77 % préférant rester à la maison. Aussi, les responsables des ménages établis à Dakar dépensent, pour l’organisation, en moyenne 25 000 F Cfa chacun lors du Magal ; soit en moyenne 5 fois plus de la dépense quotidienne des ménages. Ces frais sont essentiellement dédiés à l’alimentation avec une forte consommation en viande de près de 78 % du budget des ménages avec les ‘’berndél’’.
C’est ce que révèle l’enquête sur les impacts économiques du Magal réalisée par le Bureau de prospective économique du Sénégal, sous la direction de   Moubarack Lo et de Moussa Diaw. Cette étude s’inscrit dans le prolongement des enquêtes menées sur le Magal depuis 2011, sous la conduite de Moubarack Lo.
Ladite enquête a pour objectif de mettre en évidence l’impact économique, à travers la consommation des ménages à Dakar le jour du Magal. Elle s’est intéressée ainsi aux charges des ménages établis dans la région de Dakar uniquement. ‘’Les responsables des ménages interrogés, qui célèbrent le Magal, dépensent pour l’organisation en moyenne 25 000 F Cfa chacun, soit une augmentation de 400 % par rapport à la dépense quotidienne qui est en moyenne de 5 000 F Cfa’’. Tout en précisant que ces dépenses sont essentiellement dédiées à l’alimentation qui constitue un élément essentiel dans le budget des responsables des ménages le jour du Magal. ‘’L’habitude des achats des responsables des ménages pour la célébration est caractérisée par la forte présence de la viande, qui représente près de 78 % du budget des ménages’’, indique le rapport.
Le document note, toutefois, une faible part des dépenses réservée au bétail sur pied. Les résultats montrent que ‘’seuls 5 % des responsables des ménages déclarent égorger soit un mouton (2,82 %), un bœuf (0,98 %) ou une chèvre (0,54 %). Alors que 93 % des responsables des ménages interrogés déclarent consommer le jour du Magal de la viande de poulet associée soit à la viande de mouton (18 %) ou à la viande de bœuf (24 %) pesée au kilogramme’’.

Toutes les confréries participent au Magal

En plus de l’impact économique, l’étude s’est également intéressée à la participation des différentes confréries à cette fête religieuse. Naturellement, les mourides sont les plus représentés, avec 44,75 % des responsables des ménages de la région de Dakar interrogés. Ensuite, ‘’viennent les responsables des ménages qui se considèrent tidianes (31,74 %), layennes (10,40 %), ceux qui se considèrent comme ‘musulmans simples’ (6,39 %), puis les niassènes et les qadres qui représentent respectivement 2,49 et 2,28 %.  Enfin, les ‘ibadu’ (1,63 %) et autres (0,33 %)’’, indique le rapport.
En outre, les résultats ont montré qu’en moyenne, pour un ménage donné, 22, 54 % des membres sont partis à Touba, contre 77 % restés à Dakar. Soit une estimation de 814 000 pèlerins qui quittent Dakar pour la ville sainte de Touba. Et c’est sur la base de ces statistiques que les auteurs de l’étude ont conclu au résultat de 4,5 millions de pèlerins pour l’édition 2019 du Magal de Touba. ‘’Si on extrapole au niveau national, avec la même moyenne de 22,5 % de participation pour les autres régions (hormis le département de Mbacké qui compte pour 100 %), cela ferait un nombre de participants au Magal d’environ 4,5 millions de personnes en 2019’’, indique le rapport.
Cette enquête a été réalisée les 17 et 18 octobre 2019 par des interviews ‘’face-à-face’’ en wolof, sur la base d’un questionnaire préétabli. ABBA BA  

AFFAIRE DU VOL DE MUNITIONS: La Mauritanie soutient qu’elles étaient «destinées à l’association de tir à la cible traditionnelle

Le vol de munitions perpétré à l’armurerie de l’armée sise à Ouakam est très suivi par le gouvernement mauritanien. Hier, à la suite de la réunion du Conseil des ministres, un communiqué a été sorti, mais pour minimiser l’affaire. Selon une source très au fait de cette affaire, Nouakchott estime que les munitions «étaient destinées à l’association de tir à la cible traditionnelle». Une explication qui ne convainc pas tout le monde.
L’affaire du vol des munitions à l’armurerie de l’armée sénégalaise sise à la base militaire de Ouakam est loin d’être une banale affaire de vol, quoi que l’armée, par le biais de son service de communication, tente de faire preuve de circonspection. La justice sénégalaise qui veut tirer au clair cette affaire a même ouvert une information. Selon nos sources, cette affaire semble d’autant plus sérieuse qu’elle semble tourner autour de trois axes : le Sénégal, la Mauritanie et le Mali. Principal pays de destination cité, Nouakchott est aussi dans une logique de minimiser et d’étouffer l’affaire. Nos sources nous soufflent que le gouvernement mauritanien, à la suite de la réunion du Conseil des ministres du jeudi dernier, a fait un communiqué en ce sens pour dire que «les munitions confisquées étaient destinées à l’association de tir à la cible traditionnelle».

Nouakchott parle de projectiles de type 16lml 7,62 utilisés pour le tir classique

Le nouveau gouvernement du général Mohamed Ould Ghazwani veut ainsi ôter tout doute sur une quelconque possibilité d’acte terroriste ou d’appui à une communauté mue par la rébellion. Les autorités mauritaniennes ont, par ailleurs, annoncé dans leur communiqué avoir identifié la source des munitions saisies dans une voiture en provenance du Sénégal et même la personne censée les recevoir. Elles estimeraient la valeur de la quantité de munitions saisie à 1,5 million d’ouguiyas (environ 2,3 millions Cfa). Nouakchott parle plutôt de projectiles de type 16lml 7,62 qui sont utilisés pour le tir classique.
Seulement, cette explication ne convainc pas tout le monde. Les sceptiques considèrent que le Président contesté Ghazwani joue faux et tente d’armer des groupes. La semaine dernière, un accord de paix a été signé à Nouakchott en présence du ministre de l’Intérieur. Ainsi, sur convocation des autorités mauritaniennes, les responsables de groupes armés de la Plateforme pro-gouvernemental (de la communauté arabe-maure des Oulad Yche) et de l’ex-rébellion (de la communauté arabe-maure des Tourmouz) s’étaient engagés à Nouakchott à faire baisser la tension. Ils ont à cet effet signé un cessez-le-feu incluant une démilitarisation de la zone de la localité malienne du Lerneb près de la frontière mauritanienne.
Selon tous les spécialistes, la paix au Mali devrait passer par la Mauritanie. Cependant, notre source soupçonne qu’il y a un double jeu mené par Mohamed Ould Ghazwani dans le conflit malien. D’ailleurs, les Mauritaniens opposés au Président Ghazwani ne sont pas convaincus par le communiqué du Conseil des ministres.
Rappelons que des munitions ont été volées à la base militaire de Ouakam avec la complicité présumée d’un militaire qui est actuellement en fuite. L’information judiciaire ouverte par le parquet permettra certainement de tirer l’affaire au clair.Alassane DRAME

AVIS D’EXPERT SUR L’AFFAIRE DES 94 MILLIARDS “LE PROBLÈME EST QUE LA CRÉANCE N’EXISTE PAS”

NETTALI.COM – Inspecteur des impôts et domaines à la retraite, Alla Kane sur prononce sur l’affaire des 94 milliards, qui défraie la chronique depuis quelque temps. Cet expert pointe les lenteurs liées à la procédure et déclare que la véritable pomme de discorde a trait au fait que la créance, devant justifier un paiement, n’existe pas.
L’affaire des 94 milliards n’aurait jamais dû exister si l’on avait respecté la procédure. C’est du moins l’avis de l’ex-inspecteur des impôts et domaines, Alla Kane, qui a accordé un entretien au quotidien EnQuête. “Le problème est que la créance n’existe pas. Pour la bonne raison que quand les héritiers Ndoye sont devenus propriétaires,toutes les opérations passées sur le Tf sont devenues caduques”, fait savoir cet expert, dans les colonnes du journal ce mardi.
“A partir de ce moment,ils ne pouvaient plus prétendre à des actions, à des créances ou à des droits sur l’Etat. L’Etat n’a pas pris, depuis que les Ndoye sont redevenus propriétaires, un décret d’expropriation d’utilité publique sur le Tf en entier.Il n’y a pas d’acte de cessibilité qui définit contours des immeubles qui sont expropriés. Quand on vend une créance qui n’existe pas, c’est une créance fictive”, justifie-t-il.
A l’en croire : “Trois cas de figure étaient possibles.Que les héritiers Ndoye rentrent en relation pour une vente directe du terrain à l’Etat, c’est-à-dire l’ensemble des 267 hectares. Le deuxième aurait été que l’Etat prenne un décret d’expropriation de l’ensemble du Tf pour cause d’utilité publique ou, troisièmement, qu’ils procèdent à un échange. Tant que l’une de ces options n’est pas faite, il n’y a pas de créance”.
“Si on les rejoint sur leur propre terrain, dans leur propre logique, Tahirou Sarr a acheté la créance à2milliards 500millions.Sur quelle base ?La créance n’est pas encore fixée ; on ne connait pas encore le montant; on n’est pas allé à la commission de conciliation pour discuter d’un montant… et on lui vend cette créance à 2,5 milliards. Lui-même dit qu’il prend en charge les frais et honoraires de l’avocat des héritiers. Il prend en charge les frais de courtage de l’opération. L’avocat des héritiers a empoché 300 millions, les frais de courtage 50 millions. On était le 10 juin 2016. Ils vont attendre le 21 août 2017 pour aller à la commission de conciliation prévue par la loi pour fixer le montant”, explique encore M.Kane.
En définitive, tranche-t-il : “Ils ont juste versé2 milliards 845 millions 875 mille F Cfa. Meissa a fait une demande au Dg des Domaines pour lui demander qu’on arrête les paiements,en attendant que la situation se règle. C’était en avril 2018. Quand on voit la célérité avec laquelle cette affaire a été traitée, le Sénégalais lambda a tout à fait le droit de se poserdes questions”.

Les élections Locales fixées plus tard le 28 mars 2021

Iniallement prévues le 1er décembre 2019, les élections départementales et municipales sont reportées pour être tenues au plus tard le 28 mars 2021, informe ce mardi un communiqué  signé du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.
« La prémière phase de l’artcile 1 du présent projet de loi est amendée ainsi qu’il suit : les élections  départementales et municipales prévues le 1er décembre 2019, sont reportées pour être tenues au plus tard le 28 mars 2021 », lit-on dans le document, qui précise que « le reste sans changement ».
Le Gouvernement répond ainsi à une exigence des membres de la société civile qui ont fait une sortie hier, lundi pour dénoncer le report sine die des élections locales. Pour eux, les élus ne doivent pas avoir la possibilité de reporter de leur propre chef leur mandat de manière unilatérale et sans préciser une date de précise de tenue des joutes électorales

Elections locales: le Forum du Justiciable pour « la tenue des élections dans un délai raisonnable n’entraînant pas une prorogation du mandat des élus au-delà d’un an »

http://www.lactuacho.com/ « Il urge de fixer la tenue des élections dans un délai raisonnable qui n’entraîne pas une prorogation du mandat des élus territoriaux au-delà d’une année (…), au plus tard le dimanche 28 juin 2020 », a déclaré Babacar Bâ, président du Forum du Justiciable.
C’est ainsi que des organisations se réclamant de la société civile sénégalaise ont appelé lundi le gouvernement à organiser dans un délai raisonnable les élections locales récemment reportées à une date non encore déterminée.
Bâ intervenait lors d’une conférence de presse organisée par le Collectif de la société civile sénégalaise sur le report des élections et la prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux.
Le gouvernement a adopté jeudi dernier un projet de loi portant report des élections locales initialement prévues au 1er décembre 2019 et prorogeant le mandat des conseillers départementaux et municipaux. Ce projet de loi sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale.
« Les motifs invoqués pour le report, sine die, des élections départementales et municipales et la prorogation des mandats des conseillers territoriaux élus le 29 juin 2014 ne visent ni l’intérêt général ni le respect des principes démocratiques encore moins le respect du droit fondamental de suffrage », a affirmé M. Bâ.
Selon lui, le contenu dudit projet de loi risque de « dérégler » le calendrier électoral, de « violer » le principe de la souveraineté nationale, de « bafouer » le droit de suffrage des électeurs, et de « porter atteinte » au principe de la libre administration des collectivités territoriales.
« Il risque également d’enfreindre le principe de la périodicité des consultations électorales, et de remettre en cause le principe de la sécurité juridique, notamment par l’absence de date fixe prévue pour le report de ces élections et le renvoi au pouvoir réglementaire pour intervenir dans un domaine réservé au pouvoir législatif », a regretté le responsable du Forum des justiciables.
« En décidant de proroger le mandat des conseillers départementaux et municipaux sans en fixer une limite, a-t-il insisté, le législateur sort du cadre légal défini par l’article 67 de la Constitution et porte atteinte à la Constitution, au Code électoral et au Code général des Collectivités territoriales ».
« Depuis 1984, on n’a jamais organisé les élections locales à date échue. Nous n’avons jamais été contre le report, mais nous sommes contre tout report non encadré », a pour sa part indiqué le président de l’ONG 3D, Moundiaye Cissé.
Il a aussi évoqué la recommandation faite par la société civile relative à l’évaluation de l’élection présidentielle du 24 février 2019 et à l’élaboration des termes de référence de l’audit du fichier électoral par la commission du dialogue politique au plus tard fin novembre 2019.
De même a-t-il préconisé l’audit complémentaire du fichier électoral courant décembre 2019-janvier 2020, la révision exceptionnelle, « la publication des listes électorales et le contentieux entre la mi-janvier et la mi-février 2020 », ainsi que « la sécurisation et l’encadrement de la durée du mandat des élus territoriaux par la Constitution.Avec APS

Dialogue politique: Famara Ibrahima Sagna bloque les Locales

http://www.dakarmatin.com/C’est l’impasse totale sur la date des élections locales initialement prévues en décembre 2019 avant d’être reportées par décret présidentiel du 16 octobre 2019.
L’élément à l’origine du blocage de la tenue des Locales demeure le président du Comité de pilotage du Dialogue national.
Famara Ibrahima Sagna, qui n’a pas toujours été installé officiellement, n’a pris aucun acte administratif allant dans le sens de faire bouger les choses.
Selon L’Observateur, toutes les lettres adressées par la commission cellulaire du Dialogue politique sont restées sans suite.
La raison ? « Tant qu’il n’est pas installé officiellement, le président Famara ne prendra aucune décision. Et en homme d’État, il refuse de verser dans l’illégalité », renseigne une source du journal

Dialogue politique: l’opposition menace de suspendre sa participation aux travaux

http://www.dakarmatin.com/Le Chef de l’Etat, Macky Sall est averti. La plénière du Dialogue politique a fixé un délai d’une semaine à la Commission cellulaire, pour donner des réponses précises au sujet de la suite réservée au traitement de deux de sa dizaine d’objectifs spécifiques.
Selon SourceA qui rapporte l’information dans sa livraison de ce mardi 5 novembre, passé ce délai, ladite plénière va adresser, directement, une correspondance à Macky Sall, pour la prise en charge immédiate de ces deux objectifs spécifiques. Et à l’expiration de l’ultimatum, l’opposition, représentée dans cette Commission du Dialogue politique, n’écarte pas de suspendre sa participation aux travaux.
SourceA pointe ainsi du doigt le président Macky Sall. Selon nos confrères, il est à l’origine de cette crispation pour n’avoir pas, jusque-là, installé officiellement, Famara Sagna dans sa fonction de Président du Dialogue national, qu’il doit aussi doter d’un budget

Le Dialogue politique coûte cher à l’Etat ?

http://www.dakarmatin.com/Le déroulement du dialogue politique n’est du goût de la société civile qui prend part à ces concertations. Moundiaye Cissé de l’Ong 3 D déplore aussi bien la durée que le cout du dialogue politique. Pour lui le dialogue politique doit être encadré parce qu’il tire en longueur.
Car après 5 mois de concertations, personne ne sait la fin de ces concertations. Ce qui le pousse à s’interroger sur ce qu’il va coûter aux contribuables. Puisque l’Etat prend en charge la restauration de l’ensemble des acteurs presque une centaine en plus de la location de la salle depuis maintenant 5 mois. Il est inadmissible à ses yeux que les gens continuent de se concerter sans agenda

Dialogue national: Les précisions de Benoit Sambou

https://www.seneweb.com/Un des représentants de la mouvance présidentielle dans le dialogue politique, ne veut pas entendre parler de dialogue national au point mort. Benoit Sambou a énuméré, sur iRadio les différents points qui ont déjà fait l’objet de consensus. «Le dialogue, au niveau de la Commission politique du dialogue national, se déroule dans de bonnes conditions.
Nous en sommes à notre 33e séance sur les différentes questions qui touchent l’évaluation du processus électoral. Nous avons beaucoup avancé par rapport aux questions de démocratie, de liberté et de droits humains, entre autres. De ces discussions, il y a eu des points d’accord, notamment sur le report des élections locales, l’audit du fichier électoral par un cabinet indépendant, l’évaluation du processus électoral de la refonte (du fichier) de 2016 à l’élection présidentielle, les élections des conseils municipaux et départementaux au suffrage universel direct, de même que le maire et le président du conseil départemental, l’harmonisation des pourcentages de répartition des sièges au niveau de la mairie de ville, au niveau du conseil municipal et au niveau du conseil départemental», a-t-il fait savoir.
A propos de Famara Ibrahima Sagna, qui ne serait pas dans les conditions idoines, Benoit Sambou fait savoir que des dispositions sont en train d’être prises pour que les choses aillent de l’avant. «Le président de la République l’a reçu la semaine dernière. Il est en contact permanent avec les institutions en charge d’accompagner le président Macky Sall dans la mise en œuvre du dialogue national. Donc, je crois que des dispositions sont en train d’être prises pour que la commission puisse être installée».

Questekki 171 du mardi 05 novembre 2019
Dossier Ressources naturelles : La présidence à vie pour gérer les ressources naturelles des peuples africains

Le Président Macky Sall cherche  à obtenir de l’Opposition dialogueuse le recul des élections locales  en échange de vagues promesses sur l’abandon du parrainage  et un audit du processus électoral et du fichier électoral. La raison est toute simple, il ne veut pas perdre les villes de Dakar, Pikine et Guediawaye sachant que Thiès et Touba sont ancrées dans l’opposition. Il lui faut gagner du temps pour sauver son frère Aliou Sall pris dans la nasse de Franck Timis et trouver la bonne combinaison pour Dakar. Tout cela pour asseoir l’émirat gazier.
Une des modalités de l’émirat gazier est la présidence à vie. En vérité, ce qui est en jeu est la mise en place de la présidence à vie comme en Afrique centrale qui se drape du manteau du troisième mandat. Les arguments évoqués comme la déloyauté vis-à-vis du Président de la République lors de son dernier mandat pour justifier un troisième mandat sont ridicules. D’abord, le Sénégal a expérimenté cette thèse avec le Parti Socialiste à la fin des années 90. Ensuite, si déloyauté il y a au cours du dernier mandat, la solution n’est pas alors la présidence à vie comme en Afrique centrale : la gouvernance démocratique doit s’appliquer aux Partis Politiques.
Il faut comprendre que dans la stratégie de beaucoup de pays industrialisés, une des modalités pour s’assurer un approvisionnement régulier à moindre coût en matières premières pour leurs industries est le contrôle politique des Etats producteurs, colonies, semi-colonies, « démocratures » selon l’expression de Doudou Sine avec des présidences à vie, etc..
Avec les découvertes importantes du gaz naturel, de phosphates et l’exploitation des sables titanifères, les parrains occidentaux de Macky Sall veulent nous imposer la présidence à vie, l’émirat gazier. Tel est l’enjeu de cette directive de Macky Sall : Muut mbaa Mbott. On se tait ou On disparaît.

Dossier nouveau: A quoi sert l’Assemblée Nationale ? 

Chez Macky Sall et beaucoup de chefs politiques de notre pays, l’Assemblée Nationale est l’annexe du Palais. Elle est la vitrine démocratique du Sénégal. Elle peut couter 15 à 20 milliards de francs par an, mais elle rapporte beaucoup. En effet l’Aide publique au développement que reçoit le Sénégal à travers les partenaires bilatéraux et multilatéraux depuis 1975 au moins provient de l’existence formelle d’une assemblée nationale qui a tous les atours d’une Assemblée nationale d’un pays occidental. J’ai estimé à plus de  25 milliards de francs par an ce que le Sénégal gagne des partenaires en exposant une façade démocratique.
En face de Macky Sall et des présidentialistes obscurs, nous sommes là pour dire avec les Assises Nationales que l’Assemblée nationale doit être le lieu d’impulsion du débat politique. Au moment où l’Assemblée  nationale s’apprête à voter la nouvelle présentation du budget dans laquelle la sincérité est érigée en principe, il est dommage que les partisans d’une Assemblée aux ordres du Président soient hégémoniques dans la classe politique et nous imposent des débats stériles ou des invectives infantiles.
Le parlement, avec la justice,  est fondamental dans la constitution du capital social d’un pays. Beaucoup de prétendants à la présidence de la république l’ignorent hélas ; il est vrai que les prédateurs sont nombreux pour quelque temps encore. Or c’est dans l’Assemblée Nationale que se trouvent les solutions aux problèmes des populations et de la patrie.
Mamadou Lamine Diallo, Président du mouvement Tekki.

Des Jeunes De Bennoo Dénoncent «L’attitude Sectaire, Séparatiste Et Divisionniste Du Ministre Omar YOUM»

http://www.walf-groupe.com/Les jeunes de la Grande coalition pour la majorité présidentielle dénoncent ce qu’ils appellent l’«immixtion» de Oumar Youm dans le fonctionnement de leur structure
Le collectif des jeunes de la Grande coalition pour la majorité présidentielle de Mbour accuse le ministre des Transports, Me Oumar Youm de vouloir diviser leur unité. Il l’a fait savoir, au cours d’un point de presse tenu hier. «L’éclatement de ce collectif dépend d’une grande partie de l’implication des responsables pour semer la discorde dans les rangs des jeunes. Nous interpellons directement Me Oumar Youm, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, pour sa volonté manifeste de diviser la jeunesse de la majorité pour asseoir son supposé leadership départemental. Son comportement irresponsable a fini par révolter la jeunesse Benno», indique le Collectif, dans sa déclaration liminaire. Les jeunes de la majorité à Mbour soulignent que «s’il continue de s’immiscer maladroitement dans le fonctionnement de la jeunesse départementale de la majorité, en foulant au pied l’autonomie de gestion de ladite structure, le collectif compte démasquer son vrai visage. Ces jeunes que vous voyez ont consenti d’énormes sacrifices en bravant tornades et cataclysmes pour faire réélire le Président Macky Sall». Le Collectif ajoute aussi «qu’en lieu et place de travailler à l’unité et au rassemblement  de la jeunesse de Benno au niveau du département, le ministre activiste a opté pour le rejet et l’isolement, refusant systématiquement la dynamique unitaire tant louée et vantée par le président de la République».
«Nous, membres du collectif de la grande coalition de la majorité présidentielle (Apr, Ps, Afp, Urd, Ucs, Model, Mpcl……..), dénonçons avec la dernière énergie l’attitude sectaire, séparatiste et divisionniste du ministre Omar Youm», affirme le Collectif.
Sur un autre registre, le Collectif des jeunes de la grande coalition pour la majorité présidentielle lance un appel aux différents leaders des partis de la coalition avec à leur tête le Président Macky Sall pour que des dispositions soient prises afin de remobiliser les troupes pour mieux préparer la prochaine échéance électorale.
Les jeunes de Bby à Mbour se sont prononcés sur le  débat concernant le troisième mandat. A cet effet, ils soulignent que ce sont les «opposants aux intentions douteuses» qui entretiennent délibérément le débat «prématuré» du troisième mandat. «Nous, jeunes du collectif, invitons tous les camarades de ladite coalition, à l’union des forces et des cœurs, pour permettre au président de la République de gouverner dans la sérénité», soutiennent-ils.
Pour ce qui est du Bus transit rapide (Brt), le Collectif félicite Macky Sall d’avoir lancé les travaux. Il indique que ce moyen de transport constitue une réponse forte aux enjeux de la mobilité urbaine dans l’agglomération dakaroise. «Ce projet, comme d’autres du même ordre d’importance, s’adosse sur cinq grandes initiatives, trois programme sectoriels et cinq accès universels, pour emprunter une terminologie gouvernementale bien en vogue le 535», notent ces jeunes de la mouvance présidentielle.Mamadou GACKO

Nomination D’Alioune NDOYE : Les Cadres du PS s’insurgent

https://www.ferloo.com/Tous les socialistes ne sont pas enchantés par les nominations d’Aminata MBENGUE NDIAYE, à la tête du Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) et d’Alioune NDOYE au ministère de la Pêche et de l’Economie maritime.
En effet, étudiants et cadres du parti de SENGHOR ont  manifesté leur réticence et accablent  le tout nouveau ministre de la Pêche qui en a pris pour son grade.
Selon ces détracteurs socialistes, Alioune NDOYE ne mérite pas ce poste car il n’a pas été senti lors des combats livrés quand leur parti était en eaux troubles. En outre, indiquent-ils, le maire de Dakar-Plateau ne s’est pas investi pour la coalition Benno Bokk Yaakaar. « Lors du dernier référendum du président Macky SALL, Alioune NDOYE avait voté ‘NON’ devant tous les membres du bureau politique sans gêne en soutenant Khalifa SALL », explique un des cadres.
Selon le quotidien la Tribune, une conférence de presse était prévue aujourd’hui mardi pour parler de cette nomination. Seulement, ajoute le canard, sur ordre du nouveau secrétaire général du PS, Aminata Mbengue NDIAYE, celle-ci a été annulée. (WALFNet)

3e Mandat: Seydi Gassama Corrige Jean Paul Dias…

https://www.xibaaru.sn/Le dimanche passé, sur Sud fm, Jean Paul Dias avait déclaré que Macky Sall est trop jeune pour penser à sa succession. Il n’y a donc rien de mal, dit-il, à tenter un troisième mandat.
De quoi susciter une réaction de la part de Seydi Gassama qui lui a fait la leçon à travers son compte twitter.  »Jean Paul Dias sait-il que le Président Macky Sall et le Président Barack Obama ont le même âge et que Obama a pris congé de la présidence des USA après 2 mandats de 4 ans. Il existe une vie après la fonction de président de la république, qui peut être tout aussi gratifiante », relève-t-il.

Birahim Seck à sa sortie d’audition: «Ce n’est pas compliqué, c’est l’État qui veut rendre compliqué le dossier Petro-Tim»

https://www.dakaractu.com/Le Doyen des juges lui avait communiqué un appel à témoin pour tenter d’instruire le dossier judiciaire de l’affaire Petro-Tim. Birahim Seck du Forum Civil a répondu à la convocation du magistrat instructeur, ce mardi. Sans qu’il soit directement impliqué, le membre de la société civile a été entendu comme témoin par Samba Sall, au sujet de l’information judiciaire relative au scandale relancé par la chaîne britannique BBC.
« Je suis arrivé à 9h30, l’heure de la convocation et je suis sorti du bureau du juge 55 minutes après », nous apprend Birahime Seck, qui estime que « tout ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ».
« La rencontre avec le juge était très intéressante. Nous avons échangé sur le dossier Petro-Tim. Il m’a posé des questions et j’ai répondu », ajoute-t-il.
Dans le cadre de l’affaire Petro-Tim, si tout le monde semble d’accord, il en est un qui pourrait tout remettre en cause : l’Etat, selon Birahime Seck.
« Ce n ‘est pas compliqué, c’est l’État qui veut rendre  compliqué le dossier Petro-Tim. Nous avons une réglementation et nous avons des faits. Il suffit simplement de faire le travail qu’il faut et les sénégalais sauront la vérité », a déclaré le témoin à sa sortie d’audition.
« Maintenant, je l’avais dit la fois dernière quand je suis sorti de la DIC. Je disais que dans ce dossier, il y’a certains aspects qui doivent être traités par des plateformes avec des financiers, des fiscalistes, des juristes et d’autres acteurs. C’est un dossier qui a un commencement et qui devrait avoir une fin. Maintenant il n’y a rien de compliqué dans ce dossier. Si on veut vraiment connaître la vérité, on le saurait. On saurait quelles sont les resources qui ont été attribuées à telle ou telle entreprise. Attendons de voir si la justice fera son travail. Je l’ai dit et je le répète, le dossier n’est pas compliqué », a conclu l’hôte du Doyen des juges.

Abdoul Mbaye après son audition sur l’affaire Petro-Tim: «Il y’a eu violation intentionnelle de la loi pour permettre à des intermédiaires voyous de recevoir des sommes considérables»

https://www.dakaractu.com/Les auditions devant le Doyen des juges, dans le cadre de l’affaire Petro-Tim, se sont poursuivies ce mardi. Abdoul Mbaye est entré en scène, ce 5 novembre. L’ancien Premier ministre, qui a répondu à l’appel à témoin du magistrat instructeur, estime que dans le cadre du scandale Petro-Tim, « il y’a eu violation intentionnelle de la loi pour permettre à des intermédiaires voyous de recevoir des sommes considérables ». C’est du moins ce qu’a fait savoir le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT), à sa sortie d’audition chez le Doyen des juges…

Le Cadre de concertation des libéraux dénonce les appétits suscités par la succession de Macky Sall

http://www.yerimpost.com/Le leader du CCL est très ferme sur la question. Personne n’est autorisé à nourrir des ambitions tant que le président Sall est encore au pouvoir. Le pays est en chantier et ils sont invités a travailler à la réussite du PSE. Sinon, menace-t-il, «ils me verront sur leur chemin. Ils sont tous avertis».
Pour lui,  »on ne peut reprocher aux gens d’avoir des ambitions, mais il faut suivre les directives émanant de la coalition bby. Ceux qui s’activent pour remplacer le Président Macky Sall ne disposent ni de charisme, ni le poids politique nécessaire, ni l’engagement auprès des sénégalais,  ni l’expérience requise. De ce fait, nous avons un mandat de cinq ans durant lequel 8 mois seulement sont écoulés, mais avec l’ambition de toujours réussir le PSE. Nous devons plutôt nous concentrer pour apporter des solutions aux problèmes des sénégalais. C’est ce qui est beaucoup plus important que de cogiter sur un troisième mandat ou penser à remplacer Macky Sall. Je dis sincèrement que ceux qui s’activent et travaillent à des positionnements seront démasqués et je vous dis que le sabre va s’abattre sur eux. Dans un parti politique, il faut faire faire preuve de respect de l’éthique et de la déontologie. Mais pour bon nombre de nos camarades de Benno ou de l’APR, ils se tuent sur des choses qui n’aboutiront pas. Je leur demande de travailler derrière le Président élu à 58,07%. »

Aliou Sall A-T-Il Peur De La Presse ?

https://www.xibaaru.sn/Le jeune frère du président de la République, Aliou Sall semble éviter les médias depuis l’éclatement de ce qui convenu d’appeler l’affaire Petro-tim. Attendu pour délivrer un discours au nom de l’Association des maires du Sénégal (AMS) lors de l’ouverture du séminaire de formation des élus locaux sur la gestion des inondations, le maire de Guédiawaye fait faux bond.
Dès sa sortie de la salle pour se prêter aux interviews, il souffle dans l’oreille d’un de ses collaborateurs : «mba presse bi douniou fi wakh pétrole ak gaz» (J’espère que la presse ne va pas évoquer l’affaire du pétrole et du gaz ?).
Ainsi après l’interview du ministre des Collectivités Territoriales Oumar Guèye, Aliou Sall a refusé poliment de parler à la presse. A signaler aussi qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé sur les lieux sous la houlette du capitaine Cantoussan, commandant de la compagnie de Mbour.

[ENQUÊTE EXPRESS] Impôts des députés: De «graves légèretés» à l’origine de la polémique

Le leader de Pastef, Ousmane Sonko, a remis le couteau dans la plaie en remettant au goût du jour la polémique autour du montant exact de l’impôt des députés à l’Assemblée nationale. Dans une émission sur la Sen Tv, le parlementaire de l’opposition a réitéré ses propos selon lesquels les députés ne paient que 1500 francs CFA en guise d’impôt. Une déclaration qui a suscité de vives réactions notamment du côté du pouvoir. Pour démonter « les mensonges » de l’ancien inspecteur des impôts, Yakham Mbaye, journaliste et membre de l’Apr, déclare ceci: « Le montant brut imposable du salaire d’un député sénégalais est de huit cent vingt-deux mille cinq cent quatre (822 504) FCFA. Et il est soumis à trois types d’impôts : un « minimum fiscal » de 1 500 FCFA, un « impôt sur le revenu » de 17 067 FCFA, une « contribution à la Caisse pour la retraite des députés de l’Assemblée nationale » de 36 000 FCFA. Ces montants sont inscrits noir sur blanc sur le bulletin de salaire de Ousmane Sonko et des autres députés ».

Distinction impôt et cotisations sociales

Mais, Seneweb, qui a tenté d’en savoir un peu plus auprès des experts de la question fiscale, a pu trouver que le problème semble être beaucoup plus profond qu’on ne le pense.
D’abord, il convient de lever une équivoque : le député n’est pas « soumis à trois types d’impôts ». Car, comme le rappellent nos interlocuteurs, l’impôt est différent des cotisations sociales. En l’espèce, les cotisations à la « Caisse pour la retraite des députés », ce sont plutôt une « cotisation » et non un « impôt » ceci, malgré son caractère « obligatoire » ou « volontaire », dans une certaine mesure.
Et pour comprendre cela, il suffit juste de se référer à la définition de Gaston Jèze qui pose l’exclusion des impositions non fiscales. En effet, le fiscaliste Français considère les cotisations sociales comme la seule catégorie de prélèvement non fiscale mais obligatoire.
Cette cotisation regroupe tous les versements effectués par un groupe social avec l’objectif de percevoir une contrepartie. Ces prélèvements sont effectués par des organismes de sécurité sociale. Par cela, ils se distinguent des impositions de toutes natures en ce sens que celui qui a payé les cotisations dispose d’une contrepartie directe et individuelle, il a droit à une prestation d’assurance en retour, par exemple, le remboursement des dépenses de santé, le droit à une pension de retraite, à l’inverse des impositions de toute nature qui sont prélevées sans contrepartie.
Par contre, l’impôt sur le revenu dépend du montant brut du cumul de ces indemnités du député. Autrement dit, c’est la somme des émoluments et avantages propres à chaque député, précise notamment un fiscaliste. Qui ajoute qu’étant donné que l’impôt sur le revenu est un impôt progressif ; plus les indemnités sont élevées, plus le montant à payer est élevé.

Sur la base de tout cela, l’on peut bel et bien affirmer que le député sénégalais paie plus que 1500 FCFA comme impôt. Car, à ce minimum fiscal, il faut au moins y ajouter l’impôt sur le revenu.
« Maintenant, si Ousmane Sonko qui, certainement, s’est référé à son bulletin de paie, n’a rien vu sur la colonne « Impôt sur le revenu », il ne peut que faire cette déclaration. C’est ce qui l’a induit en erreur. Mais, il faut l’admettre, en lisant son bulletin, il n’y a que le minimum fiscal (1500FCFA) qui est retenu en guise d’impôt », dit ce juriste.
À noter que la Taxe représentative du minimum fiscal (Trmif) ou « minimum fiscal », comme il est bien mentionné sur le bulletin des députés, est perçue au profit des collectivités locales.
Ce minimum fiscal est dû par toute personne résidant au Sénégal, âgé d’au moins 14 ans, relevant de l’une des catégories déjà mentionnées par le code des impôts.
Il est calculé par tranche, d’après nos informations. Si le revenu se situe entre 0 et 599000 FCFA, l’impôt est de 900 FCFA, et si c’est ente 600 000 FCFA et 999 000 FCFA, il est de 3600 FCFA. Il est retenu à la source, mensuellement.

« Graves légèretés »

Revenant sur le bulletin de Sonko, un expert du droit fiscal dit ne pas comprendre « les graves légèretés » des services de solde de l’institution parlementaire.
« Le député, n’étant pas fonctionnaire, ne doit en aucun cas, verser à l’Ipres encore moins au Fonds national des retraites (Fnr). Pour le député, c’est plutôt la Caisse pour la retraite des députés de l’Assemblée nationale. Comment peuvent-ils commette de telles erreurs », s’est-il interrogé.
Notre expert semble donner raison au député de Pastef qui parle « d’un mépris total des règles élémentaires en matière de légalité fiscale ».
Mais, une autre source, proche des services financiers de l’Assemblée nationale, pense le contraire.
« Moi, je ne dirai pas mépris, mais plutôt une erreur si toutefois Ousmane Sonko lui-même, n’a pas truqué son bulletin. J’estime qu’à l’Assemblée nationale, il y a des gens très compétents, des experts, non politiques, qui travaillent pour l’intérêt exclusif de l’institution et de ses députés. Je ne crois pas aussi que cela soit fait de manière délibérée. Il peut être juste une erreur », s’est-il défendu. Et d’annoncer dans la foulée que « le moment venu, les hautes autorités de l’Assemblée vont, si elles le jugent nécessaire bien sûr, communiquer là-dessus ».
S’agissant de la différence des chiffres sur l’impôt sur le revenu, notre source précise que l’imposition fiscale dépend « naturellement » des postes de responsabilité à l’Assemblée.
« Par exemple, tranche-t-il, les présidents, les questeurs et présidents de groupes parlementaires, qui ont des indemnités de plus de 2 millions, c’est normal que le montant retenu soit beaucoup plus élevé ».

« Scandaleux »

De nos investigations, il est en tout cas clair que le système d’imposition appliqué aux députés induit une différenciation très nette en faveur du député. C’est ce qui pousse beaucoup d’observateurs à penser que le débat ne doit pas porter sur les types ou la nature de l’impôt, mais plutôt sur son caractère « dérisoire » par rapport aux autres fonctionnaires de l’État.
« Si on considère les prélèvements de nature fiscale à savoir le « minimum fiscal » et « l’impôt sur le revenu », c’est 17067+1500, ce qui fait 222 800 FCFA d’impôt (annuel) pour un revenu annuel de plus de 15 000 000 FCFA. Je trouve cela scandaleux et injuste. Le débat doit être beaucoup plus profond et tourné vers cela », s’est alarmé un inspecteur de police qui s’est confié à Seneweb.
Interpellé sur cette « faveur » accordée aux représentants du peuple, Cheikh Abdou Mbacké Bara Dolly, député et membre du groupe parlementaire de « Liberté et démocratie » tient à rappeler ceci: « Il faut que les gens sachent que les députés n’ont pas de salaire, mais des indemnités, c’est peut-être pourquoi ce n’est pas aussi élevé ».
L’ancien député Moustapha Diakhaté, lui, trouve que cette expression « indemnité » n’a qu’un seul objectif : échapper à l’impôt sur les salaires.
Pour lui, les indemnités sont « un néologisme pour ne pas payer d’impôt sur les salaires ». Il explique d’ailleurs que c’est une trouvaille que le Sénégal a empruntée à l’ancienne puissance coloniale. « Mais, précise-t-il, contrairement au Sénégal, en France, les indemnités sont désormais imposables. Les indemnités parlementaires ont le même régime fiscal que les fonds communs qu’Ousmane Sonko connaît bien ».
Quoi qu’il en soit, nos interlocuteurs ont tous invité l’Assemblée nationale à « corriger » ces « manquements » dans le système d’indemnisation des députés https://actunet.net/

Tivaouane: Madické Niang, Idrissa Seck et Hadjibou Soumaré sur les pas de Macky

https://www.seneweb.com/Les opposants Me Madické Niang, Idrissa Seck, Habib Sy, Malick Gackou et Hadjibou Soumaré sont présentement à Tivaouane. Ces leader| politiques seront reçus d’un moment à l’autre par le Khalife général des tidjanes, Serigne Babacar Sy Mansour. Une visite qui intervient 24h après celle du Président Macky Sall.

Aliou Sall: « La pertinence des Cinq initiatives majeures de Macky Sall n’est plus à démontrer »

Le maire de Guédiawaye, Aliou Sall, soutient la concrétisation des Cinq initiatives majeures, lancés par son frère le président de la République Macky Sall.  » Une fois encore, nous lui manifestons notre totale adhésion et lui renouvelons notre engagement, à ses côtés, pour la concrétisation des Cinq initiatives majeures, et de tous les autres projets ciblés dans le cadre du Plan Sénégal Emergent dont la pertinence n’est plus à démontrer  », dit Aliou Sall, maire de Guédiawaye et président de l’association des maires du Sénégal (Ams).
Il livrait ainsi son discours, hier à l’ouverture d’un séminaire organisé par l’agence de développement municipal (Adm), en tant que président de L’Ams. Cette rencontre est le 7éme module de formation dispensé à l’endroit du personnel technique des villes et communes et des acteurs du Progep (Projet des eaux pluviales et d’adaptation aux changements climatiques).
Et était axée sur le thème :  » Intégrer l’urgence climatique et les objectifs de développement durable dans les projets et Politique de développement  ». Dans son discours, Aliou Sall a aussi invité l’État, à tout mettre en œuvre pour mettre en place un autre programme susceptible de continuer dans la même lancée que le Progep. Eu égard, des impacts hautement positifs du Progep.  » Le Progep s’est voulu, dès ses débuts, d’être un projet démonstratif.
Ainsi, sur la base d’un Plan directeur de drainage, il a pu, pour l’éradication des inondations, allier la réalisation d’ouvrages primaires de drainage et la mise en place de documents de planification et de gestion urbaine intégrant le risque climatique  », indique Aliou Sall.

Affaire 94 milliards: Le plan de guerre des héritiers…

https://www.seneweb.com/Loin de la bataille médiatique et judiciaire opposant le leader de Pastef Ousmane Sonko à l’ex directeur général des Domaines Mamour Diallo, les héritiers du titre fonciers 1451/R d’une superficie actuelle de 258 ha, adoptent une posture de téléspectateur, du moins pour le moment.
« Les héritiers ne peuvent envisager aucune action puisque le procès entre Ousmane Sonko et Mamour Diallo semble inévitable. Au terme de ce procès, les familles concernées jugeront de la conduite à tenir », nous souffle-t-on. Un fait nouveau qui semble donc compromettre le plan de départ des héritiers. Cependant, notre source se veut claire: « aucune plainte n’est prévue pour le moment. Les héritiers veulent tout simplement que l’État leur donne ce qu’il leur doit ». Notre interlocuteur martèle que « c’est du vol. Si l’État du Sénégal avait fait tout ce qu’il devait faire, il n’y aurait pas toute cette polémique autour de cette affaire des 94 milliards ».
Pour rappel, le Tf 1451/R a été acquis par possession coutumière attestée par certificat administratif du 4 avril 1956. Aujourd’hui, « une procédure irrégulière d’expropriation pour cause d’utilité publique au détriment des héritiers légaux » est dénoncée.

LE RISQUE POUR LE SÉNÉGAL DE DEVENIR UN NARCO-ÉTAT PAR MADIAMBAL DIAGNE

Le Giaba a régulièrement pointé du doigt le secteur de l’immobilier et les réseaux informels de transfert d’argent et d’importation de véhicules, devenus des boulevards prisés des «blanchisseurs»
Quand on suit les grandes chaînes d’information ces derniers mois, notamment depuis le mois de juin 2019, les informations principales sur le Sénégal portent sur des opérations de saisie de grosses quantités de drogue dure en provenance d’Amérique latine. Si donc de telles opérations ont pu se faire, c’est sans doute parce que notre pays a mis en place un système de lutte et de traque efficace, en relation avec de nombreux autres pays engagés à combattre le grave fléau du trafic international de drogue dure. On peut donc s’en féliciter et encourager les agents de l’Etat qui ont réussi de pareils succès. Toutefois, on pourrait se dire que si des quantités record de drogue ont pu être saisies à bord de navires faisant escale à Dakar ou arraisonnés dans les eaux territoriales sénégalaises, d’importantes autres quantités ont pu passer à travers les mailles des filets des garde-côtes ou de la Douane sénégalaise. Combien d’embarcations, notamment des vedettes rapides, passent au large des côtes sénégalaises sans être inspectées ou contrôlées ? Il suffit d’être dans un avion qui effectue son approche des aéroports de Dakar ou de Diass pour observer l’important trafic de petites embarcations rapides qui sillonnent les eaux sénégalaises ou internationales. La marine et la Douane sénégalaise ont pu se doter d’équipements nouveaux et opérationnels qui ont permis d’engranger d’excellents résultats dans la lutte contre le trafic international de drogue. L’Armée de l’air attend la livraison de nouveaux appareils pour mieux surveiller et sécuriser nos eaux territoriales. Quelle était la situation avant l’arrivée de ces nouveaux équipements ? Aussi, depuis que d’importants changements ont été opérés dans les services de douane et de sécurité au niveau du port de Dakar par exemple, on a pu observer une sorte de démantèlement de grands réseaux de trafic de drogue à travers des navires de marchandises arrivant à Dakar. L’importance des saisies est telle qu’on en arrive à se demander si cette nouvelle situation ne serait pas consécutive à des déplacements d’agents dans ces services de lutte contre le trafic des drogues. Autrement dit, qu’en était-il alors avant ces mouvements de personnels ?
Dans les réseaux sociaux, on a vu circuler des vidéos censées être des films d’opérations d’exfiltration de grosses quantités de drogue à partir de navires accostés au port de Dakar. Des personnes se mettaient à changer les roues de véhicule pour les remplacer par des roues préalablement bourrées de sachets de drogue. On nous dit que le film n’avait pas été tourné au Sénégal. Soit ! Mais on peut bien augurer que cela aurait pu être à Dakar quand on voit ce qui se passe maintenant avec des agents de manutention qui arrivent à sortir du port de grosses quantités de drogue saisies (comme sur le navire Nigeria Grande).
L’histoire du Nigeria Grande, où plusieurs tonnes de cocaïne avaient été découvertes dans des malles de voiture en provenance du Brésil, renseigne sur l’ampleur de ce trafic. Ce navire qui avait déjà été arraisonné en 2018 au Brésil, avec dans ses cales plusieurs tonnes de drogue, continuait tranquillement de faire des navettes entre le Brésil et l’Angola, en passant toujours par Dakar. Le 2 août 2019, un container de 4,5 tonnes de cocaïne avait été saisi au port de
Hambourg en provenance de Dakar. La drogue était présentée comme des graines de soja.

Le monde surveille le Sénégal

On ne le dira jamais assez, les saisies de drogue à des proportions aussi importantes ne sont pas un phénomène nouveau au Sénégal. En matière de trafic de drogue dure, le Sénégal avait fini d’inquiéter la communauté internationale. Déjà, on peut se rappeler qu’en 2007, l’Office de lutte contre la drogue et le crime de l’Onu (Unodc) prévenait : «L’importance grandissante de l’Afrique de l’Ouest comme région de transit et de stockage de la cocaïne est apparente dans les statistiques des saisies récentes dans les pays européens et d’Amérique latine. Sur les 5,7 tonnes de cocaïne saisies de janvier à septembre 2007 en Afrique, 99% ont été réalisées en Afrique de l’Ouest : 2,4 tonnes ont été saisies au Sénégal en juin 2007 et presque 1,5 tonne saisie en Mauritanie entre mai et août 2007.» Le fléau avait pris une telle ampleur que des voix s’étaient élevées avec véhémence pour pousser le gouvernement du Sénégal à criminaliser l’infraction de trafic international de drogue dure, en corsant davantage le dispositif de répression. Le Sénégal a aussi pu être victime de sa situation géographique qui en fait un carrefour entre l’Amérique latine et l’Europe. Aussi, la faiblesse des dispositifs sécuritaires dans des pays voisins, comme la Gambie et la Guinée Bissau, a rendu encore plus ardue la tâche des agents préposés à la lutte contre le trafic de drogue. Il y a quelques années de cela, c’était un secret de polichinelle que de hautes autorités de la Gambie et de la Guinée Bissau étaient mêlées au trafic international de drogue dure. La Guinée Bissau a été officiellement désignée par l’Office des Nations unies de lutte contre le crime et la drogue, de «narco-Etat». Le circuit de la drogue alimentait également les fonds de guerre de groupes rebelles armés en Casamance et certains autres réseaux terroristes.
Des pirogues transportant de la drogue sont régulièrement saisies sur les côtes de Casamance, de Mbour ou Saly. Par voie terrestre, d’importantes quantités de drogue entrent au Sénégal par la Gambie, les deux Guinées voisines et le Mali. Les îles du Saloum ont commencé par se transformer en zone de stockage de la drogue. Un Espagnol y avait par exemple installé une usine de traitement de poisson qui était plutôt un laboratoire de conditionnement de drogue dure. Nous écrivions dans ces colonnes, le 6 novembre 2012, que «c’est devenu un lieu commun de dire que le Sénégal constitue aujourd’hui une plaque tournante du trafic international de la drogue. Dans certains bars, restaurants, dancings de la station balnéaire de Saly Portudal, on parle plus l’espagnol et le portugais que le français. C’est dire que les Latino-américains et autres ressortissants de Guinée-Bissau et de pays lusophones y ont étendu leurs tentacules. Les agents des douanes et les gendarmes de la zone avouent leur impuissance de lutter contre ce trafic dont les acteurs disposent d’une énorme puissance financière et de moyens logistiques qui leur donneraient le complexe. La nuit, des vedettes rapides se lancent en haute mer pour prendre des livraisons fournies par des bateaux positionnés à la limite des eaux sénégalaises».
Dans la foulée, le journal Sud Quotidien rappelait en juillet 2007 que «de Thiadiaye à Joal-Fadiouth, en passant par Saly Portudal, Mbour et Nianing, des quantités énormes de drogue ont été saisies. Plusieurs tonnes de chanvre indien et une tonne de cocaïne détruite sous la direction des autorités judiciaires en témoignent». En effet, des Vénézuéliens, Colombiens et Equatoriens avaient été interpellés dans le cadre d’enquêtes sur des saisies record de cocaïne. Un trafic qui s’internationalise de plus en plus, avec Saly comme carrefour, une plaque tournante du trafic de drogue. Le journal Le Témoin de renchérir dans sa livraison du 4 août 2013 en indiquant «quand Espagnols et Colombiens règlent circulation des personnes et des… drogues». La pègre est bel et bien là depuis longtemps.

On voit bien que les informations sur des saisies de drogue au Sénégal deviennent un fait courant dans les médias sénégalais.

Il s’y ajoute que les autorités gouvernementales du Sénégal s’étaient, on ne peut plus trop mal, comportées dans la gestion des affaires de trafiquants de drogue arrêtés. Le baron nigérian de la drogue, John Ezy Obi, avait mis à mal les institutions judiciaires et l’Administration pénitentiaire sénégalaise, car il continuait, depuis sa cellule de prison au Sénégal, de diriger son réseau de trafic et bénéficiait de traitements princiers en détention. Les liens de John Obi avec certains cartels de drogue d’Amérique latine avaient fini d’être connus. Le phénomène est d’autant plus inquiétant que les trafiquants de drogue trouvaient des soutiens ou des complicités aux niveaux les plus élevés de l’Etat. La preuve ? Un garde du corps du Président Wade s’était permis de proposer à un haut magistrat de mettre à sa disposition plus de 500 millions de francs pour qu’il jouât sa partition dans l’opération d’achat d’une liberté provisoire pour le trafiquant de drogue nigérian John Obi, alors en détention provisoire. Cette affaire scabreuse avait défrayé la chronique des médias. Le Sénégal était devenu un Etat narcotrafiquant, au point que des agents du Fbi s’étaient permis, en 2011, de fouiller la suite du Président Wade en visite à New York. On s’imagine bien que les autorités américaines n’auraient pas pris de tels risques diplomatiques si elles n’avaient pas des informations quant à l’implication du premier cercle du Président Wade dans le trafic international de drogue. Plus grave, le dernier décret signé par le Président Abdoulaye Wade, avant de passer le pouvoir à son successeur Macky Sall, avait été d’accorder une grâce à une citoyenne sud-africaine, Johanna Susarah Mehring, condamnée en mars 2011 à 10 ans de travaux forcés pour trafic international de drogue à Dakar. La passation de pouvoirs entre les Présidents Wade et Sall, le 2 avril 2012, avait été retardée, le temps de laisser décoller de Dakar le vol de la South african airways en partance pour Johannesburg et avec Mme Mehring à bord. La réputation du Sénégal en a souffert.

La responsabilité de Macky Sall devant l’histoire

Le Président Macky Sall a toutes les bonnes raisons pour traquer l’argent sale dans les circuits économiques du pays.
Déjà, il avait stigmatisé le 26 octobre 2012 la gangrène de l’argent sale dans l’économie sénégalaise. Ironie du sort, en juillet 2013, la Police sénégalaise avait été secouée par un scandale mettant en cause des gradés qui s’accusaient mutuellement de couvrir des réseaux de trafic de drogue dure. Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) a régulièrement pointé du doigt le secteur de la construction immobilière et les réseaux informels de transfert d’argent, ainsi que ceux de l’importation de véhicules qui sont aussi devenus des boulevards prisés par les «blanchisseurs». Qui ne voit pas à Dakar la frénésie d’achats d’appartements et de villas de luxe par de jeunes personnes provenant de pays voisins du Sénégal ? Qui ne voit pas les dépenses frénétiques dans les boîtes de nuit et autres lieux de lucre à Dakar ? Qui ne voit pas les folles sommes d’argent remises publiquement à des chefs religieux sans pour autant que nul ne cherche à en savoir l’origine ? Qui ne voit pas les pratiques, qu’on ne trouve que dans les aéroports du Sénégal, où des personnes escortent des voyageurs de la coupée de l’avion à leur voiture et vice-versa ? Cette pratique qui a été décriée par les médias a été transposée de l’aéroport Léopold Sédar Senghor au nouvel aéroport Blaise Diagne de Diass. Si par exemple, comme il y a quelques semaines, un réseau de passeurs de voyageurs clandestins a été démantelé à l’aéroport de Diass et impliquant de hauts responsables de la Police nationale, on peut bien s’imaginer que des trafics de drogue, avec les colossaux enjeux financiers qu’ils comportent, pourraient également y avoir libre cours.
Quel dispositif de vérification et de contrôle des cargaisons et autres bagages a-t-il été mis en place au niveau de l’aéroport Léopold Sédar Senghor concernant les vols privés et militaires ? Qui n’a pas connaissance que des avions militaires, opérant dans la sous-région, avaient déjà été utilisés dans d’autres pays pour transporter des marchandises non déclarées ? Les autorités policières et douanières pourront toujours tout faire, autant qu’elles pourront, pour traquer et arrêter des trafiquants de drogue, mais si n’importe quel juge se permettait de libérer des trafiquants notoires de drogue, force est de dire que les autorités gouvernementales ne pourront que faire le constat.

L’ÉPREUVE DE VÉRITÉ Par MAMADOU NDIAYE

Un clivage entre riches et pauvres se dessine dans la société sénégalaise sur fond d’indifférence. Si la fortune a souri à certains, d’autres, en revanche, subissent des revers de fortune. Un coup du sort perçu comme un jugement sans appel alors que ceux qu’il frappe luttent dans le silence. Les grandes douleurs sont muettes, dit l’adage. Un quotidien dur. Des lendemains incertains. Un futur fuyant ! Certains de nos compatriotes vivent dans ce monde clos sans espoir de s’en sortir un jour.
Sans crier gare, un monde singulier se met en place : celui des exclus qui évoluent en marge de la société parce que vivant dans la précarité et exposés en permanence à l’insécurité (alimentaire, sociale et médicale). Il y a des Sénégalais qui ont même renoncé à se soigner faute de moyens. Ils vivent reclus. A longueur d’années, les médias s’en font l’écho, décrivant dans le détail la privation de droits, le manque de jouissance des progrès sociaux une existence au rabais. La très forte concentration des effectifs médicaux dans les grands centres urbains fausse l’équité et l’égal accès aux soins prônés par les pouvoirs publics. C’est à croire que des compatriotes ont renoncé à leur statut de citoyens parce qu’ils ne détiennent aucun attribut l’attestant : carte d’identité nationale, carte d’électeur, extrait de naissance pour les enfants, etc..
Cette rupture d’équilibre entraîne un empilement de dossiers des malades dans les rares centres de santé fonctionnels dans les capitales régionales. Le grand écart qui se creuse vide la société d’une de ses valeurs cardinales : la solidarité, de moins en moins évidente parce que la générosité qui la fondait recule. La pauvreté sévit. Plus grave, la misère s’étale et touche de plus en plus de monde. Autrefois, l’exode rural était saisonnier. Aujourd’hui, non seulement il est massif mais il devient définitif. En sens inverse, des citadins nantis quittent la ville, désormais invivable, pour la campagne dans l’espoir d’y mener « une vie tranquille ». D’un côté la galère, de l’autre, une… discrète exubérance !
Sommes-nous à un stade où il faut « parler au riche des droits du pauvre, au pauvre des droits du riche, et à chacun ses devoirs » ? Comment gère-t-on au plus haut niveau la pauvreté ? Comment faire admettre l’intérêt collectif dans une société éclatée, divisée, de plus en plus individualiste ?
A cet égard une réponse d’ordre politique est prônée : les bourses familiales destinées à aider certains foyers démunis à se relever en retrouvant leur dignité grâce à l’octroi périodique d’un pécule. Balloté entre convictions profondes et contraintes réelles, ce projet, éminemment social, a révélé toute son utilité à l’endroit des bénéficiaires tout en se mettant habilement à équidistance des manœuvres d’appareil.
L’exercice du pouvoir repose sur le maintien des équilibres. Si le cœur de décision du pouvoir demeure impénétrable, les décisions, une fois prises peuvent se montrer. Face à l’épreuve de pauvreté ou de lutte contre la misère, le pouvoir s’exerce avec autorité et hauteur surtout quand le moment est en soi si crucial. Le décideur est face à lui-même dans un tête-à-tête qui confine à l’isolement salvateur : résister aux pressions, filtrer les informations complexes, connaître les hommes et les situations, puis trancher avec audace et raison.
Gardons-nous cependant d’euphorie anesthésiante dans notre pays qui s’organise pour se construire. Les Sénégalais, de toutes conditions, aiment le paraître. Est-ce une obsession ou un trait de caractère ? Une trace de goût prononcé ? Est-il bien raisonnable de s’acheter une grosse limousine et de la conduire sur des routes cabossées ou sur une autoroute à péage longue seulement de 50 km, de surcroit bouchonnée en permanence ? Des villas, dites cossues, poussent comme des champignons au milieu de nulle part sans assainissement, ni voiries, sans conduites d’eau appropriées. Des infrastructures sont édifiées ici et là mais le personnel affecté refuse de rejoindre sous divers prétextes. Personne ne s’offusque face à un tel chaos.
Le « vivre ensemble » peine à vivre du fait de la rupture du lien social. Ailleurs , le refus de la misère incite à l’engagement politique et citoyen. En Afrique, la pauvreté ou la misère poussent au fatalisme, au renoncement, à l’abandon. Pouvait-il en être autrement quand tout est ramené à l’Etat Providence ? Il est vrai que la pauvreté ne « vend » pas. Et très peu d’hommes politiques d’envergure s’en saisissent pour porter le discours ou transmettre le message. A-t-on vu un député des pauvres ou un sénateur issu de leurs rang ?
L’absence de représentation montre que la question ne soulève pas de passions politiques et les acteurs politiques s’en détournent ostensiblement. Il ne faut pas dès lors s’étonner de l’immobilisme douteux qui prévaut dans ce domaine. Les incursions de circonstance des hommes politiques dans cet univers affligeant ne visent pas à faire bouger les lignes mais plutôt à se faire bonne conscience. En clair, la pauvreté ne s’impose pas comme un sujet politique de premier plan. Du moins ainsi pensent les politiciens en quête de suffrages.
Mais attention ! La misère est un terreau fertile du populisme qui gagne du terrain. Personne n’accorde un intérêt accru à cette lancinante question. D’où les succès électoraux de ceux qui « investissent » les masses, disons la foule, pour contester la représentation. D’où l’appel aussi à…un antisystème dont l’offre politique est en elle-même un système qui s’élabore sans bruit. Cette masse, sans être homogène, constitue un bloc aux yeux du leader désincarné qui veut se frayer un cheminement politique. Les promesses sans lendemain séduisent les foules dont le sens du discernement ne s’exerce pas à l’évidence. Or, les promesses nourrissent les espérances. Elles engendrent les désillusions faute de réalisation.
Une vraie prise de conscience doit s’opérer, notamment chez les politiques qui tentent d’influer sur le sort du Sénégal.

POUR MAINTENIR LA PAIX ET LA STABILITÉ DU SÉNÉGAL PAR AMI COLLÉ DIAW

L’uniformisation et la standardisation des mœurs ne pourraient voir le jour au Sénégal, à plus forte raison celle des croyances, des religions… La « déconstruction » de nos valeurs parait difficile. En réalité, cette difficulté n’existe qu’en apparence
Des îles du Saloum en passant par les côtes atlantiques sénégalaises,
De la verte Casamance jusqu’aux régions orientales et septentrionales,
De Guet-Ndar jusqu’aux villages de Gaya, de Gawdé Bofé et de Sèno Palel,
De la presqu’île du Cap-Vert jusqu’au lac rose en passant par Rufisque et Bargny,
De Louga à Tivaouane, de Touba à Diourbel, de Saint Louis à Richard Toll,
Il était une fois un Sénégal dont le pittoresque exhibait l’union, la joie,et la candeur !
J’ai vu Bignona, Sangalkam, Kèbèmer, Kafountine, et Vélingara…
J’ai vu Tambacounda, Matam, Agnam Thioday, Dagana, Ourossogui, et Kanel,
J’ai vu le Sine, le Saloum, le Jolof, le Cayor et le Walo,
J’ai vu Popenguine, Joal, les iles de Gorée et de Ngor,
J’ai vu la région de Thiès et celle de Dakar et de tous ses environnements…
Bref, comme la plupart d’entre vous, j’ai vu une bonne partie du Sénégal…
Malgré ses péchés mignons, ses mouches, ses moustiques, et sa boue hivernale ou ‘poto-poto’… Malgré son clientélisme ancestral bougeant en vélo tandem avec sa corruption malveillante, Malgré ses lenteurs administratives et son désordre routier causant les scènes les plus macabres, Le Sénégal reste un pays unique où la vie est belle et très généreuse.
À vrai dire, décrire le sublime sénégalais donne des larmes aux yeux.
La beauté est subjective me diriez-vous. Vous avez parfaitement raison. Bien entendu la beauté n’est pas toujours palpable ou visible. C’est de cette dernière dont je parle. Cette beauté intangible dont s’arment les populations laborieuses qui passent des heures et des heures sous la canicule en remuant des champs quelquefois stériles. Je parle de ces populations qui, chaque jour, sans exception, se lèvent de très bonne heure pour subvenir non seulement à leurs besoins, mais aussi, à ceux de leurs enfants… Je parle de ces populations à la fois solidaires, travailleuses, respectueuses, et pieuses. Je parle de l’amour qu’elles portent pour leurs communautés respectives. J’admire leur foi, leur solidarité, leur fraternité, et la splendeur de leur vision. À vrai dire, la ‘Sen- égalité’ est une façon de vivre. C’est un mode de vie, voire une vision ! Il faut la préserver, la cultiver, l’enseigner, la sauvegarder… Il faudrait l’exploiter au profit de toute la population sénégalaise. C’est une véritable mission qui mène vers l’esprit-saint !
Un esprit-saint au Sénégal ? Par télépathie, vous m’aviez déjà dit qu’il n’existait plus. Madame, Monsieur, j’honore votre prestance. Cependant, la dégénérescence n’a pas pu fouler les couches sociales les plus conservatives. Ces dernières sont vraiment têtues et ne cèderont jamais leur place à la légèreté. Bien qu’il ait eu ravages, il n’est pas trop tard pour améliorer leur mouvance. Plus que jamais, l’uniformisation et la standardisation des mœurs ne pourraient voir le jour au Sénégal, à plus forte raison celle des croyances, des perceptions, des valeurs, des religions et/ou des confréries. La « déconstruction » de nos valeurs parait être difficile. En réalité, cette difficulté n’existe qu’en apparence. Sénégalais et Sénégalaises, très chers compatriotes, « au cours des siècles, de nombreux navires ont sombré corps et bien après que leur coque se soit déchirée sur un écueil qui n’avait pas été repéré à temps ». Tenez-vous bien ! Des écueils, il en existe dorénavant au Sénégal. Notre chance, on a pu repérer la majorité à temps. Ceux-là cachés, de surcroît invisibles, sont les plus périlleux et les plus dangereux pour la navigation socio-politico-économique. Pour que ce Sénégal que nous aimons tous soit prospère et stable, il faudrait donc que tous les Sénégalais se rapprochent, s’écoutent, et se respectent. Les rixes sont contreproductives. Il faudrait nous défaire de cette posture pour construire un avenir fructueux.
A qui appartient l’avenir ? Dans un contexte purement et simplement sénégalais, réunissant toutes les conditions, il appartiendrait à ceux qui choisiraient de gagner leur pain honnêtement. C’est valable partout, me diriez-vous. Très bien. Je suis parfaitement en phase avec vous. L’avenir appartiendrait à ceux qui sauront manipuler les nouvelles technologies, ceux qui diront non à la déliquescence sociale, ceux qui refuseront le délabrement de leurs infrastructures et de leur environnent immédiat. Bref ! Demain, l’avenir appartiendra à ceux qui secoueront leur imagination pour construire des passerelles pour que tous les Sénégalais (sans exception) puissent bénéficier de leur Bonheur collectif. Dans un contexte sénégalais, l’avenir appartiendrait à ceux qui utiliseraient des ponts pour se rapprocher de leurs adversaires. L’avenir appartiendrait à ceux qui choisiront de vivre dans la paix et l’harmonie, à ceux qui respecteront les règles consensuelles, à ceux qui, toutes ethnies, nationalités, et classes sociales confondues, respecteront leurs compatriotes, leurs voisins, leurs subalternes, y comprises la ‘petite’ bonne et la ‘petite’ orpheline adoptée pour s’occuper des travaux domestiques. Par ailleurs, cette dernière a vraiment le droit d’aller à l’école pour s’instruire… Ceci dit, l’avenir appartiendrait à ceux qui opteraient pour le travail, la discipline, la vigilance, le discernement et l’esprit de dépassement. Effectivement, l’avenir est neutre et impartial. Il appartiendrait à tous ceux qui s’y investiront de façon diligente, à tous ceux qui opteront pour le savoir, l’éducation, la politesse, la bienveillance, le respect de leurs prochains dans la bienveillance et la diversité (e.g., religion, ethnie, origine nationale, vision politique).
Ceci n’est ni un conte ni une fiction. Ce n’est pas non plus un poème. C’est une réalité ! À partir de ma petite case, j’ai vu d’impétueuses transformations sociales et de potentiels contentieux entre Sénégalais. Ces contentieux sont et seraient incompatibles aux normes sénégalaises. La preuve, l’équipe [Yarr, Tegguine, Dâall-lou, Mann-dou, Teyy, Diom, Foulleu-ak-Fayda, Soutourah, Mougn, Kersa, Passtêff, et Teranga], déjà ensevelie sous la pelouse, s’avère déçue et déchue. Elle a peint un portrait déchirant sur Kocc-Barma, l’un des icônes du ciment identitaire sénégalais, gardien des règles consensuelles et de la bienséance sénégalaise d’antan, et architecte de la réforme « FUBU » (« for us, by us », pour les Sénégalais et par les Sénégalais). Quand l’ennemi crée des situations instables facilitant ainsi l’approchement du point de saturation d’une nation, rester sur son quant-à-soi devient un crime. Le silence, quelquefois plus bavard que les paroles que l’on sort sciemment, n’est pas neutre. L’entente de tous les Sénégalais et leur vigilance dissuaderaient notre ennemi commun. Souvenez-vous, nous sommes tous des frères, des cousins germains, ou des cousins éloignés. Les Pères de cette Nation, le confirment ici : « Sénégal benneu boppeu leu, ken mounouko xarr yarr : le Sénégal reste une et une seule tête qui ne pourrait être séparée. » La véracité de ce ‘Ndiggeull’ ancestral, sans quoi nous ne pourrions franchir les obstacles et les challenges de la mondialisation, reste absolue et infranchissable !
À coup sûr, chaque Sénégalais cherche son bien-être et son épanouissement. C’est légitime ! Ces derniers se feront via ces six trains : 1) la santé et l’éducation pour tous, 2) une vie affective pour ceux qui la désirent, 3) la paix et la sécurité nationale, 5) de l’eau potable, de l’électricité, et de la nourriture, 6) de même qu’un travail rémunéré et solennellement couronné par la liberté d’expression. Quant aux six calebasses essentielles pour le décollage économique du Sénégal, il faut noter ceux qui mènent vers ces six destinations : 1) la cohésion ethnique, 2) la cohésion religieuse (Chrétiens et Musulmans), 3) la cohésion confrérique, 4) la cohésion gouvernementale 5) la cohésion des collectivités locales, 6) et l’entente de la majorité des Sénégalais aussi bien sous l’arbre à palabre que sur cette fameuse Toile un tant soit peu effervescente, ambiguë, et imprévisible. Quelle utopie ! Sans doute, me diriez-vous ? « Madame nous n’avons aucune leçon de Républicanisme à recevoir de vous ». Effectivement Monsieur, effectivement Madame, mais si cela est votre sentiment, je m’incline respectueusement pour vous supplier. Ne faites pas erreur ! En dépit de ma sagesse juvénile, je ne suis pas en train d’écrire ces lignes pour vous donner des leçons de morales. Bien au contraire, je ne fais que répéter ce que d’autres ont bien dit avant moi. « L’union fait la force ».
Bien entendu, il y a nuance entre ces notions suivantes. Un Peuple ? Un Pays ? Une Nation ? Qu’importe leur signification respective, ces dix-sept lettres entre guillemets garantissent leur stabilité. « L’union fait la force ! » Un adage, un axiome, un postulat, une proposition admise par la majorité des peuples ? Dans tous les cas, il est démontrable. Ainsi, pour nous libérer de toutes frustrations, il faut la revendication de tous les Sénégalais sur la natte, de mêmes que leurs crispations, leurs frustrations, leurs rancœurs concourues depuis la nuit des temps, voire leurs hostilités. Effectivement, il y aura toujours des incompréhensions et des arguments. Mais jamais au plus grand jamais, un seul Homme ne le remportera sur un autre : tous les arguments se valent. Par conséquent, il n’y aura ni vainqueurs ni vaincus (es) !
Voilà une légitimité incontournable ! Chaque Sénégalais aspire à la réussite, à l’indépendance financière, à la santé, à l’éducation, à la justice sociale, et à sa sécurité sociale et familiale. Historiquement, l’attitude des masses a pu influencer les évènements les plus importants de leur vie ou de leur Nation. La langue, la culture, l’ethnie, les perceptions, les croyances et les idées reçues, peuvent être des ingrédients solubles ou insolubles qui pourraient positivement ou négativement secouer l’identité des citoyens. L’agrégat collectif de cette dernière reste la colonne vertébrale d’une Nation. Elle se doit pragmatique et doit s’éloigner des rancœurs ancestrales et des subjectivités dites émotionnelles : l’identité possède ! L’intégrité de la nation transcende : la nation domine !
Chaque Sénégalais à la hauteur du défi devrait se donner cœur et âme pour sauvegarder l’intégrité de cette nation. Ceci, le plus rapidement possible. Dans le cas échéant, l’avenir de nos enfants déjà hypothéqué, serait d’avantage compromis. Les critères de vérité ressurgiront pour laisser la place à la Vérité. Entre l’évidence, la cohérence, la certitude, et la Vérité… Il y a de quoi aller revisiter le syllogisme pragmatique, l’induction, la déduction, et/ou la Vérité-cohérente. Mesdames et Messieurs, le saviez-vous ? Cette stabilité sociale est loin d’être acquise. L’heure est grave. L’union fait la force. Ensemble, nous devrions affronter ce redoutable tsunami surplombant nos portes, nos frontières, notre espace aérien, nos fleuves et notre océan. Entre 2020 et 2030, c’est-à-dire durant toute la décennie prochaine, ses potentialités seraient perfides et effrayantes. En vitesse de croisière et à partir de son origine, il roule sans frein vers le Sénégal, et se positionne actuellement sur une pente glissante. Être né Sénégalais est déjà un atout. Dorénavant, il nous faudrait faire notre ‘self-appraisal’ ou notre auto-évaluation. Cette dernière nous permettrait de nous repositionner en deçà de sa direction, pour éviter d’être sa victime, son appât, voire son point d’immersion. Mon projet s’appelle la sociale-dextérité. Une ébauche certes, mais qui du reste se voudrait l’outil indispensable pour maintenir la paix au Sénégal. La sociale-dextérité engloberait l’entregent, l’ingéniosité, l’exemplarité, l’organisation des citoyens, la négociation, le travail d’équipe, l’intelligence émotionnelle, la détermination, et le plus important, la vigilance de tous les Sénégalais. Elle est simple, sans tournures, et s’inspire d’une quelconque justice sociale ! Sénégalais et Sénégalaises, encore une fois, ceci n’est ni un poème ni une fiction. C’est un projet social pour freiner l’inévitable. Allons-y ! Nous y parviendrons pour un Sénégal meilleur.
Regards et Réflexions Stratégiques Publié Pour les Jeunes du Sénégal Éditions Walabok

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 05/11/2019

Aliou Sall et la phobie de la presse

Aliou Sall a-t-il la phobie de la presse? En tout cas, tout porte à le croire. Le jeune frère du président de la République évite les médias depuis l’éclatement de ce qui convenu d’appeler l’affaire Petro-tim. Attendu pour délivrer un discours au nom de l’Association des maires du Sénégal (AMS) lors de l’ouverture du séminaire de formation des élus locaux sur la gestion des inondations, le maire de Guédiawaye fait faux bond. Dès sa sortie de la salle pour se prêter aux interviews, il souffle dans l’oreille d’un de ses collaborateurs : «mba presse bi douniou fi wakh pétrole ak gaz» (J’espère que la presse ne va pas évoquer l’affaire du pétrole et du gaz ?). Ainsi après l’interview du ministre des Collectivités Territoriales Oumar Guèye, Aliou Sall a refusé poliment de parler à la presse. A signaler aussi qu’un important dispositif sécuritaire a été déployé sur les lieux sous la houlette du capitaine Cantoussan, commandant de la compagnie de Mbour.

Le CESE sur le terrain du civisme

Le Conseil Economique, Social et Environnemental(Cese) a démarré ses auditions et ses panels sur le civisme et la citoyenneté. Après l’ouverture officielle de la session le mardi 29 octobre dernier sur le thème de l’évaluation prospective de l’acte III de la décentralisation, c’était au tour des experts en changement de comportement et en communication sociale de défiler hier lundi 4 novembre pour des échanges avec les conseillers sur le rôle et la place des dépositaires de pouvoir et des médias dans le développement et le renforcement du civisme et de la citoyenneté chez les jeunes. Le Colonel Cambel Dieng, expert en sciences comportementales, le Pr Fatoumata Signaté et Falilou Ba, Docteur en communication ont, tour à tour fait l’état des lieux du civisme et de la citoyenneté dans notre pays en décrivant toute une chaine de responsabilités impliquant la famille, les Médias, les structures d’encadrement et Associations de jeunes, les chefferies traditionnels, les communicateurs traditionnels, mais également l’Etat invité à durcir la législation. Dans les interventions des experts comme des conseillers, il a été également beaucoup question des médias dont la responsabilité est engagée surtout lorsque les choix rédactionnels font souvent l’impasse sur ces questions de société qui vont déterminer l’avenir du Sénégal. Les Conseillers s’engagent à juguler ce fléau des temps nouveaux qui «menace l’équilibre précaire de notre société», selon Mme Maimouna Isabelle Dieng, Présidente de l’inter commission, qui a présidé la séance en l’absence de Mme Aminata Touré.

Colère des voyagistes privés pour le Hajj

La délégation du consortium des organisateurs Privés pour le Hajj corrige le délégué General Abdoul Aziz Kébé. Le consortium qui regroupe plus de 285 voyagistes a demandé au Délégué général, Abdoul Aziz Kébé de revoir sa copie. Les voyagistes loin d’être satisfait du travail de l’équipe de Abdoul Aziz Kébé demandent au gouvernement de venir s’enquérir de leurs difficultés. Selon la présidente du consortium des organisateurs Privés pour le Hajj Safietou Seck, leurs maux ont pour noms : problèmes de transport aérien, le coût, les modalités de voyage, la taxe saoudienne et le payement des centres de Mounah et Arafat. A l’en croire, depuis 2 ans, la taxe saoudienne est payée doublement avec 1.300 riyal pour les centres de Mounah et Arafat. Safietou Seck invite le gouvernement à saisir les autorités saoudiennes afin qu’elles revoient ces taxes.

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