Rp du lundi 04 Novembre 2019

Unes de la presse du lundi 04 Novembre 2019
Unes de la presse du lundi 04 Novembre 2019

TROISIÈME TRIMESTRE:La commande publique double, les ententes directes grimpent

https://www.seneweb.com/ La commande publique est ressortie à 374 milliards de francs Cfa au terme du second trimestre de l’année 2019. Ce, contre 189.7 milliards de francs Cfa au second trimestre. Soit une croissance de plus de 184.6 milliards de francs Cfa.
Les marchés passés par entente directe, eux, ont cru à 38.3 milliards de francs Cfa contre 6.7 milliards de francs Cfa au terme du second trimestre de 2019. Leur montant a sextuplé.

Activité industrielle: Une baisse de 4,2% observée au deuxième trimestre 2019

Dans sa « Note sur les évolutions économiques récentes » (Neer), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) relève une baisse de 4,2% de l’activité industrielle au terme du deuxième trimestre 2019, comparée au trimestre précédent.
Selon le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), ce repli est imputable à une chute de l’activité production des industries chimiques (-9,5%), mécaniques (-8,4%), du papier et du carton (-6,4%), extractives (-6,4%), alimentaires (-4,9%) et des matériaux de construction (-4,3%). Par ailleurs, ce recul est atténué par un regain de l’activité des industries de production d’énergie (+9,4%).
Comparée au deuxième trimestre 2018, la production industrielle s’est accrue de 3,5%. La production totale sur les deux premiers trimestres de 2019 a également haussé de 2,2% en référence à celle de la période correspondante de l’année précédente.
Selon le document, la chute de l’activité de production des industries chimiques amorcée depuis le quatrième trimestre 2018 s’est poursuivie au deuxième trimestre 2019 et s’est établieà-9,5%. Elle est particulièrement liée à une régression de l’activité de raffinage pétrolier (-16,1%), et de fabrication de produits chimiques de base (-9,1%). Cette baisse est, tout de même, apaisée par un accroissement des activités de fabrication de savons, détergents et produits d’entretien (+19,6%),et de peinture et vernis (+4,8%).
Par rapport à celle du deuxième trimestre 2018, la production des industries chimiques s’est repliée de 4,7%. Le cumul sur les deux premiers trimestres de 2019 a crû de 2,9% comparée celui de la période correspondante de l’année précédente. Au courant du deuxième trimestre 2019, la production des industries mécaniques a enregistré un abaissement de 8,4% par rapport au trimestre précédent. Cette évolution découle d’une réduction de l’activité de fabrication des autres ouvrages en métaux (-15,8%).Adou FAYE

Télécom: L’Artp siffle-t-elle la fin des promotions de «Free»?

http://lesoleil.sn/Par notification datée du 29 octobre 2019, l’Autorité de Régulation des Télécommunications et Postes (Artp) a soulevé nombre de griefs à l’opérateur de téléphonie « Free » relatifs au non-respect des articles 4 et 8 de la décision 2019-008 portant encadrement des promotions ayant trait à la fourniture des produits de Télécommunications. Cette notification vient remettre en cause la campagne de baisse des prix de communication et de connexion internet développée par la compagnie « Free » depuis son arrivée sur le marché sénégalais, le 1er octobre dernier.
La compagnie de téléphonie Free commençait à sérieusement se positionner sur le marché avec des offres revues à la baisse, à travers une stratégie de marketing « très agressive ». L’Artp, le régulateur va, par décision, contrecarrer les plans de la firme internationale dirigée par Xavier Niel.
En effet, dans une correspondance, dont Le Soleil a copie, adressée à Mamadou Mbengue, Directeur général de Saga Africa Holdings Limited concessionnaire de la marque de téléphonie « Free » au Sénégal, l’Artp reproche au successeur de Tigo le « non-respect (…) des articles 4 et 8 de la décision 2019-008, portant encadrement des promotions relatives, à la fourniture des produits de Télécommunications ».
En clair, Free devait informer le gendarme des Télécoms au Sénégal un mois avant le lancement de nouveaux produits et cinq jours avant celui nouvelles offres promotionnelles conformément à la décision prise par l’Artp, le 29 mai 2019.
Dans ses reproches, le régulateur note clairement que les opérateurs sont tenus de recueillir l’accord préalable de l’Artp par courrier officiel, avant le lancement de tout nouveau produit ou service dans un délai d’un mois avant sa commercialisation.
Selon le régulateur, malgré la rigueur des dispositions, Saga Holdings Africa Limited, Free donc, a fait montre de manquements notoires vis-à-vis de ses obligations réglementaires. Au vue des griefs soulevés, le régulateur demande aux responsables de «Free» de présenter des justificatifs, dans les délais de dix jours, à compter de la date de réception du courrier.
La mise en demeure de l’Artp peut déboucher au retrait des faveurs de promotions jusqu’à nouvel ordre.
Pour rappel, en juillet 2017, un consortium composé de NJJ (Xavier Niel), Sofima (Axian Group) et Teyliom Group (Yerim Habib Sow) a mis la main sur Tigo, le deuxième opérateur de téléphonie au Sénégal. Sur le marché sénégalais, Orange détient plus de 60 % de parts de marché contre environ 25 % pour Tigo et 10 % pour Expresso, selon une étude de l’Observatoire du marché des télécommunications au Sénégal qui date de 2018.

Système bancaire de l’Umoa: Le Produit net bancaire a progressé de 6,0% en 2018

https://www.lejecos.com/En 2018, le système bancaire de l’Umoa a évolué dans un environnement économique favorable, sous l’effet de l’amélioration de la conjoncture internationale et interne des Etats. Ainsi, le produit intérieur brut (Pib) réel de l’Union a progressé de 6,6%, tout comme en 2017. De même le produit net bancaire (Pnb) a augmenté de 6,0% à 1 969,1 milliards en 2018.
Le Rapport annuel de la Commission bancaire a révélé  ses secrets  pour l’année  2018. Selon le document reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), le nombre d’établissements de crédit agréés dans l’Umoa a augmenté de trois unités pour s’établir à cent quarante-sept (147) à fin 2018. Cent quarante-trois (143) établissements de crédit étaient en activité en 2018. L’effectif des groupes bancaires opérant dans l’Union est ressorti à vingt-neuf (29) au cours de la période sous revue, contre trente (30),  un an plus tôt.
Selon la même source, le réseau bancaire a poursuivi son extension. Le nombre d’agences et de bureaux ainsi que celui des comptes de la clientèle ayant progressé respectivement de 417 unités (+13,0%) et 568 814 unités (+5,0%). Le système bancaire compte 2 976 guichets automatiques de banque, en hausse de 268 unités (+9,9%).
«Le total de bilan des établissements de crédit en activité ressort à 37 752,9 milliards, soit une hausse de 6,8% par rapport à 2017. Les emplois nets se sont accrus de 7,3% pour atteindre 32 798,1 milliards, dont 63,7% de crédits à la clientèle et 20,4% de titres de placement.

Les taux brut et net de dégradation du portefeuille sont ressortis respectivement à 12,3% et 4,8% en 2018 contre 13,0% et 5,4% en 2017 », lit-on dans le document.

Les ressources globales mobilisées par le secteur bancaire ont progressé de 10,4% pour se fixer à 29 848,4 milliards. Elles sont constituées à hauteur de 84,1% de dépôts et emprunts de la clientèle, en hausse de 10,4%. En ce qui concerne les capitaux propres et ressources assimilées, ils se sont consolidés de 349,8 milliards.
«Le Produit net bancaire (Pnb) a augmenté de 6,0% à 1 969,1 milliards en 2018. Quant au résultat brut d’exploitation, il a fléchi à 730,2 milliards, soit 4,2%. Le résultat net, en s’établissant à 456,9 milliards, s’est accru de 24,0% par rapport à 2017 », détaille le document.
Le coefficient net d’exploitation s’est établi à 67,4%, contre 65,9% en 2017. Le ratio moyen de solvabilité global des établissements de crédit de l’Union est ressorti à 10,8% en 2018, au-dessus de la norme minimale de 8,625% exigée à fin 2018. Les compagnies financières sont au nombre de dix (10) en 2018, avec un total de bilan de 27 997,3 milliards, en hausse de 33,8% comparativement à fin 2017.
Leurs concours et engagements auprès de la clientèle ont progressé en 2018, respectivement de 39,5% et 33,8% par rapport à 2017, en s’établissant à 13 545,2 milliards et 18 581,6 milliards. Le nombre de systèmes financiers décentralisés (SFD) relevant de l’article 44 (faîtières et caisses de base) ressort à cent cinquante-huit (158) à fin 2018 contre cent quarante-six (146) à la même période de l’année précédente.
Ces institutions ont affiché un total de bilan de 1 974,4 milliards, en progression de 6,1% par rapport à fin 2017. Les emplois nets de ces Sfd se sont accrus de 5,5% à 1 368,1 milliards à fin 2018. Quant aux ressources, elles ont augmenté de 6,3% pour se fixer à 1 519,2 milliards.
Les taux brut et net de dégradation du portefeuille ont progressé de 0,1 et 0,2 point de pourcentage, en passant respectivement de 5,3% et 2,8% en 2017 à 5,4% et 3,0% un an plus tard. Le ratio moyen de capitalisation est ressorti à 20,0% en 2018, contre 19,1% en 2017, pour une norme minimale de 15%.
Le nombre d’établissements de monnaie électronique est demeuré stable à huit (8) en 2018. Le nombre de comptes de monnaie électronique ouverts s’établit à 37 001 348, dont 48,4% de comptes actifs. Les transactions effectuées à travers la téléphonie mobile ont porté sur un volume de 1 714 662 386 opérations pour un montant total de 20 687 milliards à fin 2018.Adou FAYE

Budget: une enveloppe de 3258 milliards, la présidence bien dotée

http://www.dakarmatin.com/La loi de finances initiales du budget 2020 est arrêté à la somme de 3258,45 milliards de francs CFA en recettes et 3708,93 en dépenses, soit un déficit de budgétaire de 450,5 milliards de francs CFA correspondant à 3% de déficit. Ces montants, selon le document du ministère des Finances, sont répartis entre le budget général et les comptes spéciaux du Trésor. Pour le budget général de l’Etat, il est prévu 3122,55 milliards de francs CFA en recettes et 3573 milliards de francs CFA en dépenses, en 2020
Dans ce budget, les institutions étatiques et judiciaires ont eu la part belle avec plus de 352 milliards francs CFA. La présidence de la République a obtenu 78 milliards de francs CFA là où le secrétariat général du gouvernement va gérer plus de 25 milliards de francs CFA. L’Assemblée a été servie a plus de 17 milliards de francs CFA.
Nouvellement élue à la tête du Haut Conseil des collectivités territoriales, Aminata Mbengue Ndiaye va percevoir un budget de 8 milliards 640 millions pour son institution. Quant au budget du Conseil Economique social et environnemental, dirigé par Aminata Touré, il est estimé à 6 milliards 608 millions de francs CFA. Le conseil constitutionnel se retrouve avec 1 milliard 426 millions contre 1 milliard 247 millions de francs CFA en 2019. La Cour suprême est à 1 milliard 847 millions de francs CFA contre 1 milliard 954 millions de francs CFA.
Là où la Cour des comptes a obtenu un budget de 6 milliards 614 millions de francs CFA contre 5 milliards 495 millions de francs CFA. Le budget de l’office national de lutte contre la corruption (Ofnac) a connu une hausse. Il passe de 1 milliard 200 millions à 1 milliard 500 millions, soit une hausse de 300 millions.
À l’instar de l’Ofnac, le Comité national de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives dirigé par Eva Marie Coll Seck a enregistré une augmentation de son budget. Le budget de cette entité passe de 120 millions à 350 millions de francs CFA

Retour à la sincérité budgétaire: le budget passe à 3258 milliards avec un déficit de 450 milliards

Retour à la sincérité budgétaire ou volonté affichée de dire la vérité au peuple ? Le projet de loi de finances pour l’année 2020 donne le tournis. Alors que l’année dernière, on nous annonçait un budget qui a dépassé la barre des 4000 milliards, voilà que la réalité nous rattrape. Pour la loi de finances que Abdoulaye Daouda Diallo va présenter à partir d’aujourd’hui aux députés, le budget du Sénégal est désormais de… 3258 milliards Cfa en recettes. Quant aux dépenses, elles sont de 3708,95 milliards, soit un déficit de 450,5 milliards correspondant à 3% de déficit.
La Loi de finance initiale 2020 a livré ses secrets. Elle est arrêtée à la somme de 3258,45 milliards en recettes et 3708,93 en dépenses, soit un déficit budgétaire de 405,5 milliards correspondant à 3%. Ces montants se répartissent entre le Budget général et les comptes spéciaux du Trésor. Pour le Budget général de l’Etat, il est prévu pour 2020 à 3122,55 milliards en recettes et 3573 milliards en dépenses. Pour les comptes spéciaux du Trésor, ils s’élèvent à 135 milliards. Ce qui fait qu’il est en hausse de 293,66 milliards par rapport à celui précédent. Ce, en tenant compte de la dernière Loi de finances rectificative. Parce que si on compare ce nouveau budget à celui en cours, il est en déficit de plus de 700 milliards. Mais, selon les services de Abdoulaye Daouda Diallo, s’il y a apparence de baisse du budget, c’est que cette loi des finances est sous l’empire de la nouvelle loi organique relative aux lois de finances (LOLF). Dans cette LOLF, les emprunts ne sont plus considérés comme des ressources budgétaires, mais comme des ressources de trésorerie.

Plus de 100 milliards entre la Présidence et le Secrétariat général du gouvernement

A la lecture de la répartition du budget, on constate que les institutions étatiques et judiciaires se taillent la part du lion, avec globalement plus de  352 milliards. Et encore une fois, la présidence de la République a été bien servie, avec plus de 78 milliards F Cfa. Après la Présidence, vient le Secrétariat général du gouvernement qui va gérer plus de 25 milliards F Cfa. L’Assemblée nationale est bien lotie avec plus de 17 milliards F Cfa.

Le budget d’Aminata Mbengue Ndiaye dépasse de loin celui de Mimi Touré

Pour les deux autres institutions que sont le Haut Conseil des Collectivités territoriales et la Conseil économique, social et environnemental, leurs budgets ont connu une hausse. Mais celui du Hcct qui vient d’avoir un nouveau patron en la personne d’Aminata Mbengue Ndiaye, a fait un véritable bond, passant à plus de huit milliards. La patronne intérimaire du Ps va trôner sur 8.640.000.000 F Cfa. Pendant ce temps, Aminata Touré va se contenter de beaucoup moins au Cese. La remplaçante d’Aminata Tall se retrouve avec 6.608.100.000 F Cfa. Mais tout de même, elle a eu une légère hausse par rapport à l’année écoulée, où le budget était de 6.227.590.000 milliards F Cfa.

Le Conseil constitutionnel et la Cour suprême dépassent le milliard 

Les institutions judiciaires, beaucoup moins dotées, n’en reçoivent pas moins des budgets conséquents. Le Conseil constitutionnel se retrouve avec 1.426.001.424 F Cfa, contre 1.247.000.000 F Cfa en 2019, tandis que la Cour suprême est à 1.847.470.072 F Cfa, contre 1.954.121.000 F Cfa soit une légère baisse. Quant à la Cour des comptes, elle gère la bagatelle de 6.614.169.152 F Cfa, contre 5.495.922.937 F Cfa l’année dernière. Mbaye THIANDOUM

PROJET DE BUDGET 2020: La dette du Sénégal projetée à plus de 8000 milliards

https://www.jotaay.net/La dette du Sénégal prend véritablement l’ascenseur. En un an, elle connaitra une hausse de plus de 500 milliards, avec une charge financière de 364,80 milliards en 2020. De plus en plus importante, cette dette est dominée par celle bilatérale. Dans sa nouvelle approche de «politique d’endettement prudente», le gouvernement entend aller à fond dans l’application de la stratégie de dette à moyen terme 2019-2022, qui consistera à recourir à «un endettement à moindre coût et risque».
Mamadou Lamine Diallo qui dénonçait une dette de 6000 milliards récemment aura bien du grain à moudre. La Loi de finance initiale 2020 a des prévisions plus pessimistes, qui montrent à quel point la dette du Sénégal monte en flèche. En effet, de 7505,1 cette année, l’encours de la dette est projeté à 8076,6 en 2020. De même, la charge financière de la dette établie à 364,80 milliards, contre 273,19 en 2019, est en hausse de 91,61 milliards. En outre, le financement de la dette (remboursement) en 2020 est retenu à 450,5 milliards de F Cfa.
Or, rien que le service de la dette intérieure est évalué à 198,20 milliards, tandis que celui de la dette extérieure, toutes formes de dettes confondues, caracole à 719,20 milliards.
Sur les détails de la dette, le projet de budget montre, entre autres, que la dette bilatérale (pays de l’Ocde, pays arabes et autres), beaucoup plus importante, est arrêtée à 1160,4 milliards. Vient ensuite la dette commerciale avec 375,72 milliards. (Eurobond, Crédit suisse, Afreximbank, Scbank, Scbank et Citi). La dette multilatérale (Ida/Bird, Bad/Fad, Bei/Fed…) est de 138,24 milliards. Les prévisions de crédit à l’exportation portent sur 43,62 milliards.
Mais, apparemment, cela n’inquiète guère le gouvernement, qui parle de «politique d’endettement prudente». En effet, il s’agira, selon le projet de loi de finance initiale, de poursuivre l’application de la stratégie de dette à moyen terme 2019-2022 qui consistera à recourir à un endettement à moindre coût et risque. Cela, à travers les objectifs ci-après : réduction des risques liés à la gestion de la dette, notamment le risque de change, de refinancement et de taux, baisse des coûts d’emprunt, allègement de la pression du service de la dette sur le Trésor public… Mbaye THIANDOUM

PÉROLE ET GAZ: DAKAR LANCERA MARDI UN APPEL D’OFFRES POUR 12 BLOCS

Le Cap, 4 nov (APS) – Le Sénégal lancera mardi un appel d’offres international pour de nouvelles licences de recherches d’hydrocarbures en marge de la semaine du pétrole (Africa Oil Week), qui s’est ouverte ce lundi au Cap Town (Afrique du Sud), et ce, jusqu’à vendredi.
« Il s’agit de la promotion de 12 blocs pétroliers libres situés dans la partie maritime profonde du bassin », a précisé Mamadou Faye, le directeur de la société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN), qui fait partie de la délégation sénégalaise dirigée par le ministre de l’Energie et du Pétrole, Mouhamadou Mactar Cissé.
Le directeur de PETROSEN, dont les équipes ont en charge cette première phase de recherche de partenaires techniques, animera un panel de présentation du nouvel environnement juridique en cours au Sénégal, depuis l’adoption d’un nouveau code pétrolier en 2018.
Cette présentation du potentiel sénégalais aux acteurs constitués par les compagnies spécialisées est la première étape du plan sénégalais de « promotion et de vulgarisation » depuis les changements introduits à la faveur du nouveau code pétrolier.
A l’issue de cette 25e édition d’ »Africa Oil Week » (rencontre africaine du pétrole), le Sénégal procédera au même exercice dans d’autres conférences du même type, dont la dernière se tiendra en janvier 2020.
« Cette première phase sera clôturée le 29 janvier 2020, lors de la conférence du bassin MSGBC (Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée Bissau, Guinée) avant le démarrage de la 2e phase.’’
Celle-ci couvre la période allant du 1er février au 31 juillet 2020. Elle permettra aux compagnies intéressées « d’acheter les packages de données techniques, d’évaluer le potentiel sur les blocs qui les intéressent et de faire des offres au Gouvernement du Sénégal », a-t-on appris de la délégation sénégalaise.
Dans une démarche dite de « transparence », le ministère du Pétrole mettra en place un comité qui va statuer sur « l’ouverture des plis, l’évaluation des offres et les recours éventuels de soumissionnaires », a informé le directeur général de PETROSEN.ABK/ASG

Assurances: Adama Ndiaye aux commandes de la Sen Ré

https://www.lejecos.com/C’est une grosse révélation de nos confrères de Confidentiel Afrique dans leur édition online de ce jour. La Sénégalaise de Réassurance (Sen Ré) a un nouveau patron, en la personne de Adama Ndiaye , ancien directeur général adjoint qui avait démissionné de son poste.
Le nouveau directeur général qui a pris fonction depuis jeudi dernier a été choisi  par le marché sénégalais de l’assurance. Des sources contactées par le journal de l’économie sénégalaise expliquent que si le marché sénégalais de l’assurance veut se  développer, il doit s’appuyer sur un réassureur national fort. Et pour cela, il fallait revoir la gouvernance et parmi les candidats en lice, Adama Ndiaye avait de loin le meilleur profil pour l’emploi.  Un redoutable challenge. Nul ne doute, que cet excellent assureur de la place de Dakar  connu pour son professionnalisme et son sérieux, va repositionner la Sen Ré comme un réassureur très fort de l’espace CIMA. Rappelons que seul le Gabon et le Sénégal  dispose d’une structure de réassurance nationale dans la zone CIMA. Oumar Nourou

L’ANCIEN DG DE LA RTS, MATAR SYLLA, SACRÉ MEILLEUR MANAGER HOMME DE L’ANNÉE

http://www.emedia.sn/Le journaliste sénégalais Matar Sylla, PDG de Alabel Tv, a été distingué pour son management, par African leadership Awards, édition 2019. L’ancien directeur général de la RTS a été sacré Meilleur manager homme de l’année 2019. Une distinction qui couronne une riche carrière.

Amadou Ba adoube les ALA

http://www.rewmi.com/Le ministre des affaires étrangères du Sénégal a présidé ce samedi, à Paris Porte Maillot, au nom du chef de l’Etat, Macky Sall, la 3e édition des ALA 2019. Amadou Ba a salué les performances économiques du Sénégal. Non sans adouber les African Leadership Awards.
Le ministre Amadou Ba, qui a présidé les ALA 2019, cuvée 3, a mis en lumière les avancées économiques du Sénégal. « Nous avons une croissance moyenne de plus de 6% ces cinq dernières années. Il cite l’exemple du Puma, la Cmu, le Pudc « axé sur le développement des grandes infrastructures.  Selon lui, la vision de Macky Sall est d’avoir une vision inclusive dans laquelle se retrouvent la majorité des Sénégalais.
A propos des ALA, Amadou Ba souligne que les leaders africains célébrés à Paris symbolisent tous un rayonnement et du développement de l’Afrique au 21e siècle.  « Les ALA constituent un moment unique pour magnifier le génie de l’homme africain mais surtout sa perspicacité, son engagement, son abnégation et surtout la volonté commune de ses dirigeants à transformer et métamorphoser », a-t-il renseigné. « Les ALA placent orbite le continent africain sur tous les grands chantiers de la nouvelle économie », a-t-il indiqué.

Amadou Ba évoque l’amitié entre Mbagnick et Macky

Aux ambassadeurs de bonne volonté des ALA, le ministre leur a rendu un hommage appuyé pour avoir contribuer à la réussite de l’évènement. Aux lauréats, il déclare : « vous portez désormais les habits de l’excellence africaine. Votre responsabilité sera de tirer vers le haut l’Afrique pour la réussite des dirigeants que vous représente. Vos performances vont inspirer d’autres leaders potentiels vous êtes des références que beaucoup vont citer dans les écoles de la réussite en Afrique. »
Le ministre Amadou Ba finit son speech en transmettant les salutations du président Macky Sall à son ami Mbagnick Diop. « Je suis témoin de votre amitié avec le président de la république. Je sais l’estime qu’il porte pour vous. Vous faites partie des dignes fils de ce pays. Votre générosité est remarquable », témoigne-t-il.Mouhamadou BA

Sénégal: Les loyers grimpent à Dakar malgré la loi

Par: Rfi – RFI |Difficile d’échapper à la hausse du prix du logement à Dakar. En 2014, une loi obligeant les propriétaires à réduire les loyers sur tous les contrats de location en cours – réductions allant de moins 4% à moins 29 % – a été votée.
Malgré la loi, les prix continuent de grimper. Pour certains, la loi est contreproductive. Ils dénoncent également un manque de régulation des autorités.
Pour Libass Ndiaye, c’est l’heure des premiers cartons. Quinze ans après s’y être installé, le professeur de Mathématiques quitte sa maison de la cité Mermoz, à Dakar. La raison de son départ ? Un conflit judiciaire avec sa propriétaire qui a entrepris de l’expulser dans le but d’augmenter le loyer.
« Ce logement fait à peu près 80 mètres carrés et donc,  je payais 125 000. Des villas de cette dimension-là valent, présentement, dans la zone, presque 250 000 et même plus. Ainsi, au détriment des locataires, les bailleurs font vraiment la loi », explique-t-il.
Pour l’ancien député de l’opposition, Thierno Bocoum, le cas de Libass Ndiaye est loin d’être isolé. Selon lui, la baisse des loyers imposée par l’État a produit l’effet contraire à celui attendu.
« C’est une loi, malheureusement, qui ne concernait que les contrats en cours. La loi n’a pas pris en compte la fixation du prix de location. Ce qui veut dire tout simplement que les bailleurs ont la possibilité de fixer le prix à leur convenance, dès l’instant qu’ils se débarrassent d’un locataire. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, il y a une spéculation et que la location est excessivement chère à Dakar », estime-t-il.
Momar Ndao, à la tête de l’Association de défense des consommateurs (ASCOSEN), a participé à l’écriture de la loi. Selon lui, le texte est suffisamment contraignant mais pour les 1 200 locataires en conflit avec leur propriétaire qu’il accompagne, il demande davantage de contrôle des pouvoirs publics.

Achèvement des travaux du chantier du TER: les populations de Guinaw Rail exigent des mesures d’accompagnements

https://www.pressafrik.com/Les populations de Guinaw Rail s’opposent à tout achèvement des travaux du chantier du Train Express Régional (Ter). Elles exigent des mesures d’accompagnements. Ces populations l’ont fait savoir en marge de leur rencontre avec le Directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements et des grands travaux (APIX).
« Après avoir cassé le mur qu’on a voulu ériger ici, nous nous sommes dit qu’il serait une bonne chose qu’on rencontre les autorités. Nous sommes convenus qu’aujourd’hui, il faut que les passerelles soient véritablement terminées, là ou les populations vont passer.
Elles sont construites à un niveau où il n’y a pas de sécurité. Le préfet nous a dit qu’il mettra la sécurité, mais ce serait pour un ou deux jours, après on ne les verra plus », explique Malick Gningue leur porte-parole.
Selon lui, « tant que les passerelles ne seront pas mises en place, ils n’accepteront pas d’être enclavés. « Il faut voir, pour aller à l’hôpital Dominique, nous avons des problèmes. Même pour amener nos morts au cimetière, nous perdons énormément du temps. Aujourd’hui, allez à Thiès, est beaucoup plus facile que de traverser pour se rendre à Pikine. Nous n’accepterons pas d’être enclavés », prévient-il.   Ibrahima Mansaly

RESTRUCTURATION URBAINE: 9 000 hectares de bidonvilles recensés au Sénégal

http://lesoleil.sn/La restructuration urbaine est une nécessité dans beaucoup de villes sénégalaises. Le ministre de l’Urbanisme,du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, a révélé qu’il y a 9.000 hectares de bidonvilles au Sénégal.
Les bidonvilles couvrent une superficie de 9.000 ha.La révélation a été faite par le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana, qui a présidé, le 31 octobre 2019, l’atelier d’échange et de partage du 10ème Forum urbain mondial dans le cadre de la Journée mondiale des villes. La situation renseigne sur la nécessité d’aménager nos villes mais aussi de restructurer certains quartiers. Selon le ministre, les 9.000 hectares de bidonvilles recensés sont l’équivalent d’une superficie qui fait 26 fois celle desParcelles assainies de Dakar. Cela s’explique, selon lui, par les zones d’habitats spontanés (FakhDeuk). «Des zones où les gens s’installent sans qu’elles soient planifiées ou pourvues en infrastructures sociales de base comme l’assainissement, la voirie, l’accès à l’électricité et à tout ce qui permet de faciliter la vie des populations», constate Abdou Karim Fofana. Il a donné l’exemple des bidonvilles de Dakar comme «la Cité Liberté 6 Baraka qui a été transformée de façon très innovante», mais aussi la « Cité Bissap » à Ben Tally, la Cité Taiba à Grand Dakar etc. Toutes ces cités, a indiqué le ministre, ont une valeur foncière très élevée et peuvent faire l’objet d’une restructuration pour permettre aux populations qui y vivent de rester sur place et d’avoir accès aux services sociaux de base pour une meilleure qualité de vie. «C’est ça l’un des points importants du « Programme zéro bidonville » qui ne consiste pas seulement à construire 100.000 logements. C’est aussi accélérer l’offre de logements décents et accessibles pour prévenir ces bidonvilles. Plus les Sénégalais auront accès aux logements décents et accessibles du point de vue de leurs revenus, plus ils ne s’installeront plus dans des bidonvilles», a analyséAbdou Karim Fofana.
Face à cette situation, le ministre a pensé qu’il faut éradiquer ces 9.000 hectares de bidonvilles dont 10 sont à Dakar pour avoir des quartiers durables.
La restructuration est une nécessité dans nos villes d’autant plus qu’au Sénégal,la proportion de citadins a quasiment doublé ces dernières années. De 23% dans les années 1960, elle est passée à 43% en 2013et devrait s’établir à 60% à l’horizon 2030 (avec Dakar qui compte 50% de la population urbaine), selon les chiffres donnés par le ministre. D’après lui, ces chiffres constituent un défimais aussi une opportunité pour notre pays,«car les villes sont également des moteurs de croissance économiquelorsqu’elles sont bien planifiées et bien gérées». De ce fait, M. Fofana est d’avis que c’est le lieu aussi de prévenir les désastres résultant d’un manque de planification.
Evoquant le thème de la journée mondiale 2019, «des villes mieux administrées pour une meilleure qualité de vie», Abdou Karim Fofana a soutenu que le grand défi de notre pays, c’est la planification. Car seulement 7% des communes disposent de Plan d’urbanisation. Cela constitue un recul,car avant la réforme de l’Acte 3 de la décentralisation 23 à 26% des communes en disposaient.La même rencontre a été l’occasion de préparer la participation du Sénégal au 10ème Forum mondial urbain qui setiendra à Abu Dhabi, du 8 au 13 février 2020 sur le thème, «villes d’opportunités : relier la culture et l’innovation».Oumar KANDE

POLLUTION INDUSTRIELLE 500 TONNES DE DÉCHETS TOXIQUES STOCKÉES À SENCHIM

NETTALI.COM – Invité de l’émission « Jury du Dimanche » de I-Radio, le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Abdou Karim Sall a bordé la question de la pollution industrielle par Senchim et les Industries chimiques du Sénégal.
S’agissant de Senchim, le ministre a rappelé que l’usine a été fermée depuis 10 ans. « Malheureusement au sein de cette entreprise, il y était entreposé des produits dangereux, toxiques. Nous avons constaté qu’il y avait 500 tonnes de déchets qui étaient entreposées dans des conditions qui ne militaient pas à une sécurité », a regretté Abdou Karim Sall.
Aussi, a-t-il rappelé les directives données par l’Etat à cet effet. « Nous avons demandé au responsable de l’usine trois actions : le confinement, la sécurisation des fûts et l’incinération ».
A l’en croire, ils en sont à la dernière ligne droite. « Sococim, après avoir demandé des tests sur des prélèvements, a demandé à ce que le premier reconditionnement soit refait sur des bonbonnes de 1 mètre cube et de vérifier pour la dernière fois que ces produits contiennent du souffre pour une teneur inférieure à 1% et ces produits seront détruits », explique le ministre.
Par ailleurs, il est revenu sur l’émissaire des ICS mis en place non loin du village de Khondio pour le déversement des produits dans la mer. « ICS nous a dit que les produits déversés n’étaient pas toxiques. Nous leur avons demandé de nous le prouver par des prélèvements que nous allons nous-mêmes contre expertiser mais quel que soit les résultats de ces prélèvements. Nous avions décidé à l’époque de dire aux ICS de délocaliser l’émissaire dans un endroit qui n’était pas habité. Les études ont été faites, l’évaluation des impenses a été réalisée. Le problème est cerné nous attendons les récoltes pour engager l’action de délocalisation qui est irréversible », rappelle le ministre.
Au demeurant, le ministre de l’Environnement renseigne que le gouvernement veut réduire l’émission du Co2 à travers les industries mais aussi à travers le transport. « Je pense que nous y travaillons pour réduire de manière drastique la pollution industrielle et la pollution automobile. Il y a des outils et des équipements qu’il faut installer dans les véhicules », a conclu Abdou Karim Sall.

 AGE DE LA RETRAITE A 65 ANS OU 68 ANS: Alioune Ndao et Gallo Syr Diagne quittent le navire ; la discrimination et l’incohérence de la loi décriées

https://www.jotaay.net/Retraite à 65 ans pour la grande majorité, prolongation jusqu’à l’âge de 68 ans pour d’autres, chez les magistrats, cette loi votée à l’Assemblée nationale en 2017 est discriminatoire, incohérente et contraire à la morale. Ces incohérences sont en train d’être notées et vécues par certains qui sont partis. Parmi eux le 1er Avocat général à la Cour d’appel de Dakar et le président de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar. Alioune Ndao et Gallo Syr Diagne sont, en effet, partis à la retraite, parce qu’ils ne peuvent pas bénéficier de cette loi. Le cas le plus paradoxal est celui du désormais ex-président de la Chambre d’accusation qui, pourtant, en 2017, a été nommé Procureur général près la Cour d’appel de Tambacounda avec maintien à son poste actuel. Le journal «Les Échos» saisit l’occasion et revient sur cette loi qui ne cesse de heurter la logique et la morale.
En 2017, lorsque Macky Sall a voulu augmenter l’âge de la retraite au premier Président de la Cour suprême jusqu’à 68 ans, cela avait suscité le tollé chez les magistrats qui trouvaient cette mesure discriminatoire. Beaucoup d’acteurs considéraient qu’il s’agissait d’une mesure qui tendait à accorder des privilèges à une personne influente et centrale dans les grandes décisions du pays. Pour calmer la tension, cette mesure a été élargie à certains chefs de juridictions. Il s’agit du premier Président, du Procureur général et des présidents de chambre à la Cour suprême. Il en est de même pour les magistrats exerçant les fonctions de premier Président et de Procureur général d’une Cour d’appel. Cette loi votée à l’Assemblée nationale n’avait pas plu aux «autres» magistrats qui, par les comités de ressort, s’étaient organisés et ont essayé de faire comprendre aux parlementaires l’enjeu de la loi, mais surtout son caractère discriminatoire. Mais, en vain.

L’attitude de Demba Kandji et Souleymane Kane décriée

Selon certains jeunes magistrats, si le président de la République a élargi un peu la liste, c’est qu’il y avait le premier Président de la Cour d’appel de Dakar Demba Kandji et le président Souleymane Kane qui est à la Cour suprême, qui avaient été au combat avec les jeunes et l’Union des magistrats sénégalais pour crier à l’injustice de la mesure. Mais, «quand ils ont été servis», ils n’ont plus suivi le mouvement de contestation. Finalement, la loi est passée, contre vents et marées avec son lot d’incohérences et d’illogisme.

La grande injustice faite à Gallo Syr Diagne

Président de la Chambre d’accusation de la Cour d’appel de Dakar, le magistrat Gallo Samba Oumar Syr Diagne a été nommé lors de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature tenu le 25 avril 2017, Procureur général près la Cour d’appel de Tambacounda (une Cour d’appel qui n’est pas fonctionnelle), avec maintien à son poste d’affectation actuel. Depuis lors, avec cette mesure, il continue à exercer à Dakar, en qualité de président de la Chambre d’accusation. Mais selon nos informations, il a quitté ce poste de président de la Chambre d’accusation de Dakar, à l’âge de 65 ans, malgré ses fonctions de Procureur général près la Cour d’appel de Tambacounda qui, en principe, lui fait bénéficier du privilège d’aller à la retraite à l’âge de 68 ans. Paradoxal ? «Cela veut dire qu’on ne tient pas en compte le poste lié à l’emploi, mais le poste effectivement occupé. Une véritable injustice», nous souffle, amer, un magistrat sous le sceau de l’anonymat. Cependant, une autre source soutient que c’est parce que la Cour d’appel de Tambacounda n’est pas fonctionnelle qu’il ne bénéficie pas du privilège des 68 ans. Gallo Syr Diagne ayant décroché, il a été remplacé par le magistrat Hamady Diouf, si l’on en croit nos sources.

Alioune Ndao est parti depuis juillet dernier à la retraite

Un peu avant le désormais ex-président de la Chambre d’accusation, le magistrat Alioune Ndao avait déjà rangé ses tiroirs et dit adieu à ses collègues de la Cour d’appel de Dakar. En effet, ex 1er Avocat général près la Cour d’appel de Dakar, Alioune Ndao a pris sa retraite depuis le mois de juillet dernier. Par rapport à cette loi discriminatoire et incohérente, il a un avis bien tranché. «Tout le monde a trouvé cette loi discriminatoire, parce qu’on a ciblé un certain nombre de postes pour dire que ceux qui occupent ces postes là prennent leur retraite à 68 ans, et tout le reste à 65 ans. Le plus cocasse dans cette histoire, c’est que vous pouvez être de la même promotion, l’un accède à un poste, il va à 68 ans et l’autre qui n’accède pas à ce poste va partir à 65 ans. Ce n’est rien d’autre que de la discrimination», peste l’ancien Procureur spécial près la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Pour Alioune Ndao, il faudrait plutôt penser à élargir cela jusqu’aux magistrats qui ont accédé au grade hors hiérarchie, à défaut de généraliser.

Alioune Nda :«quand on vous catégorise comme un magistrat rebelle,vous avez peu de chance d’arriver à ces postes»

Mais, cette proposition, le bureau de l’Union des magistrats sénégalais (Ums) se l’est appropriée et a fait la proposition au président de la République. Mais, l’Etat, semble-t-il, est un peu réticent, brandissant la question du budget. Tout de même, cela pourrait aboutir à une suite favorable. Revenant sut cet aspect de la loi, l’ex 1er Avocat général près la Cour d’appel de Dakar considère que cela viole un principe fondamental de la constitution qui est l’égalité des citoyens devant les charges. «Qu’on arrête cette histoire de poste. Parce qu’à mon avis, l’une des conséquences, c’est que ceux qui sont visés et qui occupent ces postes sont un peu fragilisés, parce qu’ils se disent que si un jour ils perdent le poste, ils vont perdre aussi les privilèges. Donc, ils sont dans une situation de précarité et cela limite un peu leur indépendance, parce qu’ils ne voudront pas perdre le poste un jour. Le juge peut se dire mieux vaut mettre de côté cette histoire d’indépendance et donc faire ce que veut l’autorité pour garder le poste et aller jusqu’à 68 ans». Alioune Ndao regrette que l’accession à ce poste relève «du bon vouloir du prince», surtout que, précise-t-il, «il peut arriver que l’on vous nomme à un poste qui ne correspond pas à votre grade». Alioune Ndao de rigoler un peu en soutenant : «quand vous ne vous laissez pas faire, quand on vous catégorise comme un magistrat rebelle, vous avez peu de chance d’arriver à ces postes».

Un magistrat lâche: «Nous avons mal lutté !»

Selon un autre magistrat qui tient à garder l’anonymat, même si c’est légal, il y a un problème de morale qui se pose. Avant que cette loi ne soit votée à l’Assemblée nationale, l’Ums est montée au créneau pour dénoncer le caractère discriminatoire. Un combat qui n’a finalement rien donné. «Nous avons mal lutté !», peste un magistrat d’une Cour d’appel. Selon ce dernier, les magistrats devaient en faire une question «fondamentale», cruciale. Notre interlocuteur revient sur la situation précaire des magistrats «de 68 ans» qui peuvent être affectés ailleurs. Pour lui, il y a des magistrats qui peuvent travailler jusqu’à 70 ans. Il remarque que généralement ceux qui partent à l’âge de 65 ans sont bien portants, alors que parmi ceux qui bénéficient de la loi, il y en a qui ne sont pas en très bonne santé».Alassane DRAME

Rapport sur le terrorisme :Le Sénégal pourrait être une cible potentielle.

XALIMANEWS- Le département d’État du ministère des Affaires étrangères américain a publié son rapport annuel sur le terrorisme, ce vendredi 1er novembre 2019. Ce rapport concerne les activités des djihadistes et les efforts consentis par les États Unis et leurs partenaires pour combattre le fléau. Concernant le Sénégal, le rapport informe qu’il n’est pas noté d’actes de terrorisme. Par ailleurs, il précise qu’il n’est pas tout à fait épargné. « Le Sénégal pourrait se considérer comme une cible potentielle probable compte tenu des activités terroristes en cours, en Afrique occidentale », précise le rapport qui alerte sur le fait qu’une attaque terroriste pourrait émaner de l’extérieur comme de l’intérieur du Sénégal. « Sur le plan externe, la prévalence de multiples groupes terroristes actifs au Malin voisin risque de se répandre de l’autre coté de la frontière vers le Sénégal et de menacer la stabilité », alertent les Etats-Unis. Et l’envoi de troupes sénégalaises au Mali pour appuyer la Mission intégrée multidimentionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) risque de placer davantage le Sénégal dans le viseur des «  groupes terroristes maliens » .
« Sur le plan interne, la promotion des idéologies extrémistes par un petit nombre de chefs religieux constituait la principale préoccupation », s’inquiète le Département d’État qui précise cependant que « ces idéologies restent en dehors des normes islamiques qui prédominent au Sénégal ».
Sur le registre de la législation en vigueur au Sénégal pour lutter contre le terrorisme, le Département d’Etat américain n’a pas constaté de changement en 2018 mais se félicite du traitement des cas de terrorisme.
Il s’est aussi réjoui de la publication par la Cour suprême de quatre affaires vidées par la justice sénégalaise et ayant trait au terrorisme. Pour illustration, le Département d’État américain cite l’affaire Imam Alioune Ndao.
Pour l’administration Trump, « ces affaires montrent que le Sénégal prend au sérieux son petit rôle en matière de terrorisme ». et de souligner que «Les éléments de preuve donnent à penser que les quatre affaires sont le résultat de l’exploitation du renseignement et font appel à des techniques d’enquête relativement sophistiquées et à une coopération nationale et régionale considérable ».

Saisie de munitions à Pire: la chasse à l’homme lancée pour traquer un militaire

https://www.pressafrik.com/Une information judiciaire a été ouverte suite à la saisie de 3.900 munitions de guerre à Pire, une localité située à l’ouest du pays dans la région de Mbour, renseigne le journal L’Observateur.  Le Procureur de la République Serigne Bassirou Gueye a reçu le dossier, il a lancé la chasse à l’homme pour traquer un militaire en cavale, et accusé de vol de ces minutions.
Depuis l’éclatement de cette affaire, Amadou Bécaye Sangaré, militaire en service au Camp militaire Lemonnier de Dakar, a abandonné son uniforme pour prendre la fuite. Les enquêtes révèlent qu’il est toujours dans le territoire national. Toutes les dispositions ont été prises pour le traquern, affirme L’Obs.
Dans la nuit du 26 au 27 octobre vers 2 heures du matin, les éléments de Commandant Abdoulaye Diallo de la Brigade de Tivaouane ont effectué un contrôle de route sur un véhicule particulier sur la Nationale 1. Des munitions de guerre destinées des groupes basés en Mauritanie ont été saisies à Pire.
Au cours de l’audition, un autre chauffeur, Ahmed Ndiaye, qui est le destinataire du colis, révèle aux enquêteurs  que les colis lui ont été pourvus par un certain B. Sangaré, un militaire en service au camp Lemoniner à Dakar, sur l’ancienne route de Rufisque.
Utilisées dans les grands conflits, ces munitions sont destinées à des armes lourdes portées par des chars de combat ou des véhicules de types Pick-up, seuls aptes à supporter rafales qu’elles renvoient. Elles sont performantes et ont un pouvoir de pénétration et de perforation redoutable. Selon un expert, elles peuvent provoquer un carnage en quelques minutes lors des grands conflits.Salif SAKHANOKHO

« Vol de munitions à la base de Ouakam »: La réaction du colonel Ndiaye de la Dirpa

https://www.seneweb.com/Libération révèle, dans sa livraison de ce lundi, que les munitions récemment saisies à Pire sont constituées de 4500 cartouches d’AK-47, le très connu fusil d’assaut russe.
Le journal ajoute que la marchandise a été volée à l’armurerie de la base militaire de Ouakam, soulignant qu’un soldat nommé B. S a été mouillé par l’une des deux personnes qui transportaient les munitions.
Interrogé par Libération, le chef de la Dirpa (les Relations publiques de l’armée), le colonel Abdou Ndiaye, a déclaré que « pour le moment il ne s’agit que de déclarations tenues par une personne non habilitée ».
Une façon de dire qu’il ne faut pas trop vite donner du crédit au témoignage de l’un des transporteurs des cartouches saisies par la gendarmerie. La Section de recherches mène l’enquête.

Cybercriminalité: 49 membres d’une bande internationale arrêtés par la Section de recherches

http://www.dakarmatin.com/C’est un grand coup de filet que La Section de recherches (Sr) de la gendarmerie de Colobane a réalisé, ce samedi 2 novembre en interpellant 49 cybercriminels à Ouakam. Une bande d’ailleurs connue chez nos voisins ivoiriens et qui ont déjà fait de nombreuses victimes.
Ils étaient dans le viseur de la Section de recherches depuis quelques temps et la surveillance des gendarmes a eu raison de leurs agissements criminels. Mais selon nos informations, ces cybercriminels ont eu le temps de causer beaucoup de dégâts et de victimes.
L’enquête a d’ailleurs révélé que c’est un célèbre opérateur téléphonique qui a plus fait les frais de cette affaire, avec une importante somme d’argent dérobée. Un casse qui aurait pu être plus grave si ce dernier n’avait pas découvert des failles dans son système et qui lui ont mis la puce à l’oreille.
C’est donc suite à une plainte déposée par l’opérateur en question qui avait constaté des dysfonctionnements dans son système, que les enquêteurs s’étaient lancés aux trousses des malfaiteurs. Des informations avaient ainsi permis d’établir que la bande opérait à Dakar à l’aide de puces enregistrées frauduleusement au nom de Sénégalais. Une bande dont les membres se présentaient comme des vendeurs de pièces détachées établies dans notre capitale.
C’est donc, munis de toutes ces informations que les gendarmes de Colobane ont fait une descente musclée, ce samedi, à Ouakam. Une opération largement couronnée de succès, puisqu’elle a permis de mettre la main sur 49 cybercriminels. Selon toujours les informations à notre disposition, il s’agit, pour l’essentiel, d’étrangers venant des pays anglophones et francophones de la sous-région dont l’âge moyen tourne autour de moins 35 ans.
Lors des différentes perquisitions, les gendarmes mettront ainsi la main sur 64 ordinateurs de dernière génération, des téléphones portables en majorité  des IPhone X et même XI, du matériel bureautique, des réfrigérateurs et des meubles.
A ce stade de l’enquête, nos sources d’informer que le même réseau a eu un précédent puisqu’il a déjà causé des malheurs en Côte d’Ivoire où il a pu amasser un butin estimé à près de 400 millions de francs Cfa et en Sierra Léone où aucun montant n’a été avancé. A Dakar, où il semblait opérer pour la première fois, ils ont rapidement été identifiés grâce à la vigilance de la Section de recherches.

Quid du butin réalisé  ? Difficile à estimer à ce stade de l’enquête.

Placés en garde à vue depuis samedi dans les locaux de la Section de recherches pour les besoins de l’enquête, les auditions devront permettre de connaître le nombre exact de victimes et les montants dérobés et bien sûr le modus operandi et leurs complices ?

Cocaïne saisie par la Marine: Disparition de 500 kg d’une valeur de 45 milliards

https://www.seneweb.com/Rebondissement dans l’affaire de la cocaïne saisie par la marine. Le quotidien Tribune révèle, dans sa livraison de ce lundi, que la quantité dernièrement annoncée peut ne pas être le cas. En effet, selon le canard, il est soutenu que la quantité réceptionnée pourrait s’élever à près de 1700 kg en lieu et place des 1260 kg. Il y aurait donc un gap de 500 kg dont la valeur est estimée à 45 milliards Fcfa.

RUFISQUE: PRÉSENTATION DU LIVRE ‘’MOUHAMMAD, LE SOLEIL DU LEVANT’’

Rufisque, 3 nov (APS) – El hadji Abdoulaye Fam, professeur d’histoire et de géographie au CEM ‘’les pionniers du syndicalisme’’ de Rufisque, a présenté samedi, en présence d’amis, de guides religieux et d’officiels, son ouvrage intitulé : ‘’Mouhammad, le soleil du levant’’.
‘’Dans un monde de crise (…) il fallait à un moment raffermir le fil me reliant au spirituel notamment l’islam et j’ai choisi de confiner dans du papier cette vie glorieuse du prophète pour servir de référence aux générations futures’’, a indiqué l’auteur.
M. Fam s’exprimait en marge de la présentation de son livre de 205 pages.
La manifestation s’est tenue en présence du ministre d’Etat à la présidence de la République, Ismaël Madior Fall, de plusieurs amis de l’auteur, des guides religieux ainsi que des autorités administratives locales
‘’Dans nos écoles, on nous enseigne des auteurs occidentaux, ce sont certes de grands penseurs, mais personne n’a fait ce qu’a fait le prophète. C’est cet homme que j’ai voulu valoriser’’, a expliqué le professeur d’histoire et de géographie, originaire de Kaolack (centre).
Il a assuré qu’il est en train de travailler en vue de traduire prochainement son ouvrage en Anglais et en Wolof (langue locale sénégalaise).
‘’C’est une œuvre remplie de spiritualité sur celui que nous considérons comme le meilleur de l’humanité. Ce livre sort dans un mois coïncidant avec la célébration de la naissance du prophète’’, a pour sa part indiqué le professeur Ismaël Madior Fall, ancien Garde des Sceaux, ministre de la Justice.SG/MD

EDWY PLENEL: «LA FRANCE EST AUJOURD’HUI LE LABORATOIRE D’UNE IDÉOLOGIE MEURTRIÈRE NOUVELLE»

http://www.emedia.sn/Dissertant sur « les causes communes de l’égalité », lors d’un panel autour du thème du basculement, organisé à l’occasion de la « Nuit de la pensée », marquant la fin de la 3e édition des Ateliers de la pensée, tenus du 30 octobre au 02 novembre, à Dakar, Edwy Plenel, le président et co-fondateur de Médiapart, en est venu à dessiner un visage « hideux » de la France.
D’abord, le journaliste a indiqué que « l’égalité, c’est apprendre à ne plus dominer, apprendre qu’il n’y a pas de civilisations supérieures à d’autres. Mais, apprendre que nous payons le prix d’avoir cru que nous étions supérieurs. Ce sont des politiques économiques qui ont aussi produit les désastres écologiques, liées à une prévarication aux détriments de la délibération démocratique par des grandes sociétés qui tiennent en grande partie le personnel politique ». Ce, après qu’il a rappelé que « les experts sur les questions climatiques nous donnent maintenant 10 ans, pas plus avant le point de basculement des réchauffements climatiques où la nature se vengera de notre logique prédatrice et dominatrice ».
Le débat ainsi posé, il a entamé sa douloureuse description, en ces termes : « (L’auteur) du massacre antimusulman en Nouvelle-Zélande, (attentat de Christchurch, au moins 49 morts), dans son manifeste dit qu’il est aussi écologique. Il prend le sens de la catastrophe écologique comme une urgence mais celle à se sauver en exterminant les autres. Cet assassin s’est inspiré d’une idéologie française. La France est aujourd’hui le laboratoire d’une idéologie meurtrière nouvelle ». Il en veut pour preuve : « Quand des élites développent une idéologie meurtrière, c’est beaucoup plus dangereux quand cela vient du peuple. Cette idéologie meurtrière a un nom, elle s’appelle le grand remplacement, elle a un propagandiste-publicitaire, qui a média ouvert en France, il s’appelle Eric Zemmour. Et elle a un propagandiste littéraire, écrivain de talent, le talent n’empêche pas l’ignominie idéologie, qui est Michel Houellebecq ».

« La diversion des questions de l’immigration et de l’Islam »

Edwy Plenel de poursuivre : « Il se trouve que le hasard de la vie fait que je vis, je travaille en France, je voudrais dire tout simplement que mon pays me manque, que mon pays se dérobe. J’assiste au spectacle depuis 10 ans, d’un pays où ce n’est pas simplement l’extrême droite mais c’est aussi la droite, les gens qui se disaient de gauche, et épousent cet agenda des haines meurtrières, et des peurs destructrices. Cette question de la désignation de nos compatriotes de cultures, de croyances, d’origines, d’histoires personnelles ou musulmanes, était un poison qui gangrénait l’ensemble du monde politique à quelques exceptions notables près. C’est notre pays qui a fait un ministère de l’Identité nationale, et de l’immigration, issu du gaullisme, confié à un ancien socialiste. C’est notre pays qui a réhabilité la déchéance de nationalité comme arme antiterroriste. Et c’est notre pays qui a, aujourd’hui, un président élu face à l’extrême droite, utilise cyniquement la diversion des questions de l’immigration et de l’Islam au cœur du débat public, pour échapper aux questions sociales et démocratiques que posait le mouvement des Gilets jaunes qui, lui, ne parlait pas des migrants (mais) parlaient des causes communes de l’égalité. Il fait ça de manière cynique au point de faire le lit et le jeu de ceux contre lesquels il a été élu au second tour en 2017 ».
Un discours qui a irrité le nouvel Ambassadeur de la France au Sénégal, Philippe Lalliot. Piqué, il n’a pas pu se retenir pour formuler sa remarque : « Je ne peux pas laisser caricaturer la France comme un pays raciste où les gouvernements se substituent depuis 3 décennies pour le seul objectif d’imposer des thèses xénophobes. Je crois que c’est beaucoup plus grave que ça. Ces mouvements-là, on les observe dans à peu près tous les pays européens. Mais ce qui est rassurant, c’est que dans tous ses pays, il y a des gens de bonnes volontés dont vous êtes, Christiane Taubira est et Rama Yade est, et donc j’espère être aussi, qui peuvent porter ses thèses de bonté dont vous parlez. Peut-être qu’on (n’étale) pas la bonté avec des propos trop excessifs ».

L’arbitrage de Christiane Taubira

Citée, Christiane Taubira, femme politique française, n’a pas occulté la question. « Dans ce que dis Edwy, j’entends la douleur de cette hideur qui fait tapage. En l’écoutant, j’étais en train de penser que nous devons nous battre parce que la France, ce n’est (seulement) les hurleurs, et les déclinistes. Il y a toujours eu en France des courants de pensée xénophobe, raciste et antisémite, antiraciste, anti-arabe, anti tout ce qu’on peut imaginer, notamment des gens malades dans leur tête, qui voient tout en noir et blanc. Pendant la traite négrière, il y avait des personnes qui avaient pignon sur rue, qui expliquaient scientifiquement et très rationnellement qu’il était légitime de mettre des gens en esclavage, avec des arguments très surprenants, c’est-à-dire le devoir des races supérieures vis-à-vis de (celles) inférieures ». Mais, a-t-elle retenu pour s’en féliciter : « En face, il y a eu toujours des personnes qui s’y sont opposées comme les prêtes Capucins, Abbé Grégoire, Victor Schoelcher, (…). Et ça, c’est essentiel ».

Arrêt total des activités: Le SAES avertit l’Etat du Sénégal…

https://senego.Le Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur (SAES) a  fait face à la presse ce lundi 04 septembre, suite à son assemblée générale,  qui s’est tenue  à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.  Après avoir rappelé leurs revendications, ils annoncent une arrêt total de leurs activités, si rien n’est fait d’ici 48 heures.

Non-paiement des sommes dues

« Nous sommes au regret de constater qu’il y a des sommes dues, qui n’ont pas été payées alors que les collègues ont eu à honorer leurs charges de travail depuis le mois de juillet », déclare  le professeur Diaga Diouf. Apportant des précisions sur leurs revendications, le coordonnateur du SAES, campus de Dakar explique qu’il s’agit des sommes dues pour des heures supplémentaires, des avancements, des alignements c’est à dire les personnes qui ont été promus au Cames,  et enfin pour la formation à distance à l’école normale supérieur.

Arrêt total des activités…

Si rien n’est fait d’ici 48 heures  par l’Etat du Sénégal, le SAES annonce la cessation totale de toutes  ces activités.  « Nous n’avons pas obtenu satisfaction raison pour laquelle nous avons observé un débrayage ce lundi, pour tenir une Assemblée générale. Et il a été décidé à l’issue de cette rencontre  d’arrêter tout activité tant que ces sommes ne sont pas payées. Pour le moment, nous informons aux autorités du maintien de ce débrayage pour 48 heures » ,  a fait savoir Abdoulaye Dieng, adjoint au coordonnateur du Saes, campus de Dakar

Orientation des étudiants

Concernant l’orientation des nouveaux bacheliers, le Saes n’a pris aucun engagement sur la question au motif que c’est une uniquement une prérogative académique. Toutefois,  la coordination du Saes campus de Dakar, souhaite le respect  de l’ article 14 de loi 74-99 , qui exige de l’état du Sénégal, de tenir compte de la capacité d’accueil des universités.

Système hospitalier sénégalais: Entre obsolescence, inadaptation et désorganisation

https://www.jotaay.net/D’avoir vécu les affres des hôpitaux sénégalais pendant de longues décennies et d’avoir souffert de la détresse d’une amie et collègue médecin malade du cancer qui erre depuis de longs mois en quête de remèdes introuvables au Sénégal et se mourant à petit feu, j’ai décidé de parler !
Saint-Exupéry disait bien : « …Et si un seul souffre dans mon peuple, sa souffrance est grande comme celle d’un peuple. Et en même temps, il est mauvais que celui-là ne se sacrifie point pour servir le peuple». Sacrifice  serait peut-être un trop grand mot, mais en ce qui me concerne, ma conviction est que je dois continuer à servir les gens de mon pays !
La situation des hôpitaux sénégalais est grave et inquiétante !  De 1974 à ce jour, à divers titres, en tant qu’acteur (stagiaire, praticien, expert), j’ai eu à étudier les caractéristiques (infrastructures, équipements, ressources humaines, activités) des principaux hôpitaux sénégalais. Alors, en cette période où l’on parle de renouveau, «d’émergence», dans notre pays, j’ai pensé qu’en ce qui concerne les hôpitaux, il m’a paru évident que cela devait d’abord débuter par un état des lieux. C’est à cet exercice que je me suis appliqué.
Les hôpitaux sénégalais posent problème ! Mais surtout, que l’on ne s’y méprenne pas : il ne s’agit là que d’une contribution d’un professionnel de la santé ; sans arrière-pensée aucune ! En effet, il n’y a guère, à travers un communiqué paru dans la presse, le ministère de la Fonction publique, de la rationalisation des effectifs et du renouveau du service public annonçait quasi fièrement que, dorénavant, les fonctionnaires sénégalais malades pourraient bénéficier d’un transfert ou d’une évacuation sanitaires vers les hôpitaux marocains.
Cette annonce a provoqué en moi, le «vieux» praticien de médecine, honte et dépit de voir que nos autorités ont préféré délaisser l’expertise médicale nationale pourtant internationalement appréciée pour l’Ecole marocaine de médecine ! Cette école marocaine (que je respecte !) a moins de soixante ans d’âge ! L’Ecole sénégalaise de médecine est en train de fêter ses cent ans !
Mais encore, pourquoi les fonctionnaires qui ne représentent qu’une faible minorité ? Et les autres Sénégalais ? Que signifie alors l’équité dans l’accès aux soins dont on parle tant ? Normalement, l’équité signifie «un égal accès des citoyens à des soins de qualité» ! Les déterminants en sont : la disponibilité de soins de qualité ; leur accessibilité géographique et financière ; leur continuité.
Force est de constater que l’on est loin de tout cela au Sénégal ? Pourquoi ?  L’on se défaussera  sur la pauvreté de notre pays. Cepen­dant, Cuba, pays pauvre, sous embargo pendant de longues années, possède un système de santé meilleur que celui de beaucoup de pays plus nantis !

Mais comment en est-on arrivé là au Sénégal ?

Malheureusement, notre pays, par défaut d’ambition, a souvent préféré subir les recommandations venues d’ailleurs, ignorant l’expertise nationale. La Conférence d’Alma Ata de l’Oms en 1978, qui a servi de viatique à notre pays, a certes introduit des progrès dans beaucoup  de domaines,  mais en médecine hospitalière, elle a causé de grandes catastrophes ! Les recommandations disaient notamment et expressément de ne pas construire de grosses infrastructures (les hôpitaux), car elles étaient chères à bâtir et à entretenir.
Chers à bâtir et entretenir, certes, mais les hôpitaux devenaient nécessaires car nombre de pays comme le nôtre subissent ce que l’on a appelé la «transition épidémiologique». En effet, les grandes endémies ont disparu ou sont contrôlées et de nouvelles maladies jusque-là confinées aux pays du Nord industrialisés, ont fait leur apparition, devenant de plus en plus préoccupantes par leur prévalence et leurs coûts de traitement élevés.
Depuis longtemps déjà, notre pays connait un fort taux d’urbanisation et les populations sont en train d’adopter le mode de vie «occidental» (alimentation, activités). Les pathologies sont dominées par le diabète, les maladies cardio-vasculaires, les cancers, les traumatismes ; toutes affections qui se traitent à l’hôpital ! Nos hôpitaux ne sont pas armés pour faire face car leurs tares sont nombreuses ! L’Oms, notre donneur de leçons, a ignoré la survenue de la transition épidémiologique dans nos pays ! Nous en faisons les frais !

Quelles sont les missions de l’hôpital? Subséquemment,comment doit-il être configuré ?

Un hôpital est un équipement social (construit alors là où les gens vivent !). L’hôpital possède quatre catégories de missions : la dispensation de soins curatifs ; la prévention sanitaire ; l’enseignement et la formation aux métiers de la santé ; la recherche médicale. «L’hôpital est l’élément d’une organisation de caractère médical et social dont la fonction consiste à assurer à la population des soins médicaux complets, curatifs et préventifs, et dont les services extérieurs irradient jusqu’à la cellule familiale considérée dans son métier ; c’est aussi un centre d’enseignement de la médecine et de recherche bio-sociale» (Oms).
Le système hospitalier doit être accessible. Cette importante considération pose le problème du site d’implantation d’un hôpital. C’est pourquoi : «…les techniques architecturales, l’expansion urbanistique et le souci de faire de l’hôpital l’instrument essentiel d’une politique de protection et de promotion de la santé imposant l’intégration des institutions sanitaires dans le tissu urbain». Le contre-exemple en est l’hôpital pour enfants de Diamniadio construit en «plein désert humain» !
Pour mieux réussir l’intégration de l’hôpital dans la ville : «Des méthodes statistiques d’analyse de la demande effective en soins médicaux, en fonction de paramètres démographiques et socio-économiques, permettant de mesurer l’écart entre la demande et les besoins théoriques et de fonder la planification sur une base objective» (Bridgman Rf). La planification, voilà l’outil de prédilection !
C’est pour ce faire, qu’au début des années 2000, dans une correspondance adressée à Monsieur Abdou Fall, alors ministre de la Santé,  je lui suggérai de créer un comité ad hoc constitué de médecins épidémiologistes, d’urbanistes, d’architectes, de planificateurs, etc. pour programmer la création et l’implantation des futurs hôpitaux à travers le pays. En vain ! Mais il demeure qu’un hôpital ne se construit pas n’importe où !

Comment configurer l’infrastructure de l’hôpital pour lui faire remplir ses missions ?

Sur le plan architectural, la conformation hospitalière doit répondre à des normes relativement codifiées de dimensions et de disposition des différents locaux. Par ailleurs, grossièrement, un hôpital doit comprendre cinq secteurs agencés selon un ordre bien établi.
Deux secteurs sont ouverts sans restriction au public :

  • Un secteur externe non médicalisé ( commerces ; restaurants ; banques ; postes ; etc. );
  • Un secteur médicalisé externe offrant des prestations médicales aux usagers externes ( consultations ; prélèvements pour analyses biologiques ; etc.).
Puis suivent des zones d’accès réglementé, réservés aux professionnels de santé et aux patients hospitalisés :
  • le plateau technique : bloc opératoire central et unité de soins intensifs mutualisés; etc. ;
les salles d’hospitalisation ;
  • les dépendances techniques : laboratoires d’analyses ; pharmacie ; buanderie ; lingerie ; ateliers ; etc.
  • L’Unité d’accueil des urgences (Sau) est habituellement un secteur autonome, satellite des autres unités. Il doit être isolé (souvent à l’extérieur de l’hôpital ou alors avec un accès dédié) et ne doit pas créer d’encombrement.
Les hôpitaux universitaires doivent comporter d’autres attributs dédiés à l’enseignement, à la formation des personnels de santé et à la recherche : amphithéâtres ; salles de cours ; laboratoires de recherche ; salles de simulation pour les apprenants. Une telle configuration n’existe nulle part au Sénégal ! Tous les hôpitaux universitaires du Sénégal ont été improvisés ! Même l’Hôpital Dalal Jamm, le plus récent, est assez éloigné de ces caractérisations ! Cela est dommage, car ils doivent être considérés comme de véritables écoles ; et leur moins bonne qualité rejaillit sur la valeur des enseignements.

Quel est l’état des lieux des hôpitaux sénégalais ?

Faire l’inventaire serait long et fastidieux (et je n’en ai pas la capacité !) ; aussi, ferai-je un diagnostic global en fonction de l’infrastructure, des équipements, des ressources humaines, de l’organisation interne et de la structuration du système hospitalier.
Sur le plan architectural
Hormis le choix du site d’implantation déjà évoqué, la conception doit prendre en compte quelques principes, dont :

  • la mutualisation des équipements et des ressources humaines (économie d’échelles) ;
  • le respect des règles d’hygiène et de sécurité ;
  • le respect de l’ergonomie: agencement optimal des locaux et des espaces pour faciliter le travail et la circulation des personnes, des matériels et des produits : éviter notamment une trop grande dispersion des locaux ; ce qui occasionne de trop grandes distances à parcourir pour les patients et les personnes ;
L’hôpital est un espace de vie pour les patients et pour le personnel.
L’Hôpital de Fann est le contre-modèle de ces principes : plus de 30 hectares gaspillés par une mauvaise occupation du sol ; des services dispersés, clôturés (véritables hôpitaux dans l’hôpital, sans synergie apparente). A Fann, l’on a pu compter cinq blocs opératoires et l’on en a annoncé un sixième avec le futur centre de transplantation : cela n’est pas rationnel ; c’est un véritable gâchis organisationnel ! La conséquence en est un surcroît de charges récurrentes !
Mais avant l’Hôpital de Fann, Le Dantec, qui est en train de tomber en ruine, a été victime de cette compartimentation des services. Le Service de médecine est fermé depuis quelques mois ; le bâtiment principal du Service d’urologie, le plus récent, s’est effondré ; la maternité est fermée depuis dix ans ; le Service d’orl a déménagé à Fann car le bâtiment menaçait ruine ! Cette énumération est loin d’être exhaustive ! L’on dirait que les autorités de ce pays ont programmé la mort de Le Dantec !
Cependant, la difficulté est que, même dans notre pays, l’on ne pourrait concevoir des hôpitaux de la même façon ! En effet, les milieux sont différents : on ne peut pas construire à Matam comme on le ferait à Dakar. Ici, l’on privilégiera sans doute le style pavillonnaire, plus adapté à la campagne aux constructions verticales plus conformes à la ville moderne qu’est Dakar. Mais encore faudrait-il faire des projections et des prospectives ; on construit aussi pour l’avenir : que deviendra la ville ? Quelles constructions pérennes faut-il envisager ? Toutes ces réflexions devraient être portées par des architectes et des urbanistes rompus à la conception hospitalière. C’est un véritable métier dont les véritables spécialistes sont malheureusement quasi inexistants au Sénégal ! Quelle taille devrait avoir un hôpital moderne ?
«Il est prouvé, d’une part, que les petits hôpitaux ne peuvent plus satisfaire de façon économique les impératifs de la médecine moderne, d’autre part, que les très grands établissements souffrent de graves problèmes d’organisation et de gestion. L’optimum de  capacité se situe autour de 500 à 700 lits ; ce qui correspond à une emprise au sol de 40 000 à 60 000 mètres-carrés» (Bridgman  Rf). L’Hôpital de Fann compte plus de 300.000 mètres-carrés ; soit 5 à 8 fois plus !
Quant aux équipements
De nombreux appareils devenus indispensables pour traiter certaines maladies n’existent pas encore au Sénégal. Par exemple, pour le traitement du cancer, c’est le quasi dénuement : l’accélérateur linéaire et la curiethérapie, méthodes performantes de traitement des cancers sont indisponibles ; il en est ainsi de la tomographie par émission de positions (Tep scan) qui permet de détecter les cancers et leurs récidives à un stade précoce.
La bombe au cobalt, méthode surannée de radiothérapie qui, seule existe au Sénégal, permet à peine de traiter des cancers superficiels et est très peu utilisée dans les pays du Nord. En 1988, lors d’un voyage à Ottawa, le Professeur Pigeon, Doyen de la Faculté de médecine de cette ville, m’en avait offert un exemplaire.
J’avais décliné l’offre car la bombe au cobalt dont Madame Simone Weil, alors ministre française de la Santé, avait fait don au Sénégal, demeurait encore dans ses emballages ; les autorités sénégalaises n’ayant pas donné les moyens de l’installer ! Mais aussi, c’était déjà une technologie obsolète avec l’avènement de l’accélérateur linéaire ; et les gens du Nord s’en débarrassaient !
Alors, quel ne fut mon étonnement et mon agacement de voir vingt ans plus tard, le Président, qui avait fait construire une statue et organisé des festivals et des rencontres internationales inutiles à plusieurs milliards de francs, inaugurer à grand renfort de tam-tams l’installation d’une nouvelle bombe au cobalt à Le Dantec. Quelle désinvolture, quel cynisme et quel mépris à l’endroit du Peuple sénégalais !
Et même, cette bombe au cobalt de Le Dantec s’est souvent arrêtée de fonctionner pour des problèmes techniques, des problèmes de maintenance. En effet, la durée moyenne de vie de la plupart des appareils médicaux fonctionnant à rythme soutenu est programmée pour 5 années. Par ailleurs, dans les pays développés, les appareils sont acquis selon des normes réglementaires nationales et sont soumis à une maintenance préventive et curative.
L’absence de normes réglementaires sénégalaises validées, génère beaucoup de désagréments. C’est ainsi que l’Hôpital de Pikine, les services de neurochirurgie et d’Orl du Chu de Fann, sont restés longtemps fermés après la terminaison des travaux pilotée par une société espagnole. Celle-ci avait installé des normes de son pays, incompatibles avec les appareils commandés par le Sénégal !
Mais aussi, est-ce que parler de programme de maintenance a un sens quand l’on n’a pas défini des programmes d’acquisition et de renouvellement des équipements ? Parce qu’en fait, le programme de maintenance ne peut être qu’une composante du programme d’acquisition ! Toutefois, même si des programmes de maintenance existent, il serait difficile de les mettre en application compte tenu de la pénurie quasi généralisée d’ingénieurs biomédicaux : les personnels cadres en charge des équipements sont formés sur le tas !
En outre, comment peut-on acquérir des équipements sans concertation véritable préalable avec les professionnels usagers de ces machines ? Certes, les pratiques ont beaucoup changé depuis l’installation de Madame le Ministre Awa Marie Coll Seck mais il y a quelques années, l’on a vu un nombre d’appareils achetés et livrés par la direction de certains hôpitaux ou par le ministère de la Santé (souvent sans qu’aucun besoin n’ait été exprimé !) et jamais utilisés ! Il y a eu alors ce que mes collègues ont appelé avec humour des «cimetières d’appareils neufs jamais utilisés» !
Bien entendu, ces pratiques évoquent des marchés douteux. Les praticiens hospitaliers en ont beaucoup souffert ! Personnellement, à Le Dantec, en tant que chef de Service, j’ai eu à constater la livraison de tables d’opération usagées à la place des neuves commandées. Malgré mes nombreuses correspondances de contestation au directeur de l’Hôpital et au ministre de la Santé de l’époque,rien n’y fit !
Egalement, d’autres équipements ont été livrés défectueux qui n’ont pas été remplacés malgré mes nombreuses réclamations à qui de droit ! Quand on sait que ces pratiques sévissent dans tout le Sénégal, l’on peut imaginer le montant faramineux des pertes financières pour la trésorerie du pays. Il faudrait aussi déplorer la détérioration subséquente de la qualité des soins prodigués aux patients. Un autre facteur important de la détérioration des équipements est constitué par l’absence de formation de certains personnels.
Quant aux ressources humaines
L’on peut considérer que la planification (s’il en existe une !) n’est pas pertinente relativement à toutes les catégories de personnels. Il faut admettre que tous les secteurs d’activité de l’hôpital correspondent à des métiers, auxquels il faut former les divers personnels !
En ce qui concerne les médecins spécialistes
 (ceux qui officient dans un hôpital), il y a une pénurie considérable dans notre pays. De nombreuses localités sont dépourvues de chirurgiens, de gynécologues-obstétriciens ; de pédiatres ; etc., la liste est longue ! L’on a souvent dit qu’ils (les spécialistes) ne veulent pas aller à l’intérieur du pays ; qu’ils sont tous à Dakar !
Deux réponses sont à donner à cette affirmation. Certes beaucoup de médecins spécialistes sont installés à Dakar mais cette région qui concentre le quart de la population sénégalaise subit relativement une pénurie de cette catégorie de médecins et, par ailleurs, ce que leurs aînés ont accepté et enduré, les plus jeunes spécialistes ne veulent plus le subir : la rémunération n’est pas motivante et dans notre pays, le métier ne semble pas être considéré à sa juste importance !
La formation d’un spécialiste de médecine (chirurgien, gynécologue-obstétricien, pédiatre, etc.) dure 12 années au moins après le baccalauréat : elle est longue et pénible ! En comparaison, d’autres cadres supérieurs de l’Etat, dont pourtant la durée moyenne de formation est habituellement moindre, ont des rémunérations en salaire et en nature deux à trois fois plus grande ! Ceci est inéquitable et injuste ! Et de surcroît, le métier de médecin spécialiste est rempli de contraintes, de sacrifices !
Et par ailleurs, en amont de la disponibilité de spécialistes, encore faudrait-il planifier leur formation. En fait, les candidats à la spécialisation sont déjà docteurs en médecine, après un minimum de 7 ans d’étude et doivent suivre une autre formation de 5 ans. Certains candidats chanceux reçoivent une bourse (de 100 000 F portée à 150 000 F).
C’est modique ; car les candidats ont entre 26 et 30 ans ! Quels parents acceptent de supporter leur progéniture à cet âge-là ? Mais surtout, recevoir cette bourse est devenue aléatoire ; les récents mouvements d’humeur des apprenants en attestent ! Et puis, de nombreux apprenants n’ont pas du tout de bourse ! La conséquence de cette situation est que les professeurs sénégalais de médecine sont payés pour former une majorité d’étrangers (dont des Marocains !) qui retournent dans leur pays!
Il y a aussi la réalité des spécialités dites «orphelines» : oncologie (cancérologie médicale) ; radiothérapie ; chirurgie plastique et reconstructrice ; chirurgie maxillo-faciale (stomatologie) ; physiatrie (médecine physique, rééducation fonctionnelle) ; etc., pour lesquelles les spécialistes se comptent sur le bout des doigts. Il faudrait là un programme dédié de formation. Il est vrai que les efforts pour pallier ces insuffisances devraient être portés en premier lieu par les autorités académiques des facultés de médecine ; encore faudrait-il qu’elles en soient conscientes !
Mais encore, pour toutes ces spécialités, faudrait-il former les formateurs ! Le corps enseignant des facultés de médecine doit être constamment renouvelé et rajeuni. Malheureusement, dans notre pays, l’on constate une absence de programme de formation des formateurs (insuffisance des programmes de bourses de mobilité universitaire).
Et pourtant, pour être au diapason de l’actualité des techniques médicales et du fait de l’absence d’infrastructures et d’équipements modernes au pays, les spécialistes nouvellement diplômés (et même les anciens pour besoin de recyclage) doivent subir des formations complémentaires dans les pays du Nord développés : France ; Etats-Unis ; Canada ; Allemagne ; Belgique ; Japon ; etc.
Pour ma part, confronté à cette situation, j’ai dû me «débrouiller» au cours des vingt dernières années pour envoyer une quinzaine de mes élèves à l’étranger avec le soutien de mes partenaires des pays du Nord. Sinon, ma spécialité, la chirurgie générale et viscérale aurait eu des difficultés à survivre !
Pour dire que s’il y a un déficit d’enseignants dans nos universités, on en connaît la cause ! Le danger pour notre pays est de perdre tout son patrimoine scientifique parce qu’il n’y aurait pas eu de transmission des savoirs aux générations arrivantes ! Pourquoi ne faudrait-il pas conclure avec des pays du Nord des programmes de formation des formateurs comme il a pu en exister il y a un peu plus de trente ans avec le Canada et la France ?
Le personnel paramédical pose aussi problème sur les plans qualitatif et quantitatif. Nor­malement, l’affectation de ces personnels doit obéir à des ratios : nombre de personnels paramédicaux / nombre de malades hospitalisés.
Objectivement, contrairement à ce qui est souvent admis, il y a souvent pléthore de personnels paramédicaux dans nombre d’établissements de santé ! Pour preuve, comment peut-on tolérer que des agents puissent travailler de 8 heures (ce qui est l’exception) à 13 ou 14 heures et rentrer à la maison ; la «permanence» dans le service n’étant alors assurée que par une à deux personnes ? Ceci est vérifiable dans quasiment tout le pays ! Une autre organisation du travail pourrait donc faire travailler moins d’agents pour une durée normale de travail quotidien.
Il faudrait toutefois que ces personnels paramédicaux soient compétents ! Ce qui n’est pas souvent le cas ! Dans un service hospitalier, un test avait été réalisé sur l’ensemble du personnel paramédical : 8 agents sur 10 ne savaient pas tenir une feuille de température ; ce qui est le ba ba du métier d’infirmier ! C’est que, au cours de toutes ces années, le recrutement de ce type de personnel par l’Etat a été biaisé : au lieu d’embaucher parmi les centaines d’infirmiers ou sages-femmes diplômés en chômage, on leur a souvent préféré des gens sans qualification adéquate.
Et puis, le travail devrait être mieux organisé ; et un organigramme adéquat pourrait aussi y contribuer. Le nouveau crédo en ce qui concerne la conception et la gestion de l’hôpital recouvre les notions d’ergonomie, de mutualisation de moyens, de reddition des comptes (la transparence). La loi hospitalière, qui n’a jamais été pertinente, est devenue obsolète depuis très longtemps !
Notamment, l’organisation des différentes unités hospitalières en services, multiplie les interlocuteurs (plus de 24 à Le Dantec !) ; ce qui réduit la performance. Aussi, la nouvelle organisation dans les pays du Nord privilégie-t-elle la structuration en pôles (ou départements ou fédérations) qui englobent les services ; ce qui augmente l’efficacité. Chaque pôle devient une entité autonome avec des démembrements de l’administration centrale de l’hôpital.
La composition des conseils d’administration, qui s’est avérée peu opérante, a été modifiée dans les pays qui nous avaient inspiré. Dans ces pays, au sein des Chu, les universitaires ont acquis à juste titre une plus grande place dans ces conseils d’administration. En outre, dans les villes abritant une (ou des) faculté(s) de médecine, une administration (centre hospitalo-universitaire) coordonne les hôpitaux universitaires. Ceci n’existe pas au Sénégal ! Et même, la loi hospitalière a ignoré la spécificité des hôpitaux universitaires !
Le système hospitalier
Un hôpital, considéré isolément, ne peut satisfaire à tous les besoins de soins des populations. Il fait partie d’un système de complémentarité ; le système hospitalier.
L’organisation du système hospitalier sénégalais me semble imparfaite. Car, «le système hospitalier doit donc être rendu accessible à toutes les classes sociales et couvrir l’étendue géographique où vit la population. Cet impératif entraîne la création de complexes hospitaliers constitués d’un certain nombre d’établissements hiérarchisés, judicieusement répartis sur le territoire et étroitement coordonnés».
Il faut avouer que, chez nous, la hiérarchisation a été parfois contrainte comme en témoigne la création par décret d’hôpitaux de niveau 1 à la place de centres de santé. Un décret ne peut suffire à créer un hôpital ; il est indispensable que la configuration requise existe !
Et par ailleurs, même s’il existe des niveaux d’hôpital de 1 à 3, le système de référence-contre-référence est anarchique : les cahiers de charges en matière de types de soins des structures sanitaires ne sont pas respectés. Et ensuite, l’on peut considérer que la pyramide sanitaire est «tronquée» car le (ou les) centre(s) de référence ultime n’existe pas. Ainsi, nombre de maladies, conséquences de la transition épidémiologique, ne peuvent pas être traitées au Sénégal.
Enfin, quid des performances du système hospitalier, de ses insuffisances ? Pourquoi pas un Haut conseil autonome de la santé (en dehors du Ministère de la Santé) incluant diverses compétences, comme dans nombre de pays ? Ce serait un organisme de veille, de surveillance du système de santé; en mesure d’en détecter les anomalies ; ce qui permettrait de le réorienter pour une plus grande efficacité.
Cependant, l’attitude actuelle des autorités ressemble à une fuite en avant ; les dégâts sanitaires deviennent de plus en plus conséquents au sein des populations. Et puis, au-delà de la prise en charge des affections chroniques, il y a ces maladies aigües, ces affections traumatiques qui nécessitent un traitement d’urgence, dans des délais de quelques minutes à 6 heures ; sinon cela aboutit à la mort ou à des séquelles irréparables.
C’est le cas de l’infarctus du myocarde ou de l’accident vasculaire cérébral. Dans ces cas, même les nantis n’auraient pas le temps d’être évacués pour être sauvés ! Alors, pourquoi le projet de reconstruction de Le Dantec en une structure de niveau international n’agrée-t-il pas l’Etat ? Parce que, dans ce cas, les soins de haut niveau ne seraient plus exclusivement que pour les fonctionnaires allant au Maroc mais pour tous les Sénégalais! Parce que c’est aussi une question de sécurité et de souveraineté nationales ! De dignité nationale aussi
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ARRIVÉE DE MACKY SALL À TIVAOUANE

Tivaouane, 4 nov (APS) – Le président de la République, Macky Sall, est arrivé à Tivaouane (ouest), où il s’entretient avec le khalife général des tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour, a constaté l’APS.
Le chef de l’Etat va ensuite prendre part à une conférence à l’auditorium de l’esplanade de la mosquée Ababacar-Sy de Tivaouane, en compagnie du guide religieux.Des responsables politiques et religieux, dont Pape Sy, le porte-parole du khalife général des tidianes, vont participer à la conférence.ADI/ESF

Le khalife des tidjanes avertit: « Je ne m’appelle plus Serigne Mbaye Sy… »

https://www.seneweb.com/Le Khalife général des tidjanes se veut clair. Il ne veut plus qu’on l’appelle Serigne Mbaye Sy Mansour. Lors de la visite du chef de l’État à Tivaouane, il a tenu à faire la précision.
« J’ai opéré un petit changement depuis ce week-end. Je ne m’appelle plus Serigne Mbaye Sy, je m’appelle Serigne Babacar Sy. Samedi dernier, quelqu’un m’a serré la main, me donnant l’appellation « Mbaye Mbassou ». Et je me suis dit qu’il est grand temps que je change cela », a-t-il expliqué.
« À présent, celui qui m’appelle par « Serigne Mbaye Sy » je ne te répondrai plus », a averti le successeur d’Al Amine. Il a appelé à l’union des confréries, notamment entre les talibés mourides et tidjanes.

Tivaoune: Macky Sall promet de poursuivre l’œuvre de modernisation de la cité

http://lesoleil.sn/Le président de la République, Macky Sall, a effectué, ce lundi, une visite à Tivaoune. Il a procédé à son ziar avant Gamou, auprès du Khalife général des Tidianes, Serigne Mbaye Sy Mansour.
Devant le Khalife général des Tidianes, le président Macky Sall a pris l’engagement de poursuivre la modernisation de la cité religieuse de Tivaouane. Une oeuvre entamée depuis plusieurs années et dont le nécessaire sera fait pour la mener à son terme.
Le président Sall a profité de l’occasion pour remercier le Khalife, qui « l’a soutenu pour l’obtention » pour sa réélection à la tête du Sénégal en février dernier. «Je dois vous remercier, s’est-il, ainsi, adressé à Serigne Mbaye Sy Mansour. Remercier également toute la famille de Tivaouane. A la veille de l’élection, je suis venu demander vos prières pour être réélu comme président du Sénégal. Je vous remercie pour votre soutien qui a produit de bons résultats».
Macky Sall a également manifesté sa reconnaissance envers le Khalife de Tivaouane pour son soutien infaillible durant les dures épreuves de sa carrière politique. « Vous m’avez soutenu durant les périodes de braise. Il y avait même une période où on m’accusait d’avoir du mépris pour les familles maraboutiques. Mais je suis à la tête du pays depuis 7 ans et je n’ai jamais eu de problèmes avec les chefs religieux. Et durant cette période, c’est vous qui m’avez défendu alors que je n’étais pas encore président.», a-t-il ajouté.

Macky Sall exprime sa gratitude au Khalife des Tidianes pour l’obtention de son second mandat

http://www.dakarmatin.com/Le président de la République Macky Sall s’est rendu ce lundi 4 novembre 2019 à la cité religieuse Tivaouane. Après avoir effectué son « ziara » auprès du khalife général des Tidianes, Serigne  Mbaye Sy Mansour, le chef de l’Etat a saisi cette occasion pour exprimer toute sa gratitude au khalife qui l’a soutenu pour l’obtention de son second mandat.
«Je dois profondément vous (khalife) remercier, remercier votre la famille et Tivaouane également. Car, lors de la dernière présidentielle, j’étais là pour solliciter vos prières pour un second mandat. Je vous remercie pour votre soutien qui a aboutit à ma victoire », a-t-il indiqué, avant de faire savoir à l’assistance que sa relation avec khalife ne date pas d’aujourd’hui, même si certains ont voulu le mettre en mal avec les familles religieuses.
« Le khalife m’a soutenu durant les périodes de braise. Il y avait même une période où on m’accusait d’avoir de l’indifférence pour les familles religieux. Mais depuis que suis à la tête du pays, 7 ans,  je n’ai jamais eu de problèmes avec les chefs religieux. Et durant cette période, c’est lui qui a pris ma défense.»
Et pour ce qui est des préparatifs de la 117e édition du Gamou qui célèbre la naissance du Prophète Mouhamad (PSL), le chef de l’Etat s’est engagé à ce que tout soit bien fait pour le bon déroulement de l’événement

Le Khalife général des Tidjanes alerte: «Il y a, parmi nous, des forces qui veulent déstabiliser…»

http://www.dakarmatin.com/Le Khalife général des Tidjanes alerte. Il informe qu’il y a, parmi nous, des individus qui menacent la stabilité du pays. «Le président vient de mettre en garde garde. Il a dit que ce pays est un pays de paix. Mais il y en a qui sont parmi nous et qui ne sont pas mus par la paix. Ils veulent déstabiliser les populations», a-t-il indiqué, lors de la visite du chef de l’Etat à Tivaouane.
Il a appelé chaque citoyen du pays à signaler quelque comportement suspect que ce soit : «Chacun doit être un agent de renseignement. Si tout le monde n’a pas d’arme, chacun a ses yeux et sa bouche pour signaler toute activité suspecte. Nous devons tous être des indicateurs pour sauvegarder la nation», a-t-il lancé

Macky Sall au khalife des Tidianes: «Je vous dois des remerciements»

IGFM – Le chef de l’Etat, Macky Sall, s’est rendu à Tivaouane ce lundi, à quelques jours du Gamou. Après avoir effectué son Ziarra, il a tenu à remercier le Khalife général des tidjanes qui l’a soutenu pour l’obtention de son second mandat.
«Je dois vous remercier, remercier aussi toute la famille Sy et les fidèles de  Tivaouane. A la veille de l’élection, je suis venu demander vos prières pour obtenir un second mandat. Je vous remercie pour votre soutien qui a produit des résultats», a-t-il indiqué.
Au khalife général des Tidianes il dira : «vous m’aviez soutenu durant les périodes de braise. Il y avait même une période où on m’accusait d’avoir du mépris pour les familles maraboutiques. Pourtant, je suis à la tête du pays depuis 7 ans et je n’ai jamais eu de problèmes avec les chefs religieux. Durant cette période, c’est vous qui m’avais défendu. Je n’étais pas encore président».
Le président Macky Sall a assuré au Khalife général des Tidianes qu’il ne cessera pas de le soutenir dans sa mission de guide de la communauté tidiane, mais aussi, promet-il, il poursuivra  son œuvre de modernisation de la cité de Seydi El Hadji Malick Sy.

Macky à Tivaouane: «Le Sénégal n’a pas besoin de colonisation spirituelle»

https://senego.com/Macky Sall qui séjourne actuellement à Tivaouane a été reçu par le Khalife Général des Tdianes, Serigne Mbaye Sy Mansour. Occasion de louer l’oeuvre de Maodo Malick Sy et de lancer un avertissement aux intégristes.
Famille de Maodo
Très ému, le chef de l’Etat, accompagné d’une forte délégation, dont le ministre de l’Intérieur et les présidentes du Hcct et du Cese, a transmis ses salutations, via le Khalife, à la famille de El Hadj Malick, réunie à cette occasion.
Gamou, Tivaouane l’attraction
Mettant en relief la célébration de l’anniversaire de la naissance du prophète, dont Tivaouane est le pôle d’attraction au Sénégal, le Président Sall n’a pas manqué de louer l’oeuvre de El Hadj Malick Sy, initiateur propagateur du Gamou au Sénégal. Aussi a-t-il remercié le Saint-Homme, Serigne Mansour Sy Mansour, de perpétuer le legs de Maodo.
Pas de religion rénovée
Toutes choses qui font dire au chef de l’Etat que « le Sénégal n’a pas besoin de colonisation spirituelle encore moins d’une religion rénovée. D’ailleurs, on ne l’acceptera pas ». Le chef de l’Etat a aussi loué l’importance des Daara, ces garde-fous qui jouent leur partition dans la construction de l’Etre Humain contre l’obscurantisme voire le terrorisme.
 L’Islam, une religion de paix
Parce que, soulignera-t-il, l’Islam est une religion de paix. Et le prophète est épris de paix. Et tout élément nuisible  ou perturbateur de notre cohésion religieuse sera vigoureusement combattu. « Nous gardons l’espoir que le Sénégal, cet havre de paix, sera épargné de ces fléaux. »

Assouplissement du célibat des prêtres: «Il ne concerne pas l’Eglise universelle» (Abbé Alphonse Ndour)

https://www.seneweb.com/Un synode sur l’Amazonie autorisant l’ordination sacerdotale des hommes mariés a été proposé le 27 octobre dernier au pape François. Il s’agit de la préoccupation des populations amazoniennes due au manque de prêtres dans la zone. Ces fidèles peuvent rester deux à trois mois sans faire de messe. Une révolution dans l’Eglise catholique. C’est pourquoi les évêques veulent que le célibat des hommes de l’Eglise soit assoupli. Curé de la paroisse Saint-Paul de Grand-Yoff, abbé Alphonse B. Ndour précise que cette question ne concerne pas l’Eglise universelle.

Ordination d’hommes mariés. Quel est votre avis sur cette nouvelle forme dans l’Eglise catholique ?

Ce n’est pas du tout négligeable. Pour le moment, rien n’est encore officiel. La décision d’ordonner prêtre des hommes mariés n’est pas encore validée par le pape. C’est à lui de dire oui aux conclusions du synode en Amazonie. Ensuite, on encadre ce décret par des textes et des lois qui conviennent. Maintenant, ce qu’il faut retenir, c’est que le synode sur l’Amazonie n’a pas seulement posé le problème du célibat des prêtres. Il a posé sur un certain nombre de questions telles que l’écologie, l’environnement, la sauvegarde de la nature, le diaconat des femmes et, enfin, l’ordination d’hommes mariés en religieux. Il est important de souligner que ce synode ne concerne pas l’Eglise universelle. Le texte lui-même dit que si on en est arrivé-là, c’est que l’on veut apporter une solution au manque de prêtres. En effet, il y a une pénurie, une rareté de vocation sacerdotale en Amazonie. Car, on s’est rendu compte qu’il y a moins de prêtres dans cette partie de l’Amérique latine. Surtout que cette partie du continent américain totalise 48 % de catholiques dans le monde.

Dans ce cas, comment ordonner comme prêtre un homme marié ? 
Il s’agira d’homme marié dont la probité, c’est-à-dire l’honnêteté, la vie, l’équilibre matrimoniale est reconnue et constaté de tous. Qu’ils soient des hommes estimés de tous et dont la moralité est sans faille. Il devrait être choisi et proposé à la communauté comme prêtre en tant que marié, devrait être une personne au-dessus de tout soupçon. Justement, de concubinage par exemple. Qu’il ne soit ni buveur ni batailleur, comme le dit l’Epitre de Saint Paul aux Romains et celle à Timothée.

Une fois qu’ils seront prêtres, est-ce qu’ils vont avoir les mêmes privilèges que les prêtres consacrés ?
 Les hommes mariés devenus religieux vont bénéficier d’une formation adaptée qui leur permet d’être assez bien fournis en matière de théologie, en matière de spiritualité, de liturgie, etc. Ils pourront aussi dire la messe, célébrer des mariages et autres sacrements. Car, même aujourd’hui, dans la forme actuelle de l’Eglise universelle, il existe des diacres mariés.

C’est quoi un diacre marié ? 
Le diacre est un homme marié ou célibataire qui a répondu à un appel de l’Eglise catholique pour être signe du service. Un diacre célibataire ne peut se marier et un diacre marié qui devient veuf ne peut se remarier, sauf dispense. Les diacres mariés déjà peuvent présider l’assemblée (la messe), faire des homélies, baptiser, assister à des mariages. Aujourd’hui, il s’agit de donner à ces nouveaux prêtres toutes les facultés qui soient liées au rang du prêtre. Mais il faut dire qu’il peut y avoir des cas exceptionnellement rarissimes où une personne qui était mariée devient prêtre. Mais cela est prévue dans les cas d’une personne qui, après avoir reçue tous les devoirs conjugaux, c’est-à-dire l’autorisation de sa conjointe après que les enfants ont grandi, qu’ils soient libres et majeurs pour que cette personne soit détachée carrément des liens matrimoniaux.

3e mandat: Abdou Diouf avertit Macky Sall

YERIMPOST.COM Cela ne date pas d’aujourd’hui mais de 2014. L’ancien president Abdou Diouf, dans l’émission « En sol majeur » de Rfi, disait: « Pour parler franchement, moi qui étais président pendant 19 ans, je vous le dis les yeux dans les yeux, je pense qu’à notre époque deux mandats suffisent largement à la tête d’un pays. »
Avec l’actualité en cours au Sénégal, on peut considérer cette prise de position du successeur de Senghor à la tête du Sénégal comme une mise en garde « anticipée » adressée à Macky Sall, mais aussi à Alpha Condé, entre autres dirigeants africains soupçonnés de vouloir briguer un troisième mandat.

Le silence de Famara Sagna inquiète l’opposition

http://www.dakarmatin.com/L’opposition présente aux concertations sur le processus électoral n’a pas caché son mécontentement quant au sort réservé aux travaux. Le silence du président du Comité de pilotage du dialogue national qui, jusque-là, n’a donné aucune suite aux correspondances de la Commission politique, inquiète l’opposition qui demande à ce qu’une solution soit trouvée face à ce blocage.
La commission politique qui est une entité du dialogue national est freinée dans son élan par le Comité de pilotage dudit dialogue qui refuse de donner suites aux différentes correspondances qui lui ont été adressées. Si le président du comité pilotage Famara Ibrahima Sagna se défend en soutenant qu’il attend d’être installé officiellement, la commission politique, par contre, semble faire fi de toutes ces considérations et continue ses travaux avec les différents acteurs : commission cellulaire, société civile, pouvoir, opposition et non-alignés.
Seulement, l’opposition réunie au sein du Front de Résistance Nationale (Frn) ne cache pas son inquiétude face à ce statu quo. Selon nos sources, elle a exprimé son mécontentement lors de la dernière rencontre de la commission politique en exigeant à ce qu’une issue soit trouvée face à ce qui ressemble à un blocage. A en croire les membres du Frn, l’attitude du comité de pilotage du dialogue national risque de retarder le processus dans la mesure où elle constitue un frein à la fixation de la date des élections locales reportées dernièrement ainsi que la date retenue pour démarrer l’audit du fichier électoral.
En attendant une réaction éventuelle du Comité de pilotage du dialogue national suivi de la validation de leurs acquis, la commission politique présidée par l’ancien ministre de l’Intérieur, le général Mamadou Niang, qui a démarré ses travaux depuis le 29 mai dernier, avance pas à pas. A ce jour, elle a réussi à trouver des consensus sur plusieurs points dont l’évaluation du processus électoral et l’audit du fichier électoral par des experts indépendants. La commission politique est ainsi parvenue à obtenir un consensus de toutes les parties prenantes sur le principe d’un appel à une manifestation d’intérêt pour l’évaluation du processus électoral et l’audit du fichier électoral. Les parties prenantes se sont mises d’accord pour que l’audit du fichier électoral soit ouvert à des cabinets indépendants nationaux ou internationaux. Qui plus est, certaines questions qui faisaient l’objet de désaccord ont été résolues.
Il en est ainsi du blocage sur le quitus fiscal que le pouvoir avait proposé comme exigence pour la création d’un parti politique. L’opposition et les non-alignés avaient rejeté la proposition de la majorité en soutenant que cette exigence est une atteinte au principe de libre association. Finalement, les parties ont convenu de l’exigence d’une déclaration sur l’honneur.
Autrement dit, le déclarant doit jurer sur l’honneur qu’il est en règle avec le fisc. Il sera dès lors loisible à l’administration de s’assurer de la conformité de la déclaration du demandeur. Aujourd’hui, l’un des points d’achoppement qui est phase d’être dépassé est celui concernant la règlementation des coalitions. Et à ce niveau, faute de compromis, il a été demandé aux différents acteurs de réfléchir sur la question et de faire des propositions mardi prochain

EVENTUEL TROISIÈME MANDAT PRÉSIDENTIEL :LE FORUM CIVIL MET EN DEMEURE MACKY

http://www.sudonline.sn/Le Forum civil dirigé par Birahime Seck n’entend pas valider une quelconque tentation présidentielle à un troisième mandat à la tête du Sénégal. Aussi a-t-il invité le président Macky Sall à « à s’abstenir de tout acte et toute action de nature à valider la possibilité d’un éventuel et hypothétique troisième mandat ». Birahime Seck et cie qui étaient en réunion d’instance ont abordé par ailleurs la question du report des locales et di dialogue national
A l’issue de sa réunion du jeudi 31 octobre 2019, le Bureau exécutif du Forum Civil qui s’est penché sur la situation nationale, s’est voulu sans équivoque sur la question du troisième mandat.
Rappelant tout d’abord que «conformément à l’exposé des motifs de la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016 portant révision de la Constitution, il y a lieu de s’accorder sur un constat : la maturité démocratique du Sénégal est réelle et ne fait aucun doute », Birahime Seck et cie ont insisté sur «l’ancrage de notre tradition électorale pluraliste, gage de stabilité du régime politique sénégalais, le respect et la garantie des droits humains et la permanence de la cohésion sociale ».
Relavant dans la foulée que «Les successions pacifiques à la tête de l’Etat sont aujourd’hui le secret de la socialisation de nos valeurs républicaines», l’organisation  a demandé solennellement au Président de la République de faire respecter et surtout de respecter les dispositions pertinentes et claires de l’article 27 de la loi fondamentale qui dispose que « la durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ». Le Forum Civil qui dit rester attentif  a recommandé à Macky Sall « de s’abstenir de tout acte et toute action de nature à valider la possibilité d’un éventuel et hypothétique troisième mandat dans un contexte de quête permanente de la paix sociale des populations, de tension et d’expansion du terrorisme ainsi que de l’exacerbation de la pauvreté dans la sous-région ».

INQUIETUDES SUR LES LOCALES

Quid du report des élections départementales et municipales ? A ce niveau, le Forum civil a étalé son scepticisme. Aussi dira-t-il dans son texte : « Notre préoccupation est d’autant plus pertinente qu’il s’agit d’un report sine die parce que la proposition de cette Commission, qui justifierait le projet de loi portant report, lie la tenue des élections départementales et municipales à l’audit du fichier électoral et à l’évaluation du processus électoral (de la refonte partielle de 2016 à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2019) ». Et d’arguer : «Or, l’audit et l’évaluation envisagés ! n’ont même pas été lancés, car la Commission politique réelle, qui a besoin de l’aval et de l’accompagnement du Comité de Pilotage, attend toujours les réponses du président Famara Ibrahima Sagna dont l’absence de réaction se justifierait par le fait qu’il n’est toujours pas installé ». Dans la foulée, le Forum civil a appelé le Gouvernement et les députés « à s’employer pour une tenue des élections départementales et municipales au courant de l’année 2020 et ceci en fixant d’ores et déjà la date des dites élections ». Birahime Seck et cie n’ont pas manqué enfin de se prononcer sur les difficultés de démarrage du dialogue national ; A l’occasion, ils ont appelé le Gouvernement et autres acteurs « à prendre les dispositions nécessaires pour l’application des décrets relatifs au dialogue national »

Audition dans l’affaire Pétrotim: Mamadou Lamine Diallo espère que la vérité sera connue

http://www.dakarmatin.com/Le Doyen des juges, Samba Sall, a démarré ce lundi 04 novembre 2019, les auditions sur l’affaire du  « scandale à 10 milliards de dollars » dans laquelle le frère du président de la République, Aliou Sall, a été accusé de corruption. À sa sortie, le leader du mouvement Tekki, Mamadou Lamine Diallo, l’un des trois témoins entendus ce jour,déclare,à sa sortie que «la vérité sera dévoilée».
« J’ai dit ce que je savais de cette affaire-là en témoigne. Moi, je pense que c’est une affaire qui est sérieuse, il faut se battre. C’est un combat de tous les jours pour éviter la malédiction des matières premières du pétrole et du gaz pour notre pays », avance-t-il après son tête-tête avec le Doyen des juges.
Il espère que « la vérité sera connue et dite dans cette affaire. Les questions pétrolières et gazières sont trop importantes pour nous populations africaines. Maintenant la justice a pris cela en main, on verra bien ».
D’autres personnes seront auditionnées ce lundi. Il s’agit du journaliste Mouth Bane, de Babacar Mbaye Ngaraaf, président de « l’Alliance Sauvons le Sénégal

Les incongruités du Questekki selon Aymérou Gningue

N’eut été ma posture de député, représentant qualifié du peuple sénégalais, j’aurais traité avec mépris les amalgames et contre-vérités volontairement distillés par un des nôtres dans son jeu de questionnement sans fin dont la véritable finalité est la mise en valeur d’un homme à l’égo hypertrophié.
La vision tekki est terriblement réductrice et fondamentalement individualiste. Elle traduit une frustration et une privation mal contenues qui dictent une posture nihiliste d’une violence éruptive de forte amplitude mais sans effet dans la conscience des Sénégalais.
La dette publique du Sénégal qui se chiffre à 7137 milliards en fin 2018 a permis de réaliser des investissements structurants en matière de routes, d’autoroutes, de pistes de désenclavement… qui confortent le marqueur d’inclusion qui est l’épine dorsale de la politique du Président Macky SALL.
Elle a en outre permis de tripler la puissance installée de la SENELEC favorisant ainsi le développement spectaculaire de l’électrification rurale, toujours facteur d’inclusion et d’équité chères au Président SALL au bénéfice des populations de l’interland.
Ces investissements combinés ont permis d’assurer une croissance moyenne de la richesse nationale de 6,6% sur la période 2014-2018 (taux jamais égalé sur une aussi longue période dans l’histoire économique de notre pays). Croissance dont les fruits sont répartis au profit des populations dans  les domaines de l’agriculture, de l’hydraulique, de l’assainissement, de l’éducation, de la santé et surtout de la protection sociale.  L’endettement en soi, n’est pas une mauvaise chose. Ne s’endette pas qui veut. L’endettement est une marque de confiance des partenaires techniques et financiers  de notre pays. Il prouve  la valeur de la signature du Sénégal auprès des banques et organismes financiers. L’endettement a permis de réaliser des infrastructures indispensables à la création et à la consolidation d’une croissance économique inclusive dont les fruits bénéficient aux entreprises et aux populations. L’effet de levier financier nous recommande souvent et après des  calculs précis de favoriser l’endettement en lieu et place des financements sur fonds propres tout en recommandant une gestion prudente qui assure la soutenabilité des finances  publiques.
Le ratio d’endettement public qui est de 54,7% en 2018 est bien en deçà de la norme communautaire qui est de 70%. Il faut s’en féliciter et noter que le Président Macky SALL, autorisé à s’endetter par l’Assemblée Nationale à travers les différentes lois de finances pour la réalisation des projets du plan Sénégal Émergent, le fait admirablement avec la prudence requise qui respecte les critères de convergence de l’UEMOA. Que l’on ne nous parle pas des pics d’endettement qui seront observés en 2021 car ils ne seront que conséquence des euro bonds de 2009 et de 2011 arrivés à maturité.
D’ores et déjà le gouvernement a pris des mesures de rachat d’une partie de ces dettes car conscient que la dette chevauche les régimes politiques et que le principe de continuité de l’Etat impose au gouvernement du Président Macky SALL de rembourser les emprunts de ses prédécesseurs dont certains datent de 10, 20 voire 30 ans. Plus de 2050 milliards du stock de la dette actuelle ont été contractés avant 2012 dont 160 milliards avant 2000. Il faut noter que le Sénégal a toujours fait face aux charges de sa dette à court, long et moyen termes. Il continuera de le faire sous le magistère du Président Macky SALL tout en maintenant la croissance économique à des niveaux jusque -là inégalés.Aymérou Gningue,Président du Groupe BBY

Macky Sall aux élus de la région de Kaffrine: « que celui qui n’est d’accord démissionne… »

http://www.dakarmatin.com/Le chef de l’Etat Macky Sall n’entend pas lever l’omerta qu’il a imposée aux responsables de son parti autour du troisième mandat. Bien au contraire, il s’est même fait plus menaçant, lors d’une rencontre avec les élus républicains de la région de Kaffrine au centre.
« Je ne tolérerai pas ces débats, je n’ai désigné personne d’autre que moi-même, a-t-il martelé non sans indiquer la voie à ceux qui sont tentés de le défier. Que celui qui en se trouve pas en tire les conséquences comme je l’ai fait quand j’étais au Pds ».
« Je ne tolérerai plus qu’on nous impose ce débat futile (waxu picci). Nous avons été élus il y a quelques mois, on n’a même pas terminé la mise en place des institutions. Je viens seulement nommer la présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) qu’on nous ramène un débat (troisième mandat) qui n’a aucun sens », a-t-il ajouté.
Macky Sall est engagé à mettre de l’ordre dans son parti miné par une crise notamment sur son éventuel troisième mandat suite aux limogeages du Sory Kaba, ancien directeur des Sénégalais de l’extérieur et Moustapha Diakhaté, ex-ministre conseiller.
Selon le chef d’Etat, chaque chose à son temps. « Travaillons pour mériter la confiance des Sénégalais qui ont voté pour nous. Maintenant, chacun des libre. S’il ne se retrouve pas dans ce que nous faisons, il n’a qu’à faire comme moi. J’étais au Pds je suis parti. J’ai démissionné de tous mes postes électifs » a-t-il rappelé.

Mamour Diallo:«Sonko, prépare-toi : il ne reste qu’à aller en procès»

http://www.dakarmatin.com/Alors que Ousmane Sonko soutient que le camp adverse redoute le procès sur l’affaire des 94 milliards, un autre son de cloche émane de Mamour Diallo. Ce dernier dit que le procès aura bel et bien lieu et qu’il s’y prépare en silence.
Quatre jours après la sortie de Ousmane Sonko sur la Sen Tv, la réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre. Ce dimanche, en marge d’une assemblée organisée par son mouvement politique dans la capitale du Ndiambour, l’ex-directeur des Domaines a réagi aux accusations du leader de Pastef, réitérées face à Pape Alé Niang.
D’emblée, Mamour Diallo affiche la sérénité et déclare que l’imminence du procès sur l’affaire des 94 milliards ne le perturbe pas. « Votre leader n’a pas peur. Certains m’ont demandé de renvoyer cette activité à cause du bruit (autour de l’affaire des 94 milliards). Je leur ai répondu que je ne sais pas renvoyer. Mon programme, je le déroule jusqu’à terme. Si vous remarquez bien, ce n’est qu’à Louga que j’évoque cette affaire publiquement, car je sais que cela vous fait mal de voir les gens tenter de me salir. Mais je vous prie de rester calme. Quand il a été question de communiquer, nous l’avons fait. Maintenant, il ne sert plus à rien de parler », dira-t-il.
« Il ne reste qu’à aller en procès. Je ne vais plus en parler. Cela ne m’empêche pas de dormir tranquillement. Ils peuvent aller se réfugier en Chine ou au Pakistan », ironise-t-il, à l’endroit de celui qui fut son ex-collègue aux impôts et domaines.
« Ce qui est clair, la vérité finira par triompher », se laisse-t-il convaincre, sous les applaudissements nourris de ses partisans

Rahma: «Macky Sall vient de démarrer son 1er mandat de 5 ans»

http://www.rewmi.com/Le Président de la République Macky Sall n’a fait que 7 mois au pouvoir depuis la dernière présidentielle. C’est la conviction de l’un de ses soutiens les plus engagés au sein de la majorité. Interpellé par une foule montre mobilisée pour les besoins d’une grande Assemblée générale du Mouvement Rahma, Modou Ndiaye n’a pas fuit l’épineuse question sur l’éventuelle reconduction de la candidature du Chef de l’Etat Macky Sall pour un troisième mandat. Pour lui « ce qui convient le mieux, ce n’est pas de parler d’un troisième mandat mais plutôt du deuxième mandat du Président Macky Sall après la réforme référendaire ».
Mieux, souligne Modou Ndiaye Rahma, « ce que la loi mentionne, ce que le peuple souverain a demandé lors du référendum, ce que les Maîtres en sciences juridiques retiennent, c’est deux mandats de 5 ans. Et à ce jour, le Président Macky Sall vient de démarrer son premier mandat de 5 ans. Et il vient juste de faire 7 mois ». Ce qui, à ses yeux, fait qu’il reste au leader de l’Alliance pour la République, la possibilité d’un autre mandat.
Convaincu qu’il partage son interprétation de la réforme constitutionnelle avec l’ensemble des kaolackois, M. Ndiaye a profité de l’occasion pour interpeller les militants et responsables de la majorité, pour qu’ils se déterminent au niveau de chaque région du Sénégal. De même, soutient-il, la grande organisation de Rahma estime qu’elle est aujourd’hui en droit de demander une nomination pour mieux participer à la mise en œuvre des politiques de développement du Chef de l’Etat.
Pour cet évènement religieux, le Président de Rahma invite le Chef de l’Etat, Macky Sall à venir passer le Gamou à Kaolack où « un accueil inoubliable lui sera réservé ». Selon Modou Ndiaye, toutes les dispositions sont prises, avec le traditionnel accompagnement du Président de la République, pour appuyer les familles religieuses quant aux besoins de l’organisation du Gamou. Dans ce même sillage, il sera dressé dans la cité religieuse de Médina Baye des stands pour la distribution gratuite de repas aux fidèles.
Sur un autre registre, Modou Ndiaye qui a été interpelé sur le bouclage du chantier du marché rassure en ces termes : «les travaux sont terminés à ce jour. Nous sommes à l’écoute des hautes personnalités concernées par ce projet pour finaliser le processus par une réception à la mesure de leurs attentes».

MOUTH BANE APRÈS SON AUDITION: ” J’AI ÉTÉ PRÉCIS… “

NETTALI.COM – Mouth Bane a bouclé la première journée des auditions dans l’affaire Pétro-Tim. A sa sortie du bureau du Doyen des juges, le journaliste s’est dit confiant à la justice.
” Je pense que ce qui s’est passé aujourd’hui, est une suite logique de ce qui a été entamé au niveau de la Division des investigations criminelles (Dic). Moi je fais partie des personnes qui ont été invitées par le procureur et nous avions apporté nos réponses par rapport aux questions qui nous ont été posées au niveau de la Dic” a déclaré Mouth Bane .
Poursuivant, celui-ci de dire : ” Aujourd’hui, le doyen des juges nous a encore invité. Nous avons aussi répondu à toutes les questions. Nous avons collaboré pour l’éclatement de la vérité dans cette affaire“.
Le témoin s’est aussi prononcé sur les raisons pour lesquelles son audition n’a pas duré ( moins de 30 mn). “Je n’ai pas mis du temps parce que j’ai été précis. J’ai été invité en tant que journaliste“. Mouth Bane reste ainsi optimiste quant à l’issue de cette affaire : ” Je n’ai aucune raison à ne pas avoir confiance à la justice, parce que ce sont des fonctionnaires qui sont payés pour servir la justice sénégalaise. Maintenant, nous attendons la suite qui sera réservée à cette affaire là“.
A noter que l’affaire Petrotim a refait surface, suite au reportage de BBC faisant étant de pots-de-vin dans le cadre de contrats pétroliers.

Retrouvailles Au Palais: Karim Wade Ne Fait Pas Confiance À Macky

https://www.xibaaru.sn/Malgré ses retrouvailles avec son prédécesseur au Palais, l’ancien Président de la République, Me Abdoulaye Wade, le Chef de l’Etat, Macky Sall n’a posé aucun acte fort allant dans le sens d’un dégel définitif de la relation tourmentée qu’il entretenait avec celui-ci. A peine que les observateurs magnifiaient les retrouvailles entre les deux hommes, qu’est survenu un nuage venu brouiller les choses. Devant le Comité des Droits de l’Homme des Nations unies, à Genève, deux hauts fonctionnaires de la République, Moustapha Kâ, le Directeur sénégalais des Droits humains et Samba Ndiaye Seck, Directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat aux Droits humains, ont annoncé la réhabilitation prochaine ainsi que l’indemnisation par l’Etat du Sénégal de Karim Wade, le fils de Me Abdoulaye Wade, pour sa condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI).
Un engagement pris devant le Comité des Droits de l’Homme des Nations unies. Une instance dont le Sénégal avait jusqu’ici refusé de reconnaître toutes les recommandations concernant l’affaire Karim Wade. L’engagement pris devant cette instance a donc secoué la République, et l’Etat du Sénégal, à travers un comité du ministère des Affaires étrangères s’est vu dans l’obligation de réagir pour désavouer Moustapha Kâ et Samba Ndiaye Seck. Pire, ces deux hauts fonctionnaires ont même été limogés de leurs postes.
Cet épisode n’est guère pour rassurer Karim Wade sur les intentions de l’Etat du Sénégal à son endroit, malgré les retrouvailles entre son père, Me Abdoulaye Wade et le Président Macky Sall. Karim Wade n’a toujours pas aucune confiance à l’Etat du Sénégal, et reste toujours conscient que celui-ci pourrait toujours le poursuivre sur le plan judiciaire. Selon des sources de Xibaaru au sein du PDS, fort de cette situation, Karim Wade n’envisage pour le moment son retour au Sénégal, compte tenu de cette situation

Khaf Casse La Baraque À Paris…Du Jamais Vu (Photos)

Khalifa Ababacar Sall a battu le record d’affluence à Paris. Ousmane Sonko n’a pas fait mieux… Idrissa Seck de Rewmi et Pape Diop de Bokk Gis Gis ne connaîtront pas l’apothéose connue par Khalifa Sall à travers les rues du 18ème arrondissement de paris. Ça sortait de partout. Les commerçants Sénégalais ont envahi les rues. Les cuisinières sénégalaises ont délaissé leurs restaurants pour toucher le leader de taxawu Dakar. Aucun autre leader de l’opposition ne pourra égaler Khalifa Sall dans les rues de paris. Excepté Wade la légende.
Voici la correspondance particulière de Ibrahima Ndoye (Texte et Photos)
Le Président Khalifa Ababacar Sall plébiscité à Paris  .
Sous l’égide de Taxawu Sénégal /France , les khalifistes de tout bord s’étaient réunis le Samedi  , 02 Novembre 2019 , au nº 5 , rue Pierre l’Ermite du 18ème arrondissement de Paris, pour accueillir et honorer leur leader le Président Khalifa Ababacar Sall ,  .
Avant de se rendre à la salle de réunion , le Président Khalifa Ababacar Sall  , en tenue très décontractée « jean », avait sillonné à pieds les rues du 18ème arrondissement de Paris  .
Il a été accueilli par une véritable marée humaine sur son chemin  .
L’ambiance était indescriptible  .
Tout le monde voulait le saluer et prendre une photo avec lui  .
A son arrivée dans la salle de réunion ; c’était l’apothéose  .
Personne ne voulait manquer ce grand rendez-vous de joie  , d’allégresse  , de jouissance  , d’enthousiasme public et de communion  .
La salle de réunion était pleine à craquer dès les premières heures  .
Nombreux étaient ceux qui ne pouvaient y accéder  .
Y étaient présentes toute l’opposition et la société civile du Sénégal en France  .
La grande surprise fut l’arrivée de M. Éric Lejoindre, Maire du 18ème arrondissement de Paris  ; qui disait-il avait appris la présence du Président Khalifa Ababacar Sall dans sa commune, et qu’il tenait personnellement à venir le saluer et à l’accueillir dans sa commune  .
Ce fut un grand honneur pour les khalifistes de France  .
Après  le discours d’accueil et d’ouverture de la réunion prononcé par M. Palla Samb, Maire  de Fann-Point E /Sénégal ; différents intervenants se sont succédé chronologiquement  comme suit :
1 – M. Éric Lejoindre ( Maire du 18ème arrondissement de Paris ) .
2 – Fatou Badji  ( au nom des jeunes Khalifistes) .
3 – Yaye Amie Diop  ( au nom des femmes de Taxawu Sénégal/ France ) .
4 – Ndeye Satala Diop
5 – Moussa Diémè  ( au nom de Taxawu Sénégal/ France ) .
6 – Malick Youm
7 – Benjaloum Bouba ( au nom de la société civile sénégalaise / France ) .
8 – Moustapha Dramé ( au nom de Rewmi/ France ) .
9 – Dr Seck Mamadou  ( au nom du PDS/ France ) .
10 – Cheikh Tidjane Sall ( au nom d’ A.R.R.C : Action Pour  la Refondation de la République et de la Citoyenneté ) .
11 – Les Amazonnes d’Afrique  .
12 – M. Jules Sene ( au nom des sages de Taxawu Sénégal/ France ) .
13 – M. Barthélemy Dias  ( Maire de Sicap – Mermoz/Sénégal  ) .
14 – le Président Khalifa Ababacar Sall ( au nom de Taxawu Sénégal
Signé M. Ndoye Ibrahima,Taxawu Sénégal /France

Suquali Soppi: Oumar Sarr Et Compagnie Dans Le Nord Du Sénégal

Sur invitation de Mr Ameth Fall Braya responsable départemental du pds et de l’alliance suquali soppi de Saint Louis, une délégation de l’alliance s’est rendue ce samedi 02 novembre dans la ville pour assister à une Assemblée générale au niveau du quartier Ngokhou Mbath.
Ladite délégation était dirigé par Omar Sarr accompagné pour l’occasion de Me Amadou Sall, Babacar Gaye, Sarra Sall, Alinard ndiaye et bien d’autres responsables.
Devant la forte mobilisation des militants de Saint Louis, les responsables de l’alliance ont réaffirmé leur appartenance au Pds, mais aussi la poursuite de leur combat pour la sauvegarde du parti de Gorgui.
Ce déplacement de Saint Louis entre dans le cadre de la tournée nationale que l’alliance compte effectuer au niveau des 45 départements du Sénégal.

Le PASTEF bombarde: « Devant une situation économique plus que morose, Macky pour camoufler le mal-être des Sénégalais dont il est le seul responsable… »

http://www.lactuacho.com/En réunion suivie d’un point de presse hier dimanche à Fatick, La Coordination Départementale du PASTEF n’a pas été tendre avec la gouvernance de Macky Sall.
Selon les partisans d’Ousmane Sonko, le leader de ce parti, devant une situation économique nationale plus que jamais morose, le président Macky Sall veut trouver autres moyens pour camoufler le mal-être des sénégalais dont il est le seul responsable.
« Ainsi comme à l’accoutumée, le président Sall excelle dans la mal gouvernance, le reniement et la traque de ses opposants. Après avoir emprisonné puis exilé Karim Wade, détenu injustement Khalifa Sall, il se décide maintenant d’en finir avec la sentinelle du peuple, le patriote et le seul opposant à parler des questions de l’heure qui intéressent les populations », ont-ils expliqué.
C’est pourquoi face à cette tentative de musellement de leur leader, la Coordination Départementale de Fatick se dit debout pour s’ériger « en rempart solide tel le mûr de Berlin pour protéger avec tous les moyens cet homme de valeurs qui n’a comme seul tort de défendre les intérêts du peuple sénégalais. »
Sur l’affaire des 94 milliards, la Coordination Départementale de Fatick félicite le Président Ousmane Sonko pour avoir découvert et dénoncé cette haute  délinquance sur nos maigres ressources financières.
Boucar Diouf Coordinateur Départemental de PASTEF Fatick, souligne que « forte et confiante des preuves irréfutables que détient le Président Ousmane Sonko, leur Coordination demande l’ouverture d’un procès public pour juger et condamner les délinquants financiers que sont Mamadou Mamour Diallo et Tahirou Sarr ».
Et sur cette question, la Coordination Départementale a tenu à prévenir le Président Macky contre tout traitement politique de ce dossier et appelle toutes les forces vives de la démocratie contre cette tyrannie en vigueur dans notre cher pays.
« À défaut d’une telle attitude, les militants et sympathisants du département se feront entendre par tous les moyens dont dispose la constitution », annoncent ces partisans du leader du PASTEF.

Incendie au marché Pétersen

https://www.seneweb.com/Nouvel incendie au marché Petersen de Dakar. Selon les premières informations, le feu s’est déclaré aux alentours des Allées Pape Guèye Fall.Un incendie, au mois de mars dernier, avait ravagé la quasi totalité des cantines du marché.

Retrouvailles des Libéraux: Les protagonistes peuvent-ils échapper facilement à un certain passé ?Par Mody NIANG

Le 19 mars 2000 comme le 25 mars 2012, nous avons raté le coche. Les alternances nées de ces deux dates historiques ont été une grosse désillusion. Les ruptures profondes que nous en attendions, et qui nous ont été fermement promises par les deux candidats d’alors, n’ont jamais vu le jour. Au contraire des engagements qu’ils avaient pris, le ‘’père’’ et le ‘’fils’’, tous deux politiciens purs et durs, ont mené une gouvernance qui nous a fait regretter celle des Socialistes, qui n’était pourtant pas des meilleures. Ces derniers, même mauvais gestionnaires, nous ont laissé une bonne administration, une aussi bonne fonction publique avec un système de rémunération des agents publics et d’octroi d’indemnités stable, strictement basé sur des lois et règlements. Nous avons aussi hérité d’eux, il faut le signaler, des réserves foncières importantes.
Le premier, le vieux président-politicien, est venu tout chambouler. Je n’insiste pas sur ses choix hasardeux qui sont directement responsables des grèves qui n’épargnent aucun secteur de la vie nationale. Au quotidien, des travailleurs de l’Éducation nationale, de la Santé, de la Justice et d’autres secteurs réclament des indemnités ou leur hausse. Les étudiants, qui ont tous droit à une orientation, à une bourse ou à une aide depuis le 1er avril 2000, ne sont pas en reste : ils en réclament toujours davantage.
Le vieux président-politicien a aussi géré, comme son bien propre, les deniers publics. Dans ma précédente contribution, j’ai passé en revue son détournement d’un don du Gouvernement taïwanais de 15 millions de dollars, pourtant destinés à la réalisation de projets sociaux. Je vais m’appesantir ici, sur sa gestion calamiteuse de ce que nous appelons communément les ‘’Fonds politiques’’. Il s’agit, en réalité de ‘’Fonds spéciaux’’ qui comprennent : les fonds politiques, les fonds secrets et le fonds d’aide à l’unité africaine. Nous sommes familiers avec cette affirmation selon laquelle ‘’les Fonds spéciaux’’ sont laissés à la discrétion du Président de la République qui en dispose comme bon lui semble. Un de ses proches d’alors, un sulfureux colonel, allait plus loin encore. Selon lui, le Président de la République peut même les brûler puisqu’il ne rend compte à personne de leur gestion. Ce n’est pas tout à fait exact. Sans doute, sont-ils laissés à sa discrétion, mais dans l’exercice de ses fonctions régaliennes. Ils ont quand même un esprit (républicain) qui ne devrait pas permettre certaines utilisations scélérates. En particulier, ces fonds ne devraient pas servir à acheter de vulgaires transhumants ou des porteurs de voix potentiels.
Chaque année, à l’occasion du vote du Budget, une autorisation de l’Assemblée nationale alloue au Président de la République une somme qui se situait, du temps des Socialistes, autour d’un milliard de francs CFA. Ce montant a notablement évolué avec les gros appétits du vieux président-politicien. Dès le début de son magistère, il est passé à huit milliards. Bien plus d’ailleurs, selon un spécialiste des Finances publiques. En vérité, précise-t-il, les huit milliards ne seraient que le montant théorique inscrit dans la Loi de finances mais, dans la pratique, ce plafond indicatif est, depuis le 19 mars 2000, constamment dépassé. Il serait même monté à 16,895 milliards, à l’occasion du vote d’une loi rectificative en juin 2010 (voir L’AS du 4 juin 2010).
Retenons les huit milliards, déjà énormes pour un pays qui fait partie des 25 les plus pauvres et les plus endettés de la Planète ! Ce sont ces milliards votés annuellement par l’Assemblée nationale qui sont laissés, en principe, à la discrétion du Président de la République. Ces fonds n’ont vraiment rien à voir avec ceux sur la gestion desquels l’ancien Premier ministre Idrissa Seck a été interrogé le 11 novembre et le 23 décembre 2005 par la Commission d’Instruction de la Haute Cour de Justice.
On se souvient que M. Seck était traduit devant la Haute Cour de Justice, suite à une résolution de mise en accusation votée promptement par l’Assemblée nationale, dont certains membres dansaient publiquement pour fêter leur ‘’victoire’’. C’est aussi cela la séparation des pouvoirs au Sénégal. M. Seck a fait des révélations fracassantes devant la Commission d’Instruction de ladite Cour. Ces révélations, terrifiantes pour la République, la Démocratie et la Bonne Gouvernance, étaient largement et régulièrement relayées par les quotidiens de la place, notamment par Le Quotidien du 17 janvier 2006 (page 5) et Walfadjri du 20 janvier 2006 (page 3).  Le vieux président-politicien, son ‘’fils d’emprunt’’ (Idrissa Seck) et son fils biologique (Karim), ne se contentaient pas seulement des fonds spéciaux autorisés annuellement par l’Assemblée nationale. Ils ont eu à gérer des dizaines, voire des centaines de milliards de francs CFA, à travers des comptes ouverts notamment à la CBAO, à la SGBS et d’autres ouverts en France. C’est du moins, ce qu’a révélé l’ancien Premier Ministre Idrissa Seck, devant la Commission d’Instruction de la Haute Cour de Justice. Les mouvements rocambolesques dans ces comptes révélaient que, au contact du pouvoir, la première préoccupation du vieux président-politicien et de ses proches était d’abord de mettre rapidement fin à leurs soucis financiers. Les révélations concernant ces fameux mouvements ont été chaque fois confirmées par les autorités des deux banques. C’est, du moins, ce qu’affirmaient formellement les deux quotidiens et bien d’autres, sans aucun démenti. On ne dément pas une réalité qui crève les yeux.
Donc, le 23 décembre 2005, Idrissa Seck révèle devant la Commission d’Instruction qu’un certain Victor Kantoussan a touché, « en l’espace d’une semaine, cinq chèques d’un milliard chacun ». Interrogé par la Commission, ce M. Kantoussan répond tout naturellement : « Je suis un coursier et j’agis sur instruction de mon patron ». Son patron était justement l’omniprésent Karim Wade, dont il était le garde de corps. Le fils de son père lui avait réfectionné un bureau pour 26 millions de francs CFA. C’était dans le cadre de l’Agence nationale pour l’Organisation de la Conférence islamique (ANOCI) dont il était le président.
Le Directeur général de la CBAO interrogé reconnaîtra également avoir consenti à la présidence de la République un prêt de 2 milliards, pour acheter des véhicules Peugeot 607, destinés à renouveler le Parc de la présidence (ce Parc devait être vraiment bien fourni). C’est donc avec les ‘’Fonds spéciaux’’ qu’il fallait acheter des véhicules pour renouveler le Parc de la présidence de la République ! Le président français ose-t-il envisager un seul instant acheter un seul véhicule pour l’Élysée ?
En tous les cas, le prêt sera soldé six mois après grâce à des fonds koweitiens. Tout l’indique car, interrogé le 11 novembre 2006 par la même Commission, Idrissa Seck révèle qu’un chèque d’un milliard 200 millions d’euros offerts par le Koweït au Sénégal, « avait été directement remis au Président de la République qui l’aurait fondu dans ses fonds politiques », exactement dans les comptes hébergés par la CBAO. Il s’agissait sûrement du chèque koweitien dont Sud quotidien avait fait état dans son édition du 7 mai 2002. On pouvait y lire ainsi : « La Présidence de la République a reçu un soutien de pays amis, notamment de  l’Arabie Saoudite (un million de dollars US, soit 720 millions de FCFA) et du Koweït pour le même montant ». C’était dans le cadre de ce qu’on appelait alors le ‘’relookage’’ du CICES, qui devait abriter la première conférence du NEPAD (Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique dont on n’entend plus parler). Le chèque de l’Arabie saoudite et de nombreux autres fonds diplomatiques ont certainement connu le même sort que le chèque  koweitien. En tout cas, l’ancien Premier ministre Seck qui était au cœur de la gestion des ‘’Fonds spéciaux’’ a été catégorique à cet égard. Les hauts fonctionnaires du Trésor alors en activité pourraient nous permettre d’en avoir le cœur net.
Ce n’était pas tout d’ailleurs. La même banque (la CBAO), a consenti deux prêts d’un milliard de francs CFA chacun à un certain Ibrahima Abdoul Khalil dit Bibo, une vieille connaissance. Deux prêts consentis avec une caution et une garantie de Karim Wade (toujours lui) et de Papa Diop, alors Président de l’Assemblée nationale. Les deux prêts seront, eux aussi, remboursés les 26 et 29 juin 2001 par des fonds en provenance de l’étranger (encore !). De nombreux autres prêts complaisants contractés à titre personnel par des ‘’personnalités’’ du régime libéral et des particuliers seront épongés dans le cadre des comptes de la CBAO et de la SGBS, qui abritaient les ‘’Fonds spéciaux’’ du Président de la République. Donc, avec l’argent du contribuable détourné de sa place naturelle : le Trésor public. Il n’est pas impossible que le reliquat des 6 milliards qui avaient migré de la SONACOS et dont une partie avait été payée par le Projet de Construction et de Réhabilitation du Patrimoine bâti de l’État (PCRPE) ait été épongé ici, s’il l’a jamais été.
Éponger des dettes entre structures et institutions de l’État avec l’argent du contribuable, passe encore ! Mais, pousser le bouchon jusqu’à utiliser le même argent du pauvre contribuable pour effacer des prêts à des particuliers, c’est vraiment aller trop loin et il faut être le vieux président-politicien et son digne fils pour le faire ! C’est avec ces milliards, plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines – qui sait ? –, qui n’ont vraiment rien de commun avec les ‘’Fonds spéciaux’’ réguliers, que les Wade alimentaient leur inique générosité. C’est avec ces mêmes milliards empoisonnés qu’ils achetaient certains de nos chefs dits religieux qui sont de plus en plus discrédités. Serigne Touba Khadim Rassoul et El Hadj Malick Sy ne touchaient pas à un seul franc dont ils pouvaient douter de l’origine. Le premier n’y touchait pas du tout d’ailleurs, quelle qu’en fût l’origine.
C’est avec les mêmes milliards manifestement détournés que le vieux président fabriquait ses milliardaires. C’est Idrissa Seck lui-même qui nous conforte dans cette conviction. N’est-ce pas lui qui, lors de la campagne pour l’élection présidentielle du 25 février 2007, faisait étalage sans état d’âme d’énormes moyens ?
Auparavant, il avait déclaré, depuis Ziguinchor et devant un parterre de partenaires au développement, qu’il est né pauvre, mais qu’il est devenu riche. Cette déclaration avait soulevé des vagues et les journalistes profitaient de toutes les opportunités pour lui demander l’origine de sa fortune subite. Ainsi acculé lors de l’émission ‘’Grand Jury’’ de la Radio privée RFM du 29 octobre 2006 dont il était l’invité, il répondit ceci : « Je ne me suis pas enrichi à la faveur du pouvoir. Les seules ressources que mon passage au pouvoir a mises à ma disposition et qui renforcent mes moyens d’intervention politique et sociale, ce sont les fonds politiques que le Président de la République lui-même m’a alloués de façon discrétionnaire. » Voilà l’aveu, un aveu de taille ! Il ne pouvait pas être plus clair. Ces fonds politiques devaient être vraiment consistants ! Et ils l’étaient effectivement et c’est lui-même qui l’a révélé devant la Commission d’Instruction de la Haute Cour de Justice. Rappelons qu’à la question de savoir d’où provenaient les dizaines de milliards qu’il gérait dans ce cadre, il répondit sans fard : « Des fonds diplomatiques et autres aides budgétaires que Me Wade ramenait de ses nombreux voyages. » Il ajoutera que, sur instruction du chef de l’État, il en faisait profiter à des chefs religieux, à de hauts magistrats, à des officiers supérieurs et généraux de l’Armée nationale, à des ministres de souveraineté, etc. Il avait d’ailleurs pris le soin de préciser que chacun des bénéficiaires émargeait pour 1 500 000 francs par mois et qu’il détenait par devers lui l’état des émargements. On raconte que trois des magistrats membres de la Haute Cour qui en avaient bénéficié, avaient la tête baissée.
En d’autres termes, les ‘’Fonds spéciaux’’ étaient alimentés par de l’argent détourné de sa destination normale : le Trésor public. Nous l’avons montré à suffisance. Des compatriotes bien choisis en profitaient largement, y compris le fils biologique et les deux ‘’fils d’emprunt’’ du vieux président-politicien. Sans doute, vais-je encore faire l’objet de violentes critiques de la part de leurs inconditionnels qui me reprochent ‘’la haine’’ que je nourrirais à l’endroit de leurs mentors respectifs. Ce sentiment n’habite pas mon cœur. Je n’ai rien inventé les concernant. Notre pauvre pays vit, depuis bientôt 60 ans et, en particulier, depuis le 19 mars 2000, une très mauvaise gouvernance. Nous l’avons longuement vécue avec le vieux président-politicien. Nous la vivons depuis le 25 mars 2012 avec l’un des ‘’fils d’emprunt’’, le président-politicien Jr. Nous pouvons continuer de la vivre, après le 24 février 2024, avec le fils biologique ou l’autre ‘’fils d’emprunt’’, si toutefois le premier ne brigue pas un troisième mandat. Tout est bien possible, surtout si cette famille de très mauvais gestionnaires arrive à se réconcilier. L’opposition – la vraie -, la société civile qui s’abrite parfois trop facilement derrière un apolitisme paralysant, tout ce que le pays compte de bonnes volontés devraient tout mettre en œuvre pour nous épargner l’un ou l’autre de ces scénarios-catastrophes. Nous avons suffisamment vécu le martyre de la mal gouvernance avec les Libéraux.Dakar, le 4 novembre 2019Mody NIANG

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 04/11/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Macky offre 20 millions aux élus de Kaffrine

Les élus de la région de Kaffrine qui ont été reçu par le chef de l’Etat ne sont pas rentrés les poches vides. D’après les informations de «L’As», ils ont reçu 20 briques des mains du chef de l’Etat qui a fait de leur audience une tribune de communication et mettre en garde tous ceux qui tenteraient de mimer Yaya Sow dans ses diatribes. Seulement ils étaient si nombreux que chacun n’a reçu que 260 000 francs.

Harouna Dia honoré au Burkina

Belle reconnaissance pour le milliardaire sénégalais basé au Burkina Fasso. « L’As » a appris que le ministère burkinabé de l’Inétgration africaine et des Burkinabés de l’extérieur a décerné une attestation de reconnaissance à Harouna Dia, directeur général de Hard Sarl. Le patron de POISSONNERIE DIA fait partie des personnes dont «le travail , l’expertise et l’engagement sont reconnus audelà des frontières» . La cérémonie de remise du diplome s’est tenue samedi à Tenkodogo lors de la cérémonie d’ouverture du Forum national de l’Intégration.

Iba Der Thiam chez la famille Ndiéguène

Il avait été reproché aux membres du comité de rédaction de «l’Histoire Générale du Sénégal, des origines à nos jours» d’avoir écrit : «El Hadji Amadou Sakhir Ndieguene, premier khalife de Tafsir Ahmadou Barro Ndieguene, était le disciple d’El Hadji Malick Sy. (…) El Hadji Amadou Sakhir Ndieguene est sorti de l’école de El Hadji Malick Sy». Ces lignes avaient suscité la colère de la famille Ndiéguène de Thiès, même si les rédacteurs de l’ouvrage en avaient rejeté la responsabilité. Hier à Keur Mame El Hadji où le Pr Iba Der Thiam a rendu une visite de courtoisie au khalif Serigne Mounirou Ndiéguène, à la suite de l’invitation du Comité scientifique du Gamou, l’affaire n’a pas été publiquement évoquée.La famille Ndiéguène a qualifié l’ancien ministre de l’Education nationale d’homme de foi avant d’assurer qu’elle ne doute nullement de son honnêteté et de ses compétences. «Vous avez toujours été au service de l’islam», a témoigné la famille à l’endroit du Pr Iba Der Thiam qui était accompagné d’Abdou Aziz Kébé (délégué général au pèlerinage à la Mecque).

Serigne Modou Kara épouse la fille de Mberry Sylla

Le quartier de Ndiang Bambodj de Louga a été hier le lieu de convergence des autorités administratives, locales et religieuses…venues assister au mariage de la fille du président du Conseil Départemental de Louga. En effet, Amadou Mberry Sylla donnait la main de sa fille Ndiaya Sylla à Serigne Modou Kara Mbacké Noureyni. Le mariage a été scellé hier après la prière de Takussan. Le gouverneur Bouya Amar, le préfet Mamadou Khouma, le karimiste Fallou Galass Mbodji, les marabouts Serigne Abdou Mbacké Ibn Serigne Cheikh Khady, Serigne Mahmadane Mbacké ibn Serigne Mourtalla Mbacké, Serigne Mame Ousmane Mbacké etc ont assisté à la cérémonie.

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