Rp du Jeudi 31 Octobre 2019

Unes de la presse du Jeudi 31 Octobre 2019
Unes de la presse du Jeudi 31 Octobre 2019

Arachide:le Dg de Sonacos hoptimiste sur la campagne de commercialisation

iGFM – (Dakar) – Le directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), Modou Diagne, a annoncé mercredi que des mesures sont prises pour une bonne campagne de commercialisation de l’arachide en vue de laquelle la société s’est fixée l’objectif de dépasser la barre des 85.000 tonnes achetées l’année dernière.
‘’Des mesures sont déjà prises pour une bonne campagne de commercialisation, et le financement est déjà réglé et est disponible’’, a-t-il dità la presse. Il s’exprimait au terme d’une tournée de prise de contact et de sensibilisation des producteurs du centre du pays sur les dispositions prises pour la campagne de commercialisation à venir.
Le directeur général de la SONACOS a donné des assurances aux paysans quant aux dispositions prises par la société de déployer tous les efforts nécessaires afin d’acheter leurs graines. Et il leur a demandé de ne pas brader leurs productions au risque de le regretter après.
‘’A la fin de la visite la semaine prochaine du patron de la filiale de la Banque islamique qui va financer la campagne, le prix au producteur sera annoncé ainsi que la date de démarrage de la campagne’’, a-t-il informé.
Il a exprimé le souhait de voir les marchés se rapprocher des producteurs, une perspective qui va d’après lui se matérialiser avec l’introduction de centrales de stockage de la production. Ce dispositif sera généralisé si l’expérience s’avère concluante, indique le DG de la SONACOS.
Il a précisé que Touba, Koungheul, Tambacounda et Kolda sont les villes choisies pour abriter ces centrales de stockage dans leur phase test. Il dit ne pas ‘’craindre la concurrence’’ qui, selon lui, ‘’pousse’’ plutôt sa société à s’améliorer.
M. Diagne qui a visité des champs d’arachide à Wack Ngouna, Keur Socé, etc. et s’est dit confiant quant à la réussite de la campagne agricole.Auteur : Aps

PROJET DE CODE GAZIER :La pomme de discorde

http://www.enqueteplus.com/Le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, est aussi revenu sur le projet de loi portant Code gazier. Mais c’est pour mettre les organisations de la société civile face à leurs responsabilités.
A l’en croire, ce projet, adopté en Conseil des ministres, il y a 15 jours, a été partagé avec plusieurs organisations de la société civile. Une seule, selon lui, a répondu à la sollicitation de l’Etat. Il déclare : ‘’Moi-même, j’ai signé une lettre pour circulariser le projet au niveau de toutes les organisations de la société civile. Je n’ai reçu qu’une seule réponse. J’espère qu’après, on ne viendra pas critiquer le Code gazier.’’
A en croire certaines informations, la seule organisation qui aurait répondu à la requête du ministre en charge des Energies est le Forum civil. Pour sa part, le directeur exécutif de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, rectifie : ‘’Ce que je peux dire, et je l’ai fait savoir au ministre, c’est qu’en ce qui nous concerne, nous n’avons rien reçu. Il ne faut pas qu’on se trompe d’interlocuteurs. La société civile est très diversifiée. Il ne faut pas qu’on arrive à avoir une société civile de l’Etat face à une autre société civile. Tout le monde connait les acteurs qui s’activent dans ce domaine des ressources extractives. Si le document leur avait été envoyé, il y aurait eu des réponses.’’
A en croire M. Cissé, ce n’est pas encore trop tard pour que les citoyens puissent donner leur feed-back. Il prône, par ailleurs, une démocratisation du débat autour de la gestion des ressources extractives ainsi que la mise en place d’un mécanisme de suivi des lois qui ont été adoptées dans ce cadre.M.AMAR

Etat du Sénégal-Excaf-Le basculement vers le numérique vire à l’affrontement

https://www.dakarposte.com/Le Sénégal risque de rater, pour la seconde fois, le basculement vers le numérique prévu en juin 2020. Conséquence : rien ne va plus entre le ministère de la Communication et Excaf, chargé de la construction de l’infrastructure Tnt. Selon les informations de Libération, l’Etat a mis en demeure Excaf de transférer, dans les plus brefs délais, l’infrastructure et les équipements Tnt à Tds Sa, ce que le groupe refuse de faire au prétexte que tout lui appartient. Auparavant, un comité technique, mis en place sur instruction du Président de la République, a fait des découvertes renversantes. Par exemple, le Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut) a « subventionné », pour 2,1 milliards de Fcfa, l’achat de kits de réception, destinés aux zones défavorisées, qu’il n’a jamais reçu.
Afin de se conformer à ses engagements internationaux, l’Etat du Sénégal avait pris l’option de procéder à une délégation de service public et de lancer un appel d’offres pour la construction d’une infrastructure de Télévision numérique terrestre (Tnt), sous l’égide du Comité national de pilotage de la transition de l’analogique au numérique (Contan). A la suite du lancement de la procédure, tout le monde avait applaudi d’autant qu’un privé national avait été (enfin) choisi pour dérouler ce vaste chantier : Excaf.
Aussi, par une convention en date du 13 août 2014, l’Etat du Sénégal accordait à Excaf la concession de service public pour la construction d’une infrastructure de Tnt sur une période de 5 ans renouvelable. Le Président Macky Sall approuve la convention par décret en date du 25 août de la même année.

Premier rendez-vous manqué

 Afin de permettre à Excaf de faire un retour sur investissement, l’Etat décidait de l’exonérer de droits et taxes douaniers ; de lui céder gratuitement l’usage exclusif des deux multiplex sur les 4 pour y abriter son bouquet et de lui octroyer le monopole sur la vente des décodeurs. Mieux, il a été convenu qu’Excaf utilise, pour les besoins de la construction de l’infrastructure Tnt, les réseaux informatiques de l’Agence de l’informatique de l’Etat (Adie) et de la Rts. Aussi, l’Adie lui a accordée deux brins de fibres destinés au transport du signal. Excaf s’engageait ainsi à finaliser la construction de l’infrastructure en un an pour assurer son retour sur investissement les quatre prochaines années. Dés la première année, le groupe s’engageait, par écrit, à reverser un milliard au Fonds d’appui à la production audiovisuel et, le même montant, à partir de la deuxième année, à l’Etat du Sénégal. Le Sénégal informe ainsi la communauté internationale, que conformément aux engagements, pris lors de la Conférence régionale des radiocommunications de l’Union internationale des télécommunications, tenue en 2006, qu’il était prêt à «basculer» en 2015. Il n’en sera rien.
Pour sauver la face devant la communauté internationale, le Sénégal décide alors d’aligner le basculement de la Tnt sur la date retenue pour la Radio numérique terrestre (Rnt), à savoir juin 2020.
Entre temps, l’Uemoa sort une directive qui consacre le principe de la séparation et du non-cumul des différentes activités de la chaine de valeur (édition, distribution et diffusion) par acteur. Une directive qui écartait de faite Excaf. N’empêche, la convention, en son article 1, a prévu que l’infrastructures et les équipements sont la propriété exclusive de l’Etat. Aussi, ils doivent être transférés à l’organe crée pour la gestion et l’exploitation à savoir la Société anonyme de télédiffusion du Sénégal (Tds Sa).
Ainsi, dès sa mise en place, en janvier 2019, Tds Sa s’est rapprochée d’Excaf pour préparer le processus de transfert de l’infrastructure et des équipements ; et, par la même occasion, le basculement. Tout semblait bien aller comme dans le meilleur des mondes d’autant qu’Excaf s’était engagé à travailler, main dans la main, avec Tds.

Sur les 24 sites, seuls 6 sont en service…

Première étape : les deux entités, ainsi que des membres du ministère de la Communication, de l’Artp, du Cnra…entament une tournée sur les sites abritant l’infrastructure et les équipements de la Tnt. La mission est choquée de constater que sur les 24 sites contractuels, seuls 6 étaient entièrement en service et pouvaient basculer. Pire, un pv d’huissier a attesté de l’indisponibilité des décodeurs sur le territoire national, ce qui rendait impossible de le basculement.
Sonatel réclame 3 milliards de Fcfa au ministère de la Communication, Macky «fouille» la concession.
Presque au même moment, la Sonatel s’est rapprochée du ministère de la Culture et de la Communication lui réclamant une facture de 3 milliards de Fcfa pour des services effectués sur l’infrastructure Tnt pour le compte d’Excaf. La facture montre que, depuis 2014, date du démarrage des travaux, Excaf n’a jamais payé à la Sonatel les frais de raccordement des chaines Tv pour la collecte, le transport et la diffusion.
Informé de cette situation lors du conseil des ministres en date du 3 juillet 2019, Macky Sall ordonne au ministre des Finances et au ministère de la Communication de «fouiller» dans, les meilleurs délais, la concession. Un comité d’évaluation de la concession Tnt réunissant la Douane, l’Artp, l’ordre des experts…est alors mis en place.
Un « dédommagement » de 7 milliards de Fcfa que rien ne justifie.
Dans un premier rapport, le comité révèle que tout le matériel acheté par le groupe Excaf depuis la signature de la concession Tnt a été exonéré des droits et taxes douaniers. Saisissant le prétexte de la finalisation du projet et du basculement dans les délais, l’Etat a rémunéré Excaf la récupération des fréquences Mmds à hauteur de 7 milliards de Fcfa. Or, les fréquences sont des ressources domaniales dont le retrait ne donne droit à aucune compensation. N’empêche, Excaf a été dédommagé.
Le Fdsut subventionne des kits de réception pour 2, 1 milliards de Fcfa et ne reçoit que dalle.
Pire, le Fonds de développement du service universel des télécommunications (Fdsut), pour le même prétexte, a consenti un appui d’un montant de 3 milliards de Fcfa dont 2 milliards 100 millions de Fcfa ont été déjà décaissés afin d’acheter des de réception pour le compte des zones défavorisées. N’ayant jamais reçu le matériel subventionné, le reliquat de 30% n’a pas été remis à Excaf qui s’est «assis » sur les 2,1 milliards de Fcfa reçus.

Bras de fer au sommet

 En août 2019, le ministre de la Communication a mis en demeure Excaf pour qu’il s’assure de la reprise de la gestion de l’infrastructure par Tds Sa. Le ministre a par la suite invité Excaf à une réunion pour discuter des modalités de transfert mais la rencontre n’a servi à rien. D’autant qu’Excaf affirme que les infrastructures et les équipements étaient… sa propriété. Face à cette situation, l’Etat a décidé d’enclencher une procédure judiciaire qui risque de faire beaucoup de dégâts. En attendant, il est fort probable que le Sénégal rate encore le basculement prévu en juin 2020, pour une seconde fois, malgré ses engagements internationaux Cheikh Mbacké Guissé

Exécution du ‘’Programme d’aménagement du Pôle urbain de Diamniadio’’, pour un marche attribué, depuis 2016, à Ecotra : ça cale et coince toujours

http://www.dakarmatin.com/Le président de la République, lors de son dernier séjour à Touba, avait promis de ne ménager aucun effort, pour résoudre les problèmes d’assainissement qui empêchent la Sainte de dormir du sommeil du juste. Intention louable ! Seulement, sur la route de Touba, Macky Sall ferait bien de faire un petit détour à Diamniadio.
Où le ‘’Programme d’urgence d’aménagement intègre de la voirie primaire et des réseaux divers du Pôle urbain de Diamniadio’’, qui devait être livré, clé en main, dans un délai de 36 mois, est aujourd’hui plus qu’hier en cale sèche. Selon SourceA, plusieurs zones d’ombres continuent d’entourer l’exécution de ce marché.
La raison ? Si les choses ne sont pas au point mort, concernant le ‘’Programme d’urgence d’aména­gement intègre de la voirie primaire et des réseaux divers du Pôle urbain de Diamniadio’, ça marche, frein à main

LANCEMENT D’UN PROJET D’ÉLECTRIFICATION DE 300 VILLAGES

Dakar, 29 oct (APS) – Le directeur de cabinet du ministre du Pétrole et des Energies, Abdoulaye Dia, a lancé mardi soir le projet d’électrification de 300 villages par mini-centrales photovoltaïques, financé par la banque allemande Kfw IPEX-Bank, a constaté l’APS.
S’exprimant lors de la cérémonie officielle de lancement du projet, M. Dia a rappelé que l’accès de toutes les populations à l’électricité restait une ‘’priorité‘’ pour le gouvernement sénégalais.
Selon lui, l’Etat mène depuis 2015 ‘’beaucoup d’initiatives’’, dans le cadre du programme national d’électrification rurale, ce qui a permis un ‘’bond assez significatif’’ du taux d’électrification rurale, de 24% en 2012 à 42,3% en 2019.
‘’Le combat que nous menons pour l’accès à l’électricité […] répond à la seule volonté d’améliorer les conditions de vie des Sénégalais dans les villes et les campagnes’’, a précisé Abdoulaye Dia.
Depuis 2012, a-t-il souligné, le gouvernement sénégalais et ses partenaires financiers ont beaucoup investi dans l’accès à l’électricité en milieu rural, avec au total ‘’plus de 112 milliards de francs CFA’’ investis dans différents projets.
Malgré les efforts fournis par le gouvernement, fait-il observer, de nombreuses localités restent encore sans électricité.
L’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) va ‘’jouer son rôle’’ pour que l’objectif d’électrifier tous les villages soit atteint, assure son directeur général, Baba Diallo.
Selon M. Diallo, le projet d’électrification de 300 villages par mini-centrales photovoltaïques est le plus ‘’grand projet d’électricité décentralisé rural en Afrique’’.
De son côté, l’ambassadeur d’Allemagne au Sénégal, Stephan Röken, a rappelé que le projet avait été discuté lors de la visite à Dakar, en août 2018, de la chancelière allemande, Angela Merkel.
D’un coût de ‘’plus de 78 milliards de francs CFA’’, le projet va permettre d’installer 300 mini-centrales photovoltaïques alimentant des mini-réseaux, dans des villages sénégalais. Il va concerner 15 départements situés dans sept régions.
Les ouvrages électriques seront réalisés par l’entreprise allemande GAUFF Gmbh & Co. Engineering KG.
Les travaux sont prévus pour une durée de 48 mois. Le projet va permettre à terme l’accès à l’électricité de 20.000 ménages ruraux.BHC/ASG/ESF

L’ÉMISSAIRE DE CAMBÈRÉNE VA PASSER DE 19 000 M3 à 95 000 M3

http://www.emedia.sn/La capacité de traitement de la station de Cambérène sera portée à 95 000 m3 par jour. La construction des ouvrages a démarré dans l’enceinte de la station qui ne sera plus source de mauvaises odeurs, renseigne Le Soleil.
Le gouverneur de Dakar a procédé, hier, à l’installation du comité de pilotage qui se chargera de la libération des emprises pour la construction de l’émissaire en mer. Le coût du projet est 42 milliards de F CFA et il passera de 19 000 m3 / j à 95 000 m3.
Ce projet de dépollution du nord de la ville de Dakar va résoudre les problèmes d’assainissement dans 14 communes de la capitale sénégalaise.

 Cheikh Oumar Anne: «L’Etat du Sénégal doit verser aux entreprises une enveloppe 29 milliards FCFA»

https://www.pressafrik.com/ « L’Etat du Sénégal doit verser aux entreprises, une enveloppe 29 milliards de F CFA pour la finition des chantiers engagés dans les universités ». C’est ce qu’a fait savoir le ministre de l’Enseignement Supérieur de la Recherche et de l’Innovation Cheikh Oumar Anne, qui était en visite mercredi à l’Université Assane Seck de Ziguinchor, au sud du Sénégal.
« Pour le cas de l’université de Ziguinchor, il a estimé que d’ici la fin de l’année, les chantiers connaîtront des avancées. Déjà, pour l’année universitaire en cours, l’Etat a pris l’engagement de dégager 6 milliards F CFA pour accélérer les travaux de certaines infrastructures pour faciliter l’accueil des nouveaux bacheliers », a affirmé M. Anne.
Ainsi, le ministre a invité les entrepreneurs à « échelonner » les finitions, et a demandé aux services techniques et le gouverneur de la région, à veiller au respect des engagements pris par ces entrepreneurs

 RÉINSTAURATION DU VISA D’ENTRÉE AU SÉNÉGAL :Le veto des acteurs du tourisme

http://www.enqueteplus.com/La réinstauration du visa d’entrée au Sénégal, annoncée par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, est bien loin de faire l’unanimité. Pour plusieurs raisons, les acteurs du tourisme rejettent cette décision.
Après l’avoir instauré en 2013, puis supprimé deux ans plus tard en 2015, l’Etat est en passe de réinstaurer le visa d’entrée au Sénégal. La décision a d’ailleurs été rendue publique le 10 octobre dernier par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Cette mesure, qui devrait entrer en vigueur en fin d’année, vise, selon l’autorité étatique, à renforcer la sécurité intérieure du pays, par une inspection beaucoup plus efficace au niveau des frontières.
Ainsi, les raisons du retour de ces visas tournent autour de l’identification des étrangers et de leur traçabilité. ‘’Pour le visa touriste payant, je suis totalement d’accord, car nous qui nous rendons à l’étranger, nous payons avant de partir. On ne peut pas être dans un pays où on ne connait pas les étrangers qui y viennent ou qui y résident. Pour des raisons sécuritaires, il faut qu’on supervise les entrées et les sorties. Seule l’instauration des visas pourrait nous le permettre’’, a-t-il expliqué dans une interview récente accordée à ‘’EnQuête’’.

Cacophonie au sommet de l’Etat

Pourtant, sept jours plus tôt, le ministre du Tourisme et des Transports aériens affirmait, sur la chaîne internationale France24, que le Sénégal a supprimé le visa d’entrée. ‘’C’est l’un des rares pays qui l’ait fait. C’est conforme à la philosophie du Sénégal qui est un pays ouvert, un pays métissé. Aujourd’hui, le Sénégal offre cette facilité de déplacement aux touristes par la suppression du visa. On ne reviendra pas sur cela’’, avait déclaré Alioune Sarr.
Il va de soi que ce revirement de situation dénote d’une absence de communication ou de consensus entre deux ministères qui présentent des points de liaison. Même après ces différentes déclarations opposées, les positions demeurent tranchées. ‘’Je voudrais, au nom du chef de l’Etat, rassurer les professionnels de la chaîne de valeur touristique. A ce jour, le gouvernement n’a pris aucune mesure concernant l’instauration du visa. Evidemment, les questions de sécurité et de défense sont du ressort exclusif du chef de l’Etat qui peut, en fonction des informations dont il dispose, décider la mise en place d’un mécanisme supplémentaire. A ce moment-là, il convoquera les secteurs impliqués à la table de discussion. Cette concertation, cette démarche inclusive ne fera pas défaut dans le secteur touristique’’.
De cette déclaration du ministre Alioune Sarr faite le dimanche 20 octobre au cours l’émission ‘’Point de vue’’, on retient que le tourisme s’appuie sur deux piliers : la sécurité et la salubrité. Sauf que l’instauration du visa d’entrée au Sénégal en 2013 a handicapé le secteur, en raison des tracasseries administratives notées dans la délivrance. ‘’Cette décision aura un impact sur notre secteur, même si c’est de 0,1 %. Raison pour laquelle nous devons laisser le soin à l’ensemble des services de l’Etat, particulièrement le ministère de l’Economie et des Finances, de mesurer, par des études, l’impact sur le tourisme’’, a-t-il ajouté.
Cette décision de l’Etat du Sénégal fait, en effet, l’objet d’un rejet des acteurs du tourisme qui parlent d’ores et déjà d’une mesure qui va plomber l’économie générée par toute une chaîne de valeur. ‘’On ne peut pas alourdir les coûts de voyage des étrangers qui viennent au Sénégal. On ne peut pas nous parler de questions sécuritaires, parce que la police a toutes les informations sur toute personne qui passe par l’aéroport. Une fois dans les hôtels, les voyageurs ont une fiche de police qui renseigne sur les motifs de leur séjour. Donc, cette justification du ministre ne tient pas la route’’, lance, catégorique, Pape Bérenger Ngom, Président de l’Association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration du Sénégal.
Selon lui, ce sont plutôt les frontières terrestres qui ont besoin d’un renforcement sécuritaire. Surtout dans l’espace Cedeao qui permet la libre circulation des personnes et des biens. ‘’Un malfaiteur ne prendra jamais l’avion, au risque d’être pris. Il passera plutôt par la voie terrestre. Le Sénégal n’a pas besoin d’élaborer des visas pour sa sécurité. Par contre, s’ils veulent remplir les caisses de l’Etat, ça devient autre chose. Les hôteliers sont contre cette décision et nous n’avons même pas été associés à la prise de décision. La preuve, quand le ministre Aly Ngouille Ndiaye a vu que tout le monde tirait sur lui, il a fait savoir que c’était son avis personnel. Vu la responsabilité qui lui est confiée, c’est grave de faire une telle déclaration’’, renchérit M. Ngom, également membre du Conseil de l’industrie du tourisme.
Pour rappel, le ministre de l’Intérieur a fait savoir que le projet ne bénéficiera d’aucun investissement étatique. Ce sera l’apanage de l’entreprise qui gagnera le marché.

Politique de l’autruche

Selon les acteurs du secteur touristique, les véritables problèmes qui, à la fois, portent atteinte à la sécurité intérieure et bloquent l’essor du tourisme sénégalais, sont ailleurs. En tête de liste, figure la prolifération des résidences meublées, une réalité bien ancrée dans la capitale. ‘’Ce sont des résidences hors normes, clandestines qui gangrènent le secteur et provoquent l’insécurité. Cela brise notre économie, car c’est une concurrence déloyale. Les personnes malintentionnées empruntent souvent ces résidences meublées qui ne répondent pas à la nomenclature touristique de notre pays. C’est une cachette pour beaucoup’’, affirme le responsable de la restauration du Café de Rome.
En somme, les propriétaires de ces endroits ne disposent pas d’une autorisation préalable du ministère de tutelle. Sans oublier la licence de débit de boissons délivrée par le ministère de l’Intérieur. En effet, conformément au décret du 2 mars 2005, il n’est plus autorisé l’ouverture et l’exploitation d’un réceptif touristique sans l’agrément du ministère du Tourisme. En outre, ces résidences n’enregistrent pas leurs offres dans les registres d’hôtel, d’où l’absence d’identification de ceux qui entrent et sortent de ces lieux. Selon nos interlocuteurs, leurs propriétaires n’ont aucun titre administratif leur permettant de mener une activité d’hébergement touristique. Ce qui les expose aux sanctions de l’article 54 du Code pénal. ‘’Le problème de sécurité est purement sénégalais. Ce sont eux qui construisent des résidences meublées partout dans Dakar. Ce qui est le plus important aujourd’hui, c’est de faire appliquer les lois et les règlements de ce pays aux auteurs de ces pratiques indignes’’, pense Pape Bérenger Ngom.
Dans les rangs de ses collègues, les interrogations pleuvent quant à l’avenir d’un secteur pourvoyeur d’emplois (150 000 personnes vivent du tourisme) participant à hauteur de 7 à 10 % au Pib.EMMANUELLA MARAME FAYE

Soupçon de corruption dans l’attribution des contrats d’affermage à Suez : L’Ofnac à la trousse du ministre de l’Hydraulique

http://www.dakarmatin.com/L’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) a avoué aux plaignants avoir ouvert une enquête. Dans une lettre-réponse à la plainte déposée par le Forum social sénégalais en collaboration avec le Conseil citoyen droit à l’eau et à l’assainissement contre Suez et l’État du Sénégal pour corruption présumée, rapporte « L’Observateur » dans sa parution de ce jeudi.
L’attribution du contrat d’affermage à la société française Suez au détriment de la la Sénégalaise des eaux SDE poursuit sa bataille judiciaire qui n’en est pas encore à son épilogue. Déboutée par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp), dans une décision en date du 29 mai 2019, du marché de l’eau accordé au groupe français Suez, la Sénégalaise des eaux (Sde) a saisi la Cour suprême.
Mamadou Miniane Diouf, coordonnateur du Forum social sénégalais (Fss) avait déposé une plainte auprès de l’Ofnac, dès pour «suspicions de corruption de Suez relative à l’attribution du marché d’affermage». Plus que jamais déterminé à jeter lumière sur cette nébuleuse, le Forum social sénégalais évoque même des mouvements d’argent contre Suez et une société sénégalaise fictive. Le ministre de l’Hydraulique, Mansour Faye, par ailleurs, maire de Saint-Louis et ses compagnies sont ciblés

 Cité des eaux: Les travailleurs de la Sde bloquent la circulation

https://www.seneweb.com/Les travailleurs de la Sénégalaise des eaux (Sde) ont bloqué, ce matin, la circulation sur la route du Front de terre. Ils réclament une renégociation de leurs actions dans la société. Quinze pour cent, c’est ce qu’ils réclament.
« Nous sommes déjà actionnaires. On ne peut pas créer une société sans l’ensemble des actionnaires et nous n’accepterons pas l’installation d’une nouvelle société sans qu’on discute jusqu’à trouver un accord sur les 15 %. Et c’est à cause de cela que les travailleurs se sont mobilisés pour que leurs préoccupations soient prises en compte ».
Par ailleurs, les travailleurs dénoncent une tentative de partage inéquitable des actions entre le ministre sortant et l’actuel ministre de l’Hydraulique Serigne Mbaye Thiam.

 Enquête afrobaromètre: 37% des Sénégalais considèrent que battre sa femme est justifiable

https://www.jotaay.net/En voici une étude qui risque de faire réagir les mouvement féministes au Sénégal. En effet, selon une nouvelle  enquête Afrobaromètre qui va sortir prochainement, 37% de nos compatriotes considèrent que battre sa femme est justifiable. Au niveau continental, plus d’un Africain sur quatre croit que le fait de battre sa femme est parfois ou toujours justifié.
Afrobaromètre est un projet d’enquête et de recherche orienté vers l’Afrique, qui mesure les attitudes des citoyens sur la démocratie et la gouvernance, l’économie, la société civile et d’autres sujets. Leader mondial dans les projets de recherche sur les questions qui affectent les hommes et les femmes ordinaires d’Afrique, Afrobaromètre recueille et publie des données statistiques fiables et de haute qualité sur l’Afrique, qui sont gratuitement accessibles au public. C’est dans le cadre de sa mission que le projet d’enquête et de recherche basé à Accra au Ghana va publier très prochainement une nouvelle enquête sur les violences conjugales dans plus de 30 pays africains. Et selon les résultats de l’enquête, environ une femme africaine sur quatre – et même davantage d’hommes africains – affirme que battre son épouse est au moins parfois justifiée. Dans certains pays, jusqu’à sept citoyens sur dix souscrivent à la violence domestique.
Les résultats des enquêtes nationales menées dans 34 pays font partie d’une analyse du profil panafricain qui sera publiée prochainement et reposant sur un module spécial d’enquête sur l’égalité des sexes.
Le nouveau rapport examinera également le soutien populaire en faveur de l’égalité des sexes, la performance des gouvernements en matière de droits des femmes et les écarts persistants entre les sexes en matière d’éducation, d’emploi, de contrôle des principaux actifs et d’accès à la technologie.
Mais déjà, les principales conclusions du rapport dont une copie est parvenue à «Les Échos» risquent de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Au Sénégal, par exemple, le document rapporte que 37% de nos compatriotes pensent que le fait de battre sa femme est parfois ou toujours justifié. Un pourcentage qui, même s’il n’est pas des plus forts, reste trop élevé pour un pays démocratique du niveau du Sénégal. D’ailleurs, dans des pays comme le Cap-Vert,  Madagascar, le Swatini ou encore le Malawi, pas plus d’un répondant sur 20 est disposé à faire face à la violence domestique.
Au niveau continental, plus d’un Africain sur quatre (28%) – dont 24% de femmes et 31% d’hommes – déclare que battre sa femme est «parfois» ou «toujours» justifié. Aussi, le rapport montre que la tolérance à l’égard de la violence à l’égard des femmes est beaucoup plus élevée dans certains pays, atteignant sept citoyens sur dix au Gabon (70%) et au Libéria (69%). Les majorités des personnes sondées considèrent également la violence domestique comme une pratique acceptable au Niger (60%), au Mali (58%), en Guinée (58%), au Cameroun (53%) et au Burkina Faso (53%).
Dans la plupart des pays, les femmes sont moins susceptibles que les hommes de considérer que battre la femme est justifiée, avec des écarts à deux chiffres dans 11 pays. Le Sénégal et le Kenya arrivent en tête (16 points de pourcentage) et la Côte d’Ivoire et le Togo (14 points chacun). Mais, au Libéria et au Niger, les niveaux d’acceptation de la violence à l’égard des femmes par les hommes et les femmes diffèrent peu.
En Afrique centrale (46%) et en Afrique de l’Ouest (40%), l’acceptation de la violence domestique est plus de deux fois plus répandue que dans les régions du Nord (17%), de l’Est (16%) et du Sud (14%).
Toujours selon le rapport, les citoyens sans éducation formelle (41%) sont nettement plus susceptibles de soutenir la violence conjugale que ceux ayant une éducation primaire, secondaire ou postsecondaire (23% à 25%). Les jeunes adultes (29% des 18 à 35 ans) sont légèrement plus disposés que les aînés à accepter la violence domestique (25 à 27%).Sidy Djimby NDAO

3ÈME EDITION DES ATELIERS DE LA PENSÉE DE DAKAR :DES INTELLECTUELS SE PENCHENT SUR LA VULNERABILITE DU MONDE

http://www.sudonline.sn/Dakar accueille depuis hier, mercredi 30 octobre la 3ème édition des «Ateliers de la Pensée» portant sur le «Basculement du monde et pratiques de dévulnérabilisation». Pendant trois jours, des intellectuels africains vont réfléchir sur de «nouveaux chemins dans la pensée et dans la pratique, et de scruter le présent et le futur de notre monde à partir de l’Afrique»
Pour cette première session des Ateliers de la Pensée qui s’est portée sur «Vulnérabilités écologiques, vulnérabilités symboliques» qui s’est tenue au musée des Civilisations Noires (MCN) hier, mercredi 20 octobre, l’enseignante-chercheure, Nadine Mackikou non moins Directrice du Centre d’étude et de recherche en droit international et communautaire de l’Université de Yaoundé II au Cameroun a axé sa communication sur «Vulnérabilités académiques invisibles : où sont les Endangered Scholars africains ? ». Selon elle, la vulnérabilisation des universitaires africains est «historique».
«Les universitaires africains vivent dans des espaces qui sont des espaces réputés à risque et ils ne sont pas considérés comme étant en situation de danger», a fait savoir Nadine Mackikou. Poursuivant son propos, elle ajoute que ces personnes qui vivent dans les contextes réputées être des zones à risque ne sont pas présents dans les dispositifs de protection. Ce qui lui fait dire qu’il urge de repenser la vulnérabilité des corps académiques africains.
«La vulnérabilité des corps académiques africains doit être pensée en même temps qu’on le fait avec des vulnérabilités des productions académiques africaines, elle doit aussi être repensée par rapport à la question de la mobilité puisque le succès épistémique et aussi le succès dans la capacité de ses productions académiques à circuler et au fond, le niveau de circulation vont être réhabilités dans des dispositifs de circulation», a expliqué le professeur de sciences politiques. Selon elle, «en Afrique, les politiques de dévulnérabilisation par la production académique ne prennent pas en charge ceux qui font de la liberté académique».
Pour sa part, la philosophe Séverine Kodjo-Grandvaux a développé le thème «Entre-tenir le(s) monde(s), résonner, Esquisse d’une cosmopoïétique». Occasion pour elle de revenir sur les relations entre les humains.
«Entretenir le monde, le grand défi qui se pose est toujours le même. Il s’agit finalement de savoir comment être soi-même sans se fermer à l’autre et comment accepter l’autre sans renoncer à soi», explique la philosophe. Mieux dit-elle, «Entretenir une relation, c’est faire attention, refuser qu’elle ne devienne toxique. La relation qui étouffe est celle qui ne maintient plus la distance qui permet à l’autre de vivre pleinement ce qu’il est. On déraisonne. On ne vibre plus. On peut passer à la dépression. En ce moment, on ne vibre plus au monde, le monde ne vibre plus à nous. On est alors dans un rapport muet au monde. Or, nous sommes fondamentalement des êtres de résonnance, on a besoin de résonner, de vibrer».
A en croire Séverine Kodjo-Grandvaux, «la crise écologique est la conséquence d’une perte de cette résonnance avec le monde. Ce qui, par ailleurs, peut déboucher sur une crise politique. Résonner avec le monde, «c’est renouer avec un monde animé, réintégrer le vivant et ne plus considérer la nature comme une ressource». Dans ce monde marqué par une «redistribution inégalitaire de la vulnérabilité et de nouveaux et ruineux compromis avec des formes de violences aussi futuristes qu’archaïques», les Ateliers de la Pensée sont une occasion de se pencher sur les pratiques de dévulnérabilisation.

 Au Sénégal, 21,5% Des Jeunes Filles Deviennent Mères Avant 18 Ans

https://www.xibaaru.sn/Selon une étude du programme Show de Plan international, 21,5% des jeunes filles sont mamans avant 18 ans. L’enquête a été réalisée dans 7 régions du Sénégal : Dakar, Louga, Kaolack, Sédhiou, Ziguinchor, Tamba et Kédougou. Elle concerne 9 districts sanitaires et 201 postes de santé.
Le journal Enquête, qui a exploité le rapport, souligne que cette moyenne nationale cache d’importantes disparités. Exemples : le taux est de 36% à Sédhiou, 45% à Tamba et 59% à Kédougou.
Pour expliquer ces résultats, Show pointe les mariages précoces, notamment. En effet le rapport révèle que 12% des filles de 15 ans et 33% de celles de 18 ans sont mariées.
Le projet Show, selon la présentation du journal Enquête, vise la réduction de la mortalité maternelle et infantile chez les femmes vulnérables et marginalisées, précisément les adolescentes et leurs enfants.

PAIX EN CASAMANCE: DES FEMMES DU SÉNÉGAL, DE LA GAMBIE ET DE LA GUINÉE EN CONCLAVE

http://www.emedia.sn/Les femmes de la société civile du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée Bissau organisent, ce jeudi, une rencontre dans la capitale gambienne. Ces dernières sont en conclave pour prévenir tout risque d’embrasement du conflit casamançais. Présidente de la plateforme des femmes pour la paix en Casamance, Ndèye Marième Thiam, interrogée par Iradio (90.3) explique que cette rencontre est organisée pour que les femmes de ces trois pays puissent impacter et jouer rôle dans le processus de la paix en Casamance et également contribuer à l’installation de la paix dans la sous-région.
« Nous avons, soutient-elle, un calendrier qui est bien établi. Nous avons organisé une table de paix en 2017 puis, nous avons organisé celle de Kolda et de Sédhiou. Nous venons de la Guinée-Bissau, il y a juste un mois où nous avons organisé une table de la paix. Et aujourd’hui, c’est celle de la Gambie. » Cependant, elle déplore et condamne avec la dernière énergie « l’assassinat » d’Abdou Elikine Diatta, le dimanche dernier. « Avec le processus de la paix, l’assassinat n’avait pas lieu d’être. Il n’arrange personne et c’est une tache dans le processus de la paix en Casamance. Mais, il ne va pas empêcher le processus de la paix d’avancer. »
A noter qu’aux termes de cette journée, un mémorandum sera rédigé pour la relance du processus de paix en Casamance.

 JEAN-CLAUDE MARUT, SPECIALISTE DE LA CRISE CASAMANCAISE: »il y’a une contradiction de la politique casamançaise de Macky Sall »

https://www.jotaay.net/Jean-Claude Marut est l’un des spécialistes de la rébellion casamançaise, sur laquelle il travaille depuis plus de deux décennies. Chercheur associé au laboratoire «Les Afriques dans le monde» (Cnrs - Sciences-Po Bordeaux), l’auteur du livre «Le Conflit de Casamance. Ce que disent les armes», se prononce sur l’assassinat d’Abdou Elinkine Diatta. Le géopoliticien que nous avons interrogé pense que les conséquences de cet assassinat devraient être limitées, car Elinkine était à la tête d’un groupe marginal, voire isolé, et était lui-même marginal par son côté artiste bohème et par ses idées libertaires. Pour lui, la thèse du règlement de compte interne paraît la plus plausible, principalement à cause des rivalités existant entre Sadio et tous les autres groupes. Surtout que, pour lui, une semaine avant le meurtre d’Elinkine, des groupes qui veulent sceller l’unité en excluant Salif Sadio s’étaient réunis. Évoquant les «contradictions» de la politique de Macky Sall sur la question casamançaise, Jean-Claude Marut soutient que, vu l’évolution du rapport de force, une négociation serait à la fois inutile et dangereuse, puisqu’elle obligerait à des concessions et donnerait une large audience internationale à un mouvement en perte de vitesse.

Les Échos:Monsieur Marut, vous suivez de très près l’évolution de la crise casamançaise. Vous lui avez même consacré un livre très intéressant. Est-ce que vous vous attendiez à un assassinat du genre au sein du Mfdc ? 

Jean-Claude Marut : Honnêtement, non. Mais l’assassinat ou la disparition de membres du Mfdc n’est pas quelque chose de  nouveau, même si cela reste exceptionnel. Que ce soit du fait de l’Etat, accusé notamment d’avoir fait disparaître des proches de l’abbé Diamacoune dans les années 1990, ou du fait du Mfdc lui-même. Salif Sadio est notamment accusé d’avoir éliminé des adversaires au sein du mouvement, notamment après avoir été attaqué en 2006 et d’avoir éliminé certains de ses lieutenants, considérés comme pas sûrs.

Selon vous qu’est-ce qui est à l’origine de l’assassinat de Elinkine Diatta ?

La thèse du règlement de compte interne paraît la plus plausible, principalement à cause des rivalités existant entre Sadio et tous les autres. A cet égard, il ne faut pas oublier que depuis 2000, Salif Sadio est le seul à poursuivre la lutte armée, tandis que les autres groupes ont plus ou moins collaboré avec l’Etat. Il ne faut pas oublier non plus l’impact des événements de 2006, avec une coalition entre l’armée bissau-guinéenne, les autres combattants du Mfdc (groupes César Badiate et Magne Diémé) et l’armée sénégalaise, pour venir à bout de Salif Sadio. Elle ne réussit qu’à le chasser de ses positions à la frontière de la Guinée-Bissau pour rejoindre la frontière gambienne, où il trouve l’appui de Yahya Jammeh. Depuis, Sadio considère les autres groupes, militaires ou civils  (dont celui d’Elinkine Diatta) comme des traîtres, et se présente comme le seul authentique chef politique et militaire du Mfdc. Ce que ses adversaires lui dénient, contestant ses méthodes expéditives et considérant qu’il ne peut représenter à lui seul le Mfdc. C’est ce que Abdou Elinkine a répété à plusieurs reprises ces derniers mois, au risque d’aggraver son cas…

Mais Salif Sadio est allé à la table des négociations sous l’égide de Sant-Egidio…

Oui, il avait même déposé les armes en 2012, jouant le jeu proposé par l’Etat et par Sant-Egidio et soutenu par les Américains. Ces négociations de Rome avaient fait, de fait, de Salif le représentant de la rébellion, au prix d’une marginalisation des autres groupes qui, se sentant exclus, ont radicalisé leur discours contre l’Etat et contre Sadio. Mais Salif Sadio estime que ces négociations piétinent. Il a même menacé de reprendre les armes. Il est d’autant plus tenté de le faire que ses adversaires du Mfdc (César Badiate, etc.), sous l’impulsion de politiciens comme Robert Sagna, poursuivent leur rapprochement. C’est ce que révèle une rencontre tenue une semaine avant l’assassinat d’Elinkine.  Avec la perspective d’une nouvelle coalition excluant Sadio et entamant des discussions séparées avec l’Etat sénégalais. Il y avait donc danger pour Salif Sadio…

Est-ce à dire que la politique casamançaise de Macky Sall est ambigüe ?

C’est cela. Il y a des contradictions de la politique casamançaise de Macky Sall. Contradiction entre le discours officiel sur la recherche de la paix et des actes révélant (chez lui comme chez ses prédécesseurs)  la volonté d’affaiblir la rébellion suffisamment pour ne pas avoir à négocier avec elle. Contradiction entre le dialogue officiel entre l’Etat et Sadio et l’interdiction qui lui est faite d’assurer la moindre réunion publique.

Quelles conséquence peut avoir cet assassinat au sein du Mfdc ? et sur le processus de paix en Casamance ?

A  mon avis, les conséquences devraient être limitées : Elinkine était à la tête d’un groupe marginal, voire isolé, et était lui-même marginal par son côté artiste bohème et par ses idées libertaires. Bien qu’ancien maquisard, et ayant conservé des liens personnels dans le maquis, il  lui manquait une véritable base combattante pour faire le poids dans son bras de fer avec Dakar et avec les autres groupes rebelles. Le risque de relance de la violence armée ne pourrait venir que d’initiatives prises par l’un ou l’autre protagoniste, que ce soit pour enfoncer le clou (dans la rébellion) ou pour se sortir d’une mauvaise passe (Mfdc).

Les négociations sont au point mort. A votre avis, vu la situation actuelle, qui du gouvernement ou du Mfdc gagnerait à ce qu’il y ait ou pas des négociations?Pourquoi?

Pour Dakar, vu l’évolution du rapport de force, une négociation serait à la fois inutile et dangereuse, puisqu’elle obligerait à des concessions et donnerait une large audience internationale à un mouvement en perte de vitesse. Contrairement à son discours, l’Etat fait ce qu’il peut pour affaiblir la rébellion suffisamment pour ne pas avoir besoin de négocier avec elle. Stratégie payante, puisque, depuis longtemps, le rapport de forces n’a cessé de progresser en faveur de Dakar. Mais stratégie dangereuse, compte-tenu de l’instabilité de la sous-région. A l’inverse, le Mfdc aurait tout à gagner à une véritable négociation sur l’avenir de la région, avenir qui ne peut être envisagé sans un large débat public. C’est pourquoi la question du statut de la Casamance devrait être au cœur de la négociation. Si négociation il y a.Entretien réalisé par Mbaye THIANDOUM
«Les conséquences de son assassinat devraient être limitées : Elinkine était à la tête d’un groupe marginal, voire isolé, et était lui-même marginal par son côté artiste bohème et par ses idées libertaires»
«Sadio considère les autres groupes, militaires ou civils  (dont celui d’Elinkine Diatta) comme des traîtres, et se présente comme le seul authentique chef politique et militaire du Mfdc»
«Salif Sadio est d’autant plus tenté de reprendre les armes que ses adversaires du Mfdc, sous l’impulsion de politiciens comme Robert Sagna, poursuivent leur rapprochement
«Il y a des contradictions de la politique casamançaise de Macky Sall. Contradiction entre le discours officiel sur la recherche de la paix et des actes révélant  la volonté d’affaiblir la rébellion…»
«Pour Dakar, vu l’évolution du rapport de force, une négociation serait à la fois inutile et dangereuse, puisqu’elle obligerait à des concessions et donnerait une large audience internationale à un mouvement en perte de vitesse»

Processus de paix en Casamance: une rencontre organisée ce jeudi en Gambie

https://www.pressafrik.com/L’assassinat du Secrétaire général (Sg) autoproclamé du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (Mfdc), Abdou Elinkine Diatta, tué au cours d’une attaque dimanche à Bignona, ne semble pas mettre fin au processus de paix en Casamance déjà lancé par l’Etat du Sénégal. La raison, les membres de la société civile du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et les représentants dudit Mouvement vont se pencher sur la question ce jeudi. La rencontre aura lieu à Sérékounda, ville gambienne.
Selon la Rfm, le secrétaire administratif du Comité provisoire devrait prendre la parole pour très certainement réitérer l’engagement du MFDC dans le sens d’une réunification des factions militaires en perspective des négociations avec l’Etat. Lors de cette rencontre, les autorités gambiennes devront confirmer leur position de soutenir toutes les initiatives dans le sens d’aboutir à une ouverture des négociations dans les meilleurs délais.

 Nouvelle saisie record: L’armée met la main sur plus d’une tonne de cocaïne

http://www.dakarmatin.com/Nouvelle grosse prise de drogue à Dakar. Après les 43 Kg de cocaïne, estimés à 3 milliards de francs CFA, saisis , ce mardi, par la Douane Sénégalaise, une autre saisine vient de se faire. Celle-ci n’est pas l’œuvre des soldats de l’économie mais, plutôt celle de la marine nationale qui a réussi un grand coup. Elle a saisi 1260 kg de cocaïne. Elle a exécuté, dans le cadre de l’action de l’Etat en mer, une patrouille dans la nuit du 30 août dernier.
Cette opération, informe un communiqué de la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées, a été menée à environ 120 km au large de Dakar par le patrouilleur « Fouladou » et les forces spéciales de la marine nationale, en coordination avec la Guardia civile espagnole. Selon le document, deux embarcations sont arraisonnées et 5 personnes arrêtées.
L’embarcation transportant la drogue serait partie de l’Amérique du Sud pour rallier l’Espagne. Les investigations se poursuivent

BA SAMBA CAMARA, EX COMMISSAIRE: «CE QUE LA CIRCULATION DE DROGUE PEUT CRÉER»

http://www.emedia.sn/Les importantes saisies de drogue au Sénégal peuvent avoir de multiples conséquences dont un impact « négatif » sur le tourisme. C’est du moins l’avis de BA Samba Camara, commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle à la retraite, commentant la saisie opérée hier mardi, 29 octobre, de 43 plaquettes de cocaïne d’un kilogramme chacune, au parc de Dakar Terminal, dit « Parc Maguèye », au Port autonome de Dakar (PAD).
Le constat est fait qu’au moins quatre séries d’importantes saisies ont été opérées depuis juin dernier au Port. La dernière en date celle enregistrée hier mardi, 29 octobre. La plus spectaculaire a été opérée en juillet dernier avec 800 Kg de cocaïne après la saisie de 238 Kg, le 26 juin. Soit plus d’une tonne en l’espace d’un mois pour une valeur estimée à 50 milliards F CFA.
En outre, 2 tonnes de cocaïne ont été saisies, en juillet 2007, à Mbour, sur des Latino-américains dont des Colombiens et un Equatorien, qui ont été, par la suite, jugés et condamnés.
Certes, le Sénégal n’est pas une plaque tournante du trafic de drogue mais une zone de transit et de stockage de la marchandise prohibée, soutient l’ex-commissaire de police.
« C’est de la drogue qui est en transit et qui n’est pas destinée au Sénégal, détaille-t-il. C’est-à-dire que le Sénégal, contrairement à ce que l’on pense, n’est pas une plaque tournante de la drogue mais plutôt une zone de transit et de stockage de la drogue. On peut déceler des conséquences d’ordre sécuritaire. C’est-à-dire que cette circulation de drogue peut créer l’installation de cartels avec la déstabilisation de l’économie par le blanchiment d’argent, et l’impact sur le Tourisme. Par exemple, un pays estampillé pays où la drogue circule, il y a des risques que les touristes boycottent ce pays. Il y a également la conséquence sur la jeunesse, qui est l’avenir du pays. Une jeunesse droguée ne peut pas développer un pays ». Ensuite, poursuit-il, « la circulation de cette drogue peut toujours avoir des connexions avec le terrorisme. Parce que, la drogue constitue l’une des principales sources de revenus du terrorisme. Ce sont des conséquences qui peuvent découler de cette circulation quand même assez importante de la drogue ».

 Dakar, une capitale sans capital

https://www.ferloo.com/ La mairie de la ville s’enlise dans d’énormes difficultés qui ont pour noms : faiblesse de la masse salariale, faible niveau de recouvrement des impôts et déficit budgétaire.
Le compte administratif de la Mairie de Dakar a été voté hier à l’unanimité par les conseillers municipaux. il ressort du rapport de la Commission des Finances que la ville de Dakar s’enlise dans d’énormes difficultés qui ont pour noms : faiblesse de la masse salariale, faible niveau de recouvrement des impôts et déficit budgétaire. Ce lugubre rapport a été présenté devant la mairesse de la capitale, Soham Wardini, qui présidait la rencontre.
La mairie de la capitale serait elle dépourvue des moyens de sa politique ? La réponse est évidemment affirmative, si l’on se fie au rapport présenté hier par les membres de la commission des Finances devant les conseillers municipaux. Particulièrement sombre, le document met en exergue toutes les difficultés que rencontre la Ville de Dakar.
«L’examen du compte administratif a permis de dégager en matière de recettes les constats suivants : l’existence d’écarts significatifs entre les prévisions et les réalisations. Ces écarts s’expliquent par le faible niveau de recouvrement des impôts locaux résultant de la suppression de la patente et de la non disponibilité de la nouvelle Contribution Economique Locale (CEL)», relève-ton dans le rapport qui révèle que cette situation a entrainé une chute drastique des recettes de fonctionnement de près de 17 milliards Fcfa par rapport à 2017.
Des difficultés, selon le Directeur Administratif et Financier (Daf), qui se sont soldées dans les résultats de l’exécution budgétaire 2018 par un déficit de près de 5 milliards Fcfa. Compte tenu de l’évolution erratique du recouvrement des impôts locaux constatée depuis plusieurs années, explique le Daf, la ville rencontre de réelles difficultés de maitrise de sa situation financière. A l’en croire, depuis la mise en place de l’Acte 3 de la décentralisation, les finances de la Ville de Dakar ont subi une perturbation et des baisses importantes. Sur la non réalisation des grands projets d’investissement qui avaient été prévus, les services financiers estiment qu’elle est la résultante des difficultés de trésorerie et de l’absence de ressources d’investissement conséquentes.
Le faible niveau de recouvrement pour les produits domaniaux, souligne le Daf dans le rapport, s’explique aussi par l’absence de recettes attendues issues de la location de cantines et d’espaces au niveau des centres commerciaux construits par la Ville comme l’espace Kermel ou le centre commercial Djily Mbaye. Il rappelle par ailleurs que la masse salariale du personnel de la Ville a baissé. Une situation due en grande partie au transfert de personnel aux communes dans la prise en charge de leurs nouvelles responsabilités dans le cadre de l’Act 3 de la décentralisation. Soham Wardini relativise Malgré les difficultés que traverse sa mairie, Soham Wardini refuse de basculer dans le pessimisme. «Les difficultés sont dues à la patente qui été reformée, mais je pense que les choses sont en train de se régulariser», soutient-elle.
Optimiste, elle renseigne que s’est tenue une rencontre avec le ministre des Collectivités territoriales pour discuter de cette question. «Ils ont commencé à trouver des solutions. Donc, je pense que nous pourrons terminer tranquillement l’année 2019. Et l’année prochaine, avec le nouveau budget, nous pourrons beaucoup faire». Revenant sur sa nouvelle orientation budgétaire, Soham Wardini a indiqué que la mairie de Dakar ne mise pas gros avec juste la nouvelle construction d’un immeuble et la réhabilitation de l’hôtel de ville. «Nous avons le gros chantier de Dakar ville propre et nous pensons que nous ferons des résultats», déclare la remplaçante de Khalifa Ababacar Sall. (L’AS)

Mairie de Patte d’Oie: le maire Banda Diop soupçonné d’avoir détourné 28 millions FCFA

http://www.dakarmatin.com/Ça grogne à la marie de la Patte d’Oie. Les Conseillers municipaux ont rejeté le projet de rectification budgétaire proposé par le maire Banda Diop qui a retiré la somme de 28 millions de F Cfa de la perception municipale.
Selon Le Témoin, les conseillers municipaux soupçonnent leur maire d’avoir détourné cette somme qui n’était pas prévue par le projet de budget de l’année en cours. Le journal indique que Banda Diop, lui,  avait souhaité obtenir du conseil municipal son accord pour approuver, par anticipation, cette dépense pour le projet de budget de l’année prochaine.
Et, souligne toujours la même source, il qu’il s’agit bien « d’une dépense non prévue par délibération et, qui plus est, constitue un rajout dont les membres du conseil municipal n’ont jamais eu connaissance »
Sonko crache sur le statut du chef de l’opposition: « Ça ne m’intéresse pas »
Le leader du parti pastef, Ousmane Sonko ne revendique pas le statut de chef de l’opposition. invité dans l’émission Face à Face de la Sen Tv, il a déclaré ce statut de chef de l’Etat qui fait couler beaucoup d’encre et de salive ne l’intéresse nullement dans la mesure où, il n’améliore en rien les conditions de vie des populations.
« En quoi le statut de chef de l’Etat peut améliorer les conditions de vie des populations. Cela ne change rien dans notre démarche. Je suis un opposant et je  surveille les action du Gouvernement, car les trains qui arrivent à l’heure ne nous intéresse pas.  Le statut de chef de l’opposition ne m’intéresse pas. », a déclaré Ousmane Sonko.
Le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 24 février dernier n’a pas manqué de dénoncer le mutisme de l’opposition qui est attendue sur les questions de l’heure.

Sonko: «Wade m’a appelé pour me dire que Macky veut me liquider»

https://senego.com/Ousmane Sonko est sur la Sen Tv, dans une émission avec le journaliste Pape Alé Niang. Le député revient sur le dossier brûlant de la politique sénégalaise, notamment l’affaire des 94 milliards mais également sur sa relation avec Abdoulaye Wade. En précisant la nature de son rapprochement avec l’ex chef de l’Etat, le leader de Pastef  fait une grave révélation. 
« Ma relation avec Abdoulaye c’est comme une relation entre un petit-fils et son grand-père. Une relation humaine. Il m’appelle souvent pour magnifier mon patriotisme envers le Sénégal et me donne des conseils. Dans une époque où ne partage pas une coalition ou parti. Donc, cette personne ne peut pas me détester », a d’emblée laissé entendre l’ancien Inspecteur des Impôts et Domaines.
Il poursuit : « Je ne pense pas que Aboulaye Wade est un ennemi caché. Il y’a trois mois, il m’a appelé chez lui pour m’informer que Macky Sall oeuvre pour ma liquidation. Donc, s’il n’était pas sincère avec moi, il n’allait jamais poser cet acte ».

 Ousmane Sonko révèle :  » Les députés paient 1500 Fcfa d’impôts « 

XALIMANEWS : Face à Pape Alé Niang, Ousmane Sonko a fait une révélation de taille. Selon lui, le députés de l’assemblée nationale paient 1500 d’impôts par mois. Une situation qu’il juge anormale quand certains travailleurs voient un tiers de leur salaire revenir aux impôts.

Ousmane Sonko : » En février 2024, Macky Sall ne sera plus Président du Sénégal « 

XALIMANEWS : Le leader de Pastef affirme que Macky Sall n’aura pas un autre mandat présidentiel. Sur le plateau de la Sen Tv, Ousmane Sonko s’est prononcé sur la fameuse question du 3ème mandat. « En février 2024 Macky Sall ne sera plus président de ce pays. Il a beau créer des sujets de diversion pour qu’on oublie les dossiers sur le pétrole mais cela ne passera pas », a dit Sonko.

Ousmane Sonko : « Macky Sall et sa bande ne peuvent absolument rien contre moi »

XALIMANEWS : Le leader de Pastef a fait face à Pape Alé Niang sur la Sen Tv tout à l’heure. Parmi les sujets abordés, la question des 94 milliards. Ousmane Sonko a dit ne pas craindre le pouvoir en place. « Je n’ai rien à me reprocher. Personne dans ce pays ne peut m’accuser de corruption ni de détournement « .SL

Ousmane Sonko:«Macky Sall fait de la diversion.En février 2024, il ne sera plus président de ce pays. Il doit être conjugué au passé»

https://www.dakaractu.com/Le leader de « Pasteef » Les Patriotes était sans détours avec les questions d’actualités sur lesquelles il s’est prononcé à l’occasion d’un entretien accordé à la Sentv.
Ousmane Sonko , n’a pas été tendre avec le régime actuel. « Ce qui se passe actuellement dans le pays est tout simplement une diversion. Macky Sall veut faire oublier aux sénégalais les enjeux qui interpellent la nation en essayant de nous distraire autour d’un 3e mandat » dira le vainqueur de la présidentielle à Ziguinchor.
Et Ousmane Sonko, dans son argumentation, de souligner que : « cette situation économique qui empire, montre simplement que ce régime ne respecte pas les Sénégalais. Car ce rapport sorti récemment par l’équipe de doing business ne doit pas être honorifique, mais plutôt il devrait nous faire penser qu’être 123e sur 190 pays mérite beaucoup d’efforts à consentir »
En alertant, Ousmane Sonko s’exprimera sur ce qui se passe actuellement en Guinée en disant qu’il apporte son soutien au peuple Guinéen mais toujours, il faudrait que les peuples africains se réveillent.
En terminant ses propos, Ousmane Sonko, concernant le statut du chef de l’opposition,  notera que : « l’importance est de se concentrer sur les urgences, mais ce statut ne m’intéresse point ».
Il rappelle ainsi aux sénégalais que le président Macky Sall sera dès lors conjugué au passé en 2024 car, il ne sera plus président de ce pays.

 ÉVENTUEL 3EME MANDAT: Dr Malick Diop (aussi) esquive la question

https://www.seneweb.com/Le Président Macky Sall peut-il briguer un troisième mandat ? Dr Malick Diop aussi esquive la question.
Le Directeur général de l’Asepex, qui a été interpellé sur la question ce jeudi, sur Rfm matin, a préféré donner cette réponse: « La position de l’Alliance des forces du progrès c’est la même position que Benno Book Yakaar. C’est de travailler dans le cadre de la gestion de tous les éléments économiques.
Faire en sorte que le pays avance sur le plan économique, dérouler normalement les choses sur le plan constitutionnel et derouler convenablement les politiques publiques. »
Pour rappel, le chef de l’Etat, Macky Sall, a limogé Sory Kaba et Moustapha Diakhaté pour avoir abordé cette question dans les médias.

 3éme mandat: Quand Macky impose la pensée unique aux « Apéristes » et allié

http://www.dakarmatin.com/Pourtant, nous ne sommes pas dans les Émirats, encore moins en Corée du Nord du despote sanguinaire aux humeurs labiles, capable d’imposer sa coupe de cheveux à son peuple. On ose espère ne pas en arriver à ça avec Sall Ngary !
Parce que nous sommes dans une République qui s’appelle le Sénégal. Où d’illustres résistants pacifiques ou pas ont « osé » dire NON à l’oppresseur. Ils ont dit NON quand ils n’étaient pas en accord avec le colon.
Lat Dior l’a fait, Coumba Ndaté Yalla l’a fait, Cheikh Ahmadou Bamba l’a aussi fait. Un petit rappel d’histoire qui a tout son pesant d’or, dans ce contexte politique où la question du 3éme mandat rend irascible le président Sall et manifeste en lui des postures du monarque raconté par célèbre conteur Danois, Hans Bik,  » l’empereur est nu « .
En substance, le roi était nu, mais personne n’avait le toupet de le lui dire. Macky Sall, contorsionniste politique hors-pair, semble s’inscrire dans cette logique. Il refuse désormais que ses collaborateurs politiques évoquent l’impossibilité constitutionnelle à prétendre à un troisième mandat.
En limogeant le directeur général des Sénégalais de l’extérieur, coupable d’avoir osé reprendre l’esprit et la lettre de notre charte fondamentale sur la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux. La dernière victime sur cette question du nombre de mandats est son ministre conseiller Moustapha Diakhaté, connu pour être un esprit libre et incontrôlable.
Qui aurait cru qu’en 2019, dans un pays qui s’appelle le Sénégal, qu’un jeune président puisse restreindre la liberté d’expression, surtout politique ? Sall Ngary, se croirait roi sans diadème, ni couronne ? Ou rêve-t-il d’ériger le Sénégal en royaumeReseauNews

Yakham Mbaye: « Ousmane Sonko est un menteur »

https://www.seneweb.com/ «Ousmane Sonko est un menteur, le député paye chaque mois 54 567 FCfa d’impôts et non 1 500 FCfa»
Tard dans la nuit, après le face-à-face télévisée entre Ousmane Sonko et le journaliste Pape Alé Niang sur la SenTv, le ministre Yakham Mbaye, Directeur général du quotidien national «Le Soleil», manifestement indigné par les propos du parlementaire, est monté au créneau pour, dit-il, démonter les mensonges de ce dernier.
Entretien.

Vous semblez indigné par les propos tenus par le leader de Pastef, le député Ousmane Sonko, hier, lors d’une prestation télévisée. Pourquoi ?

En ce qui concerne Ousmane Sonko, j’avais cru avoir épuisé ma capacité d’indignation, à force de l’entendre depuis des années aligner, qu’on me passe le terme, mensonge sur mensonge. Définitivement, depuis des années, j’ai compris que ce monsieur est prêt à tout pour parvenir à ses fins. Et aujourd’hui, à l’entendre affirmer, de manière péremptoire, certaines grossièretés, je me suis dit que ce monsieur assimile les Sénégalais à un troupeau d’incultes.

Qu’a-t-il exactement dit qui vous exaspère à ce point ?

Enormément de choses !
Mais, je vais me limiter à un exemple. Tous ceux qui ont suivi Ousmane Sonko, au Sénégal et au-delà de nos frontières, l’ont entendu dire : «Au Sénégal, les députés paient mille cinq cents francs Cfa d’impôts.» Comment un homme tenté de devenir Président de la République, qui a poussé la pédanterie jusqu’à s’autoproclamer gardien du patriotisme sénégalais, qui adore se positionner en héraut de l’éthique, peut-il mentir avec une telle audace ?

Donc, c’est inexact ce qu’il a dit ?

C’est pire ! C’est un énorme mensonge. Le député sénégalais paie trente-six fois plus d’impôts que ce que Ousmane Sonko dit.
Ah bon ?
Mais absolument !
Le montant brut imposable du salaire d’un député sénégalais est de huit cent vingt deux mille cinq cent quatre (822 504) francs Cfa. Et il est soumis à trois types d’impôts : un «Minimum fiscal» de 1 500 FCfa ; un «Impôt sur le revenu» de 17 067 FCfa ; une contribution à la «Caisse pour la retraite des députés de l’Assemblée nationale» de 36 000 FCfa. Ces montants sont inscrits noir sur blanc sur le bulletin de salaire de Ousmane Sonko et des autres députés.
Au total, chaque député sénégalais se voit imposer mensuellement cinquante quatre cinq cent soixante sept (54 567) francs Cfa. C’est-à-dire, comme je le disais plus haut, plus de trente-six fois le montant que Ousmane Sonko a balancé à l’opinion pour ternir l’image d’une institution à laquelle il appartient. C’est infâme ! Car, un homme qui chante l’éthique, la bonne gouvernance, le patriotisme, qui appelle l’enterrement de première classe d’un «système» qui aurait organisé le pillage des ressources du Sénégal depuis l’indépendance, et je ne sais quoi encore, doit avoir honte d’user de la pire des armes : le mensonge, jusqu’à être pris en flagrant délit continu depuis des années.
Dans le cas d’espèce, vous comprendrez qu’il a sciemment occulté deux des trois rubriques qui renseignent sur l’imposition du député (l’«Impôt sur le revenu» et la contribution à la «Caisse pour la retraite des députés de l’Assemblée nationale») pour agiter le «Minimum fiscal» qui monte à 1 500 FCfa.

Selon vous, quel est l’effet recherché ?

Il est clair et machiavélique : monter de nombreux «goorgoorlu» (ndlr : Sénégalais qui peinent à joindre les deux bouts) contre ceux que lui Ousmane Sonko représente comme les animateurs d’un «système» honni. Avec le message suivant : «Vous peinez à avoir 1 500 FCfa pour assurer la dépense quotidienne, au moment où ces gens qui gagnent des centaines de milliers de francs Cfa paient le même montant en impôts.» Ceci peut révolter tout Sénégalais qui ignore qu’il a en face de lui un sacré menteur.
Ousmane Sonko peut s’acharner contre les Institutions de la République, en dénigrant injustement leurs représentants, mais, ces derniers valent mieux que lui. Depuis près de trente mois, en plus de moult avantages, comme député, il perçoit mensuellement plus d’un demi million de francs Cfa au titre de «Complément d’indemnité de représentation». Une somme qu’il encaisse toute honte bue pour ensuite aller «représenter» cette institution à sa manière : en l’insultant.

SEYDOU GUÈYE:« L EST INCOMPRÉHENSIBLE QUE DES CAMARADES DE LA MAJORITÉ VEULENT METTRE EN MAL MACKY AVEC L’OPINION»

http://www.emedia.sn/ « La discipline de parti est plus importante que la liberté d’expression pour un membre conséquent d’un parti et loyal envers son leader ». La déclaration est faite par Seydou Gueye, un des ministres en charge de la communication de la présidence de la République.
Commentant le limogeage de Moustapha Diakhaté, dans un entretien accordé à Sud Quotidien, il dit : « Il faut nous apprendre à respecter les frontières de son parti et soigner notre mode de présence en politique en évitant le bavardage et le jambarisme. C’est ce que j’ai appris durant toute ma vie militante et je continue d’apprendre dans ma position de pouvoir. Sinon, c’est la porte ouverte à tout abus ou excès. L’Alliance de la République (APR, parti présidentiel) est membre de la Coalition Benno Bokk Yakaar (BBY), qui a porté le président Macky Sall au pouvoir. Ses membres ne sauraient créer encore moins entretenir la confusion sur des questions sans objet à l’heure actuel. Aujourd’hui, il est incompréhensible au moment où le président cherche à harmoniser la communication de la majorité que ses camarades viennent le mettre en mal avec l’opinion ».

Polémique autour du 3e mandat

Abordant la polémique autour de la tentation du 3e mandat, la voix du Palais explique : « Il n’y aucune restriction communicationnelle mais tout simplement une ligne politique qui a été dégagée par le Président Macky Sall, une volonté de renforcer la cohérence de la communication de la majorité, en l’organisant mieux, en l’animant de façon permanente et en veillant à son orientation ».
Invité de ’’Sen Jotaay’’, émission sur Sen Tv, Moustapha Diakhaté, l’ex-ministre conseiller, qualifiait « la manière dont Macky Sall veut mettre un terme à cette polémique (sur le 3e mandat » (de) contreproductive ». S’il veut limoger toute personne qui parle du 3e mandat ou si des gens de l’Apr insultent ceux qui expriment leur point de vue, cela pose problème. Le président ne devrait pas cautionner ces insultes et le limogeage de Sory Kaba a créé plus de problèmes qu’il n’en a réglé, en ravivant une polémique qui n’a pas lieu d’être », avait-il déclaré. Avant d’ajouter : « Cela m’est égal d’être limogé ou maintenu à mon poste. J’ai rejoint Macky avant même qu’il ait un pouvoir de nomination. Si, aujourd’hui, il souhaitait me démettre de mes fonctions, je le remercierais ».

 Le FRN Demande L’accélération Du Processus De Dialogue

Communiqué du Front démocratique et social de Résistance Nationale (FRN)
Réunis à Dakar ce mercredi 30 Octobre 2019 au siège de BOKK GIS GIS, les leaders membres du Front démocratique et social de résistance nationale (FRN) ont réaffirmé leur ferme volonté de continuer à conjuguer leurs efforts pour atteindre leurs objectifs communs.
Le FRN demeure ainsi une plateforme privilégiée de dialogue et d’initiatives concertées ayant en vue l’approfondissement de la démocratie au Sénégal, la sécurisation du processus électoral, les libertés et droits humains, la gestion transparente des ressources naturelles, entre autres.
Après de larges et fructueux échanges sur la situation politique nationale, le Front démocratique et social de Résistance nationale (FRN), s’est réjoui de la libération d’un de ses éminents membres, Monsieur Khalifa Ababacar SALL, député-maire de Dakar.
La conférence des leaders a procédé à une première évaluation de la participation du FRN au dialogue politique présidé par le Général Mamadou Niang.
A l’étape actuelle, des consensus forts sont obtenus sur certaines préoccupations majeures de l’opposition, notamment l’audit sur pièce et sur place du fichier électoral et l’évaluation exhaustive des dysfonctionnements notés lors des élections passées.
Il reste cependant à les mettre en œuvre le plus rapidement possible pour éviter un impact trop important sur la date des élections à venir.
La conférence des leaders adresse par conséquent ses vives félicitations aux plénipotentiaires de l’opposition et les encourage à poursuivre leur travail dans l’esprit de clarté, d’ouverture et d’ingéniosité qui a été le leur jusqu’ici.
La conférence des leaders souhaite une accélération du processus de dialogue permettant de produire les résultats attendus par les Sénégalais dans des délais raisonnables, et principalement la prise en charge des objectifs spécifiques relatifs à l’audit du fichier et à l’évaluation du processus électoral, dont le début de mise en œuvre est attendu depuis le 8 août 2019.Fait à Dakar, le 30 octobre 2019,Pour la conférence des leaders,Signé par le Coordonnateur du Front Moctar SOURANG

Dialogue politique : Ass Ababacar Guèye dénonce un blocage volontaire du processus

https://www.leral.net/Ass Ababacar Guèye ne comprend pas les lenteurs actuelles dans le processus du dialogue politique. Le responsable du parti Rewmi en veut pour preuve l’installation de Famara Ibrahima Sagna qui n’est toujours pas effective dans le cadre de ce dialogue.
« En tant qu’acteur de ce dialogue, je ne peux pas comprendre qu’il y ait autant de retard pour mettre en œuvre l’audit du fichier électoral et le processus électoral. Les élections locales ont été reportées et une date n’a pas été fixée.
Pour moi, cela ne doit pas être lié à ces deux questions-là. Famara Ibrahima Sagna n’a pas été installé, 2 mois après le début du dialogue. Soit on l’installe, soit on l’écarte pour permettre au général Mamadou Niang d’enclencher ce dossier », a-t-il déploré sur la RFM.

Me Djibril War : «le débat autour du 3ème mandat de Macky est agité au Parlement panafricain»

http://www.dakarmatin.com/Le débat autour du 3ème mandat de Macky Sall ne fait pas seulement couler des salives au Sénégal. En effet, au Parlement Panafricain, qui regroupe 55 États et plus de 200 députés, la question est aussi évoquée, avec les événements survenus tout dernièrement en Guinée. La révélation est du député Me Djibril War.
‘’Certains collègues députés m’interpellent sur le cas du Sénégal, à propos de cette rumeur prêtée au Président Macky de convoiter un troisième mandat. Mais je les rassure que ce n’est pas dans l’idée du chef de l’Etat’’, rassure-t-il dans un entretien avec SourceA.

MOUNDIAYE CISSE DE L’ONG 3D SUR LE 3ème  MANDAT«Macky cherche la stabilité de son parti au détriment de celui du Sénégal

http://www.walf-groupe.com/Moundiaye Cissé de l’Ong 3D, conseille à Macky Sall de s’intéresser davantage à la stabilité du Sénégal plus qu’à celle de son parti. Il a prévenu qu’il faut éviter d’entrer dans du juridisme pour dire qu’il a droit ou pas au troisième mandat selon la Constitution. «Si on entre dans cela, on entre dans un piège dangereux pour le Sénégal parce qu’il y aura toujours une possibilité d’interprétation de la loi. Il y aura toujours une partie qui dira qu’il en a droit», analyse-t-il. Tout en soulignant, par ailleurs, que ce qu’il faut convoquer c’est l’esprit de la réforme de 2016. «C’était de bloquer le nombre de mandats à deux avec une disposition que nul ne peut faire deux mandats consécutifs», rappelle-t-il.
Son autre argument est que le président Macky Sall avait combattu le président Abdoulaye Wade quand il avait voulu briguer un troisième mandat. «Quel argument il pourrait donner et qui pourrait aller dans le sens contraire de ce qu’il soutenait en 2011. Soyons raisonnable. De qui se moque-t-on. C’est impossible un troisième mandat pour Macky Sall. Le peuple reste souverain et alerte sur cette question», dixit M. Cissé. Qui poursuit : «On peut comprendre qu’il se taise sur cette question c’est son droit, peut-être qu’il veut éviter l’implosion de son parti car le fait d’annoncer qu’il ne sera pas candidat en 2024 ouvre la porte de la guerre de succession et de sa coalition. Il ne doit pas le faire sur le dos des Sénégalais en sachant que cela peut instaurer le doute. Les questions politiques, il doit les régler au sein de sa coalition politique». Moundiaye Cissé s’exprimait, avant-hier, en marge d’une rencontre sur le pétrole et le gaz, co-initiée par sa structure et d’autres organisations de la société.Emile DASYLVA

Apr Mbour: La «Guerre» Me Omar Youm/Cheikh Issa Sall Atteint Son Paroxysme

https://www.xibaaru.sn/C’est la guerre des tranchées à l’Alliance pour la République dans le département de Mbour. Sur fond de querelle de leadership, cette sourde rivalité oppose le coordonnateur départemental du parti présidentiel, Me El Hadj Omar Youm, par ailleurs maire de Thiadiaye et ministre des Transports Terrestres, des Infrastructures et du Désenclavement à Cheikh Issa Sall, président du mouvement Am/Dem (Agir avec Macky pour le Développement de Mbour) et non moins Directeur général de l’Agence de développement municipal (Adm).
Après une relative période d’accalmie lors de la dernière élection présidentielle, relate Le Témoin, revoilà les deux frères « ennemis » qui se sabrent par presse interposée, mais aussi par des structures et autres mouvements de jeunesse qui leur sont plus ou moins fidèles. Placée sous le parrainage du maire de Thiadiaye, la finale de l’édition 2018 de l’Odcav de Mbour, disputée samedi dernier et « interdite » à Cheikh Issa Sall, aura été le déclencheur de cette levée de boucliers qui risque de faire encore des étincelles.

MISE A L’ECART DE MBAYE NDIAYE, MAME MBAYE NIANG,MOR NGOM… Macky Fait Le Vide Autour De Lui

http://www.walf-groupe.com/Macky n’est plus entouré de ses lieutenants et compagnons de la première heure. Avec le sabre qu’il brandit çà et là, il fonctionne tel un monarque en faisant le vide autour de lui.
Dans le parti de Macky, on se plie aux désirs du chef ou on débarrasse le plancher. Les rebelles ou récalcitrants qui ont voulu passer outre la consigne du chef l’ont appris à leur dépens. La dernière en date : le limogeage de Moustapha Diakhaté de ses fonctions de ministre conseiller du président de la République pour avoir donné son avis sur le 3e mandat du chef de l’Etat. Bien avant, le même Macky Sall avait déchargé de ses fonctions de Directeur des Sénégalais de l’extérieur Sory Kaba pour s’être également prononcé sur le 3e mandat. Beaucoup de compagnons de la première heure Mame Mbaye Niang, Mor Ngom… ont été déchargés de leurs fonctions ministérielles et confinés dans des simples bureaux au palais de la République. Cette volonté de se débarasser des ténors risque de fragiliser davantage l’Apr. D’ailleurs, à force de casser les forces, on ne sait plus qui assure les fonctions de numéro 2 du parti. De Me Alioune Badara Cissé, actuel médiateur de la République, en passant par Mimi Touré qui a hérité du Conseil économique, social et environnemental  jusqu’à Boun Abdallah Dionne, Macky les a tous marginalisés.
Après une longue rébellion qui va le pousser jusqu’à se constituer dans la défense de Karim dans l’affaire dite de la traque des biens mal acquis, Me Alioune Badara Cissé finira par se ranger. Malgré sa nomination comme médiateur de la République, il n’avait rien perdu de sa liberté de ton. Proche collaborateur de Macky dans les temps de braise, il finira par être parachuté dans une fonction incompatible avec la politique. Comme son camarade de parti Moustapha Cissé Lô, il n’hésitait pas à se mettre au-devant de la scène pour exprimer une opinion. Il en est de même pour celle à qui l’on prêtait les ambitions de numéro 2 du parti. Le successeur de Abdoul Mbaye à la primature  et  ex directrice de campagne du candidat Macky Sall, Mimi Touré, a des ambitions et elle ne les cache pas. Le magazine panafricain «Jeune Afrique» lui avait consacré une tribune : un «électron libre». «Elle n’a jamais affiché ses ambitions, mais il y a beaucoup de suspicions, plus ou moins fondées, autour d’elle», souligne un cadre de la majorité présidentielle, repris par JA. Mais l’intéressée, elle, voit plus haut que la Primature qu’elle a déjà occupée, ou encore le Cese qui fait d’elle la troisième personnalité de l’Etat. C’est aussi le cas de Moustapha Cissé Lô. Fidèle parmi les fidèles, il a été l’un des premiers compagnons de Macky. Pour s’être engagé avec le président de l’Assemblée nationale d’alors dont le Président Wade ne voulait plus, il a mis une croix sur son siège de député pour accompagner Macky. Même s’il n’a pas affiché sa volonté de succéder au chef, il jouit d’une certaine liberté de ton qu’il manifeste sur les plateaux de télévision. Tout le contraire de son ex collègue député, Mbaye Ndiaye, qui est confiné dans la simple fonction de ministre d’Etat sans portefeuille.
A l’opposé de ces têtes brûlées, les lieutenants de Macky qui ont pris part au combat dès les premières heures qui ont carburé avec lui avant la prise du pouvoir se voient dévaloriser. C’est le cas de Mor Ngom, Mame Mbaye Niang, Ibrahima Sall, Youssou Touré, Jean Paul Dias… Membres fondateurs de l’Apr ou premiers soutiens de Macky2012, ils ont été de tous les combats. Actuellement, avec la volonté du chef de mettre la troupe au pas, ils sont réduits au silence avec une omerta totale sur la succession et la question essentielle portant sur le 3e mandat. Le ministre des Insfrastrictures et des Transports terrestres ne nous démentira pas. Il a fait un retournement de veste spectaculaire sur les ambitions qu’on lui prête de succéder à Macky. Il en est de même pour le ministre-conseiller Ibrahima Ndoye dont la réponse sur une question portant sur le 3ème mandat a été des plus énigmatiques.
Quant à El Hadj Kassé, ministre-conseiller en charge de la communication présidentielle, il s’est vu rétrograder au rang de conseiller pour les arts et la culture. Ce, depuis sa bourde sur l’affaire Pétro-Tim M. GAYE

REMOUS A L’APR : Youssou Touré Joue Aux Pompiers

http://www.walf-groupe.com/Le coordonnateur national du Réseau des enseignants de l’Apr cherche à éteindre le feu qui consume le parti présidentiel. Youssou Touré exhorte le président Macky Sall à privilégier le dialogue avec ses responsables, principalement ceux qui ont été sanctionnés pour avoir dit publiquement qu’il n’avait pas droit à un troisième mandat.
«Nous lançons en appel aux camarades du parti à la retenue. Mais j’aurai aimé également que le président les reçoive parce que ce sont nos camarades de parti et qu’on essaie de pacifier nos relations», a déclaré Youssou Touré. Ce dernier qui s’exprimait, lors d’un point de presse, souhaite également que le président de la République convoque ses responsables ou le secrétariat exécutif national. Ce sera une occasion, selon lui, pour qu’ils discutent, échangent et aillent au fond des choses. «Parce que c’est lui le patron du parti. Autour d’une table, on peut régler certaines questions», dit-il.
En plus, Youssou Touré qui a rangé les armes, prie pour que le dialogue politique débouche sur des consensus forts, parce que selon lui, le pays a besoin de stabilité. «Il faut une pacification de l’espace public, il faut qu’on apprenne à se parler, à discuter, à échanger et faire en sorte que les Sénégalais se retrouvent dans ce que nous faisons. On n’est pas là pour nous donner des coups ou mettre en place des stratégies pernicieuses qui ne règlent rien du tout. On n’aura pas la même compréhension, mais ce pays est le nôtre et c’est une démocratie moderne qui a toujours échappé aux conflits», poursuit l’ancien ministre de l’Alphabétisation, ajoutant qu’il y a des débats qui ne nous font pas avancer. Et il veut que les politiques s’entendent sur ce qui peut faire avancer le pays, parce que c’est ce que les populations attendent d’eux. «La stabilité d’un pays n’a pas de prix mais elle a un coût. Beaucoup de pays ont sombré parce qu’ils n’arrivaient pas à se retrouver autour de l’essentiel. Il est temps donc que les Sénégalais se retrouvent parce que le pays a toujours été un modèle en Afrique. De ce point de vue, il faut qu’on parle de l’essentiel. C’est à nous politiques de prendre en charge cette question. Il ne sert à rien de créer des problèmes qui peuvent mettre le pays dans des difficultés. Il faut qu’on se ressaisisse», poursuit Youssou Touré.Charles Gaïky DIENE

AFP: «…tout débat stérile est un luxe dont le Sénégal pourrait se passer»

https://www.ferloo.com/Le Secrétariat Politique Exécutif de l’AFP s’est penché sur la situation actuelle du pays. Moustapha Niasse et ses camarades ont apprécié positivement le choix économique du chef de l’Etat. Dans cette, ils estiment que dans un contexte d’apaisement et d’accélération des projets du premier mandat, débat stérile est un luxe dont le Sénégal pourrait se passer » 
«Il convient de saluer le choix du Chef de l’Etat d’accélérer le rythme des réalisations du premier mandat, dans des domaines aussi divers que la jeunesse, l’économie sociale et solidaire, la société numérique,  l’environnement, l’industrialisation, l’urbanisation, le logement social, le traitement des ordures, l’assainissement, l’accès universel à l’eau et à l’électricité, les infrastructures liées à la mobilité, au sport et à la culture », se félicitent les progressistes.
Ils estiment qu’il est «également juste de souligner que depuis l’Indépendance, après l’expérience concluante des premiers plans quadriennaux qui ont mis fin à l’économie coloniale de traite, les nouveaux choix économiques et sociaux se libèrent de l’emprise des urgences, pour se projeter sur le long terme ». Donc, martèlent-ils, « dans ce contexte, tout débat stérile est un luxe dont le Sénégal pourrait se passer. »
Par ailleurs, ils soutiennent que « la paix n’a pas de prix et la détente politique et sociale qui a résulté de l’événement, doit être saluée comme une source d’espoir, dans le contexte de Dialogue national qui se déroule actuellement au Sénégal. Pour toutes ces raisons et dans le prolongement de l’étape de Massalikoul Jinane, il est permis de penser que le dialogue national se poursuivra, dans l’intérêt de notre pays et de ses populations. Les premiers accords sur les questions liées au processus électoral devraient aider tous les acteurs à surmonter le mur psychologique, pour trouver un consensus, notamment sur la sécurité, la gestion des ressources minières et gazières, l’école et la santé ».
Ainsi,  le SPE invite les Sénégalais à participer aux efforts consentis par le Président Macky Sall et sa majorité. Car déclarent-ils, « toutes les politiques publiques conçues et mises en œuvre relèvent du développement concerté ».

La FNCL à Wade: «l’assemblée générale visée dans votre acte en date du 19 août 2019 est illégale, fractionniste”

https://www.ferloo.com/L’accalmie constatée au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds), ces derniers temps à la suite des retrouvailles entre Abdoulaye Wade et Macky Sall n’a été d’une courte durée. Cette fois, c’est la Fédération nationale des Cadres libéraux (FNCL) qui engage une fronde contre le Pape du Sopi en contestant ses dernières nominations à la tête de ladite structure.
« Nous avons appris par voir de presse les changements intervenus à la tête de la Fédération Nationale des Cadres Libéraux ( FNCL). Nous portons à votre haute attention que nous n’avons jamais démissionné de nos postes respectifs et nous ne comptons pas le faire», lit-on dans une correspondance adressée Abdoulaye Wade, Secrétaire général national du Pds.
Dr Cheikh Tidiane Seck et ses frères de la FNCL poursuivent : «Ensuite, nous tenons à vous souligner que l’assemblée générale visée dans votre acte en date du 19 août 2019 est une assemblée générale illégale, fractionniste parce que convoquée et présidée par des personnes non habilitées à cet effet ».
Dans la foulée, ils estiment que «cette décision », Me Abdoulaye Wade a cautionné, «encore une fois, la violation des textes du parti installant aussi bien le secrétariat national  que la FNCL dans l’illégalité statutaire et l’illégitime politique». Avant de rectifier : « Il vous est loisible de nommer qui vous voulez à la tête de la direction de la FNCL, mais vous ne pouvez pas nous prêter des propos ou des actes dont nous ne sommes pas les auteurs ».
Après avoir réaffirmé leur engagement et leur ancrage dans le parti démocratique sénégalais, les membres de la FNCL disent prendre «acte » de la décision de Me Wade, ils l’informent de leur «ferme volonté d’œuvre pour un large rassemblement de tous les cadres dans l’unité et la diversité pour continuer le travail entamé par la FNCL depuis sa création en 2011».
Aussi ils promettent de continuer «d’exécuter ce travail en évitant qu’il y ait une mainmise sur notre structure d’autres cadres issus de la génération du concret». En ce sens que soutiennent-ils, «le Pds reste notre parti et nous ne laisserons pas cette œuvre collective détruite par ceux qui veulent transformer le parti, les cadres et les militants authentiques à de vulgaires souteneurs».

Babacar Gaye joue trouble

Depuis quelque temps, il devient particulièrement difficile de suivre les pas de l’ancien porte-parole du PDS
A Kaffrine où ses propres frères libéraux l’ont rejeté pour jeu trouble, comme à Dakar où ses nombreuses interventions en faveur du régime, ont fini par installer le doute dans les rangs de ses rares partisans.
«Suxali Sopi » est le cri de ralliement de la formation politique qu’il vient de mettre sur pied.
Mais à force de se pencher sur les affaires du Pouvoir et d’essayer de légitimer tous ses actes avec des tours de passe-passe dont seuls les avocats ont le secret, Babacar Gaye a fini de donner le tournis â tous ses amis, anciens et actuels.
Alors pour qui roule réellement Babacar?Il faut peut-être des lunettes grossissantes pour essayer de le savoir. Pour l’instant, c’est encore trop flou, comme disent les myopes.Cebe

Sory KABA réitère sa loyauté envers Macky Sall.

XALIMANEWS: « Ma loyauté envers le chef de l’Etat ne souffre d’aucune ambiguïté » a déclaré l’ancien directeur des Sénégalais de l’extérieur. Limogé par décret par le président de la république le 20 Octobre dernier, pour avoir déclaré que Macky Sall ne pourra pas briguer un troisième mandat, Sory Kaba brise enfin le silence. L’ancien directeur des Sénégalais de l’extérieur qui s’était emmuré a parlé.
Il a soldé ses comptes avec ses détracteurs en réaffirmant sa loyauté envers le chef de l’État.
Il s’était emmuré dans un silence bavard, depuis son limogeage par décret présidentiel . Il a parlé hier juste après la cérémonie de passation de service avec son successeur. Et cest par un post sur sa page Facebook qu’il s’est exprimé. Un propos ferme pour remercier le président Macky Sall pour la confiance qu’il lui a accordée, durant de longues années. Mais aussi pour remettre certaines choses à l’endroit par rapport à sa loyauté envers le président de la république. Histoire certainement de porter la réplique. Histoire certainement de porter la réplique à ses détracteurs.
« Je tiens particulièrement à remercier vivement son excellence, le président de la république Monsieur Macky Sall, pour la confiance qu’il ma toujours depuis le début de notre cheminement. Et ceci, depuis qu’il m’a proposé de venir le rejoindre à la mairie de Fatick en 2010 alors que j’étais en activité en France » a posté Sory Kaba.
Le désormais ancien directeur des Sénégalais de l’extérieur de manifester son auprès de Macky Sall.

Sédhiou: une jeune fille de 15 ans tuée dans un accident,la population manifeste

https://www.pressafrik.com/Un accident est survenu ce jeudi matin à Faoune, département de Bounkiling, région de Sédiou au sud du Sénégal. Un véhicule particulier a dérapé et a violemment heurté une jeune fille à l’arrêt de bus, âgée de seulement 15 ans, a appris PressAfrik d’un témoin. La victime, récemment mariée, qui devrait faire le BFEM (Brevet de fin d’étude moyenne) cette année, a perdu la vie sur le coup.
Selon des témoins à PressAfrik, des canettes bière ont été trouvées dans la voiture, poussant les populations à croire que le conducteur était en état d’ivresse. Très en verve, les populations de la localité qui ont envahi les lieux du drame, ont barré la route et brûlé des pneus, occasionnant un embouteillage montre.
« Nous sommes fatigués. Les véhicules qui passent par cette route tuent nos enfants tous les ans. L’année passée, à la même heure, un enfant a été tué ici et après on dit que c’est la volonté de Dieu. Il faut que ça s’arrête », scandent des femmes qui se sont confiées.

 Affaire des 200 millions: Le demi-frère de Me El Hadji Diouf sous contrôle judiciaire

http://www.rewmi.com/L’affaire qui oppose Me El Hadji Diouf à son demi-frère Pape Cheikh Fall connait de nouveaux développements. Selon  Les Echos, Pape Cheikh Fall et son acolyte présumé Papis Diatta qui avaient accusé l’avocat de détournement de 200 millions F Cfa ont été placés sous contrôle judiciaire
Ils bénéficient d’une liberté partielle avec une contrainte de se présenter tous les vendredis devant le juge pour faire constater leur présence sur le territoire national. Ils doivent en outre demander l’autorisation de celui-ci s’il veulent se rendre à l’étranger.

Détenus du Pur à Tambacounda: les contre-vérités, jusqu’à présent 3 d’entre eux sont toujours en prison

https://www.jotaay.net/C’est grave. Très grave même. S’il ne s’est pas limité à ne pas aller les rendre visite depuis leur détention, le leader déchu du Parti de l’Unité et du Rassemblement (PUR) a poussé le bouchon encore plus loin. Issa Sall a soutenu, dans la parution de «L’Observateur» d’hier, que les détenus de Tambacounda inculpés lors de la campagne électorale du Pur ont été libérés. Alors que trois détenus sont encore en attente de leur procès à la Mac de Tamba, et ce depuis 9 mois.
En réponse à la question : «que sont devenus les membres de la sécurité du Pur arrêtés à Tambacounda lors de votre campagne électorale en direction  de la présidentielle du 24 février 2019 ?», Issa Sall réplique : «ces gens ont été libérés. Ils ont été indument arrêtés. Ils ont été libérés». Une réponse inexacte, totalement fausse. Moustapha Ndiaye, Mouhamadou Moustapha Ndiaye et Ousmane Sidibé sont toujours à la Maison d’arrêt et de correction de Tambacounda. C’est une contrevérité de la part d’Issa Sall de soutenir que des gens qui ont payé de leur liberté pour sauver sa vie ont été libérés, alors qu’ils croupissent toujours à la Mac de Tamba. «Ces gens-là», comme il les surnomme, alors qu’il les appelait «mes Diambars», juste après les incidents, ont dû supporter son manque de considération et l’ont quand même protégé jusqu’à  sacrifier une vie et leurs libertés.
A la vérité, sur les 14 personnes inculpées et envoyées en prison, 11 ont recouvré la liberté à la faveur d’une ordonnance de mise en liberté provisoire rendue par le Doyen des juges d’instruction du Tribunal de grande instance de Tamba. Moustapha Ndiaye, Mouhamadou Moustapha Ndiaye et Ousmane Sidibé ont été inculpés pour meurtre, complicité et détention d’arme sans autorisation administrative. De source sûre à Tamba, des partisans, amis et familles des détenus continuent de rallier la ville pour les encourager. «Les gens viennent toujours de partout. Même hier, (mardi) on est allé nombreux rendre visite aux détenus. Cela leur permet de bien gérer l’aspect psychologique. C’est encourageant», renseigne la source. Neuf mois sont passés depuis et Issa Sall n’y a jamais posé les pieds. Marième NDIAYE

Pourquoi Maintenant? Et Pourquoi Elinkine? Par Jean Marie François Biagui

Paix à leur âme et que la Terre de Casamance qu’ils chérissaient tant leur soit éternellement légère.
Mais alors pourquoi maintenant ? Et pourquoi Elinkine ? Toutes choses en tout cas, ou plutôt toutes interrogations, qui suggèrent tout à propos, en substance, pourquoi la piste « Salif Sadio », pas plus qu’aucune autre piste « formellement MFDC »,ne saurait être crédible.
Nous retenons de Elinkine, de manière froide, et en toute responsabilité, malgré donc les circonstances : l’ex-maquisard qu’il était, revenu à la vie civile depuis plus de deux décennies ;
Et de ses faits d’armes (politiques), précisément les faits suivants :
Avec son ex-beau-père Bertrand Diamacoune, et par contrainte, Elinkine faisait faire la pluie et le beau tempsà l’abbé Augustin Diamacoune Senghor, alors secrétaire général puis président du MFDC ;ce qui était très préjudiciable et à l’image du MFDC et à son fonctionnement ; l’un à la gauche de l’abbé Diamacoune et l’autre à sa droite étaient alors aussi tout-puissants que vulnérables ; oui ! tout-puissants qu’ils étaient, ils étaient aussi, paradoxalement, très vulnérables ; mais ils l’étaient à ce moment-là, et seulement à ce moment-là ; c’est en effet à ce moment précis,moment extrêmementpropice aux règlements de comptes intra-MFDC ou réputés tels, qu’on pouvaitde manière rationnelle craindre pour leur vie ;
Mais comme Bertrand Diamacoune, Elinkine était un vrai-faux téméraire, qui semait tout alentour : peur, terreur, intimidation, menace ; l’artiste qui s’activait ou s’agitait en lui, faisait de Elinkineun bon « acteur », un bon « comédien », musicien à ses heures et au commerce aisé ; par son accoutrement, il adorait mimer,jusqu’à la caricature, tantôt le « roi » Diamacoune mais guère le prêtre, tantôt le « chef coutumier » qu’il croyait déceler chez son mentor ; Littéralement fractionniste, Elinkine créera, à la faveur justement de ses actions fractionnistes, et suite à sa disgrâce d’avec le président du MFDC, sa propre fraction politique ; il en deviendra le chef, avant de s’autoproclamer secrétaire général du MFDC, sans toutefois obtenir pour la besogne la bénédiction d’aucune faction armée du MFDC ;depuis, « Mangokouro », le siège de sa fraction, passe pour un formidable exutoire pour ses fans : tout drapés de leur « indépendantisme » en tant qu’une fin en soi,ilsvont à « Mangokouro » pour s’y défouler, au sens propre comme au figuré;
En fait, le supposé potentiel politique de Elinkine n’était pour ainsi dire que supposé, virtuel même, mais gonflé à souhait et à dessein par toutes les adversités, y compris par l’Etat(c’était de bonne guerre !),auxquelles le MFDC était et continue aujourd’hui encore d’être confronté ; Or, au sein du MFDC, politiquement, Elinkine était objectivement une quantité négligeable, appréciée comme tellepar toutes les factions armées et autres fractions politiques du MFDC, excepté naturellement la sienne ; Sous ce rapport, donc, Elinkine n’était aucunement un problème pour le MFDC ; mais alors aucun problème pour le MFDC ; et, n’en déplaise à ceux qui jouent à se faire peur depuis l’annonce du décès de Elinkine, celui-ci n’incarnait, ni la moindre plus-value, ni la moindre moins-value, dans le processus de paix en cours en Casamance ; tandis que sa mort, hélas si tragique, ne saurait, précisément pour cette seule raison, constituer un problème, pas même un début d’entrave pour le MFDC dans sa quête effrénée de l’unité, structurelle et fonctionnelle, d’une part, et, d’autre part, d’une dynamique unifiée et cohérente, tout ordonnée au retour de la paix durable en Casamance; n’est-ce donc pas une vérité cruelle que cette vérité de fait ? Tout au plus, la disparition tragique de Elinkine, de par justement son caractère tragique, fatalement, va-t-elle plomber durablement, sinon définitivement, « Mangokouro », dont il était du reste, à la fois, le seul chef et le seul vrai-faux téméraire.
Quant à Salif Sadio, que d’aucuns désignent d’ores-et-déjà, sans même se voiler la face, si imprudemment, et avec légèreté, comme le probable commanditaire du triple meurtre, il est arrivé à un moment de sa vie où, d’introspection en introspection, fût-ce par la force des choses, il a fini par se résoudre à l’idée de mener dorénavant le seul combat qui vaille pour lui, tout au moins après la « lutte de libération de la Casamance », soit le combat contre soi-même. En l’espèce, le combat de Salif Sadio contre Salif Sadio, en vue ultimement de quelque salut, d’abord sur Terre, puis dans l’Au-delà, voire au-delà de l’Au-delà.
Les chefs des autres factions armées du MFDC, pour leur part, et comme nous autres, parce que nous le savions « sérieusement » malade, n’en croyaient pas leurs oreilles à l’annonce de l’assassinat de Elinkine et, ainsi, ils avaient plutôt pensé à une méprise dans la diffusion du message y relatif, avant de se raviser et se rendre à l’évidence.
C’est que nous ignorions, eux et nous autres, que Elinkines’était rétabli de sa maladie, et bien rétabli, et qu’il avait dû se rendre ce jour-là même dans son propre village, au guidon de sa propre moto.Jean-Marie François BIAGUI,Président du Parti Social-Fédéraliste (PSF),Ancien Secrétaire Général du MFDC

Un motard du cortège du ministre Aly Ngouille Ndiaye chute

YERIMPOST.COM Cela s’est passé alors que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique était en partance pour la ville sainte de Tivaouane dans le cadre des préparatifs du Gamou. Sur le trajet, un des motards du cortège a chuté et s’est blessé. La victime a été rapidement secourue et acheminée à l’hôpital. Selon nos sources, le gendarme est hors de danger.
L’édition du Maoloud 2019 est prévue pour ce 09 novenbre dans la ville de El Hadji Malick Sy.

 LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 31/10/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Incendie chez Aly Ngouille Ndiaye

Plus de peur que de mal. Un incendie a été signalé au domicile du maire de Linguère et ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. D’après des sources de «L’As», il s’agit d’un feu d’origine électrique. Les faits se sont produits dans la nuit de mardi à mercredi vers 00 heures 30. Les occupants dont des éléments de sécurité se sont très vite organisés pour circonscrire le feu avant même l’arrivée des sapeurs-pompiers. Toutefois, nos sources renseignent qu’il y a eu des dégâts matériels.

Consécration

Notre compatriote Moustapha Dièye, ancien ambassadeur, a été nommé ambassadeur itinérant de l’Etat de la diaspora africaine. «En vertu des pouvoirs qui me sont conférés par les articles 1 à 5 de notre Constitution, j’ai l’honneur de vous nommer par la présente Ambassadeur itinérant de l’Etat de la diaspora Africaine» , écrit Louis-Georges Tin, Premier ministre de l’Etat de la Diaspora Africaine. «Votre engagement pour la cause panafricaine et votre expérience des relations internationales sont des atouts précieux pour la réussite de nos missions», a-t-il martelé en direction du patron du magasine Afrique Démocratie.

Prix du Loyer

Enfin, le chef de l’Etat parle encore du prix de Loyer. Alors qu’une loi avait été voté pour alléger la souffrance des populations soumises au diktat des bailleurs, les propriétaires des maisons ont réussi à contourner cette loi. Aujourd’hui, personne ne respecte les surfaces corrigées et le prix a flambé.

De l’équation de droits parlementaires par Honoré Pascal NDEYE

L’on se rappelle des évènements du 17 Décembre 1962. Alors que le président du Conseil, Mamadou Dia, incarne le sommet de l’État dans un régime parlementaire bicéphale de type quatrième République (la politique économique et intérieure pour lui, la politique extérieure pour Senghor), ses relations avec le président de la République s’enveniment peu à peu. Ce différend devait être réglé, d’un commun accord entre les deux hommes, devant le Conseil national du parti (UPS) le 20 décembre 1962. Mamadou Dia affirme à l’époque : « Si je suis désavoué devant le parti le 20 décembre, je renoncerai à toutes mes fonctions ».
Il est important de rappeler qu’à cette époque, il existait la « primauté du parti dominant sur l’État » (c’est le parti qui choisissait les futurs députés). Cette primauté du parti n’était pas inscrite dans la Constitution mais, comme l’a rappelé Me Abdoulaye Wade lors du procès qui suivit, « il y a dans une Constitution des principes écrits et d’autres non écrits ». Le Gouvernement et l’Assemblée étaient tenus de se soumettre, pour toutes les décisions politiques, à l’arbitrage du Parti. En refusant de s’y soumettre, les députés violaient la « règle du jeu ».
Le Président Senghor, sachant qu’il serait mis en minorité devant le parti le 20 décembre, va encourager ses amis députés à déposer et à voter une motion de censure au niveau de l’Assemblée nationale pour destituer le Président du Conseil avant cette date.
Celui qui, en tant que Président du Conseil, détenait presque tous pouvoirs entre ses mains, avait-il véritablement besoin d’un coup d’État?
L’actuel président de la République M. Macky SALL fut victime en 2008 de cette même logique de liquidation des opposants, quand il a cherché à convoquer Karim WADE à l’Assemblée nationale pour audition sur les travaux de l’ANOCI. Face à son refus de démissionner de ses fonctions, son mandat de président de l’Assemblée nationale sera réduit de cinq (05) à un (01) an par la même assemblée dont lui même était le président et élu par 143 voix sur 146 votants, mais malheureusement une majorité mécanique travaillait pour le compte du président de la République.
Autre victime de l’Assemblée nationale M. Barthélemy DIAS dans l’affaire Ndiaga DIOUF. En juillet 2012, il est élu député sur la liste nationale de la coalition BBY alors que tout allait bien avec le pouvoir. Quand les choses ont commencé à aller mal, il se voit lever son immunité parlementaire qui est une disposition d’ordre constitutionnel. Même s’il a voulu renoncer à cette immunité, il ne devait pas être ni jugé ni poursuivi parce que cette affaire relevait d’un dossier d’instruction et non de flagrant délit.
1-Khalifa Ababacar SALL, dernière victime pour le moment par la tueuse.
Réélu maire de Dakar en 2014 battant la première ministre d’alors dans la localité de Grand Yoff, Khalifa SALL dirige la coalition Taxawu Dakar, qui gagne 15 des 19 communes de Dakar. En septembre 2016, le mouvement de Khalifa Sall remporte l’élection du Haut Conseil des collectivités territoriales de Dakar.
Bien que le parti socialiste soit membre de la coalition autour du président Macky Sall, Khalifa Sall est en dissidence dans sa formation politique et au sein de la majorité. Comme annoncé, il présente sa propre liste de candidats d’opposition aux législatives du 30 juillet 2017 (Taxawu Senegaal). Malgré sa détention, Khalifa Sall est élu député.
En octobre 2017, le Parquet de Dakar demande à l’Assemblée nationale de lever l’immunité parlementaire de Khalifa Sall. Élu député le 30 juillet 2017, Khalifa Sall pouvait en effet en théorie se prévaloir de l’immunité. La demande du parquet surprend car en août 2017, ce même parquet avait refusé la mise en liberté de Khalifa Sall, arguant que ce dernier ne pouvait se prévaloir d’une immunité parlementaire de député car celle-ci n’avait été acquise que quatre mois après son arrestation (paradoxe).

Le 25 novembre 2017, l’Assemblée nationale du Sénégal lève l’immunité parlementaire de Khalifa Sall, avec 125 voix pour et 25 voix contre.

Maintenant, place à l’affaire qui défraie la chronique ces derniers temps, en l’occurrence l’affaire des 94 milliards. Le leader de Pastef a publiquement accusé, le 16 octobre 2018, un haut fonctionnaire, en l’occurrence M. Mamour DIALLO, de faux et usage de faux ayant donné lieu à un détournement de deniers publics à hauteur de 94 milliards de francs Cfa. Suite à ces graves accusations, on attendait du sieur Mamour Diallo une plainte contre le sieur Ousmane Sonko, ce qui n’a jamais été le cas jusqu’au jour où la commission d’enquête parlementaire, crée le 15 Février 2019 a terminé ses travaux le 11 Juillet dernier et a déposé son rapport devant le bureau du président de l’assemblée nationale. Ainsi, le sieur Ousmane Sonko sera convoqué par ses pairs à l’Assemblée nationale. Cependant, il avait fait savoir, dès le départ, qu’il ne répondrait qu’à une convocation du tribunal, seul habilité, selon lui, à entamer une procédure judiciaire. Disant ne pas avoir à participer à cette « mascarade », le leader de Pastef a toujours douté de l’objectivité des parlementaires.
Désavoué par ses pairs, qui ont totalement blanchi Mamour Diallo, Ousmane Sonko est appelé devant les tribunaux suite à la plainte de l’ancien directeur des Domaines pour diffamation et injures publiques.
Nous attendons de voir maintenant si le sieur Ousmane Sonko, député à l’Assemblée nationale se verra lever son immunité parlementaire pour avoir eu à dénoncer des faits, et pour une affaire l’opposant à un particulier.Wait and see…Honoré Pascal NDEYE,Juriste, analyste politique,honorepascalndeye@yahoo.fr

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