Rp du Mardi 29 octobre 2019

Unes de la presse du Mardi 29 octobre 2019
Unes de la presse du Mardi 29 octobre 2019

GAZ NATUREL :Un nouveau gisement découvert

http://www.enqueteplus.com/node ‘’Lundi, Kosmos Energy et son partenaire Bp ont annoncé la découverte d’un nouveau gisement de gaz naturel dans les eaux mauritaniennes, à proximité de la zone maritime qui couvre le projet Grand-Tortue Ahmeyim situé lui-même à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal’’, informe l’agence Ecofin sur son site.  Le gisement en question se trouve dans le puits d’exploration Orca-1, de la région de BirAllah.
‘’Le puits Orca-1 conclut une très bonne année d’exploration et d’évaluation en Mauritanie et au Sénégal. Orca-1, que nous considérons comme la plus grande découverte d’hydrocarbures en eau profonde au monde jusqu’à présent cette année, démontre, une fois de plus, la qualité du bassin gazier mauritanien à l’échelle mondiale. Avec des ressources suffisantes en place dans le hub de BirAllah, Kosmos se réjouit de travailler avec le gouvernement mauritanien et ses partenaires pour apporter des bénéfices au peuple mauritanien, à travers le développement de projets compétitifs et à faible intensité carbone’’, déclare le Ceo de Kosmos, Andrew Inglis, d’après Ecofin. Aussi, ce puits est situé à environ 125 km au large de la Mauritanie. Il a été foré dans une profondeur d’eau d’environ 2 510 m pour une profondeur totale mesurée d’environ 5 266 m.
Il est indiqué, en outre, que ‘’ce forage s’inscrit dans le cadre du nouveau programme de développement des partenaires dans les deux pays. Il confirme d’ailleurs un taux de réussite de 100 % sur neuf puits forés’’. Ainsi, ‘’les premiers rapports post-forage indiquent que Orca-1 ciblait une zone de l’Albien qui n’avait jamais été testée auparavant et que les résultats obtenus dépassent les attentes. Il faut dire que la plateforme de forage y a intercepté une colonne gazière de 36 m dans des réservoirs d’excellentes qualités et une autre colonne de 11 m de gaz dans le Cénomanien’’. C’est pourquoi ‘’le document table pour ce puits sur un volume moyen de 13 Tcf de gaz en place, une ressource supplémentaire pour soutenir le projet de liquéfaction en cours de préparation à la frontière maritime entre les deux pays’’.

Lancement des travaux du Brt : L’infrastructure va coûter près de 300 milliards de FCfa

https://www.lejecos.com/Le président de la République a procédé ce lundi, au lancement travaux du Bus Rapid Transit (Brt), bus à haut niveau de services, qui reliera la gare routière de Petersen (centre-ville) à la préfecture de Guédiawaye, dans la grande banlieue dakaroise. La cérémonie a eu pour cadre, Guédiawaye dans la banlieue de Dakar.
D’un coût global d’environ 300 milliards de FCfa, le Brt possèdera un parc riche de 144 bus articulés, qui transporteront jusqu’à 300 mille voyageurs par jour, avec un temps de parcours réduit de moitié entre la banlieue et le centre-ville de Dakar.
La première ligne pilote de bus sur voies réservées s’étendra sur une longueur de 18,3 km pour un temps de parcours estimé à 45 minutes, soit une réduction de moitié pour un trajet qui dure habituellement 95 minutes. Le tracé du Brt dessert 23 stations fermées. Le président a saisi cette occasion pour saluer la pertinence du projet. C’est l’entreprise chinoise Crbc qui a été  sélectionnée pour réaliser les travaux.
«A travers la mise en place d’un système de transport public de dernière génération, mon ambition est de bâtir un réseau de mobilité collective qui optimise pour la nation les coûts élevés des transactions économiques », a déclaré Macky Sall.  «Le Brt,  le Train express régional (Ter) en cours d’achèvement, la rénovation du chemin de fer Dakar-Bamako, la réhabilitation du transport collectif urbain public, la construction des ponts à Dakar et des ponts nodaux concurrent tous à la satisfaction de l’objectif de mobilité pour tous », a-t-il  dit.
Le chef de l’Etat a expliqué que c’est tout le sens des investissements consentis dans la réalisation d’infrastructures routières et ferroviaires de qualité.
Il a indiqué que le projet Brt est emblématique de son  ambition de doter notre pays d’un système de transport multimodal apte à concilier nos objectifs économiques, écologiques et sociaux.   Dans son discours, il a évoqué  l’aspect écologique du projet  qui à son avis, devrait contribuer à améliorer la qualité de l’ai tout en favorisant le report nodal de la voiture particulière vers le transport public.
«Avec le Brt, Dakar sera plus vert, plus propre et plus attractif », affirme-t-il. Dans la même dynamique, Macky Sall soutient que ce projet  sera d’un apport important dans l’organisation des Jeux olympiques de la Jeunesse prévue à Dakar en 2022.
Le Comité international olympique (Cio) a désigné en octobre 2018, à Buenos Aires, en Argentine, le Sénégal pour organiser les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) en 2022. Il sera ainsi le premier pays en Afrique à accueillir une manifestation olympique. Il a demandé au ministre des transports terrestres à accélérer la  modernisation du système de transport public afin d’améliorer notamment l’offre de services dans les domaines du transport public et de renforcer le cadre de gouvernance de la mobilité urbaine.
Le projet est financé par la Banque mondiale à hauteur de 300 millions de dollars. Il y a également  la Banque européenne d’investissement (Bei) pour un montant de 80 millions d’euros.Adou FAYE

 Elaboration d’un plan de mobilité urbaine soutenable : le marché suspendu, l’armp sabre le Cetud, le BRT déjà à genou

https://www.jotaay.net/Avec Macky Sall, on inaugure sans pour autant que les travaux finissent; on lance des travaux sans pour autant connaitre la société qui s’en chargera. C’est le cas du Bus Rapid  Transit ! Alors qu’il a lancé en grande pompe les travaux hier, le marché permettant de choisir un consultant pour l’élaboration d’un plan de mobilité urbaine soutenable pour l’agglomération de Dakar BRT a été suspendu. Attribué dans un premier temps pour 420 millions à Transitec, une société française basée à Paris, avant que l’Armp ne le casse pour des irrégularités, ledit marché a été une fois de plus suspendu le 14 octobre par le Comité de règlement de différends.   
Le président de la République a procédé hier au lancement des travaux du Bus Rapid Transit. Comme d’habitude, c’est un grand folklore qui a accompagné ce projet qui cache bien des choses que le citoyen lambda ignore. En effet, le projet cache bien des irrégularités. Lancé en procédure d’appel d’offres et attribué le 23 mai 2019, le BRT est en litige au niveau de l’autorité de régulation des marchés publics. C’est le groupement Mcrit/Lavola/Transecor qui a saisi ledit comité pour contester la liste restreinte du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud) qui n’inclut pas le groupement qu’il avait constitué afin de participer à la procédure de sélection d’un consultant pour l’élaboration d’un plan de mobilité urbaine soutenable pour l’agglomération de Dakar BRT, relancé par appel d’offres restreint en procédure d’urgence.
Le groupement Mcrit/Lavola/Transecor a alors saisi le Cetud par courrier du 30 septembre 2019 pour contester son exclusion de la liste restreinte. Seulement, le groupement ne sera pas satisfait de la réponse de l’autorité contractante du 3 octobre 2019. C’est ainsi que le groupement a introduit un recours contentieux devant le Crd. Au soutien de sa requête, le groupement Mcrit/Lavola/Transecor évoqué beaucoup de violations.
Dès qu’elle a reçu la requête, l’Armp a ordonné sa suspension. La question que l’on doit se poser c’est qu’avec le lancement des travaux par Macky Sall, comment ceux-ci se feront-ils sans pour autant avoir un plan de mobilité urbaine ?
Pour rappel, l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) avait bloqué ce marché de 420 millions F Cfa du Conseil exécutif des transports urbains de Dakar (Cetud). Car le Cetud était accusé  de plusieurs irrégularités dans la passation par le gendarme des marchés qui avait décelé des manquements et un écart financier entre l’offre de l’attributaire provisoire Transitec, une société française basée à Paris et celle de la société plaignante groupement Mcrit/Lavola/Transecor. Samba THIAM

Bus Rapid Transit: une réponse forte et durable aux enjeux de la mobilité urbaine de l’agglomération dakaroise, selon M. Nathan Belete de la Banque Mondiale

http://www.lactuacho.com/Pour Nathan Belete le Directeur des Opérations de la Banque mondiale pour la République de Cabo verde, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Sénégal, le projet « Bus Rapid Transit » est une réponse forte et durable aux enjeux de la mobilité urbaine de l’agglomération dakaroise.
Dans son discours tenu hier lors du lancement des travaux du projet pilote « Bus Rapid Transit » fait le président Macky Sall, dans la banlieue dakaroise, il a souligné que c’est « une fenêtre d’opportunités qui s’ouvre et va montrer à quel point ce type d’infrastructure peut apporter des transformations dans l’économie et la vie des habitants de la région de Dakar ».
« La congestion à Dakar est en effet une réalité que nous vivons tous les jours. Difficulté à se déplacer, pollution très préoccupante, entre autres, sont autant de handicaps qui affectent l’attractivité d’une capitale qui est, pourtant, le moteur de l’économie sénégalaise. Si rien n’est fait, cette situation va empirer ».
En effet, selon ses projections, Dakar va abriter 5 millions d’habitants en 2030, sur un espace dont les contraintes géographiques sont connues et auxquelles vont s’ajouter une motorisation croissante des ménages.
Selon le représentantde l banque mondiale, c’est ce que les partenaires du Sénégal ont compris, et dans ce contexte avec le Chef de l’Etat Sénégalais via son PSE, c’est dans cette vision d’ensemble que s’inscrit le projet BRT dont l’objectif est d’améliorer la mobilité urbaine entre Dakar et Guédiawaye par la mise en place d’un système de bus à haut niveau de service, haute fréquence, haute capacité et moins polluant.

“LE BRT, UNE AUTRE GROSSE DÉPENSE DE PRESTIGE, PAS STRUCTURANT DU TOUT”

https://www.nettali.com/S’il y a quelqu’un qui ne croit pas au BRT (Bus Rapid Transit) dont les travaux sont lancés en grande pompe ce lundi par le président de la République, Macky Sall, c’est bien Abdou Khadre Lô.
Le patron de Premium Africa consulting pense que c’est juste “une autre grosse dépense de prestige et pas structurant du tout”.
Selon lui, le BRT c’est “300 milliards de FCA pour 18 km de transport (soit 16,6 milliards/km) alors que le reste du pays manque du minimum vital. Pas un seul hôpital de niveau. Nos malades continuent d’être évacués au Maroc et en Europe”.
“Déjà l’argent dépensé pour le TER (Train Express Régional) pour une cinquantaine de kilomètres pouvait relancer tout le chemin de fer sénégalais. Je ne connais pas un seul pays développé ou émergent sans un bon système ferroviaire. Dakar et ses environs immédiats continuent de cannibaliser les ressources, au détriment du reste du pays. C’est le jour et la nuit. Le 21 ème siècle et le moyen âge. Cela ne me semble pas être la meilleure voie pour l’émergence”, écrit-il sur sa page Facebook.

les exportations évaluées à 10323 milliards FCFA au 1er semestre

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Le cumul des exportations du Sénégal au terme du premier semestre 2019 s’est établi à 1032,8 milliards de FCFA (environ 1,755 milliard de dollars), a appris APA mardi auprès de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
Par rapport à la même période de l’année 2018 où elles s’élevaient à 816,9 milliards de FCFA ces exportations connaissent une progression de 26,4%.Au plan trimestriel, les exportations ont été moins dynamiques au deuxième trimestre 2019 avec des réalisations de 477,5 milliards de FCFA contre 555,3 milliards de FCFA au premier trimestre, soit une baisse de 14,0%.
Selon l’ANSD, ce repli est porté essentiellement par la contraction des ventes extérieures de produits pétroliers (-48,3%), d’acide phosphorique (-40,9%), des produits arachidiers (-16,7%) et d’or industriel (-16,1%).
Toutefois, le relèvement des expéditions de produits halieutiques (+18,2%) et de titane et zircon (+7,3%) a modéré ce fléchissement.Les principaux produits exportés, au cours de cette période, ont été les produits halieutiques (93,1 milliards de FCFA), l’or industriel (84,2 milliards de FCFA), les produits arachidiers (43,3 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (40,7 milliards de FCFA) et le titane et le zircon (27,4 milliards de FCFA).
Les principaux clients du Sénégal sont la Suisse (17,6%), l’Inde (10,2%), le Mali (10,1%), la Chine (9,4%) et la Côte d’Ivoire (6,1%).MS/te/APA

Flux d’entrées du Sénégal : 27% des cas sont liés aux visites des parents et amis

https://www.lejecos.com/Les entrées au Sénégal sont liées à 27% aux visites des parents et amis, à 18% au retour des résidents, à 13% aux vacances ou tourisme, à 5% aux affaires, à 3% aux conférences, à 2% aux pèlerinages ou aux activités religieuses, et à 1% aux soins de santé. Toutefois, 31% des entrées sont liées à d’autres motifs.
L’information est donnée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son « Bulletin semestriel N°1 ». Il traite des statistiques de la migration et de la mobilité internationales au Sénégal. Selon la même source, les sorties du Sénégal sont dues à 22% aux visites des parents ou amis, à 15% aux vacances ou tourisme, à 12% aux retours des résidents, à 7% aux affaires, à 2% aux conférences, à 2% aux pèlerinages ou activités religieuses, à 1% aux soins de santé. Les 39% restants sont dus à d’autres motifs.
L’Ansd précise que pour les arrivées comme pour les départs, il apparait que les hommes effectuent plus de déplacement que les femmes. Selon les statistiques du dernier semestre de 2018, on dénombre 454.735 arrivés d’hommes contre 270.543 de femmes. Pour les départs sur la même période, les personnes concernées sont au nombre de 424.806 chez les hommes et de 256.629 chez les femmes.
La distribution des effectifs d’arrivée et de sortie selon les groupes d’âges, montre que les départs et les arrivés suivent la même tendance. Avant 14 ans, les flux migratoires sont relativement faibles. A partir de 15 ans, la courbe est ascendante (une augmentation des flux), elle atteint pour le groupe d’âges 35-39 ans 84.994 arrivés et 79.276 départs. Au-delà de 40 ans l’allure de la courbe (descendante) indique une tendance baissière des flux migratoires.Adou FAYE

 La Réforme Hydraulique Rurale De 2015… Un Échec Total

https://www.xibaaru.sn/Les responsables de la Fédération nationale des conducteurs et gérants de forages étaient en conclave pendant deux jours, au niveau de la ville de Louga, pour évaluer la réforme de la gestion des forages pour la distribution de l’eau en milieu rural initiée dans notre pays en 2015.
Après de longs débats, conducteurs et gérants de forages sont arrivés à la conclusion que « cette réforme a été un échec total » et que l’État doit dégager en urgence de nouvelles perspectives pour une meilleure gestion de la distribution de l’eau au Sénégal , selon le quotidien Témoin dans sa parution du jour.

REDUCTION DE LA PAUVRETE ET DEVELOPPEMENT RURAL DURABLE : SATISFECIT POUR UN PROJET AGRO-SYLVO-PASTORAL

http://www.sudonline.sn/Un projet Agro-sylvo-pastoral axé sur les bonnes pratiques culturales, déroulé dans les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine a été clôturé hier, lundi 28 octobre, à Dakar. Lors de cet atelier de clôture, les acteurs ont magnifié les résultats satisfaisants dudit projet.
Un projet agro-sylvo-pastoral de 500 millions de dollars américains, soit 250 milliards de francs CFA, du Fonds international de développement agricole (Fida), exécuté par le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral dénommé projet: «Renforcer du partage des connaissances et l’élargissement des meilleures pratiques au Sénégal», dans les régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine a été définitivement clôturé hier, lundi, à Dakar.
Un projet aux résultats satisfaisants si l’on croit aux acteurs que sont l’Etat, les partenaires et les bénéficiaires qui, à travers un film bilan d’activités se sont ouvertement exprimés. Benoit Thierry, représentant du Fida au Sénégal, à l’entame de son propos à magnifier le partenariat de sa structure financière et l’Etat du Sénégal.
«De nos jours, les besoins en produits agricoles sont proportionnellement en hausse d’année en année par rapport à la population mondiale. Et pour y répondre, il faut le savoir et les savoir-faire liés à la culture agro-sylvo pastorale, à savoir l’innovation et la technologie. Et donc, grâce à ce projet, nous avons pu capitaliser les bonnes connaissances qui seront au nombre de 24 meilleures pratiques».
Jean Charles Faye, directeur exécutif du FNDASP pour sa part dira : «En toute humilité, je considère que les objectifs assignés à ce projet ont été atteints de manière satisfaisante, voire très satisfaisante».
Toutefois, il n’a pas manqué d’orienter sur la suite à donner aux résultats obtenus en ces mots: «La grande problématique qui se pose désormais est de tirer meilleur profit des résultats obtenus pour arriver à une diffusion, à large échelle des innovations et bonnes pratiques capitalisées au profit de l’ensemble des producteurs du pays». Il ajoute: «Cette approche nous permettra de tirer les leçons du passé, d’apprendre des expériences et d’envisager une approche appropriée pour la mise en œuvre à très grande échelle l’initiative de développement rural…».
Mamadou Cissokho, Président d’honneur du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr), par ailleurs président honoraire du Réseau des organisations paysannes et des producteurs agricoles d’Afrique de l’Ouest (Roppa) qui, s’est dit satisfait des résultats dudit projet ajoutera: «Ce qui nous réunis ici est une toute petite partie de nos engagements dans la création d’un mouvement paysan autonome, basée sur quatre principes à savoir le respect de l’autorité de l’Etat, la reconnaissance du pluralisme des acteurs, le dialogue et la concertation et enfin la considération du Cncr par l’Etat. Le plus grand programme des services agricoles et de renforcement des Organisations paysannes (Op) où l’Etat du Sénégal a rétrocédé 10 milliards de francs CFA en 12 ans…  Nous magnifions cet accompagnement…», a-t-il dit.
Moussa Mbaye, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural à son tour dresse un satisfecit au Fida: «Le gouvernement salue hautement tous les acteurs singulièrement le Fida qui n’a aménagé aucun effort pour la mise en œuvre dudit projet. Nous serons mettre en valeur les recommandations assorties dudit projet…»

Makhtar Cissé. : «PAS MOINS DE 200 SÉNÉGALAIS TRAVAILLENT AU FMI ET À LA BANQUE MONDIALE»

http://www.emedia.sn/Le nouveau contexte économique du pays devrait favoriser le retour des « cerveaux » sénégalais établis à l’étranger. C’est le souhait émis par le ministre du Pétrole et des Énergies, Mouhammadou Makhtar Cissé. Le ministre qui présidait, ce mardi 29 octobre 2019, une rencontre sur l’exploitation des ressources minérales, initiée par des organisations de la société civile, s’est réjoui de l’apport de la Banque mondiale qui permet au Sénégal de récupérer quelques-uns de ses cadres établis dans la diaspora. « Le gouvernement du Sénégal s’est aussi doté de capacités nécessaires pour une gestion efficace de ses ressources grâce à la Banque mondiale. C’est elle qui finance le Ges-Pétrogaz qui est chargé de mettre en œuvre les délibérations du Cos Petrogaz.
« Le Ges-Pétrogaz est l’unité opérationnelle du Cos Pétrogaz qui permet de recruter des experts de qualité », a-t-il signalé.
Pour le ministre, le secteur du pétrole et du gaz est un domaine d’expertise. Et souvent, estime-t-il, les coûts pour se doter d’experts qualifiés sont hors de porter des budgets du ministère. « Grâce à la coopération avec la Banque mondiale, nous parvenons à mettre la main sur des expertises de qualité qui sont des Sénégalais de la diaspora qui acceptent de revenir travailler pour leur pays dans ce nouveau contexte économique », a reconnu M. Cissé.
À l’en croire, le Sénégal manque de tout sauf de hauts cadres. « À la Banque mondiale et au FMI, il y a pas moins de 200 Sénégalais qui y travaillent. De hauts cadres qui occupent de grands postes de responsabilités dans ces institutions financières internationales. C’est le cas du directeur des Opérations de la Banque mondiale en Malaisie », a révélé Mouhammadou Makhtar Cissé.
Ce constat est le même dans le secteur du pétrole et du gaz. « À chaque fois que je voyage, je rencontre des Sénégalais qui sont dans les plus grandes compagnies dans le monde. Mais malheureusement, ils ne trouvent pas la voie du salaire pour rentrer », regrette le ministre Cissé

MIROIR AUX ALOUETTES PAR MAMADOU NDIAYE

La magie de la Banque mondiale opère toujours sur nos élites. Elles ont leur propre agenda fleuri de rêves et d’ambitions. L’édition annuelle du classement « Doing Business » est attendue comme une délivrance, suivie de moments jubilatoires à l’étonnement du grand public qui n’en saisit guère la portée. Pour faire simple, il s’agit d’une entité de l’Institution chargée de classer quelque 190 pays suivant des critères centrés sur les facilités à faire les affaires.
D’inspiration libérale, elle préconise des réformes censées redonner du souffle à l’économie en la débarrassant de la complexité administrative pour encourager la souplesse et favoriser la performance. Plus ça change, plus c’est la même chose, car avant cette trouvaille, il y en avait une autre d’appellation plus rébarbative, parce que rude et crispante : l’ajustement structurel. A plus de trente années d’intervalle, les deux concepts renvoient aux mêmes recettes économiques dictées par des considérations d’économie d’échelle, de rationalisation de la dépense publique, d’efficacité aléatoire et de résultats improbables.
Par un savant glissement sémantique, les conditionnalités des années 80 ont cédé la place aux réformes qui passent mieux dans l’opinion. Celle-ci est mieux édifiée cependant grâce au débat démocratique et à la diversité des avis. Si bien que la Banque mondiale, tenant compte de ces évolutions, qu’elle ne contrôle plus du reste, opte désormais pour un assouplissement de ses méthodes, moins heurtées, plus apaisées. Elle n’impose plus. Elle négocie.
Si ses équipes changent au gré des générations, la pratique de la Banque fléchit très peu alors que son pouvoir d’influence s’érode à vue d’œil. L’Institution de Breton Woods s’écarte de ses principes fondateurs en épousant l’air du temps sans en avoir l’air. Voilà qu’elle agite maintenant le drapeau blanc de « Doing Business », expression plus séduisante en anglais que traduite en français dont la finalité consiste à snober les classes moyennes supérieures tournées vers le futur et très branchées « high-tech.
Il y a un an la Banque était secouée par la démission avec fracas de son économiste en chef l’Américain Paul Romer, Prix Nobel d’économie, très critique à l’égard de Doing Business justement. Selon lui, les concepteurs de ce mécanisme sélectif font tourner des modèles mathématiques « sans rapport avec le réel ». Il prône la croissance endogène, s’appuyant sur la connaissance et l’information comme une ressource qui crée de la valeur, donc de la croissance.
Selon Romer, la connaissance « bien plus qu’abondante, est infinie. » Il s’appuie sur ses riches travaux consacrés à l’urbanisation et à la croissance des villes pour préconiser l’utilisation de la croissance rapide des villes afin de créer des opportunités de croissance économique en envisageant à la clé des réformes sociales d’envergure. Le Prix Nobel d’économie 2018 appréhende le Doing Business comme un leurre et l’économiste Pr Moustapha Kassé qualifie le projet de « séduisant mais trompeur. »
Jeudi dernier, le Directeur Général de l’Agence de Promotion des Investissements du Sénégal (APIX), Mountaga SY ne se retenait pas face à la presse conviée à célébrer la performance du pays, qui passe de la 141ème place à celle plus « honorable » de 123ème, soit dix-huit places conquises en un an. Pour mieux mettre en exergue cette prouesse sénégalaise, le DG ce l’APIX passe sous silence les résultats obtenus par le Togo qui, dans le même classement, gagne 40 places et se retrouve à la 97ème position.
Mieux, l’Ile Maurice occupe le 13ème rang et le Rwanda, 38ème. Alors pourquoi cette jubilation si notre économie est encore immergée ? Rien ne justifie l’enthousiasme entretenu si le Sénégal se hisse encore au peloton de… queue ! En clair, la 123ème place n’est guère très enviable. Autrement dit, le Doing Business pointe des performances en indexant des pays dont les environnements attirent les investisseurs potentiels. Entre le Sénégal 123ème et le Rwanda 38ème y a-t-il photo ? Sans doute, non.
Le développement n’est rien d’autre qu’un cumul de progrès. Sur ce plan, Kigali aligne des avancées très significatives : santé pour tous, décentralisation administrative, équilibre territorial, désengorgement des villes, équipement conséquent des zones rurales en infrastructures de base, succès écologiques, préservation de la nature, engagement citoyen et leadership assumé.
Que ce soit au Rwanda, au Kenya ou en Ile Maurice, des filiales des Groupes industriels ou de services s’implantent. En plus des incitations fiscales, elles bénéficient de lieux taillés pour les grands évènements, à l’image de KCC qui abrite des locaux fonctionnels susceptibles d’accueillir quelque 5 000 congressistes sur ses 10 mille mètres carrés de compound. Entendons-nous bien : le Doing Business instaure une course contre la montre. Tous les pays s ‘époumonent pour bien se classer et être dans le viseur des investisseurs potentiels. Au fait qu’est-ce qui déclenche la décision d’investissement ? Regarde-t-on le haut ou le bas du tableau pour pointer sur une carte les pays performants ?
En vérité, les gains de productivités que ciblent les détenteurs de capitaux incorporent l’hospitalité, une offre de loisirs, la sécurité, la qualité des infrastructures, l’absentéisme, la multiplicité des fêtes, un secteur hôtelier de haut niveau, une richesse artistique incomparable adossée à l’avant-garde touristique et gastronomique de premier plan. Approche centrée sur les usages, donc les pratiques et surtout leurs attentes
L’APIX se vante de la création de PME, mais a-t-on idée du taux de mortalité pour mieux se représenter l’efficacité des politiques dédiées ? Le gouvernement du Sénégal voudrait-il simplifier la vie des entrepreneurs qu’il s’en prendrait autrement ! Il doit tout au moins mettre du baume sur le cœur endolori des entrepreneurs. Ceux-ci se retrouvent-ils dans les différents chantiers ouverts au Sénégal ? Le TER, par exemple, a-t-il impacté l’économie sénégalaise ?
Au-delà du débat sur le coût, jugé faramineux par certains analystes, se pose avec acuité les études et la maîtrise d’œuvre confiée à une société française, Systra en l’occurrence. Avant même l’exploitation, le TER a montré des signes de faiblesse par de fréquents déraillements et une détérioration des équipements à un rythme inquiétant au point d’épuiser avant terme les stocks de sécurité, cas des traverses mis à l’indexe par des spécialistes du secteur ferroviaire. Une fois achevé et fonctionnel, le TER devrait transformer l’axe Dakar-Diamniadio en un hub stratégique au fil du temps tout en continuant de capitaliser sur cet atout de singularisation.
La plateforme Web d’informations et de services, mise à disposition est saluée pour les innovations qu’elle contient. Elle ambitionne également de mettre en œuvre les projets d’investissement grâce à des fiches pédagogiques pour prendre les bonnes décisions
Dans certaines villes africaines notamment, la pollution est domptée par le big data dans le but d’accroître le pouvoir d’attraction avec de nombreux atouts de démarcation.
Les récits d’invraisemblances jalonnent le parcours de l’APIX qui fait de la communication le levier de sa séduction. Le Sénégal goûte peu les signes ostentatoires de démonstration, d’effets de manche et d’arrogance. http://www.emedia.sn/

 Asecna : Vers une refonte du statut du personnel

https://www.lejecos.com/L’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) a tenu ce lundi, la 141ème session de son conseil d’administration. Elle coïncide avec la célébration des 60 ans de l’agence et porte essentiellement sur la révision unique du code du personnel.
Selon son directeur général, Mohamed Moussa, depuis sa création en décembre 1959, l’organisation a fonctionné suivant différents régimes. Il précise que les travailleurs étaient régis par les textes nationaux des Etats. En 1993, l’agence a réussi à faire un statut unique du personnel tout en gardant une certaine spécificité des Etats-partis. «Plus tard, en 2013, nous avons assisté à l’adoption de la nouvelle convention de l’Asecna ainsi que son statut international», a-t-il dit.
Pour M. Moussa, il ne s’agit pas seulement  d’un toilettage mais plutôt d’une véritable refonte du statut unique du personnel pour intégrer à la fois la dimension internationale nouvellement acquise, et moderniser davantage la gestion du personnel de l’agence. A cela s’ajoute la répartition de la masse salariale de base et de la masse salariale indemnitaire
« Nous pourrons, comme en 1993, sortir avec un nouveau statut du personnel de l’agence plus unifié, consensuel, intégrateur et encore des rémunérations motivantes pour le personnel », explique le directeur général de l’Asecna.
Présidant la rencontre, le ministre du Tourisme et des Transports aériens, indique que cette réforme est un élément majeur dans la vie d’une entreprise touchant directement les conditions de vie des agents. Selon Alioune Sarr, cette réforme doit être traitée avec la plus grande rigueur pour éviter les frustrations et injustices qui, à termes, pourraient engendrer des répercussions sur le climat social et les performances du personnel et en tenant compte de l’équilibre financier de l’organisation.Oumar Nourou

 Souleymane Bachir Dinge  » Il faut une CEDEAO des citoyens pas des…. »

https://www.jotaay.net/Naît-on ouest-africain ? Des langues à la monnaie, quelque chose de singulier unit-il les ressortissants de la Cedeao ? Pour le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne, malgré ses « visages pluriels », cette communauté régionale « de la kora et de la kola » partage une cohérence culturelle et entretient la flamme panafricaniste héritée de ses origines.
Souleymane Bachir Diagne  se définit volontiers comme un « philosophe de la traduction », tant il a placé son œuvre à la croisée des chemins culturels et intellectuels. De Henri Bergson à Léopold Sédar Senghor, de la philosophie des mathématiques à celle de l’islam, le penseur sénégalais, né en 1955 à Saint-Louis dans une famille fière de sa lignée d’imams, a côtoyé très tôt la pensée de Louis Althusser et de Jacques Derrida, ses professeurs à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, à Paris.
Aujourd’hui à la tête de l’Institut des études africaines de l’Université Columbia, à New York, Souleymane Bachir Diagne est l’un des intellectuels originaires d’Afrique de l’Ouest les plus influents du monde. L’un de ceux qui portent le flambeau d’une certaine idée du panafricanisme  sans faire l’économie de la complexité.
Loin de l’image de l’intellectuel coincé dans sa tour d’ivoire, ce chantre de la « décolonisation de l’imaginaire » estime atteignable l’horizon pointé par les pères fondateurs de l’idéal panafricain. Et, pour lui, la Cedeao, toute « froidement institutionnelle » qu’elle puisse paraître, est l’un des moyens d’y parvenir.

Jeune Afrique : Vous plaidez pour une « décolonisation des imaginaires ». Dans quelle mesure la Cedeao  peut-elle jouer un rôle dans ce mouvement ?

Souleymane Bachir Diagne : L’un des aspects de la décolonisation, c’est un renforcement de son propre pouvoir de négociation. Décoloniser, c’est retrouver de l’initiative, or celle-ci dépend du poids que l’on a sur la scène internationale. Il est évident qu’une Cedeao solide, assise sur des bases économiques réelles, qui développe un commerce intérieur – et pas simplement un commerce vertical en direction d’un centre situé à l’extérieur –, est une Cedeao qui va peser significativement sur le cours des choses.
Ensuite, la constitution d’une Cedeao forte revient aussi, d’une certaine manière, à reconstituer des dynamiques socioculturelles réelles. L’espace de la Cedeao a notamment été l’espace des grands empires ­ouest-africains. Il y a ­évidemment un pluralisme culturel, qu’il ne faut absolument pas nier, mais il y a aussi une cohérence culturelle qui nous vient de l’histoire. Ce sont là deux points sur lesquels je vois un aspect décolonisateur dans le renforcement de l’Ouest africain.

« Ouest africain » au lieu d’« Afrique de l’Ouest » : pourquoi ce choix de termes ?

L’Ouest africain me semble traduire davantage cette idée qu’il y a eu une cohérence interne, une forme d’unité ­socioculturelle créée par l’histoire, plutôt qu’une simple désignation purement géographique qu’implique le terme « Afrique de l’Ouest ».
Comment définiriez-vous l’identité ouest-africaine ? Peut-on même parler d’une « identité » ?
Je n’aime pas le terme d’identité au singulier quand il s’agit d’un individu. Alors, a fortiori, je préfère l’éviter quand il s’agit d’une société ou, plutôt, de sociétés, au pluriel. Cela reviendrait à parler d’une « essence » ouest-africaine. Or l’Ouest africain offre des visages pluriels. On peut cependant y trouver des traits qui font que, culturellement, un Africain de l’Ouest a le sentiment d’une parenté avec ses concitoyens ouest-africains.
L’islam qui s’est développé dans la partie nord du Nigeria, par exemple, est ainsi très fortement corrélé à ce qu’il se fait dans le nord du Sénégal. Tout simplement parce que ce sont les mêmes populations, les Pulaars, qui ont été les vecteurs de cette islamisation. Mon ami et collègue l’historien ­sénégalo-nigérien Boubacar Barry parle, lui, d’une « civilisation de la kola et de la kora ». La kora est, il est vrai, un instrument de musique profondément ouest-africain, tout comme l’est le rôle rituel et de sociabilité de la kola.

Les communautés transnationales sont-elles une force ou une faiblesse dans le processus d’intégration ?

Pour les États-nations tels qu’ils sont aujourd’hui, ces communautés trans­nationales sont un peu comme les langues d’Ésope ! Elles peuvent être la base de toutes sortes de trafics, que les États ne contrôlent pas, mais elles sont également au cœur de dynamiques économiques réelles. Et justement, l’intégration, c’est une manière de libérer ces énergies-là, de prendre acte de la présence de communautés de part et d’autre de ces frontières, qui, il faut le rappeler, sont totalement artificielles.
En cela, encore une fois, vous avez un élément de décolonisation. D’une certaine façon, l’intégration, c’est aussi défaire des États-nations qui ont été constitués selon des logiques qui n’étaient pas internes et endogènes, mais obéissaient à celles d’un centre situé « ailleurs ».
L’intégration, aujourd’hui, est avant tout économique et, de la Cedeao à la récente Zlec,  elle est d’obédience libre-échangiste. Mais le modèle libéral, que vous connaissez d’autant mieux que vous vivez et enseignez aux États-Unis, est-il adapté à l’Afrique de l’Ouest ?
Si par « libéral » on entend qu’il y a une sorte de libre cours laissé aux dynamiques économiques et culturelles internes, alors, allons-y à fond. Créons cet espace et laissons les populations le remplir et développer les échanges, de manière totalement libre. Maintenant, s’il s’agit de livrer ces espaces à des multinationales, non. Car elles trouveraient alors simplement un accès à un marché élargi, qu’elles viendraient envahir. En un mot, il s’agit de constituer un espace de citoyens, pas un espace de consommateurs.

Est-ce que cela veut donc dire qu’il faut remettre des frontières pour permettre le développement interne ?

Non, parce que mettre des frontières, cela veut dire couper ces espaces de leur nord [du Maghreb] et de leur est [de l’Afrique centrale]. Il ne faut pas oublier que la constitution de la Cedeao s’inscrit dans l’horizon du panafricanisme.
C’est l’Union africaine [UA] qui a estimé que l’Afrique était composée de cinq régions qui présentaient des cohérences socio-économiques et culturelles et qu’il fallait que celles-ci se développent dans des espaces intégrés, mais dans la perspective du panafricanisme. Ce que certains pères fondateurs ont appelé « les États-Unis d’Afrique » est un horizon romantique et utopique, certes, mais il en faut !
La Cedeao a trois langues officielles – le français, l’anglais et le portugais. Est-ce un problème ?
Évidemment, c’est problématique. En la matière, il faut faire comme l’Afrique australe [la Communauté de développement de l’Afrique australe, SADC], qui, estimant que le swahili était une langue transversale, en a fait l’une de ses langues officielles. C’est aussi ce qu’a fait l’Union africaine. Au sein de la Cedeao, cela aurait un sens que le pulaar soit ajouté aux trois langues que vous venez d’évoquer, tout comme le mandingue, parce que ces langues sont parlées dans tout l’Ouest africain.

Estimez-vous que l’intégration s’est concrétisée et est aujourd’hui bien réelle au sein de la Cedeao ?

Je crois que cela fonctionne et que cet espace existe. Personnellement, je me déplace d’université en université avec mon passeport de la Cedeao. Je peux répondre très facilement à une invitation que me ferait une université dans le nord du Nigeria, parce que mon passeport me le permet.
Un autre signe de la réussite de cette intégration, c’est le fait que cet espace soit devenu attractif pour un pays comme le Maroc. Ce qui a d’ailleurs un sens au-delà d’un simple geste d’opportunité économique. C’est aussi la reconstitution de dynamiques socioculturelles historiques qui fait que le Maroc peut être considéré comme une partie de cet ensemble culturel.
Un autre exemple encore : le rôle joué par la Cedeao lorsque Yahya Jammeh  a essayé de prendre en otage la démocratie gambienne. Elle s’est mobilisée. Et le fait qu’elle l’ait fait sur un principe démocratique, celui du respect de la volonté populaire, est très important.
Le dossier sécuritaire est devenu l’un des sujets prioritaires de la Cedeao, comme on l’a vu lors du sommet extraordinaire qu’elle a organisé sur le sujet à Ouagadougou,  le 14 septembre. L’un de ses aspects, ce sont les actes terroristes commis par des gens qui se réclament de l’islam. Considérez-vous que l’islam ouest-africain, confrérique, malékite, est un « bouclier » face à la propagation de discours radicaux ?
Plus que jamais ! L’islam soufi, l’islam confrérique, est une lecture de l’islam qui est ouverte au pluralisme et, par conséquent, à la tolérance. Or la seule véritable réponse à l’exclusivisme et à la violence c’est justement le pluralisme, la tolérance et l’esprit de paix.
Les faits ne donnent-ils pas tort à cette théorie, puisque le terrorisme islamiste radical gagne du terrain, notamment auprès des jeunes ?
Certes, mais on ne peut pas dire qu’il s’agit de tous les jeunes. Si c’était le cas, d’ailleurs, les choses seraient terminées depuis bien longtemps. Par définition, l’action terroriste est le fait d’une minorité. Donc, au contraire, cela montre la résilience profonde d’un islam qui se comprend comme pluraliste et tolérant tel qu’il s’est diffusé, justement, en Afrique de l’Ouest.
L’autre grand sujet qui agite la Cedeao, c’est la monnaie. Le débat sur le franc CFA et, aujourd’hui, celui sur l’Eco, la future monnaie commune. Ces débats d’économistes intéressent-ils le philosophe que vous êtes ?
C’est un débat qui concerne également tout l’aspect symbolique des décolonisations dont nous venons de parler. Qu’une monnaie, soixante ans après les indépendances, s’appelle toujours « le franc », c’est un problème. Mais je dois dire aussi que je n’ai pas aimé la manière dont le débat s’est engagé. Parce que si vous mettez tout sur le compte du symbolisme, vous oubliez les logiques financières. L’aspect passionnel, le « sortons-en de suite », etc., cela ne me semble pas être l’atmosphère dans laquelle une question aussi importante que celle de battre monnaie devrait être tranchée.
Selon vous, la volonté des chefs d’État de mettre en place l’Eco dès 2020 a-t-elle été prise sous pression, dans un débat par trop passionnel ?
Je pense qu’une fois que le principe était posé, il y avait une certaine manière de se hâter lentement. La pression des sociétés civiles et la pression des jeunes, qui ont une impatience décolonisatrice bien compréhensible, ont probablement fait que le rythme s’est accéléré.
Maintenant, est-ce que l’horizon 2020 sera tenu ? Je n’en sais rien. Et d’ailleurs, personne n’en sait rien, parce que, une fois que vous mettez en place les mécanismes de convergence, ils ont leurs logiques propres. Mais l’important est que les principes soient posés, que les populations aient le sentiment que l’on va dans la direction souhaitée.
Justement, parlons d’horizon. Comment voyez-vous la Cedeao en 2030 ? Ou même en 2050 ?
J’espère que ceux de ma génération, qui sont nés avec les indépendances, verront une intégration effective de la Cedeao. Dans les vingt-cinq prochaines années, je vois une Cedeao réelle, à l’intérieur d’un espace panafricain en meilleure forme qu’aujourd’hui. J’espère que c’est ce qui se produira. Et je pense que c’est effectivement ce qu’il va advenir, parce que l’on s’est engagé sur ce chemin.

Réforme Du FR CFA : De Qui Se Moque La France? Par Ibrahima SENE

La France veut proposer une réforme qui « concerne notamment les réserves de change que la Bceao dispose auprès du Trésor français. Celles-ci devraient progressivement être délocalisées vers une autre institution internationale qui pourrait être la Banque des règlements internationaux (Bri) sise en Suisse » !
De quel droit la France peut –elle se prévaloir pour décider où l’UEMOA va déposer ses réserves actuellement logées dans un Compte d’opération du Trésor Français ?
N’a-t-elle pas toujours dit que l’avenir du FR CFA relève de la volonté de nos Chefs d’Etat ?
Devant la volonté exprimée par nos Chefs d’Etat de créer une monnaie communautaire dans le cadre de la CEDEAO dotée d’une Banque Centrale devant centraliser nos réserves, la France jette les masques et montre à la face du monde, à quel point elle tient à nous empêcher de prendre le contrôle de nos réserves
.Disons Non au Trésor Français et à la BRI en Suisse. !
Disons haut et fort à Macron « We want Back OUR MONEY » comme le réclamait Margarite Thatcher à l’Union Européenne !Ibrahima SENE PIT/SENEGAL

Le Haut conseil du dialogue social compte booster le Pse

http://www.enqueteplus.com/nodePour une bonne mise en œuvre de la phase II du Pse, le Haut conseil du dialogue social prône l’apaisement de l’espace social sénégalais. L’institution a débuté hier les travaux de sa 17e Assemblée plénière axés autour des orientations stratégiques du Plan Sénégal émergent.
A l’entame de la deuxième phase du Plan Sénégal émergent, le Haut conseil du dialogue social veut permettre une bonne appropriation de cet outil par les populations. Raison pour laquelle l’entité a choisi de procéder à une mise à niveau de ses membres quant audit programme, à l’occasion de sa 17e Assemblée plénière. Du 28 au 31 octobre, les travaux se dérouleront sous le thème ‘’Vers un cadre d’intervention stratégique arrimé au plan d’actions prioritaires 2019-2023 du Plan Sénégal émergent et orienté vers le budget programme’’. Suivra ensuite un plan d’actions triennales 2020-2023.
En effet, selon la présidente Innocence Ntap Ndiaye, l’enjeu, aujourd’hui, est de veiller à la cohésion sociale du Sénégal avant toute chose. ‘’Sans paix sociale, il serait illusoire d’atteindre des résultats économiques escomptés, de tous les acteurs clés de l’économie sénégalaise. Il faut absolument qu’il y ait une paix sociale, surtout dans un contexte marqué par l’exploitation des ressources naturelles. Cela passe par la formalisation de l’économie informelle, une de nos missions majeures. Avec le Bureau international du travail, nous allons organiser, en début décembre, un forum sur l’économie informelle. C’est un secteur qui donne presque 97 % du Pib. C’est extrêmement important. Sans oublier l’implication du secteur privé dans le domaine de la santé’’, explique Mme Ndiaye.

Un secteur privé impliqué

Justement, la phase II du Pse a principalement pour objectif de stimuler les investissements privés. Il s’agira également, d’ici 2023, d’améliorer la qualité des services administratifs.  ‘’Le Plan Sénégal émergent dans une société solidaire, dans un Etat de droit, ne saurait se réaliser sans un dialogue social franc, constructif et prospectif. Le Haut conseil pour le dialogue est une institution clé de ce processus, qui va apporter la bonne information aux populations quant aux politiques publiques’’, ajoute le représentant du ministre en charge du Pse M. Gning.
Selon lui, la première phase de 5 ans du programme a permis, entre autres, l’avènement de la Couverture maladie universelle, la mise en place d’une mutuelle de santé pour le secteur informel.
En outre, elle aura servi à tripler la production de riz (299 000 tonnes en 2018 contre 44000 en 2013), de diminuer les heures de coupures d’électricité (900 heures en 2013 contre moins de 20 heures en 2018), l’électrification de 2 200 villages (1 844 en 2013). Autant d’acquis à consolider, en plus des pôles urbains, des agropoles et des nouveaux moyens de transport prévus.
Par ailleurs, des réformes structurantes sont à venir, durant cette deuxième phase, en vue de réformer, modifier l’environnement des affaires et remobiliser le secteur privé national.
Comme innovation, la deuxième phase du Pse comprend la notion de budget-programme qui sera appliquée dès janvier 2020. Les mots clés de cette nouveau mode de fonctionnement sont efficience et suivi. ‘’Il ne s’agit plus d’avoir des budgets orientés vers la consommation, mais des budgets assignés à des objectifs demandés à chaque ministère. Le ministère doit l’exécuter et rendre compte par rapport aux résultats attendus. C’est un signal fort en matière de transparence, un deuxième pas vers plus de performances, plus de responsabilisation dans la gestion du budget’’, déclare M. Gning.

Le Haut conseil du dialogue social rappelle à l’ordre les enseignants

Concernant la rentrée scolaire mouvementée, en raison des préavis de grève de plusieurs syndicats d’enseignants, la présidente du Haut conseil du dialogue social plaide pour la fin du conflit intersyndical.
En effet, selon elle, le véritable problème se pose au niveau de la représentativité des enseignants, lors des discussions. ‘’Il fut qu’on se dise la vérité. Certains syndicats d’enseignants se plaignent du fait que les syndicats les plus représentatifs ne prennent pas en compte leurs revendications. En plus, ils ne reconnaissent pas leur légitimité. Pourtant, ces syndicats sont passés par des élections et les ont gagnées. C’est cela le véritable problème’’, explique Innocence Ndiaye.
De son point de vue, il faut que les enseignants se rapprochent des secrétaires généraux des entités les plus représentatives, pour leur soumettre leurs revendications afin de trouver les voies et moyens de les porter lors des négociations. ‘’Dans une démarche inclusive, je les ai reçus lors d’une réunion de pré-rentrée. Je les ai écoutés, nous leur avons fait cette proposition, étant donné qu’il nous est interdit de nous mêler des questions intersyndicales. Ils doivent régler leurs problèmes internes en matière de représentativité. Aussi, à l’état actuel des choses, il ne s’agit plus de négociations, il s’agit de mesurer le niveau d’exécution du protocole qui est déjà signé. Chose que ces mêmes syndicats n’acceptent pas. Ils refusent de reconnaître ce qui a déjà été fait’’, précise-t-elle. EMMANUELLA MARAME FAYE

L’ambassadeur des Etats-Unis chez Mimi Touré

http://www.rewmi.com/L’ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Tulinabo Salama Mushingi, a rendu hier une visite de courtoisie et d’amitié à la présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental (Cese), informe L’AS.  Plusieurs sujets étaient au menu de cette rencontre au cours de laquelle ils ont échangé sur l’actualité nationale et internationale, notamment sur le Plan Sénégal Emergent(PSE) devenu le seul et unique référentiel des politiques publiques au Sénégal mais également sur l’investissement privé entre les compagnies sénégalaises et américaines, les échanges commerciaux, l’aide au développement et la conférence sur les Océans qui s’est récemment tenue en Amérique en présence du président Macky Sall. Le diplomate américain a annoncé la création prochaine de l’agence DFC ((Development and Financial corporation) d’un budget de 60 milliards de dollars américains destinés à aider les investisseurs privés américains qui vont travailler avec le secteur privé sénégalais.

POLLUTION DE L’EMISSAIRE DES ICS : Encore Une Promesse D’Abdou Karim Sall Pour Mettre Un Terme Au Calvaire

http://www.walf-groupe.com/Alors que le fond de l’air effraie toujours les populations de Khondio à cause de la pollution des industries chimiques de Sénégal (Ics), le gouvernement peine à y trouver une solution. Malgré les promesses du ministre de l’Environnement, Abdou Karim Sall, ce n’est pas demain la veille la fin de leur calvaire.
Les populations de Khondio, une localité de la commune Darou Khoudoss, dans le département de Tivaouane, doivent encore prendre leur mal en patience face au calvaire qu’elles subissent depuis longtemps de la part des Industries chimiques de Sénégal. Laquelle unité industrielle, via un émissaire, déverse quotidiennement 150 mètres cubes de déchets jugés toxiques dans la mer avec tous les risques que cela peut comporter en terme de pollution et de risques sur la santé humaine et animale. Une situation aussi alarmante qui, il y a moins de deux mois, a amené le ministre de l’Environnement et du Développement à se rendre sur place pour se faire une idée des risques qu’encourent les populations et de prendre, si nécessaire, les dispositions qui s’imposent. C’est ainsi qu’au terme de sa visite sur les lieux, il avait demandé à ce que des prélèvements soient faits sur les déchets déversés afin de mesurer leur degré de toxicité de ces dits produits rejetés dans la mer. Mieux, il avait promis aux populations de diligenter une étude sur la possibilité de délocaliser au plus tard dans la première quinzaine du mois d’Août l’émissaire en question dans un endroit moins peuplé et moins fréquenté par les populations pour y déverser les déchets toxiques. Une alternative avait aussi été que les Ics gardent ces produits au sein de leur entreprise afin de les traiter pour neutraliser totalement les substances toxiques avant de les rejeter en mer. Toutes promesses qui, il faut le reconnaître, avait été admises par les populations avec quelques réserves.
Aujourd’hui, même si la promesse est encore de mise, les délais ne sont pas respectés. Pis, il y a fort à craindre que la solution ne soit pas pour demain la veille. C’est du moins la lecture qu’on pourrait faire de la déclaration faite par le ministre lui-même en marge de la cérémonie de remise d’un important lot de matériels de nettoiement que son département mettait à la disposition du comité d’organisation du Gamou de Tivaouane. En effet, interpelé sur la question à sa sortie de son entretien avec le Khalife général des tidiane, Serigne Mbaye Sy Mansour, le ministre Abdou Karim Sall, malgré les retards notés dans les délais, a encore fait dans les assurances. A l’en croire, la question de la délocalisation de l’émissaire n’est qu’une question de jours. «Comme promis nous avons finalisé les analyses sur le degré de toxicité des produits qui sont déversés en mer et nous avons en conséquence décidé de délocaliser l’émissaire. Un site a été trouvé et nous avons retenus en étroite collaboration avec les autorités locales de la zone de voir avec les Industries chimiques du Sénégal la voie la mieux indiquée pour acheminer le produit à l’endroit qui a été choisi», a-t-il déclaré. Mais retient-il, il est évident que la voie qui sera tracée va inéluctablement traverser des champs. Pour dire qu’il va falloir payer des impenses aux propriétaires impactés. Et à ce titre, dit-il, même si les impenses ont été déjà évaluées et les paiements vont être effectifs incessamment, il demeure qu’il va falloir attendre la fin des récoltes. «Nous ne pouvons pas détruire les cultures pour dégager une voie. Nous sommes obligés d’attendre la fin de l’hivernage, payer les impenses pour dédommager les impactés pour pouvoir enfin procéder à la délocalisation définitive de l’émissaire de Khondio. Cependant, je dois dire aujourd’hui aux populations qu’elles doivent être rassurées et que la délocaliser de l’émissaire n’est qu’une question de jours», ajoute le ministre.
Revenant sur l’objet de sa visite proprement dite, le ministre de faire savoir qu’elle consiste à la remise de matériel de nettoiement au comité d’organisation du Maouloud. Pour dire une contribution significative pour permettre un bon nettoyage de la cité religieuse. Tout comme, dit-il, il prévoit avec son département de positionner les camions citernes dont dispose le service des Eaux, forêts et chasses pour aider à l’approvisionnement correct de la cité religieuse durant tout le temps du Gamou.Sidy DIENG

RÉFLEXIONS SUITE AU LIMOGEAGE DE TROIS HAUTS FONCTIONNAIRES DE L’ADMINISTRATION PUBLIQUE PAR PATHÉ NDIAYE

Un haut fonctionnaire quelque soit son niveau de responsabilité, à plus forte raison dans les emplois ci concernés, ne peut de sa propre initiative intervenir dans les média sans demander l’autorisation de sa hiérarchie
Les récentes décisions de limogeage de trois hauts fonctionnaires occupant des emplois de direction de haute responsabilité m’ont amené à quelques réflexions sur la problématique de la gestion de notre Administration Publique, notamment la haute administration sous le régime libéral depuis l’avènement de la première alternance en 2000.
Les problèmes relatifs au limogeage de Mr Sory Kaba, Directeur des Sénégalais de l’Extérieur du Ministère des Affaires Etrangères d’une part, et à celui du Directeur de Cabinet et du Directeur des Droits de l’Homme du Secrétariat d’Etat des Droits de l’Homme auprès du Ministère de la Justice d’ autre part, sont quelque peu différents mais relèvent toujours de la même problématique de la gestion de notre Administration Publique. Mr Sory Kaba a-t-il eu l’autorisation de sa hiérarchie d’accepter l’invitation de la RFM à cette émission radiophonique, très suivie par ailleurs le dimanche?
Cette formalité est de rigueur dans toute administration bien organisée. Un haut fonctionnaire quelque soit son niveau de responsabilité, à plus forte raison dans les emplois ci concernés, ne peut de sa propre initiative intervenir dans les média sans demander l’autorisation de sa hiérarchie. C’est une règle élémentaire de la déontologie administrative telle qu’on l’enseigne dans les écoles de formation à la Fonction Publique comme l’ENAM. En plus Mr Kaba aurait du se limiter aux questions relatives à sa fonction et aux missions de la structure administrative qu’il dirige.
Là aussi il a transgressé une autre règle fondamentale de la déontologie administrative relative au droit ou à l’obligation de réserve du haut fonctionnaire. Il aurait dû refuser de se prononcer sur des questions politiques et d’autres politiciennes, et se limiter aux questions « professionnelles ». En agissant ainsi, Mr Sory Kaba savait6il qu’il venait d’enfreindre deux règles fondamentales de la déontologie administrative, prêtant ainsi le flanc, pour légitimer la décision prise ?
Je suis certain qu’un administrateur civil ou un conseiller aux affaires étrangères, formé à l’ENAM et étant passé dans les fourches caudines des cours de déontologie administrative aurait évité ou refusé de débattre de ces questions politiques et politiciennes. Pour tout dire la Haute Administration est un métier auquel il faut être formé. Sinon bonjour les dégâts! C’est ce que nous vivons depuis la première alternance en 2000 qui se prolonge avec la deuxième alternance: c’est le « spoil system », systeme de gestion de l’administration nord américaine qui veut qu’un nouveau gouvernement s’installe avec de nouveaux dirigeants à la tète de l’administration venant souvent du privé.
Les emplois supérieurs de l’Administration publique jusqu’alors occupes par de hauts fonctionnaires ayant subi la formation adéquate, exigée par ces emplois, sont occupes par de nouvelles recrues formées en dehors des écoles de formation dédiées à ces emplois. Certains exercent même ainsi leur premier emploi. Quant au limogeage des hauts fonctionnaires du Secrétariat d’Etat aux Droits de L’Homme auprès du Ministère de la Justice, mon opinion est que ces derniers ont été laissés à eux-mêmes sans instructions claires pour participer à une réunion d’ une organisation des Nations Unies qui se penche depuis quelques années sur une affaire politico judiciaire importante pour l Etat du Sénégal.
Sans doute les réunions de cette organisation des nations sont nombreuses pour ne pas dire routinières, l’opinion publique n’étant pas souvent informé de ses conclusions, mais une attention particulière aurait du être apportée à la préparation de la participation du Sénégal à cette session. L’environnement politico social brouillant de rumeurs d’apaisement politiques, de réconciliation nationale avec la libération de Khalifa Sall et le souhait social d’amnistie des prisonniers politiques comme Khalifa Sall et Karim Wade, à mon avis une attention particulière aurait du être apportée à la préparation des réunions courantes de cette instance internationale. Cela est la responsabilité du Ministre, responsable hiérarchique des représentants du Sénégal à cette instance.
Or il s’avère, au vu de la réaction du Ministre de la Justice et celle du Ministère des Affaires Etrangères rapportées par les medias, qu’il n’y a pas de préparation de cette réunion ni d’instructions précises données à nos hauts fonctionnaires représentant de l’état du Sénégal. A mon avis, ici c’est la responsabilité du Ministre de la Justice qui est en cause. Car il est d’usage dans notre administration de bien encadrer les représentants de l’Etat aux organisations internationales en leur transmettant des instructions claires sur les positions à tenir et défendre dans ces milieux. Cette fonction d’encadrement revient à l’autorité politique qu’est le Ministre.Là il est évident qu’il y a eu carence voire faillite !Pathé Ndiaye est expert en Management Public, Conseiller en Organisation de Classe Exceptionnelle, Ex Directeur du B.O.M.

 le marathon budgétaire démarre lundi prochain

https://www.pressafrik.com/Les députés de l’Assemblée nationale vont entamer le vote des budgets, lundi prochain. Les ministres vont, un à un,  défiler devant les parlementaires pour défendre les budgets de leurs départements respectifs.
Selon L’As, il faudra d’abord que la conférence des présidents, qui se réunit jeudi, pour définir avec exactitude le calendrier. Le quotidien souligne par ailleurs que cette année,il n’y aura pas de passage devant les commissions techniques.

Sit-in à l’ANSD : les agents dénoncent leurs conditions de travail et réclament le paiement de 2 mois d’arriérés de salaire

https://www.pressafrik.com/Les travailleurs de l’Agents nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) ont tenu un sit-in mardi devant les locaux de l’institution pour dénoncer leurs conditions de travail. Arborés des brancards rouges, ces travailleurs réclament le paiement de leur salaire du mois de septembre et d’octobre. Regardez la vidéo !!!

 Revolte ANSD

http://www.enqueteplus.com/nodeLe virus de la contestation gagne l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD). Les travailleurs de l’institution prévoient, à partir d’aujourd’hui, de se faire entendre. Il est prévu un grand rassemblement dans les locaux de l’agence avec port de brassards rouges pour contester, tel qu’annoncé dans un communiqué de presse, les conditions de travail. Dirigée par Babacar Ndir depuis septembre 2017, l’Ansd traverse, dit-on, des périodes difficiles.
Joint par téléphone, le syndicaliste signataire du communiqué de presse, M. Dibo, n’a pas voulu donner plus de détails sur leur plateforme revendicative. Mais ce qui est sûr, renseignent des sources préférant garder l’anonymat, un problème de finances serait au cœur de la contestation. A en croire nos interlocuteurs, l’agence est confrontée à de sérieux problèmes budgétaires. Ils avancent même que certains comme les contractuels dénoncent des retards de paiement des salaires.
De guerre lasse, après des rencontres restées infructueuses, les travailleurs ont décidé de porter la contestation et de passer à une vitesse supérieure. Les syndicalistes, eux, parlent de plusieurs problèmes et promettent d’y revenir amplement aujourd’hui, lors de leur sit-in. Il faut rappeler que ces problèmes de retard de paiement des salaires deviennent de plus en plus récurrents à l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. L’année dernière, presque à la même période, les travailleurs étaient sortis massivement pour exprimer leur courroux. Ils dénonçaient un manque de considération de la part des autorités de tutelle, ainsi qu’une mauvaise gestion interne de leurs ressources.

 Préavis de grèves : «C’est l’œuvre d’une clique d’agitateurs d’une coloration politicienne avérée» (Sytjust)

https://www.seneweb.com/ « Le Bureau exécutif national du Sytjust invite enfin tous les travailleurs de la Justice au sens des responsabilités qui leur impose le respect des dispositions légales qui régissent l’action syndicale dans la République du Sénégal ». Tel est l’appel lancé par le Ben du Syndicat des travailleurs de la justice. Tout en s’expliquant : « Nous avons pris connaissance d’un communiqué, diffusé par l’entremise de quelques organes de la presse nationale, qui annonce des grèves des travailleurs de la Justice dont l’objectif serait de contraindre l’Etat du Sénégal à respecter les engagements auxquels il a souscrit vis-à-vis des travailleurs de la Justice en 2018 ».

« Le Sytjust n’a déposé aucun préavis grève préalable à toute cessation collective du travail »

Ainsi, le Ben du Sytjust relève par ce présent « la fausseté de cette information ». « En effet, le Sytjust n’a déposé aucun préavis grève préalable à toute cessation collective du travail », dément le Ben du Sytjust.
« Le Bureau exécutif national du Sytjust informe que cette diffusion de fausses nouvelles est l’œuvre d’une clique d’agitateurs d’une coloration politicienne avérée, dont le dessein inavoué est de créer un dysfonctionnement du service public de la Justice, dans l’optique de jouer leur partition d’un plan de déstabilisation politique du Sénégal. Le Sytjust, par la voix de son Bureau exécutif national, se démarque d’ores-et-déjà des éventuelles dérives de ces individus ».

Violation des données personnelles des clients : l’hôtel Terrou-Bi épinglé

https://www.pressafrik.com/L’hôtel Terrou-bi, sis sur la corniche ouest de Dakar, a été pris en flagrant délit de violation des données personnelles de ses clients et de son personnel. La révélation a été faite par « Libération online » qui a obtenu copie de l’avis trimestriel de la Commission de protection des données personnelles (Cdp).
Dans sa parution de ce mardi, le quotidien informe qu’une mission de la Cdp dans cet hôtel a constaté que le Terrou-bi enregistre (microphone) les clients à leur insu. Pis, la vérification de la conformité du système de vidéosurveillance ainsi que du traitement portant sur le fichier du personnel, à permis à l’équipe de contrôle, de découvrir d’autres manquements à savoir : le non-respect des formalités préalables auprès de la Cdp pour les traitements relatifs au système de vidéosurveillance et au fichier du personnel ainsi que le nombre insuffisant de panneaux d’informations renseignant de l’existence de ce système
La Commission dirigée par Awa Ndiaye, qui avait été saisie pour l’autorisation de telles pratiques, avait catégoriquement refusé.

PARTENARIAT DE RETRANSMISSION : La Lsfp et StarTimes suspendues à la décision de l’Artp

http://www.enqueteplus.com/nodeLa société chinoise StarTimes a présenté un nouveau décodeur à l’Autorité sénégalaise de régulation des télécommunications et des postes (Artp) pour obtenir l’autorisation de le commercialiser, a fait savoir le président de la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp). Selon Saër Seck, la société chinoise et la Lsfp attendent, depuis huit mois, l’aval de l’Artp pour mettre en œuvre leur partenariat.
La Ligue sénégalaise de football professionnel (Lfp) va bientôt démarrer ses activités, grâce à l’appui de la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Pour le moment, l’instance dirigeante du football professionnel n’a que la Fsf comme principale source de financement. Car la convention signée avec StarTimes n’est pas encore entrée en vigueur. Pourtant, selon les explications du président de la Lsfp, faisant face à la presse, samedi dernier, des dispositions ont été prises pour lever l’interdiction qui pèse sur la commercialisation des décodeurs de la société chinoise.
‘’StarTimes a ramené un nouveau décodeur avec une seule entrée où il n’y pas de possibilité d’interférer avec le Tnt. On l’a présenté à l’Artp pour validation. Cela fait plus de huit mois que ce décodeur est à l’Artp qui refuse de répondre’’, s’est désolé Saër Seck. Toutefois, le président de l’Académie Diambars de Saly garde espoir quant à une suite favorable de cette affaire. ‘’On a un nouveau directeur général de l’Artp (Abdoul Ly, Ndlr) que nous sommes en train de contacter de manière à obtenir cette autorisation, puisqu’aujourd’hui rien ne s’oppose à ce que ce décodeur soit autorisé et que StarTimes puisse démarrer ses activités et que le contrat avec la ligue puisse entrer en vigueur’’.
La question financière a été abordée lors de l’Assemblée générale de la Lsfp tenue ce samedi. La Ligue de football professionnel, par la voix de son président, ‘’s’est réjouie et salue’’ le soutien de la Fédération sénégalaise de football. ‘’Cet appui consistant de la fédération a permis de revenir à l’équilibre et d’envisager la saison 2019-2020 avec sérénité’’, a rassuré Saër Seck. Il a rappelé que la subvention de 150 millions, qui constitue le premier apport, a bien été reçue. ‘’Nous devons recevoir la 2e phase, qui est un chèque d’un montant de 50 millions de francs Cfa, qui nous permet de régler l’ensemble des dettes que nous avons. Il s’agit, pour l’essentiel, de l’arbitrage qui prend quasiment la moitié de la somme’’, a informé M. Seck.
La Fsf, a-t-il ajouté, s’est engagée à prendre en charge la totalité des primes dues aux lauréats desdifférentes compétitions de la ligue, qui correspond à un montant de 132 500 000 F Cfa, lors des trois dernières saisons. Par ailleurs, il y a ‘’un accord avec la Fsf pour accompagner la ligue sur les frais de fonctionnement tout au long de la saison’’.
Saër Seck et ses collaborateurs se sont également penchés sur d’autres possibilités de financement. C’est ainsi que la piste pour obtenir une aide étatique a été soulevée. ‘’Avant l’élection présidentielle, le chef de l’Etat avait promis d’accompagner le football professionnel. Nous essayerons de le voir dans les semaines qui viennent’’, a-t-il fait savoir.LOUIS GEORGES DIATTA

CHARTE AFRICAINE DES ELECTIONS, DE LA DEMOCRATIE ET DE LA GOUVERNANCE : Le Sénégal Au Banc Des Accusés

http://www.walf-groupe.com/Le pays de la Téranga traine toujours les pieds pour ratifier la Charte africaine des élections, de la démocratie et de la gouvernance. Un des traités qui permet de garantir la transparence des élections et de renforcer la démocratie. Faute d’avoir été un bon élève, le Sénégal se retrouve dans le lot de pays, ciblés,  comme Burkina Faso, Mozambique, Tunisie, Sao Tomé et Principe pour réparer les failles.
Le Sénégal tarde à la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Un retard déploré, hier, lors du lancement du projet conjoint entre le Pnud et l’Union africaine. L’objectif de cette initiative est de pousser les pays ciblés dont le Sénégal à la ratification et la domestication des traités de l’Union africaine, notamment cette Charte africaine. En effet, le faible taux de ratification et de domestication des traités de l’Ua par les Etats membres constitue un frein  à l’amélioration de la qualité de vie de millions d’Africains.
Le cas du Sénégal a été exposé en présence des représentants du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur qui a la charge de négocier, préparer, et soumettre des projets de loi. C’est ce qu’a rappelé, Dieynaba Diakhité, envoyée dudit ministère. Qui explique par ailleurs pourquoi le Sénégal traine les pieds pour ratifier et internaliser les traités, notamment cette charte. A l’en croire, cela est du aux lourdeurs. Poursuivant, elle explique que le processus de ratification et de domestication met en cause plusieurs ministères. Ce qui fait, selon elle, qu’on ne peut pas dire dans combien de temps. Dans tous les cas, elle assure : «Nous avons pris bonne note des recommandations de l’Ua» à soumettre également à l’Assemblée nationale. Non sans revenir sur les lourdeurs des étapes par lesquelles le texte doit passer.
Le rôle de l’Assemblée nationale est jugé important. Considérée comme un facteur de blocage dans la ratification de la charte de la démocratie, des élections et de la gouvernance, elle doit faire mieux. En ce sens, Seynabou Diaw Ba, du Pnud, a relevé qu’il y a une tendance à attendre vers la fin pour impliquer le parlement. Pour elle, il y a tout intérêt à les impliquer. Ce d’autant que le caractère vague des traités est mis à l’index.
La société civile a, pour sa part, souligné la nécessité de veiller à l’application des traités. «Au delà de la ratification, il faut aller vers la mise en œuvre effective de l’ensemble des conventions», souligne Thialis Faye du Forum civil. En effet, le Sénégal se distingue dans la ratification des traités, mais il pèche dans la mise en œuvre, selon la société civile. Le code de l’enfant, inspiré de la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant de 1990,  est l’exemple donné pour montrer le problème du Sénégal dans l’application et la mise en œuvre des traités et chartes.Emile DASYLVA

RAISONS SOCIALES, FORT LOBBYING ECONOMIQUE, VIDE JURIDIQUE :Ces facteurs qui entravent la lutte contre la dépigmentation 

http://www.enqueteplus.com/nodeSelon les spécialistes de la santé, le taux de prévalence des maladies liées à la dépigmentation volontaire grimpe. Ce triste constat pousse des organisations telles que l’Association internationale d’information sur la dépigmentation (Aiida) à porter la bataille de l’éradication du phénomène. Mais face aux lobbys économiques, à la société qui encourage la pratique et au vide juridique dans la législation, les résultats des actions de sensibilisation se révèlent éphémères.
La dépigmentation artificielle volontaire prend de plus en plus d’ampleur au Sénégal.  Rien que dans le département de Pikine, à Dakar, 71 % des femmes s’adonnent à cette pratique devenue un vrai problème de santé publique. Cette situation préoccupe les acteurs qui s’activent dans la lutte contre ce phénomène, à l’image de l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (Aiida).
Celle-ci a organisé, le samedi dernier, au Musée des Civilisations noires, un panel sur le thème ‘’Quelles solutions pour une politique nationale de prévention des complications de la dépigmentation cosmétique volontaire (Dcv)’’. Une manière de revisiter les aspects sociaux, économiques, règlementaires et religieux de la dépigmentation cosmétique artificielle.
Ainsi, des experts de tout bord ont débattu, à cette occasion, sur ce phénomène de mode devenu une priorité de santé publique.
Il ressort des débats que la dépigmentation cosmétique artificielle est dangereuse pour la santé et est interdite par les religions musulmane et chrétienne. Toutefois, elle trouve ses fondements dans la société et contribue beaucoup à l’économie.
En effet, la dépigmentation consiste en l’utilisation de produits dont les propriétés de dépigmentation sont clairement établies dans le but d’obtenir une clarté de la peau. Elle a, par ailleurs, des conséquences néfastes sur la santé. La dépigmentation est ainsi devenue l’une des causes du cancer, du diabète et de l’hypertension artificielle. ‘’Parmi les patientes qui ont présenté un cancer, on a une mortalité de 25 %, c’est-à-dire un patient sur 4 qui a un cancer lié à la dépigmentation peut décéder, suite à ce cancer’’, indique le docteur Fatimata Ly, dermatologue et présidente de l’Aiida.
Ces tristes pourcentages ont poussé l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (Aiida), en collaboration avec des associations telles que les femmes médecins et la société civile, à initier des actions de lutte contre ce phénomène, tout en ayant conscience que son éradication ne sera pas chose facile. ‘’La bataille ne sera pas gagnée d’avance. C’est de long terme et tout le monde a son rôle’’, estime Dr Ly. Car la problématique de la dépigmentation est aussi un enjeu économique. ‘’Sur la base d’extrapolation, on peut dire que l’importation de ces produits contribue à hauteur de milliards dans ce pays. Il faut que l’Etat se saisisse à bras le corps de ce problème et savoir qu’aujourd’hui, on peut gagner des milliards, mais demain, ce sera une population malade et on dépensera plus. Et dans les pays à ressources limitées, il y a de la place
pour la prévention qui doit être le maitre mot pour gagner cette lutte’’, considère le Dr Ly.
La pratique a également des causes sociales non négligeables. En effet, beaucoup de personnes se dépigmentent, car la société a tendance à définir la beauté de la femme par le teint clair. Ce qui rend plus difficile la lutte contre le phénomène. Et Mme Ly de rappeler que, malgré les efforts de sensibilisation, le problème reste toujours préoccupant. ‘’En dehors de la sensibilisation active et de l’engagement que le ministère a pris de soutenir cette cause, il n’y a pas eu de résultat’’, se désole-t-elle.

‘’Il faut des assises sur la dépigmentation’’

Selon les spécialistes de la santé, la dépigmentation artificielle est devenue un problème de santé publique comme le paludisme et la tuberculose. Alors que les autorités politiques tardent à prendre des dispositions pour réglementer la pratique. ‘’La dépigmentation est une pathologie liée au comportement. D’une certaine manière, le patient lui-même est responsable de sa maladie. Ce qui n’est pas le cas pour le paludisme ou la tuberculose où il y a l’intervention d’un agent pathogène. Cependant, ces pathologies liées au comportement sont bien reconnues. Il faudrait, enfin, que l’État du Sénégal reconnaisse les pathologies liées au comportement comme une priorité de santé
publique et mette en place des mesures de prévention’’, estime le Dr Ly.
C’est dans ce sens que l’Aiida avait d’ailleurs saisi l’Assemblée nationale pour légiférer sur les produits de dépigmentation. ‘’Il y a quelques années, nous avions saisi la Commission santé de l’Assemblée nationale pour légiférer. Mais, malheureusement, avec le changement de législature, c’est resté lettre morte’’, regrette-t-elle.
Interpelée sur la question, la professeure Amsatou Sow Sidibé considère que la dépigmentation est un problème de santé publique sur lequel l’Etat doit se pencher très sérieusement. ‘’En tant que juriste, je pense que l’Etat doit encadrer cette pratique. Elle doit être interdite comme on interdit la drogue. C’est vrai que chaque personne dispose de son corps, mais son corps est protégé contre son fait à elle et le fait des autres’’, estime-t-elle.
Selon la juriste, bien que la dépigmentation soit volontaire, il y a des acteurs qui interviennent et qui doivent être sanctionnés au même titre que les pratiquants. Il s’agit, entre autres, des personnes qui font la publicité de la matière et de la douane qui fait entrer les produits à base de corticoïde. ‘’Il y a urgence de faire des assises sur cette pratique, pour voir quelle attitude adopter’’, estime la juriste.
En attendant ces solutions, l’Aiida a remis un mémorandum au ministre de la Santé avec tous ces points, pour espérer une solution à ces problèmes.ABBA BA

71 % DES SENEGALAISES SE DÉPIGMENTENT : Décryptage du phénomène

http://www.enqueteplus.com/nodeArme de séduction, principe de socialisation, narcissisme, addiction aux produits dépigmentant, complicité des époux. Voilà quelques-unes des raisons qui poussent les femmes à s’adonner à la dépigmentation. Dr Fatimata Ly, présidente de l’Aiida, décrypte le phénomène.
Même s’il est intéressant de remarquer une certaine évolution dans l’attitude des usagères, au fil des années, à savoir un sentiment de honte et de culpabilité qui se manifestait par un déni formel, on assiste actuellement à l’adoption d’une posture plus décomplexée, qui revendique la pratique de la dépigmentation cosmétique volontaire (Dcv) et l’assume. Les femmes adeptes ont dépassé leur gêne à nommer la pratique qui les poussait à user d’expressions telles que ‘’mettre des produits’’, ‘’enlever des taches’’, ‘’soigner des boutons’’.
Actuellement, elles assument franchement leurs choix. Tout se passe comme si le corps devenait un moyen d’afficher son bonheur, d’être libre de ses choix esthétiques, de son habillement, de sa coiffure, sans que personne n’y trouve quelque chose à redire.
Selon la professeure titulaire d’université en dermatologie à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Dr Fatimata Ly, qui s’est confiée à ‘’EnQuête’’, plusieurs raisons poussent les femmes à s’adonner à la Dcv. La présidente de l’Association internationale de l’information sur la dépigmentation artificielle (Aiida) souligne que ce choix clairement assumé laisse transparaitre une forte personnalité. C’est ce qui semble ressortir d’une étude qualitative comparant le degré d’affirmation de soi par l’échelle entre deux groupes de femmes dont l’un pratiquait la Dcv. Les femmes qui la pratiquaient avaient un degré d’affirmation de soi plus élevé.
Pour celles qui l’usent comme une arme de séduction, la Dcv rentre dans le cadre d’une stratégie de séduction, d’abord à l’égard des femmes et, ensuite, à l’égard des hommes. Ces résultats, poursuit-elle, sont récurrents dans toutes les études qui s’intéressent à la pratique. Plusieurs parmi elles soutiennent que les hommes n’aiment que les belles femmes. Donc, pour les attirer, elles s’éclaircissent le corps pour se rendre belles ou encore pour être belles et que les hommes soient toujours contents quand ils les regardent.
D’après toujours Dr Ly, cette stratégie dévoile la complexité des rapports sociaux de sexe qui régissent les relations entre hommes et femmes.
Il ne semble pas faire de doute que l’homme joue un rôle important dans le phénomène. ‘’En tant que mari ou partenaire, il peut apprécier et cautionner la pratique, en achetant les produits ou bien en fournissant le budget mensuel nécessaire à leur achat. La polygamie alimente cette rivalité sororale : ‘’Oui bien sûr, pour ne pas être prise de court, on est obligé de faire du ‘xessal, car c’est un déshonneur pour la femme, s’il arrivait que sa coépouse rejoigne le domicile conjugal la trouvant toute noire’’. De nombreuses femmes noires initient ou radicalisent la pratique, lorsque leur mari épouse une seconde, voire une troisième épouse.

‘’7 jours avant le mariage’’

Dans une étude réalisée à Dakar, 7 % des utilisatrices de produits dépigmentants déclaraient que leur pratique était encouragée par leur mari ou motivée par la préparation du mariage, explique Dr Ly. Selon qui, ainsi, les fabricants de produits cosmétiques ont mis sur le marché un produit dépigmentant appelé ‘’7 jours avant le mariage’’. Pour les jeunes filles, la dépigmentation s’inscrit dans la logique de la quête d’un mari qui, selon elles, n’ont d’yeux que pour les femmes claires : ‘’Les hommes n’aiment que les belles femmes. Donc, pour les attirer, nous nous éclaircissons le corps pour nous rendre belles.’’
Toutefois, certaines femmes, malgré une opposition franche de leurs conjoints, continuent d’utiliser des produits dépigmentants. Ces femmes afficheraient de la sorte leur liberté de choix, censée être indépendante de toute influence masculine. ‘’Pourtant, le discours des hommes est ambivalent. Si 49 % des hommes émettent des avis négatifs sur la pratique, nombreuses sont les femmes qui affirment que c’est leurs époux qui financent l’achat des produits dépigmentants et encouragent la pratique, en partie dans le cadre de l’érotisation du corps de la femme. Si elle refuse de continuer son ‘xeesal’, il est prêt à prendre une autre épouse de teint clair, parce qu’il ne peut pas vivre avec une femme de teint noir’’.

Mutisme des religieux

En outre, du côté des guides religieux, essentiellement des hommes, on n’entend guère un discours condamnant avec fermeté la pratique. ‘’Il est pourtant admis que le changement de pigmentation ou de tout autre attribut corporel n’est toléré par aucune des religions révélées’’, souligne pourtant la présidente de l’Aiida. Qui déclare avoir pu constater, grâce à autre une autre enquête qualitative menée à Dakar, que certaines femmes qui refusaient la dépigmentation cosmétique volontaire et considéraient la peau noire comme marqueur identitaire, appréciaient parfois une Dcv réussi.
Docteur Ly de faire remarquer que la dimension narcissique est largement observée dans le groupe des dépigmentées. Le changement de teint leur confère un regain de confiance en elles-mêmes et une augmentation de l’estime de soi. La plupart des femmes reconnaissent le caractère avantageux d’une peau claire. Elles avancent : ‘’Si tu te mets devant le miroir ou bien si tu es bien vue dans le quartier… Vous savez, nous les femmes, nous aimons être belles. Si on est dans un tel état, nous nous sentons très fortes, croyant qu’on peut supporter le ciel sur nos deux mains. Le ‘xeesal’ nous flatte.’’
Les témoignages de femmes dépigmentées mettent en lumière leur désir constant d’aller toujours plus loin dans le processus d’éclaircissement : ‘’Et aussi même étant claire, si tu vois quelqu’une qui a le visage clair, cela te pousse à devenir plus claire encore pour être au-dessus d’elle. Il y a des femmes qui veulent vraiment être remarquées.’’

‘’Si tu es habituée à faire du ‘xeesal’, tu deviens esclave…’’

Par la répétition de la gestuelle quotidienne qui consiste à s’enduire le corps de produits dépigmentants, la femme retrouve confiance en elle. A la longue, s’installe une addiction rapportée par de nombreuses pratiquantes. Beaucoup déclarent : ‘’C’est un feeling de femme, c’est le sel dans la vie. Une femme, il faut qu’elle fasse quelque chose pour charmer son homme. Moi, si j’arrête, j’ai peur de fréquenter les gens… C’est comme s’il me manquait quelque chose, comme si tu avais porté des habits sales ou déchirés, tu le sens, tu deviens faible. Maintenant, si tu es bien habillée, bien présentable, tu deviens courageuse, tu peux affronter n’importe qui.’’
Le témoignage d’une femme adepte de la Dcv, recueilli lors d’une enquête qualitative menée à Dakar, conforte son analyse : ‘’Si tu es habituée à faire du ‘xeesal’, tu deviens esclave. Si tu restes deux jours sans enduit, tu es en manque, et aussi si tu disposes d’un peu d’argent, au lieu d’aller chercher de quoi manger, tu vas t’offrir des produits au marché. C’est comme un fumeur qui a envie et qui n’as pas de cigarettes.’’
Ces différentes caractéristiques, souligne-t-elle, sont également retrouvées chez les adeptes du bronzage. Ce qui laisse présumer que cette pratique du brunissement de la peau blanche serait le pendant de la Dcv.
La finalité du bronzage est, en effet, la quête d’une peau brune, très proche du teint idéal (teint marron) recherché par la plupart des femmes interviewées à Dakar.
A la suite de cette recherche et des témoignages, une ébauche de solutions a été faite. La prévention de la Dcv, selon Dr Ly, s’articule autour de trois axes : la prévention primaire, la prévention secondaire et la prévention tertiaire. Les méthodes utilisées sont variables : il s’agit d’organiser des séances d’Iec (information, éducation, communication), de 3C (communication pour le changement de comportement) et d’Icc (information pour le changement de comportement).CHEIKH THIAM

Fronde au sein de la Grande Loge maçonnique du Sénégal

Mis en quarantaine voire suspendus, des frondeurs demandent l’arbitrage du Grand-Orient de France
Considérée comme l’organisation d’influence et de solidarité la plus discrète et la plus effacée dans notre pays — la plus puissante et efficace aussi ! —, la Grande loge nationale du Sénégal (Glns) traverse une crise sans précédent. Pour avoir bravé l’autorité maçonnique du Grand maitre, des frondeurs au nombre de 26 ont été mis en quarantaine et, parmi eux, deux membres gradés suspendus. Informé, le Grand maître du Grand Orient de France, Charles Chaltère, s’apprête à venir toutes affaires cessantes à Dakar pour jouer les bons offices. Et éteindre le feu. « Le Témoin » quotidien révèle…
Rien ne va plus au sein de la Grande loge nationale du Sénégal (Glns), une filiale du Grand Orient de France (Godf), lui-même considéré comme la plus ancienne obédience maçonnique française et la plus importante d’Europe continentale. Discrète et influente, mais présentée par ses membres comme un instrument de paix et de développement économique très efficace de notre pays, la Grande loge maçonnique du Sénégal traverse depuis quelque trois mois une profonde crise d’autorité. Aux origines, des francs-maçons et membres de la Grande loge sénégalaise accusent leur grand maitre C. Nzalé d’avoir pris des décisions unilatérales et autres mesures de gestion clanique qui ne font pas l’unanimité. A défaut de faire reculer le Grand maître dans ses méthodes autoritaires de management, des voix se sont fait entendre au cours de plusieurs réunions. Ainsi, nous souffle-t-on, le Grand-Maître nomme et responsabilise des membres selon son bon plaisir. De même, il vire ou suspend les « frères » selon ses humeurs et son bon plaisir. Sous son pouvoir, le seul critère de promotion, du moins d’après les frondeurs, c’est d’être entièrement dévoué au Grand-Maître du Sénégal. Plus grave, la plupart des nouveaux gradés n’ont souvent que quelques années seulement de maçonnerie.

Cette crise maçonnique impacte-t-elle notre économie ?

Face à la méthode de management du Grand maître C. Nzalé, vingt-six membres gradés se sont rebellés. En guise de sanction, les frondeurs les plus récalcitrants, à savoir les nommés C. Dièye et A. Sadio, ont été mis en quarantaine avant que leurs avantages matériels et spirituels soient suspendus. Attention, précisent nos interlocuteurs, il ne s’agit ni d’une bataille déclarée ni d’une guerre ouverte entre francs-maçons sénégalais, mais, plutôt, d’une contestation de l’autorité maçonnique du tout puissant C. Nzalé.
Informé de la situation, nous renseigne-t-on, le Grand maître du Grand Orient de France, Charles Chaltère, aurait décidé de venir toutes affaires cessantes à Dakar pour éteindre la crise au sein de la puissante filiale sénégalaise de l’Ordre. Le Grand maître compte jouer les bons offices et régler cette crise dont on dit qu’elle impacterait négativement — mais de manière indirecte — notre économie. Qu’on le veuille ou non, au Sénégal comme dans tous les pays du monde, les francs-maçons sont de véritables moteurs de développement économique et social. S’ils ne sont pas de très grands décideurs politiques. Au Sénégal, ils font partie des élites de notre pays et occupent des postes stratégiques dans tous les domaines. Coté business, les hommes d’affaires maçonniques usent de leur carnet d’adresses pour faire venir de grands investisseurs étrangers issus de différentes loges et obédiences maçonniques du monde. Donc forcément, une crise maçonnique au Sénégal peut se faire ressentir au sein de l’économie. Et surtout au niveau des couches les plus démunies compte tenu des nombreux dons et aides (nature et espèces) que les loges font circuler dans leurs canaux de solidarité.
De nature très discrets, les « maçons » entretiennent des espaces de sociabilité sélectifs, faits de rencontres et de convivialité, d’échanges et d’entraide. Donc contrairement aux idées répandues aux débats tabous, la franc-maçonnerie n’est rien d’autre qu’une nébuleuse et mystérieuse et très puissante « religion » d’influence et de solidarité sans commune mesure. Une religion d’affaires ! En poussant ses investigations, « Le Témoin » a appris que la Grande loge maçonnique du Sénégal, bien que méconnue de la plupart de nos compatriotes, situe la paix et la stabilité politique au centre de ses aspirations.
Forte de ses variations considérables, la Grande loge maçonnique du Sénégal joue souterrainement un rôle de médiateur dans certaines crises politiques et diplomatiques en s’appuyant sur des grands obédiences qui font et refont le monde. Touchons du bois ! Car le Sénégal a été jusque-là épargné d’un chaos politique nécessitant l’intervention de la puissance maçonnique. Dans tous les cas, pour ce coup-ci, c’est-à-dire cette crise interne qui perturbe le bon fonctionnement de la Grande loge nationale du Sénégal, les frondeurs sollicitent l’intervention voire l’arbitrage du Grand Orient afin de sauver localement le « triangle » de la paix, de l’influence et de la solidarité.Source : Témoin

Assassinat d’Abdou Elinkine Diatta : Règlement de compte au sein du MFDC

Juste 48 heures après la mort du chef rebelle Abdou Elinkine Diatta, Libération vient de lever le voile sur les premiers éléments de l’enquête.
Les deux tueurs qui étaient à lors d’une moto Jakarta visaient directement le secrétaire autoproclamé du Mdfc.
Pour preuve, dès qu’ils sont arrivés sur le lieu de la cérémonie à Mlomp, ils ont tiré à bout portant sur le chef rebelle.
Mieux, 24h avant son exécution, Elinkine Diatta avait présidé une réunion du Mfdc au cours de laquelle il s’est attaqué à Salif Sadio.
Aussi, le journal n’est pas loin de penser que « le meurtre d’Elinkine Diatta semble relever d’un réellement de comptes »

Après Moustapha Diakhaté, Voici La Prochaine Victime Du Palais… Un Ministre

https://www.xibaaru.sn/Les faucons du Palais reprennent du service : Après Moustapha Diakhaté qui a été défenestré, c’est au tour d’un ministre du gouvernement d’être dans la ligne de mire des faucons.
Un pays curieux que nous donne le Sénégal. Dans d’autres nations qui doivent être certainement plus civilisées que la nôtre, il n’est pas interdit à une personnalité politique quel que soit le bord où il se trouve d’avoir des ambitions présidentielles, d’avoir un programme qu’il propose à son peuple. Se trouvent là, les règles du jeu démocratique. Pauvre Sénégal où un homme politique surtout appartenant à la mouvance présidentielle ose afficher ouvertement ses ambitions à accéder à la tête de l’Exécutif. Même si, on retrouve dans une situation où le titulaire au poste ne peut plus prétendre à un autre mandat. Cas du Président de la République, Macky Sall qui ne peut prétendre à un troisième mandat, au vu de la Constitution au Sénégal.
Pour avoir rappelé cette vérité qui saute aux yeux de tout le monde, Sory Kaba, responsable politique de l’Alliance pour la République (APR – Parti présidentiel) s’est vu limoger de son poste de Directeur des Sénégalais de l’extérieur. Rien que pour ça. Il se trouve qu’au sein de l’APR, des individus tapis dans l’ombre qui ont fait dès le début le choix pour mieux masquer leur rôle de comploteurs au premier plan de la République, ont investi le Palais de la République, pour se rapprocher du Chef de l’Etat et peser sur toutes ses décisions.
Des larbins qui sont tout simplement des professionnels de la politique et qui savent que pour s’enrichir sur le dos du peuple sénégalais et continuer à obtenir des prébendes, il leur faut agir à coups d’intrigues et de complots politiques, quitte à mettre en mal le Chef de l’Etat contre tous ceux qui sont contre à leurs intérêts et qui nourrissent des ambitions présidentielles. Le mal en Afrique, c’est que les Chefs d’Etat ont toujours horreur quand des membres de leur entourage, leur désignent des personnes favorables à leur camp, mais qui seraient tentés à leur succession, alors qu’elles n’ont pas reçu leurs onctions.

Des larbins qui se transforment en faucons

Vrai ou faux, des faucons nichés au Palais de la République trouvent là un excellent moyen de se débarrasser de tous ceux qu’ils soupçonnent de lorgner le fauteuil du Président de la République, sans avoir obtenu auparavant leur bénédiction. Des faucons qui travailleraient même aux oreilles du Président de la République pour l’amener à se présenter à un troisième mandat, même si, c’est ce qui serait de trop et pousserait le peuple sénégalais à se braquer contre ce dernier. De véritables illuminés.
Tenez que n’a-t-on fait contre le maire de Guédiawaye Alioune Sall, le maire de Guédiawaye, non mois frère du Président Macky Sall, lorsqu’il a été soupçonné qu’il pouvait bien avoir des ambitions présidentielles. Il a fait l’objet de toutes sortes de matraquages de la part des faucons du Palais qu’il soupçonne même d’avoir ourdi toutes sortes de complots contre sa personne avec la résurgence de l’affaire Pétro-Tim. Tout ceci en vue de l’écarter de la course à la candidature pour la succession de son frère, le Président Macky Sall. Amadou Ba n’oubliera de sitôt la campagne dont il est victime de la part de ses mêmes faucons tapis au Palais de la République qu’on n’a jamais vu descendre sur le terrain, alors que lui avait sué pour faire obtenir le Chef de l’Etat Macky Sall, la majorité à Dakar lors de la dernière élection présidentielle. Après avoir été écarté de son poste de ministre de l’Economie, des Finances et du Plan pour celui de ministre des Affaires étrangères où il ne serait plus occupé à s’investir sur le terrain politique à Dakar, Amadou Ba est victime d’une campagne pour se faire totalement éjecter du gouvernement lors du prochain remaniement.

Leur prochaine cible : Mohamadou Makhtar Cissé

Mme Aminata Touré fait l’objet d’attaques visant à jeter le discrédit sur elle, parce qu’elle aurait elle aussi des visées sur le poste de Président de la République, tandis que M. Mohammad Boune Abdallah Dionne voit lui aussi ses adversaires utiliser à fond son dossier médical.
Mouhamadou Makhtar Cissé se contente pour l’instant de gérer les dossiers à lui confiés par le Chef de l’Etat, compte tenu de sa charge de ministre des Energies et du Pétrole. Le pauvre, même pour cela reste dans le viseur des faucons du Palais. Pour cause, au sein de la mouvance présidentielle, il passe pour être celui qui passe pour avoir le profil de présidentiable.

SEYDINA FALL BOUGAZELLI : «Macky briguera et obtiendra un 3e mandat»

http://xalimasn.com/Le députe Seydina Fall Bougazelli casse la baraque du champ politique. Il a porté très haut l’écho du troisième mandat et confirmé l’obsession du Président Macky Sall à briguer un troisième mandat… Faisant fi des limogeages et de Sory Kaba et de Moustapha Diakhaté par le maître du jeu. Qui ne veut que personne n’en claque.
L’honorable député Seydina Fall Bougazelli a donné son avis sur l’éventuel troisième mandat du Président Macky Sall. Qui suscite débats et limogeages à tout-va. Le responsable politique Apr, accroché à Guédiawaye, à l’occasion du lancement du Brt, a été péremptoire. « Juridiquement, le président de la République a droit à trois mandats. Raison pour laquelle, affirme-t-il, Macky Sall va briguer un troisième mandat, parce que c’est une demande sociale. »
« L’Apr et la grande coalition Bby, qui n’auront pas de candidats en 2024, vont mettre la main à la pâte pour épauler le Président Sall dans ce nouveau défi. Macky Sal sera notre candidat et on va battre à plate couture l’opposition. Que l’on soit clair, juridiquement, il a le droit de demander un troisième mandat, et il le fera. Quid de l’opposition ? « L’opposition est dans son rôle de pérorer, laissons-la avec son jeu favori. Macky Sall lui surfe sur le réel ».
Argumentant, le parlementaire dira que le Président de l’Apr a certes fait de nombreuses réalisations, jamais faites et jamais égalées par un Président. Mais il fera mieux avec ce troisième ticket, en hissant le Sénégal sur les cimes du développement.
Auparavant, le député Seydina Fall Bougazelli magnifiait le lancement des travaux, par le Président Macky Sall, du Bus rapide transit (Brt). en respect de ses engagements.Avec Senego

 Apr : Limogé par Macky Sall, Moustapha Diakhaté, seul contre tous

http://www.dakarmatin.com/Excédé par la conduite solitaire de Moustapha Diakhaté, le chef de l’Etat a mis fin, hier lundi, aux fonctions de son ministre-conseiller que l’entourage présidentiel accuse de servir des intérêts inavoués.
L’attitude paie la sentence, tue le suspense et accouche de l’évidence. A force de trop tirer sur la corde, défier l’autorité du chef de l’Etat, Macky Sall et soulever l’ire des caciques du parti présidentiel, Moustapha Diakhaté a fini par passer au purgatoire. Par s’attirer la colère du président de la République qui, selon des indiscrétions, a longtemps souffert du traumatisme de l’affect qui le lie au «Monsieur», avant de décider, dans la matinée d’hier lundi 28 octobre 2019, de se séparer brutalement de lui. Sans grosse colère ni grande gêne. «Il serait plus juste de dire que Moustapha Diakhaté s’est viré lui-même», a réagi un proche du chef de l’Etat, quand «L’Observateur» est venu, tard dans la soirée d’hier, aux nouvelles du divorce le plus attendu de la sphère politique sénégalaise.

«La Première dame a tout fait pour le ramener à la raison»

«C’est avant d’aller à la cérémonie de lancement des travaux du Bus rapid transit (Brt) que le Président a signé le décret. Mais, je trouve même qu’il a trop attendu avant de prendre cette décision. Tout le monde réclamait le limogeage de Moustapha Diakhaté, mais lui a toujours voulu le gérer. De même que son épouse, Marième Faye Sall. La Première dame a tout fait pour le ramener à la raison, malheureusement, il a continué dans ses diatribes», ajoute-t-il.
La goutte de trop, celle qui a fait déborder le vase de contenance du chef de l’Etat : sa dernière sortie médiatique dans l’émission ‘’Sen Jotaay’’. Un singulier moment de télé où l’ancien ministre chef de Cabinet défie ouvertement et en prime time l’autorité du président de la République qui l’a rétrogradé au grade de simple conseiller. Une position à la périphérie, loin du cœur de l’Etat où il a passé le premier mandat du Président Sall, qui ne lui aurait pas plu. Une frustration qui aurait totalement envenimé son jugement sur la gestion du Président Sall.
Comme lancé dans une catharsis politique suicidaire, l’ancien député, président du groupe parlementaire Benno bokk yaakar, avait transformé sa page Facebook en lieu du châtiment du… coupable.
Sur le réseau social, l’homme disait ses positions parfois très tranchées et déshabillait souvent les plus intimes secrets du régime. «Pétrole & Gaz», «Permis de conduire», «Commission d’enquête parlementaire»… les actualités de Moustapha Diakhaté n’occultent aucun sujet, même ceux qui placent son patron politique au banc des accusés.
«La manière dont Macky Sall veut mettre un terme à cette polémique est contreproductive. Le Président ne devrait pas cautionner ces insultes et le limogeage de Sory Kaba a créé plus de problèmes qu’il en a réglé, en ravivant une polémique qui n’a pas lieu d’être», a-t-il lâché, abordant le débat sur la supposée volonté du Président Sall de briguer un 3emandat.

«Moustapha Diakhaté et d’autres servent des intérêts, pour le moment, inavoués»

Une liberté de ton inégalable au sein de la coalition au pouvoir, un désaccord dans la musique présidentielle auquel il fallait mettre un terme. Surtout pour permettre aux autres qui sont restés dans les rangs, de travailler en toute tranquillité. «C’est là toute l’explication de ce limogeage», apprend un autre collaborateur du chef de l’Etat. «Ce qu’il faut savoir, précise-t-il, c’est que le président de la République a compris que l’opposition vient maintenant de l’interne. Que beaucoup de gens manœuvrent pour qu’il ne puisse pas travailler. Moustapha Diakhaté et d’autres comme lui servent des intérêts pour le moment, inavoués, mais qui seront bientôt découverts par les Sénégalais.» Une sorte de petite rébellion interne qui fragiliserait le camp présidentiel et qui aurait comme objectif de pousser le président de la République à dire ouvertement qu’il ne briguerait pas de troisième mandat. Un «coup de force» auquel le chef de l’Etat ne compte pas céder. «Surtout que pour lui, poursuit ce collaborateur, ce débat sur le troisième mandat est sans fondement et n’a aucun sens.»

Démis de ses fonctions de ministre-conseiller, Moustapha Diakhaté grandement félicité sur les réseaux sociaux

http://www.dakarmatin.com/Le président sénégalais, Macky Sall a mis fin lundi soir aux fonctions de ministre-conseiller de Moustapha Diakhaté. Ce limogeage intervient après sa déclaration sur l’épineuse question d’un éventuel 3e mandat du président Sall.
Dans une émission télévisée « Sen Jotaay », le ministre conseiller a estimé que « la manière dont Macky Sall veut mettre un terme à cette polémique est contreproductive. S’il veut limoger toute personne qui en parle ou si des gens de l’Apr insultent ceux qui expriment leur point de vue, cela pose problème. Le président ne devrait pas cautionner ces insultes et le limogeage de Sory Kaba (ancien directeur des Sénégalaise de l’extérieur) a créé plus de problèmes qu’il n’en a réglé, en ravivant une polémique qui n’a pas lieu d’être ».
A propos de sa démarche jugée provocatrice, Moustapha Diakhaté assume et se dit un homme libre. « Il m’est égal d’être limogé ou maintenu à mon poste. J’ai rejoint Macky avant même qu’il ait un pouvoir de nomination. Si, aujourd’hui, il souhaitait me démettre de mes fonctions, je le remercierais ».
Ayant certainement appris la nouvelle, il a remercié le chef de l’Etat d’avoir mis fin à ses fonctions de ministre conseiller. « Je remercie le Président de la République d’avoir mis fin à mes fonctions de ministre-conseiller. Je le remercie également de m’avoir associé depuis 2008 à ses actions au sein de l’Apr et de son magistère », se résigne-t-il à travers une note publiée sur sa page facebook
Sans tarder, des internautes sénégalais se sont excités à le féliciter et à saluer son courage et son patriotisme. C’est l’ancien Premier ministre de Macky Sall, Abdoul Mbaye qui a ouvert le bal en saluant son patriotisme.
Sur sa page facebook, les commentaires vont bon train. A la lecture de certains, c’est notamment la franchise, l’honnêteté et la dignité du monsieur qui sont saluées. « Cette décision ne m’a pas surpris, vous avez un langage de vérité. Le Président devrait s’entourer des personnes comme vous afin qu’il gère convenablement le pays. Dire toujours oui Monsieur le président ne l’aide pas dans son travail », a commenté Elhadji Mansour Gadio.
Dans ce même ordre d’idées, Mouhameth Biaye écrit que « cet homme fait partie des premiers qui ont été limogés par Wade quand Macky était victime d’injustice. Il a osé parler haut et fort pour la dénoncer face à la Suprêmatie incommensurable de Wade. Donc ce n’est pas aujourdh’ui qu’il va perdre son franc Parler avec un poste minable de Ministre Conseiller. Le Président Macky va vers la mauvaise direction mais l’avenir nous en édifiera.

Moustapha Diakhaté : Trajectoire d’un anticonformiste

https://www.seneweb.com/Constant dans ses convictions, Moustapha Diakhaté, ancien syndicaliste, vient de perdre pour la deuxième fois un poste de conseiller du Président pour avoir osé garder sa liberté de ton.
Le compagnonnage entre Macky Sall et Moustapha Diakhaté a finalement volé en éclats. L’incompatibilité entre les deux membres fondateurs de l’Apr était devenue aussi flagrante que gênante. Et la dernière sortie du ministre-conseiller remixant le cd de Sory Kaba sur le ‘’blasphématoire » sujet du 3e mandat, n’était pas pour arranger les choses. « La manière dont Macky Sall veut mettre un terme à cette polémique est contreproductive. S’il veut limoger toute personne qui en parle (…) Il m’est égal d’être limogé ou maintenu à mon poste. J’ai rejoint Macky avant même qu’il ait un pouvoir de nomination. Si, aujourd’hui, il souhaitait me démettre de mes fonctions, je le remercierais « , déclare-t-il sans ciller sur le plateau de Sen Jotaay.

« S’il dévie de son objectif, il me trouvera sur son chemin »

Pour le responsable de Diourbel qui tient à sa liberté de ton comme à la prunelle de ses yeux, pas question de se ranger derrière une quelconque ligne de conduite du parti, contraire à ses convictions. Quitte à perdre son poste. Comme on s’y attendait, le décret de limogeage tomba comme un couperet, le lundi 28 octobre 2019, avec un timing identique à celui du désormais ex-directeur des Sénégalais de l’extérieur.
La tournure des choses ne surprend nullement pour qui connait le personnage qui avait d’emblée annoncé la couleur en 2012, au lendemain de l’accession de Macky Sall à la magistrature suprême. Dans un entretien avec le quotidien La Tribune à la veille des législatives de 2012 à l’issue desquelles il devint le président du groupe parlementaire de la majorité, Moustapha Diakhaté mettait en garde Macky Sall : « s’il (Macky Sall) dévie de son objectif, il me trouvera sur son chemin ».

Libre comme l’air !

« Je ne serais jamais un courtisan « , renchérit-il. Le tempo est donné ! Durant tout son passage à la tête du groupe de la majorité, le natif de Diourbel (23 janvier 1967, 52 ans), refuse de verser dans une logique partisane et défend la vérité de quelque bord qu’elle soit. Ses prises de parole souvent en porte-à-faux avec les intérêts de la majorité sont encore retentissantes à l’hémicycle. Cette attitude de rebelle devenue un trait de caractère, prend sa source dans son passé de ‘’délégué d’amphi » au département de Géographie et de secrétaire général du Syndicat des travailleurs et des banquiers des établissements financiers du Sénégal (Sytbefs).

Adn d’un rebelle

L’étudiant qui venait d’intégrer le monde professionnel à la Banque centrale, après l’obtention de son certificat de spécialisation en biogéographie, sera licencié pour ses « luttes syndicales  » au sein du Sytbefs. Son attitude n’a pas varié d’un iota dans la scène politique qu’il a embrassé à 9 ans à l’école primaire à Gossas, puis au lycée Blaise Diagne où il a eu son Bac. Il milite dans les rangs du parti de Cheikh Anta Diop, le Rnd (Rassemblement national démocratique) et intègre le comité de vente du journal « Siggi « , avant de rejoindre le Pds en 1987.
Membre du comité directeur du MEEL (mouvement des élèves et étudiants libéraux) et inspecteur général du parti, Moustapha Diakhaté, fidèle à sa démarche, crée en 2003 le mouvement « Wacco ak alternance  » sur les flancs du Pds pour rappeler au Pape du Sopi ses engagements qui étaient « de construire l’une des plus grandes démocraties africaines, mais pas d’abîmer la République « . Le chargé de mission du Palais finit par payer sa liberté de ton suite à une friction avec Wade-fils et quitte le Pds en 2008.
Le démissionnaire du Pds qui avait l’idée de créer son propre parti, décide finalement de rejoindre Macky Sall. La raison était toute évidente : « Je ne fréquentais pas Macky Sall. Mais, vu les injustices qu’il a subies dans le Pds de par sa conviction, je me suis dis que je vais le soutenir dans son combat. Je n’aime pas l’injustice », renseigne-t-il. Hélas, l’opprimé d’hier devient souvent l’oppresseur d’aujourd’hui ! Moustapha Diakhaté l’apprend à ses dépens.

 Abdoul Mbaye salue le patriotisme de Moustapha Diakhaté

http://www.dakarmatin.com/L’ancien Premier ministre de Macky Sall, Abdoul Mbaye a salué mardi de patriotisme de Moustapha Diakhaté, ministre-conseiller du chef de l’Etat, démis de ses fonctions par décret présidentiel suite à sa sortie sur l’éventuel trosième mandant de M. Sall.
« Il était difficile de le reconnaître sans l’exposer lorsqu’il était en fonction. Moustapha Diakhaté est un authentique patriote. Mandataire syndical j’avais aussi pu mesurer la force avec laquelle il défendait les intérêts de ses mandants » a-t-il écrit sur son compte twitter

Abdoul Mbaye : «Macky Sall doit apprendre à respecter son serment devant Dieu et la nation »

http://www.dakarmatin.com/Initialement prévues au mois de juin 2019 avant d’être reportées en décembre, les élections locales ne vont pas se tenir cette année. Alors que les conseillers départementaux et municipaux ont été élus depuis 2014.
Membre de l’opposition et non moins leader de l’Alliance pour le travail et la citoyenneté (Act) a déploré ces décisions prises pour le gouvernement.
Sur Twitter, Abdoul Mbaye a écrit : « Si fixer une nouvelle date pour les élections locales peut être envisagé, son report sine die serait absolument illégal. Macky Sall, politicien rusé et apprenti dictateur doit cependant apprendre à respecter son serment devant Dieu et la nation et donc la loi»

Hyper-présidentialisme, censure, limogeage… où va l’Etat sénégalais?

http://www.walf-groupe.com/Il doit sans doute y avoir un gros malaise dans le gouvernement. Puisque parler du mandat présidentiel est désormais assimilable à un «délit d’opinion», de nombreux ministres et haut-fonctionnaires doivent tourner la langue sept fois avant de l’ouvrir. Cela, à côté de l’hyper-présidentialisme qui fait que nombre d’entre eux peinent à accéder au «Patron» qui, nous dit-on, travaille avec le téléphone.
La question du sociologue et historien français Pierre Birnbaum «Où va l’Etat ?» a tout son intérêt pour les Sénégalais. Non pas avec l’arrivée en force de titulaires de diplômes de grandes écoles dans le gouvernement, mais par la tournure de cette gouvernance «Fast-track» qu’on nous vend depuis des mois. Laquelle a totalement désarticulé l’Etat que Senghor nous a légué. Confondant, sans doute vitesse et précipitation avec ce slogan, Macky Sall a complètement désossé l’Etat. Surtout avec la suppression du poste de Premier ministre qui lui fait perdre un fusible et l’expose directement aux nombreuses affaires qui gangrènent le pays. En effet, aujourd’hui avec cette donne qui a pour but de rationaliser les choses et aller plus vite dans la résolution des problèmes des Sénégalais, il n’existe que lui. Les ministres semblent être là juste pour meubler le décor. Un changement de cap dans l’architecture institutionnelle qui le place à l’épicentre de tout et confine les ministres à exécuter les ordres téléphonés.
S’étant approprié tous les pouvoirs, Maky Sall semble montrer qu’il veut des collaborateurs plus terne que terne, se contentant juste de faire ce qu’il dit et l’épargnant de leur florilège de conseils. Ceux du cabinet noir suffisant largement.
Pis, avec sa mise en garde sur le débat sur le troisième mandat et les limogeages de Sory Kaba et Moustapha Diakhaté (voir ci-dessous), il a fini de mettre ses hommes au pas. Ce que les wolofs appellent «Mout mba mott». Ainsi, par la volonté d’un seul homme, comme le clamait Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream, tout le peuple marron-beigne et ses sbires sont obligés de clouer le bec sur ce sujet. Où est la démocratie d’opinion dans tout ça ? Les Sénégalais devraient-ils se contenter du seul son de cloche de l’opposition et des constitutionnalistes ? Une attitude qui prouve à suffisance que nombre de ceux qui nous dirigent, qui l’acceptent sans broncher, ne sont mus que par leur confort personnel dans le système.  En tout état de cause, si Macky Sall veut clairement clore ce débat et pousser ses hommes à ne se concentrer que sur son œuvre, il n’a qu’à dire publiquement qu’il ne se représentera pas. Sinon, tout le reste n’est qu’embrouilles pour dérouler à sa guise son agenda politique.
De plus, si le chef de l’Etat limoge un agent de l’Etat qui s’est justement prononcé sur le nombre de mandats présidentiels alors qu’à côté un haut fonctionnaire a été accusé par un député, en charge de contrôler le gouvernement, sur une sombre affaire de 94 milliards de francs Cfa sans même être démis, cela devient incompréhensible aux yeux des étrangers qui vivent parmi nous. Un scandale qui n’est sans doute pas étranger au fait que certains fonctionnaires sont accusés d’être milliardaires grâce à leur position dans l’Etat et leur pouvoir de signature. Donc, si Macky Sall veut réellement une gouvernance «vertueuse» comme il le clamait jadis, il devrait s’attaquer à ce phénomène. Sinon, l’Ofnac, dont il disait que c’était pour son régime, la Crei étant pour le clan Wade, n’aurait aucune utilité avec son budget dans nos maigres ressources.Seyni DIOP 

L’opposition morcelée en 4 «grandes» tendances

http://www.sudonline.sn/La recomposition du champ politique sénégalaise post-présidentiel, adossée à l’actualité brûlante du moment marquée par les retrouvailles Wade-Macky, la libération par grâce présidentielle de Khalifa Sall, l’affaire des 94 milliards avec Ousmane Sonko, ou encore le silence d’Idrissa Seck, etc, laisse paraitre quatre grandes tendances au sein de l’opposition.
En effet, à ce jour, l’opposition compte 4 grands pôles qui cherchent à exister politiquement, à savoir celui porté par le président du parti Rewmi, celui dépendant du ”Pape du Sopi“, sans oublier le camp tiré par le président de Pastef/Les patriotes, et celui qui se cherche autour de l’ancien maire de la ville de Dakar
La nature ayant horreur du vide, les acteurs politiques, et surtout du côté de l’opposition, s’activent pour occuper la sphère politique au risque de disparaitre. Pour ce faire, des alliances sont en gestation, tout comme des cadres d’expression commune sont envisagés. Cela, dans le but d’organiser la riposte contre le président Macky Sall et son régime qui semblent tenir les cartes en main, au vu des actes posés, notamment les retrouvailles avec le “Pape du Sopi“ après plus de 7 années de brouille, ou encore la libération par grâce présidentielle de l’ancien maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, sans oublier le dialogue politique en cours qu’il a lui-même initié. Toutefois, cette réorganisation des adversaires du pouvoir en place, après la débâcle de la présidentielle de février dernier, laisse paraitre 4 «grandes» tendances au sein de l’opposition sénégalaise, dispersant ainsi les forces de celle-ci.
En effet, le dernier acte vient d’être posé par des leaders politiques que sont Pape Diop de Bokk Giss Giss, Cheikh Hadjibou Soumaré , Idrissa Seck du parti Rewmi, sans oublier Madické Niang , El Hadji Issa Sall et Malick Gakou du Grand parti, qui se sont réunis, le jeudi 24 octobre dernier. Dans la note sanctionnant ladite rencontre, ces responsables politiques disent vouloir poursuivre leurs échanges et réflexions sur la situation nationale. Mieux, le communiqué indique qu’ils se sont accordés sur la nécessité de formaliser le cadre de concertations, mis en place au lendemain de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Il apparait clairement que le candidat sorti deuxième à la présidentielle avec 20,51%, resté aphone depuis sa dernière déclaration tenue après les résultats de la présidentielle, tout comme du reste ses camarades de l’opposition qui composent ce dit cadre, veulent une entité qui leur permettra d’exister politiquement.

OUSMANE SONKO S’ISOLE POLITIQUEMENT

Au vu des noms qui composent ledit cadre, il en ressort de toute évidence que le candidat sorti 3ème à l’élection présidentielle dernière, n’est pas des leurs. Le leader de Pastef/Les patriotes, Ousmane Sonko fort de son score de15,67%, doit faire son petit bonhomme de chemin ailleurs. Lui qui est considéré par certains analystes, depuis un moment maintenant, comme le seul sur le terrain politique contre le régime du président Macky Sall, a formé une coalition nommée Coalition Jotna/Patriotes pour l’alternative qui a tenu son assemblée générale constitutive, le 31 août dernier. Pour se démarquer de ceux que l’analyste politique, Momar Diongue appelle «les politiciens classiques», Ousmane Sonko et sa coalition disent «œuvrer à l’indispensable renouvellement de la politique, dans le discours comme dans les actes, sous-tendu par les valeurs et l’éthique du patriotisme, du dévouement au peuple, de l’intérêt général et de l’exemplarité citoyenne à tous les niveaux». Mieux, ils prétendent s’inspirer des Conclusions des Assises nationales et des Recommandations de la Cnri actualisées, pour donner corps et vie à leur projet commun de transformation sociale, entre autres.

KHALIFA SALL SE CHERCHE 

Par ces références aux Conclusions des Assises nationales, le camp d’Ousmane Sonko semble se rapprocher de celui de l’ancien maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall qui se cherche. En effet, lors de sa première sortie officielle après son élargissement de prison par grâce présidentielle, Khalifa Sall avait prétendu vouloir engager une politique adossée aux dites conclusions. Il avait indiqué que «les conclusions des Assises nationales constituent un document de référence de notre projet», non sans estimer qu’il était nécessaire de les adapter au contexte et aux évolutions de notre pays, de l’Afrique et du monde. Dans le but de créer une plateforme autour de sa personne, Khalifa Sall n’a pas manqué de faire un appel du pied aux Socialistes, mais aussi à la gauche. Pour ce faire, il avait laissé entendre que «nous sommes de gauche, nous sommes des socialistes. Nous sommes les héritiers d’une histoire vivante forgée dans l’alliance entre la démocratie et le progrès». Toutefois, la perte de son éligibilité semble tant soit peu avoir calmé ses ardeurs, obligé qu’il est de mettre de l’eau dans son « bissap » afin d’espérer une amnistie.

ME WADE ET SON PROJET DE REHABILITATION DE SON… KARIM 

A côté de ces trois premières tendances citées ci-dessus, il convient de noter celle qui gravite autour de l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade. Même si celle-ci est coordonnée par Moctar Sourang, il convient de préciser que la locomotive du Front de résistance nationale (Fnr) reste sans conteste le Parti démocratique sénégalais (Pds) de Me Wade. Cette tendance de l’opposition est en plein dans le dialogue politique, même si le Pds avait boycotté au début ledit dialogue pour accepter par la suite de rejoindre la table des concertations, après les retrouvailles entre Abdoulaye Wade et le président Macky Sall. Pour ce bloc de l’opposition, le recouvrement de l’intégralité des droits civils et politiques de Karim Wade fait partie des objectifs fixés. C’est en réalité cet objectif qui les éloigne des autres camps de l’opposition, déterminés à consolider leurs acquis en l’absence du fils de l’ancien président.
Il convient de noter qu’à coté de ses «grandes» tendances au sein de l’opposition, il existe d’autres plateformes qui cherchent à se faire une place dans le landerneau politique. Il en est ainsi du Congrès de la renaissance démocratique (Crd) qui regroupe le Mouvement Tekki, l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), le Parti de l’Émergence citoyenne, le Mouvement pour la République des Valeurs, Taxaw Temm, la Ld Debout et Ensemble. A ceux-là s’ajoutent certains partis de gauche en embuscade. Ces derniers peinent à se réunifier, même s’il reste évident que ce sont eux les «Faiseurs de roi», au vu des deux alternances connues dans ce pays

2e OU 3e MANDAT DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE: Abdoulaye Baldé dit «s’en tenir aux propos du Président»

https://www.jotaay.net/S’il y a quelqu’un qui ne fuit pas le débat sur le troisième mandat, c’est bien le président de l’Ucs. Interrogé avant-hier lors de la finale de la coupe du maire qu’il présidait, Abdoulaye Baldé a dit s’en tenir aux propos du chef de l’Etat qui avait dit à qui voulait l’entendre qu’il faisait son dernier mandat.
Le débat sur la question du troisième mandat du président de la République est loin de trouver son terme. Les acteurs continuent d’épiloguer et les plus avertis portent des gants. La preuve, après l’éviction de Sory Fanta Mady Kaba de la Direction générale des Sénégalais de l’Extérieur, des pontes de Benno fuient le débat comme la peste. Les rares autorités qui acceptent d’aborder le sujet soutiennent juste que la question n’est pas d’actualité.
Par contre, un allié comme le président de l’Union centriste du Sénégal (Ucs) est catégorique. L’édile de Ziguinchor, en présidant la coupe du maire, s’est prononcé pour la première fois sur la question. «Moi je m’en tiens à ce que dit le président de la République. Le chef de l’Etat lui-même, le principal intéressé, a dit qu’il fera deux mandats. Moi je le crois sur parole. Je ne vais pas tergiverser sur la question», lance le maire de Ziguinchor sur un air décontracté. Comme pour dire que les grands hommes sont jugés sur leurs paroles.
L’histoire va-t-elle bégayer encore ? En tout cas, les commentaires et les analyses sur le troisième mandat ou le second mandat de cinq ans du président de la République continuent d’alimenter les débats. Baye Modou SARR

Serigne Khassim Mbacké: «Le débat sur un 3ème mandat de Macky est faux, inopportun… »

http://www.rewmi.com/Serigne Khassim Mbacké, petit-fils de Serigne Bassirou Mbacké Khadimou Rassoul vient de se prononcer sur l’actualité marquée par  le tollé suscité sur un éventuel 3ème mandat  du Président de la République Macky Sall. A en croire le coordonnateur du mouvement «And Dollél Macky» : «Le débat  sur  d’un troisième (3ème) mandat de son Excellence Monsieur le Président de la République  Macky Sall commence à faire rage. Je pense que c’est un faux débat ; il est inopportun. Comment peut-on susciter un tel discours alors qu’il vient d’à peine d’être réélu. Aujourd’hui, tous les souteneurs du Président doivent sceller une union sacrée autour de lui afin de l’aider davantage à laisser un souvenir positif. Qu’on l’accompagne à faire émerger  le Sénégal tout en rendant visibles ses actions nobles. Il est en train de travailler pour mettre notre cher pays sur les rampes de l’émergence. Le lancement officiel, ce lundi, des Bus Rapid Tansit(BRT) dans la banlieue(Guédiawaye) en dit long sur son aspiration à œuvrer pour élever le niveau de vie des populations. On n doit plus se laisser  divertir  par cette opposition, un club  d’incapables et de politiciens en  mal de réputation  qui n’ont que leur grande et  sale  gueule pour exister », a dit la Mara politicien.

IDIOVISUEL–AU SECOURS, ON ENDORT LES SÉNÉGALAIS!

NETTALI.COM – A quoi faut-il finalement se fier ? A la lettre et à l’esprit du droit ? A la parole des politiques ? Ah ces politiciens, ils changent au gré des mandats, des législatures et des circonstances. Mais qu’est-ce que leur parole est désacralisée ! Qu’est-ce qu’elle est changeante ! C’est la réalité sous nos tropiques.
Et ce n’est d’ailleurs pas un hasard si dans le langage courant, on parle de parole de politicien pour faire référence à une parole peu fiable. Ainsi va le rapport entre le politique et le citoyen-électeur. Le premier a toujours une longueur d’avance sur le second qui se fait avoir à tous les coups. On le drague à la veille des élections et après on lui dit bye bye jusqu’aux prochaines. Il a beau se réfugier derrière des institutions, mais celles-ci ont été façonnées par le politique – au sens de pouvoir exécutif- qui s’est de tout temps donné les moyens de sa prééminence sur les pouvoirs législatif et judiciaire.
Pour ce qui est du droit, tout le monde s’accorde sur son statut de science. Mais le droit constitutionnel, une de ses branches sur laquelle on s’appuie pour régenter les questions de gouvernance – on l’a appris ces dernières années – est d’une telle élasticité qu’il laisse libre cours à toutes sortes d’interprétations. Il est si élastique, souple, flexible et manipulable. On nous parle tantôt de texte et pour nous berner, on s’attarde sur l’esprit des textes. Et là c’est la porte ouverte à toutes sortes d’interprétations, mais dans le sens que l’on souhaite. C’est pourquoi pour d’aucuns, son statut de science laisse songeur, si tant est qu’on peut en jouer, selon ses intérêts du moment. Certains s’amusent même avec.
Si en effet Ismaël Madior Fall, en tant que constitutionnaliste a été choisi comme ministre de la Justice sous Macky Sall, ce n’est guère un hasard. Le Président Sall en avait besoin pour réaliser ses desseins, c’est-à-dire tailler la constitution à sa guise. Celui-ci pouvait faire le boulot avec la dextérité d’un orfèvre envers et contre tous les constitutionnalistes que compte ce pays. Il n’est pourtant pas le plus brillant, mais il a su assumer avec froideur et détermination, la mission qui lui a été confiée. Qu’est-ce qu’il a berné les Sénégalais, celui-là avec ses termes pompeux et d’une vacuité sidérale. Réformes consolidantes, nous rabâchait-il pour donner de la consistance à ses propos, pour faire preuve d’érudition et impressionner les non-initiés au droit. Réformes consolidantes mon œil ! N’a-t-il pas par exemple mis au point ce tour de passe-passe qui a permis à Macky Sall de passer d’un mandat de 5 à 7 ans ? Ce cher Macky nous a sorti que la constitution l’avait lié. Il avait tellement envie de remplir son mandat de 5 ans comme promis , mais hélas ! Il est un tel démocrate, ce cher Président qu’il n’a pu que s’attacher si solidement à l’arbre constitutionnel dont il lui était si difficile de se détacher. Pauvres sénégalais.
Sur la question du référendum, là aussi Ismaël Madior a tellement bien tissé la toile d’araignée du texte de loi que les Sénégalais n’avaient pas d’autres choix que de prendre les carottes, les choux, les navets, aubergines, en même temps et les manger tous en même temps. Soit on mangeait tout, ou on mourrait de faim. Quel coup de vice ! Le référendum fut adopté avec ses pièges et embûches.
Ainsi va la politique version sénégalaise et ses artifices. Au lieu d’adopter la définition vertueuse de la politique, nos politiciens préfèrent prendre le côté vicieux. Ne sont-ce pas eux qui créent les textes de lois qui émanent d’une majorité constituée par eux-mêmes et qui les proposent avec l’onction que le peuple leur a conférée ? Cette majorité qui est en effet une chambre d’enregistrement, représente en effet mal le peuple. Le député se sent en alors obligé de faire les affaires de celui qui l’a placé là. Il ne se sent pas du tout redevable de l’électeur, n’ayant pas de mandat impératif vis-à-vis de celui-ci. Et pourtant si. Moralement ! A l’Assemblée nationale, lorsqu’on dispose d’une majorité parlementaire, il est toujours aisé de manipuler la loi à sa guise. Il en a toujours été ainsi de nos différentes assemblées gouvernées par une majorité des partis politiques au pouvoir. Ce qui a pour conséquence de faire passer tous les textes comme lettre à la poste. Qu’ils soient bons ou mauvais. De même, lorsqu’on gère la carrière du magistrat avec la possibilité de le déplacer, de le nommer et même de le rétrograder, en utilisant des subterfuges, malgré tous ces grands principes qui garantiraient son indépendance, il faut vraiment qu’il ait décidé d’être indépendant pour refuser d’être manipulé.
Aujourd’hui, les Sénégalais font face à une autre équation à plusieurs inconnus, la limitation des mandats. Une question pourtant pas nouvelle dans le paysage politique. Le problème a en effet constitué une pomme de discorde sous tous les régimes, depuis le début des années 1990. Pour mémoire, après la présidentielle du 28 février 1988, Abdoulaye Wade et plusieurs leaders de l’opposition avaient été emprisonnés, suite à de violentes manifestations de rue, puisque ces élections-là étaient contestées. Au lendemain de la libération du pape du Sopi, des négociations furent ouvertes entre le pouvoir et l’opposition. Un nouveau code électoral consensuel, plus connu sous le nom de « Code Kéba Mbaye » fut alors adopté en 1992. L’une de ses dispositions avait la particularité de porter sur la limitation du mandat du président à deux. Abdou Diouf réélu en 1993, ne pouvait plus dès lors briguer les suffrages des Sénégalais au-delà de l’an 2000. Malheureusement, la majorité socialiste à l’Assemblée nationale trahira cet accord, en levant le verrou de la limitation des mandats en 1998.
Me Abdoulaye Wade élu président de la République, fera face au même dilemme après sa réélection en 2007. Pour rappel, à travers le référendum de 2001, le pape du Sopi proposa une constitution qui limitera à nouveau, les mandats successifs d’un président de la République à deux. Contre toute attente, il revient sur sa promesse de respecter le principe de la limitation des mandats et nourrit même l’intention de se succéder à lui-même. Il s’ensuivit de violentes manifestations qui donneront naissance au Mouvement du 23 juin, tout en lançant le rouleau compresseur irrésistible qui viendra à bout du régime libéral le 25 mars 2012. Fou Malade nous apprendra à cet effet à l’émission « Jakaarlo » de la TFM que c’est Macky Sall himself qui trouvera le nom M 23. Une manière de dire qu’il était à la pointe de ce combat.
Ironie du sort, le Président Sall, comme ses prédécesseurs immédiats, inspirera, via le référendum de mars 2016, une nouvelle constitution devant trancher définitivement la pomme de discorde. Hélas, avec lui également, le serpent noir de la limitation des mandats, remonte en surface prématurément puisqu’il n’est réélu que depuis le mois de février dernier. Malgré sa déclaration de 2017, on ne sait pas encore clairement ce qu’il compte faire en direction de la présidentielle de 2024, après que des juristes réputés, notamment le Pr. Babacar Gueye, ont soulevé la polémique.
Le débat sur la limitation des mandats, une question qui semble donner de l’urticaire à Macky Sall. Dans son parti, c’est l’omerta. On trouve indécent, prématuré, malsain d’évoquer le sujet.
Ailleurs, on préfère débattre du sujet limitation des mandats, tant la posture de Macky Sall est clair-obscur. Sur les ondes de la Rfm, le désormais ex-directeur général des Sénégalais de l’extérieur Sory kaba a eu l’impertinence de soulever le débat en ces termes : «la Constitution lui interdit de faire un troisième mandat. Notre constitution a été verrouillée. Deux mandats pas plus. Il n’y a aucune possibilité de rétroactivité». Il en fait les frais. Il a purement et simplement été limogé par décret.
Moustapha Diakhaté, le rebelle du maquis qui feu de tout bois depuis quelques temps, a été prié d’aller se plaindre ailleurs. Son poste de ministre conseiller de Macky Sall, lui a tout simplement été retiré. «La manière dont Macky Sall veut mettre un terme à cette polémique est contreproductive. S’il veut limoger toute personne qui en parle ou si des gens de l’Apr insultent ceux qui expriment leur point de vue, cela pose problème. Le président ne devrait pas cautionner ces insultes et le limogeage de Sory Kaba a créé plus de problèmes qu’il n’en a réglé, en ravivant une polémique qui n’a pas lieu d’être », a laissé entendre Moustapha Diakhaté à l’émission Sen Jotay de la Sen Tv.
Sur les ondes de la Rfm, le ministre porte-parole de la présidence de la République est rapidement monté au créneau pour expliquer les raisons du limogeage de celui-ci . L’APR ne laissera plus personne évoquer le sujet sans subir la foudre du grand manitou. “Dans le cadre du parti, la discipline est plus importante que la liberté d’expression”, a résumé M, Guèye qui ne manque pas d’expliquer : “Moustapha Diakhaté a fait preuve d’indiscipline de parti”. On a compris. Il est donc reproché au désormais ex-ministre conseiller de ne s’être pas aligné sur les positions de l’Alliance pour la république (Apr). Mais de quelle position s’agit-il au juste ? Seydou Gueye est prolixe sur le sujet et s’est gardé d’entrer dans les détails.
Une attitude en tout cas de Macky Sall qui en dit long sur sa gêne, son malaise face à ce sujet. Dans le cas de Sory Kaba, des analystes ont fini d’interpréter la sortie de l’ancien directeur des Sénégalais, vu comme un proche d’Amadou Ba, l’ex ministre des finances, comme une manière pour les futurs prétendants à la succession de jeter du sable dans le couscous du Président Sall. Il est vrai que, ceux à qui les observateurs prêtent des intentions – à savoir Mimi Touré, Amadou Ba et Mouhamed Boun Abdallah Dione et d’autres en embuscade – ont aussi le droit d’avoir des ambitions. Mais pour d’aucuns, il serait bien plus logique d’avoir des prétentions en étant hors du gouvernement de Macky Sall. Seulement dans ce désordre prévisible, l’horizon ne semble pas clair pour ceux-là qui voient dans le fait pour l’actuel président de n’avoir nommé de numéro 2, ni cherché à structurer son parti, après avoir supprimé le poste de 1er ministre, une volonté de briguer un 3ème mandat. Macky Sall verrouille tout et colle des doublons à tout le monde, question de maîtriser son monde, son univers, analysent d’autres observateurs de la scène politique. Mais pour quelle logique ?
Mais heureusement que des constitutionnalistes veillent. Ils assument le débat. Après le constitutionnaliste Babacar Guèye, Ababacar, un autre Guèye, a jeté le pavé dans la mare, confortant en cela, Sory kaba. « Macky Sall ne peut absolument pas briguer un 3ème mandat», a fait savoir ce dernier, ce dimanche 27 octobre à l’émission Grand Jury, sur la Rfm. « Le président Macky Sall a été élu en 2012 pour un mandat de 7 ans. Et entre temps, il y a eu une révision de la constitution en 2016. Le deuxième alinéa de l’article 27 de la constitution de 2016 dit bien que nul ne peut faire deux mandats consécutifs. Le problème est de savoir si cette disposition s’applique à Macky Sall pour son premier mandat de 7 ans », a argumenté celui-ci avant de délibérer en ces termes : « Je dois préciser que cette position découle d’une interprétation de la constitution après la décision du Conseil constitutionnel de 2011 qui avait validé la candidature de Wade ». Il en a du coup déduit que malgré la révision constitutionnelle de 2016 réduisant le mandat présidentiel à 5 ans, le premier mandat est déjà comptabilisé. « Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs…si on reste dans l’orthodoxie juridique, les dispositions de la Constitution sont d’application immédiate », a -t-il relevé.
Une fois cela dit. D’autres constitutionnalistes ne manqueront certainement pas de soutenir la thèse contraire. Ismaël Madior Fall, conseiller du Président dans les affaires juridiques qui est depuis ses hauts faits d’armes, surnommé le tailleur constitutionnel, voudra certainement préciser sa pensée après avoir lancé un « en principe » au cours d’une interview avec le quotidien EnQuête. Une nuance quant à la limitation des mandats à deux qui avait d’ailleurs soulevé un tollé. La polémique était dès lors lancée. Après il y eut une période d’accalmie. Fou malade et ses amis de la société civile n’entendent pas pour le moment l’affaire de cette oreille et ne cessent de rafraîchir la mémoire de Macky Sall quant aux batailles épiques menées au sein du M23. Macky devrait se rappeler du nom M23 qu’il avait créé et du contexte de lutte. Le Président Sall n’aurait pas toutes les garanties quant à la protection de ses arrières. C’est ce que certains observateurs affirment.
Mais pour l’heure, il manœuvre et se décidera certainement en fonction de la configuration du terrain, de l’évolution des rapports de force et du climat politique. Il négocie avec Me Wade quant à une probable réhabilitation de Karim ; et pourquoi pas une amnistie de Khalifa Sall qui a adopté un ton bien pacifique et d’apaisement depuis sa sortie de prison ? L’opposition, elle, observe avec attention le spectacle qui se déroule sous ses yeux depuis la pause du dialogue national qui a emprunté d’autres sentiers. Elle se signale dans des velléités de regroupement, quoique timidement. Idrissa Seck est toujours aussi aphone et préfère envoyer son lieutenant Déthié Fall aux charbons. Il ne manque toutefois pas de poser des actes en s’alliant avec Pape Diop, Malick Gackou, etc dans un front de l’opposition dans lequel le PDS n’est pas convié. Ousmane Sonko se la joue solo tout en manœuvrant pour ne pas patauger dans la boue des 94 milliards. L’ex-juge Dène lui a d’ailleurs récemment lancé une pique à ce sujet. Qu’est-il est allé se fourrer dans ce guêpier ? C’est en tout cas l’heure de la reconfiguration du jeu politique. Fou Malade exhorte l’opposition à se réveiller et à prendre en charge la question de la limitation des mandats. Et le peuple dans tout cela ? Il est temps aussi qu’il ouvre les yeux au risque de se faire endormir.

EXCLU DU NOUVEAU CADRE DE L’OPPOSITION –LE PDS RÉPOND PAR LE MÉPRIS À IDRISSA SECK ET COMPAGNIE

NETTALI.COM  Idrissa Seck, Pape Diop, El hadji Malick Gackou et compagnie ont décidé de mettre sur pied un nouveau cadre de concertation de l’opposition. Une initiative à laquelle ils n’ont pas convié le Parti démocratique sénégalais (Pds). A cette «offense», les libéraux préfèrent répondre par le mépris.
Le Parti démocratique sénégalais (Pds) a beau être le premier parti d’opposition du Sénégal, Idrissa Seck, Pape Diop, El hadji Malick Gackou et compagnie n’ont pas jugé nécessaire de le convier à l’initiative visant à mettre sur pied un nouveau cadre de concertation de l’opposition. Certains y voient même une façon, pour ces derniers, de contrer les retrouvailles qui se dessinent entre Me Abdoulaye Wade et Macky Sall. Et la pilule ne passe pas du côté des libéraux.
«Le Pds ne fait pas partie des formations politiques qui ont constitué ce nouveau cadre de concertation de l’opposition», confirme Bara Gaye, un des secrétaires généraux adjoints de la formation libérale, en marge d’une finale de football dans la ville de Kébémer. Ce fidèle de Karim Wade rappelle que «le Pds est dans un autre cadre, notamment le Front national de résistance». Alors pourquoi le Pds n’est pas membre du nouveau cadre de concertation ? Bara Gaye se veut clair. Affichant une indifférence qui frise le mépris, il lance : «Il faut poser la question à ces gens qui ont créé ce cadre de concertation.» «C’est à eux de dire le pourquoi de ce cadre et pourquoi ils n’ont pas jugé nécessaire d’impliquer le Pds», insiste-t-il. Avant de souligner : «Nous n’avons pas d’explication à ça. Il faut demander aux initiateurs de ce projet.»
Bara Gaye est par ailleurs revenu sur les derniers développements de l’affaire Karim Wade. Et c’est pour rappeler : «Le comité des droits de l’homme des Nations unies a exigé que M. Karim Wade soit réhabilité et qu’il soit indemnisé. Nous avons toujours demandé cela. D’autant que nous n’avons jamais accepté la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) pour juger une personnalité qui a eu à occuper de hautes responsabilités dans ce pays.» «Alors, poursuit-il, nous ne pouvons que remercier le Bon Dieu si la communauté internationale nous donne aujourd’hui gain de cause et demander à l’Etat de se conformer à cette volonté. Parce que le Sénégal ne mérite pas d’être la risée du monde surtout sur le plan des droits de l’homme

Apr Dakar va mal : les requêtes des jeunes apéristes…

https://senego.com/Ils se sentent délaissés par le président Macky Sall. Ces jeunes apéristes de Dakar, regroupés autour d’un Mouvement dénommé « Apr Dakar va mal », porté sur les fonts baptismaux le 15 octobre dernier, en ont, visiblement ras le bol. Raison pour laquelle ils ont décidé de hausser le ton pour dénoncer ce mutisme du chef de l’Etat pour le compte duquel, ils se sont donnés corps et âme pour le porter à la magistrature suprême. Youssoupha Niang, porte-parole dudit mouvement était l’invité de Senego.

Manque de considération…
« 

En tant que membre de l’Apr résidant à Dakar, nous avons conscience que (…) les jeunes de Dakar sont incontournables. A part les élections locales, nous avons gagné toute autre élection pour lui. Mais depuis lors, les gens souffrent. Parce qu’à un moment donné, on ne voit aucun (responsable politique) avec qui communiquer. Aucun cadre n’a été mis en place pour nous permettre de nous exprimer. Qu’on puisse discuter de ce qui ne va pas dans le parti…« , un manque de considération que Youssoupha Niang déplore. Pour lui, il y’en a de ses camarades qui ne veulent plus rien du parti. « Ce qui n’est pas normal parce que lorsque le président Macky Sall tendait la main, nous tous l’avions rejoint…« , rappelle-t-il.
Raison pour laquelle ils ont décidé de porter le combat, non sans interpeller le président de l’Apr afin qu’il puisse revoir la gestion de son parti. Soit préparer l’avenir des jeunes de son parti, les former… Parce que, regrette-t-il le fait que « les jeunes de l’Apr ne sont pas considérés… » Pour le porte-parole de « Apr Dakar va mal », ce n’est pas normal de rester 10 ans sans être reçu par le président Macky Sall. « Il n’a jamais reçu les jeunes de Dakar, contrairement aux autres »

A l’origine de leur « disgrâce »
« 

C’est au niveau national. On lui fait croire que les jeunes de Dakar ne s’entendent pas…« , des gens qui, selon M. Niang disent du n’importe quoi sur eux. « Il doit savoir que nous sommes des jeunes qui croyons en lui, qui croient en sa politique…« , raison pour laquelle il estime que leur leader ne doit pas les laisser en rade. « C’est lui notre responsable. C’est pour cette raison que nous ne voulons discuter avec aucun responsable politique, autre que lui (…) Les jeunes qui sont sous l’aile protectrice de certains ministres ne se plaignent pas. Mais nous qui sommes affidés au président Macky Sall avons tous les problèmes du monde…« , fait-il savoir.

« Mackyistes » dans le cœur…

Aussi, regrette-t-il que depuis qu’ils ont commencé à dénoncer leurs conditions de vie dans le parti, ils ont reçu plusieurs promesses de responsables apéristes, histoire de faire passer le message au président Macky Sall. « Mais cette fois-ci, nous voulons que le président Macky Sall soit notre interlocuteur direct. Et que nous puissions lui faire part de nos doléances pour lesquelles, nous attendons des réponses, et des orientations. S’il nous reçoit, nous pourront lui faire part de notre calvaire. Nous sommes des militants fidèles depuis 10 ans… » rappelle-t-il, avant de préciser : « nous allons continuer à porter son combat jusqu’à la fin de son mandat« .
Aussi, il a informé qu’il n’existe pas de responsables politiques qui se cachent derrière eux pour déstabiliser le régime. Le débat sur le troisième mandat, l’emploi des jeunes, l’incompétence de certaines autorités sont autant de question sur lesquelles Youssoupha Niang a bien voulu donner son avis.Regardez

Sonko annonce des exclusivités sur Sen Tv

http://actunet.net/Dans une vidéo de trois minutes, Ousmane Sonko remercie ses militants et sympathisants ainsi que tous les Sénégalais par rapport à leur engagement. Il explique l’existence d’une opération de diabolisation visant à l’éliminer de la course de la présidentielle de 2024. Arguant que c’est peine perdue, Ousmane Sonko soutient qu’il reviendra sur des exclusivités dans plusieurs dossiers lors de l’émission  »Face à Pape Alé » qui sera diffusée en direct sur Sen Tv ce mercredi à partir de 21 heures

Mame Cheikh Sikar : Vers l’ouverture d’une information judiciaire

https://www.seneweb.com/Mame Cheikh « Sikar », le talibé de Sokhna Aïda Diallo, qui a été déféré devant le procureur ce lundi, a bénéficié d’un retour de parquet. Selon Libération online, qui donne l’info, il sera à nouveau présenté au maître des poursuites ce mardi. Et le procureur de la République a décidé d’ouvrir une information judiciaire. Le dossier sera donc confié à un juge d’instruction.
Pour rappel, Mame Cheikh «Sikar» est mis en cause pour des propos discourtois qu’il aurait tenus envers le khalife général des mourides Serigne Mountakha Bassirou Mbacké.

MEURTRE DE ABOU ELINKINE DIATTA : CE QUE RÉVÈLENT LES PREMIERS ÉLÉMENTS DE L’ENQUÊTE 

NETTALI. COM- Une enquête a été ouverte après le décès du chef rebelle Abdou Elinkine Diatta. 48 heures après cette attaque, Libération vient de lever le voile sur les premiers éléments de l’enquête.
Les deux tueurs, qui étaient à bord d’une moto Jakarta, visaient directement le secrétaire autoproclamé du Mdfc. Pour preuve, dès qu’ils sont arrivés sur le lieu de la cérémonie à Mlomp, ils ont tiré à bout portant sur le chef rebelle.
Mieux, 24h avant son exécution, Elinkine Diatta avait présidé une réunion du Mfdc au cours de laquelle il s’est attaqué à Salif Sadio. Aussi, le journal n’est pas loin de penser que “le meurtre d’Elinkine Diatta semble relever d’un règlement de comptes”

Guédiawaye : Aliou Sall se réconcilie avec Bougazelli et Lat Diop

YERIMPOST.COM Le BRT provoque la paix des braves à Guédiawaye entre Aliou Sall, Bougazelli et Lat Diop. « Monsieur le président, avec votre permission, j’appelle mon jeune frère Lat Diop, ma sœur, Néné Fatoumata Tall, Seydina Fall, Racine Talla à me rejoindre sur la tribune pour faire la paix », a lancé hier le maire de Guédiawaye dans son allocution.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 29/10/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Moustapha Niasse au Palais

Le président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse était hier au Palais de la République. Il a été reçu par le Président Macky Sall. Les deux hommes ont échangé sur la situation nationale et estiment qu’il y a nécessité de préserver la paix sociale au Sénégal. Le chef de l’Etat et son hôte ont noté un apaisement depuis sa rencontre avec l’ancien Président Abdoulaye Wade à la mosquée Masalikoul Djinane. Le leader de l’Afp a salué la posture du Président Macky Sall qui a lancé un dialogue national qui se veut inclusif. En fait, Macky Sall qui n’avait informé personne, veut se rattraper en informant ses alliés.

L’un des blessés de la fusillade à Mlomp est hors de danger

Il est plus chanceux que Abdou Elinkine Diatta, qui s’était autoproclamé Secrétaire général du Mouvement des Forces démocratiques de Casamance (Mfdc). Criblé de balles avec deux autres personnes lors d’une réunion à Mlomp par deux individus sur une moto, ce dernier est décédé sur le coup. Il y avait deux blessés graves qui ont été acheminés à l’hôpital régional de Ziguinchor. Mais l’un d’eux a succombé à ses blessures. Cela dit, le chargé de communication de l’hôpital régional de Ziguinchor renseigne que l’opération de l’un des blessés a été un succès. Ainsi, son pronostic vital n’est plus engagé.

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