Rp du lundi 28 Octobre 2019

Unes de la presse du lundi 28 Octobre
Unes de la presse du lundi 28 Octobre

Réforme du Cfa:Les changements annoncés en 2020

http://www.rewmi.com/La réforme du Franc Cfa s’accélère et son contenu sera connu avant la
fin de 2019. L’information est donnée par le magazine hebdomadaire « Jeune Afrique » dans sa parution de ce lundi. « Emmanuel Macron et les dirigeants africains rendant publique une réforme du Franc Cfa », lit-on sur la page « Confidentiel ». Ce sera à l’occasion de la visite du Président Français à Abidjan, prévue en début décembre. « Jeune Afrique » révèle que « l’Elysée souhaite que les premiers changements soient amorcés avant le prochain sommet Afrique-France prévu à Bordeaux en juin 2020 ». « Cette réforme concerne notamment les réserves de change que la Bceao dispose auprès du Trésor français. Celle-ci devraient progressivement être délocalisées vers une autre institution internationale qui pourrait être la Banque des règlements internationaux (Bri) sise en Suisse », annonce-t-on. Un changement, ajoute le journal « que la Banque de l’Uemoa voit d’un mauvais oeil. Ses frais de fonctionnement sont financés par les rémunérations de 0,75% accordées par les comptes d’opération tenus par le Trésor Français ».

Le chiffre d’affaires du Groupe Sonatel évalué à 820 milliards FCFA

https://www.pressafrik.com/Le Groupe Sonatel pèse lourd. Le chiffre d’affaires de l’entreprise est évalué à 820 milliards FCFA au troisième trimestre 2019.
Le groupe enregistre de solides performances opérationnelles portées par la reprise au Mali combinée à la bonne dynamique de recrutements au Sénégal, en Guinée et en Sierra Léone. Il y a une Bonne progression des bases d’abonnés sur les services relais de croissance (Data et Orange Money) mais à noter un retard vs objectifs porté par Sierra Leone suite à la revue des règles de comptage des clients actifs notamment sur la Data.
Selon le document consulté par le journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), au cours de cette période, il y a une amélioration de la croissance du Chiffre d’Affaires de +57,4 Milliards soit +7,5% en comparaison annuelle et de +7,0% par rapport à S1 2019 sur tous les pays : – Sénégal : +4,8% contre +4,4% au S1 ; – Sierra Léone : +11,7% contre +10,8% au S1 ; – Bissau : +7,7% contre +5,5% au S1 – Guinée : +18,2% contre +16,6% au S1 avec un effet de change favorable principalement sur le retail ; – Mali : +4,2% contre +4,4% au S1 face à la stabilité observée. Le chiffre d’affaires est évalué à 820 milliards FCfa.
Sur la même période, on note une accélération de la croissance de l’EBITDA (revenu avant intérêts, impôts et taxes, amortissements et provisions) de +2,4% en base annuelle soit +8, Milliards FCFA contre +1,2% au 1er semestre , grâce à l’amélioration de la marge directe d’une part, mais annihilé par une hausse plus importante des charges indirectes autour des charges du personnel et des taxes.
Pour le résultat net, Sonatel enregistre une décroissance annuelle identique au premier semestre à -9,9% malgré la relative stabilité du résultat d’exploitation, du fait principalement de la hausse des charges d’intérêts sur les emprunts. Toutefois, il est meilleur que prévu en budget. Le résultat net est de 143,4 milliards FCfa.
Pour financer son ambitieux programme d’investissement, la société prévoit de lancer un emprunt obligataire durant le courant de l’année 2020.Salif SAKHANOKHO

Groupe Sonatel : Le chiffre d’affaires connait une amélioration de +57,4 milliards FCFA au 3eme trimestre 2019

https://www.lejecos.com/Les états financiers du Groupe Sonatel au troisième trimestre 2019 ont révélé leurs secrets. Le groupe enregistre de solides performances opérationnelles portées par la reprise au Mali combinée à la bonne dynamique de recrutements au Sénégal, en Guinée et en Sierra Léone.
Il y a une Bonne progression des bases d’abonnés sur les services relais de croissance (Data et Orange Money) mais à noter un retard vs objectifs porté par Sierra Leone suite à la revue des règles de comptage des clients actifs notamment sur la Data.
Selon le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), au cours de cette période, il y a une amélioration de la croissance du Chiffre d’Affaires de +57,4 Milliards soit +7,5% en comparaison annuelle et de +7,0% par rapport à S1 2019 sur tous les pays : – Sénégal : +4,8% contre +4,4% au S1; – Sierra Léone : +11,7% contre +10,8% au S1; – Bissau : +7,7% contre +5,5% au S1 – Guinée : +18,2% contre +16,6% au S1 avec un effet de change favorable principalement sur le retail; – Mali : +4,2% contre +4,4% au S1 face à la stabilité observée. Le chiffre d’affaires est évalué à 820 milliards FCfa.
Sur la même période, on note une accélération de la croissance de l’EBITDA (revenu avant intérêts, impôts et taxes, amortissements et provisions) de +2,4% en base annuelle soit +8, Milliards FCFA contre +1,2% au 1er semestre , grâce à l’amélioration de la marge directe d’une part, mais annihilé par une hausse plus importante des charges indirectes autour des charges du personnel et des taxes.
Pour le résultat net, Sonatel  enregistre une décroissance annuelle identique au premier semestre  à -9,9% malgré la relative stabilité du résultat d’exploitation, du fait principalement de la hausse des charges d’intérêts sur les emprunts. Toutefois, il est meilleur que prévu en budget. Le résultat net est de 143,4 milliards FCfa.
Pour financer son ambitieux programme d’investissement, la société prévoit de lancer un emprunt obligataire durant le courant de l’année 2020.Adou FAYE

Récoltes

http://www.enqueteplus.com/nodeLes pluies avaient tardé à tomber, mais c’est un passé déjà lointain pour les agriculteurs. Pour ceux des départements de Nioro et Kaolack, en tout cas. Les premières récoltes de maïs, d’arachide et de mil sont en cours, a indiqué Dr Souleymane Diop, Directeur régional du développement rural (Drdr).
‘‘Pour les premiers semis de maïs, d’arachide et de mil, les premières récoltes sont en cours dans les départements de Nioro et Kaolack, et pour les seconds semis, la récolte pourrait intervenir la semaine prochaine’’, a affirmé dans un entretien avec l’Agence de presse sénégalaise (Aps) Dr Diop. Des producteurs ont commencé le séchage, selon Dr Diop, notant que pour le département de Guinguinéo, le mil est au stade de maturation, tandis que dans les autres départements, les récoltes sont en cours.
Cependant, pour certaines spéculations, une dernière pluie serait nécessaire pour la maturation, selon le Drdr qui nourrit ’’l’espoir’’ de bonnes récoltes pour la pastèque. Souleymane Diop a souligné que le département de Nioro avait reçu intégralement ses quotas, mais les producteurs de Kaolack et ceux de Guinguinéo n’ont pas bénéficié du programme à cause du retard observé dans la mise en place de la semence par le fournisseur. Un programme additionnel a été mis en place par le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural destiné aux zones impactées par un déficit pluviométrique.
Ainsi, des spéculations adaptées ont été mises en place pour la pastèque, le manioc et le niébé. La situation phytosanitaire est relativement calme, a rassuré le Drdr, en soulignant la présence de la chenille légionnaire dans quelques parcelles et des attaques mineures sur le mil dans les départements de Nioro et Kaolack. ‘‘Dans ce sens, il faut noter l’intervention de la base d’alerte et de prévention de Sokone qui a stoppé la progression de ces ravageurs. Ainsi, 205 ha sont traités après une prospection sur 491 ha’’, a-t-il dit.

Le BRT va améliorer le système de mobilité

http://lesoleil.sn/Les travaux du Bus Rapid Transit (BRT), l’un des projets phares du Plan Sénégal émergent sont lancés ce lundi 28 octobre, à Guédiawaye, par le chef de l’Etat, Macky Sall. Avec la forte demande des populations dans le domaine du transport, la mise en œuvre de ce projet va contribuer à améliorer le transport interurbain.
Selon le directeur Général du Cetud, Thierno Birahim Aw, le BRT est une volonté de l’Etat du Sénégal, de réduire la dépendance automobile. En effet, il considère que ce projet va substantiellement améliorer la mobilité dans la capitale sénégalaise. «Ce concept conçoit un système de transport structurant qui facilite les déplacements des populations. Il résulte de la volonté de réduire la dépendance à l’automobile, en promouvant des modes de transport sobres en carbone», a-t-il précisé. Les travaux créeront, par ailleurs des sources de revenus aux jeunes, avec des emplois allant des postes d’ouvriers qualifiés aux cadres.«Parmi les avantages du BRT figure l’offre d’emploi aux jeunes. Ce projet permettra d’asseoir les problèmes de chômages surtout dans la banlieue, où des postes seront proposés » ajoute M. Aw.

Conférence économique africaine 2019 : La 14ème édition prévue du 2 au 4 décembre à Charm El-Cheikh

https://www.lejecos.com/La Conférence économique africaine (Cea) 2019, principale plate-forme de mise en réseau, de dialogue et de partage des connaissances sur les problèmes auxquels l’Afrique est confrontée, se déroulera du 2 au 4 décembre 2019 à Charm el-Cheikh, en Égypte.
La Conférence est co-organisée par la Banque africaine de développement, la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique et le Programme des Nations Unies pour le développement sur le thème « Emplois, entrepreneuriat et développement des capacités pour la jeunesse africaine ». Ce thème s’aligne sur les Objectifs de développement durable (Odd), « pour une croissance économique inclusive et durable, l’emploi et un travail décent pour tous ».
Cette année, renseigne un document consulté par le journal de l’économie sénégalaise (Lejecos) ,  la 14ème édition de la Conférence réunira plus de 500 parties prenantes africaines, dont des représentants de la jeunesse, des dirigeants d’entreprises, des décideurs et des représentants des médias africains et du monde entier.
Elle offrira aux chercheurs une tribune de choix pour débattre des questions relatives à l’emploi des jeunes, à leurs compétences et capacités d’entrepreneuriat, et pour évaluer les réformes et initiatives en cours visant à résoudre ces problèmes. Les participants débattront des options politiques permettant d’optimiser les avantages de l’explosion démographique de la jeunesse africaine ; mais également de l’inadéquation des compétences des jeunes aux besoins du marché du travail.
À travers le partage de connaissances et d’études de cas sur les bonnes pratiques, les intervenants proposeront des stratégies et des recommandations concrètes pour accélérer la mise en œuvre des principales politiques de développement telles que l’Agenda 2063 de l’Union africaine et les Odd.
Le thème de cette année s’aligne également sur le programme de développement des partenaires de la conférence, notamment la Banque africaine de développement, qui, entre 2016 et 2018, a créé 3,6 millions d’emplois directs grâce à des investissements de 10 milliards de dollars américains dans 102 projets réalisés dans 32 pays.
En outre, le Conseil d’administration de la Banque a récemment approuvé quelque 318 projets dans 48 pays africains, d’une valeur de 9,15 milliards de dollars ; et qui devraient générer 4,2 millions d’emplois directs.
La conférence de l’an dernier, qui s’est déroulée à Kigali, au Rwanda, a mis l’accent sur l’intégration économique comme levier de changement pour la croissance inclusive et la prospérité en Afrique.Adou FAYE

NMA Sanders : Le fils aîné d’Ameth Amar porté à la tête de l’entreprise

https://www.jotaay.net/Le Conseil d’administration de Nma Sanders qui s’est réuni le lundi 14 octobre 2019, a décidé de nommer Papa Madiop Amar dit « Papi » et Thiendiaté Bouyo Ndao respectivement, président du Conseil d’Administration et Directeur Général. Cette décision survient suite au décès du fondateur et Président Directeur général de Nma Sanders, Ameth Amar.
Papa Madiop Amar dit Papi, 34 ans, est le fils aîné de feu Ameth Amar. Il a fait ses études supérieures au Collège Boréal de Toronto au Canada et, est titulaire d’un « Bachelor in Business Administration ». A son retour au Sénégal en 2007, il a intégré l’équipe commerciale de PASTAMI en qualité de technico-commercial en charge du Modern Trade.
Parallèlement à ses activités professionnelles, il a poursuivi ses études et a validé en 2009 son Master en Marketing et Communication à l’Institut Supérieur de Management (ISM campus Dakar).
Il a eu à occuper les fonctions d’assistant marketing en 2009 et a dirigé de 2010 à 2015, le département des ventes export et dernièrement, était désigné coordonnateur commercial de l’unité industrielle de Pastami.
Thiendiaté Bouyo Ndao a une expérience de plus de vingt-sept ans dans l’agro-industrie, la gestion d’entreprise, la finance et l’audit. Il était Secrétaire Général de la Nma Sanders depuis mars 2017.

PARTENARIAT PUBLIC-PRIVE : Le Secteur Privé Invité À Prendre Des Initiatives

http://www.walf-groupe.com/Les travaux de rénovation du rond-point Sahm de la Médina ont été lancés, ce week-end, par Smart City Africa qui compte accompagner les collectivités territoriales dans leur politique de développement. Une occasion saisie par son Directeur général, Kami Sylla, pour inviter le secteur privé à ne pas tout attendre de l’État
Les entreprises du secteur privé national ne doivent pas tout attendre de l’Etat pour apporter une plus-value aux collectivités territoriales dans lesquelles elles interviennent. C’est la forte conviction, exprimée, ce week-end, par le Directeur général de Smart City Africa, Kami Sylla. Ce dernier compte rénover l’ensemble des ronds-points de la capitale à travers le partenariat public-privé qu’il va nouer avec les différentes collectivités.
Pour la première phase de ce partenariat de développement économique et social des différentes collectivités, les travaux de rénovation du rond-point Sahm de la Médina ont été lancés«On fait du stationnement dans le monde. On est dans 3 000 villes. On s’installe progressivement à Dakar. Je me suis dit que la première chose qu’il faut faire, c’est essayer d’amener une plus-value dans les villes où on est. J’ai trouvé que le rond-point de Sahm est à la fois ancien parce qu’il y a la maison de Mame Abdou qui est juste en face. Et, je ne comprends pas que ce rond-point ne soit pas valorisé autant. J’ai décidé de rénover ce rond-point», a-t-il expliqué. En effet, pour lui, dès qu’une entreprise s’installe dans une localité, elle doit impérativement apporter un changement pour améliorer les conditions de vie des populations. En clair, il estime que les entreprises doivent apporter des projets qui changent les localités. «Dès qu’on est installé dans une collectivité, on est obligé de mener ce genre d’action. Parce que, c’est cela aussi l’intérêt d’un partenariat public-privé. Quand on fait un partenariat public-privé avec une collectivité, c’est de dire aussi qu’est-ce qu’on amène pour cette collectivité ? Le cœur de Dakar, c’est la Médina. Les populations sont contentent que ce rond-point soit rénové. Il y a quelque temps, c’était mal entretenue», a-t-il insisté.
A l’en croire, chaque entreprise du secteur privé qui signe un partenariat avec les collectivités ou un démembrement de l’Etat ne doit plus attendre tout de l’Etat. «Je pense qu’il ne faut pas tout attendre de l’Etat. C’est au secteur privé de faire des actions de ce genre qui sont super importantes. Les autres doivent suivre ce genre d’exemple. Vous savez, c’est bien beau de donner de l’argent mais au moins quand on fait ce genre de réalisation, elle reste. Vous allez voir, il y aura de l’espace vert, un jet d’eau et le visage de ce rond-point va changer», a-t-il souligné. Depuis quelques temps, l’Etat, dans le cadre de la mise en œuvre de la phase II du Plan Sénégal émergent a plusieurs fois lancé un appel au secteur privé national. Seulement, ce cri du cœur du gouvernement n’est pas entendu par tous les acteurs du secteur privé. Car, les entreprises du secteur privé national ne sont toujours pas impliquées dans la réalisation des grands projets à milliard de l’Etat. Ce qui explique, l’absence du secteur privé dans plusieurs initiatives de développement économique et social du pays. En plus, la dette intérieure ne cesse de grimper et l’Etat a du mal à éponger cette dette. Du coup, le secteur privé national reste très prudent dans ses politiques d’investissement.Adama COULIBALY

TOURISME : Visa et Fast-tract sont-ils compatibles? Par Pap. TOURE,Manager des Entreprises et Projets Touristiques.

Au lendemain de la réélection du Président Macky SALL et de la constitution du gouvernement, d’énormes réformes et restructurations des services de l’Etat ont été prises pour alléger les lourdeurs administratives.
La mesure la plus importante est la suppression du poste de Premier Ministre dans l’attelage gouvernemental en vue de rendre les actions du gouvernement plus efficaces et efficientes.
Certaines Directions ont été supprimées et d’autres rattachées à la Présidence de la République pour donner plus de marge de manœuvre au Président de la République qui définit la politique de la nation.
Celle-ci basée fondamentalement sur le Plan Sénégal Emergeant et le Plan d’Actions Prioritaires est en train d’être boostée pour atteindre les objectifs fixés en 2035. C’est ainsi que le mode Fast-Tract est mis en place pour mobiliser tous les secteurs économiques et sociaux. Cette instruction du Président de la République est en train d’être appliquée par le Ministère du Tourisme et des Transports Aériens.
Depuis, la prise de fonction, le ministère œuvre à repositionner le Sénégal en tant que Hub aérien et Destination touristique de référence au niveau africain et mondial comme défini dans la politique stratégique du Sénégal qui est le Plan Sénégal Emergent (PSE). Cette feuille de route comprend cinq (5) orientations majeures, déclinées en 45 actions. Ses orientations portent sur le cadre réglementaire et institutionnel ; la sécurité et la qualité de l’offre de l’AIBD et des aéroports
secondaires ; les capacités de pilotages et d’encadrement du MTTA ; la promotion de la destination Sénégal ;  l’investissement touristique.
Chacune des orientations est en train d’être réalisée et des actions concrètes ont été notées telles que la classification et la catégorisation des hôtels des pôles touristiques de Dakar et de la Petite côte, le nouveau code du tourisme en phase d’adoption, l’achat de deux nouveaux avions et l’ouverture de 07 nouvelles lignes de desserte dans la sous-région, en Europe et en Amérique, l’installation du Conseil Sénégalais du Tourisme, la participation aux salons internationaux de tourisme de Montréal, de Paris et de Berlin et la réintégration du Sénégal au Conseil Mondial du Tourisme.
Cet élan de relance et de développement du tourisme et du transport aérien ne doit pas d’être brisé par la restauration d’un visa touristique qui est incontestablement  un motif de découragement du potentiel touriste et un frein au développement du tourisme.
La sécurité, la sureté et la stabilité sont des éléments indispensables pour la touristicité d’une Destination. D’autres méthodes de contrôle sécuritaire peuvent être utilisées pour sécuriser le pays sans entraver au fonctionnement du secteur touristique qui contribue à plus de 7% du PIB et pourvoie plus de 100 000 emplois directs et indirects.
L’instauration de ce visa touristique contrarierait la politique touristique du gouvernement qui mise sur le Projet de Développement du Tourisme et des Entreprises (PDTE) en vue d’apporter des réponses durables aux problèmes de compétitivité de l’économie sénégalaise.
En plus la mise en place du Crédit Hôtelier et Touristique (5 milliards), de la réduction de 50% de la parafiscalité (redevance passager et taxe de sûreté) sur le billet d’avion pour baisser le prix du billet, de la dématérialisation de huit procédures du secteur touristique par l’ADIE, du statut fiscal spécial est accordé aux entreprises touristiques de la région naturelle de Casamance pour une durée de dix ans à compter de la date de délivrance de l’agrément,  des nouveaux centres de formations touristiques à Diamniadio, Saint-Louis, Casamance (Cluster/Tourisme) et l’USSEIN, indique clairement l’importance qu’accorde le Président de la République au secteur touristique.
Par conséquent, toute décision administrative prise par les autres membres du gouvernement doit prendre en compte tous ces efforts fournis depuis 2015 et le caractère transversal du tourisme.
Etant donné que l’erreur porte conseil, nous devons tirer les conséquences dramatiques qu’a subies le tourisme entre 2013 et 2016 à cause du visa biométrique dont les séquelles sont encore ressenties par tous les acteurs du tourisme.
Dès son application le 01 juillet 2013, toutes les prévisions faites par le Plan Stratégique de Développement Durable du Tourisme au Sénégal (PSDT) 2014-2018 en date du 23 décembre 2013 avaient été chamboulées. Le Sénégal avait ambitionné de promouvoir un tourisme éthique, responsable, compétitif et contribuant durablement à son émergence économique. Il s’était fixé un objectif global d’atteindre le cap de 2 000 000 de touristes en 2018, avec un objectif intermédiaire de 1 500 000 de touristes en 2016.
Malheureusement avec l’imposition du visa obligatoire, les arrivées touristiques internationales du Sénégal ont connu des baisses inattendues. Les arrivées hôtelières des non-résidents étaient dénombrées à 1 063 000 en 2013. Elles sont passées de 908.429 en 2014 contre 680.491 en 2015, soit une baisse de 25 %. Au terme de l’année 2014, le nombre de croisiéristes s’est élevé à 13.185 contre 7.743 en 2015, soit une baisse de 41,3%. Source Bulletin des Statistiques Enquête sur l’offre et la demande touristiques (2014-2015).
La même source révèle que les arrivées globales enregistrées en 2014 s’élèvent à 1.216.090 contre 1.076.277 arrivées en 2015, soit une baisse de 11,5%. Ce naufrage silencieux du tourisme au Sénégal a entraîné une perte annuelle de plus de 95 milliards de francs CFA.
Cette situation calamiteuse a eu des impacts très négatifs sur les emplois directs et indirects ainsi que les recettes touristiques durant ces années de braise. Toutes les entreprises évoluant dans le secteur ont souffert de ce marasme économique.
C’est ainsi que le visa payant pour l’entrée au Sénégal a été supprimé le 1er mai 2015 par le Président de la République après avoir été informé par les acteurs du secteur touristique sur les nombreuses pertes économiques, sociales et fiscales qu’engendre cette mesure, sous prétexte de réciprocité, d’un visa biométrique pour les ressortissants des pays demandant le visa aux sénégalais.Maintenant, pourquoi réinstaurer le visa avec un nouveau prétexte (sécurité) aux visiteurs  non-résidents dans l’espace CEDEAO qui risque d’aggraver la cherté de la Destination Sénégal et d’affaiblir ses forces face à la rude concurrence contre les pays de la sous-région et du Maghreb ?

Nguéniène « Président Macky Sall, nous vous exhortons à arrêter vos maires qui bradent nos terres…Nous ne voulons pas de ce projet! »(Djiby Hamady Sow)

https://www.dakaractu.com/Le feuilleton des 1.216 ha sur lesquels la mairie de Sandiara veut implanter un projet de zone économique, contrairement à l’avis des éleveurs, est loin de connaître une accalmie.
En assemblee générale, les éleveurs et agriculteurs des communes de Malicounda, Nguéniène et Sandiara ont fait appel à leur syndicat pour dire non au projet. C’est pourquoi le SG du syndicat des éleveurs/nouvelle génération en appelle au président Macky Sall pour qu’il sévisse contre les maires qui bradent les terres au détriment d’honnêtes citoyens. Dans cette même dynamique, Djiby Hamady Sow demandera au président Macky Sall d’ériger la zone en Ranch. D’ailleurs, ces éleveurs n’écartent pas une marche, ou même un grève de la faim pour se faire entendre…

Russie-Afrique : les secrets d’une reconquête

https://www.jotaay.net/En organisant son premier sommet avec l’Afrique et en mettant en avant la coopération militaire et de défense, Moscou se pose en défenseur de la stabilité du continent, en proie à des mouvements de contestation et au terrorisme.
En réunissant cette semaine plus d’une quarantaine de chefs d’État africains dans la station balnéaire de Sotchi à l’occasion du tout premier sommet Russie-Afrique, Vladimir Poutine a remporté avec prouesse son pari. Celui de marquer le retour en force de l’ancienne puissance communiste sur un continent dont il s’était retiré à la chute de l’Union soviétique, laissant la place aux pays occidentaux, grands vainqueurs de la Guerre froide, et à la Chine.
Pour Louis Keumayou, spécialiste de l’Afrique et président du Club de l’information africaine, l’opération de charme de la Russie à l’endroit de l’Afrique est réussie : « C’est déjà une grande réussite d’avoir pu rassembler autant de chefs d’État et de gouvernement à Sotchi alors que certains ont des problématiques de sécurité intérieure qui auraient pu les empêcher de venir. »
Pendant le sommet, organisé du 22 au 24 octobre, le président russe a promis de doubler dans les cinq ans à venir les échanges commerciaux avec l’Afrique. En 2018, ceux-ci ont été évalués à 17 milliards de dollars. Bien loin des échanges commerciaux avec l’Europe (275 milliards de dollars) et avec la Chine (200 milliards de dollars).
Moscou entend s’appuyer sur les anciens régimes communistes africains comme l’Angola ou l’Éthiopie avec lesquels la Russie a entretenu des liens. Elle peut aussi compter sur ses deux grands partenaires économiques que sont l’Algérie et l’Égypte. « Ces deux pays représentent la moitié des échanges commerciaux avec l’Afrique. Et l’Afrique du Nord peut être une porte d’entrée pour la Russie sur le continent à travers la Méditerranée », estime Igor Delanoë, directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe basé à Moscou. C’est d’ailleurs l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l’Union africaine, qui a coprésidé le sommet avec Vladimir Poutine.
« Depuis la crise ukrainienne et la politique des sanctions à la fois européennes et américaines, beaucoup de marchés européens et occidentaux se sont fermés à la Russie, et l’Afrique s’est imposée comme une aire géographique intéressante pour trouver de nouveaux débouchés », a expliqué sur RFI Arnaud Kaluka, spécialiste de la Russie à l’Institut français des relations internationales (Ifri).

Expertise militaire et nucléaire

Lors de la réunion de Sotchi, l’ancienne puissance communiste a mis en avant son expertise militaire. Si de grands contrats d’armement n’ont pas été annoncés, la Russie a multiplé en amont les accords de coopération militaire et de défense avec plusieurs pays africains dont le Mali, en proie à la menace terroriste au nord et au centre que peine à juguler la Force conjointe du G5 Sahel.
La Russie a aussi trouvé des marchés pour son industrie nucléaire. L’Éthiopie a signé avec Rosatom, l’entreprise publique russe déjà présente en Zambie, un accord qui prévoit la création d’un réacteur expérimental pour combler son déficit énergétique. Le Rwanda, lui, est sorti du sommet avec un accord prévoyant la construction d’un centre de recherches sur le nucléaire.
Moscou s’est aussi rapproché des mines africaines en signant des accords de prospection en matières premières avec le Soudan du Sud et la Guinée équatoriale, deux pays riches en pétrole. Sur le marché africain des hydrocarbures, les géants russes Gasprom et Rosneft répondent aussi présents.

Présence renforcée dans le pré carré français

Plusieurs signes présageaient du retour de Moscou sur la scène africaine. Notamment le renforcement de la présence russe en Centrafrique. Dans ce pays riche en minerais – comme le diamant – et ravagé par la guerre civile, les Russes ont mis la main sur l’appareil sécuritaire étatique, et notamment sur les services de renseignement, dirigés par Valery Zakharov, conseiller à la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra.
Cet ancien policier de Saint-Pétersbourg aurait aussi des liens avec le controversé Evguéni Prigojine, un proche de Vladimir Poutine qui a des intérêts dans le groupe militaire privé Wagner dont les mercenaires s’occupent de la formation des soldats centrafricains. Cette société russe qui aurait été très active dans la guerre du Donbass sécurise aussi des concessions minières d’or et de diamant pour l’entreprise russe Lobaye Invest du discret homme d’affaires Evguéni Khodotov.
L’influence grandissante de la Russie dans un pays d’Afrique francophone, pré carré de la France, inquiète Paris. « Il y a eu un certain effet d’optique ces derniers mois avec l’apparition d’une présence russe en Afrique francophone à laquelle on n’était pas habitués », explique Igor Delanoë. « Moscou a profité d’une brèche ouverte en 2017 par l’allègement de l’embargo décidé par l’ONU [contre la Centrafrique] pour mettre un pied là où elle avait déjà une forme de présence », a détaillé sur RFI Arnaud Kaluka.Dans le sens inverse, une dizaine de chefs d’État africains se sont rendus au Kremlin depuis 2015. Les dirigeants africains ont été de plus en plus séduits par un discours politique russe favorable à la stabilité des régimes, mêmes autoritaires. « Il y a des sortes de mesures proposées par les Russes aux gouvernements africains pour intensifier la coopération bilatérale en matière de sécurité avec la formation et les livraisons d’armes, le tout visant à consolider l’appareil sécuritaire pour se prémunir contre de futures contestations », explique Igor Delanoë, directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe.
Ainsi, en janvier, lors d’un discours officiel, Alexandre Bregadzé, ancien ambassadeur de la Russie en Guinée-Conakry, a soutenu ouvertement le projet de révision de la Constitution qui pourrait permettre à Alpha Condé de se représenter pour un troisième mandat. « Les Constitutions ne sont ni des dogmes, ni la Bible, ni le Coran. Elles s’adaptent à la réalité. Nous vous soutenons, Monsieur le président, la Guinée a besoin de vous », avait-il déclaré.

Moscou promet la stabilité

Lors du sommet de Sotchi, Vladimir Poutine n’a pas manqué non plus de se poser en rempart contre les tentatives de renversement des régimes africains : « Plusieurs pays sont confrontés aux conséquences des Printemps arabes. Résultat : toute l’Afrique du Nord est déstabilisée… Dans cette région, mais aussi dans les zones du Sahara et du Sahel, dans la région du lac Tchad, on trouve de nombreuses organisations terroristes, notamment Daech, Al-Qaïda, Boko Haram et Al-Shebab. C’est pourquoi il nous semble important d’accroître les efforts conjoints de la Russie et de l’Afrique dans le domaine de la lutte antiterroriste. »
Mais la Russie pourrait très vite se trouver en porte-à-faux avec les aspirations d’une jeunesse africaine plus favorable aux alternances et aux valeurs démocratiques. « Avec ce type de discours, il y a en effet un risque d’être en décalage avec les attentes de la société civile. La Russie en a déjà fait les frais au Soudan avec le renversement d’Omar el-Béchir [proche de Moscou] », explique Igor Delanoë.

Pour autant, la multiplication des partenaires économiques ne peut être que bénéfique pour le continent, pensent certains analystes. « Pendant longtemps, le néocolonialisme a surtout été incarné dans la partie francophone par la France. Il faut sortir du tête-à-tête avec les anciennes puissances coloniales. C’est ce que propose la Russie. La Chine a offert un volet économique, la Russie vient avec la coopération militaire », conclut Louis Keumayou
« Depuis la crise ukrainienne et la politique des sanctions à la fois européennes et américaines, beaucoup de marchés européens et occidentaux se sont fermés à la Russie, et l’Afrique s’est imposée comme une aire géographique intéressante pour trouver de nouveaux débouchés », a expliqué sur RFI Arnaud Kaluka, spécialiste de la Russie à l’Institut français des relations internationales (Ifri).

Expertise militaire et nucléaire

Lors de la réunion de Sotchi, l’ancienne puissance communiste a mis en avant son expertise militaire. Si de grands contrats d’armement n’ont pas été annoncés, la Russie a multiplé en amont les accords de coopération militaire et de défense avec plusieurs pays africains dont le Mali, en proie à la menace terroriste au nord et au centre que peine à juguler la Force conjointe du G5 Sahel.
La Russie a aussi trouvé des marchés pour son industrie nucléaire. L’Éthiopie a signé avec Rosatom, l’entreprise publique russe déjà présente en Zambie, un accord qui prévoit la création d’un réacteur expérimental pour combler son déficit énergétique. Le Rwanda, lui, est sorti du sommet avec un accord prévoyant la construction d’un centre de recherches sur le nucléaire.
Moscou s’est aussi rapproché des mines africaines en signant des accords de prospection en matières premières avec le Soudan du Sud et la Guinée équatoriale, deux pays riches en pétrole. Sur le marché africain des hydrocarbures, les géants russes Gasprom et Rosneft répondent aussi présents.

Présence renforcée dans le pré carré français

Plusieurs signes présageaient du retour de Moscou sur la scène africaine. Notamment le renforcement de la présence russe en Centrafrique. Dans ce pays riche en minerais – comme le diamant – et ravagé par la guerre civile, les Russes ont mis la main sur l’appareil sécuritaire étatique, et notamment sur les services de renseignement, dirigés par Valery Zakharov, conseiller à la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra.
Cet ancien policier de Saint-Pétersbourg aurait aussi des liens avec le controversé Evguéni Prigojine, un proche de Vladimir Poutine qui a des intérêts dans le groupe militaire privé Wagner dont les mercenaires s’occupent de la formation des soldats centrafricains. Cette société russe qui aurait été très active dans la guerre du Donbass sécurise aussi des concessions minières d’or et de diamant pour l’entreprise russe Lobaye Invest du discret homme d’affaires Evguéni Khodotov.
L’influence grandissante de la Russie dans un pays d’Afrique francophone, pré carré de la France, inquiète Paris. « Il y a eu un certain effet d’optique ces derniers mois avec l’apparition d’une présence russe en Afrique francophone à laquelle on n’était pas habitués », explique Igor Delanoë. « Moscou a profité d’une brèche ouverte en 2017 par l’allègement de l’embargo décidé par l’ONU [contre la Centrafrique] pour mettre un pied là où elle avait déjà une forme de présence », a détaillé sur RFI Arnaud Kaluka.
Dans le sens inverse, une dizaine de chefs d’État africains se sont rendus au Kremlin depuis 2015. Les dirigeants africains ont été de plus en plus séduits par un discours politique russe favorable à la stabilité des régimes, mêmes autoritaires. « Il y a des sortes de mesures proposées par les Russes aux gouvernements africains pour intensifier la coopération bilatérale en matière de sécurité avec la formation et les livraisons d’armes, le tout visant à consolider l’appareil sécuritaire pour se prémunir contre de futures contestations », explique Igor Delanoë, directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe.
Ainsi, en janvier, lors d’un discours officiel, Alexandre Bregadzé, ancien ambassadeur de la Russie en Guinée-Conakry, a soutenu ouvertement le projet de révision de la Constitution qui pourrait permettre à Alpha Condé de se représenter pour un troisième mandat. « Les Constitutions ne sont ni des dogmes, ni la Bible, ni le Coran. Elles s’adaptent à la réalité. Nous vous soutenons, Monsieur le président, la Guinée a besoin de vous », avait-il déclaré.
Moscou promet la stabilité
Lors du sommet de Sotchi, Vladimir Poutine n’a pas manqué non plus de se poser en rempart contre les tentatives de renversement des régimes africains : « Plusieurs pays sont confrontés aux conséquences des Printemps arabes. Résultat : toute l’Afrique du Nord est déstabilisée… Dans cette région, mais aussi dans les zones du Sahara et du Sahel, dans la région du lac Tchad, on trouve de nombreuses organisations terroristes, notamment Daech, Al-Qaïda, Boko Haram et Al-Shebab. C’est pourquoi il nous semble important d’accroître les efforts conjoints de la Russie et de l’Afrique dans le domaine de la lutte antiterroriste. »
Mais la Russie pourrait très vite se trouver en porte-à-faux avec les aspirations d’une jeunesse africaine plus favorable aux alternances et aux valeurs démocratiques. « Avec ce type de discours, il y a en effet un risque d’être en décalage avec les attentes de la société civile. La Russie en a déjà fait les frais au Soudan avec le renversement d’Omar el-Béchir [proche de Moscou] », explique Igor Delanoë.
Pour autant, la multiplication des partenaires économiques ne peut être que bénéfique pour le continent, pensent certains analystes. « Pendant longtemps, le néocolonialisme a surtout été incarné dans la partie francophone par la France. Il faut sortir du tête-à-tête avec les anciennes puissances coloniales. C’est ce que propose la Russie. La Chine a offert un volet économique, la Russie vient avec la coopération militaire », conclut Louis Keumayou.

DÉCLASSEMENT DE LA FORÊT DE BALABOUGOU POUR UN PROJET AGRICOLE :UNE POLEMIQUE AUTOUR DE 1216 HECTARES

http://www.sudonline.sn/Une vive polémique s’est installée dans les communes de Nguéniène, Malicounda et Sandiara, dans le département de Mbour. Ce, à cause du déclassement de la forêt de Balabougou pour un projet agricole de 1216 hectares
De nombreux agriculteurs et des éleveurs se sont rassemblés de nouveau hier, dimanche 27 octobre, dans la forêt classée de Balabougou pour  tenir une assemblée générale et dire «non» au projet agricole les privant de 1216 hectares de leur terre. Ils sont formellement contre le déclassement de cet espace exploité, en partie, par des centaines de bergers. Pendant la saison sèche, ils y séjournent avec des milliers de têtes de bétail transhumant et provenant des régions centre-ouest (Thiès, Diourbel, Dakar) et même de Louga.
Ce qui installe vive polémique dans le monde rural notamment dans les communes de Nguéniène, Malicounda et Sandiara, du département de Mbour. Ils l’ont matérialisé par une présence massive sur le site et des pancartes avec des inscriptions rejetant le projet.
Le rejet systématique pour eux, reste la seule alternative d’arrêt de leurs manifestations et contestations. Dans le cas contraire, les éleveurs et les agriculteurs envisagent  de faire une grève de la faim sur le site jusqu’à la mort ou à la satisfaction de leurs doléances.
Bouré Diouf, un des porte-paroles, des éleveurs et des agriculteurs a fait la genèse du projet agricole prévu dans la forêt de Nianing. Selon lui, tout est parti d’une réunion convoquée  à Thiès dans la capitale régionale. Les représentants des commune de Malicounda et de Nguéniène ont été informés du besoin du déclassement de la dite forêt suite à un besoin de 1216 hectares pour un projet agricole, une demande introduite par le maire de Nguéniène et ministre conseiller du président de la République. Depuis, cette rencontre, les éleveurs et agriculteurs de la zone sont formels et exclus «toute possibilité de mise en place de cette initiative» les privant de leurs activités. Il a révélé la mise en place d’un comité de veille de 20 personnes censées travailler en leurs noms partout où besoin se fera sentir.
Saliou Ba de la localité de Nianing attire l’attention sur l’importance de la forêt de Nianing polarisant des dizaines de villages des communes de Nguéniène, Malicounda, Sandiara, et Séssène et abritant des troupeaux transhumants de l’ouest du pays. Selon ses propos, «la zone est dite agro-pastorale mais le maire de Sandiara, Serigne Guèye Diop, a noyé le poisson dans l’eau». Il devait organiser des foras communautaires et recueillir les avis avant de s’engager dans un bras de fer aux conséquences incalculables.
Il a rappelé l’engagement des habitants de Nianing dans la commune de Malicounda ayant traduit leur avis par une collecte de 500 signatures  disant non au déclassement de la forêt de Balabougou. Il a aussi dit tout leur engagement à entamer une grève de la faim jusqu’à la mort ou bien au rejet du projet.
Amadou Ka, le secrétaire général de la maison des éleveurs du département de Mbour a fait le point des démarches menées auprès des autorités communales et préfectorales pour l’annulation de ce projet.  Selon lui, si les autorités persistent dans le maintien du déclassement de la forêt, ils vont déposer une demande de marche sur la table du préfet de Mbour comme étant le début d’un plan d’actions. A l’en croire, le projet envisagé vise  la production de melons et de pastèques dont le troisième est vendu à l’extérieur au Sénégal

La COSYDEP plaide pour une éducation inclusive et accessible à tous

https://www.pressafrik.com/La présidente du Conseil d’administration de la Coalition des Organisations de la Société civile (COSYDEP), Hélène Rama Niang Diagne a plaidé lundi à Dakar pour une éducation inclusive et accessible à tous, lors d’un atelier sur l’état des lieux de la mise en œuvre de la cible 4.5 de l’Objectif de développement durable (ODD).
« Aujourd’hui l’aspiration première ou l’ambition c’est de faire en sorte que ça soit accessible à le tout le monde. Ce n’est pas pour rien qu’on parle d’éducation inclusive, donc toutes les personnes qui souffrent d’un handicap devraient être prise en compte. On parle de l’égalité genre, les filles et les femmes devraient être alphabétisées davantage. Il y a aussi la question de la formation professionnelle, que ça soit ouvert pour tout le monde. Car cette question d’équité est fondamentale pour Cosydep, qui apporte la plaidoirie au niveau des politiques dans une meilleure prise en compte », plaide-t-elle.
Toutefois, des difficultés sont liées à l’atteinte de ses objectifs inébriants à l’éducation. « Parce que les intrants fondamentaux de l’éducation, les enseignements apprentissage au niveau des enseignements, des infrastructures, des équipements, il y a toujours des abris provisoires,  des frustrations au niveau des enseignants également par rapport au curriculum », indique madame Diagne.
Les recommandations issues de ces deux jours seront capitalisées, mais nous ne nous arrêtons pas là, nous en ferons des supports et des outils de plaidoiries auprès des décideurs, des élus, également au niveau de la presse. Cette initiative rentre dans le cadre du projet « Partenariat Mondial pour l’Education : Contribuer à l’éducation pour la transformation sociale au niveau régional et global.Fana CiSSE

Pr. Fatimata Ly: »25 % de décès liés au cancer de la peau sont dus au ‘’xessal’’’

Seneweb Le chiffre est alarmant : 25 % des décès liés au cancer de la peau sont dus à la dépigmentation, indique nos confrères du journal ‘’Vox Populi’’. Les chiffres sont livrés par Pr. Fatimata Ly, Présidente de l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (Aiida). C’était à l’occasion d’un panel sur la dépigmentation cosmétique.
«Le taux de décès par an, on ne peut pas l’avoir. Parce qu’on n’a pas que des décès hospitaliers. Mais si vous prenez parmi les patientes qui ont présenté un cancer de la peau, on a un taux de mortalité de 25 %. Ce qui n’est pas négligeable. Parce qu’un patient sur quatre qui a un cancer lié à la dépigmentation peut décéder des suites de ce cancer de la peau», alerte la dermatologue.

«LES TAUX DE PRÉVALENCE DE LA DÉPIGMENTATION ONT ATTEINT DES NIVEAUX INQUIÉTANTS»

http://www.emedia.sn/Conseiller technique n°2 du ministre de la Santé et de l’Action sociale, Dr Barnabé Gning plaide « pour la sensibilisation des femmes en particulier et des populations en général ». Le représentant d’Abdoulaye Diouf Sarr s’est ainsi exprimé, ce samedi, 26 octobre, après la réception du projet de mémorandum pour une politique nationale de prévention des complications liées à la dépigmentation cosmétique volontaire (DCV) ou ’’Xessal’’, signé par l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA), les associations féminines, et celles de la société civile, visant « à restaurer l’estime de soi et à améliorer la qualité de vie ».

’’L’alerte est sonnée’’

Transmettant le message du ministre à la fin du panel tenu au Musée des civilisations noires, il dit : « Notre pays le Sénégal est confronté à cette pratique dont les taux de prévalence ont atteint des niveaux préoccupants tant en zone urbaine qu’en zone rurale. Cette dépigmentation est faite à base de produits détournés de leur usage médical normal. Et ensuite utilisés à des doses toxiques sur de longues périodes. La première conséquence est naturellement la destruction progressive de la mélanine, cette couche qui protège la peau noire contre les effets des rayons ultraviolets du soleil ».
Parmi les complications secondaires de ces pratiques inappropriées voire dangereuses, signale-t-il, « figurent en bonne place les maladies chroniques à soins coûteux comme les cancers, le diabète, l’hypertension artérielle, etc. Aujourd’hui, les proportions du recours à la dépigmentation volontaire dans certaines zones du pays augurent hélas la recrudescence des maladies précitées au Sénégal au cours des prochaines années. L’alerte est donc sonnée. Pour le ministère dont la mission est d’améliorer sans cesse la santé des populations, il est clair que la problématique de la dépigmentation volontaire est multifactorielle. C’est pourquoi, des stratégies multisectorielles et novatrices seront nécessaires pour lutter contre ce phénomène à l’image de la diversité des acteurs présents à ce panel ».
A court terme, ajoute Dr Gning, « notre action sera orientée sur la réduction de la prévalence de la dépigmentation volontaire. A long terme, l’objectif portera sur l’arrêt définitif de cette pratique au Sénégal ».
Un plaidoyer porté en présence de la parlementaire Juliette Paul Zinga, du Parti socialiste (PS) et membre de la majorité présidentielle, Benno Bokk Yakaar (BBY). « Je suis contre la dépigmentation depuis toujours parce que je ne vois pas l’utilité », dit-elle. Avant d’appeler à agir pour une législation contre la pratique.
Pr Amsatou Sow Sidibé, elle, recommande la tenue d’assises autour de ce « véritable » problème de santé publique. D’autant plus qu’a-t-elle retenu des spécialistes, « la dépigmentation touche la croissance du fœtus ».
Lors du panel, l’absence des véritables cibles, les femmes qui s’adonnent à la dépigmentation, a été déplorée.
N’empêche, engagées dans la lutte, la cantatrice Soda Mama Fall, les journalistes Oumy Ndour et Baye Oumar Gueye, Ndiaye Ciré BA, l’interprète de Djalika Sagna dans la série ’’Maîtresse d’un homme marié’’, et les femmes scientifiques, ont également élevé la voix.

Le point de vue de l’Eglise et de l’Islam

Il ressort des interventions de Sayda Fatou Kane et d’Abbé Jacques Niadiack, lors du panel, que le point de vue de l’Islam et « le même » que celui de l’Eglise, contre la pratique.
Dépigmentation et diabète
Dr Michel Assane Ndour, endocrino-diabétologue, explique le lien entre dépigmentation et diabète : « C’est surtout dû au passage des corticoïdes à travers le sang, qui peut augmenter le sucre et aggraver le diabète ou entraîner un diabète ». Ainsi, estime-t-il, « la prévalence par rapport aux dermocorticoïdes, et par rapport au ’’Xessal’’, tourne autour de 65% au Sénégal. Et ces complications aussi, il faut les estimer et elles sont assez fréquentes, et les chiffres peuvent tourner autour de 20 à 30% ».
Esthétique ou acculturation:La dépigmentation, un dol, une tromperie
Le phénomène est devenu inquiétant au Sénégal, et au-delà dans toute l’Afrique. La proportion de femmes qui s’éclaircissent la peau dépasse les 50%. Dans la banlieue de Dakar, elle atteint même les 70%. Et des hommes sont de plus en plus affectés par ce mal du siècle, dont les conséquences sur le plan sanitaire sont graves. Les cancers de la peau et autres maladies comme le diabète, l’hypertension, les maladies rénales et neurologiques, sont notés.
Et de nombreuses femmes s’hasardent à faire elles-mêmes des mélanges de toutes sortes pour avoir des effets rapides. Elles méconnaissent souvent les risques liés et mettent en avant l’aspect esthétique, encore que, à ce niveau aussi, les résultats sont discutables.
Les produits à base d’hydroquinone et ceux à base de corticoïdes créent des ravages dans nos sociétés en apportant des maladies graves et en dénaturant une peau qui ne pourra plus retrouver sa beauté originelle.
Au regard alors de tous ces risques, on peut se demander pourquoi une telles proportion de femmes noires s’adonnent à cette pratique ?
Il y a, bien sûr, une dimension psychologique notoire liée aux médias comme la télévision, le cinéma, les réseaux sociaux. Ici, on associe souvent peau claire à beauté. La force de la publicité est telle qu’elle arrive à imposer un prototype de femme occidentale, belle, mince, aux cheveux longs qui fait le tour du monde. Or, tout le monde sait que les critères de beauté varient en fonction des sociétés, des cultures. Mais, dans l’imagerie populaire, la beauté est souvent associée à la clarté de la peau. Or, ce sont deux choses diamétralement opposées. On parle de la femme claire qui plairait beaucoup plus aux hommes qui sont souvent accusés d’hypocrisie en la matière. Parce que, parfois, ils critiquent des femmes qui se dépigmentent tout en appréciant secrètement le résultat obtenu du fait de ces produits.
Au Sénégal, le problème est tellement sérieux qu’il touche aussi bien les femmes analphabètes que les femmes instruites, les hauts cadres que les femmes de ménage. Personne n’est à l’abri.
Or, la dépigmentation, au-delà des risques liés à la santé et au coût exorbitant des produits, est un dol, une tromperie. La femme qu’on voit dépigmentée a changé de physionomie, de nature. Elle n’est pas elle-même, elle s’est métamorphosée. En conséquence, porter son choix sur une telle femme comporte le risque de la déception une fois son vrai visage connu.
Certes, il serait exagéré de parler d’escroquerie sur le mariage, mais on n’est pas loin d’une manœuvre malsaine de nature à se présenter sur un faux visage, une fausse apparence.
Pis, le bénéfice esthétique est douteux. On a vu des femmes âgées, et même moins âgées, dont les peaux sont devenues rugueuses, pleines de taches noirâtres qui s’apparentent à des brûlures, etc.
En période de chaleur, il sera difficile de conserver une bonne hygiène.
Nombre de ces femmes, ou même certains hommes, cherchent à se faire belles en s’adonnant à cette pratique. Mais elles obtiennent souvent le résultat contraire. Car, prendre les critères occidentaux de beauté comme des références universelles, est une forme d’acculturation.
Seules les personnes qui ont le complexe de la peau blanche se dépigmentent. La preuve, elles mettent souvent de longs cheveux artificiels parce qu’ici, rien n’est ‘’naturel’’.
Or, il n’y a pas plus belle que la femme noire. Cette noirceur d’ébène dont le poète a parlé est un don de la nature à garder jalousement.
Nos cheveux courts s’adaptent mieux à la chaleur qui sévit chez nous et si une femme met tout son engagement à valoriser sa peau noire et à se faire belle, elle y arrivera.
Malheureusement, nous avons depuis longtemps fait fausse route, aidés en cela par l’industrie du cométique qui gagne des milliards sur l’incrédulité des gens, le fait qu’ils soient mal dans leurs peaux.
Le travail fait de sensibilisation, d’éveil des consciences, d’éducation et de sanction est tellement timide que le phénomène gagne de l’ampleur en des proportions gênantes.Assane Samb

Accusé de favoritisme d’autoritarisme,de gestion sélective: Fatoumata Ndiaye contestée au sein de l’Onu

https://www.jotaay.net/Quelques semaines après sa nomination comme secrétaire générale adjointe, en charge des services de contrôle interne des Nations-Unies, Fatoumata Ndiaye doit faire face à une partie des membres du personnel de l’Onu, qui a émis des doutes sur sa gestion alors qu’elle occupait le poste de Directrice exécutive adjointe chargée de l’audit interne et des investigations à l’Unicef. Dans une missive virulente, le personnel de l’Onu demande aux autorités compétentes de revenir sur cette nomination, en listant ses nombreux  lacunes, son management sélectif, sans oublier la discrimination en faveur des pays de l’Afrique de l’Ouest. Pis, le personnel soutient que les enquêtes menées sous son magistère à l’Unicef sur les harcèlements sexuels ont été rouverts, car faisant preuve d’une médiocrité qui ne dit pas son nom. 
La nomination de Fatoumata Ndiaye au poste de secrétaire générale adjointe, en charge des services de contrôle interne au sein des Nations-Unies ne fait pas que des heureux. En effet, nos confrères de Innercity press ont publié une lettre d’un groupe de membres du personnel de l’Onu qui s’inquiètent du management de Fatoumata Ndiaye. «Nous sommes gravement préoccupés et nous ferons appel pour que l’Onu revienne sur la question», déclarent-ils. Alors qu’elle était Directrice exécutive adjointe chargée de l’audit interne et des investigations au Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (Unicef), le personnel dépeint notre compatriote comme l’instigatrice d’une culture de la peur et d’un management autoritaire au sein des structures  placées sous son contrôle. Pourtant, le communiqué de l’Onu actant la nomination de Fatoumata Ndiaye soulignait qu’elle a une expérience de plus de 24 ans dans l’audit, les investigations et l’évaluation, conjuguée à de réelles connaissances dans la supervision et la coordination des ressources humaines, des finances, du budget, de la technologie de l’information, des services administratifs et des opérations. Mais ses détracteurs du personnel de l’Onu dans leur missive font savoir que Fatoumata Ndiaye avait une approche très sélective. «Ceux qui ne l’ont pas soutenue ont été découragés, démotivés, exclus et encouragés à passer à autre chose. L’Unicef a perdu plusieurs de ses meilleurs auditeurs au cours de son mandat, la plupart d’entre eux provenant de pays donateurs», font remarquer ces membres du personnel. En plus, le personnel renseigne que Madame Ndiaye est connue pour ses choix discriminatoires qui privilégient l’Afrique de l’Ouest. «On sait qu’elle a voyagé, dans toutes ses fonctions, mais plus précisément dans ses rôles à l’Unicef, principalement en Afrique de l’Ouest, laissant les autres régions du monde se sentir comme des citoyens de deuxième classe, ne méritant pas son attention», lit-on dans la lettre. «Un autre exemple, poursuivent les membres du personnel, est celui où Madame Ndiaye a plié les règles pour un autre Sénégalais pour qui elle a cherché à obtenir un poste dans son équipe à New York en vue d’une mission spéciale, sans procédure régulière et manquant totalement de transparence». Pour finir, le personnel de l’Onu soutient que le rapport Morgan Lewis sur les harcèlements sexuels et les abus sexuels a montré de manière catégorique à quel point une enquête avait été menée de manière médiocre sous la surpervision de Mme Ndiaye. «Le rapport indiquait que tous les cas de harcèlement sexuel faisant l’objet d’une enquête au cours de son mandat devraient être rouverts», lit-on dans la lettre.Samba THIAM 

Robert Sagna : «…la mort d’ Abdou Elinkine Diatta ne va pas affaiblir le Mfdc»

XALIMANEWS : La mort d’Abdou Elinkine Diatta a fait parler plus d’un. Le président du Groupe de réflexion pour la paix en Casamance pense que le Mfdc est déjà confronté à des difficultés, et pourtant il y survit. «Je ne crois pas que le Mfdc va être affaibli par la mort d’Abdou Diatta, car il y a la vicissitude de sa démarche, sa division, ses multiples fractions et cela ne date pas d’aujourd’hui. Je pense que le Mfdc survivra. Au moment où je vous parle, c’est la paix, donc ça ne sera pas la fin de Mf

Abdou Ndukur Kacc Ndao, soci-anthropologue:«La Mort d’Elinkine Diatta ne va pas remettre en cause…»

https://www.seneweb.com/Abdou Elinkine Diatta a été tué dans une fusillade, dimanche, à Mlomp, dans le département de Bignona. Sa mort ne va-t-elle pas compromettre le processus de paix en Casamance ? Abdou Ndukur Kacc Ndao, répond par la négation. Le socio-anthropologue pense que beaucoup de villages veulent déposer les armes.
« On peut dire quasiment plus de 2/3 des villages casamançais s’entament dans une paix. Si la paix est définie comme une sorte de confrontation militaire, donc ça paraît être important », a-t-il soutenu.
Avant de poursuivre : « je ne crois pas que cela peut remettre en cause ce processus qui est en cours avec des acteurs qui ont fait la paix des braves depuis une dizaine d’années.Je suis convaincu qu’il y a une paix relativement durable en ce moment en Casamance en dépit de ce qui s’est passé avec Abdou Elinkin Diatta»

Mort d’Abdou Elinkine Diatta : Les populations étalent leur inquiétude

https://www.seneweb.com/La mort d’Abdou Elinkine Diatta est perçue comme un coup dur en Casamance, en ce qui concerne le processus de paix. Aussi, les populations se sont prononcées sur la violence marquée par l’assassinat du secrétaire général du Mfdc. Mamadou Badiane pense que cet assassinat va porter un coup du au travail abattu par les acteurs qui oeuvrent pour la paix en Casamance.
«Je pense que cette situation va anéantir le processus, parce qu’il y a mort d’homme et le défunt est une personnalité dans le Mfdc. Donc, ça va impacter». Aliou Diallo, lui, soutient que beaucoup d’acteurs vont se retirer par peur de subir le même sort. «Les gens qui s’étaient engagés pour la paix en Casamance vont prendre du recul, avec cet assassinat. Parce qu’il y a eu beaucoup de commissions de la paix qui ont été créées par l’Etat pour la paix en Casamance».
Pour Ousseynou Ba, l’assassinat peut perturber le processus, mais ça ne va pas l’empêcher de continuer. «Il ne faut pas que les gens sèment la zizanie. Prions pour que la paix en Casamance perdure. Certes, il y a assassinat, mais ça ne peut pas interrompre le processus de paix qui est enclenché. Le Mfdc est divisé en plusieurs fractions et nul ne l’ignore, mais le processus n’est pas du tout compromis».

Aliou Sall prépare son « comme back » et 2024: le maire de Guédiawaye est en train de démarcher des influences du web pour redorer son image ternie par l’affaire Petrotim

https://www.jotaay.net/Emmuré dans un mutisme presque forcé depuis quelque temps, Aliou Sall ne renonce pas pour autant à ses ambitions politiques. Au moment où le Sénégal est secoué par un nauséabond débat autour de la possibilité ou non d’un troisième mandat du Président Macky Sall, son frère, accusé d’avoir trempé dans des scandales touchant le pétrole sénégalais, cherche réhabilitation.
Un homme politique, c’est d’abord et avant tout une question d’image. Ce qui fait que l’opinion que les gens, donc les électeurs, ont de l’homme politique compte plus que tout. Traité de «plus grand voleur de l’histoire du Sénégal», l’accusation est trop forte pour être dépassée si facilement. En illustre le fameux «Sunu 400.000» mais également le nombre exorbitant de posts et commentaires le dénigrant sur les réseaux sociaux, Aliou Sall avait presque tout perdu en tant qu’homme politique.
Mis en cause dans l’Affaire Petro-Tim, relancée début juin par une enquête de la BBC, qui le soupçonne d’avoir touché un pot-de-vin dans l’attribution de deux blocs gaziers, Aliou Sall a démissionné le 24 juin dernier de son poste de Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc).

COMMENT ALIOU SALL PRÉPARE SON «COME-BACK» 

Depuis lors, le maire de la ville de Guédiawaye s’était emmuré dans une silence forcé, recommandé par les circonstances. Il ne pouvait toutefois pas se permettre de ne rien faire. D’autant qu’on lui prête des ambitions présidentielles. Il fallait régir afin de sortir de la situation inconfortable dans laquelle il est depuis. C’est d’ailleurs ce qu’il est en train de faire, aidé en cela par certains responsables politiques du parti présidentiel, l’Alliance pour la République (Apr).
En effet, nous tenons de source sûre que Aliou Sall prépare activement son «grand» retour sur la scène politique. Le jeune frère du président de la République a d’ailleurs engagé ce qu’il convient d’appeler la première phase de son «come-back». Et comme on peut s’en douter, il s’agit d’abord de redorer son image, complétement ternie par l’affaire Petro-Tim. A ce dessein, le président de l’Association de maires du Sénégal enchaine les rencontres avec ceux qu’on appelle les influenceurs du web.
L’influence web est un thème de plus en plus associé à l’e-réputation. Un influenceur du web est donc une personne qui a le pouvoir d’agir sur une autre. Un influenceur peut se voir octroyer ce pouvoir pour 2 raisons : soit c’est un expert dans son domaine, soit il a une certaine notoriété. Il peut également combiner ces 2 éléments. Mais, en tous les cas, l’influenceur est très suivi et ses posts et commentaires font presque office de sources officielles. L’influence web est depuis quelque années une part importante de la communication politique.

«IL M’A FAIT  PART DE SES AMBITIONS POUR LE SÉNÉGAL»

C’est alors conscient de cela et sans doute se disant que ce qui a détruit sa réputation doit pouvoir lui fournir une réhabilitation, que Aliou Sall a décidé de s’allier à ses plus grands détracteurs d’hier. En effet, selon notre source, le maire de Guédiawaye enchaine les rencontres avec des jeunes influenceurs du web dont certains ont été parmi les plus sévères envers sa personne lors de l’épisode Petro-Tim. Des rencontres en présence de certains responsables de l’Arp proches d’Aliou Sall et qui ont été chargés de «démarcher» les jeunes influenceurs critiques envers le «boss» afin d’arrondir les angles et tenter de les amener dans son camp.
Déjà des jeunes influenceurs de Dakar et de Kaolack ont été reçus séparément par Aliou Sall. Selon notre source, au cours des discussions, l’ancien Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations a annoncé à ses hôtes sa volonté de briguer la magistrature suprême. «Il m’a fait  part de ses ambitions pour le Sénégal. Et pour cela, il a la volonté de réunir autour de lui des jeunes leaders (des influenceurs, ndlr)», nous souffle une source qui reconnait avoir vu «une personne joviale et taquine».Sidy Djimby NDAO

Affaire Petrotim : Aliou Sall auditionné le 25 novembre prochain

https://www.ferloo.com/Les choses sérieuses sur le scandale Petrotim s’emballent. Le Doyen des juges, qui hérite du dossier, va ouvrir les auditions le 04 novembre. Ainsi, selon le quotidien Libération, Aliou Sall sera interrogé par le Doyen des juges, le 25 novembre prochain dans le cadre de l’information judiciaire, contre X, ouverte par le parquet pour notamment association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux et fraude fiscale. Le frère du président Macky Sall sera donc entendu sous le statut de témoin.
Avant le maire de Guédiawaye, son oncle Abdoulaye Thimbo, maire de Pikine sera auditionné le 20 novembre. Le juge démarre ses auditions le lundi 4 novembre avec le journaliste Mouth Bane, Babacar Mbaye Ngaraaf, du député Mamadou Lamine Diallo de Tekki. Le lendemain mardi 5 novembre, l’ancien Pm, Abdoul Mbaye, Birahim Seck du Forum civil passeront devant le magistrat instructeur. Clédor Sène et Boubacar Camara seront entendus 24h plus tard. Le 7 novembre, ce sera le tour des anciens ministres sous le régime libéral, Samuel Sarr et Souleymane Ndéné Ndiaye

Présentation de condoléances : les confidences croustillantes de Cheikh Tidiane Sy et Alioune Badara Cissé

https://www.jotaay.net/Nous ne quitterons pas le domicile de Me Alioune Badara Cissé, sans ces confidences de l’ancien ministre de la Justice et garde des Sceaux. Cheikh Tidiane Sy, qui ne parle que très rarement en public, l’a fait claquer grave. Il raconte qu’un jour, il a appelé Me Alioune Badara Cissé pour lui dire de venir le trouver dans un restaurant de la place et qu’après, il doit l’emmener quelque part, sans préciser où. «Je l’ai appelé, en lui disant ‘’Alioune Badara où est-ce que tu es ? Je veux que tu viennes. On va quelque part’’. Alioune Badara ne savait pas où est-ce qu’on allait. Nous sommes allés d’abord dans un restau et après avoir fini de manger, je lui dis : ‘’Alioune Badara, on n’y va, je t’emmène chez le vieux (Me Wade)’’. Une fois chez Wade, quand nous avons fini de nous installer, Wade de lui dire alors de laisser Macky pour venir travailler à ses côtés», raconte-t-il.
A la suite de cette confidence, Me Alioune Badara Cissé a pris la parole, pour révéler à son tour la suite de l’entretien avec Wade, et que le ministre Cheikh Tidiane Sy a oublié de dire à l’assistance ou qu’il n’a pas souhaité dire en public. Selon ABC, ce jour-là, Me Wade lui a demandé de dire ce qu’il veut. Et que même le poste de Cheikh Tidiane Sy, ministre de la Justice, qui l’avait emmené chez lui, s’il le désirait, il était prêt à le lui donner à la minute qui suit son accord et donner à Cheikh Tidiane Sy un autre poste. Mais la réponse de ABC, avec beaucoup de diplomatie, a été qu’il s’était déjà engagé avec Macky Sall, auprès de qui il avait entamé un travail qu’il souhaitait finir.
Revenant sur cet épisode, Cheikh Tidiane Sy d’ajouter qu’au moment où il refusait l’offre alléchante du Président Wade, l’actuel médiateur de la République était fauché comme un rat d’église. Il n’avait même pas suffisamment d’essence et son véhicule avait des problèmes. Et c’est Cheikh Tidiane Sy qui avait volé à son secours, en lui donnant de quoi s’acheter de l’essence et faire réparer son véhicule. Comme quoi, ce n’est pas la politique qui peut avoir raison de certains liens d’amitié et de fraternité. Et l’ancien garde des Sceaux a tenu à raconter cette anecdote, pour témoigner de la fidélité de Me Cissé à ses engagements et ses convictions. Alors que toutes les portes lui étaient ouvertes par Wade, il a préféré continuer à galérer à côté de Macky Sall, qui venait de tracer sa propre voie. En concluant ses propos, Cheikh Tidiane Sy n’a pas caché son intention de voir son ami et ancien frère libéral aller plus loin que sa station actuelle. «J’ai toujours vu ABC loin, très loin ; à un niveau supérieur que celui qu’il occupe présentement». Allez savoir ce qu’il veut dire. A «Les Échos» en tout cas, on ne fait aucun commentaire….

JEAN CHARLES BIAGUI, POLITISTE-ENSEIGNANT A LA FACULTE DE DROIT:«Le Pouvoir Devrait Tirer Les Leçons Du 23 Juin 2011»

http://www.walf-groupe.com/Le chef de l’Etat est prévenu. L’enseignant Jean Charles Biagui affirme que ce débat est potentiellement crisogène. C’est pourquoi il invite Macky Sall  à tirer les leçons du 23 juin 2011.
Le peuple s’est soulevé contre la troisième candidature de l’ancien président Abdoulaye Wade. En conséquence, Jean Charles Biagui met en garde le président Macky Sall contre toute volonté de briguer un troisième mandat contrairement aux dispositions de la constitution. Il affirme que ce débat que le pouvoir cherche à instaurer nous ramène en arrière sur le plan démocratique. Pire, selon lui, il est potentiellement crisogéne. «Le pouvoir devrait tirer les leçons du 23 juin 2011 afin d’éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets», prévient Jean Charles Biagui qui pense que le régime va certainement entretenir «inutilement» le débat pour le reste du quinquennat.

«On risque de reléguer  au second plan l’affaire dite des 94 milliards ou les contrats pétroliers»

Le constitutionnaliste Ndiogou Sarr (voir par ailleurs), Moustapha Diakhaté, l’ancien ministre de la Justice Ismaël Madior Fall, Seydou Guèye, ancien porte-parole de l’Apr ont dit que Macky Sall ne peut pas briguer un troisième mandat en 2024. Mais le chef de l’Etat semble être dans une logique de vouloir se représenter, surtout eu égard au limogeage de Sory Kaba.  Cependant, Jean Charles Biagui, enseignant à la Faculté de droit, politiste et spécialiste des questions internationales, affirme que le fait que les acteurs politiques du pouvoir précités se soient prononcés pour dire que Macky Sall ne pourra pas se représenter n’a pas spécialement d’intérêt. «Nous savons que dans la lettre et l’esprit de la charte fondamentale, il n’est pas possible de faire plus de deux mandats consécutifs», assène le politiste. En outre, il craint que la question du mandat, si on n’y prête attention ne relègue au second plan toutes ces autres questions urgentes liées à la gouvernance comme l’affaire dite des 94 milliards ou celles liées aux contrats pétroliers. «Il est d’ailleurs légitime de se demander s’il n’y a pas une volonté de certains acteurs politiques de divertir l’opinion publique sénégalaise», souligne le politiste.

«Il y a manifestement une volonté du pouvoir d’entretenir le flou, de sonder et de préparer l’opinion publique à l’éventualité d’un troisième mandat»

En outre, Jean Charles Biagui accuse le pouvoir en place de chercher à semer le doute dans la  tête des Sénégalais. «Il y a manifestement une volonté du pouvoir d’entretenir le flou, de sonder et de préparer l’opinion publique à l’éventualité d’un troisième mandat», dit-il. Toutefois, Jean Charles Biagui affirme qu’à vrai dire, cette situation n’est pas surprenante dans un environnement politique dans lequel la culture démocratique n’est pas suffisamment forte. Il souligne que dans notre pays, au-delà des institutions politiques, les faits montrent que toutes nos institutions sociales connaissent un déficit de culture démocratique. «Dans notre société, lorsque les individus possèdent une parcelle de pouvoir, ils ont souvent tendance à vouloir s’y agripper comme s’il s’agit d’un bien privé. Dans nos communautés, nos quartiers, nos églises, nos mosquées, nos administrations, nos universités…, les individus qui dirigent manquent souvent de culture démocratique. Le problème est donc sociétal», constate l’enseignant. Puis il ajoute : «Nous n’avons pas encore suffisamment intériorisé l’idée selon laquelle, le renouvellement des élites est un impératif dans un système démocratique. Dans l’ensemble de notre société, nous acceptons difficilement le pluralisme des idées».
Par ailleurs, Jean Charles Biagui indique que ce qui est une constante dans le système politique sénégalais, c’est que ses acteurs ne parlent que d’élections. C’est ce qu’il nomme l’électoralocentrisme du système politique au Sénégal. «Les élections sont pratiquement une fin en soi», dit-il. Et de se désoler du fait qu’au lieu de proposer des politiques publiques adéquates en mesure de changer le quotidien des populations parmi les plus pauvres de la planète, les gouvernants sénégalais mobilisent leurs énergies à la préparation des conditions permettant d’imposer une candidature. Et ce qui est d’autant plus regrettable, dit-il, c’est que certains organes de la presse sénégalaise sont instrumentalisés dans cette stratégie de communication visant à légitimer la candidature de Macky Sall à la prochaine élection présidentielle. «Pour quelles raisons, la presse sénégalaise doit-elle toujours se focaliser sur les thèmes suggérés par les hommes politiques», s’interroge le politiste.
Par ailleurs, l’enseignant juge regrettable le fait de revenir sans cesse sur la question de la dévolution du pouvoir, sur la question du mandat présidentiel en particulier. Mais à l’en croire, cela traduit, s’il en était encore besoin, l’état de notre démocratie. «De mon point de vue, un système politique dans lequel les acteurs politiques les plus en vue interprètent comme ils l’entendent les règles et les modalités du jeu démocratique, et où celles-ci ne font l’objet d’aucun consensus fort ne peut pas être considéré comme un système démocratique», regrette Jean Charles Biagui.
En outre, il souligne que l’interdiction faite aux responsables de l’Apr de manifester leurs ambitions prouve que l’Apr tout comme la majorité des partis politiques sénégalais, est un parti politique centralisé autour de la personne du chef. «Tout part du chef et tout revient au chef. Aucune ambition n’équivaut l’ambition de ce chef», affirme l’enseignant de l’Ucad qui trouve «curieux» qu’un parti se réclamant du libéralisme adopte des méthodes dignes d’un système autoritaire. D’après lui, une organisation dans laquelle les membres n’ont aucune ambition politique peut difficilement être considérée comme un parti politique. «Même dans l’éventualité d’un autre mandat qui de mon point de vue ne respecterait pas l’esprit et la lettre de la constitution sénégalaise, les ambitions politiques des uns et des autres ne doivent pas être tues. Il est clair que cette interdiction faite aux responsables du parti au pouvoir de ne pas se mettre dans la posture d’un candidat à la prochaine élection présidentielle ne permet pas de clore le débat», soutient Jean Charles Biagui, ajoutant que cela traduit la personnalisation de l’Apr.Salif KA &Charles G.DIENE

 Pourquoi Macky ne peut pas se représenter en 2024

http://www.dakarmatin.com/ Les universitaires jugent malsain le débat sur la possibilité pour Macky Sall de briguer un troisième mandat. Constitutionaliste et enseignant depuis plus de 20 ans à la Faculté de droit, Ndiogou Sarr affirme que la Constitution a été très claire et précise sur ce point. La Constitution du 22 janvier 2001 modifiée en 2016, ne permet à aucun président de la République de briguer un troisième mandat.
Ndiogou Sarr se veut formel. Constitutionaliste et enseignant à la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Ucad, il soutient que la constitution ne prête pas à équivoque et que le président de la République n’a pas la possibilité de se représenter en 2024. «Le texte de la Constitution, contrairement à ce que pensent certains, est très clair.
Il a été très bien rédigé et ne doit faire l’objet d’aucune autre interprétation. La Constitution dit que le mandat du président de la République est de 5 ans, renouvelable qu’une seule fois. Pour boucler la boucle, la Constitution dit que nul ne peut faire plus deux mandats consécutifs.
Le fait qu’il précise cela, montre que le mandat du président de la République dure 7 ans ou 5 ans, Macky Sall n’a aucune possibilité de briguer un troisième mandat», dit-il. Selon lui, interpréter le texte, revient à faire dire au juge ce qu’il n’a pas dit.
Cela revient à interpréter ce qui est déjà clair, d’après lui. Or qu’en droit, on n’interprète pas ce qui est déjà clair, dit-il. «Parce qu’il n’y a aucune confusion possible. La Constitution du 22 janvier 2001 modifiée en 2016, est très claire dans ses dispositions. Elle ne permet à aucun président de la République de briguer un troisième mandat au Sénégal», persiste encore le constitutionnaliste.
Il explique que ce qui amène une confusion, c’est le fait que le président de la République avait demandé en 2016, une modification de la constitution sur la durée du mandat et non pas sur le nombre de mandat. D’après lui, Macky Sall voulait, à l’époque, que la durée du mandat passe de 7 ans à 5 ans et que cette réduction soit appliquée à son mandat en cours.
«Le juge lui avait répondu que son mandat en cours avait déjà été réglé par la Constitution. Il ne peut pas passer outre parce que c’est un pouvoir que la Constitution lui donne. Cela ne veut pas dire que son mandat de 7 ans n’a pas été comptabilisé parce qu’on n’a pas choisi deux constitutions. On l’a uniquement modifiée sur la durée du mandat.
Cette modification n’a pas touché le nombre de mandat. La modification n’a fait que préciser le nombre de mandat qui était à deux dans la constitution du 22 janvier 2001», souligne le constitutionnaliste. A l’en croire, la confusion, c’est la comparaison faite entre le cas de Me Wade et celui de Macky Sall.
Or, d’après lui, sur le cas Abdoulaye Wade, le Conseil constitutionnel avait fait une bonne appréciation de la situation et des textes de la constitution. Il soutient que rien ne l’empêchait de briguer un troisième mandat. Mais, selon lui, pour des raisons éthiques, le Pape du Sopi devait s’empêcher de briguer un troisième mandat, même si la loi l’autorise. «Le Conseil constitutionnel n’avait aucun moyen de droit qui lui permettait de dire que la candidature de Wade n’était pas valable. Abdoulaye Wade a eu son premier mandat sous l’emprise de la constitution de 1963.
Quand il l’a changé, on a eu une nouvelle constitution. Donc, quand on change une constitution, toutes les dispositions antérieures sont anéanties. On ne peut plus faire appel à cela suivant le principe de la non rétroactivité de la loi. Sauf, si la loi nouvelle prévoit de rétroagir pour qu’elle soit appliquée aux situations antérieures. On ne pouvait pas dire que le premier mandat était comptabilisé comme faisant partie des deux cas : le premier mandat, régi par la constitution de 1963 et le second, régi par celle du 22 janvier 2001», indique l’enseignant.
Qui ajoute aussitôt : «Par contre, le président Macky Sall a été élu sous l’emprise de la constitution du 22 janvier 2001. Au moment où nous débattons, la Constitution du 22 janvier est entrée en vigueur, on l’a modifiée sur certains aspects. Cette modification ne saurait être comprise comme un changement de constitution. A partir de ce moment, il n’y a pas possibilité de discuter sur une possibilité pour lui de briguer un troisième mandat que la modification de la constitution n’a pas touchée».
En conséquence, il juge ce débat «malsain» et indique que tout juriste du supérieur, interpellé sur le sujet, doit répondre que le débat est malsain. «Il ne doit pas y avoir d’interprétation puisqu’on interprète ce qui n’est pas clair. Un politicien qui parle, c’est autre chose.
Les hommes politiques peuvent avoir des intentions inavouées. Même si la constitution est limpide comme l’eau de roche, ce n’est pas exclu qu’il y ait un homme politique tenté de manipuler dans l’objectif de semer le doute ou la confusion ou pour amener le juge à se ranger de son côté», renchérit cet enseignant à la Faculté de droit depuis plus de 20 ans.Walf NET

Troisime mandat : Macky entretient le flou pour sonder l’opinion

Seneweb-L’universitaire Jean Charles Biagui estime que le pouvoir n’a pas tiré les leçons du 23 juin, à la lumière de la nouvelle polémique sur l’éventualité d’un troisième mandat de Macky Sall. Pour lui, « Le pouvoir devrait tirer les leçons du 23 juin afin d’éviter que les mêmes causes produisent les mêmes effets ». Dans les colonnes de Walf quotidien de ce lundi, l’enseignant à la faculté de droit et analyste politique fait constater que le pouvoir entretient cette situation à dessein.
« Il y a une volonté du pouvoir d’entretenir le flou, de sonder et de préparer l’opinion publique à l’éventualité d’un troisième mandat », regrette Biagui selon qui, ce mal est enraciné dans la société sénégalaise. Car, « Dans notre société, lorsque les individus ont une parcelle de pouvoir, ils ont souvent tendance à vouloir s’y agripper comme s’il s’agit d’un bien privé.
Dans nos communautés, nos quartiers, nos églises, nos mosquées, nos administrations, nos universités…, les individus qui dirigent manquent souvent de culture démocratique. Le problème est donc sociétal », analyse le politiste. « Les sénégalais, regrette encore Biagui, n’ont pas encore suffisamment intériorisé l’idée selon laquelle le renouvellement des élites est un impératif dans un système démocratique. Dans l’ensemble de notre société, nous acceptons difficilement le pluralisme des idées »

 Le troisième mandat, un débat qui s’impose!

https://www.jotaay.net/– http://www.dakarmatin.com/Il ne faut pas en parler, du moins dans le camp de l’intéressé. Mais le 3e mandat de Macky Sall devient possible d’un point de vue juridique, car la constitution de 2016 a été piégée, parce que ne prévoyant pas de dispositions transitoires incluant dans le décompte le mandat de 7 ans. C’est donc seulement une réponse politique qui pourrait entraver ce projet, dont l’idée est pour le moment jalousement gardée dans les tiroirs du pouvoir. 
Le régime du Président Macky Sall ne voulait pas que l’on parle de 3e mandat, mais le débat sur le sujet s’est imposé de lui-même et il n’est plus question de l’éluder. D’autant plus qu’il a commencé à faire des victimes, notamment Sory Kaba. Et même si on a voulu faire le départ entre ce limogeage et le discours récent de la victime sur les mandats du Président Sall, l’occasion a bien fait le larron. Surtout qu’aussitôt après que Sory Kaba a lu les dispositions de la constitution qui indiquent que «nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs» comme président de la République, des thuriféraires sont montés sur leurs grands chevaux pour réclamer sa tête. Et cette tête n’a pas tardé à être tranchée. Maintenant, il est évident que le tollé soulevé va aller crescendo. Déjà, des organisations de la société civile sont montées au créneau pour lancer des avertissements au Président Macky Sall, si jamais lui venait l’envie de briguer un troisième mandat. Les acteurs du Mouvement du 23 juin 2011, qui s’étaient mobilisés dans les mêmes circonstances contre le Président Wade, promettent de reprendre du service le cas échéant. Mais, comme il n’y a pas de fumée sans feu, essayons de retracer le lieu de départ des étincelles.

Les exégètes décortiquent le modèle du tailleur constitutionnel 

D’abord le texte constitutionnel, socle de toutes les ambitions présidentielles. Avec la révision de 2016, dont l’esprit était bien de mettre fin à toute velléité, le Président issu de la seconde alternance satisfaisait une exigence démocratique. Mais, apparemment, les interprétations de gourous constitutionnels comme le Pr Jacques Mariel Nzouankeu ont vite fait d’inhiber les états d’âme. Pour les juristes, la constitution taillée par le Pr Ismaïla Madior Fall et Cie ne dispose pas de Zip, une fermeture capable d’empêcher tout débordement. En clair, la disposition transitoire qui devait inclure le mandat de 7 ans dans le décompte n’a pas été mise. Raison qui fait dire au juge Ibrahima Dème que la constitution a été piégée. Anticipant la polémique en octobre 2017, le Pr Nzouankeu concluait ses développements juridiques en ces termes : «une clarification est nécessaire sur la dévolution des mandats successifs du Président Macky Sall. Il ne s’agit pas d’un débat citoyen ou politique : la question n’est pas de savoir si l’on est pour ou contre une candidature du Président Macky Sall en 2024. La clarification juridique vise à s’assurer que tous les acteurs ont une compréhension commune et partagée de ce droit positif. Si tel est le cas, le droit positif actuel est maintenu et en 2024, il n’y aura pas de débat sur la recevabilité de la candidature du Président Macky Sall. Si les acteurs de la vie politique estiment que le Président Macky Sall ne devrait pas briguer un troisième mandat successif en 2024, et qu’ils choisissent la voie juridique pour régler ce problème, il faudra alors modifier le droit positif. A cette fin, il sera nécessaire d’inscrire une disposition transitoire dans la Constitution. Cette disposition pourrait s’inspirer de l’alinéa 2 de l’article 151 de l’Avant-projet de la Constitution de la CNRI, et être ainsi libellée : ‘’Le mandat en cours du président de la République est compris dans le décompte du nombre des mandats autorisés par l’article 27 de la présente Constitution’’».

Toute saisine du Conseil constitutionnel vouée à l’échec 

Rien de cela n’ayant été fait avant l’élection présidentielle de 2019, «le piège» a admirablement fonctionné, puisque, selon toujours le Directeur de la Revue des Institutions politiques et administratives du Sénégal (Ripas), «l’article 27 de la Constitution ne peut pas faire l’objet de révision. Il entrera en vigueur avec l’élection présidentielle de 2019 à l’issue de laquelle sera conféré le premier mandat de 5 ans qu’il institue. A partir de ce moment, aucune révision constitutionnelle ne peut l’affecter, directement ou indirectement». Et c’est certainement le Conseil constitutionnel, en cas de consultation par le Président Sall désireux de briguer ce 3e mandat, qui va tirer le vin des arguties juridiques qu’il voudra servir au peuple. Et selon toujours Nzouankeu, «si, à l’occasion de ce débat, le président de la République saisit le Conseil constitutionnel de cette question pour avis, conforment à l’article 92 de la Constitution, il n’y a pas de doute que le Conseil confirmera les termes de sa décision n° 1/c/2016 du 12 février 2016 : il rappellera que le mandat de 7 ans n’était pas régi par l’article 27 de la Constitution. Il ne pouvait donc pas constituer l’un des deux mandats prescrits par cet article».

Hiatus entre le discours et les actes du Président Sall 

Sortant un peu de ce juridisme de mauvais aloi, nous allons invoquer les postures et déclarations politiques qui fonderont le peuple à refuser toute possibilité de troisième mandat pour l’actuel président de la République. c’est l’intéressé lui-même, le Président Macky Sall, qui disait : «Nous devons être très sérieux dans ce pays lorsque nous voulons apporter une contribution positive à la marche de notre pays. Nous avons engagé une réforme majeure de la constitution par voie référendaire (…) Nous avions choisi de consulter directement le peuple sur une réforme très sérieuse, très constructive, très consolidante de la constitution. Pour régler principalement la question de la durée et du nombre de mandats du président de la République, ainsi que du mode d’élection». Il poursuit pour préciser : «d’ailleurs en 2016, ce dont il était question, c’était moins le nombre de mandats que la durée ; on devait passer du septennat au quinquennat bloqué, mais le nombre de mandats, c’est réglé depuis très longtemps, c’était 2 mandats. Le nombre de mandats n’a pas été modifié. Pourquoi engager une discussion sur un débat de 2024, qui n’a pas lieu d’être, puisque je suis dans la logique de ne pas dépasser 2 mandats». N’est-ce pas bien clair ? Oh que si, sauf qu’entre le discours et les actes, il y a un hiatus que les Sénégalais ont déjà eu l’occasion d’expérimenter. C’était à propos de la durée du mandat que le candidat Macky Sall avait promis de ramener de 7 à 5 ans. Et lorsque, élu, le débat s’est posé, voilà ce qu’il avait dit : «c’est moi qui ai fait la déclaration, qui ai pris l’engagement. Et quand le moment sera venu, ceux qui doivent en faire l’étude, l’évaluation pour dire sa conformité avec la charte du pays, la constitution, le feront. Le parti, les alliés, tout le monde pourra alors donner son avis. Mais, aujourd’hui, je voudrais que les membres de l’Alliance pour la République s’abstiennent d’épiloguer sur la durée du mandat et d’attendre l’heure».

Le refuge de la conformité à la constitution 

La règle de l’omerta érigée sur le nombre de mandats par le régime aujourd’hui n’est donc pas une nouveauté. Elle avait été édictée lorsqu’il fallait réduire le mandat de 7 à 5 ans et qu’à la fin, le Conseil constitutionnel consulté par le chef de l’Etat a sorti cet avis-décision qui interdisait toute modification de la durée du mandat pour lequel le Président avait été élu. Le wax waxeet est donc entré dans les mœurs de nos hommes politiques arrivés au pouvoir. Aussi, il est difficile, chat échaudé craignant eau froide, de ne pas considérer que les mêmes causes dans les mêmes circonstances produiront les mêmes effets. Et qu’à l’orée de la présidentielle de 2024, le régime s’arrangera pour faire porter par un de ses affidés le projet d’un troisième mandat, articulé sur un bilan présenté comme reluisant. La consultation sera donc soumise au Conseil constitutionnel qui, à n’en pas douter, validera le «second» mandat de 5 ans de Macky Sall. La réponse politique à ce projet dont les prémices se jouent sous nos yeux s’ébauche également sous nos yeux. Les organisations politiques de l’opposition comme celles de la société civile restent vigilantes et promettent une riposte plus fulgurante à toute velléité qu’elles n’en avaient donné au projet similaire du Président Wade

ALIOUNE TINE SUR LE 3EME MANDAT : Une Menace À La Sécurité

http://www.walf-groupe.com/Le recours au 3ème mandat complique les défis sécuritaires. Il est même perçu comme une menace à la sécurité des Etats. Le président d’AfricaJom, Alioune Tine a encore tiré la sonnette d’alarme, ce samedi, à l’attention des régimes qui y aspirent. M. Tine était un des animateurs d’une conférence sur la sécurité, placée sur le thème : «sécurité, terrorisme, souveraineté panafricanisme». 
Le 3ème mandat, sujet en vogue est une menace à la sécurité des Etats africains, déjà suffisamment pris par les défis sécuritaires, liés aux menaces terroristes. Selon Alioune Tine d’AfricaJom, il n’y a pas lieu de promouvoir le 3ème mandat à cause des enjeux de sécurité et de souveraineté des Etats. «Pour des raisons de sécurité, vous ne devez pas, dès que vous avez des problèmes de sécurité, que le vivre ensemble est défaillant, il y a des risques», avertit-il à l’occasion d’une conférence sur la sécurité sur le thème : «Sécurité, terrorisme, souveraineté panafricanisme », organisée par le Front pour la révolution anti impérialiste populaire panafricaine (Fraap).
Poursuivant, Alioune Tine affirme que quand les multinationales arrivent pour exploiter l’or, le pétrole et qu’elles trouvent qu’un pays est complètement divisé, avec une classe politique divisée, elles vont renforcer ces divisions, attaquer et se frotter les mains. C’est compte tenu de tout cela qu’il considère que la réflexion est globale pour examiner les facteurs des questions sécuritaires. Cela en incluant tous les acteurs. «Nous ne devons exclure personne pour voir comment nous pouvons travaillez à notre en commun», dit-il.
Toujours sous l’angle sécuritaire, Alioune Tine reste ferme contre le troisième mandat, notamment en Guinée. Il y a quelques jours, il avait confié à des confrères ceci : «Dans ce contexte géopolitique, la déstabilisation de la Guinée pourrait avoir des conséquences improbables sur toute la région». Dans son approche, il est pour la facilitation du dialogue politique en Guinée.
Les hypothèses d’une éventuelle candidature de Alpha Condé, président de la République de Guinée inspirent les débats sur le 3ème mandat. Le Sénégal n’est pas en reste.  Donnant son avis à la suite du limogeage de Sory Kaba, Directeur des Sénégalais de l’Extérieur, qui a décrété la fin du mandat de son mentor, Guy Marius Sagna, porte-parole du Fraap, avait confié que «le décret qui a démis Sory Kaba de ses fonctions est tout simplement une attitude de la part du président qui tend vers un possible 3e mandat». Et que «ce qui est en train de se dessiner à travers  certains pays comme la Guinée, la Côte D’Ivoire doit nous pousser à nous demander si le président Macky Sall est prêt pour dénombrer des cadavres…». Dans tous les cas, le trio Macky Sall, Alpha Condé et Alassane Ouattara n’échappe pas à la vigilance des citoyens qui les attendent et qui les surveillent comme du lait sur le feu.Emile DASYLVA

Cheikh Bamba Dieye : « je n’ai pas encore entendu Macky Sall se positionner pour dire qu’il veut un troisième mandat… »

XALIMANEWS : En entretien avec Sud quotidien, Cheikh Bamba Dièye semble prendre le contre-pied de ses camarades de l’opposition, en l’occurrence le maire de Mermoz Sacré Coeur, Barthélémy Dias, Abdoul Mbaye de l’Act, ou encore Ousmane Sonko de Pastef, qui soutiennent que le président Macky Sall est dans un projet de candidature pour un troisième mandat. Tout en rappelant les raisons évoquées par le président de la République pour faire passer le référendum de 2016, notamment la nécessité de mettre un terme à ces longs mandats, il dira que «dans une lecture positive de la Constitution, il n’est pas possible pour Macky Sall de faire un troisième mandat». Mieux, le député Dièye qui dit ne pas être dans les pensées du président Macky Sall, soutient «qu’au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas encore entendu Macky Sall se positionner pour dire qu’il veut un troisième mandat».
«c’est pour dire que ce problème-là n’existe pas». Par conséquent, il est d’avis «qu’on est en train de perdre du temps, compte tenu de nos urgences dans notre pays que nous devons construire»

3E MANDAT MACKY SALL-LES DISSEMBLANCES ENTRE 2012 ET 2019

NETTALI.COM-  De l’avis du constitutionnaliste Ndiogou Sarr, la nouvelle polémique sur la limitation des mandats du président de la République ne doit pas avoir lieu, puisque la pomme de discorde est définitivement tranchée par les textes. Il croit savoir que  le premier mandat d’Abdoulaye Wade était sous l’emprise de la Constitution de 1963, alors que Macky Sall n’a pas changé la Constitution. En d’autres termes, la réforme de 2016 visait la durée du mandat et non le nombre de mandats.
La nouvelle polémique sur la limitation des mandats du président de la République soulève des vagues. Certains n’hésitant à parler de répétition de l’histoire, puisque ce débat avait défrayé la chronique durant les derniers jours de Wade au pouvoir.
Pour l’enseignant-chercheur à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Ndiogou Sarr, les deux situations sont loin d’être identiques. A l’époque, soutient-il, il y avait bel et bien conflit de loi dans le temps. Car le premier mandat d’Abdoulaye Wade était sous l’emprise de la Constitution de 1963. “Quand on change de Constitution, on anéantit toutes les dispositions antérieures. Au nom du principe de la non-rétroactivité de la loi, la Constitution adoptée en 2001 ne pouvait pas s’appliquer au premier mandat de Wade. Au plan du droit, cela était bien défendable. Même si l’esprit de la loi pouvait nous faire penser qu’il n’en n’avait pas le droit. D’autant plus que lui-même l’avait dit. Les gens s’opposaient à ce troisième mandat pour des raisons surtout éthiques et morales’’, démontre-t-il dans les colonnes du quotidien Enquête, ce lundi.
Pour le juriste, Macky Sall, lui, n’a pas changé de Constitution, il a simplement modifié la Constitution qu’il avait trouvée sur place, uniquement sur certains aspects. “La réforme de 2016 visait la durée du mandat et non le nombre de mandats. Par rapport au nombre de mandats, rien n’a changé’’, ajoute-t-il. A l’en croire, seuls les gens de mauvaise foi veulent entretenir la confusion. Il affirme : “Tout juriste de bonne foi sait que la Constitution est très claire sur cette question.’’ Quid des Sénégalais qui auraient souhaité qu’il y ait des dispositions transitoires pour éviter ce genre de confusion ? Il rétorque : “Ce serait superfétatoire. A l’époque, quand le débat s’était posé, un de mes collègues avait dit que ce n’était pas pertinent de mettre des dispositions transitoires et il avait raison. On met des dispositions transitoires si on avait changé de Constitution. Mais là, non seulement on n’a pas changé de Constitution, mais aussi, les dispositions sont très claires. Il n’y avait donc pas besoin de dispositions transitoires. Pourquoi on veut nous amener à interpréter ? Cela n’a aucun sens. Ceux qui l’animent ont un dessein inavoué, à mon avis. Ce sont ceux qui sont affamés de pouvoir qui veulent entretenir cette confusion”.
En définitive, jugent nos confrères : “Au moment où Macky Sall était porté à la tête du Sénégal en 2012, par le peuple souverain, la Constitution ne prévoyait que deux mandats. Dimanche, quand Sorry Kaba le réaffirmait, rien n’a changé par rapport à cette volonté du peuple”.

TROISIEME MANDAT–MACKY FACE AUX SYNDROMES DIOUF ET WADE

NETTALI.COM – La question de la limitation des mandats  du président de la République date de la modification constitutionnelle du début des années 1990, avec le «Code Kéba Mbaye». Malheureusement, le sujet épouse les contours d’une polémique à chaque fois qu’un chef d’Etat est en fin de mandat, en l’absence d’un schéma clair de succession au sein du pouvoir.
Réélu en 1993, ce 3e mandat de Abdou Diouf est, de fait, le premier sous la constitution ainsi modifiée. Il avait donc le droit de briguer un 2e mandat en 2000. Cependant, en 1998, par une de ces pirouettes spectaculaires dont seule la politique est capable, la majorité mécanique à l’Assemblée nationale fait sauter le verrou des deux mandats. En d’autres termes, si Abdou Diouf était réélu en 2000, il pouvait se présenter encore à la présidentielle en 2007. Mais Diouf sera battu en mars 2000 au terme de ce que d’aucuns avaient qualifié d’élection de trop.
Une fois au pouvoir, Me Abdoulaye Wade fera face au même dilemme après sa réélection en 2007. Pour rappel, à travers le référendum de 2001, le pape du Sopi propose une constitution qui limite de nouveau les mandats successifs d’un président de la République à deux. Contre toute attente, il revient sur sa promesse de respecter le principe de la limitation des mandats et nourrit l’intention de se succéder à lui-mêmeIl s’ensuivit les violentes manifestations qui donneront naissance au Mouvement du 23 juin, tout en lançant le rouleau compresseur irrésistible qui viendra à bout du régime libéral le 25 mars 2012.
Macky Sall, comme ses prédécesseurs immédiats, inspire, via le référendum de mars 2016, une nouvelle constitution devant trancher définitivement la pomme de discorde. Hélas, avec lui également, le serpent noir de la limitation des mandats remonte en surface prématurément, puisqu’il n’est réélu que depuis le mois de février dernier. Malgré sa déclaration de 2017, on ne sait pas encore clairement ce qu’il compte faire en direction de la présidentielle de 2024, après que des juristes réputés, notamment le Pr. Babacar Gueye, ont soulevé la polémique.
En fait, la problématique est plus liée à l’absence d’un schéma clair de transition sous les magistères de Diouf, Wade et Macky. Le premier aurait jeté son dévolu sur feu Ousmane Tanor Dieng avant d’être poussé à reprendre les choses en main au lendemain des frondes animées successivement par Djibo Ka et Moustapha Niasse entre 1997 et 1999. Quant à Me Abdoulaye Wade, on lui prêta l’intention de mettre son fils Karim Wade sur orbite. Une opinion très répandue cherche à établir que ce fut à cause de la défaite de Wade-fils aux locales de 2009 que l’ex-chef d’Etat se résolut à briguer un 3e mandat en 2012.
En définitive, la suspicion que charrie la sortie de Sory Kaba est bel et bien légitime. Non seulement la suppression de la Primature laisse imaginer que Macky Sall ne veut pas de dauphin, du moins pour l’heure, mais l’omerta que le pouvoir cherche à imposer ajoute à la confusion supposément planifiée le poids du complot.

 «L’affaire des 94 milliards» de Mamour Diallo : 4 Idées fausses, nulles et non avenues !Par Dieynaba Sar

C’est l’affaire de corruption (fortement) présumée portant sur un détournement de 94 milliards de franc CFA (plus de 140 millions d’euros) qui enlise le pouvoir et installe le pays dans une période d’instabilité qui ne faiblit pas. Selon toute vraisemblance, principalement orchestré par l’ancien Directeur des domaines de la République du Sénégal, Mamour Diallo, à partir d’un titre foncier de l’Etat (TF1451R), c’est l’affaire de plus qui fait tâche et colle à la peau du régime de Macky II. Depuis plusieurs semaines, la polémique entamée bien avant l’élection présidentielle de février 2019, s’est invitée à nouveau dans le débat public. Ce qui interpelle les sénégalais, c’est l’ampleur des sommes en jeu et l’attitude incompréhensible de la justice, du pouvoir, face à ce gros scandale sans précédent. Beaucoup a été dit, redit, mais comme le dit Ousmane Sonko depuis des mois, seul un procès pourra édifier l’opinion publique. Mais d’ici là, pour mieux vous informer et tirer le vrai du faux, nous allons infirmer pour vous les quatre idées fausses les plus répandues.
1-Dans cette affaire, c’est Ousmane Sonko qui est allé voir la famille Ndiaga Ndoye.
C’est faux ! Reprenons la chronologie des faits. Le 4 mai 2018, le député Ousmane Sonko, président du PASTEF, avait porté plainte pour détournement présumé de deniers publics, mais pour une raison qui demeure toujours inconnue, le procureur ne s’est jamais saisi de l’affaire. Puis, le 08 mai 2018, les organes de contrôle ont été saisis (l’OFNAC, l’IGE). Cinq mois plus tard, en Octobre 2018, Ousmane Sonko convoque une conférence de presse et accuse publiquement un haut fonctionnaire de l’Etat de détournement de fonds publics. Le coupable supposé : Mamour Diallo, directeur des domaines. Les montants détournés : 94 milliards de francs CFA. Le mode opératoire : l’accusé aurait procédé à l’escroquerie lorsqu’il avait en charge un dossier lié à un titre foncier de l’Etat. En réalité, il s‘agit d’un vieux contentieux qui oppose l’Etat et des familles de la communauté léboue (dont la famille Ndiaga Ndoye) concernant un terrain à Rufisque. Ces différents éléments lancent le début de l’épopée médiatique de l’affaire dite des 94 milliards, avec une dernière plainte déposée par Ousmane Sonko auprès du juge d’instruction avec constitution de partie civile, le 23 août 2019.
Mais alors qu’en est-il de l’entrée en scène de la famille Ndoye ? Ces derniers, s’estimant victime d’une injustice qui avait assez perduré, sont venus frapper à la porte du cabinet d’Ousmane Sonko, le 06 août 2018, c’est-à-dire 3 mois après le dépôt de la toute première plainte.
En conclusion, dans cette affaire, c’est la famille Ndiaga Ndoye qui a contacté Ousmane Sonko, parce que, selon eux, il était « la seule personne » capable de les aider à faire face à leur adversaire, l’Etat du Sénégal.
2-Ousmane Sonko a saisi la justice pénale parce qu’il n’a pas pu obtenir le paiement d’une commission.
Personne n’a été dupe. Les Sénégalais en recherche de la vérité n’ont pas été dupes. Dans ce dossier, lorsque l’accusation a été de plus en plus précise, lorsque Ousmane Sonko a révélé être détenteur de preuves irréfutables qui accablent Mamour Diallo, et, qu’il n’a jamais cessé de réclamer l’ouverture d’une instruction judiciaire… Lorsque l’étau s’est de plus en plus resserré et que l’opinion publique et la société civile ont maintenu la pression pour demander à la justice, à l’Etat, d’avoir le courage d’édifier les sénégalais et de dire quelle est la responsabilité de Mamour Diallo (c’est important de le rappeler, un haut responsable du régime en place et inconditionnel de Macky Sall) dans cette affaire de détournement supposé de fonds publics à hauteur de 94 milliards de francs CFA, la stratégie de défense du camp opposé (soutenu par une certaine presse) a été la rhétorique du « tous pourris ». Ce faux-semblant consiste à installer le doute dans les esprits et renforcer la croyance selon laquelle tous les hommes politiques sont des corrompus, ou de potentiels corrompus.
Nul besoin de réclamer des statistiques officielles pour affirmer que les sénégalais n’ont plus foi en la probité de ceux qui les dirigent depuis belle lurette (ce sentiment a empiré avec l’avènement du régime actuel). Le camp d’en face a compris cela. Si le pouvoir doit chanceler, Sonko sera entrainé dans la tourmente. Alors on a essayé de faire diversion et de tromper l’opinion publique en rendant public (en période de campagne électorale) un enregistrement audio où on entendrait Ousmane Sonko négocier avec les représentants de la famille Ndiaga Ndoye et consorts. Mais, comme je l’ai dit plus tôt, les sénégalais ne sont pas dupes. Ce peuple n’est pas bête. Il sait reconnaitre la vérité en dépit des pressions subies de toutes parts.
La vérité des faits est sans équivoque. La justice a été saisie par Ousmane Sonko au moins 3 mois avant que des représentants de la famille Ndiaga Ndoye et consorts ne viennent le solliciter. Sonko a accepté de les recevoir, les a entendus et a envisagé un temps de les défendre avant de se raviser, car, étant bien conscient de la déferlante mensongère et haineuse qui s’en suivrait automatiquement.
Mais alors, quand bien même il aurait négocié le paiement d’honoraires pour une activité de conseil ou d’expertise en toute légalité, peut-on reprocher à un homme de parler business avec des clients venus le solliciter ? Sur une base légale ? c’est sans fondement. Sur une base morale ? C’est bien le souci de l’éthique et de la morale qui a conduit Ousmane Sonko à refuser de défendre les intérêts de la famille Ndiaga Ndoye, quand d’autres n’auraient pas hésité un seul instant.
3. Mamour Diallo n’a aucune responsabilité dans cette affaire.
Ces mots résument la conclusion (prévisible) de la commission d’enquête parlementaire, concernant l’affaire dite  » affaire des 94 milliards, instituée par Résolution n°01/2019 du 15 Février 2019. Or, sitôt le rapport rendu public, il semble suggérer le contraire de ce qu’avancent les députés de la majorité. La première responsabilité de Mamour Diallo semble se trouver dans l’existence de deux actes d’acquiescement (générant respectivement 49 950 000 000 F CFA et 44 227 305 500 F CFA) au profit du dénommé Tahirou Sarr. Le rapport de la commission parlementaire reconnait l’existence de ces actes d’acquiescement tout en mettant un point d’honneur à exclure totalement la responsabilité de Mamour Diallo. Mais, c’est là, une conclusion qui est très difficile à accepter, quand on sait comment les choses marchent.
En résumé, un acte d’acquiescement est un document délivré lorsqu’il y a expropriation pour cause d’utilité publique, l’exproprié est alors convoqué pour notification de la décision d’expropriation stipulée par décret, ensuite, des négociations sont menées au plus haut niveau pour fixer le montant de l’indemnisation. Une fois un accord trouvé, c’est le directeur des domaines dont Mamour Diallo de facto qui rend effectif l’acte d’acquiescement agissant au nom et pour le compte de l’Etat du Sénégal. À ce stade, une question cruciale s’impose : comment la responsabilité de Mamour Diallo peut-elle être entièrement, légalement, raisonnablement, écartée, en ce qui concerne les 2 actes d’acquiescements dont l’existence est reconnue par la commission parlementaire ?
Cette affaire aurait généré au total une créance fictive, illégale, de 94 milliards, établie sur la base de faux documents et de fausses mentions, dénoncés explicitement par Ousmane Sonko lors de sa conférence de presse à Ziguinchor le 12 octobre 2019. Toujours selon le rapport de la commission parlementaire, les transactions n’auraient généré que le paiement de plus de 2,8 milliards de francs CFA (en vérité, pas un seul centime n’aurait dû sortir des caisses du Trésor Public !).
À charge maintenant pour la justice de nous dire le pourquoi de ces créances fictives établies et transactions frauduleuses, mais aussi, clairement établir les degrés de responsabilités, déterminer le préjudice global et sanctionner les coupables.
4. Ousmane Sonko n’était pas habilité à porter plainte alors la justice ne pouvait pas agir.
Cette affirmation est reprise par ceux qui cherchaient jusque-là à couvrir le voile sur cette affaire de détournement supposé de fonds publics, qui, je l’accorde, dépasse parfois l’entendement. Il faut aussi dire qu’il y a également le désir manifeste de justifier la paralysie temporelle du procureur de la République qui défie toute tentative de discernement.
En qui concerne le rôle de la justice : le procureur (qui en principe demeure libre de ses initiatives) n’a pas réagi jusqu’à présent, depuis le dépôt de la plainte d’Ousmane Sonko en mai 2018. Pourquoi une totale absence de réaction alors qu’un haut responsable de l’Etat est mis en cause, puis publiquement accusé à multiples reprises de faits extrêmement graves ? Pour ceux qui trouvent que c’est normal, les raisons avancées sont simples, « en matière de détournement de deniers publics, seul le procureur de la République et l’Agent judiciaire de l’Etat peuvent déclencher des poursuites ». Soit, admettons. Mais peut-on vraiment s’en tenir là quand on a assisté pendant de longs mois au tohu-bohu médiatique soulevé par cette affaire à 94 milliards présumés détournés,dans un pays où les populations manquent de tout ?
Admettons que la plainte de Sonko ne puisse pas « déclencher » une procédure judiciaire, alors, tout au plus, Ousmane fait une simple dénonciation. La gravité des faits évoqués ne peuvent-elles pas induire une réaction de la justice, aussi timide soit-elle ? Au-delà de ces interrogations qui ne trouvent pas de réponses, se pose la question de l’indépendance de la justice au Sénégal. Les sénégalais peuvent-ils avoir confiance en la Justice pour qu’elle les protège, pour qu’elle défende leurs intérêts, même lorsque cela va à l’encontre des intérêts de l’autorité publique, aussi puissante soit-elle ? Les hommes politiques au pouvoir resteront-ils intouchables encore longtemps ?
Dans cette affaire dites des 94 milliards, lorsque l’on a fini de faire le tour du propriétaire, il est toujours essentiel de rappeler, qu’aujourd’hui, Ousmane Sonko, soutenu par PASTEF et l’ensemble des sénégalais épris de justice, est l’homme politique qui se bat le plus pour que la vérité éclate. Dieynaba Sar est responsable PASTEF Bordeaux, Membre du Secrétariat National à la Communication

Voici Le Successeur Caché De Macky Sall…

https://www.xibaaru.sn/Le Président de la République, M. Macky Sall fait bien de cacher son jeu. Qu’est-ce-qui lui reste en ce moment, alors qu’il finit son deuxième et dernier mandat ? Si ce n’est de pousser toute l’équipe qui le soutient en ce moment de faire entrer le Sénégal parmi les pays émergents. Un vaste chantier pour le Chef de l’Etat qui, instruit par l’histoire, sait qu’il ne peut désigner ouvertement, en tout cas compte tenu du contexte, qui au sein de sa majorité, sera le candidat désigné à sa succession à la tête de l’Etat du Sénégal. Pourquoi, le ferait-il ? S’il ne serait que d’exposer ce dernier et de le mettre à la merci de ses adversaires qui vont se trouver aussi bien à la merci de son camp que de celui de l’opposition.
Le Président de la République doit ainsi agir en douceur et que le candidat favori à sa succession soit désigné loin des tintamarres. C’est dire que ceux qui s’agitent à sa propre succession et le manifestent aussi bien de façon ouverte, mais d’une façon inconsidérée et qui se trouvent dans le camp du Président de la République sont en train de scier les branches sur lesquelles, ils se trouvent assis.
A Amadou Ba, on lui prête l’intention de lorgner le fauteuil du Président de la République en vue de sa succession. En tout cas, depuis un certain temps, Amadou Ba est oui ou un non, la cible de nombreux adversaires politiques. Amadou Ba chercherait-il à occuper le fauteuil du Président de la République ? Sans aucune envergure nationale, Amadou Ba demeure hors de course pour le fauteuil du prochain Président de la République du Sénégal. Le sabre du Président de la République se trouve d’ores et déjà placé sur son cou, et ce dernier n’hésitera de le trancher d’ici 2024, et de l’empêcher financièrement à se constituer pour entretenir un éventuel électorat.
Amadou Ba out. Il subsiste le cas Aminata Touré au sein du camp présidentiel. C’est un secret de polichinelle, la Présidente du Conseil économique, social et environnemental a des ambitions présidentielles. Mais, elle se trouve éliminée de la course, que du fait de nombreux préjugés sociaux, le Sénégal n’est pas encore prêt d’avoir une femme à la tête de son Exécutif.
Il se trouve que l’ancien Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne, malgré son statut de ministre d’Etat, secrétaire général à la Présidence de la République, qui pourrait bien être candidat désigné à la succession du Chef de l’Etat, vient de sortir de la pénible épreuve de sa maladie. Ensuite, Mohammad Boune Abdallah Dionne est si fidèle au Chef de l’Etat Macky Sall qu’il s’effacera de la scène politique en même temps que ce dernier.
Qui alors pour être le véritable successeur de Macky Sall dans le camp présidentiel. Une personnalité qui n’a jamais affiché des ambitions, mais qui pourrait rassembler une large convergence autour de sa personne. Il n’y a alors qu’à trouver ce profil autour de l’actuel ministre des Energies et du Pétrole, M. Makhtar Cissé qui se retrouve comme le véritable successeur du Président de la République, Macky Sall. Même s’il n’a jamais affiché pour le moment une telle ambition.

Moustapha Diakhaté sur le troisième mandat : ‘’La démarche de Macky Sall est contreproductive’’

https://www.seneweb.com/Le président Macky Sall, par ailleurs patron de l’Apr, est en train de faire fausse route, sur la manière dont il veut clore le débat sur le troisième mandat. La conviction est de son conseiller Moustapha Diakhaté.
Ce dernier l’a ‘’soufflé dans l’oreille du chef de l’Etat’’, dans l’émission ‘’Sen Jotaay’’, reprise par ‘’La Tribune’’.
‘’La manière dont Macky Sall veut mettre un terme à cette polémique est contreproductive. S’il veut limoger toute personne qui en parle ou si des gens de l’Apr insultent ceux qui expriment leur point de vue, cela pose problème. Le président ne devrait pas cautionner ces insultes et le limogeage de Sory Kaba a créé plus de problèmes qu’il n’en a réglé, en ravivant une polémique qui n’a pas lieu d’être’’.
A propos de sa démarche jugée provocatrice, Moustapha Diakhaté assume et se dit un homme libre. ‘’Il m’est égal d’être limogé ou  maintenu à mon poste. J’ai rejoint Macky avant même qu’il ait un pouvoir de nomination. Si, aujourd’hui, il souhaitait me démettre de mes fonctions, je le remercierais’’.

Le Barreau du Sénégal honoré

http://www.rewmi.com/Le Barreau du Sénégal à l’honneur ! Me Moussa Sarr, qui animait un panel sur l’indépendance de la justice et l’indépendance financière du jeune avocat dans un contexte de conflits, a reçu à Douala, au Cameroun, la médaille de mérite et de la reconnaissance pour sa contribution et au rayonnement de la bonne marche de la Fédération africaine des Associations et Unions de Jeunes Avocats C’était à l’occasion de la soirée de la soirée de Gala clôturant la 5e édition de (FA-UJA) qui s’est tenu du 24 au 26 octobre 2019. Me Sarr a été également élevé au rang de «bonne mère». Dans le jargon de l’organisation panafricaine, c’est un titre que portent les anciens présidents de la FA-UJA. Par cette distinction, Me Sarr acquiert le titre symbolique d’ancien président de la fédération. A rappeler qu’il a été ancien président de l’Union des jeunes avocats du Sénégal, membre de l’Union internationale des avocats et de l’union panafricaine des avocats. Il a été ancien président  des relations extérieures  de la commission de l’Ujao.

En voyage: l’appartement de Khalifa Sall subi un cambriolage à son appartement mais les objets de valeur laissés sur place

https://www.jotaay.net/C’est à croire que le sort continue de s’acharner sur Khalifa Sall. Et pour cause, à peine sorti de prison, l’ancien maire de Dakar a été victime samedi d’un cambriolage. En effet, des malfrats se sont introduits nuitamment dans son appartement, sis au 11ème étage de l’immeuble Kébé, au moment où Khalifa Sall et son épouse sont en France. Selon nos sources, les cambrioleurs qui ont fouillé partout, n’ont emporté aucun des objets de valeur qui sont en vue dans l’appartement. Que cherchaient-ils ? Qu’est-ce qu’ils ont emporté ? Le maître des lieux n’étant pas à Dakar, on en saura sans doute plus à son retour. Mais déjà, la police s’est rendue dans l’appartement, pour faire les constatations, les prélèvements nécessaires et recueillir des indices.

Le Bail Au Sénégal : Un État Qui Vole Et Appauvrit Ses Citoyens Par Alassane K KITANE

C’est quoi finalement un bail au Sénégal ? Selon la direction générale des impôts et domaines, « le bail est un titre consenti par l’État à une personne physique ou morale, qui en fait la demande, dans les zones dotées d’un plan d’urbanisme non susceptible d’être révisé dans un délai rapproché. Le bail est destiné essentiellement à favoriser la réalisation d’investissement à usage agricole, la construction de bâtiments à usage industriel ou commercial, la construction d’immeuble à usage d’habitation ou à usage mixte (commerce et habitation). L’attributaire est obligé de mettre le terrain en valeur dans un délai de 24 mois ». « la procédure de délivrance du bail peut prendre entre 3 et 6 mois », précise ladite Direction. Mais combien sont-ils, ces Sénégalais qui attendent trois, cinq, voire dix ans, la délivrance d’un bail auquel ils ont légitimement droit après s’être acquittés de leurs obligations ? Pourquoi l’obtention d’un bail est si difficile dans le pays que nos ancêtres ont défendu au prix de leur vie ? Y aurait-il quelque chose de mystérieux qu’on veut cacher au public dans le foncier au Sénégal ?
Le bail n’est pas uniquement sollicité par les citoyens pour construire des maisons à usage d’habitation : tout le monde sait que pour obtenir un crédit dans certaines banques, le bail peut être une garantie, un nantissement. Combien de Sénégalais sont alors lésés par les services des impôts et domaines qui semblent se plaire dans la non délivrance d’un titre de bail ? C’est vrai que la première fonction d’un bail est d’orientation foncière, mais le foncier, c’est de l’argent potentiel ; et nombreux sont ceux qui ont nanti leur premier prêt à la banque par un titre foncier ou un bail. Dans ce pays où la corruption est endémique, toute lenteur administrative est un nid de corruption, un levier pour enrichir des lobbys tapis dans l’ombre de l’administration et servant de courroie de transmission entre les fonctionnaires véreux et les clients pressés. C’est une véritable arnaque organisée et entretenue par l’État qui vampirise ses citoyens et les livre exsangues à des vautours qui squattent les couloirs de l’administration pour vivre en vrais parasites.
Depuis quelques temps, la question de l’enrichissement rapide des agents de douane, du trésor et des impôts et domaines est agitée, mais aucune mesure révolutionnaire n’est toujours pas prise. Ils sont des citoyens dignes, et ont le droit d’être riches, mais leur salaire leur permet-il de mener ce niveau de vie qu’on leur connaît ? Dans une société où l’indigence est presque un crime, c’est doublement injuste de permettre à une catégorie de fonctionnaires de vivre dans un luxe insolent au moment où d’autres croupissent dans un dénuement presque indécent. C’est injuste d’abord parce que la rémunération doit se faire sur la base de critères objectifs ; c’est injuste ensuite parce que la perception que la société a sur les hommes dépend généralement de leur libéralité.
Mais le problème semble plus pernicieux à mesure qu’on réfléchit sur les opportunités afférentes au bail dans notre système bancaire. On sait que les banques au Sénégal sont un peu frileuses lorsqu’il s’agit de financer des projets à risque. On sait également que les banques qui opèrent au Sénégal et auprès desquelles sont domiciliés le salaire de l’écrasante majorité des fonctionnaires sénégalais, sont étrangères, françaises plus précisément. Ces banques, malgré les directives de la BCEAO soumettent leurs clients à des tarifs et prix trop élevés, encore que la banque centrale elle-même est sous contrôle de la France. Elles font des bénéfices énormes, mais n’ont pas une participation significative dans la production de richesses nationales. Les fonctionnaires sont donc pressurés tout le temps du fait que, rien que pour construire, ils sont obligés d’aliéner leur salaire pour une longue durée. Or le bail offre une alternative moins étouffante pour le travailleur : avec un bail on a plus de chance d’acquérir un prêt logement moins contraignant et plus conséquent.
C’est à se demander si vraiment notre pays est indépendant pour ses fils : toutes les portes qui devraient leur permettre de s’émanciper et de s’épanouir sont ainsi fermées à cause de lenteurs qui ne sont, en dernière instance, profitables qu’aux entreprises étrangères et à quelques fonctionnaires. L’État nous vend aux banques étrangères et nous appauvrit en nous refusant nos droits. Un bail est potentiellement un titre foncier qui, non seulement permet à son propriétaire d’avoir de l’argent et d’investir, mais c’est aussi une source des taxes dues à l’État : comment dès lors expliquer cette innommable lenteur dans la délivrance de ces titres de propriété ? En portant tant de préjudices à ses citoyens, l’État s’est résolument inscrit dans l’illégalité et dans une logique de rupture unilatérale du contrat social. Les élus locaux, les députés et les organisations de la société civile, doivent prendre cette question en charge et ne pas se contenter de l’argument farfelu de la réforme foncière qu’on annonce à grande pompe depuis quelques années sans que ses résultats soient visibles. , quels qu’en soient les motifs, c’est prouver qu’on est dans une impasse en ce qui concerne la gestion de la cité.
L’État peut faire mieux : donner une maison en location-vente pour chaque fonctionnaire ou travailleur qui accède à un emploi salarié. Cette terre nous appartient, elle nous a été léguée par nos ancêtres ; et nous avons le droit d’y habiter de façon décente pour mieux rendre service à notre patrie. En instaurant cette politique audacieuse d’accès universel au logement, l’État gagnerait doublement : d’abord, il va booster le secteur de l’immobilier ; ensuite, il va dissiper le plus grand stress qui inhibe le travailleur sénégalais. Et pour un État qui peine à trouver de l’emploi à sa jeunesse, cette politique créerait beaucoup d’emplois et encouragerait la consommation. Ce n’est pas nécessaire que l’État construise lui-même ces logements : des conventions transparentes avec des promoteurs immobiliers experts et crédibles ferait l’affaire.Alassane K KITANE,Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès,Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

S.E.M.Philippe Lalliot, le nouvel Ambassadeur de France au Sénégal passe à la loupe la relation entre les deux pays : «Elle est unique et si intime,car…»

http://lesoleil.sn/Quinquagénaire, marié et père de trois enfants, le nouvel ambassadeur de France au Sénégal est un pur produit de ces grandes écoles françaises qui ont donné et continue de donner à ce pays la crème de son intelligentsia.
Ancien élève de l’École nationale d’administration (Promotion Victor Schoelcher, 1996), de l’Institut d’études politiques (Iep) de Paris communément appelé Sciences Po dont il est diplômé, et de l’École normale supérieure de Fontenay Saint-Cloud, Philippe Lalliot est agrégé de Sciences sociales, titulaire de deux Dea (Diplôme d’études approfondies) de sciences administratives et en littérature et civilisation française.
Il débute sa carrière de diplomate en 1996, alors qu’il est trentenaire, comme Conseiller des Affaires étrangères en exerçant à la Direction des Affaires juridiques. Trois ans plus tard, il quitte le Quai d’Orsay pour Matignon où il est mis à disposition des services du Premier ministre. Il y restera jusqu’en 2001, année de sa nomination hors de l’Hexagone : Premier Secrétaire à l’ambassade de France à Washington.
Quatre ans plus tard, il retraverse l’Atlantique pour atterrir à Bruxelles où il est nommé Deuxième Conseiller à la Représentation Permanente de la France auprès de l’Union européenne. Mais, il n’y reste qu’une année. En 2006, il revient au Quai d’Orsay, où il est Chargé de Mission auprès du Secrétaire général.
Et c’est le 26 août 2009 qu’il reprend la traversée de l’Atlantique en étrennant son premier poste important : Consul général de France à New York. Dans la capitale économique des Etats-Unis, il restera trois années. Il retourne à Paris où il est nommé, le 1er août 2012, Directeur de la Communication et Porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
Maître de Conférence à Sciences Po et à l’Ena, ce brillant intellectuel élevé aux grades de Chevalier de la Légion d’Honneur et de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite, quitte à nouveau le Quai d’Orsay au bout d’une année pour devenir, le 16 octobre 2013, Représentant permanent de la France auprès de l’Unesco.
Trois années plus tard, une autre promotion s’inscrit au Cv de Philippe Lalliot : la France en fait son ambassadeur aux Pays-Bas et Représentant permanent à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (Oiac). Postes qu’il a quittés cette année pour être nommé ambassadeur de France au Sénégal.

Le 08 octobre dernier vous avez présenté vos lettres de créances au Président de la République en qualité d’ambassadeur de la République française au Sénégal, il me semble que c’est votre premier poste en Afrique, comment avez-vous accueilli cette nomination ?

Je suis à la fois très heureux et très honoré de cette nomination. Après plus de 20 ans passés en Europe et en Amérique du Nord, j’ai souhaité servir ici au Sénégal. Parce que le Sénégal est l’un des tout premiers partenaires de la France. Parce que beaucoup des défis auxquels nous sommes collectivement confrontés (sécurité, climat, santé, migration, innovation, pour ne citer que ceux-là) ne pourront être relevés qu’avec l’Afrique et que le Sénégal tient une place particulière sur le continent africain et, plus largement, dans le concert des nations. Parce que l’ambassade de France au Sénégal est l’une de nos plus grandes ambassades, la 8ème du réseau diplomatique français, à la mesure de l’importance que nous attachons à notre relation avec le Sénégal. Cette nomination à Dakar est aussi un choix personnel puisque je vis ici avec ma femme et le plus jeune de mes fils. L’accueil qui nous a été réservé est vraiment exceptionnel, très chaleureux, très amical, et laisse augurer de très belles années.

Notre coopération dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement supérieur est emblématique des échanges humains, qui sont si intenses, entre le Sénégal et la France. Quelles sont les perspectives pour le campus franco-sénégalais qui effectue sa première rentrée ?

S’il y a un enjeu prioritaire pour les années à venir, c’est celui de la jeunesse et de sa formation. Rien que la semaine dernière, j’ai vu trois fois votre ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, tellement nous avons de projets en commun. Ce campus franco-sénégalais est l’illustration de notre volonté de trouver ensemble des solutions concrètes aux défis de la formation. Plus de 20 établissements d’enseignement supérieur français et sénégalais ont ainsi conçu ensemble une offre de formation innovante. 15 parcours de formations supérieures sont proposés dans les domaines du numérique, de la chimie, de l’agronomie, de l’hôtellerie et du management du développement. Et ce n’est qu’un début ! La plupart de ces formations permettront d’obtenir en même temps un diplôme sénégalais et un diplôme français. J’invite tous vos lecteurs à aller sur le site internet du Campus franco-sénégalais. A la rentrée 2020, de nouvelles formations seront ouvertes, construites directement avec les entreprises parce que nous voulons des formations professionnalisantes et qui débouchent sur des emplois. Ce Campus est un projet qui est bien à l’image de la relation entre le Sénégal et la France : il repose sur la confiance ; il s’inscrit dans la durée ; il est partenarial par construction.

Il y a eu beaucoup de débat sur les droits d’inscription des étudiants étrangers dans les universités françaises. A l’heure actuelle qu’est-ce qu’on peut retenir concrètement sur cette question précise ?

C’est exact alors même que l’augmentation de ces droits n’était qu’un élément, certes très important, d’une réforme plus générale visant à doubler le nombre des étudiants étrangers en France et surtout à mieux les accueillir. Sur la question des droits, je voudrais rappeler que former un étudiant en France coûte 10 000 € par an en moyenne et que la France continuera, même après cette réforme, à prendre en charge les deux tiers de ce coût.
Le Conseil constitutionnel vient de rendre une décision à ce sujet dont les conséquences pour les étudiants étrangers doivent être précisées par le Conseil d’Etat. Nous saurons alors si le principe de gratuité s’applique ou si une contribution, même modique, peut être demandée. Je rappelle toutefois que, cette année, tous les étudiants sénégalais qui en ont fait la demande dans les délais ont bénéficié d’une exonération par les universités ou par l’ambassade.
Dans l’attente de cette décision du Conseil d’Etat, pour la prochaine rentrée, j’ai demandé aux équipes de Campus France de se rapprocher davantage encore des lycéens et des étudiants qui souhaitent poursuivre leurs études en France pour construire leur projet avec eux, en quelque sorte sur mesure.

Nos liens économiques sont également très forts. Nous avons tous en tête le TER mais il y a beaucoup d’autres secteurs d’activités qui intéressent les entreprises françaises, comme on l’a vu récemment avec la visite d’une délégation importante du MEDEF à Dakar. Quels sont les secteurs les plus porteurs ? Ceux dans lesquels nous pouvons innover ensemble ?

Cette délégation d’une quarantaine d’entreprises du MEDEF est en effet un record et en dit long sur l’attractivité du Sénégal aujourd’hui. La France est le premier fournisseur et le premier investisseur au Sénégal. Tous les secteurs d’activité sont concernés. Nos entreprises misent sur l’émergence du Sénégal et nous les y encourageons fortement. Je ne peux pas toutes les citer : il y en a plus de 250, qui emploient en direct plus de 30 000 Sénégalais, sans compter les sous-traitants.
Vous mentionnez le TER sur lequel travaillent plus de dix entreprises françaises et leurs partenaires. Nos entreprises sont en effet impliquées dans des projets parmi les plus emblématiques du Plan Sénégal Emergent. On pourrait aussi citer le secteur de l’énergie et des renouvelables, avec de grands projets tant dans la production, que dans le transport ou encore la distribution. Les entreprises françaises, toutes tailles confondues, sont au rendez-vous, et elles le seront encore à l’avenir.
Je crois que ce qui importe aujourd’hui, c’est de faire évoluer nos pratiques d’affaires. La question pour les entreprises n’est plus seulement de « conquérir » des marchés, il s’agit d’abord de nouer des partenariats avec les entreprises locales, comme nous l’avons fait avec la « Teranga Tech » et le « French Tech Hub Dakar », le « Réseau ville durable », lancé en juin dernier, dans la perspective du Sommet Afrique-France 2020, ou bien encore l’initiative Choose Africa en faveur des PME africaines. Ce que nous voulons, ce sont des partenariats gagnant-gagnant, sur un strict pied d’égalité, en faveur d’une croissance vraiment inclusive et durable, au plus près du terrain et au bénéfice des populations.

Le discours de Ouagadougou, prononcé il y a presque 2 ans, a marqué les esprits. Concrètement, que change-t-il à la relation entre nos deux pays ? Comment les engagements pris s’incarnent-ils au Sénégal ?

En novembre 2017, le Président Emmanuel Macron a décrit les enjeux d’une relation renouvelée avec l’Afrique, celle de la responsabilité partagée qui nous impose, les uns et les autres, de sortir des vieilles lunes. La France se tourne vers l’Afrique pour y nouer des partenariats durables, pour investir dans le secteur privé, dans les innovations africaines, dans la jeunesse africaine.
S’agissant du Sénégal, je prendrai trois exemples concrets. Le premier, c’est la priorité donnée à l’éducation. Nos deux chefs de l’Etat ont ainsi présidé côte à côte, ici à Dakar, en février 2018, la conférence internationale de reconstitution des fonds du Partenariat mondial pour l’éducation où la France a annoncé la multiplication par 10 de sa contribution, à 300 millions d’euros au total. Le deuxième exemple, c’est que nous n’aidons plus simplement nos entreprises en fonction de ce qu’elles exportent mais nous nous demandons toujours : qu’est-ce que ce projet apporte au Sénégal en termes d’emplois, de compétences et de transferts de savoir-faire ? Le troisième exemple, pour faire vite, c’est la refondation de notre aide au développement. Nous nous engageons notamment dans de nouveaux secteurs, qui touchent les jeunes et sont de vrais facteurs de cohésion, comme la culture et le sport.

La dégradation de la situation sécuritaire au Sahel est très préoccupante.Que peut-on faire conjointement pour lutter contre la menace terroriste ?

S’il y a un gouvernement qui alerte, et depuis longtemps, sur la gravité de la menace terroriste au Sahel et qui ne ménage aucun effort pour lutter contre cette menace, c’est bien le gouvernement français. Et s’il y a un partenaire en Afrique sur lequel nous savons pouvoir compter, c’est bien le Sénégal.
La mobilisation de la France dans la région, vous la connaissez : ce sont notamment plus de 4000 hommes au sein de l’opération Barkhane. La France est impliquée également, pour ne parler que de notre environnement immédiat, à travers son partenariat avec les armées des pays de la CEDEAO (ndlr : Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et la Mauritanie. C’est également l’une des missions des éléments français basés ici à Dakar.
Je veux ici saluer l’engagement de la CEDEAO et de l’UEMOA (ndlr : Union économique et monétaire ouest africaine) dans la lutte contre le terrorisme. Je veux saluer aussi la participation, essentielle, du Sénégal à la MINUSMA (ndlr : Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) et le leadership du Président Macky Sall sur ces sujets.
Nous ne devons pas baisser la garde. Bien au contraire, nous devons amplifier notre effort collectif. C’est la raison pour laquelle la France et l’Allemagne ont proposé un partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel (P3S), en complément des efforts déployés par le G5 Sahel.

Quelles sont les grandes échéances de la relation bilatérale ?

Le flux des visites est constant de part et d’autre, comme c’est normal entre deux pays aussi proches que la France et le Sénégal.
Nous préparons actuellement le prochain séminaire intergouvernemental, sa quatrième édition. Il s’agit pour la France du seul rendez-vous de cette nature au Sud du Sahara, qui réunit nos deux gouvernements, en alternance en France et au Sénégal.
Ainsi, le Premier ministre français, Edouard Philippe, accompagné de plusieurs ministres du gouvernement français, sera très prochainement en visite à Dakar.
Train express régional, campus franco-sénégalais, sécurité au Sahel, échanges culturels, lutte contre le changement climatique, Jeux olympiques : l’agenda du prochain séminaire intergouvernemental est particulièrement dense.
Il précèdera le Forum International de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique, auquel la France apporte son soutien depuis son lancement en 2014. C’est devenu un rendez-vous incontournable de la réflexion stratégique africaine. Il portera cette année sur le thème «Paix et sécurité en Afrique : les défis actuels du multilatéralisme». Enfin, pour ne prendre que les principaux rendez-vous, le prochain Sommet Afrique-France se réunira en juin à Bordeaux sur le thème de la ville durable.

En dehors des alliés traditionnels que sont la France et la Grande Bretagne, de plus en plus de pays organisent des sommets avec l’Afrique. C’est le cas de la Russie, de la Chine et de l’Inde, entre autres. Qu’est-ce que vous inspire cet intérêt à l’endroit du continent ?

C’est une bonne chose que l’Afrique en général et le Sénégal en particulier intéressent. C’est une juste reconnaissance de l’importance de l’Afrique. Je suis tenté de dire : enfin ! Nous avons été parmi les premiers, sinon les premiers à organiser ce type de Sommet. Nous ne craignons pas la concurrence et nos entreprises, qui ont toujours été aux côtés du Sénégal, pas davantage.
Mais, je voudrais préciser trois choses.
D’abord la concurrence, pour être saine, doit être loyale. Les entreprises doivent être sur un pied d’égalité.
Ensuite, je voudrais insister sur la responsabilité sociétale des entreprises. Plus personne ne peut faire aujourd’hui des affaires en Afrique, ou ailleurs dans le monde, juste pour faire des «coups», encaisser et partir. Il faut évaluer la qualité d’un partenariat commercial en termes d’emploi local, de formation et de montée en compétence. La responsabilité sociétale, c’est la «marque de fabrique» de la France et de ses entreprises, qui d’ailleurs emploient essentiellement des Sénégalaises et des Sénégalais, y compris aux plus hauts postes.
Enfin, et cela rejoint ma remarque précédente, les investisseurs français au Sénégal, qui représentent plus de deux milliards d’euros (ndlr : 1 312 milliards de francs Cfa), sont là dans les bonnes périodes et dans les moins bonnes. Nous travaillons au Sénégal dans la durée.

Cette démarche s’accompagne aussi d’une offensive linguistique, pour preuve la floraison des instituts Confucius. Comment faire pour préserver l’attrait et l’intérêt de la langue française en Afrique particulièrement ?

Nous n’avons jamais plaidé en faveur du monolinguisme, bien au contraire. Le français est une langue qui porte des valeurs, celles de la communauté francophone toute entière, de partage, de tolérance, d’ouverture à l’autre. Parler plusieurs langues, c’est s’enrichir, n’en parler qu’une, c’est s’appauvrir.
Le Président de la République l’a rappelé : s’il est important en effet de promouvoir le français, il faut que ça soit fait dans un cadre plurilingue. Je me réjouis, à cet égard, que France Médias Monde ait pris la décision d’ouvrir au Sénégal deux nouvelles émissions, l’une en mandenkan et l’autre en fulfulde. Et j’espère qu’une troisième émission sera proposée dans les prochains mois en wolof. Nous y travaillons.
Au-delà, le français est une langue utile à la formation des jeunes et peut leur faciliter l’accès à l’emploi. Utile également à l’épanouissement intellectuel et notre réseau culturel d’instituts et d’alliances françaises à Dakar, Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor propose une programmation artistique passionnante, des médiathèques ouvertes à tous les publics, du débat d’idées, du cinéma, des cours de langue française de 7 à 77 ans. J’invite chacun à s’y rendre.

Parallèlement à cette offensive linguistique, les entreprises de ces pays sont de plus en plus présentes en Afrique. Est-ce qu’il y a des initiatives allant dans le sens de rendre les entreprises françaises plus compétitives en Afrique ?

La compétitivité, ce n’est pas que le prix. Ou le réveil risque d’être douloureux. C’est aussi, et avant tout, la qualité des produits mais, de plus en plus, c’est aussi la qualité des services, la formation, le transfert de savoir-faire et de technologie.
Le premier avantage comparatif des entreprises françaises en Afrique en général et au Sénégal en particulier, c’est d’être locales, de contribuer à l’emploi, à la formation, à la montée en compétence.

Vous êtes agrégé de sciences économiques et sociales, mais aussi diplômé en sciences administratives et lauréat de l’Institut d’études politiques de Paris, quelle lecture faites-vous des politiques d’émergence en Afrique,en général, et du Plan Sénégal Emergent dit Pse en particulier ?

Je me garderai bien de faire la leçon. Ce que je peux dire, et beaucoup le disent aussi, c’est que le Pse, qui est avant tout la vision du Président Macky Sall, est un réel succès. C’est le message qu’ont voulu adresser les partenaires techniques et financiers du Sénégal lors du Groupe consultatif de Paris, le 17 décembre 2018.
On pourrait multiplier les exemples. Je pense bien sûr à l’accélération des projets d’infrastructure qui a été très nette.
Le secteur de l’énergie en est une illustration parmi d’autres, avec un doublement de la capacité installée, la quasi-disparition des délestages et la réalisation des objectifs de renouvelables dans le mix électrique.
Le Ter (ndlr : Train express régional), avec une marche d’essai vingt et un mois seulement après le début des travaux, en est un autre.
Enfin, le pôle urbain de Diamniadio, dont le lancement, me dit-on, suscitait le scepticisme, est aujourd’hui une réalité.
Le Pse a également conforté la relance du secteur primaire, tant l’agriculture que les mines, qui ont bénéficié d’un regain d’intérêt des investisseurs étrangers et ont contribué à tripler la part des exportations dans le Pib.
Le Sénégal est ainsi devenu un pays attractif et un marché en plein essor, avec des progressions notables dans les classements du Doing Business. Mais, plus important encore, des progrès notables aussi sur les indicateurs sociaux, de santé et d’éducation ont été enregistrés.
Le défi de la seconde phase du Pse, comme le Président Macky Sall l’a souligné au Groupe consultatif, c’est que le secteur privé, les entrepreneurs, prennent un peu plus le relais. La France sera aux côtés du Sénégal et de ses entreprises dans cette seconde phase aussi bien sûr.

Concrètement, est-ce que la France est disposée à appuyer le Sénégal dans l’exploitation prochaine du pétrole et du gaz ?

Oui bien sûr. La France et ses entreprises sont aux côtés du Sénégal tant sur l’amont que sur l’aval pétrolier et gazier.
Sur l’amont, il y a Total, qui a mené à bien une importante campagne d’exploration sur le bloc «Rufisque Offshore Profond». Les ingénieries et équipementiers français sont aussi déjà impliqués dans le développement du champ de «Grand Tortue» pour des travaux impressionnants, qui vont irriguer toute l’économie sénégalaise, à commencer par le port de Dakar.
Mais, je veux aussi insister sur le rôle particulier de la France dans la formation de la future filière, en collaboration notamment avec l’Institut national du pétrole et du gaz. Soutien financier, mais aussi accueil de stagiaires, voyages d’études, qui bénéficient aux futurs cadres sénégalais de la filière.
Enfin, pour ce qui est de l’aval pétrolier, nous sommes aussi présents aux côtés des acteurs sénégalais, dans les secteurs du raffinage, de l’utilisation du gaz pour produire de l’électricité, le «gas to power», ainsi que le renforcement du réseau de transport.
Vous le voyez, nous sommes très actifs déjà, et nous avons l’ambition de l’être plus encore, sur un secteur qui va révolutionner l’économie et l’émergence du Sénégal.

La France a une expérience avérée dans l’organisation des grandes compétitions et va accueillir les Jeux olympiques de 2024. Est-ce qu’elle est disposée à aider le Sénégal dans l’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse de 2022 ? Si oui, comment ?

Le sport est, à mon avis, un domaine dans lequel il faut davantage investir. C’est l’une des grandes passions sénégalaises. C’est une passion d’ailleurs dans laquelle vous excellez, et dans de nombreux domaines : foot, basket, boxe, sans parler bien sûr de la lutte, le sport national. C’est de plus un facteur de développement, créateur de richesses et d’emplois.
Or, pour la première fois, le continent africain va accueillir sur son sol un événement de niveau olympique. Mi-septembre, une convention de partenariat entre les comités d’organisation des JOJ Dakar 2022 et des JO Paris 2024 a été signée, ainsi qu’un mémorandum d’entente entre Dakar 2022 et l’Agence française de développement (ndlr : Afd). Nous collaborerons sur plusieurs projets, en rénovant des infrastructures existantes, comme le stade Iba Mar Diop et la Piscine olympique, mais aussi en apportant une expertise technique.

Les liens entre nos deux pays sont aussi culturels. Le succès rencontré par le film Atlantique de Mati Diop, Grand prix du Festival de Cannes et sélectionné pour les Oscars 2020, en témoigne par exemple. Quels sont les artistes sénégalais que vous aimez ?

Il y a bien sûr les classiques : la poésie de Senghor, «L’aventure ambiguë» de Cheikh Hamidou Kane, les films d’Ousmane Sembène et d’Alain Gomis. Mais je suis surtout frappé par le dynamisme, le bouillonnement culturel sénégalais.
Ne serait-ce que cette année, vous évoquiez le Grand prix décerné à Cannes au film de Mati Diop, il faut aussi citer l’Oscar de la meilleure musique de film remporté par Baaba Maal pour «Black Panther», ou bien encore le court-métrage «Un air de Kora» de la réalisatrice Angèle Diabang, primé au Festival de Ouagadougou. La rentrée littéraire est aussi marquée par le dernier ouvrage de Fatou Diome, «Les veilleurs de Sangomar».
Vous avez raison. L’une des particularités de la relation franco-sénégalaise, ce qui la rend si intime et si unique, c’est que nous partageons un imaginaire commun. Il s’incarne par exemple dans la «Villa Ndar» à Saint-Louis qui a commencé à accueillir des artistes, ou dans l’installation, en début d’année, de la statue «Les Lutteurs» d’Ousmane Sow, place de Valois à Paris. Ce sera également tout l’enjeu de la saison des cultures africaines, Africa2020, qui se déroulera en France, au second semestre 2020.Entretien réalisé par Yakham Codou Ndendé MBAYE. Photos : Moussa SOW

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 28/10/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Des conclaves à la Somone

Le député maire de Ribot peut compter sur ses parents et amis venus du Ferlo, du Ndoucoumane et du Bambouk. Hier au cours d’une réunion avec des délégations venues des différentes localités citées plus haut, Yaya Sow leur a réitéré son engagement auprès du chef de l’Etat. Ces derniers lui ont témoigné de leur soutien dans le compagnonnage avec Macky Sall. Toutefois, ils ont décidé de servir de bouclier contre certains responsables Apristes qui veulent profiter de ses déboires à la suite de sa récente sortie pour l’enfoncer. Aussi faut-il rappeler que contrairement à ce qu’une source nous disait samedi, Aliou Sall a indiqué que Yaya Sow Sow n’a pas été déchu de son poste de coordonnateur des maires de Kaffrine. Par ailleurs, «L’As» a appris que parallèlement à cette réunion politique, Yaya Sow a reçu de vieux bergers réputés dans les connaissances mystiques, venus lui apporter leurs soutiens.

Mondial U17: Le Sénégal écrase les Usa

L’équipe U17 du Sénégal a réalisé une entame parfaite de la Coupe du monde 2019 qui se déroule au Brésil. Hier, les hommes de Malick Daf ont écrasé les États-Unis (4-1), pour leur match d’ouverture. Mené au score, le Sénégal a égalisé juste avant la pause, grâce à un but de Souleymane Faye. La seconde période ne sera qu’une formalité. Alioune Badara Baldé, Ahmet Saloum Faye et Pape Matar Sarr offrent au Sénégal les trois points de la victoire. Pour leur toute première participation dans cette catégorie, les «Lionceaux» ont déjà marqué de précieux points. Ils devront confirmer contre le Japon et les Pays-Bas, leurs prochains adversaires. 

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