Rp du Dimanche 27 Octobre 2019

revue de presse du Dimanche 27 Octobre 2019
revue de presse du Dimanche 27 Octobre 2019

Pr.Moustapha Kassé : « Les Ape sont un pacte colonial bis

https://www.seneweb.com/Les Accords de partenariat économique sont la pire proposition que l’Afrique pouvait recevoir en termes d’échanges commerciaux. C’est la conviction du Pr. Moustapha Kassé. « Les Ape sont un pacte colonial bis. C’est une catastrophe », a déclaré l’économiste dans l’émission L’ère du temps sur I-radio.
Le doyen honoraire de la faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) estime qu’avec la multipolarisation marquée par le positionnement de la Chine, du Japon et maintenant de la Russie en Afrique, les dirigeants du continent feront preuve de plus de clairvoyance pour mieux défendre les intérêts de leur pays.

DOING BUSINESS : «IL FAUT SE MÉFIER DE CES INDICES»

http://www.emedia.sn/Le Sénégal est passé à la 23ème place sur 190 dans le classement 2019 du Doing Business. Il aurait gagné 18 places. Seulement, beaucoup de spécialistes pensent que ces résultats ne reflètent pas le vécu quotidien des Sénégalais. S’il en est ainsi, estime Pr Moustapha Kasse, c’est parce que la Banque Mondiale utilise des critères qui s’éloignent de la réalité. « Il faut se méfier de ces indices synthétiques qui en réalité ne représentent pas grande chose. Il y a beaucoup de facteurs qui interviennent dans ces indices. Ce qui fait qu’en définitive, on ne sait pas quelles sont leurs significations réelles ».
Invité de l’émission Lr du Temps, ce dimanche 27 octobre 2019, Pr Kasse estime que la manière de définir les critères de classement du Doing Business est insatisfaisante. « Ces indices ne devraient pas nous empêcher de voir la réalité. S’ils veulent prouver que les affaires marchent bien, il y a des indicateurs plus simples qui peuvent le montrer. Quels sont par exemple les retours en investissement ? Est-ce que quelqu’un qui a investi au Sénégal est en mesure de reprendre sa mise ? Quel est le degré de confiance des investisseurs ? Ce sont des indices de cette nature qui sont beaucoup plus convainquant », a estimé le Professeur émérite et Doyen honoraire.

Une coupe du monde des réformateurs

Son co debatteur partage quelque peu son avis. Directeur des Études du Centre de formation et de développement pour l’économie et social (Cfdes), Pr Thierno Thioune pense que le Doing Business est une sorte de coupe du monde des pays réformateurs. En ce sens, il a salué les mesures prises par l’Etat du Sénégal allant dans le sens de la réglementation de l’environnement des Affaires. Mais, cela ne suffit pas. « Le Sénégal se targue d’avoir mis des bonds en avant dans certains domaines notamment la facilitation à l’accès au crédit. Mais, cela ne suffit pas. Il y a des éléments plus beaucoup plus importants. C’est-à-dire, comment élargir l’assiette de fiscalité de sorte à aider les entreprises à se formaliser », a-t-il déclaré.
Pour M. Thioune, « le Doing Business intègre douze (12) domaines en prenant dix (10) indicateurs. Mais, ces indices n’ont pas permis de voir comment toutes ces créations de richesses avec une facilitation des entreprises a permis de réduire les inégalités qui se creusent », a-t-il constaté.
Selon lui, « C’est bon d’avoir des résultats en gagnant dix huit (18) places. Mais, il faudrait aussi regarder de l’autre côté. C’est-à-dire voir

 Après Auchan Et Carrefour, Le Géant Leclerc Débarque

https://www.xibaaru.sn/Après Auchan et Carrefour, Leclerc débarque au Sénégal : Malgré les vociférations et pressions des mouvements comme Fraap France Dégage, les grandes marques françaises continuent de s’installer à une grande vitesse dans le pays. Favorablement accueillies par les populations, Auchan et Carrefour font déjà des émules.
Ainsi, Leclerc débarque au Sénégal pour participer au boom du secteur de la distribution

Les Géants de la grande distribution française au Sénégal ou signe d’une Économie Extravertie Par Maimouna Saïdou Dia

Ces multinationales  dont je tairais le nom ont été adoptées par les sénégalais, mais quelle est la recette d’un succès qui cache bien trop mal l’envers du décor ?
Pour ces firmes, notre pays est une terre idéale pour implanter leurs enseignes. Le premier avantage est la main d’œuvre bon marché, sans structure syndicale en réel appui. Les ressources humaines de ces entreprises auraient ainsi la possibilité de recruter sans s’acquitter de charges sociales importantes et licencier sans se soucier d’un procès ou de la menace d’un conseil des prud’hommes.
Grâce aux accords de partenariats économiques signés sous la présidence de Macky SALL mais non applicables pour le moment, la fin des barrières douanières tarifaires, vont favoriser leur implantation dans le marché économique sénégalais sans grande difficulté. Et cela aux dépens des acteurs économiques nationaux. Cette liberté d’importer des produits sans s’acquitter de frais de douane, constitue un réel manque à gagner pour l’Etat sénégalais.
En tant qu’entreprises étrangères elles bénéficient également d’exonérations fiscales perpétuelles, donc pratiquement pas d’impôt ou des cadeaux fiscaux à gogo, quelle aubaine !
Nos lois doivent veiller à la protection des emplois en les rendant moins précaires et exiger des employeurs de bonnes conditions de travail, le code du travail sénégalais doit être scrupuleusement appliqué.
Nos dirigeants se félicitent de la croissance mais qu’en est-il de son impact sur l’emploi? Si le Sénégal est en capacité de faire l’impasse sur des milliards en taxes et impôts, cela signifie qu’il est possible d’alléger les charges liées à l’embauche et au maintien des sénégalais à leurs postes de travail.
Pendant ce temps les employés sénégalais que ces géants de la grande distribution ont bien voulu recruter, pour le grand plaisir de l’Etat, sont prélevés à la source. Les produits qu’ils vendent aux consommateurs locaux sont soumis à la TVA, en fin de compte ce sont les sénégalais qui paient la note !
Ce type magasins s’installent très souvent dans des quartiers populaires et n’hésitent pas à casser les prix au vu des économies réalisées avec la bénédiction de notre gouvernement. Ce dumping qui consiste à vendre à perte pour éliminer la concurrence est une pratique assassine.
À quelles normes se soumettent ces produits ainsi introduits dans notre territoire, les barrières non tarifaires se basent sur quels critères ?
Il paraît nécessaire de protéger notre économie car les bénéfices que les multinationales se font sur notre dos profitent à leur pays d’origine.
L’exigence envers nous-mêmes nous obligera à rester vigilants face aux termes des échanges avec des tiers: pays, multinationales étrangères…
Enfin, en véritables mécènes et pour mettre fin à toute polémique, ces mastodontes de la grande distribution perfectionnent les routes des quartiers dans lesquels elles s’implantent. C’est un moyen de rendre cet endroit accessible, fréquentable et c’est une stratégie commerciale qui ne fait pas de mal à son portefeuille.
Les concurrents directs souffrant de cette situation déséquilibrée, augmentent leurs prix et découragent leur plus fidèle clientèle. Certains petits commerçants, acculés par les charges deviennent mêmes des fournisseurs de la firme, contraints de délaisser leur stock pour une bouchée de pain.
Des femmes transformatrices, agriculteurs, maraîchers et éleveurs développent des partenariats afin de positionner leurs produits au sein de ces temples commerciaux. Reste à savoir s’ils y trouvent leur compte, les termes de ces alliances doivent être gagnants-gagnants.
Les produits acquis auprès de nos agriculteurs sont acheminés vers la France et une fois transformés, ils sont écoulés chez nous au détriment des produits issus de nos industries !
Certains adulent ces supermarchés, car les locaux sont irréprochables et d’une propreté sans précédent : rien d’étonnant puisqu’ils ont les moyens d’embaucher le personnel pour sécuriser les lieux et entretenir la surface de vente.
D’un autre côté, nos marchés locaux demeurent dans un état de délabrement, du fait d’un manque de civisme des usagers et d’un défaut d’entretien. Si nous sommes incapables de respecter notre bien commun pourquoi courbons nous l’échine devant les initiatives de ceux qui nous ont pillé tant de fois ?
Au final, cette guerre semblerait perdue d’avance, car il existe peu d’alternatives au Sénégal pour le moment.
Il faut sans doute songer à repenser les infrastructures qui accueillent ces marchés. Du côté de l’Etat du Sénégal il faut la mise en place d’une politique d’encadrement et d’orientation de ce secteur articulée autour de: l’octroi de locaux décents à moindre coût, la collecte d’impôts différée de trois ans et des aides à l’embauche.
Soutenons les entreprises Sénégalaises qui tendent timidement de se positionner sur le marché en proposant des produits accessibles aux bourses de consommateurs locaux.
Prenons l’exemple d’Ama, entrepreneur qui a décidé de rentrer au bercail et qui a réussi à développer son label du terroir. Il incite ses compatriotes à consommer local en offrant  des produits  de qualité à des prix défiants toute concurrence. Maimouna Saïdou Dia, FRAPP DIASPORA

 Assome Diatta

http://www.enqueteplus.com/nodeLe ministre du Commerce et des Pme a pris part à la 1re réunion inaugurale du Conseil des ministres des États parties de la Zone de libre-échange continentale (Zlecaf) tenue à Addis-Abeba du 24 au 25 octobre 2019. Au cours de cette rencontre, le Sénégal a été porté à la tête du Conseil des ministres, avec le soutien unanime de l’ensemble des États parties.
L’élection du Sénégal à ce poste, qui est la plus haute instance de la Zlecaf, après celle de la Conférence des chefs d’Etats, traduit la reconnaissance du rôle éminent joué par ce pays dans le processus de mise en place de cet accord qui a l’ambition de faire du continent africain le plus grand espace de libre-échange au monde.

 LETTRE DE POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR DE L’ENERGIE :4 323 milliards de francs Cfa prévus pour la période 2019-2023 

http://www.enqueteplus.com/nodeAvoir une seconde raffinerie, améliorer la Sar avant le premier baril de pétrole et aller vers le biogaz, sont autant de projets dans les circuits pour atteindre l’accès universel à l’électricité. Un montant de 4 323 milliards de francs Cfa sera nécessaire pour financer le secteur de l’énergie au Sénégal, dans la période 2019-2023, selon la Lettre de politique de développement du secteur rendue publique hier, à l’occasion de l’atelier de validation de son plan d’action.
L’accès universel à l’électricité reste encore un challenge pour le gouvernement sénégalais, même si le taux d’électrification rurale est passé de 27 à 42,30 %, entre 2013 et 2017. Selon le consultant en ingénierie et expertise énergétique au ministère du Pétrole et des Energies, Assane Diouf, le secteur est confronté à la mise en place des préalables pour la production prochaine du pétrole et du gaz local, et de sécurisation de la logistique d’approvisionnement en hydrocarbures du pays.
Il présentait, hier, la Lettre de politique de développement du secteur de l’énergie (Lpdse) pour la période 2019-2023, lors d’un atelier. D’après ce consultant, l’accès universel et durable à des services de l’électricité à moindre coût, la sécurisation de l’approvisionnement des ménages en énergie durable et optimale de cuisson, sont aussi des problèmes auxquels il faut faire face dans cette politique. En même temps que le parachèvement de la réforme du cadre légal et réglementaire du secteur et l’amélioration du dispositif de pilotage, de régulation et de suivi-évaluation.
Pour atteindre ces objectifs, il est indiqué, dans la lettre de politique de développement du secteur distribuée à cette occasion, qu’un budget provisoire de 4 323 milliards de francs Cfa est nécessaire. ‘’Sans une bonne maitrise de la politique énergétique, il sera difficile d’accélérer le processus de croissance, de création de richesses et d’emplois. Et la vision qui sous-tend la Lettre de politique du développement du secteur de l’énergie est l’accès généralisé à une énergie durable et à un coût supportable pour les ménages et entreprises. Tous les sous-secteurs de l’énergie ont été pris en compte’’, affirme le ministre du Pétrole et des Energies.

Mouhamadou Makhtar Cissé veut aller au biogaz

Dès lors, Mouhamadou Makhtar Cissé a fait un plaidoyer pour des programmes comme celui du biogaz. Pour permettre, d’après lui, non seulement de maitriser les risques sur l’environnement et la santé des populations, mais d’amorcer une petite économie au niveau des zones, leur permettant d’avoir du gaz pour la cuisson, l’éclairage et de l’engrais pour améliorer le rendement de leur agriculture.
Pour le ministre, le financement, c’est le problème le ‘’moins important’’ dans les politiques économiques. ‘’Quand on a un bon plan, généralement, on a un financement. C’est pourquoi la planification reste importante. L’aspect le plus important, dans ce processus, est le suivi-évaluation qui permet de s’approprier les projets, de les encadrer, d’exécuter, d’évaluer et de mesurer l’impact que ces projets ont eu sur notre économie et la vie des populations. C’est ça le défi que nous devons relever’’, ajoute-t-il.
M. Cissé indique que le portefeuille de la contribution allemande pour le secteur de l’énergie est de 200 millions d’euros, soit plus de 131 milliards de francs Cfa, dont plus de 80 millions d’euros de dons, environ 52 milliards de francs Cfa.
Par rapport à la sécurisation de la production et de l’approvisionnement en hydrocarbure, il a été recommandé, dans la Lpdse, la mise à niveau de la Société africaine de raffinerie (Sar) et l’amélioration de son dispositif de production et de sa rentabilité.
Sur ce, le ministre en charge des Energies a rappelé que le Sénégal aura une nouvelle raffinerie. Mais il ne sait pas à quel horizon. ‘’C’est inscrit dans la vision de faire une raffinerie plus moderne. Le temps d’une nouvelle raffinerie, c’est entre 7 et 8 ans. Au Sénégal, on a un problème d’espace, de foncier. Rien que pour identifier le site, faire cette nouvelle raffinerie, les contraintes environnementales, les études d’impacts, les populations à déplacer, la sécurisation des surfaces, etc., c’est cela la lourdeur des projets’’, explique Mouhamadou Makhtar Cissé.
Du coup, d’après le ministre, après évaluation, la Sar a continué à avoir l’objectif d’une seconde raffinerie. Mais, aujourd’hui, il pense qu’elle a pris l’option d’améliorer celle existante, de faire des investissements supplémentaires, sécuriser les installations pour accueillir le premier baril sénégalais en 2022. ‘’Elle a déjà signé quelques accords avec certains partenaires techniques. Les études ont été faites, les financements peuvent être trouvés pour améliorer la raffinerie actuelle, lui permettre d’augmenter sa capacité et de traiter le premier baril. Le défi, c’est d’améliorer l’existant, en attendant de construire une nouvelle raffinerie. Nous estimons que ce ne serait pas une très bonne chose pour notre économie, pour les Sénégalais, qu’on ait du pétrole et qu’on ne puisse pas le raffiner sur place’’, dit-il.MARIAMA DIEME

IBRAHIMA DIOUF, DIRECTEUR DU BUREAU DE MISE A NIVEAU:«25 % des entreprises accompagnées sont devenues exportatrices»

http://lesoleil.sn/Le monde de l’entreprise se retrouve, la semaine prochaine, pour célébrer la 4ème édition des Journées de la mise à niveau organisée par le Bureau de mise à niveau (Bmn). Son directeur général, Ibrahima Diouf, dans cet entretien, apporte des éclairages sur les enjeux et défis qui interpellent les entreprises sénégalaises en matière de mise à niveau dans le contexte de la Zleca.

Mardi, mercredi et jeudi prochains, le Bureau de mise à niveau va organiser la 4ème édition des Journées de la mise à niveau sur le thème : « La mise à niveau : accélérateur du processus d’industrialisation » ? La dernière édition date de 2014. Pourquoi avoir attendu cinq ans pour l’organiser à nouveau ?

Nous ne l’avions plus organisé depuis cinq ans parce qu’il fallait du temps pour évaluer les résultats de la 3ème édition, apprécier le travail accompli depuis 2014 et mesurer les impacts de ces résultats sur les entreprises que nous accompagnons. Depuis 2014, le contexte au Sénégal a profondément changé. En 2014, on était à l’an 1 du Pse et il y avait des réformes engagées par l’Etat pour permettre au secteur privé d’être plus performant mais surtout au Sénégal de gagner des places dans le Doing Business. C’était un contexte où le secteur privé n’était pas très présent en termes opérationnel. 2019, c’est la phase 2 du Pse et l’Etat a fixé des priorités parmi lesquelles faire en sorte que le secteur privé soit le moteur de la croissance, qu’il se substitue à l’Etat dans la réalisation de certains investissements. Autre contexte, il y a la Zleca qui va entrer en vigueur dans moins d’un an. C’est des contextes nouveaux qui justifient qu’on s’arrête, évalue et se projette sur le futur.

Evaluer,apprécier et mesurer,dites-vous. Quels sont les résultats obtenus depuis 2014 par le Bmn ?

En 2014, à l’issue des travaux de la 3ème édition des Journées, le concept de mise à niveau allégé a été mis sur la table. La mise à niveau telle qu’elle se présentait à l’époque, était plus orientée vers la grande entreprise notamment industrielle avec tout ce que cela comporte comme approche et finalité. Depuis, on a développé le concept de mise à niveau sectorielle qui était jusque-là inconnue dans la pratique de la mise à niveau. Et ce nouveau concept de mise à niveau allégé ou sectoriel a été expérimenté en Casamance avec un objectif quantitatif d’accompagner 25 entreprises par an sur trois ans. A la fin de la phase test en Casamance, on a constaté que 82 entreprises ont été accompagnées. Ces dernières représentaient 3,5 milliards de FCfa d’investissements approuvés et 1,5 milliard de FCfa de primes, c’est-à-dire des récompenses à l’effort d’investissement octroyées à des entreprises. Imaginez un petit campement touristique à Oussouye ou à Cabrousse qui reçoit de la part d’un programme de l’Etat une prime de 10 millions de FCfa non remboursable, cette entreprise aura envie d’investir encore.

A ce jour, combien d’entreprises ont reçu des primes et à hauteur de combien ?

On a octroyé des primes à 82 entreprises en Casamance dans le programme test. Ces primes se chiffrent à 1,5 milliard de FCfa et dans cette enveloppe, les 600 millions sont effectivement décaissés et versés dans les comptes des entreprises bénéficiaires.

Quels sont les critères d’octroi de ces primes ?

Quand l’entreprise investit 100 dans du matériel, on lui donne une prime de 40. Si elle investit 10 dans l’immatériel (par exemple la formation, l’acquisition de logiciel, un plan marketing, une certification etc.,), on lui verse une prime de 70.

C’est quoi la mise à niveau des entreprises ?

La mise à niveau est un concept qui a été développé par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi) à partir de 1986 exactement. C’est à l’époque où le Portugal adhérait à la Communauté économique européenne (Cee), ancêtre de l’Union européenne. Il y avait un décalage entre les économies des pays déjà membres et l’économie portugaise, donc un programme a été conçu pour permettre au Portugal de rattraper son retard, de se mettre à niveau. On met en œuvre la mise à niveau partout où il y a des accords de libre-échange. En 1996, on l’a expérimenté au Maghreb : Tunisie, Maroc, Algérie. Mais chaque pays avait orienté sa mise à niveau par rapport à ses priorités. Le Maroc a orienté son programme de mise à niveau vers les secteurs du tourisme et de l’agro-industrie, la Tunisie vers l’hôtellerie et l’industrie manufacturière et l’Algérie vers les hydrocarbures. Mais la Tunisie est le pays qui a le plus réussi dans la mise en œuvre de ce programme. C’est la référence en Afrique. En 2004, le Sénégal s’est inspiré du modèle tunisien et a mis en place un programme national de mise à niveau orienté vers les secteurs productifs, c’est-à-dire l’industrie, la transformation, les services aux entreprises. Le Sénégal est le premier en Afrique au sud du Sahara à avoir initié un tel programme mais il a officiellement démarré en 2005. En 2008, l’Uemoa a mis en place un programme régional de restructuration et de mise à niveau calqué sur le modèle sénégalais.

Quand on parle de mise à niveau des entreprises,c’est par rapport à quoi ?

La mise à niveau, c’est par rapport à l’environnement des affaires. Il faut que cet environnement soit propice pour permettre au secteur productif de performer, parce que la mise à niveau ne s’adresse pas à l’industrialisation, elle s’adresse au secteur industriel déjà existant. C’est pourquoi dans les critères d’éligibilité à la mise à niveau, on exige à l’entreprise qu’elle justifie au moins une existence de deux ans. On ne met pas à niveau quelque chose qui démarre, on met à niveau quelque chose qui a démarré mais qui a des contraintes pour être aux normes, à la hauteur des pratiques mondiales.

Quelles sont les contraintes que rencontrent souvent les entreprises pour se mettre à niveau ?

Les contraintes, c’est souvent un matériel de production obsolète. Par exemple, dans le secteur de la boulangerie, on note des équipements vétustes avec des fours d’une autre époque qui consomment énormément d’énergie. Il y a donc un problème de modernisation de l’outil de production. L’autre aspect, c’est l’absence parfois de manuels de procédures administratives, comptables et financières. Dans une entreprise, tout le monde ne doit pas faire ce qu’il veut, cela doit être normé. La mise à niveau peut être orientée aussi vers une production qui ne se vend pas. Quand quelqu’un produit et ne vend pas, il y a problème, il faut donc un plan marketing, de la promotion, de la formation.

La Zone de libre-échange a été adoptée en mai dernier et devrait être mise en œuvre à partir de juin 2020. Avez-vous déjà commencé à sensibiliser les entreprises sénégalaises sur la nécessité de s’adapter à cette nouvelle donne ?

On a des entretiens bilatéraux avec les industriels. L’industrie papetière avec les emballages, l’industrie plastique, l’industrie chimique, l’industrie mécanique, manufacturière, et agroalimentaire surtout parce que 33 % du portefeuille du Bureau de mise à niveau est constitué d’industries agroalimentaires. Mieux, le Sénégal est en train d’élaborer, sous la responsabilité du Bureau de mise à niveau, une stratégie nationale de mise à niveau pour la Zleca. Donc au plan national, le Sénégal est en train de préparer une stratégie nationale Zleca mais à côté, il y a déjà un programme de mise à niveau. Donc le Sénégal ne part pas en terrain inconnu. Notre pays a capitalisé quinze ans de mise à niveau. On va essayer d’améliorer et de voir l’offre de produits exportables parce qu’il ne faut pas oublier que 25 % des entreprises accompagnées par le Bmn sont devenues exportatrices. On peut en citer Sedima, Madar, Nma, Neurotech, etc.

Dans le cadre de la Zleca, le Sénégal devrait faire face à des mastodontes. Sur quels secteurs en particulier notre pays devrait-il se positionner pour tirer son épingle du jeu dans ce vaste marché ?

Le Sénégal peut avoir son mot à dire sur plusieurs secteurs. En dehors des secteurs traditionnels que l’on connaît : phosphates, produits halieutiques, produits oléagineux et tourisme, le Sénégal doit développer de nouveaux produits et services. Et c’est là où on attend l’innovation chez les entreprises. C’est l’innovation qui va permettre aux entreprises sénégalaises de présenter des produits élaborés et de tirer leur épingle du jeu. Mais si on continue à exporter à l’état brut de la mangue sans en faire du jus, de la confiture, de la marmelade, nous n’aurons pas beaucoup de gains de compétitivité à gagner par rapport au Kenya, à l’Egypte, à l’Afrique du sud.Entretien réalisé par Elhadji Ibrahima THIAM
 Droits humains à l’ère numérique : à peine arrivé en Afrique, Free se positionne en hors la loi au Sénégal, signale l’ASUTIC
Après l’euphorie de départ sur ses tarifs attractifs lancés à grand renfort de communication, le retour sur terre fût brutal.
Communiqué :
 On découvre Free sous un visage et des pratiques inattendues, un véritable danger pour la liberté d’expression et le droit à la vie privée des utilisateurs.
Free, c’est d’abord un service client dégradé. Non seulement, il y a une prise en charge non diligente des demandes des utilisateurs mais en plus il faut s’accommoder des ouvertures tardives des agences et des numéros de téléphone qui ne fonctionnent pas, un mail de service client fantôme, même pas un accusé de réception et un numéro de service client payant, en violation de l’article 21 du code des communications électroniques et de l’article 4 du décret n°2014-770 du 14 juin 2014.
En outre, Free s’illustre déjà par des annonces dont le contenu est partiel et parfois inexact­: un pack de bienvenu non effectif, une offre d’internet dont à la souscription on vous informe qu’une partie est pour la 3G alors que sa publicité annonçait 4G+.
Nouveau look, même service médiocre et opaque, un coup de peinture ne change pas de vieilles habitudes de pratiques commerciales trompeuses et de non-respect du cadre légal et réglementaire.
D’ailleurs, cet opérateur avec un nouveau branding a déjà été identifié comme un hors la loi par le régulateur des télécoms, l’ARTP. En effet, ce dernier, par décision n° 1618 ARTP/DG/DEM-DJC du 25 Septembre 2019, l’a mis en demeure pour non-respect des dispositions de la décision n° 2019-08 portant encadrement des promotions relatives à la fourniture des produits et services de télécommunication.
Malheureusement, les atteintes de Free aux droits à l’information des utilisateurs ne s’arrêtent pas à ces pratiques peu louables.
En effet, sur free.sn ne sont publiés ni conditions générales de vente et/ou de services, ni une politique de confidentialité, en violation flagrante des articles 28, 29 et 41 de la loi portant code des communications électroniques mais aussi des articles 37, 58 et 61 de la loi portant sur la Protection des données à caractère personnel.
Aucun document n’est publié sur les droits et devoirs des utilisateurs. Ainsi, Free montre qu’il n’a pas de respect pour la loi au Sénégal.
En outre, Free ne respecte pas, non plus, les instruments normatifs internationaux, tels que les principes directeurs des Nations unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme (ONU, 2011) et les principes directeurs de l’Organisation de coopération et de développement économiques à l’intention des entreprises multinationales (OCDE, 2011) qui visent à favoriser une conduite raisonnable des entreprises dans les domaines des droits de l’homme, de la publication d’informations, des intérêts des consommateurs, de la science et de la technologie.
Des violations de la loi qui diffèrent nettement des pratiques de Free en France. En effet,­ sur free.fr, cet opérateur consacre une rubrique entière aux informations légales. La rubrique la plus importante du site avec 13 documents publiés. Rien n’est omis même des conseils sur la protection de l’enfance sont disponibles.
En France, Free respecte à la lettre les dispositions légales françaises, européennes et internationales. Au Sénégal, malgré les obligations imposées par la loi, aucun respect.
Free agit ainsi en véritable hors la loi et perpétue le modèle colonial­: aux français tous les droits, aux africains aucun droit.
Les violations de Free du droit national et international dès son implantation en Afrique ne peuvent pas être surprenantes. En effet, en France, Free est connu pour flirter avec la ligne rouge en publiant des conditions générales imprécises avec des pirouettes sémantiques et des clauses manifestement abusives/illicites créant un déséquilibre significatif à son profit au détriment de l’utilisateur. Cet opérateur n’hésite pas à tromper ses clients, quitte à les décevoir.
Au point que, l’ARCEP, l’autorité de régulation des télécoms en France a dénoncé ouvertement dans un communiqué «­le caractère partiel et parfois inexact des annonces de Free­».
Aussi, Free est un habitué des tribunaux en France, condamné à plusieurs reprises, mais il garde ses mauvaises habitudes.
Au vu de tous ces éléments, notre devoir de vigilance est en alerte et Free a l’obligation de respecter les droits humains à l’ère numérique au Sénégal.
En conséquence l’ASUTIC­:
-Demandeà Free de se conformer dans un délai de 30 ­jours aux dispositions légales sénégalaises qui protègent la liberté d’expression et le droit à la vie privée, faute de quoi ASUTIC serait contrainte de saisir les autorités, voire de lancer une procédure judiciaire­
-Recommandeaux utilisateurs la prudence dans l’utilisation des services de Free qui n’est pas un opérateur vertueux, digne de confiance ;
Conseille aux utilisateurs de faire du respect des droits humains, le premier critère d’évaluation et d’appréciation des services de Free plutôt que les tarifs­;
-Appelleles utilisateurs à nous signaler toute publicité trompeuse ou arnaque de Free ;
-Exhortel’autorité de Protection des Données Personnelles (CDP) et l’autorité de régulation des télécoms (ARTP) à prendre toutes les mesures nécessaires afin de mettre un terme aux violations par Free des droits humains à l’ère numérique. http://www.lactuacho.com/

Air Sénégal présente sa nouvelle stratégie

https://www.lejecos.com/Air Sénégal SA a tenu ce jeudi 24 octobre une conférence de presse à l’Aéroport international Blaise Diagne de Diass (Aibd). C’était en présence du ministre du Tourisme et des Transports aériens, Alioune Sarr, et des directeurs généraux partenaires sur la plateforme aéroportuaire (Las, AIibd, 2AS, Anacim).
Cette rencontre avec les journalistes avait pour objectif principal de leur présenter la nouvelle stratégie d’Air Sénégal et de marquer le lancement du hub aérien, projet phare du Pse.
A cet effet, explique la direction de la compagnie, à partir du 27 octobre, le pavillon national Air Sénégal, change ses horaires sur la ligne Dakar-Paris-Dakar pour passer en vol de nuit afin de connecter les destinations régionales.
Air Sénégal annonce également de l’ouverture de 8 nouvelles destinations en Europe et en Afrique : Marseille-Barcelone, Accra-Lagos et Abuja en décembre, Casablanca, Nouakchott, Cap Skirring en novembre.
« L’Aibd bénéficie d’un atout majeur du fait de sa position géographique. Avec la stratégie mise en place par Air Sénégal, le projet de hub aérien devient une réalité.  Un passager peut désormais prendre un vol Air Sénégal à Bamako et rallier Paris en passant par Dakar avec une escale de moins de 2h», a déclaré le directeur Général de la compagnie, Ibrahima Kane.
Le nouveau programme hiver 2020 démarre le 27 octobre et Air Sénégal atteindra 17 destinations desservies en fin décembre 2019.
La nouvelle compagnie aérienne nationale, Air Sénégal, a pour ambition d’être le leader du transport aérien ouest-africain en s’appuyant sur le hub régional. Elle se fixe pour mission de desservir aussi bien des lignes intérieures que des lignes internationales.
Air Sénégal se veut une compagnie citoyenne, aux normes internationales, avec un business model basé sur la satisfaction de la clientèle et l’excellence opérationnelle, tout en respectant les normes de sécurité et de sûreté de l’industrie aéronautique.
A ce jour, Air Sénégal dessert 12 destinations dans 11 pays. Sa flotte est composée de 5 appareils (2 Airbus A319, 2 ATR72-600 et 1 A330 Neo).Oumar Nourou

Au Sénégal, la dépigmentation attire des hommes

http://lesoleil.sn/Le phénomène de la dépigmentation qui était jusque là essentiellement tourné vers la junte féminine sénégalaise tend à de plus en plus toucher celle masculine. Pis, mêmes les enfants ne sont plus totalement épargnés par la pratique de la dépigmentation.
La dépigmentation gagne du terrain. Le phénomène grandissant n’est plus l’apanage de la seule junte féminine, les hommes s’adonnent de plus en plus à la dépigmentation, au Sénégal. C’est du moins, ce qui ressort du constat du Professeur Fatimata Ly, la présidente de l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA). Elle se prononçait dans un panel tourné sur le phénomène de la dépigmentation. Interrogée par Vox Populi, elle fait remarquer que le phénomène a une prédominance féminine mais, il y a des hommes qui se dépigmentent. Et pire, des enfants sont également dépigmentés à leur insu. Au Sénégal le taux de prévalence de la dépigmentation est estimé à 71% selon une étude menée en 2019 sur le phénomène. D’après Pr Fatimata Ly, l’usage des produits éclaircissants coûte 10 milliards de francs CFA par an aux sénégalais qui en font usage. La dépigmentation indique-t-elle, est plus utilisée dans les localités suivantes : Kaffrine (54%), Parcelles Assainies (64%) et Pikine (71%).C’est devenu une priorité de santé publique en raison de sa fréquence, de ses complications médicales et des coûts économiques qui en découlent, relève t-elle.

Plaidoyer pour l’interdiction de la vente de produits cosmétiques dépigmentants

https://www.pressafrik.com/Le présidente de l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA), le professeur Fatoumata Ly, a plaidé samedi pour l’interdiction de la vente des produits cosmétiques dépigmentants afin d’éradiquer le phénomène croissant de ’’la dépigmentation cosmétique volontaire (DCV)’’ notée au Sénégal.
’’Des mesures doivent être prises par les plus hautes autorités étatiques pour interdire la commercialisation de ces produits cosmétiques dépigmentants pour éradiquer ce fléau’’, a-t-elle déclaré.
Le professeur Fatoumata Ly s’exprimait ainsi à l’occasion du panel sur la dépigmentation, organisé par l’AIIDA et axé sur le thème : ’’quelles mesures pour une politique nationale de prévention de la dépigmentation cosmétique volontaire’’.
Selon elle, la problématique de la dépigmentation, pratique consistant à utiliser des produits dont les propriétés dépigmentantes sont clairement établies dans le but d’obtenir une clarté de peau, un éclaircissement du teint, ’’est avant tout économique’’.
A l’en croire, ‘’si depuis les années cinquante ce problème reste entier, cela est dû principalement aux dizaines de milliards brassés tous les ans par ce commerce lucratif’’.
‘’Il faut que l’Etat prenne à bras le corps ce problème et sache qu’aujourd’hui on gagne peut-être sur la vente des produits dépigmentants, mais demain, ce sera une population malade et il en faudra plus, compte tenu de nos ressources limitées, pour y faire face’’, a-t-elle soutenu.
‘’il y a trop de laisser-aller car on ne peut pas dans un pays comme le Sénégal où le président poète Léopold Sédar Senghor a chanté la femme noire, que l’on accepte que les femmes, inconsciemment, s’autodétruisent en créant un problème de santé majeur’’, a pour sa part, indiqué, la sociologue, Marie Angélique Savané, membre d’honneur d’AIIDA.APS

 Dépigmentation, ampleur et conséquences: des acteurs expliquent le pourquoi et l’urgence de contrer ce fléau

http://www.lactuacho.com/’’Aujourd’hui, les proportions du recours à la DCV dans certaines zones ou localités du pays augurent la recrudescence des maladies précitées au Sénégal au cours des prochaines années’’.  C’est ainsi qu’a alerté le conseiller technique numéro deux du ministre de la Santé et de l’Action sociale, docteur Bernabé Gning.
C’est pourquoi, ’’des stratégies multisectorielles et novatrices sont nécessaires pour lutter contre ce phénomène’’, a-til reconnu, après avoir reçu au nom du ministre, un mémorandum de dix-neuf association féminines, déclinant les grandes actions à mettre en œuvre pour juguler ce mal.
Avant lui, la présidente de l’Association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA), le professeur Fatoumata Ly, a plaidé samedi pour l’interdiction de la vente des produits cosmétiques dépigmentants afin d’éradiquer le phénomène croissant de ’’la dépigmentation cosmétique volontaire (DCV)’’ notée au Sénégal.
’’Des mesures doivent être prises par les plus hautes autorités étatiques pour interdire la commercialisation de ces produits cosmétiques dépigmentants pour éradiquer ce fléau’’, a-t-elle déclaré.
Selon le professeur Fatoumata Ly qui s’exprimait ainsi à l’occasion du panel sur la dépigmentation, organisé par l’AIIDA et axé sur le thème : ’’quelles mesures pour une politique nationale de prévention de la dépigmentation cosmétique volontaire’ , la problématique de la dépigmentation, pratique consistant à utiliser des produits dont les propriétés dépigmentantes sont clairement établies dans le but d’obtenir une clarté de peau, un éclaircissement du teint, ’’est avant tout économique’’.
‘’Il faut que l’Etat prenne à bras le corps ce problème et sache qu’aujourd’hui on gagne peut-être sur la vente des produits dépigmentant, mais demain, ce sera une population malade et il en faudra plus, compte tenu de nos ressources limitées, pour y faire face’’, a-t-elle soutenu.
‘’il y a trop de laisser-aller car on ne peut pas dans un pays comme le Sénégal où le président poète Léopold Sédar Senghor a chanté la femme noire, que l’on accepte que les femmes, inconsciemment, s’autodétruisent en créant un problème de santé majeur’’, a pour sa part, indiqué, la sociologue, Marie Angélique Savané, membre d’honneur d’AIIDA.
Pour la maire de la ville de Dakar, Soham El Wardini, ‘’le mal est profond quand on voit le nombre d’intellectuelles qui s’adonnent à cette pratique (….)’’.
’’Il s’agit d’un phénomène social mondial essentiellement féminin en particulier chez les femmes originaires d’Afrique sub-saharienne avec des prévalences qui varient de 25 à 80%’’, a fait savoir le professeur Ibrahima Wone, lors de sa présentation sur l’épidémiologie de la DCV au Sénégal.
Selon des études transversales descriptives sur des échantillons représentatifs de femmes à Dakar en 2004 et en 2008 à Kaffrine et aux Parcelles-Assainies, à Dakar, le phénomène dont la prévalence dépasse les 50%, ’’touche principalement les femmes mariées, analphabètes ou peu instruites, et travailleuses’’, a-t-il renseigné.
Il concerne surtout, a-t-il dit, ’’les femmes entre 18 et 35 ans, et les femmes sans revenus fixes’’.
’La première conséquence de cette pratique est naturellement la destruction de la mélanine, cette couche qui protège la peau noire contre les effets des rayons ultra-violets du soleil’’, a souligné docteur Amadou Ndour, dans une présentation sur les complications endocriniennes de la DCV.
Il a également fait état d’autres ’’complications secondaires’’ dangereuses telles que les cancers, le diabète, l’hypertension artérielle, des maladies à soins couteux qi engendrent de lourds impacts sur le plan financier.Avec APS

 CANCER DU COL DE L’UTERUS : Les Aphrodisiaques Mis À L’index

http://www.walf-groupe.com/Des femmes ont profité hier de la journée de dépistage du cancer du col de l’utérus pour connaître leur statut. Depuis le début de l’année, plusieurs cas ont été dépistés. Des spécialistes de la santé déplorent l’utilisation d’aphrodisiaques entrainant le plus souvent des lésions cancéreuses
Vêtue d’un pantalon jean et d’un body bleu, Diénaba est assise sur une chaise en plastique installée sous une tente au poste de santé de Sikilo Ouest dans la commune de Kolda. Elle fait partie de la cinquantaine de femmes dont chacune arbore fièrement un petit morceau de ruban rose sur le côté droit de sa poitrine. C’est le signe d’Octobre rose, mois dédié à la lutte contre le cancer du col de l’utérus. La jeune dame n’a pas hésité une seule fois, hier, à venir se faire consulter. «Il est important de connaître son état de santé. C’est pour cela que j’ai profité de cette journée de dépistage gratuit pour savoir si je souffre du cancer du col de l’utérus ou pas», s’exclame-t-elle au milieu de femmes toutes venues pour la même cause.
L’ambiance règne au niveau de cette structure sanitaire où Marie Véronique est l’infirmière chef de poste depuis plus d’un an. Aidée dans sa tâche par d’autres personnes, elle a eu à diagnostiquer des cas de cancer du col de l’utérus. «J’ai orienté deux femmes, dont une qui a perdu la vie l’année dernière des suites du cancer du col de l’utérus», déclare-t-elle, ajoutant que le poste de santé traite souvent des femmes frappées par le cancer du col de l’utérus en phase terminale. Ce que regrette Marie Véronique, c’est le fait que des femmes utilisent des aphrodisiaques et que les Infections sexuellement transmissibles (Ist) soient négligées dans le traitement sanitaire. Pour elle, tout cela peut conduire à la maladie du cancer.
A Kolda, les femmes viennent d’autres pays pour traiter le cancer du col de l’utérus. «Le cancer du col de l’utérus est très répandu dans la sous-région», observe Dr Papa Malick Tall, gynécologue-obstétricien à l’hôpital régional de Kolda. Selon ce dernier, une trentaine de cas de «lésions cancéreuses ou suspectes» du cancer du col de l’utérus a été enregistrée de manière officielle. «S’il y a des lésions cancéreuses, on fait de la chimiothérapie pour les traiter car elles peuvent entrainer des cancers ultérieurement», souligne Dr Papa Malick Tall. Avant de donner des conseils pour éviter d’attraper le cancer du col de l’utérus. «Il faut éviter les produits qu’on met dans le vagin. Ça peut entrainer des infections et diminuer la flore vaginale. Et c’est l’apparition d’infections et pourquoi pas le virus du papillum humain qui est responsable du cancer du col de l’utérus», indique Dr Tall.
Cette journée de dépistage du cancer du col de l’utérus a été organisée en partenariat avec l’Institut des sciences de la santé de Kolda. Elle a permis à de nombreuses femmes de se faire diagnostiquer. D’où le satisfecit de la haute conseillère des collectivités territoriales, Mariame Daba Diamanka, venue représenter l’initiatrice. La conseillère a insisté sur la sensibilisation à l’endroit des femmes dans la lutte contre le cancer du col de l’utérus.Baba MBALL

Les vérités du khalife au ministre de la Santé

IGFM – Serigne Mbaye Sy Mansour, Khalife général des Tidianes, n’a pas porté de gants pour dire ses vérités à Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la Santé et de l’action sociale. Il a profité de la cérémonie de réception d’un important lot de matériel médical offert par Pape Abdoul Aziz Fall et Ousmane Faye et d’une ambulance médicalisée par Baba Diaw «Itoc», pour interpeller les autorités sur la situation de l’hôpital départemental Mame Abdoul Aziz Dabakh.
«Cela ne sert à rien que l’hôpital dispose d’équipements adéquats et qu’il n’y ait pas de médecins qualifiés», a-t-il dit d’emblée. Il a rappelé que l’année dernière, ils s’étaient retrouvés au même endroit pour une cérémonie similaire, entendu qu’Ahmed Amar leur avait offert de l’argent, une ambulance et des denrées alimentaires. «Mais Dieu a décidé de le rappeler à
Lui. Baba Diaw a pris la relève. Si chacun s’investit, les choses vont aller de mieux en mieux. Baba Diaw a déjà commencé ses actions à Touba. Il nous a aussi offert une ambulance. Ce qui veut dire qu’il ne met pas en avant son appartenance confrérique», se réjouit-il.
Serigne Mbaye Sy Mansour fera remarquer que l’hôpital Mame Abdoul Aziz Sy Dabakh a besoin de médecins. «S’il n’y pas de médecins qualifiés, ce matériel ne servira à rien. Il nous faut des orthopédistes, des pédiatres, des agents de santé. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités en y affectant des fonctionnaires. Ils n’ont pas à choisir là où ils doivent être mutés en ville ou en milieu rural, s’ils ont la conscience professionnelle», signale-t-il.
Serigne Mbaye Sy Mansour déplore que la directrice de l’hôpital ne dispose pas de véhicule de fonction pour ses déplacements. «L’hôpital a aussi besoin d’une voiture de liaison. Que ces voitures ne servent pas à satisfaire des besoins personnels. A Dakar, une ambulance roulait sur la route qui mène à l’Ecole nationale d’administration (Ena) toute sirène sifflante. L’ambulancier a heurté un autre véhicule. Quand la police a fait le constat, elle s’est rendue compte que l’ambulance n’avait à son bord que des sacs de riz», dira-t-il.

Frais universitaires en France : au Sénégal, des étudiants dans le flou

https://www.beut7.com/La journée portes ouvertes de Campus France se déroule à Dakar ce samedi 26 octobre. L’établissement est chargé d’orienter et conseiller les étudiants sénégalais en vue d’un départ en France.
Les procédures pour le départ en France démarrent vendredi prochain et pour lkes étudiants sénégalais de nombreuses questions se posent. Quel logement ? Quelles conditions en vue de pouvoir étudier en France ?Et surtout, quid de l’augmentation des frais de scolarité ?
La mesure avait été lancée par le gouvernement français. Rien qu’en licence, les frais devaient passer de 180 à près de 3 000 euros. Mais à la suite d’une question prioritaire de constitutionnalité, le Conseil constitutionnel a consacré la gratuité de l’enseignement supérieur, début octobre.
La décision finale revient au Conseil d’État. Et elle est attendue en France dans les prochains jours. À Dakar, l’incertitude et le flou juridique autour de la question inquiètent les candidats.

 Affrontements entre policiers à l’Ucad : Un étudiant gravement blessé

http://www.rewmi.com/Des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop ont été dispersés ce vendredi, par les forces de l’ordre. Ils déplorent le retard noté dans «le paiement des bourses et le faible taux de bénéficiaires». Le porte-parole des étudiants a informé qu’un des leurs a été gravement blessé par les forces de l’ordre. »Il s’est retrouvé avec une jambe fracturée», a-t-il soutenu.

 Le Secrétaire général du MFDC tué par balle en Casamance

http://www.dakarmatin.com/Abdou Elinkine Diatta a été tué. L’information a êté confirmée par les responsables du Bureau des relations publiques des armées (Dirpa). Ils renseignent que le defunt était dans une cérémonie familiale, à Moulomp, quand des individus, à bord d’une moto, ont débarqué sur les lieux. Puis, ils ont ouvert le feu sur lui. Touché grièvement, il a succombé à ses blessures. Pour l’instant, les assaillants n’ont pas été identifiés. Mais, une enquête a été ouverte

DR.BAKARY SAMBE, ENSEIGNANT-CHERCHEUR A L’UGB : «L’Islam sénégalais inspire les réponses doctrinales à l’extrémisme»

http://lesoleil.sn/Le docteur Bakary Sambe, enseignant-chercheur au Centre d’études des religions de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, est de ceux qui ont bâti la légitimité d’analyser plusieurs sujets ayant trait au militantisme islamique, aux réseaux transnationaux dans le Sahel, à la diplomatie d’influence… Le Fondateur et directeur de Timbuktu Institute aborde ces différentes questions dans cet entretien avec une large ouverture sur le terrorisme, l’« Islam sénégalais », les mouvements réformistes, les extrémismes en Afrique et dans le monde, son dernier ouvrage…

Vous venez de publier l’ouvrage ainsi intitulé : « contestations islamisées : le Sénégal entre diplomatie d’influence et islam politique ». Pouvez-vous nous en toucher un mot ?

Dans cet ouvrage, j’essaie de montrer que le monde a changé et que les évolutions récentes sur le plan international ont donné lieu à un changement de paradigme. Avant, lorsqu’on évoquait les relations internationales, on était plus sur la logique de puissance, notamment les plus grandes armées et les armes les plus sophistiquées mais, de plus en plus, on est dans la logique d’influence, c’est-à-dire le soft power qui s’exprime par l’influence des nations, par leur culture, leur patrimoine matériel et immatériel et par ce qu’elles ont à revendre dans le monde. La logique d’influence prend, de plus en plus, de place par rapport à celle de puissance. Dans cet ouvrage, je montre comment le Sénégal, qui a une superficie négligeable, est en train de peser sur les affaires de ce monde, au sein des organisations internationales, régionales. Le Sénégal est le seul pays d’Afrique subsaharienne ayant organisé deux fois le sommet de l’Organisation pour la coopération islamique et qui le prédestine à être dans cette place où il est en même temps le prolongement quasi naturel du monde arabo-musulman après la Mauritanie, mais aussi un allié incontournable des puissances occidentales.

Quelle est la contribution des confréries ou ce que l’on pourrait appeler l’Islam sénégalais, dans ce rayonnement ?

En 2010, j’ai publié un ouvrage intitulé « Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc » où je montrais comment ce pays a pu puiser dans la Tidjania, comme étant une ressource symbolique en la convertissant d’abord en ressource diplomatique et aujourd’hui en ressource économique. Le Maroc a investi les liens historiques et symboliques qui le lient à l’Afrique, à l’aide de la Tidjania. Cela l’a aidé à être présent sur la scène diplomatique pendant très longtemps alors qu’il avait quitté l’Union africaine. Le Maroc en a aussi profité pour nouer des relations très solides avec des pays partenaires comme le Sénégal, avec ce que Hassan II appelait le bilatéralisme sélectif ; tout cela grâce à la confrérie Tidjane certes née en Algérie mais davantage utilisée par la diplomatie marocaine pour étendre son influence en Afrique subsaharienne au Sénégal, au Niger, au Mali et au Nigéria où un de nos illustres compatriotes, Cheikh Ibrahima Niass, a au moins 45 millions de disciples. Voyez-vous l’influence d’un pays sur un autre où un seul de ses citoyens est le directeur de conscience de 45 millions de personnes. Parallèlement, le mouridisme est devenu un fait mondial ; ce que Cheikh Guèye de Enda Tiers-monde appelait les moments-lieux, c’est-à-dire, aujourd’hui, Touba n’est plus la cité confinée dans les terres du Baol mais elle est devenue un modèle, une marque. De la même manière, on peut parler de l’influence de la confrérie Tidjane avec Serigne Abdoul Aziz « Dabakh » et son aura au Maroc, du professeur Ibrahim Mahmoud Diop dit « Barham » dans les « Durus xasaniya », ces grandes conférences que le roi du Maroc organisait et où l’on voyait s’étaler, aux yeux du monde, la splendeur et la diversité de cette culture sénégalaise qui s’exporte et illumine le pays en matière de stabilité, de l’Islam de paix… C’est pour dire qu’au moment où l’Islam constitue, dans les débats européens un problème sensible, celui-là sénégalais est en train d’apporter des solutions et d’inspirer ce que récemment le Président Macky Sall avait appelé les « réponses doctrinales à l’extrémisme ».

On présente souvent les confréries comme des remparts contre le djihadisme. Est-il exclu que le danger vienne de l’intérieur de ces confréries ?

Souvent au Sénégal, notre modèle est présenté comme un rempart contre un djihadisme massif. C’est ancré dans la logique des fondateurs du mouvement islamique contemporain sénégalais. Le projet était bien là dans les années 1990 lorsque dans « Lumière sur le Sénégal », Bamba Ndiaye disait qu’au Sénégal, nous devons arriver à la construction d’une société véritablement islamique et que, pour se faire, il faut d’abord détruire les confréries qui sont l’obstacle à la connexion de l’Islam sénégalais à l’islamisme mondial. Toutefois, il ne faut pas exclure que les idées extrémistes soient présentes partout. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que les idées extrémistes ne sont pas présentes dans les confréries. Quand on parle d’extrémisme violent, c’est l’usage de la violence à motivation idéologique pour défendre ou conforter une position politique ou symbolique. On peut trouver des cas de faits divers où il y a eu l’usage de la violence avec des motivations idéologiques, peut-être inspirées par le confrérisme né d’autres courants. On assiste aujourd’hui à la naissance de beaucoup de mouvements périphériques dans toutes les confréries avec des guides charismatiques très influents sur les jeunes. Ces mouvements périphériques pourraient être tentés par d’autres formes de contestations qu’on ne connaissait pas à l’intérieur des confréries.

Le djihadisme est-il étranger à l’Islam ouest-africain d’inspiration soufie ? Si oui, dans quel cadre rangeriez-vous le djihad mené par certains leaders soufis ?

C’est dans l’imaginaire que se construit ce qu’on appelle aujourd’hui les djihadistes et qui, à mon avis, sont dans un autre type de raisonnement. Il y a une récupération de l’imaginaire historique. Ils sont dans l’idée de faire renaître des configurations socio-historiques et géopolitiques qui existaient avant, en parlant d’El Hadji Omar Tall et autres. Quand on parle de front de libération du Macina, ce n’est rien d’autre que la revivification de la dynamique de Cheikhou Ahmadou. Quand les gens de Boko Haram font référence à Ousmane Dan Fodio, ils le prennent comme étant un modèle djihadiste. La différence, c’est qu’on était toujours dans le mode de la résistance qui fait partie des possibilités de l’usage des armes contre un tiers. Seul l’impératif de paix peut expliquer la guerre alors qu’aujourd’hui ceux qu’on présente comme étant des djihadistes sont mêlés dans le narcotrafic, dans la manipulation des symboles religieux pour des motifs politiques et à d’autres atrocités qui sont très loin des idéaux que poursuivaient ces personnes même si, à leur époque, il y avait des controverses. Ce débat n’est pas nouveau. Les conquêtes d’El Hadj Omar ont été critiquées par Cheikh Moussa Kamara de Ganguel qui a écrit un ouvrage qu’on a traduit par « condamnation du djihadisme ». Aujourd’hui, il se pose encore un débat entre un modèle qui ferait recours à la violence pour diffuser une foi et un autre qui userait de ce que j’appelle la conquête des cœurs qui, à mon avis, est plus durable que la soumission des corps.

Vous avez mené une étude sur le radicalisme au Sénégal, notamment dans la banlieue dakaroise. Vos recommandations ont-elles été prises en compte par l’Etat ?

Il faut signaler qu’à l’époque, une certaine presse avait très mal interprété les résultats de cette étude qui était en réalité une étude de perception. Il y a des choses qui sont mises en place dans ce que j’appelle la prévention primaire au Sénégal, le renforcement de la surveillance aux frontières, l’élaboration de programmes comme le Puma, le Pudc qui essaient de rectifier et de changer la marginalisation des périphéries qui pourrait représenter un danger, notamment celles qui sont frontalières du Mali, de la Mauritanie…. Je comprends que l’Etat veuille développer une stratégie de sécurité nationale dans laquelle on inclut le terrorisme mais je crois qu’il faut profondément que le Sénégal se situe dans la catégorie des pays pouvant encore développer une approche préventive et prospective. Il nous faut une stratégie nationale de prévention de l’extrémisme violent qui est différente de la stratégie nationale de lutte contre le terrorisme. Car la prévention de l’extrémisme, c’est s’attaquer aux causes structurelles qui peuvent pousser à l’extrémisme et à la violence. La lutte contre le terrorisme vise l’élimination des cibles par des moyens militarisés alors que la lutte et la prévention contre l’extrême violence demandent un effort constant sur la longue durée en s’attaquant aux causes structurelles notamment la marginalisation, le manque d’éducation et de structures sociales…

Les stratégies de prévention en Afrique, de manière générale, vous paraissent-elles convenables ?

En Afrique, on a peu développé les stratégies de prévention. Quand on regarde les pays de la région, on peut les scinder en trois catégories : les pays qui sont déjà largement atteints par le phénomène d’un djihadisme massif comme le Mali, le Nigéria, ceux sous pression sécuritaire comme le cas de la Mauritanie, du Niger et du Tchad et le troisième groupe qui peut encore développer une politique préventive et prospective.
Mais, en général, cette dernière catégorie est souvent dans le déni car ces pays ont cette hantise d’être classés comme des espaces qui ne sont pas sûrs parce qu’on a besoin d’investissement et de tourisme. Je crois que c’est une erreur d’autant plus que c’est à ce moment qu’il faut en profiter. En 2014, le Burkina Faso qui est tout proche de l’épicentre malien, qui est devenu un épicentre en tant que tel, était dans la troisième catégorie des pays qui pouvaient développer une stratégie préventive. Il ne l’a pas fait. Le Sénégal et les pays côtiers en général doivent donc s’atteler à développer une stratégie de prévention, surtout quand on voit l’acharnement avec lequel le Burkina Faso est attaqué. Et pour moi, ce pays n’est qu’un objectif intermédiaire. L’objectif principal est d’arriver en Afrique côtière.
«Le Sénégal et les pays côtiers doivent développer une stratégie de prévention du terrorisme»

Certains vous accusent d’être le bras armé des occidentaux pour essayer de diaboliser les groupes sunnites, que répondez-vous à ces gens ?

Je suis professeur dans un centre d’études des religions. J’étudie les phénomènes tels qu’ils m’apparaissent. Dans mon explication de la structure de l’Islam sénégalais, je n’ai jamais adhéré à cette spécification binaire entre, d’un côté, un confrérisme qui serait tolérant et porteur de la bonne parole, et, de l’autre côté, le mouvement salafiste. Ma thèse a été toujours de dire qu’il y a des va-et-vient et qu’il y a des jonctions entre les deux d’autant plus que les fondateurs du mouvement réformiste au Sénégal sont issus des grandes familles confrériques, Ahmed Iyane Thiam, Cheikh Touré… Je distingue, dans mon analyse avec la même rigueur, l’existence de confréries endogènes comme le mouridisme et les layènes, des confréries exogènes comme la tidianya et la khadrya. De cette même manière, il y a des mouvements islamiques qui ont un projet de réforme, tel que la Jamatou ibadou rahmane, le Rassemblement islamique du Sénégal (Ris). Il y a des mouvements islamiques portant d’autres projets d’extension d’idéologies wahhabites ou salafistes et qui sont peut-être sous l’influence d’autres pays étrangers. Et forcément, ces influences ont un impact certain sur l’orientation idéologique.

Pouvez-vous nous dessiner la courbe d’évolution de ce réformisme sénégalais ?

Le réformisme sénégalais, c’est dans les années 1950 avec la création de l’Union culturelle musulmane. C’est à partir de 1978 qu’est née la Jamaatou ibadou rahmane avec les Alioune Diouf, Imam Malick Ndiaye de Thiès…, des personnalités qui étaient dans la prédication mais avec une certaine sagesse, au regard des relations qu’elles entretenaient avec les chefs religieux.
Il y a eu, toutefois, une totale rupture conceptuelle entre les fondateurs du réformisme qui voulaient apporter leur pierre à la réforme de l’Islam, à la « da’wa »… (forme de prosélytisme) et une autre forme de clientélisme qui est née avec des mouvements dépendant des subsides de l’étranger et faisant de la critique des confréries un moyen d’attirer les financements extérieurs. Et il y a eu cette rupture, notamment au plus fort des années 1990, avec cet ouvrage fondamental de «Bamba Ndiaye, « Lumière sur le Sénégal » qui, à l’époque, théorisait cette rupture avec les confréries pour arriver à une société véritablement islamique et un moment où l’on a importé des idéologies comme le fait de qualifier certains mouvements comme des porteurs de « bid’a » (innovation blâmable), de « chirk » (associationnisme). Certains imams, qui appellent aujourd’hui à la paix, ont beaucoup participé à la radicalisation du campus dans les années 1990. Et le paradoxe de l’Islam sénégalais dont la dominante est soufie, c’est que les deux mosquées dans les deux principaux campus sont dirigées par ce camp qui se dit sunnite mais que j’appelle salafiste parce que nous sommes tous sunnites. Les confréries sont aussi des sunnites. Le fait déjà de s’accaparer de l’appellation sunnite et de vouloir en exclure les autres est un des signaux de cette rupture conceptuelle qu’ils ont voulue implanter par un anti-confrérisme qui n’a pas donné de fruits. Mais il s’achemine, de plus en plus, vers une négociation de sens. On voit des initiatives de rapprochement avec le cadre unitaire de l’Islam au Sénégal où l’on retrouve aussi bien les mouvements d’obédience confrérique que d’autres sensibilités réformistes comme le Ris et la Jamaatou Ibadou Rahmane. Je pense que ces types de jonction sont à encourager parce que ça aiderait véritablement à éviter cette culture de la rupture.

Comment analysez-vous ce lien souvent établi entre terrorisme et Islam ?

Il y a une étude qui a été faite et qui rappelle que les violences à motivation religieuse ne sont pas seulement islamiques, c’est-à-dire que ce n’est ni un phénomène nouveau ni un fait propre à une religion, à une nationalité, à un pays. Il faut rappeler que le mot guerre sainte, qui est d’origine chrétienne, a été prononcé pour la première fois par le Pape Urbain II lors des croisades, en 1095, dans le consul de Clermont. Le mot guerre sainte nous est venu de l’univers chrétien. Ce sont les musulmans qui ont traduit djihad par guerre sainte alors qu’étymologiquement, le djihad renvoie à un effort constitutif de la société mais aussi le fait de prendre les armes. Mais, jusqu’à preuve du contraire, ce qu’on appelle le djihad comme un combat mené par l’usage des armes en Islam a été toujours d’essence défensive et jamais d’essence offensive comme certains veulent le montrer. La deuxième chose, c’est qu’aujourd’hui, l’Islam n’a pas le monopole de la violence. On a vu ce qui est arrivé aux Rohingyas dont le massacre a été condamné par Serigne Abdou Aziz Sy « Al Amine ». On a vu ce qui s’est passé dans certains pays où il y a des guéguerres entre les protestants et les catholiques comme en Irlande du Nord, les groupes extrémistes qui naissent dans les puissances occidentales. Je pense que dans la cristallisation de cette violence, il faut prendre en compte l’émergence de droites nationalistes en Europe versant dans une forme d’islamophobie qui, en retour, crée aussi une forme de radicalisation. Si l’on s’inscrit dans cette surenchère avec, d’un côté les droites nationalistes européennes et ses théories islamophobes, et de l’autre, les théories qui veulent opposer l’Islam à l’Occident, on n’est pas encore sorti de l’auberge. On est, aujourd’hui, dans ce que j’appelle la nouvelle communauté internationale des vulnérables. Avant, quand on parlait de la communauté internationale, on pensait au conglomérat des cinq puissances. Nous sommes aussi bien vulnérables au terrorisme à Gao, Tombouctou ou Bruxelles qu’à Paris, New-York… En 2018, Paris a eu plus d’attaques que Bamako. Il faut relativiser les choses et s’inscrire dans la logique d’une conscience commune, d’une vulnérabilité que nous avons en commun, et travailler à des solutions de synergie parce que même Samuel Huntington à qui on attribue la thèse du choc des civilisations en est arrivé à la fin de sa vie en disant que l’Islam n’était pas un bloc monolithique cohérent et que c’était une conscience sans cohésion. Il faut donc relativiser ce choc frontal. Je dis très souvent que la France a plus de musulmans que la Jordanie et la Mauritanie. Si aujourd’hui la représentation aux Nations unies se faisait par la proportion du nombre de musulmans, la France aurait plus de sièges que le Koweit. L’Islam est devenu une religion européenne. Le français est une langue de l’Islam. Il y a des gens qui apprennent l’Islam par la langue française.Propos recueillis par Alassane Aliou Fèré MBAYE et photos : Sarakh DIOP

Les administrateurs civils déplorent un manque de valorisation de leur corps

seneweb– Les administrateurs civils ont déploré les résultats modestes obtenus quant à la prise en charge de leurs préoccupations. C’était au cours de leur 25éme Assemblée générale ordinaire tenue aujourd’hui, à Saly.
En effet,  » Cheville ouvrière de l’administration  », selon le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, les administrateurs civils constituent la mémoire et le moteur d’un État.
Pour l’ancien gouverneur, Mamadou Ibrahima Lo,  » le présent et le futur du Sénégal se construiront par l’engagement efficace et loyal des administrateurs civils  ».
 » Les administrateurs civils restent à ce jour le seul corps parmi les hauts fonctionnaires brevetés de l’Ena à ne disposer d’aucune indemnité attachée au corps. En dépit de leurs nombreuses suggestions et des fonctions stratégiques qu’ils ont vocation de par leur statut à occuper au sein de l’administration publique  », soutient Mamadou Ibrahima Lo, président de l’Amicale des administrateurs civils du Sénégal,
En effet, la valorisation de leur corps, l’amélioration de leur rémunération, la défense de leur honorabilité, l’accès au logement, entre autres, ne sont pas au rendez-vous de leur carrière.
Leur plainte a été bien prise en considération par le ministre Aly Ngouille Ndiaye, qui soutient :  » C’est une préoccupation intéressante qu’il faut prendre en considération. Au delà de ça, les administrateurs civils eux-mêmes, savent qu’il y a beaucoup d’avancées qui ont été notées ces dernieres années avec l’arrivée du président Macky Sall. Il connaît les préoccupations des administrateurs civils  »

Commission des Nations Unies aux Droits de l’Homme : Il ne faut pas s’arrêter aux sanctions administratives !Par Ibrahima SENE  PIT/SENEGAL

Les Sénégalais se sont réveillés, ahuris, en lisant  dans les réseaux sociaux et en écoutant les radios,  les annonces faites par de hauts fonctionnaires de l’Etat,  qui étaient pourtant envoyés en mission auprès de cette Commission, pour y défendre le point de vue de l’Etat sur des questions relatives aux Droit de l’Homme, dont ceux de Karim  M.  Wade.
En déclarant publiquement devant cette Commission que l’Etat allait prendre des mesures de «  réhabilitation de Karim Wade » et de ses «  dédommagements », l’opinion publique attribuait immédiatement ce revirement du gouvernement  à un «  deal » entre Les Présidents Macky Sall et Abdoulaye Wade », dans la dynamique de leur réconciliation, au détriment des intérêts du peuple, et de la crédibilité de l’Etat sur ce dossier !
En effet, cette déclaration de ces hauts fonctionnaires de l’Etat s’est produite dans un contexte où les partisans de Karim Wade , dans l’opposition dans les organisations de Défense des Droits Humains au Sénégal, réclamaient son « amnistie »pour consolider les  retrouvailles «  Macky Wade »,  à laquelle même Karim, le concerné,  ne pouvait croire en la possibilité juridique, au point de la refuser pour réclamer une «  réouverture de son procès », seule en mesure de l’innocenter !
Karim  Wade sait qu’il est condamné pour un délit économique qui l’oblige à payer à l’ Etat du Sénégal 138 milliards de Fr CFA, et qu’il ne peut retrouver ses droits civiques qu’en faisant recours en «  médiation pénale » qu’il a refusée bien avant son procès, ou  en obtenant la réouverture de son procès qui seul pourrait le réhabiliter et, éventuellement  lui accorder de « dommages et intérêts ».
C’est cette situation  pénale qui l’a empêché de briguer la Présidentielle de 2019.
Donc, les déclarations de ces deux hauts  fonctionnaires devant la Commission des Nations Unies, constituent un revirement spectaculaire, qui porte un grave discrédit à l’Etat, tant au niveau national, qu’au niveau international, en accréditant l’idée que Karim Wade a  été condamné tout juste pour l’écarter de la Présidentielle, en instrumentalisant la Justice !
IL a fallu une réaction officielle rapide du Gouvernement du Sénégal, à travers un communiqué du Ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, portant démenti des déclarations de ces deux hauts fonctionnaires, en rétablissant la position officielle sur le cas de Karim Wade,  et leur  rappel à Dakar pour être entendus  par le Ministère de la Justice qui assure leur tutelle, pour stopper le processus de dégradation grave de la crédibilité de l’Etat au niveau national et international.
A Dakar, après avoir été entendus par le Ministère de la Justice, ils furent relevés de leurs fonctions, comme  sanction administrative.
Cette célérité du gouvernement afin de circonscrire les effets néfastes des déclarations de ces deux hauts fonctionnaires, devraient être salués pour tous ceux qui sont soucieux de préserver notre Etat,  des conséquences graves  de ces déclarations, pour la stabilité du pays.
C’est pour cela qu’il est étonnant de lire un communiqué de « l’Union des Magistrats du Sénégal » (UMS) qui prend la défense de leurs collègues,  en dénonçant une « décision précipitée » et un  «  non- respect de parallélisme des formes », tout en témoignant de leur «  intégrité », sans  jamais faire aucune allusion sur la gravité de leur manque de loyauté, dans l’exécution de la mission que le gouvernement leur a confiée !
C’est une grave dérive corporatiste qui est en contradiction flagrante avec la mission qu’elle s’est assignée, en tant qu’organisation de défense des droits des Magistrats et de leur profession, de garant de la probité et de l’éthique des Magistrats dans l’exercice loyale de leur fonction.
Le fait que l’UMS n’ait pas condamné publiquement et sans équivoque le manque de loyauté, et d’éthique de ses deux collègues dans l’accomplissement de leur mission, qui a  porté un si grave discrédit à l’Etat au niveau international, rend sceptique sur son  engagement dans la lutte du peuple  pour enraciner l’Etat de Droit au Sénégal.
La caution morale que l’UMS vient de donner à ses deux membres, est un précédent dangereux qui ne devrait laisser indifférent aucun Sénégalais, pour éviter qu’elle ne transforme ses revendications légitimes d’Indépendance vis-à-vis de l’Exécutif, en une stratégie d’édification d’un  « Etat des Juges » !
C’est pour cela, étant donné la gravité de l’acte posé par ces deux hauts fonctionnaires devant la Commission des Nations Unies,  il est vital que l’Etat édifie les Sénégalais et l’opinion mondiale sur les motivations de ces deux hauts fonctionnaires, en ouvrant une information judiciaire en leur endroit.
Il ne s’agit pas ici d’ouvrir un «  front » contre les Magistrats, mais il s’agit de savoir s’il y a eu corruption étant donné l’enjeu financier du «  dossier de Karim Wade » qui pèse pour 138 milliards, ou s’il s’agit d’un abus de position administrative pour porter un discrédit international sur l’Etat du Sénégal, ses Institutions républicaines et son  Président de la République Chef de l’Etat, qui serait  assimilable  à un cas de «  Haute trahison » !
Mes détracteurs vont crier à « l’inquisition », ou à une  « dérive vers la Dictature » en s‘attaquant à des Magistrats !
Mais, il  est  important d’entreprendre une telle démarche, pour éviter que ce cas répréhensible de comportement  de hauts fonctionnaires de l’Etat, ne soit pas  un précédent  dangereux,  qui sape la crédibilité et l’autorité de l’Etat, la stabilité et la cohésion du peuple !
Un Magistrat, quel que soit son rang, ne peut pas être au- dessus des lois dans une République Démocratique !Ibrahima SENE  PIT/SENEGAL Dakar le 27 octobre 2019

ABABACAR GUÈYE (Constitutionnaliste) : «Sory Kaba a bien raison de dire que Macky Sall ne peut pas avoir un troisième mandat»

https://www.dakaractu.com/Non sans reconnaître au Conseil Constitutionnel l’exclusive prérogative de dire si oui ou non le Président Macky Sall peut valablement postuler pour un troisième mandat, l’universitaire Ababacar Guèye n’a pas hésité à conforter Sory Kaba dans sa récente déclaration sur le sujet.  Selon le constitutionnaliste, le désormais ex-Directeur des Sénégalais de l’Extérieur Sory Kaba  » a bien raison de dire que Macky Sall ne peut pas avoir un troisième mandat.  »
L’invité du Grand Jury qui reconnaît que  » les questions  de conservation du pouvoir sont des questions particulièrement délicates « rappelle  tout de même, que l’actuel Président de la République »  a été élu pour la première fois en 2012 pour un mandat de 7 ans ».
Pour lui, même avec l’intervention de la révision constitutionnelle de 2016 réduisant le mandat présidentiel à 5 ans, il reste établi que le premier mandat est déjà comptabilisé et que la loi a clairement dit que : » nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs « . Il ajoute ce qui suit : »si on reste dans l’orthodoxie juridique, les dispositions de la Constitution sont d’application immédiate.  »

 Troisième mandat de Macky «Ce débat risque de plomber la vie politique et économique du pays »

http://www.dakarmatin.com/Le débat sur la possibilité d’un troisième mandat pour le président Macky Sall n’est pas très pertinent dans la mesure où, il survient à moins d’un an de la réélection de ce dernier qui doit passer encore 4 ans au pouvoir.  C’est l’avis du constitutionnaliste Ababacar Gaye.
« Ce débat risque de plomber la vie politique et économique du Sénégal pendant les quatre autres années qui nous séparent de la prochaine élection présidentielle. C’est un débat qui demande beaucoup d’énergie », a-t-il déclaré dans l’émission Grand jury de la RFM.
Le constitutionnaliste a aussi précisé que, seul le conseil constitutionnel peut juger si la constitution permet au chef de l’Etat de se présenter à la prochaine élection présidentielle ou pas. « Le conseil constitutionnel est l’interprète par excellence de la constitution », a-t-il dit

MOMAR THIAM DÉPLORE LE MANQUE DE COORDINATION DANS LA COMMUNICATION DU GOUVERNEMENT

http://www.emedia.sn/Momar Thiam a été interpellé, lors de son passage devant le Jury du dimanche sur Iradio (90.3) sur les engagements de l’Etat du Sénégal, au Comité des droits de l’homme des Nations Unies, de réhabiliter Karim Wade dans ses droits et de réparer le préjudice subi. Des engagements qui, il faut le rappeler, ont précipité les limogeages de Moustapha Kâ, le directeur des Droits de l’homme au ministère de la Justice et Samba Ndiaye Seck, le directeur de cabinet du secrétaire d’Etat chargé de la promotion des droits humains. « Cette situation est non seulement paradoxale et contradictoire mais ubuesque. Il y a un manque de coordination au niveau de la communication gouvernementale sur cette question », a relevé l’expert en communication. Poursuivant, il indique : « on est tenté de dire est-ce qu’il n’y a pas des tiraillements par rapport à l’amnistie de Karim Wade au plus haut sommet de l’Etat. Et que le président de la République n’était pas dans une position d’élargissement total ou même d’indemnisation et qu’il y a une autre partie qui l’était. Et c’est ce que le président Wade voulait mais les discussions n’ont pas abouti. On l’impression qu’il y a eu un cafouillage au niveau du gouvernement et qu’il y a eu des malentendus. Ce qui a été dommage ». Toutefois, Momar Thiam reste optimiste et pense que cette brouille sur la réhabilitation de Karim Wade n’affectera en rien les retrouvailles entre Wade et Macky. « A mon avis, ils trouveront toujours un terrain d’entente », croit-il dur comme fer
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Dethié Fall : « Je pense que le troisième mandat n’est pas du tout dans les intentions de Macky Sall

http://www.dakarmatin.com/Le numéro 2 du parti Rewmi (opposition) Dethié Fall ne partage pas l’avis ceux qui pensent que Macky Sall prépare un troisième mandat. Se rappelant de la bataille qu’ils ont mené contre Wade en 2012 lorsque le président Sall était dans l’opposition, il estime que cette affaire de 3e mandat n’est pas du tout dans les intentions de M. Sall.
« Très sincèrement, avec l’évolution démocratique que le pays a connu ces deniers décennie, le président Macky Sall ayant vécu avec nous dans l’opposition, je ne vois pas pour quelle raison en 2024, il voudrait remettre le Sénégal dans cette même situation extrêmement malheureuse », a dit Dethié Fall.
« Je pense que ce n’est pas du tout dans ses intentions. Je le pense, parce que je ne vois pas comment il pourrait aujourd’hui soutenir une théorie l’amenant moralement à vouloir se représenter en 2024. C’est une question de cohérence politique et démocratique », a-t-il ajouté.
Pour M. Fall, l’éventuel troisième mandat de Macky Sall n’est même pas un débat. « Lui même il l’a dit. Il a eu l’occasion d’en parler en soutenant qu’il ne peut pas faire deux mandats consécutifs. Je reste persuadé que ça ne lui traverse pas l’idée de vouloir un troisième mandat. Car il doit poser les jalons d’instabilité profonde ».
En début de semaine, l’éventuel troisième mandat du président Macky Sall a refait surface, suite au limogeage du Directeur des Sénégalais de l’extérieur Sory Kaba, intervenu après qu’il a dit dans une émission radiophonique que « Macky Sall est à son deuxième et dernier mandat »

Dethié Fall explique les raisons du silence et du mutisme de Idrissa Seck

http://www.dakarmatin.com/ Le vice-président du parti Rewmi, Dethié Fall, a expliqué samedi à Dakar, lors de l’ouverture d’un séminaire de la jeunesse de la coalition « Idy 2019 », les raisons du silence et du mutisme de Idrissa Seck, aphone depuis le lendemain de l’élection présidentielle du 24 février dernier.
« On dit qu’on devrait voir le président Idrissa Seck sur le terrain, mais je rappelle qu’il na’ jamais quitté le terrain. En 2015 et 2019, nous avons été très présents. On a fait le tour du Sénégal et on a été dans les coins les plus reculés du pays, pour présenter un programme conforme aux besoins exprimés par les populations » a dit M. Fall.
Le vice-président ajoute : « On a été à une élection présidentielle et nous connaissons les résultats. Mais nous avons opté pour la stabilité du pays, d’avoir un comportement responsable, même si on savait que les Sénégalais avaient largement fait leur choix. Il rappelle qu’il a connu Idrissa Seck lorsqu’il était à l’école polytechnique de Thiès, une manière de faire savoir qu’il connaît bien l’homme.
Poursuivant, Dethié Fall affirme qu’il a encore appris de l’homme au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle du 24 février. « Pendant que tout le monde s’attendait à ce qu’il organise la descente dans les rues de Dakar pour aller récupérer sa victoire, je l’ai vu passer des nuits essuyant de parler avec ses responsables pour les calmer et les raisonner pour la simple raison qu’il n’a pas besoin de marcher sur des cadavres pour accéder au pouvoir », témoigne-t-il.
Interrogé sur le silence et du mutisme de leur leader, M. Fall de répondre que Idrissa Seck sait quand, comment et où parler. « Chaque Sénégalais sait apprécier l’engagement de chaque dirigeant. Il ne s’absente pas il est là. Vous avez eu connaissance du front qui est en cours. Il est en action. Maintenant, l’expression d’une action peut être différente en fonction des personnes ».
Annoncé par la presse à cette rencontre, des responsables de Rewmi, dont le chargé de communication Mane Abdou Mané, ont déclaré que jamais Idrissa Seck n’a dit qu’il prendra part à ce séminaire

Supputations sur le 3e mandat/La jeunesse du Rewmi prévient Macky Sall : «S’il lui traverse cette idée de faire appel à ces juristes tailleurs pour torpiller la constitution…nous allons le déloger du palais»

https://www.dakaractu.com/La question du 3e mandat est un débat qui alimente l’espace politique depuis quelques temps. Certains ont eu à se prononcer, concevant que c’est un débat stérile qui n’a pas son sens dans le contexte actuel. Ceci vu que le président a débuté récemment un quinquennat dans lequel il compte achever certaines réalisations importantes.
Cependant, la jeunesse du parti Rewmi de Idrissa Seck est loin d’avoir cette même conception du sujet. Selon le secrétaire national à la jeunesse, Mory Guèye, «Officiellement  le mandat est limité à 2 et le président est littérairement en train d’exercer son second.». Dès lors, il signifiera toutefois que d’éventuelles modifications de la constitution à travers l’avis de certains juristes seraient tout simplement de trop. «S’il lui traverse l’idée de vouloir travestir la constitution, nous lui lançons une alerte pour lui signifier que la jeunesse va purement et simplement descendre dans la rue et le déloger du palais. »
La jeunesse, « avant-gardiste » de Rewmi prévient le président Macky Sall qu’il n’y aura pas de 3e mandat, même s’il se permettait de faire recours à ces juristes tailleurs », dira le secrétaire national à la jeunesse.

 L’opposition joue locales

https://www.ferloo.com/On n’y est pas encore, mais les prochaines locales suspendues aux conclusions du dialogue politique pourraient donner une idée de ce que seront les législatives ou la présidentielle de 2024
On n’y est pas encore, mais les prochaines Locales suspendues aux conclusions du dialogue politique pourraient donner une idée de ce que seront les Législatives ou la Présidentielle de 2024. En attendant, les camps de l’opposition s’affrontent à distance et par affinités. Parce que deux choses ont fait bouger les… choses : la libération de Khalifa Sall et les retrouvailles Macky-Wade.
Tout part d’une petite flamme. Et tout se transforme. La Présidentielle a été un baromètre pour les uns et les autres. La recomposition politique était très attendue. Alors, sans Karim Wade et Khalifa Sall, Macky Sall en sort vainqueur dès le premier tour. Les adversaires étaient peut-être faibles ou c’est le Peuple qui avait voulu lui renouveler sa confiance. Mais dans tous les cas, le cumul des quatre candidats de l’opposition n’a pu le mettre en ballotage. Idrissa Seck et sa forte coalition n’ont pu enregistrer que 20%. La deuxième fois, après 2007 (15%), qu’il se rapproche du fauteuil présidentiel. Et Ousmane Sonko, la révélation du scrutin (17%), était le Moustapha Niasse de 2000, même score et 3ème derrière respectivement Diouf et Wade, mais en l’absence d’un second tour, il ne pouvait prétendre être faiseur de roi. Il est vrai que les contextes ne sont pas les mêmes puisqu’en 2007, le leader de Rewmi, sorti de prison, avait des concurrents dans l’opposition. Qui n’étaient pas des moindres. Il descendra donc de moitié en 2012. Parce qu’entre-temps, l’opposition réunie au sein de Front siggil senegaal, puis de Benno siggil senegaal, avait réussi à avoir une dynamique unitaire, aidée par le crédit des Assises nationales. Une bonne ordonnance qui avait permis à Moustapha Niasse, Tanor, Bathily, Dansokho et autres de retrouver la santé et d’affronter Abdoulaye Wade et ses alliés qui ne se sont jamais remis de leur convalescence des Locales de 2009. Résultat : Le régime libéral perd le pouvoir local, parce que mis en minorité dans les grandes villes à fort électorat. Les prémices de la perte du pouvoir, le vrai, étaient là.
L’improbable formule de Bss en 2009
Au lendemain de la Présidentielle de 2019, Macky Sall a été réélu dès le premier tour, comme Wade en 2007. Une victoire contestée également par les candidats malheureux qui en sont groggy. Beaucoup pensaient que la formule de l’opposition en 2007 allait être calquée par Idrissa Seck, Sonko, Madické Niang, Issa Sall, Sonko et leurs alliés. Pourtant, le Front de résistance nationale (Frn) pouvait être cette plateforme idéale pour faire face à Benno bokk yaakaar aux élections territoriales. C’est encore possible, mais les faits et gestes de cette opposition ne semblent pas converger dans le sens du «tous contre Macky». Et le dernier acte posé hier par le cadre de concertations en gestation est la preuve éloquente que l’opposition réunit, au contraire, toutes les conditions d’une division qui ne pourrait faire que l’affaire de la majorité présidentielle. La seule chose sur laquelle cette opposition s’accorde, c’est sa participation au dialogue, notamment politique. Remarque : Seul le Pds n’y participe pas, mais à l’issue de l’audience au Palais entre son leader et le chef de l’Etat, le parti libéral devrait rejoindre la table des concertations. C’est justement ce rapprochement presqu’inattendu qui fait bouger les différentes compositions de l’opposition. D’abord, Ousmane Sonko, qui avait pourtant des atomes crochus avec Wade, semble avoir pris ses distances avec celui qu’il considère comme «le meilleur Président que le Sénégal ait connu». C’est que le jeune a été victime d’une surprise du «Vieux» qui a préféré un rapprochement avec l’«ennemi» : Macky Sall.
Sonko repart à part
Le leader de Pastef s’éloigne également des autres «politiciens professionnels» et poursuit son solo. N’est-ce pas, dit-on, il n’a pas été associé à ce cadre de concertations de Idy et Cie ? Cette logique solitaire lui a tout de même valu ses 600 mille voix en février dernier. Enorme pour un néophyte politique ! Mais la Présidentielle est une élection, et les Locales en sont une autre. Il a le défi de la confirmation, la chose la moins évidente. Mais le leader de Pastef ne peut pas se passer des alliances, même contre-nature. Dans le Sud, son fief qu’il a conquis lors de la Présidentielle, il croit y régner sans partage. Mais en politique, rien n’est jamais gagné d’avance. Peut-être que dans les autres collectivités territoriales, il s’emploiera à faire «preuve d’une grande capacité d’organisation et d’ouverture» comme il l’avait conseillé à ses militants lors de sa première conférence post-Présidentielle en début mars dernier. Le plus gros risque pour lui se trouve dans les autres collectivités.

Idy-lle continue avec Khalifa ?

A Dakar, fief de Khalifa Sall qui soutenait Idrissa Seck, Sonko a réussi un marquage à la culotte avec le leader de Rewmi. Aujourd’hui que l’ancien maire de la capitale est libre, le rapport de forces peut changer. Même si tout dépendrait de la réhabilitation du leader de Taxawu Dakar par une amnistie. Dans tous les cas, sauf surprise, Seck, Sall, Gakou devraient reconduire leur coalition comme aux dernières Législatives. C’est une question de survie politique. D’autant plus que Khalifa Sall a perdu entre-temps beaucoup de ses élus (Alioune Ndoye, Jean Baptiste Diouf, Ousmane Ndoye, Banda Diop…) et ne s’aventurerait pas à jouer la carte de l’excès de confiance qui lui a coûté cher puisqu’il a perdu les 7 sept députés de Dakar. Et puis, si Idrissa Seck lui-même est arrivé 2ème dans la capitale, c’est bien en grande partie grâce aux «Khalifistes». Cette alliance Seck-Sall à Dakar semble d’autant plus plausible que le second, emprisonné et révoqué de la mairie et de l’Assemblée, piaffe d’impatience pour prendre sa revanche en récupérant son «machin» acquis de la haute lutte de 2014. Et ce n’était pas évident. Seck et Gakou l’avaient choisi comme tête de liste au détriment de Wade. Il leur a rendu la monnaie à la Présidentielle en votant pour Idy2019. Et peut-être bien, pour Dakar en tout cas, il pourrait y avoir un autre retour de l’ascenseur. Mais ce n’est pas une garantie.
Wade et la légitimation de Karim
Comme Khalifa Sall, le Pds qui n’a pas participé à la dernière Présidentielle est condamné à assurer sa séance de rattrapage. Mais les retrouvailles entre Macky Sall et Abdoulaye Wade n’offrent pas une meilleure lisibilité. L’épisode du Comité des droits de l’Homme des Nations unies et le rejet de toute réhabilitation de Karim Wade semblent mettre un coup de frein à la réconciliation effective entre Wade et Sall. Ce «K» reste donc entier pour les Libéraux qui devront espérer une amnistie en faveur de Wade-fils. Mais contrairement à la Présidentielle, c’est moins la personne de Karim que la résurrection du parti qui devrait être l’enjeu. Même si, sur la base du consensus obtenu par le dialogue politique, désormais, le maire de la commune ou de la ville et le président du Conseil départemental sont élus au suffrage universel direct. L’exilé de Doha rêverait tout de même de contrôler une collectivité après l’échec de 2009 pour au moins «légitimer» sa promotion récente au sein du Secrétariat national du Pds. Puisqu’en réalité, dans ses attributions et au-delà de la préséance, il est plus qu’un numéro 2. Le véritable défi pour Wade et son parti, c’est de prouver à Idrissa Seck qu’à Touba, il n’était que la souris qui dansait parce que le chat n’était pas là. (LeQotidien)

«LA QUESTION DU 3E MANDAT VA POURRIR LE TRAVAIL DU GOUVERNEMENT»

http://www.emedia.sn/Même si, en 2017, le président de la République avait clos le débat en disant que nul ne peut briguer plus de deux mandats au Sénégal, la question sur son troisième mandat se pose avec acuité. Des membres de l’opposition comme ceux du pouvoir épiloguent sur la question. « La succession du président Macky Sall est aujourd’hui, semble-t-il, un débat tabou. Mais, je pense qu’à partir du moment où on est dans un schéma où on se dit qu’il ne peut y avoir plus de deux mandats, la question de la succession se pose », souligne Momar Thiam.
A son avis, les distorsions au sein de l’APR peuvent s’expliquer par le fait qu’ils ont une compréhension différente des termes de la constitution. « Il y a un professeur de droit qui me disait que le deuxième mandat de 7, tel qu’il est écrit dans la constitution, est hors de portée. Cela veut dire qu’il ne fait pas partie de la réforme. La question du troisième mandat ne sera pas une question juridique mais une question d’éthique et de déontologique politique parce que le président a dit que le troisième mandat ne l’intéresse pas », fait-il remarquer.
Avant d’ajouter : « A partir du moment où certains dans son camp pensent qu’il ne doit pas faire un troisième mandat, cette question va pourrir le travail gouvernemental. En termes de communication politique, le président de la République gagnerait une bonne fois pour toute à siffler la fin de la récréation de ce débat sur le troisième mandat. Il faut qu’il dise qu’il ne le fera pas. »

 Momar Thiam : « c’est Karim Wade qui fait bouger les pions»

http://www.dakarmatin.com/Invité de l’émission Jury du dimanche sur Iradio (90.3) Momar Thiam, expert en communication politique et Directeur de l’école des hautes études en information et communication a levé un coin du voile sur ce qui fait la force de l’ancien président, Abdoulaye Wade. Qui, malgré son âge très avancé, parvient toujours à contrôler la scène politique Sénégalaise.
Pour Momar Thiaw, Wade est un symbole, au-delà du Sénégal, de la politique africaine et de la manière de faire de la politique en Afrique. « Aujourd’hui, j’estime qu’il fait partie des derniers dinosaures sinon le dernier dinosaure de la politique africaine. Wade est un homme politique qui dans sa manière de faire est toujours en décalage avec les autres. C’est-à-dire il est quelque part un anticonformiste. Et, cela l’identifie par rapport aux autres, cela le singularise. Tout cela fait de lui une représentation symbolique mais monumentale de l’homme politique qu’il est et qu’il restera ».
A la question de savoir si Wade est sous l’influence de son fils Karim Wade, l’expert rétorque : « Wade a confiance en son fils c’est pourquoi tout tourne autour de Karim Wade et qu’il est d’une influence assez grandissante autour du père. Et si Abdoulaye Wade sent autour de lui que les personnes n’ont pas les épaules assez larges, n’ont pas le leadership nécessaire pour continuer et gérer son héritage, il peut se tourner auprès de son fils parce qu’il y a cette proximité naturelle qui est interprétée comme une préférence ». Et même croit savoir Thiam, Wade pourrait être un pion que déplacerait à sa guise son fils Karim Wade. Car, on a l’impression que Karim Wade ne peut pas se faire sans son père. Et l’influence de Karim auprès de son père est assez grande. « C’est Karim Wade qui fait bouger les pions. Mais, d’un autre côté, Wade, sachant qu’on l’a toujours taxé de quelqu’un de vieillissant, il retrouve en son fils le jeune qu’il était et qui a l’ambition d’avoir les coudées franches et l’expertise nécessaire pour prendre les destinées du pays. Quelque part, Karim Wade est son prolongement ».
Le journaliste Mamoudou Ibra Kane a, avec l’expert, voulu comprendre le jeu de l’ancien président de la République. Lequel avait rencontré des leaders de l’opposition avant de se retrouver le lendemain avec Macky Sall. Un fait qui amène le journaliste à demander si on peut soupçonner Wade d’avoir utilisé une stratégie d’épouvantail pour mieux négocier avec le président Macky Sall en vue de régler le cas de son fils, Karim Wade. Répondant à cette interpellation, Momar Thiam indique que Wade a ce géni politique qui fait qu’on n’arrive pas à le ranger dans un registre d’opposant ou d’homme politique complaisant. « Au fond, la politique est jeu. Et un jeu a ses règles, soit on gagne soit on perd. Et c’est rare qu’il (Wade) perde. Il réfléchit d’abord avant de passer à l’action. Wade sait tout ce qu’il fait. Je ne pense pas que dans ces retrouvailles, Wade ait un calcul qui serait uniquement lié à l’amnistie de son fils. On peut supposer qu’il veut r aussi la réconciliation de la grande famille libérale »

Retrouvailles avec Macky : Momar Thiam décrypte le « jeu » de Wade.

https://www.seneweb.com/Abdoulaye Wade ne perd rien en se réconciliant avec l’actuel Président, Macky Sall. C’est l’avis du communicant politique Momar Thiam qui pense que le Pape du sopi a ce géni politique qui fait qu’on n’arrive pas à le ranger dans un registre d’opposant ou d’homme politique complaisant.
«Au fond, la politique est un jeu. Et un jeu a ses règles, soit on gagne soit on perd. Et c’est rare qu’il (Wade) perde. Il réfléchit d’abord avant de passer à l’action. Wade sait tout ce qu’il fait. Je ne pense pas que dans ces retrouvailles, Wade ait un calcul qui serait uniquement lié à l’amnistie de son fils. On peut supposer qu’il veut aussi la réconciliation de la grande famille libérale », a-t-il analysé dans l’émission Jury du dimanche.
Mieux, d’après Thiam, Wade est un symbole, au-delà du Sénégal, de la politique africaine et de la manière de faire de la politique en Afrique.
Il dit: «Aujourd’hui, il fait partie des derniers dinosaures sinon le dernier dinosaure de la politique africaine. Wade est un homme politique qui, dans sa manière de faire, est toujours en décalage avec les autres. C’est-à-dire il est quelque part un anticonformiste. Et, cela l’identifie par rapport aux autres, cela le singularise. Tout cela fait de lui une représentation symbolique mais monumentale de l’homme politique qu’il est et qu’il restera

Comité des Droits de l’Homme des Nations unies : Ce qui pourrait être un coup de frein sur les retrouvailles entre Macky et Wade

https://www.xibaaru.sn/L’affaire du Comité des Droits de l’Homme des Nations unies pourrait mettre un coup de frein des retrouvailles entre le Président de la République, M. Macky Sall et son prédécesseur, Me Abdoulaye Wade. Pourtant, depuis la poignée de mains entre les deux hommes dans l’enceinte de la Grande mosquée Massalikoul Jinaan, suivie par le geste du Président Macky Sall qui a pris à bord de la voiture présidentielle son prédécesseur pour l’accompagner jusqu’à son domicile, tout semblait marcher entre eux. Le président de la République recevra même quelques jours plus tard au Palais son prédécesseur, avant de lui promettre de lui rendre la pareille à son tour. Seulement, un gros nuage est apparu pour assombrir les retrouvailles entre les deux hommes.
Le Directeur des Droits humains, M. Moustapha Kâ et M. Samba Ndiaye Seck, Directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat chargé de la Promotion des Droits humains et de la Bonne gouvernance, membres de la délégation sénégalaise à la 127ème session du Comité des Droits de l’Homme des Nations unies vont prendre les engagements devant cette tribune de la « réhabilitation » de Karim Wade ainsi que la « réparation des préjudices » qu’il aurait subis. Des sorties qui ont secoué la République et obligé les autorités sénégalaises à réagir et à apporter des démentis. C’est dans ce sillage que MM Moustapha Kâ et Samba Ndiaye Seck vont tous deux être limogés de leurs postes respectifs. Le mal est fait.
Car, cette affaire pourrait bien causer des dégâts collatéraux et constituer un coup de frein des retrouvailles Macky Sall – Abdoulaye Wade. Comment le Président de la République, Macky Sall pourrait continuer à entretenir le dialogue avec son prédécesseur, si aucun geste n’est fait à l’endroit du fils de ce dernier, Karim Wade, ne serait-ce que le soustraire d’éventuelles poursuites judiciaires et lui permettre de recouvrer ses droits civiques ? Tout le monde sait qu’il n’y a que cela pour motiver Me Abdoulaye Wade et l’inciter à entretenir la paix avec son successeur à la tête de l’Etat du Sénégal.

Oumar Sarr : «Comment On A Su Que Karim N’allait Plus Revenir Au Sénégal»

https://www.xibaaru.sn/Omar Sarr ancien Secrétaire Général national adjoint du PDS et coordonnateur du mouvement « Alliance suxali Sopi »,  qui était l’invité de l’émission Face2Face de la TFM animée par la talentueuse Journaliste Aïssatou Diop Fall, est revenu sur le refus de Karim de revenir au sénégal lors de la présidentielle malgré toutes les annonces sur son retour :
« Lorsque le président Abdoulaye Wade est retourné au Sénégal, j’ai su que Karim n’allait plus revenir. Notre frustration est tellement immense qu’il ne nous a rien dit dans ce sens.
On reconnait que l’effort du président Wade, malgré son âge, a voulu venir voter. Karim n’a jamais communiqué sur son désistement et à même couper toute forme de communication.
Quand j’ai parlé avec lui au téléphone, il m’a demandé de convoquer un comité directeur mais je lui ai fait comprendre quel discours tenir devant les militants et au cas échéant qu’il me l’écrive sur papier. Il m’a alors nommé directeur de campagne alors qu’il savait nettement qu’il ne venait pas. Il jouait sur notre fidélité avec Me Wade qu’on considère comme un père. J’ai aussitôt senti un manque de respect notoire de sa part c’est là que j’ai décidé de prendre mes responsabilités. »

Retrouvailles Wade-Macky : Oumar Sarr donne son avis

https://www.seneweb.com/Le désormais ex-secrétaire général national adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds), Oumar Sarr, a réagi suite aux retrouvailles entre Abdoulaye Wade et Macky Sall.
« Je suis content des retrouvailles entre Abdoulaye Wade et Macky Sall. C’est ce que nous avons toujours souhaité », a-t-il déclaré sur le plateau de Face-to-face de la Tfm.
« Nous vouons beaucoup de respect à Abdoulaye Wade. Notre estime envers lui est énorme. Donc, s’il rencontre Macky Sall, on ne peut que s’en réjouir. Ce rapprochement ne nous fait perdre rien », ajoute le leader de l’Alliance And Suxaly Sopi.
Interrogé par ailleurs sur son intégration dans l’éventuel gouvernement d’union nationale, le maire de Dagana dit attendre la suite du dialogue national.

 Oumar Sarr : «Je Suis Avec Wade Depuis 26 Ans»

Omar Sarr ancien Secrétaire Général national adjoint du PDS et coordonnateur du mouvement « Alliance suxali Sopi », une mouvance du parti libéral de Gorgui, était l’invité de l’émission Face2Face de la TFM animée par la talentueuse Journaliste Aïssatou Diop Fall. Lors de son face-à-face, il est revenu sur son compagnonnage avec Wade qui dure depuis 1993
« Je suis entré au Pds depuis 26 ans. C’était dans une période où des cadres ont décidé de rejoindre Me Wade. Le président Abdoulaye Wade m’a confié le pds dans un contexte très particulier juste après la défaite de 2012. Nous avons fait les frais du pouvoir de Macky Sall qui avait comme objectif d’anéantir le Pds pendant que Wade était en France. C’était difficile financièrement mais le Pds a toujours fait face jusqu’aux élections où nous avons gagné plusieurs postes de députés et de maires. Et ce, jusqu’en 2019 année de la rupture avec les Wade. Je n’ai pas de problème avec Abdoulaye Wade qui est comme un père pour nous tous. Quand il a décidé de faire de Karim le candidat du Pds alors qu’il était en prison, c’était une motivation pour la plupart d’entre nous. En 2016 après sa libération et son exil au Qatar, nous avons continué à se battre car on croyait fermement à son retour. » a dit Oumar Sarr dès l’entame de l’émission Face2Face.Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn

 Franc-maçonnerie et Loge du Grand orient : Macky est –il un initié ?

http://www.dakarmatin.com/Le journaliste politique et auteur ivoirien, Bernard Doza, a fait une révélation de taille : « Tous les Présidents africains sont des francs-maçons ». Au cours d’une conférence de presse, tenu ce samedi à Dakar, pour la présentation de son livre « Liberté confisquée : le complot franco-africain », il déclare que la franc-maçonnerie est une réalité au Sénégal.
« Celui du Sénégal est le pire des francs-maçons. Ils sont tous du Grand orient comme Ouattara », a-t-il ajouté au cours de son face-à-face avec les journalistes.
« La franc-maçonnerie résulte du lycée, jusqu’à l’accession au pouvoir. Il n’y pas un seul chef d’État qui n’a pas été initié dans ce domaine. Les francs-maçons trahissent les intérêts de nos pays respectifs », a en outre expliqué le journaliste ivoirien.
Doza, qui précise que le nom de son livre (liberté confisquée) n’est pas choisi au hasard, soutient par ailleurs que tant qu’il y a un Franc-maçon à la tête du pays, il y aura la présence des bases militaires françaises.
C’est pourquoi, dit-il, « il n’y a pas d’indépendance surtout en Afrique francophone. C’est la France qui, à travers son armée, continue de diriger nos pays. L’hégémonie française persiste »

Ziguinchor : des responsables du Pastef marchent pour dire « non au harcèlement » contre Ousmane Sonko

http://www.dakarmatin.com/Des responsables du Pastef ont marché ce samedi à Ziguinchor, région située au sud du Sénégal, pour dire « non au harcèlement » contre leur leader Ousmane Sonko et  au « non à la politisation » de l’affaire de présumé détournement de 94 milliards FCFA.
« L’objectif de la marche c’est juste soutenir notre leader, Ousmane Sonko. Vu les harcèlements qui se font contre lui, on a jugé nécessaire de faire une marche pacifique pour dire à ses détracteurs qu’on est là et on fera face à eux, » a dit le président de la commission organisation du parti Cherif Abdoul Aziz Cissé au micro de la Rfm.
Il a lancé un appel aux jeunes patriotes de la région afin qu’ils comprennent les enjeux du moment et qu’ils soient conscients et se mobilisent. M. Cissé estime que si l’accusé Mamour Diallo a raison, ce sera regrettable de la part de notre justice, car selon lui, leur leader sait ce qu’il fait et ne joue pas l’administration.
A l’en croire, si Sonko n’avait pas de preuves, il n’allait pas voir le juge, saluant le courage de l’opposant.

Affaire des 94 milliards FCFA: le procès est inévitable par » Me El hadji Amath THIAM,Consultant en droit, Spécialiste du Contentieux des Affaires.

Attendu que dans un délai raisonnable, la machine judiciaire sera amorcée. Elle mettra aux prises le maitre des poursuites qui doit régler au préalable certaines formalités et les avocats des personnes mises en cause;
Ce dossier dont il s’agit, a fait couler beaucoup d’encre et de salive au point que la passion l’a remporté sur la raison créant ainsi l’amalgame et la confusion dans l’entendement de plusieurs citoyens ;
Cette situation interpelle nous autres juristes à poser des questions légitimes que sont : la qualité de ce qui est fondé en droit, en justice, ou en équité ;
Au regard du décret n° 2014- 1171 du 16 septembre 2014 portant organisation du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan ;
Selon l’article 154 du décret précité, « l’Agence Judiciaire de l’État est compétente pour le règlement de toutes les affaires contentieuses où l’Etat est partie dans les instances judiciaires (… ) ».
À ce titre, l’Agence judiciaire de l’Etat est chargée « de la saisine des parquets compétents pour les infractions commises au préjudice de l’Etat notamment en matière de détournement de deniers publics, vol et escroquerie… ».
L’Agence judiciaire l’Etat (AJE) est, à ce titre, seule chargée « de la saisine des parquets compétents pour les infractions commises au préjudice de l’Etat notamment en matière de détournement de deniers publics, vol et escroquerie. »,
Par conséquent, certaines plaintes ne risquent-elles pas d’être frappées d’irrecevables? Le parquet aussi peut s’autosaisir selon l’article 32 du Code de Procédure Pénale qui dispose en substance que :  » c’est le Procureur de la République qui reçoit les plaintes, les dénonciations et apprécie la suite à donner en vertu de ses prérogatives de l’opportunité des poursuites ». Donc, certaines plaintes ne risquent-elles pas d’être frappées d’irrecevables ?
NB : La question de la constitution de partie civile étant une question de fond, celle-ci est laissée à l’appréciation souveraine de la juridiction de jugement, sous ce rapport : Les conclusions de la Commission d’Enquête parlementaire seront-elles déterminantes pour la manifestation de la vérité ?
Le parquet va-t-il viser dans son réquisitoire introductif lesdites conclusions ?
Si cette affaire est jugée au regard des faits, sur qui pèsera l’épée de Damoclès ? Notre Justice est encore une fois mise à l’épreuve pour démontrer à la face du monde que ce procès garantira le respect des droits des protagonistes pour ne pas prêter le flanc aux droits-de-l’hommiste et ses détracteurs habituels.«NUL N’EST CENSE IGNORER LA LOI » Me El hadji Amath THIAM,Consultant en droit, Spécialiste du Contentieux des Affaires.

Le président actuel peut-il candidater pour 2024? : Entre ivresse du pouvoir et rappel à l’ordre par Oumar Amadou LY

Notre cher Pays se polarise de plus en plus sur le projet et le débat à propos d’un virtuel troisième mandat pour l’actuel chef de l’Etat. Parallèlement à ce débat conjectural, le Pays s’enlise dans ses problèmes majeurs comme son développement, sa démocratie et la justice sociale qui attendent toujours des solutions. Le président actuel peut-il candidater pour 2024?
La question n’est pas un problème juridique que des experts peuvent régler par-dessus la tête des citoyens. Elle mérite une réflexion lucide, intelligente et approfondie car le risque est gros de danger pour l’unité du Pays. Vouloir par une simple décision juridique instrumentaliser la constitution pour conserver l’exercice du pouvoir, c’est clairement mettre en péril le Pays .Ce n’est ni du génie ou de l’habileté politique mais une rupture avec toute once de sagesse!
L’alliance pour la république(APR) n’a pas l’hégémonie sur la scène politique pour prendre en otage la constitution contre la volonté populaire. C’est une turpitude, une faiblesse analytique et un dérive autoritaire dont le résultat sera de créer une étincelle qui va produire une flambée de violences. Cela dit on peut à contrario de demander à quoi ça sert de conjecturer avec autant de virulence sur une question virtuelle qui ne va aboutir à aucun travail concret?
2024 est un horizon lointain .Nul ne sait qui y sera ou pas. La question du troisième mandat bien que probable n’est pas une certitude. Donc il n’y a rien de constructif, ni de positif, ni d’utile à avoir un débat théorique et stérile que ne fait que diviser et divertir les sénégalais. A quoi bon parler d’une chose fictive dont il ne ressort aucun résultat pratique?
On peut d’ailleurs s’interroger sur les intentions des uns et des autres qui veulent en faire une actualité. C’est une perte de temps et d’énergie au dépend des priorités. Je me demande si les sénégalais ont vraiment la science des priorités chevillée au corps car à l’heure actuelle rien n’est établi de manière catégorique! Certaines interprétations sont des excès qui ne reposent sur aucune preuve et sont éloignées de tout discernement raisonnable. Dire cela, ce n’est pas un refus de la pluralité interprétative qui est nécessaire et impossible à éradiquer.
Ce n’est pas non plus un refus d’anticipation sur des problèmes à venir. Ce qui est déplorable, c’est d’entretenir les sénégalais sur une question controversée au sujet duquel il n’y a que des querelles d’allégeances ou de rejets, des postures d’intransigeance ou de concession en arrière-plan
Pour le moment, le sujet est anecdotique et les polémiques sont stériles et n’apportent rien aux sénégalais sauf à jouer aux jeteurs d’huile sur le feu ou aux pompiers pyromanes. L’opposition et le gouvernement doivent aux Sénégalais de tenir un rang élevé d’honneur et de dignité plus que de travailler à la conservation ou à l’obtention du pouvoir L’opposition se doit en priorité, de régler la question de son unité qui est une épine dans son pieds, de sortir de sa posture électoraliste et de ses protestations conjoncturelles sans aucune consolidation sur le long terme.
Quant au gouvernement il doit arrêter de manier la carotte et le bâton au risque de provoquer une mobilisation radicale qui va faire fi de toutes les soupapes de sécurité traditionnelles. J’invite aussi les citoyens à sortir des allégeances d’appartenances qui malheureusement s’expliquent en partie par le manque de projets alternatifs de société qui soient bien identifiés .Il faut aussi apprendre à refuser les récupérations politiques des contestations pour des intérêts présents. Notre cher pays à besoin d’être réformé et non d’une politique de marché noir.Oumar Amadou LY

Moussa Sy traîné devant l’Ofnac

http://www.rewmi.com/Le maire des Parcelles assainies, Moussa Sy et son directeur de cabinet sont dans le viseur de certains conseillers municipaux de la commune. Regroupé autour d’un collectif, ces derniers accusent le maire d’enrichissement illicite et ont saisi l’Ofnac par lettre pour tirer l’histoire au clair. Ils ont également saisi la Cour des comptes et le Procureur de la république et envoyé des lettres de dénonciations au préfet de Dakar et à l’Association des maires du Sénégal.
Le scandale selon le Collectif, est découvert à l’issue d’une altercation entre le Directeur de Cabinet et des agents, qu’une structure privée a été logée au niveau de la mairie des Parcelles Assainies pendant des années. Et cette structure-là, aujourd’hui, perçoit de l’argent sur la base de frais d’inscription et de frais de dossiers des bourses. Ce que le Conseil municipal avait refusé auparavant.

Khalifa Sall Tiraillé Entre Idy Et…Macky

https://www.xibaaru.sn/Coalition autour de Idrissa Seck – Dialogue national : Quelle voie pour Khalifa Sall ?Depuis sa sortie de prison, l’ancien maire de Dakar, leader du mouvement Taxawu Sénégal, n’a eu qu’une seule rencontre avec la presse. C’était lundi dernier. Et Khalifa Ababacar Sall avait fort fait de rappeler n’avoir pas renoncé à ses convictions et être plus que jamais déterminé à briguer le suffrage des Sénégalais. Khalifa Sall qui avait demandé à ses partisans de « faire front », avait réaffirmé son attachement aux conclusions des Assises nationales devenues le document de référence de son projet. Selon lui, il faudra tout de même, ces conclusions « les adapter au contexte de notre pays. Nous nous engageons à les mettre en œuvre sans rien omettre et sans rien remettre en cause ».
Le ton avait été lancé. Mais, seulement en apparence. L’ancien maire de Dakar comprend mieux que quiconque que sur la scène politique nationale, il ne pourra agir en solo. Lui qui entretient des relations cordiales avec le leader de Rewmi, Idrissa Seck, va-t-il rejoindre la coalition qu’est train de mettre en place, ce dernier ? Khalifa Ababacar Sall le devrait bien à Idrissa Seck qui avait su vraiment mettre son égo de côté lors des dernières élections législatives de 2017, en acceptant de diriger la liste départementale de leur coalition à Thiès, afin de laisser Khalifa Ababacar Sall conduire la liste nationale.
Avec la dynamique des retrouvailles entre Macky Sall et Me Abdoulaye Wade, tout peut arriver. Khalifa Ababacar Sall peut bel et bien accepter un dégel de ses relations avec le Président de la République et se retrouver à la table du Dialogue national. Même si c’est alors pour faire profil bas. Une chose est certaine, il faudra bien à l’ancien maire de Dakar, se définir, s’il ne veut pas faire larguer derrière par ses autres concurrents politiques.

Aly Ngouille Ndiaye sur le cas Aida Diallo : «Chaque Sénégalais est libre d’organiser…»

https://www.seneweb.com/Interpellé sur ce qui est communément appelé « le cas Aida Diallo », le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a donné son point de vue. Au micro des journalistes, il estime que « Sokhna Aida Diallo est une citoyenne sénégalaise qui a ses droits et devoirs comme tout le monde. L’essentiel est qu’elle ne pose pas des actes qui vont à l’encontre de la loi ».
Il s’exprimait en marge de l’assemblée générale ordinaire des administrateurs civils du Sénégal qui a eu lieu ce samedi à Saly.
Le ministre de l’Intérieur ajoute : « chaque Sénégalais est libre d’organiser des manifestations privées, qu’elles soient politiques ou religieuses. C’est la raison pour laquelle, nous n’intervenons pas dans ce genre de situations ».

Karim Wade

http://www.enqueteplus.com/nodeInterpellé sur la question Karim Wade qui continue de défrayer la chronique risquant de polluer l’air des retrouvailles entre l’Alliance pour la république et le Parti démocratique sénégalais, Serigne Mbacké Ndiaye ne mâche pas ses mots. Pour lui, la condamnation de Wade fils a, comme il l’a toujours défendu, été illégale et illégitime.
‘’Ma position sur cette question est claire, depuis le début. J’ai toujours estimé que la Cour de répression de l’enrichissement illicite ne doit pas juger Karim Wade. Dès lors que je considère que la condamnation n’est pas justifiée, tout le reste coule de source. Je n’ai pas besoin de parler de l’amnistie ou de réhabilitation’’, insiste-t-il, réaffirmant sa constance, dans un entretien avec ‘’EnQuête’’.

Mamadou Libasse Basse (Sg Cojem) :  » Que ceux qui lorgnent le fauteuil présidentiel et qui sont dans l’attelage se montent ! »

https://www.dakaractu.com/Le débat sur la succession du Président Macky Sall fait rage depuis quelques jours au Sénégal. Si les responsables Apéristes titulaires de postes de responsabilité ont compris que le meilleur moyen d’être défenestré c’est d’en parler, certains parmi eux rumineraient, quand même l’idée de succéder au maître des lieux  en 2024.
Cest d’ailleurs cette catégorie de leaders qui écoeure la Convergence  des Jeunes Mackystes. Mamadou Libasse Basse, qui en est le Secrétaire général, estime que
« certains Apéristes nommés par le Chef de l’État à ces postes de responsabilité majeure n’ont d’yeux que pour  le fauteuil présidentiel et que leur manège frise la trahison.  » Ainsi, souhaite-t-il que ces derniers s’arment de courage en démissionnant  de leurs fonctions nominatives ». À  défaut, il demandera au Président Macky Sall de faire le nécessaire pour se séparer d’eux.  »
Notre interlocuteur qui a câblé Dakaractu,  de renchérir :   » ces gens dont nous parlons ont été identifiés et ils ne perdent rien pour attendre. Nous les allons les dénoncer un à un.  »

Mini-crise à l’APR : La grosse colère de Macky à son retour à Dakar

https://www.dakaractu.com/Le chef de l’Etat est de retour après un périple de quelques jours qui l’a mené en Russie et en Norvège.
Seulement, il trouve le pays en ébullition depuis sa décision de soumettre à une omerta ses partisans sur la question du troisième mandat. C’est dans ce sens qu’il a limogé Sory Kaba de la direction des Sénégalais de l’extérieur.
D’après des sources de «L’As», il a piqué une colère noire contre le député Yaya Sow qui l’a critiqué vertement dans les médias pour dénoncer la promotion des transhumants et le délaissement des régions périphériques dans la distribution des postes.
« C’est fini entre lui et Macky Sall. Le président est très fâché contre lui et a même demandé à ses proches de l’isoler et de ne plus le recevoir. Yaya a fait preuve d’indiscipline et il va le payer cash », a confié un collaborateur du chef de l’Etat à « L’As ».
Ce dernier précise que Mohammad Dionne, qui l’a reçu la veille, a été abusé et regrette de l’avoir accueilli. Le président du groupe Benno Aymérou Gningue également l’a reçu hier.
Preuve de sa descente aux enfers, notre interlocuteur de révéler que Yaya Sow a même été déchu de son poste de coordonnateur des maires de la région de Kaffrine. Quoi qu’il en soit, il faut dire qu’une crise ambiante règne dans l’Apr.
« L’As » a eu vent de plusieurs réunions à Dakar de jeunes frustrés et prêts à croiser le fer contre le régime. Wait and see…

Oumar Youm sur ses supposées ambitions présidentielles : «je suis un militant discipliné,loyal, fidèle au président de la République»

https://www.leral.net/Le ministre du Transport, des infrastructures et du désenclavement, Oumar Youm a apporté la réplique suite aux accusations de la jeunesse de l’Alliance pour la République (Apr). Ces jeunesses politiques l’accusaient de lorgner le fauteuil de Macky Sall.
 » Je suis un militant discipliné. Je suis un militant loyal, fidèle au Président de la République, lui-même le sait. Il y a des accusations qui sont malheureusement pas fondées. Mais on est en politique, souvent il y a des critiques qui ne sont pas fondées, qu’il faut accepter  », répond Oumar Youm, au cours de la finale départementale de l’Odcav de Mbour.
‘Pour le maire de Thiadiaye, les critiques ne peuvent pas manquer dans la vie politique.
‘Cependant, explique-t-il :  » Ce sont des critiques auxquelles on prête une oreille attentive. Et puis on avancera, parce que c’est ça la mission. Nous ne sommes pas là pour être dans des relations conflictuelles. Encore moins avec notre jeunesse qui a été au cœur de ce combat pour la réélection du Président Macky Sall  ».
‘Ainsi, après la pluie, le beau temps. Oumar Youm et sa jeunesse, qu’il a reçue cette semaine, fument désormais le calumet de la paix.
 » De temps en temps, il peut y avoir des malentendus entre les responsables. Entre la jeunesse et leur responsable, je pense que le linge sale se lave en famille. Nous nous sommes retrouvés et nous parlons le même langage. Nous avons aussi compris leur message. Qui est un message revendicatif et légitime. Dans les prochains jours, les solutions appropriées seront apportées à ces revendications  », s’est réjoui le ministre.Source seneweb

Khadim Gadiaga : «Amadou Bâ n’a qu’une seule ambition, celle d’aider Macky»

L’ambition présidentielle prêtée au ministre sénégalais des Affaires étrangères, Amadou Bâ, est toujours d’actualité. Et cette fois, c’est l’ancien lutteur devenu responsable politique aux Parcelles Assainies, Khadim Gadiaga qui en parle. Il indexe des personnes tapis dans l’ombre de vouloir « mettre en mal le ministre Amadou Bâ et le président Macky Sall ».
« Ils veulent déstabiliser la mouvance présidentielle »
« Amadou Bâ n’a qu’une seule ambition, celle d’aider le président Macky Sall à réussir ses projets. Ceux qui attaquent le ministre sont de mauvaise foi et veulent déstabiliser la mouvance présidentielle dans sa droite ligne », a fait savoir Khadim Gadiaga.
Les comploteurs seront démasqués
Et d’ajouter : « c’est le président qui lui a confié le département et le ministère des Affaires étrangères. Il y a des gens tapis dans l’ombre au sein l’opposition tout comme dans notre camp (mouvance présidentielle) qui veulent déstabiliser les actions de Macky Sall. Qu’ils sachent que nous serons là pour défendre le ministre et nous les connaissons tous ! Au moment opportun, nous les dénoncerons », renchérit-il.
A Macky Sall de décider de sa succession
Pour M. Gadiaga, seul le président décidera de sa succession. « Amadou Bâ est en train de mener de bonne initiative pour la réussite de tous les projets que le président lui a confié. Les Parcelles Assainies se tiennent derrière son ministre pour tout soutien ».
Six journalistes nominés pour le prix d’excellence du leadership local
L’Ong Enda Ecopop a dévoilé hier la liste des journalistes nominés pour la 2e édition du Prix d’Excellence du Leadership Local(Peel). Le Comité a choisi 6 journalistes dans la catégorie presse et trois chercheurs universitaires. Il s’agit de Saër Sy de «L’Observateur», Baba Mballo de «Walf Quotidien» et Fara Michel Dièye et Maguette Ndong du quotidien «Le Soleil». Pour la télévision, il y a Fatou Warkha Samb de «Warkha TV», Cheikh Saad Bou Sèye de «NdarInfo». Selon le coordinateur exécutif d’Enda Ecopop, Bachir Kanouté, les nominés ont été identifiés à la suite d’un long processus parce qu’il y avait 125 soumissionnaires. Selon lui, l’initiative du Peel s’inscrit dans le cadre de la charte africaine des valeurs de principes de la décentralisation qui a été adoptée par le chef de l’Etat en 2014. Ainsi, le Peel se veut une initiative d’approfondissement de la démocratie et un espace d’apprentissage sur les processus de gouvernance, de participation et d’engagement citoyen, permettant d’identifier et de primer les meilleures pratiques et innovations dans la gouvernance territoriale. Les trois meilleurs recevront leur trophée des mains Président Macky Sall. Le prix de l’excellence a pour but d’améliorer le cadre de décentralisation et de la gouvernance territoriale.

3ème mandat, oui on peut! Par Pathé Mbodjie

Macky Sall briguera un troisième mandat : la Constitution le lui permet. Il aurait bien aimé y renoncer sauf que…
Même Fou et Malade en plus, Malal Talla en bouche un coin aux constitutionnalistes les plus avertis : Macky Sall briguera un troisième mandat puisque la loi fondamentale le lui permet et il réunira en temps opportun le Conseil constitutionnel pour se faire confirmer ; poussé dans ses derniers retranchements par ceux-là mêmes qu’il a nourris, le président de la République s’est braqué et sollicitera in fine un troisième mandat. Pour manifester un signe de vie et, comme sous Me Wade en juin 2011, négocier sa sortie.
L’artiste Malal Talla Fou malade, toujours en avance sur son temps, rejoint ainsi un ancien garde des Sceaux qui a consulté à titre personnel d’éminents praticiens du Droit aussi bien au Sénégal qu’à l’extérieur ; tous l’ont conforté dans son intuition selon laquelle l’actuelle Constitution donne le plein droit au président Macky Sall de pouvoir légalement prétendre à un autre terme ; cet ancien ministre ajoute cependant à la nébuleuse : « Un mandat a deux sens, celui qu’on reçoit et celui qu’on se donne ». Comprenne qui pourra !
Tous ceux qui ont affirmé le contraire dans son camp ont été limogés, de l’ancien ministre de la Justice, tailleur constitutionnel pour Vip, Ismaëla Madior Fall, excellent professeur d’université et piètre politique qui s’est essayé sur le terrain glissant de la ville de Rufisque, au malheureux Sory Kaba qui mérite bien son nom anglais, en passant par Seydou Guèye repêché par la suite. Par stratégie  : l’Alliance pour la République, parti du président , refuse d’être l’éternel mouton de Panurge et les alliés ne dit pas sûrs, malgré les bonbons octroyés  ; au surplus, le Parti socialiste cherche ses marques et la libération de Khalifa Sall pousse à un raidissement de la position antérieure.
L’alerte avait pourtant été donnée dès le départ par certains, dont Amsatou Sow Sidibé dès 2017, à la veille de la Journée des Droits des Femmes qui a relancé la polémique sur le nombre de mandats qui s’offrent à Macky Sall. Le leader de Car Leneen estime encore aujourd’hui que l’actuel président peut légitimement prétendre à un troisième mandat ; sa conviction se base sur l’absence de mesure conservatoire qui aurait cependant donné un caractère personnel à une loi fondamentale théoriquement intemporelle et impersonnelle.
Dans le même temps, sur la radio « Futurs média », un autre professeur, Babacar Guèye, tombait sous la même critique en affirmant, en octobre 2017 : « Quand on a rédigé la Constitution, on a dû oublier certainement (sic) de prévoir des dispositions transitoires. Il fallait ajouter des dispositions transitoires pour prévoir que le mandat en cours fait partie du décompte des deux mandats que l’actuel Président peut avoir, ce qui fait que le président Macky Sall, en 2024, peut envisager de briguer un troisième mandat comme l’avait fait le président Wade. Par contre, il n’est pas trop tard pour rectifier la donne puisqu’une révision constitutionnelle peut être opérée pour définitivement clore le débat » (Rfm). Depuis, un ange est passé, outré par le jeu des adultes de dire et se dédire.
Le débat d’octobre 2017 entre professeurs d’Université (Amsatou Sow Sidibé, Ismaëla Madior Fall) et constitutionnalistes (Babacar Guèye) n’est donc toujours pas tranché et devrait aider à une conclusion à la fois technique et politique : à la lettre, rien n’interdit la passe de trois, malgré le déni de l’intéressé lui-même. 
La sagesse de Macky Sall sera peut-être de prendre de la graine avec l’histoire récente du 23 juin 2011 et de la position qui a toujours été la sienne dans ce dossier. Sans passion, lui qui n’est pas dénoué malheureusement d’un certain entêtement. Rien que pour tenir la barbichette à ceux qui rêvent de prendre sa place et qui le poussent à la sortie à peine réélu.

“POURQUOI J’AI LIMOGÉ MOUSTAPHA KA ET SAMBA NDIAYE SECK”

NETTALI.COM – Pour la première fois, le ministre de la Justice se prononce sur l’affaire qui a valu à deux magistrats un limogeage. Dans un entretien exclusif accordé à l’Observateur, le Garde des sceaux explique pourquoi il s’est défait des deux techniciens du droit, suite à leur intervention à Genève devant le Comité des droits de l’homme sur l’affaire Karim Wade.
C’est difficile de vous dire ce qui n’a pas marché à Genève, explique le ministre de la Justice. «Et pourtant, le problème était simple. Cette délégation était composée du directeur de Cabinet du Secrétaire d’Etat aux Droits humains Samba Ndiaye Seck, du directeur des droits humains Moustapha Kâ, des représentants du ministères des Affaires étrangères. Au dernier moment, j’ai demandé au diplomate Moustapha Ly d’accompagner la délégation pour l’encadrement technique. Ils étaient porteurs d’un rapport qui est établi tous les 6 mois. Ce rapport a été préparé de longue date. La cheville ouvrière de ce rapport, c’est Moustapha Kâ qui établit un draft, mais il y a une commission interne désignée par le ministère qui travaille là-dessus pour la validation du rapport final. Ce rapport est ensuite envoyé aux Affaires étrangères et par la voie diplomatique aux Nations Unies. Donc ce rapport est déjà parti à Genève. Les membres de la délégation avaient une copie et ils étaient juste partis pour présenter ce rapport. Après présentation, des experts posent des questions sur le rapport. Je rappelle que dans le rapport, il n’est nullement mentionné le cas de Karim Wade, ni de quelqu’un d’autre. C’était juste les points sur les situations des droits humains au Sénégal. Après la restitution, il y avait un Tunisien qui a attaqué la délégation sénégalaise en disant que le Sénégal vient toujours présenter de superbes rapports, mais il ne respecte jamais les instructions qu’on lui donne. Il a cité le cas Karim Wade. Après les questions, on donne à la Délégation 10 minutes afin qu’elle puisse se concerter et venir apporter des réponses. Quand ils sont sortis, ils ont décidé de se partager les rôles. Ils avaient convenu de répondre sur toutes les questions, sauf sur celle concernant Karim Wade, parce qu’elle n’était pas à l’ordre du jour. Moustapha Kâ, lui, a dit qu’il avait des éléments de réponse sur ce dossier. Les autres membres de la délégation ont essayé de l’en dissuader en lui proposant de dire aux experts inspecteurs que la réponse leur sera transmise par écrit. Mais, il a fait sa sortie».
Le ministre explique qu’il a essayé de connaître les motivations du magistrat lors de la séance d’explications qu’il a convoquée le lundi 21 octobre 2019, dans son bureau. «Il m’a dit qu’il ne savait pas. Il m’a parlé d’une lettre qu’on aurait écrite en son temps. Après vérification, il s’est avéré que la lettre provenait de lui (Moustapha Kâ). C’est lui qui l’a rédigée en janvier 2019 et la lettre était adressée au groupe de travail des Nations Unies. Les courriers adressés à ce groupe n’ont aucun impact. Cette remarque n’a jamais été retenue parce que la position du Sénégal doit émaner du ministère des Affaires étrangères. Je lui ai demandé pourquoi il a répondu à cette interpellation parce qu’il n’était pas dans l’obligation de le faire. Je lui ai même demandé s’il n’y avait pas quelque chose derrière. Il m’a dit que «Non». Moi, je ne sais ce qui lui est arrivé. Ceux qui l’ont accompagné m’ont dit que, quand il a commencé à parler, ils se sont inquiétés».
Il annonce qu’un comité est même mis en place pour apporter une réponse définitive à cette déclaration. Et la réponse sera communiquée pour qu’on sache définitivement la position du Sénégal. «Ce qui a été dit, ne peut pas être une déclaration d’un Gouvernement. Et le Gouvernement du Sénégal est un Gouvernement sérieux. Parce que tout simplement, ce n’est pas possible. Ce n’est pas juridiquement faisable. Indemniser un citoyen qui a été condamné ne relève pas du chef de l’État»,  dit-il.
Le ministre de la Justice tient à dire que «si quelqu’un estime qu’on doit l’indemniser, il lui appartient de saisir la Cour suprême, qui doit, dans des conditions extrêmement strictes, savoir s’il faut l’indemniser ou non. Aucune autorité du Sénégal ne peut estimer que Karim Wade a été détenu de façon arbitraire. Le malentendu, s’il y en a, c’est que nous avons un Code, une procédure judiciaire. Et dans notre corpus judiciaire, il y a la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) que le Président Macky Sall n’a pas créée. La Crei était là du temps de Diouf, le Président Abdoulaye Wade ne l’a pas créée, il l’a trouvée sur place. Il y a eu un problème et ces genres de problèmes sont gérés par la Crei. Le malentendu est qu’au niveau des cadres des Nations Unies, leurs seuls termes de références sont le droit anglo-saxon. Et la liberté de l’individu est la base du droit anglo-saxon. C’est qu’il ne peut pas y avoir de juridictions où il n’y a pas deux degrés. Alors que notre Droit est basé sur le Droit français où il y a la possibilité de créer des juridictions d’exception. Toute personne de bonne foi sait quand même que Karim Wade s’est défendu. Seulement, il s’est défendu à l’intérieur du pays comme à l’étranger. Il a saisi la Cour suprême et a été au niveau des Cours africaines. Il a été même aux Nations Unies».
Quid de Samba Ndiaye Seck ? «Je lui ai dit, justement, vous n’avez rien fait, mais vous étiez le chef de la délégation (du Sénégal au Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, Ndlr). Samba Ndiaye Seck m’a dit que quand ils se sont retirés pour se concerter, en tant que chef de la délégation, il a dit à Moustapha Kâ qu’on ne répond pas à cette question, car n’étant pas à l’ordre du jour. Mais Moustapha Kâ a répondu par le contraire. J’ai dit à Samba Ndiaye Seck, en tant que chef de la délégation, c’était de votre faculté de refuser (que Moustapha Kâ réponde à la question). A ce titre, je lui ai dit qu’il était responsable. Et quand on est chef, on doit assumer ses responsabilités. Il l’a laissé faire et il n’a pas rendu compte à qui de droit. J’aurais compris, même si Moustapha Kâ décide d’outrepasser, en tant que responsable, Samba Ndiaye Seck devait immédiatement prendre l’attache de la Chancellerie ou bien de l’ambassadeur pour attirer leur attention. C’est là une erreur de sa part », note le ministre.

La guerre de succession, un frein à l’élan du PSE  PAR Ismaila GUISSE

« Un ministre ça démissionne ou ça ferme sa gueule »
Tels étaient les propos du ministre Jean-Pierre Chevènement en 1983 pour marquer son désaccord sur la vision et la conception de l’action gouvernementale sous la 5e république française (gouvernement F. Mitterrand). Sous E. Macron, la ministre Christiane Taubira a prononcé les mêmes propos lors de sa sortie du gouvernement.
En bon républicain si un ministre a une certaine conception de la gouvernance d’un état au point qu’il/elle aspire à prendre en main la destinée d’un pays, il/elle doit démissionner pour préparer sa candidature.
Aujourd’hui le devoir citoyen nous interpelle tous pour rappeler que la nouvelle dynamique de communication dont parlait le président Macky Sall ne porte pas sur le débat des candidatures en 2024 encore moins sur son 3e mandat mais elle repose sur ses réalisations, les plans d’actions et la dimension de la politique économique du PSE car ce sont les seuls engagements pour lesquels le président Macky Sall a été réélu. C’est la raison pour laquelle le président ne parlera pas du 3e mandat car il est conscient que les priorités sont ailleurs et que c’est même maladroit de focusser sur des sujets autres que l’achèvement des grands chantiers du PSE.
Malheureusement, les débats posés actuellement sur la succession et le 3e mandat risquent de nous divertir et nous dévier de nos objectifs. En théorie, ces débats fallacieux devraient plus préoccuper l’opposition mais sont souvent et paradoxalement posés par les militants au pouvoir qui pour la plupart sont soutiennent des ministres, présidents de conseils voire DG tapis dans l’ombre uniquement obstinés par le fauteuil présidentiel. Et mon constat est qu’il s’agit souvent des personnes de la même génération que le président qui visent son poste.
Les faits sont têtus et on remarque nettement que ces ministres occupent depuis plus de 7 années consécutives les postes les plus stratégiques dans le gouvernement qui sont des portefeuilles clés pour la réussite du PSE. Mais le constat est tellement clair car on ne voit que leur visibilité augmenter au détriment de la communication sur les orientations du président Macky Sall. Une des conséquences que cela leur permet : moyens de renforcer d’avantage leur position dans le parti, mouvements politiques connus ou non au Sénégal et dans la diaspora, tournées internationales multiples dans un prétexte professionnel.
Partant de tous ces évènements, il est évident que leur candidature n’est qu’une question de temps et que l’énergie requise pour l’élaboration de nos promesses risque de ne pas être au rendez-vous.
Devrait-on laisser continuer cette situation face aux enjeux réels ?
Pour moi, c’est un débat qui nous interpelle puisque le risque de ralentissement est évident et que les activités ne sauraient être accomplies ensemble vue qu’une campagne à la présidentielle nécessite beaucoup de temps et d’énergies.
Un exemple concret peut être trouve en 2012 lorsque le siège de la campagne pour la réélection de Barack Obama a quitté Washington pour migrer à Chicago. Toute la « Task Force » de sa campagne réussie en 2008, notamment David Axelrod et Jim Messina, a démissionné du gouvernement pour mieux se concentrer à sa réélection. Une campagne à la présidentielle demande beaucoup d’efforts intellectuels, d’organisations, de promotions médiatiques, d’innovations, de communication et d’opérationnels. Malheureusement la culture de la démission, geste noble, est inexistante au Sénégal.
Même au Sénégal, le président Macky Sall s’était investi à temps plein pendant 2 ans pour promouvoir sa candidature aux présidentielles de 2012.

A cette guerre de succession devenue une réelle problématique pour nous, s’ajoute la nouvelle dynamique de communication recommandée par le président Macky Sall.

Le constat est toujours flagrant sur ce dernier. En effet, parmi ceux que le président a choisi pour les accompagner dans la gestion des affaires publiques les jeunes de l’APR ont été souvent distingués dans la bataille médiatique pour défendre le bilan du président a son premier mandat. Il en est de même pour ce second mandat et on peut prendre comme exemple de jeunes ministres tels que Moise Sarr, Abdou K. Fofana, Nene F. Tall entre autres que je retrouve toujours dans l’espace médiatique, dans les opérations et sur les réseaux sociaux.
Pourtant les supports ne manquent pas pour se vanter des nombreuses et concrètes réalisations du président Macky Sall: l’autosuffisance alimentaire sur le plan agricole, la mise en service de la centrale solaire photovoltaïque de Bokhol (qui est d’une capacité de 20 mégawatts avec ses 77 000 panneaux solaires installés sur 50 hectares et a permis concrètement d’alimenter plus de 9 000 ménages en électricité faisant du Sénégal le premier pays en Afrique de l’ouest à disposer de centrales aussi puissantes que Bokhol et Malicounda), les plateformes de Diamniadio, bourses familiales, la CMU, la carte d’égalité des chances, la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans, les infrastructures routières-ferroviaires-portuaires-et-aéroportuaires, etc…
Les supports ne manquent pas non plus pour mettre en pratique le chemin par le président dans sa vision sur « Ligueey Nguir Euleuk » qui est la deuxième phase du PSE et qui est principalement axée sur la bonne gestion de nos ressources agricoles, minières, pétrolières et gazières ce qui nous permettra d’être un pays producteur capable de créer plus de richesse (plus de valeur ajoutée) en vue d’atteindre le plein-emploi à travers l’inclusion de tous c’est-à-dire un « Sénégal pour tous, un Sénégal par tous ».
Telle est la vision du président clairement établie dont la seule ambition reste le développement économique du pays sur l’horizon 2035 à travers la transformation du système économique qui consiste à produire plus dans tous les secteurs stratégiques.
C’est en se prêtant à cet exercice dont les directives sont clairement établies qu’on permettra au président Macky Sall marquer ses empreintes dans l’histoire du pays et que les sénégalais s’en souviennent à jamais. Mais ceci n’est possible qu’avec avec un capital humain 100% concentre sur cet objectif et non sur autre chose.
Ainsi son rêve sera réalisé :
« Je gouterai de loin avec bonheur au fruit des arbres que j’aurai plantés : un Sénégal émergent en 2035 avec une société solidaire dans un État de droit ».

Me Malick Sall :«Le Président n’est pas content…»

IGFM – Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice n’est pas du genre à porter des gants quand il parle. Dans cet entretien accordé à «L’Observateur», Me Malick Sall n’a pas varié dans ses positions. Il a laissé couler un fleuve de révélations.

L’actualité, c’est la position controversée du Sénégal au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies et qui a causé le limogeage de deux fonctionnaires (Moustapha Kâ et Samba Ndiaye Seck). Qu’est-ce qui n’a pas marché ?

C’est difficile de vous dire ce qui n’a pas marché. Et pourtant, le problème était simple. Cette délégation était composée du directeur de Cabinet du Secrétaire d’Etat aux Droits humains Samba Ndiaye Seck, du directeur des droits humains Moustapha Kâ, des représentants du ministères des Affaires étrangères. Au dernier moment, j’ai demandé au diplomate Moustapha Ly d’accompagner la délégation pour l’encadrement technique. Ils étaient porteurs d’un rapport qui est établi tous les 6 mois. Ce rapport a été préparé de longue date. La cheville ouvrière de ce rapport, c’est Moustapha Kâ qui établit un draft, mais il y a une commission interne désignée par le ministère qui travaille là-dessus pour la validation du rapport final. Ce rapport est ensuite envoyé aux Affaires étrangères et par la voie diplomatique aux Nations Unies. Donc ce rapport est déjà parti à Genève. Les membres de la délégation avaient une copie et ils étaient juste partis pour présenter ce rapport. Après présentation, des experts posent des questions sur le rapport. Je rappelle que dans le rapport, il n’est nullement mentionné le cas de Karim Wade, ni de quelqu’un d’autre. C’était juste les points sur les situations des droits humains au Sénégal. Après la restitution, il y avait un Tunisien qui a attaqué la délégation sénégalaise en disant que le Sénégal vient toujours présenter de superbes rapports, mais il ne respecte jamais les instructions qu’on lui donne. Il a cité le cas Karim Wade. Après les questions, on donne à la Délégation 10 minutes afin qu’elle puisse se concerter et venir apporter des réponses. Quand ils sont sortis, ils ont décidé de se partager les rôles. Ils avaient convenu de répondre sur toutes les questions, sauf sur celle concernant Karim Wade, parce qu’elle n’était pas à l’ordre du jour. Moustapha Kâ, lui, a dit qu’il avait des éléments de réponse sur ce dossier. Les autres membres de la délégation ont essayé de l’en dissuader en lui proposant de dire aux experts inspecteurs que la réponse leur sera transmise par écrit. Mais, il a fait sa sortie.

Qu’est-ce qui justifie ce comportement ?

Je lui ai posé la question lors de la séance d’explications que j’avais convoquée, le lundi 21 octobre 2019, dans mon bureau. Il m’a dit qu’il ne savait pas. Il m’a parlé d’une lettre qu’on aurait écrite en son temps. Après vérification, il s’est avéré que la lettre provenait de lui (Moustapha Kâ). C’est lui qui l’a rédigée en janvier 2019 et la lettre était adressée au groupe de travail des Nations Unies. Les courriers adressés à ce groupe n’ont aucun impact. Cette remarque n’a jamais été retenue parce que la position du Sénégal doit émaner du ministère des Affaires étrangères. Je lui ai demandé pourquoi il a répondu à cette interpellation parce qu’il n’était pas dans l’obligation de le faire. Je lui ai même demandé s’il n’y avait pas quelque chose derrière. Il m’a dit que «Non». Moi, je ne sais ce qui lui est arrivé. Ceux qui l’ont accompagné m’ont dit que, quand il a commencé à parler, ils se sont inquiétés.

Avec l’aisance et la maîtrise du sujet, on a tendance à croire qu’il détient des informations sur ça. Est-ce qu’il n’y a pas une part de vérité dans ce qu’il a dit ?

Non. Un comité est même mis en place pour apporter une réponse définitive à cette déclaration. Et la réponse sera communiquée pour qu’on sache définitivement la position du Sénégal. Ce qui a été dit, ne peut pas être une déclaration d’un Gouvernement. Et le Gouvernement du Sénégal est un Gouvernement sérieux. Parce que tout simplement, ce n’est pas possible. Ce n’est pas juridiquement faisable. Indemniser un citoyen qui a été condamné ne relève pas du chef de l’État.
C’est une indemnisation par rapport à cette détention arbitraire…
Cela ne relève pas du chef de l’État. Si quelqu’un estime qu’on doit l’indemniser, il lui appartient de saisir la Cour suprême, qui doit, dans des conditions extrêmement strictes, savoir s’il faut l’indemniser ou non. Aucune autorité du Sénégal ne peut estimer que Karim Wade a été détenu de façon arbitraire. Le malentendu, s’il y en a, c’est que nous avons un Code, une procédure judiciaire. Et dans notre corpus judiciaire, il y a la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) que le Président Macky Sall n’a pas créée. La Crei était là du temps de Diouf, le Président Abdoulaye Wade ne l’a pas créée, il l’a trouvée sur place. Il y a eu un problème et ces genres de problèmes sont gérés par la Crei. Le malentendu est qu’au niveau des cadres des Nations Unies, leurs seuls termes de références sont le droit anglo-saxon. Et la liberté de l’individu est la base du droit anglo-saxon. C’est qu’il ne peut pas y avoir de juridictions où il n’y a pas deux degrés. Alors que notre Droit est basé sur le Droit français où il y a la possibilité de créer des juridictions d’exception. Toute personne de bonne foi sait quand même que Karim Wade s’est défendu. Seulement, il s’est défendu à l’intérieur du pays comme à l’étranger. Il a saisi la Cour suprême et a été au niveau des Cours africaines. Il a été même aux Nations Unies.
Cela ne peut être résolu, mais il y a que l’image du Sénégal a été chahutée avec cette sortie-là.
Je vous le concède. Effectivement, c’est malheureux.

Mais aussi, c’était la voix officielle du Sénégal. Qu’allez-vous faire de ces engagements ?

Ces engagements sont non-avenus. Ce qui est dit dans la déclaration, avec toute la bonne volonté du monde, le chef de l’État ne peut pas le faire.

Mais cela ne vous met-il pas dans une posture inconfortable ?

Absolument pas ! Les gens le voient comme ça, mais ce n’est pas une position inconfortable. Parce qu’eux comme nous, savent ce que le droit permet et ce qu’il ne permet pas. Pour que les choses soient claires une bonne fois pour toute, un comité est mis en place au ministère de la Justice pour préparer une réponse définitive qui sera envoyée au Comité des Nations Unies.

Pour corriger les errements ?

Non pas pour corriger, mais pour préciser. Parce qu’encore une fois, il n’y a pas eu d’errements de l’État du Sénégal. Il y a eu errements d’un fonctionnaire sénégalais et ce dernier a été sanctionné. Si c’était dans une entreprise privée, quand un employé commet une faute lourde, on le licencie sans préavis. Ici, c’était un fonctionnaire et non un employé dans le privé. Et il a été, du coup, démis de ses fonctions, en respectant les procédures.

Mais est-ce que le Sénégal ne s’exposerait pas à des sanctions, s’il ne respecte pas quand même ses statuts ?

Encore une fois, cette sortie est malheureuse. Et qu’au fond elle n’engage que son auteur.
Son auteur a parlé au nom du Sénégal…
Son auteur n’était même pas le chef de la délégation. Donc, il a parlé en son nom personnel. En aucune façon, il ne peut engager la responsabilité de l’État. Quand j’ai lu ça, immédiatement, j’ai saisi le président de la République. Je ne suis qu’un ministre, les décisions des autorités peuvent être prises à d’autres niveaux. Le Président m’a dit qu’il n’était pas informé de ça.

Dans quel état le Président était-il ?

Le Président n’était pas content et c’est normal. Il m’a dit qu’il en a entendu parler, mais il pensait que c’était un «Fake news». Je lui ai dit que malheureusement, c’est la réalité. On n’a pas dormi cette nuit-là. Après vérification, il fallait réagir tout de suite, d’autant plus que nous avons en face de nous, des gens qui ne sont pas toujours de bonne foi. Je ne les condamne pas. Quand on est dans une mauvaise situation, on a le droit d’utiliser tout ce qu’on peut pour se sortir de là. Vous savez bien que si on n’avait pas démenti dans la nuit, les avocats de l’autre partie allait en tirer les conséquences tout de suite, en disant voilà, c’est la position définitive du Sénégal. Par conséquent, nous sommes en droit de réclamer la révision du procès de Karim Wade et sa réhabilitation, son indemnisation. D’ailleurs, d’aucuns l’ont fait déjà. On savait bien que c’était ça le but recherché. Tout cela nous amène à nous poser des questions.

Moustapha Kâ a été sanctionné, mais, le problème reste entier. Est-ce qu’il y aura une enquête pour savoir ce qui s’est réellement passé ?

Bien sûr qu’il y aura une enquête pour déterminer ce qui s’est passé.

Une enquête de quelle nature ? Administrative ?

Bien entendu, on va vérifier puisque quand même dans le meilleur des cas, c’est un couac. On ne peut pas, pour des affaires pareilles qui pourraient avoir des incidences assez lourdes dans le fonctionnement de l’État, laisser ça comme. On ne peut pas dire que Moustapha Kâ qui est l’auteur est viré, et c’est fini. Le Sénégal est quand même un Etat organisé, le minimum c’est de voir quels sont les soubassements.

Vous soupçonnez qu’il y a quelque chose derrière ?

Je ne soupçonne pas. Je suis un avocat. Par définition, je présume que tout le monde est innocent, jusqu’à preuve du contraire. Il y aura des enquêtes nécessairement. On verra ce qui était le soubassement de ça. Si c’était une manœuvre, ça vient d’où ? Et si ça vient de là-bas, quel a été le but visé ? Pour ça, on verra.
Maintenant, Moustapha Kâ a été démis de ses fonctions. Mais, on a voulu réparer une erreur par une erreur, d’après l’Ums. Parce que c’est un magistrat, il fallait donc passer par le Conseil supérieur de la Magistrature. En respectant le parallélisme des formes parce qu’il a été nommé par un décret présidentiel…
Vous pensez que vraiment l’avocat que je suis qui exerce depuis plus d’une quarantaine d’années, va commettre ce genre d’erreurs-là ? L’Ums est dans son rôle. J’ai discuté avec l’Ums avant qu’elle ne sorte ce communiqué-là. Elle est dans son rôle, c’est un syndicat. Un de vos agents est sanctionné, bien que vous savez tous que la sanction est largement méritée, c’est normal de sortir un communiqué pour un soutien de principe. Mais, aucun membre ne l’Ums ne peut dire que cette sanction n’est pas méritée. Ils savent tous que c’est totalement mérité.

Mais est-ce que la procédure a été respectée ?

On l’a respectée. Moustapha Kâ est un magistrat, c’est le Conseil supérieur de la Magistrature qui l’a effectivement mis à la disposition de l’Administration centrale. Une fois au sein de l’Administration centrale, il y a un décret du Président qui l’a nommé. Pour le remplacer, il y a eu un décret qui a nommé quelqu’un d’autre à sa place. Les chartes ont été respectées.

Pour le cas de Moustapha Kâ, c’est clair. Mais qu’est-ce qui est reproché à Samba Ndiaye Seck ?

Excellente question. Samba Ndiaye Seck m’a lui-même dit : «Honnêtement, je n’ai rien fait.» Je lui ai dit, justement, vous n’avez rien fait, mais vous étiez le chef de la délégation (du Sénégal au Comité des droits de l’Homme des Nations Unies, Ndlr). Samba Ndiaye Seck m’a dit que quand ils se sont retirés pour se concerter, en tant que chef de la délégation, il a dit à Moustapha Kâ qu’on ne répond pas à cette question, car ce n’étant pas à l’ordre du jour. Mais Moustapha Kâ a répondu par le contraire. J’ai dit à Samba Ndiaye Seck, en tant que chef de la délégation, c’était de votre faculté de refuser (que Moustapha Kâ réponde à la question). A ce titre, je lui ai dit qu’il était responsable. Et quand on est chef, on doit assumer ses responsabilités. Il l’a laissé faire et il n’a pas rendu compte à qui de droit. J’aurais compris, même si Moustapha Kâ décide d’outrepasser, en tant que responsable, Samba Ndiaye Seck devait immédiatement prendre l’attache de la Chancellerie ou bien de l’ambassadeur pour attirer leur attention. C’est là une erreur de sa part.

Est-ce que Samba Ndiaye Seck n’a pas été lourdement sanctionné par rapport à Moustapha Kâ ?

Non. Samba Ndiaye Seck est un directeur de Cabinet. Le directeur de Cabinet, ce n’est pas un métier, c’est une fonction en rapport avec la confiance du Secrétaire d’Etat. Quand il y a des choses comme ça, honnêtement, je pense que même si on ne les avait pas démis, ils (Moustapha Kâ et Samba Ndiaye Seck) allaient démissionner d’eux-mêmes. Je les ai rencontrés et j’ai vu comment ils se sont expliqués. Tous ont reconnu leurs erreurs. Honnêtement, je pense qu’ils allaient démissionner. En tant qu’agent de l’Etat, j’ai pris mes responsabilités.

On a noté que dans l’affaire Woury Diallo, arrêté dans l’affaire de faux médicaments, il y a eu des dysfonctionnements ayant conduit à sa grâce présidentielle. L’Etat avait promis de mener des enquêtes pour tirer au clair cette affaire. Où en êtes-vous ?

C’est une affaire malheureuse qui est partie d’une situation de sous-équipement. Quand quelqu’un est condamné et qu’il décide de faire appel, ça peut se faire par déclaration au greffe tout de suite ou bien après par son avocat. Si c’est au greffe, l’appel est immédiatement transmis à l’Administration pénitentiaire. Si c’est l’avocat, parfois il arrive qu’il y ait des couacs. C’est-à-dire, quand une décision est frappée d’appel, on l’inscrit sur le verrou. Ce qui fait que si cette personne est proposée à la grâce, l’Administration pénitentiaire fait constater que sa condamnation est frappée d’appel. Mais s’il s’agit d’un avocat qui a écrit pour dire qu’il fait appel pour le compte de quelqu’un, avec la non-informatisation du greffe, l’appel peut tarder à  être répercuté à l’Administration pénitentiaire. Ce qui fait que, quand le cas de Woury Diallo s’était présenté, l’Administration pénitentiaire a vérifié le document. Elle n’a pas vu qu’il avait fait appel, donc elle n’a pas fait d’objection. Et c’est comme ça que Woury Diallo a pu profiter de l’occasion. C’est comme ça qu’on a maintenu son nom sur la liste des personnes qui devaient être graciées. Le président de la République, dans ces cas-là, ne peut pas vérifier. Dans ces cas, il fait confiance à son Garde des Sceaux. Ici, au niveau du ministère de la Justice, il y a la Direction des affaires criminelles et des grâces. C’est cette direction qui prépare les dossiers, les vérifie et les confronte.

Est-ce que l’enquête a déterminé les niveaux de responsabilités dans cette affaire ?

C’est ce que j’explique. L’appel a été fait par le canal d’un avocat. Il a fait une déclaration pour dire que mon client (Woury Diallo) a été condamné, j’interjette  appel. Cet appel n’a pas été enregistré au niveau du greffe.

Est-ce que ces dysfonctionnements sont tolérables ?

C’est pour ne plus tolérer ces dysfonctionnements que nous avons tiré les leçons. Aujourd’hui, ça ne peut plus se produire avec l’informatisation des greffes.

La question d’un éventuel 3mandat du Président Macky Sall fâche au plus haut sommet de l’Etat. Comment vous analysez cela ?

Je suis le ministre de la Justice. Et pour être ministre de la Justice, il faut avoir la confiance du chef de l’Etat. Nous avons fait campagne pour que le Président Macky Sall puisse avoir un deuxième mandat. Il l’a eu avec brio au premier tour. Il a été réélu, il n’y a même pas 8 mois, où est la pertinence de parler d’un 3mandat si ce n’est pas pour divertir les gens ? Avec toutes les charges que j’ai, vous pensez que je vais me mettre à discuter du sexe des anges, en parlant d’éventualités ? Quand on gère, on gère l’existant. Ce qui est constant aujourd’hui, c’est que le Président Macky Sall a été élu en 2012, il s’est présenté en 2019 pour avoir un deuxième mandat qu’il a obtenu par la grâce de Dieu et par son combat personnel. Et il lui faut multiplier les efforts pour réussir ce mandat actuel afin de rentrer dans l’histoire. Moi, je travaille dans cette dynamique. Le Président Macky Sall a bien mené son premier mandat. Nous allons tout faire pour que son deuxième mandat soit encore mieux pour l’intérêt des Sénégalais. Honnêtement, la discussion doit s’arrêter. On peut poser toutes les questions, mais le 3mandat n’est pas d’actualité. Ceux qui portent ou développent ce genre de questions essaient de distraire le chef de l’Etat de son travail normal de gouverner ce pays en toute sérénité. Cela n’est pas dans mon rôle.

Est-ce que parler du 3mandat pour Macky Sall mérite que l’on sanctionne l’ancien Directeur des Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba ?

Rien ne permet de dire qu’il a été sanctionné pour cela. Le décret, c’est le président de la République qui le prend. Ce monsieur (Sory Kaba) avait été mis à ce poste de Directeur des Sénégalais de l’extérieur. Le président de la République a le pouvoir de l’enlever de ce poste là. Il l’a fait. Personnellement, je ne sais pas pourquoi il a été démis.
Ce qui gêne dans cette affaire, c’est la coïncidence des sorties de certains membres du parti au pouvoir (Apr) et la décision de limogeage de Sory Kaba… 
Personne ne peut condamner les journalistes pour des questions qu’ils posent. C’est leur rôle. Combien de fois il y a eu des sorties  pareilles vis-à-vis d’un fonctionnaire, d’un ministre ou d’un député ? Est-ce que cela a été la cause de mesures que le Président a pris ? Le Président prend des mesures en fonction des situations. Le président de la République est l’homme le plus informé de ce pays. Il peut avoir des raisons objectives que lui seul sait. Même les pires ennemis du Président Macky Sall lui reconnaissent d’être un homme d’Etat. Donc, accordons lui le bénéfice de la bonne foi.

Vous dites que le débat ne devrait même pas être posé. Mais, est-ce que c’est le texte sur la limitation de mandat qui pose problème ?

Il n’y a ni interprétation, ni problème de texte. C’est tout simplement que nous aimons trop parler. Et nous avons une presse qui a un intérêt à soulever la question tous les jours. Et il y a des gens qui aiment trop les micros et qui se lancent dans les conjonctures. J’estime que ce n’est pas un sujet d’actualité. Et je n’ai pas envie de perdre mon temps à rentrer dans les discussions qui sont inopportunes.
Il y a un comité de réforme de la justice mis en place par votre prédécesseur Ismaël Madior Fall et qui était présidé par le Pr Issac Yankhoba Ndiaye…
On a déjà obtenu la réforme du Conseil supérieur de la magistrature (Csm).
Pas comme l’a proposé l’Union des magistrats sénégalais (Ums) qui veut que le chef de l’Etat ne préside plus le Csm…
Ce n’est pas une demande formelle et elle ne peut pas prospérer dans le corpus actuel. De hauts magistrats soutiennent que sortir le Président du Csm serait une catastrophe, car le Président est un arbitre. C’est rare de voir un Président proposer un candidat. Le Conseil supérieur de la magistrature est préparé ici par le secrétaire du Csm avec le directeur des affaires juridiques. Personne ne peut dire que dans tel dossier, le Président a imposé ou refusé un autre candidat. Vous savez que si la justice est n’importe quelle structure humaine, il peut y avoir des conflits d’intérêts. Il y a des jeunes et des vieux. Le Secrétaire général ou la Chancellerie peut proposer quelqu’un et que d’autres s’y opposent. Cela peut bloquer les institutions. La seule différence dans les nouvelles dispositions, c’est qu’avant le Conseil supérieur de la magistrature était systématiquement présidé par le président de la République, mais la nouvelle formule permet parfois au Président de déléguer le Garde des Sceaux qui préside à sa place.

Qu’est-ce qui va changer fondamentalement dans la composition et le fonctionnement ?

Ce qui va aussi changer, c’est le quota, parce que la Justice est une structure d’équilibre. Il y avait ce qu’on appelait les jeunes, les gradés, les hors-hiérarchies, les premiers degrés… Aujourd’hui, ce sont les premiers et deuxièmes degrés qui sont plus nombreux. En démocratie normale, il a fallu augmenter le quota de votes. C’est sur ce jeu-là qu’on a un peu changé pour équilibrer les rapports. Parce qu’avant, les anciens étaient plus nombreux. Aujourd’hui, les jeunes sont plus nombreux. Donc, il a fallu tenir compte de ces situations-là pour faire en sorte que ce groupe-là, étant devenu majoritaire, puisse avoir des voix de plus. Le prochain Conseil supérieur de la magistrature sera gouverné par cette structure-là. C’est une vieille revendication l’Ums qui a, d’ailleurs, exprimé au chef de l’Etat toute sa reconnaissance pour ce texte-là. Donc, nous sommes en train de réformer. L’Ums sait que les choses bougent dans le bon sens. On ne fait rien sans concertations. On a créé une structure qui regroupe l’Ums, la Cour suprême, la Chancellerie pour discuter des textes, pour voir qu’est-ce qu’il faut faire pour améliorer et enlever les blocages. On travaille honnêtement en synergie et je peux vous dire que, même à titre personnel, en tant que Garde des Sceaux, mon innovation est de créer une espèce de «shadow cabinet» pour avoir une structure informelle qui regroupe les magistrats, les avocats, les huissiers, les notaires, les greffiers… pour discuter des problèmes et éviter ce qu’il y a eu avant.

Depuis plusieurs années, l’on annonce la délocalisation de la prison de Rebeuss. Pourquoi ça ne peut pas se faire ?

Ça ne s’est pas encore fait. Mais la prison de Sébikotane de 500 places est prête. Et à partir de la semaine prochaine les prisonniers y seront transférés. Cette  prison de 500 places devait avoir une capacité de 5 000 places, mais les moyens ont manqué. Mais, dans le budget de l’année prochaine, l’on a prévu une prison de 1 500 places toujours à Sébikotane. Je pense qu’on fera appel au financement privé pour régler ces problèmes. Et si les offres reçues sont validées, le problème sera largement résolu.  Rebeuss n’est pas un endroit pour une prison. Le prisonnier a un droit. Il doit être dans un environnement où il peut bouger. Et à Rebeuss, il n’y a rien.MAKHALY NDIACK NDOYE & NDIAGA NDIAYE

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