Rp du Vendredi 25 Octobre 2019

Unes de la presse du Vendredi 25 Octobre 2019
Unes de la presse du Vendredi 25 Octobre 2019

GESTION DU PÉTROLE & DU GAZ:POUTINE TEND LA MAIN À MACKY

http://www.emedia.sn/La Russie est prête à appuyer le Sénégal dans la gestion de ses ressources pétrolières et gazières. C’est du moins l’avis du chef du Bureau économique à l’ambassade du Sénégal à Moscou. Dans un entretien accordé au quotidien national, Le Soleil, Dr Soulèye Anta Ndiaye déclare que Moscou souhaiterait appuyer notre pays dans le cadre de la formation des cadres dédié à l’exploitation de ces ressources naturelles. Selon lui, la Russie est aussi prête à intervenir dans la construction des infrastructures et les techniques de management liées à l’industrie des hydrocarbures.
À signaler que l’expertise russe en matière d’exploitation et de gestions des ressources comme le pétrole et le gaz est reconnue de tous.

 Rapport Doing Business 2020 : 294 réformes mises en œuvre entre mai 2018 et mai 2019

https://www.lejecos.com/Le Rapport Doing Business 2020 a livré ses indicateurs ce jeudi. Selon cette publication de la Banque mondiale, 294 réformes ont été mises en œuvre à travers le monde entre mai 2018 et mai 2019.
Doing Business 2020 est une publication phare du Groupe de la Banque mondiale et est la 17ème d’une série de rapports annuels mesurant les réglementations favorables et défavorables à l’activité commerciale.
Selon le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), Doing Business présente des indicateurs quantitatifs sur la réglementation des affaires ainsi que sur la protection des droits de propriété de 190 économies – de l’Afghanistan au Zimbabwe – au fil du temps.
«Doing Business mesure les réglementations concernant 12 domaines du cycle de vie d’une entreprise. Dix de ces domaines sont inclus dans le score et le classement sur la facilité de faire des affaires : création d’entreprise, l’obtention d’un permis de construire, raccordement à l’électricité, transfert de propriété, obtention de prêts, protection des investisseurs minoritaires, paiement des taxes et impôts, commerce transfrontalier, exécution des contrats et règlement de l’insolvabilité », lit-on dans le document. Doing Business mesure également la réglementation du marché du travail et la passation des marchés public. Ces domaines ne sont pas inclus dans le score et le classement sur la facilité de faire des affaires.
«Doing Business constate 294 réformes entre mai 2018 et mai 2019.  A travers le monde, 115 économies ont vu une amélioration de leur cadre réglementaire affectant l’environnement des affaires dans l’ensemble des indicateurs mesurés par Doing Business.  Les économies qui se sont le plus améliorées pour Doing Business 2020 sont l’Arabie Saoudite, la Jordanie, le Togo, le Bahreïn, le Tadjikistan, le Pakistan, la Chine, l’Inde et le Nigeria. En 2018-19, ces économies ont réalisé un cinquième de l’ensemble des réformes enregistrées au niveau mondial », renseigne la même source. Selon le document, les économies d’Afrique Subsaharienne et d’Amérique Latine et des Caraïbes continuent de prendre du retard en termes de réformes. Seules deux économies d’Afrique Subsaharienne se classent parmi les 50 premières pour la facilité de faire des affaires ; aucune économie d’Amérique Latine ne se classe dans ce groupe.
Doing Business 2020 continue de montrer une convergence constante entre les économies en développement et les économies développées, en particulier dans le domaine de la constitution d’une société. Depuis 2003 -04, 178 économies ont mis en œuvre 722 réformes enregistrées par l’indicateur de la création d’entreprise visant à réduire ou à éliminer les obstacles à l’enregistrement d’une entreprise.
Les économies qui obtiennent de bons scores dans Doing Business ont tendance à bénéficier de niveaux d’activité entrepreneuriale plus élevés et de niveaux de corruption plus faibles.
Si les raisons économiques sont les principaux moteurs de la mise en place d’une réforme, l’avancement des économies voisines donne un élan supplémentaire au changement de la réglementation.
Vingt-six économies sont devenues moins favorables à l’environnement des affaires, en introduisant 31modifications réglementaires qui entravent l’efficacité et la qualité de la réglementation.Adou FAYE

RAPPORT DOING BUSINESS : LES VÉRITÉS DE NDONGO SAMBA SYLLA

NETTALI.COM – Alors que le gouvernement se satisfait du classement du Sénégal dans le rapport « doing business », l’économiste Ndongo Samba Sylla pense, dans une contribution datant de 2013 que le journal EnQûete a encore exploitée ce vendredi, que cette position ne reflète pas le réel vécu des populations.
Le rapport doing business 2020 de la Banque mondiale a été publié hier. Le Sénégal fait partie des meilleurs élèves d’Afrique en matière de réforme de l’environnement des affaires. Il gagne 18 nouvelles places et se hisse au rang de 123e mondial, 16e en Afrique subsaharienne, derrière des pays comme le Togo qui est la 97e mondiale et qui fait partie du top 10 des réformateurs dans le nouveau rapport.
Entre 2013 et maintenant, le Sénégal a ainsi gagné presque 60 places, pour un total de 23 réformes reconnues par le doing business, depuis 2015.
Joint par téléphone par EnQuête pour apporter quelques commentaires sur le rapport doing business 2020, l’économiste Ndongo Samba dépoussière une contribution qu’il avait produite sur le sujet en 2013.
A l’époque, le rapport mettait le Sénégal à la 178e place sur un total de 189 pays pour ce qui est de l’indicateur facilité de faire des affaires. “Plus infamant, disait-il, dans notre très libérale sous-région ouest-africaine, nous ne devançons que la Guinée-Bissau’’. A en croire NSS, avec la publication des rapports doing business, ce qui devait constituer “un non-événement est devenu fait politique majeur’’ du fait simplement de la qualité du commanditaire. “Le classement doing business, s’indignait le spécialiste, n’a rien de scientifique. Ce n’est pas non plus un guide pertinent pour la politique économique, surtout dans le contexte des pays les plus pauvres où l’engagement étatique dans la construction économique est crucial. Ce classement est tout au plus un bulletin météo à l’usage du capital étranger’’. La première “limite météorologique’’ comme il les appelle, c’est que le classement ne prend compte que de la ville où les affaires sont plus dynamiques et sur une catégorie d’entreprises bien spécifiées en l’occurrence les SARL. “… De sorte que ce qui s’avère pertinent pour les types d’entreprises sélectionnées peut ne pas l’être pour le reste’’, constate le spécialiste. Comme pour démonter l’efficacité vantée du rapport, Monsieur Sylla donnait l’exemple de la Chine, deuxième économie mondiale à l’époque et qui était classée 96e, largement derrière des pays au bord du gouffre comme le Portugal, l’Italie, la Grèce et l’Espagne. Aussi, renseignait-il, le rapport avait tendance à favoriser les paradis fiscaux ainsi que la dérèglementation de l’économie. Il ajoute : “D’un point de vue empirique, les objectifs les plus importants de la politique économique (création d’emplois décents, réduction de la pauvreté, égalité et équité sociales, croissance économique) ne semblent pas être corrélées avec la facilité de faire des affaires telle que mesuré par le classement. Ce qui n’est pas une surprise car ce rapport s’intéresse à la nature des régulations, beaucoup moins à leurs conséquences réelles’’. L’économiste démontait également la perception selon laquelle les pays les mieux classés attirent plus d’investisseurs. “Durant cette dernière décennie, des pays mal classés comme l’Angola, le Nigéria, la Guinée équatoriale et la République démocratique du Congo ont attiré plus d’investissements directs étrangers que la plupart des bons élèves africains’’. Selon lui, le rapport repose sur une théorie simpliste du développement économique. Il conclut : “Qui vainc par le doing business périra par le doing business. Pendant plus d’une décennie, on nous aura vendu l’idée que le Sénégal était sur la voie de l’émergence, car nous avions le satisfecit de la banque mondiale dont les rapports DB constataient nos progrès en termes de réformes institutionnelles. Nous voilà maintenant, nous les apprentis bons élèves, plus démunis que jamais’’.

Le gros pétard du Directeur Général de l’APIX, Mountaga SY sur le classement Doing Business 2020

http://www.dakarmatin.com/ C’est devenu un rituel. Presque. La bourde ou la gaffe verbale dans les communications de certains officiels sénégalais. Parfois même des sorties inopportunes, surexcitées, qui jettent le discrédit sur la pertinence et la crédibilité de leurs propos. La récente sortie du Directeur Général de l’APIX ( agence publique sénégalaise chargée pour la promotion des investissements et des grands travaux), Mountaga SY. Devant la presse et les dirigeants du bureau régional de la Banque mondiale à Dakar, il a patiné avec une assurance irréaliste, en allumant un gros pétard. ‘’ Le Sénégal est le meilleur élève de la sous-région’’. Pourtant, le patron de l’APIX, avait le rapport Doing Business 2020 sous ses yeux. Ou alors il l’a lu à l’envers ? Dans tous domaines du rapport, la palme revient au Togo. Ce pays gagne un super bond en avant de 40 places passant du 137 ème rang/190 pays précédemment à une 97ème place. Le pays de Faure Éyadema fait partie désormais du cercle restreint des pays qui ont transpiré pour améliorer le climat des affaires et enregistré une embellie dans le domaine fiscal.
Le Togo s’adjuge la première place Doing Business 2020 sur l’espace Uemoa, loin devant la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Le Directeur Général de l’APIX, piqué parfois par quelle mouche assène des déclarations qui ne collent pas avec la réalité des chiffres. Sur le dossier du Train Régional Express, beaucoup lui ont reproché ces limites à communiquer les vrais chiffres. C’est le cas encore avec cette sortie sur le parvis de la Banque mondiale à Dakar, qui sonne comme si le Sénégal était devant le Togo et se révélait être le meilleur élève dans la sous-région. Toutefois, le gouvernement sénégalais a fait beaucoup d’efforts ces deux dernières années pour gagner des points et relever la tête. Le Togo figure parmi les dix économies les plus performantes et attractives du continent africain.

 Amélioration du climat des affaires : Laurent Corthay de la Banque mondiale salue l’engagement constant du Sénégal

https://www.lejecos.com/Commentant les résultats obtenus par les pays d’Afrique subsaharienne notamment le Sénégal dans le rapport Doing Business, Laurent Corthay Spécialiste principal en charge du secteur privé à la Banque mondiale, salue l’engagement constant du Sénégal .
Le rapport Doing Business mesure les améliorations de l’environnement des affaires dans 190 pays selon dix indicateurs spécifiques, qui suivent le cours de la vie de l’entreprise, depuis sa création jusqu’à sa dissolution éventuelle.
Selon  Laurent Corthay, spécialiste principal en charge du secteur privé à la Banque mondiale, le rapport en compte des réformes clefs qui contribuent à la formalisation et à l’expansion des PME, ainsi qu’à l’investissement privé. Ce sont à son avis, les deux leviers principaux de la création d’emploi, qui est le chemin le plus direct pour sortir de la pauvreté.
«L’Afrique subsaharienne est devenue la première région réformatrice au monde avec 73réformes reconnue dans le rapport cette année. Cela signifie également que le voisinage direct du Sénégal, en termes de pays comparateurs, est un voisinage très concurrentiel, puisque cette année, le Nigéria et le Togo se placent parmi les 10 économies les plus réformatrices au niveau mondial. Le Kenya a accompli 6 reformes, et l’Ile Maurice, le Cap Vert et le Eswatini (Botswana) en ont accompli quatre chacun », a déclaré M. Corthay.
«Le Sénégal n’est pas en reste, puisque le pays est remonté de presque 40 positions ces 6 dernières années, comptabilisant au total 23 réformes reconnues par Doing Business depuis le rapport 2015. Ces chiffres impressionnants témoignent de l’engagement stratégique constant du gouvernement pour améliorer le climat des affaires dans la droite ligne des priorités du Plan Sénégal Emergent et de ses Plans d’Actions Prioritaires », a-t-il dit.
Selon lui, au-delà du rapport Doing Business, l’engagement du gouvernement pour améliorer la compétitivité et permettre un rôle plus actif du secteur privé dans l’économie est également manifeste dans le cadre des réformes structurelles, que ce soit dans le domaine de l’énergie, des télécoms, ou de l’économie numérique, notamment.
En témoigne à son avis, le programme d’appui budgétaire en cours, dont les reformes visent à améliorer la gouvernance dans ces secteurs, ainsi que la concurrence afin de réduire les coûts, améliorer la qualité des services, et créer un environnement incitatif pour les startups, ces jeunes entreprises innovantes qui révolutionnent pratiquement tous les secteurs de la vie,  que ce soit au travers des réseaux sociaux, du commerce en ligne, ou encore des services médicaux, tout comme les services administratifs comme le paiement des impôts en ligne par exemple.
Il a souligné que les bons résultats que nous célébrons aujourd’hui sont aussi le résultat d’innovations initiées par des startups sénégalaises. «En effet, la Dgid a fait appel aux startups au travers d’un hackathon il y a quelques années pour développer des solutions à la complexité des procédures de paiement des impôts.
Il en résulte des initiatives comme « Mon Espace Perso » ou encore « m-Tax » qui permettront à terme aux contribuables de consulter leur compte, de déclarer et de payer leurs impôts avec leur téléphone », a rappelé M. Corthay. Il a relevé que malgré les progrès accomplis, il ne faut pas perdre de vue qu’il reste encore beaucoup à faire – pour l’ensemble des pays de la région – pour rivaliser avec les économies reconnues comme les plus performantes !
C’est pourquoi, il demande au gouvernement de continuer à simplifier la fiscalité des affaires et les procédures d’import / export ; continuer l’investissement dans la dématérialisation des procédures administratives et la gestion du changement que cela implique ; de moderniser le cadre règlementaire et institutionnel des PPP ; d’investir dans le capital humain, afin de préparer la jeunesse a un monde du travail en pleine évolution.Adou FAYE

VLADIMIR POUTINE POUR UNE AUTRE VISION DE LA RUSSIE EN AFRIQUE

Dakar, 25 oct (APS) – Le président russe Vladimir Poutine a appelé les agences de presse africaines et russe TASS à travailler à l’amélioration de l’image de la Russie en Afrique et du continent noir dans son pays, à l’occasion d’une audience qu’il a accordée à des responsables de ces médias, a appris l’APS.
Cette audience, à laquelle a participé le directeur de l’Agence de presse sénégalaise (APS), Thierno Birahim Fall, s’est tenue en marge du premier sommet Russie-Afrique à Sotchi (Russie).
A cette occasion, le président russe, en présence des membres du comité exécutif de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA), a affiché sa volonté de travailler, par le biais des agences de presse russe TASS et africaines membres de la FAAPA, à donner une autre image de la Russie en Afrique et du continent noir dans son pays.
Le président Poutine s’est entretenu avec les membres du comité exécutif de la FAAPA après la cérémonie d’ouverture du premier sommet Russie-Afrique, mercredi à Sotchi, cité balnéaire russe, en présence d’une quarantaine de chefs d’Etat africains avec à leur tête le président en exercice de l’Union africaine, l’Egyptien Abdel Fattah Al-Sissi.
En ouvrant les travaux de ce Sommet économique qui a enregistré la présence du président Macky Sall, Vladimir Poutine a rappelé la nécessité pour son pays de redynamiser la coopération entre la Russie et l’Afrique, notamment dans les secteurs de l’énergie particulièrement nucléaire, le transfert de technologies.
La Russie qui a contribué à l’indépendance de nombre de pays africains va renforcer sa coopération médicale avec la construction de centres de recherche notamment en Guinée, l’installation de sites industriels et la formation d’ingénieurs, de spécialistes civils et militaires, selon le président russe.
Vladimir Poutine a également partagé sa détermination à aider à relever le niveau faible des échanges commerciaux avec l’Afrique et à aider à la résolution des crises locales qui secouent certains pays africains confrontés à de nombreux défis sécuritaires, à des menaces diverses, etc.
Après avoir salué « la bonne entente » russo-africaine dans le domaine de l’éducation avec la présence dans les universités russes de 17.000 étudiants africains dont 4000 boursiers de la coopération russe, le président Poutine a annoncé s’employer à élargir les liens avec l’Afrique dans des secteurs multidimensionnels.
Les responsables des agences de presse africaines, hôtes de la soirée de gala offerte par le président Poutine à ses homologues africains dont Macky Sall, ont par ailleurs échangé sur notamment les défis nouveaux des médias africains dans l’ère de la digitalisation.
Au cours de ce panel, le directeur général de l’APS a partagé sa vision sur les défis liés à la digitalisation, à la transformation immanquable des médias et à leur adaptation au nouveau contexte avec le numérique et la percée des médias sociaux.
Les débats ont également concerné la problématique du financement des agences et du relèvement des défis technologiques pour mieux les repositionner
Le président de la FAAPA Khalil Hachimi Idrissa a jugé « qualitative et constructive » la participation de cette structure au forum TASS-Afrique.
« Nous avons assuré une bonne animation des panels et avons posé des actes allant dans le sens de rééquilibrer les relations aujourd’hui asymétriques, à sens unique, entre les médias africains et leurs homologues occidentaux », a commenté M. Idrissi au téléphone.
« Nous avons aujourd’hui une conscience précise de nos intérêts et de nos poids politiques, et cela facilite les échanges que nous faisons avec tout le monde et singulièrement aujourd’hui avec les responsables de l’agence russe TASS », a souligné M. Idrissi, par ailleurs directeur général de l’agence marocaine de presse (MAP).
« Nous avons eu un débat riche, serein et fait de respect et avons posé les jalons du nouveau paradigme médiatique entre la Russie et les pays africains », a conclu Khalil Hachimi Idrissi.PON/BK

Gaz sénégalo-mauritanien : l’étude d’impact environnemental de BP au centre d’une polémique

Ouestafnews – Annoncé en grande pompe par les chefs d’Etats des deux pays, le projet gazier entre le Sénégal et la Mauritanie suscite déjà la polémique. Un groupe de scientifiques et d’universitaires conteste la fiabilité de l’étude d’impact environnemental et social (EIES) faite par l’exploitant Bristish Petroleum (BP). Ces scientifiques alertent sur des conséquences néfastes que l’exploitation du gaz pourrait avoir sur la biodiversité marine et côtière. Le géant britannique rejette tout.
Les adversaires du projet gazier de la multinationale sont catégoriques : il fait peser sur la biodiversité des deux pays concernés de multiples dangers. Depuis des mois ils ont donc engagé une campagne, y compris sur les réseaux sociaux pour dénoncer BP.
Le géant britannique des hydrocarbures qui a affiché en 2018 un chiffre d’affaires de 298,8 milliards de dollars (en hausse de 24% par rapport à 2017) a signé un accord en décembre 2018 avec les gouvernements sénégalais et mauritaniens pour l’exploitation de gaz offshore.
Du gaz  a été découvert sur la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal, à 2 850 mètres de profondeur. Le gisement dénommé Grand tortue Ahmeyim 1 a un potentiel qui s’étale sur 30 ans soit 15000 milliards de pieds cubes (1 pied cube équivaut à 0,028 m3) de gaz avec une production attendue en 2022.
Les gouvernements sénégalais et mauritanien ont donc conclu, en février 2018, un accord de coopération suivi dix mois plus tard de l’annonce par BP de sa décision finale d’investissement. Mais voilà que des scientifiques contestent l’étude d’impact environnemental produite par le géant des hydrocarbures.
L’étude est fondée sur une «analyse de base erronée», dira Sandra Kloff, jointe par Ouestaf News. Chercheure et spécialiste en biologie marine, Mme Kloff est la porte-parole d’un groupe de dix scientifiques (européens et américains) qui contestent fortement l’étude réalisée par BP et ses partenaires.
Dans ses écrits, elle accuse BP de n’avoir pas respecté les «normes OSPAR (NDRL : Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est) en matière de pollution ».

Base « erronée », risques « minimisés »

Dans le cadre de cet article, Ouestaf News a pu consulter l’EIES de BP, notamment la version dite «révisée», qui date d’octobre 2018, composée de sept chapitres. Le document est un pavé de 4.412 pages ! C’est la validité de certaines parties de ce document que contestent les scientifiques qui s’opposent à BP.
«Les dangers ne concernent pas spécifiquement les oiseaux (…) les écosystèmes benthiques des fonds marins, sont aussi sous la menace, à cause d’une analyse erronée sur l’écotoxicologie», précisera la chercheure dans un échange de courriels avec Ouestaf News.
Parmi les autres scientifiques qui contestent l’étude du géant britannique du pétrole figurent aussi Dr. Ana Ramos, chercheure au centre espagnol de l’océanographie, basé à Vigo,  Professeur  Fran Ramil, spécialiste de zoologie à l’université de Vigo, Professeur André Freiwald, directeur de la recherche maritime à l’Institut Senckenberg à Wilhelmshaven en Allemagne.
Accusé d’avoir profondément minimisé les risques sur l’environnement, BP compte dans son projet d’exploitation construire un pipeline qui va «percer» un récif corallien situé en profondeur, considéré comme lieu de reproduction naturelle des poissons. «Cela aura un impact sur les ressources halieutiques et donc sur les pêcheurs», avertit Sandra Kloff. Une inquiétude qui trouve naturellement un écho chez les organisations du secteur de la pêche artisanale en Mauritanie et au Sénégal.
La Fédération Libre des Pêcheurs Artisanaux en Mauritanie (FLPA), l’Association pour la Promotion et la Responsabilisation des Acteurs de la Pêche Artisanale Maritime au Sénégal (Aprapam) et la Confédération africaine des organisations professionnelles de pêche artisanale (Caopa), ont ainsi rejoint les thèses du groupe de chercheurs qui critiquent BP.
Dans un communiqué conjoint, les trois organisations appellent à une «annulation» de l’EIES. Elles s’appuient essentiellement sur les alertes du groupe de scientifiques cité plus haut et déplorent dans leur communiqué transmis à Ouestaf News, l’approbation par les gouvernements sénégalais et mauritanien de l’EIES en dépit des «avis négatifs du groupe de scientifiques éminents mais aussi ceux de la Commission Néerlandaise pour l’Evaluation Environnementale ».

BP botte en touche

En réponse à ces critiques, les services de communication de BP à Dakar, ont transmis à Ouestaf News un document qui tente de démonter les accusations mentionnées plus haut. Le texte, dans un jargon technique  rejette tout d’abord les accusations concernant le pipeline qui risque d’endommager le récif corallien.
Pour BP, «le corridor des conduites d’écoulement de production (pipeline) ne passe pas par ces reliques de monticules carbonatés (les récifs) et n’aura pas d’impact direct sur celles-ci». BP soutient aussi que les récifs dont il est question se situent d’ailleurs à «plusieurs centaines de mètres du corridor des conduites d’écoulement de production».
BP se dit aussi être en désaccord avec le groupe de scientifiques sur le non-respect des normes OSPAR. Sur ce point BP dit avoir adopté dans son étude une «Approche Fondée sur le Risque, conformément à la recommandation 2012/5 de l’OSPAR pour la gestion des rejets d’eau produite par les installations offshores».

Manque de suivi ?

Vu la complexité du problème en question et faute d’expertise «indépendante» pour analyser les thèses de chacune des deux parties – désormais engagées dans une bataille d’opinion – il est difficile à ce stade de dire qui a raison,
Toutefois, des recherches menées par Ouestaf News permettent d’établir au moins que la Direction de l’Environnement et des Établissements Classées (DEEC), un organe du ministère sénégalais de l’Environnement a demandé à la Commission Néerlandaise pour l’Evaluation Environnementale (CNEE), une « revue indépendante» de l’EIES réalisée par BP. Le 06 décembre 2018, la CNEE a publié ses conclusions dans un document intitulé : «Examen de l’EIES du Projet de production de gaz – Grand Tortue, Ahmeyim – Phase 1».
«La CNEE estime toutefois que les informations environnementales présentées dans le rapport et nécessaires à la caractérisation des impacts sont incomplètes et/ou qu’elles n’ont pas été suffisamment exploitées», peut-on lire dans ce document consulté par Ouestaf News.
L’EIES de BP en réalité ne porte que sur la phase 1 (phase de développement) du projet. Toutefois, la législation sénégalaise notamment l’arrêté ministériel n° 9472 du 28 novembre 2001 portant contenu du rapport de l’Etude d’impact environnemental exige une «description complète du projet». Pour BP, le projet piloté dans deux pays (Sénégal et Mauritanie) échappe à cette disposition du législateur sénégalais.
L’EIES s’inscrit dans un «processus continu et à long terme», indique la multinationale britannique BP dans ses réponses à Ouestaf News. «Cette étude d’impact n’est que le début du processus. D’ailleurs, l’un de ses principaux engagements est l’amélioration continue et l’intégration de nouvelles données au fur et à mesure,tout le long du processus de gestion et de suivi»,renchérit BP.
Le géant pétrolier aurait bien voulu se passer d’une nouvelle polémique. Sa stratégie de développement en Afrique de l’ouest, et au Sénégal notamment, étant déjà marquée par une autre controverse.
Au mois de juin 2019, un documentaire de la BBC faisait état de paiements et de transactions douteux portant sur une dizaine de milliards de dollars entre BP et Frank Timis, un homme d’affaires australo-roumain, très actif dans le secteur extractif en Afrique de l’Ouest. Toutefois, les allégations de la BBC ont été catégoriquement démenties aussi bien par BP que par Frank Timis.
L’histoire dira certainement qui raison. En attendant la polémique suscitée par les chercheurs ravive les souvenirs de ceux qui suivent l’histoire de BP, qui, il y a environ une décennie, a frisé la faillite après avoir payé la somme de 65 millions de dollars en compensation de dégâts humains et environnementaux causés par une marée noire au Etats-Unis.
Début octobre 2019, son directeur général, Bob Dudley (64 ans) a annoncé son départ à la retraite. Considéré comme l’artisan du renouveau de BP, M. Dudley avait remplacé en 2010, Tony Hayward qui avait démissionné dans la foulée de la marée noire.MN/on/ts

Le Sénégal se dote d’une feuille de route pour le secteur de l’électricité

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le Sénégal, dans le cadre de l’exécution du second programme du Millenium Challenge Corporation, vient de se doter d’une stratégie et d’une feuille de route dans le domaine de l’électricité pour l’horizon 2035, une avancée visant à pallier « le coût élevé de l’énergie et le faible accès à l’électricité notamment en zone rurale et périurbaine ».
D’un montant global de 350 milliards de FCFA, cette feuille de route fournit les principales étapes et un calendrier de réalisation progressive sur la période 2019-2035.
Les plans d’action sont repartis sur trois périodes (2019-2024, 2025-2029 et 2030-2035) et sont adossés sur quatre axes stratégiques qui guideront l’ensemble des évolutions proposées pour le secteur.
La période 2019-2024 sera ainsi marquée par des mutations importantes dans le secteur et vise, à travers l’axe 1, à lui donner un environnement propice et les capacités requises aux investissements. Elle portera, entre autres, sur la finalisation du Code de l’Electricité et des principaux textes d’application, la mise en place de la planification intégrée, le renforcement des capacités du régulateur et l’approfondissement de son mandat ainsi que l’accès des Tiers au Réseau (ATR) et Clients Eligibles opérationnel.
L’axe 2 porte sur l’accélération et la garantie à l’accès universel à l’énergie de manière équitable. Celui-ci devrait permettre la poursuite des investissements publics pour l’Accès, la généralisation des solutions d’électrification à moindre coûts testées et prouvées, la mise en place d’un cadre spécifique pour les mini-réseaux et une incitation pour les SPI privés (systèmes privés de transport d’énergie).
L’axe 3 devrait quant à lui permettre à optimiser l’efficacité opérationnelle sur toute la chaine de valeur à travers notamment la filialisation de la Société nationale d’électricité (Senelec) qui sera dégroupée sous un holding public en filiales publiques autonomes et séparées pour la production, le transport et la distribution.
Cette transition s’appuiera sur un important travail de préparation et d’accompagnement. Il est également prévu dans ce même axe l’amélioration de la performance opérationnelle (formations, planification, programme de réduction des pertes, incitatifs) et le renforcement de la performance environnementale.
Le 4ème et dernier axe vise à assurer et maintenir la viabilité financière du secteur grâce à la filialisation qui permet une rationalisation des flux financiers. Une meilleure connaissance et maitrise des coûts de service et la mise en place d’un mécanisme pérenne de financement de l’harmonisation tarifaire sont aussi prévus dans cet axe.
La période 2025-2029 marquée par le gas-to-power (transformation du gaz en énergie) et l’atteinte de l’accès universel verra l’intégration du suivi-évaluation de la planification et des ajustements éventuels à ce dernier, ainsi que la mise en place d’un cadre spécifique au gaz (en tant que combustible pour la production d’électricité).
Durant cette période, l’accès universel devrait également être atteint puis renforcé à travers la poursuite du développement du réseau. En outre, le rôle de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) sera réévalué et une transition institutionnelle proposée.
La période 2025-2029 sera de plus marquée par l’intégration au calcul tarifaire de la performance des entreprises et le renforcement de la capacité de l’Opérateur Système (Dispatch). Un travail préparatoire sera aussi initié pour confier le segment Distribution/Vente à des opérateurs privés dans le cadre de contrats d’affermage.
La participation du secteur privé devrait ainsi réduire la pression sur les finances publiques, renforcer la viabilité du secteur et assurer une baisse du prix moyen d’équilibre.
La troisième et dernière période (2030-2035) parachève quant à elle la mise en place de la Vision stratégique et verra les activités de distribution et vente assurées par des fermiers. La gestion patrimoniale sera quant à elle assurée par la SENELEC distribution.
Présidant l’ouverture de l’atelier de présentation de cette feuille de route, le ministre du Pétrole et des Energies, Amadou Makhtar Cissé a déclaré que « le franc succès du Sénégal lors du premier Compact Challenge a certainement contribué à notre éligibilité à ce second Compact qui est exclusivement consacré à l’énergie, eu égard à la contrainte majeure sur la croissance économique portant sur le coût élevé et pour l’accès qui ont été identifiés dans le cadre de l’analyse des contraintes conduite conjointement par le Sénégal et le Millenium Challenge Corporation ».
Selon M. Cissé, la formulation de ce second Compact a abouti à la formulation de trois projets portant notamment sur la modernisation et le renforcement du réseau du transport de Senelec, l’amélioration de l’accès à l’électricité en zone rurale et périurbaine et l’amélioration du cadre légal et le renforcement des capacités des acteurs du secteur.
L’objectif recherché à travers le 3ème projet, a expliqué le ministre, est de créer un cadre propice à l’amélioration de la viabilité financière et à la bonne gouvernance du secteur pour une fourniture de l’électricité en quantité et qualité. Cela va se traduire par le renforcement des lois, politiques et règlementations régissant le secteur de l’électricité au Sénégal.
Abondant dans le même sens, l’Ambassadeur des Etats-Unis au Sénégal, Dr Tulinabo Mushingi a soutenu que ce document « avec ses alternatives stratégiques et des plans d’action est le fruit de plusieurs années de collaboration intense avec les parties prenantes clefs ».
Se disant honoré de se joindre à cet atelier avec le ministre Cissé, Dr Mushingi a souligné que « l’investissement du MCC au Sénégal vise à améliorer la stabilité et la performance du réseau de l’électricité », précisant que « outre des investissements dans de nouvelles infrastructures matérielles, le Compact met l’accent sur la réforme institutionnelle visant à créer un secteur de l’énergie stable financièrement et un environnement favorable à un accroissement des investissements du secteur privé ».
Evoquant le cas du secteur privé national, le ministre du Pétrole et des Energies a invité les hommes et femmes d’affaires sénégalais « à s’organiser » et à postuler lors des différents appels d’offres qui seront lancés sur cette période d’exécution du projet.ARD/te/APA

 Inclusion digitale pour tous : Orange confirme son ambition et inaugure son deuxième Orange Digital Center à Dakar

http://www.lactuacho.com/Orange a inauguré ce jour à Dakar au Sénégal son nouveau concept de lieu entièrement dédié à l’innovation, « Orange Digital Center », en présence de Mme Ndèye Tické Ndiaye Diop, Ministre de l’Economie Numérique et des Télécommunications,  de M. Dame Diop, Ministre de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de l’Artisanat,  de M. Alioune Ndiaye, Directeur Général d’Orange Afrique et Moyen-Orient, de Mme Christine Albanel, Directrice RSE, Diversité, partenariats et Solidarité et Présidente déléguée de la Fondation Orange, ancienne Ministre , et de M. Sékou Dramé, Directeur Général de Sonatel.
Après la Tunisie (https://oran.ge/364DoWb) le Sénégal accueille le deuxième Orange Digital Center d’Afrique et du Moyen-Orient. D’une superficie de 2000m² sur six étages, l’Orange Digital Center de Dakar est le premier de l’Afrique de l’Ouest.
Fonctionnant en réseau, ces lieux permettent un échange d’expériences et d’expertises d’un pays à l’autre, et offrent une approche simple et inclusive pour encourager l’innovation, l’entreprenariat et soutenir le tissu numérique local.
Le principe des Orange Digital Center est de réunir ainsi dans un même espace plusieurs programmes stratégiques : école du code,  Fablab Solidaire, Orange Fab et Orange Digital Ventures Africa, le fond d’investissement du Groupe. L’ensemble des programmes dispensés sont gratuits, allant de la formation des jeunes au numérique jusqu’à l’accélération de start-up en passant par l’accompagnement de porteurs de projets et l’investissement dans ces derniers.
D’autres ouvertures sont programmées d’ici la fin de l’année en Jordanie, en Côte d’Ivoire et au Cameroun, et dès 2020 au Maroc et en Egypte. A termes des structures similaires seront déployées dans tous les pays où Orange opère en Afrique et Moyen-Orient, mais également en Europe.
«Je suis très fier d’inaugurer le deuxième Orange Digital Center à Dakar après Tunis. En tant que premier contributeur de l’écosystème numérique au Sénégal, Sonatel  soutient l’émergence d’un écosystème créatif, prospère qui donne aux acteurs du numérique la possibilité d’imaginer des moyens de créer et de prospérer.
Ces nouveaux espaces dédiés aussi bien aux étudiants, aux jeunes diplômés ou non diplômés, aux jeunes en reconversion professionnelle ainsi qu’aux entrepreneurs, reflètent l’ambition de promouvoir une économie numérique forte et innovante pour le développement socio-économique du pays.» indique Sékou Dramé, Directeur Général de Sonatel.

Apres l’Ouganda et la Tanzanie, les ONG ‘’survie’’ et ‘’les amis de la terre’’ traquent la multinationale française Total, au Sénégal

https://actusen.sn/ Le 08 janvier prochain, Total sera la première Multinationale française à répondre de ses manquements dans le cadre de l’exploitation des ressources naturelles dans des pays tiers. Ce sera au Tribunal de Grande Instance de Nanterre. Pour cause, elle est assignée en justice du fait d’un manque de respect supposé au devoir de vigilance dans deux pays africains à savoir l’Ouganda et la Tanzanie.
Deux Ong, en l’occurrence ‘’Survie’’ et ‘’Les Amis de la Terre’’ sont à l’origine de la plainte, déposée mercredi 23 octobre. En effet, selon SourceA, pour les deux Ong qui traquent l’entreprise française, près de 450 milliards de mètres cubes de gaz et 3 milliards de barils de pétrole risquent de détruire la biodiversité marine et de précipiter la rareté des ressources halieutiques.

 Circulation des personnes et des biens–Le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau en conclave

iGFM – (Dakar) Le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau sont en conclave depuis ce matin à Ziguinchor, dans la salle de réunion d’un hôtel de la place. Un atelier de deux jours (24-25 octobre 2019) qui a réuni une vingtaine d’acteurs choisis parmi les principales organisations de la société civile et du secteur privé, les syndicats et mouvements de transporteurs, de femmes et de jeunes du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée-Bissau.
A l’initiative d’Enda Cacid, «Ils sont également composés d’organisations individuelles, de réseaux, de plateformes et de fédérations d’associations connus pour leurs activités sur le terrain pour la facilitation du commerce, de la libre circulation des personnes et marchandises », informe le Directeur exécutif d’Enda Cacid, le Dr Cheikh Tidiane Diéye.
A en croire toujours le Dr Diéye, «il s’agira, plus précisément, de réfléchir sur les conditions de mise en œuvre des politiques régionales en matière de circulation des personnes et des marchandises, d’évaluer le potentiel de production et de transformation de la région, comme moyen de promouvoir la lutte contre la pauvreté dans la région,  de voir comment et en quoi l’intégration régionale et la libre circulation des marchandises et des personnes pourraient faciliter l’atteinte de ces objectifs et d’évaluer le rôle et la place des femmes et des jeunes dans la mise en œuvre des politiques liées aux ODD dans cette région».
Ainsi à travers l’agenda 2030 des Nations-Unies, «Enda Cacid veut rectifier le tir en confrontant les indicateurs (ODD) définis au niveau international avec les réalités sociales et économiques des citoyens. Il s’agit ici de voir comment et en quoi certains objectifs sont effectivement mis en œuvre et dans quelles mesures cette mise en œuvre prend en compte les besoins et préoccupations des populations dans leurs grande diversité », a conclu le Dr Diéye.

Dakar-Salon national des arts visuels : Les acteurs culturels et locaux en réflexion

https://www.seneweb.com/En prélude au salon national des arts visuels de Dakar prévu du 5 au 20 novembre à Dakar, un comité local de développement  présidé par le sous-préfet de Dakar-Plateau, Djiby Diallo, s’est tenu ce jeudi à la mairie de Dakar-Plateau avec tous les acteurs culturels pour réfléchir sur le contenu des activités de l’évènement.
Huit années  aujourd’hui que le salon ne s’est pas tenu. Raison pour laquelle le ministère de la Culture et celui de Communication veulent, dans cette nouvelle édition, mettre en avant l’évolution de la création artistique et les problèmes qui nuisent au secteur.
Selon la directrice de la galerie des arts du Sénégal, Madjiguène Niang Moreau, trois expositions sont prévues lors du salon : «  Une exposition principale se tiendra à la galerie nationale d’arts. Elle sera dirigée par le président de la République. Il y aura aussi une exposition intitulée « Fateliku » pour rendre hommage aux défunts artistes au musée Théodore Monod. »
En plus des expositions, des conférences-débats sur l’évolution de la création artistique au Sénégal seront organisées avec des sous-thèmes comme la place de l’artiste  dans le Pse, le statut de l’artiste, entre autres sujets de discussions.
Le salon regroupera les 14 régions du Sénégal. Et la sous-préfecture de Dakar/Plateau prévoit de prendre toutes les dispositions nécessaires pour une réussite de l’évènement.

Affrontements à l’Ucad : un étudiant grièvement blessé, puis interné à l’hôpital

http://www.dakarmatin.com/ Les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop, ont renoué avec les anciennes habitudes. Ils sont encore descendus dans la rue ce vendredi matin et ont bloqué l’avenue Cheikh Anta Diop ce, pour dénoncer les retards dans le paiement des bourses ainsi que le faible taux des bénéficiaires.
Au cours de ces manifestations réprimées par les forces de l’ordre, un étudiant a eu une jambe fracassé. Il a été interné à l’hôpital, rapporte la Rfm

 Bambey : Les étudiants de l’isfar disent niet à l’augmentation du nombre des étudiants et décident de bloquer les entretiens du concours prévus demain jeudi.

http://www.lavalleeinfo.com/ Les remous contre la décision du ministre de l’enseignement supérieur d’augmenter les étudiants dans les universités publiques continuent chez les étudiants. Cette fois ce sont les élèves –ingénieurs de l’isfar de Bambey qui sont sortis de leur mutisme pour dire niet à l’augmentation des 35 étudiants dans leur institut.
Babacar Samb Faye président de l’amicale des élevés ingénieurs de l’Isfar déplore « On a reçu des informations concernant l’augmentation des étudiants de l’isfar passant de 95 à 130 étudiants pour la promotion de cette année ». Le plus grave selon Babacar Faye Samb est que « Les résultats d’admissibilités sont sortis et que l’entretien se fera le 24 octobre »
Le président de poursuivre « La pléthore d’étudiants dans l’isfar n’est bénéfique pour aucun élève ingénieur. Depuis la création de l’institut en 1960, il n’y a aucune infrastructure qui était construite et sa capacité d’accueil a été dépassée depuis belle lurette. Nous les représentants des étudiants portant la tâche de défendre les intérêts de nos camarades disent non à cette augmentation ».
Furieux contre leur ministre de tutelle, les étudiants ont décrété une grève de 48h et ils vont bloquer les entretiens du concours d’entrée prévus demain (jeudi) affirme le président Babacar Faye Samb.Pape Mbaye Diao

 LOIN DE «UBBI TEY JANG TEY»

http://www.sudonline.sn/Le démarrage tardif des enseignements apprentissages dans certains établissements est devenu une réalité.
Le démarrage tardif des enseignements apprentissages dans certains établissements est devenu une réalité. Plusieurs facteurs font qu’ils sont loin de se conformer au décret 2019- 1363 relatif aux trimestres et à la durée des congés et vacances dans les établissements scolaires. Aux lycées Blaise Diagne, Seydou Nourou Tall et Maurice Delafosse, les cours n’ont pas commencé aux dates indiquées, notamment le 03 octobre. Ce qui confirme si besoin en était que l’école sénégalaise est loin du concept Ubbi Tey, Jàng Tey. Pour le président de l’Union nationale des associations des parents d’élèves et étudiants du Sénégal (Unapees), Abdoulaye Fane, une rentrée se prépare, comme pour dire que les autorités doivent prendre les dispositions nécessaires deux mois avant l’ouverture officielle des classes.
Deux (02) semaines après la rentrée officielle des classes prévue le 03 octobre dernier, le démarrage des enseignements et apprentissages reste encore timide. Du moins, c’est le constat fait dans certaines écoles.
C’est le cas des lycées Seydou Nourou Tall et Blaise Diagne. La plupart des élèves sont encore aux abonnés absents, malgré la présence effective des enseignants et du personnel administratif. Les cours de ces établissements sont quasi vides.
Assise seule sur un banc de l’école loin des regards indiscrets, cette jeune lycéenne au lycée Seydou Nourou Tall nous confie : «On a commencé les cours depuis le 07 octobre dernier. Jusque là, tout se passe bien. Je m’adapte petit à petit ».
Au lycée Blaise Diagne, l’ambiance est morose. Assises sur deux blocs de cailloux, cahier à la main, deux jeunes élèves échangent tranquillement sous le chaud soleil. Il est 15 heures. L’une d’elle en classe de terminale, série scientifique, déclare que bon nombre d’élèves particulièrement des séries littéraires, ont rejoint les classes ce lundi 21 octobre, alors que les élèves de la série scientifique notamment en classe de terminale ont démarré depuis le jour de l’ouverture.
Selon elle, le retard du démarrage des cours s’explique par la présence des eaux, causé par l’hivernage et l’envahissement des moustiques.
Au moment où certaines écoles n’ont pas respecté la date officielle de la rentrée scolaire 2018/2019, ce n’est point le cas du lycée technique de commerce Maurice Delafosse. Selon M. Fall, proviseur dudit lycée, les cours ont commencé depuis le 3 octobre, malgré la présence de peu d’élèves.
«C’est à partir du 7 octobre que les cours sont effectifs. Les professeurs ont répondu présents, en plus d’avoir participé à la réunion de rentrée ».
Avant de poursuivre : «le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, Dame Diop, est même venu constater de visu la présence du personnel enseignant et administratif, le jour de la rentrée».
Au lycée technique de commerce Maurice Delafosse, les inscriptions se poursuivent, à l’image de cette lycéenne venue s’acquitter des droits d’inscription pour débuter convenablement les cours.
«On a commencé les cours depuis la semaine dernière mais moi, je viens de m’inscrire. Je n’ai eu aucun problème pour les inscriptions, tout s’est bien passé», explique-t- elle.

«UNE RENTREE SE PREPARE»

http://www.sudonline.sn/ Au niveau de l’Unapees, nous avons comme l’impression que les gens rejettent le tort sur les parents d’élèves en soutenant que ce sont eux qui sont en train de porter préjudice à ce projet Ubbi Tey, Jàng Tey.
«Au niveau de l’Unapees, nous avons comme l’impression que les gens rejettent le tort sur les parents d’élèves en soutenant que ce sont eux qui sont en train de porter préjudice à ce projet Ubbi Tey, Jàng Tey. Mais, la responsabilité relève de l’Etat et particulièrement du ministre de l’Education nationale. Une année scolaire se prépare. A partir du mois de juillet, le ministre doit prendre ses dispositions pour inviter les parents d’élèves et toutes les composantes de l’école, pour leur dire qu’à partir du 31 juillet jusqu’au 31 Août, par exemple, les inscriptions doivent se faire. Nous constatons que les réunions de préparations de la rentrée scolaire se tiennent au moment de l’ouverture. Vous savez que même les comités régionaux de développement sur la rentrée scolaire, se sont tenus en fin septembre. C’est pour dire que le gouvernement doit faire aussi en sorte qu’à la fin de l’année scolaire, que l’année suivante puisse se préparer en faisant le suivi surtout de l’environnement des établissements scolaires. Quand j’enverrai mes enfants dans un établissement inondé, c’est véritablement des risques que les parents prennent.  Il faut un dispositif pour prendre en compte des facteurs.
L’Etat doit aussi créer des commissions pour que tout le monde soit fin prêt afin que le jour J les frais d’inscriptions, les répartitions des élèves au niveau des établissements soient prêts. Souvent les résultats, à l’issu des examens, les résultats des entrées en sixième sont publiés en fin septembre. Il va falloir attendre que les élèves puissent être affectés au niveau des collèges. Tout cela doit être prêt au plus tard le 31 août.
Au niveau du public, vous savez nous sommes confrontés à beaucoup de difficultés relatives à des évènements tels que les fêtes de tabaski et autres activités religieuses. Mais, cela ne doit pas nous dédouaner parce qu’une année scolaire fait partie d’un agenda de tout parent d’élève.
Les parents prendraient les dispositions nécessaires pour payer les frais d’inscriptions, acheter le matériel didactique, pour que le démarrage des cours soit effectif le jour de la rentrée.

TEMPORALITES ET MEMOIRE COLLECTIVE : Le Fouta-Toro dans toute sa diversité

http://www.enqueteplus.com/nodeRedonner au Fouta-Toro sa diversité culturelle que certains ont tendance à bafouer au nom de considérations politico-économiques et sociales, constitue l’un des objectifs d’Ibra Ciré Ndiaye, dans son nouvel ouvrage publié aux éditions L’Harmattan.
Basta ! Le cri est puissant. Il est lancé par un distingué intellectuel, enfant du Fouta-Toro. Enseignant-chercheur à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne, l’homme n’en peut plus de souffrir, sans piper mot, des multiples récits élevant certains fils de cette contrée du nord du Sénégal, rabaissant d’autres fils non moins fils de la même contrée. Au nom de la concorde, il plaide : ‘’Le vivre-ensemble ne doit pas être fragilisé. Il n’est possible que dans le combat contre toute forme de domination et pour le respect des personnes sans jamais renoncer ni baisser la garde. Quand l’histoire est prise en otage par l’étalage de soi, la superstition et l’idolâtrie, la tradition perd l’objectivité de ses récits. L’obscurantisme et le mimétisme prennent une place démesurément dangereuse et néfaste dans une société pétrie d’illusions et de conflictualités souvent improductives.’’
Il a partagé cette réflexion dans son ouvrage intitulé ‘’Temporalités et mémoire collective au Fouta-Toro, histoire d’une aliénation culturelle et juridique’’ publié aux éditions L’Harmattan.
Dans cet ouvrage de 267 pages, achevé d’imprimer en septembre passé, Ibra Ciré Ndiaye s’efforce de démontrer que les Satigui ne sont pas si inférieurs comme certains suprématistes tenteraient, selon lui, de le faire croire. Corollairement, les Almami ne sont pas aussi supérieurs. Revisitant l’histoire, il montre comment les premiers ont pu régner, en tant que rois, dans le Fouta-Toro, de 1495 à 1778. A en croire l’anthropologue du droit, tout est question de pouvoir, de prestige dans certains slogans brandis par les uns sans aucun fondement. Il déclare : ‘’Le relief des existences dans cette zone géographique du Sénégal s’inscrit souvent dans une volonté d’embellir des séquences politiques pour mieux sacraliser l’image d’un système politique qui, pourtant, dévalorise l’autre, instrumentalise les personnes et le système politique.’’
Cela dit, Ibra Ciré, bien que tenant à rétablir sa part de vérité, ne cautionne pas l’idée consistant à distribuer des privilèges selon certaines considérations d’ordre social. Il ne suffit pas, selon lui, d’être né dans une famille ou originaire d’un terroir pour prétendre être plus légitime que les autres. ‘’Aucune excuse sociale ou sociologique ne saurait légitimer un quelconque privilège’’, peste le formateur à l’Idhp. Défendant que l’ouvrage est plus ‘’une remise en cause des bases de raisonnement et des sources de légitimation à travers de nouvelles dynamiques des relations de pouvoir et d’autorité dans cette zone géographique’’. Il permet ‘’d’analyser, entre ombres et lumières, afin de mieux se projeter dans une modernité plus humaine enracinée dans la liberté et l’égalité des personnes, l’inventivité et la parentalité’’.
Reprenant Umberto Eco, l’auteur plaide pour un esprit critique afin de déjouer le règne du faux et de la manipulation contre le nivellement et la standardisation. ‘’Entre splendeurs et misères, souligne-t-il, l’histoire du Fouta-Toro n’a pas échappé à ces fabrications du faux au gré des fantasmes et des illusions motivées principalement par l’exercice et la conservation du pouvoir, une quête de reconnaissance sans relâche de ses leaders et habitants’’. Et d’affirmer : ‘’Nul n’est obligé de vivre ou de reproduire un système de valeurs aliénant aussi injuste que celui du Fouta-Toro entre mesquinerie et ambiguïté feintes qui en sont les freins qu’il convient de desserrer.’’
Dans sa tâche, l’auteur s’emploie véhément à restaurer l’estime de soi chez les populations exclues du pouvoir et qui n’osent prétendre à aucune fonction élective dans leur communes d’origines. ‘’Pour analyser toutes ces prophéties autoproclamées, il convient de déconstruire l’imaginaire et les discours qui tronquent l’histoire pour l’attractivité du pouvoir…  C’est souvent sur des récits fondateurs prophétisés que le système torodo aux porosités historiquement constatés a construit des mythes, des légitimités et faire-valoir pour construire des inégalités de destins fondés sur la discrimination et l’exclusion’’.
Ibra Ciré Ndiaye considère qu’il est indispensable de sortir de la ‘’conception toxique et nocive qui consiste à inventer des récits, des généalogies prophétisantes et des dates fictives pour tenter ensuite de s’ériger en fierté locale. Cela est devenu une fiction locale tissée fil à fil pour rendre l’histoire du Fouta-Toro conforme à leurs récits’’.
Pour lui, il ne s’agit nullement de renverser un quelconque ordre établi, mais surtout ‘’dans unprocessus de réhabilitation  de la diversité culturelle des bâtisseurs du Fouta-Toro que sont les Sérères, Wolofs, Soninkés, Bambaras, Peuls… Ces rappels sont nécessaires pour comprendre l’étrangeté des discours des périodes actuelles que des travaux de recherche hésitent à reproblématiser et restituer’’.MOR AMAR

Évaluation de l’Edition 2019 du Hajj : 8 décès, des acquis et des ratés

Huit pèlerins, parmi les 10.000, qui étaient partis à la Mecque pour effectuer le pèlerinage, ont perdu la vie. L’information est de la Délégation générale au pèlerinage aux lieux saints de l’islam.
 » Nous avons déploré les pertes en vies humaines. En tant que croyants, nous estimons la vie et la mort sont du domaine d’Allah. Mais nous, nous avons le devoir de prendre des dispositions pour que dans le domaine de ce qui est humainement possible, que toutes les dispositions soient prises afin d’éviter aux personnes de s’exposer à la maladie, à une mort brutale ou à une mort qui aurait pu être évitée dans le cadre de ce que l’être humain peut faire  », assure Abdoul Aziz Kébé, délégué général du pèlerinage à la Mecque.
En effet, la délégation est en conclave de deux jours avec les missionnaires pour procéder à l’évaluation de l’édition 2019 du Hajj.
 » Nous sommes en évaluation pour porter un regard critique de la mission de 2019. Nous n’allons pas nous contenter de faire un bilan en disant voilà les points négatifs et les points positifs. Il faut reconnaître qu’il y a des points positifs  », indique le délégué général.
Il s’agira, pendant deux jours, de faire le bilan de l’édition 2019 du Hajj. Et surtout essayer de voir quels sont les facteurs qui ont conduit aux performances et faire en sorte de les consolider.
Selon, M Kébé, il faut reconnaître qu’il y a eu des limites et des manquements.
 » Nous allons chercher quels sont les facteurs qui ont conduit à ces manquements. Et avoir la capacité de réfléchir sur leur correction  », soutient Abdoul Aziz Kébé.
Il se félicite du fait que si durant l’édition 2019, il n’y a pas eu trop de couacs, c’est grâce à la bonne communication instaurée avec les différents acteurs.  »La délégation ne doit pas être vue comme étant un adversaire, comme un organe qui n’est là que pour sanctionner. Nous sommes un organe de régulation, de facilitation. Nous avons établi une relation de confiance avec la majorité des voyagistes privés. Nous avons mis en place un certain nombre de dispositifs,pour échanger sur différentes choses  »,dit-il.
Néanmoins, les pèlerins ont émis des doléances et des reproches. Des reproches qui sont fondés et parmi lesquels l’hébergement, la gestion des bagages et du transport.
 » Ils critiquaient le temps d’attente avant de recevoir leurs clés pour rejoindre leurs chambres. Cela se comprend parce que après huit heures de vol, les gens sont épuisés. Et ils souhaiteraient aller se reposer dans leurs chambres avant de reprendre l’activité rituelle. Il y a également la question des bagages perdus parce que à l’arrivée de Médine les avions débarquent avec les bagages, les manutentionnaires, souvent, ne reconnaissent pas les drapeaux des pays. Il y a des erreurs dans le dispatching des bagages. Et même au niveau de l’hôtel », déplore-t-il.
Il rajoute :  » Il y a aussi la question du transport terrestre. Ils nous reprochaient que les bus étaient vétustes et tombaient souvent en panne. Les deux dernières années, nous avons pu avoir des bus neufs qui avaient beaucoup de commodités. Cette année, nous n’avons pas eu de reproche avec la restauration  ».
Mais, malgré ces efforts consentis, les attentes restent encore importantes aux yeux du délégué général du pèlerinage.

Europe : 6000 passeports de ressortissants sénégalais bloqués

https://www.leral.net/ 6000 passeports de ressortissants sénégalais sont actuellement bloqués dans différents pays européens, notamment l’Espagne, l’Italie et le Portugal. La révélation est du député de l’Europe du Sud, Mor Kane.
« Ces passeports sont bloqués, par les administrations de ces pays, considèrant que les extraits de naissance, pourtant délivrés par des officiers assermentés, ne sont pas valables. Ce sont ces extraits qui permettent d’établir les pièces d’identité et les passeports », a-t-il déclaré sur la RFM, soulignant que, du coup, « ces Sénégalais ne peuvent pas disposer de titres de séjour ».
Sur un autre plan, Mor Kane a souligné les difficultés éprouvées par plusieurs Sénégalais pour jouir de leurs pensions de retraite.
« La durée de cotisation pour prétendre à des pensions de retraite est de 15 ans en Espagne. Cependant, ceux qui ont cotisé pendant un certain nombre d’années, peuvent prétendre à une pension, qui tourne en moyenne à 250 000 FCFA/mois. Mais les autorités espagnoles leur exigent de rester dans le pays pour en disposer. C’est beaucoup d’argent que perd ainsi le Sénégal », a encore dit le député de l’Europe du Sud.

Le Sénégal est prêt « à faire face » à d’éventuelles attaques terroristes (ministre)

https://www.pressafrik.com/Le Sénégal est prêt ’’à faire face’’ à d’éventuelles attaques terroristes et va continuer ses forces de sécurité à se préparer à de pareils scénarios, a assuré jeudi à Dakar le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.
« Nous nous préparons à faire face quand il y aura problème. Dieu merci, nous n’en avons pas eu’’ jusque-là. « Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est que nous sommes prêts à faire face à des éventualités » de ce type, a-t-il déclaré.
Le ministre de l’Intérieur s’exprimait en marge de l’inauguration du Cadre d’intervention et de coordination interministériel des opérations de lutte anti-terroriste (CICO), dans l’enceinte de la caserne Général Mame Bounama Fall.
« Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de problème. Tout se passe bien. Nous nous préparons éventuellement en cas d’attaque. Ce qui est constant, c’est que nous sommes en train de nous préparer avec des investissements au niveau des forces de défense et de sécurité, sur le plan humain et matériel », a-t-il expliqué.
Selon Aly Ngouille Ndiaye, il faut avoir un état d’esprit adapté « quand il n’y a pas de problème, mais un autre état d’esprit quand le phénomène évolue ».
« Il y a des attitudes et des caractères qu’il faut avoir pour ne pas être surpris quand l’évènement se produit. Il faut se préparer. Nous continuerons de le faire pour que nos forces de sécurité soient prêtes à intervenir en cas de besoin », a poursuivi Aly Ngouille Ndiaye.
Le ministre de l’Intérieur souligne que dans cet esprit, le siège du CICO devrait permettre aux forces de défense et de sécurité de travailler « dans de meilleures conditions ».
« Pour lutter contre le terrorisme, la réponse doit être solidaire et globale », a dit Aly Ngouille Ndiaye.
Le Cadre d’intervention et de coordination interministériel des opérations de lutte anti-terroriste (CICO), un décret datant du 29 février 2016, se veut un dispositif de coordination et de veille stratégique dans la lutte contre le terrorisme.
Le CICO, présidé par le ministre en charge de l’Intérieur, comprend également les représentants de tous les ministères impliqués dans la lutte contre le terrorisme.
Il dispose d’un état-major, d’une cellule de veille et de démembrements régionaux.Aps

AÉROPORT INTERNATIONAL BLAISE DIAGNE (AIBD) :Un gros scandale secoue la Police nationale

https://www.leral.net/Rebondissement ! Il s’agit d’une affaire révélée par le journal en ligne «Diasporaenligne». Ce journal a parlé d’une mafia qui existe au niveau des procédures d’embarquement supposées clandestines à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (Aibd). «Diasporaenligne» a révélé l’arrestation d’un ressortissant Sri-Lankais et de plusieurs agents en service à l’Aibd, par la Section de Recherches de la Gendarmerie nationale. Selon nos sources, des agents de Police ont été mouillés dans cette affaire. Et des affectations en cours pourraient servir à protéger certains agents cités dans ce scandale. Le ministre de l’Intérieur devrait tout faire pour que la loi soit appliquée contre les agents concernés.
Au niveau de la Direction de l’Air et des Frontières, de la Direction de la Sécurité publique, de la Direction des Aéroports, de la Police des Étrangers et des Titres de Voyages, à la Commission Interministérielle de Coordination des Opérations de Lutte antiterroriste (Cico), mais aussi au niveau de la Direction de la Police de l’Aéroport de l’AIBD, tous les agents concernés doivent être extirpés de la liste des affections. Le ministre de l’Intérieur ne doit pas proposer au chef de l’Etat des fonctionnaires impliqués dans ce scandale, avant que le dossier ne soit totalement vidé.
D’ailleurs, les 21 et 22 octobre 2019, les commissaires de Police, officiers et agents de la Direction de la Police aux Frontières (DPAF) ont été entendus par le Doyen des Juges. Et, au regard des charges qui pèsent sur eux, on se demande s’ils ne risquent pas une inculpation. Il semblerait que le ministre de l’Intérieur aurait donné l’ordre de poursuites. Si cela est avéré, il faudra impérativement suspendre les affectations pour sauvegarder la belle image de la Police sénégalaise, qui fait la fierté de tous les citoyens. Nous détenons la liste de l’ensemble des commissaires de Police impliqués dans cette affaire que nous suivons de très près.Moustapha SECK

SÉCURITÉ DANS LES AÉROPORTS DU SÉNÉGAL :Le rapport du DEA qui évoquait la question

Le rapport 2013 sur le terrorisme avait largement traité cette question de la sécurité dans nos aéroports. Et ce scandale qui secoue la politique est un bon prétexte pour se rappeler les termes de ce rapport intitulé : «Législation, Application de la loi et Sécurité des frontières».
En 2007, le Gouvernement du Sénégal a amendé son Code pénal pour criminaliser les actes terroristes, tels que définis par la Convention de l’Organisation de l’Unité africaine sur la Prévention et la Lutte contre le Terrorisme. De plus, 12 articles séparés du Code pénal permettent au gouvernement du Sénégal de poursuivre en justice les activités terroristes.
Le ministère de la Justice du Sénégal a fait des améliorations positives au niveau de l’efficacité du système judiciaire, en 2013, notamment en rétablissant la Cour de Répression contre l’Enrichissement illicite (Crei), chargée de juger les affaires de corruption. Les efforts de renforcement des systèmes de justice pénale, au Sénégal, ont notamment pris la forme de sessions de formation pour le personnel chargé de l’application de la loi et les hauts fonctionnaires, axées sur les enquêtes criminelles, la sécurité aux frontières, la cybercriminalité et les enlèvements contre rançon. Plusieurs agents sénégalais ont bénéficié d’une formation aux Etats-Unis auprès du FBI et du Federal Law Enforcement Training Center, notamment.
La gendarmerie, la police nationale et la police judiciaire du Sénégal n’ont pas suffisamment de capacités et de ressources pour détecter, empêcher et prévenir les actes de terrorisme sur le territoire sénégalais. Le Sénégal a œuvré au renforcement de ses capacités en matière d’application de la loi en participant à des sessions de formation multilatérales organisées par le Forum de Lutte contre le Terrorisme mondial (GCTF), l’Union Africaine (UA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Le programme d’aide à la lutte contre le terrorisme (ATA) du département d’Etat américain a offert des formations et des équipements permettant de renforcer les capacités d’enquête et de sécurisation des frontières du Sénégal. A travers l’Initiative stratégique régionale (RSI), ATA a contribué à la création d’une Unité d’enquête sur la cybercriminalité avec la Division des enquêtes criminelles (DIC) de la Police nationale sénégalaise. Les agents chargés de l’application de la loi au Sénégal ont régulièrement suivi des sessions à l’«International Law Enforcement Academy» de Gaborone, au Botswana, et ont activement participé à la formation du département d’Etat américain dispensée dans son Centre de formation régionale d’Accra, au Ghana.
Les agents sénégalais des services compétents ont identifié l’insuffisance des ressources aux frontières et le manque de coopération régionale comme des vulnérabilités en matière de sécurité. En juillet, le Sénégal a commencé à exiger des visas biométriques pour tous les non-ressortissants de la Cedeao entrant dans le pays. Le Sénégal met en œuvre un Système d’Identification automatisé des empreintes digitales (Afis) avec l’appui des États-Unis et collecte des cartes individuelles d’information aux frontières. Les Etats-Unis ont formé les agents sénégalais chargés du contrôle des frontières et les représentants des compagnies aériennes à l’identification des documents de voyage contrefaits et falsifiés.
Si le Sénégal a renforcé les critères d’entrée dans le principal aéroport du pays – à Dakar – le passage des frontières dans le reste du territoire, par voie terrestre et maritime, est très peu, voire pas surveillé. Les Etats-Unis ont dispensé des sessions de formation relatives à la sécurité des frontières, notamment des cours sur l’interdiction et la sécurité aux frontières qui se sont déroulés aux Etats-Unis et en Afrique de l’Ouest, et une formation pour lutter contre  les voies de la prolifération, afin d’aider à identifier les éventuelles voies illicites utilisées par les personnes ou les groupes pour déplacer des marchandises illégales à travers les frontières internationales.

Extrait du rapport du Département d’Etat américain :SCANDALE À L’AIBD,De hauts gradés de la Police éclaboussés dans une affaire de trafic de migrants

On en sait un peu plus sur la mafia relativement aux embarquements clandestins à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (Aibd). L’arrestation d’un ressortissant Sri Lankais et plusieurs agents en service à l’Aibd, par la Section de Recherches de la gendarmerie nationale, n’est en réalité que l’arbre qui cache la forêt. L’enquête que nous avons menée a permis de cerner une véritable organisation criminelle dont le mode opératoire était bien huilé.
Un grand coup de balai ! Un coup de pied dans la fourmilière ! Tels sont les qualificatifs qui peuvent être donnés à l’opération savamment menée par les pandores de la Section de Recherches de la gendarmerie nationale. Tout est parti de l’exploitation d’un renseignement faisant état d’activités douteuses d’un Sri Lankais basé à Dakar. En rapport avec des compatriotes restés au pays, Geneska Taxan faisait venir au Sénégal des Indiens et des Sri Lankais. Ces derniers entraient frauduleusement au Sénégal avec des complicités à l’aéroport. Une fois à Dakar, Taxan mettait en place tout un stratagème pour envoyer ses clients en Europe (espace Schengen).

Confection des documents 

Elle était faite grâce à la complicité d’un Congolais nommé Xavier, un ingénieur informaticien installé à Dakar depuis quelques années. Expert en falsification de documents administratifs, c’est lui qui confectionnait les faux passeports et les faux visas, moyennant deux millions de francs. En outre, il confectionnait aussi des cachets « Départ » et « Arrivée » qu’il apposait sur les passeports comme si leurs propriétaires avaient traversé des frontières aériennes alors qu’il n’en est rien. Cette étape passée, Taxan se chargeait de la coordination avec l’aéroport de Diass pour faire voyager ses clients.

Une première ligne à franchir

C’est celle des contrôleurs de documents de la compagnie Teranga Sûreté Aéroportuaire (TSA). Taxan leur payait entre huit cent mille et un million de francs par candidat au voyage. Quatre d’entre eux ont été arrêtés. Il s’agit des nommés Fall, Mboup, Kâ et Sow. Ils sont tombés dans les filets des gendarmes de la Section de Recherches qui suivaient les traces de Taxan. Récemment, ces derniers s’étaient partagés cinq millions de francs pour fermer les yeux et laisser des clandestins embarquer à destination du Portugal.

Une deuxième ligne à franchir

C’est celle des policiers de la Direction de la Police de l’Air et des Frontières (DPAF). Aussi incroyable que cela puisse paraitre, certains d’entre eux entretenaient un réseau pour faire voyager des clandestins contre espèces sonnantes et trébuchantes. A ce niveau, Taxan donnait entre deux millions et trois millions pour acheter le silence des policiers. Des Commissaires de police, des officiers et agents sont même cités dans cette affaire. D’ailleurs, selon nos sources, deux d’entre eux ont été nommés à des postes de direction lors du Conseil des Ministres du 2 octobre 2019. Taxan âgé seulement d’une trentaine d’années, avait réussi à se mettre dans la poche, de hauts cadres de la police chargés de veiller à la sécurité de nos frontières.
Ces agissements constituent une menace supplémentaire sur la sécurité du pays. Quand des commissaires et des officiers de police se rendent complices de tels actes pour de l’argent, il y a de quoi s’inquiéter. Cela veut dire en claire que criminels internationaux et terroristes peuvent se voir dérouler le tapis rouge à l’Aibd grâce à la cupidité irréfléchie, insensée et irresponsable des contrôleurs de TSA et des policiers de la DPAF. La haute Autorité des Aéroports du Sénégal est interpelée, tout comme la tutelle à la présidence. Le ministre de l’intérieur qui est également interpelé en sa qualité de responsable de la sécurité du pays et de tutelle de ces Commissaires et Officiers de police qui bafouent leur serment,  mettant en péril le pays.

Civils arrêtés, policiers laissés libres, voire promus

Déférés au parquet le mardi 1er octobre 2019, les agents de TSA ont été placés sous mandat de dépôt par le doyen des juges après trois retour de parquet au commissariat central de Dakar, selon des membres de leur famille. B. Kâ et K. Mboup, respectivement oncle et frère de deux des agents ont émis de sérieuses inquiétudes. «Ils risquent d’être sacrifiés pour protéger les policiers qui n’ont pas été inquiétés et qui sont tout aussi responsables», ont-ils dit.
Un des civils a apostrophé un Commissaire très haut placé dans  l’architecture de la police, qui a eu à faire un laissez-passer à deux Indiens et trois Sri Lankais pour les faire embarquer dans un avion moyennant dix millions de francs. Il a pourtant été promu à un poste stratégique, l’une des directions les plus importantes de la Police nationale. Pour faire semblant d’avoir pris des mesures, il semblerait qu’un lieutenant féminin nommé N. Ndiaye, a été relevé de l’aéroport. C’est sur elle que la police veut tout rejeter pour épargner ses supérieurs hiérarchiques qui ont été promus. Cela s’appelle amuser la galerie.

Enseignement à tirer

Des têtes doivent absolument tomber. A l’heure où le trafic d’êtres humains et le terrorisme hantent le sommeil de la population mondiale, il est inadmissible que des policiers à ce niveau de responsabilité, puissent mettre tout un pays en danger pour leurs propres intérêts. Si de telles pratiques perdurent depuis l’aéroport de Yoff, il y a de quoi se poser des questions sur le niveau de sécurité de nos frontières aériennes. Selon les agents de TSA interrogés, beaucoup de parents des Sénégalais de la diaspora ont voyagé dans ces circonstances, en plus des clients de Taxan. Ceux qui sont en Europe envoient leur carte de séjour que leur frère ou neveu utilise pour passer ces lignes  composés de contrôleurs de TSA et de policiers de la DPAF.
Vivement que l’instruction ouverte par le doyen des juges n’épargne aucun membre de cette bande, quel que soit leur niveau de responsabilité. La sécurité du pays ne s’en portera que mieux.Par : Siaka NDONG(Diasporaenligne)

COUPLAGE DES LOCALES AUX LÉGISLATIVES : «L’IDÉE PREND FORME»

http://www.emedia.sn/L’idée de couplage des élections locales et législatives avait été agitée par Me Aïssata Tall Sall, au lendemain de l’élection présidentielle de février 2019.
Selon le journal Enquête, « l’idée prend forme ». D’autant que le débat se pose avec acuité dans le landerneau politique sénégalais.
Selon le journal, une grande partie des acteurs pense que : « dans un contexte préélectoral assez favorable au régime, en dépit des scandales sur le pétrole et le gaz, le couplage des Locales et Législatives serait bénéfique pour le président Macky Sall et sa majorité

L’opposition et le pouvoir achoppent sur le quitus fiscal

http://www.dakarmatin.com/Le dialogue politique enclenché depuis mai dernier se poursuit lentement avec de petites avancées. Hier jeudi, le Pole de l’opposition, celui des non alignés et le groupe de la Majorité ont consacré le blocage sur le quitus fiscal que le pouvoir avait proposé comme exigence pour la création d’un parti politique.
Si dans d’autre pays pour aspirer à être président de la République, il faut impérativement être en règle avec le fisc, cela ne semble pas être une préoccupation pour la classe politique sénégalaise. La preuve, hier, l’opposition et même les non alignés ont rejeté la proposition de la Majorité qui réclamait que le quitus fiscal soit inscrit parmi les documents à exiger dans le cadre de la formation d’un parti politiqu
Pour cette fois, c’est l’opposition et la société civile qui semblent faire la promotion de la délinquance fiscale dans notre pays. Pour eux, cette exigence est une atteinte au principe de libre association, d’autant plus que le quitus fiscal n’est même pas exigé aux candidats à la présidentielle. Ainsi donc, la rencontre de mardi dernier avait achoppé sur ce point qui a été rappelé hier encore à l’ordre du jour.
Face à la résistance des contempteurs de cette idée, la Majorité a lâché du lest. Finalement les parties ont convenu de l’exigence d’une déclaration sur l’honneur. Autrement dit, le déclarant doit jurer sur l’honneur qu’il est en règle avec le fisc. Il sera dès lors loisible à l’Administration de s’assurer de la conformité de la déclaration du demandeur.
En achoppant sur ce baromètre fiable du civisme, la classe politique démontre à quel point elle est inconséquente avec elle-même. Il reste alors au Comité du dialogue de s’entendre sur le cas des coalitions qu’il veut réglementer. Seulement à ce niveau également, les parties n’ont pas trouvé un compromis et ont dû renvoyer la question à mardi prochain

Cas Karim Wade et limogeages au ministère de la Justice: Malcik Sall relate sa conversation avec le chef de l’Etat

http://www.dakarmatin.com/Le ministre sénégalais de la Justice, Malick Sall est revenu sur l’affaire d’une éventuelle réhabilitation de Karim Wade, ayant occasionné le limogeage de deux de ses collaborateurs, dans un entretien avec L’Observateur. Relatant sa conversation avec le président Macky Sall, il a révélé qu’ils n’ont pas dormi la nuit, le jour des faits.
« Le président n’était pas content et c’est normal. Il m’a dit qu’il en a entendu parler, mais il pensait que c’était un « Fake news ». Je lui ai dit que malheureusement, c’est la réalité. On n’a pas dormi cette nuit-là », a révélé d’emblée le ministre de la Justice.
Après vérification des faits, poursuit-il, il fallait réagir tout de suite, d’autant que nous avons en face de nous, des gens qui ne sont pas toujours de bonne foi. « Je ne les condamne pas. Quand on est dans une mauvaise situation, on a le droit d’utiliser tout ce qu’on peut pour se sortir de là ».
Selon Malick Sall, si cette information sur une éventuelle réhabilitation de Karim Wade, n’avait pas été démentie, ses avocats allaient en tirer les conséquences tout de suite, en disant voilà, c’est la position définitive du Sénégal.
Par ailleurs, il a fait savoir que le gouvernement a le droit de réclamer la révision du procès de Karim Wade, sa réhabilitation et son indemnisation. « D’ailleurs d’aucuns l’ont fait déjà. On savait bien que c’était ça le but recherché.Tout cela nous amène à nous poser des questions »,conclut-il.
Lundi, Samba Ndiaye Seck et Moustapha Ka ont été relevés de leurs fonctions, suite leur déclaration sur une éventuelle réhabilitation de Karim Wade devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, jugée « non conforme » à celle de l’Etat

ABDOUL MBAYE, MAMADOU LAMINE DIALLO,TAS,IBRAHIMA DÈME…PRÉDISENT L’AJUSTEMENT STRUCTUREL

http://www.emedia.sn/Les tendances d’une nouvelle redistribution des cartes se précisent au sein de la classe politique. A côté du cadre incarné entre autres par trois des candidats à la dernière présidentielle, un autre bloc se densifie. Mis sur pied depuis quelques mois, il est composé par sept partis et mouvements politiques que sont : Tekki, Emergence Citoyenne, Ensemble, République des Valeurs, LD Debout, ACT et Taxaw Temm.
Leurs têtes de file se sont retrouvés ce jeudi, 24 octobre 2019, pour évaluer la situation politique nationale qui nécessite de tirer la sonnette d’alarme. « Le Sénégal s’installe progressivement mais surement dans l’ajustement structurel. Malgré les nombreuses et répétitives dénégations du régime qui ne peuvent plus cacher la réalité », craignent-ils en dessinant un portrait sombre de la gestion de Macky Sall.
Ces leaders vont eux aussi, dans le sens de la formalisation du Congrès de la renaissance démocratique (CRD), dans lequel on retrouve l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye (ACT), Pape Sarr (LD Debout), l’ex ministre en charge de l’Energie Thierno Alassane Sall (RDV), l’ancien magistrat Ibrahima Dème (Ensemble) ou encore le député Mamadou Lamine Diallo (Tekki).
Dans une déclaration parvenue à Emedia.sn, « la Conférence des Leaders » du CRD a pointé du doigt « le mal vivre, la précarité et la pauvreté » qui, de leur constat, se sont aggravés au sein de la population depuis 7 ans, « alors que les affidés du régime « FayeSall » et leurs grandes sociétés étrangères s’empiffrent de jour en jour suçant le sang des jeunes, des femmes et des retraités. »
Les leaders du CRD s’inquiètent de l’immensité de la dette, extérieure et intérieure, engendrée, selon eux, « par des projets déraisonnables et une corruption à grande échelle, vis-à-vis des banques et surtout des PME et PMI sénégalaises », ce qui, estiment-ils, pousse le FMI à obliger le pouvoir à couper dans les dépenses publiques et à augmenter les prix du carburant, et des denrée et services de première nécessité.
Abdoul Mbaye et compagnie estiment que la cause de ces difficultés est à chercher dans les actes posés par Macky Sall depuis 2012, consistant à emprunter « 6000 milliards de FCFA gaspillés dans des projets non rentables, mais à la mesure de son égo, comme le Centre de Conférence Abdou Diouf, les Cités ministérielles de Diamnadio, ou encore le TER, alors qu’il se trouve, par pure incompétence, dans l’incapacité manifeste de relancer l’économie réelle et les emplois. »

 «Personne ne sait aujourd’hui quand est-ce qu’il y aura des élections dans ce pays» (Crd)

https://actusen.sn/Le Congrès de la renaissance démocratique (Crd) est très préoccupé par le flou qui entoure jusqu’ici la date des prochaines élections au Sénégal. «Personne ne sait aujourd’hui quand est-ce qu’il y aura des élections dans ce pays et cela commence à faire désordre», déclarent Abdoul Mbaye et Cie, soulignant que «le Sénégal a tristement rejoint les deux Guinées (Guinée Conakry, et Guinée Bissau) dans le club restreint des pays de la Sous-région qui ne respectent pas le calendrier électoral, coutumiers qu’ils sont à repousser la date des élections pour convenance du Président».

Idy, Madické Niang, Issa Sall, Gakou et Hadjibou Soumaré s’accordent sur la nécessité de formaliser le cadre de concertations mis en place au lendemain de la présidentielle de 2019

http://www.dakarmatin.com/Les leaders politiques Papa Diop, Cheikhe Hadjibou Soumare, Idrissa Seck, Madické Niang, El Hadji Issa Sall et Malick Gakou se sont réunis, à nouveau, ce Jeudi 24 Octobre 2019, pour poursuivre leurs échanges et réflexions sur la situation nationale. Selon un communiqué du Grand parti (Gp), «au terme de leur rencontre, ils se sont accordés sur la nécessité de formaliser le cadre de concertations mis en place au lendemain de l’élection présidentielle du 24 février 2019»

Abdoulaye Wilane  » Macky Sall est à son dernier mandat »

http://www.dakarmatin.com/Le « troisième mandat » de Macky pollue l’atmosphère politique au Sénégal. Cette fois-ci c’est du côté des alliés que des voix se font entendre.
Sory Kaba a été limogé de son poste de Directeur général des Sénégalais de l’Extérieur pour avoir déclaré que le Président Macky Sall en était à son deuxième et dernier mandat à la tête de l’Etat du Sénégal, comme le veut la Constitution. Le pauvre, il ne lui a fallu que quelques heures pour avoir fait sa sortie au cours de l’émission Grand Jury de la RFM pour perdre son poste de Directeur général des Sénégalais de l’Extérieur, après avoir subi toutes sortes de lynchage médiatique de la part de certains de ses camarades au sein de l’Alliance pour la République (APR).
Un signal fort lancé à tout responsable au sein de l’APR qui serait tenté de suivre la même voie que Sory Kaba. La question d’un troisième mandat pour le Président Macky Sall risque d’être au cœur des prochains débats au Sénégal. Et, les alliés du Président de la République et de l’APR au sein de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY) ne sauraient esquiver le débat. Ils étaient là tous, aux premières loges lorsqu’il s’agissait d’engager le combat contre la participation de Me Abdoulaye Wade à un troisième mandat en 2012.
Le porte-parole du Parti socialiste (PS), député à l’Assemblée nationale, Abdoulaye Wilane donne le ton. Le maire de Kaffrine comme Sory Kaba rappelle que le Président Macky Sall est à son dernier mandat.
« Je me réfère à ce qu’il (Macky Sall) avait dit, mais je me réfère surtout à la souveraineté populaire et à l’intelligence des citoyens sénégalais qui ont adopté cette Constitution par référendum », déclare Wilane qui rappelle que ce que Macky avait dit c’était l’impossibilité d’effectuer un 3ème mandat puisque la constitution était verrouillée.
Ce qui doit être pris comme la position officielle du PS dont Abdoulaye Wilane est le porte-parole. Avec une telle position prise ouvertement alors qu’on n’a pas terminé d’épiloguer sur la sortie de Sory Kaba, quelle va être la position du Chef de l’Etat et de son parti, l’APR vis-à-vis du PS. Visiblement, on risque de se diriger vers un clash au sein de la majorité présidentielle
Perspective d’un 3e mandat: Macky subit des pressions internes et externes
La polémique enfle sur la possibilité pour Macky de prétendre à un troisième mandat après le limogeage de Sory Kaba qui avait abordé la question.
Le tollé soulevé par les propos de Kaba en dit long sur le caractère sensible du sujet.
La réalité est que le locataire du Palais réfléchie intensément sur la question. Parce que de source généralement bien informée, nous apprenons qu’il est sous pression intense sur le plan interne et externe.
Sur le plan interne, il pense à l’avenir de ses proches, famille, cadres qui l’entourent. La plupart d’entre eux se trouvent dans des situations telles qu’ils pourraient avoir maille à pâtir avec la Justice si jamais il quittait le pouvoir et que celui-ci tombait entre les mains de l’opposition radicale.
Son frère Aliou Sall, le Ministre Cheikh Oumar Hann, Mame Mbaye Niang, Mamour Diallo et bien d’autres ont été cités dans des scandales. Et les 19 dossiers que l’Ofnac a déposé sur la table du Procureur et qui n’ont pas eu de suite révèlent des cas graves de mal gouvernance dont les auteurs dont la liste est longue, courent toujours.
Ces révélations de la Président de l’Ofnac montrent que le Président Sall a mis le coude sur beaucoup d’affaires pour lesquels il ne souhaiterait pas que les auteurs tombent sous le cas de la loi.
Il a tout intérêt alors à rester pour pouvoir continuer à protéger les siens ne serait-ce que pour les besoins de la prescription (délais à partir duquel vous ne serez plus poursuivi) des faits qui n’entrent qu’au bout de 10 ans.
Toutes ces personnalités et bien d’autres qui ont de l’influence sur le Président n’hésitent pas à lui parler de troisième mandat. Et à force de le lui rabâcher, cela finira par faire effet.
Sur le plan externe également, les pressions sont très fortes. Et cela est dû à la découverte du pétrole et du gaz qui sont au cœur de la réflexion pour le troisième mandat.
Il se susurre, dans son entourage, qu’on voit mal, comment Macky peut partir en 2024 alors l’exploitation de ces ressources va commencer entre 2022 et 2023. ‘’Il ne peut pas être à l’origine des découvertes, signer les contrats et partir sans vraiment en profiter’’ nous dit-on.
Mieux, il subit de plein fouet la pression des multinationales et de certains lobbys étrangers.
Ces derniers ne souhaitent nullement que leurs contrats signés au niveau de ces ressources d’une importance stratégique, soient révisés par des leaders politiques de la trempe d’Ousmane Sonko ou de quelqu’un de ce genre, une fois au pouvoir.
Leur souhait, c’est que Macky reste, une façon, pour eux, de garantir leurs intérêts en maintenant le statu quo ante.
Dans ces conditions, le Président Sall, le Grand Manitou, se trouve coincé entre ces intérêts contradictoires aussi bien au niveau interne et externe.
Cela explique largement sa réticence de voir ses proches être aussi catégoriques à propos du troisième mandat. Il est en train de peser le pour et le contre, de sonder l’opinion.
Or, l’exemple de la Guinée n’est pas pour l’encourager. Car, chez nos voisins, la rue est en train de monter au créneau pour dissuader Alpha Condé.
Car ; s’il était clair à son niveau qu’il ne pense pas faire u troisième mandat, il aurait tranché clairement le débat. Ne l’ayant pas fait, il entretient le doute et révèle le degré de la complexité de l’équation qui se pose en lui.Assane Samb
L’APR ne seras pas une tanière de loup et d’hyènes instables, encore moins un matelas d’atterrissage pour des funambules et trapézistes politiques ni de recels de malfrats
Le parti de l’Alliance Pour la République APR est né d’un acte sursaut d’hommes, de femmes de jeunes patriotes qui avaient manifesté leur solidarité envers un patriote, digne fils du Pays , victime d’injustice et d’ingratitude de la part de frères et sœurs de son ancien parti, le PDS au pouvoir et des mouvements comme la Génération.
S’érigeant en véritable bouclier autour de l’ancien Premier Ministre et Président de l’Assemblée d’alors , ils promirent à leur leader de laver l’affront qui lui a été injustement fait . N’ayant comme armes que leur courage , leur foi , après trois dures années d’abnégation, de sacrifices, faisant bloc avec d’autres frères et sœurs dans la Coalition Macky 2012 , ils avaient porté leur leader bien aimé et pour cause Elhadji Macky Sall, porteur d’un programme ambitieux et plein d ‘espoir: le YONOU YOKOUTE , au premier tour des élections présidentielles de février 2012.
La grande détermination du peuple derrière la Grande Coalition Benno Bok Yaakar, avec leurs leaders Moustapha Niass , feu Dansokho, Bathily , feu Tanor Dieng et d’autres concrétisèrent le vœu de la majorité des Sénégalais pour Un Sénégal de Bonne Gouvernance dans l’éthique et la loyauté. On croyait avec cette Deuxième Alternance, que les démons des contre valeurs , ayant comme noms reniement, félonie , opportunisme étaient enterrés pour de bon. Hélas la triste réalité que nous vivons aujourd’hui nous a bien démontré le contraire. Le mal est plus profond qu’on ne le pense. Nos valeureux alliés de Macky 2012 , de Benno Bokk Yaakar ne sont guère épargnés par cette vagues d’eau pestilentielle qui n’épargnera sur son passage aucun honnête citoyen homme ou femme.
Il se trouve que certains grands absents de ces combats épiques soutenus par des militants de la première heure , des renégats reconvertis en « raquetteurs, affairistes », usant même de menaces créent des boulevards à ces gens en défaisant des carrières d’honnêtes militants et citoyens par des informations et dénonciations mensongères au profit de leurs parents, amis, copains et copines sur le dos du Président Macky Sall. Aujourd’hui ces funestes personnes tapies dans l’entourage du Président Macky si enclines à crier au complot contre le Chef de l’Etat , telles des pieuvres et des sangsues ont étendu leurs tentacules à tous les niveaux de l’Etat et des Institutions de la République. Ils sont devenus Khalife à la place du Khalife Macky Sall. La formation du bureau de l’assemblée Nationale et des Commissions en est une parfaite illustration . C’est l’avènement d’une Nouvelle Génération du Concret, celle qui se pare du manteau de bouclier du chef de l’Etat, cachant leur réelle motivation avec maladresse leur jeu. Une certaine presse constitue leur relais avec des titres du genre: « Telle personne est dans le viseur du Président, telle autre lorgne le fauteuil du Président ».
Aujourd’hui il suffit de regarder l’entourage de Son Excellence le Président de la République, et certaines personnes qui occupent aujourd’hui des responsabilités au niveau des institutions de la République pour se convaincre que le mal est très profond. Non contents d’occuper des strapontins, ces affairistes insatiables ont comme activités quotidiennes ce jeu mesquin , aidés en cela par des aperistes renégats devant l’éternel : « Cassons les loyaux et sincères compagnons du Président Macky Sall.
Chers frères et sœurs , ne nous trompons point de combat. Nous comprenons les frustrations légitimes des militants et responsables Le Président Macky Sall est plus victime que vrai responsable des situations que vivent les militants de l’APR.
Au contraire il a été enveloppé par ce voile de désinformation , d’intoxication de ces gens qui ne lésinent sur rien, usant même de la mystique destructrice .
Le seul combat qui vaille est de sortir Son Excellence de cet engrenage en nous débarrassant de ces imposteurs qui sont en réalité les « vrais lorgneurs », du fauteuil du Président Macky Sall , et qui voudraient s’y installer bien avant 2024 . Partout où il y’a des remous dans les localités, Dakar, Mbour, ailleurs, ils en sont les instigateurs pour en faire porter la responsabilité aux leaders historiques de ces localités. Nous ferons face et les en empêcherons pour que finissent pour de bon les intrigues, les complots sur le dos de Son Excellence le Président Macky Sall, contre sa personne et les militants. Maître Djibril War ,APR

 « La parole de Macky ne vaut plus un kopeck»

http://www.dakarmatin.com/Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck, suite à la présentation du rapport du Sénégal devant le Comité des Nations Unies pour les droits de l’homme sont relevés de leurs fonctions. Sory Kaba, directeur des Sénégalais de l’Extérieur, est passé à la guillotine présidentielle pour s’être prononcé sur le mandat présidentiel. Seybani Sougou, éminent juriste résidant à Paris, nous décrypte le sens de ces limogeages à tout-va.
Comment appréciez-vous cette cacophonie qui s’est installée au sommet de l’Etat avec le limogeage des hauts fonctionnaires Moustapha Ka et Samba Seck Ndiaye après leur retour de Genève ?
Seybani Sougou : Le limogeage des 2 magistrats Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck, suite à la présentation du rapport du Sénégal devant le Comité des Nations Unies pour les droits de l’homme, traduit une irresponsabilité totale au plus niveau de l’Etat (pouvoir Exécutif). Elle nuit considérablement à l’image et à la crédibilité de l’Etat du Sénégal au niveau international. Cette cacophonie résume à elle seule la gouvernance erratique de Macky Sall depuis 2012 : la diplomatie sénégalaise plongée dans la confusion et le désordre en fait les frais.
Ce limogeage n’est-il pas un abus d’autorité surtout que Moustapha Ka et Samba Seck Ndiaye n’ont fait que se baser sur un rapport élaboré par la tutelle ?
Vous avez parfaitement raison d’évoquer la notion d’abus. L’Union des magistrats du Sénégal a fait un communiqué pour dénoncer fermement, et à juste titre « la brutalité et la médiatisation » du limogeage des magistrats Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck. Les deux magistrats ont parfaitement honoré leur mission consistant à présenter le rapport du Sénégal devant le Comité des Nations Unies pour les droits de l’homme. La position défendue par les deux magistrats devant le Comité traduit la position officielle de l’Etat consignée dans ledit rapport. Macky Sall conçoit le pouvoir de nommer aux emplois civils comme un pouvoir illimité, hors contrôle. Il y a une interprétation totalement erronée et abusive de l’article 44 de la Constitution (le président nomme aux emplois civils). Or le pouvoir de nommer ou de limoger par décret est encadré par les textes (par exemple, vous ne pouvez pas nommer n’importe qui à l’IGE ou démettre quelqu’un de ses fonctions n’importe comment). Le directeur des droits humains (Moustapha Ka) a été nommé par décret 2017-228 du 6 décembre 2017 après avis du Conseil supérieur de la magistrature et ne peut ainsi être démis que par un acte de même nature. Macky n’a pas respecté ce principe et a violé la loi (excès de pouvoir) concernant le magistrat Moustapha Ka. L’UMS a tenu à le rappeler. Il est heureux que le débat sur les nominations soit désormais posé, notamment du point de vue du respect de la légalité.
Parlant de limogeage, Sory Kaba, directeur des Sénégalais de l’Extérieur a été démis de ses fonctions pour s’être prononcé sur le mandat présidentiel. Quelle lecture vous en faites ?
Le limogeage de Sory Kaba suite à une opinion émise dans le cadre d’un débat démocratique est le signe que le Sénégal est en train de glisser dans une forme d’autocratie. L’exercice solitaire et déraisonné du pouvoir par Macky Sall conduit à toutes les dérives. Vouloir interdire les citoyens sénégalais y compris les membres de son parti de se prononcer sur un éventuel 3e mandat relève de la folie. Il n’existe pas une police de la pensée au Sénégal. C’est aux journalistes de poser le débat.
Cette attitude autoritariste de Macky Sall ne trahit-elle pas l’ambition cachée d’un 3e mandat ?
On a l’habitude de dire que les voies du seigneur sont impénétrables. Mais une chose est certaine, la parole de Macky Sall ne vaut plus un kopeck. Souvenez-vous qu’il avait clamé sous tous les cieux (engagement ferme et irrévocable) qu’il allait réduire son mandat de 7 à 5 ans. On connaît la suite. Avec un homme qui passe son temps à jouer avec nos institutions, il faut s’attendre à tout. Pour Macky Sall, c’est surtout une question d’opportunité politique. Si les circonstances politiques le permettent, et si les conditions s’y prêtent (sont propices), il se représentera, à mon avis.
L’article 27 de la Constitution est sujet à polémique.Quelle est l’appréciation du juriste?
La question relative à l’article 27 de la Constitution oppose deux écoles de juristes.
-Il y a l’école de ceux qui invoquent la jurisprudence du Conseil Constitutionnel (les professeurs Babacar Gueye et Jacques Mariel Nzuankeu). Ces deux professeurs estiment que pour prendre en compte le premier mandat de Macky Sall dans le décompte des deux mandats issu de l’article 27, cela doit être expressément inscrit et prévu dans une disposition transitoire. Une disposition transitoire est une disposition non permanente, qui ne s’applique qu’une seule fois. 
-La deuxième école considère que l’article 27 qui précise « que nul ne peut faire deux mandats successifs » suffit pour écarter le troisième mandat. 
En réalité, on peut faire une double lecture de l’article 27. L’article 27 est libellé comme suit « La durée du mandat du président de la République est de 5 ans (alinéa 1). Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs (alinéa 2) ». Si le second alinéa est appliqué littéralement au 1er alinéa, cela veut dire que le 1er mandat qui est de 7 ans ne fait pas partie du décompte et qu’un 3e mandat est possible. Si le second alinéa est pris isolément, cela voudra dire quelle que soit la durée du mandat (7 ans ou 5 ans), nul ne peut faire plus de 2 mandats successifs (impossibilité du 3e mandat).
Pour répondre à votre question, le seul point de repère à ce jour est la décision n°1/c/2016 du Conseil Constitutionnel en date du 12 février 2016. Le Conseil constitutionnel avait conclu que « le mandat en cours au moment de l’entrée en vigueur de la loi de révision, par essence intangible, est hors de portée de la loi nouvelle », à savoir qu’il était hors de portée de la loi constitutionnelle instituant le nouveau régime des mandats du président de la République, régi par l’article 27 de la Constitution. In fine, c’est le Conseil constitutionnel qui valide les candidatures. Et on le sait, le Conseil constitutionnel sénégalais a la fâcheuse habitude de se ranger systématiquement du côté du pouvoir en place (en 2012, la troisième candidature d’Abdoulaye Wade a été validée contre toute attente. Si elle est saisie à nouveau par Macky Sall, je crains fort que sa réponse soit invariablement la même qu’en 2016 : le premier mandat est hors de portée de la loi nouvelle ». Je préfère donc être réaliste, à ce niveau.
Mais la question du troisième mandat n’est pas uniquement juridique. Elle est aussi fondamentalement politique, surtout quand on la replace dans le contexte des évènements de 2011. Il est évident qu’au niveau politique, s’engager dans la voie d’un troisième mandat pour Macky Sall est à la fois risqué et suicidaire. Ce serait ajouter le discrédit au discrédit et ruiner le peu de crédit qui lui reste. D’autant que tous les Sénégalais l’ont vu réinterprété l’article 27 de la Constitution, dans une séquence vidéo largement diffusée, où il précise de façon claire, nette et précise qu’il ne peut en aucun cas faire un troisième mandat, ayant lui-même, selon ses dires, verrouillé la Constitution. Ce qui veut clairement dire que Macky Sall ne sollicitera pas le Conseil constitutionnel en 2024. A partir du moment où Macky Sall s’est auto-disqualifié d’office pour un troisième mandat, on peut en déduire qu’il ne sollicitera jamais le Conseil constitutionnel. Sans saisine du Conseil constitutionnel, pas de candidature et donc pas de troisième mandat. Mais peut-on croire un homme qui ne fait jamais ce qu’il dit ? Aux Sénégalais d’en juger !
Votre mot de la fin !
L’heure est grave pour le Sénégal : d’une part, la justice est décrédibilisée, et d’autre part, les principes de sécurité juridique ne sont plus assurés. Nos acquis démocratiques sont remis en cause. Une mobilisation citoyenne incluant la société civile est nécessaire pour remettre les choses à l’endroit
Le débat sur le 3ème mandat de tous les dangers!Par Ibrahima Sène
Il faut éviter de tomber dans le piège des orfèvres de la politique politicienne dans notre camp, qui confondent  » aspiration légitime à la candidature, et  » troisième mandat « du Président Macky Sall .
Avec cette confusion, ils veulent pousser le Président à les libérer le plus tôt possible, pour exprimer leurs ambitions présidentielles pendant que d’autres leur répondent que c’est prématuré »!
Ils savent en âme et conscience que le Président Macky Sall ne fera pas un troisième mandat, mais ils manœuvrent en installant un débat nocif sur cette question.
Ils soudoient des journalistes et des patrons de presse pour entretenir ce débat qui vicie l’atmosphère politique pour pousser le Président à cet effet.
Mais, s’ils avaient eu le courage politique et l’éthique n »cessaire, ils auraient dû dire, je m’oppose à un troisième mandat et je me propose à la candidature en 2024!
Ce sont des lâches qui entretiennent cette atmosphère à leurs fins.
Ils mettent, avec couardise » en doute l’engagement du Président Macky Sall, qui a répété qu’il ne fera pas un troisième mandat, puisque la constitution qu’il a amendée dans ce sens est claire et nette.
Ce qui devait attirer l’attention sur cette question, c’est que, ce sont les Abdoul Mbaye, Les Barthélémy Diaz, et autres adversaires dans l’opposition et dans la société civile, qui ont été les premiers à dire que la Constitution permettait au Président Macky Sall de faire un 3ème mandat, alors que celui suit soutenait le contraire.
Et aujourd’hui, ils exploitent la version donnée par Yakam Mbaye des raisons du limogeage de Sory Kaba, qu’avait pourtant contredit le même jour,,celle donnée par le Député Abdoul Mbaw, pour tenter de mobiliser l’opinion contre un  » 3ème mandat » du Président Macky Sall
Même lorsque le lendemain, la version du Député a été confirmée par les textes qui relevaient Sory Kaba de ses fonctions, bien avant sa sortie, la presse continue à faire des choux gras sur la version de Yakham Mbaye qui va dans les intérêts de ceux qui, au pouvoir, cherchent à pousser le Président Macky Sall à les libérer le plus tôt possible, et de ceux de l’opposition, qui veulent le discréditer au point de pouvoir l’empêcher de terminer, dans la paix et le travail, son mandat en cours!
Donc, évitons de tomber dans leurs jeux.
Ceux qui, dans BBY, veulent être des candidats en 2024, Ils devraient avoir le courage de l’assumer publiquement plutôt que créer une atmosphère politique lourde de tous les dangers.
Ainsi, si le PIT décide d’avoir un candidat, il n’ attendra pas que le Président Macky Sall soit poussé à répéter, durant tout ce qui reste de son quinquennat, qu’il ne sera pas candidat en 2024!
Même cela ne donnera pas aux couards, la force morale et l’éthique nécessaire pour prendre publiquement leur destin en main!Ibrahima SENE PIT/SENEALDakar le 24 octobre 2019

Inéligibilité des agents de l’Etat radiés, révoqués ou destitués de la fonction: Synergie Républicaine a saisi l’assemblée nationale.

https://www.dakaractu.com/Pour faire suite á sa proposition annoncée lors de son dernier point de presse, Synergie Républicaine a saisi l’assemblée nationale d’une demande de réexamen de l’article 31 du code électoral en vue de l’extension des cas d’inéligibilité aux agents de l’Etat radiés, révoqués ou destitués de la fonction publique, le mercredi 23 octobre 2019. En effet, Synergie républicaine indignée par les agissements dangereux et inquiétants d’une certaine catégorie d’agents de l’Etat, a déjà signalé l’urgence de prendre des mesures adéquates pour « protéger notre administration de la délation, la dénonciation, la suspicion ainsi que des accusations gratuites et grotesque.
Selon Mohammed Moustapha DIAGNE, » Si rien est fait, de telles pratiques finiraient par la discréditer et l’affaiblir á l’égard du citoyen qui perdrait toute confiance au service public de son pays. Et face á l’inaction, d’autres agents seraient tentés de suivre la même voie pour régler des comptes ou gérer des situations personnelles en usant de la violation á dessein du secret professionnel. » Et pourtant, toujours selon SR, « l’Etat du Sénégal  a mis depuis des années un certain nombre de verrous dont le code des marchés publics, pour enrayer les velléités de dérapages dans la gestion quotidienne des dossiers. En effet, nul n’ignore que des procédures administratives strictes encadrent les décisions et les actes quotidiens pris par les agents. Lesquels actes font souvent l’objet de rejet pour non-conformité à la procédure légale en vigueur.  En outre, les inspections internes (IAAF, IGF) constituent des instruments de dissuasion qui permettent à l’Etat de mitiger  les risques d’errements budgétaires.
Le circuit de la dépense publique annihile de façon conséquente les tentatives de détournement de derniers publics : DAO-engagement-ordonnancement-liquidation-reglement-paiement. Aussi, c’est sans compter avec les possibilités de recours légaux auprès de l’ARMP ou de la cour suprême qui garantissent la concurrence loyale dans le but d’éviter toute volonté  de partialité de l’autorité contractante dans l’octroi des marchés publics.
Tout en reconnaissant que nous ne disposons pas d’une administration parfaite et dénuée de toutes pratiques déviantes, tenter de façonner dans l’opinion publique que tous les agents de l’Etat sont corrompus, relève certainement d’une volonté manifeste de saborder l’ administration pour pousser les citoyens à la défiance vis-à-vis de l’Etat. »
C’est pour cela estime Mohammed M. Diagne, « que le Président Macky Sall a initié le PAMA qui doit doter notre pays d’une administration beaucoup plus accueillante, performante, transparente et efficace, capable de prendre en charge correctement les préoccupations des usagers. » Synergie républicaine après avoir requis l’avis de ses conseillers juridiques, a reformulé sa proposition de loi, en proposition de modification de loi électorale á l’endroit des honorables députés « pour protéger notre administration de prédateurs prêts à la dénigrer pour atteindre leurs objectifs personnels et antipatriotiques.
Ainsi : – se fondant sur notre code pénal en son article 363 qui stipule que  « les médecins, chirurgiens, ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes et toutes autres personnes dépositaires, par etat ou par profession ou par fonctions temporaires ou permanentes des secrets qu’on leur confie, qui hors le cas où la loi les oblige ou les autorise à se porter dénonciateurs, auront révélé ces secrets, seront punis d’un emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de 50 000 à 300 000 FCFA »,
– rappelant que celui ou celle qui aspire aux fonctions de responsabilité doit être digne de confiance, et qu’un agent radié, destitué on révoqué pour faute lourde ou faute grave n’est pas digne de confiance,
– jugeant inacceptable que la loi permette á un agent radié, révoqué ou destitué de la fonction publique de se présenter á une élection présidentielle et de se retrouver chef de cette même administration en cas de victoire,
demande en conséquence á notre auguste assemblée de procéder au réexamen du code électoral en son article 31 afin d’étendre les cas d’inéligibilité prévus à tout agent de l’Etat radié, révoqué ou destitué pour faute grave ou faute lourde. »

Mais quel démon s’est donc emparé du peuple Apr ?

https://www.leral.net/ Au Sénégal, les régimes politiques se nourrissent de « complotite », les menaces extérieures ayant toujours été exorcisées par la découverte d’un ennemi intérieur. Il en était ainsi du temps de la Sfio entre Lamine Guèye et Senghor, il en est encore ainsi du temps de Macky Sall. Comme hier dans le Ps d’Abdou Diouf, le Pds d’Abdoulaye Wade, le peuple Apr réclame du sang. Il veut désigner l’ennemi, ou alors les ennemis intérieurs, pour les livrer à la croix, leur faire prendre le long chemin de leur Golgotha, fait d’imprécations, de cris de haine, d’accusations loufoques, jusqu’à ce que condamnation s’ensuive.
Qui pût penser cela possible, sitôt Macky Sall réélu par un score des si précieux ? Mais qui pût surtout penser qu’au moment où le Président de la République a besoin de l’unité dans ses rangs pour faire face à une conjoncture politique des plus difficiles, ses troupes revenues de combat, investiraient tous leurs efforts dans la désignation d’un nouvel ennemi. Pourquoi tant d’efforts pour rien ? Et qui eût pu penser qu’aveuglés par leurs ambitions personnelles, les amis d’hier se regarderaient en ennemis de demain ? C’est à y perdre la raison. Ils interdisent à ses collaborateurs toute ambition pour 2024 et se retournent contre Macky Sall pour lui interdire de briguer un troisième mandat.
Voyez bien la dernière trouvaille, dans ce qu’elle a d’absurde : dès son arrivée au ministère des Affaires étrangères, Amadou Bâ a voulu supprimer le poste de Directeur général des Sénégalais de l’Extérieur. Ce qu’il a proposé au Conseil des ministres bien avant la sortie récente du sieur Sory Kaba. M. Kaba, limogé malgré tout, avait donc toutes les raisons de tester le ministre Amadou Bâ et de ne pas l’aimer. Il est bien à l’origine de son malheur. Mais une fois le renégat abattu, ses poursuivants se sont rués sur son prétendu mentor, pour désigner son cou au bas de l’échafaud. La preuve de ses accusateurs : une proximité supposée entre le Ministre des Affaires étrangères et son ci-devant Directeur général.
Amadou Bâ le connaissait-il avant ? Non. L’avait-il nommé ? Assurément non. Bien au contraire, Sory Kaba a été nommé alors qu’Amadou Bâ rongeait son frein à la Direction générale des Impôts et Domaines. Il est de notoriété publique que M. Kaba est de Fatick, où il exerçait la fonction d’agent municipal, nommé par Macky Sall, alors opposant. Si Monsieur Kaba devait se réclamer de quelqu’un, c’est bien de celui à qui il venait de s’attaquer en le défiant, remettant en cause ses mises en garde concernant tout débat prématuré sur la prochaine élection présidentielle.
Comment donc peut-on avoir été tête de liste aux législatives, remportées avec justesse, dirigé le Comité de campagne victorieux à Dakar, pour se voir désigner immédiatement « ambitieux et traître » ?
A l’Apr, les combattants sont à l’heure de la guerre préventive. Ils désignent l’ennemi avant même qu’il en devienne un. Une fois leur cible atteinte, ils en désignent une autre, sans le moindre discernement. Et c’est ainsi que sont désignés Aminata Touré, Abdoulaye Daouda Diallo, Ali Ngouye Ndiaye, Oumar Youm, Sidiki Kaba, Makhtar Cissé et même le vitré Abdoulaye Diouf Sarr, Duc de Yoff. Il est lui aussi accusé d’utiliser son patelin Lébou comme rampe pour conquérir Dakar, puis le Sénégal. C’est à croire que tous les responsables de l’Apr sont frappés du même mal et que Macky Sall n’est entouré que d’ambitieux ennemis. Il ne se passe plus un seul jour sans que dans un département du pays, des voix s’élèvent pour demander au Président Macky Sall de prendre garde. Lui qui a l’Etat, les renseignements, méconnaîtrait-il à ce point qui sont ses ennemis ?
Evidemment que non. Mais s’il feignait de les ignorer, le peuple Apr, insondable comme un Dieu bantou, serait là pour les lui faire connaître.Abdoulaye NDIAYE WWW.SENEMEDIA.COM

Corruption présumé à l’Iaaf : Lamine Diack a eu une confrontation avec son ex-vice-président de Helmut Digel

https://actusen.sn/L’ancien patron de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a eu, hier, une occasion en or massif de pouvoir démonter, pièce par pièce, les accusations de son ex-vice-président, qui, dans une déposition à charge digne du nom, avait, devant le magistrat Van Ruymbeke, accusé les Diack de tous les péchés d’Israël. Selon les informations de SourceA, Lamine Diack, a eu une confrontation avec Helmut Digel, son ex-vice président. De 9 heures à 16 heures, à la demande de Lamine Diack, le magistrat-instructeur français a confronté le Sénégalais avec l’Allemand Helmut Digel.
Tout indique que les mille et une accusations de Helmut Digel portées contre les Diack et qui relèvent plus de l’imagination qu’à du réel ont dû être évoquées.
Car l’ancien vice-président de l’IAAF avait parlé, dans sa déposition, d’argent que les Diack auraient demandé à la Ville de Stuttgart, ainsi que d’un Accord que Pape Massata Diack aurait signé au Togo pour le compte de l’IAAF, en Septembre 2007. Or, tout laisse croire que l’accusateur allemand a fait preuve de mauvaise foi

Sokhna Aida Diallo s’apprête à quitter le pays

https://actusen.sn/Malgré la décision du Khalife général des Mourides d’accepter ses plates excuses, Sokhna Aida va s’exiler. La veuve de Cheikh Béthio Thioune qui disputait le Khalifat des Thiantacounes, arrivée à Dakar, tard dans la soirée de mercredi dernier, s’apprête à quitter le Sénégal. Selon le quotidien Libération, elle a décidé de quitter le pays à la fin de la semaine pour une destination encore inconnue. Histoire de se faire oublier…

Casamance / Yancouba Sagna, Maire de Sindian : «Les coupeurs de bois opèrent entre 17 heures et 20 heures»

https://www.dakaractu.com/ « C’est au cœur de la forêt qu’ils opèrent. C’est les comités villageois qui nous informent de leur présence. Malheureusement, ils ont de ses moyens sophistiqués qui leur  permettent de se déplacer très facilement sans être inquiétés. Avant de venir opérer, ils élaborent leur cartographie au cas où ils seraient inquiétés par les forces gouvernementales. Ils commencent leur forfait à partir de 17 heures et s’arrêtent à 20 heures. Jusque tard la nuit, ont entend les bruits des machines et les chutes des armes. Le matin, on ne constate que les dégâts. Nous comptons sur l’accompagnement de la presse et du réseau des journalistes pour dénoncer ces fléaux. Et nous espérons qu’avec leur voies et plumes, les autorités réagiront. Il y aura un éveil de conscience contre ce trafic international. Quand les gens parlent de Cop21 et Cop22, alors que la coupe est toujours visible en Casamance, il y a un paradoxe. Car ce sont les signataires des conventions et traités environnementaux qui soutiennent les coupeurs. C’est malheureux. Le village de Diédièle dans la commune de Sindian paie le plus lourd tribut de cette coupe. Il n’y a plus de veine dans cette localité. Les scieries sont au long de la frontière gambienne… »

Saisie de près de 2 tonnes de cocaïne en Espagne : Des Sénégalais arrêtés

IGFM – Les autorités espagnoles ont démantelé un vaste  réseau de trafiquants de drogue et ont procédé à la saisie de 1900 kg de cocaïne. La drogue était cachée dans huit embarcations de migrants.
Vingt-six (26) personnes dont des Sénégalais ont été arrêtées.
Cette saisie, d’après Source A,  a provoqué la colère de l’Espagne contre Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes chargée du contrôle et de la gestion des frontières extérieures de l’espace Schengen, créée officiellement créée le 6 octobre 2016.
L’organisme chargé de lutter contre l’immigration clandestine dispose en effet d’un budget annuel de 800 milliards de Fcfa et devrait lutter efficacement contre ce genre de problème.

Voyage à Paris : Macky Sall pour cette fois en roue libre

https://www.xibaaru.sn/Le Président de la République, Macky Sall est attendu ce vendredi à Paris. Un voyage du Président de la République à Paris qui se passe sans être mouvementé, il est rare de le trouver. Pourtant, c’est ce qui va se produire cette fois-ci. Pourtant, à Paris, il va y avoir un télescopage, puisque, l’ancien maire de la Ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall qui vient d’être élargi de prison, suite à une grâce présidentielle s’y trouve présentement en compagnie d’un de ses principaux lieutenants, le bouillant Barthélémy Dias. Mais, aucune manifestation des partisans de l’ancien maire de Dakar à Paris, n’est prévue pour accueillir le Chef de l’Etat.
Khalifa Ababacar Sall a pour l’instant l’esprit tourné ailleurs, après avoir déclaré n’éprouver aucune rancune vis-à-vis des tenants du pouvoir. Or, sauf manifestation des partisans de Khalifa Ababacar Sall qui se trouvent d’ailleurs divisés, il sera difficile de trouver d’autres militants de l’opposition dans les rues de Paris pour chahuter le Chef de l’Etat, Macky Sall, lors de son passage à Paris. Le principal parti d’opposition au Sénégal, le Parti démocratique sénégalais (PDS) est actuellement dans les rangs. C’est le PDS qui avait l’habitude de rendre mouvementés les voyages du Chef de l’Etat dans les principales capitales occidentales. Les motifs pouvant pousser le PDS à manifester son mécontentement contre le Chef de l’Etat semblent être dissipés avec les retrouvailles entre ce dernier et Me Abdoulaye Wade.
Quant à Ousmane Sonko qui avait pu faire un score honorable à Paris lors de la dernière élection présidentielle, il se trouve que son parti connait actuellement la léthargie dans la capitale française. Les militants de Pastef se trouvent réduits en silence à Paris, car ne pouvant plus croire en leur leader Ousmane Sonko. Dans ces conditions, que peut faire Sidy Fall du MSU en France qui est également le coordonnateur du Front populaire pour la défense de la République (FPDR) en Europe. Rien, si ce n’est baisser pavillon et constater son impuissance à ne rien faire pour rendre désagréable le séjour du Chef de l’Etat en France. Macky Sall va pouvoir pour cette fois, dérouler en roue libre en France.

Le seul fait d’être le digne fils de son père, ne devrait-il pas discréditer à jamais Karim Meïssa Wade ? Par Mody NIANG

Dans mes livres comme dans mes contributions qui lui sont consacrés, j’ai toujours affirmé avec force que, si notre pays était une grande démocratie avec des institutions solides et un peuple mature dans son écrasante majorité, le vieux président-politicien serait aujourd’hui en prison ou, au moins, en train de raser les murs. Le moins grave des scandales qui ont jalonné sa longue gouvernance y suffirait. J’ai suivi pas à pas ces scandales et les ai  au fur et à mesure dénoncés dans trois livres et des dizaines de contributions. Cette même préoccupation m‘a habité dans ma contribution du mardi 22 octobre 2019. Je m’y suis employé à remonter en surface l’un des plus gros scandales de sa gouvernance meurtrie : le détournement sans état d’âme d’un don de Taïwan de 15 millions de dollars, soit 7,5 milliards de francs CFA, « destinés à la réalisation de projets sociaux au Sénégal ». J’ai été aidé dans cet exercice que je poursuis ici, par deux textes bien fouillés de M. Mamadou Oumar Ndiaye, Directeur du quotidien ‘’Le Témoin’’. Je rappelle que, dans ce forfait, le vieux président s’est appuyé sur un de ses sulfureux conseillers spéciaux, un certain Pierre Aïm. Ce dernier s’est rendu en Chine avec une lettre du vieux président qui lui donnait carte blanche pour finaliser la négociation. Je renvoie le lecteur à ma contribution du mardi 22 octobre 2019 qui s’est inspirée du premier texte de M. Ndiaye intitulé « Comment l’argent destiné au Sénégal s’est retrouvé dans un compte privé à Chypre ? »
Dans un second texte du même quotidien Le Témoin et repris par Nettali du mardi 26 décembre 2006, M. Ndiaye revient à la charge, avec  des informations qui accablent encore plus le vieux président. Il nous rappelle que son sulfureux conseiller s’est rendu à deux reprises à Taïpeh, auprès du Président Taïwanais, M. Chen Shui-Bian. Le premier séjour a eu lieu du 14 au 17 décembre 2004 et le second du 22 au 25 mars 2005. M. Ndiaye signale qu’entre-temps, le tortueux conseiller avait eu, le 17 janvier 2005, une séance de travail avec M. Bruno Shen, alors premier conseiller de l’Ambassade de Chine-Taïwan à Dakar. C’est au cours du second séjour qu’il a reçu les 15 millions de dollars pour le compte de son mandant. Á cet effet, il rédigea une décharge dans laquelle   « il (certifiait) avoir reçu la somme de 15 millions de Dollars US dans le cadre du projet de construction à caractère social pour le Sénégal ». C’était le 22 mars 2005 et il signa : « Pierre Aïm, Fenêtre Mermoz, Dakar. » Ce n’était pas tout d’ailleurs. Il signa une autre décharge pour « avoir reçu la somme d’un million de dollars US pour la prestation de service et conseil dans les relations entre la République de Chine et le Sénégal ».
Pour chacune de ces décharges, Mamadou Oumar Ndiaye renvoya au fac-similé qu’il prenait le soin de joindre. C’était donc clair comme l’eau de roche.
M. Ndiaye donna ensuite des précisions sur l’Odyssée des 15 millions de dollars. On se rappelle que Pierre Aïm avait réfuté l’information selon laquelle le fameux magot avait transité dans un compte bancaire ouvert par son fils à Nicosie, en Chypre. « En fait, affirmait M. Ndiaye, M. Aïm ne nous a pas dit toute la vérité. Si les 15 millions de dollars se sont bel et bien retrouvés à Chypre, en effet, ils ont bel et bien transité par le compte bancaire de son fils mais… aux Etats-Unis, à la Bank of América rue Lincoln Road plus précisément. Et c’est à partir de ce dernier compte qu’ils ont été virés à Chypre dans le compte de la Société Fitem Entreprises Limited, ouvert dans les livres de la Société générale. La société Fitem Entreprises qui appartient non pas à Emmanuel Aïm comme nous l’avons écrit mais… à M. Jérôme Godard. » Nous reviendrons à ce Jérôme Godard, qui est une vieille connaissance du couple Wade-père et Wade-fils.
Où en est-on avec ces fameux quinze millions de dollars, s’est demandé à juste raison Mamadou Oumar Ndiaye ? Il répond lui-même à cette question en ces termes : « Jusqu’à présent, il n’y a nulle trace au Sénégal des 15 millions de dollars placés dans le compte bancaire de Fitem Entreprises à Chypre. Il avait bien été dit une fois, et la presse de la mouvance présidentielle l’avait écrit, que M. Macky Sall s’était rendu à Paris pour ramener six milliards de francs que Idrissa Seck ″le voleur″ avait accepté de restituer. Il s’agissait en fait de l’argent de Taïwan que Macky était allé essayer de récupérer. D’après nos sources, il aurait fait chou blanc vu que Jérôme Godard, qui est le cosignataire du compte, a refusé de signer pour la libération des fonds. » Comme s’il se rendait à l’évidence, M. Ndiaye conclut : « On en est là… Une seule certitude : les 7,5 milliards de Taïwan n’ont pas encore été rapatriés au Sénégal. Mais rassurez-vous : ils ne seront jamais perdus pour tout le monde.
On pouvait donc affirmer que la cause était vraiment entendue. Elle l’a été en tout cas du côté de la présidence de la République qui avait observé un silence assourdissant, comme chaque fois qu’il était question des nombreux et graves scandales qui mettaient directement en cause son locataire. On se souvient pourtant qu’il avait menacé M. Moustapha Niasse de plainte, parce que simplement ce dernier avait insinué que les 6 milliards de francs CFA qui s’étaient volatilisés de la SONACOS en 2001, ont pu financer sa campagne pour les élections législatives anticipées du 29 avril 2001. De même, le journaliste Mame Less Camara n’avait-il pas été traîné devant la Division des Investigations criminelles (DIC) pour avoir simplement déclaré que « si on n’y prenait garde, il (Me Wade) allait apprendre aux mécaniciens à tourner des vis » ?
Abdourahim Agne n’avait-il pas été envoyé en prison pour avoir demandé à ses concitoyens de descendre dans la rue et évoqué la ‘’Révolution orange’’ à Tbilissi, en Géorgie ?
Pour si peu donc, il menaçait des citoyens de plainte, envoyait d’autres à la DIC ou en prison. Voilà qu’on l’accusait publiquement d’avoir détourné 7,5 milliards de francs CFA « destinés à la réalisation de projets sociaux au Sénégal », il se réfugiait dans un silence total dans son palais !
L’argent a été négocié dans les règles de l’art, par les responsables du PCRPE, le Ministre Cheikh Tidiane Sy – à quel titre ? –, le Ministre de l’Économie et des Finances ou ses services compétents. Quand le fruit était devenu mûr, le Président de la République remit la fameuse lettre à son sulfureux conseiller Pierre Aïm. On connaît la suite.
Quelque temps après, l’affaire gravissime était oubliée et on passait à d’autres scandales puisque, apparemment, les Sénégalais n’ont plus de mémoire, ni de capacité d’indignation : ils sont prêts à avaler toutes les couleuvres du monde.
Heureusement, grâce à des circonstances imprévues, l’affaire allait rebondir. Les Sénégalais étaient surpris d’un communiqué du Conseil des ministres, celui du 05 janvier 2006. Il y était porté à leur connaissance que le Président de la République informait le Conseil « avoir reçu d’un ami un don personnel de 6 milliards de francs CFA », don qu’il « (avait) décidé de réinvestir dans les secteurs sociaux ». Six milliards et non plus sept et demi, puisque les 7,5 avaient été entre-temps amputés de 1, 5.
Une dizaine de jours plus tard, Me Wade et son Gouvernement nous jouaient le plus enfantin des cinémas : le Premier Ministre de l’époque, Macky Sall, organisa une cérémonie de « remise d’attestations » à un certain nombre de Ministres gérant des secteurs sociaux, pour mieux nous jeter de la poudre aux yeux. Cette mise en scène grotesque n’avait, évidemment, trompé personne. Jusqu’à preuve du contraire, le Premier Ministre Sall n’avait rien distribué, du moins n’avait distribué que du papier. Jusqu’à preuve du contraire, aucun franc des 6 milliards annoncés n’avait franchi les frontières nationales. Interrogé par les journalistes présents à la cérémonie, l’ancien Premier Ministre plus ou plus énervé, répondit laconiquement : « Aller vous dire par où est passé l’argent pour arriver là, je ne le sais pas et cela ne m’intéresse pas. » Coïncidence pour coïncidence, le sulfureux Gérôme Godard, l’ami des Wade, qui réclamait de l’argent au Sénégal dans le dossier des Industries chimiques du Sénégal (ICS), avait reçu une compensation de 6 milliards exactement. C’est, du moins la version du quotidien Le Populaire dans son ‘’Off’’ de l’édition des samedi 15 et dimanche 16 novembre 2008. Je crois difficilement à cette version. Me Wade se débarrasser de ses 6 milliards dont le lien avec ladite compensation était loin d’être évident ! Il se débrouillerait sûrement pour que son Gouvernement frappât à d’autres portes.
J’ai fait état tantôt de circonstances imprévues qui mettront la puce à l’oreille de certains journalistes et observateurs. D’abord, on se souvient que le Sénégal avait sans crier gare rompu ses relations diplomatiques avec Taïwan, pour renouer avec la République populaire de Chine. La visite du Ministre sénégalais des Affaires étrangères à son homologue chinois fut sanctionnée par un communiqué officiel où le Sénégal reconnaissait Taïwan comme faisant partie intégrante de la Chine continentale. Naturellement, les Taïwanais n’avaient pas apprécié ce retournement soudain et cette ingratitude du Sénégal. On raconte que c’était à ce moment-là que l’idée leur était venue de vendre la mèche des fameux 15 millions de dollars.
L’autre circonstance est liée à l’arrestation de Chen Shui-bian, l’ancien Président de la République de Taïwan, en novembre 2008. Il était accusé notamment de détournements de deniers publics, de blanchiment d’argent, de corruption, de faux et usages de faux, etc. Une enquête des nouvelles autorités atterrit alors à Dakar et découvrit que les fameux 15 millions de fonds chinois n’avaient jamais été encaissés par le Trésor public sénégalais. Les enquêteurs seraient même tombés sur beaucoup de journaux qui avaient traité de l’affaire et facilité leur travail, pour ce qui concerne notre pays tout au moins. C’était encore là une information donnée par le quotidien  Le Populaire des samedi 15 et dimanche 16 novembre 2008.
C’était donc devenu un secret de polichinelle : le vieux président-politicien Wade avait bien détourné, et sans état d’âme, les 15 millions de fonds taïwanais dans les conditions que nous savons. C’était le premier délinquant de la République, un parjure qui piétinait la Constitution et les autres lois qu’il avait pourtant solennellement juré de défendre. Rien d’étonnant donc qu’il accomplît ses sales besognes avec la complicité d’hommes peu recommandables, dont au moins deux étaient ses conseillers et les amis de son fils bien aimé. Qui étaient-ils, ces hommes dont ne voulaient même pas leurs propres patries ? J’en ai eu une idée, avec mes propres investigations.
Il s’agissait d’abord de Pierre Aïm, alors conseiller spécial du vieux président. L’homme était un véritable aventurier, dont ne s’embarrasserait aucun Président vertueux. Le quotidien français Le Monde des samedi 29 et dimanche 30 juin 2002 nous apprit que l’homme, arrêté en mi-juin en Italie, a été présenté comme le conseiller du président sénégalais. Il figurait alors dans la délégation du président congolais Denis Sassou Nguesso, dont il était lui aussi le conseiller. Le président Nguesso participait alors au Sommet de la FAO. C’est le Ministère français des Affaires étrangères qui avait informé la Justice italienne de la présence de l’homme qui était sous le coup d’un mandat d’arrêt international délivré par le juge de Nanterre. Le quotidien français précisa que « le Sénégal (était) son premier pays d’accueil, mais il nouera des contacts privilégiés dans toute l’Afrique de l’Ouest (et qu’il) se lançait dans des investissements à la rentabilité incertaine ». Il avait notamment travaillé avec le Groupe Bolloré qui l’a remercié en 2000. Il avait aussi dirigé la Société de manutention Saga et sera accusé d’un détournement de 50 millions d’euros, dans la gestion de la Société parisienne d’alimentation et de distribution.
L’autre conseiller du vieux président-politicien, lui aussi peu recommandable, était M. Ely Calil, âgé alors d’environ 66 ans. Comme le précédent, il a eu maille à partir avec la Justice française. C’est ainsi qu’il a été mis en examen et écroué le vendredi 21 juin 2002 à Paris, dans le cadre d’une enquête sur des commissions versées en marge de contrats conclus par le Groupe français  pétrolier Technip. Le montant de ces commissions était alors estimé à 10 millions d’euros. Nous étions dans les années 90. C’est le célèbre juge d’instruction parisien Renaud Van Ruymbeke qui l’avait mis en examen pour « culpabilité et recel d’abus de biens sociaux », dans ce dossier ouvert en marge de la grosse Affaire Elf.
M. Calil, d’origine libanaise, résidait alors à Londres et possédait la nationalité sénégalaise et britannique. Son avocat qui s’apprêtait à déposer une demande de liberté provisoire pour son client expliqua que « l’Ambassadeur du Sénégal en France a indiqué au Quay d’Orsay que M. Calil était à Paris pour préparer le voyage du président Wade au Sommet de l’Organisation de l’Unité africaine (Oua) qui devait se tenir à Addis Abéba ». Ce que le Quai d’Orsay avait aussitôt démenti, en affirmant que le président Wade était en visite privée en France. Je retrouvais un peu moins de deux mois après notre cher conseiller. Dans son édition du mercredi 28 août 2002, le quotidien français Le Figaro révéla qu’il était convoqué par la Justice française, dans une nouvelle Affaire ELF. Il a été interrogé en mi-septembre par le même juge Van Ruymbeke, du pôle financier du Tribunal correctionnel de Paris. L’interrogatoire portait cette fois-ci sur « 70 millions de dollars versés en 1995 par ELF sur ses comptes suisses à l’occasion d’un marché pétrolier avec le Nigéria ».
Un troisième larron, c’était ce fameux Jérôme Godard qui n’éveille pas en nous de bons souvenirs. On disait de lui qu’il était très proche du fils de son père. C’est lui qui avait fait saisir, à un très mauvais moment, « les comptes bancaires new-yorkais des Industries Chimiques du Sénégal et empêché cette entreprise de travailler pendant presque un an » ! L’essentiel des transactions des ICS se faisait alors avec lui. C’est également lui qui, selon Mamadou Oumar Ndiaye, était le propriétaire de la Société Fitem Entreprises Limited de Chypre, dans le compte de laquelle les fameux 15 millions de dollars de fonds taïwanais avaient été finalement versés.
Voilà quelques individus, de véritables aventuriers parfois apatrides, qui étaient les conseillers et compagnons des Wade, plusieurs années après l’avènement de l’alternance. « Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es ! », dit un proverbe.  Nous savons désormais qui hantaient les Wade et, partant, qui ils étaient (et qu’ils sont encore aujourd’hui). Qui ne le savait pas déjà d’ailleurs ?
Nous savons surtout, nous en sommes plus convaincus encore, que c’était uniquement l’appât du gain qui rapprochait le vieux président-politicien de ces individus-là. Rappelons-nous les propos que lui prêtait Idrissa Seck dans l’un de ses fameux CD, tout au début de l’alternance : « Nos soucis d’argent sont terminés ! » L’homme était donc friand d’argent et était prêt (et l’est encore aujourd’hui, malgré un âge avancé) à toutes les compromissions pour en gagner le maximum. Voilà l’homme qui continue de peser sur la vie politique du Sénégal ! Voilà le nonagénaire qui est sûrement en train de négocier avec son successeur et sosie ‘’la réhabilitation et l’endommagement’’ de son bien aimé fils. De ce fils dont des compatriotes portent encore la candidature à l’élection présidentielle de février-mars 2024 ! Notre pays est-il prêt à accepter seulement sa candidature à cette haute fonction, surtout dans une période qui coïncidera avec l’exploitation de notre pétrole et de notre gaz ? Le seul fait d’être le digne fils de son père devrait le disqualifier à jamais pour toute candidature à une quelconque institution de la République ? En février 2024, nous aurons vécu dans la mal gouvernance pendant 62 ans. N’en avons-nous pas vraiment assez ? Sommes-nous prêts à seulement envisager l’élection d’un homme ou d’une femme qui prolongerait cette mal gouvernance ? Il est temps, vraiment temps de tourner définitivement la page de ce couple Wade-père Wade-fils, qui nous en a fait voir de toutes les couleurs avec sa gouvernance meurtrie de douze longues années.Dakar, le 24 octobre 2019Mody NIANG

Affaire Petro-Tim : Babacar Mbaye Ngaraf, le premier sur la liste du Doyen des juges

https://www.leral.net/Babacar Mbaye Ngaraf sera le premier à être auditionné par le doyen des juges dans l’affaire Petro-Tim. Selon Les Echos, ces auditions vont démarre d’ici le 4 novembre et dureront jusqu’au 25 novembre prochain. Tous ceux qui ont été entendus par la Dic, feront face au Doyen des juges. Deux à trois personnes seront auditionnées par jour, selon la même source. Une trentaine de personnes seront entendues au total.

Ziguinchor : D’anciens militaires et d’ex-rebelles du Mfdc arrêtés…

https://senego.com/ C. T. Bodian, M. Diatta, O. Diédhiou, A. Bodian et L. Diédhiou ont été arrêtés et déférés au parquet hier, à Ziguinchor.
A en croire le Journal Enquête, ces anciens militaires et ex-combattants du Mfdc sont poursuivis pour délits d’association de malfaiteurs, vol en réunion avec violence commis la nuit avec usage d’arme, complicité de fourniture de moyen de détention d’arme à feu sans autorisation, usurpation de fonction et de titre.

Des millions emportés

Le gang qui dépouillait la population a emporté plusieurs millions FCfa, notamment après l’attaque contre une boutique établie au quartier de Lyndiane dans la commune de Ziguinchor, aux environs de 2 heures du matin.
Un boutiquier attaqué Atteint par balle, le boutiquier a été transféré aux urgences de l’hôpital régional de Ziguinchor. Mais sa vie est hors de danger. Les bandits ont tiré des coups de feu et semé la panique dans cette zone. Ils ont emporté une importante somme d’argent.

 LES PIQUES DE L’AS DE CE VENDREDI

SenePlus  |   Publication 25/10/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Dionne ramène Yaya Sow dans les rangs

Peut être la fin du feuilleton de la rébellion du jeune député maire de Robot Escale. Hier Yaya Sow a été reçu longuement par l’ancien Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne qui l’a ramené à la raison. D’après de sources de « L’As», Yaya Sow, qui a très mal pris les manœuvres de certains responsables de l’Apr dont Farba Ngom qui aurait tenté de l’isoler en convoquant des élus de son département pour tenter de le désavouer, est entré dans une colère noire. Il a rappliqué sur Dakar hier pour tenir une conférence presse et déballer contre ses adversaires. Heureusement que le ministre d’Etat Secrétaire général de la Présidence est entré en action pour désamorcer la bombe en attendant qu’il rencontre le chef de l’Etat himself.

Abdou Karim Sall en action

Le musée des Civilisations de Dakar a abrité hier les différentes festivités marquant la célébration officielle de la journée desNations-Unies, jour anniversaire de l’entrée en vigueur de la Charte des Nations Unies en 1945. A l’occasion de la cérémonie présidée par le ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdou Karim Sall, une minute de silence a été observée à la mémoire des soldats sénégalais disparus récemment en République de Centrafrique (RCA) et de tous les casques bleus onusiens tombés sur les théâtres d’opération. Abdou Karim Sall a rappelé que le Sénégal a inscrit le respect et la promotion des droits de l’homme au nombre de ses priorités en matière de politique étrangère, «comme en témoigne sa présidence actuelle du Conseil des Droits de l’homme qui vient d’ailleurs de tenir sa retraite annuelle à Dakar». Renchérissant, le coordonnateur résident du Système des Nations-Unies au Sénégal, Mme Priya Gajraj a soutenu que notre pays affiche une stabilité politique reconnue, un dynamisme économique, et des progrès notables sur le plan social.

Observateur National des Lieux de Privation de Liberté

L’Observateur National des Lieux de Privation de Liberté (Onlpl) a été reçu par le Haut Commissaire des Nations-Unies aux Droits de l’homme, Michelle Bachelet qui séjourne au Sénégal, dans le cadre de la retraite de trois jours à Dakar du Conseil des droits de l’Homme des Nations-Unies. Au cours de cette rencontre, Mme Josette Marceline Lopez Ndiaye a exposé à l’ex-Présidente du Chili le Mécanisme National de Prévention (MNP) de la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants qu’est l’Onlpl. Elle a rappelé que l’Observatoire a été créé dans le strict esprit de l’Opcat et que le Sénégal reste le premier pays, notamment en Afrique francophone, à s’être doté d’un tel instrument. En outre, Josette Marceline Lopez Ndiaye a expliqué l’expérience du Sénégal sur les questions liées aux visites programmées ou inopinées dans les lieux de privation de liberté, à la formation et aux renforcements de capacités dispensés aux agents d’exécution des lois. Pour sa part, le Haut-commissaire des Nations-Unies aux Droits de l’homme a manifesté sa disposition à apporter son soutien au Sénégal.

46 Sénégalais interpellés par la police en Guinée Conakry

Secoué par des manifestations populaires contre un troisième mandat, le régime du Président Alpha Condé cherche des boucs émissaires. La police guinéenne procède à des arrestations tous azimuts de personnes de nationalités étrangères qu’elle accuse de présence suspecte en Guinée. Des Sénégalais figurent par les étrangers arrêtés par la police les Mardi 22 et Mercredi 23 octobre. Les limiers ont interpellé, d’après un communiqué de la cellule de communication du Gouvernement, respectivement 141 étrangers africains. D’après la même source, ces derniers étaient confinés dans des concessions aux périphéries de Conakry précisément à Kagbélen dans la Commune Urbaine de Dubréka et à Kountya dans la Préfecture de Coyah. Il y a 46 Sénégalais, 84 Bissau-guinéens, 09 Guinéens, 01 Burkinabé, 01 Gambien. Le procureur général de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête. Selon le gouvernement guinéen, les premières auditions menées par des officiers de police judiciaire révèlent une présence insolite et suspecte. Pour les autorités guinéennes, cette opération prouve à suffisance la récurrence d’infiltration d’étrangers tant à Conakry que dans des grandes villes de l’intérieur du pays. Le directeur exécutif de la Section sénégalaise d’Amnesty internationale, Seydi Gassama, demande au Gouvernement du Sénégal de s’assurer que les droits de nos compatriotes sont pleinement respectés par les autorités guinéennes.

La tête du député Malick Guèye réclamée

La coordination départementale de la jeunesse du Grand Parti (GP) de Mbour est très remontée contre le coordonnateur national de la jeunesse, le député Malick Guèye. Ces jeunes du parti de Malick Gakou réclament la tête de leur leader. Face à la presse, les contestataires ont fustigé la démarche du coordonnateur national des jeunes, Malick Guèye. Le coordonnateur départemental de Mbour Fallou Sall et ses camarades lui reprochent son immobilisme. Ils craignent ainsi que l’absence d’animation du GP constitue un handicap aux prochaines élections locales. De l’avis de Fallou Sall, le coordonnateur national des jeunes devait au moins avoir un agenda des activités de la jeunesse. C’est pourquoi, il demande au président du GP, Malick Gakou, de choisir un autre profil capable de gérer la jeunesse. Joint au téléphone, le député Malick Guèye joint n’a pas voulu répondre au coordonnateur de la jeunesse départementale de Mbour.

France : les « Khalifistes s’entredéchirent »

http://www.dakarmatin.com/ Khalifa Sall mettra-t-il de l’ordre chez ses partisans en Hexagone ? C’est la question qui taraude l’esprit de beaucoup d’acteurs au pays de Marianne depuis que l’ex maire de Dakar a mis ses pieds dans la capitale française. Deux camps, l’un dirigé par Malick Youm et l’autre par Yaye Ami Diop, s’affrontent pour le contrôle du cadre politique « khalifiste » encore inexistant.
Khalifa Sall est depuis hier en France. Il a jeté son dévolu sur l’Hexagone pour sa première sortie hors du Sénégal après sa libération. Une visite politique chez ses soutiens qui, au début, ont porté ensemble le combat pour sa libération. Sauf qu’aujourd’hui, les dissensions ont fini de fissurer ses sympathisants et soutiens.
Parce que dans la galaxie parisienne de l’ancien maire de Dakar, les blocs se sont démarqués. Tout les oppose, au point que deux camps se sont formés pour contrôler un cadre politique qui est en réalité non défini, si ce n’est que la personne de Khalifa Sall, seul élément sur lequel ils s’accordent.
Pourtant, ils ont au début, porté ensemble de façon spontanée et désintéressée, le combat pour le sortir de la Mac de Rebeuss . Une cause « citoyenne qui les unissait », même si le noyau dur était des socialistes dormants, amorphes et inactifs. Mais reconnu être les dignes représentants du PS Sénégal en France.
D’autres, affiliés à aucun parti politique, ni mouvement politique, remparts contre toute injustice, sont venus gonfler les rangs. Mais au fur et à mesure qu’ils mènent la lutte, les ambitions politiques se dessinent et s’entrechoquent et finissent par fissurer la cohésion, même si elle n’était que de façade. Et deux camps s’opposent depuis le début sur l’orientation à prendre pour donner corps à ce cadre politique disparate.
Des divisions qui datent depuis toujours
Si certains estiment avoir une légitimité politique et historique,  de leur vécu socialiste pour coordonner les activités de ce cadre, d’autres, surtout les jeunes, optent pour une gestion démocratique et transparente du cadre. La divergence de ces deux camps ne fait plus l’objet d’aucun doute. La preuve, chacun des deux camps à fêter à sa manière la libération de Khalifa Sall.
Le camp de Malick Youm avait opté pour un « sabar endiablé » à Barbes, un quartier populaire de Paris, pour remercier sympathisants et soutiens politiques. En concomitance de cette Sarabande joyeuse, la bande de Yaye Ami Diop faisait une assemblée générale pour se partager les postes d’une fédération politique inexistante structurellement.
« Ces divisions existent depuis belle lurette », confie à ReseauNews une source interne. D’après elle, « il y avait juste un semblant d’unité de façade quand nous sommes avec les autres formations politiques ». Maintenant que le général est dehors, le moment est venu pour certains de prendre les devants pour récolter le gain politique du combat mené par une multitude de mouvements de soutien et de simples citoyens.ReseauNews

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