Rp du Mercredi 23 Octobre 2019

Unes ed la presse du Mercredi 23 Octobre 2019
Unes ed la presse du Mercredi 23 Octobre 2019

BILAN HIVERNAGE 2019 : «DES PERSPECTIVES DE BONNES RÉCOLTES»

http://www.emedia.sn/Omar Sané, le Directeur de l’Agriculture, tire un premier bilan satisfaisant de l’hivernage 2019 finissant. Interrogé par Radio Sénégal, il souligne que « même si un déficit pluviométrique a été constaté surtout dans le Nord du pays », l’on peut s’attendre à « de bonnes récoltes ».

Evaluation satisfaisante de l’hivernage 2019

« Ce qu’il faut retenir, tranche-t-il, c’est qu’aujourd’hui, d’une manière générale, on a démarré un peu partout les récoltes, surtout dans la zone Sud et Centre. Ces récoltes concernent, particulièrement, le mil, le niébé, l’arachide, et le maïs. Pratiquement, la majeure partie des spéculations sont arrivées à maturité ou bien sont en phase terminale de maturité. Ce qui fait suite à un bon déroulement de la campagne. Au départ, nous avons eu quelques inquiétudes surtout dans la zone Nord. Mais quand même nous avons vu que le mois d’août, septembre et même octobre, (il a continué de pleuvoir), avec une certaine quantité. Toutes les conditions étant réunies, aujourd’hui, on s’attend à de bonnes récoltes ».

Un programme additionnel dans la zone Nord

Toutefois, fait-il remarquer, « l’hivernage n’est pas homogène, (et) il y aura peut-être quelques poches où on peut constater quelques déficits ».
Concernant lesdites poches, Omar Sané signale « la mise en place d’un programme additionnel, avec des techniciens, pour surveiller la situation (afin) de réussir une bonne saison de décrue ». Lequel programme, poursuit-il, « a même touché la zone Nord, (Matam, Podor, entre autres). Ce, à travers la mise en place « de cultures de cycle court, qui sont arrivées, la majeure partie, à maturité, à part le manioc, qui va traverser toute cette période de saison sèche ».
D’une manière générale, insiste-t-il, « nous avons une situation favorable avec des perspectives de bonnes récoltes » au Sénégal.

ACHAT DE TROIS PATROUILLEURS : COMMENT LE SÉNÉGAL COMPTE PROTÈGER SON GAZ

NETTALI.COM – En vue de la prochaine exploitation du gisement de gaz de Géant Tortue par Bp, sur la frontière avec la Mauritanie, le Sénégal cherche à accélérer la consultation restreinte ouverte l’an dernier pour l’achat de trois patrouilleurs hauturiers (Opv-Offshore Patrol Vessel).
Nous tenons cette information de la dernière livraison de La Lettre du Continent. « Pour ce marché, le Français Kership, détenu par Naval Group et Piriou, ainsi que le chantier Naval de la Rochelle Ocea, ont été consultés », précise notre source.
« En 2006, ajoute le journal en ligne, Ocea avait déjà livré au Sénégal  un patrouilleur de 58 mètres, le Fouladou, actuellement utilisé par les garde-côtes. Outre les opérations pétrolières en offshore, les futurs patrouilleurs doivent également surveiller les zones de pêche, les ressources halieutiques du pays étant régulièrement l’objet de conflits entre pêcheurs sénégalais et mauritaniens, et ce malgré un accord de pêche négocié et signé en juillet 2018 ».
Pour finir, La Lettre du Continent ajoute qu’à l’automne dernier, le chef d’état-major de la marine sénégalaise Momar Diagne s’est rendu au salon Euronaval  au Bourguet, consacré à l’industrie de défense maritime

UNE NOUVELLE STRATÉGIE DE FINANCEMENT DES PROJETS D’INFRASTRUCTURES EN GESTATION

Dakar, 22 oct (APS) – Le Sénégal et la République populaire de Chine envisagent de mettre sur pied un groupe de travail pour discuter de la nouvelle stratégie de financement des projets d’infrastructures, a appris l’APS.
Le procès-verbal instituant la création de ce groupe de travail a été paraphé mardi à l’issue d’une rencontre entre le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, et une délégation de la République populaire de Chine conduite par Wang Sheng Wen, représentant du ministère du commerce chinois, selon un communiqué
Le groupe de travail va également ‘’voir comment intensifier la coopération entre la République populaire de Chine et le Sénégal en matière d’infrastructures routière’’.
Me El Hadji Oumar Youm, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, a reçu ce mardi à la Sphère ministérielle de Diamniadio, une délégation de la République populaire de Chine, indiquent ses services dans un communiqué.
La délégation chinoise était conduite par Wang Sheng Wen, représentant du ministère du commerce chinois, accompagné par des membres de l’administration chinoise, des autorités des collectivités locales, mais aussi de directeurs d’entreprises et d’institutions financières chinoises.
Côté du Sénégal, il y avait l’ensemble des directeurs nationaux, et directeur généraux des structures sous la tutelle du ministère des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, selon la même source.
Elle ajoute que Omar Youm s’est félicité du volume des investissements de la Chine, dans le domaine des infrastructures au Sénégal depuis 2012, qui s’élèvent à 1 354 387 413 $ US.
Ce montant concerne les études et travaux achevés de l’autoroute Thiès-Touba, financés par Eximbank China à hauteur de 690 728 949 $, les études et les travaux achevés de l’autoroute Aibd-Mbour-Thiès financés toujours par Eximbank China à hauteur de 400 114 521 ; et les études et travaux en cours du Pont de Foundiougne, financés à 70 604 333 $.
Selon le communiqué, M. Youm ‘’a expliqué à la délégation chinoise l’importance que le Président de la République son excellence Macky Sall, accorde aux projets de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack qui attend toujours la signature de la convention de financement, et les projets de Viaduc de Cambérène et de la route des Niayes’’.
Le document souligne que ‘’la rencontre a été l’occasion pour les deux parties de revoir : les problèmes existants en matière de coopération dans le secteur des infrastructures, les nouvelles mesures prises lors du Forum china-africain (Focac), les axes de renforcement de la coopération et de la mise en oeuvre des projets d’aide, le respect par les entreprises chinoises de la réglementation en vigueur et de leur responsabilité sociale’’.
M. Youm a enfin invité les entreprises chinoises à ‘’plus d’ouverture à l’égard des entreprises sénégalaises, pour des partenariats gagnant-gagnant, pour le transfert de technologie, pour travailler dans une étroite communion, pour le développement du Sénégal dans la création de richesses et d’emplois’’.OID

DOING BUSINESS 2020 : Le Sénégal absent du Top 20″ mondial des meilleurs réformateurs

https://www.seneweb.com/Ce jeudi, la Banque mondiale va publier son rapport Doing Business 2020. Il dévoilera ainsi, le classement mondial qui note les pays en fonction des réformes entreprises pour améliorer le climat des affaires. Dans le classement 2019, notre pays avait reculé d’un rang. De la 140ème place, il s’était retrouvé à la 141ème position. Pour 2020, une amélioration du score pourrait lancer un bon signal aux investisseurs.
Cependant, en attendant la publication complète du rapport, le Sénégal est assuré de ne pas faire partie du Top 20 mondial des pays ayant entrepris des réformes qui ont substantiellement amélioré leur climat des affaires. Et pourtant, 5 pays africains ont réussi à s’insérer dans ce Top 20. Il s’agit du Kenya, du Nigeria, du Togo, de Djibouti et du Zimbabwe. Top 20 des meilleurs réformateurs mondiaux: Azerbaijan, Bahrain, Bangladesh, Chine, Djibouti, Inde, Jordanie, Kenya, Kosovo, Koweït, Kirghizistan, Myanmar, Nigeria, Pakistan, Qatar, Arabie Saoudite, Tadjikistan, Togo, Ouzbékistan, Zimbabwe.

Meïssa Babou : «Notre Rythme D’endettement ExponentielA Atteint 51,5%»

https://www.xibaaru.sn/ «La reconstitution de la dette, avec un taux d’endettement qui représentait 39,7% du Pib, au début de la seconde alternance, a connu une hausse, car le Gouvernement s’est engagé dans un niveau d’endettement exponentiel qui a atteint, aujourd’hui, 51,5% en dépit des alertes de certains spécialistes et experts». La révélation est de l’Economiste, Meïssa Babou.
À ce tableau ombrageux est venu se greffer le niveau de pauvreté qui ne cesse de culminer. Ce, en dépit des Bourses familiales de 25 000 F Cfa qui n’ont pas permis, jusqu’ici, dit Meïssa Ndiaye dans les colonnes de SourceA, de baisser le niveau de pauvreté, sur le long terme.
A en croire l’Economiste qui passe au crible le niveau d’endettement du Sénégal, face aux exigences de réélection, le Gouvernement a ignoré les politiques d’investissement, au profit de celles sociales comme les Bourses familiales, la Couverture maladie universelle, le Pudc etc. Mais, constate-t-il pour s’en désoler, «ces mesures politiques ont plombé toute possibilité de maîtrise des politiques économiques».

MACKY SALL INVITE À ‘’AGIR ENSEMBLE’’ POUR SAUVER LES OCEANS

Dakar, 23 oct (APS) – Le chef de l’Etat sénégalais a invité, mercredi à Oslo (Norvège), les Etats, le secteur privé, les institutions internationales, la société civile et les organismes de recherche à ‘’agir ensemble pour inverser la tendance’’ et sauver les océans.
‘’Nous ne pouvons pas nous résigner quand notre propre avenir et celui des générations futures est en cause. Etats, secteur privé, institutions internationales, société civile et organismes de recherche, nous avons l’obligation d’agir ensemble pour inverser la tendance et sauver nos océans’’, a dit Macky Sall.
Il intervenait à Oslo à la Conférence sur les océans.
‘’Le Sénégal, selon lui, est ouvert à tout partenariat et échange d’expérience en matière de protection et de gestion durable des océans. Ensemble, travaillons pour des océans sains et propres’’.
‘’Je suis honoré de prendre part ce jour à la Conférence #OurOcean. Nous devons prendre des mesures fortes pour protéger l’océan, ressource essentielle à la survie de l’espèce humaine’’, a encore tweeté le président sénégalais.
L’édition Océan 2019 ‘’se tient à un moment charnière de l’histoire’’ où le niveau de menace à laquelle fait face l’océan et la nécessité d’agir ‘’sont mis en lumière comme jamais auparavant’’, selon les organisateurs.
‘’Déterminée à nouer de nouveaux partenariats et à prendre de l’élan’’, la conférence ‘’soulignera l’importance de la connaissance comme fondement de nos actions et politiques visant à assurer la protection de nos océans, une gestion responsable des ressources marines et une croissance économique durable et future’’.
La rencontre d’Oslo réunit des dirigeants de gouvernement, d’entreprises, de la société civile et d’instituts de recherche pour ‘’partager leurs expériences, identifier des solutions et engager des actions en faveur d’un océan propre, sain et productif’’.
L’objectif est d’établir ‘’des partenariats entre le gouvernement, l’industrie, la science et la société civile’’ en ‘’mettant en oeuvre connaissances, technologies et finances’’ afin de ‘’relever les défis qui se dressent autour de l’océan (…) pour répondre aux besoins des générations futures’’.OID/MD

8,7 MILLIARDS FCFA DÉBOURSÉS POUR LE PROGRAMME «DEKAL GUEDJ»

http://www.emedia.sn/Ayant pris part à la conférence « Our Oceans » à Oslo, en Norvège, le président de la République a annoncé une nouvelle initiative de coopération avec les États-Unis. Un nouveau programme quinquennal de 15 millions de dollars (environ 8,7 milliards de FCFA) intitulé « Feed the Future Senegal Dekal Guedj (faire revivre la mer) ». Il s’appuie, selon un communiqué de presse, sur un partenariat fructueux conclu depuis sept ans entre le Sénégal et l’Agence des États-Unis. Ce, pour le développement international, visant à soutenir la résilience des pêcheries marines sénégalaises et un développement économique bleu inclusif.
« Dekal Guedj », indique-t-on, se concentre sur l’amélioration de la gestion de la pêche pour la durabilité écologique, tout en mettant l’accent sur les opportunités économiques pour les communautés côtières qui dépendent des ressources marines. Cette nouvelle activité devrait durer jusqu’en mars 2024. « Le Sénégal est le deuxième producteur de poissons en Afrique de l’Ouest. Les produits de la pêche constituent une exportation principale et essentielle pour la sécurité alimentaire, la nutrition et les moyens de subsistance dans le pays. Ainsi, la relance et l’amélioration de la productivité naturelle des pêcheries sont très importantes pour notre avenir », mentionne-t-on dans le communiqué. Lequel rappelle que les relations qui existent depuis 60 ans entre le Sénégal et les États-Unis ont toujours été centrées sur les moyens de faire en sorte que l’échange d’informations et les efforts profitent aux citoyens des deux côtés de l’océan.

Congrès de Dubai : Le projet de dessalement des Mamelles en attraction

http://lesoleil.sn/Concertation avec les acteurs du projet, échanges d’expériences et contribution à la couverture de la demande : la ligne directrice est bien définie pour le projet de construction de la première usine de dessalement au Sénégal. Le projet sénégalais a été présenté, avec succès, au Congrès de l’Association internationale du dessalement de Dubaï.
Dubaï : Le choix du lieu est loin d’être le fruit du hasard. Les pays du Golfe sont des zones d’expérimentation et d’implantation des usines de dessalement. Vu la rareté des eaux de surface et des eaux souterraines, la nature aride impose à ces pays le traitement de l’eau de mer pour des usages domestiques, industriels et agricoles. Un tel site est, naturellement, un lieu indiqué pour des réflexions sur cette ressource qui monte en puissance dans l’échelle des solutions techniques. Le monde du dessalement, dans sa globalité, se rencontre à Dubaï depuis lundi dans le cadre du Congrès de l’Association internationale du dessalement, Ida dans son acronyme en anglais pour International Desalination Association.
Sur cette porte océane ouverte sur la mer du Golfe persique, se nouent des échanges et partenariats pour une meilleure maîtrise de cette alternative aux eaux souterraines et de surface. Les participants sont des entreprises du secteur, des bureaux d’études, des constructeurs d’usines, des fabricants de pièces, des chercheurs en technologies innovantes et moins coûteuses en énergie et des universitaires engagés dans la quête d’une qualité de vie pour les populations. C’est un benchmarking en grandeur nature qui a cours à Dubaï, pays de prédilection du dessalement. Notre pays est représenté par la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) chargée de réaliser, pour le compte du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, la première usine de dessalement aux Mamelles. Une telle infrastructure hydraulique a suscité, à la fois, un intérêt et des craintes. L’intérêt réside dans la solution apportée à la problématique de la couverture de la demande en eau potable dans l’agglomération dakaroise pour une capacité de 50.000 m3/jour extensible à 100.000 m3/jour et le renouvellement des conduites de Dakar 1 couvrant la zone allant du Plateau à la Patte d’Oie. Les éclairages ont sollicités sur les impacts sur l’écosystème marin (notamment les poissons) et l’environnement immédiat de l’usine en général.
Pour lever ces équivoques, un voyage d’imprégnation a été organisé en mai 2018 à Oman, dans le Golfe avec la participation des autorités administratives, des autorités locales, des notables, des pêcheurs et de la Société civile. C’est l’un des moments forts du programme de communication sociale que le directeur général de la Sones, M. Charles Fall, a placé en bonne place dans l’agenda du projet. D’où cette mission d’imprégnation et d’échanges. Auparavant, le personnel technique du projet de dessalement a visité des usines présentant les mêmes caractéristiques au Cap-Vert, puis au Japon, pays de la Jica, bailleur du futur ouvrage hydraulique. Ce cheminement a été explicité à Dubaï, dans une session dirigée par Dr Seungkwan Hong et Mme Naomi Jones de l’Ida.
Directeur du Projet de dessalement pour la Sones, M. El Hadj Ada Ndao, a placé la construction de l’usine de dessalement dans le contexte du Plan d’investissements majeurs du Président de la République, M. Macky Sall. Il s’agit de trouver des solutions pertinentes et durables à la demande en eau dans l’agglomération dakaroise. A sa suite, Mme Gwaenelle Fleury du cabinet international Artelia, partenaire technique du projet, a expliqué la configuration technique de l’usine, notamment ses composantes de production et de réseau. Enfin, le cabinet Nippon Koei, qui apporte une assistance multiforme à la Sones, par la voix de M Takayuki Hagihara a présenté les mesures d’atténuation de l’impact environnemental et social : maîtrise des rejets, préservation de l’écosystème marin, mesures d’accompagnement social pour les pêcheurs, aménagement des sites de rites et de la falaise, reconstruction du centre de santé, etc. Pour ponctuer cette prestation, un film sur ces thématiques a été projeté en langue anglaise.
Le projet de dessalement a été bien accueilli à ce Congrès de l’Ida. C’est un motif de satisfaction pour cette délégation sénégalaise au regard de l’importance de cette plateforme dans la promotion du traitement de l’eau de mer.
Organisé par la Dubai Electricity and Water Authority (Dewa) au Dubai World Trade Center, ce congrès a été ouvert lundi par Son Altesse Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, Vice-président et Premier ministre des Émirats arabes unis et souverain de Dubaï. Cette rencontre internationale sera clôturée ce jeudi.Par Habib Demba Fall (Correspondance particulière)

SICAP : Le personnel décerne son satisfecit à l’endroit du DG sortant Ibrahima Sall…

https://www.dakaractu.com/La société immobilière du Cap vert a été dirigée depuis 7 années par l’ancien ministre de l’éducation Ibrahima Sall. 7 années durant lesquelles il a régné   un climat social apaisé qui est gage de tout progrès économique, comme l’ont affirmé les différents représentants du personnel.
À titre d’exemple, en 2014, une revalorisation des salaires a été l’un des actes posés par l’ancien directeur général ainsi que  l’octroi de logements à des conditions préférentielles aux agents, mais aussi et surtout, la souscription totale et entière d’une prime de retraite complémentaire pour un montant annuel de 30 millions de F CFA.
Dans le domaine des activités, la SICAP avant le passage du DG sortant, stagnait et ne gérait que des anciens lotissements qui peinaient à être clôturés comme KEUR GORGUI,  MBAO VILLENEUVE, KEUR MASSAR entre autres.
C’est sous sa houlette que la société a signé avec l’état du Sénégal un contrat pour produire plus de 30.000 unités d’habitation afin de résoudre le déficit lié au logement. A cela s’est ajouté pour donner un coup d’accélérateur à certaines zones, des projets regroupant Lac Rose, Grand Mbao et Diass qui polarisent 5000 logements.
Dans son discours, le directeur général sortant a manifesté sa fierté pour ce qui a été accompli au cours de ces 7 années de labeur qui a vu une  abnégation totale de la part du personnel tant sur le plan des réformes que des chantiers décisifs pour l’avenir de la SICAP.
La Fondation Rosa Luxemburg, en collaboration avec l’Harmattan Sénégal, vous invite à la conférence du Professeur Jean Copans
«Les idées des sciences sociales du 20e (voire 19e) siècle permettent-elles d’analyser et de comprendre le Sénégal du 21e siècle?»

Samedi 26 octobre 2019 – Librairie Harmattan (10H-12H30

Jean Copans est anthropologue, sociologue et spécialiste d’études africaines. Il a conduit des recherches sur la confrérie soufie des mourides du Sénégal dans les années 1966-1980. Par la suite il a contribué aux études sur les classes ouvrières du continent ainsi que sur les différentes formes de travail (1977-2000) ce qui l’a conduit à suivre les problèmes de la société sud-africaine (1985-1995). Il est ensuite revenu sur le cas des entrepreneurs nationaux du Sénégal et a publié des mises au point et des synthèses sur les questions de développement. Il a consacré une partie de ses écrits à la critique et à l’histoire de l’anthropologie et a été un membre actif des fondateurs et responsables de la revue Politique africaine. Depuis dix ans il est à la retraite après avoir été chef de travaux et Maître-assistant à l’EHESS (1970-1990) puis Professeur de sociologie aux universités d’Amiens et de Paris Descartes (1990-2008). Il a enseigné aux Etats-Unis, au Québec et a dirigé le CREDU (actuellement IFRA) à Nairobi (Kenya) pendant la moitié des années 1980. Il a publié plusieurs manuels d’introduction à l’anthropologie.
Les marabouts de l’arachide, Paris, le Sycomore, 1980 (2édition l’Harmattan, 1988) ; La longue marche de la modernité africaine, Paris, Karthala (2édition, 1988) ; Cinquante ans d’africanisme africain, Paris, Karthala, 2010, (avec Cl. Freud-dir.) « Les sciences sociales au miroir du développement », Cahiers d’Etudes africaines, 202-203, 2011.

SODAV : 103 AUTEURS SE PARTAGENT PLUS DE 20 MILLIONS FRANCS CFA

Dakar, 22 oct (APS) – La Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (SODAV) a procédé mardi à la répartition d’une enveloppe de plus de 20 millions de francs Cfa représentant les droits de 103 auteurs d’œuvres d’arts visuels, une première depuis la mise en place d’un système de gestion collective au Sénégal.
Les 103 auteurs ont reçu leurs chèques des mains du ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop qui a présidé la cérémonie.
’’Cette première répartition est historique car du Bureau sénégalais du droit d’auteur (BSDA) de 1972 à la SODAV, c’est la première fois que les auteurs des œuvres d’arts visuels perçoivent des droits au Sénégal, plus de quarante ans après la mise en place d’un système de gestion collective au Sénégal’’, a fait savoir la présidente du Conseil d’administration de la SODAV, Ngoné Ndour.
Cette remise de chèques porte, selon elle, sur ’’le droit de communication au public ou droit de représentation perçu auprès de certains lieux publics tels que les hôtels, restaurants’’.
A l’en croire, ’’une première partie a été collectée par la société sœur ADAGP (Association des Arts Graphiques et Plastiques), sur le territoire français, pour un montant de vingt-huit mille euros, soit dix-huit millions trois cent quarante mille francs CFA’’.
Ce rapatriement de droits au profit des auteurs d’œuvres d’arts visuels sénégalais, a-t-elle dit, ’’intervient, après la signature d’un accord de représentation réciproque entre la SODAV et l’ADAGP, le 14 juin 2019’’.
La deuxième partie de ces droits versés est constituée par des ’’collectes effectuées par la SODAV, pour un montant de deux millions quatre cent treize mille deux cent six francs CFA’’, a précisé Ngoné Ndour.
’’Cela fait belle lurette que je me suis inscrit, mais je n’ai jamais pensé recevoir quelque chose en retour encore moins, autant d’argent’’, a pour sa part réagi l’artiste Moussa Sokho, après avoir reçu son chèque de près de quatre millions.
Selon le président des auteurs d’arts visuels, Viyé Diba, avec cette remise de chèques, ’’la SODAV est entrain de montrer sa capacité à mobiliser pour la reconnaissance de la paternité de l’œuvre’’.
Pour ce doyen du village du arts, ‘’un artiste, n’a pas besoin d’être compris, mais d’être respecté à travers les respects des droits liés à la création’’, sollicitant pour ce faire ’’une meilleure implication de l’Etat’’ ’à travers notamment la tutelle.
Face à ces interpellations, le ministre de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop a annoncé pour ’’bientôt’’ l’organisation d’une ’’journée de réflexion pour élargir l’assiette de la SODAV’’, mais également ’’mutualiser les énergies et faire de la SODAV, la SODAV de notre rêve’’.MK/OID

PANNE DE L’APPAREIL CARDIO A L’HOPITAL DE GRAND-YOFF, PAS D’ECG A FANN LES WEEK-END…Le Calvaire Des Patients

https://www.walf-groupe.com/Le secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’hôpital général de Grand-Yoff avait sonné l’alerte lors d’un point de presse. Il avait alerté sur le fait que, depuis des mois, l’appareil de cardiologie dudit hôpital est en panne, plombant ainsi toutes les séances d’électrocardiographie (ECG). Le service ne dispose même pas de feuilles pour faire cet examen. Les malades qui s’y rendent en urgence sont renvoyés à l’hôpital Principal ou Le Dantec.
Le cœur ne bat plus au service d’urgence cardiologie de l’hôpital général Grand-Yoff.  Depuis des mois, le service de cardiologie y est à l’arrêt. Ce, à cause de la panne de l’appareil de cardiologie. Ainsi, les malades qui s’y rendent en urgence pour se faire soigner sont renvoyés vers d’autres structures sanitaires. Une panne qui perdure et qui oblige les patients à valser d’un hôpital à un autre. Ndèye Maty Diop a vécu cette situation, dimanche dernier. Victime d’une crise cardiaque, la jeune fille âgée d’une vingtaine d’années a passé un week-end qu’elle n’oubliera pas de sitôt. Evacuée au Service d’assistance médicale d’urgence (Samu) Municipal de Grand-Yoff, elle a frôlé le pire. Sur place, après une injection aux services d’urgences, elle a été référée par le médecin  à l’hôpital général de Grand Yoff, ex-Cto pour faire l’électrocardiographie. «Nous ne faisons pas d’électrocardiographie, ici. Allez-y à l’hôpital général de Grand Yoff», lui a servi le médecin qui a pris le soin de lui remettre deux ordonnances.
Interpellée, son accompagnante, Aïssata Ndiaye soutient que, selon le médecin, le Samu Municipal ne fait pas d’électrocardiographie (Ecg). Il les a orientées ainsi, rapporte-t-elle, vers l’hôpital général de Grand-Yoff pour faire le diagnostic. Tenant à l’épaule sa malade qui peine à tenir sur ses deux jambes, Aïssata Ndiaye et sa patiente ressortent de l’établissement sanitaire. La main droite bien pressée sur la poitrine pour tenter d’atténuer sans doute la douleur, marchant accroupie, Ndèye Maty Diop verse de chaudes larmes. A bord d’un taxi, les deux demoiselles prennent la direction  de l’hôpital Général de Grand Yoff, ex-Cto.
Arrivées à l’hôpital de général de Grand Yoff, c’est le calme plat. Seules quelques blouses blanches circulent dans les couloirs. En face du service d’urgence des accidentés, se découvre une salle en vitre. C’est le service d’urgence de cardiologie. Dr Charles Emile Dongo et ses collègues assurent le service minimum. A l’intérieur de la salle, deux patients sont couchés sur des lits qui se font face. Dr Dongo affirme que, même si l’appareil de cardiologie est fonctionnel, le service ne dispose pas de feuilles pour faire l’opération. «Notre appareil de cardiologie est en panne depuis longtemps. Mais, même fonctionnel, nous n’avons pas de feuilles. Il faut aller voir dans d’autres centres de santé. Vous pouvez aller peut-être au Centre hospitalier universitaire de Fann ou Le Dantec. Nous ne pouvons pas faire pour le moment l’Ecg», lance le spécialiste. Dr Dongo se saisit d’un stylo et écrit, au dos de l’ordonnance, quelques mots avant de libérer Ndèye Maty Diop qui gémit sur un fauteuil roulant sur lequel elle a été transportée du taxi jusqu’aux urgences de cardiologie. «Patiente reçue pour la réalisation d’un Electrocardiographie (ECG) suite à un syncope constaté à l’arrivée. Faute d’appareil d’ECG fonctionnel. Patiente référée à l’hôpital Fann», lit-on au recto de l’ordonnance remis à la patiente.
Hélas, Ndèye Maty Diop n’est pas la seule à vivre cette situation. Sokhna Mboup  qui a atterri en catastrophe avec sa petite fille, malade, s’est vu renvoyer par le médecin qui lui sert la même explication. Désorientée, la dame qui ne sait plus à quel saint se vouer ne cache pas son amertume et sa désolation.  «Nous sommes arrivés au service cardiologie. Le médecin vient de m’informer que l’appareil de cardiologie est en panne. On ne peut pas faire l’électrocardiographie, ici», explique-t-elle, dégoulinant de sueur. Puis elle ajoute : «C’est très difficile, mon fils a passé toute la journée à pleurer. Il sent une douleur atroce au niveau du cœur. Il ne peut même pas se tenir debout. Et vous n’imaginez pas comment c’est difficile de trimballer un malade d’un hôpital à un autre dans un taxi.»
Au Centre hospitalier universitaire de Fann, même si l’établissement sanitaire dispose d’un appareil cardiologie, il ne faut pas compter sur ce service pour faire l’électrocardiographie. Car, on n’y trouve aucun spécialiste les week-ends. Le samedi et le dimanche, il est n’est pas ouvert, parce que les cardiologues ne travaillent pas, renseigne une infirmière trouvée au service d’accueil des urgences. Pour éviter aux patients et leurs accompagnants de perdre beaucoup de temps, dès que ces derniers mettent les pieds à l’accueil, elle leur conseille de filer directement vers Principal ou Le Dantec.Samba BARRY

LUTTE CONTRE LES FAUX MÉDICAMENTS AU SÉNÉGAL : SERIGNE MOUNTAKHA ET MACKY INTERPELLES

http://www.sudonline.sn/ 25% des médicaments qui entrent en Afrique sont des faux.  Au Sénégal, le cas de Touba avec ces nombreux dépôts pharmaceutiques inquiète les acteurs de la lutte qui interpellent l’Etat sur la situation. Mayine Ndiaye responsable des relations extérieures du Comité national sénégalais de lutte contre les faux médicaments et l’exercice illégal de la pharmacie, souligne que si le Khalife général des mourides venait à donner le ton  pour l’interdiction de la vente de faux médicaments comme ce fut le cas avec les mèches et produits éclaircissants, la commercialisation allait  cesser. Même si, s’empresse-t-il de préciser, cette tâche ne revient pas à Sérigne Mountakha Mbacké mais plutôt au chef de l’Etat, Macky Sall.  Mayine Ndiaye  s’exprimait hier, mardi 22 octobre, lors de la 12ème université francophone sur la promotion de la santé.
La contrefaçon touche plus les médicaments antipaludéens, les antibiotiques et ont des conséquences désastreuses dans la vie de l’homme.  Selon le Mayine Ndiaye qui  s’exprimait hier, mardi 22 octobre, lors du panel  sur la problématique des faux médicaments organisé par l’Ong Acdev, 25% des médicaments qui entrent en Afrique sont des faux. Il a ajouté qu’un médicament qui ne répond pas aux normes de conservation est aussi considéré comme un faux, même s’il provient d’industries pharmaceutiques reconnues.
«Le Sénégal enregistre une forte quantité de faux médicaments et le cas de Touba en est l’illustration parfaite». Selon M. Ndiaye, Touba, la cité religieuse, a elle seule, totalise plus de 300 dépôts pharmaceutiques contre 50 pharmacies.
«Allez au niveau du centre de dialyse, vous allez constater que le nombre de personnes en dialyse a triplé, sinon quadruplé.   La prise de faux médicaments en est la raison», a-t-il fait noter. Et de d’attester: «même si des personnes avancent l’entrée de faux médicaments dans les pharmacies, cette hypothèse n’est pas plausible car, aucune pharmacie ne peut faire entrée des médicaments dans le pays. Elles sont tenues de se ravitailler dans le circuit mis en place par le ministère de la santé et de l’action sociale du Sénégal».
Aujourd’hui, lutter contre les faux médicaments revient selon la blouse blanche à tarir les sources d’approvisionnement. Sur ce point, il a déclaré: « les dépôts de pharmacies ne fabriquent pas les médicaments, ils sont importés. Et face à cette situation la douane et la gendarmerie doivent travailler à tarir les sources». Mayine Ndiaye a aussi sollicité plus d’implication des religieux dans la lutte contre les faux médicaments dans la cité du mouridisme.
«Le Khalife général des mourides, s’il le veut aujourd’hui même, il n’y aura plus de dépôt de médicaments à Touba. Il a interdit la mèche à Touba et la communauté l’a adopté. Le président de la République est son interlocuteur et ils doivent se parler pour une solution définitive comme ce fut le cas à Darou Mousty où le guide religieux s’est levé pour interdire la vente de faux médicaments dans la localité».
Les acteurs dans la lutte contre les faux médicaments comptent mettre l’accent sur la sensibilisation mais demandent aussi à l’Etat de signer  la convention médicrime qui criminalise la vente de médicaments illicite. Selon le coordonnateur de l’ONG Acdev, le docteur Cheikh Tidiane Athié, l’Etat a engagé  beaucoup de pistes dans l’éradication des faux médicaments, cependant le problème reste entier. «Beaucoup de cas de résistance sont notés dans le paludisme, la tuberculose et dans d’autres pathologies.  Les médicaments de la rue sont partout, des antidouleurs, antibiotiques, anti-palu. La volonté politique est là, mais la sensibilisation s’impose pour amener les populations à se ravitailler dans les pharmacies», a fait savoir docteur Athié.

UN PANEL SUR LA PRÉVENTION DE LA DÉPIGMENTATION AU MUSÉE DES CIVILISATIONS NOIRES, SAMEDI

Dakar, 23 oct (APS) – L’association internationale d’information sur la dépigmentation artificielle (AIIDA) organise, samedi, à partir de 8 heures, un panel sur la prévention de la dépigmentation cosmétique volontaire, annonce un communiqué reçu à l’APS.
La rencontre, prévue au Musée des civilisations noires, portera sur le thème : ‘’Quelles solutions pour une politique nationale de prévention des complications de la dépigmentation cosmétique volontaire’’.
Elle sera modérée par la sociologue Marie Angélique Savané et le philosophe et économiste El Hadji Ibrahima Sall.
FKS/ASG/MD

Lutte contre la dépigmentation : pourquoi AIIDA depuis plus de 17 ans en fait une priorité de santé publique…

http://www.lactuacho.com/Selon AIIDA, une association à but non lucratif, apolitique, créée le 19 Janvier 2002 à Dakar, depuis plusieurs décennies, la lutte contre la DCV n’a pas eu l’effet escompté.
Toutefois, il faut souligner qu’il n’y a pas eu de prise de position collective de la part des réseaux d’associations féminines ou féministes d’où la présente initiative d’organiser un panel regroupant toutes les parties susceptibles d’être  impliquées dans la lutte contre ce fléau qui décime peu à peu la santé des femmes africaines.
Certains pays se sont engagés officiellement dans la lutte contre ce fléau, nous pouvons citer l’Afrique du Sud, la Gambie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Kenya, Ghana et récemment le Rwanda. Cependant le Sénégal, le pays où le plus grand nombre de cancers cutanés associés à cette pratique ont été rapportés n’a pas encore eu une position officielle.
Autant de raisons pour expliquer la création de cette association qui obéit à la nécessité de prévenir les complications médicales de cette pratique qui constitue une priorité de santé publique.
C’est pourquoi,  AIIDA s’est fixée comme objectifs de sensibiliser et informer sur les méfaits de la dépigmentation artificielle (appelée « xeesal » au Sénégal), d’élaborer des messages pertinents pour une prévention de la dépigmentation artificielle, mais aussi d’organiser le soutien des pratiquantes pour la prise en charge adaptée des complications de cette pratique.
Un autre but est aussi d’amener les autorités de l’État, au plus haut niveau à reconnaître la DCV comme une priorité de santé publique.
C’est dans ce cadre qu’il sera organisé le 26 Octobre 2019 au musée des civilisations noires une journée d’échanges. Deux modérateurs seront choisis en raison de leur implication dans la lutte contre la dépigmentation artificielle. Il s’agit de Mme Marie Angélique Savané, membre d’honneur de A.I.I.D.A et M El Hadj Ibrahima Sall, président de la commission d’évaluation et de suivi des Politiques et programmes publics.
De façon générale, dans leur stratégie, il s’agira de sensibiliser les participants aux méfaits de la DCV, de faire un plaidoyer auprès des autorités pour l’arrêt  de la publicité, de la vente et de l’importation des produits dépigmentant, mais aussi d’élaborer des recommandations émanant  des associations de femmes, les mouvements féministes, la société civile et l’association AIIDA, destinés au chef de l’ État du Sénégal et aux premières dames.
Parmi les résultats on peut noter l’engagement de l’État  du Sénégal à prendre des mesures idoines appropriées pour réduire la prévalence  de la DCV au Sénégal à court terme et celui des premières dames d’Afrique pour la lutte contre la DCV

QUE SE PASSE-T-IL DONC À L’ORDRE DES MÉDECINS? Par Dr Mohamed Lamine LY

Les élections de renouvellement du Conseil national de l’Ordre national des médecins prévues le 26 octobre prochain viennent d’être reportées.
C’est le second report après celui du 15 juin dernier. Ces renvois successifs ne constitueraient-ils pas une preuve de l’amateurisme de l’équipe dirigeante actuelle de l’Ordre des médecins ? En réalité, le mal est beaucoup plus profond.
Pour rappel, la cour d’Appel, en sa séance du 2 juillet 2015, avait rendu l’arrêt n°1 annulant les élections de renouvellement partiel du Conseil de l’Ordre national des Médecins du Sénégal, qui s’étaient tenues le 20 décembre 2014. Suite à cela, le Ministère de la santé en avait tiré des conséquences de droit, à savoir la dissolution du conseil litigieux et à titre de mesure transitoire, la prorogation du mandat de l’ancien Conseil, pour évacuer les affaires courantes.
Prétextant d’une erreur matérielle, certes réelle, portant sur la date, les membres du Conseil ont alors réfuté l’annulation des élections du 20 décembre 2014 et refusé d’appliquer une décision de justice dûment rendue. Ce faisant, ils ont travaillé dans la plus totale illégalité depuis bientôt quatre ans, sans même tenir compte de la périodicité de renouvellement du Conseil de l’Ordre, qui est de deux ans. Or, l’erreur matérielle susmentionnée n’altère en rien l’acte dans la mesure, où aucune décision d’une juridiction supérieure n’est venue officiellement contredire la décision de la Cour d’Appel, dans les délais légaux. On pouvait, dès lors le considérer comme revêtu de l’autorité de la chose jugée.
Cela veut dire, que consciemment ou non, le conseil national de l’ordre des médecins du Sénégal semble avoir choisi de se mettre en marge de la loi, ce qui serait extrêmement grave. N’oublions pas, en effet, que l’Ordre, en tant que personne morale de droit public dotée de la personnalité civile et de l’autorité financière (article 14), est censé assurer la régulation déontologique de la profession médicale dans notre pays. La question qui vient à l’esprit concerne la validité juridique des actes posés par un conseil non reconnu par la loi.
Par ailleurs, le Conseil actuel veut, dans le processus de mise en place et de renouvellement des organes de l’Ordre, se substituer au Ministère de la santé et à la Commission prévue par le décret d’application de la loi portant exercice de la médecine et à l’Ordre des médecins. Cela va à l’encontre des dispositions du décret n° 68-701 du 18 juin 1968, qui énonce qu’elle devrait être assurée à la demande du Ministre de la Santé publique et des affaires sociales par les membres d’une Commission (cf. décret n° 68-349 du 22 avril 1968).
C’est précisément pour cette raison que les élections prévues le 26 octobre prochain ont été reportées, à cause de la signature, le 15 octobre 2019, du décret n°2019-1727, portant nomination de la Commission chargée de l’organisation du renouvellement des organes de l’Ordre des médecins.
C’est le lieu de préciser, que le prochain renouvellement devra être intégral, parce que, d’une part, que les instances issues des élections annulées du 20 décembre 2014, n’ont jamais eu d’existence légale et aussi, du fait que le dernier renouvellement date de presque cinq ans. Il faut y ajouter le mandat caduc de celui qui fait office de conseiller juridique, président des formations disciplinaires dans la mesure où le ministère de la justice a nommé, depuis bientôt deux ans, son remplaçant qui attend la mise en place d’organes légitimes pour prendre fonction.
Enfin, le ”non-mandat”, qui tire à sa fin, a été aussi marqué par l’étroitesse des liens entre l’Ordre National des Médecins du Sénégal et l’organisation syndicale regroupant la plupart des médecins sénégalais.
Malgré tout le respect dû à ces confrères syndicalistes et sans pouvoir pointer du doigt, une quelconque immixtion du syndicat dans les affaires internes de l’Ordre, nous les exhortons à clarifier une situation, qui peut parfois prêter à confusion. Un syndicat est un organisme de droit privé, qui a pour objet la défense d’intérêts communs, alors que l’Ordre est un organisme public institué par une loi, investi d’une mission de service public.
En termes de perspectives, nous appelons tous les confrères à se mobiliser pour se réapproprier leur Ordre, qui peut, certes se targuer de moyens financiers importants, source de convoitise de toutes sortes, mais pèche tout de même énormément, sur le plan de la transparence et de la redevabilité, en somme de la bonne gouvernance.
Au-delà des détournements, qui ont eu lieu dans le passé, il est surtout question de se conformer aux dispositions légales et aux textes régissant l’Ordre, lesquels sont susceptibles d’être améliorés en étroite collaboration avec l’autorité de tutelle.

Fin Du Mandat Du Président Macky Sall Et Constitutionnalité De Ses Actes… Par Mouhamadou Ngouda MBOUP

Un grand auteur privatiste, le Doyen Jean Carbonnier, définit la République par « le nombre des gouvernants et leur durée au pouvoir.» Ce jumelage entre durée constitutionnelle du mandat et les représentants investis pour l’exercer donne tout son sens au récent débat soulevé sur la fin du mandat du Président Macky Sall, prévue, pour certains, dont l’auteur de ces lignes, le 03 avril 2017.
Au regard des nouvelles dispositions constitutionnelles issues de la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016 portant révision de la Constitution, adoptée à la suite du référendum du 20 mars 2016, les deux mandats autorisés ne peuvent être que des mandats de 5 ans. Qu’on en juge aux termes de l’article 27 nouveau de la Constitution qui dispose : « La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs. » Cette nouvelle formulation confrontée à ses devancières semble être beaucoup plus précise et tranchée sur la durée du mandat présidentiel et son nombre de renouvellement. A preuve, elle est, aujourd’hui, accompagnée d’une clause d’éternité, à travers l’alinéa 7 de l’article 103 de la Constitution, qui témoigne d’un verrouillage juridique sans précédent.
Toutefois, en utilisant le terme « consécutif », contrairement au constituant français qui a préféré retenir le mot « successif », le constituant sénégalais a, selon nous, manqué de régler définitivement la question du nombre de renouvellement du mandat présidentiel en cours. En effet, un Président élu peut bien se succéder à lui-même s’il bénéficie du renouvellement de la confiance du Peuple souverain. Simplement, la Constitution ne lui autorise qu’un seul renouvellement de son mandat de 5 ans, sans bien veiller à verrouiller une possibilité pour le Président Macky Sall de dépasser les deux mandats autorisés. En effet, aux termes de l’article 5 de loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016, « les articles 104 à 108 de la Constitution du 22 janvier 2001 relatifs aux dispositions transitoires sont abrogés. » Ainsi supprimées, la nouvelle réforme ne permet pas de dire exactement quelle disposition régit le mandat en cours.
Toutefois, au regard de la date de l’élection présidentielle prévue en février 2019 ainsi que des Décisions nos 3/E/ à 14/E/2012, du 29 janvier 2012, du Conseil Constitutionnel de 2012, la question laisse planer beaucoup d’incertitudes.
Il est certain qu’il n’y a pas, évidemment, une obligation constitutionnelle de formuler des dispositions transitoires lors de chaque réforme de la Constitution, mais l’absence de dispositions transitoires peut bien avoir, dans certains cas, des conséquences juridiques de nature à rendre la réforme incomplète ou mettre en conflit deux normes constitutionnelles, etc. C’est le cas lorsque la règle objet de la révision doit s’apprécier ratione tempori.
En effet, le mandat du Président de la République est une règle temporelle et objective mais d’incarnation subjective. Toute modification à son propos peut, sans les précisions nécessaires à cet effet (qu’on appelle justement dispositions transitoires), affecter la situation juridique du Président en exercice, en raison du principe d’effet immédiat des réformes constitutionnelles.
Nous persistons sur le fait qu’en l’état actuel du droit constitutionnel sénégalais, il n’y a aucune disposition qui permet au Président Macky Sall de faire un mandat de 7ans. A notre avis, les dispositions transitoires ont un caractère obligatoire. Il suffit de s’en remettre au principe de sécurité juridique; principe invoqué par le Conseil constitutionnel sénégalais dans sa récente Décision No1/C/2016 du 12 février 2016 relative au projet de révision constitutionnelle.
Il faut juste préciser que le droit comparé nous renseigne que toute réglementation nouvelles susceptible de bouleverser des situations juridiques déjà constituées doit être assortie de dispositions transitoires tendant à en aménager les effets (Jurisprudence KMPG du Conseil d’Etat français). C’est le principe de sécurité juridique même qui fait des dispositions transitoires une obligation.
Les contradictions du Conseil constitutionnel sénégalais, dans sa décision controversée, rendue en matière consultative, (Décision No1/C/2016 du 12 février 2016), la variation du discours du Président de la République ainsi que sa mauvaise interprétation de la décision du Conseil constitutionnel ont créé une insécurité juridique sans égal. Le mandat de 7 ans sera-t-il décompté dans le nombre de renouvellement du mandat de Macky Sall ? Entre l’article 27 ancien et l’article 27 nouveau, lequel régit le mandat en cours ? Vastes questions qui bousculent notre conception de l’Etat de droit !
Pourtant, l’on enseigne souvent dans les facultés de Droit que  l’Etat de droit est une forme particulière d’Etat qui s’oppose à l’Etat légal et à l’Etat de police. S’il s’agit d’un concept souvent malmené voire dévoyé, il reste qu’il garde toute sa valeur dans la mesure où c’est  l’Etat de droit qui contrôle la démocratie et non l’inverse. Il ne suffit donc pas de dire je suis élu, je convoque le corps électoral quand je veux.  En effet, aux termes de l’article 3 de la Constitution sénégalaise du 22 janvier 2001, « la souveraineté nationale appartient au peuple sénégalais qui l’exerce par ses représentant ou par la voie de référendum.
Aucune section du peuple, ni aucun individu, ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté.» Cette précision faite par le constituant sénégalais rappelle au Président de la République qu’il exerce des compétences d’attribution qui ne peuvent aller au-delà de la volonté du souverain. Ce qui suppose que le Président de la République avait l’obligation de convoquer le collège électoral en février 2017, en vue de la tenue de l’élection présidentielle.
La question du mandat présidentiel reste ainsi comme « une indéchirable tunique de Nessus » pour le Président Macky Sall. Reste à savoir si cette situation ne constitue pas une entorse à l’Etat de droit, du moment que les actes du Président en fin de mandat posent un problème de constitutionnalité (I), sans oublier qu’ils peuvent être couverts par la catégorie baptisée d’actes injusticiables (II.)

I-Les dangers de l’inconstitutionnalité des actes du Président

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, il existe un critère convenu de l’Etat de droit : dans cette forme d’Etat, les actes des autorités publiques doivent être soumis au respect du droit, ce qui fonde et justifie leur contrôle par le juge. A cet effet, s’il est certain que le Constitution sénégalaise du 22 janvier 2001, à travers ses articles 42, 43, 44, 76, habilite le Président  de la République, titulaire du pouvoir réglementaire, à prendre des actes de caractère général et impersonnel, il reste que ces actes sont soumis au respect de la légalité.
Les règles qui s’imposent à ces actes réglementaires du Président de la République ont été posées par les textes, systématisées par la doctrine, puis précisées par la jurisprudence. En France, par exemple, le pouvoir règlementaire a une origine constitutionnelle, issu de l’article 3 de la Constitution de 1875, qui dispose que le Président de la République : « surveille et assure l’exécution des lois ». (Voir Doyen Maurice HAURIOU, « Précis de droit administratif et de droit public général : à l’usage des étudiants en licence et en doctorat ès-sciences politiques », (4e éd.) 1901, pp. 42-44.) C’est la jurisprudence administrative qui est venue précisée que le règlement autonome du premier Ministre en matière de police se justifiait par la nécessité de maintenir dans un domaine négligé par le législateur (CE, 8 août 1919, Labonne, GAJA).
Au Sénégal, les actes du Président de la République sont soumis à un régime juridique quasi homogène. Il s’agit d’actes réglementaires (les décrets) susceptibles d’être contestés devant la Cour suprême au moyen du recours pour excès de pouvoir. Dans le cadre de son contrôle, la Cour suprême confronte ces actes avec les dispositions supérieures, notamment les dispositions constitutionnelles, conventionnelles, et législatives, qui lient le Président de la République en tant qu’autorité administrative.
Concernant la fin du mandat Présidentiel, tout citoyen sénégalais ayant intérêt à agir, (c’est à dire détenteur d’une carte d’électeur),  pourrait contester tout décret présidentiel, pris à partir du 3 avril 2017, sur le moyen fondé sur l’incompétence de son auteur. En effet, au regard des moyens de légalité externe, l’incompétence est un moyen d’ordre public que les juges sont tenus de soulever d’office. En conséquence, l’initiative du Président du parti PASTEF / LES PATIROTES, Ousmane Sonko, tendant à faire constater la fin du mandat du Président Macky Sall par les juges, trop heureux de sortir ainsi de l’obligation de réserve, doit être prise au sérieux. L’article 27 nouveau qui n’est pas accompagné par le support de dispositions transitoires pour différer son effet immédiat permet ainsi de constater la fin du mandat du Président Macky, le 03 avril 2017, et par ricochet, son incompétence  à exercer le pouvoir réglementaire.
En toute hypothèse, la décision du conseil constitutionnel (Décision No1/C/2016 du 12 février 2016) n’a pas autorité de chose jugée à l’égard du Peuple, et notamment dans l’exercice de son pouvoir souverain en matière référendaire. En effet, l’article 92, alinéa 4 de la Constitution ne confère cette autorité qu’à l’égard des pouvoirs publics, autorités administratives et juridictionnelles et non à l’égard constituant sénégalais. Cela signifie simplement que cette décision n’a plus d’autorité depuis l’adoption de la loi référendaire, du 20 mars 2016, sans dispositions transitoires. L’état du droit actuel nous donne entièrement raison.
A partir du 03 avril 2017, les actes du Président de la République seront forcément considérés comme des actes revêtus d’une constitutionnalité douteuse. Reste à savoir si un tel danger ne serait pas surmonté par l’injusticiabilité de tels actes.

II-Les dangers de l’injusticiabilité des actes du Président

En droit public, la catégorie des actes dits injusticiables concerne les actes insusceptibles de recours devant un juge ou ne trouvant de solution devant aucun juge.  Le Doyen Louis FAVOREU les avait dénoncés, en son temps, dans sa thèse en 1964. Sévèrement critiqués par la doctrine, le juge français a entendu circonscrire le champ d’application de ces actes. Selon une formule usuelle des publicistes, cette catégorie d’acte s’est réduite comme « une peau de chagrin.»
La situation semble être un peu différente en droit sénégalais. Le juge sénégalais maintient le statu quo ante et laisse un champ large à cette catégorie d’acte.  Il en est ainsi des actes réglementaires portant convocation du collège électoral. La Cour suprême du Sénégal vient de confirmer cette jurisprudence en rejetant les recours formés contre les décrets portant organisation du référendum du 20 mars 2016 (arrêt non publié).
Si la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016  a permis la possibilité de soulever l’exception d’inconstitutionnalité devant la Cour d’Appel, il reste que cette procédure prévue à l’article 92 de la Constitution sera difficile à enclencher pour faire constater la fin du mandat de Macky Sall et l’inconstitutionnalité de ses actes. Au regard de la jurisprudence constante de la Cour suprême, l’exception d’inconstitutionnalité ne peut être soulevée que lorsque se pose une question relative à la conformité des dispositions d’une loi ou des stipulations d’un accord international á la Constitution (Voir Arrêt numéro 09 du 03 mars 2011, Birassy GUISSE et AUTRES C/ Recteur de l’Université Gaston BERGER).
Ce qui signifie que les décrets du Président pourraient être contestés devant la Cour mais sans succès devant le Conseil constitutionnel car la Cour suprême risque de se déclarer incompétente pour interpréter les dispositions relatives au mandat du Président de la République, compétence exclusivement attribuée au conseil constitutionnel, juge de l’élection du Président de la République. Par ailleurs, la Cour suprême ne pourrait être saisie au moyen de l’exception d’inconstitutionnalité pour les raisons que nous avons soulevées à propos des conditions de renvoi de l’exception par la Cour. En cas de recours, ce moyen risque d’être écarté par le juge.
On ne saurait être plus clair. La jurisprudence du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême étayées par les nouvelles dispositions issues loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016 ne laissent donc désormais aucun doute sur la possibilité pour le  Président Macky Sall d’effectuer, éventuellement, trois mandats (7+5+5), si les élections se tiennent en 2019. Ce qui signifie nécessairement que toute cette énergie déployée et cet argent dépensé pour le référendum du 20 mars 2016 n’auront servi  à rien. Il nous semble que, sur cette question, il ne s’agit pas de mettre en jeu des intérêts mais de faire en sorte que le droit soit respecté sans que les calculs politiciens viennent l’emporter sur la démocratie et l’Etat de droit.

Le gouvernement déterminé à assainir le secteur de la presse

iGFM-(Dakar) Le gouvernement sénégalais est déterminé à assainir le secteur de la presse et accompagner son développement, a réaffirmé, mercredi à Dakar, le Directeur de la Communication Ousseynou Dieng, rapporter l’APS.
« Nous sommes engagés à assainir le secteur de la presse, accompagner le développement du secteur de la presse et particulièrement mettre l’accent sur le journalisme d’investigation et de données », a-t-il dit lors d’un forum sur le « protocole de la CEDEAO sur la Libre circulation des personnes et des biens ».
Le directeur de la communication souligne qu’un tel travail « requiert de la compétence » et de la « formation » .
« Nous sommes en train de mettre en place un cadre juridique et des moyens nécessaires pour accompagner le développement du secteur de la presse », a-t-il ajouté.
Selon lui, les acteurs de la presse sénégalaise ont « tous les outils nécessaires, le Code de la presse qui garantit la liberté de la presse et le projet de loi concernant l’accés à la presse, actuellement deposé sur la table du gouvernent’’.
« C’est cette loi qui va compléter l’architecture juridique en matière d’accès à l’information. Le Sénégal est à l’avant garde avec l’article 8 de la Constitution qui garantit la liberté d’expression », a expliqué le directeur de la communication.
3e mandat:Pape Alé Niang déterre les propos de Macky Sall qui mettent fin aux polémiques, mais…
XALIMANEWS : Dans sa chronique de la semaine, Pape Alé Niang est revenu sur l’actualité qui secoue la scène politique  un 3e mandat pour le President Sall.
Sur ce sujet, le journaliste estime que le 3e mandat est dans la tête du Président Sall avant de dénoncer les cacophonies du gouvernement

Le début d’une chasse à l’homme… Sonko

http://www.dakarmatin.com/Depuis son accession à la magistrature suprême, le président Macky Sall vit dans une spirale d’affaires politico-judiciaires. A l’ouverture des audiences, Karim Wade arrêté, jugé et condamné puis gracié avant d’être contraint à quitter le pays. Ensuite, Khalifa Sall, candidat déclaré à la présidentielle 2019, embastillé pour ce fait et radié de ses fonctions de maire avant d’être déchu de son mandat de député. Il sera finalement gracié par son geôlier. Et voilà qu’on reprend les mêmes institutions (Jus- tice et Assemblée) pour recommencer ! Le suivant chez le coiffeur pénitentiaire risque d’être Ousmane Sonko accusé d’avoir bâti de toutes pièces une montagne de mensonges d’un coût de « 94 milliards ». D’où le début d’une chasse à l’homme…politique.
En chasse de masse, les lièvres sont levés pour être pourchassés. Une telle méthode devrait être érigée en règle absolue dans la faune sénégalaise de la mal-gouvernance où l’affaire des « 94 milliards » ressemble à un braconnage d’Etat. Malheureusement au rythme où vont les choses, les leveurs de lièvres risquent d’être pourchassés. Hélas, le turbulent et bruyant leader de Pastef, Ousmane Sonko, en est un ! Pour avoir révélé ce supposé détournement de deniers publics, Ousmane Sonko n’aurait jamais imaginé qu’au-delà de la personne de l’ancien directeur des Domaines, Mamour Diallo, c’est tout le régime de l’Apr qui se sentirait embarrassé voire outragé. Dans ce cas, il n’est plus question de faire recours à l’Assemblée nationale et à la Justice pour faire la lumière météorologique sur les vents et marées de mythomanie à la Sonko, mais plutôt de neutraliser un adversaire politique. A l’orée de la 4e alternance politique et démocratique, nos institutions (Assemblée et Justice) devraient-elles se donner le droit de sacrifier la vérité républicaine parce qu’elle viendrait tout simplement fausser le calcul politique des prédateurs et troubler la quiétude des despotes ? Toujours est-il que, compte tenu des sillons déjà tracés par les faucons du régime, le syndrome Karim Wade/Khalifa Sall hante le candidat malheureux de la présidentielle 2019, Ousmane Sonko. Un scrutin au cours duquel il avait obtenu un très honorable troisième rang. Ce pour un coup d’essai qui lui donne une attestation d’un avenir politique prometteur. Et, donc, d’un adversaire politiquement redoutable et médiatiquement dangereux pour le pouvoir en place. Dans ces conditions, il est d’une importance vitale de procéder à sa lapidation politique et juridique. De ce point de vue, il n’est pas exclu de voir Ousmane Sonko subir le même sort que Karim Wade et Khalifa Sall. Ce qui justifie sans doute la reprise du service de cette même Assemblée nationale qui avait dépoussiéré l’arme de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) ayant conduit l’ancien ministre d’Etat Karim Wade à l’abattoir. En tout cas, plusieurs panneaux de signalisation posés sur la route d’Ousmane Sonko semblent matérialiser un sens unique menant tout droit vers Rebeuss.

On reprend les mêmes institutions (Assemblée et Justice)et on recommence !

Il y a d’abord les résultats de la commission d’enquête parlementaire qui disculpent Mamour Diallo accusé par Ousmane Sonko d’avoir détourné la somme de 94 milliards cfa. Même si cette commission reconnait l’existence d’un « petit » décaissement de deux milliards huit cent quarante-cinq millions huit cent soixante-quinze mille francs cfa (2 845 875 000), il y aurait scandale si des deniers publics avaient fait l’objet d’un virement sur la base de faux et usage du faux. Outragée par le jet à la poubelle de son prestigieux rapport de la part du député Ousmane Sonko, l’Assemblée nationale est entrain d’agiter la levée de son immunité parlementaire. Sous prétexte de faire sauter les verrous de protection permettant au pro- cureur de la République de déclencher l’action de la plainte de Mamour Diallo contre le député de Pastef. Cet éventuel déverrouillage constitutionnel provoque déjà une adhésion de nombreux citoyens souhaitant le jaillissement de la vérité sur cette affaire des 94 milliards cfa. Malheureusement, aux yeux de bon nombre d’analystes politiques, derrière cette manœuvre parlementaire se cacherait une liquidation « judiciaire » visant à écarter Ousmane Sonko des prochaines joutes électorales. Comme ce fut récemment le cas de l’ancien député Khalifa Ababacar Sall dont la levée de l’immunité parlementaire avait été actée par cette même Assemblée nationale à travers une commission ad hoc. Dissident du Parti socialiste (Ps) et, par extension, de la mouvance majoritaire (Bby), Khalifa Sall, l’ex-candidat déclaré mais exclu de la dernière présidentielle 2019 par la Justice, avait été révoqué de ses fonctions de maire de Dakar. Par le président de la République! Et dans l’affaire des 94 milliards, on reprend les mêmes institutions et on recommence le sale boulot de pendaison…

Un poursuivant poursuivi !

Et pourtant, les partisans de Mamour Diallo pouvaient épargner les Caterpillar de la puissance étatique de cette guerre des « démolitions » au point d’enrôler dans leur opération le porte-parole de la présidence de la République. Surtout dans un contexte de décrispation politique et sociale voulue et actée par le président de la République avec la libération de Khalifa Sall et les retrouvailles avec son prédécesseur Abdoulaye Wade. Car, dans cette histoire des 94 milliards de francs, le président de la République Macky Sall n’est ni accusé, ni offensé encore moins outragé par Ousmane Sonko. Il s’agit simplement d’une alerte d’une banalité affligeante de la part d’un citoyen (Ousmane Sonko) accusant un haut fonctionnaire (Mamour Di- allo) d’avoir détourné des deniers publics. Admettons que l’alerte soit fausse, l’Etat devrait s’en réjouir après s’être donné les moyens de pourchasser le lièvre et d’identifier sa « couleur » ne serait-ce que dans le cadre de sa politique de bonne gestion des deniers publics et de lutte contre la corruption. Et qu’importe si ce pourfendeur acharné de la pensée unique et de la mal- gouvernance est lui-même un leader poli- tique aux ambitions présidentielles.
Malheureusement, le Sénégal est encore en passe d’assister à un autre épisode où le poursuivant risque d’être poursuivi pour délit d’espionnage…foncier. Et jeté au gnouf ! Car, comme on dit, jamais deux (prisonniers présidentiables) sans trois.Pape Ndiaye

L’honneur d’un homme et la gloire d’un pays Par Yoro Dia

http://www.dakarmatin.com/Evidemment Mamour Diallo a subi un préjudice. Naturellement Mamour Diallo peut porter plainte contre Sonko. Naturellement la majorité à l’Assemblée nationale piaffe d’impatience de lever l’immunité parlementaire du Savonarole sénégalais pour l’envoyer vers l’échafaud.
Aujourd’hui envoyer Ousmane Sonko en prison, quel que soit le schéma, reviendrait à brûler la gloire et le prestige du Sénégal sur les «buchers de nos vanités» personnelles. Le problème de l’affaire des 94 milliards se résume aujourd’hui à une équation fort simple : le choix entre l’honneur d’un homme et la gloire du Sénégal. Et le choix doit être vite fait. Si Sonko va en prison, notre pays va avoir la sinistre réputation de la seule grande démocratie qui judiciarise ses conflits politiques pour envoyer les opposants en prison (Mamadou Dia, Abdoulaye Wade, Idrissa Seck, Karim Wade et Khalifa Sall).
Dans l’affaire des 94 milliards, le droit va être sacrifié à l’autel de la politique (sauvegarder la réputation de notre pays). C’est cette donnée, plus que son immunité, qui va faire de Ousmane Sonko une zone de non-droit d’ici 2024. Si Sonko va en prison, l’opinion internationale qui n’est pas au fait de nos «sénégalaiseries» va en déduire fatalement que le Sénégal a décidé de criminaliser la transparence, car quoi de plus naturel pour un député que d’exiger que la lumière soit faite sur la gestion de l’argent public. Ce problème, au-delà de la politique, est moral à cause du conflit d’intérêts flagrant entre le consultant Sonko et le député Sonko, mais quoi qu’il advienne, ce que la majorité prépare pour Sonko, si elle le réussit, va rider l’âme de notre démocratie. En droit administratif, on ne peut pas poursuivre un fonctionnaire aussi longtemps qu’on ne démontre pas que l’acte qu’il a posé est détachable de sa fonction.
En démocratie, on doit donc aussi s’interdire de poursuivre un député dans l’exercice de ses fonctions et contrôler le gouvernement, et demander des comptes est ontologique à la fonction de député. D’ici la Présidentielle de 2024, Sonko va être une zone de non-droit, car même en cas de flagrant délit, l’opinion en conclurait à la liquidation politique d’un adversaire. Le pouvoir devrait prendre en compte cette donnée et ramener la guerre devant le plus grand et le plus redoutable Tribunal dans une démocratie : l’opinion qui, sauf si Sonko apporte la preuve de son accusation (le virement et la banque), s’est fait une religion sur la question.
C’est pourquoi entre l’honneur de Mamour Diallo et la gloire et la réputation de notre cher pays, Macky Sall doit faire rapidement le choix : arrêter les procureurs de Savonarole car, comme dit Charles Maurice de Talleyrand, «tout ce qui est excessif est insignifiant». Autant les accusations de Sonko contre Mamour Diallo ont été excessives, autant la réaction du pouvoir est en train de l’être. Ne brûlons pas la réputation, le prestige et la gloire de notre pays, «au bucher de nos vanités» !

Macky grisé par le pouvoir…

http://www.dakarmatin.com/Ah, le pouvoir ! Comme il peut vous changer. Ayant droit de vie et de mort sur ses sujets, on a tendance à se laisser aller à quelques vilains abus. Pourquoi du reste s’en priver dès lors qu’après Dieu, on reste le plus puissant dans son pays, surtout si celui- ci est une République arachidière. Se retrouver à régir la vie de dizaines de millions de personnes, ça vous grise assurément. Surtout si policiers, gendarmes et juges sont à votre disposition et mettent au gnouf quiconque n’a pas l’heur de vous plaire. Dans ces conditions pourquoi donc lâcher la proie pour l’ombre ? Et puis, que valent 12 ans dans un palais aussi luxueux et où personne n’ose toussoter de peur d’être emprisonné ? Rien du tout ! Plutôt prolonger ce pouvoir qui vous autorise toutes les libéralités. Sans compter que, dans votre entourage, il y a des gens qui, hier pauvres hères, ont découvert les voluptés du pouvoir. Les fréquents voyages, les belles conquêtes féminines, l’argent que vous amassez à la pelle et surtout les regards envieux des gueux. Les meufs que l’on n’osait même pas zieuter, vous pourchassent maintenant. Un véritable bonheur, on vous dit ! Pourquoi dans ces conditions ne pas jouer les prolongations dès lors que l’on a un tailleur constitutionnel à côté ? Celui –ci étant très fort dans l’art de vous rapiécer une constitution sur mesure. C’est un expert qui a déjà fait ses preuves. Un cadre apériste voudrait mettre un terme à tout cette félicité ? A la guillotine ! Quel idiot, ce sinistre sire ! En attendant, je guette avec impatience la réponse de ces messieurs et dames quand un espiègle journaliste demandera à l’un d’eux son avis sur le troisième mandat fourré du Chef. On va bien rigoler

Les députés de BBY embarrassés

http://www.dakarmatin.com/Les députés se sont réunis hier en plénière pour entériner les comminions permanentes de l’Assemblée nationale. En marge de cette séance qui intervient au lendemain des limogeages de Sory Kaba, de Moustapha Ka et de Samba Ndiaye Seck, les parlementaires de la mouvance présidentielle ont eu beaucoup de gêne à se prononcer sur cette question qui défraie la chronique.
A la fin de la séance plénière de l’Assemblée nationale hier, les députés de la mouvance présidentielle ont adopté la loi de l’omerta. Si certains d’entre eux ont tout bonnement esquivé les questions des journalistes sur les limogeages de Sory Kaba, Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck, les autres ont préféré ne répondre que sur le vote des commissions qui s’est déroulé presque sans débats. «Que pensez-vous du limogeage du Directeur général des Sénégalais de l’Extérieur Sory Kaba?».
A cette question posée par un journaliste, le porte-parole du Parti socialiste, Abdoulaye Wilane, rétorque automatiquement : «Ah ! Non, non, je ne répondrai pas à cette question, je suis venu pour le vote des commissions ; posez moi une question relative à ce sujet si vous voulez». Connu pourtant pour sa faconde intarissable, le député-maire de Kaffrine s’interdit de parler d’une question (3e mandat présidentiel) devenue désormais tabou.
Face à l’insistance des journalistes, Wilane se résout à lâcher quelques mots, en parlant à la cantonade et de manière évasive. «Nous sommes dans un contexte qui doit nous inquiéter et nous préoccuper. C’est un contexte de perspectives de pays gazier et pétrolier, un contexte de défis sécuritaires qu’il faut relever avec le terrorisme et ses corolaires», souligne-t-il avant de soutenir qu’il est mû par l’intérêt supérieur de la nation. «Je ne suis pas de ceux qui comptent le nombre de mandats du Président Macky Sall. Je ne fais pas dans la divination, car je fais confiance au Président Macky Sall pour ce qu’il avait dit», argue-t-il. Sa collègue du groupe parlementaire Bby, Awa Niang, embouche la même trompette.
Dans un phrasé très bien calculé et qui laisse entrevoir le caractère gênant de cette question, elle sérine que le président de la République, Macky Sall, a les prérogatives constitutionnelles de nommer et de démettre qui il veut. Pour Awa Niang, le troisième mandat n’est pas à l’ordre du jour. «Cinq ans, c’est très peu. Par conséquent, les membres de Benno Bokk Yakaar ne doivent pas laisser cette question sans intérêt cacher les importantes réalisations du président de la République.

MAME DIARRA FAM, DEPUTE DE LA DIASPORA:«SORY KABA N’A RIEN FAIT POUR LES SENEGALAIS DE L’EXTERIEUR»

Toutefois, les députés de l’opposition ne se font pas prier pour se prononcer sur la question. Commentant les limogeages de Samba Ndiaye Seck et de Moustapha Ka, respectivement Directeur de cabinet du secrétaire d’Etat chargé de la Promotion des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance et Directeur des droits humains, Toussaint Manga relève des problèmes entre la position du ministre de la Justice et celle du ministre des Affaires Etrangères. Pour le jeune député libéral, l’Etat doit sereinement et de façon courageuse régler définitivement l’affaire Karim Wade. Il estime que ce n’est pas en changeant des fonctionnaires qui ont représenté le gouvernement au Comité des droits de l’homme des Nations Unies que les autorités arriveront à cacher ce que dit le droit. S’agissant du limogeage de Sory Kaba, Toussaint Manga pense que le syndrome de la Guinée est en train de guetter le Sénégal. «Que le Président Macky Sall ne se leurre pas, il ne peut pas faire un troisième mandat»,tranche-til. Directement concernée par le limogeage du directeur général des Sénégalais de l’Extérieur, Mame Diarra Fam se veut claire. «Sory Kaba a dit ce qu’il pensait, mais je sais de source sure que ce n’est pas la raison pour laquelle il a été limogé», révèle la tonitruante parlementaire de la diaspora qui reproche au responsable apériste de Fatick de n’avoir rien fait pour les Sénégalais de l’extérieur. «Je me désole de son limogeage, mais nous avions dit qu’il quitte la direction s’il ne veut pas travailler». Prenant fait et cause pour ses compatriotes émigrés, Mame Diarra Fam prévient le nouveau directeur : «Qu’il sache que les Sénégalais de l’extérieur ne se sentaient pas impliqués par la Direction des Sénégalais de l’extérieur ; et Sory Kaba a fait les frais du laxisme du ministère des Affaires Etrangères. Ce ministère est insensible aux problèmes des Sénégalais de l’extérieur».

CHEIKH MBACKE RECUSE LE QUESTEUR DE LA COMMISSION CONTRÔLE

Par ailleurs, signalons que les 14 commissions constituées ont été entérinées quasiment à l’unanimité. Seule la Commission Comptabilité et Contrôle a fait l’objet d’une objection de la part de Cheikh Mbacké qui a récusé la présence de Awa Niang, deuxième questeur de l’Assemblée, dans cette Commission. Une observation qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd puisque le président Moustapha Niasse a souligné que les membres du bureau de l’Assemblée Nationale ne peuvent pas faire partie des Commissions

Sory Kaba a orquestré son départ..

http://www.dakarmatin.com/LeQuotidien-Peu désireux de se retrouver dans une ambassade comme le lui souhaitait Macky Sall, Sory Kaba a orchestré les conditions de son limogeage, afin de se faire passer pour un martyr, faute de pouvoir en retarder l’échéance. Et le piège tendu à Macky a fonctionné au-delà de ses attentes.
Et au final, Sory Kaba a fini par piéger Macky Sall. Et d’un départ qui était acté depuis un certain moment, il a réussi à faire un «limogeage pour crime de lèse troisième mandat présidentiel». Bêtise ou calcul politique bien réfléchi ? Seul l’avenir pourra nous le dire. Mais une chose est certaine, le ci-devant Directeur général des Sénégalais de l’extérieur a joué gros.
M. Kaba se sentait gêné aux entournures depuis la nomination de Moïse Sarr au secrétariat d’Etat chargé des Sénégalais de l’extérieur. Au ministère, tout le monde savait que les deux hommes se marchaient littéralement sur les pieds, chacun voulant préserver son territoire de souveraineté. Et le ministre Amadou Ba se refusait à trancher en faveur de l’un ou de l’autre. De toutes les manières, cela avait toujours été le cas avec les différents secrétaires d’Etat chargés des Sénégalais de l’extérieur, comme Souleymane Jules Diop, Seynabou Gaye Touré, ou même avec le ministre Mankeur Ndiaye, en son temps. C’est dire que, ayant trop longtemps occupé le poste, Sory Kaba prenait ce service comme son pré carré.
Est-ce l’une des raisons qui avaient poussé Amadou Ba à opérer des changements ? En tout cas, il avait initié un projet de réforme du ministère des Affaires étrangères et des départements qui en dépendent. Dans cet ordre d’idée, il était déjà acquis que la Direction générale des Sénégalais de l’extérieur allait être ravalée au rang de simple direction. Ce qui entraînait de fait, le départ de l’actuel titulaire du poste, parce qu’il ne devait pas être lui, rétrogradé.
Le ministre des Affaires étrangères en avait fait part au chef de l’Etat qui avait donné son accord, mais avait tenu à demander que «l’on trouve un point de chute convenable» à M. Kaba. Dans l’attente de la représentation diplomatique qui devait lui échoir, Sory Kaba avait été convoqué, comme tous les chefs des services des Affaires étrangères, à la réunion de coordination qui devait se tenir le mardi 15 octobre dernier, et où devait être discuté ce projet de réforme. Il n’y a pas déféré. De même, il savait que son remplaçant désigné était déjà à Dakar, et s’apprêtait à prendre fonction.
L’attitude de défiance de Sory Kaba avait du mal à prospérer, parce que bien d’éléments se dressaient en sa défaveur. Ses relations avec les services de la Commission européenne étaient si exécrables que ces derniers ne souhaitaient plus continuer à collaborer avec lui. Les services de la coopération espagnole avaient suspendu leur appui, n’ayant plus confiance en lui. Par ailleurs, au ministère des Affaires étrangères, circulait un rapport l’incriminant sur des numéraires reçus de manière indue de la part de la diplomatie turque.
De même, au ministère, on n’avait pas apprécié qu’il mette en place, au sein de sa direction, une Cellule spéciale de passation des marchés, et il lui avait été demandé d’en suspendre les activités et de bloquer tous les marchés passés par ce biais.
Quand on additionne ces éléments au fait que Sory Kaba s’est présenté à l’émission de la Rfm sans en informer sa hiérarchie et son administration, même par courtoisie, et qu’au cours de l’émission, il se soit permis de se prononcer sur des questions comme le rétablissement du visa pour les étrangers, en prenant une position différente de celle de son supérieur hiérarchique qui est opposé à Aly Ngouille Ndiaye sur cette question, on se dit que le personnage était dans une position de défiance. Donc, sa sortie sur le troisième mandat de Macky Sall, un sujet sur lequel le président de son parti et président de la République avait demandé à ses partisans de ne plus se prononcer, «pour ne pas se laisser distraire dans leur travail», ressemble aujourd’hui, très fortement, à un piège. Comme si le personnage savait que cela allait précipiter sa chute, et lui permettre ainsi de se présenter en «martyr de la transparence»».
Et malheureusement pour la communication gouvernementale, on pourra dire qu’il a bien réussi son coup, même si cela le grille pour longtemps dans le «Macky» de l’Etat

Et Si Sory Kaba N’était Qu’une Victime Collatérale?

https://www.walf-groupe.com/Pour les observateurs avertis de la politique sénégalaise, Sory Kaba n’est qu’une victime collatérale d’un duel de gladiateurs. Un peu comme le serait la pauvre fourmi dans un combat d’éléphants.
Le deuxième et – théoriquement – dernier mandat franchit, à peine, son semestre d’existence que les ambitions commencent à s’affirmer. Et pour ne pas se laisser fragiliser par le choc inévitable de ces ambitions au sein d’un parti dont la marque de fabrique est le manque de structuration, le chef a formellement intimé l’ordre à ses ouailles de ne pas évoquer sa succession. Les contrevenants à cette «loi» s’exposent, naturellement, à la sanction. Pour être passé outre, le ci-devant directeur général des Sénégalais de l’Extérieur au ministère des Affaires étrangères a reçu la guillotine au beau milieu du crâne. Sans attendre la toute prochaine réunion du Conseil des ministres, le président de la République l’a proprement viré. Sa faute ? Avoir dit, sur les ondes de la Rfm, que Macky Sall en est à son dernier mandat. «Notre Constitution oblige le président de la République à ne pouvoir faire que deux mandats. Ce qui est clair, il est dans le dernier mandat et la Constitution lui interdit de faire un 3ème mandat», a-t-il déclaré, dimanche dernier, au Grand Jury de la radio appartenant au musicien, homme d’affaires et ministre-conseiller, Youssou Ndour. Ce qui est une évidence pour tous, ne l’est pas pour certains qui n’y voient que le signe d’une insubordination. Le directeur général du quotidien national «Le Soleil» et militant de l’Alliance pour la République (Apr), dans une vidéo publiée par Dakaractu, assimile, en effet, la déclaration de Sory Kaba  à «de l’indiscipline et (à) une atteinte à l’autorité du président de la République». Jugeant sa sortie inélégante, Yakham Mbaye en a déduit que Sory Kaba a «outrepassé les recommandations du président de la République en violant le droit de réserve pour parler de la possibilité ou pas d’un troisième mandat du chef de l’État». Suffisant pour que Macky lui coupe la tête.
Viré pour si peu, s’étonneront certains. Mais, pour les observateurs avertis de la politique sénégalaise, Sory Kaba n’est qu’une victime collatérale d’un duel de gladiateurs. Un peu comme le serait la pauvre fourmi dans un combat d’éléphants. Et c’est exactement de cela qu’il s’agit. Sory Kaba était le directeur général des Sénégalais de l’Extérieur. Un poste qu’il occupe depuis l’accession de Macky Sall au pouvoir. Des ministres des Affaires étrangères, il en a vu passer. De Me Alioune Badara Cissé à Sidiki Kaba, Sory a été indéboulonnable au poste. Se payant même le luxe de ferrailler avec certains de ses supérieurs dont Souleymane Jules Diop avec lequel les désaccords étaient devenus anecdotiques. A la faveur de la réélection du chef de file de l’Apr, Amadou Bâ quitte les Finances pour les Affaires étrangères où il trouve Sory Kaba avec lequel, a priori, il n’a aucune affinité. Curieusement, la mayonnaise ne tarde pas à prendre entre les deux. Un syndrome de Stockholm, diront certains. De l’opportunisme politique, pour d’autres selon qui les ambitions présidentielles d’Amadou Bâ ne sont un secret pour personne. Alors, quand Sory Kaba prend une position, ils voient l’ombre d’Amadou Bâ derrière. Abdou Mbow qui ne s’y trompe pas le dit à mi-mot. «Cela ne relève nullement de la déclaration que Sory Kaba a eu à faire dimanche dernier. Je pense que, dans les jours à venir, vous comprendrez que cela n’a absolument rien à voir», décrypte l’ancien responsable des jeunes de l’Apr et ancien vice-président de l’Assemblée nationale.
Une sortie qui a l’avantage de nous convaincre du fait que si la foudre de Macky s’est abattue sur la nuque de Sory Kaba, c’est que, dans les officines du pouvoir, on est convaincu qu’il était en mission commandée. Parce que, c’est maintenant devenu clair, dans leur tête que, en 2024, Amadou Bâ va se dresser contre n’importe quel candidat, fût-ce Macky Sall, lui-même. Ce dernier, vraisemblablement, n’a pas dit son dernier mot. Et dans une entreprise de re-présentation, il est en train de compter ses amis, ses ennemis et de taper sur les têtes qui dépassent. Donc, la décapitation d’Amadou Bâ, himself, n’est qu’une question de timing, d’agenda et d’opportunité. S’il peut compter sur une poignée de fidèles comme Abdoulaye Daouda Diallo ou Mohamadou Makhtar Cissé, le tour n’est loin d’être joué chez certaines têtes de turcs comme Amadou Bâ, Mimi Touré ou Alioune Badara Cissé. A la tête d’institutions ou de ministères de souveraineté, ils n’en gardent pas moins de l’ambition pour la fonction suprême. Ce qui fait que leurs faits et gestes, ceux de leurs proches, sont surveillés, scrutés et décodés.Ibrahima ANNE

Amadou Ba Décroche Le Soutien De Serigne Abdoul Karim Mbacké

https://www.walf-groupe.com/Le ministre des Affaires Etrangères, Amadou Ba n’a pas encore publiquement affiché ses ambitions présidentielles. Pour l’instant, il respecte scrupuleusement la consigne de son chef, le président Macky Sall qui a donné l’ordre à tous les responsables Apéristes de taire leurs ambitions présidentielles. Mais en même temps, il cherche et obtient du soutien à Touba, plus précisément auprès du très influent Serigne Abdoul Karim Mbacké. En effet, dans une vidéo largement diffusée dans les réseaux sociaux, on voit le guide religieux l’adouber. «C’est toi que les Sénégalais aiment», lui dit le marabout en wolof. Une audience qui risque de conforter certains Apéristes, principalement ceux de Fatick, qui le soupçonnent d’être derrière Sory Kaba qui a «invalidé», dimanche dernier, la candidature du président Macky Sall. En effet, les Apéristes de Fatick affirment que Sory Kaba est «téléguidé» par des responsables du parti qui ont des agendas cachés. Et sans citer de nom, le ministre des Sports Matar Ba, qui est par ailleurs le responsable de l’Apr dans la région, et ses hommes, invitent ceux qui ont des ambitions cachées à se découvrir et à faire comme Macky Sall en 2008: avoir le courage de monter leur propre parti et solliciter le suffrage des Sénégalais le moment venu. «Si Sory ne la boucle pas, nous allons, dans les jours à venir, citer les noms de toutes les personnalités politiques, tapies dans l’ombre, qui entendent agir contre les intérêts du parti, de la coalition Benno Bokk Yaakaar et du Président Macky Sall. Fatick n’acceptera pas de notre parti l’Apr et de notre coalition qu’un débat prématuré de 2024 occupe nos efforts et notre temps», assènent encore les partisans de Macky Sall. Responsable du parti au pouvoir dans la commune des Parcelles assainies et à Dakar, Amadou Ba a été pour beaucoup, l’artisan de la victoire du président Macky Sall à Dakar, lors de la dernière élection présidentielle. Ce qui fait de lui un candidat sérieux à la succession de Macky Sall à la tête de l’Apr.Charles Gaïky DIENE

Toussaint Manga sur le limogeage de Sory Fantamady Kaba:«Macky est en train de commettre une grave erreur, …»

https://www.ferloo.com/Le député du Groupe parlementaire, Liberté et Démocratie, Toussaint Manga se prononçant sur le limogeage de Sory Kaba s’est voulu alarmiste. «Ce qui se passe en Guinée Conakry est en train de guetter le Sénégal », prévient-il avant de considérer Samba Ndiaye Seck et Moustapha Kâ comme des «agneaux de sacrifice » dans l’affaire Karim Wade à Genève devant la Comité des Droits de l’homme des Nations Unies.
Le limogeage de Sory Kaba fait tilt et a semblé créer un électro-choque chez les opposants au régime de Macky Sall.  Comme pris dans un tourbillon, Toussaint Manga, le député du Parti démocratique sénégalais (Pds) peine à trouver les mots pour qualifier la décision du chef de l’Etat de limoger Sory Kaba à la suite d’une sortie médiatique sur un éventuel troisième mandat. « J’estime que Macky Sall est en train de commettre une grave erreur, parce que, honnêtement, il ne doit même pas penser à un troisième mandat”, balance-t-il.
Toussaint Manga de poursuivre comme pour alerter : « Ce qui se passe en Guinée Konacry est en train de guetter le Sénégal ». « Qu’il (Macky Sall) ne se leurre pas car il ne peut pas avoir un troisième mandat. Il ne peut y avoir de troisième mandat », insiste-t-il.
A propos du limogeage de la position de l’Etat relative au cas Karim Wade, Toussaint Manga estime que «l’Etat doit sereinement régler cette situation une bonne fois pour toute. Ce n’est pas en changeant les représentants du Sénégal qui sont des hauts fonctionnaires respectables et qui sont partis avec le mot du ministère de leur pays qu’on va en finir avec le cas de Karim Wade. Déjà en les changeants, l’Etat du Sénégal se perd dans ses positions. La position du ministre des Affaires étrangères et la position du ministre de la Justice sont diamétralement opposées. J’estime que ces deux fonctionnaires limogés ont été l’agneau du sacrifice».

Limogeages de MOUSTAPHA KA ET SAMBA NDIAYE:La colère des magistrats…

XALIMANEWS : L’Union des magistrats du Sénégal (Ums) n’apprécie pas le limogeage de leurs collègues Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck respectivement Directeur des droits humains et Directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance.
A travers un communiqué de presse, le président de l’UMS Souleymane Teliko et ses camarades disent soutenir leurs collègues. « Il est vrai que l’autorité politique est libre de se séparer à tout moment de tout collaborateur mais l’UMS ne peut pas manquer de déplorer la brutalité et la médiatisation de cette révocation qui ont jeté en pâture deux valeureux magistrats dont la bonne foi n’est pas discutée », a fait savoir l’UMS. Qui dans le même ordre d’idées condamne le non-respect du parallélisme des formes dans le limogeage du directeur des droits humains nommé par décret. Sur ces entrefaites, l’UMS invite les autorités au respect strict de ce principe.
Il faut rappeler que ces deux magistrats ont été démis de leurs fonctions pour avoir pris, lors de la 127e session du Comité des droits de l’homme, des engagements pour une réhabilitation de Karim Wade.

Artp : Du nouveau dans le scandale des 10 milliards

http://www.dakarmatin.com/La gestion de l’Artp, entre 2005 et 2012, était épinglée suite à un rapport de l’Ige. Les deux Dg d’alors mis en cause, Daniel Goumalo Seck et Ndongo Diaw, avaient été renvoyés devant la Chambre de discipline financière de la Cour des comptes. Ce, suite à l’ordonnance de renvoi du Parquet général en date du 22 mai 2018.
Selon Enquête et Les Échos, l’audience est fixée demain jeudi, selon Les Echos et Enquête. Les mis en cause sont poursuivis pour des délits financiers. Ndongo Diao est accusé de passation de marchés sans publicité, alors que Daniel Goumalo Seck est accusé d’avoir passé 7 marchés sans publicité suffisante par entente directe sans preuve.

« Un jour Macky Sall va activer le même Conseil constitutionnel qui avait permis à Wade de se présenter pour un 3e mandat »

http://www.dakarmatin.com/Y’en a marre soupçonne Macky Sall de vouloir tenter un passage en force en se présentant pour un 3e mandat. Le mouvement met en garde le chef de l’Etat et appelle les Sénégalais à observer une expectative prudente. Toutefois, Thiat est d’avis que ce pays a besoin de sérénité pour transcender cette contradiction par un sursaut patriotique.
Invité de l’émission « Soir d’info » de la Tfm, Thiat du mouvement Y’en a marre a dit ses quatre vérités au sujet de la polémique consécutive à la sortie de Sory Kaba sur la volonté prêtée à Macky Sall de vouloir briguer un 3e mandat. « Cette question-là, il faut que les Sénégalais en parlent pour faire de la prévention et le régler alors qu’il est encore temps », propose le rappeur interrogé par Papis Diaw.
« Un beau jour Macky Sall va se lever pour activer le même Conseil constitutionnel qui avait permis à Wade de se présenter pour un 3e mandat. Le Conseil va accepter sa candidature. Thiat, Guy Marius ou Fadel sortent dans la rue pour manifester, on les arrête. Les chefs religieux appellent au dialogue. Macky Sall est réélu et tout s’arrête là », suspecte-t-il.
A la question de savoir si Sory Kaba n’a pas été activé par des pontes de l’Apr tapis dans l’ombre, Thiat répond de but en blanc : « Macky Sall, il ne faut pas qu’on lui cherche d’excuse. Ismaila Madiar Fall a dit « en principe» tout s’arrête en 2024, en se prononçant sur la limitation des mandats. Cela veut dire que ce n’est pas clair puisque c’est lui qui avait travaillé sur le texte avant le référendum. Je ne peux pas accorder du crédit aux paroles de quelqu’un qui fait du wakh wakhète. Il faut que les Sénégalais se mobilisent d’ores et déjà. Il y a des signes. En 21 jours de campagne, il n‘a pas dit qu’il allait supprimer la Primature, pourtant il l’a fait. Un chef doit respecter sa parole ».
Ce dirigeant de Y’en a marre de souligner qu’ils ne vont pas attendre les élections pour poser ce débat. « En 2013, si on avait écouté Moustapha Cissé Lô, on saurait que Macky Sall  n’allait pas respecter sa promesse de réduire son mandat de 7 à 5 ans », illustre-t-il.
Donnant son point de vue sur la vague de limogeages intervenus ce lundi et concernant, outre Sory Kaba, de hauts fonctionnaires du ministère de la Justice, il mentionne : « Y a la cacophonie au sein du pouvoir, le pouvoir a perdu le contrôle. Depuis le limogeage de El Hadj Kassé, c’est une série d’actions qui prouvent qu’il y a le feu », fait-il remarquer. « Qui se positionne aujourd’hui pour prendre le flambeau ? », dixit Thiat, qui pense que l’absence supposée d’un successeur potentiel au sein de l’Apr exacerbe le problème.
Cependant, il n’en pense pas moins qu’il faut aborder cette question « avec sérénité ». « Le Sénégal est le seul pays où le peuple est en avance sur la classe politique », déplore-t-il le comportement des acteurs. Pour lui, ces derniers ne cherchent qu’à se maintenir au pouvoir une fois élus.
« On sait tout ce qui s’est passé avec le fichier. Même des nouveau-nés ont voté. Tant qu’on va aux élections  avec ce fichier Macky règnera à vie. C’est aujourd’hui qu’il faut se battre », termine-t-il son propos

La phobie du 3e mandat de Macky et…ses conséquences pour les sénégalais

https://www.xibaaru.sn/3e mandat est le mot « magique » qu’il ne faudrait pas prononcer ces jours-ci et ce n’est pas Sory Kaba qui dira le contraire. Le désormais ex directeur des sénégalais de l’extérieur a été limogé lundi dernier par le Président Macky Sall pour avoir dit que le Chef de l’Etat était à son dernier mandat. Une phrase qui a sans doute irrité Macky.

Pourquoi le débat du troisième mandat irrite Macky sall… ?

Cette interrogation a tout son sens car l’on se rappelle tous des propos du Chef de l’Etat qui a tranché définitivement la question d’un probable 3e mandat en 2017. « Nous devons être très sérieux dans ce pays lorsque nous voulons apporter une contribution positive à la marche de notre pays. Cette question a été définitivement fixée par la Constitution. Le nombre de mandats, c’est réglé depuis très longtemps. Pourquoi engager une réflexion sur un débat de 2024 ? Ce débat ne doit pas nous faire perdre du temps », a déclaré le Chef de l’Etat. Ce, d’autant plus que, selon ces propres termes, « (ils ont) « engagé il y a un an engagé une réforme majeure de la Constitution par voie référendaire justement pour régler la question » en indiquant qu’« (ils avaient) une majorité à l’Assemblée nationale » mais ils ont « préféré consulter le Peuple sur une réforme très sérieuse pour régler la Constitution. La question des mandats est réglée depuis très longtemps », a assuré Macky Sall. Avant de souligner qu’il s’agissait de la durée des mandats (de sept (7) à cinq (5) ». « Je reste dans la logique de ne pas dépasser les deux (2) mandats si le peuple sénégalais me fait confiance », déclaré le Président.
Deux ans après, le Président semble faire du « Wax Waxet » en esquivant complètement la question quitte même à sanctionner ceux qui en parlent au niveau de son parti. Comme pour dire qu’il est sur la voie de passer au-dessus de la Constitution en briguant un 3e mandat et défier les sénégalais qui veulent se débarrasser de la « dynastie Faye-Sall ». Alors les délices du pouvoir sont en train de perdre Macky.
Ce 3e mandat serait un bon moyen pour Macky d’éviter la prison à son frère, Aliou Sall et Mansour Faye qui sont tous les deux éclaboussés par des scandales depuis un certain temps. Par conséquent ce mandat pourrait être leur porte de sortie.

Vers une situation confuse comme celle de 2012 avec Wade… ?

Un climat de confusion commence déjà à s’installer comme ce fut le cas en 2012 où Wade voulait changer la Constitution et se taper un 3e mandat mais aussi transmettre le pouvoir au Ministre du ciel et de la terre, Karim Wade. Face à la résistance de la rue, le Pape du Sopi avait reculé.
La même situation commence à s’installer sous le magistère du Président qui, depuis le limogeage de Sory Kaba a mis la puce à l’oreille des sénégalais qui s’attendent désormais au forcing du pouvoir en place. Mais les mouvements de contestation à l’instar du M23 et Frapp/France dégage ont déjà bandés leurs muscles pour faire face à l’entêtement du pouvoir. A vos masques et mouchoirs un vent de contestation se prépare dans le pays.
A l’image de son homologue guinéen, le Président Sall risque de passer sur les cadavres des sénégalais pour briguer ce supposé 3e mandat qui se trame au sommet.ALIOU NGOM

Révolte contre Sokhna Aïda Diallo : la veuve de Béthio échappe à un lynchage à Ngabou

https://actusen.sn/La fatwa du Khalif général des Mourides contre le la veuve de Cheikh Béthio Thioune a fait réagir certains individus non encore identifiés. En effet, selon des informations en possession de Actusen.sn, des disciples ont voulu en découdre avec Sokhna Aïda Diallo. Très décidés, ils avaient prévu d’assiéger le domicile du défunt guide des « thiantacounes » à Ngabou où loge la veuve du Cheikh.
La dame a pu échapper à cette tentative de lynchage grâce à l’intervention rapide des éléments de l’escadron de surveillance qui sont parvenus à la faire quitter les lieux saine et sauve. Les faits se sont déroulés dans la nuit du mardi au mercredi.
Pour ‘heure, la résidence reste toujours sous la surveillance des forces de l’ordre et ceux qui y résidaient ont fini par vider les lieux.

Graves révélations de Mansour NIANG: « Le Pr Macky Sall n’ écoute pas les jeunes de son parti (…)Un cancer est entrain de décimer l’APR de l’intérieur (…) »

https://www.dakarposte.com/La rédaction de dakarposte publie exhaustivement cette contribution d’un inconditionnel du chef de file de l’APR. Mansour Niang, pour ne pas le nommer, qui est aux manettes de cette trouvaille dite « APR NATIONALE VA MAL », semble être comme un oiseau sur la branche, autrement dit dans une position instable, peu confortable au sein de sa formation politique, l’APR.

Plate-forme « APR NATIONALE VA MAL!!! »Pour une jeunesse reconnue et Considérée.

M.  le Président de l’alliance Pour la République, Le combat de principe que mène les jeunes de l’APR au niveau national est plus que légitime.  Lorsque cette jeunesse prend l’initiative de tirer sur la sonnette d’alarme pour la première fois depuis 2012, c’est que l’heure est grave, APR NATIONALE VA MAL. Un cancer est entrain de décimer notre partie de l’intérieur.
Être jeune et engagé peut parfois s’avérer un défi de tous les jours. Défi que nous avons relevé en vous portant au pouvoir. Mais on a l’impression que tout les chemins qui mènent à vous nous sont fermés.
Et pourtant… pourtant, la jeunesse est la plus belle des promesses, elle est porteur d’espoir, engagée, spontanée. Cette jeunesse est surtout forte, déterminée, passionnée. M.  Le président, la jeunesse de l’APR est consciente de ce qu’elle vaut et de ce qu’elle veut et est désireuse d’être considérée à sa juste valeur.
Depuis 2012, chacun d’entre nous vous a défendu dans les quartiers, les grands places, dans les transports en commun, les terrains de foot, dans les plages, les bureaux, dans les maisons…. un peu partout et nous avons gardé confiance et patience. De ce fait,  nous n’avons pas le droit d’être de simples spectateurs, mais nous avons le devoir d’être des acteurs de notre temps. Nous sommes l’avenir de ce parti. Nous n’avons pas le droit d’accepter d’être relégué au second plan.
M.  le président, camarade Macky Sall, nous vous interpellons à travers l’unique moyen de communication à notre disposition pour faire passer le message car, au niveau  national, nous avons une cojer, des responsables, qui devraient être pour vous des cadres d’expression, d’échanges et de partages internes permettant de prendre en compte les préoccupations des jeunes pour ne pas les exposer en public. Tel n’est plus le cas, nous n’avons plus confiance aux responsables locaux ni aux instances du parti.
Il est temps M.  le Président d’écouter les jeunes et de leurs  parler. Comme le disait en son temps Thomas Mann  » Être jeune, c’est être spontané, rester proche des sources de la vie, pouvoir se dresser et secouer les chaînes d’une civilisation périmée. Oser avec cette précieuse spontanéité que nous entendons justement apporter notre pierre à l’édifice ».Osons, Proposons et Agissons pour l’avenir de notre parti APR.Mansour NIANG ,Responsable politique Apr Département de Foundiougne,Coordonnateur de la plate-forme « APR NATIONALE VA MAL »777306061.

Missions et perspectives du Meer, Libération de Khalifa Sall, Financement de la Der,Affaire des 94 milliard:Abdoulaye Diagne,Coordonnateur national du Meer dit tout

https://actusen.sn/Dans ce contexte d’actualités politiques en effervescence, Actusen.sn a donné la parole à la jeunesse de Fatick. Dans un entretien, Abdoulaye Diagne, Coordonnateur du Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer) est revenu sur les questions qui défraient la chronique ces temps-ci. Libération de Khalifa Sall, les financements de la Der, l’affaire des 94 milliards, sans oublier les missions et perspectives du Meer, tout a été passé en revue.
Entretien !!!

Actusen: Qu’elles sont les principales missions du mouvement et ses perspectives immédiats ?

Abdoulaye Diagne: Le Mouvement des élèves et étudiants républicains (Meer/national) est un organisme interne de l’Alliance pour la République (Apr) qui a pour fonction l’animation politique du parti en général. Sa mission spécifique est d’assurer aux élèves et étudiants une bonne formation civique et une initiation saine à la pratique politique pour les préparer à une citoyenneté responsable. Le Meer/national met en œuvre une panoplie d’activités de renforcement des capacités pour les élèves et étudiants, acteurs politiques dans les universités, écoles et instituts publics comme privés afin qu’ils puissent occuper des stations de responsabilités méritées dans les structures de gouvernance. Comme perspectives immédiates, le Meer/national s’active à remobiliser l’ensemble des élèves et étudiants du mouvement pour la réalisation de nos projets futurs qui débuteront dès la première quinzaine du mois de Novembre courant.
Il s’agit entre autres des journées portes ouvertes décentralisées dans toutes les universités publiques comme privées du Sénégal pour mieux réserver un accueil chaleureux aux nouveaux bacheliers et faciliter leur adhésion dans le mouvement. Il y a aussi l’organisation de  l’Académie républicaine qui sera excellemment illustrée par des sessions de formations sur les cinq initiatives du Président Macky Sall sanctionnant son programme “ligueyeul Euleuck”, la caravane de l’émergence sur toute l’étendue du territoire national en général, et dans les lycées en particulier, pour la mise en place des clubs de l’émergence et la distribution des fascicules exercices -corrigés pour les élèves de terminales.
Ce programme a été élaboré par les membres du mouvement pour atteindre des objectifs tels que : l’animation politique, la massification et de faire le mouvement, une structure d’étudiants politique forte et de se constituer en bouclier de fer autour de notre Chef de parti, le Président Macky Sall.

Actusen: Quelles sont les relations du Meer avec les autres structures de jeunesse du parti ?

Abdoulaye Diagne: Les relations entre le Meer et les autres structures de jeunesses du parti sont excellentes. Le Meer national travaille en parfaite collaboration et en synergie avec toutes les structures du parti. Malgré la distinction des missions confiées à chacune, nous arrivons dès fois à organiser des activités communes. Et je profite de cette occasion pour les remercier tous à travers leur franche collaboration.
Actusen: Quel est le point de vue du Meer dans l’affaire dite des 94 milliards F Cfa et le nouveau règlement de l’Assemblée nationale ?
Abdoulaye Diagne: Le Meer national a toujours une posture constante sur l’affaire dite des 94 milliards F Cfa. Cette posture est celle du peuple sénégalais c’est-à-dire, demander à la justice sénégalaise que nous faisons confiance, de faire son travail pour qu’on puisse enfin édifier le peuple. Cela est devenu aujourd’hui, une demande sociale.
Sur le nouveau règlement intérieur de l’Hémicycle, je félicite tout simplement l’Assemblée nationale du travail bien fait, conformément aux règles et principes qui fondent cette institution.

Actusen: Quel est votre sentiment sur la libération de Khalifa Sall ?

Abdoulaye Diagne: La grâce accordée à Khalifa Sall et autres s’inscrit dans la volonté du Président de la République d’instaurer un climat de décrispation et de consolidation de la paix sociale. Au lendemain de sa victoire à l’élection présidentielle du 24 février 2019, avec un score de 58,27% obtenu dès le premier tour, le chef de l’État avait déjà donné le ton en appelant toutes les forces vives de la Nation à un dialogue national inclusif. Aujourd’hui, le seul combat qui vaille pour la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) est celui du développement économique et social du Sénégal dans la concorde, la paix civile et la démocratie.

Actusen:Appréciez-vous le programme zéro déchets lancé par le Chef de l’Etat?

Abdoulaye Diagne: Le projet « zéro déchet »  est une excellente politique environnementale initiée par le Président de la République qui a décidé, dans les prochains jours, de mobiliser tous les acteurs du peuple à la cérémonie de lancement « un samedi de chaque mois », au nettoiement de toutes les artères du pays, même au fin fond du Sénégal, d’où l’importance de l’implication des élus locaux. Dans ce registre, le Meer national lance un appel solennel à toutes et à tous de répondre au chef de l’Etat pour un Sénégal de tous et un Sénégal pour tous.

Actusen:Que pensez-vous des financements de la Der et tout le bruit qu’il y a autour ?

Abdoulaye Diagne: Sur l’affaire de la Der, le Meer national ne fait que remercier le Président de la République qui a déboursé 30 Milliards de F CFA pour la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. Aujourd’hui, beaucoup de jeunes et de femmes gagnent leur vie à travers des revenus leur permettant de vivre décemment et dignement. Nous demandons tout simplement à ce que des efforts soient consentis pour élargir la carte des bénéficiaires notamment pour les jeunes.

Actusen: Aujourd’hui, en tant qu’étudiant et jeune leader, comment qualifiez-vous la situation actuelle de l’étudiant sénégalais ?

Abdoulaye Diagne: Aujourd’hui, la jeunesse intellectuelle, notamment les étudiants, se reconnait parfaitement à travers les projets et réformes conduits depuis 2012 et adhèrent massivement à la vision éclairée du Président Macky Sall. Cette jeunesse qui était désemparée retrouve le chemin de la lumière. Dans le secteur de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, il est loin de faire des réalisations, mais il a révolutionné le système. De par l’élargissement de la carte universitaire en passant par la modernisation des universités, le président a montré que c’est par l’éducation que nous prospérerons.
La baisse des tickets de restauration, combinée à l’augmentation des bourses, ont permis aux étudiants d’avoir un nouveau souffle social. L’étudiant est aujourd’hui, au cœur du développement du capital humain prôné dans l’Axe 2 du Plan Sénégal émergent (Pse), par le biais d’infrastructures de haute qualité et d’un enseignement sein.  L’innovation est devenue une réalité dans ce secteur. C’est avec le Président Macky Sall que le Sénégal a connu les Espaces numériques ouverts (Eno), les Instituts supérieurs d’enseignement professionnels (Isep), un super calculateur, ainsi que le baccalauréat arabe qui garantit aux arabisants de poursuivre des études supérieures et aussi de faire des concours jadis réservés aux autres étudiants.
L’augmentation de la capacité d’accueil pour le logement a permis de réduire drastiquement la promiscuité qui a toujours été une des plus fortes préoccupations en milieu estudiantin. La mobilité des étudiants et chercheurs a atteint son paroxysme avec la dotation de bus pour toutes les Facultés, Ecoles, Unités de formations et de recherches (UFR) et Instituts, au niveau national. Donc, on peut, sans exagérer, dire que l’étudiant est roi sous le magistère du président Macky Sall. Et j’ose espérer que  durant l’année universitaire 2019-2020, les étudiantes et étudiants lui décerneront le titre de «Premier ambassadeur de l’étudiant».Entretien réalisé par Matar Diouf, Correspondant à Fatick (Actusen.sn)
Scandale Sall-Timis : Mamadou Lamine Diallo ne lache pas «Tout sera bientôt clair»
XALIMANEWS : « Nous ne sommes pas impressionnés par ces aventuriers du pétrole comme Franck Timis qui décernent des prix bidon à nos chefs politiques pour les attirer dans le guet- apens des deals prédateurs qui alimentent les flux financiers illicites. BBC vient de révéler que Mark Denning un gestionnaire d’un des plus grands fonds d’investissements lié à BP a démissionné pour avoir reçu 22 millions de dollars des 250 millions de dollars payés par BP à Timis Corporation. Tout sera bientôt clair », a confié le leader du Mouvement Tekki, dans sa publication de la semaine, titrée : « Macky Sall le pétrole dans le sang selon son collabo chargé de l’énergie, MDR… ».
Ensuite Mamadou Lamine Diallo rajoute : « Voilà M Cissé, à qui le Sénégal a tout donné, meilleur lycée, le Prytanée militaire, membre du corps prestigieux des inspecteurs d’Etat, gestion des poumons de notre économie, douane et Senelec, qui se met au niveau de ce Monsieur bombardé Président de la Chambre africaine de l’énergie CAE, kaay ,ma nax la, pour tromper les populations africaines. A dire vrai, le régime de Macky Sall aime les aventuriers prédateurs, après Bictogo, Mo Kane de la Senelec, Franck Timis, voilà que pointe Monsieur CAE.
Au juste, M Cissé qu’avez-vous appris, vite ? Je vous invite à en débattre.Si vous avez peur de moi,choisissez qui vous voulez dans l’opposition sérieuse».

Maurice Soudieck Dione:«La chance de Khalifa Sall, c’est qu’il se positionne à travers les Assises nationales

http://lesoleil.sn/ Le docteur en Sciences politiques et enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, Maurice Soudieck Dione, a décrypté pour « Le Soleil » la déclaration de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. D’après lui, il est constant dans sa démarche.
Quelle lecture faites-vous de la déclaration de Khalifa Sall  ?
C’est un discours transcendant, de dépassement et d’ouverture porté vers l’avenir du Sénégal à travers le projet politique que Khalifa Ababacar Sall ébauche. Il est fondé sur les valeurs de liberté, d’égalité, de justice et de solidarité, auxquelles il convie tous les Sénégalais, avec comme objet et objectif, un avenir prospère et solidaire. Il a donc fait montre d’une posture de dignité, de maturité et de foi, après l’épreuve qu’il a traversée. C’est aussi un discours de gratitude pour avoir remercié tous ses partisans, ses avocats et tous ceux qui lui ont manifesté leur sympathie et leur soutien dans les difficultés qu’il a endurées ; un discours de gratitude pour avoir également remercié les autorités coutumières et religieuses. Un discours de solidarité à l’égard des prisonniers pour le compte desquels il appelle à corriger les effets désocialisants de l’incarcération, par un vrai travail de réinsertion en milieu pénitentiaire, avec des possibilités de peines alternatives et plus généralement d’humanisation des conditions de la détention.
De votre point de vue, quelle est l’importance, pour l’homme politique qu’il est, des trois viatiques qu’il a brandis ?
Il ressort de son discours que les trois viatiques dont il se nourrit sont la fidélité à des valeurs et convictions fortes ; la capacité de résilience et l’attachement aux conclusions des Assises nationales. La force des convictions et la fidélité aux valeurs a permis de faire face à l’acharnement du pouvoir ; la résilience d’endurer des sacrifices pour un Sénégal plus libre, plus prospère, plus juste et plus solidaire, et de s’opposer aux politiques néfastes pour le pays. Le troisième viatique, c’est l’attachement aux conclusions des Assises nationales, document de référence de son projet politique, dont il a une lecture dynamique par une adaptation au contexte, aux évolutions du pays, de l’Afrique et du monde, sans rien n’omettre ni remettre en cause.

Khalifa Sall a précisé qu’il sort de prison «sans haine ni rancœur», quelle place peut occuper l’ancien maire de Dakar dans la recomposition politique en cours ?

Khalifa Sall précise bien : «Cette épreuve ne doit pas nous faire perdre notre humanité. Nous en sommes sortis le cœur ouvert. Cela est parfois mal compris mais nous ne devons avoir ni haine ni rancœur même dans l’adversité. Nous ne devons pas céder aux excès de la politique, ni perdre notre temps à ressasser le passé». Donc dans la recomposition politique en cours, il s’inscrit dans deux perspectives : l’ancrage dans l’opposition et le regard vers l’avenir fondé sur un projet politique basé sur les Assises nationales. En fait, il semble exclure toute ambiguïté par rapport à son positionnement dans l’espace politique. En ce sens, il est constant dans sa démarche, car il a toujours rejeté toute négociation qui serait contraire à ses convictions et ambitions politiques, même au prix de l’incarcération. C’est un homme qui, à travers les actes qu’il pose, et à travers son discours, semble s’en remettre exclusivement à Dieu, maître de son destin. Son ancrage dans l’opposition est également marqué par le sceau d’une certaine maturité ; s’opposer «avec responsabilité mais sans compromission, avec fermeté mais sans excès». Cet ancrage dans l’opposition sans concession se révèle dès sa sortie de prison, car tous les actes qu’il a posés ont été des actes politiques. Sauf qu’il reste un problème dirimant, c’est la question de son éligibilité, car tant qu’il n’est pas amnistié, il ne peut pas poursuivre ses activités politiques en portant un projet pour compétir électoralement. Mais de toute façon, le contexte politique actuel est favorable à la décrispation. De la même manière dont il a été gracié sans l’avoir demandé, il est possible qu’il soit amnistié en même temps que Karim Wade.

Dans ce contexte de recomposition, l’ex-maire de Dakar doit s’appuyer sur quel appareil politique ou sur quel programme politique ?

La chance de Khalifa Sall, c’est qu’il se positionne à travers les Assises nationales. Ces réflexions avaient été initiées par l’opposition pour se donner un espace d’expression et d’existence, après s’être exclue elle-même de l’espace institutionnel parlementaire, en commettant l’erreur monumentale de boycotter les législatives de juin 2007. Les Assises qui regroupaient également la société civile ont été l’occasion de réfléchir de fond en comble sur la gouvernance du pays depuis 1960. Les Assises ont été principalement portées par des partis de gauche, notamment le Parti socialiste et l’Alliance des forces de progrès (Afp). Ces deux partis sont aujourd’hui dans «Benno Bokk Yaakaar», la coalition dirigée par le Président Macky Sall, un libéral essentiellement formé au Parti démocratique sénégalais (Pds).

Avec les retrouvailles entre l’actuel et l’ancien Président de la République, Macky Sall et Abdoulaye Wade, Khalifa Sall pourra-t-il rassembler toutes les forces de l’opposition autour de lui ?

Dans un contexte de rapprochement entre les Présidents Sall et Wade et d’agitation de l’idée de reconstitution de la grande famille libérale, Khalifa Sall se positionne à travers les Assises nationales dont les conclusions ont été jetées aux oubliettes, même si le Président Sall les avait signées. C’est donc une nouvelle voie que Khalifa tente de tracer avec des synergies autour d’hommes et de femmes de valeurs, afin de poursuivre la finalité d’un Etat qui tient sa promesse pour tous les citoyens, une République qui garantit les droits humains, l’Etat de droit, la transparence dans la gestion des ressources publiques et une Nation qui se retrouve dans ses valeurs, ouverte à toutes les fraternités pour construire un destin commun. On retrouve dans l’ébauche de son projet politique des accents socialistes, en voulant placer l’homme au cœur des politiques publiques et de le considérer comme la première ressource sur laquelle l’État doit investir, pour assurer des services de santé, d’éducation, de formation, de sécurité, d’accès à l’emploi de manière suffisante et en qualité, en milieu rural comme en milieu urbain. L’accent est également mis sur la solidarité intra-générationnelle avec les couches les plus vulnérables (les jeunes, les femmes et les personnes âgées), et la solidarité intergénérationnelle dans l’exploitation et la gestion des ressources naturelles. Le projet de Khalifa vise également à inverser les tendances de l’économie pour produire des richesses durables, créer des emplois pérennes et lutter contre la pauvreté ; promouvoir une économie dynamique, diversifiée, inclusive, portée par le secteur productif national et par le secteur privé sénégalais.Propos recueillis par Aly DIOUF

Khalifa Sall « fâche » l’entourage de Wade

https://www.seneweb.com/Depuis sa libération, le 29 septembre dernier, suite à une grâce présidentielle, l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, n’a pas rendu visite à Me Abdoulaye Wade pour le remercier. Une attitude qui n’est pas du goût de certains responsables proches du Pape du sopi.
« Dès sa sortie de prison, il a fait le tour des familles maraboutiques et politiques. Il est même allé en France, nous dit-on, mais, il n’a pas daigné remercier le Président Abdoulaye Wade à défaut de lui rendre visite », a déploré avec fermeté un proche collaborateur du Secrétaire général national du Pds.
Pourtant, rappelle-t-il, depuis son interpellation le 7 mars 2017, Wade et les libéraux n’ont jamais cessé de le soutenir en exigeant sa libération.
« Abdoulaye Wade est même allé jusque chez lui à Grand-Yoff pour témoigner à sa famille son soutien. Nous n’avions jamais accepté d’aller à la table des négociations tant que Khalifa Sall n’aura pas été libéré, mais, aujourd’hui, il n’a pas été reconnaissant envers nous », ajoute notre interlocuteur qui persiste et signe que l’ex-chef de l’État « a beaucoup contribué pour la libération de Khalifa Sall ».

« Le débat sur le 3e mandat est à la fois prématuré et inopportun », Fatoumata NIANG BA

https://www.dakarposte.com/Suite à sa sortie dans l’émission Grand jury, soutenant que le président de la République a « entamé son dernier mandat », Sory Faramady Kaba, directeur des Sénégalais de l’extérieur, a été relevé de ses foncions. Ce limogeage continue de susciter moult réactions. La Présidente de l’UDES/R, Fatoumata NIANG BA, est montée est au créneau pour dénoncer ce quelle considère comme un débat prématuré et inopportun. « Je ne peux que constater, pour m’en désoler, que tous ceux qui agitent la question du 3e mandat sont en mission commandée pour déstabiliser le Président de la République et le dévier de son itinéraire sans équivoque. Mais, qu’ils chassent que c’est peine perdue, car ceux qui connaissent, un temps soi peu, le Président Macky SALL, savent que rien ne peut l’ébranler quand il s’agit de gérer les intérêts du Sénégal », à déclaré l’alliée du Président Macky SALL. « Poser ce débat qui n’en est pas un, c’est aussi et surtout manquer de respect aux sénégalais qui viennent fraichement de réélire le Président Macky SALL à qui ils ont confié la mission de développer le pays, mission dont il est entrain de s’atteler avec brio. Pour l’heure, le débat sur le 3e mandat est à la fois prématuré et inopportun car, il y’a un temps pour la politique. Nous devons tous soutenir le Président Macky SALL, afin qu’il puisse dérouler les ambitieux projets qu’il a pour le Sénégal », conclut-elle.
Dakarposte.com

Adama Fall : «Ce débat stérile n’intéresse pas le peuple sénégalais»

http://actunet.net/ «Cette polémique sur le troisième mandat ou non du président de la République n’a pas sa raison d’être. Tous les gens qui parlent n’ont qu’à se référer à la charte fondamentale qu’est la Constitution sénégalaise. Aujourd’hui, il est important pour nous de savoir que les défis sont ailleurs. Le président de la République vient d’être réélu. Nous refusons d’installer ce débat stérile parce que cela n’intéresse pas le peuple sénégalais. Ce qui intéresse le peuple et qui intéresse le président de la République, c’est comment faire pour relever le niveau du système scolaire, pour relever l’économie de ce pays, pour régler la question de l’emploi des jeunes, de l’autonomisation des femmes… Voici des débats qui sont beaucoup plus importants. Il y a lieu de dire que nous sommes dans un pays où chaque jour il y a des polémiques, des débats qui se posent et qui n’intéressent pas le peuple. Les gens qui veulent tout le temps poser ce débat n’ont qu’à se référer à la Constitution.»

Débat sans fin sur le 3ème mandat : Le président perdu par ses reniements

actunet.net La parole d’un gouvernant «sobre, vertueux et efficace» devrait pouvoir être prise pour argent comptant par son peuple ; celle de Macky Sall fait régulièrement office de monnaie de singe, tant elle sait se parer d’artifices circonstanciels. Le président de la République ne veut plus entendre le moindre mot concernant son éventuel troisième mandat. Il ne veut pas, non plus, que son entourage évoque, de quelque manière que ce soit, sa succession. Libre à lui de ne pas vouloir envisager l’avenir et de vouloir vaille que vaille maintenir ses ouailles sous sa coulpe. Mais Kor Marième semble oublier qu’il est l’acteur principal pour ne pas dire le scénariste de ce feuilleton sans fin sur le troisième mandat.  Pour arriver à ses fins, l’homme a l’art du trucage, l’art d’entourer de solennité des promesses qu’il ne tient pas. Pris dans la course au pouvoir, il s’était engagé, tel un désintéressé, à faire un premier mandat de cinq ans. Cette posture de patriote mû par les intérêts supérieurs de la nation a joué en sa faveur. Mais une fois sur le trône il a su entretenir le suspense, avant d’orchestrer vaille que vaille un revirement à 180° aux relents de reniement. Résultat des courses, Sall fera un premier mandat de sept ans avec l’onction du Conseil constitutionnel, là où rien ne l’empêchait de tenir, en 2017, une élection présidentielle anticipée gage de sa bonne foi.
Spirale du mensonge
Cet épisode n’est pas fortuit, en ce sens qu’il a contribué à effriter la crédibilité, pour ne pas dire la sacralité, de la parole présidentielle. Il est normal, dans un tel contexte, que les supputations aillent bon train concernant l’élection présidentielle de 2024. Et que les uns et les autres posent un débat qui, à défaut d’agréer son Excellence, garde toute sa pertinence car nul ne sait plus à quel Macky Sall se fier. N’est ce pas lui qui jurait qu’il mettrait la patrie au-dessus du parti ? N’est ce pas lui qui a réactivé la Cour de répression de l’enrichissement avant de vouloir désormais nous convaincre que cette juridiction est injuste ? N’est-ce pas lui qui jurait que jamais il ne nommerait son cadet de frère par décret ? N’est-ce pas lui qui promettait de créer 500.000 emplois en deux-deux ? N’est ce pas lui qui a inauguré, pour en faire un argument de campagne, un train express régional hors des rails ? N’est-ce pas, lui qui a fayr l’éloge de la transhumance ? N’est-ce pas… N’est-ce pas……

LENDEMAINS DE RETROUVAILLES WADE-MACK :QUE CACHE LE RETOUR MÉDIATIQUE DE IDY?

NETTALI.COM – Idrissa Seck brise le silence le 26 octobre prochain, sur fond de retrouvailles entre Macky Sall et Abdoulaye Wade. Le théoricien du protocole de Doha va-t-il refuser d’être le dindon de la force, lui qui avait engagé sa crédibilité en participant au dialogue politique qu’une bonne frange de l’opposition assimile à « un deal » ? Hier, son poulain Yankhoba Seydi a averti le chef de l’Etat contre toute volonté de briguer un 3e mandat.
Idrissa Seck, qui est mutique sur plusieurs questions brûlantes de l’heure depuis quelque temps,  va-t-il changer de tactique le 26 octobre prochain, à l’occasion de la rencontre du secrétariat national des jeunes de Rewmi, dont il préside la cérémonie d’ouverture.
Au cours de ce banquet, Rewmi va se prononcer sur le livre blanc afférent au supposé hold-up électoral de février 2019. Un thème qui sera abordé par Ass Babacar Guèye, secrétaire national chargé des élections. Pourquoi cette sortie sur le contentieux électoral qu’on croyait surmonter avec le dialogue politique en cours, auquel le parti de l’ancien Premier ministre participe en première ligne ?
La question est d’autant plus légitime qu’à la surprise générale, Me Abdoulaye Wade et Macky Sall se sont retrouvés récemment, sous les auspices du khalife général des Mourides. D’aucuns en ont déduit qu’il y a un deal entre le pape du Sopi et son successeur. Est-ce à dire que Idy refuse d’être la grande victime de ces retrouvailles ? Il coule de source qu’une réhabilitation de Karim Wade ne ferait pas l’affaire de l’ex-maire de Thiès qui a occupé le vide, consécutif à l’empêchement attesté de Wade-fils, lors de la présidentielle de février passé.
Une autre pomme de discorde entre Rewmi et Benno Bokk Yakaar a trait à la question de la limitation des mandants. Hier, sur le plateau de Walf Tv, Yankhoba Seydi, qui fait partie de l’entourage de premier cercle de Idrissa Seck, a mis en garde Macky Sall contre toute velléité de briguer un 3e mandat. M. Seydi a usé d’un ton belliqueux et renoué avec le style va-t-en-guerre des rewmistes.
En outre, les pronostics des Augures prévoient la mise en place d’un gouvernement d’union nationale très prochainement. Il est difficile cependant d’imaginer le Parti démocratique sénégalais et Rewmi se retrouver dans le même attelage. Mais comme en politique seules les montages ne se rencontrent jamais, il se peut que ces pourparlers intègrent une dynamique incluant Rewmi.
En définitive, les concertations Wade-Macky peuvent déboucher sur deux perspectives : soit le chef de l’Etat s’octroie le silence des sopistes pour se présenter à un 3e mandat en douceur, ou il file le sceptre à Karim Wade à l’horizon 2024. Dans les deux cas le grand perdant c’est Idrisssa Seck.

Affaire 94 milliards : l’un des héritiers enfonce tout le monde et donne raison à Ousmane SONKO (vidéo)

https://www.ndarinfo.com/ L’affaire dite 94 milliards dont Ousmane Sonko accuse Mamour Diallo de détournement, continue de prendre son chemin. Les héritiers depuis « la guerre des plaintes » s’invitent dans le débat. Face à nos confrères, Yeri Diakhaté, l’un des héritiers enfonce Mamour Diallo et Tahirou Sarr. Yeri Diakhaté donne raison à Sonko avant de rappeler qu’il a séjourné en prison à cause de ce dossier.

Stop aux accusations fallacieuses contre M.Amadou Ba Par Toumani Diallo

Les tentatives de mettre en mal le Ministre des Affaires étrangères et des sénégalais de l’extérieur, M. Amadou BA et S.E.M. Macky SALL ne passeront pas. Dans l’affaire du désormais ancien Directeur des sénégalais de l’extérieur, M. Sory KABA, des esprits mal intentionnés ont très vite fait le rapprochement entre le susnommé et son ministre de tutelle, M. Amadou BA.
Il convient de préciser avec insistance que le ministre M. Amadou BA ne connait même pas M. Sory KABA et ne l’a jamais reçu dans son bureau. Mieux, d’une loyauté exemplaire, l’ancien ministre de l’Economie et des Finances a mené avec brio toutes les missions qui lui ont été confié par S.E.M. Macky SALL.
Par conséquent, il est temps que les hommes de l’ombre qui cherchent vaille que vaille la petite bête au ministre M. Amadou BA cessent de vouloir le mêler à toutes ces combinés de bas étages dans lesquelles eux seuls savent le but recherché. Si M. Sory KABA, que le ministre n’a jamais rencontré, faut-il préciser, commet des écarts de langages par rapport à ligne de communication édictée par S.E.M. Macky SALL, il doit assumer seul les propos qui lui ont valu ce décret de limogeage de la part du chef de l’État.Toumany DIALLO,Responsable Apr Parcelles

Limogeages / Droits humains : «Macky Sall montre son niveau de respect pour le droit et les magistrats»

https://www.seneweb.com/Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) n’est pas resté insensible au limogeage du Directeur des droits humains et du Directeur du cabinet du Secrétaire d’Etat à la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance respectivement Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck. Ceci, suite aux réponses données devant le Comité des droits de l’homme. «En révoquant Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck avec autant de brutalité, Macky Sall montre son niveau de respect pour le droit et les magistrats. Reconnaissons tout de même la part de responsabilité de ces derniers, conséquence de leur refus trop fréquent d’indépendance», a écrit Abdoul Mbaye sur Twitter, ce mercredi.
Pourtant, l’Union des magistrats sénégalais (Ums) a déploré « la brutalité et la médiatisation de cette révocation qui ont jeté en pâture deux valeureux magistrats dont la bonne foi n’est pas discutée ». « L’Ums condamne le non respect du parallélisme des formes dans le limogeage du Directeur des droits humains, nommé par décret n°2017-2228 du 06 décembre 2017 après avis du Conseil supérieur de la Magistrature, qui ne peut ainsi être démis que par un acte de même nature. Elle invite par conséquent les autorités au respect strict de ce principe », lit-on dans un communiqué parvenu à Seneweb, mardi.

Nguéniène : Magueye Ndao succède à Ousmane Tanor Dieng

http://lesoleil.sn/Un peu plus de trois mois après le rappel à Dieu de son maire Ousmane Tanor Dieng, le Commune de Nguéniène a élu ce mercredi, son remplaçant à la tête du Conseil municipal. Il s’agit de Magueye Ndao. Il a porté à la tête de la commune par vote. C’est un retour aux affaires pour l’ancien président du Conseil rural qui avait été remplacé par le défunt maire lors des Locales de 2014.

GUERRE DE SUCCESSION CHEZ LES THIANTACOUNES :Les mises en garde de Serigne Mountakha à Aïda Diallo

http://www.enqueteplus.com/nodeLe khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, est monté hier au créneau, pour mettre en garde Sokhna Aïda Diallo qui dispute le khalifat des thiantacounes à Serigne Saliou Thioune, fils de Cheikh Béthio Thioune.
La guerre de succession ouverte dans les rangs des thiantacounes, après le rappel à Dieu de Cheikh Béthio Thioune, prend une autre tournure. Obligeant ainsi le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, à monter, hier, au créneau pour siffler la fin de la récréation. Le guide de Touba qui s’est, pour la circonstance, passé des services de son porte-parole Serigne Bassirou Abdou Khadre, pour s’adresser à l’opinion de vive voix, a mis les points sur les ‘’i’’.
Il a rappelé à l’ordre Aïda Diallo qui dispute le khalifat des thiantacounes au fils de Béthio Thioune, Serigne Saliou Thioune Gueule Tapée. ‘’Personne ne peut porter atteinte à la voie fondée par Cheikh Ahmadou Bamba. Serigne Touba est garant de la voie qu’il a tracée. Il nous a indiqué la voie du salut à travers ses écrits. Est donc aveugle celui qui ne veut pas voir. Mais rien ne nous détournera de notre objectif’’, a d’emblée déclaré le khalife général des mourides, entouré de ses lieutenants.
Tout de blanc vêtu comme à l’accoutumée, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a, dans la foulée, soutenu avoir rencontré la veuve de Cheikh Béthio Thioune à deux reprises, pour tenter de la résonner. ‘’J’ai parlé à la dame pour la première fois à Diourbel. Elle m’a fait savoir qu’elle se conformait aux préceptes de l’islam et se soumettait à nos recommandations. Je l’ai rencontrée une deuxième à Touba pour la rappeler à l’ordre. Mais elle a refusé de se plier à nos exigences. Si on appliquait la Charia, elle serait mise à mort. Mais les temps ont changé. Seul l’Etat a le monopole de la violence, maintenant. Nous n’allons pas donc verser dans la violence. Rien ne nous étonne. Nous n’avons aucune autre aspiration que de se conformer aux préceptes de l’islam et aux enseignements de Serigne Touba’’, lâche le khalife visiblement ahuri par la tournure des évènements et par les agissements d’Aïda Diallo.
Cette dernière, au lendemain de sa rencontre avec le khalife, dément avoir été rappelée à l’ordre et donne rendez-vous à ses disciples à Médinatoul Salam, lors du Mawlid prévu dans les jours à venir.
Pourtant, la dernière rencontre entre Aïda Diallo et le khalife des mourides remonte à avant-hier, quelques jours seulement après la célébration du grand Magal de Touba. Pour le khalife, rien de ce qui a été discuté en interne n’a été expliqué au grand public, si ce n’est des balivernes distillées par Aïda Diallo et sa camarilla dans les réseaux sociaux depuis hier. Des sorties qui l’ont d’ailleurs amené à rompre le silence.
Selon Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, toute personne a la liberté de faire ce qu’elle veut de sa vie. Seulement, il enjoint tout un chacun à se conformer aux préceptes de l’islam et aux enseignements de Serigne Touba qui a consacré toute sa vie durant à défendre l’islam. ‘’Ils ont la liberté de faire ce qu’ils veulent de leurs vies. C’est entre eux et le Créateur de l’univers. Nous, nous avons pris l’option de suivre la voie tracée par Serigne Touba. Il nous a indiqué la voie du salut. Qui décide faire ou de suivre autre chose, cela n’engage que lui’’, déclare-t-il.ASSANE MBAYE

Tensions à Ngabou : Sokhna Aïda Diallo rallie Dakar

https://www.seneweb.com/Après la sortie de Serigne Mountakha hier nuit, des « talibés » se sont rendus peu après, vers 2h du matin, à Ngabou au domicile de Sokhna Aïda. Alertés, les services de la gendarmerie de Mbacké se sont rendus sur les lieux à bords de deux pick-up.
Ils ont fini par interpeller quelques dizaines de personnes.
Ne se sentant pas en sécurité, la veuve de Serigne Béthio a quitté les lieux. Direction Dakar, informe notre source. « Des disciples de Serigne Touba ont pris la décision de sortir Aïda Diallo de Ngabou au prix de leur vie », déclare notre interlocuteur.
Jusqu’au moment où ces lignes sont rédigées, la maison de Sokhna Aïda à Ngabou est sous haute surveillance pour éviter d’éventuels affrontements.

Désertions dans les rangs de Aida Diallo : La veuve de Cheikh Béthio lâchée par…

https://www.seneweb.com/La déclaration du Khalife Général des mourides à l’encontre de Sokhna Aida Diallo commence à avoir ses premières retombées. Et ça commence par les groupes whatsapp qui ont été créés pour la veuve de Cheikh Béthio Thioune et ses partisans. En effet, depuis hier, ils se vident peu à peu de leurs membres. Quant à Sokhna Aida Diallo, elle n’y a fait aucune communication. Sûrement, encore sous l’effet de la fuite d’un de ses audios, hier. Un vocal qui a fait un tollé dans les rangs du mouridisme.
Du côté des Thiantacônes, les plus gros départs des rangs de Sokhna Aida Diallo, ont été notés du côté des régions de Thiès et de Kaolack. Porokhane, Mbacké, Casamance et Paris ne sont également pas en reste. Certains “Thiantacônes”, envisagent aussi d’organiser des “daaras” pour faire savoir à l’opinion qu’ils ne sont plus derrière Sokhna Aida Diallo. C’est le cas à Porokhane, fief du Khalife Général des mourides.

Ndiguël du khalife général des mourides : le camp de Serigne Saliou Thioune appelle tous les thiantacones à l’unité

https://www.leral.net/Dans un communiqué parvenu à PressAfrik, le porte parole du Khalife général des Thiantacones, Serigne Khadim Thioune invite « les Jawrignes universels, Jawrignes et tous les disciples membres de la communauté thiantacone sans exception, à poursuivre l’œuvre inextinguible de Cheikh Bethio Thioune, l’unique Cheikh contemporain de Serigne Saliou Mbacké. Cette œuvre bénite et cette action de grâce agrée par Serigne Saliou Mbacké Ibn Khadim Rassoul se poursuivra, conformément à l’orthodoxie de la voie mouride : C’est-à-dire, conformément aux enseignements de Cheikh Bethio Thioune, mais dans le calme la sérénité et l‘unité dans l’action et dans les cœurs ».
Il informe que cette démarche d’actions de grâce, sous la guidée de Serigne Saliou Thioune, «se déroulera derrière Serigne Cheikh Ibn Serigne Saliou Mbacké et épousera la volonté du Khalife général des mourides Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, tel que notre défunt guide a toujours agit ».
Le camp se Serigne Saliou Thioune tend ainsi la main à tous les thiantacones de toutes les localités du Sénégal et à ceux de l’étranger. « J’invite, tous les thiantacones à se focaliser sur la célébration de la nuit de naissance du prophete ou « Gamou », qui se profile à l’horizon », lance le porte-parole du fils du défunt guide des Thiantacones.
Serigne Khadim Thioune appelle par ailleurs, « tous les disciples à se détourner des rumeurs commérages et futilités, pour se concentrer uniquement sur le travail légué par Cheikh Bethio Thioune ». Et, poursuit-il, « D’être à l’écoute du Ndiguël du khalife général des mourides et s’y conformer, pour notre bonheur et notre bien être : « Le ndigël, est pour nous la voie du salut » ».
« Nous en appelons à un sursaut général et uniforme, pour réaliser tous les ndigëls reçus, dans une démarche conforme au ndigël de Serigne Mountakha Bassirou Mbacké Khalife général de la communauté mouride », conclut-il.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 23/10/2019

Militaire du 22ème BRA mort à Pout

On en sait un peu plus sur le militaire du 22e Bataillon de Reconnaissance et d’Appui (Bra), mort accidentellement à l’entrée de Pout, le 21 octobre dernier aux environs de 20 heures. En effet, le défunt Souleymane Diatta dit Davido est originaire du Sud du pays, plus précisément du village de Tendouck. Il séjournait à Thiès, dans le cadre des opérations de préparation d’une mission de maintien de la paix, à laquelle il devait participer le mois prochain. C’est son village de Tendouck qui va accueillir sa dépouille mortelle. Au moment de l’accident, Davido était à bord d’une moto qui a été renversée par un car de transport en commun à l’entrée de Pout. Compte tenu de la violence du choc, Souleymane Diatta a aussitôt rendu l’âme.

Meurtre d’Abdoulaye Néné Cissé

La dépouille d’Abdoulaye Néné Cissé, fils du Médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé, arrive à Dakar dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 octobre. L’information émane de «Horizon Sans Frontières», précisant que la levée du corps est prévue le jeudi 24 octobre à 10 heures à l’hôpital Principal, suivie de l’enterrement le même jour à Touba. Agé de 27 ans, Abdoulaye Néné Cissé a trouvé la mort aux États-Unis dans des conditions atroces. Selon une de nos sources, le défunt qui était un militaire est tombé sur une altercation, mercredi dernier. En bon soldat, il s’est interposé pour faire régner l’ordre. Et c’est dans ces circonstances qu’il a été poignardé, notamment au niveau du cœur. Atteint, Abdoulaye Néné Cissé aurait essayé de regagner son domicile, mais n’y parviendra pas. Il a été retrouvé mort à l’intersection de la 7ème rue de la 5ème avenue. Et selon le communiqué de presse de la police repris par Minnesotah Daily, il s’agit d’un meurtre. Abdoulaye Néné Cissé a perdu la vie, le jour même de son anniversaire. Et c’est dans l’hôpital qui l’a vu naître qu’il a rendu l’âme. Notre source révèle que le défunt devait être au Sénégal au mois de décembre pour prendre femme. Mais hélas.

Incendie aux alentours de l’Arène Nationale

Un incendie s’est déclaré hier au niveau du site du Technopole, non loin de l’Arène Nationale. D’après les premières informations, cela ressemblerait à un acte délibéré. Se présentant comme le chef de quartier, Niokhobaye Diouf parle d’un sabotage. De l’avis du vieil homme, c’est la cinquième fois qu’un feu de cette nature est noté à cet endroit. Il a fallu l’intervention des sapeurs pompiers pour maîtriser les flammes.

Des trafiquants de chanvre arrêtés à Diaobé

Les gendarmes de Kolda ont attrapé hier de gros «poissons». Lors d’une vaste opération de sécurisation, ils ont pu mettre la main sur 11 personnes, dont une femme. A la tête de ce groupe, un couple et quelques ressortissants Maliens. Les éléments de la bande sont spécialisés dans le trafic et la vente du chanvre indien. Une fouille a permis aux gendarmes de découvrir leur butin composé d’une importante de drogue.

Gamou de Tivaouane

Après le Magal de Touba, Tivaouane se prépare pour le Gamou. Hier, le ministre de l’Intérieur a présidé une réunion préparatoire pour l’édition de 2019. Aly Ngouille Ndiaye en a profité pour donner des assurances aux familles religieuses. Il a fait savoir que l’eau devrait être disponible dans la ville sainte. Il a demandé aux services en charge de ce domaine de sécuriser le réseau, mais surtout de veiller au Lac de Guiers qui alimente la ville de Tivaouane en eau. Le volet sécurité a également été évoqué. De l’avis du ministre de l’Intérieur, la sécurité constitue un aspect important pour les pèlerins qui viennent de partout. Selon Aly Ngouille Ndiaye, l’Etat du Sénégal a fait d’énormes efforts ces dernières années pour renforcer la sécurité des citoyens. Porte-parole du khalife général des Tidianes, Pape Malick Sy s’est félicité des mesures annoncées par le ministre de l’Intérieur.

Démission de Djib Diédhiou du Cesti

L’enseignant Djib Dédhiou démissionne du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (Cesti). Il a envoyé à nos confrères de «senenquete» sa lettre de démission adressée au directeur des Etudes depuis le 12 Octobre 2019 pour lui montrer son désaccord sur l’application du système LMD imposé par le Rectorat. Selon l’enseignant, certaines mesures adoptées (ou en voie de l’être) par le comité éloignent davantage le Cesti du modèle Ecole (et non Faculté) sur lequel l’établissement fonctionne depuis Octobre 1970. Pourtant, dit-il, cette formule a permis au diplômé du Cesti d’être opérationnel, dès sa sortie et a valu au Cesti la réputation dont il jouit en Afrique francophone. Djib Diédhiou trouve impertinent pour une formation professionnelle de mettre sur le même plan les matières professionnelles (TV, Radio, Presse écrite) et les matières d’enseignement général. Il en est de même pour la question de l’évaluation. Il pense que le Cesti aurait dû bénéficier d’un moratoire pour lui permettre d’adopter un système conforme au LMD, mais également à sa vocation première : la formation de journalistes. Il annonce alors au directeur des Etudes, sa décision de ne plus assurer le Cours de Techniques Rédactionnelles de presse écrite en 2e année.

Dakar accueille les équipes en mandingue et en peul de RFI

À l’occasion de ses quatre ans, la rédaction en mandingue de RFI s’installe à Dakar, considérée comme le cœur de l’Afrique francophone. Inaugurée hier mardi en présence de Marie Christine Saragosse, présidente-directrice générale (Pdg) de France Médias Monde (FMM), de Cécile Mégie, directrice de RFI, d’Abdoulaye Diop, ministre de la Culture et de la Communication du Sénégal et de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal, cette implantation sénégalaise marque une nouvelle étape dans l’enracinement africain de la radio et sa recherche permanente de proximité avec ses publics. D’après un communiqué parvenu à «L’As», la rédaction en mandingue de RFI, composée de journalistes et techniciens venant de différents pays, dont cinq Sénégalais aujourd’hui, a d’abord travaillé à Paris en immersion au sein des rédactions de RFI et s’est familiarisée avec la culture éditoriale de la radio. La rédaction en mandingue produit deux demi-heures de programmes d’information diffusés du lundi au vendredi à 8h00 et à 12h00 TU, ainsi qu’un magazine de 30 minutes pour les jeunes. Les programmes en mandingue sont diffusés en décrochage de l’antenne en français sur FM de RFI au Sénégal. Par ailleurs, la nouvelle implantation dakaroise de RFI présente une opportunité nouvelle pour le groupe FMM en termes d’infrastructures, d’équipements et de compétences sur place.