Rp du Mardi 22 Octobre 2019

Unes de la presse du Mardi 22 Octobre 2019
Unes de la presse du Mardi 22 Octobre 2019

Possibilité,pour le Président Macky Sall,de briguer un 3e mandat consécutif en 2024 par le Professeur  Jacques Mariel Nzouankeu

Le Professeur Babacar Guèye a soutenu récemment que M. Macky Sall, Président de la République en fonction, peut être candidat en 2024, pour briguer un nouveau mandat. Il a ajouté qu’une disposition transitaire devrait être inscrite dans la Constitution au cas où l’on ne souhaiterait pas que le Président brigue un nouveau mandat en 2024.
Les présentes observations confirment cette analyse et en précisent les contours juridiques.

A-L’état du droit positif sur la question

D’emblée, il y a lieu d’exclure une hypothèse : si le Président de la République n’est pas réélu en 2019, il peut certainement se présenter en 2024 pour un nouveau mandat, comme tout autre candidat éligible. Ce point n’est pas contesté, et ne rentre pas dans le débat.
L’hypothèse de l’analyse est celle-ci : le Président Macky Sall est réélu en 2019 ; ce sera alors pour un mandat de 5 ans. En 2024, il peut être candidat pour un nouveau mandat de 5 ans. Le débat juridique consiste à se demander si tel est bien le droit positif ; dans l’affirmative quelles sont les conséquences qui en découlent.
1-La question est réglée par le nouvel article 27 de la Constitution, issu de la révision constitutionnelle adoptée au référendum et promulguée le 5 avril 2016. Il est ainsi conçu
Article 27.La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans.Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.*
2.  Aucune disposition de la Constitution ne règlemente la dévolution des mandats du Président Macky Sall, c’est-à-dire la manière dont ils vont se succéder. La Constitution  ne dit pas si le nouvel article 27 entre en vigueur dès la promulgation de la loi référendaire, auquel cas une élection présidentielle doit être organisée immédiatement. Ou alors, si le nouvel article 27 entre en vigueur à l’expiration du mandat en cours du Président de la République. Surtout, nulle part, il n’est écrit  que le mandat de 7 ans est, ou n’est pas compris dans le décompte des deux mandats consécutifs du nouvel article 27. Habituellement, ces questions sont traitées dans les dispositions transitoires ; mais dans la Constitution ainsi révisée, les dispositions transitoires ont été supprimées.
3- Pourtant, ces questions avaient été traitées avant le référendum par le Conseil constitutionnel. Cette  haute Juridiction avait été saisie par le Président de la République sur le projet de révision de la Constitution. La question que le Président de la République lui avait posée peut être paraphrasée ainsi : « désormais, le Président de la République sera élu pour un mandat de 5 ans. Nul ne pourra faire plus de deux mandats exécutifs. Est-ce que je peux appliquer cette nouvelle durée du mandat présidentiel à mon mandat en cours ? ».
C’est donc la question de la durée du mandat qui avait été posée au Conseil. La question de la prise en compte  du mandat actuel dans le décompte de l’article 27 n’avait pas d’objet. En effet, si le Conseil avait donné un avis favorable, l’article 27 aurait fait l’objet d’une application immédiate ; le mandat actuel de 7 ans aurait été ramené à 5 ans. Ce mandat de cinq ans aurait constitué le premier mandat du nouvel article 27. Une élection présidentielle aurait eu lieu en 2017. La Président Macky Sall aurait pu briguer un  2è mandat consécutif de 5 ans. Or le Conseil constitutionnel, dans sa Décision n°1/C/2016 du 12 février 2016, avait répondu qu’au regard de la pratique constitutionnelle et des précédents, «le mandat en cours au moment de l’entrée en vigueur de la loi de révision, par essence intangible, est hors de portée de la loi nouvelle » (paragraphe 30 des motifs) ; en conséquence, avait –il ajouté dans son  dispositif, la loi nouvelle sur la durée du mandat du Président de la République ne peut pas s’appliquer au mandat en cours. Autrement dit, le mandat en cours est écarté du champ du nouvel article 27. Cela signifie qu’on ne peut pas le comptabiliser comme l’un des deux mandats autorisés par l’article 27.
4-En résumé : Le mandat en cours du Président de la République n’est pas concerné par la révision constitutionnelle de 2016. Il est de 7 ans ; le Président de la République, M. Macky Sall, l’exercera jusqu’à son terme en 2019.
Si le Président Macky Sall est élu Président de la République en 2019 en application de l’article 27 de la Constitution, il lui sera conféré un premier mandat de 5 ans. En 2024, s’il décide de se présenter à l’élection présidentielle, sa candidature sera recevable. S’il est élu, il briguera un deuxième mandat consécutif de 5 ans.

B-Une candidature du Président Macky Sall en 2024 serait recevable.

1-On peut se transporter en 2024 pour examiner comment le droit positif actuel s’appliquerait. On suppose qu’à ce moment-là en 2024,  le Président Macky Sall annonce sa candidature pour briguer un nouveau mandat. La recevabilité de cette candidature est contestée par certains acteurs politiques. Ils soutiennent que le Président Macky Sall a déjà exercé deux mandats, le premier de 2012 à 2019 et le deuxième qui a commencé en  2019 et qui se termine en 2024. Selon ces acteurs, l’article 27 de la Constitution n’autorise que deux mandats. La candidature du Président  Macky Sall lui permettrait de briguer un « troisième mandat » ; elle est irrecevable.
En s’appuyant sur le droit positif actuel, la recevabilité de cette candidature pourrait être défendue avec les arguments juridiques ci-après :
a-Si la réduction de la durée du mandat du Président de la République de 7 à 5 ans avait été appliquée au mandat en cours, une élection présidentielle aurait été organisée. Le mandat en cours, désormais d’une durée de 5, aurait constitué l’un des deux mandats autorisés par l’article 27 de la Constitution. Dès lors que le Président de la République avait suivi le Conseil constitutionnel et que le mandat en cours de 7 ans est resté intangible, il ne peut plus être compris dans le décompte des deux mandats autorisés par l’article 27 de la Constitution.
b-Le Conseil constitutionnel a affirmé que le mandat de 7 ans du Président Macky Sall est hors de portée de la loi constitutionnelle instituant le nouveau régime des mandats du Président de la République, régi par l’article 27 de la Constitution. Il ne peut être compris dans le décompte des deux mandats de l’article 27 que si cela est expressément inscrit dans une disposition transitoire. Une disposition transitoire serait obligatoire, parce que ce serait une mesure non permanente, qui ne s’appliquerait qu’une seule fois. Or, dans le cas présent, des dispositions transitoires n’ont pas été prises.
c-L’article 27 de la Constitution est une disposition permanente. Si le mandat de 7 ans est compris dans le décompte de l’article  27, sans que cela résulte d’une disposition transitoire, cela signifie qu’à l’avenir, chaque Président pourra exercer un mandat de 7 ans, suivi d’un mandat de 5 ans.
d-Le mandat de 7 ans n’était pas renouvelable. Renouveler signifie conférer un nouveau mandat soumis au même régime juridique : même durée, mêmes modalités de dévolution, ce qui n’est pas le cas. L’élection de 2019 n’est pas le renouvellement de  celle de 2012. C’est une élection nouvelle. C’est la  première élection d’un nouveau cycle  institué par l’article 27 de la Constitution.
e-Si le mandat exercé du 2012 à 2019 était considéré comme 1er mandat au sens de l’article 27, une élection du Président de la République devait être organisée en 2017 au 5e anniversaire de la date de l’élection du Président Macky Sall. S’il n’y a pas eu élection en 2017, c’est parce que le mandat en cours n’était pas compris dans le décompte de l’article 27 de la Constitution.
f-Puisque le mandat en cours n’était pas pris en compte par le nouvel article 27, cet article n’est entré en vigueur qu’à l’expiration du mandat de 7 ans. L’élection présidentielle de 2019 constitue donc la première élection du nouveau régime des mandats présidentiels régis par l’article 27 de la Constitution.
g-L’article 27 de la Constitution autorise deux mandats consécutifs de 5 ans. Le mandat initial était de 7 ans ; le mandat conféré en 2019 était de 5 ans. Les deux mandats se succèdent, mais  ne présentent pas le caractère de deux mandats consécutifs de 5 ans.
h-L’article 27 de la Constitution a abrogé et remplacé le précédent article 27 issu de la révision constitutionnelle de 2008. La notion de «renouvelable une seule fois» appliquée jusque-là au mandat du Président de la République n’existe plus en droit positif sénégalais. Elle est remplacée par «nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs». C’est pour cette raison que le Conseil constitutionnel a délibéré que ce mandat de 7 ans est hors de portée de la nouvelle loi constitutionnelle. Soutenir le contraire, c’est violer la délibération du Conseil constitutionnel décision qui s’impose à tous les pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles.
i-Le mandat conféré en 2019 constitue donc le 1er mandat de 5 ans au sens de l’article 27 de la Constitution. Le Président Macky Sall a droit à un second mandat de 5 ans, qu’il sollicite en 2024.

A ces arguments juridiques s’ajoute ce qui suit :

a-Si, à l’occasion de ce débat, le Président  de la République  saisit le Conseil constitutionnel de cette question pour avis, conforment à l’article 92 de la Constitution, il n’y a pas de doute que le Conseil confirmera les termes de sa décision n° 1/c/2016 du 12 février 2016 : il rappellera que le mandat de 7 ans n’était pas régi par l’article 27 de la Constitution. Il ne pouvait donc pas constituer l’un des deux mandats prescrits par cet article.
b-Si d’autres candidats contestent la recevabilité de la candidature du Président Macky Sall devant le Conseil constitutionnel, ils ne pourront s’appuyer que sur des arguments politiques.Comme le Conseil statuera en droit,leurs arguments politiques, s’ils en produisent, ne pourront pas prospérer.

B-Propositions et observations finales.

Une clarification est nécessaire sur la dévolution des mandats successifs du Président Macky Sall. Il ne s’agit pas un débat citoyen ou politique : la question n’est pas de savoir si l’on est pour ou contre une candidature du Président Macky Sall en 2024
La clarification juridique vise à s’assurer que  tous les acteurs ont une compréhension commune et partagée de ce droit positif. Si tel est le cas, le droit positif actuel est maintenu  et en 2024, il n’y aura pas de débat sur la recevabilité de la candidature du Président Macky Sall. Si les acteurs de la vie politique estiment que le Président Macky Sall ne devrait pas briguer un troisième mandat successif en 2024, et qu’ils choisissent la voie juridique pour régler ce problème, il faudra alors modifier le droit positif. A cette fin,  il sera nécessaire d’inscrire une disposition transitoire dans la Constitution. Cette disposition pourrait  s’inspirer de l’alinéa 2 de l’article 151 de l’Avant-projet de la Constitution de la CNRI, et être ainsi libellée :
Le mandat en cours du Président de la République est compris dans le décompte du nombre des mandats autorisés par l’article 27 de la présente Constitution
Si cette solution juridique est choisie,  il faut la mettre en œuvre avant l’élection présidentielle de 2019. En effet, l’article 27 de la Constitution  ne peut pas faire l’objet de révision. Il entrera en vigueur avec l’élection présidentielle de 2019 à l’issue de laquelle sera conféré le premier mandat de 5 ans qu’il institue. A partir de ce moment, aucune révision constitutionnelle ne peut l’affecter, directement ou indirectement. En revanche, avant l’élection présidentielle de 2019, le  constituant peut réglementer le cas unique  du premier mandat qui sera conféré en 2019, en application de cet article 27 de la Constitution. Dakar 12 octobre 2017,Jacques Mariel Nzouankeu,

Ancien Professeur à la Faculté des Sciences juridiques et  politiques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Directeur de la Revue des Institutions politiques et administratives du Sénégal RIPAS E-mail ripassen@yahoo.fr

*Le texte de la Constitution du Sénégal, à jour des réformes de 2016, est disponible aux Archives du Sénégal et dans les librairies.
«Juridiquement Macky Sall peut briguer un 3e mandat»Pr Babacar Guèye
La Constitution actuelle du Sénégal, telle qu’elle est libellée, n’interdit pas au Président Macky Sall de briguer un troisième mandat. C’est ce qu’a affirmé le Professeur Babacar Guèye, constitutionnaliste qui lors de l’émission «Grand Jury» de la Rfm.
«Quand a rédigé la Constitution, on a dû oublier certainement de prévoir des dispositions transitoires. Il fallait ajouter des dispositions transitoires pour prévoir que le mandat en cours fait partie du décompte des deux mandats que l’actuel Président peut avoir», a-t-il déclaré.
Et le spécialiste du droit constitutionnel de poursuivre : «si nous appliquons la Constitution à la lettre, on peut considérer qu’il ne fait pas partie du décompte. Ce qui fait que le Président Macky Sall, en 2024, peut envisager de briguer un troisième mandat comme l’avait fait le Président Wade».
Mais, souligne-t-il, il n’est pas trop tard pour rectifier la donne puisqu’une révision constitutionnelle peut être opérer pour définitivement clore le débat.

3ème mandat de Macky Sall : Ismaïla Madior dément ; Nzouankeu conforte Babacar Guèye

https://www.lequotidien.sn/L’ancien ministre-conseiller juridique du Président Sall affirme qu’il n’y a aucune possibilité de faire un 3ème mandat. Une réplique à son collègue universitaire Babacar Guèye qui pense que c’est pourtant «juridiquement possible» puisque la nouvelle Constitution ne prévoit pas de dispositions transitoires.
3ème mandat. Pas de 3ème mandat. Ismaïla Madior Fall répond à son collègue constitutionnaliste Babacar Guèye qui a indiqué, dimanche, lors de l’émission Grand jury de la Rfm, que la nouvelle Constitution ne comporte pas de dispositions transitoires. Il estime, en conséquence, qu’en l’état, le Président Sall «peut juridiquement» briguer un 3ème mandat à partir de 2024. Alors, hier, en marge de sa visite dans les établissements pénitenciers, celui qui est devenu ministre de la Justice s’est voulu clair : «La Constitution du Sénégal est très claire sur la question du mandat du président de la République et ne laisse place à aucune interprétation sur la possibilité d’un troisième mandat. L’article 27 de la Constitution dit : «Le chef de l’Etat est élu pour un mandat de 5 ans renouvelable une fois. Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.»», a-t-il dit et répété 3 fois devant les journalistes.
C’est l’autre duel qui commence entre les deux constitutionnalistes après le débat technique qui les avait opposés sur l’«avis» ou la «décision» du Conseil constitutionnel sur les réformes soumises au référendum, et particulièrement sur l’applicabilité du quinquennat ou pas au mandat de Macky Sall. On se rappelle que Guèye et Fall avaient alors fait valoir leurs points de vue divergents sur la question.
En attendant, un autre constitutionnaliste rejoint Pr Babacar Guèye. Il s’agit de Jacques Mariel Nzouankeu qui, à son tour, se penche sur la «Possibilité, pour le Président Macky Sall, de briguer un 3ème mandat consécutif en 2024», titre de sa contribution. (Voir page 14) Par Amadou MBODJ & Hamath KANE

Débat autour d’un 3e mandat de Macky : Le Palais corrige le Pr. Babacar Gueye

http://xalimasn.com/Le Palais de la République a réagi à la suite de la sortie du Professeur Babacar Guèye, constitutionnaliste, qui a déclaré hier, dans l’émission ‘’Grand Jury’’ que le président Macky Sall peut briguer un troisième mandat en 2024 parce que n’ayant pas de disposition transitoire dans la constitution.
Pour le ministre conseiller en communication du président de la République, El Hadj Hamidou Kassé, par ailleurs cadre de l’Alliance pour la République, le débat sur le mandat est clos. Il précise que les dispositions transitoires ne sont pas nécessaires.
« Nous ne sommes pas dans le cadre d’une nouvelle constitution ; en 2016, il s’est agi d’organiser un référendum sur un ensemble de points dont un sur la durée du mandat présidentiel. Par conséquent, la question ne portait pas sur le nombre et la durée du mandat présidentiel. Nous sommes dans une continuité ; par conséquent, on n’a pas besoin de dispositifs transitoires. En toute logique, dès lors que le problème ne se pose pas, on n’a pas besoin de dispositifs transitoires », a-t-il précisé.
« Maintenant, politiquement, le président Macky Sall a, lui-même, proposé le verrouillage au référendum de 2016 des dispositions relatives au mode du scrutin, à la durée du mandat et au nombre de mandat ; ça veut dire que ces dispositions ne sont susceptibles d’aucune révision sauf si le peuple sénégalais adoptait une nouvelle constitution », a poursuivi le ministre en charge de la Communication du Palais présidentiel.dakarmatin.com

Débat sur le 3e mandat de Macky Sall : Mouniry Sy et Babacar Gueye ne parlent pas le même droit

https://www.orbiti.com/Comme entre fin 2011 et début 2012 avant la Présidentielle de la même année, le débat autour d’une troisième (possible) candidature à la Présidentielle de 2024 de Macky Sall, fait rage, depuis quelques jours.
A l’origine, Pr Babacar Gueye. Invité dimanche, de l’émission “Grand Jury” sur la Rfm, le constitutionnaliste a évoqué cette “possibilité”, dans la mesure où, dit-il, il n’existe pas de dispositions transitoires, à cet effet. Mais son collègue Mounirou Sy dit le contraire.
Dans les colonnes de L’As de ce mardi, le constitutionnaliste, aussi du même degré que Babacar Gueye, estime que si des “dispositions transitoires” n’ont pas été mentionnées, pour prendre en compte le mandat actuel du Président Macky Sall, c’est plutôt, dit-il, pour éviter la “redondance”.
Tout aussi, fait savoir Mounirou Sy, si la question du nombre de mandats n’a pas été prise en compte, lors de la dernière révision constitutionnelle, c’est parce que le “problème était résolu” dans la Constitution de 2008.
Mieux, recadre-t-il son collègue, “la seconde disposition de l’article 27 de la Constitution écarte toute possibilité pour Macky Sall de briguer un troisième mandat”.
Cependant, la même situation s’était posée avec Me Abdoulaye Wade. Qui, devant sa dure volonté de briguer un troisième mandat, avait organisé un colloque qui a réuni la matière grise africaine et du monde sur les dispositions de l’article 27 de la Constitution du Sénégal après le référendum de 2001, à Dakar, pour statuer sur la question.
Jusqu’à la fin des travaux, les contradictions entre juristes étaient palpables. La même situation va-t-elle se poser à nouveau ? Seul Macky Sall en a la réponse. Et pas les juristes

Alioune Tine « Les mouvements citoyens doivent se battre contre tout troisième mandat »

http://www.sudonline.sn/Comment comprendre cette propension des dirigeants africains de vouloir briguer un troisième mandat ?
A Conakry, on a la volonté inébranlable du président Alpha Condé de réviser la Constitution pour déverrouiller les dispositions relatives à la limitation des mandats et en face, la volonté aussi inébranlable du Front national pour la défense de la constitution (Fndc) formé par la société civile et tous les partis d’opposition. Quand Sékou Touré avait fait face au Général De Gaulle proclamant «nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage», brandissant les valeurs de liberté, de dignité, de résistance à l’oppression face à la France, devenant lui-même le modèle absolu de la résistance à la colonisation, personne ne pouvait deviner qu’il allait lui-même régner plus tard par la terreur. De là le point de départ de l’épopée tragique, d’une histoire politique marquée par la violence de la répression sur les dissidents politiques, avec des exécutions sommaires, tortures, détentions arbitraires et des exils forcés.
Dans les années 1990- 2000, la situation n’a pas fondamentalement changé avec les régimes de Lansana Konté, de Dadis Camara et des autres. Mais cela n’a guère brisé la résistance des dissidents politiques et de la société civile en Guinée, au premier rang desquels le Président Alpha Condé, ancien Président de la FEAN ; qui a vécu l’exil politique pendant plus de dix ans parce qu’il était condamné à mort par contumace par Sékou Touré et a fait la prison en 1998 sous le règne de Lansana Konté, mobilisant tous les démocrates de la planète, en premier ligne les sénégalais. Ce qui fait de lui, un des symboles africains de la lutte pour la démocratie et les libertés fondamentales en Afrique. Il est supposé être le Président le mieux placé pour mettre un terme aux errements démocratiques et constitutionnels en modernisant la culture politique, avec la construction d’une citoyenneté capacitaire qui abolisse définitivement les polarisations communautaires et les conflits politiques qui polluent la vie en Guinée. Concernant la limitation des mandats à deux, il s’agit désormais pour les citoyens africains d’un acquis devenu irréversible : l’expérience du Niger avec la «tazartché» de Mamadou Tandia en 2009, pour réviser la Constitution et qui a du dissoudre l’Assemblée Nationale et la Cour Constitutionnelle qui s’y étaient opposées et a dû être stoppé dans cette aventure par un coup d’état militaire.
L’actuel Président du Niger, Mamadou Ussufou a bien retenu la leçon et s’est fait le chantre de la promotion de la limitation des mandats à deux. En 2011, les évènements du 23 juin ont montré la farouche hostilité des Sénégalais pour un troisième mandat, ce qui a contribué à la défaite du Président Wade à la présidentielle de 2012. En 2014, le Président Burkinabé Blaise Compaoré a quitté le pouvoir dans des conditions humiliantes, chassé par une insurrection populaire, par la suite le Burkina a connu une certaine instabilité politique avec un nouveau coup d’état militaire, une nouvelle insurrection populaire et aujourd’hui les attaques récurrentes des groupes armés djihadistes. Tous cela pour dire que le forcing pour le troisième mandat est la marque d’un seuil critique pour la paix et la stabilité et la sécurité de l’Etat. C’est également une limite au-delà du supportable pour les citoyens africains qui ont appris à se mobiliser, à s’organiser pour stopper les présidents africains qui ne savent pas quitter le pouvoir dans les délais constitutionnels. Il faut également méditer sur les révolutions, les insurrections, les manifestations les plus récentes qui ont eu raison du régime du Président Algérien Bouteflika et du régime soudanais le Président Omar EL Bachir. La problématique du troisième mandat est l’arbre qui cache la forêt des dysfonctionnements et autres entropies démocratiques qui reposent essentiellement sur une conception très restrictive de la démocratie largement comprise comme la démocratie électorale et la démocratie constitutionnelle. Il s’a git d’une profonde méconnaissance de la complexité du système démocratique, simplifiée et réduite à la procédure d’autorisation ou de permis de gouverner mais aussi aux pouvoirs constitutionnels reconnus aux institutions. On assiste à la mise en place de régime autoritaire, de césarisme démocratique avec des tendances lourdes, à l’instauration des partis-Etat, de privatisation de la politique et des institutions, , et toutes les conséquences liées à la gouvernance politique, économique et financière. Reste l’attraction et la fascination que l’idole ou la religion du pouvoir exerce sur certains chefs d’Etat accrocs au pouvoir pour filer la métaphore de la « drogue- pouvoir » de Léopold Sedar Senghor.
Qu’en est-il des textes dans les états ouest-africains ?
Toutes les Constitutions ouest-africaines reconnaissent la limitation des mandats depuis que les pays africains sont engagés dans les transitions démocratiques des années 1990, la reconnaissance de la démocratie libérale avec le multipartisme et la pluralité des médias. Mais dès que les présidents ont envie de rester au pouvoir, ils empruntent des voies de contournement, des révisions constitutionnelles pour faire sauter le verrou de la limitation de mandats.
Comment faire pour endiguer ce fléau qui fait beaucoup de victimes à la veille des élections présidentielles?
Apres les Conférences nationales souveraines qui avaient permis aux Africains de réinventer la démocratie, il n’y a pas eu de réflexion profonde pour examiner, «auditer» les expériences démocratiques du passé ce qui fait que la plupart des régimes qui ont résisté aux transitions démocratiques et qui ont mis en place des présidences à vie ont négativement influencé certains chefs d’Etats africains (Gabon, Congo Brazza et Togo).
A mon avis, le temps est venu pour nous : d’abord de repenser les systèmes démocratiques et de gouvernance en Afrique. Il faut tout de même souligner les efforts des Sénégalais qui ont fait œuvre de pionnier avec les Assises nationales qui constituent un «audit» grandeur nature du système politique économique et social. La réflexion est d’autant plus nécessaire qu’on assiste dans le monde à une crise de la démocratie représentative, de la montée des populismes, des politiques de haine et de rejet de l’autre. Il est temps pour les africains de réfléchir sur les conditions d’émergence d’une démocratie délibérative et distributive dans des sociétés justes et équitables qui placent le citoyen comme le principal centre d’intérêt de l’émergence.
Ensuite, il faut mettre en place un véritable mouvement citoyen ouest-africain formé de citoyens, de membres de la société civile et des partis politiques toutes sensibilités confondues et inscrire dans le protocole additionnel de la Cedeao la limitation des mandats à deux pour les raisons liées à la paix et à la stabilité et à la sécurité régionale. Force est de constater la vulnérabilité croissante des pays de la Cedeao et du Sahel mal préparés aux conflits asymétriques et à la lutte contre le terrorisme qui se répandent comme un feu de brousse. Dans ce contexte géopolitique, la déstabilisation de la Guinée pourrait avoir des conséquences improbables sur toute la région, d’où l’urgence pour les chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union Africaine d’engager une action diplomatique pour faciliter le dialogue politique en Guinée

Tentation du troisième mandat : Dr Maurice Soudieck Dione « Les tenants du pouvoir sont pris en otage par l’appareil d’État qu’ils contrôlent. »

http://www.sudonline.sn/Comment comprendre cette propension des dirigeants africains de vouloir, coûte que coûte, à l’orée de leur deuxième mandat, en briguer un troisième?
Il convient d’abord de préciser que cette problématique est liée au régime juridique des mandats présidentiels. En effet, c’est lorsque la Constitution limite à deux le nombre de mandats susceptibles d’être successivement effectués par une personne que la recherche d’un troisième mandat pose problème. Dans ce cas, ce qu’on peut appeler le syndrome du troisième mandat plonge ses racines dans des causes profondes, eu égard au fonctionnement des systèmes politiques africains.
D’abord la personnalisation et la concentration voire la confusion réelle des pouvoirs, qui fait que toutes les institutions sont écrasées et affaissées pour le compte et au profit d’un seul homme, le président de la République. Dans ces conditions, la succession devient une question épineuse, car tout se passe comme si l’homme qui exerce le pouvoir était éternel, infaillible et irremplaçable ; ce qu’il n’est pas du tout en réalité. Mais c’est là déjà une conception et une pratique du pouvoir aux antipodes des principes et valeurs démocratiques qui reposent sur l’idée de limitation du pouvoir, afin de neutraliser les nuisances aux droits et libertés de la personne humaine. C’est ainsi qu’on a la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire en droit constitutionnel ; la séparation des fonctions d’ordonnateur et de comptable en finances publiques ; la séparation des fonctions de poursuite, d’instruction et de jugement en droit pénal ; la séparation de l’administration active de la juridiction administrative en droit administratif, etc.
Deuxièmement, la plupart des régimes politiques africains sont néo-patrimoniaux, c’est-à-dire des régimes dans lesquels le chef use et abuse selon son bon désir et son bon plaisir des ressources du pays, avec sa famille, ses partisans et ses courtisans, comme dans la jouissance d’une chose privée. En ce moment le peuple est pris en otage, car le pouvoir théoriquement exercé en son nom et pour son compte est détourné pour servir des intérêts personnels et catégoriels, particuliers et partisans. Puisque l’État est la propriété de quelques-uns qui le font tourner à leur profit, le peuple qui revendique des droits et libertés est donc réprimé, parce qu’en réalité ses intérêts ne sont pas le moteur de l’action politique.
Troisièmement, il faut dire qu’en même temps que le peuple est pris en otage, les tenants du pouvoir également sont pris en otage par l’appareil d’État qu’ils contrôlent. Car eux-mêmes ne sont pas en sécurité ; si l’appareil d’État leur échappe qui leur assure les privilèges et ressources indus de même que l’impunité, c’est alors l’incertitude pour eux, leurs familles et leurs partisans. C’est souvent ce qui explique les réflexes de survie qui se traduisent par des tentations et tentatives de passer outre les dispositions de la Charte fondamentale en recherchant un troisième mandat vaille que vaille. On le voit donc qu’il y a des affinités électives entre la forte personnalisation et la gestion néo-patrimoniale et népotiste du pouvoir et l’autoritarisme qui en garantit la perpétuation. On comprend dès lors que la limitation du nombre de mandats à deux, qui permet de lutter contre l’usure du pouvoir et d’institutionnaliser l’alternance soit perçue comme une règle à écarter, contourner ou annihiler.

Qu’en est-il des textes dans les États ouest-africains ?

Il peut y avoir des dispositions de verrouillage des deux mandats susceptibles d’être exercés par une personne. En ce sens, la rédaction de l’article 42 de la Constitution du Bénin du 11 décembre 1990 est très claire qui dispose : «Le président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats présidentiels». Le verrouillage peut également se faire en prévoyant le recours au référendum pour modifier les dispositions relatives à la limitation des mandats à deux, comme le prévoit l’article 27 dernier alinéa de la Constitution du Sénégal du 22 janvier 2001. Cela, pour neutraliser éventuellement les menées de quelque majorité mécanique, prompte à obéir aveuglément à la volonté du prince. Mais le Président Wade qui avait initié cette réforme est revenu lui-même sur la règle des deux mandats en briguant un troisième avec toutes les controverses, la violence et les morts que cela a entraîné en 2012, avec les mobilisations du M 23, qui ont abouti à la chute de son régime. En Côte d’Ivoire, la règle de la limitation des mandats à deux a été contournée avec l’adoption d’une nouvelle Constitution le 8 novembre 2016, ce qui fait retomber le compteur à zéro pour le Président Alassane Ouattara, réélu le 25 octobre 2015. Au Togo, il y a eu un compromis entre les différentes forces politiques, de la majorité et de l’opposition avec la réforme constitutionnelle votée le 8 mai 2019. L’article 59 nouveau dispose en ses alinéas 1 et 2 : «Le président de la République est élu suffrage universel, libre, direct, égal et secret pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Cette disposition ne peut être modifiée que par voie référendaire». On retrouve donc ici le verrouillage référendaire comme au Sénégal. Le président de la République du Togo qui jusque-là était élu au scrutin majoritaire à un tour est désormais élu au scrutin majoritaire à deux tours, aux termes de l’article 60 nouveau. C’était là une revendication majeure de l’opposition.
En contrepartie, le pouvoir a pu obtenir le retour du compteur à zéro pour les mandats du Président Faure Gnassingbé, qui, élu en 2005, en est à son troisième mandat de 5 ans. L’article 158 nouveau alinéa 2 dispose en effet : «Les mandats déjà réalisés et ceux qui sont en cours à la date d’entrée en vigueur de la présente loi constitutionnelle ne sont pas pris en compte dans le décompte du nombre de mandats pour l’application des dispositions des articles 52 et 59 relatives à la limitation du nombre de mandats». L’article 52 concerne les députés et l’article 59 le président de la République. Le président de la République bénéficie par ailleurs d’une immunité absolue à travers l’article 75 nouveau : «Les anciens présidents de la République sont, de plein droit, membres à vie du Sénat. Ils ne peuvent être ni poursuivis, ni arrêtés, ni détenus, ni jugés pour les actes posés pendant leurs mandats présidentiels». Cette disposition permet donc d’offrir au président de la République une sortie honorable, afin qu’il ne soit pas prisonnier de l’appareil d’État auquel il peut s’accrocher à cause des incertitudes du lendemain, relativement aux conséquences d’un mode de gestion autoritaire et clientéliste du pouvoir. Le Président Condé en Guinée est revenu, quant à lui, sur ses engagements de respecter la règle des deux mandats, en voulant réviser la Constitution, malgré les manifestations violemment réprimées du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) regroupant les partis d’opposition et la société civile. Les gouvernants africains déploient donc suffisamment d’ardeur et d’ingéniosité pour manipuler, tripatouiller ou faire interpréter tendancieusement les textes juridiques pour servir leurs intérêts personnels et partisans de conservation du pouvoir, en foulant au pied les principes démocratiques. Lorsque les textes ne sont pas favorables au pouvoir, ils sont donc contournés, rejetés ou révisés d’une manière ou d’une autre. En définitive, les règles de droit constituent un système d’opportunités et de contraintes. Le droit n’est efficace que s’il est en mesure de canaliser les comportements ; mais si le droit contraint très peu les acteurs qui l’utilisent de manière exagérément instrumentale selon leurs intérêts, on est dans des formes de régulation défaillante et d’institutionnalisation déviante, où les pratiques contraires au droit se répandent et se banalisent.

Comment faire pour endiguer ce fléau qui fait beaucoup de victimes à la veille des élections présidentielles en Afrique de l’Ouest ?

C’est un fléau difficile à endiguer car au-delà des textes, il y a le problème de la culture démocratique. Avec les meilleurs textes au monde, si les acteurs refusent de jouer le jeu, la démocratie ne peut pas fonctionner. Mais le fond de cette problématique du troisième mandat, c’est la réforme de la gouvernance. Si la manière de gérer le pouvoir n’est pas recentrée autour de l’intérêt général et des préoccupations des populations, en combattant vigoureusement la corruption ; si l’État de droit n’est pas garanti et renforcé, et les droits et libertés respectés, on risque toujours de revivre ces difficultés d’une manière ou d’une autre, ou d’avoir des formes de régulation violente, où ceux qui s’accrochent au pouvoir sont chassés par la détermination du peuple et la pression de la rue. En ce sens, le Président Compaoré a été contraint de démissionner et de s’exfiltrer en Côte d’Ivoire, le 31 octobre 2014, emporté par le syndrome du troisième mandat

Polémique 3ème mandat de Macky : Le monstre est toujours vivant !

http://www.sudonline.sn/Véritable tentation du diable, le troisième mandat présidentiel est en passe de gangréner le champ dit «démocratique» de moult pays africains. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, aucun régime du continent noir ne semble pouvoir échapper au récidivisme anticonstitutionnel consistant à rempiler encore et encore à la magistrature suprême. Comme si l’ère des présidents à vie était consubstantielle au jeu politique africain. Dernier président à être tombé dans la tentation de réformer la Constitution pour le mandat de trop et son lot de violences politiques, Alpha Condé de Guinée. Ailleurs, la simple récusation de l’impossibilité constitutionnelle du président en exercice à un troisième mandat est source de sanctions. Allez demander à Sory Kaba.
L e spectre du troisième mandat présidentiel ou du mandat de trop continue de parasiter le champ politique des pays africains, surtout ceux francophones. Alors que la démocratie est censée progresser partout dans le continent, de vieilles habitudes persistent dans beaucoup de pays avec des chefs d’Etat qui tripatouillent sans retenue leur Constitution pour prolonger leur règne. Comme de véritables dictateurs issus des urnes ! L’exemple la plus illustrative ces derniers temps semble celui du président guinéen Alpha Condé qui s’est engagé dans une initiative unilatérale de réforme de la Charte fondamentale guinéenne pour rempiler à son poste.
Avec le lot afférent de contestations du dit projet et de morts violentes (Cf par ailleurs). Parmi ces présidents qui rempilent pour une troisième fois à la tête de leur pays, souvent en se jouant de la Constitution et des règles du jeu démocratique, les cas sont divers et variés. Certains ont ainsi entériné le troisième mandat, avec ou sans anicroche. C’est le cas de Paul Kagamé au Rwanda, porté au pouvoir en 2000, réélu en 2003, 2010 et 2017. Il entame en vérité une quasi-présidence à vie validée par le peuple. Soucieux de suivre ses pas, le Burundais Pierre Nkrurunziza, élu en 2005, réélu en 2010 puis en 2015 sous la contestation, veut rempiler jusqu’en 2034 en empruntant la technique « gagnante » de son homologue rwandais. En Algérie, Abdelaziz Bouteflika a voulu aller aussi au-delà même du troisième mandat.
Porté par un establishment pouvoiriste issu du Fln et historiquement ancré dans la guerre de libération nationale, il est resté longtemps sourd aux appels de l’opposition avant d’être bloqué par des manifestations monstres de la rue dans sa tentative de décrocher un cinquième mandat, après avoir pourtant régné 18 ans au Palais de la Mouroudia. Cette sorte d’ «empeachement » au mandat de trop a aussi emporté Joseph Kabila du Congo qui a longtemps retardé les horloges électorales depuis la fin constitutionnelle de son mandat, tout en usant de répressions violentes des manifestations contre son régime, afin de dribbler ses opposants et de continuer à régner au Palais de la Nation de Kinshasa. Au Togo, Faure Gnassingbé n’échappe pas lui aussi à cette tentation du mandat de trop. Reste à savoir comment il compte d’abord essouffler le vif mouvement de contestation cristallisé autour de son départ, pour espérer rempiler à son fauteuil. Les rares éclaircies qui boostent le schéma démocratique en Afrique semblent venir du Niger et de la…Mauritanie.
Du Niger où le président Mahamadou Issoufou a fini par concrétiser sa décision à ne pas briquer de troisième mandat, en mettant en selle son dauphin et le futur candidat de son parti à la présidentielle, en l(occurrence le ministre nigérien de l’Intérieur. En Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz a dompté toutes les appréhensions et craintes nourries autour de sa volonté de briguer un 3ème mandat. Après avoir poussé son poulain Ghazouani à la présidence, à l’issue d’élections finalement acceptées par l’opposition, Mohamed Ould Abdelaziz s’est mis en réserve de la politique, surveillant d’un œil intéressé, selon certains analystes, la scène politique depuis le rocking-chair de sa retraite.

SENEGAL, LE MONSTRE EST VIVANT !

Le spectre du troisième mandat présidentiel  ou du mandat de trop n’épargne pas aussi le Sénégal, ce pays longtemps considéré comme la « vitrine » de la démocratie en Afrique. Le vécu politique sénégalais a été traversé sous le «  Pape du Sopi  » par cette expérience malheureuse de tripatouillage de la Constitution pour faciliter l’exercice d’un troisième mandat à la tête du pays. Alors que moult spécialistes de la Charte fondamentale à l’instar du Pr Babacar Gaye, un des rédacteurs de la Constitution de 2001, répétaient orbi et urbi que « Wade a épuisé ses mandats », après 2000 et 2007, l’ancien président sénégalais a forcé la porte à la présidentielle de 2012, déclenchant une ambiance générale de contestation de sa candidature (M23), faussant le jeu démocratique, induisant un cortège de morts (plus d’une douzaine) dans le pays. Au final, il sera déboulonné par l’électorat sénégalais qui avait mis un terme à sa volonté d’aller au de ses douze années de présidence.
Macky Sall, son successeur qui en est déjà à deux mandats, 2012 et 2019, sera-t-il tenté par la même intention ? Allez savoir ? En tout cas, les spéculations sur une troisième candidature de l’actuel président en 2024 vont bon train, quoique le principal concerné ait déjà affirmé à plusieurs reprises qu’il ne se représentait pas à un troisième mandat. Alors pourquoi le limogeage hier, lundi, de Sory Kaba, directeur des Sénégalais de l’extérieur, qui s’est tout simplement prononcé sur l’impossibilité constitutionnelle du président de briguer un troisième mandat ? Mystère et boule de gomme !
Polémique 3ème mandat de Macky : Le monstre est toujours vivant !
Véritable tentation du diable, le troisième mandat présidentiel est en passe de gangréner le champ dit «démocratique» de moult pays africains. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, aucun régime du continent noir ne semble pouvoir échapper au récidivisme anticonstitutionnel consistant à rempiler encore et encore à la magistrature suprême. Comme si l’ère des présidents à vie était consubstantielle au jeu politique africain. Dernier président à être tombé dans la tentation de réformer la Constitution pour le mandat de trop et son lot de violences politiques, Alpha Condé de Guinée. Ailleurs, la simple récusation de l’impossibilité constitutionnelle du président en exercice à un troisième mandat est source de sanctions. Allez demander à Sory Kaba.
L e spectre du troisième mandat présidentiel ou du mandat de trop continue de parasiter le champ politique des pays africains, surtout ceux francophones. Alors que la démocratie est censée progresser partout dans le continent, de vieilles habitudes persistent dans beaucoup de pays avec des chefs d’Etat qui tripatouillent sans retenue leur Constitution pour prolonger leur règne. Comme de véritables dictateurs issus des urnes ! L’exemple la plus illustrative ces derniers temps semble celui du président guinéen Alpha Condé qui s’est engagé dans une initiative unilatérale de réforme de la Charte fondamentale guinéenne pour rempiler à son poste.
Avec le lot afférent de contestations du dit projet et de morts violentes (Cf par ailleurs). Parmi ces présidents qui rempilent pour une troisième fois à la tête de leur pays, souvent en se jouant de la Constitution et des règles du jeu démocratique, les cas sont divers et variés. Certains ont ainsi entériné le troisième mandat, avec ou sans anicroche. C’est le cas de Paul Kagamé au Rwanda, porté au pouvoir en 2000, réélu en 2003, 2010 et 2017. Il entame en vérité une quasi-présidence à vie validée par le peuple. Soucieux de suivre ses pas, le Burundais Pierre Nkrurunziza, élu en 2005, réélu en 2010 puis en 2015 sous la contestation, veut rempiler jusqu’en 2034 en empruntant la technique « gagnante » de son homologue rwandais. En Algérie, Abdelaziz Bouteflika a voulu aller aussi au-delà même du troisième mandat.
Porté par un establishment pouvoiriste issu du Fln et historiquement ancré dans la guerre de libération nationale, il est resté longtemps sourd aux appels de l’opposition avant d’être bloqué par des manifestations monstres de la rue dans sa tentative de décrocher un cinquième mandat, après avoir pourtant régné 18 ans au Palais de la Mouroudia. Cette sorte d’ «empeachement » au mandat de trop a aussi emporté Joseph Kabila du Congo qui a longtemps retardé les horloges électorales depuis la fin constitutionnelle de son mandat, tout en usant de répressions violentes des manifestations contre son régime, afin de dribbler ses opposants et de continuer à régner au Palais de la Nation de Kinshasa. Au Togo, Faure Gnassingbé n’échappe pas lui aussi à cette tentation du mandat de trop. Reste à savoir comment il compte d’abord essouffler le vif mouvement de contestation cristallisé autour de son départ, pour espérer rempiler à son fauteuil. Les rares éclaircies qui boostent le schéma démocratique en Afrique semblent venir du Niger et de la…Mauritanie.
Du Niger où le président Mahamadou Issoufou a fini par concrétiser sa décision à ne pas briquer de troisième mandat, en mettant en selle son dauphin et le futur candidat de son parti à la présidentielle, en l(occurrence le ministre nigérien de l’Intérieur. En Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz a dompté toutes les appréhensions et craintes nourries autour de sa volonté de briguer un 3ème mandat. Après avoir poussé son poulain Ghazouani à la présidence, à l’issue d’élections finalement acceptées par l’opposition, Mohamed Ould Abdelaziz s’est mis en réserve de la politique, surveillant d’un œil intéressé, selon certains analystes, la scène politique depuis le rocking-chair de sa retraite.

Une Force Souterraine De L’APR Impose À Macky Le 3ème Mandat

https://www.xibaaru.sn/Sortie sur un autre mandat du Chef de l’Etat : Sory Kaba limogé par une force souterraine de l’APR
Sans management, le Chef de l’Etat Macky Sall vient de virer de son poste, M. Sory Kaba, Directeur général des Sénégalais de l’Extérieur. M. Sory Kaba fait ainsi les frais de sa déclaration soutenant que le Président de la République Macky Sall ne peut prétendre à un troisième mandat, comme le lui interdit la Constitution. Depuis sa déclaration, M. Sory Kaba avait subi toutes sortes d’attaques de la part des membres de l’Alliance pour la République (APR), parti politique dont il est pourtant membre.
Interdit au Sénégal, sous l’ère Macky Sall de dire qu’il ne peut prétendre à un troisième mandat. Sory Kaba l’a appris à ses dépens. Pourquoi, ne doit-on se prononcer sur un tel sujet, d’autant que le Président Macky Sall ne peut effectivement se présenter candidat lors de la prochaine élection présidentielle, comme le stipule la Constitution.
Une chose demeure. Au sein de l’APR, il existe des forces largement majoritaires pour qui, il faut tenter le forcing et imposer la candidature du Président Macky Sall à la prochaine élection présidentielle. Ce qui est sûr, c’est que le débat reste posé. Macky Sall peut-il prétendre à un troisième mandat à la tête de l’Etat du Sénégal ? Manifestement non ! Mais puisqu’il existe toutes sortes de subterfuges, il faut bien chercher un prétexte pour imposer une autre candidature du Président Macky Sall. Seulement, un tel coup passera-t-il face au peuple sénégalais qui en déjà administré la leçon à l’ancien Président de la République, Me Abdoulaye Wade ?Thiémokho BORE

Abdoul Mbaye « Dire ou écrire que Macky Sall n’a pas droit à un troisième mandat relève désormais du délit»

XALIMANEWS : Apres le scandale sur le pétrole et le gaz des sénégalais révélé par la BBC, le scandale sur le fer de Falémé révélé par Ousmane Sonko, une possibilité du 3e mandant du Président Sall occupe maintenant l’actualité politique.
L’ex PM Abdoul Mbaye, a réagi sur ce sujet et parle de « délit » de défendre cette thèse.
« Dire ou écrire que Macky Sall n’a pas droit à un troisième mandat relève désormais du délit. Un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, pourtant Apr convaincu, vient de l’apprendre à ses dépens. Le projet ne serait-Il plus ruse cachée? Mais relevons surtout que la dictature sénégalaise en vient à nier le droit de répéter ce que notre Constitution prévoit», a confié le leader du Parti ACT

3E MANDAT DE MACKY : LA POSITION D’UN PROCHE DE IDY

NETTALI.COM – Alors son leader garde le silence sur les sujets brûlants de l’heure, le Pr. Yankhoba Seydi, qui est la 4e personnalité de Rewmi, s’est prononcé sur le débat afférent au 3e mandat. Il dit qu’il s’agit d’un ballon de sonde, visant à noyer la sortie de Khalifa Sall et à tester l’engagement des Sénégalais sur cette question.
A l’édition de la mi-journée du journal télévisé de Walf Tv, le Pr. Yankhoba Seydi n’a pas mâché ses mots. D’abord, il croit savoir qu’en agitant ce débat sur le 3e mandat qu’on prête au chef de l’Etat de vouloir briguer, on cherche à noyer la sortie de Khalifa Sall, qui s’est adressé hier à ses partisans, pour la première fois depuis sa libération.
« Ne soyez pas surpris si Sory Kaba et les autres personnalités limogées récemment sont recasés. Pour moi il ne s’agit que d’un ballon de sonde pour tester l’engagement des Sénégalais. Mais que Macky Sall ne se fasse pas d’illusion. Il peut nous gazer avec des grenages lacrymogènes, nous serons toujours debout pour faire face et défendre la démocratie sénégalais, parce que le Droit reconnait aux citoyens le devoir de se battre pour protéger la démocratie si celle-ci est menacée », a démontré le syndicaliste du SAES et professeur à l’Université de Dakar
« Ils ont tout déstructuré en un laps de temps. On a assisté à une dilapidation des ressources publiques. Macky Sall doit savoir que s’il pousse un seul pion pour un 3e mandat, tout le peuple doit se lever. Déjà, en cherchant un 2e  mandat, il ne visait qu’à assurer ses arrières et effacer les traces de ses fautes de gestion une fois réélu », explique cette personnalité de l’entourage de premier cercle de Idrissa Seck.
Est-ce à dire que ce débat risque de polluer l’atmosphère, alors que Rewmi participe au dialogue politique ? Il y a un Rubicond que nous ne franchirons pas.

3e mandat : «Un 23 juin-bis guette Macky», dit Thierno Alassane Sall

https://senego.com/Après le limogeage du directeur des Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba, suite à sa sortie concernant l’impossible 3ème mandat du président Macky Sall, plusieurs hommes politiques, notamment de l’opposition, multiplient les sorties pour rappeler au président Macky Sall ses engagements.
Engagements…
»Macky Sall va-t-il connaître le sort de Sory Kaba? »L’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, se le demande via son compte Twitter.»Sur cette vidéo,on le surprend avec le même discours que Sory-Désolé « , poursuit M. Sall, rappelant à Macky Sall ses engagements sur la question du 3e mandat.
Causes…
Pour Thierno Alassane Sall, les mêmes causes produisant les mêmes effets, il attend avec délectation le communiqué annonçant le départ de Macky. « Sinon, un 23 juin-bis le guette », avertit l’ancien ministre de l’Energie.

Moustapha Diakhaté : «Yalla Nanou Yallah Moussal Ci Macky Mou Beug 3ième mandat»

https://senego.com/Moustapha Diakhaté n’est certainement pas de groupe de ceux qui tremble devant ce qu’ils veulent dire. Pendant que tout le monde hésite ou s’interroge sur la probabilité d’un potentiel troisième mandat pour le président Macky Sall, l’ancien parlementaire de dire sèchement ce qu’il en pense.

Sur la constitution sénégalaise

« Le président Macky Sall doit aller vite pour tenir les promesses qui lui ont valu un deuxième mandat. Le président Macky Sall a trouvé que la constitution avait déjà réglé le problème des mandats au Sénégal. A son arrivée, il l’a amélioré et l’a rendu plus solide. Il est dit que nul ne peut avoir deux mandats consécutifs », a rappelé Moustapha Diakhaté.

Au président Macky Sall

« Je me suis opposé à la volonté de Wade d’avoir un autre mandat, parce qu’il voulait nous imposer une monarchie. Mais avec Macky Sall, prions que Dieu nous préserve d’une volonté ou d’un rêve de troisième mandat venant lui-même…« , a clairement indiqué Moustapha Dialhaté.Regardez !

Le spectre du troisième mandat plane sur le Sénégal Par Mamadou SY Albert

Après la période du seul parti-État, le continent africain entre dans une nouvelle période historique fortement marquée par la quête du troisième mandat présidentiel. Une nouvelle donne politique qu’il faudra désormais intégrer dans les processus des transitions démocratiques et des alternances.
Les enjeux politiques du troisième mandat révèlent les difficultés de l’exercice du pouvoir étatique sous l’influence de la pression du vote affectif, des pesanteurs sociales et culturelles des sociétés africaines et des intérêts de groupes privés nationaux et internationaux. L’alternance politique n’est plus l’équivalent de progrès démocratiques et du développement.
Le Parti-État constitue une marque singulière de l’expression du pouvoir étatique dans l’Afrique post-coloniale. Les dirigeants africains de l’après indépendance ont installé, de manière durable, des partis super puissants. Qu’ils soient des continuateurs de l’œuvre coloniale sous sa forme néo-colonialiste ou des partisans du panafricanisme radical ou modéré, les chefs d’État africains ont exercé le pouvoir avec des partis présidentiels forts contrôlant d’une main de maître, tout le pouvoir de décision et l’État central. Dès le début des années 1990, le vent des alternances démocratiques avait nourri l’espoir d’une fin de cycle des dictatures civile et/ou militaire, du parti unique et du Parti-État. Elles ont porté cet espoir immense des démocrates africains.
La première alternance politique sénégalaise de mars 2000 constitue un exemple significatif du passage d’un Parti-État hégémonique à un Parti-État avec ses alliés taillés sur mesure. L’ancien Président de la République, Me Abdoulaye Wade, une des figures emblématiques du panafricanisme africain et de la lutte pour la démocratie et le pluralisme intégral a quitté le pouvoir en mars 2012 sous la pression d’une forte demande sociale et d’une gouvernance démocratique très contestée par ses adversaires et l’opinion publique.
Ce paradoxe politique alimenté par les changements de régime en Afrique, n’est point spécifique au Sénégal. La Guinée Conakry du professeur Alpha Condé, une figure de l’Afrique révoltée contre les régimes anti-démocratiques, est au centre de l’actualité brûlante des peuples épris de paix et de justice sociale. On peut multiplier les échecs des alternances. Le Parti-État des pères fondateurs de l’Afrique a certes échoué politiquement dans sa gouvernance avec la fin des dictatures civiles et militaires.
Toutefois, le modèle étatique et l’organisation du parti au pouvoir, n’est point mort. Il survit sous des formes multiples. Un regard attentif des évolutions chaotiques de l’exercice du pouvoir étatique sous l’ère des alternances africaines, laisse penser que les processus de transition démocratique se heurtent à des difficultés structurelles et des mentalités ancrées dans les sociétés africaines contemporaines.
La quête du troisième mandat présidentiel focalise ce malaise africain grandissant. Les Africains pensaient avoir tourné cette page sombre du continent. En dépit des alternances démocratiques, pacifiques, l’Afrique reste plombée par le cycle permanent de l’instabilité politique institutionnelle. La mauvaise organisation des élections, les contentieux électoraux avant et après les scrutins nationaux se conjuguent à des révisions systématiques des Constitutions et la répression aveugle des adversaires. Le troisième mandat est désormais une nouvelle donne politique remettant en cause toute rupture avec les héritages des pouvoirs anti-démocratiques.
L’explication de l’irruption du spectre du troisième mandat n’est guère évidente au regard de son ampleur et ses enjeux politiques. Ce sont des présidents de la République portés au pouvoir par des forces démocratiques qui revendiquent un troisième mandat. Ils défient toute la logique de la pensée et de l’exercice du pouvoir démocratique bâtie par les alternances et des traditions démocratiques. Après la révision de la Constitution et la reconduction du président sortant, le troisième mandat resurgit et pollue toute l’atmosphère politique sénégalaise. Le président de la République en exercice est désormais au cœur de sa succession. Il devra choisir entre le départ volontaire du pouvoir ou le troisième mandat ?
Au-delà des supputations à propos d’un troisième mandat probablement anti- constitutionnel, l’évocation de cette probabilité témoigne que le Sénégal n’est point à l’abri de cette controverse au cours des années se dessinant à l’horizon. La base électorale affective du président de la République sortant en 2024, ses inconditionnels et les intérêts objectifs du parti présidentiel et des alliés peuvent faire basculer la Constitution et les convictions présidentielles vers la préservation du pouvoir.
Ce sont là des pesanteurs sociales, culturelles et politiques très peu compatibles avec le respect de la charte fondamentale et l’esprit des alternances démocratiques. Ces forces sociales électorales peuvent influencer politiquement les choix d’une fin de mandat non désirée.

Omerta sur le 3ème mandat : Le pouvoir prépare-t-il un coup fourré?

http://actunet.net/Pourquoi le pouvoir tient il tant à ce que le débat autour du 3ème mandat fasse l’objet d’une omerta ? Un coup fourré serait-il en gestation ? Cette question appelle des réponses nécessaires, et rien ne peut justifier le tir groupé, suivi de la défenestration de Sory Kaba dont le seul tort aura été de dire clairement ce que beaucoup tentent de teinter, sachant ce que tout le monde sait déjà : que le Président Macky Sall est à son deuxième et dernier mandat.
«Notre Constitution oblige le président de la République à ne pouvoir faire que deux mandats. Ce qui est clair, il est dans le dernier mandat et la Constitution lui interdit de faire un 3ème mandat». Mais, aussi incompréhensible et inexplicable que cela puisse paraître, ces propos lui ont valu d’être limogé par le Président Macky Sall, qui s’était prononcé lui-même sur l’éventualité d’un troisième mandat, lors de la visite au Sénégal de son homologue Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, le 13 octobre 2017. En effet, interpellé sur ce sujet qui fâche, le Président Sall avait déclaré que la question a déjà été tranchée par la Constitution qui stipule que : «Nul ne peut faire plus de deux mandats consécutifs».
Pourquoi diantre les apéristes, avec un Yakham Mbaye à leur tête, ont-ils tiré à boulets rouges sur leur frère de parti ? Yakham Mbaye trouve «inélégante» la sortie de Sory Kaba, directeur des Sénégalais de l’extérieur, qui aurait outrepassé les recommandations du président de la République en violant le droit de réserve pour parler du troisième mandat – ou pas – du chef de l’État. Pour Yakham Mbaye, «c’est de l’indiscipline et une atteinte à l’autorité du président de la République». En tout cas, cette sortie des proches du Président Sall, suivie du limogeage de Sory Kaba, entraîne moult suspicions et interrogations.
Yakham Mbaye et les jeunes de l’Apr qui s’adonnent au lynchage médiatique de Sory Kaba tentent-ils de nous persuader que Macky Sall a bien droit à un troisième mandat après qu’il se soit lui-même opposé à la même velléité de Wade dans cette direction ? Cela paraîtrait bien dommage de sa part, pour ne pas dire regrettable et déplorable à la fois pour ceux qui l’ont réélu. Surtout que ce débat resurgit à un moment où Alpha Condé vit la même désagréable situation alors que le Président Sall a encore le temps de tout mettre en œuvre pour l’éviter cas personnel ; d’autant que la tentative de Wade de briguer un troisième mandat avait endeuillé le Sénégal et failli le plonger dans le chaos.
Maintenant, si les affidés de Macky Sall sont assez grisés par les effluves enivrants du pouvoir, au point de vouloir pousser leur mentor à emprunter cette dangereuse voie sans issue, qu’ils sachent qu’ils vont droit dans le mur. Les Sénégalais ont assez de problèmes comme ça à y faire face pour qu’on cherche à en lui rajouter. Malheureusement, si le pouvoir fait aujourd’hui dans le clair-obscur, c’est justement parce que l’hypothèse de l’éventualité d’un 3ème mandat – qu’il feint de rejeter pour le moment – est en réalité, juridiquement défendable. Le Président Sall voudrait-il attendre au dernier moment pour mettre les populations devant le fait accompli, comme ce fut le cas concernant la réduction de son mandat de 7 à 5 ans ou la suppression du poste de Premier ministre ? En tout cas, avec ces politiciens de tout acabit, dire que tout est possible n’est pas faux, d’autant qu’ils le disent eux-mêmes : «En politique, il ne faut jamais dire jamais».
Comme le faisait remarquer le juge Ibrahima Hamidou Dème, dans une tribune intitulée : «La Constitution piégée pour un troisième mandat…», parue dans les colonnes d’un quotidien le 26 mars 2019, en déclarant : «(…) En effet, la question n’est pas de savoir si les Sénégalais accepteront ou non, le moment venu, une troisième candidature ; mais c’est surtout de sortir pour une fois de l’impasse de la politique politicienne avec un président qui ne pensera plus, dès le début de son mandat, à vaincre ses adversaires et remporter la prochaine élection». Il en déduit qu’«il reste évident que si l’éventualité d’une troisième candidature n’est pas définitivement écartée, le prochain quinquennat sera encore miné par la mal gouvernance, l’instrumentalisation de la justice, le clientélisme, l’accaparement des médias de service public, la gabegie etc.».
Dans le même sillage, le président du mouvement ‘Ensemble’ de s’interroger : «Comment alors mettre fin aux incertitudes ?». De l’avis du juge Dème, «pour mettre définitivement un terme au débat, le président de la République à qui appartient seul cette prérogative, doit dès à présent saisir le Conseil constitutionnel pour avis sur cette question. Si le Conseil constitutionnel est d’avis que l’actuel président ne peut pas se représenter pour un troisième mandat, le débat sera définitivement clos. Si en revanche, il est d’avis contraire, il faudra trouver au plus vite une solution politique, pour que tout le monde soit convaincu que les manœuvres politiciennes ne pourront pas remettre en cause la sacralité conférée par les Sénégalais à la clause limitative des mandats à deux».
Mais, dans l’état actuel des choses, Macky Sall qui devrait jouer le rôle d’arbitre, étant donné qu’il n’est plus candidat à sa succession, semble n’être pas dans de telles dispositions, car caressant, in petto, le secret désir de revêtir le maillot pour jouer les prolongations.

Alerte M23 : «Accepter un troisième mandat c’est souiller la mémoire des martyrs»

https://www.seneweb.com/Le débat sur un éventuel troisième mandat de Macky Sall est loin de faire rire le M23 qui bande les muscles pour barrer la route à Macky Sall. Favorable au respect de la constitution, le Secrétaire général du M23, Ousmane Ndiaye, exprime son inquiétude et estime que le limogeage de Sory Kaba ouvre la voie à toutes supputations autour de la velléité du président Sall de se représenter en 2024.
Il est inquiétant, en 2019, que le débat sur un troisième mandat se pose, dit-il, « après tout ce que nous avons vécu avec la révolution citoyenne » de 2011. « Macky Sall n’osera pas tenter un 3e mandat ». Car « Le peuple sénégalais dans son entièreté n’acceptera pas un troisième mandat », de Macky Sall ou de qui que ce soit, met-il en garde sur les ondes de Rfm ce midi.
Avant d’appeler à bloquer Macky Sall « par le combat, par les urnes ». Pour Ousmane Ndiaye, chercher à briguer un troisième mandat, « C’est manquer de respect aux martyrs. S’il veut sortir par la grande porte, qu’il n’essaie pas de briguer un troisième mandat ».

Ousmane Sonko prévient Macky Sall : «ce second et dernier mandat ne suffira pas à effacer les traces de crimes trop gros et nombreux pour être parfaits»

https://actusen.sn/Ousmane Sonko jette une grosse pierre dans le jardin de Macky Sall. Le leader de Pastef/Les Patriotes soupçonne le locataire du Palais de vouloir divertir les Sénégalais pour « faire oublier ses énormes scandales, notamment, Petrotim et le gaz sénégalais », mais cette tentative sera vaine.
«Macky Sall aura épuisé tout son registre de diversion et de contre-feux (dialogue national mort-né, retrouvailles tous azimuts, procès privé des 94 milliards d’escroquerie (que nous attendons avec impatience), reconnaissances internationales décernées par des instances bidons, …) qu’il ne parviendra jamais à son objectif obsessionnel : faire oublier ses énormes scandales, notamment, Petrotim et le gaz sénégalais», déclare-t-il sur sa page Facebook.
Ousmane Sonko impute la responsabilité au Chef de l’Etat, Macky Sall, son frère Aliou Sall et le ministre Aly Ngouille Ndiaye. Allant plus loin, il déclare que même le projet de la candidature au troisième mandat ne suffira pas à effacer les traces de crimes trop gros et nombreux.
«La nébuleuse autour du pétrole/gaz sénégalais porte bien des noms : Macky Sall, Aliou Sall, Aly Ngouille Ndiaye, Eddie Wong, Frank Timis, Ovidiu Tender, KOSMOS, BP, Denning… D’où le projet de la candidature au troisième mandat, car ce second et dernier mandat ne suffira pas à effacer les traces de crimes trop gros et nombreux pour être parfaits. Dix mandats même n’y suffiraient !», estime-t-il.

Troisième Mandat… Abdoul Mbaye Enfonce Macky

https://www.xibaaru.sn/Un troisième mandat de Macky à la présidence du Sénégal ne fait aucun doute selon l’Alliance pour la citoyenneté et le Travail (ACT) après le limogeage en direct de Sory Kaba de son poste de directeur général des Sénégalais de l’extérieur. Ce décret de limogeage de Sory Kaba après son speech sur le dernier mandat de Macky, remet au goût du jour le débat sur un éventuel troisième mandat du Président Macky Sall. Le chef de l’Etat, à travers deux sorties médiatiques, avait rassuré et levé les doutes. Mais les réactions des apéristes depuis la déclaration de Sory Kaba et son limogeage renforcent la suspicion. En tout cas, pour le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le Travail(Act), Abdoul Mbaye dire ou écrire que Macky Sall n’a pas droit à un troisième mandat relève désormais du délit. L’ancien Premier ministre se demande si le projet ne serait-il plus une ruse cachée?

3e Mandat: Barthélémy Dias Menace…Le « Macky »

https://www.xibaaru.sn/Venu prendre part à la conférence de presse de Khalifa Sall, Barthélémy Dias, s’est prononcé sur le limogeage du Directeur général des Sénégalais de l’extérieur qui défraie la chronique. Pour lui, l’acte du Chef de l’Etat n’est motivé que par un désir de briguer, vaille que vaille, un troisième mandat. Il soutient à qui veut l’entendre qu’ils n’accepteront jamais que Macky Sall fasse un autre mandat.
Le maire de Mermoz/Sacré-Cœur, dont les propos sont rapportés par le quotidien L’As, croit que le président de la République veut endormir les Sénégalais avec des propositions de soi-disant amnistie et de réconciliation. Mais, prévient-il, cela ne passera pas. Barthélémy Dias se veut clair et précis : « Le peuple se mobilisera et descendra dans la rue si Macky Sall persiste dans cette lancée ».

Guy Marius Sagna sur un éventuel 3e mandat : « ce que nous n’avons pas accepté avec Wade, nous ne l’accepterons pas avec Macky »

http://www.dakarmatin.com/L’épineuse question d’un éventuel troisième mandat du président Macky Sall refait surface, suite au limogeage lundi du Directeur des Sénégalais de l’extérieur Sory Kaba. Dans une interview radiophonique dimanche, ce dernier avait soutenu que Macky Sall est à son denier mandant. Il a fait deux mandats et la Constitution ne lui permet pas de briguer un troisième.
Suffisant pour que le chef de l’Etat sénégalais prenne un décret pour mettre fin à ses fonctions. L’acte du président Sall a créé la polémique sur sa volonté de briguer un troisième mandat en 2024. Convaincu que c’est ce que Macky Sall prépare, l’activiste Guy Marius Sagna prévient qu’ils ne le lui permettront pas.
« Le président Macky Sall, dans ses plans, prépare un troisième mandat. Je ne peux pas comprendre qu’on puisse sanctionner une personne, un militant parce qu’il a donné son point de vue qui est une vérité. La vérité est que Macky Sall ne peut pas avoir trois mandants successifs », a dit l’activiste.
Guy Marius Sagna a rappelé qu’en 2017, le président Macky Sall avait lui-même dit que c’était fini pour lui, il ne peut pas avoir plus de deux mandants successifs, et que la Constitution a été verrouillée. Il avait même ajouté qu’à partir de 2019, c’est fini pour lui.
Revenant sur les événements du 23 juin 2011, l’activiste a précisé:«ce que  nous n’avons pas accepté avec Abdoulaye Wade,nous le l’accepterons pas avec Macky Sall».
En 2011, Abdoulaye Wade avait modifié la Constitution sénégalaise pour briguer un troisième mandat. Malgré les multiples manifestations, il n’a pas cessé. Il a été battu par Macky Sall au second tour de la présidentielle de 2012

Dakar signe deux accords de financement avec le Fonds de l’OPEP

XALIMANEWS : L’Etat du Sénégal a signé avec le Fonds de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OFID) deux accords de financement d’un montant global de 21, 7 milliards de francs Cfa destinés à la mise en œuvre de programmes de développement, a appris l’APS.
Ces deux accords ont été notamment signés en marge des Assemblées générales annuelles du Fonds monétaire international par le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le directeur général du Fonds de l’OPEP, Abdulhamid Alkhalifa.
Ils portent notamment sur la mise en œuvre du Programme d’appui au développement agricole et à l’entrepreneuriat (PADAER) pour un montant de 9, 9 milliards de francs et Projet de désenclavement des zones de productions en appui au programme national de développement rural (PDZP/PNDL) pour 11, 8 milliards de francs, a annoncé le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération dans un communiqué parvenu à l’APS.
PADAER (deuxième phase) a pour objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté dans les zones d’interventions du programme à travers le développement de la chaine de valeur profitables et diversifiées, précise la même source
Il intervient dans les quatre zones agro-écologiques à savoir la Vallée du Fleuve Sénégal, la Zone Sylvopastorale, le Sénégal Oriental et la Haute Casamance couvrant ainsi les régions de Matam, Tambacounda, Kédougou et Kolda, précise-t-on.
Le PDZL/PNDL dont le financement a atteint 11, 8 milliards de francs pour finalité de contribuer à la réduction de la pauvreté à travers l’action combinée des départements ministériels, des collectivités territoriales, des communautés de base et du secteur privé, rapporte le communiqué.
Il s’agit de promouvoir, de façon efficace, efficiente et durable, l’offre de services socio-économiques de base aux populations dans les communes et collectivités territoriales les plus pauvres du Sénégal, ajoute la source.

Inclusion financière dans l’Uemoa : La Bceao note une amélioration en 2018

https://www.lejecos.com/En 2018, l’inclusion financière a connu une amélioration dans les pays de l’Uemoa. C’est la conclusion à laquelle est arrivée la Bceao.
Dans un rapport consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), la Bceao fait le point de la situation de l’inclusion financière dans les Etats membres de l’Uemoa, au cours de l’année 2018, en analysant l’évolution des sept indicateurs, retenus par la Banque Centrale. Ceux-ci sont regroupés autour de trois dimensions de l’inclusion financière, à savoir «l’accès», «l’utilisation» et « l’accessibilité-prix».
Le rapport analyse également l’évolution, dans toutes ses dimensions, du niveau global de l’inclusion financière dans l’Uemoa, à partir d’un indice synthétique, calculé en tenant compte de l’ensemble des sept indicateurs réunis.
«L’examen de ces indicateurs laisse apparaître une amélioration de l’inclusion financière dans l’Uemoa en 2018. En effet, une évolution favorable de l’offre, de la demande ainsi qu’une bonne orientation de l’accessibilité-prix ont été enregistrées au cours de l’année 2018 », lit-on dans le document.
S’agissant de l’accès des populations aux services financiers (l’offre), le taux global de pénétration démographique a augmenté de 16 points en 2018 par rapport à 2017, pour se situer à 56 points de services pour 10.000 adultes. Le taux global de pénétration géographique a enregistré une évolution plus significative de 35 points, pour se situer à 111 points de services sur 1.000 km2 en 2018 contre 76 points de services sur 1.000 km2 un an auparavant.
Concernant la demande (l’utilisation), le taux de bancarisation strict est passé de 16,4% en 2017 à 19,3% en 2018. Le taux de bancarisation élargi est ressorti à 41,1% contre 35,8% en 2017 et le taux global d’utilisation des services financiers s’est situé à 57,1% contre 53,6% un an auparavant.
Les conditions de banque ont également connu une évolution favorable du fait du loyer de l’argent, qui a enregistré une baisse de 0,14 point de pourcentage pour se situer à 6,79% en 2018 contre 6,93% un an auparavant. Le taux de rémunération des dépôts des populations auprès des banques a augmenté de 0,13 point de pourcentage, pour se situer à 5,41% en 2018 contre 5,28% en 2017.
«Ainsi, l’inclusion financière dans l’Uemoa s’est globalement améliorée en 2018, au regard de l’évolution de l’indice synthétique d’inclusion financière, qui s’est accru de 0,06 point entre 2017 et 2018 pour se situer à 0,443, sur une échelle comprise entre 0 et 1 », détaille la source.
Ces performances reflètent notamment les efforts déployés dans l’Union par toutes les parties prenantes pour rendre les services financiers plus accessibles aux populations.Adou FAYE

MOUSSA BALDE,MINISTRE DE L’AGRICULTURE ET DE L’EQUIPEMENT RURAL’L’agriculture, aujourd’hui, c’est l’approche chaines de valeur’’

http://www.enqueteplus.com/nodeA Kolda où il s’est rendu ce week-end, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a pris part à un forum sur l’agriculture et l’emploi. En marge de cette rencontre, il s’est prononcé, dans cet entretien avec ‘’EnQuête’’, sur le désamour entre les jeunes et le travail de la terre, la nécessité de réformer l’agriculture pour la rendre plus attractive et rentable, et sur l’approche chaines de valeur qui pourrait être la panacée pour offrir de l’emploi et sortir de la pauvreté, entre autres sujets.
Faites-nous le résumé de vos activités menées durant le week-end à Kolda…
Ce week-end, l’activité phare, c’était le Forum des jeunes sur l’agriculture et l’emploi. Comment fixer les jeunes dans nos terroirs. Un thème extrêmement important. Je salue l’initiative du Conseil régional de la jeunesse et remercie tous les gens qui ont participé à la réussite de ce forum qui a refusé du monde pendant 48 heures. Je n’étais pas là le vendredi pour des raisons de service, mais j’ai pu faire la clôture et j’ai mesuré l’engouement qui a entouré cette manifestation. Je remercie tous les participants. Je peux dire que ç’a été l’activité principale de mon séjour durant ce week-end ici.
Ecouter les jeunes, prendre leurs préoccupations, voir comment le ministère de l’Agriculture, avec tous ses démembrements, peut les accompagner pour qu’ils réussissent dans leurs terroirs et éviter qu’ils ne soient tentés par des aventures qui sont devenues dangereuses, comme tout le monde le sait.
Le constat est que les jeunes ne veulent pas rester dans l’agriculture. A votre avis, pourquoi ?
Evidemment, les jeunes ne veulent pas rester dans l’agriculture. Parce qu’on a toujours compris que l’agriculture est réservée aux pauvres, c’est-à-dire le paysan ou la personne qui habite loin des centres-villes. Ça, c’est dû aussi au fait que le monde rural n’est pas attractif. Parce que les commodités de base n’y sont pas développées. C’est pour cela qu’il faut saluer la politique du président de la République, Macky Sall, le Plan Sénégal émergent (Pse) qui a mis en place des outils que j’appelle des ‘’ascenseurs sociaux pour le monde rural’’. Je veux parler du Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), du Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma) et d’autres projets qui ont
pour objectif de mettre à niveau le monde rural en termes d’infrastructure.
Parce que, vous savez, ce n’est pas le nom des villes qui fait que les gens sont en ville. C’est certaines commodités de base, à savoir l’école, la santé, l’électricité, le fait de pouvoir circuler, etc. Si on met ces commodités de base dans le monde rural, je pense que les jeunes pourront rester et savoir qu’en étant un jeune agriculteur, ce n’est pas très compliqué de gagner ici en Casamance 1 200 000 F l’année, c’est-à-dire l’équivalent de 100 mille francs par mois.
Comment l’agriculture peut aider à réduire le chômage des jeunes ?
L’agriculture peut aider à réduire le chômage des jeunes de la façon suivante : Il faut que les jeunes se convainquent qu’on peut être dans l’agriculture et avoir un niveau de vie comparable à un fonctionnaire de la ville. A ce titre, nous avons maintenant beaucoup de modèles.
Il y a des modèles sur la ceinture périurbaine de Kolda, avec des gens qui étaient partis à l’émigration et qui sont revenus et qui réussissent dans l’agriculture. On a vu des gens, dans le bassin de l’Anambé, qui sont des agriculteurs véhiculés. On a vu qu’en même des jeunes qui habitent dans les villages de la région de Kolda et qui vivent grâce à leurs activités agricoles.
Quelles sont les opportunités à saisir dans l’agriculture ?
Vous savez, nous, comme je l’ai dit, l’agriculture aujourd’hui, c’est l’approche chaines de valeur. Prenons la chaine de valeur riz. C’est une chaine de valeur qui va du labour jusqu’à la transformation du tracteur à la fourchette. Et toute cette chaine, à chaque nœud, il y a une activité économique qui peut être rentable. D’ailleurs, je l’ai dit lors du forum des jeunes. Si j’avais du temps libre en Casamance et que je cherchais une occupation, j’essaierais de voir comment avoir du matériel pour pouvoir faire des prestations pour le labour.
Parce qu’on a tous vu que cela rapporte beaucoup d’argent d’avoir un tracteur au niveau de la Casamance, pendant l’hivernage. Je ferais autant pour le matériel de récolte. Parce que vous savez que beaucoup de personnes, y compris les dames, n’ont pas envie d’aller récolter à la main le riz. C’est un travail pénible. Une fois les récoltes terminées, je me battrais pour avoir une mini-rizerie et faire de la transformation. On est tous d’accord que maintenant, nos femmes, même dans les villages, n’ont pas envie de piler le riz. Et donc, il serait bien de trouver des moyens de faire des prestations et de gagner de l’argent, tout en facilitant la vie à ces braves dames du Fouladou.
Donc, je pense que les opportunités ne manquent pas et c’est tout le sens de notre projet Agri-jeune qui doit accompagner 150 mille jeunes dans l’agriculture pour les capaciter et en faire de grands entrepreneurs. Ensuite, il y a le Projet de valorisation des eaux pour le développement des chaines de valeur (Proval) dont le but est de créer cinq mille Pme d’agriculteurs au Sénégal, sans compter l’Anida (Agence nationale d’insertion et de développement agricole) qui a une grande expérience dans le domaine de l’emploi agricole de l’agriculture moderne, pour ainsi dire.
En définitive, je dirais que la modernisation de l’agriculture du Sénégal doit s’accompagner justement de l’émergence d’entrepreneurs agricoles et la cible potentiel, pour nous, c’est la jeunesse du Sénégal.
En tant que ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, que faut-il faire pour rendre le métier d’agriculteur plus attractif ?
D’abord, il faut diminuer sa pénibilité, comme je vous ai dit. On ne va pas dire aux jeunes d’aller dans l’agriculture, s’il faut les accueillir avec la charrue et les bœufs. Il faut également la rendre plus rentable. Il faudrait que les jeunes qui s’activent dans l’agriculture puissent gagner correctement leur vie. Ça, c’est possible. Ensuite, il faut rendre l’environnement attractif. Ça veut dire que, quand on est au village, il est souhaitable d’avoir l’électricité au moins pour pouvoir regarder la télévision, parce que si on a l’argent, on ne peut pas se permettre certaines choses. Notre premier réflexe, c’est d’aller en ville, parce que là-bas, il y a ce genre de commodités qui font qu’on considère que la vie est plus belle.
Quel est votre message pour la jeunesse sénégalaise ?
Je dirais à la jeunesse sénégalaise de croire en elle et de croire au Sénégal. Car les pays européens qui attirent notre jeunesse se sont développés grâce à l’agriculture. Vous prenez l’Espagne, c’est un grand pays agricole. Vous prenez la France, c’est un grand pays agricole. Et ce qui se passe, c’est qu’en réalité, il y a plein de gens du Fouladou qui boivent du lait qui est vendu dans des marchés et qui nous viennent de l’Europe et d’ailleurs. Or, on a assez de lait au niveau du Fouladou. On devrait pouvoir, avant tout, boire et vendre du lait qui vient de nos vaches et de nos terroirs, ici.EMMANUEL BOUBA YANGA

Focus sur le fonds générationnel chargé de gérer les revenus du pétrole et du gaz

lesoleil.sn Le Fonds souverain d’investissements stratégiques (Fonsis) est une initiative de l’Etat du Sénégal pour soutenir l’investissement productif dans les projets stratégiques et les PME, en jouant le rôle de développeur du patrimoine national, au-delà de celui d’acteur régalien et de régulateur.
A cet effet, le Fonsis est chargé du pilotage du fonds générationnel des revenus du pétrole et du gaz. L’objectif du fonds générationnel est de préserver une partie des ressources tirées du pétrole et du gaz pour les générations futures. Ainsi, ce fonds aura une gouvernance particulière, un comité d’investissement et une politique d’investissement propres.
« La politique d’investissement du Fonds générationnel sera différente du Fonsis. Les produits dans lesquels nous allons investir aussi », informe Pape Demba Diallo, Directeur général du Fonsis.
Son importance dans la gestion des ressources
Ce fonds générationnel permettra au Sénégal de diminuer sa dépendance vis-à-vis des revenus du pétrole et du gaz. Ce qui donne une opportunité de transformation de l’économie avec la disponibilité d’une énergie abondante et moins chère.
Selon le DG du Fonsis, le Sénégal pourra avoir des industries de transformation sidérurgique avec ce projet. « Le pétrole et le gaz sont une opportunité pour l’économie du pays. Cela veut dire que nous pourrons avoir des industries de transformations sidérurgique, de construction navale, des data center… Et donc, ce faisant, nous réduisons notre dépendance vis-à-vis du pétrole et du gaz, parce que nous aurons déjà développé un savoir-faire », a-t-il confié.
L’investissement de près de 50% hors du Sénégal
Actuellement, le fonds stratégique consacre intégralement ses actifs au Sénégal. Ainsi, pour déconcentrer le projet, 25% des actifs seront prévus hors du Sénégal pour combler les manques en investissements dans la gestion du risque portefeuille.
« Pour le fonds générationnel, nous mettrons près de la moitié de nos actifs hors du pays, pour que si, en un moment donné les investissements manquent, qu’on puisse rentabiliser ailleurs. Tous les fonds d’investissements au niveau mondial ont une gestion extrêmement prudente et une politique d’investissement diversifiée », a-t-il-ajouté.

Pétrole/Gaz : Jean François Vassas, expert : ‘’Ce que nous avons trouvé au Sénégal représente,0,000 000 001% des réserves du Canada,on doit se calmer!’’

https://www.dakaractu.com/Dans notre pays, la découverte des gisements de pétrole et de gaz avait soulevé beaucoup de polémiques et de débats. Un débat si intense mais qui, aux yeux de Jean François Vassas, expert en ressources humaines, ne s’explique pas. Membre du Medef, il trouve urgent, pour les autorités sénégalaises de mettre à niveau les jeunes et leur offrir des formations en vue de l’exploitation prochaine de nos ressources pétrolières et gazières. Ce, afin qu’ils puissent avoir la qualification requise et trouver des emplois.
M. Vassas rencontré alors qu’il était de passage à Dakar, a appelé les Sénégalais à ne pas trop se nourrir d’illusions. ‘’Aujourd’hui, j’ai comme l’impression qu’on imagine que le Sénégal va devenir une pétromonarchie dans 3 ans. Mais, on doit se calmer. Parce que ce que nous avons trouvé au Sénégal, cela représente 0,000 000 001% des réserves d’un pays comme le Canada. On est encore loin de la manne financière et donc tout le monde va bénéficier de ça. Il ne faut pas déjà tergiverser. On n’y est pas encore. En plus l’exploiter va coûter très cher. On en a oui ! Mais, on n’en a pas énormément ! On en a trouvé ! C’est déjà super’’, a-t-il dit.
Dans l’entretien qu’il a accordé à Dakaractu, récemment, M. Vassas de relever également que cette découverte de gisement est une bonne affaire pour le Sénégal. ‘’Politiquement, c’est bien. C’est un bel effet d’annonce. Mais, est-ce qu’il va être rentable ? Il risque de coûter plus cher de l’exploiter que de l’acheter ailleurs. Déjà, cela est un autre domaine. Qui est ce qui va l’exploiter ? Est-ce que, aujourd’hui, l’Etat a mis en place des formations de techniciens soudeurs tuyauteurs spéciaux ? C’est ce qu’il faut pour acheminer le gaz ? Est-ce qu’il y a eu des ballons ? Qui est ce qui va l’exploiter ?’’

‘’S’il n’y a personne qui sait faire le boulot, on va faire venir des Angolais, des Nigérians …’’

L’intérêt de lancer très tôt les formations, il le trouve capital. ‘’Demain, vous avez une société qui va signer une concession. Elle veut démarrer le lendemain pour exploiter le gaz. Elle va faire le tour, elle  a besoin de techniciens, mais, il n’y en a pas. Qu’est-ce qu’elle va faire ? Aller au  Nigeria où il y a déjà du gaz et du pétrole. Il va en Angola etc. Est-ce qu’il va les trouver ici ? non ! Parce qu’on n’a pas anticipé. (…) Sinon, on va se dire ‘’super ! Il y a 10 000 emplois qui s’ouvrent avec le gaz. Mais, au Sénégal, s’il n’y a personne qui sait le faire, encore une fois on va faire venir des Angolais, des Nigérians. Ce sont des gens qu’on va payer un peu plus cher pour qu’ils viennent’’, prévient-il.
À l’en croire, ‘’c’est maintenant qu’il faut former les jeunes. Pas plus tard, c’est maintenant. Est-ce que cela paraît logique ? Vous décidez de planter des bananes dans votre champ, vous formez des gens à la récolte des bananes. Si vous attendez que les bananes soient mûres et que vous n’avez personne pour les récolter qu’est ce qui va se passer ? Eh bien, il faut donc montrer aux gens comment on fait. S’ils ne savent pas faire, ils vont mal le faire. Ils vont mal les cueillir, ils vont les abîmer, ils vont mettre 4 fois plus de temps, le résultat au bout de la première récolte, on dira que ce n’est pas rentable les bananes. Ce, avec le temps qui passe, le nombre de personnes que je suis obligé de prendre. Ce n’est pas rentable. Il serait mieux alors d’aller planter ses bananes en Côte d’Ivoire, au moins là-bas, ils savent récolter. C’est comme ça pour tout. C’est juste une histoire de bon sens. En un moment, il faut juste remettre les choses dans l’ordre’’.
L’expert français des Ressources humaines appelle nos autorités à n’attendre pas le début des explorations pour penser à la formation des jeunes. ‘’Il faut anticiper. Il faut prévoir et c’est ce qu’on appelle dans le cadre des ressources humaines la Gpec (Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences). (…) Il faut prévoir. On prévoit aujourd’hui, quels sont les métiers qui recruteront dans un, deux, trois ans ou plus. Et on commence maintenant à former pour que dans 3 ans ces gens sachent faire. Parce que c’est là où on aura besoin d’eux. Ce n’est pas nécessaire de former des sociologues, des spécialistes en sciences politiques. Ça on en aura jamais besoin. C’est sûr’’.

Financement de 150 millions : Zahra Iyane sert une sommation au Dg de la Der

https://www.seneweb.com/La ministre de la Microfinance et de l’Économie solidaire a adressé une sommation interpellative au directeur général de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der). Papa Amadou Sarr avait confié qu’il avait accordé à Zahra Iyane Thiam 150 millions Fcfa en guise de financement pour son Gie « And Jeego ».
Selon L’As, c’est hier que l’huissier de justice s’est rendu dans les locaux de la Der pour y déposer la sommation. Mais, Papa Amadou Sarr n’était pas sur place car il était à Washington, aux États-Unis, dans le cadre des Assemblées générales du Fmi et de la Banque mondiale.
Résultat des courses, rapporte le journal dans sa parution de ce mardi, l’auxiliaire de justice est retourné avec la lettre en attendant le retour du patron de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes.
Pourtant, le journal confirme que le financement a été bien effectué au nom de Zahra Iyane Thiam alors ministre conseiller à la Présidence. Seulement, les femmes de la plateforme « And Jeggo » jurent qu’elles n’ont toujours pas vu la couleur de l’argent.

FORET CLASSEE DE NIANING : Un projet de déclassification risque d’embraser la zone !

http://www.dakarmatin.com/Le feu couve dans le département de Mbour, plus précisément dans les communes de Malicounda, Nguéniène et de Sindia. La forêt classée de Nianing, d’une superficie de 1.276 hectares, serait en voie d’être déclassifiée. Informés du projet porté par le maire de Sandiara, les éleveurs se disent prêts à y laisser leurs vies pour en empêcher la réalisation. Craignant l’hécatombe, les protestataires invitent le président de la République à ne pas signer le décret de déclassification de la zone. La forêt classée de Nianing est vitale pour les villages qu’elle polarise.
Les éleveurs et les paysans des communes de Malicounda, Nguéniène et Sandiara se dressent contre le maire de Sandiara. Leur différend provient de la volonté de Serigne Guèye Diop de réaliser dans la forêt enjambant les trois collectivités territoriales, un projet agricole sur une superficie de 1276 hectares, cela à l’insu même des maires de Malicounda et de Nguéniène.
Pris de court, les éleveurs notamment ont tout bonnement boycotté le comité régional de développe- ment (crd) spécial consacré à la faisabilité du projet. Ce qui est le plus courrouçant dans cette affaire, ex- plique Amadou Kâ, président départemental de la Maison des Eleveurs «Gallé Ay nabé», c’est le fait que le maire de Sandiara, dont la commune ne contient que 15 hectares de la forêt classée, soit 1, 17 % de la superficie, veuille faire main basse sur les 91 % autres se situant dans la commune de Malicounda et les 8 % de celle de Nguéniène.
Eleveurs et paysans des trois communes sont unanimes à reconnaitre le rôle de régulateur social et économique de cette forêt classée qui constitue à la fois une zone de pâturage pour éleveurs en saison sèche mais aussi une surface cultivable pour agriculteurs en période d’hivernage avec 1 hectare affecté à chaque famille.
Conscients des conséquences désastreuses de ce projet sur leurs activités économiques, les pasteurs alertent l’opinion et la plus haute Autorité du pays quant au risque de confrontation directe qui pourrait survenir. Foncièrement opposés à la déclassification envisagée, ils n’ont pas mis du temps pour sonner la riposte. En rassemblement hier lundi à Wendi Thiowel, un village peulh de la commune de Nguéniène, ces protestataires ont laissé éclater leur courroux.

Macky Sall interpellé en premier

Selon Gallo Dia, le président de la fédération départementale des éleveurs, ses mandants sont prêts à donner leurs vies pour que ce projet ne passe pas. « Il ne nous reste qu’une seule forêt dans cette zone. Notre propos n’est teinté d’aucune coloration politique. Nous sommes natifs d’ici et ne comptons pas en bouger d’un iota. Nous ne saurions aucunement accepter qu’un maire pour lequel même nous manquons de qualificatif, puisse se permettre d’autorité, d’attribuer toute cette assiette foncière à un Blanc, quelle que soit par ailleurs la nature et l’importance du projet à y réaliser. Que Serigne Guèye Diop sache qu’il passerait sur nos cadavres pour que ce projet puisse voir le jour ». C’est en ces termes on ne peut plus clairs que le sieur Gallo Dia a exprimé la détermination des villageois de faire face à cette volonté des politiciens.
« Si vraiment les initiateurs de ce projet veulent parvenir à leurs fins, ils n’ont qu’à faire recours aux militaires. Quand ces derniers auront fini de massacrer 2000 des nôtres, alors, ce projet pourra voir le jour », lâche le chef du village de Sinthiou Mbadane Peulh, amer. Gallo Dia d’en appeler à l’intervention sage du président de la République pour éviter le pire. « J’invite le président Macky Sall à prendre à bras le corps cette question, pour nous éviter de vivre une situation déplorable. Ce rapport de force que l’on veut nous imposer, nous comptons nous y opposer énergiquement, sans coup férir. Serigne Guèye Diop — par ailleurs ministre conseiller du même président Macky Sall ! — passe pour avoir cette faculté d’imposer tous ses projets aux populations. Je veux que tout le monde sache que, cette fois- ci, il nous trouvera sur son chemin. Je le jure, il ne va pas réaliser son projet. Nous demandons solennellement au président Macky Sall de ne pas signer ce décret de déclassement ». Une affaire à suivre…Etienne Ndiaye (Correspondant permanent à Mbour)

Sommet Climate Chance – Afrique – Succès de mobilisation des acteurs du climat en Afrique : travailler ensemble pour accélérer l’action sur le climat

https://www.vivafrik.com/2000 participants, représentant 25 nationalités africaines et la diversité des acteurs non-étatiques mobilisés contre le changement climatique (gouvernements locaux, entreprises, syndicats, ONG environnementales, agriculteurs, organisations de femmes et de la jeunesse, chercheurs) se sont réunis pour 3 journées de travail et de rencontres au Sommet Climate Chance Afrique à Accra, Ghana.
De nombreuses personnalités de haut niveau ont participé au sommet, soulignant l’importance de cet événement de mobilisation autour du changement climatique.
Pour le sénateur Ronan Dantec, président de Climate Chance et porte-parole climat de CGLU-Afrique, «le succès du sommet montre la volonté et le besoin des acteurs non-étatiques de travailler ensemble et de développer de nouveaux projets. Elle nous conforte dans notre volonté de continuer à nous investir pour le renforcement d’un environnement favorable à l’action climat en Afrique.»
Jean-Pierre Elong Mbassi, secrétaire général de CGLU-Afrique a insisté sur le fait que « le sommet Climate Chance – Afrique a vocation à être la « pré COP » annuelle des acteurs non-étatiques en Afrique. »
L’ancien président de la République, son excellence John Kofi Kufuor, ancien envoyé spécial pour le climat aux Nations Unies, a fait l’honneur de participer à l’ouverture du sommet en déclarant «Quand j’ai entendu parler pour la première fois le mot « Climate Chance », j’ai pensé « chance », et donc espoir. Permettez-moi d’exprimer ma gratitude pour votre invitation à participer à cet événement. »
Ouvrant le sommet, son excellence Nana Akufo-Addo, président de la République du Ghana, a mis en avant l’importance de l’action locale sur le climat. Il a déclaré que “les plans d’actions locaux sont essentiels. Agissons pour réduire l’empreinte carbone dans nos villes, et tous prendre part aux solutions. »
Honorable Hajia Halima Mahama, Ministre des gouvernements locaux et du développement rural du Ghana a déclaré : “L’enjeu principal auquel les gouvernements locaux sont confrontés est celui de l’accès aux financements et ce sujet est traité dans le cadre de ce sommet. »
Jeffrey Sachs, Conseiller spécial du Secrétaire Général de l’ONU sur les ODD et directeur du Columbia’s Center for Sustainable Development et du « Sustainable Development Solutions Network » de l’ONU, Tomasz Chruszczow Envoyé Spécial pour le Changement Climatique, Champion de haut-niveau pour la COP 24, Luc Gnacadja Ancien ministre de l’environnement, du logement et de l’urbanisme au Bénin, ancien secrétaire exécutif de la Convention sur la Désertification, et nombreux acteurs de référence mobilisés sur le climat ont également contribué aux débats. (le programme complet ici)

Coalitions : trouver des pistes d’action

Accès aux financements climat ; Aménagement urbain durable ; Agriculture, alimentation et reforestation ; Énergies renouvelables et efficacité énergétique en Afrique ; Mobilité et des transports durables ; Adaptation et Eau en Afrique ; Bâtiment et Construction durables ; Éducation et Formation au changement climatique ; Économie circulaire :
Pendant les 9 ateliers thématiques, les coalitions, qui avaient démarré leurs travaux à l’occasion du sommet d’Abidjan en juin 2018, ont affiné leurs feuilles de route.  Elles ont notamment travaillé sur des objectifs plus précis et la façon de renforcer leur animation tout au long de l’année, ou la déclinaison des feuilles de route à l’échelle des pays,  avec l’exemple de la feuille de route sur la mobilité en Côte d’ivoire en cours d’élaboration.

Parmi les propositions avancées

– la nécessité d’un portail complet et tenu à jour sur les possibilités de financement de l’action climat
– la nécessité de coordonner l’ensemble des acteurs travaillant sur les données climat sur le continent africain et la diffusion de ces données
– La session sur le bâtiment a conclu sur la nécessité et la proposition de créer un réseau de collectivités et d’acteurs locaux, spécifique au sujet de l’habitat durable
– Les membres de la coalition Adaptation et eau s’engagent à conduire un travail de recensement et de communication de bonnes pratiques tout au long de l’année 2019 afin de construire un narratif commun en vue du forum mondial de l’eau à Dakar en 2021
A l’issue du sommet, les participants ont adopté la déclaration d’Accra, qui appelle les Etats à créer un environnement favorable à l’action locale, les institutions bancaires à faciliter l’accès des gouvernements locaux et des acteurs non-étatiques aux financements, et propose une nouvelle approche de la nécessaire réévaluation des engagements nationaux sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, en partant de la contribution des territoires (contributions déterminées au niveau local ou « Local determinated contributions »). Cette déclaration acte l’importance prise par le Sommet Climate Chance, – Afrique, rendez-vous annuel des acteurs non-étatiques africains, en proposant que les messages communs délivrés par chaque sommet le soient désormais sous le chapeau du dialogue d’Accra pour le Climat.  Debbo Mballo

La ministre Zahra Iyane Thiam poursuit en justice le DG de la DER

https://www.dakaractu.com/La ministre de la Microfinance et de l’économie solidaire a adressé une sommation interpellative au directeur général de la Délégation à l’entrepreneuriat rapide (Der).
Pape Sarr, puisque c’est de lui qu’il s’agit, avait confié lors d’une émission à la 7TV avoir accordé un financement de 150 millions au Gie « Jeggo » dirigé par Zahra Iyane Thiam.
L’huissier de justice s’est rendu hier dans les locaux de la Der pour y déposer la sommation, rapporte L’AS. Mais Papa Amadou Sarr n’y était pas au motif qu’il est en voyage aux Etats-Unis dans le cadre des assemblées générales du Fmi et de la Banque mondiale.L’auxiliaire de justice est retourné avec la lettre en attendant le retour du patron de la Der.

Financement de 150 millions au profit du Gie « And Jeggo » : Pape Amadou Sarr rétablit la vérité des faits

https://www.leral.net/Alors qu’une sommation du ministre Zahra Iyane Thiam le vise, le Délégué Général à l’Entrepreneuriat Rapide (DER), Pape Amadou Sarr persiste et signe qu’un financement de 150 millions FCFA a été bel et bien attribué au Gie « And Jeggo » lors du comité d’investissement (CI) régional de Dakar, sous la présidence effective du Gouverneur avec la participation des chefs de services, des experts de la DER et des partenaires financiers. Toutefois, d’après M. Sarr, la DER reste toujours en attente des documents qui devraient permettre le décaissement effectif des ressources mobilisées au profit du GIE en question, dirigé par le ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire. Voici in extenso son communiqué pour mieux comprendre la chronologie des faits.
Le 10 Octobre 2019, le GIE « And Jeggo », par le biais d’un communiqué de presse, a contesté l’octroi par la DER d’un financement de 150 millions de francs CFA et interpellé le Délégué général à asseoir plus de rigueur et de professionnalisme au sein de son équipe.
Il convient, dès lors, de restaurer la chronologie des faits, confirmant, que ce financement leur a été bien attribué lors du comité d’investissement (CI) régional de Dakar, sous la présidence effective du Gouverneur avec la participation des chefs de services, des experts de la DER et des partenaires financiers.
Fort justement, dans un souci de rigueur, de transparence et de professionnalisme, ainsi que pour donner suite à l’engagement pris par le délégué général de la DER lors de l’assemblée générale de And Jeggo du 25 Juillet 2018, la DER a convenablement mené les diligences requises en termes d’analyse technique et financière, ayant conduit à la présentation du dossier au dit comité d’investissement qui a validé le financement.
Ainsi, à la suite d’une procédure de six (6) mois, la DER a émis un ordre de virement de 150 millions FCFA au profit du GIE And Jeggo dans un compte prospect, pré ouvert afin d’y placer les fonds bloqués jusqu’à ce que le bénéficiaire s’acquitte des formalités idoines.
Aussi, a-t-il été demandé au GIE de se rapprocher de l’institution financière partenaire avec les documents nécessaires pour la mise à disposition des fonds en deux parties. Dans ce cadre, le plan de décaissement convenu a prévu le déblocage d’un montant initial de 142 Millions cinq cents, pour assurer la construction de l’unité de transformation et l’acquisition des équipements tels qu’une chambre réfrigérée avec un poste transformateur, un séchoir à gaz, un épierreur…
Toutefois, ce premier décaissement est clairement assujetti à la présentation des documents suivants :
1) La délibération de la commune de Sebikotane, site devant abriter l’unité
2) Les factures pro-forma du matériel à acquérir et le devis des travaux de construction.
A ce jour, c’est à dire huit (8) mois après l’octroi de ce financement, c’est plutôt la DER qui reste toujours en attente des documents qui devraient permettre le décaissement effectif des ressources mobilisées au profit du GIE And Jeggo.
Nous invitons donc les responsables du GIE à se rapprocher de la DER à l’effet de lever les conditions suspensives pour pouvoir procéder au décaissement partiel de ces ressources qui leur ont été définitivement et irrévocablement attribuées lors du CI à Dakar.
Par ailleurs, la notion de rapidité liée à l’entreprenariat n’exclue pas une étude minutieuse des dossiers afin d’éviter notamment les détournements d’objectifs et la mauvaise gestion des ressources publiques qui nous sont confiées. Au contraire, la rapidité doit être corrélée à l’envergure des opportunités et à la célérité apportée à l’analyse des modèles économiques y associés.
Enfin, il est important de noter que la DER a financé plusieurs autres GIEs de femmes et d’hommes, notamment dans le cadre de la structuration des chaînes de valeur, pour des montants allant de 10 à 300 Millions FCFA.

Mairie des Parcelles Assainies : Moussa Sy accusé de détournement portant sur 200 millions FCFA


https://www.leral.net/
Un collectif pour la défense des droits des parcellois, le Cedipa, accuse le maire Moussa Sy de détournement de fonds portant sur 200 millions FCFA.

Selon un des responsables de ce collectif qui s’est prononcé sur la RFM, le maire Moussa Sy applique une taxe de 5000 FCFA sur chaque bourse octroyée à des étudiants orientés dans les universités privées, pour un montant global de 200 millions FCFA.
De l’argent qui échappe à tout contrôle, dit-il, puisqu’il ne figure pas dans les comptes de la mairie, mais dans un compte que gère seul Moussa Sy.
Les responsables du collectif estiment ainsi qu’il y a conflit d’intérêts et accusent Moussa Sy de délit d’initié et d’association de malfaiteurs.
Interrogé par la même radio, Moussa Sy a préféré différer sa réponse.

Affaire des 52 attestations : Le Saes/Cesti observe une grève de 72 heures

https://www.leral.net/L’affaire des 52 attestions délivrées à des journalistes béninois refait surface. Le Saes/Cesti a décrété un mot d’ordre de débrayage de 72 h renouvelable, à partir de mercredi, jeudi et vendredi prochains.
D’après Le Quotidien, les enseignants reprochent à la directrice du Cesti, Cousson Traoré Sall, d’avoir livré des attestations sans l’aval du comité pédagogique et en violation des règles de fonctionnement de l’institut. Il lui est aussi reproché « son refus de communiquer » les notes des récipiendaires et les critères d’évaluation, ainsi qu’une tentative d’étouffer l’affaire à l’interne.

Les syndicats d’enseignants sur le pied de guerre..

http://www.sudonline.sn/Le défi du respect total du quantum horaire s’annonce périlleux pour les acteurs du système éducatif sénégalais. Entre écoles inondées, absence des élèves dans les écoles et établissements, l’école publique risque de connaître encore des remous. Très alertes depuis le début de l’ouverture, les syndicats d’enseignants les plus présentatifs n’excluent, dans une perspective proche, de déposer des préavis de grève.
L’école publique sénég alaise risque encore de perdre des heures d’enseignements et apprentissages. Alors que les 1296 heures retenues par le décret 2019- 1363 relatif aux trimestres et à la durée des congés et vacances dans les établissements scolaires, commencent, dès la rentrée, à prendre des coups, les cours n’ont pas encore démarré dans certaines localités. Les conditions climatiques, notamment les pluies sont passées par là. Certaines écoles toujours sous les eaux. Qui plus est, l’absence d’abris provisoires dans certaines zones dans les écoles et établissements. Pourtant préconisé depuis plus d’une décennie, le concept « Ubbi tey, Jàng tey » devra encore rester à l’état de slogan, en dépit de tous les efforts et appels faits à l’endroit de la communauté éducative.
En effet, le contexte actuel de suivi des accords pousse désormais les syndicats à être sur le pied de guerre. La rencontre de monitoring en date du 27 septembre entre le gouvernement et les sept (7) syndicats les plus représentatifs, quoique rassurante sur le suivi des accords du procès-verbal, n’a pas dissipé les inquiétudes des enseignants sur la matérialisation des revendications.
Pour montrer leur détermination cette année à en découdre avec l’Etat, les organisations syndicales du secteur de l’éducation ont décidé de lancer des alertes d’une éventuelle crise de l’école publique sénégalaise. Elles disent stop au temps de la négociation, mais plutôt de l’action. Car, l’épisode de la suppression de la Primature de l’architecture institutionnelle du Sénégal, est fini. C’est le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), première force au niveau de l’élémentaire, qui a annoncé les couleurs à l’occasion de son congrès tenu quelques jours avant la rentrée des classes pour le personnel enseignant, 1er octobre. Les camarades de Souleymane Diallo entendent déposer un préavis de grève pour fustiger, avec beaucoup de déception, le faible niveau de mise en œuvre des accords du gouvernement. Le Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen-secondaire (Cusems) entend observer la même démarche. En attendant de réunir les instances habilitées, les camarades d’Abdoulaye Ndoye, secrétaire général du Cusems, vont, selon une source, déposer un préavis de grève avant le 30 octobre.
Dès cette semaine, le Cusems va publier une lettre d’alerte pour attirer l’attention des ministères concernés sur l’état de mise en œuvre des accords. La prise en charge des préoccupations centrales sera aussi inscrite à l’ordre du jour de la réunion prévue, ce mercredi, du Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saemss).
Saourou Sène, secrétaire général nouvellement réélu, se donne comme objectif de déposer les formalités administratives pour informer aux autorités concernées les décisions du dernier congrès. Ainsi, dans la légalité, le Saemss pourra dérouler ses actions qui seront retenues en secrétariat permanent, relatives aux points inscrits dans le procès-verbal. Ils n’excluent pas de déposer un préavis dans les prochains jours. Les syndicats moins représentatifs réunis autour du G20 ont décidé de déposer leur préavis de grève jeudi prochain, 24 octobre, juste après la séance plénière des secrétaires généraux qui sera sanctionnée par la rédaction d’une plateforme revendicative.
Pour l’Union démocratique des enseignants du Sénégal (Uden), le dépôt du préavis de grève n’est pas encore à l’ordre du jour, étant entendu que le ministère de tutelle et le médiateur du protocole ont fait montre d’une ouverture. Selon le syndicat, « Cheikh Kanté est en train de dérouler. Le format adopté par les autorités, me semble pertinent. Nous pensons qu’il est beaucoup plus judicieux d’accorder de temps pour voir ce qu’il va advenir sur la matérialisation du protocole. Nous privilégions le dialogue » Le secrétaire général de l’Uden, Abdourahmane Gueye, informe de la tenue d’une réunion des instances en fin octobre, pour soumettre la question. Les points qui seront inscrits dans les préavis de grève connaitront-ils des évolutions  ? Les syndicats reviennent sur les mêmes points, notamment l’ouverture de négociations pour corriger les disparités criardes et arbitraires sur l’indemnité de logement, la question des passerelles professionnelles, la délivrance des actes d’avancement et de reclassement et in fine la question de l’habitat social.

Panne De L’appareil De Cardiologie À L’hôpital De Grand Yoff…Un Calvaire Pour Les Patients

https://www.xibaaru.sn/Le cœur ne bat plus au service d’urgence cardiologie de l’hôpital général Grand-Yoff.  Depuis des mois, le service de cardiologie y est à l’arrêt. Ce, à cause de la panne de l’appareil de cardiologie. Ainsi, les malades qui s’y rendent en urgence pour se faire soigner sont renvoyés vers d’autres structures sanitaires. Une panne qui perdure et qui oblige les patients à valser d’un hôpital à un autre. Ndèye Maty Diop a vécu cette situation, dimanche dernier. Victime d’une crise cardiaque, la jeune fille âgée d’une vingtaine d’années a passé un week-end qu’elle n’oubliera pas de sitôt. Evacuée au Service d’assistance médicale d’urgence (Samu) Municipal de Grand-Yoff, elle a frôlé le pire. Sur place, après une injection aux services d’urgences, elle a été référée par le médecin  à l’hôpital général de Grand Yoff, ex-Cto pour faire l’électrocardiographie.«Nous ne faisons pas d’électrocardiographie, ici. Allez-y à l’hôpital général de Grand Yoff», lui a servi le médecin qui a pris le soin de lui remettre deux ordonnances.
Interpellée, son accompagnante, Aïssata Ndiaye soutient que, selon le médecin, le Samu Municipal ne fait pas d’électrocardiographie (Ecg). Il les a orientées ainsi, rapporte-t-elle, vers l’hôpital général de Grand-Yoff pour faire le diagnostic. Tenant à l’épaule sa malade qui peine à tenir sur ses deux jambes, Aïssata Ndiaye et sa patiente ressortent de l’établissement sanitaire. La main droite bien pressée sur la poitrine pour tenter d’atténuer sans doute la douleur, marchant accroupie, Ndèye Maty Diop verse de chaudes larmes. A bord d’un taxi, les deux demoiselles prennent la direction  de l’hôpital Général de Grand Yoff, ex-Cto.
Arrivées à l’hôpital de général de Grand Yoff, c’est le calme plat. Seules quelques blouses blanches circulent dans les couloirs. En face du service d’urgence des accidentés, se découvre une salle en vitre. C’est le service d’urgence de cardiologie. Dr Charles Emile Dongo et ses collègues assurent le service minimum. A l’intérieur de la salle, deux patients sont couchés sur des lits qui se font face. Dr Dongo affirme que, même si l’appareil de cardiologie est fonctionnel, le service ne dispose pas de feuilles pour faire l’opération. «Notre appareil de cardiologie est en panne depuis longtemps. Mais, même fonctionnel, nous n’avons pas de feuilles. Il faut aller voir dans d’autres centres de santé. Vous pouvez aller peut-être au Centre hospitalier universitaire de Fann ou Le Dantec. Nous ne pouvons pas faire pour le moment l’Ecg», lance le spécialiste. Dr Dongo se saisit d’un stylo et écrit, au dos de l’ordonnance, quelques mots avant de libérer Ndèye Maty Diop qui gémit sur un fauteuil roulant sur lequel elle a été transportée du taxi jusqu’aux urgences de cardiologie. «Patiente reçue pour la réalisation d’un Electrocardiographie (ECG) suite à un syncope constaté à l’arrivée. Faute d’appareil d’ECG fonctionnel. Patiente référée à l’hôpital Fann», lit-on au recto de l’ordonnance remis à la patiente.
Hélas, Ndèye Maty Diop n’est pas la seule à vivre cette situation. Sokhna Mboup  qui a atterri en catastrophe avec sa petite fille, malade, s’est vu renvoyer par le médecin qui lui sert la même explication. Désorientée, la dame qui ne sait plus à quel saint se vouer ne cache pas son amertume et sa désolation.  «Nous sommes arrivés au service cardiologie. Le médecin vient de m’informer que l’appareil de cardiologie est en panne. On ne peut pas faire l’électrocardiographie, ici», explique-t-elle, dégoulinant de sueur. Puis elle ajoute : «C’est très difficile, mon fils a passé toute la journée à pleurer. Il sent une douleur atroce au niveau du cœur. Il ne peut même pas se tenir debout. Et vous n’imaginez pas comment c’est difficile de trimballer un malade d’un hôpital à un autre dans un taxi.»
Au Centre hospitalier universitaire de Fann, même si l’établissement sanitaire dispose d’un appareil cardiologie, il ne faut pas compter sur ce service pour faire l’électrocardiographie. Car, on n’y trouve aucun spécialiste les week-ends. Le samedi et le dimanche, il est n’est pas ouvert, parce que les cardiologues ne travaillent pas, renseigne une infirmière trouvée au service d’accueil des urgences. Pour éviter aux patients et leurs accompagnants de perdre beaucoup de temps, dès que ces derniers mettent les pieds à l’accueil, elle leur conseille de filer directement vers Principal ou Le Dantec. Walfnet

LE JAPON MET 580 MILLIONS POUR LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME

http://www.emedia.sn/Le Japon semble intéresser par la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Il vient d’octroyer un financement de 580 millions de FCFA pour l’organisation du 6e Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, a indiqué un communiqué de l’ambassade du Japon au Sénégal.
Cette rencontre prévue les 18 et 19 novembre prochains au Centre international de conférence Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio va porter sur le thème : « Paix et Sécurité en Afrique-les défis actuels du multilatéralisme ». Ce rendez-vous servira de cadre pour définir de nouvelles orientations en phase avec les enjeux sécuritaires.Babacar FALL

Conférence du FRAPP:

– QUOI: « Sécurité, terrorisme, souverainetés, panafricanisme »
– QUAND: le samedi 26 octobre à partir de 9h
– OÙ: au Relais route de Ouakam
1- De quoi la situation au Mali est-elle le nom?
2- L’urgence sécuritaire ?
3- Occupation militaire, occupation budgétaire, occupation monétaire
Nos trois conférenciers :

Professeur Issa N’Diaye

Ancien ministre de l’Education au Mali, le professeur Issa N’Diaye fut un fervent acteur  du mouvement démocratique (mars 1991) au Mali. Il est aujourd’hui militant associatif, président du Forum Civique, « espace de réflexion et d’action ».  En janvier 2016, il s’en est pris au régime IBK en ces termes : « La question n’est pas de changer le gouvernement, mais c’est de changer de politique »
Alioune Tine a été président de la Raddho, coordonnateur du mouvement du mouvement du 23 juin (M23), directeur régional d’Amnesty international pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, expert indépendant de l’Onu chargé des droits de l’homme au Mali, il dirige le Thinktank Afrikajom.
Alioune Tine est depuis plus de 30 ans un défenseur des droits de l’Homme.
Guy Marius Sagna a été coordonnateur du M23 à Tambacounda, coordonnateur de la Coalition nationale Non  aux Ape, membre du Front anti Ape anti Cfa, membre du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine. Il a été arrêté pendant 30 jours après la conférence de presse du FRAPP annonçant « La France prépare un attentat terroriste au Sénégal »

Abdou Mbow : « Sory Kaba n’a pas été limogé du fait de sa déclaration de dimanche »

Dakarmatin via Seneweb Pour beaucoup, Sory Kaba, le désormais ex Directeur général des Sénégalais de l’extérieur, a été limogé a cause de son intervention sur la question du mandat présidentiel.
Mais, pour Abdou Mbow, porte-parole adjoint du parti présidentiel, la raison est tout autre.
« Cela ne relève nullement de la déclaration que Sory Kaba a eu à faire dimanche dernier. Je pense que dans les jours à venir, vous comprendrez que cela n’a absolument rien à voir » a, en tout cas, déclaré le député sur les ondes de la Rfm

Sory Kaba Contre-Attaque Et… Cogne Ses Détracteurs

https://www.xibaaru.sn/Dans un post Facebook relayé par son ami, Patrice Sané, jeune cadre de l’Alliance Pour la République (APR), Sory Kaba affiche le mépris face aux attaques de ses adversaires du même bord.
« Je tire ma force et mon énergie des attaques objectives dont je fais l’objet, comme tous les grands hommes de notre monde…pour les attaques personnelles, insensées et irrationnelles, le mépris est la réponse qu’elles méritent », a déclaré le responsable politique de l’APR à Fatick.
« N’oublions jamais ce pourquoi nous sommes sur ce bas monde. La fin d´une mission assignée par Le Tout-Puissant sur terre, équivaut au retour vers l’au-delà », poursuit-il.
Et de conclure:«Sory Kaba préfère avoir raison que d’être heureux. C’est l’essentiel de ma mission. Vive la république, vive le Sénégal, vive Macky Sall».

CACOPHONIE AU SOMMET DE L’ETAT : La Responsabilité Du Ministre De La Justice Engagée

https://www.walf-groupe.com/Les deux juristes qui ont parlé au nom du Sénégal ont été sanctionné, hier, par le Garde des Sceaux, Me Malick Sall. Pourtant, il était à Genève, mais il est parti juste avant les deux derniers examens du Sénégal. Alors que les délégations doivent être dirigées par de hauts responsables politiques, selon un spécialiste.
Moustapha Ka et Samba Ndiaye Seck, respectivement Directeur des Droits humains et Directeur de Cabinet du Secrétaire d’État chargé des Droits humains et de la Bonne gouvernance, ont été virés «avec effet immédiat» par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice. On leur reproche d’avoir reconnu au nom de l’Etat du Sénégal, lors de l’examen du 5e rapport périodique du Sénégal devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies, que Karim Wade avait subi un préjudice du fait de sa détention arbitraire et de sa condamnation et qu’il était fondé à en obtenir réparation, que la mesure de grâce ayant permis sa libération avait été exclusivement décidée pour l’application des recommandations du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, en dehors de tout marchandage politique. Enfin, ils ont déclaré que l’Etat du Sénégal s’est engagé à réformer la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), notamment en ouvrant un droit de recours contre les décisions de cette juridiction d’exception et à permettre un réexamen de la déclaration de culpabilité et de la condamnation frappant Karim Wade.
Des engagements confirmés par les avocats de Karim Wade qui demandent au gouvernement de respecter scrupuleusement les traités internationaux, mais aussitôt démentis par le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. «Dans sa réponse, et contrairement aux allégations relayées par la presse en ligne, la délégation sénégalaise n’a, en aucun cas et sous quelque forme que ce soit, pris des engagements allant dans le sens d’une réhabilitation de Monsieur Karim Wade, ou d’une réparation d’un préjudice qu’il aurait subi. Par conséquent, les informations publiées à ce sujet sont dénuées de tout fondement et relèvent de la méconnaissance des procédures du droit sénégalais et des positions antérieurement et clairement exprimées par le Sénégal sur la question», notent les services d’Amadou Bâ. Ainsi, cette affaire a semé une véritable cacophonie au sommet de l’Etat. Mais le véritable responsable ce ne sont pas ces deux fonctionnaires qui ont été sanctionnés, mais bien le ministre de la Justice, Malick Sall.
En effet, Senghane Senghor, juriste et responsable du département Paix et Sécurité humaine à la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’Homme qui était présent à cette rencontre explique que les délégations sont dirigées par des hauts responsables politiques qui défendent la politique de leur gouvernement et par des fonctionnaires qui donnent des arguments techniques. «Il serait pertinent de rappeler que le passage des États devant les organes des Traités est un moment fort dans l’évaluation des engagements des États à respecter et faire respecter les Droits de l’homme. En principe, les délégations doivent être dirigées par de hauts responsables politiques. Les autorités sénégalaises ont préféré laisser cette lourde tâche à des fonctionnaires qui n’ont eu comme recours que des arguments techniques pour répondre à la pression des experts», déclare Senghane Senghor. Qui s’empresse d’ajouter : «Pourtant, le Garde des Sceaux, Me Malick Sall était à Genève juste avant les deux derniers examens du Sénégal». «Pourquoi est-il parti? Avait-il d’autres activités aussi importantes que cette étape dans l’horloge mondiale des droits de l’homme?», s’interroge Senghane Senghor. Qui affirme que les responsabilités politiques ne doivent pas être assumées par des fonctionnaires. «Que chacun paye à la mesure de ses actes ou omissions. Vive la Justice et l’équité», poursuit-il.Charles Gaïky DIENE

Macky Doit Aussi Limoger Le Ministre De La Justice…

https://www.xibaaru.sn/ Moustapha Kâ et Samba Ndiaye Seck limogés : Quel sort à EL Hadj Malick Sall ?Il faut dire que le Président de la République, M. Macky Sall a la main lourde en ce moment. Le Chef de l’Etat qui vient de limoger sans management le Directeur général des Sénégalais de l’Extérieur, M. Sory Kaba qui a eu l’outrecuidance de se prononcer sur son éventuel troisième mandat, mais a également démis de leurs fonctions, M. Samba Ndiaye Seck, Directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat aux Droits humains, chargé de la Promotion des Droits humains et de la Bonne gouvernance et M. Moustapha Kâ, Directeur des Droits humains. Dans son communiqué, le ministère de la Justice soutient : « Suite aux déclarations tenues par les membres de la délégation sénégalaise au Comité des droits de l’homme, lesquelles ne sont pas conformes à la position officielle de l’Etat du Sénégal, Messieurs Samba Ndiaye Seck, directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat aux droits humains, chargé de la promotion des droits humains et de la bonne gouvernance, chef de délégation, et Moustapha Kâ, directeur des droits humains ont été démis de leurs fonctions ».
Quoi de plus normal ! L’on peut se demander quelle mouche aurait piqué ces deux fonctionnaires de l’Etat ; auteurs d’une si grosse bourde. Le Sénégal peut-il se permettre de prendre l’engagement devant le Comité des Droits de l’Homme des Nations unies de dire rétablir Karim Wade de ses droits et réparer les préjudices qu’il aurait subis, alors qu’il fait l’objet d’une condamnation devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite. Pis, Karim Wade doit verser une amende de 138 milliards de FCFA à l’Etat du Sénégal, suite à sa condamnation.
L’on est en train d’évoquer toujours la légèreté dont ont fait preuve ces deux fonctionnaires du ministère de la Justice devant le Comité des Droits de l’Homme des Nations unies.
Quoi qu’il en soit, la sanction ne doit pas seulement se limiter à Moustapha Kâ et Samba Ndiaye Seck. Que doit-il être du ministre de la Justice, Me El Hadj Malick Sall ? A notre connaissance, Moustapha Kâ comme Samba Ndiaye Seck, sont deux fonctionnaires du ministère de la Justice. Ils ne peuvent prétendre agir sans l’assentiment du ministre de la Justice, Me El Hadj Malick Sall. En réalité, le principal responsable de cette énorme bourde est Me El Hadj Malick Sall. Moustapha Kâ et Samba Ndiaye Seck n’auraient jamais osé prendre un tel engagement de la part du Comité des Droits de l’Homme des Nations unies, s’ils n’avaient obtenu l’onction de leur ministre. A moins que Me El Hadj Malick Sall ne viennent soutenir n’avoir été consulté par Moustapha Kâ et Samba Ndiaye Seck. Ce qui serait preuve d’une irresponsabilité de sa part.Thiémokho BORE

Me Alassane Dioma Ndiaye sur le limogeage de Samba Ndiaye et Moustapha Ka:«cette décision est plus politique que rationnelle»

https://actusen.sn/Samba Ndiaye Seck, Directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat chargé des Droits Humains et de la Bonne Gouvernance, et Moustapha Ka, Directeur des Droits de l’Homme, ont été relevés de leurs fonctions, lundi dernier. Il leur est reproché de n’avoir pas exprimé, au Comité des Droits de l’Homme de l’Onu, la position officielle de l’Etat du Sénégal, notamment sur le cas Karim Wade. Pour Me Assane Dioma Ndiaye, une telle décision est inexplicable.
Selon Me Assane Dioma Ndiaye, la décision du Garde des Sceaux, ministre de la Justice de démettre les représentants de l’Etat du Sénégal devant le Comité des Droits de l’Homme de l’Onu n’est nullement rationnelle. «Cette décision est plus politique que rationnelle. L’Etat du Sénégal s’est peut-être senti mal à l’aise quand on a dit qu’il reconnaissait ses torts. Peut-être que c’est un sursaut d’orgueil, mal placé d’ailleurs, mais en aucun cas cela n’a été un juste procès pour ces fonctionnaires rigoureux», a souligné le défenseur des droits humains sur Rfm

Limogeage de Sory Kaba : le décret était prêt depuis une semaine

https://actusen.sn/Le limogeage de Sory Kaba qui était jusque-là, le Directeur des Sénégalais de l’extérieur fait encore parler. Même si certains pensent que ce limogeage est la conséquence de la dernière sortie de ce responsable apériste de Fatick sur le troisième mandat de Macky Sall, LesEchos dans sa livraison de ce mardi, rapporte que la réalité est toute autre.
Selon nos confrères, le décret de limogeage était prêt depuis une semaine et celui-ci devrait même passer en réunion de Conseil des ministres, mercredi dernier. Sa sortie, dimanche à l’émission “Grand Jury” sur la Rfm, sur le troisième mandat de Macky Sall, aurait ainsi précipité son départ.

LES PARTISANS DE SORY KABA ROUGES DE COLERE: «Que le Président Macky édifie les Sénégalais sur le nombre de mandats qu’il compte faire»

https://www.jotaay.net/La colère est montée très haut hier chez les partisans de Sory Kaba à Fatick. Ne goûtant pas au limogeage de leur leader, ils interpellent directement le chef de l’Etat. Ne comprenant pas que leur mentor puisse être démis de ses fonctions juste à cause de ses propos sur le mandat présidentiel, ils demandent à Macky Sall d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur le nombre véritable de mandats qu’il envisage de faire.
Les partisans de Sory Kaba entendent bien prendre sa défense. Ne comprenant pas les raisons de son limogeage, ils n’ont pas mis de gants pour exprimer leurs soupçons quant à la volonté réelle du chef de l’Etat de ne pas briguer un autre mandat comme le veut la constitution et comme il l’a souvent rappelé lui-même. «En répondant à l’interpellation du journaliste sur le nombre de mandats du Président Macky, Sory a juste répété ce que Macky lui-même a déjà dit concernant sa réélection pour un troisième mandat», a déclaré Bop Sène. Qui, dès lors, martèle : «que le Président Macky édifie les Sénégalais sur le nombre de mandats qu’il compte faire». Pour eux, à moins de vouloir passer outre les dispositions de la constitution, les propos de Sory Kaba sur le mandat présidentiel ne sauraient être un motif sérieux pour le limoger. D’ailleurs, Bop Sène et Cie ne sont pas loin de croire que Macky Sall est en train de payer les Fatickois en monnaie de singe, après que ces derniers ont tout sacrifié pour son accession au pouvoir. Et ils sont d’autant plus remontés contre le chef de l’Etat que «ceux qu’il écoute et privilégie aujourd’hui étaient, dans un passé récent, ses pires détracteurs».
Et pour étayer leurs propos, ils évoquent le cas de Yakham Mbaye. «Macky Sall sait que si aujourd’hui tout le monde parle de dynastie Faye-Sall c’est à cause de Yakham, qui en est le principal théoricien. Le Président doit revoir sa copie. Fatick ne lui a pas prêté ce qu’il est en train de lui rendre», alertent-ils. Khadidjatou Diakhaté

Ibrahima Bakhoum : «le Ps va avoir besoin de Khalifa Sall»

https://www.leral.net/Le Parti socialiste manque de figure forte capable de le porter sur l’échiquier politique national et d’aller à la conquête du pouvoir. C’est le sentiment du journaliste-formateur Ibrahima Bakhoum. Selon l’analyste politique, le PS va avoir besoin de Khalifa Sall qui a affirmé qu’il reste socialiste, hier, en conférence de presse.
Selon le journaliste, « la paix au parti socialiste est bien possible », dans la perspective d’un retour de Khalifa Sall.
« Aminata Mbengue Ndiaye pourra bien rester secrétaire général du parti et Khallifa Sall pourrait être le candidat du parti aux prochaines élections », a-t-il déclaré sur la RFM.
Toujours selon lui, « Khalifa bénéficie de la confiance de plusieurs familles, politiques et autres. Il a de vraies chances pour les échéances prochaines, mais avec les socialistes ».
Il s’agit désormais pour l’ex-édile de la capitale, qui était une icône pour Dakar, toujours selon le journaliste, « de gagner la confiance des Sénégalais au plan national. D’être reconnu ».

Aymérou Gning sur Sonko : «Tout ce que ce gamin dit n’a aucun sens»

https://senego.com/Le président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar était l’invité du maire de la commune de Vélingara, Mamadou Oury Baïlo Diallo, qui présidait une finale de football. Il a refusé de parler de Ousmane Sonko et des 94 milliards qui, pour lui, ne méritent pas son attention.
Ousmane Sonko est un « gamin » qui ne mérite pas l’attention du président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar (Bby), Aymérou Gning. Pas plus que les accusations qu’il a portées contre Mamour Diallo, ancien directeur des Domaines.

Ousmane Sonko, pas un cas !

En marge d’une finale de football, dont le parrain Mamadou Oury Baïlo Diallo, maire de Vélingara, était son hôte, il a dit : « Ousmane Sonko n’est pas un cas pour nous. Il est député. Le travail à l’Assemblée nationale se fait correctement. Pour le reste, je refuse de me prononcer sur des choses qui n’ont aucun sens. Tout ce que ce gamin dit n’a aucun sens pour moi. Ce qui est important, c’est que nous travaillons pour le développement de ce pays ».

Se concentrer sur l’essentiel

Et de se féliciter de tous les projets initiés par l’Etat du Sénégal dans la commune de Vélingara pour réduire la fracture entre les territoires. Il s’agit notamment de la construction du marché central de Vélingara dont il a présidé, à l’occasion, la pose de la première pierre, pour un coût de 170 millions de F Cfa et du projet d’extension du réseau électrique dans les quartiers périphériques de la ville, pour un montant de 150 millions de francs. Commentant ces projets, le maire de Mérina Dakhar a dit que la bataille de la fracture territoriale est en passe d’être gagnée par le régime du Président Macky Sall.

« L’assemblée nationale » à Vélingara

Aymérou Gning était en compagnie du député Seydou Diouf, de la conseillère des collectivités territoriales Lalla Aïcha Fall, du maire de Bambilor Ngagne Diop, du maire de Koumpentoum, et du maire de Cayar, Yaya Sow. Au vu de l’accueil populaire dont ont bénéficié les hôtes d’un week-end de Vélingara, Aymérou Gning a prédit un 4ème mandat pour Oury Baïlo (qui en est à son 3ème) « au vu de la communion parfaite qu’il y a entre lui et les populations », a-t-il commenté.

Embarquements frauduleux de passagers à l’Aibd : 7 policiers dont des Commissaires entendus

https://actusen.sn/On en reparle encore de l’affaire dite des embarquements frauduleux de passagers à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass. En effet, selon le quotidien Libération, 7 policiers dont des Commissaires en activités, ont été entendus, hier lundi, par le Doyen des juges. Le canard s’empresse de préciser qu’ils étaient tous interrogés comme de simples témoins. Aucune charge n’a été retenue contre eux.

Scandale Petrotim : BP blanchit Aliou Sall

http://www.rewmi.com/ « Bp réfute toute malversation liée à la transaction avec la société de Frank Timis Corporation ou avec des responsables Sénégalais. Avant de valider l’opération, avec cette société, nous avons mené scrupuleusement toutes les opérations de due diligence (destinées à lever les risques sur les plans légal, financier et éthique), et nos critères de validation ont tous été respectés », dit M. Evans. « Nous avons été très surpris de la diffusion d’une enquête de la Bbc que nous estimons biaisée. Car, elle met en avant des chiffres erronés, montrant à l’évidence une mauvaise compréhension de la manière dont fonctionne notre industrie », a confié M. Evans, dans un entretien accordé au magazine Jeune Afrique. Il se prononçait sur la polémique qui avait éclaté à Dakar sur les bénéfices réalisés par l’homme d’affaires australo-roumain Frank Timis, à la suite de la vente de ses parts dans les blocs sénégalais à Btp, et sur les liens avec Aliou Sall, le frère du président Macky Sall.
Dans la lecture qu’il a faite de cette transaction et de cette relation où il est évoqué un pot-de-vin que l’ex-Dg de la Caisse de dépôt et de consignation (Cdc) a reçu en contrepartie de l’attribution de concessions pétrolières et gazières, il a apporté des précisions. Selon lui, « contrairement à ce qui a été affirmé, la somme de royalties potentiellement payées à Frank Corporation correspond à moins de 1% des revenus que l’Etat sénégalais et percevoir de l’exploitation du champ de Grand-Tortue ! Bp serait ailleurs d’ailleurs seul à devoir payer ces royalties ».
Mieux, dit-il, cette affaire a eu le don mieux huiler leurs relations avec l’Etat du Sénégal, leurs partenaires. « En fait, elle a encouragé le dialogue avec les autorités dans la mesure où nous avons rapidement et vigoureusement démenti toute malversation en faisant oeuvre de transparence sur cette transaction. Le gouvernement a pu, par ailleurs, apprécier le fait que notre détermination à faire avancer le projet, qui entrera en exploitation en 2022, n’a pas été entamée par cette bronza médiatique », s’est félicité Jonathan Evans, ingénieur géologue et vice-Président pour l’Afrique de la branche exploration Bp.

Scandale Petrotim : Les têtes continuent de tomber Par OUSMANE SONKO – Président de PASTEF-les patriotes

Macky Sall aura épuisé tout son registre de diversion et de contre-feux (dialogue national mort-né, retrouvailles tous azimuts, procès privé des 94 milliards d’escroquerie (que nous attendons avec impatience), reconnaissances internationales décernées par des instances bidons, …) qu’il ne parviendra jamais à son objectif obsessionnel : faire oublier ses énormes scandales, notamment, Petrotim et le gaz sénégalais.
Derniers développements : Mark Denning, un manager de fonds d’investissement vient d’être poussé à la démission de l’un des plus grands fonds d’investissement du monde (Capital Group),  suite aux nouvelles investigations de la BBC. Celles-ci ont révélé que, parallèlement au fonds d’investissement qu’il gérait, il utilisait sa propre compagnie pour faire des investissements personnels dans des compagnies louches telles que Timis Corporation entre autres. Quel lien avec le Sénégal?
Son Trust personnel, Kinrara International était actionnaire de Timis Corporation Ltd et a obtenu 22 millions USD (11 milliards CFA) lorsque Frank Timis a vendu à BP ses droits dans les blocs Ahmeim-Tuortue. Opérations pour lesquelles Aliou Sall est cité (mais protégé par son président de frère) dans ce qui apparaît comme le scandale du millénaire.
Nous apprenons de notre frère Alioune Gueye d’Ohio qu’une autre des compagnies de ce sieur Denning, Hummingbird Resources, créée et gérée par son gendre,  détient à travers Cora Gold une licence d’exploration d’or à Madina Foulbe, au Sénégal, pour une superficie de 260 km2.
Ces aventuriers sont des habitués de ces pratiques partout en Afrique, avec certes la complicité de nos gouvernants corrompus jusqu’à la moelle. Toutefois ils ne parviendront jamais à l’emporter face à la détermination de millions de Sénégalais d’ici et de la diaspora, résolument engagés à leur barrer la route.
La nébuleuse autour du pétrole/gaz sénégalais porte bien des noms : Macky Sall, Aliou Sall, Aly Ngouille Ndiaye, Eddie Wong, Frank Timis, Ovidiu Tender, KOSMOS, BP, Denning…
D’où le projet de la candidature au troisième mandat, car ce second et dernier mandat ne suffira pas à effacer les traces de crimes trop gros et nombreux pour être parfaits. Dix mandats même n’y suffiraient !Pétrole et gaz;Or, fer et zircon;Accords de pêche; foncier urbain et rural;Marchés publics et grands projets, …Au fait, où en est le procureur de sa majesté avec l’opération (appel à témoins) blanchiment d’Aliou Sall?Le 22 Octobre 2019

MINISTÈRE DE LA JUSTICE : POURQUOI SECK ET KA ONT SAUTÉ–LA RESPONSABILITÉ DU DÉPARTEMENT DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES EN QUESTION

NETTALI.COM – Limogés ce lundi 21 octobre, Samba Ndiaye Seck et Moustapha Ka ont, devant le comité des droits de l’homme de l’ONU, pris des engagements au nom de l’Etat du Sénégal. Une attitude qui a indisposé le gouvernement sénégalais. Aussi, ces deux fonctionnaires de l’Etat, en ont-ils payé le prix.
En clair, devant la persistance de la thèse du deal au lendemain des retrouvailles Wade-Macky, le second aurait voulu jouer la montre et prendre le temps d’habiller cette décision de réhabiliter Karim Wade. Dakar optait pour un style beaucoup plus diplomatique aux fins de matérialiser un engagement qu’il aurait pris depuis le voyage du pape du Sopi à Conakry. Mais malheureusement pour Macky Sall, ces deux fonctionnaires ont malencontreusement torpillé ce qui semblait être la méthode choisie.

 Deux lampistes limogés

Samba Ndiaye Seck, directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat chargé des Droits humains et de la Bonne Gouvernance et Moustapha Ka, directeur des Droits de l’Homme, deux membres de la délégation sénégalaise à Genève qui avaient pris des engagements devant le Comité des Droits de l’Homme pour la réhabilitation de Karim Wade, ont ainsi été relevés de leurs fonctions. Une sanction prise ce lundi après leur face à face avec le ministre de la Justice, Me Malick Sall.
Pour comprendre les dessous de ce double-limogeage, il faut remonter au mois d’octobre 2018, quand le Sénégal reçut du comité, une correspondance lui rappelant l’application des recommandations qui lui avait été faites un an auparavant. L’Etat était invité à rétablir Karim Wade dans ses droits en réparant les préjudices qu’il aurait subis. Le pays de la Téranga est resté longtemps sans répondre à l’interpellation de l’Organisation des Nations Unies. Ce n’est qu’il y a deux mois que le Sénégal a déposé ses conclusions et la date du 15 octobre fut retenue pour l’audience.
En principe, le représentant du Sénégal aux Nations Unies, Fodé Seck, devait diriger la mission. Mais il se trouve que ce dernier était empêché, puisqu’il avait une réunion du Conseil de sécurité le même jour. Il s’est alors fait représenter par son adjointe Mme Seck. La délégation sénégalaise comprenait également deux fonctionnaires du ministère de la Justice : en l’occurrence Samba Ndiaye Seck et Moustapha Ka. Le premier nommé dirigera la mission puisqu’il était le plus gradé, étant le directeur de cabinet d’un ministre.
Une fois sur place, les représentants du Sénégal, s’exprimant sur l’affaire Karim Wade, ont usé d’un langage tranché, comme s’ils prenaient des engagements fermes au nom de l’Etat. Cette attitude a courroucé les autorités de Dakar au plus haut niveau. Ces dernières voulaient en effet d’un style beaucoup plus diplomatique.
Le lendemain, pour dégager toute responsabilité, le ministre des Affaires étrangères, Amadou Ba, fera publier un communiqué. Son collègue de la Justice Malick Sall, de son côté, se dépêchera de convoquer Samba Ndiaye Seck et Moustapha Ka pour sauver sa peau.

Seck et Ka, 2 fusibles pour sauver 2 ministres

La vérité est que les deux agents du ministère de la Justice n’ont rien à se reprocher. Ils sont juste deux fusibles qui ont sauté pour sauver deux ministres. Ils n’ont fait que répéter ce qui est contenu dans un document déposé deux mois auparavant par le Sénégal auprès du secrétariat du Comité des droits de l’homme des Nations Unies. Document qui avait été déposé par le représentant du Sénégal aux Nations Unis,  Fodé Seck, qui se trouve être un agent du ministère des Affaires étrangères. Amadou Bâ, en tant que ministre de tutelle, ne peut donc en aucun cas ignorer le contenu d’un tel document.
La vérité est qu’il savait qu’un tel document n’était pas destiné à la consommation publique, le comité ne publiant jamais les documents que les Etats lui soumettent. De ce fait, le gouvernement aurait pu continuer à dérouler sa stratégie selon son timing. En continuant le dialogue national, en poussant ses pourparlers avec Abdoulaye Wade et en faisant croire à l’opinion que toute décision prise dans le sens de desserrer l’étau autour de Karim Wade, participe de la volonté de décrispation de l’espace public. Macky Sall pouvait ainsi vendre à l’opinion l’idée que toute décision de faire baisser l’épée de Damoclès qui pesait sur Karim Wade, émane de lui et non d’une injonction d’une structure extérieure.
Mais, ce que les tenants du pouvoir n’avaient pas prévu, c’est que durant l’audition, les membres du comité ont la possibilité de poser des questions et que les représentants du Sénégal étaient obligés de répondre aux interpellations.
Ce que les tenants du pouvoir n’avaient pas encore prévu, c’est que le jour de l’audience à Genève, le représentant du Sénégal aux Nations Unies, un diplomate rompu au langage… diplomatique, serait retenu à Washington pour une session du Conseil de sécurité dont le Sénégal assure la Présidence. Et qu’à Genève, les représentants du Sénégal seraient des techniciens du droit qui n’auront d’autres solutions que de dire le droit, de répéter ce qui est déjà écrit dans le document qu’ils avaient sous les yeux. Ce qui aux yeux des deux agents du ministère de la Justice, ne pouvait pas constituer un crime de lèse-majesté. Ils pensaient même s’être acquittés avec brio de leur devoir. Ils apprendront à leurs dépens que l’Etat-Apr avait un agenda caché qu’ils venaient de faire capoter.
En définitive, les personnalités limogées n’ont pas payé pour avoir commis une faute administrative,  mais elles ont eu tort d’adopter une démarche qui a juste contrarié la stratégie de Dakar, au sujet du dossier Karim Wade.

DÉSORDRES, DISSONANCES…Par MAMADOU NDIAYE

http://www.emedia.sn/Jamais le Sénégal ne s’était présenté en ordre dispersé dans les instances internationales. En se donnant l’autre semaine en spectacle par des voix discordantes sur une scène onusienne de Genève, de hauts fonctionnaires ont terni l’image du pays qui jouit pourtant d’une réputation bien établie fondée justement sur la compétence et le savoir faire de ses fils. Ce capital humain –pour être in- a, pendant longtemps, constitué la qualité résiduelle ayant cimenté l’imaginaire sénégalais. Patatras… !
Qu’est-ce qui s’est passé ? Pourquoi cette dissonance ? Les hiérarchies respectives étaient-elles tenues informées de l’évolution du dossier ? Que devient l’aiguillon de la discipline, si vanté dans l’administration ? Comment mener l’enquête pour situer les responsabilités ? Rude semaine pour tous assurément ! Davantage encore pour l’équipée dépêchée dans la ville suisse, centre mondial de la diplomatie. D’ailleurs, le couperet vient de tomber. Empressement ? Voire.
La sanction prise ne clôt pas pour autant l’incident. Au contraire. Contre toute attente, elle révèle même au grand jour une béance, donc plus qu’une cacophonie, un dysfonctionnement caractérisé d’une machine longtemps appréciée pour ses prouesses et son efficacité. Douloureux pour beaucoup, libérateur pour certains, il souligne à grands traits l’écart avec l’orthodoxie diplomatique dont les fondamentaux sont restés inamovibles des décennies durant : preuve de leur résilience au temps qui s’écoule.
Certains, sans doute des puristes du bel âge, seront choqués des tournures prises ces derniers temps. Ils perçoivent une éraflure au rayonnement et à la réputation d’une diplomatie respectée pour sa grandeur. Nos diplomates savaient évoluer dans un environnement de contraintes sans toutefois perdre leur âme. Il leur arrivait même de compenser le manque de moyens par une créativité stupéfiante pour se sortir de situations désespérantes, parvenant même chaque fois à retrouver de l’enthousiasme.
Outre la dignité et le rang, leurs activités de représentation intègre la discrétion, la réserve, la loyauté, la mesure et l’effacement pour ne privilégier que « la remontée à la hiérarchie des informations glanées sur le terrain. » Ceux qui avaient embrassé la carrière s’étaient pris de passion pour le métier. Pour eux, le chemin fut long, sinueux et épineux. L’expérience acquise leur conférait une respectabilité et une notoriété, deux qualités qui étaient confortées par une reconnaissance forte et gratifiante. Une de nos plus grandes fiertés nous vient justement des « petits pas veloutés », l’autre nom de la diplomatie qui requiert entre autres, l’entregent, la compétence, le talent et une chance certaine. Les missions s’accomplissaient avec l’angoisse permanente d’échouer, disent les anciens de la Chancellerie.
Oublie-t-on que le Président de la République est la clé de voûte des institutions ? Est-il besoin de rappeler que la diplomatie relève du domaine réservé du Chef de l’Etat ? Ne perdons pas de vue non plus que les Ministres sont des plénipotentiaires, principalement ceux en charge des départements de souveraineté. Ils doivent lire sur les lèvres du Président ses intentions profondes. Devant le Président Senghor, fondateur de la nation sénégalaise, ses plénipotentiaires retenaient leur respiration dès lors qu’il levait le sourcil.
« Ne dites de mal de notre époque, elle n’est pas pire qu’une autre », disait Beckett, le dramaturge irlandais. L’époque aime les polémiques surtout chez nous « où les Sénégalais peuvent s’abstenir de manger mais ne peuvent se retenir de parler ». Des invectives supplantent les débats. Des échanges permanents, oiseux et insipides rythment le quotidien. Faiblesse des analyses et absences de propositions appauvrissent le débat démocratique déserté par les acteurs authentiques et légitimes.
Derrière l’apparente simplicité de l’incident se cache une grosse équation relevant d’un déficit de coordination ministérielle sur des sujets sensibles tels que les Droits de l’Homme. Sans doute est-il tôt pour y voir des manœuvres d’appareil alors que l’image du Sénégal, sa parole et son statut sont en jeu sur l’international. Or, les relations internationales occasionnent des revirements, des concessions voire des adaptations en fonction des circonstances et de la conjoncture. Notre délégation à Genève avait-elle pris en compte ces facteurs pour parler d’une voix au nom du Sénégal ?
Le rapport lu devant le Conseil des Nations Unies sur les Droits de l’Homme a-t-il été approuvé par les plus hautes autorités publiques ? Par sa verdeur et les détails qu’il charrie l’incident suscite certes une indignation mais gardons-nous de croire que ces impairs sont le lot quotidien du gouvernement. Tout le monde doit se ressaisir. A commencer par le Président Macky Sall qui doit tirer un enseignement de ce cafouillage de repères pour rétablir la cohésion gouvernementale. Même retranché au Palais, il n’en continue pas moins de suivre de près (et de loin) l’évolution de la situation. Il a raison d’adopter cette posture pour ne pas abîmer son image. Dans ce magma d’improvisation, le président prend de la hauteur. Par précaution, il ne réagit pas à chaud. Il s’emmure même dans un épais silence. Il pointe du doigt la bureaucratie et les immobilismes. Certaines sorties, pas mieux maîtrisées, laissent apparaitre des incohérences appauvrissantes.
Mal rédigé, le communiqué lu par les Affaires étrangères pour disculper le gouvernement à qui l’on a imputé l’engagement de réparer des préjudicies, laisse deviner une crispation frisant l’amateurisme. Le déni est contredit par la vidéo dont la diffusion virale a ôté tout crédit à l’argument officiel servi. Cette imprudence dénote le déphasage des autorité vis-à-vis d’Internet, « la toile vertigineuse ». En vérité, dans le flot des flux continus, Internet promeut et foudroie à la fois. Les deux hauts fonctionnaires du Secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme l’ont appris à leur dépens.
Certains traits de caractères s’accentuent parfois avec l’âge, mais la diplomatie sénégalaise, à l’image du vin, doit se bonifier et s’ouvrir aux innovations et à une lecture contemporaine des dynamiques en cours.
Entre les Affaires Etrangères et le ministère de la Justice, ce n’est sûrement pas la « Bibliothèque rose » ! De part et d’autres, s’élèvent des voix, pas encore audibles, qui réclament cependant des évolutions fonctionnelles. Des appels du pied adressés aux hiérarchies respectives réclament plus d’horizontalité, et davantage d’écoute pour rendre effective la participation des échelons intermédiaires.
En d’autres termes : convaincre plus qu’imposer, fédérer un collectif tout en respectant les individualités qui émergent. Pour un printemps diplomatique permanent loin du vacarme et des fureurs fugaces.

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 22/10/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Rébellion au sein des jeunesses de l’Apr

Il y a une vague de frustration au sein de la jeunesse de l’Apr qui est en train de se propager insidieusement sur les réseaux sociaux. Au début, c ‘était Sénégal debout, puis Dakar va mal. Mais on ne sait par quelle opération cette rébellion s’est élargie au sein des jeunesses de l’Apr. Désormais, ce mouvement est dans presque toutes les localités. Fatick va Mal, Dakar va mal, etc. sont en train de pousser comme des champignons. Si on ajoute à cela les sorties de Thiaye Diaby et Patrice Sané, des aperistes très dynamiques, sur les réseaux, il faut se dire que Macky Sall a du pain sur les planches. Et ce n’est pas Moussa Sow de la Cojer ni Abdoulaye Diagne du Meer qui vont arrêter l’hémorragie.

Macky Sall fait sénateur Honoris Causa

Le Sénat de l’économie allemande a honoré hier le président de la République. Ayant reçu en audience la délégation allemande, Macky Sall a été élevé au rang de sénateur Honoris Causa. C’est la plus prestigieuse distinction, dit-on, du Sénat de l’économie allemande. Cette institution regroupe les plus grands chefs d’entreprises allemands. Sa délégation séjourne au Sénégal afin de voir les opportunités d’affaires et éventuellement y investir. Lors de l’audience, tous les projets du plan Sénégal émergent(PSE) ont été présentés avec en toile de fond l’attractivité économique du Sénégal et la qualité du climat des affaires.

Mandoky Ndiaye l’intouchable

Décidément dans ce pays, il suffit simplement avoir un bras aussi long que des amis magistrats, greffiers etc pour trouver un antidote à toutes poursuites judiciaires. Ce ne sont pas les héritiers de Diéourou Signaté qui diront le contraire. Eux qui ont vu leur bien vendu par le séquestre MaNdoky Ndiaye sur la base d’une fausse ordonnance. Curieusement, le quidam continue d‘échapper au glaive de la justice sous prétexte qu’il bénéficie d’un privilège de juridiction, parce qu’il était greffier au moment de faits. Même le rapport accablant du juge Baal de la Cour suprême contre Madoky Ndiaye n’a pas suffit à déclencher la machine judiciaire. Triste pays. N’est ce pas Donald Trump…

Ibrahima Sall passe le témoin à Mamadou Kassé

C’est ce matin que le directeur général entrant de la Sicap Mamadou Kassé va prendre service. La cérémonie de passation de service entre lui et son prédécesseur Ibrahima Sall est prévue en début de matinée. Mamadou Kassé est urbaniste de formation, il a d’abord été Conseiller du Président en urbanisme , président du Conseil de surveillance de l’Anat avant d’être bombardé Dg de Sn hlm puis directeur général de Sicap Sa. Il hérite d’une boîte drivée avec maestria l’ancien ministre de l’Education Ibrahima Sall.

Les Patriotes ne pensent pas à un 3e mandat

Le parti Pastef a réagi au limogeage du désormais ex-Directeur Général des Sénégalais de l’Extérieur, Sory Kaba. Le secrétaire Général à la communication, El Hadji Malick Ndiaye, invite les Sénégalais faire attention sur les motifs du limogeage de Sory Kaba. A l’en croire, même s’il est clair que l’ex-Directeur général des Sénégalais de l’Extérieur a parlé du troisième mandat, personne ne peut encore dire, à ses yeux, les raisons pour lesquelles il a été limogé. Toutefois, il indique que personne ne doute de cette aspiration du Président Macky Sall à un troisième, malheureux et dangereux mandat. Le responsable de Pastef compte sur les Sénégalais pour barrer la route à Macky Sall s’il tente un troisième mandat. Selon El hadji Malick Ndiaye, les patriotes ne pensent même pas à une telle forfaiture.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*