Rp du Dimanche 20 Octobre 2019

Capital humain : Amadou Hott promeut une stratégie holistique et multisectorielle

http://lesoleil.sn/Pour relever le défi de l’éducation et de la formation des populations, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, mise sur l’élaboration de stratégies holistiques et multisectorielles reposant sur des financements suffisants. Il participait, hier, au siège de la Banque mondiale, à une table ronde sur le développement du capital humain en Afrique.
L’expérience du Sénégal en matière de promotion du capital humain a été exposée, hier, par le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott. C’était lors d’une table-ronde organisée dans les locaux de la Banque mondiale en marge des Assemblées annuelles. Selon lui, pour relever les défis liés aux enjeux de l’économie du savoir, de l’innovation et du numérique, il urge de promouvoir une société apprenante pour un relèvement durable du niveau culturel, scientifique et technologique de la population. Pour y arriver, il estime nécessaire d’élaborer une stratégie holistique et multisectorielle qui repose sur des financements suffisants, une approche intergouvernementale, un effort soutenu et de solides partenariats, y compris avec la Banque mondiale.
Sur l’expérience sénégalaise, il rappelle que le développement du capital humain est au cœur de la vision du pays pour l’émergence d’ici à 2035 et constitue l’un des trois axes stratégiques du Plan Sénégal émergent. Le Sénégal ambitionne, en effet, de réaliser une croissance «forte, inclusive et durable» à travers un capital humain de qualité pour consolider la transformation structurelle de l’économie et répondre aux aspirations des populations à un mieux-être. L’atteinte de cet objectif, selon le ministre, passe, entre autres, par la levée des défis relatifs au développement du capital humain.
Amadou Hott rappelle également qu’au cours de ces deux dernières décennies, le Sénégal a élaboré et mis en œuvre des politiques et programmes visant le développement du capital humain. En effet, il confie que depuis les années 2000, le montant des crédits alloués à l’éducation dans le budget national a connu une progression substantielle, avec un taux d’accroissement de près de 12% en moyenne annuelle sur la période. Le budget global du secteur représente désormais plus de 25% des dépenses totales du gouvernement et 7,2% du Pib. Ces investissements, relève-t-il, ont permis d’élargir l’accès à l’éducation de base avec notamment un accroissement du taux brut primaire de scolarisation et un indice de parité qui est passé de 1,10 en 2011 à 1,16 en 2017 en faveur des filles.
Dans la formation professionnelle, de 2011 à 2017, il a été noté, pour la formation initiale, un taux d’accroissement des effectifs qui résulte de la politique d’implantation de nouveaux centres de formation sectoriels offrant des enseignements spécialisés dans les métiers de l’automobile, des Btp, de l’énergie, de la réparation de matériel agricole. Le Sénégal a aussi réalisé des avancées «significatives» dans le domaine de la nutrition et de la santé de la mère et de l’enfant, de la protection sociale et de l’accès aux services sociaux de base.
Le ministre estime, en dépit de cette volonté affichée, que des efforts restent à faire comme en témoigne l’indice du capital humain développé par la Banque mondiale. Cet indice indique que la productivité des enfants nés aujourd’hui au Sénégal n’atteindra que 42% de ce qu’elle aurait pu atteindre s’ils avaient été mieux soignés et mieux éduqués. Ces résultats, reconnaît Amadou Hott, reflètent des faiblesses au niveau de la qualité et de la quantité de l’éducation. Les résultats de l’éducation nationale sont, en effet, confrontés à des cycles de grève qui perturbent le quantum horaire et la qualité des enseignements.De notre envoyé spécial à Washington, Abdou DIAW

Poutine signale le retour russe en Afrique avec un ambitieux sommet

http://lesoleil.sn/Après presque trois décennies en retrait, Moscou veut revenir en Afrique. Pour marteler cette ambition face à l’Occident, mais aussi la Chine, Vladimir Poutine présidera, la semaine prochaine, son premier grand sommet africain. En tout, une dizaine de Présidents ont visité la capitale russe depuis 2017. Chaque fois, ces mêmes promesses: des investissements dans l’énergie ou les  minerais et les immanquables contrats d’armement, depuis toujours la première source d’échanges commerciaux russo-africains. Désormais, Moscou veut passer à la vitesse supérieure et ne plus se contenter de son image de vendeur de kalachnikovs, cette arme emblématique qui orne le drapeau mozambicain.
Dans la cité balnéaire de Sotchi, Vladimir Poutine et son homologue égyptien coprésideront donc les 23-24 octobre le premier « sommet Russie-Afrique », fort d’une trentaine de dirigeants attendus. Au programme, des discussions politiques et économiques pour montrer que les Russes peuvent, comme la Chine ou l’Europe, être un partenaire fiable.AFP

Sommet Russie-Afrique : une rencontre «plus sécuritaire qu’économique» (analyste)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-La ville russe de Sotchi va accueillir du 22 au 24 octobre prochain le tout premier sommet Russie-Afrique, une rencontre, certes placée sous le signe du renforcement des relations entre les deux entités, mais qui sera « plus sécuritaire qu’économique », a confié à APA l’éditorialiste camerounais, Louis Magloire Keumayou.
« J’espère que les diplomates et les chefs d’Etats africains vont suffisamment préparer leurs cahiers de stratégie pour savoir très précisément ce qu’ils attendent de la Russie parce qu’il me semble que ce n’est pas la coopération économique avec l’aide budgétaire comme on en voit dans les autres pays qu’ils auront » à Sotchi, a notamment dit M. Keumayou, président du Club de l’Information Africaine.
Depuis 2014 et suite à « l’annexion » de la Crimée, autrefois ukrainienne, par la Russie, cette dernière est frappée par une série de sanctions occidentales sans précédent, qui ont mené son économie au bord de la récession. D’où, souligne l’éditorialiste camerounais, « la Russie n’a visiblement pas d’argent pour apporter une aide financière ou économique aux pays africains ».
A en croire M. Keumayou, la seule chose que la Russie est capable d’offrir aux pays africains, dans ces conditions, est son droit de véto qu’elle peut faire valoir pour protéger l’intégrité territoriale de certains Etats et bloquer des résolutions pouvant leur être défavorables.
Si la Russie n’a pas grand-chose à proposer au continent noir, elle attendra, cependant, des Africains qu’ils lui vendent des matières premières à un prix préférentiel et dans des conditions similaires à celles obtenues par la Chine ou les autres pays, a-t-il souligné.
Toutefois, relativise le journaliste camerounais, la Russie étant elle-même productrice de certaines matières premières qu’on trouve en Afrique n’accordera pas beaucoup d’intérêt sur ce plan.
Cela le pousse à dire que Vladimir Poutine « ne va pas beaucoup donner, mais attendra beaucoup de la part des africains et surtout l’Afrique sera très probablement une variable d’ajustement dans la diplomatie russe plus qu’autre chose ».
Partant de cette analyse, il dit espérer que « les Africains iront à ce sommet en tant que groupe africain parce que s’ils y vont en rangs dispersés, probablement c’est ce qui va se passer, c’est la Russie qui tirera avantage de la situation ».
Revenant sur les raisons de l’organisation de ce tout premier sommet entre et l’ancienne puissance soviétique et les pays africains, Louis Magloire Keumayou a souligné la nécessité pour la Russie de « réaffirmer son rayonnement sur le plan militaire et celui des matières premières mais également l’élargissement de son champ d’influence qui s’était rétréci avec l’implosion de l’Union soviétique ».
« Elle a commencé avec la RCA en matière de coopération militaire et je pense qu’elle va accroitre cette coopération sur le plan sécuritaire en allant chercher également d’autres partenaires vers le Sahel », a-t-il fait remarquer.
Selon l’analyste, le sommet de Sotchi sera donc « une occasion pour la Russie de montrer qu’elle est aussi intéressante que tous les autres membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU mais également que tous les autres pays émergents qui vont aujourd’hui trouver des parts de croissance en Afrique ».ARD/cat/APA

La revue annuelle des réformes de l’UEMOA se tient à Dakar

http://lesoleil.sn/L’édition 2019 de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) s’ouvre à Dakar, ce lundi. Les travaux se tiendront jusqu’à mercredi. La revue annuelle des réformes de l’UEMOA permet à chaque Etat membre, de faire le point sur l’état d’application des réformes communautaires tout en étant noté suivant une grille d’évaluation harmonisée.

Transparence : L’ONAS dans l’oeil de cyclone

http://www.dakarmatin.com/L’office National de l’Assainissement du Sénégal (Onas) a été épinglé aussi bien par la Direction Centrale des Marchés Publics (Dcmp) que l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (Armp). Parce que l’Onas n’a pas voulu se soumettre aux textes qui régissent les marchés publics. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, l’Onas n’a pas effectué l‘entretien et le curage des ouvrages de drainage des eaux pluviales à Dakar.
On en sait un peu plus les raisons de l’absence de curage des caniveaux de drainage des eaux pluviales à Dakar par l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (Onas). Ce qui n’est pas sans conséquence dans l’évacuation des eaux pluviales d’autant qu’il suffit d’une fine pluie pour que les rues de la capitale soient sous les eaux.
En effet, refusant de se confirmer à la décision de la Direction Centrale des Marchés Publics (Dcmp, organe de contrôle à priori, Ndlr), le Directeur général de l’Onas, Lansana Gagny Sakho a décidé de renoncer à l’appel d’offre pour les travaux d‘entretien et de curage des ouvrages de drainage des eaux pluviales à Dakar. Le Directeur de l’Onas n’a pas aimé le rejet à deux reprises l’appel d’offre par l’Autorité de Régulation des Marchés publics (Armp) suite aux recours de Delgas Assainissement Suarl.
En fait, l’Onas avait lancé le marché de curage des ouvrages de drainage des eaux pluviales, à Dakar et dans les régions, constitué de trois lots. Au terme de la procédure, l’Onas a attribué le lot 3 de Dakar à l’entreprise Vicas. Contestant l’attribution du marché à sa concurrente Vicas, l’entreprise Delga a saisi l’Armp, qui, après examen, a ordonné la reprise de l’évaluation des offres. A ce propos, l’Onas a repris la procédure pour attribuer cette fois-ci le marché à l’entreprise Delta S.A pour un montant de 208.093.000 FCFA TTC.
Réfutant à nouveau l’attribution du marché de curage des caniveaux de Dakar, Delgas a saisi encore l’Armp le 11 avril 2019 après un recours gracieux. Delgas est déterminé à obliger l’Onas a respecté les textes des marchés publics. Elle obtient gain de cause encore puisque le 24 avril 2019, l’Armp ordonne l‘annulation de la seconde attribution provisoire du marché et la reprise de l‘évaluation. Fatigué de la reprise des procédures de l’appel d’offre, l’Onas a saisi la Dcmp pour un classement sans suite du marché. Autrement, il renonce à l’entretien et au curage des ouvrages de drainage des eaux pluviales à Dakar. Mais, la Dcmp s’y oppose le 07 parce que le motif évoqué par les services de Lansana Gagny Sakho n’est pas plausible. Pis, la Dcmp a recommandé à l’Onas, le 19 juin dernier, de se conformer à la décision de l’Armp à savoir la reprise pour la troisième fois de l’évaluation du marché. Mais Lansana Gagny Sakho ne veut pas en entendre parler. C’est ainsi qu’il est allé se plaindre auprès de l’Armp afin qu’elle lui autorise à renoncer au marché.
Dans le courrier adressé à l’Armp, l’Onas justifie son renoncement par «la disparition du besoin». Ainsi, Lansana Gagny Sakho évoque le retard occasionné par les deux rejets de l’attribution suite aux recours de Delgas. Pour lui, il n’est plus nécessaire de faire le curage des caniveaux.

L’ARMP ET LA DCMP TROUVENT LEGERS LES ARGUMENTS DE L’ONAS

Une thèse battue en brèche par l’Armp qui considère que la disparition du besoin ne peut pas constituer un argument pour justifier la demande de classement sans suite du marché. D’autant que, selon l’Armp, à la date du 07 juin 2019, il était toujours possible de finaliser la procédure de contractualisation et démarrer les travaux pré hivernaux, dans un contexte marqué par un démarrage tardif de la saison des pluies depuis quelques années.
Ainsi, l’Armp trouve fondé le rejet de la Dcmp. Pour elle, les inondations notées à Dakar après chaque pluie attestent d‘un système d’assainissement défaillant et ne corroborent pas la thèse de la disparition du besoin défendue par l’Onas. D’après l’Armp, si l’Onas s’est retrouvé dans cette situation c’est parce qu’il «a fait le choix d‘un marché de clientèle ; ce qui permet de retenir un prestataire sur une durée d‘un an, renouvelable deux fois, avec possibilité de passer commande de prestations qu‘en cas de besoin». A son tour, l’Armp a rejeté la demande de classement sans suite du marché

Marché de 76 milliards : L’Armp freine l’Ageroute suite à un recours de Bara Tall

http://www.dakarmatin.com/L’Armp a annulé un marché de l’Ageroute, en deux lots, relatif aux travaux pluriannuels des routes revêtues dans les régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick. D’un montant de 76,654 milliards Fcfa, le marché a été bloqué pour violations des dispositions du Code des marchés.
Ce, indique Libération qui donne l’information, suite à un recours gracieux introduit par la société Jean Lefebvre de Bara Tall qui avait l’offre la moins disante estimée 13 milliards Fcfa. Le gendarme des marchés publiques a ordonné la reprise des offres.

LE SÉNÉGAL COMMANDE QUATRE AVIONS D’ENTRAÎNEMENT EN RÉPUBLIQUE TCHÈQUE

http://www.emedia.sn/L’Armée de l’air sénégalaise a commandé quatre Aero L-39NG, des avions d’entrainement militaire construit par la firme tchèque, Aero Vodochody. Le général Joseph Mamadou Diop, chef des forces aériennes de la République du Sénégal, a même effectué un vol d’une heure avec le pilote d’essai, Vladimír Továrek, le dimanche 6 octobre.
« Je suis heureux d’avoir eu l’occasion d’essayer l’avion moi-même. Ce fut une expérience formidable. Le pilote d’essai Aero, Vladimír, m’a montré la grande manœuvrabilité de l’avion et j’ai également admiré le magnifique paysage tchèque depuis le nouveau cockpit en verre offrant une vue magnifique », a-t-il réagi. Selon le site du constructeur visité par Emedia.sn, le Sénégal est le premier client du nouvel avion. Le pays ouest-africain recevra quatre L-39NG en configuration d’attaque légère.
En outre, signale a source, le premier prototype du L-39NG, nouvel avion d’entraînement à réaction et avion d’attaque léger, fait actuellement l’objet d’essais en vol intensifs. Les avions portant le numéro de fabrication 7001 volent presque tous les jours depuis la mi-septembre. Le projet L-39NG a marqué une étape importante lorsque le premier représentant d’un client a essayé de piloter le nouvel avion.
« Nous sommes très confiants à propos de l’avion L-39NG. Le projet se déroule conformément à notre plan, nous terminons un deuxième avion dédié aux essais en vol début novembre et nous terminerons la certification de la configuration des entraîneurs avancé et de base au troisième trimestre de l’année précédente. Un an plus tard pour 2020 et pour Light Attack, il était logique d’offrir à nos clients la possibilité de piloter l’appareil et de les convaincre de ses performances uniques et de ses capacités exceptionnelles », a déclaré Dieter John, président et chef de la direction d’Aero Vodochody.
Cette semaine, L-39NG a volé à la base aérienne Sliač en Slovaquie, où elle est présentée au cours de la 4 ème L-39 Les utilisateurs de la Conférence du Groupe. Cet événement représente une autre étape importante, car il s’agit du premier vol L-39NG à l’étranger.
Aero termine actuellement la production de l’avion Nr. 7003 dédié aux tests de fatigue et Nr. 7004, l’aéronef pré-série qui devrait rejoindre 7001 en vol d’essai au cours des prochains mois. Nr. 7002 subit déjà des tests statiques depuis le printemps.

L-39NG

« L’appareil L-39NG est un entraîneur moderne et efficace conçu comme un système d’entraînement unifié et complet pour les forces aériennes modernes. Le L-39NG est basé sur le concept aérodynamique du L-39 actuel, mais utilise les dernières technologies et équipements. L’alimentation est fournie par le moteur moderne FJ44-4M, fourni avec le service d’assistance moteur TAP Blue, qui garantit une navigabilité sans précédent et des coûts de maintenance prévisibles.
L’avionique de l’avion est prête à former les futurs pilotes d’aéronefs de 4e et 5e générations et peut être adaptée aux besoins du client. Le L-39NG est équipé de cinq points durs pour les armes. L’avion intègre également une large gamme de technologies de simulation, notamment l’intégration dans des centres de simulation tactiques de haute technologie, dans le but d’accroître l’efficacité de l’entraînement ».

AERO Vodochody AEROSPACE

« AERO Vodochody AEROSPACE se concentre sur la conception et la fabrication d’aéronefs militaires et civils et est le plus grand constructeur aéronautique de la République tchèque et l’une des plus anciennes entreprises aérospatiales au monde. Dans le domaine des avions militaires, Aero est un partenaire fiable à long terme de nombreuses forces aériennes du monde et occupe une position de choix sur le marché des avions d’entraînement militaire et des avions de combat légers. Avec une énorme flotte de L-39 et un tout nouvel avion, le L-39NG, Aero se positionne comme un leader sur le marché de la formation au pilotage. Dans le domaine de l’aviation civile, Aero collabore avec de nombreux fabricants parmi les plus importants au monde dans divers projets. Plus récemment, Aero est devenu partenaire à part entière de plusieurs programmes de partage des risques ».La livraison est prévue en 2020 et 2021.

Président conseil TSA : Mamadou Sow « Nogasse » recasé à Aibd

https://www.dakarposte.com/L’aéroport de Dakar bunkerisé! «L’As» a appris que l’ancien chef d’Etat major général de l’armée, Mamadou Sow Nogass qui a été nommé ambassadeur en Espagne où il a été humilié, a été recasé à l’aéroport où il rejoint l’ancien directeur de la Police Abdoulaye Niang qui est à securiport. Il devient le président du conseil de surveillance de Téranga Sûreté aéroportuaire. Tsa est cette société qui s’est adjugée la licence d’exploitation du Pif à Diass et dont on dit qu’elle appartiendrait à des proches de la première dame. Elle bénéficie du marché de la sécurité aéroportuaire de 500 millions par mois.

Enseignement : le G20 va déposer un préavis de grève

https://www.leral.net/Le G20 va déposer un préavis de grève cette semaine. C’est ce qu’a annoncé le Secrétaire général du Cusems, Dame Mbodji, membre de cette organisation.
« Nous nous sommes regroupés avant le Magal et nous décidé d’une plénière des secrétaires généraux qui aura lieu le 24 octobre prochain. A cette occasion, les plénipotentiaires vont rédiger une plateforme revendicative et déposer un préavis de grève juste après », a déclaré Dame Mbodji sur la RFM.
Et de poursuivre, « le gouvernement est dans le louvoiement, de connivence avec le G6. Aujourd’hui, il y a beaucoup de lenteurs concernant notamment l’apurent de la dette ou encore le système de rémunération des enseignants. Ils sont dans le dilatoire et nous l’accepterons pas ».

Retour du visa d’entrée au Sénégal : le directeur des Sénégalais de l’extérieur salue et vante la décision

https://www.pressafrik.com/Sory Kaba, directeur des Sénégalais de l’extérieur a salué et vanté la décision du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye qui a décidé d’instaurer le retour du Visa d’entrée au Sénégal pour les étrangers, hors Cedeao.
« Je félicite le ministre de l’Intérieur pour son courage et d’avoir bien voulu dire exactement ce que l’Etat veut faire pour améliorer les conditions de sécurité dans notre pays. On aurait accueilli 5 millions de touristes une fois et qu’ils se rendent compte que les conditions de sécurité ne sont pas réunies, ils ne reviendront plus », soutient-il.
Pour lui, avant de parler d’impact sur l’économie, on doit essayer de voir dans quelles conditions les touristes doivent être accueillis et qui sont-ils ces touristes là. C’est pourquoi, il est inévitable de parler de conditions d’entrer, ajoute-t-il, estimant que le Sénégal doit être davantage bien veillant.
Le 10 octobre, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a annoncé le retour du  visa d’entrée dans le pays pour les étrangers, hors Cedeao, évoquant des raisons de sécurité. « Pour des raisons de sécurité, nous avons besoin de contrôler qui rentre et qui sort du pays », a détaillé le ministre, qui revendique la nécessité pour le Sénégal de mieux protéger ses frontières.
« Nous allons réintroduire le visa pour que toute personne pénétrant sur le territoire puisse être identifiée », a-t-il ajouté. Aly Ngouille Ndiaye a également évoqué un « dossier très avancé », qui pourrait être mis en œuvre dès la « fin d’année » 2019.Salif SAKHANOKHO

Sorry Kaba : «Les sénégalais ne font pas l’objet d’une chasse aux sorcières à l’étranger»

iGFM-(Dakar) « La recrudescence des meurtres de sénégalais à l’étranger ne peut être assimilée à une chasse aux sorcières ouverte contre nos compatriotes hors de nos frontières, comme une certaine opinion tenterait de le faire croire. », C’est du moins l’avis du Directeur général des sénégalais de l’extérieur  au ministère des affaires étrangères, Sorry Kaba.
« Les sénégalais ne font pas l’objet d’une chasse aux sorcières comme une certaine opinion tenterait de le faire croire. », a-t-il déclaré M. Kaba dans l’émission Grand Jury de la RFM.
Interpellé sur le meurtre du fils du médiateur de la République, Alioune Badara Cissé, mortellement  poignardé à la poitrine, mercredi dernier au cours d’une bagarre aux Etats Unis, le directeur des sénégalais confie avec optimiste que les auteurs du crime seront arrêtés grâce aux investigations qui en sont en train d’être mené par la police de Minneapolis.
S’agissant du rapatriement du corps de notre compatriote, il a précisé que’l’Etat du Sénégal s’est engagé à rapatrier systématique les corps des sénégalais tués à l’étranger, mais pour ce cas d’Abdoulaye Ciéssé,  il faut encore patienter 10 jours pour les besoins de l’enquête.

Koungheul : Plus de 35 maisons emportées par les pluies

https://www.seneweb.com/A Koungheul, dans la région de Kaffrine, plus de 35 maisons ont été emportées par les pluies accompagnées de vents forts qui ont lieu ce vendredi.
Selon le chef du Quartier Escale, Cheikh Omar Sall, « au moins 16 maisons ont été emportées par les pluies diluviennes rien que dans notre quartier. Beaucoup de familles sont, depuis lors, obligées de dormir à la belle étoile».
S’exprimant sur les ondes de la Rfm, il informe qu’il n’y a eu qu’un seul blessé. Aucune perte en vie humaine n’a été déplorée.
Les habitants des quartiers Escale, Diamaguene et Niassene, qui ont été les plus touchés, lancent ainsi un appel à l’Etat. Ce, pour qu’il vienne en aide aux sinistrés.

DIFFUSION DE FAKE NEWS, COMMENT COMBATTRE LE MAL

http://www.emedia.sn/Comment identifier les fake news ou fausses nouvelles ? Pour Samba Dialimpa Badji, Rédacteur en chef d’Africa Check, il faut d’abord avoir l’habitude de se poser des questions sur l’origine de l’information qui circule. « Nous partons sur un certain nombre de critères qui peuvent alerter, détaille-t-il, dans des propos repris par LeQuotidien. Par exemple, quand on voit une information circuler sur les réseaux sociaux sans être sourcée, on se pose des questions de savoir quelle est l’origine de cette information. Le travail de vérification peut déjà commencer en essayant de trouver l’origine ». Samba Dialimpa Badji intervenait ainsi lors de la conférence d’excellence des médias d’Afrique de l’Ouest, organisée par la fondation des médias d’Afrique de l’Ouest (WFWA), à Accra, au Ghana,

La propagation des fausses nouvelles

Poursuivant, le journaliste ajoute : « Ce qui peut aussi attirer l’attention de quelqu’un qui fait du fact-checking, c’est quand il se passe des événements dramatiques, violents, on voit sur les réseaux sociaux tellement de partage de contenus que finalement on ne sait pas quelle est l’authenticité de ce contenu. Les superlatifs peuvent également attirer l’attention. Par exemple, les hommes politiques quand ils veulent vanter leurs réalisations, ils les qualifient des plus grandes, de premières… » Dans cette prolifération de fausses nouvelles, le panéliste indique que les bloggeurs ne sont pas en reste ; de même que la presse classique.
Une chose est également sûre, dit-il, « je ne crois pas qu’aujourd’hui, nous avons les moyens d’empêcher la publication de contenus vrais ou faux. On doit comprendre qu’on doit faire avec ». Par contre, suggère Badji, « ce que nous devons faire, c’est de faire comprendre au public leur rôle, leur donner des outils pour qu’il puisse se prémunir et pouvoir éviter d’être manipulé. Et que les journalistes reviennent aux fondamentaux ».
Pour Soulemana Braimah, Directeur exécutif de la WFWA, « la solution ne viendra que du dialogue, du partage d’idées et de bonnes pratiques basées sur les droits et autres formes de moyens juridiquement acceptables ». Et non « dans la répression de l’expression en ligne et du journalisme ». D’autant plus que « la publication des fake news à des fins électorales ou autres, représente un danger qui menace la crédibilité des élections et la paix ».
Raison pour laquelle, WFWA a décidé, cette année, d’orienter les délibérations de la 3e édition sur le thème : « Réseaux sociaux, fake news et élections en Afrique ».

DÉPÉNALISATION DE L’HOMOSEXUALITÉ : LA POSITION DE SEYDI GASSAMA

http://www.emedia.sn/Les droits civils et politiques concernant notamment le dossier Karim Wade ont occulté beaucoup d’autres points évoqués dans le cinquième rapport périodique présenté par le Sénégal à la 127ème session du Comité des droits de l’homme, les 14 et 15 octobre derniers, conformément à l’article 40 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Parmi ses points, il y a la dépénalisation de l’homosexualité. Sur ce point précis, le directeur exécutif d’Amnesty international Section Sénégal, Seydi Gassama se veut très clair : « Je ne fais pas moi de campagne pour qu’il en soit ainsi ». Il fait la précision dans le ’’Jury du dimanche’’ (JDD), émission de Mamoudou Ibra Kane, sur iRadio et Itv, ce 20 octobre. « Je ne fais pas de campagne, insiste-t-il. En ce moment, ce n’est pas dans notre agenda de travailler au Sénégal pour obtenir la dépénalisation (de l’homosexualité) ». Rappeler qu’au Sénégal, l’homosexualité n’est pas pénalisée mais les actes contre-nature.

Seydi Gassama, avocat des journalistes

Par contre, s’agissant de la dépénalisation des délits de presse, il se fait l’avocat des journalistes », signalant que « c’est une tendance au niveau mondial. Il y a beaucoup de pays en Afrique qui ont dépénalisé les délits de presse. Des pays comme le Niger. Le Sénégal doit le faire. J’ai beaucoup échangé avec les députés avant l’adoption du Code de la presse. Chacun évoque sa petite histoire avec la presse pour dire qu’il n’est pas d’accord. Mais les pays où on a dépénalisé les délits de presse n’ont pas brûlé. Les journalistes dans ces pays ne sont pas plus responsables que les (professionnels) Sénégalais. Je pense que si le président (Macky Sall) voulait réellement cette dépénalisation, sachant le pouvoir et l’influence qu’il a sur ses députés, on aurait eu la dépénalisation ».

« Prise en charge du droit de vote des détenus (provisoires) »

L’inéligibilité de Karim Wade et Khalifa Sall a été également abordée par le Comité des Nations Unies des droits de l’homme. « Les experts du Comité sont inquiets sur le fait que (leurs) condamnations aient entraîné (leur) inéligibilité », décrypte Seydi Gassama. Qui s’empresse d’ajouter : « Qu’au-delà de ces deux cas, il y a quand même au Sénégal beaucoup de personnes qui sont dans les liens de la détention, et qui jouissent de tous leurs droits civils et politiques. Et pourtant, ils sont privés du droit de vote. Le rapport a parlé d’environ quatre ou cinq mille personnes qui seraient en détention. Concernant l’inéligibilité des personnes en détention préventive, on peut penser que la jurisprudence Khalifa Sall a réglé le cas puisqu’il avait été autorisé à se présenter aux élections législatives alors qu’il n’avait pas encore été condamné de façon définitive. Donc, il y a cette jurisprudence qui ferait que demain si un détenu (détention provisoire) veut se présenter à une élection, on ne pourrait pas l’en empêcher. Pour ce qui concerne le droit de vote, c’est vraiment un déni du droit fondamental des détenus, qui est commis par l’Etat du Sénégal. Aujourd’hui, nous avons, d’ailleurs, attiré l’attention (des participants) au dialogue national sur ce déni de droit privé à des citoyens ».

Sory Kaba : «le Sénégal n’a pas signé d’accord avec l’Europe pour le rapatriement de ses ressortissants»

https://www.leral.net/Le Directeur général des sénégalais de l’extérieur a démenti tout accord avec l’Europe pour le rapatriement de ses ressortissants.
« Le Sénégal n’a signé aucun accord avec l’Europe pour le rapatriement des sénégalais de l’étranger », a martelé Sory Kaba dans l’émission Grand Jury de ce dimanche.
Et de préciser, « le seul accord signé concerne l’Italie pour réduire les délais de traitement des dossiers des sénégalais ».
Tout au contraire, a dit Sory Kaba, « le Sénégal garantit la liberté de circuler à ses citoyens à travers le monde ».
Toutefois, souligne le Directeur général des sénégalais de l’extérieur, le Sénégal travaille pour assurer un bon retour de ses expatriés.
« 30% des logements sociaux sont réservés aux sénégalais de l’extérieur, de même que 20% des terres agricoles. Mais il faut en faire la demande », a-t-il révélé, avant d’ajouter : « nous offrons des perspectives à ces jeunes

Sory Kaba : «6 sénégalais tués depuis le début de l’année 2019»

https://www.seneweb.com/« Six Sénégalais ont été tués à l’étranger, en début d’année 2019, soit dans des accidents, soit par meurtre. » La révélation est du directeur général des Sénégalais de l’extérieur. Cependant, Sory Kaba, qui était ce dimanche l’invité de l’émission Grand Jury de la Rfm, note une tendance baissière des meurtres de Sénégalais à l’étranger.
« On était à 15 sénégalais tués en 2018 », a-t-il souligné. Quid des deux Sénégalais récemment tués aux États-Unis, dont le fils du médiateur de la République Alioune Badara Cissé, Sory Kaba renseigne que des enquêtes sont ouvertes par la police pour retrouver le ou les coupables. D’ailleurs, précise-t-il, l’enquête retarde le rapatriement des dépouilles.

Report des élections locales :l’opposition rejette un couplage avec les législatives en 2022

https://www.leral.net/Si le report des élections locales est officiel depuis mercredi dernier, l’on n’est toujours pas fixé sur la prochaine date de ces élections, ainsi que les incidences que cela pourrait avoir sur le calendrier électoral. Dans tous les cas, l’opposition s’oppose, d’ores et déjà, à un couplage de ces élections avec les prochaines législatives de 2022.
« Les élections locales ont été repoussées, mais aujourd’hui, personne ne peut dire à quelle date elles seront organisées. Cela pourrait aller au-delà de 2020 et même avoir des incidences sur les élections de 2022 », a déclaré dans ce sens, Cheikh Sarr, membre de la majorité, sur la RFM.
Réagissant sur la même chaîne, Déthié Fall de l’opposition précise : « Les points sur lesquels nous sommes d’accord, c’est qu’il faut faire un audit du fichier électoral et évaluer la dernière élection présidentielle. Ce qui peut justifier un report des élections locales. Mais nous n’avons jamais été d’accord sur un couplage des élections locales avec les législatives de 2022 ».
Une question qui ne manquera certainement pas de polariser les débats dans le cadre du dialogue national.

Des Tractations En Vue Pour Une Rencontre Khalifa Sall–Macky Sall Au Palais

https://www.xibaaru.sn/Depuis sa sortie de prison suite à une grâce présidentielle, l’ancien maire de Dakar renoue les contacts. Il s’est rendu dans tous les foyers religieux, et a effectué des visites auprès de certains hommes politiques. Mais là, où on s’attendait à des déclarations belliqueuses contre le régime du Président Macky Sall, Khalifa Sall fait tout comme s’il avait fermé la page de la rancœur subie lorsqu’il était en prison. Khalifa Sall déclare n’avoir aucune haine contre qui que ce soit. Tant pis pour les va-en guerre de son camp ou ses avocats qui auraient souhaité le voir afficher une autre position.
Khalifa Sall n’a certes pas demandé la grâce présidentielle, mais celle-ci lui permet de retrouver la liberté et de mener ses activités politiques sans aucune contrainte. L’on oublie parfois que Khalifa Sall de tous les leaders politiques, fait partie de ceux qui ont une grande expérience en la matière. Khalifa Sall dispose d’une expérience avérée de par son cursus politique. Il est né avec la politique dans l’âme. Aujourd’hui, Khalifa Sall est plus que conscient que son destin politique, c’est lui qui l’a en mains. D’après les informations de Xibaaru, des tractations sont en train d’être menées pour emmener Khalifa Sall à se rendre au Palais pour rencontrer le Chef de l’Etat, Macky Sall.
Khalifa Sall peut bel et bien se rendre au Palais. Lui qui déclare avoir tourné la page de son emprisonnement. Khalifa Sall demeure conscient que même s’il n’ a fait aucune demande pour obtenir la grâce présidentielle, différentes personnalités religieuses, politiques et de la société civile, ont entrepris dans l’ombre des efforts pour qu’il sorte de prison. Et, il ne dirait non à toutes ces personnes qui se sont activées pour sa sortie de prison, si elles lui demandaient de rencontrer au Palais, le Chef de l’Etat, Macky Sall.Thiémokho BORE

Après sa libération, l’ancien maire de Dakar va décliner son orientation

http://lesoleil.sn/Khalifa Ababacar Sall va ainsi renouer avec l’exercice de la prise de parole publique. Cette première sortie officielle, prévue ce lundi 21 octobre 2019 intervient tout juste trois semaines après sa sortie de prison. L’ancien maire de la ville de Dakar révoqué à la suite de sa condamnation a recouvré la liberté à la faveur d’une grâce présidentielle. Une sortie aux relents politico-mediatique qui s’inscrit dans un contexte particulier chargé d’incertitudes et de questionnements. Figure de proue du Parti Socialiste (PS), Khalifa Sall en avait pourtant été exclu par ses camarades, suite à un désaccord résultant de l’orientation politique et de la posture que devait adopter le PS. Son retour coïncide d’avec le rappel à Dieu de l’ancien Secrétaire général (Sg), Ousmane Tanor Dieng. M.Sall est attendu dans sa communication sur la démarche politique qu’il va adopter, pour la suite de sa carrière. La réorganisation au sein du PS sera peut-être abordée, avec subtilité. De son exclusion du PS, à la mise sur pied de la coalition «And Taxawu Senegaal », en passant par son emprisonnement, l’aura politique et la clientèle de Khalifa Sall se sont diversifiés transcendant même parfois les frontières « gauchistes ». Qu’adviendra t-il de ces nouveaux adhérents ? La possibilité de bénéficier d’une Amnestie a souvent été évoquée, quelle est la véritable position du concerné sur cette question ? Khalifa Sall est donc attendu sur plusieurs fronts. Il lui revient d’apporter des réponses sur bien des sujets qui taraudent les esprits.

Sory Kaba : « Macky Sall entame son dernier mandat »

https://www.seneweb.com/Le directeur général des Sénégalais de l’extérieur est catégorique. « Macky Sall entame son dernier mandat à la tête du Sénégal », a confié Sory Kaba, ce dimanche, à l’émission Grand Jury de la Rfm.
« La Constitution lui interdit de faire un troisième mandat. Notre constitution a été verrouillée. Deux mandats pas plus. Il n’y a aucune possibilité de rétroactivité », tranche-t-il.

Sory Kaba : «Idrissa Seck n’a pas autre chose à faire que de rejoindre le camp présidentiel»

https://www.pressafrik.com/ Le directeur des Sénégalais de l’extérieur Sory Kaba, a appelé l’opposant Idrissa Seck à rejoindre le camp présidentiel et la retrouvaille entre Macky Sall et Abdoulaye Wade pour reformer le trio qui dirigeait le pays, après l’alternance de 2000, lors de l’émission Grand jury ce dimanche sur la Rfm.
« Le contexte est favorable, et c’est à l’ordre du jour. Il (Idrissa Seck) n’a pas autre chose à faire que de rejoindre le camp présidentiel, cette paix des braves, a dit M. Kaba, pour qui, le président Sall cherche à stabiliser le pays à travers cette réconciliation ».
Il a lancé un appel à Idrissa Seck, candidat malheureux à la présidentielle du 24 février dernier, pour qu’il rejoigne ces moments de retrouvaille des grands hommes qui dirigent ce pays. « Il était avec eux hier, rien n’exclut qu’il soit avec eux aujourd’hui, car en un moment donné, c’était lui, Abdoulaye Wade et Macky Sall à la tête du Sénégal ».
Sory Kaba estime que cette éventuelle grande retrouvaille ne peut en rien être un boulevard contre Ousmane Sonko. « J’ai plus de chance que Ousmane Sonko d’être président de la république du Sénégal. Les Sénégalais ont envie de confier le pays à un homme d’expérience, pas un homme qui passe tout son temps à critiquer, personnalisant le débat et faisant des règlements de compte. Ce n’est pas de l’opposition », lâche-t-il.Salif SAKHANOKHO

Ambition présidentielle de Amadou Bâ : son proche collaborateur Sory Kaba dit ce qu’il en sait

https://www.pressafrik.com/L’ambition présidentielle du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Amadou Bâ refait surface. Cette fois-ci c’est son proche collaborateur Sory Kaba, directeur des Sénégalais de l’extérieur qui en parle, lors de l’émission Grand Jury ce dimanche sur la Rfm.
A la question de savoir s’il a cette perception du ministre, M. Kaba répond : Très honnêtement non. Quand je me concentre sur le travail du fonctionnaire, je ne peux pas aller au-delà de cela. La politique à ses propres réalités »n a-t-il d’emblée répondu.
Dans ce sens, il ajoute : « notre Constitution oblige le président de la République à ne pouvoir faire que deux mandats. Ce qui est clair, il est dans le dernier mandat et la constitution l’interdit à faire un 3e mandat. Qui sera le futur président, personne ne sait ».
Dès lors, dit-il, que ça soit Amadou Bâ, Sory Kaba…le citoyen sénégalais qui jouit de ses facultés et de tous ces droits pour pouvoir être président de la République du Sénégal a le droit de prétendre y être.
Après le remaniement en avril dernier, la non-reconduction du ministre de l’Economie, des Finances et du plan, Amadou Ba à son poste avait fait débat. Lui qui était à l’origine du retard de la publication de la liste du nouveau gouvernement de Macky II, est victime de l’ambition présidentielle qui lui est prêtée, avait relayé un quotidien de la place.

Sory Kaba sur le cas Karim Wade : «Nous ne sommes pas dans une dynamique de compromission»

https://www.leral.net/Le Directeur général des sénégalais de l’extérieur réfute l’idée que la délégation sénégalaise à la 127 ème conférence de l’ONU, à Genève, a pris l’engagement d’une « réhabilitation » de Karim Wade ou de « réparation d’un préjudice subi ».
« Moustapha Ka a tellement posé de conditionnalités dans son discours, qu’on ne peut pas dire qu’il a y un engagement formel de l’Etat du Sénégal », a notamment déclaré Sory Kaba dans l’émission Grand Jury de ce dimanche.
« Nous ne sommes pas dans une dynamique de compromission qui serait née de la rencontre Wade-Macky, et qui voudrait que Karim Wade soit blanchi et lavé. Ce n’est pas le cas », a jouté Sory Kaba.

Mamadou Aladji Ly : « LE PRÉSIDENT NE PEUT PAS NOUS IMPOSER MOUSSA SY POUR LA MAIRIE »

https://www.seneplus.com/LeQuotidien-Mamadou Aladji Ly, coordonnateur des cadres de l’Apr aux Parcelles Assainies, avertit qu’il n’appartient pas au chef de l’État de leur imposer un maire et promet que lui et ses camarades s’y opposeront
Moussa Sy serait le choix de Président Macky Sall pour diriger la mairie des Parcelles Assainies aux prochaines Locales. C’est la conviction de Mamadou Aladji Ly qui dit avoir appris que c’était la condition pour le ralliement du maire à la veille de la Présidentielle. Le coordonnateur des cadres de l’Apr dans la commune avertit qu’il n’appartient pas au leader de l’Apr de leur imposer un maire et promet que lui et ses camarades s’y opposeront.

Que pensez-vous des retrouvailles entre Wade et Macky et la libération de Khalifa Sall ?

Pour les retrouvailles, si c’est pour décrisper l’atmosphère politique, je pense que c’est une chose importante qui va impacter aussi l’économie du pays. C’est un acte qui est venu à son heure parce que souhaité par nombre de Sénégalais. Sous ce rapport, la médiation du khalife général des Mourides lors de l’inauguration de la mosquée Massalikoul Jinane est à saluer. De façon générale, ces retrouvailles et la libération de Khalifa Sall permettent de décrisper l’atmosphère politique et même d’élargir le champ du dialogue national. C’est l’occasion de repartir sur de nouvelles bases, de nouvelles perspectives, avec une nouvelle reconfiguration de la coalition présidentielle qui va accompagner le président de la République jusqu’au terme de son mandat.

Que dire de la succession du Président Macky Sall agitée sur tous les toits ces temps-ci ?

Je sais que c’est une question très difficile à répondre d’autant plus que ce qui nous préoccupe, c’est de profiter de ce second mandat pour davantage répondre aux préoccupations des Sénégalais. C’est là où les Sénégalais nous attendent et non sur des questions de succession. Certains responsables agitent ce débat pour nous divertir. Donc ce qui est important et urgent, c’est de faire en sorte que les cinq initiatives du programme du Président Macky Sall, Liggeyeul euleuk, soit mises en œuvre.

Qui a le meilleur profil au sein de la mouvance présidentielle pour remplacer Macky Sall à la tête de l’Etat ?

Celui qui incarnerait le meilleur profil pour succéder au Président Macky Sall sera désigné par le Peuple. Au sein de notre parti, le débat n’est pas encore posé. Je sais que le Président est assez outillé pour désigner son successeur. Mais le moment venu, le débat va se poser. En tant que républicain et démocrate, on pourra trouver le meilleur profil pour continuer l’œuvre de Macky Sall qui va continuer son Plan Sénégal émergent. L’Apr est un parti très particulier parce que n’étant pas structuré. A un moment donné, le schéma fonctionnait, mais aujourd’hui tout le monde se décrète responsable, comme si on est dans une armée mexicaine. Cela pose problème et démobilise le parti.

Votre parti semble être frappé par une certaine léthargie au sein de votre commune. Votre leader Amadou Ba n’est plus fréquent aux Parcelles Assainies depuis la dernière Présidentielle de 2019…

Oui, c’est une situation réelle. Et c’est vrai aussi que depuis l’élection présidentielle, sa fréquence aux Parcelles Assainies a un peu diminué. C’est peut-être dû à ces nouvelles responsabilités de ministre des Affaires étrangères. On l’avait déjà pressenti parce que quand on est ministre des Affaires étrangères, on voyage beaucoup. Aujour­d’hui, les militants sont orphelins de leur leader. Ça, c’est la réalité politique. Il y a des responsables comme nous qui essaient de pallier cette absence. C’est Amadou Ba que les militants avaient l’habitude de voir. Pour parler franchement, le parti ne fonctionne pas au niveau des Parcelles Assainies. Si Amadou est absent, qui doit continuer le travail ? Le maire, Moussa Sy, était venu prêter main forte à la mouvance présidentielle lors de la dernière Présidentielle. Seulement, lui-même n’est pas en mesure de convoquer des réunions. C’est un véritable problème dans la commune des Parcelles Assainies. Il n’y a plus d’animation politique. Et l’autre problème, c’est que les responsables qui sont dans le Secrétariat exécutif national ne font pas la restitution au niveau de leur base.

Comment entrevoyez-vous les prochaines élections locales aux Parcelles Assainies ?

Le Président veut reconduire Moussa Sy comme maire. Il paraît que c’est cela qu’ils ont négocié. Si c’est le cas, cela ne nous engage pas. Je pense qu’il appartient aux Parcellois de choisir leur maire. Ce n’est pas au Président de nous imposer un maire. Moussa Sy a fait presque trois mandats. Lorsque Mbaye Ndiaye a été révoqué, il a continué son mandat. Ensuite, il est venu et a fait deux mandats successifs. J’avoue que je n’ai pas vu une réalisation digne de ce nom, faite par le maire des Parcelles Assainies. Le stade était son projet, mais il n’a pas pu le terminer. Les pavages, c’est le projet de Promovilles.

A vous entendre, vous donnez l’impression de vouloir être candidat à la mairie des Parcelles Assainies… 

Non, c’est prématuré de dire que je serai candidat. Je suis quand même un légaliste, un républicain. Je travaille toujours dans un esprit collégial. Donc, c’est le collège, c’est les responsables qui vont s’entendre, qui vont désigner le meilleur profil qui va conduire les destinées. Depuis 2008, on est là. Il est temps que le maire soit apériste et Dieu sait que l’Apr ne manque pas de profil. On est en train de mettre cette stratégie qui va nous mener vers cette équipe gagnante.

Moussa Diaw « Ousmane Sonko risque gros, parce qu’il est isolé »

http://www.dakarmatin.com/La levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko est soulevée depuis que la justice s’est saisie du dossier des 94 milliards qui l’oppose à l’ancien directeur des domaines, Mamour Diallo. L’analyste politique et enseignant-chercheur à l’université Gaston Berger, Moussa Diaw estime que derrière cette démarche devant permettre à la justice d’entendre le leader de Pastef, se cache une « stratégie politique » visant à l’écarter des prochaines joutes électorales. Comme ce fut le cas avec Khalifa Sall.
« On sait que cette personnalité politique gêne de par ses interpellations, de par la mal gouvernance qu’il a exposée. Donc cela consiste à des attaques politiques à l’endroit de la majorité. Là il joue son rôle d’opposant mais dans nos espaces politiques, les gens n’admettent pas la contradiction. C’est la raison pour laquelle il y a des réactions qui ne respectent pas les règles du jeu démocratique », souligne-t-il.
D’après lui, Ousmane Sonko « risque gros, parce qu’il est isolé ». « C’est le seul opposant qui pose les vrais questions, les questions qui dérangent. En cela il constitue une cible. Les stratégies qui sont développées derrière la levée de l’immunité parlementaire se cachent bien sûr des intentions politiques à nuire, à faire en sorte qu’il soit disqualifié pour les prochaines élections », renseigne Moussa Diaw, invité de l’émission Objection sur Sud Fm.

OUSMANE SONKO–«LA BOMBE QUE NOS ADVERSAIRES PENSAIENT DÉTENIR CONTRE MOI»

NETTALI.COM – Dans un mémorandum diffusé ce samedi, Ousmane Sonko a battu en brèche les arguments de la commission d’enquête parlementaire, qui l’accuse d’avoir activé un prête-nom dans l’affaire des 94 milliards. Le candidat arrivé 3e à l’issue de la présidentielle de février passé avoue avoir reçu les héritiers Ndoye. Mais il affirme n’avoir conclu aucun accord avec les héritiers.
D’emblée, Sonko rappelle : « La commission d’enquête parlementaire, après avoir tenté honteusement de blanchir un des leurs, s’est lancée dans le véritable projet de son entreprise : démolir un adversaire gênant et détesté. Ainsi diront-ils à la page 15 du rapport : « violation de la loi par le Député Ousmane SONKO qui  a joué un rôle d’intermédiaire pour le compte de certains des héritiers, en utilisant des prête-noms (…) mais quand il s’est agi de signer des conventions de représentation dûment établies avec ses « clients », Ousmane SONKO a préféré mettre en avant le sieur Ismaela BA qui est très clairement un prête-nom, gérant les cabinets de conseil ATLAS et MERCALEX qui, de fait, appartiennent et sont contrôlés par Ousmane SONKO ».
« Encore un mensonge d’une commission censée être constituée de représentants du peuple », démonte-il, avant d’avouer : « Oui j’ai reçu, le lundi 06 août 2018, les héritiers Ndoye et consorts qui sont venus d’eux même taper à la porte de mon cabinet trois (03) mois après mes dénonciations auprès de l’Ofnac, de l’IGE et de ma plainte auprès du procureur de la République. Je ne connaissais pas cette famille quand je posais ces actes et je n’ai pas essayé de les contacter. Mon seul souci alors était la préservation de nos maigres deniers publics. Je reçois dans mon cabinet des Sénégalais de tous horizons souhaitant me commettre comme conseil ou expert sur des dossiers relevant de mes compétences, rien de plus légal ».
« Mais non, je n’ai conclu aucun accord avec eux : ayant bien réfléchi après ma seule et unique rencontre avec tous les représentants d’héritiers réunis pendant laquelle nous avions discuté des modalités d’engagement, je me suis finalement décidé à ne pas me constituer vu que j’avais déjà engagé les procédures susvisées », éclaire le leader de Pastef.
« C’est donc librement qu’ils ont décidé face à mon refus de céder à leur insistance, de conclure avec un autre cabinet dans lequel je n’ai aucun intérêt ni contrôle contrairement aux allégations de la commission. Cette entité a été créé le 06 février 2014 alors que j’étais encore inspecteur des Impôts et Domaines et ne connaissais même pas au moment de sa création, son actionnaire unique, en l’occurrence Ismaela BA (voir annexe : copies avis d’immatriculation et journal d’annonces légales) », conteste Ousmane Sonko.
« C’est cela la bombe que nos adversaires pensaient détenir contre moi, mais leur ignoble complot aura accouché d’une minuscule petite souris car, contrairement au régime corrompu auquel ils appartiennent, moi je suis propre et sain », concède-t-il, en définitive.

OUSMANE SONKO–«LES FAITS QUI ÉTABLISSENT LA RESPONSABILITÉ PRINCIPALE DE MAMOUR DIALLO»

NETTALI.COM – Une semaine après que la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire des 94 milliards a publié les résultats de ses travaux, la réponse du berger à la bergère ne s’est pas fait attendre. Ousmane Sonko liste les faits qui, selon ses dires, établissent la responsabilité principale de Mamour Diallo.
« Le rapport de la commission est truffé d’incohérences voulues, bref de mensonges froids dans le but de manipuler l’opinion ». Telle est la conviction de Ousmane Sonko qui a produit un mémorandum, parvenu à nellati.com ce samedi, pour battre en brèche l’accusation de la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire des 94 milliards F Cfa.
« La commission d’enquête parlementaire, après avoir détaillé des faits qui incriminent Mamour Diallo tout au long de l’exposé du rapport, aboutit à la conclusion ahurissante de « l’absence de détournement de deniers publics et inexistence d’un quelconque comportement répréhensible de Monsieur Mamadou Mamour DIALLO », fait remarquer l’ex-inspecteur des impôts et domaines.
« Le principal responsable de cette forfaiture sur les deniers publics n’est autre que Mamadou Mamour DIALLO et non Meïssa NDIAYE qu’on veut sacrifier. Ah j’oubliais, le premier est un membre éminent de l’APR, pilier de Macky SALL à Louga, et le second ne fait pas de politique », tente-t-il d’enfoncer l’ex-directeur des domaines.
« Pour le faire, le rapport dit (Cf. page du rapport de la CEP)” C’est le lieu de préciser qu’au cours d’une de ses auditions (car il a été entendu deux fois), Monsieur Meïssa NDIAYE, Chef de bureau des domaines de Ngor Almadies, a insisté sur le fait qu’il ne faisait que représenter le Directeur des Domaines à la commission de conciliation, mais cette déclaration est contredite par le décret n°77-563 du 3 juillet 1977 qui organise ladite commission : le Receveur des Domaines de Ngor Almadies en est un membre de droit, contrairement au Directeur des Domaines qui n’en est ni membre ni représenté.”», cite le leader Pastef.
Il oppose : « Cette affirmation est contredite par l’article 3 du décret que 77-563 du 3 juillet 1977 précité ” – La commission de conciliation, prévue à l’article 9 de la loi n°76-67 du 02 Juillet 1976 est composée comme suit :
Président: – Le gouverneur de région ou son représentant.
Membres: – Un représentant du service des Travaux publics ou du service de l’Agriculture ou des deux s’il y a lieu ;
– Un représentant du service des Domaines ;
– Un représentant du conseil municipal, lorsque l’immeuble est situé sur le territoire d’une commune ;
– Un représentant du conseil régional, lorsque l’immeuble est situé hors du territoire communal.
Cette commission est convoquée par la Direction des Domaines. Celle-ci assure, en outre, le secrétariat de la commission et rédige les procès-verbaux.”
« Il est donc clairement établi que Meïssa Ndiaye représentait le Directeur des Domaines, qui est son supérieur hiérarchique direct dont il reçoit des ordres », conclut Sonko.
« L’acte fondateur de la créance, et donc de l’escroquerie ici, croit-il savoir, n’est ni la conciliation faite par le gouverneur, ni les chèques émis par le chef du bureau des Domaines, mais bien l’acte d’acquiescement. Or, cet acte est sous la responsabilité personnelle du directeur des Domaines (Mamour DIALLO en l’occurrence) qui, agissant au nom et pour le compte de l’Etat du Sénégal, assistépar le chef de bureau compétent (ici Meïssa Ndiaye Chef du Bureau des Domaines de Ngor Almadies). C’est acte qui crée la créance et en tient lieu d’ordonnancement pour l’émission des chèques. Sans lui, rien ne peut se faire ».
« Comment donc la commission peut renvoyer à la responsabilité exclusive de l’assistant-subordonné et absoudre pour le supérieur hiérarchique donneur d’ordre et agissant au nom et pour le compte de l’Etat ? », s’interroge-t-il, en définitive.

Affaire des 94 milliards : Vers la levée de l’immunité parlementaire de Sonko

http://actunet.net/Une demande de levée d’immunité parlementaire du député Ousmane est en vue. Le leader de Pastef est poursuivi pour diffamation par Mamour Diallo dans l’affaire des 94 milliards.
Selon L’As, le procureur de la République va adresser une correspondance au président de la Cour d’Appel de Dakar afin d’entamer la procédure de levée de l’immunité parlementaire de Sonko. Ce, pour donner suite à la plainte de l’ex-Directeur des Domaines.
Le journal d’indiquer que le juge Demba Kandj va incessamment saisir le président de l’Assemblée nationale, via le ministre de la Justice et garde des Sceaux, pour le respect du parallélisme des formes.
Ensuite, il appartiendra à Moustapha Niasse d’nformer le bureau du Parlement qui décidera de la suite à donner à cette affaire qui est encore très loin de connaitre son épilogue.

Mémorandum d’Ousmane Sonko sur l’affaire des 94 milliards : «C’est une façon d’agiter l’espace politique» Enseignant-chercheur)

https://www.pressafrik.com/Le mémorandum publié par Ousmane Sonko sur l’affaire des 94 milliards de F Cfa, intitulé « RAPPORT DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE; RESOLUTION N° 01/2019 DU 15 FEVRIER 2019; ENTRE AVEUX, OMISSIONS VOLONTAIRES ET MANIPULATIONS, OU LA TENTATION DU TOUT POLITICIEN» fait débat.
Pour l’Enseignant-chercheur de l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis, Professeur Moussa Diaw, ce mémorandum est une façon d’occuper l’espace politique sénégalais qui est actuellement vide de débats contradictoires.
« Ce qu’on constate, c’est qu’à chaque fois que l’on assiste à un vide dans l’espace politique sénégalais, il y a une affaire qui est agitée, comme si la nature a horreur du vide. Et, par l’absence des débats contradictoires dans l’espace politique sénégalais, ce sont ces faits-là qui expliquent que l’espace aujourd’hui de l’actualité politique est occupée par ces affaires politico-judiciaire dont on ne sait quel cheminement, quelle dimension, quel sens ça va prendre parce que ça implique un certain nombre de personnalités qui ont des positions dans l’espace politique sénégalais », a expliqué l’Enseignant-chercheur de l’UBG.
L’invité de l’émission « Objection » de ce dimanche 20 octobre 2019, précise toutefois que « comme l’affaire est pendante devant la justice, je ne peux donc m’éloigner là-dessus, je ne peux approfondir la réflexion au tour de cette question ». Aminata Diouf

Moussa Diaw : « Derrière la levée de l’immunité parlementaire de Sonko se cache une… »

https://www.seneweb.com/La levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko est soulevée depuis que la justice s’est saisie du dossier des 94 milliards qui l’oppose à l’ancien directeur des domaines, Mamour Diallo. L’analyste politique et enseignant-chercheur à l’université Gaston Berger, Moussa Diaw estime que derrière cette démarche devant permettre à la justice d’entendre le leader de Pastef, se cache une « stratégie politique » visant à l’écarter des prochaines joutes électorales. Comme ce fut le cas avec Khalifa Sall.
« On sait que cette personnalité politique gêne de par ses interpellations, de par la mal gouvernance qu’il a exposée. Donc cela consiste à des attaques politiques à l’endroit de la majorité. Là il joue son rôle d’opposant mais dans nos espaces politiques, les gens n’admettent pas la contradiction. C’est la raison pour laquelle il y a des réactions qui ne respectent pas les règles du jeu démocratique »,souligne-t-il.
D’après lui, Ousmane Sonko « risque gros, parce qu’il est isolé ». « C’est le seul opposant qui pose les vrais questions, les questions qui dérangent. En cela il constitue une cible. Les stratégies qui sont développées derrière la levée de l’immunité parlementaire se cachent bien sûr des intentions politiques à nuire, à faire en sorte qu’il soit disqualifié pour les prochaines élections », renseigne Moussa Diaw, invité de l’émission Objection sur Sud Fm.

AFFAIRE 94 MILLIARDS :L’embarras du procureur

http://www.enqueteplus.com/Jusque-là, il n’avait pas jugé utile d’ouvrir une information, dans l’affaire des 94 milliards de F Cfa opposant Ousmane Sonko à Mamour Diallo. Avec les plaintes qui se sont accumulées sur sa table, il aura du mal à garder la même posture.
Serigne Bass a du boulot. Dans l’histoire judiciaire du Sénégal, il n’est pas fréquent que le parquet soit saisi par autant de parties sur un même dossier ayant trait à la gestion des deniers publics. Le procureur de la République près le tribunal de grande instance hors classe de Dakar en a l’honneur, mais aussi l’embarras. Pourtant, depuis l’éclatement de l’affaire, il la fuit comme l’on fuirait la peste, au grand dam de nombre d’observateurs.
Rien que pour la journée de mercredi dernier, trois plaintes ainsi ont été rendues publiques. En sus de la plainte de Me El Hadj Diouf déposée de manière ostentatoire contre le radical opposant Ousmane Sonko, il a aussi été annoncé une requête d’un collectif citoyen contre l’ancien directeur des Domaines, Mamadou Mamour Diallo. Et pour couronner le tout, la famille Ndoye, propriétaire du fameux Tf 1451, a annoncé sa plainte contre Seydou Tahirou Sarr via leur avocat, Me Ousmane Sèye.
Ainsi, cette affaire où presque tout le monde est à la fois défense et partie civile est partie pour ravir la vedette à toutes les autres en cours.
En tout, c’est au moins cinq plaintes, dont quatre déposées sur la table du procureur de la République Serigne Bassirou Guèye qui aura du pain sur la planche. Pour entrer dans la cause, Me Sèye a déclaré : ‘’Je suis l’avocat de Sci Thiandoum qui représente les héritiers. J’ai porté plainte contre Sofico et son patron Tahirou Sarr. Dans cette affaire, on a tendance à oublier une décision très importante. Il faut savoir que Sofico avait acheté la créance en question à 2 milliards 500 millions de F Cfa. Il l’a revendue à l’Etat à 94 milliards. Mais ce qu’on oublie souvent, c’est qu’en 2018, une décision du tribunal avait annulé la cession de créance, parce que c’est manifestement léonin. Tahirou Sarr avait déjà encaissé plus de 3 milliards que lui avait versés le receveur du bureau de Ngor, Meissa Ndiaye…’’ Mais, aux dernières nouvelles, des membres de ladite famille contesteraient une telle procédure intentée par l’avocat Me Sèye. Les jours à venir édifieront sur cette curiosité.
Pour Ousmane Sonko, et c’est là où l’attendent certainement ses adversaires, une somme bien plus importante a été payée à Tahirou Sarr. Certaines parutions lui avaient d’ailleurs prêté d’avoir avancé qu’un montant de 46 milliards de F Cfa avait été effectivement payé, qu’il en avait les preuves, les numéros des comptes de banques qui les ont accueillis. Mais pour la Commission d’enquête parlementaire, il n’en est rien. ’L’argent dont parle Ousmane Sonko n’a jamais été décaissé. S’il dit avoir les preuves que 46 milliards ont été décaissés, il n’a qu’à les fournir. Il ne donnera jamais ces preuves, car nous avons circularisé toutes les banques dans le cadre de notre enquête et il n’y a jamais eu de décaissement de cet argent dans une banque’’, disait Cheikh Seck à l’émission ‘’Grand Jury’’, dimanche dernier.
Ousmane Sonko a-t-il alors dansé plus vite que la musique, en annonçant le montant de 46 milliards ?  En tout cas, devant les autorités judiciaires, la bataille s’annonce rude. Attaqué pour diffamation et injures, il risque gros, s’il ne parvient pas à le démontrer. Dans leur plainte, les avocats de Mamour Diallo lui reprochent, en effet, d’avoir porté atteinte à l’honneur et à la dignité de leur client, en l’accusant d’avoir ‘’soustrait frauduleusement des deniers publics la somme de 94 milliards’’. Aux termes de l’article 258 al 2 du Code pénal, ‘’toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. Lorsqu’elle a été faite par l’un des moyens visés en l’article 248, elle est punissable, même si elle s’exprime sous une forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommé, mais dont l’identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés’’.
Quant à l’injure, elle est définie par l’alinéa 2 du même article qui dispose : ‘’Toute expression outrageante, tout terme de mépris relatif ou non à l’origine d’une personne, toute invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure.’’
Pour ce qui est du délit de diffamation, les peines encourues, c’est ‘’un emprisonnement de 3 mois à 2 ans et d’une amende de 100 000 à 1 000 000 de F ou de l’une de ces deux peines seulement’’. Quant à l’injure, il résulte de l’article 262 qu’elle est punie ‘’d’un emprisonnement de 2 mois au maximum et d’une amende de 20 000 à 100 000 F, ou de l’une de ces deux peines seulement. Le maximum de la peine d’emprisonnement sera de 6 mois et celui de l’amende de 500 000 F, si l’injure a été commise envers un groupe de personnes qui appartiennent, par leur origine, à une
race ou à une religion déterminée, dans le but d’exciter la haine entre les citoyens ou habitants’’.
Mais bien plus que ces peines, ce que risque le patron de Pastef en tant qu’homme politique, si les avocats de l’ancien directeur des Domaines parviennent à le faire condamner, c’est aussi son
crédit. Dans cette optique, la condamnation aurait plus une portée symbolique.

Un processus fut long et complexe

Comment en est-on arrivé là ? Le processus fut long et complexe. Tout commence en 1978. La société Saim Indépendance, propriété de la famille Djily Mbaye, selon Ousmane Sonko, acquiert le Tf 1451/R qui appartient aux familles Ndoye et consorts. Laquelle acquisition est contestée par les propriétaires. Il s’est agi, en fait, d’une hypothèque au bénéfice de Djily Mbaye qui avait prêté 50 millions de francs Cfa aux familles, par l’entremise d’un de leurs représentants. La famille avait fait des investissements qui n’ont malheureusement pas été rentables. Ils se sont alors retrouvés dans l’impossibilité de payer au milliardaire. Ce dernier décède entre-temps et ses héritiers ont mis la main sur le titre.
L’affaire s’est retrouvée au tribunal et a duré, de la fin des années 1970 à 2012. A cette date, coup de tonnerre ! Le tribunal de grande instance de Dakar donne raison aux familles léboues au détriment des héritiers de Djily Mbaye. Or, il se trouve que ces derniers, expropriés pour cause d’utilité publique, du fait d’un décret datant de 1997, avaient déjà été indemnisés par l’Etat. Et le terrain en question affecté par l’Etat à la Sn/Hlm qui avait fini de l’aménager. Première incongruité : Comment se fait-il que l’Etat ait accepté d’indemniser les héritiers de Djily Mbaye, alors qu’un litige concernant le terrain était déjà pendant devant la justice ?
En tout cas, fort de cette décision de justice, les Lébous enclenchent une procédure pour être indemnisés par l’Etat, vu que leur terrain n’était plus disponible. Hélas, ils se heurtent aux lenteurs administratives et aux frais inhérents à une procédure si complexe. Et c’est à ce moment que surgit – on ne sait comment – l’homme d’affaires Tahirou Sarr qui leur propose un ‘’deal’’ : le rachat de la créance qui vaut des dizaines de milliards à seulement un peu plus de 2 milliards de F Cfa. Le terrain a-t-il été surévalué ? Tahirou a-t-il des complices dans l’administration des domaines qui lui auraient soufflé l’affaire ? Combien l’Etat a perdu en indemnisant indument les héritiers de Djily Mbaye ?
Tous les yeux sont aujourd’hui braqués sur Serigne Bassirou Guèye qui va devoir séparer le bon grain de l’ivraie.MOR AMAR

AVIS D’INEXPERT PAR JEAN MEÏSSA DIOP :De cette ‘’rencontre secrète’’ entre journalistes et un présumé détourneur 

http://www.enqueteplus.com/Le débat est en cours – et est un de derrière les fagots – sur la page Whatsapp ‘’Mon Cesti’’ de journalistes issus du Centre d’études des sciences et techniques de l’information, l’institut de journalisme de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Des échanges passionnés et tout de professionnalisme autour d’une information ou d’un ‘’fake news’’ à objectif de manipulation (?) faisant état d’une rencontre entre le sieur Mamour Diallo, ex-directeur des Domaines, accusé par le leader politique Ousmane Sonko, d’avoir détourné 94 milliards de francs. Rencontre ‘’secrète’’ donc entre M. Diallo et des directeurs de publication de la presse dakaroise.
Le site, auteur de l’’’information’’ fortement mise en doute par des journalistes, ne précise ni le lieu de la rencontre ni la feuille de présence, surtout côté patrons de presse. Parce que si le fait est aussi passionnant, c’est justement parce qu’il y a des responsables de publication parmi les protagonistes.
Il y a aussi le contexte, celui qui aurait reçu…
Le contexte s’y prêtait-il ? Là, à notre avis, n’est pas la question ou si elle l’est, cela peut bien être accessoire. Une telle rencontre – si elle a existé – aurait dû être une occasion pour M. Diallo de s’expliquer, de donner sa version de faits graves qu’on lui impute ; occasion pour l’ensemble des patrons de presse supposés s’être entretenus avec M. Diallo d’interpeller et d’écouter ce dernier qui ne semble ne s’être résolu à porter plainte contre son accusateur que sous la pression d’une certaine opinion aussi railleuse que dubitative.
Jusqu’à ce jour, aucun article de presse signé d’un patron de presse n’est venu confirmer, ni infirmer cette rencontre qui apparaît comme celle de la honte et à laquelle tout participant aurait regretté d’avoir été présent.
Non, pour un journaliste, il n’y a rien de mal à rencontrer M. Diallo, contexte ou pas.  ‘’Si le gars (Mamour Diallo, Ndlr) peut vous donner des infos, lit-on dans les pots de la page Whatsapp « Mon Cesti », il ne faut pas les prendre pour argent comptant, quand on est professionnel. Le terrible problème qu’il y a, c’est de faire sa com. Et ça, ce n’est plus du journalisme. Genre : « Mamour Diallo passe à l’offensive…ou Sonko a du souci à se faire, Mamour est d’attaque ».’’
M. Diallo n’est pas très fréquentable ; et dans ce contexte, le rencontrer ne devrait avoir pour d’autre objet – pour un journaliste – que de lui demander sa version des faits à lui imputés. D’autant plus que sous le tollé provoqué par les accusations, M. Diallo s’est emmuré dans un silence incompréhensible de la part de celui qui a une réputation à défendre crânement, flamberge au vent. Il renvoie l’image d’un pied nickelé qui ne s’est résolu à l’action honorable parce que poussé à la roue.
A supposer que la rencontre avec des responsables de médias n’ait pas existé, l’explication serait alors une manipulation pour à la fois discréditer la presse et donner le beau rôle à M. Diallo qui passerait ainsi pour celui qui n’a rien à redouter de la presse par les temps de tumulte qui courent.
C’est plutôt dans les rangs des patrons de presse qu’il doit y avoir une gêne, parce que le soupçon de connivence pèse sur tout le monde et personne.
Pourtant, pour un journaliste, rencontrer Diallo ne devrait avoir rien de contre-productif, tant que cette rencontre ne se limite pas à faire connaissance, de beau temps, boire un café et tant d’autres points loin de la question essentielle, à savoir : ‘’Qu’en est-il de la malversation en milliards de francs que M. Sonko vous accuse d’avoir commise ?’’ Il ne ferait même pas sérieux, ni crédible de la part d’un journaliste dans l’exercice de sa profession, de rencontrer M. Diallo, de parler avec lui de tout sauf de cette affaire-là.
Oui, la rencontre entre M. Diallo et les journalistes, si elle est avérée, est une information, c’est-à-dire ‘’une nouvelle exacte et intéressante’’ au sens classique et journalistique de la définition d’une information.
Dès lors, quand un organe de presse en fait état, cela ne doit souffrir d’approximation, ni d’allégations et de circonvolutions autour du pot. Dans le contexte que tout le monde sait, un journaliste, à plus forte raison des directeurs de presse, ne peut rencontrer un présumé ‘’haut malversateur’’ sans que cela soit une information de taille, ni ne prête à conséquence. Encore moins passer inaperçu. Les murs n’ont pas que des oreilles ; ils peuvent avoir aussi des yeux

Sory Kaba : «J’ai plus de chance que Sonko d’être président du Sénégal»

https://senego.com/Le directeur des Sénégalais de l’extérieur, Sory Kaba, estime qu’il a plus de chance que Ousmane Sonko d’être le président de la République du Sénégal. Il était l’invité de l’émission Grand jury, ce dimanche sur la Rfm.
Homme d’expérience
« Les Sénégalais ont envie de confier le pays à un homme d’expérience, pas à un homme qui passe tout son temps à critiquer, personnalisant le débat et faisant des règlements de compte. Ce n’est pas de l’opposition« , selon Sory Kaba.
Appel…
Le directeur des sénégalais de l’extérieur a aussi lancé un appel à Idrissa Seck, candidat malheureux à la présidentielle du 24 février dernier, pour qu’il rejoigne ces moments de retrouvaille des grands hommes (Abdoulaye Wade et Macky Sall) qui dirigent ce pays.
Contexte
« Le contexte est favorable, et c’est à l’ordre du jour. Idrissa Seck n’a pas autre chose à faire que de rejoindre le camp présidentiel, cette paix des braves. Il était avec eux hier, rien n’exclut qu’il soit avec eux aujourd’hui« , poursuit M. Kaba.

Babacar Bâ : «La Crei ne garantie pas tous les droits« 

https://senego.com  « Pour mettre en oeuvre la question de la bonne gouvernance au Sénégal, il faut avoir des institutions fortes et crédibles« , estime Babacar Ba du Forum du justiciable, sur les ondes de la Rfm.
Procès…
« Il faut qu’on ait une justice qui peut garantir aux justiciables un procès juste et équitable. Et avec la Cour de Répression de l’Enrichissement illicite (Crei) on a un véritable problème. Elle ne requière pas les standards internationaux pour pouvoir garantir à une personne un procès équitable« , déclare Babacar Ba.
Normes…
Selon le juriste, il existe des normes universelles auxquelles les Etats se plient pour se conformer aux exigences pour garantir un procès juste et équitable. D’après lui, il faut aller vers une bonne redistribution de nos deniers publics et la Crei ne garantie pas tous les droits.
Propos…
« La Crei, nous l’avons décrié parce que nous estimons qu’elle ne requière pas les normes universelles pour pouvoir garantir à une personne un procès équitable. C’est pourquoi je comprends les propos de Moustapha Cissé Lo« , poursuit le président du Forum du justiciable.

SEYDI GASSAMA COMMENTE : «Si on est une nation civilisée,on doit réviser le procès de Karim Wade…Il y a eu des évaluations fantaisistes des biens incriminés»

https://www.dakaractu.com/Du procès  de Karim Wade au refus  du Sénégal de donner suite favorable aux recommandations du comité des Droits de l’homme des Nations-Unies concernant cette affaire, Dakar n’aura fait que perdre sa réputation de pays civilisé. C’est ainsi que Seydi Gassama voit les choses.
Le défenseur des Droits de l’homme  et directeur exécutif d’Amnesty International au Sénégal était l’invité du « Jury du dimanche   » diffusé sur Iradio. Pour lui, la situation est assez compliquée et le prétexte de la souveraineté assez fragile. « Il y va de la réputation du pays. En Afrique, le Sénégal était la référence en matière de respect des décisions internationales. On risque de faire du Mugabé. Le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies est clair. Pour nous, l’État doit appliquer les recommandations du Comité des Nations-Unies. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Tout ce que le procès a accouché doit être revu. Le comité a dit : reprenez le procès!  »
Seydi Gassama dépréciera carrément la Crei,  juridiction qui a condamné Wade-fils au terme d’un procès aux multiples rebondissements. « La Crei porte des accusations extrêmement graves sur des personnes et ne leur donne pas les moyens et l’opportunité  de se défendre. » Il dénoncera ce qu’il considère comme étant des évaluations fantaisistes de biens supposés appartenir, parfois à tort, aux personnes incriminées. « Une maison à Kabrousse qui coûte 300 millions ! » s’exclame-t-il. « Vous ne pouvez demander à une personne de justifier l’origine licite d’un bien, alors que vous n’êtes pas en mesure de prouver que ce bien lui appartient. Pour certaines de ces personnes, certains biens qui leur sont attribués ne leur appartiennent pas…  »

AFFAIRE KARIM WADE : «IL Y A UN MALAISE, DOUBLÉ D’UN DILEMME»

http://www.emedia.sn/Le dossier de Karim Wade, exhumé à Genève, devant le Comité des droits de l’homme, a fini par créer une cacophonie dans la communication gouvernementale. C’est du moins, l’avis des invités de l’émission Lr du Temps, ce dimanche, 19 octobre 2019.
D’emblée, l’enseignant-Chercheur en Sciences politiques, Jean Charles Biagui, campe le débat. Pour lui, il y a un malaise dans la Com’ gouvernementale. « Nous sommes dans un pays où les fonctionnaires n’ont pas généralement une certaine liberté de ton. Si les fonctionnaires du ministère de la Justice ont cette liberté, ça pourrait susciter des questions. Est-ce que réellement, ils avaient mandat pour parler de ce dossier, comme ils l’ont fait ? Ou bien, ils ont outrepasser leur limites ? Ce sont des questions et on attend des réponses », a-t-il laissé entendre.
Selon lui, la réaction du ministère des Affaires étrangères, après que les propos du directeur des droits de l’homme, Moustapha Ka, ont été rendus publics, prouve qu’il y a un réel problème de communication dans ce dossier. « Dans les systèmes politiques contemporains, la communication gouvernementale occupe une place importante. Ce que vous dites et comment vous le dites sont des choses importantes (…). D’une manière générale, il y a un malaise doublé, peut être, d’un dilemme. Le gouvernement Sénégalais est dans une posture de réconciliation. Il y a cette volonté de désamorcer la crise, d’apaiser. En même temps, il y a la volonté de ne pas remettre Karim (Wade) au centre du jeu pour des questions électoralistes légitimes. C’est la politique politicienne à la Sénégalaise », a estimé M. Biagui.
Ayant travaillé au ministère des Affaires étrangères, Hamidou Anne, lui, reconnaît qu’il a un problème de coordination sur ce dossier. « Nous n’avons pas l’habitude de voir des fonctionnaires tenir des discours qui ne proviennent pas de leur hiérarchie (…). Il y a un principe d’interministérialité. Que des fonctionnaires du ministère de la Justice et ceux des Affaires étrangères se lèvent pour aller à Genève sans aucune coordination, c’est un problème. En matière de diplomatie, l’Etat du Sénégal parle d’une seule voix », a rappelé l’Essayiste, auteur de : ’’Penser l’ Afrique qui vient ’’.
Pour M. Anne le dossier Karim Wade constitue un vrai problème pour l’Etat du Sénégal. « Depuis 8 ans, l’Etat ne parvient pas à se départir de ce dossier », a-t-il constaté. S’il en est ainsi, estime Hamidou Anne, c’est parce que : « ce dossier n’est pas seulement juridique. Elle est aussi politique. Et, c’est ce facteur qui qui crée beaucoup plus de problèmes ».

Comité des Droits de l’Homme : Ce que cache la sortie du ministre Amadou Ba    

iGFM – (Dakar) Le 17 octobre 2019, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a produit un communiqué, apportant un démenti aux propos selon lesquels l’Etat du Sénégal s’engagerait à dédommager Karim Wade, si le besoin se présentait. La sortie des services du ministre Amadou Ba se voulait un démenti catégorique, mais il a vite été balayé par les preuves sonores et visuelles de la Prestation du Directeur de Cabinet du Secrétaire d’Etat Chargé des Droits de l’Homme, ainsi que de nombreux fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères. Le Sénégal venait donc d’être mis dans une situation des plus inconfortables.
Or, si à la Place de l’Indépendance,  les fonctionnaires ont agi ainsi, c’est que jamais, les personnes qui sont intervenues pour prendre de tels engagements n’ont eu un mandat express de la République du Sénégal sur la question. Bien au contraire, la position du Sénégal a toujours été que le procès de Karim Wade n’est pas modifiable, puisque toutes les procédures ont été épuisées et un jugement définitif prononcé contre le fils de l’ancien Président Abdoulaye Wade.
C’est donc le 16 octobre, au soir, que la décision a été prise d’apporter un démenti catégorique à des propos qui ont vite été propagés, leur crédibilité découlant du fait que les jours précédents, un ballet de rencontres s’est produit entre l’ancien Président Wade et son successeur Macky Sall. Or, c’est bien ce dernier qui a été le premier à marquer son étonnement face à de telles rumeurs, qui ont pris des allures d’une position officielle de l’Etat du Sénégal. Alors que Macky Sall, patron régalien de la Diplomatie sénégalaise, n’a jamais donné des instructions dans ce sens. Les fonctionnaires auraient pensé agir ainsi dans le sens de la décrispation, du dégel dans les relations entre les deux Présidents, remarqué dans les jours qui ont précédé. Ils ont manifestement eu tort.
De l’avis des fonctionnaires que nous avons interrogés, le ministère des Affaires étrangères est seul habilité à porter la voix du Sénégal dans les instances internationales. « Or, depuis plusieurs années, la coordination entre le ministère de la Justice et celui des Affaires étrangères a fait défaut. Souvenez-vous que la Réponse du Sénégal au Comité, lors de la première interpellation du Sénégal, avait tardé à être produite, raison pour laquelle le Sénégal avait été condamné. Et si vous vous souvenez bien, Mankeur Ndiaye et Sidiki Kaba s’étaient accusés mutuellement de négligence ». Depuis cette première bourde de Mankeur Ndiaye, qui avait oublié la réponse dans son bureau, le Sénégal s’est lancé dans une perpétuelle séance de rattrapage.
Selon nos interlocuteurs, le Président de la République devrait encore rappeler, avec force, que seuls les ambassadeurs, les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères sont seuls habilités à agir et parler au nom de l’Etat du Sénégal. « Le Président de la République a toujours rappelé que les fonctionnaires du ministère, les diplomates, sont les représentants du pays à l’étranger et qu’il faudrait toujours s’en référer à eux », indiquent-ils.
Le Directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, les fonctionnaires présents ont donc outrepassé leur rôle et pourraient le payer au prix fort dans les tout prochains jours, a-t-on précisé du côté de la Place de l’Indépendance, Siège du ministère des Affaires  Etrangères.

Affaire Karim Wade… Amadou Ba N’a Rien Fait, Le Coupable Se Trouve Au Ministère De La Justice

https://www.xibaaru.sn/Sortie devant le Comité des Droits de l’Homme à Genève : Moustapha Kâ du ministère de la Justice sème le désordre
La sortie du Directeur des Droits de l’Homme, M. Moustapha Kâ indiquant que l’Etat du Sénégal était prêt à réhabiliter Karim Wade et à réparer le préjudice que ce dernier aurait subi suite à sa condamnation par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) continue de faire des vagues. Cette déclaration de M. Moustapha Kâ a été une aubaine pour des agitateurs se réclamant de la société civile qui ont alors tiré à boulets rouges sur le ministre des Affaires étrangères, M. Amadou Ba.
Personne ne peut comprendre quelle mouche a piqué le Directeur des Droits de l’Homme à faire une telle déclaration qui sonne comme étant un aveu de culpabilité de la part de l’Etat du Sénégal sur l’affaire Karim Wade. En réalité, M. Moustapha Kâ sous l’euphorie des retrouvailles entre le Président de la République, M. Macky Sall et son prédécesseur Me Abdoulaye Wade, aurait dû remuer sept fois la langue avant de parler. Selon le quotidien Libération, M. Moustapha Ka qui est sous la tutelle du ministère de la Justice, est convoqué par son département.
Ce qui n’a rien de surprenant. Tant M. Kâ devra s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé à faire cette annonce. Qui plus est, il a fait sa sortie devant le Comité des Droits de l’Homme à Genève. Voila pourquoi, la séance d’explications à laquelle il devra faire face au ministère de la Justice va être torride. De par sa position, l’Etat du Sénégal a toujours été constant vis-à-vis du Comité des droits de l’Homme. Pour le Sénégal, la position a toujours été que « le Comité n’est pas une instance juridictionnelle mais plutôt un comité d’experts indépendants dont les décisions sont dénuées de toute force obligatoire ». Selon le Sénégal qui l’avait affirmé, il ne rentre pas dans les attributions du Comité des Droits de l’Homme « de réformer les décisions rendues par les juridictions nationales ».
Une position limpide comme l’eau de roche mais qu’a voulu rendre trouble la sortie de M. Kâ.Thiémokho BORE

 Le malaise Karim Wade

https://www.seneplus.com/e-media-Le dossier de Karim Wade, exhumé à Genève, devant le Comité des droits de l’homme, a fini par créer une cacophonie dans la communication gouvernementale. C’est du moins, l’avis des invités de l’émission Lr du Temps, ce dimanche, 19 octobre 2019.
D’emblée, l’enseignant-Chercheur en Sciences politiques, Jean Charles Biagui, campe le débat. Pour lui, il y a un malaise dans la Com’ gouvernementale. « Nous sommes dans un pays où les fonctionnaires n’ont pas généralement une certaine liberté de ton. Si les fonctionnaires du ministère de la Justice ont cette liberté, ça pourrait susciter des questions. Est-ce que réellement, ils avaient mandat pour parler de ce dossier, comme ils l’ont fait ? Ou bien, ils ont outrepasser leur limites ? Ce sont des questions et on attend des réponses », a-t-il laissé entendre.
Selon lui, la réaction du ministère des Affaires étrangères, après que les propos du directeur des droits de l’homme, Moustapha Ka, ont été rendus publics, prouve qu’il y a un réel problème de communication dans ce dossier. « Dans les systèmes politiques contemporains, la communication gouvernementale occupe une place importante. Ce que vous dites et comment vous le dites sont des choses importantes (…). D’une manière générale, il y a un malaise doublé, peut être, d’un dilemme. Le gouvernement Sénégalais est dans une posture de réconciliation. Il y a cette volonté de désamorcer la crise, d’apaiser. En même temps, il y a la volonté de ne pas remettre Karim (Wade) au centre du jeu pour des questions électoralistes légitimes. C’est la politique politicienne à la Sénégalaise », a estimé M. Biagui.
Ayant travaillé au ministère des Affaires étrangères, Hamidou Anne, lui, reconnaît qu’il a un problème de coordination sur ce dossier. « Nous n’avons pas l’habitude de voir des fonctionnaires tenir des discours qui ne proviennent pas de leur hiérarchie (…). Il y a un principe d’interministérialité. Que des fonctionnaires du ministère de la Justice et ceux des Affaires étrangères se lèvent pour aller à Genève sans aucune coordination, c’est un problème. En matière de diplomatie, l’Etat du Sénégal parle d’une seule voix », a rappelé l’Essayiste, auteur de : ’’Penser l’ Afrique qui vient ’’.
Pour M. Anne le dossier Karim Wade constitue un vrai problème pour l’Etat du Sénégal. « Depuis 8 ans, l’Etat ne parvient pas à se départir de ce dossier », a-t-il constaté. S’il en est ainsi, estime Hamidou Anne, c’est parce que : « ce dossier n’est pas seulement juridique. Elle est aussi politique. Et, c’est ce facteur qui qui crée beaucoup plus de problèmes »

Attaques contre Amadou Ba : Le président du mouvement «Sénégal de demain»,Ibou Sow Ardo,défend le ministre des Affaires Étrangères.

https://www.dakaractu.com/Le président du mouvement « Sénégal de demain » est monté au créneau pour défendre le ministre des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’extérieur.
Selon Ibou Sow Ardo, le ministre Amadou Ba est un citoyen modèle et ceux qui complotent contre lui pour le détruire doivent arrêter.
Ibou Sow de dire que « Amadou Ba s’est battu pour gagner Dakar et récupérer le département des mains de ceux qui étaient là. Il a investi le terrain et a offert au président Macky Sall la ville de Dakar, gage de sa victoire lors des dernières élections présidentielles du 24 février 2019. Alors, que ceux qui, tapis dans l’ombre, font tout pour le nuire et ternir son image, fassent comme lui. Ceux qui l’attaquent doivent descendre sur le terrain et se conformer aux instructions du président Macky Sall qui est de se rapprocher des populations, de s’enquérir de leur situation et apporter des solutions. Amadou Ba est dans cette dynamique et il y est resté depuis toujours. C’est un battant qui ne fait que travailler et qui parle peu. Son seul objectif est la victoire du président Macky Sall dans tous les combats. Alors, au lieu d’essayer de le descendre, les faucons et les aspéristes méchants, doivent faire comme lui. Amadou Ba est un bon ministre et un bon responsable de l’Apr.
Chose que les habitants des Parcelles Assainies en particulier et ceux de Dakar en général, ne  démentiront pas. Il suit les directives du président Macky Sall et il n’attend pas quand il s’agit de se rapprocher des populations pour régler les problèmes des couches les plus défavorisées. Le Sénégal est fier de lui, alors ceux qui sont à l’Apr devraient suivre la même logique… »

Seydi Gassama  » Le procès de Karim Wade doit être révisé « 

Déplorable, grave. Les qualificatifs ne manquent pas dans la réaction de Seydi Gassama, le directeur exécutif d’Amnesty international section Sénégal, suite au tollé soulevé par le passage de la délégation sénégalaise, à Genève, devant le Comité des Nations-Unies des droits de l’homme.

« Réviser le procès de Karim Wade »

C’est vraiment déplorable. Et moi, je ne peux pas croire qu’à un niveau aussi haut de responsabilités, qu’il puisse y avoir des dissonances. (D’autant plus que) cette question était attendue parce que le Comité des droits de l’homme avait déjà fait des recommandations à l’État du Sénégal à savoir de réviser le procès de Karim Wade. Le Sénégal avait eu un délai de six mois pour s’exécuter. Quelques temps après les recommandations, le président Macky Sall avait clairement dit, s’il est réélu, il était prêt à amnistier Khalifa Sall et Karim Wade, dans le cadre d’une réconciliation nationale pour remettre les Sénégalais ensemble ». Cette déclaration laissait entendre la volonté dans laquelle l’État du Sénégal voulait aller. Donc, si ces fonctionnaires sont certainement allés dans cette direction, c’est parce qu’en tant que hauts fonctionnaires, ils analysent toutes les déclarations des autorités ». C’est en ce sens que le droit-de-l’hommiste désavoue les sanctions annoncées contre lesdits fonctionnaires dont Moustapha KA, le Directeur des droits de l’homme au ministère de la Justice.

Un Pacte supranational

Fermement, il soutient que « ce serait extrêmement grave que le Sénégal dise que le Comité des droits de l’homme a fait des recommandations et moi, je n’ai pris aucune mesure pour mettre en œuvre ces recommandations. C’est d’autant plus grave que le Sénégal assure la présidence du Conseil des droits de l’homme. Aujourd’hui, dans tout ce qui est système de protection des droits humains au niveau des Nations-Unies, c’est le Sénégal qui est à la tête. Vous ne pouvez pas être à la tête du Conseil des droits de l’homme et dire  »moi, je n’applique aucune recommandation dudit conseil ». D’autant plus que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, lui-même, a une valeur contraignante sur l’État du Sénégal. Ce Pacte, une fois que vous le ratifiez, il est juridiquement contraignant pour vous. Il s’impose au droit national. Le Pacte a prévu la création d’un comité d’experts dont les dix-huit membres sont des gens présentés par leur État mais une fois élus, ils siègent comme experts. Ils ne reçoivent d’instruction d’aucun État. D’ailleurs si un Sénégalais était dans ce comité, il aurait quitté la salle pendant qu’on examinait la situation du Sénégal.
C’est en toute indépendance que ces experts siègent. Ils sont chargés de rappeler aux États leurs obligations. Qu’un État dise ensuite que ce que disent ces experts ne m’engagent pas, ce n’est pas contraignant, c’est assez curieux. En tout cas, les grands États (Européens, beaucoup de pays africains), lorsque ces organes émettent des recommandations, ils mettent tout en œuvre pour les appliquer. Le régime d’Abdou Diouf avait accepté les recommandations de ces organes ».

Les risques qu’encourt le Sénégal

Préciser qu’avant tout, Seydi Gassama s’est réjoui que le Sénégal ait présenté, enfin, ce rapport parce que ce rapport était (attendu) depuis 2000. Cela fait très longtemps que le Sénégal a présenté un rapport devant le Comité des droits de l’homme. Vous savez qu’en vertu du Pacte, les États membres, une fois que vous adhérez au Pacte, une année après, vous devez présenter votre rapport.
Après, ces tous les quatre ou cinq que vous devez présenter votre rapport périodique, pour faire au Comité le point de la mise en œuvre des dispositions du Pacte au niveau national. Donc, il est vraiment important que le Sénégal présente régulièrement ses rapports et je crois que beaucoup d’efforts ont été faits dans ce sens. Il faut aussi rappeler que pendant cette semaine, le Sénégal a quand même présenté deux rapports. Aussi bien pour le Pacte sur les droits civils et politiques, que pour le Traité sur les droits économiques, sociaux et culturels. Qui est un instrument extrêmement important pour les pays en développement où (figurent) beaucoup de droits comme celui lié à la Santé, au logement, entre autres ».
Le droit-de-l’hommiste, évoquant les risques sur la réputation du pays, appelle à préserver « la longue tradition » reconnue au Sénégal pour le respect dudit Pacte. Et, partant du principe que « l’État du Sénégal s’est fourvoyé depuis le début dans l’affaire Karim Wade », il pointe « la nécessité de réviser le procès de Wade-fils », en mettant en œuvre les recommandations du Comité des Nations-Unies des droits de l’homme. Car, « les désaveux sont nombreux », justifie-t-il, par ailleurs

«Réhabilitation» de Karim : Les premiers sanctions vont tomber

http://www.rewmi.com/Moustapha Ka, le directeur des droits de l’Homme, est sur la sellette. Kâ, qui avait déclaré que le gouvernement du Sénégal est prêt à réparer le préjudice subi par Karim Wade pour se conformer aux constatations du Comité des droits de l’Homme de l’Onu, a été convoqué par le ministre de la Justice, Me Malick Sall, pour une séance d’explication sur sa déclaration sur cette affaire, rapporte Libération.
Le Directeur de cabinet du Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la justice, est également convoqué, par le Garde des Sceaux pour s’expliquer sur l’affaire Karim Wade. Les deux fonctionnaires qui devaient faire face à la tutelle hier vendredi seront entendus lundi prochain par la tutelle, renseigne L’OBS.

Babacar Ba (Forum du Justiciable) : «On n’acceptera pas que Moustapha Kâ soit l’agneau du sacrifice»

https://www.seneweb.com/Moustapha Kâ, le Directeur des Droits humains et Samba Ndiaye Seck, Directeur du cabinet du secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice chargé de la promotion des Droits humains, ont été convoqués par le Garde des Sceaux. Ils vont devoir s’expliquer, ce lundi, sur les propos qu’ils ont tenus au comité des Droits de l’homme de l’Onu sur le cas Karim Wade. Mais pour le président du Forum du Justiciable, pas question de les sanctionner.
«Nous avons entendu que le Directeur des Droits humains a été convoqué par le ministre de la Justice. Nous n’allons jamais accepter que le Directeur des Droits humains fasse l’objet d’une quelconque sanction. Nous n’accepterons pas que Moustapha Kâ soit l’agneau du sacrifice», a déclaré Babacar Bâ sur les ondes de la Rfm.
De son avis, le Directeur des Droits humains n’a fait qu’apporter des éléments de réponse. Et ses propos engagent l’Etat du Sénégal. «Nous savons comment ça se passe en diplomatie. Une délégation ne peut aller à l’aventure. Moustapha Kâ ne prendrait jamais le risque de donner des réponses sans avoir l’aval de la délégation et de l’État du Sénégal», a-t-il précisé.

Les Amis du Ministre Amadou Ba en colère : «Que ces gens-là qui manoeuvrent dans l’ombre, cessent leur jeu…malsain»

https://www.dakaractu.com/ Les inconditionnels du Ministre des Affaires Étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, Amadou Ba, bouillonnent de colère contre les détracteurs de leur leader.
Dans une note transmise à la presse, ils soutiennent : « Nous déplorons de manière énergique les sorties malencontreuses qui cherchent à jeter le discrédit sur le Ministre Amadou Ba. Ce qu’ils ignorent, c’est que l’ancien Ministre de l’Économie et des Finances jouit d’une légitimité certaine dans le département de Dakar où il a beaucoup bataillé pour le triomphe de la cause présidentielle. Que ces gens-là qui manoeuvrent dans l’ombre, cessent leur jeu… malsain. Le Ministre Amadou Ba est un homme loyal, serieux et qui refuse de se mêler dans des combines et voilà ce qui poussent certains á vouloir le mettre en mal avec le Président de la République Macky Sall. Lui, il est incontestablement un fidèle parmi les fidèles de Macky. Il se veut toujours un dévoué serviteur de la République », ont-ils déclaré dans une note.
Et ils poursuivent : « aujourd’hui, la seule chose qui vaille, c’est de constituer un bloc homogène, poursuivre la dynamique unitaire pour aider, au mieux, le Président Macky à réussir avec brio son quinquennat. Ces manoeuvres de faucons abscons doivent alors cesser car elles ne passeront pas. Que ceux qui ont un agenda caché se dévoilent au lieu de chercher la petite bête. Ce qu’il a à dire sur le dossier Karim Wade, il l’a dit en toute responsibilité et sans langue de bois (ndlr : Contrairement aux allégations relayées par la presse en ligne, la délégation sénégalaise n’a, en aucun cas, sous quelque forme que ce soit, pris des engagements allant dans le sens d’une « réhabilitation » de Monsieur Karim Wade, ou « une réparation » d’un préjudice qu’il aurait subi. Par conséquence, les informations publiées á ce sujet sont denuées de fondement… »

Amadou Ba désavoué…

http://www.dakarmatin.com/La cacophonie née entre le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et la délégation sénégalaise qui a pris part à la 127ème session du Comité des droits de l’homme des Nations unies, sur les recommandations dudit comité et les engagements du Sénégal dans l’affaire Karim Wade, préoccupe les «Droit-de-l’hommistes» sénégalais. Sur leur compte Twitter, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal et Alioune Tine, Fondateur d’Africa Jom Center ont semblé désavouer le ministère des Affaires étrangères, qui a contredit les représentants de la délégation sénégalaise à ladite session.
La sortie du ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur pour démentir le supposé engagement pris par l’Etat du Sénégal pour la «réhabilitation» et la «réparation» du «préjudice» subi par le fils de l’ancien chef de l’Etat, Karim Wade, n’a pas laissé de marbre les «Droit-de-l’hommistes» sénégalais. En effet, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal et Alioune Tine, Fondateur d’Africa Jom Center ne semblent pas apprécier la sortie dudit ministère, contredisant la délégation sénégalaise qui a pris part à la 127ème session du Comité des droits de l’homme des Nations unies en vue de présenter le cinquième rapport périodique du Sénégal sur la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Sur son compte Twitter, Seydi Gassama fait le distinguo entre les réponses servies par les membres de la délégation sénégalaise, concernant les recommandations du Comité des droits humains des Nations unies sur le cas Karim Wade et celles du ministère.
Affichant une position favorable aux membres de ladite délégation, il dira que «nous avons d’un côté des techniciens qui sont conscients des obligations internationales du Sénégal en matière de droits humains et de l’autre, des politiciens qui pensent, parce qu’ils sont au pouvoir, qu’aucune obligation ne peut s’opposer à leur volonté ou ambition».
Auparavant, Seydi Gassama s’est offusqué de la posture des tenants du pouvoir quand des critiques sont formulées en matière d’atteinte aux droits humains des opposants politiques. A son avis, «quand l’Onu interpelle l’État du Sénégal sur les atteintes aux droits humains des opposants politiques, elle ne fait pas de la politique. Quand les Organisations de la société civile (Osc) dénoncent les atteintes à ces mêmes droits, elles font de la politique». Suffisant pour lui de dire «qu’en matière de Droits humains (Dh), pas de progrès sans de la bonne foi».
Sur cette affaire d’engagement ou pas pour la «réhabilitation» de Karim Wade, Seydi Gassama n’est pas le seul à exprimer son incompréhension suite à la sortie du ministère des Affaires étrangères. S’exprimant aussi sur son compte Twitter, Alioune Tine, Fondateur d’Africa Jom Center a relevé «une absence de coordination» entre le ministère de la Justice qui a représenté le Sénégal au Conseil des droits de l’homme et les Affaires étrangères, «qui accusent la presse».
Le «Droit-de-l’hommiste» pense, en fait, que «la justice est en phase avec les obligations internationales du pays». Mieux, M. Tine trouve que les deux représentants du Sénégal, en l’occurrence Moustapha Kâ, Directeur des droits de l’homme du Sénégal, non moins «magistrat d’une grande compétence, très pointu et très sérieux», et M. Ly des Affaires étrangères, «figurent parmi les meilleurs experts en droits humains de notre administration. Ils ont fait une déclaration conforme aux obligations du Sénégal en droits de l’homme». Ne s’en limitant pas là, le défenseur des droits de l’homme a trouvé «curieuse» la sortie des services du ministre Amadou Ba contre la presse «qui n’a fait que son travail», juge-t-il. Non sans relever : «pourtant, l’enregistrement des propos du Directeur des droits de l’homme du Sénégal sont disponibles et c’est ce qui est reproduit par les journaux. Curieux?».
Pour rappel, suite aux recommandations du Comité des droits humains des Nations unies sur le cas Karim Wade, condamné à 6 ans ferme par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), avant d’être gracié, Moustapha Kâ, Directeur des droits de l’homme du Sénégal, membre de la délégation qui a représenté le Sénégal lors de ladite session, avait laissé entendre sur Emedia.sn que «nous (délégation) avons répondu en disant que le Sénégal est prêt à allouer la réparation mais comme dans la décision du comité, il n’y avait pas un montant quantifié pour réparer, il fallait actionner quand même une procédure afin de pouvoir déterminer le préjudice subi, entendre la personne concernée pour pouvoir avoir une juste vision du montant de la réparation qui a été alloué». Une information que les services du ministre Amadou Ba ont formellement démenti estimant que «contrairement aux allégations relayées par la presse en ligne, la délégation sénégalaise n’a, en aucun cas et sous quelque forme que ce soit, pris des engagements allant dans le sens d’une “réhabilitation“ de Monsieur Karim Wade, ou d’une “réparation“ d’un “préjudice“ qu’il aurait subi».

«L’ÉTAT A PEUR DE METTRE DE L’ORDRE MÊME QUAND L’EXERCICE DE NOTRE FOI DÉRANGE…»

https://www.seneplus.com/-L’As-Pour laïque que soit la République, chacun peut exprimer librement sa foi, sans pour autant déranger son voisin. C’est un gage de coexistence pacifique. Toutefois, il semble de plus en plus difficile au Sénégal que cette attention soit accordée à l’autre : des églises qui font de l’ambiance non-stop dans la nuit profonde, des appels multiples à la prière bien plus tôt que nécessaire. Beaucoup de Sénégalais souffrent, stoïques de cette situation, craignant le qu’en dira-t-on, ils n’osent pas l’extérioriser. Ces situations mettent à mal la cohabitation pacifique et fragilisent le vivre ensemble. En marge du lancement des «Rendez-vous sur l’île de Ngor», récemment, SeneNews a recueilli le témoignage de M. Thierno Talla. Musulman, il prie au moins 6 jours sur 7 à la mosquée et a longtemps été affecté cette problématique. A Sacré-Cœur3, il a souffert des appels multiples et s’en est ouvert à l’imam, son ami. Après avoir déménagé aux Mamelles, une église lui fait «porter une croix» contre sa volonté. Perplexe, il refuse toutefois de faire intervenir la police ou la gendarmerie contre les accès de bruit de l’église. Il a recours au dialogue dont l’efficacité reste à prouver. Thierno Talla rappelle que toutes les religions recommandent le respect de l’autre. Entretien.
Thierno Talla, vous avez évoqué lors du panel sur «le vivre ensemble », quelques situations qui menacent la coexistence pacifique dans l’exercice de notre foi aussi bien chez les chrétiens que les musulmans. Faut-il revoir la manière dont sont faits les appels à la prière ?
En visitant des pays non majoritairement musulmans, on a la réponse. Vous allez à Los Angeles (USA) ou à Mante-La Jolie (France) toutes les croyances y sont pratiquées. Mais on ne perturbe pas. Il y a beaucoup de musulmans à Mantes-La-Jolie qui vont prier le vendredi à la mosquée, il n’y a pas d’appel à la prière. Il n’y a pas de bruit. Les autres jours c’est pareil et pourtant il y a des mosquées. A Los Angeles, dans l’État le plus riche des États-Unis, il y a aussi des mosquées, (moi j’ai prié dans une mosquée là-bas), à Cincinnati (Ndlr : dans l’Ohio) pareil. Mais les gens sont mieux organisés. Pourquoi nous qui sommes majoritairement musulmans avec tout ce que le coran dit, ce que le bon Dieu dit, on continue à perturber les autres. J’ai visité de grands pays musulmans sans pourtant voir ce qu’on observe chez nous. -Je mets l’Arabie Saoudite de côté parce que là-bas les gens y vont pour le pèlerinage, ils y vont pour prier plus que chez eux-. Mais vous allez en Égypte, en Turquie, au Maroc c’est différent de ce qui se fait chez nous. J’ai fait un mois en Égypte. Là-bas, c’est une fois qu’on appelle à la prière de l’aube, 15 mn avant. Après les gens se rassemblent pour prier. Mais ici au Sénégal vous voyez, j’ai même peur de poser ce problème-là parce que je les gens risquent de me taxer de mécréant et tout. Et pourtant comme je l’ai dit, je vais six fois sur sept (6/7) à la mosquée pour prier par semaine. Je préfère prier à la mosquée pour me socialiser davantage et mieux prier parce que c’est la maison de Dieu, c’est là où je suis plus concentré. On a 25 fois plus de bienfaits en priant à la mosquée que quand on prie seul.

Le problème le volume du haut-parleur qui est surtout trop fort la multiplication du nombre d’appels…

Oui moi j’ai habité deux quartiers ici à Dakar. J’ai d’abord eu une maison à Sacré-Cœur 3 où j’ai fait 13 ans. J’ai dit au muezzin qui est un ami par ailleurs, – Daouda, nous sommes les mêmes à venir prier ici depuis 13 ans. Il y a des gens qui habitent à un mètre de la mosquée qu’on n’a jamais vus venir prier à l’aube. D’autres habitent à un kilomètre et ils viennent. Donc tu n’as pas besoin de nous appeler parce que nous avons nos portables, c’est dans nos esprits. C’est ancré maintenant. Et on habite avec des chrétiens. Comme je l’ai dit il y a une femme chrétienne qui s’est plainte. Elle a écrit à l’imam en disant moi j’ai des enfants en bas âge qui ne sont pas musulmans. Quand on appelle à la prière, ils sursautent, ils ont peur. La situation n’a pas changé. Elle a été obligée de déménager. Or la Cité de Médine celle qui a accueilli le prophète et ses compagnons les mouhadjrines, les secoureurs qui sont venus au secours des émigrés, c’était l’exemple type de la cohabitation entre les musulmans, les juifs et les chrétiens sans nuire à l’autre. C’est l’exemple-là qu’il faut reproduire chez nous et vivre comme les autres pays musulmans. Pare qu’il y a des gens qui ont peut-être travaillé jusqu’à deux heures du matin qui ont besoin de dormir ou d’autres qui ont besoin de se réveiller à telle autre heure, je ne sais pas.

Vous dites surtout que l’appel intervient un peu plus tôt et les appels se multiplient à intervalle régulier…

Beaucoup plus tôt ! Si je l’exemple de ce samedi, on est aujourd’hui le 05 octobre. Moi je suis allé à la mosquée à 6h du matin, à 5heures moins, j’étais déjà réveillé. Mais à 5 heures, c’était le premier appel. Le gars il appelle à la prière pendant 3 minutes, il s’arrête, il y a un autre qui prend le relais dans une autre mosquée. -Parce qu’il y a beaucoup de mosquées, c’est une bonne chose- et puis 5h05 tout s’arrête. 10mn après à 5h15, ça reprend, c’est le deuxième appel. Une autre mosquée prend et ça s’arrête. Et 30 mn après, c’est à dire à 5h45 on dit : – levez-vous parce que la prière est meilleure que le sommeil. Donc à 15mn de la prière ça suffit. On peut se préparer et celui qui va à la mosquée on n’a pas besoin de le tympaniser, si vous me permettez l’expression.

 Ça c’est pour ce qui est des mosquées qui n’ont pas le monopole de ce que vous décrivez. Qu’en est-il des églises ?

Oui, ce dont je parle c’était à Sacré-Cœur 3 où je vivais. J’habite maintenant aux Mamelles, à Ouakam où la villa de mon voisin immédiat a été transformée en église. Ils l’appellent « Le panier de la miséricorde». Au début c’était normal parce qu’il ne le faisait que samedi et dimanche matin. C’est n’est pas grave. Tout le monde est réveillé ou presque. Ensuite, ils ont commencé à faire vendredi soir, de la musique. Quand ils s’échauffent, ils mettent de la musique à fond jusqu’à 2h, 3h du matin. C’est comme s’ils jouaient dans ma chambre. Je suis allé rencontrer le responsable. Je lui ai dit – Moi je suis en train de dormir, je dois me réveiller à 6h du matin et vous mettez la musique est à fond. S’il vous plait essayez de diminuer le volume. Ils ont cessé. La deuxième, fois même chose. Je leur ai dit je ne veux pas faire appel à la police ou à la gendarmerie, nous sommes tous des croyants. De grâce diminuez le volume. Ils se sont calmés pendant un certain moment. Mais là ils ont repris un peu à peu. C’est un problème. On peut pratiquer sa foi sans déranger les gens.

Finalement que faut-il envisager comme solution ?

C’est tout simplement qu’il faut revenir à ce que dit la religion. On n’a pas besoin d’appeler les gens 3 ou 4 fois. Le bon musulman, on ne doit même pas le réveiller. Parce qu’avec les portables aujourd’hui vous pouvez régler votre heure. Le réveil est là. Lorsque j’étais à SacréCoeur3, le dimanche c’était le meilleur jour parce que j’entendais la cloche de l’église catholique sonner 3 fois. C’était bien. On est donc là au cœur des facteurs qui mettent à mal le vivre ensemble au Sénégal… C’est cela. C’est le cas notamment des chants religieux qui se déroulent de la nuit du jeudi au vendredi. Pourquoi on obligé de se faire entendre par les autres ? Moi je suis tidiane, même la «wasifa», après la prière de 17h c’est obligatoire. Mais ceux qui le font peuvent le faire entre eux !

Pensez-vous que l’état doit intervenir ?

Oui mais l’État a peur d’intervenir, le ministère du Culte. 6 fois par semaine, je vais prier à la mosquée. Mais si je le dis, on va me taxer de mécréant ou de franc-maçon. Alors qu’est-ce qu’on fait, on laisse les choses en l’état ? Il faut qu’on en arrive débattre sereinement de la question pour voir quelle solution.Senenews.com

Cour suprême : Khalifa Sall encore débouté

L’ex-maire de Dakar avait déposé, le 4 juin dernier, un recours à la Cour suprême. Ce, aux fins d’annulation de l’arrêté du bureau de l’Assemblée nationale, en date du 17 janvier 2019 et portant sa radiation de la liste des députés, dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.
L’Observateur indique que Khalifa Sall a encore été débouté par la haute juridiction. Celle-ci motive sa décision par le fait que l’excès de pouvoir évoqué par Khalifa Sall n’est recevable que contre une décision explicite ou implicite d’une autorité administrative. Ce qui n’est pas le cas de la radiation

Ziguinchor : la bande de cambrioleurs qui écumait boutiques,écoles et stations-services,arrêtée par la police

https://actusen.sn/Ouf de soulagement pour les populations de Ziguinchor qui ne dormaient plus que d’un seul œil à cause des séries de braquages opérées dans la ville. En effet, les éléments du commissariat central de Ziguinchor ont cueilli la bande de cambrioleurs qui écumait boutiques, écoles, stations-services, entre autres.
Les limiers ont arrêté dans un premier temps un des éléments de la bande dans un village situé à une vingtaine de kilomètres de Ziguinchor. Concernant les 6 autres, ils ont été cueillis ce dimanche au quartier Lindiane de la capitale du Sud.

Moustapha Diakhaté : «le ravitaillement correct de Touba en eau de qualité exige des réformes en profondeur»

«Depuis plusieurs décennies la Ville de Touba est confrontée, pendant et en-dehors du Magal, à l’insuffisance et à la mauvaise qualité de l’eau. La forte teneur en sel et sa couleur saumâtre fait que l’eau de Touba est tout sauf potable » », fait remarquer le ministre-conseiller Msoustapha Diakhaté dans un post sur sa page facebook
Un état de fait qui provoque son ire. «Cette situation est indigne de la Capitale de l’une des plus grandes communautés musulmanes du Sénégal », s’offusque-t-il, avant de mettre le point sur la cause de cette récurrente d’eau dans la ville sainte de Touba.
“La principale cause des déficits et autres pénuries c’est la gratuité de l’accès à l’eau pour une population qui varie entre 1 à plus de 4 millions de personnes selon les périodes », révèle-t-il.
« Heureusement, se félicite-t-il,  de plus en plus de voix s’élèvent pour s’interroger sur la politique de l’approvisionnement en eau de Touba. Les gens se rendent compte que la gratuité de l’eau ne peut plus continuer. Il faut donc sortir des discours démagogiques, populistes, cesser de placer les populations dans une situation d’assistanat et les responsabiliser: l’eau n’a pas de prix mais elle a un coût ».
Pour le ministre-conseiller, le ravitaillement correct de Touba en eau de qualité exige des réformes en profondeur.
Il indique : «Dans cette perspective, l’Etat et les autorités religieuses doivent trouver un partenaire stratégique à l’instar de la SDE pour produire et distribuer l’eau à intérieur de la Ville. Le partenariat avec la SDE avec l’Etat est exemple positif d’une gestion de l’eau passée au secteur privé. Cela a permis en moins de dix ans, la réduction des pertes par deux et la desserte a été améliorée avec des tarifs pratiquement inchangés! »

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