Rp du Mercredi 17 Octobre 2019

Unes de la presse du Mercredi 17 Octobre 2019
Unes de la presse du Mercredi 17 Octobre 2019

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Président de la République a présidé la réunion du Conseil des Ministres, ce mercredi 16 octobre 2019, à 10 heures, au Palais de République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a évoqué l’édition 2019 du Grand Magal de Touba. A ce sujet, il a adressé ses remerciements au Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé lors de sa visite de courtoisie, en prélude à cet évènement religieux international d’envergure.

Il a réitéré, dans ce contexte de communion nationale, son engagement résolu pour un Sénégal de paix, de prospérité et de stabilité sociale.

Le Président de la République a, en outre, félicité toute la communauté mouride pour la construction en cours de l’Université Cheikh Ahmadou Bamba de Touba. Il a réaffirmé son engagement à soutenir le projet, et à améliorer significativement les systèmes d’assainissement et d’approvisionnement en eau potable de la cité religieuse.

Abordant la rencontre, le jeudi 10 octobre 2019, avec les maires et les présidents de Conseil départemental en vue de consolider, dans l’équité et la solidarité, un Sénégal de prospérité et de progrès, le Président de la République a marqué sa ferme volonté de renforcer notre processus de décentralisation et la territorialisation des politiques publiques conformément à sa vision d’un Sénégal Emergent.

A cet égard, le Chef de l’Etat a salué la mobilisation et l’engagement des élus locaux. Il a demandé au Ministre chargé des collectivités territoriales d’examiner, dans les meilleurs délais, le Mémorandum des élus locaux présenté lors de cette rencontre et à lui faire des propositions opérationnelles en relation avec tous les acteurs territoriaux.

Le Président de la République a, dans cet élan, invité les ministres concernés à élargir, à toutes les communes du Sénégal, le Programme d’Appui aux Communes et Agglomérations du Sénégal (PACASEN). Il a par ailleurs informé du portage du  PACASEN rural  par le PNDL, et exhorté le Ministre des Collectivités territoriales à veiller à la validation rapide du Plan national d’Aménagement du Territoire.

Le Chef de l’Etat a décidé d’instaurer le 10 octobre de chaque année, « Journée nationale de la Décentralisation », et annoncé la tenue prochaine d’un Conseil Présidentiel sur la Décentralisation.

Au titre de l’amélioration de la mobilité urbaine dans les grandes agglomérations, le Président de la République a demandé au Ministre des infrastructures routières, des transports terrestres et du Désenclavement d’intensifier la mise en œuvre des programmes et projets prioritaires visant la modernisation des systèmes de transport et l’amélioration notable de la mobilité urbaine et péri-urbaine.

Le Chef de l’Etat, a notamment, insisté sur la nécessité de déployer une stratégie intégrée de promotion du transport multimodal, avec l’exploitation du Train Express Régional (TER) et le démarrage du projet Bus Rapid Transit (BRT) dont il lancera les travaux le 28 octobre 2019. Il a également indiqué au Ministre des transports terrestres, l’impératif de de veiller à la situation de la Société nationale « Dakar Dem Dik » ; ainsi que sur le fonctionnement du Petit Train de Banlieue (PTB).

Revenant sur la préparation de la session budgétaire, le Chef de l’Etat a demandé aux membres du Gouvernement, après l’adoption du projet de loi des finances pour l’année 2020, d’assurer une bonne participation à la session budgétaire de l’Assemblée nationale.

Le Président de la République, évoquant la gestion et le suivi des affaires intérieures, a invité le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation à veiller à la situation académique et sociale dans les universités publiques, notamment au niveau des universités Gaston Berger de Saint – Louis, Alioune DIOP de Bambey et Assane Seck de Ziguinchor.

Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, adressé ses chaleureuses félicitations aux joueurs et à l’encadrement de l’équipe nationale, suite à la brillante victoire des lions du Football à la coupe des nations de l’Union des Fédérations Ouest Africaines de Football (UFOA).

Au titre du suivi de la Coopération et des Partenariats, le Président de la République a invité les ministres impliqués à prendre toutes les dispositions urgentes pour accélérer la réalisation du projet de Port du Futur multifonction à Ndayane, adossé à une Zone économique spéciale, qui sera développé par Dubaï Port Word (DP World). Il a ainsi demandé au Ministre des Finances et du Budget (MFB) d’engager toutes les diligences nécessaires à la mise à disposition effective de l’assiette foncière intégrale requise par le développeur.

Le Chef de l’Etat a clos sa communication par son agenda international en informant le Conseil de sa participation à la Conférence d’Oslo sur la protection des océans le 23 octobre, au Sommet Russie-Afrique à Sotchi le 24 octobre et à la cérémonie officielle commémorative du 70ème anniversaire de la création de la Maison d’édition Présence Africaine à Paris le 25 octobre.

Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait le point sur la situation internationale et a rendu compte de l’état  d’avancement des préparatifs du Forum de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique

Le Ministre de l’Energie et du Pétrole a rendu compte de sa participation à la 24ème   édition du Congrès mondial de l’Energie  qui a eu lieu du 09 au 12 septembre 2019 à Abu Dhabi.

Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a fait a fait un rappel sur le système national de planification et rendu compte de l’état d’exécution de la refonte.

Le Ministre de l’Agriculture et l’Equipement rural a fait le point sur la pluviométrie, l’état des cultures et la situation phytosanitaire.

Le Ministre de la Santé a rendu compte de sa participation  à Lyon à la 6ème  conférence portant sur la reconstitution du fonds mondial.

Le Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a rendu compte de l’état d’avancement du port de Ndayane.

Le Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement fait une communication sur le l’état d’avancement de la mise en œuvre du Plan de Sauvegarde d’Urgence, retenu par le Sénégal et le Mali, pour la relance de l’Exploitation du réseau ferroviaire Dakar-Bamako.

Le Secrétaire d’Etat, en charge du Réseau ferroviaire a rendu compte de l’exécution des travaux de réhabilitation du pont de Touba Zam-Zam.

Au titre des textes législatifs et réglementaires, le Conseil a examiné et adopté :

–       le projet de loi portant report des élections prévues le 1er décembre 2019 et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux ;

–       le projet de loi portant Code gazier.

Au titre des mesures individuelles, le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Ndongo DIENG, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°604.452/I, précédemment Ministre-Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Addis-Abeba, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Uhuru KENYATTA, Président de la République du Kenya, avec résidence à Nairobi, en remplacement de Monsieur Abdoul Wahab HAIDARA, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Abdoul Wahab HAIDARA, Conseiller des Affaires étrangères, matricule de solde n°604.130/L, précédemment Ambassadeur du Sénégal en République du Kenya, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Monsieur Ram Nath KOVIND, Honorable Président de la République de l’Inde, avec résidence à New Delhi, en remplacement de Monsieur El Hadji Ibou BOYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Monsieur Oumar BA, Inspecteur de l’Education Populaire, de la Jeunesse et des sports, est nommé Président du Conseil de Surveillance de l’Agence Sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille Verte ;

Monsieur Abdou Salam GUEYE, Instituteur, matricule de solde 518 829/C, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Kaffrine, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Bembou, en remplacement de Monsieur Abasse NDIAYE;

Monsieur Oumar DIBA, Secrétaire d’Administration, matricule de solde 661 420/A, précédemment Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Méouane, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Kaffrine, en remplacement de Monsieur Abdou Salam GUEYE, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Mamadou Doudou NGOM, Secrétaire d’Administration, matricule de solde 681 473/A, précédemment Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Djibanar, est nommé Adjoint au Sous-préfet de l’Arrondissement de Méouane, en remplacement de Monsieur Oumar DIBA, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Alioune DIOUF, Instituteur, matricule de solde 617 438/C, est nommé Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Djibanar, en remplacement de Monsieur Mamadou Doudou NGOM, appelé à d’autres fonctions.Fait à Dakar le 16 octobre 2019,Le Ministre, Porte-Parole du GouvernementNdéye Tické Ndiaye DIOP

Islamophobie : 90 personnalités appellent Macron à dire «stop à la haine contre les musulmans de France»

http://www.lactuacho.com/Omar Sy, Aya Cissoko, Eric Fassin, Rokhaya Diallo… Intellectuels ou personnalités de la culture ou du sport, ils dénoncent ceux qui « stigmatisent les musulmans, souvent “au nom de la laïcité” ».
« Monsieur le président, dites stop à la haine contre les musulmans de France. » Dans une tribune parue dans « le Monde » daté du 16 octobre, 90 personnalités interpellent Emmanuel Macron. Elles lui demandent de condamner l’agression dont a été victime une mère de famille voilée, en pleine enceinte du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.
Parmi les signataires, figurent les acteurs Omar Sy, Marina Foïs, Mathieu Kassovitz et Géraldine Nakache, l’animatrice Alessandra Sublet, la réalisatrice Tonie Marshall, les artistes DJ Snake, Nekfeu, Hakim et Mustapha Amokrane (du groupe Zebda), la championne de boxe Aya Cissoko, l’ancien footballeur Vikash Dhorasoo, l’universitaire Pascal Boniface, les sociologues Eric Fassin, Zahra Ali et Sylvie Tissot, la journaliste et réalisatrice Rokhaya Diallo, l’humoriste Guillaume Meurice, ou encore la députée La France insoumise Danièle Obono… Ils écrivent :
« Nous, personnalités d’horizons divers, unies par la devise de notre République, “liberté, égalité, fraternité”, attachées au principe de laïcité tel qu’inscrit dans la loi, demandons urgemment […] à Emmanuel Macron, de condamner publiquement l’agression dont cette femme a été victime devant son propre fils. »
Vendredi à Dijon, l’élu du Rassemblement national Julien Odoul (extrême droite) a violemment pris à la partie une femme voilée, qui accompagnait un groupe d’enfants venus assister à une séance du conseil régional. Les signataires de la tribune écrivent
« Cette scène, ces mots, ce comportement sont d’une violence et d’une haine inouïes. Mais par notre lâcheté, par nos renoncements, nous avons contribué, petit à petit, à les laisser passer, à les accepter. »
Ils déplorent aussi que « l’émotion légitime qui devrait s’exprimer dans l’opinion est aux abonnés absents ».

« Stigmatisés »

Les 90 personnalités poursuivent leur adresse à Emmanuel Macron, lui demandant « de dire, avec force, que les femmes musulmanes, portant le foulard ou non, et les musulmans en général ont toute leur place dans notre société ; de refuser que nos concitoyens musulmans soient fichés, stigmatisés, dénoncés pour la simple pratique de leur religion et d’exiger solennellement que cessent les discriminations et les amalgames envers une partie de notre communauté nationale. Il en va de l’avenir de notre pays. »
Les signataires font allusion au formulaire adressé par l’université de Cergy-Pontoise à ses personnels, leur demandant de détecter des « signaux faibles de radicalisation ». Ils poursuivent :
« Ne nous y trompons donc pas. L’extrême droite a fait de la haine contre les musulmans un outil majeur de sa propagande, mais elle n’en a pas le monopole. Des membres de la droite et de la gauche, dites républicaines n’hésitent pas à stigmatiser les musulmans, souvent “au nom de la laïcité”. »Source nouvelobs.com

ENGAGEMENTS GROUPE CONSULTATIF DE PARIS : 1 115 milliards de FCfa déjà obtenus

http://lesoleil.sn/Invité, dimanche dernier, de l’émission «Point de vue» de la RTS, le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a révélé qu’à ce jour, sur la promesse de financement de la deuxième phase du Pse de plus de 7.000 milliards de FCfa au Groupe consultatif de Paris, 1.115 milliards de FCfa sont déjà tombés dans l’escarcelle de l’État.
En décembre 2018, le Sénégal est allé au Groupe consultatif de Paris pour chercher les fonds nécessaires au financement du Plan d’actions prioritaires (Pap 2019-2023) de la deuxième phase du Pse. Sur les 2.850 milliards de FCfa attendus, le gouvernement a obtenu de ses partenaires techniques et financiers une promesse de contribution de 7.356 milliards de FCfa ; ce qui représente environ le double des montants annoncés en 2014 pour la phase 1 du Pse. Près d’une année après, où en est-on avec cet engagement financier annoncé des bailleurs ?

La rationalisation des dépenses, un engagement volontaire

Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération a donné la réponse, dimanche dernier, lors de l’émission «Point de vue» qui passe sur la chaîne Rts dont il était l’invité. Selon Amadou Hott, le Sénégal a déjà «signé des conventions de financement à hauteur de 1.115 milliards de FCfa, soit 15 % des engagements obtenus à Paris». Pour lui, c’est le signe que «le Sénégal a la confiance de tous ses bailleurs» et que «les politiques et la vision du Chef de l’État sont appréciées sur le plan interne et externe».
Sur la dernière mission du Fmi au Sénégal, le ministre précise que c’est sur invitation du gouvernement que l’Institution de Breton Woods est venue. Une manière, sans doute, pour Amadou Hott de dissiper la rumeur qui voudrait que le Sénégal était surveillé comme du lait sur le feu par le Fmi et qu’il serait derrière les mesures de rationalisation des dépenses publiques notées depuis quelques semaines. «Le Fmi assure la surveillance de tous les pays, mêmes ceux développés. Nous avons invité le Fmi à faire une mission au mois de septembre dernier dans le but de signer un nouvel accord avec le Sénégal.

Des investissements publics record de 1.400 milliards de FCfa en 2020

Dans cette convention, le Sénégal s’est engagé (et ce n’est pas imposé par le Fmi) à mieux maîtriser son endettement ainsi que le niveau de son déficit budgétaire. C’est en toute souveraineté que nous avons décidé de prendre des mesures fortes consistant à réduire les frais de fonctionnement pour investir davantage. Nous n’avons pas besoin que le Fmi nous le dise, c’est la volonté du Président de la République», a déclaré le ministre.
Cette volonté d’investir davantage transparaît dans le budget 2020 ; les investissements publics ont atteint 1.400 milliards de FCfa, «une barre jamais atteinte par le passé», pour reprendre Amadou Hott qui assure que le Sénégal est à des «années lumières d’un ajustement structurel». Le ministre de rappeler aux tenants de la thèse de l’ajustement structurel qu’on parle d’ajustement structurel lorsque le pays est en difficulté, qu’il ne peut pas lever des financements. Or, assure-t-il, le Sénégal peut lever, aujourd’hui, des centaines de milliards de FCfa à tout moment. «Ce n’est pas parce que nous avons décidé de faire des économies que quelqu’un doit interpréter cela comme un quelconque ajustement structurel. C’est une volonté d’économiser, de réduire le train de vie de l’État pour investir davantage. Pour faire un investissement, il faut accroître les recettes fiscales. On peut s’endetter ou épargner sur ses autres dépenses et dégager une marge qui nous permette d’investir dans le long terme», a-t-il expliqué. Elhadji

«Augmenter nos recettes sans augmenter la pression fiscale individuelle»

Le ratio taux d’endettement/Pib du Sénégal est à 54 %, loin des 70 % fixé par l’Uemoa. Ce qui fait dire au ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération que «l’endettement du Sénégal est très soutenable». Dans beaucoup de pays avancés, le taux d’endettement dépasse même les 100 % du Pib, ajoute Amadou Hott. Pour lui, ce qui est important, ce n’est pas le niveau d’endettement par rapport au Pib, c’est la capacité à mobiliser des recettes pour rembourser. «C’est ce que nous sommes en train de faire et nous sommes à des niveaux très acceptables. Ce que nous souhaitons faire par contre, dans le futur, c’est augmenter nos recettes sans augmenter la pression fiscale individuelle. Contrairement à ce que certains pensent, ce que nous voulons, c’est que tout le monde paie l’impôt pour qu’on n’ait pas seulement une poignée d’entreprises ou une poignée de personnes qui contribuent au budget national», a-t-il déclaré. Selon lui, les réformes engagées dans ce sens visent à faire en sorte que tout le monde paie l’impôt afin d’arriver à la baisse du taux d’imposition pour les entreprises et pour les ménages. «C’est une démarche cohérente qui nous permet aussi de surveiller notre endettement, de financer notre développement par nos propres recettes», soutient Amadou Hott.Elh. I. THIAM

La progression de l’économie numérique est source de défis pour la fiscalité internationale, selon Abdou Aziz Guèye

https://www.lejecos.com/Le coordonnateur de la Direction générale des impôts et domaines (DGID) du Sénégal, Abdou Aziz Guèye, a affirmé mardi, que dans le cadre du Plan d’actions des pratiques d’érosion de la base d’imposition et de transfert indirect des bénéfices des entreprises multinationales (BEPS), qui vise à accélérer l’évolution des règles fiscales internationales, qui ne veux épargner aucune juridiction, la progression de l’économie numérique est source de défis pour la fiscalité internationale.
‘’Les modèles d’affaires que nous avons connus sont aujourd’hui inversés ; l’économie numérique de plus en plus croissante est en train de prendre le dessus sur le monde analogique’’, a-t-il relevé au démarrage de la troisième réunion régionale de la BEPS pour les pays francophones membres du Cercle de réflexion et d’échange des dirigeants des administrations fiscales (CREDAF).
A en croire le secrétaire général du CREDAF Jean-Marc Niel, l’économie numérique a plusieurs caractéristiques un recours sans équivalant à des actifs incorporels, l’utilisation massive de données, notamment des données personnelles, l’adoption généralisée de modèles d’activité à plusieurs faces qui créent de la valeur à partir d’externalités générées par des produits gratuits et la difficulté de déterminer le pays dans lequel la valeur est créée.
‘’Ces évolutions conduisent à s’interroger sur la manière dont les entreprises de l’économie numérique créent de la valeur et réalisent leurs bénéfices et sur la façon dont les concepts de source et de résidence peuvent être rattachés à l’économie numérique ou sur la qualification des bénéfices aux fins fiscales’’, a fait noter  M. Niel.
Il juge important d’examiner attentivement comment les entreprises de l’économie numérique créent de la valeur et réalisent leurs bénéfices pour déterminer les modalités d’adaptation des règles actuelles, pour tenir compte des spécificités de ce secteur et empêcher l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices.
Le secrétaire général du CREDAF, Jean-Marc Niel, a également affirmé que la numérisation de la fiscalité constitue un défi majeur pour tous les pays, développés ou en voie de développement. C’est un défi très important pour toutes les économies, parce que la numérisation touche tout le monde, que ce soit un pays en développement ou en développement, grand ou petit’’, a fait savoir M. Niel.
La question qui se pose actuellement, c’est de savoir ‘’qui taxer ?’’, ‘’où le taxer ?’’ et ‘comment le taxer ?’’, a indiqué M. Niel qui a rappelé que le CREDAF s’est doté, depuis l’année dernière, d’une nouvelle stratégie qui consiste à travailler, de manière pluriannuelle, autour de thèmes déclinés à travers différentes actions.
Le thème retenu pour la période 2018-2021, l’élargissement de l’assiette fiscale, doit servir de fil rouge aux travaux à faire durant cette période, permettant d’alimenter les débats qui ont animé la dernière conférence qui s’est tenue en juin dernier à Yaoundé durant laquelle ‘’nous avons notamment évoqué l’apport des technologies numériques dans trois domaines essentiels pour les administrations fiscales, à savoir l’identification des contribuables, la facilitation des obligations fiscales et l’exploitation de l’information.
‘’C’est d’ailleurs sur ce thème de l’acquisition, l’exploitation et la valorisation des données que nous continuerons à travailler jusqu’en 2020, tant il est vrai que notre métier consiste à recueillir et à traiter de l’information’’, a dit Jean-Marc Niel, selon qui l’élargissement de l’assiette fiscale, sujet qui tient à cœur l’ensemble des pays membres, peut et doit également être abordé à l’aune des évolutions qui touchent l’économie mondiale
Il a indiqué que l’ambition du CREDAF consiste, ‘’modestement, mais résolument’’, à faciliter le portage de la réflexion au niveau régional, en favorisant la collaboration entre ses membres, afin qu’ils soient ‘’collectivement’’ en position de mieux faire porter leur voix dans le débat fiscal mondial et favoriser la justice fiscale et le développement socio-économique au bénéfice de leurs populations.
De son côté, la conseillère fiscale de l’OCDE, Sami Abdelghani, a déclaré que sa structure dont travaille  à arriver à une solution uniforme qui aurait vocation de s’appliquer à travers le monde pour éviter que chaque pays puisse appliquer des mesures unilatérales pour taxer les entreprises qui s’activent dans le domaine du numérique.
‘’Dans la mesure où les intérêts divergent d’un pays à un autre, trouver un consensus n’est pas aisé et toute la difficulté va être de se mettre d’accord sur une solution qui va s’appliquer à travers le monde’’, a-t-elle relevé.Serigne Makhtar Fall

EN PRÉLUDE À L’AVÈNEMENT DE L’ÉCONOMIE PÉTROLIÈRE ET GAZIÈRE : MOUSTAPHA NIASSE INVITE SES CAMARADES DEPUTES A POURSUIVRE LEUR EFFORT

http://www.sudonline.sn/L’Assemblée nationale a ouvert hier, mardi 15 octobre, sa session ordinaire unique 2019- 2020, conformément à l’article 63 de la Constitution. Une occasion saisie par le président de la deuxième institution du pays, Moustapha Niasse pour exhorter ses camarades parlementaires à plus d’efforts pour remplir les missions de l’hémicycle, en perspective de l’événement de l’économie pétrolière et gazière. Le Secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp) n’a pas manqué de revenir sur la méthode adoptée pour la modification du règlement intérieur.
Décidemment, la question du pétrole et du gaz inquiète au plus haut niveau les autorités du pays. Ou du moins, l’Assemblée nationale, plus précisément cette 13ème législature, qui compte jouer pleinement son rôle dans les missions qui lui sont assignées dans le contexte si particulier vers lequel se dirige le pays. En effet, en marge de l’ouverture hier, mardi 15 octobre, de la session ordinaire unique 2019-2020 de l’Assemblée nationale, le président de la deuxième institution du pays a lancé un vibrant appel à ses collègues parlementaires.
Le Secrétaire général de l’Alliance des forces de progrès (Afp), Moustapha Niasse, a fait savoir aux députés que «si nous poursuivons sans relâche nos efforts, nous pourrons sans aucun doute, en synergie, réaliser des avancées significatives dans l’exécution des tâches qui nous sont dévolues, en hissant résolument l’Assemblée nationale au niveau des exigences qu’impose le potentiel de notre cher Sénégal, dans la perspective de l’avènement de l’économie pétrolière et gazière, en gérant en même temps les impératifs liés à la stabilité, à la cohésion sociale, à la paix et à la sécurité». La deuxième personnalité de l’Etat est, en outre, revenu sur les tenants et les aboutissants de la modification du règlement intérieur de l’Assemblée, tout en donnant la méthodologie adoptée.
Dans son allocution, il renseigne que la réforme «a été sous-tendue par une méthode et une philosophie». Plus explicite, il fait savoir que la «méthode a été caractérisée par une approche inclusive, dans le respect des compétences des uns et des autres». Dans la même dynamique, il affirme avoir personnellement encouragé «des concertations préalables» entre les différents pôles. Ce qui, à son avis, a permis la proposition de loi «consensuelle», compte tenu de la suppression du poste de Premier ministre, mais également «dans le souci de répondre à l’évolution des données, c’est-à-dire des nouvelles missions dévolues à l’Institution»

Loi sur le «contenu local» au Sénégal : un vœu pieux ?

Ouestafnews – Pressé par la société civile pour apporter de plus de justice sociale dans l’exploitation et la gestion de son secteur extractif, le Sénégal a adopté une loi sur le «contenu local» dans la gestion du secteur pétrolier et gazier, votée en janvier 2019. Que recouvre cette loi sur le contenu local ? Quelle efficacité pour des populations qui régulièrement se disent lésées et continuent de revendiquer plus de retombées sur les richesses tirées du sous-sol ? Une telle loi suffit-t-elle pour mettre fin aux controverses qui agitent un secteur ultra sensible? Ouestaf News a tenté d’y voir plus clair.
La loi relative au «contenu local» dans le secteur des hydrocarbures fait référence à l’ensemble des initiatives prises en vue de «promouvoir l’utilisation des biens et des services nationaux ainsi que le développement de la participation de la main-d’œuvre, de la technologie et du capital national dans toute la chaine de valeur de l’industrie pétrolière et gazière», selon le texte de la loi du 24 janvier 2019.
Pour Fatou Cheikh Dieng, juriste et environnementaliste, le contenu local est synonyme de plus de «justice sociale».
C’est un «concept globalisant qui intéresse le développement durable et qui a une vocation compensatrice. En effet, son objectif premier est de promouvoir les potentialités locales et d’impulser un développement à travers la formation et l’achat local», souligne-t-elle dans un texte envoyé à Ouestaf News.
Abondant dans le même sens, M. Omar Cissé, coordonnateur du Pôle Industrie Extractives et Développement Durable à Enda Lead Afrique (ONG internationale basée à Dakar) souligne l’intérêt que revêt une loi sur «le contenu local» dans la mesure où elle cadre avec les meilleures pratiques dans le secteur.
Cette loi sur le contenu local concerne le secteur des hydrocarbures (pétrole et gaz). En ce qui concerne le secteur minier, le code minier voté en 2016 ne prévoit que quelques dispositions favorisant ce «contenu local».
«Les titulaires de titres miniers, leurs fournisseurs et leurs sous-traitants utilisent autant que possible des services et matières d’origine du Sénégal, des produits fabriqués ou vendus au Sénégal dans la mesure où ces services et produits sont disponibles à des conditions compétitives de prix, qualité, garanties et délais de livraison», précise l’article 85 du code minier.
Dans la Constitution sénégalaise, votée par référendum, le 05 avril 2016, l’article 25-1 souligne que «les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables». La loi sur le contenu local est, pour certains, une suite logique de cette disposition de la charte fondamentale.

Contenu local et défi de la transparence

Parmi, les objectifs fixés par la loi sur le contenu local on note l’augmentation de la valeur ajoutée locale et la création d’emplois locaux dans la chaîne de valeur des industries pétrolières et gazières, la favorisation du développement d’une main-d’œuvre locale qualifiée et compétitive. Surtout, il s’agit de promouvoir des biens et services locaux et de renforcer la compétitivité nationale et internationale des entreprises sénégalaises.
Toutefois, cette générosité des textes n’est pas facile à transformer en réalité sur le terrain. Neuf mois après le vote de la loi, certains acteurs de la société civile attendent encore la matérialisation des objectifs définis.
«Pour l’instant, une bonne partie de ces dispositions ne sont que de vœux pieux qui doivent être mieux encadrés par le décret d’application qu’on attend avec impatience», déclare Omar Cissé dans un entretien accordé à Ouestaf News.
Demba Seydi, le coordonnateur de l’organisation internationale Publiez Ce que Vous Payez (PCVP), nuance aussi quelque peu l’espoir que suscite le contenu local.
«Ce que l’Etat pourrait mobiliser comme ressources peut ne pas dépendre directement du contenu local, parce que nous sommes dans une situation de partage de revenus, la plupart des contrats sont des contrats de partage. Le contenu local est plus adressé au secteur privé national et aux chercheurs d’emplois », a-t-il expliqué au téléphone à Ouestaf News.
Alors que la production des hydrocarbures n’est pas encore entamée, la gestion de la manne pétrolière fait déjà l’objet de plusieurs controverse depuis 2012, notamment avec l’affaire Petro-Tim.
Considérée comme une nébuleuse par des observateurs, l’affaire a poussé la société civile à exiger la publication de tous les contrats pétroliers pour plus de transparence. La publication des contrats dans le secteur extractif figure d’ailleurs parmi les normes de transparence fixées par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE).
Dans un rapport publié en octobre 2019 et intitulé : «Blanchiment de Capitaux et Financement du Terrorisme liés au secteur de l’Industrie Extractive et Minière en Afrique de l’Ouest », le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba), souligne que «la corruption constitue une des infractions sous-jacentes les plus graves du secteur extractif ».
Cité par le quotidien privé  «Le Quotidien», Fary Ndao, ingénieur-géologue et auteur d’un livre sur le pétrole et le gaz au Sénégal, estime que pour réussir, le «contenu local» nécessite d’abord une vraie volonté politique.
«Il faut veiller à ce que les compagnies ne mettent pas des barrières à l’entrée (…), il faut que l’Etat joue un peu des coudes pour que les entreprises locales aient accès aux marchés et éviter les conflits d’intérêts», souligne-t-il.

«Contenu local» et emplois

Le secteur extractif en 2017 a contribué à hauteur de 108,7 milliards au Budget de l’Etat sénégalais (…) dont 96 milliards FCFA fournis par les mines, souligne le rapport publié en novembre 2018 par l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE/Sénégal).
Au Sénégal, alors que l’industrie pétro-gazière est naissante (années 90), l’industrie minière est présente depuis les années 50 avec l’ouverture de deux grandes mines de phosphates à Taïba et à Lam-Lam dans la région de Thiès (Ouest).
Cette industrie s’est étoffée avec l’exploitation actuelle de minerais comme l’or, le zircon, l’ilménite, le fer et les produits de carrière tels que les calcaires et argiles industrielles ainsi que l’attapulgite.
Dans le domaine des hydrocarbures, le Sénégal exploite du gaz depuis la fin des années 90 à Diender et à Gadiaga avec un potentiel estimé à 357 millions de m3, selon le rapport 2018 de l’Initiative sur la transparence des industries extractives (ITIE).
Mais c’est récemment que le potentiel pétro-gazier s’est accru de manière notable avec les découvertes relativement importantes en offshore, notamment le gisement dénommé Grand Tortue Ahmeyim que le Sénégal va exploiter conjointement avec la Mauritanie via un accord signé avec le britannique British Petroleum (BP).
Doté d’un potentiel de 15 billions de pieds cubes de gaz, ce gisement devrait, selon les prévisions, entrer dans la phase production en 2022 et va durer 30 ans, d’après les statistiques fournis par BP. Pour ce qui est du pétrole, la première découverte a été annoncée par Cairn Energy fin 2014. Aujourd’hui les réserves sont estimées à 1 milliard de barils.
Au total 26 entreprises (dont 18 dans les mines) sont actives dans le secteur extractif sénégalais et d’après les donnés de ITIE-Sénégal compilées par Ouestaf News. Ces sociétés comptent 7.981 employés (permanents et contractuels) dont près de 95% sont des nationaux. Seulement le haut degré de technicité et la provenance des capitaux font que l’essentiel des emplois stratégiques sont tenus par les étrangers, là où les Sénégalais occupe la grande masse des emplois non qualifiés. D’ailleurs, l’impact de tous ces chiffres chez les Sénégalais reste encore peu perceptible.
Le taux de pauvreté au Sénégal atteint 34% de la  population selon des chiffres de la Banque mondiale mis à jour en avril 2019. Curieusement, cette pauvreté reste très marquée dans les régions minières comme Kédougou (est), un haut lieu de l’exploitation aurifère.
«Le paradoxe de l’abondance dont témoignent ces régions combine l’existence de ressources minières à une pauvreté ironique et appelle à une convergence d’actions émanant de la société civile, de l’Etat et des populations locales directement impactées par l’exploitation des mines», estime la juriste Fatou Cheikh Dieng.
Au niveau régional, le contenu local est encouragé par la Directive minière de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Cette directive qui date de 2009 formule cinq objectifs pour les Etats membres dont le premier est de « … promouvoir les droits de l’homme, la transparence et l’équité sociale et de garantir la protection des communautés locales et de l’environnement dans les zones minières de la sous-région».
Ce texte exhorte aussi les Etats membres à créer «un Fonds de développement socio-économique auquel les titulaires de droit et titre miniers et autres parties prenantes, ont l’obligation de contribuer pour le développement des activités de conversion de l’après mine dans les communautés locales affectées».AS/mn/ts

Hydrocarbures : Les producteurs africains sont prêts à coopérer avec le Sénégal Les producteurs africains sont prêts à coopérer avec le Sénégal

http://www.rewmi.com/Le secteur de l’énergie, africain et mondial, se rallie aux efforts de Macky Sall pour développer l’industrie pétrolière et gazière de son pays, qui positionnent le Sénégal comme un nouveau pôle énergétique en Afrique, apprend-on d’un communiqué de la chambre africaine de l’énergie.
Le prix d’Homme africain de l’année, d’après la chambre africaine de l’énergie, est une reconnaissance du travail de Macky Sall et des efforts de son Gouvernement pour stimuler le développement de l’économie sénégalaise, créer un environnement favorable pour les investisseurs et faire en sorte que le pétrole et le gaz, extraits du Sénégal, créent des emplois et des opportunités de croissance pour les entreprises sénégalaises. C’est ce qui a poussé Akere Muna, ancien vice-président de Transparency International et ancien président du Conseil de la Conférence internationale contre la corruption, à déclarer : « Le Sénégal continue de manifester son engagement en faveur de la transparence, et son président, Macky Sall, continue de dialoguer avec ceux qui sont en désaccord avec lui, de rechercher un consensus sur les questions relatives aux industries extractives et de prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la malédiction des ressources naturelles ». A l’en croire, le peuple sénégalais comprend maintenant les enjeux de ces ressources et son président s’engage fermement à assurer une répartition transparente des revenus et des ressources au bénéfice de l’économie sénégalaise et de ses citoyens. Le président devrait utiliser ce prix pour faire du Sénégal un endroit où les Africains peuvent être fiers du secteur des ressources naturelles. « Alors que le Sénégal se rapproche de sa première production de gaz et de sa production de pétrole, nous félicitons son président, Macky Sall, et son Gouvernement pour avoir ajouté un autre pays africain à la liste des producteurs mondiaux d’hydrocarbures », s’est laissé entendre Mahaman Laouan Gaya, Secrétaire général de l’Organisation des producteurs africains de pétrole (APPO). Et d’ajouter que les producteurs africains sont prêts à coopérer avec le Sénégal pour soutenir son développement économique, et qu’ils sont vraiment impatients de suivre le pays dans son nouveau chemin vers la prospérité.

Attirer le capital et la technologie adéquats pour développer le secteur énergétique

Pour sa part, Sebastian Wagner, PDG du Germany Africa Business Forum (GABF), le président du Sénégal, Macky Sall, a établi de solides relations avec le monde, y compris l’Allemagne. Ce qui sera très bénéfique pour attirer le capital et la technologie adéquats pour développer son secteur énergétique. D’après la source, peu de temps après avoir découvert du pétrole et du gaz en 2014 et 2016, le Sénégal a engagé un dialogue national avec le secteur privé, les investisseurs étrangers et la société civile sur les prochaines étapes du développement de l’industrie. Cela a abouti à la création de nouvelles entités telles que le Comité d’orientation stratégique sur le pétrole et le gaz (COS-Petrogaz), mais aussi à un tout nouveau Code du pétrole en 2019 et à de nouvelles réglementations sur le contenu local pour garantir la création d’emplois locaux et la procuration de biens et services locaux par l’industrie. En conséquence, les investissements étrangers ont augmenté et plusieurs grandes sociétés internationales, des sociétés pétrolières nationales et des indépendants ont pénétré le marché. A cette occasion, l’industrie pétrolière salue notamment les autorités du pays pour le peu de temps qu’il a fallu entre les premières découvertes de pétrole et de gaz au Sénégal et la prise de décisions finales d’investissement. En conséquence, le Sénégal devrait devenir prochainement un exportateur mondial de gaz aux côtés de pays africains comme ceux du Forum des pays exportateurs de gaz, notamment l’Algérie, l’Égypte, l’Angola, le Mozambique, la Guinée équatoriale, la Libye et le Nigéria. Sur ce, la Chambre africaine de l’énergie a promis de continuer  à d’aider le Sénégal à promouvoir la bonne gouvernance, à attirer les investissements et à renforcer les capacités nationales tout au long de la chaîne de valeur.Zachari BADJI

Tourisme

http://www.enqueteplus.com/nodeUn comité régional spécial de développement s’est ouvert hier, à Toubacouta. Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, Aliou Sarr, le ministre en charge de la Culture et de la Communication, Abdoulaye Diop, veulent relancer le Pôle touristique du Sine-Saloum des régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine.
Pour le premier nommé, la rencontre est une occasion, pour les acteurs du tourisme et de la culture, de mettre en lumière l’énorme potentiel dont dispose le Sine-Saloum. Il fait savoir que la tenue de cette réunion qui intègre tous les acteurs, vise également à réfléchir sur la manière de promouvoir la destination touristique régionale d’une part et de développer le produit touristique local d’autre part.
Il signale que ‘’l’industrie touristique constitue un puissant levier de croissance économique et de création d’emplois et, par conséquent, d’amélioration des conditions de vie des populations locales’’, a-t-il rappelé.
Le ministre ajoute que le Pôle touristique du Sine Saloum fait partie des espaces à fort potentiel de ressources touristiques pouvant jouer un rôle capital dans la stratégie de développement et de repositionnement Sénégal. Le ministre de la Culture et de la Communication a insisté sur l’importance de définir une stratégie régionale autour de l’offre touristique et culturelle de ce pôle touristique. ‘’Il s’agira de découvrir les trésors culturels de ce terroir et évaluer leur potentiel en termes de mise en produit touristique’’, a indiqué Abdoulaye Diop

LA NOUVELLE COURSE FOLLE VERS LE VISA PAR MADIAMBAL DIAGNE

Dans cette affaire d’instauration de visa d’entrée au sénégal, il est essentiellement question d’argent. Et on risque de n’avoir cure des conséquences sur l’économie nationale et le tissu social
Le 17 décembre 2012, je m’étais insurgé contre le projet du gouvernement du Sénégal d’instaurer une politique de réciprocité du visa d’entrée aux voyageurs détenteurs de passeport de pays qui exigeaient des Sénégalais un visa d’entrée. J’expliquais que cette mesure était fatalement vouée à l’échec, car le laxisme dans les ambassades et consulats du Sénégal à l’étranger était tel que les touristes et autres voyageurs occasionnels s’épargneraient les tracasseries. Ainsi, les touristes allaient se détourner de la destination Sénégal et iraient dans d’autres pays comme le Maroc, la Tunisie, l’Egypte, ou même d’autres pays d’Afrique de l’Ouest comme les îles du Cap Vert ou la Gambie. En effet, l’instauration du visa d’entrée pour des voyageurs provenant de pays souvent les plus gros pourvoyeurs de groupes de touristes visitant le Sénégal constituera un handicap supplémentaire pour la destination Sénégal. Cette destination souffrait déjà de contraintes comme les difficultés du voyage, la mauvaise qualité de nos réceptifs hôteliers et de leurs services, mais surtout de la cherté du coût de la vie au Sénégal. Le touriste moyen ou ordinaire choisirait donc d’aller dans un pays avec un temps de voyage plus court, un coût de séjour plus bas, de meilleurs hôtels et autres réceptifs et une meilleure qualité de service, tout en s’épargnant les harcèlements de rue et autres tribulations. Mais surtout en s’évitant de devoir chercher un visa avant d’embarquer dans l’avion ou de passer des heures à l’aéroport de Dakar, à l’arrivée, avant de disposer de ce sésame.
Le gouvernement ne voulait rien entendre et s’obstinait dans sa logique d’instaurer le visa d’entrée et son argumentaire était notamment de générer des recettes, de contrôler les entrées pour des raisons sécuritaires et aussi de restaurer le blason de la souveraineté de notre pays, devant des pays qui continuaient d’exiger le visa aux citoyens sénégalais. Il s’était trouvé, comme toujours, des gens simples d’esprit, qui ne cherchent à rien comprendre et qui se mettaient à chanter l’hymne national devant «cet acte de bravoure et de patriotisme» qui gonflait à bloc nos cœurs vaillants de patriotes ou autres nationalistes. Même le ministre du Tourisme de l’époque, Youssou Ndour, ne semblait pas comprendre que la mesure allait contrecarrer tous les efforts et initiatives pour relancer ce secteur moribond. Youssou Ndour avait pris de la mouche pour ma fameuse chronique. Le gouvernement ignora également les mises en garde des professionnels du secteur du tourisme qui rapporterait, bon an mal an, plus de 300 milliards de francs Cfa à l’économie du Sénégal. La décision était annoncée d’instaurer le visa d’entrée à compter de juillet 2013. De guerre lasse, devant l’obstination du gouvernement, je leur disais avec prémonition, sur le plateau de la Tfm, que dans deux ans, le Sénégal reviendra sur une telle mesure. On ne savait pas que le marché était déjà réservé à un sulfureux homme d’affaires ivoirien, Adama Bictogo, qui avait des liens très étroits avec des élites politiques du Sénégal. Le Sénégal signera un contrat avec la société Snedai pour une durée de vingt ans, avec un système décrié de partage des revenus. Ainsi, sur les 50 euros du prix du visa, Snedai percevait la moitié.
Un dispositif de délivrance de visas avait commencé à être mis en place dans les représentations du Sénégal à l’étranger. On observa alors les longues files d’attente à l’arrivée à l’aéroport Léopold Sédar Senghor ; on observa l’agace- ment des voyageurs ; on releva les voyages groupés annulés par des Tours operators ; et jamais le secteur du tourisme au Sénégal ne s’était trouvé aussi mal en point qu’après la mise en œuvre de la politique de visa d’entrée. Plus grave, les autorités du ministère des Finances fulminaient contre les circuits occultes des recettes engrangées grâce aux visas d’entrée. L’argent servait plutôt à payer des primes et à acheter des voitures de police et à construire des locaux pour des services du ministère de l’Intérieur, avec une opacité ahurissante dans les procédures de passation des marchés. La coupe devenait pleine et en 2015, le gouvernement du président Macky Sall décida de revenir sur sa politique d’instauration des visas d’entrée. La décision devint effective à partir du 1er mai 2015.
Les conséquences seront encore plus dramatiques pour le Sénégal. Adama Bictogo, qui s’était vu ainsi octroyer le marché dans des conditions qui avaient défrayé la chronique, menaça de traîner le Sénégal devant les juridictions internationales. Ainsi, le Sénégal s’empressa de trouver un accord avec l’homme d‘affaires et lui versa la bagatelle de 12 milliards de francs Cfa à titre de dédommagement. Adama Bictogo réclamait 18 milliards de francs Cfa. Ainsi empochera-t-il un magot, sans coup férir, du fait de la turpitude de nos autorités.

Qu’est-ce qui fait courir Aly Ngouille Ndiaye ?

Ces dernières semaines, on a observé une exposition médiatique peu habituelle du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, pour annoncer de manière péremptoire le retour de la politique d’instauration du visa. Le ministre de l’Intérieur tenait à réagir contre des propos de son collègue en charge du Tourisme et des transports aériens. Le ministre Alioune Sarr avait, en effet, répondu à une question des médias, en marge du salon du tourisme organisé à Paris, pour réfuter une information donnée par le magazine Jeune Afrique selon laquelle le Sénégal s’apprêtait à instaurer de nouveau le visa d’entrée dans ses frontières nationales. Aly Ngouille Ndiaye a répondu pour dire le contraire de son collègue du gouvernement, tout en précisant dans un premier temps que c’était son opinion personnelle, avant de dire que l’idée de ré-instaurer le visa d’entrée était à l’étude. Pour le ministre de l’Intérieur, des impératifs sécuritaires faisaient que le Sénégal devait savoir qui traversait ses frontières. Et comme s’il ne voulait plus lâcher le morceau, on a constaté que le ministre de l’Intérieur est encore monté au créneau, dans de nombreux médias parus le week-end dernier, pour insister sur la mesure qui, dit-il finalement, sera prise par le gouvernement. Quelle cacophonie dans le gouvernement !
Il n’en demeure pas moins que Aly Ngouille Ndiaye semble être sûr de son fait. Soit ! Mais le plus renversant est que le ministre de l’Intérieur se mette à aller jusqu’à s’inviter, en direct, dans l’émission «Jakarlo» de la Tfm, pour plaider pour cette mesure qui, encore une fois, n’est pas encore officiellement prise par le gouvernement. Qu’est-ce qui vaut qu’un simple projet du gouvernement soit ainsi défendu avec une telle hargne, alors qu’il n’a même pas encore été discuté en Conseil des ministres ? Il aurait été plus logique que l’offensive médiatique du ministre de l’Intérieur soit engagée après que le gouvernement a fini de prendre la mesure. On peut avoir l’impression que le ministre de l’Intérieur chercherait, de manière cavalière, à imposer la mesure aux esprits et au gouvernement. On ne le dira jamais assez, on ne saurait prendre de telles mesures, de manière aussi désinvolte, à la va-vite, car le ministre de l’Intérieur en révèle lui-même le caractère précipité, quand il affirme qu’il n’a pas «connaissance d’une étude qui souligne l’impact négatif sur le tourisme de la première mesure d’instauration du visa d’entrée». En d’autres termes, le gouvernement n’a donc pas fini d’évaluer la première mesure, sur laquelle il avait été obligé de revenir, avant de chercher à la remettre dans le circuit. Les Sénégalais s’arracheront encore les cheveux quand ils découvriront que le marché a déjà été cette fois-ci donné à un opérateur sénégalais, bien connu pour ce type de services. Il est encore à craindre que les ressources financières supposées provenir de la mesure de délivrance de visas alimentent des caisses autres que le Trésor public. Aussi, on peut parier que le Sénégal reviendrait sur une telle politique comme ce fut le cas en 2015. Mais malheureusement, notre pays aura encore à dédommager, à coups de milliards, l’opérateur contractuel. Toutes ces sommes ne seront sans doute pas perdues pour tout le monde. Dans cette affaire, il est essentiellement une question d’argent. Et on risque de n’avoir cure des conséquences sur l’économie nationale et le tissu social ; que des hôtels ferment, que des emplois soient perdus, que l’exploitation du nouvel aéroport Blaise Diagne en pâtisse ou que la compagnie Air Sénégal arrive à beaucoup en souffrir.

L’argument sécuritaire qui ne convainc pas

Le ministre de l’Intérieur explique la nécessité de faire revenir la politique de visa par des impératifs sécuritaires. Aly Ngouille Ndiaye estime que «dans tous les pays du monde, c’est pour les aspects sécuritaires. Chaque pays veut savoir qui vient chez lui et quand il va partir. Et l’un des premiers moyens de contrô- ler ceux qui rentrent ici, c’est de pouvoir les canaliser. Cela nous permet d’apprécier les flux, leurs justifications, mais également leurs durées de séjour. Quand un système de visa est là, avec des dates de validité bien précises, quand quelqu’un rentre, on sait quand il doit sortir. Actuellement, on n’a pas de visa. Par exemple, quelqu’un qui entre dans le pays et qui n’a pas de visa, une fois qu’il franchit les portes de l’aéroport, il peut rester à sa guise». On peut concéder qu’un ministre de l’Intérieur dispose certainement d’informa- tions dont le citoyen lambda ne saurait disposer, mais on ne peut pas ne pas relever que cet argument sécuritaire avancé est on ne peut plus spécieux. Tout le monde sait que les actions menaçant la sécurité intérieure des pays de la sous-région sont élaborées, planifiées et même exécutées à partir de pays voisins. Les éventuels terroristes de Boko haram ou de Aqmi n’entreraient pas au Sénégal avec des visas ou des passeports, ils entrent et sortent avec des cartes d’identité de la Cedeao et ne sont pas soumis à la politique de visa. Ils vont continuer à entrer et sortir librement à travers les postes frontaliers ou par des points de passage non contrôlés.
Nul n’ignore la réalité de la porosité de nos frontières. Il faudrait également souligner, peut-être pour la bonne gouverne du ministre de l’Intérieur, que le Sénégal exige déjà le visa d’entrée sur son sol aux ressortissants de tous les pays considérés comme des noyaux de groupes terro- ristes et qui n’appartiennent pas à l’espace de la Cedeao, régi par des accords de libre circulation des personnes. A part les pays membres de la Cedeao ainsi que le Maroc, la Mauritanie, l’Algérie et la Tunisie, tous les citoyens de la plupart des autres pays d’Afrique et d’Asie sont déjà soumis à l’exigence d’un visa d’en- trée au Sénégal. Que changerait alors la ré-instauration généralisée des visas ? Cette mesure est destinée au pays d’Europe et d’Amérique, desquels on escomp- terait des recettes importantes. Cela donne encore du crédit à l’argument selon lequel la mesure serait plutôt mue par un vulgaire business. En outre, le Sénégal est bien en mesure de savoir qui va débarquer dans ses aéroports, car les mani- festes des avions sont systématiquement communiqués au pays de destination. S’il faudrait que, préalablement à la délivrance du visa, les services consulaires obtiennent l’aval de la Police des frontières du Sénégal, on peut bien appréhender la grosse pagaille et les lenteurs. Une telle situation va encore rendre plus difficile le voyage vers le Sénégal. Sur un autre point, qu’est-ce qui pourrait faire dire au «premier flic» du Sénégal que les actions terroristes à craindre seront du fait des étrangers ? L’expérience enseigne que les actions terroristes, les plus meurtrières à travers le monde, ont toujours été perpétrées, sur leur propre sol, par des ressortissants du pays victime. Il faudrait dès lors arrêter de toujours stigmatiser les étrangers, comme du reste on le demande à d’autres pays.

Las d’attendre le bitumage de la route menant vers Halwar, la population de l’île à Morphil bloque l’entrée de Podor

https://www.dakarposte.com/Comme vous le voyez sur ces images exclusives de dakarposte, c’est quasiment toute la population de l’île à Morphil qui a arboré ce mercredi matin des brassards rouges avant de battre le macadam pour ensuite  bloquer l’entrée de Podor. Motif?
Renseignements pris, ces populations réclament le bitumage de la route Podor -Halwar. « Plus de 20 villages sont coupés du reste du pays pendant la remontée des eaux du fleuve et nous en avons ras le bol. Le gouvernement du Sénégal avait pourtant promis la réalisation d’un vaste programme prioritaire de désenclavement, qui prendra en compte le bitumage des routes et la construction d’ouvrages, dans l’île à Morphil dans la région de Saint-Louis. Certes, l’Etat a réalisé beaucoup de choses, mais nous sommes encore déconnectés et c’est ce même gouvernement qui avait assuré que la construction de toutes ces routes va démarrer cette année. Nous espérons que l’Etat va enfin réagir » peste l’un des manifestants joint par dakarposte
Cœur historique du Fouta, l’île à Morphil est enfermée entre le fleuve Sénégal au Nord et la rivière du Doué au Sud. On y accède par une piste depuis Podor ou par des bacs depuis Ndioum.Affaire à suivre…

Senelec-Nébuleuse, manque de planification, népotisme : Le SUDETEN met à nu la gestion de la société d’électricité

https://www.dakaractu.com/La gestion de la société nationale d’électricité (SENELEC) du point de vue social et au titre des nominations est inquiétante. C’est en tout cas ce qui ressort du communiqué du Syndicat unique et démocratique des travailleurs de l’énergie (SUDETEN) qui décrie « une gestion inique et inédite de l’entreprise en général et des institutions sociales en particulier ». Une situation qui ne semble pas s’être améliorée avec l’arrivée du nouveau DG, Pape Demba Bitèye. Toujours selon les syndicalistes, malgré une série de rencontres avec le nouveau DG, « les éternelles méthodes de duperie, de subterfuges, de manœuvres restent constantes aux fins d’endormir les travailleurs ». Ils en veulent pour preuve la gestion du fonds de promotion économique et social (FOPES) « avec son lot d’irrégularités ». Un exemple récent citent-ils, avec « le protocole d’accord d’un terrain à plus de 2 milliards à l’insu de la trésorerie du FOPES qui pourtant, est le seul avec le Président du Bureau central de gestion (BCG) à pouvoir engager une telle opération » Le Sudeten de se demander alors « comment et à quelles fins le DPCRH avec le Chef du département Action Sociale et Communication Interne (DASCI) peuvent-ils endosser un tel acte ? Les syndicalistes de demander purement et simplement l’annulation de cette transaction nébuleuse, la prise immédiate des mesures conservatoires qui s’imposent au profit exclusif des travailleurs, le renouvellement du conseil d’administration et l’audit du FOPES. » En outre, le FOPES « est devenu une machine à endetter le personnel pendant que ses fonds dorment dans les comptes de la Senelec ». Ils en veulent pour preuve le contrat d’assurance des cadres octroyé à une société d’assurance avec des changements majeurs dans la prise en charge des cadres sans aucune concertation, sans aucun bilan de la politique précédente et dans des conditions et circonstances qui restent à élucider. La retraite complémentaire ajoutent-ils, « depuis sa mise en place est gérée par la Direction Générale dans la plus grande opacité » La Sudeten au chapitre des dénonciations toujours, de faire savoir que de nombreux contrats juteux ont été signés avec des impacts négatifs sur la trésorerie de l’entreprise sur fond d’externalisation d’activités au profit de sociétés inexpérimentées. Ils ont cités Akilee et Excellec « qui présentent beaucoup d’irrégularités dans le plus grand défaut de transparence », feront-ils savoir. La location d’une puissance additionnelle de 120 MW auprès de Karpowership remet elle, la lancinante question de la planification avec ses sempiternels échecs à travers les centrales privées (IPP) dont le cas le plus récent est la centrale de Sendou « mort née » alors qu’elle est d’une puissance de 125 MW. Le Nouveau NSIC dénommée H2MC présente elle aussi beaucoup de dysfonctionnements dans son exploitation et impacte fortement le rendement de Senelec, indique aussi le Sudeten qui demande son évaluation. Enfin sur la mise en place du nouvel organigramme, le SUDETEN de dénoncer « un partage de postes et de responsabilités dans la hiérarchie supérieure pendant que de braves travailleurs continuent de trimer » mais aussi « la prolifération du népotisme. » Le Sudeten demande en conséquence, au DG, de privilégier la démarche inclusive et participative avec les partenaires sociaux, et de prendre toutes ses responsabilités pour que le personnel sente une gestion transparente, juste et équitable des ressources humaines. Pour conclure, ils ont interpellé les autorités étatiques face à leurs responsabilités quant aux risques de détérioration du climat social et encouragent les travailleurs à demeurer fermes et déterminés.

NON-RESPECT PROMESSES ETATIQUES, NOUVEAUX BACHELIERS, NOUVELLE GREVE… UGB, en perpétuelles turbulences

http://www.enqueteplus.com/node Depuis l’annonce, par le ministre de l’Enseignement supérieur, de l’orientation de tous les étudiants dans les universités publiques du Sénégal, des voix s’élèvent. Après le communiqué de la Coordination des étudiants de Saint-Louis qui soutient que l’Ugb ne pourrait recevoir trois mille étudiants, le directeur du Crous réplique et fait quelques précisions.
Cette année, l’ouverture officielle du campus social n’a été effective que  ce 14 octobre. Seuls les étudiants qui avaient des examens à passer en octobre ont pu regagner Sanar bien avant cette date officielle. Ils étaient logés dans deux villages universitaires et avaient gratuitement accès aux restaurants. Des mesures prises par le directeur du Crous, Papa Ibrahima Faye, pour faciliter les conditions de travail de ces derniers. Mais cela n’a pas ravi pour autant les étudiants.
La Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) après la publication de communiqués et un rassemblement qui a dégénéré, a décrété un mot d’ordre de grève illimitée exigeant le respect des promesses de l’Etat. Elle rejette notamment la décision du gouvernement d’orienter de nouveaux bacheliers à l’Ugb. Elle exige également   la réception de 2 000 lits au plus vite. Elle prévient d’ailleurs : ‘’Aucun étudiant ne sera orienté, si les travaux des deux nouveaux villages ne sont pas terminés’’, disent les étudiants dans une note.
Le directeur du Crous réplique : ‘’Il ne faut pas faire la corrélation entre le nombre d’étudiants à orienter et la capacité d’accueil de l’Ugb. L’orientation est pédagogique et au Crous, on a un bon taux de couverture actuellement, car on est à près de 4 000 lits pour les 11 500 étudiants.’’
Selon lui, l’orientation n’a pas un impact, ni une incidence sur le volet social et notamment au niveau de l’hébergement. Papa Ibrahima Faye de rappeler que le Crous a l’obligation de restaurer, de loger et de soigner les étudiants. Car, à l’en croire, tout inscrit est bénéficiaire des œuvres sociales. Il annonce d’ailleurs que sur les 4 000 lits dénombrés, 2 000 autres vont s’y ajouter d’ici décembre. ‘’C’est une avancée extraordinaire. On est à 50 % de couverture’’, a-t-il indiqué. Par rapport aux villages à réceptionner, il souligne que le premier sera livré en fin décembre et le second en fin janvier 2020.
Concernant les travaux en cours dans les deux campus et qui auraient retardé l’ouverture officielle, le directeur du Crous a rappelé qu’ils ont été entamés depuis plus d’un mois. ‘’Le campus a été fermé tardivement et plus précisément au mois de septembre, ce qui a fait que les travaux d’entretien n’ont pu commencer à temps’’, a-t-il déclaré.
En outre, Papa Ibrahima Faye a fait savoir que le Crous est en train de changer le système de management des restaurants afin de lutter contre les dysfonctionnements constatés avec l’objectif d’améliorer la fourniture et la sécurisation des conduites de gaz. Mieux, a-t-il souligné, les réfectoires ont été réhabilités pour un meilleur service. Aussi, le Dg du Crous a annoncé sa disponibilité à discuter avec les divers responsables étudiants, pour trouver des solutions aux différents soucis. Ceci dans l’optique d’éviter les problèmes notés l’an dernier, ayant abouti à l’exclusion de certains étudiants.
Sur le plan budgétaire, le Crous peine à payer ses dettes contractées auprès des repreneurs des restaurants. Et cela peut porter préjudice si tous les étudiants rentrent de vacances. En effet, il doit aux repreneurs près de 1 milliard 200 millions,  a-t-il dit. Selon lui, il y a un gap par rapport au budget de 2018. Il était estimé à 8 milliards contre 7 milliards 358 millions 400 mille F Cfa en 2019. Pour lui, ce gap risque de rattraper le Crous. Papa Ibrahima Faye dit tout de même être déterminé, avec l’accompagnement de la tutelle et de l’Etat, à franchir cette étape et mettre le Crous sur orbite afin que dans le volet social, l’excellence soit au rendez-vous.
Et, à son avis, de belles perspectives se profilent à l’horizon pour le Crous. Il s’agit de la construction d’un nouveau restaurant de 8 000 places, de la réhabilitation de la plateforme multifonctionnelle de sports à la tour de l’Œuf, du renforcement des stations de connexion Internet dans le campus social et de l’aménagement d’espaces verts. ‘’On a beaucoup fait et nous allons continuer de travailler avec la collaboration de la Commission sociale des étudiants’’, a-t-il martelé.
La Coordination des étudiants de Saint-Louis, dans un communiqué de presse, fustigeait les problèmes d’assainissement que connaît leur université. Papa Ibrahima Faye les a rassurés. Il a fait savoir que sur instruction du chef de l’Etat, Macky Sall, le projet d’assainissement du Crous est en cours et sera endossé sur les crédits du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Toutefois, il précise qu’actuellement, il ne dispose d’aucune information sur la disponibilité de ce crédit et du démarrage effectif de ce projet.
Néanmoins, le directeur du Crous fait noter que dans le cadre de leurs missions régaliennes, les œuvres sociales de Saint-Louis ont acquis des pompes supplémentaires pour les stations. Ainsi, ‘’l’institution a renforcé l’équipe technique qui est chargée de surveiller et d’entretenir le réseau interne, ce qui permettra de prévenir les dysfonctionnements du système’’, a-t-il indiqué.
Par ailleurs, l’eau coule à flot à l’Ugb avec la conduite autonome réalisée par l’Etat à travers la Sones, qui peut impacter sur le réseau d’assainissement. Raison pour laquelle il appelle les étudiants à un bon usage avant de préciser que le mouvement d’humeur illimité décrété par la Cesl est d’ordre pédagogique. Même si des efforts sont en train d’être faits dans le volet social, il reconnait qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer.FARA SYLLA (Correspondant à Saint-Louis)

Le taux de prévalence contraceptive a atteint 37% en Afrique (responsable)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le taux d’utilisation de la planification familiale chez les femmes mariées en Afrique a atteint aujourd’hui 37% contre seulement 15% il y a de cela 25 ans, a déclaré, mardi à Dakar, Dr Marème Dia Ndiaye de la Division de la Planification familiale à la Direction de la Santé de la mère et de l’enfant du Sénégal.
S’exprimant à l’ouverture d’une consultation régionale sur le rôle essentiel de l’élimination des besoins non satisfaits en matière de planification familiale (BNS), Mme Ndiaye a indiqué que la zone de l’Afrique de l’ouest et du centre, avec un taux de prévalence contraceptive à seulement 18% est caractérisée par les plus forts taux de BNS de l’ordre de 24%.
Partant de ce constat, elle a appelé « à une meilleure prise en compte des mutations actuelles afin de venir à bout de nos efforts en matière de planification familiale (PF) ».
Pour Marème Dia Ndiaye, les promesses de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) de 1994 au Caire restent d’actualité et « il nous faudra avancer dans un environnement en pleine mutation, utiliser les données basées sur des preuves d’une manière approfondie pour les accélérer de manière significative », dit-elle.
Cet atelier organisé dans le contexte actuel des Objectifs de développement durable et 25 ans après le CIPD de 1994 au Caire devrait ainsi permettre aux pays de l’Afrique de l’ouest et du centre de discuter du financement de la planification familiale, « un défi pour la pérennisation de nos programmes et d’échanger nos expériences respectives en matière de réduction des besoins non satisfaits en PF.
Quelque 130 participants comprenant un éventail de parties prenantes allant du gouvernement, des donateurs, des jeunes, de la société civile, du secteur privé ainsi que les 23 bureaux de pays de l’UNFPA vont prendre part à cette consultation dont l’objectif est de mieux faire comprendre l’importance de mettre fin aux besoins non satisfaits en matière de planification familiale pour tirer profit du dividende démographique en vue de la réalisation de l’Agenda pour le développement durable 2030.ARD/te/APA

Le directeur des opérations de la Cmu déclare que les 19 milliards de dette sont en train d’être épongés dynamiquement…

https://www.dakaractu.com/L’Agence de la couverture maladie universelle est dans une bonne dynamique de payer entièrement les dettes qu’elle a contactées auprès des structures médicales et des mutuelles de santé. C’est Serigne Diouf, directeur des opérations qui en fait l’annonce alors qu’il était interpellé par la presse sur la question devant le stand de son agence installé en face de la résidence Khadim Rassoul.
 » Il est vrai que nous avions quelques difficultés en matière de remboursement, mais depuis quelques mois avec le leadership du ministre Mansour Faye, mais également avec la volonté du ministère de l’économie des finances et du gouvernement du Sénégal de régler cette question, il y a beaucoup d’efforts qui ont été faits. Au niveau des structures de santé, nous sommes en train de rembourser les services. Au niveau des mutuelles de santé, beaucoup d’efforts ont été faits pour libérer les chèques relatifs aux subventions. Nous sommes dans une bonne dynamique et bientôt cette question sera réglée définitivement.  »
Serigne Diouf de préciser que la dette s’était élevée, à  un moment, à 19 milliards de francs Cfa mais que la dynamique enclenchée sera en mesure d’éponger complètement ce passif.   » D’ici à janvier 2020, beaucoup d’avancées seront notées. »

Première édition du Fesmucap : La culture cap-verdienne dans un élan intégrateur

http://lesoleil.sn/Du 2 au 10 novembre prochain, se déroulera à Dakar la première édition du Festival de la musique du Cap-Vert (Fesmucap). Un événement empreint de symboles et d’histoires dont les organisateurs ont expliqué les contours lors d’un point de presse tenu, hier.
Le Festival de la musique du Cap-Vert (Fesmucap) va se tenir en une semaine sur différents sites de Dakar. Ce rendez-vous, prévu du 2 au 10 novembre prochain, devra permettre de réconcilier la capitale sénégalaise avec les fresques et romances de la culture cap-verdienne, mais aussi de raffermir les liens fraternels et séculaires entre les deux peuples. L’événement, qui enregistrera la participation d’artistes sénégalais, cap-verdiens et bissau-guinéens ainsi que la présence d’une bonne partie de la diaspora, sera aussi un moyen de faciliter l’intégration sociale du Cap-Vert dans l’espace Uemoa.
« Le pays a toujours été plus proche de l’Europe et des Amériques à cause de son caractère lusophone et de la forte présence de sa diaspora dans ces zones. Aujourd’hui, nous voulons plus nous assimiler en Afrique », a défendu Isidore Lopez, promoteur du festival et député de la diaspora au Parlement cap-verdien.
Celui-ci a affirmé avoir fondé une telle activité pour représenter une nostalgie, un rêve. Se rappelant le temps où la culture cabo s’imposait dans le Dakar urbain, « presqu’île du Cap vert », il a eu l’idée de ressusciter le faste de cette période à travers le festival qu’il veut annuel. Toutefois, même si le Fesmucap en sera à sa première édition sous cette formule, il a déjà été organisé plus de vingt ans auparavant par Mix Texeira. Le vieux baroudeur, ancien promoteur de Miss Cap-Vert au Sénégal, a dit toute sa fierté de voir la jeune génération pérenniser son œuvre et, surtout, de lui manifester autant d’honneur.
Le Fesmucap enregistrera la prestation de trentaine d’artistes de renom parmi lesquels Manu Lima, René Cabral, Dj Awadi, Philipe Monteiro, Gil Semedo, etc. Ces vedettes vont investir les scènes du Grand Théâtre national, de la Place du Souvenir africain et du Musée des civilisations noires, entre autres.
Outre la musique, il y aura des discussions thématiques animées à travers des conférences, des spectacles de danse (funaana, kizomba, etc.) et des stands de spécialités culinaires cap-verdiennes érigés sur les sites.Mamadou Oumar KAMARA

souleymane Diop a présenté ses lettres de créance

https://www.leral.net/Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, Souleymane Jules DIOP a remis ses lettres de créance l’accréditant en qualité de Délégué permanent du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).La Directrice générale de l’UNESCO, Madame Audrey Azoylay, a reçu le journaliste et nouveau diplomate

Le Secrétaire d’État Moïse Sarr lance le projet d’une plateforme interactive d’échanges et de dématérialisation des procédures de délivrance des actes consulaires.

https://www.dakaractu.com/Le Ministère des Affaires Etrangères et des sénégalais de l’Extérieur est résolument engagé dans l’amélioration de la qualité de l’offre des services consulaires pour nos compatriotes basés à l’étranger.
Ainsi, soutenu et encouragé par le Ministre Amadou Ba, le Secrétaire d’Etat Moise Sarr, a réussi à rassembler et à organiser à Dakar les 14 et 15 octobre 2019, avec les membres de son cabinet et le concours précieux de la Direction des Affaires Juridiques et Consulaires (DAJC) du MAESE, les représentants des services de l’État concernés par la problématique, tels que l’Agence De l’Informatique de l’État (ADIE), la Direction de l’état civil, la Direction de l’Automatisation du Fichier (DAF), le Programme d’Appui pour les Initiatives de Solidarité pour le Développement (PAISD), l’Université Virtuelle du Sénégal (UVS), pour ne citer que ceux-là, des informaticiens de haut niveau, des Responsables de centres d’appels et des personnes ressources à l’instar du Professeur Aminata Sall Diallo, de M. Mbaye Ndoye, Chef du Service État civil du consulat du Sénégal à Paris qui capitalise aujourd’hui plus de 30 ans d’expérience, un atelier de présentation du projet de la plateforme interactive d’échanges et de dématérialisation des procédures de délivrance des actes consulaires.
L’ensemble des actions relatives à la dématérialisation et à la digitalisation des procédures consulaires ont été passées en revue dans la perspective de doter le Ministère des Affaires Étrangères et des sénégalais de l’Exterieur d’un portail capable d’offrir à nos compatriotes de la diaspora des services de proximité et de qualité.
À noter que la tenue de cet atelier de deux jours consacré à cet ambitieux projet, a été rendue possible grâce à l’accompagnement de la Fondation Konrad Adenauer…

Financement du terrorisme : Le magistrat Bamba Niang de la Centif fait de terribles révélations

https://www.leral.net/Le magistrat Cheikh Bamba Niang a décortiqué hier, le mode de financement des organisations terroristes. Il se prononçait à l’occasion du déjeuner de presse organisé par le ministère des Affaires étrangères dans le cadre du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité des 18-19 novembre prochain.
Les révélations inédites de Cheikh Bamba Niang ont installé une certaine stupeur dans la salle du complexe hôtelier où se tenait la rencontre.
Selon ce membre de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), les terroristes qui sévissent entre le Nigéria, le Mali, le Niger et le Burkina Faso tirent leurs ressources financières du vol de bétail, de l’extorsion de fonds, de dons provenant d’individus, d’organismes à but non lucratif comme les ONG, du transfert d’argent, du trafic illicite de drogue et de rançons tirées des enlèvements. Ils reçoivent même de l’argent d’entreprises commerciales, de transport légalement reconnues.
Cet argent, d’après Cheikh Bamba Niang, sert à entretenir les familles des djihadistes, à acquérir des moyens roulants, à gérer des cellules dormantes, à l’achat d’armement, à la formation des nouvelles recrues, aux investissements dans les entreprises, à la corruption etc… Les moyens de transport de l’argent peuvent être physiques ou électroniques, renseigne l’ancien directeur de cabinet du président du CNRA (Conseil national de régulation de l’audiovisuel), devant une assistance éberluée.
Le magistrat Cheikh Bamba Niang a donné l’impression d’une maîtrise parfaite de son sujet puisqu’il a fait un état des lieux très impressionnant des groupes terroristes qui sévissent au Sahel. Il a ainsi cité le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans qu’il a présenté comme la « CEDEAO » des terroristes. Dirigée par le touareg Iyad Ag Ghali, cette fédération regroupe Ansar Dine, le front de libération du Macina, l’émirat du Sahara d’Aqmi et Al Mourabitoune.

2240 attaques subies et 11 500 morts dans la zone du Sahel

À cette fédération s’ajoute l’Etat islamique au Grand Sahara, dont l’émir est le sahraoui Adnan Abou Walid. Divisée en deux entités dont l’une est reconnue par l’Etat islamique, la secte terroriste Boko Haram continue de dicter sa loi dans le nord du Nigeria et dans le Lac Tchad. Le phénomène est devenu tellement sérieux que, d’après l’ancien Cemga, le général Babacar Gaye, la zone du Sahel a subi près de 2240 attaques terroristes qui ont provoqué 11.500 morts et des milliers de déplacés ces dernières années.
Selon l’ancien patron des forces onusiennes en Centrafrique, il faut alors penser la sécurité dans le cadre de la sécurité humaine, en parvenant à une mutualisation des forces de défense.

DÉPUTÉS, INTESTINS SILENCIEUX DU PALAIS PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Macky Sall qui a tant souffert des manœuvres et intrigues de la place Soweto, dirige une coalition qui ramène la démocratie parlementaire aux années sombres de notre histoire politique
Une Assemblée nationale puissante et dynamique a un rôle essentiel à jouer en démocratie. Elle doit être un rouage démocratique essentiel à l’élaboration des lois, un contrôle de la politique gouvernementale par les députés. C’est un contre-pouvoir. C’est aussi le lieu sacro-saint où les différentes sensibilités politiques confrontent leurs idées à travers les débats et les échanges féconds. Cette confrontation des idées politiques communes ou contradictoires installe en profondeur la culture démocratique, celle où la prise de parole qui génère le compromis et la négociation n’est pas seulement une procédure, technique d’arbitrage, mais aussi une valeur légitimatrice des délibérations.
Mais au Sénégal, les députés vivent sur une autre planète. A la place d’une véritable institution parlementaire, on a une Assemblée obsolète, coûteuse, opaque et sans véritable utilité sustentant des godillots, des comploteurs, des délinquants fiscaux qui refusent de payer leurs impôts et qui répugnent tout contrôle par les corps habilités. Ce sont eux qui, refusant de changer leurs mœurs, coutumes et privilèges, font tout pour que l’Assemblée conserve sa mauvaise réputation séculaire. Aujourd’hui, elle est ravalée au rang de simple chambre d’enregistrements et d’applaudissements résolue à jouer un rôle de caisse de résonance politique. Ainsi face à une Assemblée nationale soumise et une institution judiciaire atone, le tout-puissant exécutif peut tout se permettre. Son omnipotence sur le pouvoir législatif et son emprise sur la justice fragilisent notre démocratie. Talon d’Achille de la République, l’Assemblée nationale sénégalaise n’a jamais été un contre-pouvoir mais un pour-le-pouvoir. Elle a toujours été un appendice du pouvoir exécutif, une chambre d’exécution politique de tous les opposants ou partisans de la majorité empêcheurs de tourner en rond. Par conséquent, notre Parlement est nu, comme l’enfant disait dans le conte d’Andersen « le roi est nu ».
De tout temps, les députés de la nation n’ont jamais joué le rôle que leurs mandants attendent d’eux : animer la vie démocratique par le débat contradictoire, contrôler l’action gouvernementale en toute indépendance sans subir la pesanteur ou l’influence du camp auquel on appartient. Au contraire, on a transformé l’Assemblée en un lieu de règlement de compte entre députés d’un même clan ou d’anéantissement de la minorité parlementaire. Elle est aussi un lieu d’acquisition de comptes. Au moment où l’Etat en crise financière procède à des ajustements et des économies parcimonieuses dans tous les domaines, les godillots, eux, créent trois nouvelles commissions qui auront des incidences économiques en termes de salaire, de véhicules, de crédit et de carburant. En sus, il ne serait pas surprenant qu’une de ces commissions soit confiée en guise de récompense au groupe parlementaire du PDS dont le leader vient de sceller ses retrouvailles avec le chef de la majorité. Il n’est pas exclu non plus que les escrocs politiques qui se font appelés non-inscrits puissent bénéficier à court terme d’un groupe parlementaire avec ses avantages matériels et pécuniaires. Ce qui veut dire qu’une opération de domestication de l’opposition parlementaire est en train d’être concoctée au sein de l’institution de Soweto. Et les prodromes sont déjà visibles lors de la plénière blanchissant Mamour Diallo, accusé d’un détournement de 94 milliards. Des députés libéraux, qui ont, dans un passé récent, combattu et voué aux gémonies la commission d’enquête parlementaire de Bennoo, ont béni les conclusions du rapport non sans reprocher à Sonko ses accusations sans preuve.
Aujourd’hui, le débat parlementaire fécond a déserté la place Soweto pour céder la place à la profusion des insultes. Faute de produire un discours instructif et constructif pour le bien des populations, nos déshonorants honorables députés s’illustrent par des scènes pugilistiques et des insultes obscènes. Voilà la face hideuse de l’Assemblée nationale avec ses godillots alimentaires toujours au service de sa Majesté et jamais du côté du peuple dont ils sont dépositaires des suffrages.
L’Assemblée nationale du Sénégal a écrit les pages les plus sombres de notre histoire politique. Les majorités mécaniques cautionnent systématiquement, les yeux fermés, les desiderata du Prince et de son gouvernement. Les projets de lois les plus impopulaires et les propositions de lois les plus scélérates sont votés sans remise en cause. La loi Ndiadiar Sène sous Abdou Diouf, la mise en accusation du Premier ministre Idrissa Seck, les amendements Moussa Sy et Aminata Tall, la loi Ezzan, la loi Sada Ndiaye sous le magistère de Wade en sont quelques exemples patents.
En décembre 1962, le président Léopold Sédar Senghor exécute politiquement Mamadou Dia, chef du Conseil gouvernemental, accusé de fomenter un putsch, en instrumentalisant les députés godillots qui n’ont pas hésité pas à voter une motion de censure contre son gouvernement. Pourtant, le Mawdo a voulu combattre les députés délinquants qui, non seulement, avaient voté une loi pour augmenter leur salaire dans un contexte de sacrifice et d’édification de notre jeune nation souveraine, mais avaient contracté des dettes auprès d’une banque de l’Etat sans vouloir procéder au remboursement obligatoire. La situation de confusion qui s’en est ensuivie entre l’Union progressiste sénégalaise (UPS) et l’Assemblée nationale a permis à Léopold Sédar Senghor, président du Sénégal et valet des Français, de se débarrasser définitivement de Dia le patriote.
Cette même Assemblée, sous le règne du président Abdou Diouf, sera manipulée par le superpuissant Jean Collin pour anéantir son adversaire de même parti. Il faut préciser que, dans le dessein d’affaiblir l’opposition d’alors, le président Abdou Diouf avait instauré aux législatives de 1983 la règle des 15% pour l’institution d’un groupe parlementaire. C’est ainsi que le parti d’Abdoulaye Wade, qui avait obtenu 8 députés sur 120, n’avait pas pu disposer de groupe parlementaire. Et le PS régna en maître absolu à l’Assemblée sans opposition parlementaire.
En 1984, Habib Thiam est victime des manœuvres, sur fond d’un contentieux des années 70, de Jean Collin qui a « marrionnettisé » une bande de députés socialistes sous sa coupe pour pousser aux orties l’alors président de l’institution parlementaire. Le même procédé est utilisé par la même personne en décembre 1988 pour se défaire de Daouda Sow successeur d’Habib Thiam au perchoir. Son crime : avoir demandé, après des élections législatives catastrophiques, un nouvel organigramme du PS qui écarterait Jean Collin de sa position de numéro 2 officieux du parti. On a souvenance de l’agacement des députés libéraux qui, sous la conduite de Boubacar Sall, ont quitté l’hémicycle en vitupérant le comportement des socialistes : « nous ne sommes pas à la maison du PS ». En l’espace de cinq ans, les problèmes relatifs à la réorganisation hiérarchique du PS ont eu comme conséquences dommageables la défenestration de deux présidents de l’Assemblée nationale, victimes de la toute-puissance de Jean Collin.
Ces intrigues et manœuvres ont refait surface sous le règne d’Abdoulaye Wade quand Youssou Diagne, premier président de l’Assemblée de la première alternance démocratique, est contraint à la démission le 12 juin 2002, après avoir perdu les locales dans son fief de Ngaparou. Six ans après, l’alors président de la 11e législature, Macky Sall, accusé d’avoir voulu auditionner le fils du président de la République, patron de l’Anoci, est sacrifié sur l’autel de la haine vindicative et des jeux de positionnement de ses frères ennemis de parti.
Voilà aujourd’hui que Macky Sall, qui a tant souffert de ces manœuvres et intrigues de la place Soweto, dirige une coalition qui ramène la démocratie parlementaire aux années sombres de notre histoire politique. La première loi scélérate et liberticide votée sous la 12e législature le 29 juin 2015, c’est celle relative à la constitution d’un groupe parlementaire sur la base de 15% alors qu’Abdoulaye Wade l’avait ramenée à 10 députés en 2000. La seconde est la tenue en bride des députés dans leur groupe d’origine au risque de grossir le rang des non-inscrits.
Aujourd’hui, le Parlement va institutionnaliser une déontologie pour affermir les sanctions disciplinaires contre les députés absentéistes et leurs écarts de conduite. Mais en réalité, cette réforme vise l’attitude d’Ousmane Sonko qui a refusé de déférer à la convocation de la Commission d’enquête. Pourtant, le samedi 1er décembre 2018,129 députés apéristes à l’exception d’un seul,avaient procrastiné le vote du budget de Pape Abdoulaye Seck,ministre de l’Agriculture pour assister à l’investiture de Macky Sall candidat de Bennoo Bokk Yaakaar à la présidentielle,sans grief.
Cette commission d’enquête qui a rendu ses conclusions blanchissant Mamour Diallo prouve à suffisance qu’à l’Assemblée nationale, les hommes et femmes de la majorité avec leur alter ego collabos de l’opposition qui y siègent, faute de devenir des députés du peuple, se sont transformés en « de simples digéreurs, intestins silencieux de la bouche du Palais », pour reprendre le mot du président du groupe communiste français, André Chassaigne. sgueye@seneplus.com

DEAL AU SOMMET DE LA RÉPUBLIQUE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, SERIGNE SALIOU GUÈYE

Wade et Macky sont les deux faces d’une même pièce. Ces deux Machiavel adoptent les mêmes méthodes. On se ménage aujourd’hui dans l’optique de sortir les couteaux demain. Brutus et Judas n’ont jamais quitté la scène politique, de même que Abel et Caïn
En politique, le même scénario se répète toujours avec la rigueur d’une intrigue tragique. L’ami, le frère, le fils ou le fidèle, au gré de ses intérêts, révèle doucement ou brutalement sa fourberie et sa perfidie. Ainsi les retrouvailles entre les présidents Abdoulaye Wade et Macky Sall, après moult années de brouille, ne constituent point une surprise si l’on sait qu’en politique on est toujours ballotté dans le cycle éternel des ruptures et des sutures sur fond de deal.
« Il ne faut jamais dire jamais». Cet aphorisme de Napoléon III est devenu une vérité absolue dans le champ politique sénégalais. L’histoire politique nationale, comme d’ailleurs celle de plusieurs autres nations, est faite de fractures, de ruptures, de sutures, de rabibochages et de replâtrages. Elle est caractérisée par des virages à 180 degrés et des retournements de situation spectaculaires. Et les remariages en fonction des intérêts des uns et des autres deviennent la règle en politique sénégalaise.

Un marché de dupes

Samedi dernier 12 octobre, l’ancien président Abdoulaye Wade a rendu une visite decourtoisie à Macky Sall au palais de la République dans l’optique d’effacer toutes les brouilles du passé et de sceller une fraternité politique. Après plus d’une décennie de tensions, de haines, de rancœurs, de ressentiments, d’esprits vindicatifs, place au rapprochement, au réchauffement et, éventuellement, à la réconciliation entre frères (libéraux) ennemis. Dès lors, les discours lénifiants éclipsent les diatribes, les dénigrements et les rhétoriques guerrières entre les deux présidents.
Désormais, ils se passent la brosse à reluire et se caressent mutuellement dans sens du poil. Après l’embrasement, place aux embrassements. C’est l’heure des bisounours. Nos deux présidents ne nagent plus dans le bain bouillonnant des animosités. Ils ont signé un armistice, un cessez-le-feu. Suspendues les hostilités, les attaques félonnes, les castagnes et le pancrace dans l’obscurité ! Le père fouettard et le fils rebelle se parlent et s’embrassent enfin. Le désir tenace de faire la paix l’emporte sur les egos surdimensionnés, l’envie vengeresse fait place à la mansuétude calculée et l’amour paternel ou filial triomphe de la haine mortifère. Les pathologies honnies et bannies d’hier deviennent des vertus bénies et abonnies aujourd’hui. Ces retrouvailles qui préfigurent une réconciliation postiche entre frères ennemis libéraux qui se vouaient une haine mortelle, il y a quelques années, démontre qu’au Sénégal, en politique, tout est possible. Les relations entre Wade et Macky s’étaient tellement exacerbées qu’on croyait que jamais les deux caïmans politiques n’allaient plus se baigner dans un même fleuve.
Aujourd’hui, les occurrences et les postures politiques ont changé. Seul invariant demeure : chacun des deux présidents, l’ancien et l’actuel, essaie de défendre ses intérêts crypto-partisans dans ce marché de dupes. Le Dialogue politique qui a valu à Oumar Sarr sa mise à l’écart du Pds par les deux Wade pour y avoir participé sans leur aval est maintenant le cadre démocratique idéal dans lequel il faut siéger pour apporter sa réflexion féconde. Pourtant en mai dernier, voilà ce que le Pape du Sopi disait à propos dudit dialogue national : « Le Parti démocratique sénégalais informe l’opinion nationale et internationale qu’il ne participera pas à la réunion de démarrage des concertations sur les termes de référence du dialogue politique du chef de l’État du jeudi 09 mai sous la présidence du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Ce dernier est surtout totalement disqualifié pour présider une telle rencontre car il a été le maître d’œuvre de la fraude électorale pour faire gagner son patron Macky Sall. » Ngouille est toujours en poste et probablement il y restera jusqu’à la fin des travaux et très probablement avec son contempteur. Mieux, il a pris part à l’audience que le président Macky Sall a accordée à son prédécesseur ! Et demain Wade lui enverra ses plénipotentiaires pour embrasser le dialogue qu’il rejetait hier. Il ne restera donc plus qu’à acter son adhésion à Bennoo Bokk Yaakaar et son retrait du Front de résistance nationale.

Wade ingurgite ses vomissures

Les scandales du pétrole, si l’on en croit la version wolof du communiqué conjoint lue par Mayoro Faye porte-parole du Pds, sont devenus curieusement des actes de bonne gouvernance qu’il faut saluer. Il faut souligner que ces propos biaisés de Mayoro Faye, qui n’ont rien à voir avec le texte en français, en disent long sur la mauvaise foi de l’homme-lige de Wade. L’arbitrage vidéo montre qu’en novembre 2014, Wade accusait sans aménités Aliou Sall, frère de Macky en ces termes : « Aliou Sall, le jeune frère du chef de l’Etat actuel est un voleur. Macky s’est arrangé pour lui donner 30 % d’une société de recherche et d’exploitation du pétrole des deux sites qui sont celui de Saint-Louis et Cayar où du pétrole a été découvert. Le volume découvert estimé à 200 milliards Usd, Macky Sall en a donc donné 60 à son frère.
Ce dernier peut vendre ses actions à l’amiable et mettre l’argent dans ses poches. C’est un cas de vol de ressources publiques qui étaient conservées dans un magasin, le sous-sol de notre pays. C’est un voleur, nous demandons que les 30 % détenus indûment par Aliou Sall soient transférés à l’Etat qui aura ainsi 40 % au lieu de 10 %. Il faut enclencher des poursuites pénales contre Aliou Sall… » Certainement qu’Aliou Sall que Wade traitait de voleur de milliards sera bientôt le Monsieur propre, le symbole de la transparence et de la bonne gouvernance.
Et Macky Sall, l’esclave Maccube anthropophage sera ce descendant guerrier de la lignée des Sebbe. Voilà la République du Sénégal avec son système pourri et corrompu où les politiciens du système se jouent de la naïveté des Sénégalais pour continuer à se relayer au pouvoir en étant loin des préoccupations du peuple ! Au-delà du vernis de cette fraternité retrouvée entre Wade et Macky, il faut entrevoir dans leurs retrouvailles un stratagème politique qui consiste, pour les deux leaders, à montrer aux yeux de Serigne Mountakha, architecte de leurs retrouvailles, et des Sénégalais, la sincérité de leur remariage après un divorce douloureux de plusieurs années. Il s’agit de se donner ostensiblement une main chaude de fer dans un gant de velours, des baisers de Judas, de montrer que la guerre est finie entre clans et que désormais seule la paix doit prévaloir.
Rien que du saupoudrage ! Le jeu caché de Wade en s’accointant avec son pire ennemi de cette décennie passée vise seulement à se donner les moyens d’obtenir l’amnistie de son fils et légataire de son entreprise et patrimoine politique, le PDS. Au diable, l’éthique, le coût politique, les chemins sinueux et les scénarii empruntés ! Pour Macky Sall aussi, il faut pêcher et anesthésier ce gros requin de l’opposition qu’est Wade au moment où les alliés de Bennoo ne pèsent plus lourd électoralement et casser la dynamique de l’opposition renforcée par le leader de Taxawu Dakar, Khalifa Sall. Force est de reconnaitre, aujourd’hui que le vieux briscard Abdoulaye Wade a réussi sa stratégie politique.
Pendant toute la durée de la brouille, ce vieux briscard a toujours multiplié les effets de manches et fait de la communication d’enfumage politique dans le Front de résistance nationale qu’il a porté sur les fonts baptismaux pour poursuivre son combat politique avec les autres opposants. Ce, aux fins d’imposer à Macky un deal éventuel sous la houlette et l’homologation naïve des chefs religieux devenus malheureusement, et sans le vouloir, des institutions politiques. Il a fait croire qu’il restait à tort ou à raison le pilier et le patriarche de cette opposition autour de qui tout tourne.
D’ailleurs, il s’est toujours ingénié de façon séquentielle à recevoir médiatiquement les membres de l’opposition à tour de rôle comme pour montrer à Macky Sall que c’est lui le maitre du jeu de cette opposition incendiaire qui l’accule dans les dossiers du pétrole et du gaz. Et par conséquent, il est le seul canal par lequel passer pour tempérer cette ardeur des opposants et même de la société civile politisée. Mais cela a un coût politique. Il faut se retrouver, se réconcilier, tirer dans la même direction, affaiblir l’opposition et amnistier le prince héritier Karim. Wade et Macky sont les deux faces d’une même pièce. Et en politique, « la trahison est une question de date » comme dit Talleyrand et la fraternité débouche graduellement sur la rivalité, l’animosité voire l’assassinat politique. Ces deux Machiavel adoptent les mêmes méthodes en politique. On se ménage aujourd’hui dans l’optique de sortir les couteaux demain. Brutus et Judas n’ont jamais quitté la scène politique, de même que Abel et Caïn.

L’Etat du sénégal prêt à reconsidérer l’affaire Karim Wade

A Genève, devant le Comité des Nations Unies pour les droits de l’Homme, l’Etat du Sénégal a pris des engagements qui vont dans le sens de « réhabiliter » Karim Wade.
XALIMANEWS: Dans sa publication du jour, le quotidien l’observateur rapporte qu’Entre l’Etat du Sénégal et la famille de l’ancien Président Wade, les rapports ont totalement changé. La tension qui caractérisait les relations a laissé place à une détente subite. A une entente parfaite. Aujourd’hui, l’on n’est plus dans la même situation qu’en 2012 avec les accusations les plus folles de détournement de deniers publics d’une part et d’acharnement de l’autre. Ion est dans la réparation des « erreurs » du passé. Voire à la réhabilitation. Vendredi 27 septembre 2019, le chef de l’Etat Macky Sall et son prédécesseur Me Abdoulaye Wade scellaient, devant le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, leurs retrouvailles à l’inauguration de la grande mosquée Massalikoul Jinaan de Dakar, après une crise profonde vieille de 7 ans. Un acte consolidé par la visite que le Secrétaire général du Parti démocratique sénégalais a rendue à Macky Sall au Palais de la République, le samedi 13 octobre dernier. Ce vent de la décrispation des relations conflictuelles entre Macky et les Wade dépasse les frontières pour aller caresser le corps de Karim Wade. Dans le meilleur des sens. La nouvelle mettra sûrement du baume au cœur de Wade-fils. Les autorités sénégalaises ont décidé de réparer les préjudices « judiciaires » subis par Karim Wade. La délégation sénégalaise conduite par Fatou Gaye, ministre conseillère à la Mission permanente du Sénégal auprès des Nations Unies à Genève, en a fait la promesse au Comite des Droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies (Onu) pour les droits de l’Homme, hier mardi 15 octobre 2019. C’était à l’occasion de l’examen du rapport soumis par le Sénégal au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
Karim Wade, en exil doré à Doha depuis qu’il a bénéficié d’une grâce présidentielle le 24 juin 2016, ne cracherait pas sur cette volonté de l’Etat du Sénégal de réparer ce préjudice qu’il a subi après sa condamnation à une peine de 6 ans de prison ferme, avec 138 milliards FCFA d’amende pour enrichissement illicite. Mais, l’ancien ministre d’Etat en charge des Infrastructures, de la coopération internationale, de l’aménagement du territoire et des transports aériens (Micatti), alors jugé, reconnu coupable et condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), recevra mieux de l’Etat du Sénégal. Qui a déjà annoncé la couleur, en acceptant d’actionner une procédure afin de déterminer le préjudice subi. Seulement, le seul hic, se désole la délégation sénégalaise, est que le principal concerné, « Karim Wade, ne s’est pas rapproché de la juridiction compétente depuis son élargissement de prison, puisqu’il ne vit pas au Sénégal ».

« Modification des juridictions sénégalaises qui ne prévoient pas de recours ».

Cette nouvelle posture de raison affichée par l’Etat du Sénégal semble écarter les menaces les plus fortes toujours faites par des responsables de l’Alliance pour la République (APR) et membres du gouvernement, de faire appliquer la contrainte par corps à Karim Wade, au cas où il retournerait au Sénégal. Une mise en garde que le candidat du Pds à la Présidentielle du 24 février 2019 semblait prendre très au sérieux au regard des annonces de retour jamais suivies d’effet. Ce n’est pas la première fois que le Comité des Droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies (Onu) droits de l’Homme plaide en faveur de Karim Wade. En octobre 2018, l’instance internationale avait interpelé l’Etat du Sénégal sur la détention jugée arbitraire de Wade-fils. La question reposée cette année, la patronne de la délégation sénégalaise à la Mission permanente s’est défendue en brandissant le décret de grâce signé par le chef de l’Etat, Macky Sall. Mais, dans la relation du compte-rendu, un membre dudit Comité a relevé que « cette grâce octroyée à Karim Wade n’allait pas dans le sens de la constatation du Comité, car elle n’annule pas la condamnation ». Or, c’est sur la base de cette privation de liberté « super-ministre » sous le règne de son pater, Me Abdoulaye Wade, n’a pu se présenter à la Présidentielle du 24 février dernier.
Sur le point relatif au droit et à un recours effectif quant à l’examen sur le fond du dossier judiciaire de Karim Wade, la délégation sénégalaise a rassuré le comité que le Sénégal est en train de revoir et de modifier l’ensemble des juridictions qui ne prévoient pas de recours. Ce qui semble annoncer des réformes du système judiciaire sénégalais et peut-être même la mort prochaine de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei).

Réhabilitation de Karim Wade : Ses avocats demandent le «réexamen de la condamnation» de leur client

https://www.seneweb.com/L’Etat du Sénégal s’est engagé, à Genève, devant le Comité des Nations Unies pour les Droits de l’homme, à réhabiliter Karim Wade dans ses droits. Une décision qui fait suite à l’audience-retrouvailles entre Abdoulaye Wade et Macky Sall, samedi dernier, au palais de la République. Les avocats de Wade-Fils se réjouissent de la position de l’Etat du Sénégal de respecter le droit international.
Joint par iRadio, Me Seydou Diagne déclare : «Au nom du collectif d’avocats, nous nous réjouissons tous de la position de l’Etat du Sénégal, qui est une position conforme au droit international et conforme à sa signature, c’est-à-dire de respecter les droits de ses citoyens et de les réparer lorsqu’il y a des violations qui ont été constatées.»

Vers un nouveau procès ?

Toutefois, si l’Etat du Sénégal suit les exigences du collectif des avocats de Karim Wade, on va vers un nouveau procès. Du moins, si l’on se fie à la requête émise par Me Seydou Diagne. «La question n’est pas seulement celle d’une indemnisation ou d’une réparation du préjudice. Comme je l’ai déjà dit, ce qui est important pour nous, c’est que la réparation puisse être intégrale, notamment par le respect et le suivi de toutes les recommandations du Comité des Droits de l’homme des Nations Unies, notamment le réexamen de la déclaration de culpabilité et de la condamnation qui ont été prononcées dans les conditions que l’on sait à l’encontre de Karim Wade», souligne-t-il.

Abdoulaye Bathily raisonne Alpha Condé

https://www.ferloo.com/ La situation en Guinée inquiète Abdoulaye Bathily. Au moins deux morts ont été enregistrés dans des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, suite au mot d’ordre lancé par le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC). Dans son message repris par “Le Quotidien”, l’homme politique et diplomate international sénégalais invite le président Alpha Condé à reculer.
« Le peuple de Guinée a trop souffert, trop de sang, de larmes, de déplacements forcés, trop de citoyens ont subi un séjour carcéral pour des raisons politiques qui auraient dû être évitées depuis toujours. Cette tragédie, vous pouvez y mettre un terme aujourd’hui même en annonçant le retrait de ce projet de nouvelle Constitution en faveur d’une concertation nationale sur la base d’un engagement solennel à ne pas briguer un 3e mandat. Une telle décision vous grandirait, vous donnerait une place exceptionnelle dans l’histoire de la Guinée martyre. L’Afrique vous serait reconnaissant en cette période particulièrement décisive pour l’avenir de nos Peuples pour lesquels vous, nous, et d’autres camarades se sont engagés depuis plus de cinq décennies. C’est à mon avis, la meilleure voie pour une transition apaisée et durable. » (Avec Rewmi)

Mamadou Lamine Diallo : «Il nous faut sauver le soldat Sonko et le sortir des griffes du Lamtoro Sall»

https://www.ferloo.com/ « Entre 6000 milliards et 94 milliards, quel combat démocratique mener ? » C’est l’interrogation du député et leader du Mouvement Tekki, Mamadou Lamine Diallo. Sans hésiter, il opte pour le combat démocratique pour sauver Sonko…
« Dans les deux cas, il s’agit de rente  à se partager. Dans l’affaire des 94 milliards, c’est une rente foncière, créée par la loi sénégalaise, qui appartient à la famille Ndoye de Rufisque. Malmenée par l’administration, elle est prête à céder presque tout ou partie de la rente à des privés sénégalais acheteurs de créances comme Sofico/CFU ou conseils juridiques comme Altas/Mercalex. Dans le meilleur des cas, c’est la famille Ndoye qui sera bénéficiaire de près de 94 milliards de FCFA. Dans le pire des cas, elle aura 2,5 milliards.
Dans le second cas, c’est une rente gazière considérable à se partager au moins 100 milliards de dollars sur le seul puits GTA, sans oublier Cayar à venir. La part de Franck Timis via ses sociétés, au moins 6000 milliards de CFA, appartient à tout le peuple sénégalais, y compris, la famille Ndoye.
La cause est vite entendue. La bataille démocratique est bien l’affaire Sall/Petrotim. Néanmoins, il nous faut sauver le soldat Sonko et le sortir des griffes du Lamtoro Sall. En effet, il faut bien comprendre pourquoi l’administration domaniale de Macky Sall préfère Sofico/CFU à la famille Ndoye. »

Affaire 94 Milliards : Sonko En Route Vers… Rebeuss

Hier, l’affaire des 94 milliards a connu un tournant décisif avec les dépôts de plusieurs plaintes sur la table du procureur Serigne Bassirou Gueye.
Sonko-Mamour Diallo…Ça tire de partout
D’un côté, Mamour Diallo a porté plainte contre Sonko pour des « faits constitutifs des délits de diffamation et d’injures publiques, prévus et réprimés par l’article 258 du code pénal », selon ses avocats Maitres Aly Dialy Kane et El Hadj Diouf.
D’un autre côté, les familles des héritiers du titre foncier n°1451/R, ont porté plainte contre Tahirou Sarr. « Une plainte des héritiers de Mbargou Mbengue a été déposée contre Tahirou Sarr », a annoncé Me Ousmane Sèye. Il est l’avocat de la Sci Thiandoum qui représente les héritiers de Mbargou Mbengue L’avocat a confectionné une plainte pour abus de confiance, escroquerie et tentative de détournement de deniers publics contre Tahirou Sarr et X. il compte la déposer le lundi sur la table du Juge d’instruction.
Et enfin, les activistes Fraap France Dégage ont eux aussi déposé hier une plainte contre Mamour Diallo et Tahirou Sarr.

Mais le seul but est de « déshabiller » Sonko de sa toge de député et le foutre au gnouf.

C’est Ousmane Sonko, président du parti Pastef, qui a publiquement accusé Mamour Diallo, inspecteur de son état, directeur des Domaines, d’avoir détourné, dans l’exercice de ses fonctions 94 milliards de francs CFA, au préjudice de l’Etat du Sénégal, dans le cadre d’une transaction foncière portant sur un immeuble, objet du titre foncier n°1451/R, d’une superficie de 258 ha…
Et depuis plus d’un an Sonko qui a toujours déposé des lettres de dénonciation n’a puexhiber une seule preuve valable. Il a parlé d’un compte bancaire toujours jusque-là invisible. Cette plainte aboutira à la levée de son immunité parlementaire et son incarcération.Du boulot en perspective pour le procureur Serigne Bassirou Guèye…

Faux, Mimi N’est Pas Une Femme Pressée !

Mimi Touré, une femme pressée. Telle est l’idée que l’on peut se faire de l’article qui barre la Une du numéro 4812 de l’édition  du 15 octobre du quotidien L’Observateur. Un article à « charge » dans lequel la journaliste Aïda Coumba Diop compare Mme Aminata Touré au bolide italien. « Le seul véhicule qui irait aussi vite que l’ex-Premier ministre, dont les performances politiques sont bluffantes », raille-t-elle. Sans entrer dans des considérations, nous osons dire que la journaliste tout comme ses « sources ou son inspiration hors norme » veulent porter à la Presidente du Conseil Économique, Sociale et Environnemental un masque qui n’est pas le sien. Ceci pour des raisons que seuls eux, savent. Revenant à cet article du journaliste qui, dès le début de son papier, a pris position avec un titre affirmatif. Ce qui nous paraît aberrant. Non, Madame, Mimi Touré n’est pas une femme pressée comme vous voulez le faire croire. Elle est plutôt une femme engagée et loyale. Engagée pour le développement de son pays. Et…, reconnaissez-lui au moins cela, loyale envers le président de la République Macky Sall. Il mériterait de souligner, à cet effet, à tous ceux qui accusent Mme Aminata Touré d’être une personne pressée que, ceux qui le sont, ont quitté le Président de la République dès qu’ils ont été démis de leur fonction pour ensuite lui faire face lors de la présidentielle du 24 février 2019. Contrairement à ceux-là, qui s’étaient donné corps et âme pour faire quitter le Président Macky Sall à la tête du pays, Mimi Touré a toujours été constante et loyale depuis 2010, l’année où elle s’est engagée à accompagner son « leader » Macky Sall. Même limogée de la Primature, Mme Aminata Touré est toujours restée engagée au côté du Président de la République. Elle n’a non plus jamais été prise en défaut de loyauté. La présidentielle du 24 février dernier en est une illustration parfaite. Loyale jusqu’à la dernière énergie, Mme Aminata Touré s’est donnée à fond pour aider le Président de la République à obtenir un second mandat. Tout le monde a vu comment elle s’est battue lors de la collecte des parrains et du dépôt de la fiche de candidature. Tout le monde l’a vue durant toute la campagne électorale. Ce, au moment où beaucoup de thuriféraires rasaient les murs ou gardaient jalousement leurs finances pensant que le Président Macky Sall allait perdre les élections. Alors, laissez cette bonne dame faire son travail qui consiste à mettre le Conseil Economique, Social et Environnemental sur les rampes du développement. Elle n’a vraiment pas le temps de répondre à des poltrons tapis dans l’ombre…Bassirou DIENG, Chef de division Presse au CESE

Matar Sourang : «Le Retour De Wade Au Dialogue Va Nous Renforcer»

https://www.xibaaru.sn/ Macky Sall a-t-il ouvert un dialogue politique parallèle ? En tout cas, en recevant samedi le Président Abdoulaye Wade, ils ont abordé les questions relatives au processus électoral et au statut du chef de l’opposition. Ces questions, d’après la déclaration commune des deux hommes, seront reprises dans le cadre du dialogue national. Mais la Commission politique du dialogue national, dirigée par le général à la retraite Mamadou Niang, se penche déjà sur ces points sans le Parti démocratique sénégalais (Pds) qui l’avait boycottée. D’ailleurs, les partis de l’opposition réunis au sein du Front de résistance nationale (Frn) comme Rewmi, les Khalifistes et autres, les non-alignés et la mouvance présidentielle sont en avance sur des point tels que le report des élections locales, le mode d’élection des maires, des présidents de Conseil départemental. Là, un consensus a été trouvé entre les différents acteurs. Récemment, le Pds a rejoint le Frn, après avoir gelé ses activités depuis l’épisode Oumar Sarr qui a répondu à Macky Sall contre la volonté de Wade. Aujourd’hui, certains pensent qu’il y a un dialogue parallèle : Wade-Macky et le dialogue politique. «Je ne vois pas de dialogue parallèle. Dans le communiqué final, à l’issue de la rencontre, il est bien dit que les questions relatives au processus électoral, au statut du chef de l’opposition seront reprises dans le cadre du dialogue national. Donc, nous nous réjouissons du fait que le Pds, qui était le seul parti de l’opposition absent du dialogue politique, décide enfin de rejoindre les autres partis de l’opposition. Ils ont dit que les discussions vont se prolonger là-bas. Cette décision du Pds de rejoindre le dialogue politique est importante pour nous», a commenté Matar Sourang, hier, joint au téléphone par « LeQuotidien ».
Le coordonnateur du Frn d’ajouter : «Donc, il n’y a aucun problème. Le Pds va prendre sa place. Je pense que c’est bien que toute l’opposition fasse maintenant bloc pour discuter de ces questions-là. Le Pds a une expérience avérée en termes de processus électoral et c’est une force politique au plan national. Il n’y a pas de retard. Il y a des questions qui ne sont pas encore abordées. Nos plénipotentiaires se concertent en permanence pour voir les questions à aborder. Je pense que l’arrivée du Pds va justement renforcer notre position, l’enrichir.»

NOMINATION D’AMINATA MBENGUE NDIAYE : Macky Recule Pour Mieux Décréter

http://www.walf-groupe.com/ Le décret de nomination de Mme Aminata Mbengue Ndiaye comme Présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) aurait été retiré du circuit. Un vice de forme serait à l’origine de cette reculade. En effet, l’encore ministre des Pêches n’étant pas conseillère élue dans l’institution, il eut fallu, d’abord, procéder à sa nomination dans le quota du président de la République avant de la porter à la tête de l’institution. Une simple règle de bon sens que le pouvoir, entre le marteau du fast-track et l’enclume de la pression socialiste, a ignorée. Alors, chat échaudé craignant l’eau froide, le pouvoir a voulu éviter tout risque d’illégalité du décret comme celui nommant le Dg de l’Ipres qui a contourné le conseil d’administration de la boite, et la broncha qui suivit la non publication alléguée sur le décret nommant Pape Oumar Sakho au poste de Président du Conseil constitutionnel, a évité de se casser les dents à nouveau
Pour rappel, il y a une dizaine de jours, la secrétaire générale adjointe du Parti socialiste s’était pointée à une réunion d’instance de son parti, son décret de nomination en main. Apparemment, l’héritière politique de Tanor Dieng aura dansé plus vite que la musique.Ibrahima ANNE
Prodac, Arcelor-Mittal, Bigtogo:Pourquoi pas d’enquête parlementaire ?
Birame Souleye Diop, administrateur départemental de Pastef/ Les Patriotes, tire à boulets rouges sur l’Assemblée nationale qui s’acharne sur Ousmane Sonko, dans l’affaire des 94 milliards… Pourtant, avance-t-il dans L’Obs, leurs travaux devraient plutôt être orientés vers ces scandales imputables aux  membres de la majorité.
Prodac
« Il y a 29 milliards F Cfa perdus dans l’affaire du Prodac. C’est un de leurs militants qui est mis en cause. Pourquoi ils n’ouvrent pas d’enquête parlementaire ? Il y a également 6 000 milliards F Cfa sur l’affaire du pétrole (présumé scandale sur le pétrole ébruité par Bbc).
Arcelor-Mittal, Bigtogo
108 milliards ont aussi disparu de la Poste. 35 milliards F Cfa ont été perdus dans l’affaire du Titre foncier à Rufisque. Il y a 250 milliards dans l’affaire Arcelor-Mittal. Il y a 12 milliards sur l’affaire Bigtogo. Pourquoi ils n’ont pas ouvert d’enquête parlementaire sur ces dossiers ?
Commission de blanchiment
Toutes choses qui font dire au coordonnateur départemental de Pastef/Thiès que la Commission d’enquête parlementaire a été plutôt « une commission de blanchiment de crimes financiers contre l’Etat du Sénégal ».
Assemblée hors la loi
A l’en croire, « l’Assemblée nationale a fini de démontrer qu’elle ne respecte pas les lois de ce pays.. L’article 48 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale dit que quand le juge d’instruction intervient sur la procédure, la commission d’enquête parlementaire n’a plus sa raison d’être. Et quand une commission d’enquête parlementaire est instituée,  elle ne peut pas déposer des conclusions publiques par conférence de presse ».Source senego.com

Khalifa Sall a-t-il lâché Bamba Fall ?

https://www.seneweb.com/L’ex-maire de Dakar a-t-il définitivement coupé les ponts avec Bamba Fall ? En tout cas, selon des sources de Walf Quotidien, ce n’est plus le parfait amour entre les deux hommes.  Pour preuve, depuis que Khalifa Sall est sorti de prison, le maire de la Médina ne s’est pas encore, ne serait-ce qu’une seule fois, affiché avec le leader de la coalition Taxawu Dakar.
Lors de ses visites de courtoisie auprès des familles religieuses, Khalifa Sall se fait accompagner par Cheikh Guèye, Barthélémy Dias ou encore Madiop Diop, le maire de Grand-Yoff. Selon le journal, la mise à l’écart de Bamba Fall s’expliquerait par son jeu clair-obscur entre et le régime marron-beige et l’ancien premier magistrat de la capitale.

Thiès : «Khalifa, on prie pour toi. Que Dieu te donne ce que tu cherches si c’est ce qui est mieux pour toi» (Serigne Mounirou Ndiéguène)

https://www.dakaractu.com/Depuis sa libération, l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall a entamé une tournée nationale auprès des familles religieuses pour leur témoigner toute sa reconnaissance et sa gratitude pour leurs prières pendant sa période carcérale à Rebeuss. Accompagné du maire de Mermoz et du Docteur Jean Baptiste Dione, membre de la coalition Taxawu Sénégal, l’ancien maire de Dakar s’est rendu chez la famille Ndiéguène de Thiès où il a été accueilli par le Khalife, Serigne Mounirou, ses frères ainsi que toute la famille Ndiéguène. Ainsi, le Khalife général de la famille Ndiéguène, Serigne Mounirou Ndiéguène, de s’exprimer en ces termes : « Khalifa gniou nguy laay Gnianal li ngua beug boula dé djikk yalla nalako yalla défal ».

Madické Niang à Touba : «Je serai heureux que toute la famille libérale se retrouve autour de Me Wade»

https://www.seneweb.com/En marge de sa visite au Khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké, l’ancien responsable du Parti démocratique sénégalais (Pds) Me Madické Niang a donné son avis sur les retrouvailles entre Maitre Abdoulaye Wade et le président de la république Macky Sall.
« Je me réjouis de la réconciliation entre maitre Wade et Macky Sall. Quand j’étais aux côtés de maitre Wade, j’avais tenté à plusieurs reprises de rapprocher les deux hommes mais Dieu n’en avait pas décidé en ce moment là », dit-il avant de féliciter vivement Serigne Mountakha qui a facilité les retrouvailles entre ces deux grandes figures de la classe politique.
« Serigne Mountakha est une bénédiction divine, il aime rendre service à son prochain », ajoute Madické Niang. Pour lui, les retrouvailles sont des choses fondamentales dans la vie d’un homme. C’est pourquoi en tant que partisan du dialogue, il sera très heureux que toute la famille libérale se retrouve autour du père, la personne qui symbolise cette famille: le président Maitre Abdoulaye Wade, conclut-il.

Me MADICKÉ RÉVÈLE DEPUIS TOUBA «J’ai tenté de rapprocher Wade et Macky… Aujourd’hui, l’histoire m’a donné raison »

https://www.dakaractu.com/Après avoir rencontré successivement le Khalife Général des Mourides et son porte-parole Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, Me Madické s’est prêté, devant la presse, à une révélation relativement à la réconciliation Wade-Macky. Très clairement, il dira s’être personnellement investi, sans succès, à rétablir les ponts entre les deux hommes.  « Laissez-moi vous révéler avoir, à plusieurs reprises, tenté de rapprocher les deux hommes alors que j’étais aux côtés du Président Abdoulaye Wade. Mais Dieu n’en avait pas décidé ainsi en ce moment-là ».
D’où pour lui l’importante décision de féliciter celui qui a su relever le défi. « C’est pourquoi, je félicite grandement le Khalife Général des Mourides. Je disais que Serigne Mountakha (et Dieu sait que c’est pas exagéré), est une bénédiction divine parceque c’est un homme qui aime faire le bien. C’est un homme qui aime servir son Créateur mais aussi qui aime  rendre service à son prochain. Il a réussi ce que beaucoup de chefs religieux ont  recherché et j’en sais quelque chose. Donc, il est à féliciter. Mais, surtout souhaiter que réconciliation se fit, pour les deux hommes,  dans l’intérêt exclusif du Sénégal. Je ne prie que dans ce sens là ».
Me Madické Niang de faire un plaidoyer en faveur de la stabilité sociopolitique dans le pays. « Je voudrais un Sénégal de paix. Un Sénégal de paix commence d’abord par un dialogue entre le pouvoir et l’opposition. Cela empêchera pas à ceux qui doivent s’opposer de s’opposer. Mais pour ce qui me concerne, l’histoire m’a donné raison. Tout le monde sait que Madické Niang a eu une direction, a eu une voie dans laquelle il s’est engagé et il n’a jamais pas dévié de cette voie. Donc, je me félicite de ce qui est intervenu ».
Me Madické Niang de remercier le Khalife Général des Mourides qui l’a reçu avec sa délégation à Darou Marnane. « J’étais venu avec une forte délégation composée essentiellement de mes proches. Le Khalife Général des Mourides nous a fait l’honneur de nous recevoir dans son salon longuement. Je le remercie vivement pour l’accueil qu’il m’a réservé et surtout pour les prières qu’il a formulées à mon endroit et à celui de la délégation. C’est un homme dont le cœur est rempli de joie qui vient de terminer cette visite ».

Crise politique Guinée 

http://www.enqueteplus.com/nodeLa Rencontre africaine des Droits de l’homme (Raddho) invite le président de la République de Guinée, garant de l’ordre constitutionnel et de l’unité nationale à ‘’veiller au respect’’ de la Constitution. Mais aussi à ‘’abandonner’’ tout projet révisionniste et de tripatouillage de la Constitution visant à conserver le pouvoir de ‘’manière anticonstitutionnelle’’. La Raddho s’est exprimée, hier, sur la crise socio-politique qui secoue la Guinée ces derniers jours, à travers un communiqué de presse reçu à ‘’EnQuête’’. Dans la note, l’Ong met également en garde les autorités guinéennes contre les ‘’arrestations arbitraires et l’usage excessif’’ de la force contre les manifestants.
Attachée aux principes universels des Droits de l’homme, aux instruments nationaux et internationaux auxquels la Guinée est partie, notamment la Charte africaine sur la démocratie, les élections et la gouvernance, le Protocole additionnel de la Cedeao sur les élections et la démocratie, la Raddho appelle les autorités au respect de la liberté d’expression et de manifestation reconnue par la Constitution et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques dont la Guinée est partie prenante. Les droit-de-l’hommistes exigent en même temps ‘’la libération sans condition’’ de toutes les personnes arrêtées dans le cadre de ces manifestations.
Ceci en demandant, à travers leur communiqué, à l’Etat guinéen de respecter des libertés notamment d’expression dont la marche constitue un des aspects. Du côté de la Communauté économique etmonétaire ouest-africaine (Cedeao), de l’Union africaine et des Nations Unies, la Raddho prône des efforts pour éviter une dégradation de la paix civile en Guinée.
…Au fait, à travers son communiqué, la Raddho indique qu’elle est ‘’vivement préoccupée’’ par la dégradation de la situation socio-politique en Guinée. ‘’Depuis quelques mois, la République de Guinée est confrontée à une tension politique marquée par une cristallisation des positions autour du projet de modification de la Constitution. Ce projet viserait à créer les conditions permettant au président en exercice de briguer un troisième mandat’’, rappelle la note.
Ce ‘’coup d’Etat constitutionnel’’, selon la Raddho, est ‘’fortement contesté’’ par la société civile, plusieurs syndicats et une bonne partie de la classe politique, regroupés au sein du Front national pour la défense de la Constitution (Fndc). Ces derniers ont décidé d’organiser, le 14 octobre 2019, une manifestation pacifique sur toute l’étendue du territoire, pour marquer leur opposition. ‘’Les forces de sécurité ont procédé à l’arrestation de plusieurs personnes présumées meneurs, à 48 heures de ladite manifestation. Ce lundi 14 octobre, outre l’arrestation de dizaines de personnes, les affrontements entre les forces de l’ordre auraient causé la mort de 5 personnes dont 4 civils et 1 gendarme et fait plus de 70 blessés dans les rangs des manifestants’’, regrette la Raddho.

YAYA SOW DÉVERSE SA COLÈRE SUR MACKY SALL

https://www.seneplus.com/L’As-Une fronde des députés de Bennoo Bokk yakaar (Bby) a été évitée hier. |
Une fronde des députés de Bennoo Bokk yakaar (Bby) a été évitée hier. Des parlementaires originaires des régions de Kaffrine, Tambacounda et de la Casamance naturelle ont failli se rebeller lors de l’élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale. Ils en veulent au président Macky Sall puisqu’aucun parmi eux n’est membre du bureau. En colère, le député Yaya Sow a tout simplement boycotté le vote avant de s’attaquer vertement au président Macky Sall à qu’il reproche de promouvoir des transhumants au détriment des apéristes de la première heure.
Un vent de révolte a failli souffler hier, à l’Assemblée nationale, lors du renouvellement du bureau. Des députés de la majorité qui contestent les choix du Président Macky Sall pour la composition du bureau ont failli créer une fronde lors de la plénière. Toutefois, ils ruminent leur colère contre le chef de l’Etat et un groupe de lobbyistes qui font la promotion de transhumants et de responsables sans base politique au détriment des apéristes de la première heure.
Le député-maire de Ribot Escale, Yaya Sow, lui, a préféré bouder la plénière avant de cracher du feu sur le président de la République au cours d’un point de presse. «Nous ne sommes pas contents des choix du Président Macky Sall pour la formation du bureau de l’Assemblée nationale et la manière dont il gère le parti. Nous ne sommes pas d’accord avec la composition du bureau. Il a favorisé des gens sans base politique et des transhumants en reléguant au second plan les responsables qui l’ont défendu et porté au pouvoir», peste le député originaire de la région de Kaffrine. Il demande au chef de l’Etat d’accorder un minimum de considération aux responsables de son parti qui ont lutté à ses côtés contre le régime de Me Abdoulaye Wade.
Déplorant le fait que les députés issus des régions de Kaffrine, de Tambacounda, de Kédougou, de Kolda et de Ziguinchor soient zappés du bureau de l’Assemblée nationale, il déclare : «C’est la raison pour laquelle j’ai refusé de voter le bureau de l’Assemblée nationale. Il en est ainsi de Malaw Sow. Que Macky Sall se souvienne qu’en 2008 lorsqu’il a été renvoyé comme un malpropre par le régime de Me Wade, c’est nous qui étions à ses côtés pour porter son combat. Qu’il ne l’oublie pas. Un jour, il aura besoin de nous. Nous avons respecté notre part du contrat, qu’il en fasse autant», déplore M. Sow.
Très en verve, il poursuit ses diatribes. «Des députés comme CheikhTidiane Gadio qui était d’une liste adverse est promu vice-président au moment où les députés de l’Apr sont zappés. Aucun député issu des régions de Tambacounda, de Kaffrine, de Kédougou, de Kolda et de Ziguinchor ne figure dans le bureau de l’Assemblée nationale. Pourquoi ça ? Ne sommes-nous pas des Sénégalais ? Pourtant, la région de Kaffrine lui a donné 68% à la présidentielle, alors que dans certaines localités dont les députés sont promus, il y a perdu. Ce que je vous dis tout haut ici, c’est ce que plusieurs députés pensent tout bas», martèle Yaya Sow.
Très remonté contre le chef de l’Etat, il assène : «Que le Président Macky Sall sache que le Sénégal n’est pas seulement Dakar et le nord. Tous les responsables de l’Apr de la première heure n’ont pas de postes de responsabilité. On peut citer par exemple Mbaye Ndiaye, Mor Ngom, Mme Marième Badiane, Me Aliou Badara Cissé etc.».
Par ailleurs, l’édile de Ribot Escale prévient le chef de l’Etat que la promotion de transhumants et les réconciliations avec Me Wade ne lui serviront à rien. «Les gens qu’il reçoit au nom de la réconciliation notamment Me Wade et autres, c’est du bluff. Ces gens ne le soutiendront jamais. S’il veut développer le pays, qu’il s’entoure des militants de la première heure de son parti», fulmine Yaya Sow qui pense que le chef de l’Etat sera perdu par ses lobbies s’il ne change pas de conduite. Ousseynou BALDE

Sortie du député de Koungheul contre Macky Sall : Farba Ngom et Aliou Doumbourou Sow démontent Yaya Sow.

https://www.dakaractu.com/Le renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale n’a pas fait que des heureux dans les rangs de l’Alliance pour la République. Le député Yaya Sow, issu du département de Koungheul a fait une sortie musclée pour faire part de son désaccord sur ce qu’il considère comme un « oubli » de certaines régions. Il prend pour responsable le président Macky Sall qui, selon lui, écarte les militants de la première heure. Sauf que sa sortie risque de lui coûter cher si ce n’est déjà le cas.
Les députés Farba Ngom et Aliou Doumbourou Sow sont montés au front pour le remettre à sa place. Très remontés contre leur collègue, le député maire des Agnams et le Président du Conseil départemental de Ranérou trouvent que Yaya Sow a dépassé les bornes en s’attaquant à Macky Sall de la sorte.
Au micro de Dakaractu, les deux parlementaires qui s’érigent en boucliers pour leur mentor, sont d’autant plus scandalisés qu’ils trouvent que leur camarade n’a pas été reconnaissant envers le président de la République. Car à les  croire, il a été choisi pour être sur la liste des « députables » alors qu’il n’était pas le plus représentatif à Koungheul.
Aliou Doumbourou Sow de rappeler que c’est lui même qui a présenté Yaya Sow à Macky Sall. Pourtant, ajoute le député, par ailleurs président du Conseil départemental de Ranérou, lui-même ne figure pas dans le bureau de l’Assemblée et n’en fait pas un problème.
Plus acerbe, Farba Ngom met en garde le député de Koungheul et l’invite à être plus mesuré à défaut d’être conséquent avec lui même. En quoi faisant ? Selon le député maire des Agnams, si Yaya Sow n’est pas content des choix du président de la République, il n’a qu’à …céder son mandat de député.

Plaintes sur l’affaire des 94 milliards FCFA : Le regard des députés Me Djibril War et Mamadou Diop Decroix…

https://www.dakaractu.com/La personne qui a été vilipendée dans cette affaire dite des 94 milliards Fcfa n’est personne d’autre que Mamour Diallo croit dur comme fer le républicain, Me Djibril War. Selon lui, la plainte pour détournement de deniers publics n’appartient pas à l’administrateur civil, en l’occurrence, Ousmane Sonko, mais elle appartient à l’agent judiciaire de l’État.
Au vu de l’enclenchement de la machine judiciaire, le député est d’avis que la justice va agir de la manière la plus sereine, de la plus objective pour faire la lumière sur cette affaire dite des 94 milliards FCFA.
Pour sa part, Mamadou Diop Decroix croit que, théoriquement, si les choses se déroulaient normalement, chaque citoyen aurait juste pris connaissance de l’information et irait vaquer à ces occupations.
Il pense qu’à ce stade, on devrait dépasser ce qu’il qualifie de démarche infantile de l’exercice de la démocratie. Les deux députés se prononçaient à l’occasion de la première session parlementaire ordinaire de l’année 2019-20.

Une délégation du CESE à Touba : Serigne Mountakha Mbacké loue la droiture de Mme Aminata Touré dans la gestion des affaires de l’État

https://www.dakaractu.com/À quelques heures du Grand Magal de Touba, une forte délégation du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) était à Touba ce lundi 14 Octobre. Une délégation  conduite par Serigne Abdoul Ahad Diakhaté, par ailleurs chef de village de Touba, et composée des Conseillers Mouhamadou Moustapha Mbacké, Abdou Lahad Diakhaté, Mame Bousso Mbacké, Oumou Ba, Mor Ndiaye N2, Mbaye Samb, Khadim Khol, Gade Sall, le conseiller Spécial Ameth Dieng, Serigne Fallou Bousso et Ibrahima Faye.
Tout ce beau monde a été reçu par le Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké Bassirou, à la Résidence Khadimoul Rassoul.  Le conseiller Abdoul Ahad Diakhaté a introduit la délégation avant que le Pr Ibrahima Faye ne prenne la parole pour transmettre les salutations et les remerciements de Mme Aminata Touré au Khalife Général des Mourides.
Selon des informations qui nous sont parvenues, Serigne Mountakha Mbacké a remercié Mimi Touré pour cette forte délégation qu’elle a déployée à Touba. Le Khalife Général des Mourides a indiqué suivre la démarche de Aminata Touré qu’il considère comme sa propre fille. Il s’est ainsi dit très satisfait de la droiture dont elle fait montre dans la gestion des affaires de l’État. Serigne Mountakha Mbacké qui ne se dit pour autant pas surpris par cette qualité de l’ancien Premier ministre, a rappelé les relations amicales qu’il entretenait avec son père qui était son ami. « J’entretenais une relation toute particulière avec lui depuis Gossas. Son père est un homme de valeur et de vertu a dit Serigne Mountakha Mbacké.
Il a finir par renouveler ses remerciements  à la délégation du Conseil économique, social et environnemental avant de prier pour des succès futurs à Mme Aminata Touré…

Autoroute Ila Touba : Un accident fait 6 morts et 36 blessés sur l’axe Khombole-Bambey.

https://www.dakaractu.com/La route a encore frappé. Au moment où tous les pèlerins convergent vers la cité religieuse pour célébrer le grand Magal de Touba, un accident violent s’est produit sur l’autoroute Ila Touba.
Un car « Ndiaga Ndiaye » en partance pour Touba est entré en collision avec un camion vers les coups de 3h30 du matin dans la nuit du mardi au mercredi à hauteur de Khombole.
Le bilan provisoire est lourd. L’accident a fait 6 morts et 36 blessés graves.
Les corps sans vie ont été acheminés à l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel.
Les blessés ont été dispatchés entre le centre de santé de Diourbel et celui de Bambey.

Affaire 94 milliards : Me Ousmane SEYE dépose une plainte contre Tahirou SARR

Du nouveau dans l’affaire des 94 milliards. Dès lundi, une plainte des héritiers de Mbargou Mbengue sera déposée contre Tahirou Sarr. C’est ce qu’a annoncé Me Ousmane Sèye.
Il est l’avocat de la Sci Thiandoum qui représente les héritiers de Mbargou Mbengue. Pour mieux faire comprendre ce que reprochent ces héritiers à Tahirou Sarr, la robe noire a tenu à décortiquer la chronologie de cette affaire.
En effet, il explique que les titres fonciers en question, avaient été vendus à la SAIM indépendance.
Puis, une décision de justice définitive est venue annuler cette vente. C’est le moment choisi par la Sofico, dirigée par Tahirou Sarr, pour entrer en jeu.
Il a proposé à ces héritiers, 2.5 milliards en échange de leurs terrains. Ces derniers ont accepté. Fort de l’acte de cession, Tahirou Sarr est allé voir le gouverneur de Dakar qui, avec Mamour Diallo, au nom de l’Etat, ont été d’accord pour lui payer 94 milliards de francs Cfa.
«Durant 27 ans, l’Etat n’a pas payé aux héritiers qui ne demandaient pas autant. Mais, quand Tahirou Sarr a racheté le terrain, on lui a fait des actes d’acquiescement (Signifiant que l’Etat est d’accord de payer 94 milliards) », déclare Me Sèye. Ensuite, le receveur de Ngor, à l’époque Maissa Ndiaye, a avancé 3.2 milliards sur la somme plus un acte d’acquiescement.
Les héritiers, mis au courant, attaquent en justice l’acte de cession et l’homologation. La juridiction annule la cession
«Le Tribunal dit que la cession est léonine ‘‘vous ne pouvez pas acheter pour 2 milliards et vendre à 94 milliards, c’est trop gros’’», indique Me Sèye.
Ainsi, l’avocat précise que puisque le Tribunal a ordonné la radiation de toutes les inscriptions qui étaient sur ce titre foncier, les deux titres fonciers restent au nom des héritiers légitimes. Alors ce sont ces derniers qui doivent être payés
«J’avais fait une sommation à Tahirou Sarr. Il a racheté à 2.5 milliards. On a annulé. Il a perçu 3.5 milliards. Il y a des actes d’acquiescement pour 94 milliards de francs Cfa. Ces actes et ce montant reviennent à mes clients.»
L’avocat a confectionné une plainte pour abus de confiance, escroquerie et tentative de détournement de deniers publics contre Tahirou Sarr et X. il compte la déposer le lundi sur la table du Juge d’instruction. Avec SENEWEB

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 16/10/2019

La Lfi pour l’année 2020 déjà à l’Assemblée

Les députés ont du pain sur la planche. Après une longue pause, une tâche fastidieuse les attend, à savoir le marathon budgétaire. En effet, le gouvernement a déposé depuis mardi, à l’Assemblée nationale, le projet de loi portant deuxième Loi de Finances Rectificative (Lfr) pour l’année 2019 et le projet de loi portant Loi des Finances Initiale pour l’année 2020.

Bby renforcé

Restons à l’Assemblée nationale pour dire qu’il y a eu des transhumances en interne. Le groupe Bennoo Bokk Yakaar (Bby) s’est renforcé. Plusieurs députés non-inscrits qui s’acoquinent depuis un bon moment avec le régime ont décidé hier de déposer armes et bagages au sein du groupe de la majorité.Il s’agit des députés Abdoulaye Baldé, Cheikh Tidiane Gadio qui est promu vice-président, Sokhna Dieng Mbacké, Demba Diop (Diopsy) et Alioune Souaré. Ils ont rejoint le Groupe parlementaire Bby.

LE TROISIÈME MANDAT, UN PARI PASCALIEN À L’ENVERS PAR YORO DIA

Condé a toujours déclaré que modifier la Constitution pour un 3e mandat équivaudrait à trahir ses idéaux. On ne peut que constater qu’entre les délices du pouvoir et les principes qu’il a toujours défendus, son choix est fait
Il y a quelques années dans un pays d’Afrique centrale, j’ai frôlé l’incident diplomatique. Dans ce pays très démocratique, j’avais été désigné au pied levé pour être le discutant d’un ministre sur la limitation des mandats. Dans ce pays, le pouvoir avait décidé de modifier la Constitution pour limiter les mandats à deux.
Quand le Président sortant qui a été au pouvoir pendant deux décennies a fini ces deux mandats, le même pouvoir s’était subitement rendu compte que la limitation des mandats n’était pas très démocratique. Selon l’argumentaire bien huilé de Monsieur le ministre, la limitation n’est pas démocratique, car la souveraineté appartenant au Peuple, pourquoi brider la volonté du Peuple en lui imposant la limitation, car ce même Peuple souverain peut, lors des élections, choisir l’alternance.
Pour mieux étayer son point de vue, Monsieur le ministre choisit les exemples de l’Angleterre (la mère des démocraties) et l’Allemagne, où Angela Merkel en était à son troisième mandat. Naturellement, dans ces pays où la liberté d’expression est très encadrée et où l’on s’attend à ce qu’un intellectuel soit un «intellectuel organique», le ministre s’attendait à ce que je confirme sa thèse. Dans le journalisme, c’est ce que l’on appelle une question orientée. Je répondis au ministre que sa thèse, sur le plan strictement théorique, est presque parfaite, sauf sur un point qui différencie fondamentalement son pays de l’Angleterre et de l’Allemagne qu’il a recrutées comme exemples pour dénoncer le caractère anti démocratique de la limitation des mandats.
La différence fondamentale entre ce pays d’Afrique centrale et l’Angleterre ou l’Allemagne, le Sénégal ou l’Afrique du Sud, est que dans ces pays, l’élection est un mécanisme de remise en jeu du pouvoir, alors que dans la plupart des pays africains, l’élection est un mécanisme de relégitimation du pouvoir en place. Dans la plupart des pays africains, on croit qu’on n’organise pas des élections pour les perdre, ce qui fait que les élections deviennent une simple formalité. Merkel renonce à se présenter parce qu’elle sait qu’avec l’usure du pouvoir, elle va perdre les prochaines élections. En Angleterre, personne ne doute de la sincérité des élections. Ce qui fait que dans ces pays, la souveraineté du Peuple est une réalité, contrairement à l’Afrique ou l’Asie, où la souveraineté du Peuple est une fiction juridique derrière laquelle avance masquée la souveraineté d’un homme qui instrumentalise la Constitution selon ses intérêts du moment. Ce simple argument sur la sincérité des élections fit effondrer comme un château de cartes l’édifice théorique de Monsieur le ministre. Le changement, même à l’intérieur du système comme en Angola ou en Mauritanie, ou l’alternance comme au Sénégal ou en Tunisie, permet à la démocratie de respirer afin de ne pas se fossiliser comme le Cameroun de Paul Biya ou le Zimbabwe sous Mugabe.
Le Sénégal a réglé la question du troisième mandat en congédiant démocratiquement Wade après son forcing légal, parce que dans notre pays, l’élection est un mécanisme de remise en jeu du pouvoir. On ne peut pas dire la même chose de la Guinée de Alpha Condé qui, contrairement au Sénégal, n’est pas encore détribalisée ou des-ethnicisée. Alpha Condé a toujours déclaré que modifier la Constitution pour un 3e mandat équivaudrait à trahir ses principes et les combats pour lesquels il s’est battu toute sa vie. On ne peut que constater qu’entre les délices du pouvoir et les principes qu’il a toujours défendus, son choix est fait. En voulant faire du forcing, le Pr Condé mène un combat anachronique qui l’enferme dans un pari pascalien à l’envers : à tous les coups il va perdre. Après avoir perdu, il pourra, en écrivant ses mémoires, lire tranquillement Montesquieu qui, de façon fort sage, nous dit : «Le pouvoir corrompt, le pouvoir absolu corrompt absolument.» Mais Montesquieu, c’est de la lecture pour opposant. Au pouvoir on préfère le florentin.

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