Rp du Lundi 07 Octobre 2019

Rp du Lundi 07 Octobre 2019
Rp du Lundi 07 Octobre 2019

LIBRE ÉCHANGE EN AFRIQUE :DES EXPERTS LISTENT LES GRANDS DEFIS

http://www.sudonline.sn/A l’occasion de la tenue de la 28ème réunion de son conseil d’administration, la Fondation TrustAfrica a organisé avant-hier, samedi 5 octobre un dîner-débat axé sur le thème «La zone de libre-échange continentale (Zelac) et la création d’un espace africain de production, d’échanges et de culture». Selon les experts qui animaient le débat, l’émancipation économique de l’Afrique est bien possible avec la Zelac. Toutefois, ils sont d’avis que les défis à relever restent énormes pour le succès de ce qui est l’un des projets phares de l’agenda 2063 de l’Union africaine
Pour le succès du «plus grand marché commun du monde», la Zone de libre-échange continentale (Zelac) continue de susciter des réflexions. Dans cette optique, la Fondation TrustAfrica a organisé avant-hier, samedi 5 octobre, un diner-débat qui avait pour thème «La zone de libre-échange continentale et la création d’un espace africain de production, d’échanges et de culture». Occasion pour des membres de son conseil d’administration et d’autres experts d’élaborer des pistes consistant à doper la productivité des économies de l’Afrique. Selon l’ancien secrétaire exécutif de la Commission économique des nations unies pour l’Afrique, Abdoulie Janneh, par ailleurs, directeur de la Fondation Mo Ibrahim et membre du conseil d’administration de TrustAfrica, l’Afrique devrait faire du commerce le moteur de sa croissance. «La zone de libre-échange vise à intégrer et à consolider les marchés africains et à faciliter le commerce inter-africain», a-t-il fait savoir.
A l’en croire, la Zelac va occasionner des possibilités commerciales qui changeront le visage de l’industrialisation en Afrique. Pour cause, «la libéralisation des échanges entre pays africains facilitera la mise en place des chaines de valeurs régionales, le marché va s’agrandir et ça donnera la possibilité de diversifier le commerce africain et de produire plus d’emplois», a expliqué le directeur de la Fondation Mo Ibrahim avant d’appeler à l’implication du secteur privé. Toutefois, beaucoup de personnes émettent des réserves par rapport à la réussite de la zone de libre-échange. Pour cause, le défi reste colossal notamment la levée des obstacles douaniers, l’harmonisation des règles d’acheminement, la mise en place de la libre circulation des biens, entre autres. C’est pourquoi, dira Pr Fatou Sow Sarr de l’Ifan, «l’enjeu, c’est de dépasser la réticence des dirigeants qui sont mus que par leur reconduction». Sur ce, elle invite la société civile à porter le combat. «C’est la pression du peuple qui doit monter aux gouvernants, il faut aller avec le pragmatisme et la société civile a un rôle à jouer sur les hommes politiques qui retardent les ratifications», ajoutera Fatou Sow Sarr non sans insister sur la reconnaissance des droits de propriété intellectuelle en Afrique. Quant au Dr Tawanda Mutasah d’Amnesty International et membre du conseil d’administration de TrustAfrica, «nous devons continuer à protéger nos industries extractives et les lois des pays doivent être alignées pour soutenir la Zelac». Il faut rappeler que le lancement de la phase opérationnelle de la zone de libre-échange continentale (Zelac) a eu lieu au mois de juillet dernier lors du sommet de l’Union africaine tenu à Niamey. La Zelac regroupe 54 états africains signataires mais avec seulement 27 ratifications

Zone de libre-échange continentale africaine : l’insécurité devient l’obstacle No 1 à sa réalisation

http://www.lactuacho.com/Avec la Zlecaf, l’intégration économique du continent africain pourrait passer de rêve à réalité. Le travail aura été long et pénible, mais les ratifications se succèdent, les volontés politiques semblent converger, les projets d’infrastructures sortent de terre… Il reste toutefois un obstacle de taille à franchir : l’instabilité sécuritaire qui s’est installée dans plusieurs zones du continent et qui tend à verrouiller les frontières, plus qu’à les ouvrir…  (S.Ecofin)
La ZLECAf est l’une des étapes clés pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’Union africaine (UA). En s’appuyant sur les efforts d’intégration déjà effectués aux niveaux sous-régionaux, elle vise à créer un marché commun de 1,2 milliard de personnes, représentant un produit intérieur brut de 2500 milliards $. L’objectif affiché est d’accroître le commerce intra-africain de 52,3 % d’ici 2022.

Des défis sécuritaires importants

Le djihadisme et la piraterie constituent les nouveaux défis sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée. Selon l’UA, la liste de groupes qualifiés de terroristes et opérant sur le sol du continent ne cesse de s’allonger. Plus de 16 groupes seraient aujourd’hui actifs.
Le nord-est du Nigeria où sévit la secte Boko Haram, la Somalie, et la Corne de l’Afrique en général, qui sont aux prises avec les milices shebab et enfin, la région du Sahel, au sud du Sahara, sont les principaux foyers du terrorisme sur le continent.
Le nord-est du Nigeria où sévit la secte Boko Haram, la Somalie, et la Corne de l’Afrique en général, qui sont aux prises avec les milices shebab et enfin, la région du Sahel, au sud du Sahara, sont les principaux foyers du terrorisme sur le continent.
La zone sahélienne a d’ailleurs particulièrement connu une prolifération des groupes extrémistes liés à al-Qaïda (Aqmi et Ansar Dine), notamment depuis que la Libye a sombré dans le chaos après la chute du régime de Kadhafi en 2011.
Quant à la piraterie, elle s’est développée dans les années 2000 dans le golfe d’Aden, avant d’étendre sa zone d’action qui va aujourd’hui du golfe d’Oman (au nord) jusqu’au canal de Mozambique (au sud).

La piraterie, un autre facteur important d’insécurité. 

A ces situations, s’ajoutent les violences intercommunautaires qui se multiplient ces dernières années, particulièrement dans la région subsaharienne. L’un des exemples les plus marquants, cette année, a été le massacre de plus de 160 Peuls à Ogossagou, au Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso.
A l’intérieur du continent, les zones frontalières sont autant d’espaces utilisés pour perpétrer des actes de violence. Les Etats en situation d’instabilité sécuritaire comme la Libye, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Burkina Faso, la Centrafrique, la République démocratique du Congo, la Somalie ont en partage des milliers de kilomètres avec d’autres Etats. Les violences qui ont cours à l’intérieur de ces Etats ont donc progressivement tendance à s’étendre à toute la région à laquelle ils appartiennent, en raison de la porosité des frontières notamment.
L’une des plus récentes illustrations du phénomène a été l’enlèvement, en mai dernier, de deux touristes français au nord du Bénin, par des hommes armés en provenance du Burkina Faso. Un peu plus à l’est, le groupe islamiste Boko-Haram, initialement actif dans le nord du Nigeria, a multiplié ces dernières années des incursions vers les frontières camerounaises, tchadiennes ou nigériennes. Une situation qui ferait presque oublier les nombreuses contrebandes et les trafics d’êtres humains entre les frontières africaines, qui contribuent à alimenter financièrement les organisations terroristes présentes sur le continent.
Une situation qui ferait presque oublier les nombreuses contrebandes et les trafics d’êtres humains entre les frontières africaines, qui contribuent à alimenter financièrement les organisations terroristes présentes sur le continent.
Au-delà des dépenses énormes que les Etats consacrent à maintenir une certaine stabilité, l’insécurité fragilise les Etats et ralentit leur activité économique, leur faisant ainsi perdre des points de croissance.

Les Etats, comme le Cameroun, consacrent des sommes considérables à lutter contre l’insécurité.

En 2014, la Banque africaine de développement a publié une étude évaluant les coûts économiques subis par les « Etats fragiles » du continent africain, c’est-à-dire ceux connaissant une situation d’insécurité inquiétante. D’après le rapport, sur la période 1980-2010, les pays fragiles ont enregistré une croissance négative de leur PIB/tête à -0,4% par an en moyenne, contre une croissance de 1% par an pour les « Etats non fragiles ».
D’après le rapport, sur la période 1980-2010, les pays fragiles ont enregistré une croissance négative de leur PIB/habitant à -0,4% par an en moyenne, contre une croissance de 1% par an pour les « Etats non fragiles ».
De plus, cette instabilité sécuritaire a des conséquences économiques au-delà des frontières, notamment en raison de l’afflux des réfugiés dans les pays frontaliers. En 2018, l’Afrique comptait 6,3 millions de réfugiés et demandeurs d’asile politique et 14,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur du continent, d’après les chiffres de l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC). Des réfugiés qui peuvent parfois entraîner des dépenses supplémentaires pour des pays déjà peu développés alors que les financements des bailleurs de fonds se font parfois attendre. Par exemple, la Banque mondiale estime que le revenu moyen par habitant en Egypte est aujourd’hui inférieur de 1,5 % au niveau qu’il aurait pu atteindre sans le conflit syrien.
Par exemple, la Banque mondiale estime que le revenu moyen par habitant en Egypte est aujourd’hui inférieur de 1,5 % au niveau qu’il aurait pu atteindre sans le conflit syrien.
« Les problèmes de sécurité sont des facteurs négatifs […] qui amenuisent les chances de réussite de cette zone de libre-échange. La zone de libre-échange suppose que vous n’avez plus de barrières tarifaires, que vous n’avez plus d’impositions douanières, mais tout ceci ne suffit pas. […] Si vous ne produisez pas parce que vous êtes dans l’insécurité, la ZLECAf ne vous sert à rien », déclarait au média russe Sputnik, l’économiste camerounais Dieudonné Essomba.

Des réponses radicales

La mise en œuvre de la ZLECAf implique pour les Etats de renoncer à une certaine parie de leur souveraineté territoriale, notamment en facilitant la circulation des personnes et des biens à travers leurs frontières.
Les Etats africains, comme le Mali, doivent accepter des interventions étrangères pour faire face à l’insécurité. 
Or, cette souveraineté est déjà menacée par les organisations terroristes et criminelles transnationales qui se jouent des lignes de démarcation entre les pays africains. Sur les 54 Etats africains qui ont signé l’accord, pas moins d’une vingtaine sont concernés directement ou indirectement par des violences (terroristes, communautaires, sécessionnistes).
Sur les 54 Etats africains qui ont signé l’accord, pas moins d’une vingtaine sont concernés directement ou indirectement par des violences (terroristes, communautaires, sécessionnistes).
A l’heure où les pays africains sont appelés à ouvrir leurs frontières pour mettre en œuvre un marché unique continental censé impulser leur développement, une question fondamentale se pose donc : la promotion du libre-échange en Afrique peut-elle supplanter les questions de sécurité ? Pour certains pays, la question ne semble pas se poser. L’intérêt national semble primer sur toute question de libre-échange transfrontalière.
Au Tchad, le gouvernement a annoncé en août dernier, la fermeture de sa frontière avec l’Etat voisin du Soudan après des violences qui ont amené les autorités à déclarer l’état d’urgence dans l’est du pays. Le pays, signataire de la ZLECAf, a également annoncé la fermeture de ses frontières avec la Libye et la Centrafrique pour des raisons de sécurité.
Le Nigeria, première puissance économique et démographique du continent, a quant à lui fermé depuis plus d’un mois ses frontières avec le Niger et le Bénin, pour lutter contre la contrebande de produits entre les trois pays.
Le Nigeria, première puissance économique et démographique du continent, a quant à lui fermé depuis plus d’un mois ses frontières avec le Niger et le Bénin, pour lutter contre la contrebande de produits entre les trois pays.
La lutte contre les organisations terroristes a conduit à la militarisation des espaces frontaliers, notamment dans le golfe de Guinée. La projection vers le sud des groupes armés qui agissent de part et d’autre de la zone des trois frontières (Mali-Burkina Faso-Niger) a poussé des pays comme le Bénin et le Togo à déployer des troupes à leurs frontières nord pour contrer la menace qui pèse sur eux.

Des mécanismes de pacification

« Il faut faire la part des choses entre s’ouvrir et se prémunir des problèmes sécuritaires », a déclaré l’économiste camerounais au micro de Sputnik. Et d’ajouter : « Si on s’en tient aux pays comme les Etats-Unis, par exemple, quand ils ont été frappés par les terroristes en 2001, ils n’ont pas fermé complètement leurs frontières, mais ils se sont plutôt employés à renforcer la sécurité à l’entrée de leurs frontières, tout en permettant au commerce de se développer ».
Pour l’instant, les efforts des pays pour pacifier le continent tardent à donner des résultats concrets. En 2013, l’Union africaine adoptait un plan d’action visant à « faire taire les armes, d’ici à 2020 ». Un objectif qui ne sera vraisemblablement pas atteint, alors que la ZLECAf est prévue pour démarrer effectivement en juillet de la même année.Reportage de Ecofin

CHEIKH TIDIANE GADIO, PRÉSIDENT DE L’INSTITUT PANAFRICAIN DE STRATÉGIES :«LE PARADIGME SUR LEQUEL ON VEUT BATIR LE DEVELOPPEMENT DE L’AFRIQUE EST ERRONE»

http://www.sudonline.sn/Si certains experts restent optimistes quant au succès de la zone de libre-échange continentale, ce n’est pas le cas pour Dr Cheikh Tidiane Gadio. L’ancien ministre d’Etat sénégalais des Affaires étrangères est plus que «pessimiste» sur la voie indiquée. Pour cause, selon le président de l’Institut panafricain de stratégies, « les progrès sont trop faibles par rapport aux aspirations qu’on devrait avoir et nous avons deux grandes crises mal gérées en Afrique» telles que le «terrorisme et la situation de la jeunesse». Ce qui lui fait dire que le «paradigme sur lequel on veut bâtir le développement de l’Afrique, est erroné». Allant plus loin, il considère que «la Cedeao a atteint l’impasse» pour ne pas avoir tenu toutes ses promesses. Dr Cheikh Tidiane Gadio participait samedi dernier au dîner-débat organisé par TrustAfrica sur le thème «La zone de libre-échange continentale et la création d’un espace africain de production, d’échanges et de culture»

Vous semblez être plus ou moins pessimiste sur la projection 20-63 ?

Nous, on est afro-inconditionnels. Que ça marche ou que ça ne marche pas, on est profondément engagés pour l’Afrique. Ce que nous disons, c’est que l’Afrique est sous le coup de l’urgence. Nous avons 1,2 milliard de populations dans ce continent. Nous avons toutes les ressources hydriques nécessaires. Nous avons toutes les ressources naturelles nécessaires. Nous dire qu’au vu notre situation actuelle, qu’on fait des progrès, que les choses avancent. Nous ne sommes pas d’accord. Les progrès sont trop faibles par rapport aux aspirations qu’on devrait avoir. Nous situons la barre à un niveau où peut-être beaucoup ne le font pas. Nous ne contentons pas de l’état actuel du continent.

Qu’est-ce qui plombe encore les progrès ?

Nous avons deux graves crises qui sont très mal gérées dans le continent. La crise du terrorisme. Un de nos frères a dit ici : «ça va, il n’y a que dans la zone du Sahel». Or, les terroristes ont migré vers le Nigéria, le Cameroun, l’Afrique centrale et ils sont maintenant vers la RDC et ils essaient d’infiltrer l’Afrique du Sud. Tout le continent est pris en étau par les terroristes. Donc, dire que c’est localisé, ce n’est pas tout à fait la réalité. Nous avons une autre grave crise, c’est la jeunesse africaine. Des millions et des millions de jeunes africains désespérés au point que pour moi, on les appelle des migrants illégaux. C’est une fausse appellation. Pour moi, c’est des jeunes qui ont choisi l’exode. L’exode, c’est quand vous n’avez plus d’espoir, vous partez sans savoir où vous allez. Que vous atterrissiez dans le désert ou noyiez dans la Méditerranée, ce n’est pas votre problème. Votre problème, c’est de partir. On ne peut pas en Afrique créer ce genre de situation à notre jeunesse. L’Afrique a mille choses à offrir à ces populations, à ces jeunes. L’Afrique peut accélérer son histoire dans 10 ans, dans 20 ans, on n’a pas besoin de 50 ans. Ceux qui nous disent 50 ans, ils sont à peu près sûrs de ne pas être là. Ils ne seront pas comptables des plans qu’ils nous ont proposés. Le plan de 2063 nous présente un monde qui n’existe nulle part où tous les problèmes sont réglés. Il n’y a plus de problème d’électricité, d’eau. Les EtatsUnis ont des problèmes. Il y’a des coupures qui se font aux Etats-Unis. L’Europe a des difficultés. L’Afrique aura des difficultés au-delà de 2063. Ce que nous disons, c’est que l’agriculture, l’éducation, la santé, les infrastructures de base, ce n’est pas normal qu’après 50 ans d’indépendance, qu’on n’ait pas réglé ces problèmes. Ce que nous disons, c’est que le paradigme sur lequel on veut bâtir le développement de l’Afrique, est un paradigme erroné. On veut nous convaincre qu’on peut bâtir 55 Etats et les rendre viables, garantir leur souveraineté, leur indépendance. Nous, on n’y croit pas. On pense qu’on nous a ancrés dans une fausse voie et cette voie est une impasse pour l’Afrique. Il faut en sortir et construire ou des Etats-Unis d’Afrique au plan continental ou au moins des Etats-Unis par région. La Cedeao, les 15 Etats peuvent former une union politique ici et maintenant. Avant le problème c’était quoi, accepter le leadership du Nigéria, c’est réglé.

La Cedeao est pourtant considérée comme un échec ?

Pas un échec ! Dans la vision de Cheikh Anta Diop, ils ont atteint l’impasse. C’est-à-dire, ils ont promis qu’ils peuvent régler les problèmes sans unité politique. Ils nous ont promis la libre circulation des personnes et des biens, ça a été prouvé que ça ne marche pas. 26 contrôles entre Dakar et Bamako, ça n’a aucun sens. C’est pour vous dire qu’à force de vouloir éloigner la politique pour régler les problèmes au plan économique, au plan structurel, la libre circulation etc., on n’a pas réussi. Je préfère dire qu’on n’a pas réussi parce qu’on a un mauvais paradigme et qu’il faut changer le paradigme. On doit se poser la question : est-ce qu’on peut en Afrique, sans une unité politique, sans mettre fin à la balkanisation de l’Afrique, développer ce continent ? Si on pense qu’il faut l’unité politique, il faut arrêter la balkanisation, on est sous l’angle de la démarche politique. C’est la démarche de Kwame Nkrumah, de Cheikh Anta Diop. D’autres nous disent non, avec les Etats actuels, on peut s’en sortir, il faut juste améliorer la gouvernance, la libre circulation des biens et des personnes, renforcer l’intégration économique. Mais, ils le font depuis 50 ans. Ce qui ne marche pas depuis 50 ans signifie qu’il y’a quelque chose qui ne va pas.

La Chine livre à l’Angola le chemin de fer de Benguela, long de 1 300 km

(Agence Ecofin) – Le chemin de fer de Benguela, construit par la China Railway 20 Bureau Group Corporation (CR20), a été officiellement livré à l’Angola, le 3 octobre, au cours d’une cérémonie qui s’est tenue dans la ville portuaire de Lobito.
Long de 1 344 km, ce chemin de fer parcourt l’ouest de l’Angola, à partir de Lobito, jusqu’à l’est à Luao, frontière avec la République démocratique du Congo, traversant
des villes cosmopolites telles que Benguela, Huambo, Kuito et Luena. La ligne compte
actuellement 67 stations, 48 locomotives et 66 wagons passagers.
Selon Han Shuchen, directeur général de CR20 pour l’Angola, le chemin de fer de Benguela, dont la construction a commencé en janvier 2006, est l’un des projets les plus importants du pays depuis la fin de la guerre civile en 2002.
Evalué à 1,83 milliard de dollars, ce chantier a généré plus de 25 000 emplois locaux.
La mise en service de l’infrastructure a nécessité la formation de plus de 5 000 techniciens, dont des chauffeurs, des monteurs de chaines, des techniciens en communication et en signalisation, a déclaré Han Shuchen.
La CR20 continuera de fournir son assistance technique pour les travaux de maintenance de la ligne.Romuald Ngueyap

MAMADOU MOUSTAPHA BA DIRECTEUR GENERAL DU BUDGET DRESSE LE BILAN PHYSIQUE DU PAP1: 2600 km de pistes, 217 km d’autoroutes, 2200 villages électrifiés, 10300 salles de classes…

https://www.jotaay.net/Le Directeur général du Budget a fait une communication sur les réalisations économiques et sociales du Président Macky Sall et les perspectives de son 2e mandat. C’était lors de la rencontre initiée par le Cercle de réflexion républicaine, le week-end dernier, en présence du chef de l’Etat. Et selon Mamadou Moustapha Ba «les réalisations, c’est le PAP1 (2014-2018) et les perspectives du 2e mandat, c’est le PAP2 (2019-2023). Parce que, explique-t-il, le Plan Sénégal émergent, c’est à l’horizon 2035. On l’a élaboré en 2014, avec une stratégie décennal (2014-2023). Cette stratégie décennal est assortie, sur 5 ans, d’un Plan d’actions prioritaires phase 1 (PAP1 2014-2018), puis d’un Plan d’actions prioritaires phase 2 (PAP2 2019-2023). Voilà la vision, voilà la planification stratégique».
Très à l’aise dans son exposé, l’économiste planificateur Mamadou Moustapha Ba, Directeur général du Budget et ancien Directeur général des Finances, décortique d’abord le PAP1. «Le PAP1 a coûté 9685 milliards F Cfa. On a acquis, avant le Groupe consultatif, 69% de ce coût. On est donc parti rechercher 31% et dans ces 31%, il n’y avait que 1853 milliards pour le volet public (70%) ; le volet privé, c’était 1111 milliards (30%), pour faire le Partenariat public-privé».
Sur l’exécution du PAP1, le Directeur général du Budget renseigne qu’on a fait un taux d’exécution sur ces 9685 milliards égal à 57%. «On me dit que c’est faible. Non, ça ne l’est pas, parce que le Sénégal surveille sa dette, c’est important. Et ces 57% sont répartis ainsi : 54% de ressources internes, 38% de ressources extérieures et 7% de financements privés. Comme première conclusion, cela veut dire que le Sénégal compte d’abord sur ses propres moyens pour se développer», explique-t-il.

Mobilisation satisfaisante des ressources internes, soutien massif des partenaires techniques et financiers 

Revenant sur le bilan financier du PAP1, le Directeur général du Budget indique : «au soir du Groupe consultatif, effectivement, on nous a donné 3729 milliards d’engagements financiers. D’où le taux de succès de 201% au soir du Groupe consultatif, obtenu en divisant 3729 obtenus par les 1853 recherchés».
Et en retournant à Paris pour le PAP 2, Mamadou Moustapha Ba indique qu’ils ont décliné les réalisations du PAP1. «Pour le PAP1, on a réalisé des 9685 milliards 57%. Nous avons d’abord compté sur nos propres ressources, recettes fiscales et autres, pour pouvoir se développer et couvrir 54% de ce taux. 38% couverts par des ressources extérieures et 7% par des financements privés. La conclusion est qu’on a eu une mobilisation satisfaisante des ressources internes, un soutien massif de nos partenaires techniques et financiers – eux qui nous avaient promis 3729 milliards au soir du groupe consultatif, finalement, nous avons signé 213 conventions pour 6606 milliards. On a comptabilisé toutes les conventions signées durant la période et destinées à la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires dans sa phase 1. Donc, si nous comparons ce que nous avons obtenu aux engagements de nos partenaires, on l’a dépassé de 177%. Et là où on était relativement faible, les 7% de financements privés, on a dit amorce de la concrétisation des partenariats public-privé», énumère l’économiste planificateur.

L’Etat s’est substitué au privé dans les projets urgents

Embrayant sur cet aspect Partenariat public-privé (PPP), le Directeur général du Budget du Sénégal poursuit : «il y a trois projets qui étaient destinés aux PPP et qu’on a finalement réalisés sur financements propres, compte tenu de l’actualité pressante et de l’urgence liée à la mise en œuvre de ces projets. Le premier projet, c’est celui de la construction des résidences universitaires, que le Président a inauguré avant les élections. C’était destiné au PPP, mais ça a été finalement financé totalement sur fonds publics. Le 2e projet, qui était très important, c’est le dessalement de l’eau de mer des Mamelles, financé par la coopération japonaise, avec une contrepartie de l’Etat. Et le 3eprojet, également prévu en PPP, c’est le projet de réalisation des aérodromes régionaux, que le Président a eu à lancer à Saint-Louis. Voilà ce qui fait qu’on n’a que 7% de financement privé».
Pour les populations, un bilan financier doit se traduire en réalisations concrètes pour être compris. Aussi, le patron du Budget va expliquer comment se traduisent les 57% réalisés sur les 9685 milliards.

80% des ressources utilisées dans 6 secteurs prioritaires

«Plus de 80% de ces ressources ont été allouées à des réalisations physiques, dans les 6 secteurs prioritaires de l’économie nationale. Le premier secteur, c’est les infrastructures et les services de transport. Et en termes de pistes de production, on a fait plus de 2600 km sur la période, soit 560 km par an, 4 à 5 fois plus que la moyenne des 12 ans avant que le Président n’arrive au pouvoir. Deuxième élément, les autoroutes : il a trouvé 32 km, on en a 217 et le chiffre a évolué. Le nombre de ponts, il a été multiplié par 4, globalement. Le 2e secteur, c’est les infrastructures et services énergétiques et là, je parle sous le contrôle de notre ministre des Energies et du Pétrole. Entre 2000 et 2011, on électrifiait 84,4 villages par an, sur le PAP1, le président en a fait 440 par an, un total de 2200 villages sur la période. En termes de puissance électrique installée, on l’a simplement multipliée par 2. Le 3esecteur où est allé l’argent, c’est l’agriculture. Je pense qu’en termes de productions céréalières, on a couvert nos besoins à hauteur de 93%. Pour le riz, on est à 63% de couverture de nos besoins. La production horticole a été multipliée par 2, la production de lait et de viande a considérablement augmenté. Le 4e secteur, c’est l’hydraulique et l’assainissement. Il nous reste 8 points pour atteindre l’accès universel à l’eau en milieu rural, un gap qui sera comblé avec le PAP2. En milieu urbain, on avait quasiment atteint les 100%, mais il y a eu des problèmes à Dakar. C’est pourquoi on a conçu le Programme d’amélioration de la desserte en eau de Dakar, qu’on a commencé à exécuter depuis quelque 2 ans. Au niveau de l’assainissement, c’est des bonds de 8 points en milieu rural et de 4 points en milieu urbain, parce qu’on avait un taux d’assainissement relativement faible», égrène M. Ba.
Il poursuit : «le 5e secteur, c’est l’éducation et la formation. C’est la construction des instituts d’éducation et de formation professionnelle. C’est à peu près 10300 salles de classe qui ont été construites. On a aussi construit 14 daaras modernes. Et le 6e et dernier secteur, c’est la santé et la protection sociale. Là, ne serait-ce qu’en citant la Couverture maladie universelle, je pense que c’est bien. Et récemment, quand il revenait de New York, le Président a dit que désormais, on parle de Couverture sanitaire universelle. Ces six secteurs clés de l’économie nationale ont absorbé plus de 80% des ressources qui ont été mobilisées. C’est pourquoi j’ai dit que c’est le pendant physique du bilan financier du PAP1 2014-2018».Mansour KANE

Baisse de 47 milliards FCFA des exportations de biens

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les exportations de biens du Sénégal au terme du mois d’août 2019 ont connu une baisse de 46,8 milliards de FCFA (environ 79,560 millions de dollars), a appris APA lundi auprès de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Ces exportations sont évaluées à 137,4 milliards de FCFA durant la période sous revue contre 184,2 milliards de FCFA au mois de juillet 2019, soit une baisse de 25,4% en valeur relative.
Selon la DPEE, cette situation reflète le repli des ventes à l’extérieur de produits pétroliers (-12 milliards), de produits alimentaires (-10,2 milliards), d’or non monétaire (-9,1 milliards) et de ciment (-2,4 milliards).
En revanche, les exportations d’acide phosphorique, de zircon, et de titane se sont respectivement renforcées de 3,6 milliards, 0,9 milliard et 0,7 milliard.
Concernant les exportations de produits alimentaires, la baisse observée est essentiellement liée aux produits halieutiques (-7,8 milliards) et aux préparations de soupes, potages et bouillons (-2,8 milliards). Cependant, un renforcement de 1,3 milliard de FCFA des exportations de produits arachidiers est enregistré durant la période sous revue.
En glissement annuel, les exportations de biens du Sénégal ont augmenté de 29,3 milliards de FCFA en août 2019, du fait notamment de l’or brut (+24,8 milliards), des produits alimentaires (+4,7 milliards) et l’acide phosphorique (+2,8 milliards). La hausse des exportations de produits alimentaires est essentiellement attribuable aux produits halieutiques (+3,2 milliards) et arachidiers (+1,8 milliard).
Par ailleurs, la DPEE signale que les exportations d’engrais minéraux et chimiques, de titane et de ciment se sont respectivement repliées de 7,2 milliards, 2,8 milliards et 1,0 milliard sur la période.MS/te/APA

Dakar accueille la 36eme assemblée générale du conseil des bureaux de la Carte Brune de la CEDEAO

https://www.lejecos.com/La 36eme assemblée générale du conseil des bureaux de la Carte Brune de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’ouvre ce mardi 08 octobre à Dakar annonce un communiqué parvenu au journal de l’économie sénégalaise (lejecos).
Selon le communiqué ,  du 08 au 11 octobre , les participants devront  trouver des approches de solutions pour une forte implication des bureaux nationaux et des Directions nationales des assurances dans le règlement diligent des sinistres qui constitue le principal objectif de ce dispositif communautaire mais aussi des solutions visant à pérenniser l’institution Carte Brune CEDEAO. En effet ,  la carte Brune mise en place par les Chefs d’Etat et de Gouvernement a pour  objectif  de garantir aux victimes des accidents de la circulation, une prompte et équitable indemnisation des dommages qui leur sont causés par les automobilistes non-résidents en visite sur leur territoire, en provenance d’autres Etats Membres de la CEDEAO , indique la même source .
Rappelons que  ledit document a été créé il y’a 35 ans et lancé en 2016 au Sénégal. Notons également que la Carte
Brune Cedeao doit permettre une réelle intégration sous régionale.Ndeye Maguette Kébé

Assemblée générale des ferrailleurs l’Union des Travailleurs de la Zone Sud s’oppose à l’importation du fer à béton

https://www.pressafrik.com/L’Union des Travailleurs de la Zone Sud, a tenu une Assemblée général, dimanche, pour étaler les difficultés qui plombent sur le bon déroulement de leur activité. Cette rencontre était également une occasion pour eux, de demander à l’Etat du Sénégal de barrer la route à l’importation du fer à béton. Car, pour eux, il y a des entités qui en font.
« Avec l’appui de Fabrimétal, je croire que rien ne nous est impossible. Dans la mesure où le président de la République, au Sénégal nous sommes 70 000 ferrailleurs. Avant l’interdiction de l’exportation, les Indiens exportaient 18 000 tonnes par mois. Ils injectaient 24 milliards, et l’Etat du Sénégal gagnait en taxe d’exportation, 350 millions de F CFA », a indiqué Ibrahima Coly, porte-parole de l’union.
Poursuivant ses propos, il invite l’Etat du Sénégal de mettre fin à l’importation du fer à béton. « Nous demandons à l’Etat du Sénégal de barrer la route à l’importation du fer à béton. Parce que nous avons des entités qui en font. Le président de la République avait avant sa première nomination à la tête de l’Etat promis 5 000 emplois aux Sénégalais », dit-il.
À en croire M. Coly, « avec l’interdiction de l’exportation, l’Etat a bougié presque 18 000 emplois au Sénégal. Les jeunes sont dans l’informel. Ils se lèvent le matin, ils vont à Coloban, et si c’est à Ziguinchor, vous allez à Boucotte on vous donne 40 000 vous faites le tour de la ville, vous donnez à votre bailleurs, au minimum vous gagnez 7000 F CFA par jour. Ce qui vous fait, 210 000 F CFA le mois. C’est le salaire minimum d’un cadre », livre Walf radio.

 « Samedi de l’économie » du 12 octobre 2019
Thème : Les recommandations du FMI : le Sénégal sous ajustement ?

Intervenants : Adama Wade (Financial Afrik) et Dr. Pape Demba Thiam.
Lieu : Hall Enda Tiers Monde, avenue Cheikh Anta Diop, face CODESRIA
Introduction
Les recommandations du Fonds monétaire international (FMI), lors de sa dernière mission au Sénégal, n’ont fait que confirmer les alertes faites par d’honorables députés et d’autres citoyens sur la situation économique du pays et celle des finances publiques en particulier.
Mais déjà certaines mesures prises par le président de la République, comme la suppression du poste de Premier ministre et la fermeture de certaines agences publiques et représentations diplomatiques, étaient des signaux que le pays entrait dans une période d’austérité. C’est dans ce contexte que surviennent les recommandations du FMI.
Deux des recommandations du FMI ont particulièrement retenu l’attention. C’est l’instauration de la « vérité des prix » et l’élargissement de l’assiette fiscale. Ces deux mesures et d’autres entrent dans le cadre de l’Instrument de coordination des politiques économiques (ICPE), qui régit la nouvelle forme de coopération entre le FMI et le Sénégal.

Ces recommandations sont-elles applicables ?

Mais sont-elles applicables et ne risquent-elles pas d’instaurer un programme d’ajustement avec toutes les conséquences économiques et sociales que l’on peut imaginer? La « vérité des prix » signifie la réduction, voire l’élimination, des subventions des prix de certains biens de consommation et de services. Son application sonnerait la fin de « l’année sociale » décrétée par Macky Sall avant l’élection présidentielle. Mais elle entraînerait surtout la détérioration du pouvoir d’achat, déjà très faible, de l’écrasante majorité des ménages sénégalais.
Quant à l’élargissement de l’assiette fiscale, elle consiste à étendre l’imposition à des ménages ou entreprises qui y échappaient jusque-là. Les cibles potentielles de cet élargissement seraient les ménages à hauts revenus et les entreprises nationales et étrangères bénéficiant d’exemptions fiscales. Le pouvoir osera-t-il s’attaquer à ces deux puissants groupes ? Notamment aux entreprises étrangères à qui l’Etat fait de nombreux cadeaux mais qui néanmoins se livrent à d’énormes fraudes fiscales ?
Une autre cible serait le secteur informel, qui comprend la quasi-totalité des petites et moyennes entreprises (PME). Mais ses connexions avec les grandes confréries religieuses risquent de faire hésiter, voire reculer, l’Etat.
La recommandation sur l’assiette fiscale soulève une question de fond: si ces cibles ont jusque-là échappé à l’imposition, qu’est-ce qui a changé pour les y assujettir maintenant ?
Dans les deux cas, il s’agit de mesures politiquement sensibles pour le régime, voire carrément impopulaires. En effet, la « vérité des prix » risque surtout d’aggraver un contexte économique et social déjà assez tendu. Macky Sall et son gouvernement auront-ils le courage politique et les moyens de mettre en œuvre ces recommandations ? La question est d’autant plus pertinente que les prescriptions du FMI tendent le plus souvent à enfoncer davantage un pays dans le gouffre économique et social. L’Argentine et l’Equateur, en Amérique latine, en sont les exemples les plus récents.
Les Conférenciers
Pour introduire le sujet, ARCADE a invité Adama Wade et le Dr. Papa Demba Thiam

  1. Monsieur Adama Wade
  • Est directeur du magazine économique et financier «Financial Afrik »
    ·Il est Capitaine au Long Cours de la Marine Marchande
    ·Il est titulaire d’un Master en Communication des Organisations.
    · Après plusieurs années de pratique dans la presse marocaine, à partir de 2007, il devient chef du bureau de Casablanca et responsable des rubriques financières du journal « Les Afriques» avant d’en devenir directeur de la Rédaction.
    ·En décembre 2010, il est lauréat du Prix Lorenzo Natali, décerné par l’Union européenne, récompensant une enquête effectuée sur la filière cacao en Côte d’Ivoire.
    Depuis le 1er juillet 2013, Adama Wade est directeur de publication de « Financial Afrik ».
    En 2015, il a publié un essai aux éditions Harmattan, intitulé « Le Mythe de Tarzan« , portant sur le complexe géopolitique de l’Afrique.
    2) Quant au Dr. Papa Demba Thiam
     Il est entrepreneur-conseil en Développement industriel intégré par les chaînes de valeurs.
    C’est un économiste international très critique des recettes des institutions internationales, notamment celles du FMI et de la Banque mondiale.
    Il est l’auteur d’un livre intitulé  “Fabrique de pauvreté” qui va paraître prochainement.
    Agenda
    8:30-9:30: Arrivées & mise en place
    9:30-9:45: Mots de bienvenue et note d’introduction d’ARCADE
    9:45-10:45: Communications d’Adama Wade et de Papa Demba Thiam
    10:45-11:00: Pause-santé
    11:00-12:30: Débats
    12:30-12:45: Résumé et conclusion
    12:45: Cocktail

    La Cdp, Sonatel Et Orange Money Trainés Devant L’Ofnac Pour… »Vente De Données Personnelles »

    https://www.xibaaru.sn/Selon le quotidien L’AS, l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a ouvert une enquête. Ce, après avoir été saisi par une plaignante sur une affaire liée à la vente de données personnelles de clients.
    Maguette Ndoye Ndiaye avait déposé une plainte le 17 juin 2019 pour corruption présumée contre la SONATEL SA, accusée d’avoir vendu des données à caractère personnel à Ofm, qui exploite Orange Money.
    Convoquée, la dame a été auditionnée le 2 octobre dernier, de 10h30 à 14h30, signale la source. Laquelle rapporte que ce sera au tour des mis en cause dont Awa Ndiaye, la présidente de la Commission de protection des données personnelles (CDP) d’être entendue par les enquêteurs.

    6.639 abris provisoires sur l’étendue du territoire national : l’autre métastase de ‘’Ubi tay, jang tay’’

    https://actusen.sn/Le concept ‘’Ubi tay jang tay’’ du régime en place tarde à se matérialiser. Il étale à chaque rentrée des classes, ses limites. Outre certains enseignants et élèves qui ont l’habitude de s’inscrire souvent aux abonnés absents, aux premiers jours de la rentrée scolaire, il y a une pire métastase. Et selon les informations de SourceA, il n’y a nul besoin d’aller au ciel pour savoir que ce sont les abris provisoires, dont le nombre, en début octobre 2019, est de 6.639.
    En effet, selon nos confrères, si ‘’Ubi tay jang tay’’ n’est qu’utopie dans les zones reculées du pays, c’est parce que la confection de la plupart de ces abris provisoires est subordonnée à la fin des récoltes. D’autant que, dans les villages, c’est avec les tiges de mil, communément appelées ‘’gatax’’ en ouolof, que les parents d’élèves fabriquent les palissades ou les toits des abris provisoires.

    Top 500 meilleurs universités : aucune université du Sénégal dans le classement africain et mondial

    https://www.jotaay.net/Le classement mondial du top 500 des meilleures universités au titre de l’année 2020 a été dévoilé par le «Time Higher Education». Et le moins que l’on puisse dire est que les universités sénégalaises ne font pas partie des meilleures au monde. Qu’elle soit privée et publique.
    Lorsque la seule et unique préoccupation des pouvoirs publics réside dans la gestion des flux d’étudiants, il est clair que les conséquences ne peuvent être que négatives sur l’apport scientifique de l’université. C’est le moins que l’on puisse dire, lorsque l’on relève l’absence totale, ce depuis de longues années, du Sénégal dans les différents classements internationaux concernant les meilleures universités dans le monde et sur le continent africain, y compris pour l’année 2020. C’est d’ailleurs sans surprise que le classement mondial 2019 du World University Ranking (WUR) ne mentionne nullement le Sénégal dans son listing. Pis, notre pays ne figure pas, non plus, dans le classement des meilleures universités d’Afrique, où l’on retrouve pourtant la Tunisie, l’Égypte, l’Afrique du Sud et même le Nigeria.
    Le classement des 1.400 universités se base sur 13 indicateurs de performance soigneusement calibrés, qui mesurent la performance d’un établissement à travers notamment l’enseignement, la recherche, le transfert de connaissances et les perspectives internationales, le ratio étudiants-professeurs, les publications scientifiques, le ratio de professeurs internationaux et le ratio d’étudiants internationaux.
    L’absence du Sénégal dans ce classement pourrait s’expliquer par un manque de structuration de la recherche, qui est un grand problème dans l’enseignement supérieur.

    LES 13 MEILLEURES UNIVERSITES AFRICAINES SONT EN EGYPTE ET EN AFRIQUE DU SUD

    L’Université du Cap est la première institution du continent. Avec une progression de deux places, elle se classe à la 198e position mondiale. La deuxième place continentale revient à l’Université américaine du Caire, en Égypte, qui fait une progression de 25 places au classement mondial (395e). C’est l’Université de Witwatersrand d’Afrique du Sud qui complète le trio de tête en occupant la 400e place mondiale.
    La performance africaine est en baisse, par rapport au dernier classement de 2019, où le continent comptait 17 institutions. En effet, quatre établissements ont été évincés du classement. Il s’agit des universités d’Al Akhawayn du Maroc, d’Al Azhar d’Égypte, du Nord-Ouest en Afrique du Sud et de Nairobi au Kenya.

    LES ÉTATS-UNIS ET LE ROYAUME-UNI EN TETE DU CLASSEMENT

    Encore une fois, les États-Unis sont extrêmement bien représentés parmi l’élite mondiale aux côtés du Royaume-Uni. L’Université d’Oxford occupe la première place du classement pour la quatrième année consécutive, tandis que le California Institute of Technology grimpe de trois points pour occuper la deuxième place. L’Université de Cambridge, quant à elle, passe au troisième rang, tandis que Stanford, Yale, Harvard et Imperial College London figurent tous parmi les dix premières.
    De son côté, la Chine continentale regroupe désormais les deux meilleures universités d’Asie, à savoir celles de Tsinghua et de Pékin, qui se classent respectivement aux 23e et 24e places.
    En Europe, les plus grandes universités italiennes se classent parmi les 200 premières tandis que la représentation allemande reste forte. Cette année, 23 universités allemandes figurent parmi les 200 meilleures universités au monde, contre 20 en 2016. La note globale moyenne de ces établissements est passée de 58,9 à 60,8 sur 100 au cours de la même période. La France occupe la 32ème place avec l’École Polytechnique qui est première dans l’Hexagone. Alors que l’université de la Sorbonne se positionne au 36ème rang et devance l’école normale supérieure qui est en 43ème position.Khadidjatou DIAKHATE 

     PR ALIOU SOW, ANCIEN MINISTRE«Il faut supprimer les indemnités de recherche du bulletin de salaire de ceux qui ne produisent rien pendant 2 ou 3 ans»

    https://www.jotaay.net/Suite à la publication du rapport, l’ancien ministre de la Jeunesse n’a pas manqué de réagir. Pour ce dernier, l’avenir d’un pays dépend de la qualité de son école et du niveau de sa recherche et il faudrait penser à créer au Sénégal une nouvelle université d’excellence entièrement bilingue (anglais-français), avec des enseignants, des étudiants et des personnels administratifs, techniques et de services totalement bilingues.
    La recherche est indispensable pour une université. C’est la conviction du Pr Aliou Sow. Pour lui, il est inconcevable de dépenser énormément de l’argent pour des recherches, alors que rien n’est produit annuellement. «Pourquoi ne reformons-nous pas nos textes en vue de prévoir l’exclusion des enseignants-chercheurs et des chercheurs qui n’avancent pas pendant une certaine durée bien précise ? La théorie du « Publish or perish » (publier ou périr) doit être appliquée. À défaut, il faut supprimer les indemnités de recherche du bulletin de salaire de ceux qui ne produisent rien pendant 2 ou 3 ans. Au nom de quoi continuer à financer des voyages d’études de certains qui n’aboutissent à rien du tout ?», questionne-t-il.
    Beaucoup de questions méritent d’être posées pour essayer de comprendre pourquoi le Sénégal ne dispose pas d’université performante, d’après l’ancien ministre. Et pour Pr Aliou Sow, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a beaucoup de limites et il faudrait trouver des solutions.
    Pour les heures complémentaires, il faut interdire qu’un enseignant-chercheur ou un chercheur puisse avoir plus que le double de ses charges horaires réglementaires. À la place, il faut recruter des assistants. «Pour les écoles privées du supérieur qui s’aventurent à créer des écoles doctorales, les autorités compétentes ne doivent plus laisser passer aucune négligence ou violation flagrante des textes en vigueur. « Vendre du savoir » n’est pas vendre du « fëgg jaay » au « louma ». C’est scandaleux de voir un assistant titulaire du doctorat de troisième cycle diriger une école doctorale dans un institut qui se dit respecté. C’est une tragique farce que de laisser des étudiants soutenir des thèses dans de telles conditions d’une légèreté insultante. Il faut nécessairement créer au Sénégal une nouvelle université d’excellence entièrement bilingue (anglais-français) avec des enseignants, des étudiants et des personnels administratifs, techniques et de services totalement bilingues», laisse-t-il entendre.
    Avant de poursuivre : «il devient urgent de respecter une exigence de la réforme LMD : assurer systématiquement l’enseignement de l’anglais et de l’informatique avec des équipements adéquats. Arrêtons le bricolage. Ne pas publier en anglais, c’est se mettre en marge du classement mondial des universités. Arrêtons de brandir des rangs discutables parmi les universités francophones».Khadidjatou DIAKHATE

    Pr. Maïmouna Ndour Mbaye, directrice du centre diabétique de Marc Sankalé de Abass Ndao : «Plus de 500 000 personnes sont atteintes de diabète au Sénégal en 2015»

    http://www.lactuacho.com/Pr. Maïmouna Ndour Mbaye, directrice du centre diabétique de Marc Sankalé de Abass Ndao, en marge de la randonnée pédestre organisée par Ecobank ce week-end, a reçu un don de 6 millions de F CFA de ladite banque pour lutter contre le diabète. Elle estime qu’au Sénégal, plus de 500 000 personnes sont atteintes de diabète en 2015 d’après une enquête menée par le ministère de la santé.
    « C’est une maladie qui va croître de manière épidémique au cours des années à venir. Les experts prédisent qu’en Afrique, une augmentation de 156% de diabète d’ici 2045, cela veut dire un grand nombre de personnes seront touchées. Au Sénégal, en 2015, le ministère de la santé a mené une enquête nationale qui a permis de constater que 3,45% de la population, âgée de 18 à 69 ans, sont affectées par la maladie. Quand on rapporte aux 15 millions de sénégalais, cela représente plus de 500 000 personnes atteintes. Le diabète est une maladie lourde, ses conséquences sont chroniques, invalidantes, on les appelle les maladies à soins couteux. Ce sont des conséquences qui auront un poids social humain et économique trop lourd sur la société. Ce qui souligne l’importance de la prévention de ces maladies. Donc Ecobank va participer à la prévention parce qu’avec ce don, nous allons pouvoir acquérir un certain nombre d’équipements pour contribuer à la prévention. Nous ne manquerons pas de leur faire l’usage qui sera fait du don », a souligné Pr. Maïmouna Ndour Mbaye.
    Elle estime qu’elle espère que d’autres institutions vont s’investir dans la lutte contre le diabète et les autres maladies non transmissibles. Et c’est maintenant qu’il faut agir : lutter contre la mauvaise alimentation, lutter contre l’obésité, lutter contre la sédentarisation et les mauvaises habitudes de vie. Selon elle, ils ont reçu d’Ecobank un montant de 6 millions de F CFA.
    Elle a tenu à remercier la banque pour ce geste qu’elle qualifie de « généreux » et «responsable».
    Quant à M. Serges Akré, Dg d’Ecobank, il avance : « Chaque année, Ecobank organise une journée sociale qu’on appelle Ecobank day. Nous menons des activités de responsabilité sociale. Nous ferons des actions sociales d’intervention dans la santé, l’éducation. Le thème choisi cette année : Maladies non transmissibles. C’est un fléau qui gagne en importance dans nos sociétés. Au Sénégal, ce taux est 41%, donc il est important pour nous d’intervenir pour sensibiliser le personnel et les populations. Nous avons fait plus de 50 millions de dons. Les maladies non transmissibles sont plus importantes en nombre et en pourcentage ».

    Appui à la Ligue Sénégalaise contre le Cancer (LISCA) : L’association Tringa en soirée de gala le 26 octobre prochain pour récolter des fonds

    http://www.lactuacho.com/L’Association TRINGA compte organiser une soirée de gala avec l’artiste chanteur Pape Diouf le 26 octobre 2019 pour récolter des fonds en vue d’apporter une aide à la Ligue Sénégalaise contre le Cancer (LISCA).
    Ceci sera en partenariat avec la Ligue Sénégalaise contre le Cancer (LISCA) et le groupe Pape et Cheikh. Et les fonds récoltés dans le cadre de cette soirée, seront entièrement versés à la LISCA.
    « Nous sommes là pour la présentation du diner de gala qu’on organise le 26 octobre 2019 pour récolter des fonds parce que nous sommes en partenariat avec la LISCA. Pape Diouf est un artiste très social parce que l’année dernière déjà, on avait eu à parler pour une soirée pour travailler ensemble.
    Tout le monde sait que Tringa, c’est Mamadou Konté Africa fête qui a beaucoup fait dans la musique sénégalaise. Pour une bonne cause, c’est normal qu’on prenne des gens qui épousent notre idée, notre cause et Pape Diouf, c’est quelqu’un de très social. C’est pourquoi, on a démarché Pape Diouf pour aider les personnes atteintes de cancer », souligne Mme Awa Thiam, présidente de l’association Tringa.
    Quant à M. Pape Diouf, il avance : « Tout le monde me connait dans le social. C’était un projet qu’on devrait faire depuis l’année mais j’avais un calendrier très chargé. Tout ce qui touche du social, je ne réclame pas d’argent. On n’a pas de cachet, on le fait bénévolement ».
    Rappelons que TRINGA est une association à but non lucratif fondée au Sénégal et qui soutient les communautés défavorisées en menant différentes actions sociales.

    Cheikh Diop, Cnts/Fc : ‘’L’autonomie de gestion qui régit les institutions sociales doit demeurer’’

    https://www.seneweb.com/Le décret du chef de l’Etat nommant Amadou Lamine Diagne nouveau directeur général de l’Institution de prévoyance retraite du Sénégal (Ipres) n’est pas du goût des syndicalistes. Et il n’y a pas que la Cnts et la Csa. La Cnts/Fc, aussi, regrette cet acte posé par Macky Sall. ‘’Nous pensons que cette décision d’autorité prise par le chef de l’Etat nous surprend quelque peu. Nous ne savons pas les raisons pour lesquelles il a pris cette décision en l’encontre des textes de l’Ipres.
    Mais nous demeurons convaincus que l’autonomie de gestion qui régit les institutions sociales, jusqu’ici, doit demeurer. Nous pensons que c’est ça qui garantit la pérennité des institutions sociales’’, souligne Cheikh Diop, le secrétaire général. Ce dernier, insistant sur la méconnaissance des raisons ayant poussé Macky Sall à agir de la sorte, dit regretter fortement l’absence de concertation. Le patron de la Cnts/Fc rappelle que ce sont les conseils d’administration de l’Ipres et de la Caisse de sécurité sociale (Css) qui lancent les appels à candidatures pour avoir le meilleur profil.
    ‘’Ce sont aussi les conseils d’administration qui décident de la nomination, de la révocation, des réserves et du placement de ces réserves. Les partenaires sociaux ne sont pas d’accord et ils veulent maintenir l’autonomie de gestion’’, ajoute-t-il. Au-delà des textes de l’Ipres, concède-t-il, le chef de l’Etat a les prorogatives de prendre les décisions qu’il veut, parce qu’il a été élu. Il n’empêche que Diop ne demeure pas moins convaincu qu’il y a lieu de se concerter. ‘’Je rappelle qu’un chef d’Etat avant lui (Abdoulaye Wade) a eu à faire la même chose ; on s’est opposé et il est revenu à de meilleurs sentiments’’, se souvient-il.

    La fin chaotique du syndicalisme révolutionnaire Par Mamadou SY Albert

    http://actunet.net/Les syndicats des travailleurs ont joué durant l’époque coloniale, au cours des années 1960 et 2000, une fonction déterminante dans la défense et la protection des droits des travailleurs et dans les processus de changement de gouvernance des pouvoirs publics et de l’entreprise privée. L’avènement des alternances politiques et la mondialisation de la gouvernance économique et politique marquent depuis quelques années, la fin du syndicalisme révolutionnaire et des luttes nationales des travailleurs.
    Le syndicat constitue incontestablement une arme sociale majeure des travailleurs sénégalais contre l’oppression du système colonial et la protection des intérêts matériels et moraux des employés. Les travailleurs sénégalais furent d’ailleurs parmi les travailleurs africains les plus syndiqués. Ils ont mené des batailles diverses, y compris la décolonisation du continent africain. Cette page syndicale a produit de grandes figures emblématiques du syndicalisme révolutionnaire. Pendant l’occupation coloniale, les cheminots seront au centre d’un vaste mouvement social revendicatif des travailleurs et de la libération de l’Afrique du joug colonial.
    Les syndicats des enseignants, des secteurs industriels, agricoles et manufacturiers, de l’administration publique, privée et les organisations du mouvement des élèves et étudiants, prendront le relais du syndicalisme en lutte au cours des décennies post-coloniales. Les évènements de mai 1968, ceux des années 1970, sans oublier les évènements syndicaux marquant les années 1980, constituent des étapes majeures de l’évolution du syndicalisme en lutte au Sénégal.
    Sous des formes très variées, les syndicats des travailleurs ont pris en charge en priorité les questions sociales, notamment, la protection, la défense des droits du travailleur, l’amélioration des conditions de travail et de vie des employés. Ce syndicalisme en lutte a favorisé l’éveil des consciences des travailleurs, la protection des droits, l’amélioration des conditions de vie des travailleurs et la participation des employés à la gestion publique et privée.
    L’avènement de la première alternance politique en mars 2000 est inscrit dans ce processus de changement nourri par l’histoire des syndicats des travailleurs, singulièrement des syndicats des enseignants et du mouvement étudiant. Douze ans après le premier changement de régime, le visage du syndicalisme révolutionnaire hérité des époques coloniales et post-coloniales est en train de se modifier profondément. L’essoufflement des ardeurs syndicales se conjugue à  l’absence des luttes syndicales nationales.
    Les syndicats semblent désormais se focaliser autour des luttes sectorielles. Ces dernières mettent en relief des revendications d’une corporation dans des  filières ou dans des secteurs d’activités socio-professionnelles. Le renoncement à la lutte syndicale nationale des travailleurs est d’ailleurs frappant dans le secteur de l’éducation. Ce secteur a toujours été sensible aux questions d’intérêt national. Il a été à la tête de nombreuses luttes sociales, démocratiques à caractère national. Cet esprit n’est plus de rigueur.
    Le repli corporatiste cristallise l’ère de la fin du syndicalisme révolutionnaire ou de classes. Les explications de ce phénomène syndical grandissant mettent en relation plusieurs facteurs. La crise globale du militantisme et du syndicalisme en particulier, constitue un des facteurs significatifs de la fin du syndicalisme en  lutte pour le changement de société ou de gouvernance politique des services publics, des entreprises publiques et privées.
    Quels que soient les secteurs d’activités, les syndicats des travailleurs se heurtent à une difficulté notoire, à savoir, la pléthore des organisations syndicales et des dirigeants. La seconde explication résulte des divisions syndicales. Elles sont alimentées par des querelles de leadership pour le contrôle des syndicats et la masse des travailleurs. Des pans entiers de syndicalistes ne sont motivés que par des intérêts personnels : promotion individuelle dans l’entreprise ou au sommet des institutions républicaines, l’accès au prestige et aux ressources financières.
    Le syndicalisme des travailleurs a produit une élite de responsables syndicaux. Elle est coupée des travailleurs et des intérêts des employés. Ce basculement du syndicalisme révolutionnaire au syndicalisme corporatiste et personnalisé des chefs, correspond au triomphe de la mondialisation : le blocage systémique des salaires, la précarisation de l’emploi, le démantèlement des droits des travailleurs, la fin du mouvement social revendicatif et un nouveau management orienté par la performance. Les syndicats ne parviennent pas, ainsi, à trouver une réponse à la hauteur des impacts et de l’influence de la mondialisation de l’économie sur le travail salarié et l’organisation des employés.
    La mondialisation a fini, au cours de ces dernières décennies, par imposer à la fois son modèle de développement économique et social de performance, son modèle syndical et ses chefs.

    Conférence publiqueLA MONTEE DE LA XENOPHOBIE EN AFRIQUE. 

    Le Centre de Recherche Ouest Africain (WARC), en collaboration avec le Forum Social Sénégalais vous convie à la
     conférence publiqueLA MONTEE DE LA XENOPHOBIE EN AFRIQUE. 
    Modérateur: 
    – Pr Divine Fuh, Codesria
    Intervenants:
    – M. Pierre Sané, Ancien sous directeur UNESCO
    – Mme Fatou Sow Sarr, IFAN
    – M. Alioune TINE, Président ONG AfrikaJom
    – M. Cheikh Tidiane Gadio, Ancien Ministre.
    Date: Le Jeudi 10 Octobre 2019 à 15h30 précises au WARC
    WARC/CROA,Rue Ex L. Gontran Damas, Fann-Résidence en face AGEROUTE et DHL
    Cheikh Abdou Lahad Gaindé Fatma Dévoile Les Activités De Massalikoul Jinaan

    De l’avis Serigne Cheikh Abdou Lahad Gaindé Fatma, chargé de la culture et de la communication du Magal de Touba et Ministre conseiller du président de la République qui était l’invité de l’émission Face2Face de la TFM animée par la journaliste Aïssatou Diop Fall Niang « l’inauguration de la mosquée Massalikoul Jinane et dont le cout est estimé a plus de 30 milliards va faire place à une série d’évènements ».
    « La suite de cet événement qui a réuni le peuple sénégalais va se faire avec les activités du daara qui se trouve à l’intérieur de la mosquée. Les innovations de cette année relatives à la culture et la communication, il est prévu une vingtaine de conférence, des symposiums qui vont ramener les écrits des érudits du mouridisme et de l’islam en général. Le fait de faire comprendre le caractere multidimensionnel de Serigne Touba.

    Les Chefs D’État Africains Disent Non À Un Troisième Mandat Présidentiel

    https://www.xibaaru.sn/La limitation des mandats des chefs d’État était au menu d’un forum de trois jours qui réunissait d’anciens présidents africains à Niamey, au Niger, et qui s’est terminé le 4 octobre.
    Sujet brûlant, la limitation des mandats présidentiels a été débattu pendant trois jours à Niamey, au Niger, à l’occasion d’un forum consacré à la consolidation de la démocratie en Afrique.
    D’anciens chefs d’État ont participé à la rencontre, qui s’est terminée ce 4 octobre. Parmi eux, on comptait notamment Mahamane Ousmane du Niger, Nicéphore Soglo du Bénin, Goodluck Jonathan du Nigeria, Catherine Samba-Panza de Centrafrique et Amos Sawyer du Liberia.
    Les participants ont dit « non », à l’unanimité, à un troisième mandat présidentiel. « La suppression de la limitation du mandat sape la conscience des populations et accroît la concentration du pouvoir entre les mains d’une minorité », peut-on lire dans la « déclaration de Niamey ».
    Question « taboue »
    La seule Centrafricaine présente, Catherine Samba-Panza, ancienne cheffe d’État de transition, estime qu’il faut vaincre les résistances et les tabous. « C’est une grande évolution d’avoir organisé un sommet sur cette question jusque-là taboue et que personne n’abordait de manière ouverte », a-t-elle déclaré.
    Sans les citer nommément ou donner des leçons, le président béninois Nicéphore Soglo a conseillé à ceux qui s’accrochaient encore de savoir partir à temps. « Je crois que c’est le bon sens pour eux-mêmes », estime-t-il.
    L’alternance démocratique est le crédo du président nigérien Issoufou Mahamadou. Sa promesse de s’en aller en 2021 a été saluée et encouragée.
    « Mon désir le plus ardent est de passer le pouvoir en 2021 à un successeur démocratiquement élu », a-t-il affirmé. Si elle se concrétise, il s’agira d’une première dans l’histoire du Niger depuis l’indépendance.Source RFI

    Jeune Afrique Confirme Le « Deal De La Tabaski » Entre… Macky Et Wade

    https://www.xibaaru.sn/Le président de la Fédération nationale des cadres libéraux (Fncl), Cheikh Tidiane Seck, avait révélé, dans l’une de ses dernières sorties, que le Pape du Sopi et le Président Macky Sall se sont rencontrés lors de la fête de l’Eid-El Kabir. L’information avait été vite démentie par notamment les deux camps.
    Mais, dix jours après les retrouvailles entre ces deux personnalités, lors de l’inauguration de la mosquée Massalikul Jinaan, le magazine Jeune Afrique, qui y a consacré la Une de son dernier numéro, a confirmé le « deal » concocté lors de cette fête musulmane.
    En effet, le journal, qui se fie aux informations d’un collaborateur du Président, rapporte qu’un accord aurait été trouvé lors de la dernière Tabaski, célébrée le 11 août passée.
    « Ce jour-là, ils se sont rencontrés au domicile d’Abdoulaye Wade, après que Macky Sall a été informé par un de ses proches que son prédécesseur était disposé à le rencontrer » confie la source.
    Selon la même source de Jeune Afrique, ce long entretien, tenu secret, aurait « permis d’aplanir les difficultés qui demeurent en particulier concernant la situation de Karim Wade », toujours sous la menace de la contrainte par corps s’il ne s’acquitte pas de l’amende à laquelle il a été condamné en 2015.
    Nos confrères d’écrire d’ailleurs que la réconciliation officielle à la mosquée Massalikul Jinaan marquerait donc « la formalisation des retrouvailles de la Tabaski ». Car, ce jour-là, un « accord tacite » aurait été trouvé et la grâce dont a bénéficié Khalifa Sall s’inscrit dans ce cadre.

    Adama Gaye sur Wade et Macky : « C’est un deal »

    http://actunet.net/Invité de l’émission Sen Jotay sur la Sen Tv, Adama Gaye s’est confié à cœur ouvert. Des retrouvailles Wade Macky, la gestion des ressources pétrolières et gazières en passant par son séjour carcéral, rien n’a été laissé au hasard.
    Même s’il se félicite des retrouvailles entre Macky Sall et Abdoulaye Wade, Adama Gaye n’en reste pas moins sceptique. Selon lui, ce qui s’est passé est tout à fait normal dans un pays qui traverse des difficultés, que les gens se parlent pour trouver des points de convergence.
    Pour le journaliste consultant, le Khalife général des Mourides a accompli son rôle de sage en les réconciliant. Cependant Adama Gaye n’en pense pas moins qu’il y a un deal entre  le Président  Macky Sall et Abdoulaye Wade. À ses yeux, il n’y a jamais eu de rupture entre les deux, et tout ce qui s’est passé découle d’une stratégie mûrement planifiée.
    Sachant sa défaite inéluctable en 2012 avec les nombreuses manifestations pour son départ, Abdoulaye Wade a mis Macky Sall en pole position pour qu’il couvre ses arrières en assurant sa protection et celle des siens, pense savoir Adama Gaye. Pour étayer son argumentaire, le journaliste de rappeler : «En 1991, quand Abdoulaye était pressenti pour entrer dans le gouvernement de majorité élargie d’Abdou Diouf, Jean Paul Dias ne cessait de s’agiter au point de vouloir faire tanguer la pirogue. C’est ainsi que Wade m’avait appelé pour me charger d’aller dire à Dias que celui qui se lève avant le pourvoyeur du petit déjeuner doit se recoucher, moi je suis en politique», lui avait-il  fait savoir.
    C’est pourquoi, soutient Adama Gaye, « Wade est toujours dans cette optique, il fait de la politique», et il n’est pas de ceux qui pensent que Macky Sall mène la vie dure aux partisans de Wade. Loin s’en faut, estime Adama Gaye : il les a couverts, et pour preuve, tous ceux qui ont été arrêtés ont été relâchés et ils continuent de jouir de leurs biens. Personne n’a été poursuivie jusqu’au bout, relève-t-il. Dans le même sillage, Adama Gaye d’ajouter que si le pouvoir avait échu dans d’autres mains, on ne parlerait pas aujourd’hui de Karim parce qu’il aurait été déchu de ses droits. Selon lui, Abdoulaye Wade est toujours dans la logique de voir les libéraux faire 50 ans à la tête de ce pays. Pour lui, Wade est tellement rusé qu’il est prêt à créer une fronde au sein de son parti, pousser les Omar Sarr à la sortie alors qu’il est derrière tout cela. Ce qui lui importe, c’est d’ouvrir la voie à son fils.
    Aujourd’hui, poursuit Adama Gaye, Macky Sall a besoin des libéraux, mais ce qui lui importait le plus, c’est de brandir haut la main de Wade et il en avait grandement besoin. Sans être macabre, Wade est aujourd’hui vieux et l’on ne sait jamais… Hormis cela, il y a aussi le fait que Macky Sall est aujourd’hui dans une impasse, d’autant que même la communauté internationale commence à être agacée par ses procédés anti-démocratiques. Donc il avait besoin de ce bol d’air pour respirer. Donc il est en train de chercher une échappatoire, il se susurre même qu’il prépare une amnistie, de voir comment pardonner toutes les malversations financières depuis 2000, les faire passer par pertes et profits. Même s’il dit être d’accord pour la réconciliation, Adama Gaye n’en pense pas moins que cela ne doit pas empêcher la démocratie d’être vigoureuse, ou un moyen de promouvoir l’impunité.
    Abordant la grâce accordée à Khalifa Sall, Adama Gaye soutient que c’est parce que Macky Sall se trouvait dans une impasse dans laquelle il fallait sortir, en plus, il devait satisfaire la demande du Khalife des Mourides qui avait intercédé pour Mbaye Touré. Concernant la question de la recomposition politique, Adama Gaye de dire que le Sénégal a plus besoin d’un reclassement de la société qu’un reclassement politicien. Depuis 1960, ce sont des politiciens qui sont à la tête de ce pays, ils ne lui ont rien apporté et ne font que s’enrichir. Abordant la question de la gestion des ressources naturelles, Adama Gaye déclare qu’aucun pays n’a le droit de s’amuser avec. Selon lui, tous ceux qui ont géré leurs ressources avec sagesse s’en sont bien sortis, ce qui n’est pas le cas pour le Sénégal qui a mal négocié, croit-il savoir. Les concertations avec le Cos Petrogaz ne sont que poudre aux yeux pour ne pas dire une sorte de médecin après la mort, parce que le pétrole était déjà dans la poche de Franck Timis, déclare Adama Gaye. Qui ajoute que le pétrole sénégalais est entre les mains des copains et des coquins.
    Selon lui, le Sénégal risque de ne rien gagner avec ses ressources pétrolières contrairement au pays développés qui sont protégés par le droit international. Nos gars se sont fait gruger, croit savoir Adama Gaye, qui estime qu’on risque même de ne pas avoir les 10% attendus, tellement les contrats signés sont léonins. Les négociations en pétrole comportent des clauses sur lesquelles on peut revenir, renseigne l’expert pétrolier. Qui regrette le fait que ceux qui étaient chargés de négocier pour le Sénégal n’aient pas fait, contrairement aux autres compagnies qui sont surprotégées par le droit des investissements et qui sont accompagnées par des avocats teigneux. Pour Adama Gaye, ce qu’Aliou Sall a fait est d’une extrême gravité et il doit passer le restant de ses jours en prison ; mais Macky Sall est le principal responsable dans tout cela, parce que c’est un conflit d’intérêt manifeste. Mais cela ne va pas rester impuni, parce qu’il a saisi le ministère américain de la Justice, le Serious Fraud office de l’Angleterre, la Bourse de Londres, de même que le président de Tota,l de même que celui de Bp.
    Revenant sur son séjour carcéral Adama Gaye la qualifie de «bourde du siècle». Selon lui, il ne devrait même pas être emprisonné et l’État du Sénégal lui a causé du tort. Mais, ajoute-t-il, «le ministre de la Justice est nul et c’est un habitué des bourdes». L’État a commis une faute et il va la réparer, avertit Adama Gaye qui renseigne avoir instruit ses avocats.
    Personne ne peut réduire le périmètre démocratique et on ne laissera pas Macky Sall réduire la démocratie, réduire les ressources naturelles et mettre sa famille au sommet de l’État. Le pays va mal et ce, dans tous les secteurs. Avons-nous le droit d’en parler ou pas ? C’est de l’avenir du Sénégal qu’il s’agit, précise Adama Gaye

    Khaf N’a Pas Besoin D’amnistie… Il Est Éligible En 2024 (La Preuve)

    https://www.xibaaru.sn/ « La condamnation de Khalifa Sall n’est ni un obstacle, ni un empêchement pour sa candidature aux présidentielles de 2024 » selon le juriste Seybani Sougou car « en l’état actuel, la législation sénégalaise ne pose aucune interdiction d’exercer une fonction publique à la suite d’une condamnation pour délit » ajoute-t-il. A cet effet, le juriste déclare que « Khalifa SALL n’a besoin d’aucune loi d’amnistie, puisque l’article L.31 du code électoral sénégalais est inconstitutionnel.
    Voici les arguments avancés par le juriste Seybani Sougou

    Khalifa SALL est éligible en 2024 : L’article L.31 du code électoral est inconstitutionnel

    Tout le débat sur l’éligibilité de Khalifa SALL en 2024 porte sur l’interprétation de l’article L.31 du code électoral. Pour savoir si Khalifa Sall est éligible aux présidentielles de 2024, il ne s’agit pas d’avoir une lecture littérale de l’article L.31 du Code électoral, mais d’en avoir une lecture dynamique (par une mise en perspective de l’article L.31 dudit code avec les principes fondamentaux de la Constitution, et le droit fondamental de candidater à une élection présidentielle). L’article L.31 du code électoral qui prescrit la radiation automatique d’un condamné des listes électorales, sans décision expresse du juge résulte d’une interprétation fausse et totalement erronée. Pour une raison simple : l’article L.31 du code électoral est inconstitutionnel. Au Sénégal, le droit à l’éligibilité et la jouissance des droits civiques, civils et politiques s’apprécient, au regard de 3 textes : le code pénal, le code électoral, et la Constitution (dont le Préambule proclame l’attachement du Sénégal aux instruments régionaux et internationaux qui font partie intégrante du droit positif national). En vertu de la hiérarchie des normes, les dispositions du code pénal et du code pénal doivent être conformes à la Charte suprême ».

    A – La recevabilité de la candidature à l’élection présidentielle au regard du Code pénal

    Pour apprécier la recevabilité d’une candidature, à une élection il faut se référer aux articles 34 et 35, et 730 du code de procédure pénale.  L’article 34 du code électoral dispose que « Les tribunaux jugeant correctionnellement pourront, dans certains cas, interdire, en tout ou en partie, l’exercice de droits civiques, civils et de famille suivants (vote et éligibilité). L’article 35 est plus précis puisqu’il souligne « que les tribunaux ne pourront prononcer l’interdiction mentionnée à l’article 34 que lorsqu’elle aura été autorisée ou ordonnée par une disposition particulière de la loi ». Une lecture combinée des articles 34 et 35 du code pénal sénégalais permet de constater, que s’agissant de Khalifa SALL, aucun juge n’a prononcé une interdiction d’inscription sur une liste électorale ou une incapacité d’exercer une fonction élective ». Il est constant que Khalifa SALL n’a été privé ni de ses droits civiques (au regard des dispositions de l’article 27 du code pénal, seule une condamnation à une peine d’emprisonnement criminelle, emporte la dégradation civique), ni de ses droits civils et de famille. En effet, ni le jugement du Tribunal de Grande Instance de Dakar du 30 mars 2018, ni l’arrêt N°454 de la Cour d’appel de Dakar du 30 aout 2018, ni l’arrêt N°001 de la Cour suprême du 03 janvier 2019 n’ont prononcé une privation des droits civils et politiques à son encontre. Khalifa Ababacar SALL a acquis la qualité d’électeur le 17 juillet 2018, après la clôture de la révision exceptionnelle des listes électorales, conformément au décret n°2018-476 du 20 février 2018. Dès lors, son statut d’électeur ne peut être remis en cause que par une radiation des listes électorales.  Or, l’article 730 du Code de Procédure pénale dispose « qu’une copie de chaque fiche constatant une décision entraînant la privation des droits électoraux est adressée par le greffier compétent à l’autorité chargée d’établir les listes électorales ». Les dispositions de l’article 730 du code pénal sénégalais sont claires, nettes et précises : seules les décisions adressées par le greffier, constatant la privation des droits électoraux, permettent de refuser l’inscription d’un citoyen sénégalais majeur sur les listes électorales. En aucun cas, Il n’appartient à l’autorité administrative d’interpréter la loi ou de se substituer au Juge pour radier d’office, un citoyen des listes électorales (un acte totalement illégal).

    B – La recevabilité de la candidature au regard de l’article L.31 du Code électoral

    L’article L.31 du code électoral dispose que « Ne doivent pas être inscrits sur la liste électorale » :1) les individus condamnés pour crime 2) ceux condamnés à une peine d’emprisonnement sans sursis ou à une peine d’emprisonnement avec sursis d’une durée supérieure à un mois… et en général pour l’un des délits passibles d’une peine supérieure à 5 ans d’emprisonnement….
    En réalité, l’article L.31 du code électoral fait l’objet d’une interprétation mensongère de la part des partisans du régime. En effet, les dispositions de l’article sont générales (indéfinies) et induisent pour les condamnés visés par cet article « une inéligibilité perpétuelle ». Dans son rapport de la « Mission d’audit du Fichier électoral » du 26 février 2018, les experts de l’Union Européenne (cf page 27, l’article 5.2.2 intitulé « les incapacités électorales liées à des infractions »), les experts de l’Union Européenne ont recommandé au Sénégal de réviser les articles L.31 et L.32 du Code électoral, qui reprennent mot pour mot la formulation des articles L.26 et L. 27 de la version du Code électoral de 2007, « en prenant en considération que la proportion de la suppression de ce droit (d’un citoyen condamné) soit appropriée au délit et à la peine et que les dispositions du Code électoral soient en harmonie avec le Code pénal ». La MAFE a relevé des inhérences entre le code pénal et le code électoral (cf page 27). Mieux, dans l’article 5.3.1 intitulé « l’effectivité des incapacités électorales » – cf page 29 du rapport, les experts de l’Union Européenne ont rappelé clairement les dispositions légales qui régissent la privation des droits électoraux, précisant que l’article 730 du Code de procédure pénale du Sénégal dispose qu’une « copie de chaque fiche constatant une décision entraînant la privation des droits électoraux est adressée par le greffe compétent à l’autorité chargée d’établir les listes électorales ».

    Le rapport de la MAFE confirme que la radiation des listes électorales d’un condamné visé à l’article L.31, ne saurait en aucun cas revêtir un caractère automatique.

    En France, la question a été tranchée par le Conseil Constitutionnel en 2010 : la radiation automatique des listes électorales, en cas de condamnation pour certains délits caractérisés a été jugé contraire à la Constitution et au principe d’individualisation des peines. Il faut une décision expresse du juge pour prescrire l’inéligibilité et surtout en fixer la durée. Le Conseil constitutionnel français, dans sa décision n° 2010-6/QPC du 11 juin 2010 a déclaré que les dispositions de l’article 7 de la loi 95-65 sont contraires à la constitution française, en ce qu’elles violent les termes de l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme , aux motifs que
    « le principe d’individualisation des peines qui découle de cet article (article 8), implique que la peine emportant l’interdiction d’être inscrit sur une liste électorale et l’incapacité d’exercer une fonction électorale qui en résulte ne puisse être appliquée que si le juge l’a expressément prononcée, en tenant compte des circonstances propres à chaque espèce ».
    La décision n°2010-6/QPC du 11 juin 2010 confirme que la déchéance des droits électoraux n’est plus automatique : elle doit nécessairement résulter d’une décision d’un juge, qui peut la prononcer pour une durée maximale de cinq ans dans le cas d’un délit, dix ans dans le cas d’un crime. L’interdiction de s’inscrire sur une liste électorale constitue une peine, et toute peine entraîne l’application de l’article 8 de la Déclaration des Droits de l’Homme aux termes duquel « La loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une loi établie et promulguée antérieurement au délit, et légalement appliquée ». Exemple, en mars 2018, le maire de Saint-Lizier (Ariège), a été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour des faits de prise illégale d’intérêts, d’abus de confiance et d’escroquerie. Malgré les faits, le juge n’a pas estimé pertinent de rendre l’élu inéligible. L’article 7 du code électoral français abrogé par le Conseil Constitutionnel est l’équivalent (copie conforme) de l’article L.31 du code électoral sénégalais.
    Il est donc définitivement établi que l’article L.31 du Code électoral du Sénégal est inconstitutionnel car le PRÉAMBULE de la Constitution sénégalaise précise que « Le Peuple du Sénégal affirme « son adhésion à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et aux instruments internationaux adoptés par l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation de l’Unité africaine, notamment la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 ».
    En l’état actuel, la législation sénégalaise ne pose aucune interdiction d’exercer une fonction publique à la suite d’une condamnation pour délit. La condamnation de Khalifa Sall n’est ni un obstacle, ni un empêchement pour sa candidature aux présidentielles de 2024. Khalifa SALL n’a besoin d’aucune loi d’amnistie, puisque l’article L.31 du code électoral sénégalais est inconstitutionnel. Définitivement.Seybani SOUGOU – E-mail : sougouparis@yahoo.fr

    Sonko : «Macky veut m’empêcher de participer à des élections»

    https://www.ferloo.com/Ousmane Sonko est formel. Le leader de Pastef/Les Patriotes accuse les autorités étatiques d’avoir le dessein de détruire son casier judiciaire pour l’empêcher de participer à des élections.
    « Comme ils ont tout tenté sans succès, aujourd’hui, ils reviennent avec un nouveau complot, martèle-t-il. Nous n’avons pas en face de nous des adversaires politiques mais des ennemis politiques qui sont capables de nous poignarder dans le dos ou de nous jeter en prison. Et nous sommes l’une des rares formations politiques à ne pas accepter une compromission.
    Nous ne sommes pas allés au dialogue car nous n’y croyons pas. Il a dit qu’il a gagné alors qu’il gouverne, et nous, nous restons dans l’opposition. Il n’a pas aussi de moyens de pression sur nous car le seul moyen par lequel il tient ses adversaires politiques,
    c’est d’avoir un moyen de corruption ou de pression sur ces derniers. C’est la raison pour laquelle, le complot va continuer. Et ce complot va prendre d’autres dimensions, ce vendredi, à l’Assemblée nationale.
    Ce complot va débuter à l’Assemblée nationale, partir au tribunal, et revenir à l’Assemblée, encore repartir au tribunal. Parce que leur seul dessein, c’est de salir le casier judiciaire d’Ousmane Sonko afin qu’il ne puisse plus participer à une élection présidentielle. Une seule et unique personne est derrière tout ce complot, et vous savez de qui je parle. Comme il a peur de (Sonko), il se réfugie derrière ses députés. C’est la raison pour laquelle il faut se tenir prêts et rester mobilisés. Car le combat ne fait que commencer. Ils ont bien compris que notre score de 15 à 16% à la dernière présidentielle va augmenter. »
    Sonko s’ exprimait à l’occasion de l’inauguration de la permanence de son parti à Pikine, coïncidant avec l’anniversaire du décès de la responsable Mariama Sagna, tuée à Keur Massar.
    Pour rappel, les membres de ladite Commission d’enquête, avaient, lors de leur conférence de presse, indiqué que les allégations d’Ousmane Sonko contre Mamour Diallo sont fausses. Le député accuse l’ancien Directeur des Domaines d’être impliquée dans ce qu’il qualifie de deal de détournement de deniers publics. (Avec Rewmi)

    Plénière à l’Assemblée nationale : Fatou Sow Sarr alerte sur la tentative de musellement d’Ousmane Sonko

    https://www.ferloo.com/C’est le 11 Octobre prochain que les députés sont convoqués en plénière pour trancher sur l’affaire des 94 milliards. La sociologue Fatou Sow Sarr voit en cette rencontre une tentative de musellement d’un des leurs, en l’occurrence, Ousmane Sonko. Sur les ondes de Sud Fm, elle a alerté sur ledit cas, car, a-t-elle prévenu, « peut produire un effet contraire ».
    « A entendre certains proches du président de la République, on pique tout droit vers la neutralisation d’Ousmane Sonko”, a-t-elle, d’emblée, déclaré, la sociologue Fatou Sow Sarr. Elle fait, ainsi, allusion à la persistante rumeur qui circule depuis quelques jours et que la presse en a fait écho, relative à une loi qui interdirait les fonctionnaires radiés de la fonction publique de toute compétition électorale. La sociologue a regretté, dans la foulée « qu’on ne peut pas, continuer à créer des lois pour écarter des adversaires politiques”. D’après elle, le leader de Pastef, Ousmane Sonko fait partie de la catégorie des jeunes Sénégalais qui incarnent « l’éthique et la morale ». «Essayer d’écarter Ousmane Sonko, essayer de le museler, risque de créer un effet contraire. Il faut faire extrêmement, attention au cas Sonko qui a maintenant une certaine aura auprès de la population», a-t-elle averti. D’autant plus que, a-t-elle, précisé, «la politique de chasse à l’homme initiée par Macky Sall durant  son premier mandant n’a pas apporté ses fruits. Il faut, donc, arrêter le  processus d’emprisonnement jusqu’on ait une justice qui ne serait plus sous les ordres de l’exécutif et qu’on réarme les politiques d’une certaine valeur en utilisant les religieux à cette fin dans le processus de développement du pays “.
    Dans cet ordre d’idées, la présidente du Laboratoire genre du l’Ifan, Cheikh Anta Diop, prône une certaine moralisation de l’espace politique. Et, s’est-elle félicitée, « la réconciliation entre Abdoulaye Wade et Macky Sall à Massalikul Djinaane a été un aboutissement est heureux». Ainsi, a-t-elle ajouté que « la spiritualité doit être cœur de la gouvernance. Il faut qu’on amène l’éthique et la morale dans la gouvernance”
    Toujours, dans la perspective politique, elle estime que la mouvance présidentielle a les cartes en main pour profiter de cette phase de la pacification de l’espace public. Cependant,  avec le jeu de positionnement pour préparer l’après Macky Sall risque de tout compromettre. En ce que, a-t-elle expliqué, « au sein de l’Alliance pour la République (APR, au pouvoir), on ne sait pas qui est le numéro deux  et on ne voit pas
    un leadership qui peut se dégager”, Donc, prévient-elle, « ce sera une guerre eux”.
    Evoquant la question du foncier, elle a estimé que « la plus grande injustice du Sénégal, c’est la Loi de 1964 sur le foncier. C’est ce que Ousmane Sonko est en train de dénoncer avec l’affaire des 94 milliards. Car l’accaparement du foncier ce n’est pas l’agriculture seulement”. Non sans s’en convaincre que « derrière toute la question du foncier se cache la corruption et la politique est devenue est un espace d’enrichissement”.
    Par ailleurs, elle juge « triste » la situation de l’école sénégalais. Une manière pour elle, de dénoncer l’injustice dans le secteur de l’éducation. « L’éducation est la principale variable pour le développement d’un pays. Au Sénégal, 70% des fonctionnaires sont des enseignants qui ne reçoivent que 11% de la massa salariale. Au moment où un président d’un Conseil d’administration gagne 40, 50, 60 fois plus qu’un enseignant… », a-t-elle regretté pour dénoncer

    Moustapha DIAKHATE  répond à  Fatou SARR SOW : «Ce n’est pas l’APR qui veut liquider SONKO»

    https://www.ferloo.com/Moustapha DIAKHATE sur sa page Facebook. Selon l’ancien député, les porteurs du projet contre les radiés de l’administration sont des alliés du président et non ses camarades de parti.
    « Objection à Mme Fatou Sow Sarr : NON Mme ma sœur, il n’y a pas au sein de la majorité présidentielle une volonté manifeste de liquider Monsieur Sonko
    L’absurde et liberticide intention de faire perdre ses droits civils et politiques et d’interdiction de candidature à la présidentielle à tout fonctionnaire radié de la fonction publique n’émane pas de l’APR encore moins de la Coalition BBY. Cette ubuesque proposition est certes portée par un parti politique membre de la Majorité présidentielle mais cela n’en fait pas pour autant un projet de l’APR ou celui de BBY . Comme tout grand rassemblement, BBY n’est pas un bloc monolithique ou une caserne où prévaut la pensée unique. C’est une plate-forme dont la caractéristique principale est la diversité, la pluralité de ses composantes. On y trouve tous les contraires. L’essentiel est qu’il est exclu de faire du Sénégal un pays où un acte administratif puisse être privatif de droit politique et civil à un citoyen sénégalais. A l’état actuel de sa Constitution, de son droit positif, des traités et conventions que le Sénégal a signés, le projet de visant l’élimination d’un candidat sur la base d’un acte administratif n’a aucune chance d’aboutir. Soyez rassurée, Mme Fatou Sarr Sow, votre Sénégal n’acceptera pas cette forfaiture ! »
    Seulement, Moustapha DIAKHATE oublie ou feint d’oublier qu’en plus de cette proposition qui n’a aucune chance d’aboutir, les députés ourdissent un autre plan pour rendre inéligible le leader de PASTEF à travers l’affaire dite des 94 milliards

    Moussa Diaw, politologue : ‘’Ousmane Sonko a raison d’être inquiet’’

    https://www.seneweb.com/ Une plénière est prévue ce vendredi, à l’Assemblée nationale, sur l’affaire des 94 milliards. Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, y voit un complot pour l’empêcher de participer à la prochaine élection présidentielle prévue en 2024.
    Pour Moussa Diaw, enseignant chercheur en science politique à l’université Gaston Berger de Saint-Louis, Ousmane Sonko a raison d’être inquiet. L’analyste pense même que l’opposition doit se mobiliser et se battre pour le respect du jeu démocratique.
    ‘’Le leader de Pastef a raison de s’inquiéter, dans la mesure où, de façon générale, on constate, en Afrique, les leaders ou les opposants qui soulèvent des problèmes, interpellent les pouvoirs politiques sur leur gestion, sur la manière de faire avec la politique, font souvent l’objet de démarche inquisitoire’’, a constaté Moussa Diaw sur Sud Fm.
    Il ajoute : ‘‘En ce qui concerne le Sénégal, on a entendu des propositions de loi, des mouvements et quelques démarches politiques qui vont dans le sens de faire en sorte qu’on puisse mettre des barrières afin d’empêcher le leader de Pastef de se présenter aux échéances électorales.’’
    Selon lui, ‘’c’est tout à fait naturel qu’un leader puisse s’exprimer librement, interpeller, poser des questions, alerter. Mais quand ça prend des dimensions inquiétantes, qu’on puisse faire des menaces parce qu’il gêne, ça, c’est inquiétant pour la démocratie’’, a-t-il précisé.
    ‘’A mon avis, les propos de Sonko traduisent une inquiétude et cette inquiétude devrait être prise au sérieux par les autres leaders de l’opposition. Parce qu’on ne peut pas tolérer, dans une démocratie, qu’on fasse une proposition de loi contre un leader. C’est inacceptable !’’, a-t-il dénoncé.

    MACTAR CISSE AUX JEUNES APERISTES : «Votre destin n’est pas entre les mains d’un politique…ça va me taper dessus,mais je préfère dire ce que je pense»

    https://www.jotaay.net/Si ce n’est pas discréditer les politiques aux yeux des jeunes, ça en a tout l’air. En effet, parlant aux jeunes apéristes, Mactar Cissé leur a demandé de cesser de croire que leur destin est entre les mains des politiques. Il leur rappelle qu’on ne peut pas développer un pays dans ce climat d’invectives, d’injures, de carriérisme, d’embuscade…
    Le ministre de l’Énergie a tenu un discours dont certains termes ont fait bondir des participants. Dans une assemblée de politiques, Mactar Cissé a dit haut et fort, aux jeunes apéristes, que leur avenir ne dépend pas des hommes politiques, mais de l’attachement à des valeurs et principes qui sont le lit de la réussite. «Je ne suis héritier de rien ni de personne, sinon de valeurs. C’est ça qui est important. Ne vous laissez pas divertir. Votre destin n’est pas entre les mains d’un politique», a-t-il déclaré. Des propos qui n’ont pas manqué de faire leurs effets dans l’assistance, où on s’est mis à se regarder, comme surpris. Lui-même se rendant compte de l’impact de ses propos, s’est arrêté un instant, regardant du côté du présidium, avant d’assumer. «Bon après, ça va me taper dessus, mais je préfère dire ce que je pense. Parce que si je viens ici pour vous tenir un autre discours, il ne vous servira à rien», martèle-t-il.

    «Ne brûlons pas le pays par le gaz et pétrole»

    Pour lui, les chiffres et statistiques du bilan du chef de l’Etat, qui leur sont donnés, sont importants, mais c’est un «legs matériel». Or, pour lui, «le plus important, c’est le legs immatériel : les valeurs». Et la culture des valeurs est d’autant plus important, pour lui, qu’on «ne peut pas développer un pays dans ce climat d’invectives, d’injures, de carriérisme, d’embuscade». Convaincu qu’il n’y a «pas d’émergence d’un pays dans le désordre», il invite ceux qui veulent mettre le pays à feu et à sang avec l’histoire du pétrole et du gaz, de savoir raison garder. «Le pétrole c’est bien, le gaz c’est bien. Nous les avons, ils sont sécurisés, personne ne viendra nous les voler. (…). La malédiction (du pétrole) n’existe que dans les cœurs des gens animés par rancœur. Ne brûlons pas le pays par le gaz et pétrole», conclut-il. Mbaye THIANDOUM

    Gouvernement : Mahammad Dionne, Un PM Officieux ?

    https://www.xibaaru.sn/Pour « imprimer un mieux d’État, rapprocher l’administration des administrés accélérer les réformes pour qu’elles aient plus d’impact, uniquement pour le bonheur du peuple sénégalais », Macky Sall avait supprimé en avril dernier le poste de Premier ministre et nommé le dernier titulaire à ses côtés comme ministre d’État, Secrétaire général de la présidence de la République.
    Mais, au regard de la posture qu’il a adoptée ce weekend, lors du forum organisé par le Cercle de Réflexion Républicaine sur le thème « Macky Sall : Parcours, Vision et Réalisations », le quotidien Le Témoin se pose une question plus que pertinente : Mahammad Dionne est-il un Premier ministre officieux ?
    Revenu de France le mois dernier, après un long séjour médical de plus de deux mois, l’ancien Premier ministre avait fait sa première apparition publique lors de la levée du corps de l’ancien Directeur général de la Fao, Jacques Diouf, qui s’était tenue le vendredi 23 août 2019 à l’hôpital Principal de Dakar. Ce jour-là, vêtu d’un boubou blanc, il n’avait pas ouvert la bouche pour témoigner sur le défunt, encore moins se prononcer sur l’actualité nationale. Les semaines qui ont suivi, il était plongé dans les nombreux dossiers qui l’attendaient, d’autant qu’en son absence une guerre avait éclaté entre son prédécesseur au poste de Secrétaire général de la présidence, Maxime Jean-Simon Ndiaye, et son adjoint, le ministre-conseiller Oumar Samba Bâ.
    Après cette mise en retrait volontaire, Mahammad Dionne a de nouveau fait une apparition samedi dernier, le 05 octobre, dans la peau d’un Premier ministre. C’était lors du forum organisé par le Cercle de Réflexion Républicaine sur le thème « Macky Sall : Parcours, Vision et Réalisations ». Comme s’il avait senti un vide durant son absence ou depuis la suppression de « son » poste de Premier ministre, il s’est de nouveau mis dans les habits de chef du gouvernement, ou de directeur de campagne, pour parler des Grands projets du chef de l’État, notamment le Ter, en montrant les crocs et en invitant les uns et les autres à « bannir cette culture du misérabilisme ».

    Merci Excellences Messieurs les Présidents : Pour un Sénégal Meilleur, par Samuel A. SARR  

    Ce 27 Septembre 2019, une date à retenir, un symbole à tout point de vue, car ce jour, une page importante de l’histoire politico religieuse de notre pays a été écrite par trois hommes : le Saint homme Serigne Mountakha MBACKE, Macky SALL le fils et Me Abdoulaye Wade le père.
    J’avoue que, les malentendus qui ont entaché les relations entre ces honorables fils de ce pays, m’avaient personnellement et profondément, affecté pour avoir été un témoin vivant du sentiment profond et sincère qui a forgé leurs liens. Malgré cette crise, le père Wade a toujours nourri de la sympathie qu’il tentait maladroitement de dissimuler, pour son fils Macky Sall. Le président de la République n’a jamais éprouvé de difficultés à renouveler ses sentiments de respect et d’estime à l’endroit de son Maître, allant jusqu’à demander à ses proches de ne jamais avoir un comportement hostile et irrespectueux à l’égard du Pape du Sopi.
    Le Sénégal et les Sénégalais ont souffert de leur divergence. Cette souffrance n’a d’égale que l’enthousiasme exprimé en chœur, par les citoyens le jour des retrouvailles soutenues par des commentaires très positifs dans les réseaux sociaux et les média, saluant la grandeur de ces deux illustres fils du Sénégal.
    Il est essentiel de préciser que ces retrouvailles n’ont rien de politique. Elles sont justes familiales et amicales comme l’a voulu le marabout. Donc, parler de deal serait un acte blasphématoire et une agression impardonnable contre notre Guide.
    Aucun «vrai fils» mécontent, ne peut s’opposer à la volonté du représentant sur terre de Serigne Touba Mbacké, Serigne Mountakha qui a voulu cette réconciliation, n’en déplaise aux tirailleurs en embuscade. Le président Wade est un patrimoine africain et mondial dont les héritiers légitimes dépassent son cercle familial. Sa famille biologique peut, certes, hériter de ses biens matériels, mais l’œuvre de Me Abdoulaye Wade pour l’Humanité va au-delà des considérations partisanes, familiales et biologiques. Me Abdoulaye WADE est un homme du monde.
    Remercions sincèrement le Khalif général des Mourides Serigne Mountakha MBACKE dont l’inspiration saine a abouti à cette réconciliation qui a libéré les cœurs et les esprits. D’autres ont pourtant essayé: des Chefs d’Etat africains,  des Hommes d’affaires, des acteurs politiques nationaux, des parents et des amis communs. Mais en vain.
    Combien de fois,  j’ai moi-même, initié des actions sabordées par la main bien visible qui pensait pouvoir toujours exercer son influence sur le président Wade pour l’éloigner du président Macky Sall. Cette réconciliation, les deux hommes l’ont voulue pour l’intérêt national d’abord. Ensuite, dans le passé, le président Wade s’est réconcilié avec des hommes qui lui ont fait plus de mal. Il les a tous pardonnés.
    Pendant toute la durée de la séparation, ces deux hommes qui ont beaucoup partagé dans le passé, ont souffert dans leur chair. Lorsqu’on cède le fauteuil présidentiel à son fils (Macky Sall) ou lorsqu’on succède à son père (Wade), la fierté doit être le sentiment le mieux partagé. Mais,  à un moment donné,  ils étaient otages de leur entourage respectif, dont certains profitaient de cette crise qui les faisait malheureusement vivre. Comme dans tout conflit, il y a des militants de la guerre et des partisans de la paix.
    Un père de famille peut certes avoir des divergences avec ses enfants, il peut même les chasser de la chambre (Pds) mais ce qui est immuable et constant c’est que jamais, le fils Macky Sall n’a quitté la maison paternelle, c’est à dire le libéralisme. Malgré toutes ces vagues qui ont perturbé les ondes, l’Apr, le Pds et leur leader respectif sont restés des militants du libéralisme africain qui est notre maison familiale commune.
    Le Khalif général, par la Grâce du Tout Puissant, a réussi sa mission qui est de cultiver la paix, l’entente et la cohésion entre deux talibes mais aussi entre deux sénégalais.  Le président Macky Sall qui est le seul à détenir le pouvoir et la force de l’initiative républicaine a également accepté d’étendre  sa grâce sur l’ancien Maire de Dakar et ses codétenus. Il revient aux hommes et aux femmes pétris de valeur de reconnaissance, de respect et de responsabilité de saluer cette juste initiative du Chef de l’État sans essayer d’ouvrir à nouveau des fronts inutiles pour Khalifa SALL. Là, je m’adresse à certains de ses proches qui sont souvent malhabiles dans la gestion politique de ce dossier. Pourtant, sous le régime socialiste, nous avons été pour beaucoup d’entre nous injustement, privés de liberté, mais nous avons pardonné.
    L’ère de la construction nationale s’est ouverte, chaque fils de ce pays doit apporter sa contribution. Depuis 59 ans, nos querelles politiques n’ont jamais abouti sur une situation meilleure. L’expérience a montré que seule la volonté  commune des acteurs politiques à se mettre ensemble pour tirer vers la même direction, peut produire les résultats attendus. Car, aucun homme  politique ne peut à lui seul bâtir ce pays d’où l’urgence de mettre en place des blocs politiques pour relever ensemble les défis économiques, sociaux, financiers, culturels, sportifs, sécuritaires etc…
    Il n’y a pas de prophétie en politique et nos compatriotes doivent comprendre que ces aventuriers amuseurs qui animent le débat politique par des frasques n’ont aucune expérience pouvant se traduire par des résultats économiques positifs pour ce pays. La gestion d’un pays demande des qualités et des capacités managériales indispensables qui font défaut chez plusieurs acteurs politiques d’aujourd’hui. Il ne faudrait pas qu’on perde notre volonté de vie commune pour la construction nationale.
    Le président Macky SALL est un homme d’ouverture. D’ailleurs  plusieurs opposants l’ont rejoint entre 2012 et 2019. A l’occasion des dialogues qu’il engage avec les forces vives nationales, il a fait d’énormes concessions pour un apaisement du climat social du pays malgré le refus compréhensible, de certains hommes politiques de répondre à cette invitation. Élu à plus de 60%, le président SALL ne souffre d’aucune légitimité pour gouverner le Sénégal sans aucune contrainte légale. Homme de dialogue, de consensus et gentleman dans l’âme, il a tendu la main à tous les fils de ce pays. Que ceux qui ont opté pour l’opposition hasardeuse et inconséquente, comprennent que ce pays est assis sur des fondamentaux imperturbables et que la voie du salut pour eux, c’est l’exercice d’une opposition respectable basée sur un débat autour des offres pour un Sénégal meilleur.Samuel A.Sarr ,Ancien Ministre d’état ,Président du PLSS,Membre des non-aligné

    Thierno LO : «Si Mes Plans Avaient Marché, Macky Ne Serait Pas Président En 2012 »

    http://www.walf-groupe.com/S’il y a quelqu’un qui assume totalement sa transhumance, c’est bien Thierno LO. Invité de la 7Tv, l’ancien ministre du Tourisme et de l’Artisanat estime avoir tout fait pour que  Me Abdoulaye WADE remporte la présidentielle de 2012.
    « Si mes plans avaient marché, Macky SALL ne serait pas président en 2012. J’étais avec Abdoulaye WADE, son bilan était le mien et j’étais déterminé à aller jusqu’au bout avec lui. Je l’ai assumé hier, je l’assume aujourd’hui », martèle Thierno LO.
    Un discours qui va davantage mécontenter les « apéristes », d’autant que Thierno LO qui a entretemps fondé l’Alliance pour la Paix et le Développement (APD), a été nommé le 18 septembre dernier, Président du Conseil d’Administration de la Société Nationale de Gestion du Patrimoine du Train Express Régional (SEN TER). Une nomination que
    Youssou TOURE a dénoncée, arguant n’avoir pas vu Thierno LO (et Modou DIAGNE Fada) lorsqu’eux se battaient pour faire élire Macky SALL.

    Mamadou DIOP Decroix : « La Corée Du Sud Et Le Sénégal Avaient Le Même Niveau De Développement En 1960 »

    http://www.walf-groupe.com/Invité ce dimanche à l’émission « Opinion » de WALF Tv, le secrétaire général d’AJ/PADS croit comprendre pourquoi le Sénégal ne décolle pas économiquement. Selon lui, pour avoir reconduit le système laissé par les Colons, les pouvoirs publics ont annihilé tout espoir de développement
    « Il faut réinventer nos États. Tant que ces questions ne seront pas régler nos pays ne connaîtront pas de développement », explique l’ancien ministre du Commerce.  Pour davantage en convaincre, Mamadou DIOP Decroix compare le pays à autre. « La Corée du sud et le Sénégal avaient le même niveau de développement en 1960, on aperçoit même plus la poussière de la Corée du Sud. On ne sait même plus dans quelle direction elle se trouve. Elle nous a dépassés. Pourquoi ? Les colons sont partis et nous ont laissés un système colonial qu’on a réaménagé. L’Etat lui-même n’a pas été réinventé. Toutes  les politiques publiques sont perçues de manière très distancées par la population et disent que ‘li yeufi buur la’ donc ce n’est pas leur affaire », explique le député.
    Interpellé sur la morosité économique du Sénégal, DIOP Decroix indexe les mauvais choix politiques du régime de Macky SALL. « En amont des élections le pouvoir a fait beaucoup de dépenses dont certaines n’étaient pas du tout pertinentes, et tout ça nous rattrape, ça c’est clair. En Afrique c’est comme cela que ça se passe à la veille d’élections, les pouvoirs ouvrent les vannes dans les conditions que nous savons. Maintenant après les élections, il faut payer. Je crois que c’est un peu ça », soutient-il

    Macky SALL À Ses Partisans : «Wolof NDIAYE Néna Fouleu Moy Diay Dakhaar»

    http://www.walf-groupe.com/Difficile de croire que le président SALL a changé de fusil d’épaule et est devenu moins partisan. La poignée de main avec Me WADE et la grâce de Khalifa SALL semblent désormais relever du passé. Présent au panel organisé par le Cercle républicain de réflexion, Macky SALL  a vanté son bilan avant de tirer sur l’opposition.
    « Je ne dirai pas du ‘xouy xamathie’, mais bon, en tout cas, c’était difficile. Parce que de 2012 à maintenant nous avons fait plus de capacités que le Sénégal n’en a jamais fait auparavant. Ce, grâce l’ingéniosité de politiques publiques », commence-t-il par déclarer.
    Poursuivant, et instant toujours sur son bilan,  le leader de l’APR estime avoir posé des actes qu’aucun autre président n’a envisagé. « Le Sénégal  n’a jamais connu de Gigawatt. C’est avec nous que c’est arrivé. Il est important de fixer les ordres de grandeurs. Nous ne sommes pas de la même catégorie qu’eux. Et si les catégories ne sont pas les mêmes, donc, il faut se concentrer et ne pas se laisser divertir », argue-t-il.
    Avant de lancer d’un ton empreint d’ironie : « C’est leur rôle, c’est normal qu’ils parlent, qu’ils critiquent, qu’ils inventent. Ils veulent discréditer notre action afin que les populations se détournent de nous et  qu’ils puissent accéder au pouvoir. C’est normal, c’est ce qu’ils veulent. Mais qu’on ait la détermination de garder ce nous avons et  travailler pour les populations. ‘wolof NDIAYE néna fouleu moy diay dakhaar’. Donc quand même défendons ce que nous avons ».

    Scandales financiers : Après la banalisation, la validation ?

    http://actunet.net/Jamais, de mémoire de Sénégalais, les scandales financiers n’ont été aussi banalisés que sous le régime de la gouvernance sobre et vertueuse. La banalisation est devenue telle que l’on ne peut s’empêcher de se demander si on ne s’achemine pas simplement vers la validation de ce qui s’apparente à des crimes économiques, si elle ne l’est déjà. Tout simplement parce que les criminels économiques qui, pour la majeure partie,  sont des politiciens, semblent bénéficier d’une tolérance sociale et d’une protection institutionnelle surprenantes. Sinon comment comprendre le fait que malgré tous les scandales qui jalonnent le régime du Président Sall aucun acte tendant à mettre un terme à la saignée financière n’a, à ce jour, été posé ? Même si ses prédécesseurs n’ont pas été des modèles quant à la gestion des deniers publics, il semble que le régime actuel est en passe de remporter la palme.
    D’ailleurs, à l’issue de la visite rendue à Khalifa Sall alors en détention à Rebeuss, le 13 juin 2018, Idrissa Seck affirmait que ce régime et son président «ont battu tous les records de la mal gouvernance et des scandales financiers impliquant directement le couple Faye-Sall… Contrats scandaleusement surfacturés, comme l’autoroute, le Ter, le building administratif, Bictogo». À part une traque qui s’est détraquée avant même qu’elle n’ait pu donner les résultats escomptés et un Ofnac mis en off depuis que sa première présidente avait été exclue du terrain pour jeu dangereux contre son camp,  le peuple assiste impuissant au pillage impuni de ses deniers.
    Pourtant, les crimes économiques doivent avoir le même traitement que les crimes de sang parce qu’ils sont souvent la cause de nombreux préjudices dommageables à la bonne marche de la société. Pire, ils hypothèquent la paix et la stabilité de la communauté, voire même sa survie. Il serait vraiment fastidieux de lister tous les scandales à milliards dénoncés à longueur de colonnes dans la presse sans que le pouvoir ne daigne sévir. Nous en citerons néanmoins quelques-uns qui ont défrayé la chronique : La Poste, le Coud, les 29 milliards du Prodac, l’affaire Bictogo, les 94 milliards dont Mamour Diallo est cité, les 52 milliards des cartes d’identité biométrique, les 75 milliards de Mittal, les 6000 milliards de Petrotim… Autant de dossiers qui, à ce jour, n’ont eu aucune suite judiciaire.
    Pourtant, madame Seynabou Ndiaye Diakhaté, présidente de l’Ofnac, très réservée d’habitude, était sortie de sa réserve pour interpeller le procureur de la République sur la non exploitation des dossiers à lui transmis : «Le dossier du Coud a été transmis au procureur depuis 4 ans. Lui-même il dit avoir reçu 19 rapports de l’Ofnac. Et aucun dossier n’a été exploité. Je l’invite plutôt à exploiter les dossiers reçus de l’Ofnac pour prendre une décision», avait déclaré la présidente. Les corps de contrôle qui devaient traquer les délinquants à col blanc sont aujourd’hui tenus en laisse. Comme des lions sans crocs, ils assistent à un festin qui s’apparente à celui de bouki l’hyène. Le laisser aller est tel qu’un ministre s’est même permis de chasser des vérificateurs  de la Cour des comptes venus pour une mission d’audit dans son département, les taxant de «magistrats de Cour de règlement de comptes» et d’autres joyeusetés. Une attitude qui avait fort déplu à l’Ums qui, à travers un communiqué, avait condamné  fermement ces propos «outrageants, graves et profondément irresponsables d’un ministre de la République qui, vraisemblablement, ignore les règles les plus élémentaires de l’Administration et de la courtoisie.»
    Pour dire que le mal est tel qu’aujourd’hui il est devenu banal. Les politiciens semblent être au-dessus des lois et jouissent d’un traitement de faveur, contrairement aux paumés et autres voleurs de poules qui infestent les prisons. D’ailleurs, en ces périodes de décrispation, les propositions se succèdent pour faire passer par perte et profit l’argent du contribuable supposé avoir été distrait par certains politiciens. Selon l’avocat, Me Abdoulaye Babou, qui multiplie ses sorties dans la presse en ces périodes de réconciliation, «la décrispation ne peut passer que par une amnistie parce que l’amnistie efface tout (…). Je recommande une amnistie générale, un peu comme une loi Ezzan bis. Une amnistie qui va permettre à Khalifa d’être complètement propre, idem pour Karim Wade, mais aussi, permettre au Président Macky Sall d’assurer ses arrières, parce que si on veut une entente totale, il ne faudrait pas que cela se retourne sur le frère du Président Macky Sall. Une amnistie générale viserait tous ces faits (…)».
    Comme pour lui donner de la voix, Moustapha Diagne, de Synergie républicaine, proche du pouvoir, propose une loi qui prive de leurs droits civiques, les agents de l’État radiés, destitués ou révoqués pour faute lourde ou faute grave. Une loi taillée sur mesure pour Ousmane Sonko dont le seul tort a été de dénoncer des pratiques de mal gouvernance. Ce qui laisse penser que cela serait un avertissement pour tous ceux qui seraient tentés de dénoncer les malversations financières. Maintenant, vouloir sanctionner des lanceurs d’alerte qui se battent pour la préservation de l’argent public et promouvoir des politiciens qui utilisent impunément les milliards du contribuable pour se faire élire, heurte vraiment la morale. Et dans l’un comme dans l’autre cas, si cela n’est pas une invitation à la validation des scandales financiers, ça y ressemble fort.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 07/10/2019

Décès du seul rescapé du crash de l’hélico

La liste des victimes du crash de l’hélicoptère des soldats sénégalais s’allonge. Finalement, ce sont tous les membres de l’équipage de l’hélicoptère Mi-24 de la Mission Multidimensionnelle Intégrée pour la Stabilisation en République centrafricaine (Minusca) qui sont décédés à la suite du crash, le 27 septembre dernier, à Bouar en Centrafrique. En effet, le seul soldat rescapé du crash a succombé à ses blessures hier à l’hôpital. Le capitaine Moussa Thiam qui était dans un état critique n’a pas survécu au choc. La Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (Dirpa) a donné l’information sans indiquer la date de rapatriement de la dépouille de l’officier de l’armée de l’Air. Pour rappel, le capitaine Gorgui Foune, l’adjudant-chef Mady Coly et le sergent-chef Ndiao Coulibaly étaient décédés sur le coup.

Dispositif sanitaire pour le Magal

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a sorti les gros moyens pour une bonne couverture du grand Magal (ndlr, départ à l’exil de Serigne Touba) de Touba qui sera célébré le 17 octobre prochain. En effet, un dispositif composé de plus de 5000 agents, 36 ambulances, 188 structures avec implication de 8 privés est mis en place. D’ailleurs, le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr, était samedi dernier à Touba pour constater l’état d’avancement des préparatifs. Diouf Sarr a consacré la première étape de sa visite à l’hôpital Matlabul Fawzayni. Ensuite, il a passé en revue les activités menées par le service d’hygiène avant de visiter de nouveaux points de prestations tel que le poste de santé de Touba Lansar. Abdoulaye Diouf Sarr s’est rendu aussi au centre de dialyse. Il a souligné que la situation épidémiologique qui est nettement meilleure cette année ne doit pas pour autant être négligée. Six équipes de coordination sont mises en place pour régler d’éventuels problèmes.

Alcaly Cissé

La famille de l’ancien député libéral a des soucis à se faire. Après avoir remué ciel et terre pour le transfert de Alcaly Cissé au Sénégal pour qu’il purge le reste de sa peine au pays, son avocat évoque une probable inhumation de ce dernier en Arabie Saoudite. Alcaly Cissé est décédé il y a une semaine dans une prison en Arabie Saoudite. Son avocat Me Abdoulaye Tine dit attendre toujours la décision définitive des autorités saoudiennes sur le lieu d’inhumation de son client. Il n’écarte pas que son défunt client soit enterré à Médine à cause des difficultés administratives et judiciaires de faire rapatrier le corps. Il faut rappeler que Acaly Cissé était incarcéré depuis 2014 en Arabie Saoudite pour une affaire d’escroquerie.

Meilleur couscous du monde : le Sénégal détrône la Tunisie

Le «thiéré», le couscous sénégalais, a été sacré meilleur couscous du monde cette semaine lors de la 22e édition du concours «Cous Cous Fest» organisée en Italie. Le coucous est un plat traditionnel qu’on prépare depuis les ancêtres pour le repas du soir parce qu’il est bon pour la santé. Une cheffe sénégalaise originaire de Dakar, Marème Cissé, et son fils Falilou Diouf, qui tiennent un restaurant en Sicile, ont remporté la 22e édition du concours «Cous Cous Fest». Ils ont gagné avec une version au poulpe sur lit de mangue.

La CSA conteste le décret de nomination du Dg de l’Ipres

La vague de contestations contre le décret de nomination du nouveau Directeur Général de l’Institution de Prévoyance Retraite (Ipres) ne s’estompe pas. La Confédération des syndicats autonomes du Sénégal (Csa) est la énième centrale à ruer dans les brancards. Dans une déclaration parvenue à «L’As», le secrétaire général de la Csa, Elimane Diouf souligne que l’Etat ne saurait créer un problème en voulant en résoudre un autre. Pour lui, la nomination d’un DG au cours d’un Conseil de ministres est une mesure inacceptable, car elle viole les textes qui régissent l’institution tout comme le principe de l’autonomie de gestion des institutions sociales. La Csa précise que la nomination d’un DG est du ressort du Conseil d’Administration. Elimane Diouf appelle le gouvernement à surseoir au remplacement de Mamadou Sy Mbengue en engageant les organes appropriés de l’Ipres à se réunir afin d’engager la procédure de recrutement d’un nouveau directeur conformément à ses règles de fonctionnement. La Csa réaffirme son attachement au respect de l’autonomie de gestion de l’Institution Sociale.

Moustapha Diakhaté, avocat des paysans

Moustapha Diakhaté se fait l’avocat des paysans. Le ministre conseiller dénonce la loi sur le domaine national qui spolie les paysans de leurs terres. Il considère le texte comme une véritable expropriation des ruraux de leurs terres. A l’en croire, cette loi fait que les terres des paysans ne sont plus ni transmissibles, ni aliénables encore moins cessibles. Ce qui veut dire, à ses yeux, que ceux qui sont considérés comme les propriétaires ne disposent d’aucun droit réel. Cette situation fait du paysan sénégalais un vrai apatride foncier sur son propre sol, dit Moustapha Diakhaté. C’est pourquoi, il invite les autorités à réformer les textes pour donner la possibilité aux ruraux d’obtenir gratuitement des titres fonciers. Il suggère que cette réforme du domaine national fasse de sorte que «l’agriculture soit plus rentable, plus diversifiée et plus productive; que le monde rural connaisse et vive la démocratie et la liberté comme des réalités et que les populations rurales soient au centre de la prospérité.» Ce changement, dit-il, contribuera sans nul doute à réduire les nombreux conflits fonciers.

….et des des enseignants

Restons avec Moustapha Diakhaté qui rebondit sur la déclaration du Directeur général du Trésor soutenant que «72% des agents de l’Etat, c’est-à-dire les enseignants consomment à eux seuls près de 52% de la masse salariale de la fonction publique». Selon lui, ces chiffres ont fini de prouver que le Sénégal est un pays très inégalitaire avec de très grands écarts de rémunération au détriment des enseignants, sans oublier les fonds communs dont bénéficient d’autres fonctionnaires. Il est d’avis que c’est cette injustice salariale qui explique et justifie les récurrentes et légitimes revendications des enseignants relatives à la revalorisation salariale et au relèvement d’autres indemnités.

Le Recteur de Thiès limoge le directeur du Patrimoine

Le Directeur du patrimoine de l’université de Thiès a reçu vendredi passé l’acte de son licenciement de la part du Recteur sans une demande d’explication au préalable. Interrogé par nos confrères de emédias, Aboubacry Sokomo qualifie l’acte d’illégal. Selon lui, son limogeage vient couronner la persécution dont il fait l’objet depuis un bon moment. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la sollicitation de l’auditorium pour accueillir une cérémonie de distribution de kits scolaires initiée par le mouvement «And suxaali Sénégal» de l’ingénieur géomètre Habib Niang. Sokomo indique que lorsqu’il s’en est ouvert au recteur, elle n’a pas donné un avis favorable. Une réponse que le directeur du patrimoine n’a pas appréciée. Le Recteur lui a d’abord remonté les bretelles avant de mettre fin à sa fonction de Directeur du patrimoine de l’université de Thiès. La passation de service entre Aboubacry Sokomo et son remplaçant est prévue pour jeudi prochain. Mais le syndicat du personnel va se prononcer sur l’affaire aujourd’hui à l’occasion d’un point de presse.

Grâce à Khalifa Sall : Le Bâtonnier se saisit de l’affaire

http://www.rewmi.com/Après le tollé suscité par la grâce accordée à Khalifa Sall, suite à une demande de Me Khassimou Touré, le Bâtonnier va se saisir de l’affaire aujourd’hui.
Selon des sources du Bâtonnat contactées par L’Observateur, si le Bâtonnier, Me Papa Leyti Ndiaye, trouve la lettre de protestation des avocats de Khalifa Sall contre Me Touré, il va entendre tous les concernés.
Ensuite le Bâtonnat interpellera directement Macky Sall pour lui à quelle demande de grâce il s’est référé pour accorder une remise de peine à Khalifa Sall.

IDIOVISUEL – LA TYRANNIE DU BON CLIENT

NETTALI.COM – Les tendances du journalisme sénégalais nous montrent à quel point l’investigation ou la recherche de l’info équilibrée, n’est plus une grande préoccupation dans une certaine presse. En dehors de quelques rares canards qui font des dossiers et publient quelques enquêtes et informations fouillées et recoupées, rien de bien consistant à se mettre sous la dent. Et pourtant tout ce qui concerne la gestion des affaires publiques devrait être d’un grand intérêt pour la presse.
Lorsque par exemple Mayena Jones, la journaliste de BBC Afrique produit ce fameux reportage sur le pétrole et le gaz, des journalistes ont tout simplement brandi l’arme du prétendu complexe sénégalais vis-à-vis de tout ce qui vient de l’Occident pour tenter de saboter ce travail, qui, sans clore le débat sur un supposé scandale, avait malgré tout le mérite d’avoir soulevé des questions. Mais pendant que certains journalistes s’employaient à détruire cette enquête, qu’ont fait leurs confrères sénégalais pour démêler l’écheveau de ces contrats pétroliers ?
D’autres mauvaises pratiques du journalisme s’orientent dans le sens de la production ou de la reprise de papiers, sans recul, ni distance critique. Soit on reprend allègrement un article d’un confrère dont on n’est même pas sûr de la fiabilité et de l’équilibre du contenu, l’essentiel étant de reprendre une info pour remplir ses pages ou son site ; dans d’autres cas, ce sont des articles ou téléguidés et visant un homme politique ou un manager à la bonne réputation dont on se fait le relais sans  souci des conséquences. Quelle est bon sang cette manière de procéder ?
Lorsqu’on arrive à un point où le journalisme ne repose de manière générale que sur des suppositions, supputations ou simplement sur de l’opinion, où va-t-on ? Le domaine des faits par excellence devient celui de la prédiction de l’avenir et des incantations. La presse est à ce point importante qu’elle ne devrait pas tomber dans ces travers-là. Cette institution qu’on appelle le quatrième pouvoir, n’est certes pas un pouvoir consacré, mais elle est bien plus que cela ,une sentinelle de la démocratie qui s’impose par son rôle de contre-pouvoir mais aussi d’éducation du citoyen.
Admettons-le, le terrain de l’investigation est déserté. Il ne reste plus dans les faits, que le journalisme facile, de paresse, sans transpiration aucune. Le factuel de base est le nouveau chouchou du journaliste. C’est en effet le règne de l’exploitation des communiqués de presse, de la couverture d’événements au cours desquels l’on cherche à débusquer la petite indiscrétion ou le petit truc qui peut faire le buzz. Ou chose courante, le journaliste jette son dévolu sur l’interview ou l’entretien en laissant l’invité ou les invités dérouler. Il prend de plus en plus l’habitude d’opposer deux concurrents sur le terrain politique ou deux rivaux dans le monde du show biz qui sont en général des personnages ayant un bagout exceptionnel ou une appétence pour les projecteurs. L’objectif est clair, créer une frénésie de l’information sur une affaire qui n’est pas d’utilité publique. L’information est peoplisée, banalisée. Elle est ramenée à son niveau le plus bas qui n’est pas, précisons le bien, celui du divertissement mais plutôt de l’abrutissement et de la crétinisation.
Une grande propension est de se focaliser, de nos jours sur ce qu’on appelle dans le jargon journalistique « le bon client ». Ce dernier prend de fait, une grande importance dans l’environnement médiatique. Le terme « bon client » est compris dans le sens du personnage que les animateurs ou journalistes aiment à inviter car il est générateur de polémiques, de buzz, de la phrase choc ou alors d’une info à scandale qui va dominer l’actualité.
Ahmed Khalifa Niasse, Gaston Mbengue, Me El Hadji Diouf, Moustapha Cissé Lô, Clédor Sène, Oumar Faye Leral Askanwi, Birima Ndiaye, etc. Voici une liste de personnages, qui sans être exhaustive, constitue un échantillon de cette race de « bons clients ». Les acteurs des médias les adorent, car ils savent généralement comment les orienter dans le sens de leurs objectifs. En les invitant, ils se rendent à l’évidence que l’émission va servir à amuser la galerie. Nous sommes en réalité loin du divertissement, entre autre rôle dévolu aux médias.
Ahmed Khalifa Niasse, voilà le bon client par excellence. Les journalistes et les animateurs l’adorent. Il est si souvent invité qu’il donne l’impression de claquer des doigts pour l’être. Excellent en rhétorique, l’homme est tout aussi doué pour raconter des anecdotes. Mais qu’est-ce qu’il est déroutant celui-là ! Qu’est ce qu’il est clivant ! Le journaliste ou l’animateur qui l’invite, n’a qu’un seul dessein, lui fait sortir la phrase choc ou des propos polémiques. Combien de fois le marabout politicien a-t-il fourni des réponses équivoques pour le téléspectateur non nourri à la science islamique ? Lorsqu’il dit par exemple qu’on peut s’accoupler avec son épouse dans une mosquée à condition que celle-ci ne soit pas souillée par la moindre goutte de… Que tirer d’un tel enseignement ? Sur un autre sujet, celui du mouvement en faveur de la libération de Taïb Socé, il avait dénié à Mame Makhtar Guèye, Iran Ndao, Oustaz Aliou Sall et compagnie, le droit d’organiser un téléthon dans le but de réunir les 100 millions, se fondant en cela sur ses propres préceptes coraniques,!
Aïssatou Diop Fall, journaliste connue pour peopliser ses émissions, s’esclaffe, rigole à tout va et enchaîne des « mon oncle », « mon ami », etc. Elle ne sait pas à vrai dire garder de distance avec ses invités. Elle aime naturellement ces bons clients, celle-là. Récemment l’annonce d’une de ses émissions « face to face » qui a lieu le dimanche sur la TFM, était centrée sur une descente en règle que Gaston Mbengue opérait sur Ahmed Khalifa Niasse. Le premier  qualifiait le second d’homme à femmes. Il avait manifestement décidé de régler ses comptes au sieur Niasse, suite à la polémique relative à l’affaire de l’histoire générale du Sénégal dans laquelle, on lui a reproché de manquer de respect à Seydi El Hadji Malick Sy. Le tout sous le regard complice de la journaliste. Quel était l’objectif de l’émission ? On ne le perçoit point. En dehors de la lutte, que peut apprendre le sieur Mbengue aux téléspectateurs ? Filer peut-être de belles infos sur Macky Sall, sa dernière trouvaille depuis qu’il a déserté l’arène.
Sur un certain site d’informations, c’est un duel malheureux qui a opposé le chroniqueur Birima Ndiaye à Pape Alé Niang. Une polémique créée de toutes pièces au sujet d’échanges si peu décents. La question de l’animateur était d’avance orientée et ne visait qu’un objectif, faire réagir Birima qui aurait été traité de Mbaam xuux (porc) par le journaliste. Ce qui fut fait. L’on ne peut ainsi manquer de se poser la question de savoir s’il était vraiment utile de rapporter ce qui peut être perçu comme des injures au public ? Est-cela le rôle du journaliste ? Il y en avait malheureusement sur les réseaux sociaux, des internautes pour se délecter de cette passe d’armes. Prenant tantôt faits et causes pour Birima, tantôt pour Pape Alé Niang !
Sur un autre site d’infos et une chaîne de télé qui met aux prises, cette fois ci Moustapha Cissé Lô et Farba Ngom, autres bons clients de la presse qui ne se font pas remarquer par leur discrétion, leur finesse et la décence de leur langage. Ayant invité le second, l’objectif du journaliste était visiblement de répéter dès l’amorce de l’interview ce qu’a dit Cissé Lo sur Farba Ngom, pour voir le second se mettre à flinguer le premier. Objectif atteint car Farba Ngom s’est mis aussitôt à pilonner M. Lô, le traitant de tous les noms d’oiseaux. Un spectacle et des propos que la décence nous interdit de relayer ici.
Inviter aujourd’hui Me El Hadji Diouf à une émission télé, ne procède-t-il pas d’une volonté de lui offrir une tribune pour ses plaidoiries ou pour faire des appels du pied sur le plan politique ? Invité à une émission de grande écoute, il a passé tout son temps à évoquer le dossier des 94 milliards qui oppose Mamour Diallo et Ousmane Sonko. L’on est sorti de l’émission encore plus confus qu’au début !
L’on ne peut manquer finalement de se demander ce qui pousse nos chers journalistes à jeter leur dévolu sur ces bons clients, s’ils ne sont mus que par la seule volonté d’informer ? Le monde universitaire, des affaires, de la politique, de la culture, du sport, etc foisonnent de personnalités neutres, cultivés, expérimentés et ayant un certain backgroung qui peuvent bien être utile à la collectivité en participant à son information, son éducation. Mais pour cela, il faut aussi en face des journalistes formés, spécialisés, expérimentés pour leur faire face. C’est certainement là où le bas blesse. Le manque de culture générale, le déficit de formation et le défaut de spécialisation dans certaines matières données, ont quelque chose à y voir. Ce qu’ils pourraient assimiler à du divertissement, le fait de mettre en scène deux personnages politiques ou célébrités en train de s’étriper, est loin d’être du divertissement. Cela n’a aucun intérêt en réalité, sauf à faire rire ou à réagir sur un moment bien court. Qu’apporte-t-on comme information au téléspectateur ? Moustapha Cissé Lô a traité Farba Ngom de « pousseur de brouette » et ce dernier lui a répondu qu’ il est « un maître chanteur doublé d’un arnaqueur ». Et après ?
La réponse généralement fournie pour justifier le recours au « bon client », c’est le fameux « les gens aiment ça ». Une déclaration totalement empirique car celui-ci ne se fonde que sur la perception du journaliste qui oublie de fait son rôle d’éducateur, de guide du téléspectateur vers ce qui est digne d’être une information ou pas. Est-ce parce que votre enfant aime passer son temps devant les jeux-vidéos, qu’il faille céder à ses caprices ? De la même façon, le journaliste ne doit pas obéir aux caprices du public ? Il doit agir avec la responsabilité qui sied, l’éthique et la déontologie qui régissent son métier.
Le rempart le plus sûr contre la tentation de céder à la tyrannie du bon client, voire même l’absence de contrôle sur une émission par le journaliste, c’est le renforcement des capacités de celui-ci. Le diplôme d’une école de journalisme n’est pas un quitus suffisant pour exercer ce métier. Les médias français comme sénégalais sont ainsi peuplés de journalistes qui n’ont pas fréquenté d’écoles et qui pourtant, sont bien meilleurs que d’autres issus d’écoles.
L’essentiel n’est donc pas de créer des monopoles ou des castes, mais plutôt de voir éclore une race de journalistes ayant suffisamment de culture générale, mais surtout un solide niveau d’études supérieures qui lui permette d’avoir une bonne maîtrise du domaine dans lequel, il a décidé de se spécialiser. La presse de nos jours, intègre en son sein, des journalistes qui ont une bonne connaissance de la matière juridique par exemple. On peut citer à titre d’exemple Daouda Mine du Groupe Futurs Médias ou Pape Ndiaye de Walf TV. Ceux-là peuvent aisément commenter des affaires judiciaires, mener des interviews ou entretiens avec des juristes sans être déroutés, ni abusés par un invité. Ils savent décrypter un texte de loi, la critiquer, apprécier un déclenchement de procédure judiciaire et ont une bonne connaissance de l’administration de la justice et aussi celle pénitentiaire.
Malheur au journaliste qui s’aventure sur un terrain aussi glissant sans le maîtriser. Pape Djibril Fall par exemple, jeune journaliste qui officie comme chroniqueur à « Jaakarloo », émission en wolof de la TFM a fait les frais de cette méconnaissance de la question juridique. Il est devenu familier du grand écran pour son côté bon orateur avec des opinions souvent pertinentes. En tant que journaliste profane du droit, il est passé complètement à côté d’une émission « Soir d’Info » de la TFM en faisant preuve d’une grande méconnaissance du sujet sur lequel il tentait de challenger Me El hadji Diouf. Le journaliste a essayé de créer une confusion allant dans le sens de dire que si le président de la république avait fait libérer Khalifa, c’est parce qu’il l’avait enfermé. Il s’est visiblement perdu dans la notion de droit de grâce dévolu au président de la République par la Constitution. C’était sans compter avec la ténacité de l’avocat qui lui fera savoir que tous ceux qui bénéficient du droit de grâce, ne sont pas envoyés en prison par le Président d’autant plus qu’ils ne les connait pas. Et même si on appréhende le problème dans son aspect politique, le journaliste ne peut faire pareille affirmation sans produire des faits pour étayer ses propos ; mais là en l’occurrence, il abordait la question sous l’angle juridique.
De même le journaliste Fall s’est étonné du moment où le droit de grâce est accordé, faisant allusion aux occasions où il s’exerce habituellement. Il ignorait sans doute que la coutume ne remplace pas forcément les textes. Il aura aussi dans la foulée fait preuve d’une grande immaturité et inexpérience en laissant exploser sa colère et sortir des « je ne l’accepte pas, je ne peux pas l’accepter… », «  il faut qu’on apprenne à se respecter »,  suite à une remarque de Me El Hadji Diouf qui lui a lancé, suite à une question : « vous sautez du coq à l’âne ». Le journaliste venait d’en poser une de bien longue et finalement confuse pour l’invité et le télespecteur. Le jeune chroniqueur aura en tout cas étalé toutes ses lacunes, montrant au grand jour qu’il doit s’évertuer à maîtriser ses sujets et se former davantage et gagner en expérience, en intégrant le fait que le journalisme s’accommode de beaucoup d’humilité.
D’ailleurs Ndèye Arame Touré présentatrice de l’émission qui a fait ses armes à DTV et acquis une bonne expérience, a fait preuve de beaucoup plus de professionnalisme et de retenue, recadrant gentiment le journaliste et l’invité.
Pour une fois le très controversé avocat était d’une limpidité et d’une clarté étonnantes sur un sujet de droit bien élémentaire pour lui -reconnaissons-le, même si le jeune journaliste a cherché à l’embrouiller et à lui faire dire, à la vérité, ce qu’il n’avait pas dit.
Un autre domaine qui nécessite de la spécialisation, l’économie et les finances.  C’est en effet deux matières auxquelles la plupart des journalistes n’osent pas en général se frotter. Qu’est-ce qu’elle est rare la ressource dans ce domaine ! Les comptes-rendus dans la presse dans cette manière, ne sont bien souvent que des communiqués plaqués avec des termes techniques à n’en plus finir. Comment par exemple comprendre, analyser et vérifier la justesse des propos d’un responsable du FMI, de la Banque Mondiale ou du ministère des Finances qui évoque des questions liées au taux de croissance, à  l’inflation, au budget, à la dette, etc ? Difficile pour un journaliste s’il méconnaît la matière économique et financière. Comment relancer un invité et lui apporter la contradiction ? Dans certains cas, on assiste à un monologue de l’invité qui balance ses certitudes selon qu’il est favorable ou non à la politique économique d’un gouvernement donné. Le journaliste non initié ne devient qu’une caisse de résonance.
Ceci est valable pour d’autres domaines.
Tenez par exemple l’information politique qui semble être le domaine le plus accessible aux journalistes parce qu’elle repose principalement sur des faits, elle se résume à des face à face en général inintéressants d’adversaires politiques. Mais quel régal que d’interroger un Momar Diongue qui connaît si bien les faits politiques pour avoir acquis une solide expérience. Le journalisme, c’est en effet la sacralité des faits qui repose sur un travail de terrain en passant par le stade de reporter dans les rédactions, chef de desk jusqu’à monter dans la hiérarchie ; mais aussi une bonne culture générale et un bon niveau d’études supérieures. Elle est en tout bien loin l’époque de l’école de Sud ou de Walf qui a formé des générations de journalistes au terrain et à la transpiration.
De nos jours, ce sont des journalistes et des non journalistes qui ont pris le pouvoir. Ils sont devenus des stars, ceux-là. Ils déversent des opinions à longueur d’émissions, usant de citations et d’envolées lyriques pour dénoncer des situations de mauvaise gouvernance et des faits de société. Qu’est-ce qu’il est facile de critiquer et de dénoncer ! Que se passe-t-il quand la parole de Birima Ndiaye est mise au même niveau que celle du journaliste ? Avec ces chroniqueurs qui peuplent nos télés, nous sommes dans le règne de l’opinion et non du journalisme. C’est pourquoi, l’on ne peut être qu’ahuri lorsque certains internautes prennent pour de grands journalistes, des chroniqueurs supposés qui n’ont de mérite que de déverser des opinions à longueur d’émissions. Ces prétendus grands journalistes n’ont pourtant pas fait suffisamment le terrain, ni fourbi leurs armes ; ils ne savent pas à vrai dire faire la différence entre les genres journalistiques.
De même la propension à mêler des animateurs aux journalistes sur les plateaux télés, crée un mélange des genres sans précédent. Si l’un est formé à l’interview ou l’entretien, l’autre ne l’est pas. Cela produit forcément des conséquences qui amènent dans le cadre d’une émission de débats, à poser des questions sans logique, ni cohérence. Ce qui crée un désordre de fait dans l’articulation des questions mais surtout dans la conduite de l’émission. Moralité, nous avons de plus en plus de petites émissions sur nos plateaux. C’est la faute des patrons de presse et des autorités qui tardent encore à voter le code de la presse, qui même s’il ne prétend pas régler tous les problèmes, pourra contribuer à amener une petite bouffée d’oxygène.
Il n’est de toute façon jamais trop tard pour bien faire, mais, pour l’heure, il reste quand même beaucoup de chemin à parcourir pour la presse sénégalaise.

Perspectives politiques : Le Grand Parti « booste » ses instances

https://www.dakaractu.com/Le bureau politique du Grand Parti s’est réuni ce dimanche dans le but de réfléchir sur la  meilleure façon de s’y prendre pour  redynamiser le parti. « Cela devrait passer par   une synergie constante pour cristalliser les consciences autour de l’idéal partagé derrière leur leader Malick Gakou. »
Le bureau politique du Grand Parti veut ainsi, à travers cette rencontre, relancer les activités du parti à travers l’implication de tous les responsables et militants et d’échanger sur les perspectives.
L’objectif de cette remobilisation, selon Amath Krumah, « c’est d’être dans un délai extrêmement court, le premier parti de la région de Dakar, car les stratégies mises en oeuvre doivent nous permettre d’atteindre nos objectifs ». Toutes les franges du parti ont ainsi décliné leurs propositions et réflexions. Ce qui a naturellement découlé de ces réflexions est  de fixer au 27 Octobre 2019, une grande assemblée générale de la région qui va donner à Malick Gakou une tribune pour répondre aux différentes questions qui interpellent le parti et son fonctionnement..

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