Rp du Dimanche 06 Octobre 2019

Khalifa sall

Makhtar Cissé Révèle les « progrès satisfaisants » sur la gestion du pétrole

https://senego.com/ Le ministre du Pétrole et des Energies rassure les sénégalais sur la gestions des ressources naturelles. « Toutes les précautions légales et réglementaires ont été prises pour préserver les ressources du Sénégal » a déclaré Mouhamadou Makhtar Cissé dans l’émission Jury Du Dimanche.
L’Itie
« Bien avant, en 2013, le Sénégal avait adhéré à l’Itie, une initiative indépendante et autonome aux normes incontestables » déclare l’ancien directeur général de la Senelec. Car pour lui « nous sommes passés sur le tamis après avoir répondu à tous les critères qu’exige l’Itie avec la note la plus élevée : progrès satisfaisants ».
Cos Pétrogaz
Revenant sur le Cos Pétrogaz, Mouhamadou Makhtar Cissé explique que « c’est un espace de concertation, d’impulsion et de dialogue. Récemment, vous avez pu entendre le président de la République dire qu’il souhaiterait que l’on puisse y adjoindre des membres de la société civile et de l’opposition politique. »
La bonne décision
Cette acte du président du chef de l’Etat est selon lui « une approche pour une gestion concertée de ces ressources. Parce que, la meilleure garantie de transparence, donc de souveraineté, c’est l’information des citoyens. Et rien ne se passe dans ce secteur, sous la table ou en dehors de la connaissance ou du regard des populations ».

Gestion du Pétrole et du gaz sénégalais : «la meilleure garantie de transparence,c’est l’information des citoyens»,le ministre Makhtar Cissé

https://www.pressafrik.com/Le ministre de l’Energie et du Pétrole était sur le plateau du Jury Du Dimanche (JDD) pour des ressources naturelles découvertes au Sénégal et dont la gestion par le régime en place suscite une très grosse polémique. Makhtar Cissé qui assure que l’Etat a pris toutes les mesures pour que les ressources reviennent aux Sénégalais, indique également que la meilleure approche à prendre pour une gestion transparente, c’est d’informer le peuple de tout ce qui se fait.
Selon Mouhamadou Makhtar Cissé,  « Toutes les précautions légales et réglementaires ont été prises pour préserver les ressources du Sénégal ». Il en veut pour preuves, l’inscription dans la Constitution, depuis 2016, du droit de propriété du peuple et l’inscription du Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie).
« Bien avant, en 2013, le Sénégal avait adhéré à l’Itie, une initiative indépendante et autonome aux normes incontestables. Et nous sommes passés sur le tamis après avoir répondu à tous les critères qu’exige l’Itie avec la note la plus élevée : progrès satisfaisant », a-t-il souligné l’ancien DG de la Senelec à Mamoudou Ibra Kane.
Le ministre ne s’arrête pas là pour démontrer la souveraineté du Sénégal sur ses ressources naturelles. Il a aussi cité la mise en place du Cos Pétrogaz. « C’est un espace de concertation, d’impulsion et de dialogue
Récemment, vous avez pu entendre le président de la République dire qu’il souhaiterait que l’on puisse y adjoindre des membres de la société civile et de l’opposition politique. C’est dire qu’il y a une approche pour une gestion concertée de ces ressources. Parce que, la meilleure garantie de transparence, donc de souveraineté, c’est l’information des citoyens. Et rien ne se passe dans ce secteur, sous la table ou en dehors de la connaissance ou du regard des populations », dit-il.AYOBA FAYE

Makhtar Cissé : « Toutes les précautions ont été prises pour préserver les ressources du Sénégal »

https://www.seneweb.com/Le ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé, s’est invité au débat autour de la gestion des ressources naturelles, qui avait suscité beaucoup de polémiques sur la scène politique sénégalaise, il y a quelques mois. Et c’est pour rassurer que des mesures ont été prises au préalable pour permettre à notre pays de profiter « au maximum » de ces ressources.
« Toutes les précautions légales et réglementaires ont été prises pour préserver les ressources du Sénégal », a-t-il insisté dans l’émission « Jury du dimanche » citant dans la foulée l’inscription dans la constitution de 2016 du droit de propriété du peuple sénégalais sur ces ressources.
Mouhamadou Makhtar Cissé soutient en outre que l’inscription du Sénégal à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie) est aussi gage de transparence.
Il dit:  » Bien avant, en 2013, le Sénégal avait adhéré à l’Itie, une initiative indépendante et autonome aux normes incontestables. Et nous sommes passés sur le tamis après avoir répondu à tous les critères qu’exige l’Itie avec la note la plus élevée : progrès satisfaisant ».
L’autre acte « fort » posé par l’Etat du Sénégal, d’après toujours le ministre du Pétrole, c’est la mise en place du Cos-Pétrogaz qu’il considère comme un « espace de concertation, d’impulsion et de dialogue ».
« Récemment, vous avez pu entendre le président de la République dire qu’il souhaiterait que l’on puisse y adjoindre des membres de la société civile et de l’opposition politique. C’est dire qu’il y a une approche pour une gestion concertée de ces ressources. Parce que, la meilleure garantie de transparence, donc de souveraineté, c’est l’information des citoyens. Et rien ne se passe dans ce secteur, sous la table ou en dehors de la connaissance ou du regard des populations « , a encore rassuré Mouhamadou Makhtar Cissé.

Cheikh Tidiane Diop, Dg du Trésor : «Le Sénégal va basculer en janvier 2020 vers la déconcentration de l’ordonnancement et du budget»

https://www.dakaractu.com/Le directeur de la Comptabilité publique et du trésor Cheikh Tidiane Diop a assisté ce samedi 5 octobre au troisième congrès ordinaire du syndicat unique des travailleurs du trésor du Sénégal (Sutt). Un cadre d’échanges qui a réuni les travailleurs des services du trésor, les syndicats du trésor des pays de la sous-région et l’Union des syndicats des travailleurs du trésor public et de la comptabilité publique de l’espace Uemoa. À cette occasion, le chef du trésor public a magnifié la parfaite collaboration entre l’administration du trésor et l’organisation syndicale.
« Ma présence à ce congrès témoigne à suffisance des excellentes relations qui existent entre la direction de la comptabilité et du trésor et le Sutt. En outre, il est revenu sur les contours du cadre harmonisé de gestion des finances publiques et les chantiers qui sont devant eux. « Le Sénégal va basculer en janvier 2020 vers la déconcentration de l’ordonnancement et du budget. Ce qui revient à dire que les ministres dépensiers et les présidents d’institution auront leur budget qu’ils vont dérouler dans le cadre de leur programme conformément à la politique publique définie par le chef de l’Etat ». En ce sens, le dg du trésor de préciser que la démarche qui sera adoptée à cet effet implique que les derniers auront l’obligation de rendre compte devant l’Assemblée nationale. À l’en croire, la mesure devra être effective en début d’année 2020. « Le Président de la République nous a instruit de même que les ministres de faire en sorte que le budget de chaque ministère soit attribué dès 2020. Le Sénégal va le mettre en œuvre à partir du 2 janvier 2020  ».
Par ailleurs, Cheikh Tidiane Diop de lancer un appel fédérateur à l’endroit des congressistes. « Que ces renouvellements se fassent dans la paix et la cohésion, et non de division ».

«LES BANQUES SONT EN SURLIQUIDITÉ ET LES POPULATIONS NE LE RESSENTENT PAS»

http://www.emedia.sn/La Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a fait l’évaluation de 25 banques établies au Sénégal et quatre établissements financiers. Les résultats du rapport ont fait savoir qu’il y a plus de 7 mille milliards francs CFA dans les banques qui sont au Sénégal. Lesquelles ont progressé d’un point de vue financier. Mais, la question que tout le monde se pose est de savoir comment se fait-il qu’une telle masse monétaire puisse circuler au Sénégal sans que les entreprises sénégalaises en bénéficient ? Les invités d’Alassane Samba Diop à l’émission LR du temps (90.3) en l’occurrence le professeur d’Economie et des Finances à la Faseg Oumar Ba et le sociologue et non moins patron de l’IPAR Cheikh Oumar Ba ont essayé d’apporter des réponses à cette interrogation.
D’après le professeur, le rapport de la BCEAO c’est l’ensemble des ressources détenues par le système bancaire au niveau du Sénégal. Autrement dit, c’est l’encourt des ressources financières. Ainsi, il estime que l’importance de ces ressources devrait répondre à des objectifs de besoin. Ce, d’autant que la vocation du système bancaire, c’est de financer l’économie. Mais, constate-t-il pour le regretter, les banques sont en surliquidité et, les populations ne le ressentent pas. « La vocation d’une banque c’est de financer l’économie. Et financer l’économie c’est financer les entreprises et les besoins des particuliers », a soutenu le professeur d’Economie à la Faseg. Qui indique que le développement économique d’un pays reposera sur le financement des entreprises du secteur privé. Et le financement de ces entreprises doit nécessairement passer par les banques puisque ce sont les entreprises qui vont créer de la richesse. « Donc, il faudra donner beaucoup de moyens et de ressource aux entreprises. La banque centrale devrait faire cela. Il faudrait que nous arrivions à ce que les banques qui ont beaucoup de ressources utilisent un bon placement desdites ressources dans les marchés financiers où il y a moins de risque. Il faudrait que ces ressources bancaires reviennent au financement de l’économie puisque lorsqu’un Etat lance un emprunt sur le marché, les ¾ sont des banques qui rachètent les obligations d’Etat. Ce qui veut dire que les ressources bancaires devraient être tournées vers les entreprises », a fait savoir Oumar Ba.

La banque centrale doit s’avancer vers une baisse progressive du taux directeur

Poursuivant, il estime qu’il faudrait qu’il ait un système mis en place pour limiter l’intervention des banques sur les marchés financiers destinés aux obligations d’Etat. « Le Pib se développera lorsque les entreprises vont développer beaucoup plus de richesse. C’est à la banque centrale de s’avancer vers une baisse progressive du taux directeur », indique-t-il.
Abondant dans le même sens, le sociologue Cheikh Omar Ba pense que si les banques sont en sur-liquides, il faudrait qu’on arrive, aujourd’hui, à trouver des mécanismes pour que les populations puissent sentir que les ressources financières peuvent les aider à développer leurs projets. Ce qui, à son avis, n’est pas le cas toujours. « Si on veut aller vers l’émergence, il faudrait qu’on questionne cette surliquidité des banques mais en sachant aussi que c’est difficile parce que les banques ont leur autonomie. Si on voulait avoir plus de quiétude, plus de stabilité dans les pays, il faudrait aider les jeunes à trouver de l’emploi. Il faudrait qu’on amène les banques à financer l’économie en imposant qu’elles financent entre 40 à 50% de l’activité économique de base. Ce qui veut dire qu’au niveau secteur de l’agriculture de petites unités de transformations pourraient être utilisées », a soutenu le sociologue. Aliou DIOUF & Pape Doudou DIALLO (Photos)

Pr Omar Ba : «La vocation d’une banque c’est de financer l’économie»

https://senego.com/Un rapport de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) renseigne fait savoir qu’il y a plus de 7 mille milliards francs CFA qui dorment dans les banques au Sénégal. Un sujet qui a été au menu de l’émission Lr du Temps.
Le rôle de la banque
L’un des invités du journaliste Alassane Samba Diop, le professeur d’Economie et des Finances à la Faculté des économiques et de gestions (Faseg), est revenu sur le rôle de la Banque. Pour Pr Omar Ba « la vocation d’une banque c’est de financer l’économie. Et financer l’économie c’est financer les entreprises et les besoins des particuliers »
Le financement des entreprises
De ce fait selon l’économiste « il faudra donner beaucoup de moyens et de ressource aux entreprises » et pour lui « la banque centrale devrait faire cela. » Et face à cette situation : « Il faudrait que nous arrivions à ce que les banques qui ont beaucoup de ressources utilisent un bon placement desdites ressources dans les marchés financiers où il y a moins de risque. »
Pour une efficacité des financements
Cependant le Pr Omar ajoute également qu’ « il faudrait que ces ressources bancaires reviennent au financement de l’économie puisque lorsqu’un Etat lance un emprunt sur le marché, les ¾ sont des banques qui rachètent les obligations d’Etat. Ce qui veut dire que les ressources bancaires devraient être tournées vers les entreprises. »
Le Pib
« Le Pib se développera lorsque les entreprises vont développer beaucoup plus de richesse. C’est à la banque centrale de s’avancer vers une baisse progressive du taux directeur » explique l’enseignant Faseg de l’université Cheikh Anta Diop.

Mahammed Dionne : «Il faut que l’on arrête cette culture du misérabilisme…en fin d’année le TER va être opérationnel…Dans la classe politique, je ne vois pas qui incarne le mieux une stabilité de notre nation…»

https://www.dakaractu.com/Le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Mahammed Boun Abdallah Dionne est de retour. Et quel retour ! Lors du Forum organisé par le cercle de Réflexion Républicaine sur le thème « Macky Sall : Parcours, Vision et Réalisations », il est revenu sur la polémique qui avait entouré sa sortie relative au score du Président sortant lors de la Présidentielle. « Nous pouvons- nous attendre à un minimum de 57% pour le candidat Macky Sall », avait dit Boun Abdallah Dionne lors d’une rencontre au siège de l’APR au mois de février dernier. Le Chef de l’Etat avait finalement rempilé avec ce même score, ce qui avait poussé l’opposition et une certaine société civile à penser à un score truqué d’avance. Mohammed Dionne a apporté sa réponse et n’a pas mâché ses mots.
« Je n’ai jamais eu de doute que le Président Macky Sall serait élu au 1er tour. Je pensais même que le score serait supérieur à cela. On m’a attaqué dur ici parce que j’avais dit qu’il devrait avoir un minimum de 57%. Certes, c’était à la veille des élections. Dieu nous  a donné raison, il a eu plus que ça. Mais moi je pensais qu’il allait faire davantage » a-t-il dit. À la question de savoir pourquoi une telle certitude, l’ancien PM d’en profiter pour lancer des pierres dans le jardin de la classe politique opposante.
« Parce qu’une nation a besoin de stabilité. Et qui incarne le mieux une stabilité de notre nation dans la classe politique ? Je n’en vois pas. Qui incarne un projet politique horizon 2035 en une génération dans la classe politique, qui porte une alternative au PSE en long terme. Si vous en connaissez un nom dites le moi ?  La critique est aisée mais l’art est difficile », martèlera t’il.
Sur les grands projets du Chef de l’Etat notamment le TER, Boun Abdallah de montrer aussi les crocs, et d’inviter les uns et les autres à « bannir cette culture du misérabilisme »
« Il y a beaucoup de polémiques sur le train. Mais pourquoi le TER son coût a été optimisé. On a fait un appel d’offres international. 22 sociétés ont soumissionné on a pris la meilleure offre. Je pense qu’il est arrivé un moment où les gens doivent être fiers de ce qui est fait dans ce pays, ce train appartient au peuple pas au Chef de l’Etat, pas au Gouvernement. Soyons patients, en fin d’année le TER il va être opérationnel, et ce qui vont le prendre seront fiers du Président de la République. Mais quand les pluies sont en retard on dit que c’est le Président, quand on a un excès d’eau même chose. Mais comme disait Macky Sall, une fois lors d’un conseil ministériel, « So takhawé niouné gua tokk, gua tok gnouné gua dionkone ». Il faut que l’on arrête cette culture du misérabilisme, cette culture du nihilisme. Ce bilan existe », conclura t’il…

Cadre de Programmation par Pays : La FAO débloque 29 milliards Fcfa d’ici 2023

https://www.lejecos.com/Hier, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, ont lancé officiellement, le Cadre de Programmation par Pays (CPP) pour le Sénégal pour la période 2019-2023.
L’objectif de cet atelier de lancement  est de partager le CPP avec la partie nationale, les Partenaires techniques et financiers et les agences du système des Nations Unies.
Fruit de concertations avec les institutions nationales, la société civile, le secteur privé, les communautés de base et les partenaires au développement, le CPP est structuré autour de trois (3) domaines prioritaires: Promotion d’un secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et aquacole durable, diversifié, compétitif, inclusif et porteur de croissance; l’amélioration de la sécurité alimentaire et de la nutrition et renforcement de la résilience des populations vulnérables et la Gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles.
Ces domaines sont articulés autour des priorités de l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable (ODD), du Plan Sénégal Émergent (PSE), du Plan-cadre des Nations Unies pour l’Assistance au Développement (PNUAD) 2019 – 2023 et des Initiatives Régionales (RI) de la FAO.
Le CPP va régir l’ensemble des interventions de la FAO pour accompagner l’effort du gouvernement dans le développement du secteur agrosylvopastoral et halieutique et pour contribuer à l’appui au développement socioéconomique du Sénégal au cours des 5 prochaines années.
«Le Cadre de Programmation Pays (CPP) objet de la présente cérémonie de lancement est un mécanisme qui définit les priorités de la collaboration entre la FAO et le Gouvernement du Sénégal, ainsi que les résultats à atteindre à moyen terme pour soutenir les objectifs nationaux de développement en matière d’agriculture, de sécurité alimentaire et de nutrition, conformément aux orientations stratégiques définies par Macky Sall, le Chef de l’Etat et déclinées dans le Plan d’Actions 2019-2023 du PSE», note le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott,.
Pour le Représentant de la FAO au Sénégal, Gouantoueu Robert Guei, l’objet de ce Cadre de Programmation par Pays est d’établir, pour les cinq prochaines années, de 2019 à 2023, les relations de collaboration entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Gouvernement du Sénégal sur la base des priorités définies par le Gouvernement dans ses principales politiques et stratégies relatives au secteur agricole et rural.
L’élaboration du CPP 2019-2023 a été le fruit de larges concertations avec les institutions nationales, la société civile, le secteur privé, les populations à la base et les partenaires au développement du Sénégal, y compris les Agences du Système des Nations Unies (SNU).
A l’issue de ces concertations, souligne-t-il, les domaines prioritaires du CPP ont été définis sur la base des priorités de développement du Gouvernement du Sénégal, l’Agenda 2030 des Objectifs de Développement Durable (ODD), les Objectifs stratégiques et les Initiatives Régionales (RI) de la FAO. Ces domaines prioritaires prennent également en compte les résultats de l’évaluation du CPP 2013-2017 et du Bilan Commun Pays du Plan-cadre des Nations Unies d’Aide au Développement (PNUAD) 2012-2018 du Sénégal.Pathé TOURE

PROMOTION TOURISTIQUE : Le Sénégal signe trois conventions avec des partenaires français

http://lesoleil.sn/En marge du Salon Top Resa, le Sénégal, à travers l’Agence sénégalaise de promotion touristique (Aspt) et le Conseil sénégalais du tourisme (Cst), a signé une première convention de partenariat avec Nomade Aventure, une agence française de tourisme, en présence du ministre Alioune Sarr. Dans cette convention, Nomade Aventure s’est engagée à intervenir dans deux zones touristiques du Sénégal : Saint-Louis et Cap Skirring.
Au salon Top Resa, le Sénégal a signé deux conventions de partenariat. L’une est tripartite. Elle réunit le ministère du Tourisme et des Transports aériens, le secteur privé avec le Conseil national du patronat représenté par Baïdy Agne et l’Association pour le tourisme équitable et solidaire (Ates) représentée par son président Gilles Beville. La dernière convention a été paraphée entre l’Etat du Sénégal et le Syndicat des entreprises du tour operating (Seto) présidé par René-Marc Chikli. Ce dernier a annoncé que les réservations effectuées à travers les Tours operators affiliées à leur syndicat pour la campagne d’hiver 2019-2020 ont atteint 5 927, soit une hausse de 2 % comparé à l’année dernière. « Le Sénégal est en hausse mais peut mieux faire », a affirmé René-Marc Chikli.

Stabilité politique et sécurité

Lors de la signature de ces conventions, le ministre du Tourisme a réaffirmé que « le Sénégal offre les meilleures services touristiques au monde ». M. Sarr a aussi précisé que le Delta du Saloum fait partie « des plus belles baies du monde ». C’est en cela, ajoute-t-il, que « le Sénégal constitue une destination de choix ». Pour le directeur général de l’Aspt, la convention avec Nomade Aventure constitue un « cadre de plus » vers la relance du tourisme sénégalais.
Quant au directeur général de Nomade Aventure, Fabrice Del Tanglia, il soutient que ce partenariat est « prometteur », « une première en Afrique dans le domaine du tourisme ».
Outre les atouts touristiques du Sénégal, il a loué la stabilité politique et la sécurité, « des aspects très importants pour le voyageur ». Alors que Moustapha Kâ, représentant du Conseil sénégalais du tourisme (Cst), a magnifié la volonté des pouvoirs publics d’accompagner le secteur privé à travers cette convention de partenariat. Il reste convaincu que cet accord va donner une « autre dimension à la Destination Sénégal » d’autant plus que, ajoute-t-il, « nous sommes dans un contexte de relance touristique ».

MAMADOU RACINE SY  APRÈS LA SIGNATURE DE CONVENTION AVEC DES TOURS OPERATORS FRANÇAIS  : «L’année 2019 sera de meilleur cru»

Toujours dans le cadre du Top Resa, une convention de partenariat entre le Conseil sénégal du tourisme (Cst) et le premier tour operator français Karavel représenté par son président Folco Aloisi et Seto dirigé par René-Marc Chikli. A travers ce contrat, les deux parties s’engagent à mettre en œuvre la vision du chef de l’Etat pour le rayonnement de la destination Sénégal. Pour le président du Cst, Mamadou Racine Sy, le gouvernement vient de redonner goût au secteur. «Aujourd’hui, le partenariat entre l’Etat et le secteur privé n’est pas une vue de l’esprit. Nous la vivons», fait-il savoir. La signature de cette convention atteste que les choses bougent au niveau du principal marché émetteur de touristes qu’est la France vers la destination Sénégal. « Nous avons de sérieuses raisons de penser que la saison prochaine sera bien meilleure que cette année. Que le cru 2019 sera meilleur que celui de 2018 », déclare Mamadou Racine Sy. Il soutient que la forte présence du secteur privé au Top Resa 2019 montre que le tourisme bouge au Sénégal. M. Sy souligne que la compagnie aérienne Air Sénégal sera à leurs côtés pour rendre plus dynamiques les relations entre les acteurs français et sénégalais et d’autres pays.
Le président du Conseil sénégalais du tourisme a tenu à rendre hommage au chef de l’Etat qui a mis en place cet organe. Celui-ci regroupe toutes les forces vives du secteur et l’Aspt. « Et cela, rappelle-t-il, après avoir lancé une saison touristique à Saly Portudal, le président de la République a fait de la Casamance une zone de tourisme spéciale et pris des mesures pour aider le tourisme ». Pour M. Sy, il s’agit là des « signaux politiques très forts » qui montrent la volonté du Sénégal d’accompagner le secteur privé du tourisme « pour en faire le premier secteur d’activités du Sénégal ». Il reste convaincu que le Top Resa est un « symbole où tous les acteurs touristiques se rassemblent ainsi que les partenaires ».De nos envoyés spéciaux à Paris, Moussa DIOP et Souleymane Diam SY

Free : « L’essentiel est que les offres soient auditables » (DG Artp)

https://www.seneweb.com/A priori, l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp) n’est pas contre les offres de Free, largement commentées depuis le 1er octobre, date de son entrée sur le marché sénégalais en remplacement de Tigo.
Cependant, le régulateur tient à deux conditions : que l’offre soit conforme aux textes et l’avantage des usagers.  »Tout ce qui peut se faire dans la légalité et qui peut contribuer à la réduction des coûts mais aussi que les consommateurs se retrouvent dans ces offres-là, l’Artp adhérera à ces démarches », a souligné le Directeur général Abdoul Ly, jeudi, lors d’un comité régional de développement à Thiès.
Toutefois, Abdoul Ly exige la transparence sur tout ce qui se fait. Surtout qu’il y ait un cachet du régulateur.  »L’essentiel est que les offres soient auditables, parce que toute offre qui est lancée sur le marché doit être présentée et validée par l’Artp. Mais aussi qu’elles entrent dans le cadre des créneaux qui ont été définis par l’Artp ».

Le DG Cheikh Tidiane Diop sur Incendie à la Direction de la Comptabilité et du Trésor : “L’argent n’a pas brûlé”

https://www.ferloo.com/ Quelques minutes après l’incendie qui s’est déclaré dans un bureau de la Direction de la Comptabilité et du Trésor public, le Directeur général de ladite institution, Cheikh Tidiane Diop est monté au créneau pour rassurer l’opinion nationale et internationale que « l’argent n’a pas brûlé »
Un incendie ne rassure guère. Surtout, un incendie qui s’est déclaré  dans un bureau du Trésor public. Une telle information donne des tournis au commun des Sénégalais. Cela au moment où on parle de tension de trésorerie. C’est le moins que l’on puisse dire. En effet,  la nouvelle, via les réseaux sociaux,  a fait le tour du Sénégal, pour ne pas dire le tout du monde en quelques minutes.
Mais le Directeur général du Trésor, Cheikh Tidiane Diop est  vite monté au créneau pour rassurer l’opinion nationale et internationale que “l’argent n’a pas brûlé » et de préciser que « Ce sont deux bureaux qui sont impactés par la fumée mais qui gardent intact l’ensemble de leur fonctionnalité. Le Trésor a repris ses activités pour le grand public en encaissement des recettes, en paiement des dépenses et en tenue de la comptabilité sur l’ensemble du réseau ».
Pour preuve renseigne-t-il,  «rien que pour cette matinée, on a payé pour pas moins de 3 milliards de nos francs”.
Le Directeur général de la Comptabilité et du Trésor, Cheikh Tidiane Diop fait comprendre, dans la foulée que “les paiements du Trésor aujourd’hui, ne sont plus des paiements physiques. Nous sommes dans la digitalisation. Les chèques sont encaissés par scanner, les dépenses sont payées par validation avec la BCEAO. Donc, ce ne sont pas des paiements physiques et des encaissements physiques”.

PROJET BUS RAPID TRANSIT : Les travaux démarrent le 28 octobre prochain

http://lesoleil.sn/Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, a effectué, hier, une visite des axes stratégiques traversés par le projet Bus rapid transit (Brt). Les travaux de ce programme financé à hauteur de 306 milliards de FCfa par la Banque mondiale seront lancés le 28 octobre prochain par le président de la République Macky Sall.
Caravane sur le corridor du Brt. De Guédiawaye à Petersen en passant par Liberté 6, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm et sa délégation, constituée des directeurs de l’Ageroute, de Dakar Dem Dikket du Cetud, ont sillonné le tracé du projet Bus rapid transit (Brt). Une infrastructure routière sur 18,3 Km ralliant le centre-ville à la ville de Guédiawaye. En joignant ses deux points géographiques, les « Brt » desserviront 23 stations fermées. Une grande avancée dans le transport urbain, selon le ministre Oumar Youm. « Le Brt est un bus de haut niveau de service permettant d’apporter une solution durable aux difficultés de déplacement des populations », a-t-il apprécié. Il a précisé que les procédures se déroulent bien à l’heure actuelle : « Depuis les études jusqu’à l’appel d’offres, tout s’est bien passé ». Le projet est scindé en deux phases. La première concerne l’infrastructure. Sur cet aspect, les travaux seront lancés ce 28 octobre par le président de la République, a informé le ministre.

Un parc de 144 bus

Concernant l’autre volet du projet, la sélection du concessionnaire, il « bénéficiera d’une délégation de service public ». Sur le plan de la circulation, Me Youm ne doute aucunement de la fluidité et du gain de temps. Les 144 bus qui vont constituer le parc automobile du « Brt » sont censés faire le trajet Petersen-Guédiawaye en 45 minutes. A l’en croire, ledit projet va également contribuer à l’amélioration du cadre de vie des populations. « Il y a beaucoup de stations, d’ouvrages et d’aménagements paysagers qui en font un projet vert et prend en compte les préoccupations des habitants », a-t-il déclaré.
Listant les avantages de cette « innovation » dans le secteur du transport urbain, il a indiqué qu’il y aura des retombées économiques pour les villes impactées : «L’enjeu économique est évident. Il ya trois pôles d’échanges prévus, ce sont des lieux de convergence, ouverts sur le commerce ».
Du point de vue emploi, le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement songe à la mise en place d’un grand centre de perfectionnement à Guédiawaye, afin de former des mécaniciens, électriciens et autres ouvriers pour le projet.

QUESTION FONCIÈRE  : «Aucune plainte n’a été recensée»

Le foncier n’est plus un obstacle à la réalisation du projet Bus rapid transit (Brt). Selon le ministre Oumar Youm, les populations des zones impactées ont été conciliantes. A quelques semaines du début des travaux, il fait l’état des lieux concernant cette problématique : « Nous avons, effectivement, recensé plus de 2.700 personnes affectées par le projet. 90% concernent les places d’affaires, les 10% sont des concessions ». D’après lui, un bon processus de conciliation a été engagé sous la supervision des préfets du département. « Tout se passe bien.À ce jour,nous n’avons pas reçu de plaintes des populations relatives à ce projet. Les populations se sont approprié le projet », a-t-il déclaré. Ses propos sont confirmés parElhadjiNdiogouGuèye, président du collectif des impactés de Grand-Médine. Ce dernier se félicite des dispositions prises par rapport à l’indemnisation. « L’Etat et ses démembrements ont adopté une démarche inclusive. Toutes les promesses ont été respectées. Les indemnisations ont été à la hauteur de nos attentes. De ce fait, nous allons accompagner ce projet.Actuellement, nous préparons la libération des emprises. Nous avons été indemnisés à hauteur de 3 milliardsde FCfa », a-t-il dévoilé.Demba DIENG

Axe Guédiawaye-Dakar : Le Bus Rapid Trasit en chiffre

http://actunet.net/C’est une lapalissade de dire que Dakar étouffe. L’agglomération de Dakar représente 0,3% de la superficie nationale, mais concentre 24% de la population sénégalaise, dont 50% de la population urbaine et 65% de l’activité économique du pays, et s’arroge 70% du parc automobile immatriculé, soit 324.000 véhicules qui circulent dans Dakar.
Les bouchons sont infernaux, les embouteillages insupportables. La pollution de l’air a presque atteint son paroxysme. Pour apporter une solution durable à la congestion routière dans la capitale, l’État du Sénégal mise sur le projet de «Bus rapides sur voies réservées», encore appelé en Anglais «Bus Rapid Transit» -(Brt). Il est financé par la Banque mondiale à hauteur de 306 milliards Cfa. De Guédiawaye (Banlieue de Dakar) à Dakar, le projet du Brt va traverser 14 communes, dans les deux départements. Il est long de 18,3 km. Les «Bus rapid transit», au nombre de 145, qui seront acheminés à Dakar très prochainement, sont un modèle de transport innovant.
Selon le ministre, avec ce mode de transport, les populations perdront moins de temps sur la route. «Les temps de parcours passeront, entre Guédiawaye et le Centre-ville, de 90 mn à 45 mn, dans des conditions de confort, de sécurité et de régularité substantiellement améliorées. Jusqu’à 300.000 voyageurs seront convoyés par jour, de la Préfecture de Guédiawaye au centre-ville (Dakar)», explique le ministre des Transports et du désenclavement terrestre.

«Le Brt est un projet de développement urbain et commercial»

Hier, le ministre des Transports et du désenclavement a effectué une visite sur le corridor du Brt. Des études du projet jusqu’à l’appel d’offres, Me Oumar Youm a salué le travail qui a été fait jusqu’à présent. Le Brt va traverser 14 communes entre les deux départements. Des aménagements paysagers seront construits, de même que des ouvrages hydrauliques. Vingt-trois (23) stations dont 3 pôles d’échanges (qui sont des lieux de convergence) seront aussi érigés. «C’est un projet qui est orienté vers le développement urbain, vers le développement commercial. Il a un enjeu économique évident pour les localités traversées», se réjouit le ministre maire de Thiadiaye. Le lancement des travaux est prévu le 28 octobre et ils vont durer au maximum 30 mois.
Selon toujours Me Oumar Youm, le Brt intègre la dimension environnementale et sociale au cœur de ses préoccupations. Le projet va impacter 2700 personnes. Les 90% sont des places d’affaires et 10% de maisons. «Une enveloppe de 19 milliards a été mobilisée pour les indemnisations des personnes affectées par le projet (PaP)». À Grand Médine, zone névralgique du projet, le porte-parole du collectif des habitants a indiqué que «tout se passe bien. Les populations sont contentes des indemnisations. Plus de 70 maisons sont concernées. Et une enveloppe de 2 milliards 900 millions est mobilisée pour le PaP. Il n’y a aucun souci à signaler», se félicite El H. Ndiogou Guèye.

La situation du Petit train bleu préoccupe le Gouvernement

http://actunet.net/Le Train express régional (Ter) crée d’énormes difficultés à l’entreprise Petit train bleu. Depuis que le Ter a commencé ses travaux, les activités du Ptb ont baissé de manière drastique. Le chiffre d’affaire de la boîte a carrément dégringolé. Figurez-vous qu’avant le début des travaux du Train express régional (Ter), le Petit train bleu faisait un chiffre d’affaire compris entre 60 et 70 millions Cfa par mois. Mais actuellement il a chuté jusqu’à 15 millions Cfa par mois. Il existait deux voies de circulation, mais aujourd’hui, il n’en existe qu’une seule voie qui fonctionne. Le nombre de voyageurs qui empruntaient le train a élastiquement chuté.
Selon une de nos sources, l’Apix s’était engagé à payer le différentiel chaque mois. Mais elle peine à le faire. Résultat, les travailleurs du Ptb sont à deux mois d’arriérés de salaires. Depuis mercredi dernier les syndicalistes et les conducteurs ont refusé de travailler. Interrogé sur la situation, le ministre de tutelle s’est dit préoccupé par la situation de l’entreprise. «Le Ptb a toujours eu le soutien du ministère. Il est vrai que l’entreprise connaît des difficultés de rentabilité financière. Nous attendons d’ailleurs du directeur une situation exhaustive sur le plan financier et social pour pouvoir se prononcer sur la viabilité de l’entreprise, qui traverse des difficultés momentanées liées au projet du Ter. Toute chose qui doit nous conduire à voir la comptabilité des deux projets», souligne M. Youm. Mais il a indiqué que «le directeur de l’Apix a été saisi pour apporter son concours financier pour permettre le paiement des salaires en attendant l’arrêt complet du petit train», ajoute-t-il.

LES DÉPUTÉS FORMÉS SUR LE NOUVEAU CADRE HARMONISÉ DES RÉFORMES FINANCIÈRES

Saly-Portudal (Mbour), 6 oct (APS) – Les députés sénégalais ont suivi une formation de deux jours sur le nouveau cadre harmonisé des réformes financières pour se familiariser avec cette nouvelle réforme des finances publiques et mieux appréhender les enjeux et les implications du passage du budget de moyens au budget-programmes, à partir du 1er janvier 2020.
Cette formation, qui s’est tenue samedi et dimanche à Saly-Portudal (Mbour, ouest), est organisée par la commission de l’économie générale, des finances, du budget et de la coopération de l’Assemblée nationale, en partenariat avec l’Ecole nationale d’Administration (ENA), avec l’appui technique et financier du ministère des Finances et du Budget.
‘’Avec la modification du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la Commission des finances et de l’économie générale sera scindée en deux structures, afin de pouvoir jeter un coup d’œil sur les budgets de tous les ministères’’, a fait savoir la députée Awa Guèye, deuxième vice-présidente de l’Assemblée nationale.
Cette formation a plein de sens et beaucoup d’importance parce que, selon elle, elle permet aux députés de s’approprier ce concept de budget-programmes. L’objectif visé, explique-t-elle, est d’arriver à une maitrise et à une familiarisation des députés avec les nouvelles réformes initiées dans le ‘’Cadre harmonisé des finances publiques’’ de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Il s’agit notamment de la Directive n°6-2009, qui a été votée le 8 juillet 2011 et portant loi de finances dans l’espace UEMOA.
‘’Ce nouveau concept de budget-programmes vient à son heure, parce que nous allons aller vers une modification du règlement intérieur du Parlement’’, a souligné la députée qui parlait au nom de Moustapha Niasse, président de l’Assemblée nationale.
Soulignant les nouvelles compétences de l’assemblée nationale relatives à l’évaluation des politiques publiques et le budget-programme qui offre beaucoup plus de lisibilité, Mme Guèye estime que cela va permettre aux députés de pouvoir évaluer l’utilité, l’efficacité et l’efficience des politiques publiques.
‘’Nous avions un budget-moyens et les modalités de votation d’un budget-moyens ne sont pas les mêmes que celles d’un budget-programmes. Le budget-programmes vise les résultats, la performance, la transparence et la sincérité. Il était important que les députés soient informés de ce changement de paradigme’’, a fait valoir Dié Mandiaye Bâ, présidente de la commission de l’économie général, des finances, du budget et de la coopération.ADE/MD

Dakar sans eau potable : La Sones indexe « les vents forts » qui ont…

https://www.seneweb.com/À propos des manques d’eau notés dans Dakar et sa banlieue, il ne s’agit de « ni panne ni pénurie » dans le périmètre affermé de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) confié à la Sénégalaise des eaux (Sde) pour exploitation. Mais plutôt « les forts vents » ayant soufflé sur le pays dans la semaine. Lesquels ont endommagé des installations électriques. C’est ce qu’a informé la Sones.
Alertées, les équipes de la Senelec se sont déployées sur les sites concernés et ont travaillé d’arrache-pied » pour rétablir le système d’alimentation électrique. Une situation « particulièrement » suivie par la Sones et les équipes de la Sde, depuis le début de ces incidents. Et la Sde a parallèlement mis en place un dispositif de camions citernes pour distribuer de l’eau dans les quartiers les plus touchés et atténuer les souffrances des populations.
La Sones signale, par ailleurs, que les forages du Littoral Nord-Pout, ceux de Tassette ainsi que de Bayakh-Thieudème sont de nouveau fonctionnels. Et la situation va « s’améliorer progressivement ».

DECLARATION de la Confédération des Syndicats Autonomes ( CSA) sur l’IPRES

Depuis quelques temps, notre Institution de Prévoyance Retraite est au-devant de l’actualité. Une telle situation aurait pu paraître normale s’il s’agissait de mettre en relief ce qu’elle a pu faire pour les retraités du Sénégal, ou planifier ce qu’elle compte faire dans l’avenir en vue de toujours améliorer la situation des allocataires. L’objet de cette forte présence médiatique relève pourtant des questions internes dont le règlement diligent ne saurait échapper aux organes délibérants. Sous ce rapport il est fortement compréhensible que le gouvernement, soucieux de la sérénité qui doit prévaloir dans le fonctionnement d’une telle institution, ait décidé d’appeler son Directeur à d’autre fonction. Cependant l’Etat ne saurait créer un problème en voulant en résoudre un autre. Or, la nomination d’un Directeur Général au cours d’un Conseil de Ministre du 02 Octobre est une mesure inacceptable car elle viole les textes qui régissent l’Institution tout comme le principe de l’autonomie de gestion des Institutions Sociales. La CSA estime que la nomination d’un Directeur est du ressort du Conseil d’Administration. En conséquence, tout en prenant acte de la décision du gouvernement de nommer Monsieur Mamadou Sy MBENGUE à la Direction Générale de la SNHLM, et appelle le gouvernement à surseoir à son remplacement à l’IPRES en engageant les organes appropriées de l’IPRES à se réunir afin d’engager la procédure de recrutement d’un nouveau Directeur conformément à ses règles de fonctionnement. La CSA réaffirme avec force son attachement au respect de l’autonomie de gestion de l’Institution Sociale.
Dakar, le 04 Octobre 2019 Le Bureau Confédéral

DEPART DU DG IBRAHIMA SALL : La Sicap regrette un patron travailleur

http://senenet.net/  « Le désormais ex-Directeur général de la Sicap, M. Ibrahima Sall, est un grand travailleur. » C’est la conviction de bon nombre de travailleurs de cette structure de l’Etat. Et ils comptent le témoigner le jour de la passation de service entre M. Sall et son remplaçant. Du climat social apaisé, à la retraite complémentaire de 30 millions par an en passant par les véhicules des chefs de services, l’augmentation des salaires entre autres que des travailleurs de la boîte mettent à l’actif de Ibrahima Sall à la tête de la Sicap. Selon le secrétaire général du syndicat maison, Ibrahima Diao qui confirme l’apaisement du climat social, c’est une grande perte, dit-il, ce départ de leur désormais ex-patron. Ainsi, les autres agents que nous avons côtoyés disent tous avoir une « amertume » depuis l’annonce de la nouvelle. Suffisant pour que les réalisations de Ibrahima Sall comme le terrain de 4 milliards à Grand Mbao devant abriter 630 logements, le projet de cet immeuble de la Rue 10, soit 56 appartements ainsi que les privilèges de tout le personnel sont la preuve que Ibrahima Sall a fait de bons résultats à la tête de la Sicap.Abdourahmane SY 

Momar Ndao se livre dans « En Ligne » : «J’ai perdu mon emploi avec tous les avantages qui s’y attachent à cause de l’Ascosen…Les techniciens du ministère du commerce ne font que du sabotage dans la régularisation des prix.»

https://www.dakaractu.com/Entre Momar Ndao et l’association des consomateurs du Sénégal, c’est un grand amour vieux de plusieurs années. D’abord membre simple puis président de la commission transport, avant de prendre les rennes du secrétariat général et la présidence de la plus grande association en charge de la défense des consommateurs au Sénégal. L’ancien assureur explique que s’occuper du problème des consommateurs est une partie intégrante de sa vie. D’ailleurs les intérêts de l’Ascosen lui ont coûté son emploi. « J’ai perdu mon emploi avec tous les avantages qui s’y attachent à cause de l’Ascosen », confie-til avant d’ajouter que l’association qu’il dirige a remporté plusieurs batailles juridiques, notamment celle qui était engagée à l’époque contre la Sonatel. D’ailleurs, Momar Ndao se réjouit de la venue du tout nouvel opérateur de téléphonie mobile dénommé « free ». À en croire monsieur Ndao, la concurrence participe à baisser davantage le coût exorbitant de la communication ainsi que celui de la connexion. S’agissant des prix de certaines denrées et celui du loyer dont l’augmentation abusive ne cesse d’inquiéter les consommateurs, Momar Ndao déclare sans langue de bois, que les techniciens du ministère du commerce ne font que du sabotage dans la régularisation des prix…

La Cesl de l’Ugb reconduit son mot d’ordre de grève illimitée

https://actusen.sn/La Coordination des étudiants de Saint-Louis (Cesl) campe sur sa position. Elle décide de maintenir leur mot d’ordre de grève illimitée décrété récemment. Les camarades de Aboubacry Sall sont restés sur sa faim, suite à la rencontre avec le ministre de l’enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hann, à Diamniadio, le jeudi 3 octobre dernier. Face à la presse, samedi, le président de la Coordination, Aboubacry Sall a déclaré que «la grève illimitée se poursuivra jusqu’à la totale concrétisation de la plateforme revendicative de la CESL».
«Lors de cette rencontre et suite à la présentation de notre plateforme revendicative au ministre, nous restons déçus, car comme à l’accoutumée, on nous a servi que des promesses et des engagements et nous, aujourd’hui, nous exigeons de l’autorité la satisfaction immédiate de l’ensemble de nos revendications», a déclaré président de la Coordination, Aboubacry Sall.
Le président de la Coordination de la Cesl ajoute que les étudiants sollicitent la «livraison des 2000 lits et le redémarrage des travaux du bloc administratif pédagogique, qui constituent dira-t-il, la condition sine qua none pour l’accueil de nouveaux bacheliers à l’UGB». A l’en croire «la volonté des autorités, c’est d’orienter plus 5000 nouveaux bacheliers à l’université Gaston berger, tout en faisant fi des conditions catastrophiques d’accueil et de la requête de l’assemblée de l’université de n’en orienter pas plus de 2000 étudiants».
Très déterminés à mener leur combat jusqu’au bout, le président de la Coordination des étudiants de Saint-Louis, Aboubacry Sall et ses camarades avertissent le ministre de tutelle. Le seul déterminant pour la levée du mot d’ordre de grève, se veulent-ils clair, «reste relatif à la satisfaction de l’ensemble des points de revendications, dont notamment : la réalisation de la voirie interne et la réhabilitation du restaurant de l’université, le payement des bourses de tous les étudiants omis, le démarrage du grand projet d’assainissement et la justice pour le camarade Mouhamadou Fallou Sène».Actusen.sn

Mamadou Talla : « Les 2/3 des élèves vont à l’école sans prendre le petit déjeuner »

https://www.seneweb.com/La grande majorité des écoliers rentre en classe le ventre creux. L’affirmation est du ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla.  »Pratiquement les 2/3 des élèves vont à l’école sans prendre le petit déjeuner », révèle-t-il dans un entretien accordé au journal L’As.
Pour juguler le mal, la tutelle dit avoir déjà un projet avec des partenaires. L’objectif est d’aider les enfants à se restaurer à l’école même, avant d’entrer en classe.  »On va installer des machines dans les écoles élémentaires, surtout dans les régions, pour que, dès son arrivée, à l’école, l’élève puisse avoir le petit déjeuner, avec des machines qui font des pains, du lait, moyennant par exemple 50 f Cfa. Ce sont des Repas universels solidaires écoles (Ruse).

MACKY SALL A L’INAUGURATION Du «DAARA RAMA» : «Ce modèle s’appuie sur la promotion des valeurs de savoir-faire et de savoir-être»

http://lesoleil.sn/Le Chef de l’Etat a présidé, hier, à Diamniadio, la cérémonie d’inauguration du collège d’enseignement moyen, «Daara Rama », une réalisation de la Fondation « Servir le Sénégal». Macky Sall a salué ce «modèle original et innovant » qui permettra d’optimiser les performances des filles grâce au régime de l’internat.
Au cœur du nouveau pôle urbain de Diamniadio, non loin de «Dakar Arena », se dressent de belles bâtisses ; quatre grands bâtiments au total en plus des infrastructures annexes. Cet espace abrite le nouveau collège d’enseignement moyen appelé «Daara Rama », une réalisation de la fondation «Servir le Sénégal » de la Première dame, Marième Faye Sall. Ce « daara » moderne, érigé sur un site de 4 hectares, a été inauguré, hier, par le Président de la République, en présence de son homologue du Bénin, Patrice Talon, d’Othman Benjelloun et de Mme Leïla Benjelloun, respectivement président-directeur général de Bmce Bank et présidente de la fondation «Bmce pour l’éducation et l’environnement ». Le chef de l’Etat a salué cette «importante réalisation » de la fondation servir le Sénégal grâce à un partenariat avec Bmce Bank qui a apporté une contribution d’un million de dollars, soit près de 550 millions de FCfa.
Le «daara Rama » est une infrastructure innovante destinée aux filles qui pourront acquérir des connaissances dans un cadre adapté. Ce modèle, assure le Président Sall, s’appuie sur la promotion des valeurs de savoir-faire et de savoir-être. «Le régime de l’internat auquel est soumis ce collège permet d’optimiser les performances des filles. Ce modèle original, innovant et dynamique est à encourager, à renforcer et à dupliquer à l’échelle de la Nation », renchérit-il. Le Chef de l’Etat a invité le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, à «garantir la viabilité et la pérennisation du modèle de partenariat exemplaire qui a été bâti ici ». Il a appelé les futures pensionnaires à «saisir cette opportunité en travaillant ardemment pour réussir et satisfaire non seulement vos enseignants mais aussi vos parents ». « Je vous exhorte à ne ménager aucun effort dans la quête de l’excellence. De nos jours, les filles réussissent mieux que les garçons », a-t-il souligné.

Un autobus offert aux élèves

Le Président Sall invite l’équipe pédagogique à relever le défi de la qualité, des résultats et de la maintenance de l’infrastructure. «Je souhaite que ce collège, dans six ans, nous rapporte des prix au concours général », a-t-il déclaré. Pour faciliter les déplacements des élèves et des enseignants, le chef de l’Etat a offert au «Daara Rama » un autobus en guise de contribution.

LE PRÉSIDENT A LA PREMIÈRE DAME : «Pour vous, la grande famille du Sénégal prime sur tout»

Le Président Sall a aussi remercié la Première dame pour son engagement au service de ses concitoyens. «Dans le Sénégal au cœur, j’évoquais la pureté de vos sentiments et du sens que vous avez de votre rôle d’épouse et de mère. Pour vous, la famille prime sur tout. Je dirais aussi que pour vous la grande famille du Sénégal prime encore davantage sur tout. Je suis fier de vous », a témoigné le Chef de l’Etat à l’endroit de Marième Faye Sall. D’après lui, ce «Daara Rama» va contribuer à la matérialisation de la vision d’un Sénégal émergent.
Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire, selon le Chef de l’Etat, «de bâtir notre capital humain en ne laissant personne derrière ».

48 pensionnaires pour la première promotion

La première promotion du collège d’enseignement moyen «Daara Rama » de la Fondation « Servir le Sénégal » va accueillir, cette année, 48 élèves. Les pensionnaires seront exclusivement des filles qui vont accéder à cette école par la voie d’un concours sélectif. Dans l’établissement, explique le vice-président de la Fondation «Servir le Sénégal », Alioune Fall, les élèves bénéficieront du «régime d’internat complet avec un encadrement administratif et domestique entièrement féminin ».
Au terme de son séjour dans l’établissement, l’élève devrait présenter un profil caractérisé par une « bonne culture religieuse et une qualification professionnelle susceptible de favoriser son insertion si elle ne s’engage pas dans un projet d’études supplémentaires », a ajouté M. Fall. L’enseignement qui y sera dispensé, informe Alioune Fall, «sera conforme aux programmes officiels ». Toutefois, l’accent sera mis sur les disciplines scientifiques et techniques en plus de l’enseignement de la langue arabe, du Coran ou des sciences islamiques. Le collège dispose d’un bloc administratif, d’ateliers, de salles d’hébergement, d’une salle informatique…

Une convention de rétrocession signée entre le ministère de l’Education et la Fondation

Le collège d’enseignement moyen «Daara Rama » sera placé sous la tutelle du ministère de l’Education nationale. Une convention de rétrocession de l’établissement a été signée, hier, entre Mamadou Talla et le vice-président de la Fondation «Servir le Sénégal », Alioune Fall, en marge de la cérémonie d’inauguration. L’école va respecter tous les standards de l’Etat. Du côté du ministère de l’Education nationale, toutes les dispositions ont été prises pour le bon fonctionnement de cet établissement.
La directrice de l’Enseignement moyen-secondaire, Fatoumata Ba Diallo, a informé qu’une principale par intérim a été déjà nommée par l’inspecteur d’Académie de Rufisque pour diriger le «Daara Rama ». Une commission pédagogique travaille aussi sur le règlement intérieur de l’école. Un conseil de gestion sera aussi mis en place, annonce Mme Diallo. «Tout est mis en œuvre pour qu’au plus tard à la première semaine du mois de novembre, les cours démarrent », indique la directrice de l’Enseignement moyen-secondaire au ministère de l’Education nationale ».Aliou Ngamby NDIAYE

Le Ministre Cheikh Oumar Hanne Pris À Son Propre Piège

https://ww https://www.xibaaru.sn/Le 05 septembre dernier, lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Hanne prenait la décision d’orienter tous les bacheliers dans les universités publiques. Pour l’année 2019-2020, ce sont donc plus de 50.000 bacheliers qui doivent être orientés dans le public par l’Etat. Cette décision du ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Omar Anne était dans le but de réduire la dette du gouvernement aux universités et instituts privés. En effet le ministre venait de mettre fin au partenariat entre l’Etat et les partenaires privés. Et cette rupture du partenariat Etat-universités privées a été une « erreur à ne pas commettre ». C’était l’avis de l’ancien chef de cabinet du président de la République, Moustapha Diakhaté qui a ajouté qu’ « il était plus judicieux pour le gouvernement, d’intégrer le nouveau dispositif dans l’enseignement supérieur sénégalais ».
Mais rien n’y fit. Le gouvernement n’a pas écouté Moustapha Diakhaté car d’un autre côté, les établissements privés avaient même pris la décision de ne plus accueillir les bacheliers de l’année 2019-2020. Tout au début le ministre s’en réjouissait : « Conformément à la décision du gouvernement d’orienter l’ensemble des nouveaux bacheliers 2019 dans les établissements publics de l’enseignement supérieur, à ce jour, sur les 57 130 nouveaux bacheliers, 52 221 ont déjà effectués leur inscription sur la plateforme Campusen », a déclaré M. Anne.
Pris au piège
Aujourd’hui le ministre semble pris à son propre piège. Les universités sont bondées. Et le ministre force les rectorats à accepter plus d’étudiants au-delà de la capacité d’accueil. Conséquence : les étudiants se révoltent comme c’est le cas à Saint-Louis. La coordination des Etudiants de Saint-Louis (CESL) dénonce : « Aujourd’hui, la volonté des autorités, c’est d’orienter plus 5000 nouveaux bacheliers à l’université Gaston berger, tout en faisant fi des conditions catastrophiques d’accueil et de la requête de l’assemblée de l’université de n’en orienter pas plus de 2000 étudiants ». Et cette situation est la même à l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ) et à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Du côté de Saint-Louis La CESL maintient son mot d’ordre de grève illimitée…Et l’UCAD et l’UASZ risquent de suivre aussi ce mot d’ordre de grève. Une rentrée mouvementée attend le ministre Cheikh Oumar Hanne.
« Quelles solutions pour  une politique nationale de prévention des complications de la DCV ou Khessal ? »
1-CONTEXTE ET JUSTIFICATIONS 
La dépigmentation artificielle encore appelée dépigmentation cosmétique volontaire (DCV) est une pratique qui consiste à obtenir un éclaircissement de la peau par l’utilisation de produits topiques (application locale) ou injectables.
La plupart des produits dépigmentant (PD) sont des médicaments détournés de leur usage. Les principaux PD sont les suivants : hydroquinone, mercure, propionate de clobétasol et bétamethasone. Ces deux derniers sont des dermocorticoïdes d’activité très forte. Au cours des trois dernières années, un nouveau produit, le glutathion, utilisé par voie injectable est mis sur le marché des substances dépigmentantes utilisées à visée cosmétique.
Il s’agit d’une pratique essentiellement féminine mais de plus en plus, le genre masculin s’adonne également à la DCV.
AIIDA est une association à but non lucratif, apolitique, créée le 19 Janvier 2002 à Dakar. La création de cette association obéit à la nécessité de prévenir les complications médicales de cette pratique qui constitue une priorité de santé publique.
Les objectifs de A.I.I.D.A sont les suivants:
-Sensibiliser et informer sur les méfaits de la dépigmentation artificielle (appelée « xeesal » au Sénégal),
-Elaborer des messages pertinents pour une prévention de la dépigmentation artificielle,
-Organiser le soutien des pratiquantes pour la prise en charge adaptée des complications de cette pratique.
En Afrique la dépigmentation volontaire est diversement nommée selon les pays : « xessal » au Sénégal ; « Tchatcho » au mali ; « maquillage » au  Congo ; « djansang » au Cameroun.L’obsession et le désir d’une peau claire constituent des critères de beauté observés chez les mélanodermes mais retrouvés également chez des sujets de phototypes clairs. Elle s’apparente de plus en plus à une addiction d’après certaines enquêtes qualitatives. Depuis 1950, date de son apparition, la DCV s’est considérablement développée, retrouvée pratiquement sur tous les continents avec des fréquences variables. La prévalence est plus élevée en Afrique subsaharienne et en Asie mais elle est également  rapportée au Maghreb. Dans une étude menée par Peltzer K et al, la prévalence  globale de la DCV au cours des 12 derniers  mois était de 24,5%. Elle variait selon les pays, allant de 0% en Turquie et en Guinée Bissau à 83,8% en Thaïlande . Elle affecte une partie importante de la population féminine de tous les âges (éduqués, analphabètes, mariés et célibataires). Une prévalence de la dépigmentation de 25 à 67% a été signalée dans les pays africains ce qui dénote de l’importance épidémiologique du phénomène. Au Sénégal, des études récentes menées à Kaffrine et aux Parcelles assainies et à Pikine  ont retrouvé en population générale des prévalences de 62% et 58% et 71% respectivement. Outre la fréquence élevée de cette pratique, le coût économique, la morbidité et la mortalité qu’elle engendre contribuent à son importance sur le plan épidémiologique. Ainsi, les complications de cette pratique intéressent pratiquement toutes les spécialités médicales et chirurgicales sans compter l’addiction et le retentissement sur le plan sociologique et sociétal. Les complications dermatologiques en zones tropicales sont dominées par les infections fongiques (mycoses superficielles), parasitaires (gale), bactériennes en particulier les dermohypodermites bactériennes (DHB) des membres inferieures pour lesquelles une étude cas témoins multicentrique menée en Afrique subsaharienne a clairement établi la DCV comme facteur de risque (OR=4.29, 95%CI: 2.35-7.83).  Ces DHB peuvent engager le pronostic vital et contribuent à 1a mortalité de la DCV.   Il en est de même des cancers cutanés associés à l’utilisation des PD utilisés à visée cosmétique. Récemment, huit cas de cancers cutanés ont été rapportés au Sénégal et une imputabilité des PD était très fortement suspectée  sans compter 11 autres cas recensés entre Janvier et Juillet 2019. Les autres complications non infectieuses sont représentées par les toxidermies sévères comme le syndrome de Lyell dû au glutathion, l’acné, les troubles dyschromiques telle que l’ochronose exogène, l’eczéma, les vergetures, les troubles trophiques. Si les pathologies dermatologiques demeurent les plus visibles et les plus fréquentes, il n’en demeure pas moins  que tous les appareils peuvent être la cible de la toxicité et des effets secondaires de cette pratique. Des maladies endocriniennes (syndrome de cushing, insuffisance cortico-surrénalienne), un diabète cortico-induit, une HTA, une insuffisance rénale, des troubles neurologiques ont été rapportés chez des femmes utilisant des PD à visée cosmétique. Une fréquence relativement élevée de 34.72% des complications oculaires au cours de la DCV a été rapportée dans une étude menée à Dakar. Les principales manifestations observées parmi les 108 patientes reçues en consultation ophtalmologique étaient les suivantes : ochronose exogène de la paupière (34.72%), ochronose oculaire (25.81%), de la cataracte (19.35%) et le glaucome (6.45%) . La DCV a également un impact sur la santé de la reproduction avec une fréquence élevée des infections génitales chez la femme. De plus, une accentuation de la pratique est rapportée chez les femmes enceintes et les retards de cicatrisation des plaies opératoires des césariennes et les infections des sites opératoires sont bien connues du personnel médical. Ainsi, dans une étude menée à Dakar, une fréquence de plus de 60% de la DCV a été rapportée chez les femmes enceintes. En outre, les auteurs avaient retrouvé une association entre un faible poids de naissance des nouveaux –nés, un placenta plus petit et l’utilisation des PD. Tous ces paramètres constituent des marqueurs de susceptibilité aux infections chez le nouveau-né. En dehors de cette période néonatale, il est rapporté en pédiatrie des observations d’enfants présentant des accidents liés à la toxicité des produits dépigmentant en particulier le mercure responsable de troubles neurologiques. Outre son retentissement sur la santé physique, la DCV a également un impact sur la santé mentale.
Toutes ces complications ont un coût important en terme d’économie de la santé. C’est ainsi qu’une étude réalisée en 2013, dans un service de Dermatologie à Dakar révélait qu’environ 19% du revenu des ménages était consacré à l’achat de ces produits et à la prise en charge des complications dermatologiques liées à cette pratique .  Ce coût n’avait pas pris en compte les nouveaux produits comme le glutathion beaucoup plus onéreux puisque la somme totale dépensée pour obtenir l’éclaircissement souhaité varie de 250 mille à 450 mille F CFA (533 à 686 euros).
L’impact sur l’environnement avec une écotoxicité des produits dépigmentant (mercure) constitue un autre des effets néfastes de cette pratique. La toxicité des produits dépigmentant ne se limite pas à la peau et aux organes internes mais il y a également un impact sur la faune et la flore. En effet l’eau de bain contenant du mercure est déversée dans l’eau de mer, les poissons qui s’en nourrissent et le mercure se retrouvent ainsi dans la chaîne alimentaire. Du fait de cette pollution de l’environnement, il existe un impact négatif sur le développement durable.
Depuis plusieurs décennies, la lutte contre la DCV n’a pas eu l’effet escompté. Toutefois, il faut souligner qu’il n’y a pas eu de prise de position collective de la part des réseaux d’associations féminines ou féministes d’où la présente initiative d’organiser un panel regroupant toutes les parties susceptibles d’être  impliquées dans la lutte contre ce fléau qui décime peu à peu la santé des femmes africaines.
Certains pays se sont engagés officiellement dans la lutte contre ce fléau, nous pouvons citer l’Afrique du Sud, la Gambie, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Kenya, Ghana et récemment le Rwanda. Cependant le Sénégal, le pays où le plus grand nombre de cancers cutanés associés à cette pratique ont été rapportes n’a pas encore eu une position officielle.
1-BUTS
Amener les autorités de l’État, au plus haut niveau à reconnaître la DCV comme une priorité de santé publique.
2-OBJECTIFS
.1 Général
Elaborer des recommandations émanant  des associations de femmes, les mouvements féministes, la société civile et l’association AIIDA, destinés au chef de l’ État du Sénégal et aux premières dames.
.2 Spécifiques
-Sensibiliser les participants aux méfaits de la DCV
Faire un plaidoyer auprès des autorités pour l’arrêt  de la publicité, de la vente et de l’importation des produits dépigmentant
3-RESULTATS ATTENDUS 
-Engagement de l’État  du Sénégal à prendre des mesures idoines appropriées pour réduire la prévalence  de la DCV au Sénégal à court terme
Engagement des premières dames d’Afrique pour la lutte contre la DCV
METHODOLOGIE
Deux activités sont prévues :
.1 Une rencontre des femmes sous forme de forum
En avant première, une rencontre est prévue le 12 Octobre 2019 au musée de la femme Henriette Bathily à la place du souvenir. Seront conviées à cette rencontre les  associations regroupant les femmes sans distinction  aucune en vue de préparer un mémorandum (les recommandations) qui seront lues lors de l’activité phare : le panel. Les différentes organisations de la société civile en particulier celle s’occupant des questions liées à la sante et au genre. Les femmes parlementaires et celles du CESE seront également de la partie. Des spécialistes du droit seront consultés pour leur expertise juridique lors de cette rencontre.
.2  Un panel
Il  sera organisé le 26 Octobre 2019 au musée des civilisations noires (cf. programme en annexe).  Deux modérateurs seront choisis en raison de leur implication dans la lutte contre la dépigmentation artificielle.
Mme Marie Angélique Savané, membre d’honneur de A.I.I.D.A
M El Hadj Ibrahima Sall, président de la commission d’évaluation et de suivi des Politiques et programmes publics

08h30-08h50 Accueil et Installation des invités
08H50-09H Mots de bienvenue
09H-10H 30
09H-09H15
09H15-09H30
09H30-09H45
09H45-10H00
10H00-10H15
10H15-10H30
ère session : aspects médicaux  
Epidémiologie de la DCV
Complications endocriniennes de la DCV
Complications gyneco-obstetricales de la DCV
Points de vue du chimiste  de la DCV
Complications dermatologiques de la DCV
Discussion
I Wone
M A Ndour
M E Faye Diemé
M P Ouattara
F Ly
PAUSE
11H00-11H20
11H20-11H35
11H35-11H50
11H50-12H05
12H05-12H20
éme session : aspects sociaux et réglementaires  
Point de vue de l’Islam
Point de vue de l’Église
Point de vue du sociologue
Publicité des PD au Sénégal
Rôle de la douane dans la commercialisation des PD
Discussion
Sayda Fatou Kane
Abbé  V Nadiack
S Sy Ndiaye
Représentant
Représentant
12H20-12H40 éme session : recommandations 
Lecture des recommandations du mémorandum et clôture de la session
Représentante des associations féminines
12H40-13H00
  • Rencontre avec la presse
Programme et panelistes
Je suis Mendy et je ne serai pas Sénégalais Par François Mendy
Le jeudi 3 octobre, je me suis levé tôt le matin avec l’intention de faire établir la carte nationale d’identité à mon fils âgé de 5 ans. Je me rends ainsi à la Direction de l’automatisation du fichier (DAF) au Plateau. Arrivé sur place, les policiers me font savoir que les dépôts de demande de la CNI ne s’y font plus. Ils m’indiquent que ceux-ci se font désormais à la Cité de la Police à la Médina. Je me rends sur le lieu indiqué. À ce niveau, ils m’orientent vers le Commissariat de Police de Rebeuss. Sans me décourager, je m’y rends. Sur place, je trouve l’agent de police qui m’avait été recommandé. Je lui explique l’objet de ma visite. Il me demande l’extrait de naissance de mon fils et la photocopie de ma CNI. Je les sors et les lui remets. Aussitôt, il me répond que « ce n’est pas possible ». Je lui demande pourquoi ? Il me dit que « c’est comme ça. »
N’ayant rien compris, j’insiste. Je lui demande encore pourquoi ? Sur ce, il me dit que « celui qui vous a dirigé vers moi est informé . » Je le sens mal à l’aise. N’ayant toujours pas compris le motif de son refus de recevoir le dossier, j’insiste pour savoir pourquoi ce n’est pas possible. Et là, il me dit que « Mendy » est un nom à consonance étrangère, et qu’il faut un certificat de nationalité à mon fils né à Kaolack, et âgé de 5 ans. Là, je tombe des nues.
Je suis mieux traité en France que dans mon propre pays
Il m’annonce aussi que les Diallo, Touré, Ba, Gomis, Dacosta, Mané… sont aussi concernés. Je me suis rappelé alors que le consul général du Sénégal à Paris m’avait sorti cette même explication quand j’allais me plaindre auprès de lui, face à ce que je considérais comme une discrimination, quand les Sénégalais qui venaient se faire établir soit le passeport ou la CNI se faisaient refouler du Consulat, alors qu’ils avaient toutes les pièces exigés. Et au moment où ces derniers se faisaient refouler, d’autres, avec les mêmes pièces, étaient reçus et sortaient avec leurs récépissés de dépôt. Du fait de ma position (j’étais à l’époque le Chargé des Élections d’un parti politique en France, et par conséquent, mandataire), beaucoup de compatriotes me saisissaient pour se plaindre du traitement discriminatoire que leur réservait l’administration. Je faisais de mon mieux pour les aider dans leurs démarches. D’autres ont pu ainsi être rétablis dans leur droit. Mais c’était insignifiant par rapport aux complaintes que je recevais. Moi qui suis établi en France, je croyais que j’y étais discriminé. Mais en fait, ce n’est rien par rapport à cette forme d’apartheid qui ne dit pas son nom au Sénégal, dont les minorités comme la mienne et d’autres sont victimes. Mon épouse et moi avons nos certificats de nationalité dans des contextes différents. Pour moi, c’était quand je préparais un concours et ce document y était exigé. Je ne ferai finalement pas le concours parce que je n’avais pas l’âge requis.
Il faut rompre le silence !
Mon épouse et moi sommes exclusivement de nationalité sénégalaise. Si notre enfant n’est pas Sénégalais, que le Gouvernement du Sénégal nous dise de quelle nationalité il est. A moins qu’il veuille en faire un apatride. J’ai une pensée pour ces centaines de milliers d’enfants qui sont dans la même situation que le mien, mais dont les parents n’ont pas le même réseau relationnel et la possibilité de faire entendre leur voix comme moi. J’interpelle le Chef de l’État sur l’existence ou non de cette fameuse loi sur les noms à consonance étrangère. Parce que celle-ci est comme un serpent de mer. Elle semble introuvable. Si elle existe, il est temps de l’abroger car elle est discriminante et est contraire aux engagements internationaux du Sénégal.
Et cette discrimination doit prendre fin. Parce que les Diallo, Koumé, Sylva, Kanté, Diarra, Bocandé, Kouyaté… ont fait face aux colons au même titre que les autres. Ils ont aux plans sportif, académique et universitaire, porté haut le flambeau du Sénégal. Ils sont ministres, députés, maires, directeurs généraux de sociétés nationales, magistrats, hauts cadres dans l’administration, hauts gradés dans l’armée et j’en passe. En quoi ces hommes valeureux ont-ils de moins sénégalais que les autres ? Je ne quémande pas la nationalité sénégalaise pour mon fils. Cependant, je suis obligé de lui chercher un certificat de nationalité comme l’exige cette loi absurde (si elle existe).
A tous ceux et celles qui sont victimes de cette forme apartheid légalisée, je vous invite à rompre le silence. Parce que nous sommes dans une société d’hypocrisie où le « massla » a fait trop de dégâts. Racontez votre histoire par des articles, vidéos et tous autres moyens de communication. A tous ceux qui trouvent injuste le sort qui est réservé à nos enfants, exprimer votre indignation. Votre opinion va compter au moment de prendre des décisions.

Certificat de nationalité pour la CNI : Les « noms dits » de la « discrimination »

https://www.seneweb.com/Alors que Abdoulaye Daouda Diallo était ministre de l’Intérieur, l’ancien ministre Jean Paul Dias se plaignait, sur un plateau de télévision que « le certificat de nationalité soit demandé à certains sénégalais » pour l’obtention de certains documents comme la carte nationale d’identité. Aux yeux de l’homme politique, « c’était illégal et discriminatoire ». Aujourd’hui, c’est au tour de François Mendy de déplorer la même situation, à travers une contribution intitulée: « Je suis Mendy, je ne serai pas sénégalais ». Dans ce texte, il dit s’être rendu au commissariat de police de Rebeuss pour chercher une carte nationale d’identité pour son fils âgé de 5 ans. Sur place, l’agent de police « me demande l’extrait de naissance de mon fils et la photocopie de ma CNI. Je les sors et les lui remets. Aussitôt, il me répond que « ce n’est pas possible ». Je lui demande pourquoi ? Il me dit que « c’est comme ça… » confie Mendy.
« Et là, poursuit le plaignant, il me dit que « Mendy » est un nom à consonance étrangère, et qu’il faut un certificat de nationalité à mon fils né à Kaolack, et âgé de 5 ans. Là, je tombe des nues… Il m’annonce que les Diallo, Touré, Ba, Gomis, Dacosta, Mané… sont aussi concernés ». Scandalisé, François Mendy crie à la discrimination.
Une contribution qui n’a pas tardé à faire réagir l’ancien président du Groupe parlementaire Bby. Moustapha Diakhaté soutient mordicus que Mendy « raconte des contre-vérités ». Pour ce faire, il se fonde sur le code de nationalité.
« Le nom Mendy ne donne ni ne prive de la nationalité sénégalaise. La nationalité sénégalaise est réglée par le Code de nationalité :
« Article 5 Est sénégalais
1°) l’enfant légitime né d’un père sénégalais;
2°) l’enfant légitime né d’une mère sénégalaise et d’un père sans nationalité ou de nationalité inconnue;
3°) l’enfant naturel lorsque celui de ses parents à l’égard duquel la filiation a d’abord été établie, est sénégalais;
4°) l’enfant naturel lorsque celui de ses parents à l’égard duquel la filiation a été établie en second lieu est sénégalais et lorsque l’autre parent est sans nationalité ou de nationalité inconnue. », clarifie l’ancien parlementaire, sur sa page Facebook.
Mais peut dès lors parler de discrimination dans ce genre de situations? Me Baboubar Ndoye n’en est pas convaincu. Joint par « Seneweb », le juriste consultant estime que le « certificat de nationalité est demandé dans certains cas, juste pour des raisons de sécurité. C’est pour avoir une preuve qui certifie la « sénégalité », si besoin est ». La question est dès lors de savoir si c’est nécessaire de généraliser la demande de certificat de nationalité pour tous les sénégalais aspirant obtenir leur CNI ? Le débat est ouvert…

Japon : Le président Macky Sall remporte à Nagoya, au Japon, le Prix Sunhak 2020 pour la paix

http://www.lactuacho.com/ Le président de la République Macky Sall a gagné, samedi à Nagoya, au Japon, le Prix Sunhak 2020 pour la paix institué par la Fédération pour la paix universelle (UPF, en anglais) cofondée et dirigée par la coréenne Hak Ja Han Moon’s.
Le Prix doté d’une enveloppe financière de 500.000 dollars sera remis au chef de l’Etat sénégalais, reconnu comme un modèle de la bonne gouvernance, lors d’un Sommet mondial de l’UPF prévu en février prochain en Corée du sud, nous apprend l’APS.
Macky Sall a été retenu par le comité de sélection qui avait travaillé sur les dossiers de 86 postulants en provenance de 49 pays, a-t-on appris au cours de la conférence de presse du docteur Hak Ja Han Moon’s tenue en marge du Sommet international sur la paix en Asie de l’est.
Le co-lauréat du président sénégalais est Munib A. Younan, un palestinien né à Jerusalem et président-fondateur de la Fédération mondiale luthérienne œuvrant pour une harmonie religieuse entre hébreux, musulmans et chrétiens.
Le Prix spécial fondateur de l’UPF, initié en perspective du 100eme anniversaire de la naissance du défunt Révérend Sun Myung Moon (1920-2012), père de l’Eglise de l’Unification, a été décerné à l’ancien secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon pour le rôle joué dans l’accord de Paris sur l’environnement et le changement climatique.
« Macky Sall a été choisi par le comité pour magnifier ses efforts pour la bonne gouvernance, pour maintenir la stabilité politique, sociale du Sénégal qu’il veut rendre émergent à travers divers projets importants », a expliqué le vice-président de l’UPF Afrique du sud et responsable des relations publiques et des médias, l’ivoirien Mamadou Gaye.
Le président Sall et le religieux Munib Younan succèdent ainsi au patron de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Akinwumi Ayodeji Adesina et au mannequin qui lutte contre les mutilations génitales féminines, la somalienne Waris Dirie, lauréats de 2019. Le Prix a été établi en 2013 par Hak Ja Han Moon’s.Source APS

Présidents africains : le club des mandats au-delà de la limite constitutionnelle [2/2]

L’appel d’Alpha Condé en direction de la diaspora guinéenne aux Etats-Unis a confirmé sa volonté de vouloir embrayer sur un troisième mandat. Si l’appétence pour le pouvoir explique en partie la volonté du professeur-président, il n’est pas exclu que le président guinéen s’inspire de certains de ses pairs qui ont réussi à passer au-delà de la limite constitutionnelle. Ou encore d’autres chefs d’Etat africains qui se verraient bien prolonger leur bail au Palais. Revue non exhaustive des uns et des autres.
Dans le club des chefs d’Etat africains qui souhaitent faire sauter le verrou de la limite constitutionnelle sur leur mandat, certains se sont joué des subtilités juridiques pour obtenir une rallonge. Paul Kagame du Rwanda, Edgar Lungu de la Zambie ou encore Faure Gnassingbé du Togo font partie de ce lot (lire première partie).
Contraints par les circonstances du moment, sous la pression ou de leur volonté propre, d’autres encore ont tout simplement renoncé à une modification de la constitution. Mahamadou Issoufou du Niger, Mohamed Ould Abdelaziz de la Mauritanie l’ont déjà fait sans ambages. La main sur le cœur, Pierre Nkurunziza du Burundi, flanqué du parapluie de Guide Suprême Éternel, Abdel Fattah Al Sissi, aux prises de manifestations réclamant son départ, jurent tous les deux qu’ils feront place à un successeur sans toucher la loi fondamentale.
A la lisière de l’hésitation et du sondage informel en direction de l’opinion publique, il y a aussi le camp de ceux à qui on prête le projet de vouloir rester ou de revenir dans le confort du fauteuil et les dorures du palais. Et certains indices apportent de l’eau au moulin de leurs pourfendeurs.

Alpha Condé : Un locataire sur le départ en quête d’une rallonge

Le soupçon couvait depuis qu’Alpha Condé avait été désigné en 2017, président en exercice de l’Union africaine (UA). A chaque prise de parole, les membres de la garde rapprochée ont surfé sur la vague pour lancer des ballons d’essai en direction de l’opinion publique guinéenne. Retranché dans la tour du silence du Palais Sékhoutouréya, Alpha Condé cherchait sans doute la parade. Jusqu’à ce jour du 22 septembre 2019. Dans l’enceinte de l’ambassade de Guinée à Washington, le président devise avec des membres de la diaspora en marge de sa visite qu’il voulait pourtant très économique.
« Je vous demande de vous organiser et de vous préparer pour le référendum et les élections. Ce qui veut dire que ceux qui n’ont pas leurs cartes d’électeur doivent commencer à se faire recenser», lance le président guinéen. Les applaudissements et hourras qui noient les froncements de sourcils n’ont pas manqué de faire grincer quelques dents lorsque la vidéo se répand dans la toile guinéenne. Pour les sceptiques, la preuve est faite : élu en 2010, puis réélu en 2015, Alpha Condé ne compte pas quitter le palais au terme de son second mandat comme le lui imposent les articles 27 et 154 de l’actuelle constitution d’une limpidité cristalline sur ce verrou de limitation.
Pour contourner l’écueil à sa volonté de ne pas remettre sa quittance de sortie de Sékhoutouréya, l’ancien opposant a confié à Ibrahima Kassory Fofana, son Premier ministre, la mission de mener des consultations pour sonder le peuple, convoqué en arbitre ultime arbitre sur cette aventure. D’abord pourfendeur un temps des tripatouillages constitutionnels, le président sortant guinéen semble avoir adopté la technique de ceux qu’il aura politiquement combattus pendant plus d’un quart de siècle. En août dernier, son invitation en France au 75e anniversaire du débarquement avait fourni à Emmanuel Macron une occasion de sonder les intentions d’Alpha Condé et de le sensibiliser sur les risques politiques.
Ni la pression des Etats-Unis, ni celle de la rue, encore moins celle d’une opposition décidée à en découdre avec le projet présidentiel ne découragent le président guinéen. Les rancunes accumulées au cours des deux derniers quinquennats ont sans doute endurci le clan au pouvoir à pousser dans le sens d’une prolongation de mandat.
Pourtant, s’il veut rester au pouvoir, Alpha Condé devra faire basculer la Guinée dans une nouvelle République. Pour convaincre les puissances étrangères encore réticentes au changement de constitution, Alpha Condé joue la carte de la diversification des partenaires (Chine, Russie) dans les secteurs très stratégiques des mines (alumine, or, fer..) et du gaz. Suffisant pour faire obtenir un sursis au locataire sur le départ ?

Joseph Kabila : l’au revoir du Poutine de l’Afrique

Est-ce le poids du deuil de Laurent Désiré Kabila, son père, dont l’assassinat inopiné lui était imputé par les mauvaises langues ? Ou encore la charge méditative sur ses futures responsabilités à la tête d’un pays rongé par la guerre ? Jusqu’à cette fin de matinée du 26 janvier 2001 à Kinshasa où il prête serment, la main sur le décret-loi rédigé par son père inhumé trois jours plus tôt, personne n’explique le silence de ce jeune homme de 29 ans qui vient de prendre les rênes d’un pays aussi immense que stratégique.Proclamé président le 24 janvier au lendemain des funérailles du patriarche, Joseph Kabila arrive au pouvoir dans la furtivité d’une tragédie au sommet de l’Etat.
Une semaine auparavant, le Palais de marbre à Kinshasa est la scène d’un poignant « parricide ». En pleine audience avec un conseiller, Laurent Désiré Kabila est arrosé de trois balles par un « kadogo », un de ses nombreux enfants-soldats qui ont accompagné son entrée triomphale dans la capitale après la chute du maréchal Mobutu Seseko. Général de brigade alors à la tête de l’armée de terre, Joseph Kabila se trouve à Lubumbashi dans le Katanga. Sous une pluie battante, il embarque à bord d’un avion militaire et rejoint la Clinique Ngaliema où son père est soigné avant d’être évacué au Zimbabwe.
A la réunion de crise consécutive à ce qui n’est pas encore un assassinat, Pierre Victor Mpoyo, l’argentier de la RDC sort le nom de Joseph Kabila, retranché au camp de Tshashi. Ne voulant pas porter la responsabilité de la liquidation du Mzee, Gaëtan Kakudji, son cousin, et d’Eddy Kapend, le numéro 2 du régime, refusent la proposition de lui succéder. Joseph Kabila est désigné pour assurer l’intérim. De Paris à Bruxelles en passant par Washington, les capitales occidentales qui ont tourné casaque, estiment que ce jeune soldat presque glabre qui bafouille pour ses discours, sera plus docile. Complaisant au début, il n’en sera rien par la suite. Joseph Kabila est élu en 2006 puis réélu en 2011, chaque fois en se jouant de la division de l’opposition mais aussi de la constitution sans remontrances fortes.
Malgré la fin officielle de son second mandat, le plus jeune chef d’Etat en exercice en Afrique d’alors va rester deux ans de plus au palais, ce que les Congolais ont baptisé, le « glissement ». A la présidentielle de 2018, la technique se heurte à la pression de la communauté internationale. Un temps, Joseph Kabila avait imaginé un jeu de chaises musicales russes en plaçant sur le fauteuil, un « dauphin » le temps de l’intermittence avant de revenir au pouvoir. Finalement, il va passer la main à Félix Tshisekedi lors de la première transition démocratique pacifique en RDC. Mais les accusations d’inversion des résultats des urnes au profit d’un opposant-marionnette fusent, soutenues par l’Eglise.
« Je préfère ne pas vous dire au revoir, je vous dis à bientôt », lance le président congolais à ses homologues au dernier sommet de la SADC auquel il participe. Auparavant, il a bien rappelé que la constitution congolaise autorisait les mandats par intermittence. Avec une majorité écrasante au Parlement, dans les exécutifs provinciaux, le « Président honoraire » de la RDC sous le dais de sénateur à vie, ronge son frein dans son ranch en attendant la présidentielle de 2023. Le «Poutine de l’Afrique» n’a pas encore fait ses adieux. Il compte bien revenir.

L’Afrique de l’Ouest : une poudrière de scrutins à haut risque

L’Afrique de l’Ouest est assise sur une poudrière de scrutins à haut risque de déstabilisation pour la région la plus intégrée du Continent. En Guinée-Bissau, la présidentielle prévue fin novembre réunit tous les critères d’une crise politique imprévisible dans ce pays connu pour son instabilité politique. A Conakry, chez le voisin, la date présidentielle de 2020 pourrait bien être sacrifiée sur l’autel d’un référendum ou d’un changement de la constitution avalisé par les députés.
En 2020 en Côte d’Ivoire, il faudra bien solder les comptes de la crise post-électorale de 2010, de même que certaines rancunes de chameaux qui remontent à la querelle sur la succession d’Houphouët-Boigny. La même année au Togo, Faure Gnassingbé va jouer la perpétuation du legs de son père, après s’être assuré une confortable majorité dans un Parlement qui lui a réinitialisé en catimini le compteur du nombre de ses mandats.
A couteaux tirés avec son ancien parti, Adama Barrow de la Gambie a décidé de passer outre sa promesse de ne rester au pouvoir que 3 ans avant de remettre son fauteuil en jeu. « Rendez-vous en 2021» semble donc dire le tombeur de Yahya Jammeh. Après sa renonciation à son projet de mandat unique, Patrice Talon du Bénin lui aussi n’a toujours pas dit s’il comptait s’arrêter à 5 ans de bail au Palais de la Marina.

Alassane Ouattara et Macky Sall: le flou dans le brouillard

Au milieu de la cocotte-minute politique ouest-africaine, les seuls cas qui s’entourent d’un flou dans le brouillard sont ceux d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et de Macky Sall au Sénégal. Pour le premier, l’agenda politique a bousculé l’assurance d’une retraite paisible: rupture d’alliance avec le PDCI d’Henri Konan Bédié, brouille avec Guillaume Soro qui a soutenu son arrivée au pouvoir, amnistie de Simone Gbagbo, acquittement retardé de Laurent Gbabgo, son éternel ennemi politique.
Depuis des mois, il plane comme un air de pré-campagne électorale sur le géant économique d’Afrique de l’Ouest. Après le lancement de la machine du RHDP, le président sortant ivoirien a entamé un road show dans le pays, n’hésitant pas à chasser sur les terres de ses concurrents éventuels. Arrivé au pouvoir en 2010, Alassane Dramane Ouattara (ADO) n’a pas fini son second mandat qu’il a déjà révisé la constitution qui fait entrer la Côte d’Ivoire dans la « Troisième République».
Au milieu du tiraillement juridique qui traverse la Côte d’Ivoire, ADO peut-il se présenter à un troisième mandat? Lui hésite, pris de doutes entre son envie de passer le relais à une nouvelle génération et sa volonté d’apaiser le pays en menant une transition pacifique face aux appétences des barons de la revanche politique. L’épilogue de cette telenovela à la trame ivoirienne n’est pas encore connu. C’est que le demi-taiseux ne distille ses circonvolutions qu’avec lésinerie pour brouiller les pistes. Jusqu’à quand ?
Au Sénégal, Macky Sall a clos le débat en se prononçant en faveur d’un respect de la limite à deux. Le chef de l’Etat sénégalais n’a semble-t-il pas voulu répéter le précédent d’Abdoulaye Wade qui s’était présenté à un troisième mandat, sans remporter le scrutin en 2012. Arrivé cette année même au pouvoir, son successeur avait été élu pour un septennat puis réélu en 2019 pour un quinquennat. C’est qu’entre temps, la révision constitutionnelle de 2016 avait ramené la durée à 5 ans. Le premier mandat est-il comptabilisé dans le décompte de la nouvelle loi fondamentale? Pour combler le vide d’une clarification présidentielle, les opposants l’ont rempli de rumeurs sur un troisième mandat.
La prochaine présidentielle prévue pour 2024 est encore loin. Mais les radars détectent déjà des indices à un troisième mandat de Macky Sall. La piste est lancée lorsque, dans un court exercice de vulgarisation de la fonction présidentielle, le site de la Présidence pose une question et glisse cette phrase un peu trop complète. « Le mandat du Président de la République est de cinq ans, renouvelable une fois ». Classique jusqu’à cette précision qui cristallise les doutes. « Cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire ou l’adoption d’une nouvelle Constitution », complète le site.
Pour compléter le faisceau d’indices, l’on rappelle la mise en place de l’hyper-présidence, justifiée par le « fast-track », cette volonté d’alléger le circuit administratif. Au moment où aucun successeur confirmé n’est encore désigné dans le camp au pouvoir, la question d’une nouvelle entrée en lice de Macky Sall pour éviter la dislocation de son parti est encore plus qu’agitée. A la décharge du maître du Palais de la République, la libération ou le retour annoncé d’opposants change la donne politique sur un troisième mandat. Mais cela ne convainc pas encore les incrédules. Macky Sall a encore 5 ans pour apporter sa réponse du berger à la bergère.Par Ibrahima Bayo Jr.  |  afrique.latribune

DÉCRISPATION-GESTION DES RESSOURCES ÉNERGÉTIQUES ET DE SENELEC : MAKHTAR CISSÉ DIT TOUT

NETTALI.COM – Au cours de l’émission “Jury du Dimanche de ce dimanche 6 octobre 2019, Mouhamadou Makhtar Cissé, Ministre du Pétrole et des Energies est revenu tous les sujets concernant son secteur. De la gestion du Pétrole-gaz en passant par les contrats pétroliers-gaziers, le partage des bénéfices jusqu’à la question du contenu local, il a répondu à toutes les questions de Mamoudou Ibra Kane sur I-TV et I-télé. Le ministre n’a toutefois pas manqué d’évoquer la question du dialogue national et sa gestion de Senelec.

Makhtar Cissé : « La question de l’après Macky ne doit pas se poser »

https://www.seneweb.com/Il est souvent cité parmi les potentiels successeurs de Macky Sall. Ceux qui ont instauré le débat sur « l’après-Macky » le voient comme un vrai challenger. Mais, Mouhamadou Makhtar Cisse, puisque c’est lui qu’il s’agit, juge « malsain » ce débat. « Non, ce débat ne m’inspire pas. Et, il ne peut pas m’inspirer », a-t-il répondu à Mamoudou Ibra Kane qui lui a Interpellé sur la question, à l’émission, Jury Du Dimanche. Pour lui, cette question, non seulement, elle est prématurée, mais elle ne devrait même pas se poser au sein de coalition présidentielle. « La question de la succession du président Macky Sall ne doit pas se poser, en tout cas, pas au sein du gouvernement. Elle ne doit pas aussi se poser au sein de la majorité qui gouverne », a-t-il déclaré.
Pour Makhtar Cisse, les priorités sont ailleurs. « On veut en permanence amener les Sénégalais à des débats de carrière, de personne, alors qu’il faudrait avoir la perspective du pays et de son avenir », a-t-il souligné.
Même si l’après Macky Sall interpelle tous les Sénégalais, parce qu’il va arriver, le ministre du Pétrole et des Énergies pense que cela devrait être discuté à l’interne sur initiative de leur patron, Macky Sall. « Le moment venu, la discussion devrait se faire en interne et sur initiative exclusive du président de la République », note Makhtar Cisse qui soupçonne les absents sur la  »short liste » d’être derrière ce débat. C’est un débat qui peut nuire au pays, beaucoup plus, qu’aux acteurs qui sont souvent cités. Parce qu’il y a beaucoup d’absents sur les listes qui circulent. Est-ce que ce ne sont pas ces absents qui organisent ce débat ? Je ne vais pas faire un déni. Je vois mon nom circuler tous les jours sur les listes alors que moi je suis un haut fonctionnaire, Inspecteur général d’Etat. Le président de la République m’a investi de sa confiance. Il m’a trouvé Directeur général des Douanes, nommé par son prédécesseur, il m’a confirmé à ce poste. Il m’a nommé ministre du Budget, Directeur de son Cabinet, Dg de Senelec et aujourd’hui ministre du Pétrole et des Energies. Vous pensez que, j’ai le droit et l’indélicatesse de penser à autre chose qu’à être loyal envers cet homme, travailler avec lui et réussir les missions qui me sont confiées, quand on a le privilège de faire autant dans ce secteur aussi sensible pour son pays ? J’appelle à un sursaut pour bâtir un consensus fort autour du président de la République à travers le dialogue national auquel il a convié l’ensemble des acteurs de la vie nationale », a plaidé Makhtar Cissé.

Succession de Macky Sall : Makhtar Cissé garde le suspens..

http://dakarmatin.com/Il est souvent cité parmi les potentiels successeurs de Macky Sall. Ceux qui ont instauré le débat sur « l’après-Macky » le voient comme un vrai challenger. Mais, Mouhamadou Makhtar Cisse, puisque c’est lui qu’il s’agit, juge « malsain » ce débat. « Non, ce débat ne m’inspire pas. Et, il ne peut pas m’inspirer », a-t-il répondu à Mamoudou Ibra Kane qui lui a Interpellé sur la question, à l’émission, Jury Du Dimanche. Pour lui, cette question, non seulement, elle est prématurée, mais elle ne devrait même pas se poser au sein de coalition présidentielle. « La question de la succession du président Macky Sall ne doit pas se poser, en tout cas, pas au sein du gouvernement. Elle ne doit pas aussi se poser au sein de la majorité qui gouverne », a-t-il déclaré.
Pour Makhtar Cisse, les priorités sont ailleurs. « On veut en permanence amener les Sénégalais à des débats de carrière, de personne, alors qu’il faudrait avoir la perspective du pays et de son avenir », a-t-il souligné.
Même si l’après Macky Sall interpelle tous les Sénégalais, parce qu’il va arriver, le ministre du Pétrole et des Énergies pense que cela devrait être discuté à l’interne sur initiative de leur patron, Macky Sall. « Le moment venu, la discussion devrait se faire en interne et sur initiative exclusive du président de la République », note Makhtar Cisse qui soupçonne les absents sur la  »short liste » d’être derrière ce débat. C’est un débat qui peut nuire au pays, beaucoup plus, qu’aux acteurs qui sont souvent cités. Parce qu’il y a beaucoup d’absents sur les listes qui circulent. Est-ce que ce ne sont pas ces absents qui organisent ce débat ? Je ne vais pas faire un déni. Je vois mon nom circuler tous les jours sur les listes alors que moi je suis un haut fonctionnaire, Inspecteur général d’Etat. Le président de la République m’a investi de sa confiance. Il m’a trouvé Directeur général des Douanes, nommé par son prédécesseur, il m’a confirmé à ce poste. Il m’a nommé ministre du Budget, Directeur de son Cabinet, Dg de Senelec et aujourd’hui ministre du Pétrole et des Energies. Vous pensez que, j’ai le droit et l’indélicatesse de penser à autre chose qu’à être loyal envers cet homme, travailler avec lui et réussir les missions qui me sont confiées, quand on a le privilège de faire autant dans ce secteur aussi sensible pour son pays ? J’appelle à un sursaut pour bâtir un consensus fort autour du président de la République à travers le dialogue national auquel il a convié l’ensemble des acteurs de la vie nationale », a plaidé Makhtar Cissé.

LA GAUCHE MALADROITE

https://www.ferloo.com/ Très actifs dans les combats pour la démocratie et une juste répartition des ressources, les partis de Gauche, en accointance avec les différents régimes, ont peu à peu perdu de leur superbe.
Très actifs dans les combats pour la démocratie et une juste répartition des ressources, les partis de Gauche, en accointance avec les différents régimes, ont peu à peu perdu de leur superbe. Phagocytés ces 20 dernières années par l’hyper-puissance du Libéralisme, ils semblent se plaire dans cette situation malgré de timides tentatives de bouleverser l’ordre établi et de reconstituer cette force qui se conjugue au passé.
Le constat est implacable : Les partis de gauche sont en crise. C’est un euphémisme que de l’affirmer, car les militants de l’idéologie marxiste-léniniste se sont dilués dans les grandes coalitions qui ont porté au pouvoir les Libéraux. Me Abdoulaye Wade et Macky Sall ont eu leur part des forces de Gauche dans leur marche vers la conquête du pouvoir auquel ils n’ont jamais pu accéder, malgré leur discours et les sacrifices consentis comme la clandestinité pour l’avènement de la démocratisation du pays. Aux avant-postes lors des grandes manifestations aux relents de révolution, la Ligue démocratique (Ld), Parti de l’indépendance et du travail (Pit), And jef/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (Aj/Pads) sont réduits à des porteurs d’eau pour des Libéraux. Et non plus cette Gauche-caviar qui peut illuminer une compétition électorale. Ces rapports avec le pouvoir d’incarnation libérale n’ont pas manqué de participer à la déliquescence de ces formations politiques qui essaient de renaître de leurs cendres. Comme le Phénix… Mais les initiatives de reconstituer la puissance de la Gauche, à travers la Confédération pour la démocratie et le socialisme (Cds), risquent de buter sur la realpolitik. Tant les intérêts des différents pôles sont divergents.
Leader d’And jef/Mouvement pour la révolution et la démocratie nouvelle (Aj/­Mrdn) en 1981, un parti qui venait de sortir de la clandestinité, Landing Savané a été longtemps au premier rang des luttes sociales. Des jeunes comme un certain Macky Sall sont même tombés sous le charme en y adhérant au début des années 80. Cependant, cela ne se traduisait jamais aux élections présidentielles de 1988 et de 1993 (0,25% et 2,91%) malgré le soutien de Mamadou Dia, ex-président du Conseil. «Nous avions fait une excellente campagne avec Mimi Touré comme porte-parole du candidat Lan­ding Savané, mais surtout avec de bonnes propositions en 1993», se remémore Sidiki Daff, enseignant et ex-militant d’Aj/­Pads. Là constitue le mal de la Gauche : conquérir et exercer le pouvoir.
Finalement, le parti de Landing Savané s’est divisé en pôles. Savané dirige aujourd’hui Aj/Pads/­Authen­tique (allié de Macky Sall), Mamadou Diop Decroix, son ex-compagnon de lutte, qui a hérité du nom originel du parti, est dans l’opposition. Mazide Ndiaye, l’un des adjoints du général Mamadou Niang au sein de la Commission du dialogue politique, s’active dans l’expertise électorale, donc dans la Société civile. Madièye Mbodj, leader de Yoonu askanwi, continue à incarner les idéologies de Gauche. Mais son discours est presque inaudible alors que Bassirou Sarr a créé le parti Aj/Niax jarinu. Un émiettement des forces qui dévoile des contradictions électoralistes qui ont fini d’absorber les idéologies.
La Ligue démocratique n’a jamais été un parti de masse. Mais le charisme de son leader Abdoulaye Bathily rendait cette formation politique incontournable dans l’espace politique. Contrairement à Aj/Pads qui ne s’est jamais remis de son alliance avec Wade en 2000, la Ld est revenue au premier plan après son divorce avec le régime libéral. Pas pour longtemps. Allié de Macky Sall, ce parti s’est affaibli et la scission est intervenue en 2017 avec la création de la Ld-debout qui refuse le compagnonnage avec la coalition Benno bokk yaakaar. Entre-temps, Bathily et Mamadou Ndoye sont partis et ne cachent plus leur dépit. «Ce qui est important pour nous, c’est de participer à la transformation sociale du pays. On peut le faire en ayant un candidat qui gagne ou en participant à une coalition victorieuse. La Ld refuse de faire dans ‘’l’idéologisme’’, le dogmatisme. Cela n’a pas de sens de dire que coûte que coûte à toutes les élections, la Gauche doit avoir un candidat. Nous sommes des acteurs politiques qui prennent la réalité avant de prendre des décisions», justifie Moussa Sarr, porte-parole de la Ld, rappelant l’importance des forces de Gauche dans l’avènement de Me Abdoulaye Wade au pouvoir.

Héritiers : Pastef, France dégage, Aar li ñu bokk…

«Mais le pouvoir absolu corrompt absolument», disait Alpha Blondy. Si Mamadou Diop Decroix précise que les partis de Gauche ont très tôt méprisé l’argent, la Ld fait exception à cette règle. En 2017, Mamadou Ndoye révèle que le Président Macky lui octroyait un salaire de 4 millions uniquement en tant secrétaire général d’un parti allié à la mouvance présidentielle. Cette sortie avait quelque peu mis un sérieux coup à la crédibilité des partis de Gauche. Malgré ce constat peu reluisant, l’optimisme est de mise. «La victoire du Libéra­lisme n’est pas sénégalaise, elle est mondiale. Il y a eu une période où le bloc socialiste s’était effondré, cela devait forcément avoir des conséquences ici et ailleurs. Mais cela va repartir parce que le Libéralisme, la bourgeoisie, l’oppression, l’exploitation, c’est l’échec. Toute exploitation produit une contraction, une résistance et toute résistance, si elle s’enracine dans les masses populaires, aboutit à une victoire. Je suis fondamentalement optimiste. Je pense que demain ce sera de nouveau la victoire des forces progressistes», prophétise Landing Savané aujourd’hui vice-président du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct).
Orphelin de sa figure de proue, le Parti de l’indépendance et du travail se morfond dans Benno bokk yaakaar. Avec un ministre et un député, ce parti de Gauche est un acteur du régime actuel, dont il a soutenu le leader lors des deux dernières Présiden­tielles. En 2015, une tentative de regroupement des partis de Gauche a été portée sur les fonts baptismaux. Aujourd’hui, seuls les partis proches du pouvoir animent la Confédération pour la démocratie et le socialisme (Cds) qui est sortie de sa léthargie depuis août dernier, car Madièye Mbodj et Mamadou Ndoye de la Ld-debout sont dans l’opposition. A la place, ce sont des partis comme Pastef et des mouvements sociaux comme Aar li ñu bokk, France dégage qui prennent le flambeau de la contestation. Une aube nouvelle. (Le Quotidien)

Macky tire sur l’opposition : « Ils critiquent et inventent pour discréditer notre action »

https://www.seneweb.com/Le président Macky Sall, qui clôturait une rencontre organisée par le Cercle de réflexion républicain, a listé les réalisations faites sous son magistère. Il en a profité pour égratigner son opposition.
« Nous avions trouvé du xuy xamathie »
« Sur l’énergie, nous avions trouvé, qu’on le veuille ou non, une situation extrêmement difficile pour l’électricité. Je ne dirai pas du « xouy xamathie » mais bon, en tout cas, c’était difficile. Parce que de 2012 à maintenant, nous avons fait plus de capacités que le Sénégal n’en a jamais fait auparavant. Ce, grâce à l’ingéniosité de nos politiques publiques. »
« Nous ne sommes pas de la même catégorie »
« Cela a permis à la Senelec d’être aujourd’hui à 1300 Mégawatts. Ce qui fait plus d’un Gigawatt. Le Sénégal n’a jamais connu de Gigawatts. C’est avec nous que c’est arrivé. Il est important de fixer les ordres de grandeur. Nous ne sommes pas de la même catégorie qu’eux. Et si les catégories ne sont pas les mêmes, on a beau dire… (Il ne termine pas). Donc il faut se concentrer et ne pas se laisser divertir. »
« Wolof Ndiaye néna, fuleu moy diay daxaar »
« Ceux qui parlent doivent parler, c’est leur rôle. C’est normal qu’ils parlent, qu’ils critiquent, qu’ils inventent, ils veulent discréditer notre action pour que les populations se détournent de nous et qu’ils puissent accéder au pouvoir. C’est normal, c’est ce qu’ils veulent. Mais qu’on ait la détermination de garder ce que nous avons et travailler pour les populations. « Olof Ndiaye néna fuleu moy diay daxaar ». Donc quand même défendons ce que nous avons fait. »

Karim Hésite… Il N’a Pas Confiance

https://www.xibaaru.sn/On parle de réconciliation entre Macky et son mentor politique, Abdoulaye Wade. Et les retombées de ces retrouvailles devraient aboutir au retour de Karim Wade et à son amnistie. Certains journaux et sites locaux ont commencé a évoqué le retour de Karim Wade. D’autres disaient que « Karim a fait sa valise ». Mais loin de là…Des sources bien introduites nous affirme tout le contraire.
Karim n’a pas confiance
« Karim croit à la sincérité des autorités religieuses et de son père…Mais il n’a pas confiance à Macky Sall » selon un conseiller de Karim. « Karim veut bien rentrer mais il risque encore la contrainte par corps en ce qui concerne l’amende qui lui a été infligé par la CREI*…c’est pour cela qu’il a décidé d’attendre » ajoute-t-il.
Karim attend l’amnistie
Tout l’entourage de Karim est unanime sur une seule chose : l’amnistie avant le retour. « Karim a décidé d’attendre d’être amnistié avant de rentrer sinon il ne va pas se jeter dans la gueule du loup Macky Sall ».
Selon les Karimistes, « Karim va rentrer mais avec dignité et ceci sous-entend l’amnistie ». Tout ceci résume le manque de confiance de l’entourage de Karim Wade qui veut être prudent. « Macky Sall a montré sa haine vis-à-vis de Karim depuis 2013 et il est allé jusqu’à l’exiler. Donc pourquoi devrions-nous croire à cet homme tout simplement sur une poignée de main avec Me Abdoulaye Wade ? »

Khalifa SALL À Serigne Mansour SY Djamil : «Ils M’ont Sorti De Rebeuss Par Force»

http://www.walf-groupe.com/L’ancien maire de Dakar continue ses visites de courtoisie qui l’ont mené ce vendredi chez Serigne Mansour SY Djamil. Une rencontre au cours de laquelle, Khalifa SALL est revenu sur les conditions de sa libération.
«À la prison (Ndlr : Rebeuss), on m’a foutu dehors. On m’a demandé de sortir, j’ai catégoriquement refusé, parce que je n’ai pas demandé la grâce. C’est ainsi qu’ils m’ont pris avec mes bagages pour me mettre dehors», dit-il à son hôte, repris Les Échos.
Poursuivant, l’ancien responsable socialiste de revenir sur le deal qu’on lui aurait proposé. «On m’a proposé un marché que j’ai refusé, car je n’ai pas peur de la prison. Il n’y a que des humains là-bas. L’essentiel, c’est de garder sa dignité», affirme-t-il.

Khalifa Ababacar Sall effectue une visite à Touba

http://lesoleil.sn/ Khalifa Ababacar Sall, ancien maire de la ville de Dakar s’est rendu ce vendredi à Touba. Cette visite intervient six jours après sa libération de prison. L’ex premier magistrat de la capitale Sénégalaise a bénéficié d’une grâce présidentielle, ce qui lui a permis de recouvrer sa liberté. A la tête d’une forte délégation, M. Sall va visiter différents foyers religieux de la ville sainte de Touba, capitale du Mouridisme. Khalifa Sall est notamment accompagné de Mbaye To

Khalifa Sall à Touba : «j’ai reçu vos prières et ce qui s’est passé est derrière nous. C’est la raison pour laquelle nous sommes venus avec un coeur rempli de bonheur»

https://actusen.sn/Accompagné d’une forte délégation, l’ex maire de Dakar était ce vendredi à Touba où il a été reçu par le Khalife Général des Mourides Serigne Mountakha Mbacké. Après son entretien avec le petit fils de Cheikh Ahmadou Bamba, Khalifa Sall a eu un tête-à-tête avec le porte-parole du Khalife Serigne Bass Abdou Khadre pour adresser ses remerciements à Touba.
«J’ai reçu vos prières et j’ai eu écho du soutien que vous m’avez apporté et je suis venu ici pour faire part de la reconnaissance que j’ai envers Dieu. Nous sommes des musulmans et nous avons foi en lui. Nous ne doutons guère que ce qui m’est arrivé relève de la volonté divine. Ce qui s’est passé est derrière nous. C’est la raison pour laquelle nous sommes venus avec un coeur rempli de bonheur».

Khalifa Sall : «À la prison, on m’a foutu dehors avec mes bagages. On m’a demandé de sortir,j’ai catégoriquement refusé, parce que je n’ai pas demandé la grâce»

https://actusen.sn/ Khalifa Sall poursuit ses visites auprès des familles religieuses. Et hier avant son départ dans la ville sainte de Touba, le député maire-déchu a rendu visite à Serigne Mansour Sy Djamil. Sur place, informe le journal «Les Echos», il a fait des révélations sur son séjour en prison et les conditions dans lesquelles il a quitté Rebeuss.
«À la prison, on m’a foutu dehors. On m’a demandé de sortir, j’ai catégoriquement refusé, parce que je n’ai pas demandé la grâce. C’est ainsi qu’ils m’ont pris avec mes bagages pour me mettre dehors», a-t-il révélé.
Mais il ne s’est pas arrêté là car l’ancien maire de Dakar a laissé entendre qu’il y avait un deal qui lui aurait été proposé pour lui éviter la prison. «On m’a proposé un marché, j’ai refusé. Je n’ai pas peur de la prison, il n’y a que des humains là-bas. L’essentiel, c’est de garder sa dignité», a dit l’ancien maire de Dakar.

Khalifa Sall chez Djamil : «On m’a proposé un marché j’ai refusé…On m’a jeté de la prison»

https://www.jotaay.net/Avant de se rendre à Touba Khalifa Sall, l’ex-maire de Dakar est allé rendre visite à Serigne Mansour Sy Djamil. Sur place, il a fait des révélations de taille sur son séjour en prison et les conditions dans lesquelles il a quitté Rebeuss. «A la prison, on m’a foutu dehors. On m’a demandé de sortir, j’ai catégoriquement refusé, parce que je n’ai pas demandé de grâce. C’est ainsi qu’il m’ont pris avec mes bagages pour me mettre dehors», a-t-il révélé. Mieux, Khalifa Sall confirme tous ceux qui parlaient de deal qui lui aurait été proposé, pour lui éviter la prison. «On m’a proposé un marché, j’ai refusé. Je n’ai pas peur de la prison, il n’y a que des humains. l’essentiel c’est de garder sa dignité», soutient l’ancien maire de Dakar. Qui ajoute : «Ce qui fait notre force, c’est notre foi. On ne peut croire en Serigne Babacar et avoir des problèmes, à moins que notre foi ne soit pas trempée». Parlant du Parti socialiste, Khalifa Sall insiste sur son antériorité au parti par rapport à tous les responsables qui y sont actuellement. «Depuis 1984 je suis membre du bureau politique. Tous ceux qui y sont aujourd’hui m’y ont trouvé. Je connais bien l’Etat», dit-il.

 Touba : Abdoulaye WILANE Talonne Khalifa SALL Chez Le Khalife

http://www.walf-groupe.com/La capitale du mouridisme a été le lieu d’une rivalité socialo-socialiste. Une délégation conduite par Khalifa Sall et une autre par le député et porte-parole du Ps Abdoulaye Wilane ont été reçues séparément par le Khalife général des mourides.
Il y a eu un chassé-croisé socialiste, hier vendredi dans la capitale du mouridisme. Les deux camps socialistes rivaux s’y sont rendus. Khalifa Sall et sa délégation ont effectué la prière du vendredi dans la grande mosquée de la ville. Ensuite ils ont été reçus en audience par le khalife général des mourides. Ce déplacement à Touba de l’ancien maire de Dakar entre dans le cadre de sa série de visites de remerciements et de courtoisie auprès des familles religieuses qui ont participé chacune à sa manière à sa libération. Khalifa Sall s’est donc rendu à Touba pour remercier le khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké pour le rôle qu’il a joué pour sa libération, dimanche dernier. On se rappelle également de sa halte à la mosquée Massalikul Jinaan le jour de sa libération. Après Touba, il devrait ensuite se rendre à Tivaoune, la capitale de la tidyania et dans d’autres capitales religieuses. Hasard du calendrier ou pas, en début d’après-midi, le porte-parole et député socialiste Abdoulaye Wilane, qui incarne la direction actuelle du parti contrôlée par Aminata Mbengue Ndiaye informe qu’une forte délégation du parti  est en route sur Touba pour le troisième jour  de Sokhna Diouma Sèye,  défunte mère de Serigne Mourtada Fallilou. Outre Abdoulaye Wilane, cette délégation est  composée du député Mame Bounama Sall, secrétaire général des jeunesses socialistes, Dib Kor, secrétaire général du Mouvement des étudiants et élèves socialistes (Mees), Cheikh Sadibou Sèye, le secrétaire permanent du Ps, de Mamadou Wane secrétaire politique, Hamade Ndiaye, membre Vision socialiste, Mame Amadou Samba, maire de Camberène, du professeur Babacar Sarr  Ouakam, responsable du réseau des universitaires socialistes, de Samba Aly Ba, Directeur de cabinet du défunt Ousmane Tanor Dieng au Hcct et de Morane Guèye, responsable Ps du département de Mbacké. Cette délégation a également été reçue par le khalife général des mourides. Ainsi, la rivalité pour le contrôle du Ps s’est déplacée le temps d’un après-midi dans la capitale du mouridisme, chaque camp espère avoir un soutien de taille et entrer dans les bonnes grâces de l’influent Khalife général des mourides. Les deux délégations ont fortement médiatisé les rencontres avec des publications sur les réseaux sociaux des audiences. Mais le guide religieux semble avoir renvoyé dos à dos les deux délégations. Il s’est contenté de prier pour elles, comme il a l’habitude de faire lorsqu’il reçoit des hommes politiques.Charles Gaïky DIENE

ME DEMBA CIRÉ BATHILY : «L’amnistie pour Khalifa Sall pas suffisante…Il n’a jamais demandé de grâce… Son procès suivait un agenda politique»

https://www.dakaractu.com/Si Khalifa Sall a choisi de dire au Khalife Général des Mourides et à son porte-parole que l’histoire de son emprisonnement appartenait déjà au passé, son avocat, lui, voit les choses d’un autre œil. Demba Ciré Bathily estime que son client mérite d’être rétabli dans ses droits. Invité du Grand Jury de ce dimanche, l’avocat qui précise, une fois de plus, que l’ancien maire de Dakar n’a jamais introduit une demande de grâce, martèle que même une amnistie ne serait pas suffisante pour rétablir son honorabilité.
 »Khalifa Sall n’aurait dû jamais aller en prison. Même une amnistie ne suffirait pas… Il doit être rétabli dans l’intégralité de ses droits. Vous ne pouvez convaincre aucun Sénégalais que Monsieur Khalifa Sall a pris la somme d’un milliard… L’État doit rétablir le préjudice causé et le rétablir dans ses droits. » Me Demba Ciré Bathily de s’estimer convaincu que Khalifa Sall a été victime d’un agenda politique aux projets bien clairs.  »C’est l’un des procès, dira-t-il, les plus rapides de l’histoire du Sénégal. Ce procès suivait un agenda politique. »
Cet agenda, pour lui, visait entre autres objectifs, à le juger, à le démettre de ses fonctions de maire de Dakar, de député à l’Assemblée nationale et à l’empêcher de prendre part à la dernière présidentielle.
L’avocat qui a été cherché son client dimanche dernier (une semaine jour pour jour) à Rebeuss  dira avoir eu l’information de la libération de ce dernier à travers les réseaux sociaux. Il avouera aussi avoir été le chauffeur de circonstance. Un statut qui lui aura permis de découvrir combien les Sénégalais aimaient Khalifa Sall.  »  Voir toutes ces populations qui attendaient, voir la ferveur populaire qui accompagnait la libération de Khalifa Sall (…). Je me suis rendu compte combien l’homme était aimé. Khalifa Sall est une personne qui incarne la dignité et l’honorabilité humaine dans toutes ses dimensions. » Par rapport à l’étape de Massalikoul Jinaan où l’ancien maire de Dakar a eu une accolade avec Serigne Mbackyou Faye, il se limitera à dire que c’est  »la route naturelle. »
Il démentira l’information selon laquelle il y aurait eu une brouille avec son collègue Me Khassimou Touré…

l’ancien Premier ministre, Mouhamed Boune Abdallah Dionne va beaucoup mieux

http://www.lactuacho.com/Des nouvelles rassurantes de l’ancien premier ministre, en voilà ! Oui, d’après les propos rapportés par nos confrères du groupe Igfm, Mouhamed Boune Abdallah Dionne va beaucoup !
Etabli en France depuis plusieurs semaines pour des soins médicaux, l’homme avait alamrmé beaucoup de Sénégalais, surtout avec les réseaux sociaux prompts à partager de mauvaises nouvelles.
Nos confrères rapportent que l’ancien Premier ministre, a indiqué que « s’il est debout aujourd’hui  c’est grâce à Dieu et mon homonyme.
« Je me sens bien. Je dois aussi des remerciements au Président de la République pour son soutien. Je suis de retour avec un engagement total pour le travail », a-t-il dit.
Il a aussi ajouté : « J’ai connu des moments difficiles de santé. J’étais absent pendant un mois dix jours (ce) qui m’a paru dix années. Nous sommes des humains, parfois il arrive qu’on tombe malade. Nous ne sommes pas des robots », a fait savoir Boun Dionne en marge d’un panel organisé par le Cercle de réflexion républicain ».

Me Bathily : «La contrainte par corps est bien réelle pour Khalifa Sall»

https://senego.com/ Me Demba Ciré Bathily a été l’invité de l’émission Grand Jury de ce dimanche 06 octobre 2019, sur la Rfm. La robe noire est revenu sur les condition de libération de Khalifa Ababacar Sall et de la menace qui peut le faire retourner à tout moment en prison.
La menace
L’ancien maire de la ville de Dakar a recouvré la liberté depuis le 29 septembre dernier, mais son avocat Me Demba Ciré Bathily  révèle une menace qui pèse sur sa liberté. « . Elle plane comme une épée de Damoclès contre l’ex maire de Dakar » a-t-il révélé.
Epée de Damoclès
L’avocat estime que « ce n’est pas bon pour ceux qui ont cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Khalifa Sall doit être rétabli dans ses droits ». Alors que la robe noire persiste et signe : « Khalifa Sall n’a jamais demandé la grâce ».
Un otage politique
Cette situation qui menacerai réellement la liberté de l’ancien député/maire de la ville de Dakar, confirmerai selon Me Demba Ciré Bathily le fait que »Khalifa Sall soit un otage politique ». Alors que pour lui « Khalifa doit être rétabli dans l’ensemble de ses droits pour lesquels il a été violé »
Le Bâtonnier 
La jour même de la libération de Khalifa Ababacar Sall, l’un des avocat de la ville de Dakar, Me Khassimou Touré avait annoncé avoir personnellement fait une demande de grâce présidentielle. Ce que les partisans de l’ex mare de Dakar a réfuté. Et pour son confrère sur cette situation : « Il appartient au Bâtonnier de prendre les décisions qui s’imposent. ».

Fatou Sow Sarr : « Autour de Macky Sall, il y a une volonté manifeste de liquider Sonko »

https://www.seneweb.com/La sociologue Fatou Sow Sarr redoute que la plénière du 11 octobre sur l’affaire des 94 milliards serve de point de départ d’une opération de liquidation politique d’Ousmane Sonko. Invité de l’émission Objection sur Sud Fm ce dimanche, elle déclare: « à entendre parler les acteurs politiques, il y a une volonté manifeste d’un certains nombre de personnes autour du président Macky Sall qui veulent liquider Sonko ».
Selon la sociologue, le pire est que ces personnes avancent à visage découvert et ne cachent pas leur volonté. « Ce sont eux-mêmes qui le disent, renseigne-t-elle. Il y en a qui souhaiteraient qu’il ne puisse plus se présenter à la présidentielle sous prétexte que tout fonctionnaire qui a été radié perd ses droits civils et politiques ».
Fatou Sow Sarr met en garde: « dans ce contexte d’apaisement, essayer de museler Sonko risque de créer des conflits ». « On ne peut pas continuer à fabriquer des lois pour une personne. C’est comme ça qu’on a perçu la situation de Karim Wade et de Khalifa Sall. Il ne faudrait pas que Sonko fasse l’objet d’un procès de plus. Il incarne la vision d’une jeunesse sénégalaise, je crois qu’il faut le laisser faire son chemin, c’est cela la démocratie », recadre la sociologue.

BABACAR GAYE SUR LA COMMISSION DE DISCIPLINE DU PDS:«Les statuts et le règlement intérieur du parti ne prévoient pas une commission de discipline»

http://lesoleil.sn/Après le remaniement du Secrétariat exécutif national (Sen), le secrétaire général du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade, a aussi mis en place une Commission de discipline avec plusieurs membres cooptés. Interpellé, Babacar Gaye, membre du Pds et un des fondateurs de l’Alliance «And Suxali Sopi», au sein de la formation libérale, pense que cette démarche n’est pas légale. «A ma connaissance, les statuts et le règlement intérieur du Parti démocratique sénégalais ne prévoient pas une commission de discipline», répond l’ancien porte-parole du Pds. « Tout au plus, il est prévu à l’article 9 du règlement intérieur du Pds, une commission des conflits chargée de l’instruction des conflits collectifs, dont la liste des membres est arrêtée par le Congrès ou le Bureau politique. Qui plus est, aucune disposition de l’article 23 visé dans la décision N°78/Sgn/Pds/2019 ne traite de la discipline ou des conflits », ajoute-t-il. Au regret de constater cette manière de faire, M. Gaye lance : «Toujours dans la même logique d’accaparement des rênes du parti, on tente de mettre en place un dispositif répressif au mépris des textes fondamentaux du parti». Selon l’ancien président du Conseil régional de Kaffrine, «un entourage incompétent continue à faire prendre au secrétaire général national, Me Wade, des décisions dont les conséquences de droit seront préjudiciables au Pds».O. KANDE

Réconciliation entre Macky Sall et Khalifa Sall : « en politique tout est possible », dit un des avocats de l’ex-maire de Dakar

https://www.pressafrik.com/Me Demba Ciré Bathily, un des avocats de l’ex-maire de Dakar s’est prononcé sur une éventuelle réconciliation entre son client et le président Macky Sall qui l’a emprisonné pour détournement de deniers publics avant de lui accorder une grâce dimanche dernier. A en croire la robe noire, tout est possible en politique.
« Je pense qu’en politique tout est possible. Rien ne peut être exclu à partir du moment où les uns et les autres nourrissent les mêmes desseins. C’est toujours possible d’avoir des retrouvailles. Je ne dis pas que ce sera le cas, mais je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas possible « , a dit Me Bathily sur la Rfm.
Revenant sur libération de Karim Wade dont il était l’un de ses avocats, Demba Ciré Bathily a insisté sur le fait que le fils de Wade a été forcé à quitter le pays et des dispositions ont été prises pour l’empêcher de revenir. L’avocat affirme qu’il n y a jamais eu de protocole dans sa libération comme l’avaient soutenu certains politiciens.Salif SAKHANOKHO

Révélation d’Ameth Fall Braya sur les retrouvailles Wade / Macky : » Le projet politique est d’aller vers une formation libérale très forte pour diriger le pays le plus longtemps possible « 

https://www.dakaractu.com/En marge de la rencontre officielle de la communauté Lébou du Sénégal à laquelle il prenait part à Saint-Louis ce samedi, le responsable libéral Ameth Fall Braya s’est félicité du climat politique qui règne dans le pays ces derniers jours avec les retrouvailles entre le président Macky Sall et son père Abdoulaye Wade.
« J’ai toujours réclamé les retrouvailles entre le président Macky Sall et Maitre Abdoulaye Wade pour non seulement la stabilité du pays, mais pour consolider les acquis que nous avons. Car avec le président Abdoulaye Wade nous avions beaucoup de réalisations et avec le régime du président Macky Sall nous sommes en train de faire beaucoup de réalisations. Et les deux forces unies ne feraient que renforcer le climat social, gage de développement », a souligné Ameth Fall Braya.
Qui se félicite également de la libération de Khalifa Sall. « En plus de cela Khalifa Sall vient d’être libéré, et le climat qui est en train de se créer sur la scène politique est prometteur », apprécie toujours Ameth Fall Braya.
Le leader politique n’a pas manqué de faire des révélations sur les perspectives politiques de ces retrouvailles entre le président Macky Sall et le Pape du Sopi. « Le projet politique est d’aller vers une  formation libérale très forte. Car Abdoulaye Wade a toujours dit qu’il veut  un pouvoir libéral sur cinquante ans. Et pour pouvoir matérialiser cela, il faut que toutes les force libérales éparpillées se retrouvent autour de l’essentiel pour développer et gouverner le pays le plus longtemps possible », laisse entendre Ameth Fall Braya…

Synergie Républicaine : «Nous avions demandé la grâce de khalifa Sall après l’élection parce qu’il ne représentait plus de danger»

https://www.dakaractu.com/En point de presse ce vendredi, le parti ‘’Synergie Républicaine’’ a salué le fait que le président Macky Sall ait gracié l’ex maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall.
Selon Mamadou Diagne, ‘’Synergie Républicaine’’ avait demandé la grâce de Khalifa Sall. «Nous avions dit qu’il a suffisamment été en prison donc il ne représentait plus de danger. Il fallait le libérer», a-t-il soutenu. Et d’ajouter : «Khalifa pouvait constituer un danger s’il était dans une coalition avec l’opposition. Mais seulement avec la coalition ‘’Taxawou Dakar’’, il ne peut pas aller loin». Soulignant que l’ex maire de Dakar «n’est pas si blanc qu’on le dit», Mamadou Diagne soutient que ce dernier a causé beaucoup de mal dans le passé.

En partance pour l’étranger, le journaliste Adama Gaye tire encore sur le Pr Macky Sall et la… Première Dame

« Bonsoir ami (e) s. Depuis l’aéroport Diass. Sur le départ. La liberté est douce, machallah, surtout celle obtenue après une épique bataille sans compromis ni concession, et par un triomphe historique digne d’entrer dans le Guinness Book of Records.
Pas de triomphalisme cependant. Car les combats sur des enjeux primordiaux restent à mener -et à gagner !
Hydrocarbures, élargissement et préservation des acquis démocratiques et exigence d’une justice viable, équitable…
Un autre combat sur lequel je tiens à attirer notre attention: l’urgence de mettre un terme aux parrainages folkloriques, coûteux, inutiles de soirées artistiques par d’irresponsables “dirigeants” publics. Nos oreilles en sont écorchées tous les jours par d’agressives publicités. Comme si entendre son nom sur une liste d’oiseaux, qui se font plumer publiquement, a quelque vertu? Comme si c’est la mission première pour ceux qui doivent penser et gouverner avec sobriété les charges qui leur sont confiées. C’est à dire en ne jetant pas par la fenêtre nos deniers publics. Que voulez-vous: les premiers sur la liste des parrains et marraines ne sont autre que Monsieur et Madame SALL. La honte…
Arrêtons ce cirque de l’émergence égocentrique ! »   a posté Adama Gaye sur le mur de sa page facebook. Mamadou Ndiaye

EXÉCUTION DE L’ARRÊT DE LA COUR D’APPEL : Aminata Diack vise le portefeuille d’Abdou Mbaye.

https://www.dakaractu.com/Libération révèle qu’Aminata Diack a exécuté l’arrêt de la Cour d’appel condamnant son ancien mari, Abdoul Mbaye, à lui payer 100 millions de Ffa. L’ancien Premier ministre avait introduit un référé en difficulté, mais le juge a ordonné hier, vendredi 4 octobre, la continuation des poursuites, sauf paiement immédiat de la moitié de la créance et, le reliquat, en deux mensualités à compter de fin octobre 2019.
Le bras de fer judiciaire continue de plus belle entre Aminata Diack et Abdoul Mbaye.
Selon les informations de Libération, Aminata Diack a exécuté l’arrêt de la Cour d’appel, condamnant, entre autres, son mari, à lui verser la rondelette somme de 100 millions de Fcfa.
L’ancien Premier ministre a introduit un référé en difficulté mais la procédure n’a pas prospéré.
Hier, vendredi 4 octobre 2019, lors de l’audience présidée par le juge Mouhamadou Ndéné Ndir, le tribunal des référés a ordonné la continuation des poursuites déclenchées contre Abdoul Mbaye, sauf paiement immédiat de la moitié de la créance (50 millions de Fcfa) et le reliquat, en deux (02) mensualités à compter de fin octobre 2019. Mieux, les juges ont mis les dépens à la charge d’Abdoul Mbaye.
Pour rappel, Abdoul Mbaye avait été condamné le 6 août dernier à un an assorti du sursis pour usage de faux et tentative d’escroquerie.
De plus, l’ancien Premier ministre devait payer une amende d’un million de Fcfa au Trésor public et 100 millions de Fcfa en dommages et intérêts à Aminata Diack qui réclamait un milliard de Fcfa. Un verdict qui avait surpris Abdoul Mbaye, relaxé en première instance.

Des débats et des fractures, mais encore… Par Dr  Sahite Gaye*

https://ouestaf.com/Un constant s’impose : le Sénégal est un terreau fertile pour le débat. Une matière première  pour les acteurs de la vie publique. D’ailleurs Dakar est un hub du débat. A première vue, on pourrait tomber naïvement dans le rapprochement “débat, liberté d’expression, démocratie”. Ce raccourci facile et lapidaire qui peuple les résolutions de certains séminaires.
Depuis quelques semaines, l’espace médiatique est inondé par des discussions avec des sujets qui (dé) mobilisent tout en mettant sur le curseur des controverses – utiles – mais aussi des fractures qui méritent d’ être interrogées. Ces propos, s’inscrivent dans une subjectivité assumée, une opinion critiquable car le sens de ce qui se passe reste ouvert.
Le processus est en cours, il se transformera  sans cesse, il fera déjouer toute tentative de le circonscrire dans un cadre  fermé… Toutefois, il est aisé de retenir un certain nombre de choses.
 Le clash pour exister :
selon certains analystes, comme Christian Salmon, nous sommes à “l’ère du clash”. Cette pratique, dont l’un des plus grands praticiens est le président américain Donald Trump, consiste à faire  usage du tacle pour créer le spectacle, afin d’attirer l’attention du public en transgressant les règles habituelles.
Dans l’arène médiatique sénégalaise, s’il existe quelqu’un qui use et  abuse de cette  tactique trumpienne c’est bien Ahmed Khalifa Niasse. En fin observateur de la scène publique, il  maîtrise  le fonctionnement de la machine médiatique; elle est friande de “buzz” et de spéculations.
La transgression comme posture, avec malice il se donne libre cours. Il provoque pour susciter la polémique et exister dans les médias; quitte à faire sienne l’indécence folle des attaques. Un partisan du clash comme Ahmed Khalifa Niasse multiplie les sorties,  attaque pour générer de la confusion et il choisit sciemment les sujets consensuels. Ce qu’il cherche, ce n’est plus la lumière dans les idées – même s’il est fort en  syllogisme – mais le bruit médiatique pour d’autres enjeux.
Dans  ce même lot, on  retrouve  Moustapha CisséLô,  El Hadj Diouf, l’avocat, et des chroniqueurs qui ne crachent que du vide. Ils n’existent que par les médias et chaque débat est un combat de catch pour eux…Certains observateurs pourraient inclure dans cette catégorie Adama Gaye ou encore Guy Marius Sagna. Cependant, les deux sont dans le story, ils ont un récit cohérent par rapport à leurs engagements. Le premier s’inscrit dans la dénonciation de la gestion des ressources naturelles; tandis que le second emprunte  les sillons tracés par les combattants de l’impérialisme.
Ils ne sont des adeptes de la provocation que pour mieux habiller leurs luttes. Sous ce rapport leur séjour carcéral n’est qu’une ruse des pouvoirs politiques pour court-circuiter leur récit – basé sur du factuel –  qui risquerait d’éveiller ceux qui s’intéressent à ces controverses.
Soupçon et discrédit :
la  boulimie du débat fait apparaître des fractures. La plus visible, ces derniers jours,  est celle sur la question du voile à l’Institut Sainte Jeanne d’Arc.
Au delà  des jeux de compromis et de compromissions  des représentants de l’Etat sur cette question, il serait plus intéressant de se pencher sur la réaction des acteurs de ce débat comme l’historienne Penda Mbow. Dans un texte intitulé “J’ai mal pour le Sénégal”, aux allures de réquisitoire, elle écrit : “notre société devient tellement intolérante et anti-intellectuelle qu’on se demande s’il est nécessaire de partager et de débattre”.
Celle qui a enseigné pendant plus de 30 ans “l’histoire du moyen musulman” subit le soupçon et le discrédit qui touchent les institutions. Même l’université n’est pas épargnée. Dans un autre registre sa récente absence du débat, avec sa casquette d’historienne, altère sa lecture des nouvelles formes de  prise de parole dans l’espace commun.
Oui, l’inflation énonciative que favorise le numérique  donne une place à ceux qui “ironisent sur tout, désacralisent tout” pour reprendre ses mots. Oui, le droit de mal penser se développe. Oui, sur les réseaux sociaux des avis gangrenés par des certitudes commencent ou se terminent par “je ne débats pas”. Oui, la trollosphère rigole de tout, oublie votre statut.
Oui, les plateformes du numérique accentuent les phénomènes et le lynchage collectif est de plus en plus communautaire.
Toutefois, cette attitude ne signifie pas crédulité. Les universitaires devraient, avec l’écosystème numérique, se départir de  cette sorte de mépris des classes. L’université n’a plus le droit de se cloitrer dans son inertie, sa distance et sa suffisance. Participer aux débats est une exigence du service à la communauté.
Cependant, comprendre la grammaire des échanges sur ces plateformes permettrait d’éviter certaines collisions. Sur les«internets», l’expertise se ridiculise en voulant se comporter comme dans son milieu d’origine. Ce chamboulement est à prendre comme normal, même si la perte du monde connu peut faire mal. Les institutions seront davantage discréditées, elles survivront en s’adaptant.
“Soupçon et discrédit” :
ces deux substantifs pourraient résumer le brouillard informationnel autour de la publication des premiers tomes de l’Histoire Générale du Sénégal. Le Pr Iba Der Thiam, qui a dirigé ce vaste projet a reçu des critiques corrosives remettant en question parfois son expertise. Il a eu le mérite de coordonner ce projet,même si la méthodologie laisse apparaître des failles.
Discrédit? Non. Son parcours académique et son humilité à reconnaître certaines errances scientifiques prouvent sa bonne intention. Champ de bataille idéologique, l’histoire nous apprend aussi sur nos fractures. Chaque communauté veut sa part du “tong tong” oubliant ainsi une évidence: le passé ne s’est pas fait seulement avec des personnes qui n’auraient accompli que du positif.
Dès lors, rejeter tout le travail coordonné par le Pr Thiam revient à ne jamais terminer cette entreprise. Si elle se veut officielle, l’ histoire évite les compromis et les embellissements qui sont propres à l’épopée. Elle n’est pas un théâtre de revanche sociale. Et Birago Diop de renchérir avec cette mise en garde tirée de la bibliothèque de l’oralité “quand la mémoire va chercher du bois mort, elle ramène le fagot qui lui plaît”.
L’histoire du pays a été faite par les rois, les reines, les ceddos, les marabouts, les artisans, les traîtres…
Un pont est vite jeté entre cette écriture de l’histoire du Sénégal et la figure de Cheikh Anta Diop. Les échanges épistolaires, portant principalement sur lui, entre l’écrivain Boubacar Boris Diop et le philosophe et universitaire Souleymane Bachir Diagne ont déçu par le ton personnel qui ressemble fort à une querelle des égos. Certains commentaires ont même évoqué le rejaillissement des litiges entre l’Egyptologue et le poète Léopold Sédar Seghor.
Malheureusement, ces derniers partagent le même sort ; ils sont plus cités que lus. Pour les saisir, il faut faire le tour de leur production: ils ont bâti des œuvres. Par ailleurs, ceux qui se délectaient des échanges entre Boris et Bachir étaient, dans leur majorité, plus obnubilés par les  coups fourrés dans la rhétorique que par les problématiques soulevées. Les lecteurs n’étaient pas exigeants, à force de se débattre dans la médiocrité.
Un renouvellement des formats de l’information :
 le rôle prégnant des médias a toujours été au cœur des grands débats. Or, il est peu de dire qu’il existe une mutation dans la diffusion de l’information. Sous cet angle, il est loisible de prendre comme exemple l’invitation faite par le parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) à un “Snapeur” pour couvrir un de ses événements. Cette nouvelle figure nous renseigne sur le renouvellement de l’espace médiatique.
Ce personnage, rejeton du couple “journalisme de compte rendu”- Tech, cloné par le président du parlement de la Cedeao, est le miroir qui renvoie aux journalistes les mutations de leur secteur. Il donne un aperçu sur la méfiance des médias; une sorte de discrédit.
Depuis des années, les acteurs du système médiatique ont laissé pourrir la situation, sous le regard complice des décideurs. Toutefois, s’attaquer à ce personnage qui aurait par infraction basculé la quiétude de ceux qui sont “professionnels” serait méconnaitre les racines du mal.
Ce “snapeur ” à ses cibles et ceux qui font appel à lui cherchent de la visibilité. Sous ce rapport, une bonne occasion se présente pour faire avancer des chantiers comme le code de la presse, la convention des journalistes, les conditions de travail dans les rédactions. Il s’y ajoute aussi cette nécessité de s’adapter aux changements; même si rester fidèle aux fondamentaux du métier demeure une armure. A ce titre, il faut magnifier le travail de ceux qui s’inscrivent encore dans l’idéal du journalisme et saluer des initiatives comme “La Maison des Reporters”.
Sous un autre angle, la pratique du débat met en lumière des commentateurs professionnels à travers des émissions de talk show. C’est le règne des chroniques et éditoriaux, si prévisibles allant jusqu’à prendre l’allure de marronniers. Les nouvelles retrouvailles consistent à créer des engueulades artificielles pour maintenir l’attention du  public avide de “divertissement”.
La recette est simple: hystérie, intox, commentaire du commentaire concernant les polémiques, partialité affirmée et toujours quelqu’un qui joue le rôle du sage…les médias deviennent le temps de ces “débats” nos propres caricatures…
Au demeurant, il est loisible de  remarquer que dans ce texte, nullement les mots comme  citoyens, Républiques ou encore espace public ne sont utilisés. Ils sont une sorte de constellation de sens et leur utilisation abusive cache, plus qu’elle ne révèle, les réalités qu’ils désignent. Certes, il nous faut  des débats pour  mieux comprendre nos fractures, mais encore plus de lucidité afin de faire sens.https://ouestaf.com/ *Dr Sahite Gaye est enseignant chercheur en sciences de l’information et de la communication 

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