rp du Vendredi 04 Octobre 2019

Unes de la presse - L'obs du vendredi 4 octobre 2019
Unes de la presse - L'obs du vendredi 4 octobre 2019

la morosité économique étouffent les populations et engraissent les banques

https://www.pressafrik.com/ Les banques et établissements financiers du Sénégal continuent d’afficher une bonne dynamique haussière. Au cours du premier semestre 2019, leur total bilan s’est établi à fin juin 2019, le total bilan du système bancaire s’est établi à 7 378,7 milliards contre 7 249,8 milliards en décembre 2018, soit une progression semestrielle de 1,3% en annuelle de 9,1%.
Les trois holding financières et les 29 établissements de crédit ré- partis entre 25 banques et 4 établissements financières se portent bien. Le secteur bancaire malgré un environnement économique peu prospère continue pourtant de tirer son épingle du jeu. Cette bonne dynamique a été confirmée par le Directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lo qui rencontrait hier les directeurs généraux des éta- blissements de crédit de la place pour leur rencontre trimestrielle. Le total bilan du système bancaire s’est établi en fin juin 2019 à 7 378,7 milliards contre 7 249,8 milliards en décembre 2018, soit une progression semestrielle de 1,3% en annuelle de 9,1%.
Cette situation est consécutive à l’accroissement des encours nets de crédits à la clientèle de 180,5 mil- liards (+4,1%), atténué par le repli des titres détenus par les banques sénégalaises (-11,3 milliards)’’. L’état de l’activité des banques est restée sur une dynamique haus- sière au cours du premier semes- tre 2019, mais, la Bceao a relevé qu’elle est toutefois, ‘’à un rythme moins soutenu que le semestre précédent.
Cette tendance haussière n’a pas épargné les dépôt et emprunts, a aussi signalé ladite institution. Selon elle, ‘’ils sont évalués à 5, 031 milliards en juin 2019 contre 4 829,7 milliards en décembre 2018. Soit une hausse de 201,7 milliards (+4,2%). Ils sont répartis entre les dépôts à vue (2 852,5 milliards ; +6,1%) et les dépôts à terme (2 178,9 milliards)’’. Concernant, les capitaux propres et ressources assimilées, ils sont restés quasiment stables avec une légère augmentation de 0,6 milliard passant de de 701,1 milliards en décembre 2018 à 701,7 milliards en juin 2019.
Cela, compte non tenu des affectations des résultats de l’exerce 2018, in- dique ladite note. Il a été relevé, par la Direction nationale pour le Sénégal de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) qu’à fin juin, le nombre de comptes bancaires de la clientèle est en hausse de 3,7%. Il se chiffre à 1 885 479 contre 1 817 728 en décembre 2018. Une situation qui, selon ladite direction nationale, révèle un taux de bancarisation qui est aujourd’hui à 21,1% en juin 2019.

Eco entrera en graduation

Par ailleurs, interpellé sur le changement de monnaie de Cfa à Eco, le Directeur national de la Bceao Sénégal M. Lô informe que son entrée se fera dans une ap- proche graduelle. « Sur le Franc Cfa et Eco, je ne peux en dire plus que ce que vous avez pu connaitre à l’issue de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est réunie à Abuja en fin juin (…).
L’Eco se fera avec une approche graduelle (cela figure dans le com- muniqué des deux instances) avec les pays qui respectent les critères de convergence. A partir de 2020, les pays qui respecteront les cri- tères de convergence peuvent dé- marrer l’Eco. Aujourd’hui le taux d’échange de l’Euro par rapport au Franc Cfa est de 655,957. Et si les chefs d’Etat décidaient l’année pro- chaine de changer le Franc Cfa en Eco parce que nous avons respecté tous les critères de convergence, ce taux ne changerait pas dans l’im- médiat» a-t-il expliqué. Vers un apurement de la dette intérieure
Autre bonne nouvelle pour les entreprises à qui l’Etat doit de l’ar- gent, le boss de la Bceao au Séné- gal a informé que les autorités publiques ont pris l’engagement d’apurer la dette intérieure. « La perspective que nous avons du côté de la Bceao et du côté des banques, c’est de noter l’engagement que l’Etat a pris en ce qui concerne cette question de dette intérieure. Et étroitement, avec le ministère en charge des Finances et avec le système bancaire, no- tamment l’Association professionnelle des banques et établissement financiers, nous avons salué les mesures qui ont été annoncées» fait-il savoir. Il a estimé que ces mesures sont de nature, effectivement, à permettre au système bancaire, de continuer à jouer son rôle de financement des économies.
L’Etat en est conscient, il ressort clairement que les relais de la croissance, devrait passer par le secteur privé. Et si c’est le secteur privé, cela ne peut être que par le biais essentiellement du finance- ment bancaire. Mais c’est un élément qui est particulièrement suivi. Et nous ne pouvons que sa- luer la décision qui a été prise par l’Etat du Sénégal, tant dans le cadre du budget 2019 que du budget 2020. Le Témoin AYOBA FAYE

Banques sénégalaises : 690 milliards de FCFA de crédits en souffrance auprès des clients

https://www.lejecos.com/ La rencontre trimestrielle entre le directeur national de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest(Bceao), l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbefs) a servi de cadre pour faire le point sur les crédits en souffrance auprès des clients des banques. Elles sont estimées à 690 milliards de FCfa.
Le montant des crédits en souffrance auprès des clients des banques est estimé à 690 milliards de FCfa. La révélation a été faite ce jeudi par le  Directeur national pour le Sénégal de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao), Mouhamadou Al Ahminou Lolors d’un point de presse organisé à l’issue de la rencontre trimestrielle entre  la Bceao et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal.
Une occasion saisie  pour demander l’implication des tribunaux de commerce pour le recouvrement des crédits.
Les crédits en souffrances ont enregistré une hausse de 90 milliards à fin juin 2019 ; représentant 13,6% de l’ensemble des crédits. Jusque-là, explique-t-on, seuls les tribunaux de grande instance avaient compétence pour traiter ces dossiers contentieux.
Mais avec l’installation des tribunaux de commerce, l’association espère avoir un traitement rapide des contentieux bancaires.
Le vice-président de l’APBEF Malick Ndiaye   précise que les tribunaux de commerce ont des obligations de vider les dossiers dans un délai raisonnable de 3 mois. Ce qui n’est pas le cas pour les tribunaux de grandes instances où il est noté des retards. « Nous souhaitons que la loi puisse être réaménagée pour que le stock de dossiers géré par les tribunaux de grandes instances puisse être transféré, pour partie ou en totalité, dans les tribunaux de commerce de façon à ce qu’on puisse avoir une célérité dans le traitement des dossiers contentieux bancaires », déclare  Malick Ndiaye. Il estime que  même si les banques et établissements financiers sénégalais restent robustes mais ils ont besoin de renforcer leurs fonds propres au regard de la réglementation Bâle 2 et Bâle 3 et consolider leurs capacités opérationnelles dans sa globalité. « Nous devons être en mesure de relever le défi du recouvrement de façon à ce que nous ayons des créances saines et surtout une rentabilité des banques sénégalaises », a-t-il dit.
Le directeur National de la Bceao, Ahmadou Al Aminou Lo s’est félicité de la bonne performance du système bancaire caractérisé à fin juin 2019 par une hausse continue de l’activité. Selon lui, au cours de cette période, le total bilan s’est établi à 7379 milliards, soit une progression de 9% comparée à 2018. C’est pourquoi, il affirme que le système continue à financer l’activité économique. Il a annoncé le démarrage de la deuxième semaine de l’inclusion financière en novembre prochain.
Revenant sur les crédits en  crédits en souffrance, M. Lo, relève qu’ils restent encore élevés. Il a souligné qu’un crédit qui ne se rembourse pas finit souvent devant les tribunaux. Selon lui, ces tribunaux ne peuvent intervenir que dans le règlement des dossiers contentieux récents. Alors que l’essentiel de ce stock de crédits en souffrance date de plusieurs années. Il a expliqué que si ce stock de 690 milliards est  résorbé, il permettra au système bancaire de renforcer ses fonds propres.
Le directeur national de la Bceao est également revenu sur les échanges avec la Commission nationale sur les données personnelles. Faisant le point, il renseigne qu’il a été jugé nécessaire de renforcer le dialogue avec la Commission des données personnelles (Cdp) pour que les banques comprennent leurs obligations dans ce domaine de manière à rassurer les clients.Ismaila BA

Système bancaire national : L’activité des banques est restée sur une dynamique haussière au cours du premier semestre 2019

https://www.lejecos.com/ Selon le Directeur national pour le Sénégal de la Banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest (Bceao), Mouhamadou Al Ahminou Lo , l’activité des banques est restée sur une dynamique haussière au cours du premier semestre 2019.
Il a tenu ces propos lors d’un point de presse organisé à l’issue de la rencontre trimestrielle entre les directeurs généraux de banques et la Bceao.
Le secteur bancaire sénégalais compte à fin juin 2019 ; trois holding financières et vingt-neuf établissements de crédit répartis en vingt-cinq banques (Quatorze de grandes taille, cinq de taille moyennes et six de petites tailles) ainsi que quatre établissements financiers.
«Ces établissements de crédit couvrent une bonne partie du territoire national grâce à un réseau de 604 guichets permanents. A fin juin 2019, le nombre de comptes bancaires de la clientèle se chiffre à 1.885.479 contre 1.817.728 en décembre 2018, en hausse de 3,7%.
Reflétant cette tendance, le taux de bancarisation strict est ressorti à 21,1 en juin 2019 », renseigne un document remis à la presse.
Selon la même source, l’activité des banques est restée sur une dynamique haussière au cours du premier semestre 2019, toutefois à un rythme moins soutenu que le semestre précèdent.
«En effet, à fin juin 2019, le total bilan du système bancaire s’est établi à 7378,7 milliards contre 7249,8 milliards en décembre 2018, soit une progression semestrielle de 1,3% et annuelle de 9,1%. Cette situation est consécutive à l’accroissement des encours nets de crédits  à la clientèle de 180 ,5 milliards (+4,1%), atténué par le repli des titres détenus par les banques sénégalaises (-11,3 milliards ; -0,8%) », lit-on dans le document.
Concernant les dépôts et emprunts, ils sont évalués à 5031,4 milliards en juin 2019 contre 4829,7 milliards en décembre 2018, en hausse de 201,7 milliards (+4,2%) et 10,1% en glissement annuel. Ils sont répartis entre les dépôts à vue (2852,5 milliards, +6,1%) et les
dépôts à terme (2178,9 milliards ; +1,8%).
Les capitaux propres et ressources assimilés sont restés quasiment stables  avec une légère augmentation de 0,6 milliard (+0,1%), passant de 701,1 milliards en décembre 2018 à 701,7 milliards en juin 2019, compte non tenu des affectations des résultats de l’exercice 2018.
S’agissant des conditions de banques, les établissements ont maintenu inchangés leurs taux de base bancaire à l’intérieur d’une fourchette comprise entre 7,0% et 9,0%.
Au plan de la rentabilité, les établissements de crédit ont réalisé, au titre de l’exercice 2018, un résultat net bénéficiaire  de 94,3 milliards, en repli de 5,1 milliards (-5,1%) par rapport à l’année précédente.
S’agissant de la rentabilité des capitaux propres ou Return on equity(ROE), déterminée à travers le rapport entre le résultat net et le total des fonds propres, elle se situe à 13,8% en 2018.
Au titre du dispositif prudentiel, les fonds propres des établissements de crédit ont été renforcés à l’aune des nouvelles normes bâloises (Bâle II et III) pour s’établir à 576,4 milliards en décembre 2018.Ismaila BA

L’État s’engage à apurer la dette intérieure

https://www.dakaractu.com/Les entreprises à qui l’État devait de l’argent vont pouvoir sous peu s’offrir une santé financière après l’engagement pris par les autorités étatiques d’apurer la dette publique. C’est en tout cas, ce qui ressort des propos du Directeur national de la Bceao pour le Sénégal, en l’occurrence Amadou Al Aminou Lo, tenus ce jeudi au cours d’une conférence de presse initiée à l’issue d’une rencontre avec les Directeurs généraux des établissements de crédit de la place.
‘’La perspective que nous avons du côté de la Bceao et du côté des banques, c’est de noter l’engagement que l’Etat a pris en ce qui concerne cette question de dette intérieure. Et étroitement, avec le ministère en charge des finances et avec le système bancaire, notamment l’Association professionnelle des banques et établissement financiers, nous avons salué les mesures qui ont été annoncées.’’ Des mesures qui, selon le Directeur national pour le Sénégal de la Bceao, ‘’sont de nature, effectivement, à permettre au système bancaire, de continuer à jouer son rôle de financement des économies. L’Etat en est conscient, il ressort clairement que les relais de la croissance, devrait passer par le secteur privé. Et si c’est le secteur privé, cela ne peut être que par le biais essentiellement du financement bancaire. Mais c’est un élément qui est particulièrement suivi. Et nous ne pouvons que saluer la décision qui a été prise par l’Etat du Sénégal, tant dans le cadre du budget 2019 que du budget 2020’’

Dix-huit milliards de l’UE pour des projets de développement au Sénégal

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-L’Union européenne a mis à la disposition du Sénégal, au titre du 11ème Fonds européen de développement (FED), une enveloppe de vingt-sept millions d’euros soit environ dix-huit milliards de FCFA pour le financement de trois projets de développement.
La signature de ces trois conventions a eu lieu ce vendredi entre le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le Commissaire européen chargé de la Coopération internationale et du développement, Neven Mimiça.
Ces trois conventions portent entre autres sur l’appui au développement des énergies renouvelables pour l’accès universel à l’électricité pour un montant de 20 millions d’euros soit environ 13, 120 milliards de FCFA, l’accompagnement de la Société civile pour une meilleure gouvernance pour 4 millions d’euros soit environ 2,6 milliards de FCFA et le soutien à la coopération Sénégal-Union européenne pour un montant de 3,5 millions d’euros soit environ 2,3 milliards de FCFA.
Le premier projet dont l’objectif est en parfaite cohérence avec le nouveau consensus européen pour le développement de juin 2017 « est un moyen efficace de création d’emplois dans les zones rurales les plus défavorisées et permettra d’augmenter le taux d’accès des populations à l’électricité et aux services sociaux de base de meilleure qualité », a indiqué M. Hott.
Le second projet s’inscrit quant à lui dans le cadre de la stratégie européenne d’appui à la Société civile qui fait suite au programme d’accompagnement des initiatives des dix acteurs du précédent FED. Il devrait permettre d’accroitre le rôle de la Société civile nationale dans les trois secteurs prioritaires notamment l’agriculture durable et la sous sécurité alimentaire, la gestion des ressources naturelles y compris les ressources minières et extractives et enfin la migration et l’emploi des jeunes.
Le troisième et dernier projet portant sur le soutien à la coopération Sénégal-UE devrait, pour sa part, permettre de maximiser l’efficience et l’impact de l’aide de l’UE auprès des bénéficiaires.
« Tous ces financements octroyés par l’Union européenne sont sous forme de dons, ce qui veut dire que ce sont des financements non-remboursables », a souligné le ministre de l’Economie avant d’ajouter que l’UE demeure l’un des principaux partenaires au développement du Sénégal.
Selon Amadou Hott, l’appui de l’institution européenne envers le Sénégal s’amplifie au fil des années et couvre des secteurs essentiels au développement économique et social du pays.
Pour le ministre de l’Economie, ces importants financements traduisent l’engagement de l’UE à soutenir les efforts déjà entamés par le gouvernement dans les domaines qui contribuent de manière significative au développement économique et social du Sénégal.
« Ces interventions s’inscrivent parfaitement dans les axes transformation structurelle de l’économie et croissance ainsi que capital humain et protection sociale et développement durable. Aussi, favorisent-elles l’implication des acteurs de la société civile dans le processus de construction citoyenne à travers un renforcement de capacités et une plus grande appropriation du Plan Sénégal Emergent », a-t-il martelé.ARD/te/APA

Pudc : Ryad et Dakar signent un accord de prêt de 24 milliards de francs

iGFM – (Dakar) – L’Etat du Sénégal a signé avec le Fonds saoudien de développement un accord de prêt de 24 milliards de francs Cfa destinés au financement d’activités de la deuxième phase du Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC).
Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le conseiller spécial du vice-président directeur du Fonds saoudien pour le développement Mohammed Abdul Karim Al Jenaided ont signé ladite convention jeudi en présence du ministre en charge du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye.
Il est prévu la réalisation de 210 kilomètres de pistes, l’électrification d’une cinquantaine de villages, la mise en œuvre d’une vingtaine de projets de plateformes de services de transformation agricole de même que quinze périmètres agricoles dédiés aux chaînes à haute valeur ajoutée, a expliqué Amadou Hott.
A ces projets, s’ajoutent la construction et l’équipement de vingt postes de santé, la réalisation de 20 forages et l’adduction d’eau.
‘’La présente cérémonie constitue un moment fort de coopération entre le Sénégal et le royaume D’Arabie Saoudite mais également un parfait symbole du dynamisme de notre coopération et de sa diversité ’’, s’est-il ainsi réjoui.
‘’Pour le financement de projets de développement au Sénégal, le total de prêts et dons consentis par le fonds saoudien du développement(SFD) s’élève à environ 409,17 milliards de dollars soit quelque 245 milliards de FCFA’’, a de son côté indiqué le conseiller spécial du vice-président directeur du FSD.Auteur : Aps 

LE DG OUMAR DIALLO CHANTE LA DEMATERIALISATION

https://www.seneplus.com/-L’AS-Pour démontrer les avancées de la dématérialisation des formalités du commerce extérieur, la Direction générale de la Douane, en partenariat avec Gainde 2000, a organisé hier un atelier de presse.
Pour démontrer les avancées de la dématérialisation des formalités du commerce extérieur, la Direction générale de la Douane, en partenariat avec Gainde 2000, a organisé hier un atelier de presse. A cette occasion, le directeur général de la Douane, Oumar Diallo, a indiqué qu’ils ne sont pas là pour créer des problèmes, mais plutôt pour trouver des solutions aux difficultés qui se posent.
La dématérialisation est l’aboutissement de l’informatisation des procédures douanières. Cette procédure a été enclenchée depuis 2011, mais elle tarde à se matérialiser. C’est dans ce contexte que la Direction générale de la Douane, en partenariat avec Gainde 2000, a organisé hier une rencontre avec la presse pour parler des tenants et aboutissements de la dématérialisation.
Selon le directeur général de la Douane Oumar Diallo, il est important d’expliquer aux acteurs économiques l’utilité de la dématérialisation et son impact sur les procédures douanières. «Nous avions informatisé depuis des années ; aujourd’hui on passe à une phase où l’utilisation du papier en tant que support sera réduite à sa plus simple expression. Cela veut dire que vous n’aurez pas besoin de vous trimbaler avec une déclaration en douanes, une liasse de papiers, quitter votre bureau et faire le tour des bureaux de la Douane pour pouvoir déclarer vos marchandises, payer les droits et prendre vos marchandises pour les mettre dans votre magasin», expliquet-il. Ce qui constitue, selon lui, un gain de temps extraordinaire pour les utilisateurs et les agents administratifs. «Tous ces documents seront mis dans un seul cadre. Les avantages de la dématérialisation sont le gain de temps et un moyen de sécuriser la procédure. Il sera mis à la disposition de tous les opérateurs économiques qui participent donc aux échanges».
Revenant par ailleurs sur le mouvement d’humeur des commerçants contre la dématérialisation, il y a deux semaines, le patron des gabelous trouve cela normal. «C‘est humain ! Souvent, les gens sont réticents lorsqu’il y a des changements. Ils ont surtout peur quand il y a des choses qu’on cache. Quand on parle de célérité, de transparence, de traçabilité, ceux qui sont en marge de la règlementation peuvent ne pas souhaiter qu’il y ait des progrès, mais je pense que tout le pays y gagnerait. Eux-mêmes vont comprendre dans les jours à venir qu’ils ont intérêt à adhérer à ce projet qui a connu une longue gestation de 2011 à nos jours», affirme Oumar Diallo qui estime qu’il y aura toujours des gens qui ne voudront pas avancer d’un pas. «Ils veulent rester là où ils sont depuis 30 ans, alors qu’aujourd’hui tout bouge. Eux-mêmes sont dans la dématérialisation, car ils voyagent avec des passeports numérisés, règlent leur séjour d’hôtel en ligne. Nous ne sommes pas là pour créer des problèmes, mais pour les régler. S’ils ont des soucis, ils n’ont qu’à les poser et nous apporterons les solutions avec eux et pour eux».
Interpellé sur les risques de la cybercriminalité avec la dématérialisation, le directeur général de la Douane répond : «La cybercriminalité existe et c’est un risque pour tous les systèmes informatiques. Nous sommes une administration qui lutte contre la fraude, mais nous avons des personnes qui sont à la recherche de gains faciles. Ils sont à la recherche de faille pour faire ce qu’ils faisaient au temps de la manuelle, mais nous avons les aptitudes techniques, humaines pour faire face. Qu’ils soient sûrs qu’ils seront rattrapés, et les sanctions qui sont prévues par les lois et règlements seront appliquées», avertit- il.
Selon l’administrateur de Gainde 2000 Ibrahima Eddine Nour Diagne, la dématérialisation offre au Sénégal l’opportunité de faire désormais partie des pays à la pointe de l’efficacité dans les formalités de pré dédouanement et dédouanement. «C’est un long cheminement et il y a les conditions juridiques qu’il fallait mettre en place. La signature électronique est une condition indispensable à une dématérialisation effective. Notre arsenal technique et juridique n’a été opérationnel qu’en 2016 et jusqu’à présent, c’est en cours d’amélioration», relève-t-il. Responsable de l‘Unacois Yessal, Alla Dieng considère que l’on ne doit pas refuser le développement. «C’est un saut pour le développement du Sénégal. Quand on a peur de se formaliser, c’est que l’on veut travailler dans le noir et éviter le fisc», révèle-t-il. Mame Diarra DIENG

LE GIABA POINTE DES IRRÉGULARITÉS DANS L’INDUSTRIE EXTRACTIVE AFRICAINE

Dakar, 4 oct (APS) – L’industrie extractive de l’Afrique constitue un secteur entaché d’irrégularités en dépit de son rôle clé dans la croissance économique du continent, souligne le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique (GIABA), dans un nouveau rapport.
‘’L’industrie extractive de l’Afrique, l’une des plus importantes au monde et clé de la croissance de la croissance économique de région, est indéniablement un secteur entaché d’irrégularités’’, indique le rapport 2018 du GIABA consacré au blanchiment de capitaux et financement du terrorisme lié au secteur de l’industrie extractive et minière en Afrique de l’ouest.
Ce rapport du GIABA, l’institution spécialisée de la CEDEAO chargée du renforcement des capacités des Etats membres dans la prévention et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans la région a été rendu public, à Dakar, mardi son directeur général, le juge Kimelabalou Aba, à l’occasion du forum des parties prenantes à cet organe.
Les irrégularités notées dans le secteur de l’industrie extractive en Afrique sont relatives à l’exploitation minière artisanale illicite, l’évasion fiscale, les contrats frauduleux, la corruption de haut niveau et à la criminalité organisée, a fait savoir M. Aba.
Ces éléments contribuent chaque année au blanchiment ou au détournement d’un montant considérable de recettes, alors que les organismes de répression criminelle ne sont pas toujours bien outillés pour faire face au très haut degré de sophistication des éléments criminels opérant dans l’industrie extractive, a-t-il ajouté.
Selon lui, le secteur extractif demeure la principale source de devises et constitue l’épine dorsale de onze des quinze économies des États de l’Afrique de l’Ouest’’.
Il a fait remarquer que le secteur continue de se heurter à un ensemble complexe d’institutions réglementaires faibles qui peuvent être très sensibles à la corruption du fait de l’absence de garanties d’intégrité.
‘’L’ingérence politique inappropriée et la faible volonté politique de renforcer les cadres juridiques, de fournir des garanties ou d’améliorer la gestion ont perduré malgré les appels croissants en faveur de la bonne gouvernance dans le secteur extractif’’, a-t-il expliqué.
Dans certains pays la mauvaise gestion du secteur a fait perdurer l’insécurité et même déstabilisé les gouvernements’’, à travers notamment ‘’l’exploitation minière traditionnelle (…) qui se fait en Afrique de l’Ouest par des méthodes formelles et informelles, illégales, a-t-il listé.
Partant de là, ‘’l’expansion des activités minières artisanales et la porosité des frontières nationales offrent la possibilité d’un flux transfrontalier illégal de ces minerais’’ et posent en même temps, ‘’des défis de taille aux gouvernements en matière de contrôle’’, a-t-il fait savoir.
Le rapport a également pointé le manque de ressources des services douaniers, la corruption et la porosité des frontières contribuent à l’inefficacité des mesures visant à mettre fin à la contrebande de minéraux précieux’’, selon Kimelabalou Aba.
‘’Sur la base des informations mises à la disposition du public, fournies par les organes internationaux œuvrant à l’amélioration de la gouvernance et de la transparence dans le secteur, la corruption constitue une des infractions sous-jacentes les plus graves du secteur extractif, par laquelle d’importantes quantités de produits illicites font l’objet de blanchiment’’, a-t-il fait observer.MK/AKS

 Cérémonie Africa Oil & Power 2019 : Sénégal au-devant de la scène avec son président Macky Sall comme «Homme Africain Pétrolier de l’Année»

http://www.lactuacho.com/ Le Sénégal est en train de devenir un acteur clé du secteur énergétique mondial. Il occupera le devant de la scène lors de la cérémonie Africa Oil & Power 2019, Son Excellence Le Président recevra le prix de « Homme Africain Pétrolier de l’Année »
Selon l’Agence APO, c’est parque dirigée par Macky Sall, Président de la République, la nation ouest-africaine est aujourd’hui un exemple frappant de la manière dont les pays africains peuvent exploiter leur potentiel en hydrocarbures pour stimuler la croissance économique.
En reconnaissance de ses efforts, Africa Oil & Power (AOP) remettra au président Sall le célèbre prix « Homme Pétrolier Africain de l’Année » pour son dévouement et sa détermination à transformer le secteur de l’énergie du pays et à faire en sorte que le Sénégal et ses habitants bénéficient en premier lieu de ce développement.
L’année dernière, le secrétaire général de l’OPEP, SE Mohammad Sanusi Barkindo a reçu le prix « Homme Pétrolier Africain de l’Année » pour avoir dirigé l’organisation durant la baisse des prix du pétrole et restauré la stabilité du marché grâce à l’accord historique visant à réduire la production pétrolière.
«Le Sénégal est déterminé à construire une industrie pétrolière florissante. A chaque projet mis en ligne, chaque découverte, les cadres réglementaires développés et les efforts déployés pour stimuler les investissements, nous constatons que le pays multiplient les efforts pour faire en sorte d’atteindre un niveau de prospérité inégalé », a déclaré Guillaume Doane, Directeur Général d’Africa Oil. & Power.
Bien que la transformation économique du Sénégal ai débuté il y a de nombreuses années déjà, depuis la découverte du champ gazier de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) en 2014, les découvertes à grande échelle qui ont suivi et le lancement du Plan Senegal Emergent Initiative (PSE), il n’en reste pas moins que 2019 a été une période d’intense croissance du pays.
Au rang des avancées notables de l’année, le Sénégal a adopté un nouveau projet de loi sur le pétrole. Les opérateurs du champ pétrolier de classe mondiale SNE ont annoncé leur intention de lancer la première phase de développement aboutissant aux premières productions en 2022, suite à une décision finale d’investissement prévue cette année. Enfin, les majors BP et Kosmos Energy a confirmé une importante découverte de gaz en offshore.
Il est également sur le point de lancer son prochain programme de licences pétrolières et gazières dans le cadre de la conférence AOP de 2019, en tant que figure de proue de l’exploration pétrolière et gazière en Afrique, renforcée par son potentiel en ressources.
S’appuyant sur le thème #MakeEnergyWork, l’AOP 2019 proposera aux dirigeants du secteur de fournir des informations essentielles pour mener l’Afrique à la prospérité en utilisant ses ressources comme pilier de la croissance.
Organisé au Centre international des congrès du Cap (CTICC) du 9 au 11 octobre, AOP réunira des investisseurs, des sociétés pétrolières nationales, des entreprises publiques, des donneurs d’ordre et des entreprises des secteurs du pétrole, du gaz et de l’énergie.
Le président Sall prononcera le discours d’ouverture lors de AOP 2019 et dirigera une importante délégation comprenant SE Mouhamadou Makhtar Cissé, Ministre du Pétrole et de l’Énergie du Sénégal; Ousmane N’diaye, Secrétaire Permanent, Cos-Petrogaz et Mamadou Faye, Directeur Général, Petrosen.
Lors d’une conférence de presse à AOP 2019, le Sénégal lancera son cycle de licence pour le pétrole et le gaz. AOP 2019 aura lieu au CTICC1 à Cape Town, en Afrique du Sud, du 9 au 11 octobre 2019

L’Artp dénonce une anarchie dans la concurrence dans le secteur des Télécommunications\

https://www.pressafrik.com/La concurrence dans le secteur des télécommunications « commence à être un peu anarchique », posant des problèmes de sécurité nationale et de respect des droits du consommateur, a relevé jeudi le directeur de l’économie numérique à l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), Ousmane Ndiaye.
M. Ndiaye est un des cadres qui accompagnent le Directeur général de l’ARTP dans sa campagne nationale de mesure de la qualité de service, entamée jeudi à Thiès. Evoquant les « SMS intempestifs » et les abonnés non identifiés, Ousmane Ndiaye a déploré le problème sécurité mais aussi de respect de l’intimité du consommateur. Il a rappelé que la loi interdit à tout opérateur d’envoyer un SMS au-delà de 20 heures, et ce, jusqu’au matin.
Concernant l’identification obligatoire des abonnés à propos de laquelle certains opérateurs fermaient les yeux, l’ARTP a sévi en ordonnant la résiliation de « 5 millions de numéros » ne respectant pas la règlementation en la matière, a-t-il dit.
Pour pallier le retard de vente subi par les opérateurs, un serveur miroir, accessible à l’ARTP a été installé, afin de lui permettre de connaître en temps réel le profil des abonnés.
Des discussions sont aussi en cours avec les opérateurs pour gérer les détenteurs de la carte CEDEAO voulant intégrer le réseau, a indiqué Ousmane Ndiaye, qui souligne que « ce qui est fondamental pour l’Etat, c’est la sécurité des citoyens ».
Au sujet des promotions, le directeur général de l’ARTP a déploré le fait qu’elles sont « plus bénéfiques pour les opérateurs que pour les consommateurs ». Il relève que l’ARTP travaille non pas à interdire les promotions, mais à « pousser les opérateurs à baisser les tarifs réels ».
Par ailleurs, l’ARTP s’apprête à mettre en œuvre un projet, dont l’une des utilités sera d’empêcher les portables volés d’intégrer le réseau des opérateurs de télécommunications, annonce le directeur général de l’ARTP, Abdoul Ly. « Le métier de vol de portables n’a pas de beaux jours devant lui », a-t-il ironisé.APS AYOBA FAYE

BRT : PLUS DE 2700 IMPACTÉS RECENSÉS (MINISTRES)

Dakar, 3 oct (APS) – Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, a annoncé jeudi le recensement de plus de 2.700 personnes affectées par le projet » Bus rapides sur voies réservées », encore appelé « Bus Rapid Transit » (BRT en anglais), sur la base d’un plan d’action de réinstallation.
‘’Nous avons recensé plus de 2.700 personnes affectées par le projet sur la base d’un plan d’action de réinstallation qui, à mon avis, a pris en compte la préoccupation des personnes affectées’’, a-t-il déclaré.
M. Oumar Youm s’exprimait à l’issue d’une visite technique sur le tracé du BRT, en présence des autorités locales, dont le maire de Dakar, Soham Wardini, et le maire de Guédiawaye, Aliou Sall.
‘’Ce que nous pouvons noter est que 90 % des personnes affectées sont des détentrices de places d’affaires’’, a-t-il souligné, précisant qu’’’il y a 10% de concessions qui sont concernées’’.
Selon lui, il y a un bon processus de conciliation qui a été engagé sous la supervision du préfet du département de Guédiawaye pour qu’en principe tout se passe bien.
Il estime que ‘’les population se sont approprié le projet’’, soulignant qu’à ce jour, on n’a pas de doléances ou de revendications des populations par rapport à ce projet qui est inclusif et intégrateur’’.
A cet égard, il a salué ‘’le travail de l’administration territoriale, du CETUD [Conseil exécutif des transports urbains de Dakar] et des autres parties prenantes du projet, notamment la Banque mondiale, qui va le financer à hauteur de 300 milliards de francs CFA’’.
Le président du collectif des impactés du quartier de Grand-Médine, Elhadj Ndiogou Guèye, estime que ‘’les négociations pour le déguerpissement des zones qui se trouvent sur le tracé du BRT se déroulent normalement, parce que le directeur du CETUD a adopté depuis le début une gestion inclusive et participative’’.
« C’est pourquoi, a-t-il expliqué, la population de Grand-Médine s’est sentie impliquée et a préféré garder le silence, parce que toutes les promesses qui ont été données par le CETUD, qui est notre interlocuteur, sont jusque-là respectées.’’
Il a assuré que les personnes concernées étaient « en train de se préparer à libérer l’emprise, ce qui veut dire que les indemnisations estimées à environ trois milliards FCFA ont été à la hauteur de nos attentes’’.DS/ASG

Des investisseurs accusent le maire Oumar Guéye de vouloir torpiller un projet de 15 milliards cfa

http://dakarmatin.com/LeTemoin-Pour mener à bien leur projet consistant en une plateforme logistique, des Canadiens se sont appuyés sur des associés sénégalais attributaires de parcelles situées à Sangalkam. Un projet nécessitant un investissement de 15 milliards de nos francs mais qui tarde à se réaliser puisque les investisseurs accusent le maire de Sangalkam, le ministre Oumar Guèye, de vouloir le torpiller. Face aux accusations, Mamadou Diop, adjoint au maire de Sangalkam, parle d’expropria- tion pour cause d’utilité publique et dément par une visite guidée sur le site.
Située à une dizaine de kilomètres de Rufisque, la commune de Sangalkam fait partie des zones de la région de Dakar les plus convoitées en matière foncière. Une convoitise et une ruée vers l’or…foncier qui expliquent les nombreux litiges observés dans la zone et qui se soldent souvent devant les tribunaux. Parfois aussi à coups de machettes. Malheureusement des préfets, sous-préfets, maires, chefs de villages et promoteurs im- mobiliers sont toujours accusés, à tort ou à raison, d’être au cœur de cette mafia foncière qui sévit à Sangalkam et environs.
Le litige foncier opposant le ministre-maire de Sangalkam, le ministre Oumar Guèye, au sieur Kécouta Niabaly est en tout cas illustratif des conflits qui minent la zone à propos des terres. Ce contentieux a pour origine trois parcelles contiguës d’une superficie globale de 8 hectares appartenant à des hommes d’affaires sénégalais dont le sieur Kécouta Niabaly (6 ha). Compte tenu des opportunités d’investissement attrayantes qu’offre le Plan Sénégal Emergent (Pse), des hommes d’affaires canadiens se sont appuyés sur Kécouta Niabaly et autres attributaires de parcelles pour en faire des associés. Nos compatriotes devaient payer leur participation au projet à travers des apports fonciers. Il s’agissait pour ces investisseurs canadiens et leurs associés sénégalais de construire une gigantesque plateforme logistique pour un financement de 15 milliards cfa. Cette plateforme logistique devait être composée d’entrepôts, hangars, bureaux, stations. Pendant deux ans, des d’études de faisabilité technique et de rentabilité économique ont été faites avec des résultants satisfaisants. Il ne restait donc plus aux associés qu’à fusionner les parcelles afin de procéder à leur mutation au nom d’une société civile immobilière dénommée « Coleah-Properties » qui devait porter le projet. Hélas, c’est au moment où ils entamaient les travaux de terrassement qu’ont surgi mille et une tracasseries administratives au niveau de la mairie de Sangalkam. Ce alors que le service des impôts et domaines de Rufisque avait déjà enrôlé le projet « Coleah-Properties » pour la prochaine réunion de Commission de contrôle des opérations domaniales (Ccod) pour l’attribution du bail. Autrement dit, du fait des tracasseries, tout le projet de plate- forme logistique risque d’être remis en question. A la douleur des pauvres investisseurs de Sangalkam, s’ajoute donc la perte de temps et d’argent
Il ressort des documents et procès-verbaux de constat d’huissier dont « Le Témoin » a obtenu copies qu’une équipe composée du sous-préfet de Sangalkam, de l’adjoint au maire et du commandant de la brigade de gendarmerie s’est rendue sur le site pour procéder à un bornage et un terrassement en vue, selon ce beau monde, de construire un bâtiment abritant une Inspection d’Académie. Suite au refus des propriétaires de parcelles et associés au projet de céder à l’interdiction de la mairie dirigée par M. Oumar Guèye, le site a été transformé en une carrière sauvage car une autorisation d’extraction de sable a été délivrée à des camionneurs. Et depuis le 18 juin 2019, comme l’a constaté l’huissier, les Caterpillar et autres camions multiplient leurs rotations pour charger le sable jusqu’à rendre le site inexploitable. « Vous voyez comment les agents de la mairie, sur ordre d’Oumar Guèye, ont saboté le site afin de torpiller notre projet ! C’est inadmissible au pays du Pse de Macky Sall ! » s’étrangle l’un des associés du projet avant de demander l’arbitrage du président de la République sur le litige foncier les opposant à la mairie de San- galkam.

« Nous n’avons pris qu’une petite superficie pour la construction d’une Ief… » 

Accusés de vouloir torpiller le projet « Coleah-Properties » sur fond de spéculation foncière, les responsables de la mairie de Sangalkam semblent être embarrassés par l’affaire Kécouta Niabaly. Contacté par « Le Témoin », à défaut de joindre l’édile de
Sangalkam, l’adjoint au maire Mamadou Diop s’est dit prêt et disposé à parler au nom et pour le compte du maire Oumar Guèye, par ailleurs ministre de la Décentralisation. Pour clore le débat et éclairer l’opinion sur ce contentieux foncier, Mamadou Diop dément les accusations des promoteurs du projet par une visite guidée dans la zone à problèmes. Sur place où nous nous sommes rendus, il nous présente d’abord le plan de masse du site avant d’expliquer : « Sur cette terre à perte de vue que vous voyez, il y a trois parcelles jumelées ou contiguës faisant environ une superficie de 8 hectares dont les 6 appartiennent à Kécouta Niabaly. La mairie n’a pris sur le terrain que 1.742 m2 situés en bordure de route pour la construction de l’Inspection de l’éducation et de la formation (IEF) de Sangalkam. Et c’est une décision préfectorale qui a attribué à la Mairie le site conformément au plan de lotissement administratif dénommé « Kam 2 ». Donc nous n’avons pas touché le reste des parcelles » explique Mamadou Diop. Il reconnait toutefois que la partie expropriée est entièrement prise dans l’espace destiné au projet dont parlent les plaignants. « C’est regrettable de vous le dire, mais Kécouta Niabaly et consorts ont dû oublier que les terrains sont du domaine public. Donc le préfet, sur demande de la mairie, n’a fait qu’appliquer les dispositions de la loi relatives à l’ex-propriation pour cause d’utilité publique. Et cette future Inspection est un édifice public » précise l’adjoint au maire de Sangalkam. A propos des accusations d’avoir transformé le site en une carrière sauvage, Mamadou Diop avoue avoir effectivement autorisé les camionneurs d’extraire le sable sur demande de l’entrepreneur afin de faciliter les travaux de terrassement. « Nous sommes presque sur des monts, donc il fallait diminuer le volume de sable pour que le site soit au même niveau que la route » argumente l’adjoint au maire. Il informe que les travaux pour la construction de l’Ief sont déjà entamés sur le site et confiés à l’entreprise Etaplus. « Donc je vois mal comment des gens peuvent faire arrêter les travaux » se désole Mamadou Diop à l’issue de notre visite guidée à Sangalkam.
Entre des investisseurs « spoliés » et un maire « bâtisseur » d’édifices publics, la bataille ne fait que commencer. Sauf si le président de la République siffle la fin de la récréation foncière à Sangalkam…Pape Ndiaye

CRÉATION DE SOCIÉTÉS CIVILES IMMOBILIÈRES (SCI) POUR CAPTER LES FONDS DESTINÉS AUX EXPROPRIATIONS-Des agents des impôts et Domaines dans la mafia

https://www.leral.net/L’Office national Anti-Corruption (Ofnac) devrait s’autosaisir pour mettre fin à cette mafia qui s’opère autour des expropriations pour cause d’utilité publique. Il s’agit d’une vaste opération de corruption et d’enrichissement illicite, qui implique des agents de l’État, dont certains jouent un rôle d’intermédiaire.
«Au Sénégal, l’essentiel des alertes que je reçois, au quotidien, pour les risques de conflits, viennent à plus de 90% du foncier», a déclaré le président de la République, Macky Sall, à l’occasion Congrès des Notaires. Ces propos du chef de l’Etat sont assez préoccupants, si l’on connait les pratiques malsaines qui existent dans le secteur foncier, depuis plusieurs années.
Après l’audit foncier, le président de la République devrait examiner tous les dossiers d’expropriation qui sont dans le circuit. Car, selon nos sources bien impliquées, des agents des Impôts et Domaines, informés de l’état des dossiers, ont créé des Sociétés civiles immobilières (SCI) pour jouer un rôle d’intermédiaire, pourtant interdite par la la loi, afin de capter des fonds destinés aux familles. Comment procède cette mafia qui existe dans ce secteur ? Ces agents de l’Administration ont accès à toutes les informations au niveau du Conservatoire foncier. Ils identifient les titres privés pris par l’État pour cause d’utilité publique. Par la suite, ils filent le fromage à des démarcheurs, qui vont voir les familles propriétaires. Alors, lorsque le démarcheur obtient le mandat de la famille, avec un engagement de paiement d’une commission, ces agents des Impôts et Domaines activent ses réseaux pour que le dossier soit diligenté, facilement, dans tout le circuit de validation administrative et financière. Cela prendra du temps, parce que les dossiers d’expropriation passent dans plusieurs bureaux notamment la Commission de Contrôle des Opérations domaniales (Ccod), le Ministère du Budget, celui des Finances etc. Mais, l’essentiel pour ces fonctionnaires cupides, c’est d’avoir des gains annuels, à chaque fois que l’Etat paie aux familles.
L’avantage des agents des Impôts et Domaines, c’est qu’ils ont accès aux dossiers en instance. Et c’est ainsi que des SCI sont créés, avec des prête-noms, pour capter les fonds, une fois les actes d’acquiescements signés. Ces actes sont interdits par la morale professionnelle, mais aussi par la loi. On ne peut pas être un agent de l’État et être impliqué dans des opérations financières parallèles relevant de votre service et qui vous permettent de gagner de l’argent, illicitement, sur le dos du contribuable. En plus, c’est un acte d’enrichissement illicite et de corruption notoire, que l’Ofnac doit arrêter.
Voilà pourquoi, le président de la République, à travers le Ministère des Finances et du Budget, doit saisir le Directeur des Impôts et Domaines, ainsi que son collègue des Domaines, pour un audit de tous les dossiers d’expropriation en cours. Cela permettra d’éviter que des agents cupides captent les fonds destinés aux familles par d’autres chemins. Ensuite, la loi interdit l’intervention des intermédiaires dans des dossiers d’expropriations. Et pourtant, tous les agents des Impôts et Domaines, qui s’activent dans ces pratiques corruptives à travers des cabinets d’expertises factices, sont bien informés de cette interdiction. Il faudra, ainsi, rejeter tous les dossiers d’expropriation détenus par des propriétaires de SCI douteuses. Nos sources sont formelles, des agents des Impôts et Domaines sont impliqués dans cette mafia.Moustapha SECK (Dakartimes)

Der, comptes et mécomptes d’un financement « Fast-Track »

http://www.rewmi.com/ Lancée le 7 mars 2018, la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide (Der) a pour mission, entre autres, le financement direct et rapide des entrepreneurs. Plus d’un an après, la Der qui a déjà injecté plus de 10 milliards F Cfa, peine à se faire rembourser.
La Der vivrait les contrecoups de ses « légèretés » et autres « libéralités », d’un « mécanisme de financement prédestiné à échouer ». Hier, elle faisait le tour du pays pour être aux côtés de ses bénéficiaires, où qu’ils puissent être, pour leur octroyer des financements, aujourd’hui, elle refait le même circuit pour se faire rembourser. Selon Aminata Ly, la Der a financé en 2018 1 513 projets, pour un montant de 12, 7 milliards F Cfa et 106 578 bénéficiaires ont été impactés. Une belle ambition, fruit de beaucoup de manquements imposés par le cachet politique donné à ses financements. Source de toutes les imbrications, de tous les amalgames.
Pour montrer que le président de la République, Macky Sall ne vendait pas du vent, la Der a fonctionné avec une certaine célérité. Elle a fermé les yeux sur le mécanisme de financement, pour s’assurer de toutes les garanties de remboursement. Les dossiers sont traités en mode « fast track » et les financements décaissés. Des jeunes et des femmes sont financés à coups de millions. La Der n’a pas hésité à casser sa tirelire pour satisfaire ses demandeurs. Une client!le « politique », diront certains pourfendeurs du régime du Président Sall. L’argent public est prêté à la pelle. Beaucoup d’experts financiers commençaient à s’étonner de la légèreté avec laquelle la Der allait à la caisse.
Près d’un an après, le temps semble donner raison aux voix discordantes, à ces experts qui alertaient sur le financement non-maîtrisé de la Der. Aujourd’hui, la Der éprouve des difficultés pour se faire rembourser. Depuis quelques temps, son coordonnateur, Pape Amadou Sarr sillons le pays pour s’indigner du faible niveau de recouvrement. Pour inciter les bénéficiaires à rembourser, il fait même dans la menace et n’écarte pas d’aller en phase contentieuse, suivant la procédure de 4 P (Préfet-Police-Procureur-Prison). « Ceux qui ne rembourseront pas, nous les mettrons en phase contentieuse et les 4 P prendront le relais. Tout bénéficiaire de la Der est tenu de rembourser au centime près », menaçait Pape Amadou Sarr, à l’étape de Saint Louis. Les sorties de Pape Amadou Sarr ont poussé certains bénéficiaires de « mauvaise foi » à s’acquitter de leurs créances. Aminata Ly : « Nous avons noté une amélioration après le rappel des 4 P, qui sont du reste, partie intégrante du dispositif », qui a indiqué que échouer n’est pas une option. Selon elle, le modèle de la Der ne va pas connaître le même destin que les politiques de financements des Maitrisards sous Diouf, le fameux compte K2 du président Senghor et un Fnpj sous Wade.

Scandale Pétrole Gaz révélé par BBC : BP va se séparer de son Directeur général

https://www.pressafrik.com/ Ça bouge à BP (British Petrolium) quelques mois après l’enquête de la BBC sur le présumé scandale du pétrole et du gaz sénégalais.
Le Directeur général Bob DUDLEY (citée et bien visible dans ledit documentaire de la journaliste Mayeni Jones)  va quitter ses fonctions en Février 2020.
Dudley sera remplacé par Bernard Looney, jusqu’ici responsable de l’amont pétrolier de la firme.AYOBA FAYE

Incendie au trésor public : Le système de paiement n’est pas affecté

https://senego.com/L’incendie qui s’était déclaré ce matin dans les locaux de la Direction générale de la comptabilité publique et du trésor n’a pas affecté le système de paiement du Trésor, selon le ministère des Finances et du budget dans un communiqué.
Trésor…
Un incendie s’est déclaré ce matin, vers 7 heures dans les locaux de la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor. Le feu a été rapidement maîtrisé par des éléments des Sapeurs-pompiers et de la Police.
Electricité…
Les opérations de paiement des dépenses et d’encaissement des recettes ont repris après le rétablissement de l’électricité. Sur l’origine de l’incendie, le document estime qu’en attendant les résultats de l’enquête déjà ouverte, le feu serait d’origine électrique.
Paiement…
» Cet incident n’a pas affecté le système de paiement du Trésor. Les opérations de paiement des dépenses et d’encaissement des recettes ont repris après le rétablissement de l’électricité, intervenu à 9 heures « , lit-t-on dans le communiqué.

Mboro coupé du monde… sans électricité ni eau depuis mercredi

https://www.pressafrik.com/La commune de Mboro, située à 24 kilomètre de Tivaouane est coupée du monde depuis mercredi soir. Les populations, privées d’électricité et d’eau, sont dans le désarroi le plus absolu, en cette période de forte chaleur. Et le plus dur, la Senelec et la société Aquatec, chargées respectivement de la fourniture d’électricité et d’eau, n’ont jusqu’à présent, fourni aucune information sur les causes de cette coupure et sur un probable retour des deux ressources.
La Plateforme de veille de ladite localité, Mboro SOS a produit un communiqué pour alerter les autorités.
« La Plateforme Mboro SOS déplore la longue coupure d’électricité qui sévit dans la Commune depuis hier, mercredi. En effet, les populations de Mboro sont habitées à des coupures intempestives depuis plusieurs semaines malgré les complaintes des clients auprès de l’agence SENELEC de la Commune à qui nous reprochons encore un déficit de communication inexplicable.
À côté de cette absence d’électricité, la Plateforme Mboro SOS regrette aussi l’arrêt de la fourniture d’eau par le nouveau concessionnaire, Aquatec, dont l’arrivée est plutôt marquée par une accentuation des difficultés dans la distribution du liquide précieux dans tous les quartiers de la Commune.
La Plateforme saisit cette occasion pour prendre à témoin le Commandant de la Brigade de la Gendarmerie de Mboro à qui elle avait listé les exigences des populations en cas de coupures. Avec ce dernier et après échanges particulièrement houleux avec l’un des chefs d’agence de la Senelec de Mboro, il avait été retenu la mise sur place d’un plan de communication en amont dans la mesure du possible pour aviser et expliquer, à travers la radio locale, les raisons des coupures et leur durée. La Plateforme rappelle que la même situation avait, il y a  plus de six (6) mois, provoqué une détresse des populations au point d’obliger notre organisation à improviser une marche contre les coupures d’eau et d’électricité le 5 mai 2019. Trop c’est trop! », peut-on lire dans le document.AYOBA FAYE

LES TRAVAILLEURS DU PTB DECLENCHENT UNE GREVE ILLIMITEE

https://www.seneplus.com/-L’As-Aucun train n’a sifflé hier entre Thiès et Dakar à cause de la grève illimitée déclenchée par les travailleurs du Petit Train de Banlieue (Ptb) qui ont bloqué toute circulation sur la voie principale.
Les travailleurs réclament deux mois de salaire. Ils reprochent au ministre des Transports terrestres, Me Oumar Youm, et au secrétaire d’Etat aux Transports Ferroviaires, Mayacine Camara, de ne rien connaître de ce secteur.
Les riverains des différentes stations et autres arrêts du Petit Train de Banlieue (Ptb) n’ont pas entendu hier la locomotive assurant la desserte entre Rufisque et Dakar siffler. Les usagers du Ptb ont dû également se rabattre sur les cars de transport en commun. Une situation qui découle de la grève illimitée décrétée par le Syndicat des Travailleurs du Petit Train de Banlieue entamée hier à 6 heures du matin. Et c’est à la grande gare de Rufisque, lieu de départ des différents trains qui desservent Dakar en passant par Mbao, Yeumbeul, Thiaroye, Pikine, Hann, Colobane, que les syndicalistes ont tenu une conférence de presse pour exprimer leur ras-le-bol. «Depuis deux mois, nous n’avons pas reçu nos salaires.
Le pire, c’est que l’Etat n’a pris aucune disposition allant dans le sens de payer les travailleurs et régler le problème», a soutenu le secrétaire général du Syndicat des Travailleurs du Petit Train de Banlieue SA, Momar Sall. Il accuse l’Etat de chercher à déshonorer les travailleurs qui, toutefois, ne comptent guère se laisser faire. «Nous avons constaté que le secrétaire d’Etat au Transport ferroviaire, Mayacine Camara, n’a pas respecté ses promesses vis-à-vis des travailleurs, car il s’était engagé à payer les salaires au mois de septembre, mais jusque-là rien ne s’est passé. Il n’est même pas revenu nous voir pour parler de la situation», s’insurge Momar Sall. Ce dernier et ses camarades ne décolèrent pas non plus contre leur ministre de tutelle, Me Oumar Youm. Pour Momar Sall, le patron des Transports terrestres et du Désenclavement n’accorde aucun crédit aux travailleurs du PTB. Ce qui le prouve : il n’a pas daigné répondre aux deux correspondances que les travailleurs lui ont envoyées. Ils exigent de Me Youm une audience afin de discuter de la situation qu’ils vivent. Blocage de la voie ferrée Dakar Thiès «Nous avons été ignorés par toutes les autorités. C’est pour cette raison que nous avons décidé de barrer la voie principale par laquelle passent les trains. Nous ne comptons la libérer que si les autorités nous paient nos salaires», informe le secrétaire général du syndicat.
De l’avis de Momar Sall, Me Oumar Youm et Mayacine Camara ne connaissent pas grand-chose du secteur ferroviaire et n’ont pas de conseillers capables de leur expliquer ce qui se passe réellement dans ce milieu. En plus de garer les trains, les syndicalistes ont également bloqué la voie ferrée entre Dakar et Thiès en y immobilisant les trains du Ptb, empêchant du coup toute circulation sur ces rails. Le leader syndical compare la situation actuelle du PTB à ce qui est arrivé récemment à la société Dakar Bamako Ferroviaire (DBF). Selon le secrétaire général du Syndicat des Travailleurs du PTB, les autorités gouvernementales ont procédé de la même manière avec les cheminots de DBF qui sont restés des mois sans salaire. «Maintenant, elles veulent s’attaquer à nous, mais qu’elles sachent que nous ne les laisserons pas gâcher notre avenir. Nous sommes prêts à tout pour obtenir gain de cause. Nous n’arrêterons cette grève que si les autorités nous appellent pour des négociations ou qu’elles nous paient nos salaires», tranche Momar Sall. Le blocage de la voix principale a empêché les trains venant de Tivaouane de s’arrêter à Pout. A noter que plusieurs sociétés, dontles Industries Chimiques du Sénégal (ICS), ont des trains qui passent par cette voix principale. Amadou THIAM

Vers un front social en surchauffe

http://actunet.net/ Les secteurs de l’éducation et de la santé risquent de renouer avec les perturbations à moins que l’État n’engage des négociations en mode fast-track pour les faire revenir à de meilleurs sentiments. Déjà, entend-t-on, qu’aujourd’hui une bonne frange des enseignants, regroupés au sein du G20, compte boycotter la rentrée scolaire de ce jeudi 3 octobre (hier).
Cette décision de boycott est motivée par le non-respect de la part du gouvernement, de ses engagements stipulés dans les accords signés depuis février 2014. Les enseignants courent derrière les 100 milliards que le gouvernement leur doit en guise de rappels de validation, d’avancement et d’intégration, entre autres griefs. À cela s’ajoute la réforme du système de rémunération des fonctionnaires, jugée non-équitable et dont les conclusions sont réclamées depuis des mois par les enseignants.
Suffisant pour que le G20 décide de déterrer la hache de guerre avec le boycott de la rentrée scolaire et le dépôt d’un préavis de grève.
Comme pour donner de la voix à ce concert de récriminations, le Sudes/Esr (Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal/ Enseignants du Supérieur et chercheurs) a aussi décidé de jouer sa partition.  Le courroux de ces enseignants s’explique par la non-ouverture des négociations entre le gouvernement et leur syndicat concernant leur plateforme revendicative en date du 9 mai 2019, la décision non-concertée de l’État d’orienter tous les bacheliers de la session 2019 dans les seules universités publiques.
Aussi, pour protester contre le comportement des recteurs des universités publiques qui continuent à exhiber une attitude cavalière envers les droits des enseignants-chercheurs, par le refus d’application des décisions de la Cour suprême, le non-paiement des sommes dues, le sabotage de la Polyclinique de l’Ucad, entre autres violations, le Dr Oumar Dia, secrétaire général dudit syndicat, a déposé un préavis de grève sur la table du ministre du Travail. Ainsi envisagent-ils de mettre à exécution leur menace de grève à partir de ce 1er octobre. Selon le Secrétaire général du Sudes/Esr, cette grève concerne toutes les universités publiques du pays.
Comme si cela ne suffisait pas, les médecins du Sames ont décidé eux aussi d’aller à l’assaut du gouvernement, pour protester contre le comportement du ministère des Finances qui a amputé leur salaire, et ce, sans les avoir « anesthésiés » au préalable. Ce qui a le plus exacerbé la colère des blouses blanches, c’est qu’après la première ponction du mois d’août, ils avaient rencontré le ministre des Finances qui avait calmé leur douleur en leur promettant d’y remédier, d’autant que cette supposée non-imposition due à un redressement fiscal n’était pas de la responsabilité des blouses blanches. Aussi, avait-il donné des instructions pour le reversement du surplus d’impôt prélevé au mois d’août avant le 15 septembre par une mission spéciale et l’échelonnement des sommes dues pendant les 4 derniers mois de l’année 2019. Espérant retrouver leur santé financière, d’autant que la direction de la solde leur avait assuré avoir effectué les diligences nécessaires, et que le dossier était au Trésor, ces médecins constatent aujourd’hui, pour le déplorer, que non seulement la perfusion financière promise n’a pas été effectuée, mais ils ont encore été amputés. Ce qui a eu le don de détériorer davantage leur santé financière devenue précaire.
Ainsi, le Sames qui déplore la légèreté du traitement des engagements de l’autorité, annonce qu’il va prendre ses responsabilitéspour la satisfaction de tous les points en instance : les ponctions, l’Irm des municipaux, agences et services nationaux, âge de la retraite, terrain etc. Un préavis de grève a été déposé à cet effet.
Sauf retournement de situation, on s’achemine vers une ébullition du front social.

Ipres : Le départ de Mamadou Diagne Sy Mbengue par décision présidentielle fâche la Cnts

« Monsieur Mamadou Diagne Sy MBENGUE, Administrateur Civil, est nommé Directeur général de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré, en remplacement de Monsieur Mamadou KASSE, appelé à d’autres fonctions », cette décision du président de la République Macky Sall à l’issu du Conseil des ministres de ce 2 octobre fait sortir la Confédération nationale des Travailleurs du Sénégal (CNTS) de sa réserve puisque la décision présidentielle est en porte à faux avec les textes de l’Institution.
Ainsi par la voix du Secrétaire général adjoint de la Cnts, Lamine Fall, les syndicalistes ont tout, simplement, craché sur le décret, en ce sens que cette décision présidentielle a violé les textes de l’Institution de Prévoyance retraite du Sénégal (IPRES). « L’Ipres est, certes, un bien commun pour l’Etat, les travailleurs, les employeurs et les retraités, mais qui a une autonomie de gestion. Depuis 1990, le Directeur général de l’institution est nommé par le Conseil d’administration et non par un décret président », précise Lamine Fall.
Cette organisation syndicale demande tout simplement au président de la République de revenir sur  cette décision “en porte à faux avec les textes, notamment, la Loi 7550″. Pour Lamine Fall, « on doit avancer et non reculer en matière de législation”. Et d’ajouter, «dans ce cas précis, il faut que le président de la République recule” pour pouvoir procéder à un Appel à candidature et le meilleur profil sera désigné comme Directeur général de l’Ipres.

BAISSE DU NIVEAU DES ELEVES, DEGRADATION CONTINUE DE L’ENVIRONNEMENT SCOLAIRECes facteurs bloquants aux examens  

http://www.enqueteplus.com/La baisse du niveau des élèves est une question qui préoccupe les Sénégalais. Les avis sont partagés sur les causes. Pour inverser la tendance, enseignants et parents d’élèves invitent les autorités à une prise de décision rapide.
Lors de la cérémonie de remise des prix de l’édition 2019 du Concours général, le président de la République, Macky Sall, a interpellé les acteurs du système éducatif sur la baisse du niveau des apprenants. Le président Sall, qui a mis le doigt sur le problème, a noté, par ailleurs, que les taux de réussite au Bfem et au Baccalauréat, et les premiers résultats de l’université, de même que les prix non décernés au Concours général rappellent l’ampleur des défis à relever pour rendre le système éducatif sénégalais performant.
Cela devrait passer par une constante mise à jour des méthodes et contenus des enseignements. Les langues courantes, dont le français, langue officielle du pays, qui perd de son niveau global, sont les matières principalement visées par cette remarque. ‘’Il faut reconnaitre que le niveau continue de baisser. Je pense aussi à l’anglais, que la majorité des apprenants ne parvient pas à parler, après 7 années d’études. De la 6e à la terminale, notamment, tous nos bacheliers devraient être parfaitement bilingues. Cela pose problème’’, remarque le chef de l’Etat Macky Sall.
Il a également plaidé pour une révision du contenu des programmes en sciences, en mathématiques et en histoire.

Le diagnostic des syndicats

Renvoyée aux syndicats d’enseignants, la problématique de la baisse du niveau des élèves est différemment abordée par les principaux acteurs. Le secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels), Souleymane Diallo, considère que plusieurs causes peuvent être à l’origine de cette situation, en se défendant naturellement des accusations portées sur les enseignants. Souleymane Diallo constate, ‘’d’abord, la démission des parents’’. Le suivi correct de l’éducation ou de l’apprentissage des enfants n’est pas à la hauteur de ce qui doit être fait. Le second problème, d’après son diagnostic, ce sont les mutations technologiques, avec l’apparition des smartphones qui distraient les apprenants.
‘‘Aujourd’hui, beaucoup d’enfants, au lieu de se concentrer sur les cours, se tournent vers les téléphones. Il y a aussi les conditions d’enseignement, d’apprentissage qui se sont beaucoup dégradées, surtout par rapport au ratio élèves-enseignants, avec des classes pléthoriques, des salles de classe inadaptées, un environnement défavorisé, le programme d’enseignement qui doit être évalué, l’insuffisance des manuels’’, liste-t-il. A cela, il ajoute la formation des enseignants. ‘’On ne va pas se voiler la face : l’Etat devrait tout faire pour améliorer la formation initiale et continue des enseignants’’.
Sur cette lancée, il pointe du doigt une démotivation du personnel enseignant due à des lenteurs dans l’avancement de leur carrière qui ne s’expliquent pas. Le système de rémunération, dit-il, est en inadéquation avec le coût de la vie. ‘’Nous considérons l’ensemble de ces paramètres qu’il faut analyser dans le cadre d’une étude sérieuse pour voir quelles sont les véritables causes pour apporter des solutions. L’éducation doit être érigée en sur-priorité par le renforcement du financement. Si l’Etat met près de 42 % du budget, le constat est que même si c’est vrai, les moyens sont encore insuffisants, au regard des besoins du système‘’, soutient-il. A son avis, il faudra mettre en place une politique de motivation du personnel enseignant, revoir les curricula, notamment le système d’évaluation et le quantum horaire. ‘’Il y a beaucoup de carences qui sont assimilées, du fait de l’insuffisance du quantum horaire’’, argue-il.
Souleymane Diallo croit qu’ils font face à un système hybride qui, parfois, fait de l’échec la règle.
Embouchant la même trompette, le secrétaire général du Saems, Saourou Sène, considère les propos du chef de l’Etat comme un constat qui relève de l’évidence. Selon lui, la baisse du niveau, ce n’est pas seulement en français, mais dans toutes les disciplines. A son avis, plusieurs facteurs peuvent l’expliquer. D’abord, l’environnement scolaire qui est aujourd’hui fortement concurrencé par la communication qui relève des médias de masse, de la technique ou de l’Internet. Mais également de la publicité. ‘’Vous voyez comment nos tableaux affichent certaines publicités à travers les artères de Dakar ! Quand vous prenez un tableau sur lequel on a écrit ‘Vitfé’, un enfant qui voit ça, il considère que c’est ça la bonne orthographe. Regardez comment nous acceptons de formuler nos messages sur WhatsApp, toutes sortes de communication via l’Internet qui ne respectent ni règle de grammaire ni règle d’orthographe’’, dénonce-t-il.
Ce qui lui fait dire que s’il y a des enfants qui naissent dans un contexte de communication comme celui-ci, ils ne feront pas l’effort de comprendre les règles syntaxiques qui régissent le fonctionnement de la langue, tant du point de vue du parler que de l’écrit.
Dans un autre registre, Saourou Sène relève la nécessité de réinterroger les curricula et leur pertinence. Il reste persuadé qu’il y a une pédagogie de l’échec dans le système éducatif sénégalais. ‘‘Nos standards de correction sont très durs. Il suffit de s’interroger pour s’en rendre compte, parce que quand nos élèves sont déclarés de niveau faible, s’ils vont en Europe, ils brillent’’. Il poursuit : ‘’Lorsque qu’un professeur d’histoire et de géographie annonce la tenue d’un contrôle continu, les élèves ont tendance à lui demander ça porte sur quoi. Et la réponse, dit-il, est connue par tous. Il dira : ‘Ça porte sur tout’, en sachant qu’un devoir ne peut pas porter sur tout. A partir de ce moment, l’élève est mis dans cette situation qui ne lui permet pas d’avoir une ligne directrice par rapport à sa réflexion. C’est différent de cet enfant à qui on dit : tu auras un devoir qui va porter sur tel chapitre. Des choses qu’ils rencontrent dans le système qui fait que parfois c’est de la loterie dans les examens et concours.’’
Il soutient que pour cette année, la formulation des épreuves a posé problème pour l’épreuve de géographie, à l’examen du Baccalauréat. Ce qui a créé des difficultés aux élèves, car ils ne s’y attendaient pas. Il constate également que pour l’épreuve de mathématiques au Bfem, tout le monde s’est accordé sur le fait que ça a été très complexe pour les élèves.

‘’Un cumul des faiblesses‘’

Tous ces faits, relève M. Sène, posent un problème particulier et font que le résultat reste encore faible. Un cumul des faiblesses qu’il déplore d’ailleurs. ‘’Ces résultats permettent aux uns et aux autres de considérer qu’il y a une baisse de niveau. Mais ils oublient que les élèves qui ont passé le Baccalauréat ou le brevet cette année ont vécu des années de grève dans leurs classes antérieures. Les élèves que l’on fait passer tout en sachant qu’ils n’ont pas le niveau, quel résultat voulez-vous qu’ils produisent ? Il y a ce problème. Je pense qu’il nous faut tous nous retrouver autour d’une table pour évaluer le contenu des enseignements-apprentissages, parce qu’il y a un réel problème pour capter l’attention des élèves. Pour mieux vendre un produit, il faut que le client sente le besoin de l’acheter. Aujourd’hui, le contenu enseignement-apprentissage, est-ce que ça attire les élèves ?’’, se demande-t-il.
Pour Saourou Sène, des cours sur le fondateur du mouridisme Cheikh Ahmadou Bamba, par exemple, pourraient inspirer les élèves. Des besoins en technique, technologie et media sont aussi nécessaires. D’où l’importance, pour lui, de réinterroger les valeurs pédagogiques des enseignements-apprentissages et de réorienter les curricula, les enseignements, dans le but de les réadapter.
Par ailleurs, il dénonce que ‘’le zéro redoublement installe la médiocrité’’. Il rappelle, à ce propos, que c’est en 2009-2010 qu’un arrêté a été signé pour le zéro redoublement sous le régime d’Abdoulaye Wade, sous le magistère de Kalidou Diallo au ministère de l’Education. Une mesure tellement clémente que les élèves l’ont appelée ‘‘Goana’’.
Abdou Faty, lui, trouve que les apprenants sénégalais, contrairement à ce que pensent nos dirigeants, ne sont pas du tout nuls.  D’ailleurs, juger de la baisse du niveau des élèves au Concours général est assez sournois, selon lui. Néanmoins, il reconnait les difficultés que rencontre le système éducatif sénégalais.
Toutefois, il fait noter que toutes les écoles qui excellent comme Mariama Ba, le Prytanée militaire ou encore le lycée d’excellence de Diourbel, respectent le ratio élèves-maîtres. ‘’Il n’y a pas plus de 50 élèves dans une seule classe de ces écoles précitées. Elles sont normées, les bibliothèques et les laboratoires fonctionnent et elles ont des internats. En plus de cela, on a pris les meilleurs qu’on a orientés là-bas’’, note-t-il. Soulignant ainsi que les effectifs sont pléthoriques dans les salles de cours de la quasi-totalité des classes des autres établissements publics.
Pis, il souligne que dans une localité comme Sédhiou, un élève, de la 6e à la terminale, est dans un abri provisoire avec un effectif 90 élèves dans une classe. Naturellement, constate-t-il, le niveau ne peut que baisser dans ces conditions. Cela, dit-il, d’autant que les programmes sont surchargés. ‘’Il faudrait aller dans le sens d’alléger les programmes et prendre comme pilier la langue nationale pour apprendre le français et les mathématiques, l’élargir partout’’, soutient-il. Il estime également que les réformes doivent être menées jusqu’au bout. Il déplore tout le tâtonnement qu’il y a eu dernièrement dans les réformes. Il ne trouve pas bien qu’on en commence certaines pour les abandonner quelque temps plus tard. Aussi, pense-t-il que la question de l’environnement scolaire doit être réglée. Selon lui, l’Etat doit faire l’effort de mettre les élèves dans les mêmes conditions que ceux qui sont dans les internats.
‘’Si le gouvernement fait cet effort, nous enseignants serons prêts à accepter des sanctions, s’il n’y a pas de résultats.  Mais aujourd’hui, on ne peut pas imputer aux enseignants la responsabilité de cette baisse de niveau des élèves dans une classe bondée qui n’a pas de matériel pédagogique. Ce serait injuste’’, fulmine-t-il.AIDA DIENE

BAISSE DU NIVEAU DES ELEVES : Les parents d’élèves diagnostiquent le mal

http://www.enqueteplus.com/Très préoccupés par l’avenir de leurs enfants, les parents d’élèves ne veulent pas être en reste dans la recherche de solution pour l’amélioration du système éducatif sénégalais et le relèvement du niveau des potaches.
S’il y a une chose sur laquelle s’accordent tous les acteurs du système éducatif sénégalais, c’est la baisse continue du niveau des élèves. Là où ils ne parlent pas le même langage, c’est sur les causes. Chacune des parties rejetant la faute sur l’autre.
Mais, selon le président de la Fédération nationale des parents d’élèves et d’étudiants du Sénégal, Bakary Badiane, les causes de cette situation sont aussi diverses que variées et ne sauraient être imputées à une seule partie. Toutefois, il relève que si les responsabilités sont partagées, les enseignants ont une plus grande part. Déjà, il indexe le quantum horaire qui n’est jamais atteint,
selon lui, à cause des grèves cycliques des enseignants et le faible niveau de certains d’entre eux.
‘‘Il faut le reconnaitre, on a voulu avoir un taux de scolarité élevé, mais ça a un coût. Il faut de bons enseignants, des moyens nécessaires et une stabilité du front social toujours en ébullition depuis plusieurs années’’, dit-il.
Pour M. Badiane, le niveau des enfants continuera de baisser, tant que le front social n’est pas apaisé à travers une prise en charge effective des revendications des enseignants et une prise de conscience de ces derniers, du rôle qu’ils ont dans la formation des enfants.
Il appelle donc l’Etat et les syndicats d’enseignants à pacifier leurs relations et à mettre en avant l’intérêt des enfants qui sont l’avenir de toute la nation sénégalaise. En outre, il invite les autorités étatiques au respect des engagements auxquels il a souscrit. Aux enseignants, de limiter leurs revendications. Aussi, appelle-t-il les autorités à réhabiliter les enseignants dans leurs droits, en leur permettant d’avoir un plan de carrière comme tous les autres fonctionnaires de l’Etat.
‘’Nous ne défendons pas les syndicats d’enseignants, mais nous voulons que l’Etat joue pleinement son rôle dans sa politique éducative, en mettant les moyens qu’il faut et en recrutant de bons enseignants’’, précise-t-il. Avant d’appeler l’Etat à revoir à la hausse l’âge de la retraite des enseignants, à défaut de les maintenir quand ils vont en retraite. ‘’Je reste convaincu que l’on ne peut pas laisser des enseignants aller à la retraite, alors qu’ils sont toujours actifs. On a besoin de ces professeurs de philosophie, de mathématiques, de physique-chimie et autres disciplines qui vont à la retraite avec toute l’expérience qu’ils ont pu capitaliser durant leur carrière. Il faut les maintenir, tant qu’ils sont aptes à travailler, en leur signant des contrats spéciaux, compte tenu des besoins de l’Etat. Souvent, ceux qui vont à la retraite sont capables de servir encore pendant des années. La preuve est qu’ils sont toujours actifs dans le privé’’, déclare-t-il.
Outre les syndicats d’enseignants, Bakary Badiane indexe aussi les collectivités territoriales qui, souvent, tardent à livrer les fournitures, alors que le démarrage des cours n’attend pas. Et n’interviennent pas trop dans le règlement des inondations notées dans certains établissements scolaires envahis par les eaux. Une situation qui menace d’ailleurs la matérialisation du concept ‘’Ubi tey, Jang tey’’.
M. Badiane dénonce ainsi un dysfonctionnement qu’il urge de corriger avant l’ouverture des classes.
En dépit de toutes les difficultés rencontrées dernièrement et les relations tendues entre Etat et syndicats d’enseignants dont certains ont d’ores et déjà déposé des préavis de grève, il espère une année scolaire stable, cette fois-ci. ‘’Le nouveau ministre de l’Education nationale a rencontré les syndicats d’enseignants. Durant quatre jours, ils ont travaillé ensemble. Avant cela, ils se sont retrouvés à Thiès pour préparer cette rencontre. Nous ne pouvons qu’espérer une entente qui va perdurer’’, soutient M. Badiane.
Durant ces rencontres, autorités étatiques et syndicats d’enseignants ont profondément discuté des problèmes rencontrés dans le système éducatif sénégalais. Ensemble, ils ont décidé d’agir pour y apporter des solutions pérennes.

COURS DE VACANCES GRATUITS DE BONNES VOLONTES : Les bons samaritains de l’enseignement

http://www.enqueteplus.com/La baisse du niveau des élèves ne fait plus débat. Tout le monde est presque unanime là-dessus. Cependant, si certains croisent les bras et imputent toute la responsabilité de cette situation à l’Etat et aux enseignants, d’autres citoyens mettent la main à la pâte, en organisant des cours de vacances gratuits pour aider les élèves à parfaire leur niveau.
L’école Amadou Lamine Diène de la Gueule-Tapée. Trois fillettes sont assises sur l’un des bancs publics qui ornent la cour. Elles prennent leur goûter en discutant de la prochaine rentrée, l’air tout enthousiaste.  Pendant ce temps, M. Seck, la soixantaine révolue, donne des exercices de lecture aux élèves de la classe d’à-côté. Livre d’application entre les mains, il lit à haute voix et les élèves répètent en chœur après lui.
En ce vendredi 27 septembre, on dirait qu’on est en pleine année scolaire.  Il est 9 h. Des parents d’élèves arrivent les uns après les autres pour déposer leurs enfants à l’école. L’ambiance est studieuse. Les élèves, composés en majorité de vacanciers, profitent des cours gratuits de M. Seck pour parfaire leur niveau avant la rentrée qui se profile à l’horizon.
Membre du comité de gestion de l’école, Boubacar Seck, ancien chimiste à la retraite, consacre son temps libre à aider les enfants à relever leur niveau en lecture, orthographe, grammaire, mathématiques, etc.
En effet, depuis le début du mois d’août, plusieurs enfants du quartier suivent, du lundi au vendredi, ses cours, de 9 h à 13 h. Une initiative qui lui permet de participer à la formation des enfants, mais aussi de s’occuper de son temps. ‘’On n’a pas la prétention de remplacer les maîtres. On est juste là pour faire aimer les enfants ce qu’ils font. C’est une passion et en tant que personne ressource, ça nous occupe. Notre seule motivation est le plaisir d’aider les enfants’’, déclare le vieux Seck, les yeux rivés sur son livre.
Même ambiance à l’école Abdourahmane Wane, dans le même quartier.  Ici, les cours de vacances et les inscriptions pour la prochaine rentrée vont bon train. Et c’est le président du comité de gestion de l’école lui-même qui est occupé à dispenser les cours. Il reçoit en même temps des parents pour les formalités d’inscriptions de la nouvelle année. Avec l’inauguration de la grande mosquée Massalikoul Djinane, l’affluence est timide à l’école. Seuls quelques élèves ont fait le déplacement pour suivre les cours de vacances. C’est surtout les préparatifs de la rentrée qui occupent les esprits.

La responsabilité des parents

Dans cet établissement, tout est en place pour démarrer les cours et étudier dans de meilleures conditions. Cependant, le gestionnaire constate que malgré tous les efforts fournis par les autorités de l’établissement, la baisse du niveau des élèves reste une dure réalité dans cette école, comme c’est le cas dans la plupart des autres établissements du Sénégal.  ‘’Le niveau est faible, surtout en lecture et en calcul. On est en train de faire des exercices en mathématiques, mais la plupart des élèves peinent à résoudre les opérations’’, indique-t-il.
Avant de désigner les parents comme principaux responsables de cette situation.
En effet, selon ce passionné de l’éducation, la principale cause de la baisse du niveau des élèves est la démission des parents qui ne s’occupent plus du suivi des enfants à la maison. ‘’Si l’enfant n’est pas suivi à la maison, il ne peut pas faire des résultats. Il faut savoir que l’enfant, c’est comme un capital qu’on place à la banque.  De la même manière que ce capital doit produire de l’intérêt, l’enfant aussi doit réussir. S’il ne réussit pas, c’est un échec pour le parent’’, estime-t-il.
Cheikh Tidiane Diallo, parent d’élève rencontré à cet établissement, est du même avis. Pour lui, c’est surtout les hommes qui ne se préoccupent plus de l’éducation de leurs enfants. ‘’C’est la fille de mes voisins. Je suis venu l’inscrire parce que sa maman est malade et son père ne se préoccupe pas de son éducation. Elle a déjà dépassé l’âge d’entrer à l’école, car elle a 8 ans, mais son père s’en fiche. Il ne fait aucun effort pour ses enfants. C’est toujours la maman qui se bat pour leur éducation. Ce qui est une preuve de la démission des parents, surtout pour nous les hommes’’, déclare-t-il.

Le système des quotas de recrutement des enseignants, à l’origine du mal

Si tout le monde s’accorde sur la baisse du niveau des élèves, elle ne saurait, toutefois, être imputée aux enseignants seulement. Pour l’inspecteur Oumar Fall de l’Inspection de formation (If) de Dakar-Plateau, les responsabilités sont partagées depuis le niveau central jusqu’aux écoles.  ‘’Tous les élèves sont éducables. Les responsabilités se situent au niveau des adultes, parce que l’enfant est un être en miniature, et c’est à nous de leur montrer la voie pour qu’ils puissent se mettre sur les rails. La responsabilité, c’est donc au niveau des adultes, depuis le ministre, en passant par les parents jusqu’aux écoles’’, estime-t-il. Avant d’ajouter :
‘’Il y a des enseignants qui tiennent des classes de Cm2 et qui n’ont pas le niveau. C’est même difficile de voir un maître qui s’exprime et manie correctement la langue’’ française, regrette-t-il.
En outre, l’inspecteur Fall considère que cette situation est due à l’ancien système de recrutement des enseignants dans lequel il y avait des quotas ministériels à des fins politiques.
Toutefois, il estime que l’avenir reste prometteur, avec la nouvelle formule de recrutement instaurée par l’ancien ministre Serigne Mbaye Thiam. ‘’Maintenant, on recrute des enseignants qualifiés. Il y a même des doctorants. Le ministère a aussi mis les moyens qu’il faut pour la formation’’. AIDA DIENE

ADJARA SY, INSPECTRICE D’ACADEMIE DE DAKAR : ‘’Le système éducatif sénégalais gagnerait à être évalué’’

http://www.enqueteplus.com/Inspectrice d’académie de Dakar, Adjara Sy est formelle. Il faut évaluer le système éducatif sénégalais de fond en comble, afin de corriger les dysfonctionnements et d’améliorer l’existant, pour parvenir à une situation performante et apaisée.

Le chef de l’Etat, Macky Sall, a relevé, lors de la cérémonie de remise des prix du Concours général, la baisse du niveau des élèves. Quel commentaire en faites-vous ?

La cérémonie de remise des prix du Concours général met en exergue la qualité, l’excellence, la réussite. Heureusement qu’il a attiré notre attention et celle de tous sur ceux qui ne sont pas parvenus à cette réussite. Je crois que c’est ceux-là qui méritent notre attention. Ceux qui ont déjà réussi sont à féliciter, mais ceux que nous devons prendre en charge pour régler les problèmes de ce pays, c’est ceux qui n’ont pas pu réussir. Il faudra les encourager, les motiver et leur porter une attention particulière. C’est ensemble que nous ferons ce pays, mais ce n’est pas en laissant en rade une bonne partie de notre jeunesse.

Le président Macky Sall a appelé à une révision du contenu des programmes. Qu’en pensez-vous ?

La révision des programmes sera un aspect du problème. Il y a d’autres facteurs qui devront etre considérés. C’est un tout. C’est global. Ça demande une étude approfondie des experts de l’éducation, de tous les acteurs, de toute la communauté. Une réflexion globale qui va prendre en compte tous les aspects du problème, pour enfin trouver une solution définitive. Il faut dire que le Sénégal est un pays dans le monde et que maintenant, ce creux de l’éducation, on le retrouve partout. Même dans les pays développés, ils sont confrontés aux mêmes problèmes que nous. Ce sont les mêmes interrogations partout, les mêmes problématiques qui se posent. Il n’empêche qu’au Sénégal, nous devons essayer de nous en sortir.

Les résultats aux examens sont jugés catastrophiques, surtout cette année. Cela ne confirme-t-ils les propos du chef de l’Etat ?

Les résultats sont mitigés, compte tenu des moyens que l’Etat met en œuvre, de l’investissement des parents, des efforts des uns et des autres. Nous ne pouvons pas nous satisfaire de 50 ou de 60 %. Parce qu’il faut penser à ceux qui ont échoué et non pas à ceux qui ont réussi.  Quand on échoue, c’est beaucoup de moyens qu’on a mis en œuvre qui n’ont pas donné de résultats. C’est des attentes des parents qui n’ont pas été satisfaites. Mais aussi, c’est la déception chez les apprenants. Je pense que le système éducatif gagnerait à être évalué. On doit corriger les dysfonctionnements et essayer d’améliorer l’existant.  Tout n’est pas mauvais.
Quand on a 50 %, c’est bon, mais ça peut être mieux. Parce que nous devons mettre en œuvre la pédagogie de la réussite. C’est la réussite des élèves qui doit être notre credo. L’échec doit être exceptionnel. On ne peut pas accepter de mettre autant de moyens humain, financier, et matériel dans un système et se retrouver à 37 % au Bac, 52 % au Cfee. Au Bfem, à Dakar, on est à 47 %. Ça ne peut pas être satisfaisant. Nous devons faire mieux. Le pays en a besoin. Nous sommes un pays qui a certes des moyens limités, mais qui est en devenir, qui a besoin de tous les bras de ses enfants. Ces derniers doivent être bien formés pour jouer leur partition dans l’émergence de cette nation.

Est-ce que l’instabilité notée dans le front social, avec des grèves à n’en plus finir des enseignants, n’est pas pour beaucoup dans les problèmes du système éducatif ?

Je ne peux pas donner de facteurs explicatifs, parce que c’est complexe. Il faut voir tous les aspects du problème pour pouvoir en tirer des conclusions. C’est sûr que les grèves cycliques que l’on a eues, depuis l’année 2012, ont leur impact sur les résultats qu’on a aujourd’hui. Mais je crois qu’on gagnerait à étudier le problème plus en profondeur, pour essayer de trouver une solution globale pour le bien du système éducatif sénégalais.  PAR AIDA DIENE

ECOLE SENEGALAISE : L’entrée en 6ème en question Par Lamine NDIAYE Aysa Fall

Au Sénégal, l’Enseignement élémentaire est sanctionnée par un examen dénommé certificat de fin d’études élémentaires (CFEE). Cet examen a la double vocation d’attribuer un diplôme à des apprenants de moins de quatorze ans, et de
Au Sénégal, l’Enseignement élémentaire est sanctionnée par un examen dénommé certificat de fin d’études élémentaires (CFEE). Cet examen a la double vocation d’attribuer un diplôme à des apprenants de moins de quatorze ans, et de « permettre la sélection des candidats pour l’admission en classe de sixième en fonction du nombre de places disponibles » selon les dispositions du Décret n°2013-738 du 07 juin 2013 portant création et organisation du certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) et fixant les conditions d’admission en classe de sixième de l’Enseignement moyen général.
Le premier but de cet examen était plus qu’une simple « lutte des places » en première année du secondaire, un moyen d’évaluation de l’excellence dans nos écoles. Nous l’avons tous connu, plus ou moins de la même façon, avec la même charge psychologique. Avec le recul, chacun peut aisément revoir toute la violence symbolique qu’il y avait dans le passage de ce concours obligatoire pour la poursuite des études au lycée ou au collège. Mais, cela n’a-t-il jamais été un pertinent prétexte pour militer en faveur de la suppression de l’examen d’entrée en 6ème ?
Les jeunes apprenants devant « subir les épreuves » de cet examen sont mentalement brimés, peinés par la façon même dont cette compétition est organisée. Ils arrivent très tôt le matin à leurs centres d’examen, accompagnés quelques fois de leurs parents. Beaucoup d’entre eux n’ont pas du tout ou ont peu dormi la veille, du fait de l’appréhension de l’examen ou de l’excessive pression d’un parent tenant coûte que coûte à la réussite de sa progéniture. Pour leur part, les enfants sont généralement désorientés, troublés par le fait que tout soit mis en place, lors de cette journée d’examen redoutable, pour les effrayer. L’inconfort est à son comble. La présence d’autres enfants, inconnus, que le hasard a mis là ; les visages des surveillants, eux aussi inconnus, trop silencieux, quelque fois à la limite de la froideur, austères et souvent hostiles renforcent leur désorientation.
Le mystère volontaire autour du cérémonial de l’ouverture d’enveloppes contenant les sujets ne sera pas le dernier facteur d’affolement. Cette (dé)charge psychologique appliquée à des garnements faisant un corps à corps quotidien avec l’échec irradiait le cœur et l’esprit du potache sur son pupitre. Tout dans l’organisation de ce concours prédisposait à l’échec, même si quelques-uns, en parfaite maîtrise du jeu et des enjeux avaient fini de démystifier cette journée d’évaluation. D’ailleurs, nombre d’entre nous, considérions les sujets d’examen comme des « épreuves » à administrer. L’éducateur ayant l’expérience de la surveillance est souvent peiné par la stupeur et l’angoisse dans lesquelles baignent ces pauvres enfants de dix ans, desquels on attend un travail sérieux et ordonné, mais aussi des copies bien présentées.
Il est aujourd’hui sérieusement établi que l’examen de fin de cycle élémentaire est profondément malade de sa forme d’organisation. Il est donc d’une impérieuse nécessité de le réformer. Lorsqu’une partie du corps humain est gangrenée, nous avons deux choix : la récupération ou l’extraction, le soin ou l’amputation. L’un dans l’autre, le choix de l’élimination d’une partie de l’organisme se place toujours en dernier recours. De la même manière, lorsqu’une partie du système éducatif présente des signes de faiblesse, le remède le plus approprié est le recadrage/réorientation. D’ailleurs, tous ces biais par rapport à l’épanouissement et à la bonne mobilisation de toutes les ressources intellectuelles de l’enfant jalonnant l’administration des sujets apparaissent comme une invite à la réforme.
Toutefois, en tant qu’élément du système, l’enseignant, singulièrement celui du CM2, doit faire son mea culpa. Certains d’entre eux, commencent dès le mois de janvier à se mettre leurs élèves au « régime pédagogique », c’est-à-dire ne plus faire que des cours de consolidation/renforcement pédagogique portant sur les sujets d’examen. Jusqu’à la veille du grand jour, ils entraînent les enfants à passer l’examen, épuisant toutes les annales disponibles (c’est le lieu de rendre hommage ici à l’illustre Alioune TALL et à tous les autres auteurs du même acabit).
Ainsi, toute l’année scolaire durant, le « bout d’homme » a subi un bourrage pénible et inutile, négligeant toutes les « matières secondaires ». Quitte à user tout le potentiel des enfants, l’enseignant animé de la légitime propension à « faire réussir » ses élèves, ferme souvent les yeux sur l’avenir immédiat de ses protégés. Il se pose rarement la question de ce que seront ces élèves une fois en classe de quatrième ou troisième. L’essentiel pour lui, était de faire une performance de  100% de réussite. Dans cette préparation, l’instituteur va jusqu’à donner à son élève des solutions adaptées voire adaptables aux divers problèmes, ce qui fait que lorsque les données des sujets à l’examen sont inversées, c’est l’hécatombe!
Dès lors, nous notons que l’examen du Cours moyen 2ème année, est en lui-même problématique. Alors, il s’agira d’aller plus loin que le CFEE, c’est-à-dire repenser la forme cumulée de l’Entrée en 6ème et du certificat d’étude primaire élémentaire. Peu importe son appellation, mais il faut instaurer une évaluation des capacités et compétences en fin de cycle. L’aptitude de l’apprenant à poursuivre des études dans un domaine précis doit être mesurée.
Le but ne sera pas d’éliminer des candidats, mais plutôt d’en identifier les moins aptes afin de les réorienter dans d’autres filières. Il ne sera pas question de supprimer un concours ou un examen, mais d’élargir « les mailles du filet » pour que ne soient retenus vraiment que les plus faibles, dans les domaines de l’apprentissage théorique. Ce dernier lot pourra être reversé dans l’apprentissage de métiers. Identifier et non éliminer, réorienter et non supprimer, ces buts ont-ils été réellement visés ? Combien ont réussi plus tard leur vie, alors qu’ils ont été contraints d’abandonner l’école faute d’être sélectionnés ? Beaucoup de nos camarades ont quitté l’école parce qu’ils ne comprenaient pas le français, mais du fait d’une capacité d’appréhension et d’analyse avérée, sont devenus des « patrons » en ceci ou cela.
Nous sommes parfaitement pour la réforme qui prévoit la reformulation de l’examen de fin d’études élémentaires. Une compétition pour de si jeunes âmes ne doit pas être posée en terme de « lutte des places ». L’Etat doit poursuivre son combat pour l’« autosuffisance infrastructurelle » en matière d’écoles, de centres de formation (pour ceux qui ont atteint la limite d’âge) et de salles de classe. Tant que le problème de places ne se pose pas, la compétition pour franchir le cycle primaire restera à l’échelle humaine.
En revanche, les théoriciens de la suppression de ce concours nous proposeront de réunir une commission d’admission dans chaque établissement secondaire, chargée de sélectionner sur dossier, les élèves devant passer en classe de 6ème. Cependant, ce procédé, au-delà du « simplissisme » inhérent qu’il véhicule, présente plus d’éliminés potentiels, compte tenu de la baisse drastique du niveau des apprenants.
In fine, il ne s’agit pas aujourd’hui d’être pour ou contre l’examen du Certificat de Fin d’Etudes Elémentaires. Il semble prioritaire de vérifier si les objectifs fixés par le CFEE sont atteints ou pas. Au besoin, il faudra les redéfinir. Si nous mettons face à face, les cycles fondamental, élémentaire et secondaire, nous voyons qu’il y a bien une congruence entre ces éléments. Cependant, les différences d’étape sont peu comparables aux différences de cycle. Ce dernier exige une certaine capacité d’adaptation de la part de l’enfant. Cela implique un niveau relatif de sacrifice individuel pour pouvoir légitimement traverser le pont CM2/6ème.
L’admission au collège ou au lycée doit être méritée, cela justifie le maintien de cette  première évaluation générale de l’élève. Ce choix est d’autant plus intéressant qu’à mesure d’augmenter ou de rétrécir la taille des mailles du filet, nous pouvons parvenir à établir plusieurs niveaux d’admissibilité en fonction du nombre total de points engrangés (sur les 260 points) par un candidat. Par exemple, pour le décompte des points totalisés par chaque candidat, nous pourrons définir un premier niveau pour l’admission en 6ème, un deuxième niveau pour l’admission dans un établissement spécial (école d’excellence, maison d’éducation spécialisée, etc.) et un 3ème niveau réservé à l’obtention d’une bourse d’Etat. La distribution des points peut donner le schéma suivant : le candidat ayant obtenu une moyenne entre  18 et 20/20 accède aux 3 niveaux ; celui qui aura obtenu entre 15 et 17,99/20 accèdera aux deux premiers niveaux ; en fin celui dont la moyenne à l’examen est comprise entre 10 et 14,99/20 aura juste acquis le ticket d’entrée au collège.
Voilà pourquoi, nous estimons qu’une réforme de l’examen incluant le passage en classe de 6ème est inéluctable.Lamine NDIAYE Aysa FallExpert et Consultant en Education et FormationThiès nord

RENCONTRE CHEIKH OUMAR HANN & CELS : CES POINTS D’ACCORD TROUVÉS

http://www.emedia.sn/Des points d’accords ont été trouvés à l’issue de la rencontre entre le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hann, et la Coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL). L’assurance est donnée par le Directeur général de l’Enseignement supérieur, Pr Amadou Abdoul Sow. Qui précise qu’il s’agissait de discuter de la plateforme revendicative des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (UGB), qui ont décrété un mot d’ordre de grève illimitée.
« Nous avons abordé plusieurs points, signale-t-il. D’abord, sur la question des logements, 2 mille lits sont en construction à (l’UGB). Le ministre a donné l’engagement de livrer ces lits à la fin du mois de décembre. Donc, ce point-là, a été vite évacué. C’est vrai que cela a pris un peu de retard mais les travaux vont recommencer. »
Ensuite, ajoute Pr Sow, « le ministre a instruit le Directeur du CROUS, qui est là, de l’entretien de l’équipement et de la sécurisation des restaurants universitaires. Mieux, le ministre est allé jusqu’à promettre la concession d’un nouveau restaurant universitaire qui devrait pouvoir livrer à peu près 10 mille repas, dans le modèle du restaurant argentin de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Puis, il y a eu la question des bourses qui a été abordée par les étudiants notamment les omissions. Ça arrive, et chaque fois, on demande de dresser la liste de ceux qui ont été omis. S’il s’avère qu’ils ont droit à la bourse, ils récupèrent immédiatement leurs bourses. Cette question a été aussi très vite évacuée. Nous nous sommes entendus là-dessus. »
Avant de poursuivre : « Pour ce qui concerne les chantiers, c’est l’achèvement de l’amphithéâtre de 750 places. Le wifi, et l’ADIE (Agence de l’Informatique de l’Etat) est déjà en place. L’enceinte de l’université est dotée en fibre optique, il ne reste qu’à raccorder les villages, il y avait un problème lié à l’électricité, ce qui fait que le raccordement n’a pas été fait. »
S’agissant de l’assainissement présenté comme la question la plus sensible par les étudiants, et qui avait conduit l’année dernière à des perturbations au sein de l’UGB, Pr Sow a rappelé que ce volet « est assuré par l’ONAS (Office National de l’Assainissement du Sénégal) dans un plan-projet, pris en charge en partie par le ministère ».

Renvoyés par les établissements privés, les étudiants prêts à aller à Rebeuss pour sauver leurs études

https://www.pressafrik.com/Renvoyés par les établissements privés faute du paiement de la dette que l’Etat du Sénégal leur doit, les étudiants ne lâchent pas. En point de presse, ce jeudi, ces derniers renvoyés du privé depuis quelques mois, ont déploré le mutisme du ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Omar Hanne, sur l’avenir de leurs études
Les étudiants qui considèrent ce dernier, comme «un balayeur d’avenir» comptent mener leur combat avec détermination quitte à aller à la prison de Rebeuss. Car, dit-il, ils ne laisseront pas leur ministre tutelle les sacrifier au bonheur du président de la République. Le cadre unitaire national des étudiants orientés dans le privé a aussi déploré le mutisme de certaines organisations de la société civile ainsi que le laxisme des parlementaires sénégalais face à leur situation.
Selon eux, ces derniers n’ont jamais tenté de «s’enquérir de leurs maux afin d’y apporter des solutions. Nous espérons que vous n’allez pas attendre de nous voir à Rebeuss pour réagir. Nous osons espérer que ce n’est pas la mort d’un étudiant du privé qui les motivera à s’intéresser à nos difficultés ».avec dakaractu

Malaise au Prytanée militaire de Saint-Louis : Colère noire du corps professoral (vidéo)

https://www.ndarinfo.com/Un climat délétère entre le corps professoral et le commandant risque de gangrener le démarrage normal des cours au Prytanée militaire Charles Ntchoréré de Saint-Louis. Pour cause, une mesure de redéploiement pour 16 enseignants de l’institution d’excellence. Sur la liste d’affectation, certains instituteurs ont capitalisé plus d’une dizaine d’années de service au sein de l’établissement. Une décision « injuste » et « inacceptable » pour leurs camarades regroupés au sein d’un collectif. Lors d’une rencontre avec la presse, jeudi, ils ont mis en garde contre un processus d’enlisement et de contreperformance de l’école dû à une mauvaise gestion de l’établissement et des querelles internes incessantes. Sans détour, ils accusent le nouveau commandant d’être à l’origine du malaise, et ce, depuis sa nomination. Excédés, ils invitent les autorités à intervenir pour desserrer l’étau …

Remous en vue dans le Supérieur : Le Sudes dépose un préavis de grève et menace

iGFM – (Dakar) – Le secrétaire général dudit syndicat, Dr Oumar Dia et ses amis reprochent au gouvernement l’absence de négociations sur la plateforme revendicative, le refus d’application par les recteurs des universités publiques des décisions de la Cour suprême, le non-paiement des sommes dues, le sabotage de la clinique de l’Ucad, entre autres griefs.

Santé agonisante…

http://actunet.net/Au Sénégal, il n’est pas exagéré de dire que le système sanitaire est agonisant. Des hôpitaux qui manquent de tout au point que certains n’hésitent plus à les qualifier de « mouroirs ». De manière générale, les structures de santé souffrent d’un manque criard de personnels techniques spécialisés et d’équipements appropriés aux normes mondiales. Dans toute la région de Saint Louis, il n’y a pas de dermatologue. Le seul qui y effectue des prestations vient de Dakar, et c’est tous les quinze jours. Pour se faire consulter, il faut acheter son ticket de consultation à 5000 francs à l’avance, selon un patient qui a câblé Tribune.
Une situation vraiment déplorable ; et l’on ne peut s’empêcher de se demander si seulement les autorités sont soucieuses de la santé de leurs administrés ? Pourtant, l’on ne cesse de parler de Cmu et autres avancées, alors que la réalité sur le terrain est tout autre. Surtout il ne faudrait pas que les autorités invoquent un quelconque manque moyen, parce que les moyens existent bel et bien ; mais ils sont au service des politiciens. Ce qui manque surtout, c’est la volonté politique. En tout état de cause !

SÉNÉGAL-278 PARTIS POLITIQUES CRÉÉS SOUS WADE ET MACKY

https://www.nettali.com/Le Sénégal compte 320 partis politiques, dont 278 créés de 2000 à nos jours. La question était au centre de débats houleux entre les participants au dialogue en cours. Certaines organisations poids-plume ne veulent pas entendre parler de rationalisation.
Dans sa livraison du jour, le quotidien EnQuête rapporte qu’hier, au dialogue politique, il a beaucoup été question de rationaliser les partis politiques. Les échanges, par moments, ont été houleux entre majorité, opposition et non-alignés. A l’intérieur même des blocs, les gens ne tenaient pas du tout le même langage. Il y a certains partis lilliputiens qui militent plus en faveur du statu quo, d’autres faisant dans le clair-obscur. A côté, les partis les plus sérieux appellent de tous leurs vœux à la normalisation. A en croire les données rapportées par le directeur exécutif de l’Ong 3D, Moundiaye Cissé, si le président Senghor avait tout fait pour contenir le nombre de partis à son strict minimum, avec le président Macky Sall et son prédécesseur, les choses ont empirée. En effet, renseigne M. Cissé, durant les 20 ans de règne du président Senghor, il n’y avait que 4 partis politiques. Durant les 20 ans de Diouf à la tête du Sénégal, 38 nouveaux partis ont été créés, grâce au multipartisme intégral qu’il avait décrété. Avec Wade, l’explosion a commencé. En 12 ans, le régime libéral a acté 136 partis. Son fils putatif, Macky Sall, lui, a battu tous les records, en voyant naitre sous son magistère pas moins de 142 partis en seulement 7 ans. Ce qui fait un totale de 320 partis, selon les chiffres du responsable de l’Ong 3D.

Macky Sall a battu tous les records

Pour en revenir aux discussions d’hier, certaines sources rapportent les fissures dans le bloc de la majorité. Entre Maitre Ousmane Sèye et son collègue Serigne Mbacké Ndiaye notamment. Pour le premier, c’est aberrant de parler de rationalisation alors qu’il y a déjà le parrainage. Serigne Mbacké Ndiaye, leader de la Convergence libérale et patriotique, qui fait partie de la même mouvance, défendait une position aux antipodes. Joint par téléphone, il confirme : “Nous estimons que pour des élections locales et législatives par exemple, les partis doivent y participer séparément. Après, ils pourraient nouer des alliances à l’Assemblée pour les partis qui ont des députés, dans leurs conseils municipaux, en ce qui concerne les Locales. Aujourd’hui, il est impossible de dire qui pèse quoi sur l’échiquier politique. Le seul moyen d’y remédier, c’est d’imposer à chaque parti d’aller seul à ces élections. Comme ça, le jeu politique sera beaucoup plus clair.’’ A en croire l’ancien ministre de Wade, la vocation d’un parti est, entre autres, de participer à l’éducation et à la formation des citoyens, de concourir à l’expression des suffrages des Sénégalais. Il renchérit : “Pour moi, c’est moins le nombre de partis politiques qui pose problème que leur rôle dans la société. Vous verrez des partis qui n’ont jamais participé à une élection. Je me demande à quoi ils servent. Il faut obligatoirement participer à certaines élections pour mériter d’exister.’’ Revenant sur l’expérience personnelle de sa participation à des élections, le patron de la Clp se félicite d’avoir montré que des gens ont pu voter pour lui jusque dans les profondeurs de la Casamance, ainsi que dans le Nord où il avait obtenu 300 voix, alors qu’il était seul, sans coalition. Le plénipotentiaire de Rewmi, Déthié Fall, selon certains participants à la rencontre, embouche la même trompette. Pour lui, la manière avec laquelle les partis se créent n’est simplement pas sérieuse. Le porte-parole du pôle de l’opposition considère que la situation actuelle ne peut plus perdurer et qu’il faudrait bien y apporter des mesures correctives. Pour le président du bloc des non-alignés, Déthié Faye, par contre, il faudrait être prudent avec l’inventaire fait sur le nombre de partis politiques au Sénégal. Selon lui, cette évaluation ne tient pas compte des partis qui n’organisent plus aucune activité depuis des décennies. Elle ne tient pas non plus compte des partis qui ont fusionné et qui donc, de fait, ne doivent plus exister. D’après son diagnostic, il faudrait d’abord travailler au respect des règles en vigueur. En ce qui concerne le débat sur la rationalisation, il tient à préciser : “Quand on parle de rationalisation, certains pensent automatiquement à la réduction. Pour moi, la rationalisation, c’est aussi de s’attaquer aux sources du mal. Si nous en sommes à autant de partis, c’est parce qu’il n’y a pas de démocratie au sein des formations politiques. Il faudrait donc essayer d’instaurer cette démocratie. Qu’il n’y ait pas de leaders qui restent à la tête ad vitam aeternam. Ça aussi, c’est de la rationalisation.’’ Comme Serigne Mbacké Ndiaye, il pense qu’aujourd’hui, le fait de parler de grands et de petits partis politiques ne repose sur aucun critère objectif. “Le problème, c’est que quand il sera question de financement, il n’y a aucune base claire sur laquelle on peut s’appuyer pour déterminer la clé de répartition, parce que tout le monde va aux élections en coalition’’.

Comment en est-on arrivé à autant de partis politiques ?

A en croire Déthié Faye, le débat sur la pléthore des partis est un faux débat qui ne se justifie nullement. La Constitution garantissant la liberté d’association. Il déclare : “Il faut imposer à tous les partis de participer à des élections. Tout parti qui n’atteindrait pas un certain pourcentage n’aurait pas droit à un financement.’’ Mais comment en est-on arrivé à autant de partis politiques ? Pour le directeur exécutif de l’Ong 3D, il y a plusieurs facteurs explicatifs, dont le principal est l’absence de démocratie. Moundiaye Cissé illustre son propos : “Tous les partis nés après 2000 ou même avant sont nés des flancs des partis traditionnels. Je peux citer les cas de l’Afp, l’Urd, le Pds/R… Nous sommes à 320 partis parce qu’il y a une sorte de patrimonialisation des partis. Les partis appartiennent à ceux qui les ont créés. Plus de 62 % des partis sont nés comme ça.’’ D’après M. Cissé, l’autre facteur explicatif de l’explosion des partis, c’est le business politique. “On voit des individus, parfois même chômeurs, sans niveau d’études, qui créent leurs partis, qui s’appuient sur le jeu des alliances pour se faire de l’argent. Les gens qui les créent ne peuvent même pas remplir des chambres. Ce sont des partis unipersonnels qui sont là juste pour exister. On les convoque comme tous les autres. Ils ont des récépissés qu’ils peuvent louer dans l’ancien système, avant le parrainage intégral…’’ Comme pour montrer que le business est bel est bien présent dans le milieu politique, le représentant de la société civile au dialogue rappelle les cas Diouma Dieng Diakhaté et Amsatou Sow Sidibé, qui avaient réussi à passer entre les mailles en 2012 grâce au système de prêt de récépissé. Au même moment, Youssou Ndour, qui n’était, à n’en pas douter, pas moins représentatif, était recalé uniquement parce qu’il a joué franc jeu en voulant se présenter comme indépendant. “Aujourd’hui, nous avons un problème de lisibilité du jeu politique. Cela pose aussi un problème de gestion des concertations sur les processus électoraux. Quand on doit convoquer, il faut inviter tous les 320 partis dans une salle. Ce n’est pas possible. Cela complique également davantage les négociations’’. En fait, au dialogue politique, la majorité envoie 20 représentants, l’opposition 20, les non-alignés 20. “Sans compter l’Adminis-tration, la Cena…’’, précise Moun-diaye Cissé. Qui ajoute : “Cela renchérit également les coûts des concertations. Là où on pouvait payer maximum 5 millions de F Cfa, on va payer 50 millions. Il faut rationaliser sans enfreindre le principe constitutionnel de la liberté d’association.’’ Comment ? Le directeur exécutif de l’Ong 3D explique : “Il faut agir sur la création des partis politiques en corsant les conditions. Par exemple, il a été proposé d’exiger le dépôt d’un certain nombre de signatures réparties dans un certain nombre de régions, comme ça se fait pour le parrainage. Il faut aussi exiger aux partis de disposer d’un siège. Qu’il y ait également des frais d’enregistrement et une obligation de tenir des congrès de renouvellement des instances.’’
Enfin, plaide M. Cissé, il faudrait donner un délai raisonnable, à tous les partis déjà constitués, pour se conformer à la nouvelle règlementation. “A défaut de se conformer, on les raye de la carte’’. Mais pour éviter la suspicion qui plane généralement sur l’Administration, le responsable de la société civile prône l’érection d’une autorité en charge de cette régulation.Avec EnQuête

LA CHRONIQUE DE MAMOUDOU IBRA KANE : PRISON, PALAIS, PARADIS

Combien de pas, de la prison à la présidence ? Fraichement libéré de prison, l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall a certainement réduit la distance qui le séparait théoriquement du palais en recouvrant la liberté. C’est du moins l’avis de Mamoudou Ibra Kane qui, dans sa chronique de ce vendredi, 4 octobre 2019, note que l’ex édile de la capitale a pour lui deux principaux avantages contrairement à l’autre célèbre ex prisonnier, Karim Wade : pas de compromis dans un protocole et pas d’exil.
Suffisant pour se remettre à la course à la succession de Macky Sall ? Ce dernier a-t-il pris le risque de remettre en scelle son homonyme, l’autre Sall ? Va-t-il continuer à avoir… sous le coude l’inéligibilité du cas (K) Sall comme celle du cas (K) Wade en les maintenant sous les liens de la grâce ou alors va-t-il orienter l’Assemblée nationale vers une amnistie ? Plusieurs questions que se pose le journaliste au matin du huitième jour de l’inauguration de Massalikul Jinaan. Si tous les itinéraires peuvent mener au Paradis, pas sûr que tous les chemins mènent… au Palais. Jeu de Poker. http://www.emedia.sn/LA-CHRONIQUE-DE-MAMOUDOU-IBRA-KANE-PRISON-PALAIS-PARADIS.html

Karim-Khalifa : Aymerou GNIGUE Ouvre La Voie De L’amnistie

http://www.walf-groupe.com/Le vent de décrispation qui souffle sur le climat politique sénégalais, pourrait ne pas s’arrêter à la poignée de main entre les Présidents Wade et Macky SALL.
Ni à la grâce présidentielle accordée à l’ancien maire de Dakar. Mieux, Karim Wade et Khalifa Ababacar SALL pourraient bénéficier d’une loi d’amnistie.
C’est la volonté clairement exprimée par Aymerou GNIGUE. Selon le président du groupe parlementaire majoritaire Benno Bokk Yaakar et proche du Chef de l’Etat : «tout est possible ! Ça peut être un projet de loi ou une proposition de loi. L’essentiel, c’est de trouver des consensus forts pour la vitalité de notre démocratie et la paix dans notre pays», a-t-il déclaré Avec Sud Quot

 Modou DIAGNE Fada : «Il y a deux hommes importants au Pds: Karim et WADE»

https://www.ferloo.com/Allié de Macky SALL qui l’a nommé Directeur général de la SONACOS, Modou DIAGNE Fada connait bien le Parti démocratique sénégalais (PDS) où il a milité jusqu’à son exclusion en 2017.
Et c’est en toute connaissance de cause qu’il soutient que c’est la propriété des WADE. Selon lui, ce sont WADE père et fils qui décident et le reste suit. « Ce n’est pas une surprise de voir Oumar SARR être changé comme représentant du PDS au niveau du Front de résistance nationale. C’est une suite logique de la mise en place du nouveau Secrétariat national. Mais Bara GAYE ou Doudou WADE ne sont pas importants. Il y a deux hommes importants au PDS : c’est Abdoulaye WADE et son fils Karim WADE. Ce sont eux qui prennent les décisions. S’ils sont d’accord pour le retour du PDS au dialogue national, ce sera fait. Sinon, le PDS n’ira pas au dialogue », déclare-t-il dans un entretien avec LeQuotidien.
Interpellé sur le retour de Karim WADE qui devait être la suite logique de la poignée de main entre WADE et Macky, le président du Conseil départemental de Kébémer estime que WADE-fils est loin d’être en exil. « Est-ce que Karim Wade est en exil ? C’est lui qui dit qu’il est en exil. Je ne pense pas que tel est le cas. On ne peut pas être en exil et aller au Rwanda et au Koweït pour s’inscrire sur les listes électorales », assène le DG de la SONACOS. (WALFNet)

Succession De Tanor : Les Socialistes S’activent

http://www.walf-groupe.com/Le Ps est en train de faire un travail souterrain pour préparer la succession du défunt secrétaire général Ousmane Tanor Dieng.
C’est ce que semble dire Abdoulaye Wilane, le porte-parole du parti. Interpellé sur cette question, après la plénière de l’Assemblée nationale, il souligne: «L’avenir du Parti socialiste est radieux. Ce n’est pas la première fois que nous avons des camarades qui nous quittent  à la faveur du décret divin. Le Ps reste debout. Le temps du deuil passé, nous nous retrouverons et c’est pour bientôt. Ce, pour relancer nos activités, parachever le processus  de renouvellement des instances de base, élire nos différents responsables de comité jusqu’aux instances de direction tant au niveau des coordinations communales, départementales qu’au niveau des régions»«Et après il y aura appel à candidature pour savoir qui veut être le secrétaire général du Ps. Une fois qu’on aura terminé d’élire notre secrétariat général, nous irons en congrès», dit-il, ajoutant que l’avenir du Ps sera ce que voudront en donner les socialistes. «Nous demandons à nos camarades de rester serein, zen, de faire confiance à la ligne qui jusqu’ici nous distingue et nous engage dans la vie nationale», conclut-il.

 Modification Du Règlement Intérieur De L’Assemblée : Les Députés Adoptent La Loi Et Attendent SONKO

http://www.walf-groupe.com/Les députés sénégalais ont adopté à l’unanimité ce jeudi après-midi la proposition de loi portant examen en procédure d’urgence de la loi organique 2002-20 du 15 mai 2002 modifiant et portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
C’est près d’un quart d’heure après 17 heures, que la séance plénière portant notamment sur l’ouverture de la session extraordinaire 2019 de l’Assemblée nationale s’est ouverte sous la conduite du président de l’institution Moustapha Niasse.
Les 105 députés présents ont ainsi adopté à l’unanimité en procédure d’urgence cette proposition de loi émanant de 16 députés, a indiqué le président Niasse, en citant notamment les dispositions de l’article 73 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Après la suspension de la séance, il a convoqué séance tenante la conférence des présidents de commissions pour, souligne-t-il, ’’l’organisation des travaux en commission et en plénière afin que le parlement puisse se prononcer sur les questions qui lui seront soumises.’’
Et la première question devrait porter sur l’affaire des 94 milliards opposant Ousmane SONKO à Mamour DIALLO. Ce dernier semble attendre que les députés désavouent leur collègue  l’opposition en rejetant ses accusations pour déposer sa plainte pour diffamation.Avec APS

Trahison, reniement, dénigrement : La sale politique sénégalaise

http://actunet.net/Au Sénégal, tant de trahisons, de transhumances, de reniements de népotismes et de revirements les uns plus spectaculaires que les autres ont créé une onde de choc dans la société. Une telle situation n’exige-t-elle pas une démarche générale de moralisation de la vie politique et publique dans notre pays ?
Si les actes de trahisons, de transhumances et de népotisme ne sont pas nouveaux dans la vie politique et publique au Sénégal, ils se sont banalisés ces derniers temps, créant une onde de choc dans la société. Pour rappel, tout au début de la campagne pour les législatives du 30 juillet dernier, la coalition patriotique «Kaddu Askan wi» dirigée par Abdoulaye Baldé perdait son président de la commission communication, ci-devant porte-parole du Psd/Jant bi, Abass Cissé.
Si des problèmes de financement ont été évoqués pour expliquer le départ de Cissé, sa démission en tant qu’investi à la neuvième place sur la liste nationale de ladite coalition a ému plus d’un. À Kaddu Askanwi, on explique qu’Abass Cissé a boudé pour n’avoir pas reçu une somme de 10 millions réclamée pour ses activités politiques. Un autre départ inattendu a été constaté au sein de la coalition leraal de Me Elhadji Diouf. Il s’agit de celui du colonel Cheikh Sadibou Niang qui a quitté la coalition dirigée par Me Diouf sur fond de polémique. Quoi qu’il en soit, après avoir choisi Leraal, le colonel Niang a tourné casaque en rejoignant Benno bokk yakaar. Mais la plus spectaculaire des transhumances est celle de l’ancien ministre sous le régime de Me Abdoulaye Wade, Mme Aminata Lô. Ci- devant présidente de l’Alliance patriotique pour l’émergence et le libéralisme Apel/3J, Aminata Lô Dieng qui a été investie sur la liste de la coalition gagnante Wattu Senegaal, l’a abandonnée en pleine mer. Au motif que la position qu’elle occupe sur ladite liste n’est pas du goût de ses partisans, l’ancienne ministre a claqué la porte de Manko Wattu dirigée par Me Abdoulaye Wade.
À Tivaouane, c’est Matar Diouf, la tête de liste de la coalition conduite par Diop Sy qui a attendu d’être en pleine campagne pour rejoindre Benno bokk yakaar. En migrant vers les prairies beiges marrons, Matar Diouf qui n’a cessé de promettre à Macky une défaite à Tivaouane, s’est aussi mis à chanter les louanges du président et à prédire sa victoire dans le département. À Rewmi, la saignée s’est poursuivie jusqu’au départ d’Abdourahmane Diouf après la présidentielle de 2019. C’est à la suite d’une offre de poste. L’ex député Samba Bathily, en tant que coordonnateur de la fédération départementale Rewmi de Pikine et secrétaire national chargé de l’organisation du même parti Rewmi, a gelé ses activités avant de quitter ce parti.
Pour tous les départs, c’est souvent une absence de concertations et des décisions isolées qui sont évoqués. Au Parti socialiste éclaté, des responsables ont rejoint les prairies marronnes. N’en parlons pas du Pds qui a été quasi phagocyté par l’Apr. On ne sait pas si ceux qui migrent de parti en parti sont à la recherche de strapontins ou pas, mais toujours est-il qu’au Sénégal, les convictions politiques des politiciens tiennent à un fil très mince. C’est rare de voir dans ce pays, un politicien bouder un parti à cause d’un intérêt général. Et si la classe politique se penchait sur son assainissement et la moralisation de ses pratiques…. !!!?

Marième Faye « réconcilie » Macky et Moustapha Diakhaté

https://www.seneweb.com/ Est-ce la fin de la brouille entre Macky Sall et Moustapha Diakhaté ? En tout cas, les deux hommes se sont serrés la main, hier, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle école Franco-arabe «Rama» construite par la Fondation Servir le Sénégal. Un dégel qui porte l’empreinte de la médiation de la Première dame Marième Faye, informe L’As dans sa parution de ce vendredi.
En effet, c’est à la fin de l’inauguration, au moment où le cortège présidentiel s’apprêtait à partir, que Marième Faye est allée chercher Moustapha Diakhaté dans la salle où se tenait le cocktail pour venir saluer son mari de président de la République. Même s’il n’ a pas affiché le sourire, Macky a eu l’amabilité de serrer la main â Diakhaté durant quelques secondes.

Aminata Touré, 3ème personnage de l’État : Une dame de fer aux ambitions « présidentialistes »

https://www.dakaractu.com/Le magazine hebdomadaire Jeune Afrique a fait un regard croisé sur le parcours de la troisième personnalité de l’Etat. Dans sa livraison de la semaine, le journal panafricain revient sur la bibliographie de Madame Aminata Touré et sa riche trajectoire dans le landerneau politique. Fonctionnaire onusien, avant de déposer ses valises dans l’arène politique sous les crocs du leader du parti Alliance pour la République (Apr). Nous sommes en 2011. Mimi Touré la dame de fer a occupé des fonctions stratégiques en sein du parti au pouvoir mais aussi au niveau de l’administration sénégalaise. Rédactrice du programme Yoonou Yokouté, directrice de campagne du candidat Macky Sall, Benno Bokk Yaakaar, garde des sceaux ministre de la Justice, Premier ministre, envoyée spéciale du Président de la République, avant d’atterrir à la tête du Conseil économique social et environnemental (Cese).
Notre confrère de Jeune Afrique, Benjamin Roger, de rappeler que la traque infernale enclenchée par Mimi et confiée à la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) n’avait pas épargné son ex-mari et père de sa fille aînée, Oumar Sarr. Battante, imperturbable, l’ancienne Chef de Gouvernement a fait parler d’elle lors des travaux de l’Université d’été du patronat marocain en apportant une réponse salée à l’ancien président français Nicolas Sarkozy qui avait fait une certaine corrélation entre la démographie en Afrique et le réchauffement climatique.
Des incidents avec le patron de l’Apr, des gens de l’entourage du président ont reconnu qu’il y en a toujours eu au fil du temps. « Aujourd’hui, cela se passe globalement bien, mais il y a toujours de petites frictions », souffle un proche du Chef de l’Etat. La source d’ajouter que les prises de position du N°3 de l’Etat du Sénégal de même que ses libertés d’action ne sont pas bien perçues par l’actuel locataire du palais de la République. « Elle a nommé beaucoup de nouveaux conseillers et elle ne fait pas mystère de ses ambitions. Cela commence à agacer le président », indique la source. Un climat glacial passe entre les deux et fait que leurs relations ne sont toujours les meilleures. En atteste la sortie récente du président Macky Sall aux militants de l’Apr lors de son passage à Paris. « Si des ministres ou des cadres ont des ambitions, qu’ils attendent la fin de mon mandat pour se manifester », fulmine Macky Sall.
Quoi qu’il en soit, la dame de fer continue de faire parler d’elle dans le clivage politique. Même si son ambition « présidentialiste » n’est pas clairement définie, les suspicions consolidées par certains observateurs et ses frères de parti voient cette femme de conviction capable de briguer les suffrages lors des élections présidentielles de 2024.

ABDOULAYE WILANE : «LE PARTI SOCIALISTE RESTE DEBOUT»

http://www.emedia.sn/ Avec le décès d’Ousmane Tanor Dieng et la sortie récente de Khalifa Sall de prison, des questionnements sur l’avenir du Parti socialiste sont soulevés. Abdoulaye Wilane, porte-parole dudit parti apporte une réplique à ceux qui s’interrogent sur le futur de leur formation politique.
« L’avenir du Parti socialiste est un avenir radieux, prometteur parce que ce n’est pas la première fois que nous avons des camarades qui quittent le parti. Le parti socialiste reste debout », a rassuré le maire de Kaffrine. Il indique qu’ils vont se retrouver très bientôt pour relancer leurs activités, parachever le processus de renouvellement des instances de base et élire leurs différents responsables des comités. Ce, tant au niveau des coordinations qu’au niveau des régions. « Et après, il fera appel à candidature pour savoir qui est ce qui veut être secrétaire général du Parti socialiste. Une fois qu’on aura fini d’élire notre secrétariat, nous irons en congrès », informe-t-il. D’après lui, l’avenir du Parti socialiste restera l’avenir que voudront en donner les socialistes.
Sur ce, il appelle ses camarades socialistes à rester sereins. « Il faut faire confiance à la ligne qui, jusqu’ici, nous distingue et nous engage dans la vie nationale. Donc, ayons confiance en nous et en l’avenir socialiste », soutient-il.

Frn : Oumar Sarr contourne Me Wade en créant « l’Alliance Suqqali Sopi »

https://www.pressafrik.com/Le divorce entre Me Abdoulaye Wade et son désormais ancien numéro 2, Oumar Sarr, n’est pas de sitôt. En effet, remplacé à ce poste par Bara Gaye et Doudou Wade, respectivement, Secrétaire général national adjoint chargé des relations avec les organisations politiques et secrétaire général adjoint chargé des conflits du Parti démocratique sénégalais (Pds), le maire de Dagana a trouvé un moyen de contourner son ex-mentor, en créant le mouvement « Suqqali Sopi ». Une façon pour lui de rester au sein du Front national de résistance (Frn).
Joint par le journal « Les Echos », Oumar Sarr pense que c’est même une vue de l’esprit que de penser une seconde que cette décision de Me Wade va l’éloigner de ses camarades.
Rappelant qu’il a cessé de siéger au Frn depuis le 8 mai dernier pour le compte du Pds, il compte mettre en place son mouvement pour assister aux réunions comme il le faisait avant.
« L’Alliance Suqqali Sopi va adhérer au Front national de résistance, il n’y a pas de problème particulier à ce niveau. On va adhérer au Front et en tant que membre de ce mouvement-là, je peux participer aux réunions. Pour ça, il n’y aucun interdit », a-t-il fait savoir. Aminata Diouf

Birahim Seck, coordonnateur du Forum Civil – Un militant arc-bouté sur ses convictions

https://www.dakarposte.com/ C’est un homme qui ne varie pas dans ses prises de position. Toujours droit dans ses bottes, Birahim Seck reste ce défenseur intrépide des droits de l’homme, partisan de la bonne gouvernance et de la reddition des comptes. Avec la décrispation du champ politique consécutive à l’appel lancé par le Khalife général des mourides à l’occasion de l’inauguration de Massalikoul Djinane, Birahim s’est exprimé sur la réconciliation entre Wade et Macky, la libération de Khalifa Sall ainsi que sur la possibilité évoquée d’une amnistie en faveur de l’ancien maire de Dakar et de Karim Wade. Sur ces questions précises, Seck est formel : On ne doit pas sacrifier les principes de bonne gouvernance sur l’autel d’une réconciliation entre deux acteurs politiques. S’il n’est pas absolument contre un retour de Karim Wade aux affaires, il conditionne cette occurrence au remboursement intégral des sommes qu’il est accusé devoir au peuple sénégalais.
Birahim Seck est donc un homme lucide qui ne se laisse pas embarquer par les discours et actes des hommes politiques, il préfère les juger sur leur capacité à satisfaire les besoins des Sénégalais, sur leur probité et, surtout, surtout sur leur volonté réelle de bien tenir l’économie nationale. Il déplore et dénonce le gaspillage des ressources naturelles, la criminalité financière et surtout l’impunité. Et rien ne semble le détourner de ces convictions profondes, lui qui estime que ces derniers temps, le dialogue politique dont on parle tant tourne plutôt vers un dialogue politicien, une sorte de farce contre le peuple pour le seul bénéfice des acteurs politiques. Aussi en appelle-t-il à une politique des valeurs, au respect des droits du citoyen, et à la restitution au peuple de son droit de regard sur les affaires publiques. Un tel homme mérite le respect des Sénégalais.Ndiaye dakarposte

Armée sénégalaise : Les 17 militaires radiés menacent de s’immoler

https://www.leral.net/Les 17 militaires sur les 25 qui avaient réussi au concours de la Douane, pour leur reconversion, en 2018, sont dans tous leurs états. Ils sont si en colère qu’ils n’excluent pas de s’immoler. Ce, à la suite de la note signée par le chef d’État-Major général des armées (CEMGA), le Général Cheikh Guèye, les radiant.
Selon la note, le CEMGA les accuse d’avoir utilisé des voies de contournement pour passer le concours. Ce que les mis en cause récusent, soutenant que tous les documents dont la présence au corps, leur ont été délivrés par la hiérarchie. Et, ils avaient déjà entamé leur formation. Aussi, sans salaire depuis un an, ils se disent confrontés à « d’énormes difficultés » pour étudier, dénoncent-ils, face à la presse ce matin, mercredi 2 août, au siège d’Amnesty international section Sénégal.
Soutenus par les organisations de droits de l’homme, ils annoncent avoir saisi la Cour suprême pour l’annulation de cette décision. Depuis un an, signalent-ils, des médiations sont menées pour le règlement de leur situation. Mais ils n’ont pas eu gain de cause jusqu’à présent.

ADOPTION DU BULLETIN UNIQUE DANS LE PROCESSUS ÉLECTORAL : LA MAJORITE REFUSE LE JEU

http://www.sudonline.sn/ Portée ou disqualifiée d’un contexte à un autre par tous les acteurs politiques, en fonction de leur situation dans l’opposition ou au pouvoir, la problématique du bulletin unique ne cesse encore de cristalliser les positions à chaque concertation pré-électorale entre partis ou coalitions de partis. Le dialogue politique enclenché par Macky Sall à l’issue d’une présidentielle contestée ne fait pas exception. Face à la requête de l’opposition de recourir au bulletin unique, la majorité refuse de jouer le jeu
Pourtant, de l’avis de beaucoup d’acteurs, le camp de Macky avait fait de ce mode de consultation électorale aujourd’hui en vigueur dans presque toute la sous-région (Voir par ailleurs) une doléance de base. Raison suffisante pour Adiouma Sow, chargé des élections de Pastef/ Les Patriotes, comme pour certains membres de la société civile dont Alioune Tine, ancien secrétaire général de la Raddho, aujourd’hui patron d’Africajom et autre Sadikh Niasse, secrétaire général de la Raddho, de se demander à quoi joue la majorité. Quand cette dernière, par la voix de son plénipotentiaire Yoro Bâ, dit attendre des arguments crédibles pour faire pencher la balance pour l’adoption du bulletin unique.

 ADIOUMA SOW, CHARGÉ DES ÉLECTIONS DE PASTEF/LES PATRIOTES :  «Ce qui nous révolte, c’est que la majorité n’a pas argumenté son refus du bulletin unique»

 Nous avons été très surpris par cette position d’autant plus que ceux qu’on appelle majorité au Sénégal, c’est ceux qui étaient dans l’opposition, il n’y a même pas dix ans. En plus, la plupart parmi cette majorité qui nous gouverne était les initiateurs des Assises nationales qui avaient décidé que l’adoption du bulletin unique est de ses recommandations-phares dans le but de l’amélioration du système de vote sénégalais. Aujourd’hui, que ces gens reviennent pour nous dire qu’ils ne sont pas pour l’adoption du bulletin unique, on ne peut que s’en désoler. En plus, ce qui nous révolte, c’est qu’ils n’ont pas argumenté leur refus du bulletin unique. Ils n’ont mis aucun argument sur la table pour étayer leur refus. Alors qu’en face, nous avons fourni pas mal de justificatifs dont la rationalisation des dépenses liées à l’organisation des élections, Aujourd’hui, la plupart des experts électoraux sont unanimes à dire que le bulletin unique peut permettre à l’Etat du Sénégal d’économiser beaucoup de milliards dans l’organisation des élections. D’autres vont même plus loin pour dire que le bulletin unique a des vertus écologiques. Maintenant, que nos camarades d’en face reviennent, après avoir crié sous tous les toits pour demander l’adoption du bulletin unique, pour dire qu’ils ne sont pour ce bulletin, cela ressemble à du dilatoire. Et cela est inquiétant d’autant plus que ce sont ces mêmes gens qui, après la présidentielle de 2019, ont appelé la classe politique à la concertation dans le but d’améliorer notre processus électoral».

ALIOUNE TINE, ANCIEN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA RADDHO :  «Il est temps que les acteurs politiques cessent de changer leur avis au gré de leur station»

«C’est depuis les années 96- 98 que nous, en tant que Raddho, menons le combat pour l’adoption du bulletin unique au Sénégal. Car, à l’époque, toutes les élections organisées dans les différents pays africains ont inauguré l’introduction du bulletin unique. Qui permet d’économiser beaucoup d’argent mais aussi garantit la transparence du vote en ce sens qu’il contribue à lutter contre la corruption électorale des électeurs le jour du vote par l’achat des bulletins des candidats adversaires. Je me rappelle dans les années 98, tous les acteurs politiques de l’opposition d’alors avaient demandé le bulletin unique. Il est temps que les acteurs politiques cessent de changer leur avis au gré de leur station de responsabilité. Car, on a constaté que chaque fois qu’ils sont dans l’opposition, ils réclament le bulletin mais arrivés au pouvoir, ils sont contre ce bulletin unique et optent pour le bulletin multiple qui, à mon avis, cache beaucoup de non-dits. C’est un grand marché avec beaucoup d’argent qui ouvre la voie à des possibilités de corruption pour l’administration. Aujourd’hui, tous les pays africains adoptent le bulletin unique. Le Sénégal ne doit pas donc donner l’impression qu’il est impossible de réduire les dépenses liées à l’organisation des élections et la corruption avec le bulletin unique».

 SADIKH NIASSE, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE LA RADDHO : «Nous ne trouvons pas les raisons pour lesquelles la majorité réfute le bulletin unique»

«Nous ne trouvons pas les raisons pour lesquelles à chaque fois que les gens arrivent au pouvoir, ils réfutent le bulletin unique. La preuve quand ils étaient dans l’opposition, ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui l’avaient aussi réclamé. Nous leur (gens de la majorité-ndlr) demandons donc de revenir sur leur position par rapport à ce bulletin unique qui est une demande qui revient à chaque fin de processus électoral. Aujourd’hui, il est clair que le bulletin unique pourrait être avantageux pour plusieurs raisons. Il peut aider à faire l’économie du papier, les charges liées à l’organisation des élections mais aussi en termes de transparence du processus électoral. Nous recommandons à la majorité d’accéder à cette demande de l’opposition afin que le bulletin unique soit adopté. Notre souhait, nous de la société civile, c’est que le Sénégal se mette au même niveau que les autres pays de la sous-région qui ont adopté ce bulletin. Nous gardons notre espoir de voir le pouvoir revenir sur cette position et d’adopter effectivement dans le cadre de cette concertation avec l’ensemble des partis engagés le bulletin unique. Ceci, dans le but d’accélérer le processus de renforcement de la transparence dans notre processus électoral»

YORO BA, PLÉNIPOTENTIAIRE DE LA MAJORITÉ : «La majorité ne craint pas le bulletin unique»

«La majorité ne craint pas le bulletin unique. La majorité est simplement en train de se demander pourquoi devrait-on changer un système (vote avec bulletin multiple) qui marche, avec lequel on a pu avoir deux alternances politiques dans la paix et qui a jusqu’ici fait ses preuves. La majorité demande donc juste à être convaincu que le bulletin unique est meilleur que le bulletin multiple. Au moment où nous parlons, les discussions sont toujours en cours, les portes ne sont pas encore fermées. C’est un sujet sur lequel nous continuons à échanger. Mais, une fois de plus, la majorité ne craint pas le bulletin unique. Elle demande simplement à être convaincue de la nécessité de changer ce bulletin qui nous a permis deux alternances dans la paix et la stabilité».

Bourde À Touba : Abdou Karim SALL Casse Encore La Baraque

http://www.walf-groupe.com/ Dans le cadre des préparatifs du grand magal, prévu le 17 octobre prochain, le ministre de l’Environnement et du Développement durable s’est rendu à Touba.
C’était aussi pour prendre les dispositifs nécessaires afin de rendre la ville religieuse propre. Seulement, prenant la parole devant les autorités religieuses, Abdou Karim SALL s’est carrément fourvoyé, en citant le khalife général des  Tidianes, au lieu de celui des Mourides, renseigne SourceA.   « Je suis heureux d’être là, parce que j’ai traversé, tout à l’heure les deux allées et j’ai vu que des actions de reboisement d’envergure », a-t-il commencé.
Avant de poursuivre : « nous sommes satisfaits de ce qui est en train d’être fait et nous n’avons aucun doute que les talibés vont suivre cette direction indiquée par le Khalife général des Tidianes », a déclaré Abdou Karim SALL. Se rendant visiblement compte de sa bourde, il a tenté de se rectifier. Mais le mal était déjà fait.

Youssou Touré très en colère contre Macky

http://www.rewmi.com/Invité de Rfm matin, Youssou Touré s’est attaqué à son mentor, Macky Sall sur ses nominations. L’ancien ministre de l’alphabétisation a vidé  son sac sur les nominations de Modou Diagne Fada et de Thierno Lô qu’il semble ne pouvoir accepter. Interrogé sur la thématique de la rentrée des classes, il a préféré d’abord étaler sa colère contre le système Macky qu’il qualifie de mal gouvernance. Selon lui, le président Macky n’aurait pas dû faire la promotion de ceux qui n’étaient pas là quand eux se battaient pour l’avènement de la deuxième alternance dans le pays. Il rejette par la même occasion la transhumance. Sur la rentrée des classes, il a affirmé que tout cela devrait être revu avec toujours une verve qui laisse transparaître sa déception et sa colère contre le Macky.

un détenu mort à la prison de Diourbel

https://www.pressafrik.com/ L’information vient de tomber. Un détenu est mort à la Maison d’arrêt et de correction (mac) de Diourbel. le défunt, du nom de Moussa Guèye, est âgé de 46 ans.  Selon la Rfm qui donne l’information,il  était en prison pour usage présumé de chanvre indien. Nous y reviendrons.

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