Rp du Mercredi 02 Octobre 2019

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COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES 02 OCTOBRE 2019

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky SALL a présidé ce mercredi 02 octobre 2019, le Conseil des ministres au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat a adressé ses chaleureuses félicitations au Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, à la Oumah Islamique et à la communauté musulmane du Sénégal, suite au succès de l’inauguration de la Grande Mosquée Massalikoul Jinaan. Il a magnifié l’édification, sur l’avenue Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, de ce complexe religieux et culturel d’envergure, d’une architecturale ultra moderne, qui va assurément contribuer au rayonnement international du Sénégal et de sa capitale, Dakar.

Il a également salué la forte mobilisation et la communion exceptionnelle de toutes les forces vives de la Nation autour de cet évènement populaire historique.

Le Président de la République, évoquant l’accident d’hélicoptère survenu le vendredi 27 septembre 2019 en Centrafrique, a salué la mémoire des trois (3) militaires sénégalais, casques bleus de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), décédés. Il a présenté ses condoléances aux forces armées, aux familles et proches de ces Diambars tombés au champ d’honneur et souhaité un prompt rétablissement au blessé.

Le Chef de l’Etat a en outre rendu un vibrant hommage à feu Samba Diabaré Samb, homme de culture remarquable, virtuose du « xalam » et historien hors du commun, qui incarnait le citoyen, modèle d’engagement au service de la Nation. En sa qualité de Protecteur des Arts et des artistes, il a adressé ses sincères condoléances à sa famille, ses amis et proches et décidé de donner son nom à un de nos édifices culturels majeurs.

Abordant la rentrée scolaire, prévue ce jeudi 03 octobre 2019, le Président de la République a adressé ses meilleurs vœux d’encouragement et de succès à toute la communauté éducative. Il a rappelé au Gouvernement l’impérieuse nécessité d’améliorer le cadre de vie des établissements scolaires ; de respecter la feuille de route conclue d’accord parties en 2017-2018 avec les partenaires sociaux ; de cultiver le consensus et de préserver la stabilité sociale durable, pour asseoir, une Ecole de qualité et de l’excellence, conformément à sa vision partagée d’un Sénégal Emergent.

Au sujet de l’importance de la consolidation du dialogue social permanent, le Chef de l’Etat a souligné la nécessité de l’amélioration de l’environnement du travail, ainsi que celle d’assurer la stabilité économique et sociale durable.  A ce titre, il a félicité les acteurs du secteur pétrolier pour la signature, le vendredi 02 août 2019, de la convention collective nationale de la branche du pétrole et du gaz. Il a, dans cet élan, instruit le Ministre du Travail et du Dialogue social de finaliser, les processus de signature des conventions collectives nationales et de faire adopter, avant la fin de l’année 2019, le projet de loi portant Code Unique de Sécurité sociale.

Au sujet de l’accès universel des populations à l’eau potable, le Président de la République a exhorté le Gouvernement à intensifier le rythme d’exécution des programmes et projets hydrauliques, à procéder à la réparation urgente de tous les forages en panne et à évaluer de manière exhaustive les activités de l’Office des forages ruraux (OFOR), de même que le processus de réforme de l’hydraulique rurale. Il a instruit le Gouvernement de suspendre le processus de sélection des délégations zonales de service public de l’eau, le temps d’évaluer la réforme.

Le Chef de l’Etat a notamment réaffirmé la priorité qu’il accorde à la territorialisation des politiques publiques. Il a, par conséquent, demandé aux ministres de veiller à l’implication permanente des élus territoriaux et des collectivités territoriales, dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi – évaluation des politiques et programmes publics.

Le Président de la République a, dans ce sens, informé le Conseil qu’il présidera, le 10 octobre 2019, au CICAD, une rencontre avec les maires et présidents de conseil départemental, afin de consolider le dialogue Etat – Collectivités territoriales dans la dynamique du pilotage optimal de l’exécution du Plan Sénégal Emergent (PSE).

Le Chef de l’Etat, à l’occasion de la commémoration du 17ème anniversaire du naufrage du bateau « le Joola », a réitéré la solidarité de la Nation aux familles des victimes. Il a en outre rappelé la nécessité de prendre toutes les dispositions requises afin de lancer, dans les meilleurs délais, les travaux du Mémorial national dédié aux victimes.

Abordant le suivi de la coopération et des partenariats, le Président de la République s’est félicité des bonnes perspectives de l’économie sénégalaise et de l’accord qui a été conclu avec le FMI la semaine dernière au titre de l’Instrument de Coordination des Politiques Économiques (ICPE). Il a informé le Conseil de la visite, au Sénégal, du 28 octobre au 1er novembre 2019, d’une importante délégation de la China-Africa Business Council pour explorer les opportunités d’investissement.

Clôturant sa communication, le  Chef de l’Etat a informé le Conseil de sa participation du 22 au 26 septembre à la 74e session ordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies au cours de laquelle il fait un plaidoyer politique et économique pour l’Afrique, en sa qualité de Président en exercice du NEPAD.

Au titre des communications :

Le Ministre d’Etat Secrétaire général de la Présidence de la République a fait une communication sur le suivi des directives formulées lors des dernières séances de Conseil des ministres et sur l’état d’avancement des travaux du TER.

  1. le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a  fait une communication sur le compte-rendu des activités à la 74eme Session de l’Assemblée générale des Nations Unies, sur sa visite de travail au Maroc et la cérémonie des obsèques du Président Chirac.

Le Ministre des Finances  et du Budget a fait le point sur l’exécution du budget, en terme de recettes et de dépenses ; Il a par ailleurs rendu compte de la mission de revue effectuée par le FMI au Sénégal.

Le Ministre de l’Economie du Plan et la Coopération a rendu compte de la mission qu’il a effectuée à Washington, et des résultats  la revue annuelle conjointe.

Le Ministre de l’Agriculture a fait le point sur la pluviométrie, la situation de la distribution des intrants, du matériel agricole, du suivi phytosanitaire.

Le Ministre des Infrastructures et des transports terrestres a fait le point sur l’exécution l’état d’exécution des chantiers visités lors de la tournée qu’il a effectuée.

Le Ministre du Pétrole, et des Energies a fait une communication sur la stratégie « Gaz to power », les projets de réforme du secteur, et  du  projet de loi portant Code gazier

Le Ministre en charge du suivi du PSE et le Ministre de l’Education ont rendu compte de leur rencontre avec les partenaires de l’école au titre du monitoring stratégique des accords conclus entre l’Etat et les syndicats d’enseignants.

Au titre des mesures individuelles le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Monsieur Mamadou KASSE, Urbaniste-Aménagiste, est nommé Directeur Général de la SICAP SA, en remplacement de Monsieur Ibrahima SALL, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Mamadou Diagne Sy MBENGUE, Administrateur Civil, est nommé Directeur général de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré, en remplacement de Monsieur Mamadou KASSE, appelé à d’autres fonctions ;         Monsieur Amadou Lamine DIENG, Magistrat à la Cour des comptes, précédemment Directeur General de l’ANPEJ est nommé Directeur de l’IPRES, en remplacement de Monsieur Mamadou Diagne Sy MBENGUE, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Tamsir  FAYE, Titulaire d’un Master Affaires et Commerce internationales, est nommé Directeur General de l’Agence nationale pour la promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), en remplacement de Monsieur Amadou Lamine DIENG, appelé à d’autres fonctions.

Monsieur Achime Malick NDIAYE, Ingénieur des Télécommunications, matricule de solde n° 611 054/G, est nommé Directeur des Technologies de l’Information et de la Communication, en remplacement de Monsieur Chérif DIALLO, appelé à d’autres fonctions.        

Monsieur Mame Seydou Ndour, Commissaire de Police divisionnaire de classe exceptionnelle, matricule de solde 517.280/Q, précédemment Directeur de la Police des Etrangers et des Titres de voyage, est nommé Directeur de la Police de l’Air et des Frontières, en remplacement du Commissaire de Police divisionnaire de classe exceptionnelle Abdoul Wahabou Sall, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Abdoul Wahabou Sall, Commissaire de Police divisionnaire de classe exceptionnelle, matricule de solde 600.866/B, précédemment Directeur de la Police de l’Air et des Frontières, est nommé Directeur de la Sécurité publique, en remplacement du Contrôleur Général de Police Abdoulaye Diop, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Idrissa CISSE, Commissaire de Police divisionnaire, matricule de solde 519.322/J, précédemment Directeur de l’Office central de Répression du Trafic illicite des Stupéfiants (OCRTIS), est nommé Directeur de la Police judiciaire, poste vacant ;

Monsieur Djibril Camara, Commissaire de Police divisionnaire, matricule de solde 600.868/D, précédemment commissaire spécial à l’Aéroport International Blaise Diagne, est nommé Directeur de la Police des Etrangers et des Titres de Voyage en remplacement du Commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle Mame Seydou Ndour, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Ibrahima DIOP, Commissaire de Police divisionnaire, matricule de solde 608.425/G, précédemment Chef de la Division des Investigations criminelles (DIC) à la Direction de la Police judiciaire, est nommé Directeur de l’Office central de Répression du Trafic illicite des Stupéfiants (OCRTIS), en remplacement du Commissaire de Police divisionnaire Idrissa CISSE, appelé à d’autres fonctions ;

Monsieur Modou MBAYE, Ingénieur polytechnicien, matricule 515 420/G, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale.

Monsieur Demba DIOUF, Psychologue Conseiller, matricule de solde n°611 261/I, est nommé Directeur régional du Développement communautaire de la Région de Diourbel au ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale ;                                                                                          Monsieur Mamadou CISSE, Professeur d’Enseignement Moyen (PEM), titulaire d’un MBA en développement communautaire, matricule de solde n°621 832/Z, est nommé Directeur régional du Développement communautaire de la région de Louga au ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale ;

Monsieur Papa Charles NDIAYE, Professeur d’Enseignement Moyen (PEM), matricule de solde n°637 493/L, est nommé Directeur régional du Développement communautaire de la région de Saint-Louis au ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale ;

Monsieur Amadou MBAYE, Conseiller en Travail Social, matricule de solde n°615 261/I, est nommé Directeur régional du Développement communautaire de la région de Kaolack au ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale ;

Monsieur Sidade GASSAMA, Economiste, matricule de solde n°518 703/B, est nommé Directeur régional du Développement communautaire de la région de Thiés au ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale ;

Monsieur El Hadji Bakary Sidy NDIAYE, Inspecteur de l’Enseignement élémentaire, matricule de solde n°517 513/D, est nommé Directeur régional du Développement communautaire de la région de Ziguinchor au ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale ;

Monsieur Amadou Mamadou THIAM, Ingénieur des Travaux d’aménagement du territoire et de gestion urbaine, matricule de solde n°619 999/D, est nommé Directeur régional du Développement communautaire de la région de Tambacounda au ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale ;

Madame Ndéye Sokhna GUEYE, Conseillère en travail social, matricule de solde n°648 794/H, est nommée Directeur régional du Développement communautaire de la région de Dakar au ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale ;

Monsieur Pape Saer DIOP, Conseiller en Travail Social, matricule de solde n°638 790/M, est nommé Directeur régional du Développement communautaire de la région de Matam au ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale.  Fait à Dakar le 02 octobre 2019   Le Ministre Porte-Parole du Gouvernement,Ndèye Tické NDIAYE DIOP

Trafic international d’Opioïdes : «la drogue la plus dangereuse dans le monde se trouve au Sénégal» (procureur des USA)

https://www.pressafrik.com/Alerte rouge. La drogue la plus dangereuse et qui tue le plus dans le monde se trouve au Sénégal. C’est ce qu’a fait savoir le procureur des Etats-Unis, Wiliam Miller Mcswain, qui informe qu’un vaste réseau de trafic international de drogue d’opioïdes avec à sa tête trois (3) Chinois, a été démantelé.
En conférence de presse hier, le procureur a annoncé que trois (3), individus, Deyao Chen, Guichum Chen et Liangu Pan, accusés d’avoir vendu des opioïdes illégaux sur un site web en Chine et d’avoir expédié des milliers de commandes à l’adjoint du Shériff du Comté de Montgomerry, David Landis.
Les autorités affirment que les trois chinois qui ont crée le site Web et distribué les médicaments se trouvent toujours en Chine et ne devraient pas faire l’objet de poursuites aux Etats-Unis. Selon le journal « Les Echos », le plus grave dans cette affaire, c’’est que le Sherif adjoint du Comté de Montgomery dirigeait la chaîne de distribution.
« Le Sherif adjoint du Comté de Montgomery a distribué près de 3000 paquets de médicaments aux Etats-Unis, au Canada, au Chili, en Espagne et au Sénégal », a révélé le procureur.
L’avocat américain Bill McSwain informe par ailleurs, que « la quantité de cette drogue qui peut vous tuer peut tenir sur le dessus d’une épingle », et, le nombre de mort cela a causé, explique-t-il, a fait que son bureau à ouvert une enquête. Aminata Diouf

LES DÉPUTÉS EN PLÉNIÈRE JEUDI À PARTIR DE 16 HEURES

Dakar, 2 oct (APS) – Les députés se réunissent en plénière jeudi à partir de 16 heures, annonce l’Assemblée nationale dans un communiqué parvenu à l’APS.L’ordre du jour de ladite session va notamment porter sur l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2019, indique la même source.AKS

PHASE OPÉRATIONNELLE DE LA ZLECA : LE SÉNÉGAL DÉFINIT SA STRATÉGIE

http://www.emedia.sn/Les 54 pays signataires de l’accord de Zone de libre-échange continentale (ZLECA), dont le Sénégal, entrent dans la phase de formulation de leur stratégie nationale. Ce, après l’entrée en vigueur officielle de la ZLECA le 7 juillet dernier. Laquelle stratégie vise à relever le défi de la mise en œuvre projetée à juin 2020 et considérée comme l’étape la plus cruciale.

Le Sénégal déclenche le compte-à-rebours

Au Sénégal, les différents acteurs se sont retrouvés au cours d’un atelier hier, pour identifier les éléments à prendre en considération dans la formulation de cette stratégie. Actuellement, plus de 40% des exportations du Sénégal sont absorbées par le marché africain. Avec la mise en œuvre de la ZLECA, ce chiffre pourrait être fortement revu à la hausse.
En se lançant dans l’élaboration de cette stratégie, « notre pays entend tirer profit de toutes les opportunités de ce vaste marché de 1,2 milliards de dollars américains », rappelle le ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta, reprise par Le Soleil.

Le secteur privé entre espoir et inquiétudes

Sur ce point, le secteur privé représenté à la rencontre par Riad Boukaroum, signale quelques inquiétudes : « Avec cette mise en place, nous allons certes nous retrouver avec un grand marché mais aussi nous seront confrontés à une rude concurrence avec des mastodontes dans certains pays ». Soutenant que les opérateurs économiques devront faire beaucoup d’efforts mais ils auront besoin d’un accompagnement de l’Etat.
Selon les statistiques, en matière de commerce intra-régional, l’Afrique est à la traîne. Les échanges entre pays africains ne dépassent pas les 15% alors que dans l’Union européenne, en Asie ou encore en Amérique du Nord, ils représentent respectivement 70%, 52% et 50%. C’est dans ce contexte que la ZLECA a été mise en place et l’accord l’instituant est officiellement entré en vigueur le 7 juillet 2019, lors du 12e Sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernements de l’Union africaine (UA) tenu à Niamey.
La ZLECA, selon la Commission économique africaine (CEA), pourrait accroître le commerce intra-africain de 52,3%, en éliminant les droits de douane à l’importation et le doubler si les obstacles non-tarifaires sont réduits.

 Suivi de l’exécution des projets : partage d’expérience entre le Bureau opérationnel du PSE et le Delivery Unit du Maroc

www.lactu Le Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal émergent (BOS-PSE) et le Delivery Unit du Maroc (DU) ont partagé, lundi dernier à Abidjan, leur savoir-faire dans le suivi de l’exécution des projets.
« Dans le passé, le Sénégal a lancé plusieurs plans de développement qui étaient certes bien élaborés, mais dont la mise en œuvre demeurait largement insatisfaisante. Pour accompagner le Plan Sénégal émergent, un dispositif spécial a été mis en place par la Présidence avec le Bureau opérationnel de suivi. Le BOS s’inscrit dans une perspective de rupture dans l’exécution des projets, focalisée sur l’atteinte des résultats », a indiqué Ousseyni Kane, directeur général du Bureau.
Selon l’agence APO qui nous livre l’info, le BOS contribue à renforcer la transparence et le succès dans l’exécution des projets prioritaires du pays, en facilitant le déblocage des situations problématiques.
« Lorsqu’il y a des travaux non exécutés, nous faisons remonter directement l’information au président de la République, qui interpelle les gens concernés de ces projets. C’est un travail réalisé chaque semaine, afin de faire avancer les travaux du Plan », a ajouté Ousseyni Kane.
Lancé en 2014, le PSE a pour ambition d’élever le Sénégal au rang de pays émergent à l’horizon 2035. « Nous savions que le plus important était de livrer les projets. Car si on ne livre pas, il n’y aura ni création d’emplois, ni de richesse. Et pour livrer, il faut mettre toute la chaîne sous tension », a soutenu le directeur général du BOS.
Selon son adjoint Babacar Gning, les résultats obtenus cinq ans après, grâce à l’accompagnement de la Banque africaine de développement, notamment dans le secteur énergétique, sont encourageants.
« En 2012, notre production énergétique était de 573 MW. En 2019, elle est de 1 130 MW, et nous visons 2 300 MW en 2023. Au niveau de l’énergie solaire, la capacité est passée de zéro à 144 MW. Nous devons être à 500 MW en 2023. Le délestage, qui totalisait 99 heures par an, est à moins de 20 heures cette année. Enfin, l’électrification en zones rurales a atteint le taux de 40% contre 24% en 2012 », a-t-il énuméré.
Il a souligné des performances record, notamment dans l’agriculture : la production horticole a plus que doublé, à 120 000 tonnes en 2017, contre 56 000 en 2012 ; la production de pommes de terre a presque décuplé, de 15 000 à 140 000 tonnes. Le Sénégal qui produisait 400 000 tonnes de riz, avoisine désormais 1,2 million de tonnes. Quelque 300 000 emplois ont été créés.
Membre du Delivery Unit du Maroc, un bureau chargé du suivi et du contrôle des projets, Ahmed Benomar a fait état des rencontres bimensuelles avec le chef du gouvernement. « Un vendredi sur deux, nous tenons des réunions avec le Premier ministre afin de faire le point d’avancement des projets en cours dans le pays. Nous avons également axés nos missions sur le renforcement des capacités, des programmes ciblés de formation des personnes ressources, la création dynamique de travail avec les ministères », a-t-il révélé.
« Avec les DU, il y a une plus grande cohérence au niveau des priorités gouvernementales et cela contribue à réduire la volatilité des priorités », a assuré Ahmed Benomar, soutenant que les Delivery Units pouvaient jouer un rôle important dans l’intégration du continent.
« Les Delivery Units sont, pour la Banque africaine de développement, des alliés naturels pour la mise en œuvre de sa vision stratégique et l’exécution des projets prioritaires dans les pays membres régionaux. Le Delivery Unit est un concept complexe qui exige une approche minutieuse. Nous sommes ravis de pouvoir bénéficier de la riche expérience du Sénégal et du Maroc que nous pouvons mettre au profit d’autres pays. Nous allons poursuivre notre appui dans ce domaine », s’est engagé Charles Boamah, vice-président principal de la Banque.

PAIN : La Nouvelle Baguette À 200 F

https://www.xibaaru.sn/Une décision qui ne concerne par ailleurs que la région de Dakar car les autres régions peuvent définir leur propre format en fonction du contexte local.
Selon les informations livrées par Ousmane Mbaye, directeur du Commerce extérieur, le sac de farine boulangère ordinaire est homologué à 17 300 F Cfa et celui de la farine amélioré à 17 800 F.“Le prix, une fois validé par un acte réglementaire, il ne sera plus possible à un quelconque meunier de vendre la farine à un prix supérieur à celui-là. En 2014, la farine améliorée ne faisait pas l’objet d’une administration de prix, parce qu’elle n’existait pas. Aujourd’hui, le comité a jugé nécessaire de soumettre ce nouveau type  de farine à une administration des prix’’, souligne, sur ce registre toujours, le Dci.
Les dépositaires d’enjeux ont aussi réfléchi sur les mesures à prendre pour assainir le secteur, afin de mettre fin au désordre ambiant qui y règne.
“C’est vrai que le Conseil national de la consommation est là pour suivre toutes les panoplies qui interpellent la consommation de façon générale.Mais aujourd’hui, les difficultés que rencontre le secteur sont telles qu’il est nécessaire d’instituer des mécanismes institutionnels pour la prise en charge des problèmes de façon permanente. C’est pourquoi il a été retenu de réorganiser le comité de suivi. Mais l’autre innovation, c’est de mettre dans chaque région un comité régional de suivi. Il y a aussi des sanctions qui sont prévues’’, mentionne le directeur du Commerce extérieur.En définitive, boulangers, meuniers et associations de consuméristes prient pour l’application de la nouvelle réglementation.

Hausse du trafic aérien passagers au mois de juin

https://www.lejecos.com/Selon les données recueillies auprès de LAS et l’Agence des aéroports du Sénégal (ADS), par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd), au mois de juin 2019, il a été enregistré pour le trafic aérien une baisse aussi bien du fret (-13,1%) que des mouvements d’aéronefs (-1,8%) comparé au mois précédent.
En revanche, le nombre de passagers a augmenté de 12,5% sur la même période. Il passe de 177 388 à 199 560 passagers à fin juin.
La hausse du flux total de passagers est due à une augmentation concomitante des arrivées (+27,5%), du transit (+8,9%) et des départs (+0,8%).
Par ailleurs, souligne la même source, comparativement au mois de juin 2018, le nombre de passagers (13,7%), les mouvements d’aéronefs (3,4%) ainsi que le fret (3,0%) ont augmenté sur la période sous revue.Amadou Idrissa Dia

Le Réseau D’Air Sénégal S’étend… En Afrique Et En Europe

https://www.xibaaru.sn/C’est au salon du tourisme que Alioune Sarr, ministre du Tourisme et des Transports et des responsables du pavillon national ont annoncé les bonnes nouvelles pour les sénégalais de la diaspora qui réclamaient ces dessertes par Air Sénégal.
Désormais, les villes de Marseille, de Barcelone en Espagne, Casablanca, Nouakchott, Accra, d’Abuja et de Lagos au Nigéria seront desservies par le pavillon national au grand bonheur des usagers.

L’opérateur français Free rebaptisé Tigo Sénégal crée une forte concurrence

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar DembéléLa marque de téléphonie mobile Tigo va désormais commercialiser ses services au Sénégal sous le nom de Free, cet opérateur français dont le propriétaire Xavier Niel fait partie depuis avril 2018 dans le trio des nouveaux actionnaires du deuxième opérateur mobile de ce pays ouest-africain avec 25% de parts de marché, a appris APA.
Avec « le changement de marque », selon le directeur général Mamadou Mbengue, dans une conférence de presse mardi à Dakar, Free veut ouvrir « une nouvelle ère dans le monde des télécoms au Sénégal » où son compatriote Orange occupe depuis longtemps la première place.
Cependant, les « investissements estimés à 150 millions de dollars (…) ont permis de développer de nouvelles plateformes de services, de densifier et d’étendre le réseau, mais aussi d’accélérer très rapidement l’installation de la fibre optique », a assuré M. Mbengue.
Il promet ainsi « de nouvelles offres simples et révolutionnaires, qui vont transformer le marché, ainsi que la vie des Sénégalaises et des Sénégalais ».
Déjà, sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes se montrent enthousiastes quant à la venue de l’opérateur français, se disant comme libérés désormais de la cherté des tarifs de la télécommunication dans le pays.
Avec ce changement de nom, Free Sénégal annonce par ailleurs que son réseau 4g+ est opérationnel à Dakar et dans les grandes villes du pays, rejoignant ainsi le leader Orange Sénégal, qui détient, selon l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), environ 53% des parts du marché. En troisième position, Expresso détient 21 % des parts de marché, souligne JeuneAfrique.
Tigo Sénégal, propriété de l’opérateur luxembourgeois Millicom, avait été cédé en avril 2018 à Saga Africa Holdings Limited, un consortium formé par le Sénégalais Yerim Sow, le Français Xavier Niel et le Franco-Malgache Hassanein Hiridjee.
Cette opération avait été actée à la suite de l’annulation de vente de Tigo par Millicom à la plateforme de transfert d’argent Wari, détenue par le Sénégalais Kabirou Mbodje.
En effet, les deux parties s’accusaient mutuellement « de non-respect des termes du contrat de vente », selon le magazine français. L’État sénégalais avait par la suite donné son aval au premier accord, mais cette mesure n’avait pas contraint Millicom à revenir sur sa décision.
Toutefois, l’annonce de la cessation à l’homme d’affaires sénégalais avait fait jubiler un moment une grande partie de l’opinion à l’idée qu’un opérateur de téléphonie soit repris par un entrepreneur local.ODL/te/APA

Le DG De Free : “Nous Allons Lancer Des Offres Jamais Vues”

https://www.xibaaru.sn/“Révolutionner le marché au bénéfice de ses clients. Ce changement de marque s’appuie sur un accord de licence de marque avec l’opérateur français Free’’. L’annonce est faite hier au cours du lancement de cette dernière à Dakar. Tigo pense qu’avec ce changement, il ouvre une nouvelle ère dans le monde des télécoms au Sénégal. Il propose différents packs à ses clients.
C’est grâce à une technique de communication le teasing suivi d’une révélation, que le changement de nom et d’opérateur a été annoncé. Le teasing ou plus exactement l’aguichage, est le procédé qu’a utilisé Tigo pour montrer qu’elle est devenue Free. Il vise en fait à attirer le public par un message basé sur l’interpellation, l’objectif étant de susciter la curiosité avant de révéler le message qu’on souhaite délivrer. Le groupe Millicom avait déjà expérimenté la technique lors de l’installation de Tigo au Sénégal. Rebelote, même si c’est avec de nouveaux actionnaires (Teyliom, Njj et Axian) qu’elle vient de le faire.
“Avec Free, nous lançons des offres jamais vues. Grâce à notre réseau 4G+ et son débit impressionnant, nous offrons à nos clients une expérience inédite’’, a fait savoir le directeur général de Free Sénégal, Mamadou Mbengue. Pour le président de Teyliom, Yerim Sow, “avec cette nouvelle étape du plan de développement, et en seulement 18 mois, nous tenons les promesses faites lors de l’acquisition de Tigo’’. “Devenir Free, c’est aujourd’hui répondre à un objectif qui nous est cher : démocratiser, partout où nous sommes implantés, l’accès à la téléphonie, à Internet et aux services numériques. C’est notre ambition qui fera de Free l’opérateur capable de libérer le marché et d’ouvrir le champ des possibles à tous les Sénégalais’’, assure le Ceo du groupe Axian, Hassanein Hiridjee.
A noter que depuis 2018, Tigo Sénégal appartient à Saga Africa Holdings Limited, un consortium entre des entreprises dirigées par Yérim Sow, Xavier Niel et Hassanein Hiridjee.
Quant à son Directeur Général Mamadou Mbengue, il a travaillé pendant plus de 20 ans chez l’opérateur téléphonique Orange, où il a occupé plusieurs postes : Directeur Marketing et Communication d’Orange Cameroun, Directeur Marketing et Distribution d’Orange Centrafrique et Directeur du Technocentre Orange d’Abidjan. Mais avant sa nomination annoncée à la tête de Tigo, le mercredi 6 février, il était, depuis octobre 2016, directeur général de Canal+ Gabon.

Le DG de Orange répond à Free : «Li Moy Jamono…»

L’opérateur de réseau mobile Tigo Sénégal a changé sa marque. Il est devenu Free depuis ce mardi 01 octobre 2019.
Pour sa campagne de communication, la nouvelle direction de Free Sénégal a exposé des banderoles floquées « Li Moy Boss » un peu partout à Dakar.
Suffisant pour sortir le Directeur Général de Orange Sénégal, Sékou Dramé, de sa réserve.Le patron d’Orange a repris le tweet d’un internaute qui saluait une belle publicité de son groupe en légendant « Li Moy Jamono… ».

Nouvelles offres de Free : «Orange va saisir l’Artp», selon Abdou Khadre Lo

https://senego.com/La venue du tout nouveau opérateur de téléphonie, Free a été à l’ordre du jour de la matinale Rfm matin de mercredi 02 octobre. Le directeur Afrique du cabinet Acces Partnership, Abdou Khadre Lo, a été l’invité de Babacar Fall.

Lancement de Free

Avec la venue de Free au Sénégal, M. Lo estime que « la concurrence est une bonne chose ». La marque française s’est installée au Sénégal par le consortium  Saga Africa Holdings Limited, un consortium formé par le Sénégalais Yérim Sow, le Français Xavier Niel et le Malgache Hassanein Hiridjee. Et pour lui, « c’est une association de trois personnes qui ont de l’expérience de la télécommunication ».

Promoteurs

Pour Abdou Khadre Lo, « ce sont des gens qui connaissent bien le secteur. Ils sont venus selon l’expérience de Free en France, avec un dumping, c’est-à-dire avec une offre importante comme celle qu’ils ont annoncée hier. » Toujours dans ses explications, il renseigne qu’ « en matière de téléphonie mobile, il y a trois critères. Il y a la couverture du réseau, la mesure du débit et le troisième qui intéresse le plus les gens, c’est le prix. »
Offre
Cette offre très alléchante de Free ne sera pas du goût des autres opérateurs. Ce qui lui fait dire que « ce qui est sûr c’est que Orange va saisir l’Artp (Autorité de régulation des télécommunications et des Postes). Ils vont dire que la proposition de nos nouveaux concurrents est inacceptable. Car la législation interdit la vente à perte. » Mais aussi, cela peut être une ruse du nouveau-venu qui sera obligé revoir son offre, si jamais l’Artp intervient.

Ndiage Guèye président Asutic : ‘’L’Artp doit faire la promotion de la portabilité’’

Si Orange est resté toujours premier dans le secteur de la téléphonie au Sénégal, ce n’est pas parce que l’opérateur historique est meilleur, mais que les autorités n’ont jamais créé les conditions d’une concurrence réelle. Avec l’arrivée de Free, le président de l’Association des usagers du tic (Asutic) demande au régulateur de faire la promotion de la portabilité pour montrer aux usagers qu’ils ont la possibilité de passer d’une compagnie à une autre en gardant le même numéro. Ndiaye Guèye veut aussi l’interdiction des illimix, contraire, selon lui, à la fluidité du marché.

Tigo Sénégal devient Free avec une offre de 800 heures d’appel et 20 Go pour 6 000 F Cfa par mois. Qu’est-ce que cette nouvelle donne peut changer pour les consommateurs ?

C’est la meilleure des offres que je n’ai jamais vu depuis 20 ans. Il y a l’offre d’Orange qui était de contrecarrer  l’arrivée de Free  avec 12 900 francs Cfa, elle donne 18 heures de connexion,  5 Go valable à 30 jours.

Mais cette offre de Free est de loin meilleure que l’offre d’Orange, parce que celle de Orange vous enferme dans son propre réseau. C’est une offre illimix, ça veut dire que c’est valable uniquement vers les numéros du même opérateur.

Aujourd’hui, le constat est que le Sénégalais, malgré les progrès  dont on nous parle dans le secteur de télécommunication, ont d’énormes difficultés à accéder à une offre de qualité, à un prix abordable.

La raison de cette situation est que le marché sénégalais est un oligopole avec un opérateur dominant. Un  oligopole est un marché dans lequel les acteurs n’ont aucune raison de se faire la concurrence, parce que tout simplement ils ont la garantie d’avoir des résultats substantiels, des résultats positifs. Donc, dans ce marché oligopole, on constate plutôt des offres alignées c’est-à-dire que les acteurs font les mêmes offres avec une petite différence mais c’est des offres alignées, les mêmes tarifs.

On sent un peu plus une animation concurrentielle dans les promotions mais les promotions ont pour objectif de rendre incompréhensibles les offres entre plusieurs opérateurs. Elles ont tendance à enfermer les consommateurs dans un même réseau ; ce qui veut dire qu’il n’y a pas de fluidité du marché. Donc aujourd’hui, ces offres de Tigo doivent être accompagnées par le régulateur qui doit travailler à créer les conditions d’une véritable concurrence qui ne saurait être déloyale entre les opérateurs.

Aujourd’hui, les acteurs prennent en otage  les consommateurs. Il faut s’inscrire dans  une dynamique de baisser les tarifs d’interconnexion pour permettre aux autres opérateurs comme Free de faire des offres qui sont à l’avantage des consommateurs.

Ensuite l’ARTP a  déjà commencé à réguler les promotions, ce qui est une bonne initiative. Il faut dire que l’ARTP doit aller plus loin en interdisant les offres qui enferment les consommateurs dans un même réseau comme les offres illimix. Ça empêche complètement  la fluidité du marché.  Voila une deuxième mesure  à prendre.

Troisième mesure à prendre pour créer cette véritable dynamique concurrentielle dans le marché, c’est la promotion de la portabilité. La portabilité a été lancée en 2015. Mais depuis, il y aucune action d’envergure pour que les Sénégalais comprennent  ce qu’est la portabilité et son utilité. Aujourd’hui, beaucoup de Sénégalais ne peuvent pas profiter de cette offre de Free sans changer de numéro de téléphone.

Concrètement Comment se fait la portabilité ?

La portabilité consiste à changer d’opérateur tout en gardant le même numéro. C’est-à-dire on peut demain aller dans n’importe quelle agence de Free, utiliser le service de portabilité et s’abonner à cette offre exceptionnelle de Free. Le seul problème c’est qu’en faite, les Sénégalais sont habitués à acheter les illimix qui les enferment entre clients d’Orange dans un même réseau.

Aujourd’hui, on peut quitter Orange pour aller vers Tigo. Mais le problème est que rien ne va indiquer à votre interlocuteur que vous êtes à Tigo. Ça veut dire il n’y a pas un signal d’indicateur par opérateur. L’Artp doit travailler sur ça. Quand on appelle avec Orange, il doit y avoir un signal qui vous dit que ça c’est un numéro d’Orange.

Si vous appelez sur un Tigo, qu’il vous signale que c’est un numéro de Free. Parce que dans la portabilité, les préfixes ne permettent plus d’identifier les réseaux. Je m’explique : j’ai un numéro 77  je pars vers Free, mon numéro sera toujours 77.

Donc par rapport à cette nouvelle, l’Artp doit prendre la décision de créer une grande campagne sur la promotion de la portabilité afin que les Sénégalais sachent, c’est quoi la portabilité, comment l’utiliser. Que l’Artp travaille aussi à mettre en place ce que j’appelle un signal de transparence, c’est-à-dire la sonnerie qui indique l’opérateur, sachant qu’avec, les préfixes n’ont plus de valeur.

Mais est-ce que la portabilité suffit pour créer une vraie concurrence entre opérateurs ?

Pour aller dans le sens de la création de marché concurrentiel à l’avantage des utilisateurs, il faut créer véritablement un développement de l’écosystème numérique pour qu’il soit une opportunité de développement pour le Sénégal, par des prix bas et des produits de qualité. Il faut casser le monopole des opérateurs. A l’heure actuelle, il n’y a que trois opérateurs qui font semblant de faire la concurrence, qui prennent en otage les utilisateurs et qui prennent à leur profit la baisse des tarifs d’interconnexion de l’Artp.

Il faut faire venir un quatrième opérateur de classe mondiale. Je vous donne l’exemple de la France. Il n’y avait que trois opérateurs en France et pendant plus de dix ans, ils ont pris en otage les utilisateurs français, il était extrêmement difficile d’avoir des communications de qualité avec des tarifs abordables en France. La première solution que le régulateur français a mis en place, c’était d’amener des opérateurs virtuels (MVNO), comme on est en train de le faire au Sénégal.

Mais pendant sept à huit ans, on s’est rendu compte que ces (MVNO) ne peuvent pas participer à l’animation concrète du marché, parce qu’ils dépendaient des opérateurs classiques. Quand vous dépendez de quelqu’un, vous ne pouvez pas le concurrencer dans un même marché. C’est impossible ! Donc la solution adoptée par le Sénégal pour des MVNO ne va pas se ressentir sur ses utilisateurs en termes de tarifs, en termes de qualité de service. La seule solution est de faire venir un quatrième opérateur, comme la France, l’avait fait en 2011- 2012 avec l’arrivée de  Free.

Le président Macky Sall avait demandé une étude sur la nécessité d’un quatrième opérateur. Mais depuis lors, il n’y a pas de suite…

C’était juste une annonce politique rangée dans les tiroirs depuis 2013.

Même si un quatrième opérateur arrive, comment assurer la concurrence si c’est Orange qui contrôle l’infrastructure ?

En France quand Free est arrivé, il n’avait pas de réseau. Le régulateur français a trouvé une solution pour qu’Orange héberge Free dans son réseau. Il y avait des offres d’itinérance qui ont permis à Free de se développer en France en utilisant le réseau d’Orange. Cette clause appartient à l’Etat. C’est au régulateur (Artp, Ndlr) de créer véritablement les conditions d’une concurrence saine et loyale au profit des utilisateurs sénégalais.

Free a la réputation de casseur de prix. Pensez-vous qu’il aura les moyens de sa politique au Sénégal ?

Quelle que soit la volonté de Free, son dynamisme, s’il n’y a pas un accompagnement dans la régulation, Free ne pourra plus continuer et va s’aligner. Depuis plus de 20 ans, Tigo et Expresso n’ont jamais réussi à bousculer Orange. C’est pas parce qu’Orange est meilleur, mais parce que les autorités n’ont jamais travaillé dans le sens de la création de conditions de concurrence saine et loyale. Quand on fait venir des opérateurs sans les accompagner, c’est le statu quo. Il faut par exemple une mesure salutaire consistant à interdire les offres illimix qui enferment les clients dans des réseaux d’Orange, et donc pas de fluidité du marché. Il faut offres entre tous les réseaux.

UN DOUANIER VANTE LES AVANTAGES DU GUICHET UNIQUE PORTUAIRE

Dakar, 2 oct (APS) – Le colonel Alioune Dionne, directeur des systèmes informatiques douaniers, a souligné mercredi à Dakar, l’importance de la mise en place d’un guichet unique portuaire dans la diligence des opérations de dédouanement.
‘’Si nous voulons faire le dédouanement à termes, nous devons avoir un guichet unique portuaire’’, a-t-il dit lors d’un atelier consacré aux avancées de la dématérialisation des formalités du commerce extérieur.
Malgré des avancées significatives enregistrées grâce au processus de dématérialisation, il serait important de ne pas se limiter au guichet unique tout court, mais d’aller plutôt vers celui du guichet portuaire, a-t-il indiqué.
Le colonel Dionne a noté que la dématérialisation avait permis d’avoir, l’utilisation d’un écran unique ainsi que la mise en cohérence de ‘’Gainde intégral et d’Orbus’’, un meilleur contrôle des cibles ainsi qu’un monitoring et une traçabilité entre autres.
‘’L’idée de la dématérialisation, est que l’utilisateur fasse toutes les démarches à partir de chez lui, sans pour autant avoir à se déplacer’’, a-t-il fait valoir.
Grâce à ce processus, des nouveaux métiers sont créés dans les normes de scanning et les envois de document par exemple, s’est félicité l’officier des douanes.
‘’Ce processus a pour avantage de permettre aux utilisateurs et aux agents des douanes de gagner en temps. C’est aussi un moyen de sécuriser non seulement la procédure et l’authentification, mais aussi d’assurer la transparence’’, a, de son côté dit le directeur général des douanes, le colonel Oumar Diallo.
Il a insisté sur le fait qu’il n’est plus utile de se déplacer avec des papiers pour déclarer des marchandises ou payer des droits. Selon lui, la dématérialisation a l’avantage d’offrir un service de qualité aux usagers, les appelant ainsi, à aller et à adhérer sans crainte dans ce processus.
‘’Nous appelons tous les opérateurs économiques à croire à l’administration de la douane, car nous sommes là pour régler les problèmes auxquels ils sont confrontés’’, a-t-il poursuivi.
Il a indiqué que grâce à ce processus, tous les bureaux frontaliers devront fonctionner comme ceux de Dakar, en vue de permettre aux usagers d’obtenir leur dossier dans les meilleurs délais.AMN/AKS

PTB : Les travailleurs décrètent une grève illimitée 

https://senego.com/Les travailleurs du Petit train bleu (PTB) de la banlieue ont décrété une grève illimitée à compter de ce mercredi 2 septembre. Ils réclament le payement de deux mois d’arriérés de salaire.
« Nous avons décidé de croiser les bras aujourd’hui en décrétant une grève illimitée. Et ce, jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée par rapport à la situation que nous vivons« , a déclaré sur Rfm Momar Sall, secrétaire général du syndicat des travailleurs du PTB.

Deux mois sans salaires

Les travailleurs du petit train bleu de la banlieue sont restés deux mois sans percevoir leur dû. Un vrai casse-tête pour eux en cette veille de la rentrée des classes. « Nous sommes restés deux mois sans percevoir nos salaires« , a pesté le secrétaire général indiquant que l’Etat est indifférent à cela. « Les travailleurs du PTB sont inquiet à cause de la rentrée scolaires.  Et pourtant, déplore M. Sall, nous avons des dépenses à faire en ce sens« .

Mayacine Camara

Très en verve, les travailleurs du petit train bleu de la banlieue déversent leur bile sur  le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Infrastructures chargé du Réseau ferroviaire, Mayacine Camara. Quelqu’un en qui, déclaré M. Sall, ils n’ont plus confiance. « Il n’a pas respecté ses engagements envers nous« , a-t-il expliqué.

Les répercutions du changement climatique en Afrique de l’Ouest

https://www.vivafrik.com/Le dérèglement climatique provoque une véritable augmentation de catastrophes naturelles en Afrique de l’Ouest, forçant les populations à se déplacer. L’Afrique de l’Ouest subi bien les changements du réchauffement climatique : entre l’avancé de la désertification et la sécheresse d’une part qui affectent particulièrement certaines zones, et les inondations, l’élévation du niveau de la mer et l’érosion côtière d’autre part, la région fait partie des trois régions menacées par la catastrophe humanitaire climatique de notre siècle. Affectés par le réchauffement climatique, des millions de personnes dépendantes des ressources naturelles doivent se déplacer. Quelle est la situation actuelle en Afrique de l’Ouest ? L’Afrique de l’Ouest, qui compte 340 millions d’habitants répartis sur seize pays, est une région marquée par la pauvreté et les troubles politiques. Elle se caractérise également par son nombre croissant de catastrophes naturelles, également de plus en plus intenses, qui sont des conséquences du réchauffement climatique. Il faut savoir que l’Afrique de l’Ouest est définie par ses nombreuses migrations internes à la région. Autrefois coutumières, elles sont dorénavant liées aux inégalités économiques, aux troubles politiques et aux dégradations de l’environnement. Les frontières sont en effet poreuses et facilitent la migration inter-régionale, rapporte mediaterre.org.

Dans quelle mesure l’Afrique de l’Ouest est-elle touchée par les catastrophes naturelles ?

On observe depuis les dernières décennies une augmentation nette des catastrophes naturelles, de leur fréquence et de leur intensité. Sujet aux inondations et aux sécheresses, l’Afrique de l’Ouest subit également des perturbations des saisons des pluies, des vagues de chaleur, une forte érosion côtière, l’érosion des sols, la dégradation des ressources forestières et enfin la désertification. En 2011, le Programme des Nations Unies pour l’environnement a mis en évidence dix-neuf points sensibles climatiques en Afrique de l’Ouest, ces points chauds étants situés dans la partie centrale du Sahel, au Niger, au Burkina Faso, dans le nord et sur la côte du Ghana, dans le nord du Togo, au Bénin et au Nigéria. Depuis 2000, c’est environ 50 millions de personnes qui sont décédées dû à la sécheresse, soit 90% des victimes de la sécheresse dans le monde, en particulier sur l’axe Mauritanie-Mali-Nigéria. D’après les agriculteurs dans la région du Sahel, les changements météorologiques sont perceptibles depuis environ une vingtaine d’année. Toutefois, la question des réfugiés climatiques demeure très complexe dans le droit international. Établir des relations entre changement climatique et catastrophes naturelles d’une part et catastrophes naturelles et mobilité humaine d’autre part reste très difficile voire impossible. En effet, la diversité des impacts du changement climatique et les types de catastrophes mais aussi l’intensité, la portée spatiale, la fréquence des catastrophes étant très variables et les populations n’étant pas affectées de manière similaire, il est difficile d’établir une généralité. Il paraît essentiel de rappeler la différence entre le terme de « migration », désignant des mouvements volontaires, des « déplacements » indiquant des mouvements forcés et de « relocalisation planifiée » étant planifiée généralement par les gouvernements. Toutefois, du fait de la complexité de la situation, il est presque impossible de distinguer si les mobilités des populations sont des migrations ou des déplacements, ajoute le site d’information cité plus haut.
La plateforme Sekoya et climat lancée au Sénégal pour atténuer le réchauffement climatique
Plusieurs initiatives ont été mises en place pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique en Afrique. La dernière en date est la plateforme « Sekoya et climat Afrique » lancée au Sénégal par Eiffage le 28 septembre 2019 lors de la clôture du « Sustainable future forum » organisé par la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal (BICIS) et ses partenaires. Cette plateforme sera chargée de rechercher des solutions bas carbone visant à réduire le réchauffement climatique. « Sekoya carbone et climat Afrique » d’Eiffage a été lancée pour la première fois en juin dernier en France. Si l’on se fie aux responsables du projet, « Sekoya et climat Afrique » permettra la création d’un club industriel bas carbone adapté aux multiples enjeux du continent, à commencer par un déploiement en Afrique de l’Ouest. Mieux, l’initiative aura pour mission de faciliter l’identification des solutions bas carbone en utilisant la puissance du numérique pour aller plus vite dans cette chaine d’identification de solutions nouvelles comme existantes afin de mettre en œuvre dans les processus industriels et de favoriser les interactions entre tous les acteurs. A les en croire, les partenaires composés de start-ups, PME, grands comptes, fournisseurs, établissements financiers engagés et les clients pourront référencer et promouvoir les solutions bas carbone et échanger sur ce sujet, lit-on à vivafrik.com.Moctar FICOU / VivAfrik

Révision De La Constitution : Macky Prend Date

http://www.walf-groupe.com/Présidant, ce mardi, la cérémonie d’ouverture du 31e congrès des notaires d’Afrique, le président SALL qui s’est longuement appesanti sur la récurrence des litiges fonciers est en passe d’en créer un autre.
En effet, informe Walf Quotidien, répondant aux revendications des notaires, notamment la révision de leur statut, l’élargissement de leurs domaines d’intervention, le président de la République soutient qu’ils pourront bientôt prendre en compte les actes d’état civil, de mariage, de divorce, entre autres. «Vos privilèges juridictionnels me paraissent tout à fait normal. En ce sens, j’invite le Garde des Sceaux, ministre de la Justice à intégrer dans la toute prochaine révision de la Constitution les dispositions des procédures pénales nous permettant de revoir le statut du notaire dans notre pays», affirme Macky SALL
Après le référendum de 2016 et la réforme constitutionnelle qui a inclus le  système de parrainage, le régime prépare donc une révision de la Constitution pour bientôt. Pour changer, modifier ou ajouter quoi ?
Macky Sall favorable au privilège juridique du notaire
Le président de la république, Macky Sall, a instruit, mardi, le garde des sceaux d’intégrer dans la prochaine révision du code de procédure pénale le privilège juridictionnel du notaire.
’’Il est aussi important que les notaires aient un privilège juridictionnel. Et je voudrais, à ce propos, inviter le garde des sceaux à intégrer dans la toute prochaine révision du code de procédure pénale ces dispositions, pour permettre aux notaires du Sénégal de faire des avancées’’, a-t-il déclaré.
Le chef de l’Etat présidait la cérémonie d’ouverture du 31ème congrès des notaires d’Afrique axé sur le thème : #déjudiciarisation, #foncier, #numérique. Cette rencontre de quatre jours enregistre la présence des 19 pays pour une participation de plus de 400 personnes.
Selon le président de la république, il est temps qu’au Sénégal, les notaires prennent en charge les affaires liées à l’état civil, notamment au mariage et autre conflit de ce genre.
’’J’ai accepté de répondre favorablement à votre invitation, convaincu de la pertinence du choix du thème qui fera l’objet de vos discussions au cours de ce congrès’’, a-t-il fait valoir.
Il a rappelé que la loi confère aux notaires le monopôle de l’authenticité qui, attaché aux actes faits ou signés en sa présence, lui permet de mettre un titre exécutoire lorsque les partis requièrent ses services.
Ce titre, a-t-il poursuivi, permet ainsi de saisir un débiteur défaillant sans avoir à entamer une procédure judiciaire. Pour lui, la production d’un acte notarié permet la prise d’une décision difficile de contester.
’’Le notaire contribue à la paix sociale par la sécurisation qu’il apporte au contrat. Il joue un rôle essentiel dans la bonne gouvernance juridique des affaires’’, a-t-il souligné, les invitant à faire toutes les propositions qui permettent aux sociétés africaines d’avancer. (APS)

Notariat : Le rapport national sur le foncier sur la table du président Macky Sall

https://www.dakaractu.com/Différentes lois ont essayé de réglementer et de réguler la gestion du foncier au Sénégal. Cependant, la Chambre des notaires du Sénégal trouve qu’à ce jour, le résultat obtenu est loin de satisfaire leurs attentes. Me Aïssatou Sow Badiane, la présidente de cette chambre qui a animé une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale des notaires Africains, a annoncé la production d’un rapport sur la réforme foncière.
« On est aujourd’hui arrivés à un constat qui fait ressortir que les solutions ne sont pas dans les directions prises. Nous espérons beaucoup de cette nouvelle réforme foncière. Nous attendons la publication du rapport. Nous attendons que ce document soit validé et signé par le chef de l’État’’, a confié la présidente de ladite chambre.

‘’Ce qui explique l’engorgement des tribunaux’’

‘’Il y a eu plusieurs textes, depuis, en ce qui concerne le foncier. Mais aujourd’hui, ce qui intéresse les gens c’est de pouvoir résoudre leurs problèmes concrètement. Ce qu’il faut d’abord expliquer c’est que le notaire n’intervient que sur les terrains immatriculés. Ici au Sénégal, on peut dire que 10% seulement des terres sont immatriculés. Cela veut dire qu’il y a des transactions qui se font sur 90% du territoire national sans l’aide ou l’intervention d’un notaire et c’est ce qui explique l’engorgement des tribunaux. Les tribunaux sont aujourd’hui très engorgés parce qu’il y a beaucoup de contentieux. Les gens font des actes entre eux. On ne peut pas leur interdire de faire des transactions. Ils font des transactions entre eux comme ils peuvent parfois sur la base de délibérations délivrées par les collectivités locales et les mairies, actuellement. Et donc, uniquement  10% des transactions passent par le notaire’’, s’indigne-t-elle.
La responsable morale des notaires du Sénégal a aussi évoqué la disponibilité de statistiques concernant les contentieux liés au foncier pendant  devant les tribunaux. ‘’Si vous regardez, un peu les statistiques que nous allons publier à l’issue de nos assises, le contentieux au tribunal qui concerne le foncier sur les terres immatriculées, qui concernent les notaires, représente moins de 2% de tous les contentieux. Cela veut dire que tout le contentieux porte sur des terres non-immatriculées’’.
Une situation qui a poussé ses pairs et elle à se décider à prendre à bras le corps ce problème. ‘’(…) Avec la sortie de ce document, nous, notaires, avons décidé de prendre nos responsabilités. Nous ne pouvons pas continuer à laisser nos concitoyens faire des transactions sur du foncier. Vous entendez partout des drames ! Des gens qui envoient de l’argent pour qu’on leur achète des terres et qui se retrouvent sans bien. Ils ont travaillé, ont pris l’économie de toute une vie pour investir, ils se sont embarqués dans des transactions qui sont sans issue. Aujourd’hui, ce que nous voulons demander, ce n’est pas pour des raisons corporatistes, c’est qu’on autorise le notaire à intervenir même sur des terres non-immatriculées. Cela permettra de sécuriser les transactions. Que l’intervention du notaire soit étendue même sur des terres non-immatriculées pour permettre de sécuriser nos concitoyens. Je pense que c’est une piste de solution pour régler le problème du foncier au Sénégal’’.

L’indépendance du notaire réclamée

Relativement au numérique, elle ajoute : ‘’Nous voulons nous approprier le numérique pour faciliter notre travail et la qualité des services fournis à nos concitoyens. Nous ne sommes peut-être pas encore très en avance sur ce domaine, mais je voudrais donner l’exemple de ce qui se passe juste en France. Aujourd’hui, il y est possible de signer des actes par téléconférence. Notre législation doit être modifiée pour permettre de le faire. Pour le moment nous recueillons les signatures par écrit. Mais, il est possible de recueillir sur une tablette la signature sur un acte dans sa version électronique. C’est vers ça que nous voulons aller’’.

 LA REFORME FONCIÈRE PARALYSÉE PAR LA POLITIQUE Par Alla KANE,  Inspecteur des Impôts et des  Domaines à la retraite.

Habituellement, la réforme foncière n’est abordée que sous l’angle de ses aspects technico-juridiques. Rarement, pour ne pas dire jamais, elle l’a été sous l’angle politique.
Pourquoi toutes les initiatives allant dans le sens de la réforme foncière prises par les autorités compétentes n’ont-elles pas abouti ? Pourquoi du Plan d’action foncier de 1996 à la Commission Nationale de la reforme foncière de 2012, aucune volonté manifeste de la part de ces autorités de réaliser cette réforme n’a été constatée ?
Ni Abdou DIOUF en 1996, Abdoulaye WADE en 2004, et aujourd’hui Macky SALL depuis 2012, n’ont mis en œuvre les conclusions des travaux des commissions qu’ils ont eu à installer pour l’avènement de la réforme foncière. Qu’est ce qui peut expliquer cette attitude également partagée par ces différentes autorités qui se sont succédé de 1996 à 2012 ? Pour quelles raisons ne vont-elles pas jusqu’au bout de leurs initiatives ?
Combien d’études, de colloques, de conférences, de séminaires, d’échanges, de mémoires, de publications, ont été consacrés à l’étude des problèmes fonciers au Sénégal, notamment à l’inéluctable reforme foncière ? Ils sont légion. Des experts de tous horizons et cadres s’y sont penchés, des rencontres à divers nivaux lui ont été consacrées. De nombreux rapports sur la matière circulent. Des centaines de millions de l’argent du contribuable y ont été investis. Malgré  tout, la reforme foncière est toujours au point mort. De 1964 à 2018, 54 ans, soit plus d’un demi siècle.
Ma conviction profonde est que le régime du domaine national est intimement lié à celui du présidentialisme autocratique en vigueur dans notre pays depuis l’adoption de la constitution de mars 1963. La Loi n°64-46 du 17Juin 1964 relative au domaine national est intervenue une année après.
Jusqu’à cette date , l’administration des terres était régie par les dispositions du décret n°55-580 du 20 Mai 1955 portant réorganisation foncière et domaniale en AOF et AEF, le dernier décret pris en la matière par le pouvoir colonial .En son article 3 il délimitait ainsi les droits reconnus en matière foncière et domaniale « En Afrique occidentale française et Afrique équatoriale française sont confirmés les droits coutumiers exercés collectivement ou individuellement sur les terres non appropriées selon les règles du Code Civil ou du régime de l’immatriculation. » Le Sénégal accédait ainsi à la souveraineté internationale avec trois régimes de propriété foncière distincts : Le régime du droit coutumier, le régime de la transcription à la conservation des hypothèques et celui de l’immatriculation.
Les terres soumises au régime du droit coutumier couvraient 99% de la superficie du territoire national. C’est cette situation que la loi relative au domaine national, intervenue en 1964, a entièrement remise en cause en édictant dans son article premier que « constituent de plein droit le domaine national toutes les terres non classées dans le domaine public, non immatriculées ou dont la propriété n’a pas été transcrite à la conservation des hypothèques à la date d’entrée en vigueur de la présente loi »
Ce sont les 99% des terres du territoire national qui étaient régies par le régime du droit coutumier qui ont été versées dans le domaine national. Ce qui traduisait une dépossession de leur droit de propriété à ceux qui détenaient les terres selon le régime du droit coutumier et qui constituaient l’immense majorité de la population..
Dans l’exposé des motifs de la loi il est dit : « l’Etat, héritier légitime des anciens pouvoirs coutumiers, devient l’unique « Maître de la terre » qui est  purgée de tous les droits et érigée en domaine national».
Les articles 2 et 3 de la loi confirment en stipulant respectivement que :
– « l’Etat détient des terres du domaine national en vue d’assurer leur utilisation et leur mise en valeur rationnelles conformément aux programmes d’aménagement ».
– « Les terres du domaine national ne peuvent être immatriculées qu’au nom de l’Etat ».
Dans la pratique du régime hyper présidentialiste que vit le Sénégal, l’Etat et le chef  de l’Etat sont confondus et malgré la politique de décentralisation, qui en est à son troisième acte, le pouvoir central, le président de la République, ne veut céder aucune de ses prérogatives en matière de gestion foncière aux collectivités décentralisées.
Le régime mis en place par la loi relative au domaine national – source de tous les conflits fonciers que connait notre pays  est constitutif du régime politique présidentialiste autocratique qui écrase l’ensemble des institutions de la République.
Toute tentative de réforme du régime de la loi relative au domaine national se heurtera inévitablement à la résistance vive du régime politique du présidentialisme qui lui a donné naissance.
Les terres du domaine national constituent pour le président de la République en fonction, une monnaie d’échange pour la politique de corruption impunie et de chasse aux transhumants qui lui permet de dégarnir les rangs de ses opposants.
Ces terres dites non immatriculées ont vu leur superficie diminuer de  plus de 10% au profit des terres du régime de l’immatriculation.
Une étude de CICODEV (Institut panafricain pour la Citoyenneté, les Consommateurs et le Développement) a révélé qu’au moins 657.753ha ont été distribués dans la période allant de 2000 à 2011, ce qui représente 16,45% des terres cultivables.
Egalement, un rapport de 2016 de LAND MATRIX AFRICA informe que 18 transactions foncières ont été signées en 2016 pour une superficie totale de 270.908ha, ce qui représente prés de 3% des terres arables. Parmi les 18 investisseurs bénéficiaires des transactions foncières du rapport, 12 proviennent de pays étrangers dont 9 entreprises françaises.
Au total, de 1964 à maintenant, 10 à 15% des terres du domaine national sont passées soit dans le domaine des particuliers, soit dans le domaine de l’Etat, à la faveur de déclassement ou d’immatriculation.
Les populations autochtones qui exploitent ces terres depuis des générations demeurent exclues des procédures d’immatriculation du domaine national au profit de privilégiés, accapareurs de terre. Ce qui accentue les contestations par ces populations des décisions d’affectation des dites terres. Contestations qui s’étendent à toutes les régions et ne cessent de se multiplier.
Le dernier rapport annuel couvrant la période 2014 à 2016 remis au Président de la République par le Médiateur de la République l’illustre de manière ou ne peut plus claire en révélant que : « des années 2014, 2015, 2016, 149 dossiers représentant 21% des 711 dossiers traités portent sur des affaires foncières. »
Ainsi la reforme foncière et la politique sont-elles intimement liées au Sénégal. L’une ne va pas sans l’autre. L’une s’appuie sur l’autre. Elles sont indissociables. Ce qui explique clairement le sort commun qui a été réservé aux deux commissions de réforme, d’une part, des institutions et foncière, de l’autre. Elles ont toutes les deux échoué contre le mur en béton du présidentialisme.
Cet échec illustre parfaitement la concentration excessive des pouvoirs qui caractérise l’hyper présidentialisme du régime politique sénégalais .Tout est concentré entre les mains du Chef de l’Etat : le pouvoir de nomination a tous les emplois civils et militaires, la masse des ressources budgétaires collectées et rassemblées dans les caisses du Trésor public et l’ensemble du foncier national comprenant le domaine privé de l’Etat et les  terres du domaine national .
Tout pour le pouvoir central au détriment du pouvoir local, d’autant que ce dernier se trouve sous la coupe de responsables choisis et investis sur les listes de candidature lors des élections par le chef de l’Etat, chef de parti et de la mouvance présidentielle. Tout pour le pouvoir exécutif central et la portion congrue pour celui des collectivités territoriales.
Les dirigeants de ces collectivités – maires et présidents de conseils départementaux – attendent et ne réclament jamais ce qui leur revient de droit pour l’accomplissement de leur mission.
Le président de leur association est le frère du président de la République. Une Association aphone qui ne se prononce sur rien.
Ils n’ont même pas osé manifester leur solidarité, ne serait ce que par une visite, à leur collègue Khalifa SALL, Maire de Dakar  depuis son incarcération à la Maison d’arrêt et de correction (MAC) de Rebeuss.
Les ressources budgétaires qui financent les bourses familiales, la CMU, le PUDC, le PUMA, les Promovilles, l’Entreprenariat rapide, la délégation générale au pèlerinage aux lieux saints de l’Islam sont centralisées au niveau du pouvoir exécutif alors qu’elles devraient revenir au pouvoir local pour renforcer les moyens de leurs interventions à la base.
Il en est de même pour la gestion des terres : domaine privé de l’Etat et le domaine national. Le sort réservé par le Président de la république au rapport de la commission nationale de reforme foncière l’illustre parfaitement. Il a dissout la commission et renvoyé son rapport aux calendes grecques.
Ni le Conseil économiques, social et environnemental (CESE), ni le Haut conseil  des collectivités territoriales (HCCT) n’y changeront rien, quelque soit le nombre d’études qu’ils y consacreront  et les rapports qu’ils remettront au Président de la République. Pourtant à eux deux seuls la loi de finance initiale de 2019 alloue 14.867.590.000 Francs CFA soit respectivement 6.227.590.00 Francs CFA au CESE et 8.640.000.000 Francs CFA au HCCT contre 24.000.000.000 Francs de fonds de dotation de la décentralisation à repartir entre 555 collectivités territoriales.
C’est le régime présidentiel excessif qui bloque la reforme. C’est la perspective des mandats multiples qui hante les sommeils des présidents en fonction qui paralyse toutes les reformes allant dans le sens de la refondation de la République.
Le préalable à toute reforme demeure ainsi la réalisation effective et véritable d’une alternative souveraine et populaire réelle reposant sur un système réel de séparation et d’équilibre entre les différents pouvoirs qui le composent.
L’approche technico-juridique de la reforme foncière a épuisé toutes ses ressources. En vain. La solution demeure et reste politique. Elle est dans la solution globale qu’attend le pays : une  réelle alternative souveraine  et populaireDakar, le 19 Décembre 2018,Alla KANE,  Inspecteur des Impôts et des  Domaines à la retraite.

Lutte contre le blanchiment d’argent : plaidoyer pour l’encadrement juridique de la monnaie électronique

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Le Directeur général du Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), le Togolais Kimelabalou Aba et la présidente de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) du Sénégal, Ramatoulaye Gadio Agne ont plaidé, mercredi à Dakar, pour l’encadrement juridique de la monnaie électronique considérée comme une « question émergente » dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (LBC/FT).
« La monnaie électronique est un phénomène nouveau, une question émergente dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme (LBC/FT). Son encadrement juridique n’est pas encore à jour, mais les Etats doivent vite travailler à l’encadrer juridiquement car, avec cette monnaie, il est trop facile de blanchir des capitaux et de financer le terrorisme », a dit le juge Aba, Dg du Giaba au cours d’une conférence de presse.
Poursuivant, Kimelabalou Aba a indiqué que des études sont en cours pour encadrer juridiquement la monnaie électronique qui, selon Ramatoulaye Gadio Agne, présidente de la Centif-Sénégal, « est un phénomène qui interpelle tous les acteurs de la LBC/FT et tous les Etats ».
« C’est pourquoi, a-t-elle dit, la monnaie électronique doit être étudiée pour être encadrée juridiquement, permettant ainsi de lutter contre les flux financiers illicites ».
Revenant sur les défis du Giaba, son Dg a noté qu’ils sont relatifs au faible niveau de capacité des États membres qui ne leur permet pas d’absorber une partie de l’assistance technique fournie.
« Les engagements en matière de LBC/FT étant à forte intensité de capital, l’insuffisance des ressources financières demeure un défi à la satisfaction de toutes les obligations de l’institution. Le faible niveau de volonté politique chez certaines autorités politiques demeure un défi auquel le GIABA continue d’être confronté », a conclu Kimelabalou Aba.TE/APA

Lancement à Dakar d’un projet de lutte contre la migration irrégulière

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le ministère sénégalais de la Microfinance et de l’Economie Sociale et Solidaire en collaboration avec l’Ambassade d’Italie au Sénégal et l’Union européenne, a lancé, mardi soir à Dakar, le projet de lutte contre la migration irrégulière à travers l’appui au secteur privé et à la création d’emplois au Sénégal (PASPED), a constaté APA.
Ce programme, financé par l’Union européenne à hauteur de 27 milliards de FCFA au titre du Fonds fiduciaire d’urgence de l’institution pour l’Afrique, a pour objectif de réduire la migration irrégulière grâce au soutien au secteur privé et à la création d’emplois au Sénégal. Une plateforme fournissant une assistance financière et technique sera créée pour contribuer au développement des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) sénégalaises en renforçant le potentiel économique local et celui de la diaspora en Italie.
Quelque 750 entreprises vont ainsi bénéficier d’un renforcement technique et financier afin d’augmenter la demande en emplois qualifiés et cinquante autres expatriés résidant en Italie bénéficieront d’un accompagnement dans leurs projets de réinsertion économique au Sénégal.Ce projet, d’une durée de trois ans, devrait également permettre la formation pratique, l’orientation et l’insertion professionnelle de 1 200 jeunes auprès des MPME.
A en croire l’Ambassadrice de l’UE au Sénégal, près de 300 000 nouveaux demandeurs d’emplois arrivent chaque année sur le marché du travail, d’où l’importance de ce « programme supplémentaire sous les couleurs du +Tekki fii+ ou +Réussir ici, en langue wolof+ ».
Le PASPED qui s’inscrit en complémentarité de la deuxième phase de la Plateforme d’appui au secteur privé et à la promotion de la diaspora sénégalaise (PLASEPRI) sera mis en œuvre dans les régions de Dakar (ouest), Diourbel (centre), Thiès (ouest), Kaolack (centre), Louga (nord-ouest) et Saint-Louis (nord).ARD/te/APA

Rentrée des classes : les enseignants boudent et étalent la liste de leurs frustrations

http://www.lactuacho.com/Alors que l’ouverture des classes est prévue demain jeudi 3 octobre 2019, les enseignants ont décidé de bouder les cours. Oui,  le G 20 qui regroupe 25 syndicats met sa menace en exécution et décide de boycotter la rentrée des classes.
Très remontés, ils ont étalé la liste frustrante de leurs maux où on retrouve une persistance « des surimpositions sur les salaires et les rappels, le déficit criard d’enseignants, l’état de délabrement avancé dans plusieurs écoles qui met les élèves et enseignants en danger »
A cela s’ajoutent la situation jugée grave dans les écoles franco-sénégalaises où les droits de certains de leurs collègues sont violés, mais aussi la persistance des abris provisoires, le non-paiement des indemnités des CDF (classe double flux) pour l’année 2018-2019.

Maison des Reporters : Moussa Ngom croit dur comme fer à la réussite de son projet (Entretien)

https://www.pressafrik.com/Moussa Ngom, un journaliste indépendant, a lancé lundi à Dakar la « Maison des reporters », un média appelé à être financé par le public. Cette révolution médiatique a pour objectif de promouvoir un journalisme « indépendant et de qualité » dans le but de répondre à la demande des internautes notamment Sénégalais. Dans une interview accordée à PressAfrik, le journaliste croit dur comme fer à la réussite de son projet bien que l’objectif de la levée de fonds soit loin d’être atteint. Par ailleurs, le coordonnateur de la « Maison des reporters » a fait savoir que les sujets d’enquête, de reportage et des portraits seront privilégiés par sa plateforme.

POUR MAUVAISE GESTION ET AGISSEMENTS MALSAINS A LA RTS : Le Synpics exige le départ du Directeur général Racine Talla

https://www.jotaay.net/Le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) ne veut plus voir Racine Talla à la tête de la Rts. Pour le Synpics, l’actuel Directeur a atteint l’âge de la retraite et, par conséquent, il doit quitter dans les plus brefs délais. Ils comptent mener le combat jusqu’à son départ.
S’il y a quelqu’un qui dérange vraiment le Synpics, c’est bien Racine Talla. Directeur général de la Rts depuis 7 ans, il est dans la ligne de mire du Synpics, qui exige son départ pour deux raisons. D’abord, parce qu’il a atteint l’âge de la retraite, mais aussi parce que ses agissements dérangent. «Le Directeur général Racine Talla est atteint par l’âge de la retraite. Ce n’est pas normal qu’un retraité continue à diriger la télévision nationale sénégalaise. La Rts est en train de se transformer en une entité hors la loi. Il y a des actes que prend la direction de cette boite qui sont aux antipodes de la loi», déplore Bamba Kassé. Selon le secrétaire général du Synpics, depuis son magistère, les travailleurs de la télévision publique vivent un véritable calvaire, surtout avec les retranchements brutaux de salaire sans aucune explication. «On coupe un salaire sans préavis. Ces genres de situations sont légion à la Rts. Tu te réveilles un jour, on te coupe 20.000, 40.000, 50.000 francs Cfa sans justification. Nous avons l’impression que celui qui est à la tête de l’entité pense que cela lui appartient, et qu’il peut faire ce qu’il veut. C’est inadmissible, car nous sommes tous actionnaires de cette boite», dénonce Bamba Kassé.
Pour ce dernier, en plus des problèmes dont souffrent les travailleurs, il y a les manipulations et les magouilles dont l’auteur n’est autre que l’actuel Directeur. «Le Synpics s’étonne que la Rts préfère la procédure du référé en difficulté pour un montant de moins de 800.000 F (en clair la Rts dit qu’elle est dans l’impossibilité d’honorer une créance de moins de 800.000 F) en engageant un avocat dont les seuls honoraires pourraient largement dépasser cette somme. Il s’agit là d’un dilatoire perfide, technique, qui est utilisé contre d’autres agents à qui il est demandé de se soumettre ‘’en présentant des excuses’’ ou de faire les frais de la toute-puissance du Dg. Racine Talla, qui, selon Bamba Kassé, a reçu 60 milliards de fonds publics depuis qu’il est nommé Directeur général, a fini de détourner les Sénégalais de leur télévision. Au moment où la Radio nationale reprend du poil de la bête, en total respect de sa mission de service public, la Télévision se complait dans un traitement tendancieux et une gestion partisane de l’antenne qui frise le ridicule. Elle se permet de montrer en boucle les images des retrouvailles entre l’ex et l’actuel chef de l’Etat, alors que, depuis le départ du premier, aucune seconde ne lui a été réservée à la Télévision et ce, quel que soit le fait informationnel le concernant. Une telle attitude est simplement abjecte».
Partant de toutes ces considérations, le Synpics compte mener le combat pour que de telles pratiques n’envahissent pas le secteur de la presse. Ils vont même faire une dénonciation officielle pour le départ du Dg  Racine Talla.

Le Synpics exige le paiement des arriérés de salaire à Excaf et Direct Info

Bamba Kassé et Cie ont aussi plaidé pour les travailleurs de Excaf et de Direct info. Ces deux organes de presse, en effet, trainent des mois d’arriérés de salaires dus à leurs employés. Le Synpics, qui dénonce cet état de fait, a tenu à rappeler à ces entités privées qu’elles sont «dépositaires d’une mission de service public qui ne peut s’accommoder d’une précarisation des employés».
Le Synpics dit s’attendre à des résultats probants suite aux rencontres de conciliation déjà entamées. Khadidjatou DIAKHATE

 Doudou Issa Niasse n’est plus

https://www.ferloo.com/Le maire socialiste de la commune de Biscuiterie, Doudou Issa Niass est décédé ce matin à 85 ans des suites d’une maladie qui l’a cloué au lit pendant plusieurs mois.
La levée du corps est prévue à 17 heures à la grande mosquée de Niarry Tally suivi de son enterrement au cimetière de Yarakh. Ferloo.com présente ses sincères condoléances à sa famille

Un clin d’œil d’espérance.. Par Amadou Tidiane Wone

En cette période hivernale au cours de laquelle une épidémie de grippe et une chaleur étouffante se conjuguent aux inondations, les accidents et évènements étranges de toutes sortes font le lit d’un chaos de la pensée et donnent aux bonimenteurs et autres prêcheurs en eaux troubles, l’occasion de s’épancher en digressions malfaisantes. Sur tout. Sur rien. Faut-il s’en réjouir, la star de l’été, Ndiaye Dragon  et son tube « l’anaconda siffleur » auront placé  la barre suffisamment haute pour réduire au silence les imaginations les plus fertiles…Que dire des assauts devenus quotidiens du vice sur les citadelles de la Vertu ? Jusqu’au  Saint Coran qui trouve de nouveaux exégètes ? Ne suivez pas mon regard… A un point tel qu’il est devenu évident que « le silence est d’or… »
Au sortir donc de ces mois éprouvants, endeuillés par la disparition de personnalités phares de notre pays, on en finissait plus de désespérer. Et pour couronner le tout, on dirait que les nouvelles ne sont « dignes d’intérêt » et médiatisées que lorsqu’elles sont mauvaises ! Alors les médias rivalisent de catastrophisme. C’est à qui trouvera la titraille la plus sanglante. Ou alors la plus obscène. Ou les deux à la fois.
Et c’est sur fond de ce tableau apocalyptique qu’ un nouvel Espoir cherche son chemin : Voici, surgit du profond désir de notre Peuple un joyau architectural dédié à la magnificence du Seul Créateur Allah, Maitre de l’Univers : Massalikoul Jinaan ou les « chemins du Paradis », titre d’une œuvre magistrale du fondateur du Mouridisme Cheikh Ahmadou BAMBA (RTA) et désormais dénomination de « la plus grande Mosquée  d’Afrique » selon de nombreux témoignages. Au cœur de notre capitale, la communauté spirituelle musulmane que Serigne Touba a fondée, et qu’il inspire, a construit, à la sueur du front de ses adeptes et de leurs moyens financiers, Massalikoul Jinaan. Une œuvre de Foi destinée à nous rappeler que » les Chemins du Paradis » sont pavés par les prosternations des croyants. Ce joyau au cœur de la capitale sénégalaise, s’impose comme une nouvelle illustration de l’engagement et de la détermination de la communauté mouride. En sept ans, la mobilisation des moyens humains, matériels et financiers aura  démontré,  encore une fois, que rien n’est impossible à une communauté soudée, disciplinée et allant dans une seule et même direction. Un message à méditer, et dont il va falloir s’inspirer entre autres, pour trouver les voies d’un développement endogène affranchi de la tyrannie de la dette extérieure qui n’en finit pas de prospérer. Elle…
À l’occasion de l’inauguration de cet édifice somptueux, s’invite un événement qui n’est pas anodin : les retrouvailles entre le Président Macky Sall et son prédécesseur le Président  Abdoulaye Wade sous la houlette, et avec la bénédiction de Serigne Mountakha MBacke. Wade et Sall , deux hommes que rien n’aurait dû séparer. Humainement parlant. Mais il paraît que la politique a ses raisons que la Raison ignore… N’en parlons plus ! Essayons plutôt de fonder sur ces prémisses le socle d’une Concorde nationale à la hauteur du défi relevé par les bâtisseurs de Massalikoul Jinaan ! Sachons voir plus loin que nos egos et, par-delà nos vies respectives, essayons de mettre en perspective la durabilité de notre Nation. La survie de nos descendants. Pauvres mortels, sachons lire entre les lignes…
Et voilà que s’ouvrent les portes de Rebeuss devant le Député Maire Khalifa Ababacar Sall… Prières d’une mère et d’une famille exaucées, engagements militants récompensés, victoire de la raison sur les passions ? Tout cela à la fois ! En plus de l’ardent désir populaire…Les chemins du Paradis seraient-ils aussi pavés de Pardon et de repentir  ? Pour l’heure , réjouissons-nous sans limites de la joie d’un homme qui retrouve les siens. Le reste ne sera toujours que le reste !
Et c’est là  que me prend une forte envie de fermer les yeux et de rêver… Aux portes du troisième âge,  je rêve pour mes enfants et…petits-enfants( !) d’un pays apaisé, laborieux, tourné vers le plein épanouissement spirituel, intellectuel et moral de ses habitants. Pour nourrir ce rêve,  une génération d’hommes et de femmes doit nécessairement donner un coup de barre décisif pour changer tout ce qui mérite de l’être. Et d’abord refonder l’État postcolonial qui est, manifestement, gangrené ! Il est corrompu et corrupteur. Permissif envers ceux qui le dirigent et impitoyable à l’endroit de ceux qui s’y opposent. Il faut donc reconfigurer les Institutions et les réconcilier avec la nation. Autrement dit, il ne faut pas imposer au Peuple le legs culturel et intellectuel en politique de plus trois siècles de malentendus avec la France et, de plus en plus avec les nouvelles puissances qui veulent participer au partage du gâteau africain. Nous devons nous affranchir de toutes les sortes de tutelles qui, sous le couvert de bien faire, nous confinent dans l’inaction et la paresse intellectuelle. Le préalable à cette révolution culturelle est la prise de conscience de notre place dans l’Histoire. Non pas au point de la réécrire ( !) Vaine entreprise, s’il en est. Car les faits historiques sont intangibles. On peut les relire, éventuellement sous différents points de vues. Mais réécrire l’Histoire… De plus, que de vaines querelles autour de petites histoires de familles au moment où il s’agit de construire et de consolider la Concorde nationale. Que de plaies cicatrisées imprudemment rouvertes… Cela valait il le coût ? Avec tout le respect dû aux éminents rédacteurs des premiers tomes de l’Histoire Générale du Sénégal.
Pour ne pas finir, ce que doit nous inspirer Massalikoul Jinaan, c’est la force de la Foi et l’importance de la Confiance. L’une se nourrissant  de l’autre. La Foi est entendu ici comme l’absence de doute quant au but poursuivi. La confiance est l’aptitude à le poursuivre les yeux fermés. Le but étant d’abord et surtout la certitude de bien agir à tout instant. On m’a raconté, entre autres moyens de mobilisation de ressources au sein de la communauté musulmane mouride l’existence d’une chaîne de solidarité de 1.000.000 (un million) de personnes cotisant chacune 1000 C.F.A ( mille francs) par mois. Cela fait un milliard de CFA par mois et douze milliards par an ! Ce fonds aurait, entre autres, financé des appareils de dialyse pour les hôpitaux de Touba. Juste pour illustrer ma conviction selon laquelle nous pouvons inventer des modèles de solidarité tournés vers le développement, en comptant d’abord sur nos propres forces. Nous disposons de compétences pour affiner les modèles et les sécuriser. Le plus dur sera d’y insuffler la foi et la confiance, ce que 60 ans de République à la française n’a pu inspirer à la majorité des sénégalais. Bien au contraire. Car le crédo de l’État postcolonial, c’est la contrainte. La Force. Et même dans ce cas, il ne devrait pas en abuser pour en rester digne. Pour mériter la confiance et l’honorer. Sinon et en cas de dérives manifeste, la puissance publique devrait être contenue par la balance de la Justice,  la force des lois. Mais lorsque celles-ci perdent, à leur tour, la confiance, le rêve vire au cauchemar…
Il ne me reste plus qu’à rouvrir les yeux sur la réalité du Sénégal d’aujourd’hui. Notre pays a besoin d’un véritable  NDeup national, au sens d’une véritable introspection sur des sujets de fond, pour exorciser à jamais les démons de la division. Notre génération saura t-elle , dans un sursaut d’une très grande amplitude, consentir d’énormes sacrifices pour restaurer sens et vigueur à notre commun vouloir de vivre ensemble ? Alors, le rêve redeviendrait possible pour les générations à venir. Nous leur devons au moins cela !Amadou Tidiane WONE

M. le Président,vous pouvez mieux faire! Par Abdoulaye Thiam

Le président de la République, Macky Sall, a pris d’importantes décisions allant dans le sens de la décrispation du climat politique qui est plus que tendu depuis quelques années.
D’abord, ce sont les retrouvailles avec Me Abdoulaye Wade, facilitées par le Khalifa général des Mourides. Une poignée de main entre «père» et «fils», mots savamment utilisés par Sérigne Mountakha Bassirou Mbacké, avant de les inviter à un tête-à-tête loin des certaines indiscrétions. C’était le jour même de l’inauguration de la Mosquée Massalikul Jinaan où les Sénégalais ont démontré à la face du monde leur «commun vouloir de vie commune» avec un Hadratoul Jummahdes Tidianes dans une mosquée mouride et l’Eglise Saint-Thérèse qui avait ouvert ses portes aux musulmans pour la prière de vendredi.
N’en déplaisent à tous ces intégristes et autres censeurs qui avaient failli mettre le feu sur le magnifique voile qui englobe notre pays.
Dans cette tempête de joie, saluée par notre classe politique toute obédience confondue, jusqu’aux membres de la société civile et dans la presse, le Chef de l’Etat rajoute au bonheur des Sénégalais, la libération de Khalifa Ababacar Sall.
Enfin, il a eu la «volonté»ou le «désir»d’user de ce pouvoir que lui confère notre Charte fondamentale, pour libérer l’ancien maire de Dakar. Ce qui participe davantage à la décrispation du climat politique au Sénégal. Toutefois, comme il l’avait lui-même déclaré dans une interview avec à nos confrères de rfi.fr«la décrispation ne saurait être réduite à une dimension de grâce».

La grâce, c’est bien ; l’amnistie, c’est mieux !

Le Président de la République devrait aller plus loin, en demandant aux députés de sa Majorité, de voter une loi d’amnistie, pour effacer l’ensemble des délits supposés ou réels, commis les vingt dernières années. Il ne s’agit pas ici, de ressusciter la loi Ezzan, qui rappelait aux Sénégalais, les douloureux souvenirs de la vie politique de la Nation avec l’assassinat abject de Maître Babacar Sèye, vice-président du Conseil constitutionnel, par de vulgaires délinquants dont on ne saura jamais, qui en est ou en sont le ou les commanditaire(s).
Au sein de notre hémicycle, il a des députés pétris de talent, respectés et respectables qui sont capables d’endosser une telle responsabilité afin de permettre à notre pays d’enterrer cette douloureuse étape et de retrouver sa quiétude et sa sérénité.
Ce qui permettra au peuple de choisir ses dirigeants pour les Locales, mais aussi, et surtout, pour la Présidentielle de 2024. Les enjeux sont donc énormes. La pression étouffante. Surtout pour le Chef de l’Etat, Macky Sall qui sera entre le marteau de son parti APR et sa coalition Benno Bokk Yaakar et l’enclume des adversaires politiques de la trempe de Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall qui ne demandent qu’à retrouver leurs droits civiques et politiques afin d’être électeurs et éligibles. D’ailleurs, c’est ce qui explique la sortie des Khalifistes, tenant à préciser que leur mentor n’a jamais demandé la grâce. Le cas échéant serait synonyme d’une reconnaissance du délit de détournement pour lequel, il est poursuivi dans l’affaire de la caisse d’avance.
La décrispation est donc entre les mains du président de la République. Pour qu’il y arrive, il ne faudrait surtout pas qu’il écoute les faucons du Palais qui ne font qu’attiser le feu. Et dire que de tels pyromanes n’hésiteront à tourner casaque. Ils ont fait perdre Me Wade en appuyant son projet de dévolution monarchique du pouvoir. Aujourd’hui, la plupart d’entre eux, courbent l’échine devant Macky Sall.
Que ces chasseurs de primes et autres courtiers politiques ne viennent surtout pas nous dire qu’une loi d’amnistie équivaudra à faire des «deals» sur le dos des Sénégalais. Dans tous les pays du monde, des crises politiques ont été gérées de la même façon. Même les crimes de guerre et autres crimes contre l’humanité, ont été effacées par des commissions vérité et réconciliation.
Touchant du bois, le Sénégal politique est certes divisé mais, n’a jamais atteint ce summum. Même si nous devons rester vigilants face à la montée des intégristes religieux, ethniques et autres régionalistes qui ne cessent de vouloir saper la cohésion nationale.

Eviter la justice des vainqueurs

D’Abdou Diouf à Macky Sall en passant par Abdoulaye Wade, chaque régime a eu à poser des actes qui ont fait pschitt. Arrivé au pouvoir grâce à l’article 35 taillé sur mesure pour lui par l’ancien Chef de l’Etat, Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf avait fait introduire dans le code pénal sénégalais, le 10 juillet 1981, le délit d’enrichissement illicite.
Deux voire trois personnes seront condamnées avant que cette juridiction d’exception ne tombe à l’eau. Un échec total, reconnu d’ailleurs, par son géniteur ! «J’ai créé le tribunal de la lutte contre l’enrichissement illicite dont j’avoue que c’était un échec»,a confié Abdou Diouf  (Hebdomadaire, Le Témoin en mai 2014.
Abdoulaye Wade ne retiendra pas la leçon. Dans une euphorie totale suite à la première alternance intervenue au Sénégal, le 19 mars 2000, le régime libéral lance les fameux audits. Une véritable chasse aux sorcières contre des responsables socialistes. Seulement, le peuple sera à nouveau fourvoyé.
En réalité, le PDS qui avait perdu beaucoup de ses crocs dans sa longue marche vers la conquête du pouvoir (1974 à 2000), n’avait plus suffisamment de cadres. Sous la menace de la prison, des responsables socialistes seront contraints quitter leur navire pour la nouvelle prairie bleue. Les audits, avaient en quelque sorte, légitimé la transhumance honnie par le peuple.
Les quelques rares personnalités qui avaient refusé de tourner casaque auront des démêlés avec dame justice. On peut citer l’ancien Directeur général du Port, Pathé Ndiaye, l’ancien Directeur général de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase), Abdoul Aziz Tall, l’ancienne Directrice générale de la Société pour le Domaine industriel de Dakar (Sodida), Khady Diagne. Sans occulter, l’ancien Directeur général de la Société nationale des chemins de fer (Sncs), Mbaye Diouf.
Pour la deuxième alternance, on va toujours rester dans la même dynamique de la justice des vainqueurs. C’est ainsi que Macky Sall va dépoussiérer la fameuse CREI dans le cadre de ce qu’il était convenu d’appeler la «traque des biens mal acquis». 25 dignitaires du régime wadien seront accusés d’avoir pompé des milliards au contribuable sénégalais. Mais, au finish, seul Karim Wade, paradoxalement, va payer un lourd tribut avec un séjour carcéral à Rebeuss, suivi d’un exil forcé à Doha au Qatar. Il est temps d’arrêter cette hémorragie. Pour y arriver, il n’y a pas trente six solutions. Notre pays aura besoin juste d’institutions fortes ; d’une réelle séparation des pouvoirs telle que définit par Montesquieu, qui, selon lui, «vise à séparer les différentes fonctions de l’État, afin de limiter l’arbitraire et d’empêcher les abus liés à l’exercice de missions souveraines» ; une justice indépendante ; d’une presse libre et autonome. Ce qui est loin d’une chimère. Parce que notre pays a fini de démontrer que l’impossible n’est pas Sénégalais. Alors, M. le Président, dites vous bien que vous pouvez mieux faire !Par Abdoulaye THIAM (Sud Quotidien)

 Les deux enfants sauvagement tués inhumés

https://www.ferloo.com/ Serigne Mbacké Touré âgé de 2 ans et Mame Daouda Touré âgé de 5 ans, tous les deux fils de Bara Touré, sauvagement, tués jusque dans leur chambre à couché à Touba, viennent d’être inhumés au cimetière de Bakhiya.
Les dépouilles des deux enfants ont été accompagnées par une foule nombreuse jusqu’à leur dernier demeure. Leur père Bara Touré, interné dans un hôpital à Touba, n’a pas pu assister à l’enterrement de ses enfants. Pour rappel, n’ayant pas pu supporter le choc à la suite de la mort de deux enfants a voulu se donner la mort.

Pape Alé Niang tire encore sur les magistrats : « Indépendance Day and ak responsabilité »

Dans sa chronique de ce mercredi 02 octobre 2019, Pape Alé Niang raille à nouveau les magistrats. Le journaliste dénonce l’instrumentalisation de la justice sénégalaise et invite les juges et les magistrats à plus de responsabilités. Il déplore également le mandat des élus locaux prorogé d’un an sans l’avis du peuple. Écoutez !!
https://www.pressafrik.com/Pape-Ale-Niang-tire-encore-sur-les-magistrats-Independance-Day-and-ak-responsabilite_a205987.html
Bilan à mi-parcours de la commission politique du Dialogue national. :UN CONSENSUS TROUVÉ POUR LE REPORT DES LOCALES DU 1ER DECEMBRE
La Commission politique du Dialogue national a, au cours de sa réunion du 1er octobre 2019, procédé à l’établissement d’un bilan à mi-parcours de ses travaux. Il ressort de ce bilan qu’il existe, à ce jour, des points sur lesquels un consensus a été acquis et d’autres qui continuent à faire l’objet de discussions
Les points de consensus sont les suivants :
– Report des élections locales du 1er décembre 2019 ;
– Audit du fichier électoral par un Cabinet indépendant ;
– Evaluation du processus électoral, de la refonte partielle de 2016 à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2019 (prévue sur une période de 6 mois) par un Cabinet indépendant ;
– Election des Conseillers municipaux et départementaux au suffrage universel direct de même que le Maire et le Président de conseil départemental, tête de liste majoritaire ;
– Harmonisation du pourcentage de répartition des sièges pour les élections départementales avec celui des élections municipales (45% au scrutin de liste majoritaire et 55% au scrutin de liste proportionnelle) ;
– Projet de règlement intérieur de Conseil pour le bon fonctionnement des Conseils municipaux et départementaux à soumettre aux élus locaux ;
– Restauration de la liste proportionnelle de Ville ;
– Accord sur l’élection de la tête de liste proportionnelle comme Maire de Ville (55% sur la liste proportionnelle) et 45% issus des conseillers élus sur les listes majoritaires des communes constitutives de la Ville ;
Obligation de présenter deux listes aux élections départementales (liste majoritaire et liste proportionnelle).
Les points déjà abordés et qui continuent à faire l’objet de discussions sont les suivants:
– Election des Adjoints au Maire, des Vice-présidents et des Secrétaires élus des Conseils départementaux ;
– Bulletin unique ;
– Caution ;
– Parrainage ;
– Vacance et suppléance.
La commission politique évoquera, par ailleurs, les autres thèmes de discussion qu’elle a déjà arrêtés et sur lesquels le débat n’est pas encore ouvert.Elle informera l’opinion publique de l’évolution de ses travaux.Fait à Dakar, le mercredi 02 octobre 2019,Le Président de la Commission cellulaire,Le Général Mamadou NIANG

 Mamadou Lamine Diallo : “Merci Massalikul Jinaan, nous sommes donc derrière Notre  Khalife pour la justice au Sénégal”

https://www.ferloo.com/ “Lors d’une audience publique avec Notre Khalife Général à Touba accordée à la Coalition Idy 2019 après la présidentielle maquillée, il nous a rappelé l’importance de la Justice et que Allah SWT a toujours envoyé ses prophètes pour rétablir la Justice sur terre. Nous sommes donc derrière Notre  Khalife pour la justice au Sénégal.
Le peuple démocrate et patriote du Sénégal est content de la libération de Khalifa Sall et de ses codétenus. Il rappelle la revendication du Front de Résistance National du rétablissement des deux K (Khalifa Sall et Karim Wade) dans leurs droits civiques et politiques et de la fin de l’utilisation de la justice pour écarter des candidats, le cas Abdoul Mbaye par exemple.
Dans un contexte d’exploitation du pétrole  et du gaz naturel, la Justice passe par la gouvernance démocratique, la fin des tripatouillages de la constitution et de la loi électorale et le respect de la règle intangible des deux mandats”.

Khalifa Sall : «il faut mourir avec ses convictions et se dire la vérité»

https://www.pressafrik.com/A son domicile où il recevait mardi les jeunesses « khalifistes », l’ex-maire de Dakar, gracié dimanche soir par le président Macky Sall, s’est exprimé publiquement devant ses sympathisants. Khalifa Sall a appelé ses soutiens à poursuivre le combat pour un Sénégal meilleur.
« Si nous avons les mêmes convictions, les mêmes espérances, les mêmes orientations, notre compagnonnage sera des meilleurs. Personne ne dira que Khalifa Sall est mon père, mais une personne à qui je dois dire la vérité s’il est dans l’erreur. Il ne faut pas dire que Khalifa Sall est mon leader et cautionner tout ce qu’il fait », lance-t-il à sa jeunesse, qui répond par des applaudissements.
Dans sens, il poursuit : « il faut se dire la vérité peu importe que cela peut nous couter. Je n’ai rien de plus que vous. Notre compagnonnage doit etre basé sur la vérité. Il faut mourir avec ses convictions. Ne soyez pas des suiveurs. Nous avons le même objectif, prions que Dieu nous aide à y parvenir. Vous êtes des jeunes, vous vous battez pour votre pays, que personne ne vous fasse transiger et vous serez à l’aise. Il faut croire en vous ».Salif SAKHANOKHO

LIBÉRATION DE KHALIFA SALL : LES MAIRES D’AFRIQUE PRENNENT ACTE

NETTALI.COM – Dans le sillage de Anne Hidalgo, maire de Paris le cadre des maires du continent a salué la libération de l’ex-édile de la capitale sénégalaise, qui fut son président entre 2012 et 2016. L’organisation « souhaite ardemment pouvoir à nouveau compter sur l’engagement et le leadership de Khalifa Ababacar Sall  afin d’être en mesure de porter toujours plus haut l’étendard d’une Afrique locale ».
La Communauté africaine des gouvernements locaux et régionaux regroupée au sein de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) salue la libération de Khalifa Ababacar Sall, ancien Maire de la Ville de Dakar après 2 ans et demi de détention.
Pour mémoire, l’ancien maire de Dakar a dirigé cette organisation entre 2012 à 2016, Selon la note parcourue par nettali.com, ce mercredi, Khalifa Sall « a su dignement faire entendre la voix de notre organisation en Afrique et dans le monde ».
« Pendant ces deux années et demi d’absence, le caractère déterminé, combatif, mais aussi constructif et visionnaire de Khalifa Ababacar Sall aura manqué à ses pairs d’Afrique comme d’autres régions du monde, notamment les membres de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) », relève le communiqué signé du Secrétaire Général Jean Pierre Elong Mbassi.
CGLU Afrique souhaite  ainsi « ardemment pouvoir à nouveau compter sur l’engagement et le leadership de Khalifa Ababacar Sall afin d’être en mesure de porter toujours plus haut l’étendard d’une Afrique locale déterminée à contribuer à l’amélioration continue des conditions de vie des populations, engagée dans la réalisation du développement humain durable et de l’unité du continent, et résolue à défendre la démocratie, la décentralisation, et le respect des libertés et des droits humains pour tous ».

 Khalifa-Karim, un duo pour battre Macky Sall

http://actunet.net/Khalifa Sall et Karim Wade qui partagent le sort d’avoir été emprisonnés pour des problèmes d’argent, puis libérés par grâce, peuvent constituer un ticket redoutable à la prochaine présidentielle.
Sur le chemin du palais présidentiel, Khalifa Sall et Karim Wade peuvent constituer un ticket qui va s’avérer redoutable. Les deux partagent le sort d’avoir été emprisonnés et libérés dans des conditions quasi identiques. Si Karim Wade est passé par la Crei pour aller à Rebeuss, puis à Doha, Khalifa Sall est passé par le tribunal de grande instance hors classe de Dakar pour atterrir directement à la prison centrale, puis enfin, chez lui.
Ils ont ainsi connu un sort similaire qui a fini de les victimiser et de leur profiter en politique. Si aujourd’hui Khalifa Sall et Karim Wade ont l’étoffe qui les pousse à vouloir devenir Président du Sénégal, c’est parce qu’ils sont victimes d’une justice sélective qui a fini de les martyriser. Pendant que Khalifa et Karim croupissaient en prison, d’autres personnalités sont citées dans des scandales d’envergure. Elles ne sont pas inquiétées. Que ce soit Karim Wade et Khalifa Sall, aucun d’entre eux n’a accordé d’importance à la grâce qui leur a permis de sortir de prison, car pour eux et leurs partisans, c’est Macky Sall qui est derrière les procès qui ont conduit à leur emprisonnement.
Khalifa Sall s’étant inspiré de la jurisprudence Karim Wade, n’a pas été demandeur d’une grâce sur laquelle il a crachée et qui ne peut donc impacter négativement sur son avenir politique. Pour rappel, du début de l’instruction de cette affaire jusqu’au prononcé de sa peine, Khalifa Sall n’a jamais reconnu une quelconque indélicatesse dans la gestion des fonds de la caisse d’avance de la mairie.
Khalifa Sall qui a perdu toutes ses fonctions électives à cause de cette affaire des fonds de la caisse d’avance, ne va quémander une amnistie. S’il se ligue avec Karim Wade en ayant le soutien de l’opinion, un rapport de force peut entraîner la modification du code électoral et la suppression de l’article L31 qui les exclut du corps électoral. Un consensus du dialogue politique peut également aboutir aux mêmes effets, et permettre à Karim et Khalifa Sall de présenter leurs candidatures à la présidentielle. Ils sont réunis par le sort. S’ils réunissent leurs forces, ils pèseraient lourdement sur la balance de cette élection, à laquelle, sauf surprise, Macky Sall n’y prendra pas part.
En fait, la grâce est une faveur accordée à la demande d’un condamné ou de son avocat, et qui lui permet de recouvrer la liberté. La grâce, qui est prévue dans la Constitution du Sénégal, est une mesure par laquelle le chef de l’État accorde la liberté à un individu qui purge sa peine à la suite d’une condamnation devenue définitive. Si elle profite à ses bénéficiaires, pour Karim et Khalifa dont les avenirs politiques sont en jeu, c’est l’amnistie qui les arrange.

Ancien Chef De Cabinet De Khalifa SALL, Aminata DIALLO Annonce La Reconquête Du PS

http://www.walf-groupe.com/En décidant de gracier Khalifa Ababacar Sall sans que ce dernier ne soit demandeur, Macky Sall doit prendre toutes ses responsabilités. Selon l’ancienne députée socialiste, Aminata Diallo, leur mentor notamment l’ex-maire de Dakar doit être rétabli dans ses droits civiques et politiques.
Depuis l’élargissement de Khalifa Sall de la prison, le dimanche dernier à la suite d’une grâce présidentielle, les réactions des partisans de l’ex-maire de Dakar qui avait été arrêté et condamné à 5 ans de prison ferme dans le cadre de la caisse d’avance de sa mairie se succèdent et se ressemblent. Pour l’ancienne députée socialiste, Aminata Diallo c’est d’abord un sentiment de soulagement le fait que leur leader Khalifa Sall soit sorti de prison. Cependant, la parlementaire estime que ce n’est que le début du commencement d’un long combat. Car, beaucoup de défis et de challenges sont devant eux. Parce qu’il faut que leur leader soit rétabli dans ses droits civiques et politiques. Concernant le débat sur une demande de grâce ou non de Khalifa Sall, Aminata Diallo tient à préciser à qui veut l’entendre que l’ex-édile de Dakar n’a jamais demandé de grâce. «Il faut que cela soit clair d’abord». Car selon elle, c’est au Président Macky Sall d’assumer ses responsabilités. «Il n’y a pas lieu de polémiquer là-dessus. Il a été mis dans le fait accompli. Nous estimons pour quelqu’un qui n’a pas demandé une grâce comment peut-il perdre ses droits. Il n’est jamais demandeur. Donc c’est à Macky Sall qui l’avait mis en prison d’assumer ses responsabilités de l’avoir élargi en prison tout en sachant que Khalifa Sall n’a mandaté aucun avocat pour une grâce», lance la parlementaire interpellée, hier, par WalfQuotidien, en marge de la cérémonie d’installation du Comité national d’organisation pour la commémoration du trentième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Avant d’ajouter : «La déclaration de Me Khassimou Touré ne nous engage pas. D’ailleurs, il faut savoir qu’il avait son frère, Mbaye Touré en prison. Peut-être qu’il a beaucoup défendu son frère, mais il n’a jamais été mandaté par Khalifa Sall pour une grâce».
Sur la question de leur avenir dans le Parti socialiste avec le décès de l’ex-secrétaire général du Ps, Ousmane Tanor Dieng et la sortie en prison de Khalifa Sall, Aminata Diallo fait savoir qu’ils sont toujours membres du Ps. D’ailleurs ils n’ont jamais reçu un document qui fait état de leur exclusion. «Un autre défi fait face à nous, aujourd’hui, aussi c’est le cas du Ps. On nous avait annoncé une exclusion. Mais pour nous ce n’est qu’une annonce, parce que nous nous considérons toujours comme des socialistes et membres du Ps et que personne ne peut nous exclure du Ps. Adviendra que pourra. Notre place c’est à la maison du Ps. L’avenir nous le dira bientôt. Les élections locales se profilent à l’horizon et les prochaines présidentielles en 2024. Il faut un petit repos pour notre leader ensuite nous allons commencer le combat. Nous ne renoncerons jamais à nos ambitions», annonce-t-elle.Samba BARRY

Me Ousmane Sèye : «L’article L31 stipule que toute personne emprisonnée pour détournement de deniers publics et d’escroquerie, perd ses droits civiques à vie… Seule une amnistie peut rétablir Khalifa Sall dans ses droits »

https://www.dakaractu.com/Ce numéro spécial de « En Ligne » ouvre une large fenêtre sur les notions de remise en liberté totale, grâce et amnistie. Des termes qui refont surface suite à la liberation à polémique de l’ancien maire de la ville de Dakar Khalifa Ababacar Sall. Maître Ousmane Sèye qui nous a accordé cet entretien exclusif revient sur quelques points de l’article L31, notamment pour les délits liés aux détournements, escroquerie, entre autres infractions. L’avocat est clair dans ses propos. « L’article L31 stipule que toute personne emprisonnée pour les délits de détournement de deniers publics et d’escroquerie perd ses droits civiques à vie… Seule une amnistie peut rétablir Khalifa Sall dans ses droits », a-til précisé…

 Degg Moo Woor Salue Les Efforts Constants De Macky Sall

https://www.xibaaru.sn/Le Président Pape Modou Fall salue, au nom du Rassemblement pour la Vérité, les efforts constants du président Macky Sall au service de la paix et de la concorde sociale en accordant la grâce à Khalifa Sall et ses codétenus. Un acte de haute portée politico-sociale posé au lendemain de ses retrouvailles avec l’ancien président Monsieur Abdoulaye Wade lors de l’inauguration de la mosquée Masalikul Jinaan.
Ainsi depuis sa réélection, il ne cesse d’œuvrer au renforcement politique et à l’apaisement du climat social qui constituent un préalable à tout développement économique.
Le Leader de Dëgg Moo Woor invite les khalifistes à la retenue et à ne pas se verser dans des critiques stériles. Pape Modou Fall a le sentiment que ces gestes nobles du Président Macky Sall s’inscrivent dans la dynamique du rétablissement entier des droits civiques de Khalifa Sall et de Karim Sall.
Il se réjouit de la volonté manifeste du président d’apaiser les esprits pour se pencher véritablement sur les défis d’une émergence économique sans équivoque.
Apaisement Politique…N’oubliez Pas La Casamance

Dr Momar Thiam : «EN 2024, KHALIFA SALL POURRAIT ETRE CANDIDAT ET SOUTENU PAR IDY ET GAKOU, SI…

http://www.sudonline.sn/Dr Momar Thiam croit fermement que, si Khalifa Sall règle son problème d’éligibilité, il pourrait bien se faire soutenir par ses alliés de la présidentielle de 2019, à savoir Idrissa Seck de Rewmi, tout comme Malick Gakou du Grand parti
L’amnistie de l’ancien maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, et du fils de l’ancien président, Karim Wade constituerait un obstacle pour la candidature du président Macky Sall et sa victoire en 2024, tout comme pour son possible dauphin au sein de l’Apr ou de Bennoo Bokk Yaakaar. Le Docteur en communication politique, Momar Thiam, croit fermement que, si Khalifa Sall règle son problème d’éligibilité, il pourrait bien se faire soutenir par ses alliés de la présidentielle de 2019, à savoir Idrissa Seck de Rewmi, tout comme Malick Gakou du Grand parti. Cela, si bien évidemment, «on se base sur le respect de l’éthique, de la déontologie politique et de la parole donnée»,

Certains pensent que le combat qui vaille aujourd’hui pour Karim Wade et Khalifa Sall, c’est d’obtenir une loi d’amnistie. A votre avis, est-ce qu’une amnistie arrangerait le président Macky Sall ?

Il y a deux hypothèses. Si on se pose dans l’hypothèse selon laquelle le président Macky Sall ne se représentera pas en 2024, la question ne se pose pas si ça l’arrange ou pas que Karim Wade et Khalifa Sall soient amnistiés. Maintenant, si on retient l’hypothèse selon laquelle il y a des possibilités pour qu’il se représente parce que, semble-t-il, la Constitution lui permettrait cela d’autant plus que dans cette réforme de la Constitution, la partie où on parle du deuxième et troisième mandat, la formulation était très claire. On dit que le mandat en cours est hors de portée de la présente réforme. Ça veut dire que le mandat de 7 ans est hors de portée de la présente réforme. Donc, si on s’en tient à cette argumentation juridique et ce qui est écrit, cela veut dire que le mandat de 7 ans ne fait pas partie du décompte et que le premier mandat de 5 ans commence en 2019. Sous cette hypothèse, s’il y a amnistie de Karim Wade et de Khalifa Sall et qu’ils soient candidats, bien sûr, cela représenterait un obstacle à, non seulement la candidature éventuelle de Macky Sall, mais aussi à une victoire éventuelle en 2024.

Par rapport à la première hypothèse, celle où le président Macky Sall ne se présenterait pas, ne pensez-vous pas que l’amnistie serait un obstacle pour son possible dauphin ?

J’ose croire qu’en 2024, si le président Macky Sall ne se représente pas, à un an de l’échéance présidentielle, les prétendants à sa succession dans son camp se dévoileraient. On ne sait pas qui il sera. Si toutefois on est dans l’hypothèse d’un dauphinat, c’est-à-dire qu’il «parraine» un candidat issu de son rang, à partir de ce moment effectivement, il y aurait beaucoup à dire pour ce candidat, si Karim et Khalifa Sall sont amnistiés. Maintenant, il se trouve que Macky Sall a été élu, pas avec uniquement l’Apr qui est son appareil, mais aussi avec la coalition Benno Bokk Yaakaar. Qu’adviendrait la coalition en ce moment là  ? Est-ce qu’elle va continuer dans la même dynamique de soutien d’un candidat issu de l’Apr ou est-ce que la coalition exigerait légitimement qu’il y ait une autre alternative issue du Parti socialiste, ou du moins de ce qu’il en reste, ou de l’Afp et que l’Apr serait amené à soutenir ce candidat-là ? Autant de questions qu’il faudra se poser à peut-être un an de l’échéance de 2024. Autant de questions que devrait se poser aussi le président de la République et notamment, je dirais plus d’ailleurs le patron de l’Apr qui est le président de la République, pour essayer de trouver la formule la mieux à même de le faire perdurer ou de faire perdurer son camp au pouvoir. Mais, il ne faut pas oublier qu’il peut y avoir des jeux d’alliance. Aujourd’hui, qui dit que ces retrouvailles entre Macky Sall et Abdoulaye Wade ne susciteraient pas demain une espèce d’alliance entre l’Apr et le Pds version Abdoulaye Wade ou Karim Wade, puisque la politique n’est pas une science exacte ?

Est-ce qu’une amnistie constituerait une menace aussi pour des opposants comme Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Malick Gakou et autres ?

La reconfiguration de l’espace politique sénégalaise veut que demain, avec la sortie de Khalifa Sall, si toutefois il retrouve tous ses droits, que cette reconfiguration soit vue autrement en ce sens que Khalifa Sall appartient à une coalition, notamment à la présidentielle où vous avez Idrissa Seck, Malick Gakou. Ce qui s’est passé en 2019, Khalifa était en prison et ne pouvant pas être candidat, c’est Idrissa Seck qui a été mis sur orbite. Si on estime que ce gentlemen-agreement s’est fait sur la base d’éthique, de déontologie et de respect de la parole donnée, en 2024, il faut envisager que ce soit Khalifa Sall qui soit candidat et que Idrissa Seck et les autres puissent le soutenir. Je dis bien : si on se base sur le respect de l’éthique, de la déontologie politique et de la parole donnée, donc forcément Khalifa pourrait être candidat et soutenu par Idrissa Seck et Malick Gakou. A partir de ce moment-là, les jeux de coalition vont se redéfinir. Avant cela, vous avez les locales et les législatives. Je pense que l’opposition gagnerait à trouver des programmes alternatifs au niveau local pour pouvoir être majoritaire dans les différentes communes et avoir des maires, mais surtout pour les législatives pour tenter d’être majoritaire au niveau de l’hémicycle

A L’ERE DE LA PACIFICATION POLITIQUE, POURQUOI PAS CELLE DE LA CASAMANCE ?

L’actualité du pays est très chargée en rebondissement en cette fin de septembre. En effet, après les actes forts et courageux de décrispation (contraint ou voulu) avec Wade, de grâce accordée à Khalifa Sall et Cie, son Excellence Macky Sall, président de la République du Sénégal semble ouvrir une nouvelle ère. Ainsi, si nous sommes enveloppés par la victoire de Massalikoul Jinnan qui a sonné l’ouverture de l’autoroute de joies de l’euphorie et de la passion à Dakar, en Casamance les familles des détenus de la tragédie de Boffa restent dans le désarroi total et le peuple vit dans une réminiscence.
En effet, avec les déboires judiciaires de plusieurs leaders et sérieux concurrents au président Sall le climat politique et social était surchauffé. En cela, le doute de voir chavirer le « sunugaal » nous hantait et faisait peur chaque fois. Heureusement les « chemins du paradis » a ouvert grandement le TER de l’espoir. En vérité le jeu politique en avait vraiment besoin d’être pacifié, décrispé pour un Sénégal stable et émergent. Au même titre, pour consolider l’accalmie, ouvrir des dialogues sincères porteurs d’espoir d’une paix, la Casamance en a, elle, impérativement besoin. La pacification ne peut se faire sans la libération de tous les détenus « politiques » de tous les fils et filles de la Casamance. Quoi de plus cynique et inhumain que de garder des responsables de famille, des soutiens, des personnes âgées, malades, d’autres mêmes morts en prison sans l’ombre d’un jugement ? Quoi de plus insensé, après tout ce qui est dit sur ce dossier, que ça coince frôlant le ridicule, l’impasse et le non compris ? Comment pouvons-nous comprendre et accepter pour une affaire aussi grave l’enquête soit faite à la hâte voire bâclée? Les droits primaires des détenus bafoués et foulés au sol ? Qu’est ce qui expliquerait donc le jeu de chantage dans l’audition ? Qu’est-ce qui expliquerait la suspension du salaire de René Capain Bassène ?  Où est donc passé la présomption d’innoncence ? Que dirons-nous d’une certaine presse instrumentalisée pour chercher à enfoncer un des leurs ? Nous respectons toutes les autorités, toutes les corps de sécurité de ce pays mais à y regarder de près, il y a là une montagne de questionnement objectif de fond qui présage une cabale savamment montée. Mais ben !
Excellence, vous avez posé un acte fort de réunification et de pacification politique. Si vous en êtes capable vous pouvez également le mieux celui de libérer les détenus et plus loin ouvrir des négociations qui aboutiront à la paix dans cette partie méridionale du Sénégal.
Excellence, trop d’intermédiaires tue la crédibilité, au Sénégal nous ne manquons pas de la ressource humaine pouvant mener à bien cette crise.
Rappelons que 24 personnes dont le journaliste René Capain Bassene sont en détention provisoire dans les prisons du pays suite aux événements malheureux de Boffa Bayotte en janvier 2018 sans être entendus sur le fond.
Au nom de l’équité, de la stabilité et la concorde nationale, du Sénégal de tous pour tous, Excellence libérez-les.Nicolas Silandibithe BASSENE, Coordinateur mouvement citoyen Agir Maintenant pour une Emergence Nouvelle (AMEN)

Le RUR se félicite des retrouvailles Wade –Macky et de la libération de Khaf’…

http://www.rewmi.com/Le Réseau des Universitaires Républicains (RUR), organe statutaire de veille, de contribution et d’alerte de l’Alliance Pour la République (APR), sous la présidence de son Coordonnateur National, le Professeur Moussa BALDE, Ministre de l’Agriculture et de l’ Equipement Rural, vient d’adopter une  résolution sur l‘actualité nationale marquée par l’inauguration de la Grande Mosquée «Massalikoul Djinane», les Voies du Paradis, à Colobane, la réconciliation entre les Président de la République Macky SALL et Abdoulaye WADE, la libération de l’ex-Maire de Dakar Khalifa Ababacar SALL à la suite d’une grâce présidentielle, la poursuite du Dialogue national . Cette structure du parti présidentiel félicite le Khalife général des Mourides Serigne Mountakha MBACKE, la communauté mouride et la Oumah Islamique pour la réalisation de la Grande Mosquée «Massalikoul Djinane»,  cette magnifique œuvre de foi, à la Gloire d’Allah, en hommage au Vénéré Cheikh Ahmadou Bamba MBACKE ainsi que la mobilisation et la ferveur et la cohésion de toutes les communautés religieuses à l’occasion de la cérémonie d’inauguration sous la présidence du Khalife et du Président de la République Macky SALL. Le Pr Baldé et Cie remercient, dans le même sillage,  le Chef de l’Etat pour les dispositions prises pour l’accompagnement de la communauté mouride dans les travaux d‘aménagement des voies d’accès, d’électrification et d’assainissement à la Grande Mosquée « Massalikoul Djinane ». Les responsables du RUR félicitent aussi  le Président de la République Macky SALL ainsi que son prédécesseur Abdoulaye WADE pour leur ouverture d’esprit, et leur grandeur d’âme dans le dépassement de leurs propres personnes au service de celui du Sénégal en acceptant sur invitation du Khalife général des Mourides à se réconcilier en cette occasion solennelle .Il magnifie hautement le geste de portée moral du Président Macky SALL qui a décidé de raccompagner le Président Abdoulaye WADE jusqu’à son domicile dakarois et salue également la décision remarquable du Chef de l’Etat de remise totale des peines accordée à l’ex-maire de Dakar Khalifa Ababacar SALL, Yaya COLY et Mbaye TOURE. Le RUR  lance un appel solennel pour une année scolaire,  universitaire et sociale apaisée et exhorte la classe politique à poursuivre sous la conduite du Président Famara Ibrahima SAGNA et du Général Mamadou NIANG le Dialogue national sur toutes les questions d’intérêt national.\

Khalifa Sall : les ressorts très politiques d’une grâce présidentielle

Après 936 jours passés dans le confort spartiate de la «chambre spéciale» de la prison de Rebeuss, Khalifa Sall a bénéficié d’une grâce que Macky Sall a signée à la surprise générale. Destitué de son mandat de maire, éjecté de son siège de député, laissé en rade lors de la présidentielle de février 2019, celui que ses partisans surnomment Khaff est désormais libre. Au-delà d’un avenir politique à reconstruire, les ressorts de sa libération relèvent d’un calcul politicien rondement ajusté. Analyse.
A son corps défendant, Khalifa Sall avait congédié le porteur de la bonne parole du jour. Connu pour son bagout, l’avocat Me Khassimou Touré s’était invité ce 29 septembre à la chambre spéciale de Rebeuss, la prison urbaine où Mbaye Touré, son frère et ex-directeur administratif de la Mairie de Dakar, était embastillé. En première instance, il faisait partie de l’escadre d’avocats commis à la défense de l’ancien maire de Dakar avant d’en être écarté sur des accusations de «taupe du pouvoir». Avec un secret bien gardé de Malick Sall, le ministre de la Justice, Khassimou Touré avait déjà saisi Macky Sall d’une lettre de demande de grâce au profit de son frère et de Khalifa Sall, à leur insu.
Familier du portail de l’établissement carcéral dakarois, la robe noire porte la nouvelle du décret de grâce au détenu le plus célèbre de la prison la plus surpeuplée du Sénégal. Ce dernier semble réfractaire. En quelques heures, via la messagerie cryptée Telegram, les téléphones cellulaires surchauffés ébruitent l’affaire dans le très petit milieu judiciaire sénégalais. Les avocats du maire se précipitent pour faire mine de le supplier d’accepter. L’honneur de l’ex-édile est sauf. Il s’engouffre dans un 4X4, en direction de chez sa mère.

Calcul d’un «animal politique à sang froid»

Au-delà de l’anecdote, pourquoi donc Khalifa Sall, qui pousse le symbole de sa radicalité à prouver son innocence au point d’adopter le boubou blanc immaculé, a-t-il été libéré à la surprise générale? La réponse tient en une phrase : un calcul politicien bien pensé de Macky Sall. Le geste de mansuétude présidentielle n’est que l’écume des pistes d’explications. Dans le fond, il arrive sur le tard, malgré la demande sociale, la pression politique et médiatique et même les bons offices – pour ne pas dire les sommations – des familles confrériques musulmanes du Sénégal. Avec la grâce à Khalifa Sall, le chef de l’Etat sénégalais réalise un coup de maître digne d’un «animal politique à sang froid».
Deux jours plus tôt, le locataire du Palais de la République scellait sa réconciliation avec Abdoulaye Wade dans le sillage de l’inauguration de la Grande mosquée Massalikoul Jinane. L’euphorie nationale provoquée par l’ouverture de la plus grande mosquée d’Afrique de l’Ouest avait fini de tailler pour le président sénégalais ses nouveaux habits d’apaiseur social. Plus que le blanchiment à la chaux de l’image présidentielle, la libération de Khalifa Sall répond à une volonté de rééquilibrage des forces de l’opposition.
Bien avant la présidentielle de 2024, les législatives de 2022 sont autant un test-faix qu’annonciatrices du grand chamboulement dans l’échiquier. Au sein de l’opposition, on cherche déjà à atténuer l’amère défaite par «un coup, KO !» qui a consacré la réélection de Macky Sall. Elle devra se chercher un meneur. Mais le rapport des forces en présence n’est pas simple. «Chargé de l’organisation, de la modernisation et de l’élaboration des stratégies politiques». Avec la réorganisation stratégique des instances du Parti démocratique sénégalais (PDS), Karim Wade a reçu l’onction d’Abdoulaye Wade. Une fonction kilométrique taillée pour ses ambitions de tenir les brides de la deuxième force politique à l’Assemblée nationale.

Une sortie honorable pour la postérité

Et pourtant, selon la logique du score instituée par la Constitution de 2016, Idrissa Seck endosse les habits de chef de l’opposition sans en assurer les pleins rôles, enferré par une loi organique qui se fait attendre. Un rôle que lui dispute Ousmane Sonko, anobli par ses partisans du titre de «leader de l’opposition». En profitant de l’absence de Khalifa Sall de la scène politique, l’ovni politique s’est sculpté une stature en tenant le rôle de nouveau poil à gratter du régime. La libération de l’ancien maire de la capitale permet de neutraliser le discours de ce radical qui ne s’embarrasse pas de précautions. Plus encore, cette diversification prend les traits d’une OPA sur la direction d’une opposition au détriment du «tout sauf Macky ou son camp !»
Dans la ligne de mire du président sénégalais, la présidentielle de 2024. Si la grâce accordée à Khalifa Sall a épongé le reste de sa peine, il reste privé de ses droits civils et politiques que seule une loi d’amnistie pourrait rétablir. Condamné pour enrichissement illicite, Karim Wade est dans la même situation. Sur la tête du premier pend l’épée du remboursement des 5 millions d’amende et du 1,8 milliard qui s’est évaporé de la caisse d’avance. Le retour du second est retardé par les 138 milliards de Fcfa d’amende qui peuvent valoir l’application de la contrainte par corps. Autant de moyens de pression pour contraindre les deux hommes à s’asseoir à la table du dialogue national avec la promesse d’une loi d’amnistie.
Avec un casier judiciaire à nouveau blanchi, Khalifa Sall et Karim Wade deviendraient des rivaux politiques dans la course au palais, divisant un peu plus l’opposition. Avec plusieurs têtes, cette dernière garantirait à un candidat issu du parti présidentiel des chances, sinon, supérieures au moins égales dans les urnes. Dans l’éventualité où le pouvoir devrait échapper à son propre camp, Macky Sall se retrouverait dans le rôle confortable d’arbitre du jeu politique. Celui de l’homme qui aura perpétué l’image de «vitrine démocratique de l’Afrique de l’Ouest» dont se targue le pays. Une sortie honorable pour la postérité ! (afriquelatribune)

Mandat d’arrêt lancé contre Ousmane Bâ, l’insulteur des chefs religieux

https://www.dakarposte.com/Le procureur de la République a lancé un mandat d’arrêt international contre Ousmane Bâ, l’homme qui insultait les familles religieuses du Sénégal.
Le quotidien Libération informe que l’activiste religieux a été arrêté et transféré à la prison de Port Gentil au Gabon.
Le journal indique que la justice gabonaise est tenue d’exécuter le mandat d’arrêt en vertu des accords liant les deux pays. Le Gabon va ainsi procéder à son extradition.
À signaler qu’Ousmane Bâ a été cueilli chez lui, à Port Gentil, au Gabon, le 13 septembre dernier, suite à  plusieurs plaintes déposées à Dakar et Libreville

 Port de gants dans la lutte avec frappe : Doudou Diagne Diecko fustige

https://www.seneweb.com/ La mesure du port de gants que le Cng veut imposer aux lutteurs n’emballe pas Doudou Diagne Diecko. Le président de l’Amicale des amateurs de lutte s’est opposé au port de gants dans la lutte avec frappe. «C’est impossible ! La lutte est un sport traditionnel bien de chez nous. Il ne faut pas essayer de la dénaturer. Le sumo, au Japon, a ses spécificités, tout comme la lutte au Sénégal.
On a dit ‘lutte avec frappe’. Il parle de gants, mais même dans la boxe, parfois, il y a des blessés graves à cause des coups reçus. Donc, ce n’est pas un argument qui tient. Il faut arrêter ! Cela ne règle pas le problème», at-il laissé entendre. Selon Doudou Diagne Diecko, il faut sécuriser le public qui vient assister au combat. «L’organisateur doit trouver une assurance lors de ses événements.
Le Cng l’oublie, mais c’est capital. Il doit y avoir une assurance sur le contrat, pour le stade, pour que, en cas d’accident, l’on puisse trouver les solutions. Pour l’assurance, il doit y avoir un appel d’offres pour retenir le dossier qui remplit les critères. La lutte olympique doit être relancée en vue des Joj-2022. Aujourd’hui, le Sénégal est en retard par rapport aux autres pays comme le Cameroun, le Nigeria et autres. Il le faut pour le bien de cette discipline».

Somone : 3 personnes mortes dans un chavirement d’une pirogue et un rescapé

https://www.pressafrik.com/Les drames survenant en pleine mer deviennent fréquentes ces derniers temps. Après le chavirement d’une pirogue à l’Îlot Serpan faisant 4 morts, un autre à Joal avec 3 morts, une pirogue a chaviré dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 septembre 2019 vers 1 heure du matin, à Somone. L’accident survenu au niveau de la lagune a fait 3 morts et un rescapé.
En effet, la pirogue avait à son bord un groupe de jeune qui se rendait dans une barre dénommée Rasta où il faut forcément traverser la lagune de Somone. C’est au cours du trajet que la pirogue s’est renversée. Trois (3) personnes sont mortes sur le coup et trois (3) autres ont été portées disparues.
Les corps sans vie des portés disparus ont été retrouvés au petit matin du mardi 1 octobre.  Aminata Diouf

 ET DIEU LE TOUT-PUISSANT DECRETA Par Boubacar SADIO, Commissaire divisionnaire de classe Exceptionnelle à la retraite

Dans une interview accordée à RFI, le Président de la république, répondant à une question sur l’éventualité d’une grâce en faveur de Khalifa Sall, avait déclaré que cela dépendait de sa volonté et de son désir. Il semblait ainsi dire que le sort de l’ancien maire de Dakar dépendait de lui. Par cette réponse, le Président Macky Sall fit montre, non seulement d’une prétention exagérée et démesurée par rapport à son statut de simple mortel dont les pouvoirs ici-bas, à lui confiés par les Sénégalais, sont éphémères, volatiles, fugaces et sans consistance, mais aussi d’une désagréable et inappropriée condescendance vis à vis de Khalifa Sall qu’il ne porte pas dans son cœur, et c’est de notoriété publique. Chaque intercession d’un de ses proches en faveur de Khalifa Sall suscitait chez lui une grande colère qui s’exprimait à travers des propos très désobligeants à la limite de l’insulte que la décence m’interdit de répéter.
A ces propos que je trouvais déplacés, inélégants, indignes et irresponsables de la part d’un homme infatué et imbu de sa personne, certainement grisé par l’ivresse du pouvoir, j’avais répondu que sa volonté et ses désirs sont d’une plate et dérisoire insignifiance devant la Toute-Puissance d’Allah. J’avais fait comprendre au Président Macky Sall que Khalifa Ababacar Sall sortira de prison quand Allah Le Tout-Puissant, Maitre de l’univers et de nos fragiles destins d’êtres ignorants et insignifiants en décidera.
Et, voici qu’en ce jour de dimanche 29 septembre, Dieu Tout-Puissant décréta la libération de Khalifa Sall et de ses codétenus que sont Mbaye Touré et Yaya Bodian. Je remercie, avec toute la vénération requise et toute l’humilité qui y sied, Allah Le Tout-Puissant qui, dans sa miséricorde infinie, nous a procuré cette joie incommensurable de retrouver notre cher Khalifa.
Personnellement je ne peux pas associer, et c’est totalement exclu, des mortels, quelque puisse être par ailleurs leur statut, aux remerciements que j’adresse à Allah Le Tout-Puissant, l’Absolu, l’Unique. Seulement, je sais énormément gré et exprime toute ma reconnaissance à tous ceux qui, peu ou prou, de près ou de loin, discrètement ou publiquement, courageusement ou en cachette, ont intercédé en faveur de Khalifa Sall. Mes félicitations s’adressent particulièrement et avec un profond respect à Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des mourides qui, en toute sincérité et en toute honneteté, considère qu’il n’aura fait que son devoir de guide religieux en réconciliant deux musulmans, deux talibés et surtout un père et son fils. C’est pourquoi, il a cru et estimé nécessaire, judicieux et approprié de le faire dans une mosquée, la maison de Dieu ou tout serment ne devrait souffrir d’aucune trahison. Toutes considérations et interprétations politiciennes devraient donc être écartées dans l’acte de haute portée humanitaire posé par le saint homme, en espérant vivement que les deux concernés feront montre de maturité, de responsabilité et surtout de sincérité, pour ne pas décevoir les nombreux fidèles et talibés témoins de cette réconciliation. La maison de Dieu ne saurait être l’endroit indiqué ni le lieu approprié pour une réconcilier des politiciens ou concilier des divergences politiques. Toujours est-il que c’est un grand pas qui vient d’être franchi qu’il faut encourager tout en ne perdant de vue la duplicité de certains de ces acteurs qui d’habiles politiciens à la parle instable, peu scrupuleux et prompts à se renier et à se délier de leurs serments et de leurs engagements. Moins qu’une véritable réconciliation, il s’agirait plutôt de retrouvailles ; tant que Karim Wade n’aura pas bénéficié d’une loi d’amnistie, il sera difficile de parler de réconciliation.
Quant au Président Macky Sall, je ne vois pas en quoi mérite-t-il des remerciements. Il a été sans pitié avec Khalifa Sall envers lequel il semble nourrir une animosité tenace et inexplicable. Le considérant plus comme un ennemi que comme un adversaire politique, il l’a, au mépris des règles de droit et de justice les plus élémentaires, brutalement envoyé en prison simplement sur la base d’un rapport de l’IGE dont les conclusions n’en demandaient pas tant. Macky et ses partisans ont décrit Khalifa Sall sous les traits d’un vulgaire malfrat qui ne mérite rien d’autre que de se retrouver au fond d’un cachot à Rebeuss. Et le seul tort de ce dernier est d’avoir manifesté son ambition plus que normale et légitime de diriger le pays pour offrir aux Sénégalais de meilleures perspectives et un avenir plus radieux. En traitant Khalifa comme il l’a fait, le Président Macky Sall a porté atteinte à la dignité et à l’honneur de tous les Sénégalais aux yeux du reste du monde ; en effet, faire passer le maire de notre capitale pour un bandit de grand chemin, contribue fortement à la dévalorisation de notre élite politique y compris lui-même. Dans cette affaire il faut déplorer le mensonge plus que flagrant d’un ministre de la république qui a osé déclarer que c’est Khalifa Sall lui-même qui a sollicité la grâce ; il a été démenti publiquement. Les propos de ce sinistre et drôle ministre, le plus nul et le plus farfelu que notre pays ait connu, ne fait que confirmer que le mensonge est un élément paradigmatique essentiel dans la gouvernance de l’actuel régime.
Malgré les affres de l’épreuve carcérale, Khalifa Sall a su garder sa dignité, préserver son honneur et conserver sa fierté ; il n’a jamais fléchi et s’est fait un devoir de ne jamais quémander une grâce comme le souhaitait Macky Sall, pour davantage l’humilier. C’est tout à son honneur, lui qui s’était préparé mentalement, psychologiquement, spirituellement et physiquement à purger l’intégralité de la peine qui lui avait été injustement infligée. Le Président Macky Sall a-t-il réellement mesuré la somme de préjudices de tous ordres causés sur la personne de l’ancien maire de Dakar ? Ni la grâce ni l’amnistie ne pourront réparer le très grand mal et les profonds et graves dommages subis par Khalifa Sall et sa famille. Il y a envers Khalifa Sall un acharnement judiciaire féroce, à la limite bestial qui s’est traduit par un véritable déni de justice à inscrire dans les annales.
Pour l’heure, les séides, les affidés, les thuriféraires, les hommes lige et autres écornifleurs mettront opportunément à profit ces instants pour faire les éloges de leur mentor ; ils mettront la libération de Khalifa sur le compte de l’esprit d’ouverture et de conciliation de Macky Sall qu’ils ne manqueront pas de décrire comme un homme de dialogue et de consensus. Ils vont nous abreuver avec une littérature fade, insipide, spécieuse et de très mauvais gout sur le génie politique de Macky SALL ; un génie bâti sur la vénalité et la cupidité érigées en principes de gouvernance.
Le Président n’a jamais fait preuve de grandeur en aucun moment de son magistère ; au contraire c’est une série d’actes, d’attitudes et de comportements qui n’honorent pas son statut qui exige qu’il soit au-dessus de la mêlée. Un Président de la république doit éviter de se comporter comme un minus habens, il doit toujours faire montre de hauteur et de grandeur.
C’est Khalifa Sall qui a fait preuve de grandeur en subissant une des plus énormes injustices dans la dignité, en affrontant les rigueurs carcérales sans plaintes ni complaintes, sans la moindre récrimination ni le moindre gémissement. Il nous a été rapporté, et c’est de notoriété publique, que se sentant menacé d’emprisonnement par le Président Abdoulaye Wade, Macky Sall se serait rendu nuitamment, tout en pleur et en sueur, auprès d’un célèbre chef religieux pour une intercession, déclarant qu’il préférait mourir que de séjourner en prison. Cet anecdote est suffisamment illustratif de la différence de caractère et de personnalité entre les deux hommes ; « Khalifa Sall fou mou diar kou fe diar tak banne ».
Je ne saurais terminer sans rappeler à son Excellence, Macky Sall que les dispositions de notre constitution sont claires et ne souffrent d’aucune ambiguïté « Nul ne peut exercer plus deux mandats successifs ». C’est du français facile, clair et limpide. Alors, si je puis me le permettre et autant que je puisse vous conseiller, monsieur le Président de la république, ne soyez point tenté de violer notre constitution.Dakar le 1er Octobre 2019

LES PIQUES DE L’AS DE CE MERCREDI

SenePlus  |   Publication 02/10/2019

Le G20 va boycotter la rentrée du 3 octobre

La rentrée scolaire 2019 débute sur une fausse note. Après avoir saboté la reprise d’hier, les enseignants comptent faire de même pour la rentrée des classes des élèves prévue demain jeudi. Pour justifier cette mesure, les enseignants évoquent le faible niveau d’application des points du protocole d’accord du 17 février 2014, dans un contexte d’impréparation de l’ouverture des classes. Unité syndicale regroupant 26 syndicats sur 35 à l’échelle nationale, le G20 compte se faire entendre le 3 octobre prochain. Ils fustigent entre autres le déficit criard d’enseignants, l’état de délabrement avancé de plusieurs écoles qui met les élèves et enseignants en danger, la situation dans les écoles franco-sénégalaises où les droits de certains de leurs collègues sont violés, la persistance des abris provisoires.

Rentrée scolaire inquiétante à Saint-Louis

Alors que l’ouverture des classes est prévue demain, la situation des établissements scolaires ne rassure guère. A Saint Louis, plusieurs écoles ne sont pas prêtes pour accueillir les élèves. En effet, les établissements scolaires comme Khayar Mbengue, Justin Ndiaye, Rawane Ngom, Saër Sèye, Mamadou Charles Legros Diallo, sont dans un état de délabrement très avancé. Ces établissements publics qui croulent sous le poids de l’âge inquiètent. Cette situation ne laisse pas indifférentes les autorités qui envisagent de redéployer les élèves. Mieux, la Commission auxiliaire de Protection Civile va se rendre sur les lieux pour constater l’état de vétusté de ces établissements. Un recensement a été fait concernant les écoles et de l’avis de Khadim Hanne, un plan de redéploiement des élèves en cas de besoin est prévu.

Député Mamadou Lamine Diallo

Le président du mouvement Tekki pense que le ministre de l’Energie d’alors, Aly Ngouille Ndiaye, s’est trompé sur le gisement de gaz de Saint-Louis. Il indiquait dans le rapport présenté au chef de l’Etat que ledit gisement va générer des revenus de 114 milliards de dollars sur la période d’exploitation et une rente de 58 milliards de dollars à se partager entre la Mauritanie, BP, Kosmos, Franck Timis/Timis Corporation et l’Etat du Sénégal et Petrosen. D’après Mamadou Laine Diallo, il n’a pas été transparent sur ces chiffres. Le leader tekkiste conteste les chiffres de Aly Ngouille Ndiaye. A 65% des réserves prouvées et un prix du baril à 50 dollars, dit-il, la rente à se partager est de 100 milliards de dollars au moins au lieu des 58 milliards comme soutenu par Aly Ngouille Ndiaye. A l’en croire, Franck Timis et ses amis peuvent parfaitement se loger dans cette rente pour 10 milliards de dollars. Il dénonce le refus du gouvernement de mettre à sa disposition les documents relatifs à la décision finale d’investissements, malgré ses sollicitations en tant que député.

Député Mamadou Lamine Diallo (bis)

Restons avec le député Mamadou Lamine Diallo qui pense qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer sur le résultat négatif de Total sur les puits de Rufisque Offshore. Le président du mouvement Tekki précise qu’un puits sec n’est pas une perte pour deux raisons. Selon lui, il permet de tirer des enseignements et d’orienter l’exploration, ce qu’a fait Kosmos. Aussi souligne-t-il que les dépenses sont comptabilisées dans les coûts pétroliers qui sont toujours remboursés. Le député rassure que Total n’a rien perdu «sauf pour les ignorants coachés par Macky Sall». Dans ce bloc de Rufisque, souligne le parlementaire, on y a déjà identifié des ressources de plus d’un milliard de barils en réservoirs de stockage en 2015.

La Stratégie nationale pour l’autonomisation des femmes

Le ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection de l’Enfant a présidé hier l’atelier de validation de la stratégie nationale pour l’autonomisation économique des femmes et des filles. Selon Ndèye Saly Diop Dieng, cette stratégie va accélérer l’autonomisation économique des Femmes et des filles à travers un entrepreneuriat inclusif, durable et porteur de croissance. A l’en croire, la stratégie consiste à lever les obstacles réduisant l’accès des femmes aux opportunités économiques et de repositionner celles-ci dans un espace équitable, de production et d’échanges de biens et de services. Pour sa part, la Directrice régionale d’ONU Femmes WCARO, Oulimata Sarr, estime qu’en mettant en œuvre cette stratégie, son organisation et le ministère de la Femme vont encourager non seulement les femmes à se positionner dans l’économie, mais ils contribueront à créer un environnement favorable à leur épanouissement économique. Oulimata Sarr constate pour le regretter que les femmes font essentiellement tout le travail non rémunéré et cela constitue un manque à gagner pour elles.


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