Rp du Jeudi 03 Octobre 2019

Unes de la presse du Jeudi 03 Octobre 2019
Unes de la presse du Jeudi 03 Octobre 2019

Progression des recettes fiscales au mois de Juin

https://www.lejecos.com/Selon la dernière publication de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) « Repères Statistiques Juin 2019 », les recettes fiscales du mois de juin 2019 ont progressé de 21,8% par rapport au mois précédent
Les données   recueillies par l’Ansd  auprès de la Direction de la prévision et des études économiques indiquent que cette hausse fait suite à un regain noté aussi bien sur les impôts directs (+53,8%) qu’indirects (+0,2%), comparativement au mois de mai 2019. Par ailleurs, elles se sont accrues annuellement de 7,1% en juin 2019 par rapport au mois de juin 2018. Cette situation s’est étendue sur les six premiers mois de l’année 2019 (+11,5%) comparée à la même période de l’année 2018.
Au mois de Juin  2019,  au titre des impôts directs, les ressources collectées se chiffrent à 118,5 milliards de FCFA  contre  77 milliards de FCFA  au mois précédent.
Les impôts directs se décomposent en impôts pour les sociétés pour un total de 79  milliards, en impôts sur le revenu  34 ,3 milliards, en IRVM / IRCM 4,2 milliards, en taxe sur la plus-value immobilière  0,3 milliard  et en CFCE 0,6  milliard de FCFA.
Au titre des impôts indirects (hors FSIPP), les ressources collectées au mois de juin   2019 sont  de 122,3  milliards de FCFA contre  122,1 milliards de FCFA au mois de Mai, soit une hausse de 0,2%.
Au total, les recettes fiscales se chiffrent à 251,3   milliards de FCFA au mois de  juin 2019   contre 206,3 milliards de FCFA  le mois précédent.
En somme, au premier semestre 2019, les recettes  ont rapporté au trésor public  1116,4 milliards de FCFA,  en hausse de 7,1 % comparé à la même période de l’année en 2018.
Quant aux  recettes non fiscales, elles  sont estimées à  12,2  milliards de FCFA en juin 2019 contre 34,7  milliards de FCFA le mois précédent.
En définitive, les recettes collectées se chiffrent  à  1185,2 milliards de FCFA  au mois de juin contre 1065,3 milliards  au mois de mois de  juin 2018, soit une hausse de 9,3%.   Amadou Idrissa Dia

Les chiffres rassurants de la Bceao concernant la situation du système bancaire à fin juin 2019

https://www.dakaractu.com/Le Directeur national de la Bceao pour le Sénégal, Ahmadou Al Aminou Lo et les Directeurs généraux des établissements de crédit de la place, ont eu ce matin une séance de travail longue de plusieurs heures, à Dakar. En marge de cette rencontre, à huis clos, des notes d’informations livrées à la presse ont fait état de l’activité des banques qui est restée sur une dynamique haussière au cours du premier semestre 2019. Mais, la Bceao a relevé qu’elle est toutefois, ‘’à un rythme moins soutenu que le semestre précédent.
Pour preuve, ‘’à fin juin 2019, le total bilan du système bancaire s’est établi à 7 378,7 milliards contre 7 249,8 milliards en décembre 2018, soit une progression semestrielle de 1,3% en annuelle de 9,1%. Cette situation est consécutive à l’accroissement des encours nets de crédits à la clientèle de 180,5 milliards (+4,1%), atténué par le repli des titres détenus par les banques sénégalaises (-11,3 milliards)’’.
Cette tendance haussière n’a pas épargné les dépôt et emprunts, a aussi signaléladite institution. Selon elle, ‘’ils sont évalués à 5, 031 milliards en juin 2019 contre 4 829,7 milliards en décembre 2018. Soit une hausse de 201,7 milliards (+4,2%). Ils sont répartis entre les dépôts à vue (2 852,5 milliards ; +6,1%) et les dépôts à terme (2 178,9 milliards)’’.
Concernant, les capitaux propres et ressources assimilées, ils sont restés quasiment stables avec une légère augmentation de 0,6 milliard passant de de 701,1 milliards en décembre 2018 à 701,7 milliards en juin 2019. Cela, compte non tenu des affectations des résultats de l’exerce 2018, indique ladite note.
Il a été relevé, par la Direction nationale pour le Sénégal de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) qu’à fin juin, le nombre de comptes bancaires de la clientèle est en hausse de 3,7%. Il se chiffre à 1 885 479 contre 1 817 728 en décembre 2018. Une situation qui, selon ladite direction nationale, révèle un taux de bancarisation qui est aujourd’hui à 21,1% en juin 2019.

Secteur agricole et rural : Le Sénégal et la FAO renforcent leur coopération pour 5 ans

https://www.seneweb.com/Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération (MEPC) en compagnie du Représentant du Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Docteur Qu Dong Yu, a présidé, ce matin, la cérémonie de lancement du nouveau Cadre de Programmation par Pays (CPP) pour la FAO au Sénégal.
Selon ce dernier, l ’objet de ce Cadre de Programmation par Pays est d’établir, pour les cinq prochaines années, de 2019 à 2023, les relations de collaboration entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Gouvernement du Sénégal sur la base des priorités définies par le Gouvernement dans ses principales politiques et stratégies relatives au secteur agricole et rural.
« Le Cadre de Programmation Pays (CPP) objet de la présente cérémonie de lancement est un mécanisme qui définit les priorités de la collaboration entre la FAO et le Gouvernement du Sénégal, ainsi que les résultats à atteindre à moyen terme pour soutenir les objectifs nationaux de développement en matière d’agriculture, de sécurité alimentaire et de nutrition, conformément aux orientations stratégiques définies par Son Excellence Macky Sall, le Chef de l’Etat et déclinées dans le Plan d’Actions 2019-2023 du PSE », a soutenu le ministre Amadou Hott.
D’après le ministre, cette relation de Coopération s’est beaucoup renforcée avec l’établissement d’un Bureau Régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest (SFW) et l’élaboration du Programme de Partenariat entre la FAO et le Gouvernement du Sénégal dont les accords ont été signés en janvier 2018.
Par ailleurs, il lance un appel pour le renforcement de son rôle de plaidoyer et de mobilisation de ressources auprès des partenaires afin que les activités planifiées dans le CPP soient mises en œuvre pour avoir des impacts sur le développement.
A rappeler que nombreux sont les défis, qui ont été réalisés grâce à une constante collaboration entre le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, les ministères sectoriels en charge de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de l’environnement, d’une part, et la FAO d’autre part.

Sénégal : 53 milliards Fcfa blanchis dans le secteur minier

iGFM – (Dakar) Le secteur de l’industrie extractive et minière en Afrique de l’Ouest est devenu un haut lieu de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Le phénomène n’épargne pas le Sénégal, qui est épinglé dans le rapport de typologie 2018 du Giaba présenté ce jeudi à Dakar, en marge de la Cinquième Session Annuelle d’information à l’intention des Ambassadeurs des Etats membres de la CEDEAO et des Partenaires au Développement. Au total, 53 milliards Fcfa ont été blanchis dans le secteur minier, selon ledit rapport, dont iGFM a reçu copie.
Le Sénégal plaque tournante du blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme liés au secteur de l’industrie extractive et minière. Le qualificatif ne serait pas de trop, si l’on se fie au rapport 2018 sur les typologies du Giaba. Ce rapport fait état d’un cas grave de blanchiment de capitaux dans le secteur de l’exploitation de l’or. En effet, explique-il, Mado
(Ndlr : nom d’emprunt) a eu recours à un bureau de change pour blanchir les produits tirés de la corruption dans le secteur minier. Courtier de change agréé, il a ouvert un compte bancaire auprès d’une des banques sénégalaises B1 et a donné une procuration à son fils Papo (Ndlr : nom d’emprunt) exerçant en qualité d’assistant au bureau de change.
En une seule année, le compte professionnel a été crédité d’importants paiements en espèces suivis d’achats de devises (en euros et dollars) pour un montant cumulé de 53 milliards de francs CFA.

Comment les blanchisseurs opèrent

Mado n’a pu fournir la preuve de la revente des devises suite aux achats effectués auprès des banques opérant dans le pays. Il a indiqué qu’il avait retourné les devises à une PPE (personnes politiquement exposées) dénommée Excellence, ce qui a été confirmé grâce au compte bancaire de Mado, révélant les flux financiers entrants par les dépôts de chèques émis par Excellence. La nature des relations paradoxales est basée sur le fait que rien ne semble lier Mado à l’Excellence, la PPE, à un niveau professionnel. L’écart entre le montant des fonds déposés par la PPE (personnes politiquement exposées) Excellence sur le compte de Mado et le niveau de ses revenus légitimes compte tenu de son statut dans le pays est très important.
Enfin, il apparaît que le permis d’exploitation octroyé à Mado en tant que courtier de change a été utilisé pour recycler des fonds pouvant provenir de la corruption, de la réception indue de commissions par une PPE opérant dans ce secteur particulièrement stratégique de l’État.
Selon le rapport, le secteur est lié aux flux financiers illicites résultant de la corruption, du trafic de stupéfiants, de la contrebande d’armes et d’autres méthodes illégales pour générer des fonds illicites. Le secteur a, par le passé, été identifié comme une source majeure de conflits et de troubles et cette tendance, bien que ralentie, persiste toujours le Giaba.
Même si cela n’a pas été suffisamment examiné dans le cadre de l’étude, certains rapports, y compris dans les médias, suggèrent que les groupes du crime organisé, les cellules terroristes et les groupes insurgés tirent partie du produit illicite des mines utilisées dans les zones de conflit.

Les arnaqueurs s’en mêlent

Le secteur est également utilisé à mauvais escient par les arnaqueurs pour escroquer, essentiellement les étrangers. Les minéraux précieux, en particulier l’or et les diamants, sont utilisés pour transférer la valeur, dans la mesure où ils sont aussi liquides et faciles à dissimuler et facilitent également le blanchiment de capitaux dans les opérations commerciales.
Au regard des vulnérabilités et défis susmentionnés, une série de recommandations ont été formulées en vue de relever les défis et gérer les risques sectoriels.
Selon la Giaba, les pays devraient prioriser la mise en oeuvre des normes du GAFI et l’adoption des bonnes pratiques y relatives, notamment : évaluer les risques de BC/FT dans le secteur de l’industrie extractive, c’est-à-dire par la recherche d’une meilleure compréhension des méthodes formelles et informelles d’exploitation minière, des types de minerais extraits ou commercialisés et de la cartographie des chaines logistiques et d’approvisionnement en minéraux ainsi que des acteurs de cette chaine.
Il faudra aussi appliquer les exigences de LBC/FT à une large gamme de marchands de métaux et pierres précieux ainsi que le requière la ligne directrice du GAFI sur l’approche basée sur le risque à l’intention des négociants de métaux et pierres précieux.
La Giaba recommande aussi de désigner des autorités nationales compétentes à l’effet de superviser les négociants de métaux et pierres précieux, sensibiliser les acteurs du secteur et contrôler le respect des exigences de LBC/FT.  Mais aussi, étendre les mesures relatives aux passeurs de fonds (R.32) aux pierres et métaux précieux ou mettre en place un autre mécanisme permettant de collecter des informations sur les mouvements transfrontaliers de métaux et de pierres précieux. Il est aussi demandé de  refléter les normes de LBC/FT pertinentes dans le Code minier communautaire de l’UEMOA, initier des réformes législatives spécifiques dans le secteur extractif et miner pour tenir compte des obligations de conformité en matière de LBC/FT et d’autres dispositions pertinentes entre autres.El Hadj Harouna FALL

 Procédures douanières:Des avancées notoires dans la dématérialisation des formalités avec le système ORBUS

https://www.dakaractu.com/Pour éviter aux exportateurs et importateurs les  tracasseries liées aux procédures douanières, la direction générale de la Douane en partenariat avec Gaïndé 2000 ont tenu ce mercredi 02 octobre, un atelier sur les avancées du projet de dématérialisation du système ORBUS, guichet unique de facilitation des formalités du commerce.
À l’en croire, « ce projet aura un rôle fondamental à jouer dans l’accompagnement des entreprises pour la conception de solutions technologiques permettant d’exporter les produits et autres services de nos PME à l’extérieur ». Poursuivant son propos, le patron des gabelous d’indiquer à ce titre que « le GIE Gaïndé 2000 a mis en place le système ORBUS, guichet unique de facilitation des formalités du commerce extérieur pour les importateurs qui se faisaient avant par présence physique, mais aujourd’hui avec l’aide du numérique, ces procédures se font avec des ordinateurs, téléphones portables etc… » Oumar Diallo de préciser qu’avec cette initiative, les déclarations de même que le paiement des droits de douane peuvent se faire sans besoin de faire le tour des postes.
Venu prendre part à cet atelier, Alla Dieng, directeur exécutif de l’Unacois/Yessal a salué la politique ambitieuse et pertinente menée par la douane sénégalaise. Selon lui, ce projet facilitera le travail des commerçants. Il exhorte ainsi ces derniers à « s’investir davantage dans la recherche et le développement pour découvrir de nouvelles solutions innovantes afin de mieux répondre aux besoins des consommateurs devenus de plus en plus exigeants ».

ZONE DE LIBRE-ECHANGE CONTINENTALE : Les Etats invités à porter leur attention sur les contraintes pesant sur l’offre

http://www.enqueteplus.com/nodeAu-delà de la ratification de la Zone de libre-échange continentale (Zlec), les Etats devront porter leur attention sur les contraintes pesant sur l’offre. C’est ce qu’a soutenu, hier, l’économiste de la Commission économique pour l’Afrique (Cea), Souleymane Abdallah, lors d’un atelier à Dakar.
Signé par 54 Etats membres de l’Union africaine (Ua), l’accord sur la Zone de libre-échange continentale (Zlec) est entré en vigueur le 30 mai dernier. Mais des défis restent encore à relever pour sa mise en œuvre effective projetée en juillet 2020. ‘’Au-delà de la ratification, nous devons porter notre attention sur les contraintes pesant sur l’offre, qui ont constitué d’importantes barrières non tarifaires au commerce intra-africain. L’absence d’investissement dans l’infrastructure et la logistique qui faciliteront l’accès aux marchés, en sont un élément clé. Cela nous amène à l’impératif de la mobilisation des ressources pour financer les investissements sur le continent’’, indique l’économiste de la Commission économique pour l’Afrique (Cea), Souleymane Abdallah. Il prenait part, hier,  à l’atelier de formulation de la stratégie nationale de mise en œuvre au Sénégal de l’accord instituant la Zlec.
En effet, M. Abdallah a souligné que l’Afrique a un déficit ‘’énorme et croissant’’ de financement, face aux besoins de développement du continent. Rien que dans le domaine des infrastructures, le déficit constitue, selon lui, un ‘’obstacle majeur’’ à l’amélioration des capacités de production. Il est estimé à environ 150 milliards de dollars par an dont l’Afrique mobilise seulement la moitié. ‘’A un niveau plus global, pour que l’Afrique puisse réaliser les Objectifs de développement durable (Odd) pour 2030, les besoins de financement supplémentaires se situent autour de 625 milliards de dollars par an. Tandis que les besoins de dépenses supplémentaires dans les pays à faible revenu et ceux à revenu intermédiaire s’élèvent à 1,2 milliard de dollars par an. Ce qui représente environ 11 % du produit intérieur brut (Pib) de ces pays. Ces défis, donc, nous demandent de tirer le meilleur de la Zlec’’, renchérit-il.
Pour l’économiste de la Cea, aujourd’hui, le grand défi est celui lié à la mise en œuvre de cet accord. Et il est extrêmement important que les Etats membres se préparent. ‘’Le commerce intra-africain est faible, comparé aux autres pays du monde. Il porte plus sur les produits à valeur ajoutée et manufacturiers. Et tout ce qui peut concourir à accroître ce commerce est plus porteur d’emplois, de création de richesses pour nos pays. Alors que notre commerce avec le reste du monde est uniquement basé sur les matières premières avec des prix que nous ne maitrisons pas’’, dit-il.
De ce fait, M. Abdallah a signalé qu’il suffit d’une ‘’mauvaise conjoncture’’ sur le marché pour que les Etats africains se trouvent en situation ‘’difficile’’, y compris sur le plan macroéconomique. Car la baisse du prix des matières premières affecte leurs finances publiques et leur capacité à faire face aux exigences d’investissement pour le développement. ‘’La Zlec est un chantier en construction. Après le dernier forum tenu à Dakar en juillet dernier, le Nigeria, qui était un des grands absents, a pu se joindre à la marche du continent. Il a signé l’accord de même que le Bénin. Nous sommes aujourd’hui à 54 pays qui ont signé cet accord et les ratifications sont déjà à moitié. Le seul pays sur le continent qui n’a pas encore signé est en train d’examiner les procédures pour se joindre à la marche’’, informe-t-il.
Choisi parmi les 10 pays pilotes pour la mise en œuvre de la Zlec, le Sénégal doit ainsi formuler une stratégie nationale. Et selon la ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (Pme), cette stratégie nationale vient à ‘’point nommé’’ avec le démarrage de la 2e phase du Plan Sénégal émergent (2019-2023).
‘’Le gouvernement ambitionne de renforcer l’attractivité économique à travers le développement et la consolidation de secteurs exportateurs à fort potentiel de création d’emplois et de richesses. Les conclusions de cette rencontre étant  donc vivement attendues,  j’exhorte  toutes les parties prenantes à s’approprier davantage ce processus afin de permettre au Sénégal de tirer pleinement profit de la Zone de libre-échange continentale’’, dit Assome Aminata Diatta.
D’après la ministre, la stratégie prendra en compte l’ensemble des préoccupations liées à la mise en œuvre de cet accord.  Il  s’agit, notamment,  de la  détermination de l’offre exportable des produits ainsi que la réduction des entraves à leur encontre, du renforcement de la compétitivité des entreprises locales. Mais aussi de la facilitation au commerce, de l’ajustement de l’économie du pays en vue de faire face aux moins-values de recettes découlant du désarmement tarifaire. Et, enfin, la prise en compte des dimensions genre, jeunesse et des questions environnementales qui représentent, selon la ministre du Commerce, des ‘’défis de taille’’ sur le continent africain.MARIAMA DIEME

Marche de l’eau : La bataille suprême aura lieu le 10 octobre

http://www.rewmi.com/La Sénégalaise des eaux (Sde), qui a saisi d’un référé la Cour suprême pour contester l’attribution provisoire du contrat d’affermage de l’hydraulique urbaine par l’Armp à la multinationale française Suez, sera bientôt édifiée. Selon les informations de Libération, la Chambre administrative de la haute juridiction se penchera sur le dossier jeudi 10 octobre prochain. En sus de ce référé suspensif, la Sde a introduit un autre recours, -qui sera vidée ultérieurement-, pour demander l’annulation de toute la procédure d’attribution. La Sde n’exclut pas la possibilité d’engager d’autres recours internationaux.

Sicap : Découvrez pourquoi Macky a limogé Ibrahima Sall…

XALIMANEWS : Le quotidien le Temoin, dans sa publication du jour, est revenu sur la décision du Président Sall, d’enlever Ibrahima Sall à la tête de la Direction Générale de la Sicap
Le journal note : nommé en novembre 2012 à la tête de la Sicap après un passage pas du tout réussi au ministère de l’Éducation, Ibrahima Sall a toujours réussi à rester à son poste. Son engagement politique à la tête de son minuscule mouvement Model aux côtés de Macky Sall et son ancrage religieux mouride à Darou Mousty lui avaient certainement permis de sauver sa peau. Seulement, l’homme peinait à afficher des résultats probants à la tête de l’une des plus grandes entreprises publiques du pays. Les chantiers de la Sicap Rue 10, de Grand Mbao et ceux annoncés du Lac Rose peinent, bien que lancés en grande pompe, à sortir de terre ou à être achevés et les nombreux souscripteurs à ces logements n’ont jamais pu disposer de leur toit. Malgré cette absence de résultats, Ibrahima Sall a réussi à trôner six ans à la tête de la Sicap. Une structure qui était parmi les plus dynamiques du secteur des Btp au Sénégal et qui, hélas, sous Ibrahima Sall, n’a cessé de végéter. N’est-ce pas Mme le directrice commerciale Méry ?

MOMAR NDAO REPOND A SES DETRACTEURS QUI DEMANDENT SON DEPART: «Je ne vois pas pourquoi je devrais quitter l’Ascosen»

https://www.jotaay.net/Lynché depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux par des Sénégalais qui l’accusent de ne défendre que ses propres intérêts, le président de l’Ascosen est clair par rapport à ces attaques. Ce sont juste des partis politiques, des mouvements politiques, le parti Pastef de Ousmane Sonko et les mouvements de Frapp/France dégage qui s’acharnent sur lui. Mais, malgré tout cela, il ne compte pas quitter la tête de l’Ascosen. Malgré ses différentes fonctions de président de l’Ascosen, membre du Conseil économique et social, conseiller du président de la République, Momar Ndao assure travailler avec ardeur pour la défense des intérêts des consommateurs.

Les Echos : Depuis quelques semaines, l’Ascosen est attaquée de toutes parts. Que répondez-vous à ces attaques ?

Momar Ndao : L’Ascosen est attaqué sur les réseaux sociaux par des partis politiques, des mouvements politiques, le parti Pastef de Ousmane Sonko et les mouvements de Frapp/France dégage, parce que tous ceux qui ont attaqué, qui ont organisé ces attaques sont membres de ces deux organisations. Donc c’est un combat politique qu’ils mènent, alors que nous, on ne fait pas de politique. Moi-même j’ai laissé tomber la politique, il y a 16 ans. Il ne faut pas qu’ils fassent un mélange de genres. Il est vrai que de par nos positions, on a eu à remettre en cause leurs arguments, notamment sur ‘’Senac dégage’’ et ‘’Auchan dégage’’, ce qui fait donc que les gens de Frapp nous en veulent. Les autres nous en veulent sur le pétrole parce que nous avons donné des arguments qui ont entrainé une baisse de la mobilisation, mais comme je vous l’ai dit, nous ne faisons pas de politique et il faut qu’ils comprennent que leur combat politique, ils n’ont qu’à le mener vis-à-vis des partis politiques.

L’Ascosen existe depuis plus de 25 ans, mais c’est deux personnes qu’on entend au-devant de la scène, le président Momar Ndao et son adjoint Momar Cissé. L’Ascosen s’arrête-t-elle juste à vous ?

Ah non. L’Ascosen ne s’arrête pas à Momar Ndao et Momar Cissé. Nous sommes dans toutes les régions du Sénégal et avons des représentants dans chaque département. Maintenant, le problème qui se pose, c’est que la communication dans le cadre d’une association de consommateurs doit être gérée de manière très sérieuse, parce que si vous dites quelque chose qui n’est pas exacte, les compagnies vont porter plainte contre vous; donc, il est extrêmement important que tout ce que nous disons soit exact. Si vous êtes dans une association de consommateurs et vous dites que tel produit n’est pas bon sans avoir les preuves de ce que vous avancez, les compagnies visées, vont vous attaquer devant les tribunaux et c’est la raison pour laquelle ce n’est pas n’importe qui qui parle au nom de l’Ascosen ; c’est uniquement cela qui fait qu’il n’y a pas beaucoup de voix qui s’expriment au nom de l’Ascosen.

Plus de 20 ans que vous êtes à la tête de l’Ascosen, est-ce que vous pouvez nous dire ce que l’association a eu à réaliser concrètement ? 

Le bilan de l’Ascosen, c’est quand même 30 ans de combats. Il y a la loi sur la baisse des prix du loyer, nous avons obtenu une amende de 14 milliards de Francs Cfa infligée à Orange, après avoir obtenu une autre amende de 3 milliards de F Cfa pour non-respect des droits du consommateur. Nous avons obtenu une amende de 4.869.000.000 F Cfa contre la Senelec pour non distribution de l’électricité. Aujourd’hui, nous avons obtenu une conscience consumériste présente. Si aujourd’hui vous voyez deux personnes en désaccord, ils vous disent on va vous emmener à l’Ascosen. Si vous avez des problèmes de loyer, vous allez à la police, ente à l’Ascosen. Si vous allez à la préfecture, pareil. C’est parce qu’aujourd’hui, les Sénégalais savent qu’en venant à l’Ascosen, leur dossier sera traité de manière objective et sera bien suivie. Donc, c’est plus que tout ce que vous pouvez imaginer comme bienfaits pour les consommateurs et puis il faut savoir que depuis 2012, nous n’avons obtenu que des baisses, jusqu’à la dernière modification due au fait que les prix du baril ont augmenté, c’est-à-dire l’augmentation du prix du carburant et récemment la taxe sur le ciment.

Momar Ndao est président de l’Ascosen, membre du Ceseconseiller du président…, comment vous parvenez à cumuler ses différentes fonctions ?

Pourquoi on singularise Momar Ndao. On a vu des enseignants ou autres fonctionnaires qui travaillent pour l’administration et qui, pourtant, sont responsables de partis politiques. Pourquoi, ils ne parlent pas d’incompatibilité dans ce cas. Vraiment, qu’ils arrêtent. Ceux qui parlent sont juste des politiciens.

Vous êtes souvent avec les autorités lors de certaines conférences et séminaires. Comment pouvez-vous défendre les consommateurs et être du côté de l’Etat ?

Ça fait 15 ans que je travaille au niveau de la présidence et ça n’a nullement diminué mon ardeur à défendre les consommateurs. La preuve, en 2008, alors que j’étais à la présidence de la République, j’ai été arrêté, électrocuté, suite à une marche qu’on avait organisée. Quel est le Sénégalais qui va le faire et qui est au niveau de la présidence de la République ? Pour vous dire que ça ne change absolument rien.

Et par rapport aux per diem qu’on vous accuse de recevoir à la fin de ces séminaires ? 

Vraiment, c’est de la rigolade ; moi je ne vis pas de per diem. Si l’organisation d’un séminaire prévoit des per diem, en général, c’est des per diem de 20.000, 30.000, 10.000, que moi-même j’aurai pu donner ; donc vraiment parler de per diem et parler de Momar Ndao, vraiment, c’est vraiment…. Je ne sais même pas quel mot je vais utiliser pour qualifier cela. Vraiment je ne suis pas motivé par des per diem. J’ai un métier, j’ai une entreprise qui me permet de gagner dignement ma vie, j’ai un salaire, donc je ne vois pas pourquoi je vais courir derrière les per diem.

Que répondez vous à ceux qui demandent le départ de Momar Ndao de la tête de l’Ascosen ? 

Je n’ai pas créé l’Ascosen. Ça a été créé par d’autres, j’y ai adhéré en tant que membre simple, membre de la commission de transport. J’ai bien travaillé jusqu’à ce qu’on m’élise président quand le président à l’époque a démissionné. Si les membres de l’Ascosen ont confiance en moi, pourquoi ils vont me changer ? Aujourd’hui, il y a d’autres associations de consommateurs et les présidents ont duré plus que moi à la tête. Il y en a qui sont là depuis 90, moi je n’ai été président qu’en 94, donc pourquoi ne pas poser ces questions-là à ces hommes-là ? C’est un mauvais procès, c’est une approche de politicien et moi j’ai laissé tomber la politique depuis 16 ans ; donc, vraiment, de grâce, qu’ils s’occupent de leurs problèmes politiques et qu’ils laissent les organisations de la société civile tranquilles.

Est-ce donc dire que Momar Ndao ne compte pas démissionner ?

Pourquoi je vais quitter. Je ne vois pas pourquoi je devrais quitter. J’i été élu président et les membres ont encore confiance en moi. Le jour où ils désireront me remplacer, je quitterai la présidence et non l’association, parce que c’est une question de conviction. Khadidjatou DIAKHATE

Volume, taux de fertilité et espérance de vie : le Sénégal 24ième pays en Afrique, 66ième sur le plan mondial selon le classement des populations africaines du FNUA

http://www.lactuacho.com/Selon le récent rapport du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) 2019, la population africaine est estimée à 1,3055 milliard d’habitants. Une population qui a pratiquement doublé en seulement 25 ans
L’institution, dans sa démarche d’observation de la population, a également procédé au classement des pays africains en tenant compte de trois critères à savoir le nombre d’habitants, la fertilité et l’espérance de vie
Le Nigéria, qui occupe la tête de ce classement africain, et la 7e place au plan mondial, avec 201 millions d’habitants, reste le pays le plus peuplé du continent, avec un taux de fertilité atteignant 5,3 et une espérance de vie se limitant à 55 ans.
Le Sénégal 66ième sur le plan mondial se classe 24ième au niveau africain. Il a une population estimée à plus de 16 millions 700 mille habitants,  avec une espérance de vie de 68 ans, un taux de fertilité de 4,6 par femme.
Pour une population et une année données, ce taux est le rapport entre le nombre de naissances vivantes durant cette année et le nombre de femmes en âge de procréer (15 à 49 ans) en milieu d’année.
L’Ethiopie (12e à l’échelle mondiale) occupe la 2e place du classement. Elle est suivie par l’Egypte (14e au plan mondial), la RDC (16e), La Tanzanie (23e), l’Afrique du Sud (25e), le Kenya (28e), l’Ouganda (29e ), l’Algérie (32e), et le Soudan qui referme le top 10 du classement (33e ).
Parmi les pays africains les moins peuplés de ce classement, on note le Cap-Vert (148e ), Sao Tomé (165e ) et les Seychelles (174e).
Cet état des lieux réalisé par l’institution onusienne, fait remarquer que la majorité de la population africaine est dominée par les jeunes mais dont l’espérance de vie évaluée à 60 ans, reste faible comparé aux autres régions du monde. Les raisons de cette courte espérance de vie d’après les investigations de l’institution, sont les suivantes : l’instabilité politique, la pauvreté, le non accès aux services de santé de qualité, la mauvaise qualité de la couverture de santé universelle.
Le rapport indique que le continent, contrairement aux autres régions du monde, a le plus fort taux de fertilité. Par exemple, l’Europe de l’Est et l’Asie centrale ont un taux de fertilité estimé à 2,0 alors qu’en l’Afrique de l’ouest et centrale, il se situe à 5,1.Avec Ecofin

Lutte contre le terrorisme : 299 milliards de F Cfa mobilisés

https://www.seneweb.com/Dakar réaffirme son leadership, à travers l’ouverture, ce matin à Diamniadio, d’une rencontre de haut niveau dirigée par le président Macky Sall. Elle est dédiée à la mobilisation de ressources par l’Uemoa. C’est 299 milliards de francs Cfa qui seront mobilisés par l’organisation sous-régionale. Le colonel Antoine Wardini, qui prend part à cette rencontre, se félicite de ce leadership de Dakar et rappel les fondamentaux dans la lutte contre le terrorisme.
«Il faut d’abord une bonne formation des forces de défense et de sécurité, mais également une bonne implication des populations, parce que le terroriste est dans la population. Il faut que tout le monde soit sensibilisé sur le mal, qu’il prenne ses responsabilités pour rendre compte, informer de tout ce qui est bizarre ou inhabituel», a soutenu M. Wardini. Selon lui, Dakar joue un premier rôle dans cette affaire.
«Chaque fois que les ministères ou les forces de défense sénégalaises ont été sollicitées dans le monde entier, on a répondu et je crois qu’on est bien apprécié. Par ailleurs, Dakar est en train de déployer des équipes au Mali et nous, également, dans ce sens-là, on conseille, on forme, on participe à des séminaires, mais également on donne notre contribution».

Rentrée des classes 2019-2020 : le ministre de l’Éducation, Mamadou Talla se dit satisfait

https://www.pressafrik.com/Le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Talla, se dit satisfait du démarrage effectif des cours dans les établissements scolaires qu’il a eu à visiter à Rufisque, ce jeudi matin, jour de la rentrée scolaire 2019-2020.
« Nous venons de constater, en tout cas, ici à Rufisque que nous avons visité des écoles publiques, privées et collèges, nous avons trouvé des parents, des élèves, des enseignants. Se féliciter de tout ce qu’on avait lancé jusque-là se réalise sur le terrain », se réjouit Mamadou Talla.
Le ministre de poursuivre : « Avant-hier, nous avons eu plus de 78% de présence au niveau national en terme de moyenne pour les administratives, les enseignants et aujourd’hui ce que nous avons vu, c’est un démarrage effectif, ici à Rufisque. Et, certainement à la mi-journée, nous aurons une idée globale de comment ça c’est passer au niveau nationale ».
« Ce qui nous rassure, informe-t-il, c’est le fait qu’on voit que tous les acteurs sont présents. Je souhaite qu’au niveau national que ce qu’on disait toujours :  « Oubi tay, Diangu Tay », puisse être une réalité parce qu’on le réussit dans les écoles privées, on le réussit là il pleut beaucoup plus que chez nous. Donc, c’est un défi à nous tous acteurs ».
Le constat est tout autre à Ziguinchor. Ici, rapport Sud Fm, la situation des élèves laisse à désirer, ce qui agace le concept  « Oubi Tay, Diangu Tay » et qui a poussé les élèves à transformer le concept en « Oubi tay, Diangu après »

ECOLES INONDÉES, DÉFICIT TABLES BANCS ET D’ENSEIGNANTS : LES MAUX D’UNE RENTREE

http://www.sudonline.sn/106 écoles et établissements scolaires à Dakar sous les eaux, un déficit de 325,973 tables-bancs, un programme de zéro abris provisoires qui bat de l’aile, 1296 heures d’enseignements/apprentissages, 95.048 enseignants pour 3.240.213 élèves dans 14.920 écoles et établissements
A Saint-Louis, la vétusté des bâtiments des écoles est devenue inquiétante. 39 écoles envahies par les eaux à Kaolack. La circonscription de Bambey enregistre un déficit de 100 enseignants. La région de Matam est, pour sa part, confrontée au déficit en tables-bancs. L’école publique sénégalaise va ouvrir ses portes sous ce tableau sombre. C’est devenu d’ailleurs une routine à chaque rentrée scolaire : écoles inondées ou occupées par des sinistrés, déficits de tables bancs et d’enseignants. Les problèmes structurels du système persistent et demeurent. Résultats de courses : les mauvais résultats des examens du Bac (37%), Bfem (51,71%) et Cfee (57,30%) en 2019.  S’y ajoutent le taux d’abandon de 10,61%, un taux de redoublement de 3,68%, en attendant encore un éventuel bras de fer entre Etat et syndicats d’enseignants. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.
Chaque rentrée, les mêmes problèmes. C’est à se demander d’ailleurs si l’éducation, sujet de fond, est abordée avec sérieux par les acteurs, notamment l’Etat qui garantit ce droit. L’école ouvre ses portes aujourd’hui, 03 octobre, pour les élèves, conformément au  décret 2019- 1363 relatif aux trimestres et à la durée des congés et vacances dans les établissements scolaires.  C’est parti pour 1296 heures d’enseignements/apprentissages contre 1331 heures de l’année dernière, soit un gap de 35 heures. Cette année encore comme toutes les autres, l’école publique sénégalaise fera face aux mêmes difficultés pour les mêmes causes. L’absence de solution durable est quasi-inexistante.
Dans les cas d’espèce, le pilotage et la gouvernance du secteur devra être posé sur la table, pour venir à bout des questions quasi-endémiques : écoles inondées ou occupées par les sinistrés, le déficit en tables bancs. 106 écoles et établissements scolaires à Dakar sous les eaux et 39 écoles à Kaolack. Un déficit de 325.973 tables bancs est noté au niveau national. Ce manque découlerait des nombreuses initiatives de constructions de salles de classe menées par les parents d’élèves, les partenaires techniques et financiers, les collectivités territoriales. 1.111 salles de classe construites par des partenaires, sont actuellement en attente d’équipements.
Le problème persiste dans la région de Matam. Pour une question d’accès, il n’est pas question seulement de construire des infrastructures physiques pour faire face à la demande croissante, mais aussi de les équiper et y affecter des enseignants bien formés et en nombre suffisant. Dans ce même sillage, le programme zéro abri provisoire pour un montant de 125 milliards FCfa est à un niveau d’exécution très faible. Selon notre source, le taux d’exécution est de 26% depuis son lancement. En attendant, les régions pluvieuses devront encore patienter la fin de l’hivernage pour espérer mettre sur pied des abris provisoires et rendre effectif les cours. A Bambey, l’inspection enregistre un déficit de 100 enseignants.
A Saint-Louis, l’érosion côtière et autres facteurs n’épargnent pas les écoles et établissements. Les fers rongés entrainent un état de délabrement avancé des bâtiments scolaires. Les autorités envisagent même de redéployer les élèves au regard du danger qui peut guetter les potaches.  C’est dire que beaucoup de difficultés risquent encore d’entraver une atteinte du quantum horaire fixé.
Cette situation pose la problématique de la crédibilité de nos institutions scolaires. Ces problèmes cumulés font que l’école publique n’offre plus une éducation de qualité. Les parents d’élèves font recours de plus en plus à l’offre privée. Cette menace constante de l’école publique en faveur du privé, favorise l’approfondissement du processus de marchandisation de l’éducation. La gouvernance actuelle du secteur éducatif ne semble pas trouver le chemin pour adresser des réponses aux problématiques qui se posent à lui.  Ces agrégats combinés aux éventuelles grèves des enseignants, on peut dire sans risque de se tromper que l’école s’inscrira dans un contexte de difficultés à réaliser le quantum.
Quoi qu’en dise les autorités en charge de l’éducation, les résultats ne sont pas à la hauteur des ressources injectées. Les mauvais résultats des examens s’enchainent  : Bac (37%), Bfem (51, 71%) et Cfee (57,30%) en 2019.  Les mêmes causes produisent les mêmes effets. On note des contreperformances entre les cycles qui sont la résultante des mauvais résultats des évaluations nationales. L’école sénégalaise enregistre un taux d’abandon de 10,61% au plan national, tandis que le taux de redoublement, était de 3,68%. Sans oublier la formation loin des normes requises des élèves-maitres. Ces derniers  ne font plus les 9 mois exigés de formation dans les Centres régionaux de formation du personnel enseignant.

GREVES EN PERSPECTIVE

Au regard des signaux envoyés par les syndicats d’enseignants, notamment sur d’éventuelles perturbations au cas où les points inscrits dans le protocole d’accords du 30 avril 2018 ne soient pas matérialisés, l’école va encore s’enliser dans une crise profonde. Un bras de fer entre Etat et syndicats d’enseignants est inévitable, risquant de plomber 1296 heures de quantum horaire pour les  95 048 enseignants et au grand dam des 3.240.213 élèves. Les potaches reprennent le chemin de l’école aujourd’hui, jeudi 3 octobre. Dans le préscolaire, les élèves sont au nombre de 246 677. C’est au niveau de l’élémentaire qu’il est attendu 2.142.227 élèves. Le moyen secondaire enregistre 851 309 potaches.  Ils seront accueillis dans 14 920 écoles et établissements que compte le système éducatif, dont 3455 du préscolaire, 10.102 au niveau de l’élémentaire, 1055 collèges et enfin 308 lycées. La stratégie de  maximisation du temps d’apprentissage scolaire connaît déjà des signes de faiblesses.
En effet, le Syndicat des enseignants libres du Sénégal (Sels) n’exclut pas d’aller en mouvement dans les prochains jours, tout en annonçant le dépôt d’un préavis de grève. Malgré leur absence sur la table de négociations, les syndicats non représentatifs réunis autour du G20, annoncent les couleurs en décidant de boycotter la rentrée des classes des élèves pour dénoncer le faible niveau d’application des points du protocole d’accord.

Rentrée des classes : Le concept «ubi tey, jàng tey» mis à très rude épreuve par…

http://actunet.net/ « Les élèves retrouvent le chemin du l’école ce jeudi 03 octobre. Dans certains établissements scolaires, à l’instar des Cem et des Lycées, les inscriptions ont déjà commencé et les derniers réglages pour un bon démarrage des cours sont en train d’être élaborés. Dans d’autres écoles, les Académies souffriront de leurs incapacités à prendre toutes les dispositions nécessaires pour un démarrage effectif des cours. Une rentrée entachée de difficultés liées, entre autres manquements, à un manque d’enseignants au niveau de l’élémentaire, aux conditions de fonctionnalité de certaines écoles ayant subi de plein fouet les effets des pluies et risquent d’accuser un retard dans l’ouverture de classes qui risque de se dérouler dans des conditions difficiles. Dès lors, le concept Ubi Tey, Jàng Tey sera mis à rude épreuve », lit-on dans Le Témoin.
Le journal d’écrire : « Le concept Ubi Tey, Jàng Tey pourrait même se réduire à sa plus simple expression comme celui tant galvaudé d’un Sénégal Émergent. Un slogan, rien qu’un slogan, comme nous y a habitués le régime en place depuis sept ans. D’ailleurs, cette idée qui voudrait que les apprenants se mettent immédiatement au travail le jour de l’ouverture des classes n’a jamais été appliquée. C’est même utopique de la voir se réaliser un jour sur toute l’étendue du territoire national. Déjà, les syndicats du G20 annoncent le boycott de la rentrée des classes prévue aujourd’hui à cause de la non-effectivité de l’application des accords du… 17 février 2014. Une parole gouvernementale donnée qui n’est jamais tenue. Ces enseignants ne veulent pas non plus du ministre Cheikh Kanté devant assurer le monitoring des négociations ».
Et de conclure : « D’autres problèmes émergent avec des écoles inondées, l’absence de matériels didactiques en plus de l’état de délabrement de certains établissements comme à Saint-Louis où il est sérieusement question de ventiler les potaches de certaines écoles menaçant ruines. Des maux qui sont bien sénégalais et que l’on peine à soigner depuis des décennies. Pour le Ubi Tey, Jàng Tey, donc, il faudra repasser. Pour cause, l’État a d’autres priorités que notre École. Un sort de délaissement et d’abandon que le monde scolaire partage avec le secteur de la santé, plus malade que les patients que reçoivent nos structures sanitaires. Ainsi va le Sénégal. Pas de doute, l’émergence est à portée de main ».

Dépôt d’un préavis : Le Sudes/Esr prépare l’affrontement

https://www.seneweb.com/La section Enseignement supérieur et recherche du Syndicat unitaire de démocratique des enseignants du Sénégal (Sudes/Esr) a déjà déposé un préavis de grève, le 1er octobre 2019. Ce préavis couvre toutes les universités publiques du pays, d’après un communiqué signé par le secrétaire général, Dr Oumar Dia.
Le syndicat reproche au gouvernement de n’avoir pas ouvert des négociations avec le syndicat, malgré une plateforme déposée depuis le 9 mai 2019. Mais aussi, ‘’compte tenu du fait que les recteurs des universités continuent à exhiber une attitude cavalière envers les droits des enseignants-chercheurs (refus d’application de décision de la Cour suprême, non-paiement des sommes dues, sabotage de la polyclinique de l’Ucad, etc.’’.
Les Sudes/Esr reproche aussi à Cheikh Oumar Hann d’avoir pris la décision d’orienter tous les bacheliers dans les universités publiques, sans concertation au préalable.

«La Nomination De Cheikh KANTE Est Une Grosse Farce Pour Divertir Les Enseignants», Selon Le G20

http://www.walf-groupe.com/Parce que le poste de Premier ministre n’existe plus dans l’architecture gouvernementale, Cheikh Kanté est désormais choisi par le chef de l’Etat, Macky Sall, pour piloter les négociations avec les enseignants. Un choix qui ne trouve pas l’assentiment des syndicalistes du secteur considéré, lesquels sont regroupés au sein de la nouvelle coalition syndicale : le G20.
Le Premier ministre était un élément clé dans les négociations entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants. C’est lui qui pilotait le monitoring, pour faire le point sur les exécutions des points contenus dans le protocole d’accords. Mais depuis qu’il n’est plus dans le dispositif institutionnel, après la formation du nouveau gouvernement de Macky Sall après son élection en février dernier, le président de la République a jeté son dévolu sur Cheikh Kanté, pour diriger le monitoring. Un choix que ne partagent pas les 26 syndicats regroupés dans le G20.  Le porte-parole de cette coalition de syndicat estime que le choix porté sur le ministre en charge du suivi du Programme Sénégal émergent (Pse) est une autre diversion de l’Etat envers des enseignants. «La nomination de Cheikh Kanté est une grosse farce pour divertir les enseignants. Il n’a pas l’étoffe pour faire le point sur les désaccords. C’est encore une stratégie pour endormir les enseignants», fulmine Mbaye Sarr.
Et de poursuivre «Si les applications ne sont pas respectées c’est parce qu’il y a une volonté manifeste de l’Etat de ne pas respecter ses engagements. Le Premier ministre était un élément clé dans le monitoring mais l’Etat a torpillé les accords», fulmine Mbaye Sarr dont la coalition appelle au boycott de l’ouverture des classes prévue ce  3 octobre 2019, dans tous les établissements du Sénégal. «Le G20 entend œuvrer sans relâche pour pousser les autorités à apporter des réponses aux difficultés qui gangrènent notre système éducatif. C’est dans ce cadre que nous appelons tous les enseignants à boycotter les classes le jour de la rentrée du 3 octobre 2019. Cela en guise de contestations contre l’amateurisme du gouvernement qui n’a pas su créer les conditions d’un environnement propice au démarrage des enseignements apprentissages mais aussi contre l’immobilisme noté quant à l’application des points du protocole du 17 février 2014», dira encore le porte-parole du G20.
Le G20 regroupe 26 syndicats d’enseignants, avec notamment : le Sudes, le Sneel, Sneel/FC, l’Ois, Cusems/A, Uden/Rle Sidels, le Codes, entre autres.Mamadou GACKO

 Après Macky-Wade, Le Scénario Macky-Idy Se Dessine… Le pont Macky – Idy loin d’être rompu

https://www.xibaaru.sn/Le Président de la République, Macky Sall déroule son plan. Après ses retrouvailles avec son prédécesseur Me Abdoulaye Wade, le voilà déjà sur un autre front. Un front qu’il n’avait jamais lâché du reste. Tous les Sénégalais s‘interrogeaient sur le silence du Président du parti Rewmi, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, depuis la dernière élection présidentielle. Non seulement, Idrissa Seck, sans pour autant le dire ouvertement, avait donné sa bénédiction au dialogue national auquel son parti prend part, mais s’était abstenu de se prononcer sur certains sujets brûlants de l’actualité nationale, comme les contrats sur le pétrole et le gaz.
Un silence qui avait poussé le maire de Sacré-Cœur – Mermoz, Barthélémy Dias à l’interpeller. Barthélémy Dias soupçonnait des négociations secrètes entre le Président de la République Macky Sall et le patron de Rewmi Idrissa Seck. Les faits ne lui donnent pas tort. Non seulement, Idrissa Seck s’emmure toujours dans son silence, mais tout se passe comme s’il cautionne toutes les démarches entreprises en ce moment par le Chef de l’Etat, Macky Sall.
Certains avaient même prédit que le statut du Chef de parti de l’opposition actuellement au menu de discussions au dialogue national lui était taillé sur mesure. Il est vrai que les retrouvailles entre le Président de la République, Macky Sall et Me Abdoulaye Wade peuvent changer cette donne. Mais Idrissa Seck reste cet acteur incontournable du dialogue politique national. Le Président de la République, Macky Sall est obligé d’en tenir compte. Ce n’est pas pour rien qu’Idrissa Seck était deuxième au sortir des résultats de la dernière élection présidentielle. Il garde toujours une aura auprès d’une partie de la population. Tout ce qui reste, c’est quel sera le rôle qui va lui être dévolu ?

Oumar Sarr: «Je Ne Saurais Déférer À Une Commission Qui Est Illégale, Du Point De Vue Des Textes Du Pds»

https://www.xibaaru.sn/Le combat entre Me Abdoulaye Wade et Oumar Sarr l’un des libéraux frondeurs est loin de connaitre son épilogue. Ce dernier viré récemment au sein du Front de résistance nationale, a déclaré à qui veut l’entendre qu’il ne saurait déférer à une «Commission qui est illégale, du point de vue des textes du Pds».
Interrogé par nos confrères du journal SourceA, l’ancien secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds) de renchérir : «Je ne suis pas convoqué mais j’attends, en même temps, de lire les raisons de mon exclusion».

Me El Amadou Sall sur la rencontre Macky-Wade : «Si le Pds sort de son isolement, a veut dire que nous avons eu raison et sur Abdoulaye Wade et sur Karim Wade».

XALIMANES : Sud quotiden dans s publication du jour, rapporte que la rencontre entre l’ancien président, Me Abdoulaye Wade, et l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, ne constituerait aucunement un coup de massue contre les frondeurs au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds), regroupés autour de l’Alliance “Suxali Sopi“.
La robe-noire politique, Me Amadou Sall, se porte à faux contre toutes les analyses qui font état d’un quelconque affaiblissement de la bande à Oumar Sarr et autres «frondeurs», suite aux retrouvailles entre le Me Wade et Macky Sall. Tout en rappelant le contentieux qui les oppose au camp de Karim Wade, Me Sall estime plutôt que c’est leur mouvement qui a eu raison aujourd’hui sur les “Wade“, s’ils optent pour sortir de «l’isolement» afin de participer au dialogue politique.
On n’en finit toujours pas d’épiloguer sur les retrouvailles entre l’ancien chef de l’Etat, Me Abdoulaye Wade, et son successeur à la tête du pays, Macky Sall. Cette fois, c’est l’un des «frondeurs» au sein du Parti démocratique sénégalais (Pds), Me El Hadj Amadou Sall, qui sort de sa réserve pour s’inscrire en faux contre les nombreuses analyses faisant état d’un coup dur que représenterait cette rencontre entre les deux présidents (ancien et actuel) pour la bande à Oumar Sarr.
Joint par la rédaction hier, mercredi 2 octobre, la robe noire politique dit ne pas comprendre ces dites analyses faites par des journalistes. Il se demande même «en quoi la rencontre entre Macky Sall et Me Abdoulaye Wade constitue un avantage ou un inconvénient ? En quoi cela nous ferait mal ? En quoi ça nous porte préjudice ?».
Pour balayer d’un revers de main ces lectures politiques, Me Sall fait un rappel du contentieux qui oppose les membres de l’alliance “Suxali Sopi“ au camp du fils de Wade. Il précise que la première concerne le fait que Karim Wade dit vouloir une révision de son procès par la bataille et non une amnistie. Le comble, à son avis, lui qui veut une confrontation avec le régime n’a pas daigné revenir pour mener cette bagarre. Le deuxième point, selon lui, serait le fait que Karim Wade ait menti et les a fait mentir devant les Sénégalais sur sa venue pour combattre le régime, si toutefois sa candidature ne passait pas.
Comme troisième différend entre eux et le camp de Karim Wade, Me Sall informe que déjà en 2019, des gens proposaient la candidature de Karim Wade pour 2024, comme ce fut le cas en 2015 lorsqu’il a été nommé candidat du Pds pour 2019. Ce que son camp et lui ne comprenaient pas d’autant plus qu’il n’était pas venu se battre à leurs côtés pour la présidentielle dernière. Pour tous ces faits, «nous ne sommes pas d’accord et nous avons démissionné non pas du Pds, mais des instances de direction parce que nous avons estimé que cette instance-là, l’acte de réaménagement viole les statuts du parti», précise-t-il.
Ainsi donc, s’interroge-til, «sur ce qui nous oppose là, en quoi la rencontre entre Macky Sall et Abdoulaye Wade constitue-t-il un avantage ou un inconvénient ?» Au contraire, l’allié d’Oumar Sarr et compagnie dans cette fronde interne au Pds semble crier victoire concernant cette nouvelle donne. S’expliquant, Me El Hadj Amadou Sall de rappeler que, depuis le départ, «nous avons dit qu’il faut que le Pds dialogue pour que, ce qu’on n’a pas obtenu par la guerre, qu’on l’obtienne par la négociation. Karim dit qu’il ne dialogue pas, il mène un combat».
Maintenant que Me Wade et son fils ont décidé de prendre part au dialogue politique, Me Sall pense plutôt que l’histoire leur a donné raison. Il soutient que, «si le Pds sort de son isolement, ça veut dire que nous avons eu raison et sur Abdoulaye Wade et sur Karim Wade». Parce que pour lui, le refus du Pds de prendre part aux discussions qui ont abouti à des décisions majeures sur certaines revendications de l’opposition, comme l’élection des maires au suffrage universel direct, ou la révision du fichier électoral ne fait que l’isoler. Donc, il reste persuadé que “Suxali Sopi“ ne peut pas avoir raison et être affaibli. «Il faudrait plutôt nous féliciter et non dire qu’on a perdu quelque chose», se glorifie-t-il.
A ceux qui pensent que le camp de Karim Wade pourrait bénéficier du soutien du régime pour avoir accepté de prendre part au dialogue, Me Amadou Sall demande si est-ce que Idrissa Seck, Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko et autres bénéficient du soutien du régime, alors qu’ils participent bel et bien au dialogue ? «Pourquoi eux, ils ne bénéficient pas du soutien du régime et que Karim en bénéficie ?», rétorque-t-il.

Doudou Wade : «Une opposition est d’abord parlementaire» (vidéo)

https://senego.com/Le statut du chef de l’opposition continue d’alimenter l’actualité. L’ancien président du groupe parlementaire libéral, Doudou Wade, pense que cela doit revenir au Parti démocratique sénégalais (Pds).

Constitution de 2001

« L’article 58 de la Constitution de 2001 dit que les partis qui s’opposent à la politique du gouvernement, ont le droit de s’opposer. La Constitution garantit à l’opposition un statut, des devoirs ainsi que son chef », a expliqué Doudou Wade sur les plateaux de 7TV. Mais souligne-t-il, la phrase suivant, « l’opposition parlementaire est celle représentée à l’assemblée par ses députés », a été enlevée des textes en 2016.

Cache-cache

Donc, rappelle l’ancien président du groupe parlementaire libéral, « dans la Constitution de 2001, il était clair qu’une opposition est d’abord parlementaire ».
Et pour lui, les rédacteurs de la Constitution votée lors du Référendum de 2016 ont enlevé cette phrase « pour jouer à cache-cache avec les Sénégalais, ce qui explique cette difficulté de désigner le chef de l’opposition ».

Le danger

Doudou Wade estime qu’il existe un danger dans ce cas précis. « Il peut y avoir un danger, si le chef de l’opposition n’est pas issu du parti de l’opposition qui a le plus de députés à l’Assemblée nationale », avoue-t-il. A titre d’exemple, il explique : « Avec ce système, si une personne inconnue des Sénégalais parvient à se placer deuxième lors de la Présidentielle, c’est lui qui va endosser le statut du chef de l’opposition. Cela va être compliqué. »

La solution

Pour sortir de cette impasse, Doudou Wade explique qu’il faudra d’abord « déterminer par une loi, ce qu’est le statut de l’opposition. » Une fois cette étape dépassée, ce sera le moment alors de « déterminer qui sera son chef », clarifie le responsable libéral.

Khalifa Sall chez Iran Ndao : «Je suis venu en cachette…»

XALIMANEWS: Khalifa Ababacar Sall a fait une surprise à l’homme qui l’a toujours défendu lors de sa détention: Iran. Une visite surprise que le prêcheur a aimée. Les deux hommes, partageant le même guide religieux: Serigne Bababar Sy, ont dîné ensemble et un portait de leur guide est le cadeau que Khalifa a offert au prêcheur Iran Ndao.
Iran tout content de voir l’ex édile de la ville de Dakar, cette photo présentée par la rédaction de Xalima vous le démontra…

Grace, Amnistie, Réhabilitation… : Karim, Khalifa Et L’impossible Sortie De L’auberge

http://www.walf-groupe.com/Bien que graciés, il reste encore à Khalifa Sall et Karim Wade beaucoup d’obstacles à franchir. Des atouts de taille pour le parti présidentiel qui en profitera pour préparer son candidat.
En politique, Wade passe pour un grand tacticien. L’un des meilleurs de sa génération, se hasarderont à dire certains observateurs de la scène politique post indépendance. De l’entourloupe d’une formation «contributionniste» –collabo, selon les mauvaises langues- avec laquelle il convainquit Senghor d’ouvrir les vannes de la démocratie à la théorisation d’un gouvernement de majorité présidentielle élargie en passant par les coups de canif  portés au tissu électoral ayant préparé la chute de Diouf, il a démontré que, s’il y avait un Nobel de politique, il irait bien à son crâne dégarni comme un chéchia sur la tête du nonagénaire qu’il est. On l’aime ou le déteste, il faut lui reconnaitre les qualités d’orfèvre politique. Et ce n’est pas pour rien que, à près de 100 ans, le «vieillard» comme il aime se faire appeler, lui-même, tient le thermomètre politique. Pour paraphraser l’autre, quand il a froid, le pays grelotte. Et quand il étouffe de chaleur, c’est tout Ndoumbélane qui transpire. Le rythme fou qu’il s’impose, notamment dans la bataille politique, ne laisse aucune chance à ses jeunes partisans et adversaires de le rattraper. Ils ne sont plus nombreux à être dans son sillage. S’y ajoute un don inné d’imprévisibilité qui déroute et étonne. Feu Dansokho, qui aurait pu être son biographe attitré dans une autre vie, disait de lui que, quand il clignote à droite, c’est pour tourner à gauche. Sauf que, s’il ne peut prétendre l’égaler, Macky peut revendiquer de lui arriver à la cheville. Le timide ministre puis Premier ministre est, à force d’expériences heureuses, de mésaventures et de leçons apprises à l’ombre du «Vieux», passé redoutable manœuvrier politique. Il n’abat jamais toutes ses cartes ni ne met jamais tous ses œufs dans un même panier. En un mot, Wade est grand mais Macky n’est pas petit. La preuve par les dernières actualités. En public, l’actuel Président la joue fils docile voire aux petits soins. Face caméras, il fait le premier pas, saisit la main de Wade, la soulève avant de se laisser volontiers souffler quelques «trucs» à l’oreille par Maître avec, en arrière-plan, le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké. L’image fait le tour de la planète. Le meilleur cabinet de com’ n’aurait pas réussi pareille prouesse. Macky surfe sur la vague. Et pousse même la politesse jusqu’à proposer au «Vieux» de faire un petit bout de chemin avec lui, en mode covoiturage, avant de le «déposer» chez lui. Il faut être naïf pour croire, un seul instant, que tout cela est spontané. Dans le Protocole d’Etat, il n’y a pas de place au hasard. Tout est orchestré au détail près.

Saut d’obstacles

Et tout cela, c’était pour la photo. Dans sa tête, le président de la République avait peaufiné sa stratégie. Comme tout est question de contexte et d’opportunité, Macky sort de ses tiroirs un décret de grâce en faveur de Khalifa Sall, dactylographié et qui devait être publié dans l’euphorie de la finale de la Can, contre l’Algérie. Mais que, selon ses «volonté» et «désir», il avait retiré du circuit. L’inauguration de la mosquée Massalikoul Jinaan avec, dans la foulée, la poignée de mains avec Wade, lui offre une nouvelle situation favorable. Il feuillette le parapheur et dépoussière son décret de remise de peines, mettant Khalifa «dans la même situation que Karim», selon le professeur de droit et de procédure pénale, Ndiack Fall. Certes, les deux ont remporté une bataille. Mais, pas totalement la guerre. La prochaine manche pour les deux anciens pensionnaires de Rebeuss, c’est celle de l’amnistie qui est la seule à pouvoir effacer les faits et toutes les procédures subséquentes. Il se dit que Karim exige plus. Il veut que, dans le cadre d’une révision de procès, ses mêmes juges à la Crei se «déculottent» en déclarant s’être trompés et en le lavant blanc comme neige. Tout un programme !
Quant à Khalifa, ses ouailles annoncent déjà ses ambitions nationales et revendiquent sa réhabilitation dans toutes ses positions antérieures. Dans notre édition d’hier, Aminata Diallo ne s’y est pas trompée. Pour la cheffe de cabinet de l’ex-maire de Dakar, beaucoup de défis et de challenges restent à relever. Parce que, selon elle, il faut que Khalifa soit rétabli dans ses droits civiques et politiques.
Pour y parvenir, leur faudra aux deux «K» du temps et de l’énergie. Autant dire que, en les mettant au niveau de simples graciés, Macky les met plus à l’épreuve qu’autre chose. Une épreuve dans laquelle ils vont mettre forces, fortune, moyens et réseaux. Au même moment, le parti présidentiel aura tous temps et loisirs de préparer son candidat à la Présidentielle de 2024. Mettant ainsi en pratique la maxime qui veut que, il ne suffit pas de courir ; il faut partir à point brahima ANNE

Présidentielle 2024 :M imi S’échauffe

http://www.walf-groupe.com/En se laissant « croquer » par le journal Jeune Afrique, Aminata Touré se met déjà dans la peau d’une candidate à la présidentielle de 2024. Mieux, elle cherche maintenant à polir son image et se faire mieux voir à l’international.
Macky Sall, président de la République et chef de file de l’Alliance pour la République (Apr) n’est pas, a priori, candidat à sa propre succession. Paradoxalement, il a sommé les responsables de son parti de taire leurs ambitions présidentielles. Toutefois, Aminata Touré, son ancien ministre de la Justice et ancien Premier ministre, ne fait pas mystère de ses ambitions d’être candidate de l’Apr et de lui succéder à la tête du Sénégal. Déjà dans les habits d’une candidate à l’élection présidentielle de 2024, elle cherche aujourd’hui à polir et à mieux forger son image de présidentiable aux yeux de la communauté internationale. En effet, en acceptant de se faire croquer par le journal panafricain Jeune Afrique, Aminata Touré se cherche une stature internationale. Beaucoup, pour ne pas dire tous les chefs d’Etat du continent utilisent très souvent cet influent canard basé en France pour mieux «vendre» leur image et se faire mieux voir à l’international. Tout récemment, elle a tenu la draguée haute à l’ancien président français Nicolas Sarkozy, lors de l’ouverture de l’Université d’Été de la Confédération générale des entreprises marocaines
Invité d’honneur de l’événement, Sarkozy a mis à l’indexe la fécondité élevé des femmes africaines qui, selon lui, impacterait négativement l’environnement car la planète-terre dit-il, est déjà sur-occupée. «Il n’y a aucune preuve scientifique d’une relation entre la fertilité des femmes africaines et le réchauffement planétaire à effet de serre. Il faut arrêter de pointer un doigt accusateur sur les femmes africaines », avait-elle rétorqué à Sarkozy.
Mais, avant de penser à la communauté internationale, la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) doit avoir d’abord pensé à l’électorat national. Elle doit aussi penser à une assise nationale solide. Et c’est loin d’être le cas. Aujourd’hui, elle n’a pas de base politique connue. Elle est ballotée entre Grand-Yoff et Kaolack. En effet, laminée par Khalifa Sall lors des élections locales de 2014, le Président Macky Sall l’avait envoyée dans son Kaolack natal afin qu’elle se fasse une nouvelle fraîcheur politique. Mais elle avait été aussitôt déclarée persona non grata par les apéristes du Saloum. De manière consciente ou pas, Aminata Touré chercherait à rattraper le retard accusé sur son rival et camarade de parti, Amadou Bâ. Devenu ministre des Affaires étrangères, le délégué de l’Apr à Dakar, lors de la dernière élection présidentielle, a eu une longueur d’avance sur elle. Car avec sa stature de chef de la diplomatie sénégalaise toutes les portes des Palais et des chancelleries internationales lui sont ouverts grandement. Il a de facto une tribune internationale, ce qui n’est pas le cas pour elle. On prête à Amadou Bâ l’ambition d’être candidat de l’Apr à la prochaine élection présidentielle. Vrai ou faux ? Ses partisans considèrent que sa migration au ministère des Affaires étrangères est une bonne chose pour lui, un tremplin vers l’avenue Léopold Sédar Senghor. «Les populations des Parcelles assainies sont satisfaites de la nomination de Amadou Bâ au poste de ministre des Affaires étrangères. Nous remercions le Président Macky Sall d’avoir fait confiance au délégué régional de Dakar, de lui avoir confié la chancellerie du Sénégal pour redorer le blason et rehausser l’image du Sénégal à travers le monde. Il a redressé l’économie du Sénégal et au plan politique, il a reconquis Dakar. Il reste maintenant la mission de reconquête de la diaspora. C’est juste une suite logique de la mission qui lui a été confiée», avait affirmé Khadim Gadiaga conseiller municipal dans la commune des Parcelles assainies et bras droit dans ladite commune du désormais ex-ministre des Finances.Charles Gaïky DIENE

Birahime Seck :«La grâce de Khalifa Sall n’a pas encore livré tous ses secrets»

IGFM – Coordonnateur général du Forum civil, section sénégalaise de Transparency international, Birahime Seck commente dans cet entretien via email, l’actualité nationale. Les retrouvailles entre Abdoulaye Wade et Macky Sall, la libération de Khalifa Sall… Birahim ne fait pas dans la langue de bois.

Comment voyez-vous la situation politique actuelle avec les retrouvailles entre le Président Macky Sall et Abdoulaye Wade ?

Si le Président de la République, Macky Sall, avait suivi ses propres orientations contenues dans son discours du 3 avril 2012, nous n’en serions pas là aujourd’hui, en train de parler de retrouvailles entre lui et l’ancien Président du Sénégal, Abdoulaye Wade. Le premier s’est engouffré dans un projet personnel improductif pour son image, pour la démocratie et pour la République, sur fond de volonté de conserver le pouvoir à tout prix. Cette rencontre entre les deux hommes est la conséquence de la déviation par le Président de la trajectoire de bonne gouvernance et de la refondation de l’Etat dans laquelle il avait inscrit son action. Le chantier politicien a pris le dessus sur le chantier du redressement et de consolidation de la République. Ces rencontres ne freineront pas la décomposition qui est en train de s’opérer au sein des différents appareils politiques. Le président Wade l’a compris, c’est pourquoi, il a initié depuis quelque temps, une dynamique de reprise en main sur trois axes : la construction d’alliances sur fond de neutralisation des principaux challengers de son candidat, la reconstruction de son parti par le renouvellement des instances de direction. Il reste un troisième axe, à savoir la conception du projet politique qui sera porté par son candidat. Avec la recomposition du conseil de discipline de son parti, Maitre Wade est en train de parachever le système de reprise en main de son parti. Bien entendu, il espère se baser sur ces retrouvailles pour adouber un porteur du projet politique, à savoir son fils. Au sein de l’Apr, la décomposition est plus feutrée, avec un chef qui veut tout contrôler, mais aussi avec l’aile gauche qui se déploie à l’intérieur du parti et à l’extérieur du parti. Pour cet exercice, Aminata Touré semble s’y plaire, même si elle affirme qu’il est tôt de parler de succession. En tout cas, ses propos ne sont pas corroborés par ses actes. Le Ps, affligé par le décès de Tanor et depuis hier, par celui de Doudou Issa Niass, demeure attentiste et prend moins d’initiative. En définitive, nous leur souhaitons que ces retrouvailles ne soient pas uniquement des retrouvailles tactiques et de conjoncture mais, qu’elles soient des retrouvailles de cœur.

Quel commentaire vous inspire la libération de Khalifa Sall, à la suite de ces retrouvailles ?

Dans un premier temps, il m’inspire que le président de la République a saisi une occasion de se rapprocher davantage de Touba, après plusieurs actes de médiations posés par le Khalife général des Mourides. Pour moi, Massalikoul Jinane a été l’occasion ou jamais de se faire une bonne image auprès de la communauté mouride. Cette grâce ne semble pas être désintéressée et elle n’a pas encore livré tous ses secrets. Cependant, tout le mérite de cette décrispation revient à Serigne Mountakha Mbacké qui a toujours prôné la paix et travaillé pour la cohésion nationale. Il n’en est d’ailleurs pas à son premier acte envers la République car, il avait réussi à calmer certains candidats malheureux à l’élection présidentielle de 2019. Cependant, nous invitons tous les aspirants au pouvoir, y compris le Président de la République, Macky Sall, à lire la décision du juge Lamotte (si n’est pas encore fait), surtout la partie relative aux fonds politiques. En cas de contentieux, si les juges suivent la jurisprudence Lamotte, beaucoup de personnes iront en prison car, elles évoquent souvent les fonds politiques, sans en apporter la base légale.

Cette décrispation du climat politique ne va-t-elle pas impacter sur le dialogue national ?

Dans les faits, les retrouvailles Wade-Macky ne faisaient pas partie des conditions posées par le Pds pour participer au Dialogue national. Pour rappel, les trois exigences soulevées par le Pds étaient : «une personnalité crédible, neutre, indépendante, consensuelle et respectée, la libération immédiate de Khalifa Sall et la révision du procès de Karim Wade, en application des décisions de justice internationale condamnant l’État du Sénégal, notamment celle du Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies, qui prescrit cette révision.» Nous voyons ici que toutes les conditions ne sont pas réunies. Maintenant, nous avons une classe politique particulière qui est capable de tout et à tout moment. C’est pourquoi, nous disions plus haut que cette grâce peut cacher encore bien des choses. Ce qu’il faut dénoncer ici, c’est la propension des élites politiques aux pressions politiciennes, alors que la bonne gouvernance devrait être l’urgence depuis des années.

Macky et Aliou Sall ne sont-ils pas les grands bénéficiaires de cette volonté de paix ?

Réduire les enjeux qui se posent au pays en gain pour quelques acteurs serait une grave erreur car, au delà de la symbolique, deux croyants qui se reparlent après un conflit, il y a l’invite de Serigne Mountakha que ces retrouvailles aillent dans le sens de la prise en charge des préoccupations des Sénégalais.

Quid du cas Karim Wade toujours en suspens ?

Comme nous l’avons indiqué plus tôt, la révision de son procès est posée comme condition par le Pds pour participer au Dialogue national. Cependant, il faudrait rappeler que Karim Wade doit au Trésor public plus de 138 milliards de FCfa. Cet argent ne doit pas passer par pertes et profits. L’émotion ne doit pas primer sur l’avenir de plusieurs générations. Il n’est pas dit que parce que le Président Macky Sall est demandeur d’une entente politique, qu’on ne doit pas se rappeler le passé. Le Président Sall ne doit pas nous imposer la libération de Karim Wade sans qu’il paie ce qu’il doit aux Sénégalais. Karim Wade doit payer, comme d’ailleurs d’autres doivent rendre des comptes. Aucun président de la République ne doit cautionner une criminalité économique et financière de cette envergure. C’est même donner un mauvais exemple à nos enfants dans leur relation avec les biens publics. Par ailleurs, le Président Sall doit arrêter de protéger les 25 personnes qui étaient sur la liste du Procureur près la Crei et d’autres épinglés dans les rapports sur la gouvernance. En le faisant, il cautionne littéralement des pratiques présumées de criminalité économique et financière. En plus, Aminata Touré doit aussi nous édifier sur les 200 milliards «recouvrés» par l’Etat dans le cadre de la traque.

Les hommes politiques ne font-ils pas leurs deals sur le dos du peuple ?

Les hommes politiques ne sont pas des extraterrestres. Ils font partie du peuple et connaissent bien les langages du peuple. Donc, il appartient au peuple de leur imposer sa volonté manifeste de voir le pays être géré dans la bonne gouvernance. Le peuple a été témoin de plusieurs «deals», s’il accepte encore de les subir à son détriment, nous n’y pouvons rien. Notre rôle, c’est d’alerter et de faire prendre conscience. Il est temps que le peuple ne tombe plus dans les émotions fabriquées par l’élite politique pour mieux commettre ses forfaits. Le peuple doit accepter de mener un premier combat, c’est-à-dire celui de la reddition des comptes à tous les niveaux. Ce travail n’est pas délégué. C’est une obligation constitutionnelle.

Ces retrouvailles ne vont-elles pas impacter sur la reddition des comptes ?

La reddition des comptes a connu un coup de frein bien avant les retrouvailles Wade-Macky. Ce coup d’arrêt est exclusivement initié par le président de République à qui la Constitution donne tous les leviers pour mettre en application le principe de l’obligation de rendre compte. Donc, la reddition des comptes a été corrompue depuis plusieurs années.

Est-ce qu’avec cette situation de dégel engendrée par la médiation de Serigne Mountakha, il n’est pas temps de remettre le religieux dans la République ?

Les religieux ont toujours été au cœur de la société. Nous aurions souhaité que le peuple, y compris les dirigeants, mettent en œuvre les invites de Serigne Mountakha en matière de bonne gouvernance, de cohésion ou de paix, plutôt que de se limiter à des retrouvailles Wade-Macky. Rappelez-vous son discours lors de la cérémonie officielle du Grand Magal de Touba 2018, lu par Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadr. Le Khalife général des Mourides avait dit : «Vous qui dirigez ou qui aspirez à diriger le pays, abstenez-vous de faire dans la division et la distorsion.(…) Un pays ne se construira jamais à partir de mondanités et autres comportements indécents et répréhensibles aux yeux de l’Islam». Nous pensons qu’il est temps que nous fassions application de ces interpellations, dont d’ailleurs s’était fait l’écho Monseigneur Benjamin Ndiaye lors de son discours de la 130e édition du pèlerinage marial de Popenguine : «Comment ne pas se désoler de ce que le terrain politique, au lieu d’être le lieu de croissance positive d’une nation, le terrain de débats opportuns, vrais, pertinents et civilisés, devienne de plus en plus, dans notre pays, un champ de bataille, un terrain de lutte effrénée pour des intérêts partisans.» Enfin l’idée de plus en plus avancée d’amnistie d’hommes politiques ne doit pas être, de notre point de vue, le prétexte à un enterrement de première de classe des crimes et délits économiques et financiers perpétrés sur le dos du peuple sénégalais.

En tant que représentant de Transparency international, quelle est aujourd’hui la situation des droits de l’homme au Sénégal, notamment avec l’arrestation fréquente de membres de la société civile (Guy Marius Sagna, Adama Gaye…) ?

Nos amis de la Raddho, de Amnesty et de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme sont beaucoup plus habilités à s’épancher sur la question. Alors je la laisse à Sadikh Niass, Seydi Gassama et à Me Assane Dioma Ndiaye et mon jeune frère Babacar Bâ du Forum du Justiciable. Cependant, les questions relatives à la protection des droits de l’enfant, la dignité des détenus et celles des femmes demeurent des préoccupations sérieuses pour le Forum Civil.
Et concernant la corruption, le Sénégal est-il toujours dans la zone rouge ?
Le Sénégal demeure toujours dans la zone rouge, il stagne depuis la pause sur la traque des biens supposés mal acquis et la non-publication des rapports sur la gouvernance et la reddition des comptes.

Aujourd’hui, quel est le dossier sur lequel travaillent Transparency et le Forum civil, et qui urge à être réglé ?

Le Forum Civil travaille sur toutes les questions d’intérêt national. Nos préoccupations sur la législation des hydrocarbures et des mines restent intactes. Il en est de même des dispositions à prendre par l’Etat du Sénégal pour basculer dans le budget-programme intégral en 2020. Nous rappelons à l’Etat du Sénégal qu’il s’était engagé à finaliser, en fin mai 2019, la Stratégie nationale de Promotion de la citoyenneté. Nous sommes dans l’attente de voir enfin le cadre réglementaire portant sur les modalités d’abonnement, d’utilisation et de paiement des charges courantes de l’administration, qui était promis au plus tard, le 1er août 2019. Il en est de même du dispositif réglementaire sur les conditions d’acquisition, d’affectation, d’utilisation et de cession des véhicules administratifs, sans compter la stratégie de valorisation et d’optimisation de ce patrimoine (réévaluation du portefeuille de l’Etat) qui était prévu pour le 1er septembre 2019. Nous attendons aussi la tenue du Conseil présidentiel sur la sécurité des biens et des personnes qui était prévue au mois d’août 2019. Dans le cadre de la gouvernance normative des agences d’exécution, le Président avait instruit de tenir un Conseil stratégique de pilotage des agences d’exécution avec l’ensemble des acteurs concernés. Il avait tenu ses propos lors du Conseil des ministres du 29 mai 2019. Il urge que le ministère des Sports fasse «l’évaluation exhaustive de la participation du Sénégal» à la 32e Coupe d’Afrique des Nations tenue en Égypte. Il s’agit là aussi d’une invite du président de la République aux acteurs du football, faite depuis le 24 juillet 2019. Nous travaillons aussi sur les lois sur l’accès à l’information, le recouvrement des avoirs mal acquis, la réforme de la justice et enfin sur la production et la publication des rapports sur la reddition des comptes (Cour des comptes, IGE, OFNAC, ARMP et la DGID sur les dépenses fiscales).ADAMA DIENG

Enlèvements d’enfants, de femmes, viols et agressions : Que faudrait-il faire pour mieux sécuriser la vie de nos concitoyens ? *Par Amadou DIA

QUEL SERAIT LE MEILLEUR CHOIX : Réagir de manière organisée ou se laisser détruire par la peur de perdre un être cher à tout moment ?
Depuis quelques semaines la population vit dans un sentiment d’insécurité gagnant de plus en plus d’ampleur face aux multiples cas d’enlèvements d’enfants annoncés dans la presse, les absences prolongées de femmes contrairement à leurs habitudes et aux viols suivis, pour certaines malheureuses victimes, de crimes crapuleux.
Préférant me détourner de l’effervescence de la vie politique qui semble rythmer notre quotidien, il me revient de porter la réflexion sur les voies et moyens de suggérer des solutions étant bien entendu que seul l’Etat, à travers ses démembrements, devra juger de leur opportunité, voire leur mise en application.
En ma qualité de citoyen, responsable de famille avec les statuts de père, d’oncle, de frère, de grand-père, de voisin, je me vois dans l’obligation de prendre en considération cette inquiétude après avoir suivi encore ce matin, le cœur meurtri, ces douloureux évènements qui pourraient nous toucher directement un jour. En effet, à entendre le modus operandi de ces malfaiteurs sauvages au plus haut degré face à l’innocence et à la naïveté des petits anges que sont nos enfants, nul ne serait épargné si la peur de ne pas échapper ne les dissuade pas, dès à présent. Les démasquer reste le seul moyen pour les obliger à arrêter leur si horrible besogne.
Que faudrait-il faire pour mieux sécuriser la vie de nos faibles concitoyens ?
Les victimes sont souvent des enfants et femmes inaptes à se défendre. La mobilité, l’absence d’aires de jeux surveillées et le surpeuplement poussent les plus petits à occuper les rues pour jouer alors que les femmes, elles, vont dans des cérémonies avec des retours tardifs accentués par la rareté des véhicules de transport en certains endroits ou en cas de forte demande. Ces facteurs les exposent, malheureusement, aux griffes ou tentacules de ces criminels si répugnants. A la décharge de l’Etat, il est certes impossible de mettre un policier derrière chaque citoyen comme il est inimaginable de cantonner tous les citoyens chez eux, dans leurs maisons pour des raisons de sécurité.
Nous conviendrons sur le fait que, laissé à lui-même, l’Etat ne saurait trouver une solution qui découragerait ces criminels et transfèrerait la peur dans le camp de ceux-là qui ont choisi de semer tristesse, désolation, déshonneur, traumatisme, souffrance infinie de séparer une mère à sa progéniture, horreur au sein de notre société et poussant la monstruosité jusqu’à même donner la mort à leurs victimes, nos innocents concitoyens qui n’ont eu que le malheur de les rencontrer, de se trouver sur leur chemin. Tels des fauves affamés happant leurs proies, il faut croire que le sadisme et la désinvolture avec lesquels ils opèrent sont déroutants.
Pour les contrecarrer, à mon humble avis, il nous faudrait demander aux autorités nationales, appuyées par celles des localités, dans un esprit de solidarité de veiller aux dispositions ci-après :
–              Procéder en urgence à l’engagement ou au recrutement de volontaires sénégalais connus et ayant statut de résidents dans nos différentes localités. Ils devront être choisis pour ensuite être enregistrés par l’autorité municipale, assistée dans cette lourde tâche par les chefs de quartier. L’engagement ne sera définitif qu’après présentation d’un extrait de casier judiciaire de moins d’une semaine, d’une confirmation de résidence dans le quartier, d’une enquête de moralité par le commissariat de police en charge de ce rayon. Les volontaires retenus seront dotés de téléphones portables pour exploiter un réseau d’un même opérateur fonctionnant sur la base de groupes permettant de localiser les détenteurs ou utilisateurs. Les engagés travailleront en shift ou quart (selon un nombre d’heures à déterminer, de huit ou douze heures) tout en évitant les temps vides ou d’absence aux moments de repas, de prières, de relèves (entre 12h et 140h30, 18h et 21h). Ces volontaires ne seront pas armés pour éviter des abus ou des suspicions de la part d’adversaires politiques craignant  leur éventuelle utilisation à des fins autres que ceux liés à la lutte contre le banditisme lâche auquel nous sommes confrontés ces dernières semaines. Néanmoins, pour leur propre sécurité, ils exécuteront leurs tâches par petits groupes et seront identifiables au moyen de badges, de gilets fluorescents, des tenues bien particulières si les possibilités le permettent (à noter que ce serait la meilleure chose à faire). Les mairies devront mieux connaître leurs administrés en travaillant étroitement avec les propriétaires ou occupants de maisons.
–              Obliger les propriétaires, ou leurs représentants, à fermer toutes les maisons en construction afin qu’elles ne puissent être utilisées par des sans domiciles fixes, des jeunes désœuvrés, ou ceux mus par des desseins sataniques. La fermeté est requise sur ce point avec une communication et des pénalités à exercer. La réouverture ne se ferait qu’à la condition d’un engagement écrit de continuité des travaux avec l’occupation des lieux  par un gardien dûment enregistré par les autorités municipales et par le commissariat de police d’arrondissement, de surcroît, il devra vivre de préférence, avec sa famille.
–              Faire obligation aux écoles de garder les élèves en classe, dans la même foulée imposer à ce que les parents, ou leurs représentants dûment désignés par eux, donc préalablement enregistrés au niveau des directions scolaires, aillent récupérer leurs enfants juste à la descente pour éviter de pénaliser les enseignants ou surveillants au risque de créer des failles dans le système sécuritaire mis en place pour la sauvegarde de la vie et de l’intégrité de nos innocentes créatures. Lorsque c’est un bus qui doit les ramener, tant le chauffeur que le surveillant en charge du transport doivent s’assurer qu’ils sont tous à bord et devront avertir les parents, quelques dizaines de minutes avant l’arrivée du car aux points de descente des enfants pour éviter de les laisser seuls sur la route mais aussi de retarder les autres en cas d’attente.
–              Exiger à ce que tous les véhicules de transport en commun soient équipés d’un système de géolocalisation (GPS). Le prestataire de service GPS s’engagera à travailler en étroite collaboration avec les commissariats de police d’arrondissement et la mairie du lieu d’habitation du conducteur, du transporteur sinon de l’endroit choisi pour son stationnement régulier ou garage après le travail.
–              Il est impératif de ne faire aucune dérogation sur ce point car c’est un outil fondamental permettant de suivre les suspects, voir les stationnements douteux, reconstituer certains arrêts pour les besoins d’une enquête. La certification de présence d’un système de géolocalisation (GPS) sera aussi une condition sine qua non, donc indispensable, à l’obtention de la validité d’une visite technique pour tout véhicule de transport en commun.
–              Imposer la déclaration de tous les passagers en partance des gares routières en mentionnant dans un manifeste ou une feuille de route leurs noms et prénoms, numéros des pièces d’identification, les adresses de départ et celles de destination. Il est à noter que ceci se fait pour les trafics aériens et maritimes, par conséquent la pratique doit s’étendre au terrestre (route, rail), surtout à chaque lieu des passages de  frontière.
–              Placer des caméras de surveillance dans les gares routières, et des agents discrets, en tenue civile, devant surveiller les comportements de certains « couples » pour détecter si une menace n’imposerait pas le silence, l’accompagnement…
–              Pour les passagers des gares routières accompagnés d’enfants, de personnes jeunes, exiger la présentation du livret de famille portant nom et prénoms de ceux-ci avec leurs photos, pour le carnet de santé des tout petits. Il faudra obligatoirement présenter un document d’identification des enfants accompagnateurs prouvant un lien de parenté avec les personnes adultes se déclarant responsables d’eux. Une autorisation parentale même devrait pouvoir être exigée comme dans les aéroports avant tout embarquement à défaut il sera procédé à l’immobilisation de la personne et de l’enfant en attendant les résultats des enquêtes suite à  la diffusion des images des concernés sur les média tels que les chaînes de télévision, internet lorsque des soupçons naissent.
–              Faire obligation aux différents syndicats des transporteurs de donner instructions aux chauffeurs de veiller au respect de l’accomplissement de ces formalités avant tout départ et de conserver une copie pour leur décharge.
–              Les corps militaires et paramilitaires recevront de leurs autorités la réquisition de contrôler les véhicules en direction des sorties du territoire en jalonnant les routes et pistes de « check points » ou points de contrôle aux fins de décourager toute velléité d’enlèvements d’enfants, jeunes filles ou de femmes. Tous les agents exécutant ces tâches de protection, de contrôle et de sauvegarde des citoyens seront dotés de moyens d’identification portant noms, prénoms, matricules, service sans compter les cartes professionnelles qu’ils pourraient présenter au besoin mais le port bien visible de la plaque à la poitrine devra être de rigueur pour assurer et rassurer qu’il s’agit de vrais commis de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions.
–              Si ces suggestions étaient prises en compte par l’autorité, il faudra en faire une large diffusion afin que nul n’en ignore et au besoin rendre conformes ces décisions aux lois et règlements en vigueur de notre pays. Il serait très important que les populations y adhèrent totalement et se les approprient pour en garantir le succès.
Je demeure convaincu que c’est ensemble que nous arriverons à assister l’Etat et nos mairies à résoudre ces problèmes vitaux tenaillant nos concitoyens les faisant vivre dans la psychose des enlèvements, viols et agressions. En serrant les coudes et en étant plus proches dans l’épreuve au point que nos épaules se touchent, les unes contre les autres, comme chanté dans notre hymne national, en étant debout comme un seul homme, nous formerons un même peuple, visant un seul but, animé d’une seule foi, celle de réussir à éradiquer ce fléau, de ramener la joie, le calme, la sécurité dans nos maisons, nos quartiers, nos écoles, sur nos routes et nos pistes… Oui, Un Peuple, Un But, Une Foi.Amadou DIA,Consultant en opérations portuaires, Transport & Logistique,Conseiller municipal dans la Commune de Dodel. hamady.lamotoodo@gmail.com
Ps : Cette contribution a été publiée, il y a quelques mois. Elle demeure pertinente encore après le meurtre des enfants à Touba, et après la découverte macabre Adjara Camara au Technopol

POST-COTONOU, OU POURQUOI SORTIR DU PIÈGE DE L’ACCORD DE COTONOU ? Par GUY MARIUS SAGNA

L’article 95 de l’Accord libéral de Cotonou dispose que « Dix-huit mois avant l’expiration du présent accord, les parties entament des négociations en vue d’examiner les dispositions qui régiront ultérieurement leurs relations. ». Le même article 95 déclare que l’Accord de Cotonou « (…) est conclu pour une période de vingt ans à compter du 1er mars 2000. »
L’Accord de Cotonou expire le 29 février 2020. A cinq mois de cette expiration, on peut noter qu’au Sénégal il est question de tout sauf de Post-Cotonou. Il est question de dialogue ou de dealogue politicien au lieu de savoir ce que nous allons faire des accords de pêche, des accords de partenariat économique…Les peuples des Etats ACP doivent prendre leur responsabilité afin d’évaluer l’Accord néo colonial de Cotonou et la définition des perspectives qu’ils comptent donner aux relations avec l’Union Européenne impérialiste.
Il est important de dire de quoi en réalité l’Accord de Cotonou a été le nom ? Quelle situation en Afrique 20 ans après ? Et la nécessité de transformer structurellement les relations entre l’Afrique et le reste du monde.
Dans différentes parties de cet Accord il est question de « éradiquer la pauvreté », « contribution significative au développement économique, social et culturel » (Préambule), « de promouvoir et d’accélérer le développement économique, culturel et social des Etats ACP, de contribuer à la paix et à la sécurité (…) », d’un « partenariat centré sur l’objectif de réduction et, à terme, à d’éradication de la pauvreté (…) » (Articles 1-19-34). 20 ans après, il faut se demander est-ce que l’Afrique de l’Ouest connaît une accélération du développement économique, social, une réduction de la pauvreté, un renforcement de la sécurité, de la paix…
L’éradication de la pauvreté est le nouveau fardeau de l’homme capitaliste-impérialiste qui assume cette responsabilité en apportant le développement économique et social comme il prétendait apporter la civilisation pour justifier esclavage et colonisation.
L’objectif réel de l’Accord de Cotonou tenait en très peu de mots : « libéraliser le régime du commerce (…) » (article 21) par une « intégration progressive des pays ACP dans l’économie mondiale » (qui apparaît une fois dans le préambule, deux fois dans l’article 1, une fois dans l’article 28, deux fois dans l’article 34, une fois dans l’article 36…), en réalisant « une croissance économique soutenue » (articles 1et 20). LIBERALISATION comme CIVILISATION. Dans tout le document de l’Accord de Cotonou le lecteur au fil des articles subi un martellement obsessionnel par les expressions « éradiquer la pauvreté » et « intégrer les pays ACP » pour le convaincre du mythe de l’Afrique marginalisée – qui joue le même rôle que le mythe de l’Afrique non civilisée – afin de mieux le duper pour mieux plumer les peuples africains. L’Afrique est marginalisée et de cette marginalisation découlerait sa situation et donc la pauvreté que vivent ses peuples.
Comme nous le rappelle Ndongo Samba Sylla, « A parler en toute rigueur, la marginalisation de l’Afrique par la mondialisation est une thèse formellement non soutenable. Comme le souligne Thandika Mkandawire (2005 : 26) : « Il y a quelque chose d’illogique à juxtaposer la mondialisation et la marginalisation. Soit le processus est « global » et inclut alors tout le globe. Soit il est partiel, marginalisant de ce fait certaines parties de la planète. » En l’occurrence, pour les défenseurs de cette thèse, ce qui comptait c’était moins sa force logique ou sa solidité empirique que ses implications en termes de politique économique : l’Afrique doit devenir « intéressante » et « profitable » sous peine d’être laissée en rade par le train de la « mondialisation » qui est tout sauf clémente envers les retardataires. Pour cela, les économies africaines doivent être libéralisées davantage si elles veulent faire face à une compétition mondiale féroce. ».
Quel est le seuil de non-marginalisation de l’Afrique et pourquoi ? Justement c’est l’occasion de se demander pourquoi rien n’est chiffré dans cet Accord de Cotonou ? Réduction de la pauvreté jusqu’à quel niveau et dans quel délai ? Eradication de la pauvreté dans quel délai ? « Intégration progressive des pays ACP dans l’économie mondiale » jusqu’à quel seuil ?
« Si, pour l’Afrique, avoir une part moyenne de 2,8% dans le commerce international de marchandises durant la dernière décennie, c’est être marginalisé, que dire alors des États-Unis qui tout en représentant un peu plus d’un cinquième du PIB mondial n’ont pesé « que » 9,5% des exportations mondiales ?
De même, si l’on étudie le poids du commerce international et des IDE en relation avec le PIB et le taux d’investissement, on s’aperçoit que l’Afrique est et a toujours été l’une des régions les plus ouvertes et les plus dépendantes au monde. Le ratio commerce/PIB de l’Afrique subsaharienne se situait durant la dernière décennie aux alentours de 66% contre 54% pour la moyenne mondiale. » (Ndongo Samba Sylla)
« Contrairement aux perceptions du sens commun, la plupart des économies africaines affiche un niveau d’intégration au système capitaliste mondial largement supérieur à la moyenne mondiale : la part moyenne du capital étranger dans le taux d’investissement domestique est souvent importante. Tel est le cas durant la dernière décennie dans des pays comme l’Angola (192% en 2003), le Congo (100% en 2005), la République Démocratique du Congo (99% en 2007), Zimbabwe (83% en 2005), le Nigéria (81% en 2005), Tchad (81% en 2002)10. Or, ce ne sont pas là les parangons qu’on a en tête lorsque l’on parle de « mondialisation ». Alors que Maurice est souvent présenté comme un modèle d’ « ouverture économique » (Frankel, 2010), ce ratio est et a toujours été largement inférieur à la moyenne de la région ! Ce qui montre clairement qu’il y a quelque chose qui cloche dans le discours sur la mondialisation et l’ouverture économique. » (Ndongo Samba Sylla)
C’est ce que confirme également Jacques Berthelot quand il affirme que « (…) l’AO et l’AE sont nettement plus intégrés au commerce mondial, total comme alimentaire, que l’UE28, ce qui souligne le mensonge dominant selon lequel le retard de développement de l’Afrique subsaharienne est dû à son insuffisante insertion dans le marché mondial. Ce mensonge est reflété dans l’objectif de l’Accord de Cotonou « d’une intégration progressive des pays ACP dans l’économie mondiale » et confirmé dans l’accord de l’APE AO de « contribuer à l’intégration harmonieuse et progressive de la région Afrique de l’Ouest dans l’économie mondiale » et dans celui de l’APE EAC de « promouvoir l’intégration graduelle de l’EAC dans l’économie mondiale ».
Ce constat d’une très forte intégration de l’Afrique sub-saharienne dans le commerce mondial est confirmé par la Banque mondiale pour le ratio des échanges totaux de biens et services sur le PIB de 2016 et par l’OMC pour le ratio des échanges de biens sur le PIB en moyenne de 2014 à 2016. Il en ressort que plus les pays sont développés moins ils sont intégrés aux échanges mondiaux et inversement (il n’y a pas de donnée spécifique pour l’AO). ».
« En cumulant exportations et importations de 2016 on voit que l’UE est 5,6 fois plus intégrée régionalement que l’AO et 4,3 fois plus que l’EAC, tant dans leurs échanges totaux que dans leurs échanges alimentaires. (…) Il en résulte que l’AO et l’EAC doivent prioriser leurs échanges locaux, nationaux et régionaux et pour cela mettre des freins aux échanges internationaux, en dépit des pressions internationales en sens opposé. A fortiori compte tenu du triple défi démographique, du changement climatique et du déficit alimentaire. » (Jacques Berthelot)
L’Accord de Cotonou est le mauvais traitement découlant d’un mauvais diagnostic dont l’objectif est d’obliger les Etats ACP à faire ce que disent les anglais et non ce qu’ils ont fait. (Allusion à un adage du 19e siècle : « Ne faites pas ce que les anglais vous disent de faire, faites ce que les anglais ont fait »). Qu’est-ce que les anglais ont fait ? Ecoutons à ce propos Ulysse Grant : « Pendant des siècles, l’Angleterre s’est appuyée sur le protectionnisme, a mené à l’extrême cette politique et en a obtenu des résultats satisfaisants. Il ne fait aucun doute que c’est à ce système qu’elle doit sa force actuelle. Après deux siècles, l’Angleterre a trouvé commode d’adopter le libre-échange, car elle pense que la protection ne peut plus rien lui offrir. Très bien, Messieurs, ma connaissance de notre propre pays m’amène à croire que, dans 200 ans, quand l’Amérique aura obtenu du protectionnisme tout ce qu’elle peut offrir, elle sera elle aussi en faveur du libre-échange ».
Pourquoi tout d’un coup les préférences commerciales non réciproques accordées aux pays ACP par l’Accord de Lomé sont devenues contraires aux règles du commerce ?
L’accord de Cotonou est le résultat du changement de rapport de force au niveau international. L’existence d’un camp socialiste a contribué à la décolonisation à la périphérie du système, à l’existence des acquis sociaux au centre du système. Mais également à des Accords comme celui de Cotonou pour montrer que le socialisme n’a pas le monopole du cœur et avoir dans son camp ou neutraliser tout au moins des pays qui seraient tentés de rallier l’Est. Le passage d’un monde bipolaire à un monde unipolaire avec la disparition du camp socialiste explique le passage des Accords de Lomé à l’Accord de Cotonou.
A cela il faut ajouter la perte d’importantes parts de marché des pays de l’UE au profit des pays comme ceux du BRICS et les difficultés notamment sociales qu’elle cause.
L’accord de Cotonou a été un accord de transition vers un renforcement de la division internationale du travail faisant des pays capitalistes les cavaliers et les Etats ACP les chevaux. C’est un Accord de Troie qui essaie de cacher le principal qui a été fait à Cotonou. L’acceptation par les ACP du principal produit d’exportation de l’UE : le libre-échange (Article 36 annonçant la conclusion de nouveaux APE)
Autant sous le mensonge du fardeau civilisateur de l’homme blanc se cachait le tombeau des civilisations et économies non judéo chrétiennes autant à l’épreuve des faits l’Accord de Cotonou se révèle être un ramassis de mensonges qui a contribué à augmentera la tragédie des peuples ACP.
Avec les pertes de recettes douanières causées par l’APE, où un pays comme le Sénégal va-t-il trouver suffisamment d’argent pour passer d’un (01) policier pour plus de 5.000 habitants à 1 policier pour 1.000 habitants ? Où des pays comme le Burkina, le Mali et le Nigéria vont-ils trouver l’argent pour faire face au terrorisme ? Et pourtant dans ses objectifs et principes l’Accord de Cotonou dit qu’elle cherche à contribuer à la paix et à la sécurité.
Où un pays comme le Sénégal va-t-il trouver l’argent pour combler son gap de 4.000 sages femmes ?

Il y a plus de radiologues dans la ville de Paris que dans toute l’Afrique.

Il y a 1 neurologue pour 1 million d’habitants en Afrique très loin du ratio d’un neurologue pour 100.000 habitants de l’OMS.
Le Niger a été confronté à une épidémie de méningite pendant laquelle le premier ministre a demandé l’aide internationale pour avoir la moitié des doses de vaccins nécessaires. L’épidémie à virus Ebola a montré jusqu’à quel point le système public de santé en Afrique de l’Ouest est moribond. Comment peut-on envisager de réduire les budgets de santé pour subventionner l’industrie et l’agriculture européennes quand les deux parties ACP et UE proclament qu’elles visent à « améliorer les systèmes de santé, en particulier l’accès équitable à des services de soins complets et de qualité et la nutrition, éliminer la famine et la malnutrition et aussi un approvisionnement et une sécurité alimentaire suffisants (…) » (article 25) ?
Selon la FAO près de 153 millions de personnes, soit environ 26% de la population âgée de plus de 15 ans en Afrique subsaharienne, ont été confrontées à une situation de grave insécurité alimentaire en 2014 et 2015. Si le taux de pauvreté a baissé il demeure le plus élevé au monde. En Afrique subsaharienne, « ce sont 75% des pauvres qui travaillent dans l’agriculture. » ajoute la Banque Mondiale qui nous dit aussi que « les cités africaines sont en effet 29% plus chères que celles des pays à niveau de revenu similaire. (…) » (Rapport de la Banque mondiale sur l’urbanisation en Afrique publié le 9 février 2017). D’après une étude commissionnée par Save The Children, l’Afrique subsaharienne devrait abriter en 2030, presque 90% des 167 millions d’enfants au monde vivant avec moins de 1 ,90 dollars soit 1175 francs cfa par jours. Le dernier enfant supposé sortir de l’extrême pauvreté ne le fera pas avant 2482. Et cet enfant vivra en Afrique.
L’OMS dans une étude nous apprenait que 16.000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour dans le monde et que les chances de survie d’un enfant varient en fonction de l’endroit où il est né. L’Afrique subsaharienne possède le taux de mortalité le plus élevé au monde avec un enfant sur douze qui meurt avant son cinquième anniversaire, soit plus de 12 fois plus que la moyenne de 1 sur 147 dans les pays à revenu élevé.
« Notre sous-région est confrontée toutes les années à une insécurité alimentaire. Nous avons près de 20 millions de personnes qui souffrent d’insécurité alimentaire. Ainsi la situation s’aggrave d’année en année. Elle est surtout accentuée par la croissance démographique qu’on n’arrive pas à maitriser. » (Directrice régionale Afrique de la fédération de la croix rouge Fatoumata Nafo Traoré, mardi 11 octobre à l’ouverture d’un atelier régional axé sur « la sécurité alimentaire/résilience dans la région du Sahel »)
Le bilan catastrophique de l’Accord de Cotonou c’est aussi que les immigrants irréguliers dans l’UE arrivés de 5 pays d’Afrique de l’Ouest identifiés (Nigéria, CI, Guinée, Sénégal, Gambie) sont passés de 26 356 en 2014 à 48 662 en 2015 et plus de 100.000 en 2016. Le drame continue de plus belle aujourd’hui encore.
A propos de l’accès des exportations au marché UE des exportations PMA, si l’on en croit Jacques Berthelot, « De fait les exportations des PMA d’Afrique ont bien moins augmenté vers l’UE28 que vers le monde entier de 2001 à 2016 : 38,5% de moins pour l’ensemble des produits et 43,6% de moins pour les produits alimentaires malgré TSA. Et la part des produits manufacturés dans leurs exportations totales vers l’UE28 a baissé de 34% en 2001 à 20% en 2016. Toutes les ressources mobilisées pour ces exportations ont réduit celles disponibles pour accroitre l’autosuffisance alimentaire. ».
Le commerce intra-communautaire en Afrique de l’Ouest a sensiblement baissé passant de 19,3% en 1995 et même 22,4% en 1997 à 11,3% en 2011. L’objectif de la CEDEAO, rendu chimérique avec les APE, est de passer de 12% à 40% en 2030.
Les défis climatique, démographique et alimentaire imposent davantage encore aux pays africains de sortir des APE, des Accords de peche donc de l’Accord de Cotonou.
Les Etats ACP ont comme défi principal la transformation de leur rapport avec le reste du monde, l’UE comprise. Cette transformation structurelle passe par la conquête de leur souveraineté économique. La fin de l’Accord de Cotonou doit être une occasion pour renforcer cette idée : pour une politique commerciale, industrielle, agricole…souveraine et unique dirigée par un gouvernement fédéral africain.
Pour les ACP en général et l’Afrique de l’Ouest en particulier, il s’agit enfin de comprendre que. ‘’Nous avons écouté les muses raffinée de l’Europe pendant trop longtemps. Nous marcherons avec nos propres pieds, nous travaillerons avec nos propres mains, nous parlerons selon nos propres convictions.’’ (Emerson, 1837)

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI
SenePlus  |   Publication 03/10/2019

Khalifa Sall, chez les Layennes 

Depuis sa sortie de prison, Khalifa Sall fait le tour des familles religieuses. Après avoir franchi la porte de Rebeuss, l’ancien maire de Dakar a fait un crochet à la mosquée Massalikul Jinnaan avant d’aller chez sa maman aux Parcelles Assainies. Dans la même nuit, il s’est rendu à Tivaouane avant d’aller le lendemain à la résidence de l’Archevêque au Badamier. Hier, Khalifa Sall s’est rendu à Yoff chez la famille Layenne où il a été reçu par le porte-parole du Khalife général. Une manière de remercier la famille layenne qui l’a soutenu durant son séjour carcéral. Prenant la parole, Mamadou Lamine Laye a remercié Khalifa Sall pour sa reconnaissance et son attachement à la communauté layène. Accompagné d’une forte délégation composée de différents responsables de «Taxawu Sénégal » dont Saliou Sarr, Madiop Diop, Barthélémy Dias, Woré Diaw et Aissatou Fall, l’ancien maire de Dakar a été également reçu par la famille Omarienne. Dans une ambiance très détendue et cordiale, les échanges ont été modérés.

CGLU Afrique salue la libération de Khalifa

La communauté africaine des gouvernements locaux et régionaux regroupés au sein de l’organisation des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLUAfrique) salue la libération de Khalifa Ababacar Sall, ancien maire de la Ville de Dakar après 2 ans et demi de détention. Dans un communiqué parvenu à «L’As», CGLU Afrique se réjouit de pouvoir à nouveau compter sur les talents de l’un de ses meilleurs leaders qui, en sa qualité de Président de CGLU Afrique de 2012 à 2016, a su dignement faire entendre la voix de leur organisation en Afrique et dans le monde. «Pendant ces deux années et demie d’absence, le caractère déterminé, combatif, mais aussi constructif et visionnaire de Khalifa Ababacar Sall aura manqué à ses pairs d’Afrique comme d’autres régions du monde, notamment les membres de l’organisation mondiale des Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU)». Le Secrétaire général Jean Pierre Elong Mbassi et ses camarades de CGLU Afrique souhaitent ardemment pouvoir à nouveau compter sur l’engagement et le leadership de Khalifa Ababacar Sall afin d’être en mesure de porte toujours haut l’étendard d’une Afrique locale déterminée à contribuer à l’amélioration continue des conditions de vie des populations, engagée dans la réalisation du développement humain durable et de l’unité du continent, et résolue à défendre la démocratie, la décentralisation, et le respect des libertés et des droits humains pour tous.

Les forces démocratiques du Sénégal

Restons avec l’ancien maire de Dakar dont la libération constitue le principal sujet de communication des états major politiques. Les forces démocratiques du Sénégal(FDS) se félicitent aussi de la libération de Khalifa Ababacar Sall, après presque trois années d’otage par son ravisseur Macky Sall. Pour le président des Fds Babacar Diop, la libération de Khalifa Sall sonne comme une victoire pour tous les démocrates qui ont élevé la voix ou posé des actes pour dénoncer le caractère arbitraire de sa détention. Selon Babacar Diop, l’ère des prisonniers politiques doit être révolue au Sénégal. A cet effet, il exhorte les forces politiques et sociales à maintenir la mobilisation pour contraindre Macky Sall à cesser d’utiliser la justice comme un instrument pour tenter de freiner des ambitions politiques. Par ailleurs, le Fds a acquis un siège national sur la Vdn 3.

L’affaire des 94 milliards en plénière aujourd’hui

L’Assemblée nationale convoque une plénière aujourd’hui en session extraordinaire à l’occasion de laquelle, il sera procédé à l’audition du rapport de la commission d’enquête parlementaire relative à l’affaire dite des 94 milliards, dossier du titre foncier 1451/R. Toujours lors de cette session, il sera procédé au vote de la proposition de loi modifiant et complétant la loi organique 2002-20 du 15 mai 2002 portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Birahime Seck contre le privilège juridictionnel du notaire

Le coordonnateur du Forum civil ne partage pas la volonté du chef de l’Etat d’accorder un privilège juridictionnel aux notaires. Macky Sall qui présidait mardi le 31ème congrès des notaires africains a demandé au ministre de la Justice d’intégrer dans la prochaine révision du code de procédure pénale le privilège juridictionnel du notaire. Pour le coordonnateur du Forum civil, accorder ce privilège aux notaires, c’est affaiblir la lutte contre le blanchiment de capitaux.

17 millions de la mairie de Louga pour les fournitures scolaires

De 14 millions, l’enveloppe dégagée par la commune de Louga pour l’achet des fournitures scolaires destinées aux 26 écoles élémentaires est passée à 17 millions Fcfa cette année. Les fournitures sont constituées de cahiers, stylos, craies, ardoises, etc. Les lots ont été remis devant les autorités administratives et les parents d’élèves. Selon l’adjoint au maire Ismaïla Mbengue Fall, en dehors de ces fournitures scolaires, la mairie s’investit dans la construction et l’équipement de salles de classe. C’est une manière pour la commune de participer à l’accroissement du taux de réussite.

Les 17 militaires radiés se plaignent auprès de la Cour Suprême

Des militaires radiés de l’armée sénégalaise pour avoir usé de voies de contournement pour s’inscrire au concours des Douanes en 2018 sont déterminés à se battre pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits. Ces 17 anciens soldats annoncent la saisine de la Cour suprême, après que toutes leurs voies de recours soient épuisées. En effet, ils se plaignent du fait que l’état major général des armées ait coupé leurs salaires depuis maintenant un an. Le porte-parole des ex-soldats, Moussa Laye Dia se dit convaincu que l’armée était dans une politique de restriction. Ainsi, ils ont été les agneaux du sacrifice. Du côté de la Douane, renseigne Moussa Laye Dia, c’est le silence total. Selon M.Dia, c’est à la suite d’une correspondance que le Cemga a adressée à la Douane, que celle-ci leur a suggéré d’entamer une médiation avec l’armée afin de trouver une solution à la situation. Ils ont le soutien de la Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH) qui annonce le dépôt d’une plainte à la Cour suprême pour l’annulation de la décision.

Samba Diabaré Samb immortalisé

Le Président Macky Sall va immortaliser Samba Diabaré Samb. En sa qualité de protecteur des Arts et des artistes, le chef de l’Etat a décidé de donner son nom à un de nos édifices culturels majeurs. En outre, Macky Sall a rendu un vibrant hommage à feu Samba Diabaré Samb, homme de culture remarquable, virtuose du «xalam» et historien hors du commun, qui incarnait le citoyen, modèle d’engagement au service de la Nation.

Rentrée scolaire des élèves

Les potaches reprennent aujourd’hui le chemin de l’école. C’est la rentrée scolaire sur l’ensemble du territoire national. A cet effet, le président de la République a adressé ses meilleurs vœux d’encouragement et de succès à toute la communauté éducative. Il a saisi l’occasion pour rappeler au Gouvernement l’impérieuse nécessité d’améliorer le cadre de vie des établissements scolaires ; de respecter la feuille de route conclue d’accord parties en 2017-2018 avec les partenaires sociaux ; de cultiver le consensus et de préserver la stabilité sociale durable, pour asseoir, une école de qualité et de l’excellence.

Signature des nouvelles conventions collectives nationales

Une bonne nouvelle pour les travailleurs. Les nouvelles conventions collectives tant attendues seront bientôt en vigueur, du moins si le ministre du Travail et du Dialogue social matérialise les directives du chef de l’Etat. En réunion du Conseil des ministres hier, le Président Sall a souligné l’importance de la consolidation du dialogue social permanent. A ce propos, il a insisté sur la nécessité de l’amélioration de l’environnement du travail, ainsi que celle d’assurer la stabilité économique et sociale durable. Pour ce faire, il a instruit le ministre du Travail et du Dialogue Social de finaliser les processus de signature des conventions collectives nationales et de faire adopter, avant la fin de l’année 2019, le projet de loi portant Code Unique de Sécurité sociale.

Macky Sall rencontre les maires et les présidents départementaux

 Les élus locaux seront désormais au cœur de la gestion des politiques publiques. Le chef de l’Etat qui a réaffirmé la priorité qu’il accorde à la territorialisation des politiques publiques hier en Conseil des ministres, a demandé aux ministres de veiller à l’implication permanente des élus territoriaux et des collectivités territoriales, dans la préparation, la mise en œuvre et le suivi – évaluation des politiques et programmes publics. D’ailleurs, il va présider le 10 octobre prochain une rencontre avec les maires et présidents de conseil départemental, afin de consolider le dialogue Etat-Collectivités territoriales dans la dynamique du pilotage optimal de l’exécution du Plan Sénégal Emergent (PSE).

Mémorial national dédié aux victimes du bateau le Joola

Le Mémorial national des victimes du naufrage du bateau le Joola sera bientôt une réalité. Macky Sall a annoncé hier en réunion de Conseil des ministres le lancement dans les meilleurs délais, des travaux du Mémorial national dédié aux victimes. A cet effet, il a rappelé au Gouvernement la nécessité de prendre toutes les dispositions requises pour le démarrage des travaux. Auparavant, il a réitéré la solidarité de la Nation aux familles des victimes, à l’occasion de la commémoration du 17e anniversaire du naufrage du bateau le Joola.

Réunion sur le financement de la sécurité dans l’espace UEMOA

La réunion du Comité de haut niveau sur le financement de la sécurité dans l’espace UEMOA s’ouvre aujourd’hui à Dakar. Des chefs d’Etat de l’espace Uemoa ainsi que des ministres prendront part à la rencontre. D’ailleurs le Président béninois, Patrice Talon est arrivé hier dans l’après-midi à Dakar. Il s’agit d’un mini sommet qui se déroulera aujourd’hui au Centre International de Conférences Abdou DIOUF (CICAD). Le Président Macky Sall a invité à dîner au Palais de la République son homologue béninois.

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