Rp du Mardi 24 Septembre 2019

Unes de la presse du Mardi 24 Septembre 2019
Unes de la presse du Mardi 24 Septembre 2019

Kosmos annonce une nouvelle découverte de gaz

https://www.ferloo.com/ Kosmos Energy annonce une importante découverte de gaz dans les limites maritimes du Sénégal, informe Le Quotidien.
La découverte est faite dans le puits d’évaluation de Yakaar-2. Il s’agit d’un puits d’environ 30 mètres de charge de gaz nette dans un réservoir de haute qualité similaire au réservoir Cénomanien du puits d’exploration de Yakaar 1
Le pourcentage de réussite des puits ciblant la tendance gazière à l’intérieur de la Mauritanie-Sénégal. Yakaar 2 a été foré à environ neuf kilomètres de Yakaar1 et s’est révélé être l’extension sud du champ.
Les résultats du puits foré Yakaar-2 confortent Kosmos Energy sur la qualité et les volumes des ressources de Kayaar Teranga qui sont de taille mondiale et de bonne teneur. Ces ressources pourraient soutenir un projet de GNL fournissant des volumes importants de gaz naturel aux marchés intérieur et à l’exportation.
À la différence du puits Yakaar 1, cette nouvelle découverte ne se trouve pas à la frontière avec la Mauritanie, mais à  l’intérieur des eaux sénégalaises. Son exploitation ne devrait pas donc faire l’objet d’une négociation entre les différentes partenaires de Grande Tortue-Ahmeyin, qui chevauche la frontière. (Avec rewmi)

Cayar Offshore : Une colonne de 30 m de gaz naturel découverte

http://lesoleil.sn/ Une importante colonne de gaz a été découverte dans les limites maritimes du Sénégal, informe Le Quotidien. Le journal reprend la société pétrolière Kosmos energy qui donne cette information. Elle annonce avoir découvert une colonne de 30 m de gaz naturel dans le puits de Yakaar 2, qui fait partie du bloc Cayar Offshore profond.
Kosmos s’est réjoui de cette nouvelle découverte qui vient confirmer son taux de succès de 100% de découverte d’hydrocarbures dans l’offshore profond sénégalo-mauritanien. La découverte faite sur Yakaar 2, qui se trouve aux environs de 9 Km au sud de Yakaar 1 confirme, selon Kosmos, l’étendue et la qualité de la ressource sur Yakaar.

Réduction Du Train De Vie De L’Etat : Le FMI Signale Les Nombreuses Dépenses De Prestige, Moins Prioritaires

http://www.walf-groupe.com/Même s’il a récemment agi sur les téléphones des fonctionnaires, les véhicules et rationalisé le nombre d’agences, l’Etat a encore «beaucoup de marge», selon le Fonds monétaire international (Fmi). En conférence de presse, hier, à Dakar dans le cadre d’une mission pour la conclusion d’un accord sur l’Instrument de coordination de la politique économique (Icpe), Corinne Delechat, chef de la délégation, estime que toutes ces dépenses un peu moins prioritaires, qui sont un plus de prestige, doivent être réglementées.
Fauché, le Sénégal a récemment appliqué des mesures de rigueur à son administration. A côté des budgets de fonctionnement qui sont rognés, plusieurs agents ont leurs lignes téléphoniques coupées, avant d’être rétablies pour certains. En conférence de presse, hier, le chef de mission du Fonds monétaire international pour le Sénégal, Mme Corinne Delechat, qui séjourne à Dakar en ce moment, dans le cadre de la négociation du Programme économique et financier du Sénégal, appuyé par l’Instrument de coordination de la politique économique (Icpe) a encouragé ces réformes. Non sans en demander encore. «C’est important pour le gouvernement de faire des efforts pour réduire son train de vie pour dégager de l’espace pour les dépenses sociales ou l’investissement. Donc, si on agit sur les téléphones des fonctionnaires, les véhicules et rationalise le nombre d’agences, on n’a pas de problème. On a encore beaucoup de marge. Toutes ses dépenses un peu moins prioritaires, qui sont un plus de prestige, sont réglementées dans tous les pays du monde. Donc, il n’y a pas de raison que cela ne soit pas le cas au Sénégal», a indiqué Mme Delechat. Qui estime que l’institution financière internationale n’a pas été défaillante ou en complicité avec le pays dans ces situations qui ont mené le pays aux tensions de trésorerie flagrantes dans lesquelles il baigne. «On n’a pas été défaillant. On a eu une interruption de programme. Je ne peux vraiment parler pour le passé. On a toujours recommandé des mécanismes d’application de vérité des prix mais le blocage a été décidé par les autorités politiques. Cela a eu des incidences sur le budget mais il est difficile d’apprécier au jour le jour cette incidence», dit-elle.
D’autre part, Corinne Delechat avoue que le blocage du prix des hydrocarbures a eu une incidence importante sur les finances publiques sénégalaises du fait de l’évolution des prix internationaux en 2017 et 2018. «Une des mesures phares du nouveau programme est le règlement des montants qui sont restés impayés au niveau de la compensation tarifaire et autres obligations vers le secteur», annonce la cheffe de mission du Fmi au Sénégal. Qui pense que la deuxième Loi de finances rectificative (Lfr), en cours de rédaction, va permettre de prendre en charge ces obligations qui n’étaient pas couvertes par le budget. «C’est une excellente démarche de sincérité du budget que de faire un réaménagement au niveau des dépenses pour introduire l’espace», pense-t-elle.
Pour le Fmi, il est important que le Sénégal maintienne la viabilité des finances publiques et de la dette, mais également qu’il ait des actions concrètes pour encadrer et encourager le développement du secteur privé. «Avec l’Icpe, on est aujourd’hui loin des anciens programmes d’ajustements structurels. On parle d’accompagnement des réformes du gouvernement dans le cadre du Plan Sénégal émergent (Pse)», dit Mme Delechat.
Ayant chaud aux caisses, le gouvernement est en train d’opérer des prélèvements ailleurs et de rogner sur le budget de fonctionnement de ses services. Ce qui contribue à clochardiser l’administration vouée aux gémonies et privée de beaucoup de choses dans cette nouvelle gouvernance fasttrack. «L’effort de collecte de recettes vise d’abord à récupérer les impayés accumulés par le passé, de s’assurer que les contribuables inscrits payent ce qu’ils doivent. Mais le plus important sera d’élargir la base de l’assiette pour qu’il y ait un maximum de particuliers et d’entreprises qui participent aux recettes», dit-elle.Seyni DIOP

Des perspectives économiques favorables à moyen terme, selon le Fmi

http://actunet.net/Avec une croissance de 7% en 2020 et un déficit budgétaire stabilisé à 3%, le Sénégal présente des perspectives économiques favorables à moyen terme selon le Fonds monétaire international. Elles devront toutefois être arrimées à des mesures telles que le renforcement des infrastructures et du capital humain, la réforme du Code du travail ou encore la modernisation de la justice commerciale.
À l’issue d’une mission effectuée du 12 au 23 septembre dernier à Dakar, dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme triennal soutenu par l’Instrument de coordination des politiques économiques (Icpe), le Fonds monétaire international (Fmi) a décerné un satisfecit au Sénégal pour ce qui a trait à la stabilité de ses agrégats macroéconomiques.
C’est du moins ce qui ressort de la conférence de presse tenue hier après-midi par la cheffe de mission Corinne Deléchat au siège dakarois du Fonds monétaire international. «Les perspectives économiques à moyen terme restent favorables. La croissance devrait passer de 6% en 2019 à 7% en 2020-21, tirée par l’investissement privé, avant de connaître un nouvel élan avec le début de la production commerciale des hydrocarbures en 2022. L’inflation devrait rester faible à moyen terme. Le déficit de la balance courante augmenterait jusqu’en 2021 du fait des importations nécessaires pour la construction des projets d’hydrocarbures et enregistrerait une baisse au démarrage de la production et de l’exportation du pétrole et du gaz», assure Corinne Deléchat.
Elle ajoute, dans la même veine, que conformément aux objectifs de convergence de l’Uemoa, le gouvernement entend maintenir la cible du déficit budgétaire de 3% en 2019 comme pour les années à venir, tout en assurant le règlement de ses obligations envers le secteur privé. Selon Corinne Deléchat, le cadre budgétaire de 2019 comprend également une opération ponctuelle visant à régler les obligations impayées vis-à-vis de la compagnie nationale d’électricité, Senelec. Ainsi, des mesures de court terme ont été déployées afin d’accroître le rythme de recouvrement des recettes et atteindre les objectifs de la loi de finances rectificative de juillet 2019. Mme Deléchat ajoute que la préparation du budget 2020 s’appuie sur la poursuite des efforts visant à accroître la mobilisation des recettes ainsi que la rationalisation des dépenses de fonctionnement de l’État en tenant compte de la nécessité de prendre en charge les précédents engagements financiers de l’État.
Revenant sur la teneur de l’Instrument de coordination des politiques économiques, elle assure qu’il accompagnera la mise en œuvre de la seconde phase du Plan Sénégal émergent. Il vise notamment à atteindre une croissance soutenue et inclusive, tirée principalement par le secteur privé, à renforcer la stabilité macroéconomique par le maintien de la viabilité des finances publiques et la gestion prudente de la dette. À travers ce programme, les autorités visent également l’instauration d’une gestion soutenable et transparente des récentes découvertes d’hydrocarbures.
Le Fmi laisse entendre, du reste, que le premier pilier de l’Icpe vise à accélérer le développement du secteur privé pour une croissance forte et inclusive. Cette stratégie repose sur la modernisation des infrastructures et le renforcement du capital humain ; l’amélioration de l’environnement des affaires par la rénovation du cadre juridique, et notamment par la réforme du Code du travail, la facilitation de l’accès au foncier et la modernisation de la justice commerciale. Sans compter l’élargissement de l’accès au financement des entreprises privées, et en particulier, celui des petites et moyennes entreprises.
En outre, le gouvernement s’est fixé pour objectif de réduire les disparités économique et sociales entre zones urbaines et rurales, et d’accroître les opportunités économiques pour les jeunes et les femmes.

«On est loin des anciens programmes d’ajustement structurel» (Fmi)

http://actunet.net/Décernant un satisfecit au Sénégal où elle estime que les perspectives économiques sont favorables à moyen terme, Corinne Deléchat assure que les recommandations émises par le Fonds monétaire international dans le cadre de l’Instrument de coordination des politiques économiques (Icpe) cadrent parfaitement avec la feuille de route déployée par les autorités sénégalaises. Elle ajoute, du reste, que dans ces conditions, l’émergence est à portée de main. «Avec l’Icpe, on est extrêmement loin des anciens programmes d’ajustement structurel. On ne parle pas du tout de cela ; on parle d’accompagnement des réformes du gouvernement au titre du Plan Sénégal émergent. Il y a déjà une priorisation des actions du gouvernement. Plus l’interaction du gouvernement avec les partenaires sera coordonnée et alignée, plus on aura un impact positif sur les réformes conçues. On n’est pas en train de demander des réformes dans tous les domaines… C’est vraiment ciblé sur des grandes mesures que le gouvernement entend lui-même porter et qui vont amener un résultat au niveau de la croissance, de la stabilité macroéconomique, au niveau de l’atteinte des objectifs budgétaires…», assure la cheffe de mission du Fmi.
«Le volume de production d’hydrocarbures ne sera pas aussi significatif…»
Corinne Deléchat bat ainsi en brèche les arguments de ceux qui estiment le Sénégal proche de la banqueroute. «Je ne suis pas de leur avis. Je trouve que c’est un pays extrêmement dynamique qui a un potentiel important. Avec la première phase du Plan Sénégal émergent, on a réussi à enclencher une dynamique de croissance élevée. On est passé d’un taux de croissance de 3% 4% pendant longtemps à des taux de 6%, 7%, donc il s’est quand même passé quelque chose. On a une croissance de 6% en 2019 qui aurait pu être un peu plus élevée et qui est ramenée à 6% par rapport à une prévision antérieure de 6,6%, car on a eu un démarrage assez faible au niveau de l’année ; mais on est en train d’avoir une dynamique qui va en s’accélérant et on prévoit 6,8% de croissance en 2020. À moyen terme, on a des perspectives très favorables : il y l’investissement privé, les investissements dans les ressources en hydrocarbures, je pense que c’est un pays dynamique et que l’émergence est à portée de main», relève-t-elle.
La cheffe de mission du Fmi se réjouit par ailleurs que le Sénégal présente un environnement qui ne le rendra pas dépendant de l’exploitation des hydrocarbures. «La bonne nouvelle c’est que le volume de production d’hydrocarbures ne sera pas aussi significatif que dans d’autres pays comme le Gabon ; donc on n’aura jamais plus de 5%  du Pib en ressource et 2% du Pib en recettes venant des hydrocarbures. C’est des montants qui restent gérables, qui ne vont pas dominer l’économie, et je pense que le gouvernement a, en parallèle, une stratégie au niveau énergétique, le « gaz to power » qui vise d’une part à privilégier le gaz, c’est déjà plus sain et il y a également une volonté d’accroître les ressources non renouvelables dans la production de l’énergie. Si on met le tout ensemble, le mix-énergétique du Sénégal sera probablement plus favorable que beaucoup d’autres pays ; donc, je pense que la stratégie est extrêmement intelligente, dans le sens où on a une vision sur le long terme qui fait du sens pour le Sénégal», précise Corinne Deléchat.
Saluant les efforts allant dans le sens de réduire le train de vie de l’État, elle estime que cela permettra de dégager de l’espace pour les dépenses sociales ou l’investissement.
«Impératif d’apurer la dette intérieure et d’élargir l’assiette fiscale»
Par ailleurs, la cheffe de mission du Fmi met en relief l’impératif d’apurer la dette intérieure et de mobiliser davantage de recettes fiscales. «Vous pouvez avoir toutes les initiatives, fonds de développement ou d’incubation de la Pme, mais la mesure qui sera la plus porteuse pour le développement du secteur privé c’est de payer les factures. On a beaucoup insisté et on a eu beaucoup de bonne volonté du côté du gouvernement. On a un inventaire qui est assez exhaustif de tout ce qui est impayé, et qu’on va devoir régler. Il s’agit de voir comment on peut apurer cela rapidement pour permettre au secteur privé de fonctionner (…). Au plan fiscal, il s’agit de récupérer les impayés et de s’assurer que les contribuables inscrits paient ce qu’ils doivent. La deuxième phase qui est la plus importante, c’est vraiment l’élargissement de l’assiette fiscale, d’élargir la base des contribuables sachant qu’il y a un minimum de particuliers et d’entreprises qui contribuent aux recettes. Plus on élargit la base, plus on peut réduire le poids fiscal sur chacun», conclut-elle.

Réformes : Le Sénégal met en œuvre 7 des 8 directives du Fmi

https://www.seneweb.com/Le Fonds monétaire international (Fmi), qui a effectué une mission au Sénégal du 12 au 23 septembre 2019, s’est félicité de la transposition de sept des huit directives du Cadre harmonisé des finances publiques. Il s’agit de la transparence dans la gestion des finances publiques ; les lois de finances ; la nomenclature budgétaire ; le Réglement général sur la comptabilité publique ; le Plan comptable de l’État ; le Tableau des opérations financières de l’État et la comptabilité des matières. Relativement à la 8ème directive portant sur le régime financier et comptable des collectivités territoriales, les dispositions sont en train d’être prises pour sa transposition.
Le Fmi a aussi noté avec satisfaction les progrès importants réalisés pour préparer la mise en œuvre du nouveau cadre de gestion des finances publiques, à savoir l’adoption des programmes budgétaires et des nouvelles procédures de préparation du budget de l’État ; la  mise en cohérence des nomenclatures budgétaire et comptable ; la tenue du Débat d’orientation budgétaire (Dob) sur la base du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) et la production de rapports trimestriels d’exécution du budget transmis à l’Assemblée nationale et publiés ainsi que l’élaboration et la diffusion des outils didactiques (manuels, guides, instructions, modules de formation…) permettant de mettre en condition les acteurs budgétaires dans la pratique des nouvelles règles budgétaires.
L’institution de Bretton Woods s’est également réjoui de l’élaboration des Documents de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd) et de l’adaptation du système d’information financière de l’État aux innovations introduites par les directives communautaires, avec la création et le déploiement du Système intégré de gestion de l’information financière (Sigif) intégrant à la fois les opérations relatives à l’élaboration du budget, son exécution, son contrôle et sa reddition en fin d’exercice. Au regard de tous ces progrès, le Fmi s’est dit satisfait de l’état d’avancement de l’élaboration du budget de 2020 en mode « programmes » qui sera finalisé dans les délais requis par les dispositions légales et réglementaires et des dispositions prises pour la mise en œuvre de la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses.

MISE EN ŒUVRE DES REFORMES BUDGETAIRES ETFINANCIERES : BASCULE EN BUDGET PROGRAMME EN 2020

Le FMI s’est félicité de la transposition de sept des huit (8) directives du cadre harmonisé des finances publiques.
 Il s’agit de : 
-La transparence dans la gestion des finances publiques ;
-Les lois de finances ;
-La nomenclature budgétaire ;
-Le Règlement général sur la comptabilité publique ;
-Le Plan comptable de l’Etat ;
-Le Tableau des opérations financières de l’Etat ;
-La comptabilité des matières.
Relativement à la 8ème directive portant sur le régime financier et comptable des collectivités territoriales, les dispositions sont en train d’être prises pour sa transposition.
Le FMI a noté avec satisfaction les progrès importants qui ont été réalisés pour préparer la mise en œuvre du nouveau cadre de gestion des finances publiques, à savoir :
-L’adoption des programmes budgétaires et des nouvelles procédures de préparation du budget de l’Etat ;
-La  mise en cohérence des nomenclatures budgétaire et comptable;
-la tenue du débat d’orientation budgétaire (DOB) sur la base du document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) et la production de rapports trimestriels d’exécution du budget transmis à l’Assemblée nationale et publiés ;
-l’élaboration et la diffusion des outils didactiques (manuels, guides, instructions, modules de formation, etc.) permettant de mettre en condition les acteurs budgétaires dans la pratique des nouvelles règles budgétaires ;
-l’élaboration des documents de programmation pluriannuelle des dépenses (DPPD) ;
-l’adaptation du système d’information financière de l’Etat aux innovations introduites par les directives communautaires, avec la création et le déploiement du Système intégré de Gestion de l’Information financière (SIGIF), intégrant à la fois les opérations relatives à l’élaboration du budget, son exécution, son contrôle et sa reddition en fin d’exercice ;
Au regard de ces progrès, le FMI s’est satisfait d’une part, de l’état d’avancement  de l’élaboration du budget de 2020 en mode « programmes » qui sera finalisée dans les délais requis par les dispositions légales et réglementaires et d’autre part, des dispositions prises pour la mise en œuvre de  la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses.

MISSION DU FMI ET PROJET DE LOI DE FINANCES RECTIFICATIVE (LFR) 2019 N° 2

Le Fonds Monétaire International (FMI) qui a effectué une mission au Sénégal du 12 au 23 septembre 2019, a convenu avec les autorités sénégalaises de la présentation à l’Assemblée Nationale d’Une LFR 2 au titre de la gestion 2019, conforme à la communication du Ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda DIALLO, lors du conseil des Ministres du 04 septembre 2019.
Les motivations de la LFR 2 sont les suivantes : 
-les performances réalisées par notre pays en matière de mobilisation de recettes internes font que les prévisions initiales de moins-values de recettes évaluées à plus de 200 milliards de FCFA au terme du premier semestre 2019 ont pu être entièrement résorbées grâce aux efforts des régies financières ; ce qui permet au FMI de maintenir dans le cadrage révisé les objectifs de recettes de la LFR1 2019 ;
-Du point de vue des dépenses, le FMI a apprécié l’exécution prudente qui permet de dégager un montant de 100 milliards FCFA à affecter aux obligations impayées recensées au titre la gestion 2019, notamment dans les secteurs de l’Energie, des projets et programmes à fort impact social (PUMA, PUDC et PROMOVILLES) et des agences et structures assimilées ;
-Aussi, le FMI et les autorités sénégalaises se sont accordées sur une deuxième LFR 2019 qui sera déposée en même temps que la Loi de FianFI 2020 ;
-Quant aux grandes lignes de la LFI 2020, il ne subsiste pratiquement pas d’écart entre les prévisions du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) introductif au débat d’orientation budgétaire (2020-2022) et le cadrage budgétaire du FMI.

LE FMI NOTE LA VOLONTE DU GOUVERNEMENT A ASSURER UNE GESTION SOUTENABLE ET TRANSPARENTE DU SECTEUR DES HYDROCARBURES

Le FMI se félicite de l’adoption en 2019 de la loi  portant code pétrolier et qui régit les activités d’exploration, d’exploitation et de partage de production ainsi que de la loi relative au contenu local qui est entrée en vigueur la même année afin de faire bénéficier le secteur privé local des retombées de l’exploitation des hydrocarbures.
C’est pourquoi, dans le cadre du nouveau programme économique et financier du Sénégal appuyé par l’Instrument de Coordination des Politiques Economiques (ICPE), le FMI retient avec satisfaction, que le Gouvernement vise à mettre en place une gouvernance soutenable et transparente des ressources issues de l’exploitation des récentes découvertes d’hydrocarbures. Le Gouvernement entend mettre en œuvre un cadre de gestion qui répond aux meilleures pratiques.

Masse salariale : Une augmentation de 175% entre 2000 et 2014

https://www.seneweb.com/ Au Sénégal, la masse salariale a connu une hausse de 175% entre 2000 et 2014. Dans la même période, les effectifs de la Fonction publique n’ont augmenté que de 57%. La révélation a été faite ce mardi au siège de la Cosydep, lors d’une journée de partage sur l’étude portant sur le système de rémunération des agents de la Fonction publique.
D’ailleurs, ce chiffre est sorti du rapport en question, commandité par l’Etat. Ce chiffre indique le niveau important de la masse salariale. « C’est parce qu’il y a de la tricherie derrière. Une augmentation de 175%, c’est trop », conclut Mounirou Ndiaye. Si l’on en croit l’économiste Souleymane Astou Diagne, l’Etat met actuellement 80 milliards par mois pour payer les salaires.
Ce qui fait dire à son collègue Mounirou Ndiaye que l’Etat ne dispose presque d’aucune marge pour augmenter les salaires. Il n’empêche, précise-t-il, la correction des disparités est toujours possible. « Le ministre de l’Economie avait dit qu’il y a 400 milliards d’indemnités. Il faut faire des ajustements sur les indemnités », propose Mounirou Ndiaye.
A titre d’exemple, Souleymane Astou Diagne souligne l’existence d’un directeur d’agence qui gagne 5 millions par mois et à qui on verse 30 millions de prime annuelle. A noter d’ailleurs que le rapport, conformément aux termes de référence du gouvernement, a exclu de son champ d’étude les forces de l’ordre, les agences d’exécution, les sociétés nationales et le personnel politique (Assemblée nationale, Conseil économique, Hcct…).

MISSION DU FMI AU SENEGAL : Le chef de mission du Fmi invite le gouvernement à apurer la dette du privé

https://www.jotaay.net/ Corinne Deléchat ne partage pas l’avis de certains observateurs qui peignent un tableau sombre de la situation économique du Sénégal. «Je ne partage pas cet avis», indique-t-elle, avant d’ajouter : «je trouve que le Sénégal est un pays extrêmement dynamique, avec un potentiel important. Avec la première phase du Plan Sénégal émergent (Pse), le Sénégal a réussi à enclencher une dynamique de croissance. On est passé d’une croissance de 2, 3, 4% à des taux de 6 et 7%», souligne la patronne de cette mission du Fmi à Dakar. A l’en croire, même si les prévisions de 6.6% de croissance n’ont pas été atteintes en 2019, le Sénégal est dans une dynamique où la croissance va s’accélérer. C’est pourquoi les prévisions pour 2020 sont de 6.8% de croissance. Mieux, à moyen terme, elle annonce des perspectives très favorables, qui seront portées par les investissements privés et les investissements dans les hydrocarbures. Toutes choses qui lui font dire que le Sénégal est un pays dynamique et que l’émergence est à portée de main.

«La bonne mesure pour le secteur privé sera le paiement des factures»

En tout cas, ce dynamisme de l’économie sénégalaise ne se reflète pas sur son secteur privé, qui ploie sous le poids des impayés. Un fait qui n’est pas occulté par le chef de mission du Fmi. «Vous pouvez avoir toutes les initiatives en termes de fonds de développement, mais la mesure qui sera le plus porteur, pour le secteur privé, sera le paiement des factures», a indiqué Corinne Deléchat, qui annonce dans cette logique que le gouvernement a procédé à l’inventaire de tout ce qui est impayé et qu’il va devoir régler pour apurer cette dette et permettre au secteur privé de continuer. «L’idée, à terme, c’est que l’Etat ne soit pas le seul moteur de l’activité et de la croissance. Les entreprises devraient pouvoir voler de leurs propres ailes», note le chef de mission du Fmi.

«Les besoins du gouvernement en matière de financement sont couverts»

Interpellée sur les recours fréquents au marché financier qui peut être synonyme de surendettement, la chef de mission du Fmi salue cette approche du Sénégal. «Jusqu’à l’an dernier, le Sénégal avait limité son recours au marché régional. On avait eu un nouvel eurobond, mais cette année, on a privilégié le marché régional qui est redevenu liquide. Donc, au niveau de la région, on a une situation apaisée. Les besoins du gouvernement en matière de financement sont couverts. Si on peut obtenir un peu moins cher à moyen terme, on peut le faire», préconise Mme Deléchat. En ce qui concerne le budget programme qui va entrer en vigueur en 2020, elle révèle que c’est une réforme ambitieuse. Mais, dit-elle, il y a beaucoup de questions à régler au préalable, même si, pour l’essentiel, elles ont bien avancé. «Le système d’information qui accompagne la mise en œuvre de cette réforme devrait être prêt ; car, il y a beaucoup de pays où la réforme a trébuché, avec un système d’information pas adapté. Ce qu’on recommande, c’est d’avoir une meilleure maitrise des engagements budgétaires. Il ne faut pas qu’on relâche la totalité des engagements, il faut qu’on ait des plafonds trimestriels qui soient bien communiqués aux ordonnateurs des dépenses pour éviter qu’on perde le contrôle de l’exécution du budget…»,préconise Corinne Deléchat.  M. CISS

CORINNE DOCHELAT : «IL EST IMPORTANT QUE LE GOUVERNEMENT FASSE DES EFFORTS POUR RÉDUIRE SON TRAIN DE VIE»

http://www.emedia.sn/Dans le cadre de la rationalisation des dépenses de l’Etat du Sénégal, le président de la République, Macky Sall a restreint toutes les lignes téléphoniques et l’internet. Une décision que semble bien appréciée la chargée de mission du Fonds monétaire international (Fmi) qui faisait face à la presse, ce lundi, après s’être entretenu avec les autorités sénégalaises sur un programme soutenu par l’instrument de Coordination des Politiques Economiques (ICPE) d’une durée de trois ans. « Au niveau des efforts pour les dépenses de fonctionnement, je pense que, c’est important pour le gouvernement de faire des efforts de réduire son train de vie pour dégager de l’espace pour les dépenses sociales et de l’investissement. Donc, si on ajuste sur les téléphones des fonctionnaires, si on rationalise les agences, il n’y aura pas de problème. Ce, tant que cela n’empêche pas le fonctionnement normal de l’administration. Tout ce qui est prestige est règlementé dans tous les pays du monde. Et c’est le cas au Sénégal », a déclaré la chargée de mission du Fmi Corinne Doléchat. Elle indique que l’ICPE est un programme sans décaissement et c’est un instrument flexible sans financement du Fmi.
De même, elle a indiqué que l’effort de collection des recettes qui est fait vise à récupérer les impayés qui étaient accumulées par le passé et à s’assurer que les contribuables paient ce qu’ils doivent. Et poursuit-elle, la deuxième phase qui est la plus importante, c’est l’élargissement de l’assiette fiscale. « Plus on élargit la base, plus on réduit le poids fiscal sur chacun. L’idée d’avoir un contribuable qui participe au développement du pays est à saluer. Les entreprises devraient pouvoir voler de leurs propres ailes sachant qu’il y a un cadre de résolution des conflits commerciaux fiables pour qu’on puisse accéder aux crédits », soutient-elle.

Le Sénégal Recouvre 1488 Milliards FCFA En Un Mois…

https://www.xibaaru.sn/Les ressources sont mobilisées par l’Etat du Sénégal durant le mois de juillet 2019 se sont élevées à 1488,8 milliards de FCFA (environ 2,530 milliards de dollars), selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Par rapport à leur niveau de la même période de 2018, ces ressources ont progressé de 15,1% en glissement annuel
Elles sont essentiellement constituées de recettes budgétaires à hauteur de 1408,5 milliards de FCFA et des dons pour 80,3 milliards de FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0017 dollar).
Celle-ci résulte principalement des bonnes performances des recouvrements de droits et taxes au cordon douanier (+23,8%), de l’impôt sur le revenu (+13,7%) et de la taxe spécifique pétrole (+65,9%), à respectivement 445,7 milliards de FCFA, 231,0 milliards de FCFA et 79,1 milliards de FCFA .
« Le rapatriement des taxes parafiscales à hauteur de 43,7 milliards de FCFA a, également, contribué au bon comportement des recettes budgétaires », signale la DPEE. A l’inverse, les droits d’enregistrement (28,6 milliards) se sont amoindris de 8% à fin juillet 2019.
Concernant les recettes non fiscales, les revenus des domaines se sont repliés de 7,2 milliards de FCFA sur la période. Ce recul a, toutefois, été atténué par la bonne tenue des produits financiers (+13,9%) qui sont évalués à 44,3 milliards de FCFA.

Élargissement de l’assiette fiscale : l’économise Demba Moussa Dembélé n’est pas du même avis que le FMI

https://www.pressafrik.com/ L’économiste Demba Moussa Dembélé n’est pas du même avis que le Fonds monétaire international (Fmi) qui, lors de sa conférence de presse hier, lundi, a recommandé à l’Etat d’élargir son assiette fiscale pour éponger ses dettes. Selon lui, l’augmentation des taxes risque de bloquer l’économie du pays car, dit-il, « il y aura moins d’investissements de la part des entreprises ».
Si l’Etat suit ces recommandations, « il peut avoir beaucoup plus de recettes, mais est-ce que cela va relancer l’économie ? Ça m’étonnerait parce que si l’Etat taxe davantage, il aura plus de recettes et  ça risque de bloquer certains nombres d’entreprises, parce qu’y aura moins d’investissements », a déclaré l’économiste.
Selon Demba Moussa Dembélé, « Toutes ses mesures que le Fmi a recommandé sont liées à la situation des finances publiques. Or, y a eu une alerte dans la presse de la part de certains observateurs comme quoi les finances publiques sont dans des situations un peu critiques ».
« Et là, a-t-il souligné, le Fmi vient de le confirmer parce que d’une part l’élargissement de l’assiette fiscale ça veut dire essayer d’avoir plus de recettes pour l’Etat donc, cela veut dire taxer des entreprises ou individus qui payaient moins d’impôts ou qui n’étaient pas assujettis d’impôts notamment le secteur informel entre autres, qui du reste gagne beaucoup plus d’argent, mais malheureusement paient très peu ».
Concernant l’autre recommandation du Fmi à savoir le rétablissement de la vérité des prix, l’économiste d’expliquer sur Sud Fm que : « Cela veut dire que les subventions d’un certain nombre de produits ou services doivent, soit diminuer, ou cesser tout simplement. Ce qui veut dire que certains produits alimentaires risquent tout simplement de grimper, que ce soit le riz, le lait ou encore le prix de l’électricité ou de l’eau parce qu’il y a une forte subvention dans ces deux produits », a-t-il prévenu. Aminata Diouf

La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone Uemoa

https://www.lejecos.com/ En provenance des pays de l’Union Economique Monétaire Ouest Africain(UEMOA), les importations de biens sont évaluées à 7,3 milliards au mois de juillet 2019 contre 6,2 milliards le mois précédent, soit une légère hausse de 1,1 milliard selon la Direction de la prévision et des études économiques.
Elles ont représenté 1,6% de la valeur totale des importations de biens au mois de juillet 2019 contre 2,2% le mois précédent. La Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone avec une part évaluée à 90,9% en juillet 2019 contre 77,5% le mois précédent.
Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les «huiles, graisses animales et végétales», les «fruits et légumes comestibles» et les «produits des industries para chimiques» avec des parts respectives de 35,5%, 9,7% et 7,5%.Amadou Idrissa Dia

Hausse du volume des échanges commerciaux entre les pays africains, dont le Sénégal, et les Emirats arabes unis  

https://www.ferloo.com/Selon les données publiées par le ministère de l’Economie des Emirats arabes unis, le volume des échanges commerciaux entre les Emirats arabes unis et les pays africains a atteint plus de 161 milliards de dollars en 2018.
Ces échanges qui concernent le commerce direct, les zones franches et les entrepôts douaniers, ont connu une hausse de 11,8% par rapport à 2017. Les données indiquent par ailleurs que le commerce en zones franches avec les pays africains a progressé de 26% pour atteindre un montant de 42 milliards de dirhams (11,9 milliards de dollars), tandis que les échanges directs ont atteint 117 milliards de dirhams (31,9 milliards de dollars).
Les réexportations des Emirats vers les pays africains ont atteint 51,7 milliards de dirhams (14,1 milliards de dollars) à la fin de l’année dernière, contre 41,5 milliards de dirhams (11,3 milliards de dollars) en 2017. Tandis que les exportations non pétrolières sont passées de 05 milliards de dirhams en 2017 à 18,6 milliards de dirhams en 2018.
Les pays africains ont exporté vers les Emirats arabes unis, divers produits tels que, entre autres :
Le sucre de canne ;
Les huiles essentielles ;
Les pierres précieuses.
Les Emirats arabes unis, devenus l’uns des principaux terminaux du commerce de produits de base, ont exporté vers l’Afrique, des produits tels que l’or, les diamants, l’aluminium, les polymères d’éthylène, les céramiques et les fils de cuivre, en plus des produits réexportés comme les appareils téléphoniques, les voitures et autres machines.
Selon les données, le commerce total des Emirats arabes unis avec les pays d’Afrique de l’Ouest, au cours de la dernière année, s’est élevé à plus de 33,5 milliards de dirhams (9,1 milliards de dollars). Les pays d’Afrique de l’Est représentant plus de 44,7 milliards de dirhams (12,2 milliards de dollars) et les pays de la région de l’Afrique centrale, environ 21,2 milliards de dirhams (5,8 milliards de dollars), les pays d’Afrique du nord plus de 41,4 milliards de dirhams (11,17 milliards de dollars) et l’Afrique australe, 14 milliards de dirhams (3,8 milliards de dollars).
Concernant les échanges commerciaux, hors hydrocarbures, entre le Sénégal et les Emirats, il faut noter que la balance commerciale est excédentaire en faveur du Sénégal, avec 622.600.000 dirhams soit 170.575.342 us dollars d’exportations en 2018, contre 253.800.000 dirhams soit 69.534.246 us dollars d’importations.
Pour accroître les échanges commerciaux avec l’Afrique et le reste du monde, les autorités du ministère émirati de l’Economie, entendent mettre en œuvre plusieurs initiatives, en coopération avec des organismes compétents tels que l’initiative nationale de développement des exportations et la mise en œuvre de mécanismes de programmes de soutien afin d’accroître les capacités d’exportation des Emirats et de réduire son déficit commercial non pétrolier et de ce fait, promouvoir les conditions d’une croissance durable et équilibrée.
La stratégie du ministère vise également à conquérir de nouveaux marchés prometteurs, en organisant des visites de délégations économiques et commerciales, en organisant des comités économiques mixtes, en participant à des manifestations et expositions économiques, autant d’activités qui pourront jouer un rôle important dans le développement des relations commerciales avec le reste du monde et accroître les investissements directs étrangers.

Les exportations du Sénégal vers l’Uemoa sont estimées à 40,1 milliards de FCFA au mois de juillet 2019

https://www.lejecos.com/ Vers les pays de l’Union Economique Monétaire Ouest Africain(UEMOA) , les exportations du Sénégal sont estimées à 40,1 milliards au mois de juillet 2019 contre 27,0 milliards le mois précédent, soit un accroissement de 49,0% (+13,2 milliards) indique la dernière publication de la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee) dans sa dernière publication « Point mensuel de conjoncture –Août 2019 ».
Elles ont représenté 21,8% de la valeur totale des exportations de marchandises au titre du mois de juillet 2019 contre 21,0% un mois auparavant.
La part des produits acheminés vers le Mali, principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union, est passée de 46,4% à 48,2% entre juin et juillet 2019.
Le ciment est le principal produit exporté vers le Mali avec une part de 33,9%, suivi des « préparations pour soupes, potages et bouillons » pour un poids de 13,6%.Amadou Idrissa DIA

Echanges extérieurs de l’Uemoa : Un déficit commercial de 512,4 milliards de FCfa enregistré au 2ème trimestre 2019

https://www.lejecos.com/ Sur le plan des finances publiques, l’exécution des opérations financières des Etats membres de l’Union, au cours des six premiers mois de 2019, a été marquée par un accroissement des recettes (+11,8%), en glissement annuel, plus important que celui des dépenses (+9,8%).
Selon la Bceao qui donne l’information dans son   Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa, septembre 2019, cette évolution a induit une réduction du déficit global, base engagements, dons compris, qui s’est situé à 1,8% du PIB, contre 2,1% du PIB sur la même période de l’année précédente.
«Les échanges extérieurs de l’Union ont dégagé au deuxième trimestre 2019 un déficit commercial de 512,4 milliards ou 2,8% du PIB, en atténuation de 154,3 milliards par rapport à la même période de l’année précédente, consécutivement au rythme de progression des exportations (+4,7%) plus élevé que celui des importations (+0,3%) », lit-on dans le document.Adou FAYE

Grève Des Commerçants, L’activité Économique Au Ralenti

http://www.walf-groupe.com/Les commerçants semblent réussir le coup. En mouvement d’humeur, hier, ils ont, sauf quelques individualités, baissé pavillon. Au marché Sandaga, l’écrasante majorité des commerçants a mis la clef sous le paillasson.
En cette matinée marquée par une forte canicule, l’activité économique au marché Sandaga est au ralenti. Ce lieu qui grouillait de monde est pour la circonstance déserte. Le mouvement d’humeur de l’Association des commerçants et industriels du Sénégal est passé par là. Coeur des activités marchandes, Sandaga est vidé de son monde. La rue Emile Badiane, avec ses échoppes et va-et-vient incessants des piétons, est aujourd’hui fluide. Point de klaxons ni de vrombissement de véhicules pour apeurer les piétons. La circulation est fluide avec une chaussée libérée. Les quelques vendeurs trouvés sont soit des tabliers soit des ambulants. Toutes les boutiques et petits commerces ont baissé rideaux. Le mouvement des commerçants d’humeur oblige. De temps à autres des brigades de surveillances se signalent pour rappeler à l’ordre ceux qui n’ont pas respectés le mot d’ordre de grève.
C’est ce même décor à l’avenue Blaise Diagne jusqu’au marché Tilène de la Médina. L’activité est au ralenti avec le mouvement d’humeur des commerçants affiliés à l’Acis (Association des commerçants et industriels du Sénégal). Secrétaire général de cette organisation commerçante Abdou Rahmane Sylla, qui s’est confié à WalfQuotidien, n’a pas manqué de revenir sur les raisons de ce mouvement d’humeur. «Il y a un chapelet de doléances parmi lesquelles les incendies récurrentes dans les marchés, l’insalubrité dans les marchés qui posent un vrai problème de santé publique, les menaces de déguerpissements sans accompagnements nécessaires… », liste d’emblée le secrétaire général de l’Acis. Mais le nœud gordien du problème, reconnaît- il, constitue les tracasseries douanières. «Nous sommes victimes de tracasseries douanières avec la dématérialisation qui n’est pas compatible avec le secteur informel dans lequel nous évoluons », déplore M. Sylla.
Evaluant le mouvement d’humeur, M. Sylla se dit satisfait puisqu’il a été observé à Dakar (pas de commerce à Sandaga, Tilène, Thiaroye), à Touba, Kaolack et Thiès. Il n’a pas voulu quantifier la perte que ces trois jours de grève vont engendrer dans l’économie. Mais il trouve que cela va impacter négativement sur l’économie avec des pertes incommensurables pour l’Etat.
L’autorité, via son ministère du Commerce, avait appelé à des négociations, mais cela n’a pas prospéré avec les commerçants de l’Acis qui ont décrété 72 heures de grève. «L’autorité avait appelé à des négociations mais les propositions que nous avions émises n’étaient pas prises en compte. Nous nous sommes retirés pour leur faire savoir que les propositions ne nous engageaient pas. C’est pour cela que nous avons décrété 72 heures de grève (Lundi, mardi et mercredi) sur l’étendue du territoire national», a développé le Secrétaire général de l’Association des commerçants et industriels du Sénégal.Magib GAYE

Grève de 72h de l’ACIS : La direction générale de la Douane éclaire sa lanterne !

https://www.dakaractu.com/ La Direction générale des Douanes (DGD) défend avoir appris, par voie de presse, que l’Association des Commerçants et Industriels du Sénégal (ACIS) a entamé une grève de 72 heures à compter de ce 23 septembre 2019. L’ACIS, dans sa plateforme revendicative énumère, entre autres griefs évoqués, la dématérialisation des procédures de dédouanement et l’application des valeurs de correction. Ainsi, la direction générale des Douanes a tenu à apporter des éclaircissements par rapport à ces énumérations revendicatives de l’association des commerçants.
Dans un communiqué de presse qui nous est parvenu et concernant le dernier point de ces revendications de l’association des commerçants et industriels du Sénégal, la DGD défend avoir proposé l’application de ces valeurs de correction comme palliatif aux difficultés que rencontre le secteur informel dans la mise en œuvre de la valeur transactionnelle adossée à l’Accord de l’Organisation mondiale du Commerce sur l’Evaluation en douane auquel le Sénégal est partie depuis 2001.
Sous ce rapport, l’application de ces valeurs de correction est une faveur qui obéit à une logique d’accompagnement et de protection d’un maillon important du tissu industriel de notre économie et constitue des valeurs-plancher visant à assurer un minimum de garantie pour la mobilisation des recettes budgétaires.
A l’approche de la fête de Tabaski, certains acteurs du secteur privé dont l’ACIS notamment avaient sollicité et obtenu le gel momentané de la mesure. Mieux, la DGD, en écho à cette demande et dans une démarche de concertation réaffirmée, avait convié toutes les parties prenantes (industriels, commerçants du secteur informel, commissionnaires en douane agrées, les organisations patronales, professionnelles et syndicales) dans une Commission d’Harmonisation desdites valeurs à l’effet d’examiner tous les points de divergence et de proposer des valeurs consensuelles.
Cette Commission, qui a travaillé en parfaite entente avec tous les acteurs concernés, hormis l’ACIS qui a déserté les travaux dès les premières rencontres, a finalisé son rapport dont les modalités de mise en œuvre ont été récemment rendues opérantes par note de service du Directeur général des Douanes.
En conséquence, il apparait de ce rappel et de la démarche inclusive adoptée que les valeurs de correction ne constituent guère une contrainte mais plutôt une opportunité offerte aux commerçants du secteur dit informel d’être mieux encadrés en vue de jouer pleinement leur partition dans l’économie composée par ailleurs d’industriels qui méritent également d’être protégés.
Concernant la dématérialisation des procédures de dédouanement qui vise un dédouanement automatisé et sans papier, force est de constater qu’il s’agit d’une option irréversible dans le cadre du Projet d’appui à la modernisation de l’Administration (PAMA).
Dans ce processus de dématérialisation des procédures, la DGD a toujours opté pour une démarche prudentielle en ayant en permanence une posture à la fois inclusive et pédagogique.
C’est ainsi que la journée dématérialisation est d’ailleurs devenue un des évènements phares de l’agenda annuel de la DGD qui a assuré, en outre, à tous les acteurs plusieurs cycles de formation pour leur mise à niveau face aux exigences techniques inhérentes à un système de dédouanement dématérialisé. La dernière journée, qui s’est tenue le 17 janvier 2019 à Dakar, a mobilisé tous les acteurs publics comme privés de la chaine logistique, en vue de baliser le terrain de la dématérialisation dans une optique de gestion concertée du changement. C’est donc, ce long processus de dialogue, de formation et d’accompagnement qui est aujourd’hui arrivé à maturation. Il doit nécessairement être mis en œuvre pour le bien de l’économie sénégalaise appelée à se déployer dans un environnement des affaires amélioré et compétitif.
En effet, la dématérialisation est, dans son essence, une opportunité à saisir car elle est gage de célérité, d’efficacité, de traçabilité et de transparence pour la Douane et de performance pour tous les acteurs économiques.
Faut-il rappeler que l’Administration des Douanes du Sénégal entend mener ses missions en parfaite collaboration avec tous ses partenaires tout en restant ancrée dans la défense de l’économie dans le strict respect des lois et règlements en vigueur.

L’aveu de Macky Sall devant ses pairs à New-York : ‘’Nous avons encore des progrès à faire’’

https://www.dakaractu.com/ Macky Sall a reconnu qu’il avait encore du chemin à faire pour réaliser ses vœux, en matière d’offre de santé, au profit des Sénégalais. À la tribune des Nations-Unies où il s’est prononcé, ce lundi 23 septembre 2019, dans le cadre de la 742e Session de l’Assemblée générale, le président de la République a relevé les efforts fournis, mais il a reconnu qu’il restait à son gouvernement beaucoup de défis à relever. Et ce, malgré tout ce qui a été fait jusqu’ici.
‘’Nous avons encore des progrès à faire pour la pérennisation et la fiabilisation du système, par son extension, une meilleure identification des bénéficiaires et une meilleure maitrise de la facturation des prestations. Ces efforts sont en cours et nous sommes disposés à nous inspirer d’autres expériences réussies dans le domaine de la Csu’’, a dit le président Sall devant ses homologues.
Des défis que son administration doit relever malgré les résultats obtenus par la Cmu/Csu qui, renseigne-t-il, ‘’a enregistré d’importants progrès, avec notamment : l’installation de 651 Mutuelles de santé fonctionnelles dans les 552 communes du Sénégal ; l’enrôlement de près de 3 000 000 bénéficiaires dans les Mutuelles de santé ; la collaboration avec les Ministères en charge de la Culture et de l’éducation nationale pour faciliter l’enrôlement des acteurs culturels et des élèves’’.
Nécessité d’une meilleure maîtrise de la facturation des prestations
Le président Macky Sall, dans son intervention à la tribune des Nations-Unies, s’est félicité du choix du thème qui portait sur la santé. ‘’En maintenant la question de la Couverture sanitaire universelle au cœur de son agenda, l’Assemblée générale réaffirme la pertinence de la santé comme partie intégrante des politiques publiques d’inclusion et de justice sociale ; mais également comme facteur sécuritaire, si l’on considère l’impact international des maladies transmissibles dans un monde globalisé. Nous avons lancé le programme de la Cmus/Csu en 2014 après avoir constaté que seuls 20% des sénégalais, essentiellement les travailleurs des secteurs public et privé, bénéficiaient d’un système formel de couverture maladie. Nous voulons ainsi réduire les inégalités sociales en facilitant l’accès aux soins de santé à tous les segments de la population, y compris les plus vulnérables’’.
Il a, dans ce sens, rappelé à ses collègues, avoir créé en 2015 avec son gouvernement ‘’une Agence nationale chargée de soutenir les mutuelles de santé nouvelles ou déjà existantes et de tenir un registre national d’immatriculation de ces mutuelles ; de contrôler leur fonctionnement, leur situation financière et leur solvabilité ; et de mettre en place un système fiable d’information et de gestion pour éviter les abus’’.

 Macky Sall aux hommes d’affaires américaines : «L’Afrique est en train de changer dans le bon sens»

https://www.ferloo.com/Devant les hommes d’affaires américains réunis au sein de la Chambre de commerce Etats-Unis Afrique, le Président Macky a abordé les excellentes relations que le Sénégal entretient avec les partenaires multilatéraux comme la Banque mondiale et le Fmi.
Il est revenu sur la mise en œuvre de politiques macroéconomiques saines, la gestion prudente et transparente des finances publiques et l’accélération des réformes pour une croissance forte, durable et inclusive. En outre, il a rappelé les avantages liés aux marchés de l’Union économique et monétaire ouest Africaine (Uemoa) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) mais aussi celui de la Zone de libre-échange continentale Africaine (Zlecaf), qui «sont de nouvelles opportunités d’investissement». Tout en invitant les hommes d’affaires américains à investir davantage en Afrique, le Président de la République a souligné les efforts qu’il est en train de faire pour améliorer le climat des affaires, notamment avec le Conseil présidentiel de l’Investissement. «L’Afrique est en train de changer dans le bon sens et à un rythme plus rapide qu’on ne le perçoit souvent», souligne le chef de l’Etat selon qui, «la perception du risque de l’investissement en Afrique est encore trop élevée à tort».
En outre, Macky Sall a insisté sur la proximité géographique du Sénégal avec les Etats-Unis, la stabilité du pays, sa démocratie, et la paix et la sécurité qui y règnent. Il est aussi revenu sur le Plan Sénégal Emergent (Pse) qui vise l’émergence économique du Sénégal à l’horizon 2035 par la transformation structurelle de l’économie sénégalaise, la construction d’infrastructures comme le nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass, les routes et les autoroutes, le parc industriel de Diamniadio dont la deuxième phase sera bientôt lancée. Devant les investisseurs américains, le Chef de l’Etat a rappelé également l’aménagement de la nouvelle ville de Diamniadio, la construction de la première phase d’une ligne de Train express régional (Ter), dont la deuxième phase connectera la ligne au nouvel aéroport et à un système de Bus transit rapide (Brt), la construction de plusieurs centrales électriques et solaires ainsi que le lancement prochain, avec un partenaire privé, d’un nouveau projet portuaire international.
Ce passage à cette chambre de commerce, rappelle Macky Sall, lui offre l’occasion de partager avec les hommes d’affaires américains sa «vision pour l’émergence économique du Sénégal et le rôle important que nous attendons du secteur privé». La mise en œuvre de la première phase du Pse sur la période 2014-2018, souligne le Chef de l’Etat, a permis au Sénégal de poser les bases d’une croissance forte et soutenue, avec un taux annuel de 6,6% en moyenne au cours de cette période, contre 3% en moyenne sur 2009-2013. Pour la deuxième phase lancée en décembre 2018 et qui portera sur la période 2019-2023, le pays, souligne Macky Sall, va davantage faire appel à l’investissement privé. Ainsi, il a été défini comme outils le Plan d’actions prioritaires (Pap) qui contient l’ensemble des projets, programmes et initiatives à réaliser dans le cadre de cette deuxième phase et  un Programme de réformes de l’environnement des affaires et de la compétitivité (Preac). D’un coût global estimé à 14.098 milliards de Francs Cfa, le Pap, soutient Macky Sall, offre au secteur privé une large gamme d’opportunités d’investissements et de partenariats public et privé dans des domaines comme les infrastructures de transport, l’habitat, l’hôtellerie, la transformation des produits locaux, l’énergie, l’industrie, les mines et également les hydrocarbures avec les perspectives d’exploitation du pétrole et du gaz à l’horizon 2022.Source : Le Soleil

Le ministère de l’Economie et MasterCard Fondation signent un contrat d’assistance technique d’une durée de 5 ans

https://www.pressafrik.com/ Le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération et MasterCard Fondation ont signé un contrat d’assistance technique d’une durée de cinq ans, lundi, en marge des Assemblées générales des Nations unies à New York, aux Etats-Unis, annonce un communiqué.
Grâce à cette collaboration, le Ministère sera renforcé techniquement par la Fondation MasterCard pour développer et mettre en œuvre, en partenariat avec le secteur privé, des projets et initiatives, créateurs d’emplois. Cette assistance technique permettra au Ministère de l’Economie, en charge du développement du Secteur Privé et des PPP, d’accélérer les initiatives en cours, qui vont à terme, renforcer l’investissement et la participation du secteur privé dans l’économie du pays et permettre la création d’emplois pour les jeunes.                     Salif SAKHANOKHO

La BCEAO lance un appel à candidatures pour l’édition 2020 du «Prix Abdoulaye FADIGA pour la promotion de la recherche économique»

(BCEAO) – Ce Prix constitue un axe de la politique de recherche de la BCEAO qui vise, à travers un cadre de collaboration étroite avec les chercheurs et le monde universitaire, à contribuer au développement des activités de recherche au sein de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).
D’une valeur de dix (10) millions de FCFA, il récompense un travail de recherche original portant sur un sujet d’ordre économique, monétaire ou financier présentant un intérêt scientifique avéré pour les Etats membres de l’UEMOA et pour la BCEAO.
Pour cette édition, les thèmes des articles à soumettre devraient s’inscrire dans les problématiques ci-après :
-l’analyse du secteur financier et monétaire, à travers l’identification de ses caractéristiques principales et sa contribution au développement économique et social des Etats membres de l’Union. Cette analyse peut porter notamment sur la politique monétaire de l’Union et ses mécanismes de transmission, le marché du crédit, le financement de l’activité économique, les liens entre le secteur financier et le reste de l’économie ainsi que sur les perspectives de développement du secteur financier et son impact sur les économies de l’Union ;
-l’examen de questions macroéconomiques relatives aux finances publiques, à l’endettement public et à la coordination entre politiques monétaire et budgétaire ;
-les préoccupations relatives à l’intégration économique régionale, en particulier les conditions de viabilité des unions monétaires en Afrique de l’Ouest ;
-l’évaluation des contraintes liées aux chocs exogènes, notamment les fluctuations des cours des matières premières agricoles et minières qui affectent la croissance au sein de l’Union ;
-l’analyse de questions relatives à l’emploi, à la croissance économique et à la stabilité des prix dans les pays en développement.
Peuvent faire acte de candidature, les chercheurs ressortissants de l’un des huit (8) Etats membres de l’UEMOA (Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo), résidant ou non sur le territoire de l’Union et âgés de quarante-cinq (45) ans au plus au 31 décembre 2020. Le travail de recherche (ou étude) peut être personnel ou avoir été élaboré par une équipe.
Le Règlement du Prix et la fiche de candidature peuvent être téléchargés sur le site Internet de la
BCEAO : http://www.bceao.int, rubrique « Prix Abdoulaye FADIGA ». Ils peuvent également être obtenus au Siège de la BCEAO, auprès de la Direction des Affaires Juridiques, dans les Agences Principales de la BCEAO et au niveau de la Représentation de la BCEAO auprès des Institutions Européennes de Coopération à Paris.
Le délai limite de soumission des dossiers de candidature est fixé au 31 juillet 2020. Le dossier de candidature devra comporter tous les éléments requis pour son éligibilité et être transmis à l’adresse électronique : prixabdoulayefadiga@bceao.int.
Pour toutes informations complémentaires, écrire à cette adresse électronique.
Toutes les formalités liées à la candidature à ce Prix sont gratuites.« Prix Abdoulaye FADIGA pour la promotion de la recherche économique ».Une initiative de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
* Premier Gouverneur de la BCEAO.

Coupe Abusive De Bois : Le Forum Civil Tire La Sonnette D’alarme

http://www.walf-groupe.com/Le Forum civil, section Kolda et l’Union des élèves et étudiants ressortissants de Médina Yoro Foulah, «invitent l’Etat du Sénégal à plus de rigueur dans la sécurisation de la frontière sénégalo-gambienne notamment par le renforcement de la diplomatie sénégambienne en gouvernance forestière».
C’est l’appel, lancé, hier, à travers une note, transmise à WalfQuotidien. Leur appel est réitéré au moment où le Sénégal espère ne plus connaitre le trafic de bois depuis le départ de Yaya Jammeh. Poursuivant, ils «appellent l’Etat à plus d’équité et de transparence dans l’octroi des permis de coupe de bois». Mais également à la mise en place d’un dispositif de contrôle ouvert aux citoyens au niveau des communes, pour veiller sur la transparence des permis de coupe. Toujours dans leur note, ils «suggèrent comme solutions alternatives le renforcement de capacités des élus, des citoyens sur la gouvernance environnementale, le Code forestier et sa traduction en langue locale».
Dans leur document, ils ont tenu à rappeler que «la région de Kolda a connu cette dernière décennie une perte importante de sa couverture végétale découlant de responsabilités partagées entre l’Etat central, les services déconcentrés en charge de la question forestière, les collectivités territoriales, les populations et des raisons liées à la pauvreté, à l’iniquité dans l’octroi des permis de coupe, au manque de conventions locales d’exploitation de la forêt par les autochtones, à la corruption des acteurs impliqués et au manque d’implication réelle des citoyens à la base».
Ainsi, n’ont-ils pas manqué de rappeler la promesse du chef de l’Etat Macky Sall, lors des réunions de Conseils des ministres des 6 juin et 10 juillet 2019 desquelles il avait fait part de «…sa volonté de préserver nos massifs forestiers, et de renforcer, les actions de contrôle de l’exploitation de nos forêts, à travers une application rigoureuse et inclusive du code forestier et la relance pragmatique des campagnes de reforestation» ainsi que «la préservation des forêts classées… ».
Le forum tire la sonnette d’alarme dans le contexte du sommet de l’Onu sur le climat. Rencontre à laquelle le Sénégal prend part à travers son président qui est d’ailleurs pour un retour de l’importation des véhicules de cinq ans.Emile DASYLVA

Moustapha Diakhate Contre L’interdiction… Des Importations De Véhicules Âgés De Plus De 8 Ans

https://www.xibaaru.sn/Moustapha Diakhaté dénonce la décision du chef de l’Etat d’interdire l’importation des véhicules âgés de plus de 8 ans. Pour le conseiller du Président Macky Sall, la décision de ramener à 5 ans l’âge des véhicules importés contribue à la dé-crédibilisation de la parole politique. Il l’invite à ne pas renoncer à l’engagement central de l’ancien candidat Macky Sall. D’autant que, rappelle-t-il, l’annulation de la mesure de baisser l’âge des véhicules importés à 5 ans, prise par l’ancien Président Abdoulaye Wade, était à la fois la satisfaction d’une forte demande, notamment de la diaspora sénégalaise, et un engagement du candidat Macky Sall. Pour toutes ces raisons donc, Moustapha Diakhaté estime que ceux qui sont derrière ce renoncement à l’engagement du N°1 des apéristes ne rendent pas service au Sénégal et participent à la décrédibilisation de la parole politique en poussant le chef de l’Etat à changer d’avis, de vérité et de cap. Il rappelle que c’est le lundi 05 mars 2012, pendant la campagne électorale lors d’une rencontre avec le bureau national de l’Union des Commerçants et Industriels du Sénégal (Unacois) que le candidat Macky Sall avait promis aux Sénégalais de porter l’âge des voitures importées à 8 ans. Alors pour justifier cette promesse, il s’était étonné que des véhicules de plus de 10 ans circulent aux Etats-Unis et en Europe au moment où ils sont interdits de rouler au Sénégal.

Plans Orsec : Macky Sall doit lancer la guerre contre les mafieux de la misère

https://www.xibaaru.sn/En déclarant sa volonté d’auditer les différents plans Orsec lancés depuis de nombreuses années à travers tout le Sénégal suite aux inondations qui frappent le Sénégal depuis toutes ces dernières années, le Président de la République, Macky Sall vient de mettre le doigt à la plaie. Certainement que le Chef de l’Etat ira jusqu’au bout de ses intentions. Il est dans l’obligation de le faire. Depuis de nombreuses années que les inondations frappent le Sénégal lors des hivernages, ce sont des centaines de milliards de FCFA du contribuable sénégalais qui sont dépensés, sans que des résultats probants ne se produisent.
Le Président de la République, Macky Sall se trouve interpellé. Partout, les Sénégalais se plaignent de voir les inondations apparaître chaque année. Finalement, à quoi servent tous ces plans Orsec s’interrogent-ils ? Y a-t-il des fonctionnaires de l’Etat, des politiciens sans foi, ni loi qui profitent des inondations pour s’enrichir honteusement sur la détresse ainsi que la misère des populations ? En tout cas, il y a un pas que l’ancien Chef de cabinet du Chef de l’Etat, actuel ministre conseiller, Moustapha Diakhaté a vite fait de franchir. Pour lui, les milliards investis pour faire face à ces inondations n’ont servi qu’à enrichir la « mafia de la misère » ainsi que les « ‘’catastrophologues’’ ». L’ancien Président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar est d’avis que « la misère, la détresse des populations ne doivent être une aubaine, une occasion pour des personnes sans foi, ni loi, de s’enrichir sur le dos du contribuable sénégalais ».
Pour lui, il n’y a pas d’autre solution, « les faramineuses dépenses de plus de 1000 milliards de francs Cfa pour des résultats aussi médiocres plaident en faveur d’un changement de structures, d’hommes, de politiques et de méthodes ». Moustapha Diakhaté plaide donc pour que tous les acteurs à qui les différents Plans Orsec ont été confiés jusqu’ici soient écartés du circuit cette fois. Selon lui, il convient désormais que le Plan Orsec soit laissé entre les mains du génie militaire. Ce qui est fort louable.
Seulement, il convient d’aller au-delà. C’est-à-dire, que tous ceux qui se sont rendus coupables d’enrichissement avec l’argent qui devait servir à la lutte contre les inondations, soient poursuivis en justice. Non seulement, ils doivent être poursuivis, mais aussi la justice doit veiller à ce qu’ils remboursent jusqu’au dernier centime volé. Il serait injuste que les « mafieux de la misère » jouissent en toute impunité de l’argent qu’ils ont détourné et qui devait servir à la lutte contre les inondations. Des inondations qui ont jeté la détresse, la famine, le deuil auprès de nombreuses familles.POLITIQUE

Mettre fin à l’enfumage pour faire passer Wade comme un nationaliste anti- français ,Et présenter Macky, comme serviteur de la France !Par Ibrahima SENE 

Les partis d’opposition et certaines organisations de la société civile, s’évertuent depuis un certain temps, dans nos rapports avec la France, de  » blanchir » Wade, pour mieux accabler Macky.
Ils surfent sur quelques marchés publics importants gagnés par des Entreprises Françaises, et sur l’entrés de  » Auchan » dans le commerce intérieur du Sénégal, pour accuser Macky de vendre le Sénégal à la France, en se référant à Wade comme un nationaliste qui voulait libérer le Sénégal de la France.
Pour étayer leur appréciation sur Wade, ils évoquent volontiers le départ de Bolloré du Port de Dakar pour laisser la place à DUBAÏ Port World, et surtout son attitude vis à vis de la présence militaire de la France au Sénégal qu’il aurait exigé son départ !
Au plan économique, ils oublient de mentionner que Wade a bradé à la France des maillons stratégiques des principales filières agricoles (SODEFITEX dans le coton, et SONACOS dans l’arachide), et le transport ferroviaire Dakar Bamako (TRANSRAIL) à une même Société Française DAGRIS !
Mais ils refusent, en plus, de reconnaître, que Macky a remis la SONACOS et TRANSRAIL à l’Etat du Sénégal pour y exercer la souveraineté du peuple ! 
Comment oublier que c’est grâce à la détermination des travailleurs de la SONATEL, appuyés par une vaste solidarité des forces vives de la Nation, que Wade fut obligé de renoncer à vendre, au profit d’Orange, une partie des actions que l’Etat détient dans cette entreprise, pour qu’elle y possède la majorité de plus de 50% du Capital de cette entreprise stratégique pour notre Economie ?
En outre, Ils attribuent la décision de SAKOZY de redéployer les troupes françaises stationnées en Afrique pour en réduire l’effectif et libérer ainsi les camps qu’occupaient les partants, à une volonté de Wade de faire partir l’Armée Française du Sénégal !
Ils confondent l’empressement de Wade de récupérer les camps ainsi libérés dans le cadre de sa propension à la spéculation foncière, à une volonté de départ des troupes Françaises du Sénégal !
Pourtant, c’est pour contrer cette boulimie foncière, que BSS de l’époque avait sorti une déclaration exigeant la restitution à l’Armée Sénégalaise les camps ainsi libérés par la France.
L’ardeur de Wade pour la libération des camps s’était ainsi estompée.
De même, comment peuvent-ils ignorer que Wade, en pleine crise post -électorale en Côte d’Ivoire sous Gbagbo, a dépêché, à la demande de la France, un contingent militaire à Abidjan pour imposer Ouatara et faire arrêter Gbagbo ?
En outre, comment oublier que Wade, à la demande de Sarkozy, sous escorte des forces aériennes françaises, était parti à Tripoli pour demander à Kadhafi de quitter le pouvoir ?
C’est donc cet homme que l’on veut faire croire aux Sénégalais, qu’il est un  » nationaliste » qui a lutté contre les intérêts économiques de la France au Sénégal et en Afrique ?
Cependant, son asservissement vis à vis de la France n’a pas permis de faire adouber son fils Karim Wade par Obama, malgré les efforts de Sarkozy dans ce sens !
En effet, Obama était convaincu de la nature corruptogène du régime de Wade, illustrée par son fils dénommé par l’Ambassadrice des Etats Unis à Dakar, de »Monsieur 15% » !
Par contre, non seulement Macky a repris pour le compte du Sénégal, la SONACOS et TRANSRAIL, mais aussi l’essentiel des principaux projets du PSEI ont échappé à la France, au profit de la Chine, de la Turquie et de l’Inde.
C’est ainsi que la France, en 2017 avait perdu 15 points de pourcentage de parts de notre marché national en dix ans !
De même, le pétrole et le gaz à exploiter à partir de 2022 ont échappé à la France, au profit de Britanniques et d’Américains, de sorte qu’elle a été obligée d’accepter d’investir dans l’exploration et la recherche d’hydrocarbures, comme d’autres l’ont fait, pour pouvoir prétendre y avoir une part de marché.
La France ne voulait pas d’un Sénégal producteur d’hydrocarbure, mais d’un Sénégal importateur et exportateur de ces produits, en devenant un grand  » HUB » pour la sous-région !
Sous Macky Sall, La France a dû renoncer à cette politique pour se conformer à celle définie souverainement par le Président Macky Sall.
 Aujourd’hui, la France a semblé avoir tiré des leçons, pour décider d’envoyer 40 de ces grandes entreprises privées au Sénégal, pour voir comment, en collaboration avec le privé national, exploiter les opportunités d’affaires qu’offre le PSE II, pour chercher à redresser la baisse tendancielle de ses pertes de part de marché au Sénégal.
Enfin, la France, n’a plus le monopole de la défense extérieure du Sénégal, depuis que le Président Macky Sall a signé avec les Etats Unis, un « Accord de Défense et de Sécurité ».
Alors que la France avait exclu  le Sénégal du G5 Sahel  qu’elle avait mis  en place dans sa stratégie de désengagement de ses troupes pour éviter leur enlisement, le  Sénégal,  avec l’appui des Etats Unis, préside désormais le « Comité de Coordination intergouvernementale pour la sécurité et la sureté du Golfe de Guinée », mis en place après la signature de l’ « Accord de Défense » avec ce pays.                                                                                                                
 Le Sénégal est ainsi devenu une puissance maritime sous régionale qui vient renforcer son statut de puissance militaire sollicitée pour le maintien de la paix par l’ONU, l’Union Africaine et la CEDEAO, partout en Afrique et dans le monde.
Sous Macky Sall, l’Armée Sénégalaise a cessé de jouer le « rôle de tirailleurs sénégalais au service de la France » !
 Cependant, il est clair que comme Wade, Macky n’est pas anti-Français, mais à la différence de celui-ci, il tient à une coopération avec ce pays sur des bases de respect mutuel de leurs souverainetés nationales, et d’intérêts réciproques de leurs pays.
Le mythe de Wade anti- Français et d’un Macky pro- Français ne tient pas devant l’analyse comparée de leurs politiques vis-à-vis de ce pays.Il est donc tant d’y mettre fin pour ne pas insulter l’Histoire. Dakar le 23 Septembre 2019

NDOUMBELANE : FAST-TRACT OU LOW-TRACT ? Une autre illustration de la relativite PAR LE PR ALASSANE KITANE 

Le monde animal est plein de symboles pour les hommes : la grande énigme est maintenant de savoir si nous vivons en société pour mieux assouvir notre animalité ou, au contraire, pour l’abandonner. En tout cas le monde animal restera toujours un modèle d’explication de l’ordre humain. La seule différence est peut-être cette faculté que nous avons à simuler, à mentir, à déformer notre nature pour ne pas ou ne plus être ce que sommes. Et l’instrument par excellence qui nous permet ou nous facilite de telles prouesses est le langage : mais celui-ci est tellement ambivalent qu’on se demande parfois s’il nous réellement profitable. Avez-vous remarqué qu’à Ndoumbélane, l’autorité est passée du wolof (Yonnu Yokkuté) au français (accélérer la cadence) et du français à l’anglais (fast-tract). Au lieu de s’employer à tracter le peuple lourdement embourbé dans le désespoir et la pauvreté, on le nargue avec de telles formules !
C’est évident que le fast-tract de la tortue est radicalement différent de celui de la panthère : ce n’est pas seulement une question de vélocité, c’est plutôt une question de référentiel. Les objectifs de la tortue étant modestes ne peuvent évidemment pas être un instrument de mesure pour la marche d’un pays comme Ndoumbélane. Ceux de la panthère étant incommensurablement au-dessus du champ de vision de la tortue, lui semblent impossibles, illusoires, utopiques. « Bey ak lamuuy rattu kuko yakaar do màndim soow », disent fort justement les wolofs. La cadence des pas de tortue, même accélérée, sera toujours trop insuffisante pour sortir Ndoumbélane de l’abîme à la fois moral et économique dans lequel il a été plongé par sept longues années de gesticulations et de tâtonnements.
Il faut dire que le discours politique n’est, dans l’absolu, ni vrai ni faux : tout dépend du référentiel. Son excellence le lion-tortue se gargarise d’un taux de croissance, d’un PIB en hausse, etc. Mais ce que le roi-lion-tortue omet de dire, c’est que son royaume a changé sa méthode de calcul de son produit intérieur brut ; ce qui lui a permis de faire artificiellement un bond de 29,4%. Ah la magie des chiffres ! À la manière du prestidigitateur qui cache le pigeon de sa veste pour nous en sortir, de manière factice, un à partir de son mouchoir, les agents de l’agence de calcul des pécules et de la population de Ndoumbélane nous sortent un résultat sans nous montrer l’opération qui a permis d’y aboutir. La nouvelle année de base est désormais 2014, là où les précédents chiffres reposaient sur l’année 1999 : c’est vraiment facile de tromper les masses avec la rhétorique des chiffres.
Sinon comment comprendre qua malgré les « performances économiques » de son excellence le roi-lion-tortue, la vie à Ndoumbélane devienne « more and more hardly » ? Comment expliquer une croissance qui ne permet ni de payer les études des étudiants ni de payer des bourses de sécurité familiale ? C’est quoi la réalité d’une croissance qui amaigrit les animaux sahéliens de Ndoumbélane pour toujours engraisser le déjà-très-gras mammouth de l’outre-Ndoumbélane ? Si cette croissance est vraiment réelle, comment expliquer l’inaction face aux inondations et autres périls ? C’est à se demander si le peuple de Ndoumbélane ne trouve pas goût au carnaval de mensonges dont il est victime. Un roi qui, en sept ans, a changé trois fois de premier ministre, se réveille de sa longue torpeur pour supprimer ce poste et promettre un fast-tract par la seule force de son âme subitement épurée de toute forme de Ndiuuth-Ndiaath. Mais non Ndoumbélane est vraiment un cirque gratuit !
Il faudrait peut-être rappeler à ce fameux roi l’origine de la fameuse sagesse : « rien ne sert de courir ; il faut partir à point ». Quand un lion vaniteux perd du temps et de l’énergie à épouvanter des oiseaux, des rongeurs et des reptiles, ses forces sont déjà taries lorsque la faim l’oblige à s’attaquer à de vraies proies. Traquer des ombres à la place des proies : c’est ce que le roi-lion-tortue a fait depuis son couronnement pour donner l’impression qu’il est un redoutable chasseur. Ne sachant que faire, il a inventé des procès par-ci, des luttes contre le terrorisme et des référendums par-là ; et aujourd’hui il est obligé de reconnaître qu’il n’a pas fait un pas en avant. Il a dilapidé des milliards pour rien, vendangé le peu de crédit qui lui restait dans la recherche d’une couverture suffisamment large pour couvrir sa carapace de tortue qu’il veut coûte que coûte cacher au peuple. La plupart des gens cachent leurs propres démons dans la dénonciation de ceux d’autrui. Sa hargne contre ses adversaires n’était en définitive qu’un subterfuge pour effacer son passé, celui qu’il partage largement avec eux.
Et pendant que l’esprit des gens de Ndoumbélane est diverti par cette comédie du langage politique, une tragédie se joue dans l’anonymat le plus total. L’insécurité dans les rues de la capitale de Ndoumbélane est désormais révélatrice de l’impuissance du règne de Ndoumbélane à s’acquitter de la plus banale de ses obligations régaliennes. Les populations qui étaient les plus excitées au renouvellement du bail du roi-lion-tortue sont aujourd’hui, très emblématiquement, les plus affectées par les inondations. Inondation, ce mot que le discours pompeux de la cour du roi avait prétendu avoir extirpé du vocabulaire des populations de Ndoumbélane est revenu avec force dans les discussions. Comment oublier les inondations dès lors que le coassement des grenouilles qu’elles entretiennent dans les grandes villes fait désormais la concurrence aux haut-parleurs des mosquées ?
Ah ces grenouilles ! Elles nous rappellent littéralement nos façons de vivre, de prier le Seigneur, de nous agglutiner, de débattre sans nous écouter les uns les autres, de squatter le moindre espace que nous trouvons vide. Si les animaux sont si présents dans la ville, c’est sans doute parce qu’ils y voient des comportements qui leur rappellent la jungle. La jungle, c’est le lieu de la ruse, de la violence, de la déloyauté, de l’absence d’éthique, de la panique, de l’éternel retour des mêmes scènes depuis des millénaires… Observez bien notre façon de penser et d’agir et vous verrez que les animaux sont chez eux parmi nous. Constatant que nous ne pouvons véritablement les domestiquer, ils ont fini par nous domestiquer. Je vais, pour conclure, vous révéler un vieux secret : si les humains aiment tant avoir des animaux de compagnie ou domestiques, c’est parce que la bête en eux a besoin d’un miroir. Il n’est pas rare d’ailleurs de les voir déserter leur humanité pour retourner à cette origine scabreuse de toute leur passion pour la vie.Le casse-pieds de Ndoumbélane

HOMMAGE DU PIT A AMATH DANSOKHO : Le Pit  salue un combattant au service des masses laborieuses 

http://www.enqueteplus.com/nodeLe Parti de l’indépendance et du travail (Pit) a rendu, ce samedi, un hommage à son fondateur et ancien secrétaire général Amath Dansokho, décédé  le 23 août dernier. La  cérémonie, qui s’est tenue à la salle de conférences de l’Ucad  2,  a enregistré la présence de nombreuses autorités politiques, de la société civile, des proches et amis de l’ancien ministre de l’Urbanisme.
Les témoignages sont unanimes. De son vivant, Amath Dansokho  ne voulait  pas d’hommages. ‘’Il avait peur des glorifications, parce qu’il pensait qu’il n’y avait rien de plus dangereux qu’un homme qui était empli de lui-même’’, se souvient Samba Sy, Secrétaire général du Parti de l’indépendance et du travail (Pit). Cependant, vu la dimension exceptionnelle de l’homme qui a consacré  toute sa vie à la défense des masses laborieuses, ses anciens compagnons de parti ont jugé nécessaire de lui rendre un hommage public, non pas pour glorifier l’homme qu’il était, mais pour ‘’montrer à notre jeunesse, en perte de repère, un exemple à suivre’’.
Cet hommage avait donc pour objectif de parler à la jeunesse et à tous les Sénégalais, de la vie et de l’œuvre de l’homme politique et social qu’était Amath Dansokho, pour s’en inspirer dans la lutte pour la construction collective du pays. ‘’Le Comité central du Pit a tenu à organiser une cérémonie d’hommage à Amath Dansokho. Je dois dire qu’en débattant pour cette initiative, nous avons tergiversé, puisque nous connaissions le sentiment réduit d’Amath de tout ce qui semblerait toucher à l’idolâtrer. Il est parti et nous sommes obligés d’être fidèles aux choix de vie qui ont été les siens’’, a déclaré le ministre Samba Sy.
Avant d’ajouter : ‘’Si nous avons décidé, malgré tout, de tenir cette cérémonie d’hommage, c’est parce que nous nous sommes sentis dans l’obligation de faire ce tour de mémoire, dans le besoin de donner des repères à ce moment d’errance dans notre pays. Nous pensons qu’il y a de la noblesse dans l’action politique. Il faut dire cela aux plus jeunes et à l’ensemble des compatriotes. Et pour le dire, nous n’avons trouvé d’exemples meilleurs que de rappeler comment Amath a vécu en homme de cœur, engagé auprès des masses laborieuses, épris de vérité. C’est quelqu’un dont la vie a servi et a été utile aux autres.’’
Le ministre Mor Ngom, représentant du président de la République à la cérémonie, a abondé dans le même sens. Il retient de l’ancien président d’honneur du Parti de l’indépendance et du travail un homme de valeur, un rassembleur, un sage et homme généreux dont  l’œuvre restera immortelle. Il a ainsi appelé la jeunesse à s’inspirer de feu Amath Dansokho et surtout à rester digne de son héritage.
‘’Il nous reste une seule chose : être digne de l’héritage de celui qui a traversé la vie et l’histoire de ce pays. Nous devons apprendre de la vie d’Amath, et la génération à venir doit tout faire pour pérenniser son œuvre’’, estime Mor Ngom.
Membre des mouvements communistes, ses anciens compagnons se souviennent d’un homme dont toute la vie  se résume en un combat au service des masses travailleuses.  À cet effet, le professeur Bouna Mouhamed Seck, qui a représenté  le président de l’Assemblée nationale à la cérémonie d’hommage, est revenu sur la vie et l’engagement du défunt qui fut son ami proche. Pour lui, Amath Dansokho, c’est d’abord une vie consacrée à la masse laborieuse depuis le lycée. Il retient de l’homme ‘’un ami constant et fidèle qui a servi avec dignité et désintéressement son pays’’.
La famille du défunt, représentée à la cérémonie par sa veuve et ses quatre enfants, a profité de ce moment pour remercier toutes les autorités et tous les Sénégalais qui ont apporté leur soutien à la famille pendant cette épreuve. Ses enfants, à travers la voix de son fils Alcaly Dansokho, ont magnifié l’hommage rendu à leur père. ‘’Cet hommage du Pit est surtout fait à l’endroit de tous les Sénégalais. Le meilleur portrait que je fais de mon père, c’est quelqu’un de jovial, qui aimait la vie. Il ne manquait jamais de nous faire avancer et à nous donner une éducation extraordinaire. Pour mon père, il n’y a pas de petites causes perdues d’avance, mais que de grands combats à mener coûte que coûte’’, se souvient  Alcaly Dansokho.
En outre, cette cérémonie, riche en témoignages, a aussi enregistré la présence de beaucoup de personnalités politiques ainsi que des représentants de partis politiques venus de l’étranger tels que le Parti communiste français, le Pdci de Laurent Gbagbo, des représentants des présidents Alpha Condé de la Guinée et Ibrahima Boubacar Keita du Mali.ABBA BA

Sorties contre la presse : Latif COULIBALY, le moraliste amnésique

L’autre personnalité qui s’est présentée à un jury du dimanche pour raconter des histoires, c’est Abdou Latif Coulibaly. Préférant sa casquette de politicien à celle de journaliste qu’il a jetée à la poubelle, le ministre ne s’est pas contenté de le montrer en défendant vaillamment le président Macky SALL. Il a aussi décoché des flèches empoisonnées à l’endroit de la presse. Seulement, Latif Coulibaly se trompe quand il dit qu’il ne s’est pas renié.
L’ancien journaliste ne ménage pas la presse. Abdou Latif Coulibaly ne manque aucune occasion pour flétrir les journalistes. Et, ce weekend, invité à l’émission le « Grand jury » de la RFM, le porte-parole de Macky SALL a, encore, tiré à boulets rouges sur les journalistes. « C’est vrai que le journalisme a été transformé en spéculation dans ce pays. Moi je ne spécule pas! (…) », lance-t-il. Au journaliste qui s’en émeut, il rétorque : « Comme vous ne manquez jamais de faire des leçons aux politiques que nous sommes. Pourquoi vous vous offusquez qu’on vous fasse des leçons alors que vous en faites tous les jours au gouvernement, aux ministres ? ».
Ainsi, Abdou Latif Coulibaly qui semble plus que satisfait de sa nouvelle profession de politicien, multiplie par zéro la crédibilité des journalistes à qui il fait la leçon. Pourtant, il ne faisait que récidiver. Au mois de mai dernier, devant un autre jury du dimanche, il soutenait : « 7 ans que je suis dans le Gouvernement, je n’ai jamais vu une enquête sérieuse organisée, travaillée sur ce qu’on appelle la mauvaise gouvernance au Sénégal. Il n’y a aucun livre sérieux publié sur ce qu’on peut appeler les scandales que moi j’ai dénoncé dans ce pays. Sans aucune prétention, je sais pourquoi les gens ont ma nostalgie dans la presse ». Défendant l’ancienne présidente du Conseil, Economique, Social et Environnemental (CESE), accusée d’avoir 8 véhicules de fonction, le fondateur de l’hebdomadaire La Gazette ajoutait : « beaucoup de choses qui sont relayées dans la presse y compris dans celle qu’on dit sérieuse qui sont fausses ».
Seulement, en accablant les journalistes dont certains ont été formés dans une école où il a longtemps enseigné, Abdou Latif Coulibaly a ajouté une phrase fondamentalement fausse et qui bat en brève l’essentiel de ses allégations. « Ce n’est pas parce que je suis dans un gouvernement que je vais me renier aujourd’hui», a-t-il clamé. Et c’est là où justement le bât blesse. Si Latif Coulibaly s’en prend régulièrement aux journalistes c’est, en grande partie, pour décrédibiliser un éventuel parallélisme entre ce que lui disait avant 2012 et la posture qui est la sienne aujourd’hui qu’il est au contact du pouvoir. En effet, celui qui se considère comme « ancien journaliste » semble avoir oublié qu’il s’était déjà rendu devant le « Grand jury ». Et ses diatribes d’hier sont aux antipodes de ses déclarations d’aujourd’hui. Dimanche 15 mars 2009, il observait : « Ma fonction première est d’être potentiellement, continuellement et perpétuellement en conflit avec le pouvoir politique (…) Ma mission, c’est de regarder ce que le pouvoir fait, de l’analyser, de le critiquer pour que les citoyens aient une grille de lecture lisible de ce qui se passe. Si cela peut être interprété comme une opposition, je l’assume totalement (…) Je suis contre la dépénalisation des délits de presse (…) pour moi, c’est un piège dans lequel tous les journalistes se sont jetés parce que c’était une vague. C’était à la mode dans les années 90 ». Dimanche 8 avril 2012, quelques jours après la formation du premier gouvernement dirigé par Abdoul Mbaye et dans lequel il ne figurait pas, Latif Coulibaly retourna devant le « Grand-Jury » et déplora énergiquement la nomination de Mbaye Ndiaye au poste ministre de l’Intérieur. Selon lui, un homme aussi coloré politiquement que Mbaye Ndiaye ne devrait pas être à la tête d’un département aussi stratégique que sensible. « La nomination de Mbaye Ndiaye au poste du ministère de l’Intérieur n’est pas une bonne chose, car c’est un partisan comme l’était Ousmane Ngom. J’aurais vraiment souhaité que les engagements pris par Macky Sall soient respectés », avait-il clamé.
Comme si le président avait compris que seul un poste d’envergure pouvait faire taire Abdou latif Coulibaly, il le nomma, le 29 octobre 2012, ministre de la Promotion de la bonne gouvernance et porte-parole du gouvernement. Et il vit juste. Latif Coulibaly cessait« d’être potentiellement, continuellement et perpétuellement en conflit avec le pouvoir politique ». Appelé à défendre les plus abjectes positions de celui-ci, Latif Coulibaly n’a plus pipé mot en dépit des nominations d’Abdoulaye Daouda DIALLO et d’Aly Ngouille NDIAYE, deux maires « apéristes, à la tête du département de l’Intérieur».

Latif Coulibaly a déserté les salles de rédaction, depuis belle lurette, c’est pourquoi, sans doute, il estime que « les gens ont sa nostalgie dans la presse ». Mais pour beaucoup, il est l’exemple type de ce qu’un de journaliste ne devrait pas faire : se servir de sa plume pour accéder aux arcanes du pouvoir.

Ousmane Sonko élargit ses relations avec d’autres hommes politiques de l’Afrique

https://www.pressafrik.com/ Le leader du parti Pastef/Les Patriotes tisse sa toile au delà des frontières sénégalaises. L’opposant s’ouvre au reste de l’Afrique avec de nouvelles relations avec des politiques d’autres pays du continent, rapporte L’Obs.
Son amitié avec l’ancien ministre des Affaires étrangères, de la coopération  de l’intégration africaine et des Nigériens de l’extérieur, Ibrahim Yacoubou, par ailleurs leader du parti Mpn-Kiishin, n’est plus à démontrer même si les deux hommes ne se sont jamais rencontrés.
Selon Jeune Afrique qui a donné l’information dans sa dernière livraison, le leader de Pastef est attendu au congrès du Mpn-Kiishin Kassa qui doit se tenir en décembre à Niamey, au cours duquel Yacoubou doit être investi à la présidentielle de fin 2020.
Sonko, qui estime que Yacoubou mène au Niger les mêmes combats que lui au Sénégal, compte honorer l’invitation. Les deux quadragénaires ne se sont jamais rencontrés, mais se parlent régulièrement au téléphone.Salif SAKHANOKHO

Macky : «Je ne sais pas quand se tiendront les élections»

http://www.rewmi.com/«Je sais que la présidentielle aura lieu en 2024, mais pour les locales et les législatives, je ne sais pas quand elles se tiendront. C’est le dialogue national qui va en décider.»  Ces propos sonde Macky Sall repris par L’AS devant ses militants aux Etats-Unis. Le président de la République est à New-York où il participe à l’Assemblée générale de l’Onu.

La France cède la BA 160 de Ouakam aux Américains et jette son dévolu sur l’Aib

https://www.seneweb.com/ L’armée française va bientôt quitter la base BA 160 de Ouakam pour s’installer sur les terres de l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) de Diass. C’est ce que révèle Source A dans sa parution de ce mardi. Le journal de signaler que cet aéroport militaire sera cédé aux Américains.
D’après Source A, 6 000 tonnes de matériaux ont été utilisées dans la construction et/ou l’aménagement d’une piste de 4 Km pour permettre aux appareils militaires français d’atterrir et de décoller à l’Aibd. Le redéploiement en vue de certaines Unités de Barkhane du Nord Mali, à cause des risques d’attentats, y est pour beaucoup.

Massalikul Jinaan : Serigne Bassirou Lô désigné Imam Ratib

http://lesoleil.sn/ Serigne Bassirou Lô, va officier à la tête de la mosquée Massalikul Jinaan de Dakar comme Imam Ratib. Grand érudit et intellectuel avec des connaissances avérées dans les sciences islamiques, il a été désigné depuis deux ans par le défunt Khalife général Serigne Sidy Makhtar Mbacké. Et Serigne Mountakha en était informé à l’époque, renseigne L’Observateur.
Serigne Bassirou Lô, informe Le Quotidien, était imam dans la ville de New York (Etats-Unis). Il est le fils de Moustapha Lô de la famille de Serigne Dame Abdou Rahmane Lô, un Cheikh de Serigne Touba qui a eu à enseigner le coran et les sciences islamiques à plusieurs fils de Cheikhoul Khadim.Sa grand-mère, Sokhna Mouslimatou Mbacké, est la fille de Serigne Touba, et sœur de feu Serigne Mourtalla Mbacké.

Bientôt un nouveau règlement intérieur à l’Assemblée nationale

https://www.pressafrik.com/ L’Assemblée nationale va bientôt disposer d’un nouveau Règlement intérieur. Actuellement, les députés sont en train de toiletter la charte qui les régit à l’intérieur de l’hémicycle à Saly. Toutes les sensibilités sont représentées.
Il y a des députés de la majorité tout comme de l’opposition et les non-inscrits prennent part à cette rencontre. Les parlementaires vont s’enfermer pour revoir certaines choses qui ne vont pas, les articles désuets et ceux à renforcer.Salif SAKHANOKHO

Ziguinchor: une enveloppe de 11 milliards de F Cfa pour remplacer les abris provisoires (ministre)

Onze (11) milliards de F Cfa seront injectés dans le secteur de l’éducation à Ziguinchor, au sud du Sénégal, pour remplacer les abris provisoires. L’annonce a été faite par le ministre de l’Éducation nationale, Mamadou Talla, qui informe que quatre (4) lots ont été identifiés pour la réfection.
« Au niveau de remplacement des abris provisoires nous avons quatre (4) lots, le premier lot a commencé, la région serait concernée, à hauteur de 11, 170 millions de F Cfa », a déclaré le ministre qui présidait le Comité régional de développement (CRD) suivi d’une série d’activités dans la région de Ziguinchor.
Mamadou Talla de poursuivre : « Nous allons réaliser des constructions modernes avec des murs de clôture, des bâtiments administratifs, des installations hygiéniques, des blocs scientifiques entre autres équipements pour mieux contribuer à l’amélioration des performances scolaires de la région ».
Il a appelé les parents d’élèves à plus impliquer dans l’éducation de leurs enfants pour une réussite de la prochaine rentrée des classes prévue le 03 octobre 2019. Aminata Diouf

Psychose chez les enseignants à Dakar : le concept « Oubi tey diang tey » mis à rude épreuve

https://www.pressafrik.com/ À moins d’un mois de la rentrée scolaire, dans la banlieue dakaroise, les établissements envahis par les eaux de pluie, ne sont plus dans les diapositifs d’accueillir les élèves. Le concept « Oubi tey diang tey » est mis à rude épreuve.
L’état des écoles touchées par les inondations, dans la banlieue de Dakar inquiète le monde éducatif. Dans la commune de Grand Yoff, des dispositifs ont été pris pour assurer une bonne rentrée scolaire. À l’école élémentaire Mort Fall, toutes les dispositions ont été prises pour une bonne rentrée, a indiqué Idrissa Diallo, l’adjoint du directeur.
« Ici, à l’école Mort Fall, toutes les dispositions ont été prises pour que les élèves soient accueillis dans les bonnes conditions. Faire une journée de nettoiement pour réunir les conditions d’une bonne rentrée », dit-il au micro de Walf radio. Ibrahima Mansaly

Kédougou : Zéro pédiatre, un seul gynécologue pour 140 000 habitants et une mortalité infantile élevée

https://www.pressafrik.com/ La région de Kédougou, dans le sud-est du Sénégal, souffre d’un manque criard de spécialistes dans le domaine sanitaire. Pour 140 000 habitants, il y a un seul et unique gynécologue.
« Je suis le seul gynéco ici », a déclaré Docteur (Dr) David Ngom avec un grand sourire. Regrettant ce fait, il a jouté sur la Rfm : « On est deux (2) spécialistes pour toute la région. J’ai trouvé ici un chirurgien généraliste qui gérait même la maternité lui seul. Depuis que je suis venu, j’ai pris la maternité en charge».
Autre problème de la région, a déploré le médecin gynécologue, « c’est qu’il n’y a pas de pédiatre ». Ce manque de spécialistes n’est pas sans conséquences. À en croire le médecin, il y a des choses qui pouvaient être évitées. « Beaucoup de décès néonatals à Kédougou, avec un taux qui est très élevé. En plus les taux de fécondité et d’accouchement sont très élevés », a-t-il regretté. Aminata Diouf

Arabie Saoudite-Sénégal : La coopération économique directe entre deux pays s’élève à près de 3 milliards de riyals

https://www.dakaractu.com/ Le Royaume d’Arabie Saoudite a célébré hier 23 septembre sa fête nationale. Une occasion pour commémorer la création du Royaume d’Arabie saoudite par le roi Abdul Aziz en 1932. L’Ambassade du Royaume au Sénégal n’a pas dérogé à la régle. Et c’est autour d’un fabuleux cocktail que les amis du Royaume ont été invités pour la célébration de cette 89 ème édition de la fête nationale d’Arabie Saoudite.
Une occasion pour son excellence Fahd Al-Dosari, de présenter le patrimoine de son pays et de promouvoir sa riche histoire. Il est aussi revenu sur les relations séculaires entre son pays et le Sénégal « qui sont aujourd’hui à leur plus haut niveau sous le magistère du Roi Salman Ben Abdel Aziz Al Saoud ».
L’Ambassadeur a en profité pour rappeler que la coopération économique directe de l’Arabie Saoudite avec le Sénégal en dehors de l’apport en fonds des banques islamiques internationales s’élève à près de 3milliards de riyals saoudiens, constitué d’une part de prêts non-remboursables et d’autre part de prêt concessionnel. Le diplomate qui a évoqué cette relation multiforme de la coopération, s’est réjoui de l’ouverture prochaine d’une ligne aérienne directe entre les deux pays. « Ce qui contribuera davantage à intensifier les échanges commerciaux et culturels de part et d’autre », fera t’il s’avoir.
Enfin, l’Ambassadeur a remercié le Sénégal de son soutien après les attaques qui ont eu lieu contre ses installations pétrolières. Des attaques, a fini par dire Son Excellence, dirigées en réalité vers la communauté internationale vu l’importance des hydrocarbures dans notre vie quotidienne.
Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr en charge de la santé qui représentait le Gouvernement, est lui aussi revenu sur la coopération entre les deux pays. Le ministre de la Justice Me Malick Sall était présent…

En Tunisie et au Sénégal, les conséquences de la faillite de Thomas Cook

iGFM – (Dakar) – Le voyagiste a organisé cette année en Tunisie les séjours de 100 000 voyageurs, dont 4 500 sont encore dans le pays. La majorité de ces vacanciers ont transité par l’aéroport d’Enfidha, à une centaine de kilomètres de Tunis.
La disparition annoncée deThomas Cook est un choc à Enfidha, où la compagnie du voyagiste est le plus important pourvoyeur de touristes. Un avion affrété par le gouvernement britannique a rapatrié lundi plusieurs dizaines de ses ressortissants. Omar, 35 ans, était venu profiter du soleil avec sa compagne.
« On était censé être sur notre vol pour Manchester il y a deux heures. Malheureusement c’est un avion plus petit qui est arrivé. L’absence de communication et l’incompréhension en raison de la barrière des langues ont entraîné beaucoup de frustration », confie-t-il.
Un sentiment partagé par Chris, la vingtaine, originaire de Cumbria : « On devait avoir un vol pour rentrer aujourd’hui. Maintenant, on est là et personne ne sait ce qu’il se passe. On reste un jour de plus, on espère qu’ils vont payer pour quelques jours de plus au soleil. Il vaut mieux le prendre du bon côté. Tout le monde crie et hurle et personne ne sait ce qu’il se passe ni où on va, et on ne sait même pas à qui se plaindre. »
Thomas Cook travaille en Tunisie avec plus de 300 établissements hôteliers et les impayés des mois de juin et juillet s’élèveraient déjà à plusieurs dizaines de millions d’euros. Beaucoup d’inquiétude donc en ce moment dans le secteur touristique tunisien, car si les factures restaient impayées, des milliers de travailleurs seraient directement touchés et des hôtels pourraient ne pas s’en relever.
Sénégal : à La Somone
L’hôtel Royal Horizon Baobab, situé à La Somone, sur la Petite-Côte, est un partenaire de longue date du voyagiste britannique. Les touristes qui devaient arriver lundi 23 septembre ont suspendu leur voyage. Pour ceux qui vivent du tourisme dans le village, commerçants et artisans, il faudra désormais faire sans ces clients européens.Auteur : Rfi

Agetip : La bamboula du Dg El Hadji Malick Gaye

https://www.leral.net/ « Par la magie d’un raccourci, on pourrait assimiler la vie du Directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’Intérêt public contre le sous-emploi (Agetip), El Hadj Malick Gaye, à celle d’un prince. En effet, son salaire est passé de 4 019 061 Fcfa en août 2015 à 7 790 801 Fcfa en septembre 2018. Peint comme une divinité, il a aussi la facilité déconcertante de s’acheter un billet Dakar-Jeddah-Dakar à 4 565 500 Fcfa ou un voyage Dakar-Yul-Dakar, en Business Class, pour un montant de 4 927 300 Fcfa. Des choses aux antipodes de l’orthodoxie », rapporte Source A.
Le journal de poursuivre : « Le Dg El Hadj Malick Gaye a aussi acquis, pour le siège de l’Agetip, un bâtiment de deux niveaux doté d’un ascenseur que lui seul a le droit d’emprunter. Pour l’achat du terrain devant abriter ledit siège, l’acte de vente du Titre a été établi au profit de la coopérative pour un coût global de 210 000 000 de Fcfa. Mais, un acte inédit a été posé par le Dg et d’anciens travailleurs de la boîte dans cette transaction : les 100 millions du prix d’acquisition du site ont été décaissés du compte de la coopérative en dehors de la comptabilité du notaire ».

ATTEINTE À LA SÛRETÉ DE L’ETAT : UN ANCIEN MILITAIRE ARRÊTÉ PAR LA SECTION DE RECHERCHES

NETTALI.COM – Un ancien militaire, qui a quitté l’armée en 2001, a été arrêté par la Section de recherches de la gendarmerie, à Matam. Conduit à Dakar, il a été déféré au parquet du tribunal de grande instance de Dakar, inculpé pour “atteinte à la Sûreté de l’Etat et appel à une rébellion de l’armée” avant d’être placé sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt de Rebeuss.
Selon nos informations, il a un compte facebook et se faisait passer pour un soldat en exercice “témoin des souffrances que vivent les militaires au sein de l’armée”. Il lui est également reproché de fréquenter les casernes dans le but de recueillir des informations sensibles pour les divulguer afin de manipuler les soldats.
Toutes choses qui ont poussé le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, à demander son arrestation et son incarcération.

DECLARATION DE PATRIMOINE, OÙ EN EST LE PRÉSIDENT DE LA REPUBLIQUE ? PAR MOUHAMADOU NGOUDA MBOUP

Depuis sa réélection le 24 février 2019, Macky Sall prend ses aises avec la Constitution en ne respectant pas l’article 37 de notre charte fondamentale
Depuis sa réélection, suite à l’élection du 24 février 2019, le président Macky SALL prend ses aises avec la Constitution en ne respectant pas l’article 37 de notre charte fondamentale qui l’oblige à faire une nouvelle déclaration de patrimoine en tant que président réélu pour un second et dernier mandat de cinq (05) ans. En ne respectant pas une telle obligation, le président touche directement à la portée pratique de la suprématie de la Constitution et sort du cadre légal. L’article 37 de la Constitution pose, pourtant, très clairement les obligations qui s’attachent à cette déclaration de patrimoine. Il exclut donc tout manquement à cet effet. C’est pourquoi, il importe de préciser l’exigence d’une déclaration de patrimoine (I) avant de rappeler l’absence d’une déclaration de la part de l’actuel président de la République (II).

 I-L’EXIGENCE D’UNE DÉCLARATION

La déclaration de patrimoine du Président de la République est une obligation constitutionnelle. Avec l’adoption de la Constitution du 22 janvier 2001, le constituant sénégalais a mis en place un dispositif tendant à donner aux citoyens l’assurance que l’exercice du mandat présidentiel ne sera pas l’occasion d’un enrichissement anormal du patrimoine de la personne titulaire de cette haute charge. Or s’il apparaît que cette obligation déclarative devait permettre une meilleure transparence, aujourd’hui, elle se révèle beaucoup plus limitée à l’égard des citoyens et de l’opinion publique en général. Aux termes de l’article 37 de la Constitution du 22 janvier 2001: «Le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique.»
A travers cette disposition, le constituant pose les bases de cette déclaration de patrimoine du chef de l’Etat. Une fois posé le principe de base de cette déclaration, reste à déterminer les modalités de dépôt de cette déclaration. A cet égard, la législation n’apparaît pas efficace et pourrait être modifiée pour améliorer le respect de cette obligation déclarative. Il faut préciser que la formule utilisée par la loi fondamentale permet d’en percevoir qu’il s’agit d’une obligation constitutionnelle sans conteste : en droit, le présent vaut impératif. Mieux, le moment de cette déclaration est une exigence importante. En effet, des retards sont souvent constatés, comme c’est le cas actuellement, dans le respect de cette obligation. C’est ici le lieu de rappeler que le « président nouvellement élu » est tenu de respecter scrupuleusement ce délai imposé par notre charte fondamentale, sous peine de violer son serment à peine formulé.
En effet, en vertu de l’article 37, la constitution a pris le soin de fixer le délai de la déclaration de patrimoine en des termes précis puisqu’il s’adresse au « président nouvellement élu », ce qui signifie que ladite déclaration doit intervenir, au plus tard, avant la prestation de serment. Aussitôt la proclamation définitive des résultats prononcée par le Conseil constitutionnel, jusqu’à sa prestation de serment, le Président nouvellement élu a l’obligation de faire parvenir cette déclaration écrite au Conseil constitutionnel qui la rend publique. Cette exigence renforce une telle obligation déclarative. Ainsi, la déclaration de patrimoine doit se faire sans délai ni excuse. Les retards accusés, à cet effet, constituent une violation manifeste de la Constitution. Le respect de la formalité de dépôt couvre la production d’une déclaration sincère; l’insuffisance notoire d’une déclaration pouvant être assimilée à un manquement délibéré aux obligations déclaratives. Par conséquent, les détails de ce patrimoine doivent être rendus publics, au plus tard, avant l’entrée en fonction du « Président nouvellement élu ». Quelle que soit la personne qui exerce la fonction présidentielle, il a l’obligation de considérer, avec le plus grand sérieux et en conformité de son serment, ses obligations déclaratives et ne pas se soustraire au principe constitutionnel de transparence en expliquant avec clarté et de façon détaillée les évolutions constatées de sa situation patrimoniale et de ses intérêts.

 II-L’ABSENCE D’UNE DÉCLARATION

Un intérêt public s’attache à ce que le dispositif sur la déclaration de patrimoine, qui renforce les garanties de transparence de la vie publique, soit effectif. En vertu de l’article 4 de la loi n°2014-17 du 2 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine, « La déclaration doit comporter toutes les informations relatives aux biens et actifs détenus par la personne concernée, directement ou indirectement. Les biens meubles englobent les comptes bancaires courants ou d’épargne, les valeurs en bourse, les actions dans les sociétés de commerce en général, les assurances vie, les revenus annuels liés à la fonction occupée ou provenant de toute autre source. »
Après un vide juridique de 2001 à 2014, ces nouvelles dispositions nous renseignent désormais sur les obligations qui pèsent sur le contenu de la déclaration de patrimoine du chef de l’Etat. Il faut préciser que ces nouvelles dispositions qui prolongent les prescriptions de la Constitution lient le Président réélu qui doit faire une nouvelle déclaration devant le Conseil constitutionnel. L’objectif du constituant est d’encadrer les pouvoirs du président de la République. Un chef d’Etat nouvellement élu ou réélu très endetté ou bénéficiaire d’un financement incontrôlé pourrait bien profiter de son statut pour utiliser l’argent public en vue de se libérer de ses dettes.Mouhamadou Ngouda Mboup est enseignant-chercheur de droit public FSJP/UCAD

FRANCE-SÉNÉGAL, DE LA MÉPRISE AU MÉPRIS PAR BENOIT NGOM

EXCLUSIF SENEPLUS – Qui a empêché les africains d’honorer leurs ancêtres morts en France pendant les deux guerres ? Pourquoi aucun monument digne du sacrifice des tirailleurs sénégalais n’a été bâti dans un pays africain depuis l’indépendance ?
Du 30 Septembre au 2 Octobre de cette année, l’Assemblée Nationale française organise un débat sur l’immigration. La conclusion ira vraisemblablement dans le sens du durcissement des conditions d’accès et de séjour des étrangers notamment de l’octroi des visas.
La question de la délivrance des visas à destination de la France est un vrai marqueur de la nature des relations entre ce pays et ses anciennes colonies d’Afrique notamment le Sénégal. En effet, bon nombre de Sénégalais, qui depuis leur président poète Senghor entendait parler de la relation particulière entre leur pays et la France sont toujours frustrés du traitement qui leur est imposé pour pouvoir séjourner en France. Ces sénégalais se sentent davantage diminués en voyant que leurs amis français, exemptés de visa, peuvent de leur côté se rendre au Sénégal quand ils le désirent. Même les personnes les plus respectées dans leur entourage ne sont jamais certaines de pouvoir bénéficier d’un visa pour la France. Ainsi, dans un mouvement de dépit, se sont-ils demandés à un moment pourquoi il ne fallait pas exiger des français la même chose qu’ils exigent des sénégalais, le visa.
L’exemption de visa en faveur des ressortissants d’un pays exprime naturellement  la considération, l’estime  et  la confiance qu’on a à l’égard  de ce pays. En cela la réciprocité dans ce domaine peut montrer le degré d’intégration culturelle, politique et économique qu’il y a entre les pays concernés. Toutefois, l’exemption de visa ne découle pas forcément de l’observation de la règle de réciprocité. Un pays peut unilatéralement proposer à un autre pays d’exempter, pour des raisons souvent économiques, ses ressortissants du visa.
Cependant, nous semble-t-il, dans le cas des relations entre le Sénégal et la France, la non observation de la règle de réciprocité n’est pas le problème fondamental mais plutôt les conditions d’octroi du visa français. La délivrance du visa français, à cet égard, doit-elle continuer à être considérée comme une œuvre de bienfaisance ou être le reflet d’une amitié enracinée dans l’histoire ?

FRANCE,  SÉNÉGAL  UNE VIEILLE ALLIANCE

La relation entre la France et le Sénégal n’est historiquement comparable à aucune autre en AfriqueEn effet, la présence française au Sénégal commence à partir du 17e Siècle par l’île Saint-Louis. Ainsi, Saint-Louis est généralement considérée comme la première colonie française d’Afrique.
Une présence humaine et culturelle qui va revêtir progressivement des formes commerciales. En effet, à côté de la coexistence des populations, marquée par les premiers mariages mixtes «  à la mode du pays », commencèrent à s’installer et à se consolider les embryons des comptoirs commerciaux qui à partir de Saint-Louis  vont essaimer en Afrique occidentale.
Ainsi, quand Louis Faidherbe, futur Gouverneur du Sénégal arrive à Saint-Louis, sa première mission fut de sécuriser les comptoirs commerciaux qui se développaient sur les côtes africaines mais qui avaient besoin d’être protégés contre les attaques venant des pays limitrophes.
Sa mission prit alors une nouvelle dimension : celle de mettre en place une armée d’africains pour appuyer le petit contingent militaire originaire de la métropole. Faidherbe, avant d’élargir sa mobilisation aux anciens esclaves de case va s’appuyer sur des sénégalais de souche dont certains étaient des français  qui cohabitaient avec  les français de la métropole. Cette nouvelle armée dite « noire » va être le socle sur lequel Louis Faidherbe va bâtir en 1857  celle dite des « Tirailleurs sénégalais » qui va fonder le nouvel empire colonial français et dont certains participeront à la guerre de 1870.
Dans cet esprit, il n’est pas exagéré de dire que des sénégalais ont contribué fondamentalement à la création de l’armée coloniale française et ont contribué à la naissance et à l’expansion de l’empire colonial français. Ceux sont ces hommes qui auront pour mission de « pacifier »  d’abord le Sénégal, leur pays d’origine, en obligeant la dissidence locale à partager les valeurs françaises. Ces considérations ne sont que le reflet de la réalité historique en dehors de toute considération morale qui pourrait suggérer une quelconque invitation à la repentance. A cet égard, il convient de citer le président Abdoulaye Wade qui a ressuscité la mémoire du Tirailleur sénégalais et qui disait «. Il faut assumer l’histoire, quelle qu’elle soit. Il ne faut pas en effacer une partie parce qu’elle dérange. Ceux qui font des critiques trop sévères vis-à-vis des tirailleurs ou des régimes de l’époque et de Blaise Diagne premier député noir à la chambre des députés, qui est à l’origine de l’engagement massif des tirailleurs dans la première guerre mondiale, sont des gens qui ne sont pas très justes. Certains qualifient Diagne d’agent de l’impérialisme. Je pense qu’ils ont tort. Pour apprécier son apport à l’histoire de l’Afrique, il faut le replacer à son époque, qui était une époque de non-droit. Les Africains n’avaient pas de droits. Ils étaient des sujets français. Et à cette époque, un homme s’est singularisé en prenant la défense des Noirs, c’était Diagne. A l’époque, les Sénégalais étaient contents de voir un Noir au Palais-Bourbon défendre la race noire. Il se battait contre le racisme ».
Ces tirailleurs, d’abord originaires du Sénégal, vont provenir au fil du temps des différents pays africains et être progressivement de toutes les batailles dans les différentes régions de l’Empire colonial. La dénomination de « Tirailleurs sénégalais » va toutefois faire que les sénégalais, dans de nombreux pays qui ont connu l’oppression coloniale, soient considérés pendant longtemps comme des « mercenaires » de la France.
La présence des tirailleurs sénégalais dans tous ces théâtres d’opération militaire est une réalité historique. Cependant, est-il possible d’affirmer sans hésiter qu’ils avaient tous une  conscience claire de se battre pour leur patrie ? Toujours est-il que la guerre de 1914  va changer la perception qu’ils avaient de leur engagement dans l’armée française. En effet,  quand advint, à la demande de Georges Clémenceau, la nécessité de mobiliser des troupes d’Afrique noire pour soutenir les soldats en métropole, Blaise Diagne, sénégalais et premier Député noir au Palais Bourbon, comprit que la respectabilité future des Noirs dans l’empire colonial français pouvait changer positivement si les africains acceptaient d’aller se battre sur le front au nom de la France mère patrie. Blaise Diagne réussit cette mobilisation à partir du Sénégal. Après la victoire française lors de la 1ere Guerre mondiale une loi dite Blaise Diagne fut votée qui octroyait la nationalité française à l’ensemble des habitants des quatre communes de plein exercice du Sénégal, Dakar, Rufisque, Saint-Louis, Gorée.
Toutefois, en l’espace de moins d’une génération la 2e Guerre mondiale fut déclarée et les  africains se mobilisèrent une deuxième fois en masse mais cette fois-ci principalement pour libérer la patrie occupée. Ainsi, bon nombre d’africains ont payé le prix du sang pour contribuer à la libération de la France. Blaise Diagne lors de la mobilisation pour la Première Guerre mondiale  avait pour slogan  « En versant le même sang, vous gagnerez les mêmes droits ».
Dans cet esprit, l’alliance entre le Sénégal et la France, modestie ou mépris mis à part, est tout aussi digne que celle qui unit les USA et la France. Du côté français, pour illustrer l’amitié entre la France et l’Amérique, il est souvent rappelé le  soutien que le Marquis de la Fayette apporta aux indépendantistes, mais aussi la statue de la liberté réalisée par Bartholdi que la France offrit au jeune état américain sans oublier naturellement la marque de Pierre l’Enfant dans la construction de la ville de Washington. Du côté américain, le pacte a été scellé par le sang versé par leurs soldats  durant la première et la Deuxième Guerre mondiale.

UNE RELECTURE DE L’HISTOIRE D’UNE ALLIANCE

Malheureusement, dans cette alliance entre la France et le Sénégal, les considérations racistes du siècle passé vont rapidement gripper la dynamique  qui devait sceller la fraternité virile entre soldats métropolitains et tirailleurs sénégalais. Le tocsin qui annonçait la nouvelle relation coloniale fut Thiaroye, située dans les Faubourgs de Dakar, dans un camp militaire de la France libérée. C’est ici qu’un matin, des soldats qui revenaient des campagnes d’Europe, ont été massacrés parce qu’ils avaient osé réclamer leur dû : leur pension militaire. Ces tirailleurs sénégalais qui revenaient triomphants du front européen furent mitraillés par l’armée qu’ils venaient de servir. Ces faits restèrent longtemps peu connus de la grande masse des sénégalais comme des français. C’est le film de Sembène Ousmane Thiaroye qui remit en mémoire cette douloureuse histoire.
En vérité, Thiaroye  devait être compris comme un avertissement qui signifiait que les Tirailleurs sénégalais n’avaient pas de droits à revendiquer, que rien ne leur était dû par la France officielle dont ils pouvaient tout au plus solliciter la magnanimité.
En réalité, la colonisation qui globalement n’a été que la continuation de l’esclavage sous d’autres formes, va se perpétuer avec les indépendances en habillant les apparences. Ainsi, après les indépendances octroyées, le pouvoir colonial réussit à faire comprendre aux anciens sujets que tout ce qui était fait en leur faveur, l’était parce que la puissance coloniale en avait décidé ainsi et non en reconnaissance de ce qu’ils avaient accompli pour la France
La volonté idéologique de placer les anciennes colonies dans une position d’assistés s’inspire de l’idéologie coloniale selon laquelle les colonies n’étaient capables de rien faire sans l’aide de la France. Cette perception a sous-tendu toute la politique de la coopération internationale post indépendance fondée sur l’ ”aide”  que l’imagination populaire a longtemps assimilé au don. A cet égard, faut-il rappeler que quand le pont Faidherbe fut construit, une certaine opinion refusa de croire que ce fût le budget de la colonie du Sénégal qui le finança intégralement et préféra soutenir que le financement avait été pris en charge par la France métropolitaine.
Ceux qui pensent que les anciennes colonies d’Afrique ne peuvent rien apporter à la France sont les mêmes qui sont convaincus que  la « francophonie »  n’est qu’une histoire de peuples misérables qui veulent se servir de la langue française pour s’accrocher aux basques de la France. En vérité tout ceci n’est que la conséquence d’une ignorance bien partagée. En effet, en France toute génération confondue l’histoire coloniale, est globalement méconnue. Ainsi, il n’est pas rare de voir des intellectuels ou responsables politiques français tenir des propos que seul le manque de connaissance de certains pans  de leur passé peut expliquer.
Ainsi, récemment, des acteurs politiques français comme Nadine Morano et de Jordan Bardella qui après avoir reproché à Sibeth Ndiaye la porte-parole du gouvernement français ses habits peut être par trop bariolés pour eux, ont tenu à insister sur le fait qu’elle était  d’origine sénégalaise et qu’elle n’avait  acquis la nationalité française que depuis trois ans. Faudrait-il rappeler à ces détracteurs que Sibeth Ndiaye avec les habits qui lui sont reprochés et sa coiffure qu’ils ne sauraient voir, a contribué incontestablement à mener le candidat Emmanuel Macron à la victoire en 2017. Par ailleurs, cette dame dont ils évoquent la nationalité sénégalaise vient d’un pays dont bon nombre de ressortissants ont été des français avant les aïeux  de certains,  qui aujourd’hui, se prétendent français de souche. En effet, faut-il rappeler que les indigènes de l’ile Saint-Louis et de l’île de Gorée, au Sénégal, se virent accorder la  citoyenneté française par l’Assemblée législative française de la première République en 1792. Ces révolutionnaires français, plus généreux et plus lumineux que certains de leurs concitoyens d’aujourd’hui,  ont posé les grands principes qui guident la France éternelle et ont permis à ces sénégalais d’être parmi les premiers citoyens français de l’histoire.

CONNAÎTRE SES INTÉRÊTS ET REVENDIQUER  SES DROITS

Au Sénégal, comme dans la plupart des pays qui ont subi de longues périodes de domination, le peuple a beaucoup perdu de ses valeurs ancestrales et a fini par confondre ce qui lui est dû et ce qui lui est octroyé. Cette confusion mentale est au centre de la relation entre les peuples d’Afrique noire et les anciennes puissances coloniales.
A cet égard, seule la connaissance de leur histoire, de leur passé peut aider d’abord l’élite qui gouverne à mieux conduire leur peuple vers des destinations prometteuses et aider les masses à mieux comprendre les discours et orientations de leurs dirigeants. En ce sens, c’est un impérieux devoir de promouvoir tout ce qui nous entraîne à croire en nous et à penser par nous-mêmes et pour nous-mêmes comme nous y invitait le président Léopold Sédar Senghor.
C’est pourquoi, il convient de saluer la noble et opportune initiative prise par le professeur Iba Der Thiam d’écrire l’histoire générale du Sénégal en 25 volumes et la décision éclairée du président Macky Sall d’en assurer la réalisation. La prise en compte de cette histoire, nous semble-t-il, facilitera le réarmement intellectuel et moral du citoyen sénégalais.
Dans l’histoire contemporaine du Sénégal la relation avec la France occupe une place particulière. Mais les fondements de cette alliance, voire de cette amitié ont souvent été refoulés, du côté de la France comme du Sénégal, dans les abîmes manichéennes de la période coloniale qui n’aura retenu que la relation entre dominateur France et dominé Sénégal.
Cependant, quand une relation ne peut pas cesser, il convient de l’entretenir avec courage et luciditéAinsi, dans sa relation avec la France, nous pensons qu’il est temps que le Sénégal mette en évidence les fondements de l’alliance entre les deux pays comme les Tirailleurs sénégalais, la contribution à la naissance de l’Empire colonial, la contribution à la libération de la France sous la domination nazie et enfin, son rôle dans la consolidation de la position diplomatique de la France dans les relations internationales contemporaines. En effet, le Sénégal a joué un rôle remarquable pour consolider le bloc francophone africain autour de la France. Dans le même ordre d’idée, le président Abdou Diouf a apporté une contribution inestimable au monde francophone en faisant de l’organisation de la coopération francophone une Organisation internationale dont la voix compte de plus en plus  sur certains problèmes internationaux.
Pour toutes ces raisons, la diplomatie sénégalaise ne devrait plus se contenter des relations de condescendance avec son homologue française notamment dans la délivrance des visas français aux sénégalais. En effet, le visa exprime d’une manière forte la nature des relations entre deux pays.
C’est pourquoi, dans l’affaire des visas français, en réalité, le problème de fonds est moins le nombre visas accordés chaque année que le fait d’avoir introduit dans cette affaire, une dimension d’aléas qui ne devrait pas avoir sa raison d’être. Ce n’est pas une question comptable mais psychologique. En effet, le Sénégalais qui a rempli toutes les conditions requises et qui demande un visa n’a pas la certitude de l’avoir.
Ainsi a-t-on pu s’inquiéter de savoir si des parents sénégalais d’enfants français  vivant en France, des professeurs d’université internationalement connus, parfois d’éminentes personnalités du pays allaient recevoir leur visa qu’ils ont  demandés. Le comble est que ces inquiétudes se trouvent très souvent fondées quand ces personnes se heurtent à un refus de délivrance de visa sans explication.
A cet égard, il est possible de citer le refus de visa à une éminente  personnalité intellectuelle africaine qui avait tellement irrité un des anciens présidents du Sénégal qu’il  décida de lui octroyer un passeport diplomatique qui l’exemptait du visa français. Mais, il faut en convenir, un tel geste quoique noble ne règle pas le problème mais ne fait que contourner la difficulté d’une façon ponctuelle. En effet, le gouvernement du Sénégal doit veiller à tout mettre en œuvre pour garantir la liberté de circulation à tous ses citoyens qui en ont la possibilité et éviter de les laisser à la merci de la libre appréciation, voire l’arbitraire des fonctionnaires des consulats de France.

REDYNAMISER UNE  COOPÉRATION SANS COMPLEXE

Le jeune président français Emmanuel Macron, après avoir admis la nécessité de rendre aux africains les objets d’art qui leur avait été confisqué du fait de l’ordre colonial, a lancé un appel lors du 70 e anniversaire du débarquement en Provence aux maires de France pour que des places et des monuments rappellent le souvenir de la contribution des africains à la libération de la France sous l’occupation nazie. Ceci devait se faire, selon lui, en considération du pacte scellé dans le sang par les combattants français et africains.
A cet égard, l’Afrique doit assumer ses responsabilités historiques. Nous pensons qu’il appartient aussi aux africains de prendre des initiatives qui honorent leurs morts, qui donnent à leur jeunesse le sens et la signification de l’engagement et de la mort de leurs ancêtres qui ont combattu à côté de la France dans les différentes guerres qu’elle a menées. Les africains doivent avoir le courage de prendre en charge leur destin. Il est temps que leurs responsables s’assument pleinement et cessent de se défausser sur l’ancienne puissance coloniale. Qui a empêché aux africains d’honorer leurs ancêtres morts en France pendant les deux guerres mondiales ? Pourquoi, à notre connaissance, aucun monument digne du sacrifice consenti par ces ancêtres tirailleurs sénégalais n’a été bâti dans un pays africain depuis l’accession de nos pays à la souveraineté nationale ? Ainsi l’appel du président Macron doit avoir comme pendant les initiatives que le Sénégal est en devoir de prendre pour commémorer la mémoire des Tirailleurs sénégalais partis mourir à l’étranger en édifiant au Sénégal un monument pouvant s’inspirer du Vietnam Memorial Veteran qui, à Washington, honore les combattants Blancs, Jaunes et Noirs de l’armée américaine morts au Vietnam.
Le Sénégal doit assumer la spécificité de sa relation historique avec la France et par conséquent son rôle dans l’histoire de l’empire colonial français en poussant sa diplomatie à faire plus de place au souvenir comme fondement de certaines de ses initiatives. Ainsi, la statue de Demba et Dupont, devant la gare d’où partiront les TER, fleuron de la haute technologie française au service des citoyens sénégalais, est un symbole de ce que cette amitié peut donner. Cette statue magnifie la fraternité virile entre deux anciens combattants européens et africains dans une parfaite égalité d’apparence.
Dans cet esprit, le président Macky Sall doit conduire le Sénégal à assumer sa responsabilité historique par rapport à nos autres frères d’Afrique afin que le pays berceau des Tirailleurs sénégalais soit à l’avant-garde de la promotion et la sauvegarde de notre mémoire historique.

Benoit Ngom est président Fondateur de l’Académie Diplomatique Africaine (ADA)
Abdoulaye Wade : « Assumer l’histoire, quelle qu’elle soit » Interview le Monde hors-série Novembre 2018 Iba Der Thiam : Coordonnateur du Comité de rédaction de  l’Histoire Générale du Sénégal, HGS Editions

 » Vous êtes dans le cœur des Saint-Louisiens « , l’assurance d’Abdourahim KÉBÉ au professeur Mary Teuw NIANE
Le responsable politique démissionnaire du parti REWMI exprime sa solidarité au professeur Mary Teuw NIANE, ex-ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), exclu du gouvernement après la victoire du président Macky SALL.
«  Vous avez été ministre dans le Gouvernement du Sénégal et vous avez assuré et rassuré. Vous avez été, à Saint-Louis, l’artisan principal de la victoire de votre candidat aux élections présidentielles », a-t-il dit dans un post sur sa page Facebook .
«  Mais voilà! Votre traitement actuel ne reflète pas la juste récompense d’un mérite », regrette l’officier à la retraite.
« Il nous enseigne toutefois qu’aucune lumière ne doit briller avec plus d’éclat que celui du prince à qui on veut ouvrir un boulevard », a-t-il ajouté. D’un ton qui se veut rassurant, il confie à l’ancien recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis  que « vous êtes dans le cœur des saint-louisiens ».
« Le flambeau, toujours allumé, brillera de mille feux en temps opportun. De tout cœur ! », a conclu M. KÉBÉ.NDARINFO.COM

LES PIQUES DE L’AS DE CE MARDI

SenePlus  |   Publication 24/09/2019

Taïb Socé recouvre la liberté

Oustaz Taïb Socé retrouve les siens, et cette fois-ci pour de bon. Le célèbre prêcheur de la «Rfm» est libre de ses mouvements depuis hier. En effet, il a versé hier les 100 millions Fcfa collecté à l’occasion de deux Téléthons organisés sur «Sen Tv» par Oustaz Iran Ndao, Oustaz Alioune Sall, Mame Makhtar Guèye de l’Ong Jamra… L’avocat de l’animateur d’émissions religieuses sur la «Rfm» et le conseil de son poursuivant se sont retrouvés hier devant le juge pour finaliser la procédure de la levée de la contrainte par corps. Après le versement de la somme, le juge a libéré Taib Socé. A sa sortie de la cave du Palais de Justice Lat-Dior, il a été accueilli par Oustaz Iran Ndao et des membres du Comité d’organisation du Téléthon qui l’ont raccompagné jusque chez lui à Rufisque.

Coupe de bois à Médina Yoro Foulah

Les trois sections départementales du Forum Civil de la région de Kolda (Médina Yoro Foulah/Vélingara/Kolda) et l’Union des Elèves et Etudiants Ressortissants de Médina Yoro Foulah (Ueer/Myf) s’inquiètent de l’ampleur de la coupe abusive de bois dans la région. La situation est devenue alarmante, car la région a connu cette dernière décennie une perte importante de sa couverture végétale. Pour le forum Civil, les responsabilités sont partagées entre l’Etat central, les services déconcentrés des Eaux et Forets, les collectivités territoriales, les populations. Les raisons de cette situation sont aussi liées à la pauvreté, à l’iniquité dans l’octroi des permis de coupe, à la corruption des acteurs impliqués et au manque d’implication réelle des citoyens à la base. Pour atténuer le fléau, le Forum Civil et les étudiants ressortissants de Myf invitent les autorités à plus de rigueur dans la sécurisation de la frontière sénégalo-gambienne, notamment par le renforcement de la diplomatie sénégambienne en gouvernance forestière. Le gouvernement est invité aussi à plus d’équité et de transparence dans l’octroi des permis de coupe de bois, à mettre en place un dispositif de contrôle ouvert aux citoyens au niveau des communes pour veiller sur la transparence des permis de coupe, à renforcer la lutte contre la corruption qui mine le secteur, à doter les inspections et brigades des eaux et forets de la région en personnel technique et en moyens financiers et matériels. Il faudra aussi mettre fin à l’occupation illégale des forêts classées.

Les Eaux et Forêts de Kaolack saisissent 3 sacs de Yamba

Une quantité importante de stupéfiants a été saisie par les agents des Eaux et Forêts, en collaboration avec la gendarmerie de Kaolack. Les bérets verts ont mis la main sur 3 sacs de chanvre indien bien cachés dans un camion sur l’axe Kaolack-Kahone. Les éléments des Eaux et Forêts ont découvert les sacs dans le porte-bagage du camion sous une bâche. Sentant que les carottes sont cuites, le conducteur du camion et l’apprenti ont pris la clé des champs. Mais leur cavale ne va pas durer puisqu’ils ont abandonné sur place le permis et les papiers du véhicule.

Un étudiant paie d’une mâchoire fracturée son combat pour le climat

Yéro Sarr l’a appris à ses dépens : militer au Sénégal contre le réchauffement de la planète n’est pas sans risque. Alors qu’il tentait de mobiliser pour cette cause, un adulte lui a fracturé la mâchoire en lui reprochant de «s’opposer à la volonté divine», a-t-il confié à l’«AFP». A 18 ans, cet étudiant en physique-chimie originaire de Thiès, est le fondateur de la branche sénégalaise de «Fridays for the Future», le mouvement mondial lancé par Greta Thunberg qui a rassemblé vendredi dernier plusieurs millions de jeunes de Sydney à San Francisco en passant par Berlin, Paris et Londres. Devant l’avancée du désert, la déforestation et l’érosion côtière, la mobilisation est restée timide au Sénégal : quelques dizaines de personnes dans la capitale Dakar et une vingtaine à peine à Thiès, essentiellement des amis de Yéro. «C’est ça le problème en Afrique», dit le jeune homme, interrogé par l’ «AFP» sur cette faible affluence. Yero Sarr raconte qu’il y a un mois et demi, il faisait du porte-à-porte pour secouer les inerties. «Une grande personne m’a répondu : C’est la volonté de Dieu. Pourquoi voulez-vous aller à l’encontre de la volonté divine?». Son interlocuteur a brusquement mis fin à la discussion d’un coup de genou au visage, occasionnant une double fracture de la mâchoire, relate-t-il. Depuis, un appareil orthopédique lui maintient la mâchoire et il dit s’alimenter en sirotant.

L’Angola à l’école du Sénégal

Une forte délégation angolaise séjourne à Dakar depuis hier et ce jusqu’au 26 septembre prochain pour s’enquérir des bonnes pratiques du Sénégal en matière d’aménagement du territoire, de décentralisation et de la gestion des collectivités territoriales. Selon le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires Oumar Guèye, le Sénégal a une longue histoire en matière de décentralisation avec les communes de Gorée et de Saint-Louis créées en 1872 avant celles de Rufisque et de Dakar quelques années après. A l’en croire, la République d’Angola a entamé des réformes dans ce domaine. C’est pour cette raison qu’elle a pris le Sénégal comme modèle et y est venue échanger avec les acteurs évoluant dans ce domaine, mais aussi avec les élus locaux notamment les maires du Sénégal et des conseillers départementaux. Lors de cette rencontre d’échanges, la délégation angolaise a eu droit à une présentation de l’Acte 3 de la décentralisation. La délégation angolaise est dirigée par M. Adao Francisco Correia de Almeida, ministre de l’Administration Territoriale et de la Réforme de l’Etat de la République d’Angola qui est accompagné par des gouverneurs de Provinces, d’agents de différents ministères, mais aussi de l’ambassadeur d’Angola au Sénégal avec résidence en Guinée-Bissau.

Stade Assane Diouf : Le Sous-préfet de Dakar bloque les Chinoi

http://dakarmatin.com/Les Chinois avaient récemment repris les travaux sur le site du Stade Assane Diouf pour y ériger leur Centre commercial dénommé Kawsara. Mais, le Sous-préfet de Dakar, Djiby Diallo, a bloqué les travaux, par arrêté en date du 19 septembre 2019, jusqu’à nouvel ordre.
Selon Vox Populi, ke sous-préfet de la capitale motive sa décision par « la non existence d’une autorisation de construire visée par les services compétents, l’absence d’étude d’impact environnemental et des risques de trouble à l’ordre public »
Youssou TOURE:«Pour La Première Fois Depuis 2012, Je Ne Connais Pas Les 4/5e Des Ministres»
L’ancien secrétaire d’Etat sort du silence. Inaudible depuis la réélection de Macky SALL à la tête de l’Etat, le responsable de l’APR  brise le silence et met à l’index les changements de son mentor.
Dans un entretien avec Jotaay, Youssou TOURE, qui a été aux côtés de Macky SALL bien avant son élection en 2012, estime que la majorité des ministres lui sont inconnus.
« Pour la première fois depuis 2012, je dois dire que je ne connais pas les 4/5e des ministres. Les 4/5e des ministres, pour dire vrai, ils ne me connaissent pas, je ne les connais pas. Pourquoi ? Je ne saurai vous dire. Mais, dans tous les cas, il est quand même de notre ressort de reconnaître qu’il y a des avancées significatives dans la prise en charge des préoccupations du président de la République, même si les 4/5e, je ne les connais pas, je ne les ai jamais vus. Je ne les connais qu’à travers les coupures de presse », soutient l’ancien secrétaire d’Etat à l’Alphabétisation.

ARTICLE 80 : L’ancien Militaire Demba DEME Remplace Adama GAYE À Rebeuss

http://www.walf-groupe.com/ La liste des victimes des réseaux sociaux s’allonge. Un ancien militaire croupit à la Maison d’arrêt et de correction de Rebeuss depuis hier pour ses publications sur le mur de son compte Facebook qui date de 2018. D’après les sources de «L’As», Demba Dème a été arrêté à Matam avant d’être transféré à la Section de Recherches de la Gendarmerie à Colobane Dakar. Il se faisait passer pour un soldat en exercice, mais d’après des sources de «L’As», c’est un ancien soldat qui a quitté l’armée depuis 2001. Il a été auditionné par les pandores avant d’être déféré hier au parquet de Dakar. Le procureur ayant visé l’article 80, le juge est lié et le place systématiquement sous mandat de dépôt
Il est poursuivi pour atteinte à la sureté de l’Etat. En effet, il est reproché à l’ancien militaire qui a quitté les rangs depuis plus d’une décennie de fréquenter les casernes dans le but de recueillir des informations sensibles qu’il divulgue afin de manipuler les soldats. D’autant que Demba Dème se réclame «citoyen témoin de la souffrance de la grande muette et qui a décidé d’être son porte parole». Ainsi, il fait croire qu’il parle au nom de soldats frustrés de leurs conditions de vie, alors qu’en réalité il agit en solo. En effet, l’un de ses posts sur Facebook est titré : «cri du cœur d’un militaire sénégalais». Demba Dème écrit que «ne pas être syndiqué ne veut nullement pas dire ne pas avoir d’aspirations pour une meilleure prise en compte des conditions de vie des militaires.
Mes chers gouvernants à défaut d’avoir le respect égal à ma noble corporation, ayez au moins cette subtilité de décoder mes non-dits». Et de poursuivre ses complaintes : «je suis militaire et tenu de vivre dans l’omerta, mais je ne suis pas une personne qu’on doit piétiner. Chaque année, plusieurs corporations exigent du gouvernement, une amélioration de leurs conditions de vie, allant même jusqu’à paralyser notre système par des grèves répétitifs (sic). Je suis souvent employé pour maintenir l’ordre public au cas où certaines corporations réclameraient haut et fort leurs droits confisqués.
Pourtant, moi aussi ce n’est pas parce que ma condition de vie est meilleure. Non, elle est pourtant pire que ce que l’on imagine. Et j’aimerai bien sortir protester, mais mon éthique me l’interdit formellement (…)». La discipline faisant sa force principale, dit-il, Demba Dème précise toutefois qu’il n’ira pas casser, ni brûler, encore moins barrer des routes pour se faire entendre. Il dit réclamer seulement un meilleur traitement. Il résume son sentiment de déception à l’égard des autorités en quatre points. L’ancien soldat demande aux autorités étatiques de revoir les primes journalières allouées par décret du 01 Mars 2018.
Ilse demande comment pourrait on évaluer un risque aussi Vita là une modique somme n’excédant pas les 6000 Fcfa pour un militaire engagé au front. Il n’a pas manqué de dénoncer l’état de délabrement des casernes. Demba Dème invite ainsi les autorités de faire de sorte que la prime de risque soit insérée dans le salaire. Il souhaite également que s’il est blessé encours d’opération, qu’il soit traité humainement.
Et s’il meurt au front que ses indemnités soient versées à sa famille. Il a donc été déféré devant le procureur hier lundi et pourrait rester en prison pendant longtemps quand on sait que les questions relatives à l’armée sont sensibles.

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